Mars 2014

Lundi 31 mars 2014

Politique étrangère et européenne

Sondages sur l’OTAN

« La crise en Ukraine a rendu les opinions plus favorables en ce qui concerne une adhésion éventuelle à l’OTAN, chez certains partis » HS

Helsingin Sanomat rend compte du sondage effectué pour son compte sur les attitudes des Finlandais en ce qui concerne une adhésion éventuelle de leur pays à l’OTAN. Une majorité des Finlandais s’y oppose, 59 % aujourd’hui, contre 64 % il y a un mois. 19 % sont indécis, contre 18 % en février.

Les sympathisants de l’Alliance des gauches, des Vrais Finlandais et du Parti conservateur sont de 10 à 11 points plus favorables à une adhésion qu’il y a un mois. Les militants de l’Alliance des gauches ont traditionnellement été les moins favorables (4 %), mais aujourd’hui, 15 % d’entre eux seraient favorables à une adhésion. Avec les Verts (14 % de favorables), ils restent toutefois parmi les partis les plus méfiants. 71 % et 70 % respectivement des militants de ces partis s’opposent à une adhésion.
M. Salonius-Pasternak, chercheur de l’Institut de relations internationales, estime que les Finlandais se sentent concernés par la crise en Ukraine. Il relève que, d’habitude, les crises internationales renforcent les positions existantes sur l’OTAN, plutôt qu’incitent les gens à changer d’avis. Il en va cette fois-ci autrement. La crise « a désillusionné certains concernant la situation de la Finlande en matière de sécurité », selon lui.
Les sympathisants d’aucun des partis ne sont majoritairement en faveur de l’OTAN, mais les conservateurs n’en sont pas loin. C’est également le seul parti, dont la majorité des sympathisants ne s’y oppose pas : 49 % sont en faveur d’une adhésion éventuelle et 39 % s’y opposent.
18 % des sympathisants du PSD sont en faveur et 69 % contre, chez les Vrais Finlandais, 25 % sont en faveur et 65 % contre, chez les Centristes, 18 % sont en faveur et 65 % contre.
Les hommes sont plus favorables (26 %) à une adhésion que les femmes (17 %). Il y a le plus de méfiance parmi les jeunes de 25 à 34 ans, soit 64 %.
HS/lun/A6-7

Une pétition en faveur d’une adhésion
Helsingin Sanomat relève qu’un nombre de personnalités culturelles ont signé une pétition en faveur d’une adhésion de la Finlande à l’OTAN. Plusieurs des signataires, qui estiment que « l’élite se cache les yeux sur les buts désagréables de la Russie », ont une expérience de la coopération avec la Russie et des Russes. La pétition est publiée en plusieurs langues, dont l’anglais, à l’adresse suivante : www.natonaika.fi
HS/sam/C13

L’OTAN ne fait plus peur
Le journal du parti conservateur Nykypäivä publie un sondage selon lequel, « si les dirigeants finlandais décidaient de se montrer favorable à une adhésion à l’OTAN, alors 53% des personnes interrogées seraient favorables à l’entrée de la Finlande dans l’OTAN et seulement 34% s’y opposeraient.
NP

L’OTAN attendra
Kaleva rapporte que, lors de sa visite à Oulu, mercredi dernier, le ministre des Affaires européennes Alexander Stubb a déclaré qu’il aurait fallu que la Finlande adhère à l’OTAN au début des années 1990, en même temps qu’elle a rejoint l’UE. Il estime néanmoins qu’actuellement le temps n’est pas propice à une telle adhésion car la situation en Ukraine est en cours.
Kaleva/Jeu

Ukraine – Politique de sécurité

M. Tuomioja souligne l’importance du dialogue
L’institut ålandais de la paix a organisé un séminaire sur le thème du Grand Nord et la paix, ce week-end, entre hommes politiques, diplomates, fonctionnaires et chercheurs.
La crise en Ukraine était parmi les sujets abordés. Le ministre finlandais des Affaires étrangères, M. Tuomioja, a rappelé qu’aucun conflit n’était uniquement « noir ou blanc ». Il estime qu’il conviendra de soutenir l’Ukraine, mais avec des conditions claires : il faut que ce pays veille à ce que toutes les minorités s’y sentent chez eux.
Il s’agit de faire en sorte que les deux parties se mettent à négocier. Pour M. Tuomioja, le fait que les observateurs de l’OSCE soient sur place est une bonne nouvelle. Il est primordial d’empêcher que le prochain pas de la Russie soit une démarche militaire dans une autre partie de l’Ukraine.
Concernant les points communs et les divergences entre les pays nordiques, M. Tuomioja constate qu’il n’est pas problématique que les intérêts ne soient pas les mêmes et que l’essentiel, c’est de ne pas avoir des intérêts opposés.
HBL/sam/8

Mme Halonen comprend les soucis des pays baltes
Helsingin Sanomat publie une interview de la présidente Tarja Halonen, effectuée lors de son déplacement aux îles Åland vendredi dernier. Mme Halonen y a parrainé une table ronde organisée par l’institut de la paix des îles Åland.
Pour Mme Halonen, les crises de la Crimée et de l’Ukraine font partie des traumatismes causés par l’ère soviétique. Elle souligne qu’il ne faut pas les oublier quand on évalue les soucis suscitées dans les pays baltes pas les actions de la Russie. « Il est compréhensible que l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie soient inquiètes même si elles ont fait tout pour se sentir en sécurité. Elles ont adhéré à l’Union européenne et à l’OTAN. »
Pour Mme Halonen, il est difficile de construire la confiance avec la Russie qui vient de montrer qu’elle était prête à utiliser la force militaire dans les régions de l’ex-Union soviétique.
Mme Halonen souhaite que la Russie comprenne les soucis des pays baltes et que l’UE et les Etats-Unis les comprennent. « La construction d’une confiance a été notre tâche la plus importante depuis le démantèlement de l’Union soviétique et la situation actuelle est dangereuse. »
Mme Halonen fait l’éloge des pays baltes qui ont activement développé leurs contacts internationaux et qui ont pris en considération leurs minorités, surtout les minorités russes.
« Ce qui est le plus difficile et le plus dangereux dans le comportement de la Russie est le fait que la Russie a exprimé, bien avant la crise en cours, qu’elle considérait comme son devoir de protéger tous les russophones dans le monde entier. »
« La Russie ne doit pas oublier qu’elle est encore un grand pays, aussi après le démantèlement de l’URSS. »
« La Russie, qui fait partie de l’Europe et de l’Asie, pourrait avoir un rôle utile dans le développement global. »
Mme Halonen fait de l’éloge de la direction finlandaise de la politique étrangère de la façon modérée dont elle a géré la crise de l’Ukraine.
HS/sam/A18

