Mars 2019

Vendredi 29 mars 2019

Politique intérieure

Elections législatives

Nouveau sondage : les Vrais Finlandais sont en troisième position

Yle a publié vendredi matin les résultats de son nouveau sondage sur les intentions de vote des Finlandais.
Le Parti social-démocrate, qui a perdu 1,2 point depuis le sondage précédent, est encore en tête avec un score de 20,1 %. Le Kokoomus (Rassemblement national) arrive deuxième avec 15,8 % (-0,4 point) et les Vrais Finlandais troisième avec 15,1 % (+1,8 point).
Le Centre se trouve quatrième avec un score de 14,4 % (+0,3 point), suivi des Verts qui obtiennent 13,0 % (-0,7 point).
L’Alliance des gauches, qui a gagné 0,9 point, obtient 9,8 %. Le parti suédois a 4,3 % (-0,4 point), les Chrétiens-démocrates 3,5 % et les Bleus 3,1 % (-0,9 point).
Selon Tuomo Turja, directeur de recherche de l’institut Taloustutkimus, les Vrais Finlandais ont gagné des intentions de vote surtout parmi les abstentionnistes, c’est-à-dire ceux qui qui n’ont pas voté aux élections législatives de 2015.
La différence entre le PSD et le Kokoomus a diminué un peu mais est encore de 4,3 points. Selon M. Turja, la dernière semaine du sondage a été plus favorable au PSD que les deux premières semaines du sondage qui a été effectué du 6 au 26 mars.
Les intentions de vote en faveur du Centre ont augmenté légèrement pendant la première semaine après la démission du gouvernement Sipilä.
L’Alliance des gauches a gagné près d’un point. Selon M. Turja, ces votes viennent surtout des Verts et des sociaux-démocrates.
La politologue Johanna Vuorelma de l’université de Tampere souligne que les différences entre les partis politiques ont diminué : « Il y a quatre partis qui se tiennent en trois points. » Elle souligne que cela est devenu un phénomène européen. « Dans une telle situation, le taux de participation aura un impact important sur les résultats des partis. »
Le sondage a été effectué par l’institut Taloustutkimus auprès de 1 954 personnes, dont 1 222 se sont exprimées. La marge d’erreur est de ± 2,3 %.
Yle

Projection en sièges

Yle publie aussi une projection en sièges : Le PSD aurait 47 sièges (+ 13), le Kokoomus 40 (+3), le Centre 35 (-14), les Verts 27 (+12), les Vrais Finlandais 22 (-13), l’Alliance des gauches 16 (+4), le Parti suédois 7 (-2) et les Chrétiens-démocrates 4 (-1). Le groupe « autres partis » aurait un siège.
Yle

Violence politique

Mme Huhtasaari menacée par un conseiller municipal
Il y a eu un nouveau cas de menace de violence politique. Un conseiller municipal (Rassemblement national, Kokoomus) de Pori, a appelé le numéro d’urgences pour menacer de mettre le feu chez Mme Huhtasaari, vice-présidente des Vrais Finlandais, qui réside à Pori.
Le parti du Rassemblement national constate que si cet incident s’avère véridique, il est impossible pour la personne en question de poursuivre son mandat dans les rangs du parti.
HS/A18

Emploi

De nombreux secteurs souffrent de pénurie de main d’œuvre
Helsingin Sanomat rend compte du baromètre du ministère de l’Emploi et de l’Economie sur les professions. Il en ressort que, sur les 200 métiers examinés, 54 professions, contre 39 il y a un an, manquent de travailleurs. La moitié des secteurs qui souffrent de pénurie de main d’ouvre relèvent du domaine sociale et de la santé.
De plus, il y a aujourd’hui une offre trop importante de travailleurs pour seulement 21 professions, contre 29 il y a un an.
Parmi les professions concernées par la pénurie de la main d’œuvre, il y a par exemple les médecins spécialisés, médecins généralistes, puériculteurs, infirmières, employés du domaine de la restauration, dentistes et aides-soignantes.
L’excédent d’offre concerne par exemple les métiers du domaine de la création ou de la communication.
La pénurie touche le plus souvent l’Ostrobotnie, la région de Turku, et la région de la capitale, Uusimaa.
L’excédent d’offre de main d’œuvre concerne la Carélie du Nord, la Finlande centrale et Pirkanmaa, région autour de Tampere.
HS/A34

Défense

La défense nationale remplace les mines anti-personnel par des mines finlandaises
La défense nationale remplacera les mines anti-personnel par des munitions dites « à saut » de fabrication finlandaise. La munition pèse entre cinq et dix kilos et peut être tirée par n’importe quel système de déclencheur utilisé par l’armée finlandaise.
Concrètement, la munition est propulsée du sol dans l’air où elle explose en répandant entre 3 000 et 4 000 morceaux de projectiles dans l’environnement. Selon le ministère de la défense, elle remplit toutes les conditions établies par les accords d’Ottawa et de Genève.
Le ministère a signé le premier contrat pour une première acquisition de munitions avec l’Institut Leijona.
Dans son blog, le ministre de la Défense Jussi Niinistö écrit que dès que les tests auront été réalisés, on pourra qualifier la « munition à saut » d’équipement militaire. Selon le ministre, avec cette nouvelle arme ce sera le retour de « la terreur des mines » en Finlande.
IL, YLE28.3

Politique étrangère et européenne

Défense

Les négociations autour du projet HX ont commencé à Helsinki
La défense nationale a entamé les négociations sur l’acquisition destinée à remplacer les avions F-18. Selon le directeur du programme au ministère de la défense, Lauri Puranen, les cinq fabricants ont présenté leurs alternatives durant deux heures mi-février à Helsinki.
Il convient maintenant d’analyser les propositions de BAE Systems, de Boeing, de Dassault, de Lockheed Martin et de Saab et de choisir la meilleure alternative pour la Finlande. Cette première phase de négociations, qui a lieu en Finlande, durera jusqu’en mai et comprend trois tours avec chaque fabricant. Il y sera question de capacité, de sécurité d’entretien, des conditions de contrat et des coûts. Les offres finales seront demandées en 2020 et la décision sera prise en 2021.
Le nombre des avions de combat multifonctions n’a pas été confirmé, mais publiquement il a été question d’une acquisition de 64 appareils.
Yle28.3

Saab promet une chaîne de montage des Gripen en Finlande
Selon Saab, les mises à jour et les intégrations de n’importe quelles armes seront faciles à effectuer sur le support Gripen.
Pour Saab, les nouvelles ventes sont désormais étroitement liées à la Finlande et à la Suisse qui préparent actuellement leurs acquisitions d’avions de combat. La Suisse procède à des tests cette année et la Finlande le fera l’année prochaine à la même époque.
Selon le directeur de programme Gripen E, Eddy de la Motte, la Finlande a toutes ses chances pour faire de l’appareil un engin qui lui convient.
« Le Gripen E est fabriqué de telle sorte qu’il pourra être renforcé par toutes les nouvelles technologies sur les 30 à 40 années à venir », affirme la directrice technologie de l’unité Aéronautics, Lisa Abom. Elle précise également que le Gripen vole en tenant compte de l’environnement et pourra dans l’avenir consommer des biocarburants.
KL28.3/A10

Jeudi 28 mars 2019

Politique intérieure

Elections législatives

Violence politique
Helsingin Sanomat relève que l’agressivité contre les candidats a augmenté. Surtout les candidats immigrés sont de plus en plus insultés.
Les représentants de tous les partis politiques disent que le harcèlement des candidats est à un niveau jamais vu auparavant. « Ce qui avant était écrit sur internet est actuellement jeté en pleine figure aux candidats », selon le secrétaire général du Parti suédois Fredrik Guseff.
La police confirme ce phénomène. Plusieurs cas de harcèlement ou de tentative d’agression contre les candidats aux élections législatives ou aux élections européennes dans plusieurs villes ou communes ont déjà été dénoncés à la police. Il y a eu des insultes, du vandalisme mais aussi des menaces de mort.
Selon Riikka Pirkkalainen, secrétaire général du parti du Centre, il y a eu des menaces de toute sorte surtout dans les grandes villes.
Le cas le plus grave jusqu’à présent a eu lieu dimanche dernier à Vantaa où le ministre des Affaires étrangères Timo Soini a été victime d’une tentative d’agression par un homme revêtu d’une veste des Soldats d’Odin.
« Il semble que le thème commun à toute cette agressivité est surtout l’immigration », selon Antti Siika-aho, président des centristes d’Helsinki.
Selon Riikka Slunga-Poutsalo, secrétaire générale des Vrais Finlandais, « il y a des groupes qui estiment que même les critiques des Vrais Finlandais contre l’immigration ne sont pas assez fortes, comme les Soldats d’Odin ou le mouvement nordique PVL ».
HS/A14-15

Propos du Président Niinistö
Le président Sauli Niinistö a publié mercredi sur son blog un texte sur la paix électorale. Il dit qu’il a déjà évoqué ce thème avec les présidents des partis représentés au Parlement à l’automne dernier et qu’il continue à en parler avec eux.
« Nous partageons la même conception sur la nécessité de garantir la paix électorale. Les menaces ou l’agressivité ne font pas partie des campagnes électorales finlandaises. »
« Le respect de la démocratie est un travail quotidien qui doit engager tous les citoyens », selon M. Niinistö.
HS/A, TS/4, tpk.fi

Extrême-droite

La cour suprême va étudier la décision d’interdire PVL
La cour suprême a accepté le recours du mouvement PVL (Mouvement de résistance nordique) contre la décision de la cour d’appel qui confirmait celle du tribunal d’instance de Tampere d’interdire ce mouvement.
La cour suprême a toutefois décidé, à la demande de la direction de la police, d’interdire à titre provisoire, jusqu’au jugement, le mouvement PVL.
IS

Défense

Réactions aux propos de Pekka Haavisto qui a relié la question climatique et le projet HX de renouvellement des chasseurs de l’armée de l’air
Les réactions aux propos de Pekka Haavisto ne se sont pas laissé attendre. Il avait affirmé que la Finlande devrait se demander s’il est convenable d’acheter des chasseurs à un pays qui ne respecte pas les accords de Paris sur le climat.
Le président de la commission parlementaire de défense, le député du Rassemblement national Ilkka Kanerva déclare qu’en tenant compte du rapport coût-efficacité et des besoins de la Finlande en matière de la défense, ce genre de propos n’est pas une bonne solution. « Cela pourrait créer des tensions inutiles dans les relations bilatérales. Il n’est pas bon que le projet HX se politise », estime Kanerva. « Il faut prendre une décision qui servira le mieux au développement de notre capacité militaire. Dans cette acquisition, il ne faut pas faire privilégier une alternative pour des motifs politiques si elle ne remplit pas les critères demandés par la défense finlandaise. Si nous faisons cela, nous commettrons une grande erreur. »
Haavisto avait toutefois précisé que ses propos sont encore au stade de réflexions mais s’étonnait néanmoins que la question n’ait pas encore été invoquée.
Le chercheur de FIIA, Charly Salonius-Pasternak a également réagi en indiquant que la question n’est pas pertinente et qu’il existe d’autres moyen de faire avancer les objectifs climatiques. Il remarque également que le Gripen possède un moteur américain et que lui non plus ne conviendrait peut-être pas.
Jussi Niinistö de l’Avenir bleu (ministre de la défense du gouvernement chargé d’expédier les affaires courantes) a twitté qu’il « faudrait surtout mettre en avant la capacité de l’avion ».
US27.3

Santé

Hausse de la mortalité durant la canicule de l’été 2018
Helsingin Sanomat rapporte que, selon un communiqué de l’Institut national de la santé et du bien-être THL, la canicule des mois de juillet et août 2018 a causé environ 380 décès prématurés en Finlande.
Il s’est agi surtout de personnes de plus de 65 ans, dont la mortalité journalière a augmenté d’environ 14 % en moyenne.
Les effets ont été au même niveau qu’en été 2014 où la canicule, qui avait duré pendant plus de trois semaines de suite, avait causé environ 330 décès prématurés.
THL estime que les décès prématurés augmenteront en raison du changement climatique
HS/A8

Réseau de pédophilie

Cinq Finlandais soupçonnés d’importation et de diffusion de matériel relevant de la pédophilie violente, dont trois soupçonnés d’abus sexuels aggravés et de viols aggravés de mineurs, et d’enregistrement de ces crimes dans le but de les diffuser
La police judiciaire a confisqué une quantité record, 95 téras, de matériel violent relevant d’une cruauté extrême contre des mineurs. La majeure partie du matériel a été importée de l’étranger, principalement de l’Europe et d’autres pays occidentaux. La police finlandaise a été avertie en la matière par des autorités étrangères et, du fait de l’envergure de l’affaire, c’est la police judiciaire qui a dirigé l’enquête.
Cinq Finlandais sont soupçonnés d’avoir participé à un réseau de pédophilie violente et parmi eux trois sont soupçonnés d’abus sexuels aggravés et de viols aggravés de mineurs, et d’enregistrement de ces crimes dans le but de les diffuser. Ce réseau comprenait des contacts dans 99 pays. Les victimes finlandaises, 6 garçons, avaient au moment des crimes entre 6 et 15 ans.
Selon Sari Sarani, commissaire divisionnaire judiciaire, la police soupçonne depuis longtemps qu’un tel matériel est filmé et diffusé en Finlande, mais l’affaire présente est la première à prouver la véracité de ces soupçons.
Les crimes ont eu lieu de 2004 en 2018.
AL/A10-11

Politique étrangère et européenne

Europe – Chine

Billet
Hufvudstadsbladet publie un billet de Tim Johansson, qui spécule sur la notion de l’Europe, culturelle et géographique, et sur ce qui la différencie de l’Eurasie. Avec l’expansion de la Chine, l’Eurasie devient quelque chose de plus que de la simple géographie, selon lui.
La Chine étend ses infrastructures mondiales par son initiative de nouvelle route de la soie, dont ferait partie le financement d’un éventuel tunnel entre Helsinki et Tallinn. La question de savoir à quelles conditions, et aux conditions de qui l’économie de tout ce continent de l’Eurasie s’intègre intéresse l’UE, la Russie, le Chine et probablement l’Inde, estime Hbl.
HBL/19

Finlande - Russie

Le mouvement Night Wolves s’étend en Finlande
Iltalehti rapporte que le mouvement de bikers « Yön sudet » (Night Wolves) considéré comme très proche du président Poutine, a ouvert un groupe en Finlande.
Il s’agirait d’un groupe finlandais d’une dizaine de membres, installés dans la région de Forssa depuis le début de l’année.
IL

Capitale européenne de la culture

Tampere candidate pour 2026
Aamulehti rapporte qu’après Helsinki en 2000 et Turku en 2011, Tampere vise la possibilité d’être capitale européenne de la culture en 2026.
La ville vient de recruter une personne, M. Juha Hemanus, comme responsable de ce projet.
AL

Mercredi 27 mars 2019

Politique intérieure

Elections législatives

M. Haavisto le candidat le plus populaire comme Premier ministre
Selon un sondage effectué pour le compte d’Helsingin Sanomat, le président des Verts Pekka Haavisto est le candidat le plus populaire pour le poste de Premier ministre. Il obtient 22 %, contre 16 % en faveur de Petteri Orpo du Kokoomus ou 15 % en faveur d’Antti Rinne du PSD.
L’actuel Premier ministre centriste Juha Sipilä obtient 14 %, le président des Vrais Finlandais Jussi Halla-aho 9 % et la présidente de l’Alliance des gauches Li Andersson 5 %.
Aucun candidat n’est aujourd’hui aussi populaire que ne l’était M. Sipilä avant les élections législatives de 2015. Il avait alors obtenu un score de 45 %, contre 23 % en faveur d’Alexander Stubb.
« Les Finlandais n’ont pas un candidat favori qui serait clairement le numéro un », selon Sakari Nurmela, directeur de recherche de l’institut Kantar TNS.
L’institut de sondage a aussi interrogé les Finlandais en mettant en opposition les principaux candidats. Ainsi, s’il n’y avait que deux candidats, M. Orpo obtiendrait 44 % contre 43 % en faveur de M. Rinne. Opposé au Premier ministre, M. Rinne obtiendrait 51 % contre M. Sipilä 38 %.
M. Haavisto gagnerait M. Orpo par 47 % contre 42 %. Il gagnerait aussi M. Rinne, par 49 % contre 40 %.
Il est toutefois clair que MM. Rinne et Orpo sont les candidats les plus probables pour devenir Premier ministre, relève HS. Néanmoins, le score de 15 % est gênant pour M. Rinne parce qu’il est beaucoup moins populaire que son parti.
M. Haavisto est populaire parmi les 25-34 ans et parmi les femmes, tandis que MM. Rinne et Sipilä sont les favoris des retraités.
Le sondage a été effectué entre le 1er et le 22 mars auprès de mille personnes par l’institut Kantar TNS.

Sondage de Maaseudun Tulevaisuus
Maaseudun Tulevaisuus, quotidien proche du Centre, rapporte que selon les résultats d’un sondage effectué pour le compte du quotidien pour savoir quels sont les trois partis politiques préférés des Finlandais pour entrer au prochain gouvernement le PSD est en tête avec un score de 47 %, suivi des Verts à 36 %, du Kokoomus (Rassemblement national) à 27 % et du Centre à 26 %.
Même si le Centre a encore une position forte dans les régions rurales, il a y dû céder la première place au PSD, relève Demokraatti.
Dem

Projection en sièges
Demokraatti, organe du PSD, relève que selon la nouvelle projection en sièges, présentée par Jukka Manninen, directeur de recherche d’un think tank du Kokoomus, Antti Rinne est le candidat le plus proche du poste de Premier ministre en ce moment.
Le PSD aurait 47 sièges (+13), le Kokoomus 40 (+3), le Centre 33 (-16), les Vrais Finlandais 24 (-14), les Verts 23 (+8), l’Alliance des gauches 16 (+4), le Parti suédois 10 (+0), les Chrétiens-démocrates 6 (+1) et les Bleus un siège.
Ce qui est nouveau par rapport à la dernière projection en sièges, c’est que les Vrais Finlandais auraient dépassé les Verts. Les Bleus auraient un siège en Uusimaa, circonscription autour d’Helsinki.
Dem

Défense – Verts

Le président des Verts Pekka Haavisto évoque la question climatique à propos du projet HX d’achat de nouveaux chasseurs pour l’armée de l’air
Le président des Verts Pekka Haavisto souhaite évoquer les questions de valeur et de climat dans le projet de l’acquisition finlandaise des avions de combat. Selon lui, la Finlande devrait se demander s’il est convenable d’acheter des chasseurs à un pays qui ne respecte pas les accords de Paris sur le climat.
« Lorsque les appels d’offre ont été lancés, ils ont sans doute été adressés sciemment à des pays qui sont engagés par les accords de Paris sur le climat », affirme Pekka Haavisto dans une interview accordée à plusieurs journaux (Kauppalehti, Talouselämä et Uusi Suomi)
Concrètement cela pourrait agir sur une acquisition d’avions américains car le président Donald Trump a déclaré que les Etats-Unis se retireraient de ces accords qu’il juge néfastes pour son pays.
Les Etats-Unis ont proposé à la Finlande le F-35 de Lockheed Martin et le Super Hornet F/A 18 de Boeing. Il convient de noter toutefois que les conditions des accords de Paris ne permettent pas de retrait avant le 4 novembre 2020, une date qui correspond à un jour près à celle des prochaines élections présidentielles américaines.
M. Haavisto précise que ses propos ne sont encore qu’au stade de réflexions mais s’étonne néanmoins que la question n’ait pas encore été invoquée.
Pour Haavisto, il existe une dimension politique liée au projet HX. « Par exemple, avec la Suède nous développons une industrie et une technologie communes et c’est important. Je ne pense pas pour autant que la coopération en matière de la défense avec la Suède aille de pair avec l’acquisition HX. La collaboration se poursuivra de toute manière, quelle que soit la décision de la Finlande en matière d’achat de ses chasseurs », conclut Haavisto.
US26.3

Chômage

Editorial
La situation finlandaise évolue et se rapproche de celle de la Suède
L’éditorialiste de Kauppalehti note que l’évolution de la situation de l’emploi est plutôt bonne. Le taux d’emploi s’élève à 72,5% et celui de chômage à 6,5%.
Pour la Finlande, la Suède est un pays modèle en matière d’emploi. Le taux de chômage suédois est de 6,2%, mais le taux d’emploi est bien plus élevé que celui de la Finlande.
Il y a 14% de moins de chômeurs en Finlande qu’il y a un an, ce qui s’explique en partie par le fait que les classes d’âge en âge de travailler diminuent. Il y a également 9000 emplois vacants de plus aujourd’hui qu’il y a un an.
Une partie des emplois vacants sont difficiles à remplir. Surtout dans le bâtiment et dans certains emplois du secteur des technologies d’information, il est difficile de trouver de la main d’œuvre compétente.
KL/A5

Modèle d’activation de chômeurs

Les caisses de chômage mettraient fin à la réforme
Aamulehti relève que trois directeurs de caisse de chômage sur quatre souhaitent que le prochain gouvernement mette fin au modèle d’activation de chômeurs. Seulement 5 % souhaitent maintenir le modèle et 21% ne se prononcent pas.
Il apparait que 58% des directeurs ne sont pas sûrs que le modèle ait favorisé l’emploi et même 42% estiment que ce n’est pas le cas.
Certains directeurs estiment que le modèle mériterait d’être développé, et que le supprimer sans rien proposer à la place ne serait pas raisonnable.
Des modifications prévues au modèle d’activation des chômeurs entreront en vigueur en avril. Désormais, la gamme d’activités prises en compte par les caisses (pour ne pas baisser les allocations) sera plus variée, et par exemple la participation aux activités des syndicats, de certaines associations ou de communes sera prise en compte. Selon cette même enquête, 89% des directeurs de caisses considèrent cette modification comme utile.
Au total, 19 personnes ont répondu au questionnaire envoyé à 26 directeurs de caisse.
AL/A10

Apprentissage des langues étrangères

A la rentrée 2019, les cours de langue étrangère commenceront dès la première année du primaire
Helsingin Sabnomat rend compte de la mise en place de la réforme concernant l’enseignement plus précoce de la première langue étrangère à l’école afin de freiner les inégalités quant à l’offre des options de langue. Au lieu de commencer les études de la langue A1 (première langue étrangère obligatoire), en troisième classe, les études commenceront désormais dès la première classe de l’école primaire.
Cette réforme se base sur un projet réalisé en 2017-2018 visant à diminuer les inégalités concernant les études de langue et diversifier les choix, étant donné que de moins en moins d’élèves étudient d’autres langues que l’anglais. La direction nationale de l’Education a en effet exprimé son souci concernant la diminution de la diversité des connaissances linguistiques des Finlandais.
Des crédits de 7,5 millions d’euros en 2020 et de 12 millions d’euros à partir de 2021 sont prévus pour favoriser l’enseignement plus précoce de la première langue étrangère. Deux millions d’euros sont en outre prévus pour la formation complémentaire des enseignants.
A la rentrée 2019, à Tampere, il est prévu de présenter aux élèves plusieurs langues parmi lesquelles il s’agira d’en choisir une pour les cours qui commenceront en janvier 2020. Par la suite, les présentations seront organisées dès l’année précédant la scolarisation des enfants.
A Helsinki, le modèle d’étude précoce des langues étrangères est déjà en place depuis la rentrée 2018.
HS

Climat

Le ministère de l’Environnement a choisi 15 projets pour diminuer de l’empreinte carbone des Finlandais
84 propositions ont été présentées au ministère de l’Environnement qui a cherché des solutions pour diminuer l’empreinte carbone des citoyens. Finalement, 15 projets ont été choisis pour un essai concernant l’efficacité énergétique, les transports et la consommation durable. Le ministère financera chacun de ces projets à hauteur de 5000 d’euros.
Parmi les projets, il y a un essai concernant l’installation d’un panel solaire sur une voiture, des ateliers de réparation de vélos pour les écoliers, des périodes de gratuité des transports en commun pour les automobilistes, du co-voiturage pour les utilisateurs de taxis, des plats plus durables dans les cantines scolaires, etc.
Les meilleures initiatives pourront bénéficier de crédits pour être encore plus développées.
Ces initiatives s’inscrivent dans le cadre d’un projet de politique climatique de plus long terme, allant jusqu’en 2030. Un million d’euros par an sont prévus pour ce plan de 2018 à 2020.
HS

Politique étrangère et européenne

Finlande - Ukraine

Quatre ressortissants finlandais sanctionnés
Aamulehti rapporte que l’ambassade d’Ukraine en Finlande confirme que quatre ressortissants finlandais – Janus Putkonen, Johan Bäckman, Jon Hellevig et Jarmo Ekman – sont désormais sur la liste des sanctions de l’Ukraine. L’Ukraine a émis une interdiction d’entrée dans le pays pour trois ans à tous les quatre qui sont connus pour leur action pro-russe.
Les quatre Finlandais se sont présentés comme observateurs aux « élections » en Ukraine orientale. En réalité, la Finlande ou les autres pays occidentaux n’avaient pas envoyé d’observateurs à ces élections qui étaient considérées comme illégales.
AL/A19

Mardi 26 mars 2019

Politique intérieure

Elections législatives

Violence politique
Helsingin Sanomat rapporte que Saïd Ahmed, candidat de l’Alliance des gauches à Helsinki, a été victime d’une tentative d’agression à Helsinki lundi après-midi. La police est arrivée sur place mais l’agresseur avait déjà pris la fuite en vélo.
Timo Soini, ministre des Affaires étrangères, a déjà été victime d’une tentative d’agression dimanche à Vantaa. L’agresseur a été attrapé par la police.
La direction de la police demande aux candidats de dénoncer toutes les tentatives d’agression ou menaces, même orales, à la police.
Selon l’inspecteur Marko Savolainen, la police pourrait ainsi prévoir mieux les situations critiques.
« Il serait mieux d’avoir plusieurs personnes dans les évènements électoraux pour observer la situation », selon M. Savolainen.
La direction de la police a envoyé, début mars, une lettre aux commissariats de police incitant la police à surveiller l’ordre public dans les évènements électoraux.
HS/A10

Attaques contre les politiciens depuis 2010
Aamulehti relève qu’avant les tentatives d’agression récentes contre MM. Soini et Ahmed il y a eu quelques cas depuis 2010.
En 2017, deux fenêtres de la maison de Laura Huhtasaari, députée des Vrais Finlandais, ont été cassées.
En 2015, des fenêtres de la maison d’Alexander Stubb, alors ministre des Finances, ont été brisées par des tirs à la carabine à air comprimé.
En 2013, trois personnes munies de couteaux ont essayé de s’introduire dans un évènement lors de la publication d’un livre sur l’extrême-droite finlandaise. L’évènement a été organisé entre autres par Li Andersson, alors députée de l’Alliance des gauches, actuelle présidente du parti. Un autre organisateur a été blessé.
Egalement en 2013, la porte et les murs de la maison de Päivi Räsänen, alors ministre de l’Intérieur, ont été vandalisés.
En 2012, un jeune homme a sorti un couteau de cuisine devant Jyrki Katainen, alors Premier ministre, lors d’un évènement électoral à Turku.
AL/A14

Editorial
Dans son éditorial, Helsingin Sanomat souligne qu’une attaque contre un député ou un candidat est une attaque contre la démocratie représentative.
L’ambiance politique et le langage se sont durcis ces dernières années. Il semble qu’il s’agisse d’un phénomène mondial.
HS/A5

Sécurité

Analyse
Yle rapporte dans son analyse que déjà plus d’une centaine de gardes du corps de la police d’Helsinki surveillent en ce moment les personnalités politiques finlandaises.
Encore en 2010, la Supo avait eu moins de dix policier pour la surveillance des personnalités politiques.
Le coût de la police d’Helsinki pour la surveillance s’élève à près de 10 millions d’euros par an. La police a demandé une augmentation du budget de surveillance, vu qu’elle a besoin de plus de gardes du corps surtout pour la surveillance des ministres.
Selon les informations d’Yle, les mesures de surveillance ont été augmentées surtout après l’attaque terroriste de Turku. Les risques sur la sécurité n’ont pas augmenté en raison de la campagne électorale mais l’évaluation des risques peut changer à la lumière des évènements récents.
Yle

Recherche

L’industrie s’inquiète pour la recherche de base
Kauppalehti rend compte des inquiétudes des directeurs d’entreprise du secteur industriel en ce qui concerne le financement de la recherche de base. Dans un rapport sur l’attractivité de la Finlande du point de vue des branches industrielles, des chefs d’entreprises parlent en faveur d’un renforcement du niveau des compétences et considèrent les économies concernant l’éducation mises en place par le gouvernement Sipilä comme de courte vue.
Les chefs d’entreprise considèrent qu’outre le financement insuffisant de la recherche et des universités, les grèves, la rigidité du marché de travail et la difficulté de faire venir des spécialistes internationaux constituent des obstacles à la croissance en Finlande. Ils réclament des mesures dans le sens de la régulation et d’une fiscalité prévisible, ainsi qu’un niveau de coûts compétitif.
KL/7

