Revue de la presse du mercredi 15 mai 2019

France – Finlande

Aéronautique

Trois Rafales participeront au show aérien de Turku
L’armée de l’air française fait venir trois avions de combat multifonctions Rafale de Dassault Aviation au show aérien de Turku mi-juin. Partis de la base aérienne de Mont de Marsan, ils réaliseront devant le public finlandais un spectacle dynamique avec deux Rafales.
Dassault Aviation Rafale s’est présenté en Finlande une seule fois auparavant. Un spectacle de deux Rafales intitulé Dynamic Duo avait été réalisé en été 2018 à Tikkakoksi lors du centenaire de l’armée de l’air finlandaise. La visite de Rafale est de toute manière un évènement rare, la première ayant eu lieu lors des exercices d’opérations aériennes ACE en 2017. Au printemps 2019, le Rafale avait participé à Rovaniemi à des tests de résistance au froid.
Dassault Aviation Rafale est le chasseur principal de l’armée de l’air et de la marine françaises. Utilisé par l’armée de l’air française dans des tâches aériennes difficiles, la version biplace permet à un second pilote placé dans le cockpit arrière de gérer l’ensemble des systèmes de senseurs et d’armes.
Vendu en Egypte, en Inde et au Qatar, le Rafale est un avion de combat omnirôle très moderne dont les qualités ont été louées dans les médias de l’ouest comme de l’est.
Dassault Aviation propose l’appareil à la Finlande pour succéder aux F-18 de l’armée de l’air. Tous les cinq candidats en lice pour le projet HX participent au show aérien de Turku : BAE Systems, Boeing, Dassault Aviation, Lockheed Martin et Saab seront présents avec leurs propres stands. A l‘œuvre en vol, on devrait voir l’Eurofighter Typhoon de BAE Systems, le Rafale de Dassault et le Saab 39 C Gripen.
Le show aérien du centenaire de l’Union de l’aviation finlandaise sera organisé à l’aéroport de Turku les 15 et 16 juin, sous le haut patronnage du président de la république Sauli Niinistö.
L’armée de l’air, l’aviation de l’armée de terre et l’escadre de surveillance des gardes-frontières seront tous présentes au show.
www.lentoposti.fi

Politique intérieure

Formation du gouvernement

Propos de M. Rinne sur la répartition des portefeuilles
Uusisuomi rapporte que le président du PSD Antti Rinne a déclaré aujourd’hui qu’il était prêt à proposer le portefeuille des Affaires étrangères aux Verts, alors même qu’il lui reviendrait normalement selon le résultat des élections.
En effet, la réparation des portefeuilles ministériels entre les partis de la future coalition, se fait généralement selon le même principe de proportionnalité selon la loi d’Hondt qui est utilisé pour la réparation des sièges au Parlement.
Selon ce principe, le PSD aurait le premier poste, celui de Premier ministre, puis le Centre aurait le second, celui des Finances, qui devrait échoir au président du groupe parlementaire Antti Kaikkonen. Le troisième poste, celui des Affaires étrangères, qui reviendrait au PSD, pourrait être laissé par ce parti aux Verts, ce qui permettrait à M. Pekka Haavisto de devenir ministre des Affaires étrangères. Le PSD aurait alors le loisir de choisir le poste suivant, soit l’influent poste de Ministre de l’Economie.
« Je pense que l’on peut discuter de cela sans suivre obligatoirement la loi d’Hondt, mais en prenant en compte les intérêts des différents partis », a dit M. Rinne.
« Nous n’avons pas encore discuté du nombre de portefeuilles de ministres ni de leur répartition entre les partis. Mais je pense que 18 peiut être un bon nombre, agfin que personne ne se tue à la tâche. Si l’on part sur ces bases, je pense que l’on parlera de la réparation entre partis la semaine prochaine », dit-il.
Uusisuomi estime que le PSD pourrait avoir sept ministres, le Centre cinq, les Verts trois, l’Alliance des Gauches deux et le parti populaire suédois un. Si l’on applique la loi d’Hondt.
Uusisuomi estime que si le PSD devait choisir le ministre des Affaires étrangères, le plus probable est que l’ancienne présidente du parti Mme Urpilainen serait la principale candidate. Néanmoins, elle est considérée comme la candidate favorite pour le prochaine poste de Commissaire européen de la Finlande.
M. Rinne a insisté sur l’importance de renforcer le nombre de femmes à la Commission européenne.
US

