Revue de la presse du lundi 6 juillet

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Situation sanitaire

7257 cas en Finlande – 329 décès
THL annonce aujourd’hui 7 257 (+21 par rapport à vendredi) cas, 329 (-) décès, 19 (-1) personnes hospitalisées dont 1 (+1) en soins intensifs. THL actualise le nombre de cas chaque jour mais les autres chiffres seulement les lundis, mercredis et vendredis.
Thl.fi

De nombreuses personnes exposées au coronavirus sur des ferrys, THL met en garde
Il existe plusieurs cas connus des autorités sanitaires dans lesquels un passager d’un ferry a été diagnostiqué positif au coronavirus après un voyage. L’institut de la Santé et du Bien-être THL fait rapport à ce sujet.
Selon THL, dans les cas qui se sont produits, les gens ont généralement évité les mouvements à bord et la foule, de sorte qu’ils ont eu peu de contacts étroits ou que les personnes exposées ont pu être identifiées, contactées et mises en quarantaine. Dans ces cas, le risque de développer une maladie à partir de contacts non étroits est faible, selon THL.
Cependant, THL fait état d’une personne présentant des symptômes bénins qui étaqit sur la croisière de Silja Europa à Tallinn du 30 juin au 1er juillet et qui a séjourné plus longtemps dans les espaces publics du navire. D’autres passagers peuvent avoir été exposés à la maladie.
La croisière a quitté Helsinki le mardi 30 juin. à 18h30 Le navire a quitté Tallinn pour le voyage de retour le mercredi 1er juillet. à 12h30. THL exhorte ceux qui ont participé à ces voyages à surveiller tout symptôme de coronavirus. Ceux qui présentent des symptômes doivent se faire tester.
HS

Gouvernement

71 % des Finlandais sont satisfaits de leur gouvernement, 80 % de leur Premier ministre
Les ministres des Verts moins populaires auprès des leurs que ceux des autres partis parmi leurs partisans

Helsingin Sanomat a fait effectuer un sondage sur la réussite du gouvernement, des ministres et du Président. Il semblerait que la crise a faite augmenter la popularité des dirigeants, ce qui est plutôt typique selon des études.
71 % des Finlandais considèrent que le gouvernement a bien réussi dans ses travaux (très bien selon 17 % et assez bien pour 54 %). 19 % pensent que le gouvernement n’a ni bien ni mal travaillé, et 9 % au total ne sont pas satisfaits, 7 % estimant que le gouvernement a relativement mal travaillé et 2 % qu’il a très mal réussi.
Concernant les opinions des électeurs de différents partis, à noter que ceux du Rassemblement national apprécient largement le travail du gouvernement (68 % sont contents). Seuls les Vrais Finlandais se distinguent des autres : 28 % estimant que le gouvernement a réussi, 34 % estimant l’inverse et 38 % pensant que le gouvernement n’a ni bien ni mal réussi.
Concernant les ministres, l’appréciation de Sanna Marin en tant que Première ministre est très élevée : 80 % de satisfaits. 52 % des personnes interrogées estiment que Li Andersson, ministre de l’Education, a bien réussi, 48 % le pensent de Anna-Maja Henriksson ; ministre de la Justice, 41 % de Maria Ohisalo, ministre de l’Intérieur et 25 % de Katri Kulmuni, ministre des Finances qui, venait de se démissionner au moment du sondage.
HS note qu’alors que Mme Marin est soutenue à 99 % par les siens, et Li Andersson par 85 % des électeurs de l’Alliance des gauches, 70 % des Verts sont satisfaits du travail de Maria Ohisalo et 62 % de celui de Pekka Haavisto (Ministre des Affaires étrangères, Verts).
En ce qui concerne le Président et le ministre des Affaires étrangères, les Finlandais sont inchangés en ce qui concerne leur confiance en leur Président. 87 % des personnes interrogées estiment que Sauli Niinistö a bien réussi dans ses travaux. 33 % des Finlandais pensent de même de Pekka Haavisto. Concernant M. Haavisto, 31 % des personnes estiment qu’il n’a ni bien ni mal réussi.
Johanna Vuorelma, chercheuse à l’Université de Tampere, note que dans le contexte d’une crise internationale subite qui créé une menace directe, il est typique, selon des études, que la popularité des dirigeants augmente. De plus, l’opposition défie rarement le gouvernement dans un tel contexte, mais se positionne au contraire pour le soutenir.
HS/dim/A6-7

Social – vie professionnelle

Abus de travailleurs étrangers dans le secteur du nettoyage
Propos de Tuula Haatainen, ministre de l’Emploi

