Revue de la presse du mardi 3 mars

Politique intérieure

Coronavirus

Sept cas confirmés en Finlande
Helsingin Sanomat relève qu’un nouveau cas de coronavirus a été confirmé par les services de santé de la région d’Helsinki et Uusimaa (HUS) lundi à Helsinki. Il s’agit d’un homme en âge de travailler qui fait partie de l’entourage d’une personne contaminée, rentrée de Milan.
HS

Niveau de préparation en Finlande
L’hôpital pédiatrique d’Helsinki a mis en place un nouveau service où un enfant peut être testé même dans la voiture de sa famille devant l’hôpital.
Helsingin Sanomat quotidien rappelle que la Première ministre Sanna Marin a affirmé la semaine dernière que la Finlande était bien préparé à l’arrivée du coronavirus.
Le ministère des Affaires sociales et de la Santé a mis à jour le plan d’intervention en vue d’une pandémie. Le problème est qu’on ne connaît pas assez bien le virus.
Selon Mme Marin, une somme de 8,9 millions d’euros est réservée dans le budget de l’Etat aux dépenses dans les situations d’épidémies. Lasse Lehtonen, directeur à HUS, estime que le budget est loin d’être suffisant.
Tero Varpula, médecin en chef des soins intensifs à l’hôpital de Jorvi à Espoo, estime qu’il y a assez de places en soins intensifs dans les hôpitaux. Il se demande toutefois s’il y a assez de médecins et d’infirmiers parce que les soins intensifs nécessitent beaucoup d’expérience. Il serait possible d’annuler des opérations non urgentes si les services de réanimation sont trop chargés.
M. Varpula souligne toutefois que les soins intensifs en Finlande sont bien organisés.
HS/A6-7

Des tests plus stricts
Aamulehti rapporte que, selon la nouvelle instruction de l’Institut de santé publique THL, tous les patients qui ont besoin d’être soignés à l’hôpital en raison d’une infection aggravée des voies respiratoires doivent être testés aussi pour coronavirus.
AL/A7

La défense nationale s’apprête à la propagation du coronavirus et rassure les gens
La défense nationale rassure les conscrits et les personnels des garnisons sur le risque de contagion dans les casernes. Selon elle, ces personnes ne sont pas davantage enclines à être contaminées par le coronavirus que le reste de la population. Elle rappelle que la meilleure façon de se protéger contre le virus est d’appliquer une bonne hygiène des mains et de la toux.
La défense nationale applique les consignes de l’Institut de santé publique (THL) dans les soins des éventuels cas de contagion du virus et suit l’évolution de la situation.
Un numéro de téléphone a été mis en place au service des conscrits.
HS2.3.

Santé

Hélicoptères de la protection civile
L’organisation des services des hélicoptères médicaux est en bouleversement. Il est prévu de transférer les activités à un groupe d’Etat qui sera créé à cet effet. La question de savoir qui sera l’employeur des 50 à 60 médecins concernés reste en instance. Actuellement, ils dépendent des régions de soins de santé.
Les avis sont divisés en la matière. Ceux qui estiment que les médecins devraient tous dépendre d’un même employeur soulignent l’unité au niveau national que cela apporterait. Les régions de soins de santé considèrent quant à elles que transférer une partie des soins qui relèvent de services publics à un groupe spécifique créerait une situation peu commode du fait qu’un patient serait plus tard de toute manière transféré à la charge d’un service régional de soins. Un groupe spécifique n’aurait pas accès par exemple aux informations concernant les patients.
Pour l’instant, il existe une décision de la commission ministérielle de politique économique sur le fait que les activités de transport relèveront par la suite de la gestion de l’Etat.
AL/lun/A10

