Revue de la presse du vendredi 2 novembre

Politique intérieure

Alliance verte

M. Haavisto a présenté sa candidature
Le député Pekka Haavisto a présenté jeudi sa candidature à la présidence de l’Alliance verte. Le conseil national extraordinaire se réunira samedi pour élire le nouveau président du parti en remplacement de Touko Aalto. Il y aura donc deux candidats, M. Haavisto et la députée Outi Alanko-Kahiluoto.
Keskisuomalainen rapporte que l’agence de presse STT a effectué jeudi un sondage auprès des 43 membres du conseil national. Sur les 32 membres que STT a pu joindre, 14 vont voter pour M. Haavisto et 8 autres voteront probablement pour lui. Deux personnes voteront pour Mme Alanko-Kahiluoto et 8 n’ont pas voulu se prononcer.
Les partisans de M. Haavisto insistent sur son expérience politique, son expertise et sa capacité de coopération. Ils estiment aussi que les Verts pourront obtenir un bon résultat aux élections législatives sous sa direction.
Ceux qui sont favorables à Mme Alanko-Kahiluoto soulignent son expérience et pensent qu’il est grand temps d’élire une femme à la tête du parti après deux présidents hommes.
Selon M. Haavisto, « il n’est pas facile de devenir président du parti cinq mois avant les élections. Cela nécessitera des Verts une unité exceptionnelle et un grand soutien au président élu ».
Pekka Haavisto (60 ans) a été élu député pour la première fois en 1987 et il a présidé le parti en 1993-95. Il a été ministre de l’Environnement et du Développement en 1995-1999 et ministre du Développement en 2013-2014. Il a été candidat présidentiel du parti en 2012 et 2018. Il a eu plusieurs missions internationales et il a notamment participé aux négociations de la paix de Darfour en 2055-2007 en tant qu’envoyé spécial de l’Union européenne.
Outi Alanko-Kahiluoto (52 ans) est députée depuis 2007. Elle a présidé le groupe parlementaire des Verts en 2013-2016.
KS/44

Analyse
Dans son analyse, Helsingin Sanomat se demande pourquoi les jeunes ne veulent pas prendre la responsabilité de la direction du parti. « Lors des élections législatives, M. Haavisto sera le plus âgé parmi les présidents des partis représentés au Parlement. Il préside pourtant le parti préféré d’un tiers des jeunes de 15 à 19 ans. »
« M. Haavisto participera probablement aux négociations gouvernementales au printemps et en même temps les Verts seront en pleine campagne sur la présidence du parti. »
HS/A10

Réforme des services sociaux et de santé

Ecarts importants entre les communes concernant les dépenses en matière de services sociaux et de la santé
Kauppalehti rend compte du fait que les dépenses varient beaucoup d’une commune à l’autre en ce qui concerne les sommes consacrées aux services sociaux et de la santé.
Alors que pour la commune de Pornainen, la somme dépensée par personne et par an s’élève à 2252 euros, dans la commune de Salla, il s’agit d’un coût de 6009 euros par personne, selon les informations de l’Institut national d’études statistiques.
A Helsinki, le coût par habitant s’élève à 2954 euros.
Comme les soins spécialisés et ceux destinés aux personnes âgées sont les plus onéreux, l’âge des habitants joue un rôle important pour les dépenses. Le taux d’emploi, la densité de la population ainsi que le niveau de formation des habitants expliquent également les écarts.
Les services proposés par la médecine du travail des entreprises diminuent de leur côté les dépenses des communes.
En 2017, les dépenses des communes en matière de services sociaux et de santé s’élevaient à 20 milliards d’euros ce qui était 4 % de moins que l’année avant.
KL/7

Revenus

Publications des revenus et recettes fiscales
Comme chaque année, le fisc finlandais a publié hier les revenus déclarés et les impôts payés par les contribuables (particuliers et entreprises) de Finlande.
Parmi les quinze plus hauts revenus salariés, on trouve onze employés de Supercell ainsi que deux autres employés de sociétés des technologies de l’information (Comptel et Detection technoloy), soit 13 sur 15.
Concernant l’ensemble des revenus, les fondateurs de Supercell occupent les deux premières places et 4 dans les 15 premiers ; on y trouve aussi deux autres personnes du secteur des NTIC.
Les principaux fondateurs de Supercel, Ilkka Paananen et Mikko Kodisuoja ont reçu environ 30 millions d’euros de salaires et autant en revenus du capital. Ils ont été imposés sur l’ensemble de ces revenus à hauteur de 43%. Ils ont aussi annoncé qu’ils payaient leurs impôts en Finlande sans aucune optimisation fiscale.
Helsingin Sanomat relève que, dans les décennies précédentes, les dirigeants de Nokia étaient aussi devenus millionnaires, mais seulement au bout d’une vingtaine d’années. Avec des groupes comme Supercell, le même enrichissement a été possible en seulement quelques années.
Helsingin Sanomat souligne que Supercell n’emploie que 270 personnes.
A la troisième place des revenus se trouve un informaticien qui a gagné 24 millions en revenus du capital en vendant principalement des Bitcoins et des Ethereums (monnaies virtuelles), avec un capital de départ investi en 2013 de seulement 20 000 euros. La nouvelle économie se voit aussi dans le sport : le sportif résident en Finlande qui a les plus hauts revenus est un champion de E-sport.
Helsingin Sanomat rappelle toutefois que les grandes fortunes traditionnelles se maintiennent.
Concernant les entreprises, Keskisuomalainen publie la liste des entreprises qui paient le plus d’impôts en Finlande : Neste (142 millions), devant Bayer (134), Supercell (124), ABB (113), Solidium (108), UPM (108), Nordea (106), Mandatum (63), If (63) et Elisa (61).
Aamulehti souligne pour sa part que les revenus salariaux des hommes sont plus d’un quart supérieurs à ceux des femmes ; quant aux revenus du capital des hommes ils sont 2,5 fois supérieurs à ceux des femmes.
Il n’y a que 13 femmes parmi les cent plus gros revenus. Et parmi les 10 000 plus gros revenus, il n’y a que 20% de femmes.
HS KS AL