Voitures électriques

Fortum lancera le recyclage des batteries de voitures électriques
Le groupe énergétique Fortum entamera le recyclage des batteries de voitures électriques. La technologie développée par un groupe de Harjavalta, Crisolteq, permettra de recycler 80% du matériel des batteries, et notamment les métaux.
Selon Fortum, l’objectif serait de récupérer des batteries dans l’ensemble de l’Europe.
Actuellement, les batteries sont recyclées à 50%.
HS/A15

Politique étrangère et européenne

Escroquerie

La police judiciaire rapporte une centaine de cas de tentatives d’escroquerie venant des numéros de téléphone étrangers
Dans les cas dont la police a été informée, il s’est agi de propositions de faux placements financier à hauteur de cinq millions d’euros au total en un peu plus d’un an.
Le plus souvent, l’appel vient d’un numéro commençant par +44, mais dernièrement, il s’agit également d’autres numéros internationaux et de numéros finlandais.
Une partie des victimes ont pu être convaincus d’installer dans leurs ordinateurs une application permettant de gérer leurs ordinateurs à distance de façon à ce que quelqu’un d’autre effectue des versements d’argent pour leur compte.
HS/A27

Finlande - France

Décès

Matti Pösö 1940-2019
Turun Sanomat publie la nécrologie de Matti Pösö, décédé le 2 mars à l’âge de 79 ans. Francophile et francophone, M. Pösö, ancien président du cercle franco-finlandais de Turku, avait reçu les insignes de chevalier de la Légion d’Honneur en 2017.
TS/16

France

Bouquinistes

Les bouquinistes des quais de la Seine souhaitent être inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco
Hufvudstadsbladet rend compte de l’effort des bouquinistes de Paris pour être inscrits au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco.
HBL/18-19

Lundi 25 mars 2019

Politique étrangère et européenne

Conseil européen

Propos de M. Sipilä
M. Sipilä estime que l’UE est nettement plus divisée dans les questions de politique climatique qu’avant. Il dit être surpris du rôle de l’Allemagne comme un pays qui activement freine les objectifs les plus ambitieux. Ces derniers temps, ce pays s’est allié dans ce sens avec les pays de l’Europe de l’Est.
Lors de sa présidence du Conseil européen, il reviendra à la Finlande de rechercher un compromis concernant la politique climatique. M. Sipilä prévoit un bras de fer important sur les objectifs en matière d’émissions pour 2030.
Il estime que les objectifs feront l’objet d’un débat au prochain conseil européen aussi, car les moyens nécessiteront d’être discutés en profondeur.
Helsingin Sanomat rappelle qu’outre la conférence climatique de New York, la conférence de l’ONU au Chili aura lieu pendant la présidence finlandaise.
HS/sam/B4

Chine – UE

Editorial
« Les droits de l’homme dans la stratégie de l’UE à l’égard de la Chine » HBL
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet rend compte du fait que l’UE prévoit de revoir sa stratégie chinoise qui n’a pas été actualisée depuis trente ans.
L’augmentation du pouvoir économique et de l’influence politique de la Chine traduit l’ambition de ce pays de devenir un des premiers acteurs mondiaux.
Pour l’éditorialiste, une stratégie durable et crédible ne peut pas négliger les droits de l’homme. Il faut que l’UE défende ses propres valeurs. L’investissement de l’UE est d’autant plus l’important dans le contexte d’une politique isolationniste des Etats-Unis. L’unité de l’UE, essentielle pour la promotion de ses valeurs, est menacée par la montée de mouvements populistes dans les Etats membres et, si la Grande-Bretagne quitte l’UE, le front libéral de l’UE perdra un défenseur de poids, rappelle l’éditorialiste.
HBL/sam/4

Brexit

« Un départ sans accord signifierait des dégâts immédiats pour la Finlande » Uusi Suomi

Selon le président de la Grande commission, Arto Satonen, estime qu’un Brexit sans accord paraît actuellement plus probable que jamais. Il estime qu’un Brexit dur serait un choc pour l’économie finlandaise et engendrerait beaucoup d’incertitude.
Il qualifie le Brexit de triste pièce [de théâtre] où le populisme de courte vue risque de priver de perspectives d’avenir à des dizaines de millions de personnes.
M. Satonen rappelle que la Grande-Bretagne est un partenaire commercial important pour la Finlande, et qu’avec un Brexit sans accord, les exportations diminueraient considérablement.
En 2017, la Finlande a exporté en Grande-Bretagne des biens à hauteur de 2,7 milliards d’euros, et des services pour 1,4 milliard d’euros.
Jan von Gerich de la banque Nordea estime, lui aussi, qu’un Brexit sans accord est probable, même si ce n’est pas ce que souhaite le Parlement britannique ni ce que veut l’UE. Ce serait un choc pour les marchés et pour l’économie.
Uusi Suomi

Business Finland

L’administration de Business Finland devra être modifiée
Le médiateur-adjoint du Parlement de Finlande estime que le modèle administratif de business Finland, institution chargée de financer l’innovation et aider les entreprises à s’internationaliser, devra être modifié car il n’est pas conforme à la constitution.
Business Finland a été créé par la fusion de Finpro, société possédée par l’Etat et chargée de fournir des services pour permettre aux entreprises de s’internationaliser, et Tekes, administration chargée de répartir les aides à l’innovation aux entreprises. Or, la fusion d’une entreprise d’Etat et d’une administration semble poser problème. La forme de Business Finland Oy (société anonyme) ne serait pas compatible avec ses compétences, notamment en matière de distribution des aides publiques. La constitution prévoit en effet que l’on ne peut pas transférer des autorités publiques une part significative du pouvoir public, rapporte Helsingin Sanomat.
Le médiateur-adjoint du parlement estime qu’une question centrale est de savoir si l’on peut transférer à une entreprise la décision de choisir à qui sont distribués les financements, ce qui devrait relever des autorités.
HS

Défense

Un soldat suédois décédé lors de l’exercice militaire Nothern Wind en Suède
Selon le communiqué de presse de la défense nationale suédoise, un accident impliquant un char d’assaut CV90 a eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi lors de l’exercice militaire Nothern Wind en causant la mort d’un soldat suédois. L’accident concerne uniquement le personnel suédois.
La Finlande participe à l’exercice avec environ 1 500 soldats et officiers et 500 véhicules. Il s’agit de la plus grande participation finlandaise sur le sol étranger depuis la guerre d’hiver.
En tout, l’exercice regroupe 10 000 soldats et officiers dont 7 000 venant de l’extérieur, notamment de Norvège, des Etats-Unis, de Grande-Bretagne et de Finlande.
L’exercice prendra fin mercredi.
HS25.3

L’armée de terre préconise des bataillons de déploiement rapide
La défense nationale envisage de transformer ses unités de déploiement rapide de l’armée de terre en bataillons de déploiement rapide. Ils sont conçus pour agir simultanément sur deux fronts opérationnels.
Selon le commandant de l’armée de terre, le lieutenant-général Petri Hulkko, l’expérience sur les unités de déploiement rapide est « très positive » : de plus en plus de conscrits cherchent à les intégrer au point que des volontaires sont refusés.
« Les bataillons de déploiement rapide seront prioritairement utilisés dans des activités de combat difficiles et au besoin dans d’autres tâches de l’armée de terre, comme le soutien aux autorités ou l’aide militaire internationale », explique Hulkko.
Dès l’occupation surprise de la Crimée, l’armée de terre a commencé à développer son organisation de formation vers une organisation de déploiement rapide ce qui signifie que l’armée de terre a souhaité créer une capacité à réagir rapidement en cas d’attaque surprise.
Il y a deux ans, l’armée de terre a fondé des unités de déploiement rapide constituées de conscrits volontaires. Il en existe dans toutes les unités de l’armée de terre, à l’exception du régiment des chasseurs d’Utti qui possède ses propres unités formées de professionnels et de soldats de forces spéciales.
HS23.3/A10

Des avions américains dans le ciel baltique
De nombreux bombardiers stratégiques américains B-52 Stratofortress ont été aperçus dans le ciel européen avec leurs transpondeurs allumés. Ils sont arrivés les 14 et 15 mars.
Selon un communiqué, ils avaient pour mission de faire du repérage dans la région et de procéder à des exercices de vol. Plus tard, il a été signalé que le but consistait également à prouver l’engagement des Américains envers ses alliés et partenaires.
Conformément aux informations publiées, les Américains ont fait venir à Fairford en Angleterre, leur base aérienne européenne, six bombardiers et environ 400 soldats. Il s’agit du plus grand nombre de bombardiers B-52 que la base ait connu depuis la guerre d’Irak en 2003.
Le ministère de la défense russe a protesté jeudi contre les vols des bombardiers américains au-dessus de la mer Baltique. Les Russes ont signalé que des chasseurs Suhoi 27 les avaient pris en chasse. L’information a toutefois été démentie par les Américains.
« Il s’agit évidemment, cinq ans après l’occupation de la Crimée, d’une démonstration de force particulièrement massive des Américains qui vise la Russie et en partie la Chine. Le bombardier B-52, l’un des symboles et l’une des armes les plus redoutées de la guerre froide convient parfaitement à cet effet », écrit Jarmo Huhtanen de Helsingin sanomat.
HS24.3/A10

Politique intérieure

Gouvernement

La formation du nouveau gouvernement risque de prendre du temps à cause des européennes
Helsingin Sanomat rapporte que Mika Lintilä, ministre centriste de l’Economie, estime, dans une interview à Salon Seudun Sanomat, que la Finlande n’aura pas de nouveau gouvernement avant les élections européennes du 26 mai prochain, soit un mois et demi après les élections législatives du 14 avril.
Dans une interview à Helsingin Sanomat, M. Lintilä s’est montré encore plus catégorique : ”On aura un nouveau gouvernement pour la Saint-Jean (soit fin juin) au plus tôt ». Pour lui il est clair que les négociations gouvernementales ne peuvent pas avoir lieu durant la campagne des élections européennes. « Il y a souvent des fuites tactiques lors des négociations gouvernementales et les partis politiques ne veulent pas prendre de risques pendant une campagne électorale. »
M. Lintilä ajoute que « lors des négociations sur le programme gouvernemental il faut de toute façon oublier la plupart des promesses électorales. De plus, il n’y aura pas, dans le prochain Parlement un seul grand parti mais plusieurs partis de taille moyenne, ce qui rend les négociations plus difficiles. ».
Selon le quotidien, même si la prévision de M. Lintilä est réaliste, il n’a pas forcément raison. Les partis politiques négocient déjà en coulisse.
Le quotidien rappelle que les négociations pour former le gouvernement Sipilä en 2015 ont pris un mois et demi et celles du gouvernement Katainen en 2011 deux mois.
HS/sam/A12

Elections législatives

M. Soini victime d’une tentative d’agression
Helsingin Sanomat rapporte que, lors d’une manifestation électorale qui se tenait sur un marché à Vantaa, les gardes du corps du Ministre des Affaires étrangères Timo Soini ont du intervenir pour maîtriser un homme, revêtu d’une veste des Soldats d’Odin, qui avait un comportement agressif à l’égard de M. Soini venu défendre les candidats de l’Avenir Bleu.
L’ensemble de la calsse politique finlandaise a condamné cet épisode, relate HS.
HS

Etude sur les électeurs
Quelles catégories votent le plus et le moins
Helsingin Sanomat relève que, selon une étude effectuée par l’université d’Helsinki sur les électeurs finlandais, 96,6 % des hauts fonctionnaires, 91,9 % des professeurs des lycées ou collèges ou 90,8 % des médecins votent aux élections, contre moins de 60 % des personnes qui ont un travail physique.
Les électeurs de la Finlande occidentale votent plus souvent que les électeurs habitant dans la partie orientale du pays.
Les jeunes votent moins que les vieux : en 2015, 43 % des jeunes de moins de 20 ans ont voté, contre 84 % des personnes de plus de 70 ans.
Ceux qui gagnent le plus votent plus : en 2015, 87 % de ceux qui ont gagné plus de 52 000 euros par an ont voté.
A l’étranger, le taux de participation parmi les environ 250 000 Finlandais est en légère hausse : de 5,6 % dans les années 1980 à 10,6 % aux dernières élections.
HS/lun/A8

On vote moins dans les petites circonscriptions
Keskisuomalainen rapporte que le seuil minimum pour obtenir un siège est une des raisons pour le faible taux de participation dans les petites circonscriptions de l’Est.
« Nous avons des circonscriptions où les électeurs savent qu’il est difficile de faire entrer au Parlement des candidats des petits partis politiques », selon Hanna Wass, professeure en sciences politiques à l’université d’Helsinki.
Avant les élections législatives de 2015, quatre circonscriptions de l’Est ont été fusionnées en deux. Le changement n’a pourtant pas augmenté le nombre de candidats ou le taux de participation mais il a toutefois augmenté le nombre de partis représentés dans ces circonscriptions au Parlement.
KS/lun/11

Publicité électorale : budgets de campagne
Helsingin Sanomat rapporte que les vidéos de campagne des principaux partis ont été lancées.
Les Vrais Finlandais ont un budget de publicité de campagne de 550 000 euros pour les législatives et de 200 000 euros pour les européennes. Il y aura trois clips à la télévision, et aussi dans les cinémas. Des publicités seront aussi diffusées sur 28 stations de radio.
Le Kokoomus a prévu un budget de publicité de 1,6 million d’euros pour les deux campagnes au total.
Le PSD va dépenser 1,5 million d’euros de publicité pour les législatives et 420 000 euros pour les européennes.
Le Centre a prévu environ 1,5 million d’euros de publicités pour les deux campagnes, notamment pour la télévision, sur internet et dans la presse.
Les Verts vont dépenser 600 000 euros de publicité électorale pour les législatives et 300 000 euros pour les européennes.
HS

Analyse
« Personne ne veut énerver le PSD » AL / TS
Aamulehti relève que la tactique des principaux partis à trois mois du vote semble être d’éviter à tout prix les erreurs. On ne veut surtout pas prendre le risque d’apparaître comme clivant, à part pour les Vrais Finlandais dont la vidéos de campagne est un film d’horreur.
Le PSDF, qui est en tête des sondages, a donc pu faire campagne en paix. Les autres partis n’osent pas critiquer le PSD par exemple pour ses promesses de campagne et de dépenses.
Est-ce que les partis estiment qu’ils n’ont pas intérêt à énerver le PSD, se demande Aamuelthi. « Les négociations pour former la coalition seront plus faciles si M. Rinne n’est pas énervé », estime le quotidien.
AL TS

Finances des communes

Le syndicat JHL prévoit des suppressions de postes dans des communes
Helsingin Sanomat rend compte des propos du syndicat des personnels de la fonction publique et du secteur des soins JHL, sur l’éventualité d’une vague de plans sociaux dans des communes, dont Rovaniemi et Kouvola.
L’année 2018 était financièrement mauvaise pour les communes, au contraire de 2017. Selon l’Union des communes, en 2018 les exercices financiers étaient déficitaires dans les deux tiers des communes, alors qu’en 2017 il s’agissait de moins de 20% des communes.
Outre la diminution des dotations de l’Etat, liée au pacte de compétitivité promu par l’Etat, les communes ont investi beaucoup de crédits dans la préparation de la réforme des services sociaux et de la santé.
La présidente du syndicat JHL, Päivi Niemi-Laine, estime que le gouvernement a consciemment poussé les communes dans une situation financière difficile afin de permettre la création de régions et la privatisation des services sociaux et de santé.
HS/lun/A27

Vendredi 22 mars 2019

Politique étrangère et européenne

Brexit

La Finlande prête à un report
La Finlande est prête à approuver un report pour éviter un Brexit sans accord a déclaré, hier, en arrivant à Bruxelles le premier ministre Juha Sipilä. « « Depuis le début de la procédure, la Finlande a pour objectif que l’on s’assure une sortie bien encadrée du Royaume-Uni ». M. Sipilä souligne toutefois que l’on ne va pas modifier l’accord de sortie obtenu. « Pour évaluer la demande britannique nous devons, au Conseil européen, savoir comment le Royaume-Uni compte utiliser l’éventuel délai supplémentaire que l’on pourrait lui accorder. On ne rouvrira pas l’accord de sortie ; le délai supplémentaire ne doit pas servir à cela ».
M. Sipilä a aussi regretté que les autres sujets à l’agenda du Conseil européen, comme la lutte contre le réchauffement climatique ou le marché intérieur, soient éclipsés par le Brexit.
M. Sipilä s’est toutefois déclaré satisfait de la solution retenue par le Conseil européen d’un délai accordé jusqu’au 22 mai si le Parlement britannique approuve l’accord de sortie la semaine prochaine. C’est toutefois très improbable, selon le Premier ministre finlandais. Sinon, le Royaume-Uni aura jusqu’au 12 avril pour indiquer s’il choisit un Brexit dur ou s’il organise un nouveau référendum. « Après ce délai, nous en seront plus et saurons si les Britanniques ont l’intention d’organiser les élections européennes. Si cela n’est pas le cas, le délai ne peut aller au-delà du 22 mai », a dit M. Sipilä qui a souligné l’unanimité des dirigeants européens sur cette position.
Le Commissaire européen Jyrki Katainen a déclaré que tout cet épisode de Brexit était tragique : « nous savons ce que le Parlement britannique ne veut pas mais nous ne savons pas ce qu’il veut. C’est une leçon sur les effets du populisme et de l’irresponsabilité en politique ».
HS AL Yle

Débat électoral sur l’UE

La situation des banques italiennes inquiète les candidats
Kauppalehti rend compte d’un débat électoral sur les questions européennes, organisé par l’association Eurooppalainen Suomi (La Finlande européenne), jeudi.
Les représentants du Rassemblement national (Aura Salla) et des Démocrates-chrétiens (Sari Essayah) ont exprimé leur inquiétude concernant une solidarité mutuelle augmentée et notamment l’éventuel sauvetage de banques italiennes. Jussi Halla-aho (Vrais Finlandais) a regretté que l’euro manque de mécanismes de contrôle. Il estime qu’il faudrait pouvoir remédier au fait que des pays qui par leur situation économique et leur tradition fiscale ne devraient pas être membres de l’Union monétaire, y participent.
KL/A9

Djihadistes

Les autorités se préparent à des revenants
Selon la Sûreté nationale, les personnes parties sont encore radicales
Hufvudstadsbladet rend compte des préparations en cours auprès des autorités finlandaises afin de prévoir l’arrivée de revenants djihadistes. Le ministère des Affaires étrangères, la police, ainsi que les autorités du secteur de la santé et du secteur social coopèrent sur cette question. Selon la Sûreté nationale, il pourrait s’agit de dizaines de revenants.
La Supo souligne que le souhait de revenir en Finlande ne signifie pas pour autant que ces personnes soient prêtes à abandonner leur idéologie radicale.
HBL/4-5

Crimes sexuels

Selon Ilta-Sanomat, plus de la moitié des personnes condamnées pour crimes sexuels à Helsinki ont des origines étrangères
Ilta-Sanomat a pu avoir à sa disposition les informations sur les nationalités et pays de naissance des personnes condamnées pour crimes sexuels en 2018 par les tribunaux d’Oulu et de Helsinki.
IS a étudié les cas de plus de cent suspects dont 82 ont été condamnés. 43 étaient d’origine étrangère et 39 des Finlandais de souche. C’est à Helsinki, qu’il y a eu le plus de cas et le plus d’auteurs d’origine étrangère. A Oulu, la plupart des condamnés étaient des Finlandais.
Les victimes des Finlandais étaient le plus souvent des mineurs, alors que concernant les étrangers, les victimes étaient plus souvent des adultes que des mineurs.
IS

Politique intérieure

Retraites

Pour que le système finlandais tienne, il faudrait que le nombre d’immigrés augmente considérablement
Helsingin Sanomat rend compte des calculs du centre d’assurances retraite ETK concernant la nécessité d’accueillir des immigrés afin de garantir la durabilité du système de retraites finlandais. Jusqu’à présent on pensait qu’il faudrait une immigration nette de 15 000 de personnes par an, mais selon ETK, il en faudrait le double : 30 000 personnes venant de l’étranger tous les ans, pour permettre de ne pas augmenter la cotisation retraite au-delà de 25%.
Cela signifierait que la part de la population de personnes nées à l’étranger augmenterait à 22% d’ici 2050. En 2017, cette part n’était que de 6,8%.
Le calcul tient compte de la difficulté, surtout au début, des ressortissants étrangers à trouver du travail.
L’Institut de santé publique THL s’étonne du calcul d’ETK qu’il considère comme irréaliste. Une telle augmentation de la part des immigrés constituerait un changement social énorme. Pour THL, il s’agirait de se poser la question du type d’immigration : s’agirait-il d’une immigration liée au travail ou bien d’une immigration humanitaire. L’accès à l’emploi est plus difficile pour ceux venus dans le cadre de l’immigration humanitaire.
HS/A15

Agriculture

Aides agricoles
Keskisuomalainen rapporte que, selon les statistiques publiées par l’agence nationale de l’alimentation, le montant des aides agricoles versées en 2018 a été d’environ deux milliards d’euros, dont 1,7 milliards pour les exploitants agricoles, l’année dernière, soit au même niveau qu’en 2017.
La part des aides de l’Union européenne a été de 888 millions et les aides nationales de 1,13 milliard d’euros.
Selon Kyösti Arovuori, directeur de recherche au PT (centre de recherche proche du parti du Centre), en 2019 et 2020, soit vers la fin de la période du programme, les aides peuvent varier plus.
En 2018, au total 53 000 exploitations agricoles ont obtenu des aides. L’aide la plus importante, 3,7 millions d’euros, a pourtant été versée au Centre des Frorêts de Finlande. Au niveau des exploitants agricoles, le premier est Niko Ahlqvist qui a obtenu une aide de près de 1,4 million d’euros pour la culture des céréales.
Parmi les politiciens, le ministre de l’Agriculture Jari Leppä a reçu 116 000 euros et la députée centriste Hannakaisa Heikkinen 165 000 euros (avec son époux). Les députés centristes Juha Pyväs, Pertti Hakanen, Lasse Hautala, Timo Kalli, Anne Kalmari, Eerikki Viljanen et Mikko Savola, ainsi que les députés du Parti populaire suédois Thomas Blomqvist et Mats Nylund ont également reçu des aides agricoles.
KS/jeu/28

Editorial
Turun Sanomat rapporte, dans son éditorial, que selon l’agence nationale de l’alimentation, 34 aides agricoles différentes peuvent être versées aux exploitants agricoles.
Au niveau européen, on estime que les aides agricoles en 2021-2027 risquent de diminuer de 7 %.
TS/2

Poste

Près de 60 emplois supprimés
Helsingin Sanomat relève que, suite à la diminution du courrier, la Poste finlandaise a annoncé qu’elle comptait licencier un peu moins de 60 employés.
La Poste a l’intention d’économiser de 150 à 200 millions d’euros d’ici 2022.
HS/A28

Sécurité

Fuite de données des appareils Nokia 7 Plus
Helsingin Sanomat rappelle que selon la radio-télévision norvégienne NRK, le téléphone portable Nokia 7 Plus aurait transféré des données à un serveur chinois. HMD Global, fabricant de ce modèle, a déjà réparé le défaut en février.
Le médiateur à la protection des données Reijo Aarnio a annoncé jeudi qu’il a commencé une étude à ce sujet. Il est possible qu’il doive porter ce cas à l’étude des autorités de la protection des données des Etats membres de l’UE.
HS/A36

Informatique
Helsingin Sanomat rapporte que selon la police judiciaire, le piratage informatique contre le service d’informatique Microsoft Office 356, dirigé vers les entreprises, est devenu un phénomène fréquent en Finlande.
La police judiciaire, qui est en train d’étudier une cinquantaine de cas, estime que tous les cas n’ont pas été porté à la connaissance de la police qui estime que le profit illicite serait d’environ 1,3 millions d’euros.
HS/A36

Nucléaire

Selon un rapport, la Finlande a le savoir-faire et les ressources humaines suffisantes en matière nucléaire
Selon un rapport du groupe de travail chargé d’étudier la capacité de la Finlande en matière de sécurité nucléaire, remis hier au ministère de l’Economie, la Finlande a bien développé et maintenue ses capacités en matière de sécurité nucléaire depuis 2015. De plus, la Finlande va développer ses compétences à l’avenir aussi ce qui lui permettra de disposer des ressources humaines suffisantes pour gérer les prochains projets nucléaires.
On estime que les effectifs des experts du secteur nucléaire en Finlande sont passés de 3300 à 3800 entre 2010 et 2017 et devraient croître de 5% d’ici 2030.
http://julkaisut.valtioneuvosto.fi/handle/10024/161464

France – Finlande

Automobile

DS 3 Crossback
Kauppalehti publie un grand article sur la DS 3 Crossback, nouveau modèle du groupe PSA. Le quotidien souligne que ce modèle est disponible dans des versions essence, diesel ou électrique.
KL/B14-15

Cinéma

Place publique
Les journaux rendent compte, dans des critiques favorables, de la sortie dans les salles finlandaises du dernier film d’Agnès Jaoui, ce soir.
HS/B5, HBL

Jeudi 21 mars 2019

Politique étrangère et européenne

Parlement européen

Fidesz suspendu temporairement du PPE
Helsingin Sanomat rapporte que le Parti populaire européen, réunis mercredi, n’a pas entièrement exclu le Fidesz, parti du Premier ministre hongrois Viktor Orbán. Le Fidesz a été suspendu temporairement jusqu’à nouvel ordre. La décision, qui a été adoptée par 190 voix contre 3, signifie la suspension immédiate du parti hongrois jusqu’à ce qu’il soit réévalué par un groupe désigné par le PPE.
Avant la réunion de mercredi, treize partis membres du PPE, dont le Kokoomus (Rassemblement national) finlandais, ont exigé l’exclusion du Fidesz accusé de ne pas respecter les valeurs communes du PPE.
Le président du Kokoomus Petteri Orpo a déclaré, après la réunion du PPE, qu’il était satisfait du résultat. M. Orpo, qui ne croit toutefois pas que M. Orbán changera ses manières, n’a pas participé à la réunion mais cinq représentants du Kokoomus ont été sur place.
Environ 80 partis politiques européens sont membres du PPE, dont le Kokoomus et aussi les Chrétiens-démocrates finlandais.
HS/A24

Elections européennes

Editorial
« Les entreprises de désinformation peuvent gagner le gros lot » HS
Helsingin Sanomat relève que les pays européens craignent que les élections européennes soient victimes de campagne de désinformation venant de l’extérieur de l’UE. Pour l’éditorialiste, c’est surtout la France qui pourrait en être la cible, et pas seulement pendant la campagne, aussi dès à présent, « les confrontations entre les gilets jaunes et la police ouvrant une opportunité considérable à la désinformation ».
Helsingin Sanomat rapporte que les chercheurs ont trouvé des réseaux qui diffusent une propagande favorable aux gilets jaunes et anti-Macron, et qui serait originaire notamment de Russie et des Etats-Unis.
« Si les opinions se tournent contre Macron, la France pourrait envoyer au Parlement européen un grand groupe d’extrême-droite. Cela aurait un effet, non seulement sur le fonctionnement du Parlement européen mais aussi pour promouvoir la coopération populiste transfrontalière et cela pourrait influencer les prochaines élections nationales en France. Les agents de la désinformation visent donc un gros lot à gagner », conclut HS.
HS

Bonheur

La Finlande toujours au premier rang
Selon le rapport mondial sur le bonheur, la Finlande a conservé sa première place acquise l’année dernière et devance à nouveau cette année trois autres pays nordiques.
Interrogé par Yle, le professeur émérite Markku Ojanen, spécialiste du bonheur, exprime ses réserves sur ce classement basé sur des enquêtes d’opinion. « C’est assez superficiel. C’est la même chose que lorsque l’on vous demande comment ça va et que vous répondez très bien même si cela n’est pas le cas ».
Yle

Sécurité

Un grand nombre de personnes des services de renseignement étrangers se trouvent en Finlande – notamment la Russie et la Chine sont actives
La police de sûreté (Supo) vient de publier son rapport annuel qui révèle la présence en Finlande d’un grand nombre de personnes des services de renseignement étrangers.
Malgré la montée du cyber espionnage étatique l’année dernière, les services secrets utilisent également des moyens plus traditionnels comme l’utilisation de sources personnelles ou le recrutement d’assistants qui permettront d’influencer la prise de décision politique et l’opinion publique.
Comme chaque année, les services secrets étrangers s’intéressent en Finlande à la discussion sur l’OTAN, aux lignes directives de la politique étrangère et de sécurité, à la position finlandaise dans la politique des sanctions de l’UE contre la Russie et à la situation sécuritaire dans la région baltique.
L’année dernière, la préparation de la loi sur le renseignement, la coopération militaire internationale de la Finlande et les activités de la Finlande en qualité de présidente du conseil arctique intéressaient aussi ces services.
La Supo se réjouit des nouvelles lois sur le renseignement qui leur faciliteront le travail à l’avenir.
La Supo procède à la surveillance de 370 personnes dans le cadre de la prévention du terrorisme. Parmi ces personnes se trouvent des revenants de Syrie et d’Irak où elles ont occupé des positions importantes dans les rangs d’Isis.
Yle, HS

Selon la radio-télévision norvégienne NRK, le téléphone portable Nokia 7 Plus a transféré des données à un serveur chinois
HMD Global, qui fabrique le modèle Nokia 7, a riposté en déclarant qu’il s’agit d’un défaut constaté dans une série de fabrication. Le défaut aurait déjà été réparé.
Yle, Hs

Politique intérieure

Service citoyen

Les autorités ne voient pas l’intérêt d’un service citoyen
La récente étude réalisée par le comité de sécurité du ministère de la Défense révèle que les ministères finlandais ne voient pas la nécessité de former un contingent entier en vue de compétences en matière de sécurité civile.
Seuls les ministères de l’agriculture et de l’intérieur trouveraient une certaine utilité à un éventuel futur service citoyen.
HS21.3/A13

Criminalité

Nouvelle hausse des homicides suite à la libéralisation de la législation sur l’alcool
Selon Yle, les homicides perpétrés sous l’emprise de l’alcool ont augmenté de plus de 30% l’année dernière. « C’est une forte croissance, plus de 20 homicides de plus en un an. Cela ne s’explique pas comme un accident statistique », souligne le chercheur de l‘institut de criminologie Martti Lehti.
Au début de l’année dernière, les magasins de détail ont été autorisés à vendre des alcools plus forts (bière, cidre et gintonic de plus fort degré). La consommation d’alcool a augmenté de 0,6%.
Le nombre d’homicides commis sous l’influence de l’alcool est passé de 68 en 2017 à 91 en 2018. Si le nombre de victimes femmes a légèrement diminué, le nombre de victimes hommes a presque doublé. La croissance de cette criminalité semble se poursuivre depuis le début de l’année.
Cette criminalité touche surtout des hommes d’âge mur qui ne travaillent pas. La plupart du temps, l’auteur et la victime ont tous les deux au moins 2 grammes d’alcool dans le sang et sont toutes deux des Finlandais de souche, souligne Martti Lehti.
Yle

Fiscalité

Rapport sur la taxe sur les produits de confiserie
Helsingin Sanomat relève que selon un rapport publié mercredi par le centre de recherche économique des salariés PT, la taxe sur les produits de confiserie qui avait été mise en place en 2011 a fait augmenter considérablement les prix, environ 10 %, mais n’a pas eu d’effet sur la consommation des confiseries. Le prix des glaces a augmenté plus que celui des confiseries ou des boissons sucrées sans alcool.
Selon le rapport, la taxe n’a donc pas orienté la consommation des citoyens dans une direction plus saine, sauf en ce qui concerne la consommation des boissons sucrées.
La taxe sur les produits de confiserie a été supprimée début 2017, après une plainte de l’industrie alimentaire auprès de la Commission européenne.
HS/A28

Mercredi 20 mars 2019

Politique intérieure

Elections législatives

Nouveau sondage
Helsingin Sanomat publie les résultats d’un sondage récent sur les intentions de vote des partis politiques, effectué pour le compte du quotidien par l’institut Kantar TNS.

