Revue de la presse du lundi 15 mai

France

Politique

« Le monde et l’UE ont besoin d’une France forte » AL TS

« M. Macron a insisté sur le rassemblement » HS

La presse rend compte de la passation de pouvoir intervenue, hier, à Paris. Les médias ont même retransmis en direct la cérémonie.
HS Yle AL TS

Editorial : « L’Allemagne devrait maintenant écouter la France » HS

Helsingin Sanomat écrit que « l’élection d’Emmanuel Macron a suscité un soulagement dans nombre d’Etats européens et à Bruxelles ». Comme l’a twitté le ministre des Finances finlandais Petteri Orpo, il y a une demande pour ceux qui défendent l’UE. Le soulagement était lié au fait que l’adversaire de M. Macron, Mme Le Pen a perdu. Une victoire de Mme Le Pen aurait en effet, au moment des négociations sur le Brexit entraîné l’UE dans des difficultés extrêmes ».

« Mais il serait faux de croire que la victoire de M. Macron signifie que la politique européenne va continuer comme avant sans changement. Non, au contraire la victoire de M. Macron doit changer l’UE ».

L’éditorialiste rappelle que, lors du débat d’entre deux tours, Mme le Pen avait déclaré que la France serait dirigée par une femme, soit elle-même soit Mme Merkel. Et selon l’éditorialiste, certains allemands pensent en effet que M. Macron doit imposer l’austérité à la France et faire des réformes.

Mais les conseils prodigués par les Allemands devraient en réalité pousser M. Macron non pas à les suivre mais au contraire à prendre ses distances avec. Puisque M. Macron a gagné, la situation devrait changer. C’est désormais l’Allemagne qui devrait écouter la France. M. Macron et la France sont capables de faire le lien entre la pensée allemande et le monde de l’Europe méridionale. M. Macron est en effet considéré dans le sud de l’Europe comme un héros.

Ce qui effraie actuellement l’Allemagne ce n’est pas la France car son économie et sa démographie progressent, son administration fonctionne et le pays est gérable. L’Allemagne s’inquiète en réalité pour l’Italie, écrit l’éditorialiste.

M. Macron a dit dès le jour de sa victoire que la coopération européenne et l’euro étaient menacés. On a interprété ses propos comme un geste envers les électeurs de Le Pen. Mais il est aussi possible de les interpréter comme un discours à l’égard de l’Allemagne. La croissance ayant redémarré en Europe, il faudrait que l’Allemagne relache son économie, arrête de donner des leçons et tende la main à M. Macron et l’utilise pour renforcer les engagements européens des pays du Sud. M. Macron et l’Allemagne ont les mêmes intérêts », conclut l’éditorialiste.
HS

Commentaire du nouveau ministre des Affaires européennes

Sampo Terho, nouveau ministre des Affaires européennes était interrogé par Helsingin Sanomat. A la question de savoir s’il était effrayé par l’accès à la présidence de la république française d’un fédéraliste comme Emmanuel Macron, il répond « Non. J’ai entendu ce type de positions pendant quatre années au Parlement européen. Le Président français ne va pas changer le programme du gouvernement finlandais dans lequel la politique européenne est bien définie pour soutenir notre économie et notre emploi. Si la France essayait de promouvoir le fédéralisme, elle en serait empêchée. Personne n’est prêt en Europe pour renforcer sensiblement l’intégration ».
HS

Politique étrangère et européenne

Conférence de politique étrangère et de sécurité de Tallinn

Propos du Président Sauli Niinistö

Le Président Sauli Niinistö est intervenu lors de la conférence Lennart Meri organisée à Tallinn par l’institut de recherche International Centre for Defence and Security (ICDS), sous le titre « Darkest just before the dawn ? », sur les défis et les solutions en matière de sécurité des pays de l’Occident.

Selon Helsingin Sanomat, le message principal du Président Niinistö était un appel fort en faveur de l’augmentation de la coopération européenne en matière de défense. L’environnement arctique était l’autre thème qu’il a évoqué.

