Revue de la presse du vendredi 2 août 2019

Politique étrangère et européenne

Finlande – Hongrie

Propos de M. Rinne
Le Premier ministre Antti Rinne évoque la possibilité que les contributeurs nets de l’UE diminuent leurs versements en protestation contre les violations de l’Etat de droit de la Hongrie.
Yle

« Selon le professeur émérite Kaarlo Tuori, il y a bien une définition pour l’Etat de droit » HS
Helsingin Sanomat a interviewé Kaarlo Tuori, professeur émérite en droit, qui affirme qu’il existe un contenu juridique précis concernant le concept de l’Etat de droit. Il rappelle que le comité de Venise qui dépend du Conseil de l’Europe, et dans les travaux duquel il a participé, a rédigé une liste détaillée sur ce que comprenait cette notion.
M. Tuori estime que dans la situation hongroise, il s’agit des valeurs fondamentales de l’UE. Si elles ne sont pas respectées, le fondement de la coopération européenne au niveau de l’UE et du Conseil de l’Europe n’est plus là. La Hongrie s’est engagée à les observer auprès de ces deux instances, rappelle M. Tuori.
HS/ven/A11

Finlande – Russie

Visa
Pasi Tuominen, chef des services consulaires au ministère des Affaires étrangères, relève que la Russie a communiqué de façon officielle sur un décret présidentiel sur l’introduction, en octobre, d’un visa gratuit électronique pour les voyages limitrophes des Finlandais dans la région de Saint-Pétersbourg.
La Finlande de son côté mettra en place les mêmes conditions que les autres Etats Schengen concernant les pièces-jointes d’une demande de visa Finlandais par les Russes. Ces conditions ont été mises en place en 2009, mais la Finlande a appliqué ses propres conditions, moins lourdes, concernant la Russie.
HS/ven/A8

Politique intérieure

Partis politiques

Les anciens partis principaux chutent
Le Helsingin Sanomat rend compte du fait que dans le nouveau sondage, l’audience totale du PSD, du rassemblement national et du Centre ensemble ne s’élève plus qu’à 45,4%, ce qui est moins que jamais. Depuis l’indépendance de la Finlande, ces trois partis ont toujours eu un soutien de 60% des Finlandais, et au-delà, mais aux législatives, le résultat n’a pas atteint les 50% et cette tendance continue.
Les Vrais Finlandais et les Verts connaissent un autre type de tendance. Ces jeunes (par rapport aux trois autres) partis avec des orientations opposées en matière d’immigration et de changement climatique ont ensemble un soutien de 34,7%.
Ce genre de phénomène, chute des vieux partis et ascension de nouveaux, est observé généralement en Europe, y compris en France, en Suède et en Estonie.
HS/mer/A11

Popularité du gouvernement

La moitié des Finlandais sont satisfaits du gouvernement Rinne
Selon un sondage effectué pour le compte de Lännen media, la moitié des Finlandais sont satisfaits du gouvernement : 47% sont très ou assez satisfaits, alors que 28% des personnes interrogées sont très ou assez mécontents. Un quart des personnes ne se sont pas exprimées.
Il y a quatre ans, 59% des Finlandais étaient satisfaits du gouvernement de M. Sipilä. A l’époque, le nombre des incertains était moins important, ce qui pourrait vouloir dire qu’aujourd’hui, les orientations du gouvernement ne sont pas claires pour beaucoup de Finlandais.
Parmi les militants de partis de la coalition gouvernementale, ce sont les sociaux-démocrates qui sont le plus satisfaits, 85%, le taux étant de 54% pour les centristes.
65% des électeurs des Vrais Finlandais et 70% de ceux du Rassemblement national sont mécontents.
Yle

Défense

Forces armées
Le nouveau commandant des forces armées, général Timo Kivinen, a pris ses fonctions, jeudi, en succession du général Jarmo Lindberg. Les cérémonies en la matière ont eu lieu à Santahamina, mercredi.
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat rappelle que les personnalités qui participeront à la prise de décision concernant l’acquisition d’avions de chasse, sont désormais en fonction.
Le général Kivinen dit que la Finlande pourrait diminuer sa participation à des exercices militaires internationaux. Ces dernières années, il y en a eu beaucoup, 92 cette année et 81 l’année dernière, et selon M. Kivinen, la Finlande a appris à identifier quels exercices étaient les plus utiles.
HS/jeu/A5&A11, ven/A13

