Septembre 2018

Vendredi 28 septembre 2018

Politique étrangère et européenne

Discours du Président Niinistö

« Il est aussi dans l’intérêt des Etats-Unis que l’UE soit forte » KS
« Selon M. Niinistö, les incertitudes crées de l’insécurité » HS
Le Président Sauli Niinistö a prononcé un discours hier à l’institut Brookings à New York.
Il y a souligné qu’une Euroipe forte et surtout une UE forte était dans l’intérêt des Européens mais aussi des Etats-Unis.
Il s’est prononcé en faveur du renforcement de la coopération de défense européenne. Il a souligné que cela n’affaiblirait pas l’OTAN, au contraire.
Il s’est aussi félicité du fait que l’on parle aujourd’hui dans l’UE de l’interprétation à donner de l’article 42 .7 du traité de Lisbonne. Il ne pense toutefois pas que le sujet va aboutir dès cette année.
HS KS
http://www.president.fi/public/default.aspx?contentid=378566&nodeid=44810&contentlan=2&culture=en-US

Police – Blanchiment d’argent

La Supo participe à l’enquête
La police judiciaire a communiqué, hier, sur le fait que la Sûreté nationale, qui dispose des moyens technologiques, participe à l’enquête sur l’affaire de blanchiment d’argent concernant une société ayant de nombreuses propriétés dans l’archipel de Turku.
AL/A14

Politique intérieure

Partis politiques

Le PSD toujours en tête, les Verts continuent à baisser
Alma media publie les résultats d’un sondage effectué du 14 au 27 septembre. Le PSD arrive toujours en première position, avec 22,2 % des intentions de vote, suivi du rassemblement national (19,9 %). Les deux sont en légère hausse, alors que le Centre, avec 15,1 %, qui arrive au troisième rang, est en légère baisse.
Les Verts ont perdu 0,8 point et obtiennent 12,3 % des intentions de vote.
L’audience de l’Alliance des gauches a légèrement augmenté pour s’élever à 9,5 %. Les Vrais Finlandais arrivent au sixième rang avec une audience de 7,9 %, suivis du Parti suédois avec 4,3 %, de Démocrates-chrétiens avec 3,9 % et de l’Avenir bleu avec 2,5 %.
Aamulehti note que les électeurs des Verts sont les moins sûrs de leur position : 31 % sont sûrs de voter pour ce parti. Les plus sûrs sont les électeurs du rassemblement national, du Centre, du parti suédois et des Démocrates-chrétiens : 55 % se déclarent sûrs de leur choix.
AL/A16

Gouvernement

Projet de modification de la loi sur le temps de travail
Le gouvernement a présenté hier son projet de modification de la loi sur le temps de travail de 1996. L’idée est d’augmenter la flexibilité du temps de travail en 2020 quand la nouvelle loi entrera en vigueur.
La principale modification concernerait la flexibilité de temps de travail pour les métiers numériques notamment où l’employé peut décider librement où et quand il accomplirait la moitié de son temps de travail.
Les partenaires sociaux, tant le patronat EK que les confédérations syndicales ont exprimé des critiques sur le projet de loi qui ne répond pas à leurs attentes.
KS AL

Social

Grève dans le secteur de l’agro-alimentaire la semaine prochaine
Le syndicat des employés de l’industrie agro-alimentaire SEL a lancé une journée de grève mercredi prochain pour contester le projet de loi en préparation visant à faciliter le licenciement dans les PME de moins de 20 employés.
AL

Loi sur le renseignement

Le PSD et les Verts favorables à une procédure accélérée pour légiférer en la matière
Les groupes parlementaires du PSD et des Verts ont décidé, hier, qu’ils seraient d’accord pour légiférer sur le renseignement selon la procédure accélérée. Les Vrais Finlandais par contre n’ont pas formulé de position en la matière.
Les Démocrates-chrétiens soutiennent eux aussi la procédure accélérée, alors que l’Alliance des gauches s’y oppose. Le parti suédois n’a pas de position au niveau du groupe, mais la majorité y est favorable.
Un vote définitif en la matière aura lieu mercredi prochain. Pour que la modification de la constitution passe, il faut une majorité de cinq sixièmes.
AL/A14

Services de soins de santé – l’hôpital de Vaasa ré-évoqué

Conflit entre le Rassemblement national et le Centre
La réunion de la commission chargée de la réforme des services sociaux et de la santé s’est vite terminée hier suite à un conflit entre le Centre et le Rassemblement national sur le nombre d’hôpitaux. Les partis représentés dans la commission ont constaté qu’ils n’étaient pas en mesure de poursuivre la réunion.
Mme Rehn-Kivi, député du parti suédois, a proposé que Vaasa soit inclus parmi les villes qui disposent d’un hôpital assurant une large gamme de soins d’urgence. En effet, il y a une initiative populaire locale en la matière que la commission devait étudier.
Deux centristes se sont déclarés prêts à adopter une position favorable à l’hôpital de Vaasa. Le Kokoomus s’y oppose vigoureusement en arguant qu’une décision sur cette question a déjà été prise en 2016 lors de la préparation de la réforme SOTE.
La commission se réunira aujourd’hui, vendredi, à deux reprises, dans la matinée et de nouveau dans l’après-midi.
HS

France – Finlande

Littérature

Leïla Slimani
Turun Sanomat et Yle publient des interviews de Leïla Slimani à l’occasion de la visite de l’écrivaine en Finlande pour la sortie de la traduction en finnois de son livre.
https://yle.fi/uutiset/3-10423252
https://areena.yle.fi/1-50008286
TS, Yle

Musique

Kaija Saariaho
Aamulehti rend compte d’un évènement autour de pièces de la compositrice Kaija Saariaho qui aura lieu à Tampere-talo au printemps 2019. Il y aura notamment des représentations de son opéra La passion de Simone dirigé par le Français Clément Mao-Takacs et mis en scène par le fils de Mme Saariaho, Aleksi Barrière (fondateur du groupe La Chambre aux échos).
AL/B4-5

Jeudi 27 septembre 2018

Politique étrangère et européenne

Finlande – Russie

Visite du premier ministre Medvedev en Finlande
« M. Medvedev dément toute menace militaire dans l’archipel de Turku » AL
« La Syrie et l’Ukraine aussi évoquées » AL
Aamulehti rapporte que lors de sa rencontre avec le Premier ministre Russe Dimitri Medvedev, le Premier ministre finlandais a exprimé ses inquiétudes sur la situation des civils en Ukraine. Il a aussi souligné que la Russie avait une responsabilité particulière dans le sort des civils en Syrie.
Les premiers ministres ont eu des entretiens pendant trois heures.
Les questions environnementales ont aussi été au centre des échanges. Outre M. Sipilä, les ministres de l’Environnement (Kimmo Tiilikainen), de l’Economie (Mika Lintilä) et des Transports (Anne Berner) ont participé à des entretiens élargis. M. Medevev a aussi visité avec ses hôtes un site de gestion des déchets géré par Fortum à Riihimäki.
Durant la conférence de presse conjointe, le premier ministre Medvedev a été interrogé sur l’affaire de Airiston Helmi à Turku. Il a déclaré que penser que l’on puisse utiliser par exemple, la piste pour hélicoptère de Airiston Helmi dans l’archipel à des fins militaires était de la paranoïa.
AL HS IS Yle

Sécurité

Suite de l’affaire des délits économiques dans l’archipel de Turku
Invités par la commission des affaires étrangères du parlement, le directeur de la SUPO Antti Pelttari et le chef adjoint de la division du renseignement de l’état-major des forces de défense ont fait part de l’enquête menée le week-end dernier dans l’archipel de Turku et de ses conséquences.
Le président de la commission, Matti Vanhanen, a assuré qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter, que le compte-rendu des enquêteurs concordait avec l’information déjà diffusée par les autorités. « Si le matériel confisqué et pas encore analysé révèle quelque chose de nouveau qui pourrait donner lieu à des soupçons de crime, nous en informerons au fur et à mesure que l’enquête avance », a confié Vanhanen.
Matti Vanhanen a par ailleurs rappelé que des enquêtes ont déjà été menées sur des acquisitions de terrains par des étrangers en Finlande. Rien d’illégal n’a cependant été découvert.
HS27.9/A10, KS27.9/10

Recrudescence de mentors terroristes
« Plus de 200 personnes condamnées pour des actes terroristes sortiront de prisons en Europe dans les années à venir », affirme le directeur de la SUPO Antti Pelttari. Selon lui, ces personnes risquent d’être en contact avec des réseaux criminels.
Il signale qu’environ 370 personnes font actuellement l’objet de suivi policier.
Pour le directeur de la police, Seppo Kolehmainen, que la tâche de la police sera de plus en orientée vers un travail de prévention. Selon lui, l’arrivée des demandeurs d’asile en 2015 a changé la situation. De plus, la criminalité organisée tend à recruter des immigrés.
KS27.9/10

« La Suède peut garantir les liaisons de ravitaillement de la Finlande en cas de guerre », affirme un général suédois
Le général de division à la retraite, Karlis Neretnieks, affirme qu’une étroite collaboration en matière de la défense entre la Suède et la Finlande est un pas dans la bonne direction mais n’apportera pas une aide importante à la Finlande.
Pour l’ancien directeur de l’Ecole de Hautes études de défense nationale en Suède, il est important que la Suède soutienne la défense de son voisin oriental notamment en assurant l’accès en Finlande d’une aide militaire internationale.
KS26.9/14

Lutte contre le blanchiment d’argent

Peu de moyens en Finlande
Kauppalehti rapporte que, outre l’activité des banques (dont le contrôle relève de l’autorité financière), seulement quatre fonctionnaires de l’administration régionale du Sud de la Finlande sont affecté à la lutte contre le blanchiment d’argent pour tous les autres secteurs, soit environ 50 000 entreprises.
Dès 2003 le Groupe d’action financière (FATF – GAFI) avait critiqué la Finlande pour le manque de ressources affectées à la lutte contre le blanchiment d’argent.
KL

Politique intérieure

Gouvernement

Les fins de législature sont toujours une période de crise
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat relève que si la Finlande a un système politique dans lequel on continue à former des gouvernements majoritaires (contrairement à ses voisins nordiques), néanmoins à l’approche des élections les coalitions gouvernementales sont de plus en plus soumises à des pressions et ne résistent pas au temps. Parce que chaque parti va aller aux élections en ordre dispersé et non pour défendre le bilan d’une coalition, les crises gouvernementales se succèdent en fin de mandat, relève HS.
HS

Réforme des services sociaux et de la santé

Les rapports ne seront pas terminés pour cette semaine
Keskisuomalainen rend compte du fait que les rapports de la commission des affaires sociales sur la réforme Sote ne seront pas terminés pour la fin de la semaine, comme prévu dans l’objectif d’être en mesure d’organiser les élections régionales en mai.
Kalle Jokinen, président du groupe parlementaire du Rassemblement national estime toutefois qu’un petit retard ne fera pas échouer la réforme.
Krista Kiuru (PSD), présidente de la commission affirme que le travail avance lentement, mais qu’il avance quand même.
Hannakaisa Heikkinen, vice-présidente centriste de la commission rappelle que le matériel concernant la réforme a été disponible dès juin.
Aino-Kaisa Pekonen (All. des gauches) estime que le travail est loin d’être bouclé. Selon elle, comme l’opposition ne pourra pas s’exprimer sur le rapport au moment où il sera remis à la commission des lois constitutionnelles, il faut bien qu’elle vérifie que ses idées sont prises en compte maintenant.
KS/12

Loi sur le renseignement

Un large consensus
Un large consensus régnait mercredi au parlement sur la nécessité des lois sur le renseignement et la modification de la constitution les concernant. Par contre, le traitement d’urgence pour modifier la loi ne fait pas l’unanimité. L’Alliance des gauches estime que le traitement d’urgence n’est pas justifié.
KS27.9/13

Police

Le droit de port d’arme des policiers de réserve serait restreint
Le gouvernement souhaite restreindre l’usage des armes par la police de réserve à des circonstances exceptionnelles et à l’état de défense. A l’origine, la formulation était un peu moins stricte, évoquant seulement des circonstances de troubles en temps normal, et elle a été critiquée dans les avis donnés sur le projet de loi.
Pour participer à la police de réserve, il faudrait avoir au moins 35 ans et disposer d’une formation de policier militaire ou de vigile. Une formation de 16 jours serait prévue.
C’est le gouvernement qui prendrait la décision sur leur déploiement éventuel.
HS/A8

L’accès aux services de la police a été détérioré dans la plupart de la Finlande
Dans certaines régions, l’attente d’une intervention policière peut durer jusqu’à deux heures
Selon des informations obtenues de la Direction nationale de la police par Lännen media, les écarts entre différentes communes finlandaises en matière d’accès à la police ont augmenté. Dans sept communes, le délai d’intervention de la police peut prendre une heure, et tout au Nord à Utsjoki, plus de deux heures, tandis qu’au plus court l’attente est de dix minutes. Selon les statistiques de la police, dans 136 communes, il faut prévoir une demi-heure avant l’arrivée de la police.
Aamulehti rappelle que, concernant la police, les chiffres moyens peuvent induire en erreur du fait des écarts flagrants entre différentes communes.
Le gouvernement a décidé d’accorder 3,3 millions d’euros pour remédier à cette situation dans les régions difficiles et de faible densité de population.
Le projet de loi de finances rectificative prévoit également 2,5 millions d’euros pour les activités préventives de la police.
AL/A8-9

Economie

La Finlande a amélioré sa compétitivité
Kauppalehti rapporte que, selon la Banque de Finlande, la Finlande a amélioré sa compétitivité par rapport à ses concurrents directs de cinq points en cinq ans. Et cela devrait continuer car les augmentations de salaires sont moins élevées que dans les pays concurrents juge la Banque de Finlande.
Le pacte de compétitivité entré en vigueur en 2018 a, selon Etla, rempli ses objectifs en améliorant la compétitivité, créant des emplois (20 000 à 35 000 selon Etla) et renforçant les exportations (10 à 20% de l’augmentation des exportations seraient dus au pacte de compétitivité » selon Etla). Etla évalue à 1,6 point de croissance l’effet du pacte de compétitivité pour la Finlande d’ici 2022.
KL

Mercredi 26 septembre 2018

Politique étrangère et européenne

Assemblée générale de l’ONU

Propos du Président Niinistö : « Des pressions menacent la coopération au sein de l’ONU »
Le Président finlandais Sauli Niinistö est intervenu hier devant l’Assemblée générale de l’ONU. Il a exprimé son inquiétude alors que l’organisation et la coopération au sein de l’ONU sont soumises à une forte pression. Il regrette que la compétence de l’organisation et la crédibilité de cette coopération aient été remises en question. « Nous ne pouvons plus considérer un ordre international basé sur des règles comme allant de soi.
M. Niinistö estime que l’ONU devrait se réformer. Pour lui, elle ne peut être crédible que si elle respecte les valeurs qu’elle promeut. Il recommande un sens des responsabilités, une efficacité et une transparence accrus à l’ONU.
M. Niinistö s’est exprimé en faveur des droits des femmes et des enfants. Pour lui, la paix, la sécurité, les droits de l’Homme ou le développement ne peuvent être durables sans la participation des femmes et des jeunes. « La Finlande en appelle à tous les Etats membres et au secrétaire général pour que l’ONU privilégie dans son action les droits de l’Homme, l’équité et l’égalité entre les hommes et les femmes ».
Helsingin Sanomat relève qu’en ce qui concerne l’intervention du Président Trump, M. Niinistö a relevé que M. Trump a privilégié le patriotisme aux dépens de la coopération internationale. M. Niinistö regrette que M. Trump n’ait pas évoqué le changement climatique. « Son silence était en fait assourdissant », a-t-il dit avant sa propre intervention.
HS/A7

Editorial : « La voix des pays occidentaux est moins audible à l’ONU » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat estime que ce qui est flagrant dans le contexte de la 73ème session de l’Assemblée générale de l’ONU, c’est le changement dans la façon dont la Chine utilise son pouvoir.
Alors que les Etats-Unis ont quitté le conseil des droits de l’homme, la Chine y est active malgré sa réaction agressive face aux critiques visant ses propres violations de droits de l’Homme. La Chine s’efforce de s’assurer que les projets auxquels elle s’oppose n’avancent pas. HS/A4

Finlande – Russie

Déplacement en Finlande du Premier ministre Medvedev
Le Premier ministre Juha Sipilä accueille, aujourd’hui, son homologue russe Dimitri Medvedev pour des entretiens sur les relations entre la Russie et les Etats-Unis dans le prolongement du sommet Trump-Poutine du mois de juillet, la situation en Syrie, en Ukraine ainsi que dans la région de la mer baltique, ainsi que les relations entre l’UE et la Russie. Le commerce et les questions frontalières seront également abordés.
L’opération policière conduite au cours des derniers jours dans l’archipel de Turku pour une affaire de blanchiment d’argent ne devrait pas être évoquée.
AL/A10

Circulation entre la Finlande et la Russie : accès rétabli pour les véhicules dont le propriétaire est une banque
Les douanes finlandaises ont indiqué hier qu’elles ont fourni aux douanes russes une liste de 21 établissements financiers concernés par l’acquisition à crédit de voitures par des personnes privées. Pendant une semaine, la Russie avait imposé le paiement d’une garantie pour les voitures en possession d’une seule et même personnalité juridique au motif qu’un ressortissant étranger avait le droit d’amener en Russie seulement une voiture en sa possession.
Cette mesure a en particulier concerné des voitures achetées à crédit et demeurant possession de la banque jusqu’au paiement du dernier versement.
Des centaines de voitures n’ont ainsi pas pu passer la frontière russe.
La Russie exempte désormais les banques du paiement de la garantie en question.
HS/A14

Police – Blanchiment d’argent

Un mandat de dépôt a été signifié aux deux hommes liés à l’affaire des délits économiques dans l’archipel de Turku
Un ressortissant russe de 36 ans et un ressortissant estonien de 51 ans ont été entendus hier lors d’une audience pendant laquelle un mandat de dépôt leur a été signifié.
Ces deux employés de la société Airiston Helmi sont soupçonnés de blanchiment d’argent et de fraude fiscale aggravée.
Le directeur de l’enquête Antti Perälä n’a pas souhaité préciser les détails des délits visés. Néanmoins, des dizaines d’inspecteurs sont actuellement sur l’enquête. « On parle ici de délits graves. Nous avons beaucoup de matériaux à décortiquer », explique M. Perälä. Il précise par ailleurs que les deux personnes gardées à vue ne sont pas les seules personnes soupçonnées dans cette affaire.
Ces délits ont commencé en 2007, année de la fondation de la société Airiston Helmi. Selon la police, une autre société fait également l’objet de cette enquête. Il pourrait s’agir de Suomen saaristomatkailu Oy, étroitement liée à Airiston Helmi.
Pendant le week-end, la police a interrogé en tout sept personnes et perquisitionné 17 lieux. Quatre armes, probablement de collection, ont été confisquées.
Airiston Helmi et son propriétaire, un homme d’affaires russe né en 1964 possédant aussi la nationalité maltaise et domicilié en Hongrie, ont acquis depuis 2007 plusieurs terrains dans l’archipel de Turku, dont la superficie totale atteint 50,45 hectares.
L’ampleur de l’opération du week-end a donné lieu à des spéculations car les vastes projets de construction de la société Airiston Helmi soulèvent des questions. La société fait l’objet d’une surveillance spécifique de la part de la défense nationale et de la SUPO depuis longtemps.
L’analyste du journal Kauppalehti Ari Rajala ne voit aucune justification dans les activités d’Airiston Helmi. Il constate que la société est déficitaire depuis son existence, au total pour environ 5,5 millions d’euros. De plus, elle a 10 millions d’euros de dettes. Au début de l’année, elle n’avait que 6 100 euros sur son compte en banque. Airiston Helmi a déclaré être une société de tourisme avec également une activité immobilière. L’acquisition de bâtiments militaires achetés lors de ventes aux enchères a également soulevé des questions.La police judiciaire a confisqué environ trois millions d’euros en liquide lors de son opération dans l’archipel de Turku le week-end dernier. Outre les euros, d’autres devises ont été trouvés.
HS, US

Finlande – Islande

Déplacement en Finlande du ministre islandais des Affaires sociales et de l’Egalité
Mme Saarikko, ministre des Services sociaux et de la Famille, a reçu le ministre islandais des Affaires sociales et de l’Egalité pour des entretiens sur le modèle islandais d’équité salariale et de congés parentaux.
Mme Saarikko, qui relève que la Finlande a le même objectif d’égalité salariale entre les hommes et les femmes, considère comme primordial qu’en Islande, les personnes politiques, le patronat et les employés se soient mis d’accord sur la réforme.
AL/A12

Politique intérieure

Social

La banque OP envisage des licenciements
La banque OP entamera les négociations concernant la situation de 6000 employés. Son objectif est de faire des économies annuelles de 100 millions d’euros. Selon le PDG Timo Ritakallio, si les licenciements ne sont pas privilégiés pour atteindre cet objectif, certains personnels verront leurs fonctions modifiées.
HS/A27

Le think tank Libera remet en question le caractère contraignant des conventions collectives
Helsingin Sanomat rend compte du fait que le think tank Libera envisage de saisir la Commission européenne concernant le caractère contraignant des conventions collectives en Finlande, qu’il considère comme allant à l’encontre du droit européen.
Pour Libera, le caractère contraignant engendre des difficultés pour l’économie finlandaise.
Le syndicat des entrepreneurs de Finlande, Suomen Yrittäjät, a déjà déclaré dans le passé que le caractère contraignant était contraire à la Constitution.
HS/A8

