Septembre 2012

Vendredi 28 septembre 2012

Politique étrangère et européenne

Crise de la dette

Rencontre des ministres finlandais, allemand et néerlandais

« Selon Mme Urpilainen, la position de la Finlande n’a pas changé » KS TS

La ministre des Finances Jutta Urpilainen a confirmé, jeudi, les positions des trois pays du triple A selon les quelles la possibilité de recapitaliser les banques par le MES ne sera pas destinée à aider les pays en difficulté avec leurs actuels problèmes bancaires. Selon Mme Urpilainen, on ne peut pas faire payer au MES les erreurs et les dettes du passé. « Notre point de départ a toujours été que les erreurs et les pertes constatées au temps des instruments de surveillance nationaux ne seront pas réglées par le MES », a-t-elle dit.
La Finlande a exprimé cette condition lors de la réunion, mardi, des ministres des Finances finlandais, allemand et néerlandais. Cela a suscité des irritations ailleurs en Europe et notamment en Espagne et en Irlande. Mme Urpilainen reconnaît que les différents pays européens peuvent avoir des attentes différentes sur l’utilisation du MES. « Si l’on regarde les déclarations du sommet de la zone euro de juin, on y lie directement la recapitalisation des banques à l’existence d’un mécanisme de surveillance unique. Il sera alors naturel que les erreurs et les crises qui interviendront pendant que ce mécanisme fonctionnera, impliquent l’intervention du MES », dit-elle.
La ministre souligne que l’union bancaire n’est pas instaurée pour gérer la crise actuelle mais les crises à venir.
Le trio du triple A a ouvert de manière éclatante le débat par lequel les Etats membres doivent prochainement s’accorder sur les détails du fonctionnement du MES. La question sera abordée le mois prochain tant au niveau des ministres des Finances que des chefs d’Etat et de gouvernement.
La déclaration du sommet de la zone euro de juin ne stipule pas que la recapitalisation des banques ne pourrait concerner que des problèmes survenus après l’instauration d’un mécanisme de surveillance unique. La seule condition est que cette recapitalisation n’est possible qu’après sa création. On estime que l’on se presse pour instaurer un tel mécanisme afin d’aider l’Espagne.
La position de la Finlande est que les aides au secteur bancaire espagnol doivent être payées comme prévu cet été par le FESF et par l’intermédiaire du fonds d’aide aux banques espagnol. Ces aides seront transférées ensuite au MES lorsqu’il aura été instauré.
KS TS

Déclarations de M. Rehn
« Le cavalier seul des pays du Nord de la zone euro est significatif » HS
Le commissaire à l’Economie souligne que ce sont les 17 Etats membres de l’eurogroupe et non seulement les Etats qui jouissent de la meilleure notation qui décident de la recapitalisation des banques des pays en difficulté.
M. Rehn a néanmoins déclaré hier à Helsinki que les déclarations des trois pays méritaient l’attention. « C’est une position importante qui servira de base aux prochaines décisions ». Helsingin Sanomat estime que cette position était toutefois une surprise tant pour la commission que pour les autres Etats. « Les Etats membres ont souvent besoin de définir des positions communes », a-t-il dit, tentant de dédramatiser la situation, selon HS.
Les décisions finales sur les principes de la recapitalisation des banques ne pourront être prises que lorsqu’un mécanisme de surveillance unique aura été instauré. « C’est une condition nécessaire mais pas suffisante », selon M. Rehn.
HS

Union bancaire

Déclarations de M. Rehn
« Les garanties de dépôts seront financées en imposant les banques » Dem
Le commissaire à l’Economie souhaite dissiper les craintes en Finlande sur la surveillance bancaire et les fonds de garanties de dépôts. .
« Il y a eu beaucoup de confusion. On a par exemple dit que la BCE allait surveiller quotidiennement les 6000 banques de la zone euro, ce qui est impossible », déclare M. Rehn qui explique que la surveillance bancaire continuera à être effectuée principalement par des organes nationaux mais que le mécanisme de surveillance unique créé au sein de la BCE veillera au niveau de surveillance de l’ensemble de la zone euro.
M. Rehn est convaincu que l’on a besoin d’un mécanisme de surveillance supranational. « Les test de résistance effectués en 2010 -2011 ont échoué en raison d’un nationalisme financier comme l’a qualifié le chercheur français Nicolas Verron. Les organes de surveillance nationaux avaient structurellement un intérêt à protéger la réputation de leurs banques nationales. Et comme il n’y avait pas de surveillance européenne, la confiance dans les test s’est rapidement effritée ».
L’autre méprise dans le débat finlandais concerne les fonds de garanties de dépôts. « On a suscité la peur selon laquelle on réunirait les fonds de garanties de dépôts existants, intégrant aussi bien les pays qui en ont instaurés que ceux qui n’en ont pas. Cela serait inéquitable en matière de répartition du fardeau de la dette », dit M. Rehn qui explique que l’objectif qui sera précisé plus tard est d’instauré un fonds de garanties de dépôts pour les banques qui fonctionnent dans la zone euro. Il s’agira surtout des grandes banques qui ont des activités dans plusieurs pays. « Les fonds pour cela, comme en général le coût de la gestion de crise, seront récoltés auprès des banques elles-mêmes. En pratique cela signifie une forme de taxe bancaire ou de paiement. Cela doit être comparable à des taxes ou des paiements nationaux afin de ne pas fausser la concurrence ».
Dem

Politique européenne

Déclarations de M. Niinistö
« M. Niinistö rejetterait un Etat fédéral européen » SK
Dans une interview accordée à Suomen Kuvalehti, le président de la république finlandais revient sur les développements récents de la crise financière européenne. Interrogé sur les dernières décisions (interventions de la BCE) et propositions (union bancaire), il déclare : « Si on avait proposé ces solutions sous cette forme-là il y a encore cinq ans, aucune personne raisonnable n’aurait cru que la situation puisse en venir là ». Il rappelle que les causes de la crise financière européenne sont bien plus profondes que ce que le débat laisse transparaître. « Je n’ai cessé de dire que je pense toujours qu’il s’agit au fond d’une crise du mode de vie occidental. Nous sommes victimes du sentiment de suprématie et d’hégémonie qui nous a aveuglé et empêché de nous rendre compte que nous n’étions plus les rois du monde ». Après avoir vécu au-dessus de ses moyens encore au début des années 2000, l’Europe a connu un violent choc de retour à la réalité et on ne sait pas si la situaiton pourra être résolue seulement par des paquets d’aides dès lors que l’on ne voit pas la réalité du problème.
M. Niinistô estime que l’on peut même craindre une diminution de la démocratie si les dirigeants issus des élections abandonnent leur pouvoir des institutions indépendantes de tout contrôle démocratique. M. Niinistö fait là référence à des déclarations récentes de la chancelière Angela Merkel qui avait justifié la décision de la BCE d’intervenir sur les marchés (à l’encontre de la position de la Banque fédérale allemande) en arguant que cette décision avait été prise dans les limites des compétences de la BCE.
« J’ai le plus grand respect pour Mme Merkel et je ne veux pas la montrer du doigt. Il faut néanmoins faire attention à ne pas se retrouver dans une situation où le pouvoir politique avance avec des oeillères. Les responsables politiques ne peuvent pas imaginer qu’ils peuvent se contenter de voir ce qui se passe dans leur couloir (qui, globalement, est très limité par rapport à l’ensemble de, la piste) et que tout le reste est géré par la BCE ».
M. Niinistô comprend les criques qui craignent que l’intervention de la BCE ait des effets néfastes. « Aucun économiste n’est capable de donner une réponse à la question de savoir ce qui résultera d’une telle création de monnaie. Du point de vue du bon sens, cela semble une solution trop facile. Bien sûr il y aura des effets, mais lesquels, cela ne semble clair pour personne ».
M. Niinistö estime que le débat international sur ces questions est brouillon.
Interrogé sur l’idée d’un fonds de garanties de dépôts unique, M. Niinistö déclare que du point de vue finlandais c’est tout simplement « inimaginable et incompréhensible ». « Cela serait un risque incommensurable. La façon dont les garanties de dépôts sont réglées en Finlande est parmi les meilleures aussi nous risquerions de votre notre responsabilité étendue. L’ensemble de l’idée d’un fonds de garanties de dépôts européen me semble sans avenir ».
M. Niinistô estime que le calendrier avancé par la Commission sur une union bancaire est pour le moins ambitieux, même si, du point de vue de la surveillance, l’objectif est tout à fait fondé.
Interrogé sur le tournant fédéraliste de l’UE, le président estime que « le débat est faussé par le fait que le mot fédéralisme est utilisé en Finlande comme un argument massue tant par ses défenseurs que ses opposants. C’est pourquoi le concept même de fédéralisme est flou. Mais si l’on pense que, au niveau économique, on irait vers une mise en commun des dépenses ou des recettes, cela serait bien sûr un développement fédéral. Mais on ne se dirige pas vers cela. »
Interrogé sur une modification des traités pour approfondir l’union monétaire, M. Niinistö déclare n’avoir « plus confiance dans les grands traités pompeux ». « J’étais là quand on a créé le pacte de stabilité et de croissance et si on l’avait respecté, on n’en serait pas là. »
Interrogé sur le risque pour a Finlande de voir son image détériorée en Europe par ses positions dures, le Président répond : « Nous avons exagérément été enclins à maintenir cette idée traumatisante consistant à s’inquiéter de ce que les autres pensent de nous. Personne en Europe n’est venu me dire que ceci ou cela serait dommageable pour l’image de la Finlande. La question importante est peut-être que nous n’avons pas voulu suffisamment expliquer pourquoi la Finlande était désormais plus critique et se comptait de manière plus réservée. Il y a pourtant là des raisons fondées. D’une part nous avons respecté les traités et d’autre part dans les pays en crise nous sommes très peu exposés en matière d’intérêts finlandais par rapport à beaucoup d’autres pays ».
M. Niinistö refuse donc de reprendre à son compte l’image développée par le commissaire Olli Rehn qui estime que la Finlande « marque contre son camp » en prenant des positions dures. « Je pense plutôt que nous évitons au contraire à l’UE de marquer contre son camp », estime le président.
En conclusion, il considère toutefois que l’UE et la zone euro n’ont d’autre solution que de ses sortir de la crise.
SK

ONU

Le dernier effort pour la campagne finlandaise
Helsingin Sanomat relève que la campagne finlandaise visant une place au conseil de sécurité de l’ONU pour la période 2013-14 est arrivée dans la dernière ligne droite. La Finlande et la Turquie ont organisé jeudi un évènement lié à la médiation pour la paix à New York. Une instruction du secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, sur la médiation pour la paix a été publiée à cette occasion.
La Finlande et la Turquie ont lancé ce projet il y a deux ans avec l’objectif d’améliorer le niveau de la médiation pour la paix. Selon M. Erkki Tuomioja, ministre des Affaires étrangères, l’instruction a été rédigée spécialement en vue des conflits qui ne font pas les titres dans les médias tous les jours mais qui peuvent être violents. « Ces conflits sont souvent liés aux antagonismes ethniques ou religieux », a déclaré M. Tuomioja à New York. « En ce moment, il y en a par exemple en Asie, en Afrique et en Amérique centrale. »
Selon M. Tuomioja, un problème typique dans la médiation pour la paix est qu’il y a trop de pays qui veulent participer à la médiation. Dans ces cas, M. Tuomioja estime qu’on pourrait accorder le rôle principal à une organisation d’assistance.
Un grand nombre d’auditeurs a participé au lancement du projet. « Je suis satisfait et même un peu surpris de la réception positive du projet parmi un grand nombre de personnes », a déclaré M. Tuomioja. M. Lakhdar Brahimi, envoyé spécial de l’ONU en Syrie, qui a participé à l’évènement, en a fait beaucoup d’éloge. « La seule chose qui manque dans cette instruction est la chance. »
M. Tuomioja et le Président Niinistö, ainsi que les anciens présidents Mme Halonen et M. Ahtisaari, le président du Parlement, M. Heinäluoma, et l’ambassadeur de Finlande auprès de l’ONU, M. Viinanen, font actuellement du lobbying à New York.
HS/A7

Industrie de défense

Fusion BEA-EADS
Editorial : « L’industrie de défense, sujet très politique » HS
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat présente de manière positive le projet de fusion EADS-BEA. Selon le quotidien, la nouvelle société serait de taille équivalente à ses concurrents américains. Cela pourrait aussi profiter à Patria qui, par le biais d’EADS, a recherché des opportunités d’assurer la sous-traitance pour d’autres groupes.
L’éditorialiste souligne toutefois qu’EADS et BEA ne sont pas des sociétés comme les autres car le pouvoir politique y joue un grand rôle. C’est pourquoi le projet de fusion nécessiterait du temps pour se réaliser.
HS

Politique intérieure

Présidence

M. Niinistö donnerait la « liste Tiitinen » aux chercheurs
Selon le site de l’hebdomadaire Suomen Kuvalehti, le Président Sauli Niinistö estime que la « liste Tiitinen » pourrait être donnée à l’étude des chercheurs. Il s’agit d’une liste de 18 noms de Finlandais soupçonnés d’avoir coopéré avec la Stasi. La liste a été enfermée dans le coffre-fort de M. Seppo Tiitinen, alors directeur de la police de sûreté Supo (1978-1990). M. Tiitinen et le Président Mauno Koivisto avaient décidé que la liste ne nécessitait pas de mesures. M Tiitinen est désormais secrétaire général du Parlement. Aucun des 18 personnes n’a été accusé d’espionnage.
M. Niinistö estime, dans l’interview de SK, que les chercheurs pourraient étudier comment un tel phénomène a pu naître. La Cour de l’administration suprême a décidé en 2010 que la liste pouvait rester secrète et qu’une éventuelle publication pourrait rendre plus difficile la coopération internationale de la Supo. A cette occasion, M. Ilkka Salmi, directeur de la Supo, avait estimé que la liste pourrait être étudiée par les chercheurs dès 2015.
TS/17

Nominations

Mme Sillanaukee secrétaire générale aux Affaires sociales et de la Santé
Turun Sanomat rapporte que le gouvernement a nommé Mme Päivi Sillanaukee, docteur en médecine, au poste de secrétaire générale du ministère des Affaires sociales et de la Santé en remplacement de M. Kari Välimäki. La nomination a été proposée par la ministre conservatrice des Affaires sociales et de la Santé, Mme Paula Risikko.
Mme Päivi Sillanaukee, conservatrice, est directrice générale au même ministère depuis 2008. Elle a été antérieurement maire adjointe de la ville de Tampere, chargée des services sociaux et de la santé.
TS/17

Economie

Rautaruukki supprime 250 emplois
Le groupe de métallurgie Rautaruukki a annoncé qu’il envisageait de supprimer environ 250 emplois. Il s’agirait des usines de Rautaruukki à Raahe et à Hämeenlinna qui emploient respectivement 2600 et 700 personnes.
Le groupe souffre d’une demande diminuée qui est liée à la crise de l’euro.
HS/B6

Exportations
La détérioration de la compétitivité nuit à l’industrie qui exporte ses produits. Selon M. Kajanoja de la Banque de Finlande, l’augmentation des frais a pu empêcher la création de nouveaux domaines d’exportations à la place de ceux qui régressent.
En 2011, la balance des opérations courantes était déficitaire de 1,6 % par rapport au PIB. C’était la première fois depuis 17 ans.
Ce sont notamment les exportations de l’industrie papetière, électronique et de téléphones mobiles qui ont diminué. En même temps, les salaires ont augmenté, ce qui a détérioré la compétitivité de l’industrie finlandaise.
HS/B6

Hausse de la confiance des consommateurs
Selon le centre national des statistiques, la confiance des consommateurs s’est renforcée en septembre par rapport à juillet-août ; Elle demeure toutefois à un niveau bas. .
La confianced es entreprises en revanche ne s’est pas améliorée.
HS

Aides aux entreprises

Le gouvernement envisage de verser des millions en aide aux entreprises
Tekniikka & Talous relève que le gouvernement envisage de verser des centaines de millions pour soutenir l’industrie cette année et les années qui viennent.
Selon M. Sund, économiste en chef de la confédération des employés STTK, le gouvernement a effectué des réformes fiscales qui bénéficient aux entreprises à hauteur de 700 millions d’euros.
La directive sur le souffre engendrera des dépenses de 600 à 1000 millions d’euros à l’industrie concernée.
T&T/6

Transport

Acquisition de locomotives
Tekniikka & Talous relève que le projet d’acquisition de nouveaux locomotives par VR, le groupe de chemins de fer, sera retardé jusqu’au printemps.
Il s’agira de deux commandes, de locomotives électriques et diesel. Les deux commandes s’élèveront ensemble à 600 à 700 millions d’euros.
Selon les informations de T&T, il y a encore quatre groupes parmi les fabricants possibles, dont Alstom, Siemens et Bombardier. Le quatrième serait un groupe chinois, ce qui inquiète les trois autres. M. Knitter, directeur Europe du Nord d’Alstom Transport, relève que le groupe souhaite que VR ne choisisse pas un fabricant qui ne connaît pas le marché finlandais. Selon T&T il serait surprenant que cela ne soit pas Alstom ou Siemens qui obtienne la commande. Les critères de VR pour l’acquisition sont rigoureux. Il faut entre autres déjà avoir fabriqué une vingtaine de locomotives durant les dix dernières années.
T&T/8

Publicité

Débat sur les publicités au conseil municipal de Helsinki
Selon Helsingin Sanomat, le social-démocrate Thomas Wallgren et 23 autres conseilleurs municipaux de Helsinki ont proposé mercredi « la libération de la ville de Helsinki des publicités commerciales », ce qui signifie dans la pratique la suppression des affiches publicitaires. Selon cette initiative, les affiches publicitaires nuisent à la démocratie et incitent à la consommation inutile. Après un débat long et animé, le conseil municipal a rejeté la proposition de M. Wallgren.
Selon les experts interviewés par le quotidien, dont M. Matti Viitala, directeur de JCDecaux, les affiches publicitaires deviendront numériques. « Avec la généralisation des écrans numériques, il y aura des animations et des films, mais je ne sais pas préciser le calendrier », selon M. Viitala.
HS/A12

Energie

Selon M. Häkämies, la Finlande pourrait abandonner le charbon
Le ministre de l’Economie a déclaré que la Finlande pourrait très bien être le premier pays européen à renoncer complètement à l’utilisation du charbon dans la production d’énergie par exemple à partir de 2015. Il estime que la Finlande doit se concentrer sur les énergies renouvelables.
KS

La consommation d’énergie de l’industrie a fortement baissé
Keskisuomalainen rapporte que depuis le début de la crise financière, la consommation d’électricité de ’industrie finlandaise a fortement baissé : elle s’établissait à 39 terrawatts par an en août dernier contre 48 terrawatts il y a cinq ans.
Il en va de même pour la consommation totale en Finlande qui était de 84,5 terrawatts en août contre 91,8 cinq ans auparavant.
Selon l’institut de recherche Pellervo, le coût de production d’un mégawatt/heure par une centrale nucléaire de 1500 mégawatts est de 41 euros. Or le prix actuel du mégawatt est d’environ 40 euros. C’est pourquoi la construction de nouvelles centrales ne serait pas rentable selon Kesksisuomalainen qui souligne que les groupes énergétiques doivent donc faire confiance dans le fait que l’électricité va se renchérir fortement durant les 60 prochaines années.
KS

France – Finlande

Energie

Visite du directeur du CEA en Finlande
« Selon le directeur du nucléaire français : il faut oublier le passé à Olkiluoto »
« Le principal actionnaire d’Areva pense que le groupe pourra réussir dans les prochains appels d’offres finlandais » HS

« Si l’on maitrise les risques de l’énergie nucléaire, on en tire de grands profits », déclare le directeur général du CEA Bernard Bigot. L’objectif de sa visite de deux jours en Finlande était de participer à une réunion de suivi de la coopération avec le VTT (centre national de la recherche technique de Finlande). Le CEA est le principal actionnaire d’Areva et durant sa visite en Finlande, M. Bigot a aussi rencontré les dirigeants de TVO et Fennovoima.
La centrale d’Olkiluoto3 commandée par TVO à Areva devait commencer à produire de l’électricité en 2009, mais les travaux sont toujours en cours. « Je n’aime pas les retards. Il est important de conserver la confiance de nos partenaires et de l’opinion publique », déclare M. Bigot.
M. Bigot espère que la confiance mutuelle sera rétablie au plus tard lorsque l’on commencera à préparer la mise en service à TVO.
« Il y a eu des difficultés dans le passé, et ces questions doivent être réglées, mais il s’agit toutefois du passé. Aujourd’hui, il faut trouver un nouvel esprit commun. »
Mais le passé peut-il être oublié s’il y a un différend pendant devant une juridiction ?
« Les différends concerne des événements passés. Il faut s’engager dans la nouvelle phase comme si l’on repartait de zéro ».
M. Bigot déclare que le retard d’Olkiluoto est connu dans le monde entier et qu’en se prolongeant il serait dommageable pour la réputation tant d’Areva que de TVO.
Il ne souhaite pas avancer de prévision sur la date à laquelle Olkiluoto 3 produira de l’électricité. L’estimation officielle d’Areva porte aujourd’hui sur la fin 2014.
M. Bigot se déclare confiant dans le fait qu’Areva peut remporter les appels d’offres de Fennovoima et de TVO.
La France exporte beaucoup sa technologie nucléaire. Est-ce que le nucléaire se remettra de la catastrophe de Fukushima ?
« Si un pays avait besoin du nucléaire avant Fukushima, il a encore besoin du nucléaire après Fukushima », assure M ; Bigot.
Et l’Allemagne qui après Fukushima a décidé d’abandonner le nucléaire ?
« On peut essayer et il est bon d’écouter l’opinion publique. Mais ils viennent récemment de décider de construire 20 nouvelles centrales à charbon. En matière environnementale, ce n’est pas une solution durable », déclare M ; Bigot.
Un des rôles du CEA est de maintenir la dissuasion nucléaire française. Meut-on en même temps promouvoir la sûreté du nucléaire civil et être en charge des armes nucléaires ?
« Si la dissuasion nucléaire fonctionne, on ne l’utilisera jamais. Depuis que la France dispose de l’arme nucléaire, elle n’a subi aucune attaque », déclare M. Bigot qui semble assumer sans difficultés la responsabilité de la dissuasion nucléaire.
HS

Jeudi 27 septembre 2012

Politique étrangère et européenne

Crise de la dette

Rencontre des ministres finlandais, allemand et néerlandais
« Les positions du trio irritent dans les pays en crise » HS
« L’interprétation du trio étonne » AL
Les positions adoptées par les ministres des Finances finlandais, allemand et néerlandais ont suscité un accueil froid dans les pays en crise.
La position selon laquelle il revient aux Etats membres d’assumer seuls la responsabilité de leurs banques en crise a suscité une irritation en Irlande et en Espagne selon les médias de ces pays.
La Commission a, elle aussi, pris ses distances avec les positions du trio, selon les déclarations du porte-parole Olivier Bailly.
Selon le ministère finlandais des Finances, les positions adoptées par les trois Etats à Vantaa ne sont pas en contradiction avec les traités actuels : l’union bancaire est un projet pour l’avenir.
HS AL

Déclarations de M. Katainen
« La solution à tous les maux est dans la crise de l’euro »
Participant à un séminaire sur le secteur public à Helsinki, le premier ministre Jyrki Katainen a déclaré que c’est dans la crise de l’euro que se trouvait la solution à tous les maux de l’économie finlandaise. « Dès que l’on trouvera une solution à la crise de l’euro, toutes les autres questions seront bien plus simples à résoudre », a-t-il dit, soulignant que dès lors les investissements et les exportations repartiraient et que les finances publiques retrouveraient leur équilibre plus facilement. C’est pourquoi on consacre actuellement tant de temps à la crise de l’euro qui ne se résoudra pas par elle-même.
Dem

Corruption - Telia-Sonera

Une enquête préliminaire ouverte sur l’action du groupe en Ouzbékistan
Les allégations de corruption concernant l’opérateur de télécommunications Telia-Sonera mèneront à une enquête préliminaire.
En effet, la télévision suédoise a rapporté que le groupe serait mêlé à un cas de pot-de-vin et blanchiment d’argent en Ouzbékistan, en 2007.
L’Etat finlandais dispose une participation de 11,7 % dans le groupe et l’Etat suédois de 37,3 %.
Mme Hautala, ministre chargé de la gestion des entreprises de l’Etat, estime qu’il est une bonne chose que de mener une enquête concernant les soupçons de corruption.
« Je pense que Telia-Sonera tiendra compte de l’affaire » dit la ministre qui relève que concernant la corruption, il n’y a aucune tolérance dans les groupes partiellement ou entièrement dans la possession de l’Etat.
HS/B5

Politique intérieure

Parlement

Le Parlement a renouvelé sa confiance au gouvernement
Selon Keskisuomalainen, le Parlement a voté hier sur la motion de censure du Centre concernant les soins aux personnes âgées, les services sociaux et le soutien à la garde à domicile des personnes dépendantes. L’Eduskunta a renouvelé sa confiance au gouvernement Katainen par 97 voix contre 57 (45 députés étaient absents).
Il s’agit déjà de la huitième motion de censure de l’opposition depuis le début de la législature. La semaine prochaine, le gouvernement devra répondre à une motion de censure que les Vrais Finlandais ont déposée sur la réforme des communes.
La dernière fois que l’opposition a pu faire tomber le gouvernement par la procédure de la motion de censure date de la fin des années 1950.
KS/10

Le Parlement exige un rapport du gouvernement sur le recouvrement des impôts
Keskisuomalainen relève que le Parlement a décidé mercredi de demander au gouvernement une estimation sur les impôts que l’Etat n’a pas reçus et pourquoi cela est le cas. Selon la commission de la surveillance du Parlement, il s’agit de sommes importantes. La Direction nationale des impôts estime que le déficit de recouvrement fiscal s’élève à 4 à 8 milliards d’euros par an, soit de 4 à 6 % du PIB et 7 à 9 % du total du montant des impôts.
La présidente de la commission de la surveillance, Mme Tuija Brax (Alliance verte), souligne que dans les autres pays de l’OCDE, les gouvernements sont obligés de rédiger de tels rapports.
KS/10

Parti du Centre

M. Väyrynen a un nouveau projet
Selon Keskisuomalainen, M. Paavo Väyrynen, ancien président du Centre et ex-ministre de longue date, qui a été candidat de son parti aux élections présidentielles au début de l’année, a décidé de présenter sa candidature pour le poste de maire de la commune de Keminmaa.
M. Väyrynen écrit sur son blog que plusieurs habitants de Keminmaa ont souhaité sa candidature. Il dit s’inquiéter de l’avenir de sa commune natale.
KS/10

Santé

La sureté des opérations
Kaleva rapporte que selon une comparaison effectuée par la revue Lancet dans 28 pays et près de 500 hôpitaux et 50 000 patients opérés, la mortalité à l’occasion des opérations chirurgicales en Finlande est la plus petite dans toute l’Europe. La Finlande est suivie de l’Islande, la Norvège, la Suède et l’Estonie. La mortalité est la plus grande en Pologne, la Lettonie, la Roumanie, l’Irlande et la Slovaquie.
Mme Merja Vakkala, médecin en chef à l’hôpital universitaire d’Oulu, estime qu’en Finlande, la surveillance des patients après les opérations est à un très haut niveau. Elle estime aussi qu’il n’y a pas beaucoup de différences entre les hôpitaux finlandais.
Kaleva /mer/3

Législation sur les Sami

Le ministère de la Justice étudie la définition des Samis
Helsingin Sanomat relève qu’un groupe de travail désigné par le ministère des Justice, chargé d’étudier la loi sur le parlement des Samis.
Le débat est lié aux recommandations du CERD, Comité de l’élimination de la discrimination raciale de l’ONU, et du médiateur pour les droits de l’homme du Conseil de l’Europe pour que la Finlande ratifie la convention n° 169 de l’OIT concernant les droits des peuples aborigènes.
Le CERD propose qu’on accorde au parlement des Samis un droit plus élargi pour décider qui a le droit de faire partie du registre électoral des Samis.
HS/A11

Economie

Selon Etla, la Finlande évitera une récession de justesse
L’institut de recherche économique Etla estime que le PIB augmentera de 0,5 % cette année, alors que l’institut de recherche PTT prévoit une diminution de 0,4 %.
Etla relève que les exportations et la consommation privée évoluent moins bien que prévu antérieurement. Etla prévoit une croissance de 1 % pour 2013, à condition que la phase aigue de la crise de l’euro puisse être résolue dans les mois qui viennent.
Etla prévoit un taux de chômage de 7,7 % pour l’année en cours et de 8,0 % pour 2013. Le taux est maîtrisé par le fait que la population en âge de travailler diminue.
La croissance lente se reflétera sur les efforts du gouvernement d’arrêter l’endettement par rapport au PIB, qui sera ainsi de plus en plus difficile. Pour Etla, cet objectif ne pourra se réaliser que si une partie considérable de la responsabilité en matière de mesures d’adaptation est transférée aux communes.
Etla estime que les augmentations fiscales et les coupes des dépenses ne sont pas raisonnables dans le contexte économique actuel.
HS/B7

France – Finlande

Sport

Victoire des Lyonnaises
Helsingin Sanomat rapporte que l’équipe féminine de l’Olympique de Lyon a remporté le match aller de la Ligue des Champions à Vantaa contre PK-35 par 7 à 0.
HS Hbl

Mercredi 26 septembre 2012

Politique étrangère et européenne

Crise de la dette

Rencontre des ministres finlandais, allemand et néerlandais
« Selon M. Schäuble, il est possible de relever la capacité de prêts du MES » TS
Les ministres des Finances allemand et néerlandais ont rencontré leur homologue finlandaise, Mme Urpilainen, hier, à Vantaa. Ils ont exprimé leur confiance dans l’euro. Selon Mme Urpilainen, tous trois sont aujourd’hui plus optimistes qu’il y a quelques mois. « On voit la lumière au bout du tunnel », a-t-elle déclaré. Les ministres ont souligné que le plus important était de rétablir la confiance des marchés par des réformes structurelles et une discipline budgétaire drastique. « Les fonds européens ne sont là que pour traités les symptômes », selon M. De Jager ;
Mme Urpilainen a souligné que la réunion de ces trois pays ne signifiait pas la formation d’une triple alliance. Au contraire, els discussions sont en cours avec tous les Etats.
M. Schäuble a démenti tout projet d’augmenter la capacité du MES. « Le maximum du capital est de 500 milliards d’euros, pas plus. On n’en discute pas », a-t-il dit ajoutant toutefois qu’il serait possible d’en augmenter la capacité de prêts.
Mme Urpilainen a déclaré que la Finlande partageait cette position. « La Finlande considère qu’il est possible de discuter d’un renforcement de la capacité de prêts du fonds. Mais cela nécessite une approbation du parlement finlandais avant que la Finlande puisse prendre une décision concrète ». Ce relèvement de la capacité de prêts n’augmenterait pas le niveau des garanties de la Finlande mais pourrait en augmenter les risques.
Le directeur du centre de recherche ETLA, M. Vesa Vihriälä se montre réservé car un relèvement de la capacité de prêts du MES augmenterait les risques pour le secteur public. A l’occasion de sa visite en Finlande, le ministre allemand des Finances a aussi rencontré le Premier ministre Jyrki Katainen et participé au parlement finlandais à un séminaire sur l’union économique et monétaire.
Le président des Vrais Finlandais, M. Timo Soini, a vivement critiqué toute proposition de relever la capacité de prêts du MES : « C’est insensé. C’est comme si l’on hypothéquait sa maison pour aller jouer au casino ! ».
HS TS

Editoriaux
« Le club des Picsou strict » TS
« Ce n’est pas en freinant que l’on va sauver l’euro » AL
Turun Sanomat rappelle que l’idée de la politique européenne finaldnaise a été de participer au cœur de l’intégration européenne en étant parmi les premiers pays à rejoindre l’euro. De même, elle a veillé à en respecter les règles. Hier, elle a donc pu poser avec d’autres membres du club des Etats gérant bien leurs finances. Mais avec la poursuite de la crise de l’euro et la montée du nationalisme, « la Finlande est bientôt plus allemande que les Allemands », écrit Turun Sanomat. L’éditorialiste estime que le relèvement de la capacité de prêts du MES comporte des risques mais il faut avant tout renforcer la crédibilité du MES par tous les moyens. Ce n’est pas en s’opposant seul à ce relèvement que l’on va écraser les marchés, conclut TS.
Aamulehti souligne que M. Katainen et Mme Urpilainen sont pris dans un étau : la peur des Vrais Finlandais les fait passer pour des clowns aux yeux de l’Europe et toute concession européenne les fait passer pour des traitres aux yeux des Vrais finlandais. « Quand on est dans l’ornière, il faut accélérer pour s’en sortir car en freinant on risque de s’enfoncer », conclut AL.
TS AL

