Revue de la presse du mardi 10 avril

Politique étrangère et européenne

Syrie


Communiqué de la présidence

Le secrétariat de la présidence a publié un communiqué sur la situation en Syrie.
Le Président Sauli Niinistö considère les nouvelles de ces derniers jours comme alarmantes. « Des dizaines de victimes innocentes sont décédées dans la Ghouta orientale suite à une attaque effectuée selon toute vraisemblance à une arme chimique. La Finlande condamne sévèrement l’utilisation d’armes chimiques dans toutes les circonstances. »
« Le conflit syrien en cours depuis longtemps engendre une souffrance humanitaire énorme. L’évolution de ces derniers jours menace de mettre gravement en danger l’état de la paix internationale. Il est important que les parties étudient sans tarder en profondeur les évènements du week-end dernier. Une solution de négociation est la seule voie pour calmer la situation de façon permanente. »
tpk.fi

Attaque de Turku

Le procès a commencé
Le procès concernant l’attaque au couteau à Turku, en août dernier, a commencé, hier, à la prison de Turku. La défense considère qu’il s’est agi d’homicides et de tentatives d’homicide et non pas de meurtres.
L’accusé, qui ne sera à proprement parler entendu que plus tard ce mois-ci, a dit que son intention avait été d’égorger deux personnes, et de se cacher ensuite pour en égorger d’autres encore.
Le procureur estime que l’accusé s’est radicalisé courant 2017. Il a exprimé son soutien à l’égard de Daech sur les réseaux sociaux avant ses actes et s’est considéré comme un combattant de Daech, selon le procureur, qui note qu’il a réalisé ces actes en utilisant une violence extrême dans le but d’engendrer une terreur grave auprès de la population.
HS/A8

Politique intérieure

Gouvernement

Le gouvernement souhaite diminuer les inégalités sociales
Helsingin Sanomat rapporte que le trio du gouvernement – le Premier ministre Juha Sipilä, le ministre des Finances Petteri Orpo et le ministre de la Culture et des Affaires européennes Sampo Terho – s’est réuni lundi soir pour évoquer les grandes lignes des négociations sur le cadre budgétaire qui commencent aujourd’hui.
Le gouvernement a déjà souligné que la marge de manœuvre pour augmenter les dépenses est réduite, selon les estimations à environ 100 millions d’euros.
M. Sipilä a demandé antérieurement à un groupe de travail présidé par le professeur Juho Saari, une liste de douze mesures afin de diminuer les inégalités sociales.
La liste rédigée par M. Saari est un résumé des mesures proposées par le groupe de travail dans son rapport. Une source gouvernementale estime que la mise en œuvre des mesures n’est pas réaliste avant la fin de la législature en cours. « Il s’agit plutôt de thèmes que le gouvernement devrait étudier de près. »
Les préparatifs concernant une partie de ces mesures ont déjà commencé avant la publication du rapport du groupe de travail.
Elli Aaltonen, directrice générale de Kela, office national des assurances sociales, a déjà proposé que la sécurité sociale puisse être modifiée rapidement, par exemple en augmentant de 20 à 30 % la réduction des aides sociales lorsque l’allocataire a des revenus du travail. Le bénéficiaire aurait ainsi 33 euros de plus par mois.
Les Bleus proposent que le gouvernement annule le gel des minimas sociaux. Le Centre et le Rassemblement national, qui sont contre, estiment que cela coûterait trop cher.
Concernant le modèle d’activation des chômeurs, M. Sipilä a déjà annoncé qu’il souhaitait élargir les différents types de formation qui permettent de remplir les critères d’activité.
La liste du professeur Saari :
-  Dresser une politique afin de diminuer la disparité sociale et les moyens pour suivre systématiquement de près cette politique ;
-  Lancer un programme de recherche sur la disparité, le bien-être et la sécurité sociale ;
-  Développer les institutions de la démocratie afin de renforcer l’inclusion. Aux prochaines élections municipales, baisser l’âge du droit de vote de 18 à 16 ans ;
-  Abaisser l’âge de la scolarité des jeunes enfants à 5 ans ;
-  Augmenter le logement social ;
-  Diminuer de moitié les SDF (sans domicile fixe) ;
-  Réformer l’assistance sociale ;
-  Développer les critères nationaux pour la garde de personnes dépendantes en famille ;
-  Prendre en compte les différentes structures familiales ;
-  Lutter contre le surendettement ;
-  Garantir les critères de qualité unis pour les services de santé mentale et des toxicomanes ;
-  Développer les services pour les usagers de drogue par voie intraveineuse.
HS/A14

publié le 10/04/2018

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