Revue de la presse du jeudi 3 mai

Politique étrangère et européenne

Budget européen

« M. Terho rejette la proposition budgétaire comme peu réaliste » Uusi Suomi
Uusi Suomi rend compte des propos de Sampo Terho, ministre de la Culture, du Sport et des Affaires européennes, président de l’Avenir bleu, qui considère la proposition de la Commission européenne pour budget européen comme un rêve irréaliste. Il regrette que la contribution finlandaise risque d’augmenter « massivement ». Il écrit dans son blog, que si la proposition se réalisait, la contribution finlandaise augmenterait de 3 à 4,5 Mrds d’euros.
Pour lui, la proposition est explicitement contraire aux positions et objectifs de la Finlande en ce qui concerne le niveau total. Il rappelle que la Finlande souhaite prendre pleinement en compte le départ de la Grande-Bretagne. Pour les Bleus, une Union européenne moins importante devra disposer d’un budget mois important.
M. Terho estime qu’il faudra que la Finlande coopère activement avec d’autres Etats membres responsables afin de maintenir le niveau du budget le plus près possible de son niveau actuel.
Uusi Suomi

« Pour M. Sipilä la proposition sur le budget inclut beaucoup de bien » AL
Aamulehti note que selon le Premier ministre Juha Sipilä, le niveau du budget est plus élevé que ce qu’avait souhaité la Finlande, même s’il est plus modéré que les visions les plus extravagantes.
Il se félicite des investissements dans la R&D, dans les programmes d’échanges estudiantins Erasmus et dans la coopération de défense. Il note que la faible densité de la population qui concerne la Finlande, a été prise en compte, de même que la production agro-alimentaire dans l’ensemble de l’Union, y compris dans les régions septentrionales.
Il s’attend à ce que les décisions définitives seront prises lors de la présidence finlandaise du Conseil européen au deuxième semestre de 2019.
AL/A19

« Sept ans et 1135 milliards d’euros » HS
La contribution finlandaise pourrait augmenter de 10 % environ, selon Helsingin Sanomat qui cite ses sources de fonctionnaires. Plusieurs facteurs pourront encore jouer, dont notamment le fait de savoir combien de subventions les entreprises finlandaises réussiront à obtenir.
Ces dernières années, la Finlande a versé environ 500 millions d’euros de plus qu’elle n’a obtenu de l’UE. Cela fait environ 90 euros par personne. Une augmentation du budget européen de 10 % signifierait que chaque finlandais contribuerait environ de 100 euros par an.
Jyrki Katainen, vice-président de la Commission européenne, considère le montant du budget comme modéré. Il souhaite que les Etats membres réfléchissent à ce qu’ils souhaitent de l’UE dans l’ensemble, avant notamment de se concentrer sur les montants qui les concernent directement. Il note que les investissements dans la sécurité frontalière en Europe du Sud, par exemple, servent indirectement les Finlandais.
Les aides agricoles de la Finlande diminueront probablement de quelques points, ce qui signifie qu’en sept ans, la Finlande obtiendrait 20 à 25 millions d’euros de moins. 4 % seraient des coupes des aides directes.
HS/A32

Pays nordiques – rencontre entre Mme Wallström et M. Soini

M. Soini fait l’éloge de la relation étroite avec la Suède
Le ministre des Affaires étrangères, Timo Soini, a rencontré son homologue suédoise, Margot Wallström, hier, à Stockholm.
Les ministres ont évoqué la coopération et les crises internationales. M. Soini dit que des problèmes dans le monde ont été évoqués sous plusieurs aspects. Il dit qu’avec sa collègue, ils ont constaté qu’il est agréable de pouvoir, dans un monde complexe, se rencontrer entre ministres des Affaires étrangères dans un esprit franc et relâché sans avoir à entrer dans un jeu quelconque.
Les relations diplomatiques entre les deux pays, les questions concernant l’environnement et les transports de la région arctique, le budget européen, le brexit, la guerre en Syrie et la situation en Corée du Nord ont été évoqués.
La sécurité dans la mer baltique, ainsi que l’augmentation de la coopération en matière de politique étrangère et de sécurité ont également été à l’ordre du jour. M. Soini a noté que la mer Baltique et la sécurité de l’aviation dans cette zone, ainsi que la sécurité maritime étaient primordiales. Selon lui, la crise ukrainienne engendrait toujours des tensions dans la région de la mer Baltique.
HS note que, depuis la crise ukrainienne, la coopération de défense entre la Finlande et la Suède s’est beaucoup renforcée. M. Soini relève que la Suède a fait comprendre à plusieurs occasions que, pour elle, la Finlande avait eu raison de ne pas mettre fin au service national universel.
M. Soini dit qu’il a évoqué avec Mme Wallström les procédures pour donner et recevoir de l’aide militaire. Il souligne l’importance de disposer d’un cadre légal en la matière.
HS/A24

Défense


Selon un rapport, une aide militaire de la Suède à la Finlande n’arriverait pas à temps

