Revue de la presse du lundi 14 janvier

Politique étrangère et européenne

Finlande – Chine

Visite d’Etat du Président Niinistö en Chine
Le Président finlandais Sauli Niinistö a commencé aujourd’hui sa visite d’Etat en Chine. Il est accompagné des ministres du Commerce extérieur, Anne-Mari Virolainen (Rass. national) et du Sport, Sampo Terho (Avenir bleu) ainsi que des maires d’Helsinki et Lahti et d’une délégation de représentants de 24 entreprises, dont le président du conseil d’administration de Nokia, M. Siilasmaa.
M. Niinistö et son homologue chinois inaugurent, aujourd’hui, l’année bilatérale de sports d’hiver.
Il y aura aussi au menu un séminaire sur le climat. Pour M. Niinistö, il est important que la Chine reste engagée dans le respect des engagements de l’accord de Paris. De plus, les pays doivent chercher de nouvelles mesures et, en tant que présidente du conseil de l’arctique, la Finlande a un rôle majeur. « Le problème de la neige noire dues aux particules de suie intéresse ici aussi. Les neiges de l’Himalaya fondent rapidement et on y trouve aussi des particules noires », a dit le Président.
KS/

Transport aérien

21 millions de passagers à Helsinki-Vantaa
L’aéroport d’Helsinki a connu une croissance de ses passagers de plus de 10% l’année dernière et a pour la première fois dépassé le plafond de 20 millions pour atteindre 20,8 millions de passagers en 2018.
En tout ce sont près de 25 millions de passagers pour les aéroports finlandais.
Les aéroports de Laponie ont enregistré une forte hausse avec 1,5 million de passagers. Un plan d’investissement de 55 millions d’euros pour les aéroports de Rovaniemi, Kittilä et Ivalo est en cours.
KL

Inquiétudes sur l’effet du Brexit pour le transport aérien
Le nombre de passagers entre la Finlande et la Grande-Bretagne a augmenté en 2018 de près de 10% pour atteindre 1,2 million de personnes. Kauppalehti fait part des inquiétudes que suscite le Brexit pour le transport aérien.
Outre Finnair, Norwegian et British Airays assurent les vols entre les pays. Finnair fait partie de la même alliance que British Airways, Onewolrd.
KL

Brexit

Les entreprises finlandaises peu préparées au Brexit
Kauppalehti rapporte que, selon l’experte du patronat EK, Mme Janica Yliharjula, « les grandes entreprises finlandaises ont fait des analyses de risque sur les effets du Brexit pour leur activité ». Les plus petites s’y sont en revanche peu préparées ».
L’expert de la chambre de commerce Timo Vuori partage cet avis sur le caractère disparate de la préparation des entreprises finlandaises au Brexit. « Sur la base des entretiens que j’ai eu, les Finlandais ont commencé lentement et prudemment à modifier profondément leur activité commerciale à cause du Brexit ».
Il souligne que suite à un Brexit dur, la situation commerciale du Royaume-Uni sera comparable à celle de la Russie aujourd’hui.
Selon les douanes finlandaises, les seules déclarations en douanes engendreront des coûts de plusieurs dizaines de millions d’euros. De plus, les délais de livraison vont augmenter.
La plupart des produits du bois-papier ne devraient pas être soumis à des droits de douanes, de même que les produits pharmaceutiques. En revanche les voitures devraient l’être.
KL/Jeu

Défense – Finlande-Israël

La défense nationale procède à une acquisition de radars
Le département de la logistique de la défense nationale va se procurer des radars israéliens auprès de la société Elta Systems. Ils devraient détecter les stations d’artillerie ou les lance-grenades de l’ennemi.
Comparée à d’autres pays nordiques, la Finlande possède un sérieux arsenal d’artillerie, actuellement en cours de développement, rapporte HS.
HS12.1/A16