Le PSD est encore en tête avec un score de 21,0 % (+0,2 point par rapport au dernier sondage). Le Kokoomus (Rassemblement national) a perdu un demi-point et est à 18,1 %, suivi du Centre qui a 14,3 % (-0,4 point) et des Verts qui ont gagné 0,4 point et sont juste derrière le Centre avec 14,0 %.
Les Vrais Finlandais arrivent cinquième avec un score de 11,1 % (-0,3 point), avant l’Alliance des gauches qui obtient 8,9 % (+0,2 point).
Le parti suédois est à 4,4 % (+0,1 point), les Chrétiens-démocrates à 4,2 % (+0,2 point) et les Bleus à 1,2 % (+0,2 point).
Le sondage a été effectué entre le 18 février et le 15 mars auprès de 2 490 personnes. Les dernières interviews ont été effectuées une semaine après la démission du gouvernement Sipilä.
HS/A6-7

Analyse du politologue Sami Borg
Selon Helsingin Sanomat, le politologue Sami Borg estime qu’il sera très difficile de former le nouveau gouvernement s’il n’y a pas un parti politique qui est clairement plus grand que les autres partis, avec plus de 20 % des voix. « Une telle situation rendrait les négociations gouvernementales très difficiles. »
M. Borg prévoit toutefois une victoire électorale pour le PSD. Il rappelle qu’un parti qui a une marge importante un mois avant le vote n’a jamais perdu les élections législatives en Finlande. « Le débat électoral a été favorable au PSD, vu les problèmes du gouvernement liés à la réforme Sote et aux soins aux personnes âgées. »
Il rappelle que le PSD a cependant besoin de plus de jeunes électeurs pour devenir le plus grand parti. Parmi les jeunes de 18-24 ans, le PSD est le cinquième parti préféré, après les Verts, le Kokoomus, les Vrais Finlandais et le Centre. Il est toutefois le parti le plus populaire parmi les électeurs de plus de 50 ans.
HS/A7

Analyse de M. Junkkari
Helsingin Sanomat publie une analyse de son spécialiste de politique intérieure Marko Junkkari qui estime que les résultats du sondage sont sans surprise : pratiquement rien n’a changé depuis le sondage publié en février – et le vote par correspondance par anticipation commencera dans seulement quinze jours.
Les sociaux-démocrates, qui ont retenu leur respiration pendant ces dernières semaines, sont certainement soulagés du leur bon score. La différence de trois points sur le suivant est importante mais pas suffisamment importante pour que le PSD puisse se déclarer vainqueur, vu que les grands débats électoraux télévisés n’ont pas encore eu lieu. Il y a quatre ans, le président du parti Antti Rinne a échoué dans les débats télévisés juste avant les élections.
Le plus grand rival du PSD, le Kokoomus se trouve actuellement dans un état de confusion et cela ne peut qu’améliorer la situation du PSD. Les difficultés du parti dans le débat sur les soins aux personnes âgées a surtout fait baisser la popularité du Kokoomus.
Selon le sondage, seulement 55 % des personnes qui avaient voté pour le Centre aux élections municipales du printemps 2017 comptent le faire pour ces élections législatives. 24 % des anciens électeurs du Centre ne savent pas pour qui voter ou ne comptent pas aller voter du tout. Le parti a espéré que la démission dramatique du gouvernement aurait tiré les centristes de leur sommeil. Cela ne s’est pas encore vu.
Il se peut que le résultat du sondage soit un moment calme qui précède la tempête, conclut M. Junkkari.
hs.fi

Editorial
Selon l’éditorial d’Helsingin Sanomat, les partis politiques, surtout le Centre le Kokoomus, se battent pour les mêmes voix aux élections législatives.
Le gouvernement préféré de M. Rinne serait une coalition du PSD, de l’Alliance des gauches et des Verts – qui n’aura certainement la majorité nécessaire au Parlement. Il y a au moins une chose qui sépare le PSD et les autres partis rouge-vert : le revenu universel. Le PSD et le mouvement syndical sont traditionnellement pour une sécurité sociale conditionnelle. Il faut d’abord travailler et gagner de l’argent pour obtenir les prestations sociales pour une raison précise comme le chômage. Le PSD appelle cette fois-ci son modèle celui de la « sécurité générale ».
HS/A4

Social

Le système de retraite sera confronté à des difficultés
Le centre de garantie des retraites finlandais ETK a publié hier un nouveau rapport sur l’avenir du système de retraite. « Le développement de la démographie constitue une menace sur le système », selon l’analyste Heikki Tikanmäki, mais pas à court terme.

Actuellement, les cotisations retraite (part salariale et part patronale) représentent 24,4% des salaires. Selon EKT, il ne faudra augmenter ce taux au-dessus de 25% qu’à partir des années 2050. On estime qu’il faudra un taux de 28% dans les années 2060 et de plus de30% dans les années 2080.
HS
https://www.etk.fi/en/tiedote/low-birth-rates-complicate-future-pension-financing/

Economie

Etla et Danske Bank prévoient un ralentissement de la croissance sans dégradation de l’emploi
L’institut Etla prévoit une croissance de 1,4% en 2019 et 1,2% en 2020.
La Danske Bank prévoit une croissance de 1,7% en 2019 et de 1,2% en 2020.
Ce ralentissement est principalement dû à la conjoncture internationale. A l’avenir, la croissance finlandaise dépendra donc surtout de la demande intérieure.
L’emploi ne devrait pas se dégrader au contraire : Etla prévoit que le taux de chômage baisse à 6,7% cette année ; Danske Bank prévoit pour sa part qu’il baisse à 6,5% cette année et 6,4% l’année prochaine.
HS AL

Bourse

La Bourse s’est bien remise de la tempête de l’automne dernier
Hier, l’indice de la bourse d’Helsinki a dépassé le seuil des 10 000 points pour la première fois depuis octobre dernier.
HS

Criminalité

« La mosquée d’Oulu constamment attaquée » HS
Selon Helsingin Sanomat, la mosquée de Oulu a été victime de neuf attaques depuis 2017. Selon l’imam Abdul Mannan il s’agit le plus souvent d’actes de vandalisme.
La communauté musulmane a publié une déclaration, lundi, pour exprimer que l’attaque perpétrée en Nouvelle-Zélande dans deux mosquées avait suscité la peur dans la communauté musulmane d’Oulu aussi. Elle en appelle aux médias et politiciens finlandais pour prendre fortement position contre les discours de haine et l’islamophobie.
La police a confirmé ces attaques mais n’a pour l’instant pas de suspect.
HS

Politique étrangère et européenne

Réunion ministérielle nordico-allemande à Helsinki

Réunion des ministres finlandais, suédois, danois et allemand
Hufvudstadsbladet rapporte que les ministres des Affaires étrangères finlandais, suédois et allemand - Timo Soini, Margot Wallström et Heiko Maas – et le secrétaire d’Etat du MAE danois Jonas Bering Liisberg se sont rencontrés mardi à Helsinki. Selon M. Soini, les ministres ont évoqué les questions européennes d’actualité, dont la future présidence finlandaise, ainsi que les relations transatlantiques, la Russie et la Chine.
Le quotidien relève que la Suède a proposé la mise en place d’un tribunal international afin de condamner les revenants djihadistes dans les rangs de Daesh, soutenu également par la Finlande. Mme Wallström souligne que le processus vient seulement de commencer.
« Nous étudions les possibilités et un éventuel soutien politique. Il y a des questions juridiques et des éléments politiques qui nécessitent une étude approfondie », selon Mme Wallström qui souligne l’importance du soutien de l’Etat qui accueillera le tribunal et du soutien de l’ONU.
Mme Wallström a également rencontré Antti Rinne, président du PSD, pour exprimer son soutien à la campagne électorale du parti frère finlandais. Selon M. Rinne, les sociaux-démocrates sont favorables à la mise en place d’un tribunal international. Mme Wallström s’est exprimée en faveur d’une aide humanitaire et économique à des pays comme le Liban et la Syrie.
Après les élections législatives finlandaises du 14 avril et les élections danoises, qui auront lieu au plus tard en juin prochain, il est possible d’avoir trois gouvernements sociaux-démocrates dans les pays nordiques membres de l’Union européenne. Selon Mme Wallström, cela serait favorable du point de vue des aspects sociaux au sein de l’Union. M. Rinne estime que cela mènerait à un débat sur le modèle de l’Etat-providence nordique dans l’UE.
HBL/9

Finlande – Russie

La Russie a empêché l’entrée illégale en Finlande d’un millier personnes
Les gardes-frontières russes ont fait savoir qu’ils avaient empêché l’entrée illégale en Finlande de plus de mille personnes l’année dernière.
« C’est à peu près cinq fois plus que les années précédentes », précise le chef par intérim des gardes-frontières finlandais, Pasi Kostamovaara.
La raison en est simple : la coupe du monde de football. De nombreux visiteurs avaient obtenu un visa pour la Russie et ont profité de l’occasion pour tenter de passer en Finlande. Il s’agissait de nationalités de pays tiers, notamment des Africains.
La surveillance frontalière a diminué de 40% dans les années 2013-2017 en raison des économies imposées par l’Etat.
AL20.3/A9

« Les nouveaux rapports sur l’état de la défense russe véhiculent une image surprenante de sa force militaire » HS
« Ce mois-ci, deux nouveaux rapports sur la politique de force russe ont été publiés. Ils représentent d’intéressantes observations de l’état des forces armées russes », écrit Jarmo Huhtanen dans Helsingin Sanomat.
En Finlande, le rapport Voiman Venäjä (La Russie de la force), commandé par les ministères de la Défense, des Affaires étrangères et de l’Intérieur, insiste sur les aspects sécuritaires de la Russie. La partie rédigée par les chercheurs de l’Ecole des hautes études de la défense nationale note que la Russie considère la guerre comme un outil de sa politique, comme le démontrent ses actions en Géorgie, en Crimée et en Syrie.
« Il est intéressant de constater que, bien que la Russie ait réussi, au cours de cette décennie, à augmenter son armement moderne (passé de 10 à 20% des armements à environ 60%), la production des armes totalement modernes a pris un sérieux retard. Néanmoins, elle parvient à moderniser des armes de l’époque soviétique mais le chasseur furtif Suhoi Su-57 et le fameux support de char blindé Armata se sont heurté à des problèmes », énumère le rapport.
Voiman Venäjä note également que « la bataille de l’information » fait partie de l’utilisation de force militaire indirecte des Russes. Ainsi, un volet important de cette bataille consiste à organiser des exercices militaires spectaculaires et les médiatiser activement.
Le rapport suédois sur la même question, Bursting the Bubble publié par Totalförsvarets forskningsinstitut (FOI) se concentre sur les véritables capacités des systèmes de missiles des forces armées russes sur la région Baltique. Il cherche à donner une image réaliste notamment sur les capacités réelles des missiles Iskander. A ce sujet les Suédois parlent même de « crever la bulle » ou du moins de redresser les faits quant à la taille de l’arme par rapport à de ce qui a été présenté en public.
Le rapport suédois se réfère notamment à la guerre en Syrie où les forces aériennes occidentales et israéliennes se sont moquées de la défense aérienne russe.
« La communication russe cherche à souligner sa position de grande puissance et ses forces armées, et à promouvoir ses exportations d’armes. La réussite de la propagande russe embarrasse les militaires finlandais. D’importantes acquisitions stratégiques sont en cours pour l’armée de l’air et la marine finlandaises. Leur crédibilité est mise à mal si les Finlandais se mettent à croire les insinuations du voisin oriental qui prétend que la performance des armes russes rend les futurs avions de combat et les bâtiments de guerre finlandais inutiles », écrit Huhtanen.
HS19.3

Finlande - France

Jazz

Impérial Orphéon à Turku
Turun Sanomat publie une bonne critique sur le concert du quatuor Impérial Orphéon à Turku, dans le cadre d’une tournée des Voix libres animées par Charles Gilles.
TS/15

Mardi 19 mars 2019

Politique étrangère et européenne

Finlande - Russie

Editorial
« Le silence de la Finlande rend possible les actions de déstabilisation » IS
Ilta-Sanomat estime que, conformément à la pratique en ce domaine, le ministère finlandais des Affaires étrangères a décidé de ne pas commenter les spéculations sur les décisions européennes concernant les sanctions à l’égard de la Russie. C’est compréhensible, mais cela peut permettre des mesures de déstabilisation.
Comme le fait que Radio Free Europe accuse la Finlande de s’être opposée à ce que le vice-directeur des gardes-frontières russes Gennadi Medvedev soit ajouté à la liste des personnes russes dans le cadre des sanctions contre la Russie. Cela pourrait laisser penser que cette décision aurait un lien avec la crise des migrants à la frontière orientale de la Finlande en 2015.
L’éditorialiste considère au contraire que, le fait que M. Medvedev soit sur la liste des sanctions américaine mais non européenne est une bonne chose car cela peut permettre aussi, à l’avenir, au besoin, à l’Europe de durcir les sanctions.
IS

Terrorisme

Revenants djihadistes
Helsingin Sanomat rapporte que selon Saana Nilsson, analyste à la police de sûreté Supo, les combattants revenants de Daesh constituent un risque de sécurité plus important qu’avant.
Selon la Supo, une vingtaine de personnes sont revenues en Finlande des zones de conflit en Syrie depuis 2012. Le profit des revenants actuels est différent. « Parmi les revenants, au début il y avait des personnes déçues de Daesh. Les revenants actuels n’ont eux pas eu d’autres options que de revenir après la chute du califat », selon Mme Nilsson.
« Un seul revenant ne constitue peut-être pas une menace terroriste en soi mais les revenants peuvent propager leur propagande, recruter ou inciter à commettre des actes terroristes », selon Mme Nilsson.
Leena Malkki, chercheur sur le terrorisme, souligne que, selon les recherches, tous ceux qui ont participé à des mouvements extrémistes ne reproduisent pas automatiquement des actes violents. Une partie quitte le mouvement, ce qui ne veut pas toujours dire qu’ils prennent leurs distances avec l’idéologie. « Les idées ne changent pas même si la personne est déçue par le mouvement. »
Le chercheur Juha Saarinen souligne que les chercheurs peuvent évaluer le risque des revenants uniquement sur la base des informations présentées dans les médias. « Selon ces informations, on peut dire que les revenants djihadistes sont coupables de crimes et d’actes terroristes partout en Europe mais leur nombre n’est pas aussi important que prévu antérieurement. »
Les autorités suivent les revenants dès leur retour en Finlande. Selon Mme Malkki, « pour les autorités finlandaises, il est difficile de suivre même une vingtaine de personnes 24h sur 24h ».
Il est difficile de poursuivre les combattants en justice. « Le degré de preuve est très élevé en ce qui concerne les crimes terroristes », selon M. Saarinen. « Il est très difficile de collecter des informations dans les zones de conflit. »
Selon M. Saarinen, la législation s’est développée lentement. Par exemple le départ pour devenir combattant dans les zones de conflit dans les rangs de Daesh a été criminalisé seulement après le départ de la plupart des combattants
Quant à la mise en place d’un tribunal international, soutenu aussi par la Finlande, M. Saarinen estime « qu’elle n’est pas aussi facile que semblent le penser les politiciens. S’il y avait eu un soutien politique important pour tel tribunal sa mise en place aurait été proposée déjà avant. Avant les élections, les politiciens ont tendance à proposer des solutions faciles même si elles n’existent pas. »
HS/A15

Défense nordique

« La sécurité nordique se construit ensemble avec les autres », écrivent les ministres de la Défense suédois et norvégien dans Hufvudstadsbladet
Au mois de mars se déroulera le grand exercice militaire Nordanvind dans les régions frontalières entre la Finlande et la Norvège. Environ 1 500 soldats et officiers finlandais et 4 600 soldats et officiers norvégiens rejoints par des militaires en provenance des Etats-Unis et de Grande-Bretagne viendront s’entrainer avec l’armée suédoise. En tout, l’exercice regroupera 10 000 soldats et officiers.
« Ce type d’exercice développe nos forces de défense nationales et notre capacité à collaborer. Nous avons diminué les obstacles bureaucratiques afin de serrer les liens entre nos pays. Nous avons créé les dispositifs nécessaires afin d’échanger d’abord nos données d’information aérienne de temps de paix, avec la perspective d’élargir cette coopération, au pire, au temps de guerre ou de crise », écrivent les ministres.
La coopération nordique Nordefco dans sa forme actuelle fête cette année ses dix ans.
HBL19.3

La décision sur l’acquisition des nouveaux bâtiments de marine ajournée
La décision d’acquisition des nouveaux bâtiments de la marine finlandaise de la classe Pohjanmaa reviendra au prochain gouvernement. Le chancelier de la justice Tuomas Pöysti a fait savoir au ministère de la défense que l’actuel gouvernement chargé d’expédier les affaires courantes ne pourra pas prendre cette importante décision.
Il s’agit de quatre bateaux d’une longueur de plus de cent mètres dont le prix global est évalué à environ 1,2 milliards d’euros. Ils seront construits en Finlande dans les années 2021-2025.
Selon le directeur de programme du ministère de la Défense, Lauri Puranen, l’Etat finlandais est chargé de garantir la sécurité et les conditions de ce projet. « Une commande de 600 millions d’euros a été attribuée à un petit chantier naval et nous devons nous assurer que la construction de ces quatre bâtiments y sera menée à bien et les questions financières réglées en bonne et due forme. »
Les décisions d’acquisition seront prises dès la nomination du nouveau gouvernement après les élections.
HS19.3/A14

Politique intérieure

Elections législatives

Les candidats et leurs circonscriptions
Selon Helsingin Sanomat, au total 134 candidats aux élections législatives ne se présentent pas dans leur propre circonscription, celle où ils sont domiciliés. Il y en a le plus parmi les candidats des Bleus et du Mouvement sept étoiles.
La législation électorale permet, pour les élections législatives, de se présenter dans une autre circonscription que celle où l’on a son domicile. La situation est naturellement différente dans les élections municipales où il faut se présenter dans sa commune de domicile.
Selon Lasse Miettinen, secrétaire général des Verts, il y différentes raisons pour se présenter dans une autre circonscription. « Par exemple un de nos candidats qui habite à Espoo se présente en Laponie parce qu’il a des liens personnels là-bas. »
Parmi les Bleus, Jussi Niinistö et Sampo Terho, deux ministres qui habitent à Helsinki, se représentent à Uusimaa (circonscription autour d’Helsinki). Il y a quatre ans, M. Terho s’est présenté à Helsinki. La locomotive des Bleus Timo Soini ne se représente plus à Uusimaa.
M. Miettinen et le secrétaire général des Bleus Matti Torvinen disent que les candidats choisissent eux-mêmes leur circonscription. Le politologue Sami Borg souligne toutefois que les partis prennent les décisions concernant les listes de candidats. Il estime que le nombre de candidats qui ont changé de circonscription est élevé, même s’il ne présente que de 5 % des 2 468 candidats au total.
Il y a 1 432 hommes et 1 036 femmes qui se présentent. Leur âge moyen est de 41 ans.
Seulement 776 candidats se sont déjà présentés en 2015. Cela signifie que 69 % des candidats se présentent pour la première fois.
HS/A9

Position des partis sur les soins de santé
Helsingin Sanomat a sondé les positions des partis concernant l’organisation des soins de santé. Mis à part le Rassemblement national, les partis estiment qu’il faut une nouvelle structure régionale comme base pour l’organisation des services sociaux et de la santé. Contrairement aux autres, le Rassemblement national souhaite que le système se fonde sur les communes. Le parti ne souhaite pas instaurer un nouveau niveau de collectivité territoriale en matière d’administration et de fiscalité. Les autres partis seraient d’accord pour une répartition du pays en 18 régions ou moins, comme dans le projet de réforme « sote » que le Kokoomus avait promu, lui aussi, dans le gouvernement Sipilä.
Concernant le rôle des entreprises privées dans l’organisation des prestations publiques, l’Alliance des gauches souhaite diminuer ce rôle alors que les autres sont satisfaits de l’état actuel des choses.
Les partis sont divisés sur le fait de savoir s’il faudrait prévoir plus de liberté de choisir pour les clients. Alors que le Kokoomus, l’Avenir bleu, l’Alliance des gauches, le Parti suédois et les Démocrates-chrétiens, entre autres, souhaitent élargir cette liberté, le PSD, le Centre, les Verts et les Vrais Finlandais sont satisfait du niveau actuel de liberté de choisir son médecin.
En ce qui concerne le financement des services sociaux et de la santé, le Centre, le Rassemblement national et les Bleus souhaiteraient ralentir l’augmentation des dépenses, tandis que d’autres, dont le PSD, les Vrais Finlandais, les Verts et l’Alliance des gauches souhaitent de nouveaux investissements dans le domaine.
HS/A8

Politique climatique

La majorité des Finlandais souhaitent une politique plus ambitieuse
Hufvudstadsbladet rend compte du baromètre du ministère de l’Environnement selon lequel 70% des Finlandais souhaitent que le prochain gouvernement promeuve une politique climatique plus ambitieuse. En 2015, seulement 52% des Finlandais le pensaient.
76% des personnes interrogées (contre 67% en 2015) estiment que les conséquences du changement climatique dans d’autres régions du monde représentent une menace de sécurité pour la Finlande.
41% ont déjà changé leurs habitudes pour des raisons climatiques, contre 29% en 2015. La majorité ne souhaite pas pour autant des taxes renforcées sur l’essence, la viande ou les produits laitiers, par exemple.
Aux élections, 44% des Finlandais envisagent de voter pour un candidat qui promeut la lutte contre le changement climatique.
43% de ceux qui ont une voiture disent qu’ils conduisent désormais moins et optent pour des moyens de transport plus durables.
75% des Finlandais estiment que l’UE devra être pionnière dans la politique climatique internationale. Plus de trois Finlandais sur quatre estiment qu’il faudrait que la Finlande soit dans l’avant-garde des technologies environnementales.
HBL/7

Economie

Stora Enso ferme une unité à Oulu : 400 suppressions de poste
Stora Enso a indiqué son intention de fermer une machine à papier dans son site de Oulu, ce qui menace directement 400 postes, soit les deux tiers des employés de ce site.
Cette annonce a surpris car l’été dernier Stora Enso envisageait encore de moderniser les deux machines à papier du site pour le transformer en site de production de carton qui aurait correspondu à 850 000 tonnes. Finalement, Stora Enso ne va moderniser que l’un de ses deux machines et produira seulement 450 000 tonnes de carton dans cette usine qui jusqu’à présent produisait du papier.
KL

Lundi 18 mars 2019

Politique étrangère et européenne

Finlande - Russie

Crimée
Helsingin Sanomat rapporte que le ministère des Affaires étrangères a publié dimanche un communiqué dans le cadre du 5e anniversaire de l’annexion de la Crimée à la Russie.
La Finlande, qui condamne les mesures russes qui vont à l’encontre du droit international et de la charte des Nations Unies, soutient fortement l’indépendance, la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine et ne reconnait pas la Crimée en tant que partie de la Russie.
La Finlande s’inquiète de la situation des droits de l’homme de la Crimée et du sort des près de 70 civils ukrainiens emprisonnés par la Russie et souligne qu’il faut accorder l’accès des organisations internationales en Crimée.
Le quotidien rappelle que le Président Sauli Niinistö avait évoqué la situation du cinéaste Oleg Sentsov lors de son entretien avec le président Poutine en septembre dernier.
HS/lun/A13

Affaire Gennadi Medvedev : M. Soini ne se prononce pas
Ilta-Sanomat rapporte que le ministre des Affaires étrangères Timo Soini a refusé de commenter les affirmations de Radio Free Europe qui déclarait vendredi que la Finlande s’était opposée à ce que le vice-directeur des gardes-frontières russes Gennadi Medvedev soit ajouté à la liste des personnes russes dans le cadre des sanctions contre la Russie.
M. Soini a souligné que les décisions européennes en la matière étaient toujours prises à l’unanimité.
IS

Conseil arctique

Mike Pompeo pourrait participer au conseil de Rovaniemi en mai
Les journaux rendent compte d’une dépêche de Reuters selon laquelle le ministre américain des Affaires étrangères, Mike Pompeo, participerait au conseil ministériel du Conseil arctique à Rovaniemi, les 6 et 7 mai.
René Söderman, spécialiste de la coopération arctique, relève que les ministres des Affaires étrangères des pays membres du Conseil arctique seront invités au conseil ministériel.
HS/dim/A14, AL/dim/A19

Union européenne

Editorial
« Une bonne chose, mais pas assez défendue » HS
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat écrit que le Président Macron critique la vague de nationalisme patriotique qui oblige l’Europe à se refermer car il s’oppose à tout mais ne propose rien. Selon l’éditorialiste, « Macron a raison. Il faut s’opposer à ce mouvement. On a besoin que la jeunesse se mobilise ». Néanmoins l’éditorialiste s’inquiète que les jeunes ne se mobilisent pas pour l’UE, alors même que, selon les études d’opinion, ils considèrent que l’UE est une bonne chose.
HS

Déclarations de M. Katainen
Alors qu’il va quitter la Commission européenne à la fin de l’année, Jyrki Katainen a donné une interview à Kauppalehti. Il déclare notamment être favorable « à un leadership fort », et prend comme exemple le président français Emmanuel Macron. « Il déclare qu’il a des attentes fortes sur l’avenir et sur l’UE. S’il fallait dresser une liste des vrais dirigeants européens qui sont comme cela, elle serait très courte », regrette M. Katainen.
Il voudrait que la dimension européenne s’invite plus souvent dans le débat politique finlandais. « Ailleurs en Europe, la discussion sur l’UE est souvent politique et active, alors qu’en Finlande elle est plutôt légaliste et se concentre sur les transferts financiers. Il faudrait accepter en Finlande un débat plus vivant sans que l’on ait tout de suite à expliquer comment on met en œuvre ni ce que cela coûte ».
KL

