Revue de la presse du mardi 17 novembre

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Situation sanitaire

19 647 cas en Finlande – 371 décès
THL annonce 19 647 cas (+228).
Il y a 371 décès (+2), 80 (+7) personnes sont hospitalisées dont 13 (-2) en soins intensifs. THL actualise le nombre de cas chaque jour et les autres chiffres le lundi, mercredi et vendredi.
THL

Coronavirus : Comment la Finlande peut-elle éviter le sort du reste de l’Europe ?
L’action individuelle de chaque Finlandais, de l’hygiène des mains à l’utilisation des masques, est importante, rappelle Mika Salminen, directeur du département Santé Sécurité de THL. Selon les experts, les Finlandais se sont comportés de manière responsable et les actions individuelles continueront à jouer un rôle clé.
Alors que le taux d’incidence des infections à coronavirus en Finlande est de 54,5 pour 100 000 habitants au cours des 14 derniers jours, il est de 308,7 en Allemagne, 776 en Italie et 524,8 en Suède.
« Nous partons de l’idée qu’une région finlandaise réagira le plus rapidement possible si un changement est observé dans la situation des infections. Dans ces situations, le rôle clé est joué par les autorités responsables des maladies transmissibles, les médecins responsables et les autorités compétentes. Il existe de nombreux bons exemples en Finlande de la manière d’agir dans de telles situations et de contrôler l’ampleur de la propagation de l’infection », dit Salminen qui n’est pas certain que la Finlande prenne soudainement sur le même chemin que le reste de l’Europe.
« Nous sommes toujours dans une situation très différente de celle du reste de l’Europe, et cette épidémie ne saute pas directement ici dès lors les voyages sont rares. Bien sûr, les risques sont toujours les mêmes, et il ne faut pas se laisser bercer par le fait qu’il s’agirait d’un état permanent. La situation dans le reste de l’Europe peut être considérée comme un exemple de la façon dont l’épidémie peut s’accélérer. » Des moyens encore plus drastiques seraient envisagés si l’épidémie finlandaise s’accélérait, dit Salminen.
Début septembre, un important groupe d’infections est apparu à Mikkeli. La situation s’est stabilisée en quelques semaines après des restrictions temporaires et des tests rapides.
Santeri Seppälä, directeur des services de santé à Essote (région du Sud-Savo), déclare que la chose la plus importante pour maîtriser la situation est le dépistage des infections. Il rappelle que le traçage fonctionne bien en Finlande car il y a relativement peu d’infections. « Si le nombre d’infections commence à augmenter, la détection des infections se détériorera. Nous sommes sur le point d’être dans une telle situation en ce moment. »
Olli Vapalahti, professeur de virologie à l’Université d’Helsinki, affirme que le contrôle des infections avec son système de suivi ne fonctionne que jusqu’à une certaine limite. Si le nombre d’infections augmente au-delà de cela, le traçage des infections ralentira, les chaînes n’auront pas le temps d’être identifiées avant que d’autres infections ne se propagent, et les sources resteront inconnues. « Nous avons réussi à rester en dessous de cette limite, et c’est pourquoi les choses sont toujours restées bonnes. Cependant, la situation peut se détériorer rapidement, et bien sûr elle est préoccupante. »
Pour quelles autres raisons la situation infectieuse en Finlande n’est-elle pas aussi grave qu’ailleurs en Europe ?
Vapalahti estime que le système de soins de santé en Finlande a fonctionné de manière assez uniforme pendant l’épidémie et que les décisions politiques ont été prises assez rapidement. « Beaucoup de télétravail a été fait en Finlande, car de bonnes connexions Internet le permettent. La Finlande a pu être un peu plus préparée ici que les autres pays européens. »
En outre, la situation peut avoir été influencée par la distance sociale et géographique, la climatisation dans les espaces publics et une bonne couverture de l’application mobile. Les instructions ont également été assez bien suivies. « La chance joue également un rôle si des infections majeures se produisent ou non », dit Vapalahti. Cependant, il est toujours possible que la Finlande suive simplement d’autres pays européens, rappelle-t-il.
« On a aussi appris des autres pays. Au début de l’épidémie, nous avons vu des photos d’hôpitaux et de morgues en Italie. Cela crée la motivation de suivre les instructions, car nous ne voulons pas que la situation se déroule ainsi ici », dit-il.
Mika Salminen de THL rappelle que l’action individuelle de chaque Finlandais, de l’hygiène des mains à l’utilisation des masques, est toujours aussi importante.
Mais comment éviter la situation en Europe ? Selon Salminen, chaque Finlandais peut au moins envisager de reporter des événements privés. « De cette façon, nous pourrions passer Noël un peu plus calmes. »
Santeri Seppälä souligne que les Finlandais se sont comportés de manière responsable tout au long de l’automne. Il pense que cela va continuer. Seppälä ne donnerait pas aux Finlandais des instructions plus détaillées ou des interdictions sur les endroits à éviter, mais plutôt sur le comportement. Selon lui, on peut aller nager, aller au cinéma, au restaurant ou même dans un musée - à condition de prendre soin de l’hygiène, des masques et des distances. "Ce n’est pas le fait de sortir ou non pour participer à des événements qui est essentiel, mais comment vous vous comportez là-bas."
HS

