Mars 2018

Jeudi 29 mars 2018

Politique étrangère et européenne

Union européenne

Visite du Président Niinistö à Bruxelles
Helsingin Sanomat rapporte que le Président Sauli Niinistö a effectué une visite à Bruxelles où il a rencontré notamment le Président de la Commission Jean-Claude Juncker, la Haute représentante Federica Mogherini et le Président du Parlement Antonio Tajani.
M. Niinistö a déclaré qu’il espérait lorsque la Russie aura répondu aux expulsions de diplomates la tension pourra retomber. « J’espère que cela va en rester là. Bien sûr que la Russie va répondre [aux expulsions de diplomates], mais il faut espérer que cela s’arrête là. On a suffisamment exprimé ses opinions et agit dans cette affaire à mon avis », a-t-il dit à Bruxelles.
Il a souligné que les mesures des pays occidentaux à l’égard de la Russie relevaient d’une décision politique et non juridique, liée à l’enquête.
Il a aussi déclaré qu’il comprenait l’avis critique de l’ancien ministre des Affaires étrangères Erkki Tuomioja (PSD) selon qui il n’aurait pas fallu décider l’expulsion de diplomates [avant la preuve de la responsabilité de la Russie].
M. Niinistö a aussi déclaré qu’il souhaitait continuer à maintenir un canal de communication avec le président Poutine.
HS

Commentaire
La Finlande n’est pas l’Autriche
La correspondante à Berlin de Helsingin Sanomat relève que l’Autriche, prochaine présidence de l’UE, a décidé de ne pas expulser de diplomate russe. La Finlande aurait pu faire de même. Mais même sui la décision d’expulser un diplomate a été difficile pour la Finlande, il ne faut pas comparer la Finlande à l’Autriche. « Dans la période difficile actuelle en matière de sécurité en Europe il n’y a rien de plus important pour la Finlande que l’unité des Etats membres de l’UE », conclut-elle.
HS

Agriculture

Déclarations de Jari Leppä
Dans une interview accordée à Uutissuomalainen le ministre de l’Agriculture Jari Leppä déclare être satisfait du débat actuel sur la réforme de la politique agricole commune. Il a eu des discussions sur le sujet avec le ministre français de l’Agriculture Stéphane Travert lors de sa visite en Finlande. Selon M. Leppä, les points de vue de la France ont un grand poids sur la réforme de la PAC. « Nous apprécions la position de principe de la Commission qui consiste à définir des objectifs communs en matière de politique agricole et à donner plus de marges de manœuvre aux Etats membres pour mettre en œuvre les mesures permettant d’atteindre ces objectifs. La Finlande promeut cette ligne depuis longtemps ».
KS

Défense

« La Finlande renforce sa coopération militaire avec les Britanniques » AL
Aamulehti rapporte que la Finlande et la Grande-Bretagne vont renforcer leur coopération militaire en juin.
En juin, le ministre finlandais de la Défense Jussi Niinistö et le ministre britannique Gavin Williamson vont signer une déclaration commune sur la création d’une Joint Expenditure Force avec la Suède, les Pays-Bas, les Etats baltes, le Danemark et la Norvège.
Selon Aamulehti, il s’agit aussi là d’un message à l’égard de la Russie.
Aamulehti rapporte aussi qu’en mai aura lieu en Grande-Bretagne un exercice Joint Warrior qui devrait être le dernier test avec la création de la JEF. Des officiers d’état-major finlandais y participeront.
AL

Banque de Finlande

Spéculations pour la BCE
Nykypäivä rapporte que les noms du gouverneur de la Banque de Finlande Erkki Liikanen et du membre du directoire Olli Rehn, circulent comme possibles candidats pour succéder à M. Draghi à la tête de la BCE, même si le favori semble être l’allemand Jens Weidmann.
Nykypäivä estime que le nom de l’ancien commissaire Olli Rehn continue à susciter des sueurs froides parmi les pays du Sud.
NP

Rapport annuel
La Banque de Finlande a publié mardi son rapport annuel. A cette occasion, le gouverneur de la Banque de Finlande Erkki Liikanen a parlé en faveur de la mise en place d’une garantie de dépôts commune dans l’union bancaire.
Dans ses prévisions, la Banque de Finlande estime que, la croissance sera en Finlande de 2,5% en 2018 et 1,6% en 20919.
La Banque de Finlande estime que le taux d’emploi devrait atteindre 70,4% en 2019.
KL

Politique intérieure

Emploi

Le gouvernement atteindra-t-il son objectif ?
Helsingin Sanomat rapporte que de nombreux prévisionnistes considèrent que le gouvernement pourrait atteindre son objectif d’un taux d’emploi de 72% l’année prochaine.
Ils relèvent que le taux de chômage n’a toutefois pas beaucoup diminué : l’augmentation du taux d’emploi s’explique aussi par le retour à l’emploi de personnes qui avaient quitté le marché du travail et n’étaient donc pas des demandeurs d’emploi.

Réforme Sote

Un coup d’Etat du ministère des Finances ?
Turun Sanomat publie une analyse de Timo Anttila qui estime que la réforme des services sociaux et de santé est en réalité un coup d’Etat du ministère des Finances qui va désormais pouvoir gérer un des plus gros budgets du pays. En effet, avec la réforme, la part communale de l’impôt sur le revenu va diminuer de 11,7 points au profit de celle de l’Etat. Or, c’est l’Etat (i.e. le ministère des Finances) qui distribuera aux régions les financements pour les services sociaux et de santé puisque les régions n’auront pas de ressource propre ni le droit de s’endetter. Ce qui pousse à se demander quel sera le réel pouvoir des conseils régionaux ?
TS

Partis politiques

Sondage d’Yle : Le Rassemblement en tête
Yle rapporte que selon un sondage sur les intentions de vote des partis politiques, effectué par l’institut Taloustutkimus, le Centre est encore en baisse mais le Rassemblement national est redevenu le premier parti.
Le Rassemblement national obtient 21,5 % (+1,5 % par rapport à février) et le PSD 20,2 % (-0,8 %). Le Centre arrive troisième avec un score de 16,3 % (-0,7 %), les Verts quatrième avec 14,2 % (-0,3 %), suivis des Vrais Finlandais qui obtiennent 9,2 % (+0,7 %) et de l’Alliance des gauches qui ont 9,0 % (+0,1 %).
Le Parti suédois a un score de 3,5 % (+0,6 %), les Chrétiens-démocrates 3,3 % (+0 %) et les Bleus 1,5 % (-0,1 %).
Il apparait en ce moment que la lutte pour la position du plus grand parti et pour le poste de Premier ministre aura lieu entre le Rassemblement national et le PSD.
Le sondage a été effectué entre le 1er et le 27 mars auprès de 2 675 personnes.
Yle

Sondage d’Iltalehti : Le PSD en tête
Le tabloïd Iltalehti publie également un sondage sur les intentions de vote. Selon ce sondage, le PSD serait le plus grand parti avec 21 %, suivi du Rassemblement national (19,9 %), du Centre (16 %) et des Verts (13,3 %)
Le sondage a été effectué par l’institut Tietoykkönen entre le 16 et le 26 mars auprès de 1 500 personnes, par téléphone et par internet.
IL

Emploi

De plus en plus de branches manquent de main d’œuvre
En 2017, on estimait que 24 branches étaient en situation de manque de main d’œuvre. Cette année, ce sont 40 branches qui sont dans cette situation.
Dans le même temps, le nombre branches où il y a une surcapacité en matière de main d’œuvre est passé de 44 à 30.
HS

Energie

L’utilisation de l’énergie renouvelable en augmentation
La part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique finlandaise a atteint un nouveau record en 2017, atteignant 36%. Si on y ajoute la part du nucléaire, la production d’énergie sans émission a atteint 57%.
C’est la part de l’énergie éolienne qui a augmenté le plus (+57%).
En Finlande, la plus grande partie de l’énergie renouvelable est néanmoins issue de la combustion de bois.
HS

Alcool

Diminution de la consommation d’alcool
Depuis dix ans, la consommation d’alcool continue de baisser. En 2017, elle atteignait 10,3 litres contre plus de 12 en 2008.
Un des principaux facteurs de cette diminution est la baisse de l’importation d’alcool d’Estonie, qui a atteint son plus bas niveau.
HS

France

Education

« La scolarité obligatoire à partir de 3 ans en France » HS

Mercredi 28 mars 2018

Politique étrangère et européenne

Affaire Skripal

La Finlande expulse un diplomate russe
Helsingin Sanomat rapporte que le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères Matti Anttonen a rapporté hier avoir reçu l’ambassadeur de Russie pour lui signifier le renvoi d’un diplomate russe de Finlande.
Il s’agira d’un diplomate que la Sureté générale ou la Défense soupçonne d’activités illégale de renseignement en Finlande.
La presse rapporte que chaque année, depuis 1975, la Finlande revoie 1 à 2 diplomates russes pour les mêmes raisons.
La différence, c’est que cette fois-ci l’affaire est rendue publique.
HS

Commentaires
« La Finlande n’a pas une position privilégiée dans la crise de l’empoisonnement entre l’Occident et la Russie » HS
Le journaliste Kari Huhta écrit que la crise née de l’empoisonnement de l’agent double russe et sa fille avance avec une vitesse telle que les médias ont du mal à suivre le cours des évènements. Les expulsions de diplomates russes se sont accélérées lundi et mardi, la Finlande ayant déclaré qu’elle expulse un diplomate russe.
Il semblerait que cette crise soit menée par une information issue de renseignements secrets diffusée par la Grande-Bretagne à ses alliés et partenaires. Cette information tenue secrète a conduit à des contre-mesures plus draconiennes que prévues.
Environ une semaine après l’empoisonnement de Sergueï et Julia Skripal et le poison utilisé ayant été identifié comme étant un agent neurotoxique innervant, le président Sauli Niinistö a publié, le 14 mars, un communiqué en se référant directement à la responsabilité de la Russie dans l’affaire.
Selon M. Niinistö, les deux alternatives possibles, celle d’une action consciente des Russes, soit celle où les substances n’étaient pas en leur possession, sont inquiétantes.
Par la suite, la conception d’une action consciente de la Russie s’est confirmée. Les pays de l’UE ont pris « très au sérieux » l’évaluation du gouvernement britannique qui tenait « très probablement » la Russie comme responsable du coup.
Au début du sommet européen, le 22 mars, Niinistö a téléphoné à Vladimir Poutine et lui aurait dit, selon le communiqué publié par le secrétariat du président, que « la contribution de la Russie pour résoudre l’affaire est indispensable ».
A l’issue du sommet, le projet d’expulser des diplomates russes s’est renforcé. Le président Niinistö a de nouveau pris son téléphone et appelé la chancelière Angela Merkel.
Il semble très probable que la chancelière ait été mise au courant de l’intention de la Finlande de figurer parmi les pays qui allaient expulser des diplomates russes.
Lundi, M. Niinistö et le Premier ministre Juha Sipilä ont organisé une conférence de presse pour annoncer que la Finlande expulsera un diplomate russe.
L’affaire d’empoisonnement est la suite d’une série d’évènements qui a commencé lorsque la Russie a décidé, il y a quatre ans, d’occuper la Crimée qui appartient à l’Ukraine. Depuis lors, la Russie n’a cessé de provoquer sciemment des situations d’incertitude tout en niant ensuite violemment l’avoir fait. Les opérations militaires en Ukraine en sont un exemple évident.
La Finlande a eu droit à sa part lorsque fin 2015 des demandeurs d’asile se sont présentés à la frontière septentrionale entre la Finlande et la Russie en créant une crise qui a éclaté sous forme d’affolement parmi les dirigeants de la politique étrangère du pays.
Pour finalement résoudre la situation, il a fallu une rencontre entre MM. Niinistö et Poutine en mars 2016.
www.hs.fi

Une nouvelle guerre froide qui diffère de la précédente
Le correspondant à Moscou du Helsingin Sanomat estime que la plus grande différence avec l’époque de la guerre froide est le fait que l’Europe n’est plus divisée mais réunie autour de l’Union européenne.
La directrice de l’institut des relations internationales, Teija Tiilikainen estime que le fait que la Finlande ait réagi rapidement avec les autres Etats européens est une bonne chose. « Si on veut soutenir l’unité européenne, il vaut mieux agir rapidement plutôt que d’attendre de savoir qui participera au mouvement ».
HS

Editoriaux
« Pour la Finlande, il s’agit d’une question de principe » HS
« La Finlande a montré dans quel camp elle est » AL
Helsingin Sanomat souligne que depuis des années, la Finlande a adopté comme ligne de politique étrangère le principe de prendre ouvertement position sur les agissements de la Russie et en même temps de conserver des canaux de discussion.
Pour Aamulehti, la Finlande a pris la seule décision possible en rejoignant les rangs des pays de l’UE qui condamnaient la Russie.
HS AL

Corruption

Rapport du Greco
Helsingin Sanomat rapporte que le Greco, groupe d’Etats contre la corruption du Conseil de l’Europe, a publié mardi un rapport sur la Finlande.
La Finlande doit renforcer la lutte contre la corruption de façon plus stratégique et systématique, estime le Greco dans son cinquième rapport sur la Finlande.
Selon Catharina Groop, conseillère au ministère de la Justice, le Greco n’avait pas auparavant demandé à la Finlande une stratégie nationale contre la corruption. L’OCDE l’a déjà proposé à la Finlande.
Selon le Greco, la police et les gardes-frontières devraient être obligés de dénoncer les soupçons de corruption.
HS/A10

L’Union européenne et les jeunes

Les jeunes ont une attitude positive à l’égard de l’UE en Finlande
Keskisuomalainen relève qu’en Finlande, les jeunes adultes (de 18 à 29 ans) sont positifs à l’égard de l’Union européenne. 81 % estiment que l’adhésion dans l’UE est une chose positive pour la Finlande, 89 % se considèrent comme des citoyens européens et 91 % se sentent Européens. Les jeunes de 18-19 ans, qui font des études universitaires sont les plus positifs.
Le sondage a été effectué par l’institut Taloustutkimus parmi mille personnes de 18 à 29 ans.
KS/52

Politique intérieure

Gouvernement – Emploi

Modèle actif : plus de la moitié des chômeurs risquent d‘être sanctionnés » AL
Aamulehti rapporte que, trois mois après son entrée en vigueur, le modèle actif devrait aboutir à ce que plus de la moitié des chômeurs se voient sanctionnés. En effet, seulement 46% des chômeurs ont rempli les nouvelles conditions (en matière de formation ou d’activité) pour bénéficier de leur assurance chômage complète. Les autres, soit 54%, devraient voir leur allocation diminuée de 4,65%.
AL

Interdiction du charbon

Une interdiction dès 2025 causerait des coûts supplémentaires
Helsingin Sanomat rapporte que, selon la société de conseil Pöyry, le projet de Kimmo Tiilikainen, ministre de l’Environnement, de commencer l’interdiction du charbon déjà en 2025, au lieu de 2030, augmenterait les coûts de 14 à 22 millions d’euros pendant dix ans.
Pöyry souligne qu’il y a beaucoup d’incertitudes concernant les coûts. Le charbon serait remplacé par la biomasse, dont le prix est difficile à prévoir.
Selon M. Tiilikainen, les préparatifs pour l’interdiction du charbon se poursuivent. Il veut présenter le projet de loi à l’automne prochain au Parlement.
HS/A24

Retraites

Les retraites des femmes nettement inférieures à celles des hommes
Selon Helsingin Sanomat, un tiers des Finlandais sont des retraités et dans 35 communes finlandaises plus de la moitié des habitants sont des retraités.
Selon les statistiques, le nombre de retraités varie beaucoup entre les commues. Il y en a le plus en Finlande de l’Est.
A la fin de l’année dernière, les Finlandais ont touché une retraite de 1 874 euros en moyenne et les Finlandaises de 1 476 euros en moyenne.
En 2017, la retraite moyenne a été de 1 656 euros par mois, soit 20 euros de plus qu’en 2016.
Les retraites varient selon les communes entre 3 015 euros par mois en moyenne (à Kauniainen près d’Helsinki) et de 1 192 euros (à Isojoki en Ostrobotnie).
La retraite moyenne est de 50 à 55 % du salaire. Les salaires mensuels sont actuellement en moyenne de 3 200 euros par mois.
HS/A24

Nourriture

Le prix de la nourriture continue à augmenter
Helsingin Sanomat rapporte que le prix de la nourriture augmente depuis décembre 2017 et selon les estimations, l’augmentation sera de 0,8 % cette année et de 1,4 % en 2019.
La Finlande a connu une période exceptionnelle de quatre ans de 2011 à 2013 où le prix de la nourriture a baissé même de 5 à 6 % par an.
HS/A25

France

Musique

Centenaire du décès de Debussy
Hufvudstadsbladet publie une critique élogieuse de « Claude Debussy : The Complete Works », collection de 33 disques CD, publiée par Warner Classics à l’occasion du centenaire du décès du grand compositeur français.
HBL/28

Mardi 27 mars 2018

Visite en Finlande du ministre français de l’Agriculture

« Selon M. Travert, il faut protéger les loups mais aussi les éleveurs » MT
Maaseudun Tulevaisuus rapporte que les ministres français et finlandais de l’Agriculture veulent plus que l’UE accorde plus de souplesse aux Etats en matière de politique à l’égard des grands carnivores. Sur les grandes lignes de la réforme de la politique agricole commune, les deux ministres partagent les mêmes points de vue souligne le quotidien.
M. Travert était en déplacement en Finlande ces derniers jours. Le week-end dernier il a visité la ferme de son homologue, une exploitation forestière et une usine d’UPM. 
Lundi les ministres Leppä et Travert ont discuté de la réforme de la PAC, de bioéconomie, des affaires forestières et des grands carnivores.
La question des grands prédateurs est d’actualité en France. « Il faut protéger les loups, mais il faut aussi protéger les éleveurs » a souligné M. Travert, hier, lors d’une conférence de presse commune.
M. Leppä a déclaré que les positions de la Finlande et de la France sur cette questions étaient sensiblement les mêmes. Ils ont annoncé leur intention de poursuivre les discussions sur le sujet avec les autres Etats membres et avec la Commission, afin que les Etats puissent obtenir plus de marge de manœuvre sur le sujet.
Maaseudun Tulevaisuus rappelle que la protection des loups est basée sur une directive européenne.
M.Travert a loué le modèle de la Finlande en matière de politique forestière.
Concernant la réforme de la politique agricole commune, la Finlande et la France partagent les mêmes positions. Tous deux sont favorables à la proposition de la Commission qui consisterait à donner plus de pouvoir aux Etats membres sur les mesures nécessaires pour la politique agricole.
M. Leppä s’est prononcé pour une simplification des mesures administratives.
M. Travert en a appelé à un fonds d’urgence pour aider les producteurs agricoles en cas de crise.
Les ministres en on appelé à la clémence en matière de sanction. « Les producteurs agricoles doivent avoir le droit à l’erreur », a-t-il déclaré.
Aucun chiffre n’a été avancé en matière de budget agricole mais les ministres estiment que le budget doit être en adéquation avec les exigences que l’on fixe aux producteurs agricoles.
Les recettes tirées du marché doivent être la principale source en matière de rentabilité. C’est pourquoi on a besoin de loyauté de la part des distributeurs. La rentabilité doit aussi être le moyen d’attirer de nouveaux jeunes agriculteurs, a déclaré M. Leppä.
MT

« Jari Leppä a reçu son collègue Stéphane Travert » Itä-Häme
Le quotidien régional Ita-Häme a suivi la visite du Ministre français de l’agriculture dans la région de Pertunmaa où le ministre finlandais de l’agriculture a reçu son hôte dimanche.
Itä-Häme

Affaire Skripal

La Finlande expulsera un diplomate russe
Helsingin Sanomat rapporte que la direction finlandaise de politique étrangère a décidé d’expulser un diplomate russe.
Aussi bien le Président Sauli Niinistö que le Premier ministre Juha Sipilä ont participé à une conférence de presse. « La décision n’a pas été facile et il s’agit d’une mesure exceptionnelle du point de vue finlandais », selon M. Sipilä.
Au sein de l’Union européenne, 14 Etats membres ont annoncé lundi des expulsions des diplomates russes. La Suède, l’Estonie, la Croatie et la Roumanie ont également décidé d’expulser un diplomate, comme la Finlande. Les autres pays expulsent de deux à quatre diplomates.
Selon M. Niinistö, le dialogue avec la Russie se poursuit et devient de plus en plus important. Il a souligné que la cause des mauvaises relations réside dans les actions de la Russie, dans ce cas particulier l’utilisation des agents neurotoxiques. « Il faut se concentrer maintenant pour améliorer peu à peu les relations. Nous sommes allés dans la mauvaise direction dans le cas des armes chimiques qui ont été utilisées pour la première fois en Europe depuis la deuxième guerre mondiale. « 
M. Niinistö a souligné le caractère politique de la réaction. Il estime que la Russie, quant à elle, expulsera un diplomate finlandais.
M. Niinistö a eu une communication téléphonique avec M. Poutine jeudi dernier. Il a annoncé hier que M. Poutine avait nié la participation de la Russie à l’attaque de Salisbury. M. Niinistö a également eu un entretien téléphonique avec Mme Merkel dimanche.
Selon M. Sipilä, qui a participé au conseil européen vendredi dernier, la Finlande a expulsé des diplomates auparavant mais sans rendre public ces affaires.
« J’ai eu des entretiens en tête-à-tête avec les collègues. On a continué les entretiens pendant le week-end. Je pense qu’une vingtaine de pays membres participeront aux expulsions » a dit M. Sipilä qui a précisé qu’il avait souhaité avec son collègue suédois M. Löfven obtenir une décision commune de l’UE, sans succès.
HS/A20

Taxe numérique

Editorial
Dans son éditorial, intitulé « Les petits pays membres mécontents du modèle de la taxe numérique », Hufvudstadsbladet relève que les grands Etats membres, dont la France et l’Allemagne, sont favorables au projet de la Commission, tandis que les petits Etats, dont la Finlande, sont très critiques.
L’éditorialiste note que selon Kauppalehti, la plupart des taxes d’environ 180 millions d’euros que Supercell paye actuellement en Finlande serait, selon le modèle proposé par la Commission, payé dans d’autres pays.
HBL/2

Réseau européen de transport

Passage de Botnie
Aamulehti rapporte que la Finlande et la France proposent que le réseau européen de transport soit élargi jusqu’au passage de Botnie, soit par rails d’Helsinki à Tornio en Finlande et de Stockholm à Haparanda en Suède.
Si la Commission européenne approuve le projet la Finlande pourrait demander une aide afin d’améliorer la voie entre Helsinki et Tornio.
Selon Mikael Nyberg, directeur au ministère des Transports, il y actuellement très peu de transport entre Tornio et la Suède. La voie au bout du golfe de Botnie a besoin d’être électrifiée.
La ministre des Transports Anne Berner et son collègue suédois Tomas Eneroth viennent d’évoquer le projet à Sundsvall en Suède.
AL/13

Défense

« Le cinquième candidat des chasseurs est resté dans l’ombre » AL
Lorsque dans les années 1980 les pays de l’Europe occidentale planifiaient un avion de combat multi rôle européen que nous connaissons aujourd’hui sous le nom d’Eurofighter Typhoon, la France participait encore au projet.
Mais la France avait besoin de concevoir un appareil qui pourrait opérer sur des porte-avions français et comme cela n’a pas été le cas de l’Eurofighter, la France s’est retirée de l’affaire pour construire son propre avion.
Au sujet de la future acquisition de chasseurs par la Finlande, le fabricant français ayant jusqu’ici plutôt adopté un profil bas, le Rafale a été beaucoup moins visible que les autres candidats. Ceci étant, la décision de l’acquisition ne se fera que dans quelques années. La compétition ne démarrera véritablement que lorsque la Finlande aura lancé les appels d’offre détaillés de la compétition, prévus en avril-mai de cette année.
A considérer les chiffres, le Rafale est un appareil considérable. Avec ses deux moteurs à réaction SNECMA M88 de fabrication française, l’appareil atteint une vitesse de 1,8 Mach et une hauteur maximale de vol de 50 000 pieds (environ 15200 mètres), selon le fabricant. En mouvement le Rafale résiste à une accélération positive de 9g et une accélération négative de 3,2g.
Avec son poids de démarrage de 24,5 tonnes, l’appareil porte dans ses 14 emports une charge extérieure de 9,5 tonnes.
Equipé de sa charge d’armes maximale, le Rafale est un spectacle impressionnant. Selon les experts, le Rafale est un adversaire redoutable dans un combat aérien. Il possède une expérience pratique de première ligne acquise en Libye et en Afghanistan.
Techniquement le Rafale ressemble aux autres candidats d’avions de combat à l’exception du F-35. Le programme de développement de l’avion se poursuit, et sa prochaine version mise à jour, la 4F, sera mise en service dans les premières années de la prochaine décennie.
Une large collaboration industrielle est proposée à la Finlande. A la demande de la revue Siivet (Les Ailes) en 2016, Dassault a fourni une réponse officielle écrite en promettant à la Finlande la participation à un programme complet de partenariat stratégique.
AL26.3/A6

Lundi 26 mars 2018

Politique étrangère et européenne

Conseil européen

« Le risque de guerre commerciale a gelé la taxe numérique » AL
Aamulehti rapporte que le projet de taxe numérique de la Commission a été temporairement gelé lors du Conseil européen.
Aamulehit rapporte que si les Etats européens devaient se retrouver en guerre commerciale avec les Etats-Unis, l’industrie automobile allemande notamment en pâtirait. De nombreux petits Etats ont ouvertement critiqué le projet de la Commission, rapporte Aamulehti qui ajoute que le patronat finlandais a critiqué ce projet et s’inquiète pour les entreprises finlandaises.
Aamulehti estime toutefois qu’il serait nécessaire de faire une réforme de la fiscalité sur le numérique car « il faudra bien lever des taxes si l’on veut financer les services de la société, sinon c’est l’Etat providence qui va péricliter ».
AL

