Revue de la presse du jeudi 1er novembre

Politique étrangère et européenne

Réunion des Premiers ministres nordiques

Contrôle des investissements étrangers
Helsingin Sanomat rend compte du fait que lors de leur réunion à Oslo, les Premiers ministres des pays nordiques ont évoqué les infrastructures « critiques », stratégiquement importante, et la nécessité de s’assurer que des investisseurs étrangers douteux ne puissent en prendre le contrôle.
La question sur la surveillance des investissements étrangers dans le domaine des connexions informatiques, l’énergie et les terrains intéressants du point de vue militaire a été évoquée à l’initiative de la Suède.
Le Premier ministre Juha Sipilä a souligné que les investissements étrangers étaient une bonne chose pour un petit Etat, mais qu’il était important d’étudier projets en gardant à l’esprit les intérêts nationaux.
Il relève qu’il est parfois difficile de retrouver les propriétaires réels cachés derrière certains investissements, et que c’est une question sur laquelle il faudrait influencer au niveau européen.
HS/A39

Défense

Exercice Trident Juncture de l’OTAN :
Les F-18 finlandais volent dans le ciel norvégien

« Bien que la Finlande offre de rudes conditions à nos chasseurs, la côte norvégienne présente des particularités piquantes, et notamment un vent constant », explique le lieutenant-colonel Saku Joukas qui commande l’unité finlandaise de l’exercice Trident Juncture et pour qui la collaboration entre l’armée de terre, l’armée de l’air et la marine, représente le grand intérêt des exercices internationaux.
L’unité finlandaise et ses quatre avions de combat F-18, et un cinquième en réserve, participent à l’exercice de l’OTAN pendant trois semaines.
KS1.11/18

Syrie – Irak

Une trentaine d’enfants finlandais sont partis dans les zones de combat
Aamulehti rapporte qu’avec les combattants finlandais et leur famille partis dans les rangs d’ISIS en Syrie et en Irak, il y aurait eu une trentaine d’enfants. On ne connait pas le nombre des enfants de Finlandais nés sur place, mais il pourrait s’élever à plus d’une dizaine.
« Une partie d’entre eux sont déjà rentrés en Finlande. Une partie d’entre eux sont devenus majeurs », déclare Tarja Mankkinen du ministère de l’Intérieur.
Si ces familles se présentent au consulat de Finlande en Turquie, la Finlande a une plus grande obligation d’aider les mineurs que les majeurs, selon Mme Mankkinen.
AL TS

Finlande – Italie

Parlement : Visite d’un représentant du mouvement Cinq étoiles
Aamulehti relève que Davide Casaleggio, consultant du mouvement italien Cinq étoiles, a participé mercredi à un séminaire organisé par le mouvement Nyt du député Harry Harkimo au Parlement finlandais.
AL/A18
Politique intérieure

Partis politiques

Sondage : le PSD encore en tête
Aamulehti rapporte que selon un sondage effectué pour le compte du quotidien, le Parti social-démocrate est encore à la tête avec 22,0 % des intentions de vote, suivi du Rassemblement national qui obtient 19,9 % et du Centre qui a un score de 15,2 %.
L’Alliance verte arrive quatrième avec 12,9 % des intentions de vote, suivie de l’Alliance des gauches (9,5 %) et des Vrais Finlandais (7,7 %).
Le Parti suédois obtient 4,2 %, les Chrétiens-démocrates 3,8 % et les Bleus 2,3 %.
Le sondage a été effectué par l’institut Tietoykkönen auprès de 12 500 personnes entre le 12 et le 30 octobre.
AL/A6

Alliance verte

« M. Haavisto va-t-il sauver les Verts ? »
Une potentielle candidate pour la présidence des Verts, la députée Emma Kari, a annoncé jeudi matin qu’elle ne briguait pas la présidence du parti.
Le nouveau président du parti sera élu après-demain lors de la réunion du conseil national des Verts.
Selon Aamulehti, il ne reste plus qu’un candidat qui mérite l’attention mais qui n’a pas encore annoncé ses intentions : le député vert Pekka Haavisto (60 ans), qui fut candidat présidentiel du parti en 2012 et 2018 et président du parti en 1993-95.
Le quotidien estime que M. Haavisto peut devenir ministre des Affaires étrangères du prochain gouvernement si les Verts sont le troisième parti de la prochaine coalition gouvernementale.
AL/A7

