Revue de la presse du jeudi 2 juillet

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Situation sanitaire


7241 cas en Finlande – 328 décès

THL annonce aujourd’hui 7 241 (+5) cas. Il y avait hier 328 (+0) décès, 24 (+1) personnes hospitalisées dont 0 (-) en soins intensifs. THL actualise le nombre de cas chaque jour mais les autres chiffres seulement les lundis, mercredis et vendredis.
THL annonce qu’environ 248 900 tests ont été réalisés à ce jour (+2900).
Thl.fi

Éditorial
La Finlande devra analyser les inégalités causées par la pandémie vis-à-vis des minorités et des immigrés

”Des études réalisées en Suède, aux États-Unis et en Grande-Bretagne démontrent que les demandeurs d’asile et les immigrés sont particulièrement nombreux parmi les personnes ayant contracté le coronavirus ou parmi les décès dus au coronavirus”, écrit l’éditorialiste du Helsingin Sanomat.
”Malgré les grandes inégalités entre les différents groupes d’immigrés, la pandémie révèle une fois de plus que les risques sanitaires sont fortement accrus pour les minorités et les immigrés.”
”Les écarts de revenus sont certainement en cause. On peut aussi noter que les immigrés travaillent, en Finlande aussi, dans des conditions propices à la propagation du virus : les personnes travaillant dans les hôpitaux ou les établissements d’hébergement pour personnes âgées, les chauffeurs de taxi et de bus, les gardiens. Le coronavirus s’est propagé dans les dortoirs des travailleurs étrangers et notamment dans le centre d’accueil des demandeurs d’asile à Espoo.
Les différences sanitaires entre les immigrés et la population locale sont ancrées profondément dans les structures sociales. Les Finlandais de Suède en sont un bon exemple : il y a quatre fois plus de décès parmi ces Finlandais qu’au sein des Suédois nés en Suède, notamment en raison d’une plus faible situation sanitaire.
La pandémie servira de réveil à la politique de santé. Nous avons besoin d’information sur la manière dont la pandémie agit sur différents groupes de la population. En Finlande, il est pertinent de se demander si le système social et sanitaire défavorise les minorités. Le besoin d’une discussion sur l’équité face à la protection contre les risques sanitaires devient urgent.
HS/A5

Étudiants en échange

De nombreux étudiants partis en échange d’études à l’étranger ne sont pas rentrés en dépit du corona
La Direction générale de l’Enseignement s’étonne qu’un tiers des étudiants partis à l’étranger soit resté dans le pays de leur échange d’études. De nombreux étudiants ont pu mener à bien leurs études soit à étranger, soit après leur retour en Finlande grâce au télétravail.
Néanmoins, les écarts entre les différents établissements sont grands : certaines universités ont vu 85%, d’autres 20%, de leurs étudiants en échange d’études rentrer en Finlande en raison du coronavirus.
À l’automne 2020 les échanges universitaires seront en baisse car au moins trois universités et huit écoles professionnelles supérieures ont annulé les échanges pour le premier semestre de l’année d’étude. Il s’agit de l’Université de la Finlande de l’Est, de l’Université de Jyväskylä et de l’Université de Tampere.
Toutes les grandes écoles finlandaises sont passées au télétravail mi-mars lorsque le coronavirus s’est propagé. Des cours à distance ont également été proposés aux étudiants étrangers venus en échange en Finlande et rentrés dans leurs pays respectifs.
L’automne prochain, les études se poursuivront en partie à distance, le retour à des cours normaux se fera graduellement et sera prioritairement proposé aux nouveaux étudiants.
HS/A14

Poste

Une grande quantité de courrier bloquée à l’aéroport de Helsinki-Vantaa depuis des mois
En raison du coronavirus, le courrier depuis la Finlande vers l’étranger s’est pratiquement stoppé en mars. De nombreux colis et lettres bloqués à l’aéroport de Helsinki-Vantaa, qui devaient être acheminés vers l’étranger, vont désormais être renvoyés aux expéditeurs par la poste.
Les envois à destination de la Grèce et de Malte sont totalement arrêtés.
HS1.7

Partis politiques

Sondage : le PSD et les Verts en baisse, les Vrais Finlandais maintiennent leur position