Perspectives financières - PAC

« Les négociations sur les aides nationales seront difficiles » HS
« L’UE veut la transparence sur les aides agricoles » AL
Helsingin Sanomat présente l’état des négociations sur les perspectives financières pour 2014-2020.
Selon le ministre de l’Agriculture Jari Koskinen, l’image de la Finlande comme Etat dur dans les négociations sur la crise de la dette n’a pas déprécié la position du pays dans les négociations agricoles.
La Finlande est néanmoins prête à revoir l’ensemble du budget européen, au contraire de la France, rapporte HS. Selon M. Koskinen, il s’agit d’une tactique de négociation : un petit Etat ne peut taper du poing sur la table mais doit au contraire chercher un dialogue constructif et des partenaires. « Si on est moins costaud que les autres, il vaut mieux ne pas bomber le torse », dit-il.
M. Koksinen critique la priorité accordée aux aides environnementales. Si la Finlande comprend leur importance, elle estime que la réalisation de ces objectifs n’est pas bonne dans les propositions de la commission.
La Finlande essaie aussi de promouvoir auprès de la commission la poursuite de ses aides nationales (au titre de l’article 141 du traité d’adhésion de la Finlande à l’UE). « Cela n’a jamais été un cas facile et cela ne le sera pas cette fois non plus », dit-il.
Lors de la réunion des ministres de l’agriculture à Bruxelles, hier, M. Koskinen a aussi déclaré que la Finlande n’était pas opposée à la publication des informations sur les aides agricoles
HS

Selon M. Stubb, il ne faut pas avoir peur du transfert du pouvoir budgétaire à Bruxelles
Kauppalehti rapporte que, selon le ministre finlandais des Affaires européennes, Alexander Stubb, les Etats qui ont bien géré leurs finances n’ont pas à avoir peur d’un transfert du pouvoir budgétaire à Bruxelles.
« Je ne crois pas que l’UE va avoir le droit de lever les impôts ou que l’on augmente radicalement le déficit budgétaire européen. Je pense plutôt que le contrôle budgétaire va augmenter », a déclaré M. stubb après la réunion des ministres des Affaires européennes, à Bruxelles, hier.
Il souligne que la commission dispose déjà de larges pouvoirs budgétaires et qu’il n’y a pas lieu de le craindre.
Commentant les propositions du groupe de travail de M. Van Rompuy, M. Stubb estime qu’il est bon de développer l’UE dans un sens où les Etats membres ne pourront plus s’endetter outre mesure et où le pouvoir de contrôle de la commission sur les budgets nationaux sera renforcé. Il rejette en revanche toute idée d’eurobonds. Il n’est pas non plus favorable à un budget propre dans la zone euro car cela menacerait le marché intérieur, la politique agricole et la politique structurelle. .
M. Stubb imagine que l’Europe à deux vitesses va se développer : « je pense que les pays de l’eurogroupe vont renforcer leur coopération plus que les pays non membres. »
Concernant l’union bancaire, M. Stubb estime qu’il faudra une surveillance et un fonds de crise commun mais que, pour les garanties de dépôts, il convient de les réserver aux banques nationales ou bine de créer un nouveau système à partir de zéro.
Il souligne aussi qu’il conviendrait d’abandonner les décisions à l’unanimité pour toutes les questions autres que la réforme des traités. « Dans la législation européenne, l’unanimité est un moyen de chantage alors que la majorité qualifiée est un moyen d’arriver à des compromis ».
KL

Exportations

Dégradation des exportations finlandaises
Selon le centre de recherche Pellervo, la Finlande occupe les derniers rangs en Europe pour le développement de ses exportations.
Cette dégradation des exportations n’est pas seulement imputable à la crise de la zone euro. Les causes en sont aussi les restructurations dans le domaine de l’électronique et du bois-papier. En réalité, le secteur finlandais des exportations ne s’est jamais remis de la crise financière de 2008.
Depuis cette date, le secteur public a gagné 40 000 emplois alors que le secteur privé en a perdu 70 000.
Le chômage n’a cessé d’augmenter depuis août 2011 pour atteindre 76,3% (+0,7 point par rapport à août 2011).
TS HS

ONU

Le Président Niinistö à New York
Helsingin Sanomat relève que le premier discours du Président, M. Niinistö, à l’Assemblée général de l’ONU, a été marqué par l’aspiration finlandaise à participer au Conseil de sécurité. M. Niinistö a souligné l’objectivité de la Finlande dans la solution des problèmes internationaux. Il a dit qu’en tant que membre du Conseil de sécurité, la Finlande serait prête à rechercher des solutions constructives et équitables, et que la Finlande, petit pays militairement non-aligné, en serait capable. Il a rappelé l’engagement de la Finlande dans le maintien de la paix et la médiation pour la paix et le fait que le travail dans ce domaine de M. Ahtisaari a été reconnu par un Prix Nobel.
M. Niinistö a évoqué le projet d’accueillir en Finlande une conférence sur une zone sans armes nucléaires au Proche-Orient. Il relève que le projet a été qualifié de difficile mais que la Finlande fera son mieux pour y arriver.
Outre la participation au Conseil de sécurité, M. Niinistö a évoqué la situation en Syrie dans son discours. Il a regretté que le Conseil de sécurité n’ait pas atteint une unanimité sur les mesures nécessaires, malgré le message explicite de l’assemblée générale sur une intervention. Pour lui, le transfert éventuel de la solution de la crise dans d’autres mains nuirait à l’autorité de l’ONU.
Il y aura une quarantaine de rencontres bilatérales au programme de M. Niinistö, cette semaine.
Pour lui, l’avantage le plus important d’une participation au Conseil de sécurité serait le pouvoir d’influence que cela engendre dans un monde de dépendance mutuelle.
Après la semaine en cours, la campagne en faveur de la Finlande sera poursuivie par des ministres et anciens Présidents jusqu’au jour du vote prévu pour le 18 octobre.
HS/B1, AL/A10

Propos de M. Heinäluoma
Le Président du Parlement, M. Heinäluoma, souligne l’importance du rôle de l’ONU en matière de droit international. Il rappelle que les Etats membres souhaitent avoir une ONU capable d’agir. Ils se posent la question de savoir si l’ONU est actuellement capable de relever le défi concernant plusieurs crises, et notamment celle de Syrie.
M. Heinäluoma est actuellement à New York avec une vingtaine de rencontres sur son agenda. Il relève qu’à l’occasion de chaque entretien qu’il a eu cette année, les interlocuteurs ont relevé le succès finlandais à l’étude Pisa. Il estime que les enseignants finlandais ont plus contribué à la renommée de la Finlande qu’aucun sportif ou chef d’Etat.
Dem/3

Editorial : « La Finlande tirera profit de sa campagne auprès de l’ONU » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat estime que la campagne finlandaise pour devenir membre du Conseil de sécurité pour la période 2013-2014 a été bénéfique pour la politique étrangère de la Finlande. La Finlande en tirera profit quel que soit le résultat.
Pour l’éditorialiste, la situation où la Russie et les membres permanents occidentaux semblent avoir du mal à coopérer pourrait éventuellement améliorer les chances de la Finlande.
HS/A2

Discrimination

Le Conseil de l’Europe critique la Finlande pour le statut des Roms
Le commissaire des droits de l’homme du Conseil de l’Europe, M. Muiznieks, s’inquiète des propos haineux de certains hommes politiques finlandais. Il critique la Finlande également du fait que les jeunes Somaliens sont extrêmement marginalisés.
« Les Roms, les russophones et les Somaliens éprouvent toujours une discrimination dans plusieurs domaines de la vie, y compris la vie professionnelle. Il faut des efforts plus importants afin de changer cela. »
Le Conseil de l’Europe a publié, hier, son rapport sur la situation en Finlande en matière de droits de l’homme.
M. Muiznieks rappelle que le travail contre la discrimination entamé en Finlande devra comprendre tous ceux qui sont devenus victimes de discrimination.
HBL/8

Russie

VR étudie la rentabilité d’une liaison ferroviaire vers Petrozavodsk
Selon Helsingin Sanomat, la société nationale des chemins de fer VR a décidé d‘étudier la rentabilité d’une liaison entre la Finlande et la ville de Petrozavodsk. Il s’agit d’éventuelles liaisons entre Petrozavodsk et Joensuu via Sortavala, entre Petrozavodsk, Kajaani et Oulu via Kostamus ou entre Saint-Pétersbourg et Imatra.
La seule liaison avec cette ville russe passe en ce moment par Saint-Pétersbourg.
HS/A4

Politique intérieure

Elections municipales

Selon un nouveau sondage, les Vrais Finlandais sont en hausse
Helsingin Sanomat rapporte que selon un sondage d’opinion sur l’audience des partis politiques aux élections municipales, effectué pour le compte du quotidien par l’institut TNS Gallup, la popularité des Vrais Finlandais a augmenté de 1,9 point depuis un mois.
Le Kokoomus est encore le plus grand parti avec une audience de 21,2 %, suivi du Parti social-démocrate, 19,5 %, et du Centre, 16,8 %. Les Vrais Finlandais arrivent quatrième avec une popularité de 15,7 %, suivis de l’Alliance verte, 8,7 %, de l’Alliance des gauches, 8,2 %, du Parti suédois, 4,4 % et des Chrétiens-démocrates, 3,9 %.
Le politologue Ville Pernaa, directeur du centre d’études parlementaires à l’université de Turku, estime que les Vrais Finlandais profitent le plus de l’éventuel approfondissement de la crise de l’euro. « Ils ont les éléments pour obtenir un bon résultat électoral. »
HS/A4

Analyse sur l’éventuelle victoire électorale des Vrais Finlandais
La revue Talouselämä publie un article signé Juho Rahkonen, directeur de recherche à l’institut Taloustutkimus, qui analyse les possibilités des Vrais Finlandais aux élections municipales de fin octobre.
Il est certain que les Vrais Finlandais vont au moins tripler leur audience par rapport aux élections municipales de 2008 (alors 5,4 %), mais est ce qu’ils peuvent atteindre un aussi bon résultat qu’aux élections législatives du printemps 2011 ? Les sondages avaient prévu, avant les élections législatives, une audience trop importante pour le Centre et trop modeste pour les Vrais Finlandais, simplement parce que les centristes, traditionnellement actifs pour aller aux urnes, sont restés chez eux le jour même du vote. En même temps, les partisans des Vrais Finlandais, souvent plus passifs à voter, ont décidé d’utiliser activement leur droit de vote.
Selon un sondage récent, 62 % des partisans des Vrais Finlandais annoncent leur intention de voter aux élections municipales du dimanche 28 octobre. Egalement 62 % des centristes comptent voter, contre 71 % des partisans du PSD et de l’Alliance des gauches et 74 % des conservateurs. A la lumière de l’expérience de 2011, les Vrais Finlandais sont capables de surprendre par leur activité électorale : si les sondages leur prédisent 15 %, le vrai résultat pourrait s’élever à 17-20 %.
Pendant la législature en cours, le champ politique finlandais s’est divisé en deux : il y a les deux principaux partis du gouvernement, favorables à l’Union européenne et à la mondialisation, ainsi qu’à la concentration de l’habitat et des services. De l’autre côté il y a les deux partis de l’opposition, plus nationalistes, qui représentent les habitants des petites communes. Le Kokoomus et le PSD ont retrouvé, au moins en apparence, une entente sur la gestion de la crise de l’euro, même si la ministre des Finances, Mme Jutta Urpilainen, a dû évoquer des éléments critiques à l’égard de l’euro pour empêcher que les sociaux-démocrates n’abandonnent le parti pour joindre aux Vrais Finlandais.
L’équilibre dans le développement des régions est crucial pour les partisans du Centre et les fusions des communes activent les centristes pour les élections municipales.
La crise de l’euro est un thème important uniquement pour les partisans des Vrais Finlandais mais ne semble pas canaliser beaucoup d’audience supplémentaire pour ce parti.
Le succès du Kokoomus ces dernières années a été expliqué par la montée de l’individualisme et des valeurs libérales. L’audience du Kokoomus s’élève à près de 40 % parmi ceux qui gagnent plus de 70 000 euros par an, contre 13 % parmi ceux qui gagnent moins de 20 000 euros. On dirait que l’audience du Kokoomus augmente tout seul avec l’augmentation du niveau moyen de la formation du peuple.
Le PSD est toutefois un contrepoids important pour le Parti conservateur. Les sociaux-démocrates ont le soutien de la classe ouvrière, des retraités et des « gens ordinaires ». Les thèmes électoraux les plus importants pour les électeurs sont les services de santé et les soins aux personnes âgées, thèmes préférés des sociaux-démocrates, qui ont vu leur audience augmenter depuis l’été.
A la lumière du bilan des sondages effectués ces dernières années, on peut constater que les Finlandais sont fortement engagés en faveur de l’Etat-providence financé par les impôts. L’Etat et les communes doivent garantir les services sociaux pour qu’ils soient accessibles à tous. La combinaison des élections municipales est donc claire : la majorité des électeurs s’inquiète plus de la disponibilité aux services sociaux et de la santé que de l’augmentation des impôts locaux. Cela peut être avantageux pour les sociaux-démocrates.
Il y a plein de sociaux-démocrates – et des crypto sociaux-démocrates - en Finlande. Dans des conditions économiques incertaines, les gens s’accrochent à l’Etat-providence et l’idée d’une libre économie de marché ne les attire pas autant que lors du boom économique il y a quelques années. Talouselämä/n°33/37-38

Politique économique du gouvernement

Editorial : « La ligne économique du gouvernement commence à se déliter ? »
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat estime que l’on peut déjà sentir que les partis politiques commencent à être nerveux à l’approche des municipales. Les plus grands partis de la coalition gouvernementale, le Parti conservateur et le PSD se critiquent publiquement à un rythme accéléré.
Une partie des conservateurs a souhaité une diminution de l’impôt sur les entreprises à l’instar de la Suède, ce qui n’a pas plus aux sociaux-démocrates. Le Kokoomus a depuis adopté une nouvelle tactique : le Premier ministre, M. Katainen, joue le rôle d’un chef de gouvernement conciliant alors que les autres ministres conservateurs font attention à ne pas – du moins publiquement – détériorer la coopération gouvernementale. En même temps, les députés conservateurs se laissent aller et déclarent quelle sorte de politique le parti réaliserait s’il avait suffisamment de pouvoir.
Le gouvernement a inscrit dans son programme deux principes : il faut que durant la législature, la part de la dette publique par rapport au PIB diminue et que la part du déficit budgétaire dans le PIB soit inférieure à 1 %. Ces deux conditions sont censées être remplies pour la fin de la législature. S’il semble que cela ne sera pas le cas, le gouvernement a promis de prendre des décisions sur de nouvelles mesures « d’adaptation », c’est-à-dire des coupes de dépenses et des augmentations fiscales.
A la lumière des informations actuelles, on peut dire que les conditions du programme gouvernemental ont été rédigées avec beaucoup trop d’optimisme. La conscience en matière de la crise s’est améliorée depuis que le gouvernement a resserré les finances publiques de 2,5 milliards d’euros, au printemps dernier.
Si les prévisions ne s’améliorent pas, il faudrait que le gouvernement prenne la décision sur d’éventuelles nouvelles mesures d’adaptation. C’est au printemps 2013, à mi-chemin de la législature, qu’il faudra examiner la situation. Pour l’instant, il semblerait que les conservateurs soient plus favorables à tenir à l’inscription du programme gouvernemental.
Lors du débat au Parlement sur le budget, Mme Urpilainen et quelques autres sociaux-démocrates ont mis en garde contre les désavantages d’un arrêt brusque de l’économie. On pourrait interpréter cela dans le sens où le PSD tiendrait moins à la condition sur le déficit.
Les économies qui touchent l’économie publique sont difficiles, et notamment dans un contexte de croissance économique lente ou nulle. Les mesures prises par l’Etat peuvent ralentir la croissance encore plus.
Les conservateurs ont l’appui de Standard & Poor’s qui prévient contre un affaiblissement de la notation AAA de la Finlande si le gouvernement reculait concernant ses projets de stabilisation des finances publiques. Garder le triple A est de première importance pour la politique économique du gouvernement.
Il est connu que les conservateurs préféreraient de couper dans les dépenses et que le PSD favorise les augmentations fiscales. Il est inscrit dans le programme gouvernemental qu’il faut autant des deux. Les partis au gouvernement sont toutefois capables de créer un litige sur la question de savoir quels impôts devraient être augmentés. Pour le Kokoomus, le déficit serait le plus facilement diminué en augmentant la TVA. Les sociaux-démocrates qui au printemps ont été d’accord sur une augmentation d’un point, ne donneront sans doute pas leur feu vert pour une autre augmentation, ce qui correspondrait, en effet, à l’objectif des conservateurs lors des négociations de formation du gouvernement.
Un ardent débat est donc à prévoir sur la politique économique, et dans le public et à l’intérieur du gouvernement.
HS/sam/A2

Parlement

Débat sur la motion de censure
Selon Helsingin Sanomat, le Parlement a débattu longuement hier de la motion de censure du Centre sur les soins aux personnes âgées, les services sociaux et le soutien à la garde à domicile des personnes dépendantes. Le premier signataire de la motion de censure, le député centriste Juha Rehula, a critiqué la ministre des Services sociaux, Mme Maria Guzenina-Richardson (PSD), pour des « promesses creuses aux personnes âgées et à leurs familles ».
Selon Mme Guzenina-Richardson, il est étrange que le Centre ait déposé une motion de censure concernant un projet de loi qui n’a pas encore été présenté au Parlement. Les partis du gouvernement ont critiqué l’ingratitude des centristes.
HS/A6

Nominations

Le Kokoomus prend le poste de M. Välimäki
Suomenmaa, organe du centre, rapporte que la ministre conservatrice des Affaires sociales et de la Santé, Mme Paula Risikko, présentera demain au gouvernement la nomination de Mme Päivi Sillanaukee, actuelle directrice générale, au poste de secrétaire générale du ministère, en remplacement du social-démocrate Kari Välimäki.
Selon les informations du quotidien, le Kokoomus et le PSD se sont mis d’accord pour que le poste de actuel de Mme Sillanaukee soit accordé à un social-démocrate.
SM/5

France – Finlande

Economie

Grève à l’usine UPM de Stracel
Helsingin Sanomat raporte que l’usine UPM de Stracel dans le Nord-Est de la France est arrêtée en raison d’une grève.
UPM négocie actuellement la vente de cette usine.
HS

Culture

Jacques Audiard à Helsinki
Le réalisateur français Jacques Audiard sera l’invité du festival du film d’Helsinki pour la cérémonie de clôture à l’occasion de laquelle sera projeté son film « De rouille et d’os », le 30 septembre.
HS

Mardi 25 septembre 2012

Politique étrangère et européenne

Crise de la dette

« On souhaite augmenter la force de frappe du MES » HS
« En Finlande, cela nécessite une décision du Parlement » HS
Helsingin Sanomat rapporte qu’au niveau des hauts fonctionnaires on prépare une augmentation de la force de frappe du MES par de nouveaux instruments. Une telle décision nécessiterait l’approbation du Parlement finlandais, rapporte HS.
HS

« 500 milliards devraient suffire ! » IS
La ministre des Finances Jutta Urpilainen estime que la position de la Finlande est que la capacité du MES est suffisante. Elle souligne que toute décision d’augmenter la force de frappe du MES nécessite une approbation par le parlement finlandais.
Dans une interview accordée à Ilta-Sanomat, Mme Urpilainen souligne que « le point de départ de la Finlande est que la capacité prévue (de 500 milliards d’euros) pour le MES devrait suffire. Nous voulons des décisions démocratiques et pour nous cela signifie que le Parlement a son mot à dire. Ce n’est qu’après que le gouvernement peut représenter les positions de la Finlande en Europe ».
Elle souligne que la Finlande n’est pas le seul pays en Europe à s’opposer à un renforcement de la capacité du MES. « En plus de la Finlande, d’autres pays partagent l’idée que l’on va avancer avec les capacités existantes ».
Selon elle, le gouvernement transmettra à ce sujet une communication écrite au Parlement qui se prononcera ensuite. Après cela la position de la Finlande sera déterminée. Elle souligne qu’au niveau européen aucune décision d’augmenter la capacité du MES ne peut être prise sans la Finlande.
HS IS

M. Stubb regrette la mauvaise image de la Finlande
Helsingin Sanomat rapporte que, selon le ministre chargé des Affaires européennes, M. Alexander Stubb, l’hypothèse d’un renforcement du MES est largement théorique à l’heure actuelle. « Nous sommes dans une situation où la rumeur s’est emballée. » Il regrette que dans la presse internationale se propagent des informations selon lesquelles la Finlande serait un frein au renforcement de la force de frappe des instruments européens, alors que l’Allemagne y serait favorable. « Je dis clairement que je suis très désappointé de voir que c’est toujours la Finlande qui sert de bouc émissaire de toutes parts. Ce n’est pas juste ».
Il souligne que la Finlande a soutenu de tout son poids la création du MES pour le 8 octobre. « S’il y a nécessité d’en renforcer l’efficacité, alors cela devra se faire selon les procédures normales par une approbation par le parlement finlandais. La Finlande n’est donc en train d’empêcher aucune mesure : la Finlande a accepté cet instrument avec les autres Etats et la question de son renforcement se posera plus tard ».
M. Stubb admet que l’on a parlé du renforcement du MES à l’intérieur du gouvernement. Il souligne que les intérêts finlandais portent sur la question de la priorité des créances du MES. Il admet que les risques de la Finlande pourraient augmenter en cas de renforcement de la force de frappe du MES mais il souligne qu’il ne s’agirait pas d’une augmentation des garanties de la Finlande au MES.
HS

Perspectives financières

« La Finlande ava accueillir une réunion des Etats contributeurs » HS
Helsingin Sanomat rapporte que les Etats contributeurs nets au budget européen ont resserré leurs rangs, lundi, e se réunissant à Bruxelles sous la direction de la Finlande.
Le ministre chargé des Affaires européennes Alexander Stubb a été l’hôte d’un petit déjeuner réunissant dix Etats contributeurs nets au budget européen. Ils ont discuté des perspectives financières. Ensuite, M. Stubb a parlé au nom de ces Etats dans la réunion portant sur les perspectives budgétaires pour 2014-2020.
Pour la Finlande, les priorités concernent les aides aux régions peu peuplées du Nord et de l’Est ainsi que les aides agricoles. La Finlande est néanmoins prête à revoir l’ensemble du budget européen, au contraire de la France, rapporte HS.
M. Stubb estime que les décisions sur les perspectives financières pourront être prises en novembre.
HS

Editorial : « Un dur bras de fer sur le budget de l’UE » KL
Kauppalehti rapporte que la Finlande promeut une ligne dure sur les perspectives financières avec l’Allemagne et les Pays-Bas.
Pour la Finlande, le budget de l’UE devrait se limiter à 1% du PIB des Etats membres. La Finlande veut aussi assurer la reconduction des aides aux régions peu peuplées du Nord et de l’Est.
La Finlande soutient la commission dans le développement de ressources fiscales propres mais sans pour autant préciser les moyens qui ont sa préférence.
En conclusion, KL rappelle que la nouvelle lobbyiste du patronat finlandais à Bruxelles regrette que seulement 10% du budget européen environ soit directement utilisé pour soutenir la croissance et la compétitivité parce que la politique agricole commune monopolise une si grande partie du budget européen.
KL

Représentation de la Commission européenne

M. Kosonen prendra sa retraite
Selon Turun Sanomat, le chef de la représentation permanente de la Commission européenne à Helsinki, M. Eikka Kosonen, 65 ans, prendra sa retraite de sa carrière européenne à la fin du mois en cours. M. Kosonen a déclaré à STT, agence de presse finlandaise, qu’il ne connaissait pas encore le nom de son successeur. Jusqu’à la nomination du nouveau chef de la RP, Mme Sari Artjoki, chef de la communication de la représentation, assumera l’intérim du chef de poste.
M. Kosonen n’a pas encore décidé s’il prendra aussi sa retraite finlandaise ou s’il reprendra ses fonctions au ministère finlandais des Affaires étrangères. M. Kosonen avait été ambassadeur de Finlande auprès de l’Union européenne avant d’être nommé à son poste actuel.
TS/10

ONU

Le Président Niinistö à New York
Le Président, M. Niinistö, relève que la Finlande est prête à assumer sa part de responsabilité, dans le cadre du Conseil de sécurité de l’ONU, concernant les crises internationales les plus difficiles.
M. Niinistö est actuellement à New York afin de promouvoir la participation de la Finlande au Conseil de sécurité. Il estime qu’il est clair que des questions difficiles surgiront, mais il estime qu’il faut les traiter au fur et à mesure.
En ce qui concerne une situation où la position de la Russie serait opposée à celle du reste des membres permanents du Conseil, M. Niinistö note que cela ne pose aucun problème pour la Finlande. La guerre en Syrie en est un exemple, selon lui. « Nous avons adopté la position de l’UE, qui a été différente de celle de la Russie. Cela n’a bien évidemment eu aucune conséquence sur nos relations [avec la Russie]. »
La position de l’UE compterait pour la Finlande dans le contexte du Conseil de sécurité. « Il est de coutume d’au moins essayer d’évoquer les questions d’abord au niveau européen », dit M. Niinistö.
Le Président se déclare « prudemment optimiste » en ce qui concerne les chances de la Finlande d’être élue membre du Conseil.
M. Niinistö a présidé, hier, un événement sur la protection juridique des femmes réunissant des ministres. Il a réclamé des mesures concrètes et a évoqué la violence contre les femmes.
Le ministre des Affaires étrangères, M. Tuomioja, quant à lui, présidera une conférence sur les négociations pour garantir la paix. Le statut des femmes et la médiation pour la paix étaient les thèmes principaux de la Finlande dès avant le mandat présidentiel de M. Niinistö, qui n’envisage pas de les changer.
Il était prévu que M. Niinistö intervienne lors d’une manifestation organisée par Mme Clinton, hier soir. Il interviendra devant l’assemblée générale, aujourd’hui.
Helsingin Sanomat relève qu’outre MM. Niinistö et Tuomioja, se rendront à New York les anciens présidents M. Ahtisaari et Mme Halonen et le président du parlement M. Heinäluoma, afin de faire du lobbying pour leur pays.
HS/A5

Finlande – Russie

M. Arhinmäki à St. Petersburg – la manifestation des minorités sexuelles se passe calmement
Le ministre de la Culture et des Sports, M. Arhinmäki (All. des gauches) s’est rendu à St. Petersburg pour participer à une conférence de jeunesse du Conseil de l’Europe. Il s’est rendu au festival qui est le premier dans son genre depuis l’entrée en vigueur de la législation interdisant l’évocation de l’homosexualité.
Selon lui, les problèmes en Russie sont liés à la violence et discrimination éprouvées par les minorités sexuelles.
M. Arhinmäki relève qu’il envisage d’évoquer la question avec des autorités russes. Pour lui, la Finlande pourrait encourager [la Russie] à laisser une marge de manœuvre pour les ONG.
HS/B1

Politique intérieure

Elections municipales

Il y a plus de candidats hommes qu’en 2008
Helsingin Sanomat relève que selon les informations préliminaires que les partis politiques ont accordées au quotidien, il apparaît que 60 % des candidats aux élections municipales sont des hommes. Il y a le plus d’hommes chez les Vrais Finlandais, au moins 75 % sur les 4 359 candidats, tandis que chez les verts, il y a 57 % de femmes parmi les 2 286 candidats.
Sur les 3 450 candidats de l’Alliance des gauches, il y a 63 % d’hommes. Parmi les 6 961 candidats sociaux-démocrates, 61 % sont des hommes. Chez les candidats conservateurs, au total 6 881, il y a environ 60 % d’hommes. Aussi chez les centristes (au total 8 415), 60 % des candidats sont des hommes.
Les partis politiques proposent au total 35 500 candidats, soit plus de mille candidats de moins qu’en 2008. Selon les représentants des partis, il a été particulièrement difficile de trouver des jeunes femmes comme candidates, surtout celles qui ont des enfants.
HS/A4

Un candidat des Vrais Finlandais a menacé les ministres
Selon Helsingin Sanomat, M. Amon Rautiainen, candidat des Vrais Finlandais à Kotka, a écrit des propos menaçants et racistes sur sa page Facebook. M. Rautianen a dit à HS qu’il regrettait ces textes qui sont « de l’humour noir et du sarcasme ». « Je ne m’oppose qu’à l’islam extrémiste. »
Il a également espéré qu’un « ami de la patrie pourrait éliminer » le Premier ministre Katainen et la ministre des Finances, Mme Urpilainen. Selon M. Rautiainen, « il s’agit d’une mauvaise satire et mon intention n’était pas d’inciter quelqu’un de tirer ».
Le quotidien n’a pas pu joindre le président du parti, M. Timo Soini, pour un commentaire.
HS/A4

Licenciements

Kesko envisage de supprimer 370 emplois
Finnair externalise
Fennia licencie
Le groupe de grande distribution Kesko envisage de licencier 370 personnes. M. Wessman, économiste de la banque Nordea, relève que la demande intérieure a diminué et que l’annonce de Kesko est le dernier signe de la détérioration de la conjoncture.
Le pouvoir d’achat des consommateurs n’augmente pas cette année du fait que l’inflation accrue et les augmentations d’impôt annulent l’effet des augmentations salariales.
Selon le centre national d’études statistiques, la confiance en l’économie des consommateurs est nulle depuis juillet.
Finnair a annoncé, hier, qu’il envisageait d’étendre l’usage des intérims de façon à ce que cela concerne ses vols en Espagne et à New York, ce qui signifierait une diminution de cent employés du personnel de la cabine. Les contrats des personnels de cabine ne permettent pas de les licencier avant 2014. Finnair prévoit ainsi des mises à pied et des congés sans solde.
Le groupe d’assurances Fennia licencie 50 employés afin d’obtenir des économies de trois millions d’euros.
HS/B3

Education

Sondage sur le renforcement des punitions
Keskisuomalainen rend compte d’un sondage effectué pour le compte de ce journal et trois autres quotidiens sur les châtiments à l’école. 84 % des personnes interrogées estiment qu’il conviendrait d’augmenter le droit des enseignants de punir les élèves. Il ne s’agirait toutefois pas de rendre les punitions plus sévères, mais plutôt le choix en la matière plus explicite.
Les enseignants interrogés pour l’article soulignent l’importance du bon sens dans la détermination de punitions. Ils souhaiteraient plutôt parler tout simplement d’une règle du jeu et ceci même avec les parents de façon à ce que l’école ne soit pas la seule responsable.
KS/3

Santé

Les Finlandais sont mécontents de la disponibilité des services de santé
Selon Turun Sanomat, à la lumière d’un sondage récent, effectué en août-septembre par l’institut Aula Research, les Finlandais sont mécontents de la disponibilité des services de santé : environ 20 % des personnes interrogées estiment qu’il est difficile d’avoir accès à un médecin. Trois quarts d’entre eux s’inquiètent de l’affaiblissement des services.
Le directeur des services de santé de la ville de Vantaa, M. Timo Aronkytö, s’est étonné, lors de la publication des résultats du sondage, de la capacité d’adaptation des Finlandais. « En France, la moitié des patients peuvent avoir rendez-vous chez le médecin le jour même. Il serait impossible de proposer aux Français que 20 % devraient attendre un mois pour voir un médecin, comme c’est le cas en Finlande. »
Selon ce sondage, environ 20 % des personnes interrogées préfèrent utiliser des services offerts par la commune et 20 % des services offerts par le secteur privé, tandis que pour 60 % la question du prestataire des services n’a pas importance.
TS/11

La réforme de la structure des services de santé est en retard
Helsingin Sanomat rapporte que le projet de réforme de la structure des services de santé, l’un des principaux projets du gouvernement, avance avec difficulté. Les membres du groupe de travail de trente experts, chargé de la rédaction du projet de réforme, commencent à s’inquiéter. M. Juha Metso, directeur des services sociaux de la ville d’Espoo, a peur que les propositions du groupe de travail ne soient pas suffisamment ambitieuses.
Toute la réforme des communes est en retard en raison de la réforme des services de santé. Le ministère des Finances attend avec impatience des résultats concrets du groupe de travail. Le ministère veut que les communes puissent commenter en même temps la réforme des structures des communes et les orientations concernant la réforme des services sociaux.
HS/A5

Energie

Editorial : « La réalité ne correspond pas aux prévisions » HS
Helsingin Sanomat revient sur les chiffres publiés par le centre des statistiques sur l’évolution de la consommation d’énergie. Après une baisse en 2011, la consommation d’énergie a encore baissé de 5% au début de cette année. La consommation d’énergie de l’industrie forestière a baissé de 10%, celle de l’industrie chimique de 5%. Cela traduit les difficultés de ces secteurs et les délocalisations en cours.
Selon l’éditorialiste, il semble difficile dans la conjoncture actuelle de croire à un nouveau départ de la consommation d’énergie. La consommation énergétique fluctue en parallèle à la croissance économique. L’éditorial estime que cela devrait amener à se poser des questions. Que faire après la construction d’OL3 si la consommation continue à se tasser ? Quel serait alors l’intérêt de la société ? Promouvoir de nouvelles centrales ? Exporter l’électricité nucléaire ? Disperser la production ? Il y a cinq ans, les réponses étaient différentes à ce qu’elles seront dans cinq ans. L’augmentation de la consommation n’est plus considérée comme « optimiste » comme ce fut le cas du précédent gouvernement, conclut l’éditorialiste.
HS