Politique étrangère et européenne

Coopération de développement

Rapport sur les résultats de la politique de développement finlandaise
« L’argent des contribuables va surtout à l’aide aux femmes et aux filles » HS
« Le changement climatique menace de diluer les effets de la coopération au développement » HS

Le ministère des Affaires étrangères a rédigé, pour la première fois, un rapport sur les résultats obtenus par la politique de développement finlandaise.
C’est le Parlement qui avait commandé le rapport qui a été publié hier.
La conclusion à tirer du rapport est que la politique a pu contribuer à une évolution favorable importante. Les crédits au développement ont permis d’améliorer les droits et la santé des femmes et des filles de pays pauvres. Des enfants ont eu l’accès au collège, des emplois ont été créés et les services concernant l’approvisionnement en eau et les égouts ont été améliorés, selon le rapport.
Les résultats sont obtenus en coopération avec des partenaires locaux, des ONG et des institutions financières du secteur du développement.
Satu Santala, directrice du service de politique de développement du ministère des Affaires étrangères, qui a présenté le rapport, rappelle qu’une grande partie des résultats est liée à un travail d’influence. En effet, la Finlande promeut les droits des personnes handicapées et le statut des femmes et des filles auprès de l’UE et dans les organisations de l’ONU.
Certaines démarches se traduisent toutefois en chiffres : 1,5 million de femmes ont pu avoir accès à la contraception grâce à un financement bilatéral finlandais en 2015-2017 ; 2,5 millions de personnes ont eu accès à de l’eau propre, et six millions à des toilettes.
Le rapport concerne les résultats sur la période 2015 à 2018. Une grande partie des projets a déjà été entamé bien avant, ce qui signifie que les résultats ne sont pas liés à la politique de l’actuel gouvernement qui a coupé des crédits de 40 % en 2015.
Mme Santala note que les coupes se refléteront sur le prochain rapport. Le ministère entend par la suite en rédiger un tous les quatre ans.
Helsingin Sanomat note que la politique de développement finlandaise se divise en cinq thèmes principaux : l’éducation, les femmes et les filles, l’économie et l’emploi, les ressources naturelles et le climat, ainsi que l’aide humanitaire. Les pays partenaires sont l’Ethiopie, la Birmanie, le Népal, l’Afghanistan, la Mozambique et la Palestine.
Le rapport recommande de se concentrer sur un nombre limité de thèmes et de démarches. Les coupes durant la législature en cours ont concerné tout particulièrement le financement climatique. Le ministère s’étonne de la conclusion selon laquelle la Finlande n’a pas pris en compte le changement climatique dans l’ensemble de sa coopération au développement. Pourtant c’est quelque chose qui menace les pays les plus vulnérables en mettant en danger l’approvisionnement en eau et en denrées alimentaires et en ayant une influence sur tous les secteurs de la coopération au développement. Ainsi, les conséquences du changement climatique devraient être prises en compte dans toutes les actions.
HS/A28, HBL/13

Conseil Ecofin

« Les ministres des Finances vont étudier la taxation sur le numérique et le financement de la politique climatique »
Dans un communiqué publié ce jour, le Ministère finlandais des Finances annonce que le ministre Petteri Orpo participera la semaine prochaine au conseil Ecofin.
Le conseil Ecofin sera l’occasion d’un point de situation et d’un débat de principe sur la taxation sur le numérique. Ce sujet est étudié non seulement dans l’UE mais aussi au niveau de l’OCDE. La Finlande est favorable à ce que l’on continue le travail au niveau global afin d’obtenir une solution commune de long terme.
La Commission européenne considère qu’il faudra du temps avant d’en arriver à une décision globale et elle propose donc une solution temporaire consistant à taxer les géants du numérique. Selon la proposition, la taxation se » ferait selon le pays de résidence des utilisateurs. La Finlande est réservée sur la proposition de la Commission. Une solution de court terme devrait être clairement temporaire, fonctionnelle et possible à mettre en œuvre et avoir un bon rapport coût/efficacité.
Le cosneil devrait aussi adopter des conclusions sur le financement de la politique climatique, rapporte le communiqué du ministère.
Vm.fi