Euro

Déclarations d‘Olli Rehn
« La BCE doit revoir sa stratégie » KL
Le gouverneur de la Banque de Finlande a déclaré vendredi que, l’économie mondiale venait de connaître un tournant et que la conjoncture se détériorait. Il ne s’agit toutefois pas d’une récession mais d’un ralentissement de la croissance.
De plus, une partie des facteurs de risques qui pesaient sur l’économie se sont réalisés. Le ralentissement de la croissance touche aussi le principal partenaire commercial de la Finlande, c’est-à-dire l’Allemagne et son secteur automobile. Aamulehti relève que, selon les douanes finlandaises, le produit d’exportation le plus important de la Finlande en Allemagne ces dernières années était l’automobile.
M. Rehn a aussi critiqué la stratégie de la BCE. Il considère qu’il faudrait la revoir car les objectifs ne sont pas atteints en dépit des nombreuses mesures de relance, notamment par la baisse des taux.
M. Rehn n’a toutefois pas proposé d’autre politique. Il n’exclut pas que la BCE puisse acheter des actions en plus des obligations d’Etat.
Il souhaite surtout une réflexion, au moyen d’un « large programme de recherche à l’intérieur du système monétaire européen, réalisé par la BCE et les autres banques centrales de la zone euro ».
M. Rehn a refusé en revanche de se prononcer sur le nom du futur gouverneur de la BCE
AL HS KL

Brexit

Le Brexit sera source de coûts et d’incertitude
Aamulehti rapporte que les entreprises finlandaises attendent qu’un délai supplémentaire soit accordé avant le Brexit. Elles craignent pour leur compétitivité sur le marché britannique après la Brexit.
AL

La douane finlandaise souhaite 60 agents de plus
Pour faire face au Brexit, la douane finlandaise souhaite se renforcer de 60 postes supplémentaires.
AL

Economie

Agences de notation
Helsingin Sanomat relève que l’agence de notation Standard & Poor’s garde la notation de l’Etat finlandais au même niveau qu’avant, soit AA+.
HS/dim/A15

Immigration

Les demandes d’asile dominent le débat finlandais alors que l’asile ne représente que 7% des décisions prises par l’office national de l’immigration
Helsingin Sanomat publie un article faisant état de la diversité de l’immigration. L’Office national de l’immigration a pris plus de 90 500 décisions en 2018, concernant les permis de séjour, les enregistrements de ressortissants de l’UE, la protection internationale et la nationalité. 6379 décisions concernaient l’asile et 43% d’entre-elles étaient favorables, ce qui signifie que 2740 personnes ont obtenu un droit d’asile en Finlande.
Les premières motivations pour s’installer en Finlande sont les liens familiaux, le travail et les études. L’immigration humanitaire ne représente qu’une petite partie d’un grand ensemble varié, rappelle la directrice de l’office national de l’immigration.
66 381 demandes de permis de séjour ont été déposées l’année dernière. Dans la plupart des cas, il s’agissait de ressortissants russes, suivis d’Indiens, de Chinois et d’Irakiens.
Selon le centre national d’études statistiques, 260 607 ressortissants étrangers résidaient de façon permanente en Finlande, ce qui correspond à 4,7% de la population.
HS/dim/A6-7

Politique intérieure

Elections législatives

Sondage sur la composition du prochain gouvernement : le PSD en tête
La fondation de développement du secteur communal a effectué un sondage sur les préférences des Finlandais en vue de la composition du prochain gouvernement.
Pour 45% des personnes interrogées, il serait bien que le PSD y soit, 35% y verraient les Vert et 33% le Rassemblement national.
18% ne se prononcent pas.
HS/sam/A12

Position des partis sur la politique climatique
Helsingin Sanomat poursuit sa série d’enquêtes auprès des partis sur les thèmes que les électeurs considèrent comme prioritaires : les soins de santé, l’emploi, le climat, l’économie publique et l’immigration.
Pour son édition de dimanche, le quotidien a sondé les positions des partis concernant la politique climatique, et notamment l’objectif en matière d’émissions, les coupes de forêt, la prime à l’acquisition de voitures électriques, la tourbe et la viande.
Le Centre se distingue des autres grands partis en s’opposant à l’idée de durcir l’objectif de diminution des émissions, de supprimer la subvention fiscale pour la tourbe et de subventionner l’achat de voitures électriques. Les positions du PSD et du Rassemblement national sont plus proches les unes des autres.
La majorité des partis seraient favorables à un renforcement de l’objectif finlandais de diminution des émissions lors de la prochaine législature, ce qui correspond au papier signé par huit partis en décembre. Le Centre et les Démocrates-chrétiens sont d’avis inverse et estiment qu’il faudrait plutôt durcir l’objectif commun européen.
La majorité des partis estiment que les coupes de forêt pourront être augmentées, alors que notamment l’Alliance des gauches et les Verts sont de l’avis inverse et le PSD ne se prononce pas.
La plupart des partis souhaitent subventionner par des moyens fiscaux l’acquisition de voitures électriques. Les Vrais Finlandais et le Centre sont parmi ceux qui s’y opposent. Le Centre subventionnerait toutefois la construction des bornes de chargement des voitures électriques.
La subvention fiscale de la tourbe comme source d’énergie divise les partis. Alors que surtout le PSD, le Rassemblement national, les Verts et l’Alliance des gauches supprimeraient la subvention qui cette année s’élève à 189 millions d’euros, le Centre et les Vrais Finlandais notamment s’y opposent.
Concernant une fiscalité plus dure sur la viande, seuls le PSD, les Verts et l’Alliance des gauches y seraient favorables.
HS/dim/A13

Changement climatique

Manifestation des jeunes – grève scolaire
A Helsinki, 3000 jeunes ont manifesté, vendredi, en faveur d’une politique climatique plus responsable. Selon un baromètre concernant les adolescents, le changement climatique constitue le souci le plus grand des jeunes finlandais.
HS/sam/A14

Education

Le gouvernement Sipilä a coupé plus de 690 millions d’euros dans l’éducation
Alors que les partis ont promis, avant les élections législatives précédentes, qu’ils ne couperaient pas les crédits de l’éducation, le gouvernement de Juha Sipilä les a diminués de 690 millions d’euros. Le gouvernement précédent (de MM. Katainen et Stubb) avait diminué ces crédits de centaines de millions d’euros, lui aussi.
Les crédits à la recherche, à la R&D et à l’innovation ont été diminués de 150 millions d’euros.
En 2016-2019, 247 millions d’euros ont été coupés concernant la formation professionnelle. Le gel des augmentations indiciaires a signifié une coupe de 220 millions d’euros.
A la veille des législatives 2019, l’ensemble de partis promettent d’investir dans l’éducation, sans pour autant déterminer de sommes exactes ni de propositions concrètes.
Plusieurs partis proposent de prolonger l’obligation de scolarisation au-delà de 16 ans, ou au moins de garantir à tous des études, éventuellement gratuites, après le collège.
AL/dim/A9

Emploi - Travail

Caractère contraignant des conventions collectives
Selon Helsingin Sanomat, les centrales syndicales SAK et STTK rejettent fermement la proposition de Juho Romakkaniemi, directeur général de la chambre de commerce, de « laisser de côté » le caractère contraignant des conventions collectives sur les lieux de travail si l’employeur et les employés le décident.
« Il est dans les intérêts de tous de garantir et maintenir le niveau des conditions de travail, des salaires, des congés et des heures de travail », écrit Jarkko Eloranta, président de la grande centrale STTK, dans un communiqué publié samedi.
HS/dim/A10

Propos de M. Rinne
Selon Helsingin Sanomat, le président du PSD, Antti Rinne, a souligné l’importance du caractère contraignant des conventions collectives lors de la réunion du bureau national du PSD dimanche.
M. Rinne exige le retour au système d’un accord salarial global, abandonné par la confédération du patronat et de l’industrie EK en 2016.
HS/lun/A13

Défense

« Un ministre de la Défense devrait mieux faire » HS
« Il serait sage que le prochain ministre de la Défense se soucie davantage de la notoriété du service militaire et en porte davantage la responsabilité », écrit Kaius Niemi, le rédacteur-en-chef d’Helsingin Sanomat dans un billet.
Lors de la publication sur les opinions des Finlandais quant aux questions de la défense, il s’est avéré que la volonté de défense des citoyens se trouvait aujourd’hui au plus bas depuis 30 ans. Ce sondage a suscité une polémique notamment parce que le soutien au service militaire des jeunes de moins de 25 ans avait chuté à 56% en baissant de 21 points en un an.
« Il est impossible de déterminer exactement à quel point les propos du ministre de la défense Jussi Niinistö destinés à séduire ses propres électeurs tout en dénigrant les autres, notamment sur le service militaire des femmes, les rations végétariennes ou une cinquième colonne ont pu jouer sur la volonté de défendre le pays », note le rédacteur-en-chef.
« Il serait sage que le ministre de la Défense du prochain gouvernement ait l’intelligence de porter une plus grande responsabilité sur la popularité du service militaire universel », conclut Niemi.
HS

Patria lance son nouveau véhicule blindé Patria 6x6 qui succède au Pasi
Un grand nombre des quelques 1 300 Pasi de diverses générations seront peu à peu remplacés par les nouveaux véhicules blindés, les Patria 6x6, qui viennent d’être testés en Finlande et en Estonie.
Les 6x6 sont fabriqués sur les mêmes supports que les véhicules blindés AMV, déjà utilisés dans sept pays. Selon le directeur commercial de Patria Teemu Raitis, le modèle 6x6 n’a que très peu de concurrents dans le monde. « Il existe des variantes plus lourdes et plus hautes qui n’ont pas l’agilité et la maniabilité de nos véhicules », précise Raitis.
HBL16.3/12

Finlande - France

Architecture

ALA Architects et Nicolas Favet gagnent un concours à Lyon
Helsingin Sanomat relève qu’ALA Architects, bureau d’architecture finlandais de Samuli Woolston, Juho Grönholm et Antti Nousjoki, et son partenaire français Nicolas Favet Architectes ont gagné le concours d’architecture pour réaliser la bibliothèque, Learning Centre, de l’Université Lumière Lyon II, campus de 16 000 étudiants.
ALA Architects a récemment réalisé la bibliothèque Oodi à Helsinki et Kilden Performing Arts Centre en Norvège en 2012.
Le projet présenté pour Lyon s’inspire beaucoup de la bibliothèque Oodi d’Helsinki.
HS/sam/C10

France

Tourisme

« Destination Seine »
Helsingin Sanomat publie un reportage de quatre pages sur Giverny et Honfleur.
HS/sam/D4-7

Vendredi 15 mars 2019

Politique étrangère et européenne

Relation franco-allemande

Editorial
« La relation franco-allemande dans l’UE va se maintenir » HS
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat écrit que « la France et l’Allemagne ont toujours eu un lien particulier dans l’UE et sur le développement de l’intégration ». Si les petits Etats ont aussi toujours eu des réserves sur la tendance des grands à prendre les décisions tous seuls, il n’en demeure pas moins que si la France et l’Allemagne n’arrive pas à coopérer, l’UE n’a plus de moteur, estime HS. L’éditorialiste estime aussi que les relations entre les dirigeants français et allemands influencent aussi la relation entre ces deux Etats.
« Merkel est une réaliste réactive alors que Macron est un idéaliste pro-actif. Cette différence se voit aussi dans les positions européennes de la France et de l’Allemagne. Là où Macron fait des propositions audacieuses, Merkel réfléchit avant de faire des réponses laconiques. »
« Cette fois-ci, la réponse de l’Allemagne à la tribune du président Macron est venue de la CDU. […] Si Mme Kramp Karreznbauch devient la prochaine chancelière, on peut déduire de sa réponse que la ligne traditionnelle réaliste de l’Allemagne sera maintenue dans les questions européennes, mais il semble que la position va s’assouplir et de rapprocher de la France. Le moteur franco-allemand ne s’arrêtera pas. Et les réponses allemandes viendront sans des mois d’attente, ce qui peut être un avantage en matière de réaction rapide dans un monde toujours plus exigeant », conclut l’éditorialiste.
HS

PPE

Le Kokoomus veut que Fidesz quitte le PPE
Hier, le Président hongrois a dons une lettre adressé aux autres partis du PPE demandé pardon pour ses propos.
Le Président du Kokoomus, M. Petteri Orpo, qui souhaite le départ de Fidesz du PPE estime que « Fidesz devraient prouver par ses actes qu’il fait partie de la famille du PPE. Cela n’est pas le cas. Le Kokoomus ne retire donc pas sa demande d’exclusion de Fidesz. »
HS

Protectionnisme

Le renfermement de l’UE serait un risque pour la Finlande
L’éditorialiste de Kauppalehti estime que le protectionnisme se renforce dans le monde entier. C’est un risque pour la Finlande qui dépend beaucoup des exportations. Les exportations finlandaises hors UE étaient d’une valeur de 38 milliards d’euros et employaient 410 000 personnes en 2017.
L’éditorialiste souligne que l’UE joue un rôle important pour promouvoir le libre-échange. Le patronat finlandais estime ainsi que le récent accord commercial entre l’UE et le Japon devrait apporter une économie d’un milliard d’euros à l’UE en matière de droits de douane.
Mais à l’avenir, le risque est aussi que le protectionnisme se renforce dans l’UE, estime Kauppalehti qui considère que « les économies ouvertes comme les pays nordiques doivent s’allier en Europe pour défendre le libre-échange ».
KL

Finlande – Russie

« Les criminels finlandais et russes ont des relations étroites » KS
Le chercheur Mark Galeotti a publié en finnois son livre intitulé « La mafia russe sous la protection du Kremlin ». Il considère que les relations entre la Finlande et la Russie sont étroites aussi dans la criminalité. Les bandes finlandaises tirent profit des services des bandes russes, notamment en matière de trafic de drogue, de voitures voilées et de blanchiment d’argent. Faisant référence à l’affaire Airiston Helmi, il considère aussi que ce qui est un problème de criminalité financière peut devenir plus tard un problème de sécurité.
KS

OCDE

L’OCDE met en garde la Finlande sur la baisse des dépenses de R&D
Dans une interview accordée à Kaupppalehti, le secrétaire général de l’OCDE M. Gurria estime que la baisse des dépenses de R&D de la Finlande est inquiétante « et doit servir de signal d’alarme ».
Il considère que la Finlande a bien réussi à moderniser son industrie mais qu’elle a encore fort à faire en matière de services et de formation de la main d’œuvre face aux défis de l’avenir.
KL

Terrorisme

« Des enfants de Daesh sont déjà revenus en Finlande » AL
La directrice des services de la protection de l’enfance d’Helsinki Jonna Vanhanen déclare qu’à sa connaissance des enfants d’origine finlandaise sont déjà revenus des zones de conflit en Syrie. Ils s’agit d’un faible nombre d’enfants, mais la situation pourrait changer.
On estime qu’une vingtaine de personnes d’origine finlandaise sont revenues des zones de conflit. La SUPO ne donne pas d’information sur leur âge ou leur sexe.
AL

Politique intérieure

Elections législatives

Les candidats ont eu leurs numéros
Les candidats aux législatives ont eu hier leurs numéros. Ils sont au total 2468 candidats répartis dans les 13 circonscriptions que compte la Finlande.
La moyenne d’âge est de 47 ans et il y a 1432 hommes et 1036 femmes qui se présentent.
Les principaux médias ont ouvert leurs « machines de vote » dans laquelle les électeurs peuvent trouver les réponses des candidats à une batterie de questions et ainsi choisir en fonction de ces réponses les candidats qui leur correspondent le mieux.
Vaalit.fi

La « machine électorale » de Yle donne la réponse sur les partenaires favoris de chaque parti en vue de la prochaine colation gouvernementale
Le Rassemblement national veut gouverner avec le Centre, mais le Centre veut s’allier avecle PSD, rapporte Yle. L’enseignement tiré des réponses des candidats aux législatives est que les partis cherchent des partenaires à leur gauche. Mais aussi que les plus grands partis ne privilégient pas réciproquement le même autre grand parti comme partenaire.
Pour ce qui est du PSD, 82% de ses candidats serait favorables à participer au gouvernement avec l’Alliance des gauches, 70% avec les Verts et 26% avec le Centre.
Les candidats du Rassemblement national formeraient bien un gouvernement avec le Centre (70%) et le Parti suédois (39%).
70% des centristes opteraient pour le PSD, 54% pour le Rassemblement national et 27% pour le Parti suédois.
Le PSD a le plus de succès. 80% des candidats verts et 90% de ceux de l’Alliance des gauches seraient favorables à une coalition avec les sociaux-démocrates.
Johanna Vuorelma de l’Université de Tampere note que les réponses montrent une tendance pour les partis de chercher des partenaires plus à gauche par rapport à eux-mêmes. Il s’agirait selon elle d’une réaction à la politique du gouvernement actuel.
Les partis ne souhaitent pas former de gouvernement avec les Vrais Finlandais, le Kokoomus encore moins avec l’Alliance des gauches et les Démocrates-chrétiens encore moins avec les Verts.
Les Vrais Finlandais eux-mêmes coopéreraient le plus volontiers avec les Démocrates-chrétiens, le Centre et le Kokoomus.
Yle

Débat électoral

Les présidents de parti ont débattu de la réforme sote, du climat, des chasseurs
Yle a organisé hier le premier débat télévisé rassemblant les chefs des partis représentés au parlement.
Concernant la réforme des services sociaux et de la santé, Petteri Orpo a parlé en faveur d’un modèle qui laisse aux communes le soin de chercher des partenaires. Les autres présidents de parti ont souligné le fait que les communes étaient très différentes les unes des autres en Finlande, et que le modèle de M. Orpo risquerait de diminuer encore l’égalité entre les Finlandais en matière d’accès aux soins.
Concernant le climat, certains présidents, comme Li Andersson et M. Rinne, ont été favorables à ce qu’on modifie la TVA dans le sens de favoriser les produits moins nuisibles du point de vue climatique et impose plus par exemple la viande.
Le projet de remplacer les chasseurs Hornet a également été évoqué, et le fait de savoir s’il en faut 64, ou plus, ou moins. Antti Rinne a souligné que c’est le maintien de la capacité de performance de l’armée de l’air qui compte.
HS

Services sociaux et de la santé

40% des Finlandais souhaiteraient diminuer la part des entreprises privées dans l’organisation des services sociaux et de la santé
Selon un sondage effectué pour le compte de Helsingin Sanomat, 16% des Finlandais seraient d’accord pour renforcer le rôle des entreprises privées dans l’organisation des soins, alors que 40 % souhaiteraient le diminuer et 31% maintiendraient la situation actuelle.
Marina Erhola, directrice de l’institut de santé publique, THL, estime qu’il n’est pas clair de savoir à quel point les Finlandais sont au courant de l’évolution du nombre de prestataires privés dans ce secteur. Durant les dix dernières années, leur nombre a augmenté, notamment dans les soins des personnes âgées.
70% des personnes interrogées seraient prêtes à des augmentations fiscales et de l’endettement afin d’améliorer les soins des personnes âgées. 18% n’y seraient pas favorables. Toutes les catégories de personnes interrogées dans ce sondage souhaitent que les problèmes des services aux personnes âgées soient réglés.
HS/A12-13

Sécurité sociale

Nouveau record pour les aides au logement
En 2018, la sécurité sociale Kela a versé pour plus de 2,1 milliards d’euros d’aides au logement, soit une progression de 5% par rapport à 2017. Ces aides sont surtout versées aux jeunes puisque 63% des destinataires ont moins de 35 ans.
AL

Démographie

Les régions se vident
Helsingin Sanomat rapporte que, sur la période 2017 – 2040, la population n’augmentera que dans 4 régions de Finlande alors qu’elle a va diminuer dans les 15 régions restantes. A part les îles Åland, seule la région de la capitale connaitra une augmentation à deux chiffres (soit de 17,7%) alors que sept régions connaîtront une diminution à deux chiffres (entre 10% et jusqu’à 18%).
A partir des années 2030, la population en âge de travailler n’augmentera que dans les îles Åland et la région de la capitale.
HS

Transports

Les projets ferroviaires reportés du fait de la démission du gouvernement
Le ministère des Transports et des Communications a annoncé, hier, que les projets ferroviaires dont le train rapide de Helsinki à Turku et la création des filiales de Pohjolan Rautatiet pour promouvoir ces projets sera reporté et relèvera du prochain gouvernement.
Les préparatifs de ces projets pourront être poursuivis, mais aucune décision politique ne pourra être prise. Le chancelier de la Justice, Tuomas Pöysti, s’est exprimé en la matière.
HS/A31

Economie

Les groupes vont distribuer un record de dividendes
Ce printemps, les entreprises finlandaises devraient distribuer près de 14 milliards d’euros de dividendes pour leurs actionnaires.
Certains groupes comme Nokia et Metso vont désormais distribuer leurs dividendes tous les trois mois.
KS

Défense

Précisions sur la nomination du prochain CEMA
Le gouvernement chargé d’expédier les affaires courantes pourrait malgré tout proposer un candidat à la succession du commandant de la défense nationale, le général Jarmo Lindberg.
Selon le chancelier de la justice cela pourrait être possible dans l’éventualité où, après les élections législatives, la formation du prochain gouvernement prendrait trop longtemps.
En Finlande, les gouvernements sont habituellement formés de un à deux mois à compter des élections.
Le mandat du général Lindberg se termine début août.
Préalablement à la nomination, le président Salui Niinistö aura un entretien personnel avec les candidats.
KS14.3/12

200 personnes recrutées à des emplois de renseignement et de cyber défense
A la suite de l’adoption de la loi sur le renseignement militaire, la défense nationale envisage de recruter 200 personnes à des emplois de renseignement et de cyber défense.
Le chef du renseignement de la défense nationale, le général de division Harri Ohra-aho, explique que l’espionnage des pays étrangers en Finlande se trouve à un « niveau élevé ». Les forces armées des pays étrangers s’intéressent notamment aux systèmes de défense et aux réseaux d’information finlandais ainsi qu’aux positions et actions stratégiquement importantes des objectifs militaires.
La loi sur le renseignement militaire sera promulguée par le président de la république et ne prendra pas effet avant la nomination du médiateur chargé de la surveillance de renseignement.
KS14.3/12

Culture

La Bibliothèque municipale d’Espoo élue meilleure bibliothèque du monde
Lors du salon du livre de Londres, la bibliothèque municipale d’Espoo a reçu le titre de meilleure bibliothèque du monde.
HS

France – Finlande

Musique

L’orchestre de Tampere en France
Aamulehti rapporte que l’orchestre philarmonique de Tampere a été invité par le festival de Radio France occitanie à Montpellier. Il y donnera deux concerts cet été.
AL

France

Aviation

« Les regards sont tournés vers la France » AL
Aamulehti rapporte que c’est en France que seront étudiées les boîtes noires du Boeing 737 max 8 éthiopien.
AL

Jeudi 14 mars 2019

Politique étrangère et européenne

Brexit

« La Finlande pourra déterminer sa position » AL
Le Président de la Grande commission du Parlement Arto Satonen (Kokoomus, Rassemblement national) rapporte que si la Finlande doit prendre position sur le Brexit, le gouvernement chargé d’expédier les affaires courantes devra présenter son projet à la Grande commission qui, par exemple, pourra alors donner mandat au gouvernement en cas de délai accordé pour prolonger la sortie du Royaume-Uni de l’UE.
M. Satonen estime que, sur les questions européennes, la Finlande peut se reposer largement sur les positions définies par le gouvernement avant la démission.
Il en va de même pour la future présidence de l’UE dont les objectifs ont été fixés par le gouvernement. « Le prochain gouvernement pourra approuver finalement ses objectifs. Mais les objectifs actuels ont été définis selon une procédure parlementaire associant tous les partis », fait remarquer M. Satonen.
Les vice-présidents de la Grande Commission Simon Elo (Avenir bleu) et Tytti Tuppurainen (PSD) partagent les mêmes points de vue sur les décisions à prendre concernant le Brexit.
« Nous voyons bien à quel point il est utile d’avoir une Grande commission qui définit les positions du parlement sur les questions européennes. Cela n’est pas le cas dans la plupart des autres pays européens », fait remarquer M. Elo. « Ce qui change avec un gouvernement chargé d’expédier les affaires courantes c’est que le ministre ne peut pas venir présenter une nouvelle position politique devant la grande commission. Il revient désormais à la grande commission de préparer ces positions elle-même ».
Mme Tuppurainen souligne qu’il y a toutefois des dossiers en cours comme le cadre financier qui nécessitent de prendre des positions. « La présidence roumaine peut faire des propositions sur lesquelles il faudra se prononcer. En n’ayant plus de gouvernement politique, la Finlande perd de son pouvoir d’influence. M. Sipilä en est responsable ; il a rendu son tablier trop tôt », estime-t-elle.
AL

Finlande – Chine

La route de la soie pourrait bientôt passer par la Finlande » KL
Kauppalehti commente le projet chinois de nouvelle route de la soie One Belt One Road, présneté dès 2013 par le président chinois. Par ce biais, en investissant dans des projets d’infrastructure dans nombre de pays, la Chine apporte d’importants financements mais contribue aussi à endetter à long terme les pays qui participent à ses projets, écrit KL.
Le quotidien économique considère que la route de la soie pourrait bientôt passer par la Finlande si la Chine finance le tunnel entre Helsinki et Tallinn. En effet, il pourrait s’agir d’une première étape, visant à plus long terme un lien ferroviaire avec la mer arctique.
Kauppalehti souligne qu’en avril la Commission européenne aura plus de pouvoirs pour évaluer les projets d’investissements chinois en Europe. « L’UE a un regard critique à l’égard des projets d’invasion chinoise. L’UE estime que la Chine se comporte inéquitablement avec les entreprises occidentales et exige donc la réciprocité de la part de la Chine ».
KL

Défense

Déclarations du directeur de l’AED
Avant sa visite vendredi pour préparer la présidence finlandaise de l’UE, le directeur de l’Agence européenne de Défense Jorge Domecq a donné une interview à Kauppalehti.
Il évoque le projet éternel de l’UE intitulé Single European Sky, créé pour transformer l’espace aérien de l’Union en un seul marché, aussi bien en matière de marchandises qu’en services ce qui faciliterait l’aviation commerciale et militaire. Domeck affirme que ce projet a pour but de créer des forces armées plus performantes et plus opérationnelles en Europe.
Selon Domecq, l’utilisation du matériel de défense connait des difficultés qui ne sont pas dues au manque de compétence mais au manque d’organisation. « Les armées de l’air auraient intérêt à se rassembler et à trouver une solution coordonnée », estime Domecq.
« La libéralisation des espaces aériens nationaux et une collaboration approfondie sont des choses que la Finlande devrait prendre en compte dans sa future acquisition du projet HX », affirme Domeck quit poursuit : « Quel que soit le système sélectionné par la Finlande, elle devra réfléchir sur l’interaction avec les autres pays membres de l’UE avec lesquels elle est liée en matière de défense.
Pour Domecq, il est important, pendant la présidence finlandaise, de poursuivre ensemble, toutes les initiatives de défense européenne.
KL14.3/9A

Un exercice de combat militaire historique l’été prochain à Santahamina avec une compagnie britannique
La Finlande et la Grande-Bretagne s’entraineront l’été prochain dans le cadre de la coopération JEF (Joint Expeditionary Force). Il s’agit de forces de réaction rapide commandées par les Britanniques, faciles à déployer et compatible avec l’OTAN que la Finlande a intégrée en juin 2017.
Cela sera la phase finale des exercices du régiment de chasseurs de la Garde qui se dérouleront du 3 au 10 juin prochains avec environ 800 soldats.
La Grande-Bretagne sera solidement présente dans les exercices de la région Baltique ce printemps et cet été dans le cadre de la coopération JEF. Un premier exercice débutera au Danemark en mai-juin, un second consistera en l’exercice traditionnel BaltOps en mer au mois de juin et un troisième aura lieu dans les pays Baltes début juillet lorsque les Britanniques participeront à l’exercice militaire majeur de l’Estonie.
IS

Politique intérieure

Parlement

Le Parlement a adopté un compte-titre
Les Finlandais pourront ouvrir un compte-titre pour leurs actions à compter de 2020. Le gouvernement a souhaité, en introduisant ce genre de compte, supprimer les différences peu logiques dans le traitement fiscal des différents produits de placement. Le compte-titre prévoit aux épargnes en actions le même traitement fiscal que pour les fonds de placements.
HS/A30

Législation sur le temps de travail
La Parlement a adopté les modifications à la législation sur le temps de travail datant de 1996. La loi actualisée prévoit plus de flexibilité et tient compte par exemple du travail à distance. Les comptes en matière d’heures supplémentaires relèveront désormais de cette loi et non plus des conventions collectives.
Les périodes de temps de travail existant dans certains secteurs seront introduites dans de nouveaux secteurs. Il sera possible de situer 120 heures sur une période de trois semaines assez librement.
Le plafond des heures supplémentaires, actuellement de 250 à 330 heures par an, sera remplacé par un plafond maximal moyen de temps de travail de 48 heures (heures supplémentaires comprises) par semaine sur une période de quatre mois.
HS/A16