« Le contrôle commande va retarder la mise en route d’OL3 » TS
« L’étude du STUK va prendre au moins un an » TS
« On remplace à nouveau des éléments d’OL3 » AL
« Un quart de la centrale encore à faire, mais Areva table toujours sur 2014 »
Turun Sanomat rapporte que la planification du contrôle commande n’est toujours pas terminée alors qu’Areva y consacre beaucoup d’efforts. Selon le responsable du projet de TVO, M. Silvenoinen, TVO ne croit pas que la centrale sera prête en 2014 conformément au calendrier prévu par Areva.
Contrairement à ce qu’a proposé TVO, Areva n’a pas présenté une mise à jour de ce calendrier ni indiqué quand elle le fera. Le calendrier proposé par Areva, avec un chargement du combustible en fin d’année prochaine, semble impossible) réaliser. Cela nécessite en effet une autorisation de mise en route délivrée par le gouvernement et TVO ne peut la demander tant que le contrôle commande n’a pas été réalisé et approuvé.
Il faut pour cela une évaluation du STUK. Selon son directeur, M. Tiippanan, le STUK aura besoin d’au un an pour réaliser cette évaluation. Et encore, c’est le délai minimum dans le cas où les documents sont parfaits et la centrale terminée.
Turun Sanomat relève que le contrôle commande n’est pas le seul problème de la centrale. Une partie de la tuyauterie présente des défauts et il a fallu changer un millier de pièces.
Aamulehti souligne que les trois quarts du travail de construction sont faits et que les travaux de remplacement des tuyaux incriminés seront réalisés au courant de l’automne et de l’hiver.
Selon le responsable du projet pour Areva, M. Mouroux, les premiers tests pourront être commencés au début de l’année prochaine.
Aamulehti souligne que TVO et Areva vont rechercher une position commune sur le calendrier d’ici la fin de l’année. « Le fournisseur nous a informé des retards sur le contrôle commande et les tests en usine n’ont pas pu commencer comme prévu. Or ces tests en usine sont une condition au dépôt de la demande d’autorisation de mise en route », déclare M. Silvenoinen.
TS

Jeux

On attend toujours la percée du secteur du jeu électronique
La Finlande attend beaucoup du secteur de l’industrie du jeu électronique. Pour l’instant les résultats se font attendre : la moitié des 89 entreprises du secteur ont un chiffre d’affaires de plus de 100 000 euros. Seuls deux groupes ont une taille critique : Rovio et Sulakke font 70% du chiffre d’affaires du secteur, soit 120 millions d’euros. Seules 14 entreprises ont un chiffre d’affaires supérieur à un million d’euros.
KL

Lundi 24 septembre 2012

Politique étrangère et européenne

Union bancaire

« M. Liikanen promet une surveillance bancaire stricte » AL
« Rien ne presse pour les garanties de dépôts » HS
Lors d’une audition publique devant la commission de l’économie du Parlement, le gouverneur de la Banque de Finlande, M. Liikanen a déclaré qu’il n’y avait pas lieu de se presse pour instaurer des garanties de dépôt au niveau européen. Il est en revanche plus urgent d’instaurer une surveillance bancaire et la responsabilité des actionnaires et investisseurs.
M. Liikanen a présenté à la commission parlementaire les propositions de la Commission sur la surveillance bancaire. Il a souligné qu’elles ne nécessitaient pas de modification des traités européens.
Il souhaite qu’à l’avenir une distinction puisse être instaurée entre les Etats et les établissements financiers afin d’éviter que « les recettes soient privatisées et les pertes incombent aux contribuables ».
M. Liikanen dirige un groupe de travail dont les conclusions seront prêtes dans deux semaines.
AL HS

Editorial : « Mais où sont les défenseurs de l’euro ? » HS
Helsingin Sanomat regrette qu’en Finlande dans le débat public les défenseurs de l’euro sont bien silencieux depuis quelques années. « Le débat a été monopolisé par les pessimistes qui se basaient sur des chiffres. Les rares qui ont eu le courage de sortir du bois pour défendre l’euro l’ont fait sans donner de chiffres, en soulignant que l’euro garantissait des taux bas et confortait les exportations. L’ETLA a apporté une aide dernièrement en comptant que l’éclatement de l’euro pourrait coûter jusqu’à 89 milliards d’euros à la Finlande. Si dans le patronat on pense que l’euro doit être défendu, on pourra donc se baser sur ces calculs. Le PDG de Kone qui a jusqu’à présent défendu l’euro peut donc espérer avoir des soutiens », conclut HS.
HS

M. Soini en Grande-Bretagne

M. Soini est très sollicité sur les arènes britanniques
Helsingin Sanomat relève que le président de Vrais Finlandais, M. Timo Soini, s’est exprimé, avec beaucoup de succès, vendredi à Birmingham, lors du congrès de l’Ukip, parti eurosceptique et anti-immigrant, pour la troisième fois depuis 2009. M. Nigel Farage, président de ce parti frère des Vrais Finlandais, est un grand ami de M. Soini depuis qu’ils étaient membres du Parlement européen. Jusqu’à présent, l’Ukip a été un parti marginal, mais les sondages récents lui prédisent une audience de 8 à 12 %.
M. Soini se rendra encore en Grande-Bretagne le 8 octobre pour participer à un évènement du parti conservateur.
HS/sam/A9

Finlande – UE

Contribution des Finlandais
Les Finlandais contribuent 123 chacun à l’UE, ce qui s’élève à 650 millions d’euros au total. La Finlande s’inscrit dans le groupe des 11 contributeurs net.
HS/sam/A4

UE – émissions maritimes

L’UE envisage d’étendre les échanges de droits d’émissions sur les transports maritimes
Helsingin Sanomat rend compte d’un projet de la Commission européenne d’élargir l’échange des droits d’émissions de CO2 de façon à ce qu’ils concernent les transports maritimes.
L’objectif de la Commission européenne est de mettre ne place un système régional dans ce sens pour 2018. HS relève que sa réalisation engendrerait des coûts supplémentaires de 5 à 25 % pour les transports maritimes finlandais. L’effet de la directive sur le souffre représente une augmentation de 30 à 50 % des dépenses, selon M. Hievanen de la confédération des ouvriers, SAK.
Les transports maritimes ne représentent toutefois que 2 à 3 % des frais totaux des exportations et importations.
Le patronat EK rappelle qu’il se peut que pour des raisons climatiques, les frais qui peuvent paraître les mêmes pour tout le monde, sont en effet plus élevés en Finlande.
Les représentants de la vie économique, des employés et des armateurs estiment qu’un système d’échanges de droits d’émissions devrait être global plutôt que régional.
HS/sam/A6

Conseil de sécurité de l’ONU

Dernière ligne droite pour la campagne finlandaise
La Finlande participe en force à la 67ème assemblée générale de l’ONU. Mardi, c’est le président Sauli Niinistö qui prononcera le discours finlandais.
Cette semaine est particulièrement importante pour la Finlande qui vise une place au conseil de sécurité. Les élections ont lieu le mois prochain.
Le ministre des Affaires étrangères Erkki Tuomioja qui s’est envolé vendredi pour New York souligne que la campagne finlandaise se concentre sur les sujets à l’ordre du jour du conseil de sécurité. Les thèmes que la Finlande souhaite mettre en valeur sont la médiation pour la paix et la situation des femmes.
Dem

Diplomatie

La Finlande et l’Estonie partagent une ambassade en Géorgie
Selon Helsingin Sanomat, la Finlande n’a pas de propre ambassade en Géorgie et un ambassadeur itinérant, en poste à Helsinki, est accrédité à Tbilissi.
Depuis la semaine dernière, un diplomate finlandais d’échange, M. Marko Mäntylä, travaille dans les locaux de l’ambassade d’Estonie à Tbilissi. Sa mission durera six mois et il suivra entre antres les élections législatives qui auront lieu en Géorgie début octobre.
En raison des pressions économiques, le réseau diplomatique finlandais ne s’étendra pas, mais la Finlande fait de la coopération avec d’autres pays.
Selon le ministre des Affaires étrangères, M. Erkki Tuomioja, la Finlande coopère entre autres avec l’Estonie et les pays nordiques. Il y a des diplomates estoniens dans les ambassades de Finlande en Zambie et en Inde. Un diplomate finlandais est situé dans l’ambassade de Suède en Biélorussie. « Nous sommes satisfaits des expériences de cette coopération de part et d’autre », a déclaré M. Tuomioja.
HS/sam/A9

Afghanistan

Les fonctions des casques bleus finlandais en Afghanistan seront modifiées
Les troupes finlandaises en Afghanistan seront transformées des troupes de reconstruction à des troupes de soutien de la transition, ce qui signifiera que les casques bleus finlandais se consacreront désormais à la formation des troupes de sécurité afghanes au lieu d’effectuer des patrouilles. Selon Helsingin Sanomat, il s’agit d’une préparation à la fin de l’opération FIAS en 2014. La Finlande et la Suède participent, en tant que pays en dehors de l’OTAN, à la planification d’une opération censée suivre la FIAS.
HS/lun/A7

Défense

Les forces aériennes auront un nouvel avion de renseignement
Helsingin Sanomat rend compte d’un projet extrêmement secret des forces armées, concernant l’équipement d’un avion d’un système de renseignement Dragon Shield fourni par le groupe américain Lockheed Martin. L’avion de fabrication espagnol en question, Airbus Military Casa C-295M, est en Finlande depuis quelque temps.
Le prix de l’avion (24,5 millions d’euros) et du système de renseignement (85 millions d’euros) est pratiquement la seule information publique en la matière. Il s’agirait de l’avion le plus cher de l’histoire des forces armées.
HS/sam/A4

Ethiopie

Le premier ministre éthiopien a étudié en Finlande
Keskisuomalainen rapporte que le nouveau premier ministre éthiopien M. Hailemariam Desalegn a étudié en Finlande à la fin des années 1990.
KS

Russie

Point de vue : « La situation de M. Poutine se détériore » HS
Le chercheur de l’institut finlandais des relations internationales (UPI), M. Arkadi Moshes, écrit que M. Poutine n’a jamais été aussi impopulaire en Russie. Il est impossible de savoir ce qui se passera s’il doit quitter le pouvoir en 2018. M. Moshes souligne que l’alternative d’un virage de la Russie vers une dictature n’est pas exclu et il regrette que les pays occidentaux semblent ne pas imaginer cette possibilité. « L’occident a choisi en faveur de ses intérêts et elle est aujourd’hui prisonnière de ce choix. A l’avenir, les pays de l’Europe occidentale risquent donc de vivre avec un voisin qui répond encore moins que le régime de poutine à leurs goûts ».
HS

Histoire

Quand la Finlande a-t-elle été le plus indépendante ?
Suite à une question posée, il y a deux semaines, aux anciens premiers ministres finlandais, Helsingin Sanomat spécule sur le moment où l’Etat finlandais a été le plus indépendant. Pour le journaliste Unto Hämäläinen, c’est en 1989, quand la Finlande est devenue membre du conseil de l’Europe et n’a plus subi les mêmes pressions de l’Est, avant de s’engager dans l’intégration européenne. Pour le philosophe Aunesluoma, c’est à la fin des années 1990, avant de s’engager dans l’euro.
HS

Politique intérieure

Elections municipales

Le Centre et les Vrais Finlandais se battent pour la troisième position
Selon Helsingin Sanomat, selon tous les sondages d’opinion récents sur l’audience de partis politiques, le Centre et les Vrais Finlandais se battent pour arriver troisième aux élections municipales. Le Parti conservateur est en tête selon les sondages, suivi du Parti social-démocrate.
Selon le sondage publié samedi par le tabloïd Ilta-Sanomat, prévoit 21,7 % pour le Kokoomus, 20,1 % pour le PSD, 16,5 % pour le Centre et 14,8 % pour les Vrais Finlandais.
Le tabloïd Iltalehti a également publié les résultats d’un sondage samedi : le Kokoomus aura 19,8 %, le PSD 18,6 %, le Centre 17,1 % et les Vrais Finlandais 16 %.
Selon le sondage publié la semaine dernière par Yle, les Vrais Finlandais auraient la troisième position avec le Centre.
HS/dim/A8

Parlement

Les Vrais Finlandais ont déposé une motion de censure
Helsingin Sanomat rapporte que le plus grand groupe de l’opposition, les Vrais Finlandais, a déposé vendredi une motion de censure sur la réforme des communes. Le groupe parlementaire des Vrais Finlandais souligne que le gouvernement, qui a écarté l’opposition des préparatifs de la réforme, a la responsabilité d’en rendre compte.
Les Vrais Finlandais veulent savoir, entre autres, si le gouvernement compte présenter le modèle de la réforme des services sociaux et de la santé avant les élections municipales. Ils demandent aussi quels sont les arguments du gouvernement pour instaurer des communes gigantesques.
Le gouvernement doit donner sa réponse à la motion de censure dans quinze jours.
Selon M. Veli-Matti Saarakkala, premier signataire de la motion de censure, les Vrais Finlandais ont voulu laisser au gouvernement la possibilité de préparer le projet en paix, mais ils s’inquiètent de la hâte de la réforme et aussi eu fait de garantir les services à proximité des citoyens.
HS/sam/A6

Immigration

L’archevêque Mäkinen critique les nouvelles règles du regroupement familial
Selon Turun Sanomat, l’archevêque Kari Mäkinen, qui a effectué une visite en Afrique au début du mois, estime que le nouvel usage de la demande de regroupement est démesuré du point de vue des réfugiés les plus pauvres.
Les réfugiés doivent désormais se présenter personnellement dans une ambassade de Finlande pour pouvoir demander un permis de séjour. La Finlande n’a pas d’ambassade en Somalie et les demandeurs doivent aller en Ethiopie ou au Kenya pour le faire. « Ces voyages sont dangereux et coûtent cher et la plupart des réfugiés n’en ont pas les moyens. Le nombre de demandes de regroupement familial a chuté et le but des regroupements n’est pas atteint », a déclaré l’archevêque Mäkinen dans un communiqué.
TS/sam/11

Imposition

Les augmentations d’impôts concernent surtout les retraités bien lotis
Helsingin Sanomat relève que l’impôt sur les gros revenus ou retraites augmentera dès l’année prochaine. L’impôt sur les retraites de plus de 45 000 euros pas mois augmentera de 6 %.
HS/dim/A8

Technologies informatiques

L’Etat envisage de créer son propre groupe dans le domaine informatique
Le ministère des Finances a lancé, en mai, un projet de création d’un groupe de technologies informatiques de l’Etat. Il est prévu que ce groupe fusionne les technologies des ministères, des services de l’Etat et des établissements et puisse fonctionner pleinement en 2014.
M. Valli, chef des technologies informatiques de la fonction publique, relève qu’avec un groupe de l’Etat, les dépenses en matière de technologies informatiques diminueront de 60 millions d’euros.
Actuellement, il y a 50 acteurs du domaine éparpillés dans les ministères et offices. Le but de la réforme inscrit dans le programme gouvernemental est d’engendrer des économies de 110 millions d’euros pour la fin de l’an 2015.
HS/sam/A8

Métro de Helsinki

Les nouveaux trains seront achetés en Espagne
Le groupe de transports publics de Helsinki, HKL, a obtenu deux offres pour des trains pour l’élargissement du métro. C’est le groupe espagnol CAF qui a gagné contre Siemens, et une décision sur l’achat de vingt rames devrait être prise mercredi.
Mme Karhu (Verts), présidente du directoire de HKL, regrette le nombre peu élevé d’offres. « Je me demande si Helsinki est connu pour ses difficultés », dit-elle.
HS/sam/A17

France – Finlande

Nucléaire

Editorial
Turun Sanomat commente les propos tenus par le PDG d’Areva, M. Luc Oursel, dans Talouselämä (revue du 21.9). Selon le quotidien, il est bon qu’Areva reconnaisse enfin ses erreurs. « Même si M. Oursel n’admet pas que tout le retard est imputable à son entreprise, ses commentaires témoignent d’une tonalité sagement favorable au compromis. Peut-être comprend-t-il que la négociation est meilleure que le fait d’attendre la décision du tribunal d’arbitrage. Surtout si le consortium franco-allemand a l’intention d’obtenir l’un des prochains réacteurs finlandais », conclut TS.
TS

Drogue

D’importantes quantités de Subutex importées de France
La police de la région de la capitale a terminé son enquête contre deux personnes soupçonnées d’avoir importé en Finlande 12 000 comprimé de Subutex de France. Ces comprimés sont vendu jusqu’à 50 euros en Finlande alors qu’ils ne coutent que quelques euros dans les pharmacies en France.
On estime que le Subutex a presque remplacé l’héroïne par les drogués finlandais.
L’année dernière, la police et les douanes ont intercepté 31 700 comprimés de Subutex. Depuis le début de l’année, ce sont dès plus de 27 000 comprimés qui ont été saisis.
IL

Culture

Exposition de Nathalie Lahdenmäki
Kaleva publie une critique élogieuse portrait de l’exposition à Oulu de l’artiste céramiste franco-finlandaise Nathalie Lahdenmäki.
Kaleva

Delbecq
Helsingin Sanomat publie une critique positive du concert du trio du pianiste Benoît Delbecq à Espoo.
HS

France

Culture

« Le Louvre a un nouveau département des arts de l’islam » HS

Vendredi 21 septembre 2012
Politique étrangère et européenne

Union bancaire

« Le gouvernement prendra position sur l’union bancaire dans les prochains jours » KS
Selon le Premier ministre Jyrki Katainen, le gouvernement prendra position dans les prochains jours sur le projet d’union bancaire ainsi que sur les fonds de garanties des dépôts. Lors des questions orales au Parlement, hier, le premier ministre a été interpelé sur la question. Il a répondu que si de tels fonds étaient créés, « cela prendrait du temps ». Poussé dans ses retranchements par le député centriste Mauri Pekkarinen, M. Katainen a ajouté « il n’y a pour l’instant aucune estimation su des fonds de garanties de dépôts ». Selon lui, un tel fonds devrait partir de zéro et ne serait pas destiné à aider les banques actuellement en difficulté. Il faut surtout mettre fin au lien entre les banques et les Etats : il ne faut plus que les Etats soient appelés à payer lorsqu’une banque est en difficulté.
KS

M. Katainen liquiderait les banques en difficulté
« L’union bancaire doit partir de zéro, on n’a pas besoin d’eurobonds »
Lors du séminaire sur la crise financière organisé par le centre de recherche EVA, le premier ministre a déclaré qu’il fallait qu’un contrôle des banques soit réalisé avant l’instauration d’une union bancaire car cette dernière doit partir de zéro. Il ne faut pas que les problèmes actuels soient transférés dans le nouveau système. « Il y a de nombreux Etats qui sont sains, mais nous n’en sommes pas si sûrs pour le secteur bancaire. On ne peut pas commencer à construire une union bancaire de telle sorte que l’on cherche de nouveaux créanciers pour les problèmes actuels. Cela ne serait pas raisonnable d’un point de vue compétitif », déclare M. Katainen qui veut mettre l’accent sur la responsabilité des Etats. « Il faut que chaque Etat gère ses problèmes, s’il le peut ou bien il faut liquider les banques et alors les actionnaires sont les principaux perdants ».
M. Katainen ne croit pas à une union basée sur des obligations communes, même si les grands Etats, y compris l’Allemagne, le souhaitaient. « Il n’y a pas d’opinion favorable à cela en Finlande. Je pense que l’incertitude grandirait si l’on remplaçait l’économie de marché par des décisions politiques ».
M. Katainen se déclare prêt à des transferts de souveraineté si cela garantit la discipline budgétaire. « Je ne suis pas très allergique à une coopération qui empêche les politiciens de détruire leur économie et celle des pays voisins. C’est une perte de souveraineté qui mérite d’être envisagée ».
KS

Trois voies pour sortir de la crise
L’institut de recherche EVA a publié, hier, un rapport sur la sortie de la crise de l’euro.
Selon le directeur de l’EVA, M. Vihriälä, il n’y a pas d’alternative à une augmentation de la solidarité dans l’UE. Il souligne que ce qui répond le mieux aux intérêts de la Finlande est un système financier conditionnel et une union bancaire qui souligne la responsabilité des créanciers. Il estime au contraire qu’exiger des garanties et des décisions à l’unanimité n’est pas dans l’intérêt de la Finlande. Le Premier ministre Jyrki Katainen ne partage pas cette opinion. Il estime que l’exigence d’unanimité a permis d’obtenir de meilleures décisions qu’il n’ayrait été possible à la majorité qualifiée.
M. Katainen estime que le renforcement des mécanismes actuels est une meilleure solution que le recours à des eurobonds.
Concernant l’union bancaire, tant M. Vihriälä que m. Katainen estiment que le plus problématique est la répartition des dettes. « La différence entre la solidarité dans l’union bancaire et la solidarité entre les Etats est que l’on peut liquider une banque, pas un Etat », estime le premier ministre.
Tous deux sont aussi opposés à l’union fiscale et à des obligations communes.
HS KL

Jusqu’où ira-t-on ?
Le professeur Sixten Korkman commente dans Suomen Kuvalehti la crise de l’euro. Il souligne que la plus grande partie des garanties prises par la Finlande pour aider les Etats en difficulté ne se réalisera pas. Il rappelle que le plus grand risque pour l’endettement de la Finlande est en réalité que la crise de la dette engendre une crise bancaire et une dépression économique.
Il convient toutefois d’exiger des précisions sur le principe de solidarité. La solidarité est parfois acceptable, alors que dans d’autres situations il convient de la rejeter. Quand donc la solidarité de la zone euro doit-elle être acceptée ?
La solidarité ne doit pas être acceptée si cela signifie une socialisation des pertes des actionnaires et des investisseurs des banques au niveau de la zone euro. Les pertes des banques espagnoles doivent être assumées par les investisseurs et / ou par l’Etat espagnol. Ce n’est qu’après que l’on pourra recapitaliser les banques par des opérations communes et ensuite on en revendra les actions.
La proposition d’eurobonds n’est pas non plus acceptable. Cela signifierait une solidarité sans limite et cela conduirait à une union de transferts financiers, à un délabrement de la morale tant en politique que dans le fonctionnement des banques.
En revanche, la gestion de la crise, la lutte contre l’effondrement économique, nécessitent un renforcement de la solidarité. Il faut l’accepter même si cela peut être difficile à défendre au parlement ; le gouvernement ne sera pas félicité pour avoir empêché une hypothétique crise économique. ? La crise profite toujours à l’opposition ; seuls ceux qui évitent toute responsabilité gardent les mains propres.
SK

Biélorussie

De nouvelles élections de façade dans la dernière dictature d’Europe
Kesksisuomalainen publie une dépêche de STT sur les élections en Biélorussie, à partir d’une intyerview de la chercheuse française Anaïs Marin de l’institut finlandais des relations étrangères UPI.
KS

Israël

Rencontre sur le Proche-Orient
Hufvudstadsbladet relève que Shaul Hover, directeur de la commission de l’énergie atomique israélienne rejette l’idée d’une organisation en Finlande d’une conférence sur le désarmement nucléaire au Moyen Orient.
M. Hover estime que la situation dans la région est tellement délicate et l’atmosphère tellement hostile qu’il est difficile d’imaginer l’organisation d’une telle conférence avant la fin de l’année.
Un représentant du gouvernement israélien a dit toutefois qu’aucune décision définitive n’avait été prise.
M. Laajava, sous-secrétaire d’Etat en charge des préparatifs, a constaté, hier, que les négociations sur la rencontre se poursuivaient.
HBL/5

Carélie russe

L’aide du MAE aux régions limitrophes se met fin
Helsingin Sanomat relève que depuis le démantèlement de l’Union soviétique, la Finlande a accordé des aides aux régions limitrophes en Carélie. En 1990-2012, l’aide accordée par le ministère des Affaires étrangères s’est élevée au total à 330 millions d’euros.
L’aide du MAE prendra fin cette année. « Une ère se referme », selon Mme Soini Mäkeläinen-Buhanist, responsable du bureau chargé de la coopération régionale avec les pays de l’Est au MAE. « La Russie a changé et sa situation économique s’est améliorée. Nous estimons que le programme de coopération a rempli ses objectifs. »
Mme Anna-Liisa Heusala, chercheure à l’institut Aleksanteri de l’Université de Helsinki, souligne qu’il ne s’agit pas d’une aide unilatérale. « Il s’agit d’une coopération qui a facilité les contacts entre les autorités des deux pays. »
Selon Mme Mäkeläinen-Buhanist, « le problème des eaux usées de Saint-Pétersbourg n’aurait pas pu être réglé sans un financement bilatéral ».
Dès l’année prochaine, le ministère finlandais des Affaires étrangères continuera les programmes de la mer Baltique, de Barents et de la coopération arctique. Il y a aussi le programme de l’Union européenne avec la Russie.
HS/A6

Pologne

Neste quitterait la Pologne
Selon Turun Sanomat, Neste, qui fonctionne en Pologne depuis vingt ans et qui a 106 stations-service automatiques dans ce pays, serait prêt à quitter la Pologne. Le géant russe Lukoil souhaiterait acheter les stations de Neste, ainsi que celles du norvégien Statoil, vendues au printemps dernier au group canadien Couche-Tard. Ce dernier souhaite vendre ses 350 stations-service en Pologne. Les entreprises polonaises Orlen et Loton s’intéressent également à l’achat des stations de Neste.
TS/18

Politique intérieure

Elections municipales

Selon un sondage récent, les Vrais Finlandais seraient le troisième parti
Helsingin Sanomat rapporte que les présidents des partis politiques ont participé hier soit à un grand débat électoral organisé par la télévision publique Yle.
Selon un sondage sur l’audience des partis politiques, publié au début de l’émission, le Parti conservateur Kokoomus est encore le plus grand parti avec une audience de 21,5 %, suivi du Parti social-démocrate (19,9 %). Les Vrais Finlandais, qui ont obtenu un score de 17,2 %, ont dépassé le Centre, qui est resté quatrième avec une audience de 15,9 %.
Le score des vrais Finlandais a triplé par rapport au résultat obtenu par ce parti aux élections municipales de 2008.
HS/A9

Recherche

Fusions des centres de recherche
Selon Helsingin Sanomat, dans le cadre de la réforme des instituts de recherche, un groupe de travail, présidé par M. Timo Lankinen, sous-secrétaire d’Etat à la chancellerie du Premier ministre, propose les fusions de plusieurs centres de recherche.
La ministre des Transports, Mme Merja Kyllönen, et le directeur général de l’Institut météorologique, M. Petteri Taalas, s’opposent vigoureusement à la fusion de cet institut avec le Centre de l’environnement. Mme Kyllönen et M. Taalas soulignent l’importance de l’Institut météorologique en tant qu’autorité de sécurité.
Le ministre de l’Environnement, M. Ville Niinistö, s’y oppose également, soulignant l’importance du Centre de l’environnement dans la recherche, notamment concernant l’état des eaux.
HS/A4

Police

Le gouvernement s’est mis d’accord sur la suppression de la brigade mobile de la police
Selon Helsingin Sanomat, le comité de la sécurité intérieure du gouvernement a pu trouver une entente sur la suppression de la brigade mobile de la police. L’administration de la bridage mobile sera fusionnée avec la police locale et un nouveau bureau national sera créé pour gérer la surveillance de la circulation.
HS/A5

Economie

La pression a poussé Metso à abandonner son projet de versement de dividendes
Metso, groupe de construction mécanique, qui avait envisagé de verser des dividendes de dizaines de millions d’euros en même temps qu’il licencie des centaines d’employés, annonce qu’il revenait sur son projet de dividendes supplémentaires.
Mme Hautala, ministre chargé des actions de l’Etat, et M. Ihalainen, ministre de l’Emploi, avaient déploré la coïncidence des mesures. Le Premier ministre, M. Katainen, a partagé ces critiques.
M. Kähkönen, directeur général du groupe, relève que la réaction du personnel était le facteur principal pour la décision d’annuler les dividendes.
Solidium, groupe d’investissement qui gère les actions de l’Etat, est le plus grand actionnaire de Metso, avec une participation de 11,1 %. L’Etat perdra ainsi des dividendes de huit millions d’euros. Selon Mme Hautala, c’est moins important que le manque de confiance qui allait se créer.
HS/A4

Licenciements

Logica
Logica, groupe de technologies informatiques, annonce qu’il entamera les négociations concernant la suppression de 250 emplois. Le groupe a 3200 employés sur 19 sites en Finlande.

Premium Board Finland
Premium Board Finland, fabricant de carton de Juankoski, compte licencier 40 personnes. L’usine emploie actuellement 160 personnes.

Ports

Grève de dockers
L’opérateur des ports Steveco a annoncé, hier, qu’il interrompt toutes ses activités au port de Hamina. Les dockers ont réagissant par une grève qui durera jusqu’à lundi matin.
Selon le directeur général de Steveco, M. Kuitunen, la grève touche 30 % du volume des exportations et 5 % des importations.
La fermeture des activités à Hamina signifiera le licenciement de 100 employés.
HS/A5

France – Finlande

Nucléaire

« Le maladroit d’Olkiluoto - « Voici votre centrale nucléaire, s’il vous plait »
« Le patron d’Areva admet que son groupe a fait des erreurs dans le processus de construction de la centrale d’Olkiluoto. Il promet que la centrale sera prête en 2014. TVO n’y croit pas », écrit Talouselämä qui publie une interview du PDG d’Areva, M. Luc Oursel. Selon l’hebdomadaire économique, la centrale pourrait ne fonctionner qu’en 2016-2017.
M. Oursel déclare qu’Areva « ne change pas son calendrier qui prévoit que la centrale sera prête d’ici fion 2014. L’objectif est de charger le combustible en 2013. Ensuite commencera la phase de mise en service et la production d’électricité », a déclaré M. Oursel qui était en Finlande où il a rencontré le premier ministre Jyrki Katainen et le ministre de l’économie, Jyri Häkämies ainsi que les entreprises finlandaises partenaires actuelles et futures d’Areva.
Pour que ce calendrier puisse être tenu il faut deux conditions : que le STUK approuve rapidement le contrôle commande et une bonne coopération entre Areva et TVO sur les tests de mise en service, souligne Talouselämä. « Les documents sur le contrôle commande seront prêts dans les prochains jours », assure M. Oursel.
Talouselämä rapporte que les relations entre Areva et TVO sont envenimées depuis des années.
Interrogé sur les causes du retard de construction, M. Oursel déclare qu’Areva « aurait pu consacrer au début plus de temps à comprendre les processus entre Arteva, TVO et le STUK. Il est vrai que dans certains cas nous n’avons pas bien su ce que l’on attendait de nous en matière de documents et de contrôle. Cela a conduit à des malentendus entre les trois parties. De plus, Areva aurait du commencer les travaux de construction seulement lorsque la planification était suffisamment avancée ». La principale raison des retards concerne les carences en matière de documents qui ont obligé le STUK a suspendre les autorisations. M. Oursel souligne qu’Areva attaché une attention à ce que ses documents répondent aux plus stricts contrôles et rappelle que TVO est responsable pour obtenir les autorisations du STUK, « comme dans les autres pays ».
Même s’il s’agit d’un contrat clés en mains, Areva et TVO en ont une interprétation différente. « Nous espérons que nous arriverons à nous entendre avant la décision du tribunal d’arbitrage », déclare M. Oursel qui souligne qu’il a de bonnes relations avec le patron de TVO, M. Tanhua. « J’espère que nous pourrons bientôt fêter ensemble la mise en route de la centrale avec une bouteille de champagne », ajoute-t-il.
M. Oursel insiste sur la transparence du processus de construction. « Il est vrai qu’il y a encore 6000 autorisations à obtenir pour Olkiluoto, mais connaissez-vous aucune autre branche industrielle aussi transparente ? »
M. Oursel déclare qu’Areva reste redevable à la Finlande d’avoir décidé de relancer le nucléaire civil en Europe en 2003. Il n’y avait alors plus de chaînes de sous-traitants. « Les sous-traitants ont désormais pu être intégré dans notre réseau mondial et nous les utilisons en Finlande, en France comme en Chine ».
M. Oursel estime qu’Olkiluoto sera prête la première mais que le projet d’EPR en Chine suivra rapidement car ils ont tiré profit des expériences d’Olkiluoto.
Talouselämä

Calvados – et Ålvados

Les producteurs français protestent contre le nom d’une boisson ålandaise
Hufvudstadsbladet relève que les producteurs du Calvados protestent contre le nom – Ålvados – d’une boisson fabriquée aux Îles Åland.
HBL/11

France

Politique

L’Etat de grâce aura bien peu duré
Kansan Uutiset publie une analyse de sa correspondante à Paris Tuulikki Muller sur le début du quinquennat du président Hollande.
Yle a diffusé ce matin une interview du chercheur louis Clerc de l’université de Turku sur les changements intervenus après les élections du printemps.
KU Yle

Jeudi 20 septembre 2012
Politique étrangère et européenne

Union bancaire

Billet de M. Tuomioja
Dans une tribune publiée dans Demokraatti, le ministre des Affaires étrangères Erkki Tuomioja estime que le contrôle sur les établissements financiers doit être strict et fort et que l’institution qui l’exerce devra être indépendante. Il exprime son scepticisme sur le fait que la BCE soit l’institution idoine pour cela. De plus, il souligne que le contrôle doit s’étendre à l’ensemble de l’UE et non seulement à la zone euro afin d’éviter toute atteinte à la concurrence.
Mais la principale question concerne la solidarité. S’il est juste que l’on demande aux banques des garanties de dépôts et que l’UE doit disposer de règles communes sur les aides aux banques, il se demande si cela signifie pour autant que les banques finlandaises doivent participer au sauvetage des banques allemandes et grecques. Il serait plus juste que dans chaque pays, le secteur bancaire et le gouvernement soient en priorité appelés à verser des aides et, si cela ne suffit pas, que l’on fasse appel au MES.
Dem

