Revue de la presse du vendredi 19 mai

Politique étrangère et européenne

Défense

Le projet de loi sur l’assistance internationale divise la commission parlementaire de la défense

Les soldats de métier n’acceptent pas l’obligation à participer à des missions d’assistance internationale

Les représentants de tous les partis de l’opposition s’accordent à dire qu’on ne pourra pas forcer le personnel professionnel et civil des forces armées à accepter des missions d’assistance internationale Ils soulignent par ailleurs que c’est également le point de vue de la commission constitutionnelle. Selon eux, l’entraide internationale doit être basée sur le volontariat, du moins en ce qui concerne le personnel déjà en place et l’on devrait appliquer les mêmes règles de conciliation que dans les opérations de gestion de crises.

La question a été traitée jeudi au parlement.

« Nous ne pouvons pas accepter cette manière de procéder où l’employeur, contrairement aux principes basiques de la législation du travail, unilatéralement et sans concertation, modifie de manière fondamentale les conditions d’emploi », constatent les représentants du parti social-démocrate. « Nous n’approuvons pas la ligne du gouvernement quant à forcer rétroactivement le personnel à participer à des missions internationales dangereuses en dehors des frontières finlandaises ».
Néanmoins, le parti social-démocrate, pour sa part, soutient le principe d’accroitre les missions d’assistance internationale des forces de défense afin de répondre de manière pertinente aux engagements du Traité de Lisbonne.

Le Président de la Commission de la défense, M. Ilkka Kanerva, souligne que si la Finlande s’engage à offrir une assistance internationale, il faut qu’elle soit capable de le faire effectivement. « Il faudra que les forces armées soient capables de réunir des troupes pour participer à des missions d’assistance à l’étranger. Il s’agit d’un petit groupe de personnes sans qui les navires ou les hélicoptères ne peuvent fonctionner. Si un groupe si important de soldats déclare ne pas être intéressé [par une mission], cela porte un coup à notre crédibilité. Cela montrerait que la Finlande ne tient pas ses engagements. Il faut bien sur faire le maximum pour que le caractère volontaire de la partivipation à ces missions soit respecté et je suis sur que le volontariat permettra de constituer un groupe presque à 100% », a-t-il dit.

Les associations d’officiers ont exprimé leur décption sur le projet. « Nous sommes très déçus. Cela signifie que l’on instaure pour nous soldats de métier une obligation à combattre à l’étranger en temps de paix », déclare le président du syndicat des sous-officiers Mika Oranen.

« De manière unilatérale cette législation va augmenter considérablement les conditions de service des soldats, à tel point que la santé et la vie seront mises en jeu. Cela devra avoir un effet sur les salaires », précise-t-il.

Le syndicat des officiers estime que c’est le volontariat qui permet d’arriver au meilleur des résultats. Si l’on veut une obligation à participer aux missions à l’étranger, cela ne devra concerner que les nouveaux contrats, selon ce syndicat.
Helsingin Sanomat souligne que l’obligation de participer à des opérations d‘assistance à l’étranger ne concernerait que quelques dizaines de soldats aux compétences spécifiques.

En 2014, il n’avait pas été possible de former un bataillon européen en raison du défaut de certains personnels, conclut HS.
HS

Législation sur la surveillance du territoire

Inclusion des « hommes verts » dans la loi

Le gouvernement souhaite inclure les soldats sans uniforme dans la législation sur la surveillance territoriale. Le gouvernement propose d’y inclure une menace militaire constitué par des soldats dont l’origine ne peut pas être identifié par exemple à partir d’uniformes et insignes.

Le ministère de la Défense précise qu’il s’agirait de modifier la législation afin qu’elle corresponde mieux à la situation de sécurité actuelle.

Le ministre de la Défense, Jussi Niinistö, estime qu’il faut que la Finlande puisse mieux répondre à une menace constitué par un acteur étatique qui n’observe pas les principes du droit international.
AL/A20

Coopération de défense

La Finlande s’intéresse à la cyber-défense avec l’Allemagne

Selon le ministre de la Défense, Jussi Niinistö, la Finlande souhaite coopérer avec les autres Etats européens dans le domaine de la défense, et notamment la cyber-défense. Un partenaire qui intéresse la Finlande en particulier est l’Allemagne. Il souhaite que la coopération que l’on est en train de mettre en place puisse améliorer la capacité de défense à proprement dit et que l’on ne se concentre pas seulement sur la gestion de crise.

La Finlande souhaite que la coopération puisse permettre d’obtenir un meilleur aperçu de la situation tant en mer que sur terre. Les projets liés à la technologie des drones et des transmissions intéressent les finlandais.
AL/A22

Irak

La Finlande compte continuer à participer à l’opération militaire

Le gouvernement a remis au Parlement un rapport précisant que la Finlande poursuivra sa participation à l’opération multinationale en Irak à hauteur de cent soldats jusqu’à la fin de l’année 2018.

La Finlande participe à l’opération depuis 2015. Les soldats finlandais participent notamment à la formation et aux tâches de conseil, ainsi qu’à des missions administratives au besoin.

