Septembre 2011

Vendredi 30 septembre 2011

Politique étrangère et européenne

Crise financière

Mme Urpilainen continue à négocier des garanties
Helsingin Sanomat souligne que si le Parlement finlandais a approuvé le renforcement de la capacité du FESF, cela n’a pas d’effet sur les exigences finlandaises d’obtenir des garanties des Etats en difficulté. En effet, les garanties exigées par la Finlande sont liées à la mise en œuvre de l’accord sur le FESF, c’est-à-dire à l’utilisation des fonds.
Les négociations sur ces garanties sont toujours en suspens. La prochaine occasion pour les faire avancer sera la rencontre des ministres européens des finances, la semaine prochaine.

Points de vue
Helsingin Sanomat relève aussi que 15% des députés finlandais n’ont pas pris part au vote sur le FESF, arguant le plus souvent d’un voyage.
En Allemagne, 98,5% des députés ont pris part au voter sur le FESF. « La Finlande ne cesse de s’éloigner du reste de l’Europe », conclut HS.
Dans le même journal, Kari Huhta estime que les dirigeants finlandais, eux aussi, n’hésitent pas à mentir. Comme lorsqu’ils assurent que le fait de ne pas participer à l’opération en Libye, d’avoir des exigences sur les prêts de la Grèce ou sur l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans Schengen n’aura pas d’influence sur la position internationale de la Finlande. Mensonges ; les décisions peuvent légitimes ou non mais elles ont toujours des effets ».
HS

Arabie saoudite

Propos de M. Tuomioja
Turun Sanomat rapporte que le ministre des Affaires étrangères, M. Erkki Tuomioja, qui a participé à une manifestation organisée par l’association des journalistes des services étrangers des médias finlandais, estime que les réformes arriveront en Arabie saoudite tôt ou tard, s’il n’y a pas de véritable progrès dans le développement démocratique du royaume.
« Il semble que les femmes auront un droit de vote apparent, même avant que leur soit accordé le droit de conduire une voiture », a estimé M. Tuomioja.
Selon le ministre, on fait en général attention à ne pas critiquer l’Arabie saoudite au nom de la stabilité et on ne lui présente pas les mêmes exigences qu’aux autres pays par exemple en ce qui concerne les droits civils.
TS/24

Politique intérieure

Nokia

Nokia supprime 3500 emplois
« Nokia fait des économies pour se renforcer » HS
Nokia prépare une restructuration qui toucherait 3500 emplois : ce sont 300 emplois qui sont menacés en Finlande et 2200 en Roumanie en raison du projet de fermeture d’une usine.
Helsingin Sanomat rapporte que la rapidité avec laquelle Nokia souhaite se désengager de Roumanie a surpris les Roumains. Le quotidien rappelle aussi que la fermeture de l’usine de Bochum en 2008 avait déprécié l’image de Nokia en Allemagne.
HS

Déclarations de M. Katainen
Le Premier ministre a déclaré que la perte d‘emplois constituait une profonde déception. Il souligne toutefois que, heureusement, il y avait des informations positives, comme celles sur les commandes des chantiers navals.
Il a rappelé que l’Etat pouvait aider les régions touchées par les restructurations.
HS

« Nokia est toujours au bord du gouffre » HS
Helsingin Sanomat estime que Nokia est toujours dans un entre-deux, devant faire face au passage de son ancien système Symbian à l’adoption du système windows. Nokia est au bord du gouffre tant pour les modèles de bas de gamme que pour le haut de gamme. Pour combler ce gouffre Nokia lance le N9, basé sur le système Meego, que Nokia a décidé de délaisser.
Une bonne nouvelle actuellement est l’intérêt porté par Samsung pour une coopération avec Windows, ce qui renforcerait l’attrait pour les portables sous windows.
HS

Autres plans sociaux

Digia licencie 170 personnes
Finnair aussi diminue ses effectifs
La société informatique Digia, sous-traitant de Nokia, licencie 170 personnes et lance un nouveau plan social. Ces annonces sont liées au changement de stratégie de Nokia et à son alliance avec Windows.
Finnair lance un plan social qui porterait sur 155 emplois. Cette annonce est liée au plan d’économie de 140 millions d’euros prévu par le groupe d’ici 2014.
HS

Politique salariale

Les employés ont quitté les négociations de l’industrie technologique
Helsingin Sanomat relève que les négociations sur une nouvelle convention collective du secteur de l’industrie technologique se sont interrompues vers dix heures jeudi soir. Les syndicats des employés ont quitté les négociations fâchés de la proposition du patronat d’une augmentation salariale d’un pour cent cet automne plus 0,9 % ultérieurement, soit 1,9 % pour une période de 18 mois. Les syndicats ont exigé une augmentation de 4 % à l’automne et 2 % l’été prochain.
M. Riku Aalto, président du syndicat de la métallurgie, annonce que le conseil du syndicat étudiera la situation vendredi et que les mesures seront annoncées ultérieurement. « Nous ne déclarerons pas la grève encore vendredi. »
HS/A10

Préretraites

Les douleurs et la dépression mènent les Finlandais à la préretraite
Helsingin Sanomat rapporte que selon une étude récente de l’institut de la santé professionnelle auprès de 17 000 Finlandais, la dépression est la cause la plus importante qui mène les Finlandais à la préretraite pour inaptitude au travail. Les douleurs dans le système locomoteur sont la raison numéro deux. La combinaison de ces deux raisons est de plus en plus commune.
HS/A10

Présidence

Le gouvernement propose une augmentation considérable de la rémunération du président
Selon Helsingin Sanomat, le gouvernement propose au Parlement une augmentation considérable, de 126 000 à 160 000 euros par an, de la rémunération annuelle du président, exonérée d’impôts.
Le gouvernement propose aussi d’inclure les frais de représentation dans les frais de fonctionnement de la chancellerie du président. En ce moment, les frais de représentation s’élèvent à 171 000 euros par an.
HS/A6

Université de Turku

Les étudiants ont manifesté contre l’arrêt de l’enseignement des interprètes de conférence
Turun Sanomat relève qu’environ 70 étudiants en langues étrangères ont manifesté jeudi à l’université de Turku contre l’arrêt de l’enseignement des interprètes de conférence en raison des problèmes de financement.
Selon les estimations, l’enseignement pourrait être repris en 2013 mais il serait payant pour les étudiants. Jusqu’à 2009, le ministère de l’Education avait accordé un financement spécifique pour la formation des interprètes de conférence.
TS/13

France

Société

« Sous le ciel de Paris » KU
Le correspondant à Paris de Kansan Uutiset signe un article sur la difficulté de se loger à Paris, notamment pour les jeunes et les étudiants.
KU

France-Finlande

Musique

Concert des sœurs Labèque
Helsingin Sanomat publie une critique élogieuse du concert donné par Katia et marielle Labèque avec l’orchestre symphonique de la ville d’Helsinki.
HS

Jeudi 29 septembre 2011

Politique étrangère et européenne

Crise financière

Le Parlement finlandais a approuvé l’augmentation de la capacité du FESF
Le Parlement a adopté par 103 voix contre 66 et 30 absents l’augmentation de la capacité du FESF. Tous les députés de la coalition présents ont voté pour.
La part des garanties de la Finlande dans le FESF sera donc portée à 14 milliards d’euros.
UD

Le parlement européen a approuvé le plan Rehn pour la rigueur budgétaire
La presse rapporte que les rapports soumis parla commission au Parlement européen ont été largement adopté. La plupart des députés européens finlandais ont voté pour les propositions de la Commission. Seul le député des Vrais Finlandais Sampo Terho a voté contre toutes les propositions ; Les députés Sari Essayah (parti chrétien-démocrate) et Eija-Riitta Korhola (parti conservateur) ont voté contre certaines propositions.
Helsingin Sanomat estime que ce qui fait défaut actuellement dans l’Union européenne, c’est un leadership : face à la crise, les Etats membres pressent la Commission d’agir et tous les dirigeants nationaux craignent les élections à venir.
KS

L’UE s’apprête à proposer des euroobligations
Kauppalehti rapporte que la Commission européenne se prépare à proposer la création d’euroobligations. Selon le journal, les eurodéputés finlandais sont partagés sur ce projet.
KL

Editoriaux
« On essaie d‘augmenter la puissance de feu contre la crise financière » HS
« La mise en œuvre des décisions fait défaut » TS
« Le baptême du feu de l’unité européenne » AL
« La confiance dans l’économie ne réside pas dans de nouvelles organisations » KS
Helsingin Sanomat estime que la Grèce devrait recevoir bientôt une nouvelle tranche d’aide. Mais cela ne devrait pas suffire car les marchés ne spéculent pas sur une éventuelle faillite de la Grèce mais sur le moment où elle se produire. C’est pourquoi les rumeurs sur un plan d’aide plus massif se propagent, relève HS qui présente ces rumeurs.
Turun Sanomat estime que, face à la crise financière, le problème de l’UE n’a pas été de prendre des décisions qui s’imposent mais de réaliser leur mise en oeuvre.
Aamulehti estime que pour faire face à la crise, il ne suffira pas de réaliser des plan d’aide pour les pays en difficulté, il faut surtout que l’Europe renforce son unité.
KS

Politique intérieure

Réforme sur les communes

Le Centre a attaqué la réforme
Helsingin Sanomat relève que le Parlement a eu mercredi un débat animé sur la motion de censure déposée par le Parti du centre. Les députés centristes ont attaqué ardemment le projet de réforme. Les représentants des partis au gouvernement ont été étonnés du fait que le Centre rejette la réforme encore inachevée. Le gouvernement a assuré que les communes ne seraient pas forcées à des fusions.
Selon la ministre de l’Administration et des Collectivités locales, Mme Henna Virkkunen, la réforme actuelle est la suite de la réforme entamée par le Centre.
M. Osmo Soininvaara, député de l’Alliance verte, il faut que la majorité des habitants d’une nouvelle commune soit favorable au projet. « Cela peut être résolu par un référendum », selon M. Soininvaara.
HS note que, lors du débat, l’avis des Vrais Finlandais sur la réforme n’a pas été clair.
En ce moment, il y a 336 communes en Finlande.
HS/A5

Loi sur mariage

Plusieurs députés veulent modifier la loi sur le mariage
Selon Aamulehti, même si la modification de la loi sur le mariage n’est pas incluse dans le programme du gouvernement, conformément aux souhaits du Parti des chrétiens-démocrates, les députés ont commencé hier de collecter des noms en faveur de ce projet pour que les homosexuels puissent ses marier civilement.
Quatre présidents de partis, Mme Jutta Urpilainen (PSD) et MM. Paavo Arhinmäki (Alliance des gauches), Ville Niinistö (Alliance verte) et Stefan Wallin (parti suédois) ont signé l’initiative, ainsi que M. Alexander Stubb, ministre des Affaires européennes.
Tous les députés de l’Alliance des gauches et de l’Alliance verte ont promis de le signer. Les Chrétiens-démocrates s’y opposent, ainsi qu’une partie des conservateurs et des centristes.
AL/A8

Politique salariale et fiscalité

« Les discussions sur une convention salariale globale n’avancent pas » HS
« L’industrie se rapproche d’un accord sur les salaires » AL
Selon Helsingin Sanomat, les positions étaient encore éloignées, hier, lorsque les représentants des partenaires sociaux ont rencontré le Premier ministre et la Ministre des Finances. Les négociations continuent aujourd’hui.
Concernant les salaires, le syndicat de la métallurgie demanderait 4% d’augmentation, la confédération des travailleurs SAK plus de 2% alors que le patronat proposerait entre 1,5 et 2%.
Le secteur de l’industrie technologique voit ses conventions arriver à échéance à la fin du mois. Soit un accord sera trouvé dans cette branche, soit elle fera partie d‘un accord global. Selon Aamulehti, il est peu probable que l’on voit des grèves dans un secteur où les derniers conflits sociaux remontent à 1971.
HS AL

Un dirigeant syndicaliste fortement condamné
Le directeur du syndicat Pro a été condamné à 20 jours de retenue, soit 2300 euros, et aux dépends, soit 10 600 euros pour avoir manqué à l’obligation de préavis de grève lors de conflits sociaux dans les années 2009 – 2010.
HS

Police

D’importantes économies en vue
Le syndicat des policiers craints d’importantes diminutions de postes dans la police finlandaise. Le budget de la police est de 700 millions d’euros et le programme gouvernemental prévoit une diminution d’une vingtaine de millions d’euros pour la période 2013-2015.
Par rapport aux autres pays européens, il y a déjà peu de policiers en Finlande.
KS

Nucléaire

Manquements à la sécurité nucléaire
Le quotidien Länsi-Suomi rapporte que l’autorité de sûreté nucléaire, le STUK a relevé des carences dans les systèmes de sécurité des centrales nucléaires finlandaises.
Le STUK a procédé à une évaluation des réacteurs après la catastrophe de Fukushima. Le STUK prépare un rapport qui sera prêt d’ici la fin de l’année.
HS

Plans sociaux

Nokia supprime 3500 emplois
Digia licencie 170 personnes
155 emplois menacés chez Finnair
Nokia prépare une restructuration qui toucherait 3500 emplois : ce sont 300 emplois qui sont menacés en Finlande et 2200 en Roumanie en raison du projet de fermeture d’une usine.
La société informatique Digia, sous-traitant de Nokia, licencie 170 personnes et lance un nouveau plan social.
Finnair lance un plan social qui porterait sur 155 emplois.

Chantiers navals

La commande de Viking Line vient à point
La mise en chantier du ferry de Viking Line a été lancée, hier, au chantier naval de Turku, en présence des Ministres de l’économie et du Travail. Recevoir une nouvelle commande (celle de TUI) et lancer la construction d’un navire en deux jours sont des événements si importants qu’ils justifiaient le déplacement de deux ministres. Lez gouvernement soutient la construction navale et va débloquer une aide à l’innovation de 16 millions d’euros.
Viking Line fait donc construire à Turku un ferry LNG. L’option pour un second navire n’a pas été levée. Le coût d’une unité est de 240 millions d’euros.
TS UD

France

Election présidentielle

« La primaire des socialistes français » UD
« La France attend un changement au pouvoir » IS
Le correspondant à Paris de Demari présente l’élection primaire organisée par le parti socialiste pour choisir son candidat à l’élection présidentielle.
L’éditorialiste d’Ilta-Sanomat estime que le résultat des élections sénatoriales a renforcé la confiance des socialistes dans leurs chances de victoire en 2012.
UD IS
France-Finlande

Chanson : Concert de Jane Birkin
Ilta-Sanomat présente Jane Birkin qui donnera un concert au théâtre Savoy le 2 novembre. relève qu’Aamulehti, quotidien paraissant à Tampere, a dû présenter ses excuses à M. Paavo Lipponen, candidat présidentiel du PSD.

Mercredi 28 septembre 2011

Politique étrangère et européenne

Crise financière

Débat au Parlement
Le Parlement finlandais a approuvé l’augmentation de la capacité du FESF
« Le Parlement se dispute sur les garanties » KS
« Le débat sur le FESF continue » UD
Le Parlement a adopté par 103 voix contre 66 et 30 absents l’augmentation de la capacité du FESF. Tous les députés de la coalition présents ont voté pour.
Le Parlement avait débattu en séance plénière, hier, sur le renforcement de la capacité du FESF. Le vote a lieu aujourd’hui.
L’opposition, c’est-à-dire les Vrais Finlandais et le Centre, s’est opposée à cette augmentation. Demari souligne que le Centre a changé de position puisqu’en mars dernier, lorsque Mme Kiviniemi, présidente du Centre, était Première ministre, la décision de principe d’augmenter la capacité du FESF avait été prise. Aujourd’hui le Centre souhaite que l’on exige une faillite ordonnée de la Grèce
Le Président des Vrais Finlandais M. Timo Soini a répété pour sa part que son parti s’était toujours opposé aux aides aux pays européens en difficulté.
La presse note que les députés des Vrais Finlandais ont fait la queue toute la nuit de lundi à mardi dans les couloirs du parlement pour garantir à leur parti de disposer des premiers temps de parole lors de la discussion en séance plénière télévisée.
UD

« La BCE devrait intervenir plus » KS
Le professeur de finances de l’université Aalto, M. Vesa Puttonen, estime que la BCE devrait intervenir plus et plus indépendamment (sans demander l’autorisation des Etats) pour juguler la crise. Il estime que l’Europe doit actuellement faire face à « une crise économique et une crise politique ».
KS

« Une crise du crédit menace » KS
L’agence de contrôle des établissements de crédit finlandais, FIVA, estime que la crise de l’euro pourrait conduire à une crise du crédit si les banques en venaient à ne plus se faire confiance.
La FIVA souligne que la situation de liquidités de banques finlandaises est bonne, mais le coût du refinancement a déjà commencé à augmenter
Selon la FIVA ce sont surtout les risques des fonds de pension et des assurances-vie qui ont augmenté.
KS

Editorial : « Les banques ont besoin d’être recapitalisées » KL
Kauppalehti estime qu’il faut intervenir pour juguler la crise de l’endettement et éviter qu’elle se propage. En même temps, il faut recapitaliser les banques européennes, au besoin au moyen du FESF si sa capacité est sensiblement augmentée.
KL

Politique européenne

« M. Stubb met en garde contre ceux qui veulent défier l’Europe » KS
« Selon M. Stubb, la Finlande a une politique européenne à la Angry birds » SM
Le ministre des Affaires européennes a exprimé une mise en garde lors de son voyage à Strasbourg : selon lui, les déclarations dures de la Finlande en politique européenne pourraient entraîner des difficultés pour le pays lorsqu’il voudra atteindre certains objectifs. « Même s’il n’y a pas dans l’UE de mentalité consistant à se venger sur un dossier de positions prises sur un autre, il convient d’être modéré en politique européenne.
Il faisait référence aux positions de la Finlande tant sur les garanties exigées de la Grèce que sur l’opposition à l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans Schengen.
Il estime que ceux qui craignent que cela aura des effets négatifs sur d’autres demandes de la Finlande n’ont pas forcément tort. « Nous pouvons faire obstruction une, deux ou au maximum trois fois mais après il y aura des conséquences à en subir tant au Parlement européen qu’au conseil des ministres », dit-il.
M. Stubb était au Parlement européen pour expliquer aux députés européens finlandais les positions de la Finlande sur les exigences de garanties et sur Schengen.
M. Stubb a qualifié l’actuelle politique européenne de la Finlande de politique à la Angry Birds (jeux où des oiseaux en colère se battent contre des cochons qui leur ont volé leurs œufs). M. Stubb estime que les Finlandais en ont assez de voir tous les pays européens ne pas respecter les règles communes, en matière financières. « Si on a décidé quelque chose, il faut le respecter. La manière dont certains Etats membres de la zone euro ont agi n’est pas acceptable ni justifiable pour la mentalité des Finlandais ». Il en va de même sur le respect des accords Schengen, dit-il en faisant référence à la situation concernant la corruption, la criminalité organisée et le frêle développement de l’appareil judiciaire en Roumanie et en Bulgarie : « Nous ne pouvons pas fermer les yeux ». Selon lui, la Finlande et les Pays-Bas ne sont pas les seuls Etats membres qui s’opposent en réalité à l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l’espace Schengen, mais les autres Etats membres ont préféré se taire au dernier conseil des ministres JAI.
KS SM

Défense

La commission européenne demande à la Finlande de payer des intérêts d’amende de 69 millions d’euros
La commission de l’UE a ordonné à la Finlande le paiement d’intérêts moratoires particulièrement importants. La Finlande doit payer, d’ici fin novembre, la somme de 69 millions d’euros à l’UE en intérêts d’amende, car elle n’avait pas retenu de droits de douane sur du matériel militaire importé de pays tiers il y a une dizaine d’années.
La situation est singulière car le montant des intérêts moratoires exigés par la commission représente à peu près le double des droits de douane d’origine, qui étaient de 35 millions d’euros.
Les droits de douane datent de l’époque où la Finlande a adhéré à l’Union européenne. Le gouvernement de M. Esko Aho (centre) a décidé au milieu des années 1990 que les équipements militaires venant de l’extérieur de l’UE vers la Finlande seraient exemptés de droits de douane. La commission de l’UE s’en est mêlée fin 1990 en estimant qu’elle aurait dû toucher des droits de douane conformément à la législation sur les acquisitions venant de l’extérieur de l’union. La Finlande, quant à elle, estimait qu’en matière d’importation de matériel militaire, il convenait d’appliquer l’exception à la législation qui permettait l’exemption des droits de douane.
Plus tard, la commission a attaqué la Finlande devant la juridiction de l’UE. La commission a gagné l’action en 2009 et la Finlande a été condamnée à payer près de 35 millions d’euros d’amende et des intérêts à compter de 1998.
Les droits de douane ont été payés sur les années 1998-2002. La Finlande a réglé le dernier versement des droits de douane en mars 2010. Par contre, la facture de 69 007 897,59 euros des intérêts moratoires demandée par l’UE est arrivée à la délégation de Finlande auprès de l’UE à Bruxelles la semaine dernière.
La douane finlandaise ne révèle pas la provenance hors UE du matériel militaire arrivé en Finlande. Il s’agit d’une information secrète.
« Il s’agissait de Hornets, de leurs pièces détachées et composants. C’était de loin l’acquisition la plus coûteuse », affirme le directeur de la division du matériel, M. Arto Koski, du ministère de la Défense.
Pour la Finlande le tournant du millénaire était particulièrement mal choisi. La Finlande arrivait à terme de ses acquisitions Hornets, qui était sa plus importante acquisition d’armement de tous les temps.
« Il s’agissait évidemment d’un achat très visible. La commission était d’ailleurs au courant que du matériel de défense onéreux arrivait en Finlande », confirme le conseiller financier, M. Ismo Mäenpää, du ministère des Finances.
La somme de 70 millions d’euros est à peu près équivalente au prix de deux chasseurs Hornet opérationnels. C’était aussi le prix de 124 véhicules blindés Léopard achetés à l’Allemagne en 2002.
Cette année, l’Etat s’est préparé à payer ces amendes gigantesques, bien que l’argent soit pris sur l’article des dépenses imprévues.
HS/A5

Terrorisme

L’enquête en cours en Finlande est liée à al-Shabaab
La police judiciaire a donné une conférence de presse, hier, sur l’enquête en cours sur les activités des deux personnes soupçonnées de financement du terrorisme. La police a confirmé qu’il s’agit de financement et de recrutement lié à l’organisation al-Shabaab, et que les deux suspects sont de nationalité somalienne.
La police soupçonne les deux personnes détenues d’avoir envoyé de l’argent en Somalie, à plusieurs reprises, mais pour des sommes minimes. Une partie seulement de ces envois d’argent est soupçonnée être lié au soutien des activités terroristes.
La police ne souhaite pas relever si l’argent a été directement envoyé à des représentants de l’organisation al-Shabaab.
L’homme détenu est soupçonné, outre le financement, du recrutement d’au moins une personne pour des actions terroristes. Le recruté en question ne résidait pas en Finlande. La police ne précise pas pour quelle sorte d’action cette personne a été recrutée.
Selon la police, d’autres personnes encore sont liées à cet ensemble, dont une partie résident à l’étranger. Dix perquisitions et confiscations ont été effectuées par la police. Le matériel ainsi obtenu appuie les soupçons, selon la police judiciaire.
HS/A5

Politique intérieure

Election présidentielle

Aamulehti présente ses excuses à M. Lipponen
Helsingin Sanomat relève qu’Aamulehti, quotidien paraissant à Tampere, a dû présenter ses excuses à M. Paavo Lipponen, candidat présidentiel du PSD.
M. Lipponen a menacé le quotidien d’un procès s’il ne présentait pas ses excuses. Selon une chronique publiée par Aamulehti, M. Lipponen aurait frappé à son professeur de religion au lycée de Kuopio dans les années 1950. Le professeur en question aurait frappé Osmo Lipponen, frère cadet de Paavo.
M. Lipponen a démenti l’affaire dans un communiqué. Selon lui, le journaliste a menti et l’incident n’a jamais eu lieu. Il souligne que le professeur avait un caractère despotique.
Le journaliste Olli Helen a présenté ses excuses à M. Lipponen dans les pages intérieures du journal et non sur la page éditoriale, comme l’avait exigé M. Lipponen.
Selon le service de presse du Parti social-démocrate, M. Lipponen ne commente pas les excuses d’Aamulehti.
HS/A5

Politique salariale et fiscalité

Le gouvernement projette une baisse d’impôts importante
Selon Helsingin Sanomat, le gouvernement projette une baisse importante de l’impôt sur le revenu si les négociations salariales aboutissent à un résultat favorable.
Selon les informations du quotidien, la baise serait de 0,5 à 1point de l’impôt sur le revenu. L’objectif du gouvernement est de garantir le pouvoir d’achat des salariés s’ils se contentent d’augmentations salariales modérées.
Les conventions collectives du domaine de l’industrie technologique prennent fin vendredi. Les représentants des partenaires sociaux se réunissent aujourd’hui pour négocier. Ils auront un entretien avec le Premier ministre Katainen ce soir. Selon les informations de HS, l’entente est encore loin.
HS/A6

Immigration

Les étrangers sans papiers sans soins médicaux
L’association des médecins souligne que tout le monde a droit à des soins médicaux. En ce moment, il y a en Finlande entre 1 500 et 5 000 étrangers sans papiers ou sans assurance médicale dans leur pays d’origine qui n’ont pas le droit à ces soins.
La clinique pour les sans papiers, Global Clinic, reçoit des patients une fois par semaine à Helsinki. Les ressources de la clinique sont limitées, il n’y a pas de laboratoire, par exemple.
Selon le secrétaire général de l’association des médecins, M. Heikki Pälve, le secteur médical à une responsabilité morale et éthique pour soigner tous les patients. Il souligne que les soins des sans papiers ne coûtent pas cher, selon l’expérience de ses collègues dans les autres pays nordiques.
HS/A9

Le logement des immigrés cause un coût supplémentaire à la ville de Turku
Turun Sanomat rapporte que selon une étude de la ville de Turku, le logement des immigrés a causé en 2009 un coût supplémentaire de 645 000 euros à la ville, soit 350 euros par logement.
La maire adjointe, Mme Maija Kyttä, souhaite que l’étude ne soit pas utilisée pour des interprétations racistes.
TS/3&9

Chantiers navals

Une commande allemande pour STX
Hier a été confirmé le fait que le chantier naval STX de Turku a remporté une commande pour la société allemande TUI portant sur un navire de croisière et un autre en option pour un montant chacun de 350 à 400 millions d’euros.
Kauppalehti rapporte que le principal actionnaire de l’entreprise allemande TUI est en réalité le milliardaire russe Alexeï Mordashov qui s’est enrichi dans la métallurgie.
Selon Yle, l’atout des chantiers navals finlandais (Pori qui a reçu une commande de navires de soutien pour les champs pétroliers off-shore, Turku qui a reçu une commande de navire de croisière et Helsinki qui a une commande de brise-glace) concerne le savoir-faire qui s’est toujours maintenu. Demari estime aussi que le savoir-faire spécialisé dans certains secteurs a permis aux Finlandais d’obtenir des commandes, même s’ils ont aussi perdu certains marchés face aux Italiens et Allemands. Le risque de fermeture de chantiers navals finlandais n’a pas disparu selon UD.
UD KL Yle

Mardi 27 septembre 2011

Politique étrangère et européenne

Crise financière

« La Grèce pourrait voir annuler la moitié de sa dette » TS
« Selon M. Katainen, on ne peut pas spéculer sur ces questions » TS
La presse rapporte que, selon la BBC, un plan envisagerait l’annulation de la moitié de la dette grecque. « On ne peut pas spéculer sur ce sujet. Nous attendons un rapport sur la santé des fiances publiques grecques. Cela permettra de savoir si le programme d’aide à la Grèce continue ou non », a déclaré le Premier ministre Jyrki Katainen, en visite à La Haye.
Il a précisé lors de la conférence de presse commune avec son homologue néerlandais Mark Rutte qu’au lieu de spéculer les Etats devraient se concentrer sur la mise en oeuvre des décisions prises au dernier conseil européen de juillet.
TS HS UD

« Les Pays-Bas soutiennent les demandes de garanties de la Finlande » TS
A La Haye, le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a déclaré : « Il faut s’en tenir aux décisions du 21 juillet parmi lesquelles figure aussi l’exigence finlandaise de garanties. » Il a souligné que l’on devait trouver une solution qui satisfasse les 17 pays de l’eurogroupe.
TS HS UD

Les règles strictes d’un mécanisme européen conviendraient à la Finlande
Aamulehti rapporte que l’instauration avancée du mécanisme européen de stabilité conviendrait à la Finlande car ce mécanisme dispose de règles plus précises que le FESF temporaire. Il prévoit notamment la responsabilité des créanciers privés. De plus, il n’y aurait pas de garanties à donner dans le MES.
Pour la Finlande, le fait d’avoir à régler sa part de capital du MES ne poserait pas problème. La part de la Finlande y serait de 1,44 milliard d’euro. L’utilisation des fonds du MES est toujours soumise à l’unanimité des Etats membres. Le ministère des Finances réfléchit donc à l’avancée de l’instauration du MSE. Pour la Finlande cela n’est pas forcément lié au projet de renforcer la capacité du FESF.
La Finlande considère toujours que ce sont les Etats membres qui doivent répondre de leurs propres finances. Dès lors, on n’aurait pas besoin d’un fonds d’une grande capacité pour réparer les erreurs financières nationales.
AL

Il aurait fallu recapitaliser les banques depuis longtemps
Le gouverneur de la Banque de Finlande Erkki Liikanen estime que l’on aurait du recapitaliser les banques depuis longtemps. Ce sont surtout les banques de la zone euro, qui en ont besoin.
HS

Transport maritime

La Finlande demande des atténuations concernant les limites sur les émissions
Demari rapporte la Finlande compte demander des mesures d’atténuation concernant la directive visant à réduire les émissions de dioxyde en soufre dans les transports maritimes.
La Commission européenne projette l’entrée en vigueur de la directive dès 2015. Les entreprises du bois-papier finlandaises souhaiteraient que la directive n’entre en vigueur qu’en 2025. Le gouvernement a décidé de demander à l’UE d’accorder une période transitoire de dix ans. Selon l’estimation de EK, confédération du patronat et de l’industrie, le coût supplémentaire pour l’industrie exportatrice pourrait s’élever à 1,2 milliard d’euros pas an.
UD

La Finlande demande de l’aide à l’UE pour son projet de LNG au gaz
Demari rapporte la Finlande compte demander de l’aide à l’UE pour équiper les ports d’Helsinki et Turku de capacités de ravitaillement des LNG fonctionnant au gaz naturel.
UD

Nations-Unies

Beaucoup de travail à faire encore avant d’entrer au conseil de sécurité
La Finlande est candidate à un siège tournant du conseil de sécurité pour 2013-2014. Le président du Parlement Eero Heinäluoma souligne que la porte ne s’ouvrira pas automatiquement pour la Finlande : « Il faut se lancer dans la course avec beaucoup d’humilité. , faire ses devoirs et s’intéresser à ce qui se passe dans le monde ».
Il rappelle que les votes ont été ces dernières années assez imprévisibles. M. Heinäluoma était à l’assemblée générale de l’ONU pour promouvoir la campagne de la Finlande. « La concurrence est rude », a-t-il dit, tout en soulignant que les qualités de la Finlande pour occuper ce poste étaient indéniables. Il insiste sur le rôle de la Finlande dans le maintien de la paix, sur le rôle de Mme Halonen dans les Nations-Unies et notamment pour le développement et la condition des femmes, sur la visite récente de Ban Ki-Moon.
UD

Politique intérieure

Parlement

L’opposition se cherche
Depuis la précédente législature, le Parlement a lancé une étude sur les moyens d’améliorer le travail de l’opposition parlementaire et notamment l’information des députés de l’opposition.
Helsingin Sanomat relève qu’actuellement, le premier parti d’opposition, les Vrais Finlandais, compte de nombreux députés qui apprennent seulement le travail parlementaire, alors que dans le second parti d’opposition, le Centre, c’est un travail de deuil après avoir quitté le gouvernement qui est en cours.
Le secrétaire d’Etat aux Finances Raimo Sailas estime que, pour faire face à la dégradation de la conjoncture, il faudrait que les salariés acceptent un gel des salaires pendant deux ans et que le gouvernement double les économies budgétaires envisagées pour la législature.
AL

Communes

Vent de révolte dans les communes
Les dirigeants de communes finlandaises, menacés par une réforme de la carte des communes actuellement préparée par le gouvernement, essaient de créer un mouvement pour s’opposer aux fusions de communes. La pétition a déjà récolté 1355 signatures de dirigeants communaux qui représentent 170 des 336 communes. Ils comptent se réunir à Tampere à la Fin du mois d’octobre.
Le groupe de travail qui prépare la réforme des communes au gouvernement ne comprend aucun représentant des communes, rapporte Turun Sanomat.
TS

Défense

La garnison de Kontiolahti menacée
L’organe du parti du Centre, Suomenmaa fait état des inquiétudes qui rongent le personnel de la brigade de la Carélie du nord.
Le commandant des forces armées, le général Puheloinen a déclaré la semaine dernière que les premières unités seront fermées fin 2013. Bien qu’il refuse de nommer les garnisons visées en affirmant qu’il n’existe pas de liste des garnisons menacées de fermeture, tous les regards sont tournés vers le régiment du génie à Keuruu et la brigade de la Carélie du nord à Kontiolahti.
Toutes les deux sont de petites unités qui n’ont pas de formation spéciale à proposer.
SM/4-5

Salaires

Réunion décisive jeudi
Les partenaires sociaux se rencontrent jeudi pour envisager une convention collective générale sur les salaires pour deux ans. En cas d’accord, il devrait porter sur une augmentation modérée, le gouvernement venant la soute ir par des allègements de l’impôt sur le revenu.
HS

France

Politique

« La gauche se renforce » HS
« La gauche emporte la majorité au Sénat » AL
« Victoire historique de la gauche » TS

Lundi 26 septembre 2011
Politique étrangère et européenne

Crise financière

La commission des Finances approuve le renforcement du FESF
Le Parlement votera mercredi
La Commission des Finances du Parlement a approuvé l’augmentation de la capacité du FESF. L’opposition s’y est opposée mais les voix des partis au gouvernement ont permis d’approuver le texte.
Le député centriste Mauri Pekkarinen a exigé que la Finlande « mette fin aux perfusions » pour les pays en difficulté. Le Premier ministre Jyrki Katainen a déclaré que « même dans ce cas, on aura encore besoin du FESF pour protéger les autres Etats membres et même le secteur bancaire ».
Le Parlement votera mercredi l’adoption de l’augmentation de la capacité du FESF.
AL

M. Katainen propose de renforcer le poste de commissaire économique
Le Premier ministre Jyrki Katainen propose que le commissaire à l’économie voit sa position renforcée : qu’il devienne le président de l’eurogroupe et qu’il ait un pouvoir de contrôle sur la rigueur budgétaire en Europe. Il faudrait, selon lui, qu’il puisse surveiller la politique économique des Etats membres. « L’interprétation des règles ne serait alors pas sujette à des décisions politiques », estime M. Katainen. Il est aussi favorable à la proposition franco-allemande concernant des réunions de l’eurogroupe au niveau des chefs d‘Etat ou de gouvernement.
Selon M. Katainen, l’eurogroupe devrait se concentrer sur les moyens d’améliorer la compétitivité des Etats membres.
M. Katainen serait prêt à des sanctions contre les Etats qui ne sont pas capables d’améliorer leur compétitivité. Cela pourrait consister en des retenues sur les aides européennes.
M. Katainen estime enfin qu’il y aura un accord sur les garanties exigées par la Finlande.
TS