Mardi 25 septembre 2018

Politique étrangère et européenne

Cyber sécurité

Ouvrage de Jarno Limnéll et Jaakko Iloniemi
La Finlande doit se préparer à des tentatives d’influence hostiles lors des élections législatives au printemps prochain. Le professeur du cyber sécurité de l’Université Aalto, Jarno Limnéll estime que les différentes tentatives d’influencer les élections constitue un réel danger.
« A considérer les récentes élections aux Etats-Unis, en France et maintenant en Suède, nous devons nous préparer à ce que des tentatives d’influence aient lieu lors des élections législatives, européennes et même régionales », considère M. Limnéll. Pour lui, interférer dans les élections est désormais une forme d’influence hybride très active dont l’objectif consiste à ébranler la stabilité et l’équilibre de la société.
On sait désormais que la Russie a beaucoup utilisé cette déformation. Il appartient maintenant au procureur spécial Mueller aux Etats-Unis d’en établir les détails. Selon Limnéll et Jaakko Iloniemi qui viennent de publier un livre sur les menaces, « la Russie pourrait bien s’intéresser aux élections finlandaises. Reste à savoir si notre voisin oriental y voit un intérêt ». Selon l’ancien diplomate Jaakko Iloniemi, il n’existe actuellement cependant pas de sujets spécifiques en Finlande qui inspireraient la Russie.
Le professeur Limnéll estime que la Finlande est bien préparée à faire face aux cybers attaques. Afin de bien se préparer aux attaques au moment des élections, il est important que le phénomène soit bien et largement identifié dans la société, que les divers moyens d’influencer les élections soient reconnus. Il faut en parler ouvertement, notamment aux candidats et aux partis, organiser des formations pour les autorités. Cela diminue la possibilité de réussite de ces attaques. La manière d’en informer a également son importance.
« La France en est un exemple positif. Lorsque des documents et des courriels de la campagne électorale d’Emmanuel Macron ont commencé à être diffusés, les médias ne se sont pas empressés de les publier, ils ont stoppé ces activités », raconte M. Limnéll.
KS21.9/12

Police – Blanchiment d’argent

L’opération policière continue dans l’archipel de Turku
La Sûreté nationale (SUPO) n’a pas constaté de traces d’espionnage dans l’affaire Airiston Helmi
Deux personnes ont été arrêtées suite à l’opération entreprise par quatre cents personnes (policiers et autres fonctionnaires) dans l’archipel de Turku. Il s’agit d’un ressortissant russe et d’un estonien. Ils sont soupçonnés de blanchiment d’argent et de fraude fiscale et la police vient de demander leur incarcération.
Deux sociétés finlandaises font l’objet d’investigations et de soupçons concernant des blanchiments d’argent et l’utilisation de main d’œuvre illégale dans la construction des bâtiments. Le chef de l’enquête, l’inspecteur Tomi Taskila, estime que d’autres sociétés encore feront l’objet de contrôles.
M. Taskila précise que, lors d’une perquisition, la police a trouvé l’équivalent d’un demi-million d’euros en argent liquide caché dans des sacs en plastique.
Selon Aamulehti, le gouvernement et le président soupçonnaient depuis 2014 que les biens immobiliers d’Airiston Helmi pourraient servir d’hébergement à des « hommes verts russes » en cas de crise.
La SUPO s’intéresse aux acquisitions de terrains des Russes depuis le début des années 1990, peu de temps après la fin de la guerre froide. Cependant, elle n’a pas trouvé d’indices qui pourraient laisser croire à des activités d’espionnage. Elle n’exclut toutefois pas l’éventualité que l’acquisition de ces terrains seraient liée à des attaques hybrides.
Par ailleurs, le président Niinistö a exprimé son inquiétude sur l’existence de sociétés finlandaises qui serviraient de prête-nom à des propriétés cachées. Il souligne le caractère financier de cette affaire.
Le professeur de l’Ecole des Hautes Etudes de la Défense nationale, Jyri Raitasalo, estime qu’il faudrait apaiser la situation et affirme qu’il ne connait aucun cas concret où la sécurité nationale de la Finlande aurait été menacée.
Selon le registre du commerce, un ressortissant russe né en 1964 se trouverait derrière la société Airiston Helmi. Cette société qui a un historique compliqué aurait appartenu notamment à des personnes liées à Hongkong, à la Pologne et à l’Italie.
Helsingin sanomat note que les terrains et les îles du ressortissant russe se trouvent sur la route de la marine marchande de la région de Turku.
Interrogé par Lännen media, un officier qui désire garder l’anonymat, estime que les propriétés d’Airiston Helmi conviendraient parfaitement à des fins de reconnaissance, à la surveillance des routes maritimes et à des points de chute en temps de crise.
HS25.9/6-11

Politique intérieure

Gouvernement

Le vote sur la confiance à M. Soini a engendré un conflit entre le Centre et le Rassemblement national
Le vote de confiance concernant le ministre des Affaires étrangères Timo Soini (Avenir bleu) a augmenté la méfiance entre les partis de la coalition gouvernementale. Le Premier ministre Juha Sipilä a critiqué, dimanche, l’action du Rassemblement national et a dit qu’il faudra évoquer la question au niveau du groupe parlementaire. Yle relève que, selon Iltalehti, le groupe centriste se réunira à Kesäranta dès aujourd’hui.
Le président du groupe parlementaire de l’Avenir bleu, Simon Elo, a déclaré que son groupe se réunirait également aujourd’hui. Kalle Jokinen, président du groupe conservateur, quant à lui, a dit qu’il n’y avait pas besoin pour une réunion extraordinaire et que le groupe se réunirait jeudi, comme prévu.
Selon les sources d’Yle, la réunion centriste est qualifiée de réunion « de crise », mais pas « d’urgence ». Elle s’inscrit dans la suite des inquiétudes exprimées sur l’ambiance détériorée au sein du gouvernement après le vote sur M. Soini.
Yle rappelle toutefois que la question sur ce vote n’est qu’un des soucis du Centre. Le rapport sur la réforme des services sociaux et de la santé pourrait tarder. La commission des lois constitutionnelles est très occupée et si le Parlement décidait de précipiter les lois sur le renseignement, elles passeraient avant la réforme sote, ce qui pourrait mettre cette dernière en danger. Le Centre aurait aussi des inquiétudes sur le fait de savoir si le Rassemblement national est toujours engagé dans la réussite de la réforme sote.
AL/A8, Yle

Parlement

Le parlement décidera du calendrier de la nouvelle loi sur le renseignement
Selon le rapport rédigé par la commission constitutionnelle, il serait possible de modifier la constitution afin de permettre que la loi limite la protection d’un message confidentiel sécurisé dès lors qu’il s’agit d’une menace liée à la sécurité de la nation ou d’une recherche de renseignement liée à une activité militaire. Par contre, elle a refusé d’étendre la limitation du secret des correspondances également à la lutte contre les crimes. Selon la présidente de la commission, Annika Lapintie (gauches), la commission estimait que cette modification avait été mal préparée et ses conséquences en auraient été imprévisibles.
La commission constitutionnelle du parlement soutient donc unanimement la modification de la constitution qui touche à la protection de la communication.
La commission estime dans son rapport qu’il n’existe pas d’obstacle au traitement d’urgence pour modifier la loi, sans pour autant prendre position sur l’opportunité de recourir à cette procédure accélérée.
AL22.9/A11, HS22.9/A20

Politique finlandaise

Impasse politique
Selon un article du mensuel Kanava, le bouleversement du système des partis politiques qui a suivi la victoire électorale des Vrais Finlandais est la raison derrière les problèmes de la prise de décision en Finlande.
Pendant les dix dernières années, les gouvernements ont tous du faire face à des crises gouvernementales, des crises économiques et une politique sociale inefficace.
L’impasse de la politique n’est pas nécessairement la faute aux politiciens mais au cadre dans lequel les politiciens européens doivent agir en ce moment.
Il n’est pas facile de gagner les élections et il est encore plus difficile de former un gouvernement. En Finlande, les difficultés du système des partis politiques ont commencé après les élections législatives de 2011 et la grande victoire électorale des Vrais Finlandais. Les mêmes phénomènes ont aussi eu lieu dans d’autres pays européens. Les nouveaux mouvements politiques sont en train de remplacer les anciens.
L’objectif du président Mauno Koivisto (1982-1994) a été le transfert des pouvoirs vers le parlementarisme. Depuis 1983, la longévité des gouvernements finlandais a augmenté considérablement.
Depuis 1977, il n’y a eu que des gouvernements majoritaires en Finlande, formés autour de deux grands partis parmi les trois grands, le Centre, le Rassemblement nationale ou le PSD.
En 2011, ce système n’était plus valable après la victoire électorale des Vrais Finlandais. Deux partis parmi les quatre n’ont plus eu la majorité. Les négociations gouvernementales, qui ont duré 66 jours, ont été très difficiles et enfin Jyrki Katainen, président du Rassemblement national a fondé un gouvernement autour de six partis. Parmi les huit partis représentés au Parlement, seuls le Centre et les Vrais Finlandais sont restés en dehors du gouvernement.
Les négociations gouvernementales n’ont pas été aussi difficiles en 2015, après une victoire électorale considérable du Centre. La tâche la plus difficile du gouvernement Sipilä a été et sera la réforme gigantesque des services de santé. L’utilité des grandes réformes n’est pas visible immédiatement et ces réformes n’aident pas les partis lors des prochaines élections.
Les commentateurs expérimentés disent que les partis doivent se mettre d’accord sur un programme gouvernemental le plus précis possible, autrement ils vont devoir négocier pendant toute la législature, prédit Kanava.
Kanava/n°6-18/6-11

Vrais Finlandais

« Timo Soini a créé et détruit les Vrais Finlandais »
Le mensuel Kanava publie une analyse signée Jaakko Anhava sur le parti des Vrais Finlandais qui a succédé au parti rural, crée dans les années 1950 par Veikko Vennamo, ancien politicien centriste. Le parti a changé de nom et Timo Soini a été élu président du parti en 1996.
Selon l’auteur, M. Soini a obtenu quelques résultats majeurs après les dernières élections législatives. Il a réussi à laisser le Parti suédois en dehors du gouvernement Sipilä. Il a également mis fin à la carrière politique d’Alexander Stubb. En effet, en 2015 les Vrais Finlandais avaient obtenu au Parlement un siège de plus que le Rassemblement national et M. Soini a pu choisir le portefeuille des Affaires étrangères et M. Stubb a pris le portefeuille des Finances, ce qui a été désastreux pour sa carrière.
Le poste ministériel des Affaires étrangères a été un succès en soi pour M. Soini. On peut dire que M. Soini a créé et aussi détruit les Vrais Finlandais. En effet, le parti est devenu son projet personnel pour devenir ministre des Affaires étrangères. Pour ne pas perdre ce poste, il a accepté la scission de son parti. Mais il s’est avéré être juste un arriviste qui a préféré sa propre carrière aux dépens de son parti.
Kanava/n°6-18/42-44

Chômage

« Les chômeurs victimes des économies » HS
Helsingin Sanomat relève que les bonnes nouvelles sur la croissance économique et la création d’emplois ont tendance à cacher le fait qu’il existe toujours un très fort chômage en Finlanbde. Le chômage structurel, c’est-à-dire le chômage de longue durée représentait 166 000 personnes en juillet 2018 contre 122 000 en 2008.
Après la crise financière, ce chômage structurel semble toujours plus difficile à diminuer. En plus de la récession, les chômeurs ont du faire face à une diminution des crédits pour la politique de l’emploi et les services aux chômeurs. Les emplois aidés (où la personne reçoit un salaire) ont diminué et ont été remplacé par des actions de retour à l’emploi (où la personne reçoit le minimum chômage) qui mènent beaucoup plus rarement à un emploi.
HS

France

Littérature

Marie Darrieussecq
Hufvudstadsbladet a publié une bonne critique sur le dernier roman de l’écrivaine consacré à l’artiste peintre Paula Modersohn-Becker qui vient de paraître en suédois.
HBL/lun/17

Lundi 24 septembre 2018

Politique étrangère et européenne

Finlande - Russie

M. Niinistö avait évoqué M. Sentsov à Sotchi
Helsingin Sanomat rapporte que lors de sa visite à Sotchi le 22 août dernier, le Président Sauli Niinistö avait évoqué avec M. Poutine la situation du cinéaste ukrainien Oleh Sentsov qui est en grève de la faim depuis plus 130 jours. Selon M. Niinistö, il avait aussi évoqué l’échange des prisonniers en général.
Cela n’avait pas été annoncé publiquement avant vendredi dernier.
HS/sam/B7

Parlement européen

Le siège supplémentaire au Parlement européen
Helsingin Sanomat relève que le gouvernement a étudié vendredi dernier l’initiative du parlement provincial des îles Åland qui souhaite obtenir le siège au Parlement européen que la Finlande aura en raison du Brexit.
Le gouvernement a ensuite envoyé l’initiative à l’étude du Parlement et de sa commission des lois constitutionnelles.
Les ålandais souhaitent leur propre siège au Parlement européen depuis 1995.
HS/sam/A24

Ministre des Affaires étrangères

Le vote sur la confiance a engendré des déchirures au sein des partis et entre les partis
Un malentendu caché derrière le différend entre le Centre et le Rassemblement national
Le vote de confiance concernant le ministre des Affaires étrangères Timo Soini (Avenir bleu) pour ses propos et son comportement sur l’avortement a engendré un différend entre le Centre et le rassemblement national (kokoomus). En effet, le président du groupe parlementaire du Kokoomus, Kalle Jokinen, a communiqué, vendredi, sur le fait que les conservateurs avaient éprouvé des pressions de la part des partenaires gouvernementaux. M. Jokinen a également dit que le Premier ministre aurait minimisé les valeurs auxquelles étaient attachés les députés conservateurs.
M. Jokinen a fait référence aux propos que le Premier ministre Juha Sipilä avait adressés aux centristes, jeudi, sur le fait que personne ne devrait avoir de problème pour voter en faveur de la confiance à M. Soini en tant que ministre des Affaires étrangères.
Samedi, M. Jokinen a tweeté sur le fait que son parti avait revu les déclarations de M. Sipilä ce qui leur a permis de se féliciter du fait que le Premier ministre n’avait pas visé le groupe conservateur mais seulement les députés centristes.
M. Sipilä a considéré, samedi, que le Centre avait subi une attaque et avait été bloqué dans un coin. Il s’attend à des explications de la part du Rassemblement national. Pour lui, le communiqué de M. Jokinen n’était pas basé sur des faits.
M. Sipilä a toutefois précisé que la question pourra être réglée avec le groupe parlementaire du Kokoomus dès que possible.
Le différend est probablement né d’un malentendu : les conservateurs se sont senti objets d’une pression engendrée par les propos que M. Sipilä aurait adressés aux siens.
HS/sam/A15, dim/A10, lun/A13

Analyse
Marko Junkkari de Helsingin Sanomat écrit que la politique pragmatique l’a emporté sur le fait de s’exprimer sur l’action du ministre des Affaires étrangères et les valeurs.
Le Centre n’a pas apprécié le fait que des conservateurs se soient abstenus de voter, et ont menacé de « se venger ». Un député centriste, Markku Pakkanen, a tweeté sur le fait que si le Kokoomus n’allait pas soutenir le gouvernement, il s’agirait de ré-évoquer le projet de loi sur le licenciement dans les PME. Cela laissait penser que, dans ce vote de confiance, il ne s’était pas agi de la confiance envers un ministre, ni de son action en contradiction avec la politique étrangère finlandaise, ni de conviction, ni de la légitimité de l’avortement, mais plutôt de la législation concernant le licenciement.
M. Junkkari rappelle qu’à l’été 2017, M. Orpo, président du rassemblement national, a tenu un discours sur le fait qu’il ne fallait pas laisser le pragmatisme conduire le parti au clash avec ses valeurs. M. Orpo a souvent insisté sur l’importance des droits des femmes pour le parti.
M. Junkkari considère le fait d’avoir voté en faveur de M. Soini comme de la pure politique pragmatique.
HS/sam/A16

Intérieur - Police

Des recherches policières dans l’archipel de Turku ont abouti à des arrestations
Après avoir interrogé sept personnes liées à une enquête de crime financier dans l’archipel de Turku samedi dernier, la police judiciaire a arrêté trois personnes dont une a été relâchée par la suite. Les deux personnes arrêtées sont de nationalité étrangère.
Une société finlandaise est soupçonnée de blanchiment d’argent pour des millions d’euros mais la police judiciaire ne précise pas de quelle société il s’agit. « La société est possédée par un résident d’autre pays de l’UE et des personnes de différentes nationalités ont été interrogées », a-t-elle seulement communiqué.
Une centaine de personnes de la police judiciaire, de la police du sud-est de la Finlande et de la gendarmerie maritime ont participé aux recherches dans la journée du samedi. Selon le directeur de la communication de la défense nationale, le colonel Sami Nurmi, il s’agit d’une simple demande d’aide des autorités comme la défense nationale en reçoit environ 400 par an.
Selon les informations du quotidien Ilta-Sanomat, il s’agirait d’une société intitulée Airiston Helmi qui a de nombreuses connections avec la Russie. En 2014, le directeur général et les membres du conseil d’administration de la société étaient des ressortissants russes. Depuis 2016, la société serait gérée par une personne de 63 ans de nationalité italienne et une femme de 46 ans domiciliée à Parainen.
Le quotidien Helsingin sanomat affirme que, selon les informations du registre commercial, Airiston Helmi appartiendrait à un homme d’affaires russe né en 1964. Il serait aussi de nationalité maltaise et domicilié en Hongrie.
L’agence de presse Ria Novosti déclare qu’une des personnes arrêtées serait de nationalité russe. Elle détient son information par l’ambassade de Russie à Helsinki.
Néanmoins, la police judiciaire n’a pas précisé le rôle d’Airiston Helmi dans les recherches en cours.
Une source de la défense nationale consultée par le quotidien Helsingin sanomat indique que cette société aux connections russes faisait l‘objet de surveillance de la part de la défense nationale et de la police judiciaire depuis plusieurs années.
Airiston Helmi et un certain homme d’affaires russe ont acheté des terrains et des bâtiments dans l’archipel de Turku à hauteur de 3,8 millions d’euros entre 2007 et 2014. Par ailleurs, l’homme d’affaires a acheté à Airiston Helmi un terrain de 9,94 hectares à Särkiluoto pour la somme de 4,5 millions d’euros.
HS23.9/A12-13, HS24.9/A6-7, IS24.9

La police de réserve embaucherait mille volontaires
La mise en place d’une police de réserve constitue l’une des dispositions ayant pour but d’améliorer la situation sécuritaire de la Finlande. Publiée l’année dernière, la stratégie de la sécurité interne présente 39 mesures pour améliorer la sécurité dans le pays. Il est question de les réaliser d’ici 2020.
La police de réserve ne remplacerait pas la police professionnelle et n’aura pas d’effet sur le nombre de policiers. Elle remplacerait l’actuelle loi sur la police de renfort. La loi serait appliquée dans des circonstances d’exception et à des moments de troubles en temps normal.
Elle aurait pour but de libérer des policiers de métier vers d’autres tâches.
La police de réserve pourrait sélectionner environ 1 000 personnes de plus de 35 ans ayant reçues une formation de policier militaire ou de vigile. Il s’agirait de volontaires faisant l’objet d’une enquête sécuritaire, engagés à accomplir leur tâche.
AL21.9/A11

Lobbying

Un registre sur les lobbyistes
Selon Aamulehti, un rapport déposé vendredi dernier à la ministre des Collectivités locales et de la Réforme Anu Vehviläinen, un registre sur les lobbyistes devrait être créé en Finlande.
Mme Vehviläinen estime que la Finlande devrait commencer les préparatifs pour la création d’un tel registre. La présidente du Parlement Paula Risikko parage l’avis de la ministre, afin d’améliorer la transparence et la confiance des citoyens dans le travail des politiciens.
Il n’y a pas de tel registre dans les autres pays nordiques non plus.
AL/sam/A14

Vendredi 21 septembre 2018

Ministre des Affaires étrangères

Dernière minute :
Le Parlement a voté par 100 voix contre 60 la confiance au ministre des Affaires étrangères Timo Soini, vendredi 21 septembre.

