Revue de la presse du jeudi 3 octobre

Politique étrangère et européenne

Finlande – Etats-Unis

Visite du Président Niinistö à Washington
« Les accusations contre Trump ont attiré toute l’attention » HS
« L’affaire ukrainienne a éclipsé la visite » AL
« Niinistö pris par le cauchemar de Trump ; néanmoins les relations sont bonnes » IL

Aamulehti rappoirte que la Finlande a joué un second rôle dans la conférence de presse qui a suivi la rencontre entre le président Trump et le président Niinistö. Dans ses propos préliminaires, Trump a insisté sur les intérêts communs de la Finlande et des Etats-Unis en matière de sécurité du transport maritime, sur les questions environnementales dans la région arctique et sur la sécurité des réseaux mobiles. Helsingin Sanomat relève que les investissements des entreprises finlandaises aux Etats-Unis ainsi que le marché HX de remplacement des chasseurs finlandais ont été mentionnés.
« Même si la rencontre entre Trump et Niinistö n’a apporté rien de concret, elle a témoigné du fait que les relations entre la Finlande et les Etats-Unis sont bonnes y compris pendant le mandat de M. Trump », conclut l’éditorialiste de Iltalehti.
HS AL

« La menace de guerre commerciale fait de l’ombre sur les relations » HS
Helsingion Sanomat souligne que un thème menace les relaitons tant de la Finlande que de l’UER avec les Etats-Unis de Trump : la ligne de politique commerciale très invertiaine du présqident américain et le risque de guerre commerciale qui dégrade la conjoncture économique en Finlande aussi.
Selon HS on ne sait pas si ces questions étaient à l’agenda de la rencontre entre les présidents finlandais et américain. . Reuters a toutefois mentionné qu’ils auraient discuté notamment des alternatives à la technologie de Huawei dans les réseaux 5G. HS relève que les attaques de Trump contre Huawei ont suscité des interrogations en Finlande sur le fait que cela pourrait profiter à des entreprises européennes comme Nokia. Mais par ailleurs le marché chinois est important pour Nokia qui ne peut pas se permettre de ne plus y être.
Si des taxes sur les automobiles européennes toucheraient directement la Finlande, la guerre commerciale actuelle entre les Etats-Unis et la Chine est dommageable aux entreprises finlandaises.
Selon l’économiste de Nordea Tuuli Koivu, la ligne dure des Etats-Unis à l’égard de la Chine est compréhensible : « Les entreprises européennes partagent les mêmes inquiétudes : que les grands groupes chinois s’emparent de nos marchés sans que nos entreprises aient la possibilité d’entrer sur le marché chinois. C’est un réel problème. Le défi est néanmoins que la politique imprévisible de Trump est actuellement très dommageable pour l‘économie mondiale ».
HS

OMC

« Les Etats-Unis ont eu l’autorisation de sanctionner l’Europe » HS
L’Organisation mondiale du commerce (OMC) vient de publier une décision portant sur le montant des mesures de rétorsion que les États-Unis pourront imposer à l’Union européenne. Les États-Unis ensuite augmenter leurs droits de douane sur une série de produits européens à hauteur de 7,5 milliards de dollars par an.
Cette décision augmente les tensions qui pèsent sur le commerce mondial. Elles pourraient aussi avoir des effets directs pour la Finlande, et notamment les produits agro-alimentaires. Le groupe Valio qui exporte du fromage et du beurre aux Etats-Unis pour 30 millions d’euros par an a exprimé son inquiétude.
HS

Délocalisation

Oras délocalise en Pologne
Le groupe finladnais de robinetterie Oras va délocaliser sa production en Pologne. Il a annoncé qu’il préparait un plan social pour son usine de Rauma.
HS

