Septembre 2015

Mercredi 30 septembre 2015

Politique Intérieure

Economie - social

La prime de vacances cause beaucoup de confusion
Helsingin Sanomat rapporte que l’annonce du gouvernement de diminuer de 30 % la prime de vacances et surtout la décision de rendre le prime de vacances obligatoire à tous les salariés a causé un tollé parmi les petits entrepreneurs qui ne font pas partie des conventions collectives.
En effet, les primes de vacances sont prévues par les conventions collectives mais pas par la législation.
La décision diminuera les revenus d’environ 1,26 million salariés. Il s’agit souvent de centaines d’euros. En même temps, plusieurs dizaines de milliers d’entreprises feront des économies. Par contre environ 25 000 entrepreneurs devront payer la prime de vacances à environ 225 000 salariés qui ne la touchent pas en ce moment, soit environ 235 millions d’euros.
En ce moment parmi ceux qui ne touchent pas la prime de vacances il y par exemple des agents immobiliers, des employés dans le marketing ou dans les salles de sports.
Le président du groupe parlementaire du Centre Matti Vanhanen souligne que l’intention du gouvernement n’est pas d’augmenter les coûts des entreprises, au contraire. Le quotidien estime qu’il n’est pas facile de résoudre ce problème.
Le gouvernement a demandé hier aux partenaires sociaux de négocier aussi sur la modération salariale et les autres coûts unitaires de la main-d’œuvre. Les employeurs n’ont pas voulu mêler les futures négociations salariales avec les réformes destinées à diminuer le coût unitaire du travail, tandis que les employés préfèrent évoquer les salaires déjà à ce stade.
Le gouvernement compte introduire un jour de carence par congé maladie. Selon un mémoire rédigé par le ministère des finances, il est très difficile de calculer l’utilité du jour de carence parce que les statistiques sur les congés de maladie sont inexactes. C’est surtout dans le secteur privé qu’il existe un manque de statistiques sur les courts arrêts maladie. HS/A6-7

Editorial : « Il faut mieux préparer les réformes »
Dans son éditorial, Helsingin Sanomat souligne que les réformes importantes devraient être préparées très consciencieusement et qu’il faudrait tenter de bien évaluer leurs effets à l’avance.
Le changement d’avis du gouvernement est probablement dû au réalisme politique. Le gouvernement a également voulu resserrer ses propres rangs. Surtout les députés des Vrais Finlandais et du Centre ont eu du mal à accepter le paquet initial du gouvernement.
Le paquet du gouvernement pose beaucoup de problèmes. Le gouvernement se mêle de choses qui ne lui reviennent pas. Les salaires reviennent traditionnellement aux partenaires sociaux et non au législateur. « Il serait absolument le mieux pour toute la Finlande que les partenaires sociaux arrivent à négocier une solution plus raisonnable », conclut l’éditorialiste.
HS/A4

Les restaurateurs sont déçus
Kauppalehti relève que les restaurateurs sont déçus de la décision du gouvernement d’abandonner son projet de diminuer la majoration des heures supplémentaires et du travail dominical.
Le travail dominical moins cher aurait été une solution plus importante pour le secteur de la restauration, à fort coefficient de main-d’œuvre.
« Des centaines de restaurants auraient pu ouvrir leurs portes le dimanche », selon Timo Lappi, directeur général de MaRa, patronat du secteur des services du tourisme et de la restauration.
KL/A8

Les Finlandais s’opposent le plus aux coupes de la majoration des heures supplémentaires
Helsingin Sanomat rapporte que selon les résultats d’un sondage, effectué pour le compte du quotidien par l’institut TNS Gallup, les Finlandais s’opposent le plus (62 %) aux coupes de la majoration des heures supplémentaires. 54 % s’opposent aux coupes de la majoration du travail dominical et à l’introduction d’un jour de carence par congé maladie. 46 % s’opposent à la suppression de deux jours fériés et 35 % à la diminution des droits de congé de 38 à 30 jours pour certaines catégories de personnes.
HS/A8

Politique étrangère et européenne

Crise migratoire

180 personnes seront recrutées pour l’étude des dossiers de demande d’asile
L’Office national de l’immigration pourra recruter presque 200 personnes pour l’étude des dossiers de demande d’asile. En septembre, 30 nouveaux employés ont déjà commencé à l’Office de l’immigration, 70 devront commencer en novembre, et 80 au début de l’année 2016.
Jusqu’à présent, 75 employés se chargeaient de l’étude des demandes d’asile.
A Rovaniemi, il est prévu de mettre en place une nouvelle unité d’étude des dossiers. L’objectif est que les délais d’études ne se rallongent pas. En 2014, le délai moyen était de 170 jours, mais maintenant, il risque de s’étendre au-delà de six mois.
HS/A17

ONU - Propos du Président Niinistö

« L’inaction n’est pas une option » HS
Dans son intervention à l’Assemblée générale de l’ONU, le Président Sauli Niinistö a relevé que la Finlande assumait sa part de responsabilité concernant la crise migratoire, mais qu’il faut trouver des moyens plus durables pour résoudre les problèmes. Il estime que surtout le Conseil de sécurité de l’ONU et les pays de la région devront coopérer afin de trouver une solution politique dans la crise syrienne.
M. Niinistö a également participé au sommet sur la lutte contre le terrorisme, organisé par le Président Obama. Lors d’une conférence de presse, M. Niinistö a été interrogé sur le fait de savoir si la Finlande estimait qu’il était opportun que la Finlande modifie ses pratiques dans le contexte des migrants arrivant du Proche-Orient. Il a constaté que les ressources du ministère de l’Intérieur avaient été augmentées. Il estime que, concernant le renseignement, les ressources finlandaises n’étaient comparables avec aucun autre pays occidental. « Heureusement que nous avons de bons amis et que nous obtenons des informations concernant les pays de départ. » Pour lui, les ressources finlandaises ne suffisent pas pour l’étude des antécédents de tous les demandeurs d’asile.
La Finlande est en train de préparer une nouvelle loi sur le renseignement civil et militaire, qui devrait permettre plus de renseignement finlandais.
Concernant les différentes vues sur le fait de savoir comment avancer pour mettre fin à la guerre en Syrie, M. Niinistö a constaté que la Finlande considérait comme bienvenu tout effort constructif créant une base pour une paix réaliste et durable dans le cadre de la coopération internationale.
Il a précisé que la Finlande continuait à s’engager dans l’alliance internationale contre l’Etat islamique.
A la question de savoir s’il faudrait négocier avec Bashar al-Assad, M. Niinistö a répondu que le Président al-Assad constituait un sujet tabou entre les Etats-Unis et la Russie. Il relève avoir été étonné par les propos coopératifs de M. Poutine.
M. Niinistö se demande quelle est la position de l’UE dans la crise syrienne. L’UE a eu beaucoup de travail avec la Grèce et la situation concernant les réfugiés. « Il serait positif que l’UE prenne part à des négociations pour construire une solution [pour la Syrie]. »
Concernant l’Ukraine, M. Niinistö a souligné que des actes illégaux, comme l’annexion de la Crimée à la Russie, ne pouvaient ni devaient être acceptées.
M. Niinistö a conclu son intervention devant l’Assemblée générale par un appel en faveur de la nomination d’une femme comme prochaine secrétaire générale de l’ONU.
M. Niinistö a eu des tête-à-tête avec plus de dix chefs d’Etat. Pour lui, les plus intéressants étaient ceux avec Mme Merkel et M. Porochenko.
HS/A14, AL/A22, KS/17

La Finlande promet plus de casques bleus pour des opérations de l’ONU
Le Président Niinistö a fait part de la volonté de la Finlande d’augmenter son investissement dans l’ONU. La Finlande promet de mettre à disposition plus de casques bleus à compter de 2017 dans le cadre du système d’alerte du maintien de la paix. Actuellement, la Finlande dispose de 500 soldats dans des opérations de gestion de crise.
Le programme gouvernemental considère la participation à la gestion de crise comme un domaine qui devrait être touché par les économies, relève la presse.
HS/A15, KS/17

Fiscalité

Suppression de la taxe sur certains produits sucrés
Le gouvernement a décidé de supprimer la taxe sur les bonbons et la glace à compter de 2017 du fait que la Commission européenne considère qu’elle fausse la compétition. Les autres sucreries ne sont pas concernées par cette taxe introduite en 2011. Elle est de 95 cents par kilo.
La confédération de l’industrie agro-alimentaire se félicite de la décision. Le directeur général de la confédération, M. Juutinen, relève que les prix des bonbons pourraient diminuer de 15 à 25 % en moyenne et ceux de la glace de 30 à 40 %.
Les recettes concernant l’impôt en question s’élèveront à 109 millions d’euros cette année.
La taxe sur les boissons non alcoolisées allant de l’eau minérale et des sodas au lait de soja devra probablement être revue, elle aussi, l’année prochaine. L’Etat devrait récupérer 147 millions d’euros au titre de cette taxe cette année.
HS/A33

Industrie automobile

Volkswagen rappellera 26 215 voitures en Finlande
Volkswagen a annoncé, hier, que le logiciel concerné par la fraude était installé dans 26 215 voitures en Finlande. Selon l’importateur VV-auto, les voitures pourront être réparées au moyen de mesures techniques.
Par ailleurs, des Audi, Seat et Skoda pourraient être concernées par ce problème aussi.
HS/A33

Compétitivité

La compétitivité finlandaise diminue
La Finlande se situe 8ème (par rapport au 4ème rang en 2014) dans la comparaison du Forum économique mondial sur la compétitivité.
Il s’agit du pire classement de la Finlande depuis une quinzaine d’années.
HS relève que la Finlande se situe en tête dans certains domaines comme l’éducation au niveau scolaire, la protection de la propriété, l’éthique des entreprises, la disponibilité de la technologie ou la protection des entreprises contre la criminalité organisée ;
En revanche, la Finlande est mal classée sur la flexibilité des salaires (dernière sur 140), le caractère incitatif de la fiscalité (109ème), la flexibilité pour le recrutement et le licenciement (87ème) ou l’imposition des bénéfices et des salaires (81ème).
HS

Mardi 29 septembre 2015

Politique étrangère et européenne

Crise migratoire

Le gouvernement prépare des moyens contraignants à l’égard de l’accueil des demandeurs d’asile dans les communes
Le gouvernement envisage de mettre en place un décret qui permette d’obliger les communes à créer des centres d’accueil pour les demandeurs d’asile. Un groupe de travail du ministère de l’Intérieur est en train de préparer un décret qui engagerait les communes à trouver des locaux et organiser des effectifs pour gérer les activités, dont les frais sont à la charge de l’Etat.
L’esquisse du décret en la matière est déjà prête, il ne manque plus que la liste des communes concernées.
Mme Vuorio, directrice de l’Office national de l’immigration relève que si le nombre d’arrivants continue à augmenter au rythme de ces derniers temps, un décret sera nécessaire. Elle rappelle que le décret n’exclut pas le fait de continuer l’accueil sur la base du volontariat des communes.
Mme Nerg, secrétaire générale du ministère de l’Intérieur, relève que le décret permettra à l’Etat de prendre des locaux en possession des communes, tels que des anciens hôpitaux ou écoles. Elle souligne toutefois, à l’instar des autres acteurs, dont l’Union des communes, que la meilleure façon d’avancer c’est sur la base du volontariat.
HS/A9

Le nombre des arrivants a diminué
Ce week-end, moins de demandeurs d’asile sont arrivés en Finlande que les autres jours de la semaine dernière. La nuit entre dimanche et lundi, seuls 35 demandeurs d’asile sont arrivés à Tornio. Certains ont fait demi-tour à la frontière pour rentrer en Suède. Lundi soir, 300 personnes étaient arrivées, contre 400 à 500 par jour la semaine dernière.
La plupart des arrivants sont des Irakiens. Des Afghans, des Somaliens et des Syriens sont parmi les demandeurs aussi.
La semaine dernière, huit cas d’arrangement d’entrée illicite se sont avérés.
HS/A9

Vaccins prévus pour les réfugiés
Selon THL, l’institut national de santé publique, on n’a pas repéré de maladies contagieuses concernées par la vaccination chez les demandeurs d’asile qui viennent principalement des pays où on observe de la polio, de la diphtérie et de la rougeole, inexistantes ou quasi-inexistantes en Finlande.
S’ils le souhaitent, les demandeurs d’asile peuvent être vaccinés dans les centres d’accueil. Les enfants ont droit à l’ensemble des vaccins du programme national en la matière.
THL est en contact quotidien avec les centres d’accueil et l’Office national de l’immigration concernant la prévention et la suivie des maladies contagieuses.
Un contrôle médical est effectué pour tous les demandeurs d’asile à leur arrivée dans les centres d’accueil.
HS/A10

Le gouvernement a préparé son budget en se basant sur une estimation de 15 000 demandeurs d’asile
Le gouvernement a prévu une somme de 350 millions d’euros pour 2016 en matière de frais engendrés par l’immigration. Helsingin Sanomat relève que cette somme s’avèrera probablement loin d’être suffisante, car elle est basée sur la prévision de 15 000 arrivants en 2016. Or, le même nombre de demandeurs d’asile sont arrivés en un mois tout récemment.
Le gouvernement a budgétisé 158 millions d’euros pour l’accueil (ministère de l’Intérieur) et 144 millions d’euros pour l’intégration (ministère de l’Emploi et de l’Economie) des demandeurs d’asile. Ces sommes sont respectivement de 97 millions d’euros et 47 millions d’euros supérieures aux celles de l’année en cours.
L’évaluation sur les dépenses de l’intégration se base sur 8750 personnes rentrant dans le cadre du programme.
6 millions d’euros sont prévus pour les transports, 16 millions d’euros pour assurer la protection juridique et 21 millions d’euros pour la formation des immigrés.
En raison de la situation qui change rapidement, le gouvernement envisage de faire une loi des finances rectificative dès novembre.
HS/A11

Manifestations prévues ce week-end
Des manifestations contre l’immigration seront organisées, samedi, au moins à Helsinki, Lahti, Mikkeli et Tornio. D’autres manifestations, cette fois contre le racisme et les propos haineux, auront lieu, le même jour, à Helsinki, Lahti et Tornio. Vendredi, il y aura des manifestations et en faveur et contre les réfugiés, à Tampere.
AL/A7

ONU

Propos de M. Niinistö
Helsingin Sanomat rapporte que le Président Sauli Niinistö a déclaré à l’ONU que « la situation internationale nous a tous réveillé ». « La Russie et les Etats-Unis ne sont pourtant pas d’accord sur les mesures à prendre en Ukraine et en Syrie. »
Selon M. Niinistö, il faut d’abord résoudre le problème qui mène à des pertes des vies humaines, c’est-à-dire trouver un moyen pour battre Daech.
M. Niinistö a également condamné les manifestations contre les demandeurs d’asile en Finlande.
HS/A18

Politique étrangère

Propos de M. Soini
La revue Kauppalehti Optio a publié une longue interview de Timo Soini, ministre des affaires étrangères et président des Vrais Finlandais.
M. Soini et les Vrais Finlandais ont été critiqués principalement pour la politique d’immigration et de réfugiés. Il y a plus de réfugiés au monde qu’après la deuxième guerre mondiale.
« L’UE a laissé entendre que les portes sont ouvertes en Europe », déclare M. Soini qui estime que l’on ne croit qu’une vérité. Si on pense autrement, on est raciste, voire fasciste. « La question est de savoir combien de personne nous pouvons recevoir. Bientôt nous n’aurons plus de capacité de recevoir des gens et nous n’aurons plus de fonctionnaires et inspecteurs pour contrôler l’immigration. »
A la question de savoir pourquoi il avait choisi le portefeuille des affaires étrangères, M. Soini répond : « Le travail de ministre des affaires étrangères m’intéresse plus que celui de ministre des finances. » « J’ai des contacts en Europe et je pense d’être plus utile à ce poste qu’au ministère des finances. Je suis social et j’arrive à faire des choses. »
Quant aux négociations gouvernementales, M. Soini souligne que la situation n’a pas été facile pour lui. « Il a été difficile de soutenir l’aide à la Grèce mais j’avais promis à mon parti de ne pas rester dans l’opposition pour une deuxième fois. »
M. Soini, qui est vice-Premier ministre, estime qu’en Europe, le gouvernement finlandais actuel n’est pas considéré comme étrange. « M. Stubb et moi-même sommes assez connus, M. Sipilä moins que nous. Notre gouvernement représente un pays libéral-conservateur qui est pragmatique. »
Quant à la Grande-Bretagne, M. Soini souligne « qu’on ne peut pas exclure la possibilité que la Grande-Bretagne quitte l’Union européenne. Les négociations sont difficiles. Si les Britanniques obtiennent un trop bon accord cela sera de la dynamite très explosive. Les autres pays vont exiger les mêmes conditions. »
M. Soini voit des problèmes dans l’UE. « Les pauvres de notre pays n’ont pas mené la Finlande dans une crise économique. L’Union en est coupable. L’UE n’a pas respecté ses propres règles, comme l’Union monétaire, le traité de Maastricht ou le règlement de Dublin. L’Union européenne n’a pas su ou eu le courage de prendre des décisions. »
Optio/n°14/31-35

Politique intérieure

Budget

Editorial : « Une situation sombre ou encore plus sombre » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat relève que le ministère des Finances commence son rapport sur la situation économique en constatant que la situation est grave. L’économie a reculé pendant trois ans, et la croissance prévue pour les prochaines années est inférieure à celle des pays concurrents. Le ministère prévoit une croissance de 0,2 % pour l’année en cours et de 1,3 % pour 2016, ce qui est 0,1 point de moins que prévu au printemps.
Le taux de chômage sera de 9,6 % en 2015, celui concernant les chômeurs de longue durée augmente à une vitesse inquiétante. La production industrielle sera 25 % inférieure à celle d’il y a dix ans.
Selon le rapport, il n’est pas exclu que l’avenir sera encore plus sombre que cela, compte tenu des risques de l’économie internationale composés par la situation en Chine, en Russie et au Proche-Orient, ainsi que sur le marché financier.
Le ministère des Finances estime que la Finlande n’arrivera pas à atteindre son objectif d’arrêter son endettement par rapport au PIB pour 2019. En 2016, la dette publique dépassera les 64 %, et en 2019, elle serait de 66,6 % du PIB, en raison de la lenteur de la croissance économique.
Grâce aux mesures d’adaptation, la Finlande arrivera toutefois à faire passer son déficit en dessous du seuil des 3 % du PIB. La Commission européenne ne devrait ainsi pas intervenir dans la violation des règles concernant l’endettement.
HS/A4

Un plafond prévu pour la diminution de l’allocation logement des retraités
Le gouvernement prévoit de modifier l’allocation logement de façon à supprimer celle concernant plus spécifiquement les retraités en incluant ceux-ci dans le cadre de l’allocation logement générale. L’allocation logement des retraités ne devra pas diminuer de plus de 60 euros.
Le changement prévu dans ce projet de loi du ministère des Affaires sociales et de la Santé concernera 190 000 personnes.
En 2016, la réforme augmenterait les dépenses en matière de l’allocation logement général de 193 millions d’euros, mais diminuerait celles concernant les retraités de 224 millions d’euros. Par la suite, les dépenses diminueraient de 65 millions d’euros par an.
HS/A12

Economie - social

Le gouvernement modifie ses mesures pour améliorer la compétitivité-coût
Helsingin Sanomat rapporte que le gouvernement a annoncé lundi soir qu’il abandonnerait son projet de couper la majoration des heures supplémentaires et du travail dominical. Par contre, le gouvernement veut diminuer de 30 % la prime de vacances. Une telle législation contraignante serait en vigueur pendant trois ans.
Selon le Premier ministre Juha Sipilä, le gouvernement a écouté attentivement les partenaires sociaux. Il se félicite des « premiers signes d’une ambiance de coopération ». Selon M. Sipilä, quant à la compétitivité-coût, la Finlande a un retard de 15 % par rapport à ses principaux compétiteurs.
Le gouvernement présentera mercredi au Parlement les projets de loi afin d’améliorer la compétitivité-coût de 5 %. Il s’agit de supprimer deux jours fériés, d’introduire un jour de carence par congé maladie et de diminuer de 38 à 30 jours les droits à congé pour certaines catégories. Le Premier ministre Sipilä estime que le Parlement approuvera les lois d’ici juin 2016.
Le gouvernement et les représentants des partenaires sociaux ont donné lundi une conférence de presse. Ils ont annoncé que les négociations sur l’amélioration de la compétitivité-coût se poursuivraient, malgré tout.
Le président de la SAK Lauri Lyly, qui se félicite de la poursuite des pourparlers, estime que les négociations pour trouver une entente prendront plus de quinze jours.
HS/A6-7

Editorial : « Un résultat négocié serait meilleur que les lois contraignantes
Dans son éditorial, Helsingin Sanomat souligne que le calendrier du Premier ministre Sipilä n’a pas été réaliste. Il a toutefois été utile parce que rien ne se passe dans les négociations entre les partenaires sociaux sans des dates limites. Les organisations ont au moins essayé de trouver une entente. Les négociations sont en train de se rapprocher l’idée initiale du Premier ministre sur un pacte social.
HS/A5

Perspectives économiques

Les Finlandais mettent de l’argent de coté
Helsingin Sanomat relève que selon les résultats du baromètre économique effectué pour le compte du Centre national de la statistique, la confiance des Finlandais dans l‘économie a baissé depuis le mois d’août mais est meilleure par rapport à septembre 2014. L’indice de la confiance a été de 4,2, contre -0,7 en septembre 2014 et 8,3 en août 2015. La moyenne de longue date est de 11,8.
24 % des Finlandais croient que la situation économique du pays va s’améliorer dans les 12 mois à venir. 36 % estiment quelle va se détériorer.
61 % croient que le chômage va augmenter. 81 % croient pouvoir faire des économies d’ici un an.
HS/A25

Industrie

Nokian Renkaat
Selon Helsingin Sanomat, Nokian Renkaat, qui produit des pneus, a terminé lundi les négociations sur son plan social et compte licencier 122 personnes de son usine à Nokia.
Le bénéfice de Nokian Renkaat a été de 80,6 millions d’euros en avril-juin, soit 10 millions de moins par rapport à la même période en 2014.
L’entreprise estime que son chiffre d’affaires 2015 baissera un peu par rapport à l’année précédente, entre autres en raison de la situation économique affaiblie en Russie.
HS/A26

France – Finlande

Cinéma

Festival du Soleil du minuit
Le festival du Soleil de minuit qui se déroule à Sodankylä tous les ans, a été élu comme un des meilleurs festivals de l’Europe à Paris, par l’Association européenne des festivals, EFA.
HS/B3

Lundi 28 septembre 2015

Politique étrangère et européenne

Crise migratoire

Les dirigeants finlandais condamnent les violences à Lahti et Kouvola
Les présidents des partis représentés au gouvernement ont sans tarder condamné les violences de Lahti et Kouvola en rappelant qu’une grande majorité des Finlandais acceptait les immigrés. L’éditorialiste de Helsingin Sanomat espère que ce message passera dans tous les partis.
L’éditorialiste relève que les autorités ont été capables d’organiser les démarches rapidement et que les Finlandais ont démontré une volonté d’aider la Croix rouge et les autres acteurs.
Le président Niinistö a également condamné les actes en rappelant que la violence et la menace de violence sont des crimes. Pour lui, les actes n’avaient rien à voir avec le fait d’exprimer une opinion. Il relève qu’en Finlande, on avait beaucoup d’espace pour exprimer sa frustration et ses critiques. Il a répété sa proposition d’accueillir considérablement plus de personnes dans le cadre des quotas.
M. Niinistö, qui était à New York, souhaite que ses interlocuteurs internationaux comprennent qu’à Lahti, où une personne s’est habillé en Ku Klux Klan, il s’est agi d’un acte isolé.
HS a interviewé Mme Malkki, chercheuse à l’Université de Helsinki, qui n’exclut pas la possibilité que des attaques contre des centres d’accueil augmentent la probabilité d’autres attaques. Elle relève qu’il s’agit de voir comment intervenir dans la situation afin d’empêcher la violence politique.
Le ministre des Affaires étrangères, M. Soini, propose que les présidents des partis rédigent une prise de position commune pour se dissocier des violences physiques et psychologiques.
HS/sam/A5-6, AL/sam/A8

Le ministère de l’Intérieur a augmenté son état d’alerte
La police ne croit pas à une infiltration de terroristes
La police a renforcé la surveillance aux alentours des centres d’accueil. Mme Nerg, directrice générale du ministère de l’Intérieur, relève que le ministère souhaite faire passer le signal que la situation est bien en main et que la surveillance fonctionne.
L’inspecteur de la Direction nationale de la police, M. Kilpeläinen, relève que la police ne voit pas de grand risque dans l’éventualité que des personnes dangereuses arrivent en Finlande parmi les demandeurs d’asile. Il relève que, depuis quelques années, la police songe au risque éventuel constitué par des personnes rentrant en Finlande après s’être rendues pour participer à des batailles en Syrie ou en Irak. « Ce sont pourtant des personnes qui peuvent voyager en Finlande légalement », relève M. Kilpeläinen.
La Sûreté nationale, Supo, relève que, sur la liste de personnes à observer pour des liens terroristes éventuels, il y a également des demandeurs d’asile depuis longtemps.
M. Kilpeläinen relève qu’en Europe, les demandeurs d’asile n’on pas commis d’actes terroristes.
AL/lun/A9

« L’Irak n’est pas un pays sûr » HS
Helsingin Sanomat a interviewé M. al-Taee, spécialiste de l’Irak auprès de Crisis management International, qui estime que ce pays ne peut pas être considéré comme sûr, même si le niveau de stabilité y varie beaucoup d’une région à l’autre.
En Finlande, l’Office national de l’immigration compte actualiser son évaluation de la sécurité concernant l’Irak et la Somalie. 62 % et 13 % respectivement de demandeurs d’asile arrivés en Finlande viennent de ces deux pays.
M. al-Taee estime qu’une mise à jour de l’évaluation est une bonne chose tant qu’elle se base sur des sources sûres. Il rappelle également que la situation peut changer rapidement, comme elle dépend de plusieurs facteurs, dont l’évolution de la guerre contre l’Etat islamique.
M. al-Taee estime que l’on ne trouvera de solution permanente à la crise migratoire qu’en résolvant les problèmes là où ils se créent.
HS/sam/B1-2

Frontex pourrait suivre l’exemple du centre de tri finlandais
Le directeur de l’Agence de sécurité frontalière Frontex, M. Leggeri, a effectué une visite en Finlande, vendredi. Il relève que l’Agence et les Etats de l’Europe du Sud pourraient utiliser le centre de tri de Tornio comme un modèle pour les futurs hotspots. M. Laitinen, chef adjoint des gardes-frontières finlandais et ancien directeur de Frontex, déclare que les résultats depuis l’ouverture du centre de Tornio sont bons.
M. Leggeri estime qu’en Finlande, les choses sont en ordre et qu’il s’agit plutôt du fait de savoir comment la Finlande peut aider Frontex que de l’inverse. « Il ne vous faut pas oublier que les frontière extérieures de l’UE sont vos frontières extérieures. »
M. Leggeri s’est félicité de la participation de la Finlande aux opérations de Frontex et relève qu’actuellement, l’Agence souhaite plus d’effectifs que du matériel de la part des Finlandais.
HS/sam/B2

Entre 400 et 500 arrivants tous les jours
Plus de 300 personnes sont arrivées à Tornio, vendredi. Depuis l’ouverture du centre d’accueil de première phase, mardi, entre 400 et 500 personnes arrivent en Finlande au niveau quotidien.
HS/sam/A8

Des milliers de nouveaux habitants en Finlande
Selon les estimations des autorités, il y aura au moins 10 000 nouveaux habitants en Finlande, dès 2016. Avec les départs des demandeurs d’asile des centres d’accueil, les communes feront face à l’arrivée de beaucoup de nouveaux résidents. Le ministère de l’Emploi et de l’Economie prévoit un bonus de 20 000 euros pour les communes qui pour la première fois accueillent un groupe de 20 personnes.
M. Kietäväinen, vice-directeur général de l’Union des communes, relève que le défi à relever est important. Il estime que le programme d’intégration ne fonctionne déjà pas bien alors qu’il ne concerne que quelques milliers de personnes. Dans la région d’Helsinki, il faut attendre huit mois avant d’entamer une formation linguistique et culturelle dans le cadre du programme d’intégration. Les ressources actuelles ne sont pas suffisantes.
Les communes devront se charger d’organiser les services comme la scolarisation, les soins médicaux et les services sociaux pour les nouveaux habitants. Il y a des logements en Finlande, mais ils ne sont pas forcément situés dans les régions où les immigrés souhaitent vivre.
L’Etat qui paie les frais des centres d’accueil, continue à se charger d’une partie des frais concernant les arrivants lorsqu’ils quittent les centres.
HS/lun/A10

« Les Verts proposent que l’intégration des immigrés soit considérée comme un projet prioritaire » AL
« Des réfugiés mineurs pourraient être hébergés dans des familles finlandaises » HS

Nations – Unies

Selon M. Niinistö le réchauffement climatique et Daesh sont les ennemis
Helsingin Sanomat rapporte que le Président finlandais a soulevé deux thèmes à l’ONU, vendredi : « la lutte contre le réchauffement climatique et Isis ».
M. Niinistö a fait un lien entre les objectifs du programme pour un développement durable adopté à l’ONU et la crise migratoire qui touche l’Europe. « Ce que l’on a vu en Europe cet automne n’est qu’un triste prélude à ce qui va se passer à l’avenir si nous n’arrivons pas à un développement durable en matière de protection de l’environnement » ; a-t-il dit.
L’attention de l’assemblée générale va surtout se concentrer lundi sur la Syrie, estime M. Niinistö qui considère qu’il s’agit d’un tournant qui pourra it aussi avoir des effets sur la crise en Ukraine.
HS

La Finlande cesse de financer l’UNEP
Le ministre finlandais de l’Environnement, M. Kimmo Tiilikainen, a confirmé, dimanche, à New York, que la Finlande cessait de financer le Programme des Nations-Unies pour l’environnement UNEP. Cette décision est la conséquence du programme gouvernemental qui prévoit une diminution de 300 millions d’euros de l’aide publique au développement.
Avec une contribution de 6 millions d’euros par an jusqu’à présent, la Finlande était, le troisième plus gros contributeur à l’UNEP.
Le président des Verts et ancien ministre de l’Environnement, M. Ville Niinistö a vivement critiqué cette décision qui nuit à l’image de la Finlande.
HS

L’image de la Finlande écorchée
Helsingin Sanomat a interrogé de nombreux diplomates finlandais à New York qui estiment que les récentes informations sur des attaques contre les réfugiés ainsi que les décisions du gouvernement de diminuer drastiquement l’aide au développement et de supprimer son financement à l’UNEP ont grandement nuit à l’image de la Finlande à l’étranger.
On estime que cela réduit aussi l’influence De la Finlande au niveau international. Ainsi, la Suède qui a créé un groupe de neuf pays pour suivre la réalisation des objectifs de développement durable de l’ONU, n’y a même pas invité la Finlande.
Certains diplomates craignent que la Finlande quitte son groupe de référence traditionnel, les pays nordiques, pour être désormais assimilée aux pays de l’Est.
HS