Les partis de la coalition divisés sur le soutien au ministre des Affaires étrangères
Le vote de confiance concernant le ministre des Affaires étrangères Timo Soini (Avenir bleu) pour ses propos et son comportement sur l’avortement a eu pour effet de diviser les députés de la coalition gouvernementale.
En effet, le parti de l’Avenir bleu a annoncé que le vote sur la confiance à M. Soini serait interprété come un vote de confiance pour le gouvernement. Les autres partis de la coalition, le Centre du premier ministre Juha Sipilä et le Kokoomus du ministre des Finances Petteri Orpo exigent de leurs députés un respect de la discipline parlementaire et un vote en faveur de la confiance à M. Soini. Les présidents des groupes parlementaires de ces partis ont annoncé, hier, que leurs députés respecteraient la discipline parlementaire.
La presse fait toutefois état de députées du parti du Kokoomus qui ont exprimé qu’elles ne voteraient pas la confiance à M. Soini.
Le président du parti, Petteri Orpo a souligné qu’il était clair que son parti ne soutenait pas le comportement de M. Soini mais allait voter en faveur de la confiance au gouvernement.
La motion de défiance lancée par quatre partis d’opposition (PSD, Verts, Alliance des Gauches et parti populaire suédois) est aussi délicate pour les deux autres partis d’opposition. Le parti démocrate-chrétien (cinq députés) votera en faveur de la confiance à M. Soini en arguant de la liberté de conscience sur les questions religieuses. Quant au parti des Vrais Finlandais, il ne devrait pas donner de consigne de vote, car il ne souhaite pas participer à « un théâtre politique » orchestré par les partis de gauche et verts.
HS IS IL

Défense

Le ministre Jussi Niinistö souhaite que les gardes-frontières relèvent de son ministère
Le ministre de la défense, Jussi Niinistö (Avenir bleu) s’étonne de la dernière position du ministre de l’Intérieur, Kai Mykkänen (Rass. national), qui ne souhaiterait pas promouvoir une législation interdisant aux binationaux de travailler comme gardes-frontières.
M. Niinistö estime qu’à l’intérieur de ce corps, il y a des opinions divergentes par rapport à la position de M. Mykkänen. Les gardes-frontières dépendent du ministère de l’Intérieur et M. Niinistö propose que, lors des prochaines négociations gouvernementales on envisage de transférer ce corps sous la responsabilité du ministère de la Défense, « du fait qu’au ministère de l’Intérieur, on ne comprend pas ce qu’est que la sécurité nationale ».
M. Niinistö note que les enquêtes de sécurité sur les antécédents des candidats que M. Mykkänen considère comme suffisantes, ne sont pas accessibles dans les pays qui ne sont pas des Etats de droit démocratiques.
M. Mykkänen a écrit sur son blog, hier, que son ministère considère que l’objectif de prévenir les risques pour la sécurité peut être atteint en renforçant les enquêtes.
AL/A13

Sommet de Salzbourg

Le Premier ministre finlandais n’exclut pas que les attributions de Frontex soient modifiées dès cette année
L’UE souhaite améliorer sa surveillance frontalière et, selon une proposition, il pourrait s’agir de recruter 10 000 gardes-frontières de plus, d’ici 2020. Une décision pourrait être prise dès l’année en cours. M. Sipilä considère un tel calendrier comme possible et note qu’il règne une unanimité sur le fait qu’il conviendra de renforcer les équipes communes.
La Finlande hésite toutefois sur le fait de savoir ce que serait l’étendu et la mission du corps des gardes-frontières.
Helsingin Sanomat relève que, selon Matti Pitkäniitty, directeur chez les gardes-frontières, le renforcement de la surveillance signifierait, pour la Finlande, l’envoi de cent gardes-frontières par an pour des opérations à l’étranger.
Selon la Commission européenne, le renfort pourrait être lancé dès 2020 et la contribution finlandaise serait de 30 personnes pour une mission longue de plus d’un an, et 140 personnes pour une mission courte de quatre mois au maximum.
Concernant la surveillance frontalière nationale, la Finlande est préparée à recourir, au besoin, aux ressources communes de l’UE dans la surveillance. Selon M. Pitkäniitty, la question ne se pose pas à l’heure actuelle. C’est dans la région de la Méditerranée que le renforcement de la surveillance des frontières extérieures est d’actualité.
M. Pitkäniitty rappelle que les Etats membres se sont déjà entre-aidés avant, mais que la Commission envisage d’en faire un mécanisme permanent.
Le Parlement et le gouvernement formuleront la position finlandaise probablement en octobre-novembre.
HS/A24

Brexit
M. Sipilä a évoqué le calendrier avec Mme May
Le Premier ministre Sipilä a évoqué le calendrier en tête à tête avec son homologue Mme May. Novembre serait le dernier délai pour un accord afin que le parlement britannique et le Parlement européen aient le temps d’adopter le texte.
M. Sipilä déclare que selon Mme May, cela serait difficile dans un tel calendrier, mais que selon M. Barnier, le calendrier est possible.
HS/A24

Jeudi 20 septembre 2018

Sommet de Salzbourg

« Les pays européens divisés cherchent une solution sur l’immigration » HS
Le Premier ministre finlandais Juha Sipilä était sceptique sur la proposition d’augmenter les effectifs de Frontex de 10 000 personnes d’ici 2020. La position de la Finlande est qu’il faut d’abord que les Etats membres augmentent leurs propres effectifs de gardes-frontières. Il a toutefois déclaré que la Finlande regarderait la proposition de manière « ouverte ». « Néanmoins, il est encore peu clair de savoir ce que seraient les compétences de ces troupes. Pour nous, il est clair que la question du contrôle des frontières relève de chaque Etat membre », a-t-il dit.
Concernant les centres qui seraient créés dans l’UE, M. Sipilä a déclaré qu’il attendait de voir quelle serait l’attitude de l’Italie sur cette proposition.
Il a aussi relevé que l’on allait discuter de la situation des droits de l’homme en Egypte.
HS

Migration

Plus de 400 migrants ont trouvé du travail en Finlande
Aamulehti rapporte que, suite à la vague de réfugiés venus en Finlande en 2015, plus de 400 d’entre eux qui ont été déboutés du droit d’asile ont néanmoins trouvé un travail et eu, sur cette base, un permis de séjour en Finlande.
Au total, parmi cette population de demandeurs d’aile, 426 ont obtenu un permis de travail et 571 se le sont vu refuser.
AL

Le Premier ministre défend sa proposition faite en 2015 d’accueillir des demandeurs d’asile chez lui
Alma Media a organisé un débat sur les demandeurs d’asile et la politique de l’immigration, durant lequel, interrogé sur l’opportunité d’avoir proposé sa maison de Kempele pour l’accueil de demandeurs d’asile, le Premier ministre Juha Sipilä a défendu sa proposition en insistant sur le fait qu’elle correspondait à ses valeurs personnelles.
Jussi Halla-aho, président des Vrais Finlandais, accuse M. Sipilä du fait que cette proposition, médiatisée au Proche-Orient, a servi à attirer des demandeurs d’asile en Finlande.
Helsingin Sanomat note que, lors du débat, M. Sipilä a maintenu sa position sur le fait que la plupart des demandeurs d’asile venus en Europe en 2015 et 2016 étaient partis de chez eux pour des raisons économiques.
HS/A9

Ministre des Affaires étrangères

Le PSD, les Verts, l’Alliance des gauches et le Parti suédois souhaiteraient que M. Soini démissionne
Le vote de confiance concernant le ministre Timo Soini (Avenir bleu) pour ses propos sur l’avortement risque d’être difficile pour beaucoup de députés des partis de la coalition gouvernementale. Les partis du gouvernement partent du principe que leurs députés soutiennent le gouvernement.
Sampo Terho, président de l’Avenir bleu, estime qu’une défiance à l’égard de M. Soini devrait signifier que l’ensemble du gouvernement tombe.
Annika Saarikko (Centre), et Anne-Mari Virolainen (Rass. National), ministres, condamnent l’action de M. Soini mais envisagent toutefois de voter pour la confiance afin de ne pas nuire au gouvernement.
En règle générale, des sanctions sont prévues pour les députés qui voteraient autrement que ce que décide le groupe parlementaire.
Le vote lancé par le PSD, les Verts, l’Alliance des gauches et le Parti suédois devrait avoir lieu demain.
HS/A9

Climat

Visite en Finlande du directeur du Programme alimentaire mondial
Le nombre de personnes souffrant de la famine est reparti en hausse. En 2017, il y en avait 821 millions contre 784 millions en 2014. Le directeur du Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM), David Beasley, actuellement en visite en Finlande, affirme que la faim est liée à l’immigration et au terrorisme.
M. Beasley rappelle qu’il revient moins cher de mettre en place une sécurité alimentaire dans le pays de départ des migrants que de les nourrir dans les pays de destination. La stabilité et l’approvisionnement en nourriture sont essentiels pour diminuer les conflits, le nombre de grossesses de mineures et les maladies engendrées par la sous-alimentation.
HS/A26

Oulu – capitale culturelle 2026

La commission de l’éducation et de la culture de la municipalité d’Oulu se rendra en France dans la perspective des préparatifs de l’année 2026
Une délégation de la municipalité d’Oulu se rendra à Lyon et à Paris dans la perspective de la préparation de l’année durant laquelle la ville sera une capitale européenne de la culture. L’Opéra de Lyon, le Musée des Confluences, le siège de l’OCDE et la Fondation Louis Vuitton sont au programme.
Kaleva

Technologies informatiques – Main d’eouvre

Codage : la Finlande cherche à pallier à la pénurie de main d’oeuvre
Kaleva, quotidien d’Oulu, rend compte du fait que la Finlande cherche des professionnels de codage à l’étranger et notamment en Inde du fait qu’il en manque en Finlande. Un groupe de recrutement, ICT Direct, ouvrira une agence à Mumbai pour trouver des codeurs pour les besoins des entreprises finlandaises.
Selon un sondage récent, les entreprises finlandaises auraient besoin de 8000 codeurs. L’évolution technologique et les nouvelles applications font que les besoins augmentent sans cesse.
Kaleva

Mercredi 19 septembre 2018

Politique étrangère et européenne

Euro

« L’euro ne pourra défier le dollar qu’adossé à une économie forte » AL
Le Président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a déclaré récemment qu’il souhaitait que l’euro devienne une monnaie internationale comparable au dollar. Le directeur d’Etla, Vesa Vihriälä, estime qu’il ne sera pas facile de défier le dollar qui a obtenu la position dont il dispose pour des raisons historiques. « Quand une monnaie obtient une telle position, il est difficile de l’en déloger », dit-il. « Même si la part de l’économie américaine dans l’économie mondiale a diminué, cela ne s’est pas répercuté sur la situation du dollar. Il reste une bonne valeur refuge et la mesure des échanges. Ce n’est pas un petit revers de l’économie américaine qui pourra faire trembler la positon du dollar ».
Si l’on regarde la situation de l’euro depuis vingt ans, on peut constater qu’il s’est renforcé. Mais les crises de ces dernières années ont aussi suscité une certaine défiance. « Si l’on veut renforcer la position de l’euro, il faut être capable d’assurer la confiance dans la pérennité du système monétaire européen. Et aussi il faut s’assurer que la zone euro ne va pas diminuer mais plutôt s’agrandir », estime Vesa Vihriälä.
La question centrale selon lui est que les économies des Etats membres de la zone euro ont un effet sur la position de l’euro comme monnaie internationale. « Il faut agir sur les facteurs qui font de l’économie de la zone euro une économie forte. On ne pourra pas renforcer l’euro par des tours de magie », dit M. Vihriälä qui se déclare toutefois confiant dans l’avenir de la zone euro. « Je crois que l’euro peut se renforcer comme monnaie internationale si on renforce les institutions de la zone euro ».
AL

Commerce international

« La guerre commerciale créerait une inquiétude dont le coût est encore difficile à mesurer » KL
Etla a réalisé une simulation des l’effet qu’auraient les obstacles au commerce mis en place par les Etats-Unis et la Chine. Selon Etla, des droits de douanes relevés par ces pays auraient pour conséquence une diminution du PIB de la Finlande de 0,1 à 0,2 point.
KL

Brexit

Editorial
« La dernière ligne droite comporte de nombreux obstacles » HS
Helsingin Sanomat souligne que, alors que l’échéance approche, de nombreux problèmes restent à résoudre pour le Brexit. Et ces problèmes concernent surtout le Royaume-Uni : une partie des conservateurs semblent prêts à faire échouer un accord et l’opposition travailliste voudrait en profiter pour faire tomber le gouvernement. Un test sera donc le congrès du parti conservateur à l’automne, note HS qui relève que M. Boris Johnson a plus de détracteurs que de partisans.
HS

« Il est urgent d’arriver à un accord » HS
Alors que le sommet de Salzbourg devrait aborder la question du Brexit, Helsingin Sanomat dresse un état des négociations. Le quotidien relève que la Finlande souhaite conserver des relations étroites, notamment en matière économique, avec le Royaume-Uni.
HS

« On peut encore revenir sur le Brexit » UPI
Le journaliste Jussi Seppälä souligne que la stratégie de négociation de Michel Barnier a permis à, l’UE de l’emporter sur toutes les questions importantes. Cette stratégie consistait à rendre publiques les objectifs et les positions de l’UE afin qu’aucun Etat membre ne puisse s’en affranchir. Les dirigeants européens ont compris qu’il était dans l’intérêt de tous de maintenir serrés les rangs de l’UE. Et aucun n’a pris le risque de cour-circuiter M. Barnier. Pourtant, on ne peut pas dire que les tentatives de diviser les rangs des Etats membres n’ont pas manqué, mais pour l’instant aucune n’a fonctionné.
La transparence dont a fait preuve M. Barnier a créé une confiance entre les Etats membres qui ont maintenu les rangs serrés. Les négociations ont finalement surtout été marquées par les divisions à l’intérieur du gouvernement britannique.
Le blocage actuel a fait ressurgir l’idée que le Brexit pourrait être annulé. Selon les sondages, 78% des Britanniques estiment que leur gouvernement a échoué dans ces négociations et la moitié sont favorables à un nouveau référendum.
Si l’UE reste unie, la balle sera dans le camp des Britanniques. La possibilité de revenir sur le Brexit demeure, conclut Jussi Seppälä.
UPI

Ministre des Affaires étrangères

Le chancelier de la Justice critique l’action de M. Soini mais ses partenaires gouvernementaux le soutiennent
Le chancelier de la Justice, Tuomas Pöysti, considère comme problématique le fait que le ministre des Affaires étrangères Timo Soini ait participé à une manifestation contre l’avortement lors de son déplacement de travail au Canada. Le ministre n’a pas fait preuve de discernement, selon M. Pöysti. Le chancelier estime qu’un ministre des Affaires étrangères devrait observer une prudence et une retenue dans ses déclarations pour ne pas créer une confusion entre ce qui est la position de son pays et ce qui est sa propre position.
M. Soini constate que, selon le chancelier de la Justice, il n’a pas agi de manière répréhensible du point de vue de la législation. Il affirme prendre au sérieux le rapport du chancelier.
Le PSD, les Verts, l’Alliance des gauches et le parti suédois envisagent un vote de confiance sur le ministre.
Le Premier ministre Juha Sipilä a dit qu’en cas d’un vote éventuel sur la question, le gouvernement soutiendra M. Soini.
KS/10

Editorial : « Il convient que le ministre des Affaires étrangères s’engage à défendre la position finlandaise » KS
L’éditorialiste de Keskisuomalainen rappelle qu’un ministre assume le rôle d’un ministre lors d’un déplacement de travail et qu’il ne faut pas qu’un ministre des Affaires étrangères s’exprime à l’encontre de la position officielle de la Finlande lors d’un tel déplacement.
KS/2

Politique intérieure

Audience des partis

« Selon un sondage, le PSD est toujours au premier rang » HS
« L’audience des Verts a baissé et celle des Vrais Finlandais augmenté » HS
Helsingin Sanomat rend compte du dernier sondage effectué pour son compte.
Le PSD arrive toujours au premier rang avec 21,4 % des intentions de vote, suivi du Rassemblement national, 19,7 %. Ces deux ont légèrement perdu en matière d’intentions de vote (0,3 point), alors que le Centre est toujours à 15,5 %.
Les intentions de vote en faveur des Verts ont diminué de 0,8 point pour s’élever à 12,9 %, l’Alliance des gauches est stable à 9,6 % et les intentions de vote en faveur des Vrais Finlandais ont augmenté de 0,8 point, ce qui signifie une audience de 8,7 %.
Le Parti suédois arrive au 7ème rang avec une audience de 4,5 % suivi des Démocrates-chrétiens, 3,9 %.
L’Avenir bleu obtient 1,6 % des intentions de vote contre 1,2 % au sondage précédent.
Les partis de la coalition gouvernementale ont 36,8 % des intentions de vote.
Les électeurs du Rassemblement national, du PSD et de l’Alliance des gauches sont plutôt fidèles à leur parti.
Les personnes ayant voté pour les Vrais Finlandais aux dernières élections ne sont pas sûrs de leur choix. Aussi, si le parti arrive à les convaincre, elles constituent une sorte de réserve de votes pour le parti.
HS/A9

Transports maritimes

R&D de technologies maritimes
Le ministère des Transports souhaite que la Finlande soit à l’avant-garde du développement de navires sans pilote pour les transports maritimes. Selon la ministre des Transports, Anne Berner, la Finlande dispose du savoir-faire en la matière. Helsingin Sanomat relève que des grandes entreprises comme ABB ou Rolls Royce ont investi en Finlande et mettent en place de projets de R&D dans ce pays.
En effet, la Finlande souhaite développer un écosystème opérationnel en matière d’automatisation des transports maritimes pour 2025.
HS/A7

Mardi 18 septembre 2018

Politique étrangère et européenne

Défense

« La coopération de défense est importante pour la Finlande », écrit le commandant de la défense nationale Jarmo Lindberg
« La coopération internationale de la Finlande en matière de la défense s’est développée durant la dernière décennie aussi bien sur le plan bilatéral que multilatéral. Il s’agit notamment de configurations où, sous la commande d’un Etat européen, un certain nombre de pays volontaires s’organisent pour développer leur capacité militaire, améliorer la capacité de réaction prévisionnelle en échangeant des informations et en formant des troupes capables de participer à des opérations militaires. La Finlande participe ou a exprimé son souhait de participer à trois groupes de coopération de ce type », écrit le commandant Lindberg dans un billet publié dans Aamulehti.
« En juin 2017 la Finlande est devenue membre du projet de concept allemand de nation-cadre pour une coopération de défense (FNC). Toujours en été 2017, la Finlande a signé un accord d’adhésion aux Joint expeditionary force, commandées par la Grande-Bretagne. Et enfin, la Finlande participera à la préparation de l’initiative européenne d’intervention (IEI) proposée par les Français. Le principe de l’initiative IEI, formée par la France et huit autres pays européens, consiste à prévoir et à se préparer à d’éventuelles crises. En réalité, il s’agit notamment d’échanges d’informations et de préparation d’une stratégie commune », précise Lindberg.
« La collaboration en matière de défense est certes importante mais ne remplace néanmoins pas la défense nationale de la Finlande. Parallèlement au renforcement de la coopération de défense dans divers forums, il faut continuer de développer notre défense nationale », rappelle Lindberg.
AL15.9/B12

Des véhicules de Patria participeraient aux combats au Yémen
Des véhicules blindés AMV ont été fournis aux Emirats-arabes par Patria à deux reprises, une première fois avant la guerre en 2008 et une seconde fois en 2015 alors que la guerre avait déjà commencée. Selon le News Now Finland (NNF), ils ont participé, lourdement armés, à des opérations militaires au Yémen.
Sur des images diffusées par NNF, on voit des véhicules blindés AMV de Patria participer à un cortège près de la ville portuaire de Hodeida où de violents combats ont lieu depuis juin dernier.
Un expert indépendant en matière de systèmes d’armes, Arto Pulkki, confirme que les engins de la vidéo sont bien fabriqués par Patria. Selon lui, il s’agit précisément de la version AMV vendue aux Emirats arabes unis reconnaissable à la tourelle de char d’assaut BMP de fabrication russe montée sur le véhicule.
La ligne officielle, selon laquelle la Finlande n’exporte pas d’armes dans les pays en guerre, n’est pas respectée car les Emirats-arabes et l’Arabie-saoudite participent à la guerre au Yémen depuis 2015.
Patria est un industriel de l’armement dont l’Etat finlandais possède 50,1%.
www.HS18.9

Finlande – Allemagne

Visite en Finlande du président Frank-Walter Steinmeier
« Des bonnes relations mais des inquiétudes sur l’UE » AL
M. Steinmeier, président fédéral allemand, en visite d’Etat en Finlande, a rencontré hier le président Niinistö. Il a déclaré qu’il souhaitait des discussions sérieuses sur la politique étrangère et de sécurité européenne.
Aamulehti relève que la PESC était l’un des thèmes de la rencontre entre les présidents. « Je suis heureux de voir que l’Allemagne et la Finlande font partie des Eatts membres qui exerce une coopération en matière de politique étrangère et de sécurité dans l’UE »,n a dit M. Stenmeier qui a ajouté que « dans la période actuelle il faut que l’Europe se charge de sa propre politique étrangère et de sécurité ».
Le Président Niinistö a abondé dans ce sens : « Nous sommes vraiment au moment où l’Europe se doit de réfléchir au moyen par lequel elle se prend en charge ».
L’Europe a aussi besoin d’unité en ce qui concerne ses relations avec la Russie. M. Stenmeier a fait remarquer que l’Allemagne et la Finlande veulent maintenir un canal de communication avec les dirigeants russes. Il a aussi souligné que l’UE devait être unanime sur la question de l’Ukraine et des sanctions.
HS AL

Brexit

Lord Callanan à Helsinki
Yle rapporte que le 2e ministre britannique chargé du Brexit, Lord Callanan, a effectué une visite à Helsinki où il a rencontré le ministre des Affaires européenne Sampo Terho et le ministre des Affaires étrangères Timo Soini.
M. Terho a dit, après la rencontre, que « la Commission européenne représentait les Etats membres, mais que la Finlande souhaitait un résultat qui garantisse que les relations entre la Grande-Bretagne et l’Union européenne fonctionnent aussi après le Brexit ».
Yle relève qu’il s’agit d’une énième visite d’un ministre britannique sur le sujet à Helsinki et qu’elle a lieu seulement deux semaines après la visite du ministre irlandais des Affaires étrangères.
Yle

Politique intérieure

Parlement

Vote de défiance contre M. Soini
Yle relève que quatre partis de l’opposition, le PSD, les Verts, l’Alliance des gauches et le Parti suédois, ont décidé il y a une semaine de proposer un vote de défiance contre le ministre des Affaires étrangères Timo Soini, en raison de ses propos sur l’avortement.
M. Soini présentera aujourd’hui le budget du ministère des Affaires étrangères et l’opposition compte présenter un vote de confiance à cette occasion.
Le vote aurait lieu vendredi ou mardi prochain. M. Soini est censé participer à l’assemblée générale de l’ONU la semaine prochaine.
Les Chrétiens-démocrates et les Vrais Finlandais ne participent pas à ce projet lancé par les autres partis de l’opposition.
Yle

Gouvernement

Analyse : « La Finlande va-t-elle suivre l’exemple suédois ? »
Helsingin Sanomat se demande, dans son analyse de politique gouvernementale, s’il est possible qu’après les élections législatives d’avril prochain la Finlande se trouve dans une situation de blocage comme la Suède actuellement.
Le paysage politique a changé depuis les élections législatives de 2015 : au Parlement il y a de nouveaux groupes : les Bleus, le mouvement Liike Nyt de M. Harkimo et le mouvement des Sept étoiles de M. Väyrynen.
Il y a aussi des fissures idéologiques entre les partis politiques, comme la part des entreprises privées dans les services de santé, l’immigration ou les principes du marché de travail.
Le modèle idéal en Finlande est depuis longtemps celui d’un gouvernement majoritaire. Le gouvernement Sipilä a obtenu une majorité de 124 députés en 2015 mais en ce moment il n’a que 104 députés qui le soutiennent, suite à, la division, des Vrais finlandais et vu que le président du Parlement ne participe pas aux votes.
La coalition gouvernementale doit être unie pour que les réformes puissent avancer. A ce point, on mentionne comme mauvais exemple le gouvernement Katainen formé par six partis politiques.
Une solution pourrait être un gouvernement minoritaire de deux grands partis, ce qui est le cas souvent dans les autres pays nordiques.
Les partis politiques finlandais sont traditionnellement capables de trouver des compromis dans les négociations gouvernementales mais les clivages politiques sont actuellement plus virulents qu’avant.
HS/A10-11

Gouvernement – Fonds de pension de l’Etat

L’inspection des finances souhaite une réflexion sur les fonds de pension de l’Etat
Un quart environ du patrimoine de l’Etat est constitué par différends fonds dont les trois principaux ont un capital de 30 milliards d’euros. Parmi eux, le fonds de pension de l’Etat VER approche des 20 milliards d’euros.
Quand il a été créé en 1990 pour stabiliser les dépenses de retraite de l’Etat, ce fonds a eu pour objectif d’atteindre un capital représentant 25% des créances de retraite de l’Etat. Actuellement, il atteint 21% et devrait donc atteindre son objectif de 25% en 2033.
L’inspection des finances de l’Etat estime que le gouvernement devrait réfléchir à l’objectif de ces fonds car, lorsqu’ils approchent du niveau qui leur a été fixé, ils pourraient « tenter d’éviter les risques et dès lors avoir un rendement plus faible » que jusqu’à présent.
HS relève que ce fonds n’est pas seulement un fonds de pension puisqu’il a aussi été utilisé comme instrument de la politique financière de l’Etat : ce dernier y verse des fonds dans les périodes fastes et y puise lorsqu’il a des besoins budgétaires. Ce fonds a donc servi d’amortisseur en période de récession. Ainsi en 2015, il a versé 500 millions d’euros au budget de l’Etat.
L’inspection des finances considère que le gouvernement devrait décider si ce fonds est destiné à être un fonds de pension ou bien un amortisseur financier, ce qui signifierait alors que l’on l’autorise à prendre plus de risques et aussi à atteindre une taille plus importante.
Ces fonds sont hoirs budget de l’Etat et ne sont donc pas contrôlé par le Parlement, relève HS.