Economie européenne

« Il faut se préparer à une dégradation de la conjoncture »
Helsingin Sanomat publie un billet de Sixten Korkman, ancien directeur de Etla, qui souligne qu’il faut aujourd’hui « une relance par la politique financière, surtout en Europe. C’est ce qu’ont proposé M. Draghi et Mme Lagarde. D’ailleurs, les attitudes semblent plus positives sur la relance (même) en Allemagne et aux Pays-Bas.
Une relance par la politique financière est d’autant plus efficace qu’elle est effectuée par plusieurs payus. Or c’est surtout dans la nord de l’Europe qu’il y a des pays qui en ont la marge de manœuvre : en Allemagne, aux Pays-Bas, en Autriche et dans les pays nordiques, estime M. Korkman.
La politique financière de la Finlande est elle aussi en train de changer avec le projet de budget du nouveau gouvernement dans un sens un peu plus de relance, même si c’est plus par la consommation publique que par les investissements. En a-t-on les moyens ? Est-ce juste [de s’endetter] par rapport aux générations à venir ? N’est-ce pas en violation des règles du pacte de stabilité et de croissance ? Cela va-t-il créer une défiance des marchés, puisque nous avons déjà un déficit structurel ?
La Finlande a bien des problèmes structurels mais elle fait partie des pays qui ont des possibilités en matière de relance par la politique financière. Cela peut causer des problèmes du point de vue du pacte de stabilité, mais il ne faut pas dramatiser cela. La Finlande va garder une excellente notation sur les marchés financiers.
Le principal est que la relance puisse être faite en se concentrant sur l’avenir. Cela peut être des infrastructures, la protection de l’environnement mais aussi l’éducation et la recherche. Il faut en effet améliorer le niveau d’éducation de la jeunesse.
Dans une situation où la conjoncture se dégrade et les taux sont bas, il y a tout lieu de relancer par la politique financière surtout si c’est par des mesures qui renforcent la capacité de notre économie. Bien entendu il faudra au plus tard au printemps prochain attendre que le gouvernement et les partenaires sociaux présentent aussi des réformes structurelles pour augmenter l’emploi.
HS

Politique intérieure

Partis politiques

Sondage : le PSD en baisse
Selon les résultats d’un sondage sur les intentions de vote des partis politiques, effectué pour le compte d’Yle, le PSD, parti du Premier ministre, a perdu 1,3 point depuis le sondage précédent effectué en août. Le Centre, a qui a changé de président en septembre, a augmenté sa popularité de 1,2 point, soit à 12,8 %.
Les Vrais Finlandais sont encore en tête avec un score de 20,9 % (+0,3 %), suivi du Rassemblement national (Kokoomus) qui est à 17,1 % (-0,3 %), du PSD (15,6 %, -1,3 %) et des Verts qui sont à 14,5 % (-0,1 %).
Le Centre (12,8 %, +1,2 %) arrive cinquième et l’Alliance des gauches sixième (7,9 %, -0,2 %), avant le Parti populaire suédois qui est à 3,9 % (-0,1 %), les Chrétiens-démocrates (3,7 %, -0,3 %) et le Parti Mouvement (Liike Nyt) qui est à 1,6 % (+0,2 %).
Les premiers pas du gouvernement Rinne ont usé la popularité du PSD : pour la première fois depuis l’été 2017, les intentions de vote pour le PSD sont inférieures à 16 %. En été 2015, le PSD a été à moins de 15 %.
Les Vrais Finlandais sont en tête depuis le premier sondage après les élections législatives et sa popularité est encore en hausse. Encore en septembre 2018, les Vrais Finlandais auraient obtenu environ 9 % des intentions de vote.
Katri Kulmuni a remplacé Juha Sipilä à la présidence du Centre le 7 septembre. Il faut attendre les sondages suivants au cours de l’automne et de l’hiver pour savoir si la nouvelle présidente arrive à faire augmenter la popularité du Centre.
Le Rassemblement national n’a pas réussi à prendre la position du premier parti de l’opposition.
Les intentions de vote des cinq partis du gouvernement font un total de 54,7 % (contre 55,7 % aux élections législatives). Les Verts sont le seul parti du gouvernement qui a réussi à augmenter son score (+3 %) depuis les élections législatives.
Le député Harry Harkimo a décidé de transformer en parti politique sa propre création, le Mouvement maintenant (Liike Nyt) qui ronge surtout la popularité du Rassemblement national.
Le sondage a été effectué par l’institut Taloustutkimus entre le 9 septembre et le 1er octobre auprès de 2 446 personnes.
Yle

Santé

La médecine du travail est devenue un atout pour les employeurs
Selon Helsingin Sanomat, la médecine du travail est désormais un atout pour les employeurs qui recrutent du personnel.
« La médecine du travail exhaustive peut être un atout important afin d’attirer du personnel », selon Kari-Pekka Martimo, spécialiste de la médecine du travail. Il souligne que l’employeur est obligé d’organiser la médecine du travail pour le personnel, même s’il n’y a qu’un seul employé.
Selon M. Martimo, tous les employeurs ne s’occupent pas de cette obligation ou proposent aux employés la médecine du travail la plus restreinte possible.
« Les meilleurs services de santé sont souvent proposés aux lieux de travail sans grands risques de santé et les services les plus modeste aux lieux de travail où il y a le plus de risques », regrette M. Martimo.
HS

Fonds de pension

Enquête sur l’opportunité de revoir le contrôle des fonds de pension
Le centre d’assurance retraite ETK a commandé une enquête sur les possibilités d’augmenter les recettes en matière de placements des fonds de pensions du secteur privé.
Actuellement, les règles concernant l’exigence de solvabilité restreignent le risque concernant leurs placements.
Les directeurs généraux de plusieurs groupes d’assurances retraite se félicitent de l’étude sur ce sujet. Le rapport sera publié avant la fin de l’année.
KL/mer/A9

