Novembre 2018

Vendredi 30 novembre 2018

Politique étrangère et européenne

La nouvelle ligue Hanse

« La Finlande participe à la nouvelle ligue hanséatique qui remplit le vide créé par le Brexit » HBL
Hufvudstadsbladet publie un article sur la nouvelle Hanse, à la veille de la réunion des ministres européens des Finances, lundi, où sera étudié la réforme du fonds de crise, le mécanisme européen de stabilité MES. Les pays de la nouvelle Hanse (les pays Baltes, les Pays-Bas, le Danemark, la Suède, la Finlande et l’Irlande), ainsi que la République tchèque et la Slovaquie ont pris une position en faveur de règles strictes et claires pour le MES.
Petteri Orpo, ministre finlandais des Finances, dit que lorsqu’un Etat membre demande une aide au MES, il faut que son endettement soit à un niveau durable avant que l’on puisse lui accorder un financement.
HBL note que, lors de la réunion de la semaine prochaine, il s’agira d’évoquer la question de savoir qui pourrait juger si un pays arrive à gérer ses dettes.
Juhana Aunesluoma, chercheur au Centre d’études européennes à l’Université de Helsinki, rappelle que les pays de la nouvelle Hanse coopèrent déjà depuis longtemps. Ils ont eu des coopérations militaires autour de la mer baltique dans le cadre de l’OTAN, auxquelles la Finlande et la Suède ont participé. De plus, ils ont eu des positions convergentes sur la crise de l’euro.
M. Aunesluoma rappelle que différentes coalitions d’Etats membres sont courantes et qu’il ne s’agit pas là de créer une nouvelle organisation. La coopération pourrait toutefois avoir un rôle plus important avec le départ de la Grande-Bretagne de l’UE. Les pays Baltes et les Pays-bas ont souvent partagé les positions de la Grande-Bretagne sur une politique économique d’austérité et cherché une coopération avec elle.
A la question de savoir s’il s’agit d’une réaction à la coopération entre la France et l’Allemagne, M. Aunesluoma n’a pas de réponse. Selon lui, il est intéressant que les Pays-Bas aient été tellement actifs. Ce pays dispose peut-être d’une meilleure vision de la coopération franco-allemande. Il relève que tous les Etats de la nouvelle ligue hanséatique estiment qu’il faut prendre les décisions ensemble, et non pas seulement entre la France et l’Allemagne.
HBL/11

Défense

La Finlande sera plus stricte sur les acquisitions immobilières des étrangères et sur l’emploi des binationaux aux postes militaires
Le gouvernement propose que l’Etat puisse avoir un droit de préemption sur des acquisitions immobilières qui se situent près « de certains objectifs stratégiques ».
« Ces projets de loi peuvent être interprétés comme étant spécialement adressés contre les menaces sécuritaires russes », écrit Helsingin sanomat
Le gouvernement propose aussi que les ressortissants ou les entreprises des Etats en dehors de la zone économique européenne aient besoin d’une autorisation pour acquérir un bien immobilier en Finlande.
Ainsi les Russes et les Chinois auraient notamment besoin d’une autorisation délivrée par le ministère de la Défense. Ce sont les deux plus grands groupes possédant des biens immobiliers en Finlande. L’année dernière, les ressortissants des pays n’appartenant pas à l’UE ont conclu 432 achats immobiliers en Finlande.
Le gouvernement a également déposé un projet de loi sur l’emploi des binationaux dans les postes militaires. A l’avenir, seules pourront être nommées à des postes militaires les personnes qui ne possèdent pas de liens étrangers qui « pourraient représenter un danger pour la Finlande ou pour la personne elle-même ». Cela est valable aussi pour des personnes dont le père, la mère, le conjoint ou l’enfant possèdent ce type de lien.
Selon le ministre de l’Intérieur Kai Mykkänen, cette règle ne concerne pas les binationaux nordiques.
HS29.11

Politique intérieure

Fête de l’indépendance

De nombreuses manifestations prévues
Selon Helsingin Sanomat, il y aura au moins sept manifestations à Helsinki le 6 décembre, fête de l’indépendance.
Selon la police d’Helsinki, l’organisation néonazie PVL (mouvement de résistance nordique) organisera une manifestation intitulée « vers la liberté », sur la Place du Sénat. La police d’Helsinki souhaite encore négocier avec la direction de la police sur l’organisation de cette manifestation.
Il y aura également deux défilés, celui de l’extrême-droite, intitulé « 612 », se réunira à Töölöntori, et celui des anarchistes, intitulé « Helsinki sans nazis » se réunira à Narinkkatori.
Il y a aura aussi au moins quatre manifestations de quelques dizaines de personnes.
Les organisateurs des manifestations doivent envoyer une déclaration six heures avant l’évènement. Le ministère de la Justice propose que la déclaration soit faite trois jours avant la manifestation.
HS/A16

Politique

L’Alliance des gauches propose un revenu universel de 800 euros par mois
Kansan Uutiset relève que l’Alliance des gauches a présenté jeudi son modèle de réforme de la sécurité sociale. La présidente du parti Li Andersson propose un revenu universel de 800 euros par mois qui serait mis en œuvre d’ici 2023.
Mme Andersson souligne qu’en raison de la bureaucratie actuelle un chômeur ne peut pas facilement accepter un travail à mi-temps.
KU/7

Justice

Les peines de prison pour homicide varient selon les régions
Helsingin Sanomat relève que, selon une étude concernant la période 2010-2017, effectuée par le chercheur Mika Sutela, les peines de prison pour homicide varient considérablement dans différentes régions du pays, entre 8,5 ans et 11 ans. La moyenne a été de 9 ans et 3 mois.
Selon M. Sutela, qui compte poursuivre cette étude, la raison des différences régionales des peines n’est pas claire
Selon le code pénal, la peine pour homicide est de 8 à 12 ans. Il y a une quarantaine d’homicide par an en Finlande.
HS/A8

Violence

Violence conjugale
Helsingin Sanomat rapporte que, selon un rapport de l’Institut national de la santé et du bien-être THL, au moins 130 000 personnes sont victimes de violence conjugale en Finlande tous les ans.
Selon une étude sur les victimes, environ 5 % des femmes et 3 % des hommes de 15-74 ans ont été victimes de violence conjugale pendant la dernière année. Près d’un tiers de femmes adultes ont été victimes de violence conjugale pendant leur vie.
HS/11

Economie

Vers une hausse du prix de l’électricité
Kauppalehti rapporte que le prix de la distribution de l’électricité devrait sensiblement augmenter dans les années à venir. Selon le ministre de l’Energie Kimmo Tiilikainen, un audit du réseau de la distribution suite aux tempêtes de ces dernières années a fait ressortir un besoin de modernisation des lignes qui devrait coûter environ 9,5 milliards d’euros. Cela entraine une pression pour augmenter le prix de la distribution de l’électricité de 35 à 40% d’ici 2028. Kauppalehti rappelle que le prix de l’électricité repose pour seulement 40 à 50% sur le prix de l’énergie.
Kauppalehti souligne que le coût des investissements dans le réseau est supérieur au prix de revient pour TVO d’Olkiluoto 3. « Il s’agit d’investissements dans les infrastructures qui sont nécessaires pour garantir les conditions fondamentales de la société », déclare le ministre.
KL

Jeudi 29 novembre 2018

Politique étrangère et européenne

Russie – Ukraine

« Punir la Russie est difficile pour l’Europe » HS
Helsingin Sanomat rend compte des propose d’Arkadi Moshes de l’institut de relations internationales UPI, qui estime que si la réaction des pays occidentaux n’est pas claire, cela laissera carte blanche à la Russie. Pour lui, une réaction claire serait d’augmenter l’aide militaire à l’Ukraine, ou de geler le projet de gazoduc NordStream 2. Mais il note que personne ne s’attend à une telle réaction de la part des pays occidentaux et surtout pas de l’UE.
Katri Pynnöniemi, professeur adjoint à l’Institut Aleksanteri de l’Université de Helsinki, estime que rajouter des noms à la liste de sanctions serait la démarche la plus facile de la part de l’Occident. Jusqu’à présent, cela n’a toutefois pas empêché les actions de la Russie. Mme Pynnöniemi considère le fait de durcir les sanctions comme une réaction tardive. Elle estime que les pays occidentaux devraient réfléchir aux mesures qui auraient un effet préventif. Il faudrait, selon elle, inventorier les façons et les moyens diplomatiques disponibles.
Concernant l’exigence de l’OTAN sur la libération des Ukrainiens détenus à l’occasion de l’occupation des navires, Mme Pynnöniemi estime qu’il faudrait que les pays occidentaux y consacrent plus de ressources que jusqu’à présent.
Päivi Nevala, conseillère au ministère des Affaires étrangères, note qu’il est prématuré de parler de nouvelles sanctions. Des groupes de travail débattent de l’éventualité de sanctions européennes.
Selon Jaana Rekolainen de la Chambre de commerce fenno-russe, les sanctions concernant les financements ont été les plus efficaces. Elles ont retardé des investissements russes.
Le Commandant Jaakko Jäntti du Collège de défense considère la situation comme très grave. Les déclarations de MM. Poutine et Lavrov ont été incroyablement agressives et M. Jäntti a du mal à comprendre la volonté d’aggraver le conflit encore plus. Il n’exclut pas que les déclarations russes visent un public russe. Les sanctions ont rendu difficile la situation des gens ordinaires qui sont mécontents, et le Kremlin souhaite peut-être orienter l’attention des Russes vers la Crimée et le détroit de Kertch. En même temps, le Président Porochenko s’efforce d’éviter une escalade de la situation et de calmer les manifestants.
Le commandant Jäntti ne croit pas à une transparence accrue concernant l’action russe en Ukraine de l’Est, ni à une guerre totale entre la Russie et l’Ukraine. Il rappelle que l’OSCE ne dispose d’aucun pouvoir en la matière du fait que la Russie en est membre et que les décisions nécessitent une unanimité.
Jussi Halla-aho, président des Vrais Finlandais et député européen, a écrit sur Facebook, hier, que la Russie créait un nouveau tampon autour de la Crimée avec le présent conflit. Il considère les sanctions comme « cosmétiques », et regrette que ce soient les petits Etats comme la Finlande qui en souffrent plutôt que la Russie. Pour lui, il faudrait exclure la Russie des systèmes de paiement internationaux, mettre fin aux importations énergétiques et lancer un mandat d’arrêt concernant la direction politique du pays.
HS/A28, AL/A14-15, HBL/12

Présidence de la République de Finlande

Point de vue
« Un Président particulièrement populaire » HS
Kari Huhta (Helsingin Sanomat) commente les récents sondages qui fait état de la popularité du Président Sauli Niinistö : 89% des Finlandais estiment qu’il a bien ou assez bien réussi dans la gestion de la politique étrangère. Ils sont même 53% à le créditer d’une bonne note.
Il est aussi remarquable de voir que les courbes du président et du gouvernement sont inversées, comme s’ils agissaient dans deux mondes différents.
La popularité du président donne une image assez effrayante de l’état de l’opinion. On ne peut pourtant pas blâmer M. Niinistö de sa popularité, juge Kari Huhta.
Il souligne que la position renforcée de M. Niinistö se voit aussi dans son poids plus important dans la définition des lignes politiques du comité interministériel de politique étrangère et de sécurité. La ligne de ce comité signifie en effet souvent que le président a pris la décision en présence des ministres. D’ailleurs, les hauts fonctionnaires et les ministres sont très réservés pour commenter tout ce qui touche au président.
Kari Huhta juge que l’esprit parlementaire du système politique finlandais risquerait d’être perverti si la popularité immense du président se transformait en position dominante dans le débat public. C’est pourquoi M. Huhta en appelle à un débat critique.
HS

Finlande – Malaisie

Les Finlandais ont été libérés
Helsingin Sanomat relève que les quatre ressortissants finlandais, deux hommes et deux femmes âgés de 27 à 60 ans, arrêtés le 20 novembre en Malaisie soupçonnés d’avoir distribué du matériel chrétien, ont été libérés après avoir passé huit jours en prison.
Une des personnes arrêtées, Timo Valtonen, qui dirige une organisation chrétienne en Finlande, a fait l’éloge du gouvernement malaisien après la libération, tout en critiquant les conditions dans la prison.
HS/A10

Racisme

« La Finlande en tête d’une étude sur le racisme » HS
Helsingin Sanomat rapporte que selon étude effectuée pour le compte de l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (FRA) dans douze Etats membres, la Finlande s’est avérée être la plus raciste.
Près de 6 000 personnes, pour la plupart originaires de l’Afrique méridionale, ont été interrogées dans les douze pays. En Finlande, 502 immigrés africains ont été interrogés. 63 % ont dit d’avoir connu du racisme, surtout des gestes, commentaires ou menaces. 14% ont été victimes de violence raciste.
La Finlande est suivie du Luxembourg et de l’Irlande où 52 % des personnes interrogées ont été victimes du racisme.
HS/10

Politique intérieure

Affaires sociales et santé

Externalisation
Actuellement 19 communes ont externalisé l’ensemble de leurs services sociaux et de santé. Il y a une grande disparité dans le coût : entre 1500 et 6700 par administré en fonction de la commune. Il y a aussi une disparité dans la qualité des services puisque dans certaines communes l’externalisation a engendré une augmentation des délais pour accéder aux soins.
HS

Justice

Rapport sur le contrôle de constitutionnalité
Helsingin Sanomat rapporte, dans un éditorial, que le ministère de la Justice a décidé de commander un rapport sur le fonctionnement de l’actuelle constitution (révisée en 2000, NDLT) et les possibles modifications nécessaires. Le rapport sera remis au ministère de la Justice en mars 2019. Il est destiné à réfléchir s’il y aura lieu de mettre en place un projet de réforme de la constitution pendant la prochaine législature qui commence en avril 2019.
Le rapport a été commandé au professeur Mikael Hilden.
Helsingin Sanomat estime qu’une des pistes de développement de la constitution serait le contrôle de la constitutionnalité des lois à postériori. Les tribunaux doivent actuellement prendre leur décision aussi en se basant sur la constitution. Il serait toutefois nécessaire de trouver un meilleur moyen d’évaluer la constitutionnalité des lois. Cette tâche devrait revenir au pouvoir judiciaire, juge HS.
HS

Extrême-droite

Manifestations prévues le 6 décembre
Selon Kansan Uutiset, organe de l’Alliance des gauches, l’organisation néonazie PVL (mouvement de résistance nordique) compte organiser une manifestation à Helsinki le 6 décembre, fête de l’indépendance.
Le mouvement, qui a été interdit par le tribunal de grande instance et la cour d’appel, a demandé mardi une autorisation d’introduire un pourvoi devant la Cour suprême.
Selon l’interprétation de la police, la manifestation ne peut pas être interdite en ce moment, même si certains juristes estiment que l’interdiction serait tout à fait possible.
Il y aura aussi des contremanifestations à Helsinki le 6 décembre.
KU/9

Défense

Un centre d’innovation ouvrira ses portes à Tampere
La société de consulting Accenture fonde à Tampere un centre d’innovation chargé de soutenir le secteur de la défense dans son travail en matière d’innovation et ainsi de se placer au premier rang des dernières évolutions.
Officiellement appelé Innovation Hub for Defence & Security, il ouvrira ses portes en janvier 2019 et emploiera une partie des quelques cents personnes d’Accenture Hervanta (Tampere) et recrutera du personnel supplémentaire.
Selon le directeur innovation du secteur de la défense d’Accenture, Valtteri Vuorisalo, la ville de Tampere est en train de devenir en Finlande le centre d’expertise en matière de défense.
M. Vuorisalo estime que les nouvelles menaces sécuritaires exigent de réagir de plus en plus rapidement aux changements. « Il faudra réfléchir à comment adapter, aux besoins du domaine de la défense, l’intelligence artificielle, la robotique, la cyber-sécurité et l’analytique, qui sont toutes développées dans le secteur privé ».
AL29.11/A13

En Finlande, la volonté de défendre la nation n’est plus ce qu’elle était
Selon un sondage réalisé par le Groupe de préparation de la Communication de la Défense nationale, seuls 66% des Finlandais pensent que si le pays était attaqué, la Finlande devrait se défendre militairement en toutes circonstances, même dans l’éventualité où l’issue en serait incertaine.
Le chiffre a baissé de 6 points depuis l’année dernière et se trouve au niveau de celui enregistré en 1988 lorsque la volonté de défense se trouvait au plus bas.
Ce sont des chiffres particulièrement inquiétants, notamment en ce qui concerne les jeunes. Cette fois, près de la moitié des personnes interrogées avaient moins de 25 ans. Parmi elles, la baisse est de 17 points par rapport à l’année dernière.
Le service militaire universel, tel qu’il existe aujourd’hui, est soutenu par environ 74% des Finlandais contre 81% l’année dernière. Par exemple l’idée d’une armée de professionnels est défendue par neuf pourcent des finlandais.
Selon la présidente du groupe de préparation de la Communication de la Défense nationale, Sofia Vikman, il conviendrait de développer le système dans un sens plus équitable. Le recensement pourrait concerner également les femmes ce qui leur permettrait d’être mieux informées sur le service militaire volontaire.
Vikman rappelle que la nouveauté du sondage réside dans le fait que, pour la première fois, plus de la moitié des Finlandais se disent favorable à la mise en place d’un service citoyen concernant les hommes et les femmes, ce qui représente 10 points de plus qu’en 2010 – année où la question a été posée pour la première fois.
TS29.11, YLE, HS,

Industrie

Stora Enso
Selon Helsingin Sanomat, la société forestière Stora Enso a annoncé les négociations concernant une mise au chômage technique d’un maximum de 90 jours d’un de ses sites en Finlande. Les négociations touchent 500 personnes dans l’usine de papier à Oulu.
HS/A33

Informatique

Nouveau centre de données à Espoo
Kauppalehti relève que le géant américain Equinix inaugurera son septième centre de données en Finlande en juin prochain. A cette phase, Equinix y investit 17 millions d’euros et dans les années à venir au total environ 53 millions d’euros.
KL/A8

Mercredi 28 novembre 2018

Politique étrangère et européenne

Russie

Editoriaux
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet qualifie d’arrogante l’action russe qui viole le droit international. Le pays a entamé une nouvelle phase dans sa politique de puissance contre l’Ukraine, estime Hbl qui ajoute qu’il ne faut pas que le reste du monde ferme les yeux mais au contraire il faut continuer à réagir.
Turun Sanomat estime dans son éditorial que la démonstration de force de la Russie est hasardeuse : les opérations contre l’Ukraine prennent beaucoup de ressources, les sanctions des pays occidentaux détériorent l’économie et affaiblisse la position du pays dans la communauté internationale.
HBL/4 TS/2

Défense

L’attitude des Finlandais envers une éventuelle adhésion à l’OTAN reste quasiment inchangée
Selon le dernier sondage réalisé par EVA (Forum finlandais des Affaires et de la Politique), 23% des Finlandais se déclarent en faveur d’une éventuelle adhésion à l’OTAN, 46% sont contre.
L’opposition envers une adhésion à l’alliance n’a pratiquement pas changé durant les trois dernières années, le nombre des adeptes de l’adhésion a, par contre, diminué. Les chiffres les plus bas de l’adhésion (14%) ont été enregistrés en 2012, les plus élevés en 2016 (27%).
Près de la moitié des Finlandais estiment qu’en politique étrangère les questions climatiques passent avant la politique de sécurité.
Ces chiffres sont basés sur des réponses formulées par 2 073 personnes collectées vers septembre-octobre.
EVA, HS28.11

La compagnie des chasseurs de la brigade de Pori évaluée par l’OTAN
La première compagnie des chasseurs de la brigade de Pori, qui fait partie des groupements internationaux de déploiement de la Finlande, sera évaluée selon les critères des performances OTAN (niveau 2), simultanément avec des exercices de gestion de crises qui se déroulent cette semaine.
Cette troisième évaluation OTAN est faite en vue de la participation, l’année prochaine, de la compagnie au pôle des groupements de réaction rapide de l’OTAN.
TS28.11/5

Finlande – Etats-Unis

Le Premier ministre Sipilä à Washington
Helsingin Sanomat relève que le Premier ministre Juha Sipilä effectue en ce moment une visite de travail de trois jours aux Etats-Unis.
Il a un entretien aujourd’hui avec le vice-président Michael Pence. Selon la chancellerie de de M. Sipilä, il s’agit du premier entretien d’un Premier ministre finlandais avec un vice-président américain depuis 2012.
M. Sipilä rencontrera également Jared Kushner, conseiller du président Trump, et le ministre du commerce Wilbur Ross.
HS/A13

Politique commerciale

Selon une étude de l’institut Etla, la politique agressive du Président Trump pourrait engendrer la disparition de jusqu’à 2900 emplois en Finlande
L’institut de recherche économique Etla relève que, selon le pire scénario, le Président Trump mettrait en place outre les droits de douanes déjà en vigueur, ceux qu’il envisage, c’est-à-dire des droits de 25 % sur les importations chinoises et sur les voitures importées de l’UE. Même parmi les biens exportés de Chine aux Etats-Unis, il y a des produits de groupes finlandais.
Dans le pire des cas, jusqu’à 2900 emplois pourraient disparaître en Finlande, dont 900 emplois sont menacés dans l’industrie automobile. Cela pourrait pousser le secteur à délocaliser des fonctions dans des pays qui ne seraient pas concernés par les mesures imposées par M. Trump.
En 2017, les Etats-Unis étaient le troisième client de la Finlande avec des exportations de bien à hauteur de 4,1 milliards d’euros et des exportations de services de 2,9 milliards d’euros.
HS

Exportations

Importance de l’industrie exportatrice
Turun Sanomat rapporte que, selon une étude effectuée par la société KPMG pour le compte du patronat des industries technologie, chimique et forestière, près de 1,1 million de Finlandais ont un emploi grâce à l’industrie exportatrice.
Selon cette étude, le rôle de l’industrie exportatrice, qui donne du travail directement à 470 000 personnes, est encore plus important que prévu du point de vue bu bien-être finlandais.
« Dix emplois dans l’industrie exportatrice créent treize emplois dans d’autres domaines », selon Maarit Lindström, économiste principale du patronat de l’industrie forestière.
En 2017, l’industrie exportatrice a généré des recettes fiscales pour plus de 28 milliards d’euros, soit environ 29 % des impôts au total.
TS/6

Changement climatique

Les organisations environnementales finlandaises souhaitent mettre fin aux importations de voitures diesel et essence d’ici 2025
Les organisations environnementales estiment que la Finlande, en tant que futur président du conseil européen devrait assumer le rôle de « lièvre » dans le monde, en matière de mesures en faveur du climat. Il faudrait que la Finlande soit active pour durcir les objectifs climatiques de l’UE.
Les organisations ont fait part de leurs attentes en vue de la conférence de Katowice.
Selon l’organisation pour la protection de la nature, il faudrait mettre fin à l’usage du charbon et de la tourbe d’ici 2025.
Selon Jyri Seppälä, professeur au Centre environnemental finlandais, il ne suffira pas de se contenter de puits carbone nets ni d’émissions zéro, il faut des émissions négatives. Pour lui, l’électricité aura un nouveau rôle dans le remplacement des carburants fossiles.
Le panel climatique finlandais propose l’introduction de 850 000 voitures électriques d’ici 2030, l’interdiction d’importation de voitures à diesel ou à essence pour 2025 et l’interdiction de leur achat pour 2027.
Le carburant des poids lourds devrait contenir 40 % de bio-carburants d’ici 2030.
Il faudrait s’orienter vers un régime alimentaire davantage basé sur des produits d’origine végétale pour que le nombre de bovins et de porcs diminue de 25 % d’ici 2035.
HS

Remplacement des énergies fossiles
Aamulehti rend compte des propos de spécialistes de l’Université technologique de Lappeenranta (LUT) qui affirment que les technologies permettant d’abandonner les carburants fossiles existent déjà. Il faudrait une volonté dans la société pour le faire.
Jarmo Partanen, professeur à la LUT, estime que rendre électriques les transports aurait une importance primordiale. Pour lui, il existe plus de possibilités que de menaces.
Il faut plusieurs sources d’énergie afin de pouvoir arrêter l’usage des sources fossiles. Esa Vakkilainen, professeur à la LUT, estime qu’il ne faut exclure aucune technologie.
La question du financement des changements, des nouvelles centrales et technologies reste ouverte. Les technologies permettant de capter du CO2 existent déjà, mais elles sont chères.
AL

Politique intérieure

Syndicalisme

Les jeunes moins intéressés par les syndicats
Helsingin Sanomat relève que selon une étude du quotidien auprès des 30 plus grands syndicats finlandais, seulement 40 % des jeunes de moins de 35 ans, salariés ou chômeurs, se syndiquent. Parmi toute la population, 60 % se syndiquent, contre 80 % dans les années 1980.
TS/10

Langues et génétique

Les Finlandais viennent de Sibérie, comme les autres fenno-ougriens
Helsingin Sanomat publie un grand article selon lequel les peuples ouraliens, dont les Finlandais et les Estoniens, ont des racines communes en Sibérie.
Les génomes communs montrent que la langue mère ouralienne s’est répandue et s’est ramifiée avec les gens.
Les différences génétiques des peuples ouraliens sont les plus importantes parmi les peuples qui ont le plus de différences linguistiques.
L’article scientifique en anglais : https://www.nature.com/articles/s41467-018-07483-5
HS/mar/B6-7

Mardi 27 novembre 2018

Politique étrangère et européenne

Ukraine – Russie

« Que veut la Russie ? » HS
Le ministre des Affaires étrangères Timo Soini a twitté hier pour exprimer son inquiétude sur la situation. « Il faut éviter une escalade de la situation. Il est important de rétablir la libre-circulation maritime dans le détroit de Kertch, de libérer les navires et les équipages et de respecter l’indépendance et la souveraineté territoriale de l’Ukraine », a-t-il dit.
Le Président finlandais a déclaré : « Les autorités finlandaises suivent les événements du détroit de Kertch avec attention et j’ai discuté de la situation avec le premier ministre Sipilä et le ministre des Affaires étrangères Soini. Afin de diminuer les tensions, la Russie doit accepter la liberté de navigation, comme elle s’y est engagée et doit agir pour libérer les navires ukrainiens et leur équipage. L’instabilité dans la région dure depuis longtemps et le risque d ‘escalade est élevé. C’est pourquoi il est primordial que la communauté internationale réagisse à ces événements sans délai. Il est nécessaire que le conseil de sécurité de l’ONU se réunisse afin que la situation soit rapidement stabilisée. Une enquête internationale indépendante sur le déroulé des événements est aussi nécessaire. »
Le professeur au Collège de défense Jyri Raitsalo estime que « la Russie est capable, si elle le veut, d’empêcher l’accès à la mer d’Azov aux navires ukrainiens ». Il considère que les images des événements de dimanche montrent que le rapport de force est inégal. « La Russie a la main sur la gorge de l’Ukraine et elle peut décider de la force avec laquelle elle l’étrangle. La Russie dicte les règles du jeu », estime-t-il. Selon lui, par cela la Russie voulait montrer à l’Ukraine qu’elle a le dessus. Il est toutefois aussi possible que la version des autorités russes, sur le fait que les navires ukrainiens seraient venus dans les eaux russes sans autorisation est vraie. « Nous n’avons aucun moyen de le savoir », juge M. Raitsalo.
Il considère que c’est toutefois un tournant dans la crise en Ukraine car cette fois-ci ce sont les autorités officielles russes qui ont agi et non les séparatistes. « La Russie agit de manière différente à l’égard de la Crimée que dans le Dombass », souligne M. Raitsalo. Selon lui, si la Russie empêche l’Ukraine d’accéder à la mer d’Azov, cela serait une véritable « annexion de territoire maritime ». Il ne pense pas que l’occident réagira plus qu’à travers des déclarations. Il ne pense pas non plus que la Russie va attaquer frontalement l’Ukraine : « La Russie a déjà obtenu ce qu’il est possible d’obtenir par ce biais. Mais la Russie en paie le prix à travers les sanctions et le fait que personne n’accepte d’ouvrir une initiative politique avec elle ».
La directrice du centre de lutte contre les menaces hybrides Hanna Smith considère que la Russie essaie de renforcer sa position à l’égard de l’Ukraine. « La Russie veut se faire obéir par l’Ukraine », selon elle. Elle considère toutefois qu’il est improbable que le conflit s’étende ». La situation engage les ressources de la Russie et lui coûte cher », souligne-t-elle. Selon elle, la Russie craint que sa situation en Crimée s’affaiblisse. « Cela explique la réaction disproportionnée de la Russie dimanche. De ce point de vue, il n’y a pas d’importance de savoir si la Russie invoque des provocations ou une violation de son espace maritime. La Russie peut interpréter la façon dont elle le souhaite car il n’y a pas d’accord sur le territoire ».
HS AL