Thèmes électoraux

Selon un sondage, les soins sont le thème privilégié
Hufvudstadsbladet rend compte d’un sondage effectué pour le compte de Lähi-Tapiola, selon lequel la moitié des Finlandais privilégient les soins comme sujet à évoquer lors les débats électoraux.
Le climat, l’éducation et l’immigration sont également considérés comme des thèmes importants.
HBL/9

Santé

Médecine du travail
Les employeurs se chargent en garde partie des soins de santé de base de 1,5 millions de Finlandais
Helsingin Sanomat relève que le plus grand problème du système des soins de santé finlandais est l’inégalité concernant l’accès aux soins. Régler ce problème était un des objectifs les plus importants de la réforme des services sociaux et de la santé qui vient d’échouer.
En principe, le système public prévoit à tous les mêmes services de soins de base dans les dispensaires et dans les hôpitaux de soins spécialisés mais, dans la pratique, l’accès aux soins dépend du fait de savoir si la personne peut se permettre de recourir aux soins privés, s’il est assuré ou s’il bénéficie de la médecine du travail.
Les soins de santé de base de 1,5 million de Finlandais reposent sur la médecine du travail. Ce sont les employeurs qui paient en grade partie pour cet arrangement prévu par la loi.
Le fait que les employeurs paient des médecins pour leurs employés remonte à longtemps : les grands employeurs comme les usines ou les chemins de fer le faisaient à la fin du XIX début XX siècle.
Aujourd’hui, 1,9 million de Finlandais sont concernés par la médecine du travail préventive et pour 1,52 million de salariés, il s’agit également des soins de base, c’est-à-dire de l’accès chez une infirmière et un médecin, ainsi que les services de laboratoire.
Les dispensaires n’ont aucunement les ressources pour s’occuper des gens qui travaillent. Les employeurs souhaitent s’assurer que leurs employés ont accès aux soins malgré cette réalité.
Les dispensaires s’occupent des retraités, des chômeurs, des enfants, ce qui fait que l’on n’a pas investi dans leurs capacités. Si, par contre, les dispensaires fonctionnaient mieux, la médecine du travail pourrait se concentrer sur les soins préventifs et sur le maintien de l’aptitude au travail, estime Helsingin Sanomat.
HS/A14-15

Syndicats

Editorial
« Les syndicats n’attirent plus comme avant » HBL
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet rend compte du fait que l’intérêt des Finlandais pour l’appartenance syndicale diminue. Contre près de 80% des salariés syndiqués en 1994, moins de 60% le sont aujourd’hui.
Le taux d’affiliation diminue en particulier chez les jeunes. Alors que le nombre de membres des syndicats diminue de 3 à 21%, le nombre de membres de la caisse privée d’assurance-chômage YTK continue à attirer surtout des personnes de moins de 50 ans et a augmenté de 17%.
HBL/4

Intelligence artificielle

Vake pourrait accorder 100 millions d’euros pour le développement de l’IA
Le groupe de l’Etat de développement des entreprises, Vake, créé en 2016, a présenté ses futures activités lors d’un évènement de lancement organisé lundi.
Reijo Karhinen, président du conseil d’administration de Vake, note que, comme les acteurs au niveau international investissent dans l’IA, il faut que la Finlande réagisse elle aussi.
Il estime que les 100 millions d’euros annoncés constituent un cadre et que, dans la réalité, les sommes pourront être mois importantes, mais que cela dépendra surtout du fait de savoir s’il y a des projets qui méritent l’investissement.
Vake est en train de préparer six programmes dans le cadre desquels il pourrait financer des projets et soutenir les activités des entreprises par différents moyens. Il envisage par exemple de promouvoir l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les soins de santé et dans l’industrie.
KL/mar/A6

Mercredi 13 mars 2019

Politique intérieure

Gouvernement

Sondage
La majorité des Finlandais approuvent la démission du gouvernement
Selon un sondage effectué pour le compte d’Helsingin Sanomat, 60 % des Finlandais approuvent la démission du gouvernement : 32 % sont entièrement d’accord et 28 % plus ou moins d’accord. 31 % estiment qu’il s’agit d’une mauvaise décision et 9 % ne se prononcent pas.
Au niveau des partis politiques, 81 % des centristes, 66 % des électeurs du Kokoomus, 59 % des Vrais Finlandais, 55 % des sociaux-démocrates et des Verts approuvent la démission du gouvernement alors que 51 % des partisans de l’Alliance des gauches s’y opposent.
Le quotidien note que l’avis des électeurs du Kokoomus (Rassemblement national) est partiellement en contradiction avec l’avis de la direction du parti.
HS/A11

Pouvoir de nominations du gouvernement
Helsingin Sanomat rappelle que le chancelier de la justice Tuomas Pöysti a déjà donné son accord pour que le gouvernement chargé d’expédier les affaires courantes puisse procéder à la nomination du médiateur chargé de la surveillance de renseignement. La commission des lois constitutionnelles du Parlement a déjà approuvé la candidature de Kimmo Hakonen à ce poste avant la démission du gouvernement.
Selon le ministère de la Défense, M. Pöysti n’a toutefois pas donné son accord concernant la nomination du commandant des forces armées en remplacement du général Jarmo Lindberg.
En revanche, les nominations d’ambassadeurs qui sont déjà en préparation pourront être faites. Selon le ministère des Affaires étrangères, une dizaine de nominations sont déjà en cours.
Avant sa démission, le gouvernement a eu le temps de nommer Hannu Mäkinen, actuel chef du budget au ministère des Finances, au poste de directeur général des Douanes pour une période de cinq ans, en remplacement d’Antti Hartikainen.
HS/A13

Parlement

Négociation des groupes parlementaires sur le gouvernement chargé d’expédier les affaires courantes
Helsingin Sanomat relève que les présidents des groupes parlementaires, réunis mardi à l’invitation d’Antti Kaikkonen, président du groupe du Centre, ont constaté qu’il n’y a pas assez de temps pour former un nouveau gouvernement avant les élections législatives et ont validé le gouvernement chargé d’expédier les affaires courantes.
Paavo Väyrynen, seul député du groupe parlementaire du Mouvement de sept étoiles, n’est pas d’accord avec cette décision. Il estime que Juha Sipilä devrait revenir sur sa démission, parce que le pays a besoin d’un gouvernement politique. « Un vote sur une motion de censure sur les actions du gouvernement chargé d’expédier les affaires courantes est encore possible. »
Selon M. Väyrynen, « le gouvernement chargé d’expédier les affaires courantes doit jouir de la confiance du Parlement ».
Selon M. Kaikkonen, les présidents des groupes parlementaires ont évoqué le statut et les limitations des pouvoirs du gouvernement chargé d’expédier les affaires courantes qui ont été définis dans l’article rédigé par le chancelier de la justice la semaine dernière.
Antti Lindtman, président du groupe du PSD, souligne que les trois partis du gouvernement doivent déclarer explicitement qu’ils respectent ces limitations.
HS/A14

Partis politiques

Audience des personnalités politiques
Alma Media publie un sondage sur les personnalités politiques. Les personnes interrogées ont répondu à la question « A qui souhaitez-vous accorder plus de pouvoir politique ? » et on leur a présenté une liste de 22 personnalités politiques.
Le Président Sauli Niinistö est à la tête avec un score de 65 %. Il est suivi du président des Verts Pekka Haavisto (46 %), de la présidente de l’Alliance des gauches Li Andersson (30 %), du ministre de la Justice Antti Häkkänen (25 %), de la présidente des Chrétiens-démocrates Sari Essayah (24 %), du président du PSD Antti Rinne 24 %, du maire d’Helsinki Jan Vapaavuori (22 %), du président des Vrais Finlandais Jussi Halla-aho (19 %), du président du Kokoomus Petteri Orpo (18 %), de la vice-présidente du PSD Sanna Marin (18 %), du Premier ministre Juha Sipîlä (17 %), de la présidente du Parti suédois Anna-Maja Henriksson (16 %), de la ministre des Service sociaux Annika Saarikko (16 %) et du président du Mouvement Nyt Harry Harkimo (15 %).
Le président des Bleus Sampo Terho, le ministre des affaires étrangères Timo Soini et la députée Elina Lepomäki ont un score de 13 % et le président du Mouvement de sept étoiles Paavo Väyrynen 9 %.
Alma Media relève que c’est surtout le Président du Rassemblement national Petteri Orpo qui chute de 3 points alors que MM. Rinne et Sipilä sont stables.
Ceux qui progressent le plus, sont M. Halla-aho (+ 6 points) et M. Häkkânen et Mme Marin (+ 5 points).
M. Orpo est désormais dépassé le ministre de la Justice Antti Häkkänen.
uusisuomi.fi

Elections législatives

Analyse
Selon l’analyse d’Yle, les bons résultats économiques du gouvernement Sipilä sont enterrés sous les ruines de la réforme Sote. Les antagonismes politiques se sont aggravés sous ce gouvernement qui a été le plus de droite de mémoire d’homme.
M. Sipilä a dirigé la Finlande avec l’emprise d’un directeur d’entreprise familiale. Il a fait preuve d’esprit d’initiative et de détermination, il est persévérant. Il avait promis de remettre la Finlande en bon état et son gouvernement y a réussi dans une certaine mesure.
Le nombre de chômeurs a baissé de 140 000 personnes depuis le début de la législature. Le taux d’emploi a augmenté de plus de 4 points pour atteindre 72 %. Le gouvernement y est pour quelque chose, ainsi que la bonne conjoncture.
Le gouvernement a pu maîtriser la croissance de la dette publique, n’a pas augmenté les impôts sur le revenu et a rendu plus stricte la politique d’immigration.
Les résultats du gouvernement Sipilä seront toutefois oubliés rapidement. Ils seront enterrés sous les ruines du projet le plus massif du gouvernement, la réforme Sote.
En mettant la Finlande en bon état M. Sipilä a réussi à diviser son propre parti. Parmi les centristes, il y a beaucoup de salariés, chômeurs, étudiants et retraités qui critiquent la politique de droite du gouvernement.
Le pacte de compétitivité que les syndicats ont finalement signé pour éviter des lois sur le droit du travail a pesé considérablement sur les salariés et les chômeurs, en même temps qu’il a diminué les cotisations des employeurs. Ce processus, ainsi que les décisions du gouvernement sur le modèle d’activation des chômeurs, a aggravé les antagonismes entre la droite et la gauche et cette tension est restée prégnante jusqu’à la fin du gouvernement Sipilä.
M. Sipilä s’est avéré dur dans sa politique. Son gouvernement a voulu démanteler les structures corporatives et affaiblir le statut fort des syndicats. Cette politique a beaucoup plu au Kokoomus qui souhaiterait continuer la coopération gouvernementale avec le Centre.
Depuis la démission du gouvernement, l’opposition rappelle sans arrêt aux électeurs toutes les économies désagréables effectuées par le gouvernement.
Un grand nombre d’électeurs sont irrités, frustrés ou perturbés et ils comptent protester aux élections législatives. Mais nul ne sait comment ce vote protestataire se formalisera.
Yle

Position des partis sur l’immigration
Helsingin Sanomat poursuit sa série d’enquêtes auprès des partis sur les thèmes que les électeurs considèrent comme prioritaires : les soins de santé, l’emploi, le climat, l’économie publique et l’immigration.
Pour son édition de ce matin, le quotidien a sondé les positions des partis concernant l’immigration qu’elle soit pour des raisons humanitaires ou liée au travail.
Cinq partis, le Centre, le Rassemblement national, les Verts, le Parti suédois et les Démocrates-chrétiens, se déclarent prêts à abandonner, concernant les travailleurs immigrés, la procédure prévue d’autorisation administrative pour les permis de travail dans certains secteurs (cela ne concerne pas les emplois d’experts ni les métiers spécialisés).
Le PSD ne souhaite pas la supprimer par peur d’un dumping des salaires et détérioration des conditions de travail.
Outre les Vrais Finlandais et l’Avenir bleu, l’ensemble des partis estime qu’il faudra plus de travailleurs étrangers en Finlande, dans le contexte du vieillissement de la population et de la baisse de la natalité.
Concernant la politique d’asile, six partis, dont le Centre, le Rassemblement national, les Vrais Finlandais et les Démocrates-chrétiens souhaitent la durcir durant la prochaine législature. Le PSD maintiendrait la ligne actuelle, alors que les Verts, l’Alliance des gauches et le Parti suédois l’assoupliraient.
HS estime que le Centre et le Kokoomus ne souhaitent pas perdre des électeurs au profit des Vrais Finlandais sur cette question.
Quant au quota de réfugiés, la majorité des partis souhaitent l’augmenter, les Verts jusqu’à 3000 et le Parti suédois à 2500. Le Centre et les Bleus maintiendraient le niveau actuel, alors que les Vrais Finlandais le diminueraient.
En ce qui concerne les demandes s’asile, sept partis estiment que la Finlande ne devrait pas étudier les dossiers de l’ensemble de personnes qui se présentent à sa frontière. Dans le cas d’un arrivant par un autre Etat de l’UE sans s’y être enregistré, la majorité des partis n’étudieraient pas son dossier. Les Verts, l’Alliance des gauches et le Parti suédois le feraient.
HS/A12

Politique étrangère et européenne

Finlande – Estonie - Chine

Interrogations sur le projet de tunnel entre Helsinki et Tallinn financé par la Chine - Propos du commissaire Katainen
Le vice-président de la Commission européenne, Jyrki Katainen, estime qu’il y a des questions qui devront être évoquées concernant le financement chinois du projet de tunnel. La Commission européenne ne souhaite pas encore prendre position en la matière.
Helsingin Sanomat relève que la Commission s’est efforcée ces dernières années d’étudier l’origine des investissements chinois et leur rôle dans les achats d’entreprises européennes et dans des projets stratégiques. M. Katainen, commissaire chargé de la compétitivité, qui a été actif dans ce projet, a fait part des orientations de la Commission concernant la Chine. Le projet de tunnel entre Helsinki et Tallinn intéresse la Commission, qui ne souhaite toutefois pas se prononcer en matière de menaces éventuelles pour la sécurité du fait que le projet n’est pas très avancé.
Selon M. Katainen, il faut que la Finlande et l’Estonie évaluent la rentabilité économique et l’utilité du projet.
Pour lui, il reste du travail à faire dans l’évaluation des investissements. Une des inquiétudes concerne les aides publiques à des entreprises chinoises qui ensuite font des achats d’entreprises européennes, ce qui fausse la concurrence. M. Katainen rappelle que l’on peut se poser la question de savoir pourquoi la Chine souhaite soutenir tel ou tel achat d’entreprise.
Il estime qu’une grande partie des investissements chinois sont bienvenus, mais qu’il faut que l’Europe soit consciente des autres aspects des flux financiers.
HS

Mardi 12 mars 2019

Politique intérieure

Gouvernement

Pourvoir de nomination du gouvernement
Helsingin Sanomat rapporte que, selon l’article publié par le bureau du chancelier de la justice concernant le statut d’un gouvernement chargé d’expédier les affaires courantes, il n’y a pas de législation spécifique concernant un tel gouvernement mais il peut gérer les affaires courantes et les questions urgentes qui ne peuvent pas attendre la nomination d’un nouveau gouvernement.
Selon Timo Lankinen, sous-secrétaire d’Etat à la chancellerie du Premier ministre, « cela signifie que les ministres ou le gouvernement ne peuvent pas prendre de décisions qui pourront être transférées au prochain gouvernement. Le gouvernement chargé d’expédier les affaires courantes ne pourra pas nommer de hauts fonctionnaires à partir du niveau des directeurs généraux. Cela concerne par exemple le poste de nouveau directeur général de Business Finland ».
Une partie des nominations sont faites par le Président, sur proposition des ministres, dont les nominations du commandant des forces armées ou des ambassadeurs.
Turun Sanomat estime qu’il sera intéressant de voir si le gouvernement propose la nomination d’un nouveau commandant des forces armées ou si le choix du successeur de M. Lindberg sera reporté au prochain gouvernement.
HS

Lois sur le Renseignement

Les lois sur le renseignement confèrent davantage de pouvoir à Supo
Lundi, la Finlande est entrée sur le terrain de jeu des grands Etats avec ses lois sur le renseignement civil et militaire qui permettront à la sûreté nationale et à la reconnaissance militaire de réaliser des opérations d’un genre nouveau au nom de la sécurité nationale.
Ces lois, adoptées en seconde lecture à l’unanimité, permettront notamment aux fonctionnaires finlandais de transgresser les lois des pays étrangers si la sécurité nationale l’exige. Cela tendrait à augmenter le risque de conflits politiques avec des pays étrangers, juge Helsingin sanomat.
Ces lois comprennent un mécanisme selon lequel à la suite d’une opération malchanceuse découverte, le chef de Supo ou celui du renseignement militaire quittera ses fonctions.
La Finlande utilisera ces lois à des fins de défense, notamment pour prévenir le terrorisme et l’espionnage. Il convient de noter que les prérogatives de la Supo augmentent considérablement car il aura un double-rôle en qualité de service de renseignement et de police.
Son chef Antti Pelttari jouira de l’exclusivité pour décider notamment des opérations de renseignement réalisées à l’étranger et des activités de couverture en Finlande. Le nouveau chef du renseignement militaire Pekka Toveri prendra ses fonctions au printemps.
En quelque sorte, le citoyen finlandais renoncera à une partie de son droit au secret des informations contre une meilleure sécurité contre le terrorisme, l’espionnage et les opérations militaires des pays étrangers.
En contrepartie de l’accroissement de leurs pouvoirs et moyens, les agents du renseignement auront leur propre surveillant. Le prochain parlement sera doté d’une commission parlementaire de surveillance du renseignement composée de députés dont la fonction consistera à surveiller que la Supo et la reconnaissance militaire n’abusent pas de leur pouvoir.
Yle annonce que le gouvernement pourra nommer le médiateur chargé de la surveillance de renseignement sans quoi les lois sur le renseignement militaire et civil ne pourront pas entrer en vigueur.
Le ministère de la Justice, qui prépare cette nomination, a déjà demandé l’avis du chancelier de la justice Tuomas Pöysti qui vient de donner son accord pour que l’actuel gouvernement chargé d’expédier les affaires courantes puisse procéder à cette nomination.
La commission des lois constitutionnelles a décidé à l’unanimité de proposer à ce poste Kimmo Hakonen, actuel secrétaire général du bureau de chancelier de la justice.
Yle rapporte que le président du principal parti d’opposition Antti Rinne (PSD) a exprimé son soutien à la nomination de la personne proposée unanimement par la commission des lois constitutionnelles.
HS12.3/A10, AL12.3/A15 HS/A9, Yle

Parlement

Négociations des groupes parlementaires
Yle relève que, selon la Constitution de 2000, si le gouvernement démissionne, les groupes parlementaires doivent se réunir pour négocier la formation d’un nouveau gouvernement.
Le président du groupe parlementaire du Centre Antti Kaikkonen a invité les présidents des groupes à une réunion cet après-midi. Il compte proposer que le gouvernement actuel continue comme gouvernement chargé d’expédier les affaires courantes, vu que les élections législatives seront organisées prochainement.
Il n’y a pas de précédent en la matière.
La plupart des présidents des groupes parlementaires sont du même avis que M. Kaikkonen. Leena Meri, présidente du groupe parlementaire des Vrais Finlandais estime, quant à elle, qu’on devrait former un gouvernement chargé d’expédier les affaires courantes qui respecte les rapports de force du Parlement. « Un précédent est en train d’être créé et nous souhaitons en parler », selon Mme Meri.
Selon Antti Lindtman, président du groupe parlementaire du PSD, le PSD se formera un avis après avoir entendu les justifications de M. Kaikkonen et les avis des trois partis représentés au gouvernement chargé d’expédier les affaires courantes sur les limitations des pouvoirs de ce gouvernement.
Yle

Elections

La décision sur un cinquième des voix se fait à la dernière minute
Suomen Kuvalehti rend compte du fait que les candidats, 216 au total, pour les élections législatives ont été désignés et que les numéros leur seront attribués cette semaine. Le vote par anticipation par correspondance commencera dans trois semaines.
Deux tiers des électeurs ont déjà décidé pour quel parti ils vont voter. Environ deux millions de votes sont déjà « réservés ». C’était le cas lors des précédentes législatives, selon les études politiques.
Durant les derniers jours avant le vote, il s’agit d’attirer un peu plus d’un million de voix d’électeurs encore hésitants. En effet, on estime que 600 000 électeurs prendront la décision le jour de vote ou juste avant.
Durant la soirée électorale, il sera intéressant de voir si M. Sipilä considérera son parti comme un éventuel candidat à participer au prochain gouvernement, quel que soit son résultat.
Après les élections, le président du groupe parlementaire du parti qui aura obtenu le plus de sièges invitera les autres groupes à se réunir. Il s’agit de désigner le président du plus grand parti pour piloter les tractations en vue de formation du gouvernement.
Autour du premier mai, les partis donneront leurs réponses aux questions que leur aura posées la personne qui pilotera la formation du gouvernement. Celle-ci s’exprimera ensuite sur le fait de savoir avec quels partis elle souhaite continuer les négociations. Les partis se mettront d’accord sur le processus de négociation et désigneront chacun leurs représentants dans les négociations.
Les chiffres sinistres du ministère des Finances sur l’état de l’économie publique prévoient des négociations gouvernementales difficiles. Les deux dernières fois, elles ont pris plusieurs semaines. Il est clair qu’en Finlande, les élections européennes seront éclipsées par l’actualité politique.
On connaitra les résultats des élections européennes le 26 mai. A cette date, les représentants des partis seront en place pour se réunir pour évaluer le résultat. Ce serait une occasion naturelle pour les partis de la prochaine coalition gouvernementale d’annoncer leur participation au gouvernement et leur choix de ministres.
Dans ce cas-là, les votes au Parlement sur le Premier ministre et sur le programme gouvernemental pourraient avoir lieu début juin. Le nouveau gouvernement entamerait ses travaux environ 50 jours après les élections, ce qui est dans la moyenne des précédents.
Le nouveau premier ministre fêtera la Saint-Jean d’été au Conseil européen. La présidence finlandaise du Conseil européen commencera le 1er juillet.
Pour rappel, les Verts auront leur congrès les 15 et 16 juin, à Pori, où ils choisiront leur président, M. Haavisto ayant été élu seulement pour un intérim.
SK/1062019/16-17

Services de santé

Dans 50% des cas, un rdv chez le médecin en une semaine
La loi prévoit que, dans le cas de soins non-urgents les patients aient un rendez-vous chez le médecin dans le secteur public dans un délai de trois mois au maximum.
Helsingin Sanomat rend compte des statistiques de l’Institut de santé publique THL qui montrent que 2,6% (en moyenne) des patients ont dû attendre au-delà de ce délai. 44,5% ont eu un rendez-vous en une semaine.
Pour les soins urgents, il est prévu d’être reçu dans un délai de trois jours.
HS/A8

Endettement

L’endettement important des ménages continue
Le ministre de la Justice, Antti Häkkänen, est intervenu lors d’une table ronde sur le surendettement, vendredi. Il a exprimé son inquiétude sur le fait qu’avec une croissance économique forte depuis trois ans, les problèmes liés à la dette des particuliers continuent. Il note que l’augmentation des taux d’intérêts détériorera la situation.
Pour lui, la diminution du surendettement et du nombre de ceux qui concluent de prêts importants devra être un des objectifs de la prochaine législature.
HS/sam/A15

Activités minières

L’Etat prend goût aux batteries
Suomen Kuvalehti rend compte de divers projets miniers en cours en Finlande. Le groupe de l’Etat Terrafame a annoncé, en octobre dernier, un investissement de 240 millions d’euros dans la production de produits chimiques pour des batteries, à Sotkamo, à partir du début 2021.
Un autre projet dans lequel l’Etat participe, est celui de Keliber à Kaustinen, en Ostrobotnie centrale, et qui envisage d’entamer la production de lithium à compter de 2021.
Suomen malmijalostus Oy (raffinage de minerais), groupe de l’Etat, est devenu, en février, le plus grand actionnaire de Keliber. L’Etat est actionnaire dans Keliber à hauteur de 25%, avec notamment le norvégien Nordic Mining ASA et Mine Invest. Suomen malmijalostus s’inscrit dans le cadre de la gestion des entreprises de l’Etat du ministère de l’Emploi et de l’Economie.
Selon les calculs de Keliber, la production annuelle de la mine suffirait pour les besoins de 200 000 à 250 000 voitures électriques. Entamer la production en 2021 nécessiterait toutefois une autorisation environnementale et un financement de 300 millions d’euros pour la construction.
SK/10-2019/15

Transports

VR acquiert des locomotives diesel pour 200 millions d’euros
Le groupe de chemins de fer VR annonce qu’il commandera 60 nouvelles locomotives diesel au suisse Stadler. Il s’agira principalement de locomotives prévues pour le transport de biens.
VR note qu’elles seront plus écologiques et fiables que l’équipement actuel. Le groupe rappelle aussi qu’une grande partie du réseau ferroviaire finlandaise n’est pas électrifié.
HS/A27

Politique étrangère et européenne

Finlande – Russie

Selon le nouveau « rapport Russie », la Finlande pourrait faire l’objet de pression et de critiques accrues
La position de plus en plus solide de la Finlande dans les dispositifs de défense occidentale pourrait lui causer une pression et des critiques accrues, constate le récent rapport Voiman Venäjä (La Russie de la force) qui suggère que la Russie chercherait à influencer le débat et la prise de décision en matière de politique de sécurité en Finlande.
Le rapport a été commandé par les ministères de la Défense, des Affaires étrangères et de l’Intérieur.
Selon le rapport, la Russie aurait deux messages à faire passer à la Finlande : le premier louant les bonnes relations de voisinage et le second, plus négatif, prévenant que ces bons rapports ne vont pas de soi si la Finlande ne se comporte pas de manière responsable et ne prend pas en compte les intérêts de la Russie.
Toujours selon le rapport, la Russie chercherait à empêcher l’élargissement de l’OTAN et à affaiblir la prise de décision de l’Union européenne.
HS12.3

Finlande – Estonie

Projet de tunnel entre Helsinki et Tallinn
L’administration régionale d’Uusimaa a choisi, pour le projet de tunnel, l’itinéraire qui passe par la gare ferroviaire d’Helsinki (projet FinEst Link) plutôt que par Espoo (Finest Bay Area Project).
Deux projets concurrents prévoient un tunnel entre les capitales finlandaise et estonienne. Le projet de Peter Vesterbacka (Finest Bay Area Project) promeut l’idée de construire un crochet par Otaniemi (Espoo), ce que les municipalités de Helsinki et de Vantaa ainsi que la régie des transports de la région de la capitale, HSL, considèrent comme compliqué compte tenu du réseau ferroviaire actuel.
HS note que le projet FinEst Link manque toutefois de financement, qu’il s’agisse de crédits venant des deux villes, des deux pays ou de l’UE. M. Vesterbacka ne serait pas prêt à œuvrer en faveur de ce projet.
HS/A16

France - Finlande

Musique

La passion de Simone
Helsingin sanomat et Aamulehti publie d’excellentes critiques de l’opéra La passion de Simone de Kaija Saariaho qui était présenté à Tampere dans une mise en scène d’Aleksi Barrière.
HS AL

Lundi 11 mars 2019

Politique intérieure

Démission du gouvernement

La dernière semaine du gouvernement
« Après avoir démissionné, M. Sipilä est parti faire campagne » HS
Helsingin Sanomat revient sur la semaine dernière qui a été fatale aussi bien à la réforme des services sociaux et de santé (Sote) qu’au gouvernement.
Lundi dernier, il est apparu aux dirigeants du parti du Centre que la commission des Affaires sociales et de la santé n’arriverait certainement pas à finir son rapport sur le projet de loi d’ouverture à la concurrence des services sociaux et de santé.
Mardi c’est le Présidium du Parlement (dirigé par Mme Risikko, du Kokoomus) qui a constaté que le projet de loi sur les compétences des régions était lui aussi en difficulté devant la commission des affaires constitutionnelles et ne pourrait être voté avant la fin de la législature.
Les représentants des partis de la coalition (Centre et Kokoomus) se sont rencontrés pour discuter de ces réformes, mais le premier ministre Juha Sipilä n’était pas prêt à les abandonner.
Lorsqu’il est revenu d’une visite de deux jours dans les pays baltes et en Pologne, jeudi, les Centristes se sont réunis pour une réunion de crise. Le dernier sondage publié par Yle faisait état d’une audience toujours plus faible (14,1%) à cinq semaines des élections. Par ailleurs, le Présidium du parlement devait annoncer le lendemain que les réformes Sote ne pourraient pas être votées et devaient être abandonnées. M. Sipilä aurait alors indiqué aux dirigeants de son parti qu’il présenterait sa démission le lendemain.
Vendredi matin, M. Sipilä a donc informé ses partenaires de la coalition avant de présenter sa démission au Président. Le Présidium du Parlement, qui au départ devait communiquer sur l’abandon de la réforme Sote, a finalement tenu sa conférence de presse sur l’adoption des autres projets d’ici la fin de la législature.
Ensuite le Premier ministre Juha Sipilä est allé, vendredi après-midi, faire campagne autour de la capitale.
HS