Politique intérieure

Crimes sexuels

« Un quart des suspects sont des étrangers »
La police a annoncé quatre nouveaux cas de crime sexuel à Oulu, et un à Helsinki, concernant tous des jeunes hommes d’origine étrangère comme suspects et des mineures comme victimes. Début décembre, la police enquêtait déjà sur cinq cas de crime sexuel contre des jeunes filles de 13 à 15 ans. Les suspects sont arrivés en Finlande en tant que demandeurs d’asile ou réfugiés.
La part des étrangers dans les suspects de crimes sexuels s’élevait à 24 % en 2017, et celle concernant les soupçons de viol à 29 %, rapporte Helsingin Sanomat.
En 2017, sur 2418 cas de crimes sexuels dont on connaissait le suspect 568 ressortissants étrangers étaient soupçonnés. Sur 994 cas de viols où la police connaissait le suspect 285 concernaient des ressortissants étrangers.
HS

« L’origine des suspects a réveillé le personnel politique »
Helsingin Sanomat prévoit que l’immigration sera un grand thème des élections législatives de ce printemps, contrairement à ce qu’on avait pensé encore à l’automne.
Le quotidien a interrogé les présidents des partis politiques sur le fait de savoir ce qu’il conviendra de faire dans cette situation. Les présidents de partis condamnent tous ces crimes et reconnaissent que la part des étrangers est élevée, comparé à d’autre type de criminalité.
Alors que la plupart des partis soulignent que ces crimes ne relèvent pas d’un problème lié aux étrangers, mais constituent un problème important en général, les Vrais Finlandais proposent de réduire l’asile pour des raisons humanitaires à un niveau aussi bas que possible. Le parti souhaiterait mettre fin à l’immigration humanitaire.
HS estime que malgré le fait que 75 % des suspects de crimes sexuels sont des personnes disposant de la seule nationalité finlandaise, ce débat politique autour des crimes d’Oulu et de Helsinki n’aurait pas éclaté si les auteurs avaient été des personnes d’origine finlandaise.
HS note aussi que les Irakiens sont de loin surreprésentés dans les crimes sexuels.
A l’exception des Vrais Finlandais, tous les partis considèrent comme évident qu’il relève des obligations humanitaires des hommes et des Etats d’aider ceux qui sont persécutés ou en danger dans leurs pays.
Comme mesures, les partis proposent de renforcer l’intégration, d’activer les demandeurs d’asile, d’accélérer le processus de demande d’asile, de prévenir la criminalité sexuelle, d’augmenter le nombre de policiers et les ressources de la sécurité intérieure, de renforcer les échanges et la coopération entre les autorités, de rendre facile pour les jeunes de contacter quelqu’un et obtenir de l’aide.
Le ministre de l’Intérieur, Kai Mykkänen, a lancé la semaine dernière un programme de dix mesures, dont on ne connait toutefois pas le détail tant que les fonctionnaires étudient quels durcissements peuvent ou méritent d’être faits.
M. Mykkänen estime que les mesures de lutte contre une criminalité issue des étrangers devront être renforcées et accélérées.
Il rappelle que les actes engendrent des craintes démesurées y compris chez des personnes innocentes.
HS

« Le gouvernement se réunit pour des négociations »
M. Lindtman, président du groupe parlementaire du PSD, a souhaité que les groupes parlementaires se réunissent et M. Kaikkonen en tant que président du groupe parlementaire du plus grand groupe, le Centre, les y a invités.
Le Premier ministre, M. Sipilä, a dit que le gouvernement se réunirait mardi et vendredi. Il a dit, vendredi dernier, que selon les principes d’un Etat de droit, un système d’asile est prévu pour aider les personnes en détresse, mais non pas pour protéger les criminels.
Li Anderssoon, président de l’Alliance des gauches estime qu’il faut investir dans la protection des jeunes dans les réseaux informatiques ainsi que dans les moyens des autorités de prévenir la criminalité sexuelle de façon plus efficace qu’actuellement.
Avant son départ pour Pékin, en visite d’Etat, le Président Sauli Niinistö a déclaré que le fait que le sujet soit débattu pendant la prochaine campagne électorale ne sera pas forcément un atout. « Je ne me souviens pas que les débats électoraux soient propices à arriver à un consensus sur un sujet. Mais il s’agit d’une question si importante qu’il faut que l’on soit capable d’en discuter en dépit des élections ».
« Il est impensable que des gens qui sont venus chercher l’asile chez nous et l’ont obtenu puissent apporter ici le mal et répandre l’insécurité », a-t-il aussi déclaré ce week-end.
HS KL