Mme Virolainen satisfaite du temps accordé par M.Trump à l’UE
La ministre du Commerce extérieur estime qu’il est très bon que l’UE ait obtenu un sursis avant une éventuelle augmentation des droits de douanes par le Président américain.
Elle souligne que si de tels droits étaient instaurés, l’effet direct pour la Finlande serait minime. « Les exportations d’acier et d’aluminium aux Etats-Unis sont faibles. Les entreprises finlandaises y ont leur propre production sur place. Néanmoins, une guerre commerciale risque une escalade qui ne serait dans l’intérêt de personne ».
Elle considère que les Etats-Unis risquent aussi de pâtir s’ils engagent une guerre commerciale avec la Chine.
Elle regrette que M. Trump regarde le commerce que par le prisme de la balance des échanges et ne s’intéresse pas aux relations globales de sous-traitance entre les Etats.
Selon Mme Virolainen le plus important est de protéger le système commercial internaitnal fondé sur le multilatéralisme.
KS

Affaire Skripal : la Finlande va-t-elle réagir ?
STT rapporte que le Président finlandais a appelé la chancelière allemande dimanche pour s’entretenir avec elle de l’affaire Skripal.
L’ancien ambassadeur de Finlande à Moscou estime que la Finlande doit attendre de voir ce que feront les autres Etats membres, et en premier lieu la France et l’Allemagne, avant de prendre des mesures comme le renvoi de diplomates. « La Finlande a intérêt à renforcer l’unité de l’UE plutôt que de l’affaiblir », dit-il. « La Russie n’a pas fait preuve de bonne volonté pour éclaircir cette affaire d’empoisonnement, mais a seulement fait des commentaires arrogants. Cela ne pré »sage rien de bon ».
Le chercheur Matti Pesu de l’institut des relations internationales estime que la Finlande doit suivre la lige définie par l’UE et se doit d’être ferme. « Si les principaux pays de référence dans l’UE agissent, je pense que la Finlande les rejoindra ». Il considère que les pays de référence sont pour la Finlande l’Allemagne et la Suède.
KS

Editoriaux
« Félicitations M. Poutine » AL
« L’UE ne doit pas se diviser sur la Russie » HS
Aamulehti se demande jusqu’où les pays européens peuvent aller contre la Russie par solidarité avec le Royaume-Uni. Il rappelle que le premier ministre Juha Sipilä déclaré que les dirigeants finlandais devaient réfléchir à une éventuelle expulsion de diplomates et que l’on ne pouvait pas à ce stade durcir les sanctions économiques. L’éditorialiste relève que les Etats européens risquent de se diviser sur les mesures à prendre ce qui va réjouir la Russie. Pour la Finlande, c’est un cas intéressant car les questions européennes relèvent du premier ministre et la politique étrangère du président. S’agira-t-il d’une décision du gouvernement ou du président, se demande l’éditorialiste.
Pour Helsingin Sanomat, « une division des Etats membres sur une décision à l’égard de la Russie ruinerait la crédibilité de la politique étrangère commune de l’UE. Cela serait aussi une grande perte d’énergie alors même que l’UE doit faire face à la montée de la chine et a l’imprévisibilité des Etats-Unis ».
AL HS

Analyse
« Juha Sipilä prend à nouveau ses distances avec Macron » HS
Les correspondants à Bruxelles du Helsingin Sanomat soulignent que la Finlande est très réservée sur les projets de réforme de l’UEM. 
« Vendredi, les dirigeants européens ont discuté du développement de l’UEM. Comme à son habitude, le Premier ministre Sipilä faisait partie des dirigeants les plus prudents, voire réservés. M. Sipilä se distingue particulièrement des idées du Président français Emmanuel Macron qui s’est fait depuis un an le chantre des réformes de l’UE », écrit HS.
Même si de nombreux thèmes ont été abordés par le Conseil européen, M.Sipilä a montré qu’il s’intéressait surtout aux sujets économiques. Il a publié un billet sur la réforme de l’UEM à la veille du conseil européen et lors de la conférence de presse à Bruxelles il s’est animé lorsque le sujet était l’union bancaire ou la taxe numérique, se montrant peu passionné par les autres sujets.
« L’entourage de M. Sipilä a distribué aux journalistes des papiers expliquant les positions de M. Sipilä. La Finlande n’est pas favorable, par exemple à une augmentation de la solidarité financière, à un budget ou un ministre des Finances de la zone euro, ni à une assurance chômage commune. La Finlande veut de tous petits pas en matière de réforme de l’UEM : il faut augmenter la discipline des marchés, pas de réforme cosmétique ni de crédits pourris que devraient éponger les Finlandais. Pas de chose nouvelle, pas de nouveau fardeau – c’est la ligne de Sipilä ».
Lors du précédent sommet européen de décembre, M. Sipilä avait démenti que la Finlande tirait sur le frein ou était le monsieur non de l’Europe. Il avait néanmoins déclaré qu’il était d’une toute autre planète que Macron qui proposait une nette augmentation du budget européen. En février M. Sipilä avait laissé entendre que le budget européen pourrait être légèrement augmenté, de l’ordre de 0,1 %. « Si quelqu’un fait la révolution dans l’UE, ce ne sera pas M. Sipilä, juge HS
Ce qui est intéressant dans ce conseil européen de mars, c’est de savoir à quel point l’Allemagne va se maintenir sur ses positions précédentes (celles de l’Allemagne et de la Finlande) depuis qu’elle a un nouveau gouvernement.
En quittant le conseil européen, M. Sipilä était satisfait : l’Allemagne semble être revenue parmi les pays austères, c’est-à-dire avec la Finlande et les sept autres. La Finlande et ces pays répètent qu’il faut, avant toute réforme de l’UEM, finaliser l’union bancaire dont le dernier étage sera la garantie des dépôts commune. Pour l’ingénieur Sipilä, il faut une feuille de route qui fixera comment l’union bancaire sera achevée. L’idée de cette feuille de route est que les banques des pays de la zone euro doivent être nettoyées.
HS estime que les idées de MM. Sipilä et Macron ne divergent pas seulement sur l’UEM, comme en témoigne la distance prise par M. Sipilâ à l’égard de la taxe numérique.
Les Finlandais pensent souvent que dans l’UE, les grands Etats montrent la direction et les petits rechignent. C’est souvent le cas, mais dans le cas de la relation entre MM. Macron et Sipilä, M. Sipilä a commencé à rechigner très tôt. Dès le conseil européen de juin dernier, M.Sipilä s’est plaint d’entendre des élans protectionnistes dans les propos de M. Macron, rappelle HS.
« Il semble clair que M. Sipilä s’est fait sa propre feuille de route qu’il suit en s’efforçant de torpiller les plus grands projets de M. Macron. Il suit sa route le sourire aux lèvres, le frein à main à demi tiré et en ralentissant la cadence sournoisement », conclut HS.
HS

Billet
« Il faut réformer l’union monétaire » HS
L’économiste de la confédération syndicale SAK Patrizio Laina et le professeur d’histoire économique Antti Ronkainen ont signé un billet dans Helsingin Sanomat pour demander une modification des règles du pacte de stabilité et de croissance afin d’autoriser plus de marge de manœuvre en politique économique.
Ils estiment que puisqu’il y a enfin un gouvernement en Allemagne, il est temps de réparer les imperfections de l’UEM. Selon eux, cela doit passer par un abandon des règles du pacte de stabilité et de croissance (60% d’endettement et 3% de déficit budgétaire) qui n’ont plus lieu d’être. Ils soulignent notamment que les déséquilibres dans les balances commerciales (déficit, mais aussi excédent) posent encore plus de problèmes.
Ils proposent donc de redéfinir des règles qui prendrait mieux en compte les besoins lors des périodes de croissance et de récession.
« Si l’on ne corrige pas la zone euro, les mouvements populistes seront encore plus forts lors de la prochaine crise », concluent-ils.
HS

Finlande - Espagne

M. Puigdemont a quitté la Finlande avant d’être arrêté en Allemagne
Helsingin Sanomat rapporte que l’indépendantiste catalan Carles Puigdemont a effectué jeudi et vendredi une visite officieuse en Finlande. Il a donné une conférence sur les réseaux sociaux dans le monde, vendredi à l’université d’Helsinki.
Selon Teivo Teivainen, professeur de politique internationale, la conférence a été un grand succès. La conférence a été suivie d’une conférence de presse et d’un déjeuner.
Sa visite a été organisée par le député centriste Mikko Kärnä. Selon M. Kärnä, il a rencontré M. Puigdemont pour la dernière fois vendredi lors d’un déjeuner qui s’est terminé vers 14h30. A part MM. Puigdemont et Kärnä, ont participé au déjeuner le professeur Taisto Teivainen, le linguiste Janne Saarikivi et quelques députés.
Selon le programme initial, M. Puigdemont aurait dû quitter la Finlande samedi, mais il est parti vendredi dès vendredi, avant une éventuelle arrestation par la police finlandaise, sur la base d’un mandat d’arrêt européen émis par l’Espagne tard vendredi soir.
M. Puigdemont a été arrêté dimanche en Allemagne.
HS/dim/A20, lun/A21

Diplomatie

La nomination du nouvel ambassadeur des Etats-Unis en Finlande confirmée
Helsingin Sanomat relève que le Sénat américain a confirmé vendredi dernier la nomination de Robert Frank Pence au poste d’ambassadeur des Etats-Unis en Finlande.
Selon le quotidien, il s’agit d’une nomination politique. M. Pence ayant soutenu les républicains aux élections.
M. Pence, qui possède une entreprise immobilière Pence Group, a plusieurs diplômes universitaires, dont une maîtrise en littérature et en philologie italiennes. Il prépare une thèse sur Dante à l’université de Yale.
HS/sam/A15

Politique intérieure

Réforme des services sociaux et de santé

Sondage
Keskisuomalainen rapporte que selon les résultats d’un sondage afin de savoir « si les préparatifs de la réforme devraient être arrêtés », près de 60 % des personnes interrogées disent oui, 20 % disent non et le reste ne sait pas.
Seuls les centristes sont majoritairement (près de 60 %) favorables à la réforme. Les plus récalcitrants sont les partisans de l’Alliance des gauches (84 % sont contre la réforme).
Selon le professeur Heikki Hiilamo, les résultats du sondage signifient que le débat actuel sur la réforme est très critique et les citoyens sont perplexes.
KS/sam/18-19

Gouvernement

Le Rassemblement national et les Bleus pour une réforme de la sécurité sociale
Selon Helsingin Sanomat, deux partis du gouvernement, le Rassemblement national et l’Avenir bleu, ont présenté samedi leurs modèles pour une réforme de la sécurité sociale.
Le débat sur la sécurité sociale est actuel après la publication la semaine dernière du rapport sur la lutte contre les inégalités remis par un groupe de travail présidé par le professeur Juho Saari.
En pratique, les modèles du Rassemblement national et de l’Avenir bleus sont semblables. L’objectif est de simplifier les aides sociales et encourager les chômeurs à accepter du travail.
Petteri Orpo, président du Rassemblement national propose une aide sociale générale suivant le modèle britannique. La proposition de Sampo Terho, président des Bleus, est un modèle allégé du rapport du groupe de travail de M. Saari.
HS/dim/A13

Economie

Alko - Champagne
Helsingin Sanomat rapporte qu’en 2017, le chiffre d’affaires d’Alko a augmenté de 1% mais les bénéfices ont augmenté de 12,8%. La société d’Etat a versé 36 millions de dividendes à l’Etat.
Ce sont surtout les vins de qualité et les champagnes qui ont vu leur vente augmenter.
Désormais le prix moyen d’une bouteille de champagne venue à Alko est de 43 euros. On enregistre une augmentation de 84% pour la vente des champagnes coûtant de 60 à 100 euros.
Au total, la vente de champagne a augmenté de 8% pour atteindre près de 400 000 litres.
HS

France

Terrorisme

Quatre morts dans une prise d’otage en France
La presse rapporte l’attentat survenu vendredi dans le Sud-Ouest de la France.
HS Yle AL KS

Vendredi 23 mars 2018

Politique étrangère et européenne

Finlande – Russie

Communication téléphonique entre MM. Niinistö et Poutine
Helsingin Sanomat rapporte que, selon un communiqué de presse de la présidence finlandaise, à l’initiative du Président Sauli Niinistö, il a eu un entretien téléphonique jeudi avec son homologue russe M. Poutine.
Selon le communiqué, les présidents ont parlé longuement « de la sécurité internationale et de la stabilité stratégique ».
M. Niinistö, qui a encore félicité M. Poutine de sa victoire électorale, a évoqué l’affaire de l’empoisonnement de l’ex-espion Sergueï Skripaline qui a eu lieu début mars et qui tendu les relations entre la Russie et la Grande-Bretagne. Selon M. Niinistö, il est indispensable que la Russie contribue à l’étude de cette affaire.
Le communiqué de presse de la présidence russe relatant cet échange téléphonique a insisté sur les félicitations de M. Niinistö au président russe.
HS/A11

Finlande – Russie

Communication téléphonique entre MM. Niinistö et Poutine
Helsingin Sanomat rapporte que selon un communiqué de presse de la présidence finlandaise, à l’initiative du Président Sauli Niinistö, il a eu un entretien téléphonique jeudi avec son homologue russe M. Poutine.
Selon le communiqué, les présidents ont parlé longuement « de la sécurité internationale et de la stabilité stratégique ».
M. Niinistö, qui a encore félicité M. Poutine de sa victoire électorale, a évoqué l’affaire de l’empoisonnement de l’ex-espion Sergueï Skripaline qui a eu lieu début mars et qui tendu les relations entre la Russie et la Grande-Bretagne. Selon M. Niinistö, il est indispensable que la Russie contribue à l’étude de cette affaire.
Le communiqué de presse de la présidence russe a soulevé les félicitations de M. Niinistö au président russe.
HS/A11

Conseil européen

Les dirigeants de l’UE soutiennent Mme May
Selon Helsingin Sanomat, les dirigeants des Etats membres de l’Union européennes se sont préparés, jeudi soir, à condamner les empoisonnements de Salisbury « la façon la plus forte possible ».
Selon le Premier ministre finlandais Juha Sipilä, les mesures de l’UE, comme des sanctions ou des expulsions de diplomates, nécessitent des bases juridiques et des preuves solides.
« Il faut être à 100 % sûr de la culpabilité avant d’évoquer les sanctions », a-t-il dit M. Sipilä avant le conseil européen.
Il estime qu’il est « assez évident » que la Russie est liée aux empoisonnements.
HS/A23

Droits de douane
Helsingin Sanomat relève que selon les agences de presse, les Etats membres de l’Union européenne et six autres pays auraient une exemption des droits de douane concernant l’acier et l’aluminium.
Jeudi soir, le Premier ministre Juha Sipilä a encore voulu attendre que le Président Trump confirme cette décision.
Le Commissaire Jyrki Katainen, vice-président de la Commission européenne, a souligné jeudi matin que les négociations entre la Commissaire Cecilia Malström et le ministre américain Wilbur Ross avaient été « très fructueuses ».
HS/A23

Taxe numérique

Editoriaux
« La proposition de la Commission vient à un mauvais moment » HS
« L’UE risque de se tirer une balle dans le pied » KL
Helsingin Sanomat estime que le projet de la Commission de taxer les géants du numérique qui ne paient pas ou peu d’impôts en Europe n’est pas sans inconvénients. L’éditorialiste considère qu’une taxe sur le chiffre d’affaires est problématique et que, s’agissant de multinationales, il faudrait mieux une solution globale. Enfin, le moment est malvenu quand menace une guerre commerciale avec les Etats-Unis.
Kauppalehti estime aussi qu’une telle taxe devrait être négociée à un niveau plus global, par exemple au niveau de l’OCDE.
HS KL

Finlande - Catalogne

M. Puigdemont est arrivé en Finlande
Aamulehti rapporte que l’indépendantiste catalan Carles Puigdemont a effectué jeudi une visite officieuse au Parlement où il a rencontré des membres du groupe d’amitié non officiel Finlande-Catalogne, dont le député centriste Mikko Kärnä, organisateur de la visite.
M. Puigdemont donnera aujourd’hui une conférence à l’université d’Helsinki sur la situation de la Catalogne.
Helsingin Sanomat publie une interview d’une page de M. Puigdemont.
AL/A17

Politique intérieure

Migrants

La protection juridique des demandeurs d’asile irakiens s’est affaiblie
Les médias rendent compte du fait que l’Office national de l’immigration Migri a durci sa politique en matière d’étude des dossiers de demande d’asile des Irakiens arrivés en 2015. Les conséquences étaient rapidement visibles dans les décisions, selon une étude effectuée par des chercheurs de l’Université de Turku, d’Åbo Akademi et l’ombudsman de l’égalité.
Une détérioration claire de la protection juridique concernant les Irakiens peut être observée entre 2015 et 2017, ce qui n’est du à aucune modification de la législation sur les étrangers. Le profil des demandeurs n’avait pas non plus considérablement changé durant cette période. Ce sont les pratiques et les interprétations de Migri qui ont changé. En 2017, le risque de violence contre les individus à leur retour n’est qu’exceptionnellement considéré comme fondé, alors qu’en 2015, il l’était dans la plupart des cas.
En 2015, 86 % des demandeurs d’asile ont obtenu une réponse positive et 14 % une réponse négative, tandis qu’en 2017, les chiffres se sont inversés : 79 % de réponses négatives et 21 % de réponses positives.
Selon l’étude, il s’est probablement agi d’un pilotage politique et administratif.
Les chercheurs expriment leur inquiétude concernant la protection des droits fondamentaux et de l’homme ainsi que de l’Etat de droit en Finlande. « En dernier lieu, il s’agit du droit à la vie », selon Juha Lavapuro, professeur à l’Université de Turku, qui rappelle que dans un Etat de droit, c’est le législateur qui modifie les orientations.
Yleisradio note que, selon Migri, on lui a imposé de suivre la politique suédoise en matière d’asile.
Jaana Vuorio, directrice de Migri, relève que le gouvernement a donné, fin 2015, des instructions pour se renseigner sur les pratiques des autres Etats membres afin d’harmoniser la politique. Le ministère de l’Intérieur a dit, hier, que derrière la montée des décisions négatives, il y avait la volonté d’harmoniser les pratiques en particulier avec la Suède. Jusqu’en 2015, la politique finlandaise concernant les Irakiens était moins stricte que celle de la Suède.
En 2016, la part des réponses négatives à des demandes des Irakiens en Finlande était plus importante que la moyenne européenne et plus importante que celle en Suède.
Obtenir une protection internationale est devenu plus difficile pour les Irakiens, mais pas parce que la situation en matière de sécurité en Irak se serait considérablement améliorée. Il s’est plutôt agi du fait que la Finlande ne souhaitait pas devenir un « port de refuge » en Europe en même temps que les autres fermaient leurs portes. La Finlande a souhaité agir dans le sens de fermer ses frontières et c’est ce qu’elle a fait.
HS/A13, Yle

Environnement

Oiseaux en voie de disparition en Finlande aussi
Helsingin Sanomat note que la disparition d’oiseaux observée en France et ailleurs en Europe, se voit en Finlande aussi. Selon des chercheurs, les pesticides qui tuent la nourriture des oiseaux sont les causes de ce phénomène considéré comme catastrophique par un biologiste français.
Selon Syke, le Centre national d’environnement, concernant certains types d’oiseaux la diminution de la population s’élève à plus de 30 % depuis les années 1970.
HS/A14

Jeudi 22 mars 2018

Politique étrangère et européenne

Conseil européen

« Il faut réformer l’euro afin qu’il soit facteur de stabilité à l’avenir »
A la veille du Conseil européen qui va réfléchir sur la réforme de l’UEM, le Ministre des Finances Petteri Orpo signe un billet dans Masseudun tulevaisuus.
Il compare le débat en Europe sur la réforme de l’UEM à celui en Finlande sur la réforme des services sociaux et de santé : tout le monde est conscient qu’il faut des réformes et dans le même but qui est d’avoir un euro fort et stable, mais il y a des divergences sur le moyen d’y parvenir.
Il reprend les six arguments contenus dans le papier qu’il a signé avec sept autres ministres des Finances de l’UE.
MT vm.fi

Selon M. Liikanen, il n’y a pas assez de bons économistes en Finlande
Le gouverneur de la Banque de Finlande Erkki Liikanen estime qu’il n’y a pas assez de bons économistes de haut niveau en Finlande. Il espère que la nouvelle HGSE (Helsingin Graduuate School of Economics) dont il est présidente du conseil d’administration, viendra corriger ce manque. « Je suis membre du système européen de banques centrales. Pour avoir de l’influence, il faut que je dispose de la meilleure expertise possible en recherche économique. Mais quand nous avons recherché à recruter des docteurs en économie l’année dernière, nous n’avons pas eu un seul candidat finlandais compétent, seulement des étrangers. Le fait de recruter des étrangers n’et pas un problème, mais le fait qu’il n’y ait pas de candidat finlandais est un problème. Cela montre que notre expertise dans ce domaine régresse ».
Il regrette aussi qu’il n’y ait pas en Finlande de tradition en matière de recherche qui permettrait de fournir diverses alternatives aux différents gouvernements successifs pour atteindre leurs objectifs. « Les dirigeants politiques fixent des objectifs, mais il faut que les chercheurs montrent comment il est possible de les atteindre par les meilleurs moyens. Les dirigeants ont besoin de soutien en la matière ».
M. Liikanen revient d’Allemagne et de France où il a vu une évolution positive en matière économique. « J’ai une appréciation très positive. La France et l’Allemagne sont toutes deux sur une base très stable. L’éconoimie va bien et en France est s’est très bien rétablie », dit M. Liikanen qui souligne qu’en Italie aussi des réformes ont été effectuées et que la situation de l’Espagne semble aussi meilleure.
Si le Brexit a constitué un revers, c’est surtout pour les Britanniques. « Peut-être que, aussi surprenant que cela puisse paraître, le Brexit a eu un effet fédérateur sur les autres Etats membres ».
KS

Politique fiscale

M.Orpo se prépare à la compétition fiscale
La ministre suédoise des Finances a annoncé son projet de diminuer de 22% à 20,6% le taux d’impôt sur les bénéfices en Suède.
La Finlande a diminuer son taux de 26% à 20% durant le précédent gouvernement de Jyrki Katainen (2011-2014) ; en 2014, il est passé de 24,5% à n20% pour s‘établir à un taux bien inférieur à celui de la Suède.
Le ministre finlandais des Finances Petteri Orpo estime qu’à l’avenir, le taux sera encore baissé. « Il faut que nous maintenions notre fiscalité sur les entreprises à un niveau très attractif », dit-il.
Le patronat EK partage cette position. Pour l’économiste de EK, M. Penna Urrila, pour maintenir la compétitivité de la Finlande il faut un taux bien plus bas qu’à l’étranger car la Finlande a des désavantages compétitifs (elle est loin des marchés et il y a des coûts de transport).
AL

Politique commerciale

Selon Mme Virolainen, l’UE est préparée aux mesures de M. Trump
La ministre du Commerce extérieur déclare attendre avec fébrilité le résultat des négociations entre la Commissaire Cecilia Malmström et les Américains. « Nous attendons le tweet de Mme Malmström car c’est elle qui annoncera » les mesures de rétorsion européennes si M. Trump n’accorde pas d’exemption aux produits européens. « J’espère vraiment qu’elle réussira à raisonner M. Trump. Mais il reste encore à voir si les mesures de M.Trump toucheront tous les Etats membres ou seulement certains. Mais l’UE s’est bien préparée à cette alternative. Le message à Mme Malmström était clair de la part de tous les Etats membres : nous allons essayer d’être constructifs et de trouver une solution et nous restons unis », dit-elle.
Kauppalehti rapporte qu’en même temps, l’UE négocie d’autres accords commerciaux avec d’autres pays comme le Vietnam, le Chili, le Mexique, l’Australie ou la Nouvelle-Zélande. Elle ne croit pas que l’esprit américain de guerre commerciale se répande ailleurs, au contraire cela pourrait accélérer les accords commerciaux. « Les autres pays voient que l’UE est un facteur de stabilité : on a intérêt à commercer avec nous car nous sommes prédictibles ».
KL

Politique agricole commune

Selon Luke, le centre de ressources naturelles, les aides agricoles apportent une stabilité pour les fermes
Aamulehti rend compte des chiffres concernant les aides agricoles et leur répartition. En 2017, 54 000 fermes agricoles ont bénéficié des aides pour 1760 millions d’euros au total. L’année d’avant, 55 500 fermes ont obtenu 1900 millions d’euros.
Les aides représentent environ un tiers du chiffre d’affaires des fermes. Jyrki Niemi, professeur auprès de Luke, centre de ressources naturelles, rappelle qu’en raison des conditions climatiques et naturelles du pays, l’importance des aides pour les revenus d’une ferme est beaucoup plus grande en Finlande que dans les Etats membres en moyenne.
M. Niemi, rappelle que l’importance des aides est accentuée lorsque les conditions sont difficiles et les récoltes mauvaises. Les aides permettent une certaine stabilité pour les fermes.
En 2017, les prix à la production ont commencé à augmenter et s’il n’y avait pas eu une mauvaise récolte, la rentabilité aurait également évolué. Cela n’a donc pas été le cas.
Selon la MTK, confédération des producteurs agricoles, les aides agricoles ont diminué de 6 % en 2013-2017. Johan Åberg, directeur auprès de la MTK, estime que maintenir l’aide européenne liée aux conditions naturelles est primordial pour la Finlande du point de vue de la situation septentrionale du pays et des circonstances liées à la production.
AL/A14

