Octobre 2012

Mercredi 31 octobre 2012

Politique européenne et étrangère

Surveillance de l’espace aérien de l’Islande

La Finlande serait prête à participer, malgré le manque d’un soutien vaste

Lors de la rencontre des Premiers ministres nordiques, le Premier ministre, M. Katainen, a annoncé que le gouvernement finlandais a informé l’Islande de sa volonté de participer à la surveillance aérienne en 2014, ensemble avec la Suède.
Il s’agirait de participer à la surveillance pilotée par la Norvège, en janvier-avril 2014 et d’y envoyer au maximum quatre chasseurs pour une période de trois semaines.
Alors que les Suédois sont unanimes sur l’opportunité du projet, selon le Premier ministre Reinfeldt, les Finlandais restent divisés. Le Centre remet en question l’importance de la coopération nordique de défense dans son ensemble. Le groupe parlementaire des sociaux-démocrates a annoncé qu’il n’avait pas de position en la matière, le groupe de l’Alliance des gauches a exprimé une réserve. Mme Kyllönen, ministre des Transports, relève que l’Alliance des gauches souhaite avoir plus d’information sur la question. Le parti prendra position à l’occasion du débat parlementaire en la matière. Les Vrais Finlandais s’opposent au projet.
M. Tuomioja, ministre des Affaires étrangères, relève que M. Katainen sait que le PSD n’a pas formulé sa position. Pour lui, le gouvernement peut néanmoins continuer à avancer sur la question. Obtenir toutes les informations nécessaires prendra sans doute des semaines. Pour lui, la question a été dramatisée. « Il s’agit d’une période de trois semaines et l’espace aérien islandais est le plus paisible du monde », dit-il, en soulignant que la surveillance serait une partie naturelle du renforcement de la coopération nordique dans la politique de sécurité et de défense. Concernant le coût de la participation, il relève que les crédits de la défense resteraient inchangés.
Les études concernant la réalisation de la participation se poursuivent. Il faudra que la Finlande et la Suède prennent la décision sur une participation éventuelle à des vols de reconnaissance [armés]. M. Katainen relève que la décision sur l’armement ou non des chasseurs peut ne pas être la même en Finlande et en Suède.
Pour M. Katainen, le projet constituerait un nouveau type de suite naturelle et concrète à la coopération de sécurité entre les pays nordiques. La date d’une décision définitive finlandaise en la matière dépendra, selon lui, des négociations avec l’OTAN. Il relève que s’il s’agit de vols de reconnaissance, il faudra probablement un changement de loi, ce qui ne serait pas le cas dans le contexte de manœuvres internationales.
HS/A4, KS/13, www.yle.fi, www.hs.fi, DEM/3

Propos du commandant des forces aériennes
Le comandant des forces aériennes, Lauri Puranen, estime que la mission de surveillance serait très intéressante pour les forces armées, dans le sens où le déplacement serait important, qu’il faudrait mettre en place une base et qu’il s’agirait de coopérer avec la Norvège et la Suède. Entre 30 et 40 personnes participeraient à l’opération, sur la base du volontariat. Quant aux propos sur l’utilité d’une mission en Islande, M. Puranen relève que, pour lui, toutes les activités sont utiles. Il se félicite d’ailleurs du fait que l’on considère les forces aériennes finlandaises comme aptes à ce genre de tâche.
KS/13

Les partis de l’opposition craignent que viennent les Baltes après l’Islande
Le président Vrai Finlandais de la commission de la Défense, M. Niinistö, s’étonne que l’on puisse penser qu’un pays militairement non-aligné parte surveiller l’espace aérien d’un pays membres de l’OTAN. Il rappelle, à l’instar du président du groupe centriste, M. Tiilikainen, que la commission de la Défense a estimé unanimement, en 2009, qu’elle ne considérait pas comme possible une telle participation.
Pour M. Niinistö, dans la surveillance il ne s’agit d’aucune des trois fonctions définies pour les forces armées dans la législation.
M. Yrttiaho, député du groupement de la gauche, estime que le projet est lié à la surveillance de l’espace aérien des pays Baltes. Il rappelle que la Finlande a déjà deux fois participé à des manœuvres dans les pays baltes. Les commissions de la Défense et des Affaires étrangères n’avaient à l’origine pas été informées de ces manœuvres.
M. Niinistö partage son souci concernant une surveillance dans les pays baltes. Il estime, concernant l’OTAN, que le Premier ministre souhaite entretenir les relations transatlantiques dans le contexte du retrait des troupes finlandaises de l’Afghanistan en 2014. Pour lui, la décision du gouvernement de participer est « insensée ». Il estime que ce serait un moyen pour l’OTAN se faire des économies. La Finlande n’obtiendrait que les désavantages de l’Alliance.
M. Salolainen, vice-président conservateur de la commission des Affaires étrangères, estime lui aussi que la participation rapprocherait la Finlande de l’OTAN.
AL/A6, www.uusisuomi.fi, yle.fi

Editoriaux
« La cause de l’Islande est la nôtre » AL
« Le lien avec l’OTAN se renforce à l’ombre de la coopération nordique » KS
L’éditorialiste d’Aamulehti estime qu’en lisant le livre blanc sur la défense approuvé par le Parlement, la participation à la surveillance aérienne est clairement conforme à la politique de sécurité dont on s’est mis d’accord. L’éditorialiste regrette que le débat politique concernant une décision risque de devenir médiocre.
L’éditorialiste de Keskisuomalainen estime, quant à lui, que la coopération nordique est une doctrine de la politique étrangère dont on se sert pour plaire à l’OTAN.
AL/A2, KS/4

Point de vue
Ilta-Sanomat publie un point de vue de Johannes Kotkavirta qui estime que la participation pourrait engendrer une situation où la Finlande s’est engagée à la surveillance aérienne d’un Etat membres de l’OTAN tout en ne pas jouissant des garanties de sécurité de l’OTAN « En temps de paix, cela aurait au plus un effet sur les échanges commerciaux entre la Finlande et la Russie. La situation serait différente si la Russie rentrait en conflit avec un pays de l’OTAN. »
IS/13

Politique étrangère de la Finlande

Billet de M. Hämäläinen : « La Finlande ne dispose pas d’une option pour rejoindre l’OTAN, car l’adhésion n’est pas politiquement soutenu »
Unto Hämäläinen, rédacteur au supplément mensuel de Helsingin Sanomat, relève que la Finlande ne dispose plus depuis des années d’une option réelle d’adhérer à l’OTAN, même si cette possibilité est évoqué dans les programmes gouvernementaux et les livres blancs sur la défense. Cela dépend de la relation de force entre les partis politiques. Une décision d’adhésion pourrait être prise seulement si trois des quatre grands partis finlandais étaient d’accord sur la nécessité d’une adhésion. Une telle unanimité n’existe pas.
M. Hämäläinen estime qu’il est clair que la Russie interviendrait dans le débat finlandais sur une adhésion éventuelle si un référendum en la matière était organisé.
Les propos du général russe M. Makarov, l’été dernier, montrent que la Russie suit jalousement la coopération finlandaise avec l’OTAN tout en étant prête évoquer le moindre détail.
En tant qu’Etat membre de l’UE, la Finlande ne peut pas être un pays neutre d’une façon crédible, même si elle le souhaitait.
Un retour au non-alignement est aussi théorétique qu’une adhésion à l’OTAN, selon M. Hämäläinen.
Le Président et le gouvernement sont en train de préparer un nouveau livre blanc sur la défense, censé être remis au Parlement courant les premiers mois de 2013. Ce livre blanc ne devrait pas inclure de grands changements.
HS/27.10/A2

Budget de l’Union européenne

Le compromis sur le budget a été rejeté
Helsingin Sanomat rapporte que, selon le ministre des Affaires européennes et du Commerce extérieur, M. Alexander Stubb, la coupe de 50 milliards d’euros dans le projet de la Commission proposée par Chypre, qui assume la présidence de l’Union en ce moment, n’est pas suffisante. « Notre objectif est une coupe de 130 milliards d’euros. »
La Commission européenne propose un budget de 1 033 milliards d’euros pour la période 2014-2020. Le budget sera évoqué au conseil européen les 22 et 23 novembre.
HS/B5

Politique intérieure

Elections municipales

Pour M. Katainen, le taux de participation a été « catastrophique »
Helsingin Sanomat relève que le premier Ministre Jyrki Katainen estime que le faible taux de participation aux élections municipales a été catastrophique. « Le Parti conservateur, tous les autres partis et les médias doivent réfléchir pourquoi les électeurs n’ont pas voulu prendre position en votant », a déclaré M. Katainen, qui a souligné l’importance d’une « citoyenneté responsable ».
« Le droit de vote n’existe pas dans tous les pays. Même si on ne trouve pas de candidat parfait, on peut trouver un candidat qui est le moins mauvais, » dit-il.
M. Katainen s’étonne du fait que les Finlandais votent activement aux élections présidentielles mais pas quand il s’agit de prendre position sur les services sociaux. Aux élections présidentielles, le taux de participation a été 72,8 % au premier tour et 68,9 % au second tour. Aux élections municipales, le taux a baissé de 3 points par rapport aux élections précédentes de 2008.
M. Katainen ne souhaite pas réunir deux différents scrutins pour faire augmenter le taux de participation.
« Les présidents de partis politiques ont été accusés d’avoir parlé trop des structures dans les débats électoraux télévisés. C’est parce que nous avons répondu aux questions posées. Les structures et l’administration ne sont pas les choses les plus intéressantes au monde, mais elles font partie de l’ensemble afin de garantir les services sociaux et la santé. »
M. Katainen dit être satisfait du score de son propre parti, 21,9 %, malgré la baisse de 1,6 point par rapport à 2008.
HS/A5

Communes

La loi sur la structure des communes serait en retard
Helsingin Sanomat estime qu’un des outils les plus importants de la réforme des communes, la loi sur la structure des communes, qui définit les caractères d’une commune suffisamment forte, serait en retard. La loi devrait entrer en vigueur début mai prochain.
Selon le calendrier initial, les communes devraient donner leurs avis sur le projet de loi en ce moment. Selon les informations du quotidien, le gouvernement veut avoir les avis des conseils municipaux qui viennent d’être élus et qui commenceront leur travail en janvier 2013.
HS/A7

Bâtiment

Les perspectives d’avenir s’assombrissent
Helsingin Sanomat rapporte que l’industrie du bâtiment annonce une baisse considérable cette année et prévoit une baisse aussi pour l’année prochaine. En 2011, la construction de 31 500 logements avait été commencée, contre seulement 27 000 cette année.
HS/B5

Entreprises

Les entreprises continuent à investir dans la R&D
Kauppalehti rapporte que, au niveau mondial, trois quarts des entreprises ont augmenté l’année dernière leurs investissements dans la recherche et le développement, selon la liste de Booz & Co des 1000 entreprises qui investissent le plus dans la R&D. Il y a parmi elles, 9 entreprises finlandaises : Amer Sports, Cargotec, Kone, Metso, Nokia, Orion, Stora Enso, UPM et Wärtsilä.
KL précise que le gouvernement va encourager en Finlande l’investissement dans la R&D par des déductions fiscales à partir de l’année prochaine.
KL

Energie

Fennovoima choisira son fournisseur au printemps
Keskisuomalainen rapporte que, selon le directeur du conseil d’administration M. Pekka Ottavainen, Fennovoima va choisir le fournisseur de sa centrale nucléaire au printemps, comme prévu, entre Areva et Toshiba.
Selon lui, ce choix doit intervenir avant que Fennovoima demande à ses actionnaires de s’engager dans le financement de la centrale.
Il souligne que, même si le choix du fournisseur est réglé avant l’été, il se pourrait que le contrat ne soit signé que plus tard dans l’année.
Hier, les actionnaires de Fennovoima se sont réunis pour discuter de la situation, notamment après l’annonce du départ d’E.ON.
KS

Point de vue : « Il faut regarder du côté de l’Allemagne » HS
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat Ville Blåfield signe un point de vue consacré à la stratégie de l’Allemagne de rechercher des solutions énergétiques dans les énergies renouvelables et notamment dans le domaine de l’énergie solaire. Selon lui, la Finlande devrait suivre l’Allemagne.
HS
France

Tourisme
Carnac
Turun Sanomat publie un article sur Carnac en Bretagne et son ensemble mégalithique, le plus grand au monde.
TS/30

Mardi 30 octobre 2012

Politique intérieure

Elections municipales

Les Vrais Finlandais loin du résultat prévu par les sondages
Helsingin Sanomat relève que les sondages d’opinion effectués avant les élections municipales ont tous prévu un meilleur résultat pour les Vrais Finlandais. Par exemple, le sondage publié par HS il y a une semaine avait prévu 15,6 % pour les Vrais Finlandais qui en ont obtenu 12,3 % aux élections. Le sondage d’Yle, publié jeudi dernier, avait prévu 15,3 %.
M. Juhani Pehkonen, directeur chargé des sondages à TNS Gallup, estime que cette inexactitude est due au faible taux de participation. « La plus grande surprise de cette élections a été le taux de participation. »
Le faible de taux de participation a diminué notamment l’audience des Vrais Finlandais, surtout que le taux est resté très bas dans plusieurs régions ou quartiers où ce parti a eu beaucoup de succès aux dernières élections législatives.
On peut expliquer les autres inexactitudes du sondage de HS par le faible taux de participation.
Le sondage a prévu une popularité de 20,7 % pour le Kokoomus qui a finalement obtenu un score de 21,7 %. Les conservateurs votent traditionnellement de manière active et la baisse du taux de participation ne diminue pas le résultat du Kokoomus de la même façon que le score des autres partis politiques. La baisse du taux de participation est en effet avantageuse pour les conservateurs.
Lors d’un sondage régional publié début octobre, HS a prévu une baisse de 5 points pour l’Alliance verte à Helsinki. Dans les élections, la baisse des verts n’a été que 0,9 point. « Il est possible que le mauvais score du sondage a incité les candidats de l’Alliance verte à faire campagne plus activement », estime M. Pehkonen.
HS/A16

Qu’est-ce que les Vrais Finlandais vont faire de leur victoire ?
Helsingin Sanomat estime que la plus grande question après les élections est de savoir comment les Vrais Finlandais vont se comporter dans les conseils municipaux. Jusqu’à présent, dans les conseils municipaux de la région de la capitale les élus des Vrais Finlandais ont souvent été divisés. Les nouveaux élus ont exprimé dès hier leur volonté de prendre leur responsabilité municipale. HS note que les Vrais Finlandais seront désormais si nombreux qu’ils auront une représentation dans les exécutifs municipaux.
Aamulehti prédit que les élus des Vrais Finlandais devraient poser des difficultés aux focntionnaires municipaux qu’ils accusent de gérer les communes au détriment des élus. S’ils veulent peser sur les décisions, ils devront recherches des alliances. Mais s’ils se bornent à brimer les fonctionnaires municipaux et à critiquer les élites, les élus des Vrais Finlandais ne susciteront que l’opposition des autres groupes. Cela ne promet rien de bon pour le développement des communes, estime AL.
La priorité des Vrais Finlandais est de développer le réseau des services de santé au plus près des citoyens. Ils n’y arriveront pas, s’ils ne trouvent pas des partenaires. D’autre part, les Vrais finlandais sont opposés aux fusions de communes car ils soulignent les identités locales. Or, les fusions de communes seront décidées par référendum local.
Il y a fort à parier que le parti essaiera de s’opposer à cette réforme des communes s’il n’obtient pas avant une réforme des services sociaux et de santé qui le satisfasse.
HS AL

Analyse : les partis figés dans leurs vieux rôles
Helsingin Sanomat estime que la campagne du Parti social-démocrate, qui avait le vent en poupe quelque temps avant les élections, s’est effondrée vers la fin. Encore pendant le vote par anticipation, le PSD a été juste derrière le Kokoomus mais lors du jour du vote leur résultat a baissé de 2,3 points par rapport aux votes par anticipation.
Le PSD est resté le deuxième parti aux élections municipales et a pu faire augmenter son score par rapport aux élections législatives de 2011. Le score de 19,6 % aux élections municipales est toutefois le résultat le plus bas au niveau municipal dans l’histoire de ce parti. En 1960, le PSD a obtenu 21,1 %, résultat le plus bas jusqu’à présent.
La présidente du PSD, Mme Jutta Urpilainen, a semblé fatiguée et tendue dans les derniers débats électoraux télévisés. Les sociaux-démocrates ont porté la question sur les privatisations au niveau idéologique et les autres partis se sont ensuite figés dans leurs anciennes positions idéologiques. En même temps, le PSD a beaucoup de pressions pour se renouveler, parce que le parti a perdu beaucoup de ses électeurs traditionnels. Les emplois dans l’industrie ont diminués et l’Etat-providence est en difficulté. Les employés du secteur public, qui votent traditionnellement pour le PSD, s’inquiètent en raison des externalisations.
L’air du temps insiste sur la concurrence et l’efficacité. Cela est avantageux pour les conservateurs.
Tous les partis politiques, non seulement les sociaux-démocrates, semblent avoir répété leurs anciens thèmes électoraux. Les partis ont un an et demi devant eux pour réfléchir comment construire une meilleure Finlande – et comment rendre cette réflexion plus compréhensible pour les électeurs.
HS/A15

Commentaires
« Une voix pour Soini est une demie-voix pour les conservateurs » IS
Ilta-Sanomat rappelle que depuis sa montée il y a quatre ans, le mouvement des vrais finlandais a principalement pris des voix au Centre dans les campagnes et au PSD dans les villes industrielles. Les électeurs conservateurs ont le mieux résisté à M. Soini.
Dès lors, si l’audience des vrais finlandais vient à baisser par rapport au pic enregistré aux législatives de 2011 (19,1%), il y a fort à parier que cela signifiera un redressement du Centre et du PSD, écrit IS qui conclut que les conservateurs ont finalement tout à gagner à ce que les vrais finlandais restent à un fort niveau.
IS

« La magie de M. Soini ne fonctionne plus » HS
Helsingin Sanomat relève qu’après avoir connu des succès consécutifs sur son nom, M. Soini, tout en restant le premier élu de sa circonscritpion d’Espoo avec 5 533 voix, enregistre toutefois une perte de 2 600 voix par rapport aux élections municipales de 2008.
HS

« Une élection sans surprise dans la région de la capitale » HS
Helsingin Sanomat souligne que, mis à part la montée des Vrais Finlandais à Vantaa et Helsinki, ce qui est le plus frappant dans les communes de la capitale, c’est la permanence des résultats : les évolutions enregistrées dans les résultats des principaux partis sont au pus de 2,6 points !
Finalement, il s’agissait d’élections très ennuyeuses où la seule protestation exprimée dans les électeurs s’est faite à l’intérieur des listes des partis : les parttis ont presque le même nombre d’élus mais avec un fort renouvellement puisque dans les conseils municipaux près de la moitié des conseillers ont changé.
HS

Endettement

Les Finlandais continuent à s’endetter
Helsingin Sanomat relève que malgré la faible croissance économique et l’augmentation du chômage, les Finlandais continuent à s’endetter à un rythme stable. Le taux d’endettement est de 118 % des revenus annuels disponibles, contre 70 % il y a dix ans.
Selon les prévisions économiques, la croissance économique n’est pas loin de s’arrêter et le chômage est en hausse. Selon le baromètre du centre national d’études statistiques, les attentes des Finlandais concernant l’économie ont considérablement faibli.
HS relève que selon le Superviseur du secteur financier (Fiva), cette évolution est inquiétante et notamment l’état des ménages individuels endettés. Pour les spécialistes, l’endettement est un problème qui concerne plus particulièrement les jeunes familles. « Le niveau exceptionnellement bas des taux d’intérêts ne durera pas éternellement », rappelle M. Vihriälä, directeur général de l’institut de recherche économique Etla.
M. Holm de l’institut Pellervo rappelle que l’endettement est durable tant que la balance des opérations courantes est excédentaire, mais depuis cette année, elle est déficitaire. M. Holm estime qu’une telle situation peut durer environ jusqu’à cinq ans, mais qu’au-delà, il faut un changement.
HS/B3

Licenciements

Le groupe de jeux en ligne Sulake licenciera 60 personnes
Sulake, architecte de la communauté virtuelle Habbo Hotel, annonce qu’il commencera les négociations pour la suppression de 60 emplois en Finlande. Sulake emploie 90 personnes à Helsinki et 130 à l’étranger.
Le groupe est déficitaire depuis quatre ans. Il estime qu’il faudrait investir dans la modernisation de ses produits. La concurrence avec Facebook est ardente pour Sulake.
HS/B4

Confiance de l’industrie

Pessimisme
La confiance de l’industrie dans la conjoncture s’est affaiblie en octobre, selon le patronat EK. Les entreprises prévoient une diminution de la production et les commandes sont à un niveau plus bas que la moyenne. La capacité des usines n’est pas pleinement utilisée.
HS/B3

Activités minières

L’enthousiasme s’affaiblit en Finlande
Au printemps encore, l’industrie minière a prévu la création de 6000 nouveaux emplois dans le domaine minier, mais aujourd’hui, les perspectives sont plus sombres. Les commentaires des spécialistes révèlent que l’élan est en train de baisser et que la situation en matière de financement s’est détériorée.
« L’estimation présentée au printemps était basée sur la supposition que tous les projets en cours se réaliseraient », relève M. Suomela, directeur général de l’industrie minière.
M. Hätönen de PwC Finland relève que les prix des métaux ont baissé en raison des incertitudes sur la croissance internationale. Le zèle qui a régné il y a deux ans s’est calmé. Or, trois nouvelles mines arriveront à une pleine production en 2012 : Laivakangas, Kevitsa et Kylylahti.
Le chiffre d’affaires de l’industrie minière finlandaise a triplé en cinq ans. Au total, il s’élève à un milliard d’euros.
Malgré les facteurs d’insécurité financière et liés aux procédures d’autorisations, le secteur s’attend à une augmentation des investissements, selon M. Hätönen.
Kauppalehti relève que dix des douze mines finlandaises sont en possession étrangère. Une quarantaine de groupes de prospection sont actifs en Finlande et trois projets importants attendent des décisions concernant l’investissement.
Kauppalehti rend compte également d’une étude de l’institut Pellervo qui estime que les dégâts environnementaux engendrés par les mines s’élèvent à mille millions d’euros alors que les effets bénéfiques économiques s’élèvent à 5000 millions d’euros. Le ministre de l’Economie, M. Häkämies, estime que les activités minières méritent d’être promues et que la mise en œuvre des hautes technologies doit être rendue financièrement rentable.
Le secteur emploie environ 30 000 personnes en Finlande.
M. Niinistö, ministre de l’Environnement, estime que les activités minières devraient être gérées de façon à ce que les dégâts soient le moins importants possible.
KL/4-5

Politique européenne et étrangère

Surveillance de l’espace aérien de l’Islande

Selon un sondage, les Finlande s’opposent à la participation finlandaise à la surveillance
Turun Sanomat rapporte que selon un sondage effectué pour le compte de l’association des réservistes, plus de 40 % des Finlandais s’opposent à la participation de la Finlande à la surveillance de l’espace aérien de l’Islande. 20 % y sont favorables et 36 % ne s’expriment pas. Parmi les hommes, 45 % s’y opposent, 29 % sont favorables et 26 % ne s’expriment pas, tandis que parmi les femmes, 40 % s’y opposent, 15 % sont favorables et 46 % ne s’expriment pas.
Le sondage a été effectué entre les 18 et 24 octobre sur internet par l’institut Innolink Research auprès de mille Finlandais.
L’association a également effectué un sondage parmi ses membres réservistes. Parmi les réservistes, 59 % s’opposent à la participation finlandaise et un tiers seulement souhaitent envoyer les Hornet en Islande. 2 795 réservistes ont répondu au sondage en octobre.
TS/10

Demandeurs d’asile

Départs volontaires
Hufvudstadsbladet relève que de plus en plus de demandeurs qui voient leur demande d’asile refusée quittent la Finlande volontairement. Cette année, 285 personnes l’ont fait, selon l’organisation internationale pour les migrations. L’OIM les aide dans l’organisation du voyage et financièrement, les sommes variant entre 200 et 2000 euros.
L’OIM estime que soutenir un retour volontaire et plus humain et moins onéreux que d’organiser un retour avec la police.
Mme Vuorio, directrice de l’Office national de l’immigration, estime qu’un retour volontaire peut même être plus sûr qu’un déplacement avec des policiers, car ceux-ci laissent l’intéressé directement aux autorités du pays d’origine ce qui peut lui engendrer des problèmes.
HBL/15

Lundi 29 octobre 2012

Politique intérieure

Elections municipales

Résultat : le Kokoomus reste le plus grand parti, les Vrais Finlandais ont obtenu 7 % de plus par rapport à 2008
Le Parti conservateur Kokoomus a obtenu 21,9 % des voix, le PSD 19,6 %, Le Centre 18,7 %, les Vrais Finlandais 12,3 %, l’Alliance verte 8,5 %, l’Alliance des gauches 8,0 %, le Parti suédois 4,7 % et les Chrétiens-démocrates 3,7 %.
Le taux de participation des élections municipales n’a été que de 58,2 % (contre 61,3 % aux élections municipales précédentes en 2008 et 70,5 % aux dernières élections législatives de 2011). Au total 2 489 278 Finlandais ont exprimé leur voix.
Le Kokoomus a donc obtenu le plus de voix, au total 544 682, et le plus de sièges, 1 735. Le parti a perdu 1,6 %, 54 466 voix et 286 sièges par rapport aux élections municipales de 2008.
Le Parti social-démocrate a eu 487 206 voix et 1729 sièges - soit 1,7 % de moins et 54 946 de voix de mois qu’en 2008. Le PSD a perdu 337 sièges.
Le Centre a eu 464 853 voix et 3 078 sièges - soit 1,4 %, 48 347 voix et 439 sièges de moins qu’en 2008.
Les Vrais Finlandais, qui ont obtenu 307 314 voix, ont gagné 7,0 %. Ils ont eu 169 556 voix de plus et 752 siège de plus qu’en 2008.
L’Alliance verte, qui a eu 212 342 voix, a perdu 0,4 % par rapport à 2008.
L’Alliance des gauches a obtenu 199 312 voix, soit 0,8 % de mois qu’en 2008.
Le Parti suédois a obtenu le même pourcentage qu’il y a quatre ans avec 117 662 voix.
Les Chrétiens-démocrates, qui ont perdu 0,4 %, ont eu 93 048 voix.
Les partis en dehors du Parlement ou les autres groupes (dont les associations d’électeurs non politiques) ont obtenu au total 196 sièges, dont le Parti communiste 9 sièges.

Commentaires
Helsingin Sanomat se demande quel sera l’effet du résultat électoral sur la coopération gouvernementale. Le PSD a rêvé de devenir le plus grands parti. Cela n’a pas été le cas et il est possible qu’il y aura plus de coups idéologiques avant les prochaines élections. La baisse de l’audience du Kokoomus pourra également rendre plus active l’aile droite de ce parti.
Il est toutefois possible que le PSD ait moins de pressions pour être populiste parce que les Vrais Finlandais n’ont pas pris autant de voix aux sociaux-démocrates que prévu avant les élections.
Tous les partis du gouvernement, à l’exception du Parti suédois, ont perdu des voix. Cela peut être considéré comme une petite tape sur les doigts du gouvernement.
Le plus grand changement a eu lieu à l’intérieur de l’opposition : le Centre est redevenu plus grand que les Vrais Finlandais et aura une nouvelle vigueur pour avancer vu qu’il a encore la possibilité de rester un des trois grands partis. Après le résultat catastrophique des élections législatives de 2011, le Centre a été paralysé et sa politique d’opposition a manqué d’énergie.
Les Vrais Finlandais ont atteint leur but, plus de mille sièges dans les conseils municipaux. Il s’agit d’une grande victoire électorale même si leur succès n’a pas été le même qu’aux élections législatives. Beaucoup de ceux qui ont été élu au conseil municipal pour la première fois peuvent ensuite présenter leur candidature aux prochaines élections législatives.
La plus grande leçon de ces élections a été pour les Vrais Finlandais qu’il faut se concentrer plus sur les thèmes importants de chaque élection. Ce parti a manqué d’idées claires sur la politique municipale. La deuxième leçon est qu’il n’est pas facile de briser l’hégémonie du Centre dans les communes où ce parti a la majorité.
Le faible taux de participation a été avantageux pour le Kokoomus qui arrive toujours à mobiliser ses propres électeurs. Les Vrais Finlandais ont par contre été punis par ce faible taux.
Le gouvernement doit rapidement retourner au travail et poursuivre la deuxième phase de la réforme des communes, la législation sur la carte des communes, ainsi que la réforme des services sociaux et de la santé.
HS/lun/A11

Editoriaux
« Pas de tsunami, mais les Vrais Finlandais sont néanmoins les seuls vainqueurs » IL
« Une victoire pour les Vrais Finlandais, mais pas immense » IS
Helsingin Sanomat estime, dans son éditorial intitulé « Trois présidents du parti satisfaits et un mécontent », que les Vrais Finlandais sont en train de devenir un phénomène permanent dans le paysage politique finlandais, aussi au niveau des communes.
Les présidents des trois plus grands partis avaient raison d’être satisfaits du résultat électoral, écrit HS. Le Kokoomus a pu garder la première position. Le PSD est deuxième mais suffisamment près du Kokoomus pour pouvoir continuer la lutte pour la place de plus grand parti aux prochaines élections législatives. Le Centre est troisième mais a pu dépasser les Vrais Finlandais.
HS estime que rien ne changera dans le gouvernement entre le Kokoomus et le PSD. On a toutes les raisons de penser que le PSD continuera sa tactique récente et évoquera des dissensions avec les conservateurs.
Le faible taux de participation, qui peut partiellement être expliquée par la fatigue électorale, est une déception du point de vue de la démocratie.
Turun Sanomat estime, dans son éditoriale, qu’il s’agit d’un petit message de protestation contre les partis du gouvernement. Le Kokoomus et le PSD se sont précipités pour interpréter le résultat comme le soutien des citoyens pour leur politique.
Pour Aamulehti, la peur des élections anticipées a lié les partis du gouvernement. Le résultat moins important des Vrais Finlandais va surement diminuer cette peur.
Le gouvernement a un grand problème : le rapport de dépendance démographique diminue vigoureusement en même temps que la crise de la dette freine la croissance économique pendant quelques années. Le besoin en services sociaux augmente et le nombre de la main-d’œuvre diminue, ce qui rend l’économie nationale en difficulté.
HS/lun/A2

Gouvernement

Le parlement rejette la motion de censure
La motion de censure déposée par le Centre sur la réforme des services sociaux et de santé a été rejetée par 99 voix contre 60.
Il s’agit de la dixième motion de censure déposée contre le gouvernement Katainen.
HS

Energie

Le gouvernement revoit à la baisse l’évolution de la consommation d’électricité
Helsingin Sanomat rapporte que, dès janvier de cette année, le gouvernement avait revu à la baisse les prévisions d’augmentation de la consommation d’électricité par rapport aux prévisions qui avaient servie au précédent rapport sur le climat en 2008.
HS

Sécurité nucléaire

Un groupe d’évaluation augmenterait l’indépendance du Stuk
Un groupe d’évaluation international composé de représentants de l’AIEA et ses pays membres propose que l’indépendance du Centre national de radioprotection et de sureté nucléaire (STUK) soit inscrite dans la législation. Une proposition pour développer le fonctionnement du Stuk a été publiée, vendredi. Le groupe souligne qu’il n’a pas découvert de signes de cas où des instances extérieures auraient eu une influence sur le Stuk.
« Nous sommes entièrement convaincus que dans la pratique, le Stuk est indépendante », constate le président du groupe d’évaluation, M. Philippe Jamet, membre de la direction de l’autorité française de sécurité nucléaire ASN.
Le groupe qui a suivi les travaux du Stuk pendant deux semaines en octobre, propose de développer la formation des inspecteurs chargés de la surveillance de sécurité nucléaire.
Un rapport final sera remis au gouvernement finlandais dans les trois mois.
TS/17

Vieillissement des réacteurs
Kaleva rend compte du vieillissement inévitable des réacteurs nucléaires à Loviisa et à Olkiluoto : les deux réacteurs à eau pressurisée de Fortum à Loviisa datent de 1977 et 1981, alors que les deux réacteurs à eau bouillante de TVO à Olkiluoto datent de 1979 et 1982.
Les autorisations des réacteurs de Loviisa ont été prolongées jusqu’à 2027 et 2030, celle des réacteurs d’Olkiluoto est en vigueur jusqu’à 2018. Il est prévu que TVO demande une prolongation de l’autorisation au plus tard en 2017.
Selon le Centre national de radioprotection et de sureté nucléaire, on observe de plus en plus de défauts et de problèmes concernant les réacteurs qui ont plus de 30 ans. Le Stuk n’estime toutefois pas qu’il y ait lieu de s’inquiéter [de la sécurité des réacteurs finlandais].
Kaleva/sam/2

Fennovoima

Spéculations sur la localisation de la centrale
Kaleva relève que construire un réacteur de Fennovoima dans le sud du pays nécessiterait de redémarrer le processus d’autorisation de principe.
M. Aurela du ministère de l’Emploi et de l’Economie relève que déplacer le projet à Loviisa, par exemple, signifierait qu’il serait considéré comme un nouveau projet. « De plus, il est inscrit dans le programme gouvernemental actuel que le gouvernement ne prendra pas de décisions concernant une nouvelle autorisation de principe en la matière.
Kaleva/ven/3

Point de vue
M. Leinonen, rédacteur en chef a.i. de Kauppalehti, s’étonne du fait que le retrait d’E.ON du financement de Fennovoima n’ait pas suscité plus de bruit dans le contexte des municipales. Les Suédois de Vattenfll ont quitté le marché énergétique finlandais dès le début de l’année, mais le départ des Allemands d’E.On signifie l’enterrement du projet de Pyhäjoki. L’autorisation devra être de nouveau étudiée par le Parlement et il n’est pas exclu que Fortum l’aura. Selon M. Leinonen, c’est Fortum qui aurait dû l’obtenir dès le départ.
L’auteur se désole du manque d’investissements industriels en Finlande et estime qu’il ne s’agit pas d’une récession conjoncturelle, mais d’un problème structurel dont le sérieux peut être comparé à celui de la récession du début des années 1990. Il est convaincu que la Finlande fera partie des pays qui, selon les prévisions de la Citibank, verront leur note baisser. Avec les mesures actuelles, la dette ne diminuera guère.
M. Leinonen espère qu’une perte du triple A ouvrira enfin les yeux en Finlande.
KL/lun/A6

Gasum

L’Etat en position-clé comme actionnaire
Turun Sanomat estime que l’Etat est en position-clé lorsque la possession du groupe de gaz Gasum. E.ON, qui abandonnera toutes ses fonctions et possessions en Finlande, est actionnaire de Gasum à hauteur de 20 %.
Gasum achète son gaz naturel au groupe russe Gazprom pour le vendre à ses clients finlandais. Gazprom est actionnaire de Gasum à hauteur de 25 %.
C’est Fortum qui est le plus grand actionnaire dans Gasum, il dispose 31 % des actions, alors que l’Etat en a directement 24 %. L’Etat disposant par ailleurs de 51 % des actions de Fortum, il gère donc 55 % de Gasum, compte tenu de ses propres actions dans le groupe.
L’Etat maintiendra sa position dominante dans Gasum indépendamment du destin des actions d’E.ON. L’Etat est toutefois certainement intéressé par la répartition des actions de Gasum par la suite.
TS/ven/17