Editorial
« Il faut recapitaliser les banques » TS
Turun Sanomat estime que, comme le suggère M. Liikanen, il faut que les actionnaires recapitalisent les banques menacées pour rétablir la confiance sur les marchés financiers ». TS

Politique européenne

M. Lipponen prêt à approfondir l’intégration européenne
L’ancien Premier ministre Paavo Lipponen, candidat à la présidence de la République, est déçu par la position de la Finlande qui s’oppose à l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l’espace Schengen. Selon lui, la Finlande aurait du proposer un compromis.
Il se déclare favorable à un approfondissement de l’intégration européenne : « Un marché unique et une monnaie commune ne suffisent pas, il faut approfondir l’intégration des politiques financières et économiques ». Il rappelle que la majorité des Finlandais sont contre l’extrémisme et regrette que « l’euroscepticisme monopolise actuellement le débat ». Selon lui, la campagne présidentielle devra se concentrer sur les grandes questions : la Finlande veut-elle s’isoler ou continuer une coopération internationale active
Kaleva

Schengen

Editoriaux
« La Finlande a agit correctement » TS
« La position de la Finlande était justifiée » Kaleva
« La Finlande rehausse son profil » HS
La prese rapporte que le Président du parlement européen a critiqué la Finlande qui s’est opposée à l’entrée de la Bulgarie et de la Roumanie dans l’espace Schengen.
Les éditoriaux estiment que la position de la Finlande qui se basait sur un rapport de la Commission était justifiée.
Après la question de la Grèce, « la Finlande a une nouvelle fois choisi de se mettre en avant dans un différend où se trouvent opposés le Nord et le Sud de l’Europe. Il faudra alors être capable de changer de position si en février la Commission devait proposer l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans Schengen ».
HS TS Kaleva

Terrorisme

Les suspects toujours détenus
Le tribunal d’instance de Helsinki a décidé de maintenir emprisonnées les deux personnes soupçonnées de financement du terrorisme.
La police judiciaire donnera une conférence de presse en la matière, demain.
HS/sam/A6

Politique intérieure

Economie - Budget

Déclarations de M. Sailas
Le secrétaire d’Etat aux Finances Raimo Sailas estime que, pour faire face à la dégradation de la conjoncture, il faudrait que les salariés acceptent un gel des salaires pendant deux ans et que le gouvernement double les économies budgétaires envisagées pour la législature.
AL

Présidentielle

M. Soini a annoncé sa candidature
Le président des Vrais Finlandais, M. Soini, a annoncé, samedi, qu’il se présenterait aux élections présidentielles. Il relève qu’il était déterminé même si sa décision avait été difficile à prendre. Il relève que ce qui a le plus joué en faveur de cette décision, était sa propre envie de devenir candidat.
Il estime que la présidentielle est essentielle pour son parti, contre lequel il y a eu et il y aura des attaques.
En 2006, M. Soini a obtenu 3,4 % des voix exprimées à la présidentielle. Aujourd’hui, les sondages lui prévoient une audience de presque 10 %. Il estime que des centaines de milliers de personnes qui ne votent pas autrement, s’expriment à la présidentielle.
Il estime que son point fort est sa capacité à exprimer des opinions explicites et pense que lors de la campagne électorale, il y aura un débat important sur les valeurs et l’avenir en Finlande. Concernant la politique étrangère, il estime que le plus important, est de maintenir le droit d’autodétermination de la Finlande ainsi que sa « situation dans le monde ».
M. Soini envisage de rester président du parti pendant la campagne, mais il entend déléguer une partie de ses responsabilités à la présidente du groupe parlementaire, Mme Ruohonen-Lerner.
M. Soini, 49 ans, est père de deux adolescents. Son épouse, Mme Tiina Soini, est médecin.
Les partis désigneront officiellement leurs candidats courant octobre, le PSD le 7 et 8, les Vrais Finlandais le 15, les Conservateurs et les Suédois le 22 et le Centre le 29 octobre. Seuls les Verts ont déjà désigné leur candidat. L’Alliance des gauches décidera si elle en désigne un, lors de son congrès les 19 et 20 novembre. Les Démocrates chrétiens n’ont pas encore de candidat. Les partis ont jusqu’au 7 décembre pour désigner un candidat.
HS/dim/A6, Kaleva/dim

Propos de M. Lipponen
Kaleva publie une interview de M. Lipponen, qui estime que même si la politique européenne relève du gouvernement, le Président peut constituer un conseil et un soutien. Il peut soutenir la ligne finlandaise au moyen de ses relations bilatérales.
Concernant M. Soini, il estime qu’il faudra que celui-ci assume sa part de responsabilité sur ses propos et ceux de ses camarades vrais finlandais. Il souhaite que les dirigeants et les députés prennent position sur des propos qui déprécient la démocratie. Pour lui, M. Soini devrait répondre sur la question concernant « la phalange d’extrême-droite » du parti qui a obtienu des postes influents.
Il recommande aux Vrais Finlandais d’intervenir dans des questions comme la pauvreté, l’exclusion et le chômage des jeunes. Une coopération gouvernementale avec ce parti reste difficile tant qu’il ne se dissocie pas de son aile d’extrême-droite.
Kaleva/dim

Réaction de chercheurs
Aamulehti a interviewé des chercheurs qui estiment que le manque d’expérience ministériel peut diminuer les chances de M. Soini de défier MM. Niinistö et Lipponen. Un des atouts de M. Soini est qu’il est doué pour évoquer des questions qui touchent le sens de la justice des Finlandais.
La candidature représente un risque pour M. Soini pour qui les dernières présidentielles proposaient une occasion de se mettre en avant. Si son audience reste très faible, il a plus à perdre cette fois, selon des chercheurs.
AL/dim/A5

Propos de M. Katainen

Ambiance politique
Le Premier ministre, M. Katainen, estime que le durcissement de l’atmosphère politique est une menace. Il s’inquiète de ce changement et regrette qu’à la place de la capacité de se mettre d’accord sur des litiges et de négocier, on ait une ambiance manichéenne qui favorise l’intolérance. Pour lui, ce genre d’atmosphère n’est pas typiquement finlandais. Il la caractérise d’époque d’intransigeance.
AL/lun/A6

Sondage sur les propos de M. Halla-aho

84 % des Finlandais condamnent les commentaires du député des Vrais Finlandais
Selon un sondage effectué pour le compte de Kaleva et quatre autres journaux de province, 84 % des personnes interrogées condamnent les propos de M. Halla-aho sur la démocratie. 100 % des militants du Parti suédois et 71 % des Vrais Finlandais ne les acceptent pas, les militants des autres partis se situant entre les deux.
Kaleva/sam/3

Campagne de M. Lipponen

M. Lipponen interrompt ses activités de consultant
L’ancien Premier ministre, candidat à l’élection présidentielle, a annoncé qu’il suspendait ses activités de consultant durant la campagne. Il était consultant pour TVO et Nord Stream. Pour TVO, il « participe à la recherche d’une solution entre Areva et TVO sur les surcoûts du projet d’Olkiluoto ». Dans ce cadre, il s’est rendu environ une fois par mois à Paris.
La société de consulting de M. Lipponen a un chiffre d’affaires d’environ 200 000 euros annuels.
IS IL

Religion

Interdire la prière ne relève pas de discrimination
Le comité chargé des questions de discrimination, désigné par le gouvernement, a jugé que le cas où un employeur avait interdit la prière des musulmans dans les locaux communs des employés ne relevait pas de discrimination.
AL

France - Finlande

Exposition

Gallen-Kalela, l’Européen
La presse rapporte l’ouverture de l’exposition « Akseli Gallen-Kalela, maître européen », au musée des Arts d’Helsinki.
L’initiative de cette exposition est venue de Paris. C’est le directeur du Musée d’Orsay, Guy Cogeval, qui avait lancé le projet en 2008. La première idée remontait même probablement de 1993 quand, lors d’une exposition consacrée à la peinture en 1893, une toile de Gallen-Kalela avait déjà retenu son attention.
L’exposition actuellement visible à Helsinki a été rassemblée par Janne Gallen-Kalela-Siré,n, ainsi que le conservateur du Musée d’Orsay Philippe Thiébaut et celle du musée de Dusseldorf Barbara Til. L’exposition sera visible au Musée d’Orsay à partir de février 2012.
SK

France

Politique

Soupçons de corruption contre l’entourage de M. Sarkozy
« La politique de M. Sarkozy va-t-elle se propager au Sud de la Libye ? »
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat estime que qu’il y aurait lieu de se battre pour la démocratie en Afrique, en-deçà de Tripoli et d’oublier la « Françafrique ».
HS

Vendredi 23 septembre 2011

Politique étrangère et européenne

Crise financière

Mme Urpilainen annule son voyage à la réunion du FMI à New York
La ministre des Finances, souffrante, ne se rendra pas à la réunion du FMI qui, samedi, portera notamment sur la crise de la Grèce.
AL

PTT estime que la Finlande va entrer en récession
L’institut de recherche PTT estime que la Finlande sera en récession l’année prochaine et que le PIB va baisser de 1,5%. C’est le premier institut bancaire ou de recherche à prévoir la récession pour 2012.
Helsingin Sanomat souligne que cette prévision brise le consensus actuel des instituts de prévisions sur une faible croissance en 2012.
HS

Assemblée générale de l’ONU

« Mme Halonen inquiète de la situation en Palestine » UD
« La Finlande vise le conseil de sécurité » HS
La Présidente Halonen ne pense pas que le conflit sur l’adhésion de la Palestine à l’ONU sera résolu lors de l’assemblée générale. « Je ne spécule pas sur un calendrier », a-t-elle dit hier, lors de sa conférence de presse. Elle s’est déclarée inquiète sur les conséquences de ce conflit, notamment sur les réactions des extrémistes arabes. Selon elle, ces mouvements extrémistes pourraient utiliser ce différend pour clamer qu’il est impossible de négocier avec les pays occidentaux.
La présidente de Finlande estime qu’il est temps d’arriver à une solution. « Mais un Etat palestinien ne se crée pas en un tour de main ». Elle considère que les pays européens devraient adopter une position commune sur la question palestinienne.
La présidente a déclaré que la promotion de la candidature finlandaise au conseil de sécurité a bien progressé et que la Finlande avait obtenu des voix supplémentaires. « Cela se présente bien. Mais c’est comme un marathon, rien ne sert d’être en tête au milieu du parcours ». Il peut toujours y avoir des incidents de parcours. « Les tueries dans les écoles ont constitué un impact très négatif », rapporte Mme Halonen. Interrogée sur l’effet négatif potentiel des positions finlandaises sur la Grèce ou sur l’accès de la Roumanie et de la Bulgarie à Schengen, la présidente admet que « cela peut jouer ». Mais elle relève que les effets peuvent être dans les deux sens : certains peuvent aussi penser qu’il est bon que la Finlande ait des positions propres et souhaite que les décisions prises soient respectées. Certains peuvent au contraire se vexer, mais, selon la présidente, ils sont peu nombreux. Il ne faut pas que la Finlande change ses positions en raison de sa campagne pour le conseil de sécurité car « le produit doit être crédible ».
La principale menace contre la candidature finlandaise est que les concurrents sont très forts.
Selon le Ministre finlandais des Affaires étrangères Erkki Tuomioja, la Finlande a déjà reçu « un nombre important de promesses de vote. En partie il s’agit d’accords réciproques, la Finlande promettant en échange de soutenir un Etat sur un autre projet. La valeur de ces promesses pâtit bien sûr du fait que le vote est secret. Mais chaque Etat a une voix, qu’il soit petit ou grand. Ce que la Finlande a bien noté. C’est pourquoi la Finlande a fait pour les Etats africains une brochure vantant ses actions pour la paix et l’aide humanitaire. Pour les Etats des Caraïbes, la Finlande a un dossier spécifique qui insiste sur les liens entre la Finlande et les Caraïbes, come par exemple le goût pour la navigation. « Nous n’avons pas utilisé pour cela de société de communication ou de consultants », souligne M. Tuomioja.
HS UD

Schengen

La position de la Finlande opposée à l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans Schengen suscite les critiques
La ministre finlandaise de l’Intérieur, Mme Räsänen (chrétiens-démocrates) a déclaré, hier, lors de la réunion Justice et Affaires intérieures, que si la Roumanie et la Bulgarie remplissaient bien les conditions techniques pour entrer dans l’espace Schengen, il fallait évaluer ces candidatures de manière globale. Or, en raison de la situation de la corruption dans ces Etats, la Roumanie et la Bulgarie ne peuvent assumer leur responsabilité de la surveillance des frontières extérieures de l’espace Schengen. « Il s’agit d’une question de confiance. La Finlande n’a actuellement pas suffisamment confiance dans le fait que la Bulgarie et la Roumanie peuvent assumer cette responsabilité », a déclaré Mme Räsänen.
Les ministres de Roumanie et Bulgarie ont estimé que la position de la Finlande et des Pays-Bas était mue par des raisons de politique intérieure que ces pays étaient donc « victimes du nationalisme ». La position de la Finlande était une surprise pour la Bulgarie. Le président du groupe parlementaire du PPE au Parlement européen, M. Joseph Daul, a lui aussi critiqué la Finlande pour une position qu’il ne jugeait pas logique.
Mme Räsänen a déclaré que la réunion s’était déroulée dans une bonne atmosphère et qu’elle n’avait subi aucune pression ni avant ni pendant. Elle s’était entretenue avec ses collègues de Roumanie et Bulgarie par téléphone avant la réunion et en tête à tête à Bruxelles. « Notre décision n’a rien à voir avec la politique intérieure de la Finlande contrairement à ce que certains soupçonnent, pensant que la positon forte des Vrais Finlandais aurait un effet sur cela. Cela n’est vraiment pas le cas. La position de la Finlande a toujours été logique. Nous n’avons pas retourné notre veste ». Selon elle, la prochaine occasion pour revoir la question sera au printemps.
Helsingin Sanomat relève que même la ministre suédoise n’était pas convaincue par les arguments de la Finlande.
HS TS AL

Politique intérieure

Gouvernement

Rémunération des ministres
Suomenmaa rapporte que les salaires des ministres doivent diminuer en novembre. Le gouvernement a décidé jeudi de proposer au Parlement une baisse de 5 %. Le salaire du Premier ministre diminuerait de 600 euros, donc à 11 700 euros par mois. Les autres ministres auraient environ 9 700 euros par mois, donc une baisse de 500 euros.
La baisse de la rémunération ministérielle, qui a été décidée lors des négociations gouvernementales, serait en vigueur jusqu’à avril 2015. L’Etat ferait ainsi des économies d’environ 120 000 euros par an.
Le nombre de conseillers des ministres a toutefois augmenté et la rallonge budgétaire prévoit des crédits supplémentaires de plus de 700 000 euros à cette fin.
SM/8

Présidence

La rémunération du président augmente
Keskisuomalainen relève qu’une augmentation de 126 000 à 160 000 euros de la rémunération annuelle du président, exonérée d’impôts, est incluse dans le projet de budget du ministère des Finances. L’augmentation est importante parce que la rémunération est définie une fois pour tout le sextennat présidentiel.
Le ministère des Finances propose des frais de représentation et de fonctionnement de 255 000 euros pour le président. Le logement de fonction de Mäntyniemi est également pris en chargé par l’Etat.
La rémunération et la retraite du président sont exonérées d’impôts. En ce moment, la retraite après un sextennat s’élève à 75 600 euros par an, soit à 60 % de la rémunération.
Les politiciens commencent peu à peu à évoquer l’imposition de la rémunération du président. Le conservateur Kimmo Sasi, président de la commission des finances du Parlement, a annoncé qu’il y était favorable. Plusieurs présidents des groupes parlementaires ont partagé prudemment son avis.
Le quotidien constate que les anciens présidents ne semblent pas avoir des soucis économiques. M. Koivisto a gagné 176 000 euros et M. Ahtisaari 206 000 euros en 2009. De plus, tous deux ont aussi touché leur retraite de 50 000 – 60 000 euros.
Pendant la crise économique des années 1990, M. Koivisto avait rendu 240 000 marks (environ 40 000 euros) de sa rémunération à l’Etat entre 1992 et 1994. Pendant sa présidence de 1994 à 2000, M. Ahtisaari a donné 9 000 marks (environ 1 500 euros) tous les mois à une association de chômeurs.
KS

Syndicats

M. Eloranta élu à la présidence de JHL
Helsingin Sanomat relève que M. Jarkko Eloranta a été élu président du syndicat JHL en remplacement de Mme Tuire Santamäki-Vuori, nommé secrétaire d’Etat de la ministre des Finances, Mme Urpilainen. JHL est le plus grand syndicat du secteur public.
M. Eloranta a été élu jusqu’à la prochaine assemblée générale du syndicat qui aura lieu en été 2012.
Selon M. Eloranta, son syndicat exige des augmentations importantes aux négociations salariales avec les communes et l’Etat. Une simple baisse d’impôts ne suffit pas pour JHL.
HS/A6

Infertilité

La gestation pour autrui pourrait être approuvée
Selon Helsingin Sanomat, le comité éthique des soins médicaux Etene estime qu’il est possible d’approuver le recours à des mères porteuses dans certains cas précis, par exemple en cas d’absence d’utérus.
Le ministère de la Justice a demandé l’avis d’Etene. En 2000, Etene avait adopté un avis négatif à la gestation pour autrui. La secrétaire générale d’Etene, Mme Päivi Topo, souligne que les temps ont changé et le comité a eu un débat animé en la matière.
HS/A8

Chantiers navals

Une commande allemande pour STX
Selon la presse britannique, le chantier naval STX de Turku aurait remporté (contre l’italien Fincantieri) une commande pour la société allemande TUI et portant sur un navire de croisière et un autre en option pour un montant chacun de 390 millions d’euros.
HS

Nucléaire

« Le prix d’OL4 serait déjà de 6 milliards d’euros » TS
Talouselämâ rapporte que dans son projet élaboré en 2008, le prix d’un nouveau réacteur à Olkiluoto était évalué par TVO à 3 à 4 milliards d’euros ; Il apparaît aujourd’hui que ce projet coûterait beaucoup plus et s’approcherait des 6 milliards d’euros.
TS

France

Tourisme

Le Havre
A l’occasion de la sortie du film d’Aki Kaurismäki, Helsingin Sanomat publie un reportage sur Le Havre.
HS

Jeudi 22 septembre 2011

Politique étrangère et européenne

Crise financière

Mme Urpilainen annule son voyage à la réunion du FMI à New York
La ministre des Finances, souffrante, ne se rendra pas à la réunion du FMI qui, samedi, portera notamment sur la crise de la Grèce.
AL

La Finlande a un plan B
Dans un discours prononcé hier, la ministre des Finances Jutta Urpilainen a déclaré que « la Finlande était préparé à une dégradation de la crise de la dette dans la zone euro. « Cela serait irresponsable de n’y être pas préparé. Mais il faut vivre au jour le jour car la conjoncture internationale ne cesse d’évoluer ». Elle n’a pas précisé quels étaient les plans de rechange de la Finlande.
Mme Urpilainen espère que le Parlement finlandais pourra accepter le renforcement de la capacité du FESF dès la semaine prochaine. Elle a souligné qu’il était important de mettre en œuvre les décisions du 21 juillet.
Elle a aussi précisé qu’il n’y avait pas d’accord sur les garanties exigées par la Finlande de la Grèce. Elle espère qu’un accord pourra intervenir le plus rapidement possible. Il semble actuellement que le second plan d’aide à la Grèce sera soumis au Parlement finlandais vers mi-octobre.
AL

La Banque de Finlande craint une possible faillite de la Grèce
Le membre du directoire de la Banque de Finlande Seppo Honkapohja a déclaré hier à la télévision que « la Grèce n’était pas une cause perdue mais toutefois un cas difficile et même dangereux ». Selon lui, une éventuelle faillite de la Grèce aurait des conséquences fatales et pourrait même conduire à une crise financière. « Une faillite aurait des effets importants et dramatiques.
Yle

Selon M. Sailas, il aurait fallu mettre la Grèce en liquidation dès 2010
Le secrétaire d’Etat aux Finances, M. Raimo Sailas, estime qu’il aurait fallu organiser la liquidation des dettes de la Grèce dès le printemps 2010 au lieu d’organiser un plan d’aide. M. Sailas s’oppose aussi fermement aux eurobonds.
HS

Etla estime qu’une faillite de la Grèce est probable
L’institut de recherche proche du patronat Etla estime qu’il est assez probable que la Grèce soit conduite à liquider ses dettes. C’est même une solution qui pourrait être préférable car les paquets d’aide n’ont pas fonctionné. Le principal serait de réussir à circonscrire la crise de la dette à la Grèce. Mais une faillite ordonnée de la Grèce exigera des mesures politiques très fortes. Le pire scénario serait toutefois une faillite non maitrisée.
KS

Etla revoit ses prévisions à la baisse
L’institut de recherche proche du patronat Etla estime que la croissance cette année devrait être d’environ 3% et de 2% en 2012, l’inflation serait de 3,4% cette année et de 2,6% l’année prochaine.
AL KL

PTT estime que la Finlande va entrer en récession
L’institut de recherche des salariés PTT estime que la Finlande sera en récession l’année prochaine et que le PIB va baisser de 1,5%.
C’est le premier institut bancaire ou de recherche à prévoir la récession pour 2012.
Yle

Assemblée générale de l’ONU

« Mme Halonen a encensé le travail de la Finlande pour la paix » HS
Lors de son discours à l’assemblée générale de l’ONU, la présidente Tarja Halonen a rappelé les efforts finlandais pour la paix : « Nous faisons plus que notre part pour le maintien de la paix, le développement et la promotion des droits de l’homme ». Elle a aussi rappelé l’initiative fenno-turque pour la médiation de paix. Concernant la candidature de la Finlande au conseil de sécurité, elle juge que « nos engagements, nos capacités à servir au conseil et nos actes parlent pour nous ».
Elle a aussi insisté sur l’amélioration de la position des femmes et la promotion de l’égalité. Elle a enfin déclaré que les recommandations du panel qu’elle préside avec le président sud-africain Zuma seraient remises avant la fin de l’année.
Dans son discours, Mme Halonen a aussi évoqué la Palestine : « Les Palestiniens ont droit à un Etat. La communauté internationale qui se réunit en assemblée générale à l’ONU doit montrer que son message aux deux parties est uni ».
HS

Schengen

La Finlande et les Pays-Bas souhaitent empêcher l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans Schengen
La Finlande estime que la Roumanie et la Bulgarie ne sont pas prêtes à rentrer dans Schegen car les réformes exigées n’ont pas suffisamment progressé. Aamulehti relève que la France et l’Allemagne sont prêtes à accepter la proposition de la présidence polonaise de compromis. Selon la correspondante du quotidien, « la première apparition de la ministre finlandaise de l’Intérieur, Mme Räsänen (chrétiens-démocrates) sera historique car elle va exiger le maintien des contrôles aux frontières pour les personnes venant de Roumanie et de Bulgarie ». La correspondante craint que, après les tulipes néerlandaises qui sont objet de rétorsion, cela soit le tour bientôt des portables Nokia. « La Finlande gêne les négociations sur la crise de la dette par ses exigences de garanties de la Grèce. L’opposition à l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans Schengen pourrait susciter les mêmes réactions. Si les partenaires européens ne l’avaient pas encore remarqué, il est temps de voir que le gouvernement a changé en Finlande », conclut Aamulehti.
AL

Terrorisme

Selon M. Pelttari, des personnes résidant en Finlande ont déjà participé à des batailles et à des formations armées dans différentes zones de crise
Le chef de la Sûreté nationale, M. Pelttari, relève que la Supo a des preuves du fait que des combattants de groupes terroristes ont cherché à entrer en Finlande. Des personnes résidant en Finlande ont déjà participé à des batailles et à des formations armées dans différentes zones de crise, mais selon M. Pelttari, il y en a moins en Finlande que dans les autres pays nordiques. « Il ne s’agit pas de dizaines de personnes. »
M. Pelttari estime qu’il est problématique que participer à une formation terroriste ne soit pas criminalisé en Finlande contrairement à beaucoup d’autres pays européens. « Le phénomène n’était pas connu à l’époque où les lois concernant le terrorisme ont été instaurées », dit-il. La Supo considère Al-Qaïda et les autres groupes liés à l’extrême-islamisme comme sa plus grande préoccupation. Elle considère le risque d’une attaque visant la Finlande comme minime.
M. Pelttari relève que les informations obtenues des agents de contact sur place au Kenya et en Ethiopie ont été utiles pour l’enquête sur le financement du terrorisme et sur le recrutement. Il souligne la nature très internationale de la lutte contre le terrorisme et regrette que le financement de ces postes « ne figure pas dans le budget de 2012, pas encore en tout cas ».
HS/A5

Litige sur l’égalité à la Supo
Le litige concernant le versement à une partie seulement du personnel de la Supo d’une prime liée au coût de la vie dans la région de la capitale, qui est en cours depuis 2003, s’est encore compliqué, hier, du fait que le représentant des 35 employés de la Supo et celui de la Supo ne sont pas d’accord sur le tribunal compétent. La Supo estime que l’affaire devrait être étudiée au tribunal de travail.
La Supo emploie des civils et des policiers et seulement les policiers ont eu droit à la prime mensuelle de 200 euros en question. Selon les requérants, civils et policiers occupent les mêmes fonctions.
HS/A5

Union interparlementaire

Les groupes nordiques de l’UIP se réunissent à Turku
Selon Turun Sanomat, les représentants nordiques à l’Union interparlementaire se réunissent aujourd’hui et demain à Turku sous la présidence de Mme Maria Lohela, députée des Vrais Finlandais et président du groupe UIP du Parlement finlandais.
Les groupes nordiques de l’IUP se réunissent toujours avant l’assemblée générale de l’union pour évoquer les sujets de cette réunion.
TS/14

Politique intérieure

Parlement

Les députés du PSD n’ont pas participé à la visite en Estonie de la commission de l’administration
Helsingin Sanomat rapporte que selon le journal télévisé d’Yle, les sociaux-démocrates de la commission de l’administration du Parlement n’ont pas participé à la visite effectuée en Estonie par cette commission, qui est présidée par M. Jussi Halla-aho, député des Vrais Finlandais.
Les membres sociaux-démocrates de la commission, Mmes Maarit Feldt-Ranta et Rakel Hiltunen et MM. Mika Kari et Antti Lindtman, ont tous dit qu’il ne s’agissait pas de boycott et qu’ils étaient occupés ailleurs.
Les députés ne sont pas obligés de participer aux voyages des commissions. Selon M. Halla-aho, tous les sociaux-démocrates ont annoncé bien à l’avance qu’ils ne pouvaient pas participer.
HS/5

Le Centre ne s’oppose pas à l’appellation « kepu »
Selon Helsingin Sanomat, le groupe parlementaire du Centre s’étonne du fait que la direction du Parlement souhaite interdire l’utilisation du mot « kepu » (pour désigner les centristes) lors des séances plénières.
M. Kimmo Tiilikainen, président du groupe parlementaire du Centre, souligne que son parti n’a pas évoqué cette question et que les centristes utilisent eux-mêmes ce mot.
HS/A8

Vrais Finlandais

Propos de M. Hirvisaari
Selon Helsingin Sanomat, la présidente du groupe parlementaire des Vrais Finlandais, Mme Pirkko Ruohonen-Lerner, a encore été obligée d’expliquer pour le mieux les propos d’un député de son groupe. Il s’agit de M. James Hirvisaari qui a écrit dans son blog que « les journalistes qui travaillent au Parlement sont de la racaille arrogante et présomptueuse et des menteurs ». M. Hirvisaari s’est énervé de l’utilisation du mot « persu » pour désigner les Vrais Finlandais et propose que les personnes qui disent « persu » utilisent aussi « jutku » et « nekru », appellations injurieuses sur les juifs et les noirs.
Selon Mme Ruohonen-Lerner, le député a usé d’un « style journalistique ».
HS/A5

Gouvernement

Les ministres auraient droit à un congé parental
Hufvudstadsbladet relève que selon un groupe de travail à la chancellerie du Premier ministre, les ministres devraient eux aussi avoir droit à un congé de maternité ou de paternité, ainsi qu’à un congé de maladie. La proposition ne concerne toutefois pas le Premier ministre. En ce moment un ministre doit donner sa démission pour pouvoir s’absenter de son poste pour pouvoir prendre un congé de plus d’un mois.
HBL/11

Communes

La réforme des communes dès 2015 est toujours l’objectif du gouvernement
Helsingin Sanomat rapporte que le gouvernement poursuit les préparatifs d’une réforme des communes malgré les critiques des communes.
Selon Mme Henna Virkkunen, ministre de l’Administration et des Collectivités locales, l’objectif du gouvernement est de présenter la réforme au Parlement en l’automne 2012 pour que la loi puisse entrer en vigueur début 2015.
M. Virkkunen n’a pas pris position sur le nombre de communes souhaité après la réforme.
HS/A8

Universités

Le ministre de l’Education souhaite augmenter le nombre d’étudiants étrangers en Finlande
Selon une étude comparative de l’OCDE, la part des étudiants étrangers dans les universités finlandaises s’élève à 4 %, par rapport à la moyenne des pays membres de l’OCDE de 8,7 %, et à 20 % en Grande-Bretagne, par exemple.
Le nombre d’étudiants étrangers en Finlande a toutefois augmenté de plus de la moitié depuis les dix dernières années. Il y en a actuellement 15 700, dont la moitié dans des universités et l’autre moitié dans des écoles supérieures professionnelles. Une des raisons pour cette augmentation est la gratuité des études, selon l’OCDE.
Le ministre de l’Education, M. Gustafsson, estime qu’il faudrait augmenter de 20 % au minimum le nombre d’étudiants étrangers. Pour lui, l’internationalisation est un facteur central de la qualité de la formation.
Les étudiants étrangers en Finlande représentent une multitude de nationalités, mais le plus grand groupe, 2000 étudiants, est constitué des Chinois.
HS/A8

Nucléaire

« Les dissensions sur le site de Fennovoima continuent » HS
La cour administrative suprême a rejeté tous les recours contre les décisions des deux communes prêtes à accueillir le projet de réacteur nucléaire de Fennovoima. L’entreprise pourra donc choisir entre Simo et Pyhäjoki.
Le choix devrait intervenir dans les semaines à venir. Les opposants à ce projet ont toutefois l’intention de saisir les instances européennes, rapporte HS.
Kauppalehti estime que Simo est en position de force pour être choisi. Mais le seul vainqueur certain sera la ville d’Oulu qui accueillera dès l’année prochaine un bureau d’étude de Fennovoima.
HS KL

Défense

Billet du ministre de la Défense, M. Stefan Wallin, dans Turun Sanomat
Nos forces armées se trouvent devant un grand changement. La réforme de la défense nationale inscrite dans le programme gouvernemental de Jyrki Katainen sera réalisée dans une situation où le coût des activités et le matériel augmente et les budgets diminuent de plus de 200 millions d’euros d’ici la fin de la législature. Pour résoudre ce problème, il faut prioriser, céder et cibler de nouveau. Un grand nombre de décisions seront difficiles à prendre, et les remettre à plus tard ne ferait qu’empirer la situation.
L’équilibre entre les ressources et les actions, à long terme, ne pourra pas être atteint sans une modification structurelle. Comme point de départ, il s’agit de garantir la capacité de défense et la sauvegarde des trois fonctions de la défense nationale, c’est-à-dire la défense du pays entier, l’aide aux autorités et la participation à la gestion de crise internationale.
Il est évident que le service militaire universel obligatoire, largement soutenu et présenté en bon exemple de rentabilité, demeurera le pilier du système de défense finlandais. La durée du service pourra être écourtée d’une quinzaine de jours, pas plus.
La réforme démarrera des besoins de la défense en temps de guerre. Les facteurs essentiels pour le maintien de la capacité de défense sont le personnel, le matériel, l’infrastructure et les activités. L’équilibre entre ces éléments pourra être atteint si un tiers des ressources est consacré au matériel, un tiers aux salaires et un tiers aux activités. Les économies prévues par le programme gouvernemental sont réalisables seulement par la diminution de l’organisation de la défense nationale, par la réduction du réseau des garnisons et du personnel et par la suppression de certains locaux et localités.
Procéder à des coupures quant aux acquisitions de matériel peut sembler un moyen facile et rapide, mais cela aura un effet direct sur la capacité de la défense nationale. Les acquisitions se font souvent sur une longue durée, de plus, rompre un contrat entraine des amendes et peut nuire à l’industrie et à l’emploi du pays. Retarder les acquisitions aura un effet néfaste pour le déploiement matériel de la défense nationale sur le quel repose en grande partie la fiabilité d’un petit pays militairement non aligné. Le non-alignement signifie précisément que nous entretenons par nos propres moyens toutes les branches de la défense.
La maitrise des pressions accrues sur les coûts demande une adaptation immédiate. Il faudra réduire le nombre des exercices pour réservistes dans les années à venir. Cela est vrai également pour les sorties en mer des bâtiments de la marine et les heures de vol de l’armée de l’air.
L’administration de la défense fait partie de l’entité de l’administration nationale et elle doit porter sa propre responsabilité sur les économies de l’Etat. Nous sommes tous dans le même bateau bleu-blanc qui tangue dangereusement dans un océan de dettes croissant. L’année prochaine, rien que pour les intérêts de la dette de l’Etat, il faudra compter 4 500 euros chaque minute ! La sécurité et la capacité de défense de notre pays ne pourront jamais devenir une question de conjoncture. J’avais déjà dit cela au printemps lors des négociations budgétaires en m’opposant aux réductions du budget de la défense. L’administration de la défense a aujourd’hui besoin du soutien politique et de la tranquillité pour travailler afin que les réformes, indispensables et en partie douloureuses, puissent être réalisées – sans pour autant mettre en danger la capacité et la volonté de défense.
TS/2

La défense traditionnelle contre-attaque
La réforme des forces armées divise jusqu’aux experts militaires », écrit le journaliste Kari Huhta dans Helsingin Sanomat. Les chercheurs militaires tirent la sonnette d’alarme. « Pour les petits Etats non-alignés comme la Finlande, les changements géopolitiques dans les territoires limitrophes provoquent un état d’incertitude de plus en plus profond », prévient le rapport sur le développement de la politique militaire russe et son influence sur la Finlande publié mardi. Le rapport de la section stratégie de l’Ecole supérieure de défense nationale établit un compte-rendu sur la politique de défense et l’état de déploiement militaire en Russie et à l’ouest sur plusieurs années. « L’état d’incertitude » se réfère notamment à des inquiétudes ressenties en Europe de l’est à l’occasion de la guerre entre la Russie et la Géorgie, il y a trois ans.
Le rapport tombe pile au moment où la Finlande réfléchit sur sa réforme de la défense nationale. Les auteurs prennent une position bien claire : « Une grande réserve est le signe de la volonté de défense du pays. L’une des discordes concernant la réforme réside dans le besoin de réduire les effectifs militaires de temps de guerre (actuellement 350 000 hommes). » La diminution de la réserve n’a pas de grande importance économique. Seule la différence entre deux tendances pourrait être dramatique : la modernisation de la défense nationale ou la sauvegarde des anciennes structures. Ces deux tendances ont des conséquences économiques considérables lorsqu’on parle de la fermeture des garnisons et des établissements de l’armée et des licenciements. La tendance à la modernisation a clairement pris le dessus aussi bien au sein de la défense nationale que du gouvernement. La ligne traditionnelle se trouve en nette minorité, soutenue surtout par des officiers et le parlement. Néanmoins, cette ligne se trouve renforcée par le nouveau rapport.
Lorsqu’on évalue les besoins de la défense finlandaise, la politique militaire russe est ouvertement prise en compte. Il n’existe pas d’autres images de menace traditionnelles en Finlande, il existe cependant des conclusions alternatives.
HS/A10

