Revue de la presse du jeudi 8 novembre

Politique étrangère et européenne

Brexit

Une situation « perdant - perdant » selon M. Barnier
Le Premier ministre Sipilä a rencontré des dirigeants européens à sa résidence Kesäranta, hier. Selon Keskisuomalainen, c’est le Brexit qui a dominé les entretiens. M. Sipilä a eu des entretiens avec les dirigeants venus en Finlande pour le congrès du PPE dans le contexte de la présidence finlandaise de l’UE en 2019.
M. Sipilä note qu’il partage l’avis de Mme Merkel sur le fait qu’il faudra s’efforcer de trouver des solutions sur le Brexit avant la fin de l’année.
M. Barnier n’a pas souhaité donner d’estimation sur le délai des résultats de négociations qui sont actuellement dans une phase intensive. Il estime que, concernant la question frontalière irlandaise, c’est une situation « perdant – perdant ». Dans le Brexit plus généralement, il n’y a pas de gagnant, selon lui.
M. Sipilä a dit que la Finlande soutenait l’Irlande à 100 % dans la question sur la frontière.
Outre le Brexit, les réformes de l’Union monétaire ont été évoquées, avec des soucis sur la situation italienne, par exemple. M. Sipilä souhaite que, lors du Conseil européen de décembre, on puisse arriver à un accord sur l’Union bancaire.
Aujourd’hui, M. Sipilä rencontrera son homologue bulgare et M. Juncker.
KS/19

Finlande - Chine

Mme Virolainen souligne l’importance de bonnes relations
Kauppalehti relève que la ministre du Commerce extérieur et du Développement Anne-Mari Virolainen a représenté la Finlande à Shanghai à China International Import Expo qui a commencé mardi.
Mme Virolainen se félicite que 350 entreprises finlandaises se sont installées en Chine. « Cela signifie que les attentes concernant la poursuite de l’ouverture de la Chine vers l’extérieur sont encore assez grandes. »
Selon Mme Virolainen, la Finlande soutient la politique de l’Union européenne à l’égard de la Chine. Elle souligne l’importance du renforcement du rôle de l’OMC. « Nous avons besoin d’une institution où les différends sont réglés. Il n’est pas dans les intérêts de la Finlande ou de l’Union européenne que le mécanisme de règlement des différends de l’OMC ne fonctionne pas. Cela rend les petits pays beaucoup plus faibles. »
Les aides aux entreprises qui faussent les conditions de concurrence ou les transferts forcés de technologie sont des éléments qui compliquent l’arrivée des entreprises finlandaises dans le marché chinois. Malgré les critiques, la Finlande veut promouvoir les échanges commerciaux avec la Chine. Les relations bilatérales sont dans une position-clé.
« Les présidents chinois et finlandais se sont mis d’accord sur un partenariat stratégique qui comprend aussi un comité de l’innovation. »
Dans ce comité, créé en 2017, la Finlande est représentée par la Confédération du patronat et de l’industrie EK et Business Finland et la Chine par le ministère du commerce.
Mme Virolainen souligne l’importance des bonnes relations bilatérales. « Même les pandas chinois en Finlande et les bonnes communications aériennes maintiennent les bonnes relations. »
KL/mer/A8-9

Renseignement

Selon une revue autrichienne, la Supo se méfie du renseignement autrichien
Le magazine autrichien Falter relève que la Sûreté nationale finlandaise a exclu le service de renseignement autrichien, BVT, de ses destinataires lorsqu’elle demande aux services de renseignements européens un avis sur un diplomate russe.
Selon Falter, les services européens seraient méfiants depuis que le ministère de l’Intérieur du pays a organisé un contrôle dans les locaux du BVT.
Le chef des communications de la Supo, Jyri Rantala ne commente pas les informations de Falter. Il note que le point de départ de la coopération internationale est que chaque partie en profite, et que d’autres aspects sont naturellement pris en compte.
HS/A24

Histoire

Le Président Niinistö a commandé un rapport à la demande du centre Simon Wiesenthal
L’étude basée sur les archives finlandaises et étrangères, russes, polonaises, ukrainiennes et allemandes en particulier, concernant les soldats SS finlandais que le Président Sauli Niinistö avait commandé, devrait être terminée pour la fin du mois.
Les archives nationales rédigeront une enquête indépendante sur le rôle des soldats finlandais dans les rangs des Waffen SS en 1941-1943.
1400 Finlandais ont servi dans les rangs des SS durant cette période.
Efraim Zuroff, directeur du Centre Simon Wiesenthal, avait adressé au Président finlandais une demande d’enquêter sur la question.
HS/A10

Politique intérieure

Réforme des services sociaux et de santé

Les décisions seraient prises l’année prochaine
Keskisuomalainen rapporte que la commission des affaires sociales et de la santé du Parlement a enfin terminé la rédaction de son rapport sur la réforme des services sociaux et de santé du gouvernement.
La réforme sera ensuite étudiée par la commission des lois constitutionnelles du Parlement. La présidente de la commission Annika Lapintie (Alliance des gauches) estime qu’il n’est pas sûr que l’étude, qui prendra plusieurs semaines, puisse être terminée avant Noël. « Les auditions des experts prennent du temps. »
Selon la ministre de la Réforme et des Communes Anu Vehviläinen, les élections régionales seront reportées à l’automne 2019. Jusqu’à présent, l’objectif du gouvernement a été d’organiser en même temps les élections européennes et régionales en mai prochain.
KS/16-17