Environnement

Les Finlandais favorables à une politique climatique stricte
Lors d’un séminaire organisé vendredi à Helsinki, le Ministre de l’environnement Kimmo Tiilikainen a déclaré que le réchauffement climatique n’allait pas s’arrêter à la conférence de Paris. « Il faut espérer que la conférence de Paris sera un tournant ». « Le plus important est de fixer des objectifs pour diminuer les émissions et de les contrôler régulièrement, par exemple tous les cinq ans. Il faut que l’on puisse au besoin revoir les objectifs pour les durcir. »
Le Ministre a aussi souligné qu’il voyait la lutte contre le changement climatique comme une opportunité pour les technologies propres des industries finlandaises.
Lors de ce séminaire, une vingtaine d’organisations finlandaises (ONG, syndicats, églises…) ont signé une déclaration commune pour le climat qui exige que la Finlande s’engage fortement pur qu’un accord soit obtenu à Paris.
L’association Myrskyvaroitus (=avis de tempête) pour sa part publie les engagements de personnes en faveur du climat. Le ministre a fait la sienne.
Le ministère a publié les résultats d’un sondage selon lequel seulement un quart des Finlandais croient que l’on puisse arriver à un accord qui permettra de limiter à 2° le réchauffement climatique.
80% des Finlandais pensent que la Finlande devrait réduire fortement ses émissions et la moitié d’entre eux estiment que la Finlande doit le faire même si les autres pays ne le font pas. D’après ce sondage, ce sont surtout les femmes et les jeunes qui sont sensibilités à la lutte contre le réchauffement climatique.
En revanche, les Finlandais ne sont pas convaincus par la responsabilité de l’homme dans ce phénomène : seulement 25% sont d’accord avec les conclusions du GIEC sur la responsabilité de l’homme dans le réchauffement climatique ; un tiers contestent cette responsabilité.
De même près de la moitié des Finlandais pensent que le réchauffement climatique sera moins important que prévu (4 à 6° pour la Finlande durant les cent prochaines années).
HS KS

Economie

S&P maintient la note de la Finlande
L’agence de notation S&P a maintenu à AA+ la note de la Finlande mais a modifié les perspectives en tendance négative (contre stable précédemment).
HS

Commission européenne

Visite de M. Sefcovics en Finlande
Aamulehti rapporte que Maros Sefcovics, vice-président de la Commission européenne, a effectué une visite en Finlande. Le commissaire a eu un entretien avec le Premier ministre Juha Sipilä jeudi soir. La coopération nordique et les possibilités de terminaux LNG ont été évoquées lors de l’entretien.
Le commissaire a également effectué une visite à Vaasa où il a participé à une table ronde avec Miapetra Kumpula-Natri, parlementaire européenne.
Le commissaire a parlé en faveur d’un marché ouvert de l’énergie en Europe qui serait favorable aussi pour les consommateurs.
AL/sam/A10

Suède

Visite du ministre suédois de la défense
Helsingin Sanomat relève que le ministre suédois de la défense Peter Hultqvist a effectué une visite de deux jours en Finlande à l’invitation de son collègue Jussi Niinistö.
Les deux ministres ont souligné l’importance de la coopération de défense entre la Finlande et la Suède. Selon M. Niinistö, leur intention est d’augmenter la formation et le nombre d’exercices communs.
Selon M. Hultqvist, la Suède a décidé d’augmenter le budget de défense de 11 % d’ici cinq ans.
HS/sam/A10

Politique intérieure

Vrais Finlandais

M. Soini veut calmer les siens
Suomenmaa, organe du Centre, rapporte que le président des Vrais Finlandais Timo Soini, ministre des affaires étrangères, souhaite apaiser les siens sur son blog. Il admet l’existence des pressions contre le parti, due à l’audience en baisse des Vrais Finlandais dans les sondages d’opinion.
« Il ne faut pas s’énerver. Les élections ont eu lieu il y a cinq mois. Nous avons le mandat des électeurs et il faut l’utiliser », écrit-t-il M. Soini. « Nous avons encore quatre Noëls et plus de 40 sondages d’opinion d’Yle avant les prochaines élections législatives. Au marathon, les médailles ne sont pas distribuées après trois kilomètres. »
« Je ne suis pas déserteur et les Vrais Finlandais ne sont pas un parti politique de déserteurs. Nous faisons ce qu’il faut faire et en assumerons la responsabilité aux élections de 2019. »
SM/mer/6

Economie - social

Propos de M. Häkämies
Selon Helsingin Sanomat, Jyri Häkämies, directeur général d’EK, confédération du patronat et de l’industrie, estime que la centrale syndicale SAK doit encore faire des concessions pour que les partenaires sociaux trouvent une entente lundi sur une présentation de propositions alternatives. M. Häkämies propose des accords alternatifs par branche.
Le président de la centrale syndicale Akava, Sture Fjäder, estime qu’un échec lundi ne serait pas une catastrophe et que les négociations pourraient encore se poursuivre même après cette date.
HS/dim/.A12, AL/dim/A9

Société

Baisse de la fécondité
Helsingin Sanomat rapporte que le taux de fécondité ne cesse de baisser en Finlande : il s’élève à 1,71 (enfants par femme), soit le plus bas taux depuis la fin des années 1980.
En 2010, il était encore de 1,87.
HS

France – Finlande

Cinéma

Luc Jacquet
A l’occasion du festival international du film d’Helsinki, le réalisateur Luc Jacquet est venu présenter son dernier film « La glace et le ciel », vendredi à Helsinki. Yle, Aamulehti et Kaleva ont publié des interviews du réalisateur français et de bonnes critiques de son film.
Yle, AL, Kaleva

Tourisme

Où manger à Paris ?
Dans ses pages tourisme du samedi, Helsingin Sanomat propose de nombreux lieux où manger à Paris.
HS

Fragonard amoureux
Kaleva publie une critique positive de l’exposition Fragonard amoureux qui se tient au musée du Luxembourg, jusqu’eau 24 janvier.
Kaleva

Théâtre

La chute à Helsinki
Helsingin Sanomat et Hufvudstadsbladet publient de bonnes critiques de la pièce La chute de Camus, actuellement à l’affiche au théâtre Jurkka, à Helsinki.
HS

Société

Le Mölkky, à la mode en France
Patrick Le Louarn rapporte dans Kaleva l’engouement en France pour le jeu finlandais.
Kaleva

Vendredi 25 septembre 2015

Politique étrangère et européenne

Crise migratoire

Selon M. Stubb, il pourrait y avoir un demi million d’immigrés dans 15 ans
Le ministre des Finances, M. Stubb, estime qu’en 2020, il pourra y avoir 320 000 ressortissants étrangers résidant en Finlande, et 500 000 en 2030. « Il n’y a pas d’issue à cette évolution », dit-il, en relevant qu’il s’agit de voir comment gérer la situation. « La Finlande y arrivera avec une attitude pragmatique et positive », selon lui.
Il relève qu’avec 15 000 arrivants par an, le coût supplémentaire engendré sera de 114 millions d’euros en 2016. En 2019, il s’agira de 320 millions d’euros. Mme Nerg, directrice générale du ministère de l’Intérieur, estime que ce calcul est déjà dépassé. Selon les dernières estimations, il y aurait 30 000 arrivants cette année, ce qui signifierait une dépense de 200 millions d’euros en 2016.
Mme Nerg relève que les frais supplémentaires seront inclus dans la loi des finances rectificative de novembre. « A ce moment-là, nous saurons mieux comment la situation aura évolué. »
M. Stubb relève que le gouvernement est uni dans ses positions concernant l’immigration, et que les orientations du programme gouvernemental tiennent.
« Il n’y a pas que des solutions nationales à la situation en matière d’asile. Il n’y a que des solutions communes européennes. Nous allons nous en sortir en coopérant, et non pas en installant des barbelés. »
Pour M. Stubb, la crise migratoire représente pour l’UE un moment fatidique tel que la création de l’EEE.
HS/A12

Accueil des demandeurs d’asile – le gouvernement pourrait imposer l’accueil aux communes par décret
Si les communes ne proposent pas volontairement, ou assez rapidement, des locaux pour accueillir des demandeurs d’asile, le ministère des l’Intérieur dispose d’un décret prêt à être utilisé pour les obliger à l’accueil. Mme Nerg, directrice générale du ministère de l’Intérieur, relève que forcer les communes est le dernier des moyens. Jeudi, elle en a appelé aux maires pour trouver des locaux et les mettre à disposition de l’accueil le plus rapidement possible.
Dès maintenant, l’Office national de l’immigration peut mettre en place des centres d’accueil sans qu’une municipalité soit d’accord. Le décret obligerait les communes à céder des locaux si on n’en trouve pas autrement.
AL/A8

Emeute à Lahti
« Le gouvernement condamne vigoureusement la manifestation » HS
A Lahti, de 30 à 40 manifestants ont accueilli violemment les demandeurs d’asile arrivés hier soir. Des feux d’artifice et des fusées ont été lancées contre le bus qui transportait les arrivants et contre les personnes qui s’en sortaient. Des pierres ont été lancées contre des employés de la Croix rouge.
Yle, HS

Politique intérieure

Economie – Social

La SAK a présenté sa réponse au gouvernement – une entente est encore possible
Helsingin Sanomat relève que la centrale syndicale SAK, qui présenté jeudi sa réponse aux propositions du gouvernement afin d’améliorer la compétitivité-coût, propose comme alternative un gel de salaires en 2017 – qui correspond à une amélioration de 1,5 % du coût du travail - une baisse de cotisation sociale patronale (1,7 %), un transfert partiel de cotisation assurance-chômage aux salariés (0,7 %) et une baisse temporaire de cotisation de la contribution au régime des pensions (0,3 %). Selon la SAK, ces mesures correspondent à une amélioration de 4,20 % dans la compétitivité-coût.
La proposition de la SAK ne convient toutefois pas au gouvernement, mais toute possibilité d’entente n’a pas encore été enterrée : « Il faut poursuivre les négociations », selon le Premier ministre Juha Sipilä.
Le ministre des finances Alexander Stubb a critiqué la proposition de la SAK.
M. Sipilä attend une proposition commune des centrales syndicales et patronales pour le lundi 28 septembre avant 16 heures. Pour plusieurs commentateurs, cette date est trop optimiste pour une entente.
Malgré quelques divergences de vues, les organisations syndicales ont décidé d’étudier la possibilité d’un accord possible.
« Nous nous sommes rencontrés pour examiner la possibilité d’une proposition commune », selon Antti Palola, président de la STTK.
Le président d’Akava, Sture Fjäder, a critiqué la proposition de la SAK. Akava préfère une solution qui diminuerait l’indemnité de vacances et augmenterait le temps de travail hebdomadaire d’une heure.
Selon Kauppalehti, la confédération du patronat et de l’industrie EK se félicite de la proposition sur le gel des augmentations salariales. Selon le directeur général de EK Jyri Häkämies, « la proposition va dans la bonne direction mais les mesures sont insuffisantes ».
Eeva-Liisa Inkeroinen, directrice au patronat de la technologie, souligne que « cela n’est pas le moment pour les négociations salariales. Les conventions collectives sont encore en vigueur pendant un an. »
Markku Jalonen, directeur au patronat des communes finlandaises, souligne que « il n’y a pas de baisse du coût unitaire dans la proposition de la SAK ».
Lasse Laatunen, ancien directeur chargé des questions de marché du travail à l’EK, a critiqué, quant à lui, les mesures téméraires du gouvernement. « Le projet pour un pacte social a été voué à l’échec. »
HS/6-7, KL/6-7

Protection contre le chômage

Les économies continuent
Kauppalehti rapporte qu’il y aura des coupes dans la protection contre le chômage, proportionnelle aux gains, dans les années à venir. Les économies de 200 millions d’euros en préparation ne seront pas suffisantes, parce que le chômage restera à un niveau élevé.
Selon l’estimation de la Caisse d’assurance contre le chômage, le taux de chômage sera de 9,5 % cette année et 10,1 % en 2016. Seulement en 2019, le taux sera intérieur à celui de cette année.
Selon les calculs du Centre national de la statistique, il y aura 270 000 chômeurs en Finlande en 2016, soit 20 000 de plus par rapport à l’année en cours.
Le groupe de travail nommé par le ministère des affaires sociales et de la santé, présidé par le conseiller Esko Salo, doit proposer des coupes d’ici mi-octobre. Il semble assez certain que la durée de la protection contre le chômage, proportionnelle aux gains, sera diminuée de 500 à 400 jours, ce qui représenterait au moins 150 millions d’euros déconomies sur l’objectif des 200 millions.
Selon M. Salo, la durée est exceptionnellement longue en Finlande par rapport à d’autres pays. Le niveau de la protection est pourtant plus élevé en Suède et au Danemark.
Le niveau des allocations chômage varie entre 42 % (revenus importants) et 55 % (revenus moyens) sur le salaire mensuel. Dans ce calcul, le revenu important est en moyenne de 5 200 euros et le revenu moyen de 3 300 euros par mois.
Un délai de carence d’un jour serait possible, ainsi que la suppression de l’indemnité journalière majorée de ceux qui ont travaillé pendant plus de 20 ans.
Selon Janne Metsämäki, directeur général de la Caisse d’assurance contre le chômage, environ la moitié de ces économies diminuerait les dépenses de l’Etat et l’autre moitié diminuerait la pression pour augmenter la cotisation de l’assurance-chômage. Il est déjà prévu que la cotisation des employés et des employeurs augmentera de 0,5 unité à partir du début 2016. Selon M. Metsämäki, il a des pressions pour augmenter la cotisation aussi en 2017.
KL/mer/A7

Economie

M. Stubb estime que la relance n’aiderait pas l’économie finlandaise
Le Parlement entamera l’étude du budget, la semaine prochaine. Le ministre des Finances, M. Stubb, estime que la Finlande est « le malade de l’Europe » en matière économique. Il rappelle que l’on prévoit une croissance très faible pour les prochaines années, « la plus modeste de l’Europe ». Il relève que le taux de chômage n’augmente aussi rapidement dans aucun autre Etat membre.
M. Stubb rejette la relance parmi les outils du fait que les problèmes de l’économie finlandaise sont structurels. « Une politique financière de relance aiderait bien le marché intérieur, mais elle augmenterait les prix. Cela rendrait difficile de réparer la compétitivité. »
Les problèmes structurels sont la faible compétitivité et le taux de chômage élevé. « La Finlande est un pays trop cher dans la zone euro. Le faible taux d’emploi est un problème, ainsi que le vieillissement de la population active.
Ces problèmes ne pourront pas, selon M. Stubb, être gérés en augmentant le financement public, pour lui, il faut de réformes structurelles de l’économie.
Le ministère des Finances publiera ses prévisions économiques, lundi. Le centre national d’études statistiques a relevé, début septembre, que le PIB avait augmenté de 0,2 % en avril-juin par rapport au début de l’année.
HS/A13

Projets prioritaires

La nouvelle directrice de VATT critique les projets privilégiés du gouvernement en les considérant comme un peu démodés
Le quotidien d’informations économiques Kauppalehti rend compte des propos de Mme Huhtala, directrice du Centre national de la recherche économique (VATT), qui se demande si les relations entre les organisations syndicales et le gouvernement vont beaucoup souffrir dans le contexte du paquet compétitivité. En soi, le paquet représente pour elle un effort mécanique de baisser le coût de la main d’œuvre.
« S’il y aura un grand différend, il est probable que l’on ait toutes ces questions à évoquer lors des négociations salariales dans un an. Les syndicats se souviendront à ce moment-là des réductions du coût de la main d’ouvre. C’est pour cela que l’on se fait généralement du souci sur le fait de savoir si c’est une politique raisonnable à long terme. »
Mme Huhtala estime qu’il serait essentiel que le débat se concentre sur le fait de savoir quels sont les obstacles à la croissance. « La structure de nos exportations reste problématique. Le débat est faussé si on parle seulement des salaires et du coût de la main d’œuvre. Le point fort de la Finlande n’est pas la main d’oeuvre pas chère, mais la main d’œuvre haut de gamme. »
Mme Huhtala estime qu’il est contradictoire que le gouvernement souhaite couper dans les crédits de la R&D, domaine qui à long terme permet à l’économie de se renouveler.
Au lieu de débattre des frais en matière de main d’œuvre, il faudrait plus évoquer la façon de diriger les entreprises et leurs activités R&D. Elle cite d’exemple de l’industrie forestière qui n’a pas su voir à temps comment le monde change. Elle a continué à investir sans vraiment de réformer.
Pour la directrice de VATT, la Finlande a longtemps vécu dans une « économie dirigée fermée » où on a dévalué au besoin. La concurrence n’était pas ce qu’elle est dans le contexte mondial actuel.
Pour elle, la concurrence nous maintient en état d’alerte. « Si on n’y est pas habitué, et qu’il a fallu créer une compétitivité de façon artificielle, c’est une mauvaise perspective à la longue. »
Le gouvernement envisage de mettre un élan à la croissance avec ses projets privilégiés pour lesquels il cible 1,6 milliards d’euros. Mme Huhtala se montre méfiante. « C’est un investissement modeste », dit-elle en constatant que les crédits de 300 millions d’euros destinés pour les bio-économies se répartissent entre plusieurs projets sur quatre ans. Les énergies renouvelables devraient, selon elle, être considérées sous un angle vaste, non pas seulement du point de vue du développement des bio-carburants. Il faudrait également développer la capacité de stocker de l’énergie, les réseaux intelligents et l’efficacité énergétique. La Finlande risque de commettre la même erreur dans les questions énergétiques qu’elle a faite dans l’industrie forestière : celle de ne pas prévoir suffisamment loin dans l’avenir.
Concernant l’économie circulaire, sur laquelle elle a fait une thèse de doctorat à l’Université de Californie en 1994, Mme Huhtala estime qu’on en parle déjà comme s’il s’agissait d’un nouveau système économique. Pour elle, cela résonne comme une nouvelle économie dirigée.
Une grande partie du financement des projets privilégiés sera ciblé dans l’agriculture. Mme Huhtala considère cela un peu dépassé. « Les mesures ne semblent pas très innovantes. » Est-ce que la quantité suffisante de bois constitue vraiment la question primordiale sur laquelle on souhaite influencer ou bien s’agirait-il plutôt de la valeur ajoutée liée au bois, se demande-t-elle.
Elle relève que les nouveaux investissements industriels prévus concernent dans la pratique la production de la pâte à papier, même si on parle de la bioproduction. Cela ne correspond pas bien à l’image de la situation actuelle sur le secteur énergétique mondial, ou bien concernant le produit fini qui est avancé au niveau de la numérisation. C’est ça le souci, selon elle.
Le risque des projets prioritaires du gouvernement est qu’ils maintiennent les vieilles structures. Mme Huhtala estime qu’il ne faudrait pas cibler les financements publics sur quelques rares secteurs, mais subventionner la recherche de façon étendue. Lorsqu’on distribue des aides, il faudrait subventionner la R&D de façon directe et générale, c’est-à-dire soutenir la recherche de base. On pourrait ainsi mettre à profit la capacité des marchés à sélectionner les vainqueurs. Il faudrait éviter la situation où le gouvernement cible des crédits à un certain domaine ou à une certaine technologie.
KL/mer/12-14

Jeudi 24 septembre 2015

Politique étrangère et européenne

Crise migratoire

Conseil européen
Keskisuomalainen relève que la question de l’abstention lors du vote est gênante pour la Finlande, et que, lors de sa conférence de presse, hier à Bruxelles, le Premier ministre, M. Sipilä, s’est efforcé d’attirer l’attention sur ce qui va se passer par la suite.
Pour lui le vote, conforme au programme gouvernemental, est le moindre de ses problèmes actuels. Il relève que la Finlande n’a pas souhaité forcer les autres à assumer leur responsabilité en la matière.
Il estime que la Finlande et l’UE devront avancer vers la phase suivante qui consistera à se concentrer sur les raisons de la crise et leur gestion. Au niveau finlandais, cela signifiera de cibler sur la politique de l’intégration en prenant l’exemple sur les expériences et réussites des autres pays. Au niveau européen, il s’agira de réfléchir plus au fait de savoir comment lancer les activités de médiation de paix en Syrie.
M. Sipilä estime qu’augmenter les crédits au développement serait un moyen d’intervenir sur les origines de la crise. Il estime que l’augmentation des crédits finlandais serait raisonnable à longue terme, mais il précise que les coupes prévues ne seront pas annulées, le budget ne le permettant pas concernant 2016.
Il se félicite du projet de financement d’urgence que l’UE prévoit pour les camps de réfugiés.
HS

M. Sipilä a revu à la hausse l’évaluation sur le nombre d’arrivants éventuels
M. Sipila évoque le transfert de réfugiés de la Finlande vers d’autres pays européens
Helsingin Sanomat relève que M. Sipilä estime désormais que jusqu’à 50 000 demandeurs d’asile pourraient venir en Finlande cette année, contre 30 000 demandeurs au plus prévus précédemment.
Il estime que ce chiffre correspond proportionnellement au même effort que l’Allemagne qui estime recevoir 800 000 personnes.
Uusi Suomi relève que M. Sipilä a tort en disant que la Finlande (5,5 réfugiés viendraient pour 1000 habitants) va recevoir, proportionnellement à sa population, autant de réfugiés que l’Allemagne (12,3) ou la Suède (8,2).
Helsinghin Sanomat relève que M. Sipilä a déclaré que, si des transferts permanents de réfugiés étaient instaurés dans l’UE, la Fionlande pourrait probablement transférer des réfugiés vers d’autres pays européens.
M. Sipilä a déclaré que la Finlande n’avait toutefois pas changé sa position opposée aux transferts permanents.
KS/10, HS

”La Finlande a quand même voté contre la répartition du fardeau” HS
Helsingin Sanomat relève qu’une abstention au vote est considérée comme de voter contre.
M. Orpo, ministre de l’Intérieur, a constaté, mardi, qu’il trouvait le résultat bon et souhaitable. Pour lui, la Finlande se situait parmi ceux qui avaient voté en faveur des quotas de transferts.
Dans la réalité, c’est comme si la Finlande aurait voté contre, car dans le règlement européen, une abstention est considéré comme un « non ».
La Finlande a ainsi voté comme la République tchèque, la Slovaquie et la Roumanie, relève HS. M. Orpo estime que « l’essentiel, c’est de savoir de quoi ça a l’air, et maintenant, en Europe, on peut constater que la Finlande a été favorable à la décision tout en s’abstenant. » A la question de savoir quel était l’intérêt de s’abstenir si cela allait être compté comme un vote contre, M. Orpo rappelle qu’une bonne solution européenne a été obtenue même si la Finlande n’a pas voté.
Avant le vote, M. Orpo a appelé MM. Sipilä, Stubb et Soini, comme le caractère volontaire de la répartition du fardeau avait été inscrit dans le programme gouvernemental. A la question de savoir s’il s’agissait d’une solution en matière de politique intérieur et d’un effort de plaire aux Vrais Finlandais, M. Orpo répond par l’affirmative. Selon lui, il faut s’efforcer de trouver les moyens à l’intérieur du gouvernement. « Je suis très satisfait du fait que le gouvernement est unanime en ce qui concerne une participation volontaire à la répartition du fardeau. »
HS

Débat sur le vote de la Finlande sur les quotas de transfert de réfugiés
Keskisuomalainen publie un billet d’Annu Marjanen, correspondante de l’agence de presse STT à Bruxelles, sur le fait que la Finlande est restée piégée par son programme gouvernemental. Elle n’a pas pu voter en faveur des transferts et elle n’a pas souhaité voter contre non plus pour ne pas transmettre un signal dans le sens où elle ne serait pas prête à assumer sa part de responsabilité.
La correspondante à Bruxelles d’Helsingin Sanomat, Virve Kähkönen, souligne que les pays européens ont fait des acrobaties à Bruxelles pour faire plaisir à leur électorat domestique. Cela vaut tant pour la Finlande que pour la Hongrie et la Roumanie.
La correspondante d’Yle à Bruxelles juge que « la Finlande a voté comme une autruche ». En effet, les vrais finlandais peuvent se prévaloir du fait que la Finlande s’est abstenue. Le Rassemblement national est pour sa part satisfait que l’on accepte des réfugiés. Cette coalition a donc créé une politique selon laquelle on s’abstient de voter mais en même temps, les Vrais Finlandais acceptent l’accueil de réfugiés.
L’ancien Ministre Erkki Tuomioja considère que le ministre Orpo devait être désolé d’être le prisonnier des Vrais Finlandais.
L’ambassadeur de Finlande en suisse, Jari Luoto estime que le gouvernement est prisonnier de son programme gouvernemental. « En même temps que nous assumons notre part de responsabilité en accueillant des réfugiés, nous faisons tout pour détruire ce qui reste de notre image et nous éloignons de nos alliés traditionnels ».
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat juge que la Finlande s’est isolée sans raison. Elle s’est abstenue car la pression était trop forte pour les Vrais Finlandais. On peut en déduire soit que le rassemblement national et le centre ont cédé aux Vrais Finlandais, soit qu’ils ont au contraire montré que les Vrais Finlandais ne dictaient pas seuls la position de la Finlande. Il est revenu ensuite au premier ministre le rôle de minimiser les dégâts.
KS/10 HS Yle

M. Soini se justifie en ce qui concerne ses propos sur la Suède
Le ministre suédois de l’Intérieur rejette les critiques de M. Soini
Le ministre des Affaires étrangères, M. Soini, s’étonne de la façon dont les médias ont rendu compte de ses propos concernant la Suède. Il insiste sur le fait que la traite de personnes et la surveillance des frontières constituent un problème partout en Europe.
Le ministre suédois de l’Intérieur, M. Ygeman, rejette les critiques de M. Soini et relève que la Suède respecte les accords Schengen et le règlement Dublin. Il déclare que toutes les personnes qui demandent l’asile en Suède sont enregistrées et que les autorités et les ONG les encouragent à déposer une demande en Suède.
M. Ygeman relève que la coopération avec les autorités et le gouvernement finlandais est bonne et qu’il n’a aucune envie de se lancer dans un échange de critiques entre les deux pays. Il souligne que les gens ne sont pas enregistrés par force. « Il s’agit de circonstances particulières en Europe, et tous les pays doivent assumer leur part de responsabilité. »
M. Ygeman relève qu’historiquement il a été bénéfique pour la Suède d’accueillir des gens qui fuient la guerre. A court terme, c’est un défi, mais le plus rapidement les arrivants apprennent la langue et entrent sur le marché du travail, le plus rapidement ce défi devient un avantage, selon lui.
KS/10, HS/A14

Déplacement en Finlande de la ministre estonienne des Affaires étrangères
La ministre estonienne des Affaires étrangères, Mme Kaljurand, a effectué une visite en Finlande. Lors d’une conférence de presse commune avec, M. Soini, les deux ministres ont souligné le fait qu’il n’y avait aucun différend entre les deux pays.
HS note que la recette de Mme Kaljurand en matière de la gestion de la crise migratoire ressemble à celle de M. Soini. Les deux évoquent les contrebandiers, les criminels et les immigrés économiques sans même que l’on leur pose de question.
Mme Kaljurand souhaite que l’on transmette un message explicite à la Turquie et dans les Balkans afin de faire comprendre que les immigrés économiques seront renvoyés.
Mme Kaljurand relève que l’Estonie n’a pas réduit ses crédits au développement ni à l’aide humanitaire.
En ce qui concerne le conflit en Ukraine, Mme Kaljurand estime que le meilleur outil dans cette crise est l’unité de l’Europe. Il faut s’exprimer d’une seule voix unique.
La ministre relève que son pays ne considère pas la Russie comme une menace militaire. L’Estonie se sent en sécurité. Il existe du terrorisme et des cyber-menaces, mais il faut être conscient de ces menaces et s’y préparer. « S’il le faut, nous réagirons. »
HS/A29

Allemagne

Affaires Volkswagen
« La tricherie de Volkswagen pourrait toucher la Finlande aussi » HS
« Le Made in Germany entâché » HS

Energie

Visite du Commissaire à l’Energie
Le commissaire Maros Sefcovic est en déplacement à Helsinki où il va rencontrer notamment le Premier ministre juha Sipilä et le Ministre de l’Economie Olli Rehn pour présenter son projet d’union énergétique.
HS

Politique intérieure

Economie – Social

Réponse de la SAK au gouvernement
La centrale syndicale SAK propose, comme alternative aux projets du gouvernement, un accord selon lequel en 2016 et 2017 il y aurait un gel des salaires et une augmentation des cotisations salariales des employés pour compenser la baisse des cotisations patronales.
Ces mesures auraient pour effet une diminution du pouvoir d’achat de 1,9%.
Yle

Mercredi 23 septembre 2015

Politique étrangère et européenne

Crise migratoire

Réunion européenne des ministres de l’Intérieur
La Finlande, qui a promis d’accueillir les 2400 demandeurs d’asile prévus dans le cadre de la répartition du fardeau entre les Etats membres, s’est abstenue lors du vote en argumentant sur le fait que le programme gouvernemental prévoyait un caractère volontaire pour les transferts internes. M. Orpo admet que le résultat du vote signifie que les transferts sont devenus un mécanisme contraignant.
Helsingin Sanomat relève que la façon d’agir finlandaise a suscité un étonnement parmi les journalistes internationaux.
M. Orpo relève que la Finlande avait tenu les autres Etats membres au courant de sa position et estime que cela ne laissera pas de traces importantes sur l’image de la Finlande. Pour lui, les quotas sont un pas vers des solutions européennes. « Je m’inquiète bien plus des flux incontrôlés de migrants que du fait de savoir comment les Etats membres prennent des décisions entre eux. Il nous faut maîtriser la situation et cela nécessite une prise de décision. »
HS/A9, KS/5

Déclarations de M. Sipilä à l’occasion de son déplacement en Allemagne
Le Premier ministre, M. Sipilä, a rencontré la chancelière fédérale, Mme Merkel, à Berlin, hier. Selon Mme Merkel, les deux pays ont une compréhension mutuelle vaste en ce qui concerne la façon dont il convient de gérer la crise.
M. Sipilä relève que Mme Merkel ne s’est pas efforcée de convaincre la Finlande à s’engager dans des quotas d’accueil permanents. Selon lui, Mme Merkel comprend bien la position finlandaise. « L’Allemagne est satisfaite de la position finlandaise qui signifie que nous nous chargerons de façon volontaire d’une partie du fardeau. »
M. Sipilä estime que, selon la répartition proposée, par capita, la Finlande accueillerait proportionnellement autant de réfugiés que l’Allemagne.
Lors d’une conférence de presse commune, M. Sipilä a félicité Mme Merkel du leadership dont elle fait preuve. « L’Allemagne a fait preuve de leadership, de sens de responsabilité et de solidarité », selon lui.
M. Sipilä et Mme Merkel ont souligné que la crise ne pouvait pas être résolue en construisant de nouvelles barrières, mais en intervenant sur ses origines. M. Sipilä a dit que fermer les frontières n’était pas une option. Il part du principe qu’une solution commune européenne pourra être obtenue
Après Berlin, M. Sipilä s’est rendu à Bruxelles.
Aamulehti publie un billet intitulé « Il faut se rendre en Allemagne afin d’avoir un pouvoir d’influence » d’un journaliste résidant à Berlin, Visa Joronen, qui estime que si la Finlande souhaite avoir son mot à dire sur une question, il lui faut le soutien de l’Allemagne.
KS/5, AL/A6-7, SM

Le centre de tri de Tornio a été inauguré et les arrivants y sont menés directement depuis la frontière
Le directeurs des douanes de Tornio relève qu’il s’agit de l’opération se surveillance la plus importante qu’il ait jamais connu. Des autorités sont venues comme renfort des autres parties de la Finlande, y compris des étudiants en formation policière.
HS/A10

M. Soini estime que l’action de la Suède rend possible les activités criminelles
Le ministre des Affaires étrangères, M. Soini, estime que la Suède qui n’enregistre pas les arrivants, rend ainsi possible les activités criminelles. Pour lui, la Suède – et cela vaut pour le Danemark et l’Allemagne – met en place des opportunités pour les contrebandiers.
M. Soini propose de financer des camps de réfugiés et de créer des locaux d’accueil aux frontières européennes afin d’y prendre les décisions sur un asile.
Il n’exclut pas que la situation détériore les relations entre la Finlande et la Suède.
AL/A5

La Finlande revoit son évaluation sur la sécurité en Somalie et en Irak
L’Office national de l’immigration est en train de mettre à jour son évaluation de la sécurité de la Somalie et de l’Irak. Il s’agit de recenser les possibilités de renvoyer des personnes dans ces pays.
Au 20 septembre, 12 471 demandeurs d’asile étaient arrivés en Finlande depuis le début de l’année. Le plus grand groupe est constitué par les Irakiens (7729), loin devant les autres groupes, Somaliens (1568) et Afghans (680). On recense seulement 297 Syriens.
Suomenmaa rend compte des propos de M. Rogan, professeur à l’Université d’Oxford, qui estime que l’évaluation actuelle de la Finlande concernant la situation irakienne est juste. Pour lui, il y a certaines régions en Irak où on peut vivre normalement.
AL/A9, SM

La Finlande envoie des tentes en Hongrie
La Finlande enverra 192 tentes habitables en hiver pour héberger des réfugiés en Hongrie. Le ministère de l’Intérieur achète les tentes aux forces armées qui s’achètera de nouvelles pour les remplacer.