Un officier haut placé faisait la fête sur le dos des contribuables
Un officier haut placé, ayant occupé des fonctions de major-général à Raasepori est soupçonné d’avoir organisé la fête de ses 50 ans en partie avec l’argent des contribuables. Le procureur demande un minimum de huit mois de prison avec sursis et la destitution de ses fonctions.
UD/3

Monaco
On aurait vu le Prince Albert de Monaco à Kajaani (Est de la Finlande) qui se rendrait à une réunion à Archangel dans un cortège diplomatique russe.
HS

Mercredi 21 septembre 2011

Politique étrangère et européenne

Crise financière

Débat au Parlement sur le FESF
« Le Centre accuse le gouvernement de faire du théâtre » HS
« L’opposition souhaite une liquidation des dettes de la Grèce » KS
Le Parlement a discuté hier du projet du gouvernement d’approbation de l’apporbation de la réforme du FESF qui comprend notamment l’augmentation de la capacité du fonds. La part finlandaise passerait ainsi de 7,9 milliards à 14 milliards d’euros.
Le parti du Centre a critiqué le gouvernement et l’a accusé de jouer « une comédie des garanties » afin de cacher la réalité de la ligne de la Finlande qui consiste à être toujours plus laxiste vis-à-vis de la crise de la dette. La présidente de la Grande commission, Mme Kumpula-Natri (PSD) a répondu que le précédent gouvernement de centre-droit n’avait pas réussi à obtenir des garanties et ne pouvait donc pas parler de comédie des garanties.
La ministre des Finances Mme Urpilainen a souligné qu’il ne s’agissait pas de se prononcer sur l’aide à la Grèce ni sur les garanties exigées par la Finlande, mais uniquement sur le renforcement du FESF pour faire face à la crise. Elle souligne que l’utilisation des fonds du FESF sera ensuite soumise, à chaque fois, à une approbation du Parlement finlandais.
Les débats ont néanmoins surtout porté sur la question de la Grèce et des garanties.
L’ancien ministre de l’Economie, M. Pekkarinen (Centre) a accusé le gouvernement de « soutenir les banques qui ont prêté inconsidérément à la Grèce ». La député et ancienne ministre des Affaires européennes Astrid Thors lui a répondu que la responsabilité de la recapitalisation des banques incombait d’abord à leurs actionnaires, à l’Etat national avant le FESF, ce que le premier ministre a confirmé.
Le président des Vrais Finladnais M. Timo Soini a souligné la politique irresponsable du gouvernement qui s’apprête à aider la Grèce avant qu’elle ne fasse inéluctablement faillite. « Tant que l’on peut encore faire une faillite ordonnée, il faut le faire », a déclaré M. Pekkarinen. Tant les Vrais Finlandais que le Centre souhaitent une faillite ordonnée de la Grèce, souligne Kesksisuomalainen.
La Ministre des Finances, Mme Urpilainen souligne au contraire que spéculer sur une faillite ordonnée de la Grèce et sur une division de l’euro n’offre pas de solution mais au contraire affole les marchés. « Nous avons une très étroite marge de manœuvre. Pour renforcer la confiance, il est important que les décisions prises en juillet et auparavant soient mises en œuvre », a-t-elle dit. Elle a aussi déclaré qu’elle attend une décision sur les garanties de la Grèce d’ici la semaine prochaine.
HS KS

La Finlande a un plan B
Dans un discours prononcé ce matin, la ministre des Finances Jutta Urpialainen a déclaré que « la Finlande était préparé à une dégradation de la crise de la dette dans la zone euro. « Cela serait irresponsable de n’y être pas préparé. Mais il faut vivre au jour le jour car la conjoncture internationale ne cesse d’évoluer ». Elle n’a pas précisé quels étaient les plans de rechange de la Finlande.
M. Tuomioja avait fait référence à un plan B dans son blog dès lundi.
HS

« M. Lipponen défend les garanties exigées par la Finlande » HS
En visite à Bruxelles, l’ancien Premier ministre a déclaré qu’il fallait que la Finlande obtienne les garanties qu’elle exige car « c’est la position du Parlement et du gouvernement ». Il faut laisser le gouvernement travailler en paix, a-t-il déclaré en affirmant son soutien à Mme Urpilainen. Il admet qu’il aurait fallu mieux contrôler les finances grecques avant que le pays entre dans l’euro en 2001. « Il aurait fallu le faire. Mais néanmoins l’euro fonctionne bien. C’est un bon système pour nous et il faut le maintenir ».
Selon lui, les responsables de la dégradation morale de la zone euro sont la France et l’Allemagne qui n’ont pas respecté le pacte de solidarité et de croissance.
« On ne peut même pas envisager d’eurobonds avant que l’on se soit mis d’accord sur un contrôle strict des budgets », a-t-il dit.
HS

Editoriaux et commentaires
« Le temps s’écoule et les dirigeants n’agissent pas » HS
« L’effondrement de l’euro déchirerait l’union européenne » HS
« La zone euro s’en remet à des conjectures » AL
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat estime que la seule solution serait que les pays en difficulté arrivent à diminuer leurs déficits et leur dette et revienne à une économie durable. Mais la menace du secteur financier est si pressante qu’une telle solution serait trop longue à attendre. C’est pourquoi il est urgent de recapitaliser les banques comme le demande la banque centrale. La Grèce est au bord du gouffre et la température augmente mais les dirigeants européens n’agissent toujours pas », conclut HS.
L’éditorialiste Paavo Rautio répond à ceux qui proposent une division de la zone eruro et une sortie de la Grèce que cela ne pourrait avoir lieu sans des dommages très importants car la zone euro est au cœur de l’intégration.
HS

« Le FMI prévoit une croissance plus forte pour la Finlande que le ministère finlandais des Finances » HS
Selon le FMI, la croissance finlandaise sera de 2,2% en 2012 alors que le ministère des Finances ne prévoit que 1,8%. Pour 2011, tous deux prévoient 3,5%.
HS

Assemblée générale de l’ONU

« La Finlande double son aide à l’Afrique du Nord » HS
Lors de la réunion organisée sur la Libye, la Présidente Tarja Halonen a annoncé le doublement de l’aide de la Finlande à l’Afrique du nord et au Proche-Orient. La Finlande va aussi doubler son aide humanitaire et propose une équipe de mlédecins légistes pour la Libye.
Mme Halonen a insisté sur le rôle des femmes dans le développement de la démocratie.
HS

« M. Tuomioja promeut l’initiative fenno-turque sur le règlement des confilts » HS
Dans une conférence de presse commune, les ministres finlandais et turc des Affaires étrangères ont déclaré que l’initiative conjointe de ces pays sur la médiation de paix progressait. Les ministres ont réuni le groupe des amis de la médiation de paix qui compte 25 Etats.
Helsingin Sanomat relève qu’il s’agit d’une des principales initiatives de la Finlande dans les relations internationales depuis des années. Cela contribue aussi à renforcer la position de la Finlande qui est candidate à un siège au conseil de sécurité.
HS

« Palestine : la Finlande définira une position si l’UE n’arrive pas à une position commune » HS
Le Ministre des Affaires étrangères Erkki Tuomioja a déclaré que la Finlande déterminerait sa position sur la question de la reconnaissance de la Palestine si l’UE n’arrive pas à une position commune. M. Tuomioja a souligné que la question ne serait pas forcément soumise à l’assemblée générale si elle est d’abord soumise au conseil de sécurité où les Etats-Unis pourraient utiliser leur droit de veto.
Selon M. Tuomioja, l’UE va rechercher une position « constructive, visant à améliorer la situation des Palestiniens et à promouvoir les négociations de paix. Le principal risque est qu’une demande d’adhésion de la Palestine à l’ONU n’apporte rien mais détériore la situation et que les parties s’éloignent les unes des autres ».
HS

Terrorisme

« La police parle d’un cas grave » HBL
Le Commissaire Björkqvist de la police judiciaire relève que concernant l’enquête en cours sur le financement du terrorisme, il ne s’agit pas de simples transferts d’argent pour des membres de famille en Somalie, éventuellement arrivés à un autre destinataire, mais de soupçons bien plus graves. Le suspect en question aurait amassé de l’argent d’autres Somaliens pour les envoyer ensuite à un réseau terroriste. Selon M. Björkqvist, il peut être difficile de définir quel rôle ces autres personnes ont eu dans le processus.
M. Scheinin, spécialiste des droits de l’homme, actuellement professeur à Florence, relève que plusieurs organisations islamistes en Somalie figurent sur la liste de l’ONU des réseaux terroristes. Une douzaine de noms font partie de la liste concernant Al-Qaïda, mais al-Shabaab n’y figure pas, selon lui.
M. Scheinin relève qu’il est problématique que le terrorisme n’a pas été juridiquement défini dans les listes de l’ONU. Il estime qu’il est positif que ce soit la police qui enquête sur ce cas et qu’il sera traité en Justice. Il ne considère pas comme probable que la Sûreté nationale exige le huis clos pour l’affaire, mais s’il en était ainsi, il faudrait, selon lui, que la presse proteste.
HBL/4

« La police enquête sur des transferts d’argent en Somalie »
Le journal télévisé de la chaîne Nelonen relève que la police d’Helsinki est en train d’enquêter sur des transferts d’argent de dizaines de milliers d’euros vers la Somalie.
Selon Nelonen, il s’agirait de transferts anonymes à travers la banque dite Hawala.
HS

Politique intérieure

Elections présidentielle

M. Hallberg est prêt pour la présidence
Helsingin Sanomat relève que M. Pekka Hallberg (67 ans), président de la Cour administrative suprême, a annoncé lors d’une interview accordée au quotidien Karjalainen qu’il était prêt à présenter sa candidature à la présidentielle dans le cadre d’un éventuel mouvement populaire. Il ne veut pas être candidat d’un parti politique, même si par exemple le Parti du centre lui avait proposé une candidature.
M. Hallberg prendra sa retraite en mars prochain.
Une association électorale de 20 000 électeurs a le droit de désigner un candidat présidentiel. Les candidatures devront être déposées au plus tard le 7 décembre et la liste des candidats sera confirmée le 15 décembre prochain.
HS/A6

Parlement

Réglementation sur le langage correct
Helsingin Sanomat rapporte que la direction du Parlement a donné une règle sur le langage correct que les députés doivent respecter pendant les séances plénières. Il ne faut pas utiliser des mots comme « persu » pour les Vrais Finlandais ou « kepu » pour le Centre, parce que les groupes eux-mêmes ne les utilisent pas et ils peuvent être interprétés comme péjoratifs. Il est toujours possible d’utiliser le mot « demari » pour les sociaux-démocrates parce ceux-ci l’utilisent aussi.
HS/7

Etude sur la violence

Une partie des Vrais Finlandais approuvent la violence
Selon Turun Sanomat, une étude britannique inédite sur les partis populaires européens montre qu’une partie des membres et sympathisants du parti des Vrais Finlandais approuvent la violence.
Les résultats de l’étude, qui seront rendus publics ultérieurement, ont été évoqués hier lors d’un séminaire sur la violence et la radicalisation organisé par le ministère de l’Intérieur.
Selon Mme Ritva Viljanen, secrétaire générale du ministère de l’Intérieur, la montée des partis populaires en Europe en soi ne pose pas de problèmes, mais la sous-culture populiste qui n’a rien à faire avec les partis est problématique.
TS/11

Yle

Les sociaux-démocrates sont divisés quant au financement d’Yle
Helsingin Sanomat rapporte que la ministre social-démocrate du Logement et de la Communication, Mme Krista Kiuru, est chargée de préparer la décision sur le financement d’Yle, radiotélédiffusion finlandaise, avant la fin de l’année en cours. Yle est financé par la redevance mais l’avenir du financement n’est pas clair.
Le secrétaire général du PSD, M. Mikael Jungner, ancien directeur général d’Yle, qui n’a pas été reconduit par le gouvernement de centre-droite précédent, a déclaré à HS qu’il était favorable à un financement dans le budget de l’Etat. Selon lui, il s’agit de l’avis de son parti.
Selon M. Jouni Backman, président du groupe parlementaire du PSD, le parti n’a pas encore pris position au financement d’Yle. « Il serait mieux pour Yle que le modèle de financement d’Yle ait un lien avec les citoyens et non un lien plus fort avec le gouvernement », dit M. Backman.
HS/A6

Loups

Le nombre de loups a chuté
Selon Helsingin Sanomat, le ministère de l’Agriculture et de la Sylviculture annonce que la population de loups a chuté en Finlande en raison du braconnage. Il y a aurait environ 135-145 loups en ce moment, contre environ 250 en 2005. Neuf loups seulement ont été tués légalement en 2010.
Le ministère souhaite une coopération entre les autorités pour mettre fin au braconnage. La Commission européenne surveille l’évolution de la population des loups de la Finlande.
HS/A10

Nucléaire

Helsingin Energia prêt à participer au financement d’Olkiluoto 4
La régie électrique d’Helsinki, Helsingin Energia doit décvider aujourd’hui de sa participation au financement du projet de TVO de construire un nouveau réacteur nucléaire. La semaine dernière, le vote avait été annulé pour vice de forme.
Helsingin Energia avait alors décidé, par 5 voix contre 4, de participer à hauteur de 29,5 millions d’euros, au financement de la planification du projet.
HS

Fennovoima pourra construire son réacteur à Simo ou à Pyhäjoki
La cour administrative suprême a rejeté tous les recours contre les décisions des deux communes prêtes à accueillir le projet de réacteur nucléaire de Fennovoima. L’entreprise pourra donc choisir entre Simo et Pyhäjoki.
Yle

Mardi 20 septembre 2011

Politique étrangère et européenne

Crise financière

M. Katainen met en garde contre un double effondrement
Dans une interview accordée à MTV3, ce matin, le Premier ministre Jyrki Katainen juge que « la situation est plus dangereuse qu’au printemps. Il y a un double risque concernant la capacité de tous les Etats à rembourser leur dette et la résistance du secteur bancaire à cette situation. Il y a un risque d’effondrement des Etats et des banques ».
M. Katainen refuse de spéculer sur la situation de la Grèce. Sans les citer, il critique toutefois les Vrais Finlandais qui exigent une liquidation des dettes de la Grèce. « Quand on parle de liquidation des dettes ou de la sortie de l’euro on ne dit pas que les autres Etats membres devraient, dans tous les cas, aider les pays en difficulté concernés par ces mesures. Certains proposent la faillite [d’un Etat]. Mais cela ne va pas sans poser de problèmes. C’est une mesure çà risques, très dangereuse. Et il faudrait s’assurer que les problèmes ne se propagent pas à d’autres. »
Uusisuomi

Des difficultés qui nous mènent vers une meilleure Europe
Le ministre des Affaires étrangères Erkki Tuomioja écrit sur son blog que « l’Europe vit actuellement des moments difficiles mais qu’elle a surmonté les crises et en est ressortie plus unie. « C’est ce que nous souhaitons en Finlande en ce qui concerne la crise de la dette où on commence enfin à regarder la réalité en face ».
« Au printemps 2010, en tant que député de l’opposition, j’avais voté contre le premier paquet d’aide à la Grèce. Je comprenais bien que l’on avait besoin de mesures pour éviter un effondrement du système financier, mais nous n’estimions pas que les mesures choisies étaient les bonnes. La répétition des situations de crise de la dette a montré que nous avions raison. Jeter l’argent dans un puits sans fonds n’est pas une solution durable. On pouvait encore accepter de voter le paquet d’aide au Portugal après les élections législatives finlandaises car il semblait probable qu’il déboucherait sur une situation durable [pour ce pays] mais nous avions alors décidé que la Finlande ne participerait plus à aucun autre plan d’aide sans garanties ».
« Même si la vérité officielle est qu’il n’existe pas d’autre solution [que d’aider les pays en difficulté], tant les marchés que les gouvernements se sont en réalité préparés à un plan B. Il n’y a pas de solution peu coûteuse ou facile, mais il semble bien que la pire des solutions n’est plus exclue. Dès le départ comparer la liquidation de dettes d’un Etat de la zone euro à la faillite de la banque Lehman Brother qui a engendré une baisse du PIB finlandais de la Finlande n’était pas d’une grande honnêteté intellectuelle. Exclure le pire ne signifiait pas qu’il ne restait que de bonnes solutions car en réalité toutes les solutions sont problématiques. Mais il faut les évaluer tant d’un point de vue global que du point de vue de l’équité de telle manière que l’on prenne en compte la responsabilité des créanciers ainqi que les conséquences des solutions sur la possibilité de relancer la croissance des pays en difficulté. Ce n’est certainement pas ce qu’offre un plan d’austérité tel que celui qu’on impose aux pays en difficulté. »
« Heureusement nous avons mieux progressé pour éviter de futures crises que pour prévenir celles qui nous touchent », écrit le ministre qui fait référence au mécanisme de stabilité européenne et au programme de coordination des politiques économiques ainsi qu’au renforcement du respect du pacte de stabilité et de croissance. « On a besoin de règles et d’un respect de celles-ci par tous. On peut affirmer que si les règles d’endettement du pacte de stabilité et de croissance avaient été respectées lorsque la France et l’Allemagne ont dépassé ces limites, la crise actuelle aurait pu être évitée. Mais on peut aussi affirmer que ces règles pourraient être meilleures et prendre mieux en compte les problèmes de chômage et de croissance lors des retournements de conjoncture. Il n’est pas raisonnable d’imposer des mesures d’austérité aux Etats lorsque la conjoncture est mauvaise ».
« On n’arrivera pas à rétablir un développement stable et durable uniquement grâce aux Européens, c’est pourquoi la participation du FMI dans les mesures de gestion de la crise de la dette a été nécessaire. Il est tout autant nécessaire d’améliorer le contrôle des marchés financiers au niveau mondial par des mesures telles que celles proposées dans le programme gouvernemental finlandais ».
Tuomioja.org

« M. Rehn n’est pas fier d’être Finlandais » IS
Le commissaire finlandais Olli Rehn estime que le député Jussi Halla-aho par ses propos sur la Grèce a déprécié l’image de la Finlande en Europe. « Aucun Finlandais qui se dit démocrate ne peut être fier du fait que le président de la commission de l’administration du parlement finlandais souhaite l’accès d’une junte militaire dans n’importe quel pays. Je n’ai jamais honte de la Finlande, mais personne ne peut être fier de telle chose ».
« La Finlande a reçu beaucoup de de publicité négative ces derniers mois en raison de l’augmentation de l’euroscepticisme et de la xénophobie. Cela grève le capital de confiance qui permet de promouvoir nos intérêts en Europe ».
IS

Mise en garde de M. Liikanen contre les politiques
« M. Liikanen estime que la Finlande doit prendre sa part pour empêcher la crise financière » IS
Le gouverneur de la Banque de Finlande a déclaré, hier, lors d’une conférence de presse, que « si l’Europe ne fait pas barrage à la crise de la dette, le manque de confiance va grever la croissance économique mondiale. » Dans le pire des cas, on peut être confronté à une nouvelle crise économique, selon lui.
« Quand on suit le débat politique en Finlande, on a l’impression que nombre de personnes se positionnent comme spectateurs quand ils proposent des solutions. Mais nous sommes tous dans le même bateau ». M. Liikanen a demandé à ce que les politiques mettent en œuvre les décisions prises le 21 juillet par le conseil européen.
M. Liikanen a exigé que les actionnaires des banques en Europe « recapitalisent les banques ou renoncent à leurs dividendes ». C’est, pour lui, le meilleur moyen de rétablit la confiance sur les marchés financiers.
Helsingin Sanomat rapporte que, selon les économistes, la croissance finlandaise s’est arrêtée et les prévisions économiques ne cessent de se dégrader. En revanche, aucune augmentation du chômage n’est à attendre à moins d’un effondrement économique. Selon M. Liikanen, la situation économique de la Finlande n’est pas mauvaise actuellement, mais elle est « moins bonne » qu’en 2008, à la veille de la précédente crise économique. « Si la crise de la dette explose, cela nous touchera de manière importante. Il n’y a pas de moyen de s’en préserver de l’extérieur. C’est pourquoi il est important de mettre en oeuvre ce qui a été décidé en juillet.
IS

Editoriaux et commentaires
L’éditorialiste de Kauppalehti estime que que, comme l’a affirmé M. Liikanen, il faut recapitaliser les banques européennes. De plus, il faut aussi augmenter considérablement la capacité du FESF.
Lors d’un séminaire sur le vingtième anniversaire de la crise bancaire finlandaise, le professeur d’histoire économique Markku Kuisma a déclaré que la crise actuelle est aussi une crise du leadership en Europe>. Selon lui, la France et l’Allemagne aurait du depuis au moins deux ans intervenir pour gérer la liquidation des dettes de la Grèce et lancer un plan d’aide massif.
Le professeur Heikki Hiilamo a comparé la situation actuelle avec celle vécue en Finlande à l’automne 1991 avant que l’on apprenne la faillite de la banque SKOP, l’une des principales du pays.
Le conseiller du ministère des Finances Ilkka Harjau a au contraire refusé de comparer la crise bancaire finlandaise du début des années 90 à la crise actuelle. « Actuellement il y a en Europe une crise des finances publiques. Il est bien étrange que le principal quotidien finlandais pousse la Finlande à assumer sa part de responsabilité dans ce qui est un endettement anarchique des pays méditerranéens ».
TS KS

Assemblée générale de l’ONU

« Le soutien finlandais à la Palestine dépendra de l’ONU » HBL
La Finlande souhaite que l’UE puisse obtenir une position commune à l’égard de l’adhésion éventuelle de la Palestine à l’ONU. Selon M. Veikko Kiljunen, conseiller diplomatique de M. Tuomioja, ministre des Affaires étrangères, c’est la question la plus importante de la semaine. Il ne souhaite pas encore commenter si la Finlande envisage de soutenir la Palestine. Il relève que beaucoup de questions restent toujours en instance.
M. Tuomioja a dit antérieurement qu’il était légitime que les Palestiniens cherchent à améliorer leur statut à travers l’ONU. M. Kiljunen note toutefois que la Finlande n’est pas convaincue que ce soit tactiquement la meilleure façon pour eux de promouvoir leur cause. L’essentiel, selon lui, serait qu’Israël et les Palestiniens soient réunis autour de pourparlers de paix. Il serait ainsi opportun, selon lui, qu’une éventuelle résolution de l’Assemblée générale sur le statut [de la Palestine] mène en même temps à un accord sur un dialogue pour la paix. « Il ne peut pas y avoir de paix sans négociations. Tout le monde le sait, les Palestiniens y compris », dit-il.
La délégation finlandaise à New York est composée de la Présidente, Mme Halonen, du ministre des Affaires étrangères, M. Tuomioja, de la ministre du Développement, Mme Hautala, de la ministre des Finances, Mme Urpilainen, et de la ministre des Services de base, Mme Guzenina-Richardson.
HBL/10-11

La politique étrangère européenne face à de nouveaux défis
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat écrit qu’à la veille de l’assemblée générale des Nations-Unies, il y aura cet automne des occasions pour la politique étrangère commune de l’UE de se tester mais aussi des risques d’échec tant en ce qui concerne les positions européennes sur la Libye comme sur la Palestine. « Une politique européenne commune n’est pas chose facile, mais c’est une nécessité pour la crédibilité de l’UE. Et les défis pour la PESC ne s’arrêteront pas là », conclut HS.
HS

Terrorisme

Le chef de la Supo estime que la législation sur le terrorisme n’est pas à jour » KS
M. Pelttari, chef de la Sûreté nationale, estime que la législation sur le terrorisme, qui date de 2003, n’est pas à jour du fait que le terrorisme international et ses formes ont beaucoup changé depuis lors. Dans la plupart des Etats européens, la législation en la matière a été revue, ce qui n’est pas le cas de la Finlande.
La stratégie nationale sur la lutte contre le terrorisme l’avait déjà évoqué il y a un an et demi. M. Pelttari souhaite que la participation à une formation terroriste soit criminalisée en Finlande, à l’instar de plusieurs autres Etats membres de l’UE. Pour lui, il serait également souhaitable d’inscrire dans la législation le financement de la direction et de la formation d’un groupe terroriste ainsi que le financement du recrutement de personnes pour un groupe terroriste.
KS/10

Le suspect est un entrepreneur du domaine de transports de Helsinki
La presse relève que l’une des personnes arrêtées et détenues depuis le 7 septembre, soupçonnée de liens terroristes, est un entrepreneur de 34 ans d’Helsinki, de nationalité somalienne, et l’autre une femme de 28 ans de Vantaa. Lui est soupçonné de financement et de recrutement lié au terrorisme (de juin 2010 en mai 2011) et elle de financement, pour la même période.
L’entrepreneur a déjà été marié avec une Finlandaise, mais il est divorcé depuis 2008. Il a un associé qui a déjà participé à un groupe qui s’est occupé des transferts d’argent vers la Somalie. La police relève que les intéressés ont été prêts à essayer de clarifier les choses lors de l’interrogatoire.
Selon la police judiciaire, d’autres personnes encore sont liées à l’affaire et la police souhaite les entendre. Aucune enquête à l’étranger n’est liée à cette enquête menée en Finlande.
KS/10, IS, TS/5

L’arrestation est un signal pour décourager ce genre d’activité
M. Parviainen, spécialiste en matière de conflits à l’Ambassade de Finlande en Ethiopie, estime que l’enquête entamée est un message à ceux qui envisageraient le même type d’activité dans le sens où les autorités finlandaises disposent de la capacité d’empêcher les activités en appui du terrorisme.
Il relève que la situation en Somalie ne correspond pas à l’image que les représentants des mouvements extrémistes souhaitent en donner. Selon lui, les Somaliens sont las de ces mouvements extrémistes, comme l’organisation islamiste al-Shabaab, dans leur pays.
HS

Selon un chercheur, les flux d’argent vers la Somalie ne représentent pas une menace pour la Finlande
M. Juntunen, chercheur d’islam, estime que les hypothèses que dans les soupçons de terrorisme il pourrait s’agir des transferts d’argent des Somaliens de Finlande en Afrique pour des batailles intérieures de Somalie ou pour d’autres réseaux.
S’il en était ainsi, M. Juntunen ne serait pas inquiet de la situation. Or, s’il s’avère qu’il y a des acteurs en Finlande qui participent à un islamisme mondial dans le cadre duquel on peut mettre en place une attaque où que ce soit, la situation serait bien plus grave.
M. Juntunen estime que beaucoup de Somaliens de Finlande ont des antipathies concernant des organisations islamistes en Somalie. De nombreuses personnes ont justement fui les violences et le terrorisme causé par l’islamisme. Il n’est toutefois pas exclu que parmi les 13 000 membres de la communauté somalienne en Finlande, il y ait quelques militants islamistes.
TS/5

Editoriaux
« Une analyse claire est la meilleure façon de lutter contre les menaces » HBL
« Plus d’ouverture dans les enquêtes sur le terrorisme » HS
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet estime que l’information devrait être plus ouverte et les analyses plus claires en Finlande et qu’il serait opportun se suivre l’exemple de la Sûreté nationale suédoise qui en 2008 avait ouvertement informé les Suédois sur des arrestations de personnes soupçonnées de liens avec le terrorisme. Pour l’éditorialiste, il serait primordial de préciser que la communauté somalienne ne soutient aucune activité terroriste.
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat estime que la police devrait établir une stratégie de communication qui permette de dissiper les inquiétudes inutiles autour de l’enquête sur le terrorisme. Un délai de dix jours avant la prochaine conférence de presse semble démesuré, pour lui, compte tenu de l’intérêt porté sur le terrorisme ces derniers temps et du débat sur le racisme en cours depuis quelques mois.
HBL/12 HS/A2

Politique intérieure

Parlement

Propos de Mme Kiviniemi
Helsingin Sanomat rapporte que la présidente du Parti du centre, Mme Mari Kiviniemi, écrit dans son blog que la coopération entre les deux partis de l’opposition sera très difficile aussi longtemps que l’aile halla-ahoïste des Vrais Finlandais « pourra continuer son jeu dangereux avec les principes démocratiques ».
Selon Mme Kiviniemi, on aurait besoin d’une coopération entre le Centre et les Vrais Finlandais surtout en ce moment quand le gouvernement est en train d’effectuer des coupes budgétaires et de commencer la réforme des communes.
Selon Mme Kiviniemi, le Centre ne participe pas au discours de haine ou à la discrimination et choisit ses partenaires selon ce même principe. Elle déplore la situation, parce que plusieurs Vrais Finlandais ont beaucoup de points communs avec les centristes.
Mme Kiviniemi accuse les partis politiques, dont le PSD, d’avoir eu peur des Vrais Finlandais avant les élections législatives et adopté un discours opposé à l’immigration.
La présidente du Centre fait l’éloge de la déclaration récente de M. Lipponen critiquant les Vrais Finlandais. Ces propos sont pour Mme Kiviniemi une preuve du retour, au moins partiel, à la raison chez les sociaux-démocrates. « Il est souhaitable que ces sujets soient évoqués lors de la campagne présidentielle et que les partis politiques condamnent clairement le racisme et le discours de haine », a déclaré Mme Kiviniemi.
Le quotidien note que M. Lipponen s’est félicité des propos de Mme Kiviniemi et l’a appelée « la présidente d’un parti civilisé ».
HS/7

Propos de M. Soini
Le Parlement a ouvert hier après-midi ses portes au grand public. Plus de 1 200 personnes ont visité l’Eduskunta pendant quatre heures. Ilta-Sanomat relève que le président des Vrais Finlandais, M. Timo Soini, n’a pas voulu poursuivre le débat sur l’exclusion de M. Halla-aho du groupe parlementaire. M. Soini a déclaré qu’il ne faisait pas de politique selon les conditions dictées par M. Paavo Lipponen.
A la question de savoir si les avis de la dizaine de halla-ahoïstes du groupe parlementaire représentaient la ligne politique des Vrais Finlandais, M. Soin a répondu : « L’affaire est close et la sanction a été promulguée. » Il n’a pas voulu s’exprimer sur les vues de ces députés sur l’immigration ou les droits de l’homme.
IS/9

Défense

Le général Puheloinen fermerait des unités dès 2013
Le commandant des forces armées, le général Ari Puheloinen, souhaite que les premières fermetures d’unités, liées à la réforme de la défense nationale, se fassent dès la fin de l’année 2013. Dans le cas contraire, les économies prévues risquent de ne pas se réaliser. Le général Ari Puheloinen, a parlé lundi lors des festivités d’ouverture des journées de la défense nationale à Helsinki. Le général Puheloinen a précisé qu’il ne proposera pas la création de milices locales de sécurité. Selon lui, les moyens nécessaires manquent et de plus, il convient plutôt de réduire l’organisation. L’armée a l’intention également de diminuer son encadrement et de supprimer ses quatre provinces militaires.
Les doctrines de la défense territoriale ne seront cependant pas éliminées pour autant. Les défenses territoriale et locale seront organisées de nouveau autour des actuels bureaux locaux. L’armée possède 19 bureaux locaux. L’armée envisage par ailleurs de créer de nouvelles troupes locales aux côtés des traditionnelles troupes opérationnelles et territoriales du temps de guerre.
Le président de la commission parlementaire de défense, M. Jussi Niinistö (vrais Finlandais), s’étonne de la précipitation de l’armée : « Le commandant des forces armées et les généraux devraient se calmer et attendre que les lignes directives de la défense nationale soient dressées de façon parlementaire. » Niinistö demande que soit entamée rapidement l’élaboration du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. « Il n’est pas acceptable que l’on vienne proposer aux dirigeants un modèle tout prêt alors que les garnisons seront déjà fermées et il ne nous restera plus aucune alternative. »
HS/A5

Services postaux

Itella ferme une cinquantaine d’antennes de la poste
Helsingin Sanomat relève qu’Itella annonce qu’il compte fermer 51 antennes de la poste d’ici fin novembre. Itella a 135 bureaux de poste et 1 035 antennes de services postaux. Des antennes seront fermées surtout en Ostrobotnie, en Savonie et en Laponie.
HS/A8

Lundi 19 septembre 2011

Politique étrangère et européenne

Crise financière

« Le destin de la Grèce sera scellé dans deux semaines » KL
« La Finlande devra payer pour des garanties » HS
« Les ministres divisés » TS KS AL
Kauppalehti rapporte que la Grèce est menacée de faillite si elle n’obtient pas une nouvelle tranche d’aide de huit milliards d’euros. Il faudra pour cela que la Grèce prouve qu’elle a mis en œuvre les réformes demandées.
La décision sur les garanties exigées par la Finlande est aussi reportée à octobre.
En Pologne, à la réunion des ministres des Finances européens, la Ministre des Finances a annoncé qu’il n’y avait pas eu d’accord sur les garanties exigées par la Finlande. Le président de l’eurogroupe M. Juncker a pour sa part déclaré que l’obtention de garanties serait conditionnée à une contrepartie. Mme Urpilainen a alors organisé une seconde conférence de presse pour affirmer qu’il n’y a pas d’accord sur ces contreparties. « On négocie toujours sur les modèles de garanties et sur les conditions liées à ces garanties », a-t-elle dit, démentant aussi qu’une contrepartie pourrait être l’augmentation de la part de la Finlande dans le mécanisme européen de stabilité. Elle a souligné que la Finlande ne participerait pas à un plan d’aide sans obtenir de garanties et que « la Finlande n’acceptera que des conditions qui lui conviennent et qui permettent de limiter les risques et la responsabilité de la Finlande. En pratique, chaque Etat devra choisir s’il souhaite remplir les conditions et donc obtenir des garanties ou ne pas en bénéficier ». Elle estime que la solution devrait être trouvée d’ici un mois et est optimiste car il y a de plus en plus de volonté politique d’y parvenir ».
Mme Urpilainen a rejeté l’idée d’une augmentation du FESF. « Nous ne sommes pas intéressés par l’augmentation des capacité du FESF », a-t-elle dit.
Enfin, Mme Urpilainen a déclaré que la Finlande était, comme la France et l’Allemagne, favorable à une taxe sur les transactions financières au niveau mondial et est prête à l’envisager dans l’UE. Le gouvernement ne s’est toutefois pas prononcé sur l’éventualité d’une taxe uniquement dans la zone euro.
Le ministre des Affaires étrangères Erkki Tuomioja a déclaré samedi que la crise économique en Europe allait durer encore longtemps. Il estime que les grands Etats ne promeuvent que leurs propres intérêts, ce qui affaiblit l’UE. Il pense toutefois que l’on trouvera une solution. Selon lui, une forme de liquidation des dettes de la Grèce est inéluctable car il n’est pas possible que la Grèce accepte ce qu’on lui impose et qui, finalement, consiste à prendre des mesures qui vont augmenter le chômage et grever la croissance. Il a déclaré que la Finlande souhaite minimiser ses pertes. Plus globalement, l’Europe s’en sortira, mais pas avec les honneurs.
La présidente du parti du Centre, Mme Kiviniemi estime que les garanties que la Finlande obtiendra de la Grèce ne sont pas très attrayantes. « Ce n’est pas ce que la gouvernement avait promis. Si la Grèce pouvait offrir de réelles garanties, elle pourrait aussi emprunter sur les marchés », souligne-t-elle
Le Parlement finlandais va commencer l’étude de l’approbation du FESF à partir de demain mardi 20 septembre.
KL HS TS AL KS Kaleva

