Novembre 2012

Vendredi 30 novembre 2012

Politique européenne et étrangère

Guantanamo - vols de la CIA

Une vaste enquête sur des vols suspects et le rôle de la Finlande
L’ombudsman du Parlement, M. Jääskeläinen, demande des rapports auprès de 15 autorités concernant le rôle éventuel de la Finlande ou l’usage du territoire finlandais dans le contexte des vols de prisonniers de la CIA durant la période de 2001 à 2006.
Parmi les instances sollicitées, il y a le ministère des Affaires étrangères, la police, les douanes, les forces armées et le secrétariat de la Présidence, entre autres. Le délai des réponses a été fixé à fin février.
Le ministère des Affaires étrangères a déjà enquêté sur la question il y a un an, à la demande d’Amnesty International. A l’époque, aucune preuve n’a été trouvée concernant le fait que l’espace aérien ou des aéroports finlandais auraient été utilisés pour des vols illégaux de transport de prisonniers.
Le dossier a été remis à l’ombudsman qui a des attributions prévus par la Constitution pour obtenir toutes les informations de la part des fonctionnaires.
Le Conseil de l’Europe, le parlement européen et le Conseil nordique soupçonnent que des avions utilisés pour ces transports par la CIA sont passés par la Finlande.
Des enquêtes ont été menées et il y en a en cours dans plusieurs pays européens. Selon le ministre des Affaires étrangères, M. Tuomioja, on ne peut pas exclure la possibilité que des vols soient passés par la Finlande.
L’ombudsman souhaite savoir quels sujets ont été évoqués entre le Premier ministre de l’époque, M. Lipponen, et le Président américain de l’époque, M. Bush, lors de leur rencontre en décembre 2002. Il est connu que la lutte contre le terrorisme a été à l’ordre du jour. L’ombudsman souhaite obtenir toute documentation sur la visite. Selon M. Lipponen, les transports n’ont pas été évoqués.
HS/A6, HBL/1&4

Syrie

La Finlande est prête à participer à une opération de l’ONU en Syrie
Il est prévu que la Finlande inscrive sa volonté de participer à une opération internationale de gestion de crise en Syrie sous mandat de l’ONU dans le rapport sur la gestion de crise que le comité interministériel des Affaires étrangères et de sécurité et le Président adopteront aujourd’hui.
Helsingin Sanomat note qu’il n’existe pas encore de plan officiel de l’ONU concernant une telle opération.
HS/A5

Budget de l’UE

Propos de M. Korkman
Selon M. Korkman, professeur auprès de l’Université Aalto, une partie des propositions de la Commission européenne sur l’avenir de l’union monétaire ne sont pas réalisables.
Il ne pense pas que les Etats membres seraient prêts à faire des concessions sur leur souveraineté nationale de la façon prévue par la Commission européenne.
M. Korkman estime que la surveillance bancaire commune et un mécanisme commun de solution de crise bancaires sont nécessaires pour la stabilisation de la zone euro. Des pas plus importants vers une union monétaire plus étroite seraient toutefois difficiles à prendre, selon lui.
« En ces temps, il n’est pas réaliste de commencer à esquisser un tel budget commun de la zone euro », dit-il.
HS/B7

Politique intérieure

Nucléaire

« Un réacteur moins puissant pourrait améliorer les chances de Fennovoima » AL
Aamulehti relève que M. Storholm, membre du conseil d’administration de Fennovoima, a indiqué, dans une interview accordé au journal suédophone Vasabladet, que le groupe n’exclut pas la possibilité de construire un réacteur moins puissant que prévu.
M. Reiman, spécialiste auprès du Centre pour le développement économique, les transports et l’environnement de la région de Laponie, estime que le coût du projet actuel de Fennovoima serait de 6,5 milliards d’euros au minimum, au lieu des 4 à 6 milliards prévus.
Comme Fennovoima ne dispose d’aucune infrastructure à Pyhäjoki, le coût risque d’augmenter encore plus, selon M. Reiman.
Il estime que Fennovoima pourrait diminuer les frais s’il construisait un réacteur moins puissant. Une telle spéculation au sein du groupe pourrait signifier, selon M. Reiman, que Fennovoima considère un fournisseur russe. L’écart du prix par rapport à un grand réacteur serait probablement important.
M. Reiman note que les meilleurs actionnaires ont quitté le projet, « il reste ceux qui n’ont pas de ressources ».
Le directeur général de Fennovoima, M. Nurmi, ne souhaite pas commenter les propos de M. Storholm. Il rappelle qu’un réacteur est toujours construit pour fonctionner entre 50 et 60 ans. La conjoncture a le temps de changer durant une telle période de temps.
AL/jeu/A12

Parlement

L’Eduskunta s’inquiète de l’économie nationale
Helsingin Sanomat relève que le Parlement a débattu hier l’état de l’économie nationale. Le Premier ministre Jyrki Katainen s’est félicité de l’intérêt des députés, même de l’opposition, pour ce sujet important.
Le président des Vrais Finlandais, M. Timo Soini, a voulu savoir pourquoi la Finlande soutient la construction navale en Grèce, mais pas en Finlande. Selon l’étude de la ministre des Finances, Mme Jutta Urpilainen, les pays de la zone euro ne soutiennent pas les chantiers navals de la Grèce.
HS/A4

Ministères

Mme Virkkunen souhaite que les ministères soient réunis dans une administration du gouvernement
Selon Helsingin Sanomat, les présidents des six paris du gouvernement se sont mis d’accord sur une étude pour renouveler l’administration centrale.
Mme Henna Virkkunen, ministre conservatrice des Communes et de l’administration, souhaite que le projet d’une seule administration gouvernementale avance. « La suppression des ministères séparés est une question législative très importante mais nécessaire à l’avenir. »
La première phase du projet de l’administration centrale est de réunir des services d’assistance aux ministères, comme les acquisitions ou les services de traduction.
On étudie également la possibilité de réunir les effectifs de 12 ministères sous le même toit. « Cela augmenterait la flexibilité et la mobilité du personnel. »
Mme Virkkunen souligne que l’objectif du projet de réforme n’est aucunement de diminuer le nombre d’effectifs. La réforme nécessite un changement de la constitution.
Les syndicats considêrent le projet de façon plutôt positive. Ils s’inquiètent toutefois du niveau des salaires qui varie actuellement entre différents ministères. Selon les comparaisons, les salaires sont plus élevés au ministère de la Justice et plus bas au ministère de l’Agriculture et de la Sylviculture.
HS/A10

Vrais Finlandais

« Qui pourrait succéder à M. Soini ? »
Helsingin Sanomat publie un billet signé Juha Akkanen, éditorialiste du quotidien, sur l’avenir des Vrais Finlandais. M. Soini préside son parti depuis quinze ans. Veikko Vennamo, fondateur de ce parti, a été son président pendant vingt ans.
L’auteur estime que M. Soini pourrait quitter la présidence après les prochaines élections législatives de 2015. Le député Jussi Halla-aho est un candidat possible, ainsi que les députés Jussi Niinistö et Jari Lindström ou le parlementaire européen Sampo Terho.
M. Soini a déjà eu autant ou même plus de succès dans la politique que son père spirituel Veikko Vennamo.
HS/A2

Helsinki – transports

Le métro ne circulera pas les 1er et 2 décembre
Le métro sera hors service ce week-end pour des travaux d’entretien. Des bus et un tram remplaceront les transports souterrains.
HS/A12

France – Finlande

Cinéma

Sortie du film Intouchables en Finlande
Les journaux publient des critiques du film et rendent compte de son succès en France.
HBL/22, HS/supplément NYT

Littérature

Rimbaud
Turun Sanomat consacre un article à Arthur Rimbaud et à une nouvelle traduction de ses poèmes.
TS/jeu/20

Jeudi 29 novembre 2012

Politique européenne et étrangère

Palestine

La Finlande soutient le statut d’Etat observateur auprès de l’ONU pour la Palestine
Le ministre des Affaires étrangères, M. Tuomioja, relève que la résolution qui existe déjà en la matière peut être adoptée. Selon lui, « cela garantit un soutien important au processus de paix et aux Palestiniens qui s’y sont engagés ainsi qu’à l’action non-violente ».
Le comité interministériel des Affaires étrangères et de Sécurité ont décidé, hier, que la Finlande soutiendrait le statut d’Etat observateur à l’ONU pour la Palestine. Parmi les ministres, seule la ministre de l’Intérieur démocrate chrétien, Mme Räsänen, s’y est opposée. La Finlande avait souhaité que l’on puisse trouver une position commune pour l’UE, mais ceci ne s’est pas fait.
M. Tuomioja relève qu’au niveau pratique, le statut d’Etat observateur ne change rien, mais que, au-delà de cette question, il y a le fait que le processus de paix n’avance pas et que l’extension des colonies est en train de ronger la base d’une solution de deux Etats.
La Finlande souligne que voter en faveur du statut d’Etat observateur ne signifie pas une reconnaissance de la Palestine en tant qu’Etat.
Mme Eela du ministère des Affaires étrangères relève que la Finlande soutient les forces modérées des deux côtés. Elle relève que le fait que les grands Etats membres de l’UE votent en faveur du statut permet à la Finlande aussi de le faire. Elle souligne que si l’UE arrive à trouver un consensus avant le vote, la Finlande votera avec elle. Plus les Etats européens voteront en faveur de ce statut, plus la défaite diplomatique d’Israël sera grande.
HS/B1, HBL/1&9

Aide à la Grèce

Propos de Mme Urpilainen
La ministre des Finances, Mme Urpilainen, a présenté la décision sur l’aide à la Grèce à la Grande commission du Parlement, hier. Elle a admis que les pertes de recettes en matière d’intérêts s’élèveront à dix millions d’euros par an. « Nous renonçons à une partie de nos bénéfices afin d’aider la Grèce. »
Elle n’exclut pas d’accorder au Portugal et à l’Irlande le même genre d’allègement, « au nom de l’égalité ».
Elle a souligné que les capitaux des prêts à la Grèce ne subiraient pas de nouvelles coupes, mesure promue par le FMI.
Alors que Mme Urpilainen estime que la solution est un ensemble crédible qui créé des conditions réalistes pour la Grèce de sortir de la crise, les représentants de l’opposition ne sont pas d’accord. M. Soini, président des Vrais Finlandais, estime qu’il reste trop de « trous » encore, et M. Sipilä, président du Centre, ne trouve pas que les dernières décisions aideront à résoudre la situation problématique du pays.
HS/B3, Dem/3

Aide au développement

Les formes d’aide traditionnelle dépassées – la Finlande souhaite les réformer
La Finlande estime qu’il faut désormais développer le commerce des pays cibles de l’aide au développement et les aider à se débrouiller seuls au lieu de continuellement leur accorder des crédits.
Mme Hautala, ministre du Développement, et M. Stubb, Ministre du Commerce extérieur, ont présenté hier de nouvelles formules pour l’aide au développement.
Parmi les questions essentielles à soutenir, ils notent l’amélioration des iinfrastructures et des capacités de production du pays, ainsi que le soutien de l’accès des femmes aux entreprises la lutte contre la corruption et le soutien de l’Etat de droit.
Mme Hautala rappelle qu’il ne s’agirt pas que la Finlande renonce à son objectif d’une aide correspondant à 0,7 % du PIB finlandais. « Il faut que la Finlande atteigne cet objectif. Nous commençons à avoir du retard par rapport au cadre nordique », dit-elle.
HS/B4

Afghanistan

Kabul Bank – des crédits au développement finlandais ont passé par cette banque
Helsingin Sanomat relève qu’une grande partie de l’aide finlandaise au développement de l’Afghanistan est versé dans le fonds de la Banque mondiale qui a utilisé la banque Kabul Bank, soupçonnée de fraude. Des millions d’euros ont annuellement été versés à ce fonds dans le but de payer des salaires d’enseignants et de fonctionnaires.
Mme Hautala, ministre du Développement, relève que selon le ministère des Affaires étrangères, il n’y a pas eu de problèmes dans le versement des salaires et que ces crédits n’ont pas disparus.
Elle estime toutefois que la fraude montre qu’il faut que la Finlande augmente la surveillance en la matière.
Avec le retrait des casques bleus de l’Afghanistan, la Finlande augmentera son aide à ce pays de façon à ce qu’elle passe de 20 à 30 millions d’ici 2014.
HS/B1

Construction navale

Le premier bateau de croisière de Royal Caribbean Cruises été financé par la filiale de la banque Nordea aux îles Cayman
Selon Helsingin Sanomat, à la lumière des documents des autoritaires financières des Etats-Unis, la banque Nordea a organisé, en mars 2007, le financement pour la construction du premier bateau de croisière de l’armateur Royal Caribbean Cruises par l’intermédiaire de sa filiale Nordea Bank Norge Asa Cayman aux îles Cayman.
La construction du bateau de croisière Allure of the Seas a coûté plus de 900 millions d’euros. Le montant de l’accord de crédit a été de 454 millions d’euros. Plusieurs banques ont participé au financement, dont la part de Nordea a été de 37 millions d’euros.
HS/B3

Politique intérieure

Défense

Selon un sondage, les Finlande font confiance à la politique de défense traditionnelle
Helsingin Sanomat relève que selon un sondage commandé par le service de presse du comité de la planification de la défense nationale MTS, les Finlandais s’opposent à une éventuelle adhésion à l’OTAN : 18 % des personnes interrogées sont favorables à une adhésion et 71 % s’y opposent.
Les positions à d’autres questions de défense n’ont pas changé non plus. La popularité de gestion de la politique étrangère et de sécurité et de l’armée de conscription et la volonté de défense restent inchangées d’année en année.
Les Finlandais sont divisés quant à la réforme des forces armées : 40 % y sont assez ou très favorables et 40 % s’y opposent.
91 % des personnes interrogées sont favorables à une coopération de défense avec les autres pays nordiques, 79 % au sein de l’Union européenne et 45 % avec l’OTAN. 6 % s’opposent à une coopération de défense avec les pays nordiques, 17 % avec l’UE et 47 % avec l’OTAN.
Quant à l’Afghanistan, 31 % estiment que la Finlande doit continuer à participer à la gestion de crise militaire et 63 % s’y opposent. 66 % sont favorables à a participation de gestion de crise civile, tandis que 29 % sont contre. 82 % sont favorables à une coopération au développement avec l’Afghanistan et 15 % s’y opposent.
HS/A9

Ministères

Le gouvernement prépare une grande réforme de l’administration
Selon Helsingin Sanomat, la structure administrative des ministères finlandais est restée pratiquement la même depuis d’indépendance, mais cela va changer. Un groupe de pilotage des présidents des six partis représentés au gouvernement a évoqué mercredi des propositions afin de renouveler l’administration centrale.
Selon le modèle le plus radical, les ministères actuels ne seraient plus des administrations séparées mais dépendraient directement du gouvernement. L’objectif est dans tous les cas d’approfondir considérablement la coopération entre les ministères.
Selon le sous-secrétaire d’Etat, M. Timo Lankinen, qui a présidé le groupe de travail chargé de préparer la réforme, il s’agit de faire des économies. L’objectif est de rendre plus efficace toute l’administration. « Les douzes ministères décident et mettent en œuvre actuellement les mêmes choses douze fois. »
M. Lankinen souligne que le but n’est pas la diminution des effectifs.
Le nombre d’employés le plus élevé se trouve au ministère des Affaires étrangères (1 010 personnes) et le moins élevé au ministère de la défense (147 personnes).
HS/A9

Santé des immigrés

THL a effectué une étude vaste sur l’Etat de santé des immigrés en Finlande
Une partie des immigrés en Finlande se portent mal. Un tiers des résidants d’origine kurde et un quart des femmes d’origine russe ont des problèmes psychologiques.
Mille personnes d’origine russe, mille d’origine somalienne et mille d’origine kurde ont été interrogées à Helsinki, Espoo, Vantaa, Turku, Tampere et Vaasa pour une étude réalisée par l’Institut de santé publique.
Malgré les différents symptômes, la plupart des personnes interrogées se sentaient bien ou assez bien.
M. Koskinen, directeur de l’étude, estime que les résultats montrent qu’il faudrait pouvoir renforcer le bien-être des Kurdes qui selon l’étude ont des problèmes de santé plus aigus que les autres groupes étudiés. Le groupe ayant effectué l’étude craint que les services de santé n’atteignent pas suffisamment bien les immigrés.
HS/A4

Mercredi 28 novembre 2012

Politique européenne et étrangère

Aide à la Grèce

La Finlande perdra des recettes en matière d’intérêts
Le ministère des Finances ne souhaite pas évaluer le montant des pertes de recettes en matière d’intérêts. Helsingin Sanomat estime que les pertes s’élèveront à environ 10 millions d’euros durant plusieurs années. Jusqu’à présent, la Finlande a obtenu 50 millions d’euros sous forme d’intérêts concernant les prêts bilatéraux.
De plus, la Finlande perdrait des recettes qu’elle aurait obtenues concernant les prêts à la Grèce de la BCE. Selon M. Wessman de la banque Nordea, cette somme s’élève de 100 à 200 millions d’euros.
Mme Urpilainen, ministre des Finances, ne confirme pas ces chiffres. M. Katainen, Premier ministre, constate lui aussi qu’il ne connaît pas le coût de l’accord.
Mme Urpilainen relève que son ministère a fait une évaluation sur les frais, mais que c’est avec la Grande commission qu’elle les évoquera en premier. Elle rencontrera la Grande commission aujourd’hui, faute de n’avoir pu rencontrer ses membres dès hier du fait que la commission était à Bruxelles.
Les Vrais Finlandais ont déjà annoncé qu’ils n’accepteraient pas la décision finlandaise de faire des concessions à l’égard de la Grèce. M. Soini, président du parti, demande que le gouvernement évoque le prix de cette « manœuvre ».
Mme Urpilainen relève que la réunion des ministres des Finances a été très difficile. « Le résultat est bon du point de vue de la Grèce, mais il créé aussi une stabilité pour l’économie de toute l’Europe et ainsi également pour la Finlande. Je dirais que pour la Finlande, les conditions essentielles ont été remplies et pour cela, on arrivera à vivre avec cette solution. »
Pour elle, il est essentiel que les prêts bilatéraux ne soient pas coupés et qu’aucun nouveau prêt ne soit accordé à la Grèce par la Finlande.
HS/B6

Fonds structurels

La Finlande souhaite des solutions équitables
Mme Lintilä du ministère de l’Emploi et de l’Economie constate que désormais, la Finlande n’obtiendra plus la somme actuelle de 1,7 milliards d’euros à titre de fonds structurels de l’UE. L’objectif de la Finlande, selon elle, est d’obtenir des sommes qui correspondent à celles des autres contributeurs nets. Il pourrait s’agir de 1,3 milliards d’euros.
La Finlande cible ces crédits pour des projets qui augmentent la compétitivité des PMI-PME en développant des innovations, le savoir-faire et la recherche appliquée. Des subventions européennes sont également utilisées pour des projets afin d’améliorer la qualité de l’environnement et l’usage durable des ressources naturelles.
L’accent du financement européen est dans les projets de Finlande de l’Est et du Nord.
Dem/10

Economie mondiale

Selon M. Basu, une croissance lente continuera pendant des années
Selon Helsingin Sanomat, M. Kaushik Basu, économiste principal de la Banque mondiale depuis début octobre, a effectué une visite en Finlande. Il estime que le ratio d’endettement relativement bas du pays protège la Finlande qui souffre de la crise de l’euro peut-être moins que beaucoup d’autres pays.
Selon les prévisions de la Commission européenne, le ratio d’endettement de la Finlande s’élèvera à 54,7 % l’année prochaine. « Ce chiffre n’est pas particulièrement bon mais bon par rapport à beaucoup d’autres pays de l’Europe », selon M. Basu.
Il estime que les pays de l’euro qui sont relativement plus prospères doivent soutenir les pays de l’euro plus faibles.
Selon M. Basu l’image générale de l’économie mondiale est claire : une croissance lente continuera jusqu’à 2015. La croissance lente affaiblira l’emploi et le niveau de vie dans le monde entier.
HS/B5

Russie

Droits de douane sur le bois
Helsingin Sanomat relève qu’une délégation économique finlandaise effectue cette semaine une visite à Petrozavodsk en Carélie russe. L’industrie papetière finlandaise s’inquiète de l’importation du bois de conifères de Russie.
Cela n’a toutefois pas suscité beaucoup de compréhension chez M. Aleksandr Hudilainen, nouveau gouverneur de la Carélie russe. « Nous travaillons avec nos propres entreprises pour qu’elles vendent le bois en Russie au lieu de l’exporter en Finlande », a déclaré M. Hudilainen mardi à Petrozavodsk. « Les exportations vont augmenter en raison de la baisse des droits de douane sur le bois. Nous souhaitons toutefois que nos entreprises soient compétitives et que le bois soit utilisé en Russie. »
HS/B5

Nationalité

Le nombre de double nationaux augmente
Turun Sanomat rapporte que selon M. Kari Liuhto, professeur à l’université de Turku et directeur du Centrum Balticum, la Finlande a commis une erreur en approuvant la possibilité d’une double nationalité en 2003. M. Liuhto, expert de la Russie, estime que la double nationalité donne à la Russie un droit de regard sur les ressortissants russes qui ont également la nationalité finlandaise, par exemple dans les litiges familiaux.
Le professeur Ilkka Saraviita estime que l’idée de la loi sur la double nationalité a été de rendre aux Finlandais expatriés la nationalité finlandaise.
Selon les statistiques, 60 000 personnes ont actuellement une double nationalité en Finlande. Leur nombre a triplé dans dix ans. Selon M. Markus Rapo, chercheur au Centre national de la statistique, environ trois quarts de ces personnes avaient une autre nationalité avant d’obtenir celle de la Finlande.
Le plus grand groupe des double nationaux, 17 000, sont ceux quoi ont les nationalités de la Russie et de la Finlande.
Il y a aussi un petit groupe, moins de 300 personnes, qui ont la nationalité de trois ou de plusieurs pays.
TS/3&6

Politique intérieure

Education

La Finlande en tête dans une nouvelle étude
Le groupe de services de formation Pearson classe la Finlande et la Corée du Sud à la tête d’une étude comparative sur l’éducation dans 50 pays.
Ce que ces deux pays ont en commun, selon l’étude, est l’appréciation de l’éducation et les enseignants de haute qualité. Le rapport souligne qu’il n’y a rien qui peut remplacer les bons professeurs.
HS/A4

Marché du travail

Jours de formation – une proposition temporaire
Le directeur général du patronat EK, M. Häkämies, propose que l’on utilisé le crédit de 100 millions d’euros prévu pour la formation des employés en 2013 à la formation des employés licenciés et mis à pied.
M. Lyly, président de la SAK, confédération des ouvriers, se déclare favorable à l’idée dans une situation où il semble peu probable d’arriver à un accord entre les partenaires sociaux d’ici la fin de l’année.
M. Lyly souligne qu’une telle mesure temporaire n’efface pas le litige en la matière de l’ordre du jour des négociations.
HS/A8

Parlement – taxe bancaire

« Un bon compromis du gouvernement » Dem
Demokraatti relève que le Parlement a commencé l’étude de la taxe bancaire, hier. Mme Viitanen, députée social-démocrate, se félicite du fait que l’on prévoit une participation du secteur bancaire dans la gestion des crises financières.
L’Etat envisage de collecter des recettes annuelles de 170 millions d’euros en matière de cette taxe s’agissant de la période de 2013 à 2015.
Dem/3

Parlement - nominations

Commission des transports et de la communication
Le député conservateur Kalle Jokinen a été élu à la présidence de la commission des transports et de la communication. Il remplace M. Arto Satonen, élu vice-président du groupe parlementaire du Kokoomus.
Au vote du groupe parlementaire, M. Jokinen a battu Mme Anne-Mari Virolainen par 17 voix contre 16.
HS/A9

France – Finlande

BD

Marko Turunen à Angoulême
Helsingin Sanomat relève que l’album « Ovnis à Lahti » a été choisi pour le concours d’Angoulême. HS rappelle que Ville Ranta et Aapo Rapi ont participé au concours d’Angoulême il y a deux ans.
HS/C4

France

Politique

« Combat de coqs au sein de la droite française » HS
Petja Pelli de Helsingin Sanomat a interviewé M. Renaud Payre, chercheur à Sciences Po Lyon, qui estime que le mauvais résultat du parti aux deux dernières élections est une raison classique pour des disputes au sein du parti.
M. Payre estime également que pour un parti gaulliste, il est difficile d’élire un nouveau président, par manque d’habitude. Il n’exclut pas que l’on demande à M. Sarkozy de revenir à la tête du parti.
HS/B3

Mardi 27 novembre 2012

Politique européenne et étrangère

Terrorisme

Selon le chef de la Sûreté nationale, le nombre de personnes ayant des liens avec des organisations terroristes a augmenté en Finlande
Helsingin Sanomat relève que, selon le chef de la Supo, la Sûreté nationale, M. Pelttari, il y a aujourd’hui nettement plus de personnes en Finlande avec des liens à des organisations terroristes qu’auparavant. Selon lui, le chiffre a été multiplié en dix ans.
Pour lui, il y a plus de cent personnes en Finlande pouvant être considérées comme des personnes à risque. Aucun projet terroriste ne viserait toutefois la Finlande.
”Il existe des personnes qui ont participé à des camps de formation et qui ont participé à des opérations dans les rangs des organisations terroristes », dit-il.
Les échanges internationaux d’informations sont une partie de plus en plus importante des activités de la Supo, selon lui, car les menaces concernent aujourd’hui le renseignement illégal d’origine étrangère.
www.hs.fi

Opération Atalanta

La marine finlandaise a commencé le recrutement
Turun Sanomat rapporte que, selon le ministre de la Défense, M. Carl Haglund, la participation de la Finlande à l’opération de gestion de crise Atalanta est quasi-certaine. La marine finlandaise se prépare à envoyer environ 25 soldats en Somalie dans le cadre de l’opération Atalante de l’UE pour protéger les transports de l’ONU de denrées alimentaires.
« Le comité interministériel de politique étrangère et de défense se réunira avec le président pour prendre la décision dans les semaines à venir », selon M. Haglund.
La marine a déjà commencé les recrutements. 320 personnes ont présenté leur candidature. Les choix seront faits en décembre.
M. Haglund a effectué lundi une visite à Turku, partiellement en raison de l’opération Atlanta.
Les pirates n’ont pas attaqué le bateau où se trouve l’unité Atalanta. La participation finlandaise a été critiquée pour cette raison. « Cela prouve que les pirates savent où se trouve l’unité et la protection garantit l’envoi de l’aide alimentaire », a déclaré M. Haglund. « Dans cette région, il y a des millions de personnes qui souffrent de la famine. »
Le coût de l’opération de protection serait d’environ cinq millions d’euros.
TS/9

Liban

Une opération de forces navales est possible
Selon Turun Sanomat, l’opération de maintien de la paix Unifil au Liban se terminera en 2015. En ce moment, il y a un peu moins de 200 casques bleus finlandais au Liban.
Selon le ministre de la Défense, M. Haglund, « il est possible que la Finlande continue au Liban dans une opération de forces navales avec d’autres pays nordiques ». Il estime que le dragueur de mines Uusimaa pourrait être envoyé sur la côte libanaise.
La Finlande présidera en 2013 le groupe nordique sur la coopération de défense. M. Haglund compte évoquer la coopération au Liban avec ses collègues nordiques.
Selon le commandant de la marine, le contre-amiral Veli-Jukka Pennala, la marine a besoin de six mois pour préparer une telle opération.
TS/9

Politique intérieure

L’âge de la retraite

Editorial : « Il faut oser modifier l’âge de départ à la retraite » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat estime que le gouvernement sera sans doute obligé d’envisager des changements structurels brutaux afin de remédier aux défis de l’économie publique.
Pour l’éditorialiste, un des moyens les plus efficaces serait d’augmenter le seuil minimum du départ à la retraite, actuellement de 63 ans. Les partenaires sociaux ont un rôle décisif en la matière, mais il semblerait que le plus que l’on pourrait faire durant la législature en cours serait que les partenaires sociaux se mettent d’accord sur une réforme concernant la retraite entrant en vigueur début 2017.
L’éditorialiste estime que cette réforme devra comprendre une augmentation graduelle de l’âge de départ à la retraite, même si elle ne serait réalisée que dans les années 2020. Il note toutefois qu’à la lumière du taux de chômage et des licenciements, cette augmentation paraît absurde. Il est à noter que la réforme n’entrerait pas en vigueur dans un contexte conjoncturel correspondant à la situation actuelle. Ce serait une mesure qui vise les deux décennies à venir.
HS/A2

Economie

On attend depuis longtemps un accord sur le marché de travail
Teemu Lukka de Helsingin Sanomat rend compte des propos de la ministre des Finances, présidente du PSD, Mme Urpilainen, qui estime que le gouvernement devrait cibler toutes ses ressources à l’amélioration de la situation de l’emploi. Pour elle, les décisions économiques à venir devront mettre l’accent sur l’amélioration des conditions de la croissance, de l’emploi et de la compétitivité.
Les relations entre les partenaires sociaux sont compliquées par le litige concernant le droit aux jours de formation des salariés, prévu dans l’accord cadre.
Il faudra toutefois que la coopération entre le gouvernement, le patronat et les syndicats des salariés fonctionne afin de pouvoir promouvoir les objectifs concernant la croissance, l’emploi et la compétitivité. Pour cela, il faut que les partenaires sociaux arrivent à un accord.
HS/A8

Marché du travail

Litige sur les jours de formation
Le directeur général de la confédération de l’industrie technologique, M. Turunen, a annoncé, samedi, qu’il faut que les confédérations syndicales se mettent d’accord, d’une façon ou d’autre, sur le litige concernant les trois jours de formation, prévus dans l’accord cadre. Le patronat EK avait constaté, la veille, que la question était close.
M. Häkämies, nouvellement désigné directeur général d’EK, ne voit pas de contradiction entre ces déclarations. Selon lui, EK admet l’importance de la formation, mais considère que le modèle proposé est trop peu flexible, notamment pour les PMI-PME.
Des négociations avec le ministre de l’Emploi, M. Ihalainen, sont prévues pour décembre.