Editoriaux et commentaires
« Un coup de M. Sipilä » HS
Pour Marko Junkkari, la décision de M. Sipilä de démissionner à cinq semaines des élections est peut-être considérée comme un bon coup politique par les centristes, mais comporte aussi beaucoup de risques. En effet, les centristes espèrent qu’en gardant la main ils ont fait porter la responsabilité de l’échec de la réforme Sote au Kokoomus. Le kokoomus ne revanche en accuse le Centre.
HS

« Il est peut-être trop tard pour faire mentir les sondages » KL
Kauppalehti estime qu’en sifflant la fin de la réforme Sote, les paris de la coalition souhaitent peut-être relancer leur audience qui ne cessait de baisser dans les sondages. « On n’arrivera certainement pas à faire oublier le naufrage de la réforme Sote en un mois. On verra lors des prochains congrès de partis si MM. Orpo et Sipilä ont encore la confiance des leurs ».
KL

« C’est le gouvernement lui-même qui a mis la réforme sote dans une impasse » HS
« Il y avait trop d’attentes autour de la réforme Sote et le gouvernement a mal utilisé son énergie » HS
Pour Helsingin Sanomat, c’est le compromis politique entre le Centre (qui voulait les régions) et le Kokoomus (qui voulait l’ouverture au privé » des services) qui a poussé la réforme dans une impasse puisque les objectifs de départ (améliorer les services de soins) ont été mis de côté au profit d’objectifs politiques.
HS

« M. Sipilä pas candidat à la présidence du Centre en 2020 si le résultat électoral n’est pas bon » Yle
Dans une interview accordée à Yle, le Premier ministre Juha Sipilä a déclaré que si son parti réalisait aux législatives le score que les sondages lui prédisent, soit 14,1%, il ne serait pas candidat à sa réélection à la tête du parti au prochain congrès de juin 2020.
Yle

« En démissionnant le gouvernement, le Centre vise la seconde place dans les sondages » Yle
Unto Hämäläinen souligne qu’en décidant de démissionner, M. Sipilä s’est assuré une grande visibilité dans les médias tout le week end. Ce que vise aujourd’hui le Centre, c’est de rattraper le kokoomus dans les sondages.
Yle

Gouvernement

Le gouvernement, chargé d’expédier les affaires courantes
Helsingin Sanomat rapporte que le bureau du chancelier de la justice a publié, dès mardi 5 mars, un article concernant le statut d’un gouvernement chargé d’expédier les affaires courantes. Selon le chancelier de la justice Tuomas Pöysti, il n’y a pas de législation spécifique concernant un tel gouvernement. Il a formellement les mêmes attributions que le gouvernement avant sa démission.
Le gouvernement qui démissionne continue à expédier les affaires courantes jusqu’à la nomination d’un nouveau gouvernement. Ses pouvoirs sont toutefois limités parce que son statut est basé sur la confiance du Parlement précédent et non sur le nouveau Parlement.
La question des pouvoirs d’un gouvernement chargé d’expédier les affaires courantes est en premier lieu une question politique. Il peut gérer les affaires courantes et les questions urgentes qui ne peuvent pas attendre la nomination d’un nouveau gouvernement. Il ne suit plus le programme gouvernemental.
Selon la coutume, un tel gouvernement ne peut pas prendre de décision sur les nominations importantes.
HS/sam/A10

Commentaires
Selon Helsingin Sanomat, Mikael Hidén, professeur en droit constitutionnel, souligne que le pays doit toujours avoir un gouvernement. Il rappelle que les projets de loi qui sont déjà en lecture au Parlement pourront être votés si le Parlement le souhaite. Il prend comme exemple les lois sur le renseignement. « S’il y a des litiges politiques, le statut d’un gouvernement chargé des affaires courantes est plus faible que celui d’un gouvernement normal.
« Les titres des ministres restent tels quels, mais leur possibilité de gérer les choses avec des arguments politiques s’affaiblit considérablement », selon M. Hidén.
Le gouvernement Sipilä était en train de préparer au moins deux nominations importantes, celles du directeur général de Business Finland et du secrétaire général du ministère des Affaires sociales et de la Santé. Kauppalehti rapporte que, selon Juha Lavapuro, professeur en droit public à l’université de Turku, le gouvernement chargé d’expédier les affaires courantes devrait s’abstenir de faire ces nominations, vu qu’il ne jouit plus de la confiance du Parlement.
Il est possible que le gouvernement chargé d’expédier les affaires courantes puisse siéger pendant, des mois, vu que les négociations gouvernementales après les élections législatives peuvent durer longtemps. Le professeur Lavapuro n’y voit pas de problèmes constitutionnels.
HS/sam/A10, KL/lun/A9

Elections législatives

« La politique de sécurité mise de côté » HS
Les experts interrogés par Helsingin Sanomat regrettent que les thèmes de politique de sécurité soient absents des débats électoraux à ce stade. Selon le chercheur Matti Pesu, les thèmes de politique intérieure et notamment les soins aux personnes âgées ont éclipsé les thèmes de politique étrangère. Eule la question du nombre de chasseurs pour l’armée de l’air a été abordée.
L’ancien ambassadeur Hannu Himanen regrette que « la politique étrangère n’ait pas sa place dans les débats électoraux alors même que la situation internationale est dégradée et inquiétante ». Concernant la proposition du Président Macron d’une conférence pour l’Europe, M. Himanen estime que « le gouvernemnt finlandais et ses principaux ministres, en assumeront une très importante responsabilité » au second semestre.
HS

Immigration

Selon un sondage, les Finlandais sont divisés
Selon un sondage effectué pour le compte de la fondation de développement du secteur communal, 47% des Finlandais se qualifient de « favorables à l’immigration » en ce qui concerne l’immigration alors que 41% sont « réservés sur l’immigration ».
Les habitants de la région de la capitale et les électeurs des Vert, de l’Alliance des gauches et du Centre sont les plus favorables, et inversement, les habitants des régions rurales et les électeurs des Vrais Finlandais sont le plus souvent opposés à l’immigration.
80% des personnes ayant répondu seraient toutefois favorables à l’arrivée d’étudiants étrangers, et 75% à l’arrivée de travailleurs des Etats membres de l’UE. Moins de 20% seraient prêts à accueillir près de chez eux de réfugiés et de demandeurs d’asile.
HS/sam/A13

Législation sur le renseignement

Le Parlement a adopté le contenu des lois sur le renseignement
Le parlement a adopté, lors d’une première lecture, le contenu des lois sur le renseignement civil et militaire, avec 160 voix en faveur contre 10.
Le vote définitif pour adopter les lois aura lieu, aujourd’hui, après une deuxième lecture.
HS/sam/A16, AL/sam/A17

Services publics

Le registre d’état civil propose une nouvelle application
Le service central de l’état civil propose que l’Etat mette en place un nouveau moyen d’identification pour ses services sous forme d’une application sur les smartphones.
Actuellement, des mineurs, des Finlandais résidant à l’étranger, des immigrés et des étrangers qui doivent gérer des questions avec les autorités finlandaises n’ont pas accès aux services électroniques de la fonction publique.
HS/sam/A16

Défense

Selon un rapport, un service citoyen n’est pas nécessaire
Selon un rapport rédigé par un comité de sécurité comprenant notamment sept ministères estime qu’il n’y a pas lieu d’instaurer de service citoyen en Finlande.
Ce rapport, qui n’a pas été encore rendu public, a été réalisé à la suite de la suggestion Bank of Ideas qui avait été lancée par l’ancienne ministre de la Défense Elisabeth Rehn en 2018.
AL6.3/A8

Industrie

La production industrielle et les commandes augmentent en janvier
Helsingin Sanomat relève que dans l’industrie, l’année commence favorablement, car la production et les commandes ont augmenté en janvier. Selon l’institut national d’études statistiques, la production industrielle a augmenté de 0,2% par rapport à décembre et de 2,6% par rapport à janvier 2018.
La valeur des nouvelles commandes était de 3,1% supérieur à celui en janvier 2018.
HS/sam/B12

Politique étrangère et européenne

Finlande – Estonie - Chine

Projet de tunnel entre Helsinki et Tallinn
Deux projets concurrents planifient un tunnel entre les capitales finlandaise et estonienne. Outre le projet des deux municipalités (Finest Link), l’entrepreneur de jeux, Peter Vesterbacka a son projet (Finest Bay Area Project) dans le cadre duquel il a signé un accord d’intention avec le chinois Touchstone Capital Partners sur un financement de 15 milliards d’euros.
Un tiers de cette somme serait un investissement en capitaux, alors que les deux tiers représenteraient un prêt.
L’objectif de M. Vesterbacka est que les trains dans le tunnel démarrent le 24 décembre 2024.
HS/sam/B11, AL/sam/A19

Economie – Finlande – Chine

Vente d’entreprise
Le groupe d’équipement de sport Amer Sports sera vendu à un groupe chinois. Le siège social du groupe restera en Finlande.
HS/sam/B12

Défense

Gestion de crises
Une nouvelle unité de Finlandais vient de joindre l’Afghanistan
L’unité finlandaise de maintien de la paix est passée des fonctions de formation à des fonctions plus dangereuses en Afghanistan, ce qui comprend notamment des tâches de protection de l’encadrement militaire et de conseillers.
L’unité finlandaise ne participe pas à des combats en Afghanistan.
Actuellement la Finlande a environ 400 personnes dans le monde dans des fonctions de maintien de la paix, dont 60 en Afghanistan, 80 en Irak, 200 au Liban, 15 au Proche-Orient, 9 au Mali, 7 en Somalie et 19 au Kosovo.
AL7.3/A14

HX
« Le tumultueux Eurofighter règnera encore pendant un moment », écrit le journaliste Joonas Kuikka dans Aamulehti. L’intereuropéen Eurofighter est actuellement la colonne vertébrale des forces aériennes de l’OTAN en Europe. Avec ses quelques 500 appareils c’est l’avion de combat multi rôle moderne utilisé par la Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne qui règne aujourd’hui sur le ciel européen. Ce règne devrait durer encore jusque dans les années 2020 après quoi, sa position dominante sera menacée.
En effet, le groupe de collaboration Eurofighter semble se briser en Europe. A l’été 2018, la Grande-Bretagne a publié son projet de construction du chasseur furtif Tempest pour les années 2030, dont la responsabilité incomberait à Bae Systems. Néanmoins, ni son partenaire l’Allemagne et ni Airbus n’ont souhaité y participer en préférant coopérer avec la France et Dassault sur un projet d’avion furtif, le SCAF, qui sera prêt d’ici 2040.
Il ne faut pas oublier le suédois Gripen, qui fabrique actuellement son modèle E et semble intéressé par le projet Tempest des Britanniques.
Ces deux nouveaux avions furtifs, l’anglais et le franco-allemand pourraient éventuellement remplacer l’Eurofighter en l’évinçant de sa première place. Matti Pesu (FIIA) estime qu’il faut pouvoir évaluer de manière critique ce que cela signifie.
En Europe, le F-35 menace l’Eurofighter. Il convient de noter que, pour l’instant, seule l’Allemagne a refusé de commander l’appareil américain. En revanche, l’Italie et la Grande-Bretagne, malgré leurs Eurofighters, ont décidé de commander de nombreux F-35.
Pour la Finlande, le choix du pays de fabrication de son futur avion de combat n’est pas négligeable. Un matériel commun approfondit les liens. « Avec sa collaboration autour des F-18, la Finlande a réussi à renforcer son partenariat en matière de la défense avec les Etats-Unis » estime Matti Pesu.
Par ailleurs, la Suisse cherche actuellement à acquérir 30 à 40 nouveaux chasseurs.
AL10.3/A14

France

Tourisme

Guadeloupe
« L’Europe au milieu des Caraïbes » HS
Helsingin sanomat publie un reportage sur la Guadeloupe, porte d’entrée européenne pour une visite dans les Caraïbes.
HS

Vendredi 8 mars 2019

Politique intérieure

Démission du gouvernement

Le gouvernement a remis sa démission
Par un communiqué de presse, le Premier ministre Juha Sipilä a annoncé vendredi 8 mars au matin la démission de son gouvernement.
Il a ensuite présenté la démission du gouvernement au président de la république Sauli Niinistö qui l’a acceptée et a demandé au gouvernement de continuer à régler les affaires courantes jusqu’à la nomination d’un nouveau gouvernement.
Le Premier ministre a ensuite tenu une conférence de presse. Il a déclaré qu’’un des principaux objectifs de son gouvernement avait été la création des régions et la réforme des services sociaux et de santé. Or, l’étude au Parlement des projets de lois sur cette réforme ces derniers jours l’a convaincu qu’il n’était pas possible que cette réforme prioritaire du gouvernement aboutisse avant la fin de la législature. Une fois de plus, les obstacles sur l’interprétation de la constitution semblent empêcher l’aboutissement des projets de lois. Le temps imparti ne le permet pas. « C’est une immense déception », a dit le Premier ministre qui a rappelé que son mot d’ordre avait toujours été : « Le résultat ou la porte ! ». « En homme de principe je considère qu’un homme politique doit assumer ses responsabilités, et j’en ai tiré la conclusion, que le gouvernement doit démissionner ».
Il a souligné que le gouvernement continuait à expédier les affaires courantes. Il a aussi invité tous les partis politiques à une table ronde pour discuter de la poursuite de cette réforme. M. Sipilä a assuré que le parti du Centre estimait que la création des régions n’était pas remise en cause et que c’est sur cette base administrative que devait se réaliser la réforme des services sociaux et de santé. Il considère que les bases de sa réforme sont solides et qu’elle devra être réalisée à partir de ses projets.
Il a souligné qu’il avait discuté avec le président de son projet de démissionner dès hier soir et qu’il en avait informé ses partenaires de coalition ce matin. Il s’agit toutefois de sa propre décision.
M. Sipilä a déclaré que, si les négociations pour former un gouvernement après les élections du 14 avril devaient se prolonger, il assumerait la présidence du conseil de l’UE. Il considère toutefois comme peu probable qu’il n’y ait pas de nouveau gouvernement avant fin juin.
VN HS Yle uusisuomi

Le Parlement estime pouvoir approuver les autres projets du gouvernement
Le Présidium du parlement s’est réuni à 10h. Il devait se prononcer sur la possibilité de prolonger son calendrier pour traiter la réforme des régions et des services sociaux et de santé (SOTE). Selon les prévisions du présidium, pour qu’il soit théoriquement possible de voter les projets de lois sur la réforme SOTE, le parlement aurait dû prolonger ses travaux au-delà du 3 avril, jour d’ouverture du vote par anticipation aux législatives. Ce qui était considéré comme impossible politiquement.
Suite à l’annonce de la démission du gouvernement, le Parlement a pris acte de l’abandon de ces projets de lois par le gouvernement.
Le Parlement a décidé de prolonger les séances plénières au plus tard jusqu’au 19 mars afin de pouvoir approuver les autres projets de lois en instance.
Selon les parlementaires, les projets de lois sur le renseignement devraient pouvoir être approuvés.
Yle

Pas d’effet sur le calendrier électoral
Le directeur des élections au ministère de la Justice, Arto Jääskeläinen a déclaré que la démission du gouvernement n’aurait pas d’effet sur le calendrier des élections.
Le scrutin aura lieu le 14 avril ; le vote par anticipation du 3 au 9 avril. La clôture des dépôts de candidature était le 5 mars.
L’eurodéputée Kumpula-Natri (PSD) relève que la démission du gouvernement intervient 37 jours avant le scrutin. En cas de dissolution, les élections ne peuvent avoir lieu avant 50 jours, souligne-t-elle.
Uusisuomi relève qu’il n’y a pas eu de dissolution du Parlement depuis 1975.
C’est aussi la première fois depuis 1982 (et le départ des communistes du gouvernement Sorsa) qu’un gouvernement tombe pour des raisons politiques en cours de législatures. Depuis lors chaque fois qu’un gouvernement a dû démissionner, il s’agissait seulement de changer de premier ministre, la coalition gouvernementale et les autres ministres continuant jusqu’à la fin de la législature.
Yle uusisuomi

Réactions
Le Président du rassemblement national et ministre des Finances Petteri Orpo a déclaré que le Premier ministre Juha Sipilä avait informé ses alliés gouvernementaux ce matin. M. Orpo souligne qu’il s’agissait de la décision personnelle de M.Sipilä mais qu’il n’avait pas tenté de l’en dissuader. « J’ai appris à connaître M. Sipilä et je pouvais m’attendre à une telle décision de sa part », a-t-il dit.
Le député Ben Zyskowicz (Rassemblement national) a lui aussi souligné qu’il s’agissait de la décision du seul premier ministre Juha Sipilä. Selon lui, cela n’a pas de sens puisque cela revient à raccourcir de cinq semaines le pouvoir politique du gouvernement.
Le Président de l’Avenir Bleu a confirmé qu’il avait lui aussi été informé de la décision du premier ministre ce matin. Selon lui, l’information principale de la journée n’est pas la démission du gouvernement mais l’échec de la réforme SOTE.
Le Président du PSD Antti Rinne a qualifié d’étrange la décision de Juha Sipilä de démissionner si peu de temps avant les élections. La vice-présidente du PSD Sanna Marin a déclaré qu’il était exclu que son parti participe à une étude de la poursuite de la réforme SOTE sous la direction du Premier ministre Sipilä.
Yle

Crimes sexuels contre des mineurs

Vers des peines plus sévères
La commission des lois soutient, dans son rapport, la proposition du gouvernement datant de 2018 de durcir les peines concernant les crimes sexuels contre des mineurs.
Selon la proposition, la peine maximale concernant un abus sexuel pourrait être de six ans [d’emprisonnement] au lieu de quatre ans actuellement. La notion de viol aggravé serait introduite et une peine de 4 à 12 ans serait prévue dans ce cas.
HS/A13

Energie

« Le gouvernement a délivré la licence d’exploitation à OL3 » AL
« OL3 obtient la licence d’exploitation » HS
Le gouvernement a octroyé hier à Teollisuuden Voima Oyj (TVO) un permis d’exploitation pour la centrale nucléaire Olkiluoto 3. Le permis restera en vigueur jusqu’au 31 décembre 2038.
« Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour lutter contre le changement climatique. La mise en service tant attendue d’Olkiluoto 3 contribuera à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Près de 80% de l’électricité finlandaise est déjà produite sans générer d’émissions, et la nouvelle centrale nucléaire portera ce pourcentage à 85% », a déclaré Kimmo Tiilikainen, ministre de l’Environnement, de l’Energie et du Logement.
L’Autorité finlandaise de radioprotection et de sûreté nucléaire (STUK) supervise les préparatifs et les travaux en cours et procédera à une inspection avant d’autoriser le chargement du combustible nucléaire pour s’assurer que toutes les conditions requises pour une utilisation sûre de la centrale sont remplies.
Le PDG de TVO, M. Tanhua a déclaré qu’il n’y avait aucun obstacle connu qui puisse engendrer un retard supplémenta ire sur le calendrier qui prévoit une mise en service commercial de la centrale en janvier.
Olkiluoto 3 sera la plus grande centrale électrique des marchés de l’électricité des pays nordiques et baltes, sa production annuelle représentant environ 15% de la consommation électrique de la Finlande. Ceci est important pour l’équilibre entre l’offre et la demande d’électricité en Finlande. La production de la centrale couvrira à elle seule 10% de l’énergie électrique nécessaire les jours les plus froids d’hiver. Cela réduira considérablement le déficit d’électricité et réduira la dépendance vis-à-vis des importations d’énergie pendant les périodes de pointe de la demande.
Olkiluoto 3 dispose d’un réacteur à eau sous pression équipé de systèmes de refroidissement et de ralentissement de l’eau, développé à partir d’un modèle EPR français répondant aux exigences et réglementations finlandaises. La puissance thermique nominale de l’appareil est de 4 300 mégawatts (MW) et sa production nette électrique est d’environ 1 600 MW.
HS AL
https://valtioneuvosto.fi/artikkeli/-/asset_publisher/1410877/valtioneuvosto-myonsi-kayttoluvan-olkiluoto-3-ydinvoimalaitosyksikolle?_101_INSTANCE_3wyslLo1Z0ni_languageId=en_US

Défense

Livre du ministre de la Défense
« Jussi Niinistö est un nationaliste qui a rapproché la Finlande de l’OTAN et causé des soucis au président de la république » IL
« Ministre de la Défense depuis quatre ans, Jussi Niinistö n’a pas arrêté de sortir des gaffes que le président de la république Sauli Niinistö et le président de la commission de défense Ilkka Kanerva ont dû expliquer. Le ministre de la Défense a tendance à s’exprimer directement ce qui, dans le monde subtil de la diplomatie, ne fonctionne pas toujours », écrit Iltalehti.
Le livre de Niinistö (co-écrit par le journaliste Jari Korkki) Le retour de la défense est un résumé condensé de son mandat ministériel pendant lequel la défense finlandaise s’est solidement arrimée à l’ouest.
La Finlande et la Suède ont fondé une alliance de coopération peu précise et cependant opérationnelle. Les deux ministres de la défense se sont rencontrés cinquante fois en quatre ans et ont entamé de nombreux projets militaires sur terre, en mer et dans l’air. Ils ont également rapproché leurs pays le plus possible de l’OTAN sans pour autant y adhérer.
Le livre laisse entrevoir que, pour Jussi Niinistö, la scission du parti des vrais Finlandais n’a pas été facile. Il aurait tenté de rester en dehors du conflit et continuer en qualité de ministre indépendant, ce qui n’a pas été possible. Néanmoins, la tentation de garder son portefeuille l’a emporté et il a accepté de retourner sa veste, quitter les Vrais Finlandais et adhérer à l’Avenir bleu.
Le ministre de la Défense évoque dans son journal la demande de la France à la Finlande de remplacer une compagnie française au Liban. Il note en particulier le 17.11.2015 que le président Sauli Niinistö était tout « excité » de la demande d’aide des Français faite conformément au traité de Lisbonne après les attentats terroristes en déclarant « qu’il s’agit d’un moment historique qu’il ne faut pas gâcher ». Jussi Niinistö souligne les difficultés qu’il avait rencontrées de la part du Ministre des Finances Alexander Stubb pour obtenir le financement de cette opération extérieure de la défense finlandaise.
Le ministre de la Défense commente par ailleurs la faible faculté à supporter la critique du président de la république Sauli Niinistö qui, selon lui, jouit d’une position comparable à celle de Kekkonen. Au salon du Livre de Turku en octobre 2018, le président Sauli Niinistö avait critiqué le journaliste Lauri Nurmi sur son livre le concernant « Le Maître de Mäntyniemi ».
IL7.3/

Politique étrangère et européenne

Défense

L’exercice militaire international s’appellera Arctic Lock
Le ministre de la Défense Jussi Niinistö a révélé dans son discours d’ouverture des Journées de la défense nationale que le grand exercice militaire international prévu en 2021 sera appelé Arctic Lock. Le ministre de la Défense avait d’abord proposé Arctic Fox qui fait allusion à l’opération commune de la Finlande et de l’Allemagne nazie en 1941. Les commissions parlementaires des affaires étrangères et de défense avaient exigé que l’on supprime ce nom.
Environ 20 000 soldats finlandais participeront à cet exercice. Le nombre des participants étrangers à cet exercice majeur de l’année 2021 sera connu ultérieurement.
KS5.3/12

Revenants djihadistes

Propos du ministre de l’Intérieur et du ministre de la Justice
Le gouvernement finlandais serait favorable à la mise en place d’un tribunal international au Proche-Orient pour les combattants européens dans les rangs de Daech. Le ministre de l’Intérieur, Kai Mykkänen, qui a participé à la réunion de ses homologues européens à Bruxelles, est conscient du fait qu’il s’agirait d’un long processus, mais rappelle que le tribunal de La Haye a pu condamner des coupables des guerres d’ex-Yougoslavie.
En attendant, il estime qu’il conviendrait de surveiller les djihadistes et leurs familles aux moyens de renseignement et restreindre le risque qu’ils circulent librement en Europe et engendrent de nouveaux problèmes.
M. Mykkänen dit que la Finlande n’envisage pas d’aider les personnes y compris les enfants partis dans la zone à revenir en Finlande. Il s’agira de les condamner concernant le crime d’avoir participé dans les rangs d’une organisation terroriste et de l’avoir soutenue.
Le ministre de la Justice, Antti Häkkänen, note, lui aussi, que la Finlande ne souhaite pas accueillir les combattants de Daech. La situation des revenants de la zone de bataille devrait être traitée au niveau international. Pour lui, il pourrait être raisonnable de mettre en place une procédure dans le cadre d’un tribunal international.
Yle, Uusi Suomi

Journée internationale de la femme

En Finlande, une égalité avancée mais pas exhaustive
Les journaux publient des articles divers et variés liés à la journée internationale de la femme et la condition féminine. Helsingin Sanomat note que, dans l’UE, la Finlande se situe troisième, après la Suède et le Danemark, en matière d’égalité, selon l’Institut européen pour l’égalité. Le forum économique mondial situe la Finlande au quatrième rang.
Selon le délégué pour l’égalité, Jukka Maarianvaara, l’égalité entre les femmes et les hommes est une des causes de la prospérité de la Finlande. L’égalité des chances en matière de participation à l’éducation et à la vie professionnelle garantit que la moitié des personnes et de leurs compétences ne sont pas ignorés.
Hanna Ylöstalo, chercheuse de politique en matière d’égalité des chances à l’Université de Helsinki, rappelle qu’il ne faut pas prendre l’égalité comme quelque chose d’évident. Il reste du travail à faire même si les Finlandais ont tendance à en parler comme si l’égalité se réalisait à 100%. Dans la vie professionnelle, par exemple, il reste des questions à soulever allant des salaires à la répartition des métiers entre les hommes et les femmes.
Selon les spécialistes, la violence liée au sexe est un des problèmes les plus importants liés à l’égalité en Finlande. Selon les autorités, 83% des victimes de violence conjugale sont des femmes.
Tout en évoquant les droits des femmes, M. Maarianvaara rappelle que la politique de l’égalité doit également comprendre la diversité des sexes, ainsi que l’égalité entre les femmes indépendamment de la classe sociale ou de l’ethnie, par exemple.
HS/A6-7

Campagne contre la violence
Amnesty a effectué une campagne, ensemble avec l’union des foyers de femmes en difficultés, contre les violences éprouvées par les femmes. Trois femmes connues, dont Eva Biaudet, députée, ont été maquillées en femmes battues afin de rendre la question plus visible et pour poser la question sur la honte liée à la violence vécue.
HS relève que 15 femmes meurent tous les ans en raison de violence conjugale. 50 000 femmes éprouvent une violence sexuelle tous les ans. 84% des victimes de violences faites par l’ex-époux ou le compagnon sont des femmes. Dans 60% des cas de tentatives d’homicide ou d’acte de violence aggravée contre un époux ou compagnon, la victime était une femme. 24% des Finlandaises ont déjà éprouvé une persécution, dont 4% durant les 12 derniers mois.
HS/A10-11

Jeudi 7 mars 2019

Politique étrangère et européenne

Syrie

« Sanna veut rentrer en Finlande » HS
Helsingin Sanomat rapporte que CNN a diffusé un reportage dans un camp situé dans le désert à l’Ouest de la Syrie. Y intervient notamment une femme de Jihadiste qui se présente comme une Finlandaise prénommée Sanna. Elle y déclare notamment qu’elle souhaite « rentrer en Finlande, absolument. »
Elle déclare que son mari était un plombier marocain et que la vie dans le Califat était bonne jusqu’à ce que la guerre les rattrape.
Selon ABC, il s’agit d’une femme prénommée Sanna, venant d’Helsinki et ayant quatre enfants. Elle serait arrivée depuis la Turquie en Syrie il y a quatre ans. Une de ses filles, âgée de 13 ans et déjà mariée aurait aussi été interviewée (en anglais avec un accent finlandais).
La Sureté finlandaise SUPO refuse de commenter cette affaire. Elle admet néanmoins savoir qu’il y a sur place des personnes qui souhaitent rentrer en Finlande.
HS

Finlande – Russie

Critiques contre l’eurodéputée Heidi Hautala
Le média américain Daily Beast accuse l’eurodéputée finlandaise Heidi Hautala (Verts) d’avoir essayé d’assouplir les sanctions contre la Russie. Le journal fait référence à des accusations venant d’un eurodéputé Estonien.
Mme Hautala récuse ces accusations.
Le quotidien rappelle que Mme Hautale avait organisé au Parlement européen une projection du documentaire de son ami russe Andreï Nekrasov Teh Magnitisky Act.
HS

Politique intérieure

Elections législatives

Sondage : Le PSD creuse l’écart, le Kokoomus et le Centre s’effondrent
Yle a publié son sondage sur les partis politiques effectué du 6 février au 5 mars auprès de 2905 personnes. Le PSD (21,3%) avance de 1,2 point et comme le Rassemblement national (16,2%) et le Centre (14,1%) ont perdu plus d’un point en intentions de vote, son écart grandit jusqu’à 5,1 points. Les Verts (13,7%) ont eux aussi perdu 0,9 point, alors que les Vrais Finlandais (13,3%) progressent de 1,3 point.
Le score du Kokoomus est le plus faible depuis quatre ans et depuis que Petteri Orpo préside le parti, et celui du Centre le plus faible depuis novembre 2011.