Observateurs de l’OSCE
Hufvudstadsbladet relève que deux Finlandais sont parmi les observateurs de l’OSCE qui se sont rendus à Kiev, hier.
M. Lipponen, ancien ambassadeur, a été directeur à l’occasion d’une démarche de l’OSCE en Albanie, M. Suomalainen est chercheur auprès de la Douane.
Le centre de gestion de crise de Finlande est prêt à envoyer vingt observateurs au total, si l’OSCE le demande.
HBL/dim/15

Un article de Ulkopolitiika avait prédit l’invasion de la Crimée
Helsingin Sanomat rapporte que, dans un article publié il y a cinq ans dans le magazine de l’institut finlandais des relations internationales, le chercheur Joonas Pörsti avait prédit un affrontement entre l’Ukraine et la Russie avant la fin du contrat de location de Sébastopol en 2017. Il se basait principalement sur l’expertise du chercheur ukrainien Igor Torbakov qui travaille actuellement en Suède à l’université d’Uppsala.
HS

Défense – acquisitions

La Finlande annule un achat de missiles aux Etats-Unis
Helsingin Sanomat relève que la Finlande annule un achat de missiles tactiques s’élevant à cent millions d’euros auprès des Etats-Unis. Les forces armées ont souhaité geler l’acquisition pour son coût élevé. Il s’agirait de 70 missiles sol-sol Atacms de Lockheed Martin.
Selon M. Koski, conseiller au service du matériel d’armement du ministère de la Défense, les crédits prévus pour cet achat seront utilisés à « acquérir de la capacité » de la même catégorie.
Le secrétariat du Premier ministre communique sur une mise à jour du système de conduite de tir permettant de prolonger sa durée de vie jusqu’à 2050. Cette mise à jour coûtera 40 millions d’euros.
HS/sam/A8, www.vn.fi

ONU

« La Fertilité produit les droits de l’homme » HS
Helsingin Sanomat publie une tribune de Monique Barbut, secrétaire exécutive de la convention des nations-Unies sur la lutte contre la désertification
HS

Frontex

La Finlande enverra un avion de surveillance dans la Méditerranée
Turun Sanomat rapporte que la Finlande participera, à partir de cette semaine, à « Poseidon Sea », l’opération de surveillance de Frontex dans la Méditerranée pendant un mois. La police des frontières a envoyé hier un avion Dornier en Grèce.
La Finlande participera également à une mission Frontex en août prochain.
TS/sam/11

Estonie

Le nouveau Premier ministre estonien effectuera une visite en Finlande
Selon Turun Sanomat, le nouveau Premier ministre estonien, M. Taavi Roivas, effectuera ses premières visites à l’étranger à Bruxelles et à Helsinki.
M. Roivas aura un entretien à Helsinki le 15 avril avec le Premier ministre finlandais, M. Katainen.
TS/sam/19

Visite d’un prédicateur musulman

M. Bilal Philips a commencé sa visite en Finlande
Helsingin Sanomat relève que M. Bilal Philips, prédicateur musulman controversé, a entamé samedi son séminaire de deux jours. Il a été interdit de séjour en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis.
Selon M. Philips, il a voulu venir en Finlande pour démentir les fausses affirmations sur l’islam. Il a souligné qu’il incitait les musulmans dans les pays occidentaux à respecter les lois de leur pays de résidence et travailler en faveur de la société. « Les musulmans doivent connaître l’islam. Ils savent ensuite que l’islam n’approuve pas les actes terroristes ou suicidaires. »
Il a dit avoir 44 disciples en Finlande.
HS/dim/A20

Politique intérieure

Gouvernement

Le gouvernement ne revient pas sur sa décision de diminuer les allocations familiales
Le PSD reste au gouvernement
La décision du gouvernement de diminuer de 110 millions d’euros les allocations familiales a été fortement critiquée, vendredi.
Le PSD et les Verts ont exprimé leur souhait de rouvrir ce volet de l’accord sur le cadre salarial : ils ne sont pas satisfaits d’une diminution qui toucherait toutes les allocations de la même manière.
Le Premier ministre Katainen a déclaré qu’il n’était pas temps de rouvrir le cadre budgétaire.
Samedi, le conseil politique du PSD s’est réuni et a décidé, à l’unanimité, de continuer dans la coalition gouvernementale. La présidente du PSD Jutta Urpilainen a déclaré que les décisions du cadre budgétaire avaient été difficiles. Elle n’a pas précisé si son parti avait l’intention d’essayer de les modifier.
Helsingin Sanomat précise dans son édition de lundi que la décision de diminuer les allocations familiales continue à divise la coalition gouvernementale. Le vice-président du groupe parlementaire des Verts, Oras Tynkkynen, estime que le gouvernement pourrait, de manière consensuelle, revenir sur la manière de réaliser cette économie
HS

Alliances des gauches

M. Arhimäki sera candidat aux législatives
Le président de l’Alliance des Gauches Paavo Arhimäki a de nouveau indiqué qu’il n’était pas intéressé par une candidature aux élections européennes ; il vise à se faire réélire aux législatives de 2015.
HS