Editoriaux et commentaires
« Tout peut arriver » HS
Le correspondant à Moscou d’Helsingin Sanomat considère que « la situation peut encore se détériorer et dans la région de la Crimée et en Ukraine orientale il peut se passer n’importe quoi ».
HS

« La Russie frappe l’Ukraine sur ses points faibles » HS
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat considère que l’action de la Russie visait autant l’Ukraine que l’Occident. L’éditorialiste considère que la Russie essaie de faire de la mer d’Asov une mer fermée qui lui appartiendrait à elle seule. C’était visiblement le but des événements de dimanche ».
HS

« Un emballement de la situation » AL
L’éditorialiste d’Aamulehti juge que les tensions entre l’Ukraine et la Russie vont continuer à l’avenir à se tendre régulièrement. Le meilleur espoir que l’on ait est que l’on puisse les adoucir. A plus long terme il faut espérer que les relations entre la Russie et l’occident pourront se normaliser. Reste à savoir qui y a intérêt et en a la capacité ».
AL

« La récession économique renforce les risques en Russie » KL
Kauppalehti considère que, « même sans les sanctions, l’économie russe ne serait pas en forme. Le risque de ralentissement de la croissance mondiale est un poison pour la Russie qui vit de ses exportations énergétiques. Si le prix du pétrole continue à diminuer, cela aura un effet direct sur les recettes de l’Etat. Le peuple russe est connu pour sa patience. Mais l’élite qui a pris goût à l’argent pourra avoir les nerfs à vif. C’est pourquoi l’état d’esprit des généraux sera décisif et, pour eux, une manœuvre telle que celle en mer d’Azov est du pain béni ».
« La présence d’une puissance nucléaire en voie de paupérisation à ses frontières est un sujet d’inquiétude pour les Européens. Une Russie riche et stable serait la meilleure solution pour tout le monde. Malheureusement la Russie fait tout pour s’isoler et saboter son propre avenir ».
KL

Défense

« Il est rare que des autorisations d’exportations d’armes soient annulées » HS
La Finlande a décidé de ne plus accorder d’autorisations de vente d’armes en Arabie Saoudite et à l’Union des Emirats arabes sans pour autant évoquer le sort des autorisations déjà accordées.
Selon le directeur des affaires de Patria, Jussi Järvinen, la décision du gouvernement ne concernera pas les autorisations déjà accordées.
Le contrat d’entretien et l’autorisation d’exportation en Arabie saoudite et à l’Union des Emirats arabes sont valables jusqu’en 2021.
Le chef du département politique du ministère des Affaires étrangères, Jukka Salovaara, note pour sa part que la décision concerne les nouvelles ventes mais que les autorisations sont évaluées au cas par cas. « Par ailleurs, il faut constamment suivre l’évolution de la situation au Yémen. »
En matière de ventes d’armes, le rapport est préparé par le ministère des Affaires étrangères et l’autorisation est accordée par le ministère de la Défense. Souvent les autorisations sont accordées des années avant que la marchandise ne sorte du pays.
HS24.11/A13

Débat sur une armée commune de l’UE
A la suite des discours évoquant une armée commune de l’UE par Emmanuel Macron et Angela Merkel, Matti Mörttinen, journaliste du quotidien Aamulehti rappelle que l’Allemand Manfred Weber avait présenté, l’année dernière, son idée d’une éventuelle première force commune de l’UE qui pourrait se composer de drones. A la place de sigles nationaux, ce groupement porterait le drapeau de l’UE.
M. Weber est bien le même homme qui vient de battre Alexander Stubb et sera le chef de file de la droite pour les prochaines élections européennes, rappelle M. Mörttinen. Il estime toutefois que, « en Finlande, il est inutile de s’attendre à une réelle discussion sur une défense européenne commune. Le président actuel, Sauli Niinistö, a bien évoqué la question afin d’éviter de se prononcer clairement sur une éventuelle adhésion à l’OTAN. Mais aujourd’hui, alors que les questions économiques divisent de plus en plus les pays de l’UE, il faudrait peut-être trouver un élément d’unité dans un autre secteur », pense le journaliste.
AL25.11/A5

La France et l’Allemagne tentent d’unir leurs industries de la défense
Keskisuomalainen rapporte que la France et l’Allemagne tentent de rapprocher leurs sociétés industrielles de la défense. Paris et Berlin ont demandé aux groupements de créer de nouveaux systèmes de combat aérien et terrestre avec leurs chasseurs et leurs véhicules blindés.
Le système de combat aérien (FCAS), qui comprend des satellites, des missiles, des avions de reconnaissance et d’entretien et des ravitailleurs apporterait des commandes d’environ 500 milliards d’euros pour l’industrie de la défense. Au cœur de cette commande se trouve un nouvel avion de combat qui pourrait succéder à l’Eurofighter et au Rafale et faire concurrence à l’américain F-35.
La France et l’Allemagne travaillent aussi sur la conception d’un nouveau véhicule de combat blindé et de son système de combat terrestre (MGCS).
La France serait chargée du projet du système de combat aérien et l’Allemagne prendra la responsabilité du projet de véhicules blindés. La phase de fabrication devrait se situer dans les années 2030.
Il a été convenu que Dassault et Airbus se chargeront entièrement du secteur de combat aérien.
KL27.11/A7

Lännen media et Hufvudstadsbladet en visite dans les usines de Lockheed Martin sur la base aérienne du F-35
« Comment l’avion de combat F-35 se débrouillerait face à une situation où les forces aériennes russes envahirait le ciel finlandais par une attaque surprise ? » Telle est la question-clef posée à la direction de Lockheed Martin.
Grâce à ses qualités de furtivité, le F-35 n’est pas visible au radar. Néanmoins, la plus mystérieuse de ses qualités réside dans son logiciel avec ses huit millions de lignes de codes. Il s’agit moins de faire d’habiles mouvements ou de manœuvres durant le vol que de prendre les bonnes décisions dans un bref délai.
Le journaliste note que le chasseur de cinquième génération est conçu pour une génération des spécialistes des jeux vidéo, capable de traiter l’information.
Néanmoins, le F-35 représente certains défauts qu’il convient de mentionner. Il ne porte au maximum que quatre missiles qui ne sont pas d’une meilleure qualité possible. Par ailleurs, parmi les cinq candidats en lice pour la Finlande, c’est celui qui consomme le plus de carburant.
Les prochains appels d’offre en Europe auront lieu en Finlande, en Allemagne et en Suisse où chaque fois le F-35 est en lice. Parmi ces trois pays, c’est la Finlande qui représente le plus gros marché, relève Hbl.
Le secrétaire d’Etat du ministère de la Défense, Jukka Juusti, a visité les chaines de montage des cinq candidats susceptibles de succéder aux F-18.
AL25.11/A16-17 Hbl

Politique intérieure

Partis politiques

Le mouvement Liike Nyt aura des candidats aux législatives
Helsingin Sanomat relève que le député Harry Harkimo, qui a quitté le Rassemblement national et fondé son propre mouvement politique Liike Nyt avec Mikael Jungner, ancien secrétaire général du PSD, annonce que son objectif est de nommer 150 candidats aux élections législatives du printemps prochain.
M. Harkimo se représentera dans la circonscription d’Uusimaa (province autour de la capitale) où il avait obtenu plus de 11 000 voix aux rangs du Rassemblement national en 2015.
Selon M. Harkimo, les noms des autres candidats du mouvement seront annoncés en décembre. Il y en aura dans toutes les circonscriptions, surtout à Helsinki et à Uusimaa.
Selon le quotidien, la candidature de M. Harkimo pourrait diminuer le nombre de voix du Rassemblement national et aussi des Bleus surtout à Uusimaa.
HS/A15

Ville d’Helsinki

Nombre d’étrangers
Helsingin Sanomat rapporte que le nombre de la population d’origine étrangère à Helsinki s’est élevé à 100 000 au cours de l’automne. Début 2018, il y en avait 99 908.
18 % des habitants d’origine étrangère sont nés en Finlande et sont donc des immigrés de deuxième génération.
Début 2018, il y avait à Helsinki 18 163 personnes qui parlent le russe (2,8 % de la population), 11 472 (1,8 %) l’estonien, 10 225 le somalien, 6 783 l’arabe, 6 431 l’anglais, 3 531 le chinois, 3 362 le kurde, 2 850 l’espagnol, 2 613 le persan, 2 274 le vietnamien et 1 758 le français.
HS/A18

Criminalité

La plupart des crimes de haine ne sont pas dénoncés à la police
Turun Sanomat relève que selon un rapport publié lundi par la police, en 2017 seulement une partie des crimes de haine ont été dénoncés à la police.
En 2017, au total 1 165 plaintes pour crimes de haine ont été faites, soit 8 % de plus par rapport à 2016.
Selon un rapport publié par le ministère de la Justice en 2016, seulement 21 % des crimes de haine sont dénoncés.
TS/10

Economie

Augmentation des faillites
De janvier à octobre, le nombre de faillites a augmenté de 22% par rapport à la même période en 2017, rapporte Aamulehti. Cela représente 2217 faillites (coit 400 de plus qu’en 2017).
Le quotidien se demande si cela n’est pas un signe d’une récession à venir.
AL

Difficultés du BTP
Kauppalehti rapporte qu’après une période de forte hausse de trois ans, le bâtiment connaît un fort ralentissement. Les prévisions se sont drastiquement détériorées dans le secteur cet automne.
Etla qui prévoyait à la fin de l’été une croissance de 1,1% pour le bâtiment en 2019, parie désormais sur une croissance nulle.
Le secteur prévoit aussi une baisse de la construction ; alors que 44 000 appartements neufs devraient être construits cette année, le chiffre pour 2019 devrait baisser à 39 000.
KL

Lundi 26 novembre 2018

Politique étrangère et européenne

Brexit

« Les dirigeants européens ont approuvé l’accord sur le Brexit » HS
Le premier ministre finlandais Juha Sipilä a déclaré hier, à Bruxelles : « En lisant la déclaration politique et le mémoire, j’ai eu le sentiment que, cela ne peut pas être vrai. C’est une situation perdant – perdant. Il n’y a pas lieu de se réjouir de cela, c’est une situaiton très dommageable. Mais cela peut encore changer, on verra bien ».
HS KS AL

Politique étrangère

Sondage
L’institut de recherche économique Eva a effectué un sondage sur la gestion de la politique étrangère. Neuf Finlandais sur dix (89 %) sont satisfaits ou très satisfaits de l’action du Président Sauli Niinistö. En 2007, lorsque Eva a effectué le même de sondage, 77 % des personnes interrogées étaient satisfaits de l’action de Tarja Halonen, présidente à l’époque.
La confiance des Finlandais en la capacité du gouvernement de gérer la politique étrangère a par contre diminué par rapport à 2007. Aujourd’hui, 31 % des personnes interrogées sont satisfaits de l’action du gouvernement en politique étrangère contre 50 % en 2007.
Les deux tiers des Finlandais considèrent que la politique étrangère est généralement bien gérée en Finlande, contre 80 % en 2007. A l’époque, 64 % des Finlandais étaient satisfaits du travail du ministre des Affaires étrangères Ilkka Kanerva, alors qu’aujourd’hui 66 % des personnes interrogées estiment au contraire que Timo Soini travaille mal.
Les personnes de toutes les catégories donnent une meilleure note à Jussi Niinistö, ministre de la Défense, qu’à M. Soini : 46 % en moyenne sont satisfaits du ministre de la défense.
La confiance des Finlandais dans les fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères a toutefois augmenté : 53 % sont satisfaits d’eux contre 38 % en 2007.
Pour Eva, cela reflète le fait que les Finlandais sont devenus plus sceptiques à l’égard des ministres, mais qu’ils ne considèrent pas pour autant que les orientations de la politique étrangère soient problématiques.
HBL/sam/5

Changement climatique

Le Président Niinistö a signé une déclaration pour des mesures plus ambitieuses
Le Président Sauli Niinistö a signé, avec 15 autres chefs d’Etat européens une initiative en faveur de mesures plus ambitieuses pour lutter contre le changement climatique.
Les signataires réclament des partenaires du traité de Paris d’entamer des mesures communes déterminées et rapides pour mettre fin au réchauffement. Ils rappellent la responsabilité collective devant les futures générations.
HBL/sam/5

Politique intérieure

Partis politiques

Débat électoral organisé par la SAK
Helsingin Sanomat relève que la grande centrale syndicale SAK a organisé vendredi un débat électoral avec les neuf présidents des partis politiques représentés au Parlement.
Le quotidien note que, comme la SAK est dominée par les partis de gauches, surtout les sociaux-démocrates, les SAKistes ont été plus favorables aux présidents du PSD et de l’Alliance des gauches, Antti Rinne et Li Andersson, et se sont méfiés du président des Vrais Finlandais Jussi Halla-aho.
Les chefs des partis de l’opposition ont beaucoup critiqué le gouvernement Sipilä. Pour M. Rinne, il s’agit d’un gouvernement du patronat.
Le président des Verts Pekka Haavisto estime que le gouvernement est pour la plupart responsable des évènements de l’automne, c’est-à-dire du durcissement des propos et des attitudes sur le marché du travail. « Tout cela est très nuisible pour la Finlande », estime M. Haavisto, négociateur de la paix expérimenté, qui souligne qu’il faut négocier et avoir beaucoup de patience.
La présidente du Parti suédois Anna-Maja Henriksson souligne l’importance du dialogue dans les questions de travail.
Selon le quotidien, il semble que les Verts et le Parti suédois se préparent à participer au prochain gouvernement et que Mme Henriksson a amené le Parti suédois plus vers le centre politique.
Tous les présidents des partis se sont exprimés en faveur du caractère contraignant des conventions collectives, ce qui est une question primordiale pour la SAK.
HS/sam/A18

Parti du centre

Réunion du conseil national
Helsingin Sanomat rapporte que le conseil national du Centre s’est réuni samedi à Turku. Le président du parti Juha Sipilä a évoqué la campagne électorale en mettant les centristes en garde devant le cauchemar traditionnel du parti, un gouvernement entre le PSD et le Rassemblement national.
M. Sipilä a évoqué comme thème électoral une augmentation provisoire des allocations familiales pour les familles pauvres. Il a également proposé mille postes d’enseignants dans la formation professionnelle.
La popularité du Centre varie entre 15 et 16 % selon les instituts de sondage. M. Sipilä déclare aimer bien les défis, surtout dans les situations qui sont considérées comme impossibles.
HS/lun/A13

Sondage auprès des centristes : le PSD partenaire favori
Selon les résultats d’un sondage effectué pour le compte d’Yle auprès des centristes, le PSD est leur partenaire favori pour un prochain gouvernement.
60 % sont favorable au PSD, 43 % pour le Parti suédois, 42 % pour les Chrétiens-démocrates, 27 % pour le Rassemblement national, 21 % pour les Bleus, 19 % pour les Verts, 11 % pour l’Alliance des gauches et 4 % seulement pour les Vrais Finlandais. 4 % estiment que le Centre devrait rester dans l’opposition.
61 % des centristes estiment que le mauvais score du parti aux sondages est dû à l’échec de la communication, 35 % pensent qu’il s’agit des mauvaises décisions du gouvernement et 35 % estiment qu’ils sont sanctionnés parce qu’ils sont dans un même gouvernement avec le Rassemblement national.
Les centristes sont satisfaits du président du parti. La note moyenne obtenu M. Sipilä est de 8,38 sur 10.
Yle

Elections législatives

Spéculations sur la coalition gouvernementale
Le tabloïd Ilta-Sanomat estime dans son analyse que le pragmatisme politique finlandais fait que le prochain gouvernement sera formé selon le résultat des élections législatives et le programme gouvernemental écrit sous la direction du plus grand parti.
Le gouvernement devrait être formé par trois ou quatre partis : deux grands et un ou deux petits.
Selon les sondages, le PSD aurait 50-51 sièges au Parlement, le Rassemblement national 43-45 et le Centre 35-36. Les Verts en auraient 18-21, les Vrais Finlandais 16-19, l’Alliance des gauches 18-19, le Parti suédois 9 et les Chrétiens-démocrates 5. Les Bleus auraient peut-être un siège.
Une coalition entre le PSD et le Rassemblement national est la plus probable, complétée par les Verts.
Une coalition entre le PSD et le Centre est possible, complétée par les Verts, ainsi que l’Alliance des gauches ou le Parti suédois.
Une coalition du Rassemblement national et du Centre, complétée par les Verts ou le Parti suédois est la moins probable selon Ilta-Sanomat.
IS

Vie professionnelle

Risque de violence
Helsingin Sanomat rend compte d’un sondage de la confédération des ouvriers, SAK, selon lequel une femme sur dix annonce avoir rencontré des violences ou une menace de violence dans son travail durant les douze derniers mois.
Selon l’étude, les femmes risquent deux fois plus des violences au travail que les hommes.
Ce sont les aides-soignantes, les vendeuses et les serveuses qui rencontrent le plus de violence.
Paula Ilveskivi, juriste auprès de la SAK, souhaite la mise en place d’une législation plus précise en la matière.
HS/lun/A26

Les pensions d’invalidité pour inaptitude au travail en hausse
Les départs à la retraite pour inaptitude au travail ont augmenté de 9 % par rapport à 2017. Les spécialistes sont étonnés de cette évolution du fait que, depuis dix ans, la tendance avait été à une diminution, grâce notamment à la médecine du travail.
L’amélioration de la situation de l’emploi fait que des personnes qui depuis longtemps ne travaillaient pas, sont revenus sur le marché de travail. Pour une partie d’entre elles, la capacité de travailler s’est détériorée. Il est également possible que le modèle d’activation a poussé des gens à demander une retraite pour inaptitude.
Avec la réforme des retraites, il y a plus qu’avant de personnes de plus de 60 ans dans la vie active, ce qui augmente le nombre de ceux qui souffrent de problèmes de santé.
HS/sam/B11

Vendredi 23 novembre 2018

Politique étrangère et européenne

Conseil de l’Europe

Présidence finlandaise
Aamulehti relève que les thèmes principaux de la Finlande, qui assume désormais la présidence du conseil ministériel du Conseil de l’Europe jusqu’au 17 mai prochain, sont la consolidation du système européen de droits de l’Hommes et de l’Etat de droit, le soutien à l’égalité et aux droits de femmes, ainsi que les jeunes et la lutte contre la radicalisation.
La Finlande organisera une vingtaine de réunions et conférences, y compris une conférence sur la situation des femmes Rom.
Le conseil ministériel du Conseil de l’Europe se réunira à Helsinki le 17 mai. Le Conseil fêtera son 70e anniversaire le 5 mai.
AL/A9

Finlande - Russie

Déclarations de M. Soini sur les interférences au GPS
Helsingin Sanomat rapporte que le ministre des Affaires étrangères Timo Soini s’est prononcé devant la commission des affaires étrangères du Parlement concernant les interférences au GPS par la Russie en Finlande du nord fin octobre et début novembre.
« En ce qui nous concerne, l’affaire est claire. Nous avons les preuves et nous agissons conformément à cela », a dit M. Soini qui a ajouté que le message finlandais avait été transmis à la Russie.
« Nous n’entrerons pas dans les détails plus que cela », a-t-il ajouté.
HS/A11

OSCE - Ukraine

M. Soini rencontrera le secrétaire général de l’OSCE
Le ministre des Affaires étrangères, Timo Soini, rencontrera, aujourd’hui, le secrétaire général de l’OSCE, Thomas Greminger, pour des entretiens sur l’Ukraine.
La situation en Ukraine sera évoquée, ainsi que le rôle de l’OSCE dans les négociations pour la paix dans la région.
HBL/11

Exportations d’armement

La Finlande a décidé de ne plus accorder d’autorisations de vente d’armes en Arabie Saoudite et à l’Union des Emirats arabes
Le ministère des Affaires étrangères a communiqué, hier, sur le fait que le gouvernement a décidé de ne pas accorder de nouvelles autorisations d’exportations d’armement en Arabie Saoudite et à l’Union des Emirats arabes, en raison notamment de la crise humanitaire alarmante au Yémen.
Les exportations du groupe Patria vers l’Union des Emirats arabes ont été fortement critiquées. Le ministère souligne que les exportations d’armement finlandaises sont conformes aux critères européens en la matière.
Le chef du département politique du ministère, Jukka Salovaara, note que les autorisations précédentes ont été accordées dans des circonstances différentes. A l’époque, la crise du Yémen ne s’était pas encore aggravée.
La décision concerne de nouvelles autorisations. Le gouvernement n’a pas pris de décision concernant celles en vigueur actuellement, mais il observe la situation.
Le ministre des Affaires étrangères, Timo Soini, a dit que la Finlande ferait de son mieux pour qu’un processus de paix soit entamé et que le conflit au Yémen prenne fin. Il importe selon lui que la communauté internationale réagisse et il faut que la Finlande soit intégrée dans les démarches, comme elle l’a déjà été. Il souhaite que le conseil de sécurité de l’ONU puisse arriver à une résolution unanime en la matière.
M. Soini note que l’assassinat de M. Khashogg a créé un contexte où il était possible d’agir et il fallait le faire.
HS

Immigration

Campagne de recrutement de Migri
L’office national de l’immigration, Migri, envisage de transformer 240 contrats à durée déterminée en CDI et de recruter 50 nouveaux employés, dans le but de raccourcir le délai d’étude des demandes de permis de séjour.
Cette année, 56 000 demandes ont été déposées, motivées le plus souvent par un emploi en Finlande, ou le regroupement familial.
HS

Projet de loi sur le renseignement

Le gouvernement durcit les conditions dans lesquelles la Supo peut échanger des informations sur des personnes avec les services étrangers
Le gouvernement a revu le droit de la Sûreté nationale de donner des informations sur l’identité des Finlandais à des services de renseignement étrangers. Le ministère de l’Intérieur avait à l’origine prévu des droits relativement vastes, même lorsqu’il ne s’agissait pas d’affaire criminelle.
Le gouvernement propose de restreindre ces échanges à la condition que les données soit indispensable pour la gestion des fonctions de la Supo ou du service destinataire.
Le gouvernement propose également d’ajouter à la législation la mention du fait qu’il conviendra de prendre en compte les droits fondamentaux et de droits de l’homme, y compris la situation en la matière dans le pays destinataire, lorsqu’on donne des informations. De la même manière, le niveau de la protection des données du pays destinataire devrait être pris en compte.
HS

Politique intérieure

Réforme des services sociaux et de santé

Nouveau retard de l’étude de la réforme continue au Parlement
Selon Helsingin Sanomat, la commission des lois constitutionnels du Parlement commence l’étude des rapports du la commission des affaires sociales et de la santé aujourd’hui.
Il est déjà sûr que l’étude ne sera pas terminée avant Noël, vu que la commission des lois constitutionnelles doit encore étudier les projets de loi sur les licenciements et sur le renseignement la semaine prochaine. En novembre et décembre, la commission se réunira six fois avant Noël.
HS/A25

Jeudi 22 novembre 2018

Politique étrangère et européenne

UE

Editorial
« L’accélération du moteur européen va renforcer l’intégration à la carte » HS
Helsingin Sanomat écrit que « le rythme du développement de l’intégration européenne dépend toujours de l’état de la coopération entre la France et l’Allemagne. Quand le tandem marche, des idées naissent et l’intégration s’accélère. Quand le tandem ne marche pas, le développement se ralentit : le reste de l’union et les institutions continuent à prendre des décisions, mais la direction de l’intégration demeure vague et aucun nouveau pas n’est pris ». L’éditorialiste considère que les relations personnelles entre les dirigeants français et allemands expliquent étonnamment beaucoup l’état de la coopération franco-allemande à différents moments de l’histoire.
« La coopération entre Mme Merkel et M. Macron dans les affaires européennes a été marquée par les initiatives lancées dès le début par le Président français. Il a présenté une liste ambitieuse de projets pour développer l’intégration de l’UE. L’Allemagne a répondu de manière très réservée en attendant les élections du parlement. Ces élections ont été marquées par une progression de l’AfD et la diminution de la popularité du gouvernement depuis son entrée en fonction. »
« Même si Mme Merkjel a annoncé qu’elle quitterait la direction de la CDU, il semble que Mme Merkel va se rapprocher de M. Macron. Tous deux s’entendent bien. Mme Merkel pourrait souhaiter, à l’image de M. Kohl, vouloir laisser sa marque dans l’histoire de l’UE. La crise de l’euro est passée et les mouvements populistes qui gonflent à l’approche des européennes nécessitent un contrepoids ».
« On attend les idées du tandem Mercron pour le conseil européen de décembre. Il y aura peut-être des propositions sur la politique de sécurité, la politique de l’immigration et l’approfondissement de la zone euro. Les idées de ce tandem sont actuellement caractérisées par le fait qu’il est de plus en plus difficile d’avancer tous à) la même vitesse. Les idées du couple Mercron devraient donc augmenter encore la pression pour une intégration à plusieurs vitesses ».
HS

Euro

MM. Rehn et Likkanen toujours en piste pour la tête de la BCE
Kauppalehti estime que les noms de l’ancien gouverneur de la Banque de Finlande Erkki Liikanen et de son successeur Olli Rehn figurent toujours dans les spéculations pour succéder à M. Draghi.
Kauppalehti estime que le récent discours prononcé par Olli Rehn lors d’un séminaire de la Banque de Finlande à Helsinki peut être interprété comme son programme pour la BCE. Kauppalehti estime que l’on peut y chercher si M. Rehn serait une colombe ou un faucon à la tête de la BCE. En fait, lui-même se voit plutôt comme un mélange de renard et de hérisson : il scrute son environnement mais ne lâche pas ses objectifs.
Le discours de M. Rehn (en anglais)
https://www.suomenpankki.fi/fi/media-ja-julkaisut/puheet-ja-haastattelut/2018/governor-olli-rehn-monetary-policy-normalisationin-the-world-of-uncertainties/
KL

Budget

La commission valide le budget de la Finlande
Kauppalehti rapporte que la Commission a validé le budget de la Finlande. La commission a toutefois rappelé qu’elle avait accordé des exceptions à la Finlande en raison de la réforme en cours des services sociaux et de santé et de l’arrivée nombreuse de migrants. Ces exceptions ne seront pas forcément valables à l’avenir. De même la Commission s’inquiète de l’évolution démographique de la Finlande.
KL

Finlande – UE – Afrique

La Finlande souhaite promouvoir des projets de reboisement en Afrique
Propos du ministre de l’agriculture Leppä
La Finlande propose la création d’un fonds européen pour augmenter le reboisement de l’Afrique.
Le ministre de l’agriculture et de sylviculture, Jari Leppä (Centre), a présenté l’initiative du Premier ministre Juha Sipilä en la matière, hier, à l’occasion d’un évènement fenno-suédois dans le cadre des échanges sur les forêts.
M. Leppä note qu’en investissant dans les forêts, il est possible de promouvoir plusieurs objectifs de développement durable, comme les puits carbone, la diminution de l’érosion, le maintien de microclimats, ce qui est important pour l’approvisionnement en denrées alimentaires.
La gestion des forêts et l’industrie forestière proposent des emplois, rappelle-t-il.
La Finlande souhaite inclure un tel fonds dans le programme de développement européen concernant les investissements et emplois durables dans l’UE et en Afrique.
Aamulehti relève que MM. Sipilä et Juncker ont déjà évoqué cette initiative qui pourrait faire partie du cadre financier de l’UE à partir de 2021.
M. Sipilä a récemment parlé d’un projet de reboisement en Finlande, dans le but de lutter contre le changement climatique. En Afrique, une telle mesure pourrait être réalisée à une toute autre échelle.
Finnfund finance depuis 10 à 15 ans des projets de reboisement en Afrique subsaharienne.
AL/A20, HS/A36

