Revue de la presse du vendredi 10 mai

Politique étrangère et européenne

Élections européennes

Éditorial

L’éditorialiste du Helsingin Sanomat estime que les candidats connus dans l’ensemble du pays ont le plus de chances d’être élus au Parlement européen. Parmi ces candidats, l’éditorialiste relève les noms de MM. Heinäluoma et Pekkarinen, Mme Huhtasaari et des candidats qui sont actuellement au Parlement européen.

HS rend compte des estimations du Parlement européen du nombre de sièges pour chaque parti, en rappelant toutefois que les calculs se basent sur les résultats des sondages liés aux législatives. Le PSD aurait trois sièges, ainsi que les Vrais Finlandais, tandis que le Rassemblement national, le Centre et les Verts auraient deux sièges chacun, et l’Alliance des gauches un siège.

L’éditorialiste note qu’en raison de l’activisme propre aux électeurs du Rassemblement national, il est déjà arrivé que le parti réussisse mieux aux européennes qu’aux législatives.
HS/A4

Qui a des chances d’être élu ?

Le Hufvudstadsbladet spécule sur les chances des uns et des autres de réussir aux européennes. À la différence de l’éditorialiste de HS, HBL estime que c’est le Rassemblement national et les Vrais Finlandais qui pourraient obtenir trois sièges, alors que le PSD et le Centre en auraient deux, et l’Alliance des gauches et le parti suédois un chacun.

Parmi les candidats du Kokoomus, pourraient être élus les députés européens actuels Sirpa Pietikäinen, Henna Virkkunen et Petri Sarvamaa. Parmi les Vrais Finlandais, ce sont Laura Huhtasaari, Sebastian Tynkkynen et Teuvo Hakkarainen qui auraient le plus de chances, tandis que chez les Sociaux-démocrates, il s’agirait de Mia-Petra Kumpula-Natri et d’Eero Heinäluoma.

Parmi les centristes, pourraient passer Elsi Katainen et Mauri Pekkarinen, alors que l’Alliance des gauches serait représentée par Silvia Modig, les Verts par Ville Niinistö et le Parti suédois par Nils Torvalds.
HBL/6-7

Réunion de Sibiu

Propos de M. Sipilä en Roumanie

Hauts postes européens

Le Helsingin Sanomat rend compte de la rencontre de Sibiu entre les dirigeants européens qui ont évoqué les nominations aux hauts postes européens. Le Premier ministre Juha Sipilä n’exclut pas la possibilité que la Finlande obtienne la direction de la BCE. Il ne prend pas position sur le fait de savoir s’il faudrait que la Finlande privilégie M. Liikanen ou M. Rehn : « Les deux sont de bons candidats. »

Il estime que le système de spitzenkandidat ne fonctionne pas pour l’instant car une partie des groupes ont nommé plusieurs candidats, alors que d’autres en ont nommé un et d’autres encore n’ont nommé personne.

Concernant la désignation d’un commissaire finlandais, M. Sipilä a dit qu’il souhaitait que ce soit une femme, cette fois.

Les dirigeants européens ont préparé la stratégie des cinq prochaines années qui selon M. Sipilä correspond bien aux objectifs de la présidence finlandaise du Conseil de l’UE qui commencera en juillet. Parmi ces objectifs, la croissance, le développement du marché intérieur, les traités commerciaux et le développement de démarches de lutte contre le changement climatique.
HS/A25

Finlande – Suisse

Déplacement en Finlande du Président suisse

Le Président suisse Ueli Maurer est actuellement en visite en Finlande pour rencontrer le Président Sauli Niinistö, le Premier ministre Juha Sipilä et le président du Parlement et négociateur pour la formation du gouvernement Antti Rinne.
HS/A26-27

Aide au développement

Rapport du comité de politique de développement déplore la diminution des aides

Le comité de politique de développement désigné par le gouvernement a publié son rapport sur l’état de la politique de développement et propose que la Finlande hausse son aide au développement petit à petit pour arriver à 0,7% du PIB. Le comité estime que la politique en la matière devrait être plus conséquente notamment au-delà des législatures afin d’obtenir de meilleurs résultats et de ne pas perdre de pouvoir d’influence internationale. Le rapport critique le fait de modifier les priorités tous les quatre ans avec le changement de gouvernement, et que le financement augmente ou diminue de façon importante d’un seul coup.
HBL/9

Énergie nucléaire

OL3

Le Hufvudstadsbladet note que selon TVO, l’objectif concernant le nouveau réacteur nucléaire est toujours de le relier au réseau national avant la fin de l’année, éventuellement en octobre. Le réacteur pourrait ainsi démarrer en janvier 2020.
HBL/7.

Politique intérieure

Formation du gouvernement

Les groupes de travail

Le Helsingin Sanomat rapporte que les présidents et membres des groupes de travail pour mener les négociations gouvernementales ont été nommés. Il y a huit principaux groupes et dix sous-groupes.

La nouvelle façon de former des groupes de travail, à la base des ensembles et des phénomènes plus larges, a été proposée par la fondation Sitra, la chancellerie du Premier ministre et les ministère des Finances.

