Revue de la presse du lundi 4 novembre

Politique étrangère et européenne

Finlande – Ukraine

Visite de M. Haavisto en Ukraine
La Finlande renforce le dragage de mines en Ukraine

Le ministre des Affaires étrangères, Pekka Haavisto (Verts) a effectué une visite de deux jours en Ukraine la semaine dernière. Il a notamment visité le poste de frontière de Stanytsia Luhanska dans l’est du pays. La Finlande envisage de consacrer un supplément de 600 000 euros pour le dragage de mines en Ukraine. Les mines restantes des batailles passées rendent difficiles l’agriculture et la construction.
Les experts finlandais en gestion de crises civiles observent la situation sécuritaire en Ukraine orientale.
Les Finlandais participent également aux fonctions de l’OSCE pour observer la mise en œuvre des accords de Minsk et surveiller les frontières.
Par ailleurs, les experts finlandais contribuent, par le biais de l’UE, au développement de la sécurité civile en Ukraine et dans l’opération de soutien frontalier entre la Moldavie et l’Ukraine.
TS2.11

Défense

Projet HX :
Les appareils des candidats seront testés en janvier-février

En janvier-février 2020 des données nouvelles seront connues sur les cinq candidats en lice pour le projet HX (Boeing, Dassault, Lockheed Martin, Eurofighter et Saab Gripen) lorsque les avions seront testés en Finlande.
Une semaine de tests appelée HX Challenge sera organisée à Pirkkala. Il s’agira notamment de vérifier l’exactitude des informations transmises par les fournisseurs.
Pour l’heure, les cinq candidats en lice seront présents à ces tests. Selon le directeur de programme Lauri Puranen, il n’y a aucune indication sur d’éventuels désistements.
HS

La guerre des prix entre les chasseurs
Le F-35 baisse son prix, Gripen se vante d’être le moins cher

La bataille des prix a commencé entre les fournisseurs de chasseurs dans le projet HX. L’un des favoris, l’américain Lockheed Martin a annoncé mardi avoir baissé d’environ 13% le prix de son appareil. Dans la dernière série de production, le prix unitaire du F-35 est d’environ 70 millions d’euros.
« Les coûts concernant le Gripen sont nettement plus modestes. En comparant les prix, il convient d’examiner ce que contient réellement l’offre », affirme le directeur adjoint de la campagne Gripen Finlande, Anders Scharff.
Le fabricant du Gripen, le suédois Saab, a néanmoins assuré que la totalité des coûts ne dépassera pas les dix milliards d’euros.
Lockheed Martin, pour sa part, prétend que le prix du F-35 se rapproche désormais de celui des autres candidats.
Le président de la commission parlementaire de la défense, Ilkka Kanerva (conservateur), estime que le prix n’est qu’un élément parmi d’autres dans les comparaisons. Il rappelle qu’il est encore trop tôt pour pouvoir comparer réellement les alternatives.
KS31.10/14

Le défilé des chasseurs
« Du point de vue des médias, le projet HX diffère amplement de l’acquisition des F-18 en 1992 », écrit la journaliste Anita Simola dans Aamulehti. « A l’époque, il y avait beaucoup moins de conférences de presse ».
AL2.11/A23

Editoriaux
La course doit rester serrée

L’éditorial de Helsingin sanomat note que la participation à un appel d’offre n’est pas peu chère pour les fabricants et que, par conséquent, on ne peut que se féliciter du fait d’avoir encore les cinq candidats dans la course. Si jamais on avait l’impression que la sélection avait déjà été décidée en douce, il n’y aurait aucun intérêt à continuer à dépenser de l’argent uniquement pour une question de visibilité.
En ce moment, la compétition se resserre car elle prend désormais en compte les coûts annexes, en dehors du prix du simple appareil. Si un des avions de combat multifonctions exigeait des changements dans l’infrastructure existante en Finlande, cela diminuerait la chance du fabricant en question.
D’ici la décision qui sera prise en 2021, la course va encore s’accélérer. Par conséquent le nombre exact de chasseurs à acheter pourra encore changer, du moins si les conditions de performance sont remplies.
HS2.11/A12

Le projet HX avance avec modération
Le comité ministériel de politique économique a récemment fixé la fourchette de prix du projet HX entre 7 et 10 milliards d’euros. Selon les évaluations de vendredi dernier, le prix final se situerait plutôt au maximum de la fourchette.
La tâche de l’acquéreur consistera à clarifier ce que proposent les fournisseurs pour ce prix. Il est pratiquement certain qu’il s’agira d’acheter 64 avions de combat multifonctions.
« Le sort d’un des candidats laisse perplexe”, note l’éditorialiste. L’appareil intereuropéen Eurofighter Typhoon, fabriqué essentiellement en Grande-Bretagne, pourrait souffrir du Brexit qui avance par à-coup.
TS

