Revue de la presse finlandaise du vendredi 17 juillet

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Situation sanitaire

7301 cas en Finlande – 328 décès

THL annonce aujourd’hui 7301 cas (+8). Il y a 328 (-) décès, 6 (-1) personnes hospitalisées dont 1 (+1) en soins intensifs. THL actualise le nombre de cas chaque jour mais les autres chiffres seulement les lundis, mercredis et vendredis.
Thl.fi´

Pourquoi le nombre de cas a-t-il diminué ? L’explication peut être trouvée dans le changement des méthodes statistiques de THL

L’Institut national de la santé et du bien-être (THL) a rapporté cette semaine des informations confuses : le nombre de cas de coronavirus confirmés en Finlande a diminué.
La diminution est due au fait que le registre des maladies infectieuses de THL a été modifié mercredi. Désormais, on ne compte plus plusieurs fois l’infection pour un même patient (qui aurait pu faire plusieurs tests ou consulter plusieurs médecins à des périodes différentes).
Un total de 20 cas ont été supprimés du registre à la suite du changement. En outre, la mise à jour a supprimé sept autres cas doubles.
HS

Nouveau record de tests réalisés

Environ 24 000 tests corona ont été réalisés en Finlande la semaine dernière, plus que jamais pendant l’épidémie. Le précédent record datait de la mi-mai.
Yle

Europe

Editoriaux

« Le Fonds de relance pourrait changer radicalement la nature de l’UE » IL

Selon Iltalehti, il est difficile de croire que la proposition actuelle de fonds de relance soit modifiée de manière décisive dans la direction souhaitée par la Finlande. Dans la pratique, de petits changements peuvent être apportés à la proposition pour inclure les pays réticents. Le fonds de relance va toutefois émerger sur un axe franco-allemand, pense IL.
La création d’un fonds de relance axé sur l’aide et fondé sur la solidarité pourrait changer radicalement la nature de l’UE. L’endettement le plus important de son histoire serait pris en charge par les États membres de l’UE, mais dans la pratique, largement par les contributeurs nets de l’UE. Des développements politiques peuvent désormais prendre une direction imprévisible, à la fois dans l’UE et dans nombre de ses États membres, conclut IL.
IL

« La relance de l’Europe est dans l’intérêt de la Finlande » KL

Le plan de relance conjoint ne doit pas être envisagé en termes purement finlandais. Les pays de l’UE sont interdépendants car ils font du commerce entre eux. 60% des revenus d’exportation de la Finlande proviennent des pays de l’UE - les pays de l’UE sont donc le plus gros client de la Finlande.
Il est dans l’intérêt de la Finlande que l’Europe se rétablisse à tous les niveaux. Cependant, l’utilisation de l’argent doit être sensée et prudente pour que les économies se régénèrent véritablement et soient plus résistantes aux crises à venir.
La Commission européenne propose que la majeure partie de l’argent soit allouée aux réformes et aux investissements, que les États membres eux-mêmes peuvent proposer. Cependant, les plans doivent être conformes aux recommandations de politique économique de la Commission. Par exemple, la Commission exhorte la Finlande à entreprendre une réforme des services sociaux et l’Italie à investir dans l’éducation et à éradiquer l’économie parallèle.
Les recommandations de la Commission abordent les problèmes vieux de plusieurs années de chaque pays, ce qui ne surprendra aucun pays. L’avantage pour la Finlande et pour l’Europe dans son ensemble est que l’argent distribué permette de lancer les réformes. Des décisions rapides sont nécessaires de la part des dirigeants européens pour que les choses commencent.
KL

« Le fonds de relance comporte plus d’inconvénients que d’avantages » KS

Keskisuomalainen estime que la Finlande dont l’économie croitra très peu á la fin de l’année et l’année prochaine devrait recevoir beaucoup du fonds de relance : Mais cela ne sera probablement pas le cas car la répartition des fonds est une opération politique dans l’UE où les plus grands l’emportent. Si on payait autant d’impôts dans le sud de l’Europe que dans le Nord, il n’y aurait pas besoin de transferts d’argent du Nord au Sud, selon KS.
KS