« Pour un rôle plus fort du MES dans la gestion des crises financière des Etats »
Le ministère finlandais des Finances a publié un communiqué pour présenter la position de la Finlande et de neuf autres Etats afin de renforcer le Mécanisme européen de stabilité, ce qui permettrait d’améliorer la crédibilité de l’UE en matière de gestion des crises financières.
Vm.fi

« Dix Etats membres de l’UE souhaitent renforcer le MES »
Le Ministre des Finances Petteri Orpo signe une tribune sur le site du ministère pour promouvoir « le développement du MES afin de pouvoir maitriser la stabilisé de la zone euro de manière plus crédible et efficace ».
« Le MES a été créé sous la pression de la crise financière en 2012 », rappelle-t-il. Dix Etats membres de l’UE souhaitent lui donner un rôle plus important dans la gestion des crises financières, précise le Ministre qui explique pourquoi il a signé une position commune avec ses collègues suédois, danois, estonien, letton, lithuanien, néerlandais, irlandais, slovaque et tchèque.
Le MES ne doit être que le prêteur de dernier recours pour les Etats membres qui subissent une crise financière, ce qui est indispensable pour la stabilité de la zone euro et de ses membres. La priorité de la politique économique et de ses conséquences sur les finances incombe toujours aux Etats membres. On ne peut attribuer une aide financière qu’avec des conditions drastiques et que les Etats membres ne peuvent assumer les dettes des autres Etats.
Un Etat qui demande de l’aide doit avoir un endettement durable. Sinon, il faut réorganiser la dette avant que l’on puisse lui accorder une aide. Il faudrait que ce processus de réorganisation de la dette soit le plus clair afin d’indiquer aux marchés que le MES ne finance pas des Etats inconséquents.
Le ministre souligne que, pour clarifier la répartition des tâches entre les institutions, il faudrait que le MES se charge d’évaluer la capacité des Etats à rembourser leur dette. Il devrait aussi disposer d’outils suffisants pour pouvoir agir comme instrument de gestion des crises financières dans la zone euro de manière crédible.
Vm.fi

« Avez-vous entendu parler de la ligne hanséatique ? La Finlande et d’autres Etats membres se rassemblent pour exiger que les Etats en crise financière assument la responsabilité de leurs dettes » Yle
Yle rappelle que la « ligne hanséatique », composée aujourd’hui dans l’UE des trois pays nordiques et trois pays baltes auxquels s’ajoutent l’Irlande et les Pays-Bas, a publié des positions communes sur la réforme de l’UEM au printemps. Aujourd’hui, les mêmes plus les tchèques et les Slovaques, font de nouvelles propositions sur le MES.
Interrogé par Yle, le Ministre des Finances Petteri Orpo déclare : « Cette nouvelle proposition va protéger les contribuables finlandais et européens. On vise par cela à éviter à tout prix une situation dans laquelle la Finlande et les Etats de la zone euro devraient à nouveau payer en cas de nouvelle crise quelque part ».
Yle rappelle que la Commission propose d’intégrer le MES dans la législation européenne. « Cela consisterait à voir le MES comme un outil de la politique économique et comme un endroit où on obtiendrait du financement. Pour nous au contraire il est important que cela reste un mécanisme de gestion des crises financières – qui soit fort et indépendant et en-dehors des autres institutions européennes ».
Yle rapporte que, selon des sources de la haute fonction publique finlandaise, ce sont la Finlande et les Pays-Bas qui étaient à l’origine de cette nouvelle « ligue hanséatique ».
La proposition des dix prévoit aussi donc qu’un Etat ne puisse s’adresser au MES qu’une fois que l’on aura réorganisé sa dette. « Si l’on a recours à des fonds communs, il faut qu’il y ait des règles claires et une très forte conditionnalité, soit l’obligation de rétablir ses finances, l’obligation de liquider au besoin ses dettes et d’améliorer la solvabilité d’un pays en crise, avant qu’il puisse bénéficier du programme de prêts », déclare Petteri Orpo.
Yle rapporte que la Finlande a abondé au capital du MES pour 1,4 milliard d’euros et qu’elle s’est engagé à augmenter cette participation au besoin de 11 milliards d’euros de plus.
Yle

Visite en Finlande du commissaire Dombrovskis
Le commissaire européen à la Stabilité financière, aux Services financiers et à l’Union du marché des capitaux Valdis Dombrovsksis fera une visite en Finlande où il rencontrera le Ministre des Finances Petteri Orpo vendredi 9 novembre.
Vm.fi

publié le 02/11/2018

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