Revue de la presse du jeudi 26 mars


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Covid-19

Situation sanitaire

5 décès en Finlande
2 nouveaux décès annoncés ce jour, ce qui porte le nombre de morts à 5 jusqu’à présent.
THL a annoncé 880 cas en Finlande hier mercredi, contre 792 mardi, 700 lundi, 626 dimanche, 521 samedi, environ 450 vendredi et 400 jeudi.
Il y avait 82 personnes hospitalisées hier (contre 73 mardi, 50 lundi et 43 dimanche) dont 22 en soins intensifs (contre 17 mardi, 13 lundi et 12 dimanche).
Il y avait 823 cas de coronavirus enregistrés dans le registre des maladies infectieuses (contre 823 mercredi, 510 mardi, 490 lundi, 418 dimanche, 409 vendredi et 319 jeudi).
La plupart des cas concernent la région de la capitale : HUS (district hospitalier d’Helsinki et Uusimaa) annonce 596 cas aujourd’hui contre 561 mercredi, 512 mardi soit 35 supplémentaires. HUS compte aussi la plus grande partie des cas grave : sur les 82 patients hospitalisés, 63 le sont à HUS et sur les 22 en soins intensifs, 18 le sont à HUS.
Jusqu’à hier 13000 tests avaient été effectués (contre 12 000 jusqu’à mardi, 10500 jusqu’à lundi, 10 000 jusqu’à dimanche, 7300 jusqu’à samedi et 6500 jusqu’à vendredi). Les tests sont actuellement effectués par le secteur public et le secteur privé dans huit laboratoires.
THL souligne toujours que puisque les tests sont effectués seulement sur une petite partie des personnes (symptômes graves, personnes à risque, personnel médical), le nombre réel des cas est bien supérieur.
Thl.fi

THL a revu ses prévisions
Prévisions actualisées sur l’épidémie de Corona en Finlande : environ 11 300 personnes nécessiteront une hospitalisation, dont 3 600 en soins intensifs
On estime qu’environ 11 300 personnes devraient être hospitalisées en Finlande en raison du nouveau coronavirus. Parmi eux, 3 600 patients auront besoin de soins intensifs. L’estimation est basée sur une modélisation réalisée conjointement par l’Agence de la santé et du bien-être THL et l’Université de Turku.
Au plus fort de l’épidémie, on estime à un peu plus de 900 le nombre de patients hospitalisés en même temps, dont 280 en soins intensifs. Le modèle est constamment actualisé.
Les prévisions seront précisées à mesure que de nouvelles informations seront disponibles.
On ne sait ainsi toujours pas quelle est la propagation naturelle et l’infectiosité du nouveau coronavirus.
"Par exemple, en Italie, en Lombardie, on a estimé que le taux d’infectiosité (R0) avant les mesures de confinement était légèrement supérieur à 3. Nous avons pris cela en compte et avons produit deux scénarios, l’un avec R0 = 1,6 et l’autre avec R0 = 1,8", explique le professeur Kari Auranen.
"Dans le scénario le plus grave (R0 = 1,8), le coronavirus nécessiterait pendant l’épidémie une hospitalisation pour 15 500 patients, dont 5 000 en soins intensifs. Dans ce cas, environ 500 patients devraient être traités en même temps dans des unités de soins intensifs au plus fort de l’épidémie", poursuit Auranen.
« Les prévisions deviennent plus précises à mesure que nous utilisons des données européennes. Le modèle prend en compte la répartition par âge des patients en soins intensifs en France », explique Tuija Leino, médecin-chef.
THL n’a pas connaissance d’une augmentation significative de la gravité des cas pour la population d’âge active en Europe.
En modélisation, le besoin d’hospitalisation et de soins intensifs est prévu pour la période de 18 semaines de pointe de l’épidémie, 9 semaines avant le pic et 9 semaines après le pic. Avec les informations actuelles, la durée de l’épidémie est estimée à 4 à 6 mois. L’épidémie peut être à différents stades dans différentes régions, de sorte que les prévisions concernant le moment de l’épidémie ne peuvent pas être interprétées assez directement pour l’ensemble du pays. Le modèle sera actualisé à mesure que de nouvelles informations seront disponibles.
Le modèle suppose qu’une personne infectée qui nécessitera une hospitalisation sera admise à l’hôpital en moyenne 10 jours après l’infection. La durée moyenne de la période d’hospitalisation est supposée être de huit jours dans cette modélisation. En moyenne, les patients en soins intensifs devraient nécessiter à la fois huit jours d’hospitalisation et huit jours de soins intensifs. Le modèle reconnaît que certaines périodes d’hospitalisation sont encore plus longues.
https://thl.fi/fi/-/koronaepidemian-taman-hetken-ennuste-noin-11-300-ihmista-tarvitsee-sairaalahoitoa-ja-heista-3-600-tehohoitoa?redirect=%2Ffi%2F