Licenciements

Rautaruukki perdra 250 emplois
Le groupe métallurgique Rautaruukki a annoncé des licenciements de 250 personnes, principalement à Raahe et à Hämeenlinna.
L’éditeur suédois Bonnier entamera les négociations concernant la diminution de 30 emplois en Finlande.
Les employés du groupe d’assurances d’OP-Pohjola ont protesté contre des licenciements qui pourraient s’élever à 700, en sortant de leur lieu de travail, hier.
Dem/6

Partis politiques

Un nouveau parti pour les adversaires de l’immigration ?
Turun Sanomat relève que selon les informations du quotidien, un groupe d’adversaires de l’immigration, mécontent de l’action des partis politiques actuels, serait en train de fonder un nouveau parti sur le modèle des « démocrates de Suède ».
La plus grande différence entre l’éventuel parti et les Vrais Finlandais serait, selon un militant, le degré de leur opposition à l’immigration.
TS/10

France – Finlande

Sciences

M. Pekonen a obtenu un prix de l’Institut de France
M. Osmo Pekonen, docteur en lettres et en sciences sociales, a obtenu le prix Chaix d’Est Ange 2012 dans le domaine de l’histoire de l’Institut de France. M. Pekonen a soutenu une thèse de doctorat sur la participation de Réginald Outhier à l’expédition de Maupertuis en Laponie finlandaise dans les années 1730.
KS/17

France

Politique

« M. Copé à la tête des conservateurs, M. Fillon continue de protester » www.hs.fi

« La bataille entre MM. Copé et Fillon déchire les conservateurs » KS

Lundi 26 novembre 2012

Politique européenne et étrangère

Conférence sur le Proche-Orient

Report de la conférence à une date ultérieure
Les Etats-Unis ont annoncé, vendredi, qu’il fallait modifier la tenue prévue en décembre 2012 de la conférence sur une zone sans armes de destruction massive au Proche-Orient. Pour les Etats-Unis, il est peu probable de réussir à faire venir tous les pays de la région autour d’une même table.
M. Pölhö, ambassadeur, chargé des préparatifs au Ministère finlandais des Affaires étrangères, comprend bien cette décision dans le contexte de la situation en Syrie et à Gaza, ainsi que dans la perspective des élections israéliennes. Pour lui, sans la participation de la Syrie, il n’y aurait pas de sens à l’organisation de la conférence.
Il constate que les négociations avec les pays de la région du Proche-Orient doivent se poursuivre. Il ne souhaite pas prévoir de date pour la conférence.
Les instances en charge de convoquer la conférence, le secrétaire général de l’ONU, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la Russie, ont confirmé, samedi, leur soutien à la tenue de cette conférence et aux efforts de la Finlande. M. Ban Ki-moon souhaite qu’elle puise être organisée en 2013.
HS/dim/B1

Editorial : « Une mission difficile, mais importante, pour le Proche-Orient » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat n’est pas surpris du fait que l’on souhaite reporter la conférence. Il rappelle qu’il s’agit d’un projet entièrement séparé des efforts de la Finlande de devenir membres du Conseil de sécurité de l’ONU, et que les efforts pour réaliser la conférence continuent sous la direction de M. Laajava, sous-secrétaire au ministère des Affaires étrangères.
C’est un projet sur laquelle jettent une ombre, outre la situation au Proche-Orient, les relations entre les Etats-Unis et la Russie, devenues plus difficiles, selon l’éditorialiste.
HS/lun/A2

Somalie

Des soldats finlandais seraient envoyés en Somalie
Helsingin Sanomat rapporte que la marine finlandaise se prépare à envoyer en Somalie, dans le cadre de l’opération Atalanta de l’Union européenne, une unité d’une vingtaine de soldats pour protéger les transports de l’ONU de denrées alimentaires contre les attaques des pirates somaliens.
Une décision de principe sur cette participation a été prise au comité interministériel de politique étrangère et de défense en juin dernier. La marine souhaite obtenir une confirmation de l’UE avant Noël. Selon un projet préliminaire, l’unité de protection partirait pour la Somalie en mars prochain pour une période de cinq mois.
La décision définitive sur l’envoi des soldats sera prise par le Président Niinistö. Le Parlement devra être informé avant la décision.
La marine est en train de choisir les candidats pour l’opération.
HS/sam/A4

Propos de M. Jussi Niinistö
Le président de la commission de la défense du Parlement, M. Jussi Niinistö (Vrais Finlandais), estime qu’il est inutile d’envoyer des soldats en Somalie dans le cadre de l’opération Atalanta : « Il s’agit d’une action cosmétique pour la Finlande. L’opération n’a pas d’effet concret sur la guerre civile en Somalie. »
Le ministre des Affaires étrangères, M. Tuomioja, rejette les propos de M. Niinistö. « La piraterie a diminué, notamment grâce à cette opération. » Le ministre de la Défense, M. Haglund considère aussi l’Atalanta comme une opération importante.
La marine finlandaise avait envoyé en 2011 le dragueur de mines Pohjanmaa sur la côte de la Somalie pour trois mois dans le cadre de la même opération.
HS/dim/A4

Pays nordiques

Automne noir pour les pays nordiques à l’ONU
Helsingin Sanomat rappelle qu’il y un mois, la Finlande n’a pas été élue membre du Conseil de sécurité de l’ONU. Il s’agit d’une défaite non seulement pour la Finlande, mais pour tous les pays nordiques.
La Suède, candidate de pays nordique, n’a pas été élue, la semaine dernière, au comité des droits de l’homme de l’ONU, ce qui a causé un grand choc à Stockholm. La Suède, qui devrait poser sa candidature pour le Conseil de sécurité de l’ONU en 2016, envisage même de ne pas présenter sa candidature. Elle a proposé à la Finlande une nouvelle candidature en 2018, mais la Finlande a refusé.
Le quotidien souligne que jusqu’à présent, les pays nordiques ont en effet été surreprésentés au Conseil de sécurité de l’ONU. Ils ont eu une position très forte par rapport à leur taille et leur nombre d’habitants. La situation est peut-être redevenue normale.
HS/dim/D3

Zone euro

Commerzbank estime que la position de la Finlande s’est affaiblie
Selon une étude de la banque allemande Commerzbank basée sur 10 facteurs différents, la Finlande n’est plus un pays fort de la zone euro.
Elle se situe désormais parmi des pays comme la France et la Belgique, alors que jusqu’à présent, on a couramment fait le parallèle entre elle et l’Allemagne.
HS/sam/B8

Energie

La Finlande, candidate bien en vue pour un terminal de gaz naturel liquéfié
Helsingin Sanomat relève que selon un rapport présenté par la Commission européenne, vendredi, la Finlande est une candidate forte pour accueillir un terminal de gaz naturel liquéfié, financé par l’UE , l’Estonie, la Lettonie et la Litanie n’ayant pas arrivé à un accord sur la localisation du terminal, la Commission européenne a fait effectuer une étude en la matière.
L’essentiel du gaz naturel utilisé par la Finlande et les pays baltes vient de Russie.
Le groupe énergétique Gasum a annoncé, la semaine dernière, qu’il souhaite construire un tel terminal en Finlande. L’Etat finlandais dispose 24 % des actions de ce groupe.
HS/sam/B6

Câble sous-marin EstLink 2 entre la Finlande et l’Estonie
Helsingin Sanomat relève que les travaux pour déposer le câble sous-marin de transfert d’électricité EstLink 2 ont commencé devant Porvoo, hier. Côté estonien, environ 75 kilomètres de câble ont été déposés en octobre.
Le câble devrait fonctionner en 2014. Au total, le coût du projet s’élèvera à 320 millions d’euros. Il est co-financé par les groupes chargés de la distribution électrique des deux pays, Fingrid et Elering. Le câble aura 170 km de longueur, dont 145 km du câble sous-marin.
HS/lun/A4

Politique intérieure

Energie nucléaire

Editorial : « Le jeu continue en dehors du Parlement » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat note que le Parlement actuel est réservé en ce qui concerne l’énergie nucléaire : plus de la moitié des députés ne donneraient plus d’autorisation à un nouveau projet de construction nucléaire dans le cas où le réacteur de Fennovoima ne se réaliserait pas.
Cette question ne relève aujourd’hui pas du Parlement. Après le départ d’E.ON, il s’agit de savoir où trouver l’argent et le savoir-faire pour remplacer ceux du groupe allemand.
Les calculs sur la rentabilité de Fennovoima datent de l’époque où l’augmentation du prix de l’énergie semblait continuer. Ces calculs commencent à vieillir en raison du changement structurel de l’industrie.
Le groupe énergétique Fortum disposerait et de l’argent et du savoir-faire, mais il est peu probable qu’il s’y intéresse. Ce groupe avait justifié sa propre demande par le remplacement des réacteurs de Loviisa. Devenir actionnaire dans Fennovoima signifierait que ses justifications ne seraient plus les mêmes alors que les deux réacteurs vieillissants de Loviisa restent.
Fortum attendra certainement jusqu’en 2015, date jusqu’à laquelle la décision de principe sur l’autorisation de Fennovoima est en vigueur. En 2015, ce ne sera plus le même Parlement.
L’éditorialiste rappelle que Fortum est un actionnaire important de la TVO. Il obtient 25 % de la production des trois réacteurs d’Olkiluoto.
Alors que le débat politique ne concerne que le nombre de réacteurs, il ne faut pas oublier que l’écart entre leurs capacités est important. La capacité des deux réacteurs de Loviisa s’élève à 900 mégawatts, tandis que celle d’Olkiluoto 3 sera de 1600 mégawatts et celle d’un éventuel Olkiluoto 4 de 1800 MW.
Ainsi, Fortum a donc déjà en cours de construction une production électrique correspondant à la capacité de ses réacteurs à Loviisa.
Politiquement, accorder une autorisation à Fortum pour remplacer les réacteurs de Loviisa serait plus élégant que de justifier cette décision par le fait de garantir des dividendes dans les caisses de l’Etat, selon l’éditorialiste.
HS/sam/A2

« La base d’actionnaires de Fennovoima en train de s’effriter » AL
Mme Järventie estime dans Aamulehti qu’il n’est aucunement exclu que le projet de construction d’un réacteur à Pyhäjoki tombe à l’eau. La rentabilité du projet est de plus en plus remise en question.
Des simples investisseurs ne pourront pas remédier à la pénurie de savoir-faire qui s’est créé avec le départ d’E.ON.
AL/lun/A2

Parti social-démocrate

« La roulette ministérielle remet les sociaux-démocrates dans le rang »
Helsingin Sanomat publie un billet signé Marko Junkkari, chef du service politique du quotidien, sur les spéculations concernant un remaniement des ministresl du PSD.
Le PSD devrait effectuer un remaniement au milieu de la législature. La présidente du parti, Mme Jutta Urpilainen, ministre des Finances, est la seule ministre qui gardera automatiquement sa place au gouvernement. M. Lauri Ihalainen, ministre du Travail, qui a obtenu un statut « messianique » parmi les sociaux-démocrates, garderait également sa place.
Les autres ministres du PSD sont Mme Krista Kiuru (Communications), Mme Maria Guzenina-Richardson (Services sociaux), M. Erkki Tuomioja (Affaires étrangères) et Jukka Gustafsson (Education).
Mme Kiuru et Guzenina-Richardson sont populaires au sein du parti. Il serait logique de remplacer ceux qui ne se représenteraient probablement plus aux élections législatives de 2015 : MM. Tuomioja (66 ans) et Gustafsson (65 ans).
On a déjà spéculé sur un éventuel remplacement de M. Tuomioja par M. Eero Heinäluoma, président du Parlement. M. Heinäluoma serait plus intéressé par la candidature présidentielle du PSD en 2018. Mme Miapetra Kumpula-Natri, présidente de la Grande commission du Parlement, pourrait devenir ministre des Affaires étrangères. Elle représente toutefois la même circonscription, Vaasa, que Mme Urpilainen. Le remplaçant le plus probable de M. Tuomioja serait cependant M. Jouni Backman, président du groupe parlementaire du PSD.
HS/sam/A2

Un remaniement ministériel à la fin de printemps 2013
Lors d’une réunion du conseil national du PSD, Mme Urpilainen a annoncé qu’un remaniement ministériel serait possible à la fin de printemps prochain, après les négociations budgétaires du gouvernement.
HS/dim/A5

Social

27 % des clients de la soupe populaire sont des ressortissants non-finlandais
Helsingin Sanomat relève que selon 92 % des clients de la soupe populaire, cette aide est essentielle pour leur existence. 27 % des clients sont des ressortissants étrangers.
HS/sam/A5

France – Finlande

Cinéma

Intouchables
M. Lehtonen, critique de cinéma auprès de Helsingin Sanomat, annonce la sortie du film « Intouchables », vendredi, dans les salles finlandaises.
HS/lun/C1

Littérature

Nouvelle traduction
Turun Sanomat relève qu’une nouvelle traduction du roman « Voyage au bout de la nuit » de Louis-Ferdinand Céline vient de paraître. Jukka Mannerkorpi a traduit le roman deux fois, en 1966 et en 2012. Il est décédé cette année et le traducteur Ville Keynäs a mis la touche finale à la traduction.
TS/sam/25

France

Politique

Editorial : « C’est une joie pour le gouvernement quand l’opposition se divise » HS/sam
« La majorité silencieuse des îles lointaines » HS/sam
« La détresse de la droite française s’aggrave » HS/lun

Vendredi 23 novembre 2012

Politique européenne et étrangère

Conseil européen

Selon M. Katainen, les Etats membres ont posé de dures conditions
Le Premier ministre finlandais estimait, hier, soir qu’un accord sur le cadre pluriannuel serait très difficile car « il semble que de nombreux Etats ont des conditions bien fermes ».
Lors de la session dite du confessionnal, face aux présidents du conseil et de la commission, M. Katainen n’a pas posé de conditions intransigeantes pour la Finlande. Il a souligné que la position finlandaise tenait à une évaluation globale : la Finlande souhaite limiter l’augmentation de sa contribution nette et assurer le plus possible les aides qu’elle reçoit. « Sur cette base nous définirons notre position sur ce qui est suffisant ou non », a-t-il dit.
Des critiques de députés européens estiment que la position finlandaise est contradictoire (vouloir moins payer mais assurer les subsides reçus). M. Katainen estime que « la méthode finlandaise peut paraître contradictoire mais est la bonne puisque la Finlande risque de voir augmenter sa contribution nette autant par une augmentation générale du budget que par une baisse des aides qu’elle reçoit.
M. Katainen a précisé que l’objectif de la Finlande concernant le niveau total du budget européen était d’environ 1% du PIB de l’UE.
« L’objectif des briotanniques n’est pas réaliste, je ne pense pas que l’on puisse partir de là [soit un gel du budget à son niveau actuel] », a-t-il ajouté.
TS

Eurogroupe - Aide à la Grèce

Débat au Parlement
Lors de la séance des questions au gouvernement, l’aide à la Grèce a été de nouveau abordée. Face aux critiques des Vrais Finlandais, Mme Urpilainen a de nouveau souligné que la Finlande n’allait pas verser un centime de plus à la Grèce. Elle a aussi souligné qu’en cas de défaut de la Grèce les effets seraient immenses.
TS

Energie

La Commission approuve la vente d’énergie à prix coutant
Saisie il y a deux ans par les eurodéputés des Verts Satu Hassi et heidi Hautala (aujourd’hui ministre), la commission a jugé que le système finlandais de vente d’électricité à prix coutant pour les actionnaires de groupes énergétiques (comme TVO) n’était pas contraire aux régles de concurrence européennes.
TS

Recherche

La Finlande du Nord au 3ème rang pour les investissements dans la recherche
Selon Helsingin Sanomat, selon les statistiques concernant les investissements à la recherche et au développement dans différentes régions de l’Union européenne en 2009, la Finlande du Nord est en troisième position après le Braunschweig et le Brabant. La Finlande du Nord y investit 6,6 % du PIB, contre la moyenne de la Finlande qui est un peu moins de 4 %. Aux îles Åland ce chiffre n’est que de 0,16 %, ce qui est parmi les plus bas de l’Union européenne.
HS/A10

OTAN – Finlande – Islande

Propos de M. Volanen
Suomenmaa, l’organe du Centre, rend compte des propos de M. Volanen, ancien secrétaire d’Etat, qui s’étonne que le gouvernement finlandais ait souhaité participer à des vols de reconnaissance en Islande, alors que, pour l’OTAN, il n’en a jamais été question et que l’opposition finlandaise s’y opposait.
Le secrétaire général de l’OTAN a déclaré, la semaine dernière, que pour ce qui est de la participation finlandaise, il ne s’agirait pas d’exercices de reconnaissance d’appareils, rôle dévolu à l’OTAN.
M. Katainen a déclaré, dimanche, que jusqu’à cette déclaration, la Finlande était dans l’idée que l’OTAN envisageait une participation finlandaise dans les vols de reconnaissance.
M. Volanen estime qu’il faudrait mener un débat calme, approfondi et ouvert sur la relation de la Finlande avec l’OTAN. Pour lui, cette relation est plus forte que l’on ne le pense. Les forces armées finlandaises et les systèmes de l’OTAN sont déjà profondément intégrés, selon lui.
SM/19

Politique étrangère de la Finlande

Propos de Mme Tiilikainen
Keskisuomalainen relève que selon Mme Tiilikainen, directrice de l’institut de relations internationales, il y a un bon équilibre dans la politique étrangère de la Finlande, entre l’Est, l’Ouest et l’UE.
Pour elle, il n’y a rien qui indique que l’action de la Finlande soit « un pas en avant vers les pays occidentaux ». La Finlande met autant l’accent sur ses relations avec la Russie qu’avec les autres. Elle relève que l’adhésion de la Russie à l’OMC a signifié une évolution positive des relations.
Concernant la surveillance de l’espace aérien islandais, Mme Tiilikainen estime que cela ne relèverait pas d’un changement de la position finlandaise. Au contraire, elle renforcerait les possibilités de coopération nordique, y compris dans le domaine de la défense. Une coopération avec la Suède et les autres pays nordiques serait une façon naturelle d’introduire quelque chose de concret dans la coopération nordique.
Elle estime que dans le contexte d’un environnement de politique de sécurité changeant, il serait opportun que la Finlande s’ancre, outre dans l’UE, dans une relation avec ses pays voisins avec qui elle coopère depuis longtemps.
Une participation à la surveillance aérienne en Islande serait une question minime pour la politique de grande puissance de la Russie, selon elle.
KS/10

Les sociaux-démocrates soutiennent un renforcement de la coopération nordique dans le domaine de la défense
Demokraatti publie un article co-signé par des sociaux-démocrates finlandais et suédois, dont le ministre des Affaires étrangères, M. Tuomioja, soulignant l’opportunité de renforcer la coopération nordique, y compris dans le domaine de la défense. Les signataires estiment que les pays nordiques ont une position commune sur la façon de traiter des menaces vastes de sécurité que l’on ne résout pas uniquement, et peut-être pas du tout, par des moyens militaires.
Dem/15

Laos

La Finlande critiquée en raison d’un projet de barrage
Helsingin Sanomat rapporte que plusieurs organisations non gouvernementales critiquent le gouvernement finlandais de l’inefficacité quant au projet du barrage de Xayaburi en Asie du Sud-Est. Les premiers travaux de construction du barrage ont commencé dans le nord du Laos. Le projet a suscité beaucoup de critiques parce qu’il a des impacts sur la vie de millions de personnes.
M. Johan Schalin, directeur de l’unité de l’Asie et de l’Océanie au ministère finlandais des Affaires étrangères, rejette les critiques. »Nous avons participé activement au débat.
La région du Mékong a un rôle important dans la coopération au développement de la Finlande. La Finlande est un des bailleurs de fonds les plus importants de la Commission du fleuve Mékong (MRC) dont la tâche est de promouvoir le développement durable dans la région.
La Commission du Mékong, regroupant le Laos, la Thaïlande, le Vietnam et le Cambodge, est censée de se mettre d’accord à l’unanimité sur les projets de barrage du Mékong.
En décembre dernier, la Commission du Mékong avait demandé de reporter la décision sur la construction du barrage, dans l’attente de nouvelles études sur l’impact de ce projet très controversé.
Quinze ONG finlandaises accusent le cabinet de consultants finlandais Pöyry d’avoir un double rôle et de conflit d’intérêts dans le projet. En 2011, Pöyry a rédigé un rapport, commandé par le gouvernement laotien, sur la conformité et le respect des exigences de la MRC dans la construction du barrage de Xayaburi. Pöyry a récemment été choisi pour surveiller les travaux de construction du barrage.
Selon M. Ari Asikainen, directeur du groupe énergétique de Pöyry, le cabinet de consultants n’a pas « directement conseillé » la construction du barrage.
HS/B3

Présidence

M. Niinistö de nouveau en vacances à Dubaï
Ilta-Sanomat rapporte que, pour la seconde fois cette année, le couple présidentiel a choisi Dubaï comme destination de vacances. Il y est parti lundi pour une semaine.
IS

Politique intérieure

Parti social-démocrate

Réunion du conseil national du PSD
Le nouveau conseil national du PSD, désigné l’été dernier, se réunira à Kuopio, ce week-end.
Mme Viitanen, députée de Tampere, qui présidera la réunion, relève que le développement de la démocratie et la relation du PSD avec l’économie du marché seront évoqués.
Les questions relevant d’une économie du marché éthique, comme les droits des travailleurs, la dimension sociale et les questions environnementales, sont importantes pour les sociaux-démocrates, selon elle.
Le programme européen du parti devrait être adopté à Kuopio.
Dem/3

Patronat - Syndicats

Nouvelle direction du patronat
M. Ilkka Kokkila, PDG de SRV, groupe de BTP, a été élu à la présidence du patronat, hier ;
HS

Le patronat contre un nouvel accord salarial global
Le président de la confédération SAK, M. Lyly avait proposé la reconduction pour un an, à l’automne prochain, de l’accord salarial global conclu en 2011.
La nouvelle direction du patronat rejette cette proposition.
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat estime que les négociations salariales de l’année prochaine seront très difficiles et qu’il semble très peu probable que l’on puisse conclure un accord salarial global. .
HS

Allègements fiscaux pour le capital-risque

Polémique sur la proposition gouvernementale
Le gouvernement avait prévu un paquet pour la croissance de 300 millions d’euros. La majeure partie de ce paquet devait être des allègements fiscaux pour les investissements dans la R&D et le capital risque.
Le projet préparé par le ministère des Finances a été très critiqué par le patronat qui estime que les conditions posées pour bénéficier des allègements fiscaux sont trop drastiques.
Kauppalehti rapporte que la ministre des Finances a promis des modifications dans le projet de son ministère.
HS

Gouvernement

Un litige au gouvernement sur les paradis fiscaux
Helsingin Sanomat relève que le comité interministériel pour lutter contre l’économie noire doit évoquer aujourd’hui les paradis fiscaux à l’initiative de la ministre des Finances, Mme Jutta Urpilainen. Les sociaux-démocrates souhaitent restreindre le commerce entre les communes et les entreprises qui ont des liens avec les paradis fiscaux. Il s’agit surtout de l’achat des services de santé par les communes à de grands cabinets de médecins.
Mme Urpilainen, qui dirige ce comité interministériel, souhaite que les communes commencent à favoriser les entreprises qui payent leurs impôts en Finlande.
Le cabinet de Mme Paula Risikko, ministre des Affaires sociales et de la Santé, s’étonne que Mme Urpilainen fasse un parallèle entre les services sociaux et de santé privés et l’économie sous-terraine.
HS/A4

Social

Allocation de garde d’enfants à domicile
Selon Helsingin Sanomat, la ministre des Affaires sociales et de la Santé a désigné, en septembre dernier, un groupe de travail pour étudier l’allocation de garde d’enfants à domicile et le retour des parents à la vie professionnelle. Le ministère n’a toutefois invité que la confédération du patronat et de l’industrie ET et la grande centrale syndicale SAK à participer au travail du groupe. Les centrales syndicales Akava et STTK sont irritées d’être laissées en dehors du groupe. « Il est exceptionnel que le ministère décide qui représente les salariés dans des groupes de travail », selon M. Markku Salomaa, directeur à la STTK.
HS/A6

Emploi

Le Parlement s’inquiète de l’emploi des jeunes
Selon le président de la commission des finances du Parlement, M. Kimmo Sasi, les députés s’inquiètent de la mise en oeuvre du projet qui garantit une formation, un stage ou un emploi aux jeunes de moins de 25 ans dans les trois mois qui suivent l’annonce de leur inscription au chômage. La commission a entendu plusieurs experts jeudi.
Le syndicat des enseignant finlandais estime que cette politique ne peut pas se réaliser parce qu’on fait des économies dans la formation et le nombre d’étudiants dans les établissements admis diminue.
La garantie entrera en vigueur dès 2013.
HS/A6

Construction navale

Le gouvernement a rejeté la dernière demande de financement
Le comité interministériel de politique économique a rejeté le paquet de financement d’un nouveau navire de croisière construit par STX-Turku pour Royal Carribean.
Le gouvernement n’a pas voulu garantir un augmentation de capital de STX car il ne souhaite pas encourir le risque de se retrouver actionnaire de STX.
On recherche donc une autre solution qui permettrait à STX de réaliser son augmentation de capital et à Finnvera de se porter garant de la construction du navire.
TS

Jeux électroniques

Rovio emploie déjà 500 personnes
Le nombre des employés de l’entreprise Rovio, qui a créé le jeu Angry Birds, a plus que doublé cette année pour atteindre plus de 500 personnes. La plupart de ces emplois sont en Finlande
L’année dernière Rovio a enregistré un chiffre d’affaires de 75 millions d’euros et un résultat de 48 millions.
HS

France

UMP
Turun Sanomat, Keskisuomalainen et Aamulehti rapportent que M. Sarkozy a été entendu par la justice.
Turun Sanomat et Keskisuomalainen publient des portraits de M. Jean-François Copé et.
TS KS AL

Critiques allemandes contre la France
Hufvudstadsbladet publie un article de Gunn Gestrin sur les opinions allemandes qui estiment qu’avec son commerce déficitaire, sa dette publique et son chômage, la France pourrait devenir le plus grand problème de l’UE, plus grand encore que la Grèce et l’Espagne.
HBL/18

Jeudi 22 novembre 2012

Politique européenne et étrangère

Conseil européen

Pas d’accord en vue
Le Premier ministre finlandais s’est félicité du fait que le projet de budget pluriannuel de la Commission avait été revu à la baisse. « Il faudra voir dans les prochains jours de combien on peut encore diminuer l’enveloppe », a dit M. Katainen, hier, devant la grande commission du Parlement.
Pour la Finlande, il importe de conserver un bon niveau d’aides au développement agricole et des subventions aux régions peu peuplées du Nord et de l’Est du pays. « Je pense que nous aurons réussi ces négociations si tous les Etats membres ont également déçus du résultat. Il est très difficile de faire un budget à 27 », a dit M ; Katainen qui s’attend à une réunion très longue.
Dem

Les aides agricoles font vivre les exploitations finlandaises
Helsingin Sanomat relève que les aides agricoles sont vitales pour le secteur finlandais : en 2011, les aides représentaient 37% des revenus de l’agriculture.
Un soulagement pour le secteur est que 60% de ces aides sont nationales et 40% viennent de l’UE. Mais les deux sont liées : une diminution des aides européennes pourrait signifier une diminution des aides nationales.
Une diminution des aides aurait de toute façon un effet sur la rentabilité des exploitations agricoles finlandaises qui est déjà très mauvaise : en 2011, les 62 000 exploitations finlandaises enregistraient 1,3 milliard d’euros de pertes.
HS

Editorial : « La Grande-Bretagne dans une impasse » HS
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat estime que, dans les négociations budgétaires, la Grande-Bretagne ne se voit pas proposée de compromis en raison de son comportement et de son intransigeance de ces dernières années en politique européenne.
HS

Politique européenne

Point de vue : « En râlant, la Finlande a réhaussé son profil » HS
L’éditorialiste Juha Akkanen estime que les Finlandais sont traditionnellement soucieux de ce que les étrangers pensent d’eux en raison d’une faible confiance en eux. Actuellement, c’est parce que la Finlande est passé d’élève modèle à élève turbulent de la classe européenne que l’on s’inquiète de l’image de la Finlande et d’une éventuelle perte du crédit de la Finlande.
« La question n’est toutefois pas si simple. On n’apprécie probablement pas les réticences de la Finlande, mais au moins on écoute les opinions de la Finlande. Précédemment, les grands Etats membres partaient du principe que la Finlande adoptait tacitement le point de vue de l’Allemagne. »
« Le principal responsable du durcissement de la politique finlandaise est le second parti de la coalition, PSD. Bien sûr l’euroscepticisme des Vrais Finlandais est désormais bien connu en Europe et certains peuvent même penser que les Vrais Finlandais sont au pouvoir « , relève M. Akkanen.
Il souligne que le message de M. Katainen et de Mme Urpilainen est actuellement que la Finlande respecte les règles communes et souhaitent que les autres Etats membres en fassent autant.
La visite de M. Katainen en France en octobre a suscité l’intérêt de la presse française qui a titré que la Finlande ne souhaitait pas payer pour les autres. Cela montre bien que le message est passé. Et que les journaux d’un grand pays européen sont même intéressés par le point de vue d’un petit Etat nordique sur la crise de l’euro. Cela ne serait probablement pas le cas si la Finlande suivait en silence les décisions des grands pays sur la crise de l’euro.
M. Akkanen relève aussi que la visite de M. Katainen a suscité une marge couverture médiatique mettant en scène ne président français aux côtés d’un premier ministre finlandais de droite. C’était aussi peut-être un message aux autres Etats membres et aux créanciers de la France destiné à monter que les relations sont bonnes, y compris avec un ardent défenseur de la rigueur budgétaire, estime M. Akkanen qui ajoute que la Finlande est désormais écoutée tant parce qu’elle a l’expérience de la crise des années 90 dont elle s’est sortie toute seule et parce qu’elle peut se prévaloir d’un triple A.
« Il peut même être possible qu’en France on apprécie la nouvelle attitude de la Finlande. En effet, ce qui est considéré comme un élève turbulent en Finlande est peut-être assimilé à un élève qui fait preuve d’un sain caractère en France. Dans ce pays on en craint en effet pas d’exprimer un avis divergent, on l’apprécie même », conclut M. Akkanen.
HS

Eurogroupe

Mme Urpilainen silencieuse sur la solution privilégiée par la Finlande
Les ministres des Finances n’ont pas réussi à s’entendre sur la décision d’accord un délai à la Grèce. La ministre finlandaise Jutta Urpilainen n’a pas souhaité, à l’issue de la réunion, déclaré quelle était la solution privilégiée par la Finlande.
TS

BCE

La Finlande soutient M. Mersch pour le directoire de la Banque centrale européenne
Helsingin Sanomat relève que le gouvernement finlandais soutient la désignation de M. Mersch comme membre du directoire de la BCE. La Finlande considère M. Mersch comme un candidat compétent et jouissant d’une bonne appréciation. Concernant le souhait du parlement européen de désigner une femme, le gouvernement souligne que les questions d’égalité entre les sexes sont importantes mais que le choix doit en premier lieu se baser sur la compétence.
Helsingin Sanomat rappelle dans ce contexte que Mme Hämäläinen, gouverneur de la Banque de Finlande à l’époque, était membre du directoire de la BCE.
HS/B7

Directive sur l’électricité et le gaz naturel

La Commission souhaite pénaliser la Finlande
La Commission européenne a annoncé qu’elle envisageait de saisir la Cour de justice de l’Union européenne contre la Finlande pour la non-transposition de la directive sur l’électricité et le gaz naturel.
La Commission propose d’imposer une astreinte à la Finlande.
Le ministère de l’Emploi et de l’Economie est surpris : selon M. Lepistö, le ministère était resté dans l’idée que l’on s’était mis d’accord avec la Commission sur la façon et le calendrier pour adopter la directive. Des réformes dans ce sens sont en cours en Finlande.
M. Lepistö souhaite que l’on puisse éviter un procès juridique en la matière.
HS

Défense

L’armée a acheté des véhicules de la Norvège
Helsingin Sanomat rapporte que l’armée de terre vient d’acheter 123 véhicules d’occasion de la Norvège.
Il s’agit des Bandvagn 206 suédois qui remplaceront les véhicules Nasu fabriqués par Sisu. L’armée de terre a besoin d’environ 400 Bandvagn. Selon M. Juha Humalajoki du centre de matériaux de l’armée de terre, le nombre dépend de la capacité de la Norvège de fournir les véhicules.
Le coût des Bandvagn est de 27 000 euros par véhicule. Les véhicules sont en excellent état, selon l’armée de terre.
HS/A6

Politique intérieure

Patronat

M. Häkämies contre un accord salarial global
Le nouveau directeur exécutif du patronat EK, M. Jyrki Häkämies s’oppose à un accord salarial général préférant des accords salariaux de branche qui prennent mieux en compte les spécificités de chaque secteur.
M. Häkämies s’oppose aussi à accorder le droit à trois jours de formation pour tous les travailleurs.
HS

Un nouveau président pour le patronat
Helsingin Sanomat présente M. Ilpo Kokkila qui devrait être élu, sur proposition du PDG de Kone Antti Herlin, comme nouveau président de EK.
M. Kokkila dirige depuis 1987 SRV, entreprise de BTP.
HS

Talvivaara

La digue fuit - Le groupe a obtenu l’autorisation de redémarrer la mine
Le centre régional d’activités économiques de Kainuu a accordé à Talvivaara l’autorisation de redémarrer sa mine. Selon le groupe, la procédure prendra 24 heures.
Talvivaara estime que le redémarrage de la production facilitera le traitement des eaux usées ramassées sur le site.
La digue de sécurité laisse passer de petites quantités d’eau usée. Selon le centre d’activités économiques, il s’agira de surveiller la digue de façon intensifiée.
HS

Finances

Le superviseur du secteur financier s’inquiète pour la solvabilité des emprunteurs
La solvabilité d’un emprunteur sur quatre risque de s’effondrer dans le contexte d’une augmentation éventuelle des taux intérêts, selon le superviseur du secteur financier, Fiva. 25 % des prêts sont si élevés qu’il faudrait plus 40 % des revenus du ménage pour le gérer si l’intérêt s’élevait à 6 %.
40 % des acheteurs d’un premier logement empruntent la totalité de la somme d’achat.
Selon M. Vesala de Fiva, les évaluations des banques concernant la capacité des ménages de s’occuper des prêts manque de réalisme. Fiva a recommandé, dès 2010, aux banques de se restreindre d’accorder un prêt correspondant à plus de 90 % du prix de vente d’un logement.
Actuellement, le prêt moyen pour un logement s’élève à 100 000 euros. 25 % des prêts s’élève à plus de 150 000 euros et 6 % dépassent les 250 000 euros.
Le taux d’endettement des ménages a doublé en dix ans, selon M. Vesala.
Les prêts importants ne constituent pas de risque considérable pour les banques, mais pour les emprunteurs.
HS/B7

Education

Le syndicat des enseignants craint des licenciements importants
Il est prévu que le nombre d’étudiants admis dans la formation professionnelle sera diminué de 2000. Le syndicat des enseignants, OAJ, craint que cela engendre des licenciements et mises à pied concernant respectivement jusqu’à 4000 et 1000 personnes respectivement.
Les diminutions de places d’étudiant sont principalement prévues pour la période 2013 à 2015, mais cette année déjà, les économies ont engendré des centaines de licenciements et mises à pied.
Le syndicat souhaite des mesures pour mettre en place un programme national de savoir-faire ainsi que de crédits supplémentaires pour l’éducation.
HS

Bois-papier

Mises à pied
Le groupe forestier UPM entame les négociations sur la mise à pied éventuel de 1300 employés dans ses usines à Joensuu, Jyväskylä, Ristiina et Savonlinna.
HS/B4

Destia

Des divergences d’opinion sur la vente de Destia
Helsingin Sanomat relève que l’éventuelle vente de Destia ne divise pas seulement les ministres mais aussi les experts. Mme Rita Piirainen, directrice au centre des activités économique du département d’Uusimaa, s’oppose à la privatisation de Destia. Elle estime qu’il y a déjà assez de concurrence.
M. Vesa Kannianen, professeur de l’économie politique à l’université de Helsinki, est, quant à lui, favorable à la vente. « La privatisation de Destia serait utile pour assainir la concurrence. En ce moment l’Etat commande et produit ces services. »
HS/A6

Ministère des Transports

Le gouvernement refuse de donner un rapport sur le financement des routes
Selon Helsingin Sanomat, la ministre des Transports, Mme Merja Kyllönen, a annoncé mardi qu’il y avait un manque de 150 millions d’euros dans les crédits de construction des routes. Le quotidien estime que le problème est encore plus important.
Les partis de l’opposition ont exigé mercredi au Parlement un rapport du gouvernement sur le manque de financement pour l’équipement. « Le gouvernement doit rectifier les fausses informations qui ont été données à l’Eduskunta », a exigé M. Kimmo Tiilikainen, président du groupe parlementaire du Centre.
Le gouvernement refuse de donner un rapport. Selon le Premier ministre Katainen et la ministre des Finances, Mme Urpilainen, il est opportun d’évoquer la question lors des négociations sur le cadre budgétaire au printemps 2013.
HS/A4