Politique intérieure

Interview du Président Niinistö

M. Niinistö propose des changements dans les mandats du président
Le Président Sauli Niinistö a accordé un entretien au quotidien Salon Seudun Sanomat, à l’occasion du centenaire du quotidien de Salo, ville natale de M. Niinistö.
M. Niinistö réfléchit à la longueur du mandat du président, estimant que la situation actuelle, deux mandats de six ans au maximum, est exceptionnellement longue par rapport aux autres pays.
« Si on souhaite maintenir le maximum de 12 ans, une possibilité est d’avoir trois mandats de quatre ans. Aussi deux mandats de cinq ans seraient une possibilité. »
« Le changement des gouvernements pendant le mandat présidentiel n’est pas un problème, un long mandat représente une continuité. »
M. Niinistö souligne que la tâche du président est exigeante et il faut s’y engager.
Le président s’inquiète de l’unité de l’Union européenne. « Je suis toutefois optimiste et j’estime que l’avenir de l’Union sera meilleur. »
Selon M. Niinistö, les propos sur une armée de l’Union européenne sont confuses, vue qu’il y a 28 armées différentes au sein de l’UE.
Quant au changement climatique, M. Niinistö souligne qu’il est essentiel de partager une attitude selon laquelle on peut pouvoir y faire quelque chose.
Il s’étonne qu’on ne connaisse pas en Finlande la notion des principes d’Helsinki que 40 ministres des Finances ont confirmée avec la Banque mondiale en 2018. M. Niinistö fait l’éloge de ce programme de principes, où le point de vue environnemental doit être pris en compte dans les budgets et les investissements du secteur public. « Cela est plus concret que les déclarations sur les objectifs. »
Selon le quotidien, les dirigeants des grandes puissances ont volontiers des entretiens avec M. Niinistö qui ne veut pas insister sur son propre rôle. Il a récemment rencontré les présidents chinois, américain et russe, ainsi que le président français.
TS/dim/6, sss.fi

Négociations sur les conventions collectives

Le syndicat de l’industrie déclare la grève des heures supplémentaires
Le syndicat de l’industrie a déclaré, vendredi, une interdiction d’heures supplémentaires jusqu’au vendredi 15 novembre, concernant ses 100 000 membres environ concernés par la convention collective de l’industrie technologique.
Riku Aalto, président du syndicat estime qu’il est déplorable d’être obligé de prendre de telles mesures de pression contre les employeurs, mais que l’attitude du patronat n’a pas laissé de choix. Il regrette que les négociations ne puissent ainsi pas avancer actuellement.
Pour lui, le patronat pousse des mesures qui affaiblissent l’atmosphère dans les lieux de travail et détériorent ainsi la productivité.
Minna Helle, directrice au patronat de l’industrie technologique déplore la mesure du syndicat en estimant que cette pression exercée compliquera les négociations et les activités des entreprises ainsi que les livraisons pour les clients.
Elle note toutefois que le contact pour poursuivre les négociations existe toujours.
HS/sam/A16

Editorial : « L’atmosphère commence à être tendue » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat note que dans les négociations de l’industrie technologique, on n’a même pas pu évoquer les augmentations salariales encore. Tant que ces négociations n’avancent pas, celles des autres secteurs concernés par les exportations stagnent aussi.
Les conventions de l’industrie chimique et du secteur forestier sont encore en vigueur jusqu’à fin novembre, mais l’éditorialiste prévoit que, là aussi, les négociations ne seront pas faciles.
HS/sam/A5