Climat

Rôle des forêts dans la lutte contre le changement climatique
Selon une étude récente, les forêts pourraient avoir une importance plus grande que prévu
Selon des calculs pilotés par Markku Kulmala, professeur à l’Université de Helsinki, les forêts pourraient avoir un rôle bien plus important que l’on ne l’a pensé jusqu’à présent, pour retenir le carbone et comme réserve de carbone. Selon des informations préliminaires, les grandes forêts formeraient au-dessus d’elles des nuages qui reflètent et rejettent la chaleur de l’atmosphère.
Jusqu’à présent, cet effet nuage n’a jamais pu être démontré. L’étude modifie les idées sur l’importance des forêts dans la maîtrise du changement climatique. Elle renforce l’idée du rôle central des forêts pour les réserves d’eau du sol.
M. Kulmala relève que l’importance des forêts pourrait être très grande pour le climat. Avec le sol et les mers, les forêts constituent des réserves importantes de carbone.
Selon M. Kulmala, les scientifiques ont eu tendance à minimiser le rôle des forêts en tant que puits carbone du fait que les forêts diminuent le rayonnement de la chaleur du sol. L’effet nuage n’a aucunement été pris en compte dans des études précédentes. La superficie de la Finlande ne suffit pas à elle seule pour former une étendue suffisamment grande pour que se créé l’effet nuage.
Risto Makkonen, professeur auprès de l’institut national de la météorologie, rappelle que la création des nuages en question et leur effet sur le climat sont un ensemble complexe. Pour lui, il est difficile d’évaluer où et quel type de forêts il faut pour s’en servir dans la lutte contre le changement climatique.
Yle

Finlande - Malaisie

Arrestation de quatre Finlandais
Helsingin Sanomat relève que, selon l’AFP, quatre ressortissants finlandais ont été arrêtés en Malaisie soupçonnés d’avoir distribué du matériel chrétien.
Selon le chef de police Mohamad Iqbal Ibrahim, les Finlandais, deux hommes et deux femmes âgés de 27 à 60 ans, ont été arrêtés sur l’île touristique de Langkawi, accusés d’avoir distribué des brochures sur le christianisme dans un lieu public. Ils ont été placés en détention pendant l’enquête policière.
Les Finlandais, qui sont accusés d’avoir violé la législation qui interdit la perturbation de l’harmonie religieuse, risquent entre deux et cinq ans de prison.
Une des personnes arrêtées est Timo Valtonen, chef de la campagne électorale de Mika Niikko, député des Vrais Finlandais. M. Valtonen dirige l’organisation chrétienne Joosua Missio.
Le ministère finlandais des Affaires étrangères annonce d’avoir été en contact avec les autorités malaisiennes.
HS/A18

Défense

Un exercice militaire peu commun prévu pour le printemps prochain
La Finlande accueillera pendant deux mois au printemps prochain l’édition 2019 de l’exercice militaire multinational Bold Quest. Il s’agit d’un exercice hors du commun car il se déroulera sur le sol finlandais et sera commandé par les Etats-Unis.
Cet exercice qui réunira 19 pays et l’OTAN est consacré aux missions d’identification, d’appui aérien et de cyberdéfense. La compatibilité des systèmes de commande seront également testés.
« Des exercices militaires sur le sol finlandais commandés par des Finlandais m’ont paru être un bon principe, ce n’est pas le cas du Bold Quest », affirme le vice-président de la commission parlementaire de défense, Mika Kari (social-démocrate) qui souhaiterait obtenir plus d’informations sur ces manœuvres.
Le projet international des exercices et de la formation de la défense nationale contient 92 exercices internationaux pour l’année 2019 ce qui représente une légère augmentation par rapport à cette année avec un coût qui passera de 8,8 millions à 11 millions l’année prochaine.
Une grande partie de cette somme, 4,5 millions d’euros, sera consacrée au Bold Quest et essentiellement affectée à la mise en place des infrastructures.
TS22.11/8

Russie - Commerce

Village outlet de Vaalimaa
Selon Helsingin Sanomat, un village outlet a été construit à Vaalimaa, près de la frontière entre la Finlande et la Russie. L’inauguration aura lieu la semaine prochaine. Il y aura des dizaines de magasins outlet, aussi des marques qui ne sont pas encore vendues en Finlande. Le village est ciblé surtout pour les touristes russes.
Pasi Nurkka, directeur de TAK, société de recherche sur le tourisme, estime que la construction d’un tel village est risquée, vu que le nombre de voyages des achats par les Russes n’est plus que deux tiers de ce qu’il avait été en 2013 (5,3 millions de voyages). Le cours du rouble a commencé à baisser en 2013.
HS/A16-17

Politique intérieure

Partis politiques

Premier débat organisé par EK
Helsingin Sanomat rapporte que l’on peut noter que les élections législatives approchent, vu que la Confédération du patronat et de l’industrie EK a réussi à réunir pour un débat les présidents des neuf partis politiques représentés au Parlement. Pekka Haavisto, récemment élu président des Verts, y a participé pour la première fois.
Les thèmes principaux ont été l’immigration liée à l’emploi.
Le quotidien note que le président du Rassemblement national Petteri Orpo a nettement pris ses distances avec Jussi Halla-aho, président des Vrais Finlandais. Selon M. Orpo, son parti ne participera pas à un gouvernement avec les Vrais Finlandais.
HS/A13

Economie

M. Lundmark à la tête de EK
Le PDG de Fortum Pekka Lundmark va succéder au PDG d’Elisa M. Mattila comme président du conseil d’administration du patronat EK.
AL

France - Finlande

Culture

Un violon français pour la philharmonie de Tampere
L’orchestre philharmonique de Tampere va recevoir la semaine prochaine un violon français de grande valeur (350 000 euros). Il s’agit d’un Vuillaume de 1873 qui appartient à la société d’assurance LähiTapiola.
Le premier violon de l’orchestre l’a choisi parmi un grand nombre d’instruments prestigieux.
AL

Mercredi 21 novembre 2018

Politique étrangère et européenne

Défense – UE

« Selon Federica Mogherini : Nous ne sommes pas une alliance militaire et nous ne sommes pas en concurrence avec l’OTAN » HS
Helsingin Sanomat rapporte que les propos d’Emmanuel Macron et d’Angela Merkel sur une armée européenne ont été commentés à Bruxelles par la haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini. « Nous ne sommes pas une alliance militaire et ne sommes pas en concurrence avec l’OTAN. Nous ne construisons pas une armée européenne », a-t-elle déclaré aux journalistes à l’issue de la réunion des ministres de la Défense à Bruxelles.
Selon le ministre de la Défense Jussi Niinistö, la ministre française des Armées, Florence Parly a pris la parole pour apaiser la situation en soulignant les importants rôles de l’Union européenne et de l’OTAN, et le désir de la France d’avoir pour l’Europe des soldats mieux équipés et mieux formés.
Les discours sur une armée européenne ont touché un point sensible car le président américain Trump avait déjà critiqué plusieurs pays de l’UE membres de l’OTAN en raison de leur contribution insuffisante au budget militaire, estime HS.
M. Jussi Niinistö estime que les visions exprimées par M. Macron et Mme Merkel sont largement rhétoriques. « Ils ne veulent pas dire que nous sommes en train de construire une armée européenne commune. Même l’OTAN n’a pas d’armée commune mais ce sont seulement les Etats membres qui agissent ensemble. Le problème est que les Etats-Unis ont réagi [à ces propos]. C’est pourquoi il y eu ce mouvement d’explication », déclare M. Niinistö.
HS

Politique intérieure

Partis politiques

Le PSD pourrait avoir 50 sièges
Uusisuomi.fi publie un article sur la projection en sièges des différents partis politiques aux élections législatives.
A 145 jours des élections, Jukka Manninen, directeur de recherche d’Ellun Kanat, think tank du Kokoomus, estime que le PSD pourrait avoir 50 sièges au Parlement et le Rassemblement national 45 sièges. Le Centre en obtiendrait 35, soit 14 de moins qu’aux élections législatives de 2015.
Les Vrais Finlandais en auraient 19, l’Alliance des gauches 18 et l’Alliance verte également 18 sièges.
M. Manninen, qui rappelle que PSD a souvent atteint le pic de sa popularité déjà 3 à 5 mois avant les élections, se demande si le parti arrivera à maintenir ce rythme jusqu’aux élections. Il note aussi que la popularité du Rassemblement national s’est souvent améliorée juste avant les élections.
Selon M. Manninen, « les circonscriptions les plus intéressantes et les plus difficiles à évaluer sont celles d’Uusimaa (province autour de la capitale), de Varsinais-Suomi (Turku) et de la Finlande du sud-est ».
La projection de M. Manninen est basée sur les sondages d’Yle, d’Helsingin Sanomat et d’Aamulehti.
uusisuomi.fi

Parlement

Groupe de travail sur la politique climatique
Selon Turun Sanomat, les présidents des partis politiques représentés au Parlement se sont réunis hier, sous la direction du Premier ministre Juha Sipilä à Kultaranta (résidence de fonction du Premier ministre). Ils se sont mis d’accord sur la création d’un groupe de travail sur la politique climatique. Le groupe de travail sera présidé par le ministre de l’Environnement Kimmo Tiilikainen.
« Notre objectif est d’obtenir des résultat d’ici le 20 décembre. Nous cherchons surtout des mesures en vue de la présidence finlandaise de l’Union européenne en 2019 », selon M. Sipilä.
Les représentants de l’opposition ont été satisfaits de cette rencontre. « Il faut évoquer le niveau des objectifs finlandais. Il y a encore beaucoup de travail à faire », selon Li Andersson, présidente de l’Alliance des gauches.
TS/13

Emploi

Taux d’emploi
Turun Sanomat relève que selon le Centre national de la statistique, le taux d’emploi a été de 71,8 % en octobre. On estime que le gouvernement atteindra son objectif, 72 %, avant les élections législatives.
TS/2

« Interrogations sur la lente augmentation du taux d’emploi » KL
Kauppalehti rapporte que l’économiste Timo Vesala estime que l’augmentation du taux d’emploi ne résulte pas seulement de l’amélioration de l’emploi mais est aussi dû à des raisons démographiques puisque la population active est en diminution.
Selon les économistes du groupe OP, la croissance du taux d’emploi va se ralentir l’année prochaine.
L’économiste de Danske Bank Jukka Appelqvist considère pour sa part que « les ressources humaines les plus faciles à employer ont été mobilisées. Il rappelle que selon l’institut des statistiques, 57% des emplois ouverts du troisième trimestre sont considérés par les employeurs comme très difficiles à pourvoir.
KL

Egalité

Toujours peu de femmes dans les conseils d’administration des grandes entreprises
Les femmes occupent seulement 29% des sièges des conseils d’administration des entreprises cotées en bourse. Pour les grandes entreprises, la situation est un peu meilleure avec 34% de femmes dans les conseils d’administration.
Seulement une des 126 sociétés cotées en bourse est dirigée par une femme.
KL HS

L’égalité progresse, les différences entre les sexes se renforcent
Helsingin Sanomat rapporte qu’il y a moins de femmes qui étudient les sciences dures et la technologie dans les pays nordiques (20% environ des diplômés de ces matières) qu’en Algérie, Albanie ou Indonésie (environ 40% des diplômés de ces matières).
HS estime que le paradoxe de l’égalité se voit bien dans les choix d’éducation des élèves. Dans les pays où l’égalité entre les sexes est importante, les filles et les femmes peuvent en principe choisir leur profession et elles sont incitées à briser les rôles traditionnels. Néanmoins, dans les pays nordiques, les femmes sont toujours moins nombreuses à vouloir devenir ingénieur que dans beaucoup d’autres pays où l’égalité entre les sexes est moins importante.
HS rappelle que les jeunes finlandaises ont de meilleurs résultats que les garçons dans l’étude PISA en sciences et en lecture. La différence entre les filles et les garçons est toutefois plus importante en lecture qu’en science, ce qui pourrait expliquer que les filles choisissent les études de lettres et les garçons la science.
HS relève aussi que dans les années 1990, la part des filles qui étudiaient l’informatique était de 30% environ, mais que depuis ce ratio a fortement diminué. Cela pourrait être dû à l’arrivée d’une génération où les garçons qui avaient été élevés aux jeux électroniques sont arrivées en âge de faire des études.
HS/Lun

Défense

Pour la première fois, une femme nommée commandante d’escadre
Le lieutenant-colonel Inka Niskanen est nommée commandante de la 31ème escadre des chasseurs dans l’escadron de Carélie à compter du début de l’année prochaine.
Première femme à occuper un poste de commandant d’escadre dans l’armée de l’air finlandaise, Inka Niskanen aura sous ses ordres entre 50 et 100 personnes et de 20 à 25 appareils. Promue lieutenant-colonel en juin dernier, elle succède au lieutenant-colonel Tomi Böhm.
Niskanen est la femme la plus haut-gradée dans l’armée finlandaise où sa carrière est tout à fait exceptionnelle. Après avoir effectué un service militaire volontaire en 1997, elle a été l’une des deux premières femmes à accéder à la formation de pilote dans l’armée de l’air et fut la première à être reçue à l’Ecole d’élèves officiers de la section de l’armée de l’air de l’Ecole des Hautes études de défense nationale en 1998.
Sur le plan international Niskanen est une des premières femmes formées pour piloter des avions de combat. Son premier vol sur un F-18 a eu lieu en 2002.
KS21.11/10

Mardi 20 novembre 2018

Politique étrangère et européenne

Eurogroupe

L’Eurogroupe a discuté d’un budget commun
Helsingin Sanomat rapporte que les ministres des Finances de l’Eurogroupe ont discuté hier de la proposition franco-allemande d’un budget de la zone euro. Le quotidien relève que c’est une idée qui a déjà état soulevée et qui n’est pour l’instant qu’un projet.
Les ministres ont aussi discuté du développement de l’union bancaire et du mécansime européen de stabilité.
HS

Elections européennes

L’ALDE pourrait marcher au pas de la France
Aamulehti rapporte que le groupe des Libéraux européens, l’Alde, qui s’est réuni récemment à Madrid, se prépare aux prochaines élections européennes en coopération avec En Marche du Président Macron.
Aamulehti rapporte que tant le parti du Centre de Finlande que le parti populaire suédois de Finlande étaient satisfaits de cette coopération entre Alde et En Marche.
AL

Brexit

Propos de Sampo Terho
Le ministre des Affaires européennes, Sampo Terho, a participé à une réunion avec ses homologues à Bruxelles. Il note que, pour la Finlande, il importait que les futures relations et la relation commerciale avec le Royaume-Uni fonctionnaient bien. Pour lui, il existe une marge de manœuvre : « Si la Grande-Bretagne souhaite une période de transition plus importante, je n’y vois pas d’obstacle. »
M. Terho estime qu’il est clair que Mme May fera tout pour convaincre les siens de l’accord.
HS/A25

Défense européenne

L’Union européenne prépare plusieurs projets de défense communs
Une école du renseignement de l’UE et un drone européen – la Finlande participera au développement de nouveaux projets de la défense
Une école du renseignement de l’Union européenne, le développement d’un drone européen de longue portée, un véhicule à chenilles… Les ministres de la Défense et des Affaires étrangères de l’UE ont traité lundi dernier 17 projets de coopération en matière de la défense de l’UE.
La Finlande participera à un projet coordonné par l’Estonie sur le développement d’un véhicule à chenilles.
Une école du renseignement de l’Union européenne n’est encore qu’au stade de projet. Il s’agirait d’un premier effort en matière de formation du renseignement qui fonctionne actuellement seulement sur le plan bilatéral ou dans le cadre de la coordination d’un petit groupement de pays.
La Finlande participera à deux projets en qualité de pays observateur : au développement du drone et à la défense contre les drones.
L’amélioration de la mobilité militaire est l’un des projets les plus avancés. La réunion de lundi dernier traitait précisément des efforts pour accélérer des passages frontaliers et l’uniformisation des formalités douanières et du développement de l’infrastructure.
HS20.11

Editoriaux
« La coopération de défense avance mais il n’y aura pas d’armée de l’UE » HS
« L’armée européenne commune en vue » Hbl
« Les discours sur une armée européenne commune ne font pas avancer sa création car il n’existe pas de projets dans ce sens. Ces discours peuvent cependant affaiblir les relations en matière de défense entre l’Europe et les Etats-Unis. D’ailleurs le président russe, Vladimir Poutine encourage les Européens à créer leur propre armée. Pour lui, le projet est séduisant car il divise les pays européens », estime l’éditorialiste du Helsingin Sanomat.
« En évoquant l’idée d’une armée commune, Emmanuel Macron et Angela Merkel cherchent sans doute à renforcer la résolution des Européens. Il conviendrait néanmoins de préciser les propositions pour éviter les contresens. En même temps, la coopération européenne en matière de défense avance réellement et considérablement, mais pas forcément de façon dramatique », conclut l’éditorialiste.
L’éditorialiste du Hufvudstadsbladet note que le président Sauli Niinistö fait certainement partie de ces gens qui applaudissent en entendant les propos des deux leaders européens lorsqu’ils expriment le besoin croissant d’une défense européenne commune entre les pays membres. Le président parle en effet depuis longtemps d’une alternative européenne à une adhésion à l’OTAN.
« Le fait que les pays de l’UE non-membres de l’OTAN travaillent en collaboration avec les pays de l’OTAN ne sera certainement pas vu d’un mauvais œil par le quartier général de l’OTAN à Bruxelles, ni même par Washington. Cela va tout à fait dans le sens des propos de Donald Trump qui réclame la prise en main des Européens de leur propre défense. »
HS20.11 HBL20.11/4

Armée de l’Air

Projet HX
Selon Kauppalehti, l’américain F-35 et le suédois Jas Gripen seraient les favoris de l’armée de l’air finlandaise
Le directeur du programme de l’acquisition HX, l’ancien commandant de l’armée de l’air Lauri Puranen dément l’information diffusée par Kauppalehti. « Il ne faut pas croire les rumeurs. Généralement, les sources de ces rumeurs ne participent d’aucune façon aux prises de décision. Par conséquent, leurs opinions n’ont aucune importance », déclare Puranen.
KL20.11/A6

Investissements étrangers en Finlande

Les investissements chinois sont en hausse
Keskisuomalainen rapporte que les Chinois ont investi beaucoup plus en Europe qu’aux Etats-Unis pendant l’année en cours, en raison de la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis.
L’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne ont commencé à surveiller ou limiter les investissements étrangers dans certaines branches de l’industrie afin de protéger les possessions stratégiques.
Selon Antti Ripatti, économiste à l’université d’Helsinki, en Finlande, les branches stratégiques sont protégées de façon qu’elles restent en possession de l’Etat, par exemple pour Patria.
M. Ripatti souligne toutefois que les privatisations des infrastructures peuvent toutefois poser des problèmes. Il prend comme exemple Caruna, société qui a le monopole de distribution de l’électricité. La société est née après la privatisation du réseau électrique de Fortum.
Les projets d’investissements chinois en Finlande pendant les dernières années sont les bioraffineries de Kemi et Kemijärvi et Finnpulp à Kuopio, qui n’ont pas encore été réalisés. De même les sociétés Jot Automation, OptoFidelity, Okmetic et Rightware ont été vendues aux Chinois. Le siège européen de la société chinoise Powervision se trouve à Espoo.
En 2016, les Chinois ont investi 6,9 milliards d’euros en Finlande. Ce record est cependant surtout dû à l’acquisition de Supercell par un groupe chinois.
Les plus grands investisseurs étrangers en Finlande sont les pays nordiques, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et les Etats-Unis. En ce moment, la Chine serait parmi les dix premiers investisseurs étrangers.
KS/sam/28

Emigration

Fuite des cerveaux
Selon Keskisuomalainen, le patronat de l’industrie technologique s’inquiète de la fuite des cerveaux. Tous les ans, il y a un déficit de plus de 2 000 diplômés d’études supérieures.
« Il nous manque des experts dans toutes les branches de l’industrie technologique », selon Matti Mannonen, directeur de politique économique au patronat de l’industrie technologique. Selon M. Mannonen, il faut augmenter le nombre d’étudiants, il faut attirer les étudiants étrangers pour qu’ils restent en Finlande après les études et il faut faciliter l’immigration liée au travail.
KS/sam/A29

Finlande – Russie

La Finlande a convoqué l’ambassadeur russe pour un entretien sur le brouillage gps
La Finlande a convoqué l’ambassadeur russe à Helsinki, Pavel Kouznechov, pour un entretien, lundi. Sari Rautio, chef du département de la politique de sécurité et de la gestion de crise, relève que la Finlande a exprimé son inquiétude concernant le brouillage et son influence sur la sécurité de l’aviation.
L’ambassade de Russie en Finlande a publié un communiqué en la matière, qui laisse entendre que la Finlande n’aurait pas présenté de preuve sur la source des brouillages. Le communiqué fait état de la volonté de la Russie de renforcer les échanges entre les autorités des deux pays concernant la navigation des vols civils.
Selon Matti Anttonen, secrétaire d’Etat, qui s’est entretenu avec M. Kouznechov, il s’est agi d’une vraie discussion, pas d’un monologue. La sécurité intéresse les deux parties.
Il s’attend à ce que les entretiens sur la question se poursuivent. Mme Rautio dit elle aussi que la Finlande souhaite plus d’informations de la part de la Russie, ainsi qu’un comportement responsable.
HS/A9

Politique intérieure

Projet de loi sur le renseignement

Selon M. Scheinin, 12 % des articles du projet de loi sont en contradiction avec la Constitution
Helsingin Sanomat rend compte des propos de Martin Scheinin, professeur de droit international et des droits de l’homme, qui relève que la Commission des lois constitutionnelles a soulevé que 30 articles du projet de loi sur le renseignement étaient en contradiction avec la Constitution.
Ces problèmes concernent les lois sur le renseignement civil tant que celles sur le renseignement militaire.
Pour M. Scheinin, il est clair qu’il faudra rectifier ces 30 points. Il regrette toutefois que les commissions de la défense et de l’administration, chargées du projet, ne disposent pas de l’expérience ni de l’expertise nécessaires.
Il n’exclut pas que la Cour de justice de l’UE ou la Cour européenne des droits de l’homme prennent position sur les projets de loi finlandais.
HS/A14

Education

Débat sur l’impact du numérique
Helsingin Sanomat a publié une information selon laquelle, d’après les résultats à paraître d’une étude réalisée au printemps, l’utilisation du numérique à l’école aurait conduit à une baisse des résultats et à une augmentation des inégalités entre les élèves.
La ministre de l’Education a commenté cet article en arguant que les écoles finlandaises utilisaient de manière modérée le numérique et que les élèves étaient dans une société où les écrans sont nombreux et l’école ne peut pas être isolée de son environnement.
Selon Helsingin Sanomat, l’étude ferait ressortir que le renforcement du numérique à l’école et l’augmentation des méthodes par lesquelles les élèves s’autorégulent aurait un lien avec la chute des résultats des élèves finlandais dans les études PISA depuis 2006 et surtout 2009.
Le directeur de l’Enseignement Olli-Pekka Heinonen critique toutefois cet article qui vise des programmes pédagogiques mis en place en 2016 alors que les résultats des dernières études PISA sont de 2015.
HS

Education – Emploi

Les entrepreneurs veulent que l’apprentissage concerne aussi les diplômés de l’université
Le syndicat des entrepreneurs SY souhaite que les contrats d’apprentissage qui concernent actuellement les élèves issus des écoles professionnelles puissent être élargis pour les étudiants issus des universités. Cela permettrait aussi de renforcer les liens entre les universités et les entreprises.
Le patronat EK ne poursuit pas cet objectif.
HS

Social

Le secteur public se prépare à des grèves
Helsingin Sanomat rapporte que le syndicat des professions du secteur public JUKO (qui compte 200 000 membres, principalement dans l’enseignement) se prépare déjà à des négociations difficiles de la prochaine convent ion salariale en 2020. « Il y aura des conflits sociaux si l’employeur souhaite à nouveau affaiblir la situation des employés », selon le Président de Juko Olli Luukkainen.
HS

Forêts

Sondage sur les coupes de bois
Keskisuomalainen relève que selon les résultats d’un sondage sur les coupes de bois, 49,4 % des personnes interrogées souhaitent maintenir les abattages au niveau actuel, 32,2 % veulent les diminuer et 9,1 % souhaitent les augmenter alors que 9,3 % ne se prononcent pas.
39,6 % des femmes et 24,6 % des hommes souhaitent diminuer les coupes de bois. 54,4 % des hommes et 44,6 % des femmes sont satisfait du niveau actuel.
45 % des centristes veulent augmenter les coupes de bois, tandis que 40 % des Verts préfèrent les diminuer.
Les personnes âgées et ceux qui gagnent le plus sont plus favorables aux coupes des forêts.
Le sondage a été effectué par l’institut Tietoykkönen entre le 17 et le 21 octobre auprès de mille Finlandais.
En 2017, 72,4 millions m³ d’arbres ont été abattus en Finlande. Selon le centre national des ressources naturelles Luke, les abattages des arbres augmenteront à 77 millions m³, donc un nouveau record. L’objectif de la stratégie forestière finlandaise est de 80 m³ par an.
KS/sam/26-27

Défense

« La danse des généraux est en marche » TS
Le mandat de l’actuel commandant des forces de défense finlandaises, Jarmo Lindberg, arrivera à échéance l’année prochaine et la liste des possibles successeurs commence à être longue, rapporte Turun Sanomat.
Tout dépend des relations entre le commandant et le président de la république, chargé de la nomination. Dans l’éventualité où le général Lindberg de souhaiterait pas se présenter pour un second mandant ou ne serait pas reconduit, quelques noms surgissent parmi les généraux de la défense nationale.
Le chef de la stratégie, le lieutenant-général Kim Jäämeri, le chef de l’état-major des forces de défense Timo Kivinen, le chef des opérations Eero Pyötsiä, le commandant de l’armée de terre Petri Hulkko – tous ayant le grade de lieutenant-général peuvent prétendre succéder à Lindberg. Le nom du général de division Timo Rotonen serait également évoqué.
TS20.11/8

Météo

Il n’y a jamais eu aussi peu de neige
Il y a actuellement moins de neige en Finlande que jamais, à cette époque de l’année, depuis qu’il existe des statistiques sûres en la matière, c’est-à-dire depuis les années 1950. Tout au nord du pays, il y a seulement une couche de neige de quelques centimètres.
HS/A11

Lundi 19 novembre 2018

Politique étrangère et européenne

Brexit

« L’accord sur le Brexit est un soulagement pour les Finlandais » AL
« La Finlande peut remercier l’Irlande » AL
Aamulehti estime que l’accord sur le Brexit qui prévoit une poursuite de l’union douanière jusqu’en fin 2020 est bon pour le commerce finlandais avec le Royaume-Uni.
Visa Noronen (Aamulehti) écrit que, pour la Grande-Bretagne, l’accord sur le Brexit est mauvais, au moins plus mauvais que l’adhésion car elle perd toute influence sur les décisions sans pour autant retrouver son indépendance. Pour la Finlande en revanche, c’est un bon accord : les marchandises et les personnes peuvent circuler et la Finlande garde une influence sur les décisions. La Finlande peut remercier l’Irlande qui a exigé qu’il n’y ait pas de frontière avec l’Irlande-du-Nord. L’UE a montré sa force : elle a obtenu un accord qu’un petit pays comme la Finlande n’aurait pas pu obtenir.
Cela garantit la position de la Finlande à l’avenir aussi. Il n’y a pas de raison que l’UE accepte à l’avenir un accord de libre-échange qui soit moins bon que la situation actuelle.
AL