La moitié des eurodéputés finlandais souhaitent plus de prêts, moins de dons

La moitié des 14 eurodéputés finlandais augmenteraient la part des prêts dans le paquet de récupération corona de l’Union européenne, selon une récente enquête d’Uutissuomalainen.
Huit eurodéputés ont estimé que le paquet était de la bonne taille.
De nombreux eurodéputés finlandais ont souligné l’importance de l’état de droit comme condition pour recevoir des subventions.
Yle

Katri Kulmuni souhaite un fonds plus petit avec plus de prêts

La présidente du Centre déclare que le Centre a la même position que le gouvernement. Il y a trois conditions au fonds de relance : il faut que sa taille soit réduite, que la durée des prêts soit plus courte et qu’il y ait plus de prêts. « Je préfèrerais que la part des prêts et des dons soit inversée », dit-elle.
Aamulehti rappelle que l’approbation du plan de relance sera faite à l’unanimité. Selon le quotidien, depuis que l’Allemagne a changé de bord, la Finlande s’est appuyée sur le quatuor des frugaux (Pays-Bas, Autriche, Suède et Danemark) qui sont sur la même ligne pour privilégier les prêts et diminuer la taille du fonds. Si ces quatre devaient céder, la Finlande pourrait-elle continuer à s’opposer seule, demande Aamulehti à Kulmuni. « La Finlande a une voix comme les autres », répond-elle. « La Finlande doit prendre une décision qui la serve et en fonction de ses intérêts. Pour nous bien sûr la reprise économique en Europe est importante, mais il faut que cela nous profite ».
AL

La Grande Commission a exposé sa position sur le plan de relance de l’UE : la plus grande partie devrait être des prêts plutôt que des dons

La Grande Commission a défini les conditions selon lesquelles la Finlande pourrait accepter le Fonds de relance de l’Union européenne.
« Fondamentalement, nos positions sont les mêmes qu’avant. Nous considérons qu’il est nécessaire qu’un paquet soit approuvé », a déclaré Satu Hassi (Verts), présidente de la Grande Commission, au Parlement hier.
Hassi a souligné que la Finlande ne pouvait pas accepter la proposition initiale de la Commission en tant que telle - et que la proposition de compromis du président du Conseil européen, Charles Michelin, n’était pas tout à fait suffisante non plus.
« De l’avis de la commission, la proposition de compromis a évolué dans la bonne direction, mais l’ensemble n’est toujours pas acceptable pour la Finlande », a déclaré Hassi.
La Première ministre Marin et la présidente de la grande commission, Hassi, ont déclaré aux journalistes que la Finlande recherchait un paquet plus petit dans lequel le rapport entre prêts et subventions seraient modifiés de sorte que les prêts seraient plus importants que les subventions.
Selon Hassi, l’objectif est de réduire la taille de l’instrument, mais elle n’a pas souhaité donner de chiffre plus précis. « Notre position est que la plus grande partie devrait être sous forme de prêts. De plus, nous voulons que la distribution du soutien soit basée sur la manière dont la crise du coronavirus a affecté l’économie de chaque pays », a-t-elle déclaré. Dans la pratique, la Finlande souhaite que l’on n’accorde pas un soutien général aux États membres, mais que l’argent est toujours alloué à un objectif spécifique.
« Et si un paquet est approuvé et qu’une partie de celui-ci est sous forme de prêta, il faut que les responsabilités financières des États membres soient clairement définies », dit-elle.
Elle a également souligné l’exigence précédente de la Finlande selon laquelle l’argent de l’UE soit lié à l’état de droit.
Les partis d’opposition ne sont pas d’accord
Les partis d’opposition ont appelé à une ligne de négociation encore plus dure, rapporte Yle.
Les représentants du Rassemblement national, des Vrais Finlandais et des chrétiens-démocrates ont laissé trois avis divergents.
Dans leur communiqué de presse, les membres du Rassemblement national ont souligné qu’ils considéraient que la période prévue des mesures de relance et la période de remboursement des prêts de la Commission étaient trop longues. Selon eux, la création d’un fonds de redressement devrait également être subordonnée, entre autres, à des mesures visant à améliorer la viabilité de la dette des États membres.
Les Vrais Finlandais et les démocrates-chrétiens étaient plus critiques.
« Nous avons proposé de rejeter l’ensemble du paquet et de négocier le cadre financier pluriannuel à un niveau correspondant à la durée actuelle. Nous pensons qu’avec ce paquet nous ne pouvons rien gagner, mais seulement perdre. Les arguments du gouvernement selon lesquels l’industrie d’exportation finlandaise serait relancée ne sont pas crédibles, a déclaré Jani Mäkelä (VF).
Selon la présidente des Démocrates-chrétiens Sari Essayah, la comité a trop étendu le mandat de négociation du gouvernement finlandais. « Je pense que le mandat actuel donne la priorité à arriver à un accord plutôt qu’à atteindre les objectifs de la Finlande », a-t-elle déclaré.
« Notre position est que la Finlande ne devrait pas accepter ce fonds de relance, mais pousser pour une solution afin que le fonds de relance soit disponible pour les pays qui le souhaitent. En outre, nous aurions aimé voir ce fonds et le cadre financier pluriannuel comme des questions distinctes et non comme un seul paquet. »
La présidente de la Grande commission, Satu Hassi, a précisé que les détails du mandat de négociation n’était pas public car les négociations sont toujours en cours.
Yle HS