Réforme des services sociaux et de santé

Editorial : « Le report des élections régionales ne signifie pas l’abandon de la réforme » HS
Selon Helsingin Sanomat, il semble désormais quasi certain que le Parlement ne pourra pas approuver les lois sur la réforme des services sociaux et de santé et la création des régions avant la fin de l’année.
Néanmoins, en début d’année prochaine, le Parlement siègera encore pendant deux mois et aura donc le temps d’approuver ces projets de loi. La dernière séance plénière est prévue par le 15 mars avant la fin de la législature.
Le report à l’année prochaine devrait signifier que les élections régionales ne pourront pas se tenir en mai, en même temps que les européennes et seront probablement reportées à l’automne prochain.
Cela ne devrait néanmoins pas être fatal à la réforme car les prochaines assemblées régionales disposeront de plus d’un an pour préparer la mise en œuvre de la réforme prévue pour 2021.
Une question plus sérieuse est de savoir si les lois vont bien être approuvées par l’actuelle législature. Si cela n’était pas le cas, les projets de loi eux serait caduques. Le PSD, qui est en tête des sondages actuellement, ne manquerait pas de faire d’importants changements à ce projet de réforme s’il revenait au pouvoir.
Quel que soit la prochaine coalition gouvernementale, elle va certainement transférer les compétences des services sociaux et de santé des communes à un niveau supérieur. Mais ces entités n’auraient pas forcément d’autres missions.
Quant à l’ouverture à la concurrence privée de ces services, elle pourrait être réduite voir abandonnée. La préparation de nouveaux projets de lois pourrait prendre facilement deux à trois ans, juge HS qui relève qu’une partie des communes ont de plus en plus de difficultés à gérer ces services, y compris au niveau de communautés de communes.
HS

Education

Baccalauréat : bientôt cinq épreuves obligatoires au lieu de quatre
Helsingin Sanomat relève que selon les informations du quotidien, le gouvernement compte présenter, en mars prochain, au Parlement un projet de loi qui augmenterait de quatre à cinq le nombre d’épreuves obligatoires au baccalauréat dès le printemps 2022.
Les candidats au baccalauréat pourront choisir eux-mêmes cette cinquième épreuve parmi les matières qu’ils étudient au lycée. La plupart des candidats passent déjà maintenant cinq épreuves ou plus. En 2017, seulement environ 20 % des candidats n’ont passé que quatre épreuves.
HS/A10

Démographie

Natalité en baisse
Helsingin Sanomat rapporte que, selon les statistiques de l’Institut national de la santé et du bien-être, la natalité est en baisse depuis huit ans et l’âge moyen des parturientes augmente. Seulement 50 700 bébés sont nés en Finlande en 2017. Selon les estimations, il y en aura seulement 47 500 cette année. Le taux de fécondité baisserait de 1,49 à 1,41 et serait le plus bas des pays nordiques.
Selon Mika Gissler, professeur de l’institut, la situation économique difficile du début des années 2010 est une des raisons de la baisse de la natalité.
L’âge moyen des parturientes augmente en même temps : en 2017 l’âge moyen de toutes les parturientes a été de 30,9 ans, à Helsinki 32,3 ans.
HS/A10

Travailleurs étrangers

Longue attente pour un permis de travail
Selon les statistiques de l’Office national de l’immigration, Migri, l’étude des demandes de permis de travail prend actuellement en moyenne 176 jours, soit un peu moins de six mois. La part de Migri de ce délai représente 63 jours en moyenne, les agences de pôle-emploi participent également au processus.
La législation prévoit un délai de quatre mois pour l’étude des dossiers.
Un diplôme d’études supérieurs et un salaire brut de 3000 euros au minimum permettent une étude accélérée du dossier.
L’Ukraine arrive en tête des statistiques concernant la nationalité des demandeurs de permis de travail, suivie de l’Inde, la Russie et le Vietnam.
AL/A13

