Revue de la presse du mercredi 12 juillet

Politique étrangère et européenne

Climat - Forêts


« Bruxelles considère la bioéconomie finlandaise comme un fardeau dans la lutte contre le rechauffement climatique »
AL

« La Finlande risque d’avoir une addition à payer" KS

« Douche froide à Bruxelles, la Finlande compte sur la présidence estionienne » KL

Editorial : « On ne comprend pas notre sylviculture à Bruxelles » KS

La commission de l’environnement du parlement européen a approuvé 2000-2012 comme période de référence pour le règlement relatif à la prise en compte des émissions et des absorptions de gaz à effet de serre résultant de l’utilisation des terres, du changement d’affectation des terres et de la foresterie dans le cadre d’action pour le climat et l’énergie à l’horizon 2030. Or, la Finlande ne cesse de se battre pour assouplir ces critères car, durant cette période, les coupes de bois étaient très faibkles en Finlande où l’on importait beaucoup de bois de russie. Dès lors, avec les investissements prévus dans la bioéconomie, la Finlande devrait rapidement atteidnre le niveau de cette période de référence. Et si elle veut consolmmer plus de bois, elle devra trouver des moyen s de compensation (ou diminuer ses émissions dans les autres secteurs).

Aamulehti estime que, pour la Finlande, il s’agit en fait d’arriver à convaincre à Bruxelles que la forêt n’est pas une source démission mais plutôt au contraire un puits à carbone.

Néanmoins, le vote en commission était serré et les Finlandais espèrent pouvoir renverser la tendance lors du vote en séance plénière au parlement européen en septembre.

« La Finlande doit continuer à faire du lobbying », déclare Harri Laurikka, directeur du secteur de la bioénergie.

La Finlande est particulièrement amère que cette période de référence favorise les pays comme la Suède qui ont beaucoup coupé de bois à l’époque et ont donc une importante marge avant d’atteidnre la limite.

Kauppalehti rapporte que la Finlande a confiance dans le travail de la présidence estonienne pour que la sylviculture finlandaise obtienne de meilleures conditions.
KL AL KS

Politique intérieure

Gouvernement

Déclarations de M. Sipilä

Dans une interview accordée à Helsingin Sanomat, le premier ministre Juha Sipilä déclare qu’après le pacte de compétitivité et la réforme des services sociaux et de santé, la troisième priorité de son gouvernement est la lutte contre l’exclusion et les inégalités. Il a lancé un groupe de travail pour réfléchir comment arrêter l’augmentation des inégalités : cela va de l’accès aux crèches aux problèmes de l’endettement en passant par l’aménagement du temps entre vie familiale et vie professionnelle aux problèmes de l’immigration.

Il s’agit pour lui de préparer une réforme de l’assurance sociale dans un contexte où les revenus et les carrières seront toujours plus éparpillés. Comme solution, il propose le revenu universel.

M. Sipilä refuse néanmoins de commenter les propos de la nouvelle directrice des assurances sociales Kela qui a proposé de mettre fin aux allocations sans contrepartie (en matière de travail ou de formation).

Même si cette réforme des assurances sociales semble éloignée, rapporte Helsingin Sanomat, M. Sipilä n’est pas pour autant prêt à revenir sur l’objectif qu’il s’était fixé d’atteindre un taux d’emploi de 72%. Il cite le tourisme et la bioéconomie comme secteur dans lesquels les investissements créeront des emplois.
HS

Emploi – Retraites - Pénibilité

Pas encore d’intérêt pour la nouvelle retraite pour pénibilité

A partir du 1er février 2018, les personnes qui ont travaillé pendant 38 ans dans des emplois remplissant les critères de pénibilité pourront demander à bénéficier de la retraite pour les carrières pénibles à partir de 63 ans. Pour l’instant peu de personnes se sont renseignées sur cette possibilité. On estime toutefois que cette formule pourrait susciter de l’intérêt lorsque l’âge minimum de départ à la retraite sera passé à 65 ans.

Les caisses de retraite soulignent que les critères de pénibilité sont stricts.
HS

L’intérêt pour la retraite anticipée constitue un risque

L’éditorialiste de Kauppalehti s’inquiète du succès rencontré par la retraite anticipée qui permet de demander l’ouverture de ses droits à retraite à partir de 61 ans tout en continuant (ou non) de travailler. Cette nouvelle formule a suscité plus de succès que la retraite à temps partiel qui existait auparavant.

L’éditorialiste relève que la réforme des retraites qui est entrée en vigueur en 2017 avait pour objectif d’allonger les carrières et de retarder l’âge moyen de départ à la retraite. Il se demande si la retraiter pour pénibilité ou la retraite anticipée ne vont pas avoir l’effet inverse.
KL

Défense

L’acquisition d’un bâtiment de guerre rappelle les erreurs des années trente

Lors des festivités de l’anniversaire de la marine à Vaasa le week-end dernier, il a été révélé que les nouveaux bâtiments de guerre bientôt en construction feraient partie de la classe Pohjanmaa.

L’éditorialiste de Helsingin Sanomat rappelle que cette acquisition suscite diverses critiques. Le prix de revient et d’entretien des navires risque d’être tellement cher que l’achat priverait l’armée de terre de ses propres acquisitions. De plus, les bâtiments de la classe Pohjanmaa sont soupçonnés être des cibles faciles pour les missiles. Une alternative plus économique proposait des navires plus petits et des défenses anti missiles. Les critiques se sont par ailleurs demandé pourquoi la Finlande achète des bâtiments de guerre qui devraient pouvoir opérer loin dans la partie méridionale de la mer Baltique.

Quant aux plus virulents des critiques, ils ont eu l’idée de comparer cette acquisition de la classe Pohjanmaa à un programme naval des années trente où la Finlande a construit des sous-marins et deux grands cuirassés. Ces cuirassés constituaient la fierté de la marine finlandaise. Néanmoins, la pratique a révélé l’inutilité de ces navires qui avaient englouti une partie du budget consacré au développement bien plus utile de l’armée de terre.
HS

Economie

Energie

La Finlande exportatrice nette d’électricté grâce à l’énergie éolienne ?

Le consortium Voimaa tuulesta (l’énergie par le vent) qui comprend des entreprises d’Allemagne, de Finlande, de France, de Grande-Bretagne et du Japon envisage d’augmenter significativement la production éolienne en Finlande.

Actuellement cette production n’est que de 1600 MW, soit 5% de la production d’électricité. Mais il serait possible d’arriver à 10% en 2020. Et les projets actuels d’éolien en Finlande portent sur 11 000 MW.
KL

publié le 12/07/2017

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