Revue de la presse du lundi 2 décembre

Politique intérieure

Affaire de la Poste

Les chefs de la majorité se sont réunis hier soir
Les présidents des partis et des groupes parlementaires de la majorité se sont réuni dimanche soir dans le bureau du premier ministre.
Le gouvernement a ensuite twitté que « les présidents des partis et des groupes parlementaires de la majorité avaient discuté de la situation politique. Le gouvernement se prépare à répondre à la motion de censure mardi » au parlement.
Aucune autre déclaration n’a été exprimée par les représentants de la majorité.
Le groupe parlementaire du parti du Centre se réunit lundi.
La réponse du gouvernement à la motion de censuré déposée par trois partis de l’opposition sur la question de la gestion de la Poste par le gouvernement aura lieu au parlement mardi. Elle sera suivie d’un vote qui aura lieu mercredi en début de séance.

« Rinne doit aussi défendre son poste de Premier ministre » HS
Helsingin Sanomat rapportait samedi, que l’annonce de la démission de la ministre en charge de la gestion de la participation de l’Etat dans les entreprises, l’opposition demandait la démission du Premier ministre.
En effet, l’opposition estime que M. Rinne a menti sur ses échanges à propos de la gestion de la Poste et du transfert des 700 employés du tri à la filiale Posti Palvelut.
Helsingin Sanomat rappelle que, le conflit social concernant la Poste a été résolu la semaine dernière. Mais c’est la manière dont il a été géré qui pose problème. Le PSD a d’une certaine manière obtenu gain de cause sur le fond, mais la manière dont cela s’est fait a engendré des interrogations sur la confiance.
Il s’agit d’un conflit politique car à la base se pose la question du mensonge et donc de savoir si on peut avoir confiance dans les représentants du gouvernement, écrit HS.
Dans cette situation, les partenaires de gouvernement du PSD doivent évaluer s’ils ont toujours confiance dans leurs partenaires de coalition et dans les choix des ministres. Au pire, cela peut menacer le gouvernement ou le Premier ministre si ses partenaires de gouvernement ou le PSD l’estimaient. Mais il n’y a pas de signe de cela à ce stade, estime Helsingin Sanomat.
HS

Le groupe parlementaire du Centre se réunit à 14h
Les Verts ont confiance dans le chef du gouvernement

Selon le quotidien rural Maaseudun Tulevaisuus, une partie de la base centriste souhaiterait changer le Premier ministre. Les députés ont été en province ce week-end et les Centristes et les Verts auraient discuté des conditions pour continuer au gouvernement. ? Quoi qu’il en soit selon le quotidien, le PSD devrait sortir affaibli de cette crise.
Ce matin, les Verts auraient indiqu é qu’ils ont confiance dans le Premier ministre et ne voient pas de raison à ce qu’il soit remplacé.
Uusisuomi Yle

« Mme Filatov favorite pour succéder à Mme Paatero » HS
Helsingin Sanomat rapporte que le Conseil du parti social-démocrate devrait décider mercredi du nom du successeur de la Ministre des collectivités territoriales et de la gestion de la participation de l’Etat dans les entreprises Mme Paatero. La favorite serait la députée Tarja Filatov qui dispose d’une expérience de ministre (elle a été ministre du Travail).
HS

Vrais Finlandais

M. Halla-aho estime que son part a encore des marges de progression
Le président des Vrais Finlandais, en tête des sondages actuellement, estime que son parti a encore des marges de progression.
Il est le second parti auprès des jeunes (après les Verts), mais le premier parti chez les actifs. Il estime que le groupe d’électeurs le plus difficile est constitué des plus de 65 ans qui votent par tradition et habitude pour d’autres partis.
HS

Sondage

La popularité du gouvernement s’est effondré cet été
Lännen Media rapporte que désormais seulement 37% des Finlandais sont satisfaits du gouvernement contre 47% en juillet. Dans le même temps, les opinions défavorables sont passées de 28% en juillet à 52% en novembre.
Parmi les sympathisants des partis au gouvernement, les plus satisfaits sont ceux du PSD et les plus insatisfaits sont les centristes.
AL

Politique étrangère et européenne

COP25


La négociatrice finlandaise souligne l’importance de la confiance

Helsingin Sanomat a interviewé Outi Honkatukia, négociatrice principale de la Finlande à la conférence climatique de Madrid qui, du fait de la présidence finlandaise, est cette fois l’une des trois négociateurs de l’UE.
Mme Honkatukia qui représente le ministère de l’Environnement depuis 2016, estime que la confiance et le fait de bien connaître ses partenaires dans les négociations sont les facteurs les plus importants pour la réussite.
A Madrid, les tractations ne seront pas faciles. Mme Honkatukia prévoit que le Brésil sera un problème.
La ministre de l’Environnement, Krista Mikkonen (Verts), représentera, elle aussi, l’UE plutôt que la Finlande. Elle se félicite de la participation des ministres des Finances cette fois et rappelle que l’on dispose déjà des solutions et des technologies nécessaires, mais qu’il faudrait les mettre en œuvre et faire ce changement d’une façon équitable.
Le ministre des Finances, Mika Lintilä (Centre), s’attend à ce que la présence de ses homologues puisse apporter une approche concrète aux négociations. Il souhaite que les expériences et exemples des ministres des Finances puissent servir d’inspiration pour les autres.
HS/lun/A20-21