Le nombre d’interventions à domicile de la police ont augmenté
Turun Sanomat rapporte que selon un communiqué de Direction de la police, les interventions à domicile de la police ont augmenté pendant la pandémie, ainsi que le nombre de cas de violence domestique, de coups et blessures et même d’homicides.
Le nombre total de toutes les interventions a cru de 11 % et celui des interventions liées à l’alcool de 16 %.
Selon l’inspecteur Ari Järvenpää, ”l’augmentation est étonnante, parce que la police avait estimé au printemps que le nombre d’interventions allait diminuer ». La violence sur les lieux publics a diminué, notamment en raison des restrictions des heures d’ouverture des restaurants. La violence en Finlande est très souvent liée à l’alcool et aussi aux stupéfiants.
TS

Gouvernement


Les Finlandais toujours satisfaits de la gestion de la pandémie

Helsingin Sanomat a fait effectuer un sondage sur le sentiment des Finlandais en ce qui concerne la gestion de la crise du coronavirus. 71 % des Finlandais se déclarent aujourd’hui satisfaits du travail de la Première ministre Sanna Marin (contre 84 % en mars). 25 % des personnes interrogées sont peu ou pas du tout satisfaites (contre 15 % au printemps).
Seul parmi les électeurs des Vrais Finlandais, la majorité, 60 %, sont mécontents ; les électeurs du Rassemblement national étant divisés entre 53 % de satisfaits et 45 % de mécontents. Les sociaux-démocrates sont le plus souvent très satisfaits, 58 % de très satisfaits et 36 % d’assez satisfaits, suivis des Verts, 49 % et 41 % et des électeurs de l’Alliance des gauches, 43 % et 54 %.
45 % des Finlandais (contre 46 % en août) estiment que l’économie finlandaise se sortira relativement bien de la crise. 12 % comptent sur le fait que le pays s’en sortira même très bien, contre 10 % en août. Les électeurs des partis de la coalition gouvernementale et surtout du PSD (85 %), de l’Alliance des gauches (84 %) et des Verts (78 %) sont les plus confiants, les Centristes étant divisés et les électeurs du Rassemblement national (39%) et des Vrais Finlandais (29 %) les plus pessimistes.
HS/A11