Propos de M. Liikanen
Le gouverneur de la Banque de Finlande, M. Liikanen, considère comme important la création d’un système dans la zone euro qui permet d’harmoniser les règles et les pratiques de surveillance bancaire.
M. Liikanen estime que dans l’avenir, la surveillance « centralisée » concernera les banques qui ont des activités supranationales et qui sont des acteurs importants dans la zone euro.
M. Liikanen souligne l’importance d’arriver à une situation où il est possible pour les banques d’être rentables et financer l’économie, mais également d’être elles mêmes en charge de leurs bénéfices et de leurs pertes, sans qu’on ait besoin de la société et des contribuables pour cela. Pour lui, il faut que les actionnaires soient au premier rang, et que c’est leur risque qui est prioritaire.
M. Liikanen évoque aussi la responsabilité des investisseurs. Pour lui, un point central du débat sur une union bancaire éventuelle est de créer un système dans lequel une partie des obligations incluent désormais la possibilité de transformer une partie du prêt en capital.
Les responsabilités des propriétaires et des investisseurs devront être suffisamment fonctionnels afin d’éviter que l’Etat paie.
La garantie des dépôts financée de façon solidaire est un point problématique du projet d’union bancaire. M. Liikanen regrette que cette question soit marquée d’autant de craintes et de méfiances. « Je ne connais aucun Finlandais qui pense que la garantie des dépôts des Finlandais devrait servir à garantir les dépôts dans des banques des pays qui n’aient pas prévu une telle garantie eux-mêmes ».
Concernant l’adhésion de la Finlande à l’UE, M. Liikanen rappelle qu’elle a été très bénéfique pour le pays. « Nous sommes présents lorsqu’on prend des décisions. Les Finlandais soutiennent l’euro, même si ce n’est pas toujours l’impression que l’on peut avoir. » Pour lui, il est essentiel que la Finlande cherche toujours une position pour influencer et agir. « Lorsqu’on cherche des solutions, il vaut mieux être constructif, car cela signifie que l’on peut se permettre également de s’opposer à quelque chose. Il serait opportun qu’un nombre maximal des décideurs finlandais participe à la recherche de solutions pour des questions difficiles. On a l’impression des fois que c’est un nombre très restreint de personnes qui assume la responsabilité. »
Dem/8-9

Mer Baltique

Il y a des accidents dans la mer baltique toutes les semaines
Helsingin Sanomat relève que des accidents se produisent dans la mer Baltique en moyenne tous les trois jours. Depuis 2004, il y a eu en moyenne 125 accidents dans la mer Baltique tous les ans, selon Helcom, la commission internationale de protection de la mer Baltique.
M. Laine de l’agence de sécurité des transports Trafi estime qu’il faudrait trouver de nouveaux moyens de s’efforcer de diminuer les accidents.
Les endroits les plus dangereux sont les détroits danois ainsi qu’au large d’Helsinki. « Il y a beaucoup de circulation sur la zone entre Helsinki et Tallinn, et le pire scénario serait qu’un navire de croisière et un navire pétrolier entrent en collision. »
Trafi souhaite que les navires rapportent les cas où ils ont failli avoir un accident afin que les autorités puissent proposer des mesures pour remédier aux problèmes. Trafi souhaite que dans la navigation, on puisse suivre l’exemple de l’aviation, qui dispose d’une culture de sécurité très développée.
Selon les statistiques, la moitié des accidents est causée par une erreur humaine, engendrée souvent par la fatigue.
Selon Helcom, il y a en moyenne 2000 navires qui circulent dans la mer Baltique chaque jour.
HS/A4

Chantiers navals

Le gouvernement prévoit de subventionner un projet important – s’agirait-il de construction navale ?
Le projet de loi sur les finances prévoit une dépense supplémentaire concernant la subvention des exportations. Kauppalehti spécule sur la cible de ce financement et exclut Metso et NSN qui viennent d’annoncer des licenciements importants.
KL note que les chantiers navals ont du travail en ce moment, mais que l’on souhaite plus de commandes. STX Turku a obtenu une commande allemande et espère en avoir une autre.
KL/mer/5A

Le chantier naval de Turku aura besoin de nouveaux employés compétents
Turun Sanomat relève que le chantier naval de STX à Turku aura bientôt plus de travail que depuis un moment, avec la construction d’un bateau de croisière qui commencera en novembre. D’autres travaux de construction sont en cours, et le chantier emploie actuellement 2700 personnes. 900 de ces personnes sont des employés fixes du chantier, alors qu’il y a quelque temps encore, il y en avait 1600. 400 ont été licenciés et plusieurs centaines sont partis de leur propre initiative. Les ouvriers des sous-traitants sont en règle générale de nationalité étrangère, selon M. Aalto, délégué du personnel.
Selon M. Lehtovaara, chef de ressources humaines de STX, il s’agira de former de nouveaux spécialistes de construction navale. Une session de formation de 20 personnes est en cours et une autre démarrera vers la fin de l’année.
TS/14

Russie – Finlande

Tourisme
Hufvudstadsbladet relève que 1,7 millions de Russes ont visité la Finlande en novembre-avril l’hiver dernier, ce qui est 20 % de plus que l’hiver précédent. Au total, 3,3 millions touristes étrangers se sont rendus en Finlkande l’hiver dernier, ce qui représente une augmentation de 13 %.
HBL/9

Politique intérieure

Budget - Parlement

Le débat sur le budget éclipsé par celui sur la compétitivité
M. Katainen repousse une rapide baisse de l’impôt sur les sociétés
Le débat sur le budget au Parlement a été animé par une discussion sur la compétitivité de la Finlande. Le député conservateur Kimmo Sasi a proposé la baisse de l’impôt sur les sociétés selon le modèle suédois. Le premier ministre Jyrki Katainen n’a pas promis de baisse rapide, rappelant que le gouvernement avait pris des mesures en faveur des entreprises. Le président du groupe du PSD a lui aussi repoussé une baisse rapide de cet impôt. M. Katainen craint que l’endettement augmente si les resssources fiscales diminuaient.
Helsingin Sanomat rappelle que la question de la baisse de l’impôt sur les sociétés avaient été évoquées durant les négociations sur le cadre budgétaire au printemps mais que le gouvernement a finalement préféré prendre des mesures incitatives pour les PME-PMI. Selon M. Katainen, la situation de politique financière de la Suède est différente de celle dela Finlande.
Lors du débat sur le budget de la défense, le ministre Carl Haglund a déclaré que des diminutions supplémentaires pour la défense étaient exclues compte tenu de la difficulté d’entériner les baisses actuelles au budget de la défense ; Selon lui, si de nouvelles ressources ne sont pas trouvées pour la défense en 2015 il faudra revoir les fondamentaux : la défense de l’ensemble du territoire, la non appartenance à une alliance militaire et la conscription.
HS KS

M. Vapaavuori demande des réformes au printemps
Dans une interview accordée à Helsingin Sanomat, le président du groupe parlementaire du parti conservateur, M. Vapaavuori estime qu’il faut d’importantes réformes pour améliorer la compétitivité de la Finlande. Il cite en exemple les réformes allemandes de 2003 ou celles du gouvernement libéral suédois. Il évoque notamment le réalisme nécessaire pour diminuer les aides afin de rendre le travail plus attractif. En revanche, il ne pense pas qu’une baisse d el’impôt sur les sociétés soit la priorité.
Selon lui, c’est au printemps prochain, lors des négociations budgétaires qu’il faudra envisager ces réformes.
HS

Licenciements

« OP Pohjola n’était pas satisfaite de son demi-milliard de bénéfices » Dem
« OP Pohjola supprime 700 emplois » KS
Le groupe OP-Pohjola (banque-assurance) a annoncé un plan social touchant 700 emplois et l’externalisation de 215 emplois.
La presse souligne que l’établissement financier se porte bien : il dispose d’un capital de 4,8 milliards d’euros ce qui est bien supérieur au minimum légal de 2,5 milliards. Le résultat net du groupe était de 518 millions d’euros l’année dernière contre plus d’un milliard d’euros en 2007.
Les taux très bas sont avancés pour motiver un plan social visant à diminuer les coûts de OP Pohjola. Les autres raisons avancées sont la situation économique difficile et le projet de taxe sur les établissements financiers.
L’Etat envisage en effet de récolter auprès des établissements financiers une nouvelle taxe qui rapporterait 170 millions d’euros l’année prochaine. Les détails concernant cette nouvelle taxe ne sont pas connus.
HS DEM KS

Commentaires et analyses
« Metso se concentre dans la technologie minière » KS
« OP Pohjola est loin de la crise » HS
Keskisuomalainen souligne que Metso n’est plus principalement un fournisseur de machines pour le bois-papier, secteur déficitaire, mais pour l’industrie minière, secteur de croissance. Metso a aussi ces dernières années transféré sa production de machines à papier près des nouveaux marchés comme la Chine.
Helsingin Sanomat souligne que la banque Pohjola n’est pas en mauvaise santé car elle a évité les placements spéculatifs. En revanche, la baisse des taux et la concurrence l’obligent à revoir ses coûts, ce qui explique les licenciements car les banques finlandaises ne sont pas immunisées contre les conséquences de la crise de la dette.
KS HS

Editoriaux
« La vague de licenciements se renforce » KL
« On a besoin d’un programme de réformes maintenant » HS
Kauppalehti estime que la Finlande doit se préparer à une détérioration de la conjoncture économique car la vingtaine de groupes qui réalisent les exportations ont vues leurs perspectives se dégrader comme Metso. C’est pourquoi il faudrait que cela se voie mieux dans le projet de budget pour l’année prochaine et notamment sous la forme de diminutions de dépenses supplémentaires.
Helsingin Sanomat estime que Metos aurait dû se dispenser d’annoncer des dividendes supplémentaires alors que le groupe prépare un plan social. Néanmoins, il est difficile de critiquer les réformes nécessaires dans ce secteur quand même le concurrent allemand de Metso annonce des licenciements. HS estime que les dirigeants finlandais doivent se réveiller et remarquer que des pans entiers de l’industrie disparaissent. Il faut que l’on lance un programme national de croissance.
KL HS

Elections municipales

Vrais Finlandais : M. Väätäinen a critiqué ardemment M. Soini
Selon Helsingin Sanomat, M. Juha Väätäinen, député des Vrais Finlandais, qui a dû quitter la présidence des Vrais Finlandais de Helsinki et qui a annulé sa candidature aux élections municipales, a donné mercredi une conférence de presse où il a ardemment critiqué le président des Vrais Finlandais, M. Timo Soini.
M. Väätäinen estime que la faiblesse de M. Soini est sa santé fragile, due à son surpoids de 40 kg et au fait qu’il a trop de travail. Il a aussi critiqué M. Soini pour ne pas avoir soutenu sa tournée électorale pour attirer des candidats.
Selon M. Väätäinen, le président du parti aurait dû intervenir à l’occasion de son évincement qui, pour lui, a été illégal.
Ce matin M. Väätäinen, interviewé à l’émission matinale de la MTV3, a déclaré qu’il comptait présenter ses excuses à M. Soini. Il a toutefois critiqué les autres Vrais Finlandais, dont la présidente du groupe parlementaire, Mme Pirkko Ruohonen-Lerner, de vouloir lui tenir la bride.
HS/A11, hs.fi

Selon M. Borg, le changement du parti de M. Kankaanniemi est sans problèmes
Helsingin Sanomat relève que selon le politologue Sami Borg, le changement du parti par M. Toimi Kankaanniemi ne pose pas de problèmes pour les électeurs, parce que celui-ci a quitté les Chrétiens-démocrates il y a près d’un an avant de présenter sa candidature aux élections municipales dans les rangs des Vrais Finlandais.
M. Kankaanniemi, 62 ans, député de 1987-2011 et ancien ministre, fut président des Chrétiens-démocrates de 1989-1995. Il n’a pas été réélu au Parlement en 2011.
HS/A11

Gouvernement

M. Arhinmäki sera en congé de paternité après les élections
Turun Sanomat rapporte que selon un communiqué publié hier par le ministère des l’Education, M. Paavo Arhinmäki, ministre de la Culture et des Sports, prendra un congé de paternité de trois semaines immédiatement après des élections municipales, donc du 29 octobre au 16 novembre. L’enfant de M. Arhinmäki est né en février dernier.
TS/10

Grande distribution

Le gouvernement veut mieux encadrer les deux groupes S et K
Selon Helsingin Sanomat, le gouvernement est en train de préparer un changement de loi pour que l’office national de la concurrence puisse mieux surveiller le bon fonctionnement de la concurrence des produits de consommation courante.
L’objectif du gouvernement est une loi stipulant que la limite d’une position dominante dans la distribution des produits de consommation courante est une part de marché de 30 %.
En ce moment, les deux groupes de grande distribution, les groupes S et K, dépassent la limite de 30 % : la part de marché du groupe S est de 45 % et celle du groupe K de 35 %.
M. Lauri Ihalainen, ministre du travail, chargé des questions de concurrence, estime que les grands groupes vont certainement beaucoup critiquer le projet de loi. Il souligne que l’objectif n’est pas d’empêcher la croissance des groupes, mais de se doter des outils pour surveiller qu’ils n’abusent pas de leur position dominante.
Le ministre souligne que la distribution des produits de consommation courante est particulièrement concentrée en Finlande. Le projet de loi devrait être présenté au cours de l’automne.
HS/A5

Energie

Les limitations européennes sur les biodiesels profiteront aux projets de biocarburants à partir de déchets de bois
Turun Sanomat rapporte que les projets de la commission de restreindre l’utilisation de produits alimentaires dans les biocarburants pourrait être favorables aux projets finlandais de centrales produisant des biocarburants à partir des déchets de bois. Actuellement une centrale de ce type est en construction par UPM à Lappeenranta. Deux autres projets, d’UPM et Wapo, sont à l’étude pour Rauma et Kemi.
TS

France – Finlande

Culture : Exposition de Nathalie Lahdenmäki
Kaleva publie un portrait de l’artiste céramiste franco-finlandaise Nathalie Lahdenmäki, élue jeune designer de l’année 2008, dont l’exposition à Oulu a ouvert hier ;
Kaleva

Médias
Les photos publiées en Finlande par un éditeur suédois ?
Helsingin Sanomat relève dans son édition imprimée, que l’éditeur suédois Aller comptait publier en Finlande les photos de la Duchesse de Cambridge prises en France. HS en ligne relève aujourd’hui, que les photos n’ont pas été publiées : l’hebdomadaire 7 päivää publié par Aller est paru ce jour.
Mme Jokitaipale, rédacteur en chef de 7 päivää relève que comme les photos ont été prises de façon contraire à la législation française et finlandaise, elles n’ont pas été publiées.
HS/A4, www.hs.fi

France

Sécurité : La France renforce la sécurité en raison des caricatures
Helsingin Sanomat rapporte qu’après la publication par Charlie Hebdo de caricatures représentant notamment le prophète Mahomet, la France a décidé de renforcer ses mesures de sécurité.
HS

Mercredi 19 septembre 2012

Politique étrangère et européenne

Traités de l’Union européenne

M. Stubb est sceptique quant à la modification des traités
Helsingin Sanomat rapporte que M. Alexander Stubb, ministre des Affaires européennes, a déclaré, à l’occasion d’un discours prononcé à Dublin, son scepticisme à l’égard de la modification des traités européens au milieu de la crise économique. « Je ne suis pas tout à fait sûr que la modification serait la meilleure solution aux problèmes actuels, » a-t-il déclaré à HS lors d’une interview téléphonique.
Selon M. Stubb, l’attention serait attirée sur ces modifications au lieu de la gestion de crise et cela mènerait à des référendums dans les pays membres, ainsi qu’à l’organisation d’une conférence intergouvernementale. Il souligne que le temps des CIG est révolu. « J’ai du mal à m’imaginer que même une seule modification des textes puisse être approuvée par les 27 pays membres de l’Union. »
M. Stubb a fait l’éloge de la proposition de M. Barroso selon laquelle les groupements politiques européens nommeraient leurs propres candidats pour la présidence de la Commission européenne lors des élections du Parlement européen de 2014. « Le débat sur les candidats serait plus animé. »
Le ministre estime que les commissaires pourraient être élus parmi les parlementaires européens. « Pour renforcer l’acceptabilité démocratique des commissaires cela ne ferait pas de mal que les commissaires présentent leur candidature aux élections du Parlement européen. »
HS/A5

Economie

Stora Enso investit au Pakistan – le ministère des Affaires étrangères prévient contre des violences
Le groupe forestier Stora Enso a annoncé qu’il créera une compagnie d’emballage au Pakistan avec le groupe local Packages.
Stora Enso sera d’abord actionnaire à hauteur de 35 % mais compte augmenter ses actions à 50 % plus tard. Le groupe s’engage à un programme d’investissements pour une somme de 100 millions d’euros.
M. Suikkanen, ambassadeur itinérant au Pakistan, relève qu’il y a des risques à prévoir au Pakistan. Les échanges commerciaux entre la Finlande et le Pakistan représentent 0,1 % des échanges de la Finlande. Selon le ministère, la situation dans ce pays est extrêmement instable et violente.
HS/B5

Finlande – Israël

Israël envisage de lancer une coopération de recherche avec des Finlandais
Kauppalehti relève que l’institut israélien de recherche tâte le terrain pour une coopération de recherche avec les Finlandais, dans le domaine laitier, les deux pays étant de grands consommateurs de lait.
Des projets de R&D existent entre les deux pays depuis 2001.
KL/15

Politique intérieure

Parlement

L’Eduskunta a commencé l’étude du projet de budget
Le Premier ministre Jyrki Katainen et la ministre des Finances, Mme Jutta Urpilainen, irrités, ont rejeté les critiques de l’opposition sur le projet de budget lors de la séance plénière du Parlement. Selon M. Katainen, l’opposition présente au gouvernement de longues listes de problèmes, sans aucune solution. Il souhaite un débat économique de meilleure qualité au Parlement.
Mme Urpilainen critique le Centre qui a passé huit ans à la tête du gouvernement sans résultat.
HS/A6

Nomination de Mme Paavola
Turun Sanomat relève que Mme Maija-Leena Paavola (55 ans) a été nommée directrice des affaires législatives du Parlement à partir du début février 2013, en remplacement de M. Keijo Koivukangas qui prendra sa retraite.
Mme Paavola, qui travaille au Parlement depuis 1991, en ce moment en tant que secrétaire principale de la législation et adjointe du directeur des affaires législatives, n’a pas d’attaches politiques.
Le directeur des affaires législatives suit et dirige le cours des séances plénières du Parlement aux côtés du président de l’Eduskunta.
TS/9, HS/A6

Elections municipales

Les listes électorales ont été déposées
Selon Helsingin Sanomat, le Centre, le parti le plus influent au niveau des communes, n’a pas pu atteindre son objectif sur le nombre de candidats aux élections municipales. Le Centre présente 8 400 candidats au lieu de 10 000 il y a quatre ans. Le PSD a rassemblé 6 941 candidats (contre 7 700), le Parti conservateur Kokoomus 6 900 (contre 7 600), les Vrais Finlandais 4 350 (contre 1 800 il y a quatre ans), l’Alliance des gauches 3 400 (contre 4 100), l’Alliance verte 2 280 (contre 2 200), les Chrétiens-démocrates 1850 (contre 1 900) et le Parti suédois 1 350 (contre 1 400).
M. Toimi Kankaanniemi, l’ancien ministre et ex-président des Chrétiens-démocrates, se présentera dans les rangs des Vrais Finlandais. M. Juha Väätäinen, député des Vrais Finlandais, qui a été mis à la porte de la présidence des Vrais Finlandais de Helsinki, a annulé sa candidature.
9 672 conseillers municipaux seront élus aux élections municipales qui auront lieu le dimanche 28 octobre.
HS/A5

Licenciements

Metso envisage de supprimer 630 emplois
Le groupe d’atelier de construction mécanique Metso a annoncé, hier, qu’il envisageait de supprimer 630 emplois. Selon Metso, la demande de machines à papier a diminué de façon constante.
Metso a annoncé, la semaine dernière, qu’il envisageait de verser des dividendes supplémentaires de 75 millions d’euros à ses actionnaires dans un contexte de « situation économique stable ».
M. Mäkinen, délégué du personnel de l’usine de Jyväskylä, estime que l’action du groupe manque d’éthique et de tact.
Le ministre de l’Emploi, M. Ihalainen relève que l’Etat entamera immédiatement des mesures pour proposer une formation et du travail aux personnes concernées.
Mme Hautala, ministre chargée des actions de l’Etat, estime que la mesure de licenciements et le versement de dividendes se marient mal. Le groupe d’investissement de l’Etat, Solidium, participe à Metso à hauteur de 11,1 % des actions.
HS/A4

Selon la confédération SAK, les licenciements de 2012 dépassent déjà le nombre total en 2011
12 000 personnes ont été licenciées en janvier-août 2012. Ce chiffre est le double de celui correspondant à la même époque en 2011 et il dépasse le nombre total de licenciements effectués en 2011.
La situation est bien pire que l’année dernière, selon M. Tukiainen de la SAK. La diminution des exportations se reflète sur l’emploi. La détérioration du pouvoir d’achat aura un effet sur le marché intérieur et sur l’emploi dans le secteur des services.
M. Urrila, économiste du patronat EK, estime que le taux de chômage passera à 8 % par rapport à 7,5 % actuellement, mais il ne croit pas à un chômage massif.
HS/A4

Exclusion sociale

Le Président défend sa campagne
Le Président, M. Niinistö, a défendu, hier à Iisalmi, sa campagne pour lutter contrer l’exclusion des jeunes. Il se félicite du débat suscité en la matière.
Il souligne que les mesures pour aider les jeunes déjà exclus relèvent de la société et des professionnels. Il estime toutefois que pour prévenir l’exclusion, tout le monde peut faire quelque chose.
M. Niinistö relève qu’il avait souligné auprès du groupe de travail l’importance de ne pas se mêler des attributions du Parlement ni de s’efforcer de changer la législation.
En ce qui concerne la suite, M. Niinistö a encouragé les entreprises à recruter des jeunes.
HS/A7

Editorial
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat rend compte du débat suscité par la publication des 36 propositions de petites mesures de tous les jours contre l’exclusion des jeunes, rédigées par un groupe de travail désigné par le Président Niinistö.
L’éditorialiste estime que les voix critiques à l’égard de la campagne ont raison dans le sens où, dans l’exclusion, il s’agit d’un phénomène de société. Le problème est lié au fait que les familles tombent dans les marges de la société en raison du chômage, de crise familiale, de maladie, par exemple. Influencer ces choses et réagir aux conséquences relève du travail social par excellence.
L’éditorialiste rappelle toutefois que la dimension sociale de la question ne diminue pas pour autant la signification des actes dans le quotidien. Tout contact et rencontre avec des adultes est important pour les jeunes.
HS/A2

Scolarité

Les facteurs qui augmentent le risque d’abandonner l’école s’accumulent chez certains jeunes
Selon des études, il y a vingt facteurs qui augmentent le risque qu’un adolescent abandonne ses études. Ces risques ont tendance de s’accumuler chez les mêmes personnes.
Selon Mme Halme, chercheur à l’Institut de Santé publique, il faudrait s’alarmer lorsqu’il y a cinq facteurs de risque chez un adolescent.
En même temps, Mme Halme rappelle que tout cas d’interruption de la scolarité ne signifie pas une exclusion.
Selon une étude sur la santé des élèves, on ne trouve aucun facteur de risque chez 15 % des élèves, alors que chez 25 %, on en trouve au moins cinq et chez 4 % au moins dix.
Les différences régionales entre les élèves sont importantes. La situation en matière des risques est stable depuis dix ans.
En 2009-2010, 4 % des élèves ont interrompu leurs études au lycée, 9,1 % à l’école professionnelle, 8,6 % dans une école professionnelle supérieure, 5,9 % à l’université. 275 élèves ont interrompu leurs études au collège.
HS/A7

Défense

Propos du Premier ministre Katainen
Helsingin Sanomat rapporte que selon le Premier ministre Jyrki Katainen, la capacité de défense de la Finlande diminuera considérablement d’ici 2020 si on suit le modèle actuel. Lors d’un séminaire de la Commission d’étude de la défense nationale, M. Katainen a déclaré : « En 2020, notre capacité de défense ne correspondra plus au niveau où on peut se préparer à des changements dans le champ d’action. »
Selon le Premier ministre, les problèmes de la défense sont principalement dus à l’augmentation du coût de matériel. Il estime que l’administration de la défense est devant un changement structurel. Dès 2015, les futurs leaders politiques auront ensuite à décider sur le niveau de la capacité de défense. « Cela nécessite une évaluation neutre et transparente sur le rôle des forces armées. »
Selon M. Katainen, la période actuelle de bouleversements secoue la prise de décision politique et celle de la politique de défense. En même temps que l’intégration économique et politique approfondit, aussi les problèmes dépassent les frontières plus facilement.
Pour le Premier ministre, une bonne économie nationale est la meilleure garantie pour une position forte de la Finlande. Avec l’augmentation de la dépendance mutuelle des pays, la stratégie de politique étrangère finlandaise est de maximiser son influence et de supporter les incertitudes, selon M. Katainen.
HS/A5

France – Finlande

Littérature - théâtre

Purge mis en scène à Paris
Hufvudstadsbladet relève que Purge de Sofi Oksanen sera mis en scène à Paris, en mars 2013, par la troupe La Métonymie. Les représentations auront lieu à la salle Jacques Brel.
HBL/21

Mardi 18 septembre 2012

Politique étrangère et européenne

Union bancaire

Editoriaux :
« On est encore loin de l’union bancaire » KL
« Le calendrier de l’union bancaire menacé » HS
Helsingin sanomat et Kauppalehti estiment que le calendrier évoqué par la Commission pour la mise en place par étapes d’une union bancaire ne pourra pas être tenu.
Kauppalehti estime qu’une surveillance bancaire au niveau européen serait idéale si tous les pays étaient me,mebres de l’eurogroupe. Le problème est que la zone euro ne vouvre pas toutes l’Europe et que la position de BCE comme banque centrale indépendante et organe de surveillance des banques serait problématique, selon KL. Quand la BCE intériorise les difficultés des Etats, elle ne peut plus fonctionner comme instution de contrôle indépendante. De plus, elle est liée au Parlement et au conseil européen.
Helsingin Sanomat estime que le système par étapes présenté par la Commission suscite les réserves des Etats membres qui craignent en acceptant la première étape (la surveillance des établissements financiers) de se voir contraints aux suivantes (liquidation des banques non saines et fonds de garanties des dépôts) qui sont réellement des décisions difficiles à prendre. HS estimeque la Suède s’oppose à une surveillance européenne car la filiale finlandaise de Nordea y serait soumise alors que d’autres banques extérieures à la zone euro ne verraient pas leurs activités en Finlande soumise à cette surveillance si ces activités sont gérées par un simple bureau comme Handelsbanken.
HS KL

M. Liikanen va étudier les risques des grandes banques
Kauppalehti et Aamulehti rapportent que le gouverneur de la Banque de Finlande dirige le groupe de travail européen qui devra remettre son rapport en octobre sur les risques des grandes banques. Jusqu’à présent, il n’a rien filtré de ses projets dans la presse. M. Liikanen s’est adressé sur le sujet aux ministres des Finances réunis la semaine dernière à Nicosie.
On estime que M. Liikanen pourrait proposer une solution hybride : ne pas interdire la spéculation aux banques de dépôt mais protéger ces activités selon le modèle de l’économiste britannique John Vickers.
KL AL

Agriculture

Visite en Finlande du commissaire européen
Helsingin Sanomat rapporte que le commissaire européen de l’agriculture, M. Dacian Ciolos, a effectué lundi une visite en Finlande à l’invitation du ministre de l’Agriculture Jari Koskinen. MM. Ciolos et Koskinen se sont rendus hier à Tornio (Laponie du sud) pour visiter l’exploitation du bétail à viande de Marko Sadinmaa. Le ministre suédois de l’Agriculture, M. Eskil Erlandsson, a également participé à la visite.
Selon le ministre Koskinen, le gouvernement compte évoquer, la semaine prochaine, lors de son « école du soir », l’équité de la chaîne alimentaire, parce que la part de la grande distribution dans les prix a augmenté de façon démesurée. Le prix à la production des œufs, par exemple, a augmenté au printemps dernier de 49 cents au kilo, dont la part du commerce a été de 43 cents et celle du producteur de 6 cents.
Selon M. Koskinen, « c’est la conséquence du fait que les deux grands groupes de distribution dominent 80 % du marché alimentaire finlandais ».
Selon le producteur Marko Sadinmaa, « en raison de la centralisation, le prix à la production de la viande en Finlande est parmi les plus bas en Europe ».
Pour la viande bovine, M. Sadinmaa obtient 3,3 euros au kilo. Le commissaire européen Ciolos, qui s’est familiarisé avec les caractéristiques de l’agriculture et de l’élevage dans le Nord, a été très étonné par cette information. « L’Union interviendra dans les excès de la chaîne alimentaire. Les entreprises pourraient s’enregistrer volontairement dans un système où les règles du commerce juste sont respectées », a déclaré le commissaire Ciolos.
Selon M. Ciolos, le commerce doit réagir parce que les aides agricoles risquent de diminuer en raison de la situation économique en Europe.
Sans les aides agricoles – environ 170 000 euros en 2011 – M. Sadinmaa devrait abattre son bétail de 400 têtes.
Après sa première visite en Laponie, le commissaire Ciolos est prêt à abandonner l’exigence de la culture de trois espèces cultivées. « Il me paraît que beaucoup de plantes ne poussent pas ici », a-t-il dit à Tornio. Il a promis que même après la réforme des aides agricoles, l’agriculture pourra continuer dans toute la Finlande.
En 2011, les aides agricoles en Finlande se sont élevées à environ 1,9 milliard d’euros, dont 1,1 milliard de l’aide nationale.
HS/A6

Editorial : le litige sur les aides agricoles dans l’ombre de la crise de l’euro
Selon l’éditorialiste de Helsingin Sanomat, le lobbying dans les questions agricoles est devenu plus difficile, parce les décisions sont désormais prises suivant la procédure de codécision.
Dans les questions agricoles, la Finlande a traditionnellement suivi les positions de la France et a coopéré aussi avec l’Autriche et la Slovénie. Dans certaines questions, la Finlande s’est mise à coopérer avec la Suède, qui fait partie du camp libéral dans les questions agricoles.
HS/A2

Economie

Entreprises – fiscalité
Keskisuomalainen publie un article sur les paradis fiscaux et le planning fiscal et note qu’outre les Îles Canarie ou les îles de la Manche, les Îles Åland constituent également un paradis fiscal.
KS/12

Finlande – Russie

Forte demande pour des connaisseurs de la Russie
Kauppalehti relève que la concurrence pour les compétences des connaisseurs de la langue et la culture russes augmente avec le nombre accru d’entreprises qui briguent le marché russe. La pénurie de personnes connaissant le russe et la Russie complique l’expansion des entreprises vers la Russie. La pénurie est la plus importante concernant les spécialistes qui connaissent la Russie. « Un juriste ou un économiste qui connaissent également la culture et la législation russe est rarissime », relève M. Laukkanen du patronat EK.
En même temps le flux de touristes russes augmente le besoin de connaissances du russe en Finlande aussi. L’immigration de russophones facilite un peu la situation.
Environ 600 à 800 entreprises finlandaises ont investi en Russie. Elles emploient 50 000 personnes, dont la plupart des Russes. Il y a des milliers d’entreprises en Finlande qui ont des échanges avec la Russie. Les exportations finlandaises vers la Russie ont augmenté de 13 % durant les premiers mois de 2012.
KL/8

Une agence d’intérim envisage de se spécialiser dans les connaisseurs de la Russie
Kauppalehti relève qu’une nouvelle agence d’intérims (Rushouse) se spécialise dans des employés connaissant la Russie. Rushouse propose du personnel pour les besoins du commerce de détail et des entreprises du domaine touristique et de la restauration.
KL/8

Politique intérieure

Budget

« Le budget propose beaucoup d’économies et peu de crédits supplémentaires »
Keskisuomalainen relève que le total du projet de budget, que le gouvernement a présenté hier au Parlement, s’élève à 54,1 milliards d’euros. Il est déficitaire de 7 milliard d’euros. A la fin de l’année prochaine, la dette de l’Etat finlandais sera d’environ 96 milliard d’euros, soit environ 47 % du PIB.
Les impôts seront augmentés de 1,5 milliard d’euros et les dépenses seront diminuées de 350 millions d’euros.
Le Parlement commencera l’étude du projet de budget mardi prochain.
KS/9

Communes – économies

Les écoles de Salo ne pourront pas se permettre d’organiser une fête de Noël
Les économies prévues à Salo et qui se traduisent par des mises à pied de l’ensemble du personnel de la municipalité signifieront que les écoliers n’auront pas de fête de Noël cette année.
Cet automne, les enseignants seront mis en chômage technique pendant deux semaines.
Les recettes fiscales de Salo ont chuté en raison des licenciements de Nokia dans la ville.
HS/A9

Education

Editorial
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat relève que le système scolaire finlandais, dont on fait tellement l’éloge sur la base des résultats des études Pisa, n’est pas aussi juste et équitable que l’on le croit.
En Finlande, 70 % des étudiants des universités ont au moins un des parents qui dispose d’un diplôme d’études supérieures. La moyenne des pays de l’OCDE est de 50 %. En Finlande, « on hérite de l’éducation ».
Les études gratuites ont été justifiées par le fait qu’il faut que n’importe qui y ait accès. Aujourd’hui, cet argument a perdu de sa signification et la gratuité profite à ceux qui sont déjà bien lotis.
Selon un rapport de l’OCDE intitulé Education at a Glance 2012, le risque des jeunes Finlandais de s’exclure de la formation et de la vie professionnelle après le collège est le double du risque en Suède. L’exclusion sociale a été justifiée par le nombre accru d’immigrants en Finlande, or, en Suède, il y a beaucoup plus d’immigrés.
L’éditorialiste regrette que dans l’euphorie Pisa, le débat critique sur la scolarité et l’influence des antécédents familiaux a été éclipsé.
HS/lun/A2