Corée du Nord, Corée du Sud, Etats-Unis

Le ministère des Affaires étrangères ne commente pas les entretiens
Le ministère des Affaires étrangères a dit, hier, que les entretiens informels avec la Corée du Nord se sont terminés. Selon le ministère, l’esprit des entretiens était constructif et positif.
L’objectif de la rencontre avait été, selon le ministère, d’augmenter la confiance et de diminuer les tensions dans la péninsule coréenne.
Une vingtaine de personnes ont participé à cette rencontre, dont les thèmes évoqués ne sont pas commentés par le ministère. Le ministre des Affaires étrangères Timo Soini a dit qu’il ne s’est pas agi de désarmement nucléaire.
Helsingin Sanomat note qu’en parallèle de ces entretiens, le Président sud-coréen a dit que des entretiens tripartites concernant les armes nucléaires nord-coréennes entre la Corée du Nord, la Corée du Sud et les Etats-Unis n’étaient pas exclus.
HS/A14

Défense

« L’occupation de la Crimée a changé la Finlande » HS
Le journaliste Kari Huhta du Helsingin sanomat écrit qu’à A la suite des évènements en Ukraine et en Crimée, la Finlande ne pouvait plus jouer le rôle du témoin passif sur lequel elle avait bâti sa politique étrangère depuis la seconde guerre mondiale. Selon la directrice de l’Institut de politique étrangère, Teija Tiilikainen, c’était « comme si la politique russe de la Finlande avait perdu sa façade ».
La Finlande s’est incroyablement bien adaptée à la nouvelle situation de crise en Europe tout au moins si l’on se souvient qu’elle correspond précisément au pire scénario dressé en 1995 lors de l’adhésion de la Finlande à l’Union européenne.
Selon la perspective menaçante préalable à l’adhésion, en cas de crise entre l’UE et la Russie, la Finlande se trouverait au milieu des deux camps. La pratique a révélé que cette alternative ne s’est pas concrétisée.
En dépit des hésitations et faiblesses répétées de l’UE, la crise ukrainienne a constitué un test pour la politique étrangère commune de l’UE. Les sanctions décidées contre la Russie constituent l’affirmation la plus concrète de l’importance de la politique européenne commune.
Cette politique européenne de sécurité a cependant heurté une limite dès lors que les dirigeants européens ont décidé d’interdire les sommets réguliers avec la Russie.
La Finlande estimait pour sa part que les relations avec la Russie comportaient un grand nombre de sujets liés au voisinage qui devaient être réglés entre les présidents des deux pays, ce qui a d’ailleurs été fait.
Il existe en Finlande un large consensus sur le fait que la crise ukrainienne a renforcé la position du Président Niinistö par rapport au gouvernement. Dans le cas de Niinistö, ce renforcement s’est traduit en une victoire écrasante aux élections présidentielles.
La seconde limite rencontrée par la Finlande dans le domaine de la politique de défense est la question de l’adhésion à l’OTAN. Les quatre ans de recours à la force russe en Ukraine n’ont pas notablement modifié l’attitude négative de la majorité des Finlandais vis-à-vis de l’OTAN.
La nouvelle loi finlandaise sur l’assistance militaire tout comme le projet de loi sur le renseignement sont nés des évènements déclenchés par l’occupation de la Crimée et continuent de transformer les rapports entre la Finlande et les pays occidentaux avec la Russie, conclut Kari Huhta.
HS16.3/A22-23

Criminalité

Extradition d’Ilja Janitskin depuis l’Andorre
Aamulehti rapporte que la cour suprême de l’Andorre a décidé d’extrader Ilja Janitskin, condamné en Finlande par contumace notamment pour incitation à la haine. Selon Merja Norros, conseillère au ministère de la Justice, l’intéressé sera extradé suivant la demande des autorités finlandaises.
Selon MV-lehti, pseudo média créé par Ilja Janitskin, l’extradition aura lieu d’ici 30 jours. Le ministère de la Justice n’a pas confirmé le calendrier de l’extradition.
AL/A9

Sécurité – Terrorisme

Le niveau de menace terroriste reste élevé
Helsingin Sanomat relève que la police de sûreté Supo a publié mercredi son rapport annuel de 2017.
Lors d’une conférence de presse, le chef de la Supo Antti Pelttari a dit que la Finlande s’intéressait surtout à la Russie. Il n’a toutefois pas voulu préciser le caractère des activités des services de renseignement russes.
Selon Seppo Ruotsalainen, chef adjoint de la Supo, les services russes de renseignement civil SVR et militaire GRU sont actifs en Finlande. M. Ruotsalainen n’a pas voulu préciser le nombre de leurs effectifs en Finlande. M. Pelttari estime que la Russie est active « entre autres en raison de la proximité géographique.
Selon un communiqué de la Supo, en 2017, les services de renseignement étrangers se sont intéressés surtout à la politique étrangère et de sécurité finlandaise, ainsi qu’à la législation sur le renseignement en cours, aux structures de cyber sécurité et à la protection contre l’influence de l’information, au débat sur l’OTAN et à la présidence finlandaise au Conseil arctique.
Selon la Supo, les cyberattaques contre les entreprises sont quotidiennes.
Keskisuomalainen rapporte que, selon M. Pelttari, le niveau de menace terroriste reste encore élevé en Finlande. La Supo surveille en ce moment environ 370 personnes et le nombre est en hausse. « Un quart de ces personnes a des connections avec des organisations terroristes », selon M. Pelttari. La Supo consacre environ la moitié de ses capacités à la lutte contre le terrorisme.
HS/A10, KS

Attaque terroriste de Turku
Selon Aamulehti, la Supo avait enregistré une annonce concernant la radicalisation de M. Bouanane mais n’a pas eu les moyens suffisants pour le suivre et d’empêcher l’attaque.
Selon Jussi Saarikivi, représentant de l’association des avocats finlandais, du point de vue de la législation, une personne ne devient pas un terroriste seulement s’il elle décide elle-même, il faut établir des liens avec une association terroriste.
AL/A8

Politique intérieure

Budget

L’Etat s’est endetté moitié moins que prévu
Le Premier ministre Juha Sipilä a souligné, hier, que le besoin d’endettement pour couvrir les dépenses de l’Etat en 2017 avait été moitié moins (soit 3 milliards d’euros) que ce qui avait été prévu dans le budget voté en décembre 2016. C’est du à la croissance économique et à l’amélioration de l’emploi. Il y a aussi eu une augmentation des rentrées fiscales (qui ont atteint 43 milliards d’euros l’année dernière contre moins de 40 milliards en 2015.
Il a souligné que ces bons chiffres n’allaient toutefois pas apporter de marge de manoeuvre dans le budget.
KS

Social

Rapport sur les inégalités
Le professeur de sciences sociales Juho Saari a remis hier son rapport sur la lutte contre les inégalités au Premier ministre.
Il prône notamment l’instauration d’une pré-scolarité pour tous à partir de 5 ans. Il souhaite aussi une réforme de l’école primaire pour lutter contre l’exclusion.
Il considère qu’il faut simplifier les aides sociales et avoir une politique sociale incitative pour lutter contre les trappes à inactivité et l’exclusion. Il faudrait aussi revoir la politique du logement et augmenter le logement social.
KS

Défense

Une formation pour des cyber-conscrits
Il est actuellement question d’amplifier considérablement la formation des cyber-conscrits. Pour l’instant, la division de consultation, de commandement et de conduite des opérations, située à Jyväskylä, est chargée de cette formation. Par la suite, la formation se répandra dans plusieurs garnisons partout dans le pays
Selon la défense nationale, les cyber-conscrits pourraient former leur propre troupe dans les années qui viennent.
Le colonel Mikko Soikkeli explique que cette mesure correspond à un accroissement des cyber-menaces liées à la sécurité des données. Il précise par ailleurs que les cyber-ressources seront déployées indépendamment du calendrier de la nouvelle loi sur le renseignement. « Nous avons l’intention de permettre aux conscrits de participer de plus en plus à nos activités opérationnelles », affirme le colonel.
La formation des cyber-conscrits a débuté en 2015 à Jyväskylä. Pendant trois ans, seuls quelques rares conscrits par contingent, tous des hommes, ont été sélectionnés pour cette formation.
Les cyber-conscrits sont chargés notamment de l’analyse et de la planification de la sécurité des données, de diverses tâches de configuration et de programmation. Les conscrits formés s’infiltrent dans les réseaux pour tester leur fragilité.
Le conscrit obtiendra sur la période du service militaire une compétence du domaine de la cyber-sécurité. Outre cette formation spécialisée, la défense nationale propose, d’ores et déjà, à tous les conscrits une formation de base dans le domaine de la cyber-sécurité.
KS22.3/12

Mercredi 21 mars 2018

Politique étrangère et européenne

Conseil européen

Le gouvernement a défini les positions pour le sommet
Le comité interministériel a définit les positions de la Finlande pour le conseil européen des 22 et 23 mars.
En ce qui concerne le débat sur la réforme de l’UEM, « pour la Finlande le plus important est de développer le MES et de renforcer son indépendance, de créer une procédure de restructuration des dettes des Etats dans la zone euro et de diminuer les risques.
Vn.fi

« Pour M. Sipilä, le plus important, c’est la stabilité »
Le Premier ministre Juha Sipilä a signé dans la presse de province et sur son blog un billet sur la réforme de l’UEM. 
« Le conseil européen de la fin de semaine va se concentrer sur la réforme de l’UEM. En Finlande aussi il faut concentrer notre débat sur l’UEM et regarder au-delà des seuls objectifs de court terme pour rechercher des points de vue communs. Ce n’est que comme cela que nous pourront influencer la direction que prendra la zone euro ».
M. Sipilä explique qu’il est important de réparer les vices de construction de l’UEM. « Ce travail de réforme doit se fonder sur un diagnostic des réels problèmes de fonctionnement de la zone euro.
Selon lui, la leçon à tirer de la crise de l’euro est que la stabilité du système financier a une importance cruciale sure la croissance durable et l’emploi.
La priorité de la réforme de la zone euro dans l’avenir proche sera « de finaliser l’union bancaire et de renforcer les facteurs de stabilité. Nous n’avons pas besoin de pseudo-réformes. »
Le pilier manquant de l’union bancaire est toujours une garantie commune de dépôts qui doit être suffisamment forte pour maintenir la confiance dans les périodes de cirse. Nous ne pourrons aller cers une garantie commune des dépôts que lorsque nous aurons décidé des moyens de diminuer les risques des banques, estime M.Sipilä.
Il ne faut pas que les problèmes bancaires hérités du passé soient intégrés dans une responsabilité commune de la zone euro. Il faut au contraire que chaque Etat résolve lui-même ces problèmes, comme cela a été fait ces derniers temps en Espagne. Il faut de surcroit couper le lien fatal entre les banques et les Etats, écrit M. Sipilä.
La seconde leçon de la crise de l’euro est que l’on a besoin dans une union monétaire de facteurs de stabilité qui permette de prévenir, voire d’amortir les paniques sur les marchés financiers ; Le MES crée en 2012 a bien fonctionné pour stabiliser les Etats en difficulté, juge-t-il. Nombreux sont ceux qui voudraient en faire un fonds monétaire européen. Plus important que le nom qu’on lui donne, est ce qu’il fera, juge M. Sipilä qui souhaite renforcer la capacité de fonctionnement du MES
M. Sipilä estime que les crises financières sont causées par des déséquilibres macro-économiques comme la baisse de compétitivité ou des déséquilibres de changes. Pour les éviter, il faut un contrôle des politiques économiques réorienté vers le soutien des réformes.
M. Sipilä regrette que le débat sur la réforme de l’UEM ait trop été vu comme une opposition entre ceux qui en appellent à plus de règles et de mécanismes de stabilité et ceux qui en appellent à la discipline des marchés. Or on exagère l’opposition entre ces points de vue : on a besoin des deux : il faudrait que les règles réussissent dan s les conditions normales à maintenir les économies des Etats en bonne santé afin que le rôle de la discipline des marchés et de la restructuration des aides des Etats ne soit qu’une dissuasion à laquelle il serait très rare d’avoir recours.
La zone euro ne deviendra pas un Etat fédéral ni une union de redistribution financière, mais – contrairement à ce que l’on entend aussi souvent – elle ne va pas non plus se déliter seulement parce qu’elle ne sera pas fédérale.
Entre ces deux extrêmes il y a une troisième voie : une union monétaire dans laquelle la responsabilité de chacun des Etats est mise en exergue et constitue une condition pour prendre des décisions communes.
Il est bon de se rappeler que le succès de l’Europe n’est pas une question sans importance pour la Finlande. Quand il y a eu des crises et des récessions en Europe, la Finlande a souffert. Quand l’Europe connait la paix et la croissance, la Finlande va bien. C’est pourquoi il est aussi de l’intérêt de la Finlande et des Finlandais de s’assurer que la zone euro fonctionne bien et rempli son rôle qui consiste à soutenir une croissance stable, conclut M. Sipilä.
TS AL

Russie - Affaire Skripal

Propos de M. Soini
Hufvudstadsbladet relève que le ministre des Affaires étrangères, Timo Soini (Avenir bleu), souhaite que la Russie assume sa responsabilité dans le cas d’empoisonnement. Pour lui, l’affaire est très importante et grave.
L’incident est pour lui quelque chose que personne ne souhaitait voir. « Des armes chimiques n’ont pas été utilisées en Europe depuis des décennies et ce doit être pris très au sérieux » a-t-il dit lors d’un séminaire organisé par le comité parlementaire de planification de l’information sur la défense, MTS.
Lors de son intervention, M. Soini a évoqué l’annexion illégale de la Crimée, le conflit armée en Ukraine auquel la Russie participe même si elle ne souhaite pas l’admettre, et dernièrement les accusations britanniques sur le fait que la tentative d’empoisonnement de Salisbury a été commandé par Kremlin.
« Il ne faut vraiment pas adopter une attitude nonchalante ou plaisanter sur cette affaire. J’espère que l’affaire sera examinée et que les coupables seront jugés », a dit M. Soini. Il estime qu’il s’agit de se préparer à des surprises et que les surprises ont le plus souvent tendance à être tristes.
A la question de savoir si la Finlande devait se préparer à ce qu’un tel poison soit utilisé sur son territoire, M. Soini a dit qu’il ne se faisait pas de souci pour la Finlande, mais qu’il était énormément inquiet pour l’affaire Skripal.
Il souhaite que l’attentat de Salisbury reste unique. Selon lui, il y a un an, il aurait été inimaginable qu’un tel poison soit utilisé comme arme dans l’UE. Il souligne l’importance d’organisations et de conventions internationales qui nous protègent contre les armes chimiques.
Il estime que la Russie qui devrait assumer sa responsabilité, a une occasion excellente, en contribuant à l’enquête, de montrer si elle est impliquée dans l’affaire ou pas.
Concernant la conviction de Boris Johnson sur l’implication russe, M. Soini note qu’il comprend très bien que la Grande-Bretagne, tant que l’enquête est en cours, ne souhaite pas divulguer tous les détails, mais qu’il n’a aucune raison de se méfier de ce que dit son homologue.
HBL/7

Billet de M. Tuomioja
Hufvudstadsbladet publie un billet d’Erkki Tuomioja, député social-démocrate, ancien ministre des Affaires étrangères, qui déplore les coups que le multilatéralisme a pris ces derniers temps.
Il note que la Russie et les Etats-Unis avec leurs politiques et leur mépris ouvert du droit et des conventions internationaux ont permis à la Chine de se montrer comme un défenseur de la coopération multilatérale, ce qui n’est pas tout à fait crédible. Les nationalistes et populistes de petits Etats promeuvent la fermeture de frontières au niveau des capitaux, du commerce et de personnes comme solution aux défis d’aujourd’hui.
Le monde est caractérisé par une interdépendance mutuelle accrue, selon M. Tuomioja, et pour relever les défis, il faut une coopération multilatérale la plus vaste possible.
Pour M. Tuomioja, c’est l’UE qui est la mieux disposée et qui a le plus grand intérêt et de ce fait la plus grande responsabilité dans le multilatéralisme et des droits. Il se demande toutefois si l’UE est vraiment engagée à la défense de ces valeurs.
Selon M. Tuomioja, aujourd’hui deux questions sont d’une actualité extrême : l’affaire Skripal et les droits de douanes du Président Trump.
Il est toute à fait justifié de demander une contribution pleine et constructive de la Russie dans l’enquête de l’affaire d’empoisonnement.
Quant au commerce, il faut, selon M. Tuomioja, que l’UE prenne la direction d’une défense robuste du multilatéralisme y compris auprès de l’OMC. Il n’est pas durable que l’UE s’efforce d’obtenir, à l’instar de l’Australie, une dérogation la concernant.
HBL/12

Union européenne

Propos de M. Katainen sur l’état de droit et le budget européen
« M. Katainen évoque un gel des aides à la Pologne » Yle
Hufvudstadsbladet rend compte du débat sur les conditions d’octroi des aides européennes et des propos de Jyrki Katainen, vice-président de la Commission européenne, qui estime qu’une violation contre les principes de l’Etat de droit devrait motiver un arrêt des aides européennes à un Etat membre.
Il estime que les mécanismes d’octroi de crédits du budget européen mériteraient d’être réfléchis. L’idée est largement soutenue par les Etats membres, selon lui, et il le soutient tout en indiquant qu’il y a une opposition aussi. Pour lui, les mêmes critères pourraient être adoptés concernant tous les crédits distribués et non pas seulement les aides régionales.
M. Katainen propose que cela puisse être la Cour de justice de l’UE qui prenne la décision sur le fait de savoir si un Etat membre remplit ou non les critères conformes aux traités fondateurs.
Il estime que cela serait plus efficace que de priver un Etat de son droit de vote.
Il ne vise pas un pays en particulier mais propose qu’un tel principe et un tel mécanisme soient débattus. Selon Yle, M. Katainen a nommément visé la Pologne dans ses réponses aux journalistes.
M. Katainen estime qu’il est probable que la Commission européenne propose un modèle « fifty-fifty » concernant le budget après Brexit. La moitié du trou laissé par le départ de la Grande-Bretagne serait couvert en diminuant le cadre budgétaire, et l’autre moitié par les contributions des Etats membres qui devraient s’élever à six milliards d’euros.
Selon M. Katainen, les diminutions concerneraient probablement surtout les aides agricoles et le aides régionales du fait qu’elles constituent la plus grande part du budget européen.
HBL/7 Yle

Propos de M. Katainen sur la coopération européenne en matière de la défense
Selon le vice-président de la commission européenne, Jyrki Katainen (conservateur), les Britanniques sont désormais intéressés pour participer à la coopération européenne de défense. « Dès le début des négociations Brexit, les Britanniques ont affirmé leur volonté de participer à la coopération européenne de défense quoi qu’il arrive. Il semblerait que, plus détendus depuis le Brexit, les Britanniques se lancent dans une coopération qu’ils ne considèrent plus comme une obligation. »
Il s’est exprimé au séminaire « Perspectives pour la coopération européenne de défense », organisé par le Groupe de préparation de la communication de la défense nationale le mardi 20 mars.
Présent au même séminaire, le ministre des Affaires étrangères, Timo Soini (bleus) confirme cette affirmation. A cette même occasion, le député conservateur Ilkka Kanerva a rappelé que la Grande-Bretagne représente environ un quart du budget européen de la défense.
Selon M. Katainen, l’UE en général salue l’attitude des Britanniques à cet égard. Il a rappelé que la commission promet de l’argent pour la recherche et l’innovation de la défense.
Jyrki Katainen a précisé que l’UE ne va pas se doter d’une armée, mais elle possède des forces de réaction rapide (les groupements tactiques). Cependant des problèmes ont surgi pour les utiliser. Le pays membre à la tête de la présidence en Union européenne ne pouvant pas assurer à lui seul les coûts de la mise en œuvre de tels effectifs, aucun accord n’a pu être trouvé jusqu’ici par manque de consensus et de financement au sein des pays membres.
« Le prochain pas à prendre dans la coopération européenne de défense consisterait à mettre à l’épreuve sur le terrain les forces de réaction rapide », affirme Katainen.
www.yle

Finlande – Etats-Unis

Déplacement de M. Häkkänen à Washington
Le ministre de la Justice, Antti Häkkänen (Rassemblement national), en visite à Washington, a rencontré, hier, son homologue Jeff Sessions, pour des entretiens notamment sur l’avenir des relations entre les Etats-Unis et l’UE, sur l’influence hybride et la sécurité des élections, ainsi que sur le travail contre le terrorisme.
Après la rencontre, M. Häkkänen a constaté que l’importance des relations transatlantiques avait constamment augmenté au niveau de l’économie et de la sécurité.
On avait besoin de la coopération entre l’UE et les Etats-Unis plus que jamais, selon lui. « Il faut que le front de défense de la démocratie, d’une économie de marché saine et des droits de l’homme reste uni. La coopération forte entre l’UE et les Etats-Unis en particulier dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et des nouvelles menaces hybrides est extrêmement importante. Renforcer cette coopération transatlantique en matière de sécurité sera un des thèmes importants sur l’agenda de la Finlande lors de sa présidence du Conseil européen en 2019 », a-t-il dit.
« Nous avons constaté que l’influence hybride et en particulier l’influence sur les élections constituent les menaces les plus importantes du système démocratique dans le monde entier. Chaque Etat a aujourd’hui le risque de devenir une cible de l’influence hybride. Le centre d’expertise en la matière, située en Finlande s’efforce d’améliorer la prévention commune de ces menaces », selon lui.
« Il faut également de nouvelles contre-mesures pour les nouvelles menaces. Une législation à jour sur le renseignement est une partie extrêmement importante des outils des autorités de sécurité. Dans cette législation, il faudra veiller à un équilibre entre les attributions des autorités compétentes et la protection des droits fondamentaux. »
M. Häkkänen qualifie les relations avec les Etats-Unis de diversifiées et bonnes, ce qui d’ailleurs a été évoqué lors des entretiens. Il dit que les Américains apprécient le savoir-faire finlandais. Le rôle de l’Etat de droit pour le développement des sociétés et comme base de croissance économique a été souligné lors des entretiens.
M. Häkkänen aura d’autres entretiens lors de son déplacement et il interviendra devant la Banque mondiale sur les technologies et l’intelligence artificielle.
Vn.fi

Corée du Nord, Corée du Sud, Etats-Unis

« Les entretiens se poursuivent mercredi » AL
Aamulehti rapporte que les organisateurs ont informé l’agence de presse STT par l’intermédiaire du ministère des Affaires étrangères du fait que les entretiens s’inscrivaient dans une série de rencontres académiques. Elles ont été planifiées bien avant le progrès favorable de ces derniers temps concernant la situation des deux Corées.
Les organisateurs confirment la participation de représentants des Etats-Unis, de la Corée du Sud et de la Corée du Nord à la rencontre de deux jours. Les entretiens de deux voies évoquent des sujets liés à l’Asie du Nord-Est.
AL/A12

Politique intérieure

Défense

La collaboration se développe entre la défense nationale et la police
Le projet de collaboration entre la défense nationale et la police lancé par le ministère de l’Intérieur a pour but d’actualiser les règlements de manière à garantir à la police, dans certaines circonstances liées au terrorisme, des conditions de fonctionnement lui permettant de recevoir une aide des forces par la défense nationale.
Cette mise à jour est nécessaire car les règlements datent d’une dizaine d’années et le niveau d’alerte terroriste a été relevé en 2017 par la sûreté nationale.
Min int.

