Revue de la presse du mardi 7 juillet

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Situation sanitaire

7262 cas en Finlande – 329 décès
THL annonce aujourd’hui 7 262 (+5) cas, 329 (-) décès, 19 (-) personnes hospitalisées dont 1 (-) en soins intensifs. THL actualise le nombre de cas chaque jour mais les autres chiffres seulement les lundis, mercredis et vendredis.
Thl.fi

Pas de supplément covid pour les infirmières et aides-soignantes
Helsingin Sanomat rend compte du fait que les infirmières et aides-soignantes n’ont pas reçu de compensation supplémentaire au titre du coronavirus alors que leurs syndicats Tehy et Super l’avait exigée. Le district hospitalier HUS a versé un supplément seulement aux soignants qui manipulent les tests de coronavirus du fait qu’un cycle de trois-huit a été rajouté à leur rotation. Les autres services fonctionnaient déjà sur la base d’une rotation trois-huit.
Selon Tehy, les employés des services d’urgence ont été vexés. Les syndicats avaient négocié un supplément forfaitaire de mille euros du fait de risque d’exposition. Tehy estime qu’en cas d’une deuxième vague du virus, il pourra être plus difficile de convaincre les employés d’être aussi flexibles en matière d’heures supplémentaires qu’ils ne l’étaient au printemps.
HS

Vaccins et traitement anti-covid Remdesivir : la Finlande se place
L’UE souhaite obtenir en Europe le traitement anti-covid américain Remdesivir. Selon Helsingin Sanomat, la Finlande a exprimé à une phase précoce son intérêt concernant les négociations. Elle a également signé, la semaine dernière, le contrat concernant les négociations de la Commission européenne pour une éventuelle acquisition en commun d’un vaccin. La Commission négocie actuellement avec plusieurs fabricants. Dans le cas où des contrats seraient conclus, il s’agira pour chaque Etat membre participant de rejoindre séparément chacun des contrats d’acquisition.
Selon des spécialistes, il faudra entre 300 et 600 millions de doses de vaccin pour l’UE. Les premiers vaccins pourraient être disponibles au plus tôt à la fin de l’année.
HS

Gouvernement

« Le gouvernement décidera bientôt avec quels pays seront autorisés les voyages librement » HS
De quels pays les ressortissants pourront entrer librement en Finlande la semaine prochaine ? Le gouvernement de Sanna Marin devrait négocier mercredi, rapporte Helsingin Sanomat.
Depuis la mi-juin, il est possible d’entrer librement en Finlande sans raison particulière depuis la Norvège, le Danemark, l’Islande, l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie, et une quarantaine de deux semaines n’est plus recommandée pour les nouveaux arrivants de ces pays.
La liste devrait être prolongée prochainement. L’expansion de la « bulle des voyages » est basée sur les positions décidées antérieurement par le gouvernement. En effet, le gouvernement a annoncé en juin qu’il faciliterait les déplacements à partir du 13 juillet vers les pays de l’UE et de Schengen où la situation du virus est similaire à celle des six pays précités.
Le critère choisi était le taux d’incidence, c’est-à-dire le nombre d’infections à coronavirus détectées pour 100 000 habitants au cours des 14 derniers jours. Le gouvernement a précisé que ce taux ne devrait pas dépasser huit.
Helsingin Sanomat rapporte que, aujourd’hui, il semblerait que seuls les pays suivants remplissent ce critère : Andorre, Vatican, Lettonie, Hongrie, Estonie, Chypre, Lituanie, Malte, Finlande, Grèce, Liechtenstein, San Marin, Irlande, Slovaquie, Norvège, Italie, Pays-Bas, Danemark et Allemagne.
Cependant, le seuil annoncé en juin ne détermine pas directement quels pays finiront par figurer sur la liste, précise Helsingin Sanomat. En effet, selon le quotidien, le gouvernement examinera dès le début de la semaine si la Finlande devrait ou non assouplir son seuil strict en Europe.
La Commission européenne recommande que les restrictions de voyage entre l’UE et les pays Schengen soient complètement levées depuis mi-juin déjà.
En outre, à la fin du mois de juin, le Conseil de l’UE a recommandé que l’entrée sans restriction en provenance de pays tiers soit possible lorsque le taux d’incidence correspondant était inférieur à 16. Ce chiffre reflétait la situation moyenne dans les pays de l’UE à l’époque, mais la situation a déjà changé. Au cours des deux dernières semaines, une moyenne de 12 infections à coronavirus pour 100 000 habitants sur les 14 derniers jours a été diagnostiquée dans l’UE.
En Finlande, le taux d’incidence a été ces derniers temps en moyenne de 2 à 2,27.
"Outre les valeurs limites, la situation globale sera examinée", a commenté Tuija Kumpulainen du ministère des Affaires sociales et de la Santé.
Jari Jalava, expert à l’Institut national de la santé et du bien-être (THL), déclare également qu’il n’est pas approprié de regarder les seuls chiffres de l’incidence. Selon lui, il est important d’observer l’évolution de la situation de la maladie dans les différents pays ces dernières semaines. « Quand j’ai parcouru les pays hier, le seuil de huit indiquait étonnamment bien si le pays allait dans une moins bonne ou dans une meilleure direction », dit Jalava. "Mais il y a des pays avec de très petites valeurs qui ont néanmoins une mauvaise tendance."
THL fournit des calculs et des estimations d’experts comme base de négociation au gouvernement Selon Jalava, en Italie et en Espagne, par exemple, la tendance a été nettement à une amélioration.
Beaucoup de choses se sont passées depuis juin quand ont été définies les lignes directrices de. La situation s’est détériorée dans certains pays de l’UE. Le 23 juin, l’Autriche, la Suisse et la Slovénie semblaient figurer sur la liste, mais leur taux d’incidence dépasse désormais le seuil de huit. La même chose s’est produite en Islande, d’où il est possible de se rendre en Finlande sans restriction.
Selon Helsingin Sanomat, le gouvernement est prêt à être quelque peu flexible sur les limites, au moins dans le cas où le seuil de huit cas aurait déjà été quelque peu dépassé dans les pays avec lesquels les déplacements auraient été déjà libéralisés. Surtout s’il s’agit de clusters concernant une seule zone ou un seul endroit.
Les frontières ne vont donc pas s’ouvrir et se fermer hermétiquement, selon que le taux d’infectiosité du pays n’est que de huit pour 100 000 habitants, souligne le quotidien.
Les restrictions avec les pays hors UE et non-Schengen sont également sur la table. Cependant, la question est en cours de préparation et Kumpulainen, par exemple, refuse de la commenter.
Les décisions ont un impact en particulier sur les citoyens étrangers qui ne résident pas en permanence en Finlande. En effet, conformément à la Constitution, les citoyens finlandais ont toujours pu quitter leur pays et y rentrer. Une chose différente est de savoir si c’est matériellement possible. En effet, les voyages ont été freinés par les restrictions imposées par d’autres pays et par les modes de transport.
HS