Gouvernement - Social

L’interdiction d’heures supplémentaires s’étend au secteur des soins
Une grève concernant les heures supplémentaires a commencé, hier, dans l’industrie et dans le secteur des transports, en protestation contre le projet du gouvernement de faciliter le licenciement. Le chantier naval Meyer Turku relève que le mouvement social engendrera un coût supplémentaire de 200 000 euros par semaine.
Les ministres du Travail, M. Lindström, de l’Intérieur, M. Mykkänen et le l’Economie, M. Lintilä, évoqueront le projet de loi cette semaine.
Les syndicats des personnels de la santé SuPer et Tehy ont annoncé l’interdiction d’heures supplémentaires pendant trois jours la semaine prochaine, et d’autres syndicats encore, dont celui des enseignants, envisagent de rejoindre le mouvement.
AL/A11

Infrastructure - Transports

Sécurité des ponts
L’agence des transports a effectué une étude sur des ponts, 32 ponts ferroviaires et 62 ponts de routes. Le béton de 35 ponts contenait trop d’air, mais cela ne pose toutefois pas de problème pour la résistance des ponts.
AL/A11

Police

Le chef de la police judiciaire suspendu de ses fonctions
Le chef de la police judiciaire Robin Lardot, accusé dans l’affaire concernant l’ancien chef de la police anti-stupéfiants, Jari Aarnio, a été suspendu de ses fonctions. L’accusation ne concerne pas ses fonctions actuelles, mais l’époque où il travaillait à la Direction de la police et comme chef de l’unité de lutte contre la criminalité de 2010 en 2013.
AL/A11

Armée

L’armée envisage de créer une chaine de dénonciation interne appelée « chaine éthique »
La défense nationale préconise la mise en place d’une chaine de dénonciation interne où les membres du personnel pourraient dénoncer anonymement les dysfonctionnements relevés dans les activités de l’armée.
La défense nationale emploie environ 12 000 personnes dont 8 000 soldats, le reste étant des civils. Le président de l’Union des officiers Ville Viita s’oppose à la création de cette chaine éthique de la défense nationale. « Ce type d’espionnage détériorerait le climat et l’esprit de notre environnement professionnel qui a jusqu’ici obtenu de bons résultats dans toutes les enquêtes », affirme le commandant Viita.
KS13.9/8

Lundi 17 septembre 2018

Politique étrangère et européenne

Union européenne

Editoriaux
Discours de M. Juncker
« La récession est passée, la coopération se délite » HS
« Un discours qui n’empêche pas les divisions » KS
Helsingin Sanomat estime que durant le mandat de M. Juncker à la tête de la Commission, l’UE a connu de grands problèmes. Le quotidien souligne que ce mandat n’est pas un succès et que M. Juncker n’était pas dynamique. C’est pourquoi l’Allemagne a changé de stratégie et ne souhaite plus un candidat qui soit le plus petit dénominateur commun mais son propre candidat à la tête de la Commission. Car, dans les années à venir, c’est à ce poste que seront prises des décisions cruciales pour l’Allemagne et il faut aussi qu’il y ait plus d’efficacité.
Keskisuomalainen considère aussi que durant le mandat de M. Juncker l’UE n’a jamais été aussi divisée. Outre le Brexit et l’attitude de la Pologne et de la Hongrie, ce mandat a été marqué par le renforcement de l’opposition à l’immigration et des partis nationalistes.
HS KS

Finlande – Allemagne

Visite en Finlande du président Frank-Walter Steinmeier
M. Steinmeier, président fédéral allemand, qui entame une visite d’Etat de trois jours en Finlande, aujourd’hui, souligne l’importance de la coopération dans le contexte d’un monde de changements rapides. Il rappelle que les racines de l’amitié entre la Finlande et son pays sont profondément ancrées tant dans la culture que l’économie, ainsi que dans le fait que l’Allemagne avait un rôle dans le processus d’indépendance de la Finlande.
Interviewé à la veille de son déplacement, M. Steinmeier estime que la Finlande et l’Allemagne ont des vues convergentes sur presque toutes les questions.
Les entretiens devraient porter sur les défis de la numérisation, sur les relations avec la Russie et sur l’avenir de l’Europe.
Il estime qu’il faut savoir identifier les problèmes et les conflits et les résoudre. Pour l’intégration des réfugiés, par exemple, il faut une politique qui recherche des solutions, notamment au niveau municipal, ainsi qu’une société civile active. Il parle également en faveur de compromis nécessaires pour résoudre les crises des régions limitrophes de l’Europe.
Concernant la Russie, il estime qu’il faut chercher un contact et continuer à dialoguer, surtout dans les temps difficiles. Il estime qu’il faut pouvoir évoquer les questions difficiles et en parler franchement. Il dit que c’est ce qu’il a fait lorsqu’il a rencontré le Président Poutine à l’automne dernier, et il estime que le Président Niinistö a cette même approche. M. Steinmeier se félicite de l’occasion de s’entretenir avec M. Niinistö sur ces sujets.
HS/lun

Interview du Président Niinistö
M. Niinistö, qui a accordé une interview au Frankfurter Allgemeine Zeitung, estime que les relations entre la Finlande et la Russie sont en bon état malgré les tensions entre l’UE et la Russie.
Il a rappelé qu’il fallait que la Finlande s’entende avec son voisin. Les relations sont suffisamment bonnes pour que les Présidents puissent évoquer des questions délicates.
Interrogé sur l’OTAN, M. Niinistö a constaté que la Finlande disposait de l’option de rejoindre l’Alliance transatlantique mais qu’à l’heure actuelle, il ne s’agissait pas de l’utiliser.
Concernant la rencontre Trump-Poutine à Helsinki, M. Niinistö souhaite qu’elle ait pu ouvrir la voie pour une poursuite des entretiens entre ces deux leaders.
M. Niinistö reçoit M. Steinmeier à Helsinki. Le président fédéral allemand rencontrera également le Premier ministre Juha Sipilä et se rendra à Oulu.
AL/dim/A20

Tourisme

La Laponie prévoit une autre année record
Helsingin Sanomat rend compte du nombre croissant de chinois qui souhaitent se rendre en Laponie. Ils constituent le plus grand groupe de touristes à Rovaniemi.
HS note que le nombre de Français qui s’y rendent a également augmenté de 1,7 % en janvier-juin 2018 par rapport à la même époque en 2017. Les Français ont effectué 22 500 nuitées à Rovaniemi, contre 30 700 concernant les Chinois et 28 500 pour les Israéliens.
HS/sam/A20

Politique intérieure

Parlement

M. Väyrynen souhaite un référendum sur l’Union européenne
Aamulehti rapporte que le député Paavo Väyrynen, seul représentant du groupe parlementaire du Parti des citoyens, a déposé vendredi au Parlement une initiative de loi en vue d’un référendum consultatif sur la participation finlandaise à l’Union européenne et à l’Union monétaire.
L’initiative signifierait dans la pratique aussi un référendum sur l’euro.
AL/sam/A17

Les candidats s’intéressent au mouvement de M. Harkimo
Selon Helsingin Sanomat, le mouvement crée par le député Harry Harkimo, Liike Nyt, attire des candidats même si le mouvement n’a pas encore décider de participer aux élections législatives. Selon M. Harkimo, la décision sera prise en octobre.
Mirita Saxberg, conseillère municipale du Rassemblement national à Helsinki, a annoncé vendredi qu’elle quitterait ce parti et créerait le groupe de Liike Nyt au conseil municipal d’Helsinki. Mme Saxberg est l’assistante parlementaire de M. Harkimo.
Jukka Järvinen, conseiller municipal du PSD à Helsinki, a également l’intention de rejoindre Liike Nyt.
Mme Saxberg et M. Järvinen comptent se présenter aux élections législatives dans les rangs de Liike Nyt.
HS/dim/A15

Elections européennes

Le Rassemblement national a présenté ses premiers candidats
Aamulehti rappelle que la Finlande aura un siège de plus, soit 14 sièges, aux élections européennes de 2019, en raison du Brexit.
Le Rassemblement national a présenté ses premiers candidats, dont les trois parlementaires européens actuels, Sirpa Pietikäinen, Henna Virkkunen et Petri Sarvamaa, ainsi que trois nouveaux : Aura Salla, qui travaille à la Commission européenne au cabinet de M. Juncker, Kimmo Sasi, ancien député et ministre, et Janika Takatalo, présidente de l’association des étudiants du Rassemblement national.
Le président du parti Petteri Orpo a souhaité, lors de la réunion du bureau national du parti, la candidature d’Alexander Stubb.
AL/lun/A9

Le PSD brigue un siège de plus
Aamulehti rapporte que le Parti social-démocrate a également présenté ses premiers candidats aux élections européennes, dont Miapetra Kumpula-Natri, parlementaire européenne actuelle. La deuxième parlementaire actuelle Liisa Jaakonsaari quittera, quant à elle, la politique.
Les trois nouveaux candidats du PSD sont Mikkel Näkkäläjärvi, Tuulia Pitkänen et Kaisa Penny.
Selon le président du parti Antti Rinne, d’autres candidats seront présentés au cours de l’automne.
Selon Helsingin Sanomat, le député Eero Heinäluoma, ancien président du parti et ex-ministre, compte quitter le parlement finlandais et réfléchit à une candidature aux élections européennes.
AL/dim/A22, HS/dim/A15

Réformé de la santé

Selon M. Rinne, tout n’est pas à jeter
Helsingin Sanomat rapporte que selon le président du PSD Antti Rinne, « tout le travail effectué pendant des années en vue de la réforme Sote n’est aucunement en vain, au contraire ».
Il rejette toutefois le modèle préparé par le gouvernement actuel : « Le PSD ne peut pas l’accepter ».
M. Rinne a estimé, la semaine dernière, que la réforme Sote et celle des régions vont échouer au Parlement en raison des problèmes constitutionnels et de calendrier.
Sirpa Paatero, députée du PSD, s’étonne des propos de Petteri Orpo et Antti Häkkänen, ministres du Rassemblement national, qui estiment que M. Rinne aurait abandonné le modèle du PSD et serait favorable au modèle du gouvernement.
HS/dim/A15, AL/lun/A9

Economie

Amélioration de l‘emploi même si la croissance va diminuer
Le ministère des Finances a publié, vendredi, ses prévisions de croissance. L’année en cours devrait être la meilleure avec 3% de croissance, avant une période plus terne de croissance à 1,5% pour les prochaines années.
Le taux d’emploi devrait atteindre 71,7% cette année, et 72% l’année prochaine, avant d’atteindre 73% en 2020.
Le taux de chômage devrait être de 7,4% cette année et de 6,9% en 2019 et 6,6% en 2020.
La dette devrait diminuer et passer sous la limite de 60% du PIB dès cette année.
KS

La caisse d’assurance chômage sauve le gouvernement
Helsingin Sanomat rapporte que le gouvernement était face à un cruel dilemme. Il avait décidé de diminuer l’impôt sur le revenu pour ne pas diminuer le pouvoir d’achat, conformément à son programme gouvernemental. Néanmoins, il aurait dû alors augmenter les impôts indirects pour tenir son budget.
La caisse d’assurance chômage est venue aider le gouvernement à tenir sa promesse d’augmentation du pouvoir d’achat : elle a décidé vendredi de diminuer de 0,8% les cotisations chômage (0,41% pour les employeurs et 0,4% pour les employés).
Cette décision ne va pas grever les comptes de la caisse d’assurance chômage car, suite à l’amélioration de l’emploi et la diminution du chômage, ses comptes seront toujours largement excédentaires. La caisse dispose en plus d’un amortisseur de près de 2 milliards d’euros.
HS

Un centre de recherche estime que la baisse du chômage de longue durée est l’effet d’un nettoyage des statistiques
Le centre de recherche Pellervo estime que la baisse du nombre de chômeurs de lingue durée en Finlande n’est pas due à une amélioration de l’emploi pour cette catégorie mais plutôt à un nettoyage des statistiques. En effet, en 2018 on a constaté une diminution de près de 30 000 chômeurs de longue durée. Or, pour Pellervo, c’est parce qu’il s’agissait de personnes qui n’étaient plus des demandeurs d’emploi actifs.
Pellervo considère que l’amélioration de l’emploi concerne surtout les personnes qui touchaient encore des cotisations chômage mais moins celles qui touchaient les minimas sociaux.
Pellervo ne conteste pas l’amélioration de la situation de l’emploi qui a surtout touché le secteur social et de la santé (qui prend en compte les services publics et privé de santé) ainsi que les services.
Pellervo relève néanmoins que le niveau des emplois industriels est toujours inférieur à ce qu’il était avant la crise de 2008 (80 000 emplois de moins) et qu’il en va de même pour le secteur du commerce (25 000 emplois de moins).
Uusisuomi

Editorial : « L’emploi s’améliore, mais non pas concernant tout le monde » HBL
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet rend compte du fait que le nombre de chômeurs a diminué de 45 000 par rapport à l’année dernière, et que même le nombre de chômeurs de longue durée a diminué de 29 000.
Il semblerait que l’année en cours soit le point culminant de la haute conjoncture et que l’emploi ne s’améliorera plus au même rythme que jusqu’à présent.
L’éditorialiste note que l’évolution de l’emploi est marquée par un phénomène lié à l’âge : alors que durant la période 2010-2018, l’emploi des 15 - 24 ans et des 55 - 64 ans s’améliorait, celui des 25 - 54 ans n’évoluait qu’un peu voire pas du tout.
Pour ce qui est des jeunes, il semblerait qu’il est devenu plus facile pour les tout jeunes de trouver du travail, et pour ceux qui terminent leurs études, d’entrer directement dans la vie professionnelle. Quant au groupe d’âge de 55 à 64 ans, la réforme des retraites fait que ces personnes restent plus longtemps dans la vie professionnelle.
Pour les 25 à 54 ans, les chercheurs ne trouvent pas d’explication explicite. Une des raisons serait lié au fait que la main d’œuvre ne soit pas adaptée à le genre d’emploi où il y a un besoin de travailleurs.
L’éditorialiste estime qu’en même temps qu’il est positif que les jeunes et les personnes plus âgées trouvent du travail, il est dommage que des personnes qui auraient des décennies de vie active devant elles se trouvent exclues du marché de travail. Prévoir des ressources dans la solution de ce problème serait un investissement rentable pour l’économie publique.
HBL/4

Social

Les Finlandais divisés sur le projet de faciliter le licenciement
Selon un sondage réalisé par Helsingin Sanomat, le projet du gouvernement de faciliter le licenciement dans les entreprises de moins de 20 employés, divise grandement les Finlandais.
47% des personnes interrogées s’y opposent et 43% y sont favorables. Les plus farouchement opposés sont les sympathisants du PSD et de l’Alliance des Gauches alors que les défenseurs du projet se trouvent parmi les électeurs du Centre et du Kokoomus.
De même 43% des personnes considèrent que les actions des syndicats pour s’opposer à ce projet sont légitimes alors que 40% les trouvent illégitimes.
HS

Grève des heures supplémentaires dans les transports
Le syndicat des transports AKT a annoncé une grève des heures supplémentaires dans sept branches pour s’opposer au projet du gouvernement.
AL

Vendredi 14 septembre 2018

Politique étrangère et européenne

Union européenne

Changement d’heure
La Commission européenne prône l’arrêt du changement d’heure
Les Etats membres pont jusqu’au mois d’avril pour indiquer quelle heure ils choisiront à partir de 2019 : l’heure d’été ou l’heure d’hiver.
Les Etats membres changeront d’heure pour la dernière fois en 2019, soit au printemps (s’ils choisissent de rester à l’heure d’été), soit à l’automne (s’ils choisissent l’heure d’hiver).
La Ministre des Transport Anne Berner souligne que la Finlande est en avance sur les autres Etats membres en ce qui concerne l’arrêt du changement d’heure. En effet, suite à une proposition citoyenne transmise au parlement en 2017, le Parlement finlandais a déjà débattu de cette question qui relevait alors de la compétence européenne. Le Parlement n’avait pu se prononcer pour cette raison mais avait engagé le gouvernement à promouvoir ce sujet au niveau européen.
KS

Hongrie
Editorial : « On ne peut rien contre la Hongrie, mais il fallait réagir » HS
Helsingin Sanomat se félicite du vote du parlement européen d’engager une procédure contre la Hongrie. Il estime que, si la procédure n’avait pas été engagée, l’union aurait montré sa faiblesse. L’éditorialiste estime toutefois que cela risque néanmoins de conduire à ce que M. Orban se renforce auprès de son opinion nationale.
HS

Cour de justice de l’Union européenne

M. Jääskinen est nommé candidat finlandais
Keskisuomalainen rapporte que le gouvernement a nommé Niilo Jääskinen, docteur en droit, membre de la Cour suprême administrative, candidat finlandais à la Cour de justice de l’Union européenne pour une période de deux ans à partir du début octobre 2019, en remplacement du juge finlandais actuel Allan Rosas qui prendra sa retraite.
M. Jääskinen a été avocat général à la Cour de justice de l’UE de 2009 à 2015.
KS/19

Mer Baltique

Mme Gestrin nommée représentante spéciale de M. Soini
Selon Keskisuomalainen, le ministre des Affaires étrangères Timo Soini a nommé Christina Gestrin comme sa représentante spéciale pour la coopération dans la région de la mer Baltique.
Le renforcement de la sécurité et de l’économie de la région baltique est une des cinq priorités que M. Soini avait définies au début de son mandat ministériel.
Mme Gestrin a été députée du Parti suédois de 2000 à 2015.
KS/19

Chine – Economie

« Solidium n’envisage pas d’empêcher la vente de Amer à la Chine » HS
La rumeur d’un rachat d’Amer Soprts par le groupe chinois Anta Sports products a fait réagir Solidium qui gère les actions de l’Etat finlandais. En effet, parmi ses miussions, Solidium doit « renforcer et stabiliser l’actionnariat finlandais dans des entreprises importantes du point de vue national ».
Le directeur de Solidium Antti Mäkinen estime qu’il est probable que le groupe chinois, s’il acquiert Amer Sports, voudra vendre par morceau l’entreprise qui possède notamment les marques Salomon, Suuunto et Wilson.
Selon M. Mäkinen, « s’il l’on était en Suède, cela ferait scandale de voir une entreprise suédoise passer à l’étranger sans combat ».
Il s’étonne que les actionnaires finlandais puissent être intéressés pour vendre à un groupe chinois. En revanche, il estime que Solidium n’est pas intéressé et « regarde cela depuis la touche ».
HS KL

Finlande – Russie – Transport

L’industrie forestière voudrait faire rouler des wagons russes en Finlande
Aamulehti rapporte que l’industrie forestière finlandaise voudrait pouvoir faire rouler des wagons de marchandise russes en Finlande afin de lutter contre la pénurie de wagons de marchandises. En effet, il y na beaucoup de bois à transporter mais la compagnie de chemins de fer VR ne possède pas assez de wagons de marchandise. Or, les wagons russes ne peuvent circuler que sur des trajets vers ou depuis la Russie mais pas sur des trajets intérieurs en Finlande.
AL

Politique intérieure

Projet gouvernemental de faciliter le licenciement

Editorial
« Les grèves réduiraient à néant la croissance économique si chérie » KL
L’éditorialiste du quotidien d’informations économiques Kauppalehti estime que, comme la proposition du gouvernement sur un licenciement plus facile ne sera remise au Parlement qu’en novembre, la grève des heures supplémentaires annoncée risque d’être longue.
Selon un grand nombre de spécialistes en matière d’économie nationale, il n’y a pas de certitude sur le fait que faciliter le licenciement augmente l’emploi.
L’éditorialiste se demande pourquoi le gouvernement promeut ce projet controversé. Les entrepreneurs sont convaincus de l’effet positif pour le recrutement.
Pour l’éditorialiste, ce projet constitue au gouvernement Sipilä sa dernière occasion de montrer qu’il n’est pas pris en otage par le mouvement syndical.
KL/A5

