Revue de la presse du mercredi 6 novembre

Politique étrangère et européenne

Finlande - Lituanie

Visite du Président Nauseda
Yle relève que le président lituanien Gitanas Nauseda a effectué hier une visite de travail à Helsinki où il a eu des entretiens avec le Président Sauli Niinistö, le Premier ministre Antti Rinne et la président du Parlement Matti Vanhanen.
Les deux présidents ont évoqué entre autres la sécurité en Europe. Selon M. Nauseda, la Lituanie s’inquiète de la construction de la centrale nucléaire d’Astravets en Biélorussie, à 40 km de la capitale lituanienne Vilnius.
Quant à la crise en Ukraine, M. Nauseda a critiqué la Russie : « Nous avons fait beaucoup de pression pour que l’Ukraine fasse des concessions mais la Russie n’a rien fait, en tout cas, moi, j’ai rien vu. »
Yle

Finlande - Inde


M. Haavisto en Inde

Le ministre des Affaires étrangères Pekka Haavisto effectue une visite en Inde du 4 au 6 novembre. Il a des entretiens à New Delhi avec le ministre des Affaires étrangères et le ministre des Finances et se rend à Chennai à l’inauguration de la nouvelle usine de KONE et à Madras à l’université IIT.
Une délégation des représentants des entreprises, des universités et des organisations non gouvernementales participe à la visite du ministre.
Les ministres des Affaires étrangères évoquent l’approfondissement des relations fenno-indiennes, les relations entre l’Union européenne et l’Inde, ainsi que le changement climatique et l’Afrique.
Le ministre indien M. Jaishankar a effectué une visite à Helsinki en septembre.
formin.fi

Finlande - Qatar

M. Skinnari au Qatar
Le ministre du Développement et du Commerce extérieur Ville Skinnari effectue une visite au Qatar les 5 et 6 novembre. M. Skinnari a des entretiens avec des dirigeants du pays, ainsi que des ambassadeurs des pays de l’UE et des représentants de l’OIT et effectue une visite à l’école fenno-internationale Qatar – Finland International School.
Le MAE rappelle que le Premier ministre Sipilä a effectué une visite au Qatar en mai 2017.
formin.fi

Budget de l’UE

Les contributions des Etats membres en hausse mais celle de la Finlande n’augmentera que relativement peu
La Commission européenne a publié, hier, ses prévisions sur le financement de l’Union durant les prochaines années. La part de la Finlande augmentera dans les années à venir, mais modérément.
Selon le projet de la Commission, elle serait de 2,3 milliards d’euros en 2027, alors que l’Allemagne, à titre d’exemple, contribuerait pour près de 35 milliards d’euros.
Helsingin Sanomat rappelle qu’en tant que présidence de l’UE, la Finlande est en charge pour trouver un compromis sur le montant total du budget et sur la répartition du budget.
La Commission propose un budget qui représente 1,11 % du PIB des Etats membres. La Finlande a proposé qu’il soit entre 1,03% et 1,08 % du PIB des Etats membres.
Panu Kukkonen, conseiller du budget au ministère des Finances, relève que la Finlande s’est préparée à une augmentation du niveau du budget européen. Elle a toutefois demandé des orientations bien plus sévères concernant le montant total que la Commission qui souhaite un montant plus élevé.
La Commission prévoit de supprimer les rabais dont ont bénéficié un nombre de pays (mais pas la Finlande). M. Kukkonen relève que cela a suscité une opposition ardente dans les pays concernés, alors que d’autres considèrent le système des rabais comme compliqué et opaque.
La contribution finlandaise n’augmentera que de façon modérée. Depuis 2014, la Finlande a contribué à hauteur de 1,94 milliards d’euros par an en moyenne, et l’estimation pour 2027 serait de 2,28 milliards d’euros, ce qui serait 0,91 % du PIB.
Selon M. Kukkonen, la croissance économique aura également en effet sur la contribution finlandaise dans les années à venir. Comme les prévisions concernant la croissance sont modestes, la pression pour une augmentation de la contribution n’est pas importante.
En ce qui concerne la contribution nette, la Finlande a versé, en 2014-2018, en moyenne 0,55 milliards de plus à l’UE qu’elle n’a obtenu en retour. Cette somme représente 0,24 % du PIB, ce qui est parmi les plus modestes contributions nettes, et loin de celles de l’Allemagne, de la Suède et de la France, par exemple.
Helsingin Sanomat note que, selon Gert-Jan Koopman, directeur général à la Commission européenne, le marché intérieur, les programmes européens et même l’accueil des agences européens sont avantageux pour les Etats membres, mais d’une façon difficile à mesurer.
HS/A26