Enquête concernant les stratégies de gestion de la crise du coronavirus
L’Université de Helsinki a effectué un sondage auprès les électeurs de différents partis sur le fait de savoir comment résoudre la crise du coronavirus. Outre l’affiliation politique, le niveau de revenus joue sur les attitudes des personnes concernant les mesures à prendre.
70 % des personnes interrogées estiment que le virus est une menace grave pour l’humanité, mais concernant les moyens de le combattre, les Finlandais sont plus divisés.
45 % des personnes aux revenus moyens sont favorables à des augmentations fiscales, contre 33 % des personnes aux revenus importants. Compte tenu de l’affiliation politique, ce sont les électeurs de l’Alliance des gauches (72 %), des Verts (66 %) et du PSD (58 %) qui sont les plus favorables à ce genre de mesure fiscale, tandis que les électeurs des Vrais Finlandais (16 %) et du Rassemblement national (30 %) le sont le moins.
Concernant l’impôt sur le capital, les électeurs de l’Alliance des gauches aux revenus bas sont les plus favorables (96 %) pour le rendre plus progressif, alors que les électeurs du Rassemblement national le sont le moins (42 %).
L’enquête sonde les opinions sur d’autres sujets encore. En ce qui concerne les mesures en faveur de l’emploi, les opinions divergent aussi. Les personnes aux revenus importants sont les plus favorables aux accords d’entreprise, les personnes aux revenus moyens préféreraient la gratuité des études du deuxième cycle, et celles aux faibles revenus souhaiteraient des mesures pour favoriser l’emploi des personnes ayant une capacité réduite de travailler.
41 % des Finlandais (et 79 % des Vrais Finlandais) privilégient la compétitivité du pays avant le changement climatique, alors que 42 %, et surtout les électeurs des Verts et de l’Alliance des gauches, privilégient le changement climatique. Les personnes aux faibles revenus avaient tendance à considérer la compétitivité comme une question un peu plus importante que le changement climatique.
Quatre Finlandais sur dix souhaitent augmenter l’immigration de travail, et autant de personnes s’y opposent. Les personnes aux revenus importants y sont plus souvent favorables que celles aux faibles ou moyens revenus. Selon l’affiliation politique, le soutien varie de 5 % des électeurs des Vrais Finlandais à 63 % pour ceux des Verts, 61 % pour ceux de l’Alliance des gauches et 54 % pour ceux du Rassemblement national.
59 % des personnes interrogées estiment que pour recevoir l’allocation chômage, il faudrait faire quelque chose d’utile en contrepartie.
Les chercheurs estiment que la division en gauche et droite persiste concernant les questions économiques, même si la présence des Verts et des Vrais Finlandais change les dispositions, notamment dans les questions liées à l’immigration et au climat.
HBL/9

Nouvelles recommandations de voyages en Finlande la semaine prochaine ?
Le gouvernement prépare une disposition selon laquelle on pourrait entrer en Finlande sans mise en quarantaine ni test de pays où l’incidence est environ deux fois plus élevée que celle de la Finlande.
Actuellement, la Finlande considère comme pays vert, un pays où il y a moins de 25 cas pour cent mille habitants au cours des deux semaines précédentes.
Il y a un différend au sein du gouvernement sur la question de savoir si les restrictions de voyage devraient être assouplies avant même que la modification à la Loi sur les maladies infectieuses, actuellement en préparation, n’ait été adopté par le Parlement.
Dans tous les cas, le gouvernement doit décider jeudi de prolonger ses restrictions aux voyages.
Le contrôle aux frontières restera probablement en vigueur jusqu’à ce que la nouvelle loi sur les maladies infectieuses entre en vigueur probablement en décembre.
Le gouvernement doit assouplir ses contrôles aux frontières, car la réglementation européenne stipule que les contrôles aux frontières devraient prendre fin le 23 novembre. Le gouvernement a tenté de faciliter le contrôle des frontières intérieures de l’UE, mais aucune solution n’a été trouvée. La Finlande est l’un des rares pays de l’UE à contrôler de manière stricte même les passagers de l’espace Schengen.
Les voyages des pays européens ne seront pas facilités même si la Finlande autorise la venue la semaine prochaine en provenance de pays où l’incidence des infections à coronavirus est environ le double de celle de la Finlande. En effet, seul le Vatican remplit actuellement ce critère.
Il existe encore un certain nombre d’exceptions. Par exemple, un passager arrivant en Finlande pour un maximum de 72 heures est libéré du test passé en Finlande et de la quarantaine volontaire s’il a un certificat de test corona négatif datant de moins de 72 heures à son arrivée en Finlande.
Le projet de loi soumis à la consultation définit aussi un certain nombre d’options sur la manière d’éviter la quarantaine.
Il y a une discussion au sein du gouvernement quant à savoir si les restrictions de voyage devraient être assouplies avant même que la nouvelle loi sur les maladies infectieuses entre en vigueur.
HS