Réactions et commentaires

« Le nombre de personnes nécessitant des soins intensifs revu à la baisse » HS
Helsingin Sanomat souligne que, selon les nouvelles prévisions de THL, il semble que l’épidémie se soit déjà propagée plus que ce que l’on croyait, en dépit des mesures du gouvernement. Néanmoins, le nombre de personnes qui devraient nécessiter des soins intensifs a été revu à la baisse : on parle désormais de 3 200 personnes alors que précédemment THL parlait de 8 000 personnes.
Helsingin Sanomat rapporte que, selon le directeur de la sécurité sanitaire de THL Mika Salminen, les mesures prises jusqu’à présent ont réduit les contacts sociaux de 25 à 50% (en fonction des groupes de population) mais que cela n’a pas suffit à ralentir la propagation de l’épidémie.
HS

« Comment peut-on motiver l’isolement de Uusimaa ? » IL

Le chercheur Tuomas Aivelo, interrogé par Iltalehti relève que les nouvelles prévisions de THL sont plus optimistes. En effet, dans les scénarios de THL on considère désormais que 280 voire 500 personnes pourraient avoir besoin en même temps des soins intensifs. Or le gouvernement a indiqué que la capacité de la Finlande était d’environ 500 places en soins intensifs et surveillance continue et serait portée à un millier. « J’attends donc de voir les motivations du gouvernement à demander l’isolement de Uusimaa », dit-il.
M. Aivelo souligne néanmoins que THL n’a pas fait de nouvelles prévisions concernant le nombre de décès. « Cela pourrait modifier l’image de la situation », dit-il.
Il s’étonne surtout de la nouvelle modélisation de THL qui s’écarte nettement de celle utilisée en Grande-Bretagne : THL estime que 0,55% des cas auront besoin d’hospitalisation et que les soins intensifs dureraient 8 jours (contre respectivement 4,4% et 10 jours dans le modèle britannique).
Enfin, M. Aivelo relève que THL estime que 45% de la population serait contaminé durant la première phase de l’épidémie. « Cela laisse de côté une grande partie de la population », souligne-t-il, mettant en garde contre une seconde vague qui pourrait intervenir l’hiver prochain.
IL

Les Finlandais ont développé un test d’anticorps
Helsingin Sanomat rapporte que les chercheurs de l’université d’Helsinki ont développé, en coopération avec des chercheurs américains, un test efficace qui révèle si la personne testée a déjà eu le coronavirus. Le test montre aussi si la personne a été contaminée avec des symptômes légers ou même sans symptômes. Le test détecte dans le sang les anticorps que l’organisme a formé contre le virus.
« Le nouveau test pourrait détecter, pendant la pandémie en cours, les personnes qui ont déjà formé une immunité contre la maladie », selon le chercheur Jussi Hepojoki.
M. Hepojoki estime qu’il est possible de mettre en œuvre le test rapidement, dans un mois. Cela nécessiterait bien entendu que le laboratoire Huslab et les laboratoires privés s’y intéressent.
Les effectifs des soins médicaux qui ont eu l’immunité pourraient soigner des patients sans avoir peur d’une contamination.
Les anticorps peuvent être testés à partir de la deuxième semaine de la maladie.
HS

Retour en Finlande de milliers de Finlandais

« Un flux s’est engouffré » IL
La directrice du ministère des Affaires sociales et de la santé Tuula Kempainen admet qu’une erreur a été commise lorsque des milliers de Finlandais sont rentrés des zones à risque sans aucun contrôle et ont pu contaminer de nombreuses personnes en Finlande. « C’est un flux qui s’est engouffré sans que nous en ayons été conscients à temps », dit-elle.
IL

Des milliers de Finlandais rentrent en Finlande de l’étranger seraient rapatriés
Uusi Suomi rend compte du fait que jusqu’à présent, il n’y a pas eu d’instructions explicites à l’aéroport pour les personnes qui rentrent concernant les mesures de confinement qui les attendaient. Il s’agira désormais que des autorités du secteur de la santé, les gardes-frontières ainsi que des volontaires de la Croix-Rouge soient sur place pour conseiller les arrivants sur les bons gestes et une quarantaine de 14 jours.
Le nombre de personnes dans les navettes d’aéroport est restreint, des annonces sont faites à l’aéroport et des consignes sont données sur les choses à prendre en compte concernant le déplacement depuis l’aéroport vers le domicile, notamment le fait d’éviter les transports en commun.
Uusi Suomi