Communes

Une corruption structurelle difficile à identifier
Helsingin Sanomat relève que même si la Finlande se situe bien dans les comparaisons des pays où il y a peu de corruption, cela n’est pas toute la vérité.
Il y a toutefois de la corruption structurelle par exemple dans les acquisitions des communes. « Il y a des possibilités de corruption dans la définition des conditions des appels d’offres », selon M. Juuso Oilinki, commissaire à la police judiciaire, qui s’est exprimé mercredi à l’occasion d’un séminaire de Transparancy Finlande.
La part des acquisitions publiques a été, en 2010, d’environ 35 milliards d’euros, soit environ 20 % du PIB.
HS/A10

Sports

M. Nieminen nommé à la tête du comité olympique
Selon Helsingin Sanomat, M. Risto Nieminen (61 ans), ancien directeur général de Veikkaus, a été élu président du comité olympique finlandais, en remplacement de M. Roger Talermo, qui a dirigé le comité pendant huit ans.
HS/B8

France

Beaux-arts

Exposition sur le symbolisme
Optio publie un reportage sur l’exposition sur le symbolisme au Musée Ateneum. L’hebdomadaire souligne qu’il n’y a jamais eu exposés en Finlande autant de tableaux de Van Gogh ou de Gauguin que dans cette exposition.
Optio

Mercredi 21 novembre 2012

Politique européenne et étrangère

Eurogroupe

La décision sur la Grèce reportée à décembre
Les ministres des Finances n’ont pas réussi à s’entendre sur la décision d’accord un délai à la Grèce.
Pour la ministre finlandaise Jutta Urpilainen, il faut réunir trois conditions : que les créanciers soient unanimes sur la capacité de la Grèce à rembourser, que les mesures prises par la Grèce soient suffisantes et que l’on trouve un financement pour le programme.
« La question la plus difficile concerne la capacité de la Grèce à rembourser sa dette. Il faut trouver un niveau d’endettement tel que la Grèce puisse à l’avenir s’n sortir ».
« De nombreuses questions restent ouvertes et il y a des divergences tant entre les Etats membres qu’entre les institutions », a-t-elle dit ;
HS AL TS

Perspectives budgétaires – Cadre financier

Un enjeu important pour la Finlande
M. Stubb croit à un accord
Selon le ministre chargé des Affaires européennes M. Stubb, à la veille du conseil européen, il semble que la contribution nette de la Finlande au budget européen soit de 1,5 milliard d’euros pour les années 2014-2020. « Il faut se préparer mentalement à ce que notre contribution nette augmente. Mais cela ne doit pas être une augmentation démesurée », a déclaré le Ministre. Sinon, il estime que la Finlande demandera un remboursement d’une partie d e sa contribution.
HS KL AL

Exportations

La Finlande et la Grèce, mauvais élèves de l’eurogroupe
Turun Sanomat rapportent que depuis 2008, ce sont la Finlande et la Grèce qui ont connu la plus forte dégradation du niveau de leurs exportations. Ces deux pays n’ont toujours pas retrouvé le niveau des exportations qu’ils avaient en 2008.
La principale explication pour la Finlande est la diminution des exportations des produits de Nokia en valeur.
TS

Finlande – Russie

Visite en Russie de la ministre de la Justice
La ministre de la Justice, Mme Henriksson (Parti suédois) a rencontré son homologue russe, M. Konovalov, hier à Moscou. Aamulehti relève que les ministres ont évoqué la coopération entre les autorités des deux pays dans le contexte de l’entrée en vigueur entre la Finlande et la Russie de la Convention de La Haye sur les enlèvements d’enfants.
M. Konovalov a insisté sur l’importance de la création d’une commission bilatérale sur les questions familiales, mais Mme Henriksson constate qu’elle a souligné qu’il n’y avait pas de nécessité pour une telle commission.
AL/A9

Demandeurs d’asile

Les Afghans ont mis fin à leur grève de faim
Les deux Afghans qui faisaient la grève de faim devant la Maison de la musique en face du Parlement depuis 72 jours, y ont mis fin, hier. Ils n’envisagent toutefois pas quitter leur tente. Ils ont déposé un recours concernant le refus de leur demande d’asile et attendent un jugement en la matière.
Helsingin Sanomat relève que depuis le début de l’année, l’Office national de l’immigration a étudié 350 demandes d’asile d’Afghans, dont 104 ont été refusées.
HS/A9

Politique intérieure

Projet de centre de cyber-sécurité

Pas de mission de renseignement prévue dans les fonctions du centre
Le comité interministériel des Affaires étrangères et de sécurité a décidé, en 2010, qu’il convenait de rédiger une stratégie nationale de cyber-sécurité pour la Finlande. Un groupe de travail présidé par M. Kosonen de Sitra est en train travailler sur la question.
Il est prévu de créer un centre de cyber-sécurité en Finlande. M. Kosonen relève qu’il ne s’agira pas de doter le centre d’une capacité de renseignement en ligne afin de ne pas nuire à la confiance des personnes et des entreprises.
Le comité interministériel des Affaires étrangères et de sécurité évoquera le projet en décembre avant de le remettre au gouvernement.
Helsingin Sanomat relève que le groupe de travail s’est rendu en Israël pour voir comment ce pays gère les cyber-menaces. « Nous avons le même type d’objectif avec Israël », relève M. Kosonen. « Eux aussi estiment que la meilleure façon de s’assurer de la sécurité est de disposer de sa propre industrie et de savoir-faire dans les questions de sécurité informatique », dit-il.
HS/A8

Gouvernement

Les ministres sont divisés quant à l’éventuelle vente de Destia
Helsingin Sanomat rapporte que le projet de vente de Destia (société de construction de routes et voies ferrées) divise le gouvernement. Selon les informations du quotidien, les ministres sociaux-démocrates s’y opposent, ainsi que les deux ministres de l’Alliance des gauches.
La ministre chargée des entreprises de l’Etat, Mme Heidi Hautala, a présenté un projet sur la vente de Destia au comité interministériel de politique économique la semaine dernière. Les médias n’ont pas pu joindre Mme Hautala cette semaine. L’idée avait été proposée, il y a un mois, par l’ancien ministre des Activités économiques, M. Jyri Häkämies.
L’idée a été d’augmenter la concurrence dans la construction des chemins de fer. En ce moment, l’Etat possède entièrement les deux entreprises de construction des chemins de fer, VR Track et Destia. Une privatisation de Destia est supposée diminuer le coût de la construction et de l’entretien.
Le projet de vente a engendré un litige exceptionnel parmi les ministres et les représentants des partis au gouvernement ne veulent pas le commenter.
« Aucune décision définitive n’a été prise. Cela est la seule chose que je peux dire à ce sujet », a déclaré le premier ministre Katainen hier au Parlement.
Selon les spéculations, les partis de gauches s’y opposent pour des raisons idéologiques. Dans la situation économique actuelle, il est peut-être difficile de trouver des repreneurs pour Destia, surtout qu’il y a eu des fuites.
Le Parlement a accordé une autorisation de principe pour la privatisation de Destia en 2010.
HS/A6

Taxe bancaire

Accord au gouvernement
Le gouvernement a trouvé un accord sur la nouvelle taxe bancaire qui sera mise en place pour les trois prochaines années.
Ses recettes seront reversées au budget de l’Etat.
HS

Talvivaara

Crédits supplémentaires pour la protection environnementale
Le gouvernement prévoit un million d’euros supplémentaires pour la protection régionale de l’environnement, la surveillance des activités minières et la mise en place des tests de résistance, dans le budget de 2013.
Un crédit de 50 000 euros est présenté pour le ministère de la Justice, afin de couvrir des frais de procès qui seraient engendrés par la pollution de Talvivaara. Ce crédit serait destiné à l’accord d’assistance juridique pour des intéressés.
Le gouvernement propose également une somme de 180 000 euros pour le Centre national de la recherche sur le gibier et la pêche, pour l’étude de l’effet des eaux usées sur les poissons.
HS/A4

Mères au foyer

Les syndicats de salariés rejettent l’idée du patronat de diminuer l’allocation de garde d’enfant à domicile
Demokraatti relève que pour Akava, le fait que EK promeuve la diminution de l’allocation pour garde d’enfant à domicile dans le but de faire rentrer dans la vie active plus de femmes pour effectuer du travail à temps partiel, signifie dans la pratique que le patronat souhaite que les hommes (pères) travaillent à temps plein alors que les femmes (mères) travaillent à temps partiel. « EK ne souhaite pas que ceux qui travaillent à temps plein diminuent leurs heures de travail », relève Mme Löfgren d’Akava, confédération des professions nécessitant un diplôme d’études supérieures.
Elle relève qu’Akava est prêt à négocier d’une réforme du système d’allocations, mais qu’il faut que la réforme parte du principe de la rentabilité du travail.
Mme Veirto de la SAK, confédération des ouvriers, souligne qu’il faut réformer la vie professionnelle et le système des soutiens de façon à proposer de nouvelles sortes de possibilités pour les familles d’harmoniser vie professionnelle et vie familiale.
Dem/6

Situation de l’emploi

Une augmentation lente du taux de chômage
Aamulehti relève que selon le Centre national d’études statistiques, 6,9 % des personnes de 15 à 64 ans sont au chômage. Le ministère de l’Emploi et de l’Economie prévoit de son côté que le taux de chômage passera à plus de 8 % en 2013.
C’est dans le domaine industriel qu’il y a le plus de chômeurs.
AL/A10

Communes – externalisation des services sociaux

Les entreprises produisent un sixième des services sociaux dans les communes
Les externalisations des services sociaux des communes deviennent de plus en plus courantes. Selon le ministère de l’Emploi et de l’Economie, en 2010, les entreprises privées facturaient 15 % des dépenses de services sociaux de la Finlande. Au total, le chiffre d’affaires du domaine était de 1,4 milliard d’euros.
En 2005, la part des entreprises était de 10 % des dépenses. On n’a pas encore les chiffres de 2011, mais selon le ministère, la part des entreprises a encore augmenté.
HS/A7

Nucléaire

Les députés divisés sur une nouvelle autorisation
Aamulehti a demandé aux députés s’ils seraient prêts, en cas de faillite de Fennovoima, à accorder l’autorisation de principe de construire une centrale nucléaire à un autre groupe. 45 s’y opposent, 41 y sont favorables et 18 ne savent pas, parmi les 104 députés qui ont répondu.
Le journal a aussi interrogé les députés sur leur avis concernant la possibilité de construire en Finlande des centrales nucléaires dans le but d’exporter l’électricité. 31 y sont favorables et 66 s’y opposent, 5 ne savent pas, sur les 102 députés qui ont répondu.
AL

France

Afghanistan

Retrait de troupes françaises
Hufvudstadsbladet relève que la France a retiré ses troupes de l’Afghanistan. Après le départ de ces 400 soldats, ce sont les policiers et soldats afghans qui se chargeront de la sécurité à Kapisa.
HBL/13

Politique

Elections à l’UMP
Helsingin Sanomat et Aamulehti rapportent le résultat des élections à la tête de l’UMP et présente le président du parti, M. Copé.
HS AL

Mardi 20 novembre 2012

Politique européenne et étrangère

Estonie

Visite à Helsinki de M. Ansip
Keskisuomalainen rapporte que le Premier ministre estonien, M. Andrus Ansip, a effectué lundi une visite en Finlande où il a eu un entretien avec son homologue finlandais, M. Jyrki Katainen entre autres sur le cadre de budget de l’Union et d’autres questions européennes d’actualité.
Selon M. Ansip, la Finlande ne peut pas être considérée comme un élève turbulent au sein de l’Union, malgré les propos finlandais récents qui sont plus réservés à l’égard de la politique européenne.
Le Premier ministre estonien estime qu’il n’y a pas de différences importantes entre les politiques des deux pays. Il souligne que la Finlande et l’Estonie sont tous deux pour une politique économique de rigueur et dont les économies nationales sont en bonne santé.
« La Finlande et l’Estonie sont des pays très favorables à l’Europe. Nous partageons les mêmes valeurs », selon M. Ansip.
Selon M. Katainen, la Finlande et l’Estonie sont comme deux frères. Il est compréhensible qu’il puisse y avoir des avis différents par exemple sur le budget européen. « Les contributeurs net ont des idées différentes sur le budget que les pays qui reçoivent des aides du fonds de cohésion. »
KS/10

Politique étrangère

Point de vue : « Ivres du triple A » HS
Olli Kivinen estime que la Finlande s’est enivré de son triple A au point d’en être devenue arrogante en politique internationale. Cela se caractérise par deux éléments : on se fait des illusions sur l’influence d’un petit pays et d’autre part on transporte sur la scène internationale des divergences de politique intérieure.
« Le problème de cette ivresse est qu’elle empêche de voir les menaces sur l’économie et les relations internationales. Dès lors l’économie se dégrade et la Finlande doit faire face à un endettement rapide en même temps qu’elle engage les autres Etats à la rigueur. Les politiciens finlandais semblent croire que la croissance permettra de rembourses la dette. Mais d’où viendra la croissance quand l’industrie délocalise et les exportations diminuent ».
« L’amère défaite au conseil de sécurité de l’ONU est une importante leçon de politique étrangère » estime M. Kivinen qui y voit un projet destiné à rehausser la position de la présidente Halonen et le moral du ministère des Affaires étrangères après que le secrétariat aux affaires européennes a été transféré auprès du premier ministre.
Il s’étonne mêle que tant de pays aient voté pour la Finlande qui fait bouger la barque européenne, n’est pas constructive dans la crise de l’euro, est toujours opposée à adhérer à l’OTAN, diminue son aide au développement, ferme des ambassades…
La cerise sur le gâteau concerne les relations avec la Russie qui ne sont pas au beau fixe comme en témoigne le fait de soulever des affaires familiales au milieu de la campagne finlandaise pour le conseil de sécurité. « L’objectif de la Russie est de rétablir l’influence du pays dans son environnement proche », estime M. Kivinen qui juge que l’instrumentalisation des médias russes visait à donner une leçon à la Finlande. De même que l’utilisation de l’expression « dans un pays civilisé » ou encore la tactique consistant à diviser et à gratifier les bons interlocuteurs (comme cela fut le cas en donnant un chaton à Mme Halonen).
« M. Medevedev qui a soulevé l’idée d’un référendum sur l’adhésion à l’OTAN a fait preuve d’une tutelle sur la Finlande qui n’avait plus été vue de la part de dirigeants russes depuis 1917 », conclut M. Kivinen qui se réjouit que les nouvelles générations de dirigeants finlandais n’aient pas connu la finlandisation.
HS

Russie

La Russie est devenue le partenaire commercial le plus important de la Finlande
Selon Helsingin Sanomat, l’économie russe a augmenté de 4-4,6 % depuis le début de l’année en cours. Selon le baromètre récent de la chambre de commerce fenno-russe, la Russie a dépassé l’Allemagne et la Suède en tant que partenaire commercial le plus important de la Finlande. De janvier à août, les exportations finlandaises vers la Russie ont augmenté de 10 %, tandis que les importations russes ont diminué de 13 %.
La valeur des exportations vers la Russie s’est élevée à 3,7 milliards d’euros (contre 3,5 milliards vers l’Allemagne) et celles des importations de Russie à 6,8 milliards d’euros (contre 4,9 milliards pour l’Allemagne).
HS/B5

Supo

Editorial
Helsingin Sanomat publie un éditorial, intitulé « Au service secret du ministère », sur la proposition de M. Ilkka Salmi, directeur de la Supo en disponibilité pendant qu’il assure la direction d’Intcen. Le quotidien caractérise la proposition de M. Salmi de « changement peut-être le plus important dans l’histoire d’après-guerre de la Supo ».
Selon l’éditorialiste, il y a des arguments en faveur de ce changement. Les tâches de la Supo ont changé vers une direction de plus en plus internationale, entre autres dans la lutte contre le terrorisme. Les menaces qui visent la Finlande viennent le plus souvent de l’étranger.
Il n’est plus possible de séparer l’action nationale et internationale. Le temps de travail de la Supo est partagé entre la lutte contre le terrorisme et le contre-espionnage. Le caractère des services secrets a changé en même temps : il est dans leur intérêt de partager suffisamment d’informations avec les collègues étrangers.
Il est inutile de rêver d’une « mini-CIA ». Un pays comme la Finlande, muni de relations internationales n’a ni besoin ni les ressources pour une action de renseignements agressive qui use de la force.
La police de sûreté a pratiquement toujours été objet de peurs et de fortes passions politiques. Il est donc important de savoir qui surveille la police de sûreté. La Supo est actuellement dépendante de la direction générale de la police. Si elle dépendait directement de la Chancellerie du Premier ministre, ses compétences devraient être définies par une loi séparée. Si la Supo dépendait directement du ministère de l’Intérieur il n’y aurait pas de problèmes législatifs.
La police de sûreté n’est pas comme n’importe quelle unité de la police. Il faut que l’éventuel changement de son organisation et de ses tâches soit bien préparé. Les décisions pourraient être prises lors des négociations sur le prochain programme gouvernemental.
La question essentielle est de savoir quelle est la méthode la plus efficace pour que la Supo obtienne des informations de l’étranger : par l’échange des informations, par ses propres moyens ou avec une combinaison des deux.
HS/A2

Politique intérieure

Talvivaara

La mine n’a pas obtenu d’autorisation de redémarrage
Le centre régional d’économie de Kainuu souhaite obtenir de plus amples rapports encore avant d’autoriser le redémarrage de la mine de Talvivaara. Des représentants du centre régional de l’économie, du centre national de radioprotection et de sûreté nucléaire, Stuk, et de l’office de sécurité et des produits chimiques, Tukes, se sont rendus sur place, hier.
HBL/6

Des émissions annuelles
Selon des enquêtes de Helsingin Sanomat, les émissions de Talvivaara concernant huit métaux dépassent annuellement la capacité d’absorption par l’environnement. Des taux dépassant largement, c’est-à-dire plus de cent fois la tolérance de l’environnement ont été détectés cinq fois depuis 2008, date à laquelle la mine a démarré. Des taux qui dépassent des dizaines de fois la capacité d’absorption par la nature ont été détectés « de façon répétée » et des taux qui dépassent de 2 à 8 fois la tolérance de la nature ont été observés des dizaines de fois.
HS/A5

Mères au foyer

Groupe de travail
Un groupe de travail désigné par la ministre des Services sociaux, Mme Guzenina-Richardson, est en train d’étudier le destin de l’allocation pour garde d’enfant au domicile. L’objectif du groupe est d’étudier le passage dans la vie active des personnes qui bénéficient de cette allocation.
Le patronat souhaite raccourcir la période pendant laquelle on peut bénéficier de cette allocation (actuellement concernant les enfants de moins de trois ans, et de façon partielle, jusqu’à la fin de la deuxième année de scolarisation de l’enfant).
Mme Näätsaari, présidente du groupe de travail, relève que, pour l’instant, il n’a pas été question de raccourcir la durée de versement de l’allocation.
HS/A4

Economie

Wärtsilä met 700 employés au chômage technique
Hufvudstadsbladet relève que le groupe de construction métallique Wärtsilä envisage de mettre à pied 700 employés à Vaasa pour une période de 40 jours.
HBL/9

Finavia licencie 15 personnes
Finavia licenciera 15 personnes de l’aéroport de Helsinki-Vantaa et modifiera d’une façon considérable les conditions de travail de 10 personnes.
HS/A9

L’Etat envisagerait de vendre Destia ?
Hufvudstadsbladet relève que selon Yle, l’Etat envisage de vendre Destia, son groupe de construction et de maintenance des routes. Le groupe resterait dans les mains finlandaises et l’Etat y serait toujours actionnaire. Destia emploie 1600 personnes.
HBL/9

Fiscalité – communes

L’impôt communal varie entre 16 et 22 %
Hufvudstadsbladet rend compte des écarts entre le taux d’impôt communal. Beaucoup de directeurs communaux estiment qu’un taux de 21 à 22 % est le plus élevé possible.
HBL/9

Commerce

Des fonctionnaires dans les conseils d’administration du groupe S
Helsingin Sanomat relève que des fonctionnaires sont membres dans des conseils d’administration régionaux du groupe de grande distribution S. Ceci n’est pas contraire à la législation tant qu’ils ne participent pas à la prise de décision sur les questions concernant lesquelles ils pourraient être juges et parties.
Le nombre de fonctionnaires dans les conseils d’administration a diminué par rapport à l’étude précédente en la matière, qui date de 2008.
HS/B4

Lundi 19 novembre 2012

Politique européenne et étrangère

Eurogroupe - Grèce

La position finlandaise définie demain
Le Parlement finlandais définira demain la position de la Finlande sur un délai accordé à la Grèce pour rétablir ses finances. La ministre des Finances Jutta Urpilainen a déclaré qu’elle se rendrait au parlement mardi matin, avant la réunion téléphonique des ministres de l’eurogroupe.
Kaleva

Perspectives financières

Des coupes dans le budget de l’agriculture
Le président du conseil européen avance une proposition de cadre budgétaire qui signifierait d’importantes diminutions dans le budget de la PAC. Pour la Finlande, cela signifierait une baisse de 7% des aides agricoles, soit environ 60 millions d’euros.
HS

Politique européenne

La Finlande et l’Estonie ont des politiques divergentes
Le premier ministre estonien est aujourd’hui en visite en Finlande à l’invitation de son homologue finaldnais, Jyrki Katainen.
La correspondante à Tallinn d’HS relève que l’Estonie a décidé, au contraire de la Finlande, de rejoindre la coopération renforcée sur la taxe sur les transactions financières.
Interrogé sur les divergences dans la politique européenne de ces deux pays, l’ambassadeur d’Estonie auprès de l’UE, ancien ambassadeur en Finlande, M. Maasikas, déclare : « Il ne s’agit pas de divergence ; La Finlande est aujourd’hui plus prudente et l’Estonie plus courageuse. Quand j’étais en poste en Finlande (2001-2005), l’esprit de Lipponen était qu’il fallait participer aux coopérations renforcées. Aujourd’hui, c’est le gouvernement estonien qui poursuit cet esprit.
HS

Nations Unies

Conseil de sécurité
Le ministre des Affaires étrangères Erkki Tuomioja a décidé de faire faire un rapport sur les causes de la défaite de la Finlande à l’élection au conseil de sécurité. Des évaluations de la campagne finlandaise seront donc effectuées d’ici le printemps, y compris à l’étranger. Selon lui, il ne semble pas qu’il y ait une cause unique à cette défaite. Il relève toutefois que les concurrents de la Finlande ont dépensé plus que la Finlande dans cette campagne.
La Finlande a décidé de ne pas se présenter au prochain vote et donc de respecter la candidature tournante des pays nordiques. Le prochain tour pour une candidature finlandaise sera donc 2028.
M. Tuomioja considère que les pays nordiques sont trop sûrs d’eux actuellement. « Nous pensons qu’en promouvant de bonnes choses et en étant vertueux cela devrait suffire. Mais cela n’est pas le cas », regrette-t-il.
Il relève que la Finlande a perdu tant à l’ONU que dans l’UE lorsqu’il a fallu être candidat à des postes. « Sommes-nous trop gentils ? » demande-t-il.
AL

Supo

M. Salmi propose un service de renseignement au lieu d’un service de sûreté
Helsingin Sanomat publie, dans son édition de dimanche, une interview de M. Ilkka Salmi, directeur d’Intcen (Intelligence Analysis Center) de l’Union européenne à Bruxelles. Il s’agit de la première interview accordée par M. Salmi, ancien directeur de la Supo, police de sûreté finlandaise, qui à été nommé à l’Intcen il y a deux ans.
M. Salmi propose la création d’un service de renseignements en Finlande, une « mini-CIA ». « La Finlande a besoin d’un service de renseignement civil pour obtenir des informations à l’étranger. »
Selon HS, cela signifierait que la Supo, ne serait plus dépendante du ministère de l’Intérieur mais de la Chancellerie du Premier ministre. La Supo pourrait envoyer des agents à l’étranger pour toutes sortes de missions.
Il n’y a eu aucun débat politique à ce sujet. « Les prochaines négociations sur le programme gouvernemental seraient une occasion pour évoquer la question », selon M. Salmi.
HS/dim/C2

M. Tuomioja rejette la proposition de M. Salmi
Helsingin Sanomat relève que le ministre des Affaires étrangères, M. Erkki Tuomioja, a rejeté la proposition de M. Salmi concernant la création d’un éventuel service de renseignements. « J’ai une attitude très réservée à ce sujet. Nous avons un service de renseignements militaire et la Supo a déjà des contacts internationaux. Elle pourrait aussi augmenter ces relations. La Supo a également la possibilité d’agir ouvertement par l’intermédiaire des ambassades », a déclaré M. Tuomioja. « Il n’y a vraiment pas besoin de créer un service secret. »
La ministre de l’Intérieur, Mme Päivi Räsänen, souligne que, jusqu’à présent, la Supo a pu répondre aux menaces contre la sécurité. « Il est possible d’évoquer la question aux prochaines négociations gouvernementales. Il faut être ouvert devant les changements, je n’exclus rien. » Selon Mme Räsänen, « l’administration de la police est un environnement naturel pour la Supo, de la même façon que dans les autres pays nordiques ».
Le directeur de la police, M. Mikko Paatero, n’est pas étonné de la proposition de M. Salmi. « La question a été évoquée de temps en temps. » Il souhaite une étude approfondie en la matière. « Je crois que la Supo se dirigera dans cette voie esquissée par M. Salmi. » Il souligne que cela nécessiterait plus de ressources.
La proposition est nouvelle pour le Premier ministre Jyrki Katainen, qui fait l’éloge de l’action de la Supo. M. Katainen, ainsi que M. Paatero, estiment que les prochaines négociations gouvernementales seraient l’occasion pour évaluer l’action de la Supo. »Il faut être prêt à évaluer de nouvelles possibilités d’agir si le monde autour change et les modèles actuels ne sont plus suffisants pour protéger les Finlandais. »
HS/lun/A5

Défense

Hélicoptères NH-90
Selon Keskisuomalainen, la Finlande est en train de négocier avec NHI, fabricant des hélicoptères de transport NH90, un changement de l’accord sur le montage. Patria devait initialement monter 50 hélicoptères mais il semble que seulement 29 seront montés en Finlande, 18 pour la Finlande et 11 pour la Suède. Le montage sera compensé par d’autres travaux, dont l’entretien et la modification.
Le nouvel accord devrait entrer en vigueur au début de l’année prochaine.
Les pilotes de l’armée de terre sont très satisfaits des hélicoptères. Ils sont parmi ceux qui ont le plus d’expérience des NH90 et ils ont pu partager cette expérience avec des pilotes d’autres pays.
KS/lun/9

M. Katainen croit que les avions finlandais en Islande ne seront pas armés en
Keskisuomalainen relève que le Premier ministre Katainen, interviewé à la radio dimanche, croit fermement que si les chasseurs finlandais participent à la surveillance de l’espace aérien islandais, ils ne seront pas armés. « Une possibilité serait que les armes soient sans munitions. » Selon M. Katainen, il est clair qu’une éventuelle participation finlandaise ne fait pas partie de la défense aérienne de l’OTAN.
KS/lun/9

La coopération révèle les différences entre la Finlande et la Suède
Selon l’analyse de Kari Huhta de Helsingin Sanomat, la coopération en matière de défense entre les pays nordiques n’a jamais été aussi étroite qu’en ce moment. Cette coopération deviendra toutefois plus difficile parce que les projets communs seront aussi plus exigeants à l’avenir.
Le projet de surveillance de l’espace aérien islandais vient de soulever un nouveau problème : les disponibilités de la Finlande et de la Suède pour une coopération de défense ne sont plus les mêmes qu’avant.
Depuis plusieurs années, la Suède construit les conditions politiques pour une coopération de défense internationale. En Finlande, ces possibilités ont diminué en raison de la victoire électorale des Vrais Finlandais, la réforme contestée de la défense du gouvernement et le débat perpétuel sur l’OTAN.
Lors d’un séminaire finno-suédois sur la défense, le secrétaire d’Etat suédois à la Défense, M. Carl von der Esch, a souligné que la coopération pourrait concerner non seulement les exercices mais aussi les opérations. Les forces armées des deux pays pourraient avoir un centre de transports commun.
Selon son homologue finlandais, M. Marcus Rantala, la défense est devenue un sujet controversé en Finlande. Il a été plus réservé quant aux perspectives de coopération.
La participation à la surveillance de l’espace aérien islandais n’a posé aucun problème en Suède. Cette opération n’a rien à voir avec une éventuelle adhésion à l’OTAN, selon le gouvernement mais aussi selon l’opposition en Suède.
« En Finlande par contre on mène, depuis un dizaine d’années, un débat inquisitoire qui consiste à lier n’importe quel sujet à l’OTAN », conclut M. Huhta.
HS/A10

Missiles antiaériens Amraam
Helsingin Sanomat rapporte que malgré les problèmes de moteurs de missiles Amraam, la livraison en Finlande de ces missiles antiaériens commencera bientôt.
Selon le colonel-ingénieur Kari Renko de l‘armée de l’air, « nous n’avons pas encore eu d’explication concernant les problèmes. Les livraisons commenceront à la fin de cette année et en 2013. Le calendrier exact ne peut pas être publié. »
Le nombre de missiles n’a pas été annoncé mais l’autorisation a été accordée pour l’achat de 300 missiles au maximum.
HS/A5

Accident de drone
L’armée de terre a annoncé vendredi que le drone Ranger de brigade de l’artillerie, tombé en avril dernier près de la garnison de Niinisalo à Kankaanpää, a connu un problème de l’équipement pour mesurer la vitesse. Les instructions et la formation ont également été insuffisantes.
HS/sam/A12

Finlande – Russie

Placements d’enfants
Helsingin Sanomat rend compte du nouveau placement des enfants de la mère russe résidant à Vantaa. Il s’agit de la même famille dont il a été question en septembre et octobre. Le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, M. Loukachevitch, relève que selon l’ambassade de Russie en Finlande, le placement est lié au fait que la mère n’a pas observé le programme de soutien mis en place pour la famille. Un autre motif du placement est que le père a dit que son droit de visite des enfants n’a pas été respecté.
Le ministère russe souligne qu’il soutient ces citoyens résidant à l’étranger, mais dans le cadre prévu par la législation.
HS/sam/A8

Politique intérieure

Gouvernement

Nomination de M. Vapaavuori comme Ministre de l’Economie
M. Jan Vapaavuori a été nommé vendredi ministre de l’Economie et de l’Emploi du gouvernement de M. Katainen.
Le nouveau ministre en appelle aux partenaires sociaux pour s’entendre afin d’améliorer la compétitivité et l’économie du pays. M. Vapaavuori déclare que son objectif principal est d’améliorer la compétitivité. Il estime qu’il faudrait créer 200 000 emplois dans le secteur privé.
Pour améliorer la compétitivité, M. Vapaavuori estime qu’il faut trouver le bon « cocktail » pour la Finlande alliant fiscalité, réforme du marché du travail et réformes structurelles.
M. Vapavuori estime que la décision du gouvernement concernant un rapport égal entre hausses fiscales et diminutions des dépenses publiques est une « réalité politique ».
Interrogé à la radio, hier, le Premier ministre Jyrki Katainen a déclaré que le gouvernement ne préparait pas de nouvelles mesures budgétaires avant le printemps prochain et la révision à mi-parcours du programme gouvernemental.
HS KS

« Selon les économistes, ce n’est pas le gouvernement qui rétablira la compétitivité » HS
Les économistes interrogés par Helsingin Sanomat estiment que les pouvoirs publics peuvent très peu influencer la compétitivité des entreprises finlandaises sur les marchés internationaux.
HS

Talvivaara

Des tests de résistance pour toutes les mines finlandaises
Lors d’une conférence de presse organisée, vendredi, au Parlement, le ministre de l’Environnement, M. Niinistö et celui de l’Economie, M. Vapaavuori, ont annoncé qu’ils s’étaient mis d’accord pour mettre en place des tests de résistance pour toutes les mines qui fonctionnent en Finlande. Il y en a une cinquantaine.
Selon M. Niinistö, les tests seront réalisés soit par le ministère de l’Environnement, soit par plusieurs autorités. Il n’y a pas encore de décision concernant le calendrier des tests.
M. Söderholm, vice-directeur général du groupe Nordic Mines et membre du conseil d’administration de l’association qui rassemble les groupes de la branche minière, relève que ni lui, ni son secteur ne s’inquiètent pour les tests. Il relève que les mines sont souvent en contact avec les autorités et que des analyses des échantillons sont faites quasi-quotidiennement. Pour lui, les mines n’engendrent en moyenne pas plus de pollution que l’industrie lourde en général.
Helsingin Sanomat relève qu’une réforme de la législation concernant la protection de l’environnement est en cours. Il est prévu de durcir la régulation environnementale des activités minières et de rendre la législation conforme à la législation européenne en la matière.
HS/sam/A5, Kaleva/sam/6

