Revue de la presse du mercredi 1er juillet

Pour les revues précédentes, cliquer ici.


Situation sanitaire

7236 cas en Finlande – 328 décès
THL annonce aujourd’hui 7 236 (+22) cas. Il y avait hier 328 (+0) décès, 24 (+1) personnes hospitalisées dont 0 (-) en soins intensifs. THL actualise le nombre de cas chaque jour mais les autres chiffres seulement les lundis, mercredis et vendredis.
THL annonce qu’environ 246 000 tests ont été réalisés à ce jour (+2900).
Thl.fi

Présidence allemande du conseil de l’UE

Éditoriaux
« La chancelière donne le coup d’envoi à un nouveau début de l’UE » HS
« Mme Merkel cherche le remède à la crise européenne du coronavirus » KL
« Mutti le fixera – si les autres participent » HBL

”Alors que l’Allemagne prend aujourd’hui la présidence du conseil de l’Union européenne, les attentes à l’égard d’Angela Merkel sont considérables. Il faudra, en pleine crise du coronavirus, que les pays de l’Union trouvent à l’unanimité les solutions à de nombreux problèmes critiques de sécurité, d’avenir, de marché commun et de conditions climatiques”, affirme l’éditorialiste.
”On peut penser qu’aujourd’hui ou jamais l’Union européenne a de la chance. À la tête de l’Allemagne depuis 2005, la chancelière Angela Merkel est sortie de nombreuses crises et c’est de loin la plus expérimentée des chefs d’État européens. Grâce à sa politique durant le coronavirus, elle jouit de nouveau du soutien des Allemands, sans la charge de devoir convaincre un prochain électorat.”
”La crise financière et sécuritaire causée par la pandémie est d’une telle dimension qu’elle pourrait briser l’Union”, estime le journal. ”La décision primordiale a été faite en mai lorsque les chefs d’État allemand et français ont présenté leur projet pour le Fonds européen pour la relance destiné à atténuer les effets de la crise. L’entente sur ce projet a laissé entrevoir que l’UE a une importance pour ses pays membres et possède une vision d’avenir.
”En plus de la crise sanitaire et financière, l’Europe se trouve dans une situation de forte concurrence internationale où l’UE doit renforcer sa position. Cela ne sera possible qu’en renforçant l’unité au sein des pays membres et en fortifiant les principes communs. Tout comme la Finlande, l’Allemagne veut rattacher les principes d’État de droit à l’utilisation des aides de l’UE.”
”L’Union européenne ne peut pas continuer comme avant. Angela Merkel devrait s’apprêter à laisser en héritage politique une Union qui se prépare à son avenir.”
”Les chefs d’État des pays membres de l’UE devraient être en mesure de prendre des décisions qui feront de l’UE un acteur international plus crédible. L’UE doit pouvoir protéger ses citoyens, son économie, ses valeurs et sa souveraineté dans un milieu sécuritaire de plus en plus violent”, conclut l’éditorialiste.
L’éditorialiste de Kauppalehti estime qu’il est fortement dans l’intérêt de l’Allemagne de faire adopter le paquet de relance, avec probablement des modifications. Pour le quotidien, si l’Allemagne y arrive, ainsi que concernant le cadre financier pluriannuel et si elle arrive à régler les relations commerciales entre l’UE et la Grande-Bretagne dans le contexte d’après-Brexit, on pourra considérer sa présidence de l’UE comme une réussite.
L’éditorialiste note que la pandémie a rendu la coopération dans le tandem Allemagne - France plus étroite.
KL estime qu’il faudrait canaliser des crédits vers des projets essentiels du point de vue de l’avenir de l’UE tels que la numérisation et les investissements verts.
La tonalité de Hufvudstadsbladet est optimiste dans le sens où l’éditorialiste estime que Mme Merkel est la bonne personne en ce moment pour présider le conseil de l’UE.
HS/A4, KL/A5, HBL/4

Énergie nucléaire

Fennovoima
Kauppalehti publie une interview de Joachim Specht, directeur général du groupe nucléaire Fennovoima depuis le 1er juin, qui note parmi les défis à relever les échanges avec le fournisseur hors-UE du réacteur.
Les travaux de construction du bâtiment hébergeant le réacteur devraient commencer à Pyhäjoki en 2022.
KL/B12

