Revue de la presse du mardi 6 novembre

Politique étrangère et européenne

Parti populaire européen

Le PPE se réunira à Helsinki les 7 et 8 novembre
Helsingin Sanomat rapporte que le les dirigeants des partis conservateurs européens se réuniront mercredi et jeudi à Messukeskus à Helsinki, à l’invitation du Rassemblement national finlandais. Le vote sur le candidat tête de liste du PPE aux élections européennes aura lieu jeudi entre deux candidats, l’Allemand Manfred Weber et le Finlandais Alexander Stubb.
Le PPE a des membres dans 41 pays. Arriveront à Helsinki le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, le président du Conseil européen Donald Tusk et le président du Parlement européen Antonio Tajani, ainsi que la chancelière fédérale allemande Angela Merkel, le chancelier autrichien Sebastian Kurtz, le Premier ministre hongrois Viktor Orban, le Premier ministre irlandais Leo Varadkar et l’ancien Premier ministre italien Silvio Berlusconi.
« Le PPE a été très uni. Aux élections du Parlement européen au printemps prochain les verts et les libéraux vont défier les conservateurs. La grande question est de savoir comment les nouveaux groupes vont se constituer », selon Teija Tiilikainen, directrice de l’UPI, institut des relations internationales.
« On a beaucoup parlé de la crise des partis de gauche mais actuellement les conservateurs européens sont également en crise », selon Mme Tiilikainen.
M. Stubb, qui fait campagne depuis début octobre, ne souhaite pas évaluer le nombre de délégués qui voteront pour lui. Un débat entre MM. Stubb et Weber aura lieu mercredi soir. Les deux candidats se prononceront encore jeudi matin avant le vote.
HS/A20-21

Entretiens de MM. Niinistö et Sipilä avec les hôtes étrangers
Turun Sanomat relève que le Président Sauli Niinistö et le Premier ministre Juha Sipilä auront des entretiens avec les dirigeants de l’Union européenne et des Etats membres à l’occasion de la réunion du PPE.
M. Sipilä aura des entretiens avec Mme Merkel, M. Tusk, M. Juncker, le commissaire Michel Barnier, les Premiers ministres irlandais, croate, hongrois et bulgare, MM. Varadkar, Plenkovic, Orban et Borisov, et le chancelier autrichien Sebastian Kurtz.
Selon Riikka Pakarinen, conseillère des affaires européennes de M. Sipilä, le Premier ministre finlandais aura des entretiens bilatéraux avec ses collègues, en Finlande ou à l’étranger, afin de préparer la présidence finlandaise de l’Union européenne en 2019.
TS/9

M. Soini aux îles Åland

M. Soini a évoqué la paix et la sécurité avec les jeunes ålandais
Hufvudstadsbladet rapporte que le ministre des Affaires étrangères Timo Soini a effectué lundi une visite aux îles Åland. Il a eu un entretien avec la cheffe du gouvernement ålandais Karin Sjögren et a rencontré des élèves du lycée.
Lors d’une conférence de presse, M. Soini, qui a été en congé maladie pendant tout le mois d’octobre, a répondu à une question quant de savoir s’il comptait se présenter aux élections législatives du printemps prochain. Il a déclaré qu’il ne savait pas encore et que la question était difficile.
HBL/9

Sécurité

« Le Président Niinistö craint une nouvelle guerre froide » TS
Turun Sanomat rapporte que le Président Sauli Niinistö a exprimé hier, lors du discours d’ouverture des Journées de la défense nationale, son inquiétude sur la situation du désarmement nucléaire. Il craint que les grandes puissances se désengagent des traités de bannissement des missiles de longue et moyenne portée Start et FNI. « Une situation sans accord représente d’énormes risques. La guerre froide du passé se transformerait en une guerre encore plus glaciale », a dit le Président qui a exprimé son intention de proposer les « bons offices » de la Finlande sur ce sujet lors de ses discussions avec les chefs d’Etat étranger au Forum sur la Paix de Paris ce week end.
« Lors de mes prochaines rencontres avec les représentants des grandes puissances je vais donc aborder les questions du désarmement nucléaire et suggérer la capacité de la Finlande à aider au lancement d’un nouveau cycle de négociations », a dit M. Niinistö sans préciser s’il pensait que la Finlande pourrait organiser une nouvelle rencontre entre les présidents des Etats-Unis et de Russie, relève Turun Sanomat. « La Finlande a proposé ses « bons offices » diplomatiques et, ces dernières années ils ont été souvent utilisés », a-t-il dit.
Par ailleurs le Président a souligné que la Finlande devait coopérer avec d’autres Etats pour renforcer sa sécurité. Cela signifie la participation à l’UE, le partenariat pour la paix de l’OTAN, la participation à des coopérations avec des groupes d’Etats ainsi que des accords de coopération bilatéraux.
Selon lui, sur la participation de la Finlande aux exercices de l’OTAN récemment en Norvège, « il ne faut pas tirer de conclusions en matière de politique de sécurité ». , précise M. Niinistö.
Turun Sanomat rapporte aussi que le Président a déclaré que « tout renforcement de la défense de l’UE signifie immanquablement un renforcement de l’oTAN par voie de conséquence. Et cela fait d’ailleurs des décennies que les Etats-Unis demandent une meilleure répartition du fardeau aux Européens ».
TS