Il a rappelé que la sécurité constituait un domaine dans lequel les européens avaient des attentes à l’égard de l’UE. Il estime que la tension a augmenté en Europe avec des activités militaires et un armement accrus. Il a qualifié l’annexion de la Crimée par la Russie de coup dur.

Pour ce qui est de la Finlande, il a souligné le renforcement de la défense en investissant dans les capacités rapides d’action, la nouvelle législation et la coopération de défense étroite avec l’OTAN et bilatéralement avec la Suède. La Finlande souhaite émettre un message fort dans le sens où elle prend la sécurité extrêmement au sérieux.

Pour lui, l’UE n’est pas une vraie union si elle ne contribue pas à garantir la sécurité de ses citoyens. C’est la mission la plus importante de l’UE, pour lui. L’OTAN restant le principal forum de la défense pour beaucoup d’Etats membres, il y a toutefois beaucoup de choses que l’on peut faire ensemble pour protéger l’Europe, a-t-il dit.
Il estime que la coopération de défense européenne commence à avoir des résultats. Il relève que la Finlande est favorable à ce qu’une partie des Etats membres puisse développer la coopération de défense séparément des autres, dans le cadre de la coopération structurelle européenne.

Selon Aamulehti, la sécurité est perçue en partie de façons différentes dans différents pays. Le plus on va à l’Est, le plus la Russie surgit dans la pensée, alors qu’à l’Ouest, le sentiment de l’insécurité est plus lié au terrorisme et à l’immigration.
Il considère l’usage d’armes chimiques en Syrie et le futur développement du désarmement nucléaire concernant la Corée du Nord comme les deux soucis les plus grands en matière de politique de sécurité.

Des participants de la conférence ont posé à M. Niinistö la question sur les rencontres entre celui-ci et le Président Poutine. Le Président finlandais a souligné que les relations entre la Finlande et la Russie étaient gérées sur la base du principe d’ouverture.

Concernant la région arctique, M. Niinistö regrette que les positions des Présidents Trump et Poutine compliquent la coopération.
HS/dim/A10, AL/dil/A26-27

Défense

Projet de loi sur l’assistance militaire internationale

La commission des Lois constitutionnelles a pris position sur l’esquisse de la commission des Affaires étrangères concernant la législation sur le fait de recevoir et de donner une assistance militaire à l’UE ou à une organisation internationale.

Selon la commission des Lois constitutionnelles, dans une situation urgente, c’est le gouvernement qui prendra la décision sur une assistance militaire. Il conviendra d’en informer le Parlement. Le Président de la république ou un ministre ne pourraient pas seuls prendre une telle décision.

La commission estime que même dans un contexte d’urgence, il faut que l’assistance s’appuie sur la Constitution, qui légifère que le Président dirige la politique étrangère en coopération avec le gouvernement.

Selon Annika Lapintie, présidente de la commission des Lois constitutionnelles, dans une situation urgente, il suffit que le parlement soit informé de façon informelle. Dans la pratique, le Premier ministre appellerait le président de la commission des Affaires étrangères. Il faudrait toutefois que le gouvernement donne dans les meilleurs délais un rapport sur les détails de l’assistance au Parlement.

La commission des Affaires étrangères termine son rapport sur la nouvelle législation, cette semaine. Il est prévu d’inclure au rapport une déclaration qui engagera le gouvernement à rédiger, d’ici fin 2018, une instruction sur la prise de décision dans la pratique dans un contexte d’urgence.

Teija Tiilikainen, directrice de l’Institut de relations internationales, UPI, se félicite de la nouvelle formulation. Il est positif, selon elle, de créer une procédure à adopter concernant la prise de décision dans une situation exceptionnelle.
HS/sam/A13

Les Suisses demandent à la Finlande de leur faire cadeau d’un avion à réaction Hawk

Le ministère de la Défense finlandais a reçu, en mars dernier, une lettre du Musée de l’aviation suisse spécialisé dans le matériel militaire lui demandant de lui faire cadeau d’un avion de formation Hawk aujourd’hui non utilisé.