« Peut-on expulser un étranger ayant commis un crime sexuel ? »
HS note que la législation sur les étrangers prévoit la possibilité d’une expulsion y compris d’une personne détenteur d’un permis de séjour permanent dans le cas de crime commis dont la peine maximale est d’au moins 12 mois de prison. L’abus sexuel d’un mineur remplit ce critère. Il s’agit de purger la peine en Finlande avant d’être renvoyé.
En janvier-novembre 2018, l’Office national d’immigration a pris une décision d’expulsion pour 91 personnes pour crime.
La Finlande n’expulse pas de personnes dans les pays où elles risqueraient la torture ou la peine de mort.
Ce matin la presse rapporte que la proposition d’initiative populaire visant à modifier la législation afin qu’un étranger qui aurait commis un crime sexuel perde automatiquement son droit d’asile et soit expulsé a recueilli les 50 signatures nécessaires. Cette initiative, lancée le 6 décembre, n’avait recueilli que 14 000 signatures jusqu’au 10 janvier. Durant les quatre derniers jours, elle a recueilli plus de 40 000 signatures.
L’actuel parlement n’aura toutefois pas le temps de l’étudier.
HS

Industrie minière

Débat sur la législation minière
Helsingin Sanomat publie deux grands articles sur la politique des mines et les critiques suscitées par cette politique.
Le ministère de l’Emploi et de l’Economie a décidé en 2010, après la crise touchant l’économie nationale, qu’il fallait attirer les investissements étrangers dans l’industrie minière afin de créer des emplois et booster l’économie. Cela s’est passé et l’extraction a doublé.
Selon Rauno Sairinen, professeur de la politique d’environnement à l’université de Finlande de l’Est, les décideurs ont surtout voulu créer des emplois et n’ont pas pensé à l’environnement ou au système de concession.
En Finlande, contrairement à beaucoup d’autres pays, l’Etat n’est pas propriétaire des minéraux et l’entreprise qui trouve les minéraux a le droit à l’exploitation. Il n’y a pas de taxe minière ou des royalties à payer à l’Etat. Il faut juste payer des dédommagements au propriétaire foncier.
Selon le professeur Sairinen, ce système convient à une société en voie d’industrialisation où l’Etat lui-même extrait des minéraux.
La politique du début des années 2010 a fonctionné, puisque la Finlande est parmi les pays qui attire le plus d’entreprises minières étrangères. Selon le patronat de l’industrie minière, les mines donnent du travail, directement ou indirectement, à 13 000 personnes.
Le quotidien rend compte des problèmes causés à l’environnement par l’entreprise australienne Dragon Mining à Orivesi. Il est possible que l’entreprise doive fermer la mine si la Cour administrative suprême confirme la décision prise par l’administration régionale il y a trois ans.
Helsingin Sanomat a demandé l’avis les partis politiques représentés au Parlement sur une éventuelle modification de la législation minière et une taxe sur les mines.
Tous les partis politiques, à l’exception des Vrais Finlandais, sont favorables ou au moins prêts à considérer à une taxe ou des royalties sur les mines. Les Vrais Finlandais sont très réservés. le Parti suédois et le Rassemblement national, ouverts à une taxe, souhaitent plus d’études en la matière.
Selon plusieurs partis politiques, l’entreprise minière devrait payer des taxes à la commune où se trouve la mine.
Les experts ont proposé des modifications dans la loi. Anni Huhtala, directrice générale du centre de recherche économique de l’Etat VATT, propose une taxe sur les mines. Tapio Määttä, professeur du droit environnemental à l’université de Finlande de l’Est, propose des paiements des entreprises afin de couvrir les dégâts à l’environnement.
Hannele Pokka, secrétaire générale au ministère de l’Environnement, estime que le plus grand problème est qu’en raison des économies, depuis 2009, le nombre de fonctionnaires chargés de la surveillance environnementale a diminué de 48 %.
HS/sam/A8-11, dim/A13-14