Commentaires et éditoriaux
L’éditorialiste de Kesksisuomalainen s’étonne que cela soit la Finlande et non la Grèce qui doive payer pour obtenir des garanties.
L’éditorialiste de Turun Sanomat estime que les marchés semblent croire qu’en dépit de l’intervention des banques centrales, la Grèce va faire faillite.
Selon le professeur Esko Antola, on s’est encore rapproché de la faillite de la Grèce.
Le juge finlandais à la cour de justice des communautés européennes, M. Allan Rosas, estime que la crise de la dette s’explique en partie par le fait qu’en 2003 la Commission avait proposé de prendre des mesures contre la France et l’Allemagne qui ne respectaient pas le pacte de stabilité et de croissance. Or le conseil a alors décidé d’une déclaration qui en principe suspendait le strict respect du pacte de stabilité et de croissance. Selon M. Rosas, cela ne fut possible que parce que le traité de l’union européenne ne permettait pas à la commission de saisir la cour de justice pour faire respecter le pacte de stabilité et de croissance, conformément à l’article 126, al. 10 du traité de l’union.
KL TS KS

Libye

La Finlande enverra peut-être des médecins légistes en Libye
Helsingin Sanomat rapporte que l’ONU s’apprête à lancer une opération pour soutenir la Libye de l’après-Kadhafi. Le directeur –adjoint de cette opération devrait être le Finlandais Georg Charpentier qui était précédemment dans l’opération de l’ONU au Soudan.
La Finlande s’apprête à participer à l’opération onusienne par l’envoi de médecins légistes, rapporte le MAE finlandais.
Interrogé samedi à la télévision, M. Tuomioja a déclaré que la Finlande pourrait soutenir la Libye en participant à la formation de la police et en promouvant le renforcement de la position des femmes.
M. Tuomioja a jugé aussi que le fait que la communauté internationale ait agi en Libye sur la base d’une résolution basée sur le principe de protection des civils était une avancée remarquable. Mais l’usage de la force, selon lui, doit être strictement motivé.
HS Yle

ONU

De nombreux ministres à l’assemblée générale
Outre la Présidente Tarja Halonen, le ministre des Affaires étrangères Erkki Tuomioja, la ministre des Finances Jutta Urpilainen, la ministre de la coopération au développement Heidi Hautala et la ministre des services sociaux Maria Guzenina-Richardson se rendront à l’assemblée générale de l’ONU qui commence mercredi.
Yle

Le conseil de sécurité et le G20
Interrogé samedi à la télévision, M. Tuomioja a déclaré que, selon lui, un nouveau conseil de sécurité élargi pourrait remplacer le G20. Il estime qu’un tel conseil de sécurité aurait plus de légitimité que le G20 car chaque Etat de l’ONU aurait la possibilité d’en assumer un siège tournant.
Yle

Politique intérieure

Election présidentielle

M. Niinistö toujours le candidat le plus populaire
Helsingin Sanomat rapporte que le tabloïd Ilta-Sanomat a publié un sondage présidentiel. Le candidat conservateur, M. Sauli Niinistö, est toujours à la tête, avec une audience de 54 %. Il est suivi de M. Paavo Lipponen, social-démocrate, qui a obtenu 12 %. MM. Paavo Väyrynen (Centre) et Timo Soini (Vrais Finlandais), ont une audience de 8 % chacun, M. Pekka Haavisto (Alliance verte) 6 % et Mme Eva Biaudet (Parti suédois) et M. Paavo Arhinmäki (Alliance des gauches) 4 % chacun.
Le sondage a été effectué du 13 au 15 septembre auprès de 1 088 Finlandais.
HS/dim/A5

M. Lipponen a critiqué les Vrais Finlandais
Selon Turun Sanomat, M. Paavo Lipponen, candidat présidentiel social-démocrate, qui s’est exprimé dimanche à Raisio (sud-ouest), a critiqué ardemment l’action des Vrais Finlandais à l’occasion de l’exclusion temporaire du député Jussi Halla-aho de son groupe parlementaire.
« Il est difficile de croire que des personnes ayant de hautes responsabilités dans le Parlement finlandais méprisent ouvertement la démocratie et semblent s’en tirer à bon compte. Le groupe parlementaire et la direction du parti ne semblent pas du tout comprendre ce qu’ils font », a déclaré M. Lipponen. « Quelle est l’importance de telles sanctions minimes si la présidente du groupe parlementaire, après avoir infligé la sanction, considère les propos du député en question comme de l’humour », s’est demandé M. Lipponen.
M. Lipponen s’étonne de la disparition des connaissances historiques des députés et des citoyens, parce que personne n’intervient contre la mise en cause de la démocratie et la violence faite aux minorités. M. Lipponen a surtout critiqué l’aile des Vrais Finlandais opposée à l’immigration. « Si ce parti ne prend pas ses distances avec les propos de son aile extrémiste, il s’exclut de la coopération gouvernementale de façon permanente. »
TS/lun/4, HS/lun/A5

M. Soini a répondu à M. Lipponen
Turun Sanomat relève que le président des Vrais Finlandais, M. Timo Soini, a répondu à M. Lipponen dans son blog. « La décision sur l’exclusion a été unanime dans le groupe parlementaire et M. Halla-aho y a participé aussi. L’exclusion du groupe est une sanction sévère », a souligné M. Soini.
TS/lun/4, HS/lun/A5

M. Lipponen à Bruxelles et à Paris
Selon Uutispäivä Demari, M. Lipponen aura mardi un entretien à Bruxelles avec le commissaire européen Olli Rehn. Ils doivent évoquer les questions d’actualité sur l’UE et l’euro. Le mercredi 21 septembre, M. Lipponen rencontrera M. Jacques Delors à Paris.
UD/7

Immigration et racisme

M. Haavisto : le racisme détruit la réputation de la Finlande
Helsingin Sanomat rapporte que M. Pekka Haavisto, président du groupe parlementaire de l’Alliance verte et candidat présidentiel du parti, s’inquiète de la timidité des Finlandais devant la discrimination et le racisme. Il souhaite l’organisation d’une large campagne contre le racisme avec la participation du mouvement syndical et les organisations du patronat, suivant le modèle de la campagne « Touche pas à mon pote ».
Il estime que la Finlande est en train d’obtenir une image d’une « petite forteresse du racisme ». « Cela est l’image d’une Finlande que la majorité des Finlandais ne reconnaissent pas. La majorité doit améliorer cette image, en Finlande et à l’étranger. »
Selon M. Haavisto, les immigrés avec une bonne formation quittent la Finlande si l’ambiance ne s’améliore pas. « Nous allons perdre ceux que nous ne voulons surtout pas perdre. »
HS/sam/A10

Le parlement des immigrés ne se réunira pas avant l’automne 2012
Selon Helsingin Sanomat, il est probable que les premières élections du parlement des immigrés n’auront pas lieu avant l’automne prochain. M. Alexis Kouros, un des pères fondateurs du projet, estime que les élections pourraient être organisées en même temps que les élections municipales d’octobre 2012.
HS/sam/A10
Terrorisme

La police judiciaire a entamé une enquête liée au terrorisme en Finlande
La police judiciaire a annoncé, vendredi, qu’une enquête est en cours concernant des soupçons d’activités liées au terrorisme. Une conférence de presse a été organisée, samedi. Deux personnes d’origine somalienne, un homme et une femme, sont détenus depuis le 7 septembre, soupçonnés d’avoir financé des activités terroristes et recruté des personnes pour des fins terroristes. Il ne s’agit pas d’un projet d’attaque terroriste, selon le chef adjoint de la Sûreté nationale, M. Kolstela, mais plutôt d’activités d’appui. C’est la première fois qu’une enquête sur des soupçons liés à des activités terroristes est ouverte en Finlande.
Des perquisitions à domicile ont été effectuées dans la région de la capitale et des documents et d’autre matériel confisqué.
La Sûreté nationale, Supo, a récolté des renseignements en la matière depuis 2009, et en mai 2011, la question a été transférée à la police judiciaire. Un groupe conjoint entre les deux instances a été créé pour l’enquête.
Selon la police judiciaire, les Finlandais n’ont aucune raison de s’inquiéter. La Supo n’a pas modifié son évaluation sur les menaces terroristes visant la Finlande, jugés minimes par elle.
Le financement des activités terroristes et le recrutement de personnes pour un acte terroriste sont criminalisés en Finlande depuis 2003.
Une nouvelle conférence de presse sera organisée par la police judiciaire, le 27 septembre.
Keskisuomalainen relève que selon Yle, la police judiciaire a fait ses déclarations parce qu’Yle était au courant de l’affaire et allait publier ses informations.
KS relève que selon M. Archer, chercheur à l’institut de relations internationales, UPI, aucun grand risque ne menace la Finlande. Pour lui, la Finlande constitue une des cibles les moins probables pour une attaque terroriste. Il n’exclut pas la possibilité qu’il y ait des immigrés en Finlande qui ont des liens avec des groupes radicaux de leur pays d’origine. Selon lui, il n’y en a toutefois pas autant qu’en France, en Grande-Bretagne ou en Suède, par exemple. En règle générale, les musulmans de Finlande ne sont pas radicaux, selon lui.
Selon un chercheur suédois de terrorisme, M. Ranstorp, il n’est pas exclu que, dans cette affaire, il s’agisse de liens avec l’organisation al-Shabaab. Il est convaincu que des recrutements pour des activités terroristes ont eu lieu en Finlande, même si, pour lui, l’extrême droite pourrait représenter une menace plus importante pour la Finlande que le terrorisme.
HS/sam/A6, dim, AL/lun/A5, KS/sam/16

La communauté somalienne de Finlande condamne les liens terroristes
La presse relève que l’Union des Somaliens condamne tout contact lié au terrorisme et regrette que cette affaire vienne entacher la réputation de la communauté somalienne et même de la confession musulmane.
Certains Somaliens interviewés par la presse se posent la question sur la possibilité d’interpréter comme du financement terroriste l’aide financière envoyée en Somalie.
Le vice-président de l’Union des Somaliens de Finlande, M. Godah, relève que l’Union coopère avec la Supo notamment au niveau des échanges d’informations.
Turun Sanomat a interviewé un journaliste d’origine somalienne, M. Hashi, qui estime que la radicalisation des Somaliens de Finlande s’est arrêtée et que l’organisation al-Shabaab a extrêmement peu de militants en Finlande depuis qu’elle a arrêté des transports d’aide sous forme de denrées alimentaires en Somalie.
HS/dim, AL/lun/A5

« La plupart des communications internationales de la Supo relèvent des activités de lutte contre le terrorisme » KS
Mme Lehto-Seljavaara, officier de presse de la Supo, relève que les échanges de communication internationale ont doublé depuis les dix dernières années et que pour la plupart du temps, il s’agit des activités de lutte contre le terrorisme.
KS/dim/3

Défense

Les acquisitions remplaçant les mines anti-personnel à mi-chemin
La défense nationale a agi très vite pour remplacer les mines anti-personnel.
Selon le ministère de la Défense, les acquisitions sont à mi-chemin alors que, du point de vue du financement, il reste encore cinq ans pour les remplacer.
L’armée a déjà acheté un grand nombre d’exploseurs pour mines blindées et de munitions en éventail. Plusieurs contrats d’acquisition ont également été signés portant sur des appareils à capteurs infrarouges. La défense nationale vient de déclarer que des viseurs thermiques ont été commandés à une société américaine pour la somme de 6,5 millions d’euros. Ce sont des caméras thermiques qui ressemblent à des jumelles et permettent de voir dans le noir et la fumée. Les appareils sont destinés à l’usage des soldats d’infanterie.
La prochaine acquisition sur la liste de l’armée concerne les systèmes utilisés pour la surveillance territoriale. Pour cela, des appareils à capteurs infrarouges et des systèmes de mini-drones seront achetés. En ce qui concerne les drones, le ministère reste discret, mais il semble que des appareils de quatre fabricants différents auraient été testés.
La dernière acquisition importante concernera le système de surveillance territoriale. « Nous avons le choix entre des capteurs terrestres, des radars de surveillance terrestres et des appareils d’observation à distance. Nous prendrons ces décisions dans quelque temps », confirme le colonel Kauppi.
HS18.9/A10

La défense nationale ne proposera pas la création de milices de sécurité
La défense nationale ne proposera pas la création de milices locales de sécurité. Le commandant des forces armées, le général Ari Puheloinen, a déclaré dans son discours d’ouverture des journées de la défense nationale que la création de milices locales de sécurité serait en contradiction avec les mesures de réduction du budget. Ces fonctions pourront être inclues dans la nouvelle organisation territoriale de l’armée.
Selon le général Puheloinen, les fermetures de garnisons seront entamées fin 2013.
Le ministre de la Défense, M. Stefan Wallin, a rappelé que les réductions budgétaires de la défense nationale exigent des licenciements de personnel.
Le général Puheloinen a également précisé que dans l’organisation du temps de paix, les unités et les bases seront directement commandées par l’encadrement de l’armée sans intermédiaires. Cela signifie la fermeture des états-majors des actuelles provinces militaires.
HS

France - Finlande

Air France
Kauppalehti publie une interview du responsable d’Air France – KLM pour la Finlande, la suède et les pays baltes. M. Noud Duyzings fait part de son intérêt pour les liaisons entre Helsinki et le Nord de la Finlande.
KL

France

Politique
Turun Sanomat et Keskisuomalainen rapportent que l’on accuse l’ancien Président et l’ancien Premier ministre français, MM. Chirac et de Villepin d’avoir reçu des millions de dirigeants africains.
TS KS Kaleva

Vendredi 16 septembre 2011

Politique étrangère et européenne

Crise financière

« La croissance européenne menace de s’arrêter » HS
Helsingin Sanomat relève que la commission européenne a prévu un ralentissement de la croissance européenne.
Pour la Finlande, le ministère des Finances a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour 2012, avec seulement 1,8%.
HS

« L’ombre de la Grèce plane sur la réunion des ministres des Finances » HS
Helsingin Sanomat relève qu’il n’y a peut-être pas à attendre de nouveau sur la Grèce et la crise de la dette lors de la réunion des ministres des Finances, en Pologne, aujourd’hui et demain.
Concernant les collatéraux finlandais, si l’on n’arrive pas à un accord en Pologne, la décision pourrait être reportée au conseil des ministres des Finances qui aura lieu à Luxembourg, début octobre.
HS

Parlement européen

M. Penttilä sera obligé d’accepter son siège au Parlement européen
Helsingin Sanomat rapporte que selon M. Arto Jääskeläinen, directeur chargé des élections au ministère de la Justice, estime que M. Risto E. J. Penttilä, président de la Chambre centrale de commerce depuis un an et premier suppléant conservateur, qui refuse d’aller au Parlement européen, sera obligé d’accepter le poste de parlementaire européen en remplacement de M. Ville Itälä, qui sera probablement désigné candidat finlandais à la cour des comptes de l’UE. Le mandat à la cour des comptes du centriste Olavi Ala-Nissilä arrivera à terme en février prochain. Il a souhaité être reconduit mais le gouvernement actuel préfère la nomination de M. Itälä.
M. Penttilä a annoncé qu’il ne voulait pas accepter le poste de parlementaire européen : « Je peux mieux servir les intérêts de la Finlande dans mon travail actuel. »
Le président du Parti conservateur, M. Katainen, estime que la situation est délicate. Il comprend toutefois la décision de M. Penttilä. En pratique, M. Penttilä peut accepter son siège au Parlement européen et déposer ensuite sa démission.
Il y a eu un précédent. En 1999, Mme Sirkka-Liisa Anttila a démissionné trois mois avant la fin de son mandat au Parlement européen parce qu’elle voulait retourner au Parlement finlandais. Son suppléant, M. Olli Rehn, avait alors refusé ce poste parce qu’il était le chef du cabinet du commissaire européen Erkki Liikanen.
HS/A5, TS17

ONU

Mme Halonen pourrait participer à une réunion de l’ONU sur la Libye
Helsingin Sanomat relève qu’une réunion sur l’avenir de la Libye sous la direction du secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-Moon, serait organisée à New York la semaine prochaine. La Présidente, Mme Halonen, représenterait la Finlande à la réunion. Selon la chancellerie de Mme Halonen, l’organisation d’une telle réunion est en cours, mais les détails n’ont pas encore été fixés.
Mme Halonen participera à New York à l’assemblée générale des Nations Unies la semaine prochaine.
Environ 70 Etats devraient participer à cette réunion. HS rappelle que la Finlande n’a pas été invité à participer à la réunion des « amis de la Libye » à Paris.
HS/A6

Forum climatique à Koli
Selon Helsingin Sanomat, Mme Halonen a participé jeudi à Koli (Finlande de l’Est) à un forum climatique international avec M. Rajendra Kumar Pachauri, président du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).
Mme Halonen a souligné que les mesures de l’Union européenne pour atténuer le changement climatique n’étaient pas suffisantes et qu’il faut que les Etats-Unis, la Chine, le Brésil et l’Afrique du Sud y participent.
HS/A8

Politique intérieure

Vrais Finlandais

« M. Halla-aho a promis de changer son style » HS
« Les Vrais Finlandais décident l’exclusion temporaire du groupe parlementaire du député Halla-aho pour deux semaines » HS
Le groupe parlementaire des Vrais Finlandais a décidé hier d’exclure pour deux semaines le député Jussi Halla-aho (Vrais Finlandais), président de la Commission de l’administration du Parlement, qui avait écrit hier sur sa page Facebook : « Ce dont on a besoin maintenant en Grèce, c’est d’une junte militaire ».
La déciison a été prise à l’unanimité sur proposition du président M. Timo Soini. Ce dernier avait au départ évoqué une exclusion d’un mois. Finalement, hier, il n’a proposé qu’une exclusion de deux semaines.
Helsingin Sanomat relève que l’idée de m. Soini d’exclure M. Halla-aho pour un mois avait suscité des critiques dans le groupe et que M. Halla-aho avait reçu de nombreux soutiens.
Selon la présidente du groupe parlementaire, M. Halla-aho a accepté la punitioj et a promis de changer de style.
Helsingin Sanomat estime que, en allégeant la peine qu’il envisageait pour M. Halla-aho, M. Soini a évité de perdre la face : le groupe parlementaire a pu prendre une décision unanime et est donc resté uni.
HS

Budget

« On ne peut pas modifier le projet de budget à chaque nouvelle prévision de conjoncture » AL
Le Premier ministre Jyrki Katainen défend le projet de budget de la Finlande réalisé sur la base des prévisions du ministère des Finances. Interrogé sur les nouveaux chiffres annoncés par la Commission européenne, il déclare « Ces prévisions prouvent que la situation évolue tout le temps. Qui sait ce qu’il en sera dans un mois. Le gouvernement a décidé que des mesures supplémentaires pourront être prises au besoin. »
Le directeur du ministère des Finances Tuomas Sukselainen déclare « Nous sommes partis du principe que la croissance économique va se tasser l’année prochaine. Mais nous ne prévoyons toutefois pas d’effondrement. Au début de cette année, la croissance était encore rapide c’est pourquoi le ralentissement ne se verra pas encore d’ici la fin de l’année. On ne sait même pas si cela touchera aussi la Finlande ».
AL

Le projet de budget va relever de nombreuses taxes
Helsingin Sanomat revient sur le projet de budget pour 2012 qui va relever de nombreux impôts indirects qui auront un effet important sur le pouvoir d‘achat des ménages. Si les salaires n’augmentent pas et l’impôt sur le revenu ne diminue pas, l’augmentation des taxes pourrait diminuer en moyenne les revenus de 1000 euros par personne.
HS

Les économies entraîneront la fermeture d’au moins dix représentations finlandaises
Les économies prévues dans le budget de l’Etat vont durement toucher le ministère des Affaires étrangères et le réseau des représentations finlandaises à l’étranger. « On estime que l’on devra fermer dix représentations finlandaises. Et cela ne suffira même pas », a déclaré le directeur financier du MAE, M. Risto Hakoila. Cela signifie en pratique la fermeture d’une représentation sur dix.
Le ministre des Affaires étrangères, M. Erkki Tuomioja affirme que des modèles de réduction du réseau existent mais qu’aucune décision n’a été prise. « La réduction du réseau se fera de telle manière que l’on recherchera d’abord des coopérations nordiques », selon lui. Mais même une coopération avec les pays nordiques ne permettra pas de sauver le réseau finlandais d’une diminution de ses postes, estime le ministre. La diminution du réseau était bien connue, mais les économies prévues au budget vont l’accélérer. Le gouvernement a en effet affecté une économie supplémentaire de 100 millions répartie entre plusieurs administrations. Pour le ministère des Affaires étrangères, cela représente quelques millions d’économies en plus.
HS

Editorial
« Un budget facile à boucler, mais bien fragile » HS
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat souligne que le budget a été rapidement bouclé notamment parce que le gouvernement a remis à plus tard, au printemps prochain, la prise de décisions concernant les nouvelles économies qui seront inéluctables en raison de la dépréciation de la conjoncture.
HS

Chantiers navals

« STX négocie une importante commande » HS
Le chantier STX de Turku négocie actuellement avec un armateur allemand la construction d’un nouveau navire de croisière. Le montant de la commande porterait sur des centaines de millions d’euros.
Actuellement le chantier a commencé la construction d’un ferry pour Viking Line qui devrait employer 2600 personnes. Cette commande est toutefois conditionnée à l’obtention d’aides à l’environnement. Ces aides sont soumises à une décision de l’UE qui devait intervenir au printemps et a été reportée.
HS

Nucléaire

Fennovoima choisira son site en octobre
Fennovoima choisira la commune dans laquelle elle entend construire sa centrale nucléaire en Octobre. Selon Fennovoima, le choix est toujours ouvert entre Simo et Pyhäjoki.
SM

Jeudi 15 septembre 2011

Politique étrangère et européenne

Crise financière

« Les marchés considèrent que la faillite de la Grèce est certaine » TS
« La crise de la dette touche fortement les banques françaises » HS TS
« La Commission favorable aux eurobonds » KS
« Les eurobonds engendreront des frais à la Finlande » HS
Helsingin Sanomat relève que la Finlande emprunte actuellement sur les marchés à un taux très bas en raison de sa bonne notation. Elle a même un taux inférieur au FESF européen. Or, la création d’eurobonds engendrerait pour la Finlande une augmentation de ce taux. Une augmentation d’un demi-point de ce taux engendrerait des coûts de centaines de millions d’euros par an.
Par ailleurs, la correspondante à Berlin d’Helsingin Sanomat publie un billet sur « la faiblesse de Mme Merkel » et s’interroge sur les raisons de « la cacophonie allemande actuelle ».
HS TS KS

« M. Tuomioja estime que la liquidation des dettes de la Grèce est inéluctable » UD
Lors d’une manifestation organisée par les jeunes du PSD, le ministre des Affaires étrangères Erkki Tuomioja a rappelé que le PSD avait prédit il y a déjà un an et demi que la crise économique de la Grèce conduirait à une sorte de liquidation. « La liquidation des dettes est la bonne solution », a-t-il dit. Il souligne que les propos selon lesquels une faillite de la Grèce conduirait à une nouvelle crise économique sont mensongers. En effet, les marchés ont eu suffisamment de temps pour s’y préparer.
M. Tuomioja réfute l’idée que le PSD serait devenu plus eurosceptique. « Le programme gouvernemental prouve que nous sommes fermement européens. A cause de la crise de l’euro nous avons besoin d’une Europe plus forte afin de peser sur les questions globales ». Selon lui, le programme gouvernemental est très réussi notamment concernant les objectifs de mettre en place une taxe sur les transactions financières ou de lutter contre les paradis fiscaux. « Si on ne le fait pas, on aura encore une crise économique devant nous ».
UD

La moitié des Finlandais pensent souffrir de la crise de la dette
Selon un sondage, la moitié des Finlandais estiment que la crise financière aurait des effets négfatifs pour eux personnellement. En juin, ils n’étaient que 43%.
KL

Slovénie Patria

Patria ne commente pas les accusations de corruption sur les ventes en Slovénie
Le groupement de matériel de défense Patria refuse toujours de commenter les accusations de corruption liées aux ventes en Slovénie. Selon le chef de la communication, Mme Birgitta Selonen, il n’est tout simplement pas possible de parler d’une instruction en cours. Par contre dans les médias slovènes, ces ventes ont été largement commentées. Il y a une semaine à Ljubljana, a commencé le procès, où l’un des inculpés est le premier ministre de l’époque des faits, M. Janez Jansa.
En Finlande l’instruction sur Patria est pratiquement terminée. Selon le magazine Suomen Kuvalehti, Patria est soupçonné d’avoir payé des honoraires de services de consultant d’un montant de 4,6 millions d’euros afin d’obtenir la vente des véhicules blindés. Le procès-verbal préliminaire obtenu par l’hebdomadaire présente des insinuations selon lesquelles une partie de l’argent aurait abouti aux fonctionnaires clé responsables des acquisitions. Il n’en existe cependant pas de preuve évidente.
KS/12

Politique intérieure

Vrais Finlandais

« M. Halla-aho a retiré ses propos sur le besoin d’une junte militaire en Grèce » HS
« M. Soini propose l’exclusion temporaire du groupe parlementaire du député Halla-aho » HS
Le député Jussi Halla-aho (Vrais Finlandais), président de la Commission de l’administration du Parlement, a écrit hier sur sa page Facebook : « Ce dont on a besoin maintenant en Grèce, c’est d’une junte militaire qui n’aurait pas besoin de veiller à sa popularité et pourrait calmer les grévistes et les manifestants avec des chars d’assaut. On peut constater que la démocratie (= les élections) empêche tout groupe politique de prendre les mesures qui auraient réellement un effet sur l’économie de la Grèce ». Après l’émoi suscité par ses propos, il les a retirés et a indiqué » qu’il n’était pas favorable à une junte militaire en Grèce, mais qu’il souhaitait seulement souligner que dans une démocratie il était difficile de mettre en œuvre des décisions douloureuses même si elles sont indispensables.
Le Président des Vrais Finlandais, M. Timo Soini estime que la situation en Europe est si sérieuse que l’on ne peut pas faire de l’humour au sujet de la démocratie. Il va donc proposer aujourd’hui une exclusion temporaire du groupe parlementaire d’un mois pour M. Halla-aho. Helsingin Sanomat relève qu’il n’est pas sûr qu’il obtienne raison de la part de son groupe parlementaire où M. Halla-aho jouit d’une forte popularité.
M. Soini ne pense toutefois que cela puisse provoquer des divisions dans son groupe parlementaire.
M. Halla-aho avait déjà suscité des critiques concernant ses écrits. Après la tuerie qui a eu lieu en Norvège, il avait critiqué « le multiculturalisme ». Le mois dernier, il avait sur son site mis une phrase ambigüe dans laquelle il évoquait un message au secrétaire général du PSD, « Attention de ne pas te précipiter sur mon couteau de cuisine », rapporte Turun Sanomat.
Helsingin Sanomat souligne que même s’il était exclu de son groupe parlementaire, M ; Halla-aho continuerait à présider la commission de l’administration du parlement, en charge de la police et de l’immigration, notamment. Il ne peut quitter ce poste que s’il démissionne ou si le présidium du Parlement demandait à l’ensemble du Parlement de dissoudre l’ensemble de cette commission.
HS

« Le problème n’est pas le style de M. Halla-aho » HS
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat écrit que le problème n’est pas le style choisi par M. Halla-aho, qui a évoqué un trait d’humour pour sa défense. Le principal problème est que M. Halla-aho écrit ce qu’il pense.
HS

« Quand j’entends le mot parlementarisme… je relâche la sécurité de mon revolver »
Uutispäivä Demari rappelle que cette semaine le député Jussi Niinistö (Vrais Finlandais), président de la Commission de la Défense, avait déclaré en séance plénière, lors du débat sur la réforme constitutionnelle, « quand j’entends le mot parlementarisme, je relâche la sécurité de mon révolver ». Cette phrase, qui a suscité la réaction des députés du PSD, est issue de la pièce écrite en 1933 de Hanns Johst Schlageter, expression de l’idéologie nazie et jouée lors de l’anniversaire d’Hitler pour célébrer l’arrivée au pouvoir des Nazis, rappelle le quotidien du PSD.
UD

Budget

Le gouvernement a terminé rapidement ses négociations sur le budget
Peu d’augmentations des dépenses
Le projet de loi des finances pour 2012 respecte les orientations du programme du gouvernement, même si les perspectives économiques se sont considérablement détériorées depuis les négociations de formation du gouvernement. Le budget ne diffère pas grandement de la proposition que la ministre des Finances, Mme Urpilainen a présenté il y a un mois.
Deux jours étaient prévus pour ces négociations, mais le gouvernement a terminé ses travaux après une seule journée. Le gouvernement propose d’augmenter la somme totale du budget de 100 millions d’euros par rapport à ce qu’avait suggéré le ministère des Finances. Le budget s’élèvera ainsi à 52,3 milliards d’euros. Les recettes s’élèveront à 45,3 milliards et l’Etat s’endettera à hauteur de 7,1 milliards d’euros.
Le déficit sera un milliard d’euros inférieur par rapport à l’année en cours.
Le Parti conservateur a souhaité garantir que la fiscalité du travail ne soit pas durcie. L’impôt sur le revenu salarial n’est pas réellement touché, mais l’inflation y est prise en compte. Les augmentations fiscales représentent 1,1 milliard d’euros dans le budget, mais avec certains allègements fiscaux, les recettes nettes concernant la fiscalité s’élèveront à 300 millions d’euros.
Le taux de la TVA ne sera pas augmenté, mais son champ d’application concernera désormais les abonnements de journaux et de magazines. Le taux les concernant sera le même que pour les livres, 9 %.
L’impôt sur le revenu financier sera augmenté, ainsi que la taxe sur les boissons alcoolisées, le tabac et les produits sucrés. Il en est de même des véhicules et du carburant.
L’impôt sur les sociétés sera diminué et le revenu minimum d’insertion sera augmenté de 100 euros par mois. Les négociations pour la formation du gouvernement avaient déjà actées toutes ces décisions. De plus, il a été convenu de mettre en place des économies de 100 millions d’euros. On ne connaît toujours pas en détail comment elles seront ciblées.
Les dotations de l’Etat pour les communes seront diminuées de 631 millions d’euros par an à compter de 2012, malgré l’avis divergeant de l’opposition.
La proposition de loi des finances du gouvernement se base sur une prévision de croissance de 1,8 %. Le taux de chômage prévu pour 2012 est de 7,6 % et l’inflation de 3,3 %.
Le budget prévoit 60 millions d’euros pour la lutte contre le chômage des jeunes, au lieu de 30 millions prévus à l’origine par le ministère des Finances.
M. Wallin, ministre de la Défense, se félicite du fait que les coupes prévues dans le budget de la défense ne seront pas réalisées comme proposés par le ministère des Finances. Au lieu de 38 millions d’euros, ces économies devront s’élever à 19 millions d’euros en 2012. D’ici 2015, les crédits seront toutefois amputés de 200 millions d’euros.
Des crédits supplémentaires sont prévus pour la protection de la mer Baltique. Les crédits de la coopération s’élèveront à 0,56 % du PIB, l’objectif étant d’atteindre 0,7 % du PIB en 2015.
Concernant la fiscalité sur les boissons alcoolisées, il s’agit de renforcer plus celle sur les alcools légers que celle sur le vin et les spiritueux. La taxe de fabrication sur la bière et le cidre augmenterait de 15 % ce qui augmenterait les prix en détail de 5 %. L’impôt sur les boissons alcoolisées rapporterait 115 millions d’euros par an dans les caisses de l’Etat.
HS/A6

Réactions
La confédération des ouvriers SAK regrette que le gouvernement ait décidé de diminuer le financement de la politique de l’emploi. La diminution représente 50 millions d’euros, mais le ministère des Finances avait proposé une diminution de 100 millions. SAK souhaite que le gouvernement soit disposé à revoir cette question s’il s’avère que la situation de l’emploi se détériore plus que prévu.
La confédération des contribuables aurait souhaité un allègement de l’impôt sur le revenu salarial et espère que le gouvernement est préparé à prendre des décisions dans ce sens plus tard, si le marché de travail montre une modération dans les augmentations salariales.
La confédération des employés STTK regrette les diminutions des dotations de l’Etat aux communes et estime qu’elles compliqueront l’organisation des services dans toute la Finlande. Pour STTK, il aurait été préférable d’étaler les diminutions sur une période plus longue afin de permettre aux communes de s’adapter à la situation. La confédération se déclare très déçue de la diminution de l’indemnisation concernant le congé sabbatique. Pour elle, la décision est en contradiction avec les principes du programme gouvernemental concernant le soutien du bien-être au travail.
Le président du groupe parlementaire du Parti du centre estime que la politique gouvernementale ne sert pas à créer de nouveaux emplois ni à diminuer les inégalités. Il regrette que le budget ne prévoie pas de mesures pour favoriser l’entreprenariat. Le Centre critique les coupes des dotations de l’Etat aux communes et estime qu’elles visent les crèches, les écoles et les soins de santé et ceux des personnes âgées.
HS/A6-7

Transports maritimes

La Finlande demande des atténuations concernant les limites sur les émissions
Helsingin Sanomat rapporte la Finlande compte demander des mesures d’atténuation concernant la directive visant à réduire les émissions de dioxyde en soufre dans les transports maritimes.
La Commission européenne projette l’entrée en vigueur de la directive dès 2015. La teneur en soufre des combustibles maritimes devrait être réduite de 90 % (passant de 1 % à 0,1 %). La réduction coûterait cher à l’industrie finlandaise, et le gouvernement a décidé de demander à l’UE d’accorder une période transitoire de dix ans. Selon l’estimation de EK, confédération du patronat et de l’industrie, le coût supplémentaire pour l’industrie exportatrice pourrait s’élever à 1,2 milliard d’euros pas an.
Le ministre de l’Environnement, M. Ville Niinistö, souligne que ce calcul sur le coût élevé des combustibles maritimes est basé sur le marché actuel des combustibles pauvres en soufre. Il estime que le mécanisme du marché améliorera la situation. « La directive est importante pour l’industrie exportatrice et le gouvernement est prêt à trouver des solutions. Il faut prendre au sérieux les problèmes lors de la période transitoire », a souligné M. Niinistö.
Le ministre souligne les bénéfices pour l’environnement et la santé publique de la diminution des émissions de dioxyde de soufre. « Cela améliorera la compétitivité de notre industrie de chantiers navals qui remplit les critères environnementaux de la directive peut-être le mieux au monde. »
Le projet de directive est actuellement à l’étude au Parlement européen et dans les pays membres. Elle sera évoquée au conseil des ministres de l’environnement en octobre.
HS/A18

Entreprises

Inquiétude croissante des petites et moyennes entreprises
Helsingin Sanomat relève que selon un baromètre récent sur les entreprises, les petites et moyennes entreprises sont beaucoup plus pessimistes aujourd’hui par rapport au baromètre de juillet-août. Selon le directeur général de l’association finlandaise des entrepreneurs, M. Timo Lindholm, le pessimisme est dû aux mauvaises nouvelles de l’économie internationale. De plus, 15 % des entreprises ont eu des difficultés dans les paiements pendant les trois derniers mois. Il y a aussi eu des entreprises qui ont eu des difficultés pour emprunter.
Plus de 1 700 entreprises ont répondu au baromètre effectué en août-septembre.
HS/B6