Des milliers de Finlandais seraient rapatriés
Le ministère encourage l’utilisation de vols commerciaux tant qu’il y en a
Helsingin Sanomat rapporte que 44 000 voyageurs Finlandais ont laissé leurs coordonnées dans le système d’enregistrement du ministère des Affaires étrangères destiné à cette fin. La moitié de ces personnes sont des résidents permanents à l’étranger et le reste des touristes.
Le ministère mettra en place trois vols de rapatriement, vendredi, de Chypre et du Portugal, et rappelle en même temps que ceux qui le peuvent, devraient rentrer par des vols commerciaux.
Les vols en question seront organisés en coopération avec Finnair qui se chargera de la vente des billets. Des dizaines de touristes se retrouvent dans ces deux pays sans véritable possibilité d’organiser eux-mêmes leur retour. Si des places restaient pour ces vols, la Finlande en proposerait à des pays nordiques et européens.
Par la suite, il s’agira d’aider au retour de milliers de Finlandais des pays qui n’ont plus de liaison vers la Finlande. Le ministère vient de se voir allouer des crédits de quatre millions d’euros pour l’organisation de ces vols. C’est lui qui définira les destinations. L’information en la matière sera communiquée par la compagnie aérienne et les autorités.
Selon le chef des services consulaires, Pasi Tuominen, les vols seront destinés en premier lieu à des personnes en bonne santé et sans symptômes.
Il relève que le ministère n’a pas les moyens de savoir combien de personnes sur les 44 000 Finlandais ayant laissé leurs coordonnées sont déjà rentrées. De la même façon, on ne sait pas combien de personnes n’ont jamais laissé leurs coordonnées. M. Tuominen rappelle qu’il faudrait le faire maintenant.
Selon le ministère, c’est surtout en Espagne, au Portugal et en Thaïlande, qu’il y a des gens qui cherchent un moyen de rentrer. De ces pays, il y a néanmoins toujours des vols commerciaux.
Finnair a annoncé qu’en avril-juin, la compagnie n’assurera plus de liaisons qu’avec quelques villes européennes.
Antti Putkonen, directeur du service des affaires consulaires, note que la pandémie influe aussi sur la capacité des ambassades de Finlande à aider les Finlandais qui se trouvent à l’étranger. « Dispenser de l’information reste notre service essentiel. »
HS/A10, IS

Conférence de presse de Pekka Haavisto
Dans une conférence de presse tenue ce jour, le Ministre des Affaires étrangères a souligné que les ambassades de Finlande à l’étranger travaillaient sous une forte pression pour aider les Finlandais à l’étranger.
Il a rappelé que les rapatriements mis en place par le ministère ne seraient pas gratuits mais payants pour les passagers.
Il a enjoint les personnes qui rentrent en Finlande de regagner ensuite leur domicile depuis l’aéroport en taxi ou en voiture et pas en transport public.
Interrogé sur les quarantaines recommandées par le gouvernement à domicile pour ceux qui rentrent, M. Haavisto a déclaré qu’il avait confiance dans le fait que les gens les appliqueront.
Il a aussi précisé qu’en dépit de l’isolement de la région Uusimaa du reste de la Finlande, il sera possible à ceux qui le nécessitent de franchir les contrôles : soit une personne qui rentrent en Finlande pourra regagner son domicile dans une autre région ; une personne de région pourra venir prendre l’avion si ce déplacement est indispensable.
HS

Gouvernement

Le gouvernement a décidé l’isolement de la région d’Helsinki (Uusimaa)