Editorial : « Il faut maintenir Gasum entre les mains finlandaises » KL
L’éditorialiste de Kauppalehti relève qu’actuellement, Gasum achète tout son gaz en Russie, mais que, par la suite, le groupe envisage d’importer jusqu’à la moitié de son gaz sous forme liquéfiée. Le prix du gaz liquéfié a radicalement baissé et Gasum a besoin de nouvelles voies d’acquisition à côté du cher gaz russe. L’éditorialiste se demande si cela devenait compliqué dans le cas où les actions d’E.ON dans Gasum seraient achetées par Gazprom.
L’éditorialiste se pose également la question sur le lien entre E.ON et Fennovoima. Il serait réaliste que ce soit Fortum qui remplace E.ON, mais la réalisation du projet de construction d’un réacteur serait très différente du modèle actuel de Fennovoima.
KL/lun/3

Chômage

Les diplômés eux aussi touchés
Helsingin Sanomat rapporte que le chômage touche désormais aussi fortement la population diplômée. Actuellement ce sont 30 000 diplômés qui sont au chômage et le chiffre ne cesse d’augmenter.
HS

Economie

Fermeture de l’usine Pilkington
La société Pilkington Automotive qui appartient au groupe japonais NSG Group, a annoncé la fermeture de son usine de Ylöjärvi qui emploie 320 personnes, en raison de la mauvaise conjoncture dans le secteur automobile.
KS

Meilleure rentabilité pour NSN que pour Ericsson
Au cours du troisième trimestre, la branche de Nokia sur les réseaux, NSN a dépassé Ericsson en matière de rentabilité, 9,2% contre 7,8%.
HS

Santé

« A Espoo, il faut attendre plusieurs mois pour un rendez-vous chez le généraliste » HS
Helsingin Sanomat rapporte que les queues pour accéder aux soins publics à Espoo peuvent être très longues. Pour un rendez-vous non urgent, un administré peut attendre deux à trois mois avant d’accéder à un généraliste, rapporte HS.
De nombreux postes sont actuellement vacants.
Un généraliste touche de 4 500 à 8 000 euros par mois.
HS

Politique étrangère et européenne

Politique européenne

Propos de Mme Urpilainen
La ministre des Finances, Mme Urpilainen, écrit, dans un article publié dans Kanava, que la Finlande n’a plus besoin d’être l’élève modèle de l’UE qu’elle était lors des premières années de sa participation. Pour elle, l’enthousiasme des années 1990 a évolué dans un sens plus sélectif.
« La Finlande accorde plus d’attention à choisir à quoi elle participe. En même temps, elle gère avec beaucoup de rigueur ses responsabilités », écrit la ministre.
Selon elle, la Finlande appartient à l’Europe et les Finlandais sont engagés dans l’UE. La Finlande est toutefois plus sûre d’elle et pense moins à ce que les autres pensent d’elle. La Finlande n’est plus un orphelin entre l’Est et l’Ouest mais est désormais dotée de l’assurance d’un pays nordique démocratique », selon elle.
Dem/6

Editorial sur le budget
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat estime que le travail européen le plus dur de l’automne concerne le cadre de financement pluriannuel.
Si la proposition de la Commission européenne passe, la contribution nette de la Finlande augmenterait de 1,6 milliards d’euros en sept ans.
La Finlande, à l’instar des autres contributeurs nets a annoncé il y a longtemps, qu’il ne fallait pas trop augmenter le budget. L’éditorialiste se félicite de cette politique et estime qu’elle est conforme au sentiment de justice de beaucoup d’Européens.
Dans le domaine agricole, il faut que les négociateurs fassent attention à ce que les autres n’arrivent pas à attaquer la part finlandaise des crédits de développement agricole. Les aides de la Finlande de l’Est et du Nord iront diminuant, mais la question est de savoir de combien.
HS

Finlande – Russie

La Convention de La Haye et les litiges d’enlèvement d’enfant
Les autorités finlandaises estiment que les litiges avec la Russie concernant des cas d’enlèvement d’enfant s’atténueront quand la Convention de La Haye en la matière sera observée entre les deux pays à compter du début 2013.
Désormais, les enfants devront être retournés dans leur pays de résidence avant que le tribunal commence à étudier le litige.
Selon le ministère des Affaires étrangères, 13 enfants enlevés se trouvent actuellement à l’étranger, dans des pays en dehors de la Convention de La Haye, dont quatre en Russie.
La ministre de la Justice, Mme Henriksson, se félicite du fait que l’on puisse enfin coopérer avec la Russie dans ces questions. Le ministère souligne que la Convention a également un rôle préventif. La ministre envisage d’évoquer la question lors de sa visite à Moscou en novembre.
HS/dim/A12

La famille de Vantaa rentrée à la maison
Helsingin Sanomat relève que la mère et les 4 enfants concernés par le dernier cas de litige concernant la protection de l’enfance ont pu rentrer chez eux, vendredi. La Russie a accordé aux enfants la nationalité pendant qu’ils étaient placés. Une demande avait été déposée avant le placement.
La mère confirme que ses propos ont été déformés par des médias russes.
La police est en train d’enquêter si les enfants ont été victimes de violence de la part des parents.
HS/sam/A12

Défense

Missiles d’origine israélienne
Turun Sanomat relève que les missiles EuroSpike que les forces armées envisagent d’acheter en Allemagne, sont en fait en partie israéliens. Le ministère de la Défense confirme que les missiles ont été développés en Israël par le groupe Rafael.
M. Haglund, ministre de la Défense, ne voit pas d’obstacle pour de tels échanges avec Israël. « Nous avons acheté des armes en Israël déjà auparavant. »
TS/sam/8

Vendredi 26 octobre 2012

Politique intérieure

Nucléaire

« Fennovoima a obtenu son autorisation grâce à E.ON » HS
Helsingin Sanomat rapporte que fennovoima avait promu sa demande d’autorisation de construire une centrale nucléaire par le savoir-faire de l’allemand E.ON. Le professeur de Physique de l’université Aalto M. Peter Lund, estime qu’il faudrait que le Parlement réévalue la demande d’autorisation.
Le ministre actuel de l’économie, M. Häkämies ne pense pas qu’il faille revoir l’autorisation accordée à Fennovoima.
Son prédécesseur, l’ancien ministre de l’Economie, M. Mauri Pekkarinen (Centre), juge qu’avec le départ d’E.ON du projet les fondements à l’accord d’une autorisation par le gouvernement et le Parlement ont changé. Il ne pense toutefois pas qu’il faille revoir cette autorisation. Il souligne d’ailleurs que le gouvernement devra de nouveau se prononcer pour accorder le permis de construire. Il estime en revanche que si un nouvel actionnaire demandait à ce que le lieu de construction de la centrale change, il faudrait alors une nouvelle autorisation du parlement.
Le député Jouko Skinnari qui présidait alors la commission de l’économie, estime qu’il ne faudrait pas qu’un investisseur étranger ait plus que la part d’E.ON. Il évoque aussi une possible participation des fonds de pension finlandais au projet.
Helsingin Sanomat rapporte les spéculations sur un intérêt de Fortum pour le projet. M. Lund parle aussi de Rosatom qui pourrait remplacer E.ON pour disposer en Finlande d’un réacteur afin de vendre l’électricité à la Russie. Il évoque aussi Vattenfall ou les pays baltes intéressés par l’électricité de Finlande.
M. Lund souligne par ailleurs qu’actuellement la rentabilité du nucléaire est faible. Il pense qu’il est probable que le projet de Fennovoima ne se réalise pas. En raison de la hausse du coût de construction des centrales ; De l’augmentation de s énergies renouvelables qui pressent à une baisse des prix de l’électricité. Et au fait que Fennovoima n’a toujours pas réglé la question du stockage de ses déchets.
HS

M. Nurmi nommé à la tête de Fennovoima
Le conseil d’administration de Fennovoima a nommé hier à la direction opérative M. Juha Nurmi qui assurait ces fonctions par intérim depuis le départ de m. Saarenpää. Il continue toujours dans ses fonctions de directeur du projet.
HS

Selon Fennovoima, le projet continue en dépit du départ d’E.ON
Le président du conseil d’administration de Fennovoima a assuré que sa société continuait à planifier la construction d’une centrale à Pyhäjoki en dépit du départ du principal actionnaire, E .ON. « Remplacer un si grand actionnaire est un défi mais n’est pas impossible »a-t-il dit.
Le second plus grand actionnaire, Outokumpu, n’a pas l’intention d’augmenter sa participation.
Fortum a refusé de commenter un éventuel intérêt pour le projet.
M. Ottavainen souligne que, de toutes façons, une fois le choix du fournisseur, tous les actionnaires auraient du réévaluer leur participation au projet au printemps lors de la prise de décision de savoir qui continue et à quelle hauteur.
E .ON est engagé dans le projet pour encore cinq mois.
KS
« Un risque de manque d’électricité en hiver » AL
Aamulehti a interrogé la professeur d’économie de l’énergie de l’université Aalto, Mme Sanna Syri qui craint que la Finlande manque d’électricité en hiver. En effet, si les alternatives à l’énergie nucléaire sont à chercher dans le nucléaire, seules les bioénergies peuvent être utilisées en hiver quand la demande est la plus forte. Or, les possibilités d’augmenter la production de bioénergie sont très limitées.
Elle souligne que la Finlande importe de l’électricité de Russie, surtout en hiver. « Si les projets nucléaires ne se réalisent pas, il y a donc lieu d’être très inquiet pour l’indépendance énergétique de la Finlande », souligne-t-elle.
AL

Commentaire
« Les usines fermées ne consomment pas d’électricité » HS
Matti Tyynysniemi doute des affirmations du patronat et du ministère de l’économie concernant les besoins grandissants en électricité de l’industrie finaldnaise. Le principal consommateur d’électricité est le secteur du bois-papier. Or l’expert de Metla, M. Lauri Hetemäki estime que les prévisions du gouvernement étaient surestimées et que la consommation du secteur du bois-papier va diminuer. Le professeur d’économie de l’université Aalto Matti Liski estime lui aussi qu’il faudrait revoir les prévisions d’évolution de la consommation d’électricité.
Le patronat en revanche estime qu’il n’y a pas eu de changement de nature à modier des investissements destinés à des projets de très long terme.
HS

Editoriaux
Kaleva souligne que l’annonce d’E.ON est un important revers pour le projet de Fennovoima et signifie probablement la fin d’une centrale à Pyhäjoki.
Keskisuomalainen se demande si le départ d’E.ON signifie que les groupes énergétiques russes vont s’intéresser au marché finlandais. L’éditorialiste considère que le gouvernement devrait intervenir car il ne devrait pas être possible pour Fennovoima de « vendre » l’autorisation de construire une centrale obtenue du parlement.
Kaleva KS

Activités minières

Les Finlandais souhaitent augmenter la participation finlandaise dans les mines
Selon un sondage effectué par les universités de Jyväskylä et de Finlande de l’Est, plus de la moitié des Finlandais estiment qu’il faudrait créer un groupe d’Etat pour le secteur minier.
Des groupes internationaux ont des projets à hauteur de 3 à 4 milliards d’euros concernant la création de plus de dix mines et l’élargissement des mines existantes en 2014-2017.
M. Sairinen, professeur de politique environnementale de l’Université de Finlande de l’Est, relève qu’il était surprenant que les Finlandais avaient une attitude tellement attachée à la possession finlandaise des ressources naturelles.
Les Finlandais sont également méfiants en ce qui concerne la surveillance des dégâts éventuels par des autorités.
Malgré les critiques, les Finlandais considèrent les activités minières comme nécessaires pour la vitalité de la Finlande du Nord et de l’Est.
HS/A5

La Finlande souhaite devenir le pays modèle en industrie minière
Demokraatti relève que le gouvernement envisage d’augmenter considérablement les coûts d’autorisation et de surveillance concernant l’industrie minière.
M. Häkämies, ministre conservateur de l’Economie relève qu’en contrepartie, les groupes miniers auraient des services plus rapides et de meilleure qualité de la part des autorités.
Selon le ministre de l’Environnement, M. Ville Niinistö (Verts), il s’agit de définir un prix pour le travail des autorités.
Ces questions ont été évoquées lors d’une table ronde organisée au palais Finlandia, mercredi, entre des spécialistes du secteur minier.
Le gouvernement souhaite que la Finlande puisse être à l’avant-garde de l’industrie de minerais durable. M. Ihalainen, ministre social-démocrate de l’Emploi, rappelle que ce secteur est une source de croissance économique mais qu’il comporte des défis en matière d’harmonisation des conditions nécessaires de l’industrie, des valeurs environnementales, des autres activités économiques et de l’acceptabilité sociale.
Dem relève que trois autres tables rondes seront organisées autour de ces questions dans les six mois qui viennent.
Dem/jeu/10

Bois - papier

La production de papier du groupe UPM déficitaire
Le résultat de l’industrie papetière du groupe forestier UPM est déficitaire de 7 millions d’euros au troisième trimestre 2012.
Le directeur général, M. Pesonen, relève qu’il ne se fait pas de soucis : « C’est une course de longue haleine », selon lui.
L’industrie papetière représente deux tiers du chiffre d’affaires du groupe.
HS/B7

Chantier naval de Turku

Le chantier naval de STX à Turku négocie sur une grande commande
Selon les informations de Helsingin Sanomat, STX Finlande est en train de négocier avec l’armateur Royal Caribbean Cruises sur une commande très importante d’un bateau de croisière de catégorie Oasis Le chantier naval de Turku a déjà construit deux navires de croisière Oasis pour le même armateur.
Les bateaux de la catégorie Oasis sont les plus grands bateaux de croisière au monde. Leur coût s’élève à environ 900 millions d’euros.
HS/A5

Elections municipales

Selon le sondage d’Yle, l’audience du PSD est en baisse
Keskisuomalainen rapporte que selon le sondage d’opinion sur la popularité des partis politiques du journal d’Yle, publié jeudi soir lors du débat électoral télévisé, l’audience du Parti social-démocrate est en baisse avant le jour du vote. La popularité du Centre est cependant en hausse. En tête il y a encore le Parti conservateur Kokoomus avec une audience de 20,9 %. Le PSD arrivent deuxième avec 18,5 %, suivi du Centre (17,3 %), des Vrais Finlandais (15,3 %) de l’Alliance verte (9,1 %), de l’Alliance des gauches (8,5 %), des Chrétiens-démocrates (4 %) et du Parti suédois (3,9 %).
Le sondage a été effectué pour Yle par l’institut Taloustutkimus auprès de 3 640 Finlandais.
KS/11

Le front du gouvernement n’a pas été uni lors du débat électoral d’Yle
Le dernier grand débat électoral télévisé a eu lieu hier soir à la TV1. Selon Keskisuomalainen, les présidents des partis représentés au gouvernement n’ont pas été unanimes concernant la réforme de politique sociale et de santé.
Le président du Kokoomus, le Premier ministre Jyrki Katainen, n’a pas voulu aller dans les détails des difficultés du gouvernement à ce sujet, tandis que la présidente du PSD, Mme Jutta Urpilainen, ministre des Finances, a dit que le problème était lié à l’externalisation et à la privatisation des services sociaux et de la santé. Selon le président du Centre, M. Juha Sipilä, le PSD évoque les privatisations seulement avant les élections.
KS/11

Parlement

La première motion d’initiative populaire a été présentée à l’Eduskunta
Keskisuomalainen rapporte que le Parlement aura à étudier la première motion d’initiative populaire dans l’histoire parlementaire finlandaise. Il s’agit d’une motion contre l’élevage d’animaux à fourrure, signée par 55 000 personnes.
Cette motion ne serait pas accueillie de façon positive parmi les députés, majoritairement en faveur de l’élevage d’animaux à fourrure.
Il faut au moins 50 000 signataires pour qu’une motion d’initiative populaire soit étudiée au Parlement.
KS/11

Défense

Le ministère de la Défense projette l’acquisition des missiles allemands Eurospike
Helsingin Sanomat relève que le ministère de la Défense a intention de faire, dans les semaines à venir, un appel d’offres concernant l’acquisition des missiles Eurospike. Il s’agit d’une acquisition commune de l’armée de terre et de la marine. La valeur de l’achat n’a pas encore été annoncée. Eurospike devrait répondre avant la fin de l’année et les missiles devraient être délivrés en 2014.
L’armée de terre et la marine ont déjà des systèmes de missiles d’Eurospike.
HS/A3&A4

Politique étrangère et européenne

Surveillance de l’espace aérien de l’Islande

L’opposition s’oppose au projet de participation
L’ensemble des partis de l’opposition, les Vrais Finlandais, le Centre et le groupement de la gauche (formé par deux députés qui se sont dissociés de l’Alliance des gauches en 2011), s’opposent à la participation finlandaise à la surveillance de l’espace aérien de l’Islande.
Le ministre de la Défense, M. Haglund, qui avait souhaité notamment un soutien centriste, est déçu.
Les partis de l’opposition estiment que la surveillance relève des pays de l’OTAN. « L’OTAN recherche des économies et c’est la Finlande qui paie », a dit M. Jussi Niinistö, président Vrai Finlandais de la commission de la Défense. Selon le ministre toutefois, les vols seraient payés sur le budget normal concernant les vols.
MM. Niinistö et Kääriäinen, vice-président centriste de la même commission, considèrent le projet comme politique en premier lieu. « Il n’est aucunement utile militairement », selon eux.
M. Kääriäinen estime que la participation ne correspondrait à aucune des fonctions que la loi prévoit pour les forces armées finlandaises.
Pour M. Niinistö, la grande question est le fait de savoir s’il s’agirait seulement de manœuvres ou bien si des vols de reconnaissance seraient envisagés, ce qui nécessiterait éventuellement un changement de la loi. « Cela représenterait un pas considérable pour un pays militairement non-aligné. »
M. Oinonen (Vrais Finlandais), membre de la commission de la Défense, se pose la question sur le financement du projet dans le contexte des économies touchant les forces armées, et estime que le gouvernement se fait plus de souci pour la sécurité des pays de l’OTAN que sur le maintien de la capacité de défense [de la Finlande].
M. Haglund estime que les vols de reconnaissance ne représentent par une partie importante dans le projet, mais qu’il serait souhaitable d’y participer.
M. Niinistö est convaincu que si la Finlande et la Suède participent à la surveillance, la Russie aura immédiatement envie de tester le niveau de cette surveillance. « C’est ce que font les grandes puissances, c’est tout à fait normal », selon lui.
M. Haglund relève qu’il s’agirait d’effectuer 80 vols en Islande en 2014, ce qui représente 1 % des heures de vol annuelles. Selon lui, le gouvernement pourrait se prononcer préalablement en la matière, la semaine prochaine.
HS/A11

Politique européenne de la Finlande – Crise de l’euro

Editorial : « La Finlande reste en retrait alors que le reste de l’eurogroupe approfondit la coopération » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat estime que cet automne deviendra une épreuve pour le gouvernement et pour la politique européenne traditionnelle de la Finlande. Des propositions seront à l’agenda européen et il faudra réagir, mais comment ?
Jusqu’à présent, la Finlande s’est toujours efforcée d’appartenir au cœur de la coopération afin de participer à la prise de décision et pour se faire entendre. L’idée a été d’être constructive.
Contrairement à ce que pensent les eurosceptiques, il ne s’est pas agi d’être d’accord sur tout mais de participer à la création de compromis en coulisse. En faisant des concessions par ci on a pu en tirer profit par là, écrit l’éditorialiste.
Aujourd’hui, l’économie est la question de première importance. C’est elle qui forme le noyau de la coopération. Et c’est l’Allemagne qui dicte le rythme.
Pour la Finlande, l’Allemagne a été un partenaire à la fois bon et difficile. Difficile, parce que ce pays a l’habitude de dépasser le système européen en promouvant ses intérêts et ceux des grandes puissances, soutenu par la France.
D’autre part, l’Allemagne a été, dans une mesure convenable, digne de confiance, coopérative et ferme, dans les questions économiques.
Ces dispositions ont toutefois commencé à bouger ces derniers temps. La Finlande a des pressions de politique intérieure pour promouvoir une politique économique de rigueur et des solutions autres que l’augmentation de la solidarité mutuelle. En Allemagne, la situation est inverse : le gouvernement est poussé vers une position plus accommodante et solidaire.
En Allemagne, les sociaux-démocrates souhaitent plus de compréhension à l’égard des pays en crise, et plus de solidarité, alors qu’en Finlande, le PSD a fait un autre choix.
L’éditorialiste estime que la Finlande ne pourra plus se cacher derrière le dos de Mme Merkel. L’UE entamera cet automne des études sur plusieurs sujets dont le caractère témoigne d’une dissension dans l’UE et même dans l’eurogroupe. Certaines idées sembleraient augmenter la solidarité et seraient acceptables pour l’Allemagne. La Finlande est paralysée.
La taxe sur les transactions financières avance sous la protection de l’Allemagne, mais le gouvernement finlandais n’arrive à dire ni oui ni non.
Un budget commun est esquissé, l’Allemagne ne l’exclut pas. Et la Finlande hésite.
L’Allemagne a adouci sa position concernant l’utilisation des instruments de crise de l’eurogroupe. La Finlande freine.
Un bras de fer est en cours sur le cadre budgétaire pluriannuel de l’UE. La Finlande est favorable à une extrême rigueur, alors que l’Allemagne semblerait rechercher une ligne qui permettrait d’arriver à un accord avec la commission favorable à une augmentation des crédits.
En Finlande, le PSD considère que le Parti conservateur fait un profil bas en matière d’UE du fait que le Président Niinistö a présenté des positions critiques à l’égard de la gestion de la crise de l’euro, et a obtenu le soutien des Finlandais. Le Premier ministre Katainen serait ainsi prisonnier des déclarations de M. Niinistö.
Les conservateurs, quant à eux, estiment que les sociaux-démocrates sont responsables du raidissement du gouvernement. Selon l’interprétation conservatrice, les sociaux-démocrates cherchent une audience dans la supposition qu’une ligne rigoureuse et contraire à l’augmentation de la solidarité attire les électeurs.
En même temps, les conservateurs sont bien conscients du fait qu’il faut avancer avec prudence, car un autre type de coalition gouvernementale lui serait encore plus difficile.
Le PSD réussit ainsi à piéger les conservateurs. Ne pas soutenir la taxe sur les transactions financières équivaut à un soutien aux spéculateurs et aux milliardaires bancaires. La soutenir équivaut à favoriser une cause promue par le PSD. Soutenir l’augmentation d’une solidarité, c’est contraire à l’intérêt des contribuables finlandais. S’y opposer, c’est partager l’avis du PSD.
Le résultat est que la politique européenne traditionnelle changera à un rythme accéléré. La Finlande ne cherche plus à participer aux noyaux durs car ce n’est plus rentable du point de vue de la politique intérieure. Ce changement de ligne a son prix, mais comme le délai de paiement est long et qu’une partie sera débitée sur la crédibilité au niveau de l’UE, c’est une facture que l’on est prêt à accepter.
HS/jeu/A2

Politique étrangère finlandaise

« La ligne de la Finlande n’est pas claire »
Helsingin Sanomat publié un article signé Lauri Tähtinen, chercheur en histoire et en politique à l’université de Brown. Commentant la campagne finlandaise pour obtenir un siège de membre non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, l’auteur estime qu’il n’est pas facile pour les autres pays de comprendre la Finlande. En même temps, c’est un jugement sur toute la politique finlandaise étrangère, de sécurité et du développement d’après la guerre froide.
Le Luxembourg, pays fondateur de l’UE et de l’OTAN, et l’Australie, alliée proche des Etats-Unis, représentent plus clairement les pays occidentaux que la Finlande.
Lors des deux mandats précédents de la Finlande au Conseil de sécurité, le profil de politique étrangère de la Finlande a été basé sur la neutralité, les opérations du maintien de la paix de l’ONU et l’aide au développement.
Depuis les années 1990, la Finlande a adhérée à l’Union européenne mais ne s’est pas engagée militairement à l’Occident. L’ancienne politique a été abandonnée mais rien de nouveau n’a été créé.
Un petit pays avec une identité imprécise ne doit pas se porter candidat pour un forum de politique internationale. Un petit pays doit choisir son côté avant de devenir membre du Conseil de sécurité où il n’est pas possible de se cacher derrière la politique étrangère et de sécurité commune de l’Union européenne.
Il y a le choix entre deux solutions de politique étrangère et de sécurité : soit l’adhésion à l’OTAN et l’engagement à l’Occident, soit la neutralité, un budget de défense important et la participation active à la coopération de l’aide au développement et aux opérations de maintien de la paix de l’ONU. Les deux options sont meilleures que l’approche actuelle incohérente.
Il est triste qu’une génération de diplomates finlandais ne puisse avoir l’expérience du Conseil de sécurité. Nos politiciens en sont au moins partiellement coupables.
Pour l’avenir de la Finlande, il faut espérer que cette politique étrangère et de sécurité sans direction n’est qu’un phénomène temporaire.
Ce modèle hybride de politique étrangère et de sécurité d’après-guerre froide ne fonctionne pas bien. Les propos vagues sur une activité internationale n’ont pas suffi pour obtenir un siège au Conseil de sécurité et ne sont pas suffisants pour protéger la Finlande si les temps s’assombrissent.
HS/jeu/A2

Jeudi 25 octobre 2012

Politique intérieure

Nucléaire

« E.On quitte la Finlande, le projet de Fennovoima pourrait s’effondrer » HS
Lors d’une conférence de presse tenue hier à Helsinki, E.On a indiqué se retirer de ses investissements en Finlande. E.On dispose de 34% de Fennovoima qui envisage de construire une centrale nucléaire à Pyhäjoki. .ON va aussi se désengager de Gasum Oy dont il dispose de 20% ainsi que des petites compagnies d’électricité Kainuu Oy et Karhuvoima Oy.
Le PDG de E.ON suède, M. Jonas Abrahamsson a déclaré que sa société allait soutenir Voimaosakeyhtiö SF pour trouver les moyens de mener le projet de Fennovoima à bon terme.
Il a souligné qu’E .ON était engagé dans le projet jusqu’en mars 2013.
E.ON a décidé de concentrer ses activités en Suède et au Danemark.
HS

Fennovoima continue le projet de construction d’une centrale
Le PDG de Fennovoima, M. Ottavainen a déclaré que le projet de construire une centrale nucléaire à Pyhäjoki continuait. « Je pense que nous construirons la centrale. Il y a des défis, mais nous les relèverons ». Il indique que Fennovoima va rechercher avec E.ON les moyens de conduire le projet à terme et notamment de trouver qui reprendra les parts de E .ON.
Turun Sanomat écrit que, en pratique, E.ON participe encore au choix du fournisseur de la centrale (Areva ou Toshiba) qui devra intervenir au printemps.
Aamulehti écrit qu’en pratique, reprendre les parts de E.ON coûterait actuellement les sommes investies soit entre 27 et 34 millions d’euros.
Le PDG d’Outokumpu, M. Seitovirta a assuré que Outokumpu continuait dans le projet de Fennovoima.
Aamulehti rappelle que l’usine d’acier de Tornio d’Outokumpu sera bientôt l’usine la plus consommatrice en électricité de Finlande.
Kauppalehti souligne que Rautaruukki et Outokumpu ne vont toutefois pas augmenter leurs parts dans Fennovoima.
HS TS AL

« M. Kaskeala (Toshiba) estime que le projet tient » KL
Le représentant de Toshiba, le consultant Juhani Kaskeala estime que le projet de Fennovoima continue en dépit du départ d’E.ON. « J’ai appris que lke projet et l’appel d’offres continuait comme prévu », a-t-il souligné.
KL
« Selon le patronat, on a toujours besoin d’une centrale nouvelle » HS
Le président du patronat (EK), M. Pukkinen souligne que la Finlande a besoin de la centrale de Fennovoima. L’industrie finlandaise est forte consommatrice d’électricité. « Il faut veiller à ce que la Finlande reste attractive pour les investissements ».
M. Pukkinen pense que l’on trouvera un repreneur pour les parts de E.ON dans Fennovoima.
« Il revient aux responsables politiques de veiller à ce que l’environnement économique ne s’affaiblisse pas. La politique énergétique doit être à long terme et prédictible afin que l’on puisse assurer les investissements ».
HS

« Le gouvernement attend la décision de Fennovoima » HS
Le gouvernement ne va pas prendre de décision immédiate après le retrait de E.ON »Les changements dans l’actionnariat sont une affaire intérieure à la société Fennovoima », a déclaré M. Häkämies, ministre de l’Economie.
Interrogé sur un investissement de Fortum, possédé en majorité par l’Etat, dans Fennovoima, M. Häkämies a refusé de répondre. De même il n’a pas répondu à la question de savoir s’il fallait réévaluer la demande de construction d’une centrale à Loviisa par Fortum. Il a souligné qua contraire que l’autorisation de principe accordée à Fennovoima était toujours valable. Si Fennovoima abandonne son projet, alors « la situation sera différente et on ne peut préjuger des conséquences ».
Le ministre de l’environnement et président des Verts a déclaré que cette annonce de E.ON ne constituait pas une surprise. Il estime qu’il est impossible de remplacer l’autorisation de principe accordée à Fennovoima par une autorisation pour Fortum.
Le Premier ministre Jyrki Katainen a exprimé son inquiétude concernant les effets de ce retrait sur la production et le prix de l’électricité. . Il souligne que l’Etat ne peut toutefois pas directement remplacer E.ON dans le projet de Fennovoima.
HS TS

« Fortum pourrait avoir une décision de principe en un an » KL
Kauppalehti estime que si Fennovoima renonçait à sa décision de principe de construire une centrale nucléaire, le gouvernement pourrait revoir la demande de Fortum de construire une centrale en une année car cette demande avait été refusée il y a seulement deux ans. Le journal économique souligne toutefois qu’il n’y a pas de précédent en Finlande d’une société renonçant à sa demande de principe.
KL

Commentaires
« L’économie finlandaise pourrait en pâtir » HS
« Un repreneur russe ? » TS
Helsingin Sanomat souligne que, quelle que soit l’opinion que l’on ait du nucléaire, le projet de Fennovoima d’un montant de 4 à 6 milliards d’euros, est significatif pour l’économie et l’emploi en Finlande. Fennovoima doit donc d’ici le printemps prochain trouver un acteur capable de remplacer E.ON,, c’est-à-dire d’assumer environ 2 milliards d’investissements dans la future centrale. Une alternative serait Fortum qui a gardé le silence hier ; Bien entendu ce silence pourrait être rompu si le projet de Fennovoima échouait et une nouvelle autorisation de construire une centrale en Finlande devenait, de ce fait, disponible.
Helsingin Sanomat souligne que E .ON était le fer de lance du projet de Fennovoima, notamment pour ses connaissances dans le nucléaire. Il serait donc souhaitable que le possible repreneur dispose de telles connaissances.
Turun Sanomat se demande où trouver un grand groupe énergétique capable d’investir deux milliards d’euros dans une centrale ? Outre E.ON, il y a bien le suédois Vattenfall, l’allemand RWE, le français EDF ou le russe Rosatom. Voire Fortum, mais pour lui investir à Pyhäjoki ne serait pas aussi efficace que de remplacer ses réacteurs à Loviisa.
Turun Sanomat spécule sur le fait que Rosatom pourrait être intéressé si le choix du réacteur était russe.
Kauppalehti estime que l’on verra après la fin d’année si le nombre de groupes qui quittent Fennovoima augmente et quel sera l’avenir de ce projet, dès lors que l’on connaîtra les conditions et le coût de construction proposé par les fournisseurs.
HS TS

Editoriaux
Helsingin Sanomat souligne que la décision d’E.ON plonge Fennovoima dans une crise. « Mais il est bien sûr possible que les parts d’E.ON intéressent une grande entreprise énergétique, par exemple française ».
Turun Sanomat juge aussi que Fennovoima a subi un grand choc. L’éditorialiste estime que le programme de restructuration annoncé par Fortum devrait lui permettre de dégager des sommes importantes qu’il pourrait utiliser pour remplacer E.ON.
Kauppalehti rappelle qu’hier, au moment de l’annonce de E.ON, le ministère de l’économie a fait part de projets miniers en Finlande signifiant des investissements de 4 milliards d’euros, principalement dans le Nord de la Finlande.
HS TS KL

Activités minières

Selon un rapport, des milliers d’emplois pourraient se créer dans l’industrie minière
Le ministère de l’Emploi et de l’Economie a fait effectuer un rapport, selon lequel l’industrie minière pourrait faire des investissements de 3 à 4 milliards d’euros en Finlande. Des groupes, principalement internationaux, envisagent la création de plus de dix mines ainsi que des élargissements des mines actuelles.
Ces projets auraient lieu en 2014-2017. S’ils se réalisent tous, 2800 emplois seraient ainsi créés, dont 75 % en Laponie, région qui souffre chroniquement de pénurie d’emplois.
Selon le rapport, l’augmentation de risques et la diminution de la prédictibilité jettent une ombre sur l’avenir du secteur minière. L’exigence de taxe sur les mines et les conditions environnementales de plus en plus strictes sont problématiques.
Mme Uusisuo de l’Union de la Laponie ayant rédigé le rapport, estime que le débat sur les contradictions entre le tourisme et les valeurs environnementales est aggravé. Une harmonisation des intérêts serait indispensable et nécessite des moyens de mesurer et comparer les avantages et les désavantages de différents acteurs, selon elle.
Il y a actuellement douze mines de minerais en Finlande. 3000 personnes sont employés par le secteur et 1500 par des sous-traitants.
HS/B9

Energie éolienne

Tourisme et les centrales éoliennes
Helsingin Sanomat rend compte du débat récurrent en Laponie sur les intérêts des entrepreneurs du domaine touristique dans le contexte de l’élargissement du parc éolien.
A Muonio, le conseil municipal vient de refuser un projet de construction de centrale éolienne du groupe WPD Finland.
Selon une étude, une grande partie des touristes étrangers considèrent un parc d’éoliennes comme gênant dans le paysage lapon.
Le directeur général de WPD Finland, M. Holttinen, ainsi que Mme Mikkonen de l’Association finlandaise de l’énergie éolienne souhaitent que le « modèle de Muonio » ne se répande pas afin que les autres projets en cours pourront se réaliser.
HS/A12

Réforme de la politique sociale et de la santé

Les dissensions entre le Kokoomus et le PSD continuent
Selon Helsingin Sanomat, le gouvernement a continué hier les négociations sur la réforme de politique sociale et de santé, avant le débat au Parlement sur la motion de censure déposée par le Centre sur la réforme. Une entente n’a pas été trouvée en raison des dissensions entre le Kokoomus et le PSD sur les privatisations des services.
Lors du long débat en séance plénière, les centristes ont accusé le gouvernement d’être paralysé.
La ministre social-démocrate des Services sociaux, Mme Maria Guzenina-Richardson, a souligné l’importance de la consolidation des services publics dans la réforme.
HS/A6

