Novembre 2019

Vendredi 29 novembre 2019

Politique intérieure

Dernière minute : démission de la Ministre Sirpa Paatero

Conférence de presse du Premier ministre Antti Rinne
Dans une conférence de presse ce matin, le Premier ministre a déclaré que la Ministre en charge de la gestion des entreprises de l’Etat lui avait présenté aujourd’hui sa démission.
Le Premier ministre a souligné que l’Etat actionnaire avait constamment été soucieux de la situation des employés de la Poste et que la direction de la Poste avait donné des informations biaisées sur les effets du transfert de convention collective.
Il a déclaré que la Ministre n’avait pas suffisamment suivi ses instructions pour défendre la situation des employés.
Yle

La Ministre Sirpa Paatero en congé maladie
La Ministre Sirpa Paatero, en charge de la gestion des entreprises publiques, est en congé maladie jusqu’au 13 décembre.
Yle

Gouvernement

Débat sur le conflit de la Poste
« M. Rinne s’est défendu et a accusé le conseil d’administration de la Poste » AL
« Selon M. Rinne, le conseil d’administration de la Poste a désobéi aux ordres de la ministre Paatero » HS
« Antti Rinne se défausse sur le conseil d’administration de la Poste » KL
Hier, au Parlement, le Premier ministre a été interrogé par la gestion du conflit de la Poste par le gouvernement.
M. Rinne a déclaré que le conseil d’administration de la Poste n’avait pas suivi les instructions de la Ministre en charge des participations de l’Etat dans les entreprises, Mme Paatero (PSD).
Le Président du Conseil d’administration de la Poste, Markku Pohjola a publié ce matin un communiqué pour indiquer que le transfert des 700 employés de la poste affectés au tri des paquets à la filiale Posti Palvelut en août dernier avait reçu l’aval de la direction gouvernementale de gestion des entreprises publiques. Selon lui, durant la phase de préparation de ce transfert, l’actionnaire c’est-à-dire l’Etat n’a pas manifesté d’opposition à ce projet.
HS KL AL

L’opposition demande la démission du Premier ministre
Yle rapporte que le président des Vrais Finlandais Jussi Halla-aho a évoqué la démission du Premier ministre. Selon lui, les récentes déclarations du président du Conseil d’administration de la Poste « indiquent que la Ministre Paatero a menti. Si c’est ainsi, la Ministre ne peut se maintenir. Et si le premier ministre Rinne a délibérément menti, il doit lui aussi en tirer les conséquences personnelles ».
Le Président du Rassemblement national Petteri Orpo, à l’origine de la motion de censure sur le sujet, estime lui aussi que le Premier ministre n’a pas la confiance du Parlement.
Yle

Commentaire : « La gestion des entreprises publiques par l’Etat est complètement perdue » KL
Le rédacteur-en-chef de Kauyppalehti estime que la Ministre en charge des entreprises Sirpa Paatero (PSD) n’est pas la seule en cause. Le Premier ministre doit aussi répondre de l’affaire de la Poste.
KL

Sondage sur la popularité du gouvernement

Un tiers des Finlandais sont satisfaits
Helsingin Sanomat rend compte d’un sondage effectué par l’institut Kantar sur les avis des Finlandais concernant le gouvernement. 51 % des Finlandais considèrent le travail du gouvernement comme mauvais ou assez mauvais, tandis que 31 % des personnes interrogées considèrent que le gouvernement a bien ou assez bien réussi.
En février 2019, 35 % des Finlandais estimaient que le gouvernement (de M. Sipilä) avait bien ou assez bien réussi.
Concernant l’opposition, seulement 25 % des Finlandais estiment qu’elle a réussi. 48 % ne sont pas satisfaits de son travail.
Pour ce qui est des partis politiques, les Finlandais ont une image favorable surtout des Verts, à 44%, contre 41 % pour le PSD, 40 % pour le Rassemblement national, 36 % pour les Vrais Finlandais, 34 % pour l’Alliance des gauches et 32 % pour le Centre.
Par rapport à février 2019, les Vrais Finlandais ont augmenté de 12 points les avis favorables, et le Rassemblement national de 5 points.
Depuis avril 2018, les avis favorables sur les Vrais Finlandais ont augmenté de 20 points.
HS/A15

Conventions collectives de l’Industrie

Les négociations se poursuivent pour éviter des grèves touchant 100 000 employés
La médiatrice rencontre le secteur de l’industrie technologique, aujourd’hui afin de trouver un accord sur le renouvellement de la convention collective. Des préavis de grève ont été lancés par des syndicats représentant 100 000 employés dans le secteur industriel les 9 et 10 décembre.
HS

Plans sociaux

Deux usines fermées, près de 200 emplois supprimés
Amcor Flexibles a annoncé la fermeture de deux usines au printemps. Il s’agit d’usines de fabrication d’emballages pour l’agro-alimentaire.
Les usines situées à Eura et Lieksa employaient respectivement 127 et 70 personnes.
HS

Retraite

Coefficient concernant l’espérance de vie
L’avancée de l’espérance de vie fait diminuer les pensions
Aamulehti rend compte du fait qu’avec l’augmentation de l’espérance de vie, les retraites vont diminuer sauf dans le cas de ceux qui resteront dans la vie professionnelle plus longtemps qu’avant. Le montant de la retraite de chacun ne sera déterminé que l’année du 62ème anniversaire de chaque classe d’âge de salariés.
Le coefficient au titre de l’espérance de vie, appliqué depuis 2010, est confirmé tous les ans par le ministère des Affaires sociales et de la Santé concernant les personnes atteignant l’âge de 62 ans. Une fois déterminé, ce coefficient ne change plus. Pour 2020, il est de 0,95. Il diminuera les retraites des personnes nées en 1958 de 4,59 %.
L’espérance de vie des Finlandais augmente. Pour les personnes de 63 ans, elle est de l’ordre de 23 ans.
Chaque mois travaillé au-delà de l’âge minimum de départ à la retraite augmente la retraite de 0,4 %, soit au total de 4,8 % par an.
Comme l’âge de départ à la retraite augmente en vertu de l’application de la dernière réforme, de trois mois tous les ans, il est prévu que lorsqu’il atteindra les 65 ans, le calcul du coefficient sera modifié.
AL/A8

Politique étrangère et européenne

Finlande – Irak

Prolongation de la coopération de formation en matière de sécurité
La Finlande envisage de poursuivre la coopération de formation en Irak y compris en 2020. Sari Annika Rautio, conseillère au ministère des Affaires étrangères, note que Daech continue à constituer une menace considérable et que son organisation reste active. Elle souligne l’importance de poursuive la coopération afin de garantir une continuité à ce qui a déjà été achevé.
La formation dispensée par la Finlande s’inscrit dans le cadre de l’opération OIR pilotée par les Etats-Unis et lancée en 2014. La Finlande y participe depuis 2015.
Jusqu’en mai 2019, les Finlandais avaient formé plus de 4200 soldats. Le nombre de Finlandais a varié entre 50 et 100 et là il est prévu que 80 soldats se chargent de la formation à venir.
HS/A18

Culture

Festival

Un nouveau festival à Helsinki l’été prochain
La Française Claire Delhom et le Belge Jeroen Seberchts étudiants à l’Académie Sibelius ont annoncé la création d’un nouveau festival à Helsinki, dans la baie de Töölö, à la Saint-Jean d’été prochaine. Il s’agira d’une scène flottante, basée sur le roman de Tove Jansson, L’été dramatique de Moumine. Le festival, gratuit, est financé par la ville et Moomin Characters.
HS

Jeudi 28 novembre 2019

Politique étrangère et européenne

Commission européenne

Un nombre record de femmes dans la nouvelle commission européenne
Les députés européens ont approuvé mercredi la nouvelle commission à Strasbourg. Sur la totalité des 707 députés, 461 ont voté pour, 157 se sont prononcé contre et 89 ont voté blanc. Trois candidats aux postes de commissaires avaient été écartés en cours de route, relève Aamulehti.
Il convient de noter la particularité de cette commission qui est, pour la première fois, dirigée par une femme : la part des femmes y est singulièrement élevée.
Le portefeuille des partenariats internationaux a été officiellement confié à la Finlandaise Jutta Urpilainen. Elle a cité comme priorité de son programme la diminution des inégalités et l’équité entre les sexes, la position géopolitique de l’Europe et le changement climatique.
« Je pense que l’UE doit prendre un rôle politique important et prouver par des actes concrets que nous voulons promouvoir une coopération réglementée, par exemple le green deal. Les objectifs du développement durable sont également inscrits comme responsabilités de chaque commissaire », a-t-elle dit.
Mme Urpilainen se dit satisfaite du résultat du vote et considère qu’il est cohérent. « C’est de bonne augure, la commission bénéficie d’un solide soutien du parlement et pourra commencer son travail le 1er décembre. »
Mme Urpilainen entamera la semaine prochaine son premier déplacement à l’étranger en tant que commissaire lorsqu’elle se dirigera vers l’Afrique. « La stratégie africaine est l’une des questions les plus fondamentales et concrètes de mon portefeuille. Le potentiel démographique de l’Afrique devrait être perçu aussi en Europe. Sur 1,2 milliards de personnes, une moitié a moins de 25 ans. Outre la collaboration basée sur le principe de la coopération pour le développement, nous avons besoin d’un nouveau partenariat équitable. On devait parvenir à des résultats dès l’année prochaine », explique la commissaire.
AL28.11/

UE – Russie – Etat de droit

Déclarations de Tytti Tuppurainen
Le parlement européen examine aujourd’hui un différend international qui date des agitations survenus en Lituanie qui ont suivi la chute de l’Union soviétique.
Les juges lituaniens qui ont prononcé des peines sur les violences de l’année 1991 sont ainsi devenus des bêtes noires pour la Russie. La Lituanie met l’Europe en garde contre la Russie dont la pression menace l’indépendance des tribunaux partout en Europe. Le parlement européen devrait approuver aujourd’hui une résolution qui condamne la manière de la Russie de faire pression sur les tribunaux de ses pays voisins.
Sur les 67 personnes condamnées par les tribunaux lituaniens, il y a essentiellement des ressortissants russes, biélorusses et ukrainiens qui ont été condamnés par contumace.
La ministre finlandaise des affaires européennes Tytti Tuppurainen a participé lundi à Strasbourg à la discussion sur ce sujet en qualité de représentante du conseil de l’UE. Mme Tuppurainen s’est notamment inquiétée du fait que des processus criminels politiquement motivés puissent finalement conduire à des abus de mandats d’arrêt internationaux d’Interpol.
« Je veux dire que le cas de la Lituanie est une affaire qui nous concerne tous. La Finlande, en tant que pays qui assume la présidence du conseil de l’UE, est engagée à respecter le principe de l’Etat de droit. Nous nous sommes engagés à veiller sur cette question d’actualité et nous la soulèverons régulièrement lors des rencontres de l’UE avec la direction d’Interpol », a assuré Tuppurainen.
Mercredi a été publiée la proposition de résolution de cinq groupes qui condamne fortement les agissements de la Russie. Le projet de texte fait appel aux pays de l’UE pour qu’ils ne viennent pas en aide aux autorités russes dans le processus visant les juges lituaniens.
AL28.11/A20

Politique intérieure

Sondage sur les partis politiques

Les Vrais Finlandais continuent à monter

Helsingin Sanomat publie son sondage mensuel sur les intentions de vote des Finlandais. Les Vrais Finlandais arrivent toujours au premier rang avec un score de 22,4 %, ce qui est 1,9 point de plus qu’en novembre. Le rassemblement national qui arrive au deuxième rang avec 17,3 % a également réussi à augmenter son audience (+0,3), tandis que tous les partis du gouvernement ont connu une diminution, à l’exception du Parti suédois qui n’a pas bougé.
Les deux premiers partis de l’opposition sont suivis du PSD, troisième à 15,2 %, des Verts, à 13,1 %, du Centre, à 11,7 % et de l’Alliance des gauches, à 7,9 %. Le Parti suédois arrive au 7ème rang suivi des Chrétiens démocrates.
Le chercheur Markku Jokisipilä estime que derrière le succès des Vrais Finlandais, il peut y avoir le fait que, tandis que les autres partis peuvent paraître moins clairs dans leurs positions, les Vrais Finlandais sont déterminés dans les leurs. Ils se tiennent logiquement dans leurs thèmes qui sont surtout l’immigration, ainsi que ces derniers temps également le climat. M. Jokisipilä estime que le parti mène une politique entièrement inverse par rapport aux autres partis. Ils arrivent à se profiler comme l’unique alternative aux autres.
De plus, les électeurs des Vrais Finlandais sont exceptionnellement fidèles. 91 % de ceux qui avaient voté pour eux aux législatives, le feraient toujours. 80 % des électeurs du Rassemblement national, des Verts et de l’Alliance des gauches sont eux aussi fidèles, alors que seulement 64 % de ceux qui ont voté pour le Centre et le PSD le sont.
La chercheuse Johanna Vuorelma estime que les Vrais Finlandais ont réussi à se positionner à l’écart des autres, même à l’extérieur du terrain politique, ce qui attire des électeurs dans un contexte où la confiance des Finlandais dans les institutions et les partis politiques est en baisse.
HS/A12-13

Editorial
« Les ouvriers et les entrepreneurs soutiennent les Vrais Finlandais » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat note que les thèmes des Vrais Finlandais, l’immigration et [critiquer] les démarches de lutte contre le changement climatique semblent attirer surtout les ouvriers, les entrepreneurs et les électeurs peu éduqués.
L’éditorialiste rappelle que la popularité des Verts et de l’Alliance des gauches est surtout forte parmi les jeunes électeurs.
HS/A5

Social

Conflit de La Poste

Motion de censure annoncée
Suite à la gestion du conflit de la Poste, le Rassemblement national, les Chrétiens démocrates et le mouvement Nyt déposeront une motion de censure sur l’action du gouvernement concernant la politique de gestion des entreprises de l’Etat et la politique concernant le marché du travail.
HS/A8

Convention collective de la poste
La convention collective obtenue pour les employés de la poste implique le maintien des 24 heures supplémentaires prévue par le pacte de compétitivité, ainsi qu’une flexibilité plus générale concernant les horaires de travail.
Concernant les augmentations de salaire, Palta envisage de se référer au niveau qui sera déterminé à l’issu des autres négociations des conventions collectives en cours.
HS/A8

Conventions collectives de l’Industrie

Négociations en cours
La médiatrice rencontrera le secteur de l’industrie chimique, aujourd’hui jeudi, l’industrie technologique, vendredi, et l’industrie forestière mécanique, samedi.
Selon des représentants du patronat et des employés, les négociations ne seront pas faciles.
KL/A7

Réponse du patronat aux préavis de grève : un lockout dans le secteur forestier
L’organisation patronale de l’industrie forestière a annoncé un lockout de six jours dans les scieries et les usines de contre-plaqué. Le lockout suivra donc la grève de trois jours, du 9 au 11 décembre, des employés qui considèrent comme démesurées les exigences de l’employeur dans les négociations en cours. Le lockout est ressenti par les syndicats d’employés comme une vengeance de la part de l’employeur.
HS/A6

Impact des négociations et des grèves sur l’évolution économique
Les perspectives économiques finlandaises sont plutôt mornes. La croissance continuera l’année prochaine, mais plus lentement que cette année. Les exportations se portent plutôt bien mais n’augmentent plus. D’ailleurs elles sont dépendantes des commandes de bateaux de croisière auprès des chantiers navals.
D’autres mouvements sociaux que celui de la poste ne sont pas exclus. Les économistes ne sont pas unanimes sur l’effet des négociations des conventions collectives et des grèves sur l’économie. Alors que pour Sami Pakarinen du patronat EK, le dégât engendré par une grève, surtout si elle implique l’industrie, est en grande partie permanent, Ilkka Kaukoranta de la confédération des ouvriers SAK estime que l’effet des grèves est minime et n’a pas vraiment d’impact sur les chiffres de l’économie nationale.
KL/A6

Mercredi 27 novembre 2019

Politique étrangère et européenne

Commission européenne

Réactions finlandaises sur le nouveau ”green deal”, le salaire minimum, et la taxe carbone aux frontières préconisés par la Commission de Ursula von der Leyen
Par rapport à son prédécesseur, le programme d’Ursula von der Leyen souligne davantage les mesures climatiques. La nouvelle commission entend concrétiser, durant ses cent premiers jours, un ambitieux « green deal » qui a pour objectif de faire de l’Europe le premier continent neutre en carbone au monde.
Experte en questions climatiques dans l’organisation Greenpeace, Kaisa Kosonen, avoue que le solide engagement de la nouvelle présidente de la commission pour les questions climatiques a été une surprise.
Pour Kosonen le ton est prometteur. Selon la vision de Von der Leyen, l’UE pourrait resserrer son objectif des émissions de 2030 de 40 à 55 pour cent. L’Europe serait climatiquement neutre en 2050.
La présidente s’est également engagée sur un salaire minimum pour tous les citoyens de l’UE.
« Dans la partie centrale de l’Europe de l’est, le niveau des salaires causerait des problèmes. Lorsque le salaire ne permet pas de vivre dans son propre pays, le travailleur vote avec ses jambes. Il en résulte une fuite des cerveaux et une pénurie de la main d’œuvre », affirme la directrice de la délégation de Bruxelles de Finunions, Katja Lehto-Komulainen.
Les discussions s’annoncent compliquées car dans certains pays il existe une loi sur les salaires minimums et dans d’autres, le niveau du salaire est basé sur les conventions collectives. En Finlande par exemple, il n’existe pas de loi expressément sur le salaire minimum.
La question d’une taxe carbone aux frontières est l’une des initiatives les plus controversées. Le président français Emmanuel Macron a notamment proposé des droits de douane qui forceraient les pays en dehors de l’UE à procéder à des diminutions d’émissions. Il conviendrait également d’équilibrer les coûts des émissions car de nombreuses sociétés européennes participent au marché des émissions de carbone.
Selon von der Leyen, la taxe carbone devrait s’aligner sur les règles de l’OMC, ne touchant que certains domaines tout en s’étendant peu à peu par la suite.
Pour l’experte UE de la confédération de la vie économique Janica Yli-Karjula, il est encore difficile de voir comment cette mesure pourrait être réalisée. « Il n’existe nulle part dans le monde de système similaire. Il s’agirait d’une « politique commerciale extrême » et il faudra y réfléchir avec soin. Les frais des matières premières ou des pièces exploitées par l’industrie européenne, en provenance des pays en dehors de l’UE cause des soucis, estime Yli-Karjula.
Selon elle, en Finlande les promesses de la commission en matière de politique commerciale seront analysées de près. Durant la précédente commission, l’UE avait signé plusieurs accords commerciaux dont les pourparlers avec les pays de l’Amérique latine et l’UE sur l’accord de libre-échange Mercosur qui avaient duré vingt ans.
Yli-Karjula estime que le rôle du libre-échange ne fera que s’accentuer après le Brexit, avec le départ de la Grande-Bretagne, connue pour être un fervent défenseur du libre-échange.
HS27.11.

Politique intérieure

Social

Un accord entre les parties met fin à la grève
La ministre Paatero se déclare satisfaite de l’accord obtenu
Les grèves de solidarité seront annulées, le syndicat des transports a déjà annulé la sienne
Les parties Palta (qui représente l’employeur) et Pau (syndicat des employés de la poste) ont adopté la proposition d’accord présentée par la médiatrice. Les 700 employés du tri de paquets vont relever d’une convention collective faite les concernant entre Palta et Pau, et Medialiitto n’y est plus impliqué. En effet, la filiale de la poste, Posti Palvelut (« services de la poste ») relèvera de Palta concernant les 700 employés en question. Pour le reste, Posti palvelut sera toujours représenté par Medialiitto.
Dans la nouvelle convention faite sur mesure pour les 700 employés, il s’agit en grande partie du même type de convention que celle qui concerne les autres employés de la poste.
La ministre chargée de la gestion des entreprises de l’Etat, Sirpa Paatero (PSD) se déclare satisfaite de l’accord obtenu et remercie les parties pour leur contribution et la médiatrice pour son investissement central pour obtenir un accord.
La poste affirme que l’accord permettra d’acheminer à temps le courrier « de Noël », c’est-à-dire les cartes de vœux et les paquets.
HS

Le rôle de Mme Paatero
Sirpa Paatero, en tant que ministre chargée de la gestion des entreprises de l’Etat a admis qu’elle n’avait pas suffisamment bien suivi le projet de rattachement des employés de tri de paquets à un autre syndicat avec une convention collective moins avantageuse. Elle aurait pu intervenir dans le projet avant qu’il ne devienne une réalité.
Ni la direction de la poste, ni le PSD, ne s’étaient imaginés la lutte quiallait se créer autour de l’affaiblissement des conditions d’emploi de 700 employés. HS rappelle qu’en 2017, la Poste avait déjà fait une manoeuvre similaire concernant 2300 employés. A l’époque, le transfert de ces employés sous une convention collective moins avantageuse n’avait pas suscité de mouvement de solidarité tel qu’on a connu cette fois.
HS

Formation

La part des jeunes d’origine étrangère dans les grandes écoles et les écoles professionnelles supérieures d’Helsinki en hausse reste néanmoins modeste
Le nombre des étudiants d’origine étrangère dans les grandes écoles ou les grandes écoles professionnelles de la région d’Helsinki a augmenté de près de trois mille personnes entre 2010 et 2018, en passant de 7,2 à 10,8 pour cent.
En dépit de cette hausse, la proportion des jeunes d’origine étrangère dans les établissements des hautes études ne correspond pas à leur nombre parmi les habitants de la région. Entre 2010 et 2018, le nombre d’habitants d’origine étrangère dans la région de la capitale est passé de 10,5 à 16,8 pour cent. Par contre, dans les écoles d’Helsinki, un élève sur six est d’origine étrangère.
Dans les statistiques, le terme d’origine étrangère signifie que les parents sont nés à l’étranger.
Le nombre des étudiants d’origine étrangère nés en Finlande suivant un enseignement supérieur sur la totalité des étudiants est passé de 113 à 878. Le nombre des immigrés de première génération est passé de 5 577 à 7 703 en huit ans.
Selon les statistiques, entre 2010 et 2018, la part de tous les étudiants d’origine étrangère dans les écoles professionnelles supérieures est passée de 9,6 à 13,4 pour cent, et dans les écoles de hautes études, de 5,6 à 8,8 pour cent.
HS27.11.

Retraites

L’immigration est liée au financement des retraites
L’accroissement de l’immigration améliorerait le financement de l’assurance retraite finlandaise et baisserait la pression à augmenter les cotisations de retraite, estime la caisse nationale des assurances retraites (ETK) dans son récent rapport.
Selon les prévisions, la pression à augmenter les cotisations de retraite diminuerait de deux pour cent à la fin de la période comptable, si l’immigration nette augmentait de 10 000 par rapport à l’hypothèse de la prévision démographique de 2018 du centre de statistiques.
La prévision démographique pressent une immigration nette de 15 000 personnes par an.
Par contre, une diminution de l’immigration affaiblirait le financement des assurances retraites, estime ETK. Si l’immigration nette baissait de 10 000, c’est-à-dire tombait à 5 000 personnes, les cotisations de retraites devraient être augmentées dès les années 2030.
De toute manière l’immigration augmenterait le nombre des personnes en âge de travailler et agirait ainsi sur le financement des retraites. Encore faut-il voir dans quelle mesure les immigrés arriveraientà trouver un emploi.
Selon ETK, la chute de la natalité a engendré une augmentation prévisionnelle de six pour cent du montant des cotisations retraite d’ici 2085. De ce point de vue, l’immigration pourrait remédier aux pressions des augmentations d’un tiers seulement.
HS27.11/A8

Défense

Une mine trouvée dans les eaux des Iles Åland
Une mine a été trouvée par cinq plongeurs à une profondeur d’environ 20 mètres près de Rödhamn dans les Iles Åland.
La gendarmerie maritime a été prévenue et une équipe de militaires est attendue pour désamorcer la mine qui ne devrait toutefois pas présenter de danger.
HBL26.11/8, HBL27.11/9

Mardi 26 novembre 2019

Politique étrangère et européenne

Déplacement de M. Rinne à Moscou

« Des positions divergentes sur la solution de la crise ukrainienne » KS
« Selon M. Rinne, les relations entre les deux pays sont aussi bonnes qu’elles peuvent l’être dans les circonstances actuelles » AL
« Ukraine, environnement et transports à l’ordre du jour » HS
Le Premier ministre Antti Rinne a rencontré son homologue russe, Dmitri Medvedev, à Moscou, hier. Il a affirmé, à propos des relations entre les deux pays, qu’elles fonctionnaient aussi bien qu’il était possible dans les circonstances actuelles. Lors de la conférence de presse commune, les deux Premiers ministres se sont félicités de l’augmentation des échanges commerciaux, du tourisme et des projets de coopération du domaine environnemental.
Concernant les relations entre l’UE et la Russie, les positions de MM. Rinne et Medvedev étaient cependant bien moins convergentes. M. Rinne a souligné que la Finlande suivait la politique européenne selon laquelle les sanctions étaient une réaction à l’action de la Russie. « Le conflit ukrainien pèse sur la relation entre l’UE et la Russie. Les relations et leur normalisation dépendent de la solution de ce conflit. La Russie y a un grand rôle », a-t-il dit. Remplir les conditions de l’accord de Minsk est essentiel pour que l’on puisse commencer à lever les sanctions contre la Russie, selon lui.
M. Medvedev, quant à lui, a accusé Bruxelles d’avoir gâché cette relation. Il a expliqué que la Russie s’attendait à ce que Bruxelles prenne l’initiative pour les améliorer. Pour M. Medvedev, c’est l’UE qui a un rôle central pour résoudre le conflit ukrainienne.
Plus tard, devant des journalistes finlandaises, M. Rinne a dit qu’en tête-à-tête, la tonalité de M. Medvedev avait été beaucoup plus conciliante que ses propos lors de la conférence de presse. Selon M. Rinne, « on se comprend mieux qu’on ne laisse entendre dans les entretiens publics ».
M. Rinne a précisé qu’il avait évoqué les questions de droits de l’Homme et notamment la campagne russe contre les témoins de Jehova.
L’environnement (les déchets, la mer Baltique), les transports et l’énergie ont été évoqués. La Finlande souhaiterait organiser un sommet sur la protection de la mer Baltique.
Selon le ministre de l’Agriculture, M. Leppä, la Russie s’intéresse au savoir-faire finlandais concernant la gestion des forêts.
La ministre des Transports, Mme Marin, considère comme très intéressant le projet russe de train rapide entre Moscou et Saint-Pétersbourg et qui pourrait être prolongé jusqu’à Helsinki.
Lors de la conférence de presse, une question a été posée à M. Medvedev sur l’étude éventuelle du sort des victimes de la persécution stalinienne. Ilta-Sanomat a demandé quelle importance une telle étude pourrait avoir pour la relation entre la Russie et l’UE. Selon M. Medvedev, il faut regarder vers l’avant plutôt qu’en arrière. Il n’a pas considéré la conférence de presse comme un forum propice pour cette question.
HS, AL, KS

Violence conjugale

Le Conseil de l’Europe souhaite que la Finlande réforme rapidement sa législation concernant le viol
Yle rend compte de la visite en Finlande de la spécialiste allemande du groupe GREVIO (Groupe d’experts sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique) du Conseil de l’Europe, Johanna Nelles, à l’occasion d’une conférence (Stop the backlash) qui fait partie de la présidence finlandaise de l’UE et qui réunit des ONG et des décideurs européens.
Le groupe GREVIO attend des réformes importantes de la Finlande afin de lutter contre la violence contre les femmes.
Mme Nelles relève que des milliers de femmes demandent une aide de la police en raison de violences domestiques, mais ces demandes ne mènent pas toujours à des plaintes officielles. En ce qui concerne le nombre de policiers, la Finlande se situe loin de beaucoup d’autres pays européens. Il y a 7200 policiers en Finlande, soit 137 agents pour 100 000 habitants.
Selon les statistiques fournies à GREVIO par le ministère de l’Intérieur, seuls 5500 des 26 000 appels aux urgences ont mené à une plainte.
GREVIO note qu’en Finlande, la police finlandaise est moins bien formée pour rencontrer une victime de violence familiale que les agents de police des autres Etats européens. Mme Nelles note aussi que 15 % seulement des policiers sont des femmes, ce qui peut restreindre les annonces faites à la police concernant les crimes sexuels notamment.
Un groupe de travail a été mis en place pour étudier la réforme de la législation sur le viol. GREVIO souhaite que la législation puisse être modifiée rapidement pour tenir compte du manque de consentement comme critère de viol.
Yle

Politique intérieure

Emploi

21 000 employés de plus qu’il y a un an
Aujourd’hui, il manque 68 000 employés de l’objectif du gouvernement concernant un taux d’emploi de 75 %. Selon le Centre national d’études statistiques, le taux d’emploi était de 72,7 % en octobre.
8000 hommes et 13 000 femmes de plus qu’en octobre 2018 ont un emploi maintenant.
Fin octobre, il y avait 224 700 demandeurs d’emploi, ce qui est 5400 de moins qu’il y a un an. 61 300 demandeurs étaient des chômeurs de longue durée, ce qui est 7100 de moins qu’il y a un an.
HS

Défense

Le grand exercice militaire de l’année organisé du 27 novembre au 4 décembre 2019
Le grand exercice de la défense nationale, Kaakko 19, est organisé dans la région sud-est du pays du 27 novembre au 4 décembre 2019. L’objectif consiste à parfaire les capacités communes de la défense nationale et du Corps des gardes-frontières et à répondre aux situations en rapide évolution dans la région sud-est de la Finlande.
Le commandant de l’armée de terre, Petri Hulkko, qui dirige l’exercice, a rappelé en novembre dans son blog que cet exercice se situe autour de l’anniversaire des 80 ans du premier jour de la guerre d’hiver. Selon lui, il s’agit d’une décision prise en connaissance de cause et rappelle que ces manœuvres sont d’un caractère purement national.
L’exercice qui aura pour but de s’entrainer à donner et recevoir l’aide militaire internationale est planifié pour dans deux ans. L’Arctic Lock réunirait 23 000 soldats dont 3 000 en provenance de l’étranger. La Finlande y a invité ses premiers partenaires de coopération en matière de défense : la Suède, la Grande-Bretagne, l’UE et l’OTAN.
HS26.11.