Helsingin Sanomat a publié un grand article révélant de nombreux cas d’abus concernant les conditions de travail des employés étrangers de sociétés de nettoyage. Beaucoup de cas concernent le travail effectué dans des écoles, crèches et autre locaux publics.
Tuula Haatainen (PSD), ministre de l’Emploi, considère les abus ainsi révélés comme graves et souligne l’importance d’y mettre fin.
Un groupe de travail a déjà été mis en place au printemps pour lutter contre des abus révélés dans la restauration et notamment concernant des employés de restaurants népalais. Elle évoque la possibilité de permettre aux autorités de protection du travail de mettre en place des sanctions concernant par exemple des entreprises qui sous-paient leurs employés. Il pourrait s’agir d’une sanction rapide, avant même une instruction policière.
Elle souligne, outre l’augmentation des ressources et moyens des autorités d’intervenir, la responsabilité des commues et de l’Etat concernant les achats de services. Il faut, selon elle, une meilleure étude des acquisitions et commandes publiques afin d’éviter de soutenir de tels abus aux frais des contribuables.
Mme Haatainen note que le groupe de travail de lutte contre l’économie parallèle, désigné au printemps, aura des crédits de 15 millions d’euros pour œuvrer contre l’évasion fiscale. Des mesures ont déjà été prises dans le secteur du bâtiment et, selon la ministre, les chantiers navals seront bientôt concernés. Selon elle, il s’agira sans doute de revoir la situation dans le secteur de la restauration, du nettoyage, etc.
La Première ministre Marin a commenté l’affaire en la qualifiant d’insoutenable. Elle n’exclut pas d’accorder aux syndicats des moyens plus efficaces pour intervenir en cas de problèmes.
Maria Ohisalo, ministre de l’Intérieur, a indiqué que la police envisage de rendre plus efficace la lutte contre la traite de personnes. Une unité spécifique auprès de la police, consacrée aux crimes en la matière, sera créée l’année prochaine.
HS/lun/A14

Finlande – Suède

Propos du Président Niinistö
Le Président Sauli Niinistö, interviewé par l’agence de presse suédoise, TT, insiste que le fait que la Finlande n’ait pas rouvert ses frontières aux Suédois n’est pas une mesure contre la Suède mais contre le coronavirus. Il a fait le parallèle avec l’isolement temporaire de la région autour de Helsinki, Uusimaa, pour prévenir la propagation du virus.
Il ne prend pas position sur le fait de savoir si la stratégie finlandaise dans la lutte contre le coronavirus était meilleure que celle adoptée par la Suède, mais il a dit qu’il était très satisfait en ce qui concerne l’action du gouvernement finlandais en la matière.
M. Niinistö n’est pas d’accord avec les quelques ministres suédois qui prévoient des difficultés au niveau de la coopération nordique du fait de la décision finlandaise concernant la frontière entre les deux pays. Pour lui, quelques mois de frontières fermées n’auront pas d’effet sur la longue histoire commune des deux pays.
HS/dim/A17

Europe

La Première ministre Marin s’est entretenue avec le Premier ministre letton Kariņš
Vendredi 3 juillet, ministre Sanna Marin a eu une conversation téléphonique avec le Premier ministre letton Krišjānis Kariņš au sujet de la réunion extraordinaire du Conseil européen des 17 et 18 juillet, au cours de laquelle les dirigeants de l’UE chercheront à se mettre d’accord sur le futur cadre financier et l’instrument de relance de l’Union.
En outre, les premiers ministres ont discuté de la situation du coronavirus dans leurs pays et des mesures pour vaincre la pandémie.
Vn.fi

Le comité interministériel de politique européenne a discuté du futur cadre financier et de l’instrument de relance
Lors de sa réunion du vendredi 3 juillet, le Comité interministériel de politique européenne a poursuivi la définition des positions de la Finlande sur le futur cadre financier et instrument de relance de l’UE.
Le 24 juin, le service juridique du Conseil a rendu un avis écrit sur le plan de relance proposé par la Commission. Selon l’avis, les propositions sont conformes aux traités de l’UE. Le Comité interministériel de politique européenne partage l’avis du service juridique selon lequel les propositions de la Commission sont conformes aux traités de l’UE et que leurs bases juridiques sont correctement choisies.
Comme l’a déjà souligné le Comité interministériel de politique européenne en juin, la proposition de la Commission sur le plan de relance en tant que telle n’est pas acceptable pour la Finlande. Dans les négociations finales, les questions clés pour la Finlande sont liées par exemple à la taille de l’instrument de récupération, aux proportions relatives entre prêts et subventions et aux responsabilités maximales des États membres pour financer l’ensemble.
Le Comité interministériel de politique européenne a également exposé les positions préliminaires de la Finlande sur la proposition modifiée de la Commission pour un Fonds européen pour une transition équitable, adoptée le 28 mai.
En outre, le Comité des Ministres a exposé les positions de la Finlande pour les futures réunions du Conseil, des ministres de la justice le 6 juillet, des ministres de l’Intérieur le 7 juillet, de l’Eurogroupe le 9 juillet et des ministres des Finances (ECOFIN) le 10 juillet.
Vn.fi