Partis politiques


Le Centre continue à chuter

Selon les résultats d’un sondage sur la popularité des partis politiques, effectué pour le compte d’Yle, le PSD est encore le plus grand parti avec 22,7 % des intentions de vote (+0,1 % par rapport du sondage effectué en septembre). Selon Jari Pajunen, directeur général de Taloustutkimus, la popularité du PSD a augmenté surtout auprès des femmes du secteur de l’industrie.
Le score du Rassemblement national s’est amélioré de 18,9 à 20,2 % (+1,3 %), tandis que celui du Centre a baissé de 17,6 à 16,5 % (-1,1 %).
L’Alliance verte arrive quatrième avec 11,3 % (-0,3 %), ce qui est un score plus bas que le résultat des Verts aux élections municipales (12,5 %) de l’année dernière. L’élection de Pekka Haavisto à la présidence du parti en remplacement de Touko Aalto ne se voit pas encore dans le sondage.
Les Vrais Finlandais ont obtenu 9,8 %, soit 0,5% de plus qu’au dernier sondage d’Yle. L’Alliance des gauches a eu 9,2 % (-0,6 %), le Parti suédois 4,3 % (+0,6 %), les Chrétiens-démocrates 3,5 ù (-0,6 %) et les Bleus 1,1 %.
Le sondage a été effectué entre le 3 octobre et le 6 novembre par l’institut Taloustutkimus auprès de 3 433 personnes, dont 2 024 ont exprimé leur choix du parti politique.
Yle

Energie et climat

Le gouvernement promeut l’usage de la biomasse
La proposition du gouvernement remise au Parlement interdirait l’usage du charbon pour le chauffage urbain à compter de 2029. Kauppalehti relève que l’interdiction du charbon tombe à un moment où les groupes énergétiques ne pourront le remplacer que par la biomasse du fait que d’autres investissements prendraient trop de temps.
Interdire le charbon plus tôt signifierait, selon le ministère de l’Emploi et de l’Economie, qu’il faudrait le remplacer par le gaz naturel.
Janne Rauhamäki de Helen, énergie d’Helsinki, regrette le délai court pour l’abandon du charbon. Pour lui, la biomasse n’est pas l’option la plus durable ni la plus intéressante pour le remplacer. Cinq ans plus tard, il y aurait plus de choix, dont l’énergie solaire et des mini-centrales nucléaires.
M. Rauhamäki regrette cette décision qu’il considère comme purement politique. Il note que la production énergétique entre dans le cadre de droits d’émissions qui restent sur le marché pour d’autres acteurs si les groupes énergétiques ne les utilisent pas. Pour lui, l’interdiction du charbon n’aura ainsi aucun effet du point de vue du climat.
Si Helsinki passe à la biomasse, il faudra en importer des pays Baltes ou de Russie.
En 2017, Helen était le deuxième émetteur de CO2 après SSAB Europe et avant Neste.
Eero Vesaoja, directeur chargé de la R&D chez le groupe énergétique Fortum, estime qu’avec beaucoup de bonne volonté, il pourrait être envisageable d’introduire des réacteurs nucléaires modulaires en Finlande. La Russie en a déjà mis en place et aux Etats-Unis et en Chine, des projets sont en cours.
KL/mer/6-7

Economie

Des contrats de 2,3 milliards d’euros pour Nokia
Nokia annonce avoir conclu des contrats cadre s’élevant à 2,3 milliards d’euros avec les groupes chinois China Mobile, China Telecom et China Unicom. Il s’agit selon Nokia, des services qui seront fournis en 2019, dont notamment des livraisons d’équipements 4G.
Le groupe est en négociations pour la suppression d’emplois afin de réaliser des économies de 700 millions d’euros d’ici fin 2020.
Helsingin Sanomat note que Nokia n’a pas précisé le nombre d’emplois menacés, mais qu’il doit s’agir des milliers. Le groupe emploie actuellement 100 000 personnes.
HS/A31

Exportations finlandaises : deux usines contribuent majoritairement à la croissance de la valeur des exportations
Selon les chiffres publiés par les Douanes, hier, la valeur des exportations a augmenté en septembre, de 2 % par rapport à la même époque en 2017. HS rappelle toutefois que cette augmentation est due à des exportations de pâte à papier en Chine et à celles des Mercedes fabriquées à Uusikaupunki aux Etats-Unis.
Malgré cette évolution favorable en apparence, la croissance est moins importante actuellement qu’au début de l’année. HS rappelle aussi que les exportations sont fragiles et pourront se tarir si la Chine change de politique ou si les Etats-Unis se lancent davantage dans le protectionnisme. De telles difficultés dans les exportations signifieraient des problèmes pour l’économie publique.
HS/A32

publié le 08/11/2018

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