Valeurs des marques
Selon Kauppalehti, les valeurs des marques des entreprises cotées en bourse à Helsinki ont été calculées pour la première fois selon le standard ISO. La valeur de la marque la plus élevée est celle de Telia Sonera, 8,4 milliards d’euros. Elle est suivie de Nokia, avec près de 8 milliards d’euros et de la banque Nordea, avec 5,2 milliards d’euros.
KL/9

Mercredi 14 septembre 2011
Politique étrangère et européenne

Crise financière

« Mme Merkel aurait promis un accord sur les collatéraux à M. Katainen » HS
« Pas de concessions sur les exigences finlandaises » AL
« La situaiton des collatéraux toujours en suspens » KL
« M. Katainen ne reçoit pas de soutien de l’Allemagne sur les collatéraux » TSLa peur d’une faillite de la Grèce emballe les marchés
Le Premier ministre finlandais a été reçu, hier, à Berlin, par la Chancelière allemande, Mme Merkel. M. Katainen était le troisième membre du gouvernement reçu en une semaine à Berlin, après la ministre des Finances Mme Urpilainen et le ministre des Affaires étrangères M. Tuomioja. Turun Sanomat rapporte que tous trois reviennent de Berlin les poches vides en ce qui concerne un accord sur les collatéraux exigés par la Finlande.
A propos des exigences de garanties de la Finlande, Mme Merkel a déclaré : « Nous souhaitons trouver une voie qui convienne à tous les Etats de l’eurogroupe et satisfasse les Finlandais. Je suis très optimiste sur le fait que cela réussira. ».
« L’Allemagne apprécie que la Finlande a précédemment été un partenaire constructif », a déclaré M. Katainen qui estime qu’un accord sur les collatéraux devrait intervenir dans les jours ou les semaines à venir.
Mme Merkel et M. Katainen étaient unanimes pour insister sur le fait que la crise de l’euro ne pourra être résolue que par une politique de rigueur budgétaire et de renforcement de la compétitivité. « Nous avons la même conception sur le fait que les règles doivent être respectées. Pour nous, une règle est une règle et pas sujette à interprétations. Pour que la rigueur que nous représentons, Allemands comme Finlandais, puisse se réaliser partout, il faut que l’on dispose d’un organe de contrôle européen » a déclaré M. Katainen.
M. Katainen a rejeté l’idée que l’on puisse pousser un pays de la zone euro vers la sortie. « Il est facile de dire qu’il faudrait que l’on expulse quelqu’un, mais cela ne répond pas à la question de savoir ce que l’on fera si la pression se dirige alors vers un autre Etat ».
HS KL TS KS AL

Editoriaux et commentaires
« Il n’y a que de mauvaises solutions » HS
« Vers une faillite ordonnée » AL
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat estime que « il est possible que la Grèce ne s’en sortira que par une sorte de faillite. Mais il serait vain de proposer cela comme un moindre mal. La Grèce et la zone euro ont en effet le choix entre deux solutions : la peste et le choléra. L’une est le maintien sous perfusion de la Grèce grâce à une aide extérieure et l’autre est la faillite avec ses conséquences. Il faut aussi se préparer à cette dernière alternative ».
La chef-adjointe du service économique du quotidien estime que même si la Grèce faisait faillite, l’UE devrait encore l’aider massivement à réformer son économie pour la rendre compétitive.
L’éditorialiste d’Aamulehti estime que les dirigeants politiques en Europe ont essayé de faire croire que la Grèce pourrait faire face à son endettement grâce à une aide extérieure et à un plan de réforme. « Les dirigeants politiques devraient maintenant écouter les économistes qui sont unanimes pour dire que les moyens utilisés jusqu’à présent ne pourront pas sauver la Grèce ».
HS AL

Finlande – Russie

Visite à Saint-Pétersbourg de la commission des Affaires étrangères
La commission des Affaires étrangères, présidée par M. Soini (Vrais Finlandais), est actuellement en visite à Saint-Pétersbourg. M. Soini relève qu’il ne s’inquiète pas de l’évolution démocratique en Russie. Il relève que la commission a évoqué la question avec ses hôtes russes, qui ont répondu en disant que d’habitude, ce sont ceux qui n’ont pas gagné les élections qui présentent des doutes sur le résultat.
M. Soini rappelle qu’en Russie, il y a des « points d’interrogation » concernant l’enregistrement des partis politiques, les droits de l’homme et l’accentuation du nationalisme extrêmiste.
Helsingin Sanomat relève que lors d’une conférence de presse, les journalistes russes se sont surtout intéressés à l’avenir de l’UE, aux attitudes des Vrais Finlandais à l’égard des immigrés russes, à l’exemption éventuelle de visa et aux cambriolages qui, à Imatra, ont visé des appartements dont les propriétaires sont Russes.
M. Soini a rejeté l’idée que la campagne électorale de son parti, hostile à l’égard des immigrés, aurait augmenté les attitudes hostiles à l’égard des Russes à Imatra.
Enfin, M. Soini a déclaré que son idéal pour la Finlande « serait une sorte de position comme la Norvège », c’est-à-dire en-dehors de l’UE et avec sa propre monnaie.
HS/A9

Un tribunal moscovite a interdit le site Kavkazcenter hébergé en Finlande
Un tribunal de Moscou a décrété que les serveurs russes doivent désormais empêcher l’accès sur le site Kavkazcenter considéré comme islamiste.
Pour le tribunal, ce site constitue un lien vers les rebelles tchétchènes et les milieux qui souhaitent créer un Etat musulman en Tchétchénie.
HS/A11

Journée de la dignité humaine avec Desmond Tutu en Finlande

L’archevêque Desmond Tutu interviendra à Espoo lors d’une manifestation à l’occasion de la journée de la dignité humaine (Global Dignity Day), célébrée pour la première fois en Finlande, le 19 octobre.
Parmi les autres intervenants, le Président Ahtisaari, le prince Haakon de Norvège et M. John Hope Bryant, conseiller du Président américain. M. Bryant a crée l’association Global Dignity en 2006 avec le prince de Norvège et M. Himanen, philosophe finlandais.
HS/A9, SM

Mme Halonen participera à l’Assemblée générale de l’ONU

La Présidente, Mme Halonen, se rendra aux Etats-Unis, cette semaine, afin de participer à l’Assemblée générale de l’ONU. Elle y interviendra, mercredi prochain.
A l’ordre du jour, également une réception organisée par le Président Obama, ainsi que des rencontres bilatérales.
UD

Réouverture de la ligne héliportée entre Helsinki et Tallinn

Le groupe estonien Copterline rouvre ses services entre Helsinki et Tallinn à compter d’aujourd’hui. Cinq vols hebdomadaires sont proposés.
KS/12

L’ambassade de Finlande à Kaboul menacée de nouveau
Armés de fusils d’assaut et de lance-roquettes, des Talibans ont attaqué principalement l’ambassade des Etats-Unis et les bureaux de l’OTAN à Kaboul. Située à 200 mètres de l’ambassade des Etats-Unis, l’ambassade de Finlande s’est trouvée sur la ligne de mire des attaquants mais n’a pas été directement atteinte. Des roquettes sont passées par-dessus les bâtiments de l’ambassade de Finlande.
HS

Nokia accusé de sous-payer ses employés en Inde
Selon une étude récente de Finnwatch qui suit les orientations des entreprises finlandaises en matière de sens de responsabilité, la plupart des employés de Nokia et ses sous-traitants en Inde reçoivent un salaire misérable. 19 % de la main d’oeuvre de l’usine de Nokia à Chennai sont des employés intérimaires qui ne sont pas concernés par les mêmes conditions de travail et la possibilité de se syndiquer que les employés à contrat à durée indéterminée. Les employés intérimaires reçoivent un salaire de 70 euros par mois.
Les sous-traitants de Nokia ont un taux important d’intérimaires et de stagiaires concernant leurs employés, jusqu’à 80 %. Chez Nokia, ce taux est de 45 %.
Nokia précise qu’elle suit les recommandations de l’OMI et de l’ONU dans son fonctionnement et relève que ses employés ont droit à des avantages comme le transport sur le lieu de travail, les repas gratuits et la médecine du travail. Nokia emploie 11 300 personnes en Inde. Ses sous-traitants Foxxconn (taiwanais), Salcomp (finlandais) et Flextronics (Singapour) en ont respectivement 6000, 4000 et 1700.
KS/12, AL/A7

Politique intérieure

Election présidentielle

M. Lipponen a obtenu la majorité des voix aux primaires du PSD
Uutispäivä Demari, organe du Parti social-démocrate, rapporte que M. Paavo Lipponen a obtenu 67 % des voix dans les primaires du PSD. Mme Tuula Haatainen, maire adjointe de Helsinki, en a obtenu 22 % et M. Ilkka Kantola, député et vice-président du parti, 11 %.
Plus de 23 000 voix ont été exprimées et le taux de participation s’est élevé à 58 %. Environ 3 000 personnes ont voté par internet et plus de 20 000 par correspondance. Quelques centaines de non membres du PSD ont également participé au vote après s’être préalablement inscrit. Le conseil national désignera M. Lipponen officiellement le 8 octobre.
M. Lipponen est très satisfait du taux de participation. « Je compte tourner activement partout dans le pays pendant ma campagne. Il y aura beaucoup de débats. »
M. Lipponen (70 ans) a été président du PSD de 1993 en 2005 et Premier ministre de 1995 en 2003. Pendant la législature 2003-2007, il a présidé du Parlement.
Seule l’Alliance verte a désigné officiellement son candidat présidentiel, M. Pekka Haavisto. Plus tard cet automne, le Parti conservateur doit désigner M. Sauli Niinistö, le Centre M. Paavo Väyrynen et le Parti suédois Mme Eva Biaudet officiellement comme candidat présidentiel. Le président des Vrais Finlandais, M. Timo Soini, n’a pas encore annoncé ses intentions.
UD/6

M. Hallberg intéressé par une candidature présidentielle
Keskisuomalainen relève que M. Pekka Hallberg, président de la Cour administrative suprême, qui vient de publier un livre, écrit qu’il ne serait pas mauvais pour la démocratie d’avoir un candidat qui vienne de l’extérieur des partis politiques. « Je ne dirais pas non à une candidature », écrit-il.
KS/10

Réforme de la constitution

Helsingin Sanomat rapporte que le gouvernement souhaite modifier le système électoral avant les élections législatives de 2015. La réforme de la loi électorale, qui a été approuvée pendant la législature précédente, ne sera toutefois pas confirmée par le nouveau Parlement. La ministre de la Justice, Mme Anna-Maja Henriksson, a annoncé devant le Parlement que la réforme du système électoral sera faite en deux phases. Elle compte nommer un groupe de travail pour préparer la réforme de la fusion des circonscriptions avant la fin de l’année. Ce groupe de travail sera composé uniquement des représentants des partis du gouvernement. Il y a actuellement 14 conscriptions dans la Finlande continentale. L’objectif est de diminuer leur nombre à 6-12.
Un autre groupe de travail, avec les représentants de tous les partis, sera chargé d’étudier la modification de la constitution. Votée par la précédente législature, elle prévoit notamment la diminution des pouvoirs du président et l’inscription de l’appartenance à l’UE. Pour entrer en vigueur, il faut que le même texte soit approuvé par le nouveau parlement à la majorité qualifiée des trois cinquièmes.
HS/A10

Défense

« La Finlande a besoin d’un ministère de la sécurité »,
« La coopération entre les autorités s’est renforcée, et sur le terrain elle fonctionne souvent très bien. Par contre, la direction stratégique pose problèmes. Outre les actions communes, il existe un besoin d’unification de la direction stratégique. Une nouvelle réflexion sur la sécurité nécessite une réforme des structures administratives. La répartition des questions de sécurité sur plusieurs autorités différentes ne correspond pas aux besoins d’aujourd’hui. La coordination de la sécurité de notre société ne doit pas être laissée à la responsabilité du ministère de la Défense, elle devrait être transférée au secrétariat du Premier ministre. La politique de sécurité doit être dirigée de façon centralisée depuis les mêmes instances que le reste de la politique », écrivent dans leur billet M. Jarno Limnéll, universitaire, M. Ilkka Puukka, conseiller des questions de défense.
Selon eux, « la réforme supprimerait de gros obstacles quant à la coopération des autorités et clarifierait la politique de direction. La Finlande a besoin d’un ministère de la sécurité auquel seront transférées les fonctions de l’actuel ministère de défense. Il pourrait, par ailleurs, regrouper l’état-major des forces de défense, l’état-major du corps des garde-frontières et l’administration policière et les organisations de sécurité civile. »
HS

Le service militaire écourté de quinze jours
En visite dans l’Ecole de guerre de Lappeenranta, le commandant des forces de défense Ari Puheloinen, a déclaré à Yle que le service militaire sera écourté de deux semaines. Une pause de quinze jours avant l’arrivée du contingent suivant allégerait le nombre d’heures supplémentaires pour le personnel, faciliterait les calendriers des congés et apporterait à la défense nationale une économie de cinq millions d’euros.
« Sans cela, il ne sera pas possible de réaliser les économies nécessaires. Sinon, il faudra même s’attendre à des licenciements de soldats », a précisé le général Puheloinen.
YLE

Finances de l’Etat : les ministères s’inquiètent des économies
Selon Helsingin Sanomat, les négociations budgétaires commencent aujourd’hui à la Maison des Etats entre le ministère des Finances et les autres ministères. Les hauts fonctionnaires des ministères sont inquiets des économies de 240 millions d’euros qui n’ont pas encore été définies. Après les négociations, le projet de budget sera étudié au Parlement.
Le gouvernement doit aussi décider, d’ici jeudi, du troisième collectif budgétaire de cette année.
Enfin, un projet pour le cadre budgétaire pour la période 2013-2015 sera également négocié lors des négociations budgétaires. Le Parlement prendra la décision définitive sur le cadre et le collectif budgétaire.
HS/A6

Economie

Salaires des employés des communes
Suomenmaa, l’organe du parti du Centre, relève que le salaire mensuel moyen des employés des communes s’élève à 2867 euros.
Les salaires et les charges patronales représentent plus de la moitié des dépenses des communes.
SM

La banque Sampo revoit à la baisse ses prévisions de croissance
La banque Sampo estime que la croissance finlandaise s’élèvera à 2,5% cette année et à 1,2% en 2012.
Helsingin Sanomat souligne que les banques finlandaises estiment de manière très diverses l’évolution de la conjoncture économique.
HS

Itella envisage de nouveaux licenciements
Le groupe de l’Etat Itella qui se charge des services postaux, entamera de nouvelles négociations concernant le destin de 430 emplois dans l’administration de l’entreprise. Aucune suppression ne devrait concerner la distribution ni le tri du courrier.
Itella a déjà mené des négociations en août, concernant 230 emplois, dans le cadre d’un programme d’économies qui s’étale sur trois ans et qui a pour but de diminuer les dépenses de 100 millions d’euros.
Le syndicat des postes et du domaine logistique craint la disparition de milliers d’emplois. Le directeur général d’Itella, M. Alho, affirme qu’il ne s’agit en aucun cas de supprimer des milliers d’emplois. Il est prévu qu’une partie des mesures pour diminuer le personnel consisteront en arrangements de départs à la retraite, entre autres. M. Vilkuna, président du syndicat PAU, note que la plupart des personnes approchant de l’âge de la retraite sont déjà parties.
Itella emploie 22 000 personnes en Finlande.
HS/A5

Enseignement

Le syndicat des enseignants souhaite augmenter le nombre d’heures travaillées en classe
Le syndicat des enseignants, OAJ, souhaite augmenter le nombre d’heures d’enseignement dans les écoles du fait que, dans la plupart des autres pays, il est supérieur à celui appliqué en Finlande. Le ministre de l’Education, M. Gustafsson, estime qu’en tout cas concernant les deux premières classes de la scolarisation, cela pourrait être envisagé. Pour lui, l’augmentation pourrait être de deux à trois heures hebdomadaires.
Un rapport de l’OCDE publié, mardi, montre qu’en Finlande, le nombre d’heures travaillées dans les écoles est le moins important dans les pays concernés par l’étude, après l’Estonie et la Pologne.
En moyenne, les élèves de 7 à 14 ans des pays de l’OCDE reçoivent 6700 d’heures d’enseignement, or c’est moins de 6000 en Finlande, contre 7400 en France, et 8300 en Italie.
HS/A8

Médias : augmentation du nombre de lecteurs d’Hesingin Sanomat

Helsingin Sanomat rend compte d’une étude effectuée sur les médias qui montre que même si le nombre de lecteurs de la presse écrite est en baisse depuis quelques années, celui de Helsingin Sanomat a augmenté de 10 000 lecteurs par rapport à l’automne dernier. Il est actuellement de 945 000.
94 % des personnes de plus de 12 ans lisent des journaux d’une façon hebdomadaire. 7 % utilisent le téléphone mobile et 50 % lisent le journal en ligne.
HS/A11

France

Energie nucléaire

« Les militants d’une révolution verte » HS
« Areva est une multinationale du nucléaire » HS
Helsingin Sanomat publie l’interview d’une responsable de l’association française « Sortir du nucléaire » ainsi qu’un article sur la situation d’Areva dans le monde de l’après-Fukushima.
HS

Tourisme : « La France est si belle en bateau » TS

Turun Sanomat présente les possibilités touristiques qu’offre le canal du midi.
TS

Mardi 13 septembre 2011
Politique étrangère et européenne

Crise financière

La peur d’une faillite de la Grèce emballe les marchés
Les dirigeants politiques finlandais n’ont pas souhaité, hier, répondre aux demandes de la presse pour commenter la possibilité d’une faillite de la Grèce.
Le premier ministre, M. Katainen a toutefois déclaré que la situation était sérieuse. Il refuse de spéculer sur une éventuelle faillite de la Grèce. « On ne peut pas spéculer sur ces questions. Il se passe de telles choses en Europe que le gouvernement doit filtrer les questions importantes ».
A propos de sa visite à Berlin, il déclare « en tant que nouveau Premier ministre, je souhaite rencontrer le plus possible de représentants des Etats membres. De plus, il est bon de parler en tête à tête de la crise de la zone euro et des garanties finlandaises ».
Selon l’ancienne première ministre et présidente du Centre, Mme Kiviniemi, « on a donné à la Grèce la possibilité d’assainir ses finances par un premier plan d’aide. Elle n’en a rien fait. La meilleure solution est désormais une faillite ordonnée dans laquelle l’Allemagne et la France recapitalise leurs banques ». Elle souhaite que la Finlande participe à une telle faillite ordonnée.
Le président des Vrais Finlandais, M. Timo Soini estime que la faillite de la Grèce est inéluctable. Il considère que la crise risque de se propager à l’Italie et à l’Espagne.
La présidente de la Grande commission du Parlement, la députée du PSD Mme Kumpula-Natri estime qu’il ne faut pas parler de crise de l’euro mais de crise bancaire. Elle considère qu’il est trop facile de vouloir laisser tomber la Grèce, mais qu’au contraire il faut trouver une solution commune. Elle attend beaucoup du rapport de la troïka qui doit se rendre à nouveau en Grèce ; Selon elle, s’il apparaît que les Grecs n’ont pas rempli leurs obligations, alors les pays qui se sont engagés dans un nouveau plan d’aide n’auront plus d’obligation d’aider la Grèce. Le député PSD Kari Rajamäki, en charge du groupe PSD à la commission des Finances, estime que l’UE ne doit pas être une union des dettes et que « la solution ne peut pas être que l’on aide automatiquement les Etats qui ont mal géré leurs finances ». De même, l’eurodéputé du PSD, M. Repo estime qu’il faudrait organiser un référendum sur l’euro en Finlande.
HS AL UD

Un accord sur les garanties exigées par la Finlande est proche
Selon Helsingin Sanomat, une solution sur les collatéraux finlandais est proche. Il n’y aurait plus sur la table qu’un seul modèle de collatéraux. Il resterait néanmoins un risque juridique concernant la possibilité pour les créanciers de la Grèce de le contester en justice au titre qu’il offrirait une meilleure garantie à un créancier ultérieur, la Finlande.
A la veille de recevoir M. Katainen à Berlin, Mme Merkel a déclaré, par l’intermédiaire de son porte-parole, que « la position de l’Allemagne demeurait qu’un Etat membre ne pouvait pas conclure d’accord bilatéral au détriment des autres et sans l’approbation de tous. C’est pourquoi la Grèce a du revenir sur son accord avec la Finlande. Le sujet sera évoqué probablement lors de la venue de M. Katainen, aujourd’hui ».
HS

Selon M. Stubb, la Finlande n’est pas responsable des difficultés de la Grèce
Le ministre des Affaires européennes, M. Alexander Stubb estime que l’on ne peut pas accuser les collatéraux finlandais d’avoir entra^piné les difficultés de la Grèce et notamment l’envolée des taux d’intérêts. Selon lui, les exigences finlandaises ne constituent qu’une péripétie dans l’affaire du plan d’aide. Le rôle principal dans la stabilisation, de la Grèce est dévolu aux Grecs eux-mêmes.
« Les Finlandais n’ont aucune raison de se donner le rôle de bouc émissaire dans cette affaire. Ce sont les Grecs les boucs émissaires », a déclaré M. Stubb, hier, à Bruxelles, lors de la réunion des ministres des Affaires européennes à Bruxelles.
STT

Editoriaux et commentaires
« Un manque de leadership » HS
« Les pays du Sud de l’Europe ont besoin de la rigueur prussienne » KL
« La zone euro tremble » TS
« La Grèce peut s’effondrer rapidement » KS
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat estime que l’euro pâtit du fait que la tension entre allemands partisans de la rigueur budgétaire et français partisans d’une politique monétaire n’a jamais été réglée. L’éditorialiste estime aussi que la chute des cours des valeurs bancaires hier prouve qu’il faut se préparer à recapitaliser les établissements financiers. Mais ce qui compte désormais c’est d’être capable en Europe « de mettre en œuvre la plan d’aide qui a été décidé en juillet. Personne ne sait s’il suffira mais l’incapacité à mettre en oeuvre les décisions prises pourrait déclencher une nouvelle panique, comme la chute de Lehman Brothers il y a trois ans. Il ne s’agit plus de savoir si la Grèce est capable de réaliser ses promesses mais de savoir si la zone euro est capable d’applique sa politique. Au cœur de la crise il n’y a plus la Grèce, le Portugal, l’Irlande, l’Espagne et l’Italie, mais aussi la Finlande et les dirigeants finlandais ».
Kauppalehti rappelle que la Finlande est opposée à une règle d’or constitutionnelle. ? Selon le quotidien économique, « l’inscription dans la constitution d’une règle d’or ne permet pas de faire face à des retournements de conjoncture. Le cas de la Grèce prouve que l’on n’a pas seulement besoin de plan d’austérité. Ce qu’il faut, c’est la rigueur prussienne pour les appliquer ». L’éditorialiste de Kauppalehti propose un scénario à la mexicaine ou l’Argentine pour la Grèce, « ce qui permettrait d’éviter que le problème se propage à d’autres pays. Et la question des collatéraux finlandais est désormais très secondaire car il est évident qu’une partie des prêts déjà effectués ne sera pas remboursée ».
L’éditorialiste de Turun Sanomat envisage une faillite ordonnée de la Grèce et estime que cela pourrait être un nouveau départ pour ce pays. « Il convient de se demander d’ailleurs si la sortie de la Grèce de l’euro affaiblirait ou plutôt à long terme renforcerait la crédibilité de l’euro ».
L’éditorialiste de Keskisuomalainen prédit un effondrement rapide de la Grèce. « On n’arrivera visiblement pas à gagner du temps. Ce sont les banques françaises et llemandes qui y perdront le plus. Le mieux serait de regarder les choses en face et d’affronter les problèmes économiques ».
Le columniste d’Helsingin Sanomat, M. Olli Kivinien critique fortement les collatéraux finlandais qui risquent de donner à la Finlande le rôle de bouc émissaire dans la crise de l’euro. Selon lui, c’est une erreur politique que d’avoir externalisé la politique européenne de la Finlande au ministère des Finances et d’avoir eu une approche uniquement technique et juridique de la question. Or l’euro n’est pas seulement affaire d’économie mais aussi et surtout de politique.
La correspondante d’Helsingin Sanomat à Berlin écrit que la faiblesse et les tergiversations de l’Allemagne ont contribué à détériorer la crise de l’euro.
La correspondante à Paris de Kauppalehti rapporte que la notation des banques françaises est désormais menacée.
KL HS TS KS

Budget des Etats

La Finlande a le plus faible déficit de la zone euro
Selon les chiffres publiés par la Commission, la Finlande aura l’année prochaine le plus faible déficit de la zone euro et le second de l’UE. Le déficit finlandais devrait descendre à 0,7% du PIB.
La dette finlandaise devrait s’établir à 52% du PIB, bien en-deçà de la moyenne de la zone euro, 69%.
HS

Finlande - Libye

« Les projets finlandais en Libye ont échoué » KS
Keskisuomalainen relève que la nouvelle direction libyenne envisage de négocier sur des projets en premier lieu avec les pays ayant participé à l’opération aérienne de l’OTAN. Les quelques projets de construction qui avaient été en instance sont actuellement gelés, ainsi que les projets qui étaient en phase de négociation, selon le président de l’association commerciale fenno-arabe, M. Norkonmaa.
Ni l’association commerciale fenno-arabe ni aucune entreprise finlandaise n’ont actuellement de contact avec le conseil de transition CNT. M. Norkonmaa relève qu’il envisage de sortir son fichier pour voir si ses anciens contacts sont encore là.
KS/15

Politique intérieure

Election présidentielle

L’Alliance des gauches et les Chrétiens-démocrates sont à la recherche des candidats, le résultat de la primaire du PSD sera connu aujourd’hui
Keskisuomalainen rapporte que l’Alliance des gauches et les Chrétiens-démocrates n’ont pas encore pu trouver un seul candidat tenté par la participation à l’élection présidentielle. La situation des Vrais Finlandais est moins difficile, le président du parti, M. Soini, étant le candidat incontesté, même s’il n’a pas encore annoncé ses intentions.
Selon la secrétaire générale de l’Alliance des gauches, Mme Sirpa Puhakka, il est sûr que le parti désignera son propre candidat. Elle estime aussi que les membres du parti ne pourraient pas voter pour M. Lipponen du PSD. Pour elle, M. Lipponen n’est pas un véritable représentant de la gauche.
Le résultat des primaires du PSD sera connu aujourd’hui.
Le seul candidat officiel est jusqu’à présent M. Pekka Haavisto de l’Alliance verte.
KS/9

Economie

Le ministère des Finances promet des mesures d’austérité
Une augmentation de la TVA est possible
Selon Helsingin Sanomat, les négociations budgétaires entre le ministère des Finances et les autres ministères commenceront demain. M. Hannu Mäkinen, chef du budget au ministère des Finances, estime qu’il faut faire encore des économies supplémentaires, même si plusieurs ministres comptent demander plus de crédits pour leurs ministères. M. Mäkinen souligne l’insécurité de la situation économique.
Le quotidien note aussi que la coalition gouvernementale de six partis politiques est loin d’être unanime sur l’économie. Le gouvernement a décidé de mettre en œuvre des économies de 2,5 milliards d’euros, même si le ministère des Finances avait proposé 6 milliards.
Aamulehti rapporte qu’une augmentation de la TVA est possible dans le budget. Une augmentation de 1 % signifierait des recettes supplémentaires de 600 à 700 millions d’euros.
HS/A8 AL/A6

Parlement

M. Kettunen présidera les délégués parlementaires de Kela
Helsingin Sanomat relève que les délégués parlementaires de Kela, Caisse nationale d’assurances sociales, ont nommé M. Pentti Kettunen, député des Vrais Finlandais, à la présidence des délégués pour la période de la législature en cours.
Le quotidien souligne que Kela est le premier office national à être présidé par un représentant des Vrais Finlandais.
Le social-démocrate Ilkka Kantola préside le conseil de surveillance d’Yle, radiotélédiffusion finlandaise, et le conservateur Ben Zyskowicz les délégués parlementaires qui surveillent la Banque de Finlande.
HS/A10

Défense – Budget

« Même les militaires menacés de licenciement » UD
Le besoin d’économie de la défense nationale est considérable. La profession de soldat de métier est particulièrement sûre en Finlande. A condition de remplir correctement ses fonctions, on ne risque pas d’être licencié. Même à des époques de récessions profondes, les soldats de métier ont été épargnés. L’année prochaine, l’armée devra réduire son budget de 90 millions euros. La somme sera précisée dès le début du mois d’octobre après les négociations budgétaires. Selon le ministre de la Défense, M. Stefan Wallin, les licenciements et les mesures de chômage technique partiel vont probablement toucher aussi des soldats de métier.
Le syndicat des officiers et le syndicat des cadres estiment que licencier des soldats de métier serait « une décision ahurissante dans l’histoire de la Finlande indépendante ».
Selon ces organisations, la défense nationale est poussée dans une situation où elle ne pourra plus assurer ses fonctions prévues par la loi.
UD12.9/12-13
HS

Politique salariale

Des syndicats demandent des augmentations de 4 %
Trois syndicats demandent des augmentations salariales de 4 % pour les employés de l’industrie technologique.
Les négociations sur les conventions collectives sont en cours dans ce secteur.
HS/A7

Energie nucléaire

Des organisations souhaitent un référendum sur le nucléaire
Dix ONG finlandaises demandent l’organisation d’un référendum sur le nucléaire à l’occasion des municipales de 2012. Pour elles, il s’agit de pouvoir se prononcer sur l’autorisation de démarrage du réacteur Olkiluoto 3, sur les autorisations de construction de nouveaux réacteurs accordées à Fennovoima et à TVO, sur l’acceptabilité de l’élargissement du parc nucléaire, sur les autorisations d’exploitation de mines d’uranium et sur la poursuite du projet de stockage des déchets nucléaires de Posiva.
Une pétition en ligne a été mise en place afin de récupérer 50 000 signataires en soutien de ce projet.
HS/A7

France

Energie nucléaire

Accident sur le site de Centraco, à Marcoule
Selon le centre national de radioprotection et de sûreté nucléaire, Stuk, l’accident sur le site de Centraco peut être comparé à un accident industriel du fait qu’il n’est aucunement lié au carburant d’un réacteur nucléaire ni à un réacteur. M. Valtonen, expert de STUK, relève que selon les informations fournies à Stuk, il n’y a aucune menace d’émission radioactive.
AL/A10

« Le même type d’accident pourrait-il avoir lieu en Finlande ? » HS
Helsingin Sanomat a interrogé M. Valtonen de Stuk, sur le fait de savoir s’il y avait lieu pour les Finlandais de s’inquiéter d’une fuite éventuelle sur le site de Marcoule. M. Valtonen constate qu’il n’y a eu aucune contamination radioactive. « Au niveau de la radioprotection, l’incident n’a aucune importance, c’est-à-dire qu’il ne met pas en danger les personnes, en tout cas à en croire ce qui a été dit sur l’accident. »
M. Valtonen relève que le site de Marcoule n’est aucunement lié à l’organisation de construction de réacteurs nucléaires d’Areva. « Il s’agit d’un site purement destiné à la recherche. »
HS/B1

Point de vue : « Dans les bras de l’énergie nucléaire » HS
Jenni Virtanen, journaliste du service étranger de Helsingin Sanomat, écrit que l’attitude des Français à l’égard de l’énergie nucléaire qui fait tourner le pays est ambivalente. Les Français ont peur des radiations mais la plupart d’entre eux semble avoir confiance dans la capacité de leur pays de maîtriser l’énergie nucléaire.
Mme Virtanen relève que les autorités ont rapidement qualifié l’accident de Marcoule d’accident industriel au lieu d’accident nucléaire. En tant qu’accident lié à l’énergie nucléaire, il est un des plus graves de l’histoire de la France. « L’accident incitera sans doute les militants de l’époque de Tchernobyl à ressortir leurs panneaux. L’énergie nucléaire sans risques n’existe pas », écrit Mme Virtanen.
HS/B1

France – Finlande

Musique

Le monde francophone comme thème du festival Etnosoi
Le festival Etnosoi qui se déroulera à Helsinki du 8 au 13 novembre, présentera de la musique des pays francophones allant de Mayotte à l’Algérie et au Mali.
HS/C3

Littérature

« Feux » de Marguerite Yourcenar en finnois
Kaleva présente l’ouvrage Feux de Marguerite Yourcenar qui a été traduit en finnois par Jussi Lehtonen et publié en août.
Kaleva/lun/12

Lundi 12 septembre 2011
Politique étrangère et européenne

Crise financière

Des commentateurs finlandais favorables à une faillite de la Grèce
Déclarations de M. Rehn
Les professeurs d’économie interrogés par Helsingin Sanomat relèvent qu’une faillite partielle de la Grèce serait la meilleure solution car il apparait que ce pays ne pourra pas rembourses sa dette.
Le directeur d’ETLA, M. Sixten Korkman, met au contraire en garde contre une faillite de la Grèce qui aurait pour conséquence une crise de tout le secteur bancaire.
Le Commissaire finlandais M. Oli Rehn a déclaré à Helsingin Sanomat que le second plan d’aide à la Grèce était une solution préférable à une faillite, même partielle. « Pour la zone euro, il vaut mieux une réforme totale de l’économie publique grecque qu’une banqueroute », écrit-il à HS.
HS

M. Lipponen croit à une sortie de crise
Le candidat à la candidature du PSD, M. Lipponen estime que l’on peut encore résoudre la crise de la dette de la zone euro, pour peu que la Grèce réalise les réformes qui lui sont imposées. Il souligne qu’il existe une volonté politique dans les grands Etats et notamment en Allemagne, pour maintenir l’unité de l’euro.
« Il faut que la Grèce réalise ses réformes. Si c’est le cas, alors on pourra la soutenir, et je pense qu’il le faudra. Il doit d’abord y avoir la rigueur en Grèce et ensuite l’aide européenne ».
KS IS

M. Soini prédit un départ de la zone euro pour la Grèce
Le président des Vrais Finlandais estime que la faillite de la Grèce et sa sortie de l’euro sont inéluctables. « Cela fait un an et demi que l’on peut le voir se profiler. Mais personne ne me croit jamais. M. Katainen se contente de dire que l’euro et les plans d’aide sont des succès. La Grèce va sortir de la zone euro et ensuite le problème sera l’Italie », prédit-il.
IS

Proche-Orient

Une conférence sur le Proche-Orient en Finlande en 2012 ?
Helsingin Sanomat, rapporte qu’une large conférence internationale sur le désarmement au Proche-Orient pourrait être organisée en Finlande l’année prochaine. Il s’agirait d’une conférence sur les armes de destruction massive qui réunirait les pays arabes ainsi que l’Iran et Israël. Outre la Finlande, les Pays-Bas pourraient accueillir cette conférence.
Cette annonce a été faite sameid à IISS à Genève, lors d’une réunion à la quelle participait le sous-secrétaire d‘Etat aux Affaires étrangères finlandais, M. Jaakko Laajava.
HS

Selon M. Tuomioja, la Finlande n’avait pas vocation à participer à l’opération miliaire en Libye
Le ministre des Affaires étrangères a été interrogé sur les propos de son prédécesseur M. Stubb qui regrettait que la Finlande n’ait pas participé à l’opération de la coalition en Libye.
« La Finlande n’a pas pour mission de participer à de telles opérations militaires » a déclaré vendredi, M. Tuomioja en visite à Moscou.
« En tant qu’ancien membre de l’opposition de l’époque, je suis toujours satisfait de voir que des ministres de l’ancien gouvernement peuvent avoir un regard critique sur les décisions qu’il sont prises à l’époque », déclare M. Tuomioja qui souligne que, lors de l’étude au parlement, il n’y avait eu aucune dissension sur les décisions prises à l’époque. .