Finlande – Russie

La Finlande a convoqué l’ambassadeur russe pour un entretien sur le brouillage du GPS
Le ministre des Affaires étrangères Timo Soini a dit, vendredi, que la Finlande avait convoqué l’ambassadeur russe à Helsinki, Pavel Kouznechov, pour un entretien prévu aujourd’hui lundi.
M. Soini note que la question du brouillage du GPS a été évoquée avec des sénateurs américains lors de son déplacement aux Etats-Unis. « C’est une question qui les intéresse concernant la Finlande et la Norvège. »
KS/sam/22

Déplacement de Timo Soini aux Etats-Unis

Le ministre des Affaires étrangères a rencontré son homologue Mike Pompeo
Le ministre des Affaires étrangères Timo Soini, note que sa rencontre avec son homologue M. Pompeo a été marquée par les bonnes relations bilatérales. Selon lui, les Etats-Unis s’intéressent clairement aux expériences et avis des Finlandais. Notamment depuis le sommet Trump-Poutine l’été dernier, la Finlande est perçue comme un acteur digne de confiance qui arrive à organiser et promouvoir des questions.
La sécurité et les crises ont dominé les entretiens. Concernant la situation au Yémen, un optimisme prudent a été présent lorsque les ministres ont parlé de ce que l’Europe et les Etats-Unis pourraient faire de plus ensemble pour mettre fin à la situation sur place.
M. Soini dit qu’il a évoqué le traité FNI sur l’interdiction des forces nucléaires de portée intermédiaire en soulignant son importance pour la sécurité de l’Europe.
Concernant la volonté de ces derniers temps des Etats-Unis de se retirer de l’ordre mondial basé sur les règles et les conventions communes, M. Soini dit que le sujet a été survolé avec M. Pompeo. Pour M. Soini, il semblerait que l’administration américaine n’a rien contre le multilatéralisme en soi, mais qu’il y a une certaine frustration en ce qui concerne sa lenteur et le fait qu’il ne fonctionne pas bien au niveau de l’ONU et d’autres institutions.
KS/sam/26

Projet de loi sur le renseignement

La commission des lois constitutionnelles contre une surveillance collective des citoyens
La Commission des lois constitutionnelles souligne, dans son avis sur le projet de loi sur le renseignement, l’importance d’un contrôle plus stricte sur les activités de renseignement sur des particuliers.
Pour la commission, des attributions augmentées à la police et aux forces armées en matière de renseignement nécessiteront que les autorités qui surveillent ces activités aient elles aussi de meilleures possibilités de contrôle.
La commission estime que l’intéressé devra toujours être informé d’une intervention qui consiste à ouvrir ses messages tels que le courrier électronique.
La commission se prononce contre une surveillance générale collective sur les citoyens.
HBL/sam/14

Point de vue
« Il faut soigneusement préparer la loi sur le renseignement » HS
Helsingin Sanomat publie un billet de Tuomo Pietiläinen, qui rend compte des propos de Martin Scheinin, professeur de droit international et de droits de l’homme, qui rappelle que la Commission des lois constitutionnelles a soulevé des dizaines de problèmes dans le projet de loi. Trente points sont en contradiction avec la Constitution.
M. Scheinin se demande si la commission de la défense et celle de l’administration disposent de suffisamment d’expérience, de capacité et de volonté pour trouver des solutions à ces problèmes.
Pour M. Pietiläinen, il serait important que l’expérience, la capacité et la volonté existent pour éviter que le projet de légiférer sur une législation importante pour la sécurité nationale échoue.
Comme le projet est très vaste et complexe, les députés dépendent grandement de ce que disent les spécialistes. Ceux qui maîtrisent tous les détails du projet sont rares.
HS/sam/A16

Défense

Des militaires à la retraite participeront aux négociations sur l’acquisition HX en qualité d’expert-conseils
La défense nationale a changé son principe de règlement concernant le projet HX en permettant aux officiers à la retraite finlandais mandatés par les fabricants d’avions de combat de participer aux négociations.
De nombreux fabricants de chasseur utilisent des ex-officiers de la défense nationale en qualité d’expert-conseils. Il s’agit d’un revirement total de la part de la défense nationale qui, en 2016, avait interdit la participation des conseils aux réunions entre l’armée finlandaise et les fabricants des appareils.
Les négociations préliminaires du projet HX viennent de prendre fin. Les réponses aux appels d’offre sont attendues pour janvier 2019.
Ces expert-conseils aident les fabricants dans les questions nécessitant une connaissance de la Finlande.
L’ex chef de l’état-major de l’armée de l’air, le général de brigade Kari Salmi représente le fabricant Saab. L’ancien commandant de la marine, le vice-amiral Kari Takanen est l’expert pour Dassault et Lockheed Martin est représenté par le colonel de réserve Ossi Sivén.

L’ex ministre de la défense Jan-Erik Enestam fait du lobbying pour les avions de BAE Systems Eurofighter Typhoon. Il agit par sa propre société de conseil et il n’a pas reçu d’invitation à participer aux négociations.
L’ancien commandant des forces de la défense Juhani Kaskeala qui représente Boeing par l’entremise de Blic Oy, n’envisage pas de participer aux négociations. Il estime que le fabricant possède l’information nécessaire en raison de la précédente acquisition des F-18.
AL19.11/A8

Patria obtient une prolongation pour le contrat d’entretien des hélicoptères NH-90 de Norvège
L’organisation de logistique de la défense nationale norvégienne NDLO a choisi Patria pour se charger dans l’avenir de l’entretien des hélicoptères NH-90 de la Norvège.
Un premier contrat signé en 2017 pour une durée de deux ans qui contenait déjà l’option d’une prolongation a ainsi été reconduit pour la durée d’un an à compter d’avril 2019.
Le contrat avec ses options est évalué à environ dix millions d’euros.
KS17.11/29

Point de vue
« La Finlande devra faire des choix » HS
« La Finlande participe aux organisations liées aux initiatives de défense britannique, allemande et française. De plus, nous collaborons avec les pays nordiques dans le cadre de Nordefco, en tripartite avec la Suède et les Etats-Unis, et bilatéralement avec la Suède », note le professeur à l’Ecole des hautes études de la défense nationale, Tommi Koivula.
Il rappelle toutefois qu’une collaboration renforcée entre pays partageant un même esprit comporte des risques. « Du point de vue de l’UE ou de l’OTAN, la cohésion interne des organisations risque de s’affaiblir en raison de cette collaboration de défense différenciée, dictée par des menaces et des spécificités régionales », estime Koivula.
« Il semblerait que, dans les discussions récentes en Finlande, l’attention principale soit passée de la question de l’adhésion à l’OTAN à des solutions de coopération en matière de défense », constate Koivula.
« Nous devons résoudre la question de savoir si nous voulons intensifier le point de vue de nos régions environnantes ou si nous souhaitons renforcer les structures de sécurité européennes plus larges. Quelle direction choisir pour notre politique de défense ? » demande Koivula.
HS17.11/A5

Climat

Conférence de Katowice, propos d’Outi Honkatukia
Outi Honkatukia, négociateur en chef de la Finlande, ne s’attend pas à des avancées importantes lors de la conférence de Katowice.
Elle estime qu’il est clair dès maintenant, que les engagements pris à Paris ne sont pas suffisants à la lumière du rapport du GIEC.
AL/dim/A19

Politique intérieure

Gouvernement

M. Sipilä en faveur d’une politique de boisement
Le Premier ministre critique les propos du Président du PSD Anntti Rinne qui souhaite diminuer les coupes de bois.
Il rapporte que le ministère de l’agriculture et de la sylviculture et le ministère de l’Environnement préparent actuellement un rapport sur la possibilité d’augmenter la surface des forêts en Finlande. Il espère qu’un tel plan pourra figurer dans le programme du prochain gouvernement.
AL

PSD

Antti Rinne critique la réforme Sote et a des objectifs climatiques ambitieux
Le Président du PSD a critiqué la réforme des services sociaux et de santé promue par l’actuel gouvernement. Il a aussi présenté des propositions pour augmenter la natalité, notamment par la gratuité des crèches.
Il a aussi présenté un programme ambitieux pour le climat pour que la Finlande ait un bilan carbone neutre dès 2035 et ensuite rapidement négatif.
AL KS

Verts

Les Verts veulent geler les projets d’usine de cellulose
Le parti des Verts s’oppose à une augmentation des coupes de bois. Le projet du Premier ministre d’augmenter le boisement ne permettrait pas, selon les Verts, d’augmenter les coupes de bois au niveau prévu par le gouvernement.
Le Président des Verts a critiqué le gouvernement pour les coupes budgétaires dans l’éducation que M. Haavisto a qualifié de « dramatiques ».
AL

Energie éolienne

La réticence des Vrais finlandais a arrêté les projets éoliens pour un an
Helsingin Sanomat note qu’au début 2018, il y avait 70 projets de réacteurs éoliens disposant déjà d’un permis de construire. La capacité de ces projets s’élève à 3,5 gigawatts. 150 projets étaient dans une phase mois avancée. Leur capacité correspondrait à 9,4 gigawatts.
Ces projets ne seront toutefois pas terminés cette année, du fait du retard qu’a pris la préparation d’un nouveau système de soutien pour les énergies renouvelables, lancé en 2016. Les Vrais Finlandais ont à l’époque souhaité faire faire des enquêtes sur les effets de l’énergie éolienne sur la santé. Ils ont fait état d’informations tirées de documents falsifiés sur des effets néfastes pour la santé. L’enquête a été publiée en 2017.
La commission qui a piloté la préparation du système d’aides a été dirigé par Kaj Turunen (Vrais Finlandais, puis Avenir bleu) qui a freiné la préparation en arguant sur le fait qu’il ne fallait pas favoriser l’énergie éolienne aux dépens des autres formes d’énergie. Or, les projets d’autres sources d’énergie renouvelable n’étaient pas suffisamment avancés pour pouvoir obtenir une aide.
Lorsque M. Turunen a quitté l’Avenir bleu pour le rassemblement national, il a été remplacé par une autre personne à la tête de la commission de l’administration, et le mécanisme de soutien à l’éolien a été adopté en mai 2018.
Après une année de perdue, les projets de construction devraient repartir, avec une nouvelle capacité de plus de 300 mégawatts en 2019.
HS/dim/B18

Taxe sur le transport aérien

Seuls deux groupes parlementaires y sont favorables
Keskisuomalainen rapporte que comme seuls les Verts et l’Alliance des gauches sont favorables à l’introduction dans le programme du prochain gouvernement de la mise en place d’une taxe sur le transport aérien, il est fort probable que cette taxe ne se réalisera pas.
Le Centre note que la taxe nuirait au tourisme, et le Rassemblement national estime que du fait de la nature internationale de l’aviation, l’effet d’une démarche nationale serait minime.
Le PSD préconise lui aussi des mesures à l’échelle internationale. Il souhaite étudier l’effet d’une taxe sur le transport aérien et les émissions.
Yle souligne qu’une telle taxe a été mise en place en Suède.
KS/lun/8 Yle

Premier ministre

Riikka Pakarinen rejoint l’Union des brasseurs
Kauppalehti rapporte que la conseillère pour les Affaires européennes du Premier ministre, Mme Riikka Pakarinen qui envisageait de se représenter aux élections européennes du printemps prochain a finalement décidé de rejoindre le secteur privé.
Elle deviendra à partir du 1er janvier prochain, présidente de l’union des brasseurs finlandais. Son objectif est de faire campagne pour une baisse de la fiscalité sur la bière qui est en Finlande la plus élevée de tous les pays européens.
KL

Démographie

La diminution de la population se profile à l’horizon
Les nouvelles prévisions démographiques de l’institut national des statistiques ont été publiées vendredi.
On relève une baisse drastique de la fécondité (de 20% depuis 2010) qui était encore de 1,87 enfants par femme en 2010 et a diminué à 1,49 l’année dernière et devrait même baisser à 1,43 cette année (avec, pour la première fois, moins de 50 000 naissances). Pour les années qui viennent, l’institut prévoit un indice de 1,45.
L’institut des statistiques estime que l’immigration nette sera dans les années à venir de 15 000 personnes par an (soit 2000 de moins que dans les prévisions précédentes faites en 2015).
Selon l’institut, la population devrait continuer à augmenter faiblement jusqu’à 2035 pour atteindre 5,65 millions d’habitants puis diminuer. Il n’y aurait plus que 5,3 millions d’habitants dans cinquante ans, alors que la Suède par exemple continuerait à voir sa population augmenter pour atteindre 13 millions d’habitants (contre 10 millions aujourd’hui).
Le ratio de la population inactive à la population active était de 0,6 l’année dernière et devrait se dégrader constamment pour atteindre 0,8 dans cinquante ans.
On estime que la population active va diminuer de 57 000 personnes d’ici 2030 et même de 200 000 personnes d’ici 2050.
Le chercheur d’Etla Tarmo Valkonen s’inquiète du fait que, « la population active est amenée à diminuer et il y a pourtant actuellement déjà un manque de main d’œuvre ». Selon lui, les prévisions publiées par l’institut devraient avant tout relancer le débat sur l’immigration de travail. « Augmenter l’immigration est plus facile et plus rapide que d’augmenter la natalité, juge-t-il.
Helsingin Sanomat estime que, selon la Banque de Finlande, la dégradation du ratio entre population inactive et population active va entrainer une augmentation du déficit structurel d’environ 600 à 700 millions d’euros par an.
Helsingin Sanomat relève que ces chiffres signifient aussi un défi pour le système de retraites. Il y aura une pression pour une augmentation des cotisations.
Le Premier ministre Juha Sipilä estime que le prochain gouvernement issu des élections de 2019 devra préparer une réforme de la politique familiale. Le ministre des Finances Petteri Orpo considère qu’en plus de la politique familiale, il faut s’assruer que la Finlande soit attractive pour la main d’œuvre étrangère.
Le Président du PSD Antti Rinne considère pour sa part que ces chiffres témoignent de l’échec de la politique familiale du gouvernement.
Le ministre de l’Intérieur Kai Mykkänen souligne l’importance de l’immigration de travail et en appelle à une réforme des permis de travail qui permettrait aux entreprises de recruter plus facilement de la main d‘œuvre étrangère.
HS AL KS

France - Finlande

Carnet

Aline Kaihari fête ses 90 ans
« Française d’origine et Finlandaise de cœur » HS
Helsingin Sanomat et Aamulehti publient un portrait d’Aline Kaihari à l’occasion de ses 90 ans. Elle est installée en Finlande depuis 1954 et est à l’origine de la filière française de Tampere.
HS AL

Vendredi 16 novembre 2018

Politique étrangère et européenne

Brexit

Déclarations du premier ministre Juha Sipilä
Le Premier ministre Juha Sipilä a déclaré que le projet d’accord sur le Brexit répondait aux attentes finlandaises. « Il était bon qu’il y ait suffisamment de pressions [pour que l’on arrive à un accord]. Il aurait été particulièrement fâcheux que l’on arrive à uin Brexit dur. On aurait bien sûr continué à négocier jusqu’au dernier moment. Mais maintenant que nous avons un projet d’accord, nous avons le temps de l’étudier », a-t-il dit. Selon lui, les futures relations entre l’UE et le Royaume-Uni se feront sur le modèle du CETA entre l’UE et le Canada. Cela protègerait les relations commerciales entre la Finlande et la Grande-Bretagne.
Selon lui, les conditions sont désormais réunies pour un conseil européen extraordinaire qui pourrait avoir lieu le 25 novembre. « Nous déciderons alors si nous approuvons ou non le projet d’accord. Il est probable qu’il sera approuvé car il répond aux grandes lignes que nous avions fixées », dit-il.
KS AL

« Un bon accord pour les entreprises finlandaises » HS
Le chef du bureau européen du patronat Taneli Lahti estime que l’accord de Brexit constitue un grand pas en avant. « L’accord est bon pour les entreprises finlandaises car il signifie qu’il n’y aura pas de nouveaux obstacles, notamment douaniers, au commerce ».
La directrice de recherche d’Etla Katarina Nilsson Hakala considère elle aussi que l’accord douanier est un résultat positif pour les entreprises.
M. Lahti relève néanmoins que les entreprises finlandaises doivent se préparer à l’éventualité que cet accord ne soit pas conclu. « En cas de non accord de brexit, les incertitudes seraient importantes, ce qui aurait un effet sur le commerce avec la Grande-Bretagne. Heureusement que la commission a décidé qu’en cas d’absence d’accord, les principales activités comme le transport pourraient fonctionner normalement. Cela permet d’éviter une immense catastrophe dans les relations commerciales ».
HS

« L’industrie du bois-papier espérait un accord » AL
« Les risques directs de la Finlande sont minimes » KL
Aamulehti souligne que l’industrie forestière finlandaise souhaitait vivement un accord sur le Brexit. En effet, la Grande-Bretagne a longtemps été le premier marché pour les exportations finlandaises de bois-papier. Elle est aujourd’hui au troisième rang. « Les exportations ont diminué en 2016 et 2017, mais on ne sait pas quelle est la part du Brexit dans ces diminutions.
Kauppalehti souligne pour sa part que la part du Royaume-Uni dans les exportations de marchandises finlandaises a significativement baissé : de 10% au début des années 2000, elle est passée à environ 5%. Les exportations de service sont en revanche en augmentation. La Grande-Bretagne est le sixième partenaire commercial de la Finlande.
KL AL

Editoriaux
« Le meilleur des accords possibles est toutefois une catastrophe » HS
« Le Brexit est devenu le cauchemar du gouvernement de Mme May » KS
« Vers une Petite-Bretagne » AL
Helsingin Sanomat relève que Mme May a obtenu un accord qui est très éloigné des objectifs qu’elle s’était fixée.
Mais si cet accord est mauvais pour le Royaume-Uni, il l’est aussi pour l’UE, estime HS qui conclut que, « pour les intérêts économiques et politiques du Royaume-Uni à long terme, la meilleure solution serait de rester dans l’UE ».
Aamulehti aussi prône pour un nouveau référendum : si ce n‘est pas une solution facile, cela serait néanmoins la meilleure des solutions.
HS KS AL

Russie – Brouillage du GPS en Laponie

Selon le ministère des Affaires étrangères, les interférences venaient de Russie
Dans un communiqué publié hier, le ministère finlandais des Affaires étrangères indique que les interférences au GPS constatées dans le nord de la Finlande pendant les exercices de l’OTAN venaient de la Russie. Le ministère des Affaires étrangères a communiqué un rapport en la matière à la commission des Affaires étrangères du parlement.
La Finlande considère que les constatations faites par la Norvège sur l’origine du brouillage des systèmes de GPS sont fiables. Le ministère ne peut toutefois pas rendre publiques les raisons pour les détails de ce rapport. « Les détails techniques ne sont pas publics », selon la directrice de la politique de sécurité et de gestion de crise Sari Rautio.
Elle souligne que les relations diplomatiques avec la Russie demeurent bonnes et ne précise pas si le ministère a déjà entre pris une action. « « Nous n’avons rien d’autre à dire à ce stade. Nous avons bien sûr toujours de bonne relations diplomatiques et un dialogue normal qui continue. C’est le canal diplomatique par lequel on traite ce genre de chose », a-t-elle dit à STT. Elle n’a pas non plus précisé quelles étaient les autorités finlandaises qui étudiaient ces interférences « De nombreuses institutions ont l’expertise en la matière », a-t-elle seulement dit.
Le ministère de la Défense de Norvège a indiqué que des interférences venant de la presqu’île de Kola, en Russie, avaient été constatées entre le 16 octobre et le 7 novembre.
STT relève que le ministère des Affaires étrangères finlandais n’a pas précisé si les déclarations finlandaises concernant le brouillage se basaient justement sur les informations norvégiennes ou si la Finlande avait aussi d’autres sources.
Le Premier ministre Juha Sipilä a déclaré qu’il avait toute confiance dans les ionformations norvégiennes.
HS

Politique intérieure

Partis politiques - Sondage

Le PSD accroît son avance, les Verts ont enrayé leur chute
Selon Helsingin Sanomat, le PSD est crédité de 22,4% des intentions de vote, devant le parti du Rassemblement national (Kokoomus) à 19,7%. L’écart entre les deux, s’il n’est pas rédhibitoire, est le plus grand enregistré. Il ne permet toutefois pas de tirer de conclusion sur l’issue des élections d’avril prochain.
Le Centre continue à diminuer pour atteindre seulement 15,4%.
Les Verts ont enrayé leur chute et sont crédité de 12,5%, devant l’Alliance des Gauches à 9,7% et les Vrais Finlandais à 8,7%.
Le parti populaire suédois est crédité de 4,4%, les chrétiens-démocrates de 4% et l’Avenir bleu baisse encore à 1,2%.
HS

Le ministre des Finances souligne que l’on ne peut pas envisager la suppression de la taxe sur les véhicules diesel sans revoir l’ensemble de la fiscalité sur le transport.
Il rappelle que la taxe sur les véhicules diesel rapporte 300 millions d’euros à l’Etat, mais que, par ailleurs, le diesel bénéficie d’une taxe moins élevée sur les carburants qui coûte 700 millions d’euros à l’Etat et qui est destinée notamment à soutenir les transporteurs routiers.
IL

Projet de loi sur le renseignement

Le ministère de la Défense a du rectifier son projet transmis à la commission de l’administration du Parlement
Helsingin Sanomat rend compte du fait que Hanna Nordström, directrice en matière de législation au ministère de la défense avait, de façon erronée, dit à la commission de l’administration, qu’une personne dont les méls auraient été pénétrés lors d’une intervention de la Sûreté nationale Supo ou des forces armées, serait toujours informée de la démarche. Plus tard, Mme Nordström a du rectifier cette information en précisant que si l’autorité ayant contrôlé un message ne le conserve pas, il n’est pas prévu d’en informer le cible.
HS note que le PSD avait soutenu l’étude du projet de loi selon la procédure accélérée sous certaines conditions dont une était que les personnes cibles de ce genre de renseignement en soient toujours informées à posteriori.
Selon Mme Nordström, il ne s’agirait pas d’informer la cible de la pénétration du fait que la violation de la vie privée reste le plus minime possible si le message n’est pas conservé. Informer la cible nécessiterait au contraire que l’on garde le message.
Des membres de la commission de l’administration voient la situation de façon inverse : la protection juridique prévoit un rapport sur l’ouverture des messages afin que l’on soit à chaque fois informée d’éventuelles violations de la vie privée.
HS/A10

Définition du viol dans le code pénal

Initiative populaire
Une initiative populaire sur le fait de tenir compte de l’absence de consentement dans la définition du viol a été signée par plus de 50 000 personnes et sera ainsi soumise à l’étude du Parlement. Les personnes ayant lancé le projet d’initiative, les présidentes des jeunes verts et des jeunes de l’Alliance des gauches, Iiris Suomela et Hanna-Marilla Zidan, annoncent que l’initiative sera remise au Parlement seulement durant la prochaine législature afin de lui assurer une étude approfondie.
HS/A11

Climat - Energie

Le gouvernement effectuera une étude du coût des mesures en faveur du climat
Le gouvernement souhaite que les ministères de l’Environnement, des Finances et de l’Emploi et de l’Economie effectuent une étude du coût des mesures nécessaires pour diminuer les émissions du CO2. Il s’agira d’étudier notamment comment modifier la fiscalité sur l’énergie de façon qu’elle encourage les diminutions d’émissions, quels sont les moyens les moins chers pour couper les émissions plus qu’actuellement, quelles subventions fiscales mériteraient d’être supprimées, comment remplacer les recettes fiscales qui disparaissent avec la suppression des taxes sur les carburants fossiles…
Le rapport devrait être terminé pour fin avril, pour être disponible au moment des prochaines négociations gouvernementales.
Helsingin Sanomat rappelle que l’AIE a déjà recommandé à la Finlande de revoir la fiscalité des carburants de façon à imposer le plus ceux qui polluent le plus.
HS/A33

Forêts

Débat finlandais sur la gestion des forêts
Les forêts finlandaises poussent bien. Elles constituent un puits carbone important qui absorbe 30 à 60 % des émissions de CO2 du pays. Le carbone se stocke dans les sols autant que dans les arbres.
Conformément aux objectifs du traité de Paris, il s’agit de rapidement diminuer les émissions liées aux carburants fossiles.
HS note que diminuer les émissions et augmenter les puits carbone ne peuvent pas s’exclure l’un l’autre. Augmenter les coupes de forêts diminue les puits carbone pour des dizaines d’années. Le puits carbone finlandais correspondait, en 2013 et 2014, à 27 millions de tonnes en équivalent CO2.
Si les coupes de forêt prévues seront réalisées, en 2025-2034, les forêts ne constitueront plus qu’un puits de 13,5 millions de tonnes en équivalent CO2.
En effet, le gouvernement actuel souhaite augmenter les coupes annuelles en les faisant passer de 68 millions à 80 millions de m3 d’ici 2025. La Finlande souhaite faire de ses forêts (de nouveau, et après le boom Nokia) un pilier de son économie. La Finlande souhaite soutenir les efforts de l’industrie forestière qui envisage des investissements en Finlande. Ainsi, le gouvernement souhaite garantir l’accès aux matières premières et favoriser le lancement de nouveaux produits comme les bio-carburants.
Un nombre de chercheurs finlandais ont estimé que les forêts finlandaises toléreront les coupes pour les besoins de l’industrie énergétique et forestière. Ils ont toutefois rappelé que des coupes de 80 millions de m3 par an diminueront le puits de carbone de moitié en 2021-2030 par rapport à la situation actuelle. Ces estimations datent toutefois de l’époque avant le dernier rapport du GIEC.
L’organisation pour la protection de la nature, les Verts et le PSD ont souhaité une modération concernant les coupes de forêts. Le président du PSD, Antti Rinne, estime qu’il n’est pas durable d’envisager de les augmenter par rapport au niveau actuel. Le Centre et le Rassemblement national ne partagent pas cet avis.
Selon les calculs de Luke, centre national de ressources naturelles, passer les coupes de 65 m3 à 80 m3 signifierait une diminution du puits de 22 millions de tonnes en équivalent CO2 au moins pour une durée de 30 ans.
Les émissions actuelles de la Finlande s’élèvent à 60 millions de tonnes en équivalent CO2. Les émissions nettes s’élèvent à 30 millions de tonnes en équivalent CO2.
Il y a 600 000 propriétaires de forêt en Finlande. Les propriétaires privés ont eu des revenus de 1,7 milliard d’euros en 2017. L’industrie forestière annonce employer 140 000 personnes, les sous-traitants compris. Son chiffre d’affaires s’élève à 46 milliards d’euros, compte tenu des effets indirects. L’industrie forestière rapporte 20 % des recettes en matière d’exportations.
Le rôle de cette branche et l’importance des possessions privées fait qu’il n’est pas facile de changer, pour des raisons climatiques, l’idéologie selon laquelle la forêt est une source illimitée de matière première, rapporte Helsingin Sanomat.
Il y a quelques années, les Finlandais voyaient les bio-économies et notamment les bio-carburants à la base de bois, comme avantageux du point de vue du climat. Dans le but d’augmenter le puits de carbone plutôt que de le diminuer, il faudra rectifier cette façon de penser, estime le quotidien.
Cela crée des antagonismes entre ceux qui souhaitent protéger les forêts et ceux qui souhaitent en tirer profit.
Un point s’ajoute au débat. Est-il raisonnable de diminuer les coupes de bois en Finlande si cela ne fait qu’augmenter les coupes ailleurs, pour les besoins de l’industrie forestière et des bio-économies ? se demande Helsingin Sanomat.
HS/13.11/A6-7