Yle : L’OTAN et la Russie s’entrainent de plus en plus dans le nord près de leur frontière
La correspondante d’Yle en Norvège fait savoir que la marine septentrionale russe organise actuellement son plus grand exercice de sous-marins depuis la guerre froide. L’exercice continuera dans les profondeurs des mers pendant des semaines, voire des mois.
« Simultanément, l’OTAN s’entraine de plus en plus dans le nord et de plus en plus près de la frontière russe. Récemment des chasseurs furtifs américains ont volé au-dessus de la mer de Barents. En grandissant, les petits évènements risquent de devenir de grands conflits », constate la correspondante. « La Norvège a peur car les activités militaires s’accentuent à la frontière russo-norvégienne. C’est également la raison pour laquelle la Norvège s’apprête à participer davantage à la coopération nordique en matière de la défense auprès de la Finlande et de la Suède. »
« Cet intérêt croissant est également lié à Washington. Les deux, trois dernières années ont soulevé la question de la volonté des Etats-Unis à défendre l’Europe et de la confiance que suscitent les activités de l’OTAN. La collaboration nordique offrirait à la Norvège la possibilité de diminuer sa dépendance de l’OTAN et de participer de façon plus étroite à la coopération nordique. »
Yle26.11

France – Finlande

Culture

Des circassiens français à Oulu
Un spectacle de cirque qui représente la rencontre poétique de deux clowns français se produira dans la ville d’Oulu en décembre. Le spectacle intitulé « Concerto pour deux clowns » réunira les artistes acrobates et musiciens Julia Moa Caprez et Igor Sellem.
Kaleva

France

Mali

Helsingin sanomat : 13 militaires français morts au Mali
Le quotidien Helsingin sanomat note que 13 militaires français du groupe antiterroriste Barkhane sont décédés dans un accident de deux hélicoptères en pleine opération au Mali.
HS

Lundi 25 novembre 2019

Politique étrangère et européenne

Déplacement de M. Rinne à Moscou

Le Premier ministre rencontrera son homologue M. Medvedev pour des entretiens sur l’Ukraine, les déchets, les forêts et les transports
Le Premier ministre Antti Rinne est à Moscou aujourd’hui, où il rencontrera le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, qui a effectué un déplacement en Finlande à l’automne 2018.
M. Rinne est accompagné du ministre de l’Agriculture et de la Sylviculture, Jari Leppä, et de la ministre des Transports et des Communications, Sanna Marin. La participation de ces deux ministres reflète le fait que la Finlande s’intéresse à la bio-économie et à l’économie circulaire de la Russie, ainsi qu’aux questions liées aux transports. Un spectre vaste de sujets figure à l’ordre du jour, dont la majeure partie sont des questions bilatérales.
Parmi les questions internationales, l’Ukraine devra être évoquée. Les familles des combattants Daech pourraient également être évoquées.
HS note que, pour le Président Macron, l’Europe risque d’être éclipsée dans les rivalités entre les Etats-Unis et la Chine si elle ne coopère pas stratégiquement avec la Russie. La Finlande quant à elle se contenterait d’une coopération à un niveau plus général et de l’ordre pratique.
HS/lun/A26

Politique intérieure

Social

Echec d’un accord dans le conflit de la Poste
Le projet d’accord proposé par le groupe de travail composé de quatre personnes spécialistes des conflits sociaux (deux anciens dirigeants de syndicats d’employés et deux anciens directeurs du patronat) nommé par la ministre chargée de la participation de l’Etat dans les entreprises Sirpa Paatero (PSD), a été rejeté par Medialiitto le syndicat patronal de Posti Palvelut Oy, filiale de la Poste, où avaient été transférés en août dernier 700 employés de la poste chargés du tri des paquets. Le projet aurait permis par un accord d’entreprise de soustraire ces employés de la convention collective du secteur entre Medialiitto et le syndicat Teollissuusliitto dont dépendent désormais ces employés depuis leur transfert dans cette filiale. Le projet d’accord a toutefois été rejeté par le patronat Medialiitto qui craignait que ce précédent ait un effet sur la convention collective des livreurs de journaux qui va bientôt être renouvelée. Toutes les autres parties (les syndicats d’employés, mais aussi La Poste et sa filiale) avaient toutefois accepté ce projet d’accord qui nécessite toutefois la validation du patronat du secteur Medialiitto (dont les statuts n’acceptent pas qu’un membre ait des accords séparés).
Aucun accord n’ayant pu être trouvé pour ces employés, le syndicat des employés de la Poste PAU a quitté la table des négociations en cours avec le syndicat des employeurs du secteur de la poste et logistique PALTA qui devaient renouveler leur convention collective.
Aucune nouvelle réunion de concertation n’est à ce stade prévue entre les parties.
HS

La Poste en grève jusqu’à Noël
Les grèves de solidarité mises en œuvre lundi 25 novembre
Le syndicat des employés de la Poste PAU a annoncé hier la poursuite de sa grève jusqu’au 22 décembre.
De nombreux syndicats des transports (bus dans la région de la capitale, transport aérien et maritime) ont annoncé et mis en, place une grève de solidarité d’un jour lundi 25 novembre.
HS

Le syndicat de l’Industrie annonce des grèves pour décembre
Le syndicat des employés de l’Industrie Teollisuusliitto a annoncé mettre fin aux négociations en cours sur le renouvellement de ses conventions collectives avec le patronat de l’industrie Teknologiateollissuus. Les représentants des employés considèrent en effet que les propositions des employeurs sont trop éloignées de leurs objectifs. Ils ont donc annoncé un mouvement de grève de deux jours, les 9 et 10 décembre, qui devraient toucher 35000 ouvriers dans 180 entreprises de ce secteur.
Il y aura aussi au même moment une grève concernant les employés (7000) et cadres (50 000) de ce secteur qui eux aussi sont en train de renégocier leur convention collective mais sont dans l’impasse car l’employeur souhaite maintenir l’augmentation du temps de travail de 24 heures prévues par le pacte de compétitivité de 2016.
HS

Analyse
« La pression qui montait depuis des années dans le dialogue social explose – la Finlande est au bord d’une grève générale » IL
Iltalehti estime qu’il y aujourd’hui tant chez les employés que chez les employeurs, des personnes qui attendaient depuis longtemps de mesurer le rapport de forces. Il faut rechercher à l’automne 2015 et la naissance du pacte de compétitivité voulu par le précédent gouvernement l’origine de cette pression. A l’époque, c’est le Président Niinistö qui était venu en aide au Premier ministre Sipilä qui faisait face à une menace de grève générale. Le Président avait indiqué aux partenaires sociaux qu’il lui semblait valoir la peine de rechercher un accord et, en juin 2016 le pacte de compétitivité a été conclu. Néanmoins, aussi bien parmi les syndicats d’employés que d’employeurs certains auraient voulu aller au conflit à l’époque, et même parmi ceux qui avaient signé ce pacte, rares étaient ceux qui l’appréciaient, estime Iltalehti.
Selon le ministère des Finances, en 2017 le pacte de compétitivité a diminué les revenus des salariés de 0,5% alors que les revenus du capital et des entrepreneurs ont augmenté de 7,8%. C’est donc une pression qui couvait depuis quatre ans chez les partenaires sociaux qui aujourd’hui explose.
Pour Iltalehti, le mieux serait que le gouvernement social-démocrate ne se mêle pas du conflit et laisse les partenaires sociaux se mesurer. Les syndicats d’employés risquent en effet de faire bien du mal au gouvernement s’il lui demande d’intervenir. Car les problèmes des années 2015 et 2016 viennent justement du fait que le gouvernement a voulu intervenir sur l’équilibre de la terreur qui régnait à l’époque dans les relations employés-employeurs.
IL

Politique climatique - Parti du Centre

Katri Kulmuni propose un fonds national pour le climat
La ministre des activités économiques, Mme Kulmuni, présidente du Parti du centre, est intervenue devant le conseil national de son parti.
Elle a proposé, devant les siens, la mise en place d’un programme pour l’industrie verte et la création d’un fonds national climatique.
Elle estime qu’il faut que l’Etat participe au financement d’investissements importants qui contribuent de façon efficace à la diminution des émissions et qui promeuvent la mise en œuvre de nouvelles technologies en Finlande.
Selon Mme Kulmuni, il faut des investissements de plusieurs milliards en Finlande, dans les dix prochaines années, afin d’atteindre les objectifs en matière de baisse des émissions.
Concernant le faible score du parti dans les derniers sondages, Mme Kulmuni réclame des siens le courage de relever les défis d’un monde qui change.
HS/dim/A10

Défense

Débuts de M. Kaikkonen
Les fonctionnaires du ministère de la défense semblent satisfaits des six premiers mois de leur nouveau ministre Antti Kaikkonen (Centre). Malgré la même quantité de travail que durant le ministre précédent, l’ambiance est plus décontractée au ministère, écrit le quotidien Helsingin sanomat.
M. Kaikkonen a passé ses débuts à s’occuper des deux grandes acquisitions de la défense nationale, l’achat des bâtiments de guerre pour la marine et le projet HX. Bientôt il s’attaquera à la réforme et à l’avenir du service militaire. Un comité parlementaire sera bientôt nommé et commencera son travail au début de l’année prochaine.
Il conviendra de réfléchir sur une large réforme du service militaire et civil. Le service militaire obligatoire sera toujours aussi nécessaire mais il devra mieux suivre son temps, estime M. Kaikkonen qui souhaite que le groupe de travail réfléchira sur un rôle des femmes et leur proposera « une sorte de devoir de service ».
M. Kaikkonen pense qu’il n’est pas nécessaire de rendre le service militaire obligatoire pour les femmes. « Le modèle actuel nous fournit une réserve suffisante. Si nous obligeons les femmes à effectuer un service, cela nous demanderait beaucoup plus d’argent, de ressources et de garnisons ».
Le comité devait rendre son rapport en été 2021.
M. Kaikkonen poursuivra le travail entrepris par son prédécesseur sur la coopération en matière de la défense, notamment avec la Suède et les Etats-Unis. Néanmoins, sa tâche majeure consistera à conduire les grandes acquisitions comme le projet HX. A cet effet, il souhaite rappeler que le prix définitif de l’avion de combat multifonction sera connu en automne de l’année prochaine lorsque l’appel d’offre ferme sera expédié aux fournisseurs. « De plus, les appareils devront fonctionner pendant trente ans. C’est une acquisition qu’on fait rarement », précise M. Kaikkonen.
« Je n’essaie pas de prétendre qu’il s’agit d’un achat bon marché », avoue le ministre. « C’est quelque chose d’important et d’indispensable. Pour que notre défense soit crédible, elle a besoin d’une armée de l’air moderne. »
HS23.11/A17

Immigration – demandeurs d’asile

Migri réétudiera ses décisions concernant 500 renvois prévus
L’Office national de l’immigration Migri a décidé, depuis la décision de la Cour européenne des droits de l’homme condamnant le renvoi par la Finlande d’un Irakien décédé après son retour, qu’elle reverrait 500 décisions négatives concernant des demandes d’asile. En effet, 500 personnes de différentes nationalités ont été déboutées du droit d’asile et attendent la mise en œuvre d’un renvoi. Migri réétudiera ces cas pour vérifier que les décisions sont conformes au jugement de la Cour européenne des droits de l’homme et, sinon, il s’agira de proposer aux demandeurs de renouveler leur demande.
HS/sam/A19

Economie

Nokia

« Suri promet que Nokia retrouvera sa grandeur » HS
Helsingin Sanomat publie une interview du PDG de Nokia Rajiv Suri alors que le groupe a perdu ces dernières semaines pas moins de 9 milliards d’euros de valeur capitalistique suite à la chute de son cours après la publication de ses résultats trimestriels.
« Il est clair que nous aurions dû mieux faire notre travail. Je ne suis pas satisfait de ce que nous sommes aujourd’hui et je le reconnais. Après coup il apparaît clairement que nous avions plus de chemin à faire que les autres [dans la 5g]. Malheureusement c’est une réalité an cas d’acquisition : cela apporte des avantages mais aussi des responsabilités. Nous l’avions déjà remarqué après avoir racheté Siemens Network ».
« Grâce à Alcatel-Lucent nous avons plus de ressources en R&D et plus de possibilités d’investir dans la technologie de la 5G ».
« Il faut prendre en compte que, avant d’acquérir Alcatel-Lucent, Nokia n’avais pas investi dans la 5G et sans cette acquisition nous n’aurions même pas eu la possibilité de faire les investissements nécessaires », dit M. Suri qui souligne qu’actuellement Nokia investit plus dans cette technologie que son concurrent suédois.
M. Suri admet les difficultés rencontrées ces derniers temps par son groupe qui a notamment dû changer de solution technologique, en matière de microprocesseurs, puis aussi de sous-traitant pour ces produits.
Helsingin Sanomat souligne que nombre d’investisseurs, dont la société de participation de l’Etat finlandais dans les entreprises Solidium, considèrent que Nokia aurait dû communiquer sur ses difficultés et revoir ses prévisions à la baisse bien plus tôt que seulement le mois dernier. M. Suri estime pour sa part que Nokia n’a pas retenu ces informations : « Les nouvelles annonces sur nos prévisions revues à la baisse ont été faites aussi vite que possible », dit-il.
M. Suri souliogne que, pour la 4G aussi, Nokia était en retard au départ ce qui ne l’a pas empêché de devenir ensuite un des principaux acteurs du marché. « C’est la même chose qui arrive avec la 5G : nous sommes un peu en retard mais le résultat sera que nous aurons les meilleurs produits ».
Helsingin Sanomat estime qu’il est néanmoins clair que la fusion d’Alcatel-Lucent à Nokia a été plus difficile que prévu et a perturbé la réalisation des projets de 5G. De plus les objectifs de développement de la 5G et les changements d’organisation jusqu’à ce que le Finlandais Tommi Uitto prenne la direction de ce secteur ont suscité des difficultés. Depuis lors le développement de la 5G a été transféré de plus en plus en Finlande et à Oulu. « Nous avonjs toujours fait du développement de la 5G partout dans le monde. Mais on peut néanmoins dire que la Finlande et Oulu sont devenus le centre de la 5G de Nokia, ce qui est très important pour nous. Mais nous avons encore du développement de la 5G ailleurs dans le monde », dit-il, ajoutant que c’est ce qui fait la force du groupe et aussi que Nokia n’a pas l’intention de supprimer des postes.
HS

Vendredi 22 novembre 2019

Politique étrangère et européenne

Commission européenne

Editorial
« La Commission attend de la Finlande des explications » HS
« Il y a encore quelques années, les Finlandais étaient fier de leur rigueur budgétaire. Cette attitude était à son paroxysme quand la Grèce était en crise et nécessitait l’aide des autres Etats membres. Les Finlandais estimaient alors que les pays nordiques se comportaient correctement alors que les pays du Sud se comportaient mal attendant l’aide des autres », écrit HS qui conclut que l’on considérait alors que les politiques économiques des Etats témoignaient de différences entres les valeurs morales.
L’éditorialiste commente l’estimation de la situation budgétaire de la Finlande par la Commission comme le message selon lequel la gestion budgétaire de la Finlande serait, avec le nouveau gouvernement, plus dispendieuse. Ce que les Finlandais reprochaient il y a encore quelques années à la Grèce et à l’Espagne, selon l’éditorialiste.
La Commission attend désormais du gouvernement finlandais des explications pour savoir pourquoi la Finlande dépense plus qu’elle ne gagne. Comme explication, elle ne se satisfera pas de l’argument selon lequel il s’agirait d’investissements dans le futur. Le FMI n’y a pas cru lui non plus. Personne n’y croit en dehors du gouvernement, conclut HS.
HS

Climat

« Une taxe carbone aux frontières orienterait les Etats vers une politique climatique » HS
Dans un billet publié dans Helsingin Sanomat, la députée européenne Miapetra Kumpula-Natri et le directeur de la confédération syndicale SAK Lauri Muranen soulignent que depuis des années l’UE essaie de prendre le leadership dans la politique climatique mondiale. Ils relèvent que le Président français s’est prononcé en faveur d’une taxe aux frontières de l’Europe sur le carbone. La future présidente de la Commission l’a aussi souhaité. Et le programme gouvernemental du Premier ministre Antti Rinne souhaite que l’on étudie une telle taxe.
Mme Kumpula-Natri et M. Muranen en appellent donc à ce que la Commission prenne l’initiative de préparer une texte aux frontières sur le carbone qui toucherait les produits des Etats qui n’ont pas de fiscalité sur les émissions. Même si mettre en place une telle fiscalité prendrait du temps, le seul fait de la préparer serait un signal selon lequel l’UE n’admet pas que certains se dispensent de lutter contre les émissions. Cela permettrait aussi d’améliorer le suivi de ces émissions dans certains Etats. Et, en matière de coopération au développement, l’UE devrait soutenir les Etats qui développent une industrie peu polluante.
Une taxe aux frontières sur le carbone permettrait à la fois de soutenir la politique climatique et la compétitivité de l’Europe.
HS

OMC – Présidence finlandaise du Conseil de l’UE

« L’OMC risque d’être bientôt paralysée » uusisuomi
« La situation de l’OMC est critique et le système international est en grave danger », a déclaré le ministre du Commerce extérieur Ville Skinnari, hier à Bruxelles.
Il participait à la réunion des ministres européens du commerce extérieur à l’agenda de laquelle figurait notamment la réforme de l’OMC.
M. Skinnari a aussi commenté la question du commerce avec la Chine, soulignant que, à long terme, la question de la réciprocité était cruciale.
Uusisuomi

Technologies

Les entreprises technologiques reçoivent un montant record d’investissements
A l’occasion du salon Slush qui se tient en ce moment en Finlande, Helsingin Sanomat relève que selon le rapport de la société Atomico les entreprises technologiques européennes ont recueilli un montant record d’investissements, plus de 30 milliards cette année (contre 23 milliards l’année dernière).
La croissance est particulièrement forte dans les pays nordiques. Les entreprises suédoises auraient reçu 2,7 milliards (et notamment la société productrice de batteries Northvolt). Les entreprises finlandaises devraient recueillir cette année 640 millions d’euros soit une progression de 35% par apport à l’année dernière.
HS

Politique intérieure

Social

La grève de la poste se poursuit
Les grèves de solidarité attendues pour lundi
La grève de la poste qui a commencé le 11 novembre se poursuit. Les grèves de solidarité des autres syndicats vont s’élargir notamment au transport lundi 25 novembre ;
Cela devrait bloquer les bus dans la région de la capitale, mais aussi affecter le transport aérien (pour une partie du personnel de Finnair) et portuaire, pour une partie du personnel de Viking Line et Silja Line.
HS

Un groupe de travail nommé pour trouver une solution
La ministre chargée de la participation de l’Etat dans les entreprises Sirpa Paatero (PSD) a indiqué hier qu’un groupe de travail composé de quatre personnes spécialistes des conflits sociaux (deux anciens dirigeants de syndicats d’employés et deux anciens directeurs du patronat) était nommé pour essayer de trouver une solution d’ici lundi au conflit qui paralyse actuellement les négociations sur la convention collective de la poste.
HS

M. Rinne déclare avoir empêché le transfert de tous les employés de la Poste dans une nouvelle convention collective
Le débat sur le conflit sopcial qui a actuulement lieu s’est invité hier au Parlement. Une manifestation des employés a eu lieu devant le Parlement pour demander à ce que l’on mette fin au « shopping des conventions collectives ». Dans le Parlement, le gouvernement a été interrogé par l’opposition lors de la séance des questions orales.
Le Premier ministre a déclaré que la Poste avait voulu cet été transférer l’ensemble de son personnel, soit environ 9 000 personnes sous une convention collective plus favorable. « Cela a été empêché catégoriquement par le gouvernement », a dit le Premier ministre.
Yle

Analyse
La question de la convention collective de la Poste est un cauchemar pour le PSD
Helsingin Sanomat rapporte qu’en coulisse le groupe parlementaire du PSD a déjà évoqué la possibilité de changer le conseil d’administration de la poste. Au Parlement, le Premier ministre Antti Rinne (PSD) a déclaré que « dans ce pays on va mettre fin au shopping des conventions collectives ». Pour HS, c’est courageux pour une Premier ministre alors même que changer de convention collective n’est pas interdit par la loi.
Pour le PSD, le conflit social de la Poste est particulièrement délicat. En effet, le PSD est si impliqué dans ce conflit que, quoi qu’il fasse il sera l’objet de critiques.
En réalité, les grèves de solidarité ne visent actuellement pas tant la poste que le gouvernement qui est dirigé par le PSD. Du point de vue des électeurs on a du mal à comprendre qu’un syndicat social-démocrate puisse menacer un gouvernement social-démocrate.
Si le PSD résiste au chantage des syndicats, il risque de perdre encore un peu plus d’audience. S’il cède, c’est la crédibilité de l’Etat comme gestionnaire des entreprises qui risque d’être entamée dès lors qu’il penche du côté des employés plutôt que du conseil d’administration de la Poste. Et comment fera-t-il alors quand les négociations salariales du secteur public vont commencer au début de l’année prochaine ?
La leçon de ce conflit de la Poste risque d’être que de nombreux syndicats vont négocier de manière radicale pour leurs membres afin que le PSD menacé de perdre des électeurs vienne finalement à leur aide, conclut HS.
HS

Jeudi 21 novembre 2019

Politique étrangère et européenne

OTAN

Débat sur les déclarations du ministre de l’Intérieur estonien à Iltalehti
Les propos du ministre de l’Intérieur estonien Mart Helme qui représente le parti d’extrême droite Ekre (Parti populaire conservateur) ont été critiqués par le Premier ministre Jüri Ratas (Centre) et le ministre de la Défense Jüri Luik (parti Isamaa).
Helme avait déclaré aux journalistes finlandais que l’Estonie avait entamé l’élaboration d’un plan B de politique de sécurité au cas où l’OTAN n’assurerait pas la sécurité de ses Etats membres.
Le ministre de la Défense Jüri Luik s’est empressé de préciser que l’Estonie ne possède aucun plan B auquel Helme fait allusion. « Ce genre de discours est à même d’affaiblir l’unité de l’OTAN et notre force de dissuasion », a-t-il déclaré en qualifiant ces propos d’absurdes.
Le ministre de l’Intérieur Helme avait également signalé que, dans ce plan B en cas de défaillance de l’OTAN, la Finlande aurait un rôle à jouer. Le secrétaire général du département de la politique de la défense finlandais, Janne Kuusela, assure que le ministère de la Défense finlandais ne connait pas de plan B estonien, ni d’un quelconque rôle finlandais dans ce cadre.
HS21.11/A23, IL20.11

Commission européenne

Selon la Commission, la Finlande menace de violer les règles budgétaires
"Pour la Belgique, l’Espagne, la France, l’Italie, le Portugal, la Slovénie, la Slovaquie et la Finlande, les projets de plan budgétaire présentent un risque de non-conformité avec le pacte de stabilité et de croissance en 2020", écrit la Commission dans un communiqué.
"La mise en oeuvre par ces Etats membres de leur plan budgétaire pourrait entraîner un écart important par rapport à la trajectoire d’ajustement vers leur objectif budgétaire à moyen terme. Dans le cas de la Belgique, de l’Espagne, de la France et de l’Italie, un non-respect du critère de réduction de la dette est également pronostiqué."
Helsingin Sanomat souligne que cette estimation de la Commission était attendue par la Finlande qui avait déjà reçu un courrier sur le sujet cet automne.
Même si l’endettement de la Finlande doit augmenter, elle ne devrait pas dépasser le seuil de 60% du PIB.
Le quotidien relève que dans sa réponse à la Commission cet automne, le ministre finlandais des Finances Mika Lintilä a assuré que le gouvernement de M. Rinne s’était engagé pour arriver à un équilibre budgétaire à moyen terme dans les années à venir.
HS

Politique intérieure

Social

La grève de la poste se poursuit
Les négociations dans l’impasse
Le syndicat des salariés Pau a rejeté la proposition d’accord de la médiatrice Vuokko Piekkala, hier. Cette dernière a décidé, après avoir rencontré les parties, qu’elle ne proposerait pas de nouveau projet d’accord et qu’elle ne fixait pas non plus de nouvelle réunion pour recevoir les parties.
Yle estime que les négociations sont dans une impasse.
La grève de la poste se poursuit et les grèves de solidarité continuent à s’élargir.
Le conflit concerne la question des 700 employés de tri des paquets qui depuis août ont changé de convention collective car ils ont été transférés par la Poste à une nouvelle filaile créée à cet effet.
Pour le syndicat des employés Pau, la question de l’annulation de ce transfert est une condition pour arriver à un compromis. Les salaires de ces 700 employés sont garantis à leur niveau actuel jusqu’en 2022, mais cela ne suffit pas à Pau qui considère qu’il faut annuler leur transfert sous une autre convention collective.
Yle HS

« Un nœud difficile à délier » HS
« Est-ce qu’un conflit social concernant moins de mille personnes peut menacer de bloquer tout le pays ? Oui. Le différent sur le transfert de 700 employés du tri de la poste sous une nouvelle convention collective a mis dans l’impasse les négociations collectives sur les 10 000 autres employés de la poste. Si ce nœud n’est pas résolu, la grève de la poste menace de se poursuivre jusqu’au 8 décembre. Et lundi prochain de nouvelles grèves de solidarité sont prévues, dont l’une bloquera le transport public dans la capitale.
Helsingin Sanomat souligne que la situation est d’autant plus difficile que ce ne sont pas les parties au conflit actuel qui ont la clé pour le résoudre. Les parties à ce différend qui touche en réalité la question du « shopping des conventions collectives » sont en effet nombreuses : ce sont à la fois les représentants des employés et de l’entreprise en question, mais aussi leurs représentants syndicaux, tant au niveau des organisations patronales que de travailleurs.
En effet, les négociations actuelles concernent le syndicat des employés de la poste (Pau, syndicat de de la poste et de la logistique) et le représentant des employeurs du secteur des services Palta qui sont censés négocier actuellement leur nouvelle convention collective. Or la question des employés du tri ne relève pas de ces acteurs puisque leur employeur n’est plus la poste mais une filiale qui n’est pas membre du secteur des services mais du secteur des médias Medialiitto. Et leur interlocuteur n’est pas le syndicat des employés de la poste Pau mais le syndicat des employés de l’industrie Teollisuusliitto.
Helsingin Sanomat relève qu’il faudrait donc que négocient aussi ces autres représentants des partenaires sociaux. Une possibilité serait d’annuler le transfert à une nouvelle convention collective moins favorable qui a eu lieu en août. Ou bien de faire un nouveau transfert à une autre convention collective plus favorable, comme celle du transport.
Helsingin Sanomat relève aussi que les représentants des employés en ont appelé à plusieurs reprises au gouvernement, tant au Premier ministre Antti Rinne qu’à la Ministre en charge de la participation de l’Etat dans les entreprises Sirpa Paatero.
Les employés considèrent que Mme Paatero aurait, en commentant le conflit en septembre, « promis » de revenir sur le transfert des employés du tri. Le syndicat Pau s’étonne aussi que la ministre en charge des participations de l’Etat dans les entreprises qui représente « le parti des salariés », c’est-à-dire le PSD, puisse cautionner une entreprise d’Etat qui dégrade la situation des employés.
HS

Mme Paatero dément avoir autorisé le transfert d’employés sous une autre convention collective
Interrogée ce matin à MTV, la Ministre Sirpa Paatero a déclaré qu’elle n’avait pas été consultée par la Poste pour valider le transfert de 700 employés du tri sous une autre convention collective.
L’agence de presse STT a indiqué que, selon ses sources, l’administration de l’Etat chargé de la gestion des entreprises publiques avait donné son accord pour ce transfert.
Yle

Mme Paatero évoque une division de la Poste
Selon Uutissuomalainen, la ministre envisagerait de diviser la poste en deux entités, l’une en charge du courrier l’autre des paquets. Cela permettrait à l’Etat d’aider financièrement l’entreprise en charge de la distribution du courrier, qui a une mission particulière de service public, à hauteur de plusieurs centaines de millions par an.
HS

Défense

La livraison des munitions remplaçant les mines anti personnelles prend du retard
Cette nouvelle munition destinée à remplacer les mines antipersonnel est un explosif téléguidé conçu pour l’armée de terre par l’entreprise finlandaise d’Helsinki Leijona Instituutti.
Il ne viole pas l’accord d’Ottawa contre les mines antipersonnel car il n’explose pas automatiquement.
La défense nationale avait signé en mars un contrat d’acquisition d’une série d’essais de ces munitions pour la somme de 600 000 euro qui devaient être livrées le 30 août. Selon le directeur général de la société, le retard serait dû à la documentation sur la sécurité des explosifs qui n’est toujours pas prête.
DE21.11, AL21.11

Projet HX
Déclarations du général Renko
Le projet HX qui prépare l’acquisition d’un nouvel avion de combat multifonctions pour l’armée de l’air finlandaise comporte des devis d’une grande complexité.
« L’appel d’offre d’origine contenait des milliers d’exigences, c’est-à-dire des questions isolées auxquelles le fournisseur devait répondre. Nous avons effectué trois tours de négociations pour poser des questions supplémentaires. Dans chaque groupe de négociation participent entre 40 et 60 personnes », explique le directeur adjoint du département de la logistique de la défense nationale, le général-ingénieur Kari Renko
« Nous étudions les documentions de conception de chaque appareil, les rapports des autorités et les documents d’homologation. Si cela ne suffit pas, nous avons les tests Challenge HX qui seront réalisés en Finlande en janvier-février où nous mesurerons par exemple la capacité de détection des radars pour comparer les résultats avec les données fournis par le fabricant », affirme Renko.
« Nous faisons part au fournisseur d’éventuels problèmes dans leurs propositions ». Selon Renko, les premières réponses représentaient de nombreuses lacunes. C’est la raison pour laquelle, un nouveau tour de négociations supplémentaires a été organisé. « En fonction des réponses fournies lors du premier tour de questions, aucun fournisseur ne remplissait les conditions requises. Cela dit, ce n’était pas non plus le but recherché », assure Renko.
« Dans le public circulent des données, notamment sur le prix d’une heure de vol. Je n’ai pas encore vu de chiffre qui se rapprocherait, ne serait qu’un peu, des calculs de nos propres systèmes », souligne Renko.
Sur les cinq candidats en lice, quatre possèdent une expérience dans des activités opérationnelles. Seul le suédois Gripen est seulement en phase de vols d’essais.
Néanmoins, les données fournies sur les activités opérationnelles ne correspondent pas forcément aux besoins de l’armée de l’air finlandaise dont les activités de vol sont particulièrement intensives. Les zones d’exercices se situent près des bases aériennes ce qui signifie des vols courts, une majorité du vol consiste en mouvements de puissantes accélérations ce qui use le fuselage de l’appareil.
Les vols effectués ailleurs dans le monde sont généralement plus longs. De plus, les opérations de combat à proprement parler, notamment en Syrie, ne correspondent pas forcément aux profils des opérations finlandaises.
Ensuite, il y a la question de l’hiver. Selon Renko, la question ne peut pas être traitée scientifiquement, mais au fil des années l’armée de l’air finlandaise a acquis, sur le tas, des usages bien utiles.
US20.11.