Les infirmières se joindraient au mouvement social
Les syndicats du secteur des soins de santé et celui des enseignants pourraient entamer de mesures sociales pour protester contre le projet de faciliter le licenciement dans les PME de moins de vingt salariés.
Le ministre de l’Emploi, Jari Lindström, constate que la préparation du projet continue et qu’il s’agit de réfléchir s’il conviendra d’y changer quelque chose. Il n’est pas exclu que la mesure soit restreinte de façon à concerner seulement les entreprises de dix employés au maximum.
HS/A8

Alliance verte

M. Aalto en congé maladie
Helsingin Sanomat relève que le président de l’Alliance verte Touko Aalto est en congé de maladie à partir de jeudi, en raison d‘épuisement. M. Aalto a commencé sur Facebook qu’il ne donnerait pas d’interviews pendant son congé maladie et ne serait pas présent dans les medias sociaux. La durée du congé de maladie n’est pas connue.
Selon un communiqué des Verts, les vice-présidents du parti, Maria Ohisalo, Hanna Halmeenpää et Veli Liikanen assumeront les fonctions du président du parti pendant le congé maladie de M. Aalto. Selon les règles du parti, le bureau national doit nommer un des vice-présidents comme président intérimaire. La date de la réunion du bureau national n’a pas encore été décidée.
M. Aalto a été élu président des Verts en été 2017, en remplacement de Ville Niinistö. La popularité des Verts a commencé à baisser presque tout de suite après son élection. Selon un sondage d’HS, la popularité des Verts a été de 13,7 % en août et selon le sondage récent d’Yle, elle est de 12,6%.
Il y a eu des voix critiques parmi les Verts. Ville Niinistö a laissé entendre que M. Aalto, qui a souvent été présent dans le débat public en raison de sa vie privée, devrait se consacrer plus aux questions importantes.
HS/A10, KS/17

Economie

« Les aides à l’innovation apportent peu de résultat » KL
Kauppalehti rapporte que les « nouvelles entreprises innovantes » (NIY) ont reçu plus de 2209 millions d‘euros de Tekes entre 2010 et 2017 mais pour des résultats bien maigres. La plupart de ces entreprises font des pertes et même pour 72% d’entre elles sur les trois dernières années.
Actuellement il y a 374 entreprises innovantes qui bénéficient de ces aides.
Kauppalehti souligne que, durant cette période, Supercell a reçu 3,6 millions d’euros de ces aides et fait un bénéfice de 2 milliards d’euros. En revanche, les autres entreprises qui ont reçu ces aides ont enregistré des pertes de plus de 300 millions d’euros.
KL

Jeudi 13 septembre 2018

Politique étrangère et européenne

Union européenne

Discours de M. Juncker

Editorial
« Pour le multilatéralisme » AL
L’éditorialiste d’Aamulehti loue le discours du président de la Commission Jean-Claude Juncker qui s’est exprimé en faveur du multilatéralisme. « Le multilatéralisme est l’opposé du monde représenté par les Etats-Unis de Donald Trump qui promeuvent une politique des deals entre les Etats », constate Aamulehti.
L’éditorialiste souligne que le multilatéralisme n’est pas une menace pour les petits Etats, au contraire, c’est leur force. Il estime que l’Europe a l’opportunité de se faire le garant du multilatéralisme dans le monde.
AL

M. Lahti prédit une Union à plusieurs vitesses
Le directeur du bureau européen du patronat finlandais EK, M. Taneli Lahti se félicite du discours de M. Juncker. Selon M. Lahti, c’est surtout le Président américain Trump qui a contribué à faire se rapprocher les anciens Etats membres de l’UE. « Pendant des années l’Europe a eu confiance dans le fait que les Etats-Unis viendraient résoudre ses problèmes, mais c’est terminé. Ce développement avait commencé pendant la présidence de Obama et aujourd’hui il est temps, selon les Américains, que l’Europe devienne adulte. C’est ce que veut dire M. Juncker quand il parle d’un renforcement de l’influence de l’Europe dans le monde et de l’importance de parler d’une seule voix ».
M. ? Lahti reconnaît qu’avec le Brexit et l’affaiblissement de Mme Merkel en Allemagne, l’Europe est dans une période délicate et l’intégration semble difficile. « Mais les tensions entre les Etats membres font qu’à un moment donné une partie des Etats membres vont vouloir avancer ; Et il faudra alors que la Finlande soit prête à réagir. J’étais assez pessimiste par le passé, mais maintenant il me semble que l’on est conscient de la situation en Finlande et que l’on a pris la bonne attitude. La Finlande doit pour son propre intérêt faire partie des groupes pionniers de l’UE ».
TS

ONU

M. Niinistö participera à l’assemblée générale de l’ONU, puis à une conférence de l’ONU à Marrakech
Turun Sanomat rapporte que le Président Sauli Niinistö a annoncé, lors d’un déjeuner de presse, qu’il participera à l’assemblée générale de l’ONU à New York où il prononcera son discours le mardi 25 septembre. Il compte rencontrer des dirigeants africains lors de son déplacement à New York. Le Président finlandais se rendra aussi à Washington.
M. Niinistö participera les 10 et 11 décembre à une conférence internationale de l’ONU à Marrakech sur l’immigration sure et organisée.
Il s’agit de la deuxième visite en Afrique de M. Niinistö. Il avait participé aux obsèques de Nelson Mandela en décembre 2013.
TS/8

Finlande - Russie

M. Medvedev en Finlande fin septembre
Selon Aamulehti, le Premier ministre russe Dmitri Medvedev effectuera une visite en Finlande le mercredi 26 septembre à l’invitation du Premier ministre Juha Sipilä. M. Sipilä avait invité son homologue russe lors d’une visite à Saint-Pétersbourg à l’automne dernier.
Les Premiers ministres évoqueront à Helsinki les relations économiques bilatérales et les questions environnementales, la Finlande assumant actuellement la présidence du Conseil arctique.
La dernière visite de M. Medvedev en Finlande date de décembre 2016. Il avait alors rencontré M. Sipilä à Oulu.
AL/A10

Immigration

De nouveaux passeports pour des Irakiens en Finlande
Une délégation du ministère irakien de l’Intérieur arrivera en Finlande, la semaine prochaine, pour renouveler et accorder des passeports à des ressortissants irakiens résidant en Finlande, afin de faciliter leur embauche.
Selon le ministre de l’Intérieur Kai Mykkänen (Rass. national), les Irakiens resteront en Finlande deux semaines. M. Mykkänen note que, du point de vue finlandais, il s’agit d’améliorer le statut des demandeurs d’asile qui travaillent en Finlande légalement. Avec un passeport à jour, une partie d’entre eux pourra demander un permis de séjour sur la base de l’emploi. Pour le ministre finlandais, il est positif que des personnes recrutées légalement et actives puissent faire ainsi.
Selon M. Mykkänen, il y a environ 7000 demandeurs d’asile irakiens en Finlande, dont des centaines travaillent.
HS/A15

Migri ne considère plus Kaboul comme sûr pour les familles
L’office national de l’immigration, Migri, a revu ses orientations et ne suppose plus que les familles en Afghanistan effectuent des transferts intérieurs pour s’installer à Kaboul. Le HCR ne considère pas les transferts intérieurs à Kaboul comme sûrs.
760 Afghans attendent actuellement la décision de Migri concernant leur demande d’asile. Cette année, 175 demandes ont été déposées par des Afghans. Sur les décisions prises, 63 % ont été favorables et 25 % défavorables.
AL/A14

Politique intérieure

Gouvernement

M. Sipilä en congé maladie
Aamulehti relève que le selon la chancellerie du Premier ministre, M. Sipilä est en congé maladie les 12 et 13 septembre. Selon Päivi Anttikoski, porte-parole, il ne s’agit pas d’une maladie grave.
M. Sipilä a été remplacé hier par la vice-présidente du parti du Centre Hannakaisa Heikkinen lors du débat des présidents des partis politiques, organisé par Helsingin Sanomat et Aalto EE.
Le ministre des Finances Petteri Orpo le remplacera aujourd’hui à la séance des questions orales du Parlement.
AL/A10

Social

Grève des heures supplémentaires dans l’industrie
Les syndicats annoncent une interdiction d’heures supplémentaires dans l’industrie à compter du lundi prochain comme une contre-mesure du projet de faciliter le licenciement dans les PME de moins de vingt salariés.
Riku Aalto, président du syndicat de l’industrie, estime que le gouvernement met en danger la stabilité du marché du travail dans son souhait de plaire à certains entrepreneurs. Le prix à payer est de recourir à des mesures qui nuisent également aux employeurs honnêtes qui ont de l’estime pour leurs employés, dit-il.
HS/A15

Société

Quelles aides prévues pour les SDF des années 2020 ?
Helsingin Sanomat rend compte du fait que les mesures prévues pour les personnes sans domicile fixe risquent d’être bouleversées par la réforme des services sociaux et de la santé. En effet, la réforme transférerait les services sociaux et de la santé des SDF aux régions, alors que les logements relèveraient des villes ou des fondations privées dont la plus grande, Y-säätiö.
Le modèle adopté par la Finlande a été efficace pour lutter contre le problème de manque de logement dans les grandes villes. Le programme mis en place il y a dix ans consiste à trouver d’abord un logement pour la personne en difficulté et de s’attaquer ensuite à ses autres problèmes avec des assistants sociaux et des spécialistes des soins de santé. Quatre personnes sur cinq réussissent à garder leur logement.
Les SDF dans la rue ont pratiquement disparu durant les années 2010, mais des spécialistes s’inquiètent de l’évolution future. Auparavant, il y avait un consensus concernant le fait que ce problème qui relève de la société devra être géré en coopération entre l’Etat, les communes et les associations.
Au début des années 2000, il y avait des milliers de personnes qui dormaient dans la rue. Le modèle de Helsinki a été mis en place lorsque M. Vapaavuori, actuellement maire de Helsinki, était ministre du Logement.
M. Vapaavuori estime que la situation est un exemple typique du fait que l’Etat ne comprend pas les problèmes spécifiques aux grandes villes. Il estime que les moins bien lôtis des grandes villes risquent d’être les perdants de la réforme Sote. Résoudre leurs problèmes nécessite une coopération étroite entre différents professionnels, rappelle-t-il.
Jouko Karjalainen, chercheur auprès de l’Institut de santé publique THL, propose que la région autour de la capitale, Uusimaa, pilote un projet qui serve de modèle pour le reste du pays.
La fondation Y-säätiö dispose de 6000 logements dans 54 communes, et Helsinki en dispose de 3000. Gérer ces logements au niveau régional semblerait difficile.
HS/A6-7

Parlement

Recherche sur l’égalité
Aamulehti rapporte que 149 députés sur 200, soit 74,5 %, ont répondu à un sondage sur l’égalité dans le travail du Parlement.
72 % des députés disent avoir été directement menacés sur les medias sociaux. Environ 20 %, soit 12 femmes et 17 hommes, ont été l’objet de harcèlement sexuel.
La présidente du Parlement Paula Risikko a déjà pris des mesures pour mettre fin aux menaces et au harcèlement sexuel. Elle souligne que les députés ont le droit de travailler sans avoir peur.
AL/A12

Défense

Acquisition d’avions de combat multi-rôles : Le président Sauli Niinistö fait confiance aux professionnels
Le président de la république, Sauli Niinistö, estime que le choix des nouveaux appareils pour remplacer les F-18 pourra se faire sans décision politique. Pour lui, le savoir-faire professionnel se trouve parmi les personnes de l’armée qui sont les mieux placées pour évaluer les besoins de la Finlande.
« La dernière fois, nous n’avons pas fait appel à la réflexion politique, et ce ne sera pas le cas cette fois-ci non plus », précise M. Niinistö.
Yle12.9.

La visite sur les Iles Åland du ministre de la Défense fait du bruit
En visite sur les Iles Åland, le ministre de la Défense Jussi Niinistö avait déclaré qu’il ne tenait pas à faire la une des journaux. Néanmoins c’est précisément ce qui s’est passé dès lors qu’il avait pris la décision de ne pas s’adresser aux journalistes durant sa visite.
Interrogé par le quotidien Hufvudstadsbladet à son retour à Helsinki, le ministre a prétendu que « l’ambiance dans les îles était troublé dès le départ » et c’est la raison pour laquelle il avait choisi de ne pas donner d’interview. Il a souligné qu’il n’est pas en accord avec le gouvernement d’Åland sur les questions de fond.
Dans un communiqué de presse, le ministre a néanmoins souligné que « la défense nationale finlandaise respecte le statut démilitarisé des Iles Åland ».
HBL13.9/10

Mercredi 12 septembre 2018

Politique étrangère et européenne

Région arctique

La Chine renforce sa présence dans les eaux septentrionales
Helsingin Sanomat rend compte de l’intérêt augmenté de la Chine en ce qui concerne la région arctique, dont parle la chercheuse néo-zélandaise Anne-Marie Brady dans son livre China as a great polar power. Pour l’auteure, la région arctique aurait un rôle plus central pour la Chine que ce que l’on pensait jusqu’à présent.
La Chine considère, selon elle, la région arctique comme une source importante en matière de pêche, de pétrole, de minerais, de bois et d’autres matières premières.
En Finlande, on évoque les voies maritimes libérées des glaces comme des routes commerciales rapides vers la Chine. Du point de vue chinois, elles constitueront également des voies stratégiques pour ses forces navales qui partiraient à la défense des intérêts chinois.
Selon Mme Brady, les intérêts de la Chine dans la région arctique s’inscrivent dans sa stratégie mondiale. C’est un défi pour la Finlande qui doit s’efforcer de trouver un équilibre entre ses relations bilatérales avec la Chine et les questions de sécurité nationales et liées à la région arctique. La Chine investit beaucoup dans la recherche arctique. Elle souhaite aussi que des ressortissants et entreprises chinois s’y installent et que des touristes chinois s’y rendent. Cela lui permettrait d’avoir son mot à dire au moment de la prise de décision sur des questions arctiques.
C’est également une des raisons pour lesquelles des hommes d’affaires chinois créent des entreprises en Laponie et que le nombre de touristes y augmente. La Finlande dispose de beaucoup de matières premières ce qui constitue une autre motivation pour les entreprises chinoises de venir en Finlande, encouragées par le gouvernement de leur pays. La Chine les encourage également dans la construction dans le Nord de voies de transports qu’elle appelle la route arctique de la soie. Pour la Chine, il est d’une importance primordiale d’être présente là où on prend des décisions sur des questions arctiques. Elle participe comme observateur au Conseil arctique depuis 2013.
Linda Jakobson, chercheuse finlandaise spécialiste de la Chine et des questions arctiques, ne pense pas que la Chine s’efforcerait de devenir une grande-puissance de la région arctique. Pour Mme Jakobson, la raison principale de moyen terme (10 à 15 ans) de l’intérêt pour la Chine dans la région arctique est liée au changement climatique. La recherche arctique est essentielle pour la Chine qui verra son agriculture s’affaiblir avec le réchauffement climatique. En outre, la Chine souhaite avoir sa part de la pêche arctique. A plus long terme, d’ici 20 à 25 ans, les autres ressources naturelles intéressent la Chine qui souhaite s’assurer de son accès au pétrole et au gaz dans plusieurs endroits dans le monde.
Pour la Finlande, cela signifie que la Chine s’intéresse à tout ce qui est lié à la technologie arctique, rappelle Mme Jakobson. La Finlande a pu déjà profiter de contrats, ainsi le finlandais Aker Arctic est l’architecte du brise-glace que la Chine est en train de construire.
Selon Mme Jakobson, le plus grand risque pour la Finlande est lié aux relations entre la Chine et la Russie. Des tensions importantes éventuelles pourraient engendrer une situation où la Finlande serait obligée de choisir son camp concernant les questions arctiques, ce qui ne serait pas dans les intérêts de la Finlande.
HS/dim/A12-13

Commentaire de chercheurs finlandais
De chercheurs finlandais expriment leur désaccord avec Anne-Marie Brady. Selon Liisa Kauppila, Université de Helsinki, et Timo Koivurova, directeur du Centre arctique de Rovaniemi, la Chine ne cherche pas à consolider son statut de grande-puissance dans les régions arctiques.
Selon Mme Kauppila, la stratégie chinoise dans cette région relève de l’évolution économique du pays. M. Koivurova ne pense pas non plus que la Chine s’intéresse, dans un avenir qui se dessine à l’horizon, militairement à la région arctique. La sécurité de ses régions limitrophes lui est prioritaire.
Mme Kauppila note que les entreprises chinoises s’intéressent plus qu’avant à la région arctique. Ceci serait dû au fait que la Chine a publié, au début de l’année, sa stratégie arctique, ce que les entreprises ont interprété comme un soutien de l’administration à leurs affaires.
HS/mar/A16

Climat – émissions

« Hausse des émissions en 2016 » HS
« De plus en plus de villes souhaitent restreindre leurs émissions de CO2 » HS
« Beaucoup de petites communes y arrivent mieux que Helsinki » HS
En 2016, les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté en Finlande. Ce sont surtout les émissions dues au transport qui ont augmenté (+13%). Néanmoins certaines municipalités ont mis en place des programmes qui leur a permis de ne pas augmenter leurs émissions durant la même période.
Helsingin Sanomat rend compte du fait que les villes ont un rôle essentiel dans le changement climatique, car l’effet de la production énergétique et des transports pour les émissions est considérable. Les communes ont adopté de mesures allant de voitures électriques aux panneaux solaires. Pour les villes, il s’agit aussi d’une question relevant de leur image.
Des entreprises et des établissements de financement participent à des efforts, et les mesures volontaires des villes et de la vie économique avancent bien plus rapidement que les démarches officielles.
Quarante communes se sont engagées dans un effort vers une neutralité carbone. L’objectif est de diminuer de 80 % les émissions liées aux transports, au logement et à la nourriture d’ici 2030. Helsinki a défini comme objectif d’arriver à la neutralité carbone en 2035.
De 2007 en 2016, ces 40 communes ont réduit leurs émissions de 26 % en moyenne. Les solutions durables ont permis également de faire des économies, ce qui encourage les communes. Les décisions prises dans les communes accélèrent de leur côté les orientations dans ce sens au niveau de la production et créent un marché pour des solutions favorables au climat.
Esa Nikunen, directeur environnemental d’Helsinki, constate qu’en tant qu’acteurs importants, les villes sont dans une position-clé concernant la lutte contre le changement climatique. Helsinki dispose d’un programme de 143 mesures dans ce sens. L’arrivée de 8000 nouveaux habitants chaque année rend le défi plus difficile, ainsi que le fait que les immeubles sont vieux. Il faudrait des moyens pour inciter les gens à faire des travaux de rénovation concernant les solutions énergétiques.
Outre les décisions au niveau des municipalités, il faudra que les consommateurs s’activent pour changer leurs habitudes, rappelle M. Nikunen. 70 % des émissions de CO2 viennent de la consommation de biens et de services : les transports, le logement et la nourriture.
Jyri Seppälä, professeur auprès du centre national environnemental, Syke, rappelle que les communes peuvent servir d’exemple et influencer les choix des consommateurs. Les choix des consommateurs par exemple au niveau des produits agro-alimentaires, quant à eux, influencent ce que les agriculteurs produisent.
HS/A12-13

Education

Comparaison de l’OCDE
« La Finlande a continué à diminuer ses dépenses d’éducation » HS
Helsingin Sanomat rapporte que selon le rapport annuel de l’OCDE, la part du budget de l’Education a diminué en Finlande pendant plus longtemps que dans la plupart des pays de l’OCDE.
Entre 2005 et 2011, la part du budget de l’éducation a baissé dans la plupart des pays de l’OCDE, en moyenne de 0,4 point, aussi en Finlande. Les budgets de l’Education ont toutefois commencé à augmenter après 2011. L’économie finlandaise a commencé à augmenter plus lentement que la moyenne et la baisse du budget de l’éducation a continué plus longuement.
En 2015, les pays de l’OCDE ont utilisé en moyenne 11,1 % des dépenses publiques dans l’Education, tandis que la part de la Finlande n’a été que 10,5 %.
Le quotidien note que la comparaison des budgets d’Education n’est pas toujours simple, vu les différences entre les systèmes. Par exemple, en Finlande la plupart des dépenses de l’enseignement supérieur sont couvertes par le budget public, tandis que dans plusieurs pays il y a de l’enseignement privé.
L’étude du budget de l’éducation est une question d’actualité en Finlande, en raison des économies effectuées par le gouvernement actuel et le gouvernement précédent dans l’Education. Tous les partis politiques ont promis d’augmenter le budget de l’éducation s’ils participeront au prochain gouvernement.
Il y a aussi de bonnes nouvelles concernant la Finlande dans le rapport de l’OCDE : le nombre d’enfants qui participent à l’éducation de la petite enfance a augmenté en 2005-2016. La différence par rapport à la moyenne des pays de l’OCDE (95 %) concernant les enfants de cinq ans est de 11 points de moins pour la Finlande (84%). Il n’y a plus de différence concernant les enfants de six ans. Le nombre de jeunes en danger d’exclusion (ni en emploi ni en formation) a diminué mais reste encore plus élevé (17 %) par rapport à la moyenne de l’OCDE(15,6 %).
HS/A15

Politique intérieure

Gouvernement

Aide aux armateurs
Helsingin Sanomat relève que le gouvernement a l’intention de proposer, avant fin septembre, une aide d’équipage supplémentaire de 6 millions d’euros aux armateurs en 2019.
La ministre des Transports et des Communications Anne Berner et son ministère promeuvent l’augmentation de ces aides, tandis que le ministère des Finances et le ministre Petteri Orpo sont contre. Le ministère des Affaires sociales et de la Santé a été chargé de résoudre le litige. Son groupe de travail est prudemment favorable à l’augmentation des aides.
Le ministère des Finances critique surtout le montant de l’aide, 6 millions d’euros, par rapport aux pertes évaluées des armateurs qui seraient de 2,5 millions d’euros.
HS/A29

