Revue de la presse finlandaise du jeudi 16 juillet

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Situation sanitaire

7293 cas en Finlande – 328 décès

THL annonce aujourd’hui 7293 cas (selon THL,dans les statistiques de ces derniers jours 27 cas avaient été enregistrés en double, ce qui a dû être rétabli)..
Il y a 328 (-) décès, 7 (-) personnes hospitalisées dont 0 (-) en soins intensifs. THL actualise le nombre de cas chaque jour mais les autres chiffres seulement les lundis, mercredis et vendredis.
Thl.fi´

La situation du coronavirus en Finlande est toujours calme

Le nombre d’infections détectées a continué de diminuer par rapport aux deux semaines précédentes. Au cours de la semaine 28, l’incidence des nouveaux cas était de 0,4 cas pour 100 000 habitants. Le taux de reproduction R0 est actuellement de 0,05 à 0,60.
Les laboratoires ont actuellement une capacité de détection des virus de plus de 13 000 échantillons par jour. Au cours de la dernière semaine 28, plus de tests de coronavirus ont été effectués que dans les deux semaines précédentes. La proportion de cas positifs dans les échantillons testés a continué de baisser.
Le nombre de patients hospitalisés a fortement baissé depuis avril et mai et s’est stabilisé ces dernières semaines.
Comme quelques grappes de cas et des expositions à l’infection ont été observées chez les travailleurs saisonniers, THL suit de près l’évolution de la situation et l’impact des mesures de contrôle en coopération avec les autorités sanitaires régionales.
Vn

L’application mobile finlandaise devrait être disponible en août

Le lancement de l’application mobile traçage des infections à coronavirus est prévu le 31 août. Un amendement temporaire à la loi sur les maladies transmissibles, qui a été approuvé par le Parlement, entrerait également en vigueur à ce moment-là.
La société de logiciels Solita, qui a été sélectionnée pour le projet par appel d’offres, est responsable de la mise en œuvre pratique.
L’application sera gratuite et facultative. La première version de l’application, qui sortira fin août, ne fonctionnera que pour les utilisateurs en Finlande. Les versions suivantes sont destinées à fonctionner au niveau international.
HS

Les attitudes à l’égard des masques changent dans le monde – sauf en Finlande et en Suède

En Europe, certains pays renforcent encore les obligations d’utiliser les masques en raison de l’augmentation des taux d’infection, rapporte HS qui souligne que même le président Donald Trump et le Premier ministre britannique Boris Johnson ont fait des apparitions en public avec un masque.
La plupart des pays du monde recommandent ou exigent l’utilisation de masques dans au moins certaines situations.
En Finlande, le gouvernement a décidé début juin de ne pas émettre de recommandations officielles sur l’utilisation des masques. Certaines entreprises, comme Finnair, ont elles-mêmes décidé d’imposer l’utilisation des masques.
L’Institut national de la santé et du bien-être (THL) déclare sur son site Web que les masques en tissu peuvent empêcher la propagation des aérosols, mais que s’ils sont mal utilisés, ils peuvent même augmenter le risque d’infection. Selon THL, les masques chirurgicaux empêchent mieux la propagation du virus que les masques en tissu, mais ils devraient être réservés à un usage médical.
HS

Politique

Sondage : Le PSD et le Centre en légère baisse

La situation du coronavirus et la gestion de la crise aiguë avaient fait augmenter la popularité du PSD de la Première ministre en début d’année. Maintenant que la crise s’est stabilisée, la popularité du parti diminue également légèrement, selon le sondage du Helsingin Sanomat.
L’ordre des partis est le même : le PSD est le plus grand parti avec 21,2% (-0,7 point), devant les Vrais Finlandais avec 17,9% et le Rassemblement national avec 17,7%.
Le Centre est actuellement le quatrième parti le plus populaire avec 11,6% (-0,8 point), devant les Verts avec 11,3%, l’Alliance de gauche avec 8,2% (+0,8 point, plus forte progression).
Le PSD a augmenté de sept points entre le début de l’année et mai où il était à son sommet. Il a perdu 0,9 point depuis.
Les partis de la coalition ont une audience totale de 56,7%. Il y a un mois, le chiffre correspondant était de 56,9%.
HS