Selon la Première ministre Sanna Marin, les pays de l’UE sont encore éloignés les uns des autres et la Finlande a travaillé en étroite collaboration avec les quatre frugaux

Selon la Première ministre Sanna Marin (PSD), les Etats membres sont encore loin les uns des autres avant les négociations du week-end sur le plan de relance et le budget pluriannuel. Selon Marin, il est possible qu’aucun accord ne soit trouvé ce week-end.
L’objectif de la Finlande est de réduire le fonds de relance et de distribuer une part plus importante que prévu aux pays membres sous forme de prêts. Selon Marin, il est important que l’ensemble soit clairement défini afin que les responsabilités de la Finlande soient claires. En l’état que tel, selon lui, la Finlande ne peut pas encore accepter le paquet.
Marin n’a pas dit en détail quelles sont les limites des conditions de la Finlande.
Le plan de relance en cours de négociation est, selon elle, une solution unique et ne devrait en aucun cas être une solution permanente. « Nous vivons une crise tout à fait exceptionnelle, et l’instrument de relance est une réponse directe à la crise du coronavirus et à la crise économique qui nous touche tous ».
On s’interroge sur les partenaires de la Finlande dans les négociations parce qu’elle n’a pas directement participé dans le groupe le plus strict dit des frugaux. Selon Sanna Marin, la Finlande coopère étroitement dans la négociation sur le plan de relance précisément avec les quatre frugaux, soit l’Autriche, les Pays-Bas, la Suède et le Danemark.
Dans le cadre financier pluriannuel, il est important pour la Finlande que la taille du budget soit raisonnable. Ainsi, selon Marini, la dernière proposition de compromis de Charles Michelin, qui préside les sommets, est allée dans la bonne direction.
IS

Transport

L’UE accorde 65 millions d’euros à des projets de transport finlandais

La Finlande reçoit un financement de 65 millions d’euros de l’UE pour des projets de transport, indique la représentation de la Commission européenne en Finlande dans un communiqué de presse. Le montant comprend à la fois les projets proposés uniquement pour la Finlande et des projets partagés entre de nombreux pays.
Le développement du train rapide reliant Helsinki à Turku en une heure recevra un financement de 37,5 millions d’euros. Ce chiffre est égal au soutien demandé par le ministère des transports et des communications en février. Le projet de chemin de fer urbain d’Espoo recevra 11 millions d’euros.
En revanche, la planification de la ligne d’Helsinki à Tampere ne recevra pas le soutien demandé de 11,7 millions d’euros. Néanmoins, le projet de réhabilitation distinct pour le même tronçon de ligne reçoit 6,5 millions d’euros.
Parmi les projets ferroviaires promus par la Finlande, la planification du tramway de Vantaa ne recevra pas non plus de fonds européens.
Le ministre des transports Timo Harakka a salué le succès de la Finlande pour recevoir des financements de transport de l’UE.
Outre ces projets ferroviaires, la Finlande reçoit une part dans quatre projets communs de transport maritime.
Yle