Cas de contrebandes
Helsingin Sanomat relève que des deux personnes détenues en Autriche pour avoir passé en contrebande 38 Irakiens et 4 Syriens, n’ont pas de casier judiciaire en Finlande. Un des suspects est de nationalité finlandaise, et il aurait été actif dans une organisation promouvant la cause des Kurdes. L’autre dispose d’un permis de séjour en Finlande.
Selon les sources de HS, les suspects auraient des origines iraniennes et irakiennes.
A Helsinki, un nouveau cas de contrebande s’est avéré. Un homme d’origine irakienne a été arrêté soupçonné d’avoir passé cinq personnes en contrebande. En juillet, il aurait déjà passé deux personnes en contrebande.
HS relève que les autorités ne sont pas capables de donner un chiffre concernant le nombre de personnes qui résident en Finlande sans s’être enregistrées.
Selon les gardes-frontières, dans les cas de contrebande, il s’agit le plus souvent d’amis et de membres de la famille que l’on fait venir. Les autorités estiment qu’avec le nombre accru de demandeurs d’asile, il est possible que le nombre de victimes de traite de personnes augmente en Finlande. Les gardes-frontières estiment qu’il faut que les autorités soient vigilantes en la matière.
HS/A11

Politique intérieure

Parlement

Motion de censure sur l’éducation
Helsingin Sanomat rapporte que le parlement a débattu, mardi, la motion de censure sur les économies dans l’éducation, déposée par quatre partis de l’opposition (les chrétiens-démocrates ne s’y sont pas joints).
Dans sa réponse au nom du gouvernement, Sanni Grahn-Laasonen, ministre de l’éducation, a souligné que les économies ne sont pas la menace la plus importante pour l’éducation. Selon la ministre, la plus grande menace serait la situation où la Finlande ne réformerait pas son système de l’éducation. « L’école finlandaise est prisonnière son sa propre histoire. Nous voulons créer une école finlandaise des années 2020 ».
Selon le député social-démocrate Jukka Gustafsson, premier signataire de la motion de censure et ancien ministre de l’éducation, « le gouvernement a choisi une voie qui met en danger la croissance économique, l’égalité dans l’éducation et la hausse du niveau de connaissances ». Selon le PSD, on ne peut pas cacher les économies en parlant des réformes.
Le ministère de l’éducation de la culture a confirmé que les calculs cumulatifs du syndicat des enseignants OAJ sur les économies sont corrects : trois milliards d’euros d’économies cumulées durant la législature sur ce secteur (y compris en comptant les budgets des communes). L’éducation est pourtant un des projets prioritaires du gouvernement actuel qui y a accordé, à ce titre, des crédits spécifiques de 300 millions d’euros. Le gouvernement précédent avait effectué des économies de 1,44 milliard d’euros sur l’éducation.
Avant les élections législatives du printemps dernier, tous les partis politiques avaient promis de ne pas effectuer des coupes dans l’éducation.
Le vote sur la confiance du gouvernement a eu lieu mercredi après-midi : le gouvernement a obtenu la confiance par 104 voix contre 60.
HS/A7

Mouvements sociaux

La SAK n’a que des décisions difficiles à prendre
Selon l’analyse d’Helsingin Sanomat, la centrale syndicale SAK est face à une des situations les plus difficiles dans l’histoire de l’organisation. Depuis les années 1940, la SAK et le patronat ont plus ou moins décidé ensemble les conditions de travail et la législation concernant la vie professionnelle.
Le gouvernement actuel de centre-droite ne mentionne pas une seule fois dans son programme le système tripartite (gouvernement-patronat-syndicats) du marché du travail. De plus, le gouvernement a fixé une date aux partenaires sociaux, ce qui est une insulte du point de vue de la SAK.
Le bureau de la SAK, qui se réunira jeudi, doit annoncer sa réponse aux propositions du gouvernement afin d’améliorer la compétitivité-coût.
Le Premier ministre Juha Sipilä a annoncé que les partenaires sociaux ont jusqu’à lundi prochain pour présenter leurs propositions alternatives.
HS/A12

Propos de M. Sipilä
Suomenmaa, organe du Centre, relève que selon le Premier ministre Juha Sipilä, le gouvernement ne compte pas attendre la réponse de la SAK. La date limite sera lundi prochain 16 h et le gouvernement présentera au Parlement ses moyens afin d’améliorer la compétitivité-coût mercredi prochain.
Selon M. Sipilä, la modification du paquet sera ensuite plus difficile. Le Premier ministre a commenté, devant les journalistes finlandais, la situation actuelle au marché du travail lors de son déplacement à Berlin mardi.
SM/5

Propos de M. Stubb
Selon Helsingin Sanomat, le ministre des finances Alexander Stubb souligne que le gouvernement tient à son paquet afin d’améliorer la compétitivité-coût et que les prolongations proposées par la SAK ne changent pas la stratégie du gouvernement.
Selon M. Stubb, le gouvernement ne souhaite pas combiner les coupes dans les allocations chômages et les accords locaux dans le même paquet sur le coût unitaire du travail.
HS/A13

Retraites

Débat sur la pénibilité
Kauppalehti rapporte que l’étude du projet de loi sur la réforme des retraites suscite un débat sur la pénibilité. En effet, le projet de loi prévoit une nouvelle retraite pour les métiers les plus pénibles. Or, cette pénibilité est définie par des critères physiques et psychosociologiques dont l’explication tient sur plusieurs pages.
KL

Economie

Energie éolienne
Une facture importante pour le gouvernement
Helsingin Sanomat rapporte que la Finlande devra payer longtemps pour les aides à la construction d’éoliennes mises en place par le gouvernement Vanhanen en 2010. Cette politique prévoit, pendant les 12 premières années après la construction d’une centrale éolienne, un tarif de rachat de l’électricité à un prix fixe, aujourd’hui bien supérieur au prix du marché.
Pour 2014 et 2015, le coût devrait être de 130 millions d’euros par an et ensuite d’environ 300 millions d’euros par an jusqu’en 2023, année où la somme devrait commencer à diminuer.
Le premier bénéficiaire de ces aides est le groupe Tuuliwatti, qui appartient à la grande distribution S et au groupe pétrolier ST1.
HS

Outokumpu en difficultés
Le groupe métallurgique Outokumpu a annoncé des pertes opérationnelles en augmentation pour le second trimestre. L’action du groupe a perdu 24%.
HS

Mardi 22 septembre 2015

Politique intérieure

Mouvements sociaux

La décision de la SAK aurait lieu jeudi
Helsingin Sanomat relève que le comité exécutif de la SAK, qui s’est réunit lundi, a décidé de reporter sa décision sur la réponse de la centrale syndicale aux propositions du gouvernement afin d’améliorer la compétitivité-coût. Le bureau se réunira jeudi.
Selon le président de la SAK, Lauri Lyly, le bureau prendra une décision concernant le processus de négociation. Il estime que trouver une solution n’était pas possible dans les quinze jours à venir, délai imparti par le premier ministre.
Selon M. Lyly, l’objectif de la SAK est de conclure un accord plus large. Il n’a pas pris position sur une éventuelle baisse des salaires ou d’autres détails. M. Lyly souligne que la SAK souhaite connaître les conclusions du rapport sur les accords locaux que le médiateur Harri Hietala est en train de rédiger, ainsi que les conclusions du groupe chargé d’étudier la réforme de la protection contre le chômage. Les deux seront publiés le 15 octobre.
Les deux autres centrales syndicale, STTK et Akava, ont déjà annoncé avoir commencé à rédiger leurs propres propositions.
Jyri Häkämies, directeur général de la confédération du patronat et de l’industrie EK, est déçu mais non surpris de la solution de la SAK. « Cela ne fait pas avancer les négociations. La position du comité exécutif de la SAK est la même que la position de la SAK depuis toujours. »
« Le Premier ministre nous a offert la possibilité de chercher une solution pour diminuer le coût unitaire de travail de 5 %. Quatre parties sur cinq sont prêtes à négocier, pas la SAK », selon M. Häkämies.
Markku Jalonen, directeur du patronat des communes finlandaises, est également déçu.
HS/A14

Propos de Mme Halonen
Selon Helsingin Sanomat, l’ancienne présidente Tarja Halonen, estime que le paquet du gouvernement afin d’améliorer la compétitivité-coût est déséquilibre. Elle estime aussi que les lois de caractère contraignant, projetées par le gouvernement, sont douteuses du point de vue international car elles ne visent qu’à autoriser des conventions qui iraient dans un sens plus défavorable pour les travailleurs.
Selon Mme Halonen, pour les salariés, le paquet du gouvernement revient à prendre un billet de loterie : la création de nouveaux emplois (en contrepartie des efforts demandés) est possible mais pas certaines. « La proposition du gouvernement est tellement déséquilibrée qu’on ne peut pas la prendre au sérieux », selon Mme Halonen.
Mme Halonen s’est exprimée lundi lors un séminaire sur la compétitivité et le bien-être, organisé par le PSD. A une question sur une éventuelle tâche comme médiatrice, Mme Halonen répond : « Heureusement personne me l’a proposé. Cela ne me conviendrait pas, parce que j’ai un très long passé dans le mouvement syndical. »
HS/A15

Parlement

Vrais Finlandais
Keskisuomalainen rapporte qu’Olli Immonen, député des Vrais Finlandais, compte réintégrer le groupe parlementaire en octobre. M. Immonen a été exclu du groupe parlementaire en août en raison d’un scandale lié à ses propos contre le multiculturalisme.
M. Immonen rejette les rumeurs selon lesquelles il serait en train de fonder un nouveau parti. Il est président de Suomen Sisu, organisation critique à l’égard de l’immigration.
KS/11
Politique étrangère et européenne

Crise migratoire

Le Centre de Tornio démarre
Le centre de tri de Tornio démarrera aujourd’hui, et la police renforcera la surveillance à la proximité de la frontière entre la Finlande et la Suède. 200 personnes pourront être hébergées au centre, ce qui signifie que l’enregistrement devra être rapide afin de pouvoir céder la place aux prochains arrivants.
Mme Nerg, directrice générale du ministère de l’Intérieur s’attend à ce que l’ouverture du centre de premier accueil diminue le chaos. Désormais, il s’agira d’enregistrer les arrivants en 72 heures. « Nous pourrons gérer plus rapidement l’enregistrement et les décisions concernant l’asile, ce qui permettra de savoir qui sera orienté vers le processus d’intégration et qui devra quitter la Finlande. » Elle rappelle toutefois que 90 % des personnes arrivant manquent de documents d’identité. Les renvoyer rapidement ne sera probablement pas possible, selon elle.
Le ministre de l’Intérieur, M. Orpo, qui a évoqué la fermeture des frontières finlandaises, précise qu’il ne s’agirait pas d’une mesure à prendre en premier lieu. Il souligne que la Finlande compte « bien sûr » respecter toutes les conventions internationales auxquelles elle est engagée.
A compter d’aujourd’hui, les forces armées assistent la police dans l’accueil des demandeurs d’asile à Tornio. Ces 30 personnes ne participent toutefois pas au contrôle frontalier.
Outre les frontières, la police et les gardes-frontières envisagent de renforcer les contrôles même à l’intérieur du pays. Selon la police, les cas d’intervention urgente n’ont pas augmenté ces derniers temps.
Les douanes, qui cherchent en premier lieu des biens clandestins, assisteront de leur côté la police et les gardes-frontières.
En Laponie, il y a 1900 demandeurs d’asile, dont mille à Rovaniemi.
HS/A8, AL/A9-11, SM/7

L’Office national de l’immigration envisage de revoir son évaluation sur la sécurité en Somalie et en Irak
L’Office national de l’immigration envisage d’étudier, courant les semaines qui viennent, si l’évaluation de la sécurité de la Somalie et de l’Irak puisse être modifié de façon à ne pas accueillir de réfugiés venant de ces pays de la façon dont on le fait actuellement. L’Office de l’immigration relève qu’il s’agit de sonder les pratiques dans les autres pays de l’UE.
M. Repo, chef de l’unité d’asile de l’Office de l’immigration, relève qu’il n’est pas sûr que l’on puisse compter sur une amélioration de la situation, en Irak par exemple.
HS/A8, KS/10

Les contrebandiers arrêtés en Autriche ont des liens avec la Finlande
Un contrebandier arrêté à Turku
Selon la police autrichienne, les personnes d’origine irakienne, arrêtées en Autriche et soupçonnées de trafic de personnes, ont des liens étroits avec la Finlande. Un des deux hommes a la nationalité finlandaise et l’autre dispose d’un permis de séjour en Finlande. Ils ont passé 42 personnes en contrebande dans un camion immatriculé en Finlande.
Une enquête en la matière sera ouverte en Autriche.
A Turku, les gardes-frontières ont arrêté un Irakien qui a essayé de faire passer quatre irakiens en Finlande dans sa voiture. M. Friman des gardes-frontières se demande pourquoi les arrivants recourent à l’aide de contrebandiers alors qu’il serait aussi facile de venir indépendamment (de Suède). Il estime que les arrivants sont mal informés par les contrebandiers.
AL/A10-11

Les Vrais Finlandais souhaitent renvoyer les gens arrivant de Suède
Le groupe parlementaire des Vrais Finlandais souhaite que les demandeurs d’asile venant de Suède soient renvoyés au titre du règlement Dublin.
M. Terho, président du groupe, estime qu’il faudra reconnaître les faits et entamer des reconduites à la frontière. Le flux incontrôlable actuel ne fonctionne pas, selon lui.
AL/A11

« La police aura du travail avec les reconduites à la frontière » HS
La police prévoit un travail considérable dans la reconduite à la frontière des personnes qui n’obtiendront pas l’asile en Finlande. Le plus simple, et le moins onéreux, serait d’utiliser des vols charter, selon la police d’Helsinki chargée des étrangers, qui coordonnera les renvois.
Le nombre des policiers ou gardes-frontières accompagnant les personnes reconduites doit être supérieur au nombre de ceux-ci, ce qui signifie que beaucoup de personnel sera pris par ces fonctions. Il faudra définir les priorités, selon M. Wahlman, commissaire divisionnaire.
M. Wahlman souhaite que le plus grand nombre possible de personnes n’ayant pas obtenu l’asile en Finlande seront d’accord pour participer au programme de retour volontaire qui prévoit une indemnité. Il relève que la reconduite coûte environ 600 euros par personnes, s’il ne s’agit pas de vols de longue distance.
La police estime que tout dépend de l’Office national de l’immigration et de la rapidité des décisions.
Mme Poutanen, inspectrice de la direction nationale de la police, estime que la reconduite effectuée par la police est toujours le dernier moyen, selon Mme Poutanen.
HS/A9

France - Finlande

Bande dessinée

Riad Sattouf
Turun Sanomat a publié une critique positive du livre de Rias Sattouf, L’arabe du futur, qui sort en Finlande.
TS

Lundi 21 septembre 2015

Politique intérieure

Mouvements sociaux

Manifestation de vendredi
Helsingin Sanomat rapporte que selon la police, au moins 30 000 personnes ont manifesté vendredi à Helsinki. La manifestation s’est passée sans problèmes, à l’exception d’une petite confrontation entre des anarchistes et la police, sur Mannerheimintie.
Les dirigeants des partis de l’opposition ont été applaudis, de même que les présidents des trois centrales syndicales, Lauri Lyly (SAK), Antti Palola (STTK) et Sture Fjäder (Akava). M. Lyly a montré un carton jaune au gouvernement.
Les représentants des partis au gouvernement, Annika Saarikko (Centre), Sampo Terho (Vrais Finlandais) et Arto Satonen (Kokoomus), ont été hués.
HS/sam/A7

La SAK étudie une solution à la crise du marché de travail
Helsingin Sanomat relève que le comité exécutif de la SAK se réunit aujourd’hui pour évoquer la réponse de la centrale syndicale aux propositions du gouvernement afin d’améliorer la compétitivité-coût. Selon les informations du quotidien, à cette phase, le comité exécutif ne compte pas prendre de décision car cela relèvera ultérieurement du bureau de la SAK.
Le président Lauri Lyly et le vice-président Matti Huutola, ainsi que les présidents de quatre syndicats importants – Riku Aalto (Métallurgie), Ann Selin (PAM, secteur tertiaire), Jarkko Eloranta (JHL, secteur public) et Marko Piirainen (Transports) - font partie du comité exécutif de la SAK.
Helsingin Sanomat estime la SAK aura du mal à répondre aux propositions du gouvernement, parce que la centrale estime que les partenaires sociaux doivent se décider entre eux sans que le gouvernement dicte comment faire et dans quelles limites.
HS/lun/A8

Editorial
Les organisations syndicales doivent trouver leurs alternatives
Helsingin Sanomat estime que les propositions du gouvernement sont injustes car elles toucheront de manière très inégale les salariés. C’est pourquoi les syndicats ont l’obligation de trouver des moyens de renforcer la compétitivité qui toucheront les salariés de manière égale. Sinon, le gouvernement et le patronat pourront bien dire que l’infirmière ou la caissière perdront leurs primes dominicales car le métalurgiste n’aura pas voulu transigé sur sa prime de congés.
HS

Manifestation à l’université d’Helsinki
Selon Helsingin Sanomat, des étudiants et quelques professeurs se sont manifesté contre les mesures d’austérité du gouvernement. Les étudiants ont « envahi » le hall du bâtiment Porthania vendredi après-midi.
L’université d’Helsinki doit commencer prochainement les négociations sur un plan social afin de supprimer environ 1 200 employés sur ses 8 200, soit 15 % des effectifs.
HS/sam/A31

Débat sur le système d’assurance-chômage
HS relève que le gouvernement réfléchit au moyen de réaliser une économie de 200 millions d’euros dans le budget de l’assurance-chômage à partir de 2017.
Actuellement les allocations sont versées pendant 500 jours ouvrés (soit environ 1 an et 11 mois) pour les personnes qui ont cotisées trois ans. Après une période de chômage, les droits sont rechargeables au bout de 26 semaines de travail.
Le gouvernement réfléchirait à un modèle danois : diminuer la période de versement et progressivement le niveau des allocations.
HS

Economie

« Les agences de notation sont étonnamment patientes » HS
L’agence Fitch a décidé de maintenir la note de la Finlande AAA.
Les économistes des banques Aktia et Nordea, interrogés par STT, expriment leur étonnement.
Selon M. Rantala (Aktia), Fitch a porté attention au système politique stable et à la solidité des institutions finlandaises, ainsi qu’à la capacité des dirigeants à conduire des réformes. Il estime aussi qu’il est contradictoire que l’on mette au crédit de la Finlande un fort système de fonds de pensions même s’il n’est pas utilisable par l’Etat ou les communes pour combler leurs déficits.
HS relève que Fitch a souligné que l’endettement de la Finlande était moins important que la plupart des Etats européens.
HS

Politique étrangère et européenne

Crise migratoire

Déclarations de M. Orpo
Le ministre de l’Intérieur, M. Orpo, évoque la possibilité de fermer les frontières finlandaises dans le Nord. Il estime que si on n’arrive pas à trouver une solution à la gestion de la crise des réfugiés, on ne tardera pas à atteindre les limites de la capacité de la Finlande. Jusqu’à présent, M. Orpo s’est montré méfiant en ce qui concerne l’opportunité de rétablir des contrôles à des frontières internes de l’espace Schengen.
Le ministère de l’Intérieur a annoncé ce week-end, que la Finlande entamera les contrôles de documents d’identité à l’ensemble de ses frontières.
M. Orpo estime qu’il serait préoccupant que les ministres de l’Intérieur qui se réunissent, mardi, ne trouvent pas de solution européenne. Les quantités d’arrivants sont importantes et la situation est incontrôlée dans toute l’Europe.
Pour lui, une solution inclurait les quotas par pays, ce qui permettrait même aux demandeurs d’asile d’en tenir compte. M. Orpo estime que cela permettrait de transférer l’accent de l’aide vers des hotspots aux frontières externes de l’Europe et enfin dans des camps de réfugiés.
M. Orpo relève que si l’on n’arrive pas à atteindre un accord européen en la matière, il serait prêt à ce que la Finlande avance soit avec les autres pays nordiques, soit seule. Il n’exclut pas la fermeture de la frontière finlandaise. La Finlande continuerait d’assumer sa part de responsabilité en accueillant des personnes dans le cadre du quota de réfugiés.
Le centre d’enregistrement qui démarrera, demain à Tornio, permettra d’enregistrer les arrivants avant qu’ils partent ailleurs en Finlande. M. Orpo estime que le déplacement autonome de réfugiés un peu partout en Finlande avant que les autorités aient enregistré ces gens a été problématique.
www.hs.fi, HS/dim/A6

Propos de M. Sipilä
Le Premier ministre, M. Siplilä, estime que la Finlande pourrait envoyer des avions pour chercher des personnes qui nécessitent la protection directement dans les camps de réfugiés en dehors de l’UE.
Il serait prêt à augmenter le quota de réfugiés dans l’espoir que cela diminue le besoin de trafic clandestin de personnes. Il estime qu’ainsi les plus nécessiteux auraient en premier lieu accès à un asile.
M. Sipilä estime que la pression dans le Nord du pays est importante. Pour lui, la situation économique est un problème déjà moins brûlante que la crise migratoire.
11 263 demandeurs d’asile étaient arrivés en Finlande, jeudi, depuis le début de l’année.
M. Sipilä estime qu’il faudrait voir à ce que les conditions dans les camps de réfugiés soient humaines. Il souhaite que l’UE puisse accorder des crédits avant tout pour ses frontières et les camps de réfugiés. Il critique l’UE pour avoir tardé à intervenir dans le problème.
HS/lun/A11, sam/A16, AL/sam/A13, KS/lun/5

M. Soini critique la Suède
Le ministre des Affaires étrangères, M. Soini, estime que la politique finlandaise en matière de demandeurs d’asile pourrait durcir du fait que la Suède ne respecte pas le règlement Dublin. « Le problème est dû au fait que l’UE ne respecte pas les règles, comme le règlement Dublin », dit-il.
M. Soini a évoqué la question avec son homologue suédois Mme Wallström, samedi. Il relève que d’autres ministres ont évoqué la question avec les Suédois. Pour lui, l’action n’est pas appropriée en ce moment et « le dialogue continue ».
M. Soini estime que si l’UE n’arrive pas à maîtriser la situation, il faudra que les Etats prennent leurs propres initiatives. A ce moment-là, les contrôles frontaliers pourraient devenir permanents, ce qui mettrait en danger Schengen.
Pour lui, la semaine qui commence sera décisive pour l’Europe. Il estime que continuer comme jusqu’à présent va détruire le modèle social européen.
HS/lun/A11, KS/lun/5

Contrebandes de personnes à Tornio
Les autorités ont arrêté deux groupes soupçonnés d’avoir passé en contrebande des personnes en Finlande. Les cinq personnes ayant été détenues, dont deux le sont toujours, sont de nationalités finlandaise, suédoise, serbe et irakienne. Selon la police, il y a bien plus de contrebandiers dans la région, la police n’en a attrapé qu’une petite partie.
HS/lun/A11

Manifestations
Des manifestations ont été organisées à Tornio et Kemi dans le Nord ainsi qu’à Helsinki. Entre 200 et 300 personnes se sont réunis. Dans le Nord, les manifestations se sont passées calmement, alors qu’à Helsinki, des bagarres minimes ont été observées.
HS/dim/A6

France - Finlande

Bande dessinée

Riad Sattouf
Kaleva publie un portrait de Rias Sattouf dont le livre L’arabe du futur sort en Finlande.
Virheä Lanka publie aussi une critique de ce livre.
Kaleva VL

Musique

Catherine Ringer
Catherine Ringer se produira à Helsinki, au Savoy, jeudi 29 octobre.
HS

Irina Bjorklund
Dans le cadre de la sortie de son album « Ah quelle belle soirée ! … ce soir tout peut arriver » Irina Bjorklund sera en tournée en Finlande du 18 novembre au 10 décembre.

Cinéma

Festival Amour & Anarchie
Vihreä Lanka publie une critique du film « De glace et de feu » de Luc Jacquet qui sera projeté dans le cadre du festival, vendredi 25 septembre à Helsinki.
VL

Télévision

P’tit Quinquin
Yle diffusera sur Teema, en coopération avec le festival du cinéma, Amour & Anarchie, P’tit Quinquin de Bruno Dumont. Le film sera diffusé en quatre épisodes à partir de ce soir. Les journaux le présentent en termes élogieux.
HBL/28

France

Tourisme

Paris
Hufvudstadsbladet publie un article sur Paris, « ville des cafés », et présente l’application Paris Pastry App pour les gourmands.
HBL/dim/40-41

Vendredi 18 septembre 2015

Politique intérieure

Mouvements sociaux

Manifestations
Une manifestation organisée par les organisations syndicales a rassemblé 30 000 personnes à Helsinki pour s’opposer au gouvernement.
La dernière manifestation organisée par les centrales syndicales avait eu lieu en 1991.
HS

Le bureau de la SAK se réunira lundi
Helsingin Sanomat estime que le bureau de la SAK, la plus grande centrale syndicale, qui se réunira lundi, doit prendre une décision préliminaire sur la direction des négociations entre les partenaires sociaux.
Demokraatti, organe du PSD, relève que, selon les syndicats de la SAK, les centrales syndicales n’auront pas le temps de préparer leurs propositions au Premier ministre Juha Sipilä avant mercredi prochain. STTK et Alava ont toutefois estimé que la présentation des alternatives serait possible dans les journées à venir.
Les syndicats de la SAK ont leurs propres calendriers. La SAK souligne qu’il y a encore du temps : les préparatifs des projets lois commencent maintenant et il faudra du temps avant que les lois entrent en vigueur.
HS/A6, Dem/4

« M. Sipilä ne prend pas en compte le rapport des investissements des fonds de pension »
Demokraatti rapporte que selon Veikko Simpanen, ancien expert des questions sociales à la STTK, l’affirmation du Premier ministre Sipilä selon laquelle la Finlande s’endette toutes les heures n’est pas correcte.
M. Simpanen souligne que « les comparaisons économiques internationales prennent en compte en tant que biens de l’Etat finlandais le rapport des investissements des fonds de pension. Le rapport est, aussi pendant l’année en cours, plus élevé que l’endettement de l’Etat. »
« Le 30 juin, les ressources des fonds de pension, instaurés par la loi, se sont élevées à 182,9 milliards d’euros », selon M. Simpanen qui souligne que chaque année ce sont environ 10 milliards de plus qui s’ajoutent à ce fonds.
Dem/6

Les économistes partagés sur les effets des mesures du gouvernement
Le gouvernement a justifié les mesures qu’il envisage de prendre par la création d’emplois. Le ministre des Finances Alexander Stubb a parlé de dizaines de milliers d’emplois nouveaux.
Or, les économistes sont partagés sur l’effet qu’auront ces mesures sur l’emploi.
L’économiste de PT, Mme Ilmakunnas, considère que la diminution des salaires aura un effet sur la consommation.
Le directeur d’ETLA Mika Maliranta estime que les chiffres de création d’emplois présentés par le gouvernement sont très optimistes.
Le professeur Roope Uusitalo qui préside le conseil économique du gouvernement, déclare qu’en théorie toute diminution du coût du travail a un effet sur l’emploi mais reconnait que cet effet n’est pas très important.
HS

Economie

Selon PT, les prévisions de la Finlande sont meilleures que ce que l’on croit
L’institut PT estime que les prévisions économiques pour la Finlande sont meilleures que ce que l’on estime généralement. La dégradation plus forte de la croissance finlandaise s’explique principalement par la chute de l’économie russe.
Pour 2015, PT prévoit une croissance de 0,4% et pour 2016 une croissance de 1,2%.
PT estime que les exportations et l’investissement vont repartir.
HS

Organisations des monopoles de jeux

Fusion de Veikkaus, RAY et Fintoto
Helsingin Sanomat relève que le comité interministériel de la politique économique a décidé que la fusion des trois organisations de jeux - Veikkaus (paris, loteries), RAY (casinos et machines à sous) et Fintoto (paris hippiques) – aurait lieu d’ici le printemps 2017.
L’objectif est de pouvoir maintenir le monopole finlandais, approuvé par la Commission européenne.
« Le système de monopole est la meilleure façon pour empêcher les inconvénients et abus des jeux de hasard », selon Päivi Nerg, secrétaire générale au ministère de l’intérieur.
Les trois organisations rapportent au total 1,2 milliards d’euros pas an, dont 10 % des jeux en ligne. Les bénéficiaires de Veikkaus auront 53 %, ceux de RAY 43 % et ceux de Fintoto 4% du rapport de la nouvelle organisation.
HS/A12

Politique étrangère et européenne

Crise migratoire

Le centre d’enregistrement de Tornio sera inauguré mardi
Mme Nerg, directrice générale du ministère de l’Intérieur, confirme que le centre de Tornio concernant le premier accueil des réfugiés sera ouvert mardi. Le conseil municipal de Tornio votera en la matière, lundi, mais le résultat du vote ne changera pas la démarche prévue. Mme Nerg relève que la question a été préparée en bonne coopération avec les décideurs locaux.
Les demandeurs d’asile n’auront pas le droit de quitter ce centre avant que la police les ait enregistrés.
HS/A15

Les Irakiens préfèrent venir en Finlande au lieu de rester en Suède
En août-septembre, 3000 demandeurs d’asile irakiens sont venus en Finlande. 6200 sont arrivés depuis le début de l’année. Deux Irakiens sur trois arrivant en Suède continuent leur trajet pour venir jusqu’en Finlande. Helsingin Sanomat relève qu’il y a essentiellement deux raisons pour cela.
Premièrement, il y a environ 7000 résidents irakiens en Finlande. Depuis 1990, 5000 Irakiens ont obtenu la nationalité finlandaise. Les Syriens restent en Suède pour la même raison, ils y ont de la famille et des amis.
Deuxièmement, la Finlande a cette année accordé plus souvent l’asile à des Irakiens que la Suède. La Finlande a donné une réponse favorable à la moitié des demandes, alors que concernant la Suède, un tiers ont obtenu l’asile. Une partie des demandeurs sont convaincus qu’il est plus probable d’obtenir l’asile en Finlande, et que les délais sont moins longs.
Actuellement, la Finlande considère moins de régions d’Irak comme sûres comparée à la Suède. HS rappelle toutefois que les demandes des personnes qui arrivent maintenant ne seront étudiées que dans plusieurs mois.
La Finlande ne dispose pas, contrairement aux autres pays nordiques, d’accord de réadmission avec l’Irak. Le ministère de l’Intérieur envisage de lancer des négociations en la matière avec l’Irak et l’Afghanistan. Pour l’instant, il s’agit de recourir au retour volontaire qui prévoit une indemnité de réintégration.
HS/A15