« Le chancelier de la justice Tuomas Pöysti donne son feu vert au financement d’urgence propose par la Commission » HS
Selon le chancelier de justice Tuomas Pöysti, l’avis du service juridique du Conseil de l’Union européenne répond aux interrogations de la commission parlementaire des affaires constitutionnelles sur les problèmes juridiques liés au financement d’urgence de 750 milliards d’euros proposé par la Commission.
« L’avis du service juridique est très complet et bien motivé. Le gouvernement considère que les questions de droit européen de la proposition de la Commission ont été dûment traitées dans l’avis. Je suis d’accord avec la position du gouvernement », a déclaré le chancelier de la justice Pöysti.
Vendredi, le comité des ministres de l’UE du gouvernement a annoncé qu’il était d’accord avec le service juridique du Conseil de l’UE que les propositions de la Commission étaient conformes aux traités.
Comme l’avis du service juridique, le chancelier de la justice Pöysti souligne que la répartition des responsabilités entre les États membres doit être clarifiée par rapport à la proposition de la Commission. Selon lui, la proposition devrait également renforcer le rôle du Conseil de l’UE et du Parlement européen en tant qu’autorité budgétaire.
"La clé est qu’un tel financement en dehors du budget réel de l’UE garantit que les fonds sont utilisés précisément dans les États membres et qu’ils ne peuvent pas être utilisés pour les dépenses normales de l’Union", a déclaré le chancelier de la justice.
Le service juridique du Conseil déclare que le traité n’interdit pas les emprunts de l’UE. En outre, le service juridique souligne que l’UE peut obtenir un prêt, à condition de se procurer les moyens de lever les fonds nécessaires pour rembourser ses prêts.
Jeudi, des juristes spécialistes du droit européen et du droit constitutionnel ont critiqué la position de la commission des affaires constitutionnelles et salué l’avis du Conseil du service juridique de l’Union européenne, rapporte Helsingin Sanomat.
HS

Selon l’analyste en chef de Nordea, sans la BCE, la zone euro se serait déjà désintégrée plusieurs fois - "La banque centrale ne pourra pas à elle seule maintenir la zone euro à flot indéfiniment"
Janea Gerich, analyste en chef de Nordea, pousse les dirigeants à travers la zone euro à prendre des décisions, en particulier face à la crise du coronavirus, mais aussi plus généralement dans l’économie de la zone euro.
« Une fois de plus, la BCE a été au centre de la cohésion de la zone euro dans le sillage de la crise du coronavirus. Cependant, au moins dans la zone euro, le soutien de la banque centrale n’est pas illimité et la banque centrale ne peut pas compenser indéfiniment l’absence de décisions politiques », souligne-t-il.
Von Gerich dit directement que sans l’action de la BCE, la zone euro se serait déjà désintégrée plusieurs fois. Dans le même temps, il rappelle que la Cour constitutionnelle allemande avait déjà interprété en mai que les précédents achats d’obligations publiques de la BCE n’étaient pas conformes aux traités.
" Le sentiment dans la plus grande économie de la zone euro a longtemps été critique contre la politique monétaire de la BCE, et le programme d’achat suite à la pandémie sera certainement contesté devant les tribunaux. Avec ces dépenses, la BCE détiendra près de 40% du marché allemand des obligations d’État d’ici la fin de l’année, et la part devrait continuer de croître l’année prochaine, malgré le fait que la dette publique allemande augmente également fortement actuellement », a commenté von Gerich.
Il prévoit que la BCE jouera son rôle dans le nettoyage des conséquences de la crise du coronavirus et continuera à effectuer d’importants achats d’obligations pendant longtemps encore.
"Cependant, à mesure que les avoirs de la Banque centrale en obligations d’État augmentent, le débat sur les limites de la BCE s’intensifie. La BCE ne peut à elle seule maintenir indéfiniment la zone euro à flot. Les décideurs politiques doivent donc assumer une plus grande responsabilité pour l’avenir de la zone euro. "
KL

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publié le 07/07/2020

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