Terrorisme

Attaque de Turku
« L’accusé à avoué être un soldat d’Isis » HS
Le procès de M. Bouanane, accusé d’un crime terroriste perpétré à Turku en août dernier ayant fait deux morts et huit blessés à commencer hier.
HS

Economie

« La croissance portée par les exportations » KL
L’agence Etla prévoit une croissance du PIB de 2,8% cette année et de 2,4% l’année prochaine.
Les exportations progresseraient de 4% cette année et de 3,5% l’année prochaine.
Le déficit budgétaire se rééquilibrerait à tel point que l’endettement public passerait de 60,8% du PIB cette année à 59,4% l’année prochaine.
Le taux de chômage diminuerait à 8,1 cette année et le taux d’emploi pourrait atteindre 71,7M% l’année prochaine.
HS KL

Mardi 20 mars 2018

Politique étrangère et européenne

Election en Russie

Editoriaux
« Poutine le grand » HBL
« La politique de la force l’a emporté » TS
« En Russie, le plus important ne se passe pas pendant les élections » HS
L’éditorialiste de Turun Sanomat estime que le résultat du scrutin témoigne de l’audience importante de M. Poutine mais surtout et malheureusement du fait que l’on ne laisse aucune place à la démocratie.
Pour l’éditorialiste de Hufvudstadsbladet, « l’élection russe était plus un plébiscite qu’une élection présidentielle. Il ne s’est pas agi d’une élection libre ni honnête. M. Poutine l’aurait remporté sans tricher et sans exclure ses adversaires, mais cela ne lui a pas suffi ». L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat considère que l’élection s’est décidée lors de la phase des candidatures et qu’en Russie, « le plus important ne se joue pas dans les périodes électorales ».
HS TS Hbl

Conseil affaires étrangères

« Selon M. Soini, l’affaire Skripal ne devrait pas avoir d’effet sur le Brexit » KL
Kauppalehti rapporte que les Britanniques ont reçu, hier, à Bruxelles, un soutien unanime des Européens concernant l’affaire Skripal.
M. Soini a souligné qu’il n’y avait pas eu de voix divergente. Il ne croit toutefois pas que cette affaire ait une quelconque influence sur les positions européennes concernant le Brexit. « Je ne pense pas que cette affaire va avoir d’effet sur les négociations sur le Brexit », a-t-il dit.
Il souligne que la position des ministres européens des Affaires étrangères dans l’affaire Skripal est un soutien fort au Royaume-Uni. Selon lui, il est évident que ce poison a été fabriqué en URSS et ne s’est pas transporté par les voies du Saint-Esprit à Salisbury ».
Il y a selon lui, deux possibilités concernant la Russie : soit les dirigeants sont responsable de ce qui s’est passé, soit ils ont perdu le contrôle sur la personne qui a pu utiliser ce poison. « Chacun de ces scénarios est très préoccupant », estime M. Soini.
Concernant les droits de douanes sur l’acier et l’aluminium, M. Soini en appelle à la modération dans les déclarations et souhaite que l’on négocie. Il espère que les Etats-Unis compteront l’UE dans la même catégorie que le Canada, l’Australie ou le Mexique. « L’Europe et les Etats-Unis doivent se rapprocher et non s’éloigner les uns des autres ».
Si des droits de douanes sont instaurés pour les produits européens, il ne faudra pas laisser passer. Interrogé sur l’unité européenne dans ce cas, il a refusé de répondre.
KL

Elections européennes

M.Orpo favorable à une candidature de M. Katainen
Le président du parti du Rassemblement national estime qu’il est possible que, lors du congrès européen du PPE qui se tiendra à Helsinki en novembre, le Rassemblement national propose que le commissaire européen Jyrki Katainen soit la tête de liste du PPE pour les prochaines élections européennes.
AL/Dim

Politique européenne

Point de vue : « Pourquoi les Bleus se sont-ils marginalisés ? » Yle
Yle rapporte que vendredi dernier lorsque le gouvernement a décidé que la Finlande ne s’opposerait pas à la proposition de compromis européen sur le sort des sièges des députés britanniques au Parlement européen, le Ministre des Affaires européennes Sampo Terho et le Ministre des Affaires étrangères Timo Soini ont exprimé une position divergente sur le compte-rendu du comité interministériel aux affaires européennes.
Yle rapporte que lorsque ces ministres sont à Bruxelles, ils ne peuvent faire cavalier seul : ils doivent s’exprimer conformément aux positions définies par le gouvernement et la grande commission du parlement. Mais à l’approche des élections législatives et européennes de 2019, l’Avenir bleu va avoir besoin de rehausser son profil eurosceptique. En effet, c’est en critiquant l’Europe que M. Soini a fait monter l’audience des Vrais Finlandais.
Aujourd’hui, les Bleus n’ont pas vraiment d’espace politique entre le rassemblement national et le Centre pro-européens et les Vrais finlandais eurosceptiques dans l’opposition.
L’avenir des Bleus s’annonce très sombre. Dans cette situation, ils recherchent le salut dans les remèdes qui ont fonctionné, c’est pourquoi ils se tournent vers les électeurs eurosceptiques.
« Chercher le conflit sur la question de la répartition des sièges au Parlement européen ne va certainement pas les sauver en attirant des électeurs chez les Bleus. En revanche, cela aura nui à l’atmosphère au sein du gouvernement », juge Yle.
Yle

Corée du Nord, Corée du Sud, Etats-Unis

Rencontre informelle à Helsinki
Selon Helsingin Sanomat, outre le fait que le ministère finlandais des Affaires étrangères confirme les entretiens informels entre des Coréens du Nord, des Coréens du Sud et les Américains à Helsinki, la visite de la délégation nord-coréenne reste mystérieuse tant pour la composition de la délégation ou la durée de la visite. Le ministère finlandais n’y a pas eu de rôle et aucun Finlandais n’y a participé.
Le directeur adjoint des relations avec l’Amérique du Nord du ministère nord-coréen des Affaires étrangères, Choe Kang-il, est bien arrivé en Finlande.
Les entretiens porteraient sur le désarmement nucléaire, selon plusieurs médias et agences de presse. Ils ne seraient pas liés au sommet éventuel entre les Etats-Unis et la Corée du Nord.
Helsingin Sanomat relève que des médias internationaux et notamment japonais se sont déplacés à Helsinki.
Ni le manoir de Königstedt (qui appartient au gouvernement finlandais), ni l’ambassade de Japon ni l’ambassade de Chine ne semblent avoir accueilli les représentants des trois pays.
Un groupe d’une dizaine de personnes, dont le nord-coréen Choe et Kimmo Lähdevirta, directeur Asie du ministère finlandais des Affaires étrangères, ont diné ensemble au restaurant Saaga, hier, à Helsinki.
Le Président Sauli Niinistö a dit, hier, à l’aéroport où il a accueilli les sportifs rentrant des Jeux paralympiques, que la Finlande était prête à proposer ses services et qu’il souhaitait que les entretiens puissent faire avancer les choses.
Selon lui, la demande à été exprimée à la Finlande à travers un intermédiaire. « Il ne s’agit pas d’une occasion unique d’entretiens, mais d’une poursuite d’un processus. Des discussions ont déjà été menées. »
Selon M. Niinistö, la Finlande proposera ses services y compris par la suite.
Le ministre des Affaires étrangères, Timo Soini, souligne que le rôle de la Finlande consiste à rendre possible cette rencontre.
« On nous a demandé certaines choses, et nous aidons dans des arrangements. En ce qui concerne les négociations, les acteurs les font entre eux », selon M. Soini, qui relève que la communication en la matière relève de M. Lähdevirta puisque les Coréens sont des acteurs du même niveau que lui.
HS/A12-13

Editorial : « Les deux Corées ont besoin de plusieurs canaux en matière de contact » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat estime que la péninsule coréenne doit être le seul endroit du monde où la notion de diplomatie à une voie et demie soit généralement connue. Cet usage, qui rassemble des acteurs officiels et informels a été courant entre la Corée du Nord et la Corée du Sud, ainsi qu’entre la Corée du Nord et les Etats-Unis.
Des entretiens que l’on souhaite discrets ont été organisés à Oslo et à Stockholm, en mai dernier, et en Mongolie, par exemple, auparavant.
Il s’agirait, selon l’éditorialiste, de tâter le terrain sur le fait de savoir quels pourraient être les sujets sur lesquels la Corée du Nord et les Etats-Unis pourraient s’entretenir en général et quels sont les obstacles qui pourraient éventuellement être levés.
Un tel entretien est loin des arrangements d’une rencontre avec les dirigeants de ces deux pays, ou des négociations sur le désarmement nucléaire de la Corée du Nord.
Dans une hiérarchie de rencontres, celle entre MM. Trump et Kim serait le plus haut niveau, mais il n’y a pas encore de garanties sur sa réalisation.
HS/A4

Espagne - Finlande

Visite en Finlande de M. Puigdemont
Hufvudstadsbladet rend compte du fait que Mikko Kärnä, député centriste annonce sur son compte Twitter que Carles Puigdemont effectuera un déplacement en Finlande, jeudi et vendredi. Hufvudstadsbladet rapporte que, selon M. Kärnä, il s’agit d’une visite à l’invitation du groupe d’amitié Finlande-Catalogne, dont Simon Elo (Avenir bleu) est président et Li Andersson (All. des gauches) vice-présidente.
Vendredi, M. Puigdemont donnera une conférence à l’Université de Helsinki, sur le sujet de la situation en Catalogne.
M. Kärnä a ouvertement soutenu les efforts d’indépendance de la Catalogne sur son blog et dans ses tweets.
Le ministère des Affaires étrangères ne s’est pas exprimé en matière de cette visite de caractère privé.
HBL/10

Politique intérieure

Gouvernement

Aide pour l’acquisition des vélos électriques
Helsingin Sanomat rapporte que gouvernement propose un aide pour les personnes privées de 400 euros pour l’acquisition d’un vélo électrique entre le 1er avril 2018 et fin 2021.
Le budget prévu serait d’environ 16,3 millions d’euros, soit pour l’acquisition de plus de 40 000 vélos électriques. Le prix unitaire de ces vélos varie de mille à cinq mille euros.
Selon les statistiques du ministère des Transports, environ 300 000 vélos « normaux » sont vendus par an en Finlande. En 2016, environ 3 500 vélos électriques ont été vendus.
La Suède a décidé, en 2017, d’accorder une aide de 25 % pour le prix d’achat d’un vélo électrique jusqu’à 2020. L’aide est en moyenne de 500 euros par vélo.
HS/A10

Endettement des ménages

Le superviseur du secteur financier s’inquiète de l’endettement des ménages
Helsingin Sanomat relève que le superviseur du secteur financier Fiva, qui s’inquiète de l’endettement des ménages en raison des prêts pour acquisition des logements trop élevés, a décidé qu’à partir du début juillet prochain, le prêt représentera au maximum 85 % de la valeur du logement.
Pour les acheteurs d’un premier logement le prêt maximal - 95 % de la valeur du logement - ne changera toutefois pas.
Selon la directrice de Fiva, Anneli Tuominen, « nous estimons en ce moment que les prêts sont trop élevés par rapport aux garanties ».
Précédemment, une limite des prêts à 90 % de la valeur du logement était entrée en vigueur en juillet 2016.
Le président du conseil de surveillance de Fiva, Olli Rehn, membre du directoire de la Banque de Finlande, note que l’endettement a plus que doublé pendant les vingt dernières années et le niveau actuel est exceptionnel.
HS/A26

Loups

Les loups peuvent être imprévisibles, selon des chercheurs
Keskisuomalainen rend compte des propos de Mervi Laaksonen, biologiste, qui estime qu’il est extrêmement rare qu’un loup se comporte de façon menaçante envers l’homme, près de l’habitation, mais que des loups tuent des dizaines de chiens tous les ans.
Normalement, le loup est sauvage et évite l’homme. Les journaux rapportent toutefois que le week-end dernier, à Uusikaarlepyy sur la côte ouest, un loup avait grogné et montré ses dents à un homme dans sa cour.
Les observations de loups qui s’approchent des habitations ont un peu augmenté, ce qui dépend aussi du fait que des loups viennent jusqu’en Finlande de l’ouest où l’habitation est plus dense et les rencontres plus fréquentes de ce fait.
En Finlande, les sentiments sont très partagés en ce qui concerne les loups. Les chiens tués par le loup y sont pour beaucoup. Mme Laaksonen estime qu’une dimension politique se mélange à la peur éprouvée.
La population des loups n’est pas génétiquement durable – avec seulement 21 troupeaux – selon elle, mais elle admet que dire à haute voix combien de loups il faudrait pour une population durable selon les critères européens ne serait pas toléré par l’ensemble des Finlandais.
KS/dim/13

Lundi 19 mars 2018

Politique étrangère et européenne

Union européenne

Déclarations de Jyrki Katainen
« Il en faut pas rester sur une ligne défensive » KL
Le vice-président de la Commission européenne Jyrki Katainen est interrogé par la correspondante à Bruxelles du Kauppalehti en prévision du conseil européen de cette semaine qui devrait notamment, vendredi, être l’occasion d’un débat sur la réforme de l’UEM. 
KL relève que le gouvernement finlandais est réservé sur l’approfondissement de l’UEM et a trouvé des partenaires au Nord de l’Europe pour freiner les intentions de la Commission, de la France et de l’Allemagne.
M. Katainen considère qu’il faut plutôt avoir une approche positive que défensive. « Il faudrait plutôt s’engager pour gagner le match et essayer de marquer des buts », dit-il dans une métaphore sportive. Il déclare comprendre les préjugés des pays du Nord vis-à-vis de ceux du sud et inversement. Mais il estime qu’il faut renforcer le dialogue. « Cela ne suffit pas que les ministres se rencontrent au conseil. Il faut des contacts personnels et des échanges plus profonds. Il revient aux dirigeants de créer l’atmosphère propice au développement de l’UEM ».
M. Katainen estime qu’il faut corriger l’UEM. La stabilité est de l’intérêt des petits Etats ayant une économie ouverte sur le monde car ils sont plus sensibles aux changements conjoncturels. « Si l’on veut protéger sa propre économie, il faut apurer les foyers de risque partout en Europe ».
M. Katainen souligne que diminuer les risques et répartir les risques ne sont pas des positions contradictoires et opposées. Nombre d’outils permettent d’atteindre ces deux objectifs à la fois.
Il souligne aussi que si l’on veut restreindre la possibilité pour les banques d’acheter des obligations de leur Etat national, il faudrait créer des euro-bonds, ce qui diminuerait le risque national. « De ce point de vue, la répartition du risque est un instrument. Cela n’a rien à voir avec une quelconque solidarité financière et encore moins avec une idée de transferts financiers structurels entre les Etats ».
M. Katainen estime aussi que l’on ne peut pas se cacher derrière l’argument consistant à exiger des réformes structurelles, « car il y a d’autres risques que les seuls risques concernant l’économie nationale ».
De même concernant les différends sur les processus de décision dans le MES : alors que les pays du Nord souhaitent conserver une mainmise intergouvernementale, la Commission et les grands Etats souhaitent un processus de décision communautaire. M. Katainen fait remarquer qu’un Etat individuel, par exemple aux mains de populistes, pourrait actuellement empêcher toute frise de décision et, dans le pire des cas plonger toute la zone euro dans le chaos. « Cela n’est pas une bonne chose », selon lui.
KL

« On fait ses choix dans l’UE sans regarder dans l’avenir » KL
La correspondante à Bruxelles de Kauppalehti souligne dans un billet que « le cœur de l’UE, c’est la zone euro. Le destin de la zone euro va décider de celui de toute l’UE. Soit l’UE approfondit son intégration, soit elle se délite. Il n’y a pas d’entre-deux. »
« La Finlande voudrait des garanties d’assistance mutuelle, mais on n’a cessé de faire de la solidarité européenne un épouvantail aux yeux des citoyens. On se gargarise de récits héroïques sur la résistance pendant la guerre d’hiver ou lors de la crise bancaire des années 90, où la Finlande indépendante s’est sort toute seule en serrant les dents. On oublie seulement que, dans ces crises, certains Finlandais ont payé un prix plus fort que d’autres. On est dans un même bateau, mais certains ont un moteur et d’autres n’ont même pas de rampes. »
« L’approfondissement de l’UEM vise à renforcer la stabilité de l’économie et la capacité des citoyens à supporter de graves récessions. En Finlande on ne cesse de dire que la Finlande, elle, ne risque pas de crise économique qui nécessiterait le concours des autres Etats pour s’en sortir. Au contraire, ce sont les pays du Sud qui essaient de voler notre argent. »
La correspondante de KL estime qu’il faut s’inspirer de la théorie de la justice de Rawls : « dans une économie mondialisée, chacun vit dans l’ignorance de sa situation. C’est pourquoi il est rationnel de s’entendre avec ses partenaires pour répartir les risques et se préparer ensemble à affronter les difficultés ».
KL

Finlande – Suède – UE

« La Finlande obtient le siège de Nordea » HS
« L’arrivée de Nordea en Finlande n’augmente-t-elle pas les risques ? » HS
L’assemblée générale de la banque Nordea a approuvé, jeudi, le transfert du siège social du groupe de Stockholm à Helsinki. Le ministre des Finances Petteri Orpo a déclaré : « Qu’un grand groupe financier décide que la Finlande est un site meilleur pour son siège que le pays voisin prouve que nous avons pris les bonnes décisions, notamment en décidant de rejoindre la zone euro. La banque a décidé toute seule. Nous avons seulement et humblement proposé un environnement de travail prédictible et l’appartenance à la zone euro ». Il estime que, plus que les emplois, c’est l’impact sur l’image du pays au niveau international qui compte. Il ne s’inquiète pas d’une augmentation des risques pour le secteur bancaire : « Nordea est une banque très forte. Dans l’union bancaire, on a déjà coupé le lien entre les banques et les Etats. Mais il va falloir bien entendu encore approfondir cette union douanière ».
Soulignant que ce qui a motivé Nordea à installer son siège en Finlande c’est de pouvoir être dans la zone euro, l’éditorialiste d’Helsingin Sanomat juge que, pour la Finlande, c’est surtout une victoire pour l’attractivité de la Finlande alors que jusqu’à présent Stockholm attirait plus d’implantations et de sièges sociaux qu’Helsinki.
Le quotidien économique Kauppalehti insiste lui aussi sur le fait que cette décision « prouve que la Finlande est compétitive pour attirer de grandes entreprises » et surtout qu’il s’agit « d’un dur échec pour la Suède et d’un mauvais signal de ce pays aux investisseurs étrangers. D’autant plus qu’après le Brexit, les Suédois pensaient attirer certaines des banques installées à Londres. Le départ de Nordea va réveiller en Suède le débat sur l’entrée dans l’UEM car le pays paye un prix fort pour sa non appartenance à la zone euro. »
La journaliste économique de Helsingin Sanomat, Anni Lassila, rapporte que, même si Nordea est une immense banque, les autorités finlandaises estiment que l’économie finlandaise supportera bien les risques que constitue l’arrivée de cette banque. Tant la banque de Finlande que l’agence de surveillance du secteur financier motivent cette appréciation par le fait que la Finlande est membre de l’union bancaire. Or, il manque toujours à cette union bancaire une pièce importante, la garantie commune des dépôts, rappelle Mme Lassila. Or, la valeur des dépôts garantis de Nordea est de 80 milliards d’euros, soit plus que pour toutes les banques finlandaises réunies. Et le fonds de garantie actuel n’est que d’une valeur d’un milliard, relève Mme Lassila.
HS

Corée du Nord, Corée du Sud, Etats-Unis

Rencontre informelle à Helsinki
Selon Helsingin Sanomat, le ministère finlandais des Affaires étrangères confirme que des entretiens informels entre des Coréens du Nord, des Coréens du Sud et les Américains ont eu lieu à Helsinki, dimanche, pour se poursuivre aujourd’hui. Le ministère n’y a pas de rôle et des Finlandais n’y participent pas.
Les entretiens porteraient sur le désarmement nucléaire, selon plusieurs médias et agences de presse. Ils ne seraient pas liés au sommet éventuel entre les Etats-Unis et le Corée du Nord.
Le directeur adjoint des relations avec l’Amérique du Nord du ministère nord-coréen des Affaires étrangères, Choe Kang-il serait en Finlande et rencontrerait l’ancienne ambassadrice des Etats-Unis en Corée du Sud, Kathleen Stephens, ainsi que des représentants du gouvernement sud-coréen et des chercheurs.
Kimmo Lähdevirta, directeur Asie du ministère des Affaires étrangères relève qu’il s’agit d’un événement « académique » qui évoquera la Corée du Nord à travers les relations internationales. Le ministère a été contacté pour une assistance et on lui a également demandé de respecter le caractère privé de la rencontre. Il note qu’il ne s’agit pas d’une rencontre officielle de haut niveau.
M. Choe faisait partie de la délégation nord-coréenne qui s’était rendu à Stockholm, ce week-end, pour un entretien entre les ministres nord-coréen et suédois des Affaires étrangères.
Keskisuomalainen rend compte du fait que l’ambassade du Japon en Finlande a d’abord confirmé que les entretiens avaient lieu dans ses locaux, mais que le numéro deux l’a démenti plus tard. KS note que le représentant ayant confirmé les entretiens dans les locaux japonais n’était pas « le fonctionnaire qui d’habitude gère les relations avec la presse ».
Concernant le sommet éventuel entre les présidents des Etats-Unis et du Corée du Nord, Teija Tiilikainen, directrice de l’Institut de relations internationales, Upi, note qu’il faut des préparations très intenses du fait que les relations entre les deux pays sont extrêmement tendues.
Antti Leppänen, chercheur spécialiste de la Corée à l’Université de Turku, estime que les sanctions économiques et notamment l’intégration de la Chine à celles-ci a pu atténuer les attitudes de la Corée du Nord. Ce pays souhaite tendre la main vers la Corée du Sud et tenter « la carte américaine ». M. Leppänen rappelle que la Corée du Nord pourrait briguer un statut officiel en tant qu’Etat qui dispose d’une arme nucléaire. Son objectif pourrait être une reconnaissance officielle ou semi-officielle en la matière.
HS/dim/A9, lun/A22, KS/lun/13

Tourisme

En 2017, les touristes étrangers ont laissé 500 millions d’euros de plus qu’en 2016
Au total, les touristes étrangers ont laissé 2,6 milliards d’euros en Finlande, l’année dernière, ce qui est 500 millions d’euros de plus qu’en 2016.
Selon le rapport de Visit Finland, 8,3 millions de voyages ont été effectués en Finlande, ce qui est 13 % de plus qu’en 2016. Les séjours des Chinois ont augmenté le plus, de 63 %. Les Russes, qui en raison du fléchissement du rouble venaient un peu moins en Finlande, ont repris leurs voyages qui augmentent ainsi de 17 %. Les Russes ont dépensé 653 millions d’euros en Finlande, mais ce sont les Chinois qui dépensent le plus par personne, 1260 euros en moyenne contre une moyenne de 318 pour l’ensemble des touristes.
HS/15.3/A8

Environnement - Climat

Charbon noir
Keskisuomalainen rend compte du fait que la Finlande émet le plus de suie parmi les pays nordiques. Le charbon noir accélère le réchauffement des régions arctiques. Il engendre de 20 à 25 % du réchauffement qui déjà est plus rapide dans la région arctique que dans le monde en moyenne.
Les saunas et les cheminées augmentent la part finlandaise des émissions de charbon noir. Elles étaient de 5,9 gigagrammes en 2015 contre 3,7 Gg pour la Norvège et le Danemark.
La Russie, les Etats-Unis et le Canada émettent encore plus que la Finlande.
A l’échelle mondiale, les pays de la région arctique représentent 6 % des émissions de suie. La part des pays asiatiques est dix fois supérieure. Les émissions des pays de la région arctique engendrent toutefois 30 % du réchauffement de la zone arctique engendré par la suie. Le reste est dû aux émissions qui viennent d’ailleurs.
La neige souillée ne reflète pas les rayons du soleil mais au contraire les absorbe, ce qui accélère la fonte.
KS/16.3/22-23

Politique intérieure

Partis politiques

Le Rassemblement national et le PSD à égalité au dernier sondage
Helsingin Sanomat relève que, selon les résultats d’un sondage sur les intentions de vote des partis politiques, le Rassemblement national a obtenu 21,1 % (-0,6 % par rapport au sondage précédent en février) et le Parti social-démocrate 20,8 %. Les intentions de vote en faveur du PSD ont augmenté de 1,8 % depuis février.
Le Centre arrive troisième avec 15,9 % (-0,4 %), suivi des Verts (14,5 %), de l‘Alliance des gauches (8,5 %), des Vrais Finlandais (également 8,5 %), du Parti suédois (4,1 %), des Chrétiens-démocrates (3,2 %) et des Bleus (1,4 %).
Le politologue Sami Borg de l’université de Tampere estime que la montée du PSD est significative. « Le PSD arrive enfin à profiter de sa position de plus grand parti de l’opposition. Le PSD aurait dû avoir de tels scores déjà avant », selon M. Borg.
Il estime qu’il est important de voir qu’il y a actuellement deux partis, et non trois comme antérieurement, qui se battent pour la position de plus grand parti.
M. Borg estime que le Centre souffre de sa position du parti de Premier ministre. Le PSD a profité des débats lors des négociations salariales et sur le modèle d’activation des chômeurs et aussi sur la réforme des services sociaux et de la santé.
Les intentions de vote en faveur des trois partis au gouvernement n’ont plus au total que 38,4 %, contre 39,3 % en février.
Le sondage a été effectué par l’institut Kantar TNS entre le 19 février et le 15 mars auprès de 2 438 personnes.
HS/dim/A8

Rassemblement national

M. Orpo se représentera pour la présidence de son parti
Keskisuomalainen rapporte que le Rassemblement national s’est réuni samedi à Tampere. Le président du parti Petteri Orpo a annoncé qu’il se représenterait pour la présidence du parti au congrès du parti en juin prochain à Turku.
M. Orpo est très populaire parmi les siens. Selon un sondage auprès les députés et les membres du conseil national du Rassemblement national, 78,6 % d’entre eux estiment que M. Orpo pourra être réélu sans avoir un adversaire au vote pour la présidence.
Selon ce même sondage, après les prochaines élections législatives, les partisans du Rassemblement national souhaitent être au gouvernement avec le Centre (72,1 %, le Parti suédois (67,1 %) et les Chrétiens-démocrates (51,4 %). 37,9 % sont favorables aux Bleus, 28,6 % aux Verts, 23,6 % au PSD et seulement 8,6 % aux Vrais Finlandais.
KS/12, Yle

Gouvernement

Litige des Bleus avec le Centre et le Rassemblement national
Helsingin Sanomat rappelle qu’en février, au conseil européen, la Finlande a cédé et a approuvé la position selon laquelle après le Brexit 27 (sur 73) sièges seraient repartis entre les autres pays membres et la Finlande en aurait un.
Le président des Bleus Sampo Terho, ministre des Affaires européennes, a ensuite souligné qu’il faudrait que la Finlande respecte la position initiale du gouvernement, soit ne pas approuver la répartition des sièges et utiliser son droit de veto.
Selon le Premier ministre Juha Sipilä, cette question n’a pas beaucoup d’importance et il serait stupide d’utiliser le droit de veto. Petteri Orpo, ministre des Finances et président du Rassemblement national, rejette également la proposition des Bleus.
HS/sam/A10

Education

Enseignement du suédois
Helsingin Sanomat relève que le ministère de l’Education estime qu’il n’est peut-être pas opportun d’organiser l’essai linguistique où le suédois serait remplacé par les études d’une autre langue.
La commune de Kaustinen vient de décider de ne pas participer. Il n’y a plus que cinq communes intéressées par cet essai : Savonlinna, Pieksämäki, Rovaniemi, Ylöjärvi et Jämsä.
HS/lun/A10

Etudes linguistiques
Keskisuomalainen relève que l’espagnol a augmenté sa popularité parmi les écoliers de Jyväskylä. Comparé à d’autres communes finlandaises, il y a beaucoup d’enfants qui optent pour l’espagnol dès l’école primaire.
HS/15.3/6

Défense

Les représentants du parti social-démocrate critique les stages proposés par la défense nationale
Se référant aux droits des enfants décrétés par l’ONU, deux députés sociaux-démocrates, Sirpa Paatero et Erkki Tuomioja, demandent au ministre de la Défense des explications sur des stages proposés aux mineurs par l’Association de défense nationale.
L’association organise des stages accessibles aux mineurs qui contiennent notamment des exercices de tir à la carabine de petit calibre, des initiations aux forces armées et à la sécurité.
Dans sa réponse, Jussi Niinistö constate que les activités de la défense nationale sont légales, conformes à la législation finlandaise et au bénéfice de la patrie.
Paatero et Tuomioja justifient leur critique en rappelant que des stages identiques permettent aux réservistes de les comptabiliser comme des journées de manœuvres pour réservistes.
Hs18.3/A16