Politique étrangère et européenne

Migrants – Turquie – Grèce

Propos de M. Haavisto
Le ministre des Affaires étrangères, Pekka Haavisto, estime que l’arrivée de milliers d’immigrants à la frontière grecque semblerait être une opération organisée par la Turquie. Il indique que, selon les informations obtenues, la situation serait exceptionnelle dans le sens où la mobilisation [des migrants] vers la frontière est bien organisée, et qu’il semblerait actuellement qu’il y ait des éléments organisés.
M. Haavisto a évoqué la situation avec son homologue grec qui a dit que son pays avait fait la même analyse sur le fait qu’il y avait des caractéristiques d’actions hybrides dans la situation, telles qui n’étaient pas liées à des mouvements migratoires spontanés.
Pour M. Haavisto, derrière l’action de la Turquie, il y a la volonté d’obtenir de l’UE plus de soutien pour la gestion de la situation migratoire ainsi qu’une solidarité en ce qui concerne l’opération militaire à Idlib. Il estime qu’il est compréhensible que la Turquie craigne l’épuisement de ses ressources pour gérer la situation en matière de réfugiés.
Concernant la Grèce, M. Haavisto indique que, dans l’UE, il y a une compréhension en ce qui concerne sa situation. Il faut prendre en compte l’éventualité que les migrants ont été encouragés avec de fausses informations à partir vers la Grèce.
La ministre de l’Intérieur, Maria Ohisalo, estime que la position grecque sera évoquée entres les ministres de l’Intérieur, cette semaine ou la semaine prochaine. C’est une question sur laquelle il faudra se pencher ensemble et discuter sur le fait de savoir comment observer les conventions internationales dans l’UE.
M. Haavisto relève que, lors de la rencontre des ministres des Affaires étrangères, vendredi, il s’agira d’analyser et d’arguer sur le fait de savoir comment le problème dse réfugiés se politise et comment on l’utilise politiquement et au niveau de la politique de sécurité.
HS/A29, AL/A19

Un patrouilleur et 30 surveillants finlandais se préparent pour une mission de Frontex
La Finlande se prépare à répondre à la demande grecque et à envoyer un patrouilleur et 30 surveillants dans une mission de Frontex en mer Egée.
« Une demande plus précise sera certainement adressée à la Finlande aujourd’hui mardi », affirme le chef du centre d’analyse des gardes-frontières, Marko Saareks
Il s’agit d’une réserve de déploiement rapide de Frontex d’une totalité de 1 500 garde-frontières où la Finlande participe à hauteur de 30 hommes.
Selon Saareks, les garde-frontières finlandais de Frontex opéreront en soutien aux autorités nationales. Dès lors que Frontex agit en collaboration avec les autorités grecques, elle a la responsabilité de le faire dans le respect de la loi. Les futures tâches seront définies par l’opération en cours. « Lorsqu’en mer on renvoie des gens dans leur pays, on est sur un terrain douteux. Si le rôle de Frontex se limite simplement à des sauvetages en mer et aux interventions en cas d’urgence, on risque de mettre en danger des vies humaines. »
La ministre de l’intérieur, Maria Ohisalo rappelle que « la Finlande s’est engagée à respecter un certain nombre d’accords internationaux et les autorités finlandaises agiront dans le cadre de ces règles. Si l’activité en question ne remplit pas ces exigences, les garde-frontières devront reconsidérer leur participation. »
HS3.3/A28

Propos du Président Niinistö
« Une deuxième vague de migration incontrôlable »

Le Président Sauli Niinistö souhaite que la rencontre entre les Présidents turc et russe sur Idlib puisse atténuer l’attitude de la Turquie concernant la question des réfugiés. Il n’est pas sans optimisme à ce sujet. Concernant la situation à la frontière entre la Grèce et la Turquie, il fait le parallèle avec l’année 2015. Pour lui, il s’agit d’une migration incontrôlée, et de sa deuxième vague.
Interrogé sur une nécessité éventuelle de modifier les règlements internationaux, M. Niinistö note que si on parle de la Convention de Genève sur les réfugiés, il n’est pas possible de la changer.
Dans la pratique, on se retrouve toutefois dans une situation où la Grèce a fermé ses frontières pour les demandeurs d’asile. Les autres Etats membres n’ont pas condamné l’action grecque.
M. Niinistö estime que maîtriser de telles migrations incontrôlables ne peut se faire qu’en construisant pour l’UE une frontière commune et en mettant en place un principe en commun sur le fait de savoir qui a droit à un asile. Pour lui, il serait opportun de sélectionner et chercher les arrivants des camps de réfugiés de façon à pouvoir aider les plus vulnérables, et en même temps d’empêcher que l’on vienne de force.
Yle