Education

Baccalauréat en anglais
Le gouvernement souhaite élargir la possibilité de passer les épreuves du baccalauréat en anglais. La ministre de l’Education, Sanni Grahn-Laasonen (Rassemblement national), estime que cette possibilité augmenterait l’attractivité de la Finlande aux yeux des experts internationaux.
Selon le projet, il serait possible pour un étudiant qui a fait ses études principalement en anglais de passer les épreuves dans cette langue. Pour ce qui est de l’épreuve de la langue maternelle, il faudrait toutefois le faire en finnois ou en suédois même par la suite.
Si le Parlement adopte ce projet, la loi concernerait les étudiants qui commencent le lycée à l’automne 2020 et dont les premières épreuves du bac commenceraient au printemps 2022.
HS/A13

Jeudi 15 novembre 2018

Politique étrangère et européenne

Brexit

« Il n’est pas étonnant que le résultat ne contente personne » HS
La correspondante à Londres du Helsingin Sanomat estime qu’il n’y a probablement personne en Grande-Bretagne qui puisse être satisfait du compromis négocié par Mme May car les défenseurs de la participation à l’UE auraient voulu conserver l’adhésion et les partisans du Brexit se rendent compte que les liens avec l’UE perdurent. Les centaines de pages de l’accord ne satisfont les rêves de personne, mais rien de meilleur ne pouvaiçt être obtenu, estime la correspondante.
La correspondante à Bruxelles du quotidien se demande pour sa part quelle partie, le Royaume-Uni ou l’UE va souffrir le plus de cet accord. Mercredi soir, il n’atait pas encore clair laquelle des deux parties pourraient pré »senter sous le meilleur jour l’accord obtenu, estime-t-elle.
HS

Italie – Budget - UE

Propos de M. Orpo
Le ministre finlandais des Finances, Petteri Orpo (Rassemblement national) souhaite que la Commission européenne intervienne de façon ferme contre les aspirations italiennes d’augmenter le déficit des finances publiques contrairement aux règles européennes. Il estime qu’au besoin, il faudra que la Commission européenne mette l’économie italienne sous surveillance et lui impose des amendes. « Il est extrêmement important que la Commission soit ferme », dit-il.
M. Orpo est conscient du fait qu’il s’agit d’une économie importante à l’échelle européenne, mais pour lui, la crédibilité de la zone euro sera mise à rude épreuve si la Commission n’agit pas. Pour le ministre, il faudrait oser prendre une décision sur des mesures concrètes si l’Italie continue à mépriser les règles. Il note que d’autres ministres des Finances ont souhaité que l’Italie rectifie la situation. « Les sanctions sont prévues pour qu’on les utilise au besoin », rappelle-t-il.
HS/A31

Sécurité – Défense

« Le président Sauli Niinistö se réjouit de la proposition d’Angela Merkel » IS
Le président Sauli Niinistö parle depuis des années d’une défense européenne commune, rapporte Ilta-Sanomat. Les commentaires ont été plutôt sarcastiques et la coopération en matière de la défense a démarré lentement.
Aujourd’hui, suite aux propos du président français et de la chancelière allemande, Sauli Niinistö ne cache pas sa satisfaction. Il se réjouit de cette nouvelle discussion en Europe.
Néanmoins, il se méfie des discours sur une armée commune. Pour lui, il s’agit d’un renforcement de la coopération de défense où chaque pays garde sa propre armée. « L’Union européenne possède 28 armées en Europe, la question est de savoir comment l’Europe entend organiser sa propre sécurité sur une base plus commune et comment elle assurera sa défense. »
Il rappelle que l’OTAN n’a pas non plus d’armée. « Les propos d’Angela Merkel font allusion à une explication en amont aux soupçons nés aux Etats-Unis comme quoi l’Europe serait en train de préconiser un système concurrent, ce qui n’est pas le cas », précise le président Niinistö.
« Il me semble qu’il s’agit d’une solution pratique conforme à l’article 42.7 du traité de Lisbonne que la Finlande a signé il y a dix ans ». La réaction de la Finlande vis-à-vis de la proposition d’une armée commune de l’UE sera conforme à l’article 42.7. La Finlande participe de façon constructive au renforcement d’une sécurité de base européenne », résume le président.
Il rappelle que, pendant deux décennies, certains pays en Europe vivaient dans l’illusion d’un monde beau et bon. « Plusieurs pays européens, à l’exception de la Finlande et peut-être de la France et de la Grande-Bretagne, ont diminué leurs effectifs de défense. Cette illusion a pris fin et nous sommes revenus dans le monde réel. »
Il estime que les propos de Merkel et de Macron se trouvent à peu de chose près sur une même ligne. « Nous formons actuellement cette nouvelle conception sur le fait que l’Europe doit posséder certaines capacités. Notre monde n’est pas aussi beau que nous l’imaginions », conclut le président Sauli Niinistö.
IS15.11

Déclarations du ministre de la Défense Jussi Niinistö
« La proposition d’une armée européenne est considérée en Finlande plutôt comme un moyen de rhétorique que comme une alternative réaliste », écrit Keskisuomalainen.
Pour le chercheur Matti Pesu de l’Institut de la politique étrangère (FIIA), les propos de Merkel et de Macron sont des ouvertures de rhétoriques. Le ministre de la Défense Jussi Niinistö qualifie lui aussi ces propos de « rhétoriques » et précise qu’on n’est aucunement en train de former une armée européenne commune ».
M. Pesu estime que le président Macron cherchait un soutien à l’objectif de créer pour les Européens une capacité d’agir de façon indépendante sans le soutien des Etats-Unis, tout comme l’Initiative européenne d’intervention qui a pour but de renforcer la capacité d’action des pays qui en font partie. Selon M. Pesu, par ses propos Mme Merkel affirmait son soutien à l’idée de M. Macron sur une Europe plus indépendante.
Le président de la commission de la défense, Ilkka Kanerva, rappelle que chaque pays a besoin de son armée et le ministre Jussi Niinistö répète que la Finlande conservera dans l’avenir sa propre défense nationale.
Matti Pesu souhaite qu’il y ait en Finlande une discussion ouverte sur ce que serait la vision finlandaise d’une défense européenne. Il félicite de la participation de la Finlande à l’initiative européenne d’intervention lancée par M. Macron. Cela permettrait de situer la Finlande sur le terrain de la politique de défense et de sécurité européenne et de voir quels sont les pays qui partagent les visions de la Finlande.
KS15.11.

Transports ferroviaires

Ouverture à la concurrence du transport régional
Helsingin Sanomat rend compte du fait que les sept opérateurs de chemins de fer choisis pour continuer dans l’appel d’offres pour l’organisation des transports de trains de banlieue de Helsinki se rendront en Finlande pour des entretiens ces jours-ci.
Une décision concernant l’appel d’offres sera prise en avril 2020.
Outre le finlandais VR, participent le suédois SJ, ainsi que des acteurs qui sont présents sur la scène européenne des transports publics, Arriva Sverige, MTR Nordic, Transdev Sverige, First rail Holdings et The Go-Ahead Group.
HS/A10-20

Politique intérieure

Débat sur le diesel

Selon M. Orpo, la suppression de la taxe sur les véhicules diesel doit faire partie d’une réforme de la fiscalité sur les véhicules
Le ministre des Finances souligne que l’on ne peut pas envisager la suppression de la taxe sur les véhicules diesel sans revoir l’ensemble de la fiscalité sur le transport.
Il rappelle que la taxe sur les véhicules diesel rapporte 300 millions d’euros à l’Etat, mais que, par ailleurs, le diesel bénéficie d’une taxe moins élevée sur les carburants qui coûte 700 millions d’euros à l’Etat et qui est destinée notamment à soutenir les transporteurs routiers.
IL

Economie

Dividendes

Prévisions de la Danske Bank
Selon les prévisions de la banque Danske bank, les dividendes des entreprises cotées à la bourse battront des records cette année. Contre 12,3 milliards d’euros versés en dividendes concernant l’année 2017, les groupes verseraient 12,9 milliards d’euros au printemps prochain.
Les groupes forestiers, financiers et les téléopérateurs verseront les dividendes les plus importants. La banque Nordea arriverait en tête.
Selon Danske Bank, l’endettement des groupes finlandais est minime. Leur rentabilité s’est améliorée du fait que leurs fonctions ont été rendues plus efficaces, les investissements ont augmenté et que la croissance de l’économie mondiale a permis une augmentation de la demande de leurs produits.
HS/A32

Sciences

Informatique

La Finlande acquiert un supercalculateur d’Atos
Taloussanomat relève que CSC, centre national du calcul haute performance, annonce l’acquisition d’un supercalculateur d’Atos, entreprise de services du numérique française. La valeur du projet s’élève au total à 37 millions d’euros.
Talsa

Mercredi 14 novembre 2018

Politique étrangère et européenne

Aviation – Sécurité - Russie

Propos de M. Mykkänen
Helsingin Sanomat rapporte que le ministre de l’Intérieur Kai Mykkänen a effectué mardi une visite à Moscou où il a eu un entretien entre autres avec le secrétaire du conseil de sécurité russe Nikolaï Patrouchov.
« J’ai évoqué la question sur la perturbation du GPS lors de l’entretien », a annoncé M. Mykkänen. Après l’étude des autorités finlandaises les Russe ont promis de donner des réponses s’il y a des questions concrètes à ce sujet.
Le ministère norvégien de la Défense a annoncé mardi que les interférences venaient de l’armée de terre russe située dans la presqu’île de Kola.
HS/A13

M. Vanhanen a confiance dans les informations norvégiennes
Selon Yle, Matti Vanhanen, député du Centre et président de la commission des affaires étrangères du Parlement, a confiance dans les informations norvégiennes selon lesquelles la Russie est derrière les interférences au GPS en Laponie. M. Vanhanen estime que les Norvégiens ne vont toutefois pas présenter de preuves techniques aux autres pays.
Yle

Présidence roumaine de l’UE

« Selon M. Sipilä, la Roumanie assumera sa présidence de » l’UE » HS
Le Premier ministre Juha Sipilä a déclaré que le gouvernement finlandais s’était préparé lundi à l’éventualité que la Roumaine demande à la Finlande d’avancer sa présidence de l’UE. Il n’y a toutefois pas eu de telle demande.
Helsingin Sanomat relève que le Premier ministre roumain a assuré que la Roumanie était prête à assumer sa présidence comme prévu.
HS

Politique européenne

Rapport du EPC
« La réputation de la Finlande comme élève modèle de l’UE est surfaite » HS
Helsingin Sanomat rapporte que le Think Tank European policy center, financé notamment par le patronat finlandais EK, a publié un rapport sur la politique européenne de la Finlande intitulé « Finland in the European Union : Frontrunner or follower ? » et écrit notamment par la chercheuse Annika Hedberg.
Il apparaît dans ce rapport qu’il y a souvent des contradictions entre la manière dont la Finlande apprécie ses actions au niveau européen et la manière dont elle est perçue par les autres. La Finlande n’est pas un modèle de bon élève mais plutôt un élève moyen.
Le rapport souligne notamment qu’en matière de bioéconomie, de gestion des ressources naturelles et d’éco-innovation la Finlande n’est pas à la hauteur de son image verte.
Le directeur du bureau européen de EK, M. Taneli Lahti commente : « Nombreux sont ceux qui pensent que la Finlande a plus d’influence que sa taille lui en donnerait. Mais cela n’est pas forcément le cas. Il est important que la Finlande se considère aussi comme un joueur d’équipe en Europe ».
Il considère comme un succès la ligue hanséatique par laquelle la Finlande et sept autres Etats membres promeuvent leur vision de la politique économique et monétaire. « Les européens apprécient cette nouvelle ligue hanséatique », dit-il.
Helsingin Sanomat relève aussi que la Finlande est active en politique européenne de sécurité et de défense. Elle veut notamment que la politique européenne de défense lui serve de garantie de sécurité en cas de crise car, contrairement à la majorité des Etats européens, elle n’est pas membre de l’alliance atlantique.
Mais avoir des exigences en matière de solidarité et d’assistance risque d’être vain si un pays veuille uniquement à ses propres intérêts dans les autres domaines, relève le rapport de l’EPC. La Finlande n’est pas le seul Etat membre à mettre en priorité ses propres intérêts. Là est le risque. « Sous-estimer les objectifs de l’UE afin de privilégier des intérêts nationaux risque d’affaiblir la crédibilité et la position de négociation d’un Etat membre par rapport aux autres », estime le rapport.
HS
http://www.epc.eu/documents/uploads/pub_8810_finlandintheeu.pdf?doc_id=2063

« Une UE faible augmentera le pouvoir de l’Allemagne »
Selon une analyse de Kauppalehti, l’Union européenne aura un temps difficile après les élections du Parlement européen qui vont morceler le paysage politique. Selon les estimations, la popularité des partis politiques traditionnels va diminuer.
Le quotidien cite Taneli Lahti, directeur du bureau de EK à Bruxelles, qui estime « qu’après les élections européennes, le Parlement européen sera dispersé et les organes de l’UE seront paralysés. La nouvelles Commission européenne serait peut-être moins politique que l’actuelle et le retour vers une administration plus technocratique est possible. Le développement de l’Union peut continuer, non sous la direction de la Commission mais sous la direction des Etats membres. »
« Les discours d’Angela Merkel et de Manfred Weber à la réunion du PPE à Helsinki ont laissé entendre que l’Allemagne mènerait une Europe forte et unie et l’intégration continuerait. « 
« A Helsinki, les pays de l’Est ont protesté contre le libéralisme d’Alexander Stubb et ont choisi M. Weber et ses idées sur l’intégration. Le gouvernement finlandais semble penser que l’Union ne serait qu’un marché intérieur et que l’union monétaire ne deviendra jamais une alliance économique. Cette évaluation n’est peut-être pas bonne. L’Union européenne est une communauté de valeurs. Si l’Allemagne et la France veulent consolider la base institutionnelle de l’Union, ceux qui n’approuvent pas les valeurs communes ou qui s’opposent à une intégration plus approfondie resteront dans le cercle extérieur. »
« L’Allemagne mène l’UE vers une intégration plus approfondie. Les autres décideront si cela se passera dans les tables officielles ou non officielles », estime Kauppalehti
KL/lun/D28

Discours de Mme Merkel au Parlement européen
« Mme Merkel exige une armée commune pour l’Europe » HS
« Mme Merkle parle en faveur de la tolérance et d’une armée européenne » Hbl
« Une armée européenne ne serait pas en compétitin avec l’oTAN, selon Mme Merkel » KS

Défense

Editorial
« La France constitue pour la Finlande un partenaire important mais exigeant en matière de coopération de la défense » HS
Selon l’éditorialiste de Helsingin sanomat, « le président français Emmanuel Macron a profité du 11 novembre pour faire avancer la sécurité et la coopération en matière de défense en Europe ».
Le président Emmanuel Macron s’est donné beaucoup de mal pour organiser les festivités des commémorations en effectuant une tournée sur les champs de bataille, rapporte l’éditorialiste qui rappelle qu’il y a une semaine, la Finlande a été le dixième pays à adhérer à l’Initiative européenne d’intervention menée par la France qui représente une nouvelle voie dans la coopération de défense. Par cette série d’évènements la France tenait à souligner sa prédisposition à mener un rôle directeur dans la promotion de la sécurité de l’Europe. […]
L’Initiative européenne d’intervention est son nouveau projet. Lorsque la Finlande, la semaine dernière s’est jointe à l’Initiative, l’abréviation de sa dénomination était passée de EII à EI2 avec, comme objectif principal, « une culture stratégique commune ». Ce projet constitue néanmoins une part essentielle de la lente évolution de la défense européenne. La Finlande a intérêt à soutenir la France dans ses projets pour la sécurité, même si cela peut parfois être exigeant », conclut HS.
HS14.11.

Que signifie l’EI2 ?
Le Ministre de la Défense Jussi Niinistö explique l’EI2 dans son blog publié dans Uusi Suomi. « Malgré le peu d’intérêt porté à la question par nos quotidiens (à l’exception d’Ilta-sanomat), l’Initiative EI2 ouvre une nouvelle page dans la politique de défense européenne », écrit Jussi Niinistö.
Préparé par le président de la république et le comité ministériel de politique étrangère et de sécurité, l’intérêt de la Finlande à adhérer à l’Initiative EI2 a été confirmé à la France après la visite en Finlande du président Emmanuel Macron en août dernier. Par la suite, la France a constaté l’approbation de la participation finlandaise par tous les pays EI2 et Jussi Niinistö, invité par la ministre des Armées Florence Parly s’est rendu à Paris le 7 novembre pour signer la lettre d’intention de l’initiative.
« Il s’agit avant tout de façonner une culture d’activité stratégique commune pour renforcer la capacité des pays européens à réaliser des opérations militaires dans le cadre de l’ONU, de l’UE, de l’OTAN ou de diverses coalitions entre certains pays. Le travail se fera dans le centre des opérations de l’état-major de France à Paris, par conséquent, il ne sera pas nécessaire de créer de nouvelles structures », affirme Jussi Niinistö.
« Notre rapport national tient compte de la forte position de la France dans le développement de la dimension de la défense de l’Europe. En raison du Brexit, la France reste le premier acteur militaire de l’UE. »
« Il ne faut pas oublier que la coopération franco-finlandaise en matière de la défense se renforce. Nous avons signé un document-cadre (Framework Paper) sur la coopération de défense bilatérale à Bruxelles le 4.10.2018. Ainsi le dialogue stratégique Helsinki-Paris se renforce encore davantage », écrit Jussi Niinistö.
« Il convient de se rappeler que l’initiative EI2 n’oblige pas les pays participants à prendre part aux éventuelles opérations. Ces décisions seront toujours prises au niveau national et conformément aux modalités nationales.
US10.11

« La Finlande participe à l’exercice militaire de l’OTAN en Norvège pratiquement comme un pays membre de l’OTAN » IS
Présent sur les lieux de l’exercice Trident Juncture en Norvège, le journaliste du quotidien Ilta-Sanomat a rencontré deux commandants haut placés de l’OTAN et leur a demandé s’il est encore possible de faire la différence entre la participation finlandaise et la contribution d’un pays membre de l’OTAN.
”C’est évidemment une question de politique”, réplique le contre-amiral britannique Guy Robinson. « Il serait tout à fait déplacé que je commente les dimensions politiques de la participation finlandaise et suédoise. Nous sommes une alliance ouverte et pour nous il est bon de pouvoir nous entrainer régulièrement avec les partenaires. »
Pour le général de brigade, l’Américain Jason Bohm et le contre-amiral Guy Robinson, il est prématuré de dire que les Etats-Unis se retireraient de l’Europe et abandonneraient leurs alliés occidentaux. « L’exercice Trident Juncture en est la preuve. »
IS13.11

Politique intérieure

Parlement

Initiative populaire contre la taxe sur le diesel
Helsingin Sanomat relève que plus de 100 000 personnes ont déjà signé l’initiative populaire destinée à demander la suppression de la taxe sur le diesel.
Le Parlement doit étudier les initiatives populaires ayant récolté les 50 000 signatures requises.
Le prix du diesel à la pompe a dépassé le prix de l’essence pour la première fois la semaine dernière.
Le Parlement, qui termine sa législature en mars, n’aura pas le temps d‘étudier cette initiative. En revanche, le sujet sera un thème pour les élections législatives d’avril.
HS/A28 Yle

Budget – proposition alternative du PSD

Le PSD donnerait aux petits et moyens salaires plus que le gouvernement
Le PSD a publié sa proposition de budget alternatif, hier. Le parti souhaite que les revenus disponibles pour la consommation des ménages à petits et moyens salaires augmentent considérablement par rapport à ce que propose le gouvernement, et que ceux des ménages à plus grands revenus diminuent.
Des représentants du gouvernement ont reproché au PSD de proposer un financement peu réaliste et peu durable pour de telles mesures.
Le PSD propose d’annuler des coupes prévues pour 2019 concernant certaines allocations et celles introduites cette année concernant l’allocation étudiante. Il propose également d’augmenter les petites pensions et alléger la fiscalité des retraites. Selon les calculs du PSD, les revenus de retraités bénéficiant de 1400 euros par mois pourraient obtenir 30 euros de plus par mois. Le coût de ces mesures serait de 300 millions d’euros, selon le PSD.
Le parti propose également de diminuer le coût de la formation préscolaire, de rallonger la scolarité obligatoire et rendre les études secondaires gratuites.
Les mesures seraient financées par des moyens fiscaux : en supprimant certains abattements et en durcissant l’impôt sur le revenu du capital et sur les revenus salariaux les plus importants.
Le parti souhaite également revoir la sécurité sociale de façon à fusionner certaines allocations. Au printemps, il avait parlé en faveur d’augmenter leur niveau, mais dans son budget alternatif il propose des modifications qui n’engendraient pas de coût supplémentaire.
Selon le PSD, ses propositions diminueraient les écarts de revenus et augmenteraient l’emploi.
HS

La banque OP supprime 700 emplois

Les mesures devraient engendrer des économies de 10 millions d’euros
Le groupe OP a terminé les négociations concernant un plan social touchant des centaines d’employés. Le nombre de personnes qui seront licenciées sera connu ultérieurement. Environ 700 emplois seront supprimés, mais en parallèle, plus de 1000 nouveaux postes seront créés. Il est prévu d’étudier si les effectifs actuels seraient compétents pour les nouvelles fonctions.
Cette mesure s’inscrit dans le cadre d’un programme d’économies de 100 millions d’euros.
HS

Mardi 13 novembre 2018

Politique étrangère et européenne

Présidence roumaine de l’UE

« Menace de crise gouvernementale en Roumaine, la Finlande pourrait être appelée à la rescousse » HS
Le ministre roumain des Affaires européennes a démissionné lundi. La Roumanie doit assumer la présidence de l’UE au premier semestre 2019, avant la Finlande.
« Mon collègue roumain siégeait à ma gauche dans les réunions du conseil, mais il n’est pas venu aujourd’hui. On a eu confirmation de sa démission et il semble qu’il y ait une crise gouvernementale en Roumaine », a déclaré hier le ministre finlandais des Affaires européennes Sampo Terho avant son retour à Helsinki.
Selon M. Terho, la Roumanie pourrait demander de l’aide à la Finlande. « Il ne serait pas exceptionnel que la nouvelle présidence demande de l’aide aux autres Etats membres. Si nous avons une telle demande, nous l’étudierons », dit M. Terho qui souligne que les préparatifs de la présidence finlandaise sont sur les rails. Il juge toutefois qu’il ne « serait pas dans l’intérêt de la Finlande d’avancer » sa présidence.
Helsingin Sanomat relève » que la dernière réunion de coordination du trio composé des trois prochaines présidences (Roumaine, Finlande, Croatie) qui devait se tenir en Roumaine, a été annulée.
La députée européenne Henna Virkkunen (Kokoomus) estime que la situation en Roumanie pourrait obliger la Finlande à commencer plus tôt sa présidence de l’UE. « Si la Roumanie ne peut pas assumer sa présidence, c’est la Finlande qui lui succède. C’est déjà ce qui s’est passé en 2017 quand l’Estonie a commencé sa présidence en avance en raison du Brexit ; mais on l’a su avant », dit-elle.
Le Premier ministre Juha Sipilä a déclaré que la Finlande avait toutefois contacté la Roumanie pour savoir quelle était la situation. « Nous avons contacté la Roumaine et selon les informations obtenues ils n’ont pas l’intention de demander que la Finlande avance sa présidence de l’UE ».
HS uusisuomi

Présidence finlandaise de l’UE

Propos de Matti Vanhanen, Premier ministre lors de la dernière présidence finlandaise
Helsingin Sanomat publie un article dans la perspective de la présidence finlandaise de l’UE à compter de juillet 2019. La Finlande a été à la tête de l’UE en 1999 et 2006, sous les Premiers ministres Lipponen et Vanhanen.
M. Vanhanen qualifie la présidence de période très intéressante et enrichissante, l’apogée de sa carrière politique. Il conseille au prochain Premier ministre de réserver amplement du temps dans le calendrier pour les appels téléphoniques et les négociations, et peut-être encore plus en matière de capacité psychologique.
Les problèmes ne manquent pas : le Brexit, les nouvelles relations entre l’UE et la Grande-Bretagne, les futurs cadres de financement, l’immigration, la nouvelle défense de l’UE et le changement climatique...
En douze ans depuis la dernière présidence finlandaise, le monde a changé. La relation entre l’UE et la Russie est gelée, le Président Trump a bouleversé la culture politique aux Etats-Unis et le tourbillon populiste de droite a bouleversé le paysage politique en Europe, relève HS.
HS/dim/A13

Aviation – sécurité - défense

Editorial : « La Russie titille, la Finlande réagit » HS
Dans son éditorial, Helsingin Sanomat relève que la Finlande a eu un rappel sur la vulnérabilité du système GPS la semaine dernière quand une perturbation au GPS, causée probablement par la Russie, a atteint la Laponie.
La Norvège s’est exprimée sur ces interférences il y a deux semaines, note HS.
Par ces interférences, la Russie a taquiné l’OTAN est en même temps a testé la réaction politique finlandaise, écrit l’éditorialiste.
Une perturbation semblable avait été détectée déjà en 2017.
La semaine dernière, la perturbation a été rendue publique par Yle qui a annoncé que les autorités avaient averti les pilotes du manque de fiabilité du système GPS. Le Premier ministre Sipilä a déclaré dimanche que la perturbation était intentionnelle et que probablement elle venait de Russie.
Il est important d’en parler directement mais on pourrait le faire plus rapidement, conclut l’éditorialiste.
HS/A4

Propos du Président Niinistö
Yle rapporte que le Président Sauli Niinistö a commenté brièvement les interférences du GPS lors de son déplacement à Paris. « Il faut étudier comment on a perturbé et qui a perturbé. Je crois qu’il est possible de savoir quelle est la source des interférences. Il faut ensuite exprimer fermement notre position », selon M. Niinistö.
Yle

La Russie rejette les accusations
Helsingin Sanomat relève que selon Dmitri Pechkov, porte-partole du président russe, l’administration russe n’a pas d’information concernant une perturbation au GPS en Finlande du Nord.
Selon M. Pechkov, la Russie est régulièrement accusée, sans fondement, de toute sorte de méfaits.
HS/A21

Propos des experts
Selon Yle, Laura Ruotsalainen et Hannu Koivula, deux experts interviewés par la TV1 ce matin estiment qu’il est possible que la source de la perturbation ne puisse pas être découverte avec une certitude de 100 %.
Ils font l’éloge du système Galileo, en développement par les pays européens, qui utilise plusieurs fréquences.
Yle

Politique intérieure

Diesel – Parlement

Mouvement populaire contre la taxe sur le diesel
L’initiative populaire destinée à demander la suppression de la taxe sur le diesel a été ouverte aux signatures hier, sur le site du parlement, et a déjà récolté en quelques heures le seuil requis de 50 000 signatures pour être étudié au parlement.
Aujourd’hui ce sont déjà plus de 85 000 signatures que récolte cette initiative lancée par une habitante de Haapavesi qui possède deux véhicules diesel. Elle déclare avoir envisagé ce mouvement la semaine dernière quand, pour la première fois, le prix du diesel à la pompe a dépassé le prix de l’essence.
Le député du Kokoomus Timo Heinonen a déclaré qu’il était prêt à envisager la suppression de cette taxe sur les véhicules diesel.
uusisuomi

Marché du travail - Législation sur le licenciement

Editorial
Helsingin Sanomat estime, dans son éditorial, que les négociations tripartites sont redevenues des outils des décisions politiques après l’accord entre le gouvernement et les partenaires du marché de travail sur le projet de loi concernant les licenciements.
Les partenaires sociaux ont pu retourner, pour un moment, à la table des négociations avec le gouvernement.
On peut dire que le Premier ministre Sipilä a agi avec compétence et il a repris une place au centre de la politique finlandaise. Jusqu’à présent, le débat politique tournait plutôt autour des spéculations sur le prochain Premier ministre, entre Petteri Orpo ou Antti Rinne.
Le sort de la coopération tripartite sera décidé par les prochaines élections législatives. Cela dépend de la coalition gouvernementale et de la personne du Premier ministre. Antti Rinne, président du PSD, serait plus favorable au système tripartite que le Premier ministre actuel.
HS/dim/A4