Nokia

« Nokia prête à conquérir les marchés » HS
Helsingin Sanomat publie une interview de Rajev Suri, PDG de Nokia qui fait preuve « de confiance pour l’avenir du groupe, notamment dans le marché de la 5G.
Il estime aussi que le secteur de la santé continuera à être important pour Nokia, même si, selon HS, le rachat de la société Withings pour 170 millions d’euros a été une erreur.
M. Suri se déclare aussi satisfait que la société qui gère la participation de l’Etat finlandais dans les entreprises, Solidium, a décidé d’investir 844 millions d’euros dans le capital de Nokia.
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat se demande pourquoi l’Etat a décidé d’investir dans Nokia. Il relève que l’Etat finlandais semble avoir changé de stratégie pour devenir plus actif dans sa participation dans le capital des entreprises, tant au moyen de Solidium, que des autres entreprises spécialisées que sont Governia et Vaken.
Pour Helsingin Sanomat, ce nouveau modèle d’intervention publique dans le domaine économique peut apporter plus de flexibilité dans les prises de décisions, mais en même temps il n’est pas exempt de risques en ce qui concerne le placement de largent des contribuables, sans contrôle du Parlement.
HS

Economie

La croissance s’est élevée à 2,7% en 2017
Selon l’institut finlandais des statistiques, la croissance du PIB était d e 2,7% en 2017.
HS

Energie

« Le plus grand différend financier de tous les temps » HS
« Le nucléaire a de nouveau le vent en poupe » IL
Helsingin Sanomat et Iltalehti reviennent sur l’accord entre TVO et Areva qui met fin au différend entre ces entreprises devant la cour d’arbitrage internationale.
Pour Helsingin Sanomat, si TVO a conclu cet accord, c’était surtout pour s’assurer que la centrale d’OL3 serait terminée et qu’il n’y aurait pas de retards supplémentaires.
Cet accord a une importance aussi plus largement, souligne HS. La centrale de 1600 MGW permettra d’assurer qu’une part plus importante de l’électricité produite en Finlande est sans émission et assurera aussi une plus grande indépendance énergétique au pays.
Pour Iltalehti, le principal est la conclusion de cet accord qui assurera qu’OL3 produira de l’électricité pour les Finlandais. C’est une bonne chose pour TVO qui recevra 450 millions, mais surtout le nouveau réacteur d’OL3 serait une référence en matière de centrale nucléaire, juge IL qui estime aussi que le secteur nucléaire finlandais en tirera profit et aura aussi peut-être des opportunités dans les chantiers nucléaires à l’étranger. Il estime que le réchauffement climatique va améliorer encore l’image du nucléaire qui est le moyen le plus efficace de remplacer les énergies fossiles. HS IL

France – Finlande

Musique

Concert
Helsingin Sanomat publie une critique élogieuse du concert de l’orchestre de la ville de Helsinki avec le violoncelliste Gautier Capuçon comme soliste.
HS/16.3/B4

France

Mayotte

Les migrants envahissent la maternité
Helsingin Sanomat présente la situation de la maternité de Mayotte qui doit faire face à un afflux de migrantes venant y accoucher.
HS

Jeudi 15 mars 2018

Politique étrangère et européenne

Union européenne

Visite de M. Tusk en Finlande
« M. Tusk a rappelé à M. Trump la longue amitié des Européens avec les Américains » HS
« Je souhaite rappeler que le monde libre a survécu de décennies difficiles surtout parce que les Américains et les Européens sont de vrais amis. Il faut choyer cette amitié et ne pas la menacer. Les droits de douane envisagés par M. Trump sur l’acier et l’aluminium européens seraient une mauvaise chose pour la relation transatlantique », a dit M. Tusk, hier à Helsinki.
Le Président du conseil européen est en visite aujourd’hui en Finlande pour rencontrer le Premier ministre Juha Sipilä dans le cadre de la préparation du prochain sommet européen.
M. Tusk a remercié la Finlande pour son engagement dans l’UE et en particulier dans le développement de la PSDC.
« La Finlande assumera la présidence de l’UE en 2019. Cela sera une bonne présidence. C’est aussi la première après le Brexit, ce qui constitue un défi. Mais nous faisons confiance au sisu finlandais », a-t-il dit.
HS TS

Préparation de la présidence finlandaise de l’UE en 2019
« La Finlande cherche les thèmes de sa présidence » TS
Le Premier ministre Juha Sipilä a rencontré, hier, les représentants de l’opposition pour une première réunion afin de préparer la présidence finlandaise de l’UE du second semestre 2019. L’idée est de préparer une base commune dans laquelle le gouvernement issu des élections législatives du printemps 2019 pourra choisir les objectifs de la présidence finlandaise.
« L’objectif est d’avoir une proposition de base d’ici vendredi », a dit le Premier ministre.
Turun Sanomat relève qu’un incident a émaillé la conférence de presse commune aux groupes parlementaires lorsque la représentante des Vrais Finlandais a remis en cause le débat sur l’UE en Finlande : « Le point de départ du débat sur l’UE semble être qu’il faut approfondir l’intégration de l’UE. On semble s’être fixé pour objectif qu’il faut renforcer la confiance des citoyens dans l’UE », a-t-elle regretté.
Vn.fi

Editorial
« L’Europe attend l’Allemagne » HS
Helsingin Sanomat commente le début de la nouvelle coalition dirigée par Angela Merkel. « Il semblerait que l’Allemagne soit le symbole de la stabilité. Mais il est tout de même plus probable que l’on soit en réalité au seuil du changement. Le reste des pays européens, dont la Finlande, suivent avec grande attention dans quelle direction le plus grand et le plus fort Etat membre va se développer ».
L’éditorialiste estime que le temps pris pour former la coalition, près de six mois, pourrait « laisser présager qu’à l’avenir il sera encore plus difficile de trouver des majorité et qu’une ère d’instabilité risque de commencer ».
HS

Olli Ruutu nommé directeur adjoint de l’Agence européenne de Défense
Le chef de la direction du matériel au ministère de la Défense, Olli Ruutu, prendra ses fonctions de directeur adjoint de l’Agence européenne de Défense le 16 mars 2018.
Il travaillera sous les ordres du directeur de l’Agence Jorge Domecq et de Fedrica Mogherini, haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et directrice générale de l’Agence.
La nomination de Ruutu devrait renforcer les possibilités de la Finlande d’influencer le développement de la collaboration européenne en matière de défense et la coopération structurée permanente de défense – qui tous deux font partie des activités de l’Agence.
www.defmin.fi

Grande-Bretagne - Russie

Affaire de l’empoisonnement d’un ex-espion russe
Selon le Président Niinistö, « un coup très sévère contre la sécurité »
Keskisuomalainen relève que selon le Président Sauli Niinistö, la tentative d’assassinat contre un ex-espion russe en Grande-Bretagne, est « un coup très sévère contre la sécurité internationale.
Selon M. Niinistö, la contribution de la Russie serait nécessaire pour l’étude de cet évènement.
« Les deux possibilités évoquées dans le cadre de l’empoisonnement, aussi bien une action consciente de la Russie, que le fait que les produits dangereux ne sont pas sous le contrôle de la Russie, sont extrêmement inquiétantes », selon M. Niinistö.
Selon le Président Niinistö, la Finlande est prête à accorder tout son soutien et toute son aide à la Grande-Bretagne.
Le ministre des Affaires étrangères Timo Soini, outré de cet acte, promet également le soutien de la Finlande à la Grande-Bretagne et attend que la Russie se comporte comme un Etat responsable lors de l’étude de l’empoisonnement. Selon M. Soini, il est essentiel que la Russie commence à donner des réponses aux questions posées. « Des soupçons très lourds ont été présentés contre la Russie et il serait dans ses intérêts de répondre. »
Selon M. Soini, on peut s’attendre à des mesures de riposte de la Russie.
Les ministres des Affaires étrangères de l’Union se réuniront lundi pour évoquer les éventuelles mesures supplémentaires. « Nous ne savons donc pas encore ce que compte faire la Grande-Bretagne et quel est le soutien qu’elle souhaite obtenir », selon M. Soini.
KS/21

Elections en Russie – OSCE

Observation des élections
Hufvudstadsbladet relève que les députés Ilkka Kanerva (Rassemblement national) et Kimmo Kivelä (Avenir bleu) se rendront à Moscou en tant qu’observateurs de l’OSCE lors de la présidentielle russe.
M. Kanerva, qui est président honorifique de l’assemblée parlementaire de l’OSCE, présidera un groupe consultatif pour les observateurs électoraux. M. Kivelä est vice-président de la délégation finlandaise à l’assemblée parlementaire de l’OSCE.
HBL/10

Nations-Unies - Bonheur

Les Finlandais au premier rang du classement sur le bonheur
Les Finlandais occupent cette année le premier rang du classement World Happiness des Nations-Unies, devant la Norvège, le Danemark, l’Islande et la Suisse.
Pour la première fois, on a aussi mesuré le bonheur des immigrés. La Finlande occupe aussi le premier rang en la matière.
HS

Migrants

Les Syriens binationaux renvoyés au Venezuela
La Finlande renvoie au Venezuela les migrants syriens qui possèdent une double-nationalité avec ce pays, rapporte Helsingin Sanomat.
L’ancien ambassadeur de Finlande au Venezuela Mikko Pyhälä s’étonne de ces décisions car il estime que la situation humanitaire au Venezuela est préoccupante.
HS

Politique intérieure

Education

Projet d’augmenter la durée de la scolarité obligatoire
Hufvudstadsbladet rend compte du souhait du syndicat des enseignants OAJ d’élargir la durée de la scolarité obligatoire.
Pour OAJ, il s’agit de trouver des moyens de maîtriser le risque d’exclusion social des jeunes et, pour cette fin, le syndicat propose et d’avancer le début de la scolarisation en le passant à 5 ans (il s’agirait de l’école maternelle pour les enfants de 5 et de 6 ans, ce qui est actuellement proposé à partir de l’âge de six ans), et de repousser la fin jusqu’à l’âge de 19 ans.
M. Luukkainen, président de l’OAJ, estime que l’enseignement pré-scolaire permettrait de diminuer les écarts entre les enfants.
Comme beaucoup de jeunes qui ne poursuivent pas leurs études après le collège ne trouvent pas pour autant du travail, M. Luukkainen, estime qu’il serait plus opportun de continuer à les encadrer pour ne pas qu’ils se marginalisent.
Les organisations des étudiants rappellent que presque la totalité des jeunes qui sortent du collège ont demandé l’admission à des études. Le problème concerne, selon elles, les jeunes qui interrompent leurs études dès le collège et que, de ce fait, il faudrait investir dans leur bien-être et motivation.
HBL/5

France

Politique

Editorial
« Macron divise les syndicats » HS
« Le Président Macron s’est engagé dans un travail qui attendait depuis des décennies. M. Macron essaie de rendre plus flexible le marché du travail et de diminuer le fardeau des finances publiques », écrit HS.
Pour l’éditorialiste, le principal défi de ce printemps sera la réforme de la SNCF. « Si le gouvernement gagne cette lutte, il aura pris un réel ascendant sur les syndicats », conclut HS

Billet : « Les réformes avancent bien avec le Président Macron » HBL
Hufvudstadsbladet publie un billet de Gunn Gestrin, qui rend compte des réformes que met en place le Président Macron et dont la rapidité est en partie rendue possible par le caractère semi-présidentiel du régime français.
HBL/19

Mercredi 14 mars 2018

Politique étrangère et européenne

Union européenne

Visite de M. Tusk en Finlande
Le Président du conseil européen est en visite aujourd’hui en Finlande pour renonctrer le Premier ministre Juha Sipilä dans le cadre de la préparation du prochain sommet européen.
Vn.fi

Préparation de la présidence finlandaise de l’UE en 2019
Le Premier ministre Juha Sipilä a convoqué, ce matin, les représentants de l’opposition pour une première réunion afin de préparer la présidence finlandaise de l’UE du second semestre 2019.
Vn.fi

Avenir de l’UE

Réunion à Turku
Iltalehti rapporte que la tournée du Premier ministre Juha Sipilä de réunions publiques sur l’avenir de l’UE s’est arrêtée lundi à Turku.
Le panel organisé à l’université de Turku comprenait notamment des représentants du cercle Schuman, de l’association européenne de Turku ou des étudiants de Turku.
Le politologue Erkka Railo regrette que ces débats soient assez ternes. « Les débats sont organisés seulemen,t entre des personnes intéressées par l’UE et qui sont souvent du même avis. Cela ne permet pas d’avoir une discussion très animée », regrette-t-il.
IL

Défense

Patria perd un énorme marché en Australie qui achète ses véhicules blindés en Allemagne
L’Australie a fait savoir mercredi qu’elle commande 211 véhicules de transport blindés CRV au fabricant allemand Rheinmetall. Egalement convoitée par Patria et le britannique BAE jusqu’à sa dernière phase, cette gigantesque acquisition de plus de trois milliards d’euros était en préparation depuis trois ans.
www.hs

Le général Lindberg : « Le trafic aérien militaire russe a triplé en mer baltique »
Le commandant des forces armées, le général Jarmo Lindberg, affirme qu’en 2017 les vols des avions militaires russes dans la région de la Baltique ont battu leur record et triplé depuis 2012.
« Les appareils russes continuent d’effectuer des vols sans planification de vol, sans contact avec les tours de contrôle ou sans transpondeurs », assure le général.
« La Finlande ne fait pas l’objet de menace militaire actuellement. La Russie n’a pas entrepris d’interventions militaires qui pourraient, de façon consciente, menacer la Finlande alors que l’activité dans les régions limitrophes de notre pays est particulièrement active », rappelle le général.
M. Lindberg qualifie la situation actuelle des forces armées finlandaises de souple et performante. "Notre capacité de temps de guerre de 280 000 hommes est supérieure aux effectifs de tous les pays nordiques réunis. En Allemagne, le chiffre s’élève à 235 000 alors qu’il s’agit d’un peuple de 80 millions de citoyens. »
L’artillerie de campagne finlandaise est la première d’Europe avec celle de la Pologne. « Nous avons notre capacité du temps de guerre et notre artillerie de campagne que nous sommes actuellement en train de moderniser en les équipant d’obusiers. Cela permettra l’utilisation des armes de précision et des roquettes qui possèdent la plus longue portée dans les pays Nordiques », se vante M. Lindberg
Au sujet de la future acquisition des nouveaux chasseurs, on peut noter que tous les candidats en lice pour l’achat sont compatibles avec les actuels missiles de combat aérien, relève Aamulehti.
AL10.3/A22

Politique intérieure

Parlement

Nouvelle étude de la réforme sur les services sociaux et de santé
Le parlement commence aujourd’hui l’étude du projet de loi ouvrant les services sociaux et de santé à la concurrence.
Le précédent projet de loi sur le sujet avait été retoqué par la commission aux affaires constitutionnelles à l’automne dernier.
Helsingin Sanomat présente le nouveau projet de loi et en particulier les modifications par rapport au projet précédent.
HS

Transport

Il faut garder la tête froide sur la voie ferrée arctique
L’éditorialiste de Kauppalehti estime que le projet rendu public par le ministère des Transports de construire une voie ferrée de Rovaniemi à Kirkkeness en Norvège est considéré comme non rentable par une étude du bureau de consultants Rambol. L’éditorialiste estime que le projet ne sera jamais rentable, c’est pourquoi on cherche aussi à le justifier par des arguments relevant de la sécurité de l’approvisionnement.
KL

Economie

L’Etat a acheté des actions de Nokia
Solidium s’empare de Nokia
La société qui gère les participations de l’Etat dans les entreprises, Solidium, a annoncé qu’elle allait acheter 3,3% des actions de Nokia pour environ 840 millions d’euros.
Cette acquisition est possible parce que Solidium a vendu des actions des Telia en début d’année.
Par ce biais, Solidium devient un des principaux actionnaires de Nokia. Mais surtout, Nokia représente désormais 11% des actions détenues par Solidium et donc l’une des principales valeurs de son portefeuille après la banque Sampo (30% des actions détenues par Solidium) et le papetier Stora Enso (17%). La valeur de son portefeuille d’actions est de 9 milliards d’euros.
Kauppalehti estime que l’Etat finlandais devient ainsi un des principaux actionnaires de Nokia et pourrait à l’avenir nommer un représentant au conseil d’administration de Nokia.
KL relève que Nokia est dans un secteur sensible politiquement : les réseaux 5G sont au couer des sociétés numériques.
KL relève aussi que, dans ce secteur, le Président Trump a décidé de s’opposer à la vente de Qualcomm au Singaporéen Broadcom.
Yle

Prévisions

PTT prévoit une croissance de près de 3%
Retour à l’équilibre des finances publiques
L’institut de recherche économique PTT estime que la croissance économique devrait se maintenir à un niveau soutenu de 2,8% en 2018 et en 2019.
PTT nprévoit aussi que le déficit des finances publiques tombera à 0,3% en 2018 et même qu’il y aura un excédent de 0,2% en 2019.
Le budget de l’état est préparé actuellement sur la base d’un déficit qui serait de 1,2% cette année et de 0,6% l’année prochaine, relève Kauppalehti.
HS KL

Mardi 13 mars 2018

Politique étrangère et européenne

Etats–Unis – Union européenne

« Selon M. Katainen, les Etats-Unis ne savent pas ce qu’ils veulent » HS
Le Commissaire européen finlandais Jyrki Katainen était hier à Helsinki où il a participé à une conférence publique avec le Ministre finlandais des Affaires européennes Sampo Terho.
M. Katainen a souligné que la Commission essayait d’éviter une guerre commerciale et un engrenage de mesures de rétorsion.
Selon lui, il semble actuellement que l’administration américaine elle-même ne sait pas ce qu’elle veut. « Nous ne savons pas encore à quelle condition l’UE pourrait être affranchie des augmentations de droits de douane. Il semble que l’administration américaine ne connaît pas encore ces critères. Et cela n’est pas surprenant quand on écoute le Président Trump. Il semble changer d’avis chaque jour ».
« Il est tout à fait impensable de donner des avantages douaniers aux véhicules américains parce qu’ils font un chantage sur l’Europe. L’UE ne donnera rien gratuitement aux Américains. Nous aussi nous voulons des droits de douane allégés pour les poids-lourds. Si c’est ce que l’on veut, il faut reprendre les négociations sur le TTIP.
Le président de la Commission, M. Juncker a fait comprendre que la Commission avait une liste de produits américains qui pourraient être concernés par des mesures de rétorsion. M. Katainen souligne que la liste de l’UE est prête et concerne des produits agricoles, des produits industriels, de l’acier et de l’aluminium.
L’idée est de faire mal aux dirigeants américains et de ne pas affaiblir les entreprises et consommateurs européens.
HS

Commentaire
« M. Trump veut agrandir son pouvoir au monde entier » HS
La correspondante aux Etats-Unis d’Helsingin Sanomat souligne que le président américain souhaite surtout créer un nouveau système international où les décisions relèvent seulement de lui. « Un tel système mafieux corromprait tout le système commercial international, comme l’a dit Paul Krugman, écrit-elle.
HS

Finlande – Suède

La Suède remporte la bataille de l’attractivité pour les datacenters
Suite à la baisse de la fiscalité sur l’électricité en Suède, de nombreux projets de construction de datacenters ont été annoncés.
Aamulehti relève que la Finlande est très en retard de la Suède pour attirer de tels investissements.
En effet, en Finlande, les datacenters de 5MW peuvent bénéficier de la fiscalité basse sur l’électricité ; en Suède dès 0,5MW les datacenters peuvent en bénéficier.
AL

Le transfert du siège de Nordea en Finlande est probable
A l’approche de l’assemblée générale de Nordea, il semble de plus en plus probable que le projet de transférer le siège social en Finlande sera approuvé, rapporte AL.
AL

Politique intérieure

Gouvernement - Parlement

M. Sipilä souhaite réunir les élections législatives et européennes
Helsingin Sanomat rapporte que le Premier ministre Juha Sipilä se déclare favorable à ce que les élections législatives et européennes du printemps 2019 aient lieu le même jour afin d’augmenter la participation aux européennes.
Il faudrait pour cela changer la loi électorale qui prévoit que les élections législatives auront lieu en avril.
HS

Initiatives d’origine populaire

Seulement 2% des projets vont jusqu’au Parlement
Aamulehti rapporte que depuis 2013, ce sont au total 717 projets d’initiatives populaires qui ont été lancées sur le site du Parlement. Néanmoins seules 18 d’entre elles ont récolté les signatures nécessaires pour être déposées au Parlement.
AL

Participations de l’Etat dans les entreprises

Solidium vend des actions de Sampo
La société qui gère les participations de l’Etat dans les entreprises, Solidium, a annoncé qu’elle allait vendre 10,6 millions d’actions de la banque Sampo, soit 1,9% des actions de cette banque dont solidium possède en tout 12%.
HS

Solidium achète des actions de Nokia
La société qui gère les participations de l’Etat dans les entreprises, Solidium, a annoncé qu’elle allait acheter 3,3% des actions de Nokia pour environ 840 millions d’euros.
Yle

Energie

« TVO satisfait de son accord avec Areva » Hbl
« Olkiluoto3 sera rentable » KL
« Selon le PDG de TVO, OL3 sera le navire amiral du nucléaire européen » Yle
Interrogé par Yle, le pDG de TVO Jarmo Tanhua a exprimé sa satisfaction après l’accord intervenu avec Areva. « Nous croyons que cette centrale sera le navire amiral du savoir-faire en matière de nucléaire européen », a-t-il dit à propos de l’EPR d’Olkiluoto.
Il souligne que ‘accord met fin aux différends entre les entreprises.
« Nous aurons la centrale que nous voulions », dit-il.
« Le temps seul pourra dire si le prix de la centrale est élevé ou pas. Personne ne peut prédire l’évolution du prix de l’électricité et les besoins en la matière. C’est cela qui définiera la rentabilité de la centrale. La rentabilité d’OL3 se calculera sur son utilisation, c’est-à-dire 60 ans. Si la centrale fonction ne bien, la leçon de l’histoire sera que c’était un très bon projet ».
Dans Kauppalethi M. Tanhua déclare qu’il ne voit pas d’obstacle à ce que la centrale fonctionne d’ici le printemps prochain. « Le financement est assuré et le projet avance. En plus des finances, les ressources humaines sont enthousiastes pour finir le travail. La période de test est en cours sur le site », se félicite-t-il.
« J’ai été en contact constant avec le PDG d’Areva Philippe Knoche. L’atmosphère des négociations est très bon », ajoute-t-il. « Les deux parties veulent finir Olkiluoto et en faire un navire amiral pour la nouvelle technologie nucléaire ».
Le PDG du principal actionnaire de VO, PVO, M. Lauri Virkkunen exprime lui aussi sa satisfaction sur l’accord avec Areva. « Il est très important que l’accord assure les ressources financières, techniques et humaines pour finir le projet ».
Kauppalehti estime que la centrale aura coûté 5,5 milliards d’euros à TVO, ce qui devrait signifier un prix de revient de l’électricité produite à 31 euros par mégawatt. Cela reste bien en-deçà du prix de 44,34 qui était fixé sur le marché nordique en janvier-février.
Yle Hbl KL

Défense

Un nombre record de femmes volontaires pour le service militaire
Le ministre de la Défense rappelle qu’un nombre record de femmes, soit plus de 1 400, souhaitent effectuer le service militaire.
En raison des récentes réductions du nombre des garnisons, il sera difficile d’accueillir toute les volontaires qui seront vraisemblablement réparties en plusieurs contingents.
Il rappelle que depuis 1995, date d’entrée des femmes volontaires au service militaire, leur nombre annuel variait entre 500 et 700.
Le ministre ne souhaite pas rendre le service militaire obligatoire pour les femmes.
www.uusisuomi

France – Finlande

Musique

Les voyageurs de l’espace à Turku
Turun Sanomat présente la tournée de l’ensemble de jazz Les voyageurs de l’Espace qui se produit ce soir à Turku.
TS

Lundi 12 mars 2018

Politique étrangère et européenne

Etats–Unis – Union européenne

« Selon M. Katainen, M. Trump ne peut pas faire chantage sure l’UE » KS
Le Commissaire européen finlandais Jyrki Katainen souligne que le Président américain ne peut pas faire de chantage aux Européens en usant de la menace de droits de douane sur l’acier et l’aluminium. Cela serait arbitraire et contraire au droit international.
« On ne conduit pas des négociations commerciales en mettant une arme sur la tempe », dit-il. Il insiste aussi sur le fait que, dans l’UE, c’est la Commission qui est compétente pour négocier les accords commerciaux.
Le chercheur Mika Aaltola estime que pour les Européens, la position de négociation est difficile car les Américains dépendent moins des exportations que les Européens. « Les américains ont de meilleurs atouts dans leur manche. Les petits pays comme la Finlande ont beaucoup à perdre dans ce jeu ».
Le chercheur Pertti Haaparanta (université Aalto) pour sa part craint surtout les effets délétères pour l’OMC que les Etats-Unis pourraient même quitter. « Cela serait effroyable pour la stabilité économique mondiale.
Helsingin Sanomat rapporte qu’en Finlande l’industrie reste prudente sur les mesures de rétorsion opportunes contre les Américains. Le président du patronat EK, M. Jyrki Häkämies souligne qu’il faut garde le calme et éviter une guerre commerciale.
La ministre du Commerce extérieur Anne-Mari Virolainen est favorable à des négociations et insiste sur l’unité des Européens.
KS HS