Débat sur les pouvoirs du Président de la République

Dans un article publié dimanche par Helsingin Sanomat, des politologues ont déclaré que le Président Niinistö avait repoussé les limites de ses pouvoirs en intervenant dans la politique intérieure (par exemple dans la crise du coronavirus) ou européenne (en s’exprimant sur le fonds de relance), domaines qui relèvent du gouvernement. Le président de la République, Sauli Niinistö, n’est pas d’accord. Il a répondu durement aux critiques dans un entretien avec MTV News mardi.
Il souligne qu’il respecte la constitution. Il n’est pas très content de la discussion qui a eu lieu. Lorsqu’on lui demande s’il s’agit d’une tentative pour le censurer, la réponse est directe : « On essaie clairement de m’empêcher de m’exprimer », dit-il.
Yle

Déclarations du Président Niinistö sur la crise du coronavirus et la relance

Dans la même interview le président de la République Sauli Niinistö déclare que la Finlande a bien répondu aux défis posés par le coronavirus. « Si on regarde l’Europe, on voit deux groupes distincts. Les petits pays qui ont bien résisté, à quelques exceptions près, et les grands pays qui ont connu des difficultés. Parmi les pays qui ont bien résisté, la Finlande se classe assez raisonnablement à un niveau moyen, commente Niinistö dans l’interview avec MTV.
Niinistö a également été interrogé sur la « crise » causée par le coronavirus. Il pense qu’il est important de parler de la période qui suivra le plan de relance, car il pense que le paquet de relance sera approuvé de toute façon. De quoi donc la Finlande a besoin maintenant ?
« En tous cas, il ne faut pas que l’on croie qu’il y a de l’argent, que l’on peut s’endetter et que l’on n’aura pas à le rembourser. Cette doctrine nous conduira droit dans le mur », répond Niinistö.
IL

Europe

Déclarations de Sanna Marin

La Première ministre était auditionnée par la Grande commission avant le sommet européen. « Nous avons eu une discussion très approfondie. Les députés avaient beaucoup de questions et j’y ai répondu du mieux que je pouvais », a déclaré Marin après avoir quitté la réunion juste avant midi.
Marin a déclaré que la dernière présentation de Charles Michel, président du Conseil européen, a "avancé dans la bonne direction" pour la Finlande. « Il est important pour la Finlande en ce qui concerne le cadre financier pluriannuel que le niveau soit raisonnable. En ce qui concerne le Fonds de relance, l’objectif est également un niveau global plus modéré, c’est-à-dire des subventions moins importantes et un ratio dons-prêts plus équilibré ».
Cependant, elle n’a pas précisé où était la limite pour la Finlande. « Je ne commenterai pas ces détails avant les négociations à venir. En tant que Premier ministre de la Finlande, j’essaie de trouver une solution qui soit aussi bonne que possible du point de vue de la Finlande. Mais en tant que tel, ce n’est pas acceptable pour la Finlande ».
Marin considére qu’il est possible qu’une solution ne soit pas encore trouvée le week-end prochain. « Les pays sont encore très éloignés les uns des autres », dit-elle.
Yle

Réunion du comité interministériel de politique européenne

Le gouvernement s’est réuni hier dans la formation du comité interministériel de politique européenne.
Lors de sa réunion, le Comité a discuté de la réunion extraordinaire du Conseil européen à Bruxelles. La Finlande sera représentée à la réunion par le Premier ministre Sanna Marin.
Le CFP et l’instrument de relance seront traités comme un seul paquet de négociation. Pour parvenir à un compromis final, les objectifs nationaux doivent être mis en balance avec la solution globale et l’intérêt général de la Finlande. En ce qui concerne le cadre financier, les principales questions finales concernent des niveaux globaux modérés, le financement du développement rural et la conditionnalité. En ce qui concerne l’instrument de relance, la réduction de la taille, le ratio subventions / prêts et la définition précise des responsabilités des États membres sont les objectifs de négociation les plus importants pour la Finlande.
En outre, le Comité des Ministres a présenté les positions de la Finlande pour les futures réunions du Conseil.
Le Conseil Agriculture et pêche se réunira pour la première réunion de la présidence allemande à Bruxelles le 20 juillet 2020. La Finlande est représentée par le ministre de l’Agriculture et des Forêts Jari Leppä.
La Finlande sera représentée à la réunion du Conseil informel Compétitivité du 21 juillet par le secrétaire d’État Kimmo Tiilikainen.
La Finlande estime qu’il est important de promouvoir le débat sur le rôle de la recherche et de l’innovation. La Finlande estime que le débat citoyen et la participation peuvent accroître la confiance des citoyens dans la capacité de la société à faire face à des situations telles que la pandémie actuelle, ce qui est également une condition de la reprise de l’activité économique après une crise aiguë. En outre, la Finlande considère que les investissements dans la recherche et l’innovation sont essentiels pour la transformation vers un système énergétique neutre en carbone. L’hydrogène offre de nombreuses perspectives prometteuses, cependant, il doit être considéré comme faisant partie d’un système énergétique neutre en carbone.
Vn