Vrais Finlandais

Les Vrais Finlandais veulent une motion de censure sur la diminution des allocations familiales
Les Vrais Finlandais se sont réunis, vendredi, à Finlandia Talo pour lancer leur campagne pour les élections européennes.
Le Président du parti, M. Soini a annoncé que son parti visait deux à trois sièges au Parlement européen.
M. Soini a aussi indiqué que son groupe allait déposer une motion de censure contre la décision du gouvernement de diminuer les allocations familiales. « Il y aura une motion, de censure et le centre y participera », a-t-il dit.
HS

Centre

M. Sipilä estime qu’il n’aurait pas fallu diminuer les allocations familiales
Le président du Centre a lui aussi critiqué la décision de diminuer les allocations familailes.
Le président du froupe parlementaire a déclaré que le centre était prêt à coopérer avec les Vrais Finlandais concernant une motion de censure sur le sujet.
HS

Finnair

Selon M. Haavisto, l’Etat pourrait renoncer à la majorité dans Finnair
Le ministre en charge des possessions de l’Etat, M. Pekka Haavisto a déclaré que l’Etat pourrait renoncer à sa position majoritaire dans la compagnie aérienne Finnair. Actuellement, l’Etat possède 55,8% des actions de Finnair.
HS

Nucléaire

Le STUK aura fini son étude du projet de Fennovoima d’ici l’été
Le STUK devrait donner son évaluation sur la sécurité du futur réacteur de Fennovoima d’ici fin mai, selon le chef de bureau du STUK Janne Nevalainen.
Kaleva

Une partie des actionnaires pourraient renforcer leur participation
Helsingin Sanomat rapporte qu’une partie des actionnaires finlandais de Fennovoima pourraient augmenter leur participation dans Fennovoima afin de garantir que le projet gardera une majorité finlandaise. Il semble en revanche difficile pour le conglomérat actuel regroupé sous Voimaosakeyhtiö SF d’arriver à boucler 66% de l’actionnariat du projet de centrale.
HS

Fennovoima en difficultés
L’éditorialiste de Aamulehti estime que Fennovoima est un projet difficile tant pour les entreprises qui y participent que pour le parlement et les partis politiques qui doivent renouveler son autorisation. « Si la crise ukrainienne se renforce, le projet de construire une centrale russe en Finlande pourrait échouer » conclut l’éditorialiste.
AL

Emploi

Le chômage des jeunes moins sévère qu’il ne semble
Heslgin Sanomat publie un reportage sur les jeunes en recherche d’emploi. Le quotidien souligne que, si officiellement le taux de chômage des jeunes est de 23%, en réalité la plupart sont en même temps étudiants. Si on enlève ceux qui étudient, le taux de chômage des jeunes uniquement en recherche d’emploi ne serait que de 4%.
HS

Famille

Selon un sondage, les Finlandais rejettent l’obligation d’entretien des parents
Helsingin Sanomat rapporte qu’à la lumière des résultats d’un sondage effectué par l’institut TNS Gallup pour le compte du quotidien, 83 % des Finlandais rejettent l’idée selon laquelle les enfants adultes devraient s’occuper financièrement de leurs parents. Les personnes de plus de 50 ans sont les plus négatives : 90 % s’y opposent.
40 % estiment que le partage successoral pourrait être modifié pour que les enfants n’héritent pas automatiquement de leurs parents.
HS/dim/A12

France

Municipales : « Cuisante défaite pour le PS en France » HS
Le correspondant à Paris de Turun Sanomat, Patrick Le Louarn expliquait, samedi, aux lecteurs finlandais les attributions des maires en France.
Helsingin Sanomat souligne que le parti socialiste a connu, hier, une importante défaite. Le quotidien relève aussi que, pour la première fois, une femme va devenir Maire de Paris.
TS HS

Culture : Exposition sur les fêtes galantes
Kaleva présente l’exposition « De Watteau à Fragonard, Fêtes galantes, au musée Jacquemard-André, à Paris, jusqu’au 21 juillet.
Kaleva

Vendredi 28 mars 2014

Politique étrangère et européenne

Ukraine – Politique de sécurité

La Finlande veut défendre son droit à des rencontres avec la Russie
Helsingin Sanomat rapporte que le Premier ministre et le président de la république ont défendu, cette semaine, la possibilité pour les dirigeants finlandais de continuer à dialoguer avec leurs homologues russes.
Le Président et le gouvernement devaient discuter de ce sujet aujourd’hui lors du conseil des ministres.
HS

Editorial
« Les crises ouvrent la possibilité pour de nouvelles formes de coopération avec l’OTAN » HBL
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet estime que le rôle de l’OTAN s’est renforcé dans et avec la crise en Ukraine. La crise a rapproché le Président américain de l’Europe. L’éditorialiste relève que M. Obama a souligné un soutien diplomatique et politique fort de l’OTAN pour les Etats partenaires. Pour elle, le lien entre l’OTAN et les pays nordiques est fort et important, indépendamment du fait de savoir qui est membre de l’OTAN et qui ne l’est pas.
HBL/18

Syrie

Sélection des réfugiés
Helsingin Sanomat relève que les autorités finlandaises sont en train d’interviewer les réfugiés syriens en Jordanie afin de prendre les décisions sur les réfugiés qui feront partie du quota de 250 personnes qui seront accueillies en Finlande. Au total, le quota de 1050 réfugiés comptera 500 réfugiés syriens cette année.
HS rappelle que 2,5 millions de réfugiés syriens ont du quitter leur pays.
HS/A14-15

Notation

La Finlande garde son triple A
Yle rapporte que l’agence de notation Fitch a décidé de maintenir la notation AAA pour la Finlande, avec perspectives stables.
Le trésor public finlandais a annoncé cela ce martin, précisant que Fitch louait la gestion des finances publiques de la Finlande, y compris par rapport aux autres pays bénéficiant de la même notation.
Yle

Parlement européen

Visite en Finlande de Martin Schultz
Aamulehti rapporte que le président du parlement européen était, hier et aujourd’hui, pour une visite de deux jours en Finlande dans le cadre de la campagne des socialistes européens pour les élections au parlement européen.
AL