Editorial
« La guerre commerciale menace, les possibilités de médiation diminuent » HS
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat s’inquiète pour des menaces qui pèsent sur les accords commerciaux multilatéraux. O, pour un petit pays dépendant des exportations comme la Finlande, il faut s’allier pour défendre le libre-échange et les accords commerciaux multilatéraux, rappelle HS qui s’inquiète d’une guerre commerciale alors que les procédures de règlement des différends à l’OMC sont paralysées parce que les Etats-Unis freinent la nomination de nouveaux juges.
HS

Union européenne

« Un groupe d’Etats sort du bois » HS
« Dans quel groupe sommes-nous ? » AL
Les éditorialistes d’Helsingin Sanomat et d’Aamulehti commentent la récente déclaration sur l’avenir de l’UEM de huit ministres des finances dont Petteri Orpo pour la Finlande.
Helsingin Sanomat souligne que jusqu’à présent le gouvernement de M. Sipilä s’était borné à expédier les affaires courantes en politique européenne et répondre par non aux projets de réforme. Après l’élection allemande, il y a désormais une fenêtre pour la réalisation de certaines des réformes proposées par le Président Macron. La déclaration des huit Etats membres, la semaine dernière est un petit pas pour sortir de la paralysie du programme gouvernemental finlandais. Si on continue à freiner la plupart des initiatives avancées, on est prêt, sous conditions, à en soutenir certaines : une garantie commune des dépôts (si les risques bancaires ont été diminués, ou un fond monétaire européen.
Cette déclaration constitue pour HS un message pour l’Allemagne que la France essaie d’attirer : si elle souhaite freiner les initiatives du président Macron, l’Allemagne aura le soutien des pays du Nord. On peut aussi lire cette déclaration comme l’expression de pays qui partagent le même esprit de défense du libre-échange et de l’économie de marché, alors que la France et l’Allemagne sont plus favorables à une maitrise des marchés par le dirigisme étatique.
Aamulehti estime que la plupart des propositions des huit sont surtout défensives. Le quotidien souligne aussi que l’inclusivité prônée dans le papier (soit que les pays qui ont dit non à l’euro puisse décider de l’avenir de l’eurozone) sera difficile à vendre aux autres Etats membres. « Il est tout à fait légitime de demander pourquoi deux Etats nordiques tétus comme la Suède et le Danemark devraient avoir un pied à l’intérieur alors que leur tête et leur cœur est hors de la zone euro ? »
Pour Aamulehti, on peut au moins considérer comme positif que la Finlande est active au bon moment. La difficulté de former une coalition en Allemagne permet de formuler des positions avant que « le plus grand et le plus beau des Etats membres exprime les siennes ». Mais former des coalitions dans l’UE est un art que la Finlande ne semble plus maitriser, juge AL. « On a réunit là plus d’un quart des Etats membres mais qui ne représentent que moins de 50 millions de citoyens, soit moins de 10% de la population de l’UE. Il aurait été important d’y joindre au moins un grand Etat membre. Et en matière géographique, cette coalition est trop septentrionale. On ne peut donc pas lui prédire un grand succès, ni à ses propositions, quand bien même M. Orpo a déclaré « Nous sommes actifs, nous ne sommes pas seuls ».
HS AL

Point de vue
« L’UE doute de l’honnêteté de la Finlande » KL
Kauppalehti relève que dans son rapport sur la Finlande, la Commission soupçonne la Finlande de ne pas respecter les règles Two pack du pacte de stabilité et de croissance en matière de surveillance des finances publiques. En effet, la Finlande est le seul pays où les prévisions de macro-économie sont préparées sous le même toit que le budget de l’Etat.
Ainsi la Commission s’étonne que les prévisions macro-économiques du programme de stabilité de 2017 suivent-elles un développement qui se conforme aux objectifs du programme gouvernemental. Cela suscite des interrogations sur le caractère réaliste et neutre des prévisions, déclare la Commission. KL juge que la Finlande devra répondre à ces critiques dans son rapport de printemps.
KL rapporte aussi que le rapport de la Commission sur la Finlande n’est pas exempt d’autres critiques. L’image High Tech semble révolue : la Finlande exporte le moins de produits à forte valeur ajoutée. La Finlande verse 1% de sont PIB en aides aux entreprises, soit 50% de plus que la moyenne européenne ; et la Commission de remarquer qu’en réalité il s’agirait de deux fois plus, soit 4 milliards d’euros, soit 2% du PIB. La part des dépenses consacrées à la R&D tant privée que publique ne cesse de diminuer.
KL

Arctique

Projet de liaison ferroviaire jusqu’à l’océan arctique
Le ministère des transports et l’agence des transports ont publié vendredi le rapport sur la liaison ferroviaire jusqu’à l’océan glacial arctique. Le tracé retenu permettrait de relier Rovaniemi à Kirkkoniemi en Norvège.
La partie finlandaise coûterait 2 milliards d’euros et la partie norvégienne 900 millions d’euros.
La Finlande et la Norvège vont créer un groupe de travail pour continuer l’étude de ce projet.
HS

Climat

Les changements climatiques menacent Helsinki
Selon un rapport de l’université Columbia, Helsinki serait la capitale européenne qui connaîtrait le plus fort réchauffement dans les années 2020, jusqu’à 2,5°C.
Selon un rapport de l’université de Newcastle, Helsinki connaîtrait parmi les pires inondations (avec Dublin, Riga, Vilnius et Zagreb) en Europe.
HS

Défense

De nouvelles mines pour remplacer les mines anti-personnel interdites par la convention d’Ottawa
Depuis l’interdiction des mines anti-personnel par la convention d’Ottawa, la Finlande cherche à remplacer le matériel condamné. Il pourrait s’agir d’une innovation de fabrication finlandaise, d’un explosif par déclenchement à distance projeté en l’air et atteignant sa cible de haut en bas. « Elle aura une influence géographique considérable et la force de dissuasion désirée », affirme le ministre de la Défense Jussi Niinistö.
Contrairement aux mines traditionnelles qui agissent de bas en haut ou vers le côté, l’effet fonctionne ici de haut en bas. Par conséquent, il est plus difficile de se protéger contre ces engins.
« Contrairement aux mines interdites qui possédaient un système de déclenchement par capteurs à pression ou par fil, cette nouvelle génération de mines est gérée à distance. C’est l’homme qui décide de leur déclenchement », précise Niinistö.
Selon le ministre, ces nouvelles mines ont éveillé un intérêt international non négligeable.
www.uusisuomi

L’armée de l’air réceptionnera bientôt les missiles d’assaut des Hornet F-18
L’armée de l’air fait savoir qu’elle a procédé, avec succès, aux essais des missiles d’assaut de longue portée par des chasseurs F/A-18C en Californie.
Selon le chef des opérations de l’armée de l’air, le colonel Juha-Pekka Keränen, la Finlande est le second pays auquel les Etats-Unis a vendu ce système d’armes moderne, dont la portée est de 350 kilomètres.
Les appareils F18 Hornet prévus à cet effet avaient été envoyés aux Etats-Unis en 2016 mais les tests avaient été reportés pour des raisons indépendantes de l’armée de l’air, précise Keränen. Les appareils devraient regagner la Finlande au courant du mois de mai.
Selon les journaux Suomen kuvalehti et Keskisuomalainen l’acquisition s’élèverait à 145 millions d’euros.
STT

Politique intérieure

Gouvernement - Parlement

M. Sipilä confiant sur la réforme Sote
Helsingin Sanomat rapporte que le Premier ministre Juha Sipilä se déclare confiant dan s la capacité du parti du Rassemblement national et de l’Avenir bleu à être uni pour faire passer la réforme des services sociaux et de santé au Parlement.
Il souligne que sa coalition dispose de la majorité au Parlement pour faire passer ce paquet qui constitue l’une des priorités du gouvernement et du programme gouvernemental.
Hs.fi

Analyse

« Les semaines fatales pour le destin du gouvernement : la réforme Sote doit être approuvée à l’importe quel prix – la défection de quelques députés peut tout faire échouer » HS
Helsingin Sanomat rapporte qu’il y a un réel chantage entre les partis au gouvernement. Pour le Centre, l’idéal serait que la création des régions soit validée et l’ouverture à la concurrence des services de santé retoquée. Pour le Rassemblement national, l’idéal serait la libéralisation des services de santé sans passer par la création de régions. Mais c’est impossible car ces pièces sont liées les unes aux autres. Quant au troisième parti de la coalition, l’Avenir bleu, il semble tout accepter.
Helsingin Sanomat estime que personne ne sait actuellement ce que donnera l’étude au parlement du projet de loi sur l’ouverture au privé des services sociaux et de santé.
HS compare la situation à une fuite qui serait maitrisée par les mains de trois protagonistes (les partis au gouvernement) : celui qui fait défaut provoque la catastrophe.
D’autant que la peur des élections pétrifie les partis de la coalition.
HS

« Il est rare qu’un premier ministre veuille dissoudre le Parlement » KS
STT rappelle qu’un échec de la réforme Sote provoquerait une crise politique qui pourrait justifier de nouvelles élections.
Le professeur de sciences politiques Vesa Vares déclare qu’il est rare qu’un premier ministre veuille dissoudre le Parlement.
Le politologue Heikki Paloheimo considère que la réforme Sote est le principal projet du gouvernement. Si elle échoue, cela signifiera que le gouvernement tombe. La constitution actuelle envisage des élections anticipées uniquement pour des situations exceptionnelles, rappelle-t-il, faisant référence au fait que, dans la situation actuelle il serait très difficile de trouver une autre coalition gouvernementale dans ce parlement.
STT rappelle qu’il n’y a plus eu de dissolution du Parlement depuis 1975 (soit avant la réforme constitutionnelle de 2000).
KS

Initiatives d’origine populaire

L’initiative contre le modèle actif d’assurance chômage remise au Parlement
L’initiative tendant à supprimer la loi sur le modèle actif d’assurance chômage, qui a recueilli plus de 140 000 signatures depuis décembre a été remise au Parlement samedi. Une manifestation a eu lieu à l’occasion devant le Parlement.
KS

L’initiative sur la gratuité du secondaire bientôt au Parlement
Helsingin Sanomat rapporte que l’initiative populaire pour rendre gratuit notamment les livres du lycée sera bientôt transmise au Parlement.
HS

Discussions sur l’opportunité de modifier la constitution
Le vice-président du parlement Mauri Pekkarinen confirme que des réflexionsq sont en cours sur l’opportunité de modifier les procédures concernant les intiative de loi d’origine populaire. Actuellement, le seuil pour déposer une initiative au Parlement est de récolter 50 000 signatures. Or, depuis 2013, ce sont 22 intiatives qui ont été déposées au parlement dont 16 depuis le début de la législature actuelle en 2015. Actuellement, le Parlement étudie huit de ces initiatives : cinq en commissions et trois qui attendent d’y être envoyées.
Le ministère de la justice va étudier ce printemps le fonctionnement de ces initiatives.
La présidente du Parlement, Mme Risikko insiste sur l’importance en terme de démocratie de cette possibilité entrée en vigueur en 2012.
KS

Education

Vers un bac en anglais ?
Le groupe de travail du ministère de l’Education a rendu, vendredi, ses conclusions sur la possibilité d’organiser en Finlande un baccalauréat en anglais afin de promouvoir l’exportation de produits et services éducatifs finlandais et de renforcer la position du bac finlandais au niveau international.
Cette réforme nécessiterait des lycées avec un enseignement en anglais. Il y aurait un besoin pour cela dans les grandes villes.
L’objectif est de préparer un projet de loi sur le sujet pour l’automne.

Energie

« Selon Le Monde, Areva paiera des millions à TVO » HS
« TVO a confirmé qu’Areva lui verserait 450 millions d’euros » HS
Suite à l’article paru dans Le Monde samedi, TVO a d’abord confirmé que les négociations en vue de clore l’arbitrage touchaient à leur fin. « Les négociations ont bien avancé et il est possible qu’une solution soit trouvée dans les jours à venir, a déclaré le service de communication de TVO à Helsingin Sanomat samedi. Le quotidien a publié un long article rappelant l’histoire de la construction de la centrale depuis le début des travaux en 2004.
Dimanche, TVO a publié un communiqué de presse présentant l’accord entre TVO et Areva. Le communiqué a été repris dans les médias qui ont aussi rappelé l’historique de la construction et des différends entre les sociétés.
Les médias rapportent les déclarations du Président de TVO, Jarmo Tanhua, dans le communiqué, ainsi que l’accord qui porte sur le versement de 450 millions d’euros d’Areva à TVO au titre du retard. STT insiste aussi sur le fait que si le projet est terminé dans le délai actuellement prévu (soit mai 2019), Areva recevra 150 millions d’euros, alors que si le projet n’est toujours pas terminé fin 2019, c’est TVO qui pourra recevoir au plus 400 millions d’euros.
« Il est primordial que sur un tel sujet on arrive à s’entendre sur le passé et sur l’avenir. On s’est accordé sur la manière de terminer solidement le projet, quelles ressources financières et humaines y étaient consacrées. On peut continuer sur de bonnes bases », a dit M. Tanhua. IL a toutefois refusé de préciser sous quelles conditions l’accord entrerait en vigueur, comme il est fait référence dans le communiqué. Il s’est borné à déclarer que « toutes les parties avaient signé l’accord ».
M. Tanhua a exprimé sa satisfaction, dimanche, même si les sommes sont moindres à ce que TVO demandait. « C’est la somme qui est liée à cet accord gloibal et il est important de voir qu’il faut terminer la centrale et produire de l’électricité. Quand on regarde l’accord global, il s’agit d’un bon paquet pour nous. On jugera dans les prochains soixante ans si c’était un bon accord, mais actuellement on peut penser qu’il est bon ».
Le ministre de l’Economie Mika Lintilä (Centre) a lui aussi exprimé sa satisfaction. « IL s’agit d’une somme importante, même si elle ne correspond pas à ce que TVO demandait au départ. Mais dans la situation actuelle, c’est un bon accord ».
HS TS Yle KS MTV Taloussanomat

France

Politique

« Mme Le Pen essaie de rétablir son image » HS
Les médias ont suivi le congrès du Front national et la réélection de Mme Le Pen à la tête du parti.
HS Yle

Economie

Citroën dirigée par Linda Jackson
Turun Sanomat présente la nouvelle dirigeante de Citroën.
TS

Vendredi 9 mars 2018

Politique étrangère et européenne

Etats–Unis – Union européenne

« Les droits de douane annoncés par M. Trump suscite des réactions » Yle
La ministre du Commerce extérieur Anne-Mari Virolainen a déclaré que « l’acier et l’aluminium produits par les Etats membres de l’UE ne constituaient pas une menace pour la sécurité nationale des Etats-Unis ». Elle regrette l’annonce de M. Trump.
« La Finlande est inquiète pour les conséquences sur les emplois et la compétitivité, autant dans l’UE qu’aux Etats-Unis », dit Mme Virolainen.
Elle assure qu’elle « sera en étroite relation avec la Commissaire Cecilia Malmström » et que « l’unité de l’UE sur la question est importante ».
Le patronat finlandais EK espère que l’UE ne va pas se lancer dans une guerre commerciale.
Les entreprises finlandaises emploient 34 000 personnes directement et 70 000 indirectement aux Etats-Unis.
L’acier représentait l’année dernière 2,4% des exportations finlandaises aux Etats-Unis ; l’aluminium 0,5%.
HS uusisuomi

Chasse – Environnement

La commission attaque la Finlande devant la cour de justice
Selon la Commission européenne, la Finlande viole la directive sur les oiseaux en autorisant la chasse aux espèces très menacées au printemps.
En effet, la chasse à certaines espèces est autorisée dans les îles Åland dès le mois de mai, en dépit des interdictions européennes.
La Finlande avait déjà été condamnée en 2005 et mis fin à cette pratique.
La chasse a néanmoins de nouveau été autorisée en 2011, ce qui a motivé la Commission a de nouveau instruire la question de la chasse en Finlande et donc à saisir la cour de justice européenne.
HS

Politique intérieure

Gouvernement - Parlement

« La réforme Sote transmise au Parlement » HS
Helsingin Sanomat rapporte que la si décriée réforme Sote ouvrant les services sociaux et de santé à la concurrence a été transmise hier au Parlement. Elle précise quels services seront soumis à la concurrence et dans quelle proportion. HS relève que, selon le projet de loi, il s’agirait d’ouvrir à la concurrence 29% des services sociaux et de santé qui seront à la charge des régions. Cela représenterait donc environ 5,3 milliards d’euros sur un budget de 18,6 milliards d’euros (en 2016).
HS rappelle que la principale réforme du gouvernement Sipilä consiste à créer 18 régions pour leur donner la gestion des services sociaux et de santé.
HS souligne que lors de la séance des questions au gouvernement, hier, les députés de l’opposition ont exprimé de manière virulente leurs critiques sur cette réforme.
HS

Parti du Rassemblement national

M. Vappavuori défiera-t-il M. Orpo ?
Des membres influents du parti souhaitent que M. Vapaavuori se présente contre M. Orpo
Aamulehti rapporte que des membres influents du parti du Rassemblement national considère que le maire d’Helsinki, Jan Vapaavuori, principal opposant à la réforme Sote du gouvernement, pourrait se présenter contre M. Orpo à la présidence du parti lors du congrès de juin.
M. Vapaavuori dément avoir de telles ambitions. « J’ai un très bon travail et je n’en vise pas d’autre », déclare-t-il. Il souligne qu’il souhaite faire échouer la réforme créant des régions.
AL/Jeu

Justice – Parlement

Proposition de modification de la législation sur le viol
A l’occasion de la journée internationale du droit des femmes, une proposition de loi signée par 78 députés a été présentée au Parlement. Elle vise à modifier le droit pénal et l’article sur le viol.
Actuellement, la qualification de viol requiert l’usage de la violence ou de la menace. La proposition de loi viserait à étendre la qualification de viol lorsqu’il n’y avait pas de consentement de la victime.
HS

Défense

« Le secret concernant les documents sur l’acquisition des Hornet F-18 prolongé » SK
En 1992, la décision de la Finlande d’acheter des chasseurs Mc Donnell Douglas F/A-18 a suscité une grande surprise. Officiellement il s’agissait d’opter pour le meilleur rapport qualité/prix par rapport aux autres candidats.
Tout le matériel lié à la sélection des chasseurs a été déclaré secret pour 25 ans, ce qui correspond à la norme en vigueur.
En Finlande les coûts d’utilisation des F-18 ont été calculés sur le principe de 6 000 heures de vol. A un moment donné, on pensait même que les appareils pourraient voler jusqu’à 12 000 heures.
Néanmoins, la vérité est apparue peu de temps après le début d’utilisation des chasseurs. En réalité, les avions sont soumis à de telles épreuves en Finlande que le temps d‘utilisation est réduit à 4 500 heures. La différence par rapport aux deux autres évaluations est considérable.
Selon les experts qui avaient effectué l’étude comparative, l’avion F-16 (qui était aussi proposé) était le moins performant de tous les candidats, il ne possédait aucun potentiel de croissance. Cette évaluation s’est avérée erronée. Le chasseur standard de l’OTAN a été fabriqué en 4 500 exemplaires (trois fois plus que les F-18) et leur fabrication continue toujours.
On peut se demander pourquoi le F-16 a été ainsi condamné en Finlande. On aura la réponse en 2030, conclut SK.
SK10/14

Jeudi 8 mars 2018

Politique étrangère et européenne

Allemagne

« L’accord de coalition est bon pour les ouvriers finlandais » Dem
Aleksi Kuusisto, directeur de Finnuions (organisation qui représente l’ensemble des confédérations syndicales finlandaises au niveau européen) estime que « du point de vue des salariés finlandais, le leadership franco-allemand dans l’UE est une bonne chose. Les gouvernements de ces deux pays veulent en effet renforcer l’UE et l’union monétaire par nombre de moyens qui profiteraient aussi aux salariés finlandais ».
M. Kuusisto parle en faveur de l’harmonisation de la fiscalité sur les entreprises, de régles en matière de droit du travail à un niveau européen et d’une politique financière européenne susceptible d’éviter les crises dans la zone euro.
« Un taux de fiscalité sur les entreprises plancher comme le souhaitent la France et l’Allemagne aiderait à maitriser la concurrence internationale en matière fiscale qui diminue les recettes fiscales en Finlande aussi », souligne-t-il. Il est aussi favorable aux possibilités de contenir le dumping sur les conditions de salaires.
Enfin, il souligne qu’en matière de réforme de la zone euro, les syndicats finlandais sont sur la même longueur d’onde que la France et l’Allemagne.
« Des amortisseurs communs dans la zone euro aideraient à affaiblir les affets des futures crises économiques, y compris en Finlande », souligne-t-il.
Dem

Défense européenne

« La crédibilité de l’Europe menacée de l’intérieur comme de l’extérieur », écrit Kari Huhta dans Helsingin sanomat
Tout au long de la crise en Ukraine, la Russie a augmenté ses tentatives d’affaiblir l’intégrité de l’UE, alors qu’avant elle considérait l’Union comme secondaire puisque les Etats-Unis n’en faisaient pas partie.
Pour la Chine, l’UE représente un partenaire commercial qu’elle tente toutefois d’affaiblir pour son propre avantage en cherchant de l’influence par le biais de ses investissements isolés séparément dans les pays membres.
Aux Etats-Unis, dans la stratégie de sécurité du gouvernement Trump, l’UE est quasiment invisible. C’est grave, écrit le journaliste, car la force de l’UE est à son maximum lorsqu’elle opère avec les Etats-Unis.
Cette évolution et les grandes crises avaient créé, le mois dernier, une atmosphère bien morose à la conférence de Munich.
L’important réside dans la crédibilité même de l’Europe en tant que terrain de démocratie libérale qui est menacée de l’extérieur comme de l’intérieur. En Russie et en Chine les discours de l’UE pour défendre les valeurs de la démocratie sont perçus comme un moyen de masquer des tentatives d’influence géopolitiques et économiques. D’autre part, la remise en question, au sein de l’UE et notamment en Pologne et Hongrie, des valeurs des accords fondamentaux de l’UE représentent une menace pour la crédibilité de l’UE toute entière.
Pour l’UE, la coopération en matière de défense n’est pas aussi cruciale que la démocratie libérale et le commerce international, néanmoins c’est un bon outil de collaboration au sein de l’Union.
Le niveau des objectifs à atteindre en matière de coopération de défense est fixé raisonnablement bas afin que la collaboration puisse être menée à bien en dépit d’autres discordes.
Cette collaboration plutôt concrète contribuera à augmenter la crédibilité de l’Union, bien qu’à petits pas, conclut Kari Huhta.
HS8.3/

« Un début timide pour la défense européenne », titre l’éditorialiste de Turun sanomat
La coopération européenne et la défense au sein de l’UE sont sur la sellette depuis quelque temps.
Les questions d’assistance mutuelle (comment la recevoir et la donner, sous quelle forme et avec quel engagement) avaient été discutées à différents niveaux avant les élections présidentielles.
L’approfondissement de la coopération en matière de défense au sein de l’UE bénéficie d’un large soutien politique.
La Finlande a été un des pays à entamer cette collaboration avec un grand enthousiasme, ce qui n’est néanmoins plus visible dans sa participation actuelle à seulement trois projets sur les 17 proposés.
« Dans la coopération structurée permanente, la mention de la clause d’assistance mutuelle y figure surtout à la demande de la Finlande », écrit l’éditorialiste.
TS8.3/

Journée internationale du droit des femmes

Les Finlandaises ont presque le plus haut niveau de formation
Kesksisuomalainen rapporte que, dans l’OCDE, les Finlandaises se classent au troisième rang (derrière le Canada et Isrtaël) en matière de proportion des diplômées. En effet, 50,8% des Finlandaises de 25 à 64 ans ont un diplôme du supérieur. Depuis le début des années 1990, les Finlandaises ont même dépassé les Finlandais en la matière.
KS

Politique intérieure

Gouvernement - Parlement

Réforme des affaires sociales et de santé
Selon M. Sipilä, la réforme Sote est « urgente et importante »
Dans son blog, le Premier ministre souligne que la réforme de la santé et des affaires sociales en Finlande est urgente et importante et nécessite la création d’un échelon régional.
Helsingin Sanomat estime que ce qui a motivé le Premier ministre à prendre une position si forte sur le sujet ce sont les critiques venant du parti du Rassemblement national contre cette réforme ces derniers jours.
HS

Editorial
« La réforme Sote provoque une révolte du parti du Rassemblement national » HS
Helsingin Sanomat estime qu’il est probable que ce qui motive le maire d’Helsinki Jan Vapaavuori à critiquer la réforme Sote et la création des régions, c’est la volonté de défendre les intérêts d’Helsinki.
Mais, peut-être sans le vouloir, il fragilise la position de Petteri orpo à la tête du Rassemblement national, à un moment délicat car les électionjs législatives sont dans un an et le parti vient de perdre au profit du PSD la première place qu’il occupait dans les sondages depuis longtemps, écrit HS.
HS

Parti des citoyens – M. Väyrynen

La justice bloque l’exclusion de M. Väyrynen
La justice qui est saisie de l’affaire du parti des citoyens a décidé de bloquer, pendant l’étude de l’enquête, la décision d’exclure l’ancien président du parti, M. Paavo Väyrynen.
HS

Economie - Social

Diminution des dépenses du chômage en 2017
L’année dernière les dépenses des caisses d’assurance chômage et de la sécurité sociale pour les demandeurs d’emploi ont drastiquement diminué puisqu’elles s’élevaient à près de 4,5 milliards d’euros soit presque 500 millions d’euros de moins qu’en 2016.
Cette diminution s’explique surtout par une diminution des allocations proportionnelles au salaire versées par les caisses.
Helsingin Sanomat note que si le modèle d’activation des chômeurs était entré en vigueur un mois plus tôt (au 1er décembre 2017) et les sanctions devaient donc être appliquées, ce sont plus de 40% des allocataires de l’assurance-chômage qui seraient sanctionnés pour défaut d’activité.
HS