Un rapport commandé par le gouvernement suédois sur les conditions légales requises d’une aide militaire révèle qu’à l’état actuel des choses, la décision d’envoyer par exemple des soldats suédois en Finlande exigerait un temps de réalisation trop long.
Aujourd’hui, les opérations militaires suédoises à l’étranger sont décidées par le parlement. L’auteur du rapport jugère que la nouvelle loi permette, dans certains cas, au gouvernement de prendre cette décision.
Le rapport révèle par contre qu’une simple décision du gouvernement suffirait à la Suède pour solliciter une aide à la Finlande, cela précisément en cas d’attaque militaire.
La coopération finno-suédoise en matière de défense s’est rapidement renforcée depuis 2014 – l’année de la crise en Ukraine – lorsque la Suède avait découvert la faiblesse de sa défense nationale et les nouvelles images menaçantes de la mer Baltique.
L’apparition de sous-marins étrangers dans ses eaux territoriales avait pour sa part accéléré le besoin d’un rapport éclaircissant la situation légale d’une coopération militaire.
En Finlande, ce même type de loi avait pris effet l’été dernier. Elle permet dorénavant de recevoir et de donner une aide militaire internationale. Par conséquent, la législation suédoise arrive quelque peu après celle des Finlandais.
HS28.4/A21

« La défense européenne reprend du poil de la bête », titre Helsingin sanomat
« Les décisions et attentes des chefs d’Etat de l’UE sur le financement donnent foi en la modeste coopération européenne en matière de défense », écrit le journaliste Kari Huhta dans Helsingin Sanomat.
Les nouvelles décisions en matière de coopération européenne de défense smblent encore théoriques et connaissent encore de nombreux obstacles mais l’ensemble commence à se profiler sous la forme d’une structure convaincante qui fonctionnerait si elle était promue par suffisamment de volonté politique et d’argent.
L’UE possédait déjà un état-major militaire qui se concentrait surtout sur la gestion des crises et une agence européenne de défense qui cherchait son rôle. Ces deux organismes ont pris davantage d’importance depuis la création de la Pesco en décembre dernier.
Pour les épauler, un système de coordination des projets en matière de défense et un Fonds européen de la défense ont été créés. L’UE possède également une nouvelle stratégie de politique de sécurité et, sous la supervision de l’état-major militaire fonctionne un centre de surveillance des projets.
Le succès de cette politique européenne pourrait se mesurer par le fait que l’industrie américaine de défense commence d’ores et déjà à s’inquiéter de la future influence de la coopération européenne sur le marché européen de l’armement. Apparemment les américains croient davantage aux résultats de cette coopération que les Européens eux-mêmes.
Un grand changement est survenu au printemps 2014 lorsque la Russie a usé de sa force de frappe militaire en Ukraine et l’OTAN a riposté en déplaçant son centre d’intérêt de la gestion des crises vers une force de dissuasion militaire commune à ses pays membres.
Le directeur général adjoint de l’Agence européenne de défense, Olli Ruutu, rappelle qu’il existe aujourd’hui 300 projets européens de coopération en matière de défense.
HS3.5/A22-23

La Finlande réfléchit sur son éventuelle participation au projet du président français Macron de Force européenne d’intervention
Selon YLE (STT), la défense nationale finlandaise réfléchit sur l’influence que pourrait avoir son éventuelle participation au projet d’une Force européenne d’intervention préconisé par le président Macron.
Une dizaine de pays européens participent au projet de défense lancé par le président français qui aurait pour but de réagir rapidement, notamment sur des crises en dehors de l’Europe.
Selon le quotidien Ilta-sanomat qui se réfère au journal Politico, la Finlande serait néanmoins sur le point de décliner une participation à ce projet. C’est également l’avis du président de la commission parlementaire de la défense, Ilkka Kanerva (Rassemblement national). Dans ce cas, la Finlande suivrait l’exemple de la Suède et de la Norvège.
TS3.5/11, IS3.5

Selon Der Spiegel, l’Eurofighter présente de graves problèmes techniques

L’avion de combat britannique Eurofighter, également candidat pour succéder au F-18 de l’armée de l’air finlandaise, présente de graves problèmes techniques, annonce le journal allemand Der Spiegel.
Selon le journal, une grande partie des 128 chasseurs sont interdits de vol. Selon certaines sources, seule une dizaine d’appareils serait opérationnelle.
Il semblerait que les problèmes proviennent d’un système qui prévient le pilote des attaques. Le problème pourrait être résolu par des pièces détachées mais il est actuellement compliquer de s’en procurer car la société qui les fabrique vient d’être vendue.
HS3.5/A24