Selon Tuomo Turja de l’institut Taloustutkimus qui a effectué le sondage, les Vrais Finlandais récupèrent actuellement des électeurs qui s’étaient momentanément détournés de ce parti. De plus, des électeurs du Rassemblement national et du Centre sembleraient opter cette fois pour les Vrais Finlandais.
Le Kokoomus perd des électeurs également pour les Verts. Le Centre en perd pour plusieurs partis, outre les Vrais Finlandais, pour les Verts, le Kokoomus et le PSD.
M. Turja note que, pour le sondage, le retour de M. Rinne à la tête du PSD n’a pas suscité d’enthousiasme, car les derniers jours de l’enquête (qui correspondent au retour en politique de M. Rinne) ont été les plus faibles pour le parti.
En ce qui concerne les projections en sièges, selon la moyenne des six derniers mois, ce sont le PSD et les Verts, qui réussiraient à augmenter le plus, respectivement 15 et 11 sièges de plus, pour obtenir un total de 49 sièges (PSD) et 26 sièges (Verts). Le Kokoomus aurait quatre sièges de plus, 41 au total, alors que le Centre en perdrait en passant de 49 à 36. Les Vrais Finlandais perdraient 17 sièges pour passer à un total de 21.

Analyse : les partis du gouvernement risquent une chute importante
Yle publie une analyse de son rédacteur politique Matti Koivisto qui rappelle que l’audience totale des partis actuels du gouvernement ne s’élève plus qu’à 32,1% contre 57% au début de la législature.
La tendance est à la baisse pour le Centre et le Kokoomus, depuis un certain temps. Le PSD, par contre, a stabilisé sa popularité à peu près à son niveau actuel dès le début de 2018. La question centrale pour ce parti est celle de savoir comment les électeurs accueilleront M. Rinne qui a repris sa place depuis son arrêt maladie.
Le débat sur les soins aux personnes âgées a nui à la popularité du Rassemblement national, et pour les questions de la lutte contre le changement climatique, les Verts semblent attirer les électeurs de ce parti.
Le Centre a perdu tout espoir de garder le portefeuille du Premier ministre et espère pouvoir participer au gouvernement avec le PSD. Mais la diminution de l’audience du Kokoomus n’y suffira pas à elle seule, car la tendance du Centre va dans le même sens. Comme il est de moins en moins probable que le gouvernement obtienne la réforme des services sociaux et de la santé, il faudrait que les campagnes de ces partis réussissent à 100%.
Aucun des thèmes d’actualité n’attire les électeurs vers les trois partis du gouvernement. La question de l’immigration et le débat sur les crimes sexuels d’Oulu profite aux Vrais Finlandais.
Yle

HS ouvre sa machine de vote avec les réponses de 1700 candidats
Selon HS, à l’exception des Vrais Finlandais, les partis ont légèrement bougé vers la gauche par rapport à il y a quatre ans
Helsingin Sanomat relève que les partis sont moins favorables à la privatisation et aux coupes de dépenses qu’à la veille des législatives de 2015.
Surtout les candidats du Centre et du Parti suédois se trouvent actuellement plus à gauche qu’avant. Sur l’axe conservateur-libéral, les changements ont été moins importants.
Le déplacement sur l’axe droite-gauche s’explique pour la plupart du fait que la privatisation des services publics est moins populaire chez les candidats qu’avant. Les candidats sont plus favorables qu’avant à durcir la fiscalité s’il faut choisir entre les hausses d’impôt et les coupes dans les services publics ou les allocations sociales.
Pour Tuomas Ylä-Anttila de l’Université de Helsinki, le déplacement vers la gauche est lié aux critiques visant la politique du gouvernement Sipilä. Pour beaucoup de Finlandais, la réforme « sote » a été promue selon les conditions des entreprises du secteur, et grâce au pacte de compétitivité, les entreprises ont écrasé les salariés.
M. Ylä-Anttila note toutefois que c’est dans les rangs du Centre justement, et du Rassemblement national, partis du gouvernement, que cette tendance est observée. Les partis semblent ainsi se diviser sur l’effet de la politique exercée.
HS/A6

Sondage sur la politique fiscale

L’augmentation de la fiscalité plutôt que des coupes dans les services publics
Selon un sondage réalisé pour Keskisuomalainen, à la question de savoir « Est-il mieux de couper dans les services et dépenses sociales plutôt que d’augmenter la fiscalité sur les revenus », 68% des Finlandais se déclarent opposés aux coupes dans les dépenses publiques et donc prêts à des hausses de l’impôt sur le revenu. Seulement 25% préfèrent couper dans les dépenses et éviter les hausses fiscales.
Seuls les électeurs du Kokoomus (Rassemblement national) préfèrent nettement les coupes dans les dépenses publiques (73%) aux hausses fiscales (17%).
KS

Réforme des services sociaux et de santé

De nouvelles difficultés au Parlement
Helsingin Sanomat rapporte que le projet de loi sur les compétences des régions (autres que celles en matière de soins), appelé « loi sur les régions 2 » nécessite lui aussi selon la commission des affaires constitutionnelles qui l’étudie en ce moment, de nombreuses modifications. Or, on ne peut pas séparer l’ensemble de ces projets de lois souligne le quotidien qui a interrogé le professeur de droit Mikaél Hidén selon qui l’étude de ces projets nécessiterait beaucoup de temps encore.
HS

Le Président des jeunes du Kokoomus estime qu’il faut enterrer la réforme Sote
Le Président des jeunes du rassemblement national (Kokoomus) Heikki Vuornos estime qu’il faut enterrer la réforme Sote et, avec elle, le projet de création de 18 régions. Selon lui, le prochain gouvernement devra réfléchir à une réforme moins ambitieuse et qui soit réalisée de manière progressive, petit à petit, uniquement centrée sur l’amélioration des services sociaux et de santé. « A part les Centristes, personne n’est favorable à 18 régions », estime-t-il.
Uusisuomi

Pauvreté

Le gouvernement a poussé des chômeurs vers les minimas sociaux
Selon une étude de la direction de la santé publique, le gouvernement actuel a affaibli la situaiton des chômeurs ce qui a poussé de plus e »n plus de chômeurs à avoir recours aux minimas sociaux. Le nombre de personnes vivant de ces minimas sociaux a donc augmenté dura nt la législature pour atteindre 250 000 personnes en 2017. Ce sont surtout les chômeurs qui ont été touchés.
Selon la présidente de l’Alliance des Gauches, « le gouvernement a poussé 38 500 personnes dans la pauvreté ».
KS uusisuomi

Environnement

Manifestation de Greenpeace au Parlement
A l’occasion d’une manifestation pour le climat, organisée hier, devant le parlement finlandais, huit militants de Greenpeace ont escaladé la façade de l’édifice et été interpelé par la police.
HS

Mercredi 6 mars 2019

Politique étrangère et européenne

Tribune du Président Emmanuel Macron

« Pour une Renaissance européenne »
Helsingin Sanomat a publié ce jour la tribune du Président de la République, « Pour une renaissance européenne ».
https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2019/03/04/pour-une-renaissance-europeenne

« M. Macron n’a pas l’intention de laisser l’Europe aux populistes » HS
Helsingin Sanomat publie un article de sa correspondante à Berlin qui écrit notamment que « M. Macron montre à nouveau son talent de politicien de notre temps ».
« Mais M. Macron est aussi sérieux. Et que propose-t-il ? Beaucoup de choses déjà lancées, mais aussi beaucoup de nouvelles idées intéressantes. Il a en effet de nombreuses propositions concrètes pour renforcer l’union et la sécurité en Europe. »
Selon elle, « la tribune de M. Macron témoigne du dilemme européen au moment d’un retour des grandes puissances. Tous ceux qui veulent défendre la souveraineté nationale doivent défendre une Europe forte. La sécurité de l’Europe se base depuis la fin de la seconde guerre mondiale sur la coopération entre les Etats nations, tant en politique économique que de sécurité. Quand aujourd’hui la Chine, la Russie et même les Etats-Unis défient l’Europe, la réponse à ces menaces ne doit pas être de diminuer la coopération. C’est pourquoi Macron propose un nouveau traité européen de défense et de sécurité auquel participe aussi le Royaume-Uni ».
HS

Brexit

Appareils médicaux
Helsingin Sanomat rapporte que le Brexit pourra rendre plus difficile l’acquisition des produits médicaux, vu qu’environ 40 % des appareils médicaux sur le marché européen ont été produit en Grande-Bretagne ou arrivent sur le marché européen par la Grande-Bretagne.
La production et le marketing des appareils médicaux sont règlementés et contrôlés. Il y a en Grande-Bretagne cinq organes d’évaluation qui sont responsables par exemple des contrôles des appareils américains.
Le centre national de contrôle des produits médicaux Valvira demande aux hôpitaux et centres sanitaires de vérifier dans les meilleurs délais les modalités d’acquisition et de remplacement des appareils médicaux.
HS/A9

Finlande – Russie

Economie
Présence des entreprises finlandaises en Russie
Kauppalehti rend compte des plus de 900 entreprises qui ont des activités en Russie. Leurs investissements totaux s’élèvent à 15 milliards d’euros.
Les 30 entreprises les plus importantes avaient un chiffre d’affaires total de 4,3 milliards d’euros en 2017. Leurs investissements s’élevaient à 362 millions d’euros en 2018.
Seulement 32 entreprises ont un chiffre d’affaires annuel de plus de 15 millions d’euros. C’est le groupe énergétique Fortum qui a le plus grand chiffre d’affaires. Il a fait un investissement stratégique dans la production énergétique en Russie, en 2008.
Selon les secteurs, la production industrielle représente 67%, le bâtiment et l’immobilier 12%, la vente en détail 11% et la logistique 10% des activités.
Actuellement, les défis des entreprises finlandaises en Russie concernent la faiblesse de la croissance économique, la dépréciation de la monnaie et l’instabilité du rouble ainsi que les sanctions et les contre-sanctions suite à l’annexion de l’Ukraine.
Par rapport à il y a dix ans, les investissements finlandais ont beaucoup diminué. Outre Fortum, Nokian Renkaat (pneus), le groupe bois-papier UPM et Tikkurila (peintures) ont quand même investi en Russie.
KL/lun/A6

Etudiants étrangers

Le nombre a triplé durant les années 2000
Aamulehti rend compte du fait que le nombre d’étudiants étrangers qui préparent un diplôme dans les universités finlandaises a considérablement augmenté depuis le début des années 2000.
Contre 6000 étudiants étrangers au début du siècle, il y en avait 20 000 en 2017, ce qui représente 7% du nombre total d’étudiants.
Les universités investissent pour attirer des étudiants étrangers et ont diversifié les programmes proposés en anglais.
Les Russes, Vietnamiens et Chinois constituent les groupes d’étudiants les plus importants. Les deux premiers viennent le plus souvent pour les études dans les écoles supérieures professionnelles, alors que, pour les Chinois, il s’agit plus souvent d’études universitaires.
AL/lun/A10

Politique intérieure

Avenir bleu

Fin de la carrière de M. Soini
Selon l’analyse d’Helsingin Sanomat, l’ère au Parlement de Timo Soini, actuel ministre des Affaires étrangères et ancien président des Vrais Finlandais, est terminée. M. Soini aurait certainement souhaité une fin différente à sa carrière après avoir fondé en 1997 sur les ruines du Parti rural, le parti des Vrais Finlandais.
Après les victoires électorales de 2011 et 2015, M. Soini a atteint son rêve, le poste de ministre des Affaires étrangères. En même temps il a ouvert les portes de son parti aux candidats anti-immigrés, dont Jussi Halla-aho qui a pris la présidence du parti en 2017.
Selon le quotidien, il y a peu de ceux qui regrettent le départ de M. Soini. Il est encore possible qu’il se présente aux élections européennes du mois de mai. M. Soini est un politicien nationalement connu et il y a une seule circonscription pour toute la Finlande aux élections du Parlement européen.
HS/A8

Editorial
Selon l’éditorial d’Helsingin Sanomat, M. Soini a abandonné l’Avenir Bleu à son sort après avoir annoncé son départ du Parlement.
Si M. Soini avait été candidat dans la région de Uusimaa, les Bleus auraient pu obtenir deux ou même trois députés dans cette circonscription. Sans M. Soini cela sera beaucoup plus difficile.
S’il décide de se présenter, M. Soini peut tenter sa chance aux élections du Parlement européen. Les partis politiques devront déposer leurs listes de candidats au plus tard le 18 avril, soit quatre jours après les élections législatives.
Même s’il abandonne complètement la politique, M. Soini, qui aura 57 ans fin mai, a encore plusieurs années de travail avant la retraite.
HS/A5

Elections législatives

Projection en sièges
Le tabloïd Iltalehti publie une projection en sièges à partir des derniers sondages. Cette projection a été réalisée par la société Accuscore :
PSD 48 sièges
Kokoomus 39 sièges
Centre 32 sièges
Verts 25 sièges
Vrais Finlandais 24 sièges
Alliance des gauches 15 sièges
Parti pop. suédois 9 sièges
Chrétiens-démocrates 6 sièges
Autres 1 siège

Le tabloïd publie aussi les prévisions d’experts électoraux (du Kokoomus, PSD et Verts) :
PSD 46 à 49 sièges
Kokoomus 40 à 44 sièges
Centre 32 à 35 sièges
Verts 22 à 25 sièges
Vrais Finlandais 22 à 23 sièges
Alliance des gauches 15 à 18 sièges
Parti pop. suédois 7 à 9 sièges
Chrétiens-démocrates 5 à 6 sièges
Autres 0 à 1 siège

Réforme des services sociaux et de la santé

La commission des Affaires sociales et de la santé envisage d’entendre 21 experts
La présidente de la commission des Affaires sociales et de la santé, Krista Kiuru, note qu’à partir de demain, sa commission entendra 21 experts concernant la législation liée à la réforme « Sote » et à celle des régions.
Il s’agira d’entendre l’avis des experts sur les questions suscitées par la commission des lois constitutionnelles.
HS estime que cela engendrera un retard important pour le projet.
Lundi, la commission a demandé au gouvernement de compléter sa réponse comprenant les propositions de modification. Selon Mme Kiuru, le gouvernement donnera ses précisions cet après-midi.
HS

Crimes sexuels

Dans son rapport, Amnesty critique le système juridique finlandais
Amnesty estime, dans son rapport publié, hier, que le système juridique ne prévoit pas un traitement similaire à tous les cas de crime sexuel. Les droits des victimes ne se réalisent pas toujours. Pour le rapport, Amnesty a étudié les recherches et enquêtes précédentes ainsi que des dossiers de la police, des procureurs et des tribunaux. L’organisation a également interviewé des victimes et des fonctionnaires.
Amnesty estime que le manque de consentement devrait être le point de départ de la définition du viol et des autres crimes sexuels. Sur ce point, la législation finlandaise ne correspond pas aux normes internationales en matière de droits de l’homme.
Amnesty note que l’interprétation de la loi varie dans les différents processus juridiques, ce qui fait que les droits ne sont pas appliqués de la même façon. Selon le rapport, il n’est pas rare en Finlande que la violence sexuelle ne mène pas à une peine. 50 000 femmes sont victimes de violences sexuelles (dont le viol) tous les ans. La plupart d’entre elles ne saisissent pas la police et peu de viols mènent à un procès. En 2017, la police a suspecté 1200 cas de viols. Dans 358 cas, il y a eu une accusation de viol, dont 209 ont mené à une condamnation, ce qui correspond à 17% des cas dans lesquels la police a été saisie.
Les réactions des personnels des soins de santé, de la police, des procureurs et des juges varient à l’égard des victimes qui, ainsi, ne peuvent pas être sûres d’un accueil professionnel et discret.
HS, Yle

Transports

Libéralisation des taxis
Helsingin Sanomat relève que selon le Centre national de la statistique, les prix des taxis ont augmenté de 14 % à Helsinki et dans la région de Uusimaa, province autour de la capitale, depuis la réforme de libéralisation des taxis en juillet dernier. Les prix ont été stables ailleurs en Finlande.
HS/A22

Mardi 5 mars 2019

Politique étrangère et européenne

Tribune du Président Emmanuel Macron

« Pour une Renaissance européenne »
La presse européenne a publié ce jour la tribune du Président de la République, « Pour une renaissance européenne ».
Le texte de la tribune dans les langues des pays membres de l’UE :
https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2019/03/04/pour-une-renaissance-europeenne

« Jamais depuis la Seconde Guerre mondiale, l’Europe n’a été autant en danger » HS
En Finlande, c’est Helsingin Sanomat qui a publié la tribune sur son site :
« Jamais depuis la Seconde Guerre mondiale, l’Europe n’a été autant en danger », écrit le Président français, rapporte Helsingin Sanomat en présentant la tribune ainsi : « Le Président Macron propose notamment une police des frontières commune, un traité de défense et de sécurité, un salaire minimum européen et une banque européenne du climat. Il souhaite aussi interdire le financement des partis politiques européens par des puissances étrangères.
https://www.hs.fi/ulkomaat/art-2000006023600.html

Selon M. Macron, l’Europe a besoin d’une Agence européenne de protection des démocraties » HS
« Dans sa tribune publiée dans Helsingin Sanomat, le Président français s’adresse directement aux Européens et propose une longue liste de projets pour se préparer au Brexit et aux autres menaces qui pèsent que l’avenir de l’Europe », écrit Pekka Mykkkänen dans Helsingfin Sanomat.
Le président français propose la création d’une nouvelle agence qui aurait pour objectif de protéger la démocratie dans les Etats membres et dont les experts auraient notamment pour mission de protéger le processus électoral contre les cyberattaques et les manipulations. « Dans cet esprit d’indépendance, nous devons aussi interdire le financement des partis politiques européens par des puissances étrangères. Nous devrons bannir d’Internet, par des règles européennes, tous les discours de haine et de violence », écrit le président Macron.
Dans sa tribune, M. Macron vise à se présenter comme la dynamo politique de lm’Europe, écrit HS qui souligne que le président souhaite s’adresser directement aux citoyens européens. M. Macron écrit « qu’il y a urgence car dans quelques semaines, les élections européennes seront décisives pour l’avenir de notre continent ». Le Brexit est le symbole du piège du mensonge et de l’irresponsabilité qui menace l’Europe.
La tribune de M. Macron est une liste d’espoirs divers et variés dont certains sont anciens et d’autres constituent de nouvelles initiatives.
Il veut par exemple un traité de défense et de sécurité qui devra définir nos obligations indispensables, en lien avec l’OTAN et nos alliés européens : augmentation des dépenses militaires, clause de défense mutuelle rendue opérationnelle, Conseil de sécurité européen associant le Royaume‑Uni pour préparer nos décisions collectives.
Le thème principal de la tribune est plus largement celui de la sécurité et de la protection : protéger les frontières de l’UE, garantir une concurrence équitable aussi face aux menaces extérieures et assurer un bouclier social pour les citoyens.
On a besoin d’une banque européenne du climat, une supervision européenne des plateformes et de renouer les liens avec l’Afrique, écrit le Président.
HS écrit que M. Macron a par le passé présenté de grandes initiatives et propositions pour développer l’UE, mais elles ont été accueillies de manière réservée. Par exemple, en, Finlande, les politiciens et hauts fonctionnaires ont estimé qu’il allait trop vite ou pas dans la bonne direction en ce qui concerne le développement de la zone euro. En France, M. Macron a dû affronter des difficultés en politiquez intérieure, ce qui a entrainé une baisse de sa popularité.
M. Macron, qui est devenu Président en 2017, écrit aujourd’hui à 41 ans que rien n’est acquis définitivement, « pas même la paix ». « A vous de décider si l’Europe, les valeurs de progrès qu’elle porte, doivent être davantage qu’une parenthèse dans l’histoire. C’est le choix que je vous propose, pour tracer ensemble le chemin d’une Renaissance européenne », écrit le Président Macron.
HS
https://www.hs.fi/ulkomaat/art-2000006023624.html

Réactions
M. Orpo propose que la présidence finlandaise accueille la conférence pour l’Europe
Sur Twitter, le Ministre des Finances et président du Rassemblement national (Kokoomus) partage la tribune du Président Macron en soulignant qu’il s’agit d’un message clair et d’un objectif commun : il ne faut pas laisser l’UE aux populistes ni être figé face aux défis. La seule possibilité est d’avancer. Il propose aussi que la Finlande accueille durant sa prochaine porésidence de l’UE la conférence pour l’Europe proposée par le président Macron.

La Premier ministre Sipilä approuve le message du président Macron
Sur Twitter aussi le premier ministre Juha Sipilä a salué la tribune du président Macron et écrit qu’il approuvait que l’UE devrait se concentrer sur la sécurité, la croissance durable et une politique climatique ambitieuse.

Parlement européen

Elections européennes
Helsingin Sanomat estime, dans son éditorial publié dimanche, que les élections européennes sont une cible savoureuse pour les adversaires de l’Union : avec une petite contribution il est possible de gagner beaucoup.
Aux élections européennes, les électeurs ne sont pas loyaux envers leurs partis politiques, contrairement aux élections nationales. Les électeurs ne comprennent ce que font les parlementaires européens en faveurs des citoyens et cela se traduit par un faible taux de participation. Aux dernières élections européennes en 2014, un peu plus de 42 % des Européens ont voté. En Finlande le taux de participation a été encore plus bas, 39,1 %.
En France, le Front National a été en 2014 le plus grand parti et en ce moment, le Rassemblement National est premier ou deuxième selon les sondages. Dans un sondage publié la semaine dernière, il partageait la première position avec le parti du Président Macron, relève HS.
On pourrait penser que les Français choisissent entre deux lignes européennes très différentes : la ligne pro-européenne de M. Macron et la ligne anti-européenne de Mme Le Pen. Plusieurs électeurs disent toutefois en votant qu’ils veulent protester contre la politique économique du Président Macron.
Le taux de participation baisse et les protestations augmentent aussi en raison de la passivité des partis traditionnels qui n’apprécient pas beaucoup les élections européennes. Il est ensuite difficile de justifier l’importance des élections auprès des électeurs.
On peut se demander ce qu’ont fait les partis politiques finlandais en faveur des élections, estime l’éditorialiste.
Les élections européennes sont importantes mais il semble que les partis traditionnels ne l’ont pas compris aussi bien que les partis populistes, les adversaires de l’Union et ceux qui souhaitent faire exploser l’Union au moyen de la désinformation et des mensonges.
HS/lun/A4

Politique intérieure

Réforme des services sociaux et de santé (SOTE)

La Commission européenne ne veut pas se mêler de la réforme
L’Ambassdrice de Fiunladne auprès de l’UE a confirmé avoir reçu un coup de fil du directeur de cabinet de la Commissaire à la concurrence Margrethe Vasteger estimant que la Commission ne recommandait pas à la Finlande de notofoer sa réforme à la Commission.
Selon HS, la raison en serait le cas actuel de la Slovaquie : alors que la réforme des services de santé avait été notifiée à la Commision qui n’avait pas jugé qu’il s’agissait d’aides publiques, la cour de justice de l’UE vient de décider que la réforme slovaque contrevenait aux règles de la concurrence en matière d’aides publiques.
HS relève que quatre juristes qui ont été entendus tant pas la cour administrative suprême finlandaise que par la commission des affaires sociales du Parlement estiment tous que la réforme finlandaise contient des éléments apparentés à des aides publiques interdites par les règles européennes sur la concurrence.
En cas de non notification, l’Etat prendrait toutefois un risque important car il pourrait être condamné à rembourser les aides publiques jugées interdites, rapporte le professeur de droit européen Juha Raitio.
HS

« La réforme Sote attend son coup de grâce » HS
Helsingin Sanomat estime que hier il est devenu clair que le calendrier ne permettrait pas une adoption de la réforme. En effet, le président et le vice-président de la Commission des affaires constitutionnelles, entendus par la Commission des affaires sociales, ont recommandé que le projet modifié par le gouvernement soit soumis à des avis d’experts.
De plus, la commission des affaires sociales et de la santé a décidé hier qu’elle devait demander des compléments au gouvernement afin que le projet puisse répondre aux recommandations émises la semaine dernière par la Commission des Affaires constitutionnelles.
Helsigin Sanomlat estime que c’est finalement le présidium du Parlement qui pourrait siffler la fin car le Parlement devra bien donner une date limite d’étude de la réforme Sote. Les élections ont en effet lieu le 14 avril. Selon HS on a même imaginé de prolonger les séances du parlement jusque début avril.
HS estime qu’il est clair aujourd’hui que l’opposition souhaite empêcher la réforme d’être votée en séance plénière. En effet, jusqu’à présent on se demandait si le PSD souhaitait empêcher la réforme maintenant ou pourrait revenir dessus lors de la prochaine législature. Mais le PSD a commencé à comprendre que si la réformé était votée, en matière d’ouverture des services à la concurrence, il y aurait un problème constitutionnel à l’interdire ensuite : une entreprise privée qui aurait établi un centre de services sociaux et de santé pourrait se retourner contre le gouvernement. « Il ne s’agit plus seulement de freiner la réforme : l’opposition veut l’empêcher », estime HS.
HS

Elections législatives

Sondage d’Alma Media
Uusisuomi.fi rapporte que, selon un sondage effectué pour le compte d’Alma media, la différence entre le premier et le deuxième parti augmente : le PSD a un score de 21,3 %, tandis que le Rassemblement national a perdu 1,6 point et n’obtient que 18,1 %.
Le Centre arrive troisième avec un score de 14,1 %, suivi des Verts à 13,2 %, des Vrais Finlandais à 11,2 % et de l’Alliance des gauches à 9,0 %.
Les intentions de vote en faveur des Vrais Finlandais augmentent maintenant depuis cinq mois. Néanmoins la différence entre ce parti et les Verts est encore de 2 points.
Selon le secrétaire général du Rassemblement national Janne Pesonen, « la chute a été prévue en raison de la turbulence autour des affaires de soins aux personnes âgées ».
us.fi

Analyse
Uusisuomi.fi estime dans son analyse que le prochain Premier ministre s’appellera Antti Rinne ou Petteri Orpo. Encore en décembre dernier, quand la différence entre les deux partis était de 1,1 point, il a semblé que le Rassemblement national pourrait dépasser le PSD dans le prochain sondage.
La tactique du PSD afin d’éviter les fautes est toutefois risquée, parce que 44 % des électeurs de ce parti sont sûrs de leur choix, contre 58 % des électeurs du Rassemblement national.
Les services de santé seront un thème électoral important et M. Rinne pourra parler de ses propres expériences en tant que patient lors des prochains débats électoraux.
us.fi

Avenir bleu

M. Soini ne se représente pas aux élections législatives
Timo Soini, ministre des Affaires étrangères, annonce ce matin sur son blog qu’il ne présente pas sa candidature aux élections législatives du 14 avril prochain. Il n’a rien dit sur une éventuelle candidature aux élections européennes.
Le quotidien estime que l’annonce de M. Soini aura un effet important sur le résultat électoral des Bleus. En 2015, M. Soini, alors président des Vrais Finlandais, avait obtenu près de 30 000 voix dans la circonscription d’Uusimaa (province autour de la capitale).
M. Soini a été député de 2003 à 2009 et depuis 2011. Il est conseiller municipal d’Espoo depuis 2001.
Les partis politiques doivent déposer aujourd’hui au plus tard leurs listes de candidats aux élections législatives.
hs.fi

Rassemblement national (Kokoomus)

Candidature de M. Penttilä
Uusisuomi.fi rapporte que Risto E.J. Penttilä, directeur exécutif de Nordic West Office et ancien directeur exécutif de la Chambre centrale de commerce, présente sa candidature aux élections législatives dans les rangs du Rassemblement national. M. Penttilä fût député du parti des Jeunes Finlandais (éphémère pari libéral qui a depuis disparu) en 1995-1999.
M. Penttilä a une vision en faveur d’un bloc « nordiste » qui prendrait en Europe la place de la Grande-Bretagne après le Brexit.
us.fi

Climat & forêts : coupes de bois et/ou puits de carbone

Critique des propos de M. Sipilä
Helsingin Sanomat revient sur la véracité des affirmations du Premier ministre Juha Sipilä qui a critiqué les positions des autre partis en matière de politique forestière en considérant les vues des Verts et du PSD comme une menace à l’exploitation des forêts et pour les emplois de ce secteur.
Ville Niinistö, député des Verts, et Antton Rönnholm, secrétaire du PSD, ont estimé que M. Sipilä présente des versions erronées des propos des autres.
HS note qu’aucun parti n’a présenté de mettre fin à l’exploitation des forêts.
M. Sipilä a dit que des acteurs centraux comme Luke (ressources naturelles), Syke (centre environnemental) et VTT (recherche technique) auraient déterminé à 80 millions de m3 le niveau de coupes de bois durables, or HS relève que ces instituts n’ont pas donné de tels chiffres. Les 80 millions de m3 correspondent à des objectifs du gouvernement et signifieraient une diminution du puits de carbone constitué par les forêts.
En outre, M. Sipilä a présenté des chiffres utopistes sur la croissance annuelle des forêts qui, selon les chercheurs, n’est pas réaliste dans un avenir proche.
HS/A12