Réforme Sote

Helsinki craint une hausse des frais pour les administrés
Helsingin Sanomat rapporte que selon Sanna Vesikansa, maire adjointe chargé des services sociaux et de la santé à Helsinki, la réalisation de la réforme Sote augmenterait le coût des services de santé pour les clients.
HS/sam/A14

Défense

Qui pourrait prendre les commandes des forces de la défense ?
Le mandat du général Lindberg se termine fin juillet

Bien que le général Lindberg puisse se succéder à lui-même à partir d’août prochain, d’autres noms sont évoqués.
Dragon à l’origine et major de sa promotion, l’actuel chef de l’état-major des forces de défense Timo Kivinen pourrait représenter le choix de Jarmo Lindberg pour lui succéder.
Formé dans les rangs des parachutistes, notamment conseiller militaire du ministre de la défense Jyri Häkämies (Rassemblement national), l’actuel commandant de l’armée de terre, Petri Hulkko aurait l’âge adéquat pour remplir les cinq ans du mandat. C’est également le cas de Kim Jäämeri qui organisait les Journées de la défense nationale de 2007 à 2010 ce qui lui a permis de se constituer un réseau important de relations. Il occupe aujourd’hui le poste de chef de la stratégie de la défense nationale.
HS14.1/A10

Sampo Eskelinen quittera ses fonctions de Chef d’état-major de l’Armée de l’air finlandaise
Impliqué dans l’affaire dite de Lemmenjoki, le général Sampo Eskelinen, Chef d’état-major de l’Armée de l’air finlandaise depuis juin 2017, a annoncé spontanément qu’il quittera ses fonctions début avril. Ainsi il ne cherchera pas à être reconduit dans son poste de général à durée déterminée.
Le président Sauli Niinistö devrait nommer un nouveau son successeur la semaine prochaine.
HS

Un exercice facultatif est organisé sur invitation
La différence entre des manœuvres courantes et un exercice facultatif suscite de l’intérêt depuis l’exercice à Lemmenjoki qui a engendré des poursuites en justice.
« Le but des exercices facultatifs consiste à entretenir le savoir-faire acquis pendant le service militaire. Ils tendent éventuellement à proposer une formation à des fonctions plus exigeantes ou à familiariser avec d’éventuelles modifications dans la défense nationale », affirme Petri Tammi du département de la formation de l‘état-major des forces de défense.
Environ 18 000 personnes participent à des manœuvres obligatoires d’une durée de 5 à 6 jours, quelques 10 000 hommes et femmes à des exercices facultatifs durant quelques jours par an, généralement un week end. « Il peut notamment s’agir de professionnels de la santé qui n’ont pas forcément effectué de service militaire », précise M. Tammi.
HS12.1/A19

Editorial
« Lemmenjoki est une affaire sérieuse »

« La défense nationale bénéficie de relations publiques qui représentent le meilleur de la Finlande. Les Journées nationales de la défense nationale organisées depuis des décennies ont contribué à créer entre les officiers de haut rang et les Finlandais influents des relations que le monde entier nous envie », écrit l’éditorialiste du Helsingin Sanomat.
« Les évènements que l’on appelait « manœuvres facultatives pour réservistes à Lemmenjoki » ont cependant conduit à des poursuites en justice en ce qui concerne l’ancien commandant de l’escadron de Carélie et le commandant de l’armée de l’air.
« Jeudi, le ministère de la défense a demandé des explications à l’état-major des forces de défense sur le déroulement des évènements au sein des forces armées tout en faisant allusion à une éventuelle enquête préliminaire sur le commandant des forces armées Jarmo Lindberg demandée par le procureur de la République », constate l’éditorialiste.
« Il est essentiel que les problèmes soient résolus le plus vite possible », conclut le journal.
HS12.1/A5

France – Finlande

Théâtre

Lion de Marc Gassot
Helsingin Sanomat et Yle publient des critiques élogieuses du spectacle de mime de Marc Gassot, à l’affiche actuellement au théâtre national.
Après des études d’art dramatique en Finlande, Marc Gassot a étudié en France à l’école internationale de théâtre de Jacques Lecoq et à l’École Philippe Gaulier.
HS Yle

publié le 14/01/2019

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