Le 25 mars 2020, le gouvernement a décidé de restreindre le trafic entre Uusimaa et les autres régions à partir du 27 mars. Les restrictions sont valables jusqu’au 19 avril 2020. Le but des nouvelles restrictions de mouvement est de prévenir les infections à coronavirus et de ralentir la propagation de l’épidémie d’Uusimaa vers les autres parties de la Finlande.
Le 25 mars, le gouvernement a présenté au Parlement le décret d’application de la loi sur les restrictions de circulation.
Une fois que les restrictions de circulation seront entrées en vigueur, les résidents d’Uusimaa devront rester dans la région et les résidents des autres régions ne pourront pas visiter Uusimaa. Cependant, chacun a le droit de retourner à son domicile permanent ou temporaire. Les voyages de loisirs ne sont pas autorisés. Néanmoins, même pendant les nouvelles restrictions, le flux de fret ne sera pas entravé. Les restrictions ne s’appliquent pas non plus aux mouvements à l’intérieur d’Uusimaa.
Toutefois, la circulation est autorisée dans l’exercice d’une mission de service public, ainsi que dans l’exercice d’un métier ou d’une profession ou en exécution d’une obligation légale. Il n’y a pas non plus de restriction de mouvement s’il existe une raison personnelle impérieuse, telle que l’exercice du droit de garde alternée ou le décès d’un parent. La police contrôlera les restrictions de circulation. La violation ou le non-respect des restrictions pourra entraîner une amende infligée par la police. À la demande de la police, la personne devra expliquer la raison ou le but de son déplacement.
Les restrictions à la circulation et leurs effets pratiques doivent être affichés dans les stations et arrêts de bus, de train, de métro et de tramway, ainsi que sur les panneaux de signalisation des trains et des bus et diffusés sous forme d’annonces. Les informations doivent également être disponibles à proximité d’Uusimaa et aux principaux points de circulation d’autres endroits importants pour le trafic de banlieue.
Helsingin Sanomat rapporte que, lors de la conférence de presse, la Première ministre Sanna Marin a déclaré : « nous voulons éviter que toute la population ait le virus en même temps car, alors, la capacité de notre système de santé ne suffirait pas ». Elle a enjoint les personnes de la région de Uusimaa qui l’avaient déjà quittée à revenir chez eux.
HS souligne que si l’épidémie se propageait à travers le pays aussi rapidement qu’elle s’est déjà propagée dans Uusimaa, la capacité de soins ne serait pas suffisante car les places en soins intensifs sont réduites dans les autres régions.
Vn.fi HS

Le Parlement devrait voter aujourd’hui et la mesure entrer en vigueur demain
La présidente de la Commission des Affaires constitutionnelles a indiqué que le Parlement devrait pouvoir voter aujourd’hui et que l’isolement de la capitale pourrait donc entrer en vigueur demain.
HS

Tous les véhicules et toutes les personnes seront contrôlés
Lors d’une conférence de presse tenue ce jour, le chef de la police a enjoint la population à suivre un mot d’ordre simple : Restez chez vous, évitez les contacts !
La police va mettre en place des contrôles sur les routes et dans les trains. Elle va préparer des instructions sur les déplacements autorisés et ceux interdits. Elle souligne toutefois qu’une liste exhaustive est impossible à dresser.
En priorité, la police aura un travail de conseil aux citoyens.
Pour éviter les queues aux points de contrôle, la police enjoint les citoyens à ne pas entreprendre un déplacement qui tombe sous le coup de l’interdiction édictée par le gouvernement.
Le contrôle sera étendu, y compris aux plus petites routes. Un contrôle absolu est toutefois difficile a mettre en place. On parle donc de 30 à 40 postes de contrôle et chaque véhicule sera contrôlé.
On n’exigera pas une attestation écrite, mais une déclaration sur laquelle figure l’adresse du
Domicile et du travail, par exemple, serait souhaitable.
Un tel contrôle pourrait mobiliser environ 700 policiers par jour.
HS

L’armée va prêter main forte à la police
Interviewé ce matin par Yle, le ministre de la défense, Antti Kaikkonen, a déclaré que la demande d’entraide aux autorités pourrait être transmise par la police à la défense nationale dès aujourd’hui. La police donnera des précisions sur le déroulement des contrôles au courant de la journée. Il pourrait notamment s’agir du contrôle de la circulation. Pour l’instant il n’est pas question de convoquer des réservistes.
La police sera chargée du contrôle de ces restrictions, la défense nationale opérera en qualité d’assistance. Kaikkonen précise notamment qu’on ne verra pas de conscrits armés dans les rues et que les mesures pourront être appliquées avec rapidité et souplesse.
Il a aussi signalé que la défense nationale paiera désormais aux conscrits une compensation alimentaire de 13,50 euros, en plus de leur indemnité journalière, qui varie entre 5,15 et 12 euros. Cette pratique provisoire sera appliquée aux conscrits en congé chez eux les jours de la semaine ou forcés de passer leurs jours de congé à la caserne. Les pratiques concernant les congés ont d’ores et déjà été modifiées : un tiers de la garnison est en congé pendant une semaine, puis en service pendant quinze jours.
yle26.3.