Contrôles aux frontières : des personnes refoulées chaque semaine
Aamulehti relève que l’entrée en Finlande de plusieurs personnes par jour est refusée en vertu des restrictions frontalières qui permettent d’empêcher l’arrivée d’un ressortissant étranger qui n’a pas de justification immédiate pour son entrée.
A l’aéroport d’Helsinki-Vantaa, l’entrée est actuellement refusée à une dizaine de personnes par semaine, contre plus de vingt il y a un mois. La semaine dernière, le refus a concerné 15 personnes à l’aéroport et 22 au port d’Helsinki.
A la frontière de Finlande du Sud-Est, il y a eu deux tentatives d’entrée illicite, et 38 refus, en octobre. Des refus ont également eu lieu à la frontière de l’Ouest.
Typiquement, la personne qui a vu son entrée refusée n’a pas eu de raison valide pour venir en Finlande. Dans la pratique, il s’agit d’un voyage touriste d’une personne arrivant d’un pays de l’espace Schengen. Aux frontières extérieures, il y a moins de cas. Dans les ports, le refus est souvent lié aux permis de travail ou de séjour manquants.
Selon les décisions du gouvernement concernant les restrictions de voyage, les déplacements qui n’entrent pas dans le cadre de voyages autorisés constituent un risque pour la santé publique.
AL/lun/A15

Politique européenne

Les ministres de l’Agriculture ont débattu de la stratégie forestière de l’UE et du marché agricole
Les ministres de l’agriculture de l’UE ont discuté lors d’une vidéoconférence le 16 novembre. La Finlande était représentée à la réunion par le ministre de l’Agriculture et des Forêts Jari Leppä.
Les ministres ont eu un échange de vues sur la stratégie forestière de l’UE, sur laquelle les États membres ont élaboré des conclusions du Conseil.
Dans son discours, le ministre Jari Leppä a souligné la préservation du pouvoir de décision au niveau national en matière de politique forestière. « Les forêts et les politiques forestières relèvent de la responsabilité des États membres. La Finlande se réjouit que cela soit rappelé dans les conclusions du Conseil. La Finlande soutient fermement la prise de décision fondée sur la science. Les forêts jouent un rôle important dans notre société, notre économie et notre environnement, c’est pourquoi je considère que la stratégie forestière de l’UE est très importante », a déclaré le ministre Leppä.
La Commission européenne a donné un aperçu de la situation du marché des produits agricoles, qui est relativement stable malgré de sévères restrictions à cause de la pandémie. « La Commission doit suivre de près l’évolution du marché de la viande de porc et, si nécessaire, prendre des mesures pour rééquilibrer le marché. En outre, les effets des sur le marché agricole doivent également être surveillés », a souligné le ministre Leppä.
Dans le cadre de la vidéoconférence, les ministres des États membres ont estimé qu’il était important que les institutions s’engagent à promouvoir de manière constructive la réforme de la PAC. Le ministre Leppä a rappelé que le résultat des négociations conclues au Luxembourg constituait une très bonne base pour de nouvelles négociations.
Vn.fi

Propos du Président du syndicat des exploitants agricoles M. Marttila sur le plan de relance et les projets de biogaz
Selon Aamulehti, Juha Marttila, président de MTK, syndicat des producteurs agricoles, estime que « les pressions augmentent tout le temps pour que l’Union européenne se mette à préparer dans peu de temps un nouveau paquet de relance ».
« Je crains que le débat sur un nouveau plan de relance commence au début de l’année. Cela sera une affaire très difficile politiquement pour la Finlande, comme une bombe à retardement », selon M. Marttila.
Parmi les partis au gouvernement, le Centre a souligné que le plan de relance actuel était un paquet ponctuel et unique. M. Marttila, qui suit la politique européenne depuis longtemps, n’y croit pas. « Personne ne souhaite un nouveau paquet mais il y a déjà des signes dans l’air. La France est active en ce sens. »
M. Marttila souligne qu’il faut investir les ressources du paquet actuel dans les projets économiques durables. MTK souligne dans sa proposition de sept points surtout l’importance d’investir dans les projets de biogaz.
« L’augmentation du biogaz dans les transports est un moyen rapide et économiquement efficient pour créer des investissements. Il s’agit de l’énergie finlandaise qui réduit les émissions, diminue la dépendance à l’énergie étrangère et crée des emplois. »
Quant à la tendance de l’électrification actuelle, M. Marttila note que cela durera longtemps et que la technologie pour le trafic poids lourd n’est pas prête. Les voitures électriques sont chères, tandis que la transformation des vieilles voitures en voitures à biogaz serait bon marché.
Dans le programme gouvernemental, le coût des projets liés au biogaz s’élève à quelques millions d’euros, tandis que MKT propose des projets des centaines de millions et d’un réseau de stations de service à biogaz le long des grandes artères.
Selon le modèle de MTK, on devrait produire du biogaz pour 400 000 voitures particulières ou 10 000 véhicules poids lourds et investir dans une centaine de centrales à biogaz.
« La plupart des pays européens ont commencé développer la production de biogaz il y a une dizaine d’années. Nous n’avons pas eu de gouvernements suffisamment courageux pour le faire », selon M. Marttila.
AL