L’enquête préliminaire sur le ministre des Affaires étrangères est terminée
La police a achevé une enquête préliminaire sur les activités du ministre des Affaires étrangères Pekka Haavisto (Verts). La police n’a divulgué en aucune manière le contenu de l’enquête préliminaire dans son communiqué publié lundi.
La police a transmis son rapport préliminaire au procureur qui évaluera, avant que le rapport d’enquête préliminaire ne soit transmis à la Commission des Affaires constitutionnelles, si le dossier d’enquête est complet ou si des éclaircissements supplémentaires sont nécessaires.
Selon Johanna Ojala-Niemelä, présidente de la commission constitutionnelle, les membres de la commission et les experts étudieront en août le rapport qui fait plus de mille pages. Les discussions et consultations dans la commission se poursuivront début septembre.
HS

Parlement

Pour réduire les pénuries de main-d’œuvre, les demandeurs d’asile peuvent désormais obtenir un emploi immédiat pour un travail saisonnier
La loi sur les étrangers a été modifiée temporairement, informe l’Agence administrative régionale de l’État. Le changement est intervenu le 29 juin et sera en vigueur jusqu’au 31 octobre.
Avec ce changement, les demandeurs d’asile peuvent travailler dans le secteur primaire (agriculture, foresterie, horticulture et pêche) sans permis de séjour immédiatement si leur demande d’asile est en cours d’étude au moment de l’entrée en vigueur de la loi. Normalement, les demandeurs d’asile ne peuvent pas travailler en Finlande pendant les 3 à 6 premiers mois suivant le dépôt de leur demande.
Le changement temporaire dans la législation est motivé par la diminution de la main d’œuvre étrangère pour le travail saisonnier en raison de la situation du coronavirus.
HS

Transport aérien

Finnair reçoit jusqu’à 1500 demandes de remboursement par jour
Helsingin Sanomat relève qu’à ce jour, la compagnie aérienne Finnair a versé 247 millions d’euros en remboursement de vols annulés concernant 160 000 demandes de remboursement, et que 140 000 demandes attendent d’être étudiées. Le groupe continue à recevoir jusqu’à 1500 demandes de remboursement par jour.
Finnair ne souhaite pas donner d’estimation sur une date à laquelle toutes les demandes auront été traitées. Le montant final des remboursements dépendra du fait de savoir si des clients accepteront de reporter leur vol à une date ultérieure. Les clients ont été informés des vols annulés de l’été et de l’hiver fin juin.
L’office national de la concurrence et de protection des consommateurs a critiqué Finnair pour le délai important des remboursements. Pour l’office, des retards de plusieurs mois ne sont pas acceptables même dans les circonstances exceptionnelles.
Finnair indique que le nombre de demandes a dépassé en quelques mois celui que le groupe traite normalement en plus de trois ans. Les ressources pour l’étude des demandes ont été augmentées, selon Finnair.
Exceptionnellement, Finnair accorde aux clients la possibilité de modifier y compris des types de billets qui normalement ne le permettent pas, dans le cas où le pays de destination n’autorise pas l’entrée. L’exigence d’une quarantaine par le pays de destination ne justifie toutefois pas un remboursement.
HS