Politique intérieure

Gouvernement – cadre budgétaire

« Le PSD et les Verts souhaitent rouvrir la décision de diminuer les allocations familiales – Le Premier ministre refuse » Yle
Yle rapporte que la décision du gouvernement de diminuer de 110 millions d’euros les allocations familiales, qui fait partie du cadre budgétaire validé mardi soir, est fortement critiquée.
Lors des questions au gouvernement, hier, le président des Vrais Finlandais, M. Timo Soini a promis que, si son parti entrait au gouvernement, il reviendrait sur cette décision.
Le Président du parti du Centre, M. Sipilä, a lui aussi demandé au gouvernement de ne pas toucher aux allocations familiales, soulignant que des économies équivalentes seraient réalisées si le gouvernement revenait sur sa décision de relever d’un an la scolarité obligatoire.
Le PSD et les Verts ont exprimé leur souhait de rouvrir ce volet de l’accord sur le cadre salarial : ils ne sont pas satisfaits d’une diminution qui toucherait toutes les allocations de la même manière.
Les partis ont indiqué qu’ils préparaient des modèles alternatifs qui seraient proposés.
Demokraaati rapporte que le bureau du PSD a proposé, hier, que le parti continue dans la coalition gouvernementale. Il reviendra, samedi, au conseil du parti de le décider.
Le Premier ministre Katainen a déclaré qu’il n’était pas temps de rouvrir le cadre budgétaire. Selon lui, les nombreuses décisions validées lors de ce cadre budgétaire se traduiront par des propositions concrètes d’ici le projet de budget qui doit être étudié en août. De nombreux détails restent donc à préciser durant le printemps. En revanche, il souligne que l’on ne peut pas rouvrir les décisions validées mardi soir.
Yle KS Dem

Sondage sur l’audience des partis

Le Parti conservateur rattrape le Centre
Le sondage effectué pour le compte de Helsingin Sanomat montre une petite augmentation dans l’audience du Parti conservateur et une petite baisse dans celle du Centre, ce qui fait que les conservateurs rattrapent un peu de leur retard par rapport au Centre qui reste toutefois le plus grand parti avec 21,5 % des intentions de vote. Le Kokoomus arrive au deuxième rang avec une audience de 19,5 %.
L’audience des Vrais Finlandais s’élève à 17,2 %, celle du PSD à 16,3 %. L’Alliance verte arrive au cinquième rang avec 8,9 % des intentions de vote, suivie de l’Alliance des gauches (7,5 %), du Parti suédois (4,3 %) et des Démocrates chrétiens (3,5 %).
Le sondage a été effectué du 25 février au 22 mars, c’est-à-dire avant la nouvelle proposition concernant la réforme des services sociaux et de la santé et avant les négociations sur le cadre budgétaire.
HS/A18

Finances

Le secteur de la finance contre les réformes du secteur bancaire
L’union du secteur de la finance FK s’oppose aux projets de réforme proposés par le ministère des Finances dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme du contrôle bancaire.
FK s’oppose notamment à la création d’une nouvelle autorité de gestion des crises et au transfert à cette instance des fonds de garantie des clients.
HS

Nucléaire

Le financement de Fennovoima menacé
Legroupe de distribution Keskso a annoncé hier qu’il ne participerait pas au financement de fennovoima. La société, qui n’a pas encore vendu ses parts de 4,5% dabns le projet, a annoncé qu’elle ne s’engagerait pas dans le financement de la centrale.
Cela remet en cause l’actionnariat majoritaire finlandais du projet.
Le ministre de l’Economie Jan Vapaavuori estime que, pour la crédibilité et la légitimité du projet il serait important de garantir une solide majorité d’actionnariat finlandais.
HS

Economie – Transport aérien

Finnair prêt à s’allier
Plan social de Finnair
Finnair a annoncé mardi un plan social touchant 680 emplois.
Hier, le président du conseil d’administration et le PDG de Finnair ont annoncé que la compagnie était prête à s’allier avec une autre compagnie ou à créer une filiale commune.
HS AL

Musée Guggenheim

Concours d’architecture
Le vice-directeur de la Fondation Guggenheim, M. Wiseman, a annoncé que le financement du concours d’architecture concernant la construction d’un musée Guggenheim à Helsinki était bouclé. Le budget du concours s’élèverait à 2,2 millions d’euros.
La fondation culturelle suédophone Kulturfonden devait allouer une subvention de 500 000 euros à l’organisation du concours, hier, mais lors de sa réunion, le conseil d’administration de la fondation a décidé que les crédits ne seraient accordés que lorsque les autres fondations rendraient publique leur participation.
HS/A25

Santé

Cirrhose du foie
Le nombre des cas de cirrhose du foie a considérablement augmenté en Finlande. Il y en a le double aujourd’hui par rapport à la situation d’il y a dix ans. Un facteur important pour cette évolution est la consommation accrue d’alcool dans les années 2000.
La cirrhose liée aux boissons alcoolisées engendre un millier de décès par an. Ce chiffre est plus élevé en Finlande que dans les autres pays européens. Selon des études comparatives sur la consommation moyenne d’alcool et la cirrhose, les Finlandais supportent moins bien l’exposition aux boissons alcoolisées que les Espagnols et les Français, par exemple.
Les chercheurs rappellent que la cirrhose peut également être liée aux sucres. Les diagnostics concernant les cas de cirrhose non liés à l’alcool sont encore peu étudiés. Internationalement, on observe trois fois plus de telles cirrhoses que de cas causés par l’alcool.
HS/A6

Jeudi 27 mars 2014

Politique étrangère et européenne

Défense

La Finlande participe à des manœuvres aux Pays-Bas
La Finlande est le seul pays non membre de l’OTAN qui participe aux manœuvres Frisian Flag organisées aux Pays-Bas par les forces aériennes néerlandaises. Elle y envoie six F-18 Hornet pour deux semaines.
La Finlande participe à ces manoeuvres depuis 2001.
TS/10