Mercredi 20 novembre 2019

Politique étrangère et européenne

Déplacement de M. Haavisto en Afrique de l’Est

Le ministre des Affaires étrangères représentera Federica Mogherini
Le ministre des Affaires étrangères Pekka Haavisto se rendra au Rwanda en remplacement de la Haute représentante de l’UE Federica Mogherini. M. Haavisto représentera ainsi l’UE et la Finlande.
Il interviendra lors de la réunion parlementaire de l’UE et des Etats africains, des Antilles et de l’Océan pacifique à Kigali. Dans un communiqué de presse, le ministre note que la rencontre est l’occasion pour les parlementaires de plus cent pays d’évoquer des questions d’actualité.
Au Rwanda, M. Haavisto aura également des entretiens bilatéraux avec les dirigeants du pays sur notamment les possibilités de renforcer les relations entre les deux pays et les questions d’actualité régionales et internationales liées au développement, à la paix et à la sécurité.
M. Haavisto visitera le musée du génocide rwandais et honorera le monument aux morts.
HBL, formin.fi

Défense

Rencontre des ministres de la défense nordiques hier à Stockholm
Réactions sur les propos OTAN de Macron
Réunis à Stockholm, les ministres de la Défense nordiques ont évoqué la situation sécuritaire dans la région baltique.
Pour le ministre de la Défense finlandais Antti Kaikkonen, il y a plus de tensions qu’il y a dix ans. Néanmoins, il ne voit pas de danger imminent.
Les ministres nordiques ont décidé de s’entendre sur des échanges d’information communs dans des situations de crise. Une liaison protégée image et son peut notamment être utilisée dans des situations où les connexions GPS sont brouillées. Elles serviront également en cas de crise sécuritaire ou de catastrophe naturelle, comme lors des incendies de forêts en été 2018 en Suède.
Les grandes lignes de la politique de défense jusqu’en 2025 ont été dressées en novembre dernier par les ministres de la Défense nordiques et le ministre des Affaires étrangères islandais.
HBL20.11, Yle20.11

FMI – Finlande

Le FMLI met en garde la Finlande contre l’endettement
Dans son rapport sur la Finlande, le FMI met en garde le gouvernement contre le risque lié à l’endettement ; Le FMI a bien pris en compte l’objectif du gouvernement d’arriver à un équilibre budgétaire pour 2023 mais il considère que, très probablement le besoin d’endettement sera d’environ 1% en 2023.
Le FMI est inquiet de l’endettement de l’Etat mais aussi de l’endettement des ménages.
HS

Politique intérieure

Energie

L’énergie éolienne est devenue la forme d’énergie la moins chère
Keskisuomalainen rend compte du fait que même sans subventions, les centrales éoliennes sont devenues la façon la moins chère de produire de l’électricité.
Selon la ministre des activités économiques, Katri Kulmuni, présidente du Centre, augmenter le parc éolien de la Finlande est indispensable. Elle rappelle qu’une fois qu’une éolienne est construite, il n’y a pas de frais de carburant.
Les frais de production de l’énergie éolienne (sur terre) s’élèvent à 35 euros de mégawattheure, contre 42 euros de MWh concernant l’énergie nucléaire des réacteurs existants, 55 euros concernant les futurs réacteurs nucléaires et de 69 à 102 euros concernant les autres formes d’énergie. Le coût de l’énergie éolienne des centrales construites en mer est plus élevé que l’énergie nucléaire mais moins que les autres formes d’énergie.
La tourbe est la plus chère des alternatives.
Le coût de l’énergie éolienne a baissé grâce aux technologies. Le parc actuel est constitué de 700 centrales qui produisent environ 6 térawattheures par an. La centaine de centrales èoliennes en cours de construction produira deux twh par an, car leur capacité sera de 4,6 MW contre 3,3 MW pour les centrales actuelles.
Mme Kulmuni constate que dans le but d’arriver à la neutralité en matière de carbone, l’éolienne aura un rôle important.
KS/10-11

Propos de Katri Kulmuni sur l’élargissement du parc nucléaire
La ministre des activités économiques, Mme Kulmuni, ne se prononce pas favorablement sur une construction nucléaire au-delà des deux projets en cours, OL-3 et Fennovoima.
Elle estime que la capacité en électricité devrait en premier lieu venir des énergies renouvelables du fait que l’énergie nucléaire est chère.
KS/11

Social

La grève de la poste se poursuit
Les employés ont rejeté la proposition d’accord
La grève de la poste continue car le syndicat des salariés Pau a rejeté la proposition de l’accord de la médiatrice Vuokko Piekkala.
Les grèves de solidarité se poursuivent aussi comme prévu. Outre les mesures du syndicat du secteur des transports et de logistique AKT, de l’Union des marins, du syndicat de la fonction publique JHL et de l’union du secteur de l’aviation IAU, l’union de l’électricité a annoncé qu’elle mettrait en place des mersures de grève de solidarité à partir de lundi prochain.
Les parties négocieront à nouveau aujourd’hui à 13h avec la médiatrice.
La situation est difficile du fait que l’employeur ne considère pas comme relevant des présentes négociations la question des 700 employés de tri des paquets qui depuis août ont changé de convention collective et que ce transfert a affaibli leur situation. Pour le syndicat Pau, la question de l’annulation de ce transfert est une condition pour arriver à un compromis.
Les salaires de ces 700 employés sont garantis à leur niveau actuel jusqu’en 2022, mais cela ne suffit pas à Pau qui considère que la proposition d’accord de la médiatrice avait été rédigée sur la base des objectifs de l’employeur ce qui n’a pas laissé à Pau d’autre possibilité que de la rejeter.
L’employeur Palta aurait été prêt à approuver la proposition de la médiatrice.
Sirpa Paatero, ministre chargée de la gestion des entreprises de l’Etat, constate que le transfert des employés, désormais salariés d’une filiale de la Poste, sous une autre convention collective est une réalité.
La grève de la poste qui concerne actuellement 9000 employés pourrait s’élargir lundi prochain pour concerner 10 000 employés.
HS/A10

Economie

OP revoit ses prévisions de croissance à la hausse
La banque OP a relevé de 1,2% à 1,4% ses prévisions de croissance économique pour la Finlande cette année 2019.
OP prévoit aussi que le taux d’emploi continue à croître et devrait passer de 72,6% cette année à 72,9% l’année prochaine.

Mardi 19 novembre 2019

Politique étrangère et européenne

Présidence finlandaise du Conseil

Déplacement de M. Rinne à Bruxelles
Le Premier ministre est confiant concernant un accord sur la neutralité en matière de carbone lors de la présidence finlandaise
Le Premier ministre Antti Rinne a rencontré, hier, les nouveaux dirigeants européens, Charles Michel et Ursula von der Leyen, afin de promouvoir les derniers objectifs de la présidence finlandaise du Conseil de l’UE.
La lutte contre le changement climatique figure parmi les premières priorités de la présidence finlandaise. Obtenir un accord sur l’objectif de neutralité en matière de carbone pour 2050 concernant l’ensemble des Etats membres serait une réussite importante, et la Finlande souhaite que la décision puisse être prise lors du Conseil européen de décembre. Helsingin Sanomat relève que M. Rinne envisage de se rendre en Pologne avant cette date.
Il est prudemment optimiste et considère qu’un accord pourrait être obtenu. « Il faut que l’UE se mette d’accord, le plus rapidement possible, sur une stratégie climatique de long terme. »
Le débat sur le financement des mesures climatiques est loin d’être terminé. M. Rinne dit qu’il y a beaucoup de pressions sur le niveau du budget et sur la répartition de crédits. « Des Etats membres ont des positions très strictes sur certaines questions ». Quant aux négociations sur le cadre financier pluriannuel, il admet avoir été un peu trop optimiste. La Finlande contribue toutefois le montant prévu, ce qui est selon Rinne conforme à ses objectifs.
La référence au respect de l’Etat de droit est une autre réussite de la présidence finlandaise, et M. Rinne s’en félicite.
Concernant le climat, M. Rinne estime que la Finlande a fait tout ce qu’un pays président peut faire. « La Finlande ne peut quand même pas prendre une décision sur un engagement pour un autre Etat membre. »
Demokraatti note, concernant le cadre budgétaire, que la Finlande a déjà proposé qu’il soit entre 1,03 et 1,08 % du PIB de l’UE. Le gouvernement devra prochainement prendre une décision sur cette fourchette avant de remettre sa proposition.
En ce qui concerne la nouvelle Commission européenne, M. Rinne est prudemment optimiste sur l’éventualité que les nouveaux commissaires puissent prendre leurs fonctions début décembre.
HS/A12, Dem, HBL/11, KS/9

Migrations - Réfugiés

Condamnation de la Finlande par la cour européenne des droits de l’homme
Déclarations de M. Rinne
En visite à Bruxelles, le premier ministre Antti Rinne a commenté la décision de la cour européenne des droits de l’homme condamnant la Finlande pour avoir renvoyé en Irak un demandeur d’asile qui ensuite a été tué à son retour. Il souligne ne pas vouloir prendre position sur la manière dont la Finlande doit se conduire à l’égard de l’Irak et de l’Afghanistan car il, s’agit selon lui d’une question d’interprétation de la loi qui revient aux autorités. « Mais je pense que nous voulons appliquer totalement et les accords internationaux et notre législation. Je suis donc très déçu que les tribunaux et les autorités finlandaises aient été condamnées pour violation des règlements internationaux ».
Dem

Suspension des renvois vers l’Irak
Selon Helsingin Sanomat, la décision de la police d’interrompre les renvois vers l’Irak ne change pas beaucoup la situation parce qu’il y a eu peu de renvois jusqu’à présent. Cette année, 46 Irakiens ont été renvoyés et, selon l‘estimation de la police, la moitié concernaient des personnes renvoyés sur décision de justice après avoir commis des crimes en Finlande.
Selon Pia Lindfors, directrice d’une organisation qui conseille les réfugiés, la décision de la police est plutôt symbolique, vu qu’il y a tout de même des milliers d’Irakiens déboutés de l’asile que les autorités finlandaises n’ont pas pu renvoyer.
Mme Lindfors souligne que les problèmes des renvois ne concernent pas seulement l’Irak mais beaucoup d’autres pays.
HS/A13

Editorial
Il faut prendre au sérieux la condamnation de la Finlande
Iltalehti estime que la condamnation de la Finlande par la cour européenne des droits de l’homme est une tâche pour l’Etat de droit en Finlande. « La Finlande qui promeut volontiers le respect de l’Etat de droit en Europe doit elle-même être capable de remplir ses obligations internationales », juge Iltalehti.
IL

Selon les garde-frontières, on a essayé de faire entrer des migrants par la Russie
Yle rapporte que l’on soupçonne un groupe de criminalité organisée d’avoir essayé de faire entrer des migrants par la Russie en Finlande cet été. « Il y a en Finlande des membres de criminalité organisée dont le rôle était d’accueillir des migrants iraniens venant illégalement de Russie », déclare Ville Mihl (garde-frontière). Ce groupe était dirigé par un Afghan résidant dans un pays d’Europe occidentale qui a précédemment fait entrer des Iraniens et Afghans sur le territoire Schengen en passant par la Turquie et la Grèce.
L’été dernier c’est par Saint-Petersbourg et Lappeenranta que ce groupe a essayé de faire entrer trois Iraniens, en passant par la forêt entre la Finlande et la Russie. Un migrant a été interpellé en Russie et deux en Finlande.
Des personnes résidantes en Finlande sont soupçonnées avoir participé à cet essai qui visait à ouvrir une nouvelle voie d’entrée de migrants dans l’espace Schengen.
Yle

Antisémitisme

Manifestation contre l’antisémitisme et déclarations du ministre des Affaires étrangères
Une manifestation œcuménique à l’initiative de la paroisse orthodoxe a été organisée devant la synagogue d’Helsinki en réaction contre les actes antisémites qui ont eu lieu à Helsinki il y a un peu plus d’une semaine.
Le ministre des Affaires étrangères Pekka Haavisto qui participait à la manifestation a souligné qu’en Finlande, il n’y avait de place pour aucune hostilité à l’égard des juifs, ni pour l’antisémitisme ni pour les propos haineux. Il a remercié ceux qui étaient venu montrer leur sympathie pour ceux touchés et condamner les auteurs de ces actes.
Il se demande si l’Europe a appris les leçons concernant son histoire. Il considère dramatiques les efforts de falsifier l’histoire et de nier l’holocauste. « Il est inquiétant et triste que cela se passe en Finlande, mais il est positif qu’il existe des personnes actives qui réagissent de telle façon », a-t-il dit concernant l’évènement lors duquel des centaines de personnes sont venus apporter des fleurs devant la synagogue.
HBL/1&5

Politique intérieure

Débat sur la fiscalité et le climat

Déclarations de M. Rinne
En visite à Bruxelles, le premier ministre a aussi commenté le débat finlandais sur la fiscalité sur les véhicules et la proposition de Mme Li Andersson que le gouvernement finance la conversion des véhicules diesel aux biocarburants.
« Toutes les propositions qui peuvent diminuer les émissions et qui ont permettent une transition juste aux yeux des citoyens mérite d’être étudiée », a-t-il déclaré.
Dem

Editorial
Les déclarations des politiques sur la voiture suscitent les passions » HS
Helsingin Sanomat relève que la proposition de Mme Li Andersson que l’Etat finance la transition écologique des véhicules a suscité une réprobation du Kokoomus qui chiffre cela à plusieurs milliards d’euros.
L’éditorialiste se demande s’il est judicieux de se lancer dans la conversion pour des véhicules très âgés, comme c’est le cas en Finlande où le parc automobile est l’un des plus vieux d’Europe, notamment pour des raisons fiscales qui poussent les Finlandais à importer de vieux véhicules de Suède et d’Allemagne.
HS

Taxe sur les vols
« La Finlande avec les pays de l’Est ? « HS
Selon l’analyse d’Helsingin Sanomat sur la taxe sur les vols, le débat s’accélère et l’orientation géographique de la Finlande est un des arguments : est-ce que nous faisons partie de l’ouest ou de l’est de l’Europe ?
Le directeur de la rédaction au Suomen Luonto, magazine sur l’environnement, Antti Halkka a écrit que « la taxe sur les vols est un sujet de l’Europe de l’Ouest » et estime qu’en ce qui concerne la fiscalité sur l’aviation, la Finlande fait partie des pays de l’Europe de l’Est.
Les pays comme les pays baltes, la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie, la Hongrie, la Slovaquie, la Croatie, la Roumanie, la Bulgarie (mais aussi la Grèce, la Suisse, la Belgique, les Pays-Bas, l’Irlande, l’Espagne et le Portugal) n’ont pas de taxe sur les vols.
La taxe la plus élevée sur les vols internationaux est en Grande-Bretagne, 43,83 euros par vol. La taxe en Italie est de 19,59 euros, en Allemagne 13,69 euros, en Suède 13,10 euros, en France 9,53 euros, en Norvège 8,77 euros et en Autriche 5,30 euros.
Plus de 55 000 Finlandais ont signé une initiative populaire exigeant que la Finlande fixe une taxe sur les vols. Les Finlandais sont par habitants ceux qui polluent le plus au monde en raison de l’aviation après les habitants de Singapour. Le trafic aérien cause 2,4 % des émissions de CO2 et 5 % du réchauffement climatique de toute l’humanité.
Il n’y aura toutefois pas de taxe sur les vols prochainement en Finlande, en raison des soucis sur la compétitivité de Finnair, de la baisse de nombre de vols et celui de touristes.
Le ministre des Finances Mika Lintilä a déclaré récemment qu’il serait mieux de soutenir en Finlande l’usage de bio kérosène.
HS/dim/B9

Social

Effets du pacte de compétitivité
Le temps de travail allongé pour les femmes
Helsingin Sanomat relève que selon les chiffres du Centre national de la statistique, le pacte de compétitivité, conclu pendant la dernière législature, a prolongé le temps de travail surtout des femmes. Chez les hommes, on ne voit pas de changement dans le temps de travail surtout dans l’industrie, tandis que chez les femmes, le temps de travail a été prolongé d’une demi-heure par semaine de 2016 en 2017, surtout dans les branches de la santé et des services sociaux, ainsi que dans l’enseignement.
HS/A12

Négociations sur les conventions collectives
Helsingin Sanomat rapporte que les négociations sur les conventions collectives avancent difficilement même si la question sur les salaires n’a même pas été évoquée encore.
Plusieurs organisations des salariés estiment que le patronat fait des propositions coordonnées dans les négociations de différentes branches, alors même qu’il ne souhaite pas depuis plusieurs années de négociations globales mais seulement sectorielles, par branches.
Jyri Häkämies, directeur général de la confédération du patronat et de l’industrie EK, admet la coordination. « Il est clair que les organisations du patronat ont des objectifs semblables et échangent les informations. Les syndicats agissent de la même manière. »
Le président du syndicat Pro Jorma Malinen critique plus la dureté sans précédent des revendications du patronat que la coordination des propositions.
M. Häkämies rejette les accusations sur la dureté du patronat. « Il y a toujours des bras de fer et des tensions à l’occasion des négociations salariales. »
HS/A14

Lundi 18 novembre 2019

Politique étrangère et européenne

Présidence finlandaise du Conseil

M. Rinne à Bruxelles
Le Premier ministre finlandais Antti Rinne se rend aujourd’hui à Bruxelles pour rencontrer le futur président du Conseil M. Michel et la future présidente de la Commission Mme von der leyen.
Avec M. Michel, M. Rinne s’entretiendra de l’agenda du prochain Conseil européen des 12 et 13 décembre et notamment des questions concernant la politique climatique et le cadre financier pluriannuel.
Il rencontrera aussi Mme von der Leyen avec le vice-président de la Commission M. Dombrovskis et la future commissaire finlandaise Mme Urpilainen pour discuter du programme de la prochaine commission.
Avant son voyage à Bruxelles, M. Rinne a déclaré qu’il n’était pas étonné que le Commissaire au budget, M. Oettinger en appelle vendredi dernier aux Etats membres pour faire preuve de flexibilité dans les négociations sur le cadre financier pluriannuel.
M. Rinne a déclaré que le sujet principal était de connaître les positions du Conseil et de la Commission sur le cadre financier pluriannuel et de savoir comment M. Michel voulait avancer.
Vn.fi Dem

La Finlande prépare sa proposition sur la cadre financier pluriannuel
La Finlande devrait rendre publique sa nouvelle proposition de cadre financier pluriannuel d’ici deux semaines rapporte Yle. Il semble néanmoins déjà sûr qu’un accod ne pourra pas intervenir avant la fin de l’année, mais plus probablement l’année prochaine, sous présidence croate, voire allemande.
La Finlande a proposé un budget compris dans une fourchette allant de 1 ,03 à 1,08% du PIB. « Il semble qu’il soit plus réaliste de tabler sur la fourchette haute (1,08) que la fourchette basse (1,03), déclare la ministre des Affaires européennes Tytti Tuppurainen, sur la base des discussions qu’elle a eues avec les Etats membres.
« On a besoin d’un budget européen qui crée une valeur ajoutée européenne. Il faut donc disposer de ressources suffisantes », dit-elle.
Concernant les propositions de ressources propres faites par la Commission, Mme Tuppurainen pense qu’une fiscalité sur le plastique non recyclable semble possible, même si elle ne sera pas importante en matière de recettes et sera amenée à diminuer.
En revanche, concernant l’abandon des rabais dont disposent certains Etats (Danemark, Pays-Bas, Autriche, Allemagne et Suède), Mme Tuppurainen se montre très pessimiste pour arriver à un accord. « Après avoir entendu les Etats membres concernés par ces rabais, cela semble très difficile à, supprimer/. Mais on va essayer jusqu’au bout », dit-elle.
Yle

Migrations - Réfugiés

La police a interrompu les expulsions vers l’Irak
Helsingin Sanomat rapporte que la police d’Helsinki a annoncé samedi sur Twitter samedi qu’elle a décidé d’interrompre les expulsions vers l’Irak jusqu’à nouvel ordre. Selon la police, cela ne concerne cependant pas les expulsions sur décision de justice de personnes qui ont commis des crimes ; ces dernières continuent comme avant. La police compte étudier la situation aussi dans les autres pays concernant les expulsions.
Selon la ministre de l’Intérieur Maria Ohisalo, la décision de la police est bien fondée. Elle souligne qu’il s’agit d’une propre décision de la police et que le ministre de l’Intérieur n’a pas de compétence quant aux expulsions.
La ministre de la Justice Anna-Maja Henriksson a annoncé samedi que « la décision bien fondée de la police montre que la Finlande prend au sérieux la condamnation prononcée par la Cour européenne des droits de l’homme ».
Il s’agissait de la première fois que la Finlande était condamnée pour avoir violé l’article deux de la Convention européenne des droits de l’homme qui protège la vie humaine.
HS/dim/A10

Propos de M. Pellonpää
Selon Helsingin Sanomat, Matti Pellonpää, ancien juge à la Cour européenne des droits de l’homme, la police a le droit d’interrompre par sa propre décision les expulsions vers l’Irak parce que, selon la Constitution, elle est en premier lieu responsable d’appliquer le principe de non-renvoi.
Il semble que, selon l’interprétation de la police, il y a éventuellement d’autres cas semblables que l’on peut comparer avec le cas jugé par la Cour européenne des droits de l’homme.
Klaus Kaartinen, directeur de communications à l’Office national de l’immigration Migri, annonce au quotidien que Migri étudiera cette semaine les mesures liées à la décision de non-renvoi de la police.
Selon la ministre de l’Intérieure Maria Ohisalo, le gouvernement est en train de faire une étude sur les modifications effectuées dans les processus d’asile pendant les quatre dernières années.
HS/lun/A11

Politique intérieure

Déclarations de M. Rinne

Il y a un grand risque que les recettes fiscales diminuent
Dans une interview accordée à Helsingin Sanomat, le Premier ministre déclare que la politique climatique qui va orienter le transport vers des modes moins polluants obligera à recherche de nouvelles recettes fiscales.
En effet, la fiscalité sur le transport routier rapporte actuellement environ 8 milliards d’euros (taxes sur les véhicules, taxe sur les carburants, TVA…). Or, les changements de comportement (achats de véhicules moins polluants, propagation des véhicules électriques) va immanquablement diminuer ces recettes fiscales. « Nous devrons alors réfléchir à d’autres recettes », dit-il.
Helsingin Sanomat souligne que le groupe de travail du gouvernement sur le transport devra remettre ses propositions d’ici mars 2021. La Finlande a pour objectif de diviser par deux les émissions dues à la circulation d’ici 2030 (par rapport au niveau 2005).
M. Rinne souligne que quelle que soient les décisions qui seront prises pour atteindre cet objectif, il faudra qu’elles soient largement acceptées. « On ne peut pas imposer le transport de telle manière que cela augmente les inégalités entre les diverses populations ou entre les territoires. La politique fiscale de ce gouvernement ne va pas étrangler les personnes. Une fiscalité qui oriente les comportements doit être juste », dit-il.
Dans la même interview le Premier ministre déclare aussi qu’il fera tout pour augmenter les petites retraites de 100 euros comme il l’a promis durant sa campagne. Il souligne toutefois que cela ne peut se faire qu’étalé sur plusieurs années.
Il déclare aussi vouloir utiliser les fonds de pension pour améliore les pensions de retraites des femmes.
HS

Alliance des Gauches

Mme Andersson reconduite
« Des voitures au gaz aux frais de l’Etat » AL
La Présidente de l’Alliance des Gauches Li Andersson a été reconduite à la présidence de son parti lors d’un congrès qui s’est réuni à Kuopio samedi et dimanche.
Dans son discours, Mme Andersson a fait une proposition en faveur de la conversion des véhicules au gaz ou à l’éthanol qui serait quasiment entièrement payée par l’Etat. « Si on veut que les gens changent pour des véhicules à faible émissions, il faut que cela soit à peu de frais aussi pour ceux qui n’ont pas les moyens d’acheter un véhicule électrique », a-t-elle dit.
AL

Environnement

Nouvelle évaluation sur les puits de carbone
L’agence Luke a publié vendredi sa nouvelle évaluation sur les puits carbone que représentent les forêts finlandaises. Selon cette évaluation, les puits de carbone représentés par les forêts finlandaises sont dans les années à venir deux fois moins importants que ce qui était imaginé lors de la précédente évaluation au printemps.
Les émissions de la Finlande représentent un équivalent de CO2 de 56,5 millions de tonnes.
Il y a encore un an, on pensait que les puits carbone des forêts finlandaises permettraient de compenser la plupart de ces émissions afin de permettre à la Finlande de devenir neutre en carbone. On pensait ainsi qu’il suffirait de diminuer les émissions de 22 millions de tonnes pour arriver à la neutralité carbone en 2035. Aujourd’hui, il apparaît que pour arriver à cet objectif, la Finlande devra diminuer ses émissions de 39 millions de tonnes.
HS

Fonds de pension

Peut-on toucher à une partie des 200 mrds d’euros ?
Le Premier ministre Antti Rinne a proposé la semaine dernière, que les fonds de pensions soient utilisés pour augmenter les retraites des femmes concernées par des petites retraites dues aux congés parentaux qui jusqu’en 2005 n’accumulaient pas de retraite.
La proposition a été accueillie avec une opposition vigoureuse dans les milieux des fonds de pension. Les organisations syndicales se sont exprimées sur le fait qu’il n’y a pas « un centime de trop » dans les fonds de pension.
Les fonds constituent toutefois un trésor national qui en peu de temps a augmenté pour passer de 20 milliards d’euros au début des années 1990 à plus de 200 milliards d’euros aujourd’hui. Cette somme qui correspond presque à quatre fois le budget finlandais a été placée dans des actions, des obligations et de l’immobilier tout autour du monde. La valeur de ces placements a rapidement augmentén, surtout dans les années 2010.
En même temps, il y a des centaines de milliers de personnes en Finlande qui touchent une petite pension. Le gouvernement soutient celles d’entre elles qui reçoivent le moins, en augmentant les niveaux des plus petites pensions.
Helsingin Sanomat relève que les fonds de pension et le placement de ces fonds sont gérés par les groupes de retraite Varma, Ilmarinen, Elo et Veritas, l’assureur communal Keva, et quelques acteurs moins importants.
Suvi-Anne Siimes, directrice générale de Tela, confédération de ces groupes, rejette l’idée de M. Rinne et rappelle que les fonds sont réservés pour les futures retraites. Fin 2016, les Finlandais avaient accumulé des droits à retraites s’élevant à 644 milliards d’euros.
Une partie des fonds ne sont pas destinés pour le paiement de ces retraites. Un « tampon UEM » mis en place dans les années 1990 afin de se préparer à des changements conjoncturels engendrés par l’adhésion à l’UEM (Union économique et monétaire) existe toujours. Il compte environ 7 milliards d’euros et l’usage de cette somme n’a pas été explicitement défini. Techniquement, la proposition de M. Rinne sur une augmentation annuelle de 200 à 300 millions d’euros des pensions de retraites pourrait être financée par ces crédits-là.
Aujourd’hui, on verse 28 milliards d’euros en pensions retraites aux retraités au niveau annuel. La plupart de cet argent vient des cotisations retraite des employés et des employeurs, qui s’élèvent à 24,4 % des salaires. La part des fonds de retraite pour le versement des pensions était moins de deux milliards d’euros. Cette somme était prise des profits engendrés par ces fonds, c’est-à-dire dans les dividendes. Le capital de ces fonds est en principe prévu pour des versements de retraites dans l’avenir, et c’est pour cela que les dirigeants du secteur des retraites sont opposés à l’idée de M. Rinne d’utiliser une partie de ces crédits pour les petites retraitées actuelles. Les dirigeants des fonds souhaitent garder la plus grande partie possible des crédits des fonds, y compris le « tampon UEM » pour maitriser la situation des retraites qui va s’aggraver par la suite en raison des déséquilibres démographiques.
HS note que le fait que les fonds ont rapidement augmenté ces dernières années a fait qu’il y a eu de plus en plus de demandes pour qu’on commence à les utiliser en faveur des retraités. Mais, selon les spécialistes en la matière, il n’est pas prévu de les utiliser pour les grandes classes d’âge (actuellement à la retraite ou en passe de l’être). En fait, toucher aux crédits des fonds diminuerait aussi les profits qu’ils engendrent par le placement de ces crédits. Cela, de son côté, forcerait à augmenter la cotisation retraite.
Les fonds permettent des cotisations moins importantes par rapport aux sommes versées dans les retraites.
Le gouvernement Rinne envisage d’inviter quand même les organisations syndicales pour des négociations concernant une augmentation des retraites. Les confédérations EK, KT, SAK, STTK et Akava ont traditionnellement pris les décisions sur toutes les réformes importantes du système de retraite, à la place des personnes politiques. Si le gouvernement Rinne souhaite observer la procédure traditionnelle, il n’augmentera pas les petites retraites sans l’accord des confédérations syndicales. M. Rinne n’est toutefois pas obligé d’entendre ces organisations, car, en dernier lieu, c’est le parlement qui prend la décision sur la législation concernant les retraites.
Ainsi, la crainte des confédérations n’est pas tellement une augmentation ponctuelle des pensions de retraite, mais plutôt l’idée de perdre leur rôle et que les politiciens prennent les fonds sous leur contrôle.
HS/jeu/A6-7

Social

Négociations du secteur industriel
Les syndicats outrés des propositions du patronat
Les syndicats des employés du secteur industriel accusent le patronat de promouvoir de façon coordonnée des modifications démesurées et inadmissibles de leurs conditions de travail dans les conventions collectives actuellement en négociation. Les syndicats disent que des dizaines de mesures importantes d’affaiblissement de leurs conditions ont été proposées, dont la diminution de 50 % de la prime de congé, un nombre d’heures de travail non-rémunérées et des restrictions du droit de grève.
Les entreprises justifient de telles propositions par la baisse des commandes de l’étranger. Pour le patronat, il faudrait pouvoir maintenir la compétitivité dans un contexte où la conjoncture se ralentit.
Un bras de fer important est aussi constitué par la proposition des organisations patronales de mettre fin au prélèvement direct des salaires de la cotisation aux syndicats. Les syndicats craignent que cela engendre une diminution du nombre de leurs membres.
Certains représentants de personnels estiment que les propositions indiquent que le patronat ne cherche même pas à trouver un accord.
HS/dim/A15, Uusi Suomi

Grève de la poste
Pas d’accord, les négociations se poursuivront ce midi
Les grèves de solidarité commencent
Le syndicat du secteur des transports et de logistique AKT, l’Union des marins, le syndicat de la fonction publique JHL ont entamé une grève de solidarité ce matin, avec l’objectif de la poursuivre jusqu’au 24 novembre. Le syndicat du secteur de services Pam a annoncé qu’il publiera aujourd’hui les mesures de solidarité prévues.
L’union du secteur de l’aviation IAU a déjà mis en place de mesures, la semaine dernière. Des délais de plusieurs semaines concernant le courrier et les journaux (sauf ceux distribués séparément tôt le matin) sont prévus, et de plusieurs jours concernant les colis.
Les parties aux négociations et la médiatrice avaient qualifié les pourparlers du vendredi de constructifs, mais ceux du dimanche n’ont pas pour autant apporté de solution. Les négociations se poursuivront ce midi.
HS/sam/A7, Taloussanomat

Administration

Prise de décision automatique dans l’administration
Helsingin Sanomat relève qu’on souhaite utiliser l’intelligence artificielle dans la prise de décision dans l’administration finlandaise. Par exemple l’office national de l’immigration Migri voudrait avoir l’aide de l’intelligence artificielle dans les décisions de naturalisation.
Selon le chancelier de la justice Tuomas Pöysti, la question sur la répartition des responsabilités est essentielle. La commission des lois constitutionnelles du Parlement a rejeté le projet de loi du gouvernement sur l’étude automatique (par ordinateur) des demandes de naturalisations.
Vers la fin de la législature précédente, la commission des lois constitutionnelles avait rejeté l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la prise de décision de Kela, Office national des pensions.
HS/dim/A19