Politique étrangère et européenne

Elections européennes

Le vote par anticipation commence aujourd’hui
Helsingin Sanomat rapporte que le vote par anticipation des élections européennes commence aujourd’hui mercredi et terminera mardi 21 mai. A l’étranger, le vote se terminera déjà samedi 18 mai. Le jour du vote proprement dit est le dimanche 26 mai.
Il n’y a qu’une seule circonscription aux élections européennes en Finlande. 17 partis politiques, inscrits dans le registre des partis, ont désigné au total 269 candidats. Le nombre de parlementaires européens élus en Finlande est treize - et un 14e sera nommé après l’éventuel Brexit.
Le taux de participation aux élections européennes de 2014 a été de 41,0 %. Les principaux élus de 2014, Alexander Studd, Jussi Halla-aho et Olli Rehn, ne se représentent pas.
HS/A13, vaalit.fi

Les candidats aux élections européennes ne sont pas favorables à un renforcement des frontières internes
Selon un sondage international publié au printemps, l’islam radical est largement perçu dans divers pays membres de l’UE comme la plus grande menace pour l’avenir de l’Europe.
Néanmoins, la libre-circulation est un principe important pour les candidats européens. Selon Yle, les grands partis, à l’exception des Vrais Finlandais et des Chrétiens-démocrates, ne sont pas favorables au renforcement de la surveillance aux frontières entre les pays membres, ce qui compliquerait la libre-circulation.
www.yle

Rencontre à Tallinn
Les nationalistes recherchent le groupe le plus important possible

Ilta-Sanomat a interviewé le candidat des Vrais Finlandais aux élections européennes Olli Kotro qui a participé à la réunion des nationalistes qui se tenait hier à Tallinn avec Mme Le Pen ainsi que des représentants des partis nationalistes estoniens et danois.
M. Kotro avait précédemment participé à une rencontre similaire organisé par M. Salvini à Milan.
Il déclare que les Vrais Finlandais ont pour objectif de participer au plus grand groupe des nationalistes au prochain parlement européen.
Il souligne que ces partis ont des positions différentes sur la Russie mais, selon lui, cela ne pose pas problème car il n’y aura pas de discipline parlementaire dans le futur groupe et d’autre part les partis nationaux gardent leurs positions en matière de politique internationales.
IS

Union européenne

Fonctionnaires finlandais en baisse
Keskisuomalainen indique que, selon la chancellerie du conseil des ministres, un peu plus de 2 % des environ 40 000 employés de l’Union européenne sont des Finlandais. Il y en a le plus à la Commission européenne, 540. La part des Finlandais de la population de l’Union est environ 1 %.
« La situation actuelle est bonne mais le nombre de fonctionnaires finlandais est en baisse », selon Mikael Kekkonen, conseiller à la représentation permanente de Finlande à Bruxelles. Les fonctionnaires recrutés après l’adhésion de la Finlande à l’UE en 1995 commencent à prendre leur retraite et les jeunes ne s’intéressent pas autant à des postes européens. « Les jeunes des pays où le niveau de salaires est plus bas sont plus attirés par l’UE. »
En 2010-2018, au total 5 720 Finlandais ont participé aux concours de l’UE, soit un peu moins d’un pour cent des candidats. 2,5 % des candidats finlandais sont admis.
Parmi les 36 directeurs généraux de l’Union il y a trois Finlandais : Tiina Astola, Timo Pesonen et Ville Itälä.
KS/12

Conseil de l’Europe

Réunion du comité ministériel
Aamulehti relève que la question d’un départ éventuel de la Russie de l’organisation est d’actualité au moment où la réunion du comité ministériel du Conseil de l’Europe sera organisée à Helsinki, vendredi. Cet été, cela fera deux ans que la Russie ne verse plus ses cotisations, ce qui permettrait aux Etats membres d’entamer la procédure pour faire sortir le pays du Conseil de l’Europe.
Nina Nordström, chef de l’unité de la politique des droits de l’homme du ministère des Affaires étrangères, souligne que ce n’est surtout pas le souhait du Conseil de l’Europe ni de la Finlande ou encore de plusieurs Etats européens.
Concernant l’ordre du jour de la réunion, Mme Nordström prévoit que les droits et obligations des Etats membres, les cotisations et les priorités des prochaines années seront évoqués.
La réunion pourra constituer un signal politique concernant la question de la Russie. Jussi Lassila, chercheur à l’Institut de relations internationales, estime que, selon le Kremlin, une participation au Conseil de l’Europe, une organisation dirigée par les pays d’Occident et soulignant les valeurs libérales, ne profite pas à la Russie. Selon M. Lassila, un « ruxit » n’est toutefois pas probable.
Mme Nordström estime qu’un départ de la Russie nuirait au budget, ainsi qu’au dialogue entre l’Europe et la Russie. La coopération au niveau juridique entre l’Europe et la Russie deviendrait considérablement plus compliquée, et un ruxit serait un coup dur pour les citoyens et ONG russes. 20% des cas de saisine de la Cour européenne des droits de l’homme viennent de Russie.
AL/A22