Conseil de l’Europe

Visite en Finlande du secrétaire général du Conseil de l’Europe
M. Jagland, secrétaire général du Conseil de l’Europe, exige des réponses de la part de la Hongrie. Il estime que les réactions hongroises contre les demandeurs d’asile ne constituent aucunement une solution à la crise des réfugiés. Il relève que la Hongrie a le droit de protéger ses frontières, mais qu’un demandeur d’asile qui se présente à la frontière a toujours le droit d’être reçu.
Lors d’une conférence de presse avec M. Jagland, hier, le ministre des Affaires étrangères, M. Soini, n’a pas souhaité prendre position sur l’action de la Hongrie. Il a constaté que l’on n’était pas loin d’obtenir une solution commune sur la répartition du fardeau concernant les réfugiés, et que l’on avait intérêt à coopérer.
M. Jagland estime que fermer ses frontières est un phénomène qui risque de se propager. On l’a déjà vu, si un pays ferme ses frontières, d’autres le feront aussi. « L’Union ouverte s’affaiblit et l’ensemble du système est mis en danger. » M. Jagland souligne qu’il nous faut comprendre l’importance de faire pression pour obtenir une solution à la guerre en Syrie. Il estime que les Etats-Unis et la Russie, en tant que grandes puissances au Conseil de sécurité, devront assumer leur part de responsabilité et veiller à la sécurité dans le monde.
HBL/10

Défense

La Finlande participera à des manœuvres de l’OTAN
Des troupes spéciales et des chasseurs finlandais vont participer à des manœuvres de l’OTAN qui auront lieu en Europe du Sud en octobre.
La Finlande participera aux manœuvres principalement au Portugal.
Six chasseurs Hornet et 130 soldats y participeront, y compris des officiers de l’Etat-major. Une décision de participation a été prise par le comité interministériel de politique étrangère et de sécurité en mai 2013.
HS/A16

France - Finlande

Cinéma

Festival Amour & Anarchie
Helsingin Sanomat publie une interview de Jacques Audiard dont le film Dheepan, qui a remporté la Palme d’or à Cannes en mai dernier, sera projeté ce soir dans le cadre du festival du film Amour & Anarchie.
HS

Jeudi 17 septembre 2015

Politique intérieure

Gouvernement

Déclaration de M. Sipilä
« M. Sipilä en a appelé aux partenaires sociaux » HS
Le Premier ministre Juha Sipilä a prononcé une allocution télévisée hier soir.
En introduction, il a rappelé la gravité de la crise migratoire qui touchait la Finlande, relavant que la Finlande attendait 15 000 à 30 000 demandeurs d’asile cette année et qu’il fallait que ces personnes se sentent en sécurité et bienvenues en Finlande. Il a invité les personnes qui le souhaitent à faire preuve d’initiative, notamment par le biais de la Croix-Rouge, et les en a remerciées.
Le discours du Premier ministre portait principalement sur la situation économique et les mesures nécessaires pour l’améliorer. « Je veux assumer mes responsabilités et prendre les décisions nécessaires pour changer le cours » de l’économie, a-t-il dit. Il a comparé la situation de la Finlande à celle du Portugal et de l’Irlande qui avaient pris des décisions drastiques. « Nous étions les premiers à donner des conseils aux Grecs. Appliquons-nous désormais ces conseils. Nous ne devons pas laisser la situation empirer au point d’être à la merci des autres ».
Il en a appelé aux partenaires sociaux et a donné en exemple l’Allemagne.
Il a expliqué qu’il avait renoncé à une dévaluation interne (diminution des allocations patronales compensée par une augmentation de la TVA) car cela n’aurait pas été une réforme de long terme.
Il a justifié les mesures annoncées par le fait que son projet de pacte social aux partenaires sociaux avait été rejeté à deux reprises. C’est pourquoi le gouvernement en était réduit à utiliser les moyens dont il disposait. Il a justifié la proposition de diminuer les majorations du travail dominical par le fait que cela permettait de financer les baisses d’allocations patronales et diminuait les dépenses publiques. Une alternative aurait été de travailler trois minutes de plus ou de diminuer la prime de vacances. Mais cela relève des conventions collectives sur lesquelles le gouvernement n’a pas de pouvoir. « J’en appelle donc aux partenaires sociaux. Cherchez des alternatives aux mesures que vous trouvez difficiles ! », a-t-il dit.
Il a souligné que le gouvernement pouvait négocier sur les mesures à prendre mais pas sur l’objectif à atteindre.
Helsingin Sanomat rappelle que M. Sipilä a donné quelques jours aux syndicats pour faire des propositions : le gouvernement va présenter ses mesures au Parlement mercredi prochain.
HS AL

Tribune de MM. Sipilä, Soini et Stubb
Les présidents des trois partis de la coalition ont signé une tribune publiée dans les quotidiens régionaux. Dans cette tribune intitulée « On ne peut pas ne rien faire », ils y déclarent que le gouvernement est prêt à prendre en considération les propositions des partenaires sociaux pour améliorer la compétitivité et à envisager qu’elles remplacent les mesures projetées par le gouvernement. Il faut toutefois que cela soit des mesures communes des syndicats et du patronat.
Il s prennent l’exemple de l’Allemagne et en appellent à ce que le même esprit puisse être trouvé en Finlande.
AL TS KS

Les syndicats préparent des contre-mesures
La presse rapporte que les confédérations syndicales préparent des mesures alternatives Qui pourraient être proposées au gouvernement.
La confédération des employés STTK les a évoquées hier, mais n’a pas pris de décisions en la matière. Les confédérations préparent actuellement le mouvement social de demain et n’ont donc pas discuté de ces mesures entre elles.
Le groupe de travail de la confédération des cadres Akava va se réunir sur le sujet aujourd’hui. Akava aurait déjà réfléchi à un paquet qui pourrait être proposé comme alternative aux mesures du gouvernement. « Nous sommes prêts à revoir certaines des conditions de travail, mais nous voulons en contrepartie des garanties sur la sécurité des parcours et des banques de temps ».
La confédération des ouvriers SAK se réunira sur le sujet lundi prochain. Son président, M. Lyly, déclare être prêt à négocier. Il a toutefois déclaré que la SAK refusait une baisse des salaires et n’était pas prête à approuver l’objectif de diminution de 5% de la compétitivité-coût. Selon lui, la meilleure solution serait une proposition commune des confédérations syndicales et du patronat de l’industrie ainsi que des employeurs municipaux. Il juge toutefois que « le patronat de l’industrie EK a été passif jusqu’à présent car le gouvernement a repris ses revendications à son compte. EK n’a eu qu’à vérifier qu’ils sont bien sûrs de passer ».
HS

Réflexions sur le caractère contraignant des conventions collectives
Le professeur de droit du travail Seppo Koskinen estime qu’il serait temps de réfléchir à al question du caractère contraignant des conventions collectives. Selon lui, en s’imposant même aux employeurs qui ne les signent pas, elles réduisent la liberté contractuelle.
Il estime que si leur but est de protéger par exemple les travailleurs, il faudrait réfléchir, par exemple à la possibilité d’instaurer un salaire minimum légal, comme c’est le cas dans le reste de l’Europe.
KL

Commentaires et éditoriaux
« La dernière chance » AL
Helsingin Sanomat estime que, dans son discours, M. Sipilä s’est adressé autant à l’ensemble des Finlandais mais qu’il n’a pas cherché à opposé le peuple aux syndicats. En effet, il s’est aussi adressé en particuliers aux syndicats pour les engager à faire des propositions.
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat souligne toutefois que le discours du Premier ministre ne comportait rien de nouveau en direction des partenaires sociaux.
Helsingin Sanomat rappelle aussi que la Finlande est sous la loupe du FMI et des agences de notation : Fitch devrait revoir sa note vendredi et S&P la semaine prochaine.
L’éditorialiste d’Aamulehti estime que « la Finlande est dans une situation critique et que l’appel du Premier ministre doit être pris au sérieux et qu’il faut s’appliquer à soi-même les conseils que l’on a donnés à la Grèce ». Les récents propos des syndicats sur une diminution de l’allocation de vacances doivent être pris au sérieux, selon Aamulehti qui espère que le patronat le comprendra et cessera de profiter de la situation de panique actuelle ».
HS AL

Partis politiques

L’audience des Vrais Finlandais est encore en baisse
Helsingin Sanomat publie les résultats d’un sondage d’opinion, effectué par l’institut TNS Gallup pour le compte du quotidien, sur l’audience des partis politiques finlandais.
Malgré une légère baisse, le Centre, principal parti de la coalition gouvernementale, a gardé sa première position avec une audience de 22,3 %. Il est suivi du Rassemblement national (Kokoomus), 18,0 %, et des Vrais Finlandais, 15,6 %.
L’audience du Kokoomus est en légère hausse, tandis que celle des Vrais Finlandais a baissé de deux points depuis les élections législatives d’avril dernier et de 1,1 point depuis le dernier sondage effectué en juillet.
L’audience du PSD, le plus grand parti de l’opposition, est en légère hausse (15,0 % contre 14,2 % en juillet). L’Alliance verte a obtenu un score de 11,1 %, l’Alliance des gauches 7,8 %, le Parti suédois 4,8 % et les Chrétiens-démocrates 3,5 %.
Le nombre d’incertains a été de 32 %. 42 % des personnes interrogées ont été très sures de leur choix. Il y a surtout des électeurs du PSD et du Kokoomus parmi eux.
Le sondage a été effectué entre le 10 août et le 10 septembre auprès de 2 425 personnes. Rappelons que le Premier ministre Juha Sipilä a publié sa liste sur les coupes le 8 septembre. L’afflux des réfugiés était aussi déjà en cours lors de l’enquête.
HS/A11

Université d’Helsinki

Diminution des effectifs de 15% en cinq ans
Helsingin Sanomat relève que l’Université d’Helsinki commencera les négociations sur un plan social afin de diminuer jusqu’à 1 200 employés, soit 15 % des effectifs, d’ici 2020. En 2014, un peu moins de 8 200 personnes travaillaient à l’université. Les diminutions sont dues aux coupes prévues dans le programme gouvernemental.
Selon les calculs de l’université, les coupes budgétaires seraient de 106 millions d’euros par an vers la fin de la législature.
HS/A23

Fiscalité

Les Finlandais veulent toujours payer des impôts
Keskisuomalainen rapporte que selon un sondage effectué pour le compte de la Direction générale des impôts, 96 % des Finlandais estiment que le paiement des impôts est important pour pouvoir maintenir l’Etat-providence. 75 % estiment en avoir pour leur argent.
Les personnes de plus de 65 ans ont une attitude plus favorable envers les impôts que les autres. Un peu plus de mille personnes ont été interrogées pour ce sondage en juillet.
KS

Investissement dans les entreprises

« Du capital-risque pour les entreprises finlandaises » HS
Selon l’association finlandaise des investissements en capital FVCA, au premier semestre 2015 on a enregistré des investissements de 636 millions d’euros dans les entreprises privées finlandaises contre 270 au premier semestre 2014.
Les investisseurs finlandais et étrangers continuent donc d’investir dans les entreprises finlandaises.
Un tiers des investissements au premier semestre s’explique toutefois par le rachat du groupe Paric par un fonds d’investissement nordique CVC Capital Partners.
Le capital investi par les entreprises de capital risque finlandaises s’est élevé à 5,8 milliards d’euros dont 1,2 milliards sont des venture capital, rapporte FVCA.
HS

Politique étrangère et européenne

Crise migratoire

Des centaines d’arrivants tous les jours à Tornio
Propos du Président Niinistö et de M. Orpo
Le immigrés arrivant de Suède continuent le plus souvent vers le sud, certains optant pour des villes plus au nord. D’autres encore sont rentrés en Suède du fait qu’à Oulu, ils ont vu qu’il n’y avait pas de place.
Le Président, M. Niinistö, qui a rencontré les présidents des partis, à Mäntyniemi, sa résidence, souhaite que les Etats européens puissent mettre en place des quotas de réfugiés importants et arrivent à maîtriser la circulation transfrontalière incontrôlée. Il estime qu’il serait idéal que les quotas soient « considérables » et qu’en même temps, la circulation et l’immigration soient maîtrisées. « Cela voudrait dire que l’on dispose de camps d’accueil gérées par l’ONU et la communauté internationale dans la proximité des crises et que l’on y choisisse des personnes [dans les quotas]. »
Le Président a exprimé son inquiétude concernant l’effet de la crise des réfugiés sur la Finlande. Il se pose des questions sur le fait de savoir si la situation est maîtrisée dans le sens où les circonstances sont appropriées pour les arrivants et pour les gens qui vivent ici.
Le ministre de l’Intérieur, M. Orpo, n’est pas favorable au rétablissement des contrôles frontaliers à ses frontières relevant de l’espace Schengen. Il rejette la solution hongroise de construire un obstacle à sa frontière. Pour lui, ce n’est pas acceptable, ni humain, ni respectueux en matière des droits de l’homme. « Les enfants et le barbelé ne vont pas ensemble dans l’Europe d’aujourd’hui. Les murs et les clôtures en général n’appartiennent pas à l’Europe actuelle, et d’ailleurs ils ne servent à rien. »
M. Orpo souhaite que le centre d’accueil de première phase prévu à Tornio puisse démarrer demain, vendredi.
HS/A18-19

« Les Finlandais divisés en deux camps : les volontaires qui travaillent pour l’accueil jour et nuit ne sont pas épargnés par les propos haineux » AL
Des milliers de personnes travaillent de façon volontaire pour aider à l’accueil des demandeurs d’asile. Il s’agit de personnes privées, mais des entreprises participent aussi sous forme de dons de matériel.
AL/A14

Des régions d’Irak considérées comme sûres
« La Finlande plus libérale à l’égard des Irakiens que la Suède » HBL
La Cour administrative d’Helsinki considère les régions dans le Nord et dans le Sud de l’Irak comme sûres. Il s’agit de trois régions en Irak du Nord et de huit en Irak du Sud. L’Office national de l’immigration et la Cour administrative suprême ont émis ce même avis déjà précédemment.
L’Office de l’immigration base son appréciation sur des rapports de l’ONU, Human Rights Watch et Amnesty International, ainsi que sur ses propres informations et celles des autorités des autres pays européens.
Hufvudstadsbladet relève que la Suède renvoie deux tiers des demandeurs d’asile irakiens alors que la Finlande en renvoie la moitié. Les pays ont des interprétations divergentes sur la situation de sécurité. Cela expliquerait le fait que des réfugiés irakiens justement se dirigent vers la Finlande.
M. Similä de l’Office national de l’immigration relève que l’Office de l’immigration ne modifie pas ses considérations concernant la sécurité seulement si la situation est calme quelque part depuis une semaine.
HS/A29, HBL/7

Billet de Gunn Gestrin : « La crise migratoire décisive pour le destin de l’UE : coopération ou catastrophe » HBL
Mme Gestrin, journaliste résidant à Paris, rend compte des propos de M. Le Maire, critiques à l’égard de Mme Merkel et M. Hollande, ainsi que des voix dans l’opposition politique française, y compris celle de M. Le Maire, en faveur d’une intervention en Syrie.
Mme Gestrin présente le débat en cours en France, compare la situation et les chiffres de l’économie à ceux en Allemagne. Elle relève qu’en France on parle des immigrations importantes dans l’histoire du pays et conclut son article en disant qu’un Français sur quatre a des origines étrangères.
HBL/23

Ukraine

Propos du Président Niinistö
« Il y a deux tabous dans la politique étrangère »
M. Sauli Niinistö estime qu’il y a deux tabous dans la politique étrangère, la Crimée et le président Assad.
Il juge que l’annexion de la Crimée par la Russie est une question non négociable pour les Etats-Unis.
Mais ces deux puissances s’opposent aussi quant au sort de M. Assad. Le fait que la Russie soutienne ouvertement le régime d’Assad est très difficile à accepter pour les Etats-Unis.
« Maintenant, il faudrait arriver à discuter de ces tabous. Peut-être qu’en Syrie on peut trouver un ennemi commun qui pourrait permettre un rapprochement. On ne peut que l’espérer », déclare le Président.
Selon lui, la situation en Syrie et les actions des Etats-Unis et de la Russie dans la région pourraient avoir un effet sur la situation en matière de sécurité en Ukraine et de ce fait, dans la région de la mer Baltique. Il se déclare optimiste en ce qui concerne des progrès dans le dialogue.
Il estime que si les Etats-Unis et la Russie arrivent à conclure des solutions en commun dans la lutte contre le terrorisme, par exemple, cela pourra avoir aussi un effet sur la situation en Ukraine.
KS

Défense

La Finlande prête à envoyer une unité militaire en Méditerranée
Keskisuomalainen rapporte que le ministre de la défense Jussi Niinistö annonce que la Finlande compte envoyer une unité militaire d’une vingtaine de soldats à l’opération de l’Union européenne en Méditerranée. L’objectif de l’opération est de modérer le trafic illicite de migrants, surtout venant de Libye.
Selon M. Jussi Niinistö, la participation a été décidée, de façon préliminaire, en réunion du comité interministériel de politique étrangère et de sécurité, présidé par le Président Sauli Niinistö. La décision définitive devrait être prise prochainement.
« Nous participerons à l’opération si nous trouverons un pays partenaire avec un bateau. Nous n’enverrons pas de bateau nous-mêmes. La participation de l’armée de l’air n’a pas été évoquée », selon le ministre Niinistö.
Selon l’amiral Timo Junttila, la Finlande pourrait envoyer une unité dès cet automne pour quelques mois.
KS/10

France - Finlande

Architecture

Moreau – Kusunoki en Finlande
Kaleva publie une interview des architectes Nicolas Moreau et Hiroko Kusunoki dont le projet a remporté le concours d’architecture du musée Guggenheim d’Helsinki.
M. Moreau et Mme Kusunoki étaient de passage à Oulu où ils ont donné une conférence devant les étudiants en architecture.
Kelava

Gastronomie

Produits français au marché européen de Tampere
Aamulehti rapporte que de nombreux produits français seront proposés au marché européen de Tampere qui se tient aujourd’hui et demain.
Dans ce cadre, des films sur le même thème seront projetés : Haute cuisine et Le Chef.
AL

Cidre
Helsingin Sanomat a évalué les cidres français et britanniques disponibles sur les rayons d’Alko. Les critiques du quotidien, qui ont goûté six cidres français, jugent que l’on sait faire du bon cidre des deux côtés de la Manche.
HS

Mercredi 16 septembre 2015

Politique étrangère et européenne

Crise migratoire

Un centre « hotspot » pour 500 personnes sera créé à Tornio
Le conseil muinicipal de Tornio présente au ministère de l’Intérieur un ancien lycée vide pour accueillir un « hotspot », centre d’accueil de première phase des migrants. Le bâtiment est situé à 200 mètres de la frontière avec la Suède.
Le gouvernement est censé prendre une décision en la matière, jeudi, pour permettre un démarrage le lendemain.
Mme Kulmuni, députée centriste et conseillère municipale, relève que la situation centrale du centre d’accueil pourra susciter des méfiances, mais en même temps, il est positif que le local resté vide depuis un an puisse être utilisé.
Il est prévu que les personnes qui y seront accueillies y resteront une semaine au maximum, pour être interrogées et enregistrées comme demandeurs d’asile. C’est la Croix rouge qui se chargera de recruter le personnel nécessaire.
Mme Nerg, secrétaire générale du ministère de l’Intérieur, estime que les arrivants vont sans doute coopérer pour se venir dans ce centre. Il ne s’agit pas de rétablir les contrôles frontaliers, mais la police et les gardes-frontières surveilleront la frontière 24h sur 24h. Mme Nerg n’exclut pas la possibilité de créer un autre « hotspot » dans une autre ville finlandaise.
Un centre d’accueil de 200 personnes a été mis en place à Tornio cet été.
HS/A18-19

Racisme : une attaque raciste contre le foyer d’étudiants étrangers à Kitee
Plusieurs actes de vandalisme ainsi que des tags racistes ont été effectués à Kitee (Finlande de l’Est) contre le foyer d’étudiants étrangers. Outre des étudiants étrangers qui séjournent en Finlande depuis quelque temps déjà, le foyer héberge des demandeurs d’asile mineurs, mais dans des locaux séparés.
La police enquête sur cet acte. Mme Luukkainen, professeur à l’établissement, relève que des étudiants étrangers étudient ici depuis plus de dix ans et que c’est la première fois que survient un tel incident.
HS/A18-19

FMI - Finlande

Le FMI a évalué l’état de l’économie finlandaise
Helsingin Sanomat rapporte qu’une délégation du FMI, dirigée par David Hofman, a évalué l’état de l’économie finlandaise. M. Hofman est confiant et estime que les problèmes économiques particulièrement graves que traverse l’économie de la Finlande pourront être résolus.
« Sur la base des entretiens que nous avons eus, il apparaît que tout le monde est très bien au courant du caractère grave de la situation. Pendant notre visite de près de quinze jours, la délégation a eu des entretiens avec des dirigeants finlandais de plusieurs domaines », déclare-t-il.
Il y a eu au moins une bonne nouvelle pendant la visite : selon les chiffres vérifiés d’Eurostat, le PIB de la Finlande n’a pas baissé en janvier-juin 2015, contrairement à ce qui avait été prévu.
Le FMI a prévu une croissance du PIB de 0,4 % cette année et 0,9 % en 2016.
Les conseils du FMI sont les mêmes qu’auparavant : il faut améliorer la productivité du travail et augmenter la part de la population active.
M. Hofman s’inquiète des projets du gouvernement de couper dans les aides à l’emploi.
HS/A30

Politique intérieure

Gouvernement

Le Premier ministre Sipilä prononcera une allocution enregistrée à la télévision
Yle relève que le Premier ministre Juha Sipilä prononcera un discours télévisé ce soir à 21h05 à la TV1. M. Sipilä doit évoquer la situation économique difficile, la compétitivité et les réformes nécessaires.
En Finlande, la retransmission d’un discours du Premier ministre à la télévision est exceptionnelle. La décision de s’exprimer à la télévision a déjà été critiquée pour être démodée. Dans l’opposition, certains estiment que le Premier ministre devrait se prononcer devant le Parlement.
Yle

Propos de M. Sipilä
Keskisuomalainen rapporte que le Premier ministre Sipilä souhaite encore obtenir des propositions du côté des syndicats afin d’améliorer la compétitivité-coût. M. Sipilä, qui a rencontré des journalistes mardi au Parlement, a dit ne pas avoir eu de contacts avec les partenaires sociaux.
Il estime qu’une coupe de l’allocation vacances serait une mesure très convenable parce qu’elle toucherait pratiquement tous les salariés de façon égale.
Le gouvernement doit présenter ses mesures d’économies au Parlement le mercredi 23 septembre. M. Sipilä souhaite connaître les propositions des partenaires sociaux avant cette date.
KS/8

Eventuelle coupe de l’allocation de vacances
Keskisuomalainen a interviewé deux professeurs, Jaana Paanetoja et Seppo Koskinen, qui estiment tous deux que la coupe de l’allocation vacances serait une mesure beaucoup plus juste que les mesures contraignantes proposées par le gouvernement.
La presse relève que cette allocation relève des conventions collectives.
KS/8

Economie

La solde des opérations courantes avec l’extérieur
Helsingin Sanomat rapporte que la solde des opérations courantes avec l’extérieur en juillet a été excédentaire de 400 millions d’euros.
Cet excédent est principalement du à une diminution des importations.
HS/A32

Danske Bank : diminution des prévisions
Helsingin Sanomat relève que Danske Bak prévoit une hausse du taux de chômage à 10 % en 2016.
La banque a aussi revu à la baisse ses prévisions de croissance : elle table sur une croissance nulle en 2015 et une croissance de 0,8% en 2016.
HS/A31

Propos de M. Wahlroos
Selon Helsingin Sanomat, le banquier Björn Wahlroos n’a aucune compréhension pour la grande manifestions de vendredi. « La grève de vendredi nous coûtera plus de 500 000 euros », a-t-il dit.
Il souligne que l’état de l’économie finlandaise est extrêmement grave. Selon lui, si la Finlande disposait de sa propre monnaie, il faudrait une dévaluation de 30%.
HS/A31

Education

Le gouvernement investit dans la numérisation à l’école
Selon l’OCDE, les ordinateurs à l’école représentent plus un désavantage qu’un avantage
Le gouvernement a défini la numérisation à l’école comme un de ses projets prioritaires. Des essais concernant une meilleure intégration des technologies informatiques dans l’enseignement sont en cours, notamment à Helsinki, Espoo et Vantaa.
Helsingin Sanomat rend compte de l’étude de l’OCDE selon laquelle investir dans les technologies informatiques n’améliore pas les résultats en matière d’apprentissage. M. Lehtinen, professeur de pédagogie à l’Université de Turku, estime que, concernant les critères traditionnels de l’apprentissage, les ordinateurs ne semblent pas être utiles, mais que concernant d’autres compétences utiles dans la société, ils le sont. Ces compétences ne sont pas encore prises en compte dans les tests.
En 2014, dans les écoles (primaire et collège) finlandaises, il y avait en moyenne trois ordinateurs pour dix élèves. M. Lehtinen relève que, depuis la fin des années 1990, le taux d’utilisation des ordinateurs à l’école n’a pas augmenté de la même façon qu’en Europe occidentale et en Amérique du Nord. Il estime qu’il faudrait trouver une valeur ajoutée apportée par les ordinateurs dans les contenus et les modes d’enseignement.
HS/A10

Mardi 15 septembre 2015

Politique étrangère et européenne

Crise migratoire

Un centre d’accueil de première phase sera créé en Finlande du Nord
Le gouvernement créera un centre en Finlande du Nord pour assurer le premier accueil des demandeurs d’asile venant de Suède. Une décision en la matière devrait être prise, jeudi, afin que ce centre puisse ouvrir dès vendredi. Le centre pourrait être créé dans la région d’Oulu.
M. Orpo, ministre de l’Intérieur, relève qu’il s’agira d’atteindre les personnes déjà arrivées, de les identifier et enregistrer avant de les placer dans des centres d’accueil.
M. Orpo a participé à la réunion des ministres européens de l’Intérieur, à Bruxelles. Devant les médias finlandais, il a relevé qu’il était prévu de garder les arrivants dans ce centre de premier accueil, qu’il appelle « hotspot », pendant une semaine au maximum.
M. Soini, ministre des Affaires étrangères, n’exclut pas la possibilité d’entamer des contrôles frontaliers. Il estime que, comme l’Allemagne les a déjà mis en place, la Finlande ne serait pas critiquée si elle le faisait.
Des centaines de personnes arrivent de Suède tous les jours à Tornio. La semaine dernière, il y en avait 1683 et la semaine d’avant, 1153. M. Orpo considère la situation comme extrêmement difficile.
Jusqu’à présent, environ 10 000 personnes sont arrivées en Finlande et, pour la fin de l’année, ce chiffre pourrait passer à 25 000 à 30 000. Pour M. Orpo, la Finlande est désormais un pays de destination, et non pas un pays de transit.
M. Orpo envisage d’évoquer la question du flux du Nord de la Finlande avec son homologue suédois. L’idée serait d’augmenter l’échange d’informations et la coopération ainsi que de sonder d’autres solutions.
Les personnes qui arrivent dans le Nord n’y restent pas, mais continuent leur voyage vers Helsinki, Tampere, Turku et Oulu. La plupart des arrivants sont des Irakiens qui ont déjà des compatriotes en Finlande. La plupart des 7000 ressortissants irakiens installés en Finlande habitent dans la région de la capitale.
Selon M. Orpo, il y a des centaines de personnes arrivées en Finlande, dont on ne connait pas l’endroit où elles sont allées. Tout le monde ne s’inscrit pas au commissariat le plus proche.
M. Orpo se félicite du fait que l’on ait obtenu à Bruxelles le résultat concernant la répartition du fardeau de demandeurs sur la base de volontariat. La Finlande accueillera les 2400 personnes proposées par la Commission européenne. M. Orpo considère les critères de répartition comme justes. Il constate que la situation est extrêmement difficile dans différentes parties de l’Europe.
HS/A10, A20, TS/11

La Finlande renforce la surveillance à sa frontière dans le Nord
Pour l’instant, la Finlande n’envisage pas d’entamer les contrôles à sa frontière en Finlande du Nord, mais elle compte y renforcer la surveillance. Cela signifiera une coopération plus étroite entre la police, les gardes-frontières, l’Office national de l’immigration et les douanes.
TS/11

« Les centres d’accueil sont pleins à craquer » SM
9100 personnes sont actuellement enregistrées dans des centres d’accueil finlandais. Le taux d’occupation des centres est de 140 %.
La police a quadruplé les effectifs traitant les demandes d’asile. La capacité de la police d’Helsinki est actuellement de 1200 demandes par mois.
SM/20

Economie

La BEI accorde un financement de 15 millions d’euros à Kiosked
La Banque européenne d’investissement a annoncé qu’elle accorde un prêt de 15 millions d’euros au groupe de logiciels Kiosked afin de soutenir son travail de développement innovateur dans le domaine technologies sans fil, entre autre.
M. Vapaavuori, vice-PDG de la BEI, estime que l’opération renforcera le statut de l’Europe en tant que producteur de technologies.
Helsingin Sanomat relève qu’en 2014, la BEI a accordé des prêts en Finlande pour plus d’un milliard d’euros, s’agissant de projets communaux et de la R&D de l’industrie.
HS/A27

Irak

La police examine un attentat suicide attribué à un Finlandais
Helsingin Sanomat rapporte que la police de la sûreté Supo et la police judiciaire sont en train d’examiner l’allégation concernant une attaque suicide à la bombe en Irak par un Finlandais.
Selon l’inspecteur Tuomo Portaankorva de la Supo, « si les informations sont correctes il s’agit de la première attaque suicide à la bombe par un Finlandais ou une personne qui vient de la Finlande ».
Selon un compte Twitter utilisé par Daech, Abu Hurairah Finlandi aurait effectué une attaque suicide contre une base militaire de l’armée irakienne près de la ville de Baiji en Irak du Nord.
Un homme d’une vingtaine d’années, d’origine pakistanaise, habitant à Pori, a utilisé ce nom. Après avoir fait son service militaire à Niinisalo, il a commencé, il y a un an, les études à Pori mais les a interrompues peu après et est parti pour le Proche-Orient.
L’armée irakienne n’a pas pu confirmer l’information sur l’auteur de l’attentat.
Une instruction pénale est aussi en cours en Finlande concernant cette même personne, soupçonné d’avoir proféré des menaces de mort contre un député.
HS/A14

Politique intérieure

Gouvernement

Rumeurs de négociations sur une éventuelle coupe de l’allocation de vacances
Turun Sanomat relève qu’il est possible que les centrales syndicales proposent au gouvernement une diminution de moitié de l’allocation de vacances pour que le gouvernement change sa proposition sur les mesures concernant l’amélioration de la compétitivité-coût.
Yle rapporte que le Premier ministre Juha Sipilä serait prêt à approuver cette mesure si les centrales syndicales la proposent.
« Cela serait une partie importante de la solution et correspondrait à une moitié des économies nécessaires. J’attends des propositions exactement comme celle-ci de la part des salariés pour qu’on puisse avancer dans les négociations », selon M. Sipilä.
TS/5, Yle

Mouvement social

L’Etat menace les fonctionnaires qui participeraient à la grève de vendredi
Helsingin Sanomat rapporte que le patronat de l’administration de l’Etat finlandais a envoyé une lettre selon laquelle toute participation de fonctionnaires ou d’employés de l’Etat à une manifestation ou grève pendant les heures de travail est illégale. Les employés peuvent participer à des grèves de solidarité si les conventions collectives ne sont pas en vigueur, ce qui n’est pas le cas en ce moment.
Selon le patronat des communes, la participation des fonctionnaires à la manifestation de vendredi est illégale, tandis que les employés ont le droit de le faire mais ne seront pas payés pendant cette absence. Environ 27 % des effectifs sont des fonctionnaires, comme les médecins, la plupart des professeurs, les pompiers et les travailleurs sociaux.
HS/A9

Economie

Déflation
Selon l’Institut national d’études statistiques, le taux d’inflation était de -0,2 % en août. Selon l’Eurostat, la production totale finlandaise n’a pas augmenté en avril-juin.
M. Lehtinen de l’Institut d’études statistiques estime toutefois qu’il n’y a pas de risque d’une déflation à grande échelle. « Il existe une bonne déflation et une mauvaise déflation. La diminution des prix est en grande partie due à la diminution du prix de pétrole, ce qui fait du bien pour le pouvoir d’achat. »
HS/A27