Défense

Les exercices de l’armée de terre se veulent visibles
L’armée de terre organise, du 10 au 14 septembre, des manœuvres appelées Syystammi 18 dans plusieurs localités à travers la Finlande.
« Nous nous entrainons intentionnellement dans les rues des grandes villes car nous souhaitons être vus et entendus. Il est important de montrer que nos soldats sont présents », explique le commandant de l’armée de terre, le général de corps d’armée Petri Hulkko qui se déclare très satisfait de l’état actuel de l’armée de la Finlande.
Outre la défense nationale, des personnels de l’administration régionale, de la gendarmerie maritime, de la police et du Centre pour le développement économique, les transports et l’environnement participent aux exercices.
TS12.9/5

Mardi 11 septembre 2018

Politique étrangère et européenne

Interview de Jacques Attali

« La peur est la clé du changement » HS
« Une guerre en Europe n’est plus impossible aujourd’hui » HS
Helsingin Sanomat publie une interview de Jacques Attali à l’occasion de sa venue en Finlande à l’invitation de l’association Väinö Tanner pour faire une conférence sur l’avenir de l’Europe et diriger l’orchestre baroque de Finlande.
La correspondante à Bruxelles du HS a interviewé à Paris Jacques Attali, ancien conseiller du Président Mitterrand et président de la BERD. Il a aussi travaillé avec l’actuel Président Emmanuel Macron dans la commission pour la libération de la croissance française qu’il dirigeait en 2007-2008. M. Attali salue l’ambition réformatrice du président Emmanuel Macron.
Interrogé sur la situation de l’Europe aujourd’hui, il exprime son inquiétude. « La situation est dangereuse. Nous sommes la partie la plus riche, la plus stable et la plus heureuse du monde mais nous ne sommes pas assez politiquement intégrés. Pour le dire simplement, nous sommes seuls. Il n’y a plus personne qui pense à nous. Les Américains, les Chinois et les Russes sont tous nos concurrents ».
M. Attali craint qu’aux élections européennes de 2019, l’UE soit victime d’une « italianisation », ce qui signifierait que « les extrêmes de droite et de gauche se lient sur un point : s’opposer à l’UE ».
M. Attali estime que l’UE est actuellement critiquée parce que les dirigeants nationaux ont tendance à mettre sur son dos tous les problèmes. « Le peuple a bien compris que l’Europe actuelle n’est pas capable de résoudre ses problèmes. Les adversaires disent que l’on n’a pas besoin de l’Europe. Mais au contraire, il faudrait dire que l’on a besoin de plus d’Europe ».
Il considère qu’il faudrait renforcer la coopération dans de nombreux domaines et par exemple dans l’industrie de défense. « Si nous ne rassemblons pas nos forces, les Russes, les Chinois et les Américains vont nous acheter morceau par morceau. Nos économies et nos cultures vont disparaître. En revanche, si nous rassemblons nos forces, nous seront l’acteur majeur du siècle ».
M. Attali pense que le moteur pour que les Européens se rassemblent sera la peur. « La clé du changement c’est la peur. Le fait que nous prenions conscience que nous sommes seuls et que personne ne viendra à notre aide si on nous attaque. C’est ce qui nous permettra d’avoir une réelle coopération », estime M. Attali qui ajoute qu’il faut défendre l’Europe car « cela ne fait pas si longtemps que l’Europe était confrontée à la& barbarie. Aujourd’hui nous considérons nos privilèges européens comme une évidence. Mais une guerre dans l’Europe actuelle n’est pas impossible ».
HS

Défense

« La Finlande signe un nombre record d’accords de politique de défense » Yle
« Le rôle international de la Finlande a changé, selon Matti Pesu » Yle
Matti Pesu est un des chercheurs de FIIA (Institut de politique étrangère), spécialisé dans la politique étrangère, de défense et de sécurité, et notamment sur les relations transatlantiques de la Finlande. Il estime que les pays occidentaux sont intéressés à signer des accords avec la Finlande en raison de son important rôle dans la région de la mer Baltique. En principe les pays occidentaux supposent d’emblée que la Finlande soutient leurs objectifs.
Selon M. Pesu, le rôle de la Finlande, en cas d’un éventuel conflit, pourrait s’avérer plutôt ingrat. La Finlande pourrait, en raison de sa puissante défense et de sa grande superficie, bloquer un grand nombre de forces ennemis, et aider ainsi les puissances étrangères. Il est caractéristique que lors des exercices militaires, la Finlande et la Suède ne s’entrainent plus l’une face à l’autre, mais défendent ensemble un même territoire.
La même tendance est visible dans la coopération avec l’OTAN. « La gestion des crises laisse place à des exercices bilatéraux ou à une défense territoriale », affirme M. Pesu qui relève que la Finlande avait mis fin à sa participation à l’opération FIAS et puis, en raison des évènements en Ukraine, la Finlande cherche à renforcer sa défense nationale en tant que pays partenaire de l’OTAN. M. Pesu estime néanmoins que le rôle de la Finlande dans la politique de défense et de sécurité internationale a changé si dramatiquement qu’un jour ou l’autre la situation devra être réévaluée.
Accords signés :
9.7.2016
Les ministres de la Défense finlandais et britannique se rencontrent à Varsovie. Jussi Niinistö et Michael Fallon signent un accord-cadre sur la collaboration en matière de défense.
7.10.2016.
Le ministre de la défense Jussi Niinistö et le ministre adjoint de défense américain Bob Work signent à Helsinki une lettre d’intention sur la collaboration en matière de défense.
29.6.2017
Les ministres de la défense finlandais et allemand se rencontrent à Berlin. Jussi Niinistö et Ursula von der Leyen signent un accord de coopération en matière de défense. La Finlande devient membre du projet allemand de concept allemand de nation-cadre pour une coopération de défense (FNC).
30.6.2017
Les ministres de la Défense finlandais, suédois et britannique se rencontrent à Stockholm. Jussi Niinistö, Peter Hultqvist et Michael Fallon signent un accord sur l’adhésion de la Finlande et de la Suède aux Joint Expeditionary Force, commandés par la Grande-Bretagne.
16.11.2017
La Finlande signe avec l’OTAN une prolongation de trois ans de l’accord de partenariat Enhanced Opportunities Partner.
5.5.2018
Les ministres de la Défense finlandais, suédois et américain se rencontrent à Washington. Jussi Niinistö, Peter Hultqvist et James Mattis signent un accord d’intention tripartite sur la collaboration en matière de défense.
6.6.2018
La Finlande adhère à trois projets de coopération structurée permanente de l’UE : le développement de la radio-programmation, l’amélioration de la mobilité militaire et la cyber sécurité.
9.7.2018
Les ministres de la Défense finlandais et suédois se rencontrent à Turku. Jussi Niinistö et Peter Hultqvist signent un procès-verbal d’entente mutuelle concernant la coopération en matière de défense.
28.8.2018
Les ministres de la Défense finlandais et français se rencontrent à Helsinki. Jussi Niinistö et Florence Parly déclarent que la Finlande et la France ont l’intention de signer un accord sur la coopération de défense.
30.8.2018
Les présidents finlandais et français se rencontrent à Helsinki. Sauli Niinistö et Emmanuel Macron déclarent que la Finlande participera à la préparation de l’Initiative européenne d’intervention (IEI) proposée par les Français.
Yle

L’acquisition des corvettes arrive à son terme
Les nouvelles corvettes de la marine finlandaise seront construites à Rauma mais les systèmes d’armes seront achetés à l’étranger. Trois fournisseurs sont en lice pour les systèmes de surveillance et d’armes des nouveaux bâtiments : le suédois Saab, le canadien Lockheed Martin et l’allemand Atlas Elektronik.
Les représentants de ces trois fournisseurs sont tous en Finlande cette semaine. La dixième et dernière tournée des négociations sur l’acquisition de l’escadre 2020 ont lieu actuellement au Centre logistique de l’armée à Tampere. Le contrat devrait être signé avant la fin de l’année.
Le budget d’acquisition de ces quatre bâtiments s’élève à 1,2 milliards d’euros dont la part des bateaux représente 500 millions d’euros et celle des systèmes d’armes environ 500 millions également.
HS11.9/A26

Une opération de ravitaillement en vol a lieu en Finlande
Aujourd’hui commence un exercice de ravitaillement en vol effectué par l’escadron de la Carélie et l’armée de l’air des Etats-Unis. Une vingtaine d’avions de combat multi rôles des escadrons de la Carélie, de la Laponie et de Satakunta s’entrainent avec un appareil de ravitaillement en vol américain posté en Grande-Bretagne.
L’opération se situe dans les régions de Rovaniemi, Kajaani et Kuusamo.
Yle

La Russie entame aujourd’hui des manœuvres qu’elle compare aux plus grands exercices militaires de l’Union soviétique
En Sibérie et dans le nord-est du pays commencent aujourd’hui des exercices militaires officiels que la Russie qualifie de plus grands de son histoire.
Le ministère de la Défense révèle que les manœuvres Vostok 2018 (Est 2018) d’une durée d’une semaine rassemblent notamment environ 300 000 soldats, 36 000 chars d’assaut et véhicules de tout genre, 1 000 aéronefs et 80 bâtiments de guerre.
Des troupes chinoises participent aux exercices.
www.HS

Finlande - Russie

Nouvelle législation douanière russe
Helsingin Sanomat rapporte que la Direction des douanes finlandaise est en train d’étudier les problèmes causés à la frontière finno-russe par la nouvelle législation douanière russe, entrée en vigueur la semaine dernière.
La nouvelle législation russe a rendu impossible ou au moins très difficile l’accès en Russie aux voitures étrangères (si le propriétaire en a fait l’acquisition par un établissement financier).
La douane finlandaise estime que des centaines de voitures finlandaises n’ont pas pu passer la frontière russe. La douane conseille aux automobilistes finlandais conduisant de telles voitures de ne pas aller eu Russie en voiture en ce moment.
Selon Mika Parkkonen, responsable de communication à la douane finlandaise, les Finlandais vont évoquer la question rapidement avec les autorités russes. M. Parkkonen souligne que ce problème ne concerne pas que les automobilistes finlandais mais tous les pays voisins de la Russie.
« En Finlande, il y a des centaines de milliers de voitures achetées par un crédit auprès d’un établissement financier. Ces voitures restent en possession de l’établissement avant le paiement du dernier versement », selon M. Parkkonen.
Depuis la fin de la semaine dernière, un ressortissant étranger a le droit d’amener en Russie seulement une voiture en sa possession. Selon l’interprétation russe, les conducteurs de ces voitures doivent payer une garantie qui peut s’élever à des milliers d’euros.
Selon le commentaire du quotidien, le problème douanier est un revers aux souhaits de rendre normale la circulation frontalière et aussi un rappel de l’imprévisibilité de l’administration russe.
HS/A13

Elections en Suède

Editoriaux
« Un période difficile s’ouvre en Suède » HS
« Un résultat qui bloque la prise de décision en Suède » KL
« La Suède a besoin de ponts politiques » HBL
« La Suède modèle ou à la traîne d’un phénomène européen ? » Yle
« La vie politique suédoise éclatée » Yle

Helsingin Sanomat relève que si les commentaires se sont concentrés sur le score des Démocrates suédois même s’ils n’arrivent qu’en troisième position, c’est parce qu’ils modifient le système politique suédois fondé sur le bipartisme.
Kauppalehti prédit des négociations pour former un gouvernement difficiles car les démocrates suédois sont dans une situation centrale leur permettant de bloquer le système politique.
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet estime que le jeu des blocs traditionnels est désormais à l’épreuve en Suède. S’ils se tiennent au principe de ne pas coopérer avec les Démocrates de Suède, les partis traditionnels devront construire des ponts à travers les frontières entre les blocs.
Le correspondant à Bruxelles de Yle se demande si la Suède n’est que le dernier exemple de la montée des populistes en Europe ou si elle n’est est pas l’un des instigateurs car les démocrates suédois récoltaient déjà 14% des voix en 2014.
Yle estime que ce résultat traduit un éclatement de la vie politique suédoise. Il faudra qu’un parti traditionnel trahisse ses promesses et accepte de nouvelles coalitions pour former un gouvernement : soit que le PSD s’allie avec le centre et les libéraux, soit que les conservateurs s’allient avec les démocrates suédois.
HS Hbl KL Yle

Economie

Garanties aux exportations
L’institut de recherche économique Etla a effectué une étude sur le financement des exportations. Il constate que les garanties aux exportations sont bénéfiques pour l’économie. Elles ont permis de créer de nouveaux emplois ainsi qu’une valeur ajoutée, ce qui a accéléré la croissance économique.
Jyrki Ali-Yrkkö, vice-directeur général de l’unité de recherche de l’institut, Etlatieto, rappelle que l’étude ne peut pas tenir compte de l’évolution des projets sans financement.
Le chantier naval de Meyer à Turku et Nokia ont surtout bénéficié de ces garanties. Leurs projets rentrant dans le cadre de ces financements comprennent respectivement 9100 et 2600 employés.
Les garanties accordées en 2012-2016 ont représenté 3 % du total des exportations.
HS/A29

Lundi 10 septembre 2018

Politique étrangère et européenne

Elections en Suède

Commentaires de M. Soini
Le ministre des Affaires étrangères Timo Soini a commenté le résultat des élections législatives en Suède à la télévision finlandaise lundi matin. M. Soini caractérise le résultat de « blocage total », vu que les deux blocs sont pratiquement à l’égalité, 144 siège en faveur du gouvernement actuel, contre 143 pour le bloc de droite.
Selon M. Soini, le parti des Démocrates suédois a obtenu sa troisième victoire électorale, cette fois-ci 17,6 % (+4,7%). Il estime que les électeurs suédois en ont assez de la politique des blocs et souhaitent avoir plus d’options.
Yle, hs.fi

Propos de M. Halla-aho
Yle rapporte que le président des Vrais Finlandais Jussi Halla-aho, qui a suivi les élections suédoises à Stockholm, estime que les Démocrates suédois, parti frère des Vrais Finlandais, ont obtenu une position où ils peuvent faire pencher la balance politique d’un côté ou de l’autre des deux blocs.
M. Halla-aho estime qu’aucun des deux blocs n’arrivera à former un gouvernement majoritaire ou à faire passer le budget au parlement sans s’allier entre eux ou sans coopérer avec les Démocrates suédois.
Yle

Eurogroupe

L’Allemagne, constitue-t-elle un allié ou bien un opposant à la Finlande ?
Au printemps dernier, la Finlande s’inquiétait de savoir si l’Allemagne allait changer sa position en matière de rigueur financière, a dit le ministre des Finances, Petteri Orpo, à Berlin, où il a rencontré son collègue M. Scholz, ainsi que le prédécesseur de celui-ci, M. Schäuble. Ce souci ne s’est toutefois pas réalisé, constate, satisfait, M. Orpo. A l’époque, le fait que Mme Merkel souhaitait soutenir M. Macron a augmenté les inquiétudes de la Finlande sur les bases de la politique économique allemande.
« Avec M. Scholz, nous sommes d’accord sur beaucoup de choses. La rencontre était un entretien entre des personnes pragmatiques sur le fait de savoir comment avancer. »
Pour la Finlande, la rigueur financière constitue la solution pour permettre à l’union monétaire et à l’union bancaire de tolérer les crises, chaque Etat membre de l’eurogroupe devant se charger de ses propres dettes.
Pour obtenir des résultats, il faut des compromis de la part de ceux qui, à l’instar de Mme Merkel soulignent la rigueur financière et de ceux qui, comme M. Macron, promeuvent la solidarité. « L’Allemagne et la France cherchent une base commune, et cela ne nuit pas à nous autres », dit M. Orpo. « Cela créé un fondement pour travailler ensemble, et j’estime que l’activité de la Finlande a eu une influence sur les positions de ces pays. »
Par rapport à la situation d’il y a dix ans, l’eurogroupe est mieux préparé aujourd’hui à faire face à de nouvelles crises. « Nous sommes dans une situation entièrement différente. Grâce à l’union bancaire, le lien entre les Etats et les banques a pu être coupé. »
M. Orpo note que la Finlande peut tout à fait ne pas partager l’avis de l’Allemagne. « Il n’y a pas de sanction à cela. Mais il se trouve actuellement que nous sommes d’accord, et c’est une bonne chose. »
M. Orpo parle du budget pour l’eurogroupe. Selon lui, un système à l’intérieur du budget européen n’est pas exclu. Il estime que, dans tous les cas, le compromis franco-allemand de M. Macron et Mme Merkel sur la politique en matière d’euro est meilleur du point de vue finlandais que les propositions de la Commission européenne sur le développement de la zone euro.
M. Orpo se félicite du fait que le Président français souhaite réformer la France et l’Europe et il estime que, de ce fait, le lien entre l’Allemagne et la France est tout à fait essentiel pour l’avenir de l’Europe. « Nous avons besoin de leaders européens tels que M. Macron, qui comprennent la nécessité des réformes. » M. Macron pousse les autres à avancer. La Finlande peut, selon M. Orpo, endosser 80 % des orientations de l’Allemagne et la France concernant l’euro. « Nous irons loin avec les positions existantes. 10 % des orientations demandent à être travaillés, et 10 % ne nous vont pas. » Dans les 10 % sur lesquelles la Finlande souhaite encore négocier, il y a par exemple le budget de la zone euro. « Si ce budget fait partie du budget de l’UE, nous pourrons en parler, amis non pas d’un budget extérieur. »
En revanche, la Finlande s’oppose catégoriquement à une augmentation de la solidarité mutuelle. La protection commune des épargnes et un système de prévention de solution de crise pourront avancer seulement lorsque les risques des banques auront été diminués. « Nous ne croyons pas à une union de transferts de revenus. L’Allemagne et la France ne sont pas non plus d’accord sur cette question », dit-il.
La Finlande participe au groupe Hansa des pays septentrionaux réuni par les Pays-Bas, et M. Orpo estime que ce groupe favorise le débat au niveau national. « La Finlande n’est pas seule, ni ne se cache derrière le dos de l’Allemagne. Ce groupe soutient d’excellente façon nos objectifs. »
M. Orpo note que, dans les discussions avec l’Allemagne, il ressort très concrètement la nécessité de réformes de l’UE dans la période actuelle marquée par le Brexit, le président Trump, l’augmentation de la puissance économique de la Chine et des soucis concernant l’évolution interne de l’UE.
M. Orpo dit que l’Allemagne souhaite vraiment que le cadre financier de l’UE soit bouclé avant les élections européennes. Il estime que le prochain cadre financier comprendra déjà le projet de budget de la zone euro qui devra servir à financer des réformes structurelles. C’est inscrit dans le papier de l’Allemagne et de la France. Les négociations sur le futur cadre financier pourront toutefois toujours être en instance lorsque la présidence finlandaise du Conseil européen commencera.
Concernant la future présidence de la Commission européenne, M. Orpo fait l’éloge de M. Weber. Il note que M. Weber et M. Stubb sont bien différents. M. Stubb représente une pensée politique libérale de l’Europe occidentale et M. Orpo dit qu’il serait absolument dans les intérêts de la Finlande que M. Stubb soit le spitz-candidat.
HS/sam/B9-10

Présidence de la Commission européenne

Editoriaux
« L’Allemagne souhaite obtenir la spitz-candidature » HS
« Cela vaut toujours la peine d’essayer » AL
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat estime que si Mme Merkel soutient la candidature de M. Weber à la tête de la Commission européenne, cela signifie que, pour l’Allemagne, la Commission est le lieu où les orientations européennes les plus importantes sont définies. Le poste à la tête de la Banque centrale européenne pourrait ainsi être donné aux autres, par exemple à un Finlandais, comme M. Liikanne ou M. Rehn.
L’éditorialiste note que, pour une grande partie du Parlement européen, M. Weber n’est pas quelqu’un de bienvenu. Si les autres groupes s’opposent à sa nomination et qu’il semble difficile de trouver un candidat de compromis, M. Stubb pourrait avoir une chance.
Ses possibilités sont toutefois minimes, peut-être même concernant le choix du commissaire finlandais. En effet, si le PSD dirige le prochain gouvernement, les sociaux-démocrates ne soutiendront probablement pas M. Stubb comme commissaire. Le gouvernement pourrait déclarer qu’il faut une femme. Par exemple une sociale-démocrate.
L’éditorialiste d’Aamulehti estime que, comme les nominations importantes européennes de l’année prochaine deviendront tellement confuses, il n’est pas exclu que la Finlande y ait une chance à jouer.
L’éditorialiste rappelle que les noms d’Olli Rehn et d’Erkki Liikanen ont été évoqués pour la succession de Mario Draghi à la tête de la BCE. M. Stubb, quant à lui, serait intéressé par la présidence de la Commission européenne et son nom a également été évoqué dans ce contexte. Il est de toute façon positif que des noms finlandais circulent dans les spéculations.
HS/lun/A5, AL/sam/A4

Réunion du groupe Arraiolos

Sauli Niinistö participera à la rencontre de 13 Présidents européens
Le Président Niinistö participera, cette semaine, à la réunion de deux jours du groupe de Présidents européens en Lettonie. Les entretiens présidés par le Président letton porteront sur la sécurité et l’avenir de l’Europe.
KS/sam/24

Défense

Le Gripen E sera testé en Finlande en 2020
La société Saab envisage de faire venir son nouveau Gripen E pour des tests par l’armée de l’air finlandaise au début de la prochaine décennie.
Le fabricant du Gripen E, qui fait partie des cinq candidats en lice pour la future acquisition finlandaise d’avions de combat multi rôles, prépare actuellement les réponses à l’appel d’offre détaillé lancé par la Finlande qui devront être prêtes en janvier 2019.
Le chasseur Gripen E a effectué son premier vol en juin 2017. Pour l’instant, un seul appareil a passé le programme des tests mais le responsable des acquisitions chez Saab, Magnus Skogberg, en visite en Finlande la semaine dernière, affirme qu’un second avion décollera prochainement et un troisième dans les premiers mois de l’année 2019.
Le fait que certains autres fabricants candidats à l’acquisition finlandaise ont souligné qu’ils sont en mesure de présenter des informations réelles sur les capacités de leurs appareils dans les opérations aériennes ne fait pas peur à Skogberg.
AL7.9/A14