Elections municipales

Selon le sondage de la MTV3, le PSD et le Centre sont à égalité
Keskisuomalainen rapporte que selon le sondage d’opinion sur la popularité des partis politiques de la MTV3, publié mercredi lors de l’émission du débat électoral télévisé, l’audience du Centre a atteint celle du Parti social-démocrate. La popularité des Vrais Finlandais serait en baisse.
Le Parti conservateur Kokoomus est encore en tête avec une audience de 20,5 %. Le PSD et le Centre arrivent deuxième avec 18,6 %, donc une hausse de 1,3 unité pour le Centre depuis septembre. Ils sont suivis des Vrais Finlandais (15,2 %) - qui avaient 16,8 % encore en septembre – de l’Alliance verte (9,5 %), de l’Alliance des gauches (8,2 %), des Chrétiens-démocrates (4 %) et du Parti suédois (3,5 %).
Le sondage a été effectué pour la MTV3 par l’institut Research Insight Finlande entre le 8 et le 22 octobre auprès de 1 279 personnes.
KS/12

Comment les électeurs choisissent leur candidat ?
Helsingin Sanomat relève qu’à la lumière d’un sondage effectué pour le compte du quotidien, la presse est l’instrument le plus important pour les électeurs finlandais qui sont en train de choisir un candidat. 40 % de tous les électeurs, et même 52 % de ceux qui ont déjà voté par anticipation, préfèrent les journaux. 27 % font confiance à internet et aux « machines de vote » proposées par différents médias sur internet. 12 % estiment que la télévision et la radio sont les meilleurs moyens pour obtenir des informations sur les candidats.
51 % des jeunes de moins de 25 ans et 56 % des personnes de 25 à 34 ans préfèrent internet à la presse, tandis que la presse est plus importante pour 50 % des personnes de 50 à 65 ans et pour 55 % pour ceux qui ont plus de 65 ans.
HS/A8

Politique étrangère et européenne

Finlande – Russie

M. Astahov prend ses distances en ce qui concerne les propos de M. Bäckman
Helsingin Sanomat rend compte d’une conférence de presse organisée pour des journalistes étrangers par M. Astahov, ombudsman russe des questions liés à l’enfance. M. Astahov regrette la réticence de la Finlande de créer une commission bilatérale des questions concernant les enfants, et relève que lorsque l’interaction est très difficile, les relations ont tendance à se politiser. Pour lui, la Finlande en est la preuve.
« Il est impossible de mettre en place un dialogue, car l’Etat finlandais refuse nos propositions. C’est dans ce contexte que j’ai proposé que le ministère des Affaires étrangères envisage, si la situation s’aggrave, de qualifier la Finlande de dangereuse pour les Russes », dit M. Astahov.
Il propos que si la Finlande ne souhaite pas créer de commission « contrainte », il faudrait considérer la création d’un groupe de travail temporaire intergouvernemental. Le ministère finlandais de la Justice ne voit pas l’intérêt d’un tel groupe du fait qu’il est possible de coopérer dans le cadre des conventions de La Haye.
En ce qui concerne M. Bäckman, M. Astahov a dit qu’il avait du respect pour lui, mais qu’il souhaitait prendre ses distances à l’égard de ses propos. « Je suis habitué à ce qu’il faut vérifier les informations qu’il transmet. »
HS relève que des journaux ont encore remises en question les informations diffusées par M. Bäckman et se sont demandés pourquoi les médias russes n’ont pas vérifié leur véracité.
HS note que quatre journalistes étaient sur place à la conférence de presse, deux Finlandais, un Norvégien et un Russe.
HS/A11

Ship to Gaza

Les membres finlandais de l’équipage sont rentrés en Finlande
Les deux Finlandais de l’équipage du bateau Estelle sont rentrés en Finlande, hier. Selon eux, les soldats israéliens ont recouru à l’usage de la force lors de l’arraisonnage du bateau des militants. Des armes incapacitantes à électrochocs ont été utilisées « même contre de vieilles personnes », alors qu’il n’y a pas eu de résistance, selon M. Jämiä, capitaine d’Estelle. Au moins onze personnes ont été « grillées », selon lui. M. Koivisto, maître d’équipage, relève que plusieurs personnes ont eu des brulures et ont crié de douleur.
Israël a d’abord souligné qu’aucune force n’avait été utilisée. Le porte-parole du gouvernement, M. Palmor, a dit, hier, qu’une partie des militants avaient résisté d’une façon physique et qu’il fallait les calmer avec des électrochocs.
Le bateau a été arrêté samedi, dans la matinée. Les Finlandais ont pu rencontrer la consule finlandaise, dimanche, et un avocat, mardi.
M. Koivisto condamne sévèrement le fait que la direction politique finlandaise n’ait rien fait. « La Finlande ne fait rien alors qu’un autre Etat annonce à l’avance qu’il envisage d’attaquer Estelle dans les eaux internationales, ce qui veut dire qu’il s’agit de piratage ou d’une opération militaire », regrette M. Koivisto. Au lieu de leur transférer le message des Israéliens, le ministère des Affaires étrangères aurait dû dire à Israël qu’il ne convenait pas d’agir ainsi, estime M. Koivisto.
M. Koivisto relève que l’objectif principal de l’ONG Ship to Gaza était d’augmenter la pression internationale pour lever le blocus. M. Jämiä estime que cela valait la peine de faire ce voyage. « La preuve, c’est que vous êtes tous là », a-t-il dit aux journalistes qui l’ont accueilli à l’aéroport.
HS/B1, AL/A13

Syrie

Manifestation à Turku contre la guerre en Syrie
Turun Sanomat relève qu’une manifestation a été organisée mercredi soir à Turku contre la guerre en Syrie, dans le cadre de la journée de l’ONU. La situation de la guerre civile en Syrie et ses connections avec les autres crises du Proche-Orient ont été évoquées lors d’une rencontre après la manifestation.
TS/14

Mercredi 24 octobre 2012

Politique étrangère et européenne

Nucléaire

« E.On quitte la Finlande, le projet de Fennovoima pourrait s’effondrer » HS
Helsingin Sanomat rapporte que, lors d’une conférence de presse tenue ce jour à Helsinki, E.On a indiqué son intention de se retirer de ses investissements en Finlande. E .On disposait notamment de 34% de Fennovoima qui envisage de construire une centrale nucléaire à Pyhäjoki.
Le PDG de E.ON suède, M. Jonas Abrahamsson a déclaré que sa société allait soutenir Voimaosakeyhtiö SF pour trouver les moyens de mener le projet de Fennovoima à bon terme. E.ON a décidé de concentrer ses activités en Suède et au Danemark.
E.ON va aussi se désengager de Gasum Oy dont il disposait de 20% ainsi que des petites compagnies d’électricité Kainuu Oy et Karhuvoima Oy.
Le PDG de Outokumpu, M. Seitovirta a assuré que Outokumpu continuait dans le projet de Fennovoima.
HS

Finlande – Russie

Les médias russes ont commencé à rectifier les informations sur la Finlande
Helsingin Sanomat relève que des médias russes ont changé leur politique concernant la rédaction des articles sur la Finlande. En effet, quelques journaux ont rectifié des informations sur la protection de l’enfance en Finlande.
Komsomolskaja Pravda a publié, hier, un grand article remettant en question l’image donnée en Russie en la matière. L’auteur rectifie les informations diffusées par M. Bäckman.
L’agence de presse Itar-Tass a publié, lundi, un article rectificatif par sa correspondante à Helsinki, relevant entre autres que le Président Niinistö n’a pas été favorable à la création d’une commission commune concernant les questions liées aux enfants.
Les médias audiovisuels n’ont jusqu’à présent pas fait d’errata de ce genre.
HS/A10

Aviation

Retard des Airbus ?
Selon un analyste du domaine de l’aviation, la livraison des Airbus A350 commandés par Finnair aura du retard. Finnair a commandé 11 avions de ce type et s’attend à ce que les livraisons commencent durant la seconde moitié de 2015. Selon M. Aboulafia, analyste de l’américain Teal Group, compte tenu des retards dans la mise en place des avions et du fait que Finnair souhaitera certainement éviter les problèmes techniques des premières phases de la production, ces avions ne seraient disponibles que vers 2017.
Airbus a inauguré la production des A350, hier, à Toulouse. Helsingin Sanomat relève qu’il y a eu des retards concernant les A380 et les Boeing 787.
HS/B4

Indemnisation des retards des vols
La cour de justice de l’UE a décidé que les retards de plus de trois heures devraient être objet de dédommagement de la part des compagnies aériennes.
Selon le service de presse de Finnair, les dédommagements peuvent être demandés dès à présent sur le site Internet de la compagnie. Ce type de retard est toutefois rare.
HS

Politique intérieure

Réforme de la politique sociale et de la santé

Les négociations au gouvernement sur la réforme n’avancent pas
Helsingin Sanomat relève que les négociations sur la réforme de la politique sociale et de la santé se sont bloquées hier. La ministre social-démocrate des Services sociaux, Mme Maria Guzenina-Richardson, ne veut pas que la réforme mène à des privatisations des services publics de santé. Le Parti conservateur n’accepte pas cette condition.
Le gouvernement répond aujourd’hui à la motion de censure déposée par le Centre sur la réforme. Le Centre a exigé la publication de la réforme avant les élections municipales.
Dans les coulisses, les conservateurs ont accusé les sociaux-démocrates du retard de la réforme.
HS/A5

Privatisations

Les candidats s’opposent plus aux privatisations que les électeurs
Selon un sondage effectué pour le compte de Helsingin Sanomat, la moitié des Finlandais s’oppose aux privatisations des services des communes et 38 % y sont plutôt favorables. Une grande majorité des candidats, 63 %, s’opposent aux privatisations des services des communes.
HS/A4

Elections municipales

Plus d’un million d’électeurs ont voté par anticipation
Le vote par anticipation s’est terminé mardi soir et le ministère de la Justice annonce que 1 050 981 Finlandais, soit 24,5 % des électeurs – 582 509 femmes et 468 472 hommes - ont déjà donné leur voix. Mardi, 237 030 électeurs ont voté lundi, dernier jour du vote par anticipation.
Au total 4 166 110 Finlandais ont le droit de vote aux élections municipales, ainsi que 61 617 ressortissants des autres pays de l’Union européenne ou de l’Islande et de la Norvège et 75 337 autres étrangers.

Mme Halonen

L’ancienne présidente s’exprime franchement sur les Premiers ministres
Helsingin Sanomat rapporte que le journaliste Hannu Lehtilä vient de publier son deuxième livre sur Mme Tarja Halonen, Présidente de la République de 2000 à 2012, intitulé « Tarja Halonen – pour une meilleure vie ». Dans le livre, Mme Halonen souligne qu’elle a suivi sa propre voie pendant toute sa vie.
Concernant les Premiers ministres pendant ses deux mandats présidentiels – M. Paavo Lipponen, Mme Anneli Jäätteenmäki, M. Matti Vanhanen, Mme Mari Kiviniemi et M. Jyrki Katainen – Mme Halonen déclare : « Je n’ai jamais eu l’impression que les Premiers ministres auraient voulu réellement me demander mon avis. »
Elle qualifie le chef de la diplomatie finlandaise, M. Erkki Tuomioja, comme quelqu’un d’intelligent, mais « socialement assez anguleux ».
L’ère du deuxième gouvernement de M. Vanhanen a été dure pour Mme Halonen qui s’est battue en faveur des pouvoirs du président et contre une adhésion à l’OTAN. Pour elle, derrière la réforme constitutionnelle il y avait une tentative de faire entrer la Finlande dans l’OTAN. « L’élite politique ou les médias n’ont pourtant pas voulu croire qu’il s’agissait d’un changement dans la politique étrangère. On a dit qu’il ne s’agissait que de la consolidation de la démocratie et du parlementarisme. Cela n’était pourtant pas le cas. »
Lors de la campagne présidentielle du début de cette année, Mme Halonen a été amusée par les propos anti-OTAN des candidats comme MM. Niinistö, Lipponen et Haavisto, « tous connus comme hommes pro-OTAN ».
HS/A8

Ressources fiscales

Les ressources fiscales inférieures de 660 millions d’euros à ce qui était prévu
Le gouvernement estime que les ressources fiscales de 2012 seront de 660 millions d’euros inférieures à ce qui était prévu dans le budget.
Le Parlement, qui étudie actuellement le projet de budget, craint qu’il en soit de même concernant les prévisions du budget 2013.
HS

Licenciements

Stora Enso restructure
Helsingin Sanomat relève que le groupe de bois-papier Stora Enso fermera son usine d’emballages de carton ondulé à Ruovesi et licenciera ainsi ses 60 employés. En outre, le groupe envisage de supprimer cent autres emplois en Finlande et en Suède.
Au total, Stora Enso envisage de supprimer 500 emplois. En France, il vendra son usine de papier à magazine à Corbehem.
M. Karvinen, directeur général du groupe, relève que les mesures sont lourdes mais en même temps indispensables dans l’objectif d’améliorer la rentabilité.
Demari relève que Stora Enso concentre ses investissements en Chine, au Pakistan et en Uruguay, ce que regrette le syndicat Pro. M. Palokangas, directeur au syndicat, déplore que la gestion de l’Etat ne se réalise pas dans les entreprises où il est actionnaire. « Est-ce dans l’intérêt de l’Etat de détruire les emplois en Finlande », se demande-t-il.
HS/B6, Dem/7

« M. Ihalainen en appelle aux entreprises : des mises à pied au lieu des licenciements » Dem
Le ministre de l’Emploi, M. Ihalainen, estime que le taux de chômage, qui n’a augmenté que légèrement malgré les incertitudes sur la situation économique internationale, ira certainement croissant vers l’hiver. Le ministère prévoit un taux de chômage de 8,1 % pour 2013, contre 7,8 % en 2012.
Selon M. Ihalainen, il faudrait que le gouvernement se prépare à une augmentation des crédits pour l’emploi lors des négociations sur le cadre budgétaire au printemps. Il souhaite que les entreprises puissent envisager des mesures de chômages techniques plutôt que des licenciements.
Dem/6

Chiffres
Selon les statistiques du ministère de l’Emploi et de l’Economie, il y avait 240 000 chômeurs en septembre, ce qui est 16 000 de plus qu’il y a un an. 4,1 % de la main d’œuvre entrent dans le cadre de différentes mesures de politique de l’emploi.
Selon le Centre national d’études statistiques, il y avait 187 000 chômeurs en septembre, ce qui est 7000 des plus qu’en 2011. Selon le Centre d’études statistiques, le taux de chômage est de 7,1 % par rapport à 6,8 % en 2011.
Il y avait 2 452 000 travailleurs en septembre, soit 10 000 de plus qu’à la même époque en 2011. Le taux d’emploi était de 68,1 % par rapport à 67,8 % en septembre 2011.
Dem/6

Nucléaire

Le conseil municipal de Rauma étudiera la participation dans Fennovoima
Turun Sanomat rapporte que Rauma Energia Oy dispose de 5% de Voimaosakeyhtiö SF, soit environ 3% de Fennovoima. Le conseil municipal nouvellement élu devra décider l’année prochaine de sa participation au projet de Fennovoima.
TS

France - Finlande

Arts

Inauguration « Arts dans la cité » à Turku
L’œuvre d’Alice Baillaud, Life Cycles, a été inaugurée, hier, en présence de l’artiste, dans la cour de l’hôpital de Turku. Cette œuvre, réalisée en coopération entre la municipalité de Turku et l’association française Arts dans la Cité (qui promeut les arts visuels et digital dans les hôpitaux) a, par la même, été enregistrée dans le catalogue des œuvres de la ville de Turku dont elle constitue la 90ème statue extérieure.
TS

Mardi 23 octobre 2012

Politique étrangère et européenne

Surveillance de l’espace aérien islandais

« Une décision concernant la participation sera prise en novembre » HS
Selon le ministre de la Défense, M. Haglund, le gouvernement prendra une décision concernant la participation à la surveillance de l’espace aérien de l’Islande au début novembre. Avant cela, le ministère des Affaires étrangères et celui de la Défense étudieront les structures de commandement et les obstacles liés au projet, précise M. Haglund.
Au Parlement, il y a eu un débat sur l’opportunité d’une participation aux vols rentrant dans le cadre de manœuvres dans l’espace aérien islandais ou bien également à des vols de reconnaissance dans l’espace aérien international.
M. Haglund estime qu’il faudrait absolument que la Finlande participe aux mesures de reconnaissance des avions. Il estime que cela serait plus utile pour les forces armées et pour la Finlande. Il relève toutefois que la participation à la reconnaissance ne constitue pas une condition absolue à la participation à la surveillance de l’espace aérien.
Le ministre estime que la participation aux vols de reconnaissance nécessiterait un changement de loi approuvé par le Parlement. Il relève que la participation n’engendrerait aucun frais supplémentaire à la Finlande. Pour lui, il serait symboliquement important de répondre favorablement à la demande islandaise, si on envisage de réellement développer la coopération nordique de défense.
Helsingin Sanomat relève que la Suède est censée prendre prochainement une décision sur sa participation. Le Premier ministre suédois, M. Reinfeldt, a dit que son pays prendrait la décision en proche coopération avec la Finlande.
Aamulehti relève qu’au niveau de la législation, il serait plus simple pour les Finlandais de participer que pour les Suédois.
M. Salonius-Pasternak, chercheur de l’Institut de relations internationales, estime que la participation aux vols de reconnaissance est une condition indispensable de la participation en général. Pour lui, il ne s’agit pas de la « coopération nordique », mais d’un rapprochement de l’OTAN. « Il ne peut pas s’agit d’un exercice là. Je suppose que si l’on y envoie des Hornet, ils seront armés. Ce serait irresponsable sinon », dit-il. « La probabilité que la Russie ou quelqu’un d’autre aille si loin qu’un pilote finlandais devrait se défendre est zéro. Mais il faut l’avoir pris en compte », rappelle M. Salonius-Pasternak.
La Finlande et la Suède participeront toutes les deux si elles participeront. Les décisions seront prises séparément, mais si les deux seront favorables, cette opération est possible, dit M. Haglund.
HS/A9, AL/A5

Coopération nordique

Un groupe de travail a remis ses propositions à M. Stubb
Un groupe de travail de jeunes Finlandais a rédigé un paquet de dix propositions pour développer la coopération nordique. Ils ont présenté leurs idées au ministre du Commerce extérieur, M. Stubb, qui se charge également des questions nordiques.
M. Stubb relève que les ministres nordiques chargés de la coopération nordique se rencontreront, la semaine prochaine.
HBL/8

Finlande – Russie

Tourisme
Hufvudstadsbladet relève que le nombre de touristes russes en Finlande a considérablement augmenté par rapport à l’année dernière. Leur nombre a accru de 20 % durant les mois passés. Leur consommation a également augmenté de 25 %.
HBL/3

Pêche

La demande finlandaise de diminuer le quota de pêche dans la mer Baltique n’a pas eu d’écho favorable
La Finlande a souhaité restreindre la pêche de saumon dans la mer Baltique en diminuant le quota de 50 %. Aucun Etat membre n’a soutenu la proposition finlandaise. Le quota prévu pour 2013 est de 109 000 saumons, ce qui est 11 % de moins que cette année.
Le quota de pêche du hareng dans la Golfe de Botnie sera maintenu à son niveau actuel, ce qui est conforme aux souhaits finlandais.
HS/A9

Crise économique

« La Finlande touchée par une crise structurelle » KL
Kauppalehti estime que la crise qui touche la Finlande depuis 2008 est comparable à la grande crise des années 90. Ce n’est pas seulement une crise conjoncturelle mais plutôt un phénomène bien plus profond.
On estime que depuis 2008 ce sont 60 000 emplois qui ont disparu dans l’industrie soit 15% des emplois industriels.
Or Nokia avait permis à la Finlande de sortir rapidement de la crise des années 90 et avait aussi permis de créer un nouveau cluster industriel qui maintint la croissance pendant une décennie.
Aujourd’hui, la situation est différente : la crise continue et il n’y a en perspective aucun élan qui permettrait d’en sortir.
Les difficultés du secteur du bois-papier durent depuis deux décennies, puisque 35 000 emplois y ont été détruits en vingt ans, dont 20 000 durant les dix dernières années.
A la fin des années 2000 c’est Nokia et son secteur qui ont commencé à péricliter.
Dernièrement c’est le secteur des machines, troisième pilier de l’industrie qui connaît des difficultés.
Or la Finlande est en retard pour le développement des services et n’a pas de secteur touristique développé, relève Kauppalehti qui estime que le défi sera de développé des services à forte valeur ajouté.
KL

Chantiers navals

Editoriaux et commentaires
L’éditorialiste de Turun Sanomat rappelle que les chantiers navals de STX à Turku espèrent des annonces de commandes venant de Royal Caribbean et peut-être de l’allemand TUI.
Helsingin Sanomat juge que la concurrence que se livrent les Etats en subventionnant leur construction navale mène à une impasse.
TS HS

Rwanda – procès de M. Bazaramba

La Cour suprême n’a pas accordé de droit d’appel
La Cour suprême a refusé le droit d’appel à M. Bazaramba, Rwandais résidant en Finlande condamné pour génocide par la Cour d’appel au printemps 2012.
L’avocat de M. Bazaramba, M. Hoikkala, relève que la défense envisage de saisir le comité contre la torture de l’ONU. Selon la défense, une grande partie des témoins entendus ont été torturés en prison au Rwanda.
Mme Oinonen, conseillère de la législation au ministère des Affaires étrangères, relève que le comité ne pourra pas annuler un jugement de la justice finlandaise, mais que sa décision serait importante et serait étudiée de près en Finlande.
HS/A9

Politique intérieure

Premier ministre

Les grades de corps de M. Katainen ont arrêté un homme armé d’un couteau
Turun Sanomat relève que le Premier ministre Jyrki Katainen a participé lundi à Turku à une manifestation électorale publique. Un jeune homme, qui s’est d’abord adressé à M. Katainen, a sorti un couteau, sans l’agresser. Les services de sécurité l’ont arrêté et livré à la police plus tard.
M. Katainen, qui n’a pas voulu commenter l’incident hier soir, continue son travail normalement.
TS/3, 5-6, HS/A3

Commentaire : « La Finlande n’est plus à l’abri » HS
Le rédacteur-en-chef estime que la tentative d’agression du Premier ministre témoigne du fait que la Finlande n’est plus un mythique havre de paix.
HS

Elections municipales

Le vote par anticipation se termine ce soir
Helsingin Sanomat rapporte que quelque 197 000 Finlandais ont voté lundi, avant-dernier jour du vote par anticipation. 807 396 personnes au total ont déjà voté par anticipation, soit 18,8 % des électeurs. Les femmes ont été plus actives à voter : 447 282 femmes et 360 114 hommes ont donné leur voix.
Le jour de vote des élections municipales est dimanche 28 octobre.
HS/A6

Les députés aux conseils municipaux sont des « machines à sous » pour les partis
Selon Aamulehti, les partis politiques font de la pression pour que les députés se présentent aux élections municipales. Par exemple à Tampere, les conseillers municipaux touchent 132 euros par séance. Les partis prennent une partie de cette prime, le PSD par exemple prend 25 %. Les partis couvrent ainsi leurs frais de fonctionnement.
Les députés ne participent pas beaucoup au travail du conseil municipal. Parfois ils sont remplacés, au milieu de la séance du conseil municipal, par leur suppléant. Les deux touchent la prime et payent la « taxe » au parti.
AL/A4

La lutte pour la position du plus grand parti s’accélère, selon le sondage de HS
A la lumière d’un sondage publié par Helsingin Sanomat, effectué par l’institut TNS Gallup pour le compte du quotidien, la lutte entre le Kokoomus et le PSD pour obtenir la position du plus grand parti s’accélère cette semaine, quelques jours avant les élections.
Selon les résultats du sondage, le Kokoomus obtient 20,7 % des intentions vote et le Parti social-démocrate 20,0 %. Ces deux partis sont suivis par le Centre (16,9 %) et les Vrais Finlandais (15,6 %).
L‘Alliance verte arrive cinquième avec une audience de 8,3 %, avant l’Alliance des gauches (8,1 %), le Parti suédois (4,3 %) et les Chrétiens-démocrates (3,8 %).
HS note que la marge d’erreur du sondage est de 2 %.
Le Centre n’a pas réussi à augmenter sa popularité et, à la lumière de tous les sondages, ce parti perdrait le plus par rapport aux élections municipales de 2008. Il semble que les Vrais Finlandais auront une victoire électorale prévue. La montée des Vrais Finlandais diminuerait la popularité de tous les autres partis politiques représentés au Parlement.
Selon ce sondage, 32 % de ceux qui n’ont pas encore voté peuvent encore changer de candidat et 16 % disent qu’il est possible de ne pas aller voter du tout. 58 % des personnes interrogées disent qu’elles ne changeront plus leur choix. Les partisans du Parti suédois, 69 %, sont les plus sûrs de leur choix. 65 % des partisans des Chrétiens-démocrates sont sûrs, 63 % des Vrais Finlandais. Les moins sûrs sont les verts : 41 % sont sûrs de voter pour l’Alliance verte.
Le sondage a été effectué entre les 17 et 21 octobre auprès de 2 000 personnes.
HS/A3&A5

Editorial : la lutte pour la première place sera dure
Helsingin Sanomat estime, dans son éditorial, que la lutte entre le Kokoomus et le PSD pour la position du plus grand parti sera serrée. Les deux partis sont presque à égalité en ce moment, mais les électeurs sont imprévisibles.
Pendant les dernières années, le résultat des élections municipales a permis de prédire le résultat des prochaines élections législatives. Le premier parti aux élections municipales est souvent devenu le numéro un aussi aux élections législatives suivantes. Cela a été le cas des conservateurs en 2008 et 2011, et les sociaux-démocrates souhaitent naturellement devenir maintenant le plus grand parti aux élections municipales et gagner aussi en 2015.
Derrière les deux grands, le Centre et les Vrais Finlandais se battent pour la troisième position. Il semble que le Centre sera le plus fort des deux, même si les Vrais Finlandais gagneront le plus par rapport aux élections municipales de 2008.
L’Alliance verte et l’Alliance des gauches sont à égalité, selon les sondages. Le sort des Verts sera résolu à Helsinki et dans les autres villes universitaires.
Même si 62 % des personnes interrogées disent être sures de voter et 28 % sont assez sures, le taux de participation serait au niveau habituel des élections municipales, soit autour de 60 %.
HS/A2

Editoriaux et commentaires
« Un raz de marée qui va ébranler les conseils municipaux » HS
« Un double raz de marée » HS
Le rédacteur-en-chef d’Helsingin Sanomat écrivait dimanche que les élections municipales devraient voir un double changement : la montée des vrais Finlandais et la diminution des Verts. Cela consisterait pour la Finlande à une défaite du libertarisme et une victoire du conservatisme.
Le rédacteur-en-chef estime que M. Soini connaîtra son heure de vérité après ces élections : sera-t-il capable de construire sur ce succès la base pour une victoire aux européennes de 2014 et aux législatives de 2015. La crise européenne continuera certainement ce qui pourrait permettre au part de M. Soini d’arriver ne tête des législatives de 2015 et donc de prétendre au poste de Premier ministre.
Le rédacteur-en-chef d’HS estime que ces changements pourraient conduire à des modifications sur la carte politique finlandaise : un rapprochement des Chrétiens-démocrates du parti des Vrais Finlandais, un rapprochement du Centre avec les conservateurs et un rapprochement de l’Alliance des Gauches du PSD.
Les politologues Ville Pernaa et Niko Hatakka écrivent dans Helsingin Sanomat que les Vrais finlandais connaîtront certainement une victoire par rapport à leur score des municipales de 2008 (5,4%) mais pas aussi bien qu’aux législatives de 2011 (19,1%). Doubler leur résultat de 2008, voire le tripler, signifierait de profonds changements dans les conseils municipaux où les majorités se jouent actuellement à quelques sièges. C’est le cas pour la centaine de petites communes où le Centre a la majorité seul pour un ou deux sièges. C’est aussi le cas pour les grandes villes où ce sont souvent le PSD et les conservateurs qui dirigent grâce à une coalition disposant d’une faible majorité.
HS HS

Gouvernement

Editoriaux et commentaires
« Le PSD est au gouvernement comme dans l’opposition » HS
« Les conservateurs n’ont plus d’amis » AL
Le chef du service politique d’Helsingin Sanomat écrit que le PSD, qui a perdu toutes les élections depuis 2008, menace pour la première fois l’hégémonie des conservateurs qui dure depuis la même date. Selon lui, cette montée s’explique par la stratégie choisie par le PSD qui systématiquement cherche des tensions au sein du gouvernement. Tous les mois, le parti soulève des initiatives contraires aux valeurs des conservateurs et que, soit le parti conservateur doit accepter, soit s’ingénie à rejeter. Dans tous les cas, le PSD y gagne et renforce son profil de premier opposant idéologique aux conservateurs. C’est là le secret de la réussite du PSD : il a réussi l’impossible en se maintenant au gouvernement tout en agissant comme un parti d’opposition.
Aamulehti publie une analyse de Ritta Järventie qui considère que les partis de la coalition gouvernementale ne semblent pas comprendre que leurs dissensions profitent à la marche vers la victoire des Vrais Finlandais. Le parti conservateur se maintient à la première place mais il semble fatigué alors que le PSDF ne recule devant aucun moyen pour le déstabiliser. « Il est difficile à croire que ces partis sont dans le même gouvernement quand on analyse leurs positions sur les principaux sujets », écrit-elle. Le PSD fait tout pour stigmatiser les conservateurs de principal agent de privatisation des services municipaux et de fusions forcées des communes. Outre le PSD, l’Alliance des Gauches et les Verts ont laissé les conservateurs bien seuls pour défendre le programme gouvernemental. Le parti conservateur reste populaire mais a perdu son énergie et ne semble plus aussi bien maîtrisé par M. Katainen. En conclusion, Aamulehti estime que ces tensions ne peuvent pas n’avoir aucun effet sur un gouvernement déjà bien bloqué.
HS AL

France

Economie

Point de vue : « L’économie française en difficultés » TS
Le professeur d’économie de l’université de Turku, M. Matti Virén publie un point de vue dans Turun Sanomat sur les difficultés de l’économie française qui devra certainement faire face à une longue période de croissance molle. Selon lui, le gouvernement sera amené à revenir sur les promesses de campagne et confronté à un virage de la rigueur comme en 1982-83.
TS

Beaux-arts

Edward Hopper au Grand Palais
Hufvudstadsbladet rend compte de l’exposition d’Edward Hopper au Grand Palais à Paris.
HBL/sam/30

Lundi 22 octobre 2012

Politique étrangère et européenne

Ship to Gaza

Estelle arraisonné
Helsingin Sanomat relève que le bateau Estelle de l’ONG Ship to Gaza a été arraisonné, samedi, par des soldats israéliens qui sont montés à bord du bateau. Les militants à bord du bateau ont annoncé qu’ils avaient été attaqués, alors que le porte-parole du Premier ministre israélien a souligné sur Twitter que tout se passait calmement, sans usage de la force.
Le site de Ship to Gaza ne fonctionnait pas, dimanche. Aucun contact n’avait pu être établi avec l’équipage du bateau, samedi.
Mme Tuuri du ministère finlandais des Affaires étrangères estime que les passagers seront sans doute arrêtés et ensuite expulsés le plus tôt possible. Israël souhaitera sans doute se débarrasser d’eux, selon elle.
La consule finlandaise n’a pas pu rencontrer les Finlandais au port d’Ashdod. Un entretien sans doute envisagé soit à l’aéroport de Tel Aviv, selon la conseillère d’ambassade Mme Eela.
M. Donio-Gideon, représentant de l’ambassade d’Israël à Helsinki, considère l’opération comme une provocation dont le but est de présenter Israël sous une mauvaise lumière.
M. Tuomioja, ministre des Affaires étrangères, condamne le blocus de Gaza. « Notre position politique est explicitement que le blocus devrait être levé et que l’aide devrait atteindre Gaza. » La position finlandaise est la même que celle de l’UE. Selon lui, il ne relève pas de la Finlande d’intervenir dans la situation autrement qu’en suivant ce qui se passe et en gardant le contact avec le bateau. Selon le ministère, la Finlande n’a pas été en mesure d’agir autrement. La Finlande ne constitue pas une partie dans l’affaire. M. Tuomioja se déclare soulagé qu’il n’y ait pas eu de victimes.
Helsingin Sanomat relève, ce matin, que dimanche, la consule de Finlande, Mme Manni, a pu rencontrer les membres finlandais de l’équipage qui souhaitent voir un avocat avant de décider s’ils vont porter plainte concernant l’expulsion.
HS/dim/B1, lun/B2

Conseil européen

Propos de M. Katainen
Keskisuomalainen relève que M. Katainen situe la Finlande dans « le camp allemand ». Selon le Premier ministre, la Finlande est favorable à une union basée sur des règles en commun concernant tout le monde et dans lesquelles tous sont engagés et dont le respect en plus est surveillé.
M. Katainen a dit que la surveillance bancaire était la question la plus importante à promouvoir. Il admet qu’il ne savait pas encore comment résoudre la question – importante pour la Finlande – de la participation des pays en dehors de la zone euro, tels que la Suède. Il ne garantit pas un avancement rapide dans la question.
Concernant le budget commun, il précise que la Finlande ne souhaite pas que de nouveaux crédits soient versés à ce fonds, mais qu’il pourrait s’agir de les cibler de nouveau.
Le Premier ministre, M. Katainen, estime, concernant la Grande Bretagne, que c’est un pays qui souhaite prendre un autre chemin que les autres. Selon Helsingin Sanomat, les propos de M. Katainen reflètent un changement d’atmosphère dans l’UE : si la Grande Bretagne ne souhaite pas participer, elle peut suivre son propre chemin.
Quant à la surveillance bancaire, M. Katainen a dit, lors d’une conférence de presse donnée après le Conseil européen, concernant la participation des Etats en dehors de la zone euro, que l’on souhaitait maintenir une unité dans l’UE.
Pour lui, les pays de l’eurogroupe devraient, dans certains cas, avancer plus rapidement vers une intégration plus étroite, mais qu’il ne faudrait pas que l’union bancaire divise les Etats entre ceux qui appartiennent à l’euro et les autres.
Concernant un budget commun, M. Katainen estime qu’un fonds de crise pourrait être utilisé par exemple lorsqu’un Etat qui a entamé des mesures d’économie ne peut plus investir proprement dans la formation professionnelle de la main d’œuvre. Un fonds pourrait ainsi temporairement servir à assurer une formation afin de permettre l’accessibilité de la main d’œuvre qui à son tour garantirait une croissance et une compétitivité. Il relève que la capacité de soutenir le renforcement de la croissance et de la compétitivité a été évoquée lors des débats.
Il rappelle que la Finlande est sceptique en ce qui concerne l’utilisation de la capacité de financement commun de l’eurogroupe pour lutter contre les problèmes engendrés par les changements conjoncturels. « Il s’agirait alors de sommes énormes », selon lui.
Quant à la crise de la dette, M. Katainen estime qu’il y a déjà de la lumière au bout du tunnel. « Pour la première fois depuis longtemps, nous disposons d’une vision relativement claire sur comment faire tourner cette crise vers un sens positif.
Kaleva relève que le renforcement du pouvoir du commissaire de l’Economie, promu par la Finlande et l’Allemagne, n’a pas été favorablement reçu par la Commission européenne. M. Katainen indique que la Finlande avait déjà proposé ce renforcement il y a un an, mais qu’aucun pays ne l’avait soutenu à l’époque.
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat estime qu’une institutionnalisation de l’Europe à deux vitesses par un approfondissement de l’intégration pour la zone euro poserait des problèmes et à la Finlande et à l’UE.
KS/ven/16 HS/sam/B9, AL/sam/A11, Kaleva/sam/2, KS/ven/16

