Revue de la presse du mardi 3 avril

Politique étrangère et européenne

Russie

La Russie renvoie un diplomate finlandais
Le ministère finlandais des Affaires étrangères a confirmé, vendredi, que la Russie renvoyait un diplomate finlandais. La Finlande a elle aussi renvoyé un diplomate russe.
HS/sam/A35

Diplomatie - Influence hybride

La Finlande nomme un ambassadeur pour les questions hybrides
Helsingin Sanomat rend compte de la nomination, depuis le 1er avril, d’un premier ambassadeur pour les questions hybrides, Mikko Kinnunen, chef de l’unité de la politique de sécurité et de la gestion de crise du ministère des Affaires étrangères.
M. Kinnunen estime que tant les grands que petits Etats se rendent désormais compte du nouveau défi que représente l’influence hybride. Il rappelle que l’identifier peut être très difficile du fait de sa diversité. Il est souvent difficile d’explicitement prouver qui en est responsable.
M. Kinnunen note que l’on a compris que l’UE disposait de plus de moyens pour répondre à ce défi que l’OTAN, ce qui a augmenté la coopération entre les deux. Il note que même si la lutte contre l’influence hybride ne visait aucun pays en particulière, il est clair que dans le débat européen, la Russie était en acteur potentiel en la matière.
Concernant la politique de sécurité plus généralement, M. Kinnunen note que l’on insiste beaucoup sur la dissuasion, la défense et la détermination, mais que la sécurité va bien plus loin. L’économie, l’égalité et la formation en font également partie, selon lui. Un haut niveau de formation est pour lui un atout en matière de lutte contre l’influence hybride.
HS/ven/A27

Politique agricole commune

« Surprise : la MTK désormais plus favorable à l’UE » AL
Aamulehti publie une interview de Juha Marttila, président de la confédération finlandaise des exploitants agricoles (MTK). Il déclare que le Brexit menace les aides agricoles et s’inquiète sur la manière dont le trou laissé par le Brexit dans le budget européen sera compensé. « Le gouvernement finlandais avait défini au début que ce trou ne serait pas compensé. Cette année, cette position a été un peu précisée, mais elle demeure en contradiction avec les autres positions de ce gouvernement qui est hésitant et illogique. En effet, le gouvernement a affirmé activement que la Finlande voulait plus d’UE, renforcer la coopération de défense, créer de nouveaux mécanismes dans la politique migratoire. C’est ce que la Finlande exige, mais elle n’est pas prête à payer plus. Qui paiera alors ? »
M. Marttila déclare que, selon le think tank Farm Europe, « le Brexit pourrait au pire diminuer les aides agricoles à la Finlande de 160 millions d’euros. L’effet le moins fort serait quand même de 60 millions d’euros par an ». Aamulehti rappelle que la Finlande reçoit chaque année environ 850 millions d’euros d’aides agricoles européennes. Les aides nationales sont un peu plus élevées.
M. Marttila souligne que la baisse des aides agricoles européennes ne pourrait pas être compensée par une augmentation des aides nationales, surtout pour les fermes du sud du pays où la marge de manoeuvre sur ces aides est inexistante.
Selon M. Marttila, suite au Brexit il faudrait définir un programme clair. « Il faut d’abord décider si l’on comble ou non ce trou. Il serait bon de décider que oui. Ensuite il faut réfléchir si les politiques communes permettent d’être plus efficace. Si on le croit, alors il est clair que l’UE doit recevoir un budget plus important qu’aujourd’hui. »
M. Marttila considère qu’il faut augmente les contributions des Etats membres. « Il y a beaucoup de domaines où il est plus efficaces d’agir en commun. Il est trop réducteur de ne regarder que les contributions. Le Parlement européen a défini que le budget européen pourrait être porté à 1,3% du PIB. Pour ma part, je pense que cela devrait s’approcher de 1,2%. Aujourd’hui c’est à peine 1% ».
M. Marttila admet que l’attitude des agriculteurs finlandais à l’égard de l’UE est devenue plus positive ». « Nous avons une attitude ouverte. Nous vivons depuis longtemps dans l’UE et nous avons constaté qu’il y a de nombreuses choses où il est plus efficace d’agir ensemble [au niveau européen] ».
M. Marttila regrette que « la Finlande qui avait un fort capital politique à Bruxelles en ait beaucoup moins aujourd’hui ».
Selon lui, la Finlande a perdu sa place centrale dans l’UE suite à l’épisode des aides à la Grèce sous le gouvernement de Jyrki Katainen.
« La Finlande s’est comportée de manière intransigeante lorsque l’on parlait des aides à la Grèce et des mécanismes de crise. C’est selon, moi l’un des épisodes les plus noirs de l’histoire récente de la Finlande », dit M. Marttila qui précise que cette politique était le fruit des promesses électorales du PSD (qui exigeait des garanties à la participation de la Finlande aux plans d’aides aux pays en difficulté).
M. Marttila estime qu’aujourd’hui la Finlande est classée parmi les faucons dans l’UE. « Cela signifie que c’est un pays qui prend volontiers mais n’est pas prêt à augmenter les ressources. Or, la Finlande devrait comprendre qu’il n’y a pas de repas gratuit », dit-il.
M. Marttila estime au contraire que la Finlande pourrait avoir une influence bien supérieure à sa taille dans l’UE si elle le souhaitait. « On est au moment où on peut décider de faire les choses beaucoup plus intelligemment », estime-t-il.
AL/Ven