La confédération des employés d’accord pour mettre fin aux grèves
La confédération des employés, STTK, qui n’est toujours pas d’accord pour affaiblir la protection des salariés contre un licenciement individuel, estime que la proposition de loi du gouvernement en la matière permet toutefois de mettre fin aux mouvements sociaux. Les syndicats affiliés à STTK prendront indépendamment la décision concernant les grèves.
STTK n’est pas convaincu que la réforme de la législation puisse améliorer l’emploi.
AL/A11

28 % des licenciements se font pour des saisons individuelles
Selon les statistiques des pôles-emploi, en 2017, ce sont 13 000 personnes (soit 28 % des personnes licenciées qui se sont ensuite inscrites comme demandeurs d’emploi) qui ont été licenciées pour des raisons individuelles. 33 970 personnes ont été licenciées pour des raisons économiques et liées à la production.
Aamulehti note que, dans une comparaison internationale, il semble qu’il soit plus difficile de licencier un employé pour des raisons liées à la personne que pour des raisons permettant un licenciement collectif. Comparé aux pays membres de l’OCDE, 14 pays ont des critères plus stricts pour le licenciement sur la base de motifs individuels, alors que pour un licenciement collectif, la Finlande est parmi les trois pays où la protection est la plus faible pour les employés en la matière.
AL/sam/A15

Economie – Emploi - Gouvernement

Selon Etla, les mesures gouvernementales ont permis la création de milliers d’emplois
L’institut de recherche économique Etla a publié un rapport sur l’état de la croissance finlandaise. La moitié des 100 000 emplois créés en Finlande ces dernières années seraient une conséquence des décisions politiques.
Le pacte de compétitivité du gouvernement Sipilä est, selon Etla, le plus grand facteur à l’origine de l’augmentation de l’emploi. En cinq ans, ce pacte devrait permettre la création de 23 000 à 42 000 emplois. D’autres mesures politiques ont déjà contribué à la création de 45 000 à 65 000 emplois, selon Etla.
Etla note que la situation internationale favorable en matière de commerce externational et pour les exportations finlandaises est un facteur important pour l’augmentation des emplois, mais elle n’explique pas à elle seule la croissance.
Le Premier ministre Juha Sipilä a commenté le rapport en disant que le prochain objectif pour le taux d’emploi était de 75 %.
L’institut de recherche des salariés PT prend les chiffres d’Etla avec une méfiance et rappelle qu’il est presque impossible d’évaluer l’effet réel des mesures politiques. Dans un contexte de croissance économique, plusieurs facteurs jouent pour l’amélioration de l’emploi. L’institut de recherche des salariés ne nie toutefois pas que les mesures du gouvernement aient contribué à l’augmentation du taux d’emploi. Il estime que l’impact des décisions politiques sur le bien-être des gens devrait également faire objet d’une étude.
Etla estime que, par la suite, il faudrait continuer à encourager le fait de rechercher du travail. Il rappelle l’importance d’une immigration économique. Le rapport insiste également sur l’investissement dans la formation et dans la R&D.
AL/A11, HS/A12

Economie - Démographie – Vieillissement de la population

Les petites classes d’âge augmentent les pressions sur le prochain gouvernement
L’Institut national d’études statistiques publiera ses prévisions démographiques vendredi.
Les prévisions de 2015 seront revues, et selon les économistes, les changements dans les prévisions seront dramatiques.
Il semblerait que dans la plupart des communes finlandaises, la part de la population active sera inférieure à celle des retraités. Alors que pour l’ensemble du pays, la moyenne est de 70,4 enfants ou retraités pour 100 personnes en âge de travailler, il y a un nombre massif de communes où il s’agit de 100 et jusqu’à 150 enfants et retraités pour 100 personnes en âge de travailler.
L’économiste en chef de la banque Nordea, Aki Kangasharju note que le prochain gouvernement devra esquisser tout un paquet d’économies et s’efforcer d’augmenter le taux d’emploi à 80 % durant la prochaine législature.
KL/8

Ministères

De moins en moins de fonctionnaires hommes dans les ministères finlandais
Hufvudstadsbladet rend compte des statistiques selon lesquelles la part des hommes travaillant dans les ministères est passé de 38,8 % à 29,2 % durant la période allant de 2006 à 2018.
La diminution concerne huit ministères sur les neuf, et elle a été la plus importante au ministère des Affaires sociales et de la Santé, 20 %.
Au ministère de la Défense, la part des hommes a en revanche augmenté en passant de 49,3 % à 51,8 %.
Alors qu’on légifère sur l’égalité dans la composition des comités, délégations et d’autres organes de l’Etat, la loi ne définit pas de règle sur la répartition entre les sexes dans les ministères.
Au ministère des Affaires sociales et de la santé, il est devenu difficile de veiller à ce que les groupes de travail soient composés de façon à respecter le principe d’égalité.
Päivi Sillanaukee, secrétaire générale du ministère, n’exclut pas l’introduction de quotas dans le recrutement pour garantir la représentation du point de vue masculin, dans la préparation législative, entre autres.
HBL/sam/4-5

Education

Les enseignants, profession moyennement appréciée en Finlande
Helsingin Sanomat rend compte de l’indice Global Teacher Status Index effectué dans 35 pays, sur le respect du métier des enseignants internationalement. La Finlande se situe au 17ème rang dans l’étude alors qu’elle occupe le 5ème dans les études Pisa sur la réussite des écoliers.
25 % des Finlandais souhaiteraient encourager leurs enfants à devenir enseignants. Neuf Finlandais sur dix considèrent toutefois les enseignants comme intelligents, et les Finlandais respectent les directeurs d’établissements scolaires plus que les ressortissants d’aucun autre pays.
HS/lun/A12

Taxis

Arrivée sur le marché finlandais du russe Yandex
Helsingin Sanomat rend compte du lancement à Helsinki des taxis Yango par le groupe russe Yandex. Il s’agit d’un service basé sur une application à l’instar d’Uber ou Taxify.
La sécurité de l’application mobile de Yandex au niveau de données informatiques a suscité des méfiances dans certains pays.
HS/sam/B13

Lundi 12 novembre 2018

Politique étrangère et européenne

Centenaire de la fin de la première guerre mondiale
Forum sur la Paix de Paris

”Selon le Président Macron, le nationalisme est la trahison du patriotisme” AL
Les médias finlandais ont rendu compte des cérémonies qui se sont déroulées à paris à l’occasion du centenaire de la fin de la Première guerre mondiale.
HS AL

Propos du Président finlandais à Paris
Le Président finlandais Sauli Niinistö qui faisait partie des plus de 70 chefs d’Etat et de gouvernement réunis à Paris en l’honneur du centenaire de l’armistice de 1918, estime que l’atmosphère de recueillement a eu un effet sur toute le monde et qu’il n’y a pas eu de discorde entre les Européens. Les Présidents Trump et Poutine, selon lui, se sont accueillis cordialement.
M. Niinistö a dit que le patriotisme relevait d’une identité nationale saine tant qu’il n’excluait pas les autres. Si son objectif est de prouver qu’on est meilleur que les autres, cela mène sur une voie un peu douteuse, a-t-il dit.
M. Niinistö relève s’être entretenu avec les Présidents Trump et Poutine, mais il n’a pas évoqué avec eux une nouvelle rencontre en Finlande. Il se félicite du fait que beaucoup d’Etats se soucient du destin du Traité sur les armes nucléaires de moyenne portée (FNI) et du traité Start, et que l’on en parle de plus en plus. Il note que les Présidents Trump et Poutine ont évoqué l’idée d’une Europe forte. « Le fait que l’Europe ne soit pas représentée dans les négociations sur la solution des conflits m’inquiète. Il faut être engagé pour rester dans ces négociations. Nous avons peut-être été trop confiants en ce qui concerne l’idée que le bon le remportera. Mais il faut que le bon soit fort quand il rencontre le mauvais. »
HS/lun/A20

Editorial
« Le désarmement nucléaire est important pour la Finlande » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat estime que les tentatives de restreindre et réduire les armes nucléaires dans le monde est un bon objectif pour la politique étrangère de la Finlande. Le traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, TNP, constitue un système mondial pour le désarmement et la surveillance et l’éditorialiste note que la Finlande s’y investit même si le TNP n’a pas réussi à atteindre ses objectifs ces dernières années.
L’éditorialiste estime que favoriser la possibilité de négociations en la matière reste un objectif pour lequel la Finlande a intérêt à œuvrer de façon visible dans sa politique étrangère.
HS/sam/A4

Aviation

Perturbation au GPS en Laponie
Helsingin Sanomat relève que, selon Trafi, agence nationale de sécurité des transports, les vols n’ont pas été en danger en raison de la perturbation. Selon Pekka Henttu, directeur de l’aviation à Trafi, « il n’y a pas eu de danger concret pour l’aviation ».
La perturbation du GPS ne peut pas empêcher les vols dans une certaine région et s’il y a une perturbation massive on peut annuler des vols, selon M. Henttu. Il souligne l’importance de communiquer ouvertement à la communauté de l’aviation, comme les autorités de l’aviation finlandaise et norvégienne l’avaient fait.
Selon M. Henttu, il n’y a pas encore des informations concernant la largeur et la puissance de la perturbation de la semaine dernière.
Heikki Isomaa, directeur opérationnel de l’ANS, service national de sécurité de l’aviation, souligne aussi que la sécurité de l’aviation n’a pas été en cause.
HS/dim/A8

Propos du Premier ministre Sipilä
Helsingin Sanomat rapporte que le Premier ministre Juha Sipilä a dit, lors d’une interview radiophonique d’Yle, qu’il était possible que la Russie soit derrière la perturbation au GPS en Laponie. « On sait que la Russie en a les capacités. »
HS rappelle que la perturbation a eu lieu en même temps que Trident Juncture, grand exercice militaire de l’OTAN en Norvège septentrionale.
Selon M. Sipilä, qui dit que la perturbation a été intentionnelle, il y a une étude en cours actuellement. « Les autorités en informeront plus tard. » Il admet avoir obtenu plus d’informations sur l’affaire mais ne peut pas en parler.
M. Sipilä partage l’avis de Matti Vanhanen, député du Centre, président de la commission des affaires étrangères du Parlement, qui souligne que les perturbations peuvent être comparées à des violations de l’espace aérien et qu’il faut les rendre publiques immédiatement.
HS/lun/A8

Marché du travail – Dialogue social

Propos de M. Dombrovskis
Aamulehti relève que Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission européenne, qui a effectué une visite en Finlande la semaine dernière, estime que le système de marché de travail finlandais – et celui des autres pays nordiques - est exemplaire pour le reste de l’Europe, notamment concernant le dialogue entre les partis. Selon lui, il y a beaucoup plus de conflits de travail par exemple en Europe méridionale.
M. Dombrovskis souligne que la numérisation crée des avantages et des défis. Le travail change et il faut développer la sécurité sociale pour les gens qui font de nouvelles études.
AL/sam/A24

Vendredi 9 novembre 2018

Politique étrangère et européenne

PPE

”Weber l’emporte sans surprise sur Stubb considéré comme trop libéral pour le PPE” KL
Le PPE réunit hier à Helsinki a élu par 492 voix contre 127 Manfred Weber comme son Spitzkandidat pour conduire les PPE aux élections européennes.
Le Finlandais Alexander Stubb a déclaré qu’il reprendrait dès lundi son travail à la Banque européenne d’investissement. Kauppalehti estime qu’il pourrait prétendre à un autre haut poste européen que celui de président de la Commission, par exemple celui de Haut représentant pour les relations extérieures
KL

Commentaires et éditoriaux
Selon Kesksisuomalainen, en se portant candidat M. Stubb a, par sa campagne, rendu un grand service au PPE en lui donnant une image plus ouverte et tolérante. En faisant campagne sur les valeurs, il a aussi obligé cette famille à débattre du sort du parti de M. Orban, considère KS.
Helsingin Sanomat souligne que l’on a choisi le candidat qui était le moins gênant et qui avait le plus de soutiens. En effet, M. Weber était le candidat de la chancelière Angela Merkel qui a pu, comme il y a cinq ans avec M. Juncker, imposer son choix, estime Helsingin Sanomat.
L’éditorialiste regrette aussi que, en réalité le PPE accepte dans ses rangs le parti de M. Orban, afin de s’assurer la première place au Parlement européen aux prochaines élections aussi.
KS HS

Conseil de l’Europe

M. Soini a présenté le programme de la présidence finlandaise
La Finlande entamera sa présidence du Conseil de l’Europe le 21 novembre. M. Soini, ministre des Affaires étrangères, a présenté le programme de la présidence finlandaise, hier, ensemble avec le secrétaire général du Conseil, M. Jagland, qui s’était rendu en Finlande pour l’occasion.
M. Jagland a relevé le problème de la suspension par la Russie de ses cotisations depuis février 2017. Pour lui, il y a le véritable risque d’une sortie de la Russie du Conseil de l’Europe, qu’il a qualifié de « ruxit ».
M. Soini considère la situation comme difficile et note que personne ne souhaite que la Russie quitte le Conseil de l’Europe. En même temps, être membre signifie qu’il faut verser les cotisations : les critères sont les mêmes pour tout le monde.
Pour M. Soini, la solution dépendra des Russes. Il souhaite leur faire passer le message que la participation au Conseil de l’Europe est positive pour le pays et ses populations. Selon lui, la Finlande cherche activement une solution, avec la présidence actuelle du Conseil de l’Europe, la Croatie, et la France, qui succédera à la Finlande. M. Soini rappelle l’importance pour chaque Etat d’une coopération multilatérale basée sur des règles.
La Finlande a présenté son programme pour la présidence. Le renforcement des droits de l’homme, la lutte contre la radicalisation et la défense de la liberté de l’expression y sont inscrits, ainsi que la promotion de l’égalité et des droits des femmes.
La Finlande envisage d’organiser un congrès sur les nouvelles technologies et l’intelligence artificielle durant sa présidence.
HS/A13

Etats-Unis – Sanctions contre l’Iran

Effets en Finlande des sanctions américaines contre l’Iran
Le quotidien Suomen Kuvalehti rappelle que les sanctions américaines contre l’Iran entreront en vigueur lundi prochain.
Selon Petri Vuorio, directeur de la politique commerciale et européenne à EK (patronat finlandais), « les sanctions auront des effets en Finlande. En 2017, les exportations finlandaises vers l’Iran ont été de 115 millions d’euros (+50 % par rapport à 2016). Cette année, la menace de sanctions a fait baisser les exportations depuis le printemps. Les entreprises finlandaises ont eu des projets en cours pour une valeur d’un milliard d’euros mais maintenant la plupart des projets ne seront pas mis en œuvre. »
« Par rapport à toute l’économie finlandaise et toutes les exportations, ce chiffre est modeste mais il s’agit d’un grand potentiel perdu. L’Iran a été pour la Finlande un nouveau marché attrayant avec ses 80 millions de consommateurs, ses réserves de matières premières et sa population bien éduquée », selon M. Vuorio.
Les entreprises finlandaises auraient eu des projets dans le secteur énergétique, de l’industrie minière, du bâtiment, de l’alimentation et du développement de la santé.
Selon M. Vuorio, les sanctions montrent que le secteur financier est lié notamment aux Etats-Unis et au dollar.
« La Chine et la Russie commenceront à envahir le marché iranien dès que l’Union européenne sera absente », regrette-t-il.
SK/9, 45/2018

Aviation – Sécurité - Défense

Perturbation au GPS en Laponie
Yle annonce que l’ANS, service d’Etat de navigation aérienne, a donné un avertissement à l’aviation concernant une perturbation importante des GPS en Laponie.
La perturbation est supposée être liée à Trident Juncture, grand exercice militaire de l’OTAN qui a eu lieu en Norvège septentrionale. Les Norvégiens en accusent la Russie.
Matti Vanhanen, député du Centre, président de la commission des affaires étrangères du Parlement, souligne l’importance de la sécurité aérienne. « Il faut étudier ce cas et réagir de façon à ce que le problème ne se produise plus. Ces problèmes peuvent être comparés à une violation de l’espace aérien et il faut les rendre public immédiatement. »
Selon Yle, les forces armées n’ont pas voulu commenter l’affaire.
US

Politique intérieure

Gouvernement - Emploi

Le gouvernement a remis son projet de loi sur le licenciement
Le gouvernement a remis, hier, son projet concernant l’article de la loi sur le contrat de travail qui concerne le licenciement. Le gouvernement propose d’inscrire dans la loi de prendre en compte, en cas de licenciement, le nombre d’employés. Plus une entreprise est petite, plus il serait justifié de licencier pour comportement inapproprié ou pour manque de capacité à gérer son travail.
Selon le ministre de l’Emploi, Jari Lindström, dans la préparation tripartite du projet de loi, un consensus a été atteint. Il souligne que l’objectif du gouvernement est de diminuer les obstacles au recrutement dans les petites entreprises.
La confédération des ouvriers, SAK, estime que la réforme de la loi ne changera rien, mais les Entrepreneurs de Finlande se félicitent de la proposition.
Le projet sera prochainement remis au parlement et aux avis des commissions.
Le syndicat du secteur de l’industrie Teollisuusliitto a annoncé qu’il mettrait fin à la préparation des mouvements sociaux qu’il avait projetés. Les syndicats d’infirmières et d’aides soignantes Super et Tehy ont quant à eux annoncé qu’ils considéraient certains points du projet comme problématiques.
HS/A10

Social

Les grèves des vigiles annulées
Les syndicats Pam et Palta ont approuvé la proposition du médiateur national concernant le litige sur les salaires du secteur du gardiennage. Les grèves prévues des vigiles seront ainsi annulées.
L’accord obtenu reprend les orientations des augmentations générales de salaires, 3,2 % sur deux ans.
HS/A13

Industrie

« Nous sommes environ 11 % au-dessous du niveau de 2008 »
Iltalehti relève que selon Kari Rautio, chercheur au Centre national de la statistique, l’indice de la production industrielle a été en 2008 de 123,1 et en janvier-septembre 2018 de 109,1. Nous sommes donc environ 11 % au-dessous du niveau de 2008 ».
« Il semble que nous n’arriverons jamais à atteindre le record de l’année 2008, ce qui est regrettable », selon M. Rautio.
KL

Education

Elèves au lycée : les filles bien plus nombreuses que les garçons
Suomen Kuvalehti rapporte qu’en 2017, il y avait 53 014 lycéennes et seulement 39 360 lycéens dans les lycées finlandais.
SK/9, 45/2018

France

Forum de Paris sur la Paix

Les dirigeants du monde se rencontrent en France
Helsingin Sanomat présente le Forum de Paris sur la Paix qui se réunit samedi et dimanche. « On s’attend à ce que le président Macron condamne la montée des nationalismes dans le monde », estime HS.
HS

Jeudi 8 novembre 2018

Politique étrangère et européenne

Brexit

Une situation « perdant - perdant » selon M. Barnier
Le Premier ministre Sipilä a rencontré des dirigeants européens à sa résidence Kesäranta, hier. Selon Keskisuomalainen, c’est le Brexit qui a dominé les entretiens. M. Sipilä a eu des entretiens avec les dirigeants venus en Finlande pour le congrès du PPE dans le contexte de la présidence finlandaise de l’UE en 2019.
M. Sipilä note qu’il partage l’avis de Mme Merkel sur le fait qu’il faudra s’efforcer de trouver des solutions sur le Brexit avant la fin de l’année.
M. Barnier n’a pas souhaité donner d’estimation sur le délai des résultats de négociations qui sont actuellement dans une phase intensive. Il estime que, concernant la question frontalière irlandaise, c’est une situation « perdant – perdant ». Dans le Brexit plus généralement, il n’y a pas de gagnant, selon lui.
M. Sipilä a dit que la Finlande soutenait l’Irlande à 100 % dans la question sur la frontière.
Outre le Brexit, les réformes de l’Union monétaire ont été évoquées, avec des soucis sur la situation italienne, par exemple. M. Sipilä souhaite que, lors du Conseil européen de décembre, on puisse arriver à un accord sur l’Union bancaire.
Aujourd’hui, M. Sipilä rencontrera son homologue bulgare et M. Juncker.
KS/19

Finlande - Chine

Mme Virolainen souligne l’importance de bonnes relations
Kauppalehti relève que la ministre du Commerce extérieur et du Développement Anne-Mari Virolainen a représenté la Finlande à Shanghai à China International Import Expo qui a commencé mardi.
Mme Virolainen se félicite que 350 entreprises finlandaises se sont installées en Chine. « Cela signifie que les attentes concernant la poursuite de l’ouverture de la Chine vers l’extérieur sont encore assez grandes. »
Selon Mme Virolainen, la Finlande soutient la politique de l’Union européenne à l’égard de la Chine. Elle souligne l’importance du renforcement du rôle de l’OMC. « Nous avons besoin d’une institution où les différends sont réglés. Il n’est pas dans les intérêts de la Finlande ou de l’Union européenne que le mécanisme de règlement des différends de l’OMC ne fonctionne pas. Cela rend les petits pays beaucoup plus faibles. »
Les aides aux entreprises qui faussent les conditions de concurrence ou les transferts forcés de technologie sont des éléments qui compliquent l’arrivée des entreprises finlandaises dans le marché chinois. Malgré les critiques, la Finlande veut promouvoir les échanges commerciaux avec la Chine. Les relations bilatérales sont dans une position-clé.
« Les présidents chinois et finlandais se sont mis d’accord sur un partenariat stratégique qui comprend aussi un comité de l’innovation. »
Dans ce comité, créé en 2017, la Finlande est représentée par la Confédération du patronat et de l’industrie EK et Business Finland et la Chine par le ministère du commerce.
Mme Virolainen souligne l’importance des bonnes relations bilatérales. « Même les pandas chinois en Finlande et les bonnes communications aériennes maintiennent les bonnes relations. »
KL/mer/A8-9

Renseignement

Selon une revue autrichienne, la Supo se méfie du renseignement autrichien
Le magazine autrichien Falter relève que la Sûreté nationale finlandaise a exclu le service de renseignement autrichien, BVT, de ses destinataires lorsqu’elle demande aux services de renseignements européens un avis sur un diplomate russe.
Selon Falter, les services européens seraient méfiants depuis que le ministère de l’Intérieur du pays a organisé un contrôle dans les locaux du BVT.
Le chef des communications de la Supo, Jyri Rantala ne commente pas les informations de Falter. Il note que le point de départ de la coopération internationale est que chaque partie en profite, et que d’autres aspects sont naturellement pris en compte.
HS/A24

Histoire

Le Président Niinistö a commandé un rapport à la demande du centre Simon Wiesenthal
L’étude basée sur les archives finlandaises et étrangères, russes, polonaises, ukrainiennes et allemandes en particulier, concernant les soldats SS finlandais que le Président Sauli Niinistö avait commandé, devrait être terminée pour la fin du mois.
Les archives nationales rédigeront une enquête indépendante sur le rôle des soldats finlandais dans les rangs des Waffen SS en 1941-1943.
1400 Finlandais ont servi dans les rangs des SS durant cette période.
Efraim Zuroff, directeur du Centre Simon Wiesenthal, avait adressé au Président finlandais une demande d’enquêter sur la question.
HS/A10

Politique intérieure

Réforme des services sociaux et de santé

Les décisions seraient prises l’année prochaine
Keskisuomalainen rapporte que la commission des affaires sociales et de la santé du Parlement a enfin terminé la rédaction de son rapport sur la réforme des services sociaux et de santé du gouvernement.
La réforme sera ensuite étudiée par la commission des lois constitutionnelles du Parlement. La présidente de la commission Annika Lapintie (Alliance des gauches) estime qu’il n’est pas sûr que l’étude, qui prendra plusieurs semaines, puisse être terminée avant Noël. « Les auditions des experts prennent du temps. »
Selon la ministre de la Réforme et des Communes Anu Vehviläinen, les élections régionales seront reportées à l’automne 2019. Jusqu’à présent, l’objectif du gouvernement a été d’organiser en même temps les élections européennes et régionales en mai prochain.
KS/16-17

Partis politiques

Le Centre continue à chuter
Selon les résultats d’un sondage sur la popularité des partis politiques, effectué pour le compte d’Yle, le PSD est encore le plus grand parti avec 22,7 % des intentions de vote (+0,1 % par rapport du sondage effectué en septembre). Selon Jari Pajunen, directeur général de Taloustutkimus, la popularité du PSD a augmenté surtout auprès des femmes du secteur de l’industrie.
Le score du Rassemblement national s’est amélioré de 18,9 à 20,2 % (+1,3 %), tandis que celui du Centre a baissé de 17,6 à 16,5 % (-1,1 %).
L’Alliance verte arrive quatrième avec 11,3 % (-0,3 %), ce qui est un score plus bas que le résultat des Verts aux élections municipales (12,5 %) de l’année dernière. L’élection de Pekka Haavisto à la présidence du parti en remplacement de Touko Aalto ne se voit pas encore dans le sondage.
Les Vrais Finlandais ont obtenu 9,8 %, soit 0,5% de plus qu’au dernier sondage d’Yle. L’Alliance des gauches a eu 9,2 % (-0,6 %), le Parti suédois 4,3 % (+0,6 %), les Chrétiens-démocrates 3,5 ù (-0,6 %) et les Bleus 1,1 %.
Le sondage a été effectué entre le 3 octobre et le 6 novembre par l’institut Taloustutkimus auprès de 3 433 personnes, dont 2 024 ont exprimé leur choix du parti politique.
Yle

Energie et climat

Le gouvernement promeut l’usage de la biomasse
La proposition du gouvernement remise au Parlement interdirait l’usage du charbon pour le chauffage urbain à compter de 2029. Kauppalehti relève que l’interdiction du charbon tombe à un moment où les groupes énergétiques ne pourront le remplacer que par la biomasse du fait que d’autres investissements prendraient trop de temps.
Interdire le charbon plus tôt signifierait, selon le ministère de l’Emploi et de l’Economie, qu’il faudrait le remplacer par le gaz naturel.
Janne Rauhamäki de Helen, énergie d’Helsinki, regrette le délai court pour l’abandon du charbon. Pour lui, la biomasse n’est pas l’option la plus durable ni la plus intéressante pour le remplacer. Cinq ans plus tard, il y aurait plus de choix, dont l’énergie solaire et des mini-centrales nucléaires.
M. Rauhamäki regrette cette décision qu’il considère comme purement politique. Il note que la production énergétique entre dans le cadre de droits d’émissions qui restent sur le marché pour d’autres acteurs si les groupes énergétiques ne les utilisent pas. Pour lui, l’interdiction du charbon n’aura ainsi aucun effet du point de vue du climat.
Si Helsinki passe à la biomasse, il faudra en importer des pays Baltes ou de Russie.
En 2017, Helen était le deuxième émetteur de CO2 après SSAB Europe et avant Neste.
Eero Vesaoja, directeur chargé de la R&D chez le groupe énergétique Fortum, estime qu’avec beaucoup de bonne volonté, il pourrait être envisageable d’introduire des réacteurs nucléaires modulaires en Finlande. La Russie en a déjà mis en place et aux Etats-Unis et en Chine, des projets sont en cours.
KL/mer/6-7

Economie

Des contrats de 2,3 milliards d’euros pour Nokia
Nokia annonce avoir conclu des contrats cadre s’élevant à 2,3 milliards d’euros avec les groupes chinois China Mobile, China Telecom et China Unicom. Il s’agit selon Nokia, des services qui seront fournis en 2019, dont notamment des livraisons d’équipements 4G.
Le groupe est en négociations pour la suppression d’emplois afin de réaliser des économies de 700 millions d’euros d’ici fin 2020.
Helsingin Sanomat note que Nokia n’a pas précisé le nombre d’emplois menacés, mais qu’il doit s’agir des milliers. Le groupe emploie actuellement 100 000 personnes.
HS/A31