Crise de l’euro

Propos de M. Liikanen
M. Liikanen, gouverneur de la Banque de Finlande, rappelle que le rétablissement de la crise pourrait prendre des années. Se rétablir d’une crise importante pourrait prendre dix ans et l’Europe serait ainsi à mi-chemin, selon lui. Le reste du temps sera dur aussi, selon lui. « On en sortira, mais il faudra du temps avant d’arriver à atteindre la croissance que l’on connaissait avant la crise. »
Pour M. Liikanen, le système bancaire européen ne pourra pas fonctionner sans une régulation puissante. Il estime que l’on ne pourra plus vivre dans un système où les bénéfices des banques sont privés alors que les pertes sont sur le compte des contribuables.
HS/dim/A5

Fonds européen

Les licenciés de Nokia recevront 5,3 millions d’euros
La Commission propose que le fonds européen sur la mondialisation qui vient en aide aux secteurs touchés par de fortes restructurations alloue 5,3 millions d’euros à la Finlande au titre du plan social de Nokia.
HS

Nations Unies

Selon les estimations, la politique européenne stricte est une des raisons de la défaite au vote sur les membres non permanents du Conseil de sécurité
Helsingin Sanomat publie un article, signé Kari Huhta, qui estime que le résultat du vote a été lamentable pour la Finlande. Les dégâts sont cependant plutôt politiques et en terme d’image que matériaux.
M. Erkki Tuomioja, ministre des Affaires étrangères, qui a étudié les raisons de l’échec avec la délégation finlandaise après le vote, estime qu’il n’y a qu’une seule explication. M. Tuomioja a toutefois dit que la campagne de l’Australie a été exceptionnellement agressive, même si elle n’a pas spécialement visé la Finlande. « La Finlande a probablement été plus touchée par cette campagne que le Luxembourg. » L’Australie a rappelé, à maintes reprises, que la Finlande et le Luxembourg étaient tous deux membres de l’Union européenne. Beaucoup de pays estiment que l’UE a trop de pouvoir au Conseil de sécurité.
Il est clair que lors d’un vote secret, beaucoup de pays ont manqué à leurs promesses de voter pour la Finlande. Selon les estimations, la Finlande n’a pas obtenu les voix des pays d’Afrique et d’Amérique latine. On a également mentionné les pays francophones.
M. Huhta écrit que la défaite crée un vide dans la politique étrangère finlandaise. M. Tuomioja estime qu’il n’y a pas de vide, parce que « la campagne n’a pas orienté les projets finlandais mais leur a fourni un cadre ». Le ministre ne partage pas non plus l’avis selon lequel l’importance politique de la Finlande va en diminuant en raison de cet échec.
HS/sam//A5

Commentaires
M. Pekka Haavisto, député et candidat présidentiel de l’Alliance verte, estime que la politique européenne stricte de la Finlande est connue aussi en dehors de l’Europe. Pour M. Mika Aaltoila de l’UPI il est clair que la politique liée à l’euro a diminué la popularité finlandaise. Mme Annika Lapintie, présidente du groupe parlementaire de l’Alliance des gauches, estime que la politique nationaliste et xénophobe des Vrais Finlandais a pu avoir un effet sur le résultat.
M. Heikki Patomäki, professeur en politique internationale, souligne que la Finlande a dernièrement participé à des opérations du maintien de la paix surtout sous la tutelle de l’OTAN et non de l’ONU. La Finlande n’a pas augmenté son aide au développement comme prévu.
HS/sam/A5

Editoriaux
Kaleva estime, dans son éditorial, qu’il ne faut pas trop dramatiser le résultat du vote, même si la diplomatie finlandaise a pris un coup dur. Il faut toutefois bien analyser les raisons de l’échec.
Pour le quotidien, l’échec contre le Luxembourg a été plus dur que contre l’Australie. Le Luxembourg n’a pas la même expérience des opérations du maintien de la paix que la Finlande et ses ressources diplomatiques sont moins importantes que celles de la Finlande, sans parler des dirigeants politiques comme la présidente Tarja Halonen, grande amie de l’ONU.
Les pays membres de l’OTAN ont pu penser que par exemple dans la situation actuelle de la Syrie, il est moins risqué de voter pour un pays membre de l’OTAN (le Luxembourg) que pour un pays non membre (la Finlande).
Dans la prise de décision européenne, la Finlande a perdu sa réputation de pays constructif. Pour avoir du succès sur les scènes internationales il vaut mieux de ne pas avoir la réputation d’un Etat difficile.
Kaleva/sam/26

Politique intérieure

Elections municipales

Le vote par anticipation continue encore aujourd’hui et demain
Helsingin Sanomat rapporte que jusqu’à dimanche soir, au total 605 000 Finlandais ont voté par anticipation, soit 14,1 % des électeurs. En 2008, le taux de participation a été de 13,1 % deux jours avant la fin du vote par anticipation.
Le vote par anticipation continue encore aujourd’hui et demain mardi.
HS/lunA4

Sondage d’Ilta-Sanomat
A la lumière d’un sondage publié par le tabloïd Ilta-Sanomat, l’audience du plus grand parti, le parti conservateur Kokoomus, a augmenté depuis le sondage précédent effectué en septembre, de 21,7 % à 22,6 %. Le Parti social-démocrate a perdu un peu : de 20,1 % à 19,5 %. La popularité du Centre est en hausse, de 16,5 % à 17,9 % et celle des Vrais Finlandais légèrement en baisse, de 14,8 % à 13,6 %.
KS/sam/11

Sondage d’Iltalehti
Le tabloïd Iltalehti a également publié les résultats d’un sondage effectué pour son compte : le Parti conservateur est en tête avec une audience de 20,6 % (contre 19,8 % en septembre), suivi du PSD 19,1 % (contre 18,6 %), du Centre 17,8 % (16,3 %), des Vrais Finlandais 15,8 % (16 % en septembre), de l’Alliance verte 8,8 % (9,3 %) et de l’Alliance des gauches 8,5 % (8,6 % en septembre).
KS/dim/6

Revenus

Revenu moyen, revenu médian
Le revenu moyen en 2011 s’établissait à 3 111 euros et le revenu médian à 2776 euros selon l’institut finlandais des statistiques.
Le revenu horaire moyen était de 18,35 euros et le revenu horaire médian de 16,17 euros.
HS

France - Finlande

Sport

Pénélope Leprevost remporte le concours hippique d’Helsinki
La française Pénélope Leprévost a remporté samedi le concours hippique Horse Show Grand Prix d’Helsinki.
HS Kaleva

Vendredi 19 octobre 2012

Politique étrangère et européenne

Nations Unies

Knock-out à l’ONU
Helsingin Sanomat relève que la Finlande a subi une défaite cuisante hier soir au second vote à l’ONU contre le Luxembourg. Au premier tour, l’Australie a été élue par 140 voix, le Luxembourg en a obtenu 128 voix et la Finlande 108. Au second tour, le Luxembourg a été élu par 131 voix contre 62. Le résultat a été un choc pour la Finlande. Selon le quotidien, la délégation finlandaise s’est retirée dans les locaux de la représentation finlandaise pour digérer le résultat.
HS/A3

Propos de M. Tuomioja
M. Erkki Tuomioja, ministre des Affaires étrangères, déçu après le mauvais résultat, a décrit ses réactions immédiates : « Il ne restait plus grand-chose à dire. » Il a félicité l’Australie et le Luxembourg pour leurs résultats. « Ces deux pays représentent les mêmes valeurs que la Finlande et je souhaite beaucoup de succès à l’Australie et au Luxembourg dans leur action. »
Selon M. Tuomioja, il était clair pour lui que l’Australie serait élue. « Le Luxembourg a peut-être eu plus de chances parce qu’il s’agissait de la première candidature de ce pays. »
Malgré le résultat, il est satisfait de la campagne finlandaise. « Nous avons mené une bonne campagne centrée sur l’essentiel. Cet objectif national a eu le soutien du gouvernement et de l’opposition. » Le chef de la diplomatie finlandaise souligne aussi que le résultat du vote ne changera pas la politique finlandaise.
La campagne n’a pas été inutile et les réseaux créés pendant les dernières années seront utiles pour la Finlande au sein de l’ONU et dans d’autres contextes internationaux.
« Vu le nombre de promesses faites à la Finlande, on aurait pu attendre un meilleur score. Je rappelle que nous n’avons jamais été sûrs du résultat. »
M. Tuomioja estime que la procédure de vote à l’ONU a aussi des « caractères quelque peu déplorables », liés notamment aux promesses (de vote) non tenues.
HS/A4, hs.fi, formin.fi

M. Katainen a commenté le résultat à Bruxelles
Le Premier ministre Jyrki Katainen, déçu du résultat du vote, estime qu’il n’y a pas de raison de s’apitoyer pour son propre compte. « Je n’ai pas encore entendu l’évaluation du ministère des Affaires étrangères. Je ne pense toutefois pas que l’on doive modifier la ligne de notre politique étrangère. »
« Nous faisons la politique étrangère qui convient le mieux pour la Finlande », a constaté M. Katainen lors de son déplacement à Bruxelles.
hs.fi

Propos du Président Niinistö
Helsingin Sanomat rapporte que selon le Président Sauli Niinistö, « cela n’est pas la fin du monde ». Pour lui, « la campagne finlandaise n’a pas été inutile, parce que les expériences et les contacts noués lors de la campagnes ne sont pas négligeables ».
M. Niinistö estime que le Luxembourg a fait une bonne campagne. Il rappelle que la Finlande a été membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU à deux reprises. Le Luxembourg n’a pas encore été membre et cela a peut-être un effet au vote. Il souligne que « deux bons pays, qui partagent les mêmes valeurs que nous, ont été élus ».
Le Président souligne que le résultat ne changera pas la politique de Finlande auprès de l’ONU. « L’ONU restera le fondement de notre coopération internationale. Nous travaillerons activement à l’ONU aussi à l’avenir, surtout pour promouvoir la médiation pour la paix et pour améliorer le rôle des femmes. »
HS/A4, hs.fi

Déclaration de M. Ahtisaari
Selon Helsingin Sanomat, le président Martti Ahtisaari est déçu du résultat du vote. « J’ai suivi l’affaire dès le début et j’ai participé à la campagne. Cela a été une grande déception pour moi. Je partage toutefois l’avis du Président Niinistö : cela ne signifie pas la fin du monde. »
M. Ahtisaari estime que le Luxembourg a eu un tel nombre de voix parce que ce pays n’a pas encore été membre du Conseil de sécurité. Il note aussi que le Luxembourg est un des pays fondateurs de l’UE où il a traditionnellement eu un rôle important.
Yle

Propos de M. Soini
M. Timo Soini, président des Vrais Finlandais, étonné et déçu de l’échec finlandais, estime que le résultat du vote n’a rien à voir avec la réputation de la Finlande dans l’Union européenne. Il estime que les pays francophones ont voté en faveur du Luxembourg au second tour.
Yle, HS

M. Aaltoila fait l’éloge de la campagne du Luxembourg
M. Mika Aaltoila, directeur de programmes à l’UPI, institut des relations internationales, estime que la Finlande n’a pas investi suffisamment dans sa campagne. Selon lui, la campagne du Luxembourg a été très réussie : « Le Luxembourg a utilisé plus de ressources et sa stratégie a été meilleure. »
M. Aaltoila souhaite une étude sur les raisons de l’échec. « Une autoflagellation n’est pas nécessaire. Il y a plusieurs raisons pour l’échec et il faut améliorer la stratégie à l’avenir. »
Yle

Editoriaux
Aamulehti estime, dans son éditorial, que l’échec est un revers surtout pour le Président Niinistö et le ministre des affaires étrangères, M. Tuomioja. « Il est connu que le PSD envisage un remaniement ministériel au milieu de la législature. Si la Finlande avait été élu au Conseil de sécurité, il n’aurait pas été logique de remplacer M. Tuomioja, ministre expérimenté, quoiqu’anguleux. »
« Rien n’empêche maintenant Mme Urpilainen de remplacer M. Tuomioja par un nouveau ministre », conclut Aamulehti.
Savon Sanomat estime que la Finlande aurait peut-être plus d’amis dans le mode si elle n’avait pas été difficile lors de la crise de l’euro.
Pour Keskisuomalainen, la campagne n’a pas été inutile, elle a renforcé le message que la Finlande souhaite transmettre aux autres pays.
AL, KS, etc.

Politique intérieure

Elections municipales

Le vote par anticipation continue
Yle rapporte que 3,6 % des électeurs ont voté par anticipation jeudi, deuxième jour du vote. Au total, 313 00 personnes ont déjà voté, soit 7,3 % des électeurs.
Yle

France

Tourisme

« Au revoir, l’été »
Helsingin Sanomat publie un article d’une page entière sur la Bretagne.
HS/D1

Jeudi 18 octobre 2012

Politique étrangère et européenne

Nations Unies

La Finlande n’a pas beaucoup d’adversaires
Helsingin Sanomat relève que M. Erkki Tuomioja, ministre des Affaires étrangères, a donné mardi soir une réception à New York, la dernière avant le vote sur les membres non permanents du Conseil de sécurité de l’ONU. L’assemblée générale de l’ONU se réunira aujourd’hui à 10 h, donc à 17 h heure finlandaise, pour le premier tour de vote.
L’ambassadeur de Finlande auprès de l’ONU, M. Jarmo Viinanen, estime qu’il y une vingtaine de pays qui ne voteront en aucun cas pour la Finlande. Il ne s’agit pas de conflits entre la Finlande et ces pays, mais du fait qu’ils ont promis de voter pour un autre pays. M. Viinanen souligne le caractère imprévisible du vote secret.
Membre ou non du Conseil de sécurité, la politique de Finlande ne changera pas, selon M. Tuomioja.
HS/A10

La campagne pour l’ONU a redonné des forces à la Finlande
Helsingin Sanomat estime, dans son éditorial, que l’importance que cette campagne a eue en Finlande constitue une exception positive dans une ambiance générale plutôt passive et triste, surtout depuis la victoire électorale des Vrais Finlandais en avril 2011.
HS/A2

Politique intérieure

Elections municipales

Le vote par anticipation a commencé mercredi
Helsingin Sanomat rapporte que lors du premier jour du vote par anticipation pour les élections municipales, plus de 153 000 Finlandais – soit 3,6 % des électeurs - ont voté. La participation du premier jour du vote par anticipation a été plus importante qu’en 2008 : environ 10 000 personnes de plus ayant voté hier.
HS/A8

Editorial : aux élections, tous contre le Kokoomus
Helsingin Sanomat estime dans son éditorial que le Parti conservateur Kokoomus semble être l’adversaire principal de tous les autres partis politiques aux élections municipales. Le PSD se bat avec les conservateurs sur la taxe sur les transactions financières et sur les fusions forcées des communes, le Centre sur la réforme des communes et les Vrais Finlandais sur la crise de la dette.
HS/A2

Ministère des Finances

M. Sailas prendra sa retraite
Demokraatti, organe du PSD, rapporte que le secrétaire d’Etat du ministère des Finances, M. Raimo Sailas (67 ans), prendra sa retraite en février prochain. M. Sailas travaille au même ministère depuis 1971 ; en 1995 il a été nommé secrétaire d’Etat.
Dem/6

France

Compétitivité

La France améliore sa compétitivité
Une stricte politique budgétaire rend plus difficile la stratégie sur la compétitivité
Kauppalehti, quotidien d’informations économiques, publie deux articles de sa correspondante à Paris, Mme Piia Immonen-Seuguenot, sur la politique budgétaire du gouvernement français et son plan d’action pour améliorer la compétitivité.
KL/7

Vins

Côtes du Rhône
Hufvudstadsbladet publie un article signé Georg H. Borgström sur « des vins pour les papes et les bons vivants ».
HBL/20

Mercredi 17 octobre 2012

Politique étrangère et européenne

Conseil européen

Propos de M. Katainen
Le Premier ministre, M. Katainen, se déclare réservé en ce qui concerne un budget commun pour les pays de la zone euro. Il estime que peu de pays auront envie d’augmenter les budgets nationaux.
M. Katainen a été entendu par la Grande commission au sujet du Conseil européen qui commencera jeudi. Il estime qu’au Conseil européen, il s’agira surtout de discussions, et non pas encore de prendre des décisions.
Il admet que la coopération renforcée de l’eurogroupe mettra l’UE devant un choix sur une ligne à suivre. C’est une grande question philosophique que de savoir si on souhaite que l’eurogroupe se sépare plus fortement du reste de l’UE ou bien si on souhaite valoriser l’unité, dit-il.
Selon M. Katainen, la Finlande souhaite maintenir l’unité de l’UE en même temps qu’elle est consciente du fait qu’il s’agit de développer la zone euro. Il estime que la séparation de la zone euro du reste de l’UE menace de mener la Finlande et la Suède dans des « camps » différents. Pour éviter cela, la Finlande a promu la participation de la Suède à l’union bancaire.
Turun Sanomat relève que les partis de l’opposition condamnent la proposition de M. Van Rompuy concernant le développement de l’union économique et monétaire. M. Kaikkonen, député centriste, estime qu’il faut que l’UE se fonde sur une bonne coopération entre des Etats indépendants. Pour lui, un budget commun signifierait un pas vers un Etat fédéral.
TS/26

Propos de Mme Kumpula-Natri
La présidente de la Grande commission, Mme Kumpula-Natri (PSD), relève que la commission qui a entendu le Premier ministre sur les thèmes du Conseil européen, a compris qu’il s’agirait de lancer les débats dans les Etats membres et que des décisions seraient prises en décembre.
La Finlande s’oppose toujours à la solidarité en matière de dettes des Etats de l’eurogroupe. Selon Mme Kumpula-Natri, la solidarité pourrait affaiblir la capacité des pays de résoudre par eux-mêmes leurs problèmes économiques.
Les Finlandais sont également critiques à l’égard d’un budget commun, selon elle.
Demokraatti relève que selon M. Katainen et Mme Kumpula-Natri, on fera sans doute un compromis concernant les propositions sur l’union bancaire et la surveillance bancaire. Des Etats en-dehors de la zone euro, comme la Suède, pourraient y participer.
Le gouvernement a déjà souligné l’importance de ne pas inutilement créer de clivage entre les Etats de l’eurogroupe et ceux qui n’en sont pas membres.
Dem/3

Editorial
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat estime que le Conseil européen esquissera un cadre budgétaire commun, des fonctions communes concernant les ministères des Finances, des prêts en commun – des eurobonds – , une taxe sur les transactions financières et une union bancaire. La Finlande a un grand mal à s’adapter à toutes ses positions, dont certaines sépareraient l’eurogroupe du reste de l’UE.
HS/A2

Taxe sur les transactions financières

M. Tuomioja : « La taxe sur les transactions financières est la bienvenue »
M. Erkki Tuomioja, ministre des Affaires étrangères, écrit sur son blog, en date du 14 octobre, que le marché financier a été, jusqu’à présent, dans une situation privilégiée et exceptionnelle par rapport aux autres domaines.
La Finlande est en train d’étudier une éventuelle adoption d’une taxe sur les transactions financières et la branche financière a lancé une campagne négative importante contre le projet. Il est en soi naturel que les lobbyistes fassent leur travail. Il est toutefois moins compréhensible qu’ils aient pu recruter une partie des représentants des conseils de surveillance des fonds de pension, surtout ceux qui ont un background dans le mouvement syndical.
Le total des investissements des fonds de pension finlandais s’élève à un peu moins de 140 milliards d’euros. Pour que les fonds payent une taxe de 140 millions, toutes les participations devraient être objet de transactions au moins une fois par an. Cela n’est pas du tout crédible. Si cela était le cas, les citoyens devraient s’inquiéter des spéculations effectuées par ces entreprises.
Dès lors, la taxe sur les transactions financières atteint ses objectifs si elle évite que les fonds de pension recourent à une activité spéculative. Il s’agit d’une taxe marginale qui n’a pas d’effet sur les exportations, les importations ou autres échanges commerciaux et qui ne grève pas les petits investisseurs.
Il faut souhaiter que le gouvernement suive l’esprit du programme gouvernemental et adopte, le plus vite possible, une attitude positive vis-à-vis de la taxe sur les transactions financières et annonce la participation de la Finlande au groupe de pays qui prépare cette taxe. Il est important de participer à la formulation du texte, aussi pour pouvoir montrer que les craintes ont été inutiles.
www.tuomioja.org

Réformes économiques

Visite du directeur de l’institut de recherche Bruegel
M. Jean Pisani-Ferry, directeur de l’institut de recherche économique bruxellois, Bruegel, s’est rendu en Finlande pour intervenir lors d’un séminaire économique.
Lors d’une interview accordée à Helsingin Sanomat, M. Pisani-Ferry relève que l’Europe ne peut pas se permettre de laisser ses réformes économiques se ralentir. Il craint que si l’évolution économique s’affaiblit encore en 2013, on se lassera trop vite des mesures d’adaptation. Selon lui, cela serait fatal pour l’ensemble du projet de réforme.
M. Pisani-Ferry relève que sa pire crainte est que la situation en Europe du Sud évolue vers un tel conflit que les gouvernements n’arrivent plus à agir.
HS/B7

Ship to Gaza

Estelle a accueilli de nouveaux passagers en cours de route
Helsingin Sanomat relève que le bateau Estelle de l’ONG Ship to Gaza a accueilli de nouveaux passagers, dont quatre députés, Norvégien, Suédois, Grec et Espagnol, au Sud de l’archipel grec. Au total, il y a actuellement 30 personnes à bord d’Estelle.
Israël estime qu’il est susceptible que de nouveaux passagers montent à bord en cours de route. M. Yuval Donio-Gideon, représentant de l’ambassade d’Israël à Helsinki, estime que l’on a fait monter contrebande ces personnes dont l’ambassade ignore l’identité.
Pour lui, le fait de ne pas savoir si du matériel a également été amené sur le bateau éveille des soupçons.
HS relève que Ship to Gaza a publié les noms des députés sur son site, mardi.
Selon M. Koivisto, maître d’équipage, le bateau devrait arriver dans les eaux de Gaza lundi ou mardi.
HS/B2

Politique intérieure

Elections municipales

Le vote par anticipation commence aujourd’hui
Helsingin Sanomat rapporte que le vote par anticipation à l’occasion des élections municipales a commencé mercredi matin et finira le mardi 23 octobre. Le vote par anticipation a lieu principalement dans les bureaux de poste, ainsi que dans les bureaux des communes et certaines écoles et bibliothèques. Plusieurs bureaux de poste sont ouverts jusqu’à 20 h. La liste complète des bureaux de vote par anticipation et les horaires peuvent être consultées sur le site www.vaalit.fi.
Le Conseil municipal est l’organe de décision suprême d’une commune. Les conseillers municipaux sont élus pour un mandat de quatre ans et sont rééligibles. Suivant le nombre d’habitants de la commune, de 17 à 85 conseillers municipaux sont élus.
Les partis politiques enregistrés, ainsi que les associations électorales fondées par les personnes ayant droit de vote, peuvent désigner des candidats.
Les citoyens d’autres pays résidant dans une commune finlandaise peuvent, selon certaines conditions, voter aux élections municipales et aussi se porter candidat. Pour pouvoir voter, il faut avoir 18 ans au plus tard le jour de l’élection, le dimanche 28 octobre, et avoir été domicilié en Finlande sans interruption depuis deux ans au moins (avant le 7 septembre 2012).
Le vote par anticipation se terminera à l’étranger déjà samedi 20 octobre. Le vote est organisé dans la plupart des représentations finlandaises à l’étranger. En ce qui concerne la France, le vote par anticipation est organisé à l’ambassade de Finlande à Paris, ainsi qu’à Strasbourg (représentation permanente de Finlande auprès du Conseil de l’Europe) et à Nice (antenne de l’ambassade).
HS/A4, vaalit.fi

Métro

Les rames viendront de l’Espagne
Le directoire des transports en commun de Helsinki, HKL, a décidé, hier, de commander vingt rames de métro à l’espagnol Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles. L’achat dépassera les 140 millions d’euros.
Helsingin Sanomat relève que HKL avait le choix entre seulement deux offres, celles de CAF et de Siemens.
Selon HS, Siemens a protesté contre la décision et souligne qu’il dispose de savoir-faire concernant les conditions climatiques nordiques, contrairement à CAF. En effet, Siemens a menacé, dès septembre, avant la prise de décision, de saisir la justice en la matière, ce qui pourrait retarder l’acquisition.
Concernant l’automatisation du métro, projet commandé à Siemens, les travaux sont en cours mais très en retard. Comme les wagons sont étroitement liés au projet d’automatisation, un retard de l’acquisition aurait un effet sur l’automatisation aussi. « Quelle drôle de situation, » juge HS.
HS/A14

France

Politique

Débats sur le budget
Le correspondant à Paris de Demokraatti fait état des débats sur la fiscalité qui animent le gouvernement et l’opposition en France.
Dem

Culture

« Venise séduit Paris » Kaleva
Kaleva présente les expositions Canaletto à Venise au musée Maillol et Canaletto et Guardi au musée Jacquemart, à Paris jusqu’au début de l’année prochaine.
Kaleva

Mardi 16 octobre 2012

Politique étrangère et européenne

Finlande – Russie

Selon M. Tuomioja, la presse – finlandaise et russe – a exagéré le litige
Le ministre des Affaires étrangères, M. Tuomioja, estime que les médias en Russie et en Finlande ont quelque peu exagéré dans leurs reportages concernant le litige sur les placements d’enfants.
Il relève que les médias russes ont présenté des chiffres exagérés sur les placements d’enfants. Il y a également eu des allégations sur des emprisonnements des mères et des enfants.
Quant aux médias finlandais, il y a eu, concernant les déclarations russes, des interprétations allant trop loin dans le sens où il s’agirait d’un complot ou d’une campagne contre la Finlande.
Concernant la rencontre avec son homologue russe, M. Lavrov, M. Tuomioja constate que l’esprit partagé lors des entretiens était que les questions liées aux enfants ne relevaient pas de la politique mais de l’ordre pratique.
HS/A6, Dem/8

Politique intérieure

Gouvernement

La ministre des Transports a perdu sa confiance dans le directeur général de l’office national des transports
Helsingin Sanomat rapporte que M. Juhani Tervala (61 ans), directeur général de l’office national des transports, a dû démissionner parce que la ministre des Transports, Mme Merja Kyllönen (Alliance des gauches), n’avait plus confiance en lui.
Selon la ministre, la façon dont M. Tervala s’est occupé de ses fonctions n’a pas été convenable et il n’a pas suivi les instructions écrites. « Un directeur général d’un office national doit agir de t’elle façon que le ministre peut avoir confiance en lui à 100 % », a déclaré Mme Kyllönen.
Selon Mme Kyllönen, sa méfiance envers de M. Tervala s’est développé depuis plus d’un an. « M. Tervala a confondu les rôles du ministre et du directeur général. » La ministre a mentionné comme exemples trois projets de construction de routes dans lesquels l’office national des transports avait agit de manière indépendante, sans en référer aux instructions du ministre.
M. Tervala, qui n’a pas voulu commenter l’affaire, reprendra ses anciennes fonctions de conseiller au ministère des Transports à partir de début 2013.
M. Tervala a été nommé au poste de directeur général en 2009 par le ministre centriste, Mme Anu Vehviläinen. Le député conservateur Kimmo Sasi, également un ancien ministre des Transports, a été étonné de la démission de M. Tervala
Plusieurs commissions du Parlement, dont la commission des transports et celle des finances, ont annoncé vouloir entendre un compte rendu du ministre à ce sujet.
Les démissions des hauts fonctionnaires pour des raisons liées à la confiance sont très rares.
HS/A3&A5

Technologies de l’information et de la communication

Le domaine des TIC aura des aides supplémentaires
Helsingin Sanomat rapporte que le gouvernement a décidé lundi d’accorder un crédit supplémentaire de près de 13 millions d’euros aux technologies de l’information et de la communication pour améliorer la situation de l’emploi. La troisième rallonge budgétaire sera présentée au Parlement le 18 octobre.
HS/B4

Réchauffement climatique

Il y a déjà des changements dans la nature finlandaise
Selon Helsingin Sanomat, le climat de la Finlande s’est réchauffé d’un degré depuis le début du XXème siècle. Les printemps sont surtout plus chauds et la neige fond plus tôt qu’avant. Les espèces animales et botaniques du Sud occupent de nouveaux espaces. Les plantes cultivées doivent désormais résister à des températures plus élevées.
On prévoit des averses, des inondations et aussi de la chaleur pour la Finlande.
HS/sam/A

Boissons alcoolisées – attitudes et consommation

La consommation a diminué cette année
La consommation d’alcool a diminué depuis le début de l’année en cours. La vente de boissons alcoolisées a diminué de 6,5 % en janvier-juillet par rapport à la même époque en 2011.
L’institut de recherche TNS gallup a effectué un sondage pour l’organisation des associations du domaine de la santé sur les attitudes des Finlandais à l’égard de l’alcool. 71 % (contre 77 % en 2010) des personnes interrogées estiment que les Finlandais boivent trop. 66 % (contre 72 % en 2010) estiment que les attitudes à l’égard d’une consommation excessive dans le but de s’enivrer sont trop lâches. 73 % (contre 78 % en 2010) estiment qu’il conviendrait de restreindre la vente d’alcool à des personnes ivres.
30 % des personnes interrogées (contre 28 % en 2010) considèrent que le comportement des personnes ivres a diminué leur sentiment de sécurité.
HS/A7, KS/7

Culture

Projet de Checkpoint Helsinki
Le groupe de travail Checkpoint Helsinki, créé au printemps dernier autour de l’opposition du projet de musée Guggenheim, a publié son rapport, hier. L’idée du groupe est de créer une organisation qui produit et présente de l’art contemporain international à Helsinki.
Les activités du groupe sont prévues commencer en 2014 et il s’agira de coopérer avec les instances culturelles de Helsinki, dont le festival de Helsinki.
Le budget de la première année de fonctionnement s’élèvera à 1,3 millions d’euros, dont les subventions de l’Etat et de la municipalité représentent 900 000 euros et le financement privé 300 000 euros.
Aucune promesse sur des aides n’existe pour l’instant.
200 artistes et acteurs du domaine culturel sont membres du groupe.
L’idée du projet est de disposer de locaux pour le projet : le travail de planification pourrait commencer en 2030 et la construction se terminer en 2037.
HS/C3

Nucléaire

« Le projet de Fennovoima assure la prospérité de la nation » KL
A la suite des articles réservés sur les besoins de la politique énergétique finlandaise, le Président de Voimaosakeyhtiö SF, premier actionnaire de Fennovoima, M. Pekka Ottavainen, écrit une tribune dans Kauppalehti pour expliquer quel grand projet national constitue Fennovoima. Il rappelle notamment que des entreprises de nombreux secteurs font partie de ce projet qui constituera l’un des plus importants investissements privés de l’histoire de la Finlande et assurera un approvisionnement constant et bon marché en énergie domestique. M. Ottavainen rappelle aussi que le nucléaire constitue aujourd’hui 60% de la production d’électricité européenne qui ne produit pas d’émissions. Il souligne que ce projet assurera prospérité et emploi à toute la Finlande.
KL

France

Société

« Les investisseurs étrangers intéressés par les banlieues françaises » KL
La correspondante à Paris de Kauppalehti publie un reportage sur les intérêts des investisseurs étrangers, aussi bien qataris que suédois, pour les projets d’entreprenariat des jeunes de banlieues françaises.
KL

« De plus en plus d’enfants pauvres dans la France prospère » HBL
Hufvudstadsbladet publie un article de l’agence de presse STT sur l’accroissement des écarts de revenus en France.
Selon le Secours populaire, la demande d’aide a augmenté de 15 à 20 % durant les dernières années.
HBL/10

Lundi 15 octobre 2012

Politique étrangère et européenne

Prix Nobel de la Paix attribué à l’UE

Réactions et commentaires
Le président du conseil européen, M. van Rompuy, en visite en Finlande, vendredi, s’est réjoui de la distinction accordée à l’UE. Il souligne que « l’Europe a connu deux guerres civiles au XXème siècle avant de construire et renforcer la paix. C’est le plus grand faiseur de paix de l’histoire et c’est pour cela que le Prix Noble lui a été décerné. »
Le Premier Ministre finlandais, M. Katainen a souligné que « les Finlandais avaient toutes les rasions d’être heureux de participer à l’intégration pour influencer, construire et renforcer un projet de paix ».
Le ministre des Affaires étrangères Erkki Tuomioja estime que le prix est mérité car l’UE est peut-être le projet de paix le plus réussi de l’histoire.
Même le président des Vrais finlandais, M. Soini, qui admet que, selon lui, « l’UE n’est pas un projet réussi, mais sa composante de renforcement de la paix en est la meilleure partie ».
Une autre voix dissonante a été exprimée par l’association pacifique de Finlande ou par l’association d’aide de l’église réformée.
En revanche, la directrice de l’institut des relations internationales, Mme Tiilikainen, estime que cette distinction est un important rappel sur l’objectif fondamental de l’UE et remet en perspective la crise économique. « La crise économique a entra^piné des commentaires disproportionnés dans lesquels on évalue l’ensemble de l’UE sur la seule base de l’UE comme si le projet de maintenir la paix sur le continent n’existait pas. Ce prix devrait nous faire réfléchir et nous pousser à ce que, en dépit des difficultés, il faut maintenir et renforcer le projet de l’intégration ».
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat considère que le choix du Comité Nobel est bon et justifié. « Une période de six décennies de paix est une vraie réussite dont il faut être fier dans tous les pays de l’UE ».
HS KS

Visite de M. van Rompuy

« La Finlande à contre-courant » KL AL
Le président du conseil européen, M. van Rompuy, en visite en Finlande, vendredi, a rencontré le Premier ministre, M. Katainen et été entendu par la grande commission du parlement, à qui il a présenté ses projets qui seront examinés lors du prochain conseil européen.
Kauppalehti rapporte que le Premier ministre Jyrki Katainen devra probablement à nouveau s’opposer à nombre de ces propositions lors du sommet européen. La grande commission a en effet étudié le rapport du gouvernement sur l’avenir de l’UEM. Le rapport stipule que la Finlande n’est pas favorable à une mutualisation des dettes. La Finlande n’est pas non plus favorable à ce que l’eurogroupe se dote de son propre budget, surtout si cela nécessitait une augmentation du budget européen. « Il n’y a pas lieu d’augmenter ou d’élargir le budget », selon le rapport.
KL AL

Perspectives financières

« Les aides au Nord de la Finlande menacées » HS
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat écrit que les aides aux régions peu peuplées du Nord de la Finlande sont menacées dans le projet de perspectives financières 2014-2020. Si la proposition de la Commission est adoptée, ces aides seront diminuées de 40%, passant de 35 à 20 euros par personne. Ce n’est toutefois pas une surprise pour la Finlande qui, en tant que contributeur net au budget européen souhaite s’opposer à une augmentation de ce budget. Ce sont surtout ces aides aux régions à faible densité de population, qui concernant la Suède et la Finlande, ainsi que les aides aux DOM-TOM, qui concernent six millions de citoyens européens, qui sont les plus visées par les coupes budgétaires de la Commission.
Helsingin Sanomat écrit que, dans ce débat budgétaire, la Finlande fait partie, avec la France, l’Allemagne et l’Autriche, d’un groupe d’Etats visant un juste milieu entre les économies et le souhait de maintenir certaines aides.
En conclusion, HS note que, selon des sources bruxelloise, les positions de la Finlande sont brouillées par ses positions sur la crise de l’euro et donc parfois confuses pour ses partenaires qui n’arrivent pas toujours à distinguer ce que veut la Finlande sur le budget, l’euro ou l’UE en général. Il est néanmoins quasi certain que les aides aux régions du Nord vont diminuer.
HS