France – Finlande

Culture

Charlotte Gainsbourg au festival Flow d’Helsinki
De nouveaux artistes qui se produiront au festival Flow d’Helsinki en août ont été annoncés. Parmi eux, la chanteuse et actrice Charlotte Gainsbourg.
HS

Mercredi 7 mars 2018

Politique étrangère et européenne

Union économique et monétaire

« Les pays du Nord de l’UE proposent leur alternative à la ligne allemande » HS
« La Finlande et sept autres pays mettent des bâtons dans les roues de la Commission et de la France » Yle
« La Ligue du Nord de l’UE comme frein, à la réforme de l’UEM » KL
« La Finlande contre la solidarité financière » TS
Helsingin Sanomat présente les positions annoncées par le ministre des Finances Petteri Orpo dans un billet des ministres des Finances de huit Etats membres de l’UE sur la réforme de l’UEM. 
Selon Helsingin Sanomat, le papier des huit vise à contrecarrer les projets à long terme de la commission et des dirigeants franco-allemand.
« L’Allemagne a traditionnellement été l’allié de la Finlande sur les sujets de la politique économique et monétaire. Le papier de position des huit est néanmoins largement en contradiction avec les nouvelles lignes du gouvernement allemand », écrit HS.
Le quotidien résume ces positions ainsi : « dans les négociations sur la réforme de l’UEM, il faut se concentrer sur ce qui est utile et non sur ce qu’il serait agréable de mettre en place, selon le papier des huit ».
Yle rapporte que, selon M. Orpo, le papier diffusé hier par les huit est un message fort de la part des petits pays du Nord à l’attention de Bruxelles et de l’Allemagne et de la France sur la réforme de l’UEM. 
« Notre ligne aura certainement un effet sur les positions que la France et l’Allemagne vont négocier en commun dans l’avenir proche », estime M. Orpo.
« Il faut achever l’union bancaire et instaurer une garantie de dépôts commune mais seulement quand les systèmes bancaires seront sur une base équitable », dit le ministre en faisant référence à l’Italie.
« Nous ne voulons pas faire du Mécanisme de stabilité européen un instrument plus fort et autonome qui serait intégré au cadre juridique de l’UE et sous le contrôle du parlement européen », dit le Ministyre qui souligne que la Finlande souhaite que le MSE reste un instrument intergouvernemental.
« On insiste sur la responsabilité des Etats membres sur leur économie, c’est-à-dire que nous sommes contre les transferts financiers entre les Etats membres ».
Il affirme que les huit souhaitent insister sur les choses qui ont « une réelle signification pour renforcer la zone euro. Le débat sur un ministre des Finances ne résoudra aucun problème ! »
La Finlande a recherché des Etats qui pensent comme elle, de manière active depuis l’automne. M. Orpo souligne que cette déclaration est importante car elle montre qu’il y a un grand groupe d’Etats qui partagent les mêmes points de vue. « En Finlande on s’est inquiété du fait que la Finlande ne serait pas active et serait isolée. Voici la réponse : nous sommes actifs et nous ne sommes pas seuls ; nous cherchons à obtenir des soutiens pouyr nos positions », déclare M. Orpo.
Kauppalehti estime que ce n’est finalement pas l’Italie qui risque de bloquer la réforme de l’UE. En revanche, la « Ligne du Nord » de l’UE peut le faire puisqu’elle met en douter la capacité de l’Italie à réformer son économie. Les ministres des Finances des pays nordiques et baltes et des Pays-Bas ont déjà donné leur oukase, relève KL.
L’éditorailiste de Turun Sanomat relève que le papier des huit est d’abord un message à Bruxelles, Paris et Berlin. « Il est bon que la Finlande soit présente dans un tel front commun car on en peut pas réformer l’UEM à n’importe quel prix. On ne pourra renforcer la solidarité financière que quand tous les Etats y seront prêts et seront dans des situations équitables en matière de risques ».
HS Yle KL TS

Défense européenne

Le ministre de la défense, Jussi Niinistö, a confirmé mardi à Bruxelles la participation finlandaise à la coopération structurée permanente (CSP).
Jussi Niinistö vient de confirmer la participation de la Finlande à trois projets de la coopération structurée permanente alors que 17 projets sont mis en route.
Il s’agit d’un nombre proportionnellement moyen, néanmoins, plusieurs autres pays s’emparent de cette coopération avec davantage d’ambition : la France (8), l’Allemagne (7), l’Espagne (12) et l’Italie (15).
En tout 25 pays participent à cette coopération structurée permanente, seuls La Grande-Bretagne, le Danemark et Malte restent dehors.
Etant donné que la Finlande a fait savoir qu’elle souhaite développer activement la coopération en matière de la défense, il est étonnant qu’elle ne participe qu’à trois projets sur 17, affirme le journaliste de Turun sanomat. Notons que la Suède participe également à seulement trois projets.
L’intention de faciliter la mobilité du matériel militaire au sein de l’UE est le projet qui a récolté la plus grande popularité en réunissant 24 pays sur 25.
TS7.3/

Défense - Armement

Acquisition de l’avion de combat multi rôle
L’appel d’offre de la Finlande est attendu par Saab
Le journal Kauppalehti indique que 36 chasseurs Gripen E/F ont été vendus au Brésil. Ils seront livrés en 2019-2024. La Suède a acheté 60 Gripen E et des négociations sont en cours dans plusieurs pays. « L’Inde, l’Indonésie, le Canada et la Suisse ont exprimé leur intérêt », affirme le représentant de la campagne Gripen en Finlande, Magnus Skogberg.
Si la Finlande venait à choisir les avions de combat Gripen, elle bénéficierait de centaines de nouveaux emplois avec la création d’un centre de développement et d’une chaîne de montage Gripen.
En janvier dernier, le président directeur de Saab, Hȧkan Buskhe et le président du conseil d’administration, Marcus Wallenberg, sont venus en visite en Finlande. A cette occasion, Saab a fait savoir qu’elle ouvrira un nouveau centre technologique à Tampere avec cent emplois à la clé. Il s’agit d’un investissement de 50 à 70 millions d’euros.
Le journal note que le chasseur américain F-35 A de Lockheed Martin est un sérieux concurrent pour le suédois Gripen dans l’acquisition du futur avion de combat finlandais.
KS6.3/8

Politique intérieure

Social

Accord salarial dans les universités
Les parties ont accepté la proposition d’accord du médiateur dans le conflit qui oppose les employeurs et le personnel des universités.
HS

Fiscalité - Environnement

M. Orpo propose une taxe sur les emballages en plastique
Le ministre des Finances a évoqué, hier, la possibilité d’interdire ou de taxer les emballages en plastique, lors d’un séminaire pour le centenaire de l’industrie forestière.
HS relève que l’industrie forestière a, ces dernières années, développé des matériaux susceptibles de remplacer le plastique dans les emballages.
HS

Transports, routes et chemins de fer

Le modèle de sociétés chargées des grands projets d’infrastructure pourrait voir le jour
Kauppalehti rend compte du fait que la création de sociétés pour des projets de grande envergure ouvertes pour les investisseurs privés pourra être envisagée. KL a interviewé la ministre des Transports et de la Communication, Anne Berner, qui dit que ces sociétés pourraient obtenir des capitaux de l’Etat ou d’une autre instance. Cela pourrait être envisagé concernant des projets comme le tunnel entre Helsinki et Tallinn, ou le train rapide d’une heure entre Helsinki et Turku.
Une société pourrait entamer la construction des rails, et ensuite, lancer un appel d’offres concernant un opérateur pour les trains. Ainsi, la société aurait des recettes qui ne dépendent pas du budget de l’Etat.
Mme Berner relève que des groupes d’assurance retraite ont été intéressés par ce genre de projets et considère que leur participation serait souhaitable.
Les sociétés chargées de gérer des grands projets s’inscrivent dans le rapport du groupe de travail parlementaire ayant étudié le financement des réseaux routiers et ferroviaires.
Mme Berner souligne que la création de sociétés n’est pas le but en soi, mais qu’elle permettrait de trouver de financements. Elle note que les taxes concernant les transports ne reviennent pas pour le bénéfice de l’infrastructure. Ces recettes fiscales sont en grande partie utilisées pour autre chose et c’est pour cela, que l’on souhaite des crédits privés pour le développement des réseaux routiers et des chemins de fer.
Mme Berner se félicite du fait qu’il existe un accord parlementaire en la matière. Pour elle, c’est un grand pas en avant.
KL/A8

Environnement

Loups
Hufvudstadsbladet a publié, hier, un grand article sur les loups en Finlande : à la fois sur les problèmes engendrés par des loups qui n’ont pas peur de l’homme et qui viennent trop près des habitations, et sur le nombre en baisse de ces bêtes.
Les gens qui habitent dans des régions où des loups sont observés – il s’agit souvent d’un couple de loups – ont peur pour leurs animaux d’élevage et domestiques, ainsi que pour les trajets pour aller à l’école de leurs enfants. Ils souhaitent de ce fait que la chasse au loup soit moins restreinte. Actuellement, on peut obtenir une autorisation d’abattre un loup s’il a déjà engendré des dégâts. Certains habitants de régions où des loups ont été observés regrettent que leur souci ne soit pas pris au sérieux. D’autres déplorent les clivages entre ceux qui haïssent les loups et ceux qui les protègent.
HBL rend compte des propos de Mervi Laaksonen, biologiste, qui a fait un rapport pour le compte l’organisation de protection de l’environnement Luonto-liitto, qui estime que nos attentes ne correspondent pas au comportement réel du loup. Pour elle, informer les gens, élargir le droit des enfants d’être conduits à l’école par des transports communaux, les clôtures et les tirs pour faire peur à la bête seraient des moyens plus efficaces que les autorisations de chasse, pour résoudre la situation et promouvoir la coexistence.
Le loup n’a pas tué d’être humain en Finlande depuis le XIXème siècle.
En 2016, la population de loups était estimée à 200-235, contre 150 à 180 en 2017.
HBL/8-10

Défense

Un nombre record de femmes volontaires pour le service militaire
En tout 1516 femmes sont volontaires pour effectuer un service militaire cette année, soit 400 de plus par rapport à l’année 2017.
La brigade de Pori a reçu 343 demandes déposées par des femmes contre 222 l’année dernière, la brigade de Kainuu 233 (167 en 2017).
www.puolustusvoimat.fi

Mardi 6 mars 2018

Politique étrangère et européenne

Allemagne - Italie

Editoriaux
« Des élections qui unissent et divisent l’Europe » HS
« Un vote protestataire » KS
« Une élection problématique pour l’UE » TS
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat estime que dimanche dernier nous avons assisté à un clivage caractéristique de l’époque. Alors qu’en Allemagne on approuvait une nouvelle coalition gouvernementale, en Italie les élections accouchaient d’un résultat sur la base duquel il semble très difficile de former un gouvernement.
En Allemagne ce sont finalement les forces pro-européennes qui l’ont finalement emporté. Ces forces pro-européennes ont gagné récemment aux Pays-Bas et en France, alors même que l’on courait le risque dans ces pays, comme en Allemagne, de voir gagner les anti-européens. En Italie, ce risque s’est en partie réalisé sous la forme d’une poussée des forces opposées à l’Europe et à l’immigration.
D’une part, on a un résultat électoral qui permet de continuer l’intégration européenne sous la direction du couple franco-allemand. D’autre part, on a une élection qui sert de mise en garde contre le fait de construire l’avenir de l’Europe sur la seule base de vieux partis ou leaders politiques.
HS considère que l’on peut-être tort de réduire le résultat en Italie à une victoire des populistes : c’est surtout la division de l’Italie, politiquement et géographiquement qui est criante. Il sera difficile voire impossible de former un gouvernement, selon HS qui reconnait que le pays est coutumier aux crises politiques.
En conclusion, HS souligne l’effondrement du SPD en Allemagne et la montée de l’AFD. Pour changer ce cours, il faudra de meilleurs résultats du gouvernement allemand et des Etats européens ensemble, conclut HS.
L’éditorialiste de Keskisuomalainen estime qu’il risque de se former en Italie un gouvernement eurosceptique. Ce résultat dans la troisième économie de la zone euro constitue une motion de défiance pour l’UE. Cela montre que les Italiens se sentent abandonnés par l’UE : les attitudes sur l’immigration et l’euro se sont durcies. Keskisuomalainen estime que l’éclatement des partis politiques, les oppositions à l’immigration et à l’UE se voient désormais dans toute l’Europe comme la difficulté à former un gouvernement en Allemagne en témoigne. KS relève que désormais moins de la moitié des Allemands considèrent que former un gouvernement avec les plus grands perdants des élections est une bonne idée. Le populisme européen produit de longues tractations gouvernementales et des gouvernements de courte durée. L’Allemagne et l’Italie risquent d’être sur la même voie.
Pour Turun Sanomat aussi, si la troisième économie de la zone euro était dirigée par un gouvernement eurosceptique, cela serait très problématique pour l’unité et les réformes de l’UE. Mais l’éditorialiste souligne que si l’Italie suscite des soucis pour les dirigeants européens, l’Allemagne apporte un soulagement. Néanmoins, le nouveau gouvernement de grande coalition n’aura pas la tâche facile. Le maintien de Mme Merkel comme chancelière renforce la stabilité de l’UE. Avec ce gouvernement, l’Allemagne revient aux tables de négociations européennes, ce qui est fondamental pour la réforme de l’UEM. De plus, ce nouveau gouvernement est très pro-européen et favorable à l’approfondissement de l’intégration tant en matière de défense que d’économie.
HS KS TS

Commentaires
« La victoire des poutinistes » KS
« Des radicaux devenus des politiciens normaux » HS
Janne Yläjoki souligne dans Keskisuomalainen que la Ligue du Nord de M. Salvini est liée idéologiquement et financièrement à Moscou, ce qui pourrait avoir des effets sur la politique russe de l’Italie dans les années à venir. Il se demande si le mouvement Cinq étoiles n’a pas les mêmes liens avec Moscou. Ce qui fait de l’Italie une exception en Europe de part les contacts directs et sans scrupules des dirigeants politiques avec Poutine.
Tommi Hannula souligne qu’il est difficile de placer le mouvement cinq étoiles sur l’axe traditionnel droite-gauche. Il relève aussi que nombre de ses positions sont floues et qu’il se rapproche de l’élite politique qu’il a tant critiquée.
KS HS

Union économique et monétaire

Déclaration conjointe des ministres des Finances de Finlande, Suède, Danemark, Pays-Bas, Irlande, Estonie, Lettonie et Lituanie
Le ministre des Finances Petteri Orpo annonce ce jour dans un billet publié sur le site du ministère des Finances que les ministres des Finances de huit Etats membres de l’UE partagent les mêmes points de vue sur la réforme de l’UEM. 
Il rappelle que du point de vue de la Finlande, les principaux problèmes de l’UEM sont le surendettement des Etats et l’absence de discipline des marchés ainsi que le lien fatal entre les Etats et les banques. La Finlande continuera à insister sur l’importance de la discipline des marchés et la responsabilité des Etats membres vis à vis de leur propre situation économique et financière.
La déclaration commune des huit ministres mentionne six points :
-  Les réflexions sur l’avenir de l’UEM concernent tous les Etats membres.
-  Pour renforcer l’UEM il faut avant tout prendre des décisions nationales de réformes économiques et respecter le pacte de stabilité et de croissance.
-  Il faut se concentrer sur des réformes qui ont l’assentiment et le soutien des opinions publiques.
-  Il faut achever l’union bancaire sur la base du plan validé& lors de l’Ecofin de juin 2016. Les discussions sur une première phase de système commun de garantie des dépôts pourraient être lancées seulement quand on aura fait assez en matière de diminution des risques.
-  Il faut renforcer le MSE et envisager un FME.
-  Il faut réorienter la réparation des dépenses du budget européen en faveur de la mise en oeuvre des réformes structurelles.
Vm.fi
http://vm.fi/en/article/-/asset_publisher/valtiovarainministerien-yhteiskannanotto-euroopan-talous-ja-rahaliiton-kehittamisesta

Ukraine

La Finlande soutient une solution qui respecte l’inviolabilité et la souveraineté de l’Ukraine
En visite de deux jours en Ukraine, le ministre des Affaires étrangères Timo Soini a rencontré, hier, son homologue. Il a répété le fort soutien de la Finlande à la souveraineté et l’inviolabilité territoriale de l’Ukraine.
« Il faut obtenir un cessez-le-feu en Ukraine orientale afin que l’on puisse avancer dans la mise en œuvre des accords de Minsk. La voie vers la paix passe uniquement par un dialogue ».
Il a aussi rappelé que la Finlande condamnait l’annexion illégale de la Crimée par la Russie.
M. Soini a aussi insisté sur l’importance des réformes en Ukraine. Il a signé un accord bilatéral par lequel la Finlande renforce son aide en matière éducative par un programme de 4 ans.
Concernant le différend entre l’Ukraine et la Russie sur le gaz, M. Soini a rappelé que la Finlande insistait sure l’importance de respecter la décision du tribunal d’arbitrage de Stockholm.
Formin.fi

Renseignement

Propos du chef de la Supo
Helsingin Sanomat rend compte du fait que la Sûreté nationale recrute aujourd’hui plus de civils que de policiers. Si la nouvelle loi sur le renseignement est adoptée, il s’agira de recruter 70 % de civils, alors qu’actuellement la part des uns et des autres est à peu près la même.
Le nombre d’effectifs chez la Supo augmentera du fait qu’elle aura de nouvelles missions et de nouveaux outils. Les nouvelles missions nécessitent des personnels avec des compétences et une formation académique, des connaissances linguistiques, etc. Le chef de la Supo, Antti Pelttari relève en particulier l’importance des connaissances en arabe, mais sur le site de la Supo, le russe, le chinois et le français sont aussi mis en valeur, selon HS.
Depuis 2011 déjà, le nombre d’effectifs et le budget de la Supo ont doublé. Depuis 2014, le budget a augmenté de 10 à 20 % tous les ans pour s’élever à 42 millions d’euros actuellement. Si la loi sur le renseignement civil est adoptée, le budget passera à 50 millions d’euros par an. Cette loi prévoit le renseignement y compris à l’étranger. HS note que dans les autres pays nordiques, le renseignement à l’étranger relève des forces armées.
M. Pelttari constate qu’il ne s’agira pas de lancer des opérations agressives de renseignement. Il note, à titre d’exemple, que la Finlande aurait eu besoin d’une capacité de renseignement à l’étranger pour obtenir des informations des zones de conflit syriennes.
HS/A6-7

Police ou service de renseignement ?
HS rappelle qu’encore en 2009 le nom de Supo en anglais était « The Finnish Security Police », qui est ensuite devenu « Finnish Security Intelligence Service ». Pour les échanges avec les services de renseignements étrangers, il était mieux de se différencier de la police.
Depuis 2016, la Supo (« Police de sécurité ») relève directement du ministère de l’Intérieur, et non plus de la Direction nationale de la police, même si une dissociation de l’organisation de la police n’est pas prévue.
HS/A7

Cyber-sécurité

« Un intérêt commun de l’Europe » HS
Helsingin Sanomat publie un billet de Jyrki Katainen, vice-président de la Commission européenne, et Jarno Limnéll, professeur de cyber-sécurité à l’Université Aalto, qui estiment que la Finlande aurait beaucoup à donner pour le développement de la cyber-sécurité et de la cyber-défense européennes.
Pour les auteurs, la cyber-sécurité est une partie essentielle de l’infrastructure de l’Europe numérique. C’est un domaine naturel pour une coopération renforcée et les auteurs souhaitent que l’Europe peut devenir être un précurseur en matière de réflexions éthiques et de solutions d’ordre pratique concernant les technologies.
HS/A5

Commerce extérieur

Les droits de douanes pourraient bénéficier aux groupes de construction mécaniques, pendant une courte période
Matti Mannonen, directeur à l’industrie technologique, estime que les droits de douanes américains sur l’acier et l’aluminium pourraient engendrer une baisse des prix en Europe, ce qui pourrait bénéficier, pendant quelque temps, aux groupes de construction mécanique qui ont leurs activités en Europe.
Avec une expansion éventuelle de droits de douanes sur d’autres produits, la disposition ne serait pas favorable à la Finlande à long terme. M. Mannonen souhaite ainsi que la mise en place de ces droits soit annulée.
AL/A15

Politique intérieure

Gouvernement

Nomination de Mme Ikonen
Keskisuomalainen relève que le ministre des Finances Petteri Orpo, président du Rassemblement national, annonce qu’Anna-Kaisa Ikonen, ancienne maire de Tampere, sera nommée au poste de secrétaire d’Etat du groupe ministériel du Rassemblement national à partir du 10 avril. Elle remplacera le secrétaire d’Etat Risto Artjoki qui a été nommé chef du cabinet de Jyrki Katainen, vice-président de la Commission européenne.
KS/15

Rassemblement national

M. Orpo a présenté les réformes du gouvernement aux siens
Keskisuomalainen rapporte que selon Kalle Jokinen, président du groupe parlementaire du Rassemblement national, les représentants du parti ont évoqué, lors d’une réunion téléphonique lundi, la réforme des services sociaux et de la santé et celle sur les régions. Le président du parti Petteri Orpo a fait un compte rendu sur la situation des réformes.
Selon Juha Rostedt, représentant de la Tavastie au conseil national, il a été conclu que le conseil national, le bureau national et le groupe parlementaire sont engagés dans le respect du programme du gouvernement. Il admet que beaucoup de représentants du parti n’aiment pas l’idée de la réforme des régions mais que le Rassemblement s’y est engagé dans le programme gouvernemental.
KS/15

M. Väyrynen

M. Väyrynen reviendra au Parlement en septembre
Aamulehti relève que le parlementaire européen Paavo Väyrynen, ancien président du Centre et fondateur du Parti des citoyens, qui s’est fait exclure de son propre parti, a demandé lundi à la police d’examiner si le président et la vice-présidente du Parti des citoyens sont coupables de diffamation.
Lors d’une conférence de presse lundi, M. Väyrynen a annoncé qu’il ne prendrait pas, comme prévu, sa place au Parlement national le 12 juin, immédiatement après le congrès du Centre, mais seulement en automne prochain. Il ne participera donc pas au vote sur la réforme des services sociaux et de la santé et celle sur les régions. Cela est favorable au gouvernement qui a une majorité très juste de 105 députés sur 200 au Parlement.
Selon les spéculations, l’objectif de M. Väyrynen n’est pas de faire tomber les réformes parce qu’il souhaite être élu président du Centre au congrès de juin.
M. Väyrynen compte participer, en tant que parlementaire européen et candidat à la présidence du parti, aux réunions des districts du Centre et à la réunion du conseil national du Centre en avril.
AL/A14, KS/13

Réforme de l’assurance chômage

Les Bleus souhaitent une étude sur les allocations chômage
Helsingin Sanomat rapporte que l’Avenir bleu souhaite une étude sur la prestation de chômage proportionnelle aux gains et surtout sur la possibilité d’accorder cette prestation aussi aux salariés qui ne sont pas membres de caisses de chômage (principalement gérées par les syndicats).
Selon la ministre des Affaires sociales et de la Santé Pirkko Mattila (qui représente les Bleus), il s’agit une étude transparente et non de la volonté de modifier rapidement le système actuel.
Les partenaires de l’Avenir bleu au gouvernement, le Centre et le Rassemblement national, soulignent qu’il s’agit d’une initiative des Bleus et non du gouvernement.
Les représentants des syndicats ont rejeté immédiatement l’initiative des Bleus.
HS/A9

Social

Annulation de la grève dans les crèches privées
Proposition d’accord sur le conflit des universités
Le médiateur des conflits sociaux a fait une proposition d’accord dans le conflit qui oppose les employeurs et le personnel des universités.
Dans le conflit salarial dans le secteur des crèches privées, un accord a été obtenu hier et le préavis de grève levé.
HS

Défense

Centenaire de l’armée de l’air finlandaise
Les festivités du centenaire de l’armée de l’air finlandaise ont commencé vendredi dernier à Rovaniemi. Lundi à Tikkakoski à l’Ecole d’aviation militaire, une gerbe a été déposée sur le mémorial des aviateurs avec un survol effectué par des Hawk 41.
Le parcours de l’armée de l’air finlandaise a débuté le 6 mars 1918, en pleine guerre civile, lorsque les Blancs ont bénéficié de la donation d’un avion de reconnaissance Thulin typ D de la part d’un comte suédois Eric von Rosen. Il s’agit du premier avion enregistré sur la liste des équipements d’une armée de l’air finlandaise qui venait être fondée.
L’armée de l’air finlandaise est une des plus anciennes forces aériennes indépendantes au monde.
Pour ce centenaire, la section de vol acrobatique Midnight Hawk avec ses quatre avions à réaction survolent la région d’Helsinki dans la journée du 6 mars.
Les festivités se poursuivront les 16 et 17 juin prochains par un spectacle aérien à Tikkakoski. Dans une première partie, on verra des types d’avion qui ont servi durant les décennies passées. Dans un second volet, le ciel se remplira des appareils récents de l’armée de l’air. Et, pour terminer, on attend l’arrivée de certains chasseurs en lice pour la prochaine acquisition d’avions de combat multi rôle, dont la participation n’a toutefois pas été confirmée.
Sur le site de Saab, on apprend qu’un modèle du chasseur Gripen E sera exposé à Tikkakoski. Il s’agit d’une copie grandeur nature du futur avion de combat. Il ne décollera donc pas, mais néanmoins le public pourra faire connaissance avec les véritables dimensions de l’appareil et visiter le cockpit de l’avion.
KS2.3/9