M. Katainen souhaite que la Finlande devienne un pays modèle en matière de mines
Kaleva, quotidien d’Oulu, relève que le Premier ministre, M. Katainen, souhaite rendre la Finlande un pays modèle en matière de responsabilité environnementale des activités minières. Pour lui, être pionnier en ce sens pourrait être un atout au niveau de la compétitivité.
« Développer les technologies environnementales afin de les mettre à la disposition des mines, par exemple, pourrait constituer un domaine de croissance en soi », dit-il.
M. Vapaavuori, ministre de l’Economie, souligne que le secteur minier est un des rares domaines de la vie économique en Finlande qui propose des possibilités de créer des emplois.
Des ressources supplémentaires sont prévues pour le centre régional de l’économie de Kainuu pour le reste de l’année, afin d’assurer la surveillance et la gestion. Un million d’euros supplémentaires sont prévus pour la surveillance des activités minières, dans le budget de 2013.
Kaleva/sam/6

Soins aux personnes âgées

Le coût des soins augmente
Helsingin Sanomat rend compte de dépenses des soins et services des personnes âgées, qui augmentent malgré les économies faites en diminuant le nombre de personnes soignées dans des hôpitaux.
Le coût des services aux personnes âgées et handicapées a doublé en cinq ans. Des services facilitant le maintien à domicile ont été introduits pour remplacer des maisons de retraite et des soins hospitaliers. Les personnes vieillissantes sont en meilleure condition qu’avant, mais elles sont de plus en plus nombreuses. Le nombre de personnes de plus de 75 ans a augmenté de 10 % en cinq ans.
Les dépenses du secteur social et de la santé ont augmenté de 5,6 % en 2011. Elles représentent la dépense la plus importante des communes. Les dépenses des communes s’élevaient à 36,7 milliards d’euros en 2011, soit 1,7 milliards de plus qu’en 2010.
HS/lun/A4

Réforme des services sociaux et de la santé

Des rapporteurs seront désignés
La ministre des Services sociaux, Mme Guzenina-Richardson, devra désigner, cette semaine, des rapporteurs pour préparer la réforme des services sociaux et de la santé. Les rapporteurs, spécialistes du secteur social et de la santé, commenceront leurs travaux début décembre pour les terminer fin février. Il est prévu qu’ils utilisent le matériel déjà existant et qu’ils travaillent en coopération avec les décideurs et dirigeants régionaux du domaine.
AL/sam/A4

Vrais Finlandais

M. Halla-aho n’exclut pas de se présenter à la direction du parti
M. Halla-aho critique la politique d’immigration d’Helsinki
Le député d’helsinki Jussi Halla-aho a déclaré dans une interview publiée dans Helsingin Sanomat qu’il n’excluait pas d’être candidat à la présidence de Vrais Finlandais s’il existait dans le parti une demande pour sa candidature.
Vendredi, il a accusé la politique de la ville d’Helsinki de schizophrénie : d’une part on veut faire venir de la main d’eouvre qualifiée de l’étranger et d’autre part on se demande comment employer la main d’eouvre finlandaise.
HS

France – Finlande

Beaux-arts

Exposition sur le symbolisme
Kaleva et Turun Sanomat publient de bonnes critiques sur l’exposition sur le symbolisme au Musée Ateneum. Les quotidiens citent M. Rodolphe Rapetti, conservateur en chef du Patrimoine, un des intendants de l’exposition,.
TS Kaleva

Presse

Christopher Sloan, chroniquer à Helsingin Sanomat
Helsingin Sanomat qui publie des chroniques d’immigrés en Finlande dans son édition du lundi inaugure celle de Christopher Sloan, enseignant de français et d’anglais qui vit à Espoo depuis trois ans.
HS

Vendredi 16 novembre 2012

Politique européenne et étrangère

Finlande – OTAN

Visite en Finlande du Secrétaire général de l’OTAN
M. Anders Fogh Rasmussen, secrétaire général de l’OTAN, a rencontré le Premier ministre Jyrki Katainen, le président Sauli Niinistö, le ministre des Affaires étrangères Erkki Tuomioja et le ministre de la défense Carl Haglund.
M. Rasmussen a aussi tenu un discours devant le Cour national de défense. Ce discours a consisté à insister sur la bonne coopération entre l’OTAN et la Finlande et à exprimer que la Finlande était un élève modèle de l’OTAN.
Interrogé par Helsingin Sanomat sur la Russie, M. Rasmussen a déclaré qu’il ne « considérait pas la Russie comme une menace. La Russie dispose d’armement vieilli et il faut comprendre qu’ils souhaitent les moderniser », a-t-il dit avant d’exprimer ses inquiétudes sur la volonté de la Russie de placer ses missiles près de la frontière occidentale, en réponse au projet de l’OTAN. « Nous n’avons aucune intention de nous introduire en Russie, c’est pourquoi il n’est pas légitime [de leur part] de diriger leurs missiles vers l’oTAN. C’est du gaspillage d’argent », estime-t-il.
Selon M. Rasmussen, les plus grandes divergences avec la Russie concernent l’acceptation du droit souverain des Etats à prendre des décisions en politique de sécurité. « Nous n’acceptons pas l’idée qu’il y aurait une menace contre les intérêts de la Russie. Notre porte est ouverte à toutes les démocraties européennes. Aucun pays tiers ne peut avoir de droit de véto sur cela ».
M. Rasmussen s’inquiète aussi du manque de ressources européennes en matière de défense. « Si la tendance actuelle se maintient, l’Europe aura de plus en plus de mal à participer à la gestion de crise en raison de manque de ressources. J’espère que les gouvernements européens vont comprendre que l’Europe ne peut se payer le luxe de perdre son influence sur la scène internationale ».
Enfin M. Rasmussen a souligné que personne n’avait demandé l’intervention de l’OTAN en Syrie.
HS

Surveillance de l’Islande
« Pas de vols de reconnaissance » HS
« Le Parlement tranchera » Dem
Le secrétaire général de l’OTAN a déclaré que le rôle éventuel de la Finlande et de la Suède en Islande consistait uniquement à une opération assimilable à un exercice. Les appareils finlandais et suédois ne seraient pas armés. Il ne s’agira pas de reconnaissance d’appareils, rôle dévolu à l’OTAN. « Nous le savions déjà mais il est bon que le secrétaire général le précise », a souligné M. Tuomioja.
M. Rasmussen a souligné que ce projet était un pas positif vers le renforcement de la coopération nordique ; un refus de la Finlande n’aurait pas d’influence sur ses relations avec l’OTA N.
La présidente du PSD, Mme Urpilainen estime qu’il est bon que le Parlement se prononce sur la participation de la Finlande à la surveillance du ciel islandais. « J’y était favorable au gouvernement où notre parti était unanime pour le proposer. La décision finale ne sera prise au gouvernement que lorsqu’e l’on aura reçu les réponses aux questions posées », a-t-elle dit.
Dem

Finlande – Russie

Editorial
Helsingin Sanomat estime que les propos de M. Medvedev qui a déclaré que « dans un pays civilisé, l’adhésion à l’OTAN est tranchée par un référendum » traduisent la stratégie médiatique de la Russie qui consiste à retourner contre les pays occidentaux leurs propres armes. M. Lavrov avait fait de même auparavant (« le placement d’enfant n’est pas digne d’un pays civilisé »). Ce n’est pas une coïncidence si les mots utilisés pour critiquer la Finlande sont les mêmes avec lesquels les Finlandais parlent de la Russie, souligne HS.
De plus, en assimilant la participation à la surveillance du ciel islandais à une adhésion à l’OTAN et en faisant référence à l’état de l’opinion qui est hostile à une telle adhésion, M. Medvedev est plus habile qu’en usant des traditionnelles menaces militaires à l’égard de la coopération occidentale, juge HS qui ajoute qu’à Moscou on semble comprendre qu’il y a un lien entre les relations avec l’OTAN et les affaires familiales.
L’éditorialiste relève que les dirigeants finlandais aussi peuvent se présenter en donner de leçons comme l’a fait M. Katainen lorsqu’il a critiqué la couverture des affaires de placement d’enfants par les médias russes. « Si l’on peut comprendre M. Katainen, on peut imaginer quelle aurait été la réaction des Finlandais si un Premier ministre étranger avait critiqué les médias finlandais ».
HS

Economie

Propos de M. Rehn
Helsingin Sanomat rend compte des propos de M. Rehn, commissaire pour l’économie, qui est intervenu sur les perspectives économiques de l’Europe, à Helsinki, hier. Il s’efforce de rester optimiste malgré les chiffres sombres de l’économie. « La croissance stagne, mais petit à petit, on va vers de meilleures perspectives. » Pour lui, la gestion de la crise a progressé, mais il faut encore du temps avant que l’économie reprenne.
Il souligne que les positions de la Commission sur une attitude plus flexible concernant le déficit espagnol ne sont pas censées être interprétées comme valant pour les autres pays. La situation dans chaque pays doit être évaluée séparément, selon lui.
Concernant la Grèce, il estime que diminuer le niveau des taux d’intérêt sur ses prêts pourrait être un moyen d’alléger la charge pesant sur ce pays. Mais il souligne qu’il ne s’agira pas de toucher au capital des prêts accordés et qu’il règne une unanimité absolue en la matière parmi les pays de la zone euro.
M. Rehn relève qu’il y a une vague de réformes en cours, concernant tous les secteurs de l’économie. Il souligne toutefois qu’il n’existe pas de raccourci que l’Europe puisse prendre afin d’arriver à une croissance durable. Il estime que le PIB européen ne retrouvera son niveau d’avant la crise qu’en 2013-2014. Une croissance de 4 à 5 ans a été perdue pendant la crise. Il estime toutefois qu’une fois que la croissance repartira, elle sera plus durable qu’avant.
HS/B5, KS/15

G20

Pour un siège nordique au G20
Helsingin Sanomat publie une tribune du député conservateur et ancien ministre des Affaires étrangères Ilkka Kanerva qui se prononce pour que les pays nordiques disposent d’un siège au G20. Il relève toutefois qu’il faudrait du temps pour mettre une place un modèle permettant à ces pays d’avoir une représentation commune et que la décision n’appartient pas seulement aux pays nordiques.
HS

Politique intérieure

Gouvernement

Le programme gouvernemental est dépassé
Le secrétaire d’Etat aux Finances, M. Raimo Sailas, estime que les fondements économiques sur lesquels se base le programme gouvernemental défini il y a un an et demi sont dépassés. Il relève que depuis lors les prévisions économiques n’ont cessé d’être revues à la baisse. Depuis la crise de 2009, en Finlande, « la reprise a été très faible par rapport à la Suède », selon lui.
M. Sailas estime qu’il n’y a pas d’alternative à la diminution des dépenses publiques. Or, le programme gouvernemental stipule que, pour assurer l’équilibre des finances publiques, il faut toujours respecter un ratio d’augmentations fiscales équivalentes aux diminutions des dépenses publiques. « C’est un suicide que d’augmenter les impôts », déclare M. Sailas qui estime que cela a un effet pire sur la croissance que la diminution des dépenses publiques.
M. Sailas est aussi très inquiet pour la compétitivité de la Finlande. Il regrette l’effondrement de l’industrie finlandaise : « on ferme presque une usine par jour ».
M. Sailas estime qu’il faut que les partenaires sociaux prennent leurs responsabilités et s’engagent en faveur de modération salariale.
Selon lui, un important frein à la croissance est le niveau élevé des l’immobilier dans la région de la capitale.
Il évoque aussi la possibilité de laisser filer les déficits pour une période temporaire si cela se traduit par des réformes structurelles. Il relève qu’il faudrait que les étudiants entrent plus tôt dans la vie professionnelle et retarder l’âge de départ à la retraite.
HS

Economie

Production industrielle
La production de l’économie nationale finlandaise a diminué de 0,5 % en septembre par rapport à août. Elle était 1 point de moins qu’il y a un an.
Le centre national d’études statistiques prévoit une augmentation de 0,3 % du PIB par rapport au trimestre précédent. Il serait de 0,8 % inférieur à celui de la même époque en 2011.
HS/B6

Licenciements
Le groupe de construction métallique Metso qui avait déjà annoncé la suppression de 400 emplois et l’externalisation de 136 employés, annonce qu’il entamera des négociations concernant la suppression de 160 emplois supplémentaires. De plus, il se prépare à des mises à pied concernant jusqu’à 1500 employés.
HS/B5

Talvivaara

Selon M. Perä, les finances du groupe tolèrent les frais engendrés par la fuite
M. Perä, nouvellement directeur général de Talvivaara, estime qu’à court terme, l’économie du groupe est « bonne », à condition que la mine puisse être démarrée et l’autofinancement assurée. A plus long terme, il faudra toutefois renforcer le financement du groupe. Une étude est en cours sur les différentes possibilités de le faire, a-t-il relevé lors d’une conférence de presse, hier.
M. Perä, qui est redevenu directeur général du groupe, est un de ses fondateurs en 2003 et l’a déjà dirigé jusqu’en avril dernier. Il admet que des erreurs ont été commises et promet que le groupe se chargera du coût des dégâts engendrés. Il insiste que les erreurs ne sont pas « fondamentales ».
Il confirme les informations que des eaux usées trop acides ont été conduites dans le bassin, ce qui a causé la dissolution de métaux, dont l’uranium.
HS/A4

Pas de redémarrage avant des études supplémentaires
Tukes, l’office national de sécurité et de produits chimiques, n’estime pas que la mine doive être redémarrée avant que de plus amples études aient été effectuées. Le centre régional de l’économie de Kainuu a demandé un avis à Tukes. Les deux devront donner leur accord pour que la mine puisse être redémarrée.
HS/A4

Mme Hautala se félicite de l’intervention de M. Perä
Mme Hautala, ministre chargée des actions de l’Etat, se félicite du fait que M. Perä ait donné une conférence de presse, hier. Pour elle, on a besoin de lui pour résoudre la crise. Elle estime que c’est lui qui connaît le mieux le projet minier. Elle se félicite également du fait que M. Perä prévoie plus de crédits pour remédier à la catastrophe.
HS/A4

Un groupe russe s’intéresserait à Talvivaara ?
Keskisuomalainen spécule sur le financement du groupe. M. Perä a déjà promis qu’il mettrait son propre argent dans le groupe, mais les autres grands actionnaires, Solidium, groupe chargé de la gestion des actions de l’Etat, et les groupes d’assurances retraite peuvent avoir politiquement du mal à investir dans un groupe dont la réputation est compromise à ce point.
Les groupes miniers étrangers pourraient venir en question. KS relève que le groupe russe Norilsk Nickel a déjà des possessions en Finlande et constitue le plus grand client de Talvivaara.
KS

Parlement

Les règles sur le lobbying seront renouvelées
Selon Helsingin Sanomat, le président du Parlement, M Eero Heinäluoma, a lancé les préparatifs afin de renouveler la réglementation sur le lobbying à l’Eduskunta.
L’objectif de la nouvelle réglementation est de rendre obligatoires et exhaustives les annonces des députés sur leurs dépendances et engagements.
Selon M. Heinäluoma, la rédaction de ces annonces s’est avérée plus compliquée qu’on ne le pensait. Le Parlement veut maintenant faire une comparaison des réglementations entre les parlements des autres pays. Les députés ne sont pas actuellement obligés de faire une annonce sur leurs dépendances et e0ngagements économiques.
La proposition pour une nouvelle réglementation devrait être prête en février prochain, après la pause hivernale de l’Eduskunta.
HS/A5

Communes

Le gouvernement a bouclé le projet de loi pour la réforme des communes
Helsingin Sanomat relève que le gouvernement a présenté son projet pour une nouvelle loi sur les communes. Selon le projet, les communes de moins de 20 000 habitants ou dont l’autosuffisance en emplois n’atteint pas 80 % devront faire une étude sur une éventuelle fusion avec d’autres communes.
Selon la ministre des Communautés locales, Mme Henna Virkkunen, « on peut dire que ces critères concernent toutes les communes ».
Sur les 336 communes finlandaises, environ 250 ont moins de 20 000 habitants.
Les communes doivent remettre leurs avis sur le projet de loi d’ici mars prochain. Si le projet de loi est approuvé, les communes doivent annoncer, au plus tard en novembre 2013, quelles sont les communes (ou la commune) avec lesquelles elles projettent une fusion.
« La loi sur la structure des communes n’entrera probablement pas en vigueur selon le calendrier initial, donc au 1er mai 2013 », selon Mme Virkkunen. « Il y aura un retard de quelques semaines ou quelques mois. »
Le gouvernement souhaite qu’à la suite des fusions, les communes soient plus fortes et puissent mieux planifier et organiser les services pour les citoyens.
L’association des communes finlandaises s’est félicitée de la prolongation du délai pour que les communes puissent s’exprimer au sujet de projet de loi.
HS/A5

Vrais Finlandais

Les Vrais Finlandais ont créé leur propre think tank
Selon Helsingin Sanomat, le think tank des Vrais Finlandais, la fondation Suomen Perusta, commencera son travail au début de l’année prochaine. Le parti a accordé un capital de 50 000 euros à la fondation.
Selon son secrétaire général, M. Simo Grönroos, la fondation compte commander des recherches sur les thèmes actuels.
M. Grönroos, qui a récemment été élu conseiller municipal à Espoo et qui est connu pour ses propos contre l’immigration, souligne que « la fondation ne dépend pas de la politique des Vrais Finlandais et ses recherches seront indépendantes. Notre objectif est de proposer de nouveaux points de vue dans le débat politique ».
HS/A10

Police des frontières

Achat de deux hélicoptères
Turun Sanomat rapporte que selon une décision prise jeudi, la police des frontières achète deux hélicoptères Super Puma qui seront livrés par Eurocopter d’ici fin 2015. Les Super Puma, qui seront placés à Helsinki, remplaceront les hélicoptères Augusta Bell.
Le prix de l’achat n’a pas encore été publié. Le Parlement a déjà accordé une autorisation de commande de 62 millions d’euros au maximum. Les détails devraient être publiés dans un mois, après les négociations sur l’accord. Augusta Westland et Bell Helicopter Textron ont également participé à l’appel d’offres.
TS/19

La police des frontières souhaite recruter des femmes
Selon Helsingin Sanomat, l’école des grades frontières a augmenté la communication pour recruter plus de femmes. Parmi les 79 étudiants actuels il y a une femme. Pour le prochain cours de gardes frontières, qui commencera en janvier 2013, 60 candidats, dont 22 femmes, ont été choisis. Les exigences physiques du concours d’entrée ont été un peu diminuées.
HS/A10

France – Finlande

Beaux-arts

Exposition sur le symbolisme
Suomen Kuvalehti publie un grand reportage sur l’exposition sur le symbolisme qui ouvre aujourd’hui au Musée Ateneum. L’hebdomadaire a interviewé M. Rodolphe Rapetti, conservateur en chef du Patrimoine, un des intendants de l’exposition, et relève que des œuvres ont été empruntés par le Musée d’Orsay, entre autres.
Hufvudstadsbladet publie aussi une critique de l’exposition.
SK Hbl

Cinéma

De rouille et d’os
La presse présente le film de Jacques Audiard qui sort aujourd’hui sur les écrans finlandais.
HS AL

Jeudi 15 novembre 2012

Politique européenne et étrangère

Finlande – Russie

Visite en Finlande du Premier ministre Medvedev
« M. Medvedev conseille un référendum sur l’OTAN » AL
« M. Niinistö pas favorable à une commission sur les affaires familiales » IS
Le Premier ministre russe, M. Medvedev, a effectué une visite à Helsinki où il a rencontré son homologue Jyrki Katainen ainsi que le président Sauli Niinistö.
Lors de la conférence de presse commune, M. Medvedev a déclaré que « dans n’importe quel pays civilisé, des questions comme l’adhésion à l’OTAN sont généralement tranchées par un référendum ». Interrogé sur la participation de la Finlande à la surveillance aérienne d’un pays membre de l’OTAN, l’Islande, il a déclaré que « c’est une question intérieure à la Finlande de savoir quelles mesures sont prises et où ». M. Medvedev a déclaré qu’il pouvait prédire la réponse du peuple russe à un référendum sur l’OTAN mais pas pour le peuple finlandais. Il a rappelé que la Russie était, comme tout le monde le sait, inquiète de l’élargissement de l’OTAN.
Les premiers ministres n’ont pas évoqué les questions militaires ou de sécurité ni de l’Islande, a souligné M. Katainen. Pour sa part, M. Niinistö avait déclaré auparavant être lui aussi favorable à un référendum en cas de décision sur l’oTAN.
Les premiers ministres ont encensé la qualité des relations bilatérales.
Concernant les propositions russes de commission sur les affaires familiales, M. Katainen a rappelé que la Finlande s’opposait à toute institution en ce sens. « Nous souhaitons respecter les conventions internationales de La Haye. Nous souhaitons que conformément aux principes d’un Etat de droit, on ne discute pas d’affaires privées ni publiquement ni au niveau politique. Cela revient aux autorités finlandaises, conformément au droit finlandais. Il est favorable à un renforcement de la coopération entre les autorités et a critiqué la couverture des affaires par les médias russes. M. Medvedev a rétorqué que le principal n’était pas ce que l’on écrivait dans la presse mais la santé des enfants.
Le président Niinistö a déclaré n’avoir pas discuté de ces affaires avec M ; Medvedev ; Il soutient sur ce point la position du gouvernement. Il a discuté avec M ; Medvedev d’économie et d’investissements. Le président estime que l’économie russe est actuellement plus stable que l’économie européenne, c’est pourquoi la Finlande peut tirer profit de son commerce avec la Russie pour équilibrer sa situation économique actuelle ».
Durant son court séjour M. Medvedev a aussi visité l’Université Aalto et rencontré l’ancienne présidente Tarja Halonen.
HS

Editorial
« On a passé sous silence l’Islande mais pas l’OTAN » TS
Turun Sanomat relève que, même M. Medevedev a souligné que la participation à l’opération en Islande était une affaire intérieure à la Finlande, au contraire de la possible adhésion à l’oTA N. Pour les questions familiales, il a continué à promouvoir une commission bilatérale. « La tactique semble être toujours qu’un pas en avant est suivi de deux pas de côtés », dans les relations finno-russes relève TS. .
TS

Economie – Finlande - Russie

Les relations commerciales toujours plombées par les taxes sur le bois
La Russie souhaite que la Finlande investisse dans des usines de papier et cellulose
Helsingin Sanomat rapporte que l’entrée de la Russie dans l’OMC n’a pas résolu les problèmes liés à l’importation de bois russe en Finlande.
Une réunion bilatérale sur la forêt s’est tenue hier à Helsinki. Le Premier ministre Jyrki Katainen a fait état de problèmes liés à l’importation du bois russe. « Nous allons améliorer le fonctionnement à la frontière et investir aux postes frontaliers », a promis M. Medvedev.
Les Finlandais se plaignent aussi des droits de douanes fixés par la Russie sur le papier glacé et le carton. Avant l’entrée de la Russie dans l’OMC, ils étaient de 5% aujourd’hui de 15%. M. Katainen souhaiterait leur abrogation. M. Medvedev ne partageait pas cette opinion.
Le directeur de l »industrie forestière russe Mihail Klinov a regretté que la Finlande ne voit la Russie que comme un fournisseur de matière première et un marché pour les produits finis. En effet, les groupes de bois-papier finlandais ont peu investi en Russie. M. Klinov souligne que la Russie ne souhaite pas que des investissements finlandais dans le secteur pour des raisons financières mais aussi de savoir-faire. Il s’agissait de la 4ème réunion bilatérale sur la forêt qui réunissait 200 participants. Alors que la Finlande était représentée par le ministre Jari Koskinen, la représentation russe était d’un moindre niveau note HS.
HS

Finlande – OTAN

Visite en Finlande du Secrétaire général de l’OTAN
Turun Sanomat relève qu’il était certainement une coïncidence que le jour de la visite de m. Medvedev, le secrétaire général de l’OTAN était aussi en Finlande.
M. Anders Fogh Rasmussen a rencontré le Premier ministre Jyrki katainen, le président Sauli Niinistö, le ministre des Affaires étrangères erkki Tuomioja et le ministre de la défense Carl Haglund.
TS

Somalie

Les autorités finlandaises suivent la situation en Somalie
Helsingin Sanomat relève que selon M. Esko Repo, directeur de l’unité d’asiles au centre national de l’immigration, la Finlande ne voit pas encore de raison pour changer son attitude sur les réfugiés somaliens. « Nous suivons la situation en Somalie. Elle s’est améliorée. »
La Suède a décidé de diminuer l’accueil des réfugiés somaliens. La situation de sécurité s’est améliorée de telle façon qu’il est possible que la Suède propose à l’avenir aux réfugiés somaliens un exil à l’intérieur de leur pays.
Au début de cette année, il y a eu en Finlande 14 045 personnes qui parlent le somalien en tant que langue maternelle. Selon les statistiques démographiques de la Suède, environ 40 200 personnes nées en Somalie habitent en Suède. En 2010-11, 7 200 Somaliens ont obtenu la nationalité suédoise.
Avant d’être dépassés tout récemment par les Syriens, les Somaliens étaient, depuis quelques années, le plus grand groupe de demandeurs d’asile en Suède.
HS/A6

Politique intérieure

Parlement

La loi sur les soins aux personnes âgées a été qualifiée « historique »
Selon Helsingin Sanomat, le Parlement a commencé mercredi l’étude du projet de loi sur les soins aux personnes âgées, première loi à ce sujet dans l’historie finlandaise.
Même les députés de l’opposition ont fait l’éloge de la loi. Le centriste Juha Rehula a juste voulu savoir comment le gouvernement comptait financer la mise en œuvre de la loi. La ministre des Service sociaux, Mme Maria Guzenina-Richardson, a souligné que le financement de l’Etat s’élèverait à 151 millions d’euros pas an.
Les députés ont surtout fait l’éloge du paragraphe selon lequel les couples âgés ne seront plus séparés dans les maisons de retraite.
HS/A11

Retraites

Selon M. Vartiainen, les pauvres souffriront si on n’augmente pas l’âge de la retraite
Selon Helsingin Sanomat, M. Juhana Vartiainen, directeur général de VATT, centre national de la recherche économique, remet en question le rôle important des partenaires sociaux dans les décisions sur les retraites. Il se demande si les organisations représentent les intérêts de toute l’économie nationale ou seulement les intérêts des salariés bien lotis qui ont plus de 50 ans. Il note que ces derniers ne veulent pas qu’on augmente l’âge de la retraite.
Selon M. Vartiainen, le système de retraite en soi est en ordre, mais l’âge de la retraite est trop basse du point de vue de l’économie publique.
Pour M. Vartiainen, l’augmentation de l’âge de la retraite est nécessaire pour que les salariés continuent à travailler et la base d’imposition soit en bon état. Selon lui, les Finlandais n’ont pas compris que ceux qui s’opposent vigoureusement à l’augmentation de l’âge de la retraite acceptent en même temps une dégradation des services publics. Les pauvres souffrent ainsi le plus d’un âge de la retraite bas, parce que le financement de l’Etat-providence est mis en danger. Il souligne que le taux d’emploi est trop bas en Finlande.
L’âge légal de départ à la retraite varie entre 63 et 69 ans. En 2011, l’âge moyen de départ à la retraite a toutefois été de 60,5 ans.
HS/A5

Cotisation retraite

Les partenaires sociaux sont arrivés à un accord
Les confédérations sociales sont arrivées à un accord concernant leur litige sur la cotisation retraite. Depuis 2000, des centaines millions d’euros de trop ont été perçus au titre de cotisation d’inaptitude au travail. A compter de 2013, cette partie de la cotisation sera remboursée aux employés et aux entreprises, ce qui permettra de maintenir la cotisation patronale de retraite à son niveau actuel de 22,8 %, au lieu de l’augmenter de 0,4 % comme prévu à l’origine.
La confédération des ouvriers, SAK, estime toutefois qu’une augmentation prochaine de la cotisation sera indispensable.
HS/A12

Talvivaara

Le ministre de l’Environnement annonce la mise en place de tests de résistance pour les mines
Une manifestation a rassemblé mille personnes
Le ministre de l’Environnement, M. Niinistö, annonce que les présidents des partis de la coalition gouvernementale se sont mis d’accord pour mettre en place une enquête sur l’accident, accorder plus d’argent et de personnel aux autorités environnementales, introduire des tests de résistance à toutes les mines et accorder une assistance juridique aux habitants de la région de Kainuu afin de demander des indemnités.
Une pétition « Stop Talvivaara » signée par 20 000 personnes a été remise à M. Niinistö.
Le groupe Talvivaara a demandé à Tukes, l’office national de sécurité et de produits chimiques, un avis sur la réouverture de la mine.
Le groupe est en difficultés financières. Il était déjà déficitaire de 178 millions d’euros fin septembre, en raison de la diminution du prix du nickel et des difficultés d’augmenter la production. Avec les problèmes engendrés par la fuite, le groupe aurait besoin d’un nouveau financement. .
Helsingin Sanomat relève que M. Perä, président du conseil d’administration du groupe, devient son directeur général à compter de ce jour. M. Perä est le plus grand actionnaire du groupe avec 21 % des actions.
Une manifestation organisée devant le Parlement et les ministères de l’Environnement et de l’Emploi et l’Economie pour la fermeture de la mine de Talvivaara a réuni environ mille personnes.
HS/A4, www.hs.fi

Commerce

Le centre chinois à Kouvola s’est finlandisé
Helsingin Sanomat rapporte que le centre chinois, fondé en 2007 à Kouvola, abrite désormais environ 40 entreprises finlandaises et seulement quatre entreprises chinoises.
La ville de Kouvola avait invité, en 2006-2009, des centaines de Chinois à Kouvola. La police des frontières, les douanes et la police ont effectué, en novembre 2009, une descente importante dans le centre, en raison des soupçons d’immigration clandestine. L’enquête préliminaire, sans résultats, a été arrêtée en février 2010. Le centre a fait faillite en 2011, et une banque locale a racheté les locaux.
HS/A12

France – Finlande

Beaux-arts

Exposition sur le symbolisme
Helsingin Sanomat publie un grand article de l’exposition sur le symbolisme qui s’ouvre au Musée d’Ateneum, demain. Le quotidien a interviewé M. Rodolphe Rapetti, conservateur en chef du Patrimoine, un des intendants de l’exposition, et relève que des œuvres ont été empruntés par le Musée d’Orsay, entre autres.
HS/C1

Le Beaujolais nouveau

… est arrivé
Helsingin Sanomat et Hufvudstadsbladet présentent le nouveau vin de la récolte de l’année en cours.
HBL/22, HS/D2

France

Politique

« Le Président Hollande fait preuve de réalisme » KL
« Hollande revient sur la présidence normale » HS
« Le président de gauche répond aux espoirs des entreprises » HS
Kauppalehti estime que le pacte de compétitivité et de croissance annoncé la semaine dernière et qui comprend des allègements de 20 milliards d’euros pour les entreprises est considéré comme allant dans la bonne direction, d’autant plus qu’il s’accompagne de diminution de la dépense publique et qu’il est revenu sur une promesse électorale en relevant la TVA. La correspondante de Kauppalehti rapporte qu’en France on considère que M. Hollande s’est mué en réaliste ou en social-libéral. Face à une baisse de popularité, lors de sa conférence de presse, il « s’est exprimé en président responsable. Insistant sur la gravité de la situation, il souhaite rapidement rétablir les comptes publics. Il a aussi indiqué qu’il comprenait les réalités, parlait un langage de vérité et souhaitait être jugé sur ses résultats », rapporte KL.
Helsingin Sanomat relève aussi que, face à la dégradation de sa côte de popularité, le président s’est courageusement défendu lors de sa conférence de presse.
Heli Suominen rapporte que l’annonce du pacte de compétitivité et de croissance a reçu des remerciements prudents de la part des entreprises et du patronat. En dépit des réticences à une hausse de la TVA, « il y a visiblement en France cet automne une conscience de la crise toute nouvelle », relève-t-elle. « M. Hollande va essayer de résoudre une très difficile équation, c’est-à-dire retrouver la croissance en même temps qu’il diminue la dépense publique », juge-t-elle avant de conclure que « la difficulté de sa tâche de rétablissement de l’équilibre des finances publiques est telle qu’il a demandé à ce que ses résultats soient évalués dans cinq ans, à la fin de son mandat ».
KL HS

Mercredi 14 novembre 2012

Politique européenne et étrangère

Proche-Orient

La conférence prévue à Helsinki ne se réalisera pas ?
Helsingin Sanomat relève que la conférence sur une zone sans armes de destruction massive au Proche-Orient, prévue pour être organisée à Helsinki, en décembre, risque d’échouer. Selon des sources américaines, le moment ne serait pas propice pour une telle conférence en raison des bouleversements au Proche-Orient et notamment le conflit en Syrie, les projets nucléaires de l’Iran, les menaces israéliennes contre l’Iran, ainsi que les élections israéliennes en janvier.
Selon M. Pölhö, conseiller au ministère des Affaires étrangères, qui participe aux préparatifs de la conférence, relève qu’aucune décision sur l’annulation de la rencontre n’a été prise. Pour lui, il pourrait s’agir de modifier la date prévue.
Une des questions concerne la représentation de la Syrie. Qui pourrait représenter ce pays, dont la participation est une condition préalable de la Conférence ?
Mme Cronberg, députée européenne, estime que si le projet échoue maintenant, les conséquences pourraient être de longue durée. « Si ce projet crucial que l’on a enfin pu démarrer échoue maintenant, et qu’il y a une opération militaire contre l’Iran à un certain point, cela pourrait engendrer une prolifération des armes nucléaires dans l’ensemble du Proche-Orient.
Dans un billet publié dans Helsingin Sanomat, l’ancien ambassadeur Jaakko Blomberg estime que la mission confiée à M. Jaakko Laajava est en soi un singe de reconnaissance pour les Finlandais.
HS