Défense

Le ministre Antti Kaikkonen étudie les possibilités de décentraliser le travail dans l’administration de la défense
Selon le ministre de la Défense Antti Kaikkonen, il s’agit d’évaluer les possibilités de décentraliser davantage les emplois de la défense nationale. L’étude concerne la défense nationale, l’Institut de construction de l’administration de la défense et le ministère de la défense, ce qui représente en tout environ 13 000 emplois.
« Nous souhaitons voir s’il est possible d’effectuer les tâches de l’administration de la défense de manière encore plus souple depuis différentes localités en Finlande », affirme Kaikkonen.
La ministre de l’économie, Katri Kulmuni, présidente du parti du Centre, avait déclaré en septembre qu’une étude similaire allait être réalisée dans son domaine de l’économie.
HS18.11/A13

Les associations de défense nationale en faveur de l’adhésion à l’OTAN
Alors que, dans la plupart des sondages, seulement un quart des Finlandais sont pour une adhésion, la moitié contre l’adhésion, un récent sondage révèle que de nombreux membres d’association de défense nationale se disent en faveur d’une adhésion à l’OTAN : 41% souhaiteraient adhérer à l’alliance rapidement ou dans un proche avenir, et 41% se réserveraient cette option pour plus tard. Seulement 15% se déclaraient contre l’adhésion à l’OTAN.
Le même sondage révèle que ces associations s’inquiètent essentiellement à cause de la question des migrants, de l’évolution en Russie, des cyber-menaces et de la situation au Proche-Orient. Par contre, le racisme, le changement climatique et les inégalités sociales de la Finlande ne les préoccupent pas.
Pour 97% des personnes interrogées, le service militaire constituait la meilleure base pour la défense du pays. Un peu plus d’un quart y intégrerait les femmes.
Le questionnaire a été réalisé auprès de 8 300 personnes, membres de l’Union des officiers de réserve, de l’Union des réservistes, de l’Union des femmes de la défense nationale et de l’Union des guildes de la défense nationale.
HS16.11/A16

Vendredi 15 novembre 2019

Politique étrangère et européenne

Euro

« La politique financière de l’UE doit avoir des objectifs réalistes » KL
L’économiste Vesa Vihriälä (ancien secrétaire d’Etat du gouvernement de M. Sipilä), estime dans un billet publié par Kauppalehti qu’il est difficile de penser que les Etats membres de l’UE soient prêts à transférer un important pouvoir budgétaire au niveau européen. Selon lui, il n’est pas réaliste d’envisager un budget de la zone euro important.
« Il est vrai qu’un budget commun important permettrait de faire face aux changements conjoncturels tant au niveau de la zone euro que pour ses Etats membres. Mais il est bien plus difficile de dire que cela serait indispensable pour le fonctionnement de la zone euro. Il voit en revanche trois sujets de réforme.
M. Vihriälä se déclare favorable à la création d’une garantie de dépôts commune, comme celle proposée par le ministre allemand Sholz. « La Finlande est d’autant plus intéressée par cela qu’elle dispose d’un secteur bancaire disproportionné par rapport à la taille de son économie ».
M. Vihriälä estime aussi qu’il faut réformer les règles de politique financières européennes qui contribuent à augmenter les effets pro-cycliques sans pour autant diminuer le sur-endettement dans une partie des Etats membres. De plus, ces règles ne font pas de distinction entre dépenses courantes et investissements, ce qui serait notamment important dans la perspective des financements en vue du changement climatique.
Enfin, il estime qu’en dépit des effets du Brexit, il ne faut pas diminuer significativement le budget européen mais plutôt investir dans la recherche et le développement, les technologies, la neutralité carbone et la sécurité au travers de l’UE. Ce qui signifie aussi selon lui de modifier l’allocation des ressources en faveur de ces domaines et au détriment de l’agriculture et des fonds de cohésion.
KL/11.11

« Il faut clarifier la politique européenne et arrêter de freiner » KL
Kaija Ahtela estime dans Kauppalehti qu’il y a actuellement dans l’UE de nombreuses réformes vers un approfondissement de l’intégration de la zone euro. Elle souligne que la Finlande qui assume la présidence promeut à contrecoeur le programme d’appui aux réformes et un mécanisme européen de stabilisation des investissements. En effet, le gouvernement finlandais ne souhaite pas que la Commission ait une influence sur la politique structurelle et d’investissements de la Finlande. Le changement de gouvernement au printemps dernier n’a pas modifié la position du gouvernement, même si un contrôle de la Commission pourrait faire du bien à un petit pays comme la Finlande habitué à une politique « à moi – à toi » de répartition des investissements, estime Mme Ahtela.
Ce projet a longtemps été bloqué par l’opposition de la ligue hanséatique. Mais l’accord franco-allemand sur le budget de la zone euro l’a relancé. Si au cours du temps le projet de la Commission a été sensiblement dilué, il n’a pas perdu toute signification, juge Mme Ahtela qui présente cet instrument.
Selon elle, si le budget de la zone euro sera faible au départ, son intérêt sera symbolique au départ : c’est un début et servir de cadre administratif à une politique financière commune.
Mme Ahtela rappelle que la Finlande fait partie avec les Pays-Bas, l’Irlande et les pays baltes de la ligne hanséatique qui s’est évertué à freiner l’intégration. Certains en Finlande ont voulu faire croire que la Finlande faisait par là le sale boulot au profit de l’Allemagne en s’opposant aux projets de l’Europe du sud. Mais la coopération entre la France et l’Allemagne a montré que c’était faux.
Le monde et l’Europe sont confrontés à des bouleversements. Les tensions entre les Etats membres et à l’intérieur de chaque Etat se renforcent et viennent défier l’idée même d’Europe et l’euro. Le Brexit et les comportements de la Pologne et de la Hongrie en sont de bons exemples.
Dans ces conditions, il faudrait que la Finlande clarifie se politique européenne. En, tant que pays périphérique, l’intérêt de la Finlande est une Europe le plus forte possible et qui repose sur une monnaie commune. La ligue hanséatique n’existe pas en réalité. C’est un relent de l’histoire, cela n’est pas de ce jour ».
KL / 11.11

« L’Italie est un plus grand souci que la Grèce » KL
L’éditorialiste de Kauppalehti commente les prévisions de croissance en Europe et juge que les principaux soucis en matière de croissance économique aujourd’hui concernent l’Allemagne et l’Italie. Ces pays ne sont toutefois pas dans la même situation en raison de l’endettement dont souffre l’Italie.
KL/11.11

« La Finlande doit-elle se préparer à aider les autres pays de la zone euro ? »
« Les économistes finlandais favorables à un budget de la zone euro car la Finlande elle-même pourrait en avoir besoin » Yle
La correspondante à Bruxelles de Yle Anna Karismo rapporte que les projets de budget de la zone euro irritent les dirigeants finlandais. C’est un sujet délicat politiquement car les pays riches du nord de l’Europe ont peur de payer toujours plus et les plans d’aide à la Grèce il y a quelques années sont encore dans toutes les mémoires.
Yle a néanmoins interrogé 24 économistes de renom en Finlande qui, finalement, s’avèrent plus favorables qu’opposés à une politique financière commune pour la zone euro.
A-t-on besoin d’une politique financière commune pour la zone euro ?
13 ont répondu oui (Satu Huber (Elo), Janne Huovari (PTT), Aki Kangasharju (Etla), Ilkka Kiema (PT), Tuuli Koivu (Nordea), Pasi Kuoppamäki (Danske Bank), Patrizio Lainà (STTK), Anni Marttinen (SAK), Antti Ronkainen (Hgin yo), Heidi Schauman (Swedbank), Timo Vesala (Kuntarahoitus), Matti Virén (Turun yo), Roger Wessman),
5 ont répondu oui si cela s’avère politiquement réaliste (Mauri Kotamäki, (Keskuskauppakamari), Mika Kuismanen (SY), Pasi Sorjonen (Akava), Vesa Vihriälä, Eva Österbacka (Åbo Akademi)
et 5 y sont opposés (Reijo Heiskanen (OP), Maarit Lindström (Metsäteollisuus), Sami Pakarinen (EK), Matti Pohjola (Aalto-yliopisto), Antti Ripatti (Hgin yo)
Les économistes favorables à un budget de la zone euro soulignent qu’il pourrait avoir un rôle significatif si une petite économie ouverte comme la Finlande rencontrait un choc important sur ses exportations. De plus, même si la Finlande en était contributeur net, un tel budget qui permettrait d’avoir une Europe plus stable et qui investit plus pourrait être favorable aux exportations et à l’économie finlandaises.
Les économistes qui s’y opposent craignent qu’un budget de la zone euro conduise à un aléa moral et à des transferts financiers permanents.
Yle/14.11

Liberté d’expression

Déclarations de Tytti Tuppurainen
Dans une interview accordée à Lännen media, la ministre des Affaires européennes Tytti Tuppurainen se déclare inquiète par la recrudescence des discours de hjaine et de l’antisémitisme en Europe.
Elle craint aussi que la liberté d’expression soit menacée en Europe par la concentration des médias et les menaces contre les journalistes sous la forme de discours haineux.
Interrogée sur la situation du PSD, en diminution dans les sondages, elle déclare que ce qui compte c’est le résultat lors des élections et que la prochaine échéance pour connaître la réelle popularité du parti, ce sont les législatives de 2023.
« Quant à l’audience des Vrais Finlandais, on peut aussi dire que près de 80% des Finlandais ne partagent pas leurs valeurs et ne sont pas prêts à voter pour eux. Leurs propositions ne reflètent pas les volontés de la majorité [des personnes] », dit-elle.
AL TS

Russie

Selon un spécialiste de la Banque de Finlande, l’économie russe connaîtra pendant plusieurs années une croissance lente
Iikka Korhonen, chef des études de l’institut de recherche sur les économies de transition de la Banque de Finlande (Bofit), estime que le fossé croissant en matière de niveau de vie en Russie est une des raisons pour les désordres. Pour ce qui est de la Chine, c’est son endettement important qui est inquiétant.
Dans l’économie de la Russie, il n’y aura aucune réforme importante en tout cas d’ici quatre ans, selon lui. Pour les Russes, la perspective est en effet déjà reportée à 2024, année où le Président Poutine devrait avoir un successeur.
Selon M. Korhonen, la Russie pense que les réformes de l’économie ne sont pas nécessaires à l’heure actuelle. Le prix du pétrole aux environs de 60 dollars leur suffit. Les recettes fiscales concernant le secteur énergétique suffisent pour payer les salaires des fonctionnaires, les retraites et le coût de la défense qui a augmenté.
Pour la direction du pays, maintenir l’indépendance économique, en particulier par rapport aux Etats-Unis, est important.
L’économie devrait augmenter de 1 % en 2019, ce qui correspond au niveau européen. Mais il ne faut pas oublier, selon M. Korhonen, que si le PIB russe augmente d’un pourcent, et que celui de l’Europe augmente d’un pourcent, le fossé entre la Russie et le reste de l’Europe ne fait qu’augmenter.
Le PIB russe par personne est de 60 % de l’équivalent finlandais. Or, la Russie a du potentiel pour une croissance plus importante.
En 2020, la Russie envisage des mesures de relance de politique financière. Des projets sont prévus dans l’infrastructure, l’éducation et les soins de santé. La Russie souhaite que les dépenses publiques puissent encourager les entreprises privées à augmenter leurs investissements. Le manque d’investissements est le plus grand problème de long terme de l’économie de ce pays, selon M. Korhonen.
Bofit ne croit pas que les investissements privés augmentent beaucoup. La prévision de croissance pour 2020 est de 1,8 % et de 1,6 % pour 2021. Dès que les dépenses publiques dans les investissements diminueront, la croissance reviendra à moyen terme vers un niveau de 1,5 %.
Lähitapiola.fi, Uusi Suomi

Demandeurs d’asile

La Cour européenne des droits de l’homme a condamné la Finlande pour violation de la Convention sur les droits de l’homme
Selon Mme Ohisalo, la décision est honteuse pour la Finlande
La Cour européenne des droits de l’homme a condamné la Finlande pour violation de deux articles de la Convention sur les droits de l’homme concernant la protection des personnes. En 2017, la Finlande a renvoyé un Irakien qui a ensuite été tué à Bagdad quelques semaines après son retour.
La Finlande devra verser 20 000 euros à la fille de la victime qui avait saisi la Cour européenne des droits de l’homme.
L’office national de l’immigration, Migri, avait considéré comme crédible les arguments de l’intéressé qui se disait menacé, mais Migri ne croyait pourtant pas que la menace le toucherait lui spécifiquement. La Cour suprême ne lui avait pas accordé de droit de se porter en cassation sur la décision de la Cour d’appel.
La ministre de l’Intérieur, Maria Ohisalo (Verts), considère la décision comme extrêmement importante, significative et grave. « Il ne convient pas que de telles choses se passent dans un Etat de droit », dit-elle. Elle estime que la décision donnera lieu à un examen sérieux. Les autorités ont la responsabilité de protéger les personnes et de promouvoir la protection des droits de l’homme, selon elle. « Il relève des personnes politiques de garantir aux autorités les conditions permettant le fait que cela se réalise. »
Elle souligne l’importance de ressources suffisantes pour les autorités notamment au début de chaque processus de demande d’asile. Dans le présent cas, la responsabilité se répartit entre plusieurs instances, selon elle.
La procureur Raija Toiviainen considère la décision comme extrêmement lourde pour la Finlande, mais note qu’elle ne veut pas dire pour autant qu’un fonctionnaire individuel aurait violé ses obligations de service.
Le président de la Cour suprême, Kari Kuusiniemi, se déclare profondément choqué par la situation et note qu’il faudra bien analyser le jugement et en tirer des leçons.
La ministre de la Justice, Anna-Maja Henriksson (Parti suédois), souligne qu’il s’agit de prendre au sérieux une décision qui montre que la Finlande peut encore améliorer ses procédures.
Jussi Halla-aho, président des Vrais Finlandais, a dit que la Finlande ne pouvait pas garantir à des personnes renvoyées de ce pays qu’ils ne meurent pas. « Elle ne peut même pas le garantir à des personnes qui sont ici. » Pour lui, accueillir des personnes ici ne rendrait pas plus sûres les pays d’origine, mais rendrait par contre moins sûre la Finlande.
Mme Ohisalo a rappelé que la Finlande était un Etat de droit et qu’il ne faudrait pas créer d’antagonismes entre les Finlandais et les personnes qui viennent en Finlande.
HS/A14-15, Dem

Syrie – Turquie

« Selon Pekka Haavisto, l’Europe et les Etats-Unis divergent sur le lieu de jugement des combattants de Daech » HS
Le ministre des Affaires étrangères Pekka Haavisto (Verts) a participé jeudi à Washington à la réunion de la Coalition contre l’État islamique dirigée par les Etats-Unis. C’est la première fois que les ministres des Affaires étrangères de la coalition se réunissent depuis le retrait des troupes américaines en Syrie et l’attaque turque dans le nord-est du pays.
Selon Pekka Haavisto, qui a été invité à la réunion en qualité de représentant du pays président de l’UE, l’attaque turque en Syrie constituait le sujet principal de la réunion. Elle avait créé au sein de la coalition des tensions qui n’ont pas pu être résolues durant la réunion.
« Les Européens estiment que les combattants devraient être jugés au plus près de l’endroit où le crime a eu lieu », a dit Haavisto à l’issue de la réunion.
La Turquie estime que la majorité des combattants doivent être renvoyés dans les pays de l’UE. Pour l’instant les autorités finlandaises n’ont pas été avisées de renvois de Finlandais par la Turquie.
Les Etats-Unis sont de l’avis de renvoyer les combattants dans leurs pays.
Haavisto note que l’Irak serait disponible pour organiser des procès mais rappelle également que, dans ce cas, la peine de mort poserait problème.
La Finlande fait partie de la coalition depuis 2014. Elle participe en Irak à l’opération de gestion de crise dans le domaine de la formation et de conseil avec 80 soldats et à l’opération de formation de l’OTAN avec un soldat. Elle y participe également à une opération de gestion de crise civile de l’UE et à la formation de la police par la coalition.
La Finlande soutient la reconstruction de l’IRAK dans le cadre du programme PNUD de l’ONU (Programme des Nations unies pour le développement) et accorde une aide humanitaire à l’Irak et à la Syrie. Depuis 2014, la Finlande a soutenu l’Irak pour la somme de 30 millions d’euros et la Syrie pour la prévention des conflits avec 200 millions d’euros.
HS15.11.

Défense

Des soucis dans le domaine de la cyber-sécurité
La Finlande doit faire des progrès pour se défendre contre les cyber-menaces. C’est ce que pensent les professionnels de la cyber-sécurité.
Le directeur général du comité de sécurité au ministère de la Défense, Vesa Valtonen, estime que, d’une part, les ressources de la Finlande ne sont pas suffisantes et que, d’autre part, le pays a trop tardé dans le domaine de la cyber-sécurité.
La Finlande, dont la position dans l’index de la cyber-sécurité a baissé de quelques places, se trouve aujourd’hui au septième rang.
En ce moment le poste du directeur de la cyber-sécurité de la Finlande est à pourvoir.
KS15.11/19

Les exercices militaires 2020
Le ministère de la Défense a décidé des participations de la Finlande aux exercices internationales en 2020 en mettant l’accent sur des entrainements exigeants et les opérations de recevoir et de donner une assistance militaire.
Pour le ministre Antti Kaikkonen, il n’y pas de changements notables, le nombre des exercices sera cependant en baisse par rapport à cette année. « Nous savons mieux choisir à présent quels sont les exercices qui nous conviennent le mieux. »
DE14.11.

Politique intérieure

Mouvements sociaux

Grèves de solidarité avec la poste
Les négociations sur le conflit social à la Poste continuent.
Des syndicats des transports (transport maritime et transport ferroviaire de marchandise) ont annoncé des grèves de solidarité pour la fin du mois de novembre.
HS

Partis politiques

Liike Nyt inscrit sur le registre des partis politiques
Le registre des partis politiques tenu par le ministère de la Justice compte désormais 18 partis politiques depuis que le Mouvement Liike Nyt de Harry Harkimo y figure.
HS

Neste

Nest croit dans les carburants renouvelables
Helsingin Sanomat rapporte que la société de pétrochimie de l’Etat finlandaise, Neste, souhaite pouvoir se débarrasser de sa réputation d’entreprise de raffinerie de pétrole et conquérir le monde entier avec son carburant renouvelable.
Lars Peter Lindfors, directeur des innovations et membre du comité directeur, présente au quotidien les matières primaires de son carburant renouvelable dans le laboratoire de la raffinerie. Il y a des graisses de déchets de poisson d’Asie, des graisses animales de déchets d’abattoirs, de l’huile de maïs américaine, de l’argile utilisée pour le nettoyage des huiles alimentaires, etc.
Le résultat de tous ces ingrédients est le diésel intitulé My, sujet de fierté de Neste. Le diésel My vendu en Finlande est fait entièrement à parti de déchets ; dans les autres pays on y ajoute de l’huile végétale, principalement de l’huile de palme. Selon Neste, pendant le cycle de vie de My les émissions de CO2 sont en moyenne 10 % des émissions des carburants fossiles.
La production du diésel My est rentable : en juillet – septembre environ 70 % des bénéfices du groupe venaient des carburants renouvelables.
Selon Jorma Eloranta, ancien président du conseil de Neste, le diésel My est l’innovation industrielle la plus importante développée en Finlande depuis plusieurs décennies.
Les politiciens sont favorables à My. Selon l’ancien Premier ministre Juha Sipilä, « il n’y a pas mieux que le diésel renouvelable dans l’économie bio ».
Neste souhaite conquérir le monde avec le diésel My et devenir un héros climatique.
Selon Juhani Laurikko, chercheur principal au centre de recherches technologiques VTT, les émissions sont 10 à 20 % des émissions du diésel fossile et le diésel convient tel quel pour les moteurs diésel. « Mais, il n’y a pas suffisamment de matières primaires pour produire le diésel renouvelable pendant très longtemps. »
Même si Neste est le plus grand producteur de diésel renouvelable, le montant de sa production est petit à l’échelle mondiale. En 2018, Neste en a produit 2,7 millions de tonnes dans ses établissements industriel à Singapour, aux Pays-Bas et à Porvoo en Finlande. D’ici trois ans, l’établissement à Singapour pourra produire 4,5 millions de tonnes.
En Finlande, 2,6 millions de tonnes de diésel en général ont été vendu l’année dernière, mais Neste ne dit pas quel est la part de diésel My. Selon VTT, environ 15 % du diésel consommé en Finlande est du diésel renouvelable, qui coûte environ 20 centimes de plus par litre que le diésel fossile.
Selon M. Laurikko, il est clair que les carburants renouvelables ne pourront pas diminuer considérablement les émissions de la circulation au niveau global. Les carburants renouvelables pourront être seulement une partie de solution.
Selon Sini Harkki, directrice de Greenpeace Finlande, l’industrie de l’huile de palme en Indonésie a un rôle important dans la destruction des forêts tropicales dans ce pays. Même si Neste annonce ouvertement l’origine de son distillat d’acide gras de l’huile de palme, Mme Harkki ne lui donne une bonne note du point de vue de l’environnement et du climat.
Neste voit aussi des possibilités dans l’aviation. L’entreprise a déjà signé un contrat avec Lufthansa. Mais les avions consomment beaucoup et la production n’est pas suffisante.
Même si la plupart des bénéfices de Neste est due aux carburants renouvelables, les produits du pétrole ont encore une place importante dans son activité commerciale.
En 2018, l’entreprise a produit 2,7 millions tonnes de carburants renouvelables et 14 millions de tonnes de produits pétroliers. Dans son chiffre d’affaires en juillet – septembre dernier, 65 % est venu des produits pétroliers et seulement 26 % des carburants renouvelables.
HS/sam/B8-10

France – Finlande

Cinéma

Grâce à Dieu
Le nouveau film de François Ozon qui sort en Finlande a reçu une bonne critique dans Helsingin Sanomat.
HS

Littérature

Patrick Modiano
Dans ses conseils de lecture parmi les livres sortis cet automne, Kauppalehti conseille Souvenirs dormants, chez WSOY, traduit par Lotta Toivanen.
KL

Jeudi 14 novembre 2019

Politique étrangère et européenne

Défense

La Finlande et les Etats-Unis signent un accord sur l’observation de l’espace
La Finlande va entamer une collaboration sur l’observation des objets et des déchets spatiaux avec les Etats-Unis. Un lettre d’entente vient d’être signée par le commandant de l’armée de l’air, le général Pasi Jokinen et le contramiral américain Marcus Hitchcock de l’état-major spatial des Etats-Unis (USSPACECOM).
« La connaissance de la situation spatiale est d’une grande importance pour la sécurité nationale autant en Finlande qu’aux Etats-Unis. On trouve dans l’espace des activités commerciales, scientifiques et militaires qui doivent être contrôlées de manière organisée. L’accord renforcera la transparence et la prédictibilité des opérations spatiales » a dit Hitchcock à la revue Ruotuväki.
Le chef de la planification de l’armée de l’air, le colonel Aki Puustinen, précise que le projet en est à ses débuts. Il note que le savoir-faire des universités, de l’Institut météorologique et d’autres instances sera le bienvenu pour compléter les compétences de l’armée de l’air.
KS12.11/20

Le grand exercice militaire de l’année organisé du 27 novembre au 4 décembre 2019
Le grand exercice de la défense nationale, Kaakko 19, est organisé dans la région sud-est du pays du 27 novembre au 4 décembre 2019. L’objectif consiste à parfaire les capacités communes de la défense nationale et du Corps des gardes-frontières et à répondre aux situations en rapide évolution dans la région sud-est de la Finlande
www.puolustusvoimat

Le défile de la défense nationale le 6 décembre aura lieu à Tampere
Cette année, un total d’environ 1 300 personnes participe au défilé du jour de l’indépendance à Tampere qui réunira des troupes de l’armée de terre, de l’air et de la marine, de l’Ecole des Hautes études de défense nationale, de l’Institut de la logistique de la défense nationale, du Corps des Gardes-frontières et des organisations d’anciens combattants et de défense nationale.
www.puolustusvoimat

Climat

Les calculs sur les puits carbone en Finlande revus drastiquement à la baisse
Yle rapporte que les nouveaux calculs sur les puits carbone en Finlande ont défavorablement surpris les partis de la coalition gouvernementale. Selon les nouveaux calculs de Luke (Centre de l’environnement), les puits carbone sont évalués à seulement la moitié de ce qui était prévu dans les précédents calculs ce qui va obliger le gouvernement à chercher beaucoup plus de diminutions des émissions de CO2 que prévu.
Luke va publier officiellement ses nouveaux calculs vendredi. On publiera aussi vendredi les premières estimations sur le coût pour l’économie des scénarios commandés par le gouvernement au VTT pour arriver à la neutralité carbone en 2035.
Les modèles qui ont servi pour ces scénarios ont déjà été présentés au gouvernement et auraient suscité des inquiétudes parmi les partis de la coalition.
Selon les informations obtenues par Yle, Luke évaluerait désormais les puits carbone en Finlande en 2035 à 17,9 Mt co2 contre 35 Mt co2 dans ses précédentes évaluations. Et Luke estime aujourd’hui que ces puits carbone vont augmenter pour atteindre 25,6 Mt co2 en 2050, alors que précédemment Luke tablait sur des puits carbone équivalent à 50 Mt co2. Par comparaison, Luke a revu à la baisse ses estimations sur le niveau actuel des puits carbone (évalué à 23,5 Mt co2 contre 30,8 Mt co2 dans sa précédente évaluation du printemps dernier).
Ces nouvelles évaluations constituent une surprise pour les partis politiques et pour les chercheurs. Ces derniers ne manquaient pas de critiquer Luke qui affirmait au printemps dernier que même si la Finlande augmentait ses coupes dans les forêts, les puits carbone continueraient à augmenter eux aussi. Aujourd’hui les évaluations de Luke indiquent au contraire que si les coupes de bois augmentent, les puits carbone diminueront.
Les partis politiques se demandent aujourd’hui quel crédit accorder aux évaluations, si les changements entre deux vagues d’évaluations sont si importants.
Le gouvernement n’a pas encore fixé le moyen pour arriver à la neutralité carbone en 2035
Il devra néanmoins décider en 2021, à mi-législature, quels moyens seront utilisés pour y arriver.
Yle rappelle que le VTT qui avait étudié les moyens pour la Finlande d’arriver à la neutralité carbone en 2050 jugeait très difficile d’arriver à un équilibre entre les émissions et les puits carbone dans les années 2030 – 2040. Néanmoins le nouveau gouvernement a décidé de fixer un objectif de neutralité carbone encore plus ambitieux, en se donnant seulement quinze ans pour y parvenir et décidant donc de l’horizon 2035.
Les chercheurs qui ont eu accès aux scénarios qui seront rendus publics vendredi soulignent que cet objectif nécessitera des diminutions d’émissions radicales puisque l’on ne peut plus compter autant sur les puits carbones que ce qui était prévu.
Yle

Etudiants étrangers (hors UE)

Délais d’étude longs des permis de séjour
Helsingin Sanomat rend compte du fait que la venue en Finlande d’étudiants étrangers, et de leur recrutement sur le marché de travail plus tard, est en partie gênée par le processus d’obtention du permis de séjour. Aujourd’hui, l’office national de l’immigration, Migri, étudie toujours 800 demandes s’agissant de personnes dont les études auraient dû commencer en août ou septembre.
Dans de telles situations, il peut arriver que l’établissement soit obligé d’annuler l’accueil de ces étudiants et de leur rendre les frais d’inscription. Il y a quelques années, les universités ont mis en place ces frais de scolarité pour les étudiants venant d’en-dehors l’UE ou l’EEE.
Au début, la mise en place des frais a diminué le nombre d’étudiants venant de ces pays, mais après un fléchissement, la situation s’est rétablie.
Selon Migri, l’office souffre de ressources insuffisantes. Migri relève aussi que, parfois, le problème est dans le pays de départ des étudiants, y compris auprès des représentations finlandaises là-bas.
Cette année, 5500 demandes de permis de séjour pour études ont été déposées jusqu’à présent, contre 6300 concernant toute l’année 2018.
En 2018, il y avait 20 000 étudiants internationaux qui étudient pour obtenir un diplôme dans les universités et écoles supérieures professionnelles. La plupart d’entre eux viennent de l’extérieur de l’UE et de l’EEE.
Environ 5000 étudiants étrangers obtiennent un diplôme universitaire tous les ans.
HS/A27

Politique intérieure

Gouvernement

Le gouvernement crée un groupe de travail ministériel à la politique démographique
Le Premier ministre a annoncé hier la création d’un groupe de travail ministériel sur la politique démographique chargé notamment d’étudier les causes de la baisse de la natalité.
Dem

Sames

La création d’une commission sur la vérité et la réconciliation avance
Le gouvernement rapporte que la création d’une commission sur la vérité et la réconciliation avec le peuple Same avance. Le gouvernement a préparé hier le mandat de cette instance qui sera proposé aux institutions sames (le parlement same et les réunions de villages kolttes) et, si elles l’acceptent lors de leurs réunions en décembre, la commission de cinq membres indépendants pourra être nommée.
Elle aura pour rôle de se pencher sur les événements historiques et d’en tirer des leçons.
La présidente du parlement same, Mme Tiina Sanila-Aikio estime que la décision du gouvernement constitue un pas important dans la création de cette commission. Elle souligne que le travail pour en arriver là a commencé il y a quatre ans.
La ministre de l’Intérieur et présidente des Verts Maria Ohisalo s’est félicité de cette évolution et a rappelé que la Finlande n’avait pas toujours bien traité les Sames dans le passé et avait subi des réprimandes internationales pour cela jusqu’à ces dernières années. Selon elle, le travail de cette commission sera d’étudier les responsabilités de l’Etat face à l’histoire et, par ce biais de construire la voie vers la réconciliation.
Yle rappelle qu’une commission de la vérité a été mise en place en Norvège en 2017.
En Finlande, le gouvernement a organisé des réunions publiques sur le sujet en 2018. Si les instances des sames valident le mandat proposé par le gouvernement, la commission pourra donc être rapidement mise en place. Elle devrait travailler pendant quelques années avant de pouvoir rendre son rapport.
Yle

Négociations sur les conventions collectives

Le patronat souhaite restreindre les augmentations à moins de 2 % alors que les employés briguent de 2 à 3 %
Les négociations du secteur industriel seront décisives pour le niveau général des augmentations salariales et pour le destin des 24 heures de travail supplémentaire prévues par le pacte de compétitivité.
Riku Aalto du syndicat du secteur industriel et Minna Helle du patronat n’ont pas interrompu leurs négociations et ne souhaitent pas qu’y intervienne la médiatrice.
Pour la politique de l’emploi et économique du gouvernement, il serait primordial que les négociations de l’ensemble des branches se terminent avec des accords contenant des augmentations de salaires modérées. Il faudrait pouvoir maintenir la compétitivité des entreprises tout en accordant des augmentations améliorant le pouvoir d’achat et la capacité des employés de contribuer aux impôts. Un tel résultat soutiendrait une évolution favorable de l’emploi et apporterait des recettes fiscales à la caisse de l’Etat.
Iltalehti estime que les augmentations salariales ne seront pas la pomme de discorde la plus difficile des négociateurs du secteur industriel, même si les points de départ des deux côtés sont différents : moins de deux pourcent pour les employeurs et 2 à 3 % pour les salariés.
Les négociations sont actuellement bloquées sur des questions concernant le temps de travail. Les deux parties sont loin de converger en la matière.
Une réussite concernant les négociations et un résultat modéré est d’une première importance pour le Premier ministre Rinne.
IL