Exportations finlandaises : deux usines contribuent majoritairement à la croissance de la valeur des exportations
Selon les chiffres publiés par les Douanes, hier, la valeur des exportations a augmenté en septembre, de 2 % par rapport à la même époque en 2017. HS rappelle toutefois que cette augmentation est due à des exportations de pâte à papier en Chine et à celles des Mercedes fabriquées à Uusikaupunki aux Etats-Unis.
Malgré cette évolution favorable en apparence, la croissance est moins importante actuellement qu’au début de l’année. HS rappelle aussi que les exportations sont fragiles et pourront se tarir si la Chine change de politique ou si les Etats-Unis se lancent davantage dans le protectionnisme. De telles difficultés dans les exportations signifieraient des problèmes pour l’économie publique.
HS/A32

Mercredi 7 novembre 2018

Politique étrangère et européenne

Défense – Sécurité

IEI - Le ministre de la Défense Jussi Niinistö participe à la réunion ministérielle à Paris
Le ministre de la Défense Jussi Niinistö participe le 7 novembre à Paris à la réunion des ministres de la Défense des pays de l’IEI. La réunion est conduite par la ministre des Armées française Florence Parly. Ce sera l’occasion pour Niinistö de signer la lettre d’intention de l’Initiative européenne d’Intervention.
Defmin

La Finlande participe à l’exercice commun de l’UE sur la gestion des crises et les menaces hybrides
La Finlande participe à l’exercice commun de l’Union européenne EU HEX-ML 18 (PACE) organisé du 5 au 23 novembre 2018. L’exercice appelé desk top se concentre sur la prise de décision et la planification. L’objectif consiste à améliorer la capacité de l’UE à répondre aux crises, notamment en matière de politique de sécurité et de défense commune et aux menaces hybrides.
VNK

Elections aux Etats-Unis

Propos de M. Soini
Yle relève que le ministre des Affaires étrangères Timo Soini a été interviewé par le journal télévisé d’Yle concernant les élections américaines de mi-mandat.
Selon M. Soini, « le Président Trump devra écouter la Chambre des représentants mais l’impact des élections dépendra des démocrates. Il est intéressant de voir ce que les démocrates comptent faire avec leur victoire à la Chambre et comment ils sont, plutôt de l’aile traditionnelle ou de l’aile Sanders ».
M. Soini estime que les Américains souhaitent maintenant une coopération au lieu de clivages qui ont duré longtemps. Il pense que les électeurs ont apprécié les nominations faites par M. Trump à la Cour suprême, comme en témoigne, selon lui, le résultat au Sénat.
Yle

Parti populaire européen

Déclarations de Petteri Orpo
Helsingin Sanomat rapporte que le Président du parti finlandais du rassemblement national (Kokoomus), M. Petteri Orpo s’exprimera devant les délégués du PPE réunis à Helsinki.
Il compte notamment parler des défis pour l’UE et de l’importance de renfocer la défense commune.
Il souligne notamment qu’il faut développer l’article du traité sur la clause de défense mutuelle qui n’a été utilisé qu’une fois, après les attentats de Paris en 2015. « Nous devons clairement réfléchir à ce que cet article signifie dans différentes crises comme par exemple en cas de menace hybride ou de menace traditionnelle. Je vais proposer que l’on ait des exercices communs pour se préparer à faire face à de telles crises. Il est de l’intérêt de la Finlande, qui ne fait pas partie de l’TAN que l’on réfléchisse sur cet article ».
HS

InvestEU

Editorial : « L’enfant chéri de Juncker a fait taire les critiques » KL
Kauppalehti estime que lorsque l’on dressera le bilan de la Commission Juncker, le plan d’investissement InvestEU devra être considéré comme l’un des plus grands succès. L’éditorialiste rappelle que lors de son lancement il avait suscité les critiques. Néanmoins, avec seulement 20 milliards d’euros au départ, il a réussi à lever des sommes importantes, jusqu’à 344 milliards d’euros. De plus il a permis de financer notamment 790 000 projets de PME. Parmi les grands projets en Finlande, il finance l’usine de ääneskoski ou la R&D de Nokia sur la 5G.
« Ce plan prouve que l’UE peut avoir un rôle important pour garantir les investissements », conclut KL.
KL

Rapport du FMI sur la Finlande

Les perspectives sont bonnes pour la Finlande, mais le FMI appelle à la prudence
Alasdair Scott, directeur auprès du FMI, était à Helsinki, hier, pour présenter le rapport du FMI sur l’économie finlandaise. L’économie finlandaise a cru de façon considérable et les chiffres concernant l’emploi se rapprochent des objectifs du gouvernement. M. Scott estime pourtant que la situation pourrait être encore meilleure et rappelle l’importance d’une grande prudence et des efforts continus.
La Finlande est sensible aux mouvements dans le commerce international. Le vieillissement de la population et la pénurie de main d’œuvre dans certaines régions constituent un problème.
Le taux d’emploi, 72 %, est selon M. Scott élevé comparé à beaucoup d’autres pays. Le taux de chômage est plus bas que jamais depuis 2011.
La croissance prévue pour l’année en cours est de 2,8 %, alors que pour 2019, elle ne devrait être que 1,9 %. Selon le FMI, la demande internationale diminuera et les conditions de financement se durciront, ce qui ralentira la croissance finlandaise.
Le FMI recommande d’augmenter le dynamisme de l’économie finlandaise. Les réformes entreprises par le gouvernement ont amélioré la compétitivité des exportations et ont contribué à l’augmentation de l’emploi.
M. Scott fait remarquer qu’il n’est pas simple de déménager d’une région à l’autre en Finlande à cause du travail. Dans certaines régions de faible densité de population, il est extrêmement difficile de vendre sa maison dans le cas où il faudrait partir ailleurs pour un emploi. La taille du pays et les grandes distances n’arrangent pas le problème.
Le FMI recommande plus de flexibilité sur le marché du travail et estime qu’il serait bien de pouvoir se mettre plus facilement d’accord sur les salaires au niveau des entreprises.
AL/A16

Comparaison internationale sur les garanties de l’Etat

Les garanties de l’Etat finlandais sont à très haut niveau
Selon Keskisuomalainen, selon une comparaison internationale, la dette de l’Etat finlandais a doublé depuis les dix dernières années, pour atteindre 107 milliards d’euros.
En même temps, les garanties de l’Etat finlandais ont également doublé, pour atteindre 52,1 milliards d’euros, selon le conseiller des finances Pauli Karimäki du ministère des Finances.
Parmi les Etats de l’Union européenne, le montant des garanties de la Finlande est le plus élevé, soit 17,7 % du PIB. Par exemple, en Suède ce chiffre n’est que de 5,2 %.
KS/22

Politique intérieure

Gouvernement

Selon M. Sipilä, le gouvernement a peut-être fait trop d’économies en 2015
Dans une interview accordée à Helsingin sanomat, le premier ministre Juha Sipilä déclare que « si l’on avait su en 2015 que la croissance serait de 3% en fin de législature (et non 2%M comme on le croyait alors), peut-être que les coupes budgétaires auraient pu être moins sévères. Mais à l’époque rien ne laissait présager que la croissance serait aussi forte que 3%. Je pensais que nous allions enclencher un cercle vertueux de croissance mais pas jusqu’à 3% ».
IS

Revenu universel

L’essai prendra fin à la fin de l’année
L’essai de deux ans concernant le revenu universel prendra fin à la fin de l’année. Pendant deux ans, 2000 personnes qui étaient au chômage en novembre 2016 ont participé à l’essai qui leur a permis d’obtenir la somme de 560 euros par mois à la place d’une allocation chômage.
Un rapport rendra compte des premiers résultats de l’essai dès 2019.
HS/A7

Réformes du licenciement

La confédération des ouvriers propose que l’on favorise ceux qui ont les carrières les plus longues
La confédération des ouvriers, SAK, souhaite que la législation sur le licenciement prenne en compte la carrière des personnes éventuellement concernées de façon à ce que l’employeur soit tenu de favoriser les personnes plus âgées aux longues carrières aux dépens des jeunes en cas de plans sociaux.
En effet, la SAK considère que les personnes plus âgées ont plus de mal que les jeunes à trouver du travail ou à se former de nouveau.
La SAK souhaite d’autres critères encore pour la définition de l’ordre des priorités de licenciements afin que la procédure soit plus claire, mais elle ne les précise pas pour l’instant.
La SAK souhaite également améliorer la sécurité de la période de transition après le licenciement en engageant l’employeur plus dans des mesures prévoyant une formation ou un nouvel emploi pour les personnels licenciés.
La SAK a proposé ce genre de mesures déjà en 2009, et Akava, la confédération des secteurs académiques, l’a évoqué en 2013.
Cela avait suscité de l’opposition de la part des jeunes. En effet, la situation des personnes de 25 à 34 ans sur le marché de travail a été difficile depuis la crise financière.
HS/A8

Editorial
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat fait état des projets de modification de deux lois qui touchent les licenciements.
La modification de la loi sur les contrats de travail qui comprend un article sur le licenciement, devrait être remise au Parlement au plus tard la semaine prochaine. Finalement, la taille de l’entreprise ne serait pas précisée dans l’article. Les réunions tripartites (gouvernement-syndicat-patronat) pour s’entendre sur les motivaitons qui figureront dans le projet de loi ont pris fin lundi.
La législation sur la coopération sur les lieux de travail et les mesures collectives de licenciement a jusqu’à présent exclu les entreprises de moins de 20 salariés. Un rapport effectué en la matière recommande de modifier la loi de façon à inclure les entreprises de dix salariés dans la coopération en cas de licenciements ou d’autres changements importants concernant le personnel, tels que les modifications de fiches de poste, par exemple. Pour l’éditorialiste, il n’est pas étonnant que les Entrepreneurs s’opposent à cette idée.
HS/A4

Justice – Police – Santé

Les experts critiquent le projet de loi du ministère de l’Intérieur
Helsingin Sanomat rapporte que l’ombudsman de la protection des données Reijo Aarnio, ainsi que les professeurs en droit Olli Mäenpää et Martin Scheinin critiquent le projet de loi du ministère de la l’Intérieur afin d’élargir la possibilité de la police d’avoir accès aux dossiers médicaux.
Dans le projet de loi, il n’y a aucune référence à la protection des données. Selon M. Aarnio, les dossiers médicaux sont aussi sensibles que le secret de la confession.
Le professeur Mäenpää estime que la prévention des crimes est un argument problématique pour briser le secret des dossiers médicaux.
Selon le professeur Scheinin, « le changement de loi promu par le ministère de l’Intérieur fait partie du développement vers un Etat tout puissant, ce qui signifie que la police devrait savoir tout sur tout le monde. Cela est dangereux ».
Selon MM. Mäenpää et Scheinin, il est clair que si le changement de loi avance il faut qu’il soit soumis à la commission des lois constitutionnelles du Parlement.
HS/A12-13

Mardi 6 novembre 2018

Politique étrangère et européenne

Parti populaire européen

Le PPE se réuni à Helsinki les 7 et 8 novembre
Helsingin Sanomat rapporte que le les dirigeants des partis conservateurs européens se réuniront mercredi et jeudi à Messukeskus à Helsinki, à l’invitation du Rassemblement national finlandais. Le vote sur le candidat tête de liste du PPE aux élections européennes aura lieu jeudi entre deux candidats, l’Allemand Manfred Weber et le Finlandais Alexander Stubb.
Le PPE a des membres dans 41 pays. Arriveront à Helsinki le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, le président du Conseil européen Donald Tusk et le président du Parlement européen Antonio Tajani, ainsi que la chancelière fédérale allemande Angela Merkel, le chancelier autrichien Sebastian Kurtz, le Premier ministre hongrois Viktor Orban, le Premier ministre irlandais Leo Varadkar et l’ancien Premier ministre italien Silvio Berlusconi.
« Le PPE a été très uni. Aux élections du Parlement européen au printemps prochain les verts et les libéraux vont défier les conservateurs. La grande question est de savoir comment les nouveaux groupes vont se constituer », selon Teija Tiilikainen, directrice de l’UPI, institut des relations internationales.
« On a beaucoup parlé de la crise des partis de gauche mais actuellement les conservateurs européens sont également en crise », selon Mme Tiilikainen.
M. Stubb, qui fait campagne depuis début octobre, ne souhaite pas évaluer le nombre de délégués qui voteront pour lui. Un débat entre MM. Stubb et Weber aura lieu mercredi soir. Les deux candidats se prononceront encore jeudi matin avant le vote.
HS/A20-21

Entretiens de MM. Niinistö et Sipilä avec les hôtes étrangers
Turun Sanomat relève que le Président Sauli Niinistö et le Premier ministre Juha Sipilä auront des entretiens avec les dirigeants de l’Union européenne et des Etats membres à l’occasion de la réunion du PPE.
M. Sipilä aura des entretiens avec Mme Merkel, M. Tusk, M. Juncker, le commissaire Michel Barnier, les Premiers ministres irlandais, croate, hongrois et bulgare, MM. Varadkar, Plenkovic, Orban et Borisov, et le chancelier autrichien Sebastian Kurtz.
Selon Riikka Pakarinen, conseillère des affaires européennes de M. Sipilä, le Premier ministre finlandais aura des entretiens bilatéraux avec ses collègues, en Finlande ou à l’étranger, afin de préparer la présidence finlandaise de l’Union européenne en 2019.
TS/9

M. Soini aux îles Åland

M. Soini a évoqué la paix et la sécurité avec les jeunes ålandais
Hufvudstadsbladet rapporte que le ministre des Affaires étrangères Timo Soini a effectué lundi une visite aux îles Åland. Il a eu un entretien avec la cheffe du gouvernement ålandais Karin Sjögren et a rencontré des élèves du lycée.
Lors d’une conférence de presse, M. Soini, qui a été en congé maladie pendant tout le mois d’octobre, a répondu à une question quant de savoir s’il comptait se présenter aux élections législatives du printemps prochain. Il a déclaré qu’il ne savait pas encore et que la question était difficile.
HBL/9

Sécurité

« Le Président Niinistö craint une nouvelle guerre froide » TS
Turun Sanomat rapporte que le Président Sauli Niinistö a exprimé hier, lors du discours d’ouverture des Journées de la défense nationale, son inquiétude sur la situation du désarmement nucléaire. Il craint que les grandes puissances se désengagent des traités de bannissement des missiles de longue et moyenne portée Start et FNI. « Une situation sans accord représente d’énormes risques. La guerre froide du passé se transformerait en une guerre encore plus glaciale », a dit le Président qui a exprimé son intention de proposer les « bons offices » de la Finlande sur ce sujet lors de ses discussions avec les chefs d’Etat étranger au Forum sur la Paix de Paris ce week end.
« Lors de mes prochaines rencontres avec les représentants des grandes puissances je vais donc aborder les questions du désarmement nucléaire et suggérer la capacité de la Finlande à aider au lancement d’un nouveau cycle de négociations », a dit M. Niinistö sans préciser s’il pensait que la Finlande pourrait organiser une nouvelle rencontre entre les présidents des Etats-Unis et de Russie, relève Turun Sanomat. « La Finlande a proposé ses « bons offices » diplomatiques et, ces dernières années ils ont été souvent utilisés », a-t-il dit.
Par ailleurs le Président a souligné que la Finlande devait coopérer avec d’autres Etats pour renforcer sa sécurité. Cela signifie la participation à l’UE, le partenariat pour la paix de l’OTAN, la participation à des coopérations avec des groupes d’Etats ainsi que des accords de coopération bilatéraux.
Selon lui, sur la participation de la Finlande aux exercices de l’OTAN récemment en Norvège, « il ne faut pas tirer de conclusions en matière de politique de sécurité ». , précise M. Niinistö.
Turun Sanomat rapporte aussi que le Président a déclaré que « tout renforcement de la défense de l’UE signifie immanquablement un renforcement de l’oTAN par voie de conséquence. Et cela fait d’ailleurs des décennies que les Etats-Unis demandent une meilleure répartition du fardeau aux Européens ».
TS

Editorial : « On risque de faire de nouvelles erreurs si on oublie les expériences du passé » HS
Helsingin Sanomat regrette qu’à la veille de la commémoration du centenaire de la fin de la Première guerre mondiale dont l’apogée aura lieu avec le Forum sur la Paix de Paris, il semble que l’on ait oublié l’importance de la coopération. De plus en plus de pays voient le monde à travers un jeu à somme nulle dans lequel la victoire de l’un signifie la défaite de l’autre. Sous les traits d’un nationalisme égoïste, la haine menace de ramener le monde plusieurs décennies en arrière.
L’éditorialiste regrette aussi que l’on ait oublié des leçons encore plus récentes, comme celles de la guerre froide pendant laquelle le monde retenait son souffle face à la course à l’armement nucléaire. Aujourd’hui, le désarmement nucléaire est menacé par les Etats-Unis, la Russie et les autres puissances nucléaires. L’éditorialiste considère que la Finlande a un rôle à jouer pour promouvoir le désarmement nucléaire et que la prochaine occasion de la faire sera le Forum sur la paix de Paris.
HS

Billet de Kari Huhta : La Finlande et la Suède attirent l’attention
« Il n’y avait plus d’adjectifs pour qualifier les deux pays partenaires de l’OTAN lors de l’exercice Trident Juncture en Norvège dès lors qu’il fallait parler de la Finlande et de la Suède en plus des 29 pays de l’OTA N », écrit le journaliste Kari Huhta dans son billet publié dans Helsingin sanomat. Selon lui, la Finlande et la Suède ont attiré l’attention bien plus que les pays de l’Alliance.
« Aucun autre pays n’appartenant pas à l’OTAN n’entretient avec l’alliance des relations aussi étroites que ce tandem nordique. Certains pays comme l’Autriche ou l’Irlande ne désirent pas nouer des liens similaires et d’autres, comme l’Ukraine et la Géorgie, ne sont pas en mesure de le faire », note Huhta. « La preuve que cette relation est singulière est que l’attitude de la Russie envers ce lien est de plus en plus négative. »
« Il est difficile d’évaluer la solidité et l’opérationnalité d’une défense basée sur une collaboration mutuelle, sur un réseau d’accords de coopération et sur une capacité de collaboration sans faille puisqu’elle n’a pas d’antécédent. D’ailleurs, elle n’a même pas de nom, à moins qu’on l’appelle alliance », conclut Huhta.
HS2.11/A4

Politique intérieure

Marché du travail

Législation concernant la coopération sur les lieux de travail et les mesures collectives de licenciement
Le ministre de l’Emploi, Jari Lindström, a fait effectuer un rapport sur la législation qui concerne notamment la coopération sur les lieux de travail et les mesures collectives de licenciement. Le rapport rédigé par Rauno Vanhanen, ancien directeur à l’association des Entrepreneurs de Finlande, et Katarina Murto, directrice auprès de la confédération des employés, STTK, proposent que la législation sur les plans sociaux soit étendue de façon à ce qu’elle concerne les entreprises employant au minimum dix personnes, alors qu’aujourd’hui, les entreprises de vingt ou plus d’employés sont concernées.
Les rédacteurs du rapport souhaitent également revoir le seuil de licenciements pour des raisons économiques et liées à la production. Pour eux, le seuil de recours à de tels licenciements est bas en Finlande comparé à la situation internationale. Ils proposent que l’employeur argue désormais par écrit sur le fait qu’il y a moins de travail ou sur les critères de la sélection des personnes à licencier.
Mme Murto, qui a présenté le rapport publié hier, note que l’idée derrière ces propositions est que le motif économique et lié à la production ne soit pas utilisé dans le cas d’un licenciement qui en réalité serait basé sur des raisons individuelles.
Les rédacteurs proposent que les articles encadrant les licenciements soient intégrés dans la législation concernant la coopération sur les lieux de travail, et que cette loi soit désormais appelé loi sur le développement. L’objectif de cette législation est de promouvoir les échanges entre l’employeur et les employés même au moment où des licenciements ne soient pas en vue.
M. Lindström a dit, hier, qu’il envisageait, sur la base de ce rapport, de mettre en place un groupe de travail tripartite pour préparer la réforme de la législation en question.
Le patronat EK aurait souhaité que le rapport propose un licenciement plus flexible. Pour lui, les propositions augmentent la bureaucratie. EK et les Entrepreneurs de Finlande regrettent la proposition d’inclure les entreprises de dix salariés dans le cadre de la loi. Ils estiment au contraire, qu’il faudrait qu’elle ne concerne que les entreprises de 50 salariés et plus.
HS/A14

Défense – Environnement

Les parcs éoliens brouillent les radars
« La région maritime de Kaakonkulma (Sud-Est de la Finlande) jusqu’à la presqu’île de Hanko est interdite aux parcs éoliens » déclare l’ingénieur Jussi Karhila de la division des opérations de l’état-major des forces de défense.
Les parcs éoliens d’une certaine hauteur produisent un effet ombré pour les radars en écourtant leur portée et en provoquant une zone d’ombre. De plus, les parcs éoliens créent pour les radars un puissant effet de reflet en brouillant leur capacité de détection des cibles. La puissance des effets d’interférences dépend de la hauteur et du nombre des radars ainsi que de la distance par rapport au radar.
Pour tout permis de construire d’une centrale éolienne de plus de 50 m de haut, un rapport spécial doit être sollicité auprès de la défense nationale. Dans la pratique un rapport négatif empêchera l’obtention d’un permis de construire.
M. Karhila rappelle que les intérêts de la défense nationale seront toujours prioritaires.
Le Centre national de recherche scientifique (VTT) possède depuis 2011 un programme de calcul pour étudier les interférences des radars qui est géré par la division des opérations de l’état-major des forces de défense. Ce programme classé secret et considéré comme un matériel de guerre en Finlande est une rareté dans le monde.
Selon l’Association finlandaise des centrales éoliennes, le pays compte aujourd’hui 700 centrales éoliennes. La défense nationale a délivré 7 500 rapports positifs et 900 rapports négatifs sur des projets de parcs éoliens en Finlande.
HS6.11/A11

Lundi 5 novembre 2018

Politique étrangère et européenne

Forum de Paris sur la Paix

Le Président Niinistö à Paris
Turun Sanomat rapporte que le Président Sauli Niinistö participera à Paris à la commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale et à l’ouverture du Forum de Paris sur la Paix les 10 et 11 novembre.
TS/sam/15

Défense

Selon le Général Lindberg, les exercices militaires internationaux font partie du quotidien de la défense nationale
« Les exercices militaires internationaux ont occupé un rôle actif dans l’actualité de ces derniers temps. En octobre, les avions de combat finlandais ont participé à l’exercice Red Flag aux Etats-Unis. Des Finlandais participent à l’exercice Trident Juncture de l’OTAN en Norvège, Suède et Finlande. Et enfin, les Finlandais commandent les manœuvres de la marine Nothern Coasts en mer Baltique », énumère le commandant des forces de la défense, le général Jarmo Lindberg.
« Les exercices militaires internationaux ont pour objectif de développer les capacités de collaboration de la défense nationale avec des partenaires sélectionnés », explique le général.
« Il convient également de coopérer avec des capacités que nous ne possédons pas, notamment avec des activités de ravitaillement en vol ou les sous-marins, et de développer ainsi nos propres activités. Je rappelle que le coût des exercices internationaux représente moins de 0,4% des dépenses de la défense », note Lindberg.
Sur les 92 exercices militaires internationaux prévus pour l’année 2019, le général Lindberg mentionne le Nothern Wind de l’armée de terre avec la Suède et la Norvège et la participation finlandaise à l’exercice majeur de l’armée de l’air suédoise, le Flygvapenövning. Quant à la marine finlandaise, elle participera au Balto-ps commandé par les Etats-Unis et au Nothern Coasts commandé par l’Allemagne.
AL3.11/B24

Politique intérieure

Alliance verte

M. Haavisto a été élu à la présidence des Verts
Helsingin Sanomat rapporte que le député Pekka Haavisto a été élu président des Verts lors de la réunion du conseil national extraordinaire samedi à Helsinki, avec une majorité écrasante de 40 voix contre une seule pour son seul adversaire, la députée Outi Alanko-Kahiluoto.
La politologue Jenni Karimäki de l’université de Turku estime que l’élection quasi unanime de M. Haavisto signifie que les Verts veulent terminer le débat sur la personnalité de leurs dirigeants et se concentrer sur les thèmes politiques. Les Verts souhaitent que M. Haavisto attire le plus d’électeurs possible pendant la campagne des élections législative d’avril prochain.
M. Haavisto a annoncé qu’il présidera les Verts jusqu’au prochain congrès du parti à la mi-juin prochain.
Mme Karimäki estime que le résultat du vote n’aura pas d’effet sur les possibilités de Mme Alanko-Kahiluoto lors du vote sur le prochain président du parti. « Elle a montré qu’elle était engagée dans le parti et prête à prendre la responsabilité. »
M. Haavisto a critiqué la façon dont le gouvernement a agi dans le litige concernant le marché du travail. Il est en principe favorable à la réforme des services sociaux et de santé projetée par le gouvernement. « Le problème de la réforme est le modèle de l’ouverture des service vers le secteur privé, mené par le Rassemblement national. »
Selon M. Haavisto, l’objectif des Verts aux élections législatives est d’obtenir des sièges supplémentaires dans toutes les circonscriptions et d’être parmi les trois premiers partis du pays.
M. Haavisto, député d’Helsinki, n’a pas encore annoncé dans quelle circonscription il compte se présenter. Les options sont Helsinki ou Uusimaa, province autour de la capitale.
HS/A10

Editorial
Dans son éditorial, Keskisuomalainen estime que M. Haavisto est un choix sûr pour les Verts. La véritable lutte pour la présidence du parti aura lieu au congrès des Verts juin prochain à Pori.
L’élection de M. Haavisto à la tête du parti signifie que le succès lors des prochaines élections législatives est très important pour les Verts. Il est probable que M. Haavisto arrivera à faire augmenter la popularité du parti.
La montée des Verts pourrait menacer surtout M. Rinne et le PSD qui brigue la position du plus grand parti.
KS/2

Parlement

Un report de la réforme SOTE aurait de graves conséquences
La sous-secrétaire d’Etat chargée de la réforme des services sociaux et de santé SOTE, Mme Päivi Nerg déclare que si la réforme n’est pas votée avant la fin de la législature ce sont environ 60 autres projets de loi qui seront menacés. En effet, ces projets qui, dans de nombreux secteurs, sont liés à la réforme, deviendraient eux aussi caduques. Cela aurait aussi des effets sur nombre d’institutions et d’entreprises, ainsi que d’emplois, qui ont été créés dans l’optique de préparer cette réforme. Le démantèlement de toutes ces structures pourrait prendre un an.
Mme Nerg estime que mettre en place une nouvelle réforme devrait prendre au moins deux ans, voire toute la prochaine législature.
KS

Social

De nouveaux mouvements de grèves pour les vigiles
Le syndicat PAM a annoncé de nouveaux mouvements de grèves pour des entreprises et notamment l’aéroport de l’Helsinki-Vantaa. Ces mouvements sont destinés à influencer la conclusion de la convention salariale pour les vigiles qui n’a toujours pas été renouvelée.
HS

Environnement

Feuille de route vers un usage durable du plastique
Un groupe de travail composé de représentants de différents ministères, organisations et de la vie économique a rendu au ministre de l’Environnement, Kimmo Tiilikainen une feuille de route concernant l’usage durable du plastique
L’idée du rapport est de restreindre l’utilisation des plastiques et augmenter le taux de leur récupération et recyclage. Une taxe concernant les plastiques est proposée.
Le rapport note que le secteur de la construction est un des domaines qui utilise le plus de plastiques alors que la récupération et le recyclage de ce matériau reste à un niveau faible.
Le ministère de l’Environnement est en train de rédiger, avec le VTT, le centre national de recherche technique, un inventaire sur l’utilisation concrète du plastique dans le bâtiment.
HS/lun/A8