OTAN

A l’aube du sommet de l’OTAN
« L’unité de l’OTAN est ébranlée, et le sommet de l’OTAN, qui aura lieu le 3 décembre, n’y apportera certainement pas de solutions express » estime le chercheur de FIIA (Institut de politique étrangère) Charly Salonius-Pasternak.
Il pense qu’on pourrait entendre au sommet des prises de paroles tranchantes, notamment de la part du président turc Recep Tayyip Erdogan, du président français Emmanuel Macron ou encore de la part du Britannique Boris Johnson qui se prépare aux élections. Selon l’estimation de Salonius-Pasternak, le projet de défendre les pays Baltes et la Pologne pourrait faire l’objet de débats controversés. La Turquie s’y oppose car elle tentera d’attirer le soutien des autres pays membres à son attaque, largement condamnée, contre les Kurdes syriens.
Salonius-Pasternak discerne derrière les récents propos de Macron un souci authentique sur la passivité des Européens en matière de défense et dans l’OTAN. La responsabilité sur une direction européenne repose de plus en plus sur la France car les incertitudes bousculent la Grande-Bretagne qui se prépare au brexit et la chancelière Angela Merkel arrive bientôt au bout de sa carrière politique. Or, la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne sont considérés comme les piliers de la défense européenne.
L’objectif de l’OTAN pour le budget de la défense est fixé à deux pourcents sur le PNB. Cette année, seuls sept pays sur 29 l’ont atteint. L’Allemagne et d’autres pays membres de l’alliance augmentent leurs contributions sur le financement de l’OTAN. Salonius-Pasternak estime que ces augmentations pourraient quelque peu calmer l’ambiance du sommet. Mais cela ne fera pas de l’OTAN une alliance plus européenne, les Etats-Unis continueront de porter leur responsabilité. « Trump s’arrogera une victoire symbolique de ces hausses budgétaires. Par ailleurs, pour l’Allemagne, il est plus facile d’augmenter sa part dans l’OTAN que de le faire dans son propre budget de défense nationale », affirme Salonius-Pasternak.
AL30.11/A28, TS30.11

Editorial
« L’OTAN prend une direction qu’on n’aurait pas soupçonné il y a encore quelques années. Et il ne s’agit pas seulement des récents propos du président français Emmanuel Macron. A une époque où le monde est de plus en plus incertain et sous tension, l’alliance de défense du monde occidental démocratique et libéral s’affaiblit ou perd confiance en raison de ses conflits internes », écrit l’éditorialiste du quotidien suédophone Hufvudstadsbladet.
« Le changement est survenu lorsque le président Donald Trump a été élu. Depuis il laisse entendre que l’Europe n’est pas vraiment importante pour les Etats-Unis. Par contre, Trump a pratiquement flirté avec des dirigeants autoritaires de pays qui pourraient plutôt être des ennemis de l’OTAN. »
« L’UE encourage aujourd’hui plus que jamais une collaboration en matière de défense. Il s’agit d’une mesure indispensable depuis que Trump a lancé son « Amérique d’abord ». Néanmoins, l’UE n’arrivera jamais à former une alliance de l’envergure de l’OTAN, ni ne pourra la remplacer, au mieux elle pourra en proposer un complément », juge l’éditorialiste.
« De toute manière, une OTAN instable ne serait pas une bonne pour la Finlande non plus », conclut-il.
HBL1.12/4

Economie

Energie

Editorial :
« Le marché de l’électricité est tendu » KL

Kauppalehti rapporte que l’hiver prochain les pays nordiques risquent de manquer d’électricité. Selon Fingrid, l’hiver rigoureux touchait en même temps tous les pays nordiques, un manque de 5000 megawatts serait possible.
La Finlande est habituée à importer environ un quart de son électricité : d‘Estonie, de Russie et des autres pays nordiques. La situation va s’améliorer l’année prochaine quand la centrale d’olkiluoto 3 entrera en fonction, car elle devrait produire un sixième des besoins finlandais en électricité.
Mais on estime que la consommation d’électricité ira augmentant quand bien même la consommation énergétique diminuerait.
KL/29.11

« On a besoin de nucléaire selon Pekka Lundmark » KL
Le PDG de Fortum Pekka Lundmark déclare à Kauppalehti que les pays nordiques doivent se préparer à une électrification de leur économie pour faire face au changement climatique. Cela signifie qu’une plus grande part de l’énergie consommée le sera sous forme d’électricité. La consommation d’électricité devrait ainsi selon lui augmenter de moitié dans les 290 à 30 prochaines années pour passer au niveau nordique de 400 à 600 terrawatts.
En plus de l’éolien, il estime que le nucléaire devrait avoir sa part. Il pense qu’il faudra prolonger la durée de vie des réacteurs actuels. Il ne se prononce pas directement sur le remplacement des réacteurs de Fortum à Loviisa (dont la durée de vie actuelle est prévue jusqu’en 2027 et 2030), Il parle aussi fortement en faveur des petits réacteurs, les SMR.

Education

Lycées

Les meilleurs lycées
L’agence de presse STT publie un classement des meilleurs lycées en fonction de leur capacité à rehausser les notes des élèves : ce classement n’est en effet pas basé sur les mentions au bac mais sur la différence entre les notes des élèves à la fin du collège et au baccalauréat.
Les lycées suédophones y sont bien représentés : sept lycées suédophones figurant dans les dix premières palaces pour les plus grands lycées (plus de 50 bacheliers) ; et trois dans les petits lycées.
Dans la catégorie des petits lycées (moins de 50 bacheliers), le Lycée franco-finlandais figure au sixième rang et il est aussi le premier de la capitale.
IS

Lecture

PISA
Les résultats de la nouvelle enquête PISA de l’OCDE seront publiés demain mardi 3 décembre. Ils portent cette année principalement sur la lecture.
Les résultats des premiers tests PISA en décembre 2001 avaient érigé le système éducatif finlandais en modèle : les Finlandais y figuraient en tête pour la lecture, en troisième position pour les sciences naturelles et en quatrième pour les mathématiques.
HS

publié le 02/12/2019

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