Europe

Les premiers mineurs demandeurs d’asile des camps de réfugiés méditerranéens arriveront en Finlande cette semaine
Le service d’immigration finlandais Migri indique que 25 enfants et jeunes demandeurs d’asile des camps de réfugiés méditerranéens arriveront en Finlande cette semaine.
Les mineurs sont le premier groupe de 175 demandeurs d’asile que la Finlande a décidé d’accueillir en février dernier.
« En raison de l’épidémie de coronavirus, les demandeurs d’asile seront initialement en quarantaine pendant deux semaines à Espoo. Après cela, ils seront placés dans des centres spécialisés dans l’accueil des mineurs », explique Mikko Välisalo, inspecteur général de l’unité d’accueil.
Sur les 175 demandeurs d’asile accueillis par la Finlande cette année des camps de réfugiés de la région méditerranéenne (Grèce, Chypre, Malte et Italie), une centaine sont des mineurs sans tuteur.
Les 25 premiers à venir cette semaine sont principalement des Afghans. Selon Migri, le reste de la centaine d’enfants et de jeunes viendra en trois vagues plus tard.
Yle

Economie

La crise du coronavirus a réduit la demande de papier et elle ne se rétablira peut-être jamais au niveau précédent - "Oui, nous devons être préparés au fait que des usines seront également fermées en Finlande" KL
Il pourrait y avoir de nouvelles réductions de la production de papier car il est peu probable que la demande revienne au niveau d’avant la pandémie, rapporte Kauppalehti.
Matleena Kniivilä, chercheuse spécialisée à Luke explique qu’en avril, la demande de papier d’impression et d’écriture en Europe s’est effondrée de 32% par rapport à la période correspondante de l’année dernière. En janvier-avril, la baisse a été de 14% par rapport à l’année dernière.
Dans le rapport économique du secteur forestier de Luke publié en juin, Kniivilä prévoit que la production et les exportations de papier de Finlande diminueront de 15% cette année. Le risque est que la baisse soit plus importante.
Au début de l’année, la production a été réduite par des grèves dans l’industrie forestière. À l’automne, Stora Enso fermera deux machines à papier fin à son usine d’Oulu, dont l’une commencera à produire du carton. UPM, pour sa part, a fermé sa machine à papier magazine à Rauma l’année dernière.
La capacité a également été réduite en Europe. L’usine de papier journal d’UPM en France est fermée depuis mars et la société n’a pas l’intention de la redémarrer.
La demande de papier diminue depuis des années en Finlande et ailleurs dans le monde. La question est de savoir combien la demande va baisser de façon permanente.
« L’hypothèse est que le coronavirus a provoqué un choc momentané. Mais pour le papier, elle a provoqué une baisse plus marquée. La demande pourrait revenir à une tendance à la baisse qui existait précédemment, mais le niveau restera plus bas qu’auparavant. Il est possible que la numérisation s’accélère en raison du coronavirus et que la tendance à la baisse devienne plus prononcée qu’auparavant », explique Kniivilä.
Si aucune nouvelle fermeture de machine n’est prévue pour cette année, "nous devons être préparés au fait que les machines seront également arrêtées en Finlande", dit Kniivilä.
L’agence de notation de crédit Moody’s estime que le saut numérique provoqué par le coronavirus est susceptible de se perpétuer après la pandémie. Beaucoup dans le monde continuent de travailler à distance. Les machines à papier peuvent être de plus en plus converties à d’autres productions.
L’industrie forestière spécialisée dans les produits chimiques a généralement été moins touchée par la crise du coronavirus que de nombreuses autres industries, bien que la situation dans le secteur du papier européen soit sombre.
« Les activités liées au carton ont principalement bien fonctionné pour Stora Enso et Metsä Board. Cela maintient les entreprises forestières à flot pendant le trimestre de crise », explique Antti Viljakainen, analyste chez Inderes.
En mars-mai, il y a eu un pic de la demande de carton. Selon Kniivilä, les entreprises finlandaises sont soutenues par leur concentration sur le carton de haute qualité, bien qu’au niveau mondial, la demande de matériaux d’emballage à base de fibres devrait rester plus faible cette année en raison de la stagnation économique. Les prix baissent également.
Les pierres angulaires d’UPM pendant la période du coronavirus ont été les biocarburants, les papiers spéciaux, les matériaux d’étiquettes et l’énergie. En pâte, UPM peut compter sur son usine d’Uruguay. « L’usine de Fray Bentos gagne de l’argent même avec le bas prix de la pâte. Dans les pays nordiques en revanche, les marges sur la pâte sont restées très faibles, les prix étant encore bas. Il y a eu une petite augmentation des prix, mais elle s’est terminée en juin », explique Viljakainen.
Les résultats des entreprises forestières d’avril à juin s’affaiblissent par rapport à la période de comparaison de l’année dernière. Viljakainen rappelle que le cycle économique s’est affaibli avant même la pandémie, mais la crise a compliqué la situation.
KL

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publié le 08/07/2020

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