Emploi

Modèle d’activation de chômeurs : pas d’effet constaté
Le centre national de la recherche économique VATT et l’Université de Turku ont publié leur rapport concernant l’étude sur l’impact du modèle d’activation de chômeurs. Selon le rapport, il n’a pas été possible de présenter de chiffres concernant les effets sur l’emploi du modèle.
La ministre des Affaires sociales et de la Santé, Aino-Kaisa Pekonen (All. des gauches), a annoncé que le gouvernement remettra au Parlement, jeudi, sa proposition sur la suppression du modèle d’activation au début janvier 2020.
Mme Pekonen note que, du fait des résultats du rapport du VATT, il ne sera pas nécessaire de mettre en place des mesures remplaçant le modèle et que le gouvernement poursuivra la préparation de mesures en faveur de l’emploi conformément à son objectif sur un taux d’emploi de 75 %.
Le ministre des Finances, Mika Lintilä (Centre), et celui de l’Emploi, Timo Harakka (PSD), constatent que, d’ici les pourparlers budgétaires de la rentrée de 2020, il faudra que le gouvernement prenne les décisions nécessaires pour augmenter l’emploi de 30 000 personnes.
Roope Uusitalo, professeur d’économie et président du comité de surveillance économique du gouvernement, souligne que le fait de ne pas pouvoir présenter de chiffres concernant l’impact du modèle ne signifie pas pour autant qu’il n’aurait eu aucun effet. Il ne peut pas non plus être jugé que la prévision du ministère des Finances au moment de l’introduction du modèle (création nette de 5000 à 12 000 emplois grâce à cette mesure) ait été fausse.
Les agences de l’emploi ont constaté que la volonté des demandeurs d’emploi de participer à des services a augmenté depuis l’adoption du modèle. Le modèle n’a toutefois pas été considéré comme le moyen approprié pour promouvoir l’emploi. Les personnels des agences de l’emploi estiment que le modèle encourage un mauvais type d’activité qui ne correspond pas aux besoins et à la motivation des intéressés, ni ne correspond aux besoins de politique de l’emploi.
AL/sam/A26

Manque de main d’oeuvre en Finlande
Selon la Chambre de commerce de Finlande, deux tiers des entreprises finlandaises ont du mal à recruter actuellement.
« La part des entreprises qui ont du mal à recruter est particulièrement élevée. Cela témoigne des difficultés structurelles pour l’économie finlandaise », selon l’économiste de la Chambre de commerce Mauri Kotamäki. « Les personnes au chômage ne sont pas aussi enclines à accepter du travail qu’on ne le souhaiterait. De plus, la mobilité de la main d’œuvre dans le pays est trop faible », selon lui.
AL

Fiscalité

Le rendement de l’impôt sur les sociétés a augmenté
Kauppalehti relève que, depuis 2014 quand le taux de l’impôt sur les sociétés a baissé de 24,5% à 20%, le rendement de cet impôt a progressivement cru : de 4,4 milliards d’euros, il a rapporté 5,7 milliards en 2017.
Le taux de l’impôt sur les sociétés qui avait été baissé pour être concurrentiel par rapport à la Suède (21,6%) est plus bas que la moyenne européenne (21,3%).
Il est prévu que la Suède baisse le sien à 20,6% l’année prochaine. Selon le patronat EK, en Finlande, on s’attend à ce que le taux soit maintenu au niveau actuel.
KL

Croissance

La croissance finlandaise est un mystère
Le président du fonds de pension Varma, M. Risto Murto considère que les perspectives de croissance de l’économie finlandaise sont un mystère positif. En effet, la croissance semble se maintenir relativement forte alors que, par exemple, en Allemagne les perspectives sont particulièrement faibles.
« Nous ne sommes pas touchés par la récession mondiale. Je n’ai vu aucune explication pour le fait que la production industrielle finlandaise se maintienne aussi forte », dit-il. Selon lui, une explication pourrait être que les difficultés de l’industrie automobile allemande ne touchent pas la Finlande. « Une autre explication est que la structure de l’industrie finlandaise est post-cyclique. Cela expliquerait que les carnets de commandes des machines construites par les Finlandais sont encore pleins ».
M. Murto est en revanche très réservé sur la possibilité pour la Finlande de relancer l’économie dans la situation actuelle. Pour lui, il aurait fallu lancer de grands investissements il y a dix ans ce qui aurait permis de profiter de la période actuelle de taux nuls.
HS

Bourse – Nokia

Solidium critique fortement les promesses de Nokia
L’agence de participation de l’Etat dans les entreprises qui, avec 3,6% du capital de Nokia, est l’un de ses plus gros actionnaires considère que Nokia aurait du s’exprimer sur ses difficultés dans la 5G il y a longtemps. Pour Solidium il est étonnant que le groupe ai attendu octobre 2019 pour modifier ses prévisions de rentabilité pour 2020 qui avaient été annoncées en février 2018.
HS

Critique des petits actionnaires
L’association finlandaise des actionnaires en bourse critique la façon dont Nokia a retardé l’annonce de ses difficultés. Selon l’association, Nokia aurait du informer plus tôt ses actionnaires. L’association réfléchit à la possibilité d’intenter une action de groupe contre Nokia.
AL

France – Finlande

Musique

Jazz à Tampere
Aamuylehti publie une élogieuse critique des nombreux concerts du Tampere Jazz Happening 2019 qui avait pour thème la France et réunissait de nombreux musiociens français.
AL

publié le 04/11/2019

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