Lundi 14 septembre 2015

Politique étrangère et européenne

Crise migratoire

Le gouvernement prévoit de diminuer l’allocation sociale des demandeurs d’asile
Le gouvernement envisage d’étudier la possibilité de diminuer l’allocation sociale dont bénéficient les demandeurs d’asile. Le ministère des Affaires sociales et de la Santé et celui de l’Intérieur vont lancer une enquête en la matière. M. Orpo, ministre de l’Intérieur, estime que les allocations sont un facteur d’attrait qu’il s’agira d’examiner et de comparer par rapport au niveau des allocations dans d’autres pays.
Mme Mäntylä, ministre des Affaires sociales et de la Santé, estime qu’à la longue, l’économie finlandaise ne supportera pas l’augmentation du nombre de réfugiés au rythme actuel. Son ministère a calculé qu’une personne ayant obtenu un permis de séjour coûte environ 13 200 euros par an. Concernant 30 000 personnes, il s’agirait d’une somme annuelle de quatre millions d’euros.
Le gouvernement souhaite distinguer l’allocation à titre d’intégration du reste du système de sécurité sociale finlandais. La participation des nouveaux arrivés à des démarches d’intégration, comme la formation linguistique ou des stages d’apprentissage, serait désormais une condition au versement des allocations.
Le gouvernement envisage également de durcir les critères du regroupement familial.
M. Sipilä a annoncé qu’il a désigné le directeur général de l’aide au développement de l’église luthérienne, M. Pentikäinen, comme son conseiller dans les questions de réfugiés. M. Pentikäinen ne sera pas rémunéré pour cette mission.
Des professeurs de droit et de droit constitutionnel, MM. Tuori, Viljanen et Ojanen, considèrent que le projet du gouvernement peut bien aller à l’encontre de la Constitution et de la Convention européenne des droits de l’homme. Les trois professeurs remettent en question ce projet du fait de son caractère discriminant.
KS/sam/17, HS/sam/A19, KS/dim/4

Sondage sur les attitudes en matière de l’accueil : 64 % des Finlandais favorables aux centres d’accueil
64 % des Finlandais sont favorables à un centre d’accueil dans leur commune, tandis que 26 % expriment un avis opposé à l’ouverture d’un centre sur leur commune. 10 % des personnes interrogées ne se prononcent pas.
Selon un sondage effectué pour le compte du groupe Lännen media, les personnes de plus de 65 ans sont les plus favorables en ce qui concerne l’accueil des demandeurs d’asile, 75 % parmi eux y étant favorables, tandis que les jeunes de 15 à 24 ans sont les plus réticents, 52 % y étant favorables.
Compte tenu de l’affiliation politique, les militants du Parti suédois sont les plus favorables (92 %), tandis que les électeurs des Vrais Finlandais le sont le moins, 29 %.
AL/lun/A10

Manifestation en faveur de l’accueil des demandeurs d’asile
Selon la police, mille personnes ont participé à une manifestation sous forme d’un pique-nique, samedi à Helsinki, en faveur de l’accueil de demandeurs d’asile. Les organisateurs estiment que 3000 personnes ont participé.
Des pique-niques ont également été organisés dans d’autres villes.
HS/dim/A20

42 réfugiés trouvés en Autriche dans un camion avec des plaques finlandaises
La police autrichienne a trouvé 42 réfugiés probablement irakiens et syriens dans un camion immatriculé en Finlande. Les personnes étaient en bonne condition. Le camion appartient à un groupe finlandais de transport de fleurs.
HS

Défense

Manœuvres aériennes en Laponie
Helsingin Sanomat rapporte qu’une manœuvre de l’armée de l’air de cinq jours commence aujourd’hui en Laponie. Il s’agit d’une manœuvre de ravitaillement en vol, avec la participation d’une vingtaine de F-18 Hornet de l’armée de l’air finlandaise et d’un avion de ravitaillement KC-135 Stratotanker de l’armée de l’air américaine. L’armée de l’air finlandaise s’exerce au ravitaillement en vol régulièrement depuis le début des années 2000.
HS/lun/A8

Politique intérieure

Mouvement social

Les syndicats organiseront une grande manifestation et des grèves vendredi prochain
Helsingin Sanomat relève que plusieurs syndicats organiseront une grande manifestation à Helsinki de 11 h à 13 h. Il y aura aussi plusieurs grèves, par exemple celle des cheminots entre 6 h et 18 h, les transports (métro, tram, bus, train locaux) publics à Helsinki et dans la région de la capitale et aussi des perturbations dans le trafic aérien. Les ports finlandais seront fermés, ainsi que les usines à papier.
La plupart des jardins d’enfants et au moins certaines écoles fermeront leurs portes. Cela n’aura toutefois pas d’effet sur les épreuves du baccalauréat en cours.
Il y aurait assez peu d’effets dans les hôpitaux et dispensaires.
Jyri Häkämies, directeur général de la confédération du patronat et de l’industrie EK, estime que les dégâts des grèves s’élèveront à 100 millions d’euros : 35 millions dans l’industrie forestière et 30 à 40 millions dans les ports.
MM. Häkämies et Ilkka Oksala, directeur à l’EK, estiment que les grèves nuiront surtout à la réputation de la Finlande à l’étranger.
Le directeur du patronat des communes, Markku Jalonen, souligne que l’objectif des syndicats est d’influencer le gouvernement mais les citoyens ordinaires en souffriront.
HS/lun/10

Salaires

Sondage sur un éventuel gel des salaires
Aamulehti publie les résultats d’un sondage sur un éventuel gel des salaires pendant cinq ans : 54 % sont d’accord et 37 % s’y opposent. Les centristes sont les plus favorables (37 %) et les sociaux-démocrates les plus récalcitrants (37 %).
Quant à la suppression des fêtes comme l’Epiphanie ou l’Ascension, 45 % sont d’accord et 50 % s’y opposent. Les électeurs du Kokoomus sont favorables à 69 %, tandis que les chrétiens-démocrates (91 %) s’y opposent le plus.
AL/sam/A4-5

Gouvernement

Analyse
Helsingin Sanomat se demande si les mesures du gouvernement vont accélérer les exportations finlandaises.
« La réponse est simple : l’affaiblissement des conditions du travail des policiers ou des infirmières ne va aucunement aider l’industrie exportatrice. Dans la proposition du gouvernement, leur rôle est de financer les réformes. »
Parmi les mesures proposées par le gouvernement, ce qui aidera le plus l’industrie exportatrice est la baisse de la cotisation de sécurité sociale des employeurs de 1,72 %, à 0,36 %. Selon les calculs du gouvernement, cela coûtera 847 millions d’euros.
La situation financière est difficile et le gouvernement ne souhaite pas compenser ce coût par la dette. Le gouvernement ne souhaite pas non plus augmenter les impôts, pace cela a été décidé lors des négociations sur le programme gouvernemental.
Le gouvernement a réfléchi à une augmentation de la TVA mais cela aurait rendu la vie des retraités et des pauvres plus difficile.
Le gouvernement a fait clairement des choix politiques, conclut HS qui souligne que, conformément aux promesses électorales, il doit promouvoir plusieurs objectifs à la fois : alléger le secteur public, soutenir les entreprises et empêcher les augmentations des impôts.
HS/A21

Economie

Le Centre national de ressources naturelles licencie 118 personnes
Le Centre national de ressources naturelles (Luke) a terminé ses négociations entamées au printemps et licencie donc 118 personnes.
L’Etat a diminué le financement de Luke de 15 % concernant la période allant de 2014 à 2016.
KS/dim/4

Vendredi 11 septembre 2015

Politique étrangère et européenne

Crise migratoire

Position du gouvernement
Lors d’une conférence de presse tenue ce matin, le ministre de l’intérieur Petteri Orpo a déclaré que « la Finlande était favorable à participer de manière volontaire à la répartition du fardeau des demandeurs d’asile, conformément au programme gouvernemental. Nous sommes prêts à accepter la clé de répartition [de la Commission] dans cette situation. Nous ne sommes toutefois pas favorables à des transferts obligatoires et permanents ». Le ministre a aussi souligné que le gouvernement finlandais exigerait que l’UE prenne des mesures sévères pour gérer les flux migratoires.
Le Premier ministre Juha Sipilä a lui aussi insisté sur le caractère volontaire de la décision de la Finlande.
Le Ministre des Affaires étrangères et président des Vrais Finlandais Timo Soini a déclaré que la situation était tout à fait exceptionnelle. « On peut fonctionner sur la base du volontariat, pas selon des obligations », a dit M. Soini qui a aussi évoqué la possibilité de réintroduire des contrôles aux frontières intérieures de l’espace Schengen, « en cas de besoin ».
HS Yle

Propos de M. Orpo sur les chemins de fer suédois
Suomenmaa relève que selon le ministre de l’Intérieur, M. Orpo, la Finlande a pris contact avec les autorités suédoises concernant le fait que le groupe ferroviaire SJ a transporté des demandeurs d’asile vers la Finlande et la Norvège sans leur demander de documents d’identité.
M. Orpo a relève, au Parlement, que la Finlande a plus généralement évoqué le rôle de la Suède en tant que pays de transit pour les gens qui se dirigent vers la Finlande. Pour lui, il s’agit d’une activité organisée.
Il relève que des solutions sont recherchées en coopération avec la Suède. Il estime qu’il n’est pas possible qu’en Suède, pays membre de l’UE lié par le règlement Dublin, pays Schengen, le contrôle des étrangers ne fonctionne pas d’une façon dont on s’est communément mis d’accord.
M. Orpo envisage de s’entretenir avec son homologue suédois, lundi, lors de la réunion des ministres de l’Intérieur.
Helsingin Sanomat rend compte du nombre de demandeurs d’asile, souvent des Irakiens, qui viennent en Finlande de Suède, par Tornio. Ces derniers jours, 300 personnes par jour sont arrivées. Interrogés sur le fait de savoir pourquoi choisir la Finlande, certains des arrivants disent que l’on leur a fait comprendre que les délais d’attente pour avoir une décision concernant la demande sont plus courts en Finlande qu’en Suède, où les flux d’arrivants sont importants.
SM/11, HS/A13

Crédits prévus pour l’immigration
Le gouvernement envisage de prévoir nettement plus de crédits pour le financement du coût de l’immigration qu’avant. Pour 2016, se sont 158 millions d’euros qui seront prévus pour l’administration et l’accueil entre autres, soit 97 millions de plus que cette année. Le gouvernement propose d’accorder 144 millions d’euros à la politique d’intégration, soit 47 millions de plus que cette année.
Le projet de loi de finances se base sur l’estimation de 15 000 demandeurs d’asile par an et un quota de réfugiés de 750 à 1050.
Le gouvernement envisage de préciser, dans les semaines qui viennent, les crédits nécessités les prochaines années.
SM/11

Le patronat souhaite que les immigrés puissent rapidement être intégrés dans la construction de la société
Le patronat EK souhaite une intégration efficace concernant les immigrés afin qu’ils puissent rapidement participer à la construction de la société. M. Häkämies, directeur général du patronat, estime que la vie économique et l’ensemble de la société finlandaise pourront se renforcer si les compétences et la volonté de travailler des arrivants seront mises à profit. « Nous pourrons ainsi développer la Finlande en tant que pays ouvert, international et extroverti », dit M. Häkämies.
La vie économique envisage de soutenir le gouvernement dans ses démarches pour trouver, ensemble avec l’UE, les moyens de gérer les flux de réfugiés dans l’UE.
M. Häkämies encourage les entreprises à donner une aide humanitaire, à travers la Croix rouge, par exemple.

Syrie

Selon M. Soini, la Finlande soutient l’ONU
Selon le ministre des Affaires étrangères, M. Soini, il n’y a pas de solution militaire au conflit syrien. Des négociations sont en cours et, pour M. Soini, les Etats-Unis, la Russie et les Etats de la région ont un rôle central pour résoudre le conflit.
« La Finlande soutient fortement l’action de l’ONU. J’ai l’intention de rencontrer M. de Mistura, envoyé spécial, à l’occasion de ma visite à l’ONU à la fin du mois. Il ne faut pas oublier que la coopération au développement finlandaise soutient le processus politique en Syrie et contribue à la prévention des conflits dans les pays voisins de la Syrie. »
M. Soini estime que la position du Président al-Assad est problématique du fait qu’il ne fait l’unanimité ni en Syrie ni internationalement. Pour lui, il faut négocier également avec son administration.
M. Soini souligne l’importance du fait que les Syriens puissent élire leur dirigeant par des élections libres, « ce qui est bien sûr encore loin de la réalité ».
HS/A28

Finlande – Iran

Visite de Mme Ebtekar, vice-présidente iranienne
Mme Ebtekar, vice-président de l’Iran, s’est rendue en Finlande pour une conférence sur les technologies vertes. Elle a rencontré des ministres et le Président Sauli Niinistö.
Elle estime que les entreprises finlandaises pourraient avoir des opportunités en Iran dans le domaine énergétique et concernant les technologies liées au traitement des déchets et à l’usage de l’eau.
HS/A29

Interview de M. Soini

Selon M. Soini, il faut suivre les règles et être actif dans le monde incertain
La revue Ulkopolitiikka publie un entretien du ministre des affaires étrangères Timo Soini. Il souligne qu’il y a plusieurs foyers de crises potentiels en ce moment. « Dans le monde incertain, la Finlande doit être active dans la communauté internationale. »
Pour M. Soini, la répartition des demandeurs d’asile en l’Europe, décidée en juillet, est « un grave erreur ». « Il s’agit d’une invitation directe. » Il est pourtant d’accord pour aider les pays qui accueillent des demandeurs d’asile, par exemple la Grèce et l’Italie.
M. Soini dit qu’il s’intéresse à la politique étrangère depuis les années 1980 quand il avait été chargé, au sein du parti SMP (prédécesseur des Vrais Finlandais) des questions internationales – puisqu’il était le seul à parler l’anglais.
Quant à l’Union européenne, M. Soini dit : « Je vois que l’écart entre les pays de l’euro et les autres pays membres est une menace majeure. Cet écart pourrait devenir un jour un axe qui divise les Etats membres de la même façon que l’axe Nord-Sud ou celui entre les protestants et les catholiques. »
« Il est clair que les pays de l’euro ont plus d’influence mais ils payent aussi un prix plus fort. Qu’est-ce qu’il se passe avec l’influence des pays qui ne peuvent ou ne veulent pas faire partie de l’euro ? »
M. Soini se demande si l’Union devrait réfléchir à son attitude à l’égard de différents niveaux d’intégration. « L’Union devrait-elle approuver différents grades de l’intégration ? » Le ministre souligne toutefois l’importance que chaque Etat membre puisse prendre ses propres décisions en la matière.
Selon M. Soini, l’Union européenne a clairement échoué à une chose, le programme du partenariat oriental, lancé en 2009. Le dialogue avec la Russie n’a pas fonctionné comme il faut. Les anciens ministres des affaires étrangères suédois et polonais, Carl Bildt et Radoslaw Sikorski, connus pour être critiques ardents de la Russie, y ont eu leur propre rôle. « Ils ont été assez agressifs et il n’y avait pas assez de dialogue. »
« L’Ukraine est très importante pour la Russie, aussi pour son histoire. Il ne faut pas oublier que l’Ukraine est un Etat indépendant et souverain qui a le droit de choisir ses propres solutions commerciales et de sécurité. »
Le rapprochement de l’Ukraine à l’Occident n’est cependant pas très prometteur. « L’économie est en mauvaise état et il y a de la corruption. L’Ukraine ne pourra devenir membre ni de l’Union européenne ni de l’OTAN pendant les décennies à venir. »
Quant à l’attitude de M. Soini vis-à-vis d’une adhésion à l’OTAN, il répond : »Tout le monde fait semblant de connaître ma position mais je peux vous dire que je ne la connais pas moi-même. »
Il se félicite cependant du fait que le programme du gouvernement actuel n’exclut pas une adhésion, comme l’avait fait le gouvernement précédent. « Il est invraisemblable que ce gouvernement se sente tenté de prendre une décision dans une direction ou une autre. Il est toutefois important d’avoir une marge de manœuvre dans ces questions. Il faut donc laisser la porte un peu ouverte. »
« Cela vaut le coup de participer aux structures de coopération de l’OTAN, cela est dans nos intérêts. Nous ne sommes pas un ilôt isolé. »
« Le dilemme d’une adhésion est qu’en temps de paix on n’a pas besoin d’adhérer et en temps de crise une adhésion n’est pas possible. »
M. Soini est pour une coopération de défense avec la Suède. Il ne veut pas commenter une éventuelle coopération en temps de guerre.
Une grande question du point de vue de l’Europe est le rôle de la Russie dans l’architecture de sécurité européenne. Selon M. Soini, la question est compliquée parce que, sans la Russie, il n’y a pas de sécurité définitive. « La Russie est un Etat doté d’armes nucléaires. Il faut être constamment en dialogue avec elle et il faut prendre ses positions en considération. L’isolation ou l’auto-isolation de la Russie n’est pas une bonne chose. »
M. Soini souligne l’importance de la coopération avec la Russie. « Il faut croire à un rapprochement entre la Russie et l’Europe. Je ne veux pas croire qu’il s’agit d’une rupture définitive. La Russie et l’Europe ensemble pourraient avoir un rôle important. »
Le ministre estime que le rôle international des Etats-Unis pourrait diminuer, cela dépendra aussi du résultat des élections présidentielles de l’année prochaine.
Quant aux Vrais Finlandais, dont il est le président, M. Soini dit que son poste ministériel est un contrepoids à la présidence du parti.
M. Soini souligne l’importance de la région arctique et souhaite un rôle plus important pour la Finlande dans la coopération arctique. La Finlande compte investir dans sa présidence du Conseil arctique qui commencera en 2017. « La Russie et les Etats-Unis sont assis aux mêmes tables au Conseil arctique. Cela pourrait engendrer des possibilités pour une détente. »
Il est évident que M. Soini aime bien son rôle en tant que ministre des affaires étrangères. Il ne compte plus présenter sa candidature aux élections présidentielles.
Ulkopolitiikka 3/2015, 12-21

COP21

Propos de M. Spencer
Hufvudstadsbladet publié un entretien avec Thomas Spencer, directeur du programme climat de l’Institut du développement durable et des relations internationales, qui a participé jeudi à Helsinki à un séminaire intitulé « Les négociations sur le changement climatique : vers un nouvel équilibre à Paris ? ».
A moins de cent jours de la conférence de Paris sur la COP21, M. Spencer souligne qu’un accord global et contraignant est la seule solution. Il estime que le projet d’accord de 80 pages commence à ressembler à un accord, même s’il faut augmenter le rythme de négociation.
M. Spencer compare le défi climatique à un marathon. La solution climatique nécessite de grands investissements économiques et prend du temps.
HBL/10

Politique intérieure

Gouvernement - Budget

Projet de budget
« Augmentation des impôts des classes aisées » HS
« Un beau geste des classes aisées » KS
« La fiscalité augmente à cause de l’immigration » AL
Le gouvernement a présenté, hier, son projet de budget pour 2016. Les dépenses de l’Etat seront de 54,1 milliards d’euros et les recettes de 49,1 milliards dont 40,8 seront les rentrées fiscales.
Les mesures d’ajustement structurel prises par le gouvernement visent à diminuer les dépenses et augmenter les recettes de 800 millions d’euros.
Les dépenses augmentent dans certains secteurs : les projets prioritaires du gouvernement, l’acquisition de matériel de défense, le coût de l’immigration.
Le budget est présenté avec un déficit de 5 milliards d’euros. L’endettement de l’Etat va atteindre 106 milliards d’euros soit 50% du PIB.
Le gouvernement a décidé d’enterrer le projet de boucle ferroviaire dans la région de la capitale et d’utiliser le budget qui était prévu pour la boucle (330 millions d’euros) pour ses projets prioritaires. Ces projets seront aussi financés par des privatisations.
Les économies budgétaires toucheront notamment le gel des indices (70 millions d’euros), la baisse de l’aide publique au développement (200 millions), la diminution des remboursements maladie (60 millions), la baisse du budget de l’éducation (150 millions), la baisse des aides aux entreprises (80 millions) et la diminution du budget des TIC et de l’administration (50 millions).
Les impôts indirects sur le tabac, les déchets et l’immobilier vont augmenter, de même que la fiscalité sur l’énergie. La fiscalité sur les véhicules automobiles va baisser de 200 millions d’euros sur quatre ans.
Le gouvernement a aussi décidé d’élargir l’impôt sur la solidarité qui touchait précédemment les revenus annuels de plus de 100 000 euros et touchera désormais ceux de 80 000 euros, soit environ 150 000 à 180 000 personnes.
Les ministres vont maintenir la baisse déjà décidée de 5% de leur salaire et y ajouter le renoncement à une semaine de salaire.
Les députés devraient pour leur part renoncer à une semaine de salaire cet automne et une autre au printemps prochain.
Le gouvernement a par ailleurs décidé de revenir sur ses coupes dans les allocations logement des retraités : l’objectif de 90 millions d‘économies a été ramené à 30 millions.
HS

Commentaires et éditoriaux
« Le gouvernement s’en prend cette fois-ci aux classes aisées » HS
« On calme le peuple en taxant les riches » HS
« Le gouvernement achète la paix sociale » KL
« On prend à tout le monde, ou presque » AL

Gouvernement

Grande manifestation des syndicats
Helsingin Sanomat relève que le conseil de la SAK a annoncé, lord d’une conférence de presse ce matin, que les grandes centrales syndicales organiseraient ensemble une grande manifestation à Helsinki le vendredi 18 septembre contre les mesures du gouvernement.
Selon Marko Piirainen, directeur du syndicat des transports AKT, le travail s’arrêtera dans les transports et les ports finlandais pendant la manifestation : « La Finlande s’arrêtera pendant la manifestation. »
Le président de la SAK, Lauri Lyly, a annoncé antérieurement qu’il ne voulait pas spéculer sur les éventuelles menaces de grève.
HS/A20

Réforme de la retraite

Les trentenaires d’aujourd’hui partiront à 70 ans
Selon le rapport publié, hier, par l’Institut d’assurance retraite EKT, les personnes qui ont aujourd’hui 30 ans, pourront partir à la retraite à l’âge de 67 ans et 2 mois, l’objectif les concernant étant de rester dans la vie professionnelle jusqu’à l’âge de 70 ans et 3 mois.
La réforme de la loi sur les retraites devrait entrer en vigueur en 2017.
Selon la législation actuelle, les Finlandais prendraient leur retraite en moyenne à l’âge de 62 ans et 4 moins en 2040, tandis que, selon la nouvelle législation, ils partiront en 2040 en moyenne à l’âge de 63 ans et 7 mois, compte tenu des départs anticipés en raison de maladie ou autre incapacité.
HS/A36

Industrie

La production industrielle en baisse depuis 31 mois
Helsingin Sanomat relève que l’industrie finlandaise est encore en difficultés, malgré un retour de la croissance dans la zone euro depuis avril-mai 2013.
Selon les chiffres récents publiés par le Centre national de la statistique, la production industrielle est en baisse sans interruption depuis janvier 2013, soit depuis 31 mois.
Par rapport à 2010, la progression de la production industrielle a été plus faible par rapport à l’Allemagne, la Suède, la France et la Grande-Bretagne.
HS/A34

Ministère de la défense

Nomination du général Juusti
Helsingin Sanomat rapporte que le gouvernement a nommé le général Jukka Juusti au poste de secrétaire général du ministère de la défense, en remplacement du général Arto Räty. Jusqu’à la nomination, le ministre de la défense Jussi Niinistö a refusé de commenter sa décision de remplacer le général Räty, secrétaire général très apprécié, après son premier mandat de cinq ans à ce poste.
M. Niinistö a annoncé jeudi : « J’ai pris ma décision en pensant aux intérêts de la patrie. » Le ministre a également souligné que le général Juusti a beaucoup d’expérience dans les acquisitions de matériel de défense et le ministère de la défense se prépare à des acquisitions importantes d’ici 2019.
Selon M. Niinistö, il ne s’agit pas d’une nomination politique, contrairement à ce qui a été dit en public. Il y a quelque temps, le ministre des finances Alexander Stubb, avait demandé en réunion du gouvernement l’ajournement de la nomination.
HS/A21

Analyse
Selon une analyse publiée par Aamulehti, « M. Niinistö a choisi un commercial ».
« M. Niinistö a regardé vers l’avenir. Les forces armées ont beaucoup de défis. Il faut actualiser le matériel de l’armée de terre, les chasseurs de l’armée de l’air doivent être remplacés et la marine a besoin de nouveaux bateaux. Il s’agit d’acquisitions qui nécessitent beaucoup d’expertise. »
TS/9, AL/A13

Jeudi 10 septembre 2015

Politique étrangère et européenne

Crise migratoire

Le gouvernement n’a pas fixé sa position
Keskisuomalainen relève que le gouvernement a débattu de la gestion de la crise migratoire et réfléchi à sa réponse à donner à la Commission européenne, hier, dans le contexte de ses tractations budgétaires. A la fin de la journée, le gouvernement n’a pas souhaité commenter l’avancée des négociations mais, selon une source du quotidien, les pourparlers ne seraient pas bloqués.
KS relève que, selon M. Jokela, de l’Institut des relations internationales, il s’agit de voir si la Finlande est prête à faire une concession concernant son exigence que l’accueil des réfugiés dans le cadre du quota se base sur le volontariat, dans le cas où la majorité des Etats membres appuient la proposition de la Commission européenne. « Il faut réfléchir à ce qu’on pourrait éventuellement obtenir en restant dans la minorité et si participer à la majorité serait utile. »
KS/11

Point de vue
« La Finlande joue gros en misant sur deux tableaux » HS
Helsingin Sanomat publie un billet de Mme Kauhanen, du service politique du journal, qui estime que M. Soini, ministre des Affaires étrangères et président des Vrais Finlandais, joue sur deux tableaux. En tant que membres de la coalition gouvernementale, les Vrais Finlandais se retrouvent dans une situation où ils sont obligés de faire une politique qui ne correspond pas à leurs promesses électorales. Pour la première fois, le parti doit se faire des soucis pour son audience. En ce qui concerne M. Soini, ce souci se voit.
En tant que ministre des Affaires étrangères, M. Soini préfère se taire. En tant que président du parti il se laisse aller sur son blog.
Mme Kauhanen estime qu’il est compréhensible que M. Soini se taise : le gouvernement a du mal à trouver les bonnes dispositions en ce qui concerne la prise de décision européenne. Mais est-ce que les partis de la coalition ont des orientations différentes en qui concerne la politique en matière des asiles ? Oui et non.
Même si l’ensemble du gouvernement était d’accord sur le fait qu’il ne faut pas accueillir un seul demandeur dans le cadre des transferts, il lui faudra bien réfléchir sur le fait de savoir si cela vaut la peine de s’opposer à l’Allemagne. Adopter une ligne dure est un risque. Il ne faut pas que le groupe de référence de la Finlande soit les ex-pays de l’Est, mais plutôt celui qui dispose des orientations précieuses dans la question la plus importante pour la Finlande : les relations entre l’UE et la Russie. Dans la politique vis-à-vis de la Russie, c’est l’Allemagne l’allié numéro un de la Finlande.
HS/A4

Une partie des demandeurs d’asile arrivant en Finlande ont pu déjà avoir obtenu un refus ailleurs
M. Kurri, chef de l’immigration au ministère de l’Intérieur, estime qu’une partie des personnes arrivant en Finlande ont déjà pu obtenir une réponse négative à leur demande d’asile en Suède ou dans un autre Etat de l’espace Schengen.
Selon l’Office national de l’immigration, 900 demandeurs d’asile Irakiens sont arrivés en Finlande, la semaine dernière. En Suède, le plus grand groupe de demandeurs d’asile est constitué par les Syriens, tandis que les chiffres concernant les Irakiens en Suède sont inférieurs par rapport à ceux de la Finlande. En janvier-août, la Suède a accordé l’asile à tous les Syriens qui n’avaient pas déposé de demande d’asile dans un autre Etat concerné par la règle de Dublin. Concernant les Irakiens, en Suède, l’asile a été accordé à 60 % des demandeurs.
La Finlande ne dispose pas de protocole de rapatriement avec l’Irak concernant les demandeurs dont la demande d’asile a été refusée. Mme Poutanen de la Direction nationale de la police relève que, même si ce protocole existe en Suède, le rapatriement n’y est pas pour autant plus facile.
Selon Mme Poutanen, de la famille et des connaissances installées dans un pays peut être un facteur décisif pour le choix de destination.
Elle relève que 70 personnes n’ayant pas obtenu l’asile ont été rapatriées en Irak en 2014 et 30 cette année.
KS/11, AL/A11

« En Finlande, un tiers des demandeurs d’asile a besoin de protection » HS
Selon les statistiques de l’Office national de l’immigration, depuis le début des années 2010, 38 % des demandes d’asile déposées ont reçu un accueil favorable. Cette année, la moitié des demandeurs sont des Irakiens, ce qui devrait augmenter le nombre de réponses positives. Cette année, 54 % des demandeurs irakiens ont obtenu l’asile.
Selon les statistiques, ce sont les Somaliens, les Syriens et les Irakiens qui ont le plus explicitement besoin de protection internationale. 72 % des Somaliens et 68 % des Syriens ont obtenu l’asile, cette année.
Le permis de séjour est accordé pour quatre ans. Il est ensuite renouvelable chez la police.
HS/A26

8200 demandeurs d’asile à ce jour, cette année
Environ 8200 demandeurs d’asile sont arrivés en Finlande cette année, la moitié étant des Irakiens. En 2014, il y avait 3600 demandeurs d’asile.
AL/A13

Politique intérieure

Gouvernement

Propositions du gouvernement pour l’amélioration de la compétitivité-coût : réactions des économistes
Keskisuomalainen relève que les économistes ne sont pas unanimes quant aux conséquences des propositions du gouvernement pour améliorer la compétitivité-coût de l’économie finlandaise. L’objectif du paquet est d’améliorer la compétitivité et augmenter le nombre de travailleurs de 110 000 personnes avant la fin de la législature.
Le directeur général du centre de recherche de la vie économique Etla, Vesa Vihriälä, se félicite du paquet qui est, selon lui « indispensable parce que nous avons un retard de 10-15 % par rapport au niveau de compétitivité dans les autres pays ».
La directrice de PT, centre de recherche des salariés, Seija Ilmakunnas, ne partage pas l’avis de M. Vihriälä. « Je ne vois pas de fossé de compétitivité ».
KS

Pacte social
Keskisuomalainen rapporte que les négociations sur le pacte social ont encore été évoquées mercredi. La centrale syndicale Akava a annoncé sur Twitter être prête à reprendre les négociations. Antti Palola, président de la STTK a également souhaité les négociations, tandis que le président de la SAK, Lauri Lyly, a annoncé que son organisation n’était pas prête à reprendre les négociations.
Le Premier ministre Juha Sipilä a toutefois rejeté la possibilité de poursuivre les négociations sur le pacte social.
KS

Menaces de grèves
Selon Keskisuomalainen, la centrale syndicale Akava a demandé à ses syndicats membres de se préparer à des grèves.
Le syndicat des policiers a menacé de grève, ainsi que le syndicat SAKiste PAM.
Les présidents de la SAK et de la STTK, MM. Lyly et Palola ont encore apaisé les propos sur les grèves.
KS

Projets prioritaires
Helsingin Sanomat relève que le financement des projets prioritaires du gouvernement est en difficultés. Au printemps dernier, le gouvernement a promis de financer les projets prioritaires avec les privatisations.
Il ne faut toutefois pas que le financement des projets prioritaires n’augmente pas le déficit de l’économie nationale mais cela n’est pas simple.
HS/A18