Yémen

« La Finlande va accorder trois millions d’euros » AL
La Finlande va annoncer lors de la réunion internationale qui se tiendra à Genève qu’elle alloue 3 millions d’euros au titre de l’aide humanitaire pour la crise du Yémen.
AL

Tourisme

Augmentation du tourisme vers la France
L’institut finlandais des statistiques a publié son rapport sur le tourisme des Finlandais en 2017. Les voyages vers l’Europe, et en particulier les destinations traditionnelles comme le Royaume-Uni, la France, l’Espagne et la Grèce, ont augmenté.
AL

Exportations - Education

La Finlande veut porter ses exportations de services éducatifs à 1 milliard d’euros
Kauppalehti publie une interview du Directeur général de l’Education Olli-Pekka Heinonen qui considère que la Finlande devrait essayer de tripler ses exportations en matière de services éducatifs durant les dix prochaines années. En 2017, les exportations dans ce domaine ont atteint 300 millions d’euros.
« Le système d’éducation finlandais est si bien réputé dans le monde qu’il serait naturel que nous ayons un rôle fort sur le marché international de l’éducation », dit-il.
Le programme Education Finland dispose d’un budget de 452 000 euros. Ses principales cibles sont le Proche-Orient et l’Asie du Sud-Est, ainsi que, dans une moindre mesure, la Chine et l’Amérique du Sud.
KL

Investissement étranger

Projet d’usine de pâte à papier à Kemijärvi
Le projet d’investissement de bioraffinerie à Kemijärvi avance, selon le groupe Boreal Bioref qui est derrière ce projet qui s’élèverait à un milliard d’euros et pourrait employer plus de mille personnes. HS rappelle qu’il y a dix ans, Stora Enso a fermé une usine de pâte à papier à Kemijärvi.
Le groupe forestier chinois Shanying compte acheter la majorité des actions de Boreal Bioref et se charger de la direction opérationnelle de l’usine.
La construction devrait démarrer l’été prochain pour se terminer en 2020. Il faut encore les autorisations environnementales et l’accord des autorités chinoises.
D’autres projets du secteur du bois-papier sont en cours en Finlande, dont celui de Kemi, qui implique le groupe chinois Kaidi.
HS/ven/A32

Politique intérieure

Nokia

Plan social en Finlande
Helsingin Sanomat rend compte du fait que Nokia a terminé ses négociations sur les mesures d’économies afin de garantir sa compétitivité. 353 employés seront licenciés en Finlande durant l’année en cours.
Le groupe emploie 6300 personnes en Finlande.
HS/ven/A33

publié le 03/04/2018

haut de page