Les ministres des affaires européennes ont discuté du paquet de relance et du programme de la présidence allemande de l’UE

Lors d’une vidéoconférence mercredi 15 juillet, les ministres des affaires européenes ont discuté du plan de relance de l’UE, du futur cadre financier pluriannuel et de l’instrument de relance. En outre, l’Allemagne, qui a pris la présidence de l’UE début juillet, a présenté les priorités de sa présidence. La Finlande était représentée par Tytti Tuppurainen, ministre des Affaires européennes.
La Finlande considère que la proposition de Charles Michel sur le plan de relance va dans le bon sens, par exemple en ce qui concerne les critères d’attribution des aides. Dans les négociations finales, les questions clés pour la Finlande sont liées notamment à la taille de l’instrument, aux proportions relatives entre prêts et subventions, aux conditionnalités telles que le mécanisme de l’état de droit et les responsabilités maximales des États membres pour financer l’ensemble.
« La réunion du Conseil Affaires générales a préparé la réunion des chefs d’État et de gouvernement. L’atmosphère était très sérieuse et concentrée. La nécessité de parvenir d’urgence à une solution a été soulignée dans tous les discours. Il est clair qu’il y aura encore de longues négociations au Conseil européen. Cependant, il est tout aussi clair que l’Europe a besoin d’une solution commune à la crise provoquée par la pandémie de coronavirus. La Finlande s’engage dans ces négociations de manière constructive pour la recherche d’une solution viable et appropriée », a déclaré le ministre Tuppurainen.
La Finlande estime qu’il est justifié que les travaux du Conseil sous présidence allemande se concentrent sur la réponse à la crise et au rétablissement. L’Allemagne a également déclaré qu’elle poursuivrait le travail de la présidence finlandaise de l’UE, entre autres, pour renforcer l’état de droit et développer les méthodes de travail du Conseil. " Je suis heureuse que la présidence allemande continue de travailler pour renforcer l’état de droit. Surtout dans la transition des circonstances exceptionnelles causées par la pandémie de coronavirus à la vie quotidienne ordinaire, nous devons également être vigilants en Europe. L’UE doit continuer d’être un ardent défenseur de l’égalité, de la démocratie et de l’état de droit », a déclaré la ministre Tuppurainen.
Vn
https://valtioneuvosto.fi/-/10616/eurooppaministerit-keskustelivat-elpymiskokonaisuudesta-ja-saksan-eu-puheenjohtajuusohjelmasta?languageId=en_US

Déclarations de Tytti Tuppurainen

« Les objectifs de la Finlande ont été pris en compte » HS
« Les discours des ministres ont exprimé de la solidarité et une approche constructive. C’est maintenant une situation exceptionnelle qui nécessite une solution exceptionnelle », a dit Tuppurainen. Elle a souligné que l’adoption d’une solution de relance à l’échelle européenne est dans l’intérêt de la Finlande. Le compromis final n’apparaîtra que dans les négociations, et Tuppurainen n’a pas voulu commenter les montants exacts que la Finlande vise.
Selon Tuppurainen, sur la base de la discussion de mercredi, on peut dire que les objectifs de la Finlande ont été pris en compte. Elle s’est également félicitée du fait que de nombreux pays aient soulevé la question de l’état de droit et de son lien avec l’utilisation des fonds du budget de l’UE.
Les Pays-Bas ont appelé à la conditionnalité dans la distribution de l’argent et soulignent que les critères d’allocation de l’argent doivent être décidés à l’unanimité. Selon Tuppurainen, la Finlande n’exige pas de conditions aussi strictes ni d’unanimité pour décider de la distribution de l’argent. « Les Pays-Bas sont un peu inutilement et bureaucratiquement stricts", dit-elle selon HS.
HS

"Nous ne pouvons pas regarder à côté si les pays de l’UE sombrent dans la récession"

Mercredi, la ministre des Affaires européennes Tytti Tuppurainen a défendu le plan de relance à la télévision. « Je ne pense pas que nous puissions regarder à côté si les pays de l’UE plongent dans une récession prolongée ».
« Cette crise économique menace de devenir la pire de l’histoire. Même ses conséquences politiques pourraient être vraiment imprévisibles et fatales. C’est pourquoi il est dans l’intérêt de la Finlande que nous soyons impliqués dans la prise de ces décisions et dans les mesures de relance de l’économie européenne. »
IS