Un officier estonien soupçonné d’espionnage pour la Russie
Un commandant estonien ayant reçu sa formation d’artillerie en Finlande est accusé de trahison.
La Sûreté nationale estonienne a arrêté la semaine dernière le commandant Deniss Metsavas soupçonné d’avoir espionné en faveur du service militaire russe (GRU).
Metsavas a fait des études en Finlande, y effectuant des stages d’artillerie de base et de perfectionnement entre 2003 et 2005.
HS7.9/A25

Politique intérieure

Ministre des Affaires étrangères

Une motion de défiance contre M. Soini pour ses propos sur l’avortement
Le PSD, les Verts, l’Alliance des gauches et le Parti suédois envisagent ensemble de déposer une motion de défiance concernant les propos de M. Soini sur l’avortement.
Un vote aura lieu à l’occasion des débats sur le budget, cette semaine.
HS/sam/A18

Réforme des services sociaux et de la santé

Débat Saarikko-Kiuru
Les journalistes politiques ont organisé un débat entre Annika Saarikko, ministre centriste de la famille et des services sociaux, et Krista Kiuru (PSD), présidente de la commission des affaires sociales et de la santé.
Selon Mme Kiuru, la commission des affaires sociales et de la santé est en train d’étudier les trois lois qui constituent le noyau dur de la réforme : celle concernant la création des régions et le financement des soins sociaux et de la santé, celle concernant le droit au choix par l’administré et celle sur la production des services de santé.
Les fonctionnaires du ministère des Affaires sociales et de la santé ont esquissé un calendrier selon lequel la commission des affaires sociales et de la santé rendrait, le 28 septembre son rapport à la commission des lois constitutionnelles qui à son tour terminerait son rapport pour le 26 octobre afin que les lois puissent être votées et entrer en vigueur le 10 décembre.
HS/sam/A20

Vendredi 7 septembre 2018

Politique étrangère et européenne

Conseil ministériel nordique

Paula Lehtomäki nommée secrétaire générale
Paula Lehtomäki, secrétaire d’Etat du Premier ministre Juha Sipilä, a été nommée secrétaire générale du conseil ministériel des pays nordiques à compter de mars 2019.
Mme Lehtomäki (Centre) a été ministre du Commerce extérieur de 2003 à 2007 et ministre de l’Environnement de 2007 en 2011.
Mme Berner (Centre), ministre chargée de la coopération nordique, se félicite de la désignation de Mme Lehtomäki et du fait que la Finlande a eu ce poste.
HS/A13

Pays nordiques

La Finlande, petit dernier des pays nordiques ?
Le magazine de l’Université de Helsinki, Yliopisto-lehti, publie un article sur les pays nordiques.
Elina Oinas, professeur de sociologie à l’école suédophone des études sociales et communales supérieures, estime que les pays nordiques se ressemblent moins que l’on a l’habitude de le penser. Les idéaux liés aux pays nordiques peuvent également être remis en question.
Dans une comparaison économique, la Finlande arrive souvent au dernier rang par rapport aux quatre autres pays nordiques. Le taux d’emploi y est plus faible que dans les autres pays et le déficit structurel y est plus important. Les cinq n’ont pas pris les mêmes décisions politiques : l’Islande, la Norvège et le Danemark participent à l’OTAN, de même la Finlande, la Suède et le Danemark sont des Etats membres de l’UE. Et seule la Finlande a adopté l’euro.
Anu Lahtinen, professeur d’histoire de la Finlande et des pays nordiques, estime que les différences s’accentuent dans une comparaison entre les cinq pays, mais si les pays nordiques sont comparés aux autres pays, ils commencent à se ressembler.
Quant à la législation, dans le grand nord, il y a eu des lois similaires dès le Moyen âge, ce qui se voit encore aujourd’hui : la logique du fonctionnement des sociétés est convergente.
En revanche, les épreuves de l’histoire finlandaise, la guerre civile et la deuxième guerre mondiale, ont ralenti l’évolution de la société finlandaise par rapport aux autres pays nordiques.
Mme Lahtinen note que par exemple beaucoup de solutions en matière de sécurité sociale en Suède ont été mises en place entre les deux guerres, alors que la Finlande les a appliquées seulement à la fin des années 1940 et dans les années 50. Les orientations ont toutefois été les mêmes.
Selon Mme Oinas, les pays nordiques partagent une volonté d’appartenir au même groupe. Des notions nobles sont associées à ces pays : la démocratie, l’égalité, l’équité, l’authenticité, le respect de la nature et des traditions et la modernité en même temps.
Mme Oinas met toutefois ces pays en garde contre une certaine suffisance : il ne faut pas se laisser bercer par l’idée que les pays nordiques soient par définition meilleurs que les autres. Cette pensée peut prendre dans une tonalité raciste et nationaliste, selon elle.
La notion de pays nordiques est de toute façon liée à une pensée nationaliste. L’idée des pays nordiques et d’un esprit nordique est née au XIXème siècle, dans le contexte de l’idéologie d’un essor national. L’idée d’idéaliser le passé commun de la Suède, de la Norvège et du Danemark est née à ce moment-là.
Ce n’est véritablement qu’après la guerre, dans les années 1950, que la Finlande commence à être considérée comme un des pays nordiques. En 1955, elle rejoint le Conseil nordique qui a été créé quelques années plus tôt en tant que forum de coopération politique et économique. Pour la Finlande, c’était un environnement important. La CEE aurait constitué un partenaire bien trop occidental pour la Finlande, pays voisin de l’URSS, alors qu’une coopération nordique n’était pas surveillée de la même façon.
Mme Oinas estime que l’estime de soi des Finlandais s’est améliorée ces derniers temps, mais que, concernant certaines choses, les Finlandais pourraient toujours suivre l’exemple des autres pays nordiques. L’attitude à l’égard de l’immigration en est une. Les Finlandais n’ont pas compris qu’une ouverture serait bénéfique pour la culture et l’économie.
Le traitement des Sami est une autre question (où on pourrait suivre l’exemple de la Norvège), et la notion de la masculinité une troisième. Les limites de la masculinité semblent être plus strictes en Finlande que dans les autres pays nordiques, selon elle.
Pendant des siècles, la Finlande était une partie un peu éloignée de la Suède. La relation entre la Finlande et la Suède à l’époque est parfois qualifié de colonialiste. Mme Lahtinen considère toutefois ce mot comme bien trop fort pour ce contexte. Pour elle, le caractère périphérique de certaines régions, comme la Laponie, ou le Groenland, se voit encore aujourd’hui.
Mme Oinas estime, quant à elle, que le statut historique de la Finlande sous le règne suédois a laissé des traces. Parfois, les Suédois peuvent avoir une attitude condescendante à l’égard de la Finlande. Le traitement de la minorité finlandaise de Suède est un problème qu’on ne peut pas évoquer comme il faudrait. Mme Oinas note que, même au niveau des coopérations académiques, les à priori existent toujours.
Yliopisto/35-38

Politique intérieure

Elections législatives

Deux cents jours avant les élections
Selon les sondages, plusieurs partis actuellement dans l’opposition augmenteraient considérablement leur audience par rapport aux dernières législatives, tandis que parmi les partis de la coalition gouvernementale, seul le rassemblement national y arriverait.
Le Centre a perdu plus de dix sièges à trois reprises, en 2011, en 1995 et en 1970, et les centristes craignent que cela se reproduise en 2019.
Antti Rinne (PSD) et Petteri Orpo (Rassemblement national) sont les plus en vue pour le poste de Premier ministre. M. Rinne serait le premier social-démocrate à la tête du gouvernement depuis Paavo Lipponen. Quant à M. Orpo, c’est sous sa direction que le parti a remporté les dernières municipales.
Jussi Salonranta, analyste auprès du think tank du Rassemblement national Toivo, estime que Juha Sipilä aura un score important dans sa circonscription de Oulu aux législatives, mais que sa réussite personnelle ne suffira pas à sauver le parti. Les électeurs associent trop de choses négatives au président du parti et le Centre se prépare à l’après-Sipilä.
Selon les sondages, les deux plus grands partis au prochain Parlement n’auraient pas la majorité de cent sièges ensemble. Un nombre de voix et de sièges moins important qu’avant suffirait pour devenir le parti qui assumera le Premier ministère.
Créer un gouvernement majoritaire opérationnel constituera un défi important. Durant les 50 dernières années, le parti qui détenait le poste de Premier ministre n’a réussi à augmenter son audience aux législatives que deux fois. Le Premier ministre fait face à ce même défi.
Nykypäivä

Agro-alimentaire

Les exportations se sont dirigées vers d’autres marchés que la Russie
Kauppalehti rapporte que les exportations de produits agro-alimentaires finlandais ont atteint quasiment le niveau d’avant la crise de Crimée et les sanctions russes. En 2017, les exportations de produits agro-alimentaires finlandaises s‘élevaient à 1,6 milliard d’euros, soit approximativement le même niveau qu’en 2014.
Or, les exportations vers la Russie ont chuté d’un tiers, passant de 309 millions à 119 millions. Elles ont été compensées par les autres marchés et notamment les pays européens qui achètent 63% des exportations finlandaises.
Les exportations vers la France ont ainsi augmenté de 13,8 millions en 2014 à 96,8 millions en 2017.
KL

Jeudi 6 septembre 2018

Politique étrangère et européenne

Gazoduc Nord Stream 2

Les travaux ont commencé
Selon Aamulehti, les travaux du gazoduc sous-marin en mer Baltique ont commencé mercredi devant Porkkalanniemi. Le navire spécial Le Solitaire, qui travaille 24h/24, a commencé à poser le pipeline et les travaux devraient être achevés fin 2019. Le navire abrite 420 personnes, dont 300 travaillent jour et nuit. Le coût de la construction du gazoduc s’élèvera à 9,5 milliards d’euros
Selon Pami Aalto, professeur en politique internationale à l’université de Tampere, la Finlande ne tirera pas profit du nouveau gazoduc. « Plusieurs pays perdront des revenus de transit, surtout l’Ukraine », selon M. Aalto.
AL/A10

Energie nucléaire

Retard de la construction de la centrale nucléaire de Fennovoima
Aamulehti rapporte que le calendrier de construction de la centrale nucléaire de Fennovoima à Pyhäjoki pourrait être réétudié avant la fin de l’année en cours. Selon le calendrier actuel, les travaux devraient commencer en 2020.
Le Centre national de sûreté nucléaire STUK n’a pas encore reçu tous les documents nécessaires afin de rédiger l’étude sur la sécurité. Les documents nécessaires sont rédigés pour la plupart en Russie. Selon Maira Kettunen, responsable de la communication à Fennovoima, « les différences culturelles sont une des raisons de la lenteur. La règlementation des autorités finlandaise est très différente de celle des autorités russes ».
Le gouvernement accordera l’autorisation de construction sur la base de l’étude sur la sécurité réalisée par le STUK.
240 personnes travaillent actuellement sur le chantier de Hanhikivi. Les effectifs pendant la construction de la centrale devraient monter jusqu’à environ 4 000.
AL/A13

Rapport de l’OCDE

L’OCDE recommande à la Finlande de réformer les allocations sociales afin d’encourager la formation et l’emploi pour les immigrées
Selon l’OCDE, l’intégration des immigrés et notamment des femmes immigrées en Finlande n’est pas réussie à tous points de vue. Le taux d’emploi des immigrées reste faible, et celui des femmes d’origine somalienne et irakienne est le moins élevé des Etats membres de l’OCDE.
Mari Kiviniemi [ancienne députée et Premier ministre centriste], secrétaire générale adjointe de l’OCDE, qui a présenté le rapport à Helsinki, hier, estime qu’il faudrait des moyens politiques pour soutenir plus efficacement l’intégration, car cela a des effets à très long terme.
L’OCDE recommande à la Finlande une réforme du système d’allocations familiales concernant la garde à domicile. Mme Kiviniemi note que rester à domicile peut être économiquement aussi intéressant que de se former ou de travailler. L’intégration des femmes est directement liée à la réussite scolaire et à l’intégration, y compris linguistique, de leurs enfants.
L’OCDE estime également que les critères actuels d’aides à l’embauche ne permettent pas de favoriser l’emploi des immigrés. La formation en matière d’intégration devrait être prise en compte comme relevant de la période du chômage qui est une condition de ces aides à l’embauche.
L’OCDE recommande enfin des investissements encore plus importants dans la formation linguistique des immigrés afin d’éviter leur exclusion. Il faudrait que les enfants immigrés participer à l’enseignement préscolaire dans les crèches à partir de l’âge de 3 à 4 ans.
Le rapport a été effectué à l’initiative de la Finlande. Le ministre de l’Emploi, Jari Lindström, note que depuis 2015, la Finlande a mis en place de mesures pour développer l’intégration des immigrés. Il se félicite du fait que l’OCDE considère que ces mesures vont dans le bon sens. Il rappelle toutefois qu’il faudra poursuivre ce travail et renforcer davantage les mesures de soutien de l’intégration des femmes et des enfants.
KL/A7, HS/A16

Défense

La bataille contre les sous-marins se renforce en mer Baltique
La capacité à détecter des sous-marins devrait s’améliorer dès lors que la marine finlandaise aura en sa possession ses quatre nouveaux bâtiments de guerre. C’est du moins ce que promet aux Finlandais l’allemand Atlas Elektronik qui propose ses systèmes d’armes pour les nouvelles corvettes multifonctions.
Trois fournisseurs sont en lice pour les systèmes de surveillance et d’armes des nouveaux bâtiments : le suédois Saab, le canadien Lockheed Martin et l’allemand Atlas Elektronik.
Le budget d’acquisition de ces quatre bâtiments s’élève à 1,2 milliards d’euros dont la part des bateaux représente 500 millions d’euros et celle des systèmes d’armes environ 500 millions également.
KS6.9/25

Politique intérieure

Parlement

La commission constitutionnelle entame le traitement de la loi sur le renseignement
La commission constitutionnelle du parlement vient de faire sa rentrée et s’attaque au projet de loi sur le renseignement.
Le gouvernement a suggéré de rajouter au projet une notion qui permettrait de limiter le secret de la correspondance « dans le cadre de la lutte contre les crimes mettant en danger la sécurité des individus ou de la société ou l’inviolabilité des foyers ».
La commission a entamé mercredi les discussions qui devraient aboutir à un rapport et poursuivra le traitement sur la modification de la constitution la semaine prochaine.
Les autres parties de la loi ne pourront pas être traitées avant la modification de la constitution.
Les partis au gouvernement détiennent actuellement une majorité de 104 députés en tenant compte du fait que la présidente du parlement ne vote pas. Ainsi la modification de la constitution qui exige une majorité de cinq-sixième - c’est-à-dire 166 voix, nécessiterait le soutien de plusieurs partis de l’opposition, et au minimum celui des sociaux-démocrates.
HS6.9/A10

Partis politiques

Sondage d’Yle
Selon les résultats d’un sondage d’opinion sur la popularité des partis politiques, effectué pour le compte d’Yle, le trio à la tête du sondage est le même qu’avant : le Parti social-démocrate arrive premier avec un score de 20,3 %, suivi du Rassemblement national qui obtient 19,0 % et du Centre qui a 17,8 %.
A moins de huit mois des élections législatives, la lutte pour la première position se resserre, vu que la popularité des deux premiers partis a baissé près d’un point.
Le PSD a perdu 0,9 % et le Rassemblement national 0,8 % par rapport au sondage précédent en juillet et le score du Centre est le même qu’en juillet.
Les Verts, qui ont perdu 1 %, arrivent quatrième avec 12,6 %, avant les Vrais Finlandais qui ont gagné 0,7 % et obtiennent 9,4 %. L’Alliance des gauches, qui a gagné 1,4 % par rapport à juillet, arrive sixième avec un score de 9,1 %.
Le Parti suédois obtient 4,3 % comme en juillet, les Chrétiens-démocrates 3,5 % (-0,3 %) et les Bleus 1,6 % (+0,8 %).
Le sondage a été effectué par l’institut Taloustutkimus entre le 13 août et le 4 septembre auprès de 2 437 personnes.
Yle

Economie et emploi

Selon Nordea, la croissance économique ralentira après l’année en cours
Selon l’économiste en chef de la banque Nordea, Aki Kangasharju, afin de lutter contre le déficit structurel, il faudrait pouvoir relever le taux d’emploi finlandais à 80 % comme en Suède, par rapport au niveau actuel de 72 %.
La Finlande a atteint son pic conjoncturel et désormais la croissance devrait diminuer.
Nordea a publié ses prévisions, hier. Selon M. Kangasharju, le manque de main d’oeuvre compétente pourra devenir un obstacle à la croissance plus tôt que prévu. Il estime que le gouvernement devrait poursuivre les mesures déjà prises, comme le modèle d’activation des chômeurs, par exemple. Durcir la fiscalité concernant l’entreprenariat ou les capitaux par contre n’est pas une bonne idée pour lui.
Par contre, l’impôt immobilier concernant pourrait être augmenté, selon M. Kangasharju. Cela n’aurait pas d’effet ralentissant pour la construction.
Nordea prévoit pour 2019 une croissance économique de 2 % et pour 2020 une croissance de 1,5 %, par rapport à 3 % cette année.
La croissance de l’économie mondiale se ralentira et celle des investissements même considérablement.
Le protectionnisme augmente l’insécurité et le dollar fort affaiblit les perspectives des pays en voie développement, selon l’économiste Tuuli Koivu.
AL/A12

Mercredi 5 septembre 2018

Politique étrangère et européenne

Immigration

Selon Migri, la situation en Afghanistan n’est pas suffisamment sûre pour permettre les renvois
Depuis que le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés a constaté dans son rapport que Kaboul ne remplissait pas les critères de sécurité pour des transferts intérieurs, l’Office national de l’immigration, Migri, a annoncé le gel des décisions concernant les demandes d’asile des Afghans. Le ministre de l’Intérieur, Kai Mykkänen, ne souhaite pas donner d’estimation sur le délai nécessaire pour Migri d’analyser le rapport du HCR.
M. Mykkänen note que, même si les recommandations du HCR n’engagent pas la Finlande, cette instance est un partenaire central pour la Finlande, et son expertise est utilisée par Migri.
Selon la police, aucun renvoi en Afghanistan n’est prévu pour les jours à venir. M. Mykkänen note que, avant une nouvelle position éventuelle de Migri, les renvois relèvent de la police et des tribunaux.
Selon les statistiques de Migri, les Afghans sont le deuxième groupe, après les Irakiens, à avoir demandé un asile en Finlande durant les 12 derniers mois.
Sur 1147 demandes déposées, 465 ont reçu une réponse négative.
KS/13

Brexit

La Finlande serait le pays le moins touché par un Brexit dur
Selon uusisuomi .fi, le Fonds monétaire international estime dans un rapport sur le Brexit que ses effets ne seront pas importants pour l’économie finlandaise, malgré plusieurs points d’interrogation.
Parmi les Etats membres de l’Union européenne, les effets de Brexit seraient les moins importants sur la Finlande et les plus importants sur l’Irlande, selon le FMI.
uusisuomi.fi

Région arctique

Le prince de Monaco a participé à un congrès à Oulu
Keskisuomalainen rapporte que le prince Albert de Monaco a effectué mardi une visite à Oulu où il a participé, avec le Premier ministre Juha Sipilä, au congrès UArctic, organisé par les universités d’Oulu et d’Helsinki.
KS/12

Politique intérieure

Social - Gouvernement

Mouvements de grèves cet automne ?
Keskisuomalainen rend compte du fait que, selon le ministre de l’Emploi, M. Lindström, le gouvernement envisage de remettre au parlement en novembre sa proposition sur un licenciement plus facile dans les PME de moins de vingt salariés.
Il rejette les propos selon lesquels le licenciement pourrait à l’avenir se faire « à la tête du client », et insiste sur l’objectif de rendre plus facile le recrutement. Il rappelle que le gouvernement examinera de près les avis en la matière et peaufinera encore sa proposition avant de la présenter.
Helsingin Sanomat rapporte que le mouvement syndical menace de grèves si le gouvernement ne renonce pas à son projet de faciliter le licenciement dans les entreprises employant moins de vingt personnes. Les mouvements sociaux ne signifient pas seulement une opposition aux mesures envisagées par le gouvernement. Ils pourraient annihiler les espoirs du Rassemblement national de devenir le plus grand parti aux législatives et diriger la formation du prochain gouvernement, estime Helsingin Sanomat. Ce parti a promu tout particulièrement le projet du gouvernement critiqué par les syndicats.
Le président de la confédération des ouvriers, Jarkko Eloranta, a annoncé lundi, que si le gouvernement n’abandonnait pas son projet, des mesures seraient lancées.
Le gouvernement de son côté, ne voudra pas céder aux exigences des syndicats.
Helsingin Sanomat estime que s’il s’agissait d’organiser de grèves, elles seraient plutôt conséquentes et auraient un effet sur le quotidien des gens, afin d’être crédibles. Elles seraient aussi suivies dans les grandes entreprises et le secteur des transports. Dans le secteur public, on verrait des grèves des heures supplémentaires ce qui aurait un effet immédiat sur les soins de santé.
HS note que, selon le ministère de l’Emploi et de l’Economie, le licenciement plus facile concernerait un tiers des employés des entreprises. Selon la confédération des entrepreneurs de Finlande, elle concernerait un cinquième des employés des entreprises membres de ce syndicat. 97 % des entreprises finlandaises sont des PME de moins de vingt salariés.
Selon HS, le gouvernement est en train de peaufiner sa proposition et il n’est pas exclu qu’un compromis soit trouvé par exemple dans le sens où seulement les PME de cinq salariés seraient concernées.
Dans la perspective des législatives, plus le gouvernement actuel affaiblira les droits acquis des employés, plus l’audience du PSD risque d’être importante. Comme les sociaux-démocrates sont supposés faire une politique qui n’affaiblit pas le pouvoir des syndicats ni les intérêts des travailleurs, il est d’une importance primordiale pour le mouvement syndical que le prochain Premier ministre soit un social-démocrate, conclut Helsingin Sanomat.
HS/A13, KS/13