Economie

Energie

Projet Balticconnector
Helsingin Sanomat rend compte du projet de gazoduc Balticconnector entre la Finlande et l’Estonie, dont les travaux sont en cours depuis l’été dernier côté finlandais, et depuis vendredi, côté estonien.
Le gazoduc réunira ainsi le marché finlandais à celui de l’Estonie et permettra à la Finlande d’accéder au GNL, gaz naturel liquéfié, au biogaz des pays Baltes et au gaz naturel de l’Europe centrale. Actuellement, la Finlande dépend entièrement des importations du gaz naturel russe.
Arto Rajala, conseiller au ministère de l’Emploi et de l’Economie, estime que, du point de vue du marché du gaz, le projet est très important pour la Finlande. Ce pays est le dernier des grands Etats européens à s’ouvrir à ce marché, selon lui. Le gaz représente actuellement 6 % de la consommation énergétique finlandaise.
Le gazoduc qui sera prêt en 2020 augmentera la sécurité d’approvisionnement en gaz.
Le projet dont le coût s’élèvera à 250 millions d’euros est financé par la Commission européenne à hauteur de 75 %.
HS/sam/B23

Campus de start-ups à Helsinki

Helsinki souhaite attirer des start-ups internationales
Helsinki souhaite devenir la ville la plus attrayante du monde pour les activités de start-ups. Un projet est en cours pour créer un site pour jusqu’à 800 entreprises et 4000 employés. Le projet consiste à construire un nouveau campus de 50 000 m2 dans le terrain de l’ancien hôpital Maria à Kamppi. Des locaux de 13 000 m2 existent déjà sur ce terrain et il est prévu de les agrandir aussi.
Une décision en la matière devrait être prise le 19 novembre. Les travaux de construction pourraient commencer en 2020 et les premières tranches inaugurées en 2021.
KL/9

France

Tourisme

Paris est belle en hiver aussi
Keskisuomalainen publie un reportage sur Paris dans ses pages tourisme de l’édition du 3 novembre. Le quotidien encense notamment l’illumination de la Tour Eiffel.
KS

Vendredi 2 novembre 2018

Politique intérieure

Alliance verte

M. Haavisto a présenté sa candidature
Le député Pekka Haavisto a présenté jeudi sa candidature à la présidence de l’Alliance verte. Le conseil national extraordinaire se réunira samedi pour élire le nouveau président du parti en remplacement de Touko Aalto. Il y aura donc deux candidats, M. Haavisto et la députée Outi Alanko-Kahiluoto.
Keskisuomalainen rapporte que l’agence de presse STT a effectué jeudi un sondage auprès des 43 membres du conseil national. Sur les 32 membres que STT a pu joindre, 14 vont voter pour M. Haavisto et 8 autres voteront probablement pour lui. Deux personnes voteront pour Mme Alanko-Kahiluoto et 8 n’ont pas voulu se prononcer.
Les partisans de M. Haavisto insistent sur son expérience politique, son expertise et sa capacité de coopération. Ils estiment aussi que les Verts pourront obtenir un bon résultat aux élections législatives sous sa direction.
Ceux qui sont favorables à Mme Alanko-Kahiluoto soulignent son expérience et pensent qu’il est grand temps d’élire une femme à la tête du parti après deux présidents hommes.
Selon M. Haavisto, « il n’est pas facile de devenir président du parti cinq mois avant les élections. Cela nécessitera des Verts une unité exceptionnelle et un grand soutien au président élu ».
Pekka Haavisto (60 ans) a été élu député pour la première fois en 1987 et il a présidé le parti en 1993-95. Il a été ministre de l’Environnement et du Développement en 1995-1999 et ministre du Développement en 2013-2014. Il a été candidat présidentiel du parti en 2012 et 2018. Il a eu plusieurs missions internationales et il a notamment participé aux négociations de la paix de Darfour en 2055-2007 en tant qu’envoyé spécial de l’Union européenne.
Outi Alanko-Kahiluoto (52 ans) est députée depuis 2007. Elle a présidé le groupe parlementaire des Verts en 2013-2016.
KS/44

Analyse
Dans son analyse, Helsingin Sanomat se demande pourquoi les jeunes ne veulent pas prendre la responsabilité de la direction du parti. « Lors des élections législatives, M. Haavisto sera le plus âgé parmi les présidents des partis représentés au Parlement. Il préside pourtant le parti préféré d’un tiers des jeunes de 15 à 19 ans. »
« M. Haavisto participera probablement aux négociations gouvernementales au printemps et en même temps les Verts seront en pleine campagne sur la présidence du parti. »
HS/A10

Réforme des services sociaux et de santé

Ecarts importants entre les communes concernant les dépenses en matière de services sociaux et de la santé
Kauppalehti rend compte du fait que les dépenses varient beaucoup d’une commune à l’autre en ce qui concerne les sommes consacrées aux services sociaux et de la santé.
Alors que pour la commune de Pornainen, la somme dépensée par personne et par an s’élève à 2252 euros, dans la commune de Salla, il s’agit d’un coût de 6009 euros par personne, selon les informations de l’Institut national d’études statistiques.
A Helsinki, le coût par habitant s’élève à 2954 euros.
Comme les soins spécialisés et ceux destinés aux personnes âgées sont les plus onéreux, l’âge des habitants joue un rôle important pour les dépenses. Le taux d’emploi, la densité de la population ainsi que le niveau de formation des habitants expliquent également les écarts.
Les services proposés par la médecine du travail des entreprises diminuent de leur côté les dépenses des communes.
En 2017, les dépenses des communes en matière de services sociaux et de santé s’élevaient à 20 milliards d’euros ce qui était 4 % de moins que l’année avant.
KL/7

Revenus

Publications des revenus et recettes fiscales
Comme chaque année, le fisc finlandais a publié hier les revenus déclarés et les impôts payés par les contribuables (particuliers et entreprises) de Finlande.
Parmi les quinze plus hauts revenus salariés, on trouve onze employés de Supercell ainsi que deux autres employés de sociétés des technologies de l’information (Comptel et Detection technoloy), soit 13 sur 15.
Concernant l’ensemble des revenus, les fondateurs de Supercell occupent les deux premières places et 4 dans les 15 premiers ; on y trouve aussi deux autres personnes du secteur des NTIC.
Les principaux fondateurs de Supercel, Ilkka Paananen et Mikko Kodisuoja ont reçu environ 30 millions d’euros de salaires et autant en revenus du capital. Ils ont été imposés sur l’ensemble de ces revenus à hauteur de 43%. Ils ont aussi annoncé qu’ils payaient leurs impôts en Finlande sans aucune optimisation fiscale.
Helsingin Sanomat relève que, dans les décennies précédentes, les dirigeants de Nokia étaient aussi devenus millionnaires, mais seulement au bout d’une vingtaine d’années. Avec des groupes comme Supercell, le même enrichissement a été possible en seulement quelques années.
Helsingin Sanomat souligne que Supercell n’emploie que 270 personnes.
A la troisième place des revenus se trouve un informaticien qui a gagné 24 millions en revenus du capital en vendant principalement des Bitcoins et des Ethereums (monnaies virtuelles), avec un capital de départ investi en 2013 de seulement 20 000 euros. La nouvelle économie se voit aussi dans le sport : le sportif résident en Finlande qui a les plus hauts revenus est un champion de E-sport.
Helsingin Sanomat rappelle toutefois que les grandes fortunes traditionnelles se maintiennent.
Concernant les entreprises, Keskisuomalainen publie la liste des entreprises qui paient le plus d’impôts en Finlande : Neste (142 millions), devant Bayer (134), Supercell (124), ABB (113), Solidium (108), UPM (108), Nordea (106), Mandatum (63), If (63) et Elisa (61).
Aamulehti souligne pour sa part que les revenus salariaux des hommes sont plus d’un quart supérieurs à ceux des femmes ; quant aux revenus du capital des hommes ils sont 2,5 fois supérieurs à ceux des femmes.
Il n’y a que 13 femmes parmi les cent plus gros revenus. Et parmi les 10 000 plus gros revenus, il n’y a que 20% de femmes.
HS KS AL

Politique étrangère et européenne

Coopération de développement

Rapport sur les résultats de la politique de développement finlandaise
« L’argent des contribuables va surtout à l’aide aux femmes et aux filles » HS
« Le changement climatique menace de diluer les effets de la coopération au développement » HS
Le ministère des Affaires étrangères a rédigé, pour la première fois, un rapport sur les résultats obtenus par la politique de développement finlandaise.
C’est le Parlement qui avait commandé le rapport qui a été publié hier.
La conclusion à tirer du rapport est que la politique a pu contribuer à une évolution favorable importante. Les crédits au développement ont permis d’améliorer les droits et la santé des femmes et des filles de pays pauvres. Des enfants ont eu l’accès au collège, des emplois ont été créés et les services concernant l’approvisionnement en eau et les égouts ont été améliorés, selon le rapport.
Les résultats sont obtenus en coopération avec des partenaires locaux, des ONG et des institutions financières du secteur du développement.
Satu Santala, directrice du service de politique de développement du ministère des Affaires étrangères, qui a présenté le rapport, rappelle qu’une grande partie des résultats est liée à un travail d’influence. En effet, la Finlande promeut les droits des personnes handicapées et le statut des femmes et des filles auprès de l’UE et dans les organisations de l’ONU.
Certaines démarches se traduisent toutefois en chiffres : 1,5 million de femmes ont pu avoir accès à la contraception grâce à un financement bilatéral finlandais en 2015-2017 ; 2,5 millions de personnes ont eu accès à de l’eau propre, et six millions à des toilettes.
Le rapport concerne les résultats sur la période 2015 à 2018. Une grande partie des projets a déjà été entamé bien avant, ce qui signifie que les résultats ne sont pas liés à la politique de l’actuel gouvernement qui a coupé des crédits de 40 % en 2015.
Mme Santala note que les coupes se refléteront sur le prochain rapport. Le ministère entend par la suite en rédiger un tous les quatre ans.
Helsingin Sanomat note que la politique de développement finlandaise se divise en cinq thèmes principaux : l’éducation, les femmes et les filles, l’économie et l’emploi, les ressources naturelles et le climat, ainsi que l’aide humanitaire. Les pays partenaires sont l’Ethiopie, la Birmanie, le Népal, l’Afghanistan, la Mozambique et la Palestine.
Le rapport recommande de se concentrer sur un nombre limité de thèmes et de démarches. Les coupes durant la législature en cours ont concerné tout particulièrement le financement climatique. Le ministère s’étonne de la conclusion selon laquelle la Finlande n’a pas pris en compte le changement climatique dans l’ensemble de sa coopération au développement. Pourtant c’est quelque chose qui menace les pays les plus vulnérables en mettant en danger l’approvisionnement en eau et en denrées alimentaires et en ayant une influence sur tous les secteurs de la coopération au développement. Ainsi, les conséquences du changement climatique devraient être prises en compte dans toutes les actions.
HS/A28, HBL/13

Conseil Ecofin

« Les ministres des Finances vont étudier la taxation sur le numérique et le financement de la politique climatique »
Dans un communiqué publié ce jour, le Ministère finlandais des Finances annonce que le ministre Petteri Orpo participera la semaine prochaine au conseil Ecofin.
Le conseil Ecofin sera l’occasion d’un point de situation et d’un débat de principe sur la taxation sur le numérique. Ce sujet est étudié non seulement dans l’UE mais aussi au niveau de l’OCDE. La Finlande est favorable à ce que l’on continue le travail au niveau global afin d’obtenir une solution commune de long terme.
La Commission européenne considère qu’il faudra du temps avant d’en arriver à une décision globale et elle propose donc une solution temporaire consistant à taxer les géants du numérique. Selon la proposition, la taxation se » ferait selon le pays de résidence des utilisateurs. La Finlande est réservée sur la proposition de la Commission. Une solution de court terme devrait être clairement temporaire, fonctionnelle et possible à mettre en œuvre et avoir un bon rapport coût/efficacité.
Le cosneil devrait aussi adopter des conclusions sur le financement de la politique climatique, rapporte le communiqué du ministère.
Vm.fi

« Pour un rôle plus fort du MES dans la gestion des crises financière des Etats »
Le ministère finlandais des Finances a publié un communiqué pour présenter la position de la Finlande et de neuf autres Etats afin de renforcer le Mécanisme européen de stabilité, ce qui permettrait d’améliorer la crédibilité de l’UE en matière de gestion des crises financières.
Vm.fi

« Dix Etats membres de l’UE souhaitent renforcer le MES »
Le Ministre des Finances Petteri Orpo signe une tribune sur le site du ministère pour promouvoir « le développement du MES afin de pouvoir maitriser la stabilisé de la zone euro de manière plus crédible et efficace ».
« Le MES a été créé sous la pression de la crise financière en 2012 », rappelle-t-il. Dix Etats membres de l’UE souhaitent lui donner un rôle plus important dans la gestion des crises financières, précise le Ministre qui explique pourquoi il a signé une position commune avec ses collègues suédois, danois, estonien, letton, lithuanien, néerlandais, irlandais, slovaque et tchèque.
Le MES ne doit être que le prêteur de dernier recours pour les Etats membres qui subissent une crise financière, ce qui est indispensable pour la stabilité de la zone euro et de ses membres. La priorité de la politique économique et de ses conséquences sur les finances incombe toujours aux Etats membres. On ne peut attribuer une aide financière qu’avec des conditions drastiques et que les Etats membres ne peuvent assumer les dettes des autres Etats.
Un Etat qui demande de l’aide doit avoir un endettement durable. Sinon, il faut réorganiser la dette avant que l’on puisse lui accorder une aide. Il faudrait que ce processus de réorganisation de la dette soit le plus clair afin d’indiquer aux marchés que le MES ne finance pas des Etats inconséquents.
Le ministre souligne que, pour clarifier la répartition des tâches entre les institutions, il faudrait que le MES se charge d’évaluer la capacité des Etats à rembourser leur dette. Il devrait aussi disposer d’outils suffisants pour pouvoir agir comme instrument de gestion des crises financières dans la zone euro de manière crédible.
Vm.fi

« Avez-vous entendu parler de la ligne hanséatique ? La Finlande et d’autres Etats membres se rassemblent pour exiger que les Etats en crise financière assument la responsabilité de leurs dettes » Yle
Yle rappelle que la « ligne hanséatique », composée aujourd’hui dans l’UE des trois pays nordiques et trois pays baltes auxquels s’ajoutent l’Irlande et les Pays-Bas, a publié des positions communes sur la réforme de l’UEM au printemps. Aujourd’hui, les mêmes plus les tchèques et les Slovaques, font de nouvelles propositions sur le MES.
Interrogé par Yle, le Ministre des Finances Petteri Orpo déclare : « Cette nouvelle proposition va protéger les contribuables finlandais et européens. On vise par cela à éviter à tout prix une situation dans laquelle la Finlande et les Etats de la zone euro devraient à nouveau payer en cas de nouvelle crise quelque part ».
Yle rappelle que la Commission propose d’intégrer le MES dans la législation européenne. « Cela consisterait à voir le MES comme un outil de la politique économique et comme un endroit où on obtiendrait du financement. Pour nous au contraire il est important que cela reste un mécanisme de gestion des crises financières – qui soit fort et indépendant et en-dehors des autres institutions européennes ».
Yle rapporte que, selon des sources de la haute fonction publique finlandaise, ce sont la Finlande et les Pays-Bas qui étaient à l’origine de cette nouvelle « ligue hanséatique ».
La proposition des dix prévoit aussi donc qu’un Etat ne puisse s’adresser au MES qu’une fois que l’on aura réorganisé sa dette. « Si l’on a recours à des fonds communs, il faut qu’il y ait des règles claires et une très forte conditionnalité, soit l’obligation de rétablir ses finances, l’obligation de liquider au besoin ses dettes et d’améliorer la solvabilité d’un pays en crise, avant qu’il puisse bénéficier du programme de prêts », déclare Petteri Orpo.
Yle rapporte que la Finlande a abondé au capital du MES pour 1,4 milliard d’euros et qu’elle s’est engagé à augmenter cette participation au besoin de 11 milliards d’euros de plus.
Yle

Visite en Finlande du commissaire Dombrovskis
Le commissaire européen à la Stabilité financière, aux Services financiers et à l’Union du marché des capitaux Valdis Dombrovsksis fera une visite en Finlande où il rencontrera le Ministre des Finances Petteri Orpo vendredi 9 novembre.
Vm.fi

Jeudi 1er novembre 2018

Politique étrangère et européenne

Réunion des Premiers ministres nordiques

Contrôle des investissements étrangers
Helsingin Sanomat rend compte du fait que lors de leur réunion à Oslo, les Premiers ministres des pays nordiques ont évoqué les infrastructures « critiques », stratégiquement importante, et la nécessité de s’assurer que des investisseurs étrangers douteux ne puissent en prendre le contrôle.
La question sur la surveillance des investissements étrangers dans le domaine des connexions informatiques, l’énergie et les terrains intéressants du point de vue militaire a été évoquée à l’initiative de la Suède.
Le Premier ministre Juha Sipilä a souligné que les investissements étrangers étaient une bonne chose pour un petit Etat, mais qu’il était important d’étudier projets en gardant à l’esprit les intérêts nationaux.
Il relève qu’il est parfois difficile de retrouver les propriétaires réels cachés derrière certains investissements, et que c’est une question sur laquelle il faudrait influencer au niveau européen.
HS/A39

Défense

Exercice Trident Juncture de l’OTAN :
Les F-18 finlandais volent dans le ciel norvégien
« Bien que la Finlande offre de rudes conditions à nos chasseurs, la côte norvégienne présente des particularités piquantes, et notamment un vent constant », explique le lieutenant-colonel Saku Joukas qui commande l’unité finlandaise de l’exercice Trident Juncture et pour qui la collaboration entre l’armée de terre, l’armée de l’air et la marine, représente le grand intérêt des exercices internationaux.
L’unité finlandaise et ses quatre avions de combat F-18, et un cinquième en réserve, participent à l’exercice de l’OTAN pendant trois semaines.
KS1.11/18

Syrie – Irak

Une trentaine d’enfants finlandais sont partis dans les zones de combat
Aamulehti rapporte qu’avec les combattants finlandais et leur famille partis dans les rangs d’ISIS en Syrie et en Irak, il y aurait eu une trentaine d’enfants. On ne connait pas le nombre des enfants de Finlandais nés sur place, mais il pourrait s’élever à plus d’une dizaine.
« Une partie d’entre eux sont déjà rentrés en Finlande. Une partie d’entre eux sont devenus majeurs », déclare Tarja Mankkinen du ministère de l’Intérieur.
Si ces familles se présentent au consulat de Finlande en Turquie, la Finlande a une plus grande obligation d’aider les mineurs que les majeurs, selon Mme Mankkinen.
AL TS

Finlande – Italie

Parlement : Visite d’un représentant du mouvement Cinq étoiles
Aamulehti relève que Davide Casaleggio, consultant du mouvement italien Cinq étoiles, a participé mercredi à un séminaire organisé par le mouvement Nyt du député Harry Harkimo au Parlement finlandais.
AL/A18
Politique intérieure

Partis politiques

Sondage : le PSD encore en tête
Aamulehti rapporte que selon un sondage effectué pour le compte du quotidien, le Parti social-démocrate est encore à la tête avec 22,0 % des intentions de vote, suivi du Rassemblement national qui obtient 19,9 % et du Centre qui a un score de 15,2 %.
L’Alliance verte arrive quatrième avec 12,9 % des intentions de vote, suivie de l’Alliance des gauches (9,5 %) et des Vrais Finlandais (7,7 %).
Le Parti suédois obtient 4,2 %, les Chrétiens-démocrates 3,8 % et les Bleus 2,3 %.
Le sondage a été effectué par l’institut Tietoykkönen auprès de 12 500 personnes entre le 12 et le 30 octobre.
AL/A6

Alliance verte

« M. Haavisto va-t-il sauver les Verts ? »
Une potentielle candidate pour la présidence des Verts, la députée Emma Kari, a annoncé jeudi matin qu’elle ne briguait pas la présidence du parti.
Le nouveau président du parti sera élu après-demain lors de la réunion du conseil national des Verts.
Selon Aamulehti, il ne reste plus qu’un candidat qui mérite l’attention mais qui n’a pas encore annoncé ses intentions : le député vert Pekka Haavisto (60 ans), qui fut candidat présidentiel du parti en 2012 et 2018 et président du parti en 1993-95.
Le quotidien estime que M. Haavisto peut devenir ministre des Affaires étrangères du prochain gouvernement si les Verts sont le troisième parti de la prochaine coalition gouvernementale.
AL/A7

Réforme des services sociaux et de santé

Editorial : « Le report des élections régionales ne signifie pas l’abandon de la réforme » HS
Selon Helsingin Sanomat, il semble désormais quasi certain que le Parlement ne pourra pas approuver les lois sur la réforme des services sociaux et de santé et la création des régions avant la fin de l’année.
Néanmoins, en début d’année prochaine, le Parlement siègera encore pendant deux mois et aura donc le temps d’approuver ces projets de loi. La dernière séance plénière est prévue par le 15 mars avant la fin de la législature.
Le report à l’année prochaine devrait signifier que les élections régionales ne pourront pas se tenir en mai, en même temps que les européennes et seront probablement reportées à l’automne prochain.
Cela ne devrait néanmoins pas être fatal à la réforme car les prochaines assemblées régionales disposeront de plus d’un an pour préparer la mise en œuvre de la réforme prévue pour 2021.
Une question plus sérieuse est de savoir si les lois vont bien être approuvées par l’actuelle législature. Si cela n’était pas le cas, les projets de loi eux serait caduques. Le PSD, qui est en tête des sondages actuellement, ne manquerait pas de faire d’importants changements à ce projet de réforme s’il revenait au pouvoir.
Quel que soit la prochaine coalition gouvernementale, elle va certainement transférer les compétences des services sociaux et de santé des communes à un niveau supérieur. Mais ces entités n’auraient pas forcément d’autres missions.
Quant à l’ouverture à la concurrence privée de ces services, elle pourrait être réduite voir abandonnée. La préparation de nouveaux projets de lois pourrait prendre facilement deux à trois ans, juge HS qui relève qu’une partie des communes ont de plus en plus de difficultés à gérer ces services, y compris au niveau de communautés de communes.
HS

Education

Baccalauréat : bientôt cinq épreuves obligatoires au lieu de quatre
Helsingin Sanomat relève que selon les informations du quotidien, le gouvernement compte présenter, en mars prochain, au Parlement un projet de loi qui augmenterait de quatre à cinq le nombre d’épreuves obligatoires au baccalauréat dès le printemps 2022.
Les candidats au baccalauréat pourront choisir eux-mêmes cette cinquième épreuve parmi les matières qu’ils étudient au lycée. La plupart des candidats passent déjà maintenant cinq épreuves ou plus. En 2017, seulement environ 20 % des candidats n’ont passé que quatre épreuves.
HS/A10

Démographie

Natalité en baisse
Helsingin Sanomat rapporte que, selon les statistiques de l’Institut national de la santé et du bien-être, la natalité est en baisse depuis huit ans et l’âge moyen des parturientes augmente. Seulement 50 700 bébés sont nés en Finlande en 2017. Selon les estimations, il y en aura seulement 47 500 cette année. Le taux de fécondité baisserait de 1,49 à 1,41 et serait le plus bas des pays nordiques.
Selon Mika Gissler, professeur de l’institut, la situation économique difficile du début des années 2010 est une des raisons de la baisse de la natalité.
L’âge moyen des parturientes augmente en même temps : en 2017 l’âge moyen de toutes les parturientes a été de 30,9 ans, à Helsinki 32,3 ans.
HS/A10

Travailleurs étrangers

Longue attente pour un permis de travail
Selon les statistiques de l’Office national de l’immigration, Migri, l’étude des demandes de permis de travail prend actuellement en moyenne 176 jours, soit un peu moins de six mois. La part de Migri de ce délai représente 63 jours en moyenne, les agences de pôle-emploi participent également au processus.
La législation prévoit un délai de quatre mois pour l’étude des dossiers.
Un diplôme d’études supérieurs et un salaire brut de 3000 euros au minimum permettent une étude accélérée du dossier.
L’Ukraine arrive en tête des statistiques concernant la nationalité des demandeurs de permis de travail, suivie de l’Inde, la Russie et le Vietnam.
AL/A13

Perspectives économiques des entreprises

Selon le patronat, les attentes des entreprises sont prudentes
Selon un baromètre du patronat EK, les attentes des entreprises concernant l’avenir sont devenues plus prudentes et plus incertaines qu’avant.
Les risques pesant sur l’économie mondiale ont augmenté, selon Penna Urrila, économiste en chef d’EK, et le marché financier a été peu stable ces dernier temps.
M. Urrila relève toutefois que les chiffres du rapport n’indiquent aucun arrêt rapide de la croissance.
Il rappelle que la faible accessibilité à la main d’œuvre constitue un obstacle pour la croissance depuis longtemps, et que la situation a empiré. Un tiers des entreprises constate que la pénurie de main d’œuvre complique l’augmentation de la production.
HS/A32

Editorial : « La pénurie de main d’œuvre freine sérieusement la croissance des entreprises » KL
L’éditorialiste de Kauppalehti rend compte du baromètre d’EK et rappelle qu’il faudrait que les dirigeants politiques prennent en compte le fait que, pour le prochain gouvernement, la situation économique ne sera pas aussi favorable qu’actuellement.
La bonne conjoncture avec une croissance rapide semblerait être terminée pour l’instant. Concernant les services et l’industrie, la conjoncture reste favorable.
Le recrutement est un problème pour un tiers des entreprises et, dans le bâtiment, plus de la moitié des entreprises font part de problèmes. La pénurie de main d’œuvre n’a pas été aussi importante depuis plus de dix ans, et elle constitue le plus grand obstacle pour la croissance des entreprises, y compris concernant les nouveaux investissements.
Pour l’éditorialiste, notamment dans la perspective des élections, l’amélioration de l’emploi et la levée des obstacles sur le marché de travail méritent d’être au centre de la politique économique.
KL/5

Fiscalité

La famille Erkko, Nokia et Supercell sont à l’origine des plus importantes recettes fiscales
Helsingin Sanomat rend compte des informations concernant les impôts payés en Finlande depuis le début de la décennie.
Aatos Erkko (décédé en 2012), propriétaire du groupe médiatique Sanoma, Jorma Ollila, ancien pdg de Nokia, et Mikko Kodisoja, directeur et fondateur de Supercell, ont tous payé, de 1999 à 2016, plus de 90 millions d’euros en impôts avec un taux d’imposition les concernant variant de 31 à 49 %, contre une moyenne de 26 % pour les contribuables majeurs.
Parmi les 20 plus grands contribuables, il y a quatre autres directeurs de Nokia.
HS/A32

Energie éolienne

Un potentiel plus important que prévu avant
Helsingin Sanomat rend compte des prévisions de chercheurs du secteur énergétique et de groupes éoliens selon qui une croissance rapide de la production énergétique est probable en Finlande. Dans l’avenir, l’énergie éolienne représenterait une part beaucoup plus importante de la production qu’actuellement. Avec l’évolution technologique, l’augmentation du prix de l’électricité et du coût des émissions, les investissements dans l’énergie éolienne deviennent de plus en plus intéressants.
L’évolution technologie permet de tirer profit même des vents moins forts. Selon VTT, centre national de recherche technologique, avec les centrales du début des années 2000 la production éolienne en Finlande pourrait être au maximum 16 térawattheures par an, alors qu’avec les centrales modernes (cinq fois plus efficaces) la production annuelle pourrait s’élever à 86 tWh.
Plusieurs projets sont en cours en Finlande avec un financement privé.
Alors que, selon les acteurs du secteur éolien, le potentiel pour la production est « énorme », le gouvernement ne prévoit, dans sa stratégie énergétique et climatique d’augmenter la production que modérément, en la faisant passer de 5 tWh à 8 tWh durant la décennie en cours.
Pour les entreprises du secteur, la Finlande pourrait devenir un exportateur d’énergie éolienne d’ici 2030. Cela nécessiterait de nouvelles connexions et une intégration avec les marchés des pays baltes et de l’Allemagne.
HS/mer/A26-27

publié le 03/12/2018

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