Editorial : La commission des affaires constitutionnelles sauve le gouvernement et se sauve elle-même

La commission des affaires constitutionnelles a déclaré il y a un mois que le fonds de relance ne devait pas être approuvé car il limiterait les pouvoirs budgétaires du Parlement. Outre que la commission interprétait les traités européens, dont le gardien suprême est la Cour européenne de justice, la Commission des Affaires constitutionelles avait exprimé aussi, sur une base souple, un paragraphe appelant à modifier les priorités du paquet d’aide afin que moins d’aide soit fournie et plus sous forme de prêts. Cette différenciation n’est pas tant une question constitutionnelle qu’une question de priorités politiques et d’objectifs de l’UE, souligne Helsingin Sanomat.
Les pays qui se sont le plus opposés au fonds de relance – ce qui n’inclut pas la Finlande - s’y sont opposés pour des raisons purement financières. Ils ne veulent pas payer plus. Le dernier modèle de la Commission offre une compensation financière à ces pays - la Suède, les Pays-Bas, l’Autriche et le Danemark - qui pourraient donc changer d’avis.
La Finlande risquait de se rendre à la réunion du sommet dans une situation où il y aurait un choix entre une crise constitutionnelle ou une crise européenne si la Finlande restait opposée à une décision exigeant l’unanimité. En matière intérieure, les gouvernements ont toujours été enclins à apporter les corrections demandées par la commission des affaires constitutionnelles. Accepter le fonds de relance aurait pu être interprétée comme signifiant que le gouvernement ne doit pas toujours obéir aux avis de la commission des affaires constitutionnelles. Cela affaiblirait la position de la commission, car les solutions de l’UE et leurs conséquences sont déjà présentes presque partout.
Mardi, la commission des affaires constitutionnelles a adouci sa position précédente. Les informations supplémentaires reçues du Conseil et du gouvernement auraient clairement indiqué que le gouvernement pouvait avancer dans la négociation du plan de relance.
En réalité, les points précédemment identifiés comme problématiques sont toujours dans la proposition. La Commission des Affaires constitutionnelles a seulement décidé de se sauver elle-même et le gouvernement pour éviter une crise.
HS

Politique étrangère

Le ministre des Affaires étrangères Haavisto appelle la Biélorussie à libérer les manifestants

Le ministre finlandais des Affaires étrangères Pekka Haavisto (Verts) lance un appel à la Biélorussie sur Twitter et demande au pays de libérer les manifestants arrêtés.
« Il y a des nouvelles alarmantes concernant les arrestations arbitraires de manifestants pacifiques en Biélorussie. Nous appelons la Biélorussie à libérer tous les détenus et à garantir des élections libres et équitables », a-t-il écrit.
Dem.

Economie

La pandémie de coronavirus pourrait accélérer le reflux des entreprises finlandaises de la Silicon Valley

Au cours des dernières décennies, de nombreuses entreprises technologiques finlandaises se sont installées dans la Silicon Valley. En 2010, il y avait une douzaine d’entreprises finlandaises dans la Silicon Valley. Avec le boom des startups, le nombre est passé à 50 à son pic. Maintenant, il est tombé à 40.
Les dernières années dans la Silicon Valley ont été de plus en plus difficiles. Les niveaux de coûts ont augmenté régulièrement, le recrutement est devenu plus difficile et la politique des visas s’est durcie pendant le mandat de Trump.
Puis a frappé le coronavirus qui a fait ressortir les avantages et les inconvénients de la Silicon Valley d’une toute nouvelle manière.
Helsingin Sanomat publie un reportage montrant que pour nombre de Finlandais installés en Californie, le coronavirus a montré les inconvénients de la Sillicon Valley et les avantages à travailler en Finlande.
HS

La Finlande est-elle en train de devenir une économie de filiale de groupes étrangers ?