Budget
Selon Helsingin Sanomat, le gouvernement a commencé mercredi l’étude du budget de l’année prochaine dans une ambiance plutôt sombre. Le nombre accroissant de demandeurs d’asile et l’augmentation du nombre de chômeurs ont surpris le gouvernement.
Le coût de l’immigration serait de plusieurs centaines de millions dans les années à venir. Le ministre des finances Alexander Stubb y a proposé en août un budget de 105 millions d’euros, à la base d’un calcul de 2 750 demandeurs d’asile. En ce moment, on parle de 30 000 demandeurs d’asile.
Selon les informations du quotidien, le ministre de l’emploi et de la justice Jari Lindström devrait proposer un crédit supplémentaire de plus de 300 millions pour l’intégration des immigrants, ainsi qu’un crédit de 300 millions d’euros pour l’aide à l’emploi.
HS/A18

Analyse
Helsingin Sanomat estime que « le jeu de M. Sipilä est hasardeux ». On peut justifier les mesures proposées par le gouvernement du fait que le système du marché de travail finlandais est partiellement incapable de s’adapter à la politique économique sous l’euro. Les risques pris par le gouvernement peuvent toutefois être démesurées par rapport aux avantages escomptés.
La baisse du prix de travail d’ici 2017 de 5 % ne garantit rien. Le professeur Sixten Korkman souligne que « les exportations finlandaises dépendent fortement de la conjoncture internationale qui est malheureusement faible en ce moment ».
Les avantages sont donc incertains, tandis que les désavantages sont plus surs et très importantes.
Si les acquis des employés sont coupés, les syndicats exigeront des compensations sous forme d’augmentations salariales plus importantes. Les conventions collectives actuelles expireront à partir de l’automne 2016.
Après les propositions dures du gouvernement, les syndicats ont moins d’envie de se mettre à négocier localement des accords d’entreprise. Or, les accords locaux seraient cependant positifs du point de vue de l’économie nationale.
HS/A6

Social

Personnes âgées
Dans une étude effectuée par l’organisation Help Age Internationale concernant le bien-être des personnes âgées, la Finlande se situe au 14ème rang parmi une centaine de pays. Sa position est loin derrière celle des autres pays nordiques, et notamment de la Suède et de la Norvège.
KS/5

Suicides
Hufvudstadsbladet relève que 17 suicides en moyenne sont commis en Finlande toutes les semaines, ce qui est plus que dans les autres pays nordiques.
HBL/16

France – Finlande

Cinéma

Amour & Anarchie
Helsingin Sanomat rend compte du festival du cinéma Amour et Anarchie qui se déroule à Helsinki du 17 au 27 septembre. Parmi les dix films à voir, M. Lehtonen recommande Dheepan de Jacques Audiard et The Measure of a Man de Stéphane Brizé.
HS/B3
Pour l’ensemble de la très riche programmation française, consultez le site de l’Institut français :
http://www.france.fi/helsinki/helsinki-international-film-festival-2015/

Exposition

Jacques Henri Lartigue
Turun Sanomat annonce que l’écrivain Antti Nylén présentera l’exposition de photographies de Jacques Henri Lartique au Musée d’art de Turku le samedi 12 septembre à 14 heures. L’exposition est ouverte jusqu’au 20 septembre.
TS/19, http://www.turuntaidemuseo.fi/?cat=3&aid=283&lang=fi

Mercredi 9 septembre 2015

Politique intérieure

Gouvernement

Propositions du gouvernement pour améliorer la compétitivité-coût
Le gouvernement a présenté, hier, ses propositions pour améliorer la compétitivité-coût de l’économie finlandaise.
Lors d’une conférence de presse des trois présidents des partis de la coalition, le Premier ministre a indiqué que l’objectif du gouvernement était de créer 110 000 nouveaux emplois et augmenter le taux d’emploi à 72% et de mettre fin à l’accélération de l’endettement d’ici la fin de la législature.
Selon lui, les mesures présentées sont donc indispensables pour améliorer la compétitivité de la Finlande. Il présente donc des mesures exceptionnelles pour diminuer le coût du travail de 5% et améliorer la sécurité des carrières.
Des mesures pour améliorer la sécurité des parcours professionnels : après un licenciement, pour tout employé d’une entreprise de plus de 20 personnes, le droit à une d’un mois et le droit à la médecine du travail pendant six mois.
Une mesure pour promouvoir l’emploi des jeunes femmes et répartir la charge des congés de maternité entre les employeurs : tout employeur dont un employé prend un congé de garde d’enfant recevra 2500 euros.
Des mesures pour améliorer la compétitivité-coût :
-  Suppression de deux jours fériés (l’épiphanie et le Jeudi de l’ascension) ;
-  Introduction d’un jour de carence par congé maladie (sauf en cas de maladie d’un enfant) et paiement à 80% des dix jours suivants du congé maladie (contre 100% actuellement) ;
-  Diminution par deux des majorations des heures supplémentaires ; diminution de la majoration pour travail dominical de 100% à 75% ;
-  Diminution de 38 à 30 jours des droits à congé pour certaines catégories (principalement dans le secteur public) ;
-  Diminution à 1,72% de la cotisation patronale aux assurances sociales à partir de 2017.
Le gouvernement a chiffré les effets escomptés de ces mesures. Il estime qu’elles devraient avoir pour effet de diminuer de 5,02% le coût du travail dans le secteur privé. De plus, elles devraient permettre d’économiser plus de 1,4 milliard dans le secteur public : 221 millions d’euros pour l’Etat et 1180 millions d’euros pour les communes (principalement grâce à la réduction de la durée des congés, des salaires pour congé maladie et des jours fériés).
« Ces mesures devraient permettre de rétablir une compétitivité dégradée. Au fond, il s’agit d’augmenter l’emploi et de maintenir la société providence finlandaise, voire de la sauver. C’est la part qui est demandée aux salariés pour remettre sur de bons rails la Finlande dans une si difficile situation », a dit le Premier ministre.
Les propositions seront réalisées de manière contraignante, par la voie législative, à l’échéance des actuelles conventions collectives. Les mesures législatives seront précises et délimitées.
Le gouvernement souligne qu’il a évalué la constitutionnalité de ces mesures ainsi que leur conformité par rapport aux réglementations européennes et de l’OIT.
L’objectif est que les réformes législatives nécessaires pour mettre en place ces mesures soient approuvées par le parlement au plus tard en juin 2016.
Vn.fi

Réactions
Helsingin Sanomat relève que le président de la grande centrale syndicale SAK, Lauri Lyly, critique ardemment le paquet de compétitivité présenté hier par le gouvernement.
« Le gouvernement brise, d’une décision unilatérale, la société du dialogue en imposant une législation contraignante. Les salariés doivent payer la facture de ces mesures, surtout les femmes. La SAK compte exiger que les décisions soient étudiées par la commission des lois constitutionnelles du Parlement. »
Le président du PSD, le plus grand parti de l’opposition, est outré par ce projet. Il rappelle que l’objectif du Premier ministre Juha Sipilä est de diminuer les revenus. « Cela sera réalisé par la force. Il s’agit de mesures très dures pour briser la société du dialogue. Il faut en étudier le caractère constitutionnel. »
La présidente de la commission des lois constitutionnelles Annika Lapintie, députée de l’Alliance des gauches, a une attitude réservée sur le projet. « Il faut l’étudier très attentivement en détail. Cela me paraît douteux mais il faut d’abord connaître le contenu de la loi. »
Ville Niinistö, président de l’Alliance verte, s’étonne de la politique de dictat du gouvernement qui affaiblit la vie professionnelle et abandonne la tradition du dialogue.
Paavo Arhinmäki, président de l’Alliance des gauches, souligne que « les femmes avec de petits salaires payent un prix dur ».
Le président de la centrale syndicale Antti Palola prévoit des difficultés sur le marché du travail et dans la société en général.
Le directeur général de EK, confédération du patronat et de l’industrie, Jyri Häkämies fait l’éloge du projet du gouvernement : « La situation est très grave et difficile et les mesures du gouvernement sont indispensables. »
Le président du Parti suédois Carl Haglund estime que son parti donnera son soutien au gouvernement.
HS/A7-8

Critiques de professeurs de droit du travail
Selon Seppo Koskinen, professeur en droit du travail à l’université de Turku, « il y a un grand changement. Pour la première fois, le gouvernement commence à affaiblir à grande échelle les droits des employés ».
Il attend aussi à un grand changement dans l’ambiance de la société. « Le changement de loi en soi n’est pas très difficile à réaliser. Je ne le recommande cependant pas », selon le professeur Koskinen.
HS/A8

Analyse
Helsingin Sanomat publie un billet signé Teemu Luukka, journaliste à la rédaction politique et économique du quotidien, qui estime que le paquet présenté mardi par le gouvernement est très dur et exceptionnel. La plus grande surprise est le caractère contraignant de la législation. La loi limitera donc les conventions collectives.
Un litige constitutionnel important peut avoir lieu avant la mise en œuvre des décisions. Les syndicats n’ont plus confiance dans le gouvernement et les prochaines négociations salariales seront extrêmement difficiles.
HS/A8

Editoriaux
Dans son éditorial, Helsingin Sanomat estime que le Premier ministre Sipilä et le mouvement syndical sont entrés en collision.
D’une part, les mesures du gouvernement améliorent surtout l’équilibre du secteur public. D’autre part, le gouvernement attaque surtout les salariés du secteur public. Comme prévu, les employeurs se sont félicités des décisions du gouvernement, tandis que les salariés sont en état de choc.
Le gouvernement utilise une mesure exceptionnelle : les changements feront partie d’une « législation contraignante ».
Les salariés critiquent le plus ce caractère contraignant, parce que le gouvernement se mêle de la liberté conventionnelle sur le marché du travail, qui a traditionnellement un rôle important.
Le gouvernement est également critiqué parce qu’il brise un principe fondamental selon lequel les minima prévus par la loi ont été faits pour protéger les employés.
Les contribuables auront plus de mauvaises nouvelles jeudi à la fin des négociations budgétaires. Le gouvernement étudiera ensuite les possibilités de promouvoir les accords locaux. Les salariés ne seront probablement pas très enthousiastes à négocier, conclut l’éditorialiste.
Aamulehti souligne, dans son éditorial, qu’il ne faut pas chercher des raisons pour faire la grève. « Les partenaires sociaux en doivent pas oublier qu’on leur a proposé la possibilité de participer à la prise de décision » par le projet de pacte social.
Keskisuomalainen souligne qu’il y a un risque que la situation s’aggrave, même si les mesures sont nécessaires pour améliorer l’économie. Les mesures divisent le peuple. Les entreprises y gagnent et surtout les employés du serveur public perdent.
Kauppalehti considère que « le gouvernement a décidé de s’engager sur un terrain qui est la terre sacrée des corporations. La situation pourrait être historique : d’une certaine manière le dialogue tripartite (Etat-syndicats-patronat) qui tenait depuis la guerre d’hiver est en train de s’effriter ».
HS/A4, AL/A2, KS/2 KL

Réforme des retraites

Le paquet législatif avance
Helsingin Sanomat relève que la réforme du système de retraite avance dans un bon esprit. Le paquet législatif en la matière a été évoqué au parlement, hier. Le paquet se base sur l’accord entre les organisations syndicales d’il y a un an selon lequel l’âge de départ à la retraite serait augmenté graduellement de 63 à 65 ans.
Cette augmentation concernera toutes les personnes nées en 1955 ou après. Le seuil de départ à la retraite augmentera de trois mois par an à compter de 2017.
L’ensemble du salaire sera désormais pris en compte pour le calcul de la retraite, tandis que jusqu’à présent, la cotisation retraite en était exclue.
Un nouveau type de retraite a été planifié sur mesure pour les personnes ayant exercé un métier physiquement ou psychologiquement pénible pendant 38 ans.
HS/A14-15

Economies

Suppression de l’allocation logement des retraités
La majorité des Finlandais, 83 %, s’oppose au projet du gouvernement de supprimer l’allocation logement des retraités. 44 % des personnes interrogées considèrent le projet comme très injuste et 38 % comme relativement injuste.
Dem/4

Crédits au développement – manifestation
Plus de mille personnes ont manifesté hier, contre le projet du gouvernement de diminuer les crédits au développement.
Une pétition a été remise à Mme Toivakka, ministre compétente. 41 000 personnes avaient signé la pétition demandant d’annuler les coupes.
Dem/5

Politique étrangère et européenne

Crise migratoire

Des centaines de demandeurs d’asile arrivent par le Nord du pays
Tornio est devenu la porte d’entrée pour les demandeurs d’asile, car les arrivants sans documents ne sont pas admis sur les ferrys (entre la Suède et la Finlande). Des demandeurs d’asile qui sont arrivés en Suède à Malmö ou Göteborg prennent ensuite un train pour Luleå pour continuer en autocar jusqu’en Finlande. Il y a eu tellement d’arrivants ces dernières semaines, que des bus ont été rajoutés sur le trajet Luleå-Haaparanta. De 100 à 150 passagers de plus par jour ont pris le bus selon les transports publics de la région de Norrbotten.
Les personnes arrivées à Tornio déclarent avoir versé entre 6000 et 8000 euros pour un voyage qui pour la plupart d’entre elles a duré environ un mois. Venant de Hongrie et passant par l’Autriche et l’Allemagne, elles se sont rendues au Danemark et en Suède. Ensuite elles ont été aidées pour continuer vers la Finlande : Kemi, Oulu et la région d’Helsinki.
Compte tenu de la population dans différentes régions de la Finlande, beaucoup de pression touche la Laponie actuellement : sur les 8000 demandeurs d’asile arrivés cette année, 2300 se sont enregistrées à Helsinki, 1300 en Finlande de Sud-Ouest, 950 en Laponie et 800 à Oulu.
Les gardes-frontières ont entamé 144 enquêtes cette année concernant des soupçons d’organisation d’une entrée illicite en Finlande.
Lorsqu’un demandeur d’asile se présente au commissariat de la police, et qu’il n’a pas de documents d’identité, la police ne peut s’appuyer que sur les propos de l’intéressé pour savoir qui il est, d’où il vient. Les réfugiés ne connaissent pas toujours l’ensemble du trajet parcouru, selon la police.
KS/5, AL/A9, Yle

Questions sur les demandeurs d’asile arrivés en Finlande
Helsingin Sanomat publie une série de questions et de réponses pour répondre à certaines interrogations que les lecteurs pourraient avoir. Le quotidien relève que le nombre d’asiles accordés pour les demandeurs varie d’un pays à l’autre. En Suède, 76,6 % des demandes obtiennent une réponse favorable, en Finlande 54 %, en 2014.
Le nombre faible de Syriens parmi les gens qui viennent jusqu’en Finlande a éveillé des soupçons parmi des Finlandais, et l’Office national de l’immigration s’est posée la question aussi. Une des raisons pourrait être le fait qu’il n’existe pas déjà de communauté syrienne importante en Finlande. Il y a par contre eu beaucoup d’Irakiens et leur demande d’asile a souvent été acceptée.
Concernant le traité de Dublin, HS relève que si la personne n’a pas été enregistrée ou n’a pas déposé de demande d’asile dans un autre Etat membre, il est difficile de démontrer son pays d’arrivé en Europe. Un simple transit ne responsabilise pas le pays traversé. En Finlande, seulement de 20 à 25 % des demandeurs d’asile relèvent du règlement Dublin, c’est-à-dire qu’ils ont déjà déposé une demande d’asile dans un autre Etat membre.
L’allocation versée pour les personnes accueillies dépend de l’âge de l’intéressé, du fait s’il est nourri ou non au centre d’accueil et du fait s’il est accompagné d’enfants. Une personne vivant seule obtient 316,07 euros par mois ou 92,64 euros si elle est nourrie dans un centre d’accueil.
Un demandeur d’asile engendre des frais de 40 euros par jour pour la Finlande. Le délai d’étude des dossiers de demande d’asile est de 150 jours environ, mais devrait s’allonger en raison de l’afflux des dossiers.
HS/A22-23

Selon M. Kiander, l’immigration pourrait remédier au déficit structurel
M. Kiander, directeur du groupe de retraite Ilmarinen, estime que l’immigration accrue est une opportunité importante pour créer une croissance économique et remédier au problème du vieillissement de la population.
Helsingin Sanomat relève que, selon M. Kiander, au moins 100 000 personnes de plus que prévu pourraient immigrer en Finlande avant la fin de la décennie. L’immigration se poursuivra d’ailleurs au-delà. M. Kiander relève que, selon les prévisions démographiques actuelles, on tablait sur un solde migratoire positif de 17 000 personnes. Avec l’augmentation inattendue du nombre de demandeurs d’asile, ce chiffre sera de loin dépassé cette année, et probablement les prochaines années aussi.
M. Kiander écrit sur son blog qu’avec cette évolution, la population finlandaise en âge de travailler ne diminuerait pas de façon prévue ; elle pourrait même augmenter car la majorité des arrivants sont jeunes.
Si le taux d’emploi chez les immigrés pouvait s’élever au niveau de celui des autres Finlandais d’ici 2030, le nombre de personnes employées serait de 100 000 supérieur à ce qui a été prévu. Cela suffirait pour diminuer de 50 % le déficit structurel du secteur public finlandais, selon l’économiste.
HS/A30

COP21

Visite en Finlande du directeur du PNUE
M. Steiner, directeur du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), qui est actuellement en visite en Finlande, estime qu’il faudrait rapidement se mettre d’accord sur les règles du jeu du financement climatique, la conférence de Paris approchant à grands pas.
M. Steiner relève que, dans le financement climatique, il s’agit d’investissement par lequel les pays industriels s’efforcent d’aider l’Afrique à opter pour des solutions énergétiques autres que celles utilisées en Europe, c’est-à-dire des énergies non-fossiles.
Si le paquet de financement climatique prévu pour les pays en voie de développement n’est pas crédible, ces pays ne s’engageront pas dans les objectifs, ce qui serait fatal, rappelle M. Steiner.
La situation sur les frontières européennes est comme un avertissement sur les conséquences d’un échec à gérer le changement climatique. « Si les gouvernements n’arrivent pas à répondre à des chocs tels que la guerre en Syrie, on peut se demander ce qui va se passer lorsque des continents entiers se mettront à fuir le changement climatique. » M. Steiner estime que la situation actuelle concernant la crise migratoire devrait nous servir de réveil : rien ne va arrêter les gens désespérés qui se mettent sur les routes.
HS/A30

France

Tourisme

Strasbourg
Turun Sanomat publie un article sur Strasbourg, notamment la cuisine et les vins. Le quotidien a également interviewé deux parlementaires européennes, Henna Virkkunen et Heidi Hautala, qui déplorent que la semaine du Parlement européen à Strasbourg soit très chargée et ne laisse pas de temps pour faire du tourisme.
TS/21

Mardi 8 septembre 2015

Politique étrangère et européenne

Crise migratoire

M. Soini opposé aux transferts de demandeurs d’asile au niveau européen
Le ministre des Affaires étrangères, M. Soini, président des Vrais Finlandais, relève que son parti n’est pas prêt à accepter les transferts obligatoires des demandeurs d’asile à l’intérieur de l’UE.
Le programme du gouvernement prévoit que « les transferts internes de demandeurs d’asile se basent sur le volontariat des Etats membres ». M. Soini relève que la position de son parti est conforme au programme gouvernemental et il estime qu’il s’agira de s’y tenir. Pour lui, il ne s’agira pas de modifier le programme gouvernemental, car cela nécessiterait l’unanimité. « Il faut observer le programme gouvernemental et négocier », selon lui.
Uusisuomi.fi

« La crise met à l’épreuve l’unité du gouvernement » KS
Le gouvernement se réunit aujourd’hui pour se mettre d’accord sur de nouvelles mesures et de ressources supplémentaires. La Commission européenne proposerait que la Finlande accueille 2400 demandeurs d’asile. Conformément à la proposition antérieure de la Commission, la Finlande doit déjà en accueillir 800.
Le Centre et le Rassemblement national d’une part, et les Vrais Finlandais d’autre part, ont une interprétation divergente de la notion de volontariat.
Mme Toivakka, ministre du Commerce extérieur et du Développement, relève que la Finlande s’efforcera d’augmenter son aide humanitaire aux victimes de la guerre en Syrie. Selon elle, il faut soutenir les pays voisins de la Syrie qui ont accueilli la majorité des réfugiés. Il est essentiel de pouvoir les aider sur place, a-t-elle dit lors d’une conférence de presse, lundi. Sans donner d’estimation sur une somme éventuelle, elle relève que des crédits supplémentaires pourraient relever d’une rallonge budgétaire dès avant la fin de l’année.

« Selon M. Lyly, il faut envisager des quotas contraignants » Dem
M. Lyly, président de la confédération des ouvriers, SAK, souligne qu’il faut que le gouvernement et les communes soient prêts à assumer leur part de responsabilité au niveau européen. « Il faut que la Finlande dispose de la capacité suffisante pour accueillir et intégrer les gens qui arrivent, et leur proposer du travail. » M. Lyly considère comme indispensable que l’UE arrive à trouver rapidement une volonté commune pour résoudre la crise de réfugiés. « Il faut envisager des quotas contraignants par Etat. » M. Lyly fait appel aux organisations syndicales pour aider les demandeurs d’asile dans leur détresse.
KS/7, TS/9, Dem/4

Pour éviter les quotas, la Finlande devrait verser 4,1 millions d’euros
Selon la presse, le versement qui pourrait être prévu pour des Etats membres souhaitant s’exclure du système de quotas serait de 4,1 millions d’euros concernant la Finlande, s’il s’agirait de 0,002 % du PIB.
Les Finlandais, dont MM. Orpo, ministre de l’Intérieur, et Soini, ministre des Affaires étrangères, ne commentent pas ces informations tant que la proposition de la Commission européenne n’a pas été publiée.
TS/9

Les réfugiés viennent désormais par le Nord
Un hébergement sur des bateaux à Turku ?
Selon la police, environ 300 demandeurs d’asile par jour traversent la frontière entre la Suède et la Finlande à Tornio.
Vers la fin de l’été, la majorité des passages s’est transféré de la voie maritime de Turku et Helsinki à la voie terrestre de Tornio en Finlande du Nord. La police ne connaît pas la raison exacte pour ce changement, mais relève qu’à Tornio, il n’y a pas de contrôle frontalier.
L’Office national de l’immigration a recruté de nouveaux employés dans cette région.
Selon la Croix rouge finlandaise à Turku, l’accueil de demandeurs d’asile sur des bateaux a été proposé. La Croix rouge n’exclut pas une idée qui mérite d’être étudiée.
KS/7, TS/6

La plus grand partie des demandeurs d’asile viennent d’Irak
Helsingin Sanomat relève que parmi les 7974 demandeurs d’asile arrivés en Finlande cette année au 6 septembre, 1153 sont arrivés la semaine dernière. Dans les statistiques de l’année en cours, et de la semaine dernière, ce sont les Irakiens qui constituent de loin le plus grand groupe (912 la semaine dernière et 1337 sur les sept premiers mois de l’année), suivis des Somaliens (63 et 945). Les Afghans et les Syriens sont les nationalités suivantes les plus représentés depuis une semaine, alors que de janvier en juillet, les Somaliens étaient suivis d’Albanais avant les Afghans, les Russes, les Syriens et les Kosovars.
HS/A10

Divergences au parlement
Enquête auprès des députés
Le groupe médiatique Lännen media a effectué un sondage sur les attitudes des députés concernant différentes questions concernant l’immigration. Turun Sanomat relève que les Vrais Finlandais se distinguent des autres partis dans leurs réponses bien plus hostiles que celles des députés des autres partis. M. Lauri Nurmi, journaliste qui commente le résultat, estime qu’il n’est pas exclu que cela leur permette d’augmenter l’audience du parti des Vrais Finlandais.
En même temps, on peut toutefois également se poser la question de savoir si la coalition ne risque pas d’éclater sous la pression de la crise migratoire, écrit M. Nurmi.
A la veille de la rentrée parlementaire, la présidente du parlement, Mme Lohela (Vrai Finlandais) a déclaré qu’elle ferait en sorte que le débat sur les réfugiés au parlement soit sérieux et constructif. « J’espère que les députés garderont leur calme et auront du respect pour les opinions exprimées. Donnons l’exemple, nous, au Parlement ».
Le président du groupe parlementaire du premier parti d’opposition, M. Lindtman (PSD) a déclaré que le ton des discussions dépendrait de la ligne choisie par le gouvernement. « En même temps que le Premier ministre Sipilä en appelle à la solidarité des Finlandais, le ministre des Affaires étrangères Soini exprime sa plus grande réserve », souligne-t-il.
Dem TS/11

Editoriaux
« Et ensuite au gouvernement d’accueillir, M. Sipilä ! » HBL
L’éditorialiste estime que le fait d’ouvrir sa maison pour l’accueil de demandeurs d’asile est un beau geste de la part du Premier ministre. On a ensuite besoin de décisions politiques dans le même esprit, selon elle.
L’éditorialiste estime que M. Sipilä montre concrètement sa position dans le débat en cours. Il n’est toutefois pas seulement une personne privée, il est Premier ministre et capable de faire beaucoup plus. C’est la société qui devra assumer la responsabilité définitive. Selon l’éditorialiste, le gouvernement devrait revoir ses décisions antérieures au fur et à mesure que la réalité change. Il faudrait revenir sur la décision de diminuer les crédits au développement, et œuvrer en faveur de moyens simples et légaux de se rendre dans l’UE.
HBL/16

« La Finlande doit accueillir les réfugiés » HS
Helsingin Sanomat estime que le programme gouvernemental est dépassé en ce qui concerne la question des réfugiés. Cela pose clairement un problème pour les Vrais Finlandais.
La décision de M. Sipilä d’ouvrir sa maison aux réfugiés a un effet tant en Finlande qu’à l’étranger.
La Finlande n’a pas besoin d’être en matière de politique d’accueil un pays dur en Europe, comme elle l’a été sur la question de la crise de l’euro, même s’il s’agit là aussi de solidarité dans l’UE, conclut HS.

Agriculture

Manifestation des cultivateurs à Bruxelles
Réunion des ministres de l’Agriculture
Keskisuomalainen rapporte que des milliers d’agriculteur européens se sont manifesté devant le siège de la Commission européenne pendant la réunion des ministres de l’agriculture. Une vingtaine de cultivateurs finlandais y ont participé sous la direction de Tommi Lunttila, président de la délégation de la MTK, confédération des agriculteurs finlandais.
Selon M. Lunttila, les agriculteurs finlandais sont parmi ceux qui souffrent le plus de l’embargo russe sur les produits agricoles. « Le résultat de notre agriculture a diminué de 400 millions d’euros », selon M. Lunttila. « C’est de loin la manifestation la plus dure à laquelle j’ai participé », a-t-il dit.
Le ministre finlandais de l’agriculture Kimmo Tiilikainen est satisfait du paquet d’aide de 500 millions d’euros pour les agriculteurs européens, négocié lundi par les ministres à Bruxelles. « Il s’agir d’une nouvelle aide pour l’agriculture dans cette situation très difficile. Il reste toutefois plusieurs questions en suspens. »
M. Tiilikainen se félicite du fait que les aides déjà promises seront payées plus tôt que prévu. Il estime que les cultivateurs finlandais auront des aides d’environ 60 millions d’euros en octobre-novembre 2015 plutôt que 2016.
En 2014, la Commission européenne avait accordé une aide de 10,7 millions d’euros pour les producteurs laitiers finlandais. Pour la MTK, cette somme a été insuffisante, du fait que les prix aux producteurs ont baissé de 20 % en raison de l’embargo russe.
KS/5

COP21

Les négociations se poursuivront jusqu’à la conférence de Paris en décembre
Demokraatti relève que les détails de l’accord international sur le climat seront peaufinés pendant l’automne dans différentes compositions : les négociations au niveau des hauts fonctionnaires viennent d’avoir lieu à Bonn, les négociateurs du niveau ministériel se sont réunis dimanche dernier à Paris.
Malgré les multiples réunions, il semble que les décisions ne seront prises qu’à la conférence de Paris en décembre, selon le chercheur Antto Vihma de l’UPI, institut finlandais des relations internationales.
M. Vihma estime que l’ambiance des négociations avant la conférence climatique de Copenhague avait été beaucoup plus tendue qu’en ce moment. A Copenhague, les litiges entre les Etats-Unis et la Chine ont eu un effet important sur le résultat. Il souligne que les grandes puissances doivent trouver une vue commune pour qu’on puisse mener à bonne fin les négociations.
M. Vihma estime qu’il est possible que les Etats-Unis et la Chine aient poursuivi leurs négociations en cachette. Il estime que le Président Obama avait été plus prudent pendant son premier mandat mais il a accéléré le rythme depuis le début de son deuxième mandat.
Il souligne que le dialogue entre les grandes puissances est primordial parce que l’ONU n’a pas de pouvoir décisif et que le succès dans la politique climatique internationale dépend en fin du compte des acteurs et non des accords.
M. Vihma souligne aussi que la crise économique et les relations tendues entre les pays occidentaux et la Russie peuvent rendre les négociations climatiques plus difficiles.
Dem/11

Défense

Propos du ministre Niinistö :
« L’entrée de la suède dans l’OTAN mettrait fin à la coopération bilatérale »
Turun Sanomat relève que le ministre de la défense Jussi Niinistö s’est rendu lundi à Turku où il a effectué une visite à la base navale de Pansio.
Lors d’une conférence de presse, M. Niinistö a admis que le programme gouvernemental était favorable à l’administration de défense qui aura un crédit supplémentaire de 50 millions d’euros en 2016 et d’ici 2020 150 millions d’euros. Les préparatifs à l’acquisition des nouveaux bateaux pour la marine doivent commencer prochainement. La première partie de financement des bateaux sera incluse dans le budget de 2019. Selon le commandant de la marine, le contre-amiral Kari Takanen, l’appel d’offre commencera fin 2016.
Le ministre Niinistö estime qu’il est possible que la coopération en matière de défense entre la Finlande et la Suède s’approfondira, même vers une union militaire.
M. Niinistö a remarqué que la popularité d’une adhésion à l’OTAN augmente en Suède. Selon lui, une adhésion suédoise signifierait la fin de la coopération entre la Finlande et la Suède, au moins la fin de l’approfondissement de cette coopération. « Il n’y aurait plus de fondement pour cette coopération si la Suède adhérait à l’OTAN. La solution de défense suédoise serait explicitement les garanties de sécurité de l’OTAN », selon M. Niinistö.
TS/4

Politique intérieure

Economie - Budget

Excédent commercial
Helsingin Sanomat rapporte que l’excédent commercial atteint 500 millions d’euros de janvier à juillet 2015 contre un déficit de 1,5 milliard d’euros sur la même période en 2014.
Ce renversement est toutefois principalement du à la baisse du prix des hydrocarbures.
HS

Déception concernant les exportations
Kauppalehti rapporte que la valeur des exportations a augmenté de 1% en juillet 2015 par rapport à juillet 2014.
Les économistes attendaient toutefois de meilleurs chiffres.
KL

Meilleures attentes de la part des PME
Le baromètre concernant les perspectives des PME présente une situation plus optimiste qu’il y a un an : les attentes des entreprises sont meilleures. Un tiers des PME estiment que la conjoncture va s’améliorer dans l’anne en cours, contre seulement un cinquième qui prévoit une dégradation de la situaiton.
90% des PME estiment qu’elles pourront maintenir les emplois existants.
La mauvaise nouvelle est que les pressions aux licenciements sont plus fortes pour les entreprises les plus grandes.
KL
France

Politique

Conférence de presse du Président
« La France envisage des frappes en Syrie » HS

Lundi 7 septembre 2015

Politique étrangère et européenne

Crise migratoire

Mille arrivants par semaine
Selon Helsingin Sanomat, environ deux mille demandeurs d’asile sont arrivés en Finlande durant les deux dernières semaines. Environ 150 à 200 personnes arrivent par jour.
HS/lun/A12