Nominations

M. Koponen a été nommé directeur général de Veikkaus…
M. Juha Koponen (46 ans), actuel directeur du groupe Tamro, a été nommé directeur général de Veikkaus, loterie nationale, à partir du 2 octobre, en remplacement de M. Risto Nieminen.
Selon Mme Suvi-Anne Siimes, présidente du conseil de surveillance de Veikkaus, le salaire de M. Koponen sera de 29 000 euros par mois et son âge de retraite sera de 65 ans. Son contrat de travail ne contient pas de retraite supplémentaire.
HS/B3

… et Mme Korhonen à Alko
Helsingin Sanomat relève que Mme Hille Korhonen (51 ans) a été nommée directrice générale d’Alko, monopole de l’Etat de la vente d’alcool, à partir du début janvier 2013. Mme Korhonen, actuelle directrice à Fiskars, remplacera M. Jaakko Uotila, qui prendra sa retraite à la fin de l’année en cours.
Le salaire de Mme Korhonen sera de 378 000 euros par an.
HS/lun/A5

Médias

95 % des Finlandais lisent la presse écrite
Helsingin Sanomat relève que selon une étude nationale sur les médias, 95 % des Finlandais continuent à lire la presse imprimée en même temps que de plus en plus de personnes lisent la presse en ligne sur ordinateur et sur leur téléphone portable.
Ce sont les quotidiens Helsingin Sanomat, Aamulehti, Turun Sanomat, Kaleva, Keskisuomalainen et Savon Sanomat qui atteignent le plus de lecteurs.
La lecture de presse numérique augmente petit à petit, et 15,6 % des Finlandais seraient prêts à s’abonner à un journal ou magazine numérique.
HS/A9

Concurrence

Procès contre le cartel de l’asphalte
L’Etat finlandais et 40 communes demandent 120 millions d’euros à des entreprises finlandaises de BTP accusées d’avoir mis en place un cartel visant à se répartir les appels d’offres dans la construction de routes.
HS

Peu de concurrence dans les marchés publics sur les projets informatiques
Le débat sur le peu de concurrence dans les grands projets publics en matière informatique suscite les interrogations. La Finlande envisage de créer un système de registre numérique des patients pour un prix de 1,8 milliards d’euros alors que l’Estonie a pu instaurer le sien pour quelques dizaines de millions d’euros ;
Helsingin Sanomat rapporte que ce sont le plus souvent deux sociétés, Tieto et Logica, qui obtienne les marchés publics dans le domaine informatique ;
HS

Energie

Des dizaines de millions d’euros dans la planification des nouveaux réacteurs
Fennovoima va chercher de nouveaux actionnaires au printemps
Turun Sanomat et Keskisuomalainen rapportent que TVO et Fennovoima n’ont pas le même calendrier pour réunir les fonds nécessaires à la planification de la construction de leurs futurs réacteurs. Les actionnaires de TVO se sont engagés dès fin 2011 à financer la planification d’OL4 à hauteur de 300 millions d’euros. Fennovoima au contraire réunit les sommes destinées à la planification en plusieurs fois : pour l’instant 100 millions ont été récoltés et un nouveau tour de table aura lieu au printemps. Selon M. Ottavainen, Fennovoima se prépare à récolter une somme supérieure à celle de TVO avant même la décision d’investissement. Cela signifie que les sommes à réunir au printemps seront importantes. Lorsque SF (principal actionnaire de Fennovoima) a récolté 30 millions d’euros à la fin de l’été, six actionnaires ont décidé de quitter le projet.
Le principal actionnaire parti, le groupe de distribution S aurait dû investir au total environ 200 millions d‘euros pour Fennovoima, ce qui lui aurait procuré 50 mégawatts (soit un tiers de sa consommation électrique). C’est finalement la somme investie dans des éoliennes avec le groupe ST1.
Au printemps, Fennovoima devra à nouveau récolter des fonds. Cela pourrait signifier de nouvelles redistributions de l’actionnariat. Selon M. Ottavainen, une dizaine de nouveaux actionnaires seraient intéressés ; Ce sont surtout les principaux actionnaires, E.ON et Outokumpu, qui sont en position décisive.
TS KS

Neste craint une limitation de l’utilisation de l’huile de palme
Turun Sanomat rapporte que la France a annoncé vouloir diminuer la part des biocomposants dans les biocarburants à 7%. La commission européenne envisage elle aussi des limitations au niveau européen.
« Nous ne paniquons pas. Ce n’est pas un coup fatal pour nous, mais cela serait un défi important », a déclaré le directeur de la communication de Neste Oil, M. Osmo Kammonen, à propos d’une possible limitation de l’utilisation de l’huile de palme et du colza dans les biocarburants.
Neste Oil a investi 1,4 milliards d’euros dans raffineries de biocarburants à Porvoo, Rotterdam et Singapour. Neste souhaite être le leader mondial dans la production de biodiesel.
TS

Voitures électriques

Vente faible en Finlande
38 voitures électriques ont été vendues en Finlande en janvier-août, contre 2600 en France, environ 300 en Suède et 13 000 au total en Europe occidentale. En même temps, 7,4 millions d’autres voitures ont été vendues en Europe occidentale.
KS/12

France – Finlande

Vague de Lumière

Helsingin sanomat annonce que l’Ambassade de France est ouverte pour trois après-midi, de 13h à 15h, jusqu’à jeudi, pour l’exposition Vague de Lumière.
HS

Delbecq à Jyväskylä

Kesksisuomalainen publie une critique élogieuse du concert du trio du pianiste Benoît Delbecq à Jämsä (16.9) et Jyväskylä (17.9).
KS

France

Société

Helsingin Sanomat rapporte que la majorité des Français sont favorables à une taxe sur les très gros revenus. Dans le même temps, de nombreuses fortunes continuent à quitter le territoire.
HS

Lundi 17 septembre 2012

Politique étrangère et européenne

Réunion Ecofin - Union bancaire

La Finlande, les Pays-Bas et l’Allemagne vont chercher à accorder leurs violons sur la gestion de la crise de l’euro
Aamulehti rapporte qu’à Nicosie, la ministre des Finances Jutta Urpilainen a annoncé qu’elle allait accueillir la semaine prochaine ses collègues allemand et néerlandais à Helsinki pour continuer la coopération étroite entre ses pays sur la gestion de la crise de l’euro. L’objectif est de s’accorder avant la prochaine réunion formelle du conseil ecofin d’octobre.
Ces trois pays représentent la même ligne très réservée à l’égard de l’augmentation de la solidarité et des aides aux pays en difficulté. La défaite des partis eurosceptiques aux Pays-Bas n’a pas modifié la position de la Finlande que Mme Urpilainen considère comme constructive. « Nous avons fait nos propres propositions pour gérer la crise, mais nous avons aussi fait preuve de fermeté dans le fait que nous souhaitons minimiser les risques pour les contribuables finlandais. »
AL

« Différend sur la surveillance de Nordea » HS
« On est encore loin d’un accord sur le contrôle bancaire » AL
Lors de la réunion informelle des ministres des Finances à Nicosie, vendredi et samedi, la ministre finlandaise Jutta Urpilainen a déclaré que la crise de l’euro n’était pas finie. « Je vois encore de nombreuses difficultés. Après la décision de la BCE, il y a eu une accalmie sur les marchés mais la méfiance n’a pas disparu. Il n’y a pas de recette miracle pour résoudre la crise ».
Mme Urpilainen déclarait que vendredi, la réunion visait à faire une évaluation de la situation économique pour voir « où en est l’Europe ».
Samedi, « les premières discussions sur les propositions de la Commission en matière de contrôle bancaire ont montré qu’il y avait beaucoup à négocier entre les Etats avant d’arriver à un consensus », rapporte STT.
Mme Urpilainen a déclaré que la Finlande n’avait pas encore arrêté ses positions sur tous les éléments de l’union bancaire. Elle estime qu’il convient de se hâter sur le contrôle bancaire. « Le calendrier est très ambitieux mais je pense que le sujet est si important qu’il faut obtenir des décisions dans un avenir proche. Mais cela ne signifie pas qu’il faut mal les préparer ».
La presse rapporte qu’un différend est né sur le sort réservé à la banque suédoise Nordea en matière de contrôle bancaire ; Le commissaire Olli Rehn a déclaré que la filiale finlandaise de Nordea devait être soumise au contrôle dans la zone euro. Le ministre suédois, M. Borg, a exclu que Nordea soit soumise à un contrôle par une institution sur laquelle la Suède n’aurait pas d’influence. Mme Urpilainen ne voit pas de problème dans cette situation où Nordea fonctionne à la fois dans et hors la zone euro. « On va certainement discuter bientôt de savoir quelles banques sont soumises à la surveillance », dit-elle.
Helsingin Sanomat rapporte que le commissaire au marché intérieur, M. Barnier, a assuré que l’on cherchait une solution à ce problème.
La journaliste économique Anni Lassila estime que la question concernant la surveillance de Nordea est mineure. En revanche, une question majeure est la volonté d’augmenter la solidarité au niveau européen tant par les liquidations bancaires que par des garanties de dépôts au niveau européen. La commission prévoit en effet que les institutions nationales qui gèrent les garanties de dépôts des banques puissent se prêter mutuellement des fonds en cas de besoin. Dans ce cas, des fonds de la Finlande seraient sollicités pour payer les frais de faillite bancaire par exemple en Espagne, écrit HS.
Mme Lassila souligne que ces institutions qui gèrent les garanties de dépôts ne sont pas soumises à un contrôle démocratique : là où le gouvernement et le Parlement participent aux décisions du MES, il n’y aurait pas de décisions nécessaires pour que le fonds de garantie bancaire finlandais soit sollicité pour venir en aide à l’Espagne.
HS AL TS KS

Union bancaire
Lors d’une réunion des premiers ministres anciens et actuel de Finlande, M. Katainen a estimé que le calendrier de la mise en place d’une surveillance bancaire couvrant l’UE est très ambitieux.
Mme Kiviniemi (ancienne premier ministre centriste) estime que, dans la gestion de crise de l’UE, il semblerait que l’on se concentre sur une solution à la fois et qu’on y mette tous ses espoirs et qu’actuellement c’est l’union bancaire qui constitue cette solution.
M. Katainen relève qu’il n’ose pas être optimiste en ce qui concerne le rétablissement de la situation. Il estime que l’on dispose toutefois de plus d’outils qu’avant pour maîtriser la crise. Concernant les activités de la Banque centrale européenne, M. Katainen a souligné l’importance du fait que la BCE soit indépendante par rapport à la prise de décision politique.
HS/lun/A7

« M. Stubb veut la disparition des mauvaises banques » AL
Le ministre des Affaires européennes déclare dans Aamulehti que dans les deux prochaines années des banques en mauvaise santé vont disparaître en Europe. Il l’espère et estime que cela pourrait être un bon moyen d’éviter de nouvelles crises financières. « Il faut être prêt à liquider les mauvaises banques ».
AL

Déclarations du PDG de Nordea
Dans une interview accordée à Kauppalehti, le PDG de Nordea, M. Christian Clausen souligne qu’il existe actuellement une solidarité bancaire dans chaque Etat membre : les banques fortes suédoises aident les banques faibles de ce pays. En Finlande, les banques fortes aident les banques faibles. Il refuse en revanche que l’on réalise une union bancaire au niveau européen sans politique financière commune. « Dans une union bancaire européenne, les banques fortes aideraient les banques fiables. Mais d’où viennent les garanties de dépôts ? Des clients. Les clients des banques des Etats forts paieraient alors pour les clients dans pays faibles. Les ménages finlandais et suédois paieraient pour les emprunts immobiliers des Espagnols. Mais les Etats ne s’aideraient pas les uns les autres. Cela serait bien étrange ». « Nous ne pouvons être solidaires que si nous avons une union de politique financière ».
Plutôt qu’une surveillance des banques au niveau européen, M. Clausen souhaiteraient que les règles imposées aux banques soient les mêmes dans tous les Etats membres.
Selon lui, 80% des banques européennes ne sont pas très saines. « On a besoin de restructuration dans de nombreux pays ».
KL

« Les banques finlandaises craignent un renforcement de la solidarité » HS
Les banques finlandaises sont très sceptiques à l’encontre des velléités de créer un système européen de garantie de dépôts dans l’UE ou la zone euro. Le directeur financier de OP-Pohjola M. Luhtala estime que « les Etats sont dans des situations très différentes. Dans certains on a récolté des garanties de dépôts, alors que dans d’autres il n’y en a pas ». Dès lors, si l’on instaurait une solidarité entre les fonds de garanties de dépôts, on risque de créer le même système qu’entre les Etats membres : il y aurait des contributeurs et des débiteurs. Le président du conseil d’administration de la banque sampo, M. Wahlroos lui aussi s’opose à toute augmentation de la solidarité.
HS

Commerce extérieure

Propos de Mme Urpilainen
Un nouvel outil est prévu pour soutenir les exportations. La ministre des Finances, Mme Urpilainen, a annoncé sur son blog, qu’il est prévu que le gouvernement garantisse à hauteur de trois milliards d’euros un nouveau programme de Finnvera de financement des exportations.
Mme Urpilainen relève que cela permettra d’améliorer la compétitivité du financement public des exportations finlandaises par rapport aux pays concurrents.
AL/lun/A6

Finlande – Russie

M. Timtchenko tombé en disgrâce au Kremlin ?
Helsingin Sanomat rend compte du fait que le distributeur de pétrole et de gaz naturel Gunvor a perdu pour la première fois depuis des années le marché concernant la distribution du pétrole russe, ce qui a suscité un débat sur l’éventualité que M. Timtchenko, propriétaire de Gunvor, soit tombé en disgrâce au Kremlin.
De nationalité finlandaise depuis 1990, M. Timtchenko, qui habite en Suisse, est également propriétaire des groupes finlandais International Petroleum Products et Airfix.
HS/sam/B12

Le nombre de finno-ougriens diminue
Helsingin Sanomat publie une série d’articles sur les régions limitrophes en Russie et sur les relations de la Carélie russe avec la Finlande. Selon le recensement effectué en 2010, le nombre de ceux qui parlent le finnois, le carélien ou le vepse a chuté : pour le finnois de près de 52 000 en 2002 à 39 000 en 2010, pour le carélien de 53 000 à 25 000 et pour le vepse de 5 700 à 3 600.
Ces langues ont, en principe, de l’espoir : la République carélienne est désormais dirigée par le finnophone Aleksandr Hudilainen. Le finnois, le carélien et le vepse ont le statut de langues minoritaires. « Dans la pratique, ces langues n’ont aucun statut », selon la chercheuse Sanna-Riikka Knuuttila. « La langue carélienne a plus d’espoir en ce moment par rapport à la situation d’il y a vingt ans, mais elle est toujours en danger. »
Par exemple à Kotkatjärvi, village entre les lacs Ladoga et Onega, 104 élèves sur les 160 étudient le carélien. Il y a toutefois seulement une heure de carélien par semaine, ce qui est loin d’être assez pour sauver la langue.
HS/lun/A4

Mer Baltique

L’état de la mer Baltique s’est amélioré à l’Est
Selon Helsingin Sanomat, la charge de phosphore a diminué considérablement depuis les années 1970. La part de la charge de phosphore de la ville de Saint-Pétersbourg a été de 40 % en 2004, tandis que maintenant elle est de 15 %.
En Finlande, la charge de l’agriculture est en position clé pour l’état de la mer Baltique. Selon les chercheurs, au golfe de la Finlande, l’eutrophisation est en baisse et serait au même niveau que dans les années 1980.
HS/sam/A5

Médiation de la paix

Le CMI a besoin d’argent
Helsingin Sanomat relève que le Crisis Management Initiative CMI, fondée en 2000 par l’ancien président Martti Ahtisaari, augmente son personnel et son budget : il y a trois ans, le CMI avait vingt employés, contre 69 actuellement, et son budget était de 1,7 million d’euros contre sept millions aujourd’hui. L’organisation a une bonne réputation : dans un article de The Economist, le CMI a été mentionné parmi les quatre acteurs les plus importants dans la médiation de la paix.
L’organisation a toutefois des problèmes d’argent. M. Ahtisaari a prononcé récemment un discours lors de la conférence des ambassadeurs finlandais où il a souligné le besoin d’argent du CMI. Il a noté que par exemple la Norvège et la Suisse accordent plus de financement aux organisations dans la médiation de la paix que la Finlande.
La plupart de financement du CMI vient de l’Etat finlandais, du budget de la coopération au développement, avec la condition que le CMI trouve 15 % de financement auprès d’acteurs privés. Selon Mme Tuija Talvitie, secrétaire générale de l’organisation, le CMI souhaite que le MAE approuve aussi le financement des Etats étrangers.
Le CMI vient de créer CMI Premium Donators Club, dont l’adhésion coûte 2 000 euros par an.
M. Ahtisaari ne participe plus beaucoup aux activités du CMI, et l’organisation a déjà évoqué une éventuelle coopération avec M. Pekka Haavisto, jusqu’à présent sans résultat.
HS/lun/A5

Communauté musulmane

Les Musulmans de Finlande condamnent la vidéo et la violence
Helsingin Sanomat rapporte que la communauté musulmane de Finlande a publié vendredi un communiqué où elle condamne la vidéo qui diffame le prophète, ainsi que les actes de violence. Le communiqué, signé par quinze organisations musulmanes, souligne l’importance de la liberté de parole responsable et le droit aux manifestations pacifiques.
HS/sam/B1

Politique intérieure

Fiscalité

Les anciens Premiers ministres recommandent une diminution de l’impôt sur les entreprises – M. Katainen ne voit pas d’urgence et Mme Urpilainen rejette l’idée
Des anciens Premiers ministres se sont réunis à l’occasion des 50 ans de l’émission radiodiffusée pour interviewer le Premier ministre une fois par mois. Outre M. Katainen, étaient présents trois anciens Premiers ministres centristes, Mmes Jäätteenmäki et Kiviniemi ainsi que M. Vanhanen.
Les anciens Premiers ministres estiment que la Finlande devrait suivre l’exemple de la Suède et diminuer le taux de l’impôt sur les entreprises. En Finlande, le taux est de 24,5 % contre une moyenne européenne de 23,4 %. En Suède, ce taux vient de passer à 22 %.
M. Katainen admet qu’il faut suivre de près l’évolution de la situation en Suède, mais il ne voit pas d’urgence extrême en la matière. Il n’est pas prévu que le gouvernement prenne une nouvelle décision en la matière. Au début 2012, le taux en Finlande est passé de 26 % à son niveau actuel.
Mme Urpilainen, ministre des Finances, rejette l’idée de diminuer l’imposition sur les entreprises. Elle ne voit pas d’opportunité d’entamer une compétition fiscale agressive : pour elle, il n’y a pas de vainqueurs mais par contre, beaucoup à perdre du fait de la diminution de recettes fiscales.
M. Katainen a rappelé, quant à lui, que la Finlande a mis en place des allègements sur la fiscalité de l’énergie ainsi que différents stimulants pour les PMI-PME. « La compétitivité est composée de l’ensemble et non pas uniquement de la fiscalité sur les entreprises », rappelle-t-il.
HS/sam/A4

Commentaires
Aamulehti a interrogé M. Niskakangas de l’Université Aalto, et M. Koski, économiste de la confédération des ouvriers, SAK, qui estiment que la compétition fiscale entre les Etats membres nuit à tout le monde. M. Niskakangas estime que les recettes fiscales des Etats et des communes diminuent en ce qui concerne l’impôt perçu des entreprises. Dans l’UE, l’assiette fiscale a diminué de 6 points en dix ans. La situation est problématique pour l’ensemble des Etats membres, estime M. Koski. « Il n’y a pas de gagnants. »
AL relève que le taux sur les entreprises est le moins élevé en Bulgarie et à Chypre (10 %) et le plus élevé en France (33,33 %), en Belgique (33,99 %) et à Malte (35 %).
L’éditorialiste de Kauppalehti estime que la Finlande doit suivre l’exemple de la Suède et diminuer son impôt sur les sociétés.
AL/sam/A8

Le patronat EK souhaite un taux d’impôt de 20 % concernant les entreprises
HS relève que le directeur du patronat EK, M. Mustonen, considère l’imposition sur les entreprises comme l’impôt le plus nuisible pour la croissance et l’emploi. Il estime qu’il est également central au niveau des investissements du fait que les entreprises le prennent en compte dans le calcul des frais de capitaux.
EK souhaite également une diminution du taux d’impôt concernant les revenus liés aux propres innovations d’une entreprise, à l’instar des Pays-Bas.
EK ne souhaite pas promouvoir une harmonisation de la fiscalité dans l’UE. M. Mustonen estime qu’il faut maintenir une compétition saine en la matière.
HS

Budget
Le gouvernement est divisé sur l’adaptation budgétaire
Helsingin Sanomat rapporte qu’il est possible que les Finlandais doivent s’habituer à des économies supplémentaires parce que les objectifs du gouvernement pour rééquilibrer l’économie nationale ne seront pas atteints entièrement. La différence entre les recettes et les dépenses est trop importante.
Selon le programme gouvernemental, le déficit de l’économie nationale devrait être moins d’un pourcent sur le produit brut d’ici l’an 2015. Il apparaît toutefois que le déficit serait d’environ de 2 %. La différence signifie d’environ deux milliards d’euros.
Les principaux partis du gouvernement, le Parti conservateur et le Parti social-démocrate, ne sont pas d’accord sur l’importance de l’objectif de déficit d’un pourcent. Selon le conservateur Kimmo Sasi, président de la commission des finances du Parlement, il faut absolument le suivre. Pour la sociale-démocrate Pia Viitanen, membre de la même commission, il faut surtout mettre fin la croissance de l’endettement et le pourcentage de déficit est moins important.
Si le gouvernement tient à son programme, il faut chercher la croissance ou rendre plus strict la discipline budgétaire.
Le ministère des Finances publie aujourd’hui ses nouvelles prévisions. Le gouvernement présente son projet de budget également aujourd’hui.
HS/dim/A6

Communes

Introduction de possibilité de référendums à l’occasion d’élections
La ministre des Collectivités locales, Mme Virkkunen, souhaite faciliter l’organisation des référendums dans les communes. Elle estime qu’il faudrait permettre leur organisation dans le contexte d’élections, afin de rendre la procédure un peu plus légère.
Cela pourrait augmenter l’intérêt porté même pour les élections.
AL/lun/A6

Nucléaire

« Fennovoima scruté par ses actionnaires » KL
Oulu actionnaire de Fennovoima ?
Kauppalehti rapporte que les actionnaires de Fennovoima scrutent désormais la rentabilité du nucléaire. Ils souhaitent un président du conseil d’administration qui soit fort.
Kaleva rapporte que le changement de président du conseil d’administration n’a pas eu de conséquence sur les travaux de planification de Fennovoima, selon le directeur de la construction de Fennovoima, M. Timo Kallio.
Selon Kaleva, Oulu envisage de s’engager dans Fennovoima pour soutenir ce projet si important pour la région du Nord de la Finlande. Le maire de la ville, M. Pennanen, l’a évoqué dans une interview accordée à Kaleva.
Le quotidien souligne que la majorité des partis représentés au conseil municipal sont favorables à une participation d’Oulun Energia au projet de Fennovoima.
Kaleva

Hanhikivi, dernier réacteur en Finlande ?
Le ministre de l’Environnement, M. Villa Niinistö (Verts) estime que le réacteur d’Hanhikivi que Fennovoima projette de construire sera le dernier réacteur nucléaire construit en Finlande. « Ce gouvernement ne délivrera pas d’autre autorisation de principe et je ne pense pas que les dirigeants suivant le feront », a-t-il dit à Oulu.
Lors de la même manifestation, l’ancien premier ministre Matti Vanhanen n’a toutefois pas voulu être aussi catégorique. Il s’est borné à déclaré que son gouvernement avait jugé que deux nouveaux réacteurs suffisaient.
M. Niinistö a souligné le coût des nouvelles centrales : « Les estimations sont entre 4 et 6 milliards d’euros, le coût des nouveaux réacteurs construits est plutôt de 7 à 9 milliards d’euros. Au Canda et en Afrique du Sud, on abandonne des projets car ils ne sont pas rentables. Comment la Finlande pourrait-elle être le seul pays où le nucléaire est rentable ? ».
Kaleva

Le nucléaire remplacé par … du nucléaire
Kaleva, Kesksisuomalainen et Turun Sanomat rapportent que sept ans après avoir décidé d’abandonner le nucléaire, l’Allemagne est obligée d’augmenter ses importations d’électricité de voisins qui utilisent le nucléaire ;
Les quotidiens rapportent aussi, par des dépêches d’agence, que le Japon a décidé d’abandonner le nucléaire d’ici 2040.
Kaleva TS KS

France – Finlande

Musique : M. Delbecq à Jyväskylä

Kesksisuomalainen consacre un article au pianiste Benoît Delbecq avant ses concerts à Jämsä (16.9) et Jyväskylä (17.9).
KS

France

Littérature : Emmanuel Carrère

Hufvudstadsbladet rend compte de l’ouvrage Limonov d’Emmanuel Carrère.
HBL/dim/39

Vendredi 14 septembre 2012

Politique étrangère et européenne

Commission

M. Barroso plaide pour une fédération d’Etats-nations
Aamulehti publie une tribune du président de la Commission qui reprend ses idées sur le fédéralisme évoquées dans son discours sur l’Etat de l’union, devant le Parlement européen, le 12 septembre.
AL

Union bancaire

Réactions des banques finlandaises
Helsingin Sanomat rapporte que les banques finlandaises considèrent que la décision de l’UE de renforcer le contrôle sur les établissements financiers est une bonne chose mais que le calendrier semble trop rapide.
La présidente de l’union des établissements financiers, Mme Kauppi, estime que ce contrôle serait une bonne chose, « surtout pour les petites banques », mais que « le calendrier n’est pas réaliste ». Elle considère que des garanties de dépôt communes ou un financement de crise commun seraient de mauvaises choses car la situation des établissements financiers est si différente qu’une solidarité ne serait pas juste. « Il faudra faire attention à ce que les forts établissements financiers nordiques en bonne santé ne soient pas appelés à la rescousse quand il faudra sauver les banques du Sud ». Elle juge aussi qu’il faudrait que « l’on puisse liquider n’importe quelle banque sur la décision d’une autorité ». Elle souligne enfin que « toute solidarité augmente les frais et qu’il faut donc avoir une attitude critique et non naïve ». Elle relève enfin que l’union douanière ne résoudra pas la crise actuelle.
HS

Suède - Finlande

La Suède baisse l’impôt sur les sociétés à 22%
Helsingin Sanomat rapporte que l’union finlandaise des entrepreneurs a réagi à la décision suédoise de baisser de 26,3% à 22% le niveau de l’impôt sur les sociétés.
En Finlande, ce taux est de 24,5%, après avoir été abaissé d’un point et demi (il était à 26% en 2011).
Selon les entrepreneurs finlandais, la décision suédoise devrait augmenter la pression en faveur d’une nouvelle baisse en Finlande ;
HS

Fiscalité

Les grandes entreprises ne paient que peu d’impôts en Finlande
Les neuf plus grandes entreprises finlandaises cotées en bourse ont versé au total 448 millions d’euros d’impôts en 2010. Leur bénéfice correspondant à la même année était de 8,3 milliards, ce qui signifie que la part des impôts s’élève à 5,4 %.
Sur son bénéfice de 1,8 milliards d’euros, Nokia a versé des impôts en Finlande à hauteur de 1,6 millions d’euros. Metso et Nokian renkaat (pneus) n’ont rien versé en Finlande, grâce à un planning fiscal avantageux et au fait que les pertes sont déductibles dans la fiscalité.
Au niveau international, ces entreprises versent des impôts à hauteur de 19 % de leur résultat. C’est souvent les Pays-Bas qui récupèrent ces versements.
Selon M. Arvela, chef du service fiscal du ministère des Finances, « les Néerlandais sont des génies pour développer des conventions et de pratiques pour attirer des recettes fiscales.
Helsingin Sanomat relève qu’en 2007, Nokia a versé des impôts à hauteur de 1200 millions d’euros en Finlande (contre 1,6 millions en 2010).
HS/A4

Russie

Visite en Finlande du président de la commission des AE de la Douma
Kansan Uutiset rapporte que le président de la commission des affaires étrangères de la Douma russe, M. Aleksei Pouchkov, a effectué une visite en Finlande dans le cadre d’une réunion d’un comité politique du Conseil de l’Europe. M. Pouchkov a eu des entretiens avec le Président Niinistö et le président du Parlement, M. Eero Heinäluoma.
M. Pouchkov, qui a accordé une interview à Kansan Uutiset, a laissé entendre que le nouveau président finlandais était en train de trouver un bon contact avec les Russes. « Mme Halonen a eu des relations personnelles et chaleureuses avec la direction russe. »
M. Pouchkov estime qu’avec les pays de l’Europe, la Russie a peut-être les meilleures relations avec la Finlande. Il souligne qu’il y a plus de 10 millions de passages tous les ans à la frontière fenno-russe. « Nous n’avons pas autant de contacts avec, par exemple, la Suède, le Danemark, la Norvège ou même avec les pays baltes. »
Pour M. Pouchkov, il est sûr qu’il y a eu des moments difficiles dans histoire bilatérale de la Finlande et de la Russie. « Le poids de l’histoire est encore présent dans nos relations avec certains pays de l’Europe orientale, dont la Pologne ou les pays baltes, peut-être aussi la Hongrie ou la République tchèque. Nos relations avec la Finlande sont toutefois un exemple de la façon dont on arrive à mettre de côté le poids de l’histoire. Cela rend nos relations avec la Finlande uniques. »
M. Pouchkov laisse entendre que le modèle de bonnes relations serait utile sur un plan plus large. « On devrait avancer dans nos relations avec l’Union européenne. » Même si la Russie est aussi une grande puissance asiatique, les pays de l’Union européenne sont parmi ses partenaires commerciaux les plus importants.
« Je pense que la Finlande fait partie des pays de l’Union qui pourraient avoir un rôle très positif dans le rapprochement des relations de la Russie et de l’UE », estime M. Pouchkov. « La Finlande pourrait avoir un rôle pour faire comprendre que la Russie soit considérée comme un partenaire dans plusieurs domaines. »
M. Pouchkov ne prend pas position à une éventuelle adhésion finlandaise à l’OTAN. « Si j’ai bien compris, le statu quo est satisfaisant du point de vue de tous : Helsinki, Moscou et Bruxelles. »
KU/38-39

Politique intérieure

Elections municipales

Sondage : les Finlandais s’intéressent plus aux élections municipales qu’en 2008
Helsingin Sanomat relève que selon un baromètre sur les partis politiques, effectué par l’institut TNS Gallup, 64 % des personnes interrogées sont sures d’aller voter aux élections municipales. Il y a quatre ans, selon ce même baromètre, 59 % étaient sûrs de voter.
Les partisans du Parti conservateur, du PSD et de l’Alliance des gauches sont les plus sûrs de voter en ce moment.
Selon le baromètre, deux Finlandais sur cinq comptent voter pour pouvoir protester contre la politique menée actuellement.
Selon ce sondage, 40 % des personnes interrogées sont satisfaites de l’activité du gouvernement, tandis que 47 % sont mécontents.
A la lumière de ce sondage, l’image du Centre, des Vrais Finlandais et du PSD s’est améliorée depuis le printemps dernier, tandis que l’image du Parti conservateur, de l’Alliance des gauches et de l’Alliance verte s’est détériorée. L’attitude à l’égard du Parti conservateur reste toutefois la plus positive, avec un score de 40 %. Le PSD a presque atteint le Kokoomus avec 39 %.
Le baromètre a été effectué en août-septembre auprès de 967 personnes. Il a été commandé par le Parti conservateur, le PSD, les Vrais Finlandais et le Centre.
HS/A6

Les listes électorales ne sont pas encore prêtes
Selon Helsingin Sanomat, plusieurs partis politiques n’ont pas encore atteint leurs objectifs quant au nombre de candidats aux élections municipales, même s’il faut déposer les listes électorales au plus tard mardi prochain.
M. Olli Sandvik, secrétaire général des Vrais Finlandais, estime que le parti a attiré environ 3 500 candidats. L’objectif a été d’en trouver 4 000.
Selon la secrétaire générale du Kokoomus, Mme Taru Tujunen, les conservateurs ont environ 5 000 candidats.
Le PSD a plus de 5 600 candidats en ce moment, selon le secrétaire général Reijo Paananen. Le Centre en a 6 100, selon M. Timo Laaninen, secrétaire général.
Mme Sirpa Puhakka, secrétaire général de l’Alliance des gauches, estime que le parti obtiendra pas autant de candidats qu’en 2008 (où il y en avait 4 100)
L’Alliance verte, le parti suédois et les Chrétiens-démocrates ont entre 1 400 et 1 800 candidats.
HS/A6

Police

Le réseau d’antennes locales de la police diminue
Selon Aamulehti, les centristes et les Vrais Finlandais ont peur que jusqu’à 60 antennes locales de la police soient supprimées. Cette proposition est incluse dans le rapport sur l’intensification du travail de la police, rédigé par un groupe de travail dirigé par M. Kauko Aaltomaa, directeur des affaires policières au ministère de l’Intérieur. Le groupe de travail a proposé que la distance entre les antennes locales doive être d’au moins 60 km. Le minimum d’effectifs dans un commissariat de police serait de 40 personnes et dans une antenne locale de dix personnes.
Mme Marja Anttoora, secrétaire d’Etat politique au ministère de l’Intérieur, affirme que le ministère n’a pas fait de listes secrètes concernant la suppression des commissariats ou antennes de police.
AL/A4