« Chaque fois que Kone achète une nouvelle société dans le monde, cela est considéré comme tout à fait naturel. Mais ensuite, lorsque les Suédois viennent acheter une entreprise finlandaise, on est terriblement inquiet à ce sujet », déclare Vesa Puttonen, professeur de finance à l’université Aalto.
L’offre d’achat faite lundi par la société suédoise Alfa Laval pour la société Neles a déclenché un débat sur la propriété des entreprises finlandaises. Surtout quand Dagens Industri, le plus grand magazine économique de Suède, a publié en première page que l’industrie finlandaise appartiendrait bientôt aux Suédois.
Les politiciens craignent que la Finlande devienne une économie de filiales d’entreprises étrangères. Les experts économiques ont déploré l’arrogance des Suédois.
Ce n’est pas la première fois que cela est discuté. Déjà en 2004, la délégation économique EVA a demandé à Vesa Puttonen de préparer un rapport sur le sujet après que des entreprises avaient été rachetées.
Les entreprises industrielles finlandaises ont fermé des usines en Finlande chaque fois que cela semblait rentable. D’un autre côté, les propriétaires étrangers ont investi dans la production en Finlande et exporté des produits finlandais vers le marché mondial.
De l’avis de Puttonen, cependant, il est clair que certaines fonctions liées à la gestion sont généralement transférées à la société mère et que souvent la direction est progressivement modifiée. En ce sens, l’emplacement du siège n’est pas indifférent.
La conclusion du rapport de 2004 de Puttonen sur le sujet était que la propriété étrangère en Finlande n’est pas un problème, mais que le problème de la Finlande était le manque d’investissement national dans les sociétés.
Les ménages suédois ont environ deux fois plus d’actifs financiers que les Finlandais. En Suède, même les ménages ordinaires investissent beaucoup directement dans des actions d’entreprises ou des fonds communs de placement. Il y a aussi beaucoup d’investissements privés dans les entreprises par des sociétés familiales en Suède. "La propriété est beaucoup plus diversifiée qu’en Finlande."
Aujourd’hui, bien sûr, il y a également plus d’investissements dans les entreprises par des sociétés familiales en Finlande. Les principaux propriétaires de Kemira sont les Paasikivi de Rauma. La famille Herlin possède non seulement Kone et Cargotec, mais également une part importante de Sanoma, dont Helsingin Sanomat fait partie. Les Ehrnrooth possèdent Fiskars et Hartwall Capital un dixième de Konecranes. « Il devrait y en avoir encore plus. Malheureusement, notre plus grand propriétaire d’entreprises reste Solidium, c’est-à-dire l’État finlandais », déclare M. Puttonen.
Selon Puttonen, l’une des raisons des faiblesses de la structure de propriété des entreprises finlandaises est le système de retraite centralisé. Les fonds de pension disposent d’environ 200 milliards d’euros de capital qui pourraient être investis par les salariés eux-mêmes comme dans d’autres pays. Comme ce système n’est pas démantelé, Puttonen estime que la fiscalité et la législation devraient encourager plus efficacement les placements.
Le capitalisme populaire et son importance font l’objet de discussions en Finlande depuis des décennies. Cela n’a tout simplement pas pris.
HS

Sécurité

La confiance des Finlandais envers la police reste forte

La majorité des Finlandais ont toujours confiance dans la police : 91% des personnes interrogées font assez ou beaucoup confiance à la police. Selon le récent baromètre de la police. La confiance a quelque peu diminué par rapport à la mesure précédente (95% en 2018).
La police s’acquitte bien des tâches opérationnelles que les citoyens considèrent comme la plus importante des tâches policières. Il s’agit notamment de répondre aux alertes urgentes et d’enquêter sur les crimes violents et de les combattre.
Bien que de moins en moins de personnes soient victimes d’actes criminels et, par exemple, que les crimes contre les biens aient diminué, la confiance dans l’efficacité des services de police à élucider ces crimes a quelque peu diminué ces dernières années.
Les préoccupations des personnes interrogées sur les divers phénomènes criminels ont diminué au cours des deux dernières années, à l’exception de la cybercriminalité. Les crimes qui préoccupent le plus les citoyens sont la conduite en état d’ébriété (80%9, tr°es loin devant par le terrorisme (53%).
vn

Société

Augmentation des ventes d’Alko mais baisse de la consommation d’alcool

Les ventes de boissons alcoolisées dans le monopole d’Etat Alko au premier semestre ont augmenté de 13,5% par rapport à l’année dernière. C’est le vin rosé (+47%9 qui a le plus augmenté. Mais l’augmentation touche aussi les autres vins et les spiritueux.
L’augmentation des ventes d’Alko et du commerce d’épicerie ne suffit pas à compenser la diminution spectaculaire de la quantité d’alcool consommée dans les restaurants et importée de l’étranger, a déclaré Thomas Karlsson, expert de premier plan à l’Institut national de la santé et du bien-être social THL. « La consommation totale d’alcool est en baisse cette année, et elle pourrait chuter de manière significative », estime Karlsson.

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publié le 17/07/2020

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