Taxe sur les transactions financières

Positions des syndicats - « Le PSD a oublié les fonds de pension » HS
Helsingin Sanomat relève que, jusqu’à présent on avait peu entendu le principal syndicat, celui des ouvriers (SAK) sur le projet de taxe sur les transactions financières. L’économiste de la SAK, M. Olli Koski a déclaré vendredi que la Finlande pourrait annoncer participer à la coopération renforcée sous des conditions très strictes : elle serait favorable à l’instauration d’une telle taxe seulement si la Suède le fait aussi et si les fonds e pension en sont exclus.
HS note que cette proposition pourrait offrir une porte de sortie aux partis du gouvernement, le PSD et le parti conservateur… si tant est que ces partis le souhaitent avant les élections municipales.
Samedi, le président de la SAK, M. Lauri Lyly a exprimé ses réserves sur une telle taxe dès lors qu’elle risquait de délocaliser des emplois. Il considère que la Finlande doit conditionner sa participation à celle de la Suède.
HS

FMI

« Les économistes favorables à la proposition du FMI de donner du temps à la Grèce »
Helsingin Sanomat relève que les économistes interrogés (M. Sixten Korkman, de l’université Aalto et M. Pasi Holm, de l’institut de recherche Pellervo) sont favorables à la proposition de la présidente du FMI, Mme Lagarde, d’accorder du temps à la Grèce pour réaliser les réformes.
HS

ONU

La Finlande souhaite être élue au Conseil de sécurité au premier tour
Selon Helsingin Sanomat, M. Jarmo Viinanen, ambassadeur de Finlande auprès de l’ONU, soutient l’objectif ambitieux de la Finlande est d’être élu membre du Conseil de sécurité de l’ONU dès le premier tour. Pour cela, il faut obtenir au moins 129 voix au premier tour.
Le ministre des Affaires étrangères, M. Erkki Tuomioja, donnera encore une réception mardi, deux jours avant le vote.
HS/lun/A5

Norvège

Le Président Niinistö a terminé sa visite d’Etat à Tromsø
Helsingin Sanomat rapporte que le Président Sauli Niinistö, qui a terminé vendredi sa visite d’Etat en Norvège à Tromsø dans la Norvège du Nord, a souligné l’importance de la Norvège et de la ville de Tromsø dans la politique arctique et la recherche de la région arctique.
« Les ressources naturelles de la Norvège sont vraiment à part », a souligné M. Niinistö. Le président veut accélérer la politique arctique de la Finlande et souhaite plus de coopération entre la Finlande et la Norvège.
Il y a une université importante à Tromsø, ainsi que le centre Polar, chargé de la politique stratégique arctique, et le centre Fram, chargé de coordonner la recherche arctique norvégienne. Le statut de Tromsø sera encore renforcé dès l’année prochaine parce que le secrétariat du Conseil arctique y sera situé de façon permanente.
Le quotidien souligne que, dans la région arctique, il y a des richesses sous la neige, mais le changement climatique et les nouveaux risques causent cependant des soucis. Le professeur norvégien Paal Sigurd Hilde souligne que « la région arctique n’est pas un Eldorado. Il y a certes des matières principales mais leur usage est extrêmement difficile et coûte très cher. Les risques sont importants. » La Finlande, quant à elle, est seulement en train d’approfondir sa propre stratégie arctique.
HS/lun/B1

Défense

Selon M. Haglund, la décision sur la surveillance de l’espace aérien islandais sera prise dans un mois
Helsingin Sanomat relève que selon le ministre de la Défense, M. Carl Haglund, la Finlande devrait prendre la décision sur son éventuelle participation à la surveillance de l’espace aérien de l’Islande d’ici un mois.
Selon le ministre, les attitudes au sein du gouvernement et aussi au Parlement sont très positives. Les questions en suspens sont liées à la législation, au financement, ainsi qu’à la décision de la Suède en la matière.
A l’occasion de la visite d’Etat du Président Niinistö en Norvège, le quotidien norvégien Aftenposten a annoncé que, selon M. Niinistö, les détails de l’accord étaient en préparation.
La participation des forces aériennes finlandaises avec quatre Hornet pendant quelques semaines au début 2014 coûteraient un peu moins d’un million d’euros à l’Etat finlandais.
HS/sam/A6

Finlande – Russie

Mme Guzenina-Richardson a rencontré des représentants de la presse russe
L’ambassadeur de Finlande à Moscou a donné une conférence de presse
La ministre des services sociaux, Mme Guzenina-Richardson (PSD), a reçu des journalistes russes au Parlement afin de rectifier des informations erronées répandues en Russie concernant la protection de l’enfance en Finlande. L’entretien a été organisé à l’initiative du ministère des Affaires étrangères.
Pour Mme Guzenina-Richardson, il était indispensable d’organiser une telle rencontre. Elle estime que la désinformation vient de mauvaises interprétations faites en Russie en raison du peu d’information diffusée par les autorités finlandaises liées par la confidentialité.
Les journalistes se sont également rendus au ministère des Affaires sociales et de la Santé et ont rencontré des représentants de l’association des refugiés finlandais.
A Moscou, l’ambassadeur de Finlande, M. Himanen, a rencontré une dizaine de journalistes russes lors d’une conférence de presse dans les locaux de l’agence de presse Ria-Novosti.
M. Himanen a fait état des normes et décrets finlandais ainsi que de la façon d’agir des autorités. Il relève que les conclusions relèveront ensuite des journalistes. Il a rectifié les « propos les plus absurdes ».
HS/sam/A8

Billet : « La Russie n’a pas pardonné à la Finlande » HS
Helsingin Sanomat publie un article de M. Hakala qui analyse le litige entre la Finlande et la Russie et note que le sujet des cas de protection d’enfants est devenu sensible depuis le cas du petit garçon fenno-russe Anton (enlevé par sa mère en Russie, puis récupéré par son père finlandais) en 2009. M. Hakala relève que, selon M. Vihavainen, professeur des études russes de l’Université de Helsinki, « la Russie n’a pas pardonné à la Finlande » cette affaire qui est devenu un litige au niveau diplomatique.
L’auteur rappelle qu’il est courant dans la politique poutinienne de lier le commerce à la gestion des relations avec les pays limitrophes, comme dans le cas de la Géorgie, la Moldavie ou encore la Pologne.
La Finlande envisage de participer à la surveillance de l’espace aérien de l’Islande avec des pays de l’OTAN. La Finlande négocie également l’achat de systèmes de missiles américains pour ses forces armées, deux sujets considérés comme des menaces pour la Russie par les généraux russes.
M. Vihavainen estime que le litige sur les placements d’enfants est un projet bien intentionnel de la Russie, relevant et de politique intérieure et de politique étrangère.
HS/dim/D5

Ship to Gaza

Israël met en garde contre les tentatives de rompre le blocus de Gaza
Helsingin Sanomat relève qu’Israël a annoncé au gouvernement finlandais qu’il prendrait des mesures si le bateau Estelle de l’ONG Ship to Gaza essaie de se rapprocher de Gaza.
Le bateau qui appartient à une association suédoise et navigue sous pavillon finlandais a quitté Naples le 6 octobre et devrait atteindre Gaza en une semaine. Estelle transporte des matériaux de construction et des équipements pour des hôpitaux, entre autres.
Le ministère finlandais des Affaires étrangères, l’Office national des transports Trafi et l’Office des transports maritimes ont dit qu’ils n’envisageaient pas d’intervenir si quelque chose se passait.
Les membres finlandais de l’équipage notent qu’ils n’ont pas l’intention de se battre. « Nous allons essayer de négocier un accès à Gaza », dit M. Koivisto, maître d’équipage.
HS/sam/B1

Liban

Les casques bleus finlandais victime d’une bagarre au Liban
De 40 à 50 personnes ont attaqué six casques bleus finlandais dans un village près de Naqoura, jeudi soir. La zone en question relève de la surveillance des troupes ghanéennes. Les agresseurs ont volé des biens aux casques bleus mais personne n’a été blessé. L’arrivée sur place d’un soldat de l’armée libanaise a interrompu l’incident.
177 casques bleus finlandais participent à l’opération Finul depuis mai.
HS/sam/B2

Exportation de projets éducatifs

Il faudrait rassembler les acteurs du domaine afin de réussir les exportations
Helsingin Sanomat relève que les différents acteurs du domaine d’exportation d’éducation sont tellement dispersés qu’il est difficile de promouvoir les échanges. Rassembler les forces pourrait ainsi favoriser les exportations.
Le fait que l’éducation relève de la fonction publique ne favorise pas non plus les exportations du fait que peu d’entreprises vivent de cela.
Cette année, les exportations du domaine de l’éducation s’élèvent à 100 millions d’euros, mais il est prévu que cette somme sera plus importante en 2013, selon Mme Nuutinen de Finpro.
Finpro a mis en place un programme intitulé Future Learning Finland qui est soutenu par trois ministères. Le but de ce programme est de réunir des acteurs du domaine.
Créé il y a quelques années, EduCluster Finland est un groupe qui a des projets d’exportation en Chine, en Arabie-Saoudite, au Nigéria et au Chili.
HS/sam/B7

Politique intérieure

Gouvernement

Selon le Premier ministre, il n’y a pas de litige au gouvernement sur les fusions forcées de communes
Selon Helsingin Sanomat, le Premier ministre Jyrki Katainen nie que la réforme des services sociaux et de la santé des communes soit bloquée au gouvernement en raison d’un litige sur les fusions forcées des communes. M. Katainen a souligné, lors d’une interview radiophonique, que le gouvernement était unanimement contre les fusions forcées. Les fusions forcées pourraient être évoquées uniquement si une commune ne pouvait plus organiser les services nécessités par la loi. M. Katainen n’a pas encore su communiquer le calendrier du gouvernement pour la réforme des services sociaux et de la santé. « J’espère qu’on pourra le faire dans les semaines à venir. »
M. Jouni Backman, président du groupe parlementaire du PSD, a souligné, dans un communiqué, que « les sociaux-démocrates veulent voir progresser la réforme des communes, mais souhaitent garantir que les privatisations des services des communes n’avancent plus ».
HS/lun/A5

Inondations

Les inondations en Ostrobotnie ont coûté cher
Selon les autorités locales en Ostrobotnie, les inondations des semaines précédentes coûteront de plus de 6 millions d’euros. Le coût sera le plus cher à Kristiinankaupunki (3 millions d’euros) et à Kauhajoki (1,7 million). La situation des inondations semble être plus calme en ce moment.
HS/sam/A

Informatique

Le réseau informatique de l’Etat sera en retard
Helsingin Sanomat rapporte que la mise en œuvre du réseau informatique sécurisé entre les services de l’Etat sera retardée encore une fois, cette fois-ci en raison de la législation. Le Parlement doit approuver une nouvelle loi avant sa mise en œuvre, mais la préparation de la loi a toutefois été plus compliquée que prévu. Le projet de la loi devrait être présenté au Parlement au printemps prochain.
HS/sam/A6

Démographie

« La part de la population active étrangère augmente » KL
« L’Etat providence finlandais dépend désormais des étrangers » KS
Selon l’institut des statistiques, durant la prochaine génération, la population active finlandaise devrait diminuer de près 600 000 personnes hors apport de l’immigration. Les petites classes d’âges garantiront que les naissances seront faibles (la classe d’âge des 15 ans actuelle n’a jamais été aussi creuse depuis un siècle).
L’année dernière, le solde positif de l’immigration était de 16 800 personnes (pour 29 500 immigrés brut) et on estime qu’en 2057 il y aura un million d’Etrangers en Finlande (pour une population de 6,1 millions de personnes).
L’institut des statistiques pointe donc de dures réalités : la population finlandaise va augmenter, la population active va diminuer, le vieillissement de la population va affaiblir le ratio population active/inactive et la dépendance face à l’immigration va augmenter.
KS KL

Emploi

Le patronat contre les trois de jours de formation
Editorial : « Mauvaise atmosphère entre les partenaires sociaux » HS
Le patronat a déclaré qu’il n’était pas favorable à un report des négociations sur les trois de jours de formation qui constituent une divergence entre les partenaires sociaux. Le patronat a annoncé qu’il s’opposait totalement à ces jours de formation.
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat considère que cette divergence entre les partenaires sociaux qui dure depuis un an traduit les tensions sur le marché du travail.
HS

M. Ollila exige une réforme du marché du travail
L’ancien PDG de Nokia estime que le gouvernement devrait réaliser une importante réforme du marché du travail pour rétablir la compétitivité de la Finlande.
HS

Economie

Outokumpu : « Tornio va sauver Outokumpu » KL
Kauppalehti rapporte que, selon le PDG d’Outokumpu, la décision de la Commission d’obliger Outokumpu à se séparer de l’usine de Terni, en Italie, va avoir pour effet la fermeture de capacités en Europe et, par voie de conséquences l’augmentation de capacités dans l’usine d’acier de Tornio.
KL

Nokia : « La Finlande doit se préparer à la disparition de Nokia » KS
L’éditorialiste de Keskisuomalainen estime que la Finlande doit se préparer à la disparition totale de Nokia d’ici une décennie. L’action, qui valait jusqu’à 60 euros, ne vaut plus que 2 euros. « Si Nokia disparaît, de nombreux actionnaires perdront encore de l’argent ; de plus, la Finlande perdra des emplois, du savoir-faire et des opportunités », conclut KS.
KS

Aamulehti rapporte que c’est au début de l’été prochain lorsque le choix du fournisseur du réacteur aura été fait et quand on connaîtra le prix de la future centrale, que l’on pourra mesurer l’engagement des actionnaires actuels et futurs de Fennovoima.
Interrogé par Kaleva, le professeur Peter Lund, de l’université Aalto, spécialiste de l’énergie, souligne que la fourchette de prix de la centrale est très large et que de nombreuses incertitudes demeurent sur le prix à venir de l’électricité. C’est pourquoi il pense qu’il est possible que la réalisation des projets de Fennovoima et de TVO soit retardée.
AL Kaleva

Nucléaire

« L’engagement de l’actionnariat de Fennovoima sera testé au printemps » AL
« Incertitudes sur le prix de la future centrale de Fennovoima » Kaleva
Aamulehti rapporte que c’est au début de l’été prochain lorsque le choix du fournisseur du réacteur aura été fait et quand on connaîtra le prix de la future centrale, que l’on pourra mesurer l’engagement des actionnaires actuels et futurs de Fennovoima.
Interrogé par Kaleva, le professeur Peter Lund, de l’université Aalto, spécialiste de l’énergie, souligne que la fourchette de prix de la centrale est très large et que de nombreuses incertitudes demeurent sur le prix à venir de l’électricité. C’est pourquoi il pense qu’il est possible que la réalisation des projets de Fennovoima et de TVO soit retardée.
AL Kaleva

France

Politique

« Le cœur de l’Europe distendu » HS
La correspondante en Allemagne d’Helsingin Sanomat compare les performances économiques de la France et de l’Allemagne.
HS

« Les pigeons fâchés » KL
La correspondante à paris de Kauppalehti rapporte la protestation des créateurs d’entreprise de nouvelles technologies contre les projets fiscaux du gouvernement.
KL

« Inquiétudes sur la menace islamiste » TS KS
Tuomas Muraja revient sur les récentes interpellations de militants islamistes qui sont souvent de jeunes français convertis à l’islam.
TS KS

Littérature

Billet de Mme Gestrin
Hufvudstadsbladet publie un billet de M. Gestrin qui évoque les 400 titres de la rentrée littéraire française.
HBL/lun/16

Vendredi 12 octobre 2012

Politique étrangère et européenne

Union bancaire

« Le gouvernement donne son feu vert » STT
Le gouvernement soutient le projet de la Commission d’union bancaire ; Le gouvernement a transmis hier au parlement une lettre indiquant qu’il soutient les propositions de la Commission sur l’union bancaire.
STT

Taxe sur les transactions financières

« M. Soini a demandé, en vain, la position du gouvernement » HS
Helsingin Sanomat relève qu’hier, lors des questions orales au gouvernement, le président des Vrais Finlandais Timo Soini a demandé quelle était la positon de la Finlande sur la nouvelle coopération renforcée sur la taxe sur les transactions financières. Il a relevé que la Finlande avait, jusqu’à présent, participé, parmi les premiers Etats, à toutes les nouvelles coopérations.
Le Premeir ministre a répété six fois que le gouvernement n’avait pas réussi à s’entendre sur la question. « Il y a des avis divergents au sein du gouvernement », a-t-il précisé. Il n’a pu répondre à aucune des questions concernant cette future taxe. « Si le gouvernement n’arrive pas à s’entendre, alors c’est Bruxelles qui décide ce qu’il faut faire », a déclaré le député centriste Mauri Pekkarinen.
M. Soini a souligné que les Vrais Finlandais étaient favorables à une telle taxe si elle était mondiale et si les fonds récoltés revenaient en Finlande et pas dans l’UE.
HS

« Selon Mme Urpilainen, la Finlande risque la marginalisation » Dem
Dans une interview accordée à Demokraatti, la présidente du PSD et ministre des Finances Jutta Urpilainen déclare qu’en ne participant pas à la coopération renforcée, la Finlande se marginalise de manière inhabituelle. Elle souligne que ceux qui critiquent cette taxe parle d’un petit nombre de pays alors qu’en réalité les neufs Etats membres volontaires couvrent 90% de la population et de l’économie de la zone euro.
« Depuis le début de la crise, la Finlande a pour objectif de veiller à l’unité de la zone euro. Ne pas participer à la préparation de cette taxe peut susciter des interrogations, même sur l’engagement de la Finlande dans la monnaie unique. Une autre solution aurait été de participer au développement de la zone euro de manière constructive, aussi en ce qui concerne la taxe sur les transactions financières », dit-elle.
Elle souligne que le PSD est favorable à ce que la Finlande participe au développement de cette taxe pour des raisons d’équité. « Il est important que le secteur financier participe à la crise aussi pour en prendre sa part des coûts et que l’on maîtrise la spéculation ».
Pour la Finlande, il aurait été important que les fonds de pension puissent avoir un traitement particulier. « En participant à la préparation d’une telle taxe nous pourrions influencer afin que ces fonds de pension soient exemptés de la taxe. Sur ce point, nous constituons une exception en Europe puisque dans la plupart des autres pays le niveau de capital des fonds de pension est bien plus faible qu’en Finlande », dit-elle.
Elle rappelle que la décision d’instaurer une taxe viendra plus tard et nécessiterait une décision souveraine du parlement. « Il faut espérer que le gouvernement pourra trouver un compromis permettant de participer à la préparation de la taxe et plus tard à son éventuelle mise en œuvre. Il n’est pas impossible que l’on renforce le pouvoir de décision du Parlement si le gouvernement n’est pas capable de décider. Du point de vue de la prise de décision, cela serait toutefois étrange ».
Dem

Editorial : « Le parti conservateur freine » Dem
L’éditorialiste du quotidien du PSD estime que le parti conservateur freine sur ce sujet en raison de la proximité des élections locales. A moins que cela soit l’effet des lobbys puisque plus d’un quart des fonds récoltés auprès des entreprises par la campagne du candidat Niinistö venaient de sociétés de placements financiers, écrit Demokraatti.
Dem

Point de vue : « La taxe sur les transactions financières est injuste » HS
La rectrice de l’école de commerce suédophone et professeur de finance Eva Liljeblom écrit un point de vue opposé à la taxe sur les transactions financières dans Helsingin Sanomat. Selon elle, cette taxe est injuste car elle toucherait toutes les transactions, quels qu’en soient les motifs. Une taxe ne serait efficace que si elle était à un niveau mondial, pour tous les acteurs. Mais cela n’est pas envisageable, conclut-elle.
HS

Finlande – Russie

Litige sur la protection de l’enfance
Les journaux continuent à publier des articles sur le scandale qui émeut en Russie autour des questions de protection des enfants en Finlande. Helsingin Sanomat publie les résultats de son « jury » de personnalités [à qui des avis sont demandés régulièrement] dont 58 % estiment que le litige ne reflète pas une détérioration des relations entre la Finlande et la Russie. 26 % pensent l’inverse et 16 % ne se prononcent pas.
Le ministre des Affaires étrangères, M. Tuomioja, constate que son homologue a lui aussi rectifié des désinformations dans les médias russes.
Mme Gousatinsky, rédactrice-en-chef du magazine Spektr destiné aux Russes de Finlande, estime que, dans les deux pays, il y a probablement des instances qui souhaiteraient que le litige reflète une détérioration des relations bilatérales. M. Tuomioja estime que la détérioration des relations n’est l’objectif d’aucune instance responsable et il souhaite que cela ne soit pas le but des médias non plus.
HS/A5

La conférence à l’occasion de laquelle les Présidents finlandais et russe étaient censés se rencontre a été reporté à une date ultérieure
MM. Niinistö et Poutine devaient se rencontrer la semaine prochaine à l’occasion d’un forum arctique de l’association géographique de Russie. A la question de savoir si le litige en cours était lié à l’annulation, M. Niinistö constate que pour lui, c’est très peu probable. Il relève que beaucoup de personnes étaient invitées au forum, pas seulement des Finlandais.
HS/A8, AL/6

Mme Guzenina-Richardson rencontrera des représentants de la presse russe
La ministre des services sociaux, Mme Guzenina-Richardson (PSD), rencontrera, aujourd’hui, des représentants des médias russes afin d’évoquer le scandale qui s’est créé en Russie concernant l’idée sur le traitement des enfants en Finlande.
Pour la ministre, il s’agit de la quantité de l’information fausse qui se répand en Russie. Elle souligne l’importance que les autorités russes obtiennent de l’information correcte sur les modalités finlandaises concernant la protection de l’enfance.
AL/6

Propos de M. Tuomioja
Suomen Kuvalehti a interviewé le ministre des Affaires étrangères, M. Tuomioja, qui estime que les fausses informations répandues en Russie sont intentionnelles et qu’il y a même des Finlandais qui y sont impliqués.
A la question de savoir ce qu’il pense sur le fait que l’universitaire Johan Bäckman diffuse des informations mensongères sur le mauvais traitement des Russes en Finlande, le ministre constate que cela le rend triste et même fâché. Il ne se soucie pas pour l’état actuel des relations entre les deux pays, mais par contre, il s’inquiète du fait que certaines instances s’efforcent de créer inutilement des confusions. Selon lui, en Russie, certains milieux transmettent de fausses informations à la presse.
A la question de savoir pourquoi les rectifications concernant la position finlandaise ne sont pas prises en compte, le ministre note que toutes les informations ne sont pas toujours correctes même dans les médias finlandais. Pour lui, il faut plus travailler afin de faire passer le message sur ces positions. Il faut pouvoir cibler les informations à ceux qui travaillent sur les questions liés aux enfants en Russie, afin qu’ils soient disposés eux-mêmes à rectifier les fausses informations.
SK demande à M. Tuomioja si le litige sert l’intérêt de quelqu’un. Pour le ministre, il n’est dans l’intérêt de personne. Il relève que la Finlande et la Russie se sont mises d’accord sur des mesures à prendre à l’occasion de cas problématiques.
Concernant les propos de son homologue russe, M. Tuomioja relève que M. Lavrov a rejeté les idées les plus provocatrices qui lui ont été présentées. En-dehors de ses propos sur « un Etat civilisé », ses déclarations ont été pertinentes.
M. Tuomioja ne considère pas que la Russie soit devenue plus agressive depuis la réélection de M. Poutine. Pour lui, il n’y a pas lieu de faire le lien avec la réaction de la Russie à ce litige et un changement qui aurait eu lieu dans sa ligne politique.
A la question de savoir si la manifestation organisée devant l’ambassade de Finlande à Moscou relevait du Kremlin, M. Tuomioja répond en disant que s’il en était ainsi, il y aurait certainement eu plus de dix manifestants.
SK/10

M. Bäckman
Des journalistes russes relèvent que c’est M. Bäckman, militant antifasciste et pro-Russie, qui est derrière les informations erronées propagées dans les médias russes. M. Bäckman dément cette information.
Iltalehti relève que beaucoup de Finlandais s’étonnent de l’autorité avec laquelle M. Bâckman peut se permettre de se faire entendre comme spécialiste. Certains estiment que ses positions conviennent bien aux intérêts de la Russie.
IL

Carélie russe

Le centre d’environnement finlandais s’inquiète pour le sort des forêts vierges
Helsingin Sanomat relève qu’une filiale d’Ikea est en train d’abattre des arbres dans une zone en Carélie russe qui devait être exclue des coupes. Un groupe de recherche forestière fénno-russe s’est rendu compte des coupes il y a quelques semaines. La zone en question n’est pas protégée officiellement. L’exclusion des coupes se basait sur une convention à durée déterminée entre des organisations environnementales et des groupes forestiers.
Les coupes en question ne sont pas illégales, car la convention n’est plus en vigueur et les autorités ont donné leur accord.
HS/A4

Norvège

Le Président Niinistö a poursuivi sa visite d’Etat
Helsingin Sanomat rapporte que lors du second jour de sa visite d’Etat en Norvège, le Président Sauli Niinistö a prononcé un discours devant l’institut norvégien des relations extérieures. Les norvégiens ont été intéressés par la position de la Finlande dans la crise de l’euro.
M. Niinistö a souligné qu’il n’aimait pas le terme ‘crise de l’euro‘. « Il s’agit du surendettement des pays occidentaux. Il y a des pays en crise aussi à l’extérieur de la zone euro », a-t-il souligné. « Nous, pays occidentaux, avons créé nous-mêmes ce problème d’endettement. »
Le président souhaite promouvoir la politique arctique de la Finlande. Il souhaite plus de coopération entre la Finlande, la Suède et la Norvège dans ce domaine.
Quant aux relations bilatérales entre les deux pays, M. Niinistö estime qu’il faut consolider les relations économiques. Dans la coopération arctique, il estime que les intérêts communs de la Finlande et de la Norvège sont surtout dans le développement de l’infrastructure et la protection de l’environnement.
HS/A4

Syrie

Selon UNRWA, la situation des réfugiés palestiniens est aggravée en Syrie
Aamulehti relève que M. Salvatore Lombardo, responsable de la communication au sein de l’UNRWA, l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient, a effectué une visite en Finlande à l’invitation du ministère finlandais des Affaires étrangères.
M. Lombardo souligne que, depuis 1948, ce sont 400 000 réfugiés palestiniens qui sont arrivés en Syrie. Leur situation est devenue difficile depuis le début des conflits dans ce pays. En raison de la crise de l’euro, plusieurs pays européens ont diminué leur aide à l’UNRWA. M. Lombardo est satisfait de la décision finlandaise d’augmenter l’aide à son organisation par un million d’euros, donc de 3,5 à 4,5 millions d’euros cette année.
AL/A13

Politique intérieure

Politique financière

« Quatre professeurs proposent la création d’un conseil de politique financière » HS
Helsingin Sanomat rapporte que quatre professeurs d’économie ont proposé que la Finlande, comme la Suède et de nombreux autres pays, se dote d’un conseil de politique financière qui serait chargé d’évaluer les décisions et les effets de la politique financière finlandaise.
HS

Finances

« Les fonds de pension achètent des obligations d’entreprises » HS
Helsingin Sanomat rapporte que les principaux fonds de pension finlandais possèdent non seulement d’importants portefeuilles d’actions d’entreprises, mais investissent aussi dans les obligations émises par les grands groupes finlandais.
La valeur du portefeuille de placements de Varma était, en juin dernier, de 33,4 milliards d’euros. Pour Ilmarinen, c’était de 28,7 milliards d’euros.
Varma possédait alors pour 3,7 milliards d’euros d’actions finlandaises et Ilmarinen pour 3,4 milliards d’euros.
Varma possédait 450 millions d’obligations d’entreprises finlandaises et Ilmarinen 200 millions d’euros.
HS

Chantiers navals

L’industrie maritime souhaite la participation de l’Etat dans les chantiers navals
Mme Salmi-Lindgren, présidente de l’Industrie maritime, estime qu’une participation de l’Etat dans les chantiers navals serait une bonne chose si avec l’actionnariat actuel il se révèle impossible d’obtenir de commandes de bateaux de croisière importants.
Actuellement, l’Industrie maritime s’efforce d’augmenter la coopération avec la Russie au niveau notamment des PMI-PME, l’idée étant de mettre à profit le savoir-faire russe et obtenir des exportations pour les chantiers russes.
Mme Salmi-Lindgren rappelle que ce sont les commandes de bateaux de croisière qui donnent le plus de travail, y compris pour les sous-traitants. C’est également un secteur qui créé des innovations pour la technologie maritime. Elle souhaite que la Finlande puisse faire de son mieux afin d’obtenir du travail dans le pays.
KL/jeu/5A

Parlement

Les députés ont encore étudié une éventuelle interdiction de la mendicité
Selon Helsingin Sanomat, 66 députés ont signé une motion législative afin d’interdire la mendicité. La plupart des signataires sont des Vrais Finlandais mais il y a aussi des centristes, des conservateurs et des représentants du Parti suédois. Les signataires estiment que la mendicité est liée à la criminalité organisée et que la mendicité ne diminue pas la pauvreté et la discrimination dans les pays de départ.
Le débat précédent sur l’éventuelle interdiction de la mendicité a eu lieu en mars dernier. La dernière motion législative d’un député, qui date de 2010, a été enterrée lors de l’étude dans la commission des lois.
HS/A10

Elections municipales

La popularité des Verts est en baisse dans la région de la capitale
La popularité de l’Alliance verte a baissé de plus de 5 points à Helsinki et environ 2 points à Espoo et à Vantaa.
Le président du parti, M. Ville Niinistö, souligne toutefois que l’audience au niveau de tout le pays – environ 9% - n’a pas baissé. « Nous avons plus de candidats qu’avant. Le nombre de nos adhérents a doublé depuis les élections législatives. Il faut cependant beaucoup travailler pour atteindre le même résultat que nous avons obtenu il y a quatre ans. »
Le politologue Erkki Railo estime que les Verts sont actuellement dans l’ombre en raison des litiges médiatisés entre les deux partis principaux du gouvernement, le Kokoomus et le PSD. L’Alliance verte, parti de la coalition gouvernementale, ne peut pas adopter un profil de challenger non plus, comme par exemple les Vrais Finlandais.
HS/A11

Transports maritimes

Beaucoup de risques dans la circulation maritime
Helsingin Sanomat rapporte que le service d’aide au trafic maritime finlandais intervient dans le trafic environ 5 000 fois par an. 150 cas peuvent être considérés comme très graves. Selon les rapports de ce service, il a pu empêcher 32 cas d’échouements sûrs en janvier-juin 2012.
HS/A6

Talvivaara

Un mouvement populaire exige la fermeture de la mine
Selon Helsingin Sanomat, un mouvement des citoyens, Stop Talvivaara, a remis hier aux autorités de la Finlande du Nord une pétition exigeant la fermeture de la mine de Talvivaara à Sotkamo.
Les fuites de sulfate et de métaux ont pollué les eaux autour de la mine.
HS/A4

Education

Réforme des programmes du lycée
Le ministre de l’Education, M. Jukka Gustafsson, a promis de désigner prochainement un groupe de travail pour étudier le programme des matières enseignées au lycée. Les lycées sont menacés par des économies de 30 millions d’euros, la suppression d’établissements et aussi par les effets des fusions des communes.
Le nombre de lycées est tombé de 441 à 388 et celui des lycéens de 130 000 à 109 000 depuis 2001.
HS

Le ministre de l’Education rejette l’idée d’une suppression du suédois au niveau supérieur
M. Gustafsson souligne que l’objectif du gouvernement est de promouvoir le bilinguisme. Il souligne que le bilinguisme est dans les intérêts de la Finlande et il faut que le suédois reste une matière obligatoire lors les études universitaires.
AL

Jeudi 11 octobre 2012

Politique étrangère et européenne

Visite du Premier ministre polonais

« Selon M. Tusk, la Pologne se dirige vers l’euro à son propre rythme » Yle
« M. Katainen a promu le savoir-faire finlandais sur le nucléaire » STT
Le premier ministre polonais, M. Tusk, a effectué, hier, une visite en Finlande où il a rencontré son homologue finlandais, M. Katainen. M. Tusk a déclaré que son pays déciderait d’adhérer à l’euro selon son propre calendrier. Les premiers ministres ont discuté des questions européennes et de la politique énergétique. M. Tusk a aussi visité la centrale nucléaire de Fortum située à Loviisa. M. Tusk était intéressé par le retour d’expérience finlandais en matière de nucléaire. M. Katainen a fait la promotion du savoir-faire finlandais tant en matière de sécurité nucléaire que sur la technologie en matière de grues pour de grands chantiers. M. Katainen a souligné que Kone Cranes est la seule entreprise capable de fournir 2 000 grues nécessaires pour un chantier de construction d’une centrale. Le Premier ministre finlandais estime que les entreprises finlandaises disposaient aussi d’expertise en matière de gestion de projet.
L’ambassadeur de Finlande en Pologne, M. Jari Vilén estime que les propos de M. Katainen en matière de savoir-faire finlandais sur la gestion de chantier ne sont pas exagérés, en dépit du retard du chantier d’OL3. « On peut tirer des leçons des erreurs passées ce qui permet à une autre partie d’éviter ces erreurs ».
Yle AL

Crise financière

« Selon M. Katainen, la Finlande ne doit pas toujours suivre l’Allemagne mais plutôt ses propres intérêts » IL
Dans une interview accordée à Iltalehti, le Premier ministre souligne que la Finlande doit privilégier ses propres intérêts économiques et n’a pas besoin d’être toujours aux côtés de l’Allemagne dans la coopération européenne. « Actuellement, il y a des choses que nous ne pouvons pas accepter dans l’UE au détriment de notre logique économique et de nos intérêts. ». M. Katainen mentionne tout d’abord la mutualisation des dettes. Il ne souhaite pas que l’on se dirige verts plus de solidarité qui remplacerait les responsabilités nationales au niveau économique. « Nous n’avons pas confiance dans un tel fonctionnement. Mais il ne faut pas se tromper sur les motivations et les idées. Alors que d’autres qui s’y opposent sont eurosceptiques, moi je suis pro-européen et favorable à l’intégration. Il y a toutefois beaucoup de sujets sur lesquels je ne suis pas d’accord avec mes collègues européens, mais cela ne témoigne pas d’une orientation différente sur la politique européenne, mais plutôt de différences sur les opinions en matière de politique économique », souligne le Premier ministre.
Iltalehti souligne qu’il y désormais des prises de position eurosceptiques dans les cercles finlandais autrefois considérés comme très européens. Par exemple, le président de la chambre de commerce Risto E. J. Penttilä vient de déclarer que la Finlande devrait considérer l’UE comme le grand-duché considérait l’empire de Russie : être loyal dans l’union mais s’opposer activement à ses velléités. « Il ne faut pas s’engager dans de telles catégorisations. Tout d’abord la Finlande doit participer à l’UE et à l’euro, c’est notre intérêt. Nous devons promouvoir un développement de l’UE qui renforce le respect des règles communes et la responsabiulité nationale en matière budgétaire. Nous devons promouvoir une union bancaire afin d’éviter que largent des contribuables soit mis à contribution en cas de crise bancaire. Nous devons aussi promouvoir le libre-échange dans le monde et, pour cela, nous avons besoin de l’UE. Nous avons besoin d’un marché intérieur plus efficace. Il y a donc dans l’UE de nombreux projets dans lesquels la Finlande doit être active », dit le Premier ministre. IL