Gestion de crise
Turun Sanomat relève que le suivi de la gestion de la crise sera déplacé de la brigade de Pori située à Säkylä à l’état-major de l’armée de terre situé à Mikkeli, à compter du 1er janvier 2015.
Le centre opérationnel chargé du suivi compte un effectif d’une dizaine de personnes.
La brigade de Pori continuera à se charger de la formation des troupes envoyées à des opérations internationales de gestion de la crise et des soldats destinés aux groupements tactiques.
TS/10

Politique de sécurité
Keskisuomalainen rend compte de l’étude de M. Arto Nokkala, chercheur de politique militaire et lieutenant-colonel de réserve, selon laquelle les forces armées finlandaises seraient capables de faire face à une attaque potentielle de la Russie en Finlande. Selon M. Nokkala, la Finlande n’aurait pas besoin du soutien de l’OTAN. Ses troupes de temps de guerre de 230 000 soldats y suffiraient, selon lui.
Pour M. Nokkala, une attaque contre la Finlande ne serait possible que dans le cadre d’un conflit militaire entre la Russie et l’OTAN. La défense finlandaise aurait à ce moment-là l’avantage du fait que la Russie mènerait des batailles sur plusieurs fronts, ce qui restreindrait les troupes lancées sur le front finlandais. Le chercheur estime que dix brigades russes (10x5000 soldats, et les troupes d’appui, au total de 100 à 150 000 soldats) pourraient être engagées par la Russie dans une attaque contre la Finlande. La défense finlandaise est prévue pour faire face à une force de telle envergure.
M. Nokkala, qui rappelle qu’il n’a jamais pris de position ni en faveur ni contre une adhésion à l’OTAN, estime qu’il serait bien que la Finlande ne se retrouve pas dans une situation où il lui serait indispensable de demander l’adhésion.
Concernant la crise en Ukraine, M. Nokkala calme les Finlandais en estimant que la probabilité d’un conflit armé de grande envergure est minime. Il rappelle que l’Ukraine n’est pas dans le même « camp » que la Finlande qui est du côté de l’UE et de l’OTAN.
KS/8

Politique intérieure

Gouvernement – cadre budgétaire

« Le coût de la vie va augmenter : plus d’impôts pour tout le monde, des coupes dans les allocations des plus pauvres » HS
« Les hausses fiscales vont grever le pouvoir d’achat » KL
« Les coupes budgétaires sont une surprise pour les familles » KS
La fédération de défense des contribuables estime que les décisions du gouvernement vont diminuer de 300 euros en moyenne le pouvoir d’achat des salariés, soit de 1,1%. De plus, la pression fiscale va augmenter de 0,3 point pour les classes moyennes.
La fédération des familles MLL a exprimé sa déception concernant la baisse des allocations familiales. Selon sa secrétaire générale, cela va augmenter la pauvreté des familles nombreuses.
L’opposition a aussi critiqué les coupes dans les allocations familiales.
Le syndicat des employés STTK estime que réaliser 1,6 milliard d’euros d’ajustement budgétaire en 2015 est disproportionné et s’inquiète pour le pouvoir d’achat des familles. Le syndicat Akava regrette que les classes moyennes soient mises à contribution pour payer la facture. Le syndicat ouvrier SAK critique la diminution des allocations chômage.
Helsingin Sanomat rapporte que les associations patronales ont en revanche exprimé leur satisfaction, même celles qui sont normalement promptes à critiquer le gouvernement.
Les économistes interrogés par le quotidien sont en revanche partagés. Certains louent le gouvernement qui a pris au sérieux l’ampleur des problèmes. D’autres s’inquiètent de l’effet de mesures très drastiques.
KS KL TS

Commentaires
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat écrit qu’il faut espérer que ces décisions gouvernementales suffiront à améliorer la santé des finances publiques et à assurer aux agences de notation que la Finlande gère bien son économie. Cela n’est toutefois pas certain. Le prochain gouvernement aura à assumer ses propres difficultés car le travail d’ajustement budgétaire n’est pas terminé tant qu’une croissance économique ne se présente pas à l’horizon.
L’éditorialiste de Turun Sanomat souligne que le travail du gouvernement n’est pas fini car il doit encore veiller à ce que les décisions qu’il a prises soient mises en pratique. Il lui faudra surtout aussi veiller à ce que les partenaires sociaux s’engagent vraiment à allonger les carrières professionnelles.
Kirsi Hölttä dans Aamulehti rappelle que le président du parti du >centre, en tête dans les sondages pour devenir prochain Premier ministre en 2015, a promis d’être plus ambitieux que M. Katainen et de mettre fin à l’endettement. Cela nécessitera des économies supplémentaires, « ce qui signifie que, l’on mettra à contribution les retraités », selon elle qui prédit que, comme en Suède, la politique voit bientôt deux blocs s’opposer : d’un côté la droite au gouvernement et de l’autre la gauche promise à l’opposition.
Piia Elonen dans Helsingin Sanomat souligne que les décisions du gouvernement vont toucher tout le monde.
Sixten Korkman écrit dans Helsingin Sanomat que l’accord trouvé par les partis politiques sur la réforme des services sociaux et de santé est plus importante que l’ajustement budgétaire. Si les partenaires sociaux n’arrivent pas à s’entendre sur la réforme des retraites à l’automne, cette question pourrait alors être décidée par les partis politiques du gouvernement et de l’opposition, propose-t-il.
AL

La répartition des portefeuilles ministériels sera décidée ces prochains jours
Kesksisuomalainen rapporte que les cinq partis de la coalition gouvernementale devraient se réunir ces prochains jours pour décider de la répartition des portefeuilles libérés par les ministres de l’Alliance des Gauches. Selon STT soit les tâches des deux ministres seront réparties entre les membres du gouvernement restant soit deux nouveaux ministres reprendront leurs portefeuilles.
Le président du groupe parlementaire du parti conservateur Petteri Orpo juge que le plus naturel serait de répartir ces portefeuilles entre les deux plus grands partis, le PSD et le pari conservateur.
STT juge que le Premier ministre pourrait avoir à gérer bientôt une autre crise gouvernementale si le gouvernement décide de faire avancer le projet nucléaire de fennovoima. Cela pourrait signifier le départ des Verts du gouvernement et réduire la coalition gouvernementale à une majorité de 101 sièges. M. Katainen a déclaré hier que l’étude de la demande d’autorisation de Fennovoima se poursuivait comme prévu, en dépit du départ de l’Alliance des Gauches.
HS KS TS