M. Sipilä ouvre sa maison aux réfugiés
L’église ouvre ses portes
Le Premier ministre, M. Sipilä (Centre), a annoncé qu’il donnerait l’usage de sa maison à Kempele pour l’accueil de demandeurs d’asile. Une vingtaine de personnes pourraient y être hébergées temporairement, ou trois ou quatre familles pour une durée plus longue. Il fait appel aux Finlandais pour trouver un esprit dans le sens d’arriver à gérer la situation.
L’église d’Agricola à Helsinki a accueilli 60 personnes, vendredi. D’autres églises helsinkiennes ont annoncé leur volonté d’accueillir des gens au besoin.
HS/sam/A15, dim/A12

Propos de M. Soini sur les quotas au niveau européen
Le ministre des Affaires étrangères, M. Soini (Vrais Finlandais), qui a participé à la réunion des ministres des Affaires étrangères à Luxembourg, continue à insister sur le fait que les quotas de réfugiés et les transferts de demandeurs d’asile entre les Etats membres de l’UE devront se baser sur le volontariat pour les pays d’accueil.
Il relève que le gouvernement finlandais envisage d’évoquer les transferts éventuels, cette semaine. « Je suppose qu’il ne pourra pas s’agir d’une obligation », dit-il. Jusqu’à présent, la Finlande a proposé d’accueillir 800 personnes.
Pour M. Soini, les motivations sont très diverses en ce qui concerne les migrants. Il estime qu’il faudra s’occuper des gens qui sont réellement en détresse, mais que les procédures de demande d’asile ne sont pas prévues pour les « immigrés économiques ».
AL/dim/A14

M. Soini estime qu’il faut prendre en compte la persécution des chrétiens
Le ministre des Affaires étrangères, M. Soini, écrit sur son blog qu’il a évoqué le sort des chrétiens et des Yézidis dans les régions contrôlées par l’Etat islamique. Il considère les chrétiens comme le plus grand groupe persécuté dans le monde. Sans souhaiter s’exprimer contre quelqu’un, il souhaite parler de la persécution des chrétiens, sujet que les Finlandais, selon lui, sont trop timides à évoquer.
Des représentants de l’église luthérienne ont critiqué la façon de M. Soini de privilégier certaines populations à l’égard des questions de droits de l’homme. M. Steffansson (Mission de l’Eglise) estime que les propos de M. Soini servent à créer une confusion lorsqu’il faudrait parler de nos responsabilités à l’égard de la crise. M. Rytkönen (Aide de l’eglie aux pays en développement) relève que la plus grande partie des victimes de l’Etat islamique sont des musulmans, qu’il s’agisse des morts ou des réfugiés. Il regrette les antagonismes que le blog de M. Soini crée.
M. Soini relève qu’il aimerait savoir si les déclarations de MM. Steffansson et Rytkönen représentent la position officielle des organisations de l’église qu’ils représentent. Il relève que, malgré les critiques, il compte continuer à évoquer la défense des chrétiens et des Yézidis.
HS/lun/A23, timosoini.fi

Ville Niinistö estime que le gouvernement freine la prise de décision de l’UE
M. Ville Niinistö, président de l’Alliance verte, estime que les propos de ministres finlandais sur la répartition volontaire de la charge en matière d’accueil de réfugiés, sur le respect du traité de Dublin et sur le respect du programme gouvernemental freinent la prise de décision au niveau européen concernant le placement des demandeurs d’asile.
M. Niinistö rappelle que les obligations internationales en matière de droits de l’homme lient la Finlande et que la Finlande ne pourra pas ne pas assumer sa part de responsabilité. Il s’inquiète du fait que le gouvernement ne semble pas être en mesure d’actualiser sa position. « Il faudra trouver de nouvelles solutions », selon lui.
HS/dim/A13

Propos de Mme Wallström, ministre suédoise des Affaires étrangères
L’homologue suédoise de M. Soini, Mme Wallström, estime que, dans le contexte du débat sur les réfugiés, il ne faut pas que les Finlandais oublient qu’ils ont envoyé comme réfugiés 70 000 enfants ont été envoyés en Suède durant la deuxième guerre mondiale.
AL/sam/A9

Point de vue
Tapio Nurminen, correspondant de Kauppalehti en Allemagne, estime que la Finlande ne compte pas tout à fait parmi les idiots d’extrême en Europe. Le pays est pris sous le contrôle de M. Soini, mais il ne faut pas oublier que l’outrance concernant les propos haineux ou les déclarations en faveur de multiculturalisme n’aident pas. Selon lui, il faut suivre l’exemple de l’Allemagne et s’occuper de l’intégration des immigrés afin de transformer les réfugiés en une ressource dont l’économie finlandaise a besoin.
KL

Trafic de personnes
La Finlande participe à la lutte contre les filières clandestines. M. Jussi Niinistö, ministre de la Défense, relève que la Finlande participe à une opération dans la Méditerranée pour bloquer les itinéraires des contrebandiers. Dix soldats au maximum participent à l’état-major de l’opération qui se déroule dans les eaux internationales du fait que la Libye ne l’a pas invitée et qu’elle ne dispose pas de mandat de l’ONU. La Finlande est prête à y envoyer une division de vingt soldats pour protéger les navires.
M. Niinistö constate qu’il est dans les intérêts de la Finlande, et qu’il est humain, de s’efforcer de bloquer les routes des contrebandiers.
AL

Défense

Plus d’économies dans le budget de la Défense
A l’occasion du salon de la Sécurité à Tampere, le ministre de la Défense Jussi Niinistö a déclaré que l’on ne pouvait pas faire de concession sur le budget de la Défense. Selon lui, le budget de la défense a diminué de 10% durant la dernière législature et il faut le remettre à un niveau satisfaisant.
Il a aussi souligné que la question des flux migratoires actuels était avant tout une question de charge économique pour la Finlande : « Nous allons devoir dépenser des centaines de millions d’euros pour gérer la question des demandeurs d’asile en Europe ».
AL

Quel appareil pour remplacer les F-18 ?
Aamulehti rapporte que les représentants des sociétés qui fabriquent des chasseurs susceptibles de remplacer les F-18 de l’armée de l’air finlandaise étaient présents, vendredi à Tampere à l’occasion du salon de la sécurité.
Il y avait donc des représentants de Locheed martin (F-35), de Dassault (Rafale), de Saab (Jas Gripen), de Boeing (F/A 18E/F) et Eurofighter (Typhoon).
HS

Gestion de crise civile

Le rôle de la gestion de crise civile se renforce en Finlande en même temps que la gestion de crise militaire se rétrécit
502 casques bleus participent actuellement à des opérations de gestion de crise militaire. Ce nombre pourrait passer à cent ces prochaines années si le gouvernement met en œuvre les orientations de son programme.
Le rôle de la gestion de crise civile se renforce par contre. 123 personnes (46 femmes) participent actuellement à des opérations civiles.
M. Soini, ministre des Affaires étrangères, relève que, même si les crédits prévus pour la gestion de crise militaire ont diminué, il est possible d’accorder des crédits supplémentaires au besoin dans une rallonge budgétaire.
M. Soini estime que « le problème des immigrés et de réfugiés demande surtout du travail dans les pays de départ. » Pour lui, la gestion de crise est un bon moyen de gérer ces questions. Il n’exclurait pas une participation finlandaise si une opération était prévue en Ukraine ou en Syrie.
AL/lun/A13

Grèce

Déclarations de M. Stubb
Le ministre des Finances a accordé une interview à Helsingin Sanomat pour revenir sur la décision d’accorder un troisième plan d’aide à la Grèce.
Il y souligne que « ces décisions ont été prises pour des raisons complètement égoïstes » dans l’intérêt de la Finlande. Il souligne que peu de pays étaient prêts à faire un effort pour la grèce.
« La Finlande et l’Allemagne ont trouvé alors le même tempo. Nous partageons avec l’Allemagne les mêmes traditions idéologiques et de politique économique. La France, par exemple, n’a pas l’habitude de voir le lien entre la politique sociale et l’économie de marché », déclare le Ministre des Finances finlandais.
M. Stubb déclare qu’il avait donc envisagé un plan B, soit la sortie de la Grèce de l’euro. La position de la Finlande était dure car il ne croyait pas aux propositions de la Grèce, à la veille du conseil de l’euro de juillet. « En pratique, tous les Etats de la zone euro pensaient que les propositions de la Grèce n’étaient pas acceptables », dit-il.
M. Stubb rapporte que les conditions qui ont été fixées au 3ème plan d’aide étaient finalement très dures. « Cela faisait même mal de voir que l’on allait aussi loin : que les créanciers mettaient des conditions si dures sur les réformes concernant ldes retraites, le marché du travail, la libéralisation des commerces ou la fiscalité que la Grèce allait devoir mettre en place ». Il parle de conditions dix fois plus dures que ce qui était demandé aux Finlandais dans le contrat social.
M. Stubb, juge que le résultat était tactiquement très bon : la Grèce a cédé et accepté les réformes, ce qui permettait de faire approuver le plan. « Il est bon que la solution ait été trouvée car les effets à court et moyen terme d’une sortie de la Grèce de l’euro auraient été plus durs », estime-t-il.
M. Stubb estime par ailleurs que la politique économique relève si éminemment de la souveraineté des Etats qu’il est très difficile d’imaginer qu’elle puisse être transférée au niveau européen sans difficulté. Sinon, cela aurait déjà été fait, selon lui.
« S’il était facile d’avoir une politique économique commune, elle aurait été prévue dans le traité de Maastricht, plutôt qu’une simple coordination des politiques économiques. Si c’était si facile, ni l’Allemagne ni la France n’aurait violé le pacte de stabilité et de croissance », conclut M. Stubb.
HS

Politique intérieure

Gouvernement

Le budget de l’année prochaine est sur une base friable
Kauppalehti rapporte que le gouvernement va devoir faire ses arbitrages budgétaires cette semaine, mercredi et jeudi.
Or l’augmentation du chômage va avoir des effets doublement négatifs pour l’Etat : cela augmente les dépenses sociales et réduit les rentrées fiscales. De plus, la demande intérieure risque de faiblir.
Pour les économistes de Nordea, le risque est d’avoir un milliard de plus à trouver, rapporte KL. « Il serait naïf de différer les décisions de coupes budgétaires. Cela voudrait dire que pour la seconde année consécutive la Finlande violerait le critère du déficit budgétaire ».
Les économistes ne pensent toutefois pas que le gouvernement mette en place des économies supplémentaires à celles annoncées car cela grèverait la demande intérieure.
KL

Economie - Budget

Les conditions des congés sabbatiques seront plus strictes
Helsingin Sanomat rapporte que le ministre de l’emploi et de la justice Jari Lindström a présenté vendredi les projets prioritaires du gouvernement concernant l’emploi. Selon M. Lindström, le gouvernement aurait pu supprimer le système de l’année sabbatique mais a décidé de le maintenir. Les conditions seront plus strictes. En ce moment, il faut que l’employé ait travaillé pendant 16 ans pour prétendre prendre une année sabbatique. M. Lindström estime qu’on pourrait exiger quelques années de plus.
Le gouvernement compte y faire des économies de 50 millions d’euros.
Les coupes sur l’allocation chômage seront d’environ 200 millions d’euros, à partir de 2017. M. Lindström n’a pas encore révélé les détails de ce projet.
Le Kokoomus souhaite diminuer la durée du versement de l’allocation chômage qui est actuellement de 500 jours à partir du début 2017.
HS/sam/A17, AL/sam/A26

Le gouvernement pourrait couper dans les vacances des fonctionnaires
Helsingin Sanomat relève il est possible que, pour faire des économies, le gouvernement coupe dans les vacances des fonctionnaires et autres employés de l’Etat, des communes et des universités qui ont au maximum 38 jours de congés par an pour ceux qui ont travaillé plus de 15 ans. Parmi les effectifs de l’Etat et des communes, il y en a environ 60 %.
Le droit à congé est toutefois défini dans les conventions collectives qui ne peuvent pas être modifiées par la loi.
Le gouvernement projette aussi de transférer certaines fêtes religieuses, comme l’Epiphanie ou l’Ascension, à un samedi.
Pardia, le plus important syndicat des effectifs de l’Etat, rejette les projets du gouvernement de couper dans les vacances. Selon le président de Pardia, Niko Simola, il est démesuré de demander aux effectifs de l’Etat de payer les économies de l’Etat.
« Il est vrai que les vacances des effectifs de l’Etat sont plus longues que dans le secteur privé. Il ne faut cependant pas oublier que, par exemple, les salaires sont plus bas que les salaires du privé. »
M. Simola estime qu’il y aurait aussi des problèmes constitutionnels.
Päivi Niemi-Laine, directrice du syndicat JHL, qui représente les effectifs des communes, souligne qu’il s’agit de questions qui doivent être résolues par les négociations tripartites (Etat et partenaires sociaux) et non au sein du gouvernement.
HS/sam/A8, dim/A16

Retraites

La retraite moyenne est de 1 588 euros
Keskisuomalainen relève que la réforme du système de retraites entrera en vigueur début 2017. Le gouvernement a présenté son projet de loi à ce sujet au Parlement vendredi.
En ce moment, il y a un peu plus de 1,5 million de retraités mais leur nombre augmente rapidement. La retraite moyenne est de 1 588 euros par mois : 1 803 euros pour les hommes et 1 411 euros pour les femmes.
Les Finlandais sont à la retraite en moyenne pendant plus de 20 ans avant de décéder. En 2014, l’âge moyen de la retraite a été de 61,2 ans.
KS/lun/9

Electricité

L’électricité plus chère en Finlande que dans les autres pays nordiques
Helsingin Sanomat rapporte que le prix de l’électricité a baissé dans les pays nordiques. En Finlande, il est resté plus élevé en raison du manque de connexions qui ne permettent pas d’importer des autres pays nordiques beaucoup d’électricité bon marché.
De plus, les taxes représentent désormais 40% de la facture d’électricité contre 26% il y a encore quinze ans.
HS

France - Finlande

Economie

Havas Media ouvre un bureau en Finlande
Kauppalehti rapporte que l’agence de communication Havas a ouvert un bureau à Helsinki. Ce bureau est dirigé par Paul Earl et placé dans les mêmes locaux que le bureau de publicité de Havas.
KL

France

Tourisme

Les jardins du paysage d’Auge
Helsingin Sanomat présente les jardins de Cambremer qui se visitent durant le mois de septembre dans le Calvados.
HS

Vendredi 4 septembre 2015

Politique étrangère et européenne

Crise migratoire

Propos de MM. Niinistö et Sipilä
« M. Sipilä souhaite plus d’humanité » SM
Devant le cercle Paasikivi, le Premier ministre Juha Sipilä a regretté qu’en Finlan de on n’ait pas pris conscience du problème de la crise migratoire actuelle. Il espère que les Finlandais vont désormais faire preuve d’humanité, d’aide envers des gens dans la difficulté.
Il a critiqué l’atmosphère qui règne actuellement en Finlan de et souligné que le repli sur soi diminuait les perspectives et restreignait la créativité.
Dans une interview accordée à Nykypäivä, le Président Sauli Niinistö a déclaré qu’il faisait confiance aux Finlandais pour mesurer leur appréciation de la situation. « On a entendu des propos très durs. Il faudrait cependant comprendre que le problème des réfugiés est une question d’aide humanitaire et il faudrait mettre de côté les préjugés.
Il rappelle aussi que, même affaiblie, l’économie européenne est dans une situation bien plus forte celle de pays en guerre.
SM NP

Déclarations sur les réfugiés
Helsingin Sanomat relève que M. Halla-aho (Vrais Finlandais) soutient l’idée d’accueillir en premier lieu des chrétiens en Europe, et de placer les réfugiés musulmans dans des pays islamiques. D’autres députés européens finlandais, dont Mme Virkkunen (Rassemblement national), rejettent cette idée. Elle estime qu’il s’agit d’aider toute personne en détresse. M. Sarvamaa (Rassemblement national) estime que si « notre culture ne résiste pas, on n’y peut rien ». M. Takkula (Centre) est d’accord avec M. Halla-aho sur le fait que l’intégration des chrétiens serait plus facile, mais il part du principe qu’il faut aider tous ceux qui sont menacés.
M. Takkula s’oppose au système contraignant de quotas de répartition des demandeurs entre pays européens, à l’instar de Mme Jäätteenmäki qui est du même parti. MM. Sarvamaa, Torvalds (Parti suédois) et Mme Kumpula (PSD) y sont favorables tout en rappelant que les quotas ne constituent qu’une parti de la solution.
M. Soini, président des Vrais Finlandais et ministre des Affaires étrangères, relève qu’il comprend l’idée de favoriser les demandeurs chrétiens. Il ne l’exclut « absolument pas ».
Keskisuomalainen relève que M. Ojanen, professeur à l’Université de Helsinki, rappelle que sélectionner les demandeurs d’asile serait contraire à la législation finlandaise. Selon lui, une sélection ne serait pas conforme à la loi sur les étrangers, ni à la Constitution, ni aux conventions internationales sur les droits de l’homme, ni à la charte européen sur les droits fondamentaux.
HS/A9, KS/5

Editoriaux et commentaires
« La ligne finlandaise n’est pas claire » KS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat estime que l’UE devra faire preuve de compétences et de sagesse dans la gestion du flux des migrants. Jusqu’à présent, sa capacité de coopération a été insuffisante, même si elle n’est pas sans espoir.
L’éditorialiste rappelle que les chiffres et les statistiques sont des outils de la politique. Lorsque Timo Soini dit qu’en France, 20% des demandeurs d’asile en obtiennent un, cela sert à son parti d’argument pour s’opposer à la répartition de migrants dans l’UE. En Finlande, accepter ces transferts pourrait devenir une question de principe pour la participation au gouvernement. Le front des pays qui s’opposent aux quotas n’est toutefois plus très solide.
Le Président finlandais a fait preuve de direction en matière de valeurs, lorsqu’il a souligné que la Finlande devait assumer sa part de responsabilité avec les autres. On a besoin de ce genre de valeurs en Europe.
L’éditorialiste estime qu’il s’agit d’avancer à petits pas rapides, puisqu’il n’existe pas de grande solution pour l’ensemble de la situation. La pression pour se mettre d’accord sur les quotas augmente.
Keskisuomalainen estime que le gouvernement cherche son orientation en ce qui concerne la crise migratoire. Le Rassemblement national se profile au même front avec l’Allemagne, alors que les Vrais Finlandais expriment leur compréhension en ce qui concerne les orientations hongroises et certains autres pays de l’Europe centrale.
HS/A4 KS/5

Nouvelle estimation : 30 000 migrants en Finlande cette année
Le Ministre de l’Intérieur a décidé de créer un groupe d’experts pour étudier les réponses à donner à la situation actuelle dans laquelle la Finlande fait face à un flux migratoire important.
On estime désormais que le nombre de migrants pourrait s’élever cette année jusqu’à 30 000. Précédemment les prévisions tablaient sur 15 000.
Le groupe de travail aura pour mission d’actualiser la situation et de proposer des mesures dans une situation exceptionnelle. Présidé par le secrétaire général de l’Intérieur, il est composé de représentants du ministère de l’Intérieur, de la police, des gardes-frontières et de la Sureté ainsi que du ministère des Affaires étrangères.
La décision de créer ce groupe de travail a été prise en raison du grand nombre d’arrivées ces derniers jours. Notamment en provenance de Suède et par la voie terrestre, à Tornio, dans le Nord du pays. A la frontière de Haaparanta à Tornio, les passages auraient été jusqu’à 300 demandeurs d’asile par jour.
HS

Centres d’accueil
« La situation commence à être catastrophique » KS
« Après Turku, Joutseno aussi ouvre un village de tentes » HS
L’Office national de l’immigration envisage de créer des centres d’accueil dans des communes sans leur demander leur avis, si le rythme de leur mise en place ne s’accélère pas. Les centres d’accueil de secours commencent à être remplis.
Après Turku, c’est à Joutseno (Est de la Finlande) que l’on a du compléter le centre d’accueil par un village de tentes.
M. Knape, inspecteurs à l’Office de l’immigration relève qu’actuellement il serait nécessaire de créer trois nouveaux centres d’accueil toutes les semaines.
De nouveaux centres d’accueil ont été créés ces derniers jours, avec une capacité totale de 1500 à 2000 personnes. L’Office de l’immigration et la Croix rouge cherchent sans cesse de nouveaux locaux possibles. Des négociations sont en cours dans une dizaine de communes, et des propositions de locaux sont étudiées.
M. Knape relève qu’il est pus facile de coopérer avec les communes qui ont donné leur feu vert pour un centre d’accueil, mais que l’Office de l’immigration a le mandat ministériel pour avancer sans l’accord d’une commune. C’est l’Etat qui se charge des frais du maintien des centres.
850 personnes sont arrivées la semaine dernière, et 500 personnes de lundi à mercredi, principalement de l’Irak, de la Syrie, de la Somalie et de l’Afghanistan. Les migrants viennent par Helsinki, Turku, et le Nord de la Finlande (Tornio).
La Croix rouge relève par ailleurs que beaucoup de volontaires se sont inscrits depuis une semaine. Des collectes sont en cours pour récupérer du matériel et de l’argent en faveur des arrivants et les pays en crise.
HS/A6-A7, KS/5

Une part de 2500 migrants pour la Finlande ?
Si le nouveau projet de la Commission européenne sur la répartition des transferts de migrants sera adopté, la Finlande pourrait en accueillir jusqu’à 2500.
Selon la décision intervenue précédemment, la part pour la Finlande était de 800 personnes.
Keskisuomalainen rappelle que les Vrais Finlandais s’opposent aux transferts de demandeurs d’asile.
KS/5

Politique intérieure

Vrais Finlandais

Propos de M. Soini sur son blog
M. Soini, ministre des Affaires étrangères, et président des Vrais Finlandais, insiste sur son blog sur le fait que son parti a eu raison tant concernant la crise de l’euro que la politique en matière de réfugiés. « Les résultats sont là pour le prouver. Cela revient cher de ne pas avoir raison à temps », écrit-il.
M. Soini regrette que, en matière migratoire, « l’UE ne respecte pas ses propres règles » et affirme que « lorsqu’on n’a plus d’argent, on n’a plus d’amour non plus. »
Il estime que la participation au gouvernement de son parti est dure à avaler pour beaucoup de personnes. « Le résultat des élections n’est pas accepté. Nous ne cédons pas, nous ne baisserons pas les bras. Ce parti est un mouvement populaire brut, et il le restera. »
« Le congrès du parti m’a donné un élan. Poursuivre le mandat à la présidence me plaît. Il s’agit de combattre et utiliser le mandat dont dispose le parti. On dispose de toute une législature pour cela : il faut croire à ce qu’on fait. »
M. Soini ne souhaite pas que l’on réduise les Vrais Finlandais à un parti raciste. Il rappelle qu’ils ont obtenu 524 054 voix, y compris la sienne. Il ne permettra pas que l’on étiquète faussement un demi-million de Finlandais. Il ne sera jamais le garçon de courses de l’opposition. Il défend les siens.
En ce qui concerne les sondages, il relève avoir rencontré un chauffeur de taxi qui lui a dit : « les sondages ne sont que des sondages, tandis que vous, vous êtes vice-Premier ministre ». Ainsi, il ne s’abaissera pas à commenter un sondage. « Il y en aura un autre dès le mois prochain. »
Quant à son déplacement aux Etats-Unis, M. Soini relève qu’il y en aura d’autres. Il se sent à l’aise parmi les conservateurs. Il relève que s’il y menait une campagne, il contacterait Karl Rove, ancien conseiller du Président Bush. « Il ne s’agit pas de savoir qui aime qui, mais de savoir qui est capable de gérer les choses. »
M. Soini rappelle que les Vrais Finlandais faisaient partie du troisième groupe du Parlement européen. Cela signifie des contacts qui permettent d’obtenir des informations et d’ouvrir des portes. M. Soini relève qu’il interviendra devant les conservateurs britanniques lors de leur congrès en octobre.
« Les Vrais Finlandais ne sont pas seuls en Europe, et ils ne s’efforcent pas de renfermer la Finlande. Au contraire »
www.timosoini.fi

Partis politiques

L’audience des partis de gauche continue à baisser
Le journal télévisé d’Yle a publié les résultats d’un sondage d’opinion récent sur l’audience des partis politiques, effectué par l’institut Taloustutkimus, qui montre que l’audience totale des deux partis de gauche, le PSD et l’Alliance des gauches, 22,0 %,est la plus basse dans l’histoire politique finlandaise. Le Kokoomus a gagné près d’un point, les Vrais Finlandais régressent un peu.
Le Centre est encore en tête avec un score de 23,0 % (-0,1 % par rapport au sondage publié en juillet), suivi du Rassemblement national, 18,9 (+0,7 %) et des Vrais Finlandais, 15,0 % (-0,6 %).
Quant aux partis de l’opposition, le PSD a obtenu une audience de 14,4 % (-0,1 %), l’Alliance verte 12,4 % (-0,3 %), l’Alliance des gauches 7,6 % (-0,2 %), le Parti suédois 4,2 % (+0,3 %) et les Chrétiens-démocrates 2,9 % (+0,2 %).
L’audience du Centre est restée stable pendant tout l’été et a augmenté de près de deux points depuis les élections législatives du mois d’avril. Le Kokoomus a renforcé sa position de deuxième parti, tandis que depuis les élections les Vrais Finlandais ont perdu près de trois points.
Jari Pajunen, directeur de recherche auprès de Taloustutkimus, estime que la responsabilité gouvernementale a diminué la popularité des Vrais Finlandais, ainsi que le scandale autour du député Olli Immonen et les décisions difficiles sur la Grèce.
M. Pajunen estime que l’audience de l’Alliance verte pourrait augmenter encore un peu mais le plafond n’est pas très loin.
Le PSD n’a pas profité de la légère baisse des Verts. M. Pajunen n’en est pas étonné parce que « les profils de l’audience du PSD et de l’Alliance verte sont assez différents et la croissance de la popularité vient de différentes directions ».
L’échec du pacte social du gouvernement ne s’est transformé en hausse de l’audience chez le PSD, au moins pas encore. M. Pajunen souligne que les décisions difficiles prises par le gouvernement n’ont pas fait augmenter la popularité de l’opposition. « Les Finlandais sont conscients de la crise et semblent approuver les décisions. »
Le sondage a été effectué entre le 10 août et le 1er septembre auprès de 2 447 personnes.
Yle

Gouvernement

Le gouvernement compte diminuer les missions des communes
Helsingin Sanomat rapporte que selon la ministre chargée des communes et des réformes Anu Vehviläinen, le gouvernement a l’intention de diminuer les obligations des communes. Les préparatifs du projet commenceront la semaine prochaine lors des négociations budgétaires. « Le calendrier est très serré », a admis Mme Vehviläinen jeudi lors d’une conférence de presse où les ministres ont évoqué leurs projets prioritaires et les réformes convenues.
Le gouvernement précédent de M. Katainen avait commencé la diminution des missions des communes mais depuis leur nombre a encore augmenté.
Les ministères doivent faire leurs propositions en la matière avant la fin de l’année en cours. Les communes peuvent également faire des propositions. Le gouvernement leur a envoyé un questionnaire à ce sujet en août. Selon le programme gouvernemental, le gouvernement ne doit fixer aucune nouvelle obligation aux communes pendant la législature actuelle.
HS/A16

Services sociaux et de la santé

Systèmes informatiques
Helsingin Sanomat relève que les communes projettent – comme les grandes villes aussi –une réforme de leurs systèmes informatiques dans les services sociaux et de la santé. Le système Una, qui a gagné l’appel d’offres, propose un projet de 384 millions d’euros, tandis que le système Apotti de la ville d’Helsinki et des villes voisines coûterait 575 millions d’euros.
L’association des médecins estime qu’on perd le temps de travail de 600 médecins par an en raison de systèmes informatiques de gestion des données des patients vieillis. Selon les estimations, Apotti ferait gagner près de 100 millions d’euros par an.
HS/A18

Economie

Le ministère des Finances va revoir ses prévisions à la baisse
Helsingin Sanomat rapporte que, dans ses nouvelles prévisions qui seront publiées le 28 septembre, le Ministère des Finances devrait prévoir une récession de -0,2% pour 2015 et une croissance de 1% pour 2016.
La Finlande est aussi en état de déflation (-0,2%), mais cela ne devrait pas durer.
HS

Culture

Ai Weiwei assistera à l’inauguration de son exposition à Helsinki
Le musée d’art de Helsinki à Tennispalatsi inaugurera une exposition d’Ai Weiwei à la fin du mois en présence de l’artiste.
HS/B10

Jeudi 3 septembre 2015

Politique étrangère et européenne

Construction navale

Commentaire : La vente des brise-glaces aux Etats-Unis est difficile
Helsingin Sanomat relève que le président Obama a annoncé, lors de la conférence climatique arctique en Alaska, que les Etats-Unis avaient l’intention d’acquérir et de construire de nouveaux brise-glaces pour la région arctique. Cela n’est pas étonnant, parce que les Etats-Unis n’ont que deux brise-glaces qui peuvent fonctionner dans la région arctique. En même temps, la course pour le pétrole et le gaz arctiques est en cours et il y a de plus en plus de trafic au large de l’Alaska. Il y a beaucoup de pressions pour protéger la région et les frontières, ainsi qu’améliorer le niveau d’alerte en matière de sécurité et contre les marées noires.
La Finlande fait partie, quant à elle, des superpuissances en matière de brise-glaces. En ce moment, deux brise-glaces finlandais, Nordica et Fennica, ont été loués par Shell et travaillent dans les eaux de l’Alaska.
La Finlande aimerait bien vendre des brise-glaces aux Américains mais cela n’est pourtant pas facile. Les Etats-Unis protègent leur construction navale avec une réglementation dite Jones Act. Le protectionnisme a créé une situation où les prix ont monté parce qu’il n’y a pas de concurrence. « Aux Etats-Unis un brise-glace coûte plus d’un milliard de dollars, tandis qu’en Finlande le prix est de 150 à 200 millions », selon Tero Vauraste, directeur général d’Arctia Shipping.
La plupart des brise-glaces finlandais ont été construits au chantier naval d’Helsinki à Hietalahti, fondé il y a 150 ans. Le chantier est actuellement possédé par l’entreprise russe United Shipbuilding Corporation qui se trouve sur la liste de sanctions des Etats-Unis. La situation est très difficile pour le chantier d’Helsinki qui a construit plus de la moitié de tous les brise-glaces du monde entier et qui a une bonne réputation.
Selon le directeur général du chantier naval Esko Mustamäki, « il est encore impossible d’évaluer toutes les conséquences des sanctions ».
HS/A30

Finlande - Russie

Projet de centre commercial à Kotka
Helsingin Sanomat rapporte que le projet de construction d’un centre commercial à Kotka, Kotka Old Port, est financé par Dmitri Zimine, homme d’affaires russe très critique à l’égard du président Poutine, et son fils Boris Zimine. La construction doit coûter jusqu’à 500 000 euros.
M. Zimine avait entre autres critiqué l’arrestation de Mikhaïl Khodorkovski. Au printemps dernier, les autorités russes avaient déclaré comme « agent étranger » la fondation de charité Dinastiya fondée par M. Zimine.
HS/A29

Crise migratoire

Propos du Président Niinistö : « Il nous faut agir comme les autres pays de l’Europe civilisée »
M. Niinistö, Président, a évoqué la situation des réfugiés, hier, à Tampere. Il rappelle que les Syriens fuient une détresse immense. « Il est incompréhensible que l’exil engendré par la guerre puisse engendrer des débats agressifs en Finlande et en Europe. Un demandeur d’asile ordinaire n’est pas une menace. En même temps, il ne faut pas oublier qu’il nous faut gérer la question de l’éventualité de groupuscules extrémistes ».
Pour lui, il s’agit d’accueillir des demandeurs d’asile de la même façon que le font les autres pays de l’Europe civilisée. « Je pense que nous en avons la capacité. Il faudra rendre l’administration plus efficace à cet égard. Il faudra renvoyer ceux qui ne remplissent pas les critères, mais nous sommes certainement en mesure d’accueillir, sans que cela pose de difficulté excessive, comme les autres en Europe civilisée. »
Uusi Suomi relève que M. Niinistö a exprimé sa position ferme contre les propos haineux.
Il a rappelé que l’arrivée de réfugiés n’allait pas se tarir avant que la paix soit rétablie au Proche-Orient. Il soupçonne un petit espoir de dialogue entre les Etats-Unis et la Russie sur la situation syrienne. Cela serait un grand pas en avant. Des efforts en faveur de la paix pourraient favoriser également les relations entre les grandes puissances et avoir un effet sur la solution de la crise ukrainienne, selon lui.
AL/A6, uusisuomi