Taxe sur les transactions financières

« Selon M. Katainen, la position des conservateurs sur la taxe n’est pas idéologique »
Dans une interview accordée à Iltalehti, le Premier ministre déclare que la position du parti conservateur contre la taxe sur les transactions financières n’est pas idéologique. « Je serais très favorable à une taxe sur les transactions financières au niveau mondial ou au moins au niveau européen et qui permettrait de diminuer la fiscalité sur les revenus ou de prendre des mesures favorables à l’emploi. Mais lorsque nous cherchons à favoriser l’emploi ou les entreprises en Finlande, nous sommes très soucieux de ne pas choisir de solutions qui menacent les emplois ou la croissance en Finlande, déclare M. Katainen.
Interrogé sur les raisons qui expliquent que l’Allemagne ait une position différente, M. Katainen répond que la situation est très différente entre les pays. « L’Allemagne ne dépend pas de la Suède comme l’est la Finlande. Nous avons des banques et des établissements financiers communs. Si les conditions sont moins bonnes en Finlande qu’en Suède, cela aura un impact. De plus, en Allemagne, il y a un consensus entre les grands partis : le PSD qui est dans l’opposition soutient certaines politiques si le gouvernement de démocratie-chrétienne promeut la taxe sur les transactions financières. Les pays ont donc des situations différentes et c’est pourquoi tous les pays, loin de là, ne participent pas à cette coopération renforcée ».
IL

« M. Katainen va-t-il changer le fondement de la politique européenne de la Finlande ? » Dem
La présidente de la Grande commission, Mme Kumpula-Natri (PSD) demande fermement que la Finlande participe à la préparation de la taxe sur les transactions financières. « Les onze pays qui ont manifesté leur intérêt vont préparer cette taxe. Les autres pays peuvent y participer mais ne pourront pas voter. Le Premier ministre estonien aussi a dit que son pays y participait pour pouvoir influencer quel type de taxe en sortira ; eux non plus n’ont pas décidé encore de mettre en œuvre une telle taxe », souligne-t-elle.
Il peut donc sembler étrange que dans un pays comme la Finlande où l’on vient de débattre de l’intérêt d’influencer au plus tôt les règles européennes, notamment sur la directive sur les émissions de soufre dans le transport maritime, on répète un comportement qui a consisté à briller par son absence en amont des règlementations, souligne Demokraatti.
« Si en Finlande on pense que l’on peut influencer les choses lorsque les propositions sont terminées, on est en retard. Il faudrait le comprendre dans toute notre politique européenne, il faut être à toutes les tables où l’on prend des décisions », déclare Mme Kumpula-Natri.
Elle demande donc : « Est-ce que M. Katainen a vraiment l’intention de modifier totalement le fondement de la politique européenne de la Finlande et donc de ne plus tendre à être présent à toutes les tables où l’on prend des décisions ? »
Selon elle, le partenaire du PSD dans la coalition est en train de faire une erreur stratégique. « J’espère que l’on trouvera un compromis gouvernemental permettant de participer au groupe de travail avec pour condition le fait que cette décision ne nous impose pas de mettre en œuvre une telle taxe », dit-elle.
Dem

« Le président du syndicat Pro, favorable à la taxe » Dem
Le président du syndicat de la fonction publique Pro, M. Antti Rinne s’inquiète de l’attitude négative du Premier ministre sur la taxe sur les transactions financières. Selon lui, la Finlande devrait participer à la préparation d’une telle taxe notamment pour veiller à ce que les caractéristiques particulières des fonds de pension finlandais soient prises en compte. Il souligne toutefois que cela ne signifie pas que la Finlande devrait mettre en œuvre une telle taxe qui, si elle n’est pas globale menace les finances des entreprises finlandaises.
Dem

Editorial du Hufvudstadsbladet
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet estime que onze pays ne constituent pas une zone idéale pour la taxe, mais que c’est un début dans le sens où le secteur financier se charge de ses risques. « La Finlande peut y participer aussi », estime l’éditorialiste.
Pour l’éditorialiste, même si un projet européen promu en commun par la France et l’Allemagne peut difficilement échouer, il était finalement surprenant qu’onze pays ont soutenu une coopération renforcée pour préparer une taxe sur les transactions financières.
Il serait idéal d’introduire la taxe dans l’ensemble de l’UE en même temps afin de ne pas créer de nouvelles lignes de division.
Pour ce qui est l’utilisation des recettes provenant de cette taxe, l’éditorialiste estime que le point de départ devrait être d’utiliser au moins une partie des moyens pour créer des pare-chocs contre des crises à venir sur le marché financier.
L’éditorialiste regrette que le gouvernement finlandais ne soit pas arrivé à formuler une position dans une question d’une telle importance. Un bras de fer entre la gauche et la droite au sein du gouvernement ne sert pas l’intérêt du pays. Il n’est pas non plus fructueux, selon lui, de suivre ce que fait la Suède.
HBL/16

« En attendant la Suède » IL
L’éditorialiste d’Iltalehti estime que « la Suède est redevenue centrale dans la politique étrangère finlandaise ». L’éditorialiste rappelle qu’après le choc qu’avait constitué pour la Finlande la disparition de l’URSS et la surprise de voir la Suède demander à adhérer à l’UE (sans avoir prévenu la Finlande), la Finlande avait décidé d’adhérer elle aussi à l’UE pour « siéger à la table où sont prises les décisions ». L’éditorialiste estime que le pas suivant a été de se désolidariser de la Suède en adoptant l’euro, dans l’idée que la Finlande en tirerait profit ; ce qui ne s’est pas réalisé puisqu’aucune entreprise n’a choisi la Finlande plutôt que la Suède. La Suède s’est mieux sorti de la crise financière grâce à sa couronne et n’a pas dû accepter de garantir des milliards pour les pays endettés. « De ce point de vue, nous n’avons pas trop à nous réjouir de siéger aux tables où les décisions sont prises », estime l’éditorialiste.
La Finlande aura certainement été le plus indépendante de la Suède pendant le court instant où le Premeir ministre Katainen a déclaré que la Finlande n’attendrait pas la décision de la Suède pour participer à la surveillance du ciel aérien islandais ; il a toutefois été démenti par le président Niinistö qui est revenu sur cette déclaration d’indépendance dès le premier jour de son mandat. Aujourd’hui, c’est M. Katainen qui souhaite faire dépendre la participation de la Finlande à la taxe sur les transactions financières à une décision de la Suède. Peut-être que la crise de l’euro a poussé les conservateurs à en revenir au pragmatisme du président Paasikivi », conclut IL.
IL

Norvège

Premier jour de la visite d’Etat
Helsingin Sanomat rapporte que la première journée de la visite d’Etat du Président Sauli Niinistö et Mme Jenni Haukio a été marquée par la représentation.
M. Niinistö a également eu un entretien avec le Premier ministre norvégien Jens Stoltenberg. Ils ont évoqué le changement climatique, l’énergie dans la région arctique, les mines dans le Nord, la crise de l’euro, le modèle de l’Etat-providence nordique, ainsi que les échanges commerciaux.
Selon M. Niinistö, « la région arctique est de plus en plus intéressante. Les régions du Nord de nos deux pays seront bientôt au moins aussi riches que les régions du Sud. »
HS/A4

Finlande – Russie

La Norvège a également eu ses litiges avec la Russie
Helsingin Sanomat relève que le Président Niinistö a estimé, lors de sa visite en Norvège, que le litige avec la Russie sur les placements d’enfants est en premier lieu lié à la politique intérieure russe. Selon lui, la Russie observe une doctrine sur la protection des personnes d’origine russe partout dans le monde. « L’importance de cette déclaration est très élevée en politique intérieure et c’est pour cela que l’on peut être tenté de l’utiliser comme cela. Il existe un terrain fertile [pour ce genre de propos]. » Il précise qu’il fait référence aux propos de M. Astahov, ombudsman russe des questions de l’enfance.
HS relève que la Norvège a eu le même genre de litiges avec la Russie. M. Niinistö constate qu’il n’est pas inquiet de l’incident, mais qu’il souhaite que l’on puisse transférer sa gestion des hommes politiques aux autorités.
Le Premier ministre norvégien, M. Stoltenberg, relève que son pays partage la ligne finlandaise que les décisions sont basées sur la législation nationale.
M. Niinistö souhaite que le ministre des Affaires étrangères, M. Tuomioja puisse échanger quelques mots en la matière avec son homologue russe, M. Lavrov, dimanche. « La Finlande s’efforce d’être constructive », dit-il en précisant que l’objectif est une coopération objective entre les autorités.
HS/A4, KS/7

« Le bruit se calme en Russie » HBL
Selon l’attaché de presse de l’ambassade de Finlande à Moscou, M. Kekäle, le bruit autour du placement d’enfants semblerait se calmer depuis que les médias ont su que le bébé et la mère étaient réunis. Depuis mardi, les médias n’en parlent plus, selon M. Kekäle. Il relève qu’il a passé de longues journées à rectifier des informations erronées. C’est toutefois une minorité des journaux qui ont pris compte des rectifications, selon lui.
Hufvudstadsbladet relève que le Président Niinistö a évoqué la question avec son homologue, M. Poutine, il y a quelques jours. « Nous avons constaté que ce dont nous étions d’accord en juin – que les litiges sur les questions de garde d’enfant ne relevaient pas de la politique – vaut toujours. Nos échanges montrent qu’il n’y a aucun raison pour s’inquiéter. »
HBL/3

Points de vue
Helsingin Sanomat publie sur sa page éditoriale un billet de M. Huhta de son service de politique étrangère et de sécurité, qui estime que la question des placements d’enfants évoquée par la Russie fait partie de sa politique.
De telles affaires sont plus compréhensibles, selon lui, si on les observe en tant que partie de la politique intérieure russe. Ils sont dans le ton général de la politique de la Russie.
Et pourtant, note M. Huhta, l’action de la Russie ne consiste pas uniquement en menaces. L’OTAN n’a pas eu de problèmes avec les transports vers l’Afghanistan. La circulation des personnes entre la Russie et la Finlande est plus active que jamais.
M. Huhta estime d’ailleurs que la protection finlandaise de l’enfance souffre sans doute de ses défauts, les décisions devant être prises dans des contextes difficiles.
Selon l’auteur, M. Poutine a beaucoup de pression pour assurer que la position de la Russie ne s’affaiblit pas par rapport aux pays occidentaux. Concernant la Syrie, il a été plus important pour la Russie de s’assurer que ce pays ne deviendrait pas favorable à l’Occident que d’empêcher la violence.
Les ONG en Russie ont une marge de manœuvre de moins en moins importante, la liberté d’expression est de plus en plus restreinte. En même temps, la Russie se sert des litiges sur les enfants pour construire une image du pays en tant que mère qui protège ses enfants. Ce « spectacle » est douloureux à suivre mais il doit l’être encore plus pour les Russes. « Lorsqu’un voisin se met à faire du tapage, c’est sa propre famille qui en souffre le plus », estime M. Huhta.
HS/A2

M. Ståhle d’Aamulehti estime, concernant les craintes que le litige aura des conséquences sur les échanges commerciaux entre la Finlande et la Russie, qu’il n’y en a aucun signe.
Il regrette la visibilité de M. Bäckman « qui correspond à dix chargés de communication » et estime que le gouvernement Katainen devrait sans tarder créer des « troupes » afin de relever les défis pour lesquels la diplomatie et la communication des ministères sont trop rigides.
AL/A6

Politique intérieure

Parlement - MES

Propos du chancelier de la justice
Helsingin Sanomat relève que selon le chancelier de la justice, M. Jaakko Jonkka, le gouvernement n’a pas induit en erreur le Parlement quant à la question relative au MES. M. Jonkka souligne que dans le projet du gouvernement, le caractère politique de l’engagement pour un statut de créancier prioritaire a été constaté dans l’introduction.
HS/A5

Finances

L’inspection des finances de l’Etat critique le ministère de l’Education et de la Culture
Selon Helsingin Sanomat, l’inspection des finances de l’Etat vient de publier un rapport selon le quel le ministère de l’Education et de la Culture n’a pas suffisamment bien surveillé l’usage des subventions accordées aux différentes associations. Il s’agit des sommes reversées par la loterie nationale pour les sciences et les arts, le sport et la jeunesse. En 2011, ce sont 514,1 millions d’euros qui ont été accordés pour ces fins.
Le ministre de la Culture, M. Paavo Arhinmäki, se défend et souligne que la surveillance fonctionne bien.
HS/B3

Nucléaire

« Les syndicats critiquent le chantier d’Olkiluoto-3 » Hbl
« Les inspecteurs du travail veulent plus de pouvoirs à Olkiluoto » HS
« TVO a baclé son contrat avec Areva - Olkiluoto, laboratoire du droit du travail » Dem
Hufvudstadsbladet relève que l’université de Finlande orientale a effectué une étude sur les relations sociales au chantier d’Olkiluoto-3. Selon le chercheur Markku Sippola, qui s’est exprimé hier devant la commission du travail et de l’égalité du Parlement, l’entrepreneur principal n’a pas fait preuve de volonté de coopérer avec les syndicats, mais a plutôt voulu les maintenir à l’extérieur du chantier. « L’entreprise n’a pas fait de sa propre convention collective, par exemple comme l’avait fait l’entrepreneur principal à l’occasion de la construction du terminal 5 à l’aéroport de Heathrow en Grande-Bretagne ». L’organisation est plus hiérarchique et plus formelle qu’en Finlande en général. Cela mène à des problèmes de communication, estime M. Sippola. Le fait que seulement une partie de la main-d’œuvre appartient aux syndicats finlandais signifie qu’il n’y a pas de possibilités d’influencer par exemple par des grèves.
Selon M. Antti Rinne, président du syndicat Pro, le droit d’appartenir à un syndicat a été menacé sur le chantier. Ainsi, par exemple, environ 200 électriciens, qui avaient décidé de rejoindre le syndicat finlandais des électriciens et porté leur affaire en justice avec l’aide du syndicat ont dû quitter la Finlande. M. Rinne souligne qu’on a une fausse image de la situation sans problèmes si personne n’ose se syndiquer.
M. Rinne qui était lui aussi entendu par la commission parlementaire du travail à propos du chantier d’Olkiluoto. M. Rinne regrette que « TVO n’ait pas été intéressé par les questions de condition du travail lorsqu’il s’est engagé avec Areva. L’attitude de Fennovoima est heureusement différente. Le groupe négocie depuis le début avec les syndicats.
Le directeur du chantier d’Olkiluoto, M. Silvenoinen a souligné que l’on respectait la législation finlandaise à Olkiluoto.
Un inspecteur du travail de la région du Sud-Ouest de la Finlande, entendu par la même commission, a demandé à ce que plus de pouvoirs soient accordés à l’inspection du travail pour intervenir concernant le respect des conditions de travail des étrangers.
HBL/11 Dem

France - Finlande

L’Oréal

L’Oréal plébiscité par les étudiants finlandais
L’Oréal se situe à la septième place du classement des entreprises ayant la meilleure image auprès des étudiants en économie et commerce finlandais.
KL

Mercredi 10 octobre 2012

Politique étrangère et européenne

Taxe sur les transactions financières

« La taxe sur les transactions financières reçoit un étonnamment large soutien » KL
« La promotion de la taxe par l’Allemagne donne des résultats » HS
« Onze pays se lancent dans la préparation de la taxe » Dem
« La Taxe avance, la Finlande hésite toujours – M. Katainen regarde la suède » KS
La presse rapporte qu’onze Etats ont annoncé leur intention de participer à la préparation d’une coopération renforcée visant à instaurer une taxe sur les transactions financières.
Le Premier ministre finlandais, M. Katainen ne voit pas de raison de se précipiter. Il ne savait toujours pas dire si la Finlande allait participer à la préparation d’une telle taxe. Il souligne que la position de la Finlande n’est plus nécessaire car le projet peut progresse r puisqu’il y a déjà suffisamment de membres.
La nouvelle situation n’apporte toutefois aucune pression pour que la Finlande adopte une attitude positive à l’égard de la préparation de ce projet. « Nous aurons de toutes façons les possibilités d’en influencer le contenu, que nous participions à cette coopération renforcée ou non », a-t-il dit.
« Nous ne voulons pas erdre des emplois ou des activités économiques au profit de la Suède à cause d’une telle taxe », a-t-il dit.
La présidente de la Grande commission du parlement, Mme Kumpula-Natri (PSD) estime au contraire que la Finlande doit se presser pour y participer ; « Nous serions alors dans le groupe des Etats qui a proposé une telle taxe et sur la base duquel la Commission va continuer les préparatifs », souligne-t-elle.
La députée européenne Liisa Jaakonsaari (PSD) se réjouit que la préparation du projet de taxe va avancer. « La Finlande aussi devra y participer dès lors que la panique pré-électorale du parti conservateur sera retombée », estime-t-elle.
HS

Politique européenne

Editorial : « Beaucoup de bruit pour rien sur la rigueur budgétaire » HS
L’éditorialiste d’Helisngin Sanomat note qu’après le Parlement français, c’est bientôt le Parlement finlandais qui devra voter sur le traité européen TSCG. L’éditorialiste souligne que ce traité qui renforce la rigueur budgétaire devrait susciter des critiques au parlement finlandais, voire au sein du gouvernement (sur la base des déclarations de certains ministres) concernant l’atteinte supposée à la souveraineté budgétaire du parlement. Cela va souffler sur les braises de l’euroscepticisme de la politique intérieure finlandaise, prédit l’éditorialiste qui souligne qu’en réalité ce traité n’apporte pas beaucoup de nouveautés.
HS

Point de vue : « Egarements de la ligne européenne finlandaise » HS
Paavo Rautio estime dans Helsingin Sanomat que la ligne finlandaise sur l’intégration européenne a perdu le nord. « Il faut se poser la question fondamentale : voulons-nous sauver l’euro ou le renverser ? Sommes-nous dedans ou dehors ? Oui ou non ? Les deux solutions ont un coût, mais la seconde aura des effets secondaires énormes. Si nous voulons sortir de l’euro ou détruire l’euro, nous voulons en même temps que l’Europe fasse demi-tour sur la voie d’un renforcement de la dépendance mutuelle et de l’intégration que le vieux continent poursuit depuis les honneurs de la dernière guerre. Il n’existe pas de choix permettant de tirer un trait sur l’euro et de continuer la coopération dans l’union comme si de rien n’était ».
M. Rautio critique les politiciens qui tirent sur l’euro pour gagner de l’audience mais aussi les dirigeants économiques qui ne défendent pas l’euro qui leur a pourtant été très profitable.
Il fustige particulièrement la position du trio finlandais, néerlandais et allemand qui, alors qu’une accalmie semblait possible sur la crise financière européenne, « témoigne d’une position impossible et bassement politicienne. Il serait en effet impossible de définir quelle crise bancaire a commencé avant ou après le MES. Cela montre que l’on a voulu tirer un profit politique à court terme au détriment de l’intérêt général », estime l’éditorialiste du Helsingin Sanomat Paavo Rautio.
HS

UE – Concurrence

Outokumpu
Le projet d’achat de l’usine Inoxum du groupe allemand ThyssenKrupp par le groupe métallurgique Outokumpu risque d’échouer. Pour des raisons de concurrence, la Commission européenne exige qu’Outokumpu vende une partie de ses possessions afin que sa position sur le marché européen ne devienne pas trop forte.
Outokumpu a annoncé, hier, qu’il vendrait l’usine en Italie. Or, cette manœuvre diluera l’idée d’Outokumpu de renforcer la synergie entre le Nord et le Sud de l’Europe.
Comme la vente devra être conclue rapidement, la position du groupe pour négocier du prix est faible.
L’Etat est actionnaire d’Outokumpu à hauteur de 31 % et avait investi 314 millions d’euros dans Outokumpu en avril.
HS/A5

Investissements étrangers

La Suisse investit en Finlande
Helsingin Sanomat rapporte que, depuis le printemps dernier, la Banque centrale de Suisse a beaucoup investi dans les actions des entreprises finlandaises cotées en bourse. La valeur des actions finlandaises de la Banque de Suisse a été, fin septembre, de 285 millions d’euros, sans compter les actions de Nokia, et de 330 millions d’euros les actions de Nokia incluses.
M. Hannu Angervuo, directeur à l’entreprise de gestion financière Icecapital, estime que la Banque de Suisse a probablement investi aussi dans les entreprises des autres pays dotés du triple A pour pouvoir se débarrasser des euros. « Une banque centrale prend des risques en achetant des actions d’entreprises cotées en bourse », souligne M. Angervuo.
La Banque de Suisse est actuellement le 5e actionnaire de Nokia avec une part de 0,6 % des actions et le 7e actionnaire du groupe financier Sampo (0,45 %).
HS/B3

Finlande – Russie

Placements d’enfants
Helsingin Sanomat relève que selon les estimations, à Helsinki, il y a quelques dizaines d’enfants russophones placés actuellement. Au total, 230 enfants autres que finnophones ou suédophones sont placés. Ce chiffre représente 12 % de tous les placements.
HS s’est renseigné auprès des autorités de Helsinki, Vantaa, et Lappeenranta et Kouvola près de la frontière russe concernant les statistiques de placements d’enfants. Les enfants russophones ne ressortent pas en nombre dans ces statistiques.
Il y a au total 10 500 enfants en Finlande dont la langue maternelle est le russe.
HS relève qu’il n’existe pas de statistiques nationales sur le nombre d’enfants russes cibles de mesures de protection d’enfants. Ni la nationalité ni la langue maternelle ne sont pas inscrites dans les données considérées comme confidentielles.
Selon des spécialistes de la protection de l’enfance, derrière les réactions actuelles, il y a le fait que les systèmes finlandais et russe sont très différents. En Russie, on intervient très tard et les parents peuvent perdre leurs droits concernant l’enfant, tandis qu’en Finlande, l’objectif est que l’enfant revienne dans sa famille.
M. Katainen, Premier ministre, s’est efforcé de calmer le bruit engendré autour des propos du ministre russe des Affaires étrangères, M. Lavrov. Pour lui, les propos durs reflètent les différences culturelles dans la politique et dans les médias. Il rappelle qu’en Finlande les questions de la protection des enfants relèvent de la législation et non pas de la politique.
M. Heinäluoma, président du Parlement (PSD), estime que les autorités finlandaises devraient s’efforcer d’informer plus activement afin d’éviter les malentendus.
HS relève que de nombreux journalistes russes se sont rendus en Finlande ces derniers jours afin de rapporter la situation en matière de protection des enfants en Finlande.
HS/A4

Réactions
M. Jukka Tarkka, docteur en sciences politiques, estime que les réactions russes reflètent avant tout des problèmes de la Russie dans d’autres domaines, notamment en politique intérieure et étrangère. Sur la scène internationale, la Russie est coincée concernant la question syrienne, et sur le plan intérieur, le gouvernement s’est rendu compte du fait qu’il n’arrivait pas à diriger l’action de l’opposition. Pour cacher ces choses, il est pratique pour la Russie, selon M. Tarkka, d’évoquer une telle question émotionnelle qui sert à détourner l’attention des gens des problèmes réels.
M. Tarkka estime que l’affaire montre que la Russie considère la Finlande comme appartenant à sa sphère de pays étrangers proches, dont elle s’efforce de protéger la minorité russe. C’est un phénomène nouveau et rappelle désagréablement l’époque du pacte de coopération, d’amitié et d’aide entre la Finlande et l’URSS, estime M. Tarkka.
www.yle.fi

M. Luukkanen, chercheur de l’institut Renvall de l’université de Helsinki, les commentaires des autorités russes - le fait qu’un Etat étranger se mêle dans l’action des autorités finlandaises - représentent une intervention arrogante dans la souveraineté de la Finlande.
Il dit qu’il comprend bien les efforts de la direction de politique étrangère finlandaise d’apaiser le débat afin de calmer les gens, mais pour lui, il faudrait reconnaitre les faits, sinon, c’est faire la politique de l’autruche.
M. Luukkanen souligne qu’il ne faut pas que la Finlande cède devant la Russie. Il n’est simplement pas possible de faire des concessions sur une telle chose que la législation finlandaise, dit-il.
www.yle.fi

M. Kangaspuro, vice-directeur de l’Institut Aleksanteri, n’estime pas que le Kremlin soit derrière les titres scandaleux des médias russes concernant la protection de l’enfance en Finlande. Par contre, il estime que l’administration centrale en profite bien dans un contexte où la Russie est beaucoup critiquée concernant les violations des droits de l’homme. Il lui convient d’orienter l’attention négative vers un voisin.
M. Kangaspuro ne pense pas que l’affaire nuira aux relations entre les deux pays, mais par contre, elle détériorera l’image de la Finlande aux yeux des Russes. Il rappelle que traditionnellement, la Finlande est le seul pays voisin de la Russie avec qui elle n’a pas de problèmes.
Il rappelle que la protection des enfants en Finlande ne fonctionne pas toujours comme il faut. Elle a été critiquée pour les nombreux changements de personnel et des délais importants des décisions.
KS/11

Editorial
L’éditorialiste d’Iltalehti estime qu’il faut que la Finlande mette fin à sa politique de l’autruche et réalise à quel point on attise en Russie des menaces concernant les services sociaux finlandais.
Une manifestation a été organisée pour encourager les Russes à boycotter les produits finlandais. Même si l’événement a réuni plus de journalistes que de manifestants, il ne convient pas de minimiser le phénomène. Une colère nationale pourra avoir des conséquences sur Valio ou Nokia, selon l’éditorialiste.
Concernant les droits de l’homme, l’éditorialiste caractérise la situation comme absurde, puisque des enfants vivent dans la rue en Russie.
Les ministres des Affaires étrangères des deux pays se rencontreront dimanche à Luxembourg. Selon l’éditorialiste, il faudrait évoquer l’affaire à cette occasion.
IL/5

Défense russe

« La Russie modernise ses forces armées » IL
Iltalehti relève que selon M. Jussi Niinistö, président de la commission de la défense, les Russes envisagent de moderniser leur défense en y investissant 550 milliards d’euros au cours des dix ans qui viennent. M. Sirén, directeur des études stratégiques du Collège de Défense, souligne que, moderniser l’équipement, c’est que les pays occidentaux font tout le temps aussi. Le nombre des effectifs à la frontière fénno-russe n’a pas augmenté, selon lui.
M. Visuri, rappelle qu’après la dissolution de l’URSS, les dépenses de la défense russe ont beaucoup diminué alors qu’en même temps la Finlande a renforcé sa défense. Pour lui, il est insensé de comparer le niveau d’équipement russe et finlandais.
IL/2

Politique intérieure

Industrie de défense

« La Finlande a besoin de sa propre industrie de défense »
Helsingin Sanomat publie un billet signé Harri Mikkola, chercheur à l’institut des relations internationales, et Jukka Anteroinen, chercheur à la Haute école de défense. Ils soulignent que le bouleversement dans l’industrie de défense européenne rendra plus difficile les conditions de l’industrie de défense finlandaise.
Cela aura un effet important sur les mesures afin de garantir la sécurité d’approvisionnement militaire de la Finlande. Le savoir-faire de l’industrie de défense est une partie importante de la sécurité d’approvisionnement, notamment pour garantir le fonctionnement de la défense aussi dans les conditions exceptionnelles.
L’association de l’industrie de défense a une centaine d’entreprises membres, dont le chiffre d’affaires a été d’environ 1,5 milliard d’euros en 2011. Ces entreprises donnent du travail à environ 8 000 personnes.
La possibilité pour de ventes de compensation diminuera à l’avenir. Les ventes de compensation sont toutefois très importantes pour les pays comme la Finlande qui n’ont pas d’industrie de défense globale. S’il faut acheter une grande partie de matériel de défense à l’étranger, les ventes de compesnation promeuvent les exportations, équilibrent la balance des opérations courantes et développent la compétitivité de l’industrie de défense finlandaise.
HS/A2

Chantiers navals

Le sort d’une commande d’un bateau de croisière n’est pas encore clair
Hufvudstadsbladet rappelle que, selon une information que le journal télévisé de la MTV3 a annoncée la semaine dernière, le chantier naval STX attend une aide de l’Etat finlandais de près de 200 millions d’euros pour la construction d’un troisième bateau de croisière pour l’armateur Royal Caribbean.
HBL a interviewé M. Kari Pääkkönen, juriste qui a travaillé au chantier naval de Turku pendant trente ans et a rédigé une thèse de doctorat d’Etat sur les aides de l’Etat à l’industrie navale. M. Pääkkönen souligne que les informations de la MTV3 doivent être erronées, parce que la réglementation de l’Union européenne ne permet pas une aide de l’Etat aussi importante.
Le ministère du Travail et des Activités économiques et la chancellerie du Premier ministre ne veulent pas commenter l’affaire. Le comité ministériel de la politique financière devait étudier l’affaire demain.
HBL/4

Secteur alimentaire

Hausse rapide du prix de la nourriture en Finlande
Helsingin Sanomat relève que la hausse du prix de la nourriture sera de 4,5 % en Finlande cette année, donc plus que la hausse des prix en général.
L’institut de recherche économique PTT (près du Parti du centre) prévoit une hausse de 3,2 % dans le prix de la nourriture pour l’année prochaine. Antérieurement PTT avait prévu une augmentation de 3,5 % pour cette année et 2,5 % pour l’année prochaine.
La hausse du prix de la nourriture en Finlande est parmi la plus importante de l’Union européenne, après la République tchèque.
Selon l’expert de l’économie agricole de PTT, M. Kyösti Arovuori, la hausse est partiellement due à l’augmentation considérable du prix de la viande en Finlande.
HS/B6

France

Prix Nobel

Récompense de physique attribuée au Français Serge Haroche
L’Académie royale des sciences de Suède a attribué mardi le prix Nobel de physique à Serge Haroche, conjointement avec l’Américain David Wineland, pour leurs travaux en physique quantique.
Le jury les récompense pour "leurs méthodes expérimentales novatrices qui permettent la mesure et la manipulation des systèmes quantiques individuels". "Les lauréats ont ouvert la voie d’une nouvelle ère d’expérimentation dans la physique quantique en démontrant l’observation directe de particules quantiques individuelles sans les détruire", précise le communiqué de l’Académie royale des sciences de Suède.
Serge Haroche est devenu le 13e prix Nobel de physique français couronné par l’Académie des Sciences de Suède depuis 1901.
Hbl

Mardi 9 octobre 2012

Politique étrangère et européenne

Conseil Ecofin

« Le MES entre en vigueur » HS
La ministre finlandaise des Finances, Jutta Urpilainen, n’a pas participé à la réunion des ministres des Finances.
Helsingin Sanomat rapporte que la Finlande n’a toujours pas pris de décision sur le projet de coopération renforcée en matière de taxe sur les transactions financières.
La Finlande est aussi réservée sur le projet de doter l’eurogroupe de son propre budget.
HS

Finlande – Russie

Propos de M. Lavrov
Réactions de M. Tuomioja
L’agence de presse finlandais STT relève que le ministre russe des Affaires étrangères, M. Lavrov, a critique l’action des autorités finlandaises dans les litiges concernant des enfants. M. Lavrov a dit que la Russie est préoccupée par les attitudes finlandaises à l’égard des enfants russes. Il a évoqué le cas de placement d’un enfant âgé d’une semaine qui avait été ainsi séparé de sa mère. Selon lui, une fois que la mère a de nouveau pu voir ses enfants, on lui aurait déconseillé de parler avec les médias. M. Lavrov estime que ce genre de fonctionnement ne correspond pas à ceux que l’on peut attendre d’un Etat civilisé.
M. Tuomioja, homologue finlandais de M. Lavrov, estime que les commentaires de son collègue, donnés en réponse à des questions, ont été rapportés « raccourcis d’une façon qui donne une impression virulente ». « Selon les informations que j’ai obtenues, les déclarations de M. Lavrov étaient pertinentes et ont correspondu à la façon dont nous avons, en bonne entente mutuelle, évoqué ces questions lors de sa visite en Finlande en août », déclare M. Tuomioja dans sa réponse envoyée à STT.
M. Tuomioja rappelle que les ministres des Affaires étrangères ne sont ni compétents ni autorisés à traiter des cas individuels pour lesquels les autorités sont liées par une confidentialité. Mme Halonen, ancienne Présidente, a souligné la même chose lors d’une interview télévisée, hier soir.
Selon M. Tuomioja, les deux ministres souhaitent s’assurer du fait que les pratiques correspondent aux conventions internationales qui lient les deux pays. Il estime que lui-même et M. Lavrov pourront le confirmer lors de la rencontre entre les ministres européens des Affaires étrangères et M. Lavrov, à Luxembourg, dimanche.
HS/A4

Norvège

Visite de M. Niinistö en Norvège
Selon Turun Sanomat, le Président Sauli Niinistö et son épousé, Mme Jenni Haukio, se rendront mercredi en Norvège pour une visite d’Etat à l’invitation du roi Harald. M. Niinistö aura également une rencontre à Oslo avec le Premier ministre Jens Stoltenberg. L’entretien portera sur les relations économiques bilatérales, les questions relatives à la zone arctique, ainsi que les questions internationales d’actualité.
Le ministre des Affaires étrangères, M. Erkki Tuomioja, et le ministre des Affaires européennes, M. Alexander Stubb, feront partie de la suite de M. Niinistö, ainsi qu’un groupe d’experts dans des questions relatives à la zone arctique.
TS/6

Nord Stream

Inauguration du deuxième pipeline du gazoduc
Helsingin Sanomat rapporte que l’entreprise russo-européenne Nord Stream a inauguré lundi le deuxième pipeline du gazoduc en Russie, à 15 kilomètres de la frontière finlandaise.
Le projet a couté au total 7,4 milliards d’euros. Jusqu’à 55 milliards de m³ de gaz peuvent être transportés par le gazoduc de 1 200 km de la Russie en Allemagne.
Le quotidien note que la Commission européenne a commencé une étude sur la position dominante de l’entreprise énergétique russe Gazprom.
HS/B5

Politique intérieure

Elections municipales

La crise de l’euro a un effet sur le résultat des élections
Selon un sondage effectué pour le compte du quotidien Maaseudun Tulevaisuus, la position des candidats aux élections municipales sur la crise de l’euro aura un effet sur le choix d’un peu plus que la moitié des électeurs. 10 % des personnes interrogées estiment que la position des candidats sur la crise est très importante, même plus importante que les fusions des communes.
TS/6

Inondations

L’Etat mettra fin au versement des remboursements
Helsingin Sanomat relève que les dédommagements concernant les dégâts engendrés par les inondations seront versés de la caisse de l’Etat jusqu’à la fin de l’année prochaine. Selon une nouvelle loi déjà votée par le Parlement, les remboursements de l’Etat seront remplacés par des assurances à compter de 2014.
Actuellement, les inondations engendrées par les fleuves et les lacs sont remboursées sur les deniers publics. Les inondations engendrées par la montée de la surface de la mer ou par des averses ne rentrent pas dans le cadre de ces remboursements.
L’évaluation des dommages économiques des inondations automnales commencera ces jours-ci.
A Kauhajoki, commune la plus touchée, l’eau est rentrée dans 21 bâtiments et 20 routes ont été coupées. Des champs ont été couverts d’eau.
HS/A5

