Revue de la presse du vendredi 13 juillet

Politique étrangère et européenne

Sommet de l’OTAN - Rencontre Trump–Poutine

« Trump a organisé une nouvelle scène dramatique » HS

Helsigin Sanomat rapporte que, lors de sa conférence de presse à Bruxelles, le Président américain a laissé entendre qu’il pourrait proposer au président russe, un moratoire sur les exercices militaires dans la région baltique.
Le Président Sauli Niinistö a déclaré que, pour sa part, il avait compris que le Président Trump n’en parlerait pas avec le Président Poutine.
« Cela fait partie des sujets que je soulèverait lors de ma rencontre lundi matin avec Trump, Pompeo et Bolton », a-t-il dit.
Concernant le dîner de Bruxelles, le Président finlandais a déclaré qu’il s’était déroulé dans une bonne atmosphère. « Il y a eu une vingtaine de prises de parole et aucune n’a remis en cause la coopération euro-américaine ni l’importance du travail transatlantique. Aucune n’a visé à diviser l’OTAN, au contraire ».
M. Niinistö estime que l’unité de l’OTAN est un message « fort » à l’égard de la Russie.
Le Président finlandais s’est déclaré très optimiste. « C’était un sommet de l’OTAN exceptionnel en raison des l’atmosphère de départ. Nous avons tous vu que l’on a eu évaluations les plus folles sur ce qu’il allait arriver et qui partirait au milieu du sommet. Mais en dépit de quelques moments vifs, l’OTAN a pu montrer jeudi qu’elle était unie et se renforcerait au moins financièrement. De mon point de vue rien de nouveau ne s’est passé, on en est resté aux conclusions qui ont été adoptées hier ».
Du point de vue de la Finlande, le plus important est l’opération de formation à Bagdad, à laquelle la Finlande a décidé de participer, ainsi que les conclusions sur l’élargissement de l’alliance qui permettent à la Finlande de maintenir la crédibilité de son option d’adhésion.
Le Président de la commission de la défense du Parlement, M. Ilkka Kanerva, qui était à Bruxelles, estime que l’objectif de 4% de dépenses militaires évoqué dans la presse n’est pas réaliste. « Nous savons à quel point il est difficile, même pour la Finlande, d’arriver à 2%, alors même que l’on doit peser tous les autres besoins de la société ».
Il considère qu’une course à l’armement ne renforcerait d’ailleurs pas la sécurité. Aujourd’hui, il faut se préparer à faire face aux menaces cyber, hybrides et de terrorisme aussi par d’autres moyens que militaires. « L’armement traditionnel n’est pas la seule réponse aux menaces d’aujourd’hui ». M. Kanerva estime que le sommet de Bruxelles a été un succès car les attentes en matière de division de l’oTAN ne se sont pas concrétisées. « J’ai néanmoins entendu que M. Trump était prêt à discuter de la présence de l’oTAN dans les pays baltes. Ce sont des spéculations inquiétantes. Je préfèrerais des déclarations plus positives. Les présidents [Poutine et Trump] pourraient au contraire par exemple approuver la préparation d’un mandat de l’ONU sur une opération de maintien de la paix en Ukraine orientale ».
HS

M. Soini rencontrera MM. Lavrov et Pompeo à Helsinki

Le ministre des Affaires étrangères Timo Soini rencontrera ses homologues russe et américain en marge du sommet entre MM. Trump et Poutine, lundi 16 juillet.
IS

UEM

M. Rehn souhaite accélérer la mise en place d’une garantie universelle de dépôt au niveau européen

Dans une interview accordée à Kauppalehti, le nouveau gouverneur de la Banque de Finlande déclare qu’il faut finaliser rapidement l’union bancaire. Cela nécessite la mise ne place d’une garantie de dépôt européenne.
« Le centre de gravité de la zone euro doit être la finalisation de l’union bancaire car c’est l’objectif principal en matière de stabilité du système bancaire et financier de la zone euro ».
M. Rehn estime que, depuis la crise financière, un développement positif a eu lieu. Les créances problématiques des banques ont diminué. « L’Espagne a réussi à revenir dans la moyenne européenne en ce domaine. L’Italie qui s’y est lancée plus tard a néanmoins réussi à diminuer ces créances de 16% à 11%M durant les deux dernières années. C’est une tendance positive et il faut que cela continue afin que les autres Etats membres soient convaincus du fait que ces problèmes du passé pourront être maitrisés ».
M. Rehn estime que l’on ne peut plus attendre en ce qui concerne une garantie des dépôts européenne. Elle doit être en place avant la prochaine crise.
M. Rehn considère aussi qu’il faut finaliser le fond de crise et il se réjouit de la décision prise par le conseil européen de juin en la matière.
M. Rehn considère aussi qu’il faut renforcer la capacité d’action du mécanisme européen de stabilité afin qu’il puisse prendre des décisions rapidement. S’il juge qu’à l’avenir aussi les décisions seront prises à l’unanimité, il considère qu’il faudrait permettre que, « pour des décisions de prêts et de programmes particuliers, le mécanisme européen de stabilité puisse prendre, comme le FMI, des décisions selon une procédure simplifiée et accélérée ».
KL

Politique intérieure

Gouvernement

Hausse de l’insatisfaction à l’égard du gouvernement

Helsingin Sanomat publie un sondage selon lequel 25% des Finlandais se déclarent satisfaits du gouvernement contre 39% d’insatisfaits. C’est le p^lus mauvais résulat du gouvernement depuis décembre 2016.
Le Premier ministre Juha Sipilä récolte 44% d’opinion négative pour seulement 29% d’opinion positive, soit un plus mauvais score que le Ministre des Affaires étrangères Timo Soini (avenir bleu) avec 39% d’opinion négative et 24% d’opinion positive, et surtout le Ministre des Finances Petteri Orpo (Rassemblement national) qui a seulement 27% d’opinion négative et 42% d’opinion positive.
Le parti du Centre du Premier ministre ne récolte que 17% d’opinion positive et 42% d’opinion négative, alors que le Rassemblement national reçoit 24% d’opinion positive et 36% d’opinion négative.
Les partis de l’opposition non plus n’ont pas la faveur des Finlandais : les Verts reçoivent 20% d’opinion positive et 33% d’opinion négative, le PSD 18% d’opinion positive et 36% d’opinion négative et les Vrais Finlandais 8% d’opinion positive et 55% d’opinion négative.
HS

Economie

La Finlande a rattrapé son niveau d’avant la crise

Kauppalehtri rapporte que la croissance économique de la Finlande a atteint 2,8% l’année dernière. Elle a enfin quasiment rattrapé son niveau de 2008 : le pIB s’élevait à 198 milliards d’euros en 2008 et à 196 milliards d’euros à la fin de 2017.
Suite à la crise financière, le PIB finlandais avait diminué de 9% en 2009 et le niveau d’avant la crise n’a donc pu être rattrapé que dix ans après. Kauppalehti relève que pour les Etats-Unis il n’a fallu que trois ans pour rattraper le niveau d’avant la crise et pour les pays européens en moyenne que sept ans.
KL

publié le 13/07/2018

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