Commentaires
Aamulehti estime que le départ de l’Alliance des Gauches du gouvernement ne va modifier que très peu l’action du gouvernement. Les principales questions politiques concernent en revanche la bataille pour la présidence du PSD et la possibilité que M. Rinne succède à Mme Urpilainen, et d’autre part la décision que prendra le Premier ministre Jyrki Katainen concernant son éventuelle candidature à un poste européen. Aamulehti juge aussi que si les Verts quittaient le gouvernement pour protester contre le projet nucléaire de Fennovoima, plus rien n’empêcherait le gouvernement de tomber.
Marko Junkka ri estime qu’il est peu probable que les attributions des ministres de l’Alliance des Gauches soient réparties entre les ministres restants car il y a suffisamment de députés souhaitant devenir ministres au PSD et chez les conservateurs. Cela ne se fera toutefois pas sans difficultés : le gouvernement comprend 12 comités différents dans lesquels l’équilibre entre droite et gauche (y compris les Verts) était parfait. Le départ de l’Alliance des Gauches va rompre cet équilibre.
HS AL

Economie

Prévisions de l’institut de recherche Etla
Etla a revu à la baisse, lui aussi, ses prévisions sur la croissance économique, en raison de la crise ukrainienne. L’institut prévoit une croissance de 0,7 % de la production totale pour cette année, et de 2 % pour 2015.
La prévision de l’Etla est parmi les plus optimistes, le taux prévu variant entre 0,3 et 0,9 %.
Etla prévoit une croissance de 3,5 % pour les exportations et de 0,4 % pour la consommation privée. Il prévoit un taux de chômage de 8,4 %.
Les prix devraient augmenter de 1,6 % cette année et de 1,9 % en 2015
AL/A12

Transport aérien

Finnair s’allie sur ses vols pour le Japon
Aamulehti relève que la compagnie aérienne Finnair rejoint l’alliance de Japan Airlines et British Airways concernant les vols entre l’Europe et le Japon.
Ces trois compagnies constitueront désormais l’acteur le plus important sur ces lignes.
AL/A12

Environnement

En même temps que d’autres pays de l’UE s’activent pour le recyclage, la Finlande perd du terrain
Helsingin Sanomat relève que selon de Centre national de l’environnement, les Finlandais sont devenus paresseux dans les efforts de recyclage. 30 % seulement de leurs déchets sont recyclés. Le taux n’est pas seulement faible, il a même diminué durant les années 2000. Le ministère de l’Environnement évoque la possibilité de mettre en place des taxes afin de faire pression pour un recyclage plus actif.
Le Centre de l’environnement est en train d’étudier les moyens d’orienter les gens pour un recyclage plus efficace.
Selon les objectifs officiels finlandais, il est prévu que 50 % des déchets soient recyclés pour 2016.
HS/A12
France – Finlande

Champagne de l’épave des Îles Åland

L’administration ålandaise critiquée pour sa précipitation
Les Îles Åland sont reprochés par le chancelier de la justice adjoint qui estime que les vieilles bouteilles de champagne ont été remontées de l’épave et mises en vente de façon trop hâtive. Les démarches ont été entamées avant d’avoir entendu la Direction nationale des monuments historiques.
L’épave en question a été trouvée devant l’ile de Föglö en 2010. 168 bouteilles ont été remontées, dont une partie a été vendu aux enchères en 2011. Selon le chancelier de la justice adjoint, M. Puumalainen, même si la vente ne violait pas la législation en la matière, elle était contraire à l’esprit de celle-ci et des conventions internationales en la matière.
HS/A17

Subutex

Les douanes ont découvert un lot de 5000 comprimés de Subutex
Les douanes ont fait état de la découverte d’une tentative de trafic de Subutex sur le ferry arrivant de Suède. Les comprimés auraient été acquis en France.
Un autre cas concernant deux personnes ayant transporté frauduleusement 136 comprimés a également été découvert. Au moins une personne est soupçonnée d’être liée aux deux cas.
HS/A19

Cinéma

« Le cinéma français ne se résume pas aux films d’arts et d’essai » AL
Aamulehti publie un reportage de STT qui a interrogé la directrice d’Unifrance Isabelle Giordanio et le directeur de Cinéma Mondo Mika Siltala qui distribue en Finlande la moitié des films français diffusés dans les salles de cinéma du pays.
Le correspondant à Paris Patrick Le Louarn présente la campagne de promotion des films français à l’étranger lancée par Unifrance.
AL

Mercredi 26 mars 2014

Politique étrangère et européenne

Ukraine – Politique étrangère

Editoriaux
« Il faut féliciter le Président Niinistö » SM
« Des relations bilatérales qui fonctionnent sont importantes » Dem
« Le dilemme de la politique commune » Hbl
L’éditorialiste du journal du parti du Centre estime qu’il faut remercier le président Nininistö qui, en réponse à la décision du conseil européen de suspendre les sommets bilatéraux avec la Russie, a toutefois déclaré qu’il envisageait de poursuivre ses rencontres avec les dirigeants russes « si elles sont conformes aux intérêts de la Finlande ». Selon l’éditorialiste, la recommandation du conseil européen montre que tendre vers une politique étrangère commune peut être contraire aux intérêts de la Finlande.
L’éditorialiste du quotidien du PSD souligne lui aussi l’importance de maintenir de bonnes relations bilatérales avec la Russie et rappelle que la Finlande a toujours suivi une ligne modérée par les Etats membres. Selon l’éditorialiste, en raison de leur histoire récente, les pays baltes ont choisi une position plus dure à l’égard de la Russie. L’éditorialiste souligne aussi que le Président Niinistö a déclaré que, « la Finlande n’était pas membre de l’OTAN mais avait choisi de garantir sa sécurité de voisinage par de bonnes relations bilatérales ». « Selon l’éditorialiste, « au milieu de la crise ukrainienne, c’était un discours important et constructif ».
L’éditorialiste d’Hufvudstadsbladet estime qu’il y a un risque de retour de la realpolitik en Europe et souligne que, s’il est bon de maintenir des relations bilatérales, le risque est que l’UE semble moins unie qu’elle ne prétend l’être.
SM Dem