Budget

Selon une étude, les mesures du gouvernement Sipilä ont bénéficié financièrement aux hommes plus qu’aux femmes
Selon une étude effectuée par le gouvernement, les mesures du gouvernement Sipilä et le pacte de compétitivité ont bénéficié plus aux hommes qu’aux femmes qui sont les perdantes des réformes de la fiscalité et des allocations sociales. Une des rédacteurs du rapport, Anna Elomäki de l’Université de Tampere, estime qu’une telle politique économique pourra avoir un effet négatif sur l’égalité entre les hommes et les femmes.
L’étude prend en compte les modifications de la fiscalité des revenus, des cotisations d’assurance sociale et des allocations sociales durant la période 2016-2018. L’étude tient également compte du pacte de compétitivité et des coupes de la prime de congé qui ont tout particulièrement concernées le secteur public dominé par les femmes.
Durant les trois années en question, les revenus disponibles des hommes ont augmenté de 450 euros en moyenne et ceux des femmes de 306 euros. Soit une différence de 144 euros au profit des hommes.
Selon Mme Elomäki, indépendamment du sexe, la population en âge de travailler et les personnes aux revenus moyens ou importants ont le plus bénéficié des réformes entreprises. En même temps, le nombre de petits salaires a augmenté, et ceci plus chez les femmes que chez les hommes.
C’est la première fois qu’une étude sur les effets de la politique économique sur les différents sexes est effectuée. L’économiste en chef de la banque Nordea, Olli Kärkkäinen a toutefois effectué un calcul concernant les années 2011-2017, selon lequel la politique économique a diminué les revenus des hommes et augmenté ceux des femmes.
Emma Kari, députée des Verts, souhaite que le prochain gouvernement rédige un programme gouvernemental « féministe ». La vice-présidente du PSD, Sanna Marin, considère elle aussi les résultats de l’étude comme inquiétants.
HS/A13

Gouvernement

Fichier positif des emprunts des particuliers
Selon Keskisuomalainen, une étude sur un système de ficher positif des emprunts des particuliers a été déposé mardi au ministre de la Justice Antti Häkkänen.
Le ministre est favorable à ce système qui serait géré par l’administration fiscale. « L’étude est une bonne base pour les préparatifs et à la phase consultative. »
Les préparatifs prendront plusieurs années et le registre ne pourrait pas être mise en œuvre avant début 2023.
KS/16-17

Avenir bleu

M. Soini candidat aux élections européennes ?
Uusisuomi.fi relève que selon le ministre des Affaires européennes Sampo Terho, président de l’Avenir bleu, le ministre des affaires étrangères Timo Soini seraient en train de réfléchir à une candidature aux élections européennes de 2019.
M. Soini, alors président du parti, a représenté les Vrais Finlandais au Parlement européen en 2009-2011.
M. Terho a annoncé antérieurement que lui-même présenterait sa candidature aux élections législatives du printemps 2019, ainsi qu’aux élections régionales.
uusisuomi.fi

Aviation

Nomination de M. Manner à la tête de Finnair
Keskisuomalainen rapporte que Topi Manner (44 ans), directeur à la banque Nordea, a été nommé directeur général de la compagnie aérienne Finnair à partir de janvier 2019.
Le directeur général actuel de Finnair Pekka Vauramo a été nommé directeur général de Metso à partir du mois de novembre.
Le président de Finnair Jouko Karvinen souhaite « un bon dialogue à l’intérieur de la compagnie aérienne ».
KS/16

Frontière orientale

Fin du transfert temporaire de garde-frontières à l’aéroport d’Helsinki-Vantaa
Le contrôle de la frontière finno-russe a pris un risque conscient en envoyant 30 garde-frontières à l’aéroport d’Helsinki-Vantaa pendant les mois d’été, rapporte Turun Sanomat.
Le corps des garde-frontières a en effet du remédier cet été à la pénurie de personnel de l’aéroport de la capitale en y transférant en tout 40 garde-frontières dont 30 en provenance de la frontière orientale.
TS5.9/8

Mardi 4 septembre 2018

Politique étrangère et européenne

Climat

L’été le plus chaud depuis que les statistiques en la matière existent
Des températures dépassant les +25 °C (seuil de la canicule en Finlande) ont été observées en Finlande durant 63 jours cet été, ce qui est plus que jamais depuis les années 1960 hormis l’été 2002 durant lequel il y avait 65 jours de canicule.
En juin-août cette année, la température a été deux degrés de plus qu’habituellement. On a un été aussi chaud une fois tous les 20 ou 30 ans.
En Finlande de l’ouest, il y a eu également moitié moins de pluie que d’habitude. Un tel phénomène de sècheresse peut arriver tous les dix à trente ans.
Si l’on prend également en compte le mois de mai, l’été a été le plus chaud jamais enregistré, selon l’Institut national de la météorologie.
AL/A8

Immigration

Polémique suite aux propos du premier ministre
Helsingin Sanomat rapporte que les partis de l’opposition accusent le Premier ministre Juha Sipilä de ne pas avoir dit la vérité lors d’une interview accordé à Yle samedi dernier. Selon M. Sipilä, lors de l’afflux de demandeurs d’asile arrivé en Europe en 2015-2016, la majorité des personnes sont arrivées pour des raisons économiques.
Les propos de M. Sipilä ont été critiqués par les présidents des Verts et de l’Alliance des gauches, Touko Aalto et Li Andersson.
Selon les statistiques de Migri, il n’est toutefois pas possible de savoir quels ont été les motifs d’arrivée en Europe des demandeurs d’asile.
M. Sipilä a écrit lundi sur son blog que l’accent de la politique d’asile de l’Europe devrait être sur l’Afrique.
HS/A12

Politique intérieure

Parlement

Mme Risikko s’inquiète du calendrier de la réforme Sote
Helsingin Sanomat relève que les députés se réunissent aujourd’hui pour la première séance plénière de l’automne.
La présidente du Parlement Paula Risikko rencontre aujourd’hui les responsables de la réforme des soins de santé de la commission des affaires sociales et de la santé du Parlement afin d’étudier le calendrier de travail de la commission.
Le présidium du Parlement, dirigée par Mme Risikko, se réunira mardi après-midi pour étudier la lettre envoyée par les députés centristes sur les problèmes de calendrier de la réforme.
Mme Risikko propose que le gouvernement et le Parlement évoquent ensemble les mesures afin d’améliorer les soins de santé en Finlande. Mme Risikko souligne que beaucoup de choses pourraient être faites déjà maintenant sur la base de la législation actuelle. Elle propose comme solution intérimaire les chèque-services que les communes pourraient accorder aux citoyens afin d’acheter des services à des prestataires privés. Le chèque-services serait donc une alternative pour les services publics proposés par la commune.
Mme Risikko voit deux problèmes majeurs dans les soins de santé : les services publics ne fonctionnent pas bien dans toutes les communes finlandaises et les soins pour les maladies de longue durée ne sont pas d’un niveau de pointe partout.
HS/A11

Gouvernement

Réforme du marché du travail
« Les syndicats prêts à la lutte » AL
La confédération ouvrière SAK s’est réunie hier pour étudier les réactions au projet du gouvernement de réforme du marché du travail consistant notamment à faciliter les licenciements dans les PME de moins de vingt salariés.
La SAK exige que le gouvernement abandonne ce projet. Sinon, elle men ace de recourir à des actions dans tous les secteurs de l’industrie.
Le gouvernement envisage de déposer son projet au parlement en novembre.
AL

Editorial
« Ce n’est pas en licenciant qu’on augmente l’emploi » AL
L’éditorialiste de Aamulehti estime que le projet de faciliter les licenciements dans les PME intervient à un mauvais moment. Aucune recherche économique ne montre que cela aurait un effet positif sur l’emploi.
Selon l’éditorialiste, ce projet est surtout favorable politiquement à l’opposition plutôt qu’au gouvernement.
AL

Défense

Plus de 4 100 personnes participeront aux exercices de l’armée de terre
L’armée de terre organise la semaine prochaine, du 10 au 14 septembre, des manœuvres dans six localités à travers la Finlande.
Outre la défense nationale, des personnes de l’administration régionale, de la gendarmerie maritime, de la police et du Centre pour le développement économique, des transports et de l’environnement participent aux exercices.
IS4.9

Lundi 3 septembre 2018

Politique étrangère et européenne

Défense et sécurité

L’initiative lancée par le président français Emmanuel Macron est encore au stade d’une ébauche
Selon le chercheur Matti Pesu de FIIA, le principal but de l’initiative européenne d’intervention consiste à créer une culture stratégique commune pour l’Europe. Il s’agirait en quelque sorte d’un programme Erasmus militaire qui cherche à coordonner les outils de travail et les perspectives de menace pour les Etats qui y participent.
« De plus, la France souhaiterait que la culture stratégique européenne évolue vers « une autonomie stratégique » qui rééquilibrerait la coopération transatlantique », estime Pesu qui rappelle que la France représente la première puissance militaire européenne mais qu’au fond, la défense européenne dépend encore des Etats-Unis et de l’OTAN.
« Troisièmement, il convient de maintenir la Grande-Bretagne, qui se prépare à sortir de l’UE, au sein de la collaboration européenne de défense », conclut Pesu.
HBL2.9/6

La moitié des émissions à effets de serre de l’armée provient des F-18
L’armée de l’air est la principale pollueuse représentant 52% des émissions à effets de serre de la défense nationale. Les exercices et la surveillance aérienne des F-18 produisent la majorité des de ces émissions car les 62 chasseurs consomment 90 % de tout le carburant de l’aviation militaire.
Ces informations ressortent du tout dernier programme énergétique et climatique pour les années 2018-2021 effectué par la défense nationale. Le programme réalise également une étude sur les possibilités de la défense nationale à utiliser des biocarburants et des sources d’énergie nouvelle. L’année dernière l’aviation militaire a produit environ 144 000 tonnes d’émissions de gaz à effet de serre. La part de l’armée de terre représente environ 31 000 tonnes et celle de la marine reste modérée avec 17 000 tonnes.
HS30.8/A11

Immigration

Propos du Premier ministre Sipilä
Le Premier ministre Juha Sipilä, qui a été interviewé à l’émission matinale d’Yle, samedi, a déclaré qu’il fallait que la Finlande augmente ses crédits au développement. Pour lui, il conviendra de les augmenter petit à petit afin d’arriver à 0,7 % du PIB (par rapport à 0,4 % actuellement). Il note qu’en outre les économies sur d’autres questions importantes, il a fallu couper ces crédits-là aussi afin de remettre en état l’économie du pays.
M. Sipilä a également dit qu’il serait prêt à progressivement doubler le quota de réfugiés de Finlande afin que le pays accueille de 1500 à 2000 réfugiés par an dans ce cadre. Cela nécessiterait une surveillance frontalière ainsi qu’une coopération étroite avec les organisations de l’ONU dans les pays de départ. Il souligne l’importance de pouvoir sélectionner les arrivants, afin d’identifier les personnes qui ont besoin de protection et pour permettre une arrivée plus contrôlée en Europe.
M. Sipilä a dit que la plupart des demandeurs d’asile arrivés en 2015 et 2016 étaient partis de leur pays pour des raisons économiques et non pas pour fuir la guerre ou la persécution. Selon les proches de M. Sipilä, cette déclaration serait basée sur les décisions concernant la demande d’asile, dont beaucoup étaient négatives.
Cette déclaration a été critiquée par nombre de commentateurs, rapporte KS.
En évoquant les évènements de Chemnitz, M. Sipilä a considéré que c’était une manifestation contre une immigration non-contrôlé. Keskisuomalainen note que le Premier ministre n’a pas évoqué, dans ce contexte, les actions de l’extrême droite ni la xénophobie.
KS/dim/9, Yle

Forum citoyen sur l’Europe à Turku

Les relations entre l’Afrique et l’UE évoquées
Turun Sanomat rend compte d’un forum sur l’Europe qui s’est déroulé à Turku, ce week-end. Le Premier ministre Sipilä y est intervenu, ainsi que le vice-président de la Commission européenne, Jyrki Katainen.
Selon TS, les relations entre l’UE et l’Afrique sembleraient devenir un des thèmes principaux de la présidence finlandaise du Conseil européen.
Les Finlandais qui se sont prononcés lors du forum citoyen semblent être préoccupés par la politique de réfugiés et l’unité de l’UE.
M. Sipilä a dit que, dans l’UE, il n’y avait pas de place pour le protectionnisme, car son succès était basé sur un commerce ouvert et libre et un marché intérieur qui fonctionne bien. Pour lui, le libre-échange et sa promotion étaient une des priorités de la présidence finlandaise du Conseil européen.
M. Katainen estime qu’il faut parler de la politique de l’immigration et trouver des solutions. L’UE devra se préparer à affronter une nouvelle crise migratoire et mettre en place les modalités techniques pour accueillir les arrivants de façon organisée. Il insiste sur l’importance d’une répartition de la charge entre les Etats membres tout en admettant qu’elle devra se baser sur le volontariat.
TS/dim/6

Commission européenne
M. Katainen estime que, pour la Finlande, assumer la présidence de l’UE toute de suite après les élections européennes est une occasion de s’investir et d’avoir une influence. La formation de la nouvelle Commission européenne et de son programme seront, selon lui, la question la plus importante de la présidence finlandaise. Il souhaite que la Finlande s’investisse dans la rédaction du programme de fonctionnement de la Commission.
Il note que le gouvernement Sipilä a déjà défini le renforcement du marché intérieur comme un des objectifs de la présidence. Pour lui, il faudrait garder à l’esprit ce qui est concret : quel type de législation promouvoir afin de favoriser l’économie circulaire ou l’intelligence artificielle au niveau européen.
A propos des législatives suédoises et l’éventualité que les démocrates suédois y aient du succès, M. Katainen ne souhaite pas spéculer sur un possible chaos en politique intérieure après les législatives et au moment d’assumer la présidence de l’UE. Il estime que l’essentiel est de disposer d’un gouvernement en exercice pour juillet 2019.
Pour M. Katainen, le gouvernement Sipilä a eu beaucoup d’influence dans l’UE sur les questions économiques, sur l’agriculture, sur l’économie circulaire, l’intelligence artificielle et le renforcement de la coopération de défense.
Les autres grands défis de la présidence concerneront la menace d’une guerre commerciale avec les Etats-Unis et la situation en Italie. M. Katainen n’exclut pas que la Finlande doive, lors de sa présidence, chercher des solutions concernant la stabilité économique et politique de l’Italie.
Quant à l’éventualité d’une guerre commerciale, M. Katainen note que la Finlande, pays exportateur, aurait beaucoup à perdre. Il rappelle que parmi les Etats membres, il y en a qui ne sont pas convaincus sur l’opportunité de lever les obstacles au commerce entre l’UE et les Etats-Unis.
TS/dim/5

Changement d’heure

Projet de supprimer l’heure d’été
La ministre des Transports Mme Berner se félicite de la décision de la Commission européenne de recommander aux Etats membres l’abandon du changement d’heure.
HS

Diplomatie

La Finlande rouvrira son ambassade à Bagdad
La Finlande prépare la réouverture de son ambassade en Irak. Selon un communiqué de presse du secrétariat du Premier ministre, l’ambassade à Bagdad promouvrait les relations bilatérales et la coopération commerciale.
L’ambassade aura également un rôle dans les négociations sur les renvois de demandeurs d’asile ayant eu une réponse négative à leur demande.
La Finlande n’a pas disposé de diplomates à Bagdad depuis 1991. Un ambassadeur itinérant gère les questions liées à l’Irak depuis Helsinki.
HS/ven/A26

Politique intérieure

Partis politiques

Sondage
Aamulehti publie les résultats d’un sondage d’opinion sur les intentions de vote des partis politiques, effectué par l’institut Tietoykkönen pour le compte des journaux d’Alma Media.
Le Parti social-démocrate est toujours en tête avec 21,9 % des intentions de vote, suivi du Rassemblement national qui obtient 19,8 %.
Le Centre arrive troisième avec 15,5 %, suivi des Verts (13,1 %), de l’Alliance des gauches (9,1 %) et des Vrais Finlandais (8,0 %).
Le Parti suédois obtient 4,2 %, les Chrétiens-démocrates 3,7 % et les Bleus 2,1 %.
La popularité du PSD a augmenté de 1,7 point depuis le sondage précédent effectué en juin.
Le quotidien note que les Vrais Finlandais n’ont pas réussi à faire augmenter leur popularité, même si en Suède leur parti frère a une très bonne audience à l’approche des élections législatives suédoises.
Ce sondage montre, comme les sondages précédents, que la lutte pour le poste de Premier ministre devrait être entre les présidents du PSD et du Rassemblement national, Antti Rinne et Petteri Orpo.
L’amélioration de la situation économique n’a pas convaincu les électeurs des capacités du gouvernement de M. Sipilä, écrit Aamulehti. Parmi les raisons pour lesquelles la popularité du PSD est en hausse, on mentionne l’amélioration de l’image de M. Rinne et la lassitude des électeurs à l’égard du gouvernement.
Le sondage a été effectué entre le 13 et le 28 août auprès de 1 500 personnes.
AL/jeuA12

Budget

M. Sipilä a présenté son dernier budget
Helsingin Sanomat rapporte que le Premier ministre Juha Sipilä a présenté le dernier projet de budget de son gouvernement la semaine dernière.
Selon lui, le gouvernement atteindra pratiquement tous ses objectifs économiques à la fin de la législature : le taux d’emploi s’élèvera à 72 %, la population active augmentera de plus de 110 000 personnes et le taux d’imposition total n’augmentera pas mais baissera de 2 points.
L’endettement de l’économie publique a déjà baissé par rapport au PIB en 2016. Selon M. Sipilä, l’endettement sera en équilibre en 2021.
Le total du budget de 2019 s’élèvera à 55,3 milliards d’euros, soit 500 000 euros de moins par rapport à l’année dernière.
Le quotidien note que le budget contient un grand nombre de petites augmentations de 1 à 10 millions d’euros, notamment concernant l’emploi et la formation.
Le budget de recherche sera augmenté. Business Finland et l’Académie de Finlande auront 94 millions d’euros de plus et le budget recherche sera augmenté de 26 millions.
L’agriculture, qui a souffert en raison de la sècheresse, aura 65 millions de plus. Déjà au printemps, le gouvernement a alloué 21,5 millions de plus pour l’agriculture et 30 millions y seront accordés dans la rallonge budgétaire de cette année.
Le budget de la protection de mer Baltique sera augmenté de 45 millions d’euros.
L’imposition des petits salaires sera baissée un peu plus que les autres salaires. La cotisation chômage sera diminuée de 0,4 %. Cela concerne les employeurs et les employés.
L’impôt sur l’alcool sera augmenté au total de 30 millions d’euros et celui des boissons non alcoolisées de 25 millions.
Le budget de la police sera augmenté de 36,3 millions d’euros. Les forces armées auront cent emplois de plus.
HS/jeu/A6

Les économistes ont critiqué le projet de budget
Selon Helsingin Sanomat, les économistes interviewés par le quotidien, dont Aki Kangasharju de Nordea, Heidi Schauman d’Aktia, Ilkka Kaukoranta de la SAK et Roope Uusitalo, professeur à l’Université d’Helsinki, estiment tous que le projet de budget n’est pas suffisamment austère. Ils estiment aussi qu’on devrait équilibrer le cycle conjoncturel pendant la bonne conjoncture actuelle.
« On voit que les élections approchent », selon M. Kangasharju. Mme Schauman souligne que 2018 est la troisième année consécutive de conjoncture haute.
HS/dim/A14-15

Parlement

La session parlementaire automnale commencera demain
Keskisuomalainen relève que les députés se réuniront demain mardi en première séance plénière de l’automne.
Les commissions parlementaires seront occupées par les projets de loi importants comme celui sur la réforme des services de santé Sote et le paquet de lois sur le renseignement.
La commission des lois constitutionnelles commencera mercredi l’étude des projets de loi sur le renseignement. L’objectif est de terminer l’étude sur la modification de la Constitution avant fin septembre. La commission étudiera ensuite la partie concernant le renseignement civil et militaire.
L’objectif de la commission des affaires sociales et de la santé est de terminer son avis sur le paquet Sote en septembre. « La moitié des paragraphes initiaux ont été réécrits. Il y a encore des questions importantes concernant la sécurité des informations qui n’ont pas été résolues », selon Aino-Kaisa Pekonen, députée de l’Alliance des gauches.
Il y a aussi des questions moins importantes comme les propos du ministre des Affaires étrangères Timo Soini sur l’avortement. Le président du groupe parlementaire du PSD Antti Lindtman réunira les partis de l’opposition vendredi prochain pour évoquer les suites des propos du ministre. Il pourrait s’agir d’une motion de censure ou d’un vote de confiance contre le ministre. Les propos de M. Soini sont aussi à l’étude du chancelier de la justice.
KS/sam/17

Social

Propos du Premier ministre Sipilä
Le Premier ministre Juha Sipilä a dit, lors d’une émission matinale d’Yle, samedi, que le gouvernement tenait à sa proposition d’affaiblir la protection des employés de petites entreprises en matière de licenciement. Il souligne l’importance de cette proposition dans l’effort de faciliter les embauches. Il insiste sur l’importance d’oser poursuivre les mesures qui pourront permettre d’augmenter le taux d’emploi.
M. Rinne, président du PSD, exige que le gouvernement abandonne ce projet auquel plusieurs syndicats s’opposent.
Yle, KS/dim/9

Propos de M. Sipilä sur l’agriculture

Paquet d’aide de 90 millions d’euros pour le secteur qui souffre de sécheresse
M. Sipilä estime que les problèmes du secteur en matière de rentabilité ne seront pas résolus par le seul paquet d’aide ponctuelle. Il faudrait un changement concernant les prix aux producteurs et pour ce faire, des solutions innovantes.
Hufvudstadsbladet note que, concernant les céréales, la récolte n’a pas été aussi mauvaise depuis 1987.
KS/dim/9, HBL/sam/9

publié le 28/09/2018

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