PNG

Yle rend compte des résultats de son dernier sondage sur les intentions de vote.
La popularité du PSD, en hausse continue depuis six mois, aurait atteint son pic et se réoriente à la baisse : 21,9 % (-1,3) et celle des Vrais Finlandais ne bouge pas : 18,1 %, tandis que le Rassemblement national et les Centre sont en légère hausse : 19,9 % et 11,4 % respectivement.
Les Verts arrivent au cinquième rang avec 10,9 % des intentions de vote en baisse d’1 point par rapport au précédent sondage, suivis de l’Alliance des gauches : 8,7 % (+0,9), du Parti suédois, des Démocrates-chrétiens et du mouvement Liike Nyt.
La baisse de popularité des Verts se confirme. Lorsque Maria Ohisalo a été élue à la tête du parti, les intentions de vote en sa faveur étaient à 14,3 %.
Selon Tuomo Turja de l’institut de recherche Taloustutkimus, il semble que des électeurs traditionnels des Verts choisiraient plutôt actuellement le PSD, le Rassemblement national ou l’Alliance des gauches.
Les évolutions concernant les intentions de vote sont toutefois minimes. Les derniers scandales concernant les Vrais Finlandais n’ont pas nui à la popularité du parti, Mais Turja estime que sans eux leur score aurait pu augmenter un petit peu. Il estime que la stabilité actuelle pourrait laisser augurer de tumultes pour la suite. Le retour à la normale après la crise du Covid, les futures négociations budgétaires et les perspectives économiques plutôt moroses pourraient avoir un impact important sur la popularité des différents partis lors de la rentrée politique.
Yle

Centre
La course à la présidence du parti pourrait démarrer à n’importe quel moment
Ari Hakahuhta d’Yle fait état des fortes pressions qui s’exercent actuellement sur le Centre au regard de la présidence du parti. Certains centristes souhaitent changer la tête du parti. Sous Katri Kulmuni, les intentions de vote en faveur du Centre ne sont pas reparties à la hausse, et les chiffres sont même inférieurs au résultat catastrophique des législatives. Les centristes commencent eux-mêmes à perdre confiance en la capacité de Kulmuni à relancer sa popularité. Alors qu’en février seuls 25 % des centristes souhaitaient voir un autre candidat face à Kulmuni au congrès du parti, ils étaient 60 % en juin.
Kulmuni sera candidate lors du congrès de début septembre tandis qu’est également annoncée la candidature d’Annika Saarikko qui reprendra le portefeuille des sciences et de la culture à la fin de l’été, à l’issue de son congé de maternité.
Yle évoque également les noms d’Antti Kurvinen, président du groupe parlementaire, de Mika Lintilä, ministre de l’Économie et de Petri Honkonen, député.
Selon Hakahuhta, les centristes souhaitent surtout que la concurrence pour la présidence anime un peu le débat et l’ambiance. La bataille pourrait être violente et créer des antagonismes entre le Nord et le Sud du pays, par exemple. Réélire Kulmuni sans concurrence serait toutefois risqué et se posera de toute façon la question de savoir s’il est possible de présider le parti tout en n’étant pas ministre.
Yle

Timo Soini : La Finlande a besoin d’un nouveau ”parti agrarien”
Au début de la semaine, le tabloïd Iltalehti a fait circuler une rumeur selon laquelle l’ex-président des Vrais Finlandais et du Parti de l’Avenir bleu Timo Soini serait sur le point de fonder un nouveau parti des agrariens, à l’image du parti SMP (Parti agrarien finlandais), fondé à la fin des années 1950 par Veikko Vennamo.
Selon l’article d’Iltalehti, des chrétiens démocrates pourraient se joindre à ce projet. Néanmoins, la présidente du parti chrétien-démocrate, Sari Essayah, affirme qu’elle n’a absolument pas entendu parler d’un tel projet.
Quant à Timo Soini, il ne dément, ni ne confirme la rumeur.
HS/A19

Europe

Éditorial
L’éditorialiste du Helsingin Sanomat commente le fait que la proposition de la Commission européenne sur un mécanisme de relance a été jugée conforme aux traités fondateurs de l’UE. Les modifications que propose le service juridique conviendraient à la Finlande. La commission des lois constitutionnelles du parlement finlandais a un avis divergent en la matière et l’éditorialiste estime que, pour le gouvernement finlandais, la situation est particulière. Il serait difficilement compréhensible que le gouvernement remette en question la conformité aux traités de la proposition, selon l’éditorialiste pour qui c’est l’avis de la commission des lois constitutionnelles qui devra l’être.
HS/A5

« Des spécialistes en droit d’accord font l’éloge de l’avis du service juridique » HS
Le Helsingin Sanomat a interrogé deux spécialistes en droit européen et en lois constitutionnelles, Tuomas Ojanen et Allan Rosas, qui rappellent que le service juridique du Secrétariat général du Conseil de l’UE représente le point de vue des États membres et non pas l’intérêt de l’UE que promeut la Commission européenne.
Selon Ojanen, l’avis devrait servir à dissiper les soucis de la Commission des lois constitutionnelles.
HS/A12-13

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publié le 03/07/2020

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