Grève de la poste

Les partis ne sont pas arrivés à un accord, mercredi
La grève de la poste se poursuivra. La négociation des parties avec la médiatrice Vuokko Piekkala n’a pas permis d’arriver à un accord.
La médiation est prévue se poursuivre vendredi à 9h.
IL

Propos de Mme Paatero
Sirpa Paatero (PSD), ministre chargée de la gestion des entreprises de l’Etat, exige que la poste arrête à se recourir à l’utilisation de main d’oeuvre intérimaire pendant la grève.
« Il ne faut en aucun cas que les groupe de l’Etat utilisent des intérimaires pour pallier les grévistes dans quelque circonstances que ce soit. » Selon Mme Paatero, la position de l’Etat comme propriétaire est extrêmement claire là-dessus, et que c’est pour cela, qu’elle a conseillé à la direction de la poste d’arrêter l’utilisation des intérimaires pour éviter les ambiguïtés et pour favoriser une solution à la situation.
Des entretiens sont prévus pour aujourd’hui avec la direction de la poste en la matière.
KS

Famille

Congés de paternité : les hommes finlandais en retard
Helsingin Sanomat rapporte que selon un rapport récent sur les parents dans les pays nordiques, les pères finlandais ne prennent pas autant de congés de paternité que les pères des autres pays nordiques.
Environ 70 % des pères finlandais prennent un congé parental en même temps avec la mère, le plus souvent immédiatement après la naissance. Moins de 50 % des pères prennent un congé de paternité quand la mère travaille. Environ 25 % des pères finlandais ne prennent aucun congé parental.
HS/A8

Social

Les personnes âgées moins nombreux en maisons de retraites
Selon Helsingin Sanomat, depuis l’an 2000, un changement structurel important en est cours dans les soins des personnes âgées et il y a de moins en moins de maisons de retraite traditionnelles.
Selon les statistiques de 2018 de l’Institut national de santé et du bien-être THL, 9 % des personnes de plus de 75 ans ont eu des soins 24 heures sur 24 et 7,6 % ont habité dans des unités des soins résidentiels intensifiés. 11 % ont obtenu des services à domicile.
HS/A12

L’Etat-providence finlandais

Billet de Sixten Korkman
Helsingin Sanomat a publié, mardi, un billet de Sixten Korkman qui note que le système de société de la Finlande, le modèle nordique, s’appuie sur trois piliers.
Le premier est constitué par le rôle central des négociations entre les organisations et celui des conventions collectives sur le marché de travail. Deuxièmement, l’Etat investit beaucoup dans le capital humain : l’école maternelle, l’école primaire, le collège et le secondaire, l’université et la recherche. Le troisième pilier, c’est l’Etat-providence qui propose une sécurité exhaustive.
Ce modèle a été internationalement reconnu et, selon une étude de l’ONU, les Finlandais sont le peuple le plus heureux du monde.
Avec tout cela, la Finlande n’est pas sans rencontrer de problèmes allant de la santé mentale des jeunes aux défaillances des soins aux personnes âgées et les inégalités en matière d’accès aux soins et de santé. De plus, la croissance économique est faible et les finances publiques fragiles.
Quel est donc le problème ?
Sous un regard de droite, la réponse est facile : le pays souffre de trop de collectivisme. Le mouvement syndical promeut les intérêts de ses membres sans se soucier de l’économie nationale. Les particuliers quant à eux n’assument pas la responsabilité d’eux-mêmes et de leurs proches. La responsabilité est externalisée aux communes. La sécurité sociale et la fiscalité engendrent des pièges bureaucratiques et en matière d’encouragement. Le système permet l’exclusion. La Finlande attire peu d’investissements et de spécialistes internationaux. L’avenir s’appuie trop sur le secteur bois-papier. La Finlande dispose d’un Etat-providence fantastique, mais par rapport à cela, son économie nationale est modeste. Dans le contexte du vieillissement de la population, cela créé une pression constante pour la fiscalité et l’endettement.
D’un point de vue de gauche, la sécurité produite par les fonctions de l’Etat-providence est efficace au niveau du coût. L’assurance chômage, les retraites et les soins de santé ne peuvent pas relever uniquement du marché. Les investissements publics dans la politique familiale et l’éducation augmentent l’égalité, ce qui est une valeur importante constituant une des conditions d’une évolution économique favorable.
En Finlande, il n’y a pas de gilets jaunes dans la rue du fait que le mouvement syndical arrive à canaliser le mécontentement sous des formes plus organisées.
En Finlande, la prise de décision collective permet en même temps une liberté individuelle. La justice sociale est selon l’institut Bertelsmann au meilleur niveau mondial en Finlande, en Suède et au Danemark.
Toujours est-il qu’il faudrait quand même viser une économie de marché plus vigoureuse. Les avantages fiscaux et subventions pour les entreprises, tant qu’ils ne sont pas efficaces, ne sont pas justifiés. Il serait préférable d’investir dans la formation et la recherche, et de favoriser l’innovation.
Pour la vie économique, l’Etat-providence est une charge et le mouvement syndical un vestige peu démocratique.
Pourtant, le fondamentalisme du marché est la voie vers des inégalités énormes. On peut toutefois exiger du gouvernement des mesures plus courageuses en faveur de l’emploi. Il conviendrait aux syndicats d’éviter les grèves et les augmentations salariales exagérées. Elles sont dévastatrices pour l’économie nationale et pour le mouvement syndical.
L’auteur estime qu’en fin de compte, le modèle social finlandais convient bien pour ce pays. Les fondamentaux sont bons.
Comme la prise de décision collective signifie que la responsabilité relève beaucoup des pouvoirs publics, et que les problèmes s’accumulent vite du fait que l’on ne se met pas spontanément à les remédier. Pour que les réformes puissent être mises en place, il faut que les organisations et surtout le système politique soient opérationnels.
HS/mar/A5

Sciences

Baromètre sur les sciences
Helsingin Sanomat relève que, selon le baromètre sur les sciences, publié mercredi, la confiance des Finlandais dans les sciences est bonne : 70 % des personnes interrogées ont confiance dans les sciences et la communauté scientifique. La confiance a encore augmenté par rapport au sondage précédent, effectué il y a trois ans.
Une grande majorité des Finlandais apprécient la recherche, suivent les informations scientifiques et participent à des évènements. Les pseudosciences sont de moins en moins populaires.
Parmi les partis politiques, la confiance dans les sciences est la plus élevée parmi les Verts (85 %) et le plus basse parmi les Vrais Finlandais (50%).
Le baromètre sur les sciences est effectué tous les trois ans depuis 2001. Plus de 2 000 personnes ont été interrogées pour ce baromètre.
HS/B6

Editorial
Dans son éditorial intitulé « L’optimisme refait surface », Helsingin Sanomat rappelle que les Finlandais ont été moins optimistes vis-à-vis des sciences, de la technologie et de la médecine dans les années 1980.
Les Finlandais estiment en ce moment que l’investissement dans la recherche et les sciences fait partie du développement de la société.
HS/A4

Mercredi 13 novembre 2019

Politique étrangère et européenne

Défense européenne

Déclarations de Eero Heinäluoma
« En Finlande aussi, il faut mettre à jour notre vision de l’OTAN » Dem
Le député européen (et ancien président du PSD et ministre des Finances) Eero Heinäluoma commente dans le journal de son parti Demokraatti, l’interview du président français dans The Economist. « Il faut qu’en Finlande aussi on se penche sur les déclarations de M. Macron et que l’on arrête de répéter nos vieux mantras. Il est temps de mettre à jour notre vision de l’OTAN », dit M. Heinäluoma qui estime que M. Macron a dit tout haut ce que nombre de personnes pensaient tout bas jusqu’à présent.
« L’engagement des Etats-Unis pour défendre les Etats européens membres de l’OTAN n’est pas du tout clair. Les déclarations et les agissements du Président Trump ont fragilisé l’OTAN depuis longtemps déjà. Quand Trump demande pourquoi les Américains devraient sacrifier leurs citoyens pour défendre le Monténégro, il est légitime de se demander si cela ne concerne pas d’autres Etats aussi que le Monténégro », considère M. Heinäluoma.
« Le mandat de M. Trump à la tête des Etats-Unis est bien entendu une période temporaire, mais le constat demeure. Les engagements des Etats-Unis envers les autres Etats ne sont pas absolus mais dépendent toujours du résultat des élections », selon lui.
M. Heinäluoma considère que l’attaque turque en Syrie pose aussi un problème pour la crédibilité de l’OTAN. « Les déclarations des dirigeants de l’OTAN selon lesquelles la Turquie a des soucis de sécurité à l’extérieur de ses frontières sont gênantes. Cela fait des années que l’OTAN et les Etats-Unis disent que la Russie ne peut pas avoir des intérêts de sécurité à l’extérieur de ses frontières. Maintenant, l’OTAN se met à dire que ses propres membres peuvent avoir de tels intérêts à défendre à l’extérieur de leurs frontières qui légitiment des actions unilatérales et contraires au droit international. L’opération turque en Syrie a fait des dégâts aussi pour l’OTAN ».
« Trump a déclaré que les engagements [américains] dans l’OTAN sont valables si les Etats remplissent leurs obligations envers les Etats-Unis. Le fait de froidement abandonner les Kurdes vient aussi vider de toute crédibilité ces promesses. Les Kurdes ont payés de milliers de morts leur engagement pour gagner contre Daesh et aider les Etats-Unis. Et aujourd’hui ils voient bien que cela n’avait aucune signification dans la nouvelle realpolitik ».
M. Herinäluoma estime que les déclarations de M. Macron confortent la Finlande dans le bon choix qu’elle a fait en matière de politique de sécurité. « Nous assumons nous-mêmes une défense crédible et nous sommes prêts à développer des réseaux de » coopération tant avec les pays nordiques, que l’UE et l’OTAN. Mais nous n’externalisons pas notre défense à d’autres ».
Il considère aussi que la logique du président Macron sur le développement de la coopération de défense de l’UE est la bonne. « La Finlande a intérêt à être active dans le développement de la coopération européenne. A l’intérieur de l’UE il y a un vrai sentiment d’unité et de dépendance mutuelle. Nous sommes proches les uns des autres et capables de tenir nos engagements ».
« Heureusement, ni nos dirigeants ni la majorité de notre opinion publique n’a jamais cru dans les engagements de l’oTAN qui s’avèrent vides de sens. Même s’il y a eu des OTAN-enthousiastes en Finlande aussi, la position de la Finlande n’a pas changé et est restée crédible. Le Président Niinistö mérite à ce titre tous nos remerciements car sa détermination sans faille sur ce sujet ces dernières années a été particulièrement importante ».
Dem

Billet de M. Kuusela
« Les bouleversements dans la défense font ressortir la force de l’UE »
« La présidence de la Finlande à la tête de l’UE tombe sur une période où l’Union détermine son cap dans le domaine de la politique de défense », écrit le directeur général du ministère de la Défense Janne Kuusela dans une tribune publiée ce jour dans Helsingin Sanomat.
« Durant ces dernières années, les initiatives telles la coopération structurée permanente et le Fonds européen de la défense ont créé une nouvelle profondeur pour la coopération européenne en matière de la défense. Il a été convenu qu’en plus de la gestion des crises extérieure à sa zone, l’UE s’occupe de la protection de ses pays membres et de ses citoyens. »
« Dans les réunions de l’OTAN, des pays nordiques ou des rencontres bilatérales autour des questions de la défense, les mêmes questions surgissent : les menaces hybrides, l’intelligence artificielle et la mobilité militaire. Ce « nouvel agenda de la défense » ne remplace pas les fonctions traditionnelles des forces armées mais il nous force à changer nos modes opératoires. Il est caractérisé par trois éléments : il ne s’agit pas seulement de la défense, aucun pays européen ne pourra se débrouiller seul face à ces questions et il serait particulièrement judicieux de discuter de ces questions précisément entre pays de l’UE. »
« En même temps, les pays occidentaux sont bouleversés par la période post guerre froide. Nous comprenons seulement après une période de brouillard dans quel monde nous sommes. On voit apparaître un nouvel ordre du monde dans lequel les Etats-Unis et nos autres partenaires n’ont plus le dernier mot. Un monde multipolaire est revenu, mais qu’est-ce que cela signifie pour l’UE et la Finlande ? »
« Six des pays membres de l’UE organisent eux-mêmes leur défense et 22 le font avec l’OTAN. Mais l’UE devient toujours plus importante pour tous ses membres en matière de développement de la coopération de défense. L’UE n’est pas une alliance de défense, elle est bien plus que cela. Le marché intérieur et la monnaie commune lient les Etats membres bien plus fortement que des garanties de sécurité ».
« L’UE possède aussi une gamme d’outils de plus en plus complète pour soutenir ses Etats membres. Elle peut proposer des moyens financiers et un pouvoir normatif. Une puissance commerciale est écoutée dans le monde ; une puissance commerciale politiquement unie et militairement forte le sera encore davantage. »
« La nouvelle commission s’organise de manière idéale d’un point de vue finlandais. Cela concerne également la défense pour laquelle une direction générale est créée. Conformément à l’air du temps, ces fonctions toucheront aussi à l’industrie, à l’espace et à la cyber sécurité »
« Il incombe aux pays membres de veiller à ce que l’Union suive son temps. A cet égard, la présidence finlandaise est un succès. Les nouveaux sujets sur la défense sont là pour y rester. En août, nous avons invité à Suomenlinna d’éminents experts en intelligence artificielle du secteur privé et de la société civile à rencontrer et défier les ministres de la défense. Les ministres ont débattu des menaces hybrides et ont pour la première fois traité du changement climatique autour d’une table de l’UE. Nulle part ailleurs l’administration de défense, les autres administrations de l’Etat, le monde académique et le secteur privé ne sont aussi soudés qu’en Finlande. Le nouvel agenda de la défense convient à la Finlande à merveille. »
« Pour être influent, il faut savoir agir à travers la participation à l’UE, le partenariat de l’OTAN, la coopération nordique et en petits groupes d’Etats. Cela nécessite des compétences et des initiatives à l’intérieur de l’administration de la Défense finlandaise. »
« La présidence finlandaise du conseil de l’UE a renforcé notre compréhension du fait que les vieilles menaces sont de retour, mais avec de nouvelles questions de sécurité plus globales. Ces bouleversements dans la défense mettent en valeur des atouts de l’UE. Pour devenir un des pôles de la politique mondiale, l’UE doit jouer avec ses atouts ».
HS13.11/5

Déclarations du Ministre de la Défense Antti Kaikkonen
La Finlande s’apprête à participer à la défense spatiale
La coopération européenne en matière de défense s’est renforcée mardi à Bruxelles lorsque les ministres de la Défense des pays membres ont convenu de nouveaux projets de coopération.
La Finlande rejoint un nouveau projet qui consiste à développer la capacité dans l‘espace. Son objectif consiste à développer un système d’alerte précoce fonctionnant partiellement dans l’espace qui aiderait à détecter et à éventuellement détruire des missiles supersoniques.
Selon le ministre de la défense finlandais Antti Kaikkonen, la Finlande n’est pas à la recherche d’une défense antimissile. De toute manière, le projet concernant essentiellement la recherche et le développement est encore à son stade de planification.
Outre la Finlande, l’Italie, la Hollande et l’Espagne participent à ce projet spatial dirigé par la France.
La Finlande participe désormais à douze projets de coopération dont deux sont liés à l’espace. L’autre projet spatial étudie les possibilités d’exploitation du système de localisation satellite Galilée.
L’un des plus fervents défenseurs du renforcement de la coopération européenne en matière de défense, le président français Emmanuel Macron, a souligné le rôle indépendant de l’Europe dans une récente interview accordée au journal The Economist. La réunion de mardi a été teintée par les propos d’Emmanuel Macron sur l’OTAN, relève HS. M. Kaikkonen voit cette prise de parole sous l’angle de la volonté d’Emmanuel Macron de s’emparer de la responsabilité du développement de la défense européenne. D’ailleurs la Finlande participe à l’initiative européenne d’intervention lancée par la France. M. Kaikkonen, estime qu’il faut certainement voir le discours de Macron sous cet angle-là.
Selon M. Kaikkonen, l’UE est en train de prendre plus la responsabilité sur sa propre défense. Le prochain pas est la réactualisation des lignes stratégiques de lka défense européenne. Le dernier papier stratégique date de 2016.
Les pays membres sont aussi confrontés à un gros différend à propos de la coopération de défense que la Finlande, en tant que président de l’UE, tente de résoudre. Il s’agit de la participation des pays tiers, et notamment des entreprises possédées par des pays tiers, aux projets européens. Selon Kaikkonen, on est au plus proche d’une solution grâce à une proposition de compromis finlandaise. Elle déterminerait notamment la durée de participation des partenaires des pays tiers et « le système du frein d’urgence » dans l’éventualité où un pays sentirait sa sécurité menacée.
HS13.11/A13

Finlande – Irak

Le ministère des Affaires étrangères envoie un ambassadeur en Irak pour la première fois depuis 1991 et déconseille tout voyage dans ce pays
L’ambassade de Finlande à Bagdad aura comme objectif, sous la direction de Vesa Häkkinen, d’accélérer les retours des Irakiens et de calmer le pays. La Finlande a déjà consacré des dizaines de millions d’euros à la stabilisation de l’Irak.
Selon M. Häkkinen, la Finlande a plusieurs raisons pour ouvrir aujourd’hui une ambassade en Irak. Il relève qu’il s’agit de soutenir les entreprises finlandaises dans leurs efforts au moment où de nouvelles opportunités s’ouvrent dans ce pays.
La Finlande souhaite également soutenir ce pays qui pourrait devenir un acteur de stabilité dans le contexte de beaucoup d’instabilité du Proche-Orient.
M. Häkkinen note qu’il s’agit également d’agir pour régler la situation finlandaise en matière d’immigration. « Ce n’est pas le point le plus important de l’agenda, mais les questions liées au retour des Irakiens arrivés en Finlande ces dernières années, ainsi que l’intégration, sont des questions politiquement importantes. »
En 2015, 32 477 demandeurs d’asile, dont 20 484 irakiens (63,1 %) sont arrivés en Finlande. 51 % de toutes les décisions sur des demandes d’asile prises depuis 2015 ont concerné des Irakiens. Ils ont reçu une décision favorable dans 23,4 % des cas.
Des milliers de personnes sont rentrées volontairement en Irak. Selon M. Häkkinen, environ 4000 personnes déboutées de droit d’asile sont néanmoins restées.
L’Irak souhaite depuis longtemps déjà que la Finlande ouvre une ambassade à Bagdad. L’ouverture, pourrait-elle aider à conclure un accord bilatéral avec la Finlande sur les renvois ? M. Häkkinen note que la Suède dispose d’un accord bilatéral sur les renvois mais que ceux-ci ne fonctionnent pas bien pour autant.
La Finlande louera ses locaux à Bagdad à la Suède qui a son ambassade dans le même bâtiment. Outre M. Häkkinen, il y aura quatre agents finlandais.
La Finlande a pris la décision de poursuivre l’opération dans le cadre de laquelle 80 soldats finlandais forment des troupes kurdes en Irak du Nord, ainsi que des troupes de sécurité de l’administration centrale de l’Irak.
Depuis 2014, la Finlande a consacré en Irak au moins 180 millions d’euros à la reconstruction, à l’aide humanitaire, à la lutte contre Daech et à d’autres mesures allant de l’approvisionnement en eau au dragage de mines. 111 millions d’euros ont été destinés à la formation de troupes contre Daech.
M. Häkkinen note que pour la Finlande, il est positif que dans le monde il y a des pays qui réussissent et avec qui la Finlande et les entreprises finlandaises peuvent conclure des affaires. Il est dans les intérêts de la Finlande que ces pays soient stables et que leurs populations ne les quittent pas pour se sauver de Daech, par exemple.
HS note que les exportations finlandaises en Irak s’élevaient à 10,2 millions d’euros en 2018, ce qui correspond à 0,16 pour mille de toutes les exportations finlandaises.
HS/A6-7

Politique intérieure

Fiscalité

Réformes en vue
Helsingin Sanomat rapporte que le ministre des Finances Mika Lintilä a annoncé mardi qu’il y aurait environ 60 modifications dans la fiscalité.
Il s’agit de plusieurs petits remaniements mais aussi de quelques réformes importantes, la plupart concernant le changement climatique et l’objectif ambitieux du gouvernement sur la neutralité carbone d’ici 2035.
Le projet fiscal le plus important du gouvernement est probablement la réforme de l’imposition sur l’énergie. Le groupe de travail chargé d’étudier les impôts sur l’énergie devrait finir son travail au plus tard le 1er septembre 2020.
Selon le programme gouvernemental, les aides fiscales, dont le système actuel de remboursement, seront supprimées et la fiscalité énergétique de l’industrie sera diminuée vers le niveau le plus bas approuvé par l’Union européenne.
La question la plus litigieuse concerne la taxe sur la tourbe. L’usage de la tourbe devrait être diminuée par deux d’ici 2030. M. Lintilä estime toutefois que le calendrier est trop serré. Les communes qui n’ont pas assez d’argent n’arriveront pas à investir suffisamment à la construction de nouvelles centrales.
La réforme de la taxation concernant le transport est également une question difficile. L’impôt sur les carburants fossiles augmentera d’environ 250 millions d’euros à partir du début août 2020.
Selon M. Lintilä, il y aura beaucoup de pressions sur le budget de l’Etat à l’avenir. L’augmentation de l’impôt sur le tabac par exemple n’augmentera pas les recettes parce que la consommation diminuera. Cela est bon du point de vue de la santé mais mauvais pour les finances, selon le ministre.
Les impôts sur le transport, actuellement d’environ huit milliards d’euros, diminueront parce que les voitures ne consommeront plus autant des carburants qui sont imposés le plus.
Le groupe de travail chargé d’étudier le transport devrait finir son travail seulement en mars 2021. Selon M. Lintilä, les question étudiées sont compliquées et auront des effets importants sur la société.
« Le budget est un puzzle difficile et prend du temps, notamment en raison de la diminution des recettes fiscales », dit M. Lintilä, ajoutant qu’il ne faut pas attendre des décisions rapides sur la neutralité carbone.
Selon M. Lintilä, son ministère ne projette pas en ce moment un allègement fiscal sur les légumes, proposé récemment par le Premier ministre Antti Rinne.
HS/A12

Social

Grève de la Poste
Helsingin Sanomat relève qu’il n’y pas de progrès concernant la grève de la Poste qui a commencé lundi matin.
Les positions des parties de ce conflit social concernant les effets sur les salaires sont encore très éloignées les unes des autres.
Selon le syndicat, la diminution des salaires à cause du changement de convention collective proposé par le patronat serait de 30 à 50 %. Le patronat estime que cela est exagéré mais admet qu’il pourrait s’agir d’une diminution allant jusqu’à 25 %.
Les négociations entre le syndicat PAU et le patronat Palta continuent aujourd’hui sous la direction de la médiatrice nationale Vuokko Piekkäla.
HS/A10

Entreprises - Emploi

La banque OP supprimera 270 emplois
Dans le but de diminuer ses dépenses, la banque OP envisage de supprimer 460 fonctions et d’en créer 190, de façon à ce que, au final, 270 emplois disparaîtront.
OP vient de terminer les négociations en la matière. La mesure devrait engendrer des économies de 18 millions d’euros d’ici 2020.
HS/A27

Mardi 12 novembre 2019

Politique étrangère et européenne

Défense

Le ministre de la Défense met en garde contre le cyber-alarmisme
Dans son discours d’ouverture des Journées de la défense nationale, le ministre de la Défense Antti Kaikkonen invite à éviter le cyber-alarmisme, c’est-à-dire de « faire constamment circuler en public des menaces ». Selon lui, l’expérience nous prouve que les cyberattaques ayant sensiblement affaibli la sécurité des Etats sont en réalité peu nombreuses.
Pour Kaikkonen, plusieurs nouvelles notions faisant état de « guerre » sont problématiques et exagérées. Il cite des exemples tels que la « guerre de l’information », la « guerre hybride », l’influence par les moyens de l’hybride et l’influence par la politique. « Malgré l’affaiblissement de la situation sécuritaire, nous sommes aujourd’hui loin de la guerre », assure Kaikkonen.
Néanmoins, il ne nie pas la stupéfaction survenue ces cinq dernières années : la politique des grandes puissances et l’antagonisme sont de retour pour façonner les systèmes sécuritaires internationaux après une pause de deux décennies.
Par ailleurs, Kaikkonen se dit satisfait de la nouvelle législation sur le renseignement entrée en vigueur cet été. Il estime qu’une étroite collaboration internationale est dans l’intérêt de la Finlande car l’échange d’information sur les pires programmes nuisibles de virus circule uniquement entre les services de renseignement.
HS12.11/A11

Un uniforme de combat commun pour les pays nordiques
La défense nationale a invité quatre fabricants d’uniformes de combat communs à la Finlande, la Suède, la Norvège et au Danemark à participer à des tests pratiques qui seront organisés dans deux unités finlandaises, dans la brigade des chasseurs et dans la brigade de Kainuu.
Le département de la logistique ne souhaite pas dévoiler les noms de ces fabricants. La raison de son silence réside sans doute dans le fait que cette importante acquisition a de grandes chances de partir à l’étranger, ce qui avait déjà causé de l’amertume parmi les fournisseurs finlandais dont aucun n’avait été retenu lors de la première sélection.
Le prix global de cette acquisition d’uniforme de combat atteindra un maximum de 425 millions d’euros et sera réalisée entre 2021 et 2027. La Finlande s’engage à acheter des uniformes pour une somme allant de 50 à 65 millions d’euros.
HS12.11/A11

Politique intérieure

Partis de gauche

Analyse sur la chute de popularité des partis de gauche
Turun Sanomat rapporte que l’Alliance des gauches, qui se prépare à un congrès du parti du 15 au 17 novembre à Kuopio, n’arrive pas à faire augmenter sa popularité dans les sondages d’opinion. Selon le sondage récent d’Yle, ce parti a 7,9 % des intentions de vote et le PSD seulement 13,9 %, soit près de 4 points de moins qu’aux dernières élections.
La popularité des deux partis de gauche, le PSD et l’Alliance des gauches n’a pas augmenté depuis les élections législatives d’avril dernier, même si le programme du gouvernement de M. Rinne a des éléments clairement de gauche, dont les augmentations des prestations sociales et la suppression du modèle d’activation des chômeurs.
Les partis de gauche sont traditionnellement populaires quand ils ont une grande mission à accomplir, comme par exemple la réforme des retraites ou la réforme de l’école primaire et secondaire.
Les partis de droite ont échoué à réaliser la grande réforme des services sociaux et de la santé. Les partis de gauche pourraient y réussir même si cela est très difficile pour eux aussi.
L’Alliance des gauches a perdu des électeurs au profit des Vrais Finlandais et aussi des Verts. Le débat sur le changement climatique et la réduction des émissions a finalement profité aux Vrais Finlandais, en plus du débat sur l’immigration.
Dans la lutte contre le changement climatique, le PSD doit se contenter de positions défensives, vu que les Vrais Finlandais attirent les électeurs sociaux-démocrates qui s’inquiètent du sort (et de la facture) de leurs vieilles voitures et de leurs chaudières. Le PSD essaie maintenant de convaincre ses électeurs du fait que le fardeau climatique sera partagé de façon équitable.
L’Alliance des gauches a réussi à changer sa base électorale. Au lieu des ouvriers, les électeurs du parti sont désormais des jeunes qui ont une bonne formation. Ce sont toutefois les Verts qui ont le rôle principal dans le débat sur le climat.
La gauche politique a traditionnellement souligné l’antagonisme et la confrontation. Les Vrais Finlandais se sont approprié ces thèmes aussi.
Le noyau dur des Vrais Finlandais sont les xénophobes et les partis de gauche n’ont aucun moyen de les attirer. Un nouvel afflux éventuel de réfugiés ferait encore augmenter la popularité des Vrais Finlandais.
Les deux partis de gauches espèrent que la réalisation des promesses du gouvernement fera augmenter les intentions de vote en 2020 mais les électeurs ont peut-être déjà pris en compte ces décisions à venir, comme la suppression du modèle d’activation des chômeurs ou l’augmentation des petites pensions.
Li Andersson sera facilement réélue à la présidence de l’Alliance des gauches le week-end prochain. La situation d’Antti Rinne à la tête du PSD est plus difficile, conclut Turun Sanomat.
TS/dim/12

« Pour l’Alliance des gauches, l’environnement a remplacé le socialisme » SK
L’hebdomadaire Suomen Kuvalehti publie une interview commune avec la parlementaire européenne Silvia Modig et le député Jari Myllykoski, tous deux de l’Alliance des gauches.
Le changement de la société a secoué le plus l’Alliance des gauches parmi les partis politiques finlandais. Les contradictions internes, le démantèlement du socialisme et l’ouverture de la Finlande vers l’Ouest ont détruit l’Union démocratique du peuple finlandais SKDL, qui était le prédécesseur de l’Alliance des gauches jusqu’en 1990.
La plupart des électeurs et des membres de l’Alliance des gauches ont changé depuis l’an 2000. « Le parti est désormais un mouvement rouge-vert », selon Mme Modig.
Avec ses 16 députés l’Alliance des gauches a obtenu une bonne position dans le gouvernement Rinne. Les deux ministres du parti, Li Andersson et Aino-Kaisa Pekonen, dirigent les plus grands ministères, soit ceux de l’Education et des Affaires sociales et de la Santé.
La dernière fois, le parti a été dans le gouvernement Katainen mais l’a quitté en mars 2014 en raison d’une opposition aux coupes budgétaires. Le gouvernement actuel devra évaluer ses moyens afin d’atteindre le taux d’emploi de 75 % d’ici le printemps 2021. Les économies et l’annulation des promesses du programme gouvernemental ne seront peut-être pas exclues. Dans ce cas, à mi-mandat, l’Alliance des gauches devra alors décider si elle veut rester au gouvernement.
Quant au nucléaire, il y aura peut-être des décisions à prendre concernant les centrales de Fortum à Loviisa et Fennovoima à Pyhäjoki. En principe, l’Alliance des gauches s’oppose au nucléaire mais probablement le parti ne quittera pas le gouvernement pour cela, estime SK.
Selon une étude, 62 % des partisans de l’Alliance des gauches estiment que le parti est important pour leur identité. Ce chiffre est le plus élevé parmi les partis politiques finlandais. Seulement un tiers des députés actuels sont des ouvriers.
La défense de l’environnement a remplacé le socialisme dans le programme du parti. La politique climatique du gouvernement coûte cher et pourrait pousser une partie des électeurs de gauche vers les Vrais Finlandais, vu que les revenus médians des électeurs de l’Alliance des gauches sont plus modestes que ceux des autres partis.
SK/n°45/20-23