Finlande – Russie

M. Haavisto rencontrera son homologue russe
Le ministre russe des Affaires étrangères, M. Lavrov, est en déplacement en Finlande, aujourd’hui, pour des entretiens avec son homologue Pekka Haavisto, et le Président Sauli Niinistö.
Selon M. Haavisto, devront être évoquées la situation en Syrie, Turquie et Russie, ainsi que la question de l’Ukraine et de la Crimée, parmi les questions les plus importantes de l’actualité internationale. M. Haavisto estime qu’il sera intéressant d’entendre comment la Russie voit le fait de s’efforcer de résoudre le conflit de façon pacifique. Il envisage de passer le message sur l’urgence de résoudre la crise humanitaire. L’accord entre l’UE et la Turquie devra également être évoqué.
Selon l’ordre du jour, les ministres évoqueront également la situation du Golfe persique, et la surveillance internationale des armements. La question de l’Ukraine est parmi les plus importantes, selon M. Haavisto qui note que la Finlande souhaite que la Russie agisse selon le traité de Minsk.
Parmi les questions relevant de relations bilatérales, les actions climatiques devront être évoquées. M. Haavisto qualifie les relations entre les deux pays comme bonnes.
AL/A20

Economie

Nokia

« Les grandes difficultés de Nokia ont conduit au départ de Rajeev Suri » HS
« Un nouveau départ pour Nokia » KL
« Lundmark et Baldauf prennent Nokia en main » KL

Helsingin Sanoimat rapporte que le retard pris par Nokia dans la 5G, par rapport à ses concurrents, grève sa rentabilité. Le quotidien rappelle que lors de la présentation de ses résultats trimestriels en octobre, l’action de Nokia a chuté et ne s’est toujours pas rétablie depuis. En décembre, c’est le remplacement du président du conseil d’administration, Risto Siilasmaa, par Sari Baldauf qui a été annoncé. Cette dernière s’occupait des réseaux de Nokia de 1998 à 2005 Elle connait donc bien le futur directeur général Pekka Lundmark de ces années, mais aussi parce que Mme Baldauf était elle-même présidente du conseil d‘administration de Fortum lorsque M. Lundmark en est devenu directeur général en 2015.
En effet, M. Lundmark a travaillé pour Nokia de 1990 à 2000 dans différents postes (dont les deux dernières années aux Etats-Unis), puis il a dirigé Stratup Factory de 2000 à 2002, puis Hackman de 2002 à 2004, puis Konecranes de 2004 à 2015.
Heslingin Sanomat et Kauppalehti considèrent que le changement de dirigeants à Nojia se traduira par une remise en cause des activités du groupe.
HS KL

Réserves de minerai

Cobalt
Helsingin Sanomat rend compte du fait qu’en Finlande, il reste des quantités importantes de cobalt à découvrir, selon l’institut de recherche géologique. L’importance du cobalt a augmenté rapidement avec la demande de batteries. La Finlande est le producteur plus important de cobalt dans l’UE.
L’Institut de recherche géologique vient d’évaluer les réserves de cobalt et d’or dans la roche finlandaise jusqu’à une profondeur d’un kilomètre. Concernant certains types de gisements, il existe une probabilité de 50 % de trouver 100 000 tonnes de cobalt et 85 tonnes d’or. La moitié du cobalt à découvrir serait dans ce type de gisements dans la région de Kuusamo, l’autre moitié étant dans deux autres types de gisements. De plus, il existe encore d’autres gisements qui n’ont pas été évalués.
HS/sam/A14

publié le 03/03/2020

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