Mines

La décision sur l’uranium de Talvivaara sera prise au début de l’année prochaine
Turun Sanomat relève que les autorités de la Finlande du Nord n’auront pas le temps d’étudier, avant la fin de l’année en cours, la demande sur l’extraction de l’uranium à la mine de Talvivaara, en raison du grand nombre de plaintes. La décision serait prise début 2013.
TS/6

Sciences

Le niveau des sciences est moyen
Selon Helsingin Sanomat, un rapport publié lundi par l’Académie de Finlande, l’état des sciences en Finlande est « d’un bon niveau moyen européen », même si par rapport au PIB, la Finlande investit beaucoup dans la recherche.
Selon Mme Anita Lehikoinen, directrice générale au ministère de l’Education, la recherche est effectuée dans des unités trop petites en Finlande.
HS/A4

Exportations

« De la lumière au bout du tunnel » KL
Kauppalehti relève que des informations positives sont à enregistrer dans le domaine économique : les exportations finaldnaises ont augmenté et la balance était à l’équilibre en août. Les exportations ont augmenté de 5% pour atteindre 4,9 milliards d’euros alors que dans le même temps les importations ont diminué de 3%.
C’est principalement vers le Canada, la Russie et l’Estonie que les exportations ont augmenté et notamment en matière de produits électroniques et pharmaceutiques.
KL

Energie nucléaire

Editoriaux et point de vue
« Les risques des investissements dans l’énergie s’accroissent » KL
« La renaissance du nucléaire menacée » AL
L’éditorialiste de Kauppalehti écrit que les incertitudes sur kla conjoncture économique en Europe, les restructurations industrielles et les difficultés à prévoir l’évolution de la consommation d’électricité menacent la réalisation des grands investissements dans l’énergie en Finlande. L’éditorialiste rappelle que, l’on a besoin tant de la centrale d’OL3 que des centrales OL4 et Hanhikivi1 pour assurer l’indépendance finlandaise, mais aussi pour remplacer les centrales à charbon.
On a besoin d’autant d’électricité de plus pour remplir les critères fixés par l’UE. Si l’on devait satisfaire les objectifs fixés par le ministre de l’économie M. Häkämies, il faudrait aussi ajouter encore un réacteur supplémentaire de 1600 mégawatts pour remplacer ceux de Loviisa. Mais les investissements sont désormais menacés par les incertitudes pesant sur le prix de l’électricité qui lui-même dépend beaucoup de celui des centrales à charbon ainsi que des cessions de droits d’émission, écrit KL.
Aamulehti écrit que la renaissance du nucléaire risque d’être de courte durée. Le quotidien relève que les questions de la sécurité du nucléaire sont d’actualité et que la rentabilité économique de ces investissements est remise en question.
KL AL

« TVO souhaite agrandir son territoire » KL
Kauppalehti rapporte que TVO est intéressé pour acquérir des îles situées près de la presqu’île d’Olkiluoto.
KL

France – Finlande

Visite de M. Katainen à Paris

« Une visite positive » KL

La correspondante à Paris de Kauppalehti rapporte que le milieu de la finance critique le projet franco-allemand de taxe sur les transactions financières.
KL

France

Taxe sur les transactions financières

« Critiques en France » KL
La correspondante à Paris de Kauppalehti estime que le bilan de la visite du premier ministre finlandais à paris est positif. Elle rapporte les articles consacrés à cette visite dans la presse française généraliste (Le Monde) et économique (Les échos, Challenges).
KL

Lundi 8 octobre 2012

Politique étrangère et européenne

Taxe sur les transactions financières

« La Finlande ne va pas participer parmi les premiers à la coopération renforcée » HS
« La décision finlandaise reportée » KS
La décision du gouvernement sur la taxe sur les transactions financières est reportée car le gouvernement n’a pas réussi à s’entendre sur la question.
La ministre des Finances aurait souhaité une décision finlandaise pour le conseil Ecofin de cette semaine.
Le Premier ministre a admis vendredi que les partis de la coalition avaient des positions divergentes. Comme ces positions n’ont pu être rapprochées, le gouvernement n’a pris aucune décision vendredi.
Selon M. Katainen, cela ne signifie toutefois pas que la Finlande ne participera pas à la préparation de cette nouvelle taxation.
Mme Urpilainen souligne que les décisions ne seront prises au niveau européen qu’en novembre.
Le ministre des L’économie, M. Jyri Häkämies (conservateur) estime qu’une telle taxe aurait pour efet de délocaliser des emplois de la Finlande vers la Suède ou d’autres pays.
HS KS

Point de vue : « Le parti conservateur a de nouveau montré qui commande » KS
Vesa Somppi estime que le parti conservateur a de nouveau réussi, vendredi, à empêcher une décision qu’il ne souhaitait pas en faisant en sorte que la Finlande ne se prononce pas sur la coopération renforcée sur la taxe sur les transactions financières.
Cela avait déjà été le cas avec la question des ratios contraignants d’aides-soignants pour les personnes âgées. De même dans la réforme des communes de nombreuses divergences existent entre les partis de la coalition. Ou encore sur la proposition du parti conservateur d’un jour de carence pour les arrêts maladie.
Une partr de ces divergences peut être mis sur le compte des élections municipales à venir. Le PSD a vu que son audience montait lorsqu’il prenait des positions radicales. Mais plus profondément ces tensions témoignent de divergences idéologiques. Mais comme il n’y pas d’alternative à la coalition actuelle, M. Katainen doit chercher à trouver des compromis. Mme Urpilainen aussi est soumise à une forte pression pour ne pas céder à la provocation et mener le gouvernement à des divergences insurmontables. Elle ne devrait pas supporter encore de nombreuses décisions du parti conservateur.
KS TS

« Selon M. Rehn, il est important que de nombreux pays participent à la coopéaration renforcée » HS
Le Commissaire européen, en visite en Finlande, souligne qu’il serait bon que le projet de taxe sur les transactions financières soit mis en œuvre par le plus de pays possibles afin d’éviter une distorsion de la concurrence.
HS

Crise financière

« M. Rehn critique la Finlande pour son populisme « HS
En Finlande pour promouvoir son livre, le Commissaire Olli Rehn a de nouveau critiqué la Finlande : « Si on veut susciter l’impression que la Finlande va quitter le navire européen, on a certainement bien réussi ».
Dans son livre, il raconte aussi comment la Finlabnde est parfois venu en aide à la commission dans la crise financière. Notamment lorsque, après l’accord de Deauville entre la France et l’Allemagne en octobre 2010, les ministres des Finances finlandais et néerlandais, MM. Katainen et de Jager ont aidé la commission à s’opposer à une dilution des sanctions automatiques contre les Etats qui ne respecteraient pas les régles budgétaires.
HS

« La position des pays du triple A étonne les autres pays » KL
A la veille du conseil Ecofin, Kauppalehti estime que la position commune adoptée par les ministres des Finances finaldnais, allemand et néerlandais crée de la confusion.
Selon le commissaire Olli Rehn la déclaration du conseil européen ne mentionnait pas que la recapitalisation des banques par le MES ne pourrait cocnerner que des problèmes nouveaux et non des banques déjà en difficulté avant la création du MES. Selon lui, cela pose de grands problèmes concrets : comment distinguer des problèmes de financement anciens de nouveaux ou à venir. « Quand on a mélanger du Gin et du Tonic pour faire un Gin&Tonic, il est ensuite bien difficile de retirer le Gin », a-t-il fait remarquer.
KL

Afghanistan

L’été prochain, les troupes finlandaises ne compteront plus que 64 soldats
La Suède a publié le plan de diminution des troupes nordiques en Afghanistan. L’été prochain, le nombre de casques bleus finlandais devrait diminuer à 64, contre 140 aujourd’hui. Ces troupes « Nordic Plus Transition Support Unit », chargées principalement de la formation, seraient composées de 202 Suédois, 64 Finlandais, 67 Norvégiens et 128 Lettons.
Les Finlandais ne confirment ni ne démentent ces informations.
HS/sam/A6, KS/sam/15

Politique intérieure

Municipales

La répartition des sièges sera bouleversée
Les chercheurs estiment que le bouleversement engendré par la montée des Vrais Finlandais est tel que l’on n’en rencontre qu’une fois par génération. Selon les sondages récents, le parti pourrait obtenir de 12 à 16 % des voix, ce qui signifierait que le nombre de leurs sièges pourrait tripler.
Avec la chute du Centre, c’est une évolution historique en Finlande, selon les chercheurs.
La nouvelle situation pourra ébranler les routines établies de la politique communale qui ne connaît pas de dichotomie gouvernement/opposition. M. Grönlund, professeur à Åbo Akedemi, souligne que dans la politique communale, il est essentiel de rechercher une compréhension mutuelle et un consensus.
A l’heure actuelle, c’est le Parti conservateur qui domine le conseil municipal dans les plus grandes villes, alors que le PSD est le plus grand dans les villes ouvrières. Le Parti suédois domine sur la côte sud-ouest et le Centre partout ailleurs.
La montée des Vrais Finlandais est susceptible de changer les dispositions dans les communes où deux partis sont à peu près aussi grands et où les conseillers Vrais Finlandais risquent de prendre la place d’un des deux grands partis. Les Vrais Finlandais changeront la situation également dans les communes où le Centre est majoritaire, actuellement au nombre de 100.
Cette année, le Centre a moins de candidats qu’avant. Les Vrais Finlandais en ont au moins un dans chaque commune finnophone.
Selon les chercheurs, les grandes communes et les communes suédophones seraient les seules à être épargnées du « tsunami Vrai finlandais ».
C’est un mystère que de savoir combien de temps il faudra pour les nouveaux conseillers municipaux peu expérimentés avant d’apprendre les modalités de la politique communale.
L’Union des communes estime que dans les communes en crise, la prise de décision pourra devenir très difficile, alors que dans les communes où la culture de coopération marchait plutôt bien, ce bouleversement pourra représenter une occasion de renouveler la culture politique.
Certains chercheurs trouvent positif que les Vrais Finlandais n’aient pas de connexions claires avec les lobbys.
HS/lun/A4

A Helsinki, les Vrais Finlandais pourraient doubler leur audience
Selon un sondage effectué pour le compte de Helsingin Sanomat, le Parti conservateur maintiendrait sa position du plus grand parti avec une audience de 27,5 % et 24 sièges. Les Verts et le PSD se battent pour la position de numéro deux, avec respectivement 17,9 % et 17,8 % des intentions de vote, soit 16 et 15 sièges.
Les Vrais Finlandais auraient une audience de 12,9 % et 11 sièges, suivis de l’Alliance des gauches, 9,5 % et 8 sièges. Le Parti suédois aurait 5,7 % des cotes et 5 sièges, le Centre 4,1 % et 3 sièges, les Démocrates chrétiens 2,5 % et deux sièges et les autres un siège.
M. Pernaa, chercheur de l’Université de Turku, trouve surprenant que la campagne présidentielle réussi de M. Haavisto ne semblerait plus profiter à l’Alliance verte.
Ce sont les Verts qui sont les électeurs les moins certains : parmi leurs militants, seuls deux sur cinq sont sûr de leur candidat. Les sociaux-démocrates et les conservateurs sont les plus sûrs de leur position.
M. Pehkonen de l’institut ayant effectué le sondage note que la popularité de M. Arhinmäki, président de l’Alliance des gauches, détériore l’audience des Verts.
HS/dim/A12

Réforme de communes

Sondage sur les attitudes des Finlandais
Aamulehti rend compte d’un sondage selon lequel la majorité des Finlandais estime que 200 communes serait un nombre convenable pour la Finlande. Le même sondage montre que les Finlandais ne connaissent pas tous le nombre actuel de communes, 336.
AL/sam/A8

Défense

Plus de crédits en 2015
Helsingin Sanomat relève que les forces armées qui font actuellement des économies importantes, auront des crédits supplémentaires en 2015. Une augmentation de dépenses devrait être inscrite dans le livre blanc sur la défense qui est en cours de rédaction. Des divergences existent pour savoir s’il serait opportun d’inscrire une somme ou un pourcentage ou bien s’il suffira de s’engager sur le principe d’une augmentation. Les crédits ne serviraient pas à annuler des économies déjà réalisées, mais à garantir les acquisitions prévues.
Concernant la coopération nordique, HS relève qu’il ne pas prévu d’inscrire dans le livre blanc une déclaration de solidarité, mais que le texte fera mention du renforcement de la coopération de défense nordique.
HS/sam/A6

Economie

Les PMI-PME continuent à recruter
Helsingin Sanomat relève que les nouvelles concernant les licenciements ne concernent pas toutes les entreprises. Les PMI-PME sont souvent optimistes en ce qui concerne leur avenir et ont réussi à éviter les licenciements importants.
Les Entrepreneurs de Finlande relève que les attitudes à l’égard des exportations sont en train de changer et de plus en plus de petites entreprises s’y intéressent en tant que moyen de trouver de nouveaux marchés pour leurs produits.
HS/sam/B7

Energie nucléaire

« Coup de froid sur les grands investissements dans l’énergie » KL
Kauppalehti écrit qu’une partie des investissements de l’industrie finlandaise dans les grands projets énergétiques ne se réalisera pas. Selon l’industrie énergétique, la Finlande devrait investir de 15 à 20 milliards d’euros dans de grands projets énergétiques dans les quinze prochaines années.
« A la lumière de la conjoncture économique actuelle, on peut se demander si l’on trouvera le financement pour ces projets si les risques sont importants », se demande Jukka Leskelä, responsable de la production électrique pour l’association de l’industrie énergétique.
Le directeur de l’énergie du ministère de l’économie, M. Esa Härmälä estime pour sa part qu’il n’y a pas à attendre de baisse dramatique de la consommation d’électricité. Il souligne qu’il n’y a pas lieu de modifier les prévisions car la Finlande disposera toujours d’une forte industrie du bois-papier consommant beaucoup d’énergie.
KL

Point de vue : « Vers une redistribution des cartes » KL
Le rédacteur-en-chef de Kauppalehti, Hannu Leinonen, estime que l’on ne lancera aucun chantier de construction d’un nouveau réacteur nucléaire avant qu’il y ait eu de nouvelles discussions entre les grands groupes finlandais, et peut-êtyre de nouvelles redustributions des cartes.
KL

”Pyhäjoki attend la centrale de Fennovoima » HS
Helsingin Sanomat rapporte qu’en dépit des informations de ces dernières semaines sur Fennovoima, le projet de construction d’une centrale à Pyhäjoki demeure populaire dans cette commune. Selon les derniers sondages locaux, 69% des habitants y sont favorables et 25% s’y opposent.
HS

« Toshiba s’est présenté à Oulu » Kaleva
Kaleva rapporte que lors de sa présentation aux sous-traitants à Oulu, Toshiba a été accueilli par 90 entreprises, soit un peu moins que son concurrent Areva cet été.
Kaleva rapporte qu’un des atouts de Toshiba est la construction en modules dont certains pourraient être construits dans la région ou en Europe.
Kaleva

Point de vue : « Le tabou Finlandais » Dem
Le journaliste Antti Halonen estime que la question de la sécurité des centrales nucléaires finlandaises est un tabou dans ce pays.
Demari rapporte par ailleurs que le STUK a vivement critiqué la façon dont la commission européenne a communiqué sur les tests de résistance effectués dans les centrales en Europe.
Dem

« Selon la presse, on contourne les cotisations retraite à Olkiluoto » HS
« Des peintres bulgares déclarent être envoyés par la mafia » HS
Selon le magazine des fonds de pension, des sous-traitants intervenant sur le chantier d’Olkiluoto contournent les règles sur les cotisations retraites. Le journal fait aussi état de rumeurs selon lesquelles des ouvriers, notamment des peintres bulgares, avoir été envoyés sur le chantier pas une entreprise de recrutement appartenant à la mafia.
HS

Vendredi 5 octobre 2012

Politique étrangère et européenne

Taxe sur les transactions financières

Le parti conservateur ne souhaite pas s’engager dans la coopération renforcée
La décision du gouvernement sur la taxe sur les transactions financières prend plus de temps que prévu. La ministre des Finances espérait hier que le gouvernement pourrait prendre une décision aujourd’hui lorsque se réunit le groupe interministériel de politique européenne. Mais c’est peu probable selon HS.
Le parti conservateur ne souhaite pas que la Finlande fasse partie des pays qui lancent sur le sujet une coopération renforcée. Or, il n’a été soutenu que par le parti populaire suédois. Les partis de gauche et les verts sont au contraire favorables à une telle taxe.
La ministre des Finances et présidente du PSD souligne qu’il ne s’agit pour l’instant que de décider de la participation à l’instauration d’une taxe. La décision de la mettre en œuvre en Finlande serait pour plus tard, a-t-elle expliqué devant la grande commission.
Le ministre des Affaires européennes Alexander Stubb (parti conservateur) estime qu’il ne s’agit pas de décider de la préparation d’une taxe mais de la participation à une coopération renforcée. Il n’y est pas favorable : « L’UE a toujours fonctionné à plusieurs vitesses. Un Etat a intérêt à participé à une coopération renforcée seulement s’il ne tire profit et pas quand cela lui est préjudiciable ».
HS

Energie nucléaire

« Fennovoima devrait choisir la centrale japonaise de Toshiba » HS
Il est probable que le japonais Toshiba fournira la prochaine centrale nucléaire de Pyhäjoki.
Fennovoima serait en train de pencher pour Toshiba. La direction de Fennovoima s’est exprimée à Pyhäjoki sur la situation jeudi. Elle prendra sa décision au cours de l’hiver. Fennovoima a demandé des offres à Toshiba et au français Areva.
"Les deux réacteurs comprennent un système de refroidissement sans électricité, mais Toshiba l’a réalisé de meilleure manière. L’eau qui est dans les piscines de la centrale de Toshiba est automatiquement dirigée pour refroidir le combustible du réacteur" a déclaré M. Juhani Hyvärinen, directeur de la technologie nucléaire de Fennovoima.
La coupure d’électricité dans la centrale s’est révélée fatale lors de l’accident de Fukushima au Japon, relève HS.
HS/B7

« Fennovoima dément les informations d’Helsingin Sanomat » Yle
Yle rapporte que Fennovoima a démenti l’article du Helsingin Sanomat . « Ces informations sont erronées. Nous avons l’entière confiance dans les deux fournisseurs », a déclaré la porte-parole de Fennovoima, Mme Maira Kettunen. Selon GFennovoima, le processus d’évaluation est toujours en cours. Si la sécurité est importante, elle ne constitue pas le seul critère. Yle

”Le sort de Fennovoima entre les mains de Fortum ? » Teknikka ja Talous
Teknikka ja Talous estime que le sort de fennovoima pourrait être entre les mains de Fortum. En effet, Fennovoima cherche des investisseurs, ce qui pourrait permettre à Fortum de rentrer dans le projet, surtout si l’allemand E.On venait à se désengager. Néanmoins, si Fortum s’engageait dans le projet de fennovoima, cela pourrait mettre en péril celui d’OL4 car Fortum est l’un des principaux actionnaires de ce projet. L’arrivée de Fortum pourrait aussi signifier le choix de loviisa comme lieu d’implantation de la centrale. Cela résoudrait aussi le problème du stockage des déchets puisque Fortum est actionnaire de Posiva et que le centre d’onkalo est prévu pour recevoir les déchets de la future centrale de Fortum. T&T

Recommandations de la Commission européenne pour Olkiluoto
Le rapport de la Commission européenne sur les résultats des tests de résistance des centrales nucléaires européennes recommande à Olkiluoto de mettre en place un système de refroidissement qui ne soit pas dépendant de l’eau de la mer dans le cas où la chaleur ne pourrait pas pour une raison ou autre être conduite dans la mer.
Le rapport donne à la Finlande plusieurs recommandations qui ne surprennent pas M. Sairanen du Stuk. Il relève qu’Olkiluoto dispose de plusieurs moyens de conduire la chaleur dans la mer. « De plus, il est difficilement imaginable que la mer ne soit pas disponible. »
Le rapport recommande à la Finlande d’utiliser les critères de l’AIEA en évaluant la durabilité des réacteurs d’Olkiluoto et Loviisa dans le cas d’un tremblement de terre. Actuellement, la Finlande utilise d’autres critères. L’UE recommande également d’étudier le fonctionnement des égouts dans le cas où le niveau de la surface de la mer s’élève.
Le rapport recommande enfin de prévoir des situations d’urgence et d’organiser des exercices en la matière.
HS/A5

La Finlande compte sur les informations de la Russie sur Sosnovyi Bor
Helsingin Sanomat relève que le Centre national de radioprotection et de sûreté nucléaire, Stuk, ne soupçonne pas que les Russes cachent des informations sur la sécurité de la centrale nucléaire de Sosnovyi Bor. M. Varjoranta, directeur du Stuk, relève qu’au cours des années, toutes les informations obtenues en la matière ont été exactes et correctes.
M. Reponen du Stuk estime que les problèmes de Sosnovyi Bor ne représentent aucun risque aigu et ne voit pas de besoin de demander de renseignements supplémentaires. Une rencontre annuelle avec la direction des autorités nucléaires russes est prévue pour janvier.
M. Tynkkynen, professeur de politique énergétique russe de l’Université de Helsinki, estime qu’un entretien annuel est trop peu et qu’il serait souhaitable que les Russes rapportent aux autorités finlandaises à chaque fois qu’il se passe quelque chose d’exceptionnel du point de vue de la sécurité, afin de laisser à la Finlande le temps de prévoir.
M. Varjoranta rappelle qu’il y a un système de détection sur le site de Sosnovyi Bor qui avertit Stuk dans le cas d’un changement du taux de radioactivité dans la proximité de la centrale.
Il prévoit une fermeture du réacteur n° 2 dans quelques années.
HS/A5

Finlande – Russie

La Finlande créera un centre de visas à Petrozavodsk
La Finlande créera un centre de visas à Petrozavodsk en Carélie russe à la fin du mois, afin d’accélérer la procédure de demande de visa. Le consulat de Finlande à Petrozavodsk continuera de prendre les décisions concernant les visas.
De tels centres existent déjà à Saint-Pétersbourg, Moscou et Mourmansk.
HS/A5

Politique intérieure

Mme Halonen

L’ancienne présidente finlandaise, Mme Halonen se lance dans le développement durable
Mme Halonen deviendra présidente du conseil d’administration du Helsinki Sustainability Center qui est une société à but non-lucratif qui diffuse de l’information et des analyses à des décideurs du domaine du développement durable.
Lors d’une conférence de presse en la matière, Mme Halonen a plaisanté sur le fait qu’elle n’avait pas encore atteint sa date limite de péremption et qu’il valait la peine de mettre à profit sa renommée dans les réseaux internationaux.
HS/A8

Défense

Le service civil sera écourté de deux semaines
Le service civil sera vraisemblablement raccourci de 15 jours en février. A ce moment-là, le service serait de 347 jours concernant tout le monde, même ceux qui auront déjà commencé leur service avant cette date-là.
Selon une proposition de loi en la matière, le service civil ne devrait pas dépasser la longueur du service militaire sous sa forme la plus longue. Les organisations pacifistes considèrent le service civil toujours trop long, même après la réforme. Au plus court, le service militaire peut être effectué en cinq mois et demi.
Chaque année, 2500 personnes optent pour le service civil, ce qui représente 6 % des hommes d’une classe d’âge.
HBL/10

Loi électorale

Proposition sur les circonscriptions électorales
Le gouvernement a remis au Parlement sa proposition pour réforme de la loi sur les circonscriptions électorales. Le nombre de circonscriptions passerait de 14 à 12 sur le continent, en fusionnant celles de la Kymi et de la Savonie du Sud ainsi que celles de la Savonie du Nord et de la Carélie du Nord.
La nouvelle répartition serait pour la première fois en vigueur aux élections législatives de 2015.
KS/12

Investissements

Le Président Niinistö a invité les entreprises étrangères autour de la question de savoir comment attirer des investissements
Le Président a organisé une table ronde pour des représentants des entreprises étrangères établies en Finlande dans le but de réfléchir comment attirer des investissements étrangers. M. Niinistö a évoqué le paradoxe qu’en matière de compétitivité internationale, la Finlande se situe bien, mais cela ne se traduit pas en investissements directs.
En 2011, il y avait des investissements étrangers à hauteur de 60 milliards d’euros en Finlande, ce qui représente 32 % du PIB, la moyenne européenne étant de 42 % du PIB.
HS/B7

France
Politique

« Les propos d’un maire parisien sur l’homosexualité ont crée un scandale en France » HS

« M. Sarkozy envisage de se présenter à la présidentielle en 2017 » HS

Jeudi 4 octobre 2012

Politique étrangère et européenne

Taxe sur les transactions financières

« Le gouvernement continue ses débats sur la taxe sur les transactions financières » TS
« Pas d’accord au gouvernement » AL
« La position du gouvernement toujours pas tranchée » HS
Le gouvernement n’a pas réussi hier à trouver un accord sur la position de la Finlande sur la coopération renforcée en vue d’instaurer une taxe sur les transactions financières. Le Premeir ministre a indiqué que le gouvernement se donnait pour objectif de trouver un accord au plus tard vendredi.
Les partis de gauche et les Verts y sont favorables alors que les conservateurs, les suédophones et les chrétiens-démocrates s’y opposent.
AL TS HS

Agenda numérique

« L’UE veut relancer le marché intérieur » HS
A l’occasion de la présentation des 12 propositions de la Commission pour renforcer le marché intérieur, Helsingin Sanomat rappelle que la Finlande et la France ont préparé une lettre commune sur l’agenda numérique, « ce qui était une sujet particulière satisfaction pour M. Katainen ».
HS

Finlande – Russie

Une rumeur court en Russie sur la participation du Président Niinistö à une commission promue par la Russie
M. Astahov, ombudsman russe des questions liées à l’enfance, a annoncé que le Président Niinistö est favorable à la création d’une commission bilatérale sur les questions liées à l’enfance. Le secrétariat de la Présidence dément cette information.
La Finlande ne voit pas l’intérêt d’une telle commission du fait qu’une instance fénno-russe ne peut pas traiter des questions relevant da la législation finlandaise.
M. Niinistö a souligné que les Finlandais sont pour une coopération étroite entre les autorités des deux pays.
Helsingin Sanomat note à cette occasion qu’une série télévisée passe actuellement en Russie avec comme thème un litige sur la garde d’enfant dans une famille fénno-russe.
HS/A5

Selon Yle, l’ambassade de Russie a participé à un entretien avec la municipalité de Vantaa concernant le cas de placement d’un enfant
Hufvudstadsbladet relève que selon Yle, l’ambassade de Russie avait demandé des renseignements plus détaillés sur les motifs du placement des enfants. Selon Mme Cantell-Forsbom, chef des services psychologiques et sociaux de la municipalité de Vantaa, l’ambassade a souhaité connaître le genre de renseignements qui entrent dans le cadre de la confidentialité.
HBL/4

Problèmes à Sosnovyi Bor
Helsingin Sanomat relève que, selon M. Reponen du Centre national de radioprotection et de sûreté nucléaire, les autorités russes en matière de sûreté nucléaire ont rapporté des problèmes du réacteur n° 2 de Sosnovyi Bor. Il s’agit du même genre de dégâts que ceux qui ont obligé à fermer le réacteur n° 1.
M. Reponen relève que les Russes ont estimé que le réacteur pouvait être maintenu en marche pour l’instant. Le Stuk se repose sur l’appréciation des autorités russes. Selon M. Reponen, il y a une grande transparence en ce qui concerne ces questions.
HS/A5

Energie nucléaire - Commission

Le ministère de l’Economie souligne la sécurité des réacteurs d’Olkiluoto
Selon le Stuk, les problèmes sont connus et maîtrisés
Helsingin Sanomat relève, concernant les réacteurs finlandais d’Olkiluoto, jugés risqués dans les médias, que M. Härmälä, chef de la direction générale de l’énergie du ministère de l’Emploi et de l’Economie, estime que les informations sont en partie basées sur des malentendus et des interprétations insuffisantes.
La Commission européenne doit publier son rapport, aujourd’hui. M. Härmälä relève que dans la presse européenne, on a laissé comprendre que le rapport comporterait des informations sur de nouveaux tests de résistance. Or, le rapport est une conclusion basée sur des tests effectués partout en Europe en 2011et publiés en avril 2012.
M. Tiippana de Stuk relève que les tests de résistance ont principalement concerné une menace extérieure ce qui n’est pas essentiellement le risque en Finlande.
Turun Sanomat relève que M. Tiippana admet que les informations du rapport sont correctes en soi, mais que les systèmes de gestion en cas d’un accident majeur permettent d’éviter que des émissions se dégagent en dehors de la centrale. M. Tiippana souligne l’improbabilité extrême d’une telle situation. Selon lui, il est prévu d’installer à Olkiluoto des systèmes qui ne nécessitent pas l’électricité alimentée par le système de distribution de la centrale afin d’assurer les fonctions liées à la sécurité.
Le ministre de l’Environnement, M. Ville Niinistö, se déclare confus par les informations contradictoires sur le sujet.
HS/A5, TS/21

Aviation

Litige à Helsinki-Vantaa
Un litige sur les conditions d’emploi menace de faire échouer un projet de créer un garage de réparation de moteurs employant 79 personnes à l’aéroport de Helsinki-Vantaa. C’est un groupe américain, GA Telesis, qui a négocié avec les syndicats concernant les conditions d’emploi. Les employés viendraient du garage que Finnair fermera en novembre.
Actuellement, les négociations sont interrompues. Selon l’Union du secteur de l’aviation, GA Telesis ne respecte pas les conventions collectives en vigueur.
HS/A4

Israël – Ship to Gaza

Le bateau Estelle se dirige vers le Gaza
Le bateau Estelle enregistré en Finlande est parti vers Gaza pour y amener des produits tels que des matériaux de construction dans le cadre d’une opération Ship to Gaza d’une ONG suédoise. Parmi l’équipage de 17 personnes, il y a deux Finlandais, et quelques députés suédois et norvégiens.
HS/B3
Politique intérieure

Gouvernement

Motion de censure
Le gouvernement a du répondre hier à la neuvième motion de censure présentée depuis le début de la législature. Il s’agissait de la troisième concernant la réforme des communes. Elle était présentée par les Vrais Finlandais.
HS

Municipales

Le PSD contre les paradis fiscaux
Le PSD propose que les communes, lors de l’attribution de marchés publics, boycottent les entreprises qui ont des liens avec les paradis fiscaux.
Cette proposition a suscité de nombreuses réserves.
HS

Aide au développement

Problèmes dans l’usage des crédits par les communes ?
Le ministère des Affaires étrangères soupçonne des abus dans l’utilisation des crédits de quelques communes prévus pour des projets de développement. Le ministère a commandé une vérification extraordinaire des comptes après avoir gelé des projets en juin.
HS/A5

Entreprises publiques

M. Häkämies propose d’introduire en bourse des entreprises publiques
Le ministre de l’Economie propose que des entreprises possédées par l’Etta puissent être introduites en bourse. Il s’agirait notamment d’Altia (alcool), Destia (construction de routes), Edita (édition) ou Ekokem (gestion des déchets). Le président du groupe parlementaire du PSD, M. Backman se montre favorable à une privatisation d’Altia.
La ministre chargée des participations de l’Etat, Mme Hautala estime que l’Etat peut se retirer du capital de certaines entreprises si cela les aide à trouver du capital privé.
AL HS

Universités

L’université d’Helsinki recule, celle d’Aalto progresse
Selon le classement proposé par le journal britannique Times Higher Education, l’université d’Helsinki se classe au 109ème rang (contre 91ème précédemment). Elle demeure la seule université finlandaise dans les 200 premières (contre 5 suédoises).
L’université Aalto se classe entre les places 251 et 275.
HS

Vol d’armes

60 armes ont été volés dans un atelier de fabrication
Les locaux d’un armurier de Tampere ont fait l’objet d’un cambriolage et 57 armes de différentes sortes, principalement de chasse, ont été volées.
HS/A4

Mercredi 3 octobre 2012

Politique étrangère et européenne

Visite du Premier ministre finlandais en France

« M. Katainen a discuté avec M. Hollande de la taxe sur les transactions financières » Yle
« M. Hollande a remercié M. Katainen pour la gestion économique finlandaise » Yle
« Selon M. Katainen il faut garder les idées froides » MTV3
« M. Katainen a parlé des risques d’une telle taxe en France » HS
Le Premier ministre finlandais a discuté, à Paris, à l’Elysée, du projet franco-allemand de coopération renforcée sur une taxe sur les transactions financières. « J’ai déclaré au président Hollande que la taxe sur les transactions financières promue notamment par la France était un sujet délicat pour la Finlande. Les plus petites décisions dans ce domaine pourraient conduire à une délocalisation des activités financières de la Finlande et à des pertes d’emploi dans le secteur bancaire. J’ai aussi précisé que le gouvernement finlandais devait en discuter rapidement », a déclaré M. Katainen qui a souligné n’avoir subi aucune pression du président français.
M. Katainen estime que la délocalisation des activités financières est « aussi simple qu’appuyer sur un bouton. Il ne faut pas considérer cela comme des menaces, mais regarder la réalité dans laquelle évoluent les banques. Si la situation est meilleure en Suède qu’en Finlande, il est très facile d’y transférer ces activités ».
M. Katainen souhaite donc plus de temps pour y réfléchir et estime qu’il faut avoir une attitude non pas idéologique mais pragmatique sur ce sujet.
Yle rapporte que le président français a eu des égards à la Finlande qui avait bien géré son économie : « Les Etats qui ont fait des efforts pour rétablir leurs finances publiques ne peuvent pas être appelés à aider et à faire preuve de solidarité avec les Etats qui n’ont pas fait ces efforts. Mais quand les pays du Sud de l’Europe font tout pour rétablir leurs finances, il faut agir ensemble pour les aider à demeurer des membres à part entière de la zone euro ».
La Finlande et la France ont aussi à cette occasion décidé d’envoyer au président du conseil, à la commission et aux autres Etats membres un non-papier sur l’approfondissement du marché unique numérique. « La coopération sur l’agenda numérique avec les Français est pour la Finlande et pour l’ensemble de l’UE un pas en avant significatif. Il y a d’importants potentiels de croissance dans ce domaine et nous espérons que Bruxelles fera des propositions permettant aux innovations finlandaises de mieux progresser », a dit M. Katainen.
HS yle MTV3