Social

Sondage sur l’opinion des Finlandais sur la répartition des richesses
Tous sociaux-démocrates en Finlande ?
Turun Sanomat relève que, selon un sondage effectué par l’institut Taloustutkimus pour le compte de Lännen Media, plus de trois quarts des personnes interrogées estiment que la répartition inégale des richesses est un problème plus important que le fait qu’il n’y a pas assez de richesses en général.
95 % des partisans de l’Alliances des gauches, 92 % des Chrétiens-démocrates, 85 % des sociaux-démocrates, 84 % des Verts, 78 % des Vrais Finlandais, 77 % des partisans du Mouvement Nyt, 73 % des centristes, 69 % des partisans du Parti populaire suédois – et 46 % des électeurs du Rassemblement national (Kokoomus) sont de cet avis.
Même si 40 % des électeurs du Rassemblement national estiment le plus grand problème est qu’il n’y a pas assez de richesses en général, dans ce parti aussi un nombre plus important de personnes pensent que la question de l’inégale répartition des richesses est plus importante que celle de leur accumulation. .
Juho Rahkonen, directeur de recherche à Taloustutkumus, estime que « la majorité des électeurs du Kokoomus sont des sociaux-démocrates dans leur esprit ». Selon lui, « en fait, il y a huit partis sociaux-démocrates au parlement, dont un seul s’appelle le PSD. Cela explique pourquoi les partis de gauche ne sont pas plus populaires. Les électeurs semblent penser que tous les autres partis sont suffisamment de gauche. »
Le sondage a été effectué entre le 23 septembre et le 1er octobre auprès de mille personnes.
TS/dim/12

Gouvernement

Débat sur les fêtes de Noël dans les écoles
Helsingin Sanomat rappelle que selon la décision du médiateur adjoint du Parlement Pasi Pölönen, il ne faut pas que les écoles organisent des fêtes de Noël ou autres fêtes de fin d’année dans les églises. Les classes de religion peuvent en revanche aller dans les églises pour participer à des offices religieux.
Cette décision a engendré un débat politique où une partie des participants semblent avoir mal interprété, certain délibérément, les propos de M. Pölönen.
La décision du médiateur adjoint ne concerne pas l’organisation de l’office traditionnel de Noël pour les élèves mais entre autres la présidente du Centre Katri Kulmuni et le président du Rassemblement national Petteri Orpo ont défendu dans leurs tweets ces offices.
Mme Kulmuni dit qu’elle n’a pas mal interprété la décision de M. Pölönen mais estime qu’il doit être possible d’organiser aussi des évènements non religieux (comme la distribution des diplômes) dans les églises.
HS/A8

PSD

Le PSD a suspendu un conseiller municipal pour avoir menti sur Twitter
Abdirahim Hussein, conseiller municipal du PSD à Helsinki, a été suspendu du groupe de son parti jusqu’à fin juin 2020. C’est Eveliina Heinäluoma, présidente du groupe de conseillers sociaux-démocrates qui l’annoncé sur Twitter.
M. Hussein, qui est chauffeur de taxi, avait publié un tweet disant qu’il avait laissé à un arrêt de bus au milieu de la nuit un client qui l’avait insulté de façon raciste.
Selon les données enregistrées par le centre qui gère les taxis, l’information n’était pas correcte. M. Hussein a admis avoir menti, et il explique maintenant l’avoir fait pour évoquer le racisme et susciter un débat sur ce sujet.
HS/A17

Police

La direction nationale de la police a effectué une étude sur les effets de cyber-harcèlement contre les agents de police
Une partie des agents de police qui sont pris pour cible par cyber-harcèlement envisagent de de changer de métier. Un tiers des agents ont déjà été victimes d’un harcèlement ciblé. Typiquement, il s’est agi d’insultes, de dénigrement et de menaces directes ou indirectes. Le chef de la police, Seppo Kolehmainen rappelle qu’être pris pour cible n’est pas la même chose que le fait d’être simplement critiqué. Exprimer des critiques relève de la démocratie.
La direction nationale de la police et la ministre de l’Intérieur, Maria Ohisalo, sont intervenues devant les médias, lundi, sur les conditions de sécurité au travail des policiers. Les violences contre la police ont doublé depuis le début du siècle.
HS/A8

Antisémitisme

« La communauté juive reçoit régulièrement des messages menaçants » HS
« Manifestation de néo-nazis à Helsinki » Hbl
Ce week-end, une manifestation de néo-nazis a été organisée à Helsinki. La police envisage d’ouvrir une enquête préliminaire sur l’évènement lors duquel des drapeaux de svastikas étaient arborés. Les croix sur les drapeaux étaient des anciens symboles nordiques qui ressemblent beaucoup à la croix gammée ce qui fait que l’association est évidente, souligne Hufvudstadsbladet.
La nuit entre samedi et dimanche (journée anniversaire de la nuit de cristal), des autocollants aux messages antisémites ont été collés sur les murs de la synagogue. Selon le chef de la sécurité de la paroisse juive, des autocollants similaires ont été collés au même moment dans les autres pays nordiques. Une étoile de David avait également été collée sur le bâtiment qui abrite l’Ambassade d’Israël.
Mais selon la communauté juive, de telles expressions antisémites ne sont pas uniquement liées à la nuit de cristal. Il y en a tout le long de l’année et depuis les quelques dernières années, il y en a eu plus qu’avant, selon le chef de sécurité.
La manifestation devant le grand magasin Stockmann et à Narinkkatori à Kamppi, organisée par une organisation du nom de Kohti vapautta (« Vers la liberté ») qui succède au mouvement nazi PVL (résistance nordique,, a rassemblé entre cinq et dix personnes, selon la police.
En mars, la Cour suprême a interdit de façon temporaire les activités du mouvement PVL.
La ministre de l’Intérieur, Maria Ohisalo, considére comme inquiétante cette manifestation.
HS/A15, HBL/10

Lundi 11 novembre 2019

Politique étrangère et européenne

France – Finlande

M. Haavisto à Paris
Le ministre finlandais des Affaires étrangères participera à la 2ème édition du forum sur la paix de Paris le 12 novembre.
M. Haavisto interviendra sur les relations entre la liberté d’expression et la désinformation.
Forim.fi

Relations transatlantiques

Discours de Antti Rinne
Le Premier ministre a tenu jeudi un discours lors du vingtième anniversaire du cercle atlantique de Finlande. Il s’est félicité que la Finlande et le Président finlandais aient eu des relations étroites avec les Etats-Unis et leur président ces derniers temps. « Les relations de la Finlande avec les Etats-Unis sont plus étroites que jamais. Il n’y a pas beaucoup d’Etats dans le monde à qui la Maison Blanche a offert un tel accueil et des égards comme ceux qu’a reçus la Finlande ces dernières années. Le fait que le président américain déclare avoir du respect pour la Finlande témoigne plus largement de l’attitude des Etats-Unis à notre égard », a-t-il dit.
Uusisuomi rappelle que le président finlandais a été reçu à la maison Blanche en 2017 et 2019 et qu’il a lui-même hébergé le sommet Trump-Poutine en 2018.
« Depuis les élections d’avril dernier, de nombreuses rencontres de tous niveaux avec les Etats-Unis ont pu être organisées et c’est aussi ce que j’ai demandé à mes ministres. De se départir de préjugés ».
Le Premier ministre a souligné qu’il avait une attitude pragmatique à l’égard des Etats-Unis. « L’affrontement entre l’Europe et les Etats-Unis ne fait que renforcer la direction des changements dans les relations internationales qui ne nous ait pas favorable. J’espère que les Etats-Unis pourront être conscient de la manière dont les vides laissés [en matière de relations et de crises internationales] sont comblés, de la manière par laquelle les grandes puissances qui ont d’autres valeurs tirent profit de nos échecs ».
« Je dis cela en étant bien conscient que mes valeurs ne se retrouvent pas toujours dans celles que les Etats-Unis promeuvent aujourd’hui. Un certain conservatisme commence à se voir dans la politique étrangère américaine de manière très concrète. Et cela témoigne aussi
de la situation de la société. Aujourd’hui, à l’oNU sur les questions de minorités sexuelles ou de droits à la procréation, les Etats-Unis se retrouvent dans les débats avec des alliés discutables. Mais tant que le dialogue fonctionne, nous pouvons parler même de ces sujets directement avec les Etats-Unis et c’est même notre devoir. J’insiste sur le fait que nous agissons à partir de nos principes, en tant que Finlandais et en tant qu’Européens », dit le premier ministre qui en appelle à plus d’unité européenne.
« La relation entre l’Europe et les Etats-Unis est unique. J’espère que les Etats-Unis apprécient comme il se doit notre choix, c’est-à-dire la façon dont nous avons décidé de partager la souveraineté en Europe. De mes rencontres avec les Américains, j’en conclue toutefois qu’ils ne comprennent pas cela. Nous devons aussi souligner aux Etats-Unis que l’UE n’est pas une instance étrangère à la Finlande mais qu’elle est ce que nous sommes. Les critiques contre l’UE et ses hauts représentants peuvent blesse à Helsinki aussi. Il faut aussi espérer que le processus du Brexit aura appris aux Etats-Unis à quel point la coopération dans l’UE est finalement étroite ».
uusisuomi

Défense européenne

Billet de Kai Mykkänen : Les européens devraient-ils prendre la responsabilité de leur entourage proche ?
« En octobre dernier les Etats-Unis ont abandonné leurs anciens alliés, les Kurdes. Ensuite les présidents russe et turc ont convenu d’un partage en Syrie. Quelqu’un aurait-il eu l’idée d’appeler Bruxelles à ce moment-là ? « demande le président du groupe parlementaire de Kokoomus (Coalition nationale) Kai Mykkänen dans un billet publié dans Helsingin sanomat.
« La défense commune des pays occidentaux contre une attaque armée qui est basée sur les structures de l’OTAN constitue la pierre angulaire de la géopolitique. Il faut la protéger. Néanmoins il convient de nous poser la question de savoir si nous faisons trop confiance aux Etats-Unis pour garantir la stabilité dans notre entourage européen ? L’Europe devrait-elle construire sa propre capacité indépendante pour défendre les droits de l’Homme et la démocratie à ses frontières ? », écrit Mykkänen.
« Il serait peut-être raisonnable que dans les années 2030 les troupes de l’occident agissent sous le drapeau de l’UE dès lors qu’il s’agit de crises aux portes de l’UE ? Dans ce cas, les propos des Etats-Unis et des Turcs ne renverseraient pas la table et l’Europe ne sera pas limitée à jouer son unique rôle de celui qui fait l’objet de chantage », estime l’ex ministre de l’Intérieur.
« L’ensemble des pays de l’UE, sans même compter la Grande-Bretagne, dépense pour sa défense trois fois plus d’argent que la Russie et dix fois plus que la Turquie. Nous investissons dans la prévention des menaces extérieures à la manière d’une grande puissance mais n’avons cependant pas notre mot à dire dans les crises qui ont sur l’Europe une influence plus grande que sur d’autres grandes puissances. »
« Il serait peut-être temps pour les Européens de devenir adultes et de prendre la responsabilité de leur entourage ? », estime Mykkänen.
« Il y a d’ores et déjà deux fois plus de Finlandais en faveur d’une défense commune de l’UE que d’opposants », remarque Mykkänen.
HS9.11/C17

Allemagne - Finlande

Elina Lepomäki évoque une Lex Stasi
La députée du parti du Rassemblement national et présidente du groupe d’amitié Finlande – Allemagne du Parlement, Elina Lepomäki exige que la Finlande, trente ans après la chute du mur de Berlin instaure un groupe d’experts pour étudier la question des archives de la Stasi la concernant. Elle souhaite en particulier que soit réglé le sort de la liste dite de Tiitinen (du nom de l’ancien directeur de la Sûreté générale et censée contenir le nom de 18 Finlandais qui avaient des liens avec la Stasi).
Elle considère qu’il faudrait ouvrir cette liste et préciser toutefois qu’il ne s’agit que d’une liste indicative. Dans un Etat de droit, on ne condamne pas les gens sur simple rumeur, mais dans un Etat de droit on ne se prive pas non plus d’étudier des questions critiques pour la sécurité du simple fait qu’elles pourraient causer des ennuis à certains. »
Mme Lepomäki estime que la Finlande devrait donc mettre en place un groupe d’experts pour réfléchir à l’opportunité de préparer une loi sur les relations de la Finlande avec la Stasi, Lex Stasi.
Uusisuomi

Présidence finlandaise

« La Finlande croit toujours à un accord sur le climat » TS
Turun Sanomat rapporte que l’Estonie a indiqué à la présidence finlandaise qu’elle était prête à s’engager pour un objectif de neutralité carbone de l’UE en 2050. La présidence finlandaise indique aussi avoir de bonnes discussions sur le sujet avec la Pologne.
Turun Sanomat rapporte que tant le ministère de l’Environnement que le ministère de l’Economie considèrent que fixer cet objectif de neutralité carbone à 2050 pour l’UE pendant la présidence finlandaise demeure possible. « Tout à fait », déclarez la ministre de l’Environnement Krista Mikkonen. « Cela semble positif. Nous avons eu de bonnes discussions avec la Pologne », dit le directeur de l’Energie au ministère de l’Economie Riku Huttunen.
« La Finlande a essayé d’écouter les inquiétudes des Etats membres et de trouver des solutions qui soient acceptables par tous », dit Mme Mikkonen.
Selon elle, les questions ne portent plus sur l’intérêt d’un tel objectif mais sur les moyens d’y arriver : l’augmentation des investissements, de la recherche et de l’innovation ainsi que la question de l’équité sociale. « Par exemple, pour la Pologne et la république tchèque il est important que ces pays puissent tirer profit du nucléaire et qu’ils trouvent le financement pour leurs investissements dans le gaz », dit Mme Mikkonen.
« Il faudra probablement aussi des décisions sur le financement », dit-elle.
TS

Défense

La défense nationale diminue ses exercices militaires internationaux
L’année prochaine la défense nationale participera à 71 exercices internationaux, ce qui est nettement moins que cette année où les Finlandais étaient présents dans 92 évènements.
Les coûts des exercices internationaux passeront de 10,8 millions cette année à 7,9 millions l’année prochaine. Par ailleurs, l’année prochaine il n’y aura pas de grand exercice comme le Bold Quest qui, à lui seul, avait coûté 4,5 millions d’euros.
Ce calendrier des exercices est basé sur la décision prise il y a une quinzaine de jours par le comité interministériel de politique étrangère et de sécurité et le président de la république.
Le ministère de la défense souligne que « les objectifs bilatéraux et multilatéraux en matière de défense sont pris en compte notamment avec la Suède, les Etats-Unis et l’OTAN ».
Il s’agit essentiellement des exercices bien connus des Finlandais comme le Nothern Coasts et Baltops.
Le grand exercice de l’armée de l’air, le Frisian Flag, sera organisé depuis les Pays-Bas avec des vols au-dessus de l’Allemagne, le Danemark, la Hollande et la mer Baltique.
La Finlande participera également aux exercices principaux de la Norvège, de l’Estonie et de la Suède.
HS9.11/A27

HX - Un coût plus lourd que celui des F-18
« Le projet HX coûtera plus cher à l’économie nationale que l’acquisition des F-18 en 1992. La part des F-18 sur le BNB des Finlandais était de 2,78 % alors que la future acquisition de chasseurs représentera le double, soit 4,27 % », écrit Jyri Raivio dans Suomen kuvalehti.
« En réalité, les futurs avions de combat multifonctions coûteront plus chers que les dix milliards prévus », note le journaliste et remarque qu’il est encore impossible de connaitre les majorations indexées et les risques des cours de devises.
« Un seul candidat, le français Rafale, ne représentera pas ces risques car l’appareil, l’armement et les composants essentiels sont fabriqués en France, c’est-à-dire en zone euro », rappelle Raivio.
SK45/2019/9

Sanctions contre la Russie

Moins d’effet sur la Finlande que sur les autres pays en moyenne
Helsingin Sanomat rend compte d’un rapport de l’Institut de recherche économique Etla selon lequel la Finlande a souffert moins que les autres pays des sanctions mises en place par l’UE contre la Russie.
La raison en est que, déjà avant les sanctions, la Finlande exportait relativement peu de produits concernés par les sanctions.
Avant l’entrée en vigueur des sanctions, la part de ces produits était de 0,24 à 0,52 % des exportations finlandaises en Russie, contre une part de 0,72 à 1,64 % au niveau mondial. Depuis la mise en place des sanctions, cette part est de 0,19 % pour ce qui est de la Finlande et de 0,49 % concernant le monde entier. En euros, ces parts se traduisent en 53 millions d’euros concernant la Finlande et 1,8 milliards d’euros pour le monde entier, par an, avant les sanctions, et 6 millions d’euros pour la Finlande et 700 millions d’euros pour le monde entier, par an, en 2015-2017.
Selon Etla, les contre-sanctions mises en place par la Russie ont eu plus d’effet sur la Finlande que celles de l’UE.
HS/lun/A12, Uusi Suomi

Economie

On cherche les raisons à la bonne conjoncture finlandaise
Helsingin Sanomat relève que les économistes ne savent pas pourquoi la conjoncture de l’économie finlandaise se maintient alors même que les pays vers lesquels elle exporte, et notamment l’Allemagne et la Suède, sont en difficulté.
Une explication possible serait que le ralentissement viendra avec un temps de retard et est donc à venir. Une autre raison serait que la Finlande produit aujourd’hui dans des secteurs toujours porteurs comme la construction navale : 60% des commandes de l’industrie technologique depuis 2014 concerne les navires. Une autre raison est le fait que l’Allemagne n’est pas l’ensemble du monde : elle ne représente que 15% des exportations finlandaises (et la Suède 10%) et le ralentissement concerne surtout le secteur de l’automobile. Une autre explication est qu’il y aurait un biais statistique : la production industrielle se maintient surtout grâce à l’industrie électronique, secteur qui s’est formé autour de Nokia et où il est difficile de distinguer où les produits sont faits. Enfin, il est possible que le bon maintien de la production finlandaise s’explique par la modération salariale de ces dernières années qui a amélioré la compétitivité.
On fait aussi remarquer que l’industrie n’est pas tout : le secteur des services est de plus en plus important et pourrait expliquer la bonne résistance de la conjoncture finlandaise.
HS

Politique intérieure

Gouvernement

M. Rinne a fixé la position du gouvernement sur le cannabis
Helsingin Sanomat rapporte que le Premier ministre Antti Rinne a annoncé, jeudi dernier lors de la séance des questions orales du Parlement, que « le gouvernement n’a pas l’intention de décriminaliser l’usage du cannabis ».
M. Rinne a répondu à la question du député des Chrétiens-démocrates Peter Östman qui voulait connaître la position du gouvernement, vu qu’une initiative populaire exigeant la décriminalisation de l’usage du cannabis a obtenu les 50 000 signatures nécessaires pour être étudiée au Parlement.
La ministre de la Justice Anna-Maja Henriksson (Parti populaire suédois) a souligné au Parlement qu’un changement du code pénal permettant la décriminalisation n’est pas inscrit dans le programme du gouvernement. « Les citoyens ont bien entendu le droit de proposer des initiatives populaires qui sont ensuite étudiées au Parlement », admet-elle.
Après la déclaration de Mme Henriksson, le Premier ministre a ajouté que « M. le député Östman, la discussion à ce sujet est close et ce gouvernement ne présentera pas une telle proposition au Parlement ».
La ministre de l’Intérieur Maria Ohisalo a annoncé antérieurement que les Verts étaient favorables à une telle décriminalisation.
HS/sam/A15

Partis politiques

Les questions concernant la liberté d’expression divisent les partis
Helsingin Sanomat publie les résultats d’un sondage d’opinion, effectué par l’institut Kantar TNS pour le compte de la Fondation du développement des communes KAKS.
La majorité des personnes interrogées, 67 % ne souhaitent pas limiter la liberté d’expression par de nouveaux articles mais préfèrent maintenir l’interdiction concernant l’incitation contre un groupe ethnique dans le code pénal.
Les attitudes à l’égard de la liberté d’expression varient toutefois beaucoup entre les électeurs de différents partis politiques. Seulement 3,9 % des partisans de l’Alliance des gauches et 4,8 % des Verts sont favorables à la suppression de l’interdiction de l’incitation contre un groupe ethnique, tandis que 62,1 % des Vrais Finlandais sont favorables à la suppression.
Le sondage a été effectué entre le 6 et le 11 septembre auprès de 1 127 personnes.
HS/sam/A25

Vrais Finlandais

Les propos xénophobes sont en hausse
Selon une analyse d’Yle, les propos xénophobes des militants des Vrais Finlandais augmentent en même temps avec la hausse des intentions de vote pour ce parti.
Selon la politologue Emilia Palonen de l’université d’Helsinki, la direction des Vrais Finlandais ne maintient plus la discipline de la même façon que pendant la présidence de Timo Soini en ce qui concerne les propos xénophobes des militants, au contraire même.
Mme Palonen souligne que tous les Vrais Finlandais ne sont pas xénophobes, il y a aussi des gens qui sont mécontents de la politique climatique ou même du Parti du Centre. « Il n’y a pas qu’une seule raison pour voter Vrais Finlandais », dit-elle.
Selon Johanna Vuorelma, chercheuse à l’université de Tampere, les électeurs ne font plus leurs choix suivant l’axe droite-gauche. Il y a désormais l’axe où les Vrais Finlandais représentent les conservateurs et les Verts les libéraux. « Un électeur ne peut pas savoir par exemple si un candidat du Rassemblement national est conservateur ou libéral parce qu’il y a les deux tendances dans ce parti. »
Yle

Social

Grève de la poste

Le mouvement menace de durer quatre semaines
La grève de la poste qui a commencé ce matin pourrait se prolonger jusqu’en décembre. En effet, le syndicat de la Poste et de la logistique Pau a déposé un préavis pour une nouvelle grève allant du 25 novembre au 8 décembre.
La nouvelle grève touchera environ 10 000 employés dans le traitement, le transport et la distribution du courrier, mais également les employés au service de la clientèle.
L’acheminement des lettres et magazines sera perturbé pendant plusieurs semaines, et la prolongation de la grève rallongera le rétablissement des services.
Les négociations entre les parties en présence de la médiatrice devraient continuer, mercredi.
HS/lun/A10

Les grèves de soutien ne sont pas exclues
Il n’est pas exclu que d’autres syndicats du secteur des transports se mettent en grève de soutien, notamment celui des chemins de fer.
HS/lun/A10

Le syndicat du secteur d’électricité menace de grève

Le syndicat prévoit de soutenir les grévistes à hauteur de 200 euros par jour
Le syndicat des électriciens menace d’entamer une grève de quatre semaines le 21 novembre. Il a décidé, mercredi dernier, qu’il verserait un soutien de 200 euros par jour à ses membres faisant la grève. La confédération patronale de l’industrie technologique se demande si le syndicat s’efforce d’acheter ses membres pour faire la grève.
Le syndicat a perdu, à l’automne 2017, sa convention collective avec le patronat du fait que celle-ci a été incluse dans la convention négociée entre le patronat et le syndicat de l’industrie.
La grève concernerait douze entreprises.
HS/sam/B11

Editorial : « Une bataille au sein du mouvement syndical » IS
L’éditorialiste d’Ilta-Sanomat note que cette fois, les grèves annoncées et menaçantes ne visent pas uniquement l’employeur, mais consistent également en conflits entre syndicats. De manière simplifiée, la situation actuelle témoigne du fait que le grand syndicat de l’industrie suscite un mécontentement chez plusieurs autres syndicats.
Le syndicat de la poste et de la logistique Pau ne souhaite pas que ses employés soient concernés par la convention du syndicat de l’industrie. Le syndicat des électriciens a exprimé sa déception concernant un manque de soutien de la part du syndicat de l’industrie.
On attend des négociations de ce dernier un modèle pour les autres, concernant notamment le niveau des augmentations salariales. Les syndicats d’infirmières et d’aides-soignantes, Tehy et Super, ont déjà annoncés qu’ils demanderont une augmentation de 1,8 % de plus de ce qu’obtiendrait le syndicat de l’industrie.
L’éditorialiste note que les autres secteurs publics souhaiteront obtenir les mêmes augmentations que le secteur des soins. Les communes ne seront pas capables de les réaliser, conclut l’éditorialiste.
IS

Vendredi 8 novembre 2019

Politique étrangère et européenne

Allemagne - Finlande

« La surprise de la chute du mur de Berlin » Dem
Demokraatti rapporte que la chute du mur de Berlin fut une surprise pour la Finlande aussi. Cela a été le démarrage d’un développement qui a ouvert la voie pour la Finlande vers l’UE et la dénonciation de l’accord qui la liait à l’URSS.
Mais avant que le mur ne s’effondre, la Finlande était très fortement liée à la RDA. La situation de la Finlande entre l’Est et l’Ouest signifiait en effet une politique de l’équilibre qui se traduisait par une influence mutuelle entre la Finlande et la RDA. Le professeur Seppo Hentilä a qualifié les liens des politiciens finlandais avec les dirigeants de la RDA comme exceptionnels. Il ne trouve en effet pas d’autre exemple dans le monde occidental. « Tous les partis finlandais à l’exception du SMP (ancêtre des Vrais Finlandais) et du PSD, avaient des relations officielles avec les partis de RDA. Ailleurs en occident, seuls les partis de gauches avaient des relations avec la RDA. Peu de Finlandais le savent aujourd’hui », dit-il.
Pour le PSD, c’est leurs relations avec les sociaux-démocrates de RFA qui les empêchaient d’avoir des relations officielles avec les partis de RDA.
Pour M. Hentilä, le niveau exceptionnels des relaitons des partis politiques finladnais avec la RDA est un bon exemple de la finlandisation. « On était copains-copains avec la RDA afin que cela soit bien vu à l’Est. Une partie des politiciens disaient directement que si l’on n’a pas des relations directes avec Moscou, au moins on peut en avoir indirectement en passant par Berlin-Est. »
On connaissait aussi très bien la nature de cette relation en RDA qui essayait de promouvoir sa cause en occident en passant par la Finlande. Selon M. Hentilä, la Finlande avait été définie comme le maillon faible du monde capitaliste et comme l’ami de l’URSS dans les documents de politique étrangère de la RDA.
« Dans aucun autre pays occidental on n’avait une aussi bonne image de la RDA qu’en Finlande. Quand le mur est tombé, cette image a changé à 180°. On n’a plus vu orien de bon dans la RDA », dit M. Hentilâ.
La fraternaisation avec la RDA a touché même les partis de droite comme le rassemblement national (Kokoomus) dont le président de l’époque Ilkka Suominen s’est encore rendu dans les années 80 en RDA pour s’allier avec le parti démocrate national de RDA, formé principalement « d’anciens nazis réformés » selon M. Hentilä. Le parti du Cenjtre avait lui aussi des liens officles avec un autre parti, celui des agriculteurs.
Le parti du Rassemblement national visait par ce rapprochement la possibilité de mettre fin à l’interdit d’entrer au gouvernement en Finlande qui le touchait depuis plus de vingt ans. Cela réussit en 1987 quand le gouvernement Holkeri (Rassemblement national) fut mis en place.
Critiquer l’URSS était alors interdit dans ce parti, aussi l’aile minoritaire occidentaliste du parti se bornait à critiquer la RDA.
Selon l’ancien député Kimmo Sasi (Rassemblement national) ce n’est qu’avec la chute de l’URSS que la Finlande a senti la liberté. Ainsi la chute du mur de Berlin n’a pas du tout été fêtée par peu de réactions négatives du voisin russe. « Nous étions depuis la seconde guerre mondiale dans un zone grise et penché vers l’Est », dit M. Sasi.
Le professeur Hentilä est du même avis. « La période de deux ans entre la chute du mur de Berlin et la chute de l’URSS est une période très intéressante. Le Président Koivisto était très prudent et pendant la crise des pays baltes il n’a pas osé critiquer les rapports de pouvoirs dans la région. Ce n’est que quand l’URSS est tombée que tous s’est déclenché. »
Une conséquence directe de la réunification allemande est liée aux articles du traité de Paris qui empêchaient la Finlande d’acheter des armes sans l’autorisation des puissances victorieuses et, stipulait formellement l’interdiction d’acheter des armes allemandes. En septembre 1990, la Finlande a mené l’opération pax lui permettant de sortir de ces articles du traité de Paris.
Selon le député Kimmo Sasi (Rassemblement national), les changements à l’Est ont permis à Paavo Lipponen d’accéder à la tête du PSD et de devenir « le meilleur premier ministre de la Finlande européenne ».
Au contraire de Kimmo Sasi, le député Ilkka Kanerva (Rassemblement national) faisait partie de ceux qui, dans ce parti, voyaient d’un bon oeil les relations avec les pays de l’Est. Même quand le Rassemblement national était banni de la possibilité de participer aux gouvernements, M. Kanerva cultivait les relations avec l’ambassade d’URSS. En revanche, la représentation de RDA ne lui était pas familière, même s’il encensa ce pays lors du festival de jeunesse de 1973 à Berlin.
Dem

Budget

« Les dépenses publiques finlandaises dépassent les règles européennes » HS
L’agence de contrôle des comptes de l’Etat (VTV) s’inquiète que les dépenses publiques de la Finlande risquent de dépasser les règles du pacte de solidarité et de croissance.
Dans un communiqué publié hier, le VTV estime que les mesures pour améliorer l’emploi aura un rôle clé dans le maintien de l’équilibre des finances publiques. VTV estime que les dépenses publiques vont donc augmenter plus vite que prévu par le pacte de solidarité et de croissance mais que la Finlande pourra néanmoins maintenir ses comptes publics si elle atteint le nombre de 60 000 emplois nouveaux créés, ce qui est possible, selon VTV. L’agence fait ainsi remarquer que si la Finlande arrive au même niveau d’emploi que la Suède pour les plus de 50 ans, cet objectif de 60 000 nouveaux emplois sera atteint.
VTV publiera son rapport sur les comptes publics en décembre.
HS KL

Taxe sur le transport aérien

Les présidents de parti plutôt favorables à une taxe au niveau européen
Keskisuomalainen a interrogé les présidents des partis politiques sur la taxe sur l’aviation. Alors que cinq partis (Vrais Finlandais, Rassemblement national, Centre, Verts, Alliance des gauches) seraient prêts à adopter une taxe européenne, seuls Les Verts et l’Alliance des gauches y seraient favorables au niveau national. Le parti suédois, les Chrétiens-démocrates et le PSD disent seulement « peut-être » à une taxe européenne.
Le programme gouvernemental prévoit de soutenir l’élargissement de la vente et l’achat des droits d’émission pour l’aviation, et d’étudier la mise en place d’une taxe sur le transport aérien au niveau européen ou mondial. Petteri Orpo, président du Rassemblement national, accuse le gouvernement d’inaction.
M. Rinne constate que la Finlande travaille activement au sein de l’UE et d’organisations internationales pour diminuer les émissions de l’aviation. L’introduction d’une taxe sur le kérosène ou une cotisation concernant les vols, au niveau européen ou mondial, pourra être étudiée. La Finlande est favorable à ce que la vente et l’achat de droits d’émissions soit élargi à toutes les émissions climatiques de l’aviation, selon M. Rinne.
Une initiative populaire en la matière fait que le Parlement devra étudier la question.
KS/10

Propos de M. Ollikainen
Markku Ollikainen, président du panel climatique finlandais, estime qu’une taxe sur le kérosène serait un moyen plus efficace pour diminuer l’aviation qu’une taxe touchant les passagers.
Selon Juha Honkonen du quotidien Keskisuomalainen, dans l’opposition à une taxe sur l’aviation, il s’agirait peut-être d’une volonté de soutenir l’aviation finlandaise, ce qui se traduit en grande partie par un soutien à Finnair.
KS/11