Stock-options des entreprises

De plus en plus souvent, les entreprises récompensent l’ensemble de leur personnel
Ces dernières années, les bonus versés à la direction de grandes entreprises, dont Finnair et Fortum, par exemple, ont suscité de débats animés. Hufvudstadsbladet relève que la tendance aujourd’hui est de tirer les leçons des critiques en la matière. De plus en plus d’entreprises incluent désormais l’ensemble de leur personnel dans le cadre des programmes de récompenses. Les stock-options commencent à être remplacées par des actions. Par contre, s’agissant des actions, il faut que les intéressés y investissent leur propre argent.
La participation est volontaire et les entreprises qui proposent cette mesure estiment que 20 % du personnel est susceptible de s’y intéresser.
HBL/2

Fennovoima

Changement du président du conseil d’administration
Fennovoima rapporte que le président du conseil d’administration de Fennovoima, M. Juha Rantanen, a laissé sa place car les actionnaires n’étaient pas contents de sa gestion du projet. Il aurait notamment réagi trop lentement au départ de certains actionnaires.
Il a été remplacé par Pekka Ottavainen, PDG de Voimaosakeyhjtiö SF, principal actionnaire de Fennovoima. Selon Kauppalehti, M. Ottavainen n’assure qu’un intérim avant que les actionnaires ne trouvent un nouveau président du conseil d’administration. Selon le quotidien économique, c’est Outokumpu, grand actionnaire de Fennovoima qui est en position de force. Dans ce contexte, le président du cosneil d’administration d’Outokumpu, M. Ole Johansson (ancien PDG de Wärtsilä et président du patronat EK).
Kauppalehti rapporte que la situation du PDG de Fennovoima, M. Tapio Saarenpää, a aussi été remise en cause en coulisses.
Le quotidien estime que le projet de Fennovoima est très important pour les projets miniers au Nord de la Finlande. Les risques sont néanmoins importants : le coût de construction ne cesse d’augmenter, le stockage des déchets n’est pas réglé et on spécule toujours sur un départ d’E.ON. De plus, les petites entreprises énergétiques sont plus enclines à investir dans des projets de centrales à bois rapidement réalisables que dans un projet nucléaire de plus long terme.
KL

Education

Enseignement de langues étrangères
« Les études de langues ont chuté en vingt ans » SK
Suomen Kuvalehti publie un article de l’état de l’enseignement de langues étrangères en Finlande.
Mme Mustaparta, chargée de langues étrangères à la Direction nationale de l’éducation, estime que le débat sur les langues a été éclipsé par celui sur le suédois obligatoire.
Les études de langues étrangères à l’école primaire et au collège ont diminué et sont devenues moins diversifiées depuis les vingt dernières années. Des connaissances variées en langues et cultures sont de moins en moins souvent considérées comme une compétence importante.
Le résultat en est que de plus en plus de Finlandais sortent du collège seulement avec des connaissances en anglais et en suédois. Même au lycée, près de la moitié des élèves n’étudient que ces deux langues. Alors qu’au début des années 1990, 70 % des lycéens étudiaient trois ou quatre langues étrangères, leur nombre est aujourd’hui de 55 %.
Dans le cadre de la formation professionnelle, l’offre de langues autres que l’anglais et le suédois est minime.
Mme Jukarainen, présidente de l’association des enseignants de langues, estime qu’en partie, les jeunes sont eux aussi responsables de cette tendance. Ils sont habitués à « prendre rapidement des choses en main », or, avec les langues, il faut du temps avant de les maîtriser. La réputation des études de langue ne facilite pas la situation ; surtout les parents semblent penser que c’est dur et difficile. « Avant, on pensait que les connaissances en langues constituaient un capital », rappelle Mme Kangasvieri, chercheur auprès du réseau de politique d’enseignement de langues.
SK/26-29

France – Finlande

Economie

BNP- Paribas s’implante dans le marché de l’immobilier professionnel
Kauppalehti rapporte que Paribas Real Estate s’implante dans le secteur du cosneil en immobilier professionnel en Finlande. Le quotidien économique publie une interview de Greg Cooke, président du conseil d’administration de BNP Paribas England et responsable du secteur de l’immobilier professionnel, en visite à Helsinki.
KL

France

Economie

L’affaire Arnaud suscite un débat sur la fiscalité
Kauppalehti rapporte les réactions suscitées par l’annonce du patron de LVMH, M. Bernard Arnaud, de demander la nationalité belge.
KL

Jeudi 13 septembre 2012

Politique étrangère et européenne

Crise de l’euro

Surveillance bancaire : réactions aux propositions de la Commission
M. Holm, directeur général de l’institut de recherche économique Pellervo, estime que le premier objectif de la Commission européenne n’est pas de mettre en place une surveillance commune du secteur bancaire, qui constitue une condition politique pour l’aide donnée aux banques directement par le MES. « La surveillance est une bonne chose, mais dans la réalité, l’objectif est de permettre au MES de donner une aide directe à des banques des pays en crise. »
M. Korkman, professeur à l’Université Aalto, estime qu’il est extrêmement difficile pour l’Allemagne et la France d’imaginer qu’il y ait une autorité au niveau communautaire qui mette fin au jeu. Pour lui, la surveillance de l’ordre pratique serait principalement à la charge des organes nationaux. La BCE se concentrerait sur les banques les plus importantes et celles qui ont bénéficié des aides bancaires, tout en disposant de la possibilité d’intervenir dans la situation de n’importe quelle banque.
La position de la Finlande reste ouverte concernant les propositions de la Commission européenne. Selon Mme Urpilainen, ministre des Finances, plusieurs questions devront encore être évoquées avant que le gouvernement puisse déterminer son opinion. « C’est une question importante, par exemple, que de savoir ce qu’il faudrait faire dans le cas de banques qui fonctionnent dans la zone euro mais dont le siège est ailleurs », dit-elle, faisant référence à Nordea, selon HS.
M. Korkman relève que la question sur le rétablissement des banques non-viables et celle sur la question de la protection des dépôts financé solidairement sont les plus difficiles.
M. Katainen estime qu’une éventuelle responsabilité solidaire devrait partir de zéro. « Il ne faut pas que les banques nordiques solides financent la crise bancaire ailleurs en Europe ».
M. Wessman, patron de Nordea, considère le calendrier proposé par la Commission comme trop serré. « Les nouveaux surveillants ne pourront pas adopter l’expertise nécessaire dans de tels délais », selon lui.
Selon M. Liikanen, gouverneur de la Banque de Finlande, le projet de la Commission est un pas important vers la résolution de la crise européenne. Il estime que l’établissement d’une union douanière renforcerait la confiance et diminuerait les incertitudes.
HS/B5 Dem

Propos de M. Liikanen
Le gouverneur de la Banque de Finlande, M. Liikanen, estime que la Banque centrale allemande participera à la mise en œuvre des décisions prises en commun.
M. Liikanen est confiant en ce qui concerne le fait que la BCE assume sa part de responsabilité dans la gestion de la crise de l’euro, malgré les divergences.
La Banque de Finlande prévoit une croissance de 3,2 % de la production mondiale cette année et de 3,5 % en 2013.
En ce qui concerne l’UE20 (la zone euro + la Suède, le Danemark et la Grande-Bretagne), la Banque de Finlande prévoit une diminution de 0,4 % de la production cette année, et une augmentation de 0,4 % en 2013.
HS/B5

Editoriaux
« Enfin un plan de sortie de cirse » HS
« L’espoir revient » TS
« L’euro sera sauvé aux conditions de l’Allemagne » KL
Turun Sanomat estime que la décision de la cour constitutionnelle allemande et les propositions de la Commission constituent un signal d’espoir pour la résolution de la crise.
Kauppalehti relève que les conditions posées par la cour constitutionnelle allemande comme la décision de la BCE témoignent du rôle décisif joué par l’Allemagne dans la résolution de la crise.
Pour Helsingin Sanomat, « même si les raisons fondamentales de cette crise financière ne vont pas disparaître, la gestion de cette crise sera plus facile et plus crédible après les décisions intervenues cette semaine ».
HS TS KL

Syrie

Une centaine de demandeurs d’asile syriens en Finlande depuis le début de l’année
Helsingin Sanomat relève que 108 Syriens ont demandé l’asile en Finlande cette année. Le nombre de demandeurs d’asile syriens augmente depuis juin 2011 et ils constituent aujourd’hui le cinquième groupe de demandeurs d’asile après les Irakiens, les Russes, les Somaliens et les Afghans.
Un tiers des demandeurs syriens sont des femmes et deux tiers des hommes.
L’Office national de l’immigration a modifié le traitement des demandeurs syriens en juillet. Jusqu’à cette date, les permis de séjour étaient accordés à titre de protection humanitaire, mais depuis, les demandeurs obtiennent un permis à titre de protection subsidiaire. Mme Koskela de l’Office de l’immigration relève que le statut de protection subsidiaire se base sur une directive européenne et permet d’obtenir les mêmes droits que ceux qui sont octroyés aux réfugiés.
A la fin août, 46 asiles, 9 permis de séjour à titre de protection subsidiaire et 22 à titre de protection humanitaire avaient été accordés à des Syriens. 15 se sont vu refusé l’entrée sur la base du traité de Dublin.
HS/B1

Terrorisme

Une Finlandaise de l’origine somalienne a été arrêtée
Helsingin Sanomat relève que la police judiciaire a annoncé hier d’avoir arrêté une Finlandaise de l’origine somalienne, soupçonnée de financement du terrorisme.
Depuis plus d’un an, la police judiciaire et la police de sûreté ont une enquête en cours pour étudier l’éventuelle participation de plusieurs personnes de l’origine somalienne au financement de l’organisation al-Shabaab. Sept personnes ont été soupçonnées en Finlande et plusieurs à l’étranger.
La police estime que l’enquête préliminaire sera terminée avant la fin de l’année.
HS/A4

Formation

La formation finlandaise est au niveau moyen à l’OCDE
Selon une enquête de l’OCDE sur le pourcentage de jeunes de 15 à 19 ans qui suivent une formation, la Finlande se trouve en 10e position, avec un pourcentage de 86,8 %. L’Irlande est en tête avec 96,7 %, suivie de la Belgique, de la Pologne, de la Slovénie et de la Hongrie.
Selon cette étude, la part de la population ayant obtenu une formation supérieure augmente plus lentement en Finlande que dans les pays de l’OCDE en moyenne.
HS/mer/A0

Politique intérieure

Parlement

Le Centre a déposé une motion de censure sur les soins aux personnes âgées
Helsingin Sanomat rapporte que le groupe parlementaire du Parti du centre a déposé mercredi une motion de censure sur les soins aux personnes âgées. Selon le président du parti, M. Juha Sipilä, les centristes n’ont pas compris ce que le gouvernement a effectivement décidé lors des négociations budgétaires. M. Sipilä souligne que le Centre veut avoir des réponses claires : « Je me demande si le gouvernement sait ce qu’il veut. »
Selon HS, les ministres ont eu des avis divergents lors la préparation de la loi sur les soins aux personnes âgées et le Centre souhaite encore élargir ces divergences d’opinion.
HS/A4

Partis politiques

Selon un sondage de la MTV3, le Centre est plus populaire que les Vrais Finlandais
A la lumière d’un sondage d’opinion sur l’audience des partis politiques, effectué pour le compte de la chaîne de télévision commerciale MTV3, le Parti conservateur Kokoomus est encore en tête avec une audience de 21,4 %. Il est suivi du Parti social-démocrate (18,7 %), du Parti du centre (17,3 %) et des Vrais Finlandais (16,8 %).
HS/A6

Elections municipales

Le premier débat électoral a eu lieu sans M. Soini
Helsingin Sanomat relève que l’association des communes finlandaises a invité hier les présidents de six partis politiques (représentés au conseil de l’association) à participer à un débat électoral. Les présidents du Parti conservateur, M. Jyrki Katainen, du PSD, Mme Jutta Urpilainen, de l’Alliance verte, M. Ville Niinistö et du Centre, M. Juha Sipilä ont participé au débat, ainsi que les vice-présidents de l’Alliance des gauches, M. Risto Kalliorinne, et des Vrais Finlandais, M. Juho Eerola. Le président des Vrais Finlandais, M. Timo Soini, n’a pas pu participer parce qu’il est en congé de maladie. On ne le verra pas non plus ce soir au débat électoral de la MTV3.
Le Premier ministre Katainen, qui a obtenu beaucoup de temps de parole, a défendu ardemment la réforme des communes. M. Katainen et Mme Urpilainen ont rejeté vigoureusement les spéculations de M. Sipilä sur un éventuel objectif de 70 communes.
Mme Urpilainen a été étonnée que les communes aient été récalcitrantes à étudier les différentes options. « Les études pourraient donner de nouvelles informations et des points de vue différents. »
M. Sipilä a préféré la coopération entre les communes au lieu des fusions. « La population ne rajeunit pas et les trajets pour aller au travail ne raccourcissent pas en transférant les limites des communes. »
M. Kalliorinne a souligné qu’aux élections municipales, « il ne s’agissait pas d’une grande bataille pour l’indépendance et encore moins d’un référendum sur la politique nationale sur l’euro. »
HS/A6

Nominations

L’orientation politique des hauts fonctionnaires a de moins en moins d’importance
Selon Helsingin Sanomat, l’appartenance dans un parti politique a de moins en moins d’importance dans les nominations des hauts fonctionnaires. Les nominations politiques ont été évoquées à l’occasion de la récente nomination du secrétaire général du ministère de l’Intérieur.
Les ministères ont onze secrétaires généraux, dont trois sont membres d’un parti politique : MM. Raimo Sailas (PSD) au ministère des Finances et Kari Välimäki (PSD) aux Affaires sociales et de la Santé et Mme Hannele Pokka (Centre) à l’Environnement. Le quotidien souligne que tous les trois sont des fonctionnaires très appréciés. Selon un fonctionnaire anonyme, M. Sailas s’entend moins bien avec les sociaux-démocrates qu’avec d’autres fonctionnaires. M. Välimäki quittera bientôt son ministère. Mme Pokka a été députée et ministre, mais elle a quitté la politique active il y 18 ans.
La secrétaire générale du ministère de la Justice, Mme Tiina Astola, a été membre du Parti conservateur dans les années 1970 et Mme Päivi Nerg, nommée au poste de secrétaire général du ministère de l’Intérieur à partir du 1er octobre, a été candidate des Chrétiens-démocrates en 2007.
Les secrétaires généraux qui n’ont pas été membres d’un parti politique sont Mme Jaana Husu-Kallio (Agriculture) et MM. Arto Räty (Défense), Harri Skog (Education), Pertti Torstila (Affaires étrangères), Harri Pursiainen (Transports et Communications) et Erkki Virtanen (Travail et Activités économiques).
Depuis mars 2012, le Président ne nomme plus les secrétaires généraux des ministères.
HS/A4

Exportations

Le ministère de l’Emploi et de l’Economie concentre ses services aux mêmes locaux
Le ministère de l’Emploi et de l’Economie envisage de déplacer des prestataires de services pour les entreprises dans des locaux communs à Espoo. Il s’agit de Tekes, Finnvera et Finpro et cette manœuvre répond au souhait des entreprises qui cherchent un financement pour leurs efforts d’exportation d’obtenir les services au même endroit.
L’immeuble « Team Finland » prévu à cette fin sera construit dans les années qui viennent.
Kauppalehti relève qu’il ne s’agira pas de fusionner les fonctions de ces organismes.
KL/A6

Licenciements

Nokia Siemens Networks supprime 400 emplois
NSN qui a supprimé 630 emplois en mars a annoncé qu’il en supprimerait encore 400. Le groupe emploie 6250 personnes à Espoo, Oulu et Tampere. Le but du groupe est de faire des économies d’un milliard d’euros pour fin 2013, mais ne relève pas quelle est la part qui concerne la Finlande. Les employés en Finlande représentent 10 % de la main d’œuvre du groupe.
HS/B6

NSN recrute en Inde
Kauppalehti relève que NSN recrute en Inde où il dispose déjà de 10 000 employés.
KL/A6

11 861 licenciements en 2012
Demokraatti relève que, cette année, 11 861 personnes ont été licenciées dans le cadre d’un plan social, ce qui est mille de plus que toute l’année 2011.
C’est Nokia qui a licencié le plus de personnes (3700), suivi des forces armées (1200), Tieto (545), Finnair (380) et UPM-Kymmene (378).
Les négociations en vue de licenciements ou mises à pied éventuelles ont concerné 47 000 salariés de janvier en août.
Dem/8

Défense

Révision de la législation sur les témoins de Jéhovah
Le ministre de la Défense, M. Carl Haglund, a demandé au professeur Jukka Kekkonen un rapport sur la législation concernant l’exemption du service militaire des témoins de Jéhovah. Depuis 1987, entre 100 et 200 jeunes hommes sont exemptés tous les ans.
Le prédécesseur de M. Haglund, M. Stefan Wallin, a proposé que les témoins de Jéhovah participent au service civil au lieu de profiter d’une exemption.
HS/mer/A10

Santé

Nouveau traitement pour lutter contre le cancer
Helsingin Sanomat rapporte que l’entreprise finlandaise Oncos Therapeutics est en train de tester un nouveau traitement sur la base de virus contre le cancer. Si les résultats sont positifs, le nouveau médicament pourrait être lancé au plus tôt en 2016.
HS/A4

France – Finlande

Festival Amour et Anarchie
Hufvudstadsbladet rapporte que la vente des billets pour le festival du film Amour et Anarchie commence aujourd’hui. A l’affiche, de nombreux films français dont le dernier de Léos Carax.
Hbl

Mercredi 12 septembre 2012

Politique étrangère et européenne

Crise de l’euro

Visite de M. Katainen en Espagne
Le Premier ministre, M. Katainen, a effectué une visite à Madrid, afin de rencontrer son homologue espagnol, M. Rajoy. Lors d’une conférence de presse commune, les Premiers ministres ont fait l’éloge de leurs pays respectifs en matière d’efforts pour résoudre la crise de l’euro.
M. Katainen a exprimé des critiques à l’égard des marchés financiers qui n’ont pas pris en compte les réformes importantes mises en place en Espagne. Il trouve que la situation est injuste pour l’Espagne, car les mesures déterminées prises par l’Espagne ne sont pas appréciées de la bonne façon par les marchés. Pour lui, les mesures prises par l’Espagne vont dans le bon sens et ont permis à la compétitivité de s’améliorer considérablement.
Outre la rencontre avec M. Rajoy, M. Katainen est intervenu sur la politique finlandaise [en matière de l’euro] lors d’un forum économique ainsi que devant une école supérieure de commerce.
Il a souligné l’importance d’une intégration européenne renforcée, d’une Commission européenne plus forte et – avant tout – d’une rigueur économique plus stricte. Il a rappelé que si les marchés financiers traitent les Espagnols d’une façon peu juste, les Finlandais sentent eux aussi une injustice dans le fait que les règles de rigueur ne sont pas toujours respectées. Il estime que les règles sur lesquelles on s’est mis d’accord en commun ne devraient pas faire l’objet d’interprétation différente dans chaque pays.
Auprès des étudiants, M. Katainen a relevé que lors de la récession des années 1990, la Finlande a pu s’en sortir au moyen d’économies, de réformes structurelles, et en investissant dans la recherche et le développement.
KS/13

Propos de M. Rajoy
Le Premier ministre espagnol, M. Rajoy, interrogé sur la crise de l’euro, souligne qu’il faudra une croissance et une diminution du déficit pour l’Espagne. Il relève qu’ « outre la croissance, la seule option envisagée, c’est de mettre à profit l’outil annoncé par la BCE. » Un paquet de sauvetage n’est pas, selon lui, ce dont l’économie espagnole a besoin dans la situation actuelle, relève Helsingin Sanomat.
Il est problématique pour M. Rajoy, que l’aide pourrait nécessiter de nouvelles mesures d’économie ainsi qu’une surveillance, choses que les Espagnoles ont du mal à accepter. Concernant le rôle éventuel du FMI en tant qu’instance chargée de la surveillance, M. Rajoy constate que le FMI surveille déjà l’économie du pays.
« Je suis prêt à diminuer le déficit, mais les autres ne pourront pas prendre de décisions sur les moyens d’y arriver », dit-il. « Personne ne peut me dire ce qu’il faut que je fasse avec mon budget. »
Lors de la rencontre, les deux Premiers ministres ont assuré leur engagement au renforcement de la zone euro et à la recherche de solutions en commun.
M. Rajoy souhaite entendre l’avis de tout le monde et savoir exactement à quoi il s’engagerait avant de demander une aide à la BCE. Il ne voit pas d’urgence pour réagir à la proposition de la BCE, mais M. Katainen estime que « le calendrier n’est pas sans importance » lorsqu’on s’efforce de rejeter le risque d’un effet domino concernant la confiance en euro.
A la question de savoir si l’avenir de l’Europe sera « plus d’Europe » ou moins, M. Rajoy répond qu’il faut absolument plus d’Europe. Pour lui, une union bancaire et une union fiscale seront réalisées graduellement.
Kauppalehti relève que selon M. Katainen, l’hésitation de M. Rajoy à demander l’aide de la BCE est lié au fait qu’il souhaite bien étudier les conditions de l’aide. Il ne souhaite pas spéculer sur le fait de savoir si la réticence espagnole engendre une insécurité sur les marchés. Il n’a pas non plus commenté le fait de savoir s’il souhaitait que l’Espagne demande une aide le plus tôt possible.
HS/B3, KL/4-5

Parlement européen

La plupart des parlementaires européens finlandais ont voté contre le projet de directive sur les émissions de soufre
Helsingin Sanomat rapporte que le Parlement européen a adopté mardi, par 606 voix contre 55, la directive afin de réduire considérablement les émissions de soufre des navires.
Selon Mme Satu Hassi, député européenne finlandaise et rapporteure qui a mené les débats sur cette question au Parlement européen, les restrictions peuvent sauver jusqu’à 50 000 vies humaines par an. Pour elle, il s’agit de la réforme de santé la plus importante de la législature en cours du Parlement européen.
Quatre europarlementaires finlandais ont voté pour la directive : Mmes Hassi, Liisa Jaakonsaari et Sirpa Pietikäinen et M. Nils Thorvalds. Les autres finlandais ont voté contre, à l’exception de Mm Tarja Cronberg, qui était absente.
La centriste Riikka Manner a critiqué la décision, qui ne concerne pas encore la Méditerranée : « La Finlande doit payer un prix très élevé en raison de cette décision très injuste. »
Le conservateur Petri Sarvamaa a souligné que la Commission européenne n’approuverait pas que Finlande accorde des aides à son secteur de transports maritimes pour compenser les dégâts de la directive.
Mme Hassi a rejeté cet argument : les pays peuvent accorder des aides de l’Etat jusqu’à la fin de l’année 2014 pour les investissements dans les instruments pour capter le soufre.
HS/B6

L’industrie forestière exige des compensations de l’Etat
Le patronat et les syndicats de l’industrie forestière estiment que la directive soufre causera une distorsion de concurrence plus importante à la Finlande qu’aux autres pays européens et son coût s’élèvera à 200 millions d’euros par an.
L’industrie technologique estime que le coût sera de 600 millions d’euros par an.
Les représentants de l’industrie exigent une compensation entière de l’Etat pour couvrir le coût de la directive.
Le ministre des Activités économiques, M. Jyri Häkämies, étudie les moyens pour les compensations. Lors des négociations budgétaires, le gouvernement a décidé d’accorder une aide de 30 millions d’euros pour les investissements dans des instruments pour capter le dioxyde de soufre.
HSB6

Mme Vehviläinen refuse le rôle de bouc émissaire
Helsingin Sanomat relève que selon la députée centriste Anu Vehviläinen, ancienne ministre des Transport, les fonctionnaires du ministère des Transports ne lui avait pas remis toutes les informations nécessaires avant la décision de l’OMI en 2008.
Mme Vehviläinen, qui refuse le rôle de bouc émissaire, rappelle que le Parti conservateur, alors au gouvernement avec le Centre, n’avait été aucunement actif dans l’affaire.
HSB6

Editorial : la directive peut devenir une possibilité
Turun Sanomat estime, dans son éditorial, qu’il est incontestable que la directive pose des problèmes à l’industrie finlandaise à court terme. La directive peut toutefois devenir une opportunité pour l’industrie. La technologie pour capter le dioxyde de soufre suscite des commandes par exemple pour Wärtsilä. La fabrication des moteurs de navire à gaz naturel liquéfié ouvre aussi un marché pour les entreprises finlandaises.
TS/2

Politique intérieure

Informatique

Attaque informatique contre Helsingin Sanomat et Ilta-Sanomat
Helsingin Sanomat rapporte qu’il y a eu mardi une attaque informatique contre le site du quotidien et de celui d’Ilta-Sanomat, tabloïd qui fait également partie du groupe Sanoma. Il y a eu, simultanément, un défaut informatique de câble entre Helsinki et Rovaniemi qui a fait chuter le réseau de la police et de la police des frontières.
HS/A5

France – Finlande

Musique

M. Delbecq à Turku
Turun Sanomat consacre un article d’une page entière au pianiste Benoît Delbecq, qui donnera un concert avec son trio ce soir à Turku.
TS/14

Design

Séminaire de Franklin Azzi
L’architecte Franklin Azzi sera l’invité du séminaire en l’honneur du Designer Eero Saarinen, demain à la maison des Douanes.
HS supplément Design 10

France

Politique

Editorial
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet revient sur le fait que le programme d’économies présenté en France n’augmentera guère la popularité du Président. L’éditorialiste estime que si M. Hollande tient à certaines de ses promesses électorales, il est obligé de faire des concessions sur d’autres.
HBL/14

Mardi 11 septembre 2012

Politique étrangère et européenne

OMC

Le commerce avec la Russie va se renforcer, selon M. Katainen
Kaleva publie une tribune du Premier ministre qui souligne que l’entrée de la Russie dans l’OMC est importante pour la Finlande. En effet, la russie est le troisième client des exportations finlandaises avec 9,4%. L’entrée de ce pays dans l’OMC devrait signifier une diminution de 2 points, à 5% des droits de douane de la Russie ce qui représente 250 millions d’euros. Mais l’effet le plus significatif de l’entrée de la Russie dans l’OMC est qu’à l’avenir la Russie ne pourra plus de manière discrétionnaire augmenter ses droits de douane.
M. Katainen estime que l’industrie forestière finlandaise devrait être le principal bénéficiaire de l’entrée de la Russie dans l’OMC avec une baisse des frais de production de 20 millions d’euros par an. Les services finlandais devraient aussi en tirer profit.
Selon les premières estimations, l’entrée de la Russie dans l’OMC pourrait provoquer une augmentation du PIB finlandais de 200 à 300 millions d’euros et une augmentation des exportations de 200 millions d’euros. Cela pourrait apporter 6 000 emplois supplémentaires en Finlande.
Pour la Finlande, il serait bon que cela ne soit qu’une étape permettant d’arriver, à terme à un traité de libre-échange entre l’UE et la Russie.
Kaleva

Editorial : « Le différend sur le gaz, premier test pour la Russie dans l’OMC » HS
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat estime que l’enquête lancée par la Commission européenne sur les règles commerciales de Gazprom est un test pour la Russie qui vient d’entrer dans l’OMC. L’éditorialiste estime que l’UE a raison d’essayer de construire un réseau du gaz le plus complet possible et de s’assurer que la concurrence fonctionne. « Il faudra que Gazprom accepte la concurrence y compris dans ses gazoducs. L’étude européenne pourra en donner le signal de départ. Mais la question est sensible pour la Russie car la concurrence et la diminution de la dépendance de ses clients risque de rendre le marché de l’énergie moins politique », conclut HS.
HS

Conseil de l’Europe

Réunion du comité politique à Helsinki
Pour la première fois depuis quinze ans, le comité politique de l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe se réunit à Helsinki. Hier, le ministre des Affaires étrangères Erkki Tuomioja s’est exprimé devant les parlementaires des pays européens. Aujourd’hui, c’est l’ancienne présidente Tarja Halonen qui prononcera un discours.
Dem

Parlement européen

Editorial : « Les eurodéputés continueront à voyager » HS
Helsingin Sanomat regrette que l’avocat général de la cour de justice européenne propose d’annuler la décision du parlement européen de réduire les sessions parlementaires à Strasbourg.
HS

Directive sur les émissions de soufre

Le parlement européen devrait voter cette semaine
Demokraatti rapporte que le parlement européen devrait approuver cette semaine le projet de la Commission de directive sur les émissions de soufre dans le transport maritime.
La députée européenne Liisa Jaakonsaari estime que les Finlandais ont mal géré cette décision puisqu’ils n’ont pas réussi à influencer le texte de la directive en amont.
Dem

Selon Wärtsilä, un retour sur investissements en deux ans
Wärtsilä estime que les Finlandais devraient cesser leur rancœur contre la directive européenne et se félicite de l’aide du gouvernement de 30 millions pour que les armateurs s’équipent afin de diminuer leurs émissions de soufre.
Dem

Team Finland

Promotion des exportations
Helsingin Sanomat relève que le ministre de l’Economie, M. Häkämies, souhaite cibler une partie (1 %) des acquisitions publiques pour des projets innovants afin de soutenir les entreprises dans leurs efforts d’exportations. Les acquisitions pourraient servir de référence pour les entreprises. Selon le ministre, cette part représenterait des achats s’élevant à 300 millions d’euros.
M. Häkämies est intervenu, hier, à l’occasion d’une manifestation « Team Finland » pour la promotion des PMI-PME, au palais Finlandia.
M. Stubb, ministre du Commerce extérieur, propose, quant à lui, que les entreprises participent, avec l’Etat, à l’organisation des visites à l’étranger à titre de promotion des ortations.
Le Président Niinistö, qui est également intervenu à l’occasion de la manifestation, a qualifié le système de subvention aux exportations d’éparpillé. D’autre part, il a souligné l’atout finlandais que représente la stabilité de la société. Pour lui, ce point fort n’est pas suffisamment valorisé auprès des investisseurs.
HS

Point de vue : « Le Team Kokoomus à l’écoute des entreprises » HS
Marko Junkkari, chef du service politique de Helsingin Sanomat, rappelle que les exportations représentent 40 % du PIB finlandais et que, de ce fait, il est essentiel de soutenir la croissance et l’internationalisation des PMI-PME.
M. Junkkari regrette que ce soient uniquement les ministres conservateurs qui sont intervenus lors de la manifestation. « Pour la crédibilité du projet, les conservateurs auraient eu intérêt à faire venir le ministre des Affaires étrangères, M. Tuomioja (PSD) ou en tout cas un ministre non-conservateur », juge-t-il.
HS/A6

Politique intérieure

Défense

Le commandant des forces armées a évoqué l’éventualité de supprimer le service militaire universel
Helsingin Sanomat relève que M. Puheloinen, commandant des forces armées, qui est intervenu lors des cérémonies de l’inauguration du cours de défense, hier, déplore les problèmes de financement de l’armée finlandaise.
Selon lui, le financement devrait être augmenté après 2015 et, si ce n’est pas possible, il faudra recourir à des solutions radicales.
Il évoque la redéfinition de la mission des forces armées, ainsi que le renoncement au service militaire universel et à la défense de l’ensemble du territoire.
M. Puheloinen estime qu’à la fin de la décennie, la Finlande devra faire une réforme de la défense plus vaste encore que celle en cours. Selon lui, cette réforme ne se restreindrait pas à la seule armée mais concernerait l’ensemble de la société.
M. Haglund, minisre de la Défense, qui est également intervenu, hier, évoque, s’agissant d’acquisitions importantes d’armement, la possibilité d’un budget séparé à l’instar de la Suède et de la Norvège. M. Puheloinen n’exclut pas une telle mesure parmi les moyens, mais pour lui, cela ne fonctionnerait pas à long terme.
MM. Puheloinen et Haglund rappellent que les voisins, soit la Russie, l’Estonie, la Suède et la Norvège, envisagent tous d’augmenter leur budget de défense.
HS/A8

Finnair

M. Vehviläinen ne sera pas poursuivi en justice
Helsingin Sanomat rapporte que le procureur d’Etat adjoint, M. Jorma Kalske, a annoncé lundi que les directions de Finnair et d’Ilmarinen ne seront pas poursuivies en justice pour avoir proposé ou accepté des pots-de-vin dans le cadre de l’achat par Ilmarinen de l’appartement de M. Mika Vehviläinen, directeur général de Finnair.
MM. Vehviläinen, Christoffer Taxell, ancien président du conseil de surveillance de Finnair, Harri Sailas, directeur général d’Ilmarinen ou Timo Ritakallio, directeur général adjoint d’Ilmarinen ne seront donc pas inculpés.
La ministre chargée de la gestion des entreprises de l’Etat, Mme Heidi Hautala, a renouvelé son entière confiance au conseil de surveillance de Finnair. La ministre a toutefois rappelé que la transaction était loin d’être irréprochable. « L’achat aurait dû être rendu public. »
Mme Hautala avait déclaré au printemps dernier que M. Vehviläinen devrait démissionner s’il était inculpé. La ministre estime que sa déclaration n’était pas trop hâtive. « A mon avis, il faut avoir un débat public. »
La compagnie d’assurances retraites Ilmarinen, quatrième actionnaire de Finnair, avait acheté, en janvier 2011, l’appartement de M. Vehviläinen pour 1,8 million d’euros. Ensuite Finnair avait loué le même appartement comme logement de fonction à M. Vehviläinen.
M. Vehviläinen a dit hier être soulagé de la décision du procureur. Selon le journal télévisé de la MTV3, M. Vehviläinen, qui a critiqué l’action de la police lors de l’enquête, a estimé que l’enquête préliminaire avait été commencée en raison de la pression publique.
HS/A3&A4