Sécurité

Violence familiale
La police a publié la photo du suspect de coups de couteau sur deux adultes et trois enfants
M. Halla-aho laisse entendre que la police a tardé à communiquer
La police enquête sur une attaque à coups de couteau dans le quartier de Haaga à Helsinki. Le suspect est toujours en fuite. La police a décidé de publier sa photo, lundi, le lendemain de l’incident.
La police a été critiquée pour avoir tardé dans la publication de la photo, notamment par le président des Vrais Finlandais, Jussi Halla-aho. Sur Twitter il a laissé entendre que la police aurait tardé à publier sa photo ce qui aurait permis au suspect de « prendre de l’avance ».
Le suspect est d’origine étrangère. Iltalehti rappelle toutefois que la publication de la photo ou du nom d’un suspect est très réglementée et ne se fait que lorsqu’elle est indispensable pour l’enquête.
IL

La sécurité dans les rues s’est améliorée dans les villes finlandaises
Helsingin Sanomat rend compte d’une étude sur la sécurité dans 15 villes finlandaises, dont Lappeenranta, Espoo et Kouvola se situent en tête de la comparaison sur plusieurs années.
Généralement, la sécurité dans la rue s’est améliorée depuis le début des années 2010, selon l’indice de la police en la matière. L’indice tient compte des actes de violence, des vols, des conduites en état d’ivresse et du vandalisme, entre autres. HS note qu’elle ne prend pas en compte les homicides ni les crimes sexuelles. Selon la police, ce type de crimes sont le plus souvent commis dans des locaux privés et non pas sur la voie publique.
HS/A11

Economie

Blanchiment d’argent

« 700 millions d’euros de sources incertaines passés par des comptes de Nordea »
Selon le magazine d’investigation MOT de Yle, la banque Nordea aurait vu passer dans ses comptes entre 2007 et 2015 jusqu’à 700 millions d’euros venant de deux banques lithuaniennes qui ont depuis fermé. Il s’agirait de fonds de source peu claire et qui seraient en lien avec l’entourage du président russe Vladimir Poutine.
HS

Lundi 4 mars 2019

Politique étrangère et européenne

Budget de la zone euro

Analyse
« Le budget de la zone euro se cherche une forme » KL
Kauppalehti revient sur la situation du projet de budget de la zone euro qui est discuté par les ministres des finances des pays membres.
En décembre, après un long bras de fer il a été décidé de la création d’un budget de la zone euro à l’intérieur du budget européen. Cela contentait à peu près tout le monde : la France a obtenu la concrétisation de son projet et la Finlande était satisfaite qu’il demeure réduit.
Kauppalehti rapporte que depuis on a eu plus de précisions sur cet instrument budgétaire. Le quotidien économique souligne aussi que « la Finlande a depuis le début eu une attitude opposée à ces instruments monétaires. Pour le budget de la zone euro, la Finlande était prête à l’accepter comme un soutien structurel aux pays bénéficiaires du fonds de cohésion ». Or, la proposition franco-allemande précise qu’il ne s’agit pas d’un tel projet de soutien structurel à ces pays.
L’accord obtenu par la France et l’Allemagne ne signifie pas encore que le budget de la zone euro soit validé. Les pays de la ligue Hanséatique dirigés par les Pays-Bas, et dont ait partie la Finlande, ont pu imposer leur agenda l’automne dernier et ils sont très réservés sur le budget de la zone euro », relève Kauppalehti.
« Il faut cependant avoir à l’esprit que le budget de la zone euro n’est pas seulement une idée française ; c’est aussi une idée préconisée par nombre d’économistes. D’ailleurs l’année dernière le FMI a publié sa propre proposition. Quoi qu’il en soit, l’initiative est lancée et la zone euro se dirige vers un approfondissement de son intégration », conclut KL.
KL

Concurrence

Point de vue
« Le manifeste franco-allemand est un relent de l’histoire » KL
Kauppalehti publie un billet du Secrétaire général du ministère de l’Economie et de l’Emploi Jari Gustafsson.
« On s’est énervé à Berlin et Paris la semaine dernière quand la Commissaire à la concurrence Margrethe Vestager a décidé de s’opposer à la fusion de Siemens et Alstom. […] La commissaire mérite pour son courage un coup de chapeau et le soutien d’un pays comme la Finlande qui va assurer la prochaine présidence de l’UE. Vexées, l’Allemagne et la France ont publié la semaine dernière un manifeste pour la politique industrielle européenne au joli nom de « Franco-German manifesto ». Cette déclaration donnée suite au cas Siemens-Alstom porte sur bien plus que le refus de cette fusion. L’Europe a des difficultés à concurrencer les groupes géants technologiques américains ou les entreprises publiques chinoises et il faut trouver une solution à cela. Mais le manifeste a des relents du passé. Son objectif est de créer des acteurs européens forts qui pourraient, par leur position dominante, répondre à la concurrence venant de l’étranger. Ce manifeste remet en cause le fonctionnement des règles de la concurrence européenne et demande une modification des règles sur les fusions ».
« Pour les petits Etats, c’est inquiétant. La concentration des marchés fait augmenter les prix, diminuer l’innovation et met les entreprises des petits Etats en difficultés. On oublie que les règles de la concurrence européenne ont été créées pour protéger les consommateurs, la société et les entreprises de tous les pays membres, et pas seulement pour le bien des grandes entreprises des grands Etats membres ».
Il critique aussi le projet de donner au conseil le pouvoir de revenir sur les décisions de la Commission en matière de concurrence car « cela permettrait à la politique de remplacer les règles et la jurisprudence européennes ».
« L’UE doit pouvoir répondre efficacement à la concurrence extérieure et c’est pourquoi il faut s’opposer au protectionnisme, développer le marché intérieur et défendre l’intégration. Les entreprises européennes seront fortes non pas grâce aux mesures de protection des Etats mais grâce à la concurrence d’un marché ouvert ».
Le manifeste contient aussi des idées que l’on, peut soutenir mais les propositions sur les innovations disruptives et l’IA ne sont pas suffisamment développées et les moyens proposés ne sont pas les bons ».
« La guerre commerciale a ouvert une brèche au protectionnisme aussi dans l’UE. Même si la vieille politique industrielle refait surface, il ne faut pas céder. Les demandes d’assouplir les règles sur la concurrence et les aides publiques ne sont pas un pas en avant mais un pas en arrière », conclut M. Gustafsson.
KL

PPE

Lettre de M. Orpo
Aamulehti relève que Petteri Orpo, président du Rassemblement national (Kokoomus) et ministre des Finances, a envoyé la semaine dernière une lettre au président du PPE Joseph Daul, demandant que la participation de Fidesz, parti frère hongrois, au PPE soit évoquée lors de la prochaine réunion du bureau du PPE le 20 mars.
Les partis conservateurs belge, néerlandais, luxembourgeois, suédois et portugais souhaitent également mettre Fidesz à la porte du PPE.
Selon le politologue Heino Nyyssönen de l’université de Turku, « M. Orpo a été courageux en envoyant la lettre. Il peut d’agir aussi d’un message électoral en même temps pour les électeurs finlandais avant les élections législatives et pour les Européens qui votent aux élections du Parlement européen.
AL/lun/A11

Propos de M. Orban
Helsingin Sanomat rend compte de l’interview de Viktor Orbán, publiée dans le quotidien allemand Die Welt.
M. Orbán considère comme « idiots utiles de la gauche » les partis conservateurs qui souhaitent mettre Fidesz à la porte du PPE. Il estime que les partis conservateurs nordiques sont en ce sens plus proches du Président français Emmanuel Macron que des Chrétiens-démocrates allemands.
HS/lun/A21

Diplomatie

Sécurité de l’information
Selon Helsingin Sanomat, la commission de l’inspection du Parlement écrit dans son rapport récent que « la sécurité des systèmes d’information du ministère des Affaires étrangères et surtout des représentations finlandaises ne sont pas à un niveau suffisamment bon ».
Il s’agit, entre autres, de l’ambassade auprès de l’OTAN et de l’ambassade à Moscou.
Selon Ari Uusikartano, directeur des systèmes d’information au ministère des Affaires étrangères, actuellement il n’est pas possible d’avoir des conversations confidentielles ou des vidéo-conférences sûres entre Helsinki et les ambassades.
M. Uusikartano estime que le prochain gouvernement devrait accorder au MAE un budget pour mettre à niveau les systèmes.
HS/sam/A17

Défense

Editorial
« Il ne faut pas envoyer nos conscrits à l’étranger »
« L’exercice principal de l’armée de terre suédoise, Nothern Wind 2019, rassemble un grand nombre de conscrits finlandais en uniforme à Norrbotten en Suède. Environ 1 200 soldats finlandais traverseront la frontière pour y participer. Officiellement, ils sont tous volontaires », écrit l’éditorialiste de Keskisuomalainen qui note « qu’il semblerait toutefois que certaines garnisons aient fait pression pour recruter des conscrits ».
« Un exercice militaire organisé avec la Suède est ressenti comme neutre alors que des manœuvres en partenariat avec l’OTAN suscitent des débats. Le rapport de la Finlande à une éventuelle adhésion à l’OTAN a toujours été difficile. »
« Il ne faut pas envoyer des conscrits en dehors de nos frontières car la limite n’est pas forcément évidente entre un exercice militaire et une opération militaire où sont envoyés uniquement les soldats professionnels et volontaires », conclut l’éditorialiste.
KS3.3/4

Politique intérieure

Réforme des services sociaux et de santé (SOTE)

La Commission des affaires sociales et de la santé prépare une feuille de route
La Présidente de la Commission des Affaires sociales et de la santé Krista Kiuru a déclaré vendredi que la commission préparait une « feuille de route » sur la suite de l’étude de la réforme des services sociaux et de santé. Elle étudie notamment si elle va ou non entendre des avis d’experts sur les modifications faites par le gouvernement au projet suite aux recommandations de la commission des Affaires constitutionnelles.
AL

Débat sur la nécessité d’une notification à la Commission européenne
De nombreux juristes estiment que le gouvernement devrait faire une notification sur son projet de réforme des services sociaux et de santé à la Commission européenne pour s’assurer que la réforme est conforme au droit européen de la concurrence. Il s’agirait de savoir si les régies municipales qui proposeront de tels services, en concurrence avec des sociétés privées, ne risquent pas d’être considérées comme faussant la concurrence.
Pour la professeur de droit Päivi Leino-Sandberg, le débat sur la nécessité d’une notification ou d’une simple déclaration, n’a pas lieu d’être car, au final, c’est la cour de justice européenne qui trancherait, suite à un procès intenté par une entreprise privée pour atteinte à la concurrence. Elle considère que même une notification à la Commission ne ferait pas disparaître toutes les incertitudes juridiques sur la compatibilité de la réforme au droit européen.
Le Premier ministre Juha Sipilä a justifié la position du gouvernement de ne pas soumettre la
Réforme à la procédure de la notification mais seulement à une simple déclaration à la Commission par le fait qu’il avait lui-même été en contact directement avec le Commissaire à la concurrence et son cabinet.
HS uusisuomi KL

Commentaires
« On maintient en vie l’accord politique sur la réforme SOte » HS
« Est-ce que c’est se défausser sur l’UE pour privatiser les services ? » KL
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat souligne que ce débat semble difficile y compris pour les juristes. « Mais il faut bien comprendre que derrière ce débat juridique se cache une question politique très délicate. Si l’on introduit maintenant la procédure de la notification, le projet de loi sur l’ouverture des services à la concurrence privée serait arrêté. Par là même c’est tout l’équilibre politique de ce paquet de lois qui serait compromis. En effet, le parti du Rassemblement national (Kokoomus) n’a accepté le projet de création des régions qu’en échange de l’ouverture à la concurrence privée des services. Le gouvernement promeut donc une interprétation selon laquelle il n’y a pas besoin de demander de notification qui est suspensive à l’étude de la réforme. Cela permet de maintenir en vie l’accord politique entre les partis. Personne ne perd la face tant que l’on, n’a pas à reconnaître directement que le paquet s’effondre ».
Kauppalehti pour sa part estime qu’il est probable qu’en cas de notification la Commission, si elle était saisie d’une notification par le gouvernement finlandais, déciderait que les régies municipales qui proposeraient des services sociaux et de santé en concurrence avec des entreprises privées, fausseraient la concurrence car elles sont protégées par leur statut d’une faillite. Il est donc fort probable que si la réforme est votée, une fois que la législation sera en vigueur, elle sera jugée non conforme au droit européen et les services devront être privatisés. Cela serait en raison ou à cause de l’UE. Et le gouvernement pourrait s’(en laver les mains. Kauppalehti estime donc que la question de la notification n’est donc pas seulement une question administrative » de procédure mais surtout une question de fond : ce n’est qu’après la notification que le Parlement finlandais saura vraiment ce qu’il approuve lorsqu’il vote le projet de loi du gouvernement.
HS KL

Avenir bleu

Propos de M. Soini
Aamulehti publie une interview de Timo Soini, ministre des Affaires étrangères, qui compte annoncer demain mardi sur son blog s’il continue dans la politique après les élections législatives. Les partis politiques devront déposer demain au plus tard leurs listes de candidats aux élections législatives du 14 avril.
Selon M. Soini, il a déjà pris sa décision, en consultant son épouse. Il y a quatre options : quitter la politique définitivement, se représenter aux élections législatives ou aux élections européennes ou aux deux.
M. Soini estime que les Bleus auront quelques députés au Parlement. Il critique les Vrais Finlandais : « La direction actuelle est incompétente aussi bien moralement que politiquement. »
AL/dim/A13

Climat & forêts : coupes de bois et/ou puits de carbone

Propos de M. Sipilä
Le Premier ministre Juha Sipilä a critiqué les positions des autre partis et notamment celles des Verts et des partis de gauche en matière de politique forestière. Dans une interview accordée à Uutissuomalainen, M. Sipilä a considéré les vues des Verts et du PSD comme une menace au fait d’exploiter les forêts et promouvoir les emplois de ce secteur. Pour M. Sipilä, la volonté de diminuer les coupes de bois mènerait à des fermetures d’usine.
Le Centre présentera, aujourd’hui, son programme forestier qui propose d’augmenter les coupes de bois tout en augmentant les puits de carbone que constituent les forêts. Pour le Centre, la gestion des forêts représente le meilleur type de travail en faveur du climat.
Ville Niinistö, député des Verts, considère que M. Sipilä fait exprès de mentir et ftravestir les propos des Verts. Il rappelle que les partis ont tous des positions différentes sur le niveau durable des coupes de bois du point de vue du climat, des puits de carbone, de la biodiversité et de l’usage du bois. Interdire les coupes n’a été proposé par personne.
Sanna Marin, vice-présidente du PSD, estime que les propos de M. Sipilä sont liés à une panique électorale engendré par les mauvais résultats du Centre dans les sondages. Le secrétaire du PSD, Antton Rönnholm estime lui aussi que M. Sipilä présente des versions erronées des propos des autres.
HS/lun/A13, KS/dim/13, KS/lun/15

La plupart des candidats aux élections ne souhaitent pas diminuer les coupes de bois
Un tiers des candidats seraient prêts à diminuer les coupes de forêts, alors que plus de 60 % ne voient pas de nécessité pour une diminution immédiate de coupes.
94 % des candidats Vrais Finlandais, 89 % des candidats centristes et 80 % des conservateurs et des bleus ne partagent pas l’avis qu’il faudrait des diminutions immédiates. L’Alliance des gauches et les Verts sont les seuls partis dont la majorité des candidats seraient favorables à des diminutions, 78% et 95 % respectivement.
Qu’ils soient pour ou contre les coupes, les candidats souhaitent obtenir plus d’information scientifique sur la question.
KS/1.3/16-17

Les Finlandais souhaitent diminuer les émissions de CO2 sans pour autant diminuer ou abandonner l’usage de la voiture
Selon un sondage effectué pour le compte du gouvernement, les Finlandais ne sont pas prêts à beaucoup diminuer l’usage de leur propre voiture. Près de 50 % des personnes interrogées estiment qu’il leur serait impossible de diminuer l’usage de la voiture. Un peu plus de 40 % estiment qu’ils pourraient remplacer une partie de leurs trajets en voiture par des déplacements à pied ou en vélo. Presque 80 % estiment qu’ils ne pourraient pas abandonner leur voiture.
En même temps, 77 % des Finlandais seraient prêts à changer leurs choix de consommation dans le but de lutter contre le changement climatique. 85 % des Finlandais comptent sur les nouvelles technologies dans la diminution des émissions.
KS/1.3/56

Elections législatives

Les électeurs choisissent d’abord un parti puis un candidat
Dans son éditorial, Helsingin Sanomat rapporte que, selon un sondage sur les choix des électeurs, 60 % des personnes interrogées choisissent d’abord le parti politique et ensuite le candidat qui leur convient le mieux. 25 % des électeurs choisissent leur candidat sans prendre le parti politique en considération.
Le résultat de cette enquête a été le même il y a quatre ans.
La façon dont les présidents des partis se comportent dans les débats télévisés peut avoir un impact sur les électeurs qui choisissent entre deux ou trois partis.
HS conclut que le mode de scrutin finlandais est en effet une combinaison entre l’élection d’une personne et d’un parti. Une partie des électeurs votent toujours pour le même parti d’une élection à l’autre et le reste prend sa décision au dernier moment, influencé par les grands débats télévisés.
HS/lun/A5

Positions des partis sur l’emploi
Helsingin Sanomat poursuit sa série d’enquêtes auprès des partis sur les thèmes que les électeurs considèrent comme prioritaires : les soins de santé, l’emploi, le climat, l’économie publique et l’immigration. Pour son édition de ce matin, le quotidien a sondé les positions des partis concernant quatre questions sur la politique de l’emploi.
Concernant le taux d’emploi, HS a demandé aux partis s’ils approuvaient l’objectif de l’augmenter à 75 %. Tous les partis sont d’accord sur cet objectif. De même, les coupes de dépenses en matière des services publics de santé ne sont privilégiées par aucun des partis.
Concernant le caractère conditionnel de l’assurance chômage, les opinions divergent plus. Alors que le Rassemblement national et les Bleus souhaitent durcir ce critère, les Verts et l’Alliance des gauches souhaitent l’assouplir. Les autres partis, dont le Centre, le PSD et les Vrais Finlandais souhaitent maintenir l’état actuel des choses.
Quant au caractère contraignant des conventions collectives, et le fait de savoir s’il conviendrait de le modifier, le Rassemblement national, les Démocrates-chrétiens et le mouvement Liike nyt souhaitent le démanteler en partie, alors que les autres partis pensent l’inverse.
A la question de savoir s’il faudrait que le gouvernement fasse adopter la législation sur le droit du travail même si la confédération des ouvriers SAK ou le patronat EK s’y opposeraient, les partis sont divisés : le Centre, le Rassemblement national, les Bleus, les Démocrates-chrétiens, Liike nyt et le mouvement de M. Väyrynen y seraient favorables alors que le PSD, les Vrais Finlandais, les Verts, l’alliance des gauches et le Parti suédois s’y opposent.
HS/lun/A11

Défense

Débat sur le nombre des avions préconisés par le projet HX
« Le premier tour des appels d’offre du projet HX est passé. La défense nationale évalue les réponses obtenues dans les mois qui suivent. En même temps se poursuit la discussion sur le nombre des appareils », note le journaliste Jarmo Huhtanen dans Helsingin Sanomat.
« Des propositions particulièrement bizarres ont été faites, notamment la possibilité d’acheter plus d’avions en cas d’urgence. »
« Il faudrait néanmoins exiger que les politiciens, dès lors qu’ils annoncent un nombre souhaité d’avions de combat en justifie le chiffre par des critères en matière de défense nationale. Il est inacceptable qu’à l’approche des élections des chiffres soient jetés en l’air uniquement dans le but d’une pêche aux voix. Il semblerait que ce soit malheureusement le cas aujourd’hui », conclut le journaliste.
HS4.3/A4

Vendredi 1er mars 2019

Politique étrangère et européenne

Commission européenne

« Selon la Commission, l’économie finlandaise a une croissance saine » HS
« La Commission inquiète pour l’avenir de la Finlande » KL
Helsingin Sanomat rapporte que la Commission a loué l’état de l’économie finlandaise dans son rapport sur le semestre européen concernant ce pays. La commission relève que l’économie a une croissance saine, même si son rythme s’est ralenti.
La Commission s’étonne toutefois que les investissements se concentrent dans la construction, alors que les investissements dans la production sont faibles.
La Commission relève aussi que la chute des dépenses de R&D suite à l’effondrement du secteur des télécommunications autour de Nokia n’a toujours pas été rétablie.
Kauppalehti souligne que la commission s’inquiète du vieillissement de la population, de la baisse des naissances et du faible niveau des investissements en R&D.
Le rapport de la Commission (en anglais) :
https://ec.europa.eu/info/sites/info/files/file_import/2019-european-semester-country-report-finland_en.pdf
HS KL
Politique intérieure

Partis politiques

Baromètre sur l’image des partis
Yle publie les résultats d’un baromètre effectué en février sur les six plus grands partis. Le PSD a la meilleure image, suivi des Verts, du Rassemblement national, de l’Alliance des gauches, des Vrais Finlandais et du Centre.
C’est la première fois que le Centre se trouve en dernière position. Encore en octobre 2018 et en avril 2018, le Centre se trouvait cinquième avant les Vrais Finlandais. Le score du Centre a été presque aussi bas en 2009-2010, à la fin de la présidence du parti de Matti Vanhanen et avant la défaite électorale historique du parti aux législatives de 2011.
Quant à l’image des présidents des partis, Li Andersson (Alliance des gauches) est en tête, suivie de Petteri Orpo (Rassemblement national), Pekka Haavisto (Verts), Juha Sipilä (Centre), Jussi Halla-aho (Vrais Finlandais) et Antti Rinne (PSD). En 2018, M. Rinne a été cinquième avant M. Halla-aho.
Yle

Elections législatives

Livre de M. Sipilä
Helsingin Sanomat relève que le Premier ministre Juha Sipilä vient de publier un livre électoral où il estime, entre autres, que « les électeurs prennent un risque énorme s’ils donnent les clés du pouvoir aux mains d’un gouvernement bleu-rouge (coalition entre le Rassemblement national et le PSD) ». Tous les gouvernements d’une telle coalition, à l’exception du premier gouvernement de Paavo Lipponen en 1995-1999, « ont été des catastrophes ».
Selon M. Sipilä, « il ne faut plus culpabiliser les citoyens sur les questions climatiques ».
HS/A16

Programme du Rassemblement national
Helsingin Sanomat rapporte que le Rassemblement national promet pour la prochaine législature des diminutions fiscales d’un milliard d’euros qui toucheraient surtout les salariés et les retraités.
Selon Petteri Orpo, président du parti, les diminutions seraient couvertes par l’augmentation des écotaxes et les impôts sur la consommation.
L’objectif du parti est de faire augmenter le taux d’emploi à 75 %.
HS/A12

Réforme des services sociaux et de la santé

Mme Risikko annonce que la session parlementaire sera prolongée
La présidente du Parlement, Paula Risikko, annonce que la session parlementaire se poursuivra au-delà du 15 mars afin de donner plus de temps pour étudier le projet de réforme « sote ». Des séances supplémentaires sont prévues, par exemple demain et lundi, et leur durée normalement limitée à 22h le soir ne sera plus restreinte.
Helsingin Sanomat rend compte des critiques de professeurs de droit européen et de droit constitutionnel concernant la volonté du gouvernement de se contenter d’informer la Commission européenne du contenu du système prévoyant une liberté de choisir au lieu de faire une notification à proprement dit. Une notification nécessiterait d’attendre la réponse de la Commission avant de légiférer, alors qu’informer la Commission ne signifie pas de la même façon que lui soumettre la question a un caractère suspensif.
HS/A8

Fiscalité

Les entreprises souhaitent une diminution de l’impôt sur les dividendes
Aamulehti relève que l’EK, l’association des entreprises familiales et la chambre centrale de commerce proposent une réforme de l’impôt sur les dividendes. Cela coûterait de 400-600 millions d’euros pour l’Etat, vu que les dividendes seraient considérés comme des revenus des capitaux. Actuellement, une partie des dividendes sont imposées comme le revenu.
AL/A19

Les Finlandais et l’avenir

Sondage de Sitra pessimisme des électeurs des Vrais Finlandais, optimisme de ceux des Verts
Selon Helsingin Sanomat, la fondation Sitra rend compte des résultats d’un sondage effectué en janvier, auprès de plus de 2 000 personnes, sur les attitudes des Finlandais à l’égard de l’avenir.
31 % des électeurs des Vrais Finlandais ont peur de l’avenir, mais seulement 7 % des centristes, 8 % des conservateurs, 13 % des verts et 14 % des sociaux-démocrates et des partisans de l’Alliance des gauches.
Parmi les verts, 47 % estiment que nous avons la possibilité d’agir sur l’avenir, contre environ 30 % parmi les électeurs des autres partis.
Près de 90% des personnes interrogées s’intéressent à l’avenir mais 63 % pensent connaître les moyens pour le faire.
HS/A10

Sentiment de sécurité

La plupart des habitants d’Helsinki se sentent en sécurité
Helsingin Sanomat rend compte d’un sondage effectué par la ville auprès des Helsinkiens, d’origine finlandaise et d’origine étrangère, sur leur sentiment de sécurité dans leur quartier, en centre-ville et dans les transports publics, le week-end et tard le soir.
Dans toutes les catégories, les gens se sentaient plus en sécurité qu’il y a trois ans. Les citadins se sentent un peu plus en sécurité dans leur quartier (80%) qu’en ville (65%)
L’étude est faite tous les trois ans depuis 2003 auprès de personnes de 15 à 74 ans.
HS/A18

Economie

Création d’une usine de montage de batteries par Valmet
Valmet Automotives qui monte des Mercedes à Uusikaupunki, envisage de mettre en place une usine de montage de batteries pour voitures à Salo, dans les anciens locaux de Nokia. Le projet devrait se réaliser dès cette année et donner du travail à plus de 300 personnes.
HS/A26

Communes

Licenciements et mises à pied
Selon l’union des employeurs communaux, il y avait très peu de licenciements ou de mises à pied sur le secteur communal en 2018. Pour l’année en cours, il y en aura plus.
Selon l’Union des communes, le résultat budgétaire était négatif pour deux tiers des communes en 2018 (contre un cinquième seulement en 2017), ce qui engendrera un besoin de faire des économies, sous forme de licenciements ou chômage forcé, cette année.
En effet, si les finances d’Helsinki, Espoo et Vantaa sont bonnes, d’autres grandes villes, comme Tampere, Turku et Oulu ont fait un mauvais résultat. Les recettes fiscales ne suffisent pas. A Rovaniemi, par exemple, il y a beaucoup d’activité économique aux salaires peu élevés. Il manque de l’industrie et donc des rentrées fiscales pour la commune.
HS/A13

Climat

La Finlande pourrait être neutre en CO2 pour 2040
Un groupe de travail désigné par le gouvernement estime que la Finlande pourrait devenir neutre en matière d’émissions de CO2 pour 2040. Y arriver nécessitera des diminutions d’émissions importantes dans tous les secteurs et que les puits de carbone soient renforcés.
Le groupe estime que les mesures de diminutions d’émissions ne menaceraient pas la croissance économique.
Il faudrait diminuer les émissions de 85 à 90 % par rapport au niveau référence de l’année 1990. Or, les mesures politiques actuelles sont prévues diminuer les émissions de 63 % d’ici 2050. Il faudra de ce fait renforcer l’efficacité énergétique, augmenter la production de l’énergie éolienne et nucléaire et rendre le système énergétique plus dépendant de l’électricité.
Les chercheurs rappellent que si les puits de carbone se développent moins bien que prévu, la Finlande pourrait ne pas atteindre la neutralité même pour 2050.
Le développement des technologies CCS pour capter et stocker les émissions de CO2 permettrait d’accélérer les efforts climatiques de la Finlande. La technologie existe, mais pour l’instant, elle est chère. Les chercheurs rappellent effectivement que l’on ne peut pas s’appuyer sur ces technologies dans la politique climatique. Ils estiment qu’il faudrait sortir des carburants fossiles dans la production énergétique, dans l’industrie et dans les transports.
HS/A14

France – Finlande

Café francophone

Un anti-café qui propose une soirée francophone tous les jeudis
Helsingin Sanomat rend compte d’un concept de café, russe à l’origine, selon lequel le client paie pour le temps passé au café et non pour sa consommation, soit 5 euros pour une demi-heure, 8 euros pour une heure, etc.
A Myyrmäki (Vantaa), c’est Hind Bendaace, une Française installée en Finlande et enseignante à l’institut français de Finlande, qui a lancé ce concept une fois par mois dans son café Rikki Kello. Le jeudi, le café propose une soirée en français pour ceux qui souhaitent pratiquer ou perfectionner leur français.
HS

publié le 01/04/2019

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