UE – Conseil de l’Europe

M. Vilén deviendra ambassadeur de l’UE auprès du Conseil de l’Europe
M. Vilén (Parti conservateur), ambassadeur de Finlande en Pologne, devrait être désigné ambassadeur de l’UE auprès du Conseil de l’Europe, selon Helsingin Sanomat.
Anciennement ministre des Affaires européennes et du Commerce extérieur, M. Vilén ne souhaite pas commenter cette nomination.
HS/A12
Politique intérieure

Gouvernement – cadre budgétaire

Le gouvernement annonce des économies de 2,3 milliards d’euros
Les nouvelles mesures d’économies sur lesquelles le gouvernement s’est mis d’accord, hier, s’élèvent à 2,3 milliards d’euros. En 2015, il s’agira de réaliser des mesures à hauteur de près de 1,6 milliards d’euros de façon à ce qu’elles se répartissent entre 800 millions d’euros de diminutions de dépenses et 700 millions d’euros d’augmentations fiscales.
Les augmentations fiscales concerneront les droits d’accise (sur le tabac et l’énergie notamment) ainsi que la fiscalité sur les revenus salariaux et sur les capitaux.
Les allocations familiales seront diminuées de 110 millions d’euros, ce qui correspond à près de 10 % de son niveau actuel. Selon le Premier ministre, M. Katainen, la façon de réaliser cette diminution reste à préciser. La ministre de l’Intérieur et présidente du parti chrétien-démocrate, Mme Räsänen a déclaré que le gouvernement s’était déjà mis d’accord sur le fait que la diminution serait la même pour tout le monde et que la part supplémentaire concernant les parents isolés ne serait pas touchée.
L’allocation chômage liée au dernier salaire reçu sera diminuée de façon à réduire les dépenses sociales à hauteur de 50 millions d’euros. La ministre des Finances, Mme Urpilainen, relève que la question devra être évoquée avec les organisations syndicales. Elle espère que cette diminution pourra viser les allocations les plus élevées.
Les crédits destinés à l’équipement et aux transports seront diminués de 100 millions d’euros.
L’aide au développement sera diminuée de 50 millions d’euros supplémentaires, ce qui représente donc une diminution de 100 millions d’euros inférieur au bout de quatre ans.
Le gouvernement a décidé de vendre des possessions de l’Etat pour 1,9 milliards d’euros. La part principale de ces recettes, soit 1,3 milliards d’euros, sera utilisée pour l’amortissement de la dette publique et une somme de 600 millions d’euros consacrés à des projets favorisant la croissance.
www.yle.fi

L’Alliance des gauches quitte le gouvernement
L’Alliance des gauches a annoncé, hier soir, qu’elle quittait le gouvernement du fait qu’elle ne pouvait pas accepter le résultat des négociations. Selon M. Arhinmäki, président du parti et ministre de la Culture et des Sports, le groupe parlementaire de son parti ne pouvait pas accepter des coupes budgétaires qui touchent les bas salaires, dont la diminution des allocations familiales. Le gel annoncé de l’indexation des allocations concernant les chômeurs, les retraités et les familles fait, selon M. Arhinmäki, qu’il devenait impossible pour le parti de défendre la cause des plus bas revenus.
M. Katainen a critiqué le départ de l’Alliance des gauches en disant que si tous les autres partis du gouvernement utilisaient leur droit de ne pas prendre de décisions, on n’avancerait pas.
Après le départ de M. Arhinmäki et de Mme Kyllönen, ministre des Transports, la coalition gouvernementale compte 112 députés sur 200.
Le départ d’un parti d’une coalition gouvernementale est rare dans la politique finlandaise contemporaine. La dernière fois, ce sont les Verts qui ont quitté le gouvernement en 2002 pour protester contre l’élargissement du parc nucléaire. Précédemment ce sont les chrétiens-démocrates qui avaient quitté le gouvernement en 1994 pour s’opposer à l’entrée dans l’UE.
Aamulehti estime que les portefeuilles de M. Arhimäki et Mme Kyllönen pourraient être affectés à d’autres ministres : la ministre de l’Education reprendrait les attributions de la culture et celle du logement les attributions des transports. Turun Sanomat au contraire estime que le PSD et le parti conservateur pourraient nommer chacun un ministre.
Aamulehti estime que M. Arhimäki pourrait changer d’avis et se présenter aux élections européennes. Le départ du parti du gouvernement est susceptible d’aider la campagne du parti pour ces élections.
HS/A2-9

Editoriaux
« L’Alliance des gauches a eu le temps de partir avant l’Alliance verte » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat relève que le moment choisi pour l’Alliance des gauches pour annoncer son départ du gouvernement, était parfait et n’a pas manqué d’obtenir une vaste visibilité. L’éditorialiste rappelle que les mesures d’économie décidées hier ne sont pas les premières de ce gouvernement et se demande donc pourquoi l’Alliance des gauches choisit de quitter le gouvernement maintenant. Serait-ce une manœuvre à l’approche des législatives de 2015 ?
Si les Verts quittent le gouvernement cet été pour protester contre l’autorisation de construction du projet nucléaire de fennovoima, il fallait pour l’Alliance des gauches de le faire avant, et pas pour la même raison.
HS/A4