Démographie

Baisse de la natalité
Selon les derniers chiffres du Centre national d’études statistiques, Helsinki est une des seules villes finlandaises qui verront leur population augmenter durant les vingt prochaines années. Pourtant à Helsinki aussi, la mortalité dépassera la natalité d’ici 2040. La croissance démographique résultera des migrations.
Autour de la capitale, Vantaa, et surtout Sipoo, profiteront du fait que des gens venus étudier à Helsinki s’installeront un peu plus loin au moment de fonder une famille.
Les femmes d’origine immigrée accouchent en moyenne de plus d’enfants que les femmes d’origine finlandaise. Les femmes immigrées représentaient 7% des femmes finlandaises en 2018, mais elles ont donné naissance à 14% des enfants. Souvent, les immigrés arrivent en Finlande à l’âge fertile, note le journal.
Le taux de natalité à Helsinki était de 1,04 à Helsinki concernant les femmes finnophones et suédophones, contre 1,63 concernant les femmes d’une autre langue maternelle, et une moyenne nationale de 1,41.
Il est à noter que la natalité baisse également chez les femmes d’origine immigrée.
L’âge de la femme au moment du premier enfant est également un facteur qui varie. Le plus les femmes sont formés, le plus tard elles ont des enfants. Pourtant, les femmes et hommes avec une formation d’études supérieures ont plus d’enfants que ceux disposant seulement d’une formation du second degré ou qui n’ont pas de formation au-delà du collège. A la campagne, les femmes sont en moyenne plus jeunes au moment de leur premier accouchement que dans les grandes villes.
HS/A17

Politique linguistique

En 2035, la langue maternelle de plus d’un quart des habitants d’Helsinki pourra être une autre que le finnois ou le suédois
Helsinki envisage de renforcer ses services en anglais dans les prochaines années. Le nombre de personnes de langue maternelle autre que les langues du pays est prévu augmenter de 10 000 d’ici 2035, ce qui fait qu’un peu plus de 25% des habitants auront une autre langue maternelle que le finnois ou le suédois.
Aujourd’hui, deux tiers des personnes qui s’installent à Helsinki viennent de l’étranger, mais selon la municipalité, il faut plus de main d’œuvre internationale. C’est également dans le but d’attirer des travailleurs étrangers que Helsinki améliorera ses services anglophones.
La municipalité a publié, hier, un programme de développement en la matière. Plus de vingt mesures y sont présentées concernant les services en anglais liés à la communication, au marketing, à l’information, à l’emploi, à l’éducation et la formation, aux affaires sociales et de la santé, à la culture, aux loisirs et au logement.
Dans le programme, on note que la pénurie de main d’œuvre compétente représente un défi important pour la croissance et le développement de la vie économique, y compris à Helsinki.
Le nombre d’anglophones, soit 6700 au début 2019, augmente depuis le début des années 2000. L’anglais est la cinquième langue parlée à Helsinki où vivent 15,7% de personnes de langue maternelle étrangère.
HS

Sécurité

La victime de l’attaque de Kuopio était Ukrainienne
La police a informé que la victime de l’attaque à l’arme blanche décédée mardi à Kuopio était une étudiante Ukrainienne qui résidait en Finlande.
L’auteur de l’attaque a pu être interrogé. Ses motifs ne sont pas connus.
HS

**Poste

« Le directeur de la Poste a démissionné à cause du premier ministre » HS
« La privatisation de la Poste gelée » KL

Le PDG de La poste a démissionné hier. Selon Helsingin Sanomat, si M. Malinen avait toujours la confiance du conseil d’administration, il n’avait plus celle du premier ministre qui ava iut commenté l’affaire. C’est pourquoi il n’avait pas d’autre solution que de démissionner selon HS.
Le Président du conseil d’administration de la Poste a déclaré à Kauppalehti que le projet d‘entrée en bourse du groupe est désormais enterré. « Je ne vois pas l’entrée en bourse de la Poste comme réaliste dans les années à venir », a-t-il dit.
Le gouvernement Sipilä avait souhaité préparer l’entrée en bourse de la Poste.
HS KL

Energie

Elenger intéressé par le marché du gaz finlandais
Elenger, la filiale du groupe estonien Eesti Gaas, qui est l’un des principaux acteurs du marché du gaz dans la région baltique, a annoncé son intérêt pour le marché finlandais qui va s’ouvrir à la concurrence au début de l’année prochaine.
KL

publié le 03/10/2019

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