Le quotidien publie un diagramme qui montre qu’il y a la table des présidents des cinq partis : Antti Rinne (PSD), Juha Sipilä (Centre), Pekka Haavisto (Verts), Li Anderssson (Alliance des gauches) et Anna-Maja Henriksson (Parti suédois), ainsi que la table des secrétaires généraux des partis : Antton Rönnholm (PSD), Riikka Pirkkalainen (Centre), Lasse Miettinen (Verts), Joonas Leppänen (All.g.) et Fredrik Guseff (P.suéd.).

Les coordinateurs sont Mikko Koskinen (PSD), Riina Nevamäki (Centre), Ville Hulkkonen et Tiina Kivinen (Verts), Minna Kelhä (All.g.) et Otto Andersson (P.suéd.).

Les groupes de travail sont composés de deux représentants par parti. Le groupe sur l’environnement neutre en carbone et la biodiversité est présidé par Sanna Marin (PSD) et le sous-groupe de la politique de logement par Tiina Elo (Verts).

Le groupe de travail sur la politique étrangère est présidé par Antti Kaikkonen (Centre) et le sous-groupe de la politique européenne par Olli-Poika Parviainen (Verts).

Markus Lohi (Centre) préside le groupe de travail sur l’Etat de droit. Le sous-groupe sur le développement de l’Etat de droit est présidé par Dan Koivulaakso (All.g.) et celui de la politique de défense par Ole Norrback (P.suéd.).

Le groupe appelé « la Finlande dynamique », chargé de l’amélioration des réseaux de transport, de l’agriculture, de la croissance et du développement des régions, est présidé par le social-démocrate Ville Skinnari, le sous-groupe des transports par Merja Kyllönen (All.g.) et celui de l’agriculture par le centriste Jari Leppä.

Le social-démocrate Antti Lindtman préside le groupe chargé du développement de la vie professionnelle, des congés parentaux et de la parité salariale.

Le groupe de travail de l’économie durable est présidé par Lauri Ihalainen (PSD) et le sous-groupe de la fiscalité par Timo Harakka (PSD).

La social-démocrate Krista Kiuru préside le groupe de travail chargé entre autres des services sociaux, Anu Vehviläinen (Centre) le sous-groupe de la structure des services sociaux et de la santé et Tarja Filatov (PSD) la réformé de la sécurité sociale.

La centriste Hanna Kosonen préside le groupe chargé de l’enseignement, de la culture et des innovations. Le sous-groupe des affaires culturelles, des sports et de la jeunesse est présidé par Mari Holopainen ou Outi Alanko-Kahiluoto (Verts).

De plus, un groupe politique d’experts a été nommé. Il y a huit membres désignés par chaque parti.
vn.fi, HS/A6-7

Les groupes et les lobbyistes

Le Helsingin Sanomat relève que selon le président du PSD Antti Rinne, les lobbyistes n’ont pas accès à la Maison des États, sauf s’ils sont invités.

Le quotidien note que des représentants des groupes d’intérêt, surtout du mouvement syndical, ont accès aux négociations en tant que représentants des partis politiques. Par exemple, la deuxième représentant du PSD dans le groupe de la vie professionnelle est Saana Siekkinen de la SAK. Les représentantes de l’Alliance des gauches dans le même groupe sont Teija Asara-Laaksonen du syndicat JHL et Anu Tuija-Lehti de la SAK. De plus, le secrétaire du groupe est Jussi-Pekka Rode, conseiller au patronat de l’éducation.
HS/A6-7

Partis politiques

Sondage d’Yle : les Vrais Finlandais en tête

Selon les résultats d’un sondage effectué pour le compte Yle, les Vrais Finlandais sont en tête avec 18,8 % des intentions de vote, suivis du PSD qui obtient 17,8 % et du Rassemblement national (Kokoomus) qui a 16,9 %.

Le Centre et les Verts obtiennent chacun un score de 13,3 %. L’Alliance des gauches arrive sixième avec 8,0 %, devant le Parti suédois (4,0 %), les Chrétiens-démocrates (3,7 %) et le mouvement Liike Nyt (1,7 %).

Rappelons qu’aux élections législatives, le PSD est arrivé en tête avec 17,7 %, suivi des Vrais Finlandais (17,5 %), de Kokoomus (17,0 %), du Centre (13,8 %), des Verts (11,5 %), de l’Alliance de gauches (8,2 %), du Parti suédois (4,5 %), des Chrétiens-démocrates (3,9 %) et du mouvement Liike Nyt (2,3 %).

Le sondage a été effectué par l’institut Taloustutkimus entre le 15 avril et le 7 mai auprès d’un échantillon de 1 961 personnes. La marge d’erreur est de 2,3 %.

Selon Tuomo Turja, directeur de recherche à Taloustutkimus, les partis qui viennent de gagner les élections obtiennet souvent de bons scores au premier sondage après les élections (effet « bandwagon »), ce qui est le cas des Vrais Finlandais et des Verts. Cela ne concerne toutefois pas le PSD. Il est typique que les intentions de vote du parti qui a perdu le plus aux élections, comme le Centre, reste à un bas niveau pendant quelque temps après les élections.
Yle
PNG

publié le 10/05/2019

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