Il s’agit du musée de l’aviation militaire Clin d’Ailes et de son association de soutien Espace Passion situé près de la base de l’armée de l’air suisse de Payerne qui possèdent déjà une collection presque parfaite des avions à réaction utilisés par l’armée suisse. Seul leur manque un avion à réaction Hawk.

Il y a dix ans, lorsque la Suisse avait renoncé à ses appareils alors peu utilisés, la Finlande avait acheté 18 avions Hawk pour le prix de 41 millions d’euros.

Cette demande, orchestrée par l’ancien commandant des forces armées finlandaises, l’amiral Juhani Kaskeala, fait suite au refus de l’armée de l’air suisse de céder un vieux Hawk au musée. L’amiral Kaskeala souligne que la coopération avec la Suisse s’est toujours déroulée sans problème et la Finlande avait obtenu ces avions à un prix particulièrement intéressant.
HS15.5/A8

La Finlande organise des exercices d’aviation en collaboration avec la Suède et la Norvége

Les grandes étendues des toundras laponnes se prêtant parfaitement à des exercices d’aviation, les bases de Rovaniemi en Finlande, Lulea en Suède et Bodö en Norvège accueilleront, à partir de la semaine prochaine, plus de cent avions en provenance de onze pays différents.

Le colonel responsable des dispositions de l’évènement, Petteri Seppälä, affirme que cette manifestation internationale de grande envergure est la plus grande jamais organisée par l’armée de l’air finlandaise.
TS15.5/7

Cyberattaque

Peu d’ordinateurs infectés en Finlande

Helsingin Sanomat rapporte qu’une vague d’attaques informatiques a infecté, à partir vendredi dernier, environ 200 000 ordinateurs dans plus de 150 pays. Les pirates ont profité d’une faille d’une ancienne version de Windows XP.

Par exemple le service national de santé en Grande-Bretagne a été en partie paralysé. Les cibles principales auraient été la Russie, l’Ukraine, Taïwan et la Chine.
Les pirates ont exigé le paiement d’une rançon de 300 à 600 dollars. Europol souligne qu’il ne faut pas payer la rançon exigée.

En Finlande, environ une trentaine d’ordinateurs seulement ont été infectés malgré un grand nombre, peut-être 10 000, d’attaques.

Les experts estiment que la propagation du virus semble être arrêtée. Ils n’excluent toutefois pas la possibilité de nouvelles cyberattaques.
HS/dim/A21, lun/A23-24

Politique intérieure

Economie

La bourse d’Helsinki atteint des records

Helsingin Sanomat relève que l’indice OMX Helsinki Cap a atteint son record, soit 6 550 points. C’est un peu plus qu’en 2007.

L’indice principal de la bourse d’Helsinki n’a toutefois pas encore atteint son record même s’il a augmenté de 66 % depuis 2012.
HS/lun/A29

Ecole

Les lycéens ne choisissent plus les langues étrangères

Selon Aamulehti, le nombre de lycéens qui choisissent les études des langues étrangères est encore en baisse.

En 2016, le nombre de bacheliers qui ont participé aux épreuves des autres langues étrangères que l’anglais a chuté par rapport à 2007.

En ce qui concerne le cursus court de l’allemand, le nombre a chuté de 4 404 à 1 737 élèves et de 1 634 à 493 élèves pour le cursus long.

Pour le français (cursus court) de 2 079 à 1 005 élèves et long de 513 à 309 élèves pour le cursus.

Le nombre de bacheliers ayant choisi l’espagnol n’a pratiquement pas bougé et le nombre de ceux qui ont choisi le russe a un peu augmenté, de 537 à 723 pour le cursus court.
AL/dim/A18-19

France – Finlande

Musique

« Patricia Kaas a fait danser son auditoire » HS

« Kaas est à nouveau Kaas » TS

Turun Sanomat et Helsingin Sanomat publient de bonnes critiques des concerts de Patricia Kaas à Helsinki et Turku.
HS TS

Concert de Ludovic Morlot

Helsingin Sanomat publie une bonne critique du concert de l’orchestre symphonique de la ville dirigé par Ludovic Morlot et qui a joué notamment des pièces de Chausson, Ravel et du Robin.
HS

publié le 15/05/2017

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