Eurogroupe

Dissensions avec le FMI sur la Grèce
La Finlande opposée à une annulation des aides
Helsingin Sanomat rapporte que la ministre finlandaise des Finances considère que si un délai de deux ans est accordé à la Grèce pour mettre en ouvre ses réformes budgétaires, cela doit être conditionné à des exigences supplémentaires à l’égard de ce pays. « Il est clair que la Grèce devra prendre de nouvelles mesures supplémentaires ».
La Finlande, comme l’Allemagne, s’oppose en revanche à la proposition du FMI d’annuler certaines créances des pays de l’eurogroupe à l’égard de la Grèce. « Nous ne sommes pas prêts à accepter l’annulation de dettes publiques et nous ne sommes pas le seul Etat membre sur cette position », a affirmé Mme Urpilainen. « Pour la Finlande, nous avons un opposition intransigeante à l’égard de l’annulation du premier plan d’aides ».
En cas de prolongement du délai accordé à la Grèce, Mme Urpilainen souligne qu’il faudra en trouver le financement dans le cadre des actuels plans d’aides.
HS KS

« Les Pays-Bas intéressés par la taxe sur les transactions financières – La Finlande hésite toujours » AL
Aamulehti relève que le nouveau gouvernement des Pays Bas a annoncé la participation, assortie de conditions, des Pays-Bas à la coopération renforcée sur la taxe sur les transactions financières.
Le quotidien estime que cette annonce d’un allié de la Finlande sur les questions de la crise financière, lui aussi bénéficiant du triple A, pourrait augmenter la pression sur la Finlande.
La Ministre des Finances Jutta Urpilainen a répété, hier, à Bruxelles, que le gouvernement finlandais n’avait toujours pas pris position sur la taxe sur les transactions financières.
AL

Perspectives financières

Le Parlement ne souhaite pas d’augmentation du budget européen
Helsingin Sanomat rapporte que la présentation par le gouvernement des objectifs de la Finlande dans la négociation sur les percpectives financières a reçu un soutien quasi unanime du Parlement. Seul le parti du centre s’inquiète de la stratégie de négociation du gouvernement qui insiste fortement sur une réduction des dépenses européennes.
La Finlande propose une réduction de 130 milliards d’euros du projet de cadre budgétaire de la Commission.
La Finlande est contributeur net au budget européen depuis une dizaine d’années : en 2000 elle recevait encore 276 millions d’euros avant de devenir contributeur net en 2002 pour 5 millions d’euros, puis 85 millions en 2005 et 544 en 2009. Si le projet de commission se réalisait, la contribution nette de la Finlande atteindrait 700 millions d’euros l’année prochaine. « Accepter le projet de la Commission consisterait à augmenter notre contribution de près de 2 milliards d’euros pour un retour de seulement 0,5 milliard, soit une augmentation de notre contribution nette de 1,5 milliard d’euros sur sept ans », a déclaré le ministre chargé des Affaires européennes, M. Stubb.
L’objectif de la Finlande est d’assurer les aides agricoles, en particulier les aides au développement des exploitations, c’est-à-dire les aides environnementales. De plus, l’objectif est aussi de garantir les aides aux régions peu peuplées du Nord et de l’Est ainsi que les dépenses de l’UE en matière de recherche et de développement.
La Finlande n’exclut pas, come le Danemark, de demander une contrepartie à sa contribution. « Nous allons compter très exactement ce que sera notre contribution nette et si le résultat ne nous satisfait pas, nous pourrons nous diriger cers de telles demandes », a-t-il dit, précisant que la contribution nette de la Finlande était au 7ème rang européen.
HS

Point de vue : « Un test pour le futur commissaire » KL
Kauppalehti estime que les négociations sur le cadre budgétaire constituent un test pour M. Stubb qui devrait succéder à M. Rehn à Bruxelles comme prochain commissaire européen finlandais. Ces négociations qui inquiètent tant les exploitants agricoles et l’industrie agro-alimentaire sont un test sur sa capacité à défendre les intérêts finlandais, selon KL
KL

Finlande – Russie

Visite en Finlande du Premier ministre Medvedev
Une interview accordée la veille de la visite
Helsingin Sanomat a interviewé le Premier ministre russe, M. Medvedev, à la veille de sa visite en Finlande, aujourd’hui. M. Medvedev relève que la Russie souhaite toujours la création d’une commission fénno-russe concernant les problèmes des familles d’origine russe. Pour lui, il pourrait s’agir d’une commission de travail qui propose des solutions, car « la Russie ne souhaite bien entendu pas violer la souveraineté de la Finlande dans les questions concernant le mariage et la famille ». Il estime que la question des conflits concernant les litiges sur la garde d’enfant ou sur les placements est « une question plutôt difficile dans nos relations ». Il relève que selon certains spécialistes et journalistes, la nationalité ou l’origine russe créé des préjugés lorsqu’il y a des procès en la matière.
Parmi les questions qui devront être évoquées lors de la visite, il y a l’économie et le commerce. Keskisuomalainen relève que lors de sa rencontre avec son homologue finlandais, M. Medvedev évoquera sans doute la question du visa entre l’UE et la Russie. Les droits de douanes sur le bois russe pourraient aussi être évoqués. M. Medvedev rencontrera également le Président Sauli Niinistö.
Les questions liées aux litiges sur les placements d’enfants seront sans doute également évoquées, en tout cas par des journalistes. 35 journalistes russes font partie de la délégation de M. Medvedev.
Concernant l’avenir du tandem Poutine-Medvedev, KS relève que selon M. Kangaspuro, chercheur à l’Institut Alexandre, il n’est pas exclu que M. Medvedev continue comme Premier ministre pendant longtemps. Pour M. Luukkanen, chercheur sur les questions russes, il est probable que M. Medvedev restera au pouvoir tant que M. Poutine sera en place.
HS/C1, KS, Dem/8

Economie – Finlande - Russie

Un train de luxe de Saint-Pétersbourg à Imatra ?
Helsingin Sanomat rend compte du projet russe de mettre en place un train depuis la Russie à Imatra. Une campagne pour promouvoir l’idée a été organisée, hier.
M. Heinäluoma, président du Parlement, se déclare favorable au projet. Selon HS, la Finlande pourrait profiter de la ligne dans les transports de marchandises et du bois.
HS/A9

Politique intérieure

Emploi

« La majeure partie des mères des enfants de plus de trois ans travaillent » AL
« Selon THL, les parents d’enfants en bas âge seraient intéressés par un travail à temps partiel » AL
Aamulehti relève que selon l’institut de santé publique, THL, les parents de petits enfants souhaiteraient plus de possibilités de travailler à temps partiel. Les chercheurs sont unanimes sur le fait qu’un travail à temps partiel des jeunes mères serait positif du point de vue de l’évolution salariale et de l’accumulation de la retraite.
Le congé parental partiel concerne les parents qui ont un contrat de travail. Le plus souvent, les femmes qui restent le plus longtemps à la maison avec leurs enfants sont celles qui ne disposent pas de formation ou d’un contrat de travail.
AL/A8

Le Centre rejette les propos de M. Katainen
Le Parti du centre est outré des propos du Premier ministre concernant l’emploi des mères au foyer. Le vice-président du parti, M. Rehula, estime que les centristes n’acceptent pas la proposition de M. Katainen de cibler la pression concernant le prolongement des carrières professionnelles sur les parents de jeunes enfants.
M. Vartiainen, directeur de VATT, institut national de recherche économique, estime que si on souhaite favoriser l’emploi et l’égalité, un moyen serait d’affaiblir le système d’allocations pour garde d’enfant de façon à ce qu’il concerne les enfants de moins de deux ans, au lieu de trois ans actuellement.
Selon Mme Haataja, chercheuse à Kela, le peu de flexibilité oriente les parents à choisir entre le travail et le foyer, tandis que dans les autres pays nordiques, il y a plus de choix. Un groupe de travail du ministère des Affaires sociales et de la Santé est en train d’étudier l’avenir de l’allocation de garde d’enfant.
HS

« La proposition d’augmenter le travail à temps partiel bien accueillie » Dem
Le patronat EK se félicite du fait que l’on puisse évoquer la diminution des allocations familiales concernant la garde d’enfant. Les confédérations des employeurs estiment qu’il faudrait mettre l’accent sur l’augmentation du travail à temps partiel.
Akava, confédération des professions nécessitant un diplôme universitaire, estime qu’augmenter le travail à temps partiel demande un changement d’attitude de la part des employeurs.
Dem/7

Economie

Licenciements
Le groupe de construction métallique Metso supprimera 400 emplois et délocalisera le travail de 136 employés afin de faire des économies de 25 millions d’’euros.
HS/B5

Parlement

M. Orpo élu à la tête du groupe parlementaire conservateur
Helsingin Sanomat rapporte que M. Petteri Orpo (43 ans), député conservateur de la circonscription de Turku depuis 2007, a été élu à l’unanimité président du groupe parlementaire du Parti conservateur Kokoomus, en remplacement de M. Jan Vapaavuori, qui sera nommé ministre des Activités économiques.
Mme Lenita Toivakka a été réélue première vice-présidente du groupe. M. Arto Satonen a été élu deuxième vice-président (après un vote où il a battu M. Heikki Autto) et Mme Outi Mäkelä continue comme troisième vice-présidente.
HS souligne qu’après les postes ministériels, la présidence d’un groupe parlementaire, surtout du plus grand parti de l’Eduskunta, est parmi les postes les plus appréciés par les députés. Le président du groupe parlementaire participe aux réunions ministérielles de son parti et participe souvent aux négociations gouvernementales. Le président du plus grand groupe parlementaire préside les réunions des présidents des groupes des partis au gouvernement. Il peut aussi convoquer une réunion de tous les présidents des groupes parlementaires. Les vice-présidents ont le droit de participer seulement aux réunions ministérielles de leur parti.
Le groupe parlementaire du Kokoomus doit encore répartir les places libérées dans les commissions du Parlement. M. Vapaavuori libérera une place dans la Grande commission. M. Häkämies, ministre actuel des Activités économiques, nommé directeur exécutif de la confédération du patronat et de l’industrie EK, sera remplacé à l’Eduskunta par Mme Anu Urpalainen.
HS/A8

Le statut juridique imprécis des groupes parlementaires sera amélioré par une loi
Selon Helsingin Sanomat, les présidents des groupes parlementaires ont signé une proposition de loi, actuellement à l’étude par la commission des Lois constitutionnelles de l’Eduskunta, pour clarifier le statut juridique imprécis des groupes parlementaires. Cela faciliterait par exemple l’embauche d’employés par les groupes parlementaires.
Selon ce projet, les groupes parlementaires seraient enregistrés par la grande chancellerie de l’Eduskunta. Les groupes deviendraient ainsi des personnes juridiques. Selon ce projet, chaque député devra faire partie d’un groupe parlementaire.
L’éventuelle loi concernerait également le soutien financier aux groupes parlementaires, ainsi que l’usage et la surveillance de ces aides.
Chaque groupe parlementaire reçoit actuellement un soutien de 3 090 euros par mois plus 1 545 euros par député par mois.
HS/A4

Etat civil

L’état civil n’accepte pas qu’une personne mariée change de sexe
Helsingin Sanomat relève que selon la Cour européenne des droits de l’homme, la Finlande n’a pas violé la Convention européenne des droits de l’homme en refusant la possibilité à une personne transsexuelle mariée de changer de sexe sur son état civil. Un Finlandais transsexuel, devenu une femme, a voulu être enregistré en tant que femme dans son état civil et rester marié avec son épouse. Selon la loi finlandaise (qui ne connait pas le mariage pour les personnes de même sexe), le mariage devient un PACS si les époux sont de même sexe. Ce couple aurait voulu rester marié pour des raisons religieuses.
Selon la Cour européenne des droits de l’homme, il n’y a toutefois pas eu de discrimination dans ce cas.
HS/A5

France

Nucléaire

Editorial : « Areva a trouvé un partenaire en Chine » KL
Kauppalehti commente la signature d’une lettre d’intention entre EDF et Areva et le chinois CGNPC sur le développement d’un nouveau réacteur nucléaire. « Un projet très intéressant », selon l’éditorialiste.
KL

Mardi 13 novembre 2012

Politique européenne et étrangère

Eurogroupe

« Un délai supplémentaire pour la Grèce ? » HS
Helsingin Sanomat rapporte que la Grèce pourrait obtenir de l’Eurogroupe un délai supplémentaire pour mettre en œuvre ses réformes.
Le problème est qu’un délai supplémentaire pourrait signifier un besoin d‘aide supplémentaire ce qui ne convient pas à la Finlande. « Notre point de départ est que ce délai supplémentaire ne doit pas être accompagné d’une aide supplémentaire », a déclaré la ministre des Finances Mme Urpilainen, à Bruxelles, hier. Selon la Ministre, il est possible que les ministres des Finances se réunissent à nouveau cette semaine.
HS TS AL

« Les Pays-Bas participeront à la coopération renforcée sur la taxe sur les transactions financières – La Finlande presque seule à ne pas y participer » Dem
Demokraatti relève que la Finlande sera, avec malte, le Luxembourg et l’Irlande parmi la petite minorité des Etats ne souhaitant pas que l’UE prépare une coopération renforcée sur la taxe sur les transactions financières.
Le quotidien social-démocrate souligne que le gouvernement finlandais n’a toujours pas pris position dans un sens ou dans l’autre. Il n’y a pas non plus d’information sur la date d’une éventuelle décision du gouvernement.
Le secrétaire du PSD espère que la Finlande pourra s’inspirer des Pays-Bas qui ont annoncé leur participation, assortie de conditions. Cela pourrait concerner les intérêts des fonds de pension.
Dem

Visite de M. Katainen en Suède

Le Premier ministre souhaite mettre au travail les mères au foyer
Le Premier ministre, M. Katainen, estime que la Finlande devrait encourager les jeunes mères à reprendre le travail, au moins à temps partiel, plus rapidement qu’aujourd’hui. Pour lui, on utilise trop peu le travail à temps partiel en Finlande.
Un conseil économique présidé par M. Katainen s’est rendu à Stockholm, lundi, pour apprendre comment la Suède maintient un emploi et une croissance économique plus importants que la Finlande.
M. Katainen souhaite que l’on réévalue les formes d’allocation familiale en Finlande ainsi que leur effet sur le taux d’emploi des femmes. Pour lui, il est problématique en Finlande que des femmes interrompent leurs carrières pendant longtemps. Il relève que le travail à temps partiel des parents de jeunes enfants est beaucoup plus courant en Suède qu’en Finlande. Il souligne qu’en Suède, les entreprises sont prêtes à engager des employés à temps partiel, ce qui permet d’harmoniser la vie professionnelle et la famille, y compris concernant les hommes.
La Suède réussit mieux que la Finlande également s’agissant de la durée des carrières professionnelles. Il y a un écart entre les deux pays concernant le taux d’emploi des personnes de plus de 55 ans.
M. Katainen estime que la Suède a également mieux réussi sa politique salariale. La productivité est mieux prise en compte dans le contexte des augmentations salariales, selon lui. Par contre, M. Katainen ne considère pas que la Suède ait bénéficié de sa monnaie.
HS/A6, TS/11

Finlande - Panama

La Finlande et le Panama signent un accord sur l’échange d’informations fiscales
Selon Turun Sanomat, la Finlande et le Panama ont signé lundi un accord sur l’échange d’informations fiscales. Selon un communiqué du ministère des Finances, l’accord est très important parce que le Panama a souvent été lié aux opérations de fraude fiscale effectuées par les Finlandais.
Après la signature de cet accord, la Finlande a noué 39 accords avec des régions qui avaient antérieurement appliqué des procédures de secret des informations. Selon le ministère des Finances, il y a des centres financiers qui attirent des activités financières étrangères.
Les pays nordiques ont récemment créé, au niveau des administrations fiscales, un groupe de travail nordique pour étudier les fraudes fiscales internationales. L’objectif du groupe de travail est entre autres de coordonner la coopération nordique pour lutter contre les fraudes fiscales internationales.
TS/11

Politique intérieure

Environnement – mine de Talvivaara

Plus d’une tonne de nickel dans les lacs
Solidium a interrogé Talvivaara sur des questions environnementales dès l’été dernier
Selon l’institut de santé publique, THL, le taux élevé de nickel n’engendre pas de risque imminent pour la santé tant que l’eau n’est pas consommée ou utilisée dans les saunas. M. Komulainen, professeur en sein de THL, relève que le souci, le stress et l’insomnie causés par la situation peuvent par contre avoir un effet direct sur la santé des habitants.
La police a entamé, hier, une enquête sur la fuite. Deux autres enquêtes étaient déjà en cours concernant les émissions.
M. Katainen, Premier ministre, estime qu’il faut étudier l’opportunité de modifier la législation, suite aux événements de Talvivaara, notamment concernant la responsabilité des entreprises. Il rappelle qu’en Finlande, il y a beaucoup de mines qui fonctionnent sans problèmes.
Helsingin Sanomat relève que le groupe chargé de la gestion des actions de l’Etat, Solidium, a fait effectuer, l’été dernier, une évaluation des questions de sécurité et environnementales de Talvivaara. Des défauts ainsi que des progrès avaient été constatés. Une meilleure prévention des risques avait été recommandée.
L’Etat est actionnaire de Talvivaara à hauteur de 8,9 %. La valeur des actions a chuté de 11,5 %, lundi. Mme Ahdekivi, directrice des placements auprès de Solidium, rappelle que le secteur minier a souvent un début difficile, mais qu’une fois que l’activité démarre bien, elle peut être stable pendant 50 ans.
M. Silfverberg de HS souhaite que Mme Hautala, ministre chargée des actions de l’Etat, se prononce sur le rôle de l’Etat dans le groupe. Faudrait-il renoncer à Talvivaara ou bien garder les actions afin d’orienter le groupe à améliorer son action ?
HS/A5, TS/12

Selon un professeur, il n’est pas dans l’intérêt des Finlandais de fermer la mine
M. Heiskanen, professeur à l’Université Aalto, estime que la fermeture d’une mine qui fonctionne serait désastreuse pour la nature en raison des processus de dissolution qui y sont en cours. Il estime par ailleurs que la poursuite de la production rapporterait de l’argent à Talvivaara qui pourrait ainsi se charger des problèmes, alors que si le groupe fait faillite, cela reviendra à faire payer les contribuables.
HS/A5

De nouveaux projets dans le domaine minier
Turun Sanomat relève que malgré la faible situation économique, il y a des projets importants en Finlande concernant l’élargissement des activités minières. Selon un rapport stratégique d’il y a quelques années, il serait possible d’augmenter l’extraction de minerais de 4 millions de tonnes annuels actuellement à 70 millions de tonnes d’ici 2020. M. Peltonen, directeur du ministère de l’Emploi et de l’Economie, estime que malgré les problèmes de Talvivaara, il n’y a pas lieu de changer cette estimation. « C’est un domaine qui est fortement en hausse », selon lui.
TS

Elections municipales

Les électeurs n’ont pas trouvé de canal pour protester
Helsingin Sanomat rapporte qu’avant les élections municipales de fin octobre, selon un sondage d’opinion de HS, la moitié des électeurs avaient pensé « donner une petite leçon aux politiciens ». Seulement un quart des électeurs l’ont finalement fait aux élections. Deux tiers ont rejeté cette idée.
Selon une étude effectuée par l’institut TNS Gallup pour le compte du quotidien, près de la moitié de ceux qui n’ont pas voté ont eu du mal à trouver un candidat (48 %) ou ont été méfiants à l’égard de la politique et des politiciens (45 %). Plus d’un tiers d’entre eux ont estimé que les partis politiques ne pouvaient pas proposer une alternative à l’état des choses actuelles (37 %). 34 % n’ont pas pu trouver un parti politique convenable.
Selon le chercheur Erkki Karvonen, les réponses laissent entendre que le vote protestataire n’a pas pu se concrétiser aux élections municipales. « Les Vrais Finlandais ont voulu se présenter comme une alternative aux vieux partis mais cela ne semble pas avoir bien marché, même s’ils ont obtenu un score beaucoup plus élevé qu’il y a quatre ans. Les Vrais Finlandais n’ont pas eu de candidats suffisamment connus et expérimentés. »
Quant au taux de participation très bas, M. Karvonen ne veut pas accuser un groupe spécifique comme les politiciens, les électeurs ou les médias. « Toutes les parties ont leur part de responsabilité. »
Selon les résultats de l’étude, plus d’un tiers des Finlandais n’ont pas compris de quoi il s’agissait dans la réforme des communes et des affaires sociales et de la santé.
A la lumière de l’étude, M. Katainen, président du Kokoomus, s’est débrouillé le mieux dans les débats électoraux, tandis que MM. Soini (Vrais Finlandais) et Haglund (Parti suédois) ont été les plus faibles.
L’étude a été effectuée du 2 au 8 novembre auprès de 933 personnes.
HS/A8

Crimes violents

La Finlande en tête des statistiques de l’Europe occidentale sur les homicides en raison de la violence liée à la consommation d’alcool
Aamulehti relève que selon le rapport sur les homicides en 2011 du Centre national de la recherche en matière de politique juridique (Optula), la Finlande demeure en tête de la statistique des homicides en Europe occidentale, avec 2,1 homicides pour 100 000 habitants.
En 2011, il y a eu 116 homicides en Finlande, la plupart entre des personnes en état d’ivresse. C’est la différence entre la Finlande et les autres pays nordiques et aussi le reste de l’Europe occidentale. « La violence entre des hommes en situation d’exclusion et en état d’ivresse est le facteur qui crée la différence. Concernant la violence des autres groupes de la population il n’y a pas de différences entre la Finlande et les autres pays nordiques », selon M. Martti Lehti, chercheur au Centre national de la recherche en matière de politique juridique.
En Europe occidentale, moins de homicides par habitants sont commis et pour des raisons différentes. En Europe occidentale, c’est la criminalité organisée et la violence entre les groupes d’immigrés qui posent des problèmes, et non les ivrognes. Selon M. Lehti, la criminalité organisée explique une partie des homicides aux Pays-Bas, en Allemagne, en France et en Grande-Bretagne.
« En Finlande, et dans les pays nordiques en général, il y a moins d’homicides liés à la criminalité organisée. Il y a considérablement moins d’homicides en Finlande effectués par armes à feu que par exemple aux Pays-Bas, même si en Finlande il y a plus d’armes », selon M. Lehti.
En Finlande les homicides sont souvent effectués par des personnes qui abusent de l’alcool ou de la drogue et qui ont un passé violent. « Par rapport aux autres pays nordiques, en Finlande il y a plus d’alcooliques. Ils sont aussi plus violents. »
M. Lehti souligne que les homicides peuvent être empêchés uniquement par une politique sociale personnalisée. « Si un criminel violent qui sort de prison reste sobre, il est peu probable qu’il commette un nouveau crime violent. »
Il y a beaucoup d’armes en Finlande mais leur nombre n’explique pas le nombre élevé d’homicides. Selon le rapport sur les homicides en 2011 du Centre national de la recherche en matière de politique juridique, seulement 17 % des homicides en 2003-2010 ont été effectué avec une arme à feu, contre 40 % avec une arme blanche. Dans 23 % des cas, la violence a été effectuée à mains nues.
La criminalité organisée n’est liée en Finlande qu’à un petit nombre d’homicides. Un grand nombre d’armes à feu en Finlande sont des armes de chasse qui sont rarement utilisées dans des homicides. Les hommes et les femmes utilisent le plus souvent des armes blanches, souvent des couteaux de cuisine. Les femmes utilisent aussi des poisons ou des objets mous pour étouffer.
AL

France – Finlande

Cinéma

Jacques Audiard
Aamulehti et Hufvudstadsbladet publient une interview de Jacques Audiard à l’occasion de la sortie, vendredi prochain, de son film De rouille et d’os.
AL/B17, HBL/16

Lundi 12 novembre 2012

Politique européenne et étrangère

Conférence sur les armes nucléaires

La conférence sur la non-prolifération à Helsinki risque d’être annulée
Helsingin Sanomat rapporte que selon l’agence de presse AP, la conférence diplomatique en matière de la non-prolifération au Proche-Orient, prévu à Helsinki à la fin de l’année, risque d’être annulée. Faisant référence à des sources diplomatiques, l’agence de presse annonce que la situation tendue au Proche-Orient empêcherait l’organisation de cette réunion. Selon AP, les diplomates américains doivent annoncer prochainement l’annulation de la conférence.
Egalement selon les informations de Helsingin Sanomat, la conférence serait annulée mais le ministère finlandais des Affaires étrangères aurait encore des plans alternatifs.
Selon le sous-secrétaire d’Etat au MAE, M. Jaakko Laajava, les décisions liées à la convocation de la conférence n’ont pas encore été prises. Selon M. Laajava, plusieurs questions restent encore en suspens. Il souligne que les préparatifs avec les différents partenaires continuent.
Selon M. Laajava, la Grande-Bretagne, la Russie, les Etats-Unis et le secrétaire général de l’ONU se sont engagés dans l’organisation de la conférence. « Un des objectifs les plus importants est que tous les pays de la région participent à la conférence. »
Le ministre des Affaires étrangères, M. Erkki Tuomioja, n’a pas voulu commenter l’éventuelle annulation, parce que la situation reste en suspens.
Les élections, qui seront organisées en Israël fin janvier prochain, rendront plus difficile l’organisation de la conférence.
L’Iran vient d’annoncer sa participation la semaine dernière. Selon M. Laajava, « l’annonce de l’Iran est très importante mais la tenue de la conférence est encore incertaine ».
HS/lun/B1

Allemagne

M. Niinistö s’est intéressé au succès économique allemand
Helsingin Sanomat relève que lors du dernier jour de sa visite en Allemagne, le Président Sauli Niinistö a visite Munich.
La part de la production industrielle allemande augmente depuis quelques années et représente 26 % de toute la production en Allemagne. En Finlande, la part de la production industrielle est en baisse. La balance commerciale allemande est excédentaire, contrairement à la Finlande.
Selon M. Niinistö, « nous avons pensé à un moment que la production industrielle était dépassée. Il faut oublier cela et essayer de trouver en Finlande des moyens pour augmenter la production industrielle ».
« Les gens consomment des choses concrètes et la production industrielle a un lien direct avec le succès économique », a déclaré M. Niinistö devant les médias finlandais.
Une délégation de la vie économique finlandaise a fait partie de la suite de M. Niinistö.
La correspondante de HS en Allemagne Katarina Baer note que même si la Finlande est devenue « un élève difficile » du point de vue européen, des politiciens allemands de premier rang ont participé au dîner offert en l’honneur de M. Niinistö par le président fédéral, M. Joachim Gauck. Le ministre des Finances, M. Schäuble, deux anciens présidents fédéraux, MM. Köhler et Weizsäcker, et des directeurs d’entreprises, dont M. Hiesinger de ThyssenKrupp, ont participé au dîner.
Mme Baer estime que la Finlande a dernièrement été plus importante pour l’Allemagne que jamais depuis la deuxième guerre mondiale. La Finlande est un des rares pays européens qui exigent des économies aux côtés de l’Allemagne.
HS/sam/A10

Maintien de la paix

Diminution des vocations
Le nombre des réservistes volontaires pour des missions de maintien de la paix a diminué depuis les années 90. Cela s’explique notamment par le plus faible nombre de places disponibles en raison du moindre engagement de la Finlande dans les opérations de maintien de la paix.
Ce phénomène est particulièrement visible pour les femmes volontaires : au plus haut niveau, il y avait 1 354 candidates en 1995 contre 57 aujourd’hui.
C’est particulièrement pour le personnel de soins que l’on manque de volontaires.
AL

Finlande – Russie

Echanges commerciaux
Helsingin Sanomat relève que la Russie est devenue le plus grand partenaire de la Finlande en tant que destination des exportations de l’industrie vestimentaire. Un tiers des vêtements finlandais exportés vont en Russie. La valeur de ces exportations était de 560 millions d’euros.
En Finlande, l’industrie de vêtements et de textiles emploie 6000 personnes dans environ 2000 entreprises.
HS/lun/B5

Politique intérieure

Gouvernement

M. Vapaavuori était une évidence comme nouveau ministre de l’économie
Le premier ministre Jyrki Katainen a déclaré que, « une fois que le groupe parlementaire et la direction du parti ont choisi à l’unanimité M. Vapaavuori pour succéder à M. Häkämies au ministère de l’économie, il a réfléchi deux minutes à un remaniement plus important » de son gouvernement avant de renoncer à plus de changements parmi les ministres conservateurs. « M. Vapaavuori était une évidence. Il est opérationnel dès le premier jour de sa prise de fonction ».
HS AL Kaleva Dem

Analyses et commentaires
Kaleva considère que le lien entre le parti conservateur et le patronat va encore plus se renforcer. Le quotidien estime aussi que le nouveau ministre de l’Economie n’est pas aussi proche de M. Katainen que ne l’était M. Häkämies. C’est pourquoi, le départ de ce dernier est une perte importante pour M. Katainen. La nomination de M. Vapaavuori va satisfaire l’aile droite du parti conservateur mais ne rendra pas plus facile la coopération à l’intérieur de la coalition gouvernementale. Néanmoins, si la nomination de M. Vapaavuori satisfait l’aile droite du parti, cela pourrait aussi être dans l’intérêt de M. Katainen, estime Kaleva.
Helsingin Sanomat souligne aussi que M. Vapaavuori connaît aussi bien que M. Häkämies l’art des luttes politiques mais qu’il ne jouit pas de la même confiance du Premier ministre que son prédécesseur. M. Vapaavuori est un libéral de l’aile droite du parti qui croît dans la liberté individuelle et les forces du marché alors que M. Katainen est un réformiste social. M. Vapaavuori doit aussi toujours porté le fardeau de ses erreurs de jeunesses (condamné pour vols, coups et blessures, puis pour conduite en état d’ivresse). HS note que l’entourage proche de M. Katainen, que ce soit ses conseillers ou son alter ego dans le parti et au gouvernement, s’est dispersé, ce qui ne pourra pas ne pas avoir d’effet sur le succès de M. Katainen.
Aamulehti rappelle que M. Vapaavuori est considéré comme le favori pour succéder à M. Katainen lorsqu’il cédera la présidence du parti. Il est surtout loué pour sa détermination. On se rappelle comment il avait tenu tête à la grande distribution pour empêcher la construction de centres commerciaux autour de la capitale.
Ilta-Sanomat souligne qu’en dépit de départs dans son entourage, il est peu probable que M. Katainen lui-même quitte le gouvernement avant la fin de la législature, même si, en 2014, cela fera dix ans qu’il préside le parti conservateur.
HS Kaleva AL IS

Débat sur un délai de carence avant d’aller dans le privé
Selon Helsingin Sanomat, un débat les carences a commencé vendredi dernier, après la nomination du ministre des Activités économiques, M. Häkämies, à la tête de la confédération du patronat et de l’industrie EK.
M. Katainen estime que le fait que M. Häkämies devienne un homme fort du patronat ne pose pas de problèmes. Il estime au contraire qu’un délai de carence poserait problème car il n’y aura aucune instance pour rémunérer la personne pendant ce délai.
Les professeurs de droit et sciences politiques Veli-Pekka Viljanen, Kaarlo Tuori et Ilkka Ruostesaari estiment que le passage de M. Häkämies du ministère de l’économie au patronat pose des problèmes en matière de conflits d’intérêts. Cela a aussi été critiqué par de nombreux députés.
Selon M. Olli Mäenpää, professeur de droit administratif à l’université de Helsinki, il y a un problème de conflit d’intérêts quand les ministres, secrétaires généraux des ministères ou autres hauts fonctionnaires sont nommés à d’autres postes. « Un délai de carence serait une solution à ce problème. Il y a des délais de carences en Suède et dans l’Union européenne. » Les commissaires européens par exemple ont un délai de carence de 18 mois.
M. Heikki Kulla, professeur de droit administratif à l’université de Turku, estime qu’aux négociations gouvernementales, les négociateurs devraient se mettre d’accord sur les règles du jeu concernant le transfert des ministres et des hauts fonctionnaires vers d’autres fonctions.
HS/dim/A4

Mme Ruohonen-Lerner projette une proposition de loi
La présidente du groupe parlementaire des Vrais Finlandais, Mme Pirkko Ruohonen-Lerner, a l’intention de préparer une proposition de loi au Parlement en matière de délai de carence pour les ministres. Elle souligne que M. Häkämies avait obtenu, aux élections législatives de 2011, un financement électoral de plus de 58 000 euros de la part des entreprises.
AL/dim/A5

M. Tuomioja souhaite des règles du jeu
Selon Aamulehti, M. Erkki Tuomioja, ministre des Affaires étrangères, estime qu’on « devrait peut-être se mettre d’accord sur des méthodes communes pour savoir ce qui est possible et ce qui ne l’est pas » concernant le changement de fonctions des ministres. M. Tuomioja a été interviewé samedi à l’émission télévisée Ykkösaamu de TV1.
AL/dim/A5

Nationalisme- Racisme

M. Tuomioja inquiet de la montée du racisme
Lors de la réunion des sociaux-démocrates d’Helsinki, le ministre des Affaires étrangères, Erkki Tuomioja a exprimé son inquiétude concernant la montée d’un nationalisme raciste, auquel les Vrais Finlandais semblent avoir cédé. « Ce parti est en train de se rendre incapable de coopérer avec les autres », a-t-il jugé. Demokraatti rapporte que le ministre n’est pas plus enthousiasmé par les déclarations des jeunes conservateurs.
« La montée de l’extrême-droite signifie que la coopération gouvernementale ne sera pas plus facile, quand bien même cela n’est pas le PSD qui fait bouger la barque ».
M. Tuomioja estime que tous les partis au gouvernement doivent s’engager en faveur d’une politique visant à diminuer les inégalités, comme cela figure dans le programme gouvernemental.
Dem