Finlande – Russie

Visite de M. Tuomioja à Moscou
Helsingin Sanomat rapporte que le ministre finlandais des Affaires étrangères Erkki Tuomioja a rendu visite à son homologue russe Sergueï Lavrov, vendredi. Ce dernier était déjà ministre lorsque M. Tuomioja dirigeant les affaires étrangères en 2007.
« Les ministres ont constaté que les relations bilatérales sont bonnes. Comme il n’y a pas de problèmes pratiques entre les ministres, les discussions ont surtout porté sur l’actualité internationale », écrit HS.
« Il n’y a pas de sujet qui mériterait des mesures immédiates ou des solutions ; nous n’avons pas de tels problèmes », a déclaré M. Tuomioja. Turun Sanomat relève qu’il existe en revanche des problèmes entre l’UE et la Russie, notamment sur les visas. « Les Ruses savent que la Finlande soutient leur objectifs d’abolition des visas, aussi il n’y a pas de pression sur nous », a dit M. Tuomioja tout en rappelant que la Russie devait aussi mettre en œuvre les mesures que l’on attend d’elle sur ce sujet.
Il s’est aussi montré optimiste pour une avancée de la Russie vers l’adhésion à l’OMC.
Les ministres ont aussi discuté du Proche-Orient, de la Syrie et du Liban.
Ils ont aussi parlé de l’a coopération arctique, « qui renferme d’importantes opportunités », selon M. Tuomioja.
M. Tuomioja, qui a rencontré aussi des représentants d’ONG, a fait valoir auprès de M. Lavrov qu’il fallait faciliter l’accréditation des journalistes finlandais et assouplir les procédures pour les hommes d’affaires expatriés.
HS TS

Finlande – Allemagne

Visite de M. Katainen à Berlin
Le Premier ministre se rend à Berlin demain pour y rencontrer son homologue, Mme Merkel, ainsi que le ministre des Finances M. Schauble.
UD

Cour des comptes de l’UE

M. Itälä pour remplacer M. Ala-Nissilä
Le gouvernement va étudier jeudi la nomination du prochain membre finlandais de la cour des comptes de l’UE.
Le mandat de M. Ala-Nissilä (Centre) arrive à terme en février. Il souhaiterait être reconduit mais, il avait été nommé par le précédent gouvernement de centre-droit. Selon Helsingin Sanomat il devrait donc voir lui succéder le député européen conservateur M. Ville Itälä.
HS

Point de vue

« La Finlande n’est pas menacée par le terrorisme mais par le repli sur soi » HS
Helsingin Sanomat revient sur le sondage qui montrait que 40% des Finlandais ne souhaitent pas aider un pays européen en difficulté.
Il faut se méfier des clichés, mais un tel résultat montre que les Finlandais ont un fort penchant pour le repli sur soi. « Selon ces conceptions, la Finlande aurait livré des guerres séparées, conclu des paix séparées, eu une position spécifique durant la guerre froide entre l’Est et l’Ouest ; on n’aurait à l’égard de quiconque ni dette ni obligations et l’Europe serait située ailleurs », écrit HS.
La tentation au repli sur soi est très forte comme en témoigne aussi les commentaires sur les attaques du 11 septembre qui font presque toujours la distinction entre « eux » (les pays menacés par le terrorisme) et « nous ». Or la Finlande est très dépendante du monde extérieur, c’est pourquoi cette tentation de repli sur soi est très dommageable.
« Que cela soit les attaques terroristes ou l’aide aux pays de la zone euro, il s’agit toujours de la manière dont la Finlande se comporte comme partie du monde environnant. Rechercher des solutions qui ne lèsent personne ou ne concerne pas les autres nécessite une grande part d’irresponsabilité ou une très forte illusion de l’altérité. Le plus grand danger de la Finlande n’est pas le terrorisme mais le repli sur soi », conclut HS.
HS

Politique intérieure

Sondage

Opposition, gouvernement, Premier ministre
Helsingin Sanomat a fait effectuer un sondage sur les travaux de l’opposition, du gouvernement et du Premier ministre. Pour la première fois depuis le début des années 1990, le résultat montre un écart important entre l’audience du Premier ministre et celle du gouvernement, en faveur du Premier ministre. Alors que 24 % des personnes interrogées estiment que le gouvernement a bien ou très bien réussi dans ses travaux, 45 % le pensent du Premier ministre. M. Katainen est favorablement vu par les militants de tous les partis, à l’exception des Vrais Finlandais.
Concernant l’opposition, 28 % des Finlandais estiment que les Vrais Finlandais ont bien ou très bien réussi dans leurs travaux, alors que concernant le Centre, seulement 11 % le pensent. 69 % des Vrais Finlandais estiment que leur parti a bien ou très bien réussi, 24 % des centristes le pensent du Centre, et HS note qu’aucun militant centriste n’estime que ce parti aurait « très bien » réussi.
Les chercheurs interrogés par HS estiment que M. Katainen est vu comme « le gendre idéal », alors que Mme Urpilainen, ministre social-démocrate des Finances, est accusée de tous les torts. Les chercheurs ne sont pas sûrs si l’écart entre la satisfaction concernant le Premier ministre d’une part et le gouvernement d’autre part s’explique plutôt par le fait M. Katainen est particulièrement populaire ou par le fait que l’attitude à l’égard du gouvernement est particulièrement méfiante.
HS/dim/A6

Parti du centre

M. Väyrynen a été nommé candidat présidentiel
La crise de l’Union européenne joue en faveur de M. Väyrynen
Helsingin Sanomat rapporte que bureau national du Parti du centre, réuni vendredi à Riihimäki, a nommé M. Paavo Väyrynen (65 ans), candidat présidentiel du parti. Cette décision sera scellée au congrès extraordinaire du Centre le 29 octobre. Le Centre n’a pas pu trouver d’autres candidats, malgré les efforts de la direction du parti. Mme Kiviniemi, présidente du Centre, a refusé de se présenter.
M. Väyrynen compte défier les candidats probables du Kokoomus et du PSD, MM. Niinistö et Lipponen, par son euroscepticisme, même si cela ne sera pas son thème électoral. « Nous devons avoir des débats sur l’avenir de l’Europe. » Il estime que la Finlande devrait peut-être quitter l’euro.
M. Väyrynen a déjà été candidat présidentiel du Centre deux fois, en 1988 et en 1994. Il a été élu au Parlement en 1970 à l’âge de 23 ans. Il a été ministre des Affaires étrangères dans trois gouvernements, au total pendant plus de dix ans. Il a présidé le Centre de 1980 en 1990. De 1995 en 2007, il a été parlementaire européen, et de 2007 en 2011 ministre du Commerce extérieur au gouvernement Vanhanen puis Kiviniemi. Aux élections législatives d’avril 2011, il n’a pas été réélu au Parlement. A la question de HS sur sa popularité, après avoir reçu seulement 2 899 voix aux élections d’avril, M. Väyrynen a été confiant : « Je vais vous surprendre ».
Selon l’analyse d’Aamulehti la candidature de M. Väyrynen signifie pour le Centre que le parti a échoué dans son objectif de devenir un parti urbain. La crédibilité du Centre pour défier le gouvernement sera pesée à l’élection présidentielle. La présidente de du Centre, Mme Kiviniemi, qui souhaite continuer à ce poste, estime que le candidat présidentiel ne doit pas toujours être d’accord avec la direction du parti dans toutes les questions. Elle rappelle qu’il y a des différences de vues aussi entre la direction du Kokoomus et son candidat, M. Niinistö, ainsi que chez les sociaux-démocrates et M. Lipponen.
AL/dim/A8 HS/sam/A3&A5

Parti conservateur

Les sympathisants de M. Niinistö se trouvent plutôt dans le sud
Selon Keskisuomalainen, près de 18 000 personnes se sont déjà déclarées favorables à la candidature de M. Sauli Niinistö à l’élection présidentielle. Jusqu’à présent, il s’agit surtout des conservateurs, pour la plupart dans les grandes villes. Le quotidien note le soutien de M. Bjarne Kallis, ancien président des Chrétiens-démocrates, qui n’a plus voulu se présenter aux élections législatives du printemps dernier.
KS/dim/9

Sécurité des ministres

Les mesures de sécurité concernant le Premier ministre ont été renforcées
Helsingin Sanomat relève qu’en raison de l’attaque terroriste qui a eu lieu en Norvège et du durcissement général de l’atmosphère, les mesures de sécurité concernant le Premier ministre ont été renforcées par rapport à ses prédécesseurs. Le directeur chargé de la sécurité auprès du secrétariat du Premier ministre, M. Härkönen, estime que dès le printemps dernier, l’atmosphère est devenue plus agressive, et la Sûreté nationale, la Supo, partage cet avis.
La sécurité des ministres relève désormais de la police et non pas de la Sûreté nationale comme avant. C’est toutefois la Supo qui effectue les appréciations sur la sécurité des ministres. Les arrangements en la matière sont régulièrement évoqués entre la Supo, la police et le secrétariat du Premier ministre.
HS/lun/A8

Mines anti-personnel

M. Timo Soini (vrais Finlandais) attend la position des experts
« Pour le rapport sur les mines anti-personnel, on consultera des experts. Il convient de respecter ce processus et d’écouter leurs avis », assure M. Soini (Vrai Finlandais), président de la commission des Affaires étrangères du parlement. Il n’anticipe pas le résultat du rapport. Selon lui, la question deviendra compliquée pour le parti conservateur et le parti du centre si la majorité du parlement est mentalement contre les accords d’Ottawa.
La commission parlementaire comprend 17 membres, 11 appartenant au gouvernement et 6 à l’opposition. Selon M. Soini, l’une des trois alternatives l’emportera : soit la ratification de l’accord sera approuvée, soit remise à une date ultérieure, soit refusée. Il affirme que toutes les alternatives sont encore possibles.
Par ailleurs, M. Soini ne s’inquiète pas pour l’image internationale de la Finlande en cas de refus de ratifier ces accords.
Les rapports de la commission de défense et de la commission des lois sont attendus début octobre. Ainsi le rapport de la commission des affaires étrangères pourrait être prêt mi-octobre, après quoi il sera traité par le parlement.

« Le cadeau d’adieu de la présidente Halonen brisé » Kaleva
L’approbation des accords d’Ottawa serait un cadeau d’adieu pour la présidente M. Tarja Halonen, un accord international qui couronnerait ses années de présidence. La plus farouche des défenseurs des accords d’Ottawa est précisément la présidente de la république, chargée de la politique étrangère, aidée par M. Erkki Tuomioja, de nouveau ministre des Affaires étrangères, écrit Kaleva.
La présidente, le parti social-démocrate, l’alliance des gauches et les verts ont pris position pour les accords d’Ottawa. Par contre, le parti conservateur et le parti du centre ont été contre, ou du moins, sont restés réticents sur les dates de mise en application. Les vrais Finlandais, devenus un grand parti, se range du côté des opposants à ces accords.
KA9.9/6

Défense - Budget

« Les discordances au sein du gouvernement ralentissent la réforme de la défense nationale » HS
La réforme de la défense nationale se trouve en difficulté en raison des différends entre le parti conservateur et le parti social-démocrate, qui existaient déjà avant les élections.
Le programme gouvernemental offre à la réforme des indications contradictoires, et pour les clarifier il faudrait une volonté politique.
Dans le fond, il s’agit de savoir si les décisions sur la réforme peuvent être prises séparément de celles liées au Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, dont la préparation n’est pas encore entamée et pourrait facilement durer jusqu’à la fin de l’année prochaine.
Le ministre des Affaires étrangères, M. Erkki Tuomioja, a déclaré lors d’une interview au journal Helsingin Sanomat que « la réforme et le Livre blanc doivent être préparés simultanément et qu’il doit y avoir une vision commune ».
Le secrétaire général du ministère de la Défense, M. Arto Räty, a cependant souligné que la défense nationale a rapidement besoin de moyens pour commencer les réformes devenues urgentes en raison des économies à réaliser.
Selon diverses sources de hauts fonctionnaires, le ministre de la Défense, M. Stefan Wallin, aurait réussi à convaincre le Premier ministre, M. Jyrki Katainen, du besoin d’un projet de réforme rapide et séparé.
Ces deux interprétations sont contenues dans le programme gouvernemental.
Selon certaines sources, le véritable problème du domaine de la politique étrangère concernait précisément la réforme de la défense nationale, et non l’option d’une adhésion à l’OTAN.
HS11.9/A12

Environnement - Budget

Le projet de budget coupe considérablement le financement de l’environnement
Helsingin Sanomat relève que le projet de budget du ministère des Finances prévoit de coupes importantes, 19 %, soit 61 millions d’euros, dans l’administration de l’environnement. Le budget de l’environnement serait au total de 262 millions d’euros. Les coupes toucheraient surtout les aides à la rénovation des logements (coupes de 28 %) et la protection de la mer Baltique et des forêts. Les aides aux organisations seraient diminués de 18 %.
Selon une comparaison internationale de l’OCDE, la Finlande est dans la dernière position quant au financement accordé à la protection de la nature dans les pays industrialisés. La Finlande y accorde 0,6 % de son budget, contre 1,7 % en moyenne dans les pays de l’OCDE.
HS/sam/A10

Economie

Critiques contre les parachutes dorés dans les entreprises de l’Etat
Le gouvernement envisage de faire une étude sur les parachutes dorés proposés à des directeurs généraux des entreprises de l’Etat. La ministre des Transports, Mme Kyllönen, estime qu’il faut revoir les règles de récompense afin que les sommes restent modérées.
La question est devenue d’actualité avec le licenciement de M. Haapasalo, directeur général de Finavia, compagnie chargée de l’entretien des aéroports, qui a reçu une indemnité de près de 280 000 euros à la suite de son licenciement.
Les directeur généraux des entreprises de l’Etat obtiennent toujours une indemnité à l’occasion d’un licenciement qui n’est pas lié à une infraction.
En moyenne, les indemnités dans les entreprises entièrement en possession de l’Etat s’élevaient à 339 000 euros en 2010. Pour l’ensemble des entreprises où l’Etat est actionnaire, la moyenne de l’indemnité s’élevait à 452 000 euros.
HS/sam/B7

Logement

Les loyers élevés restreignent déjà l’accès à la main d’oeuvre
Kauppalehti relève que les loyers dans la région de la capitale ont augmenté de 3,6 % en avril-juin par rapport à la même époque en 2010, alors que dans le reste du pays, l’écart était moins de 2 %. A Helsinki même, les loyers ont augmenté de 4 % et dans les communes autour de la région de la capitale, ils ont augmenté de 7,3 %.
M. Perälä, directeur général de la chambre de commerce de la région de Helsinki, relève que dans le secteur des services, les prix des logements restreignent clairement la disponibilité de la main d’oeuvre.
A Helsinki, 20 000 personnes attendent un logement social.
KL/9

Vendredi 9 septembre 2011

Politique étrangère et européenne

Crise financière

Editoriaux
« L’Irlande a pris le remède de la rigueur » HS
« Beaucoup de questions, peu de réponses » AL
« Une démocratie plus efficace dans l’UE » HBL
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat compare les Etats en difficulté financières (Grèce, Portugal et Irlande) et conclut que l’Irlande prouve que des économies et des réformes structurelles rapides ne conduisent pas forcément à un cercle vicieux.
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet estime que le leadership politique de l’UE sera mis à l’épreuve avec le fait que le paquet d’aide à la Grèce ne semble pas durable. Il estime d’ailleurs qu’il peut être paradoxal que de demander à la fois un leadership fort et plus de démocratie dans la prise de décision européenne. Il estime que le problème avec le processus démocratique est qu’il prend du temps. « Si la démocratie s’avère trop lente, il serait mieux que le FMI s’occupe de la crise de l’euro », écrit l’éditorialiste.
L’éditorialiste d’Aamulehti estime que le gouvernement finlandais a raison de se préparer à une dégradation de l’économie et à une croissance durablement molle. En revanche, il est étrange que le gouvernement ne prenne pas en compte la possibilité d’une faillite de la Grèce, alors que nombre d’économistes estiment que la Grèce ne s’en sortira pas en dépit de l’argent que l’on lui donne. C’est pourquoi le débat ouvert aux législatives finlandaises du printemps sur l’opportunité de prêter ou non de l’argent à la Grèce n’est toujours pas refermé. « A moins que l’objectif final de l’exigence finlandaise de garanties n’ait été de revoir les mécanismes de stabilité européenne, comme le laisse entendre M. Tuomioja », conclut Aamulehti.
HS Hbl AL

« M. Katainen a critiqué la prise de décision en Europe » NP
L’hebdomadaire du parti conservateur qui titre « Il ne faut pas s’entendre à deux sur le dos des autres », relève que dans son discours sur l’Europe, mercredi, le Premier ministre a critiqué les prises de décision en Europe « dans un directoire de l’euro ». Il a souligné que, pour les petits Etats membres il est préférable que les décisions soient prises par tous les pays et sur la préparation de la Commission.
NP

Politique étrangère - Libye

M. Stubb regrette la décision finlandaise sur l’opération en Libye
Nykypäivä, hebdomadaire du parti conservateur PSD, publie une interview du ministre des Affaires européennes et ancien ministre des Affaires étrangères Alexander Stubb qui répond à son successeur M. Tuomioja qui, dans Helsingin Sanomat, avait souligné le changement de style qu’il souhaitait donné au ministère finlandais des Affaires étrangères. Il avait ainsi déclaré qu’il n’inviterait pas ses homologues en Laponie et ne parlerait plus de « brand » (en référence au travail sur l’image de la Finlande lancé par son prédécesseur).
« Nous ne pouvons pas nous payer le luxe d’être divisés dans notre politique étrangère », déclare M. Stubb qui essaie d‘éviter l’affrontement vain avec M. Tuomioja.
Concernant les garanties à la Grèce, M. Tuomioja estime que l’attitude intransigeante de la Finlande pourrait être perçue à l’avenir comme ayant été salutaire. M. Stubb au contraire souligne qu’un « petit Etat ne peut se permettre de faire obstruction qu’une fois ou deux » et espère que « les décisions sont prises réellement parce que l’on pense que c’est dans notre intérêt et pas seulement par peur des Vrais Finlandais ».

M. Tuomioja a jugé que le fait pour la Finlande de n’être pas invité à la réunion de Paris sur le Libye n’était pas préjudiciable pour la politique étrangère finlandaise. M. Stubb, qui était ministre des Affaires étrangères quand la Finlande a décidé, au printemps de ne pas participer à l’opération en Libye a un regard critique sur les décisions prises alors en Finlande : « J’aurais du être plus actif sur ce sujet. Après coup, je peux m’en vouloir que la Finlande n’ait pas été plus activement présente. Sans l’OTAN et la coalition qui s’est formée sur la base de la résolution de l’ONU, nous ne verrions pas aujourd’hui de citoyens de la Libye libre dans les rues de Tripoli. Après tout, il aurait peut-être été plus intelligent d’y participer. Cela aurait renforcé notre profil en politique étrangère et de sécurité et dans l’UE ». En soutenant l’opération de la coalition, la Finlande aurait aussi reçu une invitation à la réunion de Paris, comme la Norvège, le Danemark et la Suède. Et la Finlande aurait aussi pu promouvoir ses exportations dans une Libye qui se reconstruit. Aujourd’hui, c’est plus difficile, conclut Nykypäivä.
Le journal conservateur souligne aussi que dans son discours sur l’Europe, mercredi, le Premier ministre Jyrki Katainen a déclaré que « l’UE doit être fortement présente pour soutenir les efforts des Libyens, des Tunisiens, des Egyptiens et des autres dans leur marche vers la stabilité et la démocratie ». Il estime aussi que les Européens doivent prendre de plus en plus leurs responsabilités en matière de sécurité et dans leur voisinage car les Américains n’ont plus le sentiment d’être responsable de la sécurité européenne.
NP

BERD

M. Kaskeala remplace M. Koskinen
Turun Sanomat rapporte que le gouvernement a nommé jeudi M. Tapani Kaskeala représentant de la Finlande à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, en remplacement de M. Jari Koskinen, nommé ministre de l’Agriculture. M. Kaskeala a occupé dernièrement le poste de conseiller financier à l’ambassade de Finlande à Washington. La Finlande, la Norvège et la Lettonie ont un représentant commun au directoire de la BERD et la Finlande occupe ce poste jusqu’à fin mai 2012.
TS/15

Politique intérieure

Economie - Budget

« Un débat plat sur l’économie » HS
« Un ralentissement de la croissance à attendre » KS
Helsingin Sanomat rapporte que le Premier ministre a fait une déclaration au parlement, en séance plénière, hier, sur l’économie du pays. Elle a été suivie d’un débat.
Le gouvernement s’attend à une croissance durablement ralentie.
Le Premier ministre a affirmé que l’hypothèse d’une nouvelle récession n’était pas exclue. C’est pourquoi le gouvernement est prêt à prendre de nouvelles mesures budgétaires de rigueur si l’environnement économique le requiert. C’est au printemps que l’on évaluera si ces mesures sont nécessaires. Le programme gouvernemental stipule en effet que le gouvernement doit prendre des mesures supplémentaires à celles prévues au cas où le déficit budgétaire se fixe à plus d’un point de PIB.
Les présidents des groupes parlementaires du parti conservateur et du PSD ont souligné qu’il ne fallait pas e hâter à prendre de nouvelles mesures d’austérité.
Les partis de l’opposition ont critiqué le gouvernement tant pour sa réforme des communes que pour les aides européennes. La présidente du centre, Mme Kiviniemi a a accusé le gouvernement de forcer les communes à fusionner. Le président des Vrais Finlandais M. Soini a estimé que les aides à la Grèce étaient de l’argent perdu.
HS KS

Parti social-démocrate

Le vote sur le candidat du PSD à la présidentielle se termine aujourd’hui
Uutispäivä Demari, organe du PSD, relève qu’environ 2 700 membres du Parti social-démocrate ont voté sur internet aux primaires du parti. Le vote sur internet a eu lieu du 22 au 28 août. Le vote par correspondance termine aujourd’hui. Le résultat du vote sera annoncé au plus tard mercredi 14 septembre. Le conseil national du parti prendra la décision définitive sur le candidat lors de sa réunion les 7 et 8 octobre prochain.
Il y a trois candidats dans ces primaires : Mme Tuula Haatainen (51 ans), maire adjointe de la ville de Helsinki, ancienne députée (1996-2007) et ministre de l’Education (2003-2005) et des Affaires sociales (2005-2007), M. Ilkka Kantola (54 ans), député depuis 2007 et ancien évêque, et M. Paavo Lipponen (70 ans), ancien Premier ministre (1995-2003) et président du Parlement (2003-2007).
UD/6

Finavia

M. Haapasalo avait diminué les avantages de armée de l’air avant d’être licencié
Helsingin Sanomat rapporte que M. Samuli Haapasalo, directeur général de Finavia, compagnie chargée de l’entretien des aéroports, licencié fin août, avait négocié un nouvel accord de services avec l’armée de l’air avant son licenciement. Le nouvel accord diminue les avantages de l’armée de l’air.
Selon les spéculations, M. Haapasalo a été licencié parce qu’il ne s’entendait pas avec le conseiller Mika Mäkelä du ministère des Transports, chargé de la gestion de Finavia. Une des raisons des litiges entre MM. Haapasalo et Mäkilä aurait été l’accord conclu avec l’armée de l’air.
M. Haapasalo a reçu une indemnité de près de 280 000 euros en raison de son licenciement, ce qui a suscité de l’étonnement dans les médias.
HS/A5

Chantiers navals

STX Rauma a obtenu une commande importante du Brésil
Selon Helsingin Sanomat, les employés du chantier naval de STX à Rauma, dont 260 sont en chômage technique en ce moment, auront du travail dès 2012. M. Timo Suistio, directeur opérationnel de STX Rauma, a annoncé jeudi que le chantier naval a obtenu une commande de l’Etat brésilien afin d’armer deux navires d’entretien pour l’entreprise pétrolière de l’Etat Petrobras. Les coques en acier seront construites en Chine.
La valeur de la commande s’élève à plus de 300 millions d’euros.
HS/B7

Jeudi 8 septembre 2011

Politique étrangère et européenne

Crise financière

Visite en Finlande de la Commissaire Viviane Reding
« Selon Mme Reding, les Finlandais sont de vrais européens » HS
La commissaire à la Justice se rend aujourd’hui en Finlande pour une visite de deux jours pendant laquelle elle rencontrera des ministres et députés finlandais pour discuter de la crise financière européenne.
« Je ne compte faire de pression sur personne. Je veux parler avec les Finlandais et expliquer que l’euro est un projet commun et un vrai succès » dit la Commissaire qui engage les parlements nationaux à ratifier les décisions prises par le conseil européen en juillet. « Nous devons créer les conditions qui nous remettent sur le chemin de la croissance. C’est la direction choisie par les dirigeants européens lors de la réunion du 21 juillet. Il est grand temps que les parlements nationaux confirment ces décisions afin que nous puissions les mettre en œuvre. Grâce à elles nous pourrons rapidement résoudre les problèmes. »
Mme Reding a déclaré à Helsingin Sanomat que les Finlandais ont toujours été des Européens stables et fidèles et elle espère qu’ils le resteront. « La Finlande a toujours été digne de confiance, de même que le commissaire Olli Rehn. Les Finlandais sont de vrais européens ».
HS

Déclarations de M. Katainen
« Selon M. Katainen, la Finlande veut plus de rigueur et de discipline en Europe » HS
Plus de la moitié des Finlandais ne veulent pas aider la Grèce sans garanties
Le Premier ministre a tenu, hier, un discours exposant sa politique européenne lors d’un séminaire intitulé L’avenir de l’Europe et organisé par l’institut des relations internationales.
La rigueur, la discipline et le respect des règles communes étaient au centre de son discours, relève HS.
M. Katainen propose que les Etats membres soient obligés, sous peine de sanctions, de mettre en place les réformes améliorant la compétitivité européenne. « Ne serait-il pas possible dans certains cas d’infliger des sanctions aux Etats membres qui n’arrivent pas à améliorer leur compétitivité ? » a-t-il lancé. Il a ainsi proposé que les aides des fonds structurels puissent pasr exemple être conditionnées au respect de règles budgétaires.
« Nous avons du exceptionnellement aider des Etats en crise pour éviter une récession dans toute la zone euro. Mais l’aide à d’autres Etats membres doit rester exceptionnelle et non la règle. Le meilleur médicament contre la crise serait que chaque Etat membre rende public un programme d’assainissement des finances publiques et de renforcement de la compétitivité ».
Selon lui, la Finlande n’a pas à prendre de nouvelle mesure d’austérité. Concernant l’idée d’une règle d’or limitant constitutionnellement l’endettement, M. Katainen considère que « l’idée est bonne et intéressante mais il faut voir dans chaque Etat ce qui est le plus approprié ». Il s’est montré en revanche toujours opposé aux eurobonds. » Les eurobonds pousseraient les Etats au laxisme financier, estime M. Katainen qui est par principe opposé à toute solidarité dans les dettes.
M. Katainen estime qu’il est possible que la Finlande ne participe pas au second plan d’aide à la Grèce. « C’est possible. Cela dépend de la solution trouvée sur les garanties ».
Depuis l’adhésion de la Finlande, la politique européenne de la Finlande a consisté à soutenir le rôle de la Commission et la méthode communautaire. Dans la gestion de la crise, la Commission a joué un second rôle au profit de la coopération intergouvernementale. Mais lorsque les Etats membres négocient en-dehors des structures européennes, les petits Etats sont oubliés des grands, estime M. Katainen pour qui, « la situation des petits Etats membres est inquiétante ». Il s’inquiète aussi de la division de l’UE entre les pays du triple A, les pays Schengen et les pays hors-Schengen.
Depuis seize ans qu’elle est dans l’UE, la Finlande a eu une influence dans l’UE supérieure à sa taille », car elle a su être active, pragmatique, disciplinée, compréhensive. « Nous avons eu une politique européenne claire et prédictible. Ces derniers temps, le débat européen en Finlande s’est trop concentré sur ce que nous ne voulons pas. Il est grand temps de se concentrer sur la politique européenne que nous voulons. »
HS KS TS

Editoriaux
« Une large analyse de M. Katainen » TS
« La place de la Finlande est en Europe » AL
L’éditorialiste d’Aamulehti souligne que l’UE n’est pas parfaite qu’il s’agit néanmoins d’une organisation qui protège les intérêts des petits pays, dès lors qu’elle jouit de la confiance des peuples. Aamulehti relève aussi que M. Katainen a fixé des limites très strictes à un développement fédéral en s’opposant à toute solidarité financière constituée par les eurobonds.
« Quand il dit que les Finlandais considèrent injuste le fait que dans l’union monétaire tous les Etats n’aient pas respecté les règles communes, M. Katainen montre qu’il connait bien la mentalité finlandaise. Pour les Finlandais, la solidarité c’est aider des gens en difficulté et non pas ceux qui par leur laxisme se sont mis au bord du gouffre. Pour les Etats du Sud de l’Europe cela semble être tout à fait autre chose. C’est là que l’on touche à la différence, voire au fossé, culturel qu’il faudra des générations pour combler, si seulement c’est possible », écrit TS.
AL TS

Déclarations de M. Väyrynen
Le candidat à la candidature du Centre pour l’élection présidentielle estime que la zone euro ne va pas éclater car les grands Etats ne le laisseront pas faire. Il considère en revanche que la Finlande pourrait ne pas participer au second plan d’aide à la Grèce. Mais il faudrait alors en tirer les conséquences logiques : le fait que la Finlande ne remplirait alors plus ses obligations dans l’eurogroupe et devrait donc en sortir. « Les dirigeants politiques qui disent que la Finlande peut faire partie de la zone euro mais ne pas participer aux plans d’aide ne sont pas honnêtes. Si l’on ne participe pas aux plans d’aide, cela signifie la fin de la zone euro. Ce qui serait pour moi une solution bonne et pragmatique pour la Finlande » qui pourrait alors reprendre une monnaie nationale, selon M. Väyrynen.
KS

Politique étrangère

Déclarations de M. Tuomioja
« Les relations avec les Etats-Unis sont OK » UD
Uutispäivä Demari, quotidien du PSD, rappelle que la dernière visite en Finlande du ministre des Affaires étrangères américain date de 1999 et la venue de Mme Albright pour rencontrer Mme Halonen, alors ministre des Affaires étrangères. Aucun de ses successeurs, ni M. Tuomioja, ni les conservateurs MM. Kanerva et Stubb, qui l’avaient promis, n’ont réussi à inviter leur homologue américain.
Au niveau des chefs d’Etats, la dernière visite d’un président américain remonte à M. Clintoin en 1997.
« Les relations entre la Finlande et les Etats-Unis sont bonnes et la coopération fonctionne. Il reste néanmoins encore beaucoup à faire », a déclaré hier M. Tuomioja qui insiste sur la coopération multilatérale.
Il fait référence au programme gouvernemental qui souligne l’importance du renforcement des relations transatlantiques. Le centre de gravité des relations s’est déplacé des questions bilatérales vers un niveau plus global.
Lors de la réunion de la chambre de commerce fenno-américaine, M. Tuomioja a aussi abordé la question de la candidature de la Finlande au conseil de sécurité de l’ONU. Il estime que la Finlande, comme candidat nordique a ses chances. Il a aussi envisagé une réforme du conseil de sécurité » qui permettrait à ses membres de constituer à l’avenir le socle du G20.
UD

Compétitivité

La Finlande se situe au quatrième rang dans le monde
Selon une étude comparative du forum économique mondial, la Finlande se situe quatrième rang dans le monde au niveau de la compétitivité, par rapport à son septième rang l’année dernière. La Suisse, Singapour et la Suède se situent avant la Finlande.
L’étude tient compte de douze facteurs et note que, concernant l’efficacité du marché de travail, la situation s’est améliorée en Finlande. Le Forum fait l’éloge de la Finlande concernant la formation et l’innovation.
Uutispäivä Demari relève qu’au début des années 2000, la Finlande s’est située trois fois au premier rang.
UD/9

Entreprises et fiscalité

Des entrepreneurs s’installent en Estonie pour fuir les augmentations fiscales prévues
Kauppalehti relève que les augmentations prévues concernant la fiscalité des dividendes et des revenus financiers ont encouragé des entreprises à s’installer en Estonie. Les Finlandais ont des connexions en Estonie concernant 10 000 entreprises et 6000 Finlandais y résident.
Outre une fiscalité moins élevée, les entreprises sont attirées par le fait que le niveau des salaires est seulement d’un tiers par rapport au niveau en Finlande. Cela a également un effet sur les charges sociales patronales.
Kauppalehti relève également que les entrepreneurs finlandais commencent à manifester de l’intérêt pour la Biélorussie où les privatisations sont envisagées, ce qui pourrait ouvrir des contrats de sous-traitance intéressants.
KL/4-5

Politique intérieure

Partis politiques

Le Parti conservateur est redevenu le plus grand parti
Helsingin Sanomat rapporte que selon un nouveau sondage sur l’audience des partis politiques, effectué par l’institut TNS Gallup pour le compte du quotidien, le Parti conservateur Kokoomus est redevenu le plus grand parti politique avec une audience de 22,6 %, soit plus de 2 points de plus qu’aux élections législatives. Il est suivi des Vrais Finlandais (22,1 %) et du Parti social-démocrate (18,4 %).
La popularité du Parti du centre a encore chuté, de 15,8 % aux élections législatives à 13,2 %, ce qui représente le score le plus mauvais de ce parti depuis 1917. La présidente du Centre, Mme Mari Kiviniemi, admet que ce mauvais score n’est pas une surprise pour elle. « Nous avons eu des divergences d’opinion au sein du parti et les affaires du parti ont été évoqués en public de façon dure. La question sur le candidat présidentiel n’est pas encore claire non plus. » Mme Kiviniemi souligne toutefois que l’automne politique n’a pas encore vraiment commencé et qu’elle attend une hausse de son audience.
L’audience de l’Alliance verte est de 7,6 %, celle de l’Alliance des gauches de 7,4 %, du Parti suédois de 3,9 % et des Chrétiens-démocrates de 3,5 %.
Le sondage a été effectué du 15 août au 2 septembre auprès de 2 953 Finlandais.
Dans son éditorial, Helsingin Sanomat souligne que les avis des sympathisants des deux partis de l’opposition sur le succès de leur parti sont très différents. 69 % des Vrais Finlandais estiment que le parti a très bien ou assez bien réussi dans l’opposition. Chez les centristes, seulement 24 % estiment que le succès dans l’opposition a été assez bon.
Aux yeux des électeurs, le Centre semble être dans un état de confusion. La campagne électorale avec M. Paavo Väyrynen comme candidat présidentiel ne devrait pas changer cette impression, selon HS.
HS/A2, A3&A5

Parlement

Quelques députés conservateurs critiquent le centre des droits de l’homme
Uutispäivä Demari, organe du PSD, relève que M. Ben Zyskowicz et quelques autres députés conservateurs ont critiqué la création d’un centre des droits de l’homme au sein de la chancellerie de l’ombudsman du Parlement. Selon M. Zyskowicz, « les droits de l’homme des citoyens finlandais pourraient être promus mille fois mieux en accordant plus de ressources à la police ».
Le projet de budget du ministère des Finances prévoit pour 2012 un crédit de 390 000 euros pour le centre des droits de l’homme, ce qui signifierait la création de trois postes.
La députée verte Tuija Brax, ancienne ministre de la Justice, défend la création du centre. Elle souligne l’importance d’un point de vue plus large quant à la mise eu œuvre des droits de l’homme en Finlande.
UD/3