Economie

Le gouvernement assure la capitalisation de Terrafame

Le financement de la phase de démarrage de l’usine de batteries de la société minière Terrafame a été garanti. La société mère de Terrafame, Suomen Malmijalostus Oy, recevra une augmentation de capital de 150 millions d’euros de l’État.
Entre autres choses, l’argent sera utilisé pour renforcer la position financière de Terrafame et sécuriser la participation majoritaire de l’État également dans d’éventuels nouveaux arrangements de financement.
L’État, par l’intermédiaire de Suomen Malmijalostus Oy, détient environ 70% de Terrafame, le négociant en matières premières Trafigura moins de 30 pour cent et la banque Sampo environ 0,5 pour cent.
La nouvelle usine de produits chimiques pour batteries de Terrafame devrait démarrer à la fin de l’année.
Suomen Malmijalostus détient un quart de la société Keliber. Keliber projette une mine de lithium et une usine de batteries en Ostrobotnie.
Le gouvernement a un plan à grande échelle pour créer un cluster de batteries en Finlande en raison des ressources en matières premières du pays. Il a réservé un total de 450 millions d’euros pour le développement de l’industrie des batteries. Outre les 150 millions d’euros de capital de Terrafame, le gouvernement a réservé 300 millions d’euros pour de nouveaux investissements dans la chaîne de valeur des batteries.
KL

Avec la percée des voitures électriques, la concurrence sur les investissements se durcit

Les Etats européens sont en concurrence pour accueillir des usines de batteries pour voitures électriques. Les négociations pour en accueillir en Finlande avancent bien, selon Matti Hietanen, directeur général du groupe de l’Etat de transformation de minerai Malmijalostus. Il confirme que la concurrence est dure et note que si la Finlande ne réussit pas maintenant à obtenir des usines, il sera d’autant plus difficile d’en avoir par la suite.
L’idée de Malmijalostus est de trouver des entreprises déjà actives dans le secteur et capables de faire venir en Finlande des technologies et du savoir-faire, sachant qu’actuellement, des batteries sont principalement fabriqués en Asie, et plus précisément en Chine.
Malmijalostus a obtenu, dans la rallonge budgétaire de juillet une recapitalisation de 450 millions d’euros, dont 300 millions d’euros sont réservés pour le financement de projets liés aux batteries. La Finlande souhaiterait accueillir deux usines de batteries. Parmi les concurrents les plus importants, Kauppalehti mentionne la France et l’Allemagne, mais aussi la Pologne, la Hongrie et la Suède.
Au début, il s’agirait de travailler avec les matériaux liés à la fabrication de batteries, mais selon Hietanen, l’idée serait d’avancer vers la fabrication même. Malmijalostus souhaiterait accueillir des investissements de 1,5 milliard d’euros d’ici cinq ans.
Business Finland œuvre aussi pour faire venir en Finlande des investissements en matière d’industrie de batterie.
Kauppalehti relève, concernant le recyclage des batteries, que cela ne suffit pas pour satisfaire le besoin des usines en matériaux. Si on souhaite plus de voitures électriques, il faut des mines, selon Mari Lindström de l’Université Aalto.
KL/9.7/A4-5

Les États-Unis menacent d’étendre les sanctions sur le projet Nord Stream 2 - Selon Fortum, le gazoduc est un projet purement commercial

Le gazoduc Nord Stream 2 devrait être achevé au début de l’année prochaine. Les États-Unis menacent d’étendre leurs sanctions à tous les acteurs impliqués dans le projet.
Le gazoduc est financé par les géants européens de l’énergie dont Uniper, détenu à 73% par le Finlandais Fortum.
En tant qu’actionnaire majeur d’Uniper, la société énergétique Fortum ne se lancera pas dans une joute politique avec les Nord-Américains qui se préparent pour des élections.
KL

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publié le 20/07/2020

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