Politique intérieure

Partis politiques

Sondage
Yle publie le résultat d’un sondage sur les intentions de vote des partis politiques, effectué par l’institut Taloustutkimus. Le Rassemblement national a perdu 1,3 point par rapport au sondage du mois de mars mais est encore le premier parti avec un score de 20,2 %, suivi de près du PSD qui a obtenu 20,0 % (-0,2 %).
Le Centre arrive troisième avec 17,0 % (+0,7 %), suivi des Verts qui ont eu 14,9 % (également +0,7 %).
L’Alliance des gauches arrive cinquième avec un score de 9,1 % (+0,1 %), suivi des Vrais Finlandais qui ont perdu 0,7 % et ont maintenant 8,5 %.
Le Parti suédois a eu 3,7 % (+0,2 %), les Chrétiens-démocrates 3,3 % et les Bleus 1,5 %.
Selon Tuomo Turja, directeur de recherche à Taloustutkimus, les intentions de vote en faveur du Rassemblement national ont baissé au moment où le député Harry Harkimo a quitté le parti. M. Turja note aussi que le matériel de recherche montre que les électeurs du Rassemblement national ne sont pas satisfaits de la réforme des services de santé. Le parti a perdu des électeurs surtout à Turku (circonscription de président du parti Petteri Orpo, NDLT) et un peu aussi à Helsinki et Tampere.
Selon ce sondage, les trois partis du gouvernement ont 38,7 % des intentions de vote, contre 44 % en faveur du PSD, des Verts et de l’Alliance des gauches.
Quant à la baisse du Centre, M. Turja estime que le Centre pourrait encore faire augmenter sa popularité parmi les électeurs, notamment en Finlande du Nord et de l’Est.
YLE

Baromètre sur les partis politiques
Helsingin Sanomat rapporte, selon le baromètre sur l’image des partis politiques, effectué pour le compte des partis, le Centre serait en voie vers une défaite électorale historique. Selon le baromètre, seulement 18 % des personnes interrogées estiment que le Centre a une image attrayante. Encore en 2014, le Centre avait attiré 37 % des personnes.
36 % estiment que les Verts ont une image attrayante. Le PSD arrive deuxième avec 31 %, suivi du Rassemblement national et de l’Alliance des gauches. Le Centre est cinquième, avant le Parti suédois, les Vrais Finlandais, les Chrétiens-démocrates et les Bleus.
Le baromètre a été effectué par l’institut Kantar TNS entre le 6 et le11 avril auprès de 1 277 personnes. Le quotidien note que les résultats du baromètre, qui est fait deux fois par an, ne sont pas publiés officiellement mais il y a toujours des partis politiques qui font des fuites.
HS/A10

Gouvernement

Selon M. Terho, le gouvernement est viable
Selon Helsingin Sanomat, le trio des présidents des partis au gouvernement, MM. Sipilä, Orpo et Terho, se sont réunis mercredi pour évoquer la crise de confiance suscitée au gouvernement par la défection de Kaj Turunen, député bleu qui a décidé de rejoindre le groupe parlementaire du Rassemblement national la semaine dernière.
Après la réunion du trio, Sampo Terho, président des Bleus, a dit que le débat a été constructif. « Le gouvernement est viable », a-t-il dit.
HS/A14

Retraites

MM. Sipilä et Orpo rejettent la proposition de M. Rinne
Aamulehti relève que le Premier ministre Juha Sipilä et le ministre des Finances Petteri Orpo condamnent la proposition du président du PSD Antti Rinne sur l’augmentation des retraites les plus basses comme irresponsable.
Selon M. Sipilä, « le PSD s’est opposé à toutes les économies, toutes les réformes pendant toute la législature et un an avant les élections il se met à faire des promesses qui coûtent des milliards. Cela n’est pas du réalisme, cela est du populisme ». M. Sipilä souligne que le budget de 2019 sera encore déficitaire.
Selon MM. Sipilä et Orpo, les promesses de M. Rinne ne faciliteront pas les éventuelles négociations gouvernementales avec les sociaux-démocrates.
AL/A10

Coût des pensions de retraite
Aamulehti rapporte que fin 2015, 1 483 000 Finlandais ont touché une pension de retraite. Le total a représenté 28,9 milliards d’euro, soit 43 % de toutes les dépenses sociales et 14 % du PIB.
AL/mer/A6

Economie

Bioraffinerie de Chempolis en Inde
Le groupe Chempolis d’Oulu relève que son projet de bioraffinerie en Inde se réalisera. Chempolis, Fortum et le groupe pétrolier de l’Etat indien NRL ont crée une entreprise conjointe qui construira une raffinerie de 160 millions d’euros à Assam. Les travaux de construction seront entamés à l’automne prochain.
HS/A30


Nokia envisage la vente de ses fonctions dans le secteur de la santé

Nokia a annoncé qu’il envisage de vendre ses activités de technologies du secteur de la santé relevant du groupe Withings acheté en 2016. Il les vendrait à Eric Carreel, fondateur de Withings.
Selon le directeur général de Nokia, Rajeev Suri, les plans concernant la fusion de ces activités-là n’ont pas avancé comme prévu.
HS/A33

publié le 03/05/2018

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