Mme Toivakka propose des crédits à destination des pays de départ
Mme Toivakka, ministre du Développement, souhaite canaliser des crédits dans les régions d’où partent les flux de demandeurs d’asile. Elle souhaite que la Finlande fasse quelque chose dans les pays de départ, et propose de canaliser des crédits en Syrie et dans les pays voisins. Elle propose trois moyens différents. Premièrement, il s’agit de chercher des crédits dans le budget de son propre ministère, ce qui voudrait dire que cet argent serait pris dans les crédits prévus pour autre chose, l’aide humanitaire ou tout autre aide au développement. Deuxièmement, elle propose des crédits supplémentaires pour la Syrie dans la rallonge budgétaire prévue être négociée plus tard cet automne. Dans ces deux cas, il pourrait, selon elle, s’agir de quelques millions d’euros.
Mme Toivakka souhaite enfin qu’une partie plus importante des crédits européens au développement soit ciblé pour la Syrie. Elle a proposé à ses homologues européens d’évoquer la question lors de la réunion des ministres du Développement, à New York, à la fin du mois.
HS/A14

Trafic de personnes

Une augmentation en 2014 par rapport à 2013
Helsingin Sanomat relève que selon les Gardes-frontières, le nombre croissant de demandeurs d’asile a également fait augmenter le trafic clandestin de personnes en Finlande. Cette année, les gardes-frontières ont entamé plus d’enquêtes qu’avant sur des cas d’organisation d’entrée illicite.
Il est prévu qu’environ 100 cas de soupçon d’organisation d’entrée illicite et une quinzaine de cas aggravés de soupçon d’organisation d’entrée illicite seront étudiés par les gardes côtiers de la région du Golfe de Finlande, cette année. En 2014, il y en avait 80. Les gardes côtiers de la région de la Finlande de l’Ouest en avaient entamé 30 début juin, ce qui correspond au nombre total d’une année entière.
Les nationalités concernées par le trafic illicite sont le plus souvent l’Irak et la Somalie. Les itinéraires passent le plus souvent par d’autres pays Schengen. Pour l’instant le nombre de Syriens en cause reste minime.
HS/A12-13

Politique intérieure

Rallonge budgétaire - crise migratoire

Le gouvernement allouera des crédits supplémentaires pour l’étude des demandes d’asile
Le ministre des Finances, M. Stubb, annonce que le gouvernement donnera, la semaine prochaine, sa loi des finances rectificative s’élevant à plus de 30 millions d’euros.
Deux millions d’euros seront consacrés au recrutement de 120 employés pour l’étude des demandes d’asile. L’hébergement des demandeurs sera toutefois financé sur le budget déjà en place. Le besoin supplémentaire concernant l’hébergement et la subsistance des demandeurs est de 100 millions d’euros.
M. Stubb relève que 25 millions de la rallonge budgétaire seront destinés aux mesures en faveur de l’emploi. Cinq millions seront destinés pour les « primes » à la casse des véhicules.
Helsingin Sanomat relève que la rallonge budgétaire est avant tout une réaction aux licenciements de Microsoft, annoncés cet été, et plus généralement à la situation de l’emploi qui s’est détériorée.
HS/A14

Gouvernement

Editorial : « Trop de communication gouvernementale » HS
Helsingin Sanomat estime qu’il y a un excédent de communication de la part du gouvernemnt qui a décidé de tenir une conférence de presse par jour toute la semaine pour présenter ses projets prioritaires.
HS

Editoriaux
« La suppression des ministères ne convient pas à la Finlande » HS
« Fusionner les ministères – ou non ? » KS
Helsingin Sanomat estime que ce qui marche en Suède ne marche pas forcément en Finlande. Cela vaut pour le projet de regrouper tous les ministères dans une seule administration. Cela ne serait pas adapté aux gouvernements de coalition à la finlandaise car cela concentrerait trop de pouvoirs entre les mains du premier ministre, juge HS qui estime toutefois que les synergies et coopérations entre ministères sont à développer.
Keskisuomalainen souligne pour sa part que ce n’est pas la taille qui compte en matière d’efficacité : concentrer les administrations n’est pas gage d’efficacité. Des ministères séparés peuvent aussi être efficaces. Ce qui compte c’est de restructurer ladministraiton publique et de couper dans les coûts des ministères, juge KS.
HS KS

Programmes prioritaires : la bioéconomie

Un tiers des fonds de la bioéconomie pour l’agriculture
Le gouvernement a présenté, hier, ses projets prioritaires dans la bioéconomie. Le gouvernement veut faire de la Finlande un pays pionnier en matière de bioéconomie, cleantech et économie circulaire d’ici 2025. L’objectif est aussi que durant la prochaine décennie, la moitié de l’énergie consommée soit renouvelable, diviser par deux les importations d’hydrocarbure et augmenter l’autonomie énergétique de 55%.
Le gouvernement va donc investir 300 millions d’euros dans ces domaines en 2016-2018. Un tiers, 90 millions, sera alloué au fonds de développement de l’agriculture. Une centaine de millions d’euros seront consacrés aux projets énergétiques. 50 millions d’euros seront pour la sylviculture et 40 millions d’euros pour l’économie circulaire.
Helsingin Sanomat regrette que la présentation des projets de la bioéconomie soit restée à un niveau très général.
Le quotidien précise, que selon ses informations, le gouvernement compte aussi modifier la législation sur la concurrence pour assurer le maintien du monopole de Valio.
HS

Economie

Révisions à la baisse des prévisions
« L’économie finlandaise menacée de paralysie selon Nordea » HS
« La croissance évite la Finlande » TS
La banque Nordea a revu à la baisse ses prévisions économiques pour 2015 et 2016. Nordea estime que la récession (-0,3%) se poursuivra en 2015 et prévoit une faible croissance (+0,5%) en 2016.
Pour Nordea, la Finlande est menacée de paralysie et aucun rebond significatif n’est en vue durant les deux prochaines années.
En raison de l’absence de croissance, la consommation va se restreindre et le chômage augmenter pour atteindre 10,3% en 2017.
Le déficit budgétaire devrait aussi être plus important que prévu en 2016 même si le gouvernement arrive à réaliser ses projets d’économies. En effet, le projet de budget demeure basé sur les prévisions du ministère des Finances du printemps , soit une croissance de 1,4% en 2016.

Vers une dégradation de la note de la Finlande ?
Helsingin sanomat relève que les économistes s’attendent à une dégradation de la note de la Finlande par les principales agences.
Kauppalehti rapporte que Fitch devrait donner sa note le 18 septembre, S&P le 25 septembre et Moody’s le 2 octobre.
HS KL

Commerce

Lidl grandit en Finlande
Le groupe Lidl enregistre une hausse de son chiffre d‘affaires de 14%, pour atteindre 1,4 milliards d’euros. La progression de lLidl est d’autant plus remarquable que le secteur du commerce enregistre une hausse de seulement 0,9% en Finlande en 2014.
La part de marché de Lidl a augmenté de plus d’un point pour atteindre 9,2%.
L’entreprise a augmenté ses effectifs de 425 personnes pour atteindre 4 700 employés.
HS KL

France – Finlande

Tourisme

Montpellier
Lors des championnats d’Europe de Basket, l’équipe de Finlande jouera ses rencontres à Montpellier. A deux jours du match d’ouverture entre la France et la Finlande, Aamulehti publie un reportage sur cette ville et sa région à destination des nombreux supporters finlandais qui se rendront sur place.
AL

Mercredi 2 septembre 2015

Politique étrangère et européenne

Crise migratoire – accueil de demandeurs d’asile

Déclarations du Ministre de l’Intérieur
Selon Helsingin Sanomat, le ministre de l’intérieur Petteri Orpo estime qu’il serait possible d’ouvrir des centres d’accueil pour les réfugiés aussi dans les communes récalcitrantes. « Il est mieux que les communes approuvent volontairement l’ouverture des centres d’accueil mais nous n’avons pas beaucoup de temps », a-t-il dit.
HS rappelle que, en principe, l’Etat n’a besoin de l’autorisation d’une commune que si le centre d’accueil est ouvert dans un bâtiment appartenant à une commune. S’il est ouvert dans un bâtiment de l’Etat ou privé, l’autorisation de la commune n’est pas nécessaire. Néanmoins, l’Etat avait pris pour habitude de demander son avis à la commune.
La parlementaire européenne Henna Virkkunen déplore la décision de la commune de Keuruu de rejeter l’ouverture d’un centre d’accueil dans la commune. Keskisuomalainen rapporte que le conseil municipal de cette commune a voté un avis défavorable à l’ouverture d’un centre d’accueil sur son territoire. Or, le centre d’accueil devait être situé dans une ancienne garnison, aujourd’hui propriété privée. Le quotidien relève que le centre d’accueil aurait apporté 30 emplois et des recettes fiscales de 200 000 euros, ainsi qu’un pouvoir d’achat supplémentaire de 1,8 millions d’euros à cette commune de la région de Jyväskylä.
Keskisuomalainen fait aussi état de menaces contre les conseillers municipaux pour qu’ils s’opposent à ce projet. Le conseil municipal a d’ailleurs du se réunir sous protection policière, relève le quotidien.
M. Orpo souhaite des mesures plus fermes de l’Union européenne. Il souligne que les centres d’accueil ne sont qu’un moyen de gérer les symptômes de cette crise. Il doit participer à une réunion des ministres de l’intérieur dans une dizaine de jours. « L’afflux des réfugiés est un défi plus important que la crise de l’euro », selon le ministre.
HS

Propos haineux sur Internet : MTV et HS contraints de fermer leurs commentaires
La chaîne de télévision MTV3 a annoncé, hier, que les commentaires ne seraient plus possibles sur son site pour les articles traitant de l’immigration ou des étrangers. La rédactrice en chef des informations de la chaîne a écrit un billet pour expliquer qu’elle avait pris cette décision suite aux nombreux propos haineux qui s’y exprimaient.
Le même jour, le site du supplément NYT du Helsingin Sanomat a lui aussi annoncé que la possibilité de publier des commentaires était suspendue pour deux semaines pour les mêmes raisons.
Mtv hs

Politique intérieure

Partis politiques

Réunion des députés du Rassemblement national
Turun Sanomat relève que les ministres et le groupe parlementaire du Rassemblement national (Kokoomus) se sont réunion mardi à Forssa.
Le président du groupe parlementaire Arto Satonen a souligné que le gouvernement devrait atteindre les mêmes résultats même sans le pacte social qui a échoué.
Selon les informations du quotidien, le Kokoomus promeut la diminution de la durée de versement des allocations-chômage qui est actuellement de 500 jours.
Cela ne convient toutefois pas aux Vrais Finlandais. Les sociaux-démocrates ont ardemment critiqué tout projet qui conduirait à affaiblir la sécurité contre le chômage.
M. Satonen souhaite étudier le modèle allemand concernant la possibilité de modifier localement le temps de travail.
Les représentants du Kokoomus n’ont pas voulu revoir la situation des retraités qui touchent une petite retraite.
Le ministre des finances Alexander Stubb n’a pas voulu commenter les négociations budgétaires qui commenceront la semaine prochaine.
TS/10, HS/A14

Vrais Finlandais

Réunion de Forssa
Turun Sanomat rapporte que le groupe parlementaire des Vrais Finlandais s’est réuni mardi à Forssa.
Lors des négociations budgétaires au sein du gouvernement, les Vrais Finlandais comptent s’exprimer contre la décision du gouvernement de supprimer l’allocation de logement pour les retraités. Selon les informations du quotidien, la ministre des affaires sociales et de la santé Hanna Mäntylä serait en train d’étudier plusieurs options pour pouvoir modifier la décision prise par le gouvernement.
TS/10, HS/A15

Opposition

Le PSD va déposer une motion de censure sur l’éducation
Le PSD a annoncé son intention de déposer une motion de censure contre le gouvernement. Il met en cause les économies décidées dans le domaine de l’éducation qui, selon lui, vont grever la croissance. « Il n’y a que dans le dictionnaire que la croissance vient avant l’éducation », a déclaré M. Rinne, président du PSD.
Dem

Défense

Déclarations de M. Jussi Niinistö
Selon Helsingin Sanomat, M. Niinistö compte lancer une étude au ministère de la défense pour développer, en remplacement des mines anti-personnel, un système d’armement qui ne soit pas en contradiction avec le traité d’Ottawa.
M. Niinistö n’exclut pas la réouverture de nouvelles garnisons à l’avenir. Le gouvernement Katainen en avait fermé six. Le ministre rappelle que les fermetures ont eu lieu avant la crise en Ukraine et que, si cette crise avait été alors connue, on ne les aurait pas fermées.
Le ministre de la défense Jussi Niinistö a refusé de commenter la nomination du secrétaire général de son ministère qui devrait intervenir finalement la semaine prochaine.
HS

Projets prioritaires du gouvernement

Editoriaux
« Les projets prioritaires manquent de concret » HS
« Le gouvernement de M. Sipilä est un gouvernement déclaratif » KS
« Les projets prioritaires censés permettre un nouveau relance » HBL
« Beaucoup de bruits sur les projets prioritaires » KL
« 100 jours difficiles » AL
L’éditorialiste de Kauppalehti estime que, précédés de beaucoup d’annonces, les projets prioritaires du gouvernement peuvent apparaître comme une déception. Les attentes étaient irréalistes. Et la somme d’un milliard d’euros sur trois ans semble bien mince quand la gestion du chômage coûte cinq milliards d’euros par an, par exemple.
Helsingin Sanomat estime que M. Sipilä fait trop de conférences de presse et note que si on l’accuse de manquer de concret, cela n’est pas sans raison.
Kesksisuomalainen regrette qu’une fois de plus le gouvernement n’ait pas à annoncer de décision mais uniquement des procédures et des calendriers.
Aamulehti écrit que la crédibilité du gouvernement nécessite qu’il soit capable de rapidement des décisions conformément à ce que M. Sipilä a promis.
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet estime que le projet du gouvernement, critiqué par le PSD et les Verts pour son manque de mesures concrètes, a au moins un calendrier clair.
Parmi les projets où le plus de crédits sont ciblés, figurent la bio-économie, une priorité centriste, et l’éducation, priorité du Rassemblement national. L’éditorialiste estime que si ces investissements se concrétisent par une productivité accrue, une croissance économique et un meilleur emploi, la nouvelle répartition de ressources aura été motivée.
HBL/16 HS KS KL AL

Simplification administrative

Annonces du gouvernement
Les ministres des Transports et communication ainsi que des collectivités territoriales ont présenté les projets du gouvernement dans le domaine de la dérèglementation, du numérique et des projets-pilotes.
En matière de dérèglementation, le gouvernement a déjà présenté son projet de supprimer la loi sur l’ouverture des magasins. Il envisage de supprimer des procédures d’autorisation administrative pour les remplacer par une simple obligation de déclaration, par exemple dans les domaines de la santé, des transports ou de la construction.
Pour ce qui est des projets pilotes, le gouvernement va créer un « bureau des essais » au secrétariat du Premier ministre. Il sera chargé de conseiller et coordonner les différents projets pilotes. Le programme gouvernemental prévoit des projets en matière de langue étrangère (remplacer le suédois par une autre langue dans certaines communes) et de revenu universel. La ministre a indiqué qu’elle attendait en 2016 une étude sur la possibilité de mettre en place un projet pilote sur le revenu universel.
Le gouvernement va aussi lancer une étude sur la réunion des ministères en une seule administration du gouvernement.
HS AL KL

Réforme de la législation concernant la criminalité en ligne

L’usurpation d’identité criminalisée
La Finlande réforme sa législation pénale concernant la criminalité en ligne conformément à la directive européenne concernant les réseaux informatiques.
L’usurpation d’identité sera criminalisée à compter de vendredi, date de l’entrée en vigueur de la nouvelle loi. Il s’agit de pénaliser les cas où l’usurpation a engendré des dommages financiers ou autres.
Jusqu’à présent la création de faux profils n’entrait dans le cadre d’aucune infraction pénale. Les cas liés à un crime plus grave posaient moins de problème, car la fraude ou la diffamation étaient déjà criminalisées.
HS/A8

Criminalité

Avec le vieillissement de la population et la récession, la criminalité baisse
Helsingin Sanomat relève que selon, le rapport annuel de l’Institut de criminologie et de politique judiciaire de l’Université de Helsinki, la criminalité a diminué. En 2014, la police, les douanes et les gardes-frontières ont enregistré 507 000 crimes, ce qui est 2 % de moins qu’en 2013.
Les infractions routières ont diminué de 9 %. On en a observé 322 600 en 2014.
HS relève que, selon l’institut de criminologie et de politique judiciaire, c’est une tendance qui continue depuis le début des années 1990.
Les vols, les actes de violence, les cas de conduite en état d’ivresse ont diminué, alors que le nombre de viols a augmenté de 70 % depuis les dix dernières années. La législation concernant le viol a été modifiée en 2011, ce qui signifie que plus de cas d’abus entrent dans le cadre de la définition du viol. Selon M. Niemi de l’institut de criminologie et de politique judiciaire, plus de cas de viols sont effectivement déclarés à la police, mais aussi plus de viols sont également commis.
Selon le rapport, plusieurs facteurs expliquent ces changements, dont le vieillissement de la population, l’évolution de la technologie informatique, l’immigration et la libre-circulation. La consommation de boissons alcoolisées, l’urbanisation et les conjonctures de l’économie ont également un effet sur ces tendances.
M. Niemi relève que les résidents étrangers sont proportionnellement plus souvent soupçonnés de crimes (autres que les infractions routières) que les Finlandais. Il relève que, chez les immigrés, il n’y a pas de criminalité relevant de bandes organisées. Les immigrés vivent souvent dans un milieu urbain, et ils sont plus souvent en âge qui fait qu’ils peuvent être portés à commettre des crimes.
M. Niemi relève que les immigrés sont aussi plus souvent victimes de crimes violents que le reste de la population. Leur risque d’être victimes de vols ou d’attaques à main armée est également plus important.
HS/A18

Logement - Banques

Les taux des crédits immobiliers sont en baisse
Helsingin Sanomat relève que les marges du taux d’intérêt des banques concernant les prêts pour acquisition de logement ont baissé. Dans la région de la capitale, il est possible d’obtenir un crédit avec une marge de moins d’un pour cent.
Selon M. Pauna de la banque Hypo qui se consacre à des crédits immobiliers, les marges diminueront encore, et leur taux pourrait être même de 0,5 % en 2016, concernant les « bons clients » solvables. Cela concerne surtout la région d’Helsinki, où les appartements ont tendance à bien conserver leur valeur.
HS/A32

Mardi 1er septembre 2015

Politique étrangère et européenne

Crise migratoire – accueil de demandeurs d’asile

Tribune de MM. Steinmeier et Gabriel
Aamulehti publie une tribune du vice-chancelier et du ministre des Affaires étrangères allemand qui en appellent à un vaste programme européen en matière de politique des réfugiés et immigrés.
AL

La Finlande ne promeut pas le rétablissement des contrôles frontaliers dans l’espace Schengen
M. Herranen, spécialiste auprès des gardes-frontières, ne considère pas que l’on fasse face à une menace sécuritaire qui nécessite le rétablissement des contrôles frontaliers concernant l’espace Schengen.
M. Pitkäniitty, spécialiste auprès de la représentation finlandaise au sein de l’UE estime, lui aussi, que les problèmes sont tellement complexes que resserrer la surveillance frontalière ne constitue pas un remède. Il rappelle que remettre en place les contrôles aurait des conséquences importantes sur notre vie quotidienne, les personnes traversant les frontières étant principalement des Européens ordinaires. La Finlande s’est efforcée de souligner que les menaces concernant les frontières ne sont pas les mêmes partout. A sa frontière de l’est la Finlande n’éprouve pas les mêmes pressions que connaissent les Etats de la Méditerranée ou les Balkans.
M. Vanhanen, président du groupe parlementaire du Centre, estime que l’UE devrait se concentrer sur la surveillance de ses frontières extérieures. Il souhaite que l’on mette en place un système de registre d’empreintes digitales pour les demandeurs d’asile.
M. Satonen, président du groupe parlementaire du Rassemblement national, ne considère pas la question des contrôles frontaliers comme d’actualité.
M. Terho, président du groupe des Vrais Finlandais, relève que son parti n’a pas encore pris de position en la matière.
AL/A6, Dem/3

De nouveaux centres d’accueil envisagés
Aamulehti relève que les autorités de l’immigration envisagent de mettre en place huit nouveaux centres d’accueil. Le centre envisagé à Keuruu a été rejeté par le conseil municipal.
AL relève que l’Office national de l’immigration peut créer des centres d’accueil dans des locaux d’une commune, ce qui nécessite l’accord de la commune. Un centre peut également être mis en place dans des locaux privés, ce qui ne nécessite pas l’accord de la commune. Dans la pratique, l’Office de l’immigration demande toutefois l’avis de la commune. La mise en place d’un centre d’accueil de secours dans le contexte d’un centre déjà existant se fait sur la base de la seule décision de l’Office de l’immigration.
C’est la Croix rouge qui se charge de la gestion des centres. M. Annala, responsable de la Croix rouge, relève que l’idée est de ne pas aller contre la volonté des communes.
Kouvola a voté en faveur de la création d’un centre d’accueil, hier, tandis que Vihti et Keuruu ont rejeté de tels projets.
L’Office national de l’immigration a présenté des centres également à Kauhava, Lappajärvi, Salo et Lammi.
AL/A6, HS/A9

Propos de Mme Jaakonsaari
Mme Jaakonsaari, députée européenne sociale-démocrate, interviewé à l’occasion de ces 70 ans, estime que la crise migratoire est une question importante pour l’ensemble de l’UE et qu’il faut en partager le fardeau de façon équitable. Il s’agit de sauver des gens.
Elle regrette que la Finlande donne actuellement une impression froide et intolérante. Elle craint que cette nouvelle attitude dure rende plus difficile la défense de ses intérêts dans l’UE, entre autres. Pour elle, il faut comprendre les problèmes des autres pour pouvoir promouvoir ses propres intérêts. Elle estime que, dans un monde global, la sécurité d’un Etat commence à la frontière, car tous les Etats sont dépendants les uns des autres. La Finlande n’est pas une île, rappelle-t-elle, en se demandant pourquoi une partie des personnalités politiques s’efforcent de faire croire que la Finlande pourrait agir comme elle veut.
AL/B8

Conférence arctique aux Etats-Unis

M. Soini a eu un entretien avec M. Kerry
Yle rapporte que la conférence climatique arctique s’est terminée lundi en Alaska. Selon le ministre des affaires étrangères Timo Soini, « la conférence a été bonne et l’ambiance aussi ». Il a eu un entretien avec le secrétaire d’Etat américain John Kerry et a salué le Président Obama.
« Nous avons réussi à faire une feuille de route en vue de la conférence climatique de Paris », selon M. Soini.
Lors de leur bref entretien, MM. Kerry et Soini ont évoqué le bon état des relations bilatérales, la coopération transatlantique, la gestion de crise militaire et civile et l’Ukraine. Selon M. Soini, ils n’ont pas parlé des sanctions économiques américaines contre la Russie qui concernent aussi quelques Finlandais.
M. Soini a fait l’éloge de l’engagement des Etats-Unis qui ont assumé la présidence du Conseil arctique.
Yle

Propos de M. Soini
Helsingin Sanomat relève que selon M. Soini, ”il y a trois républicains en Finlande : moi-même, Matti Apunen et Kimmo Sasi ».
A Anchorage, il a déclaré au quotidien que « je suis un pro-life (contre l’avortement) mais je suis aussi pro-Obamacare. Mes copains américains disent qu’un type comme ça n’existe pas. »
« En raison des valeurs, je me sens chez moi ici », dit M. Soini qui a effectué de maints voyages aux Etats-Unis depuis 1985.
A la question de savoir s’il y a désormais une politique étrangère de gauche et une politique étrangère de droite aussi en Finlande, M. Soini répond : « La Finlande est un petit pays qui ne peut se permettre qu’une seule politique étrangère. Il est intéressant de voir si l’opposition compte rompre le consensus de longue date dans la politique étrangère et de sécurité. »
Selon M. Soini, aucun diplomate ne lui a posé des questions sur l’éventuelle relation des Vrais Finlandais avec l’extrême-droite. Pour lui, son parti est victime d’une cabale politique : « Le résultat des élections [qui ont vu les Vrais Finlandais arriver second] n’est pas admis en Finlande. »
Quant aux Etats-Unis, M. Soini souhaite plus d’échanges commerciaux et plus de coopération en tant que partenaire de l’OTAN et au Conseil arctique. La Finlande assumera la présidence du Conseil arctique après les Etats-Unis. La Finlande se fera ainsi remarquer aux Etats-Unis. « Au sein du Conseil arctique les Etats-Unis et la Russie peuvent se parler sans mentionner l’Ukraine toutes les deux phrases », souligne-t-il M. Soini.
M. Soini poursuit la ligne traditionnelle finlandaise sur l’OTAN. « Quand les temps sont mauvais on ne peut pas adhérer et quand les temps sont bons il n’y pas de raison pour adhérer. C’est comme ça en ce moment et ce sera comme ça aussi à l’avenir. »
HS/A12

Environnement – Mines

Revers pour Nordkalk en suède
Le groupe finlandais Nordkalk poursuivait depuis dix ans le projet d’ouvrir une nouvelle mine d’oxyde de calcium en Suède dans le Gotland. Le gouvernement vient toutefois de rejeter ce projet et de protéger le site qui devrait bientôt être classé en zone Natura 2000.
HS

Politique intérieure

Gouvernement

Déclarations de M. Sipilä
A l’occasion de la rentrée de l’université d’Helsinki, le Premier ministre a défendu les économies, y compris dans le budget de l’éducation. « Le gouvernement ne peut pas continuer à vivre à crédit. Il a aussi fallu couper dans d’autres budgets, comme les allocations ».
Il a souligné qu’il s’agissait d’une crise structurelle et non conjoncturelle.
Il a rappelé que l’économie finlandaise n’allait pas se rétablir rapidement. Il faudra donc apprendre à faire plus et mieux avec moins de ressources.
Selon lui, avec moins d’argent on a plus d’effet : « De ma propre expérience je sais que la faiblesse des ressources pousse à être créatif. Il s’agit surtout d‘une question d’attitude. Nous devons nous réformer, avoir le courage d’abandonner de vieilles façons de faire et de penser », a dit le premier ministre au corps universitaire.
Le doyen de l’université Jukka Kola a pour sa part critiqué les coupes dans le budget de l’université qui mette en danger l’avenir du pays.
SM

Le gouvernement a présenté ses projets prioritaires
« Le gouvernement investit dans la bioéconomie et l’éducation » HS
Le gouvernement a présenté, hier, lors d’une conférence de presse, la répartition du financement de ses projets prioritaires prévus dans le programme gouvernemental. Ce programme contient en effet cinq thèmes, déclinés en 26 projets prioritaires qui eux-mêmes se répartissent en près de 80 actions.
Le gouvernement a prévu d’investir durant la législature 1,6 milliard d’euros dans ces projets prioritaires. Ces ressources seront issues de recettes de privatisations. Sur cette somme, 600 millions d’euros seront alloués aux projets d’infrastructure (routes, voie ferrées…).
Le gouvernement va allouer 300 millions d’euros à des projets dans la bioéconomie et autant, 300 millions, pour des projets dans l’éducation. L’emploi et la compétitivité recevront 170 millions d’euros, la santé 130 millions et la dérégulation et la numérisation 100 millions. Les dépenses seront échelonnées entre 2016 et 2018.
Le gouvernement a annoncé qu’un accord était intervenu dans la coalition seulement sur la répartition des fonds. Les décisions concrètes seront prises ultérieurement.
Ce sont les ministres de l’Economie et de l’Agriculture qui dirigeront les projets de la bioéconomie. Le gouvernement entend surtout promouvoir des projets dans le secteur énergétique.
La ministre de l’Education sera responsable des projets dans son secteur. HS relève que le gouvernement, qui y alloue 300 millions, a par ailleurs déjà décidé des économies de près d’un milliard d’euros dans l’éducation.
HS

Défense

Point de vue : Les Vrais Finlandais utilisent leur pouvoir
Anna-Liina Kauhanen commente la prochaine nomination de Jukka Juuti comme secrétaire général du ministère de la défense en remplacement du de Arto Räty.
Selon elle, il s’agit d’une nomination politique décidée par le Ministre Jussi Niinistö (Vrais Finlandais). Quand ils étaient dans l’opposition, les Vrais Finlandais s’opposaient à de telles nominations, mais désormais ils se comportent comme un parti de gouvernement traditionnel et utilisent le pouvoir discrétionnaire qui est entre leurs mains.
HS

Social

Distribution alimentaire
Helsingin Sanomat publie un reportage sur la distribution de produits alimentaires à Helsinki qui rassemble des files d’attentes allant jusqu’à 800 personnes. On estime qu’environ 2500 personnes les utilisent chaque semaine à Helsinki et environ un millier à Espoo.
HS

Transports

Onnibus pourrait proposer des services ferroviaires dans l’avenir
Hufvudstadsbladet relève que le groupe Onnibus, « la compagnie à bas coûts de transports en bus », n’exclut pas la possibilité de proposer des voyages en train une fois que les transports ferroviaires seront libérés à la concurrence.
Dans une interview accordée à Länsiväylä, le propriétaire d’Onnibus, l’écossais Brian Souter, avait déclaré être plutôt intéressé par le transport ferroviaire de longue distance plutôt que par le trafic de banlieue.
HBL/6-7
Länsiväylä

Universités et lycées

De plus en plus de femmes parmi les élèves des bons lycées et les étudiants
Helsingin Sanomat relève que le nombre des hommes parmi les étudiants dans les universités finlandaises est en baisse. Par exemple parmi les étudiants de la faculté de droit deux tiers sont des femmes. La situation est semblable dans la faculté de la médecine.
Les hommes sont majoritaires seulement dans les études supérieures concernant les ressources naturelles, la technologique et les transports.
Le succès des femmes dans les études est dû au succès des filles à l’école : seulement un tiers des élèves dans les meilleurs lycées des grandes villes sont des garçons (en Finlande les lycées sélectionnent leurs élèves sur les notes en fin de collège, NDLT).
Malgré ce développement, seulement 27,7 % des professeurs titulaires dans les universités sont des femmes en 2014, selon une étude effectuée pour l’association des professeurs des universités.
Il ne s’agit pas uniquement de discrimination mais aussi du fait que les femmes ne présentent pas leurs candidatures à des postes de haut niveau.
Selon l’historienne Maria Lähteenmäki, élue professeur de l’année, « la détérioration du statut de femmes dans les carrières académiques se voit surtout dans les périodes de crise économique. Dans une faible situation économique les coupes touchent en premier les domaines dits féminins ».
Pour la ministre de l’éducation Sanni Grahn-Laasonen, « le succès des filles à l’école n’est pas un problème mais les mauvais résultats des garçons sont un véritable problème ».
La ministre estime aussi que les lycées techniques attirent les garçons doués.
HS/

Culture

La construction de la bibliothèque va commencer
La construction de la bibliothèque centrale d’Helsinki va commencer. Ce projet, d’un budget de 98 millions d’euros, devrait être terminé en 2018.
HS

publié le 02/11/2015

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