Le commissaire européen Semeta promeut la taxe
Mme Urpilainen veut que la Finlande participe à la préparation de la taxe
Le commissaire européen à la fiscalité, M. Algirdas Semeta était hier en Finlande pour promouvoir la taxe sur les transactions financières. Il a condamné les menaces d’établissements financiers de délocaliser leurs activités en cas d’instauration d’une telle taxe en Finlande.
La ministre des Finances et présidente du PSD, Mme Jutta Urpilainen, qui a rencontré le commissaire européen, a précisé la position du PSD. Elle souhaite que la Finlande participe à la préparation d’une telle coopération renforcée. « La politique européenne de la Finlande est depuis les origines de participer à toutes les coopérations et d’être à toutes les tables où les décisions sont prises. C’est pourquoi je souhaite que la Finlande participe à la préparation d’une telle taxe », a-t-elle dit.
Elle a reçu le soutien du ministre des Affaires étrangères Erkki Tuomioja (PSD) qui a défendu une telle taxe sur son blog. « Je ne ferai pas confiance à un directeur de banque qui décide de délocaliser ses activités à cause d’une taxe d’un montant de 0,01% », a-t-il dit. « Les effets négatifs et les menaces exprimées par le secteur financier sont infondés et s’il y en avait, ils seraient bien inférieur aux avantages d’une telle taxe », a-t-il souligné.
Mme Urpialien regrette que le débat sur la question semble victime de « surchauffe ». « Maintenant, one ne décide que de savoir si la Finlande participe ou non à la préparation d’une telle taxe. La décision sur son instauration en Finlande viendra plus tard ».
M. Tuomioja a aussi rappelé que la Finlande avait jusqu’à présent suivi l’exemple de la France et de l’Allemagne dans la gestion de la crise financière. « Il serait bien étrange que cette fois nous nous éloignions de ce groupe de référence ». Il souligne que la Finladne devait prendre ses décisions de manière indépendante, sans regarder ses voisins. D’ailleurs, « la Suède et le Danemark pourraient rejoindre ensuite la Finlande ».
L’eudodéputée Liisa HJaakonsaari (PSD) promeut elle aussi l’instauration d’une taxe sur les trasnactions financières. Elle rappelle qu’en tant que ministre des Finances, M. Katainen avait déclaré être favorable au principe d’une telle taxe.
L’eurodéputée du parti conservateur, Mme Sirpa Pietikäinen se déclare elle aussi favorable à une telle taxe.
Demari rapporte que selon l’eurobaromètre, 66% des Européens et 64% des Finlandais sont favorables à une taxe sur les transactions financières.
AL HS Dem

Le gouvernement devrait prendre position aujourd’hui
Helsingin Sanomat relève que le gouvernement va discuter aujourd’hui de sa position sur la proposition franco-allemande de coopération renforcée sur la taxe sur les transactions financières.
Au moins le PSD, l’Alliance des Gauches et les Verts sont favorables à une telle taxe. Les présidents des groupes parlementaires du PSD et de l’Alliance des Gauches et le président du parti des Verts ont publié un billet commun en ce sens dans le quotidien Helsingin Sanomat
HS

M. Katainen estime qu’une telle taxe supprimerait des emplois
Interrogé ce matin à la télévision, le Premier ministre a déclaré que la taxe sur les transactions financières menace de délocaliser des emplois de Finlande vers d’autres pays si elle n’était pas instaurée partout en Europe. Selon lui, un telle taxe ne pourrait fonctionner que si elle était appliquée partout ou au moins largement en Europe. Cela signifie que la Finlande ne serait pas prête à l’instaurer quand bien même elle participerait à la préparation d’une telle taxe, selon Kauppalehti.
KL

La taxe augmenterait les cotisations retraite
Kauppalehti rapporte que, selon les estimations des fonds de pension, une taxe sur les transactions financières coûterait aux fonds de pension 450 à 530 millions d’euros par an.
KM

Editorial « Pas maintenant » AL
L’éditorialiste d’Aamulehti estime qu’il ne faut pas se précipiter car ce n’est pas la taxe sur les transactions financières qui va résoudre la crise de l’euro. De plus, on a encore le temps de trouver un système qui serait plus étendu que celui proposé.
AL

Crise financière

Rapport Liikanen
« Le groupe Liikanen souhaite diminuer les prises de risques des banques » TS
La presse rapporte que le groupe de travail dirigé par le gouverneur de la Banque de Finlande a remis hier son rapport à la commission européenne ; Il préconise une séparation des activités des banques.
HS/A7

Editorial : « Le rapport Liikanen prépare la base au travail à venir » HS
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat estime que la signification du travail du groupe de M. Liikanen dépendra de la suite qu’en donne la Commission européenne. Ce rapport est cune pièce du puzzle sur les restructurations du système bancaire et visant à éviter de nouvelles crises.
HS

Concurrence

Outokumpu présente une nouvelle proposition aux autorités en matière de concurrence
Outokumpu, groupe métallurgique, qui souhaite réaliser l’achat du groupe Inoxum allemand, propose de renoncer à son usine en Italie pour satisfaire aux exigences des autorités européennes de concurrence.
Dem/mar/6

Finlande – Russie

Une famille russe réfugiée en Finlande s’étonne des propos de M. Astahov
Une mère de famille d’origine russe estime que certains fonctionnaires russes voient de temps en temps opportun de faire des déclarations pour montrer aux Russes qu’ils gèrent leurs fonctions.
Pour un citoyen ordinaire, il est impossible de savoir ce qu’il y a derrière les déclarations, selon Mme Weinstein.
M. Astahov, ombudsman russe sur les questions liées à l’enfance, a continué à présenter ses positions sur Twitter, hier. Il réclame des mesures économiques, politiques et juridiques, afin que la Finlande « change son attitudes à l’égard des mères russes ».
HS/A5

Finland – Qatar

Visite en Finlande de Mme Moza bint Nasser
Ilta-Sanomat rend compte de la visite éclair en Finlande de l’épouse de l’émir du Qatar, Mme Moza bint Nasser, qui a rencontré le couple présidentiel, M. Niinistö et Mme Haukio avant de se rendre à une école helsinkienne où elle a été reçue par le ministre de l’Education, M. Gustafsson.
Mme Moza a également rencontré le maire de Helsinki, M. Pajunen et a participé à une manifestation du patronat EK sur les innovations technologiques et la coopération entre les deux pays.
IS/16

Politique intérieure

Défense

La position de Tikkakoski se renforce
Keskisuomalainen relève que la position de Tikkakoski en tant que centre de formation des forces aériennes se renforcera dans les années à venir du fait que des personnes de Jämsä et Kauhava y seront transférés.
D’ici 2015, il est prévu que mille employés des forces aériennes seront transférés à une autre organisation ou à d’autres fonctions dans les forces armées.
KS/mar/3

Energie nucléaire

Stuk critique le contrôle qualité de la construction prévue du dépôt de Posiva
Hufvudstadsbladet relève que le Centre national de radioprotection et de sûreté nucléaire se pose des questions sur si le projet de construction remplit les critères en matière de contrôles à effectuer. Stuk demande des précisions en la matière à Posiva, qui est censé déposer sa demande d’autorisation de construction du dépôt des déchets nucléaires pour la fin de l’année.
Selon M. Sundell, directeur adjoint de Posiva, les remarques de Stuk n’auront aucun effet sur le calendrier de demande d’autorisation de construction.
Une étude est en cours concernant la durabilité des capsules en cuivre dans lesquelles il est prévu de stocker les déchets. Posiva travaille en proche coopération avec ses collègues suédois de chez SKB.
M. Heinonen de Stuk souligne l’importance d’obtenir des réponses à toutes les questions qui restent en instance avant l’étude de la demande d’autorisation de construction.
HBL/1&4

« Selon der Spiegel, il y a un problème grave en matière de sécurité à Olkiluoto » HS
Helsingin Sanomat relève que, selon Der Spiegel, un rapport européen sur la sécurité nucléaire qualifie les réacteurs d’Olkiluoto de particulièrement vulnérables, avec le réacteur suédois de Forsmark.
La commission européenne n’a pas souhaité commenter les résultats du rapport qui devrait être publié au cours de la semaine. Selon les journaux, les réacteurs français ne remplissent pas les critères de l’AIEA sur la sécurité.
En Suède, Greenpeace a publié son rapport sur les réacteurs suédois dont les problèmes au niveau de la sécurité nécessiteraient de tous les fermer, selon l’organisation.
HS/B5

Fennovoima : l’actionariat menacé ?
Helsingin Sanomat publie un point de vue spéculant sur le financement du projet de réacteur nucléaire de Fennovoima. Selon M. Arola, rédacteur du service économique, le projet dépend le plus de la participation du groupe allemand E.On qui est actionnaire à Fennovoima à hauteur de 34 %. Outre l’argent, il s’agit de la longue expérience dont E.On dispose, contrairement aux autres actionnaires de Fennovoima.
HS/B5

Le prix de Hanhikivi pourrait être revu à la hausse
Yle rapporte que Fennovoima devrait choisir son fournisseur de centrale nucléaire l’année prochaine. Selon le directeur financier Christoffer Ernroth, Fennovoima étudie les offres d’Areva et Toshiba. Fennovoima a l’intention de négocier encore sur le prix. Selon lui, l’estimation pourrait s’évaluer entre 4 et 6 milliards d’euros.
Yle

Enonomie

Cargotec licencie 130 employés
Cargotec annonce un plan social concernant la suppression de 245 emplois, dont 130 en Finlande.
HS/B4

Chantiers navals
Turun Sanomat relève que le chantier naval de STX Finland à Turku attend une grande commande dans les jours qui viennent. Il s’agirait d’un bateau de croisière Oasis pour l’armateur Royal Caribbean, pour qui le chantier de Turku en a déjà construit en 2009 et 2010.
La réalisation d’un tel projet nécessiterait un investissement de la part de l’Etat pour assurer le financement pendant la construction.
TS/20

Vente du siège social de Nokia
Ilta-Sanomat annonce que Nokia va vendre les bureaux de son siège social situé à Espoo. Le groupe n’a toutefois pas l’intention de transférer son siège qui devrait être maintenu dans les mêmes locaux sous location.
IS

France – Finlande

Atos

Atos intéressé par le système Apoti
Kauppalehti rapporte que Gilles Grapinet, directeur-adjoint du groupe de technologies de l’information Atos était hier en Finlande pour participer au séminaire BenefIT 2012.
Sa société est intéressée par le projet de système de dossier électronique des patients de l’hôpital universitaire d’Helsinki dont le coût est estimé à 350-450 millions d’euros sur les dix prochaines années.
KL

L’Oréal

L’Oréal tire aussi profit du numérique
Kauppalehti publie une interview du directeur de la branche numérique de l’’Oréal, M. Georges-Edouard Dias qui a participé à Helsinki au salon Kauppa – 2013.
KL

Mardi 2 octobre 2012

Politique étrangère et européenne

Taxe sur les transactions financières

Le gouvernement divisé
Kauppalehti rapporte qu’outre le PSD, les Verts et l’Alliance des gauches sont favorables à la participation de la Finlande à une coopération renforcée sur une taxe sur les transactions financières. Le parti conservateur et le parti populaire suédois n’y sont pas favorables. Les chrétiens-démocrates réfléchissent encore à leur position, mais sont au moins réservés.
Le ministre de l’Economie, en charge du secteur financier, M. Jyrki Häkämies (parti ocnservateur) estime qu’il ne faut pas y participer si elle ne touchait pas suffisamment de pays. « Si la Suède n’y participe pas, cela aurait des effets négatifs pour la Finlande, sa croissance, ainsi que la situation et l’emploi du secteur financier ». Cela reviendrait alors à « se tirer une balle dans le pied » que d’y participer, estime-t-il.
Le président du groupe parlementaire du PSD, M. Jouni Backman estime en revanche que l’éventuelle non participation de la Suède ne saurait empêcher la Finlande d’en être. Il souligne d’ailleurs que la participation de la Finlande ferait pression sur la Suède.
KL

« La taxe sur les transactions financières menace marchés et emplois » KL
« Les discours se durcissent sur la taxe sur les transactions financières » HS
Après OP-Pohjola qui avait menacé de quitter la Finlande, c’est la banque Sampo qui a indiqué qu’elle envisageait transférer ses activités si la taxe était instaurée en Finlande.
Le secteur financier rejette l’idée que la Finlande participe à l’instauration d’une telle taxe.
Matti Tyynysniemi estime dans Helsingin Sanomat qu’il faut toutefois rester très réservé sur les menaces de quitter la Finlande exprimées par les banques. Cela ne signifie toutefois pas que la taxe sur les transactions financières fonctionnerait effectivement.
Le journaliste rappelle que le programme gouvernemental stipule que la Finlande est favorable à une telle taxe « qui serait géographiquement suffisamment étendue ». Reste à savoir si cela signifie qu’e ;lle devrait toucher toute l’UE pour que la Finlande y participe.
KL HS

Editoriaux
« Une bonne idée mais des problèmes de calendrier et de réalisation » HS
« Les clandestins de la finances sur le départ » TS
« Le gouvernement se dispute et les banquiers menacent » KS
« On ne veut pas tirer les leçons de la crise financière » Dem
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat estime que l’idée d’une taxe sur les transactions financières est bonne mais qu’elle pose des problèmes. D’une part actuellement, elle viendrait gêner des banques qui ont déjà des problèmes de financement. D’autre part, tous les Etats, même dans la zone euro, ne sont pas prêts à l’accepter. Pour la Finlande, le problème est aussi lié au voisinage. Enfin, en Finlande, cela serait surtout les fonds de pension qui paieraient pour cette nouvelle taxe. On est donc loin de l’idée de départ de lutter contre la spéculation, estime HS.
Kesksisuomalainen estime que les menaces exprimées par le directeur de OP-Pohjola sont exagérées. Il a toutefois raison en arguant du fait que cette taxe devrait toucher le plus de pays possibles car sinon elle augmentera l’instabilité.
Le quotidien du PSD Demari défend la décision de Mme Urpilainen de participer parmi les premiers Etats européens à une coopération renforcée pour instaurer une taxe sur les transactions financières. L’éditorialiste fustige la campagne lancée par le secteur bancaire en Suède et en Finlande. L’éditorialiste rappelle qu’avec un taux de 0,1%, les menaces semblent largement exagérées.
L’éditorialiste de Turun Sanomat rappelle que le Parlement européen a pris au printemps une position de principe en faveur d’une taxation sur les transactions financières.
HS KS Dem

Finlande – Russie

L’église orthodoxe s’inquiète du litige concernant le placement d’enfants
La paroisse orthodoxe de Helsinki envisage de se renseigner auprès des autorités concernant les justifications au placement de quatre enfants à Vantaa. Le Conseil œcuménique de Finlande soutient l’étude de la situation. La paroisse estime qu’il se peut que les différences culturelles et une prudence exagérée de la part des autorités puissent jouer sur le cas en question. La mère à qui les enfants ont été retirés est de nationalité russe et le père de nationalité finlandaise avec des origines soudanaises.
Les parents seront entendus cette semaine et la cour administrative donnera son avis en la matière dans les jours qui viennent.
HS/A7

La Russie envisage de saisir le Conseil de l’Europe
La Russie envisage d’évoquer le traitement des familles russes en Finlande auprès du Conseil de l’Europe. Le président de la commission des Affaires étrangères de la Douma, M. Pouchkov, estime que les relations entre la Finlande et la Russie sont bonnes, mais qu’elles sont détériorées par le fait que la Finlande ne souhaite pas changer sa législation sur la protection des enfants.
« Il faut que nous nous servons de toutes nos ressources, car si la législation n’est pas suffisante, il faut le montrer aux autorités finlandaises », a-t-il dit.
Pour M. Astahov, ombudsman russe des questions liées à l’enfance, le placement des enfants est politique du fait qu’elle coïncide avec les préparations de la rencontre des Présidents des deux pays, prévue pour octobre.
HS/A7

Pussy Riot – manifestation devant l’ambassade de Russie
Une manifestation en faveur des Pussy Riot a réuni une trentaine de personnes devant l’ambassade de Russie, hier.
HBL/9

Course de voiliers Nord Stream Race

Gazprom organisera une course de voile
Les voiliers qui traverseront la mer Baltique suivant la ligne du gazoduc Nord Stream du 19 au 27 octobre passeront devant Helsinki du 19 au 21 octobre. Des Français devraient participer à la course.
HBL/8

Politique intérieure

Municipales

Sondage sur les thèmes privilégiés par les Finlandais
Aamulehti rend compte d’un sondage effectué pour le compte des quotidiens régionaux d’Alma media sur les thèmes les plus importants des municipales.
Les personnes interrogées privilégient les soins des personnes âgées.
L’organisation des soins médicaux est le deuxième sujet qui intéresse les Finlandais, suivi par les questions liées aux enfants et aux familles.
Malgré tous les licenciements de ces derniers temps, il n’y a que les sympathisants des Vrais Finlandais qui considèrent l’emploi comme un des thèmes les plus importants.
AL

Défense – économies

Les licenciements des forces armées concerneront des civils
Les licenciements que les forces armées ont annoncé au printemps seront moins nombreux que prévus, 865 au lieu de 1200. Ils concerneront presque uniquement des personnels civils. Les forces armées envisagent de créer un centre de services employant 200 personnes à Joensuu. Ces employés seront principalement des civils et leur nombre correspond à peu près au nombre de personnels à la brigade de Carélie du Nord qui sera supprimée.
Les 130 militaires concernés par les licenciements pourront postuler pour les 400 nouveaux emplois qui seront créés en 2013 et dont la moitié sont des postes militaires.
HS/A4

Activités minières

Mine de chrome du groupe Outokumpu à Kemi
Helsingin Sanomat relève que M. Pihko, directeur de la mine de chrome d’Outokumpu à Kemi déplore la mauvaise réputation des activités minières engendrée par les problèmes de Talvivaara. Il rappelle qu’il y a 52 mines en Finlande employant 4000 personnes et 17 000 autres indirectement.
Un investissement est en cours dans la mine de chrome, afin de permettre de doubler l’extraction et créer 120 nouveaux emplois permanents. L’extraction actuelle s’élève à 1,3 millions de tonnes par an. Avec l’investissement, la mine de Kemi deviendra la quatrième producteur de ferrochrome au monde.
HS/B3
Un investissement est en cours dans la mine de chrome, afin de permettre de doubler l’extraction et créer 120 nouveaux emplois permanents. L’extraction actuelle s’élève à 1,3 millions de tonnes par an. Avec l’investissement, la mine de Kemi deviendra la quatrième producteur de ferrochrome au monde.
HS/B3

Energie

Le PDG de Fennovoima remercié
Le conseil d’administration de Fennovoima a décidé, hier, de libérer de ses obligations le PDG de Fennovoima, M. Tapio Saarenpää qui dirigeait le groupe depuis sa création. Il a nommé en remplacement le directeur de projet de Fennoivoima, M. Juha Nurmi.
Le président du conseil d’administration, M. Ottavainen a laissé entendre que M. Nurmi pourrait être PDG de Fennoivoima de manière permanente et non seulement une solution temporaire. M. Nurmi a l’expérience d’un grand groupe de BTP (Lemminkainen) qui devrait servir lors de la construction de la centrale de Hanhikivi.
M. Saarenpää pour sa part avait l’expérience de directeur-adjoint du projet OL-3. « Il a fait un bon travail mais on voulait un changement », a justifié M. Ottavainen.
Ce dernier a assuré que, malgré les récents changements du PDG et du président du conseil d’administration, le projet de Fennovoima avance comme prévu. « Les hommes changent, c’est normal », souligne-t-il.
« Le projet est passé de la phase de préparation à celle du choix du fournisseur. Nous voulions une nouvelle gestion », déclare M. Ottavainen.
Turun Sanomat rapporte qu’actuellement 5 à 6 petiots actionnaires de Fennovoima envisagent de céder leur part. Dans les semaines à venir, on saura si les autres actionnaires les leur rachètent ou si de nouveaux actionnaires entrent dans le groupe. « Une demi-douzaine d’entreprises ont manifesté leur intérêt à tel point que nous négocions avec elles », admet M. Ottavainen.
Kauppalehti rapporte qu’en ce qui concerne la question du stockage des déchets de Fennovoima aussi la situation est meilleure ; Désormais les représentants de Fennovoima, de TVO, de Fortum et de Posiva coopèrent dans le groupe de travail du ministère de l’économie chargé de proposer une solution.
KL TS AL HS

TVO demande 400 millions de plus à Areva
TVO a décidé d’augmenter sa demande de dédommagement devant le tribunal arbitral de 400 millions d’euros à 1,8 milliard d’euros.
La presse rapporte qu’au départ, la demande du consortium portait sur 1,2 milliard d’euros et celle de TVO sur 1,4 milliard. Cet été le consortium a toutefois décidé d’augmenter sa demande à 1,9 milliard d’euros.
Aamulehti rapporte qu’actuellement TVO et Areva évaluent en coopération une mise à jour du calendrier de mise en service. Jusqu’à présent le consortium avançait la date de 2014 alors que TVO estimait que cela glisserait sur 2015, rappelle Turun Sanomat.
TS HS AL

Lundi 1er octobre 2012

Politique étrangère et européenne

Taxe sur les transactions financières

Les médias finlandais rapportent que la France et l’Allemagne ont présenté une proposition de coopération renforcée pour la création d’une taxe sur les transactions financières. Le commissaire à la fiscalité, M. Algirdas Semeta attend désormais les réponses des autres Etats membres. La presse rapporte que le gouvernement finlandais doit prendre position cette semaine sur sa participation à une éventuelle coopération renforcée.
Deml

Déclarations de Mme Urpilainen
Interrogée, samedi matin à la télévision, la ministre des Finances et présidente du PSD a déclaré qu’elle verrait volontiers la Finlande rejoindre un front d’Etats qui promouvrait la taxation des transactions financières dans l’UE. « Je pense qu’il faut réformer les marchés financiers et augmenter les réglementations et les taxations afin d’éviter des crises comme celle que nous traversons. L’avidité a triomphé et on a désormais besoin d’une économie de marché éthique et de nouvelles règles du jeu ». Elle a déclaré accordé de l’intérêt à la proposition franco-allemande.
HS

Réactions du parti conservateur
Le parti conservateur a annoncé samedi s’opposer à ce que la Finlande rejoigne le front franco-allemand favorable à une taxation sur les transactions financières. « Une coopération renforcée mènerait certainement à ce que seulement une partie des Etats membres instaurent une telle taxe. Une taxe au niveau mondial serait superbe, au niveau de l’UE compréhensible, mais au niveau de la zone euro ou à un niveau d’une plus petite clique encore, cela n’est pas raisonnable » déclare M. Kataja, président de sous-commission fiscale de la commission des finances du parlement.
M. Kataja a motivé cette position par des raisons de compétitivité. En effet, il considère que la Finlande ne peut abandonner sa compétitivité dans ce secteur dès lors que la Suède et l’Estonie ont annoncé quelles ne participeraient pas à une telle coopération renforcée.
Le Premier ministre et président du parti conservateur, M. Jyrki Katainen a refusé de prendre partie, au motif que le gouvernement allait en discuter dans les jours à venir. « Notre point de départ n’a pas changé : nous ne prendrons pas de décision qui affaiblisse la compétitivité de la Finlande », a-t-il souligné.
HS Dem

« La banque OP-Pohjola menace de quitter la Finlande » HS
« OP –Pohjola menace de s’installer en Estonie » Dem
Le PDG de l’établissement financier finlandais OP-Pohjola, M. Reijo Karhinen a vivement critiqué les propos de Mme Urpilainen. « La taxe sur les transactions financières est une bonne taxe au niveau mondial, mais si elle n’est instaurée que sur un petit territoire elle est insensée. Le principal problème dans l’UE est le manque de croissance économique. Une telle taxe ne ferait qu’empêcher une telle croissance ».
Le principal problème d’OP-Pohjola est que son principal concurrent, la banque Nordea fonctionne en Suède où la taxe ne sera probablement pas instaurée. « Tout naturellement, dans une telle situation, nous envisagerions de transférer notre activité soit en Suède soit en Estonie », déclare-t-il.
Le projet de taxe sur les transactions financières a aussi été critiqué par le professeur d‘économie de l’université Aalto, M. Matti Pohjola, par l’expert Antti Suvanto, conseiller auprès du directoire de la Banque de Finlande et par le vice-président du fonds de pension Varma, M. Risto Murto.
HS

Autres réactions
La fédération du secteur financier a annoncé dimanche son opposition à la taxe sur les transactions financières, soulignant qu’elle menacerait l’ensemble des emplois du secteur en Finlande, soit 43 000 personnes.
La ministre des Finances, Mme Urpilainen a exprimé sa surprise après les propos du PDG de OP-Pohjola. « Je n’ai pas souvenir d’avoir jamais entendu de telle menace de quitter le pays d’un groupe aussi finlandais et patriotique que Pohjola qui fonctionne sur une base coopérative. Je suis très surprise de voir qu’ils seraient prêts à s’installer en Suède ou en Estonie. »
Le président des Verts, M. Ville Niinistö a déclaré que son parti était favorable à la taxe sur les transactions financières.
Le commissaire européen Olli Rehn, en visite en Finlande a lui aussi défendu la proposition de taxe sur les transactions financières. Il a souligné que la balle était dans le camp des Etats membres qui devaient se prononcer. « La proposition présente un modèle efficace qui nécessite qu’un grand groupe d’Etats y adhèrent, de préférence tous ».
Le ministre de l’économie M. Jyrki Häkämies (parti conservateur) a en revanche souligné qu’adopter une telle taxe reviendrait, pour la Finlande, à se tirer une balle dans le pied car la Suède ne l’adopterait pas. Il en résulterait des délocalisations du secteur en Suède.
Le président des Vrais Finlandais, M. Timo Soini a déclaré s’opposer totalement à une telle taxe qui « détruirait le secteur bancaire finlandais. Même dans l’UE on ne peut pas se permettre un fonctionnement à deux vitesses. Une telle taxe n’est acceptable qu’au niveau mondial ».
Le député du Centre, M. Mauri Pekkarinen estime lui aussi qu’il faut s’opposer à cette taxe si elle n’est pas instaurée au niveau de l’ensemble de l’UE.
HS

Union bancaire

Déclarations de M. Rehn
A Turku, le commissaire à l’Economie a souligné que les Etats membres pouvaient prendre des positons sur le MES mais que cela n’avait que peu d’influence sur son fonctionnement au final. « Ce qui est financé par le mES nécessite une décision de l’ensemble de l’eurogroupe. La Finlande comme les autres Etats membres devraient se rappeler que la coopération européenne est un jeu d’équipe », a-t-il dit en référence à la position du trio (finlandais, allemand, néerlandais).
Concernant la recapitalisation des banques, M. Rehn n’a pas souhaité se prononcer sur le fait de savoir si cela concernerait ou non les dettes passées. Il a souligné que l’objectif de la recapitalisation des banques était de mettre fin au lien entre banques et Etats.
Kaleva

Finlande – Russie

Un nouveau cas de litige concernant la garde d’enfants
Helsingin Sanomat rend compte d’un nouveau cas de prise en charge d’enfants fenno-russes par la protection infantile finlandaise qui a engendré des critiques ardues en Russie. M. Astahov, médiateur russe sur les questions liées à l’enfance, estime que la Finlande est dangereuse pour les familles russes.
Mme Risikko, ministre des Affaires sociales et de la Santé, constate, dans un communiqué en russe, que la Constitution finlandaise garantit un traitement égal à tout enfant, indépendamment de sa nationalité ou son origine.
HS/lun/A6

Finlande – Estonie

La Finlande attire des médecins estoniens
Les médecins estoniens sont en grève aujourd’hui pour protester contre le flux de médecins et infirmiers estoniens vers l’étranger, le plus souvent en Finlande et en Suède, ce qui détériore le système de soins du pays. Mille médecins et autant d’infirmiers ont quitté le pays depuis son adhésion à l’UE en 2004.
Quelques centaines de médecins estoniens travaillent actuellement en Finlande.
HS/lun/A6

Politique intérieure

Municipales

Sondage sur les finances des communes
Le moyen le plus populaire pour équilibrer les finances des communes serait de vendre des possessions communales. Deux personnes sur trois y seraient favorables, selon un sondage effectué pour le compte de Helsingin Sanomat.
La moitié des personnes interrogées seraient prêtes à introduire des fusions de communes, des augmentations des frais concernant les services et des externalisations des services, afin d’améliorer la situation économique. Par contre, les Finlandais sont plutôt réticents en ce qui concerne l’idée de dettes supplémentaires ainsi que la diminution de services.
Les avis varient selon l’affiliation politique : les Verts et les Conservateurs sont favorables à des fusions de communes, alors que les militants des Vrais finlandais et de l’Alliance des gauches s’y opposent. En règle générale, les positions des Conservateurs et celles des militants de l’Alliance des gauches divergent le plus.
Concernant la propriété des communes, il s’agirait dans la plupart des cas de l’immobilier, des terrains et des entreprises.
HS/dim/A4

… et un autre
Aamulehti rend compte d’un sondage effectué pour son compte sur les moyens d’améliorer la situation économique des communes. 73 % des personnes interrogées seraient plus favorables à des augmentations fiscales qu’à des diminutions de services.
Il y a des écarts importants entre les militants de différents partis : les Verts sont les plus favorables à des augmentations fiscales (88 %), suivis des militants de l’Alliance des gauches (84 %) et des Démocrates chrétiens (84 %), alors que les militants du parti suédois sont nettement moins favorables (55 %) et soutiennent à hauteur de 39 % la diminution de services. Pour les Conservateurs, ces chiffres sont 60 % et 36 %.
AL/dim/A4

Municipales – les Conservateurs ont lancé leur campagne

Le Parti conservateur n’exclut pas les externalisations de services communaux
Le Premier ministre, M. Katainen, président du Parti conservateur, estime qu’après la réforme de communes, il pourrait y avoir entre 90 et 120 communes en Finlande, contre 336 aujourd’hui. Il dément les propos du secrétaire du Parti du centre, M. Laaninen, qui dit que l’objectif des conservateurs serait d’avoir cent communes en Finlande.
Le Kokoomus a lancé sa campagne électorale lors de la réunion du conseil national du parti. M. Katainen estime qu’avec les défis structurels concernant l’économie et le vieillissement de la population, les municipales seront plus importantes que depuis longtemps.
Les Conservateurs ont évoqué l’organisation des services des communes et ne souhaitent pas exclure la possibilité d’utiliser des prestataires privés.
HS/dim/A8

Kokoomus propose une carence concernant les congés maladie
Le conseil national du parti a adopté la proposition de priver les employés de leur salaire concernant le premier jour d’un arrêt maladie et de verser 80 % du salaire pendant les deux semaines de congé de maladie éventuel qui suivent.
L’idée a été rejetée d’emblée par le président du syndicat Pro, M. Rinne, et par le secrétaire du PSD, M. Paananen.
HS/dim/A8

Fiscalité
Selon M. Katainen, mettre en place des allègements fiscaux serait une menace pour la crédibilité de l’économie finlandaise. Il rappelle que les décisions fiscales prises ont un effet de 1,4 milliards d’euros et les annuler signifierait qu’il faudrait s’endetter à la même hauteur. Pour lui, il faut que la Finlande cherche des moyens de renforcer la croissance et la compétitivité.
Il constate toutefois que l’Etat de l’économie nationale et la situation de l’emploi sont le plus dépendants de ce qui se passe dans la zone euro. La situation pourrait se rétablir en quelques mois seulement si le marché pouvait être convaincu du fait que l’eurogroupe n’est pas en train de se dissoudre. « Pour la première fois depuis longtemps, nous nous retrouvons dans une situation où une percée n’est pas exclu. »
AL/lun/A6

Economie

Effets des fermetures d’usine
Helsingin Sanomat rapporte que dans le secteur du bois-papier, unn cinquième des personnes licenciées lors de ces dernières années n’a toujours pas retrouvé du travail. Les fermetures d’usine laissent des traces durables : souvent les communes touchées voient leur imposition augmenter durablement.
HS

Isku annonce un plan social
Le groupe de mobilier Isku a annoncé des économies représentant l’équivalent de 200 emplois. Elles toucheront principalement les effectifs en Finlande mais devraient se faire principalement par le recours au chômage technique et au travail à mi-temps.
HS

Sécurité informatique

Un groupe de travail propose la création d’un centre de cyber-sécurité
Un groupe de travail censé rédiger une stratégie de cyber-sécurité estime qu’il faudrait créer en Finlande un centre en matière de ces questions. Le président du groupe de travail, M. Kosonen de Sitra, relève que la Finlande n’est pas en mesure de gérer une attaque vaste visant plusieurs cibles stratégiques en même temps. Un centre consacré à ces questions augmenterait considérablement la conscience en la matière.
L’office national des communications serait un candidat bien en vue pour accueillir un tel centre. Il est considéré comme plus neutre que la police ou des forces armées.
M. Kosonen estime qu’un centre de cyber-sécurité serait nécessaire pour améliorer la coordination, accélérer la prise de décision et développer les connaissances dans ce domaine. Selon lui, la création d’un tel centre ne demanderait pas un investissement énorme, il ne s’agirait ni de dizaines ni de centaines de millions d’euros.
M. Räty, secrétaire général du ministère de la Défense, souligne la coopération entre les entreprises, l’Etat et les organisations et met en valeur les bons réseaux.
HS/sam/A5

Licenciements

Propos de Mme Urpilainen
La ministre des Finances, Mme Urpilainen, estime que les entreprises qui licencient leurs employés sur-réagissent à la situation économique actuelle. Pour elle, les entreprises devraient envisager des mises à pied plutôt que des licenciements.
Elle souhaite que l’on puisse adopter une politique de longue haleine en la matière, sinon, on risque une pénurie de main d’œuvre compétente plus tard.
Mme Urpilainen a dit qu’elle souhaiterait réunir des représentants du gouvernement, des syndicats et de la vie économique dès avant la fin de l’année afin de réfléchir aux moyens de d’obtenir des investissements, une croissance et des emplois en Finlande.
TS/dim/10

Energie

« Le financement du nucléaire n’est pas menacé » KL
Kauppalehti rapporte que TVO, Fortum et Fennovoima assurent que les projets de centrales nucléaires n’auront pas de difficulté à trouver des financements. Si les établissements financiers intéressés sont moins nombreux, les investisseurs institutionnels voient leur nombre grandir.
KL

Editorial : « L’industrie énergétique se pose des questions » TS
Turun Sanomat souligne que, même si la consommation d’électricité a diminué en Finlande avec la baisse de la croissance économique, les importations d’électricité n’ont cessé d’augmenter. Un cinquième de la consommation finlandaise est satisfaite par de l’électricité importée, c’est pourquoi il y a toujours la place pour une production domestique supplémentaire.
TS

Education

Un système de l’éduction qui reproduit des inégalités
Aamulehti rapporte que qu’en raison du déjà haut niveau d’éduction, moins d’un tiers des jeunes accèdent à un niveau d’éducation supérieur à leurs parents. Ce sont d’ailleurs le plus souvent les femmes car les hommes souffrent plus d’un déclassement en matière d’éducation par rapport à leurs parents.
Les enfants de parents à faible niveau d’éduction ont moins de chance en Finla de qu’’en moyenne dans l’OCDE d’atteindre un niveau universitaire.
AL

Société

Augmentation des permis de chasser les loups
On estime à 180 à 200 le nombre de loups en Finlande. Ils ont toué 1422 rennes durant les deux dernières années.
HS

France – Finlande

Culture

Visite de Jacques Audiard
« Le maître du film noir » HS
Helsingin Sanomat publie une interview du réalisateur Jacques Audiard à l’occasion de sa venue au festival du film d’Helsinki.
HS

Religion

Rencontre Taizé à Helsinki
Helsingin Sanomat rapporte qu’une réunion internationale de la communauté de Taizé (fondée en Bourgogne en 1940) a eu lieu dimanche à Helsinki.
HS

France

Budget

« Hollande en équilibre sur le fil de la rigueur budgétaire » KL
Kauppalehti présente les annonces budgétaires françaises.
KL

Automobile

Salon de l’auto de Paris
La presse rend compte des nouveautés présentées au Salon de l’automobile de Paris.
HS

Défense

Des pigeons voyageurs au service de l’armée
Kaleva publie un reportage sur l’utilisation des pigeons voyageurs par l’armée française.
Kaleva

publié le 31/10/2012

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