Energie

Des nouvelles taxes sur les centrales
Kauppalehti rapporte que le ministère des Finances prépare une nouvelle taxe sui sera perçue sur les grandes centrales hydroélectrique et les centrales nucléaires à partir de 2014. L’objectif est que cette taxe rapporte 170 millions en 2014. Cela pourrait être une taxe foncière ou une combinaison de taxe foncière et de taxe sur l’uranium.
KL

Editorial : « Le nucléaire menacé par les incertitudes » KS
L’éditorialiste de Keskisuomalainen estime que les problèmes rencontrés par le nucléaire en Finlande (retard du chantier d’Olkiluoto et incertitudes sur l’actionnariat de Fennovoima) risquent d’augmenter le prix de l’électricité en Finlande.
Un éventuel abandon de projet nucléaire aurait des conséquences sur le marché énergétique de la Finlande et sur la compétitivité du pays, estime KS.
L’éditorialiste écrit que le nucléaire permet de produire de manière sûre et bon marché beaucoup d’électricité et constitue une bonne solution en raison des faibles émissions. Le pire serait que le nucléaire fléchisse et soit remplacé par le charbon, conclut KS.
KS/DIM

France – Finlande

Musique

Jazz
Turun Sanomat et Hufvudstadsbladet rendent compte de la tournée en Finlande, du 11 au 22 septembre, du pianiste français Benoït Delbecq, avec son trio. Des concerts ce soir à Salo, demain à Turku et le 22.9 à Espoo, entre autres.
TS/19, HBL/22

Chanson
Les journaux annoncent que Patricia Kaas se produira en Finlande pour des concerts à Helsinki, Tampere et Turku en mai 2013. Piaf sera au programme en l’honneur des 50 ans du décès de la chanteuse.
HBL/21, Dem/15

France

Gastronomie

Foie gras
Keskisuomalainen publie un article sur la production du foie gras. A la même occasion, le quotidien rend compte de la production éthique de foie gras et évoque l’association française Stop gavage.
KS/11

Lundi 10 septembre 2012
Politique étrangère et européenne

BCE

L’intervention de la BCE augmente les risques pour la Banque de Finlande
Editorial : « Mme Merkel a choisi la BCE plutôt que la Bundesbank » HS
Helsingin Sanomat a interrogé le vice-gouverneur de la banque de Finlande sur l’exposition de cet établissement au risque après la nouvelle intervention de la BCE. Selon M. Hakkarainen, les risques sont bien contrôlés. Le quotidien souligne que sur les 1 500 milliards d’euros de financement aux pays en difficulté par le biais de la BCE, l’exposition de la banque de Finlande serait d’environ 30 milliards d’euros.
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat estime que la chancelière allemande a décidé de ne pas critiquer l’intervention de la BCE, au contraire de la Bundesbank, parce que la BCE est le principal soutien à Mme Merkel pour obtenir des pays en difficulté des réformes structurelles.
HS

Gymnich

Les Etats membres cherchent une position commune sur la Syrie
STT rapporte que, selon le ministre finlandais des Affaires étrangères Erkki Tuomioja, les Etats membres pourraient mieux coordonner leur aide humanitaire en Syrie.
M. Tuomioja regrette aussi la faiblesse de la politique étrangère commune.
Kaleva

Paradis fiscaux

Débat sur les placements des fonds de pension dans les paradis fiscaux
Les fonds de pension finlandais ont des placements à hauteur de plusieurs milliards dans des entreprises enregistrées dans des paradis fiscaux, notamment les Îles Cayman rapportait Helsingin Sanomat qui a interrogé les représentants des fonds de pension Varma et Ilmarinen. Selon eux, il est difficile, voire impossible, d’éviter les paradis fiscaux. M. Torsti, directeur du groupe Ilmarinen, estime qu’il faudrait intervenir dans le problème des paradis fiscaux par des moyens législatifs et politiques.
HS relève qu’Ilmarinen dispose également d’actions dans le groupe d’investissement de capitaux Bridgepoint, propriétaire du cabinet médical Terveystalo. On a su récemment que ce cabinet avait trouvé le moyen d’échapper à la fiscalité finlandaise.
Ilmarinen est en charge d’assurance retraite de 515 000 personnes et 57 000 entrepreneurs. Il a un portefeuille de placements de 28,6 milliards d’euros. Varma se charge des assurances retraite de 330 000 personnes et dispose de placements s’élevant à 33,4 milliards d’euros.
HS/sam/B7

Commentaires
HS a interrogé différentes personnes en matière de placements des fonds de pension. M. Pukkila, ancien directeur de la direction générale des assurances du ministère des Affaires sociales et de la Santé, estime que de tels placements sont en contradiction avec les principes centraux du système d’assurance retraite finlandais. Il estime qu’il faudrait que les groupes d’assurance retraite réfléchissent aux moyens de favoriser l’emploi finlandais. C’est le travail finlandais qui paie les pensions des Finlandais, rappelle-t-il.
M. Pukkila estime que les placements des fonds de retraite devraient être le plus transparents possible, mais que la situation est l’inverse concernant les paradis fiscaux.
M. Korkman, ancien directeur de l’institut de recherche économique Etla, estime qu’il faudrait se débarrasser des paradis fiscaux afin de résoudre ce problème. Il souhaite que dans le cadre de l’OCDE, on puisse créer une pression suffisamment importante contre les paradis fiscaux. M. Korkman ne condamne pas pour autant l’action des fonds de pension qu’il ne considère pas comme illégale.
Mme Siimes, directrice générale de Tela, organisation de lobbying des assureurs retraite, estime qu’il faudrait un débat diversifié en matière de placements dans des paradis fiscaux, en commençant par un débat dans les conseils d’administration des groupes d’assurance. Elle souhaite une législation internationale en la matière.
M. Sipilä, président du Centre, estime que les paradis fiscaux constituent une menace pour l’Etat-providence.
HS/dim/A5

Défense

Patrie négocie avec la Russie
Helsingin Sanomat relève que Patria est en négociation avec les Russes sur une vente éventuelle de véhicules blindés.
Une correspondance est en cours, selon M. Holkeri, chef du marketing de Patria. Il ne souhaite pas préciser qui est l’interlocuteur russe. La Russie ne dispose pas d’établissement chargé des acquisitions de matériel, à l’instar de beaucoup d’autres pays.
Selon HS, la Russie serait intéressée par un achat de 500 véhicules blindés, mais M. Holkeri ne souhaite pas commenter la question. Il rappelle qu’en règle générale, les Russes sont réticents à l’idée d’acquisitions à l’étranger.
Patria envisage de participer à l’appel d’offre danois concernant l’acquisition de 200 à 400 véhicules blindés. Des commandes concernant mille véhicules AMV (armoured modular vehicle) sont en vigueur, selon Patria.
HS/lun/A8

Ministère des Affaires étrangères

Visas pour la Russie
Selon Helsingin Sanomat, le ministre des Affaires étrangères, M. Erkki Tuomioja, a inauguré mercredi dernier le centre de visas du MAE finlandais à Kouvola. L’étude des demandes de visas avance encore lentement à Kouvola, et le centre de visas au consulat général de Finlande à Saint-Pétersbourg est surchargé, parce que le nombre d’effectifs a diminué considérablement depuis l’été. Le temps de l’étude des visas est actuellement d’environ quatre semaines, au lieu d’une dizaine de jours.
Depuis le début de l’année, le consulat général de Saint-Pétersbourg a reçu 700 000 demandes de visas, soit 20 % de plus par rapport à 2011. Le MAE estime que le nombre total des visas accordés aux ressortissants russe s’élèvera à 1,4 million cette année.
HS/sam/A5

Ingriens

Des milliers attendent encore l’autorisation d’immigrer en Finlande
Helsingin Sanomat relève que même si les Ingriens ne peuvent plus faire de nouvelles demandes pour immigrer en Finlande dans le cadre du quota de l’immigration spéciale de retour, le droit d’immigration ne finira qu’en 2016.
Mme Marianne Laine, inspectrice en chef de l’agence nationale de l’immigration, estime qu’entre 2 000 et 3 000 Ingriens de Russie viendront encore en Finlande.
Mme Laine souligne qu’en 1990, quand l’immigration de retour avait commencé, les Ingriens voulaient immigrer en Finlande parce qu’ils étaient de langue et de culture finlandaise. « Les motifs sont tout à fait différents en ce moment. Les jeunes Ingriens veulent immigrer parce que la Finlande propose une meilleure vie : des emplois, une meilleure formation et plus de sécurité pour les enfants », selon Mme Laine.
Depuis 1990, la Finlande a accueilli environ 35 000 Ingriens.
HS/dim/A4

Politique intérieure

Propos de M. Niinistö

Le Président veut mettre fin à l’exclusion des jeunes
Helsingin Sanomat rapporte que le Président, M. Sauli Niinistö, a rendu public, vendredi, le résultat d’un groupe de travail qu’il a désigné afin d’étudier des mesures pour empêcher l’exclusion des jeunes. Les résultats ont été publiés sous forme d’une brochure contenant 40 conseils.
Selon les estimations, environ 30 à 50 000 jeunes vivent actuellement à l’extérieur de la société.
« Il est important que chacun trouve sa place », a souligné M. Niinistö. Lors de la campagne présidentielle, M. Niinistö avait promis d’améliorer la situation des jeunes exclus.
HS/sam/A5

Elections municipales

Budgets électoraux
Turun Sanomat relève que selon les informations récoltées auprès des secrétaires généraux des partis politiques, les budgets électoraux ont diminué par rapport aux élections municipales de 2008.
Le budget électoral du Centre a diminué de 60 % par rapport aux élections précédentes, passant de 700 à 300 000 euros. Les problèmes financiers du Centre sont dus à l’échec de ce parti aux élections législatives de 2011.
Les budgets électoraux des autres partis ont également chuté : celui de l’Alliance verte de 50 %, de l’Alliance des gauches de 44 % et du Parti conservateur de moins de 15 % (de 800 000 à 700 000 euros).
Le PSD et les Chrétiens-démocrates ont plus au moins les mêmes budgets qu’en 2008 : respectivement 600 000 euros et 143 000 euros. Le Parti suédois a augmenté son budget électoral de 25 %, de 300 à 400 000 euros.
Le plus grand changement a eu lieu chez les Vrais Finlandais : leur budget électoral passe de 150 000 euros (2008) à plus de 500 000 euros.
TS/lun/3&6

Les Vrais Finlandais veulent attirer des candidates
Les Vrais Finlandais accordent une aide de 30 euros par candidat aux associations locales. Pour attirer plus de femmes parmi les candidats, le parti a décidé d’accorder aux associations locales cent euros par candidate.
L’objectif du parti est de proposer 4 000 candidats. A ce jour, environ 3 000 candidats ont été désignés. Les listes électorales doivent être présentées au plus tard le 18 septembre.
HS/dim/A6

Code pénal

Projet de loi concernant la criminalisation des intentions criminelles
Le ministère de la Justice est en train de préparer un changement du code pénal qui permettrait la criminalisation de l’intention de commettre des délits.
Tous les experts et autorités, qui ont donné les avis sur le projet, sont favorables à la criminalisation. Le Parlement devrait étudier le projet de loi dès octobre.
HS/dim/A7

Ministères

Un projet de loi sur les contrôles de sécurité dans les ministères
Helsingin Sanomat rapporte que le Parlement étudiera prochainement un projet de loi sur les contrôles de sécurité dans les locaux du gouvernement et des ministères. On souhaite mettre au clair les pouvoirs du personnel de sécurité par exemple au cas où il faut expulser une personne des locaux d’un ministère.
HS/lun/A5

Arrêt de l’augmentation des dépenses informatiques de l’Etat
Aamulehti rapporte que les dépenses de l’Etat en informatique, qui avaient tendance à augmenter de 5% par an, ont enfin pu être stabilisées en 2011 et devraient même légèrement diminuer en 2012 pour atteindre 900 millions d’euros (soit 25 millions de moins qu’en 2011).
AL

Contrefaçon

Une vague de produits piratés envahi la Finlande
Kesksisuomalainen rapporte que l’année dernière les douanes finlandaises ont arrêté environ 550 000 objets de contrefaçon pour une valeur d’environ 33 millions d’euros.
Environ la moitié de ces produits sont destinés au marché finlandais, et l’autre moitié est en transit en Finlande, souvent vers le marché russe. Les produits viennent souvent de Chine, mais aussi d’Inde pour les contrefaçons de médicaments.
KS

Emploi - Formation

Le ministre de l’Emploi va essayer de résoudre le litige sur la formation
Helsingin Sanomat rapporte que le ministre de l’Emploi M. Ihalainen va essayer de résoudre le litige sur les trois jours de formation professionnelle pour tous qui constitue actuellement un différend entre les partenaires sociaux.
HS

Education

Enseignement des langues étrangères
Helsingin Sanomat rend compte du projet de modifier la répartition des heures d’enseignement des langues étrangères entre l’école primaire et le collège. L’idée serait d’augmenter le nombre d’heures au primaire et de le diminuer au collège. Les professeurs de langue sont « ahuris », car selon eux, les contenus censés être enseignés ne sont pas transférables.
Alors que le but du programme des écoles, selon le programme gouvernemental, est de diversifier les choix de langues, les enseignants craignent que le résultat soit l’inverse. Si le suédois obligatoire, qui actuellement commence au collège (septième année de la scolarité), commençait désormais au primaire, cela découragerait le choix des langues étrangères facultatives.
Les enseignants se soucient également de leur emploi, car au primaire, ce sont les instituteurs qui enseignent les langues, tandis qu’au collège, ce sont des professeurs.
Helsingin Sanomat relève que 90 % des élèves optent pour l’anglais dans le choix de la première langue étrangère (A1, troisième année de scolarité), contre une part de 1 % pour le suédois, l’allemand et le français chacun, et 0,2 % pour le russe.
25 % des élèves optent pour une langue A2, qui est facultative et commence en quatrième ou cinquième année. La part du suédois est de 7,5 %, celle de l’allemand de 5,5 %, du français 2,8 % et du russe 0,6 %.
Le suédois obligatoire (B1) commence au collège (septième année). En huitième, on peut opter pour une langue B2 mais 15 % des élèves le font, et il s’agit le plus souvent de l’allemand ou du français.
HS/lun/A6

France - Finlande

Design

Les trésors du quotidien
Helsingin Sanomat rapporte que des objets du monde entier, dont des sièges de Le Corbusier sont actuellement visibles à Suvilahti dans l’exposition sur les trésors du quotidien.
HS

France

Politique
« Trois livres publiés sur les femmes du Président » AL
« Un automne de manifestations et d’économies » AL
« Le pouvoir français en difficultés » Hbl
Hufvudstadsbladet et Aamulehti s’intéresse à la perte de popularité du nouveau gouvernement français.
AL Hbl

Société
« L’argent, motif du crime commis en France ? » HS
Helsingin Sanomat rend compte de l’enquête sur le crime commis, mercredi, dans le Sud-Est de la France.
HS

Vendredi 7 septembre 2012

Politique étrangère et européenne

BCE

« La BCE a publié un programme historique de soutien » HS
« Urgence d’une union politique » HS
« Pas de confiance, pas de croissance » HS
Mme Baer de Helsingin Sanomat estime que plus les Européens ont des dettes en commun, plus il y a l’intérêt de créer une union où les questions importantes telles que les décisions concernant l’endettement, sont gérées dans un ordre démocratique.
Mme Lassila, journaliste du service économique de HS, estime que les achats d’obligations de la BCE pourront dissiper les pires craintes. Le chemin du rétablissement de l’économie est toutefois long, pour elle.
Mme Lassila estime que la confiance à elle seule ne suffira pas. Il faut pouvoir maîtriser le surendettement des Etats et gérer les problèmes structurels et de compétitivité des économies nationales.
HS/A4

Défense

Tribune commune des commandants nordiques des forces armées
Helsingin Sanomat, ainsi que deux autres quotidiens nordiques publient une tribune commune des commandants des forces armées finlandaises, suédoises et norvégiennes sur la coopération militaire, dont ils font l’éloge.
HS/A2, A8

Liban

M. Tuomioja se rendra au Liban
Selon Turun Sanomat, le ministre des Affaires étrangères, M. Erkki Tuomioja, effectuera une visite de jeux jours au Liban à la fin de la semaine. Il s’entretiendra avec le ministre des Affaires étrangères, M. Adnan Mansour, et le Premier ministre, M. Najib Mikati, de la situation actuelle au Liban.
M. Tuomioja aura également un entretien avec le commandant des troupes de la Finul, le général Paolo Serra. Il fera aussi connaissance avec les casques bleus finlandais et leurs conditions de service au Liban.
TS/13

Finlande – Irak

Irak démolit un immeuble historique
Hufvudstadsbladet relève que les travaux de démolition d’un immeuble sur le terrain irakien dans le quartier de Kulosaari ont commencé. L’immeublesitué en face de l’ambassade irakien servait à accueillir le personnel de l’ambassade. Il est vide depuis 1991.
L’immeuble, qui aurait eu besoin de travaux de rénovation importants, était protégé dans le plan d’urbanisme de la ville, mais du fait que le terrain jouit de l’immunité diplomatique, une autorisation de démolition a été accordée il y a deux-trois ans.
HBL/10

Politique intérieure

Parlement

L’Eduskunta dépense 137 000 euros dans des iPad
Helsingin Sanomat rapporte que le Parlement a décidé de dépenser 137 000 euros dans l’achat d’iPad pour les députés.
Le présidium du Parlement avait déjà décidé au printemps dernier que les tablettes pourraient être utilisées pour le travail des commissions parlementaires pour éviter l’impression des documents de centaines de pages. La commission des affaires sociales et de la santé teste les tablettes depuis février dernier. Selon M. Harri Sintonen, conseiller de la commission, un seul député membre de la commission n’a pas voulu participer à l’essai.
Il est interdit d’utiliser un ordinateur portable dans la grande salle du Parlement. Le présidium souhaite aussi que les députés n’utilisent pas les tablettes lors de la séance des questions orales ou des votes.
Selon un sondage Atlas, effectué par l’institut TNS Gallup, environ 400 000 Finlandais se servent des tablettes.
HS/A5

Critiques contre la nomination de Mme Nerg
Les Vrais Finlandais et le Centre ont critiqué ardemment la nomination de Mme Päivi Nerg, actuelle directrice de l’administration au ministère des Finances, au poste de secrétaire général du ministère de l’Intérieur.
Selon Helsingin Sanomat, Mme Pirkko Ruohonen-Lerner, présidente du groupe parlementaire des Chrétiens-démocrates, « il s’agit de corruption à la finlandaise. Il y avait de meilleurs candidats pour ce poste ».
Pour le député centriste Mauri Pekkarinen, Mme Nerg a très peu d’expérience : « Apparemment le moment était venu pour une nomination chrétien-démocrate. »
La ministre de l’Intérieur, Mme Päivi Räsänen, présidente des Chrétiens-démocrates, a rejeté les accusations : « Il ne s’agit aucunement d’une nomination politique. »
Les représentants des autres partis au gouvernement n’ont pas voulu commenter la nomination.
HS/A8

Parti social-démocrate

Le PSD lancera sa propre « école politique »
Selon Helsingin Sanomat, le PSD a choisi 24 sociaux-démocrates de 21-45 ans pour participer à son « université politique » qui sera lancée dans un mois. La formation, qui durera 18 mois, se composera de six week-ends d’études qui concernent essentiellement les questions actuelles de la politique intérieure, la formation médiatique et interactive.
HS/A5

Prisons

Selon le médiateur du Parlement, il faut faire plus pour empêcher les suicides des prisonniers
Helsingin Sanomat rapporte que selon le médiateur du Parlement, M. Petri Jääskeläinen, la Direction nationale de l’administration pénitentiaire doit préparer, dans les meilleurs délais, une réglementation pour le personnel des prisons afin d’empêcher les suicides des détenus. La direction doit présenter un rapport sur ce travail d’ici mi-décembre.
HS/A8

Transports maritimes

Le changement de la taxe sur le tonnage a créé des emplois
Turun Sanomat relève que la réforme de la taxe au tonnage, décidée en hiver dernier, a déjà créé des centaines de nouveaux emplois dans le domaine des transports maritimes. Selon M. Hans Ahlström, directeur général adjoint du patronat des armateurs, environ 700 emplois ont été créés. Entre eux, deux tiers sont des marins finlandais et un tiers des Philippins.
Depuis 2011, douze nouveaux vaisseaux battent pavillon finlandais, ainsi que dix cargos qui battaient pavillon étranger avant. Selon M. Ahlström, il y a le même développement chez tous les armateurs, grands et petits. Finnlines par exemple projette que tous ses navires battraient pavillon finlandais.
M. Ahlström souligne que le changement de la taxe sur le tonnage et la possibilité de recruter des équipes de nationalités mixtes ont augmenté considérablement la compétitivité du pavillon finlandais.
TS/jeu/12

Energie

Fingrid augmente son tarif de transfert d’énergie
Le groupe chargé de la gestion de la distribution électrique en Finlande, Fingrid, envisage d’augmenter son tarif de transfert d’électricité de 15 % à compter du début 2013.
Le directeur général du groupe, M. Ruusunen, relève que Fingrid envisage de réaliser un programme d’investissements de 1,7 milliard d’euros. Les investissements sont liés entre autres au projet d’alimentation de l’énergie éolienne dans le réseau national. Fingrid participera à hauteur de 100 millions d’euros à la construction du câble fénno-estonien Estlink 2.
Le tarif de Fingrid constitue environ 2 % de la facture des consommateurs.
KS/12

Vie professionnelle

Le patronat rejette l’idée des trois jours de formation
Le patronat EK a annoncé, hier, qu’il rejetait la proposition du groupe de travail concernant les trois jours de formation. Le ministre de l’Emploi, M. Ihalainen, n’a pas souhaité commenter la décision d’EK. Son conseiller dit qu’il s’agira d’évaluer tranquillement la question dans son ensemble.
La question devrait toutefois être résolue bientôt, car la législation en la matière est censée entrer en vigueur au début 2013.
HS/A9

Finances de l’Etat

Solidium distribuera des bénéfices record
Le groupe Solidium chargé des placements de l’Etat versera à l’Etat un montant de 800 millions d’euros, dont 326 millions de dividendes.
Concernant son précédent exercice, Solidium a distribué 660 millions d’euros.
Créé il y a trois ans, Solidium gérait à l’origine les actions de l’Etat dans huit groupes considérés comme ayant peu d’importance stratégique. Aujourd’hui, il gère les actions de l’Etat dans 12 groupes.
HS/B6

Economie

« Nokia a encore besoin de temps » HS
« Trop peu, trop tard » KL
Le journaliste d’Helsingin Sanomat Petri Sajari, estime que Nokia a encore besoin d’une bonne année pour revenir au sommet. Le danger est que Nokia subisse le destin de Motorola en 2007 et devienne un acteur marginal du marché.
HS

France - Finlande

Football : Finlande - France

Presque tous les billets ont été vendus
Helsingin Sanomat relève que le match des éliminatoires de la coupe du monde 2014 se vend très bien. Hier matin, plus de 33 000 billets (sur une capacité de 36 000 spectateurs) étaient vendus.
HS/B9
France

Société

« Une des victimes du drame intervenu en France est de nationalité suédoise »
Helsingin Sanomat rend compte du fait divers survenu, mercredi, dans le Sud-Est de la France.
HS

Jeudi 6 septembre 2012

Politique étrangère et européenne

Crise de l’euro

« Accélération des rumeurs avant les annonces de la BCE » HS
Editorial : « La BCE sera probablement obligée à intervenir » HS
Helsingin Sanomat pense que la BCE va annoncer, aujourd’hui, une intervention sur les marchés pour soulager les pays en difficultés.
L’éditorialiste craint que cette intervention, critiquée en Allemagne et louée en Espagne, ne conduise à une nouvelle démission du gouverneur de la banque fédérale allemande.
HS

Défense

Les acquisitions slovènes se réduisent considérablement
Le groupe de matériel de défense Patria a annoncé que la Slovénie se contentera des 30 chars que Patria lui a livrés. En 2006, les parties se sont mis d’accord sur l’achat de 135 chars par la Slovénie.
Patria est soupçonné d’avoir versé des pots-de-vin à des fonctionnaires du ministère slovène de la Défense, ainsi qu’à la direction politique slovène.
La fin des livraisons n’influencera aucunement l’enquête sur les pots-de-vin.
Dem/9

Compétitivité

« La Finlande dépasse la Suède dans une étude récente » HS
La Finlande arrive troisième, après la Suisse et Singapour, dans le monde en matière de compétitivité, selon une étude du Forum économique mondial concernant 144 pays.
En Finlande, 36 personnes, des représentants de la vie économique principalement, ont répondu à un questionnaire. En outre, l’étude prend en compte la dette publique, les importations et le niveau de formation de la population, ainsi que la fiscalité et la flexibilité du marché du travail.
HS/B7

Achats en ligne

Les Finlandais sont très prudents et conservateurs en ce qui concerne les achats en ligne
Helsingin Sanomat relève que selon une étude effectuée par Capgemini, les Finlandais ne sont pas à l’avant-garde des services mobiles. 45 % des Finlandais se sentent à l’aise au niveau de la consommation numérique (contre 71 % des Britanniques, par exemple).
84 % des Finlandais considèrent des prix intéressants et honnêtes comme le critère le plus important du choix d’achat en ligne.
Les Finlandais achètent le plus souvent des produits de mode et des appareils électroniques en ligne. D’autre part, l’offre pour des achats en ligne ne correspond pas toujours à celui existant dans d’autres pays, notamment dans le domaine agro-alimentaire.
HS/B7

Politique intérieure

Parlement

Le débat sur les retraites a inauguré la session automnale
Helsingin Sanomat rapporte que le Parlement s’est réuni pour inaugurer la session de l’automne, après une longue pause estivale. Les députés ont débattu de l’allongement des carrières professionnelles et le projet de loi sur l’âge de la retraite.
Les partenaires sociaux ont décidé en mars dernier, à l’occasion des négociations sur l’accord cadre, que l’objectif était d’augmenter l’âge moyen de départ à la retraite. La limite d’âge pour la retraite partielle passera à 61 ans et la pension de vieillesse anticipée sera supprimée entre 2014 et 2015.
Les députés considèrent comme nécessaire la prolongation des carrières professionnelles mais certains ont peur que l’augmentation de 60 à 61 ans de la limite d’âge pour la retraite partielle puisse augmenter le nombre de pensions de vieillesse pour inaptitude au travail.
Selon Mme Anu Vehviläinen, députée centriste, critique le gouvernement de faire l’éloge de la prolongation des carrières professionnelles en même temps que les changements sont très petits. Mme Vehviläinen s’étonne du fait que le gouvernement présente des projets de loi peu à peu au lieu de présenter un paquet important pour promouvoir cette allongement.
Mme Paula Risikko, ministre conservatrice des Affaires sociales et de la Santé, souligne que « notre système de financement de retraites a été construit pour des carrières professionnelles de 40 ans mais les véritables carrières durent 32 ans en moyenne ».
HS/A5

Le Parti conservateur et le Centre briguent des postes de haut niveau
Selon Turun Sanomat, le directeur des affaires législatives du Parlement, M. Keijo Koivukangas, prendra sa retraite en 2013. La nomination de son successeur doit être décidée la semaine prochaine. Il y a quatre candidats, dont le centriste Jari Partanen, actuel secrétaire général du groupe parlementaire du Centre.
Le Parti conservateur brigue le poste de secrétaire général du Parlement. M. Seppo Tiitinen, secrétaire général actuel, qui représente le Centre, prendra sa retraite au plus tard en décembre 2015, où il aura 68 ans.
En ce moment, il n’y a aucun conservateur parmi les plus hauts fonctionnaires de l’Eduskunta. Il est possible que le Parti conservateur décide de soutenir la candidature de M. Partanen pour que le Centre accorde son soutien pour un candidat conservateur au poste de secrétaire général. Le nom de M. Ilkka Salmi, actuel directeur du centre européen de situation, circule dans les spéculations pour remplacer M. Tiitinen.
TS/10

Nominations

Editorial : « Cette nomination ne sera pas oubliée »
Helsingin Sanomat critique, dans un éditorial, la nomination du secrétaire général du ministère de l’Intérieur. La ministre de l’Intérieur, Mme Päivi Räsänen, présidente des Chrétiens-démocrates, proposera demain au gouvernement la nomination à ce poste de Mme Päivi Nerg, actuelle directrice à l’administration au ministère.
HS note que Mme Nerg a doublé plusieurs candidats très compétents, dont le directeur général actuel de Frontex, le directeur des affaires policières du ministère et le directeur général de l’agence nationale de l’immigration.
Le gouvernement de M. Katainen a décidé que les ministres n’intervenaient pas dans les nominations proposées par les autres ministres. Cela rend possible les nominations arbitraires.
Les principales tâches du ministère de l’Intérieur sont liées à la sécurité intérieure et à l’immigration. Mme Nerg n’a toutefois aucune expérience de ses deux domaines, conclut l’éditorialiste.
HS/A2

Armes

Un nouveau registre des armes pour la police
Helsingin Sanomat rapporte que la police obtiendra enfin en novembre un nouveau registre électronique sur les armes. Le nouveau registre facilitera considérablement la surveillance des armes et l’étude des demandes.
HS/A9

Universités

Les universités ont des amortisseurs de 70 millions d’euros
Les résultats des universités de 2011 montrent un excédent d’environ 70 millions d’euros. Le nouveau modèle de financement jette cependant un hombre d’incertitude sur l’avenir des universités et hautes écoles.
Selon les chercheurs Antti Fredriksson et Matti Niinikoski, les coûts en matière de personnel et biens immobiliers risquent d’augmenter et les universités s’y sont préparées en amassant des « amortisseurs ». Les frais de personnel représentent environ 60 % des dépenses des universités.
HS/A5

Culture

Diminution des bureaux régionaux
Le ministère de l’Education et de la Culture propose de diminuer les bureaux régionaux de commissions artistiques de façon à ce que leur nombre passe de treize à huit.
Dans l’avenir, il y aurait des bureaux à Lahti, Turku, Kuopio, Oulu, Rovaniemi, Vaasa, Jyväskylä et Tampere.
Le nombre des commissions resterait inchangé, ainsi que le nombre de fonctionnaires, qui est actuellement de 31.
Ces commissions proposent de l’expertise dans la politique artistique au niveau régional. Elles préparent les décisions concernant les bourses et contribuent au développement artistique et culturel.
HS/C1

Economie

Nokia a lancé ses nouveaux modèles - « Les investisseurs fouettent Nokia » HS
Editorial : « Nokia essaie à nouveau de rebondir »
La presse rend compte du lancement, hier, à New York, de nouveaux modèles de téléphones mobiles de Nokia (Lumia 920 et 820) sous le nouveau système d’exploitation de windows.
Le journaliste d’Helsingin Sanomat Petri Sajari, qui a interviewé le PDG de Nokia, Stephen Elop, estime que « l’avenir de Nokia demeure une interrogation. Les effets des nouveaux modèles qui sortiront cet automne, ne seront visibles sur les résultats du groupe qu’au printemps prochain. Si tout va bien, le groupe retrouvera la rentabilité au plus tôt à l’automne prochain. Nokia a rattrapé voire dépassé ses concurrents dans de nombreux domaines technologiques, mais à long terme ce qui compte c’est de savoir quel constructeur trouvera le nouveau téléphone révolutionnaire » (comme l’a été l’Iphone).
L’éditorialiste d’HS estime que, depuis deux ans et l’annonce de son rapprochement avec Microsoft, Nokia a pour stratégie de revoir son écosystème. Deux ans représentent toutefois une longue période dans le domaine des technologies. De nouvelles tendances risquent d’apparaître. Aussi, si la reconfiguration d‘un écosystème permet à Nokia de retrouver la rentabilité, la compétition risque de se passer ensuite sur un tout autre terrain. Mais pour y participer, il faudra encore que Nokia traverse sans encombres l’automne présent et le printemps prochain, conclut HS.
HS

France - Finlande

Transports

Espoo teste des bus Veolia électriques
Helsingin Sanomat relève que la ville d’Espoo a présenté mercredi son premier bus électrique. Le bus de Veolia, qui a été fabriqué au Portugal, commencera à circuler fin septembre entre Tapiola et Friisilä (ligne 11) et son rayon est d’environ 120 km.
HS/A15

Bande-dessinée

De nombreuses publications cet automne
Au moment du salon de la bande-dessinée d’Helsinki vont sortir de nombreuses nouvelles bandes dessinées sur le marché finlandais. Les auteurs français sont bien représentés avec des titres d’Emile Bravo (invité du salon), mais aussi de Manu Larcenet, Moebius (Jean Giraud) et Sylvain Richard.
HS

Football : Finlande - France

Presque tous les billets ont été vendus
Helsingin Sanomat relève que le match des éliminatoires de la coupe du monde 2014 se vend très bien. Hier matin, plus de 33 000 billets (sur une capacité de 36 000 spectateurs) étaient vendus.
HS/B9
France

Société

« Quatre corps découverts dans la forêt » HS
Helsingin Sanomat rend compte d’un fait divers survenu, hier, dans le Sud-Est de la France.
HS

Vin

Article de M. Borgström
Hufvudstadsbladet publie un article de M. Borgström sur le vin français qui se prête à toutes les occasions.
HBL/18