Politique intérieure

Partis politiques

« Les surprises continuent en politique intérieure » KL
Le rédacteur-en-chef de Kauppelehti Arno Ahosniemi commente le dernier sondage qui témoignait d’une poussée des Vrais Finlandais et d’une chute du PSD.
M. Ahosniemi relève d’abord que les Vrais Finlandais ont désormais une avance de plus de six points sur l’autre parti d’opposition, le rassemblement national. Cela devrait avoir pour conséquence qu’en été prochain le Président du Rassemblement national Petteri Orpo devra faire face à des candidats pour prendre sa place lors du congrès du parti.
Là où les partis politiques finlandais il y a encore dix ans cherchaient tous des électeurs vers le centre de l’échiquier politique, il semble désormais que c’est la polarisation qui permet de grossir son audience.
Mais si le rassemblement national tremble face aux Vrais Finlandais, la situation est encore pire dans les rangs de la coalition gouvernementale. La législature vient à peine de commencer et le parti du Premier ministre accuse un retard de dix points sur les Vrais Finlandais. En fait, les Vrais Finlandais ont une audience aujourd’hui supérieure à l’ensemble des partis de gauche (PSD et Alliance des gauches). La conjoncture politique continue à maintenir les Verts qui sont désormais le premier pari de la coalition. En revanche, l’audience du Centre rappelle celle d’un patient en mort cérébrale, si ce n’est que le plancher de ce parti semble atteint.
Kauppalehti s’attend à des changements donc à la tête du Rassemblement national. Quant à Mme Kulmuni, elle devra éclaircir la position de son parti avant les municipales de 2021. Quant au premier ministre Antti Rinne, il ne pourra pas rester inactif car son parti est au plus bas depuis 2014.
KL

Retraites

Propos du Premier ministre
Le premier ministre, Antti Rinne, propose que les fonds de pensions soient utilisés pour augmenter les retraites des femmes concernées par des petites retraites. Pour lui, il pourrait être envisageable de consacrer 200 à 300 millions d’euros par an pour cette fin des fonds de pension.
M. Rinne précise que cette augmentation servirait à compenser le fait que les congés parentaux n’accumulaient pas de retraite jusqu’en 2005. M. Rinne note que ce sont les congés parentaux des femmes qui constituent la raison principale pour laquelle il y a beaucoup de personnes en Finlande qui bénéficient d’une petite retraite.
Le programme gouvernemental prévoit que le gouvernement étudie, ensemble avec les organisations syndicales, les façons d’augmenter les retraites de moins de 1400 euros sans pour autant augmenter la cotisation retraite.
Le Rassemblement national doute que l’augmentation des petites retraites puisse être réalisée sans diminuer les plus grandes retraites.
HS/A10

Social

La grève de la Poste commencera lundi
Helsingin Sanomat rapporte que le syndicat de la poste et de la logistique Pau commencera une grève de deux semaines le lundi 11 novembre à 6 h. Selon le syndicat, les négociations sur le conflit à la Poste n’ont pas avancé jeudi et la médiatrice nationale n’a pas pu présenter un accord de compromis. La médiation se poursuivra mercredi prochain.
La grève qui touchera environ 9 000 employés dans le tri, le transport et la distribution du courrier doit finir le dimanche 24 novembre à minuit.
La grève aura des effets sur l’acheminement du courrier partout en Finlande mais il y aura de grandes différences entre les régions.
L’acheminement des lettres et magazines sera perturbé le plus, probablement pendant plusieurs semaines, et celui des paquets prendra du retard de quelques jours.
Les bureaux de poste seront ouverts normalement et les services de stockage et de fret fonctionnent aussi.
Le syndicat Pau a promis de garantir les travaux liés à la sécurité et à la santé.
HS/A8

La première convention collective salariale a été conclue
Demokraatti, organe du PSD, relève que le syndicat Erto et la fédération des retraités EKL ont conclu une convention collective de deux ans pour la période de 1er février 2020 jusqu’au 30 juin 2022.
Les salaires seront augmentés de 2 % à partir du 1er février 2020 et de 2 % à partir du 1er avril 2021, soit de 4 % au total.
L’accord ne comprend pas l’augmentation des heures de travail de 24 heures qui figurait dans le pacte de compétitivité.
Dem

Litige sur les heures de travail
Selon Keskisuomalainen, le tribunal de grande instance d’Uusimaa de l’ouest a décidé que les heures de travail inscrit dans le contrat de travail d’un employé ne peuvent pas être prolongées par le pacte de compétitivité.
Il s’agit du cas d’un ingénieur qui n’a pas approuvé la prolongation de ses heures de travail de 24 heures à partir de 2017 parce que selon son contrat de travail il devait travailler 37,5 heures par semaine.
Selon le tribunal, il aurait fallu appliquer la règle la plus avantageuse du point de vue de l’employé. Le pacte de compétitivité ne lui était donc pas applicable car moins favorable.
KS/32

Propos de Mm Halonen sur le retard finlandais dans l’égalité salariale
Aamulehti relève que selon la présidente Tarja Halonen, la Finlande est en retard dans l’égalité des salaires par rapport aux autres pays nordiques.
Mme Halonen estime toutefois que la vie professionnelle se développe dans le bon sens, vu que l’inégalité due aux groupes ethniques ou entre les sexes a diminué en raison de la législation et des accords.
Les métiers atypiques et le chômage créent cependant beaucoup d’inégalités dans la vie professionnelle.
Selon Mme Halonen, « les statistiques sur les différences de salaires montrent clairement que la Finlande s’écarte des autres pays nordiques. Même si les Finlandaises ont une bonne formation et elles travaillent à plein temps, la différence dans les salaires est toujours d’environ 20 %. »
AL/A10

Climat

Angoisse climatique
Helsingin Sanomat rapporte que l’université d’été de la région d’Helsinki organisera un cours d’un mois pour que les participants puissent traiter l’angoisse liée au changement climatique.
L’angoisse climatique est devenue un phénomène de plus en plus courant depuis quelques années.
Selon l’animatrice du cours, la psychologue Leena Koivula, il ne faut pas que quelqu’un s’angoisse pour le climat au point qu’il perde sa joie de vivre ou sa capacité à travailler. Les sentiments et les expériences liés au climat sont étudiés pendant le cours dans des groupes d’entraide.
Minna Santaoja, chercheur à l’université de Turku, estime que le meilleur moyen contre l’angoisse climatique est l’action. La personne angoissée peut par exemple modifier ses habitudes de consommation, essayer la nourriture végétarienne ou se mettre en grève pour le climat.
HS Helsinki/5

Jeudi 7 novembre 2019

Politique étrangère et européenne

Russie

Propos de M. Aho
Esko Aho, membre du directoire de la banque russe Sberbank (visée par les sanctions) et ancien Premier ministre, estime que, si nous ne comprenons pas ce qui se passe en Russie, nous commettons une erreur fondamentale.
Selon M. Aho, la Russie ne comprend pas l’UE et privilégie les relations bilatérales. Comme cela divise les Etats membres, certains estiment que la Russie risque d’abandonner l’UE et se tourner vers la Chine comme partenaire commercial. Pour M. Aho, cela n’est pas réaliste. Il note que le commerce russe avec la Chine s’élève à 100 milliards de dollars, tandis que celui avec l’UE s’élève à 330 milliards d’euros.
Le problème de la Russie est qu’elle n’exporte que très peu de produits et services transformés. Le pays a, selon M. Aho, un besoin urgent de modernisation. La numérisation en cours ne relève pas d’une véritable modernisation, selon lui. Pour lui, ce n’est qu’en s’orientant vers l’Europe que la Russie peut y arriver.
Lorsque ce pays décide de le faire, il faut que l’Europe – avec l’aide de la Finlande précisément – s’efforce de mieux connaître la Russie. Certains disent qu’il serait impossible de vivre avec la Russie, mais M. Aho estime que vivre sans serait difficile aussi. Il existe une dépendance réciproque en matière d’énergie, d’environnement, de géopolitique et de sécurité. Si la Finlande souhaite être un spécialiste en matière de ce pays, il faut qu’elle s’y intéresse plus et qu’elle le comprenne mieux, selon M. Aho.
HBL/mer/28

Finlande - Tanzanie

Visite de M. Haavisto
Selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères, le ministre des Affaires étrangères Pekka Haavisto effectuera une visite en Tanzanie les 7 et 8 novembre. Il a des entretiens à Dar Es Salam avec le président John P. Magfuli et le ministre des Affaires étrangères Palamagamba Kabudi. Les entretiens porteront sur les relations bilatérales, les relations entre l’Union européenne et la Tanzanie, le développement tanzanien récent et la coopération dans la lutte contre le changement climatique.
« Je souhaite consolider et élargir encore plus les excellentes relations entre nos deux pays. La Tanzanie est depuis longtemps un partenaire proche de la Finlande dans plusieurs questions internationales. Je souhaite qu’on puisse coopérer encore plus avec la Tanzanie dans la lutte contre le changement climatique », selon M. Haavisto.
M. Haavisto participera également à une réunion des ministres des Affaires étrangères nordiques et africains qui sont organisées annuellement depuis 2001. Une quinzaine de ministres africains sont attendus à la réunion. Dans son discours, M. Haavisto présentera les thèmes concernant la paix et la sécurité en Afrique.
formin.fi

Finlande – Afrique

« Selon Business Finland, tout le monde gagne lorsqu’on combine les affaires et le développement » HBL
Hufvudstadsbladet a interviewé M. Palmberg, directeur du programme Business with impact de Business Finland, qui estime que les possibilités d’affaires des entreprises finlandaises qui en même temps ont un impact positif dans un pays en voie de développement constituent une situation où tout le monde est gagnant. L’objectif du programme est d’encourager des entreprises à être innovantes et de chercher de nouveaux marchés et de contribuer en même temps à des développements positifs dans les pays dans lesquels elles s’établissent.
M. Palmberg se félicite du fait que la politique de l’innovation et celle du développement commencent à se combiner.
Pour lui, l’image qu’ont de l’Afrique les Finlandais n’est pas actuelle. Le dynamisme du développement dans plusieurs pays africains n’est pas toujours bien compris. Il serait temps de commencer à considérer les pays africains comme des partenaires égaux.
Le ministère des Affaires étrangères coopère avec Business Finland dans le programme Business with impact. Le soutien aux entreprises concerne leurs projets de recherche, de développement et d’innovation. Les entreprises se chargent de la moitié des frais en la matière et le Business Finland de l’autre moitié. Le ministère prend en charge la moitié de la part de financement de Business Finland.
HBL/4-5

Business Finland

Rallonge budgétaire pour Business Finland
L’étude du projet de rallonge budgétaire a commencé mardi au Parlement. Il comprend notamment 15 millions d’euros supplémentaires pour le budget de l’innovation de Business Finland. Cela devrait profiter à une vingtaine d’entreprises qui attendent des prêts à l’innovation par Business Finland.
Al

Climat

Traité de Paris – Etats-Unis – Chine
Editorial : « Le nez de M. Trump pour flairer les bonnes affaires a cette fois échoué » HBL
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet estime que si les Etats-Unis ratent la tendance concernant l’énergie renouvelable, c’est la Chine qui assumera le leadership en matière de développement de ce secteur. Pour l’éditorialiste, l’énergie durable est le prochain grand domaine de développement.
Comme le traité de Paris, à l’instar de beaucoup de conventions internationales, manque de mécanismes de sanction, il n’est pas exclu que le comportement des Etats-Unis attire d’autres pays à diminuer le niveau de leur ambition.
Concernant les Etats européens, l’éditorialiste estime que les stratégies des uns et des autres devraient rapidement être améliorées. Pour ce qui est de la Finlande, il manque les propositions concrètes et leur mise en œuvre.
HBL/4

Déforestation
La Finlande promeut une législation européenne pour freiner la disparition de forêts
Hufvudstadsbladet rend compte de l’effort finlandais en cours pour mettre en place une mesure à impact mondiale en faveur du climat.
Il s’agit d’un projet de législation européenne prévoyant plus de responsabilité pour les entreprises pour surveiller les chaînes de production du point de vue de la déforestation.
L’initiative en la matière vient de la Commission européenne qui l’été dernier a remis au Parlement européen une proposition de mesures pour freiner la disparition de forêts.
Dans son analyse, Peter Buchert de HBL rappelle que concernant notamment l’Amazonie, une telle législation améliorerait les conditions des droits de l’homme et freinerait la crise climatique ainsi que les menaces pour la biodiversité.
Une législation européenne servirait de signal pour la branche. L’objectif de la Finlande est que le ministre de l’Agriculture Jari Leppä puisse mener à terme les négociations entre les Etats membres en décembre.
Pour l’auteur, contribuer même en partie à ce qu’une législation voie le jour serait la plus importante démarche de la Finlande en faveur du climat.
HBL/6

Transport

Les projets de ferroviaires ne pourront peut-être pas participer au CEF
La Finlande ne pourra peut-être pas proposer ses projets de lignes ferroviaires rapides entre Helsinki et Turku et Helsinki et Tampere pour l’appel à projet CEF de la Commission.
Il faudrait en effet candidater avant le 26 février. Or le projet n’est pas suffisamment prêt.
La Commission a pourtant incité la Finlande à candidater pour le financement de la planification de ces projets ferroviaires afin de pouvoir ensuite candidater sur des fonds pour l’aide à la construction dans la période 2021-2027.
AL

Politique intérieure

Partis politiques

Le PSD continue à chuter, les Vrais Finlandais toujours en hausse

Yle publie les résultats d’un sondage d’opinion sur les intentions de vote des partis politiques, effectué en octobre par l’institut Taloustutkimus.
Les Vrais Finlandais sont de plus en plus populaires, ils sont en première position avec une marge de près de 6 % sur le Rassemblement national. La situation difficile du Parti social-démocrate continue, le parti est tombé au quatrième rang et se trouve entre les Verts et le Centre. C’est le chiffre le plus bas depuis qu’Antti Rinne est président du PSD. La popularité du PSD baisse plus rapidement que celle du Centre pendant la législature précédente.
Les Vrais Finlandais ont un score de 23,0 %, soit une hausse de 2,1 % par rapport à septembre. Le Rassemblement national (Kokoomus) arrive deuxième avec 17,3 (+0,2 %), suivi des Verts (14,2 %) et du PSD qui obtient 13,9 % (-1,7 %).
Le Centre arrive cinquième avec 12,9 % (+0,1 %). L’Alliance des gauches est à 7,9 %, le Parti populaire suédois à 4,3 %, les Chrétiens-démocrates à 3,2 % et les Mouvement Nyt à 1,6 %.
Selon Tuomo Turja, directeur de recherche à Taloustutkimus, les Vrais Finlandais ont obtenu de nouveaux électeurs du PSD, du Centre et du Rassemblement national, surtout parmi les hommes, de moins de 25 ans et de 35-64 ans, surtout à Helsinki mais aussi dans les petites villes. Il s’agit surtout des ouvriers mais aussi des retraités.
Les intentions de vote en faveur des partis du gouvernement ont baissé de 56,0 à 55,6 %.
L’institut Taloustutkimus a effectué le sondage entre le 2 octobre et le 5 novembre auprès de 3 414 personnes.
Yle

Analyses
« Seul le Kokoomus pourrait empêcher Halla-aho de grimper » US
« Rinne a perdu le fil » IS
UusiSuomi estime que la montée des Vrais Finlandais semble difficile à enrayer. Selon le rédacteut-en-chef, seul le rasemblement national (Kokoomus) pourrait ralentir la montée des Vrais Finlandais. Mais pas avec M. Orpo comme président, estime Uusisuomi qui rapporte que Mme Lepomäki a reçu des demandes pour défier M. Orpo à la présidence du parti.
Pour Ilta-Sanomat, la montée des Vrais Finlandais s’explique avant tout par le fait que le parti du premier ministre s’effondre.
US IS

Coalition gouvernementale

Le Centre a manigancé la nomination de Mme Antila à la tête de Kela
« Le PSD furieux contre le Centre » AL
Helsingin Sanomat rapporte que la nomination de Outi Antila, actuelle directrice au ministère des Affaires sociales et de la Santé, comme nouvelle directrice générale de l’Office national des assurances sociales Kela, a été manigancée par les députés du Centre à l’insu du PSD, leur partenaire de coalition.
Pour le quotidien, les principales conséquences de cette nomination ne devraient pas être pour cette institution, car le poste de directeur de Kela n’est en soi pas politique, mais plutôt pour les relations entre les partis de la coalition. Le Centre n’était pas prêt à voter pour la candidate du PSD, il a donc tout fait pour empêcher l’ancienne députée social-démocrate Hanna Tainio, d’être choisie.
Pour Aamulehti, après ce choix les députés du PSD étaient furieux contre le Centre qui a finalement préféré Mme Antila (ancienne membre des jeunes du Kokoomus) à la candidate du PSD. La question est de savoir si cela laissera des traces dans la coalition, c’est-à-dire si cela aura un effet sur la confiance entre les partis. On se demande aussi au PSD si la présidente du Centre, Mme Kulmuni, était informée et si ce rapprochement entre le centre et le Rassemblement national (Kokoomus) en restera là.
Cet épisode ne promet rien de bon pour la coopération gouvernementale. Dans les semaines à venir, il faudra choisir le prochain secrétaire d’Etat aux Finances qui a un rôle important pour définir les perspectives de l’emploi. C’est un poste clé pour le parti du premeir ministre.
HS AL

Débat sur le monopole des Jeux

« Le monopole des jeux pose des questions morales aux politiciens » HS
Le gouvernement a souhaité que le monopole des jeux, Veikkaus, réduise le nombre de machines à sous disposées sur le territoire afin de ne pas inciter l’addiction à ces machines à sous. Néanmoins, la ministre en charge de Veikkaus, Mme Paatera a déclaré, mardi au parlement, que, pour pallier ces pertes de revenus, Veikkaus devrait réfléchir à lancer de nouveaux jeux ou développer les jeux existants sur Internet.
Ces propos font polémique, selon HS, car ils expriment à quel point Veikkaus est depuis longtemps une machine à cash pour le gouvernement. Ce qui fait parfois oublier que l’argent récolté par Veikkaus vient des citoyens et notamment de ceux qui souffrent d’addiction.
Or, le problème est que Veikkaus, les organisations sportives et culturelles qui reçoivent ses aides et les politiciens vivent en symbiose, ce qui crée des effets étranges. Cela vient de l’histoire de Veikkaus puisque dès l’apparition des machines à sous on a décidé que seules les organisations de bienfaisance auraient le droit de les gérer à travers un monopole national
Un moyen de couper ce lien serait comme le proposent la majorité des économistes ainsi que la directrice de l’agence de protection de la concurrence et des consommateurs que les recettes de Veikkaus aillent directement dans le budget de l’Etat et non plus aux diverses organisations. Dans ce cas-là, l’Etat devrait compenser aux organisations, la diminution des recettes de Veikkaus.
Une autre soution serait de remplacer le monopole des jeux par un système de licences permettant à d’autres entreprises de concurrencer Veikkaus en achetant une licence auprès de l’Etat.
Quelle que soit la solution choisie, Helsingin Sanomat estime que l’Etat doit réformer le système actuel. Le gouvernement l’a d’ailleurs reconnu lui-même puisque Mme Paatero a annoncé la création d’un groupe de travail pour faire des propositions sur Veikkaus.
HS

Conflits sociaux

La grève de la Poste commencera probablement lundi
Helsingin Sanomat estime que vu la situation des négociations sur le conflit à la Poste (les positions de l’employeur et des employés sont très éloignées), il est probable que la grève de deux semaines prévue à partir de lundi se réalise.
Cela concernera principalement la distribution du courrier ; les paquets devraient pouvoir être acheminés.
HS

On exagère le coût des conflits sociaux
L’économiste du syndicat des employés STTK Antti Koskela estime que, dans le débat public on exagère souvent le coût avancé des conflits sociaux pour les entreprises. En effet, on a tendance à calculer la production journalière et la multiplier mécaniquement par le nombre de jours de grève. Cela ne prend pas en compte suffisamment la capacité des entreprises à se préparer et faire face à de tels conflits sociaux (utilisation des stocks, des heures supplémentaires…).
Helsingin Sanomat relève qu’en nombre de jours de travail perdu pour cause de conflits sociaux durant les deux dernières décennies, la Finlande se classe au-dessus de la moyenne européenne.
HS

Mercredi 6 novembre

Politique étrangère et européenne

Finlande - Lituanie

Visite du Président Nauseda
Yle relève que le président lituanien Gitanas Nauseda a effectué hier une visite de travail à Helsinki où il a eu des entretiens avec le Président Sauli Niinistö, le Premier ministre Antti Rinne et la président du Parlement Matti Vanhanen.
Les deux présidents ont évoqué entre autres la sécurité en Europe. Selon M. Nauseda, la Lituanie s’inquiète de la construction de la centrale nucléaire d’Astravets en Biélorussie, à 40 km de la capitale lituanienne Vilnius.
Quant à la crise en Ukraine, M. Nauseda a critiqué la Russie : « Nous avons fait beaucoup de pression pour que l’Ukraine fasse des concessions mais la Russie n’a rien fait, en tout cas, moi, j’ai rien vu. »
Yle

Finlande - Inde

M. Haavisto en Inde
Le ministre des Affaires étrangères Pekka Haavisto effectue une visite en Inde du 4 au 6 novembre. Il a des entretiens à New Delhi avec le ministre des Affaires étrangères et le ministre des Finances et se rend à Chennai à l’inauguration de la nouvelle usine de KONE et à Madras à l’université IIT.
Une délégation des représentants des entreprises, des universités et des organisations non gouvernementales participe à la visite du ministre.
Les ministres des Affaires étrangères évoquent l’approfondissement des relations fenno-indiennes, les relations entre l’Union européenne et l’Inde, ainsi que le changement climatique et l’Afrique.
Le ministre indien M. Jaishankar a effectué une visite à Helsinki en septembre.
formin.fi

Finlande - Qatar

M. Skinnari au Qatar
Le ministre du Développement et du Commerce extérieur Ville Skinnari effectue une visite au Qatar les 5 et 6 novembre. M. Skinnari a des entretiens avec des dirigeants du pays, ainsi que des ambassadeurs des pays de l’UE et des représentants de l’OIT et effectue une visite à l’école fenno-internationale Qatar – Finland International School.
Le MAE rappelle que le Premier ministre Sipilä a effectué une visite au Qatar en mai 2017.
formin.fi

Budget de l’UE

Les contributions des Etats membres en hausse mais celle de la Finlande n’augmentera que relativement peu
La Commission européenne a publié, hier, ses prévisions sur le financement de l’Union durant les prochaines années. La part de la Finlande augmentera dans les années à venir, mais modérément.
Selon le projet de la Commission, elle serait de 2,3 milliards d’euros en 2027, alors que l’Allemagne, à titre d’exemple, contribuerait pour près de 35 milliards d’euros.
Helsingin Sanomat rappelle qu’en tant que présidence de l’UE, la Finlande est en charge pour trouver un compromis sur le montant total du budget et sur la répartition du budget.
La Commission propose un budget qui représente 1,11 % du PIB des Etats membres. La Finlande a proposé qu’il soit entre 1,03% et 1,08 % du PIB des Etats membres.
Panu Kukkonen, conseiller du budget au ministère des Finances, relève que la Finlande s’est préparée à une augmentation du niveau du budget européen. Elle a toutefois demandé des orientations bien plus sévères concernant le montant total que la Commission qui souhaite un montant plus élevé.
La Commission prévoit de supprimer les rabais dont ont bénéficié un nombre de pays (mais pas la Finlande). M. Kukkonen relève que cela a suscité une opposition ardente dans les pays concernés, alors que d’autres considèrent le système des rabais comme compliqué et opaque.
La contribution finlandaise n’augmentera que de façon modérée. Depuis 2014, la Finlande a contribué à hauteur de 1,94 milliards d’euros par an en moyenne, et l’estimation pour 2027 serait de 2,28 milliards d’euros, ce qui serait 0,91 % du PIB.
Selon M. Kukkonen, la croissance économique aura également en effet sur la contribution finlandaise dans les années à venir. Comme les prévisions concernant la croissance sont modestes, la pression pour une augmentation de la contribution n’est pas importante.
En ce qui concerne la contribution nette, la Finlande a versé, en 2014-2018, en moyenne 0,55 milliards de plus à l’UE qu’elle n’a obtenu en retour. Cette somme représente 0,24 % du PIB, ce qui est parmi les plus modestes contributions nettes, et loin de celles de l’Allemagne, de la Suède et de la France, par exemple.
Helsingin Sanomat note que, selon Gert-Jan Koopman, directeur général à la Commission européenne, le marché intérieur, les programmes européens et même l’accueil des agences européens sont avantageux pour les Etats membres, mais d’une façon difficile à mesurer.
HS/A26

Politique intérieure

Lois sur le renseignement

La Supo et la défense nationale recrutent
Un accroissement du personnel de la Supo (Sûreté nationale) est à prévoir cette année en raison de la nouvelle loi sur le renseignement civil qui lui attribue de nouvelles fonctions. Le domaine du renseignement en télécommunications et le nouveau mandat d’action à l’étranger demandent de nouvelles méthodes de travail pour la Supo.
L’année dernière le parlement lui a accordé un supplément annuel permanent de dix millions d’euros à compter de cette année qui sera principalement alloué aux coûts consacrés au personnel. Cette somme permettra à Supo de recruter environ 100 nouveaux employés ce qui portera à 500 le nombre des personnes travaillant pour la Supo.
La Supo recrute essentiellement des cyber-experts et des professionnels spécialisés dans l’analyse et le renseignement à l’étranger.
La plupart des nouveaux recrutés seront en poste à Helsinki. La Supo a aussi des bureaux dans neuf localités en Finlande.
En ce qui concerne le renseignement militaire, le chef du renseignement de l’état-major des forces de défense, le général Pekka Toveri reste discret en raison du caractère secret de son emploi. Néanmoins, il affirme que la défense nationale recrutera dans les années qui viennent 200 employés et consacrera 200 millions d’euros dans le développement de la capacité de la cyberdéfense et du renseignement sur réseaux.
KS2.11/4

La Supo contrôlée par son directeur-adjoint, actuellement en disponibilité
Le directeur-adjoint de la Supo Petri Knape, actuellement en disponibilité, a été choisi pour gérer provisoirement la nouvelle unité de la sécurité nationale au ministère de l’Intérieur. Il sera notamment chargé de la surveillance du renseignement civil et du pilotage par résultats de la Supo.
Le secrétaire général du ministère de l’Intérieur, Ilkka Salmi, n’a pas souhaité commenté cette nomination. Quant à la Supo, elle n’a pas souhaité répondre à la question de savoir si ce lien risque de mettre en danger l’impartialité de la surveillance.
La nomination de Knape a été décidée par l’actuel directeur de la Supo Antti Pelttari.
AL1.11/A15

Services de santé

Mehiläinen rachète Pihlajalinna
Helsingin Sanomat rapporte que les fusions des grandes entreprises privées dans le domaine des services de santé continuent. Le leader Mehiläinen compte racheter Pihlajalinna, quatrième entreprise du domaine.
La ministre des services sociaux Krista Kiuru déplore la diminution de la concurrence dans le domaine. Après le rachat, Mehiläinen aura environ 23 % du marché.
HS/A6-7

Nomination

Mme Antila à la tête de Kela
Helsingin Sanomat relève qu’Outi Antila, actuelle directrice au ministère des Affaires sociales et de la Santé, a été élue nouvelle directrice générale de l’Office national des assurances sociales Kela à partir du 1er janvier 2020, en remplacement d’Elli Aaltonen qui prend sa retraite.
Mme Antila a été choisie après un vote par les délégués de Kela (représentant les partis politiques représentés au parlement) par 8 voix contre 4. Selon les informations du quotidien, les délégués du Centre, du Rassemblement national, des Vrais Finlandais et des Verts ont voté en faveur de Mme Antila et les délégués du PSD et de l’Alliance des gauches en faveur de la candidate social-démocrate Hanna Tainio.
Le bureau de Kela avait proposé au vote deux candidats, Mme Tainio et le professeur Lasse Lehtinen. Mme Antila a été proposée directement par les délégués.
Le vote a été historique, vu que depuis les années 1950 le poste de directeur général a toujours été occupé par un centriste. Le quotidien estime toutefois que le Centre a eu un rôle actif dans la nomination surprenante de Mme Antila.
Mme Antila aura notamment la lourde mission de préparer la réforme des assurances sociales qui est un des objectifs du programme gouvernemental.
HS/A8

Industrie papetière

La fermeture d’une machine à papier à Rauma engendre la disparition de 179 emplois
Le groupe bois-papier UPM a terminé les négociations concernant le plan social dans son usine de Rauma.
Conformément à son annonce en septembre, le groupe arrêtera une de ses trois machines à papier ce qui signifiera la disparition de 179 emplois, dont 159 concernent des personnes en contrats à durée indéterminée.
La capacité de l’usine de Rauma diminuera de 265 000 tonnes annuellement.
HS/A28

Mardi 5 novembre 2019

Politique étrangère et européenne

Climat

La ministre de l’environnement considère « honteuse » la décision américaine de sortir du traité sur le climat
Le ministère de l’Environnement relève que les Etats-Unis ont annoncé qu’ils avaient officiellement remis leur demande de retrait du traité climatique de Paris. Dans un communiqué, la ministre de l’Environnement et du Climat, Krista Mikkonen (Verts), estime que « le retrait unilatéral des Etats-Unis du traité de Paris constitue avant tout une tache pour leur réputation. Il est honteux que ce pays soit aussi irresponsable à l’égard de l’avenir commun. » Elle rappelle que le traité de Paris dispose d’un fondement solide et que le retrait éventuel des Etats-Unis ne le fera pas tomber ni s’éroder. « L’UE continuera [son travail] comme leader climatique et pour obstinément promouvoir les mesures climatiques ambitieuses. »
« Le retrait des Etats-Unis signifie qu’il faudra que nous autres renforcions la coopération encore davantage, et que nous fassions participer les villes, entreprises et acteurs de la société civile américains qui s’efforcent d’agir de façon durable et qui construisent leur atout au niveau de la compétitivité sur cela », dit Mme Mikkonen.
Le retrait des Etats-Unis entrera en vigueur au plus tôt en novembre 2020.
Uusi Suomi

Antarctique

La Finlande organisera l’assemblée du traité sur l’Antarctique en 2020
Aamulehti relève que la Finlande organisera l’année prochaine la réunion annuelle du traité sur l’Antarctique à Helsinki.
Selon Petteri Vuorimäki, le premier ambassadeur finlandais de l’Arctique et de l’Antarctique, la Finlande est un des cinq Etats qui décident sur l’avenir des deux régions polaires.
« La Finlande a des intérêts surtout dans la région arctique, en raison de sa situation géographique, mais aussi dans la région antarctique », selon M. Vuorimäki.
La Finlande, qui a signé en 1989 le traité sur l’Antarctique, fait partie des Etats consultatifs qui ont le droit de prendre des décisions concernant l’Antarctique. L’accord sur l’utilisation des minéraux de la région antarctique a été remplacé en 1991 par un accord sur l’environnement.
A la question de savoir quels sont les intérêts de la Finlande de participer à cette prise de décision, l’ambassadeur Vuorimäki répond que la Finlande, qui est un acteur polaire important, a de l’expertise dans les conditions arctiques. Il évoque surtout les sciences et la recherche, vu que l’Institut de météorologie et l’Université de Turku ont une station de recherche Aboa en Antarctique.
AL/A20