La peur de l’épidémie n’a pas empêché les gens de voyager dans le pays
Helsingin Sanomat rapporte que, le week end dernier, des dizaines de milliers d’habitants de la capitale sont allés en province dans leur chalet d’été.
HS

Réquisition du personnel de santé
Mercredi 25 mars, le gouvernement a publié un décret stipulant que l’obligation de travailler pour le personnel de santé, telle que définie par la loi sur l’état d’urgence, est applicable dans tout le pays. Les personnes de 18 à 68 ans qui travaillent dans les secteurs des soins de santé publics ou privés ou qui ont une formation dans ce secteur peuvent être appelées à travailler.
Les bureaux de l’agence de l’emploi TE sont les autorités compétentes pour l’exécution de cette obligation de travail.
Le décret entrera en vigueur le 26 mars 2020 et sera valable jusqu’au 13 avril 2020.
Vn.fi

Fermeture des restaurants, bars et cafés

Des circonstances exceptionnelles prévalent en Finlande en raison du coronavirus, et les restaurants, cafés et autres locaux bénéficiant de licences seront fermés aux clients dès que possible pour empêcher la propagation du coronavirus. Le 24 mars 2020, le gouvernement a transmis un projet de loi au Parlement, qui en a entamé immédiatement l’examen.
Le but est de protéger la population et de sauvegarder le fonctionnement de la société. Les modifications seront valables jusqu’au 31.5.2020.
Cependant, la vente de nourriture à emporter demeurera autorisée.
Les restaurants qui ne sont pas ouverts au public, tels que les restaurants du personnel ou les cantines scolaires, ne seront pas concernés par cette interdiction.
Le ministère de l’Emploi et de l’Économie publiera dès que possible des informations complémentaires à destination des entreprises et des citoyens sur la fermeture des restaurants.
Le gouvernement va aussi renforcer le soutien aux entreprises. Les entrepreneurs sont engagés à contacter d’abord leur banque et autres établissements financiers. L’État lui-même soutient la capacité des banques à financer les entreprises.
Les entreprises peuvent demander le soutien de Business Finland, qui a ouvert le 19 mars 2020 deux nouveaux services financiers visant à atténuer l’impact financier de l’épidémie de coronavirus.
Les services financiers se concentrent sur le tourisme et les services liés au tourisme, mais aussi sur les industries créatives et du spectacle, et sur toutes les industries dont les chaînes de sous-traitance ont été ou sont affectées par la situation.
Les centres régionaux ELY sont également prêts à soutenir les entrepreneurs de la restauration.
Vn.fi

Le Parlement demande des modifications
Helsingin Sanomat rapporte que le Parlement a demandé au gouvernement d’apporter des modifications à son projet de fermeture des restaurants.
La Première ministre a indiqué, hier, que le gouvernement ne pourrait pas faire passer ses projets de loi avant le week end. Elle en a appelé aux restaurateurs pour qu’ils fassent preuve de responsabilité et ferment eux-mêmes leurs établissements avant même que l’interdiction entre en vigueur.
HS

Les députés s’inquiètent de la vitesse du processus de législation
Selon Helsingin Sanomat, certains députés commencer à s’inquiéter de la vitesse à laquelle le travail législatif avance au Parlement.
La commission des lois constitutionnelles du Parlement a traité par exemple les décrets de la mise en œuvre de la loi sur l’état d’urgence en un seul jour.
Paavo Arhinmäki, président du groupe parlementaire de l’Alliance des gauches, souligne l’importance des principes du parlementarisme surtout dans les conditions exceptionnelles.
Paula Risikko, députée du Rassemblement national, ancienne présidente du Parlement, s’inquiète également du calendrier exceptionnel du travail législatif. « On devrait avoir plus de temps. Je me demande si on arrive à évaluer toutes les conséquences de la nouvelle législation. »
HS