Mercredi 5 septembre 2012

Politique étrangère et européenne

Crise de l’euro

Visite de M. Katainen à Madrid
Le Premier ministre finlandais se rendra à Madrid le 11 septembre pour s’entretenir avec son homologue espagnol , M. Rajoy. Ils s’entretiendront notamment de la stabilité de la zone euro et de la situation économique européenne.
Vn.fi

Editorial : « L’Espagne déterminante » HS
Helsingin Sanomat estime que le Premier ministre espagnol est l’acteur principal des mesures qui seront prises pour calmer la crise de l’euro. L’éditorialiste estime que l’Espagne devrait finalement rendre publique sa demande de plan d’aide, qui a certainement déjà été négociée en coulisses. Dans le meilleur des cas cela permettrait une diminution des taux. Mais, pour l’avenir, ce qui est décisif, c’est la capacité de l’Espagne à maintenir son économie à niveau et à faire face aux difficultés. M. Rajoy a joué au poker en faisant attendre sa demande de plan d’aide ; il a peut-être réussi à assouplir les conditions de ce plan, mais dans le même temps les besoins en aide du pays ont augmenté », juge HS qui estime que le plus préoccupant est la fuite des capitaux qui touche l’Espagne ;
HS

Japon

Visite du Premier ministre Jyki Katainen
En visite au Japon (du 2 au 6 septembre), à la tête d’une délégation du monde des affaires, le Premier ministre finlandais a déclaré que « le Japon connaissait de grands bouleversements dans sa politique énergétique et en particulier dans le nucléaire à la suite de la crise de Fukushima. Les nouvelles lignes de la politique énergétique du Japon seront importantes au niveau international et offriront aux entreprises finlandaises des opportunités exceptionnelles de coopération avec les japonaises notamment dans le nucléaire et dans les énergies renouvelables. »
Lundi, M. Katainen a rencotnré son homologue japonais, M. Yoshihiko Nodan qui lui a confié que les Japonais étaient intéressés par les connaissances des Finlandais en matière de sécurité nucléaire et lui a proposé l’offre japonaise pour les projets nucléaires finlandais à venir.
M. Katainen rencotre, durant sa visite, de nombreux ministres, le gouverneur de la banque du Japon. La délégation des affaires finlandaises, sous la direction du premier ministre, rencontrera aussi les dirigeants de Toshiba, Hitachi et Mitsubushi.
Verkkouutiset

Afghanistan

La Finlande diminue ses troupes en Afghanistan
Le nombre des casques bleus finlandais passera de 195 à 145 d’ici la fin de l’année. Les Afghans devront prendre en charge la sécurité de la région d’ici fin 2014. Depuis dix ans, 1667 Finlandais ont servi dans l’opération des forces internationales d’assistance et de sécurité Isaf.
M. Lindeman, commandant des troupes finlandaises, prévoit qu’avec l’approche de l’hiver, les activités des rebelles vont se tarir par rapport à l’été, comme les hivers précédents.
Depuis d’hier, les casques bleus se rendant en Afghanistan sont moins nombreux que ceux qui en reviennent. Dans la composition des troupes parties hier, il y a plus de soldats déstinés à la formation qu’avant.
M. Järvenpää, ambassadeur de Finlande en Afghanistan, estime que la transition du pouvoir avance comme prévu. Il y a des difficultés, car il manque de personnels dans la police et la justice, ou alors ils sont corrompus. Néanmoins, formellement, l’Afghanistan du Nord est entre les mains des Afghans, selon lui.
HS/B1

Politique intérieure

Economie

Selon des économistes, « la récession a atteint la Finlande »
Hufvudstadsbladet relève que selon la banque Nordea, l’économie finlandaise a « plongé dans une récession ». La production totale a diminue en avril-juin, et la même tendance continue toujours. Selon Nordea, on devra attendre plus longtemps que prévu pour que la situation s’améliore. M. Wessman, analyste de Nordea, relève que ce ne sont pas les exportations à elles seules qui constituent un problème, car les locomotives de la croissance intérieure piétinent aussi.
Nordea prévoit que la croissance ne repartira proprement qu’en 2014. Elle serait alors de 3 %, contre 1,2 % cette année. Selon M. Sorjonen, analyste de Nordea, les exportations devraient repartir en 2013 avec le rétablissement de la zone euro. Le taux de chômage pourrait augmenter en 2013.
Selon l’institut de recherche des salariés, PT, le PIB augmentera de 1,4 % cette année, et de 2 % en 2013.
HBL/9

Climat

M. Ville Niinistö estime que la législation climatique devrait être considérée comme une opportunité
Hufvudstadsbladet relève que le débat sur la législation climatique figurera sur l’ordre du jour politique de l’automne, au même titre que la crise de l’euro et le débat sur les soins aux personnes âgées.
Le groupe de travail ministériel concernant la politique énergétique et climatique est censé étudier comment la législation climatique pourrait compléter la stratégie nationale en matière d’énergie et de climat.
Selon le ministre de l’Environnement, M. Ville Niinistö, la législation climatique devra promouvoir la diminution des émissions concernant les secteurs qui ne sont pas inclus dans les acquisitions de quotas d’émissions. Pour lui, le problème principal est que la Finlande a bien des objectifs climatiques pour 2020, mais qu’elle manque de moyens de garantir que tous les secteurs de la société oeuvrent pour ces objectifs.
M. Niinistö souligne l’importance de la participation de tous les ministères à la réalisation d’une loi.
HBL/4

Municipales

Editorial
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet estime qu’il est de plus en plus difficile pour les partis de trouver des candidats pour les élections municipales.
Dans deux semaines, on connaitra les candidats, mais les campagnes ne commenceront que deux à trois semaines avant les élections.
L’activité politique traditionnelle ne semble pas attirer des candidats comme avant. Beaucoup de personnes ont argué du manque de temps pour ne pas se présenter. L’éditorialiste trouve regrettable que l’on n’ait plus de temps pour la démocratie.
Le Centre semblerait avoir le plus de mal à trouver des candidats.
Le taux de participation constitue un autre défi pour la démocratie. Il était de 61,3 % il y a quatre ans et de 58,6 % il y a huit ans.
HBL/14

Vieillissement de la population

Billet de M. Katainen
Turun Sanomat publie un billet de M. Katainen, Premier ministre, qui relève que le vieillissement de la population modifiera considérablement la Finlande dans les années qui viennent. Aujourd’hui, il y a 53 retraités et enfants pour cent Finlandais en âge actif, tandis que dans 15 ans, il y en aura 75 pour cent Finlandais en âge de travailler.
M. Katainen relève que, selon le ministère des Affaires sociales et de la Santé, les besoins en matière de soins et de santé vont se multiplier par 1,5 d’ici 2030, et en particulier ceux concernant les soins aux personnes âgées vont doubler.
En même temps, les recettes iront diminuant dans beaucoup de communes. La retraite étant typiquement 60 % du salaire, les recettes fiscales obtenues par les communes seront également inférieures à celles provenant des salaires.
Lorsque les caisses des communes seront vides et l’endettement aura atteint son niveau maximal, les communes n’auront plus d’autre choix que des coupes budgétaires et des économies. Or, on n’en est pas là encore, rappelle M. Katainen, en assurant que l’on a encore le temps pour réformer les structures et les façons d’agir.
Un moyen indispensable de faire cette réforme est la réforme de la carte des communes. « Il faut que nous ayons le courage de faire ces réformes maintenant », dit-il.
TS/mar/2

Propos de M. Heinäluoma

Le président du Parlement se prépare à un automne tumultueux
Helsingin Sanomat rapporte que le président du Parlement, M. Eero Heinäluoma (PSD), estime que l’automne sera tumultueux à l’Eduskunta. « Tout porte à croire que l’automne sera décisif quant à la crise de l’euro. »
« Dans la politique européenne, cet automne sera la période la plus importante depuis notre adhésion à l’Union européenne. Le statut et la politique européenne de Finlande prendront une nouvelle forme et notre relation avec l’Union ne sera plus la même. » Pour M. Heinäluoma, les futures décisions seront historiques, même plus importantes que la décision de joindre l’euro. Il souhaite un débat animé sur les questions relatives à l’Union.
Selon M. Heinäluoma, les Finlandais ne sont pas favorables à un développement fédéraliste. « Il est clair pour moi que le Parlement tiendra à ses pouvoirs budgétaires. »
Il souligne que peu de choses sont sures et beaucoup de choses sont incertaines. « Il y a un risque important concernant les nouvelles demandes d’aide. » Il estime aussi que l’opposition ne rendra pas la vie facile au gouvernement.
L’Europe devra résoudre la crise de la dette et réformer les structures de l’Union en même temps. Le rôle de la Banque centrale européenne dans la crise n’a pas été décidé non plus. « La position de la BCE est extrêmement centrale. Beaucoup de choses dépendent de ses décisions, qui nécessitent aussi une adaptation entre la prise de décision des pays membres et des mesures de la banque centrale pour qu’elles soient crédibles. »
Selon M. Heinäluoma, l’Eduskunta aura un automne chargé : il y a la crise de l’euro, les élections municipales, un nombre impressionnant de projets de loi, environ 167, à étudier, le débat sur le budget, ainsi que la réforme des communes.
HS/A5
Nominations

Ministère de l’Intérieur
Selon les informations de Helsingin Sanomat, la ministre de l’Intérieur, Mme Päivi Räsänen, présidente des Chrétiens-démocrates, compte proposer au gouvernement la nomination de Mme Päivi Nerg au poste de secrétaire général du ministère.
Mme Nerg (54 ans), actuelle directrice à l’administration au ministère, a été candidate pour les Chrétiens-démocrates aux élections législatives de 2007. Elle a refusé de commenter le processus de nomination.
HS note que la nomination de Mme Nerg signifie que le Kokoomus n’aurait pas ce poste qu’il brigue depuis quelques années. En 2008, malgré la proposition de la ministre conservatrice de l’Intérieur, Mme Holmlund, la Présidente, Mme Halonen, n’a pas voulu nommer le candidat conservateur Ilkka Laitinen, directeur général de Frontex, au poste de secrétaire général du ministère de l’Intérieur. La Présidente a prolongé le mandat de la sociale-démocrate Ritva Viljanen, qui vient d’être nommée maire adjointe de Helsinki. M. Laitinen est toujours parmi les candidats cette fois encore. Les secrétaires généraux des ministères sont désormais nommés par le gouvernement.
Le Kokoomus pourrait être récompensé à l’occasion de la nomination du successeur de M. Kari Välimäki, actuel secrétaire général du ministère des Affaires sociales et de la Santé. Selon les informations du quotidien, la candidate préférée de la ministre conservatrice des Affaires sociales et de la Sante, Mme Paula Risikko, serait Mme Päivi Sillanaukee, directrice au même ministère qui représentante le Kokoomus.
HS/A5

Elections municipales

Propos de M. Backman
Demokraatti, organe du PSD, relève que M. Jouni Backman, président du groupe parlementaire du Parti social-démocrate, estime que les élections municipales d’octobre seront les plus importantes dans l’historie de la Finlande. « On n’a jamais élu de conseillers municipaux avec autant de pouvoir. » Il souligne qu’après la réforme des communes, les conseillers municipaux des communes étendues auront plus de pouvoir et plus de responsabilités. « Le débat sur les communes dominera l’automne politique. Cela signifie aussi des rivalités politiques au sein du gouvernement. »
M. Backman estime que le PSD est actuellement le parti politique le plus uni. « Depuis 1987, le groupe parlementaire n’a jamais soutenu le président du parti ou la politique du gouvernement de façon aussi unanime. »
Dem/6-7

Vrais Finlandais

Selon M. Väätäinen, sa révocation est illégale
Helsingin Sanomat rapporte que le député Juha Väätäinen, président du district de Helsinki des Vrais Finlandais jusqu’à la mi-août, souligne que la décision de sa révocation lors d’une réunion extraordinaire le 13 août a été illégale. Selon le président actuel de district, M. Arto Välikangas, le district n’a pas pu accepter, entre autres, la proposition de M. Väätäinen de devenir lui-même chef de la campagne des élections municipales.
M. Väätäinen ne comprend pas les critiques concernant sa façon autocratique de gérer le district. « A l’Eduskunta, je suis parmi les députés les plus capablesdeà négocier. Certains sont irrités parce que je suis travailleur, dynamique, résolu et j’ai beaucoup d’objectifs. » Il a dernièrement mené la campagne électorale nationale des Vrais Finlandais. « Ma campagne a été un succès parfait. Il y a personne qui pourrait faire la même chose : 83 communes en 27 jours. »
Le président du parti, M. Timo Soini, souhaite que le district de Helsinki trouve une entente à ce sujet. Il n’a pas voulu prendre position sur le statut de M. Väätäinen. Le bureau national se réunira vendredi pour se prononcer sur le litige. Selon M. Soini, le bureau national intervient à contrecœur dans les affaires des districts. Il ne croit pas que le litige puisse avoir un effet important sur le succès du parti aux élections municipales.
HS/A4, IS/15

France

Politique

Point de vue : « Un dirigeant responsable revient sur ses promesses » HS
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat, M. Paavo Rautio, commente les cent premiers jours du Président Hollande. Il estime que, contrairement à ce qui avait été promis durant la campagne électorale, M. Hollande et le nouveau gouvernement ont poursuivi la politique de rigueur ». L’éditorialiste salue ce réalisme mais relève que, ce qu’un dirigeant gagne en responsabilité, il le perd en popularité, comme en témoigne l’effritement de l’audience de M ; Hollande dans les sondages d’opinion.
HS

Autolib

Demokraatti a testé les voitures électriques d’Autolib à Paris
Demokraatti publie un article sur l’Autolib et rend en même temps compte de la possibilité de location des Vélib.
Dem/mar/17-19

Tourisme

Londres – Paris
Ilta-Sanomat présente les différentes façons – pour différents budgets– de traverser la Manche. IL rend compte de la possibilité de location de Vélib à Paris.
IS/20

Mardi 4 septembre 2012

Politique étrangère et européenne

Economie

Fuite des capitaux de Finlande en Suède
Kauppalehti relève qu’à ce jour, les investisseurs de capitaux étrangers ont apporté en Finlande 5,7 milliards d’euros correspondant à leurs achats d’entreprises durant les 14 dernières années.
Les spécialistes en matière de fiscalité préviennent que la Finlande risque de perdre une partie de ce flux de capitaux du fait de la réforme fiscale en cours de préparation concernant le droit de déduire les intérêts dans la fiscalité. La Suède pourrait ainsi devenir plus attrayante dans ce sens.
La proposition du gouvernement concernant cette réforme devrait être terminée pour fin octobre. Le ministère des Finances souhaite introduire une restriction suivant le modèle allemand qui consiste à limiter le droit de d’abattement fiscal à 30 %. Les spécialistes de la fiscalité estiment que l’Allemagne n’est pas la bonne référence pour la Finlande. « Pour les investisseurs étrangers, l’Europe du Nord constitue un marché. Ce sont les groupes suédois qui sont en concurrence avec les finlandais, et non pas les groupes allemands », estime M. Juusela, du groupe Borenius.
M. Vesikansa de KPMG estime qu’il serait opportun d’évoquer les avantages globaux des investissements des capitaux pour l’économie publique.
KL/A6

Politique intérieure

Devenir de M. Katainen

Demokraatti spécule sur le successeur éventuel de M. Katainen
Demokraatti spécule sur l’éventualité que M. Katainen, président du Parti conservateur et Premier ministre, soit nommé membre de la Commission européenne à la fin 2014. Pour le quotidien, il n’existe pas encore de successeur évident pour M. Katainen à la tête du parti.
Le quotidien a commandé un sondage en la matière en proposant un choix de cinq noms pour l’éventuelle succession de M. Katainen. La plupart des personnes interrogées a choisi un nom qui n’avait pas été proposé ou ne s’est pas prononcé.
Les personnes proposées et leur audience parmi les conservateurs d’une part et parmi toutes les personnes interrogées lors du sondage étaient M. Häkämies (20 %/16 %), Mme Virkkunen (19 %/14 %), M. Vapaavuori (14 %/10%), Mme Toivakka (2%/2%) et M. Sankelo (1%/4%). 29 % des conservateurs et 30 % des personnes interrogées ouhaitaient que ce soit quelqu’un d’autre, le plus souvent M. Stubb.
Agé de 42 ans aujourd’hui, M. Katainen aura dirigé les conservateurs pendant dix ans en 2014. Les prochaines législatives auront lieu en 2015.
Dem/3

Vrais Finlandais

Confusion chez les Vrais Finlandais de Helsinki
Helsingin Sanomat rapporte que les esprits sont échauffés chez les Vrais Finlandais de Helsinki qui ont démis leur président, le député Juha Väätäinen (71 ans), lors d’une réunion extraordinaire le 13 août. A cette occasion, M. Väätäinen a été remplacé par le vice-président Arto Välikangas. La crise de confiance serait liée au caractère fort de M. Väätäinen et sa façon autocratique de gérer le district.
M. Välikangas a admis lundi au quotidien que le district avait décidé de rendre l’affaire secrète. Selon lui, M. Väätäinen a contesté la décision concernant sa démission mais le bureau national du parti ne l’a pas soutenu lors de sa réunion hier. Le président du parti, M. Timo Soini, était absent de cette réunion. Le bureau national se réunira vendredi pour évoquer l’affaire.
M. Väätäinen, qui fût double champion d’Europe d’athlétisme (5000 m et 10 000 m) à Helsinki en 1971, a été candidat du Parti conservateur aux élections législatives de 1972 et du Parti du centre en 2007. Entre temps il a passé une vingtaine d’années en Espagne.
HS/A4

Agence de sécurité de la circulation

Externalisation d’une partie des services de renseignements en Espagne
Turun Sanomat relève que l’agence de sécurité de la circulation Trafi a décidé, après une mise en concurrence au printemps dernier, d’externaliser une partie de ses services téléphoniques de renseignements. La mise en concurrence a été emporté par Argenta, une entreprise finlandaise située en Espagne.
Le directeur exécutif d’Argenta, M. Juho Nojonen, a confirmé au quotidien que l’entreprise, située près de Malaga, compte recruter des Finlandais locaux.
Selon TS, l’offre d’Argenta a dépassé de plus de 700 000 euros l’offre de l’entreprise Astropolistieto (qui gère actuellement une partie de ces activités de renseignements de Trafi), qui a porté plainte auprès du tribunal de la concurrence, estimant que le traitement en Espagne des fichiers de données à caractère personnel met en danger la sécurité de l’information des Finlandais.
Le directeur général de Trafi, M. Olli Lindroos, souligne l’importance de respecter minutieusement la directive européenne sur la sécurité de l’information. Il note que le coût des communications n’augmentera pas même si une partie d’appels vont en Espagne.
Astropolistieto, entreprise de la commune lapone de Sodankylä, risque de perdre la moitié de son chiffre d’affaires. Elle devra aussi licencier près de la moitié de ses effectifs.
TS/lun/3&9

Enseignement

Les écoliers évitent la langue russe
Selon Helsingin Sanomat, il y a de moins en moins d’élèves qui commencer les études de la langue russe. Par exemple en 2011, neuf élèves ont choisi le russe à l’école primaire à Helsinki, dix à Espoo.
A Vantaa, on a décidé de diminuer le nombre minimum d’élèves de 18 à 12 pour pouvoir commencer l’enseignement du russe. La ville vient de commencer un enseignement vidéo commun dans deux écoles. Helsinki a décidé d’essayer la même chose à partir du début 2013.
Les élèves ne s’intéressent pas au russe ailleurs en Finlande non plus : 0,6 % des élèves de l’école primaire et 1,7 % au collège ont étudié le russe en 2011.
Les entreprises s’inquiètent, parce qu’elles considèrent le russe comme une langue importante, même plus importante que l’allemand.
HS/A4
Homicide à Helsinki

Un homme a été tué par balle au centre de Helsinki
Selon Helsingin Sanomat, un homme a été tué par balle lundi après-midi vers 15h30 au centre commercial Aikatalo au centre de Helsinki. La police judiciaire soupçonne que le tueur est fils de la victime. La police refuse de commenter les détails de l’affaire.
HS/A5

Finlande - France

Festival de Helsinki

Les réussites du festival
Helsingin Sanomat cite dans les réussites de la programmation du festival d’Helsinki 2012 les concerts du pianiste français Pierre-Laurent Aimard ainsi que de la soprane française Sandrine Piau.
HS

France

Politique

L’Etat français au secours du crédit immobilier de France
Helsingin Sanomat rapporte que le gouvernement français a décidé d’aider le crédit immobilier de France.
HS

Société

« Rares sont ceux qui s’opposent à l’interdiction du voile » TS
Turun Sanomat revient sur l’interdiction du voile intégral qui avait donné il y a plus d’un an lieu à un important débat politique. Un an après, il apparaît que les effets de cette mesures sont bien plus mesurés que ceux que l’on craignait.
TS

Lundi 3 septembre 2012

Politique étrangère et européenne

Crise de l’euro

Déclarations de M. Katainen
Dans une interview accordée à STT, le Premier ministre Jyrki Katainen déclare qu’il faut rétablir la confiance à l’intérieur de l’UE et de la zone euro afin que les Etats membres puissent à nouveau ressentir que la coopération est loyale. « Pour les Finlandais, le fait que tout le monde ne respecte pas sa promesse de contrôler ses finances publiques, suffit à renforcer le sentiment d’injustice. On a fait beaucoup pour renforcer la discipline budgétaire, mais maintenant on va voir si ce qui a été promis sera réalisé », déclare M. Katainen.
M. Katainen voudrait réformer l’UE selon un principe « d’intégration loyale ». Il propose trois mesures pour réformer l’UE. D’une part, il souhaiterait renforcer le contrôle de la Commission et de la Cour de justice sur les Etats membres afin qu’ils remplissent leurs obligations et respectent les traités ; D’autre part, il souhaiterait approfondir l’intégration du marché intérieur. Enfin, il estime que l’UE devrait choisir entre soit protéger son marché soit promouvoir le libre-échange avec les autres aires économiques : pour la Finlande, la promotion du libre-échange serait à privilégier car c’est conforme aux intérêts d’un petit Etta ouvert.
M. Katainen souligne aussi qu’il n’est favorable au départ d’aucun Etat de la zone euro. « Il est un moindre mal que tous les Etats y restent, dit-il.
Concernant la mauvaise image de la Finlande en Europe, le Premier ministre estime que c’est dû au fait que « l’on confond trois facteurs : la victoire des Vrais Finlandais aux législatives, l’exigence de la Finlande d’obtenir des collatéraux et les propositions finladnaises pour réformer la zone euro. Or, ce sont des choses différentes, mais quand on les mélange, on pense facilement que la Finlande est un turbulent eurosceptique. En Finlande, nous savons que cela n’est pas vrai ».
M. Katainen souligne que la politique européenne de la Finlande n’a pas changé depuis l’époque de M. Lipponen : la Finlande veut être au cœur de l’UE et participer à toutes les coopérations.
KS

M. Soini invité des conservateurs britanniques
Helsingin sanomat rapporte que le Président des Vrais Finlandais a l’intention de mettre au cœur de la camapgen pour les élections municipales le débat sur la crise de l’euro.
Il a été invité au congrès du parti conservateur britannique où il participera à un débat. Le thème de son intervention sera « No more bailouts ».
Il entend en tirer profit à une semaine du scrution municipal en Finlande, fin octobre.
HS

Union bancaire

L’UE se prépare à surveiller les banques dès l’année prochaine
Helsingin Sanomat a interrogé des économistes finlandais sur les projets d’approfondissement de la coopération économique que la Commission devrait présenter cet automne. Les experts finlandais estiment qu’une union bancaire serait une bonne solution pour résoudre la crise. Ils considèrent toutefois que le calendrier envisagé est optimiste.
L’éditorialiste du quotidien défend lui aussi l’idée d’une union bancaire dont « l’effet le plus important serait de permettra au MES d’aider les banques en crise. L’Allemagne lèverait alors son pied du frein et permettrait au MES d’aider directement les banques. Si cela stabilisait l’Espagne, cela stabiliserait l’ensemble de l’union ».
HS
Syrie

Mme Ranta prête pour une mission en Syrie
La médecin légiste Helena Ranta, qui a dirigé nombre de missions internationales dans les zones de crise, de l’ex-Yougoslavie à la Libye, déclare qu’elle serait prête, si l’occasion se présentait, à se rendre en Syrie pour une mission d’expertise médico-légale.
Kaleva

Défense

Problèmes dans la livraison de missiles Amraam
Helsingin Sanomat relève que le fabricant américain des missiles antiaériens Amraam (advanced medium range air-to-air missile) dont la livraison devait commencer cette année, a des problèmes avec la résistance au froid des moteurs des missiles. Les missiles sont toutefois fabriqués depuis des dizaines d’années.
La Finlande avait obtenu en 2008 l’autorisation d’acquérir 300 missiles Amraam. En Finlande, ces missiles devraient équiper les chasseurs Hornet ainsi que le système de défense antiaérienne Nasams acheté aux Norvégiens en 2009.
HS/lun/A4

Centre de visas du MAE

Le centre de visas à Kouvola se prépare à de nouvelles tâches
Selon Helsingin Sanomat, le ministère finlandais des Affaires étrangères, qui vient d’inaugurer un centre de visas à Kouvola, se prépare déjà à la mise en œuvre de l’exemption de visa entre la Russie et l’Union européenne. Le système d’étude électronique de demandes de visa permet aussi l’étude des visas d’autres pays.
Selon M. Lauri Aaltonen, chef des services pour les citoyens au MAE, le ministère se prépare à des changements même surprenants. « Par exemple le tourisme de la Chine ou de l’Inde vers la Finlande pourrait augmenter. »
M. Aaltonen estime que le centre de Kouvola étudiera un tiers des demandes de visa déposées au consulat général de Finlande à Saint-Pétersbourg, soit entre 1 500 et 2 000 visas par jour. Les effectifs à Kouvola augmenteront bientôt pour atteindre 60 personnes.
Sur les environ 1,2 million demandes de visas déposées par les ressortissants russes, 960 000 ont été étudiées à Saint-Pétersbourg en 2011. Le nombre de demandes de visas a encore augmenté de 25 % pendant le premier semestre de l’année en cours. Le MAE finlandais inaugurera des centres de visas à Mourmansk et à Petrozavodsk en octobre.
Les ressortissants d’autres pays que la Russie ont demandé au total 60 000 visas pour la Finlande l’année dernière. Les demandes déposées par les ressortissants biélorusses sont surtout en hausse.
HS/sam/A8

Finlande – Russie

L’ambassadeur de Russie commente l’article de HS
M. Saarikoski, rédacteur du supplément mensuel de Helsingin Sanomat, ancien chef du service culture du quotidien, a écrit une lettre ouverte à l’ambassadeur de Russie, M. Roumianchev, publié dans HS la semaine dernière. M. Saarikoski a regretté les informations erronées sur les relations entre les deux pays que transmet aux médias russes le militant Johan Bäckman dans un but propagandiste. Il souhaite, toute en soulignant que l’on ne peut ni ne doit intervenir dans l’action des médias indépendants, que l’ambassadeur puisse lutter contre la diffusion d’informations mensongères concernant la Finlande, notamment lorsqu’il s’agit de quelque chose qui nuit aux relations entre les deux pays.
M. Roumianchev a publié un commentaire sur le site de son ambassade. Il relève qu’il ne peut que considérer comme « une blague » l’idée que les ambassadeurs puissent influencer sur la nature des articles publiés par la presse dans leur pays d’origine concernant leur pays d’affectation.
HS/lun/A4

Finlande – Estonie

L’Estonie attire des entreprises finlandaises
Helsingin Sanomat relève que le nombre d’entreprises finlandaises en Estonie a augmenté considérablement depuis les dernières années. Il y en a aujourd’hui 4000 contre 2800 au début 2009.
C’est la fiscalité estonienne plus avantageuse qui attire les Finlandais. Certains estiment également que la bureaucratie est moins lourde sur la côte sud du Golfe de Finlande.
M. Hyrsky, spécialiste au patronat EK, estime que la délocalisation des entreprises est une menace, mais que si les entreprises concernées s’élargissent et s’internationalisent, cela renforce leur compétitivité également en Finlande.
M. Seppänen, président du conseil d’administration de la Chambre de commerce fénno-estonienne, relève qu’en Estonie, la capacité de main d’œuvre est restreinte. L’attrait d’une petite économie ne pourra pas se prolonger éternellement.
HS/lun/B3

Parlement

Voyages du président du Parlement
Helsingin Sanomat rend compte des critiques visant le président du Parlement, M. Heinäluoma (PSD), qui selon certains favorise la politique de son propre groupe politique.
M. Heinäluoma estime lui-même qu’il a moins commenté les questions d’actualité que ses prédécesseurs, MM. Niinistö et Lipponen. « Un président du parlement dispose du droit de parole en dehors du Parlement, et je me suis servi de ce droit moins qu’eux », dit-il.
HS fait état des déplacements à l’étranger de M. Heinäluoma, dont les voyages se sont étendus de l’Amérique du Sud à l’Inde et de l’Afrique à l’Afghanistan. Il a promu la participation de la Finlande au Conseil de sécurité de l’ONU.
HS/lun/A6

Politique intérieure

Propos de M. Katainen

Selon le Premier ministre, le projet de loi sur les soins aux personnes âgées n’a pas menacé le gouvernement
Helsingin Sanomat relève que le Premier ministre, M. Jyrki Katainen, qui a été interviewé samedi matin à la TV1 d’Yle, rejette les spéculations selon lesquelles le litige concernant la le projet de loi sur les soins aux personnes âgées aurait pu faire tomber le gouvernement : « Nous avons eu des avis différents sur quelques points mais une entente a pu être trouvée. »
Quant à l’éventuelle participation de la Finlande et de la Suède au contrôle aérien islandais, M. Katainen a souligné que les études à ce sujet continuaient encore. Pour lui, une chose est claire : la Finlande et la Suède partiront peut-être ensemble pour l’Islande, mais elles n’y iront pas l’une sans l’autre.
M. Katainen souligne qu’il ne brigue aucunement le poste de prochain commissaire européen finlandais. Selon une interview accordée à la STT, agence de presse finlandaise, M. Katainen n’a jamais pensé à cette tâche et refuse d’y penser.
HS note que le nom de M. Katainen a été évoqué dans les spéculations concernant le prochain commissaire finlandais. Le mandat du commissaire actuel, M. Olli Rehn, prendra fin en 2014.
HS/dim/A9

Audience des partis politiques

La popularité des Vrais Finlandais augmente
Helsingin Sanomat rapporte que selon les résultats d’un sondage d’opinion sur l’audience des partis politiques aux élections municipales fin octobre, effectué par l’institut Taloustutkimus pour le compte d’Yle, la popularité des Vrais Finlandais a triplé depuis les élections municipales précédentes, pour atteindre 15,8 % (contre 5,4 % en octobre 2008).
Le Parti conservateur Kokoomus reste le plus grand parti avec un score de 22,7 % (contre 23,5 % aux élections municipales de 2008). Il est suivi du Parti social-démocrate, 18,7 % (contre 21,2 % en 2008) et du Parti du centre, 16,6 % (contre 20,1 % en 2008).
A la lumière de ce sondage, l’Alliance verte aurait 9,4 % des intentions de vote, l’Alliance des gauches 8,2 %, le Parti suédois 4,3 % et les Chrétiens-démocrates 3,2 %.
Le quotidien souligne que les chiffres d’intentions de vote aux municipales ne peuvent pas être comparés aux autres sondages récents qui ont mesure la popularité des partis aux élections législatives.
HS/lun/A4

Elections municipales

Le manque de candidats peut baisser le taux de participation aux élections municipales
Selon Aamulehti, les partis politiques ont du mal à trouver des candidats pour les élections municipales du dimanche 28 octobre. Le politologue Heikki Paloheimo estime que cela peut avoir un effet sur le résultat des élections et le taux de participation pourrait baisser. En 2008, le taux de participation n’a été que 61,3 %.
Les difficultés afin de trouver des candidats concernent surtout le Parti du centre, dont l’objectif est de désigner 10 000 candidats. En ce moment, il y en a un peu plus de 5 500. Le secrétaire général du Centre, M. Timo Laaninen, admet l’existence du problème. Il est toutefois convaincu que son parti obtiendra au moins 9 500 candidats.
Le Kokoomus et le PSD souhaitent désigner chacun environ 7 000 candidats, dont 5 000 ont déjà été nommés.
L’objectif des Vrais Finlandais est de désigner 4 000 candidats. Le secrétaire général, M. Ossi Sandvik, estime qu’il y en a la moitié. En 2008, les Vrais Finlandais avaient présenté 1 800 candidats.
Les partis politiques doivent remettre les listes des candidats au plus tard le 18 septembre.
AL/lun/A4

Technologies

M. Soini à la tête de Tekes
M. Pekka Soini, ancien directeur en Finlande de Nokia Siemens Network a pris aujourd’hui la tête du centre de technologie et d’innovation Tekes.
AL

Nombre de licenciés de Nokia recasés
Aamulehti rapporte que 20% des personnes victimes des plans sociaux de Nokia avaient retrouvé un autre emploi avant même que leur licenciement soit effectif.
AL

France

Politique

Les défis que doit relever M. Hollande
Seppo Ylönen présente dans Kaleva, Turun Sanomat et Keskisuomalainen, les difficultés auxquelles le nouveau président français doit faire face.
Kelava TS KS

Société

Des Chinois en France
Helsingin Sanomat présente l’expérience de Chinois qui investissent dans des châteaux dans le bordelais.
HS

publié le 28/09/2012

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