Loup

Position sévère de la Cour de justice de l’UE sur le loup
Le Ministre Leppä la considère comme un revers
Le ministre de l’Agriculture et de la Sylviculture, Jari Leppä (Centre), déplore la position de la Cour de justice de l’Union européenne sur la chasse au loup dans le but de maîtriser la population de cet animal.
La Cour de justice a émis, en octobre, sa position selon laquelle la chasse dans le but de restreindre la population de loups pouvait être justifiée, mais dans des conditions plus strictes que prévu concernant notamment les avantages de la chasse et les preuves sur le fait qu’aucun autre moyen ne serait suffisant.
M. Leppä considère cette position comme un revers important et note que, pour lui, la chasse pour restreindre la population est un élément essentiel des mesures pour gérer la population de loups. Il fait la comparaison avec l’ours et constate que la chasse permet de maintenir la population des ours, ce qui sert à prévenir des dégâts.
UUsi Suomi

Défense

Les lucratives exportations d’armement sont un terrain miné pour les hommes politiques – notamment pour les sociaux-démocrates finlandais et suédois
Le quotidien Hufvudstadsbladet note que les exportations finlandaises d’armement ont considérablement augmenté depuis les années 2002-2017. L’année dernière, la Turquie était le premier acheteur des produits finlandais. Malgré la décision finlandaise de stopper les exportations vers la Turquie, depuis que le pays est guerre, il semble que les anciens accords continuent et que c’est l’intérêt économique qui compte.
La Suède est l’un des plus grands exportateurs d’armes dans le monde, du moins par habitant. L’année dernière elle a vendu pour 1 milliard d’euros de matériel militaire en triplant ses exportations depuis le début des années 2000. En même temps, les ministres, les ambassadeurs et même la famille royale n’hésitent pas à utiliser leurs statuts pour faire ouvrir les portes aux exportations d’armes même dans des régions bien douteuses.
HBL4.11/4

Bientôt les tests des avions de combat multifonctions dans l’espace aérien finlandais
Les tests des cinq candidats en lice pour le projet HX (Boeing, Dassault, Lockheed Martin, Eurofighter et Saab Gripen) seront testés dans l’espace aérien finlandais en janvier-février prochain.
Il s’agira d’une part, de vérifier l’exactitude des informations transmises par les fournisseurs et d’autre part, de mettre les appareils à l’épreuve de l’hiver finlandais.
Selon le directeur de programme du projet HX, Lauri Puranen, les fournisseurs ont du mal à empêcher le prix de leurs offres préliminaires de ne pas dépasser les 10 milliards autorisés.
Le calendrier des essais prévus au début de l’année prochaine s’annonce comme suit : Eurofighter du 9 au 17 janvier, Rafale du 20 au 28 janvier, Gripen du 29 janvier au 6 février, F-35 du 7 au 17 février et Super Hornet du 18 au 26 février.
« Le terrain des forêts finlandaises et les conditions nuageuses de l’hiver sont difficiles pour les systèmes électroniques des appareils. Durant les semaines de tests, nous vérifierons à quel point les qualités annoncées par les fabricants sont véridiques », explique le directeur du projet Juha-Pekka Keränen.
Pendant les évaluations, la défense nationale vérifiera notamment la visibilité de l’avion de combat par les radars, comment l’appareil détecte les cibles dans l’air, au sol et en mer et enfin elle testera la gamme des équipements.
La défense nationale est bien consciente du fait que les Russes seront très probablement intéressés pour suivre ces essais. Le général Puranen a pris ses dispositions en s’y préparant : « Pour cette raison, tous les tests n’auront pas lieu en Finlande. Certaines capacités critiques seront évaluées ultérieurement dans les pays des fabricants. »
Les candidats déposeront leurs offres définitives en automne 2020. La décision finale par le gouvernement sera prise en 2021.
Certaines personnes ont évoqué le rôle du président Donald Trump dans l’éventualité d’un choix américain. Pour Puranen ce n’est pas décisif. « Nous entretenons d‘excellentes relations avec les autorités américaines, comme avec tous les pays qui participent au processus. »
HBL2.11/8-9

Politique intérieure

Président

Editoriaux
« M. Niinistö veut réformer la présidence » Ilkka
« La Finlande est habituée au parlementarisme » HS
Pour Ilkka, si l’on a beaucoup de pouvoirs, comme le parlement, il faut pouvoir mesurer sa popularité plus souvent qu’une fois tous les six ans. En revanche, si le Président a peu de pouvoirs, un mandat long ne pose pas de problèmes. On peut aussi motiver le besoin d’élections présidentielles plus régulières par le fait que le monde change plus vite aujourd’hui, estime Ilkka qui considère que M. Niinistö peut rester dans l’histoire comme celui qui aura réformé l’institution présidentielle.
Helsigin Sanomat relève que, déjà lorsqu’il était président du parlement et avant même d’être élu à la présidence de la république, M. Niinistö avait évoqué l’idée de raccourcir le mandat présidentiel.
L’éditorialiste rappelle que, dans l’histoire politique de la Finlande, on a longtemps été habitué à un monarque fort vers lequel on se tournait, tant le roi de Suède que le tsar de Russie. Après l’indépendance, on a voulu un président fort qui représentait la continuité alors que le Parlement était souvent dissous et le gouvernement ne durait pas longtemps.
« Les forts pouvoirs présidentiels étaient un contrepoids face à un parlement monocaméral. Après la guerre civile on avait en effet craint que le mouvement ouvrier essaie de changer la société à travers les urnes. Un président fort représentait un pouvoir de stabilité voire de frein. Pour la même raison, on a donné de forts pouvoirs à la minorité parlementaire : une minorité de blocage permet de ralentir l’entrée en vigueur d’une loi au-delà d’une législature ».
« Dans la Finlande d’aujourd’hui, on s’est enfin habitué à la démocratie parlementaire. C’est le premier ministre qui est au cœur de la politique intérieure. Réduire le mandat présidentiel pourrait être motivé. Mais le risque est que les élections présidentielles et législatives s’influencent mutuellement comme cela fut le cas en 2007 où le Kokoomus l’a emporté en profitant de l’effet Niinistö lors de la présidentielle de 2006.
HS

Gouvernement

Bilan des 150 premiers jours du gouvernement
Helsingin Sanomat, qui publie un bilan des 150 premiers jours du gouvernement Rinne, estime que le gouvernement n’a mis en œuvre aucune mesure qui pourrait augmenter créer 60 000 nouveaux emplois, principal objectif du gouvernement. Le gouvernement n’a pas non plus publié des mesures climatiques ambitieuses.
Le quotidien estime que les véritables décisions sur l’emploi et le climat devront être prises en 2020. On attend une loi sur le climat pour début 2021. Y figurera l’objectif de la neutralité carbone pour 2035 et les moyens d’y arriver. Les décisions sur l’économie circulaire et la réforme de la fiscalité sur l’énergie sont attendues pour le printemps prochain.
Jusqu’à présent, le plus grand effort du gouvernement a été le budget de 2020. Selon les nombreuses personnes interrogées par HS, les préparatifs du budget se sont plutôt bien passés.
Il y a aussi eu des éléments pour des litiges (surtout entre le Centre et les Verts), vu que les points de départ des cinq partis du gouvernement sont très différents. Pour l’instant, les partis sont liés par le programme du gouvernement et la volonté de rester au pouvoir.
Tous les partis du gouvernement, à l’exception du Parti populaire suédois qui est satisfait du fait que le Premier ministre Rinne apprécie la langue et la culture suédoises, ont des problèmes.
L’Alliance des gauches et les Verts s’inquiètent de la lenteur des préparatifs des mesures climatiques. Le Centre, qui a connu une énorme défaite électorale, a du mal à accepter qu’il n’a plus le poste de Premier ministre. Ses partenaires au gouvernement sont les quatre partis qui n’ont pas arrêté de critiquer le Centre pendant la législature précédente.
Plusieurs sources du quotidien disent que M. Rinne accepte un débat ouvert et qu’il mène bien les réunions. M. Rinne, ancien syndicaliste, est connu comme un bon négociateur mais pas comme un stratège.
La façon de travailler de M. Rinne est assez différente de celle de l’ancien Premier ministre Juha Sipilä. Les choses ont été décidées alors par le trio Sipilä-Orpo-Terho.
« Le véritable test du gouvernement Rinne aura lieu au printemps prochain quand les décisions sur l’emploi devront être prises », selon une des personnes anonymes interrogées.
L’avantage de M. Rinne est que tous les partis préfèrent rester au gouvernement. Cela pourrait signifier que M. Rinne et ses ministres auront encore 1 200 jours au gouvernement ensemble.
HS/lun/A6-8

Fiscalité

Augmentation des recettes de l’impôt sur les sociétés
Kauppalehti relève que, depuis 2014 quand le taux de l’impôt sur les sociétés a baissé de 24,5% à 20%, le rendement de cet impôt a progressivement cru : de 4,4 milliards d’euros, il a rapporté 5,9 milliards en 2018.
Les principales sociétés qui ont contribué à cet impôt sont UPM (200 millions d’euros), Neste (145), Bayer (145), Nordea (136), Sampo (125), Solidium (124), OP (121, Metsä Group (118), Supercell (103) et ABB (71).
KL

Record pour les revenus du patrimoine
Comme chaque année à pareille époque, les médias finlandais publient les listes des principaux contribuables.
Helsingin Sanomat soulignent que les plus hauts contribuables ont surtout des revenus issus du capital. Le millier de personnes qui ont reçu les plus gros revenus du capital a touché en moyenne 2,2 millions d’euros en 2008. Dans la même période, la part des hauts revenus qui tirent leurs revenus du salaire a diminué.
Les milles plus hauts revenus du patrimoine ont été imposés en moyenne à 35% alors que les mille plus hauts revenus salariaux ont été imposés en, moyenne à 44%.
Les contribuables ont donc intérêt à toucher plus de revenus du patrimoine que du salaire. C’est toutefois un problème pour les communes car elles ne reçoivent pas une part de la fiscalité sur le patrimoine. Ainsi en 2018, 12% des plus hauts contribuables n’ont pas payé d’impôts aux communes.
Parmi les dix plus gros salaires se trouvent des dirigeants de la société de jeux Supercell (aux trois premières places) ; ils sont aussi trois de Supercell parmi les dix plus gros revenus du patrimoine. Une autre société de jeux Small Giant Games voit aussi trois de ses dirigeants figurer parmi ces deux classements.
Helsingin Sanomat relève qu’il y a vingt ans, ces classements étaient la chasse gardée des sociétés de téléphonie mobile et qu’aujourd’hui ce sont les dirigeants des sociétés de jeux électronique qui les ont remplacés. Alors que le patron emblématique de Nokia, Jorma Ollila a versé 94 millions d’euros au fisc entre 1999 et 2008, les deux fondateurs de Supercell ont versé depuis 2013, chacun, plus de 150 millions d’euros au fisc finlandais. C’est aussi bien plus
HS

La richesse se concentre
Helsingin Sanomat souligne que la croissance des écarts de revenus est très lente en Finlande. Les informations fiscales diffusées chaque année en revanche témoignent surtout du développement des différences de patrimoine. Le capital une fois accumulé permet d’acquérir plus un nouveau capital et le patrimoine des ménages semble se concentrer toujours plus entre les mains du plus haut décile.
HS

Les salaires en Finlande et en Suède au même niveau
Selon une étude du centre de recherche des salariés, le niveau de salaires en Finlande est très proche de celui de la Suède et dans la moyenne européenne. En 2015, le salaire moyen était de 3 386 euros, comme en Suède, contre 4172 euros aux Pays-Bas et 3168 euros en Allemagne.
Sur 16 pays européens figurant dans cette étude, la Finlande était un huitième rang pour les salaires et au dixième pour le pouvoir d’achat. Sectoriellement, il apparait que pour les salaires dans la construction ou pour les métiers ne nécessitant pas de diplôme du supérieur, la Finlande est au quatrième rang pour les salaires. En revanche, les personnes très qualifiées de Finlande se classent moins bien en matière de niveau de salaires par rapport aux autres pays européens.
KL

Entreprises

Outokumpu victime du marché de l’acier
Kauppalehti rapportait que les résultats publiés la semaine dernière par le groupe métallurgique finlandais Outokumpu étaient décevants : le chiffre d’affaires a diminué et le résultat est déficitaire de 13 millions d’euros (contre 75 millions de bénéfices l’année dernière).
Il y a une surproduction dans le secteur de l’acier et les droits de douanes qui ont été mis en place par le Président américain font affluer des produits asiatiques bon marché vers l’Europe.
Kauppalehti relève que le cours de l’action a énormément baissé. Or, c’est une action très populaire en Finlande puisque plus de 80 000 Finlandais en possèdent.
Kauppalehti estime que le groupe pourrait changer de PDG, l’actuel M. Roeland Baan approche de l’âge de la retraite. Un candidat à sa succession pourrait être M. Panu Routila, qui a un passé dans le groupe et a mené avec succès la fusion de Konecranes et Terrex.
KL

Lundi 4 novembre 2019

Politique étrangère et européenne

Finlande – Ukraine

Visite de M. Haavisto en Ukraine
La Finlande renforce le dragage de mines en Ukraine
Le ministre des Affaires étrangères, Pekka Haavisto (Verts) a effectué une visite de deux jours en Ukraine la semaine dernière. Il a notamment visité le poste de frontière de Stanytsia Luhanska dans l’est du pays. La Finlande envisage de consacrer un supplément de 600 000 euros pour le dragage de mines en Ukraine. Les mines restantes des batailles passées rendent difficiles l’agriculture et la construction.
Les experts finlandais en gestion de crises civiles observent la situation sécuritaire en Ukraine orientale.
Les Finlandais participent également aux fonctions de l’OSCE pour observer la mise en œuvre des accords de Minsk et surveiller les frontières.
Par ailleurs, les experts finlandais contribuent, par le biais de l’UE, au développement de la sécurité civile en Ukraine et dans l’opération de soutien frontalier entre la Moldavie et l’Ukraine.
TS2.11

Défense

Projet HX :
Les appareils des candidats seront testés en janvier-février
En janvier-février 2020 des données nouvelles seront connues sur les cinq candidats en lice pour le projet HX (Boeing, Dassault, Lockheed Martin, Eurofighter et Saab Gripen) lorsque les avions seront testés en Finlande.
Une semaine de tests appelée HX Challenge sera organisée à Pirkkala. Il s’agira notamment de vérifier l’exactitude des informations transmises par les fournisseurs.
Pour l’heure, les cinq candidats en lice seront présents à ces tests. Selon le directeur de programme Lauri Puranen, il n’y a aucune indication sur d’éventuels désistements.
HS

La guerre des prix entre les chasseurs
Le F-35 baisse son prix, Gripen se vante d’être le moins cher
La bataille des prix a commencé entre les fournisseurs de chasseurs dans le projet HX. L’un des favoris, l’américain Lockheed Martin a annoncé mardi avoir baissé d’environ 13% le prix de son appareil. Dans la dernière série de production, le prix unitaire du F-35 est d’environ 70 millions d’euros.
« Les coûts concernant le Gripen sont nettement plus modestes. En comparant les prix, il convient d’examiner ce que contient réellement l’offre », affirme le directeur adjoint de la campagne Gripen Finlande, Anders Scharff.
Le fabricant du Gripen, le suédois Saab, a néanmoins assuré que la totalité des coûts ne dépassera pas les dix milliards d’euros.
Lockheed Martin, pour sa part, prétend que le prix du F-35 se rapproche désormais de celui des autres candidats.
Le président de la commission parlementaire de la défense, Ilkka Kanerva (conservateur), estime que le prix n’est qu’un élément parmi d’autres dans les comparaisons. Il rappelle qu’il est encore trop tôt pour pouvoir comparer réellement les alternatives.
KS31.10/14

Le défilé des chasseurs
« Du point de vue des médias, le projet HX diffère amplement de l’acquisition des F-18 en 1992 », écrit la journaliste Anita Simola dans Aamulehti. « A l’époque, il y avait beaucoup moins de conférences de presse ».
AL2.11/A23

Editoriaux
La course doit rester serrée
L’éditorial de Helsingin sanomat note que la participation à un appel d’offre n’est pas peu chère pour les fabricants et que, par conséquent, on ne peut que se féliciter du fait d’avoir encore les cinq candidats dans la course. Si jamais on avait l’impression que la sélection avait déjà été décidée en douce, il n’y aurait aucun intérêt à continuer à dépenser de l’argent uniquement pour une question de visibilité.
En ce moment, la compétition se resserre car elle prend désormais en compte les coûts annexes, en dehors du prix du simple appareil. Si un des avions de combat multifonctions exigeait des changements dans l’infrastructure existante en Finlande, cela diminuerait la chance du fabricant en question.
D’ici la décision qui sera prise en 2021, la course va encore s’accélérer. Par conséquent le nombre exact de chasseurs à acheter pourra encore changer, du moins si les conditions de performance sont remplies.
HS2.11/A12

Le projet HX avance avec modération
Le comité ministériel de politique économique a récemment fixé la fourchette de prix du projet HX entre 7 et 10 milliards d’euros. Selon les évaluations de vendredi dernier, le prix final se situerait plutôt au maximum de la fourchette.
La tâche de l’acquéreur consistera à clarifier ce que proposent les fournisseurs pour ce prix. Il est pratiquement certain qu’il s’agira d’acheter 64 avions de combat multifonctions.
« Le sort d’un des candidats laisse perplexe”, note l’éditorialiste. L’appareil intereuropéen Eurofighter Typhoon, fabriqué essentiellement en Grande-Bretagne, pourrait souffrir du Brexit qui avance par à-coup.
TS

Politique intérieure

Interview du Président Niinistö

M. Niinistö propose des changements dans les mandats du président
Le Président Sauli Niinistö a accordé un entretien au quotidien Salon Seudun Sanomat, à l’occasion du centenaire du quotidien de Salo, ville natale de M. Niinistö.
M. Niinistö réfléchit à la longueur du mandat du président, estimant que la situation actuelle, deux mandats de six ans au maximum, est exceptionnellement longue par rapport aux autres pays.
« Si on souhaite maintenir le maximum de 12 ans, une possibilité est d’avoir trois mandats de quatre ans. Aussi deux mandats de cinq ans seraient une possibilité. »
« Le changement des gouvernements pendant le mandat présidentiel n’est pas un problème, un long mandat représente une continuité. »
M. Niinistö souligne que la tâche du président est exigeante et il faut s’y engager.
Le président s’inquiète de l’unité de l’Union européenne. « Je suis toutefois optimiste et j’estime que l’avenir de l’Union sera meilleur. »
Selon M. Niinistö, les propos sur une armée de l’Union européenne sont confuses, vue qu’il y a 28 armées différentes au sein de l’UE.
Quant au changement climatique, M. Niinistö souligne qu’il est essentiel de partager une attitude selon laquelle on peut pouvoir y faire quelque chose.
Il s’étonne qu’on ne connaisse pas en Finlande la notion des principes d’Helsinki que 40 ministres des Finances ont confirmée avec la Banque mondiale en 2018. M. Niinistö fait l’éloge de ce programme de principes, où le point de vue environnemental doit être pris en compte dans les budgets et les investissements du secteur public. « Cela est plus concret que les déclarations sur les objectifs. »
Selon le quotidien, les dirigeants des grandes puissances ont volontiers des entretiens avec M. Niinistö qui ne veut pas insister sur son propre rôle. Il a récemment rencontré les présidents chinois, américain et russe, ainsi que le président français.
TS/dim/6, sss.fi

Négociations sur les conventions collectives

Le syndicat de l’industrie déclare la grève des heures supplémentaires
Le syndicat de l’industrie a déclaré, vendredi, une interdiction d’heures supplémentaires jusqu’au vendredi 15 novembre, concernant ses 100 000 membres environ concernés par la convention collective de l’industrie technologique.
Riku Aalto, président du syndicat estime qu’il est déplorable d’être obligé de prendre de telles mesures de pression contre les employeurs, mais que l’attitude du patronat n’a pas laissé de choix. Il regrette que les négociations ne puissent ainsi pas avancer actuellement.
Pour lui, le patronat pousse des mesures qui affaiblissent l’atmosphère dans les lieux de travail et détériorent ainsi la productivité.
Minna Helle, directrice au patronat de l’industrie technologique déplore la mesure du syndicat en estimant que cette pression exercée compliquera les négociations et les activités des entreprises ainsi que les livraisons pour les clients.
Elle note toutefois que le contact pour poursuivre les négociations existe toujours.
HS/sam/A16

Editorial : « L’atmosphère commence à être tendue » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat note que dans les négociations de l’industrie technologique, on n’a même pas pu évoquer les augmentations salariales encore. Tant que ces négociations n’avancent pas, celles des autres secteurs concernés par les exportations stagnent aussi.
Les conventions de l’industrie chimique et du secteur forestier sont encore en vigueur jusqu’à fin novembre, mais l’éditorialiste prévoit que, là aussi, les négociations ne seront pas faciles.
HS/sam/A5

Emploi

Modèle d’activation de chômeurs : pas d’effet constaté
Le centre national de la recherche économique VATT et l’Université de Turku ont publié leur rapport concernant l’étude sur l’impact du modèle d’activation de chômeurs. Selon le rapport, il n’a pas été possible de présenter de chiffres concernant les effets sur l’emploi du modèle.
La ministre des Affaires sociales et de la Santé, Aino-Kaisa Pekonen (All. des gauches), a annoncé que le gouvernement remettra au Parlement, jeudi, sa proposition sur la suppression du modèle d’activation au début janvier 2020.
Mme Pekonen note que, du fait des résultats du rapport du VATT, il ne sera pas nécessaire de mettre en place des mesures remplaçant le modèle et que le gouvernement poursuivra la préparation de mesures en faveur de l’emploi conformément à son objectif sur un taux d’emploi de 75 %.
Le ministre des Finances, Mika Lintilä (Centre), et celui de l’Emploi, Timo Harakka (PSD), constatent que, d’ici les pourparlers budgétaires de la rentrée de 2020, il faudra que le gouvernement prenne les décisions nécessaires pour augmenter l’emploi de 30 000 personnes.
Roope Uusitalo, professeur d’économie et président du comité de surveillance économique du gouvernement, souligne que le fait de ne pas pouvoir présenter de chiffres concernant l’impact du modèle ne signifie pas pour autant qu’il n’aurait eu aucun effet. Il ne peut pas non plus être jugé que la prévision du ministère des Finances au moment de l’introduction du modèle (création nette de 5000 à 12 000 emplois grâce à cette mesure) ait été fausse.
Les agences de l’emploi ont constaté que la volonté des demandeurs d’emploi de participer à des services a augmenté depuis l’adoption du modèle. Le modèle n’a toutefois pas été considéré comme le moyen approprié pour promouvoir l’emploi. Les personnels des agences de l’emploi estiment que le modèle encourage un mauvais type d’activité qui ne correspond pas aux besoins et à la motivation des intéressés, ni ne correspond aux besoins de politique de l’emploi.
AL/sam/A26

Manque de main d’oeuvre en Finlande
Selon la Chambre de commerce de Finlande, deux tiers des entreprises finlandaises ont du mal à recruter actuellement.
« La part des entreprises qui ont du mal à recruter est particulièrement élevée. Cela témoigne des difficultés structurelles pour l’économie finlandaise », selon l’économiste de la Chambre de commerce Mauri Kotamäki. « Les personnes au chômage ne sont pas aussi enclines à accepter du travail qu’on ne le souhaiterait. De plus, la mobilité de la main d’œuvre dans le pays est trop faible », selon lui.
AL

Fiscalité

Le rendement de l’impôt sur les sociétés a augmenté
Kauppalehti relève que, depuis 2014 quand le taux de l’impôt sur les sociétés a baissé de 24,5% à 20%, le rendement de cet impôt a progressivement cru : de 4,4 milliards d’euros, il a rapporté 5,7 milliards en 2017.
Le taux de l’impôt sur les sociétés qui avait été baissé pour être concurrentiel par rapport à la Suède (21,6%) est plus bas que la moyenne européenne (21,3%).
Il est prévu que la Suède baisse le sien à 20,6% l’année prochaine. Selon le patronat EK, en Finlande, on s’attend à ce que le taux soit maintenu au niveau actuel.
KL

Croissance

La croissance finlandaise est un mystère
Le président du fonds de pension Varma, M. Risto Murto considère que les perspectives de croissance de l’économie finlandaise sont un mystère positif. En effet, la croissance semble se maintenir relativement forte alors que, par exemple, en Allemagne les perspectives sont particulièrement faibles.
« Nous ne sommes pas touchés par la récession mondiale. Je n’ai vu aucune explication pour le fait que la production industrielle finlandaise se maintienne aussi forte », dit-il. Selon lui, une explication pourrait être que les difficultés de l’industrie automobile allemande ne touchent pas la Finlande. « Une autre explication est que la structure de l’industrie finlandaise est post-cyclique. Cela expliquerait que les carnets de commandes des machines construites par les Finlandais sont encore pleins ».
M. Murto est en revanche très réservé sur la possibilité pour la Finlande de relancer l’économie dans la situation actuelle. Pour lui, il aurait fallu lancer de grands investissements il y a dix ans ce qui aurait permis de profiter de la période actuelle de taux nuls.
HS

Bourse – Nokia

Solidium critique fortement les promesses de Nokia
L’agence de participation de l’Etat dans les entreprises qui, avec 3,6% du capital de Nokia, est l’un de ses plus gros actionnaires considère que Nokia aurait du s’exprimer sur ses difficultés dans la 5G il y a longtemps. Pour Solidium il est étonnant que le groupe ai attendu octobre 2019 pour modifier ses prévisions de rentabilité pour 2020 qui avaient été annoncées en février 2018.
HS

Critique des petits actionnaires
L’association finlandaise des actionnaires en bourse critique la façon dont Nokia a retardé l’annonce de ses difficultés. Selon l’association, Nokia aurait du informer plus tôt ses actionnaires. L’association réfléchit à la possibilité d’intenter une action de groupe contre Nokia.
AL

France – Finlande

Musique

Jazz à Tampere
Aamuylehti publie une élogieuse critique des nombreux concerts du Tampere Jazz Happening 2019 qui avait pour thème la France et réunissait de nombreux musiociens français.
AL

Vendredi 1er novembre 2019

Politique étrangère et européenne

Banque centrale européenne

« Mme Lagarde prend la direction de la BCE » HS
« Tout le monde aime la dame de fer française » AL / TS
Le commissaire finlandais Jyrki Katainen fait l’éloge de Christine Lagarde qui prend la direction de la BCE aujourd’hui. « Elle est très charismatique. Cela ne s’exprime pas ouvertement. Au contraire. Elle a un charisme que peu de gens ont », dit M. Katainen.
« Elle est dure et douée. Elle est aussi très déterminée. Et très humble : quand elle ne sait pas quelque chose, elle ne craint pas de le dire. Elle me fait plus penser à une chef d’entreprise qu’à une femme politique. Je pense qu’elle se préoccupera surtout de la crédibilité et de la prédictibilité de la BCE. Je ne pense pas qu’elle va rapidement modifier la politique monétaire, mais bien sûr à un moment donné elle imprimera sa marque ».
Le gouverneur de la Banque de Finlande Olli Rehn est aussi élogieux. Il pense que Mme Lagarde réussira à s’entourer d’une équipe unie. « Elle est une excellente communicante qui supporte les responsabilités mais manie aussi l’humour au besoin ».
M. Rehn attend surtout de Mme Lagarde qu’elle réforme la stratégie de la BC, comme elle l’a promis.
HS AL TS

Conseil de l’Europe

Le Conseil de l’Europe a donné de nouvelles recommandations à la Finlande pour améliorer le statut des Sami
Dans son rapport, le comité consultatif du Conseil de l’Europe demande à la Finlande des mesures immédiates concernant des questions liées aux sami, comme celle concernant les listes électorales du « Parlement » sami.
Selon le rapport, le traité international concernant la protection des minorités n’est pas suffisamment bien mis en œuvre. Le comité invite les autorités à renforcer la situation du Parlement sami et lui accorder des ressources suffisantes. Le comité recommande également de prévoir des crédits pour des services en langue sami.
Le rapport soulève également la question des services sociaux et de la santé en suédois et recommande des mesures en faveur des langues rom et carélienne.
Le ministère des Affaires étrangères constate qu’il envisage d’étudier de près les recommandations du Conseil de l’Europe.
Yle

Défense

Le marché HX franchit une nouvelle étape
« Le nombre de chasseurs risque de baisser plutôt que de croître » HS
La Finlande a envoyé aux cinq fournisseurs (Boeing, Dassault, Lokheed Martin, Eurofighter et Saab Gripen) une demande de nouvelles offres hier. Les réponses des fournisseurs sont attendues pour fin janvier. Les offres définitives seront formulées courant 2020. La décision d’acquisition de la Finlande interviendra en 2021.
Le gouvernement a décidé en octobre que l’enveloppe pour ce marché serait comprise entre 7 et 10 milliards d’euros.
Il est peu probable que l’on arrive à acquérir plus de 64 appareils avec un tel plafond de 10 milliards, selon Yle et Helsingin Sanomat. En revanche, il est possible que l’on décide d’acheter moins d’appareils.
Yle HS

Politique intérieure

Conventions collectives

Industrie technologique
Aamulehti relève qu’il n’y a pas eu d’accord dans les négociations entre le syndicat et le patronat de l’industrie technologique, même si la convention collective de la branche est arrivée à échéance hier. Cela signifie que le devoir de paix sociale n’est plus en vigueur.
Selon le président du syndicat Riku Aalto, les négociations sur le litige sur le temps de travail n’ont pas avancé et pour cela, les autres sujets n’ont pas pu avancer non plus.
La date des prochaines négociations n’a pas été décidée. La direction du syndicat évoquera vendredi la situation des négociations et les éventuelles mesures.
Le patronat de l’industrie technologique souhaite une poursuite rapide des négociations. Selon Minna Helle, directrice des négociations du côté du patronat, un accord n’a pas pu être achevé surtout parce qu’on ne connaît pas l’impact sur le coût de l’accord dans une situation économique dégradée.
Mme Helle souligne que l’industrie technologique veut surtout éviter une situation où on aurait besoin d’un nouveau pacte de compétitivité.
AL/A13

Réforme des services sociaux et de santé

Uusimaa serait divisé en cinq régions
Helsingin Sanomat rapporte, concernant la réforme des services sociaux et de la santé, que, selon les informations du quotidien, le statut particulier promis à la capitale par le gouvernement progresse.
Au lieu d’une région gigantesque d’Uusimaa, cette province autour de la capitale serait divisée en quatre régions et la commune d’Helsinki aurait en plus un statut particulier.
Le gouvernement est en train de préparer le statut particulier qui est étudié par Kari Nenonen, ancien maire de Vantaa et ex directeur général de Hus.
Selon la ministre des services sociaux Krista Kiuru, le rapport de M. Nenonen est attendu pour Noël.
HS/A6-7

publié le 29/11/2019

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