Rail Baltica : la Finlande toujours observatrice
Aamulehti relève que selon le ministre des Transports et des Communications Timo Harakka, la Finlande se contente de son rôle d’observateur dans le projet de Rail Baltica. La Finlande est en bonne coopération avec les pays baltes pour promouvoir le projet. Cela signifie entre autres qu’elle participe régulièrement aux réunions du conseil d’administration de Rail Baltica.
Le gouvernement Rinne a décidé en automne 2019 que la Finlande restait observatrice dans le projet.
Selon M. Harakka, cela n’exclut pas une participation finlandaise plus tard, si cela est approprié.
AL

Politique étrangère

Le Président Sauli Niinistö commente l’accord RCPE
Dans un court billet publié hier sur son site Internet, le président Sauli Niinistö a commenté l’accord de libre-échange RCPE conclu par quinze pays d’Asie-Pacifique, dont la Chine.
« Les nouvelles les plus marquantes du week-end semblent venir d’Extrême-Orient. Le RCEP, approuvé dimanche à Hanoi, a déjà été décrit comme le plus grand accord de libre-échange au monde. Le Premier ministre chinois semble avoir décrit le nouvel accord comme une victoire à la fois du multilatéralisme et du libre-échange. »
« Il reste à voir l’ampleur de l’impact que cela aura sur la politique commerciale. Il convient de noter l’éventail des signataires. Les chiffres parlent beaucoup. Le RCEP couvre près d’un tiers du monde, que ce soit en termes de population ou de PIB. »
« Mais ce qui est encore plus significatif, c’est que, aux côtés des dix pays de l’ASEAN et de la Chine, sont également dans cet accord l’Australie, la Corée du Sud, le Japon et la Nouvelle-Zélande. L’Inde est toujours absente, mais la porte était clairement laissée ouverte pour son adhésion. »
« Il y a donc des démocraties que nous avons également l’habitude de voir comme faisant partie d’un « Occident », détaché de toute conception géographique ».
« Dans un monde marqué par la concurrence des grandes puissances, où le multilatéralisme est mis à l’épreuve, on parle de la nécessité de renforcer à la fois la voix de « l’Occident » et la coopération entre les démocraties. Une alliance défendant le multilatéralisme s’est construite sous la direction de l’Allemagne et de la France depuis l’année dernière. Suite à l’investiture du président Biden, on s’attend à ce que les États-Unis proposent un sommet des démocraties. »
« Bien sûr l’accord RCEP n’a pas été conclu du jour au lendemain. Il a été négocié pendant près d’une décennie. Mais le timing de sa signature donne matière à réflexion. »
« Alors que se livre une compétition pour une influence mondiale, les distances géographiques perdent de leur importance. Même des bouleversements qui se produisent au loin peuvent avoir des effets sur notre environnement proche ».
Tpk.fi