Santé

La dilution de la bière diminuerait les décès
Selon Helsingin Sanomat, le résultat d’une étude effectué par le VATT, centre de recherche économique de l’Etat, montre que la dilution de la bière vendue dans les magasins d’alimentation de 4,7 % à 3,5 % diminuerait le nombre de décès de 350 et la consommation totale d’alcool de 9 % par an.
HS/A6

Défense

« La réforme de la défense nationale se fait avec de vieilles doctrines » HS
La semaine dernière, le commandant des forces armées finlandaises Ari Puheloinen a laissé entrevoir quelques éléments de la fameuse réforme de l’armée. Ceux qui s’attendaient à de grands bouleversements ont dû être déçus. Il y a aura, certes, des réductions de personnel et des activités en veilleuse, mais les solutions de base ne changeront pas. On ne touchera pas au service militaire, on prétend défendre le pays entier.
Contrairement à d’autres pays, le service militaire obligatoire des hommes est sacré. On veut garder le système tel quel alors que les casernes sont bondées d’hommes qui ne serviront pas à la défense du pays. Selon les indications du rapport du groupe Siilasmaa sur le service militaire, on peut calculer que la Finlande forme chaque année 6000 conscrits pour rien. Pour eux, il n’existe aucune troupe de temps de guerre.
La réforme ne touche pas non plus aux doctrines de la défense territoriale qui datent des années 1960. On promet de défendre le pays entier alors que les effectifs de temps de guerre et de paix diminuent considérablement. Il n’est pas étonnant que la foi des officiers soit mise à l’épreuve. Selon un récent sondage réalisé par le syndicat des officiers, les réponses reflètent un lourd scepticisme quant à la capacité de défendre le pays entier avec le budget actuel. La réelle force de frappe suffirait uniquement à éviter une attaque stratégique sur la capitale. Dans les pires cauchemars du général Puheloinen l’armée de l’après 2015 serait sans doute identique à l’actuelle. Seulement elle sera réduite d’un tiers. L’objectif de la réforme de l’armée consiste à mieux équiper un groupe plus réduit. Y arrivera-t-on suffisamment ? Probablement pas.
Sur quoi l’armée va-t-elle réduire ? La défense nationale souhaite fermer plusieurs unités, établissements et bureaux, mais la liste des fermetures ne sera connue que l’année prochaine. Les hommes politiques n’approuveront certainement pas toutes les propositions, même si la fermeture d’une unité produit une économie de 20 à 40 millions d’euros par an. Les unités les plus menacées de l’armée de terre sont la brigade de la Carélie du nord et le régiment du génie. Peu nombreux sont ceux qui croient que les réductions budgétaires toucheront des groupements de déploiement comme les brigades de Pori, de Carélie ou encore de Kainuu, à moins que soit modifié le modèle des groupements de déploiement, ce qui est tout à fait possible. La brigade suédophone d’Uusimaa de la marine risque également d’être sur la liste des fermetures. Néanmoins, tant que M. Stefan Wallin (parti suédois) sera ministre de la défense, le risque n’est pas bien grand.
L’état-major des forces de défense sera obligé de réfléchir sur la taille de l’armée de l’air. Les chasseurs Hornet sont certes l’icône de la défense finlandaise, toujours est-il que les plus grandes dépenses font les plus grandes économies. L’espace aérien finlandais est gardé par trois escadres aériennes. Il est judicieux de remettre à jour les chasseurs existants, même si le coût en est considérable. Par contre, on peut se demander si la Finlande a réellement besoin de trois escadres aériennes de 20 Hornet ? Vraisemblablement la Finlande pourra se contenter de deux escadres aériennes, dont l’une surveillerait l’espace aérien de la Finlande du nord et l’autre celui de la Finlande du sud.
HS/A13

Des bâtiments finlandais participent aux exercices internationaux NOCO2011
Trois bâtiments de la marine finlandaise, le navire mouilleur de mines Uusimaa et deux bâtiments de la classe Hamina, Hamina et Hanko, partent aujourd’hui au Danemark pour y participer aux exercices internationaux Nothern Coasts 2011. Le même type d’exercices avait été organisé l’année dernière en Finlande.
Les exercices commencent le vendredi 9 septembre et se terminent le 22 septembre.
La participation globale finlandaise représente près de 200 personnes.
puolustusvoimat

Emploi

Coût de la main d’œuvre
Uutispäivä Demari relève que le coût de la main d’ouvre n’a augmenté qu’à pas lents en Finlande, ce qui a amélioré la compétitivité des exportations finlandaises.
Selon l’Institut national d’études statistiques, les frais à la charge des employeurs dans le secteur privé étaient en moyenne de 2,2 % plus élevés au printemps 2011 par rapport à la même époque en 2010.
UD/9

Energie nucléaire

Olkiluoto 3 : Le syndicat de l’électricité recherche une décision qui constitue un précédent
Uutispäivä Demari relève que le syndicat de l’électricité, Sähköliitto, a pu saisir la justice dans le contexte de salaires non-conformes à la convention collective versés par deux entreprises polonaises parce que plus de cent électriciens polonais ont adhéré à ce syndicat.
M. Alakoski, président du syndicat, relève qu’il s’agit de voir s’il convient réellement de respecter la législation et les conventions collectives finlandaises, ou bien si une entreprise étrangère peut se permettre d’appliquer des contrats de travail extrêmement défavorables. Il s’agit de salaires impayés par ces deux entreprises polonaises portant sur trois millions d’euros.
UD/6

Mercredi 7 septembre 2011

Politique étrangère et européenne

Crise financière

« Rien de nouveau mardi sur le front des garanties » UD
« Selon Mme Urpilainen, les exigences finlandaises sont bien comprises » HS
A Berlin, la ministre des Finances Jutta Urpilainen (PSD) a négocié sur la crise de la dette et les exigences finlandaises de garanties aux prêts grecs avec ses homologues allemand et néerlandais. Helsingin Sanomat relève qu’il s’agit de trois pays ayant la même notation (triple A) et opposés aux eurobonds.
Il n’y a pas encore de solution qui se dégage sur la question des garanties mais « la compréhension et la connaissance sur la position de la Finlande ne cessent de grandir en Europe », selon la ministre. Selon elle, les inquiétudes en Europe ne concernent pas tant les garanties finlandaises que le fait de savoir si la Grèce pourra réaliser son plan d’économies.
Mme Urpilainen a répété que la Finlande ne participerait au second plan d’aide à la Grèce que si elle obtient des garanties. « Nous n’avons rien contre le fait que les autres pays obtiennent aussi des garanties, mais notre point de départ est que la Finlande doit avoir des garanties ». Elle n’a cependant pas précisé quels modèles étaient actuellement envisagés.
Mme Urpilainen a souligné que les discussions avec ses collègues allemand et néerlandais s’étaient déroulées dans une ambiance de confiance et qu’elle n’avait subi aucune pression pour transiger. Elle a rappelé hier que la Finlande serait intransigeante sur cette position et que les partenaires européens le savaient. « Chaque Etat membre a de temps en temps des questions importantes. Il n’est donc pas exceptionnel que la Finlande aussi puisse parfois être stricte et tenir sa position jusqu’au bout ».
« Je suis optimiste pour que l’on arrive à une solution. Dans les autres pays on comprend mieux que la position de la Finlande est irrévocable », a-t-elle dit. Elle n’a toutefois pas voulu juger si une solution pourrait intervenir lors de la réunion des ministres des Finances la semaine prochaine en Pologne.
Uutispäivä Demari rapporte qu’après la réunion avec ses homologues, Mme Urpilainen « n’avait absolument rien de nouveau à dire ». Elle a aussi rencontré à Berlin le président du groupe parlementaire du PSD, M. Steinmeier.
A Berlin le même jour pour s’entretenir avec son homologue allemand, le Ministre des Affaires étrangères Erkki Tuomioja a déclaré que les exigences finlandaises étaient basées sur la volonté populaire. « Peut-être que cette position finlandaise a suscité dans les autres pays européens le fait que les parlements nationaux commencent à se poser les mêmes questions qui ont été discutées chez nous depuis le début de la crise », a-t-il relevé.
Le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle a assuré que l’Allemagne comprenait la position finlandaise. « L’Allemagne et la Finlande représente le même type de culture de la stabilité. Nous travaillons pour le même objectif. Mais nous attendons aussi que la Grèce remplisse ses devoirs. La solidarité ne saurait être unilatérale, mais plutôt réciproque ».
HS UD KS

Editorial : « La vaine croisade de Mme Urpilainen » AL
L’éditorialiste d’Aamulehti regrette que, sous la direction de la ministre des Finances, le gouvernement de M. Katainen promeut les exigences de garanties de la Finlande comme si rien d’autre ne comptait actuellement pour la Finlande. « La réflexion sur l’avenir de l’union monétaire fait actuellement défaut, complètement cachée par la question des garanties », conclut Aamulehti.
AL

Sondage
Plus de la moitié des Finlandais ne veulent pas aider la Grèce sans garanties
Helsingin Sanomat rapporte que selon un sondage effectué par l’institut Taloustutkimus pour le compte du quotidien, les avis des Finlandais à l’égard de l’aide à la Grèce sont partagés.
44 % des Finlandais s’inquiètent que la Finlande débouche sur une impasse dans l’Union européenne. 37 % sont de l’avis opposé et 10 % ne se prononcent pas.
53 % des personnes interrogées ne veulent pas aider les autres pays de l’euro sans obtenir de garanties, même si cela cause des ennuis à la Finlande et aux autres pays de la zone euro. 32 % ne partagent pas cet avis et 15 % ne se prononcent pas.
41 % estiment qu’il est plus important de remplir les promesses électorales que de participer aux tentatives de sauver la zone euro. 43 % sont de l’avis opposé et 15 % n’ont pas d’avis.
40 % estiment que la Finlande doit aider les pays de la zone euro en difficulté, mais 47 % ne sont pas de cet avis. 12 % ne se prononcent pas.
38 % veulent que la Finlande participe au paquet d’aide à la Grèce et 48 % ne l’acceptent pas. 14 % ne se prononcent pas.
Selon 20 %, la Finlande devrait céder et accorder l’aide à la Grèce sans les garanties, 63 % s’y opposent et 17 % ne se prononcent pas.
64 % estiment que la Finlande doit rester dans la zone euro, contre 66 % en janvier dernier. 18 % veulent quitter l’euro (contre 12% en janvier) et 13 % veulent quitter l’UE.
Le sondage a été effectué entre le 23 et 28 août auprès de 1 200 Finlandais.
HS/A3&A5

Estonie

Le président Ilves veut que l’Estonie soit un pays nordique
M. Ilves critique la façon dont Helsingin Sanomat écrit sur l’Estonie
Uutispäivä Demari, organe du PSD, relève que M. Toomas Hendrik Ilves, qui vient d’être élu à la présidence estonienne pour un second mandat, a effectué mardi une visite à Helsinki. Il a eu un entretien avec la Présidente, Mme Halonen, et a promu la publication de son autobiographie à l’ambassade d’Estonie.
Pour M. Ilves, l’Estonie est plus un pays nordique qu’un pays balte.
Selon Helsingin Sanomat, à la question de savoir si la presse finlandaise et Helsingin Sanomat donnent une fausse image sur l’Estonie, M. Ilves donne des exemples d’articles négatifs du point de vue estonien. « Il ne s’agit pas seulement de la presse ou du Helsingin Sanomat. Le problème est plus vaste. Il s’agit des attitudes des pays occidentaux vis-à-vis des citoyens de l’Europe de l’Est » déclare-t-il.
HS/C2 UD/10

Politique intérieure

Défense

Discussion animée sur les mines anti-personnel
Lors de la première séance plénière du parlement mardi, la ratification de l’accord sur l’interdiction des mines anti-personnel a fait l’objet d’une discussion animée tout en soulevant les différences entre les partis au gouvernement. Les accords d’Ottawa interdisant les mines anti-personnel ont notamment fait réagir plusieurs membres du parti conservateur.
« Il conviendrait peut-être d’envisager de remettre à plus tard la mise en application de ces accords », a déclaré le président de la commission parlementaire des finances M. Kimmo Sasi (conservateur), pour qui le coût du remplacement des mines anti-personnel, soit 200 millions d’euros, fait réfléchir. M. Sasi propose de retarder de quatre ans la ratification des accords d’Ottawa.
M. Ben Zyskowicz (conservateur), qui en 2004, dans l’opposition s’était opposé aux accords a affirmé : « Pour cette question, le train est déjà passé et on ne peut pas faire demi-tour. »
La proposition du gouvernement sur ces accords ne convenait finalement qu’aux Verts et à l’Alliance des Gauches.
Les opinions du parti centriste étaient divisées, M. Antti Rantakangas soutenant la proposition de M. Sasi de retarder l’application des accords.
La présidente de la grande commission, Mme Miapetra Kumpula-Natri (sociale-démocrate), a rappelé que le président des vrais Finlandais, M. Timo Soini, avait approuvé les accords d’Ottawa en 2009 dans le groupe de suivi de la politique de sécurité. M. Soini étant absent de la séance plénière mardi, c’est M. Jussi Niinistö qui a exprimé le point de vue du parti des vrais Finlandais en précisant qu’il était contre les accords.
L’interdiction des mines anti-personnel sera prochainement évoquée dans la commission de la politique étrangère.
Par ailleurs, un récent sondage effectué par le syndicat des officiers démontre que 86% des officiers estiment que l’abandon des mines anti-personnel affaiblirait la défense du pays.
HS/A6, AL/A6, KS/12

Energie nucléaire

Olkiluoto 3 : des tests en simulation déjà effectués
A Olkiluoto, une formation en vue de la mise en marche du réacteur en cours de construction a été entamée au moyen d’un simulateur. Une formation de neuf semaines est prévue pour 42 personnes.
Les travaux concernant le nouveau réacteur devraient être terminés à la fin 2013. Deux tiers des travaux sont terminés à ce jour. 3400 personnes travaillent actuellement sur le chantier.
SM/10

« La planification de l’automatisation toujours en instance » TS
Selon M. Silvennoinen, directeur du projet chez TVO, le délai de la planification de l’automatisation du nouveau réacteur s’achève à la fin de l’année si Areva compte tenir son dernier calendrier. M. Silvennoinen estime que le calendrier est serré. Les retards concernant les autres phases de la construction ont retardé la planification de l’automatisation qui se fait en dernier. Il manque encore quelques détails.
TS/14

Différend sur les salaires
Deux entreprises polonaises du domaine de l’électricité ont fait du dumping concernant les salaires sur le chantier de construction d’Olkiluoto 3. Le syndicat du domaine électrique a saisi la justice en la matière. Dans le pire des cas, un électricien a reçu 1,59 euro par heure, ce qui est 10 % du salaire minimum défini dans la convention collective de cette branche.
HS/A8

France – Finlande

Opéra
Une soprane française remplacera Karita Mattila
Karen Vourc’h remplacera Karita Mattila pour deux concerts comme soliste de l’orchestre symphonique de la radio qui jouera l’œuvre Quatre instants de Kaija Saariaho, aujourd’hui et demain, à Helsinki.
HS/C1

Mardi 6 septembre 2011

Politique étrangère et européenne

Crise financière

M. Van Rompuy estime qu’une décision sur le paquet grec interviendra bientôt
Le président du Conseil européen, M. Van Rompuy, a souligné hier à Helsinki que la décision sur le second paquet d’aide à la Grèce pourra intervenir bientôt. « Aussi rapidement que possible et de préférence avant la fin septembre. Toutefois, si la décision n’est pas prise avant la fin du mois, cela ne sera pas dramatique. Il semble que la conjoncture dans la zone euro se dégrade comme dans le reste des pays industrialisés. Nous souhaitons assurer la stabilité financière par la mise en œuvre des décisions prises en juillet ».
M. van Rompuy a souligné que « la Grèce devait respecter ses engagements pour stabiliser ses finances publiques ».
Le président du conseil européen a déclaré sur les garanties exigées par la Finlande de la Grèce qu’il fallait « trouver une solution que tous les Etats puissent approuver et qui réponde aux exigences de la Finlande sans menacer outre mesure l’objectif de renforcer la confiance et la stabilité économique.
Selon M. van Rompuy les négociations ont bien avancé et il espère qu’un accord pourra être bientôt trouvé. « Il est du devoir des Etats mebres de trouver une solution ».
Le Premier ministre Jyrki Katainen a déclaré que M. van Rompuy était venu en Finlande de sa propre initiative et non à l’invitation du gouvernement. Sa visite n’était pas liée à la question des garanties finlandaises mais M. van Rompuy souhaitait visiter les Etats membres. « Nous partageons les mêmes avis sur nombre de sujets et surtout sur le fait que les décisions prises en juillet doivent être mises en œuvre. Il a donné son soutien à nos objectifs. Nous essayons tous de trouver une solution sur les garanties qui convienne à tout le monde et ne lèse personne », a déclaré M. Katainen.
M. van Rompuy a aussi rencontré la ministre des Finances Jutta Urpilainen. Selon cette dernière, qui se rend aujourd’hui à Berlin pour discuter avec ses homologues allemands et néerlandais, « on recherche une solution qui juridiquement et techniquement convienne à tous les Etats. Nous sommes convenus que chaque Etat membre a de temps en temps des questions importantes à faire valoir et cette question de garanties est cruciale pour nous », a déclaré Mme Urpilainen qui souligne que tous les Etats membres se sont engagés à accepter des garanties au conseil européen de juillet, « il s’agit maintenant de mettre cette décision en œuvre ».
HS AL KL Yle

« Le cavalier seul de la Finlande pourrait faire échouer le paquet grec » KL
Le correspondant à Berlin de Kauppalehti estime que, selon des sources berlinoises, les exigences finlandaises pourraient faire échouer le second paquet d’aide à la Grèce.
Il ne semble pas qu’une solution pourra être trouvée aujourd’hui à Berlin lors de la visite de Mme Urpilainen à ses homologues allemand et néerlandais. La solution pourrait plutôt être trouvée lors de la réunion des ministres des Finances en Pologne les 16 et 17 septembre.
KL

Les vétérans de la politique favorables aux euro-obligations
Lors du réunion organisée à Bruxelles, l’ancien chancelier allemand Schröder et l’ancien premier ministre Matti Vanhanen ont parlé en faveur des euro-obligations. « Les eurobonds ne sont pas une solution à la crise en cours. Mais lorsque nous aurons une administration économique européenne plus claire et permettant de lutter contre les fautes morales, il n’y aura pas lieu de craindre les eurobonds ».
M. Vanhanen a rappelé aussi que la questiond es garanties avait été évoquée lorsqu’il était premier ministre, pour le premier paquet d’aide à la Grèce, mais qu’elles avaient alors été écartées.
KL

Finlande – Russie

Droits de douanes sur le bois russe
Kauppalehti relève que, selon le Premier ministre Poutine, la Russie envisage d’augmenter les droits de douanes sur le bois, le report des augmentations étant prévu être de caractère temporaire.
M. Poutine relève que des négociations russo-finlandaises devront être mises en place afin de trouver une solution qui satisfasse les deux parties. L’augmentation des droits de douanes concernant l’exportation est toutefois une question de principe sur laquelle la Russie n’envisage pas de faire des concessions, selon lui.
M. Poutine n’a pas évoqué le délai de la mise en place des augmentations.
Selon Mme Islander, de l’Industrie forestière, il a été convenu entre l’UE et la Russie, que jusqu’à l’adhésion de la Russie à l’OMC, les droits de douanes seraient gelés, et une fois l’adhésion réalisée, ils seraient diminués.
KL relève que depuis l’incertitude concernant les droits de douanes et la crise économique, les importations finlandaises du bois brut de Russie ont diminué de deux tiers. En 2010, 5,3 millions de m3 ont été importés en Finlande.
Selon M. Poutine, la Russie exporte actuellement 21 millions de m3 de bois brut au total par an.
KL

Afghanistan

Le point fort des Finlandais : la formation policière
« Les Finlandais proposent en Afghanistan quelque chose que les Américains ne savent pas faire, à savoir la formation des policiers », affirme le chercheur américain Andrew Exum, en visite en Finlande.
« En ce sens, le Finlande est un pays modèle, car elle est spécialisée dans un domaine particulier qui est très utile. Nous, Américains, nous savons former des soldats, mais nous n’avons pas l’expérience d’envoyer des policiers à l’étranger pour former des policiers étrangers ».
M. Andrew Exum travaille au Center for a new American Security à Washington et a servi dans les forces américaines en Afghanistan et en Iraq.
SM/16

Terrorisme

La Finlande a été épargnée du terrorisme mieux que la Suède
Helsingin Sanomat rapporte que la police de sûreté suédoise Säpo a organisé hier un séminaire sur le terrorisme pour les médias.
Selon l’analyse principale de Säpo, Mme Malena Rembe, les raisons pour lesquelles la situation est plus calme en Finlande qu’en Suède peuvent être quantitatives et qualitatives. « Il y a beaucoup moins d’immigrés en Finlande qu’en Suède et ils ont moins de contact avec des forces terroristes à l’étranger. » Elle a souligné toutefois que l’immigration en soi ne provoque pas le terrorisme. Il est essentiel de créer un dialogue entre les immigrés et les autorités.
La police de sûreté finlandaise Supo estime que la situation plus calme en Finlande est aussi due au fait que les immigrés reconnaissent la légitimité de l’Etat finlandais. La Supo est en train de réaliser une étude sur le rôle peu important du terrorisme en Finlande, ce qui a éveillé un intérêt aussi à l’étranger.
Les différences entre la Suède et la Finlande sont importantes. Selon les calculs de Säpo, une quarantaine de personnes séjournant en Suède ont participé à un entrainement terroriste à l’étranger depuis 2006. Selon l’estimation officielle de la Supo, il n’y en a eu aucun en Finlande.
HS/A9

Politique intérieure

Défense

Discussion sur les mines anti-personnel
Les accords sur l’interdiction des mines anti-personnel feront l’objet d’une discussion lors de la première séance plénière du parlement mardi. Le gouvernement a approuvé en août le projet de loi par lequel la Finlande rejoindra, en 2012, les accords internationaux d’Ottawa interdisant les mines anti-personnel.
Ce projet n’a pas manqué d’agacer certains membres du parti conservateur, qui considère traditionnellement que les mines anti-personnel constituent la colonne vertébrale de la défense finlandaise.
Selon le ministre des Affaires étrangères, M. Erkki Tuomioja, le projet de loi a été conduit de manière adéquate et les membres du parti conservateur devraient le savoir.
Le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale de 2004 préparé par le premier gouvernement de M. Matti Vanhanen avait déjà présenté l’abandon des mines anti-personnel, au plus tard en 2012.
« Le gouvernement avait confirmé cette proposition dans le Livre blanc de 2009 et elle avait été approuvée par le parlement. Le groupe de suivi parlementaire – y compris M. Timo Soini du parti des vrais Finlandais – l’avait approuvée », explique M. Tuomioja.
Selon M. Tuomioja, ce projet ne peut constituer une surprise pour personne.
« Les forces armées se préparent à cette décision depuis 2004. Le programme gouvernemental ne mentionne pas ce projet, car il est déjà en cours de réalisation », confirme M. Tuomioja.
Le parti conservateur avait voté contre le Livre blanc de 2004, essentiellement en raison des mines anti-personnel.
HS/A6

Parlement

Les Vrais Finlandais ne participeront pas la motion de censure du Centre
Helsingin Sanomat relève que les Vrais Finlandais ne signeront pas la motion de censure que le Centre compte déposer sur la réforme des communes. M. Timo Soini, président des Vrais Finlandais, veut tenir les rênes pour que le Centre ne puisse pas définir seul la position de toute l’opposition. « Il faut rédiger le texte ensemble pour qu’on signe », a déclaré M. Soini. « La question en soi est bonne et il faut examiner les intentions du gouvernement. »
Le président du groupe parlementaire du Centre, M. Kimmo Tiilikainen, attend, quant à lui, une position claire des Vrais Finlandais. Selon lui, les avis des Vrais Finlandais changent à ce sujet.
M. Tiilikainen souligne que le Centre déposera rapidement une motion de censure.
Le secrétaire général du Centre, M. Timo Laaninen, a critiqué ardemment dimanche le Kokoomus et le PSD pour avoir menti aux électeurs au sujet des fusions forcées des communes. Le député conservateur Petteri Orpo souligne que le Centre est le seul à avoir évoqué les fusions forcées.
HS/A8

Economie

« La consommation privée et les investissements maintiennent la croissance économique finlandaise » HS
Selon les informations de l’Institut national d’études statistiques, le PIB finlandais a augmenté plus rapidement en avril-juin qu’en janvier-mars (respectivement de 0,6 % et 0,3 % par rapport au trimestre précédent). Cette croissance est maintenue par la consommation privée et les investissements. L’exportation de marchandises et de services a toutefois diminué.
Par rapport à la même époque en 2010, le PIB a augmenté de 4,8 % en janvier-mars et de 2,9 % en avril-juin.
HS/B3

Grandes entreprises : les conseils d’administration entre les mains des Finlandais
Helsingin Sanomat relève que la part des étrangers dans les conseils d’administration des grandes entreprises est de 24,9 %. Compte tenu des 50 plus grandes entreprises cotées en bourse, il y a un tiers qui n’a que des Finlandais dans son conseil d’administration.
Les membres étrangers sont le plus souvent des Suédois, des Américains des Allemands et des Néerlandais. Parmi les 369 membres, il y a un Russe et aucun Chinois.
HS/B4

Universités finlandaises

Les universités ont réalisé un excédent de 80 millions d’euros en 2010
Selon Helsingin Sanomat, les arrêtés des comptes des universités montrent que leurs finances sont en bonne santé. Les universités ont fait un excédent de plus de 80 millions d’euros, dont la part de l’université Aalto représente la moitié.
M. Ilkka Hyvärinen, responsable de l’économie de l’université de Helsinki, estime que toutes les universités ont voulu être excédentaires, parce qu’un déficit aurait signifié soit des mesures de restructuration, soit des licenciements.
HS/lun/A8

Culture

La culture est visible à Turku, capitale européenne de la culture
Helsingin Sanomat rapporte que les évènements de l’année de la capitale européenne de la culture ont déjà réunis 1,4 million de visites à Turku, même sans compter les évènements gratuits. L’objectif est deux millions de visites avant la fin de l’année.
HS/C2

France – Finlande

Champagne

Les Finlandais consomment de plus en plus de champagne
Turun Sanomat relève que la Finlande a importé 700 000 bouteilles de champagne en 2010, ce qui est 36 % de plus qu’en 2009.
HS/17

Lundi 5 septembre 2011
Politique étrangère et européenne

Crise financière

M. Van Rompuy à Helsinki, M. Tuomioja et Mme Urpilainen à Berlin
Le président du Conseil européen, M. Van Rompuy, effectue une visite à Helsinki lundi à l’invitation du Premier ministre Katainen.
Mardi, la ministre des Finances Jutta Urpilainen rencontrera ses homologues allemand et néerlandais à Berlin. Le même jour le ministre des Affaires étrangères Erkki Tuomioja rencontrera son homologue allemand dans la même ville.
uusisuomi

Les garanties finlandaises toujours en plan
Mme Urpilainen ne croit pas à une solution mardi
M. Sasi considère que Mme Urpilainen gène les exigences finlandaises
La Grande Commission du Parlement a donné, vendredi, mandat au gouvernement pour négocier la création du mécanisme européen de stabilité et le renforcement du fonds européen de stabilité financière. La commission souligne que les décisions doivent être prises à l’unanimité. Les partis d’opposition, le Centre et les Vrais finlandais, s’y sont opposés et ont inscrit un avis divergent.
La ministre des Finances a présenté le MES et le FESF devant la grande commission. Elle a déclaré que les discussions avec les autres Etats membres sur les exigences finlandaises se déroulaient dans un bon esprit. Elle ne croit pas qu’une solution sera trouvée dès mardi, lors de sa visite à Berlin. Concernant les critiques qui lui sont adressées, elle a déclaré : « les chiens aboient, la caravane passe. Le principal est que l’on arrive au but, que la Finlande obtienne ses garanties et puisse participer au paquet d’aide à la Grèce ». Elle rejette aussi toute idée d’euro-obligations : « Nous partons de l’idée que chaque Etat doit s’occuper de son économie et de ses dettes ».
Le président de la commission des Finances, M. Kimmo Sasi a critiqué Mme Urpilainen pour la précipitation de sa communication après l’accord fenno-grec. Selon lui, cette communication a renforcé l’opposition des autres Etats à l’accord bilatéral.
AL HS

M. Katainen estime que l’affaire des garanties laissera des traces
Dans une interview diffusée sur Yle, le Premier ministre Jyrki Katainen a déclaré qu’il avait toute sa confiance dans la préparation de l’accord bilatéral fenno-grec effectué par le ministère des Finances mais qu’il comprenait aussi les critiques exprimées notamment par les eurodéputés finlandais ; « Je comprends ces critiques et, honnêtement, on peut reconnaître que cela laissera des traces. Je pense que la cicatrice sera légère et passagère, si l’on trouve une solution qui n’affaiblisse pas la stabilité de l’euro et ne lèse pas d’autres Etats. » Selon le Premier ministre, cette question est minime comparée à celle de l’avenir de l’Europe.
M. Katainen a toutefois rejeté l’idée d’une division du gouvernement sur ce sujet.
AL HS

« Selon l’ambassadeur britannique, la Finlande ne devrait pas être inquiétée » TS
Dans une interview accordée à Turun Sanomat, l’ambassadeur de Grande-Bretagne M. Lodge ne pense pas que les exigences de garanties de la Finlande auront des effets négatifs pour ce pays. « Dans une union saine, dynamique comme l’UE, il est justifié que des Etats expriment leurs inquiétudes et essaient ensuite de trouver des solutions communes. Le conseil que je peux donner est toutefois qu’il ne faut pas se laisser déborder en regardant trop les soucis intérieurs et en oubliant les perspectives plus larges ».
TS

Le rôle de la Finlande, selon M. Tuomioja
Helsingin Sanomat a interviewé le ministre des Affaires étrangères, M. Tuomioja, qui relève qu’il n’a pas vu des effets négatifs engendrés par la position finlandaise concernant l’euro. Il estime que le pouvoir d’influence de la Finlande n’est aucunement menacé. Il souligne la continuité de la politique étrangère de la Finlande et relève qu’il la représente pour sa part.
M. Tuomioja n’exclut pas qu’avec son exigence sur les garantis, la Finlande soit en train de rendre un service à l’Europe. Il relève qu’avec les garanties exigées, on recherche une durabilité économique.
HS/dim/A6

M. Niinistö en appelle à l’aide du FMI
Dans un point de vue publié dans Uusisuomi, le candidat conservateur à la présidentielle estime que la crise de la dette européenne devrait être confiée au FMI.
Uusisuomi

« La France et l’Allemagne veulent-elles des aides pour leurs banques » HS
« La SAK favorable à la création d’une banque poubelle » HS
Dans un point de vue publié dans Helsingin Sanomat, l’économiste du centre de recherche des salariés Heikki Taimio estime que les modifications du FESF pourraient signifier que la Finlande à l’avenir pourrait être amenée à garantir des prêts servant à recapitaliser les banques allemandes et françaises.
La centrale syndicale SAK estime qu’il faudrait envisager que le FESF et le MES se transforment en banque poubelle gérant les actifs pourris.
HS

Sondage : « Les Finlandais contre le paquet d’aide à la Grèce »
Selon un sondage réalisé pour Talouselämä, 49% des Finlandais réprouvent la participation de la Finlande au nouveau paquet d’aide à la Grèce contre 34% qui l’approuvent et 17% qui ne se prononcent pas. Les plus favorables sont les électeurs conservateurs (seulement 24% contre le paquet d’aide) ; les électeurs des Verts et du PSD y sont majoritairement favorables (46% pour et 40% contre pour le PSD), alors que ceux de l’Alliance des Gauches et des Chrétiens-démocrates y sont opposés, tout comme 90% des Vrais Finlandais.
Une majorité des Finlandais sont favorables à l’euro mais seulement 47% considèrent que l’euro a été plus bénéfique que négatif pour la Finlande, alors qu’il y a un an ils étaient encore 71% à le penser selon un sondage réalisé pour la Commission.
Talouselämä

Commentaire de M. Antola
L’expert européen Esko Antola déclare que l’opposition des Finlandais au paquet d’aide à la Grèce ne l’étonne pas. « Cela signifie seulement que nous n’avons pas de politique européenne. Il faudrait clairement expliquer au peuple pourquoi la Finlande participe au plan d’aide à la Grèce. Puisque cela n’est pas le cas, tout se fait au bon vouloir de M. Soini. Or, si la Finlande ne participe pas au plan d’aide à la Grèce, il faudra revoir tout le paquet ». Pour M. Antola, la meilleure des solutions serait que l’on trouve un accord collectif qui accorde des garanties à tous les Etats.
UD

Editoriaux et commentaires
« Le gouvernement est prisonnier de ses exigences de garanties » AL
« La Finlande gaspille un capital engrangé depuis des décennies » HS
Aamulehti considère que, « aussi peu enthousiasmant que cela puisse paraître, le parti conservateur doit soutenir les exigences de garanties de Mme Urpilainen car un recul sur ce sujet pourrait être fatal au gouvernement de M. Katainen ».
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat relève que l’intransigeance de la Finlande sur la question des garanties est exceptionnelle par rapport à la politique européenne que la Finlande a jusqu’à présent pratiquée. « Aux yeux des autres Etats membres, nous sommes prêts à faire échouer le paquet grec et menacer l’économie européenne pour des raisons de politique intérieure et un certain égoïsme. On s’en souviendra en Europe. On ne peut pas parler de vengeances à craindre mais plutôt du fait qu’il faut longtemps pour gagner la confiance mais peu pour la perdre », écrit HS qui estime que, par exemple, la Finlande aura bien du mal pour convaincre les autres Etats de modifier le projet de directive européenne sur les émissions du transport maritime dans la Baltique. Un tel lobbying aurait été difficile avant même l’affaire grecque, maintenant il est impossible. Or, selon l’industrie, les sommes à perdre sur ce sujet sont bien supérieures à celles en jeu dans les garanties grecques.
Dans un billet publié dimanche, le rédacteur-en-chef d’Helsingin Sanomat, M. Pentikainen estime que, si l’affaire des garanties arrive à être résolue, le gouvernement aura fort à faire pour rétablir en Europe la confiance dans la Finlande.
AL HS

« Quand le Premier ministre a perdu son pouvoir » AL
Aamulehti estime que le plus étrange est qu’il semble que le Premier ministre ait externalisé la politique européenne à sa ministre des Finances Jutta Urpilainen. Le politologue Tuomo Martikainen s’étonne que le Premier ministre ait choisi de jouer les seconds rôles. En effet, la politique européenne est le seul champ de compétence qui relève explicitement du premier ministre ; M. Katainen a choisi de servir de chef d’orchestre à sa coalition de six partis. « La politique européenne est le seul domaine dans lequel il a une claire compétence. Il est très étrange que les principaux sujets de politique européenne soient gérés par le ministère des Finances et que le sous-secrétaire d’Etat aux Finances Martti Hetemäki apparaisse comme celui qui résout les problèmes européens ».
L’historien Vesa Vares comprend que le parti conservateur qui considère les promesses électorales du PSD comme populistes a choisi de laisser le PSD se débrouiller avec car la demande de garanties apparaît comme un projet du PSD.
Le journaliste conservateur Jarmo Virmavirta estime que la passiveté de M. Katainen s’explique par le fait qu’il veut à tout prix maintenir le gouvernement en vie. Il estime toutefois que le parti conservateur ne pourra pas trop longtemps regarder le PSD diriger la politique européenne et aller dans le mur. Le Premier ministre aurait déjà du, selon lui, prendre le leadership.
Le professeur Martikainen estime que « la question des garanties est primordiale pour le PSD. Mme Urpilainen et le PSD sont isolés sur cette question mais la coopération gouvernementale ne survivrait pas à ce que les conservateurs critiquent le PSD. » Le politologue estime que les jeunes dirigeants de partis, Katainen et Urpilainen ont oublié que gérer la politique intérieure d’un petit pays ne suffit pas dans le monde moderne, il faut aussi prendre en compte le niveau européen et l’environnement global.
Cet épisode prouve selon M. Virmavirta que M. Soini a montré que l’on pouvait diriger le pays depuis l’opposition.
AL