Selon le rapport, la participation sur la période allant de septembre 2017 à décembre 2018 coûtera un peu plus de 40 millions d’euros.
AL/A20

Nokia

Fonds européen d’ajustement à la mondialisation

Helsingin Sanomat rapporte le Parlement européen a décidé d’accorder à la Finlande une aide européenne de 2,6 millions d’euros, par l’intermédiaire du Fonds européen d’ajustement à la mondialisation pour aider les personnes qui ont perdu leur travail chez Nokia.

Le ministre de l’Emploi Jari Lindström se félicite de l’aide européenne.
HS/A33

Politique intérieure

Réforme des services sociaux et de la santé

Calendrier serré de la réforme

Helsingin Sanomat relève que Tuomas Pöysti, haut fonctionnaire chargé de la réforme des services sociaux et de la santé, estime que la réforme avance normalement même si le Parlement n’arrivera pas à voter les lois liées à la réforme avant la pause estivale.

Selon le calendrier initial, les lois auraient dû être votées au plus tard en juillet.
La présidente de la commission des lois constitutionnelles Annika Lapintie (Alliance des gauches) et la présidente de la commission des affaires sociales et de la santé Tuula Haatainen (PSD) estiment que le calendrier d’un mois et demi réservé pour l’étude des projets de loi dans les commissions n’est pas suffisant.
HS/A17

Parlement

Groupe parlementaire des Vrais Finlandais

Selon Helsingin Sanomat, le groupe parlementaire des Vrais Finlandais ont donné un avertissement à trois députés, tous des policiers de métier, Veera Ruoho, Mika Raatikainen et Tom Packalén, parce qu’ils ont voté contre le projet de loi du gouvernement sur le registre des titres.

Les autres députés des partis du gouvernement ont voté pour et toute l’opposition a voté contre ce projet de loi qui a été approuvé mercredi par 94 voix contre 62.
HS/A17

Economie

Propos de M. Orpo sur les négociations salariales

Keskisuomalainen rapporte que le ministre des Finances Petteri Orpo exige la modération des partenaires sociaux aux négociations salariales de l’automne prochain. « J’espère que les augmentations seraient plutôt autour de 0 %. Une solution salariale modérée soutiendrait l’emploi et la croissance économique », selon M. Orpo.

« La dette publique augmente de cinq milliards d’euros cette année et le taux de chômage reste élevé », souligne le ministre qui remercie les salariés d’avoir fait des sacrifices en faveur du pacte de compétitivité.
KS/19

Gouvernement

Le gouvernement souhaite favoriser l’intelligence artificielle

Helsingin Sanomat relève que le ministre de l’Economie Mika Lintilä a désigné un groupe de travail afin d’étudier les possibilités de faire passer la Finlande à la première position en matière d’intelligence artificielle.

Selon Pekka Ala-Pietilä, qui préside le groupe de travail, « les objectifs fixés au groupe de travail sont, bien entendu, exigeants ». Le groupe de travail, qui continuera jusqu’à la de la législature, est censé présenter un programme sur les mesures nécessaires d’ici fin septembre.
HS/A32

Cybercriminalité

La cybercriminalité occupe de plus en plus la police

Devant le nombre accru des cybercrimes, notamment celui des escroqueries commis sur les réseaux, la police développe continuellement ses capacités de réaction dans les investigations de ce domaine. Un rapport de prévention de la cybercriminalité est en préparation sous la coordination de la conseillère aux affaires législatives Tiina Ferm au ministère de l’Intérieur.

Il existe également ce que l’on appelle l’Internet des objets (IdO) qui modifiera les techniques de crimes. Cela veut dire que la technologie de l’information est intégrée dans des objets quotidiens comme les appareils ménagers qui pourront être suivis et dirigés depuis un ordinateur, un téléphone ou un autre engin.

La part de l’enseignement des cyberquestions sera augmentée dans la formation de la police. L’école professionnelle supérieure de la police travaille en collaboration avec les autorités, les universités et les grandes écoles.

Le rapport sur la cybercriminalité est inscrit au programme de l’actuel gouvernement et il a été élaboré en collaboration avec le ministère de l’Intérieur, le groupe de travail nommé par la direction générale de la police, la Sureté nationale et la police judiciaire.
http://intermin.fi/en/article/-/asset_publisher/tietoverkkorikollisuus-tyollistaa-poliisia-entista-enemman

Energie

La municipalité d’Helsinki aura du mal à se désengager de Fennovoima

Helsingin Sanomat souligne que si le conseil municipal d’Helsinki a voté par 39 voix contre 37 en faveur d’un désengagement de Fennovoima, cela ne signifie pas qu’il sera possible à la ville de s’en désengager facilement.

En effet, la municipalité d’Helsinki possède 40% de Vantaan energia (dont les 60% restant sont possédés par la municipalité de Vantaa) qui est la plus grande des sociétés d’énergie municipales au capital de fennovoima. Or Vantaan energia s’est engagée durablement dans le projet et ne pourra pas revenir sur cet engagement, faute à trouver un repreneur de ses parts, ce qui est improbable. Dès lors, la municipalité d4Helsinki ne pourrait se désengager du projet qu’en vendant ses parts de Vantaan Energia.
HS

France

Festival de Cannes

Un festival marqué par le débat sur les films en ligne

Helsingin Sanomat présente le film Wonderstuck financé par Amazon. Veli-Pekka Lehtonen relève que l’irruption de netflix dans la compétition aura marqué ce festival.
HS

publié le 19/05/2017

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