Sciences - Innovation

Lancement de la construction du premier ordinateur quantique en Finlande – Le VTT s’associe à la startup quantique IQM
VTT et la société IQM ont conclu un accord pour établir un partenariat de co-innovation et commencer à construire le premier ordinateur quantique de Finlande. Le gouvernement finlandais a accordé un financement de 20,7 millions d’euros au projet.
L’ordinateur sera construit à Espoo, en Finlande, dans la structure de recherche nationale conjointe de VTT et de l’université Aalto, Micronova. Les travaux commenceront dès cette année.
« La Finlande a le potentiel pour devenir le leader européen des technologies quantiques. J’ai hâte de voir les opportunités que cela offrira aux entreprises finlandaises et à la compétitivité de la Finlande et de l’Europe », déclare le ministre finlandais des Affaires économiques, Mika Lintilä.
Le partenaire d’innovation, IQM, a été sélectionné à l’issue d’un appel d’offres public international. IQM est un leader européen de la construction d’ordinateurs quantiques. Plus tôt ce mois-ci, l’IQM a annoncé l’achèvement d’un nouveau cycle de financement qui lui a permis de réunir 71 millions d’euros.
Parallèlement aux travaux sur l’ordinateur quantique, VTT continuera à travailler également sur d’autres domaines d’application, tels que les capteurs quantiques et les algorithmes de chiffrement quantique. Ces applications et d’autres offrent également aux entreprises finlandaises et européennes des opportunités de tirer parti des technologies quantiques avec succès.
https://valtioneuvosto.fi/-/1410877/suomen-ensimmaisen-kvanttitietokoneen-rakentaminen-alkaa-vtt-n-kumppanina-suomalainen-iqm?languageId=en_US

Economie

Le marché de la tourbe s’est effondré
La société énergétique publique Vapo Group s’est dépréciée de plus de 100 millions d’euros en raison d’une forte baisse de la demande de tourbe.
Selon Vapo, la demande de tourbe à des fins énergétiques en Finlande a diminué de 20% l’an dernier par rapport à 2018. Au cours de l’année actuelle, la baisse s’est poursuivie au même niveau. Selon les prévisions, la demande continuera de baisser.
Le nombre de zones de production de tourbe énergétique a fortement diminué. L’année dernière, Vapo a produit de la tourbe énergétique dans plus de 300 zones de production en Finlande. Il y a plus de 150 zones cette année et moins de 50 zones de production sont prévues pour l’année prochaine.
Selon les estimations de Vapo, en 2025, la production de tourbe à des fins énergétiques ne représentera que 30% de la production de 2019.
Le PDG de Vapo, Vesa Tempakka, déclare dans le communiqué de presse que la baisse de la demande de tourbe a « surpris tout le monde » par sa vitesse.
« Les prix des émissions en particulier ont fortement augmenté, ce qui a réduit l’utilisation de la tourbe, et le bois a été brûlé à la place. Alors que le gouvernement prévoit de réduire de moitié l’utilisation de la tourbe énergétique d’ici 2030, il semble maintenant qu’elle sera divisée par deux d’ici 2025 », estime Tempakka.
Selon Tempaka, la baisse est également accélérée par la décision du gouvernement du pays d’augmenter la taxe sur la tourbe. Le mécanisme dit de prix plancher inclus dans le projet de budget a pour effet que la taxation de la tourbe sera encore renforcée si les prix des quotas d’émission sont trop bas.
HS

Dix candidats qualifiés dans le concours énergétique de la ville d’Helsinki

Dix candidats sur 252 candidatures ont été qualifiés dans le concours international lancé par le maire d’Helsinki, Jan Vapaavuori, pour trouver des idées durables de remplacement du charbon dans la production du chauffage urbain.
Les idées seront développées jusqu’au printemps et le prix d’un million d’euros sera décerné en mars.
Les dix candidats restants sont tous Européens et comptent parmi eux des organisations de différents pays, dont la Finlande, la Suède et la France, entre autres. https://energychallenge.hel.fi/
HS/sam/A29

Prévisions : L’économie se redresse malgré la deuxième vague estime OP
Le Groupe OP Bank a publié lundi ses prévisions de croissance économique qui restent les mêmes qu’en août. OP prévoit que le produit intérieur brut de la Finlande diminuera de 4% cette année. L’année prochaine, le PIB devrait retrouver une croissance de 3%.
Selon OP, la consommation privée s’est assez rapidement remise de l’effondrement du printemps. OP se réfère, par exemple, à ses données de carte de paiement, selon lesquelles la consommation a de nouveau légèrement diminué au cours de l’automne. Néanmoins, le taux d’épargne des Finlandais a augmenté cette année. Dans l’ensemble, on craignait que la consommation privée recule nettement plus que la baisse de 2% de la consommation en Finlande cette année. L’année prochaine, la consommation des ménages augmentera de 3%.
OP prévoit que les exportations augmenteront de 7,3% l’année prochaine.
HS

publié le 18/11/2020

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