Tensions entre les partis du gouvernement et de l’opposition
Helsingin Sanomat relève que les tensions au sein du gouvernement, ainsi qu’entre le gouvernement et l’opposition commencent à augmenter au cours de la crise.
Selon les informations du quotidien, on a pu constater mardi des nuances différentes entre les partis du gouvernement lors de la réunion à la Maison des Etats concernant le point sur la situation de l’épidémie, les restrictions et l’isolement de la région d’Uusimaa.
Le Parti populaire suédois et l’Alliance des gauches ont été plus réservés quant aux restrictions. Selon une source du gouvernement, « il y a des petites différences de nuances. Tous les partis du gouvernement sont toutefois satisfaits des restrictions décidées ».
La ministre de la Santé Aino-Kaisa Pekonen (Alliance des gauches) et la ministre des Services sociaux Kirsta Kiuru (PSD) auraient apparemment voulu fermer les restaurants plus tôt que les autres ministres.
Jusqu’à présent, les politiciens n’ont pas critiqué ouvertement l’Institut de la santé et du bien-être THL mais ces derniers jours il y a de plus en plus de critiques, notamment du fait que les experts de l’institut ne sont pas suffisamment nombreux.
HS

Editoriaux
« Le gouvernement édicte des interdictions quand les recommandations ne suffisent pas »

Kaleva enjoint les citoyens à obéir aux recommandations des autorités, « car il ne faut pas se bercer de l’illusion que cela ne serait pas nécessaire pour chacun d’entre nous ».
Etelä-Suomen Sanomat estime que les décisions du gouvernement se sont avérées bonnes mais pas suffisantes puisque de nombreuses personnes ont continué à vivre comme si elles n’avaient jamais entendu parler de l’épidémie. « Puisque tout le monde ne semble pas comprendre ce qui est le mieux pour leur propre sécurité, le gouvernement a jugé bon de durcir les mesures, même si réduire les libertés individuelles est douloureux dans une démocratie occidentale comme la Finlande. Il est d’ailleurs bon que restreindre les droits fondamentaux ne puisse pas se faire en un claquement de doigts ».
Karjalainen pour sa part estime qu’il est impérieux que les nouvelles mesures entrent rapidement en vigueur. « Malheureusement, nous avons fait preuve de beaucoup moins de responsabilité que le stéréotype de citoyens obéissants qui nous correspond laissait penser. « le gouvernement et le Parlement doivent résoudre des questions difficiles lorsqu’il s’agit de restreindre la liberté d’aller et venir. Ces décisions doivent être suffisamment fermes, mais ne doivent pas paralyser le pays. Il faut que l’on puisse encore avoir confiance dans le système démocratique finlandais, afin que ces restrictions des droits fondamentaux ne deviennent pas une habitude ».
Maaseudun Tulevaisuus regrette que les recommandations principalement claires du gouvernement n’aient pas été suivies d’effets par la population. « En période exceptionnelle, on attend des dirigeants qu’ils fassent preuve de responsabilité et prennent des décisions. On ne peut toutefois pas leur transférer la responsabilité de nos propres actes ».
Iltalehti considère que les Finlandais vont accepter des limitations strictes et immédiates, pour peu que les autorités les motivent de manière transparente et ouverte. « En même temps, il faut que l’on réfléchisse comment et quand ces mesures commenceront à être levées. Combien l’épidémie pourra-t-elle reculer afin que les libertés de circulation et d’entreprendre soient rétablies ? ».
HS

Economie

Environ 209 000 personnes touchées par les plans sociaux
Le ministère de l’économie et de l’Emploi indique que environ 209 000 personnes sont concernées par les plans sociaux lancés à cause du coronavirus.
HS

Appel de Pekka Lundmark
Le directeur général de Fortum, qui est aussi le Président du patronat EK, en appelle à la responsabilité des entreprises et des particuliers qui le peuvent de continuer à faire tourner l’économie finlandaise, notamment en continuant de consommer.
HS

ETLA s’inquiète pour les secteurs dépendant des importations
ETLA souligne que certains secteurs industriels sont particulièrement dépendant des importations pour continuer leur production : l’électronique, la construction automobile, le secteur pharmaceutique dépendent ainsi à 70 – 80% des importations.
Pour l’agro-alimentaire, la dépendance est de 20%, pour l’agriculture de 14% et pour l’énergie 25%.
HS

Palta demande un paquet d’aide pour les entrepreneurs des services
Le patronat des services Palta demande à l’Etat un paquet d’aide de crise pour le secteur des services.
Palta reprend la proposition du patronat EK qui consisterait à une aide financière versée par les agences de l’emploi et correspondant à 70% du salaire pour les employeurs des services qui s’engagent à éviter ou réduire le chômage partiel et les licenciements à cause de la crise du coronavirus.
Le gouvernement n’a pas repris cette proposition dans son paquet économique présenté la semaine dernière.
HS

Annonces d’entreprises
Nokia Renkaat ferme ses usines de pneus en Russie et aux Etats-Unis.

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publié le 27/03/2020

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