Politique intérieure

Lois sur le renseignement

La Supo et la défense nationale recrutent
Un accroissement du personnel de la Supo (Sûreté nationale) est à prévoir cette année en raison de la nouvelle loi sur le renseignement civil qui lui attribue de nouvelles fonctions. Le domaine du renseignement en télécommunications et le nouveau mandat d’action à l’étranger demandent de nouvelles méthodes de travail pour la Supo.
L’année dernière le parlement lui a accordé un supplément annuel permanent de dix millions d’euros à compter de cette année qui sera principalement alloué aux coûts consacrés au personnel. Cette somme permettra à Supo de recruter environ 100 nouveaux employés ce qui portera à 500 le nombre des personnes travaillant pour la Supo.
La Supo recrute essentiellement des cyber-experts et des professionnels spécialisés dans l’analyse et le renseignement à l’étranger.
La plupart des nouveaux recrutés seront en poste à Helsinki. La Supo a aussi des bureaux dans neuf localités en Finlande.
En ce qui concerne le renseignement militaire, le chef du renseignement de l’état-major des forces de défense, le général Pekka Toveri reste discret en raison du caractère secret de son emploi. Néanmoins, il affirme que la défense nationale recrutera dans les années qui viennent 200 employés et consacrera 200 millions d’euros dans le développement de la capacité de la cyberdéfense et du renseignement sur réseaux.
KS2.11/4

La Supo contrôlée par son directeur-adjoint, actuellement en disponibilité
Le directeur-adjoint de la Supo Petri Knape, actuellement en disponibilité, a été choisi pour gérer provisoirement la nouvelle unité de la sécurité nationale au ministère de l’Intérieur. Il sera notamment chargé de la surveillance du renseignement civil et du pilotage par résultats de la Supo.
Le secrétaire général du ministère de l’Intérieur, Ilkka Salmi, n’a pas souhaité commenté cette nomination. Quant à la Supo, elle n’a pas souhaité répondre à la question de savoir si ce lien risque de mettre en danger l’impartialité de la surveillance.
La nomination de Knape a été décidée par l’actuel directeur de la Supo Antti Pelttari.
AL1.11/A15

Services de santé

Mehiläinen rachète Pihlajalinna
Helsingin Sanomat rapporte que les fusions des grandes entreprises privées dans le domaine des services de santé continuent. Le leader Mehiläinen compte racheter Pihlajalinna, quatrième entreprise du domaine.
La ministre des services sociaux Krista Kiuru déplore la diminution de la concurrence dans le domaine. Après le rachat, Mehiläinen aura environ 23 % du marché.
HS/A6-7

Nomination

Mme Antila à la tête de Kela
Helsingin Sanomat relève qu’Outi Antila, actuelle directrice au ministère des Affaires sociales et de la Santé, a été élue nouvelle directrice générale de l’Office national des assurances sociales Kela à partir du 1er janvier 2020, en remplacement d’Elli Aaltonen qui prend sa retraite.
Mme Antila a été choisie après un vote par les délégués de Kela (représentant les partis politiques représentés au parlement) par 8 voix contre 4. Selon les informations du quotidien, les délégués du Centre, du Rassemblement national, des Vrais Finlandais et des Verts ont voté en faveur de Mme Antila et les délégués du PSD et de l’Alliance des gauches en faveur de la candidate social-démocrate Hanna Tainio.
Le bureau de Kela avait proposé au vote deux candidats, Mme Tainio et le professeur Lasse Lehtinen. Mme Antila a été proposée directement par les délégués.
Le vote a été historique, vu que depuis les années 1950 le poste de directeur général a toujours été occupé par un centriste. Le quotidien estime toutefois que le Centre a eu un rôle actif dans la nomination surprenante de Mme Antila.
Mme Antila aura notamment la lourde mission de préparer la réforme des assurances sociales qui est un des objectifs du programme gouvernemental.
HS/A8

Industrie papetière

La fermeture d’une machine à papier à Rauma engendre la disparition de 179 emplois
Le groupe bois-papier UPM a terminé les négociations concernant le plan social dans son usine de Rauma.
Conformément à son annonce en septembre, le groupe arrêtera une de ses trois machines à papier ce qui signifiera la disparition de 179 emplois, dont 159 concernent des personnes en contrats à durée indéterminée.
La capacité de l’usine de Rauma diminuera de 265 000 tonnes annuellement.
HS/A28

publié le 06/11/2019

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