Finlande – Suède – Défense

La défense nationale suédoise veut réformer son armée et préconiserait une aide militaire pour la Finlande
Un groupe de préparation formé par le ministre de la Défense suédoise Peter Hultqvist vient de rendre son rapport final sur les grandes lignes de la défense 2020-2025.
Le rapport préconise d’augmenter le nombre annuel des conscrits de 3 000 à 8 000, et les effectifs du temps de guerre de 60 000 à 80 000.
Selon le rapport, la Suède envisagerait d’envoyer à la Finlande une aide militaire sous forme d’une brigade de 5 000 soldats en cas de crise ou dans l’éventualité d’une situation de guerre dans la région.
Le professeur en stratégie à l’Ecole des Hautes études de la Défense nationale, Antti Pihlajamaa rappelle qu’il ne s’agit que d’une proposition et estime qu’il faudra attendre la prochaine décennie pour voir ce que signifie cette nouvelle proposition.
HS15., AL15.5/A23

Immigration

Les demandeurs d’asile faiblement qualifiés
Helsingin Sanomat relève que selon une étude auprès de 2 000 demandeurs d’asile, ils ont une expérience professionnelle pratique mais souvent une formation modeste.
Dans la région d’Helsinki, 43 % des demandeurs d’asile travaillent. Plus de 80 % disent qu’ils font des études de finnois mais la plupart considèrent que leurs connaissances en finnois ne sont pas suffisantes.
HS/A17

Economie mondiale


La guerre commerciale touche également les entreprises finlandaises

Helsingin Sanomat rend compte du fait que des entreprises industrielles finlandaises ont subi des coups durs en raison du durcissement de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine, à juger de leur évolution en bourse durant la semaine écoulée.
Les entreprises concernées sont dépendantes des investissements à l’étranger ou alors des exportations. Les actions du groupe minier Outotec ont perdu jusqu’à 19% de leur valeur. Le groupe d’acier Outokumpu a également souffert des droits de douanes sur l’acier.
Généralement, les ateliers de construction et l’industrie forestière sont touchés.
Par contre, il est difficile de trouver des entreprises qui pourraient bénéficier de la situation. Les téléopérateurs ne sont pas touchés, ni le groupe énergétique Fortum, par exemple.
Le groupe d’ascenseurs Koné n’a pas non plus souffert du fait qu’une grande partie de ses activités consiste à l’entretien des ascenseurs ce qui dépend moins du commerce international.
HS note que, généralement, les entreprises finlandaises dans leur ensemble sont particulièrement dépendantes, directement ou indirectement, de l’évolution de l’économie et du commerce mondial.
HS/A31

Climat

Selon des chercheurs, il serait plus raisonnable, pour les pays nordiques, de contribuer à la diminution des émissions dans d’autres pays
Selon un rapport commandé par le Conseil nordique, il pourrait être plus intéressant pour les pays nordiques, dans beaucoup de cas, de financer les diminutions d’émissions dans d’autres pays, que de s’efforcer d’en faire eux-mêmes.
Le rapport annuel Nordic Policy Review 2019, rédigé par des chercheurs de sciences économiques nordiques, se concentre cette fois sur les mesures climatiques.
Pour le réchauffement climatique, le fait de savoir où les émissions diminuent est sans importance. Mettre en place de nouvelles diminutions dans les pays nordiques revient proportionnellement plus cher que de le faire ailleurs, selon ce rapport.
Le rapport souligne aussi le rôle des pays nordiques disposant d’un niveau élevé de formation dans l’évolution des nouvelles technologies permettant de restreindre les émissions. Sans l’exportation de telles technologies, les pays nordiques ne pourront participer à la lutte contre le changement climatique qu’en diminuant leurs propres émissions.
HS/A15

Société

Logement


1,2 million de personnes vivent seules

Selon les chiffres du Centre national de recherches statistiques, il y a en moyenne moins de deux habitants (1,99) par logement en Finlande, pour la première fois de l’histoire. Le nombre de ceux qui habitent seuls a augmenté de 2,5% par rapport à l’année dernière, pour s’élever à 44%. Le nombre de ménages de deux personnes a également un peu augmenté, mais celui des logements comptant plus d’habitants a diminué.
En 1985, il y avait le plus de ménages de trois personnes et plus, plus de 800 000 contre 500 000 de ménages d’une ou deux personnes. Ces dernières décennies, la situation s’est inversée.
HS/A32

publié le 15/05/2019

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