Perspectives économiques des entreprises

Selon le patronat, les attentes des entreprises sont prudentes
Selon un baromètre du patronat EK, les attentes des entreprises concernant l’avenir sont devenues plus prudentes et plus incertaines qu’avant.
Les risques pesant sur l’économie mondiale ont augmenté, selon Penna Urrila, économiste en chef d’EK, et le marché financier a été peu stable ces dernier temps.
M. Urrila relève toutefois que les chiffres du rapport n’indiquent aucun arrêt rapide de la croissance.
Il rappelle que la faible accessibilité à la main d’œuvre constitue un obstacle pour la croissance depuis longtemps, et que la situation a empiré. Un tiers des entreprises constate que la pénurie de main d’œuvre complique l’augmentation de la production.
HS/A32

Editorial : « La pénurie de main d’œuvre freine sérieusement la croissance des entreprises » KL
L’éditorialiste de Kauppalehti rend compte du baromètre d’EK et rappelle qu’il faudrait que les dirigeants politiques prennent en compte le fait que, pour le prochain gouvernement, la situation économique ne sera pas aussi favorable qu’actuellement.
La bonne conjoncture avec une croissance rapide semblerait être terminée pour l’instant. Concernant les services et l’industrie, la conjoncture reste favorable.
Le recrutement est un problème pour un tiers des entreprises et, dans le bâtiment, plus de la moitié des entreprises font part de problèmes. La pénurie de main d’œuvre n’a pas été aussi importante depuis plus de dix ans, et elle constitue le plus grand obstacle pour la croissance des entreprises, y compris concernant les nouveaux investissements.
Pour l’éditorialiste, notamment dans la perspective des élections, l’amélioration de l’emploi et la levée des obstacles sur le marché de travail méritent d’être au centre de la politique économique.
KL/5

Fiscalité

La famille Erkko, Nokia et Supercell sont à l’origine des plus importantes recettes fiscales
Helsingin Sanomat rend compte des informations concernant les impôts payés en Finlande depuis le début de la décennie.
Aatos Erkko (décédé en 2012), propriétaire du groupe médiatique Sanoma, Jorma Ollila, ancien pdg de Nokia, et Mikko Kodisoja, directeur et fondateur de Supercell, ont tous payé, de 1999 à 2016, plus de 90 millions d’euros en impôts avec un taux d’imposition les concernant variant de 31 à 49 %, contre une moyenne de 26 % pour les contribuables majeurs.
Parmi les 20 plus grands contribuables, il y a quatre autres directeurs de Nokia.
HS/A32

Energie éolienne

Un potentiel plus important que prévu avant
Helsingin Sanomat rend compte des prévisions de chercheurs du secteur énergétique et de groupes éoliens selon qui une croissance rapide de la production énergétique est probable en Finlande. Dans l’avenir, l’énergie éolienne représenterait une part beaucoup plus importante de la production qu’actuellement. Avec l’évolution technologique, l’augmentation du prix de l’électricité et du coût des émissions, les investissements dans l’énergie éolienne deviennent de plus en plus intéressants.
L’évolution technologie permet de tirer profit même des vents moins forts. Selon VTT, centre national de recherche technologique, avec les centrales du début des années 2000 la production éolienne en Finlande pourrait être au maximum 16 térawattheures par an, alors qu’avec les centrales modernes (cinq fois plus efficaces) la production annuelle pourrait s’élever à 86 tWh.
Plusieurs projets sont en cours en Finlande avec un financement privé.
Alors que, selon les acteurs du secteur éolien, le potentiel pour la production est « énorme », le gouvernement ne prévoit, dans sa stratégie énergétique et climatique d’augmenter la production que modérément, en la faisant passer de 5 tWh à 8 tWh durant la décennie en cours.
Pour les entreprises du secteur, la Finlande pourrait devenir un exportateur d’énergie éolienne d’ici 2030. Cela nécessiterait de nouvelles connexions et une intégration avec les marchés des pays baltes et de l’Allemagne.
HS/mer/A26-27

publié le 01/11/2018

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