Gymnich

Syrie - sanctions
Le ministre des Affaires étrangères, M. Tuomioja, critique la façon d’imposer des sanctions à la Syrie. Il trouve regrettable que les sanctions ne seront effectives qu’après un délai de quelques mois. Il estime qu’une fois en vigueur, elles influenceront rapidement sur l’administration du Président al-Assad. « Si nous sommes sérieux, il faudrait que l’on entame immédiatement des mesures », a-t-il dit à Sopot.
M. Tuomioja incite la Russie à réévaluer sa relation avec « sa vieille amie » la Syrie, concernant notamment l’interdiction d’exportation d’armes.
AL/dim/A14, KS/sam/15

Libye
Concernant la Libye, M. Tuomioja considère l’éventualité d’une opération policière comme l’action la plus probable à réaliser. La Finlande serait prête à y participer, selon lui, si la Libye le demandait.
Quant au fait que la Finlande n’a pas été invitée à participer à la réunion de Paris, M. Tuomioja n’y voit pas de dégât pour la politique étrangère de la Finlande. Il ne s’inquiète pas pour le fait que la Finlande risque de ne pas obtenir de contrats de reconstruction en Libye. « La stabilisation et l’apaisement de la situation libyenne ne relèvent pas de la politique commerciale », selon lui.
KS/sam/15

Palestine
Sans révéler la position de la Finlande concernant le souhait des palestiniens d’être reconnus par l’Assemblée général de l’ONU, M. Tuomioja relève que les Etats membres ont présenté des positions nationales qui étaient « en partie divergentes ». « Je peux dire que personne ne souhaite que la question soit introduite au Conseil de sécurité et que l’on y exerce le veto », a-t-il dit en se référant à la possibilité pour les Etats-Unis de faire tomber à l’eau le projet.
Dans une interview publiée dimanche, M. Tuomioja relève qu’il n’est « pas exclu » que la Finlande vote en faveur de la reconnaissance de la Palestine à l’Assemblée générale de l’ONU.
HS/sam/B2

Point de vue
La Finlande peut-être considérée comme un pays qui freine la prise de décision, mais également comme un défenseur de l’UE, selon de quel côté de l’UE on l’observe
Helsingin Sanomat publie un point de vue de sa correspondante à Bruxelles, Mme Kähkönen, qui relève que les fonctionnaires finlandais se soucient ouvertement de l’épuisement de la marge de manœuvre finlandaise concernant les négociations au niveau européen.
La position finlandaise concernant la Grèce a donné la réputation à la Finlande d’un casse-pieds, mais en même temps, certains la considèrent comme un défenseur malin. Cela dépend depuis quel Etat membre on observe la situation. Toujours est-il, selon l’auteur, que la réputation de la Finlande est entachée.
HS/sam/B2

Libye – Conférence de Paris

Editorial : « Paris était la fête de ceux qui avaient pris un risque » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat estime que lorsque la Grande-Bretagne, la France et les Etats-Unis ont pris le risque de promouvoir, au Conseil de sécurité, le mandat d’utilisation de la force en Libye, ils avaient d’autres motifs encore que l’humanitaire et l’attrait pour les ressources pétrolières. Les dirigeants de ces trois Etats occidentaux avaient compris qu’ils avaient l’occasion d’améliorer l’image de l’Occident aux yeux des arabes en général et des musulmans en particulier, le monde musulman étant à un tournant. A la lumière de l’atmosphère de la conférence de Paris, cet objectif s’est un peu plus rapproché.
HS/sam/A2

Commerce extérieur

Un nouveau groupe de travail pour étudier les « relations économiques extérieures »
Le ministre du Commerce extérieur, M. Stubb, a désigné un groupe de travail pour promouvoir les exportations des entreprises finlandaises.
Ce groupe de travail, qui a commencé ses travaux au 1er septembre, est présidé par M. Alahuhta, directeur général de Koné.
Le ministère des Affaires étrangères estime que l’Etat devrait s’investir d’une façon plus efficace qu’avant dans le soutien des entreprises dans leurs exportations, internationalisation et activités à l’étranger.
HS/sam/B8

Politique intérieure

Vrais Finlandais

Les Vrais Finlandais ne sont pas seulement un parti des démunis
Helsingin Sanomat relève que la revue Yhteiskuntapolitiikka a publiée vendredi une étude sur les sympathisants des Vrais Finlandais. Selon cette étude, les sympathisants des Vrais Finlandais ont un niveau de revenus moyen et un niveau de formation un peu inférieur par rapport à la moyenne.
Les Vrais Finlandais sont un parti ouvrier : 40 % des sympathisants s’identifient à la classe ouvrière. Seulement chez les sympathisants de l’Alliance des gauches ce pourcentage est supérieur. Les Vrais Finlandais sont populaires aussi parmi les petits entrepreneurs. Le parti est également populaire parmi les étudiants. L’Alliance verte est le seul parti à avoir une plus grande popularité parmi les étudiants.
Selon cette étude, les Vrais Finlandais sont en train de devenir un parti pour tous les Finlandais, parce que leur popularité couvre tout le pays et toutes les classes d’âge. Deux tiers de ses sympathisants sont des hommes.
Selon M. Juho Rahkonen, directeur de Taloustutkimus, l’institut qui a effectué le sondage, les sympathisants des Vrais Finlandais semblent maintenant plus fidèles au parti par rapport au début de l’été. Cela signifie pour lui que les sympathisants sont satisfaits de la décision de M. Timo Soini, président du parti, de rester dans l’opposition, malgré la victoire électorale historique. Les électeurs auraient aussi bien pu accuser le parti de manquer de sens de responsabilité. « Cette décisions signifie que M. Soini connaît bien la psychée de ses électeurs. »
Selon cette étude, la crise de l’euro et l’insécurité économique augmenteraient encore la popularité du parti. M. Rahkonen estime que « les Vrais Finlandais se préparent à une révolution démocratique aux prochaines élections municipales ».
HS/sam/A5

Partis politiques

« Le Kokoomus est le parti des mères au foyer »
Selon Helsingin Sanomat, le sondage effectué par l’institut Taloustutkimus sur les partisans de différents partis politiques donne des résultats intéressants.
Parmi les sympathisants des Vrais Finlandais et de l’Alliance des gauches il y a 40 % d’ouvriers. Selon le sondage récent sur l’audience des partis politiques, la popularité des Vrais Finlandais a été de 22 % et celle des l’Alliance des gauches de 7,6 %. Cela signifierait que 89 000 ouvriers voteraient pour l’Alliance des gauches et même 258 000 pour les Vrais Finlandais.
Le Parti conservateur Kokoomus est le parti le plus populaire parmi les mères et les pères au foyer. Près de 19 000 d’entre eux voteraient pour Kokoomus, contre 6 000 pour les Vrais Finlandais et les sociaux-démocrates et 8 000 pour les centristes.
Le PSD est le parti le plus populaire des retraités (186 000). Les Vrais Finlandais sont le parti favori de 77 000 étudiants. Les agriculteurs préfèrent les centristes (27 000), tandis que le PSD n’a aucune audience chez les agriculteurs.
HS/dim/A6

Réforme des communes

Le gouvernement projette un calendrier rapide pour la réforme
Helsingin Sanomat rapporte que le nombre actuel de communes, 336, diminuera considérablement avec la mise en œuvre de la réforme des communes. Le gouvernement projette un calendrier très rapide pour cette réforme et la nouvelle carte des communes devrait être présentée avant la fin de l’année en cours.
Selon Mme Henna Virkkunen, ministre conservatrice de l’Administration et des Collectivités locales, l’Etat peut forcer les communes à des fusions. Il est possible que les communes actuelles soit coupées et fusionnées avec d’autres.
La réforme des communes est un sujet sensible, parce que pratiquement tous les députés sont aussi des conseillers municipaux. Le nombre de sièges dans les conseils municipaux et celui des directeurs des communes diminueront avec les fusions. Le Parti du centre tout seul possède la majorité dans les conseils municipaux d’une centaine de communes.
Le parti du Centre envisage de déposer une motion de censure contre la politique régionale du gouvernement.
HS/sam/A6

France

Politique

« Le retour de la morale à l’école » HS
« Un procès bien tardif pour M. Chirac » Hbl
« Les pays du G7 se rencontrent après un été difficile » KL

Vendredi 2 septembre 2011

Politique étrangère et européenne

Libye

Déclarations de M. Tuomioja
« La France n’a pas invité la Finlande à la réunion de Paris » HS
Helsingin Sanomat rapporte que la France n’a pas invité la Finlande à la réunion au plus haut niveau du groupe de contact sur la Libye, alors même que la Finlande aurait souhaité y participer. Interrogé par le quotidien, le ministre finlandais des Affaires étrangères, M. Tuomioja déclare : « C’est bien sûr le droit du pays hôte. Nous avons indiqué que nous souhaitions en être ». M. Tuomioja précise que le Ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé lui a assuré au téléphone qu’il s’agissait du même groupe de contact qui s’est réuni précédemment. Helsingin Sanomat souligne que la réunion de Paris comptait 60 pays et organisations contre seulement 22 lors de la première réunion des amis de la Libye à Paris en mars et 40 à Londres.
M. Tuomioja refuse l’idée que la Finlande serait en retard pour prendre part à l’aide à la Libye post-Kaddhafi. « A la réunion de Paris, il ne s’agit que de diplomatie publique. C’est une réunion d’affichage. Notre affichage à nous, c’est que nous avons donné 2,85 millions d’euros d’aide humanitaire, ce qui, en proportion de notre pays, est bien supérieur à l’aide de nombre d’Etats », déclare M. Tuomioja qui estime qu’il y a une unanimité pour dire que l’opération en Libye doit désormais passer sous la direction de l’ONU.
La Finlande n’a pas participé aux opérations miliaires dirigées par l’OTAN mais elle devrait, selon M. Tuomioja être prête à participer à l’éventuelle opération de police sous la direction de l’ONU.
HS rapporte aussi que la Finlande a précisé sa position sur le CNT pour la mettre en conforme avec celle de l’UE. La Finlande considère désormais le CNT comme « le seul représentant actuel de l’Etat et du peuple libyen ».
HS

Editoriaux et commentaires
« Opération bien huilée de la part de la Libye » HBL
« Paris, centre du monde » HS
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet relève que beaucoup de pays sont intéressés par la production pétrolière libyenne, notamment la Russie et la Chine, même si les nouveaux dirigeants ont dit qu’ils privilégiaient les pays occidentaux en la matière. L’éditorialiste estime qu’il faudra que les nouveaux leaders libyens prennent des décisions qui tiennent compte de l’intérêt de l’ensemble du peuple et résistent à la tentation de tirer un profit personnel de la situation.
Helsingin Sanomat estime que « l’opération en Libye était un risque pris par le Président français, mais il en a valu la peine ». Le quotidien cite les informations diffusées par Libération hier et concernant la promesse du CNT d’assurer à la France l’exploitation de 35% du pétrole du pays.
HBL/14 HS

Crise financière

Mme Urpilainen va rencontrer ses homologues allemand et néerlandais mardi
Les ministres des Finances finlandais, néerlandais et allemand se réuniront mardi 6 septembre à Berlin pour discuter de la crise financière et des demandes de garanties finlandaises.
HS

« Deux semaines pour arriver à une solution concernant la Grèce » HBL
Hufvudstadsbladet relève que les fonctionnaires du ministère des Finances ne souhaitent pas commenter l’avancée des négociations. M. Korkman, directeur de l’institut de recherche économique Etla, relève que les négociations sont actuellement directement menées entre différents pays et que la Commission européenne n’y dispose d’aucun rôle actif.
M. Korkman relève que le problème concernant le paquet grec s’est créé en raison de l’accord bilatéral fenno-grec qui était mal préparé. Il a été négocié par les fonctionnaires des deux pays. Sortir de la situation actuelle est ainsi une question bilatérale, selon lui.
Il estime que si les Etats de la zone euro sont d’accord, le 16 septembre, un prêt pour la Grèce pourra rapidement être mis en œuvre du fait que l’accord du 21 juillet vaut toujours.
HBL/7

Critiques contre M. Rehn
Le président du groupe parlementaire du PSD, M. Jouni Backman critique le commissaire Olli Rehn qu’il accuse de s’être immiscé dans les affaires intérieures d’un Etat [en regrettant que Mme Urpilainen ne l’ait pas prévenu de l’accord fenno-grec]. « Il semble étrange qu’au niveau d’un membre de la commission critique un ministre d’un Etat membre. Cela ne fait pas partie des prérogatives de la commission ».

Débat en Finlande
Le président du groupe parlementaire du PSD, M. Jouni Backman, estime qu’il n’y a pas lieu pour la Finlande d’abandonner ses exigences en matière de garanties. Il en appelle à la modération sur ce débat.
Jeudi, le président de la commission des Finances, M. Kimmo Sasi a critiqué la ministre des Finances Mme Urpilainen. Selon lui, l’accord fenno-grec a été rendu public trop tôt et sans débat avec les partenaires européens.
A la télévision, hier, la présidente de la Grande Commission, Mme Kumpula-Natri (PSD° a déclaré qu’il « n’était pas possible de reculer sur les demandes de garanties ». Le président du groupe parlementaire du parti conservateur, M. Vapaavuori, a souligné que « cela figurait dans le programme gouvernemental ».
HS AL

M. Niinistö défend les exigences de garanties
Le candidat à la présidentielle Sauli Niinistö défend les exigences finlandaises de garanties aux prêts à la Grèce. « Il est bon que l’on essaie au moins d’obtenir de vraies garanties ». Il comprend les exigences de la Finlande et s’étonne du paradoxe selon lequel c’est le pays qui s’est interdit de violer les règles européennes qui est critiqué.
M. Niinistö estime que l’Europe est dans une crise morale. On a fait des erreurs dans les années 2000 en affaiblissant le pacte de stabilité, puis en 2010 lorsque l’on a aidé la Grèce alors qu’il aurait fallu laisser cette tâche au FMI.
M. Niinistö considère qu’il faudra bientôt en venir à une réorganisation des dettes de la Grèce. Il revient, selon lui, aux Etats nations des banques créancières à recapitaliser leurs établissements sous forme de nationalisation partielle. Il cite en particulier la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni. Selon lui, l’aide de l’Union et des autres Etats membres ne doit être que le dernier ressort.
M. Niinistö exprime aussi son scepticisme sur les euroobligations.
KL

La commission des Finances approuve les mesures d’aide
Les Vrais finlandais remettent en cause la constitutionnalité des plans d’aide
La Commission des Finances du Parlement a émis un avis selon lequel les nouvelles mesures décidées pour aider les pays en difficulté doivent être approuvées. Cet avis a été transmis à la Grande commission qui doit se prononcer aujourd’hui.
Le Centre a émis un avis divergent qui s’oppose à l’augmentation du FESF.
Les Vrais Finlandais ont déposé auprès de la commission aux affaires constitutionnelles une demande concernant la constitutionnalité du FESF. Les députés Vrais Finlandais demandent aussi à la commission de vérifier à qui appartient le pouvoir de décision sur la création du FESF, au Parlement ou au président.
HS AL

Conseil européen

M. Van Rompuy effectuera une visite à Helsinki
Turun Sanomat rapporte que le président du Conseil européen, M. Van Rompuy, effectuera une visite à Helsinki lundi prochain à l’invitation du Premier ministre Katainen.
Selon la chancellerie du conseil des ministres, l’entretien portera sur les questions d’actualités, dont les mesures relatives à la stabilité de l’euro.
La visite est organisée dans le cadre de la tournée annuelle de M. Van Rompuy dans les capitales européennes.
TS/13

Mongolie

Mme Halonen a terminé sa dernière visite officielle
Helsingin Sanomat relève que la Présidente, Mme Halonen a terminé hier sa visite officielle de trois jours en Mongolie. Il s’agissait très probablement de sa dernière visite à l’étranger en tant que président.
Le président mongol, M. Tsakhia Elbegdorj, qui a fait l’éloge de Mme Halonen, a dit que « la Finlande était un modèle de rôle excellent pour la Mongolie ». Outre la technologie minière, la Finlande a offert comme produit d’exportation aussi la démocratie. « Il y a une demande et cela se vend bien. Il faut toutefois surveiller la qualité », a déclaré Mme Halonen.
Le ministre du Commerce extérieur, M. Alexander Stubb, a fait partie de la suite de Mme Halonen, ainsi qu’une délégation de la vie économie d’une douzaine de directeurs d’entreprises, dont M. Pertti Korhonen, directeur général d’Outotec.
HS/A8

Politique intérieure

Budget

« L’armée envisage de licencier même des militaires » HS
Les forces armées envisagent de diminuer leurs effectifs dans le cadre d’une réforme qui devrait être terminée pour 2015, selon le commandant des forces armées, général Puheloinen. Des unités, des services et des bases devront être supprimés. Le général Puheloinen relève que les effectifs du personnel des forces armées diminueront de façon significative et que les licenciements ne pourront pas être exclus, concernant tant les civils que les militaires.
Il est prévu que les plans concernant les économies à réaliser seront terminés pour la fin de l’année. On saura à cette-époque-là quelles garnisons pourraient être supprimées. Une décision politique devrait parvenir avant l’été 2012 afin de laisser suffisamment de temps pour la mise en œuvre des mesures.
Le général Puheloinen relève que les mises à pied sont le dernier des moyens, même s’il ne les exclut pas.
HS/A9

Réforme des communes

Le gouvernement veut enterrer la réforme des communes préparée par le gouvernement précédent
Selon Helsingin Sanomat, Mme Henna Virkkunen, ministre conservatrice de l’Administration et des Collectivités locales, arrête le projet Paras, réforme des communes entamée par le gouvernement précédent, parce que le gouvernement actuel compte réformer la structure des communes.
Selon le projet Paras, une commune ou un groupe de communes devait comprendre au moins 20 000 habitants.
Mme Virkkunen doit présenter aujourd’hui les grandes lignes de la réforme.
M. Kari-Pekka Mäki-Lohiluoma, directeur de l’association des communes finlandaises, estime que la motivation des communes faiblira si elles doivent encore recommencer le travail de réforme.
HS/A8

Emploi

Les économistes maintiennent leur optimisme malgré les licenciements des grandes entreprises
L’amélioration de la situation de l’emploi se ralentira vers la fin de l’année, mais les économistes ne croient pas à ce que le chômage augmentera considérablement malgré les licenciements annoncés par Nordea et UPM.
Depuis la récession du début des années 1990, le taux d’emploi finlandais s’est amélioré mise à part de l’année 2008. Même là, le fléchissement a été moins important que prévu, grâce à la possibilité de recourir à des mises à pied au lieu de licenciement.
M. Kotilainen de l’institut de recherche économique Etla relève que le vieillissement de la population, c’est-à-dire les départs à la retraite, adoucissent les chiffres concernant le chômage. Il relève toutefois que les jeunes peuvent avoir du mal à trouver du travail si on ne recrute pas.
HS/B6

Commerce

L’Office national de la consommation enquêtera sur la concentration de la grande distribution
L’Office national de la consommation a entamé une enquête sur la structure du commerce finlandais. L’Office étudiera la part du marché des groupes de grande distribution S et K, qui représentent ensemble 80 % du marché, respectivement 44 % et 35 %.
L’Office étudiera également l’effet de la concentration sur le prix des denrées alimentaires.
L’étude devrait être terminée pour la fin de l’année.
HS/B6

Santé

Les chercheurs ont confirmé un lien entre la narcolepsie et le vaccin Pandemrix
Helsingin Sanomat relève que l’Institut national finlandais pour la santé, la plus haute autorité sanitaire finlandaise, a précisé hier que « les groupes de travail nationaux sur la narcolepsie confirment que le vaccin Pandemrix distribué contre le virus A (H1N1) au cours de l’hiver 2009-2010 était un facteur de l’accroissement des cas de narcolepsie dans la population des enfants et jeunes de 4 à 19 ans ».
« Dans cette classe d’âge, les patients à qui l’on a injecté le Pandemrix étaient 12,7 fois plus enclins à la narcolepsie que ceux qui n’ont pas reçu l’injection », souligne l’étude selon laquelle toutefois les sujets ayant développé la narcolepsie avaient des prédispositions génétiques.
Le pôle de l’assurance dommages de médicaments est responsable pour verser des indemnités aux patients. Le pôle commencera à prendre des décisions sur les indemnités dans les semaines à venir.
HS/A6

France – Finlande

Littérature

Sinisalo candidate pour le Prix Escapades
Helsingin Sanomat relève que le roman Oiseau de malheur de Johanna Sinisalo, publié en France au printemps, est candidat pour le Prix Escapades 2012.
HS/C4

Diplomatie

Nouvel ambassadeur de France
Sous sa rubrique Corps diplomatique, Helsingin Sanomat annonce que l’ambassadeur de France en Finlande, M. Eric Lebédel, a remis ses lettres de créances à la Présidente, Mme Halonen.
HS/9

Jeudi 1er septembre 2011

Politique étrangère et européenne

Crise financière

« M. Rehn n’a pas été informé par la Finlande » HS
HS rapporte que le Commission à l’Economie Olli Rehn n’a pas été informé de l’accord bilatéral entre la Finlande et la Grèce. « Jusqu’à présent sur des questions européennes d’un tel niveau le commissaire finlandais a été tenu au courant à l’avance par les ministres finlandais », regrette M. Rehn.
Le sous-secrétaire d’Etat aux Finances M. Hetemäki répond que les hauts fonctionnaires de la commission ont été informés de l’accord avant la tenue de la conférence de presse de Mme Urpilainen. Il en a informé tant à la commission qu’au FESF, à l’eurogroupe et aux groupes de travail les personnes qui étaient en charge de ces négociations. Pour la commission, c’est au niveau du directeur-général et du directeur général adjoint. « Mais il est naturel que l’information ne circule pas toujours à l’intérieur des administrations », souligne M. Hetemäki.
M. Rehn regrette que Mme Urpilainen ne lui ait pas téléphoné. « Il faudrait avoir le courage de prendre son téléphone », dit-il. M. Hetemäki rétorque qu’il « s’agit principalement d’une question qui relève d’un accord intergouvernemental. Il ne s’agit pas de financement communautaire ».
HS

« Mme Halonen défend les exigences finlandaises » HS
En voyage en Mongolie, la Présidente Tarja Halonen a déclaré qu’elle ne pensait pas que les demandes de garanties formulées par la Finlande aient déprécié l’image de la Finlande dans l’UE. « Je ne me fais pas d’inquiétude pour l’image de la Finlande. Je suis en revanche très inquiète pour la situation de l’euro et de l’Europe. C’est une question importante ».
« Je me demande si les ministres finlandais n’avaient pas fait ce qu’ils ont fait, on le leur aurait reproché si un autre Etat avait demandé des garanties ».
Le ministre des Affaires européennes s’est montré optimiste sur un futur accord. « Il ne faut pas sous-estimer le pragmatisme finlandais ni la capacité de l’UE à trouver des solutions dans des situations difficiles. »
HS

« La France rejette les demandes de garanties bilatérales » TS
STT rapporte que la porte-parole du gouvernement français, Mme Pécresse a déclaré «  : La France souhaite que l’accord de juillet soit totalement réalisé. Nous voulons la réalisation de cet accord, de tout cet accord, rien que cet accord. Nous réaffirmons qu’aucun accord bilatéral ne peut intervenir sans l’agrément et l’accord de l’ensemble des pays de la zone euro".
Le Premier ministre Jyrki Katainen a refusé, hier, de commenter la situation des demandes de garanties finlandaises. Il a confiance dans le fait qu’un modèle de garanties acceptable par tous sera trouvé. « Je ne pense pas que ce dossier va s’enliser. On trouvera une solution. C’est une affaire de jours ou au plus de deux semaines ».
TS AL

Critiques de l’opposition
« Selon Mme Kiviniemi, le gouvernement met le pays dans l’impasse » AL
La présidente du Centre a déclaré hier que « la farce des demandes de garanties a conduit le gouvernement, dirigé par le PSD, à placer la Finlande là où elle n’aurait jamais du se retrouver. Nous y sommes aujourd’hui : isolés sur la touche, au fond du trou ?.L En quelques mois, la nouvelle coalition a détruit le capital de confiance construit par les précédents gouvernements ». Elle craint que les effets s’en fassent ressentir lors des négociations agricoles.
Selon elle, le plan d’aide à la Grèce ne rassurera pas les marchés, c’est pourquoi elle estime qu’il faut envisager que la Grèce et les pays en difficulté sortent de l’euro.
Le président du groupe parlementaire du Centre, M. Tiilikainen regrette que M. Katainen ait laissé la direction de la politique européenne à Mme Urpilainen qui est « plus sensible à défendre la face du PSD que les intérêts de la Finlande ».
HS AL

Commentaires
« Les actions de banques grecques seraient une piètre caution » HS
« A rebrousse-poil sur les garanties » KL
Le journaliste économique d’Helsingin Sanomat, M. Tyynysniemi estime que le projet de donner comme garantie des actions des banques grecques est insensé : il s’agirait de garanties nulles. « Je ne voudrais pas être le fonctionnaire du ministère des Finances chargé de trouver un nouveau modèle de garanties : il faut trouver une solution qui concerne tous les Etats, qui ne met pas en péril la capacité de la Grèce à se redresser et qui constitue réellement une garantie pour le risque pris par les pays qui prêtent à la Grèce », conclut-il.
La correspondante à Bruxelles de Kauppalehti se demande pourquoi c’est finalement en Finlande que la critique contre les garanties exigées par la Finlande, alors que dans les médias étrangers cette question n’est pas centrale, tout au plus mentionnées dans les article sur le paquet grec mais au détour d’une phrase, comme si elle n’était pas prise au sérieux (sauf par les Finlandais eux-mêmes).
HS KL

« Les dirigeants d’entreprise finlandais ont toujours confiance dans l’euro » KL
Kauppalehti a interrogé des dirigeants de grands groupes finlandais sur la proposition de l’Allemand Hans-Olaf Henkel sur une union monétaire entre l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Autriche et la Finlande. Les dirigeants finlandais ne croient pas à une explosion de la zone euro.
Néanmoins, l’économiste de Nordea Roger Wessman estime que la sortie de l’euro des « pays modèles » serait plus facile que ce que l’on croit.
KL

Politique intérieure

Réforme des communes

Les dirigeants des communes sont frustrés en raison des réformes successives
Turun Sanomat rapporte que plusieurs dirigeants des communes finlandaises s’opposent au projet du gouvernement de réforme des communes. Ils sont frustrés parce que l’Etat ne fait que proposer aux communes des réformes successives.
Selon les informations du quotidien, la ministre conservatrice de l’Administration publique et des Collectivités territoriales, Mme Henna Virkkunen, doit présenter le projet de réforme lors d’une conférence de presse demain vendredi. Le projet ne limiterait pas la taille des communes en fonction du nombre d’habitants.
TS/10

Mme Kiviniemi menace le gouvernement d’une motion de censure
Selon Turun Sanomat, Mme Mari Kiviniemi, présidente du Parti du centre, exige que le gouvernement publie la liste de communes menacées de suppression sinon le Centre doit utiliser son « arme la plus dure », la motion de censure. Mme Kiviniemi souligne que les économies les plus importantes ne peuvent pas être faites en supprimant des petites communes mais en fusionnant des communes autour de la capitale avec Helsinki.
M. Timo Soini, président des Vrais Finlandais, ne croit pas à l’existence d’une liste des communes à abattre. « Il est clair que la structure des communes sera développée sur la base du programme gouvernemental. Ce développement doit toutefois être basé sur des fusions volontaires », a déclaré M. Soini.
TS/3&12

Opposition parlementaire

« La coopération du Centre et des Vrais Finlandais est impossible »
Uutispäivä Demari, organe du PSD, relève que M. Timo Soini, président des Vrais Finlandais, estime que son parti n’arrive pas en ce moment à trouver un accord sur une politique d’opposition commune avec le Centre. Selon M. Soini, le Centre veut désespérément hausser son profil. « Ils tirent sur tout ce qui bouge. Le Centre a entièrement renversé sa politique européenne et grecque en quelques mois. »
M. Soini n’exclut toutefois pas le dépôt d’une motion de censure commune avec le Centre à l’avenir. « Une coopération plus profonde dans la politique de l’opposition en semble pas possible actuellement. Le Centre n’attaque pas seulement le gouvernement mais il nous attaque aussi. »
UD/6

Economie - Emploi

UPM licencie plus de mille employés
Le groupe forestier UPM a annoncé qu’il envisageait la fermeture de son usine à Myllykoski. UPM envisage également de supprimer 8 % de sa capacité de papier magazine en Europe. Les actionnaires semblent convaincus que la diminution de l’offre bénéficiera aussi aux autres groupes forestiers. L’action d’UPM, de Stora Enso et de M-Real s’est renforcée, hier.
La fermeture de l’usine de Myllykoski fait disparaître 375 emplois ; cent autres employés, externalisés auparavant, perdront leur travail.
UPM fermera également son usine d’Albbruck en Allemagne (557 employés) et fermera ou vendra son usine de Stracel en France, à Strasbourg (275 employés). Au total, 1100 emplois disparaîtront et, si la vente de Stracel échoue, ce chiffre s’élèvera à près de 1400.
UPM envisage également de restructurer ses fonctions dans l’industrie de contreplaqué et dans son usine de papier et de pâte à papier de Pietarsaari, ce qui pourrait coûter 185 emplois.
Le directeur général, M. Pesonen, relève que les usines de Myllykoski, Albbruck et Stracel ne sont pas rentables.
HS/B5

Le ministre de l’Emploi promet des mesures pour Myllykoski
M. Ihalainen, ministre de l’Emploi (PSD), relève que le gouvernement fera de son mieux pour remédier rapidement à la situation à Myllykoski. Il relève qu’il s’agira de trouver des emplois et des formations. Dans le programme gouvernemental, il y a une stratégie qui vise à augmenter l’utilisation du bois dans la construction, ce qui pourrait proposer des emplois.
UD/9

Elcoteq supprime cent emplois en Finlande
Le groupe électronique Elcoteq envisage de déposer le bilan concernant ses trois filiales finlandaises ce qui signifiera la disparition de cent emplois en Finlande.
En juillet, Elcoteq a saisi la police judiciaire pour qu’elle enquête sur les banques ayant financé Elcoteq. Le groupe estime que les frais concernant les prêts ont été trop élevés.
HS/B5

Editoriaux
« Les licenciements augmentent le désespoir » HS
« L’industrie forestière restructure déjà au cœur de l’Europe » KS
« Une liste qui fait peur » KL
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat revient, outre les licenciements d’UPM, sur ceux annoncés par la banque Nordea, et estime que la réforme structurelle de l’industrie finlandaise se poursuit et s’accélère même, et que, dans le domaine bancaire, les conditions du fonctionnement se durcissent.
L’éditorialiste réclame le courage de changer les choses qui relèvent de la politique industrielle et sur lesquelles on peut influencer. Il faut renforcer les stimulis du maintien des emplois et des nouveaux investissements.
L’éditorialiste estime également que l’ambiance de désespoir qui résulte des licenciements est désastreuse pour la Finlande. Il faudrait, selon lui, que les entreprises aussi prennent au sérieux ce signal.
L’éditorialiste de Keskisuomalainen relève qu’il y a quelques années encore, l’industrie forestière recherchait une croissance en investissant en Europe du Sud en même temps qu’elle effectuait des restructurations en Finlande. Aujourd’hui, même les usines en Europe du Sud sont devenues trop chères.
L’éditorialiste de KS revient lui aussi sur les licenciements de Nordea et relève que M. Wahlroos préside les conseils d’administration de Nordea et d’UPM. 
Kauppalehti relève dans son éditorial que la récession qui menace se reflète d’une façon désagréable dans les chiffres concernant l’emploi. Avec Itella, Metsäliitto, Nordea et UPM, la liste est déjà longue. Il faudrait, selon l’éditorialiste, des propositions constructives et des mesures pour augmenter la confiance mutuelle.
HS/A2, KS/4, KL/3

Défense

La défense nationale réfléchit sur une mise au chômage partiel de tout le personnel
Afin de parvenir à des économies, la défense nationale envisage même l’alternative d’une mise au chômage partiel de tout son personnel pendant un mois l’été prochain.
Le chef des opérations de la défense nationale, le général de corps d’armée Mika Peltonen, précise « qu’il s’agit d’une idée parmi d’autres, car il faut prévoir plusieurs alternatives au cas où les économies envisagées devaient se réaliser ».
La défense nationale comprend actuellement 15 000 employés, dont 6 000 civils. La dernière fois que l’armée a dû avoir recours à des chômages techniques, c’était en 1994. Le général de corps d’armée Mika Peltonen estime « qu’on devra, d’une façon ou d’une autre, toucher à tout pour parvenir aux économies ».
Plusieurs officiers ont contacté le syndicat pour s’inscrire à la caisse chômage.
Le syndicat des officiers a réalisé un sondage auprès de quelques 2 000 membres sur les effets des économies sur la défense nationale. 70% des officiers estimaient que la défense nationale ne pourra pas s’acquitter de ses fonctions une fois les économies réalisées. Près de 56% estimaient que les économies poussaient vers une adhésion à l’OTAN. Seul un quart des personnes interrogées pensaient que la défense nationale se débrouillerait malgré des réductions budgétaires de 200-400 millions d’euros.
HS/A8

Budget de la défense nationale - Acquisitions de matériel
Point de vue d’un chercheur en politique de défense
Le chercheur en politique de défense, M. Arto Nokkala, pense que le personnel civil de la défense nationale sera le premier à être touché par les réductions budgétaires. La défense nationale risque de suivre le chemin emprunté par d’autres armées européennes, qui ont externalisé un maximum de services de temps de paix.
Dans les garnisons il y a environ 4 000 lits de trop. Des garnisons comme Säkylä, Kajaani et Vekaranjärvi regroupant des troupes de déploiement seront épargnées. Par contre les autres : Keuruu, Niinisalo, Sodankylä et Dragsvik n’échapperont peut-être pas à la fermeture.
Le chercheur Arto Nokkala évoque l’externalisation des activités, la réduction du personnel, la fermeture des garnisons, sans oublier les économies qui pourront être réalisées par la coopération nordique ou celle des pays de l’UE.
Il n’exclut pas l’éventualité de devoir remettre à plus tard certaines acquisitions.
Le ministère des Finances et le ministère de la Défense ne sont pas d’accord sur la réduction des acquisitions de matériel. Le général Puheloinen souligne qu’on ne peut pas faire de concessions sur les acquisitions.
TS/12

Changement de commandant à la marine
Promu aujourd’hui vice-amiral, Veli-Jukka Pennala a pris ses fonctions de commandant de la marine à Turku.
TS/12

publié le 03/10/2011

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