Acquisition d’avions de chasse
Suomen Kuvalehti publie un article de Jyri Raivio sur le projet d’acquisition d’avions de chasse et note que les nouveaux avions plus efficaces que les anciens, et que pour remplacer la capacité des chasseurs Hornet actuels, un nombre bien moindre d’avions suffirait. Le ministre de la Défense, Antti Kaikkonen, Centre, ne s’enthousiasme pas de cette logique.
Selon le programme gouvernemental, la capacité de l’équipement d’Hornet sera remplacée à 100% et l’accord d’acquisition sera conclu en 2021.
Le valeur de l’acquisition s’élèvera à 7 à 10 milliards d’euros, ce qui correspond à ce qu’avaient dit au moins les sociaux-démocrates, l’Alliance des gauches et les Verts, parmi les partis de la coalition gouvernementale, lors des débats avant les législatives.
La Finlande dispose de 64 chasseurs Hornet dont 62 toujours en usage, achetés sur la base de décisions prises en 1992. Trois partis de la coalition gouvernementale et désormais donc le gouvernement dans son ensemble, n’ont pas souhaité s’engager à un certain nombre de nouveaux HX. Pour le gouvernement, il s’agit de remplacer la capacité.
Le ministre de la Défense, M. Kaikkonen, dit que la formulation du programme gouvernemental en la matière vient assez directement du rapport sur la politique de défense du parlement précédent. « Je n’ai pas personnellement participé au groupe de travail qui a rédigé ce point, mais j’ai compris qu’aucun grand bras de fer n’y était lié. »
Une décision HX est attendue du gouvernement Rinne bien avant la publication du choix entre les candidats à l’automne 2021. La fourchette de 7 à 10 milliards d’euros devra être transformée en un crédit disponible que le gouvernement présentera à l’adoption du Parlement. Selon M. Kaikkonen, cette décision sera probablement prise avant la fin de l’année. Les premières sommes devront être versées au fabricant dès 2021.
SK/19.7/18-21

« Estimation erronée »
SK rend compte des erreurs dans les calculs au moment de l’achat des chasseurs Hornet. A l’origine, le coût de l’achat des avions devait s’élever à 3,2 mrds d’euros et les dépenses à 1,5 milliard d’euros durant les 30 ans d’utilisation.
Normalement, pour une acquisition de cette envergure, l’achat représente un tiers et les frais d’utilisation deux tiers du coût. C’est ce qui va se passer avec les Hornet aussi : ils ont couté 4,4 milliards d’euros (hormis les mises à jour à un milliard d’euros), tandis que les frais s’élèveront à 7,5 à 8 milliards d’euros.
SK note que les Forces aériennes sont réticentes à donner des réponses sur le fait de savoir de quoi dépendent les écarts aussi importants entre l’estimation et le coût réel. L’hebdomadaire suppose toutefois que le nombre d’heures de vol joue un rôle pour le coût. A l’origine, il était prévu un total de 12 000 heures de vol pour les avions or, il ne s’agira que de 4500 heures.
SK rappelle que dans le choix des Hornet, il avait été souligné que la marine américaine allait développer ce type d’avion durant les 30 ans que la Finlande allait les utiliser. Les dernières et finales mises à jour datent toutefois de 2016.
Les Forces aériennes ont assuré plusieurs fois qu’elles étaient satisfaites de ces avions.
SK/19.7/21

Criminalité

La police rend compte d’un nouveau type de criminalité
Dans le contexte de la fusillade en centre-ville de Helsinki, la semaine dernière, la police avait parlé d’un nouveau type de criminalité atterri désormais en Finlande à l’instar de la Suède et du Danemark.
Helsingin Sanomat publie un entretien avec Jonna Turunen, inspectrice en chef de la police de Helsinki, qui précise qu’il s’agit de tensions et de règlements de compte entre des familles ou groupes aux origines étrangères et qui peuvent impliquer du chantage, des questions liées à l’honneur ou à des territoires, ainsi que de la violence.
Traditionnellement, la criminalité violente finlandaise s’effectue dans des lieus privés, alors que là, il n’est pas exclu qu’elle ait lieu dans un lieu public ou les passants risquent d’être en danger.
HS/mer/A16

publié le 02/08/2019

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