Editorial : « On risque de faire de nouvelles erreurs si on oublie les expériences du passé » HS
Helsingin Sanomat regrette qu’à la veille de la commémoration du centenaire de la fin de la Première guerre mondiale dont l’apogée aura lieu avec le Forum sur la Paix de Paris, il semble que l’on ait oublié l’importance de la coopération. De plus en plus de pays voient le monde à travers un jeu à somme nulle dans lequel la victoire de l’un signifie la défaite de l’autre. Sous les traits d’un nationalisme égoïste, la haine menace de ramener le monde plusieurs décennies en arrière.
L’éditorialiste regrette aussi que l’on ait oublié des leçons encore plus récentes, comme celles de la guerre froide pendant laquelle le monde retenait son souffle face à la course à l’armement nucléaire. Aujourd’hui, le désarmement nucléaire est menacé par les Etats-Unis, la Russie et les autres puissances nucléaires. L’éditorialiste considère que la Finlande a un rôle à jouer pour promouvoir le désarmement nucléaire et que la prochaine occasion de la faire sera le Forum sur la paix de Paris.
HS

Billet de Kari Huhta : La Finlande et la Suède attirent l’attention
« Il n’y avait plus d’adjectifs pour qualifier les deux pays partenaires de l’OTAN lors de l’exercice Trident Juncture en Norvège dès lors qu’il fallait parler de la Finlande et de la Suède en plus des 29 pays de l’OTA N », écrit le journaliste Kari Huhta dans son billet publié dans Helsingin sanomat. Selon lui, la Finlande et la Suède ont attiré l’attention bien plus que les pays de l’Alliance.
« Aucun autre pays n’appartenant pas à l’OTAN n’entretient avec l’alliance des relations aussi étroites que ce tandem nordique. Certains pays comme l’Autriche ou l’Irlande ne désirent pas nouer des liens similaires et d’autres, comme l’Ukraine et la Géorgie, ne sont pas en mesure de le faire », note Huhta. « La preuve que cette relation est singulière est que l’attitude de la Russie envers ce lien est de plus en plus négative. »
« Il est difficile d’évaluer la solidité et l’opérationnalité d’une défense basée sur une collaboration mutuelle, sur un réseau d’accords de coopération et sur une capacité de collaboration sans faille puisqu’elle n’a pas d’antécédent. D’ailleurs, elle n’a même pas de nom, à moins qu’on l’appelle alliance », conclut Huhta.
HS2.11/A4

Politique intérieure

Marché du travail

Législation concernant la coopération sur les lieux de travail et les mesures collectives de licenciement
Le ministre de l’Emploi, Jari Lindström, a fait effectuer un rapport sur la législation qui concerne notamment la coopération sur les lieux de travail et les mesures collectives de licenciement. Le rapport rédigé par Rauno Vanhanen, ancien directeur à l’association des Entrepreneurs de Finlande, et Katarina Murto, directrice auprès de la confédération des employés, STTK, proposent que la législation sur les plans sociaux soit étendue de façon à ce qu’elle concerne les entreprises employant au minimum dix personnes, alors qu’aujourd’hui, les entreprises de vingt ou plus d’employés sont concernées.
Les rédacteurs du rapport souhaitent également revoir le seuil de licenciements pour des raisons économiques et liées à la production. Pour eux, le seuil de recours à de tels licenciements est bas en Finlande comparé à la situation internationale. Ils proposent que l’employeur argue désormais par écrit sur le fait qu’il y a moins de travail ou sur les critères de la sélection des personnes à licencier.
Mme Murto, qui a présenté le rapport publié hier, note que l’idée derrière ces propositions est que le motif économique et lié à la production ne soit pas utilisé dans le cas d’un licenciement qui en réalité serait basé sur des raisons individuelles.
Les rédacteurs proposent que les articles encadrant les licenciements soient intégrés dans la législation concernant la coopération sur les lieux de travail, et que cette loi soit désormais appelé loi sur le développement. L’objectif de cette législation est de promouvoir les échanges entre l’employeur et les employés même au moment où des licenciements ne soient pas en vue.
M. Lindström a dit, hier, qu’il envisageait, sur la base de ce rapport, de mettre en place un groupe de travail tripartite pour préparer la réforme de la législation en question.
Le patronat EK aurait souhaité que le rapport propose un licenciement plus flexible. Pour lui, les propositions augmentent la bureaucratie. EK et les Entrepreneurs de Finlande regrettent la proposition d’inclure les entreprises de dix salariés dans le cadre de la loi. Ils estiment au contraire, qu’il faudrait qu’elle ne concerne que les entreprises de 50 salariés et plus.
HS/A14

Défense – Environnement

Les parcs éoliens brouillent les radars
« La région maritime de Kaakonkulma (Sud-Est de la Finlande) jusqu’à la presqu’île de Hanko est interdite aux parcs éoliens » déclare l’ingénieur Jussi Karhila de la division des opérations de l’état-major des forces de défense.
Les parcs éoliens d’une certaine hauteur produisent un effet ombré pour les radars en écourtant leur portée et en provoquant une zone d’ombre. De plus, les parcs éoliens créent pour les radars un puissant effet de reflet en brouillant leur capacité de détection des cibles. La puissance des effets d’interférences dépend de la hauteur et du nombre des radars ainsi que de la distance par rapport au radar.
Pour tout permis de construire d’une centrale éolienne de plus de 50 m de haut, un rapport spécial doit être sollicité auprès de la défense nationale. Dans la pratique un rapport négatif empêchera l’obtention d’un permis de construire.
M. Karhila rappelle que les intérêts de la défense nationale seront toujours prioritaires.
Le Centre national de recherche scientifique (VTT) possède depuis 2011 un programme de calcul pour étudier les interférences des radars qui est géré par la division des opérations de l’état-major des forces de défense. Ce programme classé secret et considéré comme un matériel de guerre en Finlande est une rareté dans le monde.
Selon l’Association finlandaise des centrales éoliennes, le pays compte aujourd’hui 700 centrales éoliennes. La défense nationale a délivré 7 500 rapports positifs et 900 rapports négatifs sur des projets de parcs éoliens en Finlande.
HS6.11/A11

publié le 06/11/2018

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