Lundi 5 mars 2018

Politique étrangère et européenne

Allemagne

« Un mariage de raison » KS
« L’accord de coalition en Allemagne est un grand soulagement pour l’UE » KS
La correspondante à Bruxelles de STT Anniina Luotonen estime que l’approbation par le PSD de l’accord de coalition est un grand soulagement pour toute l’UE. Elle relève que le programme du nouveau gouvernement est très pro-européen « Mais est-ce que le temps des réformes n’est-il pas passé ? L’Etat de grâce qui a suivi l’élection présidentielle française est déjà loin et on peut se demander si le moment des réformes n’est pas passé, », écrit-elle. « Pour un petit pays comme la Finlande, il est important de noter les forts messages du nouveau gouvernement allemand en faveur d’un approfondissement de la coopération franco-allemande », juge-t-elle.
STT relève que les réactions en Finlande ont surtout exprimé une satisfaction sur la naissance d’une coalition en Allemagne. Yle souligne que le Premier ministre Juha Sipilä, le ministre des Affaires étrangères Timo Soini et le chef du PSD Antti Rinne sont tous satisfaits de la situation en Allemagne.
Le ministre des Finances Petteri Orpo a lui aussi qualifié la décision responsable du SPD de soulagement pour l’Europe.
Yle note que le Premier ministre Juha Sipilä a déclaré que la chancelière Merkel lui avaoit promis qu’elle maintiendrait la même ligne européenne.
KS Yle

Diplomatie

Déclarations du Ministre des Affaires étrangères
Helsingin Sanomat publie une interview de Timo Soini qui réfléchit à se présenter aux prochaines échéances électorales de 2019 (législatives et européennes). « Si je me présente encore à des élections, je ferai campagne contre le mouvement de haine envers les mères au foyer et je me battrai pour les aides de garde d’enfants à domicile. Et je serai élu » !
HS relève que le ministre souhaite défendre les valeurs traditionnelles. Il critique le mariage homosexuel, la loi sur les transgenres, le débat sur le mariage religieux ou la récente loi sur la reconnaissance de maternité pour les couples homosexuels. « Je suis un conservateur traditionnaliste et fier de l’être. Sans aucune honte » !
Il refuse toutefois de promettre qu’il se présentera. « Le sujet m’intéresse. Si je décide d’y aller, j’irai à fond ».
HS souligne que l’audience de son nouveau parti, l’Avenir bleu, est très faible. Soin i n’en est pas le président, mais il en est le leader charismatique.
Il est toutefois résolu à abandonner son portefeuille de ministre des Affaires étrangères à l’issue de la législature. Mercredi, il en sera à son 1000ème jour comme ministre. Il estime que l’image de la Finlande dans le monde est positive. « On pense toujours que la Finlande est un bon pays, qui a payé ses dettes et fait ce qu’elle avait à faire ». « Les relations avec la Russie sont pragmatiques. Même si la situation en Ukraine a un effet, nous avons tant de coopération avec la Russie que les relations doivent être bonnes. Entre amis on peut aussi se parler de choses difficiles sans se disputer ».
Selon M. Soini il faut prioriser les bonnes relations de l’Europe et de la Finlande avec les Etats-Unis quel que soit le dirigeant américain. Il laisse entendre que les relations sont meilleures que du temps de son prédécesseur Erkki Tuomioja (PSD).
Il estime que le départ britannique de l’UE est un échec mais il défend le droit des britanniques à décider eux-mêmes.
« On n’arrête pas de nous dire qu’il faut annuler le Brexit. Chaque fois qu’il y a un résultat électoral qui ne plaiut pas aux élites, on estime que c’est la faute du peuple ».
Il considère qu’il ne faut pas combler le vide laissé par les britanniques, ni au Parlement européen ni dans le budget. Il s’oppose aussi à un budget de la zone euro ou à un ministre des Finances. « L’Europe a besoin de structure de coopération mais prendre le chemin fédéral ou promouvoir la solidarité financière nous mènera à la faillite. Si on laisse seulement penser aux autres qu’on est prêt à payer pour eux, alors c’est open bar ! Il ne faut pas le faire ».
Selon M. Soini, son slogan selon lequel « là où il y a des problèmes, c’est à cause de l’UE », est toujours valable.
HS

Défense

Le comité ministériel de la politique européenne dresse les positions de la Finlande pour les futurs conseils ministériels
Dans sa réunion le 2 mars dernier, le comité ministériel de la politique européenne a notamment traité la mise en place de la coopération structurée permanente (CSP). La Finlande veut développer activement la coopération en matière de la défense.
Les 17 premiers projets CSP seront traités au sein du conseil de la politique des affaires étrangères par les ministres de la défense qui se réunit le 6 mars. La Finlande confirmera sa participation au projet de la radio de campagne ESSOR, au projet d’entraide mutuelle en cyber-sécurité et au projet de faciliter la mobilité militaire.
Vn.fi

Les Finlandais et l’OTAN
Selon un sondage effectué par les journaux Uusi Suomi et Iltalehti, 17% des Finlandais soutiendraient l’adhésion de la Finlande à l’OTAN. Comparé au résultat du sondage réalisé l’automne dernier par la Commission de communication de la défense nationale, le chiffre a baissé de 5%.
Selon ce sondage, la coopération militaire avec les Etats-Unis et l’OTAN jouit toutefois d’un solide soutien auprès des Finlandais – 46% accepteraient la création d’une force de dissuasion commune. Ces mêmes 46% ont déclaré soutenir une collaboration approfondie avec l’Occident, 28% se disaient contre et 26% ne prenaient pas position.
L’article note que le soutien à l’adhésion à l’OTAN augmenterait, si le président de la république, Sauli Niinistö, déclarait que la Finlande doit adhérer à l’alliance. Dans ce cas, 38% des Finlandais soutiendraient l’adhésion, le chiffre augmenterait ainsi de 20%.
uusisuomi.fi

Le ministre de la défense, Jussi Niinistö, a critiqué les mesures d’austérité du gouvernement précédent
Dans son discours d’ouverture des Journées de la Défense nationale, le ministre Jussi Niinistö, a critiqué les mesures d’économie opérées sur la défense nationale.
Il a notamment souligné le besoin d’augmenter les effectifs du personnel de l’administration de la défense.
Lors des dernières Journées de la défense nationale, le ministre avait vigoureusement pris parti sur la question des double-nationalités pour les postes de militaires. Cette fois-ci, il n’a pas évoqué la question.
www.hs.

Le professeur Jarmo Limnéll préconise de faire de la cyber-sécurité un produit d’exportation finlandais
Le professeur en cyber-sécurité de l’Université Aalto, Jarmo Limnéll, estime que l’organisation de la sécurité globale, la formation et la culture en matière de sécurité en Finlande pourraient devenir d’importants produits d’exportation à l’avenir.
Le modèle finlandais de la sécurité globale est un ensemble fonctionnel, conçu et développé depuis la seconde guerre mondiale.
Le modèle de sécurité globale signifie la participation de toute la société, c’est-à-dire des individus, des entreprises, du secteur tertiaire et des autorités à contribuer ensemble à la sécurité du pays.
TS5.3/6

Coopération arctique

« La Chine veut une route de la soie arctique » KS
Propos de M. Koivurova
Keskisuomalainen relève que Timo Koivurova, directeur du Centre arctique de l’université de Laponie estime que la Finlande, qui assume la présidence du Conseil arctique depuis mai dernier, peut pousser un soupir de soulagement. Le début de la présidence a été difficile, vu les sanctions contre la Russie, une situation géopolitique difficile et la présidence de M. Trump.
Selon M. Koivurova, tous les projets et initiatives ont commencé avec succès et la Finlande a pu promouvoir ses propres objectifs entre autres dans la maitrise du changement climatique.
« Même si MM. Trump et Poutine semblent avoir une attitude sceptique à l’égard du changement climatique la coopération au Conseil arctique a pu avancer. »
M. Koivurova se félicite du fait que la Finlande a pu inclure les principes du développement durable de l’ONU dans le débat arctique.
La Chine, Etat observateur important, souhaite devenir un acteur arctique. Pendant sa présidence, la Finlande doit donc se tenir en équilibre non avec deux mais trois grandes puissances.
KS/sam/19

Commerce mondial

Droits de douanes américains sur l’acier et l’aluminium
Les spécialistes cités par Helsingin Sanomat estiment que les effets des droits de douanes américains seraient surtout indirectes si d’autres Etats ou espaces économiques mettent en place des droits de douanes ou d’autres restrictions au commerce. Les petits Etats dépendants des exportations, comme la Finlande, en souffriraient.
Des obstacles sur le commerce nuiraient à l’économie mondiale.
HS donnes des chiffres concernant les exportations finlandaises : la Finlande a exporté du fer et de l’acier aux Etats-Unis à hauteur de 91 millions d’euros en 2017 en même temps que les importations américaines se sont élevées à 1,3 millions d’euros.
Pour ce qui est de l’aluminium, la Finlande en a exporté à hauteur de 2 millions d‘euros contre des importations américaines de 5,5 millions d’euros.
Les groupes métallurgiques Outokumpu et SSAB ont des usines aux Etats-Unis, ce qui diminuera les dégâts éventuels engendrés par les droits de douanes.
Roeland Baan, directeur général d’Outokumpu, rappelle qu’il est difficile d’évaluer l’effet des droits de douanes sur les activités du groupe. Il note que les éventuelles mesures de rétorsion de la Commission européenne augmenteraient probablement les prix aux Etats-Unis, alors qu’une offre importante sur le marché européen ferait baisser les prix.
M. Baan souhaite de mesures dures de la part de la Commission européenne.
HS/sam/B11

Politique intérieure

Parlement

Le Parlement a renouvelé sa confiance au gouvernement
Helsingin Sanomat rapporte que le Parlement a renouvelé vendredi dernier sa confiance au gouvernement par 98 voix contre 80 lors du vote sur la motion de censure de l’opposition concernant l’égalité dans l’enseignement. 21 députés ont été absents.
Le débat en séance plénière a été animé, même s’il s’agissait de la quatrième motion de censure sur l’enseignement pendant la législature en cours.
HS/sam/A18

Gouvernement

Propos du Premier ministre Sipilä
Keskisuomalainen relève que lors d’une interview radiophonique mensuelle, le Premier ministre Juha Sipilä a annoncé qu’il comptait présenter sa candidature aux élections régionales en octobre prochain. Il souhaite surtout suivre de près la mise en œuvre de la réforme des services sociaux et de la santé dans sa région. « Cela est aussi la raison pour laquelle je ne me suis pas présenté aux élections municipales du printemps dernier. »
M. Sipilä, qui a défendu vigoureusement la réforme, a souligné qu’elle a été préparée avec soin. « Cela sera un système très européen. Les pays européens ont en effet tous un système semblable, aussi en Suède, et il fonctionne bien. »
KS/lun/13

Parti des citoyens

M. Väyrynen exclu
Helsingin Sanomat rapporte que Paavo Väyrynen, fondateur du Parti des citoyens, s’est fait exclure de son propre parti samedi. Selon le président du parti Sami Kilpeläinen, il s’agit d’abus de l’utilisation des comptes du parti.
M. Väyrynen et une partie de membres du parti ont publié samedi un communiqué où ils soulignent que la décision d’exclure M. Väyrynen est illégale et rejettent les accusations sur d’éventuel abus.
M. Väyrynen, parlementaire européen élu dans les rangs du Centre en 2014, a fondé le Parti des citoyens en février 2016. Il est encore membre du Centre et compte se présenter pour la présidence au congrès du Centre en juin prochain.
HS/dim/11

Social

Accord concernant le secteur privé de l’enseignement
Grève dans les crèches privées
Un accord a été obtenu sur la convention collective du secteur privé de l’enseignement. Les grèves qui auraient mis en danger les épreuves de baccalauréat dans les lycées privés ont été annulées.
Les augmentations de salaire seront de l’ordre de 3 % sur une période allant jusqu’en mars 2020. L’accord concerne 20 000 employés.
En revanche, une grève est prévue dans les crèches privées, mercredi et jeudi, ainsi que des grèves de soutien, cette semaine et la semaine prochaine, concernant le litige sur les salaires des employés des universités.
HS/sam/A14, KS

Santé

L’autorisation de médicaments génériques a engendré des économies
Depuis 15 ans, il est possible d’opter pour un médicament générique au lieu d’un autre médicament prescrit par le médecin. En janvier 2017, les économies réalisées depuis quinze ans en la matière dépassent déjà un milliard d’euros. Au niveau annuel, les économies ont pu s’élever jusqu’à 100 millions d’euros.
Une partie des économies bénéficie à la sécurité sociale, Kela, sous forme de remboursements moins élevés. Les consommateurs ont vu leurs dépenses diminuer de plusieurs centaines de millions d’euros.
Les économies prévues dans le programme gouvernemental ont diminué les remboursements de certains médicaments de 130 millions d’euros du fait que les conditions de remboursements ont été durcies. Les frais à charge pour certains groupes d’intéressés, par exemple des diabétiques, ont ainsi augmenté.
HSsam/A14

Vendredi 2 mars 2018

Politique étrangère et européenne

Finlande – Etats-Unis

Le futur ambassadeur en Finlande Robert Pence entendu par le Sénat
« M. Pence s’inquiète pour la militarisation de la région arctique » KS
Le futur ambassadeur des Etats-Unis en Finlande, Robert Pence, a été entendu par la commission des affaires étrangères du Sénat.
Helsingin Sanomat rapporte que M. Pence a dit que la Finlande se trouvait dans une situation spécifique du fait qu’elle pouvait choisir d’adhérer à l’OTAN ou ne pas y adhérer. Il a dit que tant que la majorité des Finlandais s’opposaient à une adhésion, la Finlande n’était pas membre de l’OTAN, mais qu’il s’agissait d’une coopération proche entre elle et l’alliance militaire.
Interrogé sur la menace constituée par la Russie, M. Pence a souligné l’importance du fait que les Etats-Unis et ses alliés forment un front uni du fait des efforts russes de semer la discorde en Europe et entre l’Europe et les Etats-Unis. « Il nous faut montrer en paroles et en actions » la volonté de protéger les autres pays, a-t-il dit. En faisant référence aux propos du Président finlandais Sauli Niinistö, il a dit que le dialogue et la dissuasion allaient main dans la main.
Le fait que les Etats-Unis envisageaient de se retirer du traité de Paris a été évoqué avec M. Pence qui a dit que son pays souhaitait renégocier les conditions du traité et qu’il attendait les résultats.
M. Pence a dit qu’il s’était déjà rendu en Finlande trois fois.
A une question posée sur les objectifs des Etats-Unis et de la Finlande au Conseil arctique, M. Pence n’a pas évoqué les objectifs finlandais mais a estimé que les deux pays se faisaient des soucis concernant la militarisation de la région arctique. Il a parlé des bases et des brise-glace russes dans la région. « Ils sont en avance par rapport à nous, et il faudra que le monde libre réponde à ce défi ».
HS/A11, KS/26

Commerce mondial

Projet de droits de douanes américains sur l’acier
Helsingin Sanomat estime que les droits de douanes que les Etats-Unis envisagent de mettre en place la semaine prochaine, sur les importations d’acier et d’aluminium, pourront avoir un effet sur la Finlande indirectement. La décision portera sur le commerce entre les Etats-Unis et la Chine et aura ainsi un effet sur le commerce au niveau mondial, ce qui gênerait les activités des groupes finlandais.
Il n’est pas exclu que les biens chinois se réorientent sur le marché européen, avec des risques de dumping.
HS/A25

Politique intérieure

Gouvernement

« M. Sipilä menace d’élections anticipées » KS
Suite à l’annonce de la députée du Rassemblement national Elina Lepomäki de voter contre la réforme sur les services sociaux et de santé, le Premier ministre Juha Sipilä a déclaré que si la réforme échouait il faudrait organiser des élections anticipées. « Il s’agit de la principale réforme de ce gouvernement et il est clair que sinon c’est la porte. S’il n’y a pas de majorité pour l’approuver, il reviendra à d’autres de s’y coller », a-t-il dit.
Il a toutefois confiance dans le fait que le Rassemblement national sera derrière la réforme. Il en a parlé hier avec les présidents des autres partis de la coalition, M. Orpo (Rassemblement national) et M. Terho (Bleus).
Petteri Orpo a déclaré qu’il n’y avait là rien de nouveau car il était clair que si le gouvernement n’arrivait pas à faire passer sa principale réforme cela signifierait qu’il n’était pas viable. « Pour ce qui est de nouvelles élections, c’est entre les mains du président et du parlement ».
Hier, le groupe parlementaire du Rassemblement national a tenu une réunion avec Mme Lepomäki qui a déclaré s’en tenir à sa décision. Le président du groupe parlementaire a souligne que le groupe était uni et qu’il y aurait une discipline parlementaire exigée pour ce vote.
M. Orpo a récusé les rumeurs selon lesquelles le parti du Rassemblement national serait divisé entre deux lignes, la sienne et celle du maire d’Helsinki Jan Vapaavuori, principal opposant à la réforme régionale et maire d’Helsinki.
Les présidents des groupes parlementaires des autres partis de la coalition ont souligné que les déclarations de Mme Lepomäki les avaient surpris.
KS

De nombreux obstacles sur la réforme Sote
STT rapporte que le paquet de lois sur la création des régions et les services sociaux et de santé devraient être transmis au Parlement la semaine prochaine. Le principal projet du gouvernement devra faire face à de nombreux obstacles, notamment parce que la présidente de la Commission des affaires sociales du Parlement est la députée de l’opposition Krista Kiuru, l’une des plus farouches opposantes à la réforme. De plus la commission des affaires constitutionnelles, qui avait déjà retoqué le précédent projet du gouvernement, est présidée par une autre députée de l’opposition Mme Lapintie. Les votes en séance plénière devraient intervenir début juin. C’est aussi à ce moment qu’auront lieu les congrès du Centre et du Rassemblement national, qui devraient réélire à leur tête respectivement M. Sipilä et M. Orpo.
KS

Partis politiques

Selon le sondage d’Yle, le PSD est devenu le plus grand parti
Yle publie les résultats d’un sondage sur les partis politiques, effectué par l’institut Taloustutkimus pour le compte du journal télévisé de Yle.
Le Parti social-démocrate a dépassé le Rassemblement national en tant que le plus grand parti avec un score de 21,0 %, avec une augmentation significative de 2,3 % depuis le sondage effectué en janvier 2018. Le Rassemblement national obtient 20,0 % (-0,8 %) et le Centre 17,0 % (-0,4 %).
Les Verts arrivent quatrième avec un score de 14,5 % (+0,5 %), suivis de l’Alliance des gauches qui obtient 8,9 % (+0,8 %) et des Vrais Finlandais (8,5 %, - 1,1 %).
Les Chrétiens-démocrates (3,3 %) ont dépassé le Parti suédois (2,9 %). L’Avenir bleu est dernier avec un score de 1,6 %.
Les intentions de vote des trois partis au gouvernement ne représentent que 38,6 %.
Le sondage a été effectué entre le 7 et le 28 février auprès de 2 710 personnes.
Yle/ven

Parlement

Sondage sur les délais de carence pour les députés
Keskisuomalainen publie les résultats d’un sondage d’opinion, effectué pour le compte d’Uutissuomalainen, sur les délais de carence pour les députés qui quittent le Parlement en cours de la législature.
Trois quarts des Finlandais interrogés estiment qu’il faut un délai de carence quand un député quitte le Parlement, 11 % sont de l’avis opposé et 13 % ne savent pas s’exprimer.
Les électeurs du Centre, de l’Alliance des gauches, du PSD et des Vrais Finlandais sont les plus favorables à un délai de carence. Les électeurs du Rassemblement national s’y opposent le plus.
Deux députées du rassemblement national, Sanna Lauslahti et Outi Mäkelä, ont quitté le Parlement en février et cela a suscité le débat sur une éventuelle carence.
KS/ven/20-21

Propos de M. Aalto
Keskisuomalainen relève qu,e selon le président des Verts Touko Aalto, les partis politiques devraient se mettre d’accord pour qu’ils ne proposent pas les candidatures des mêmes personnes aux élections législatives, régionales et municipales. M. Aalto souligne que le problème d’un cumul de trois sièges pourrait engendrer par exemple des problèmes de conflits d’intérêts.
KS/ven/6

Jeudi 1er mars 2018

Politique étrangère et européenne

OCDE – Rapport pays

« Des reproches concernant le faible taux d’emploi » KL
« L’OCDE propose le modèle britannique à la place du revenu universel » HS
La secrétaire générale adjointe de l’OCDE, la finlandaise Mari Kiviniemi, relève que pour l’organisation, le premier problème de la Finlande est le taux d’emploi bas et le taux élevé de chômage. Selon elle, si le taux d’emploi passait à 77 %, le PIB augmenterait de 5 %.
Le rapport de l’OCDE concernant la Finlande évoque surtout le système de sécurité sociale et la fiscalité et recommande de fusionner différentes allocations sociales en une allocation générale dont le niveau baisserait au fur et à mesure que les revenus augmentent.
L’OCDE recommande aussi d’alléger la fiscalité des revenus salariaux et de compenser la perte de recettes fiscales en restreignant les biens et services qui bénéficient d’un taux plus bas en matière de TVA. Les subventions qui ont des effets nuisibles pour l’environnement devraient être progressivement arrêtées. L’impôt sur les sociétés par contre rapporte moins en Finlande qu’au niveau international.
L’OCDE note l’écart entre la fiscalité des revenus salariaux d’une part et des revenus de capitaux d’autre part.
A la place du revenu universel sur lequel la Finlande fait actuellement un essai, l’OCDE recommande d’étudier le modèle essayé en Grande-Bretagne, « universal credit ».
Comme le ministère des Finances participe au choix des thèmes étudiés dans le rapport, la Finlande suit de près les propositions. Mme Kiviniemi estime que les thèmes du rapport seront évoqués lors des négociations gouvernementales du printemps 2019.
KL/7, HS/A31

Politique intérieure

Social

Mouvements sociaux dans les universités
Helsingin Sanomat rapporte que la médiation du conflit social entre les universités et le patronat se poursuivra prochainement mais le médiateur Janne Metsämäki n’a pas encore pu confirmer la date.
Le prochain préavis de grève a été donné pour le mercredi 7 mars. La grève concernerait six universités : Aalto, Hanken, l’université technologique de Tampere, l’université des arts et Vaasa.
La convention collective des universités n’est plus en vigueur depuis un mois. L’employeur a rejeté mardi la proposition de médiation et l’université d’Helsinki s’est mise hier en grève pendant 24 heures. Les représentants des employés disent qu’ils n’approuveraient plus la même proposition de médiation (qui comportait, selon eux, de nombreuses concessions de leur part) et qu’il faut commencer les négociations de médiation sur une nouvelle base.
HS/A13

Gouvernement

Réformes
Selon Keskisuomalainen, Elina Lepomäki, députée du Rassemblement national, a annoncé mercredi qu’elle voterait contre le paquet de loi concernant la réforme des services sociaux et de sante et la réforme sur les régions.
Selon Mme Lepomäki, la réforme sur la santé n’atteindra pas les objectifs d’économies souhaités (mais, selon ses propres calculs, créera même des dépenses supplémentaires) et l’accès des patients aux soins sera encore plus difficile qu’actuellement.
La déclaration de Mme Lepomäki est dramatique, surtout parce que le gouvernement n’a qu’une majorité de 105 députés sur 200 au Parlement.
Les autres députés critiques du Rassemblement, dont Harry Harkimo et Susanna Koski, n’ont pas encore exprimé leurs intentions.
KS/12

Parlement

Loi sur la reconnaissance de la maternité
Helsingin Sanomat relève que le Parlement a approuvé, par 122 voix contre 42, l’initiative populaire sur la reconnaissance de la maternité. La commission des lois estime que la loi n’entrera pas en vigueur avant le printemps 2019.
Après l’entrée en vigueur de la loi, les couples de deux femmes pourront faire reconnaitre la maternité des deux mères avant la naissance de l’enfant (si celui-ci est né par une FIV réalisée avec l’accord des deux femmes). Actuellement, les couples de mères doivent passer par la procédure de l’adoption pour faire reconnaitre la maternité de la mère qui n’a pas enfanté.
Il s’agit de la deuxième initiative populaire qui a été approuvée par le Parlement. La première a été la loi sur le mariage des couples homosexuels.
HS/A17

Transports

Politique concernant les routes et les chemins de fer
Le groupe de travail parlementaire ayant étudié le financement des réseaux routiers et ferroviaires a terminé ses travaux. Unanime, le groupe a rejeté les idées de sa présidente, la ministre des Transports et des Communications, Anne Berner, sur les privatisations, les droits d’utilisation et le développement de la numérisation. Keskisuomalainen relève que mis à part le Centre, tous se félicitent des orientations du groupe.
Il est proposé d’établir des plans concernant les transports sur douze ans.
Le groupe propose d’accorder 300 millions d’euros supplémentaires par an pour la réparation des voies routières et ferroviaires (contre 1 milliard actuellement). Pour des projets de grande envergure (chemin de fer jusqu’à l’Océan arctique, tunnel entre Helsinki et Tallinn), il est proposé de créer des sociétés chargées de gérer ces grands projets. Selon Mme Berner, cela pourrait faciliter l’obtention de financements européens, par exemple concernant les chemins ferroviaires.
Le Premier ministre Juha Sipilä estime qu’un financement relevant du cadre budgétaire ne suffirait jamais pour des gros projets comme le tunnel pour Tallinn, et Krista Kiuru (PSD) partage cet avis.
Le ministère des Finances par contre a été méfiant en ce qui concerne la création de sociétés du fait que l’Etat peut emprunter de l’argent à des taux plus intéressants qu’une société.
KS/14

France – Finlande

Culture

Laurent Binet
Yle Teema a diffusé mardi une interview de l’écrivain Laurent Binet qui a présenté son livre (La septième fonction du langage) au festival Helsinki Lit en mai dernier.
L’interview en anglais de Laurent Binet par Tuomas Nevanlinna sera rediffusée demain vendredi et est disponible du Yle areena.
https://areena.yle.fi/1-4212402

France

Tourisme

Paris
Kauppalehti-Optio publie un reportage sur Paris et conseille cinq bistros parisiens à ses lecteurs.
KL-Optio

publié le 03/04/2018

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