Environnement – mine de Talvivaara

Une digue arrête l’écoulement des eaux
Avec du retard concernant le calendrier prévu, Talvivaara a réussi à mettre en place une digue qui empêche l’écoulement des eaux usées dans le système lacustre et fluvial. Le destin des eaux usées rassemblées dans le bassin n’est pas clair. La fuite continue, mais les eaux restent dans les bassins de secours.
Le gouvernement organisera, cet après-midi, une conférence de presse en la matière.
Les eaux usées déjà coulées dans les fleuves ont été neutralisées avec de la soude et de la chaux.
Des appelés de la brigade de Kainuu ont participé aux travaux pour boucher la fuite.
HS/lun/A4, www.hs.fi

Le ministre de l’Environnement évoque la possibilité de créer un nouvel office environnemental
M. Niinistö, ministre de l’Environnement, relève qu’il a désigné un rapporteur pour étudier l’opportunité de la création d’un office national de l’environnement afin de mieux veiller à l’état de la nature et à la qualité de l’action des autorités.
Pour lui, il faut des améliorations, car des défauts existent.
HS/dim/A7

Selon le Stuk, des taux d’uranium élevés ont été détectés à des kilomètres
Selon le centre national de radioprotection et de sûreté nucléaire, le Stuk, des taux d’uranium plus élevés que normalement sont toujours détectés à plusieurs kilomètres du bassin. Selon le Stuk, ces taux n’engendrent toutefois pas de risque pour la santé.
Une manifestation de Greenpeace a rassemblé une soixantaine de manifestants à Kajaani, vendredi. Une pétition pour la fermeture de la mine avait été signée, vendredi, par 12 000 personnes.
KS/sam/7

Economie

Production industrielle
Hufvudstadsbladet relève que la production industrielle a diminué de 1,7 % en septembre. Les commandes de l’industrie ont également diminué, de 7,3 %, par rapport à l’année précédente.
C’est l’industrie chimique qui a connu la baisse la plus importante de commandes, 13,8 %.
HBL/7

Voitures électriques
Helsingin Sanomat rend compte du projet de plus de 30 groupes électriques de mettre en place une filiale commune pour proposer un service de chargement de voitures électriques. Leur objectif est de créer un réseau national.
Le client serait facturé par son groupe électrique à l’occasion de sa facture normale d’électricité.
Il y a environ 200 voitures électriques en Finlande aujourd’hui.
HS/sam/B10

France – Finlande

Crise européenne - Pacte de compétitivité

« La France adopte la rigueur sous la pression de l’Allemagne » AL
« La France considère que la sortie de la crise de l’euro passera par le fédéralisme » AL
Aamulehti rapporte que le pacte de compétitivité et de croissance du président Hollande, comprenant notamment des allègements de 20 milliards d’euros pour les entreprises, a surpris tant la droite que la gauche. S’il a été critiqué par les siens, il a été félicité par le patronat. Contrairement à ce que présidait nombre d’experts, M. Hollande va s’attaquer aux freins au marché du travail que son prédécesseur M. Sarkozy n’avait osé réformer.
Aamulehti estime que la France a bien compris l’ampleur de la crise et qu’il faut espérer que la Finlande s’en inspirera car la compétitivité finlandaise se déprécie fortement.
Aamulehti rapporte qu’en ce qui concerne la crise de l’euro, la France considère que l’approfondissement de l’intégration, y compris par des eurobonds, est une nécessité pour que l’Europe sorte de cette crise de la dette. Le directeur du Trésor, M. Ramon Fernandez, a exprimé sa confiance dans la sortie de cirse et rappelé qu’en France le mot solidarité n’était pas réservé aux manifestations syndicales. Il a aussi souligné que la France était à la charnière entre l’Europe du Sud et du Nord.
AL

Nucléaire

« Areva n’exclut pas d’entrer dans le capital de Fennovoima » HS
« Areva pourrait devenir actionnaire de Fennovoima » Kaleva
Helsingin Sanomat rapporte que le directeur-général adjoint d’Areva, M. Philippe Knoche a déclaré qu’en principe, Areva pourrait être ouverte à l’entrée dans le capital de Fennovoima, quand bien même elle ne possède actuellement aucun réacteur. « Jusqu’à présent, nous n’avons pas été dans l’actionnariat des centrales, mais nous avons envisagé cette éventualité en Grande-Bretagne ». « Nous n’avons pas reçu de demande formelle d’investissement », souligne-t-il.
M. Knoche a souligné qu’Areva était engagé dans une politique de long terme en Finlande. « Nous y sommes fortement engagé et nous y avons appris beaucoup », déclare M ; Knoche.
HS rappelle qu’Areva construit la centrale d’OL3 pour TVO, avec qui elle est en conflit en raison des retards.
Une des formes de l’engagement d’Areva sera l’ouverture prochaine d’un bureau à Helsinki, à Bulevardi, en décembre.
Selon M. Knoche, « il n’est pas facile de convaincre le conseil d’administration d’Areva de faire une offre pour la prochain réacteur de TVO ».
Kaleva rapporte que, selon Mme Moucquot-Laiho, interrogée sur les propos de M. Knoche, Areva pourrait être intéressé par l’entrée dans l’actionnariat de Fennovoima avec un autre investisseur, mais pas tout seul.
HS Kaleva AL

Expositions

Le Symbolisme au musée d’Ateneum
Helsingin Sanomat rend compte de l’ouverture, vendredi, d’une exposition sur le symbolisme au musée d’Ateneum.
HS/C1

Exposition « à suivre… » dans le métro
Helsingin Sanomat rend compte de l’ouvrage « à suivre… » de Pauline Sauveur dans le métro de Helsinki.
HS/lun/C1, asuivrehelsinki.blogspot.fi

Fait divers

« Le Français disparu la semaine dernière retrouvé » AL
Aamulehti rapporte que le jeune Français disparu la semaine dernière à Tampere a pu être retrouvé samedi grâce à des indices donnés à la police suite à l’annonce de sa disparition dans la presse, vendredi.
AL

France

Société

« Augmentation de la pauvreté, surtout parmi les femmes » HS
« Vers une taxe Nutella » HS

Vendredi 9 novembre 2012

Politique européenne et étrangère

Visite de M. Niinistö en Allemagne

L’Allemagne a confiance dans le soutien de la Finlande en matière d’intégration européenne
Le Président de la république Sauli Niinistö a effectué sa première visite officielle en Allemagne. Il a rencontré son homologue Joachim Gauck ainsi que la chancelière Angela Merkel et le président du parlement Norbert Lammert.
Avec Mme Merkel, ils ont discuté de l’avenir de l’Europe, de la Russie et de l’Ukraine. Aujourd’hui, il se rend à Munich.
Il est notamment accompagné d’une importante délégation des affaires comprenant les PDG de Kone, Outokumpu et Fortum.
M. Niinistö a déclaré, à l’occasion de sa rencontre avec son homologue, que Finlandais et Allemands partageaient les mêmes attitudes. « C’est principalement de cela dont il s’(agit dans la crise actuelle que traverse l’Europe. Finlandais et Allemands partagent la même conception de la vie, les mêmes valeurs. C’est probablement pour cela que nos politiques sont semblables, aussi dans la situation de la crise de l’euro ». Il a toutefois déclaré qu’il ne lui revenait pas de détailler les positions finlandaises. « Il vaut mieux que le gouvernement et le parlement finlandais déterminent ces positions ».
Il a toutefois estime que les problèmes ne se régleront pas forcément par de nouvelles règles et structures car le principal est le manque de confiance mutuelle. « Si nous avions une base contractuelle [les traités] et qu’elle n’a pas fonctionné, je ne suis pas certain qu’avec quelques articles nouveaux ont pourra corriger le problème fondamental qui se trouve visiblement ailleurs ».
M. Niinistö a exprimé son inquiétude sur les nouvelles divisions en Europe et l’isolement britannique. « La défense européenne s’est grandement constituée autour de la participation britannique. La division de l’Europe en différends groupes est un sujet d’inquiétudes », juge le président qui estime que, si cela se renforçait la Finlande devrait rechercher la compagnie de la Suède et du Danemark. « Si des lignes de fractures apparaissent, nous avons intérêts à regarder où se trouvent la Suède et le Danemark ».
HS

PAC – Perspectives financières

La MTK fait pression sur le gouvernement
Le syndicat des exploitants agricoles MTK met en garde le gouvernement contre une attitude trop stricte dans les négociations sur les perspectives financières. En exigeant trop de coupes dans le budget européen, le gouvernement risquerait de voir les aides agricoles et régionales diminuer fortement, craint la MTK.
SM

Islande

Le PSD n’a pas encore pris sa décision concernant la surveillance de l’espace aérien islandais
Selon Helsingin Sanomat, le groupe parlementaire du Parti social-démocrate n’a pas encore pris position à la participation finlandaise à la surveillance de l’espace aérien islandais. Après la réunion du groupe, la présidente du PSD, Mme Jutta Urpilainen, a annoncé que plusieurs questions restaient encore en suspens et que le PSD voulait avoir des réponses.
Selon Mme Sirpa Paatero, vice-président du groupe parlementaire du PSD, « il y a des choses qui n’ont pas été claires pour les députés du PSD ». Elle a mentionné que les négociations avec l’OTAN et la Suède n’étaient pas encore finies.
Selon le quotidien, il semble que les sociaux-démocrates, qui sont membres des commissions de la défense ou des affaires étrangères, sont le mieux au courant de l’opération islandaise. Les critiques voient la surveillance comme une opération de l’OTAN, tandis que les défenseurs pensent qu’il s’agit de la coopération nordique.
Le groupe parlementaire de l’Alliance des gauches a adopté jeudi une attitude négative sur la surveillance de l’espace aérien islandais. Le groupe a considéré comme justifié la critique que le président du parti, M. Paavo Arhinmäki, a présenté au gouvernement.
HS/A5

Mme Urpilainen est favorable à la participation à la surveillance de l’espace aérien islandais
Demokraatti, organe du PSD, rapporte que la présidente du PSD, Mme Urpilainen, a une attitude favorable à la surveillance de l’espace aérien islandais. « J’ai soutenu cette solution au gouvernement. Les ministres sociaux-démocrates sont unanimes pour la participation. La décision définitive ne sera toutefois pas prise au gouvernement avant d’obtenir les réponses à des questions en suspens », a déclaré Mme Urpilainen.
« A mon avis il est bon que le gouvernement transmette un rapport à l’Eduskunta à ce sujet. C’est également la position du groupe parlementaire du PSD. »
Dem/3

Russie

Les médias russes et le placement des enfants
Helsingin Sanomat relève que le ministère russe des Affaires étrangères est intervenu pour apaiser la tempête dans les médias russes concernant le cas d’une mère russe et ses quatre enfants qui habitent à Vantaa. Le porte-parole du ministère russe a rejeté les informations transmises par la mère selon lesquelles les autorités finlandaises avaient l’intention de placer les enfants.
« Les représentants de l’ambassade de Russie à Helsinki ont pris contact avec les autorités finlandaises qui ont garanti ne pas avoir intention de placer les enfants en question », a annoncé le porte-parole du MAE russe, M. Loukachevitch.
Les quatre enfants avaient été placés charge en septembre par les autorités finlandaises pour quelque temps.
HS/A5

Demandeurs de travail étrangers

Beaucoup de SDF
Helsingin Sanomat relève que le manque de logement rend difficile la recherche du travail et l’intégration à la société finlandaise.
Les ressortissants des pays membres de l’UE peuvent se rendre en Finlande et chercher du travail pendant trois mois avec une carté d’identité. Au bout de trois mois, il leur faudrait s’enregistrer auprès de la police, mais sans logement et emploi, cela n’est pas évident. Beaucoup d’employeurs demandent toutefois un enregistrement.
Une adresse poste restante peut suffire pour la recherche du travail, mais elle n’ouvre pas le droit à des allocations sociales.
A la fin septembre, 20 300 demandeurs d’emploi étaient des étrangers, ce qui est 2400 de plus qu’il y a un an. 4800 des demandeurs d’emploi travail étrangers étaient des ressortissants de l’UE ou de l’EEE, ce qui est 800 de plus qu’il y a un an. HS a interviewé un demandeur d’emploi roumain récemment venu en Finlande.
HS/A13

Journée Ahtisaari

M. Ahtisaari a remis un prix à une élève
Helsingin Sanomat rend compte des festivités de la Journée Ahtisaari au collège de Vuosaari à Helsinki à la présence du président Martti Ahtisaari et de son épouse Mme Eeva Ahtisaari. M. Ahtisaari a remis un prix à une élève, Amrita Sapkota, pour ses efforts dans la médiation des désaccords entre les élèves.
« La médiation donne aux écoliers un message selon lequel tous les désaccords peuvent être réglés », selon M. Ahtisaari.
HS/A11

Politique intérieure

Economie

Le ministre de l’Economie quitte le gouvernement pour la direction du patronat
Le conseil d’administration du patronat EK a entériné la démission du directeur général exécutif Mikko Pukkinen qui intervient immédiatement. Cette démission était motivée par le fait que le directeur général ne jouissait plus de la confiance de EK, selon l’organisation.
Le conseil d‘administration a annoncé la nomination à son poste du ministre de l’Economie et de l’emploi, M. Jyrki Häkämies.
M. Häkämies devrait prendre ses nouvelles fonctions le 19 novembre une fois que le gouvernement et le parlement auront entériné sa démission de ses fonctions de ministre et de son mandat parlementaire.
Le premier ministre Jyrki Katainen a déclaré qu’il ne voyait pas d’obstacle à ce que le ministre de l’Economie prenne la direction du patronat. Il a déclaré que M. Häkämies lui avait fait part de son intérêt pour ce poste avant le scrutin municipal.
HS Yle

M. Jan Vapaavuori remplacera M. Häkämies comme ministre de l’économie
Le groupe parlementaire du parti conservateur a choisi à l’unanimité le président du groupe parlementaire Jan Vapaavuori pour succéder à M. Häkämies comme ministre de l’économie et de l’emploi. M. Vapaavuori était ministre du logement durant le gouvernement Vanhanen de la précédente législature.
Le changement de ministre interviendra vendredi prochain.
HS Yle

Analyses et commentaires
Ilta-Sanomat estime que M. Häkämies a été attiré outre par des conditions financières meilleures, par l’envie de faire autre chose et de relever le défi du monde du travail alors qu’il est au sommet en matière politique.
Mikael Pentikäinen estime que les changements intervenus ces jours-ci à la tête de EK (M. Kokkila remplaçant M. Johansson et M. Häkämies M. Pukkinen) traduisent l’insatisfaction des patrons finlandais qui constatent une perte de compétitivité de la Finlande depuis 2008 surtout en matière de coût du travail horaire, notamment par rapport à l’Allemagne ou la Suède. M. Pentikäinen met toutefois en garde M. Häkämies qui devra changer de rôle et devenir, comme directeur exécutif de EK, le valet des patrons finlandais.
HS IS

Transports

VR repousse l’arrivée d’un concurrent
La compagnie de chemins de fer finlandaise VR est en conflit avec la compagnie privée Proxion Train Oy qui souhaite intervenir sur le marché du transport ferroviaire de marchandises en Finlandais. Face au refus de VR de lui louer matériel et services, Proxio accuse VR d’abus de position dominante.
HS

Energie

La Finlande attend un soutien de l’UE aux projets LNG
La société finlandaise Gasum a des projets de construction d’un terminal LNG en Finlande afin de diversifier l’approvisionnement en gaz qui, actuellement se fait uniquement par un gazoduc de Russie. La Finlande, en partenariat avec l’Estonie, vise donc à tirer profit du projet BEMIP (Baltic Energy Market interconnection Plan) de la commission européenne afin que le futur terminal LNG situé en Finlande et le gazoduc qui relierait la Finlande à l’Estonie puisse bénéficier d’aides européennes.
TS

Environnement – mine de Talvivaara

Le ministre encourage les intéressés à demander des dédommagements
Helsingin Sanomat relève que l’écoulement du bassin qui avait déjà été bouché, cette nuit, a commencé à fuir de nouveau. Depuis le week-end dernier, 20 000 m3 d’eaux usées ont eu le temps de s’écouler dans la nature.
Le ministre de l’Environnement, M. Niinistö, se déclare frustré et irrité de l’action de Talvivaara, dont les problèmes environnementaux continuels ne sont pas durables. Il encourage les personnes touchées à utiliser tous les moyens juridiques dans la demande de dédommagements. Son ministère envisage de mettre en place un groupe de travail afin d’étudier l’action des autorités environnementales et du groupe Talvivaara.
M. Pääkkönen, directeur du centre régional de l’économie, relève que les activités de la mine ne pourront pas redémarrer avant de s’être assuré de la sécurité.
Selon M. Mannio du centre national de l’environnement, la nature autour de la mine est désormais chargée en métaux. Pour lui, il en serait ainsi même sans cet incident.
Greenpeace souhaite que l’autorisation environnementale du groupe puisse être réévaluée.
Le groupe relève qu’en juillet-septembre, il était déficitaire de 4,3 millions d’euros, tandis qu’à la même époque en 2011, son bénéfice s’élevait à 5,5 millions d’euros.
HS/A4, www.hs.fi

Un professeur de droit environnemental accuse le ministère
Le gouvernement est critiqué pour ne pas avoir assumé ses responsabilités dans la question de Talvivaara. Le Premier ministre, M. Katainen rappelle que selon la législation, c’est le centre régional des activités économiques qui est responsable.
M. Majamaa, professeur de droit environnemental, estime que les ressources des centres régionaux des activités économiques ne correspondent pas aux tâches dont ils sont chargés. Un projet minier est tout à fait exceptionnel, à l’échelle européenne, et de nouvelles ressources auraient dû être accordées dans la région de Kainuu par les ministères de l’Environnement et de l’Emploi et de l’Economie.
M. Majamaa fait un parallèle avec le centre national de radioprotection et de sûreté nucléaire, qui utilise des consultants internationaux pour avoir des avis sur des questions qui dépassent ses compétences. C’est le groupe intéressé qui se charge des frais. C’est ainsi qu’il aurait fallu faire à Talvivaara aussi, selon lui.
HS/A4

France – Finlande

Cinéma

2 jours à New York et Astérix & Obélix au service de sa majesté
Hufvudstadsbladet rend compte de la sortie des films de Julie Delpy et Laurent Tirard. Notons que ce dernier sort en deux versions, V.O. (2D) et doublée (3D).
HBL/25

Jeudi 8 novembre 2012

Politique européenne et étrangère

Elections aux Etats-Unis

Réactions en Finlande
« Féliciations de M. Niinistö, soulagement de M. Tuomioja » KS
Les dirigeants finlandais ont accueilli avec satisfaction la réélection de M ; Obama. Le Président Niinistö a félicité son homologue, soulignant la qualité des relaitons fenno-américaines et exprimant son assurance de leur poursuite dans un esprit positif. « Nous partageons les mêmes préoccupations et estimons tous deux que le lien transatlantique est important » a écrit M. Niinistö.
Le ministre des Affaires étrangères Erkki Tuomioja a déclaré : « Mon principal sentiment est un soulagement, mais il n’y a pas lieu d’en attendre des actes si importants qu’ils puissent résoudre les problèmes du monde ». Il a notamment exprimé à la télévision son sentiment que la situation du Proche-Orient ne laisse pas beaucoup de temps à M. Obama. Une issue s’éloigne si rien n’est entrepris rapidement. Il pense toutefois que la situation restera bloquée en Amérique en raison de la majorité républicaine à la chambre des députés.
TS KS

Editoriaux
« La victoire d’Obama a affaibli l’opposition républicaine » HS
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat juge que finalement la victoire d’Obama était attendue. Le quotidien souligne la continuité à attendre du second mandat, tant en politique intérieure, qu’en politique étrangère.
Le tabloïd Ilta-Sanomat juge que la place qu’Obama laissera dans l’histoire dépend de savoir si son second mandat sera bloqué par la cohabitation intérieure.
Turun Sanomat juge que M. Obama devra toujours faire face aux mêmes difficultés pour faire passer ses projets. « S’il est toujours un aussi bon orateur, il faut espérer qu’il suscite moins de déceptions durant son second mandat ».
Aamulehti souligne que s’il n’a plus à s’inquiéter de sa réélection, M. Obama sera bien confronté à une majorité hostile au Congrès.
Kesksisuomalainen juge que, pour cette raison, le Président laissera de côté son rôle de réformateur et s’attèlera à rechercher des compromis avec l’opposition.
Kauppalehti souligne que le président devra faire face à des défis économiques sans précédents et que résoudre le problème de la dette prendra du temps. « Le reste du monde devra se faire à l’idée que les Etats-Unis ne sont plus le moteur automatique de la croissance », juge l’éditorialiste du quotidien économique.
HS IS TS AL KS KL

Islande

La surveillance de l’espace aérien islandais sera étudiée au Parlement en février prochain
Selon Turun Sanomat, le ministre des Affaires étrangères, M. Tuomioja, a négocié mercredi avec les présidents des groupes parlementaires sur l’étude au Parlement de la participation finlandaise à la surveillance de l’espace aérien islandais. Selon M. Tuomioja, le souhait général des groupes parlementaires est que le gouvernement dépose un rapport à l’Eduskunta à ce sujet.
« L’avis des groupes parlementaires sera certainement pris en considération par le gouvernement », a déclaré M. Tuomioja après la rencontre. Cette procédure signifie que le rapport est étudié dans les commissions parlementaires et que la décision définitive est prise en séance plénière.
Selon M. Tuomioja, le rapport pourra être étudié au Parlement en février 2013. Les partis de l’opposition – le Centre et les Vrais Finlandais – n’ont pas promis leur soutien au projet. Quelques députés des partis de gauche, qui sont au gouvernement, sont également hésitants.
TS/12

Politique intérieure

Economie

Déclarations de M. Katainen
Dans une tribune publiée dans Turun Sanomat, le Premier ministre déclare que « les entreprises finlandaises ne se sont pas remises de la forte récession de 2009. Les exportations enregistrent un déficit de 20 à 30 milliards d’euros par rapport au niveau d’avant la crise. Les commandes à l’exportation ont diminué d’un cinquième par rapport à l’année dernière. La rentabilité des entreprises s’est affaiblie et les impôts payés par les entreprises ont diminué de 13% par rapport à l’année dernière. L’Europe semble entrer dans une nouvelle récession. La probabilité de récession pour la Finlande croît aussi ».
« Ces chiffres témoignent d’un problème de compétitivité ».
« La Finlande est à la croisée des chemins ».
« Le gouvernement a déjà pris des mesures. Il a diminué l’impôt sur les entreprises de 1,5 point. Il a mis en place une fiscalité sur l’énergie favorable à la compétitivité de l’industrie. Il a amélioré l’environnement des entreprises des technologies de l’information. A partir de l’année prochaine des mesures incitatives pour la R&D et le capital risque interviendront afin de favoriser l’emploi. Le gouvernement va aussi diminuer l’effet pour les entreprises de la directive sur les émissions de souffre dans le transport maritime ».
« Mais cela ne suffit pas. A la mi-février, le gouvernement annoncera des mesures de compétitivité et de croissance. D’ici la fin, de l’année, le gouvernement va donc définir ses vues sur la compétitivité et la croissance et notamment évaluer l’efficacité du secteur public, les entreprises et les investissements ainsi que la main d’oeuvre et le capital humain, avant de prendre ces mesures pour améliorer la compétitivité et la croissance ».
« Nous n’avons pas les moyens dans la situation actuelle de réaliser d’importantes dépenses ou baisses fiscales. L’anne prochaine, l’Etat s’endettera de 9,2 milliards d’euros. Un euro sur six dépensés par l’Etat est emprunté. Il faut maintenir l’objectif d’équilibre des finances publiques afin de conserver notre meilleure notation. Cela garantit aux entreprises une stabilité et un bon financement leur permettant de réussir et employer ».
« Nous avons besoin d’un pacte national sur la compétitivité, la croissance et l’emploi qui rassemble au-delà des divisions entre les partenaires sociaux ou les partis politiques. »
TS

La production de l’économie nationale a diminué en août
Helsingin Sanomat relève que plusieurs signaux pessimistes concernant les perspectives économiques ont été expirmés, hier. Selon le Centre national des études statistiques, la production de l’économie nationale a diminué de 0,6 % en août par rapport à la même époque en 2011. Selon les informations prévisionnelles des Douanes, la valeur des exportations a diminué de 8 % en septembre.
Le baromètre conjoncturel du patronat EK montre un affaiblissement considérable des perspectives de la vie économique concernant les mois à venir. M. Urrila, économiste d’EK, relève qu’il ne s’attendait pas à une chute aussi importante. « Mais il est vrai qu’il y a beaucoup de nouvelles concernant l’affaiblissement de la demande des exportations, donc dans ce sens, le résultat n’était pas tout à faut inattendu. »
HS relève que le baromètre montre dans quel sens les entreprises pensent que leur production et le nombre d’employés va développer dans un avenir proche.
« Le baromètre montre qu’au moins d’ici les premiers mois de 2013, les bonnes surprises seront rares. L’hiver difficile se reflétera sur les chiffres concernant la production et l’emploi », selon M. Urrila.
En général, la production de l’économie nationale reflète les changements du PIB.
Selon M. Kangasharju, directeur de recherche de la banque Nordea, la diminution de 0,6 % du PIB correspond bien à la conjoncture, même si on ne peut pas tirer de conclusions vastes sur les chiffres d’un mois. La récession de la zone euro se prolonge et cela se reflète fortement sur la Finlande, relève-t-il. « Les exportations piétinent et le marché intérieur ne propose aucune croissance. » Selon M. Kangasharju, les perspectives dépendront du redémarrage des exportations. Il estime que l’on connaîtra un tournant vers une croissance cet hiver. Il est convaincu que la Grèce obtiendra un nouveau prêt, ce qui servira à calmer la crise de l’euro.
La Finlande est dépendante de l’évolution économique du reste de l’Europe, en raison des exportations. Pour M. Kangasharju, les Etats-Unis et la Chine annoncent des nouvelles positives du point de vue de l’économie.
M. Urrila estime, quant à lui, qu’il faudra attendre une amélioration de la situation économique au moins jusqu’à l’été prochain. Pour lui, il n’est pas exclu que les chiffres concernant le PIB des derniers mois de l’année en cours montrent une récession. Il rappelle toutefois que l’on met trop l’accent sur les évolutions trimestrielles : « même si nous arrivions à éviter une récession « technique » par quelques dixièmes de pour cent, cela ne signifie pas que la situation est bonne. »
HS

Energie

Le gouvernement pourrait intervenir sur l’actionnariat de Gasum
Après l’annonce de E.ON de vendre ses parts de Gasum, le ministre de l’Economie, M. Häkämies déclare que la Finlande a un intérêt national à être très présente dans cette entreprise. Par Fortum, le gouvernement en a déjà la majorité (55) des actions. Le gouvernement envisage toutefois d’être actif concernant la vente de 20% des actions appartenant à E.ON.
L’Etat souhaitrerait par là s’assurer que Gasum ne dépende pas uniquement de la Russie qui lui fournit le gaz par un gazoduc. « Nous voulons des alternatives et ne pas dépendre d’un seul gazoduc », a dit M. Häkämies.
Cela pourrait être l’approvisionnement par bateaux de gaz LNG ou bien un gazoduc venant de Pologne et des pays baltes.
TS

Déclarations de M. Häkämies sur Fennovoima
Le ministre de l’économie n’a pas directement commenté la situation de Fennovoima après le départ d’E.ON. Il souligne toutefois que la stratégie énergétique du pays se base sur sept réacteurs nucléaires. Les deux autorisations émises par le parlement à TVO et Fennovoima sont « une grande part » de la stratégie énergétique du pays. Le gouvernement a confiance dans les déclarations faites par Fennovoima concernant la reprise des actions d’E.ON.
M. Häkämies doute que l’actuel gouvernement puisse évaluer une autorisation pour Fortum pour remplacer ses réacteurs de Loviisa. TS rapporte que le programme du gouvernement ne prévoit pas l’émission d’une nouvelle autorisation.
TS KS

Fennovoima n’a que des solutions difficiles
Les analystes considèrent que la situaiton de Fennovoima est difficile. Son partenaire le plus logique serait Fortum, mais c’est aussi le plus improbable, car construire une centrale à Pyhäjoki reviendrait pour Fortum plus cher que d’attendre de le faire à Loviisa.
Fennovoima a indiqué, hier, qu’un partenaire possible pourrait être le fournisseur du réacteur. L’option d’un partenaire étant un pur investisseur n’est pas non plus exclue, même si cela n’est pas facile, selon Aamulehti.
AL

Même sans Fennovoima, la Finlande devrait atteindre l’indépendance en matière d’électricité
Le ministère de l’économie a revue à la baisse les prévisions de consommation d’électricité. Sur cette base, il apparaît que même si Fennovoima ne construisait pas sa centrale de Pyhäjoki, la Finlande atteindrait l’indépendance en matière de production électrique, rapporte Aamulehti.
Le quotidien rappelle que le Premier ministre Matti Vanhanen avait demandé à son ministre de l’Economie Mauri Pekkarinen de préparer l’autorisation de deux centrales justement pour cette raison. « Nous avions besoin de plus d’énergie sans émissions. Et il fallait un signal fort indiquant qu’il ne fallait pas craindre d’investir en Finlande par peur de manquer d’électricité », indique l’ancien premier ministre Matti Vanhanen.
AL

Environnement – mine de Talvivaara

Fuites d’uranium dans la nature – un professeur du droit environnemental estime que les autorités auraient dû fermer la mine dès le printemps
Helsingin Sanomat relève que des taux importants d’uranium ont été détectés dans les eaux usées de la mine de Talvivaara. Mme Ikäheimonen, directrice au centre national de radioprotection et de sûreté nucléaire, Stuk, relève que cette eau ne devrait aucunement être consommée.
Elle rappelle toutefois que les taux très élevés ont été détectés près de la fuite et qu’au fur et à mesure que cette eau se mélange avec d’autres eaux, le taux se dilue.
M. Määttä, professeur de droit environnemental de l’université de la Finlande de l’Est, estime que la catastrophe aurait pu évitée si les autorités avaient pris de mesures plus strictes. Pour lui, l’autorité compétente, le centre régional d’activités économiques, aurait dû intervenir d’une façon plus efficace prévue par la loi au lieu de se contenter de négocier. En effet, le ministère de l’Environnement a revu, hier, ses instructions concernant la surveillance des autorisations environnementales.
M. Pääkkönen, directeur du centre des activités économiques de Kainuu, estime par contre que tous les moyens prévus pas la loi avaient déjà été épuisés [avec Talvivaara]. Le ministre de l’Environnement, M. Niinistö, estime lui aussi que les autorités compétentes se sont efforcées d’empêcher la fuite. Le ministère peut les aider et tout le possible a été fait.
HS relève que les bassins pour les eaux usées ne sont évoqués dans la législation que depuis 2009. Le bassin en question a été construit en 2008.
HS

L’endroit de la fuite a été détecté
L’endroit de la fuite dans le bassin a été détecté, hier. La production reste arrêtée pour l’instant.
HS

Propos de Mme Hautala
Mme Hautala, ministre chargée de la gestion des entreprises de l’Etat, demande, une deuxième fois, que l’ancien directeur général de Talvivaara, M. Perä, actuellement président du conseil d’administration du groupe, se prononce sur les solutions prévues pour les problèmes continus de la mine.
M. Perä estime que le débat lié à d’autres questions que l’effort de boucher la fuite aura lieu plus tard.
Mme Hautala regrette que M. Perä n’ait pas répondu à la question de savoir ce qui allait être fait afin que cela ne se reproduise pas. Elle estime que la gestion des risques devrait être à la hauteur des risques, et soupçonne que le groupe manque de leadership.
HS

Point de vue
M. Mukka de Helsingin Sanomat se demande, après tous les problèmes qu’il y a déjà eu avec Talvivaara, quelle sorte de catastrophe naturelle il faut qu’il se passe dans la province de Kainuu avant que l’Etat prenne conscience du fait qu’il faut de mesures sérieuses.
Pour M. Mukka, les autorités ont manqué de volonté de faire pression sur le groupe minier qui n’arrête pas de faire des erreurs.
HS

Nominations

M. Kokkila sera nommé à la tête du pâtronat
Helsingin Sanomat rapporte que M. Ilpo Kokkila (64 ans), président et actionnaire principal du groupe de bâtiment SRV, sera nommé président du conseil de surveillance de EK, confédération de l’industrie et du patronat en remplacement de M. Ole Johansson. Le conseil de EK se réunira le 22 novembre pour prendre la décision sur le président.
Il est possible que le directeur exécutif, M. Mikko Pukkinen, soit remplacé, parce que les fédérations ont été mécontentes de la façon dont M. Pukkinen avait géré les négociations sur l’accord-cadre à l’automne dernier.
Turun Sanomat a annoncé hier que selon des spéculations, M. Kari Häkämies, ministre des Activités économiques, pourrait être nommé directeur exécutif de l’EK. M. Häkämies a déclaré à HS qu’il ne spéculait pas sur l’affaire. M. Kokkila ne prend pas position sur ces spéculations, mais exige des réformes dans EK.
M. Kokkila dit d’avoir interprété les fédérations de EK de façon que les prochaines négociations salariales soient organisées au niveau des fédération et syndicats, non au niveau global. « EK ne doit pas avoir une volonté trop forte, elle doit écouter aux fédérations. »
Il s’inquiète des relations entre les centrales syndicales et de EK. « Elles sont bloquées dans les détails et ne voient pas ensemble la situation générale. Je veux influencer pour qu’on trouve un esprit de coopération entre le gouvernement, les salariés et les entrepreneurs. »
Selon M. Kokkila, les partenaires sociaux devraient étudier entre autres comment on pourrait augmenter le temps de travail annuel des Finlandais.
HS/A8

Retraites

Selon EK, le litige pourrait être résolu par les compagnies d’assurance vieillesse
Selon Helsingin Sanomat, concernant le litige entre les employeurs et les salariés sur le remboursement des cotisations retraites trop prélevées, la confédération de l’industrie et du patronat EK estime qu’il faut que les compagnies d’assurance vieillesse prennent la décision en la matière. La grande centrale syndicale SAK s’y oppose. Les négociations se poursuivent aujourd’hui.
Selon le calendrier initial, la proposition sur les cotisations de retraite devrait être envoyée aujourd’hui au ministère des Affaires sociales et de la Santé.
HS/A8

Prostitution

La ministre de la Justice propose une interdiction totale
Turun Sanomat relève que la ministre de la Justice, Mme Anna-Maja Henriksson, estime que la Finlande devrait étudier la possibilité d’une interdiction totale de l’achat des prestations de services sexuels, comme l’avait fait la Suède il y a plus de dix ans. La Norvège et l’Islande ont suivi l’exemple de la Suède.
« Notre législation actuelle ne protège pas assez les victimes de la traite de personnes. En Suède, les expériences d’une interdiction totale sont bonnes », selon Mme Henriksson.
Selon la ministre, une interdiction totale serait un message clair de la société contre ce phénomène.

