Revue de la presse finlandaise du 9 janvier

Politique étrangère et européenne

Education

Le ministère de l’Education envoi des représentants à l’étranger
Helsingin Sanomat relève que selon le ministre de l’Education Sanni Grahn-Laasonen, le ministère finlandais de l’Education a décidé d’envoyer à l’étranger des « ambassadeurs » des hautes études et de la recherche.
« Ce réseau, Team Finland Knowledge, a comme objectif de créer des liens, accélérer l’internationalisation et faire connaitre la Finlande en tant que pays des sciences et des innovations », selon Mme Grahn-Laasonen.
Le réseau doit aussi attirer des experts étrangers en Finlande et promouvoir les exportations dans le domaine de l’éducation en coopération avec la Direction de l’éducation.
Le ministère de l’Education commencera à construire le réseau en été prochain, d’abord en Chine, ensuite à Singapour.
Les représentants du réseau seraient situés dans les ambassades de Finlande.
HS/A12

Politique intérieure

Chômage

Débat sur le modèle d’activation des chômeurs
Le ministre de l’Economie n’exclut pas de considérer le bénévolat comme rentrant dans le cadre des exigences imposés aux chômeurs
Helsingin Sanomat relève que le débat sur le modèle d’activation continue et que parmi les partis du gouvernement, il y a des députés qui ont évoqué la possibilité d’élargir les moyens par lesquels les intéressés pourraient éviter de voir leurs allocations diminuées ou interrompues. Il a été évoqué que le travail de bénévolat non-rémunéré pourrait être considéré comme une activité remplissant les critères de l’allocation chômage.
Le ministre de l’Economie, Mika Lintilä (Centre) n’exclut pas cette possibilité et note que le modèle sera évalué en avril. Il estime qu’il sera intéressant de voir quel type de rôle pourrait jouer le secteur associatif.
Arto Satonen, vice-président du Parlement (Rassemblement national), estime que le bénévolat pourrait sous des conditions bien définies être considéré comme entrant dans le cadre des activités du modèle d’activation des chômeurs.
Le ministre de l’Emploi, Jari Lindström (Avenir bleu), se déclare plus méfiant : il estime que le bénévolat est un bon moyen de maintenir actifs dans la société surtout les chômeurs de longue durée, mais qu’actuellement aucun registre n’existe sur la contribution de chômeurs à de tels travaux. Il faudrait un système pour un tel suivi, et définir le type de travail qui pourrait entrer dans ce cadre ne serait pas facile, selon lui.
Il rappelle que la loi a été débattue et adoptée par le Parlement.
HS note que le modèle adopté par le parlement, inspiré du système danois, a fait l’objet de critiques notamment de la part de la confédération des ouvriers SAK.
HS/A14

« Le modèle pourra être amélioré » KL
Kauppalehti, quotidien économique, rend compte des avis d’économistes qui estiment que le modèle d’activation des chômeurs pourra fonctionner une fois que les quelques problèmes seront résolus.
Heikki Taulu, économiste du syndicat des professions nécessitant un diplôme universitaire, Akava, regrette que le modèle ne prenne pas en compte l’activité du demandeur d’emploi tant que cela n’aboutit pas. M. Taulu rappelle qu’il existe des secteurs où des emplois de courte durée sont typiques, alors que d’autres secteurs ne les connaissent pratiquement pas.
Vesa Vihriälä, directeur de l’institut de recherche économique Etla, se demande si les autorités disposent des capacités et des ressources de soutenir les chômeurs notamment de longue durée dans leurs démarches de recherche du travail.
La confédération des ouvriers SAK regrette que le modèle ne tienne pas compte des différences régionales en matière de possibilités de recrutement et de services proposés en matière de recherche d’emploi.
KL/A6-7

Renseignement

Préparation de la nouvelle loi sur le renseignement
Le projet de nouvelle loi sur le renseignement comporte une proposition concernant la création de deux nouveaux organismes destinés à contrôler le renseignement civil et militaire de la Finlande. Le contrôle parlementaire sera assuré par une commission parlementaire de surveillance du renseignement. Pour la surveillance juridique, un nouveau fonctionnaire, un chargé du renseignement, sera désigné.
Pour la légitimité du renseignement, un rapport annuel, rédigé par le chargé du renseignement, constituera le document fondamental.
Le rapport annuel comportera une partie publique et une partie classée secrète. La partie secrète sera remise à la commission parlementaire de surveillance du renseignement, au médiateur du parlement et aux ministères chargés du renseignement.
Helsingin Sanomat relève que la surveillance du renseignement est un sujet dont il a beaucoup été question récemment en Finlande qui comme dans plusieurs pays, avec comme modèle la Grande-Bretagne. En Grande-Bretagne, l’organisme fondamental du renseignement est appelé Intelligence and Security Committee (ISC). Ce comité de neuf membres possède l’accès aux informations les plus secrètes. Il publie un rapport annuel de son travail de surveillance et, le cas échéant, des rapports spéciaux. Publié peu avant noël, le dernier rapport d’une centaine de pages de ce comité révèle bien des faits sans pour autant contenir des informations secrètes sur les opérations de reconnaissance. La Grande-Bretagne démontre que l’activité des directions de renseignement peut devenir plus transparente sans pour autant être mise en danger, juge Helsingin Sanomat.
HS6.1/A23

Défense


L’âge de départ à la retraite augmente dans la défense nationale

La réforme sur l’âge minimum de retraite dans la défense nationale a pris effet au début de l’année 2018. A partir de cette année, l’âge minimum de départ à la retraite vieillesse de toutes les catégories de personnel augmentera de trois mois par an. La période de transition durera jusqu’en 2025. Désormais les personnes nées en 1970 et après pourront partir à la retraite à 57 ans alors que les personnes nées en 1962 et avant prenaient leurs retraites à 55 ans. La réforme concerne environ 7 800 militaires et 550 civils.
AL2.1/A15

Harcèlement sexuel dans la défense nationale
Près d’une personne sur cinq au sein de la défense nationale affirme avoir été victime de harcèlement sexuel au travail. C’est ce que révèlent les résultats d’un sondage réalisé par voie interne à la défense nationale.
Environ 700 personnes ont répondu à ce questionnaire. Le questionnaire précisait que le harcèlement signifiait par exemple des propos déplacés ou des attouchements non-désirés. 17% des personnes interrogées ont répondu avoir fait l’objet de harcèlement au travail régulièrement, parfois ou une seule fois.
Une majorité, soit 77%, a toutefois estimé ne jamais avoir été victime de harcèlement sexuel sur le lieu de travail.
AL9.1/A7

Economie

Fortum a acquis 47 % des actions d’Uniper
Helsingin Sanomat rapporte que l’objectif de Fortum de racheter l’entreprise énergétique allemande Uniper est de plus en plus proche. Le géant énergétique E.on a annoncé lundi qu’il comptait vendre 47 % des actions d’Uniper à Fortum et le prix de l’achet s’élève à 3,76 milliards d’euros. Le total de l’achat des actions d’Uniper s’élèvera à 8 milliards d’euros.
La direction d’Uniper s’est opposée fermement à la vente de l’entreprise à Fortum. Elle a entre autres publié dans la presse une déclaration d’une page entière pour énumérer des raisons contre la vente.
Fortum s’intéresse surtout à l’énergie hydraulique d’Uniper et aux centrales nucléaires en Suède.
Pekka Lundmark, directeur général de Fortum, se félicite de la décision d’E.on.
HS/A30

publié le 09/01/2018

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