Politique intérieure

Présidence

La moitié des Finlandais n’ont pas encore de favori pour les présidentielles de 2024
Helsingin Sanomat rend compte du sondage effectué pour le compte du quotidien agrarien Maaseudun Tulevaisuus (Avenir des régions rurales), selon lequel l’avance de Pekka Haavisto, ministre des Affaires étrangères, en tant que candidat bien vu pour la présidence est passée de 18 % en février à 12 %. La popularité de Jussi Halla-aho comme éventuel candidat a également diminué. La Première ministre Sanna Marin est désormais évoquée parmi les possibles candidats.
L’affaire concernant les Finlandaises du camp d’al-Hol et l’enquête concernant le ministre ont eu un impact sur l’image de M. Haavisto.
Il arrive toujours en tête des éventuels candidats, suivi d’Olli Rehn de la Banque de Finlande (11 %), et Sanna Marin (10 %).
M. Halla-aho a, lui aussi, moins d’intention de vote qu’en février : 6 % par rapport à 9 %. Le maire de Helsinki, Jan Vapaavuori (6 %) et Eero Heinäluoma, député européen du PSD, 5 %, sont également évoqués.
HS

Emploi

Les subventions salariales prévues ne rapporteraient que peu d’emplois
Le groupe de travail du ministre de l’Emploi et de l’Économie estime que le projet de réforme de la subvention des salaires ne pourra pas résoudre le problème de taux d’emploi. Alors qu’à l’origine, il était prévu que la réforme pourrait augmenter de 10 000 ou même de 20 000 le nombre d’employés, il paraîtrait qu’il ne s’agirait que de mille personnes.
HS/A10

Cotisations d’assurance chômage

Le salarié pourrait avoir des centaines d’euros de moins
Kauppalehti rend compte de la pression d’augmenter la cotisation d’assurance chômage en 2021. L’augmentation de la part salariale diminuerait considérablement le revenu brut des employés. Selon le fonds chargé de ces cotisations, l’augmentation pourrait être de 0,7-1,5 point si l’État participe au financement des frais engendrés par le chômage partiel. Sinon, elle serait de 1 à 2 points.
KL/D24

Défense

La Finlande participe au déploiement des groupements tactiques de l’Union européenne
La Finlande met une unité militaire à la disposition du Groupement tactique de l’UE commandé par l’Allemagne dans la période de rotation allant du 1er juillet au 31 décembre 2020.
L’unité finlandaise comprend une équipe de reconnaissance blindée, constituée d’un groupe de mini-drones, d’officiers d’état-major et d’un élément de soutien national. Il s’agit d’environ 80 soldats, essentiellement de réservistes.
Les pays suivants participent à ce groupement tactique de 4 100 soldats : l’Allemagne, la Finlande, les Pays-Bas, l’Irlande, l’Autriche, la Croatie, la Lettonie, la Suède et la Tchéquie.
Dans le passé la Finlande a participé six fois aux groupements tactiques de l’UE et en tire une expérience positive. Bien que ces groupements tactiques n’aient pas été utilisés souvent, ils ont une signification non négligeable pour le déploiement de la gestion de crise finlandaise et pour le développement et le maintien de la capacité de performance de la défense nationale.
La participation finlandaise à ce groupement tactique a été décidée lors d’une réunion conjointe entre le président de la République et le comité ministériel de la politique étrangère et de sécurité du gouvernement le 19 juin 2019.
www.puolustusvoimat

L’armée de l’air abandonne son emblème de croix gammée
L’armée de l’air a changé discrètement son emblème d’état-major qui se présentait sous l’apparence d’une croix gammée, a remarqué le professeur de politique internationale de l’Université d’Helsinki, Teivo Teivainen qui prépare actuellement une étude sur l’utilisation de cet emblème dans la Finlande des années 1920 et 1930.
Le chef d’état-major de l’armée de l’air, Jari Mikkonen, confirme que l’armée de l’air avait renoncé à son vieil emblème déjà en 2017 sans en informer publiquement. Il avoue que le sigle attirait l’attention notamment à l’étranger où il fallait constamment donner des explications. ”Nous avons pensé qu’il nous sera plus commode d’y renoncer”, précise Mikkonen.
Il pense également que l’utilisation de nos jours de ce vieil emblème portait des risques pour la politique de sécurité car il pouvait être utilisé notamment comme moyen dans une guerre d’information.
La croix gammée est un symbole vieux de plusieurs milliers d’années, utilisé dans de nombreuses cultures. Dans la culture finno-ougrienne, elle était employée à des fins de décoration et comme symbole de bonheur.
HS/A19

Pour les revues précédentes, cliquer ici.

publié le 02/07/2020

haut de page