Mercredi 7 novembre 2012

Politique européenne et étrangère

Elections présidentielles aux Etats-Unis

M. Niinistö a présenté ses félicitations à M. Obama
Le Président Sauli Niinistö, qui a présenté ses félicitations au président Obama, estime que les relations entre la Finlande et les Etats-Unis sont excellentes. Il est convaincu que les deux pays continueront à entretenir de bonnes relations pendant le deuxième mandat du président Obama.
« Nous avons à répondre aux mêmes défis globaux actuels et une forte coopération transatlantique est importante pour répondre à ces défis », a écrit M. Niinistö dans sa lettre de félicitations au président Obama.
hs.fi

M. Tuomioja soulagé après la réélection du président
Selon les premiers commentaires du ministre des Affaires étrangères, M. Erkki Tuomioja est « soulagé de la réélection du président Obama », même si on ne peut pas attendre de lui de « grands actes pour résoudre les problèmes du monde entier ».
M. Tuomioja a souligné, lors d’une émission d’Yle, que les problèmes du Proche-Orient ne pouvaient pas attendre. Un processus pour résoudre la question palestinienne devrait être lancé prochainement.
Selon M. Tuomioja, « il est clair que la politique intérieure et la politique économique, qui en soi a un effet sur le monde entier, ont un rôle extrêmement décisif ».
M. Tuomioja rappelle qu’une situation difficile continue d’exister dans la politique intérieure américaine, la chambre des représentants étant dominée par les républicains. « Il y a actuellement très peu de volonté de coopération pour retrouver des solutions. »
ts.fi

Conférence sur les armes nucléaires

L’Iran souhaite participer à la conférence prévue en décembre à Helsinki.
Helsingin Sanomat relève que l’Iran a annoncé qu’il souhaite participer à la conférence sur les armes à destruction massive qu’il est prévu d’organiser à Helsinki en décembre.
M. Laajava, sous-secrétaire d’Etat du ministère des Affaires étrangères, qui négocie, au nom de l’ONU, la mise en place d’une zone dépourvue d’armes nucléaires au Proche-Orient, estime que l’annonce de l’Iran est très importante, mais que la réalisation de la conférence est encore incertaine.
Une annonce sur leur participation est encore attendue de la part de la Syrie et d’Israël.
Beaucoup de questions restent encore ouvertes, tant concernant l’ordre du jour que la liste de participants, relève M. Laajava.
Officiellement, la Finlande a annoncé qu’une conférence pourra être organisée si le secrétaire général de l’ONU, les Etats-Unis, la Russie et la Grande-Bretagne le demandent, précise M. Laajava.
HS/B3

Politique intérieure

Parti conservateur

Remaniement ministériel ?
Keskisuomalainen relève que M. Häkämies, ministre de l’Economie, est envisagé à la tête du de l’organisation du patronat EK. Une telle manœuvre serait le premier élément d’un remaniement ministériel pour les ministres issus du Parti conservateur.
Selon KS, Mme Virkkunen, ministre des Collectivités locales, pourrait remplacer M. Häkämies.
KS relève qu’après les municipales, les conservateurs ont évoqué l’opportunité de proposer de nouvelles fonctions ministérielles à Mme Virkkunen, ministre chargé de la réforme des communes. Selon KS, Mme Virkkunen est en bonne position pour devenir la prochaine présidente du parti. Cependant, sa sortie du gouvernement serait interprétée comme une reconnaissance d’une défaite concernant la réforme communale qu’elle n’a pas pu mettre en œuvre.
M. Orpo, député de Turku, pourrait devenir ministre des Collectivités locales, le nom de M. Vapaavuori, président du groupe parlementaire, est également cité pour ce poste. Si M. Vapaavuori devenait ministre, M. Orpo pourrait présider le groupe parlementaire.
Parmi les autres ministrables, KS cite Mmes Virolainen et Toivakka et rappelle qu’actuellement, il n’y a que deux femmes parmi les six ministres conservateurs.
KS/3&10

Environnement – mine de Talvivaara

Taux élevés de nickel – des députés du Nord de la Finlande craignent pour la réputation de l’industrie minière
Le taux de nickel dans la rivière menant aux lacs avoisinants dépasse de loin les recommandations. Des décès de poissons ne sont pas exclus. L’endroit de la fuite n’a pas pu être détecté.
Les spécialistes du droit environnemental estiment qu’il est clair que Talvivaara perdrait si ceux qui ont subi des dommages du fiat de ces émissions prenaient l’initiative d’un procès pour avoir des dédommagements.
HS/A5

Parlement

Criminalisation de la préparation de crimes aggravés
La ministre de la Justice, Mme Henriksson (Parti suédois), a présenté au Parlement un projet de loi sur la criminalisation de la préparation d’un crime aggravé. Le Parlement se félicite du projet de loi en même temps qu’il estime que le gouvernement précédent a trop trainé avec la question.
107 députés ont signé, il y a cinq ans, une initiative en la matière.
La loi devrait entrer en vigueur en 2013.
HS/A6

Service civil
Le Parlement a adopté, hier, un projet de loi sur la réduction 15 jours du service civil. La durée du service civil sera désormais de 347 jours.
Le service militaire a été modifié l’été dernier de façon à ce que la durée la plus longue de service soit de 347 jours. Les deux réformes entreront en vigueur au 1er février 2013.
La réduction du service civil entrainera des économies de 20 000 euros et celle du service militaire dune réduction des coûts de 6,5 millions d’euros.
HS/A9

Fennovoima

Selon le nouveau directeur exécutif, le fournisseur du réacteur pourrait devenir actionnaire de Fennovoima
Helsingin Sanomat rapporte que M. Juha Nurmi, nouveau directeur exécutif de Fennovoima, estime, dans une interview accordée à Reuters, qu’il est possible que E.on, qui vient de quitter le projet, puisse être remplacé en tant qu’actionnaire par le fournisseur du réacteur de la centrale nucléaire.
Fennovoima devrait choisir l’année prochaine le fournisseur de sa centrale nucléaire entre Areva et Toshiba.
« Je souligne, que dans des projets semblables, le fournisseur de la centrale nucléaire soutient souvent le projet, directement ou indirectement », a noté M. Nurmi. Il n’a toutefois pas voulu évoquer la possibilité de la participation au projet d’Areva ou de Toshiba. Selon M. Nurmi, il y a d’autres possibilités, par exemple un investissement supplémentaire des actionnaires actuels.
M. Nurmi a confiance quant à la poursuite du projet, parce que les actionnaires ont encore besoin de l’électricité bon marché. Outokumpu et Kesko sont parmi les actionnaires de Fennovoima. L’entreprise allemande E.on, qui avait un tiers des actions de Fennovoima, a annoncé, il y a quinze jours, qu’elle quitterait le projet.
HS/B6

Propos de M. Lipponen

M. Lipponen exige une politique stricte contre la discrimination
Selon Helsingin Sanomat, M. Paavo Lipponen, ancien Premier ministre social-démocrate, qui n’a pas fait de commentaires aux médias depuis l’élection présidentielle, a déclaré au quotidien qu’il s’inquiétait des attitudes dures des gens bien lotis Il a fait référence aux propos du vice-président des jeunes conservateurs, M. Saul Schubak, sur « les mauvais éléments ».
« Il faut adopter une politique stricte contre la discrimination, le discours de haine et les phénomènes extrémistes », souligne M. Lipponen. Il a condamné aussi les attitudes agressives vis-à-vis de la langue suédoise.
« On n’évoque pas assez le mépris des valeurs européennes à haut niveau dans les pays membres de l’Union », a déclaré M. Lipponen.
HS/A8

Mises à pied

Ponsse mettra à pied 500 personnes
Ponsse, groupe de construction d’engins forestiers, envisage de mettre à pied 500 employés pour une durée maximale de 90 jours à partir de décembre.
HS/B6

France

Editorial de HS

« La France a besoin du courage politique »
Helsingin Sanomat compare, dans un éditorial, les politiques économiques de la France et de l’Allemagne.
« Les réformes structurelles pour améliorer la compétitivité ont été mises en oeuvre en Allemagne il y a une dizaine d’années, tandis que la France y réfléchit encore. En Allemagne, les syndicats ont accepté la flexibilité, tandis qu’en France la mission fondamentale des syndicats est de s’opposer et non de négocier. »
La France est beaucoup moins bien située que l’Allemagne dans les statistiques sur les pays les plus compétitifs. En France, le coût de la main-d’œuvre a augmenté plus vite qu’en Allemagne. En France, les exportations sont en baisse, l’industrie automobile licencie. Depuis dix ans, 750 000 emplois industriels ont disparu en France. La balance commerciale est déficitaire en France, et le taux de chômage est de 10,2 % - contre 6,9 % en Allemagne.
Il est révélateur qu’ailleurs en Europe – sauf en Allemagne où cela n’est pas nécessaire - on évoque des moyens pour augmenter l’âge de la retraite ou les heures travaillées, tandis qu’en France le gouvernement ne veut pas abandonner la semaine des 35 heures.
Il y a un danger que le gouvernement français prenne une décision inverse par rapport au gouvernement du social-démocrate Gerhard Schröder en Allemagne il y a bientôt dix ans. Le gouvernement allemand avait choisi de sauver l’économie en faisant un suicide politique. Espérons que la France ne choisisse pas la suicide économique et le sauvetage du gouvernement.
HS/A2

Paris

Le métro et les musiciens
Keskisuomalainen publie un article de Patrick Le Louarn sur les plus de 300 musiciens autorisés qui jouent dans le métro parisien.
KS/14

Mardi 6 novembre 2012
Politique européenne et étrangère

Russie

Le Premier ministre russe effectuera une visite en Finlande
Selon Helsingin Sanomat, le Premier ministre russe, M. Dmitri Medvedev, effectuera une visite en Finlande le mercredi 14 novembre à l’invitation de son homologue finlandais, M. Jyrki Katainen. M. Medvedev aura également un entretien avec le Président Sauli Niinistö.
Il s’agit de la première visite de M. Medvedev en Finlande depuis sa nomination au poste de Premier ministre.
HS estime qu’entre autres les litiges concernant les familles fenno-russes peuvent être évoqués lors des entretiens.
HS/A5

Islande

Selon le commandant des forces aériennes, l’armement des Hornet en Islande dépendra de l’OTAN
Le commandant des forces aériennes, M. Puranen, estime que les forces aériennes pourraient bénéficier de la surveillance de l’espace aérien islandais. Pour lui, au moins 60 des 70 heures de vol qui y seraient consacrées pourraient être pleinement utilisées dans la formation. Pour lui, l’investissement de deux ou trois chasseurs ne serait pas grand à l’échelle de la coopération nordique.
Il rappelle que même si l’opération s’inscrirait dans le cadre de la coopération nordique, c’est l’OTAN qui la pilote et décide sur l’armement des avions.
Le Président Niinistö a souligné, lors de l’inauguration du « cours de défense », hier, l’importance de participer à la surveillance si on souhaite développer la coopération nordique.
HS/A5, HBL/10

Editorial : « Un non à l’Islande signifierait une crise politique » HBL
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet relève que le Président Niinistö s’est prononcé pour la participation de la Finlande dans la surveillance aérienne en Islande.
L’éditorialiste estime que beaucoup de questions devront encore être étudiées et des détails clarifiés, mais qu’il serait étonnant que le Parlement décide autrement que la direction du pays. « Même l’opposition ne souhaite sans doute pas une crise politique. »
HBL/12

Evasion fiscale

Le renseignement allemand a révélé un réseau d’évasion fiscale finlandais
Helsingin Sanomat rend compte d’un cas d’une vingtaine de personnes privées finlandaises qui, selon le fisc, ont effectué des placements à hauteur de 50 à 60 millions d’euros dans des paradis fiscaux. C’est le service de renseignement allemand qui a obtenu des données bancaires de la banque de Liechtenstein LGT en la matière.
La plupart des personnes en question ont réglé les rappels d’impôt qui leur ont été fixées par le fisc.
HS/A4

Etats – Unis et Finlande

Les Américains de Helsinki plutôt pro-Obama
Hufvudstadsbladet relève que les Américains de Helsinki qu’il a interrogés soutiennent M. Obama pour la présidence des Etats-Unis.
HBL/5

L’épouse de l’ambassadeur américain a rédigé un livre sur la Finlande
Mme Cody Douglas Oreck, décoratrice et épouse de l’ambassadeur des Etats-Unis en Finlande, et M. Octavian Bâlea, photographe roumain, ont publié un livre sur l’architecture finlandais sous le titre Storybook Helsinki and Beyond.
HS/C6, HBL/22

Grève de faim des Afghans

Deux mois sous une tente au centre-ville d’Helsinki
Helsingin Sanomat rend compte d’une grève de faim de deux Afghans qui protestent contre le refus de leur demande d’asile en Finlande. Selon eux, leur grève dure depuis 57 jours.
Des volontaires des ONG assurent une permanence à leur côté chaque nuit et le centre d’accueil d’Oulu, chargé des intéressés, a fait venir un médecin et un infirmière, la semaine dernière.
HS/B3

Politique intérieure

Environnement – mine de Talvivaara

Fuite d’eaux usées
Depuis le week-end dernier, il y a encore eu une fuite dans le bassin d’eaux usées de la mine de Talvivaara. Des eaux à taux élevé de sulfate et de nickel coulent dans le système lacustre, même si la plus grande fuite se trouve du côté des bassins de réserve.
Il s’agit de la troisième fois qu’il y a une fuite à Talvivaara. M. Koivula, conseiller environnemental de l’administration régionale de la Finlande du Nord, s’inquiète de la capacité du groupe à gérer les eaux usées et relève qu’il faudra étudier ces questions à l’occasion de la confirmation de l’autorisation environnementale du groupe, au printemps.
Le ministre de l’Environnement, M. Niinistö, considère que la situation est grave et inquiétante. Pour lui, la priorité est d’arriver à boucher la fuite. Il relève que le centre régional d’activités économiques est l’autorité compétente en la matière, concernant notamment les autorisations.
HS/A4

Editorial
L’éditorialiste d’Aamulehti estime qu’il est difficile d’imaginer un progrès des projets miniers en Finlande tant que Talvivaara continue à gâcher la réputation du secteur.
AL/A2

Défense

Mises à niveau des Hornet
Aamulehti publie un article sur les nouveaux missiles qui s’inscrivent dans le cadre des mises à niveau de l’équipement des chasseurs Hornet.
Une première mise à niveau a été effectuée en 2010, et une deuxième est prévue pour printemps 2013.
La durée de vie des chasseurs est prévue jusqu’à 2025-2030, selon le commandant des forces aériennes, M. Puranen.
AL/A5

Présidence

Nouveau livre sur M. Niinistö
M. Risto Uimonen, ancien rédacteur en chef de Kaleva et actuel président du conseil des médias, vient de publier un livre sur le Président Sauli Niinistö., alors que M. Niinistö n’a pas voulu accorder d‘interviews à M. Uimonen depuis son élection à la présidence.
Dans son livre, M. Uimonen a analysé des centaines d’entretiens et autres articles sur M. Niinistö et particulièrement ce qui touche à ses choix difficiles concernant les candidatures à la présidence du Parti conservateur ou la présidence. M. Uimonen a également analysé les relations entre M. Niinistö et le Premier ministre Katainen. Selon le livre, elles sont formelles mais distantes.
HS/C1

Parti conservateur

Deux députés exigent la démission de M. Schubak
Deux jeunes députés conservateurs, Mme Sanni Grahn-Laaksonen et M. Lasse Männistö, exigent la démission de M. Saul Schubak, vice-président des jeunes conservateurs, qui a annoncé vouloir supprimer les allocations familiales parce qu’elles favorisent « la reproduction de mauvais éléments ».
M. Schubak a admis, lors d’une interview télévisé lundi, qu’il a mal choisi ses mots, mais n’a pas changé d’avis. « Il y a dans le Parti conservateur des gens qui sont contre moi, contre l’association des jeunes et contre l’aile droite en général et qui ont intentionnellement mal compris mon message. »
M. Schubak ne sait pas encore s’il va démissionner de la vice-présidence de l’association des jeunes du Kokoomus.
hs.fi

Analyse : l’aile droite a envahi l’association des jeunes conservateurs
Selon une analyse de Helsingin Sanomat, le Kokoomus, présidé par M. Katainen, a longtemps voulu montrer que le parti est moins dur et plus libéral qu’avant. Les commentaires de droite de l’association des jeunes conservateurs irritent l’élite du parti.
Le changement a commencé en 2010 quant M. Ville Rydman, récemment élu conseiller municipal de Helsinki, a été élu président de l’association des jeunes. « L’association est resté dans la marge du parti », estime M. Tomi Sandström, adversaire de M. Rydman pour la présidence.
M. Rydman, qui a été remplacé à la présidence par M. Antti Häkkänen, se dit déçu des propos de M. Schubak
L’association des jeunes conservateurs a antérieurement pris position entre autres contre l’enseignement obligatoire du suédois à l’école et pour baisser le quota de réfugiés.
HS/A5

Chantiers navals

STX a obtenu une commande du groupe allemand TUI
Helsingin Sanomat relève que le chantier naval STX à Turku a obtenu une commande d’un deuxième bateau de croisière pour 2 500 voyageurs du groupe allemand TUI. La construction du premier bateau a commencé hier.
Selon les estimations du journal télévisé d’Yle, la valeur de la commande est d’environ 430 millions d’euros.
Le chantier naval de Turku continue les négociations avec l’armateur Royal Caribbean Cruises sur l’éventuelle construction d’un troisième bateau de croisière de classe Oasis.
HS/B5

Licenciements et mises à pied

Saarioinen licenciera au moins 150 personnes.
Aamulehti rend compte des licenciements du groupe agro-alimentaire Saarioinen qui toucheront plus de 150 employés.
AL/A4

MTV licenciera 34 employés

Wärtsilä met 790 personnes à pied
Le groupe de construction mécanique Wärtsilä entamera les négociations concernant la mise à pied de 790 employés à Vaasa. Il s’agirait des périodes de 90 au maximum.
AL/A10

Métro fermé les 1er et 2 décembre

Le métro sera arrêté pour des travaux
Le métro de Helsinki ne circulera pas les 1er et 2 décembre, en raison des travaux. Des bus et un tram supplémentaires seront mis en place par HSL pour le remplacer.

Lundi 5 novembre 2012

Politique européenne et étrangère

Politique européenne – Crise de l’euro

Propos de M. Katainen
« Vers plus d’intégration européenne » KL
Kauppalehti publie une interview du premier ministre Jyrki Katainen qui déclare vouloir « un euro plus fort et une union plus forte ». « Si cela nécessite plus d’intégration, alors j’y suis favorable », ajoute-t-il.
Le Premier ministre souligne qu’il y a actuellement une période plus calme dans la crise de l’euro mais qu’il est exagéré de dire que le pire est passé. « Je n’oserais pas dire que tout va bien, mais je vois actuellement plus de possibilités de solutions qu’il y a quelques mois. La zone euro n’est plus en chute libre ».
Il déclare que le gouvernement finlandais ne prendra position sur la situation de la Grèce qu’après le rapport de la troïka. Il refuse toute spéculation sur un effacement partiel de la dette grecque. « Les politiciens devraient éviter toute spéculation », selon lui. Il rappelle que la monnaie unique a beaucoup souffert de déclarations péremptoires. « Les décideurs doivent soupeser chaque mot afin d’éviter tout dommage inutile ».
Le premier ministre estime que le principal actuellement est que l’Espagne puisse avoir accès aux marchés. « Je pense que la situation, est meilleure qu’il y a quelques mois. Les possibilités pour résoudre la crise sont meilleures. Merci à la BCE et à l’Espagne ».
Il souligne toutefois que chaque Etat devra faire face à ders programmes longs de stabilisation des finances publiques.
Il refuse de spéculer sur tout éclatement de la zone euro. Il réfute aussi les spéculations sur un départ de la Finlande de la zone euro. Selon lui, ces spéculations sont en partie alimentées par le programme gouvernemental qui est très réservé sur toute augmentation de la solidarité dans la zone euro et notamment sur les eurobonds.
La ligne du gouvernement est considérée comme laxiste par l’opposition alors que dans les capitales on s’étonne du changement de position de la Finlande. En effet, si la Finlande ne participe pas à la coopération renforcée sur la taxe sur les transactions financières, ce sera la première fois depuis son adhésion que le pays ne participe pas à un approfondissement de l’intégration.
Les positions au gouvernement sont divisées : les conservateurs sont opposés et le PSD est favorable à la taxe sur les transactions financières. Le gouvernement n’a donc pas de position commune. Même si M. Katainen s’oppose à cette taxe, il déclare qu’en démocratie il ne peut dicter son opinion aux autres. Au gouvernement trois partis y sont favorables et trois s’y opposent. « Ma positon est que l’on ne peut tirer sur les pieds de nos entreprises ».
M. Katainen souhaite toutefois souligner que sa politique européenne est claire : « Je veux un euro plus fort et une union plus forte. Si cela nécessite un approfondissement de l’intégration, alors il faudra le faire. La Finlande ne peut s’isoler du reste du monde et penser que son économie va prospérer. Nous ne pouvons pas à la fois nous protéger et nous enrichir. C’est une idée fausse ».
KL

Propos de Mme Urpilainen
« Mes thèses sur l’Europe » Kanava
Kanava publie une tribune de la présidente du PSD et Ministre des Finances Jutta Urpilainen. Elle expose ses cinq thèses sur l’Europe.
Elle y défend la participation de la Finlande à l’intégration européenne.
Elle rappelle que l’adhésion de la Finlande, au début des années 90, était « un choix de politique de sécurité » et « un grand pas mental après la chute de l’URSS. Ce peuple qui avait longtemps cherché l’équilibre entre l’Est et l’Ouest avait décidé de redevenir une partie de la communauté occidentale ».
« Au début, nous avons voulu prouvé notre engagement dans l’Europe en nous comportant comme un élève modèle. Nous n’en avons plus besoin. Notre enthousiasme des années 90 s’est mué en discernement. La Finlande choisit de plus en plus sérieusement ce à quoi elle veut participer. En même temps, nous voulons respecter rigoureusement nos engagements. Notre identité d’orphelin entre l’est et l’Ouest s’est muée en une conscience forte d’Etat nordique, même si, par notre taille, nous restons toujours dans le groupe des « petits Etats européens. »
« Mais nous n’avons plus peur de ce que l’on pense de nous. Dans la famille européenne, il s’agit d’atteindre ensemble plus que nous ne pouvons gagner séparément – c’est-à-dire que nous décidons de règles communes et que nous les respectons. Sur la base de cette confiance mutuelle, nous pouvons échanger librement des points de vues et sans craindre les divisions. Contrairement à ce que l’on a pu affirmer, la réputation de la Finlande n’est pas menacée par sa politique de remise en cause, constructive et responsable. Le principal est que l’on trouve finalement des solutions communes et moralement durables – et qu’elles soient respectées ensuite dans tous les Etats membres ».
En conclusion, elle souligne qu’une « valeur importante pour les Finlandais est la responsabilité morale de ses actes. C’est aussi sur cela que l’union économique et monétaire est fondée. Les Finlandais ont compris dès le début l’importance d’une économie saine – de ne pas vivre au-dessus de ses moyens. Nous envisageons avec sérieux la question de l’emprunt et de son remboursement : dans les années 50 nous avons remboursé notre dette de la première guerre mondiale aux Américains et de la seconde guerre mondiale aux Soviétiques. Nous nous sommes sorti tous seuls de notre crise des années 90. Aujourd’hui encore, nous essayons de renverser la tendance à l’endettement de nos finances publiques, même si le travail est difficile. »
« Nous voulons construire une union de la stabilité et de la croissance dans laquelle chaque Etat répond seul de ses dettes plutôt que d’en causer aux autres par une mauvaise gestion. Nous voulons plus d’Europe si cela veut dire plus de responsabilité nationale. Faire payer sa dette par les autres n’augmente pas la solidarité mais plutôt l’aléa moral. C’est pourquoi les Finlandais sont favorables à un approfondissement de l’intégration sous le strict contrôle de règles de rigueur budgétaires ».
« On a besoin de coordination économique, mais il faut, pour l’approfondir, rétablir la confiance des citoyens », souligne Mme Urpilainen.
Kanava

Commission trilatérale

Réunion à Helsinki
La section Europe de la commission trilatérale s’est réunie en fin de semaine à Helsinki, en la présence notamment de l’ancien gouverneur de la BCE, M. Trichet et du premier ministre italien, M. Monti.
La réunion était organisée à l’initiative du président du groupe finlandais, l’ancien premier ministre Esko Aho.
Les participants ont notamment été reçus par le Premier ministre Jyrki Katainen qui s’est exprimé devant eux. Les débats ont porté notamment sur la crise européenne, les expériences finlandaises et baltes de la crise économique et les relations entre l’Europe et la Russie.
HS

Surveillance de l’espace aérien de l’Islande

Les Vrais Finlandais souhaitent un rapport
Outre les centristes et les sociaux-démocrates, les Vrais finlandais aussi souhaitent que le gouvernement remette un rapport approfondi au Parlement concernant la surveillance aérienne en Islande.
M. Soini, président du parti, écrit dans son blog que la position des Vrais Finlandais à l’égard de la participation de la Finlande est négative. Pour lui, les partis du gouvernement manquent de ligne commune en la matière.
L’Alliance des gauches souhaite, elle aussi, un rapport en la matière.
HBL/sam/11

Sociaux-démocrates
M. Junkkari, chef du service de politique et d’économie de Helsingin Sanomat, estime que la division au sein du PSD pourrait être expliquée par l’éventuel remaniement ministériel à venir.
Le comité interministériel des affaires étrangères et de sécurité a adopté, en mai 2012, une position favorable à la préparation de la question de la surveillance de l’espace aérien islandais. Le comité a souligné le caractère nordique du projet, ainsi que la participation de la Suède. En juin, le Premier ministre Katainen a dit qu’il s’agissait de décisions nationales et que la Finlande n’allait pas forcément attendre la décision suédoise. Après avoir été repris sèchement par le Président Niinistö, M. Katainen est revenu sur ses propos et a précisé que la Finlande n’allait participer que si la Suède le faisait.
M. Junkkari relève que les décisions de politique étrangère et de sécurité ont traditionnellement été caractérisées par un esprit de consensus. Il semblerait que le gouvernement n’a pas réussi à bien préparer la question vis-à-vis du Parlement. M. Haglund, ministre de la Défense, a présenté la question de façon insuffisante devant la commission de la Défense, et M. Tuomioja, ministre des Affaires étrangères, a informé les centristes mais pas les vrais finlandais de la dite commission.
M. Tuomioja n’en a pas dit assez aux siens non plus à en juger du fait que le groupe parlementaire du PSD a décidé qu’il ne pouvait pas se prononcer à la lumière d’informations insuffisantes. M. Junkkari estime que l’insuffisance de l’information est sans soute une raison pour le mécontentement des sociaux-démocrates, mais que la concurrence sur le futur portefeuille des Affaires étrangères pourrait jouer aussi.
Il est possible que M. Tuomioja ne continue plus longtemps en tant que ministre des Affaires étrangères. Mme Urpilainen, présidente du parti, a évoqué un éventuel remaniement ministériel à mi-chemin de la législature. Maintenant que la Finlande n’est pas devenue membre du Conseil de sécurité, il serait plus facile de remplacer M. Tuomioja. Il pourrait ne pas se présenter aux législatives de 2015 et Mme Urpilainen pourrait définir que seuls les ministres qui comptent se présenter pourront garder leur portefeuille.
HS/sam/A10

Propos de Mme Jaakonsaari
Mme Jaakonsaari, députée social-démocrate européenne, estime que si le Centre était au gouvernement, il soutiendrait la participation à la surveillance en Islande. Pour les centristes, la coopération nordique a toujours été essentielle. M. Salolainen, vice-président conservateur de la commission des Affaires étrangères, partage son avis. « La compatibilité avec l’OTAN a été l’objectif des forces armées depuis des années », rappelle-t-il. Il pense, lui aussi, que le Centre y serait favorable s’il participait au gouvernement.
Mme Jaakonsaari rappelle que M. Tuomioja, qui a préparé la question, n’est pas un enthousiaste de l’OTAN, c’est plutôt l’inverse, mais qu’il est fidèle à la politique finlandaise de coopérer avec l’OTAN et de développer la coopération nordique. Ce sont les deux piliers de la politique de sécurité finlandaise, selon elle.
M. Kääriäinen (Centre), rappelle que le PSD est divisé en la matière.
Lui et M. Salolainen estiment que la question aurait mérité d’être mieux gérée.
Ilta-Sanomat relève que M. Backman, président du groupe parlementaire du PSD, souhaite un rapport du gouvernement sur la participation éventuelle de la Finlande.
IS/8-9

Acquisitions d’armement

« Les Etats-Unis et la France fournissent l’armement finlandais » HS
Helsingin Sanomat a fait effectuer une étude sur l’acquisition d’armement qui montre que depuis la fin de la guerre froide, les Etats-Unis ont remplacé l’URSS comme fournisseur de l’armement de la Finlande. Dans les années 1980, la Finlande achetait la majeure partie de son armement étranger à l’URSS et à la Grande-Bretagne, alors que depuis les années 2000, les Etats-Unis sont devenus le plus grand fournisseur.
La Russie ne figure plus dans les statistiques sur les importations, et la position de la Grande-Bretagne s’est affaiblie, tandis que l’importance de la France et de l’Allemagne s’est accrue.
Avec la Russie, la Finlande n’a pas conclu de grands achats depuis 1996 (système de missiles anti-aériens Buk). Une des raisons est liée à la compatibilité avec l’OTAN que la Finlande recherche. M. Koski, chef du service de l’armement des forces armées, relève qu’il n’y a pas de raison spécifique pour ne pas acheter russe, la demande et l’offre ne se sont tout simplement pas rencontrés.
Aujourd’hui, deux tiers de la valeur des importations d’armement concernent les Etats-Unis et la France. Les échanges avec les Etats-Unis concernent surtout les chasseurs F-18 Hornet et leurs mises à jour, alors que les acquisitions en France sont plus variées : des radars, des missiles et de l’équipement anti-char. Les hélicoptères NH90 constituaient un grand achat en France en 2001-2002
HS note que les plus grands vendeurs d’armes dans le monde sont les Etats-Unis, la Russie, l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne. La Russie est la seule à qui la Finlande n’a pas acheté d’armement durant la décennie en cours.
HS/lun/A3-4

Propos de M. Salonius-Pasternak sur les échanges fénno-américaines en matière d’armement
Helsingin Sanomat rend compte du rapport rédigé par M. Salonius-Pasternak, chercheur de l’institut de relations internationales, sur les acquisitions d’armement finlandaises aux Etats-Unis intitulé Not just another arms deal. M. Salonius-Pasternak a dessiné une carte sur la portée des missiles JASSM des chasseurs Hornet : Saint-Pétersbourg et la presqu’île de Kola. « Deux des trois cibles stratégiques les plus importantes de la Russie. Le troisième, c’est Moscou », dit-il.
Pour le chercheur, l’achat des Hornet constituait une étape importante « dans le travail de deux décennies des autorités finlandaises et américaines afin de construire un partenariat fort entre la Finlande et les Etats-Unis ».
La première acquisition importante était constituée par les missiles anti-char. En 1984, les Etats-Unis ont demandé à ce que la Finlande rejoigne l’embargo technologique de l’URSS, Cocom, ce que la Finlande a fait en 1987. L’achat des Hornet a été conclu en 1992.
Il y a cinq ans, les autorités américaines ne voulaient pas accorder l’autorisation de vente des missiles JASSM, et on avait soupçonné des motifs politiques derrière cette réserve.
A ce jour, des échanges s’élevant à 145 millions d’euros ont été conclus et les 70 premiers missiles devraient arriver en 2015. L’armée de terre devrait obtenir les siens : les Etats-Unis ont donné un devis sur 70 missiles ATACMS qui ont une portée de 300 km.
Avant la Finlande, les Etats-Unis n’avaient vendu des JASSM qu’à l’Australie, même pas aux autres pays membres de l’OTAN.
Les nouveaux missiles changent inévitablement l’idéologie de la défense. M. Salonius-Pasternak relève que la Finlande dispose de la capacité de détruire ou en tout cas de paralyser les terminaux d’exportation du pétrole à l’extérieur de Saint-Pétersbourg.
HS/sam/D4

Monopoles de loterie et paris

La Commission européenne exige des explications de la Finlande
Turun Sanomat rapporte que la Commission européenne exige un compte-rendu de la Finlande sur les modifications de la loi sur la loterie et les paris. Sans une explication satisfaisante, la Commission pourrait poursuivre la Finlande devant la Cour de justice.
La Commission a estimé, déjà en 2007, que les arguments de la Finlande en faveur du monopole des jeux étaient insuffisants. La Commission a alors estimé que Veikkaus faisait du marketing pour attirer les gens à jouer d’avantage.
La Commission a publié la semaine dernière un plan d’activités concernant les jeux de hasard en ligne. En même temps, elle a exigé des explications de la Finlande, ainsi que la Suède, des Pays-Bas et de la Hongrie, estimant que ces pays ne suivent pas la réglementation de l’Union.
Une question particulièrement difficile en Finlande et dans l’Union est la publicité des entreprises de monopole.
TS/11

Politique intérieure

Elections municipales

Les nouveaux conseillers municipaux ont une bonne formation et du travail
Selon Helsingin Sanomat, le Centre national de la statistique a analysé les données concernant les conseillers municipaux élus le dimanche 28 octobre. Les conseillers municipaux ont une meilleure formation que les électeurs : en moyenne la moitié d’entre eux ont une formation supérieure, contre un quart chez les électeurs. Parmi les conseilleurs municipaux de l’Alliance verte, 70 % ont une formation supérieure, contre 20 % chez les Vrais Finlandais.
80 % des conseillers municipaux travaillent (contre 54 % des électeurs), 13 % sont à la retraite, moins de 3 % sont des étudiants et également moins de 3 % sont au chômage. Parmi ceux qui sont actifs, 38,2 % des conseillers municipaux sont salariés dans le secteur privé, 37,1 % dans le secteur public (dont 8 % dans l’administration de l’Etat et 29,1 % dans les communes) et 24,8 % sont des entrepreneurs.
Parmi les conseilleurs électoraux de l’Alliance des gauches, des Vrais Finlandais et du PSD plus de la moitié travaillent dans le secteur privé. Un tiers des conseillers du Centre sont des entrepreneurs, pour la plupart dans l’agriculture. Les conseillers de l’Alliance verte travaillent le plus dans le secteur public.
Les conseillers municipaux gagnent mieux leur vie – 37 000 euros en moyenne - que les électeurs, dont les revenus sont de 21 500 euros en moyenne.
Les Vrais Finlandais ont été les plus populaires dans les régions où il y a du chômage, de l’agriculture ou de l’industrie.
Au total 37 125 candidats ont concouru aux élections municipales et 9 674 ont été élus dans les conseils municipaux.
HS/sam/A6

Parti conservateur

Le vice-président des jeunes conservateurs veut supprimer les allocations familiales
Helsingin Sanomat rapporte que M. Saul Schubak, vice-président des jeunes conservateurs, a écrit sur Facebook vendredi qu’il voulait supprimer les allocations familiales parce qu’elles favorisent « la reproduction des mauvais éléments ».
« Il n’est pas logique de soutenir la reproduction des mauvais éléments et s’étonner ensuite de la naissance de bébés toxicomanes ou du placement des enfants de parents alcooliques », écrit M. Schubak.
Le président des jeunes conservateurs, M. Antti Häkkänen, a annoncé vendredi soir que les propos de M. Schubak ne représentaient pas la ligne officielle des jeunes conservateurs.
Mme Taru Tujunen, secrétaire générale du Kokoomus, a rejeté vigoureusement les propos de M. Schubak. Elle les a caractérisés de « choquants ».
HS/sam/A5, lun/A4

Retraites

Litige entre les salariés et les employeurs sur le remboursement des cotisations de retraite
Helsingin Sanomat relève que les employeurs et les salariés ont payé trop de cotisations de retraite pendant plusieurs années. Il y a actuellement un litige sur le remboursement de ces cotisations : les employeurs préfèrent les remboursements, tandis que les salariés veulent que cet argent serve de tampon parce que les cotisations de retraite vont augmenter dans les années à venir. Les négociations à ce sujet continuent.
HS/sam/A9

Finances

Nouvelle taxe bancaire temporaire
La presse présente le projet de nouvelle taxe bancaire préparé par le ministère des Finances. Il s’agit d’une taxe qui entrera en vigueur en janvier, pour trois ans et devrait rapporter 170 millions d’euros en 2013. Elle serait de 0125% des placements à risque des banques de dépôt.
Il n’y a toutefois toujours pas de consensus entre les partis au gouvernement sur les détails de cette taxe.
Selon HS, OP-Pohjola en paierait 60 millions d’euros et Nordea 50. La prise en compte des risques permettrait à Nordea de ne payer qu’une faible part, selon le quotidien.
Aamulehti estime au contraire que, selon l’union du secteur financier, Nordea en acquitterait la moitié, OP-Pohjola 20% et Sampo 10%.
HS AL

Economie

Les sous-traitants de Nokia ont supprimé un millier d’emplois
Selon Helsingin Sanomat, durant les deux dernières années, les sous-traitants de Nokia (les entreprises de logiciels Digia et Ixonos) ont supprimé en Finlande environ un millier d’emplois durant les deux dernières années.
HS

Les Finlandais ont déjà acheté plus d’un million de smartphones en 2012
Les ventes d’appareils électroménagers ont augmenté de plus de 10% sur les neuf premiers mois. On enregistre notamment une augmentation des ventes de smartphones de 57% par rapport à 2011.
HS

Commerce

Durcissement de la loi sur la concurrence
Le ministère de l’économie et de l’emploi prépare un durcissement de la législation sur la concurrence dans le commerce de détail. L’idée serait d’étendre au commerce de détail l’interdiction concernant l’abus de position dominante.
Cette année, la commission européenne a pointé du doigt la concentration de ce secteur en Finlande.
HS estime que cette mesure ne toucherait que les groupes finlandais S et Kesko qui représente à eux seuls 80% du commerce de détail en Finlande.
Ces groupes regrettent que l’allemand Lidl, qui ne dispose que de 5% de parts de marché en Finlande, ne soit pas touché alors même que la société mère est encore plus puissante que les groupes finlandais.
HS

Energie

Début des tests pour les turbines d’OL3
Turun Sanomat rapporte que le projet OL3 en est désormais à la première phase des tests de mise en route des turbines.
TS

Marée noire

Une nappe de pétrole a été détectée devant Helsinki
Selon Helsingin Sanomat, les effets d’une fuite de pétrole dans les eaux devant Helsinki ne sont pas importants pour la ville parce que la nappe de pétrole de quelques centaines de litres est passée vers le large samedi soir.
HS/C1

France – Finlande

Jazz

Tampere Jazz happening
Aamulehti relève que le quatuor français Factuum s’est produit, jeudi, à Tampere, lors d’un festival de jazz.
AL/lun/B19

France

Beaux-arts

Louvre
Hufvudstadsbladet rend compte de l’exposition de l’art islamique au Musée du Louvre.
HBL/sam/38

Vendredi 2 novembre 2012

Politique européenne et étrangère

Surveillance de l’espace aérien de l’Islande

Propos de M. Haglund
Aamulehti relève que, pour le ministre de la défense, M. Haglund, l’intérêt de la Finlande n’est pas de première importance dans la question de la surveillance de l’espace aérien islandais. Il laisse d’ailleurs entendre que le soutien du projet de participation auprès des députés est plus vaste que l’on ne le pense.
M. Haglund relève que les forces aériennes ont 8000 heures de vol par an et la mission islandaise représenterait 70 heures. Il réclame une honnêteté de la part des députés : « les représentants de l’opposition interviennent dans les détails et disent que ça et ça reste ouvert ? Mais c’est vrai, il y a des questions qui sont encore ouvertes. Toutes les questions juridiques et d’ordre pratique pourront être résolues tant qu’il y a une volonté politique. Il s’agit maintenant de dire honnêtement si on souhaite y aller ou pas », dit-il.
M. Haglund estime que la première motivation pour participer à la surveillance islandaise n’est pas le bénéfice que cela rapporte à la Finlande. La coopération nordique est une question vaste dont certaines parties nous sont plus profitables que d’autres, selon lui.
Keskisuomalainen relève que, plus généralement, le ministre estime que la Finlande profite du renforcement de la coopération nordique de défense au niveau des manœuvres, de la formation, de l’entretien et des acquisitions communes, ainsi que dans le domaine de la gestion de crise. Il ne croit toutefois pas que la coopération avance jusqu’à une surveillance aérienne en commun.
Concernant la surveillance de l’Islande, il estime qu’il s’agit de savoir si la coopération nordique est importante ou pas. Il rappelle qu’il est inscrit dans le programme gouvernemental que la coopération nordique serait renforcée.
AL/A4, KS/9

La participation coûterait dans les 900 000 euros
Demokraatti relève que selon des estimations, le coût de 80 heures de vol dans le contexte de la surveillance islandaise coûterait entre 500 000 et 600 000 euros. Les frais de personnel s’éleveraient à 200 000 – 300 000 euros.
Dem/12

Editoriaux
L’éditorialiste de Suomenmaa, organe du Parti du centre, estime que la question de la surveillance de l’espace aérien islandais a réveillé les faucons pro-OTAN. Il rappelle qu’il y a trois ans, la commission de la Défense a conclu à l’unanimité qu’il n’était pas possible pour la Finlande de participer à une telle opération en Islande.
La situation a changé, disent certains, et effectivement, elle a changé dans le sens où la Finlande a aujourd’hui un gouvernement dirigé par un conservateur et un Président conservateur.
Cette comparaison fait que les sociaux-démocrates et l’Alliance des gauches ont l’air pro-OTAN. Depuis qu’ils sont au gouvernement, l’esprit critique s’est éteint. Sont-ils dominés par le Parti conservateur à tel point qu’ils n’osent plus promouvoir leur propre position dans cette question, se demande l’éditorialiste.
C’est le monde à l’envers : la petite Finlande accorde des aides financières à l’Europe et une aide militaire à l’OTAN, s’étonne l’éditorialiste.
SM/2

L’éditorialiste de Suomen Kuvalehti estime que la participation à la surveillance en Islande serait une décision politique dans le bon sens en matière de politique étrangère et de sécurité, même si la mission serait de courte durée.
Selon l’éditorialiste, il importe pour la Finlande que l’on développe la coopération nordique dans le contexte où une adhésion à l’OTAN s’est avérée insurmontable pour des différentes raisons.
SK/9

Commentaires
M. Rundgren, président de la délégation finlandaise auprès du Conseil nordique, estime que la surveillance représenterait une nouvelle forme de coopération nordique et que c’est un pas qui doit être précédé par un débat parlementaire en Finlande. Pour lui, les défis actuels de la coopération nordiques seraient bien suffisants.
M. Tiilikainen, président du groupe parlementaire centriste, accuse le Premier ministre de trop de précipitation dans l’affaire, « d’autant plus que même le commandant des forces armées Ari Puheloinen ne dispose pas d’image claire sur le contenu et les conditions de l’opération ». M. Tiilikainen estime que le gouvernement lui-même est désuni en la matière.
Pour M. Volanen, ancien secrétaire d’Etat, dans la surveillance, il s’agirait de protéger les frontières extérieures de l’OTAN. Pour lui, l’état de la politique étrangère et de sécurité est confus.
SM/9

Conseil nordique

Renforcement de la coopération à l’ombre d’économies concernant les crédits
Le Conseil nordique qui s’est réuni à Helsinki pendant trois jours se prépare à des économies mais souhaite renforcer la coopération. Les crédits seraient diminués de 5 % en 2014 et de 5 % en 2015-2016. Certains estiment que les activités culturelles seraient la cible la plus probable des économies.
Les pays nordiques envisagent de coopérer dans la lutte contre des cyber-menaces.
HS/A9

Taux d’alcoolémie
Le Conseil nordique serait prêt à descendre le taux d’alcoolémie dans la circulation à 0,2 pro mille dans les pays nordiques. C’est le taux appliqué en Suède et en Norvège, la Finlande, le Danemark et l’Islande observant le taux de 0,5 pour mille.
HS/A9

La Finlande et l’ONU

Editorial
M. Huhta du service de politique étrangère et de sécurité de Helsingin Sanomat estime que la défaite finlandaise contre le Luxembourg lors du vote concernant la participation au Conseil de sécurité était écrasante.
Le fait que la Finlande utilise l’ONU comme un moyen pour promouvoir des questions de la politique étrangère a faussé l’image du poids de la Finlande auprès de l’ONU, estime M. Huhta.
La triste défaite a l’air différente dès qu’on la relativise à la présence réelle de la Finlande dans le système onusien et non pas aux attentes et discours de campagne.
M. Huhta estime que le rôle de Mme Halonen dans certains processus onusiens et le lien fort de M. Ahtisaari avec l’organisation ne compensent pas le besoin d’améliorer la visibilité des Finlandais. Il faut que des Finlandais puissent obtenir des postes les plus importants de l’ONU.
La Finlande aurait besoin de ressources suffisantes dans l’ONU, ainsi qu’une politique plus claire et plus mûre qu’avant. L’ONU ne devrait pas constituer un outil dans tant de questions, elle devrait plutôt constituer une partie centrale de la politique étrangère de la Finlande.
HS/28.10/A2

Proche-Orient

L’institut finlandais au Proche-Orient sera transféré à Beyrouth
Helsingin Sanomat rapporte que selon la lettre d’actualités de l’institut finlandais au Proche-Orient, le bureau de l’institut sera transféré provisoirement à Beyrouth au Liban au début de l’année prochaine. L’institut, situé normalement à Damas en Syrie, fonctionne à Amman en Jordanie depuis un an en raison des violences en Syrie
Le déménagement à Beyrouth est nécessaire parce que l’institut n’a pas pu être enregistré en Jordanie. A Beyrouth, l’institut fonctionnera dans les locaux du consulat de Finlande.
HS/C1

Politique intérieure

Elections municipales

Plus de xénophobes dans les conseils municipaux
Selon Helsingin Sanomat, le nombre de conseillers municipaux xénophobes a augmenté aux élections municipales, même si l’immigration n’a pas été un thème important pendant la campagne électorale, même pas parmi les Vrais Finlandais.
Plusieurs candidats des Vrais Finlandais ont toutefois prononcé des propos xénophobes, dont M. Amon Rautiainen, qui a été élu au conseil municipal de Kotka par 152 voix. L’enquête policière sur ses propos est en cours. Le candidat des Vrais Finlandais Harri Taurianen, qui s’est moqué des immigrés sur son site, a obtenu le plus de voix (460) des élus de la circonscription de Kemi.
A Lieksa, en Carélie du Nord, le représentant des sociaux-démocrates Eero Kärkkäinen estime que le succès de son parti a été modeste, parce que les électeurs n’ont pas voulu voter pour le PSD qui présentait des candidats immigrés sur leur liste.
HS/A8

« M. Soini n’a pas réussi à choisir les candidats »
Demokraatti rappelle que les président des Vrais Finlandais, M. Timo Soini, avait affirmé au printemps dernier que les candidats du parti aux élections municipales seraient choisis attentivement et que le parti ferait son tout pour qu’il n’y ait pas de candidats racistes parmi les Vrais Finlandais.
Dem/jeu/4

Regard vers la droite
Vihreä Lanka, organe de l’Alliance verte, rapporte que les groupes néonazis sont de plus en plus visibles aussi en Finlande. Un nouveau livre sur l’extrême-droite en Finlande vient de paraitre jeudi.
Déjà dans les années 1979 et 1980 il y a quelques groupuscules de « white power ». Dans les années 1980, après l’arrivée de 3 000 réfugiés somaliens, il y en a eu plus.
Le rôle de l’extrême-droite de la Suède a été important et les groupes de white power ont été dirigés à partir de la Suède dans les années 1990.
Après une période calme, l’extrême-droite a eu le vent en poupe avec la montée des Vrais Finlandais depuis quelques années. Depuis 2011 il y a des membres de l’association xénophobe Suomen Sisu parmi les députés des Vrais Finlandais à l’Eduskunta.
VL/19

Fiscalité

Les contribuables des classes moyennes payent la plupart des impôts
Selon Aamulehti, il y a 4,6 millions de contribuables en Finlande. Les Finlandais de revenus moyens, ceux qui gagnent de 35 000 à 75 000 euros par an, qui représentent 21 % des contribuables, et ont payé 44 % des impôts en 2011. Le taux d’imposition est de 30-40 % pour ces revenus-là.
La majorité des contribuables, 76 %, ont gagné moins de 35 000 euros et ils ont versé 34 % des impôts.
Seulement environ 4 400 personnes, soit 0,1 % des contribuables, ont gagné plus de 300 000 euros par an. La situation des personnes de revenus moyens ne pourrait pas être améliorée en imposant plus les riches, parce qu’ils sont peu nombreux.
A la lumière des statistiques, la société n’est pas divisée en deux. Le nombre de riches ou de ceux qui gagnent peu n’a pas augmenté depuis cinq ans. Le nombre de personnes appartenant à la classe moyenne par contre a augmenté.
AL/A14

Avenir

Rapport Himanen
Le gouvernement a publié, hier, le rapport commandé au groupe de travail présidé par le philosophe Pekka Himanen intitulé « Le livre bleu : le modèle finlandais de croissance durable ».
http://valtioneuvosto.fi/tiedostot/julkinen/pdf/2012/sininen-kirja/fi.pdf
La presse estime que ce rapport ne propose pas beaucoup de nouveautés et, en dépit du fait qu’il s’agissait d’un groupe international de sept personnes (dont six étrangers, parmi lesquels Manuel Castells), il apporte peu de points de vue étrangers aux défis que rencontre la Finlande.
HS AL

Economie

Vers une hausse du chômage ?
Le groupe des caisses d’épargne finlandaises estime que le chômage pourrait augmenter plus au printemps prochain qu’après la crise de 2008 et atteindre 9% (contre 8,8% au plus haut, en décembre 2009).
M. Kuhalampi estime que le crise européenne va continuer et craint qu’après les exportations ce soit la demande intérieure qui fléchisse.
A long terme, les difficultés structurelles de la Finlande ne vont pas disparaître : « La Finlande doit faire face à une diminution de la main d’œuvre et au vieillissement de la population. La taille des fonds de pension est de 140 milliards d’euros alors que les retraites à verser sont de 600 milliards d’euros. Les problèmes auxquels la Finlande est confrontée ne disparaîtront pas avant 20 ans. Il faut augmenter le travail horaire en Finlande ».
KS

La Finlande vers la catastrophe ?
Le directeur du secteur de l’industrie technologique, M. Jorma Turunen, compare la situation de la Finlande au Titanic avant la collision avec l’Iceberg : on danse au son de la musique sans voir la catastrophe arriver. Les commandes de ce secteur ont diminué de 20% au troisième trimestre par rapport à 2011 et de 14% par rapport au second trimestre 2012. Or, les exportations ne se sont jamais totalement remises de la crise de 2008 : il y a toujours un manque de 20 à 30 milliards d’euros par an par rapport à la période précédente.
Le secteur attend des mesures du gouvernement.
Le président du groupe parlementaire conservateur, M. Jan Vapaavuori estime que la situation a changé depuis l’année dernière quand a été rédigé le programme gouvernemental et qu’il faut donc un programme pour améliorer la compétitivité des entreprises. Il estime que cela devra être fait au printemps prochain.
L’économiste Paavo Suni de l’Etla reconnaît que la Finlande a été fortement touchée par la crise de 2008 mais que l’on ne s’en est pas rendu suffisamment compte parce que le taux de chômage n’a pas radicalement augmenté en raison du vieillissement de la population active.
HS

La situation des entreprises est assez bonne
Kauppalehti analyse les résultats des entreprises cotées en bourse au troisième trimestre 2012. Il apparaît qu’en dépit de la crise économique l’évolution du chiffre d’affaires et du résultat des grandes entreprises finlandaises est satisfaisante.
Su les 80 entreprises qui ont pour l’instant publié leurs résultats, 45 avaient amélioré leurs bénéfices, 70 étaient bénéficiaires et seulement 10 enregistraient des pertes. .
KL

Energie

Points de vue :
« Fennovoima a encore un peu de temps » Kaleva
« Fennovoima sauvé par l’Est ? » HS
« Fennovoima a besoin d’un riche partenaire qui aime le risque » TT
« Pour un référendum ! » VL
« OL4 menacé après Fennovoima ? » VL
Teknikka ja Talous spécule sur l’entreprise susceptible de palier au départ d’E.ON de fennovoima ; Selon l’hebdomadaire, il faudrait un groupe énergétique riche et aimant le risque car le retour sur investissement ne sera pas rapide. Le journal cite Fortum, Vattenfall, EDF et les groupes russes.
Kaleva souligne que le ministère de l’Economie n’a, en principe pas de raison de s’immiscer dans la question de l’actionnariat de Fennovoima. Le conseiller Erkko Plit, du ministère, estime toutefois qu’il serait bon que Fennovoima consulte le ministère pour d’importantes modifications de l’actionnariat. En effet, pour le ministère, une question majeure est le savoir-faire dans le domaine nucléaire. De plus, l’autorisation de principe a été délivrée pour un certain site et tout changement de site nécessiterait une nouvelle autorisation. Kaleva souligne que Fortum pourrait être intéressé par une autorisation mais pour son site de Loviisa. Le quotidien d’Oulu souligne toutefois qu’il n’est pas exclu qu’un groupe étranger reprenne la part d’E.ON, comme cela vient d’être le cas en Grande-Bretagne.
Helsingin Sanomat commente lui aussi la reprise d’Horizon par Hitachi. Le journaliste souligne toutefois que la situation est différente pour Fennovoima où il s’agit de trouver un repreneur minoritaire pour un projet de moindre taille. Mais il semble toutefois que le précédent britannique témoigne qu’il existe toujours un intérêt pour le nucléaire. Surtout les entreprises jamonaises semblent actives, animées par la crainte qu’après Fukushima la construction cesse dans leur pays. HS estime que les autres compagnies étrangères intéressées par le marché britannique sont potentiellement des candidats pour fennovoima : EDF, Iberdrola ou Centrica.
Les candidats finlandais sont moins probables car Fortum est prioritairement intéressé par le fait de disposer d’une autorisation en propre pour Loviisa qui sera examinée par le prochain gouvernement, en 2015. HS souligne que, si le projet de Fennovoima venait à échouer, cela ne ferait qu’accélérer le projet de Fortum à Loviisa et n’aurait donc pas d’effet sur la dépendance énergétique finlandaise.
Vihreälanka souligne que si Fortum veut transférer le projet de Fennovoima à Loviisa ou obtenir sa propre autorisation de principe, il faudra une décision du parlement. Or, seuls les conservateurs sont de fervents défenseurs du nucléaire : un tiers des députés du PSD y étaient opposés durant la dernière législature et les centristes ne l’avaient accepté que dans le cadre d’une politique d’aménagement du territoire en faveur du Nord, quant aux Vrais Finlandais, ils sont divisés sur la question.
Vihreälanka cite aussi le chercheur du centre économique de Laponie Raimo Reiman qui déclare que le projet d’OL4 souffre des mêmes difficultés de trouver un financement que Fennovoima mais que l’on n’en parle pas publiquement.
Teknikka ja talous, Kaleva HS VL

France

Economie

Rapport Gallois
Kauppalehti présente les rumeurs entourant la publication, la semaine prochaine du rapport gallois sur la compétitivité française. ?
KL

Jeudi 1er novembre 2012

Politique européenne et étrangère

Surveillance de l’espace aérien de l’Islande

Rencontre des ministres nordiques des Affaires étrangères
Les ministres nordiques des Affaires étrangères, réunis à Helsinki, hier, ont donné une conférence de presse. Il apparaît qu’en Suède, il y a un soutien vaste au projet de participation à la surveillance de l’espace aérien islandais. En Finlande en revanche, les députés notamment ont encore des questions qui nécessitent des réponses.
Le ministre des Affaires étrangères, M. Tuomioja, relève qu’en Finlande, c’est le gouvernement qui prend formellement la décision, mais que politiquement, il est clair que l’ensemble du Parlement détermine une position que le gouvernement respecte.
M. Tuomioja estime qu’en Finlande on fait beaucoup de bruit autour de cette question pour pas grand-chose.
HS/A5

On attend la position du PSD
Le groupe parlementaire des sociaux-démocrates est confus du fait que le ministre des Affaires étrangères, M. Tuomioja, promeut le projet islandais alors que le groupe n’a pas formulé sa position. Le président du groupe social-démocrate, M. Backman, relève que le groupe a informé M. Tuomioja du fait qu’il souhaitait obtenir de plus amples informations en la matière. « Le ministre peut bien avoir sa propre position, et ce n’est pas nouveau pour le groupe qu’il pense ainsi », relève Mme Väätäinen, membre de la commission de la Défense. Elle estime que toutes les données sont déjà connues : « Il est difficile d’imaginer que quelque chose de nouveau surgisse ».
Pour M. Backman, beaucoup de questions restent toutefois ouvertes. « Faut-il des changements législatifs, seraient-ils permanents, les vols seraient-ils armés, qu’en est-il du financement », énumère-t-il.
Mme Paatero, vice-présidente du groupe social-démocrate, estime qu’une des grandes questions est le fait de savoir à quoi on s’engage par la suite.
Mme Viitamies, membre de la commission de la Défense estime que la décision au sein du groupe aurait dû être prise la semaine dernière. Pour elle, il ne s’agit pas d’un rapprochement vers l’OTAN, mais de coopération nordique.
Le Président Sauli Niinistö a souligné, lui aussi, qu’il s’agit de la coopération nordique. Pour lui, la question de vols armés ou non sera encore évoquée, mais qu’en principe, on part dans l’idée de vols non-armés.
Le président du groupe centriste, M. Tiilikainen, demande un rapport approfondi en la matière de la part du gouvernement.
HS/A5, KS/13

Propos de M. Katainen
Le Premier ministre, M. Katainen, estime que les préparations concernant la question de surveillance aérienne ont avancé en bonne et due forme, sous la direction du ministre des Affaires étrangères. Selon lui, la forme définitive de l’opération dépend des négociations avec l’OTAN et la Suède.
KS/13

Propos de M. Tuomioja
Hufvudstadsbladet relève que selon le ministre Tuomioja, il ne convient pas de comparer les missions de l’OTAN dans les pays Baltes à celle consistant dans la surveillance de l’espace aérien islandais. Pour lui, il est exclu que la participation éventuelle en Islande soit un signe dans le sens que la Finlande envisage de changer ses prises de position et les formes de coopération avec l’OTAN.
HBL/2

Un coup de couteau dans le dos de M. Tuomioja
Kyösti Hagert d’Ilta-Sanomat estime que l’hésitation du groupe parlementaire du PSD représente un coup de couteau dans le dos de ministre Tuomioja. Serait-ce lié au fait que le PSD est censé procéder à un remaniement ministériel dans ses rangs lorsqu’on arrivera à mi-chemin de la législature ?
Pour M. Hagert, les Conservateurs ne se sortent pas élégamment de l’affaire de surveillance aérienne. M. Katainen assure ses collègues nordiques de la participation finlandaise en même temps qu’il affirme qu’il reviendra au Parlement finlandais de prendre la décision en la matière.
IS/7

Editoriaux
L’éditorialiste d’Ilta-Sanomat rappelle que la coopération avec l’OTAN et l’option d’adhésion à l’Alliance atlantique font partie des livres blancs sur la défense et qu’envoyer quelques chasseurs en Islande serait parfaitement conforme à cette ligne.
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat estime que le consensus de la politique de sécurité est en train de se rompre. Si la ligne traditionnelle consistant à rechercher un consensus national change, la Finlande deviendra plus vulnérable dans le sens où il sera plus facile pour une instance extérieure d’influencer le pays.
HS/A2 IS/4

Propos de Mme Ojanen
Helsingin Sanomat relève que, selon la chercheuse Hanna Ojanen de l’institut de relations internationales, il s’agit, dans le projet de surveillance, aussi bien de coopération nordique renforcée que d’une coopération renforcée avec l’OTAN. Pour elle, les organisations internationales ne sont plus des alternatives les unes aux autres. Il ne s’agit pas de les séparer, elles sont de plus en plus chevauchées, et concrètement, cela signifie qu’elles coordonnent des démarches indépendamment de qui est membre de quelle organisation.
HBL/3

Pays nordiques

Les pays nordiques ouvriront une ambassade commune en Birmanie
Hufvudstadsbladet rapporte que les ministres des Affaires européennes de la Finlande, de la Suède, de la Norvège, du Danemark et de l’Islande se sont mis d’accord, lors de leur rencontre mercredi à Helsinki, pour que les cinq pays ouvrent des ambassades communes en Asie – en Birmanie, au Pakistan, au Vietnam et au Bangladesh.
Les cinq pays nordiques ouvriront leur ambassade commune à Rangoun en Birmanie dès novembre.
Les pays nordiques ont une bonne expérience de leur ambassade commune à Berlin. Selon le ministre norvégien des Affaires étrangères, M. Espen Barth-Eide, « nous tavaillons pour trouver des solutions semblables dans plusieurs villes en Europe et en Amérique du Nord ».
HBL/13

Politique intérieure

Sécurité intérieure

Le gouvernement a décidé de créer un réseau de sécurité intérieure
Selon Turun Sanomat, le gouvernement a décidé de créer un réseau administratif dans le cadre de son programme récent sur la sécurité intérieure. Il a été décidé, en été dernier, de créer un réseau national pour lutter contre l’extrémisme violent.
Selon les informations du quotidien, le réseau, qui se réunit à Helsinki, organise des séminaires et désigne des groupes de travail. Il reçoit des rapports de la police de sureté Supo sur les phénomènes extrémistes en Finlande. Des groupes de travail, avec des représentants de la police, de la jeunesse et de l’enseignement, ont été créés à Turku, Tampere, Oulu et Helsinki.
« Le travail est de caractère préventif et l’accent est naturellement mis sur les jeunes », selon Mme Ritva Jykelä, directrice de la jeunesse à Turku. Le groupe de travail de Turku se réunira pour la première fois en novembre. « La Supo nous informera concernant les tendances », selon Mme Jykelä.
La directrice du secrétariat chargé du réseau de coopération de la sécurité intérieure du ministère de l’Intérieur, Mme Tarja Mankkinen, souligne que « les observations au niveau national et international montrent qu’il y a des idées extrémistes qui peuvent conduire à une activité violente. L’objectif du réseau de coopération est intervenir le plus tôt possible ».
TS/3&6

Défense

Selon un sondage, la moitié des femmes ont été harcelées dans l’armée
Helsingin Sanomat relève que selon un sondage effectué parmi ceux qui font leur service militaire, un tiers estime avoir été victime de harcèlement ou de traitement discriminatoire. Parmi les femmes ayant effectué un service militaire facultatif, la moitié a été harcelée.
Les forces armées ont été étonnées de ces chiffres, selon M. Esa Janatuinen de service du personnel à l’état-major. « Nous sommes étonnés du fait que la différence entre les femmes et les hommes soit aussi importante. Beaucoup de cas de harcèlement n’ont pas été rapportés. » M. Janatuinen déplore la lenteur du développement vers une ambiance d’égalité.
Les femmes ont obtenu la possibilité de faire le service militaire en 1995. Elles représentent seulement un pour cent de ceux qui font le service. Près de 90 % des femmes estiment toutefois que le service militaire a été une expérience positive.
4 500 hommes et 260 femmes ont répondu au sondage effectué pour le compte des forces armées.
HS/A6

Emploi

Les syndicats sont choqués par les suppressions d’emplois chez Accenture
Selon Helsingin Sanomat, les syndicats finlandais sont choqués de l’annonce d’Accenture de supprimer 350 emplois en Finlande et de fermer entièrement son antenne à Oulu.
Nokia avait externalisé à Accenture, en octobre 2011, 1 200 employés ayant participé au développement de Symbian.
Pour M. Pertti Porokari, président du syndicat des ingénieurs, « il s’agit d’une externalisation des licenciements ». M. Antti Rinne, président du syndicat Pro, estime qu’il « ne reste plus grand-chose de la responsabilité sociale de Nokia ».
M. Frank Korsström, directeur général de la filiale finlandaise d’Accenture, n’a pas voulu préciser combien d’anciens employés de Nokia travaillent encore pour Accenture.
HS/B5

Energie

Point de vue : « Il manque 2 milliards pour Fennovoima » AL
Le journaliste d’Aamulehti Pekka Kymäläinen revient sur le départ d’E.ON de Finlande et estime qu’il est clair que Rosatom serait intéressé par le marché finlandais. Mais pas pour acheter une centrale française ou japonaise. Si Rosatom reprenait donc la part d’E.ON, il faudrait que Fennovoima demande une nouvelle autorisation au parlement pour changer de fournisseur de réacteur.
M. Kymäläinen estime qu’outre Rostaom, Fennovoima pourrait intéresser d’autres groupes énergétiques ; Le plus en vue est bien sûr Fortum, voire Vattenfall.
Le journaliste cite aussi l’allemand RWE ou plus probablement encore (si ni Fortum ni Vattenfall ne s’engagent), le français EDF, en raison de l’offre d’Areva.
AL

France

Economie

« La Belgique attire les riches » TS
Turun Sanomat reprend une dépêche de STT consacrée à l’évasion fiscale vers la Belgique.
TS

publié le 30/11/2012

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