Energie

Sondage : la moitié des personnes interrogées s’opposent à l’accord d’une autorisation de construction pour Fennovoima, dont le fournisseur est russe
Helsingin Sanomat a effectué un sondage sur le projet de construction nucléaire de Fennovoima. 46 % des personnes interrogées s’opposent au projet de Fennovoima.
33 % des personnes interrogées sont favorables à ce que le Parlement accorde une autorisation de construction à Fennovoima. 21 % ne se prononcent pas.
HS relève que le sondage montre que la question de la participation de Rosatom au projet est un facteur qui suscite de la méfiance en Finlande.
Les avis quant à l’élargissement du parc nucléaire en général sont moins tranchés (52 % de favorables, 45% d’opposants).
M. Partanen, professeur et spécialiste du marché électrique, rappelle que pour Rosatom, le projet en Finlande permettrait d’accéder au marché énergétique occidental.
49 % des électeurs du Parti conservateur sont favorables à une autorisation à Fennovoima. Au sein des Vrais Finlandais, du PSD et du Centre, il y a moins de personnes en faveur d’une autorisation accordée à Fennovoima que d’opposants.
41 % des Finlandais souhaitent augmenter la part du nucléaire parmi les sources d’électricité. 85 % souhaitent augmenter la part de l’énergie éolienne, 81 % la part des bioénergies, 77 % la part de l’énergie hydraulique et 64 % du gaz naturel.
HS/A28-29

Le prix de l’électricité au plus bas
Kauppalehti rapporte que le prix de l’électricité est au plus bas : il s’élevait à 30,4 euros/MWH en mars 2014 contre 38,1 en 2013 et 47,1 en 2011 et 53,1 en 2010.
KL

Le mouvement Pro Hanhikivi demande un référendum local
Hufvudstadsbladet relève que le débat sur la construction éventuelle d’un réacteur nucléaire à Pyhäjoki s’est réanimé avec la crise en Ukraine. L’association Pro Hanhikivi qui s’oppose au projet souhaite l’organisation d’un référendum dans la commune de Pyhäjoki.
Il s’agit de la quatrième fois qu’une telle demande a été exprimée. La commune est censée se prononcer en matière de l’autorisation de principe, le 16 mai.
Mme Halmeenpää, vice-directrice de l’association, estime que l’action de la Russie en Ukraine rend le projet nucléaire plus délicat.
Le maire de Pyhäjoki estime, quant à lui, que la géopolitique relève des discussions au niveau national.
HBL/7

Mendicité

Proposition de loi sur l’interdiction de la mendicité
Une proposition de loi pour restreindre la mendicité, signée par 102 députés de six partis, a été déposée. La motion propose que la mendicité soit soumise à une autorisation qui nécessiterait un enregistrement auprès de la police. Interdire la mendicité dans certains endroits et occasions (centre ville, manifestations) pourrait être possible.
Le nombre de mendiants, venus principalement de la Roumanie et de la Bulgarie, a été évalué de 300 à 500.
HS/A13

Mardi 25 mars 2014

Politique étrangère et européenne

Ukraine

« Selon M. Sauli Niinistö, il faut maintenir les contacts avec la Russie » Dem
En visite à La Haye, le président finlandais Sauli Niinistö a déclaré : « Je continuerais à maintenir les contacts avec la Russie par tous les moyens indispensables si l’intérêt de la Finlande l’exige ».
STT rapporte qu’il était prévu que M. Niinistö se rende en Russie pour rencontrer son homologue le président Poutine ce printemps. Aucune date n’a été validée et le destin de cette rencontre est suspendu à l’évolution de la situation en Crimée.
M. Niinistö a souligné que les relations finno-russes étaient différentes de celles de beaucoup d’autres Etats membres de l’UE. « Nos relations économiques avec la Russie sont très étroites mais notre lien géographique est encore plus étroit. Nous sommes le pays de l’UE qui a la plus longue frontière avec la Russie. Et, au contraire d’autres pays membres de l’UE, nous ne sommes pas membres de l’OTAN, mais nous avons choisi de garantir notre sécurité de voisinage par de bonnes relations bilatérales ».
Selon M. Niinistö, la crise ukrainienne est rapidement devenue une question internationale. Il admet qu’il existe un risque que la crise se propage, mais il faut arrêter de spéculer sur cela ; Dem TS

OSCE
Helsingin Sanomat rapporte que l’opération de l’OSCE en Ukraine va commencer. Le député finlandais Ilkka Kanerva, qui est vice-président de l’assemblée parlementaire de l’OSCE se rendra demain à Kiev.
HS

« Annuler des rencontres n’est pas une bonne politique étrangère » SM
Les députées centristes Mirja Vehkaperä et Paula Lehtomäki estiment qu’il n’est pas sage en matière de politique étrangère d’annuler des rencontres de haut niveau avec la Russie. Elles visent les ministres de la défense et des transports qui ont récemment annulé une rencontre avec leurs homologues russes.
SM

Une alliance militaire finno-suédoise stabiliserait le nord » SM
Le président des jeunes centristes Teppo Säkkinen estime qu’une alliance militaire finno-suédoise pourrait constituer un axe de stabilité.
Il s’oppose en revanche à une entrée de la Finlande dans l’OTAN qui continuerait à renforcer l’affrontement Est-Ouest.
SM

Selon la Banque de Finlande, la crise ukrainienne pourrait réduire à néant la croissance finlandaise
La Banque de Finlande estime que la crise ukrainienne pourrait diminuer la croissance finlandaise cette année de 0,8 point, ce qui reviendrait à annuler tout espoir de croissance à prolonger une troisième année consécutive la récession qui touche le pays.
Cette crise diminuerait les exportations de 3%.
KL

Politique intérieure

Vrais Finlandais

M. Immonen propose une coopération avec le Front National
Hufvudstadsbladet relève que M. Immonen, député vrai finlandais, candidat aux européennes et président du groupement d’extrême droite Suomen Sisu, propose une coopération avec le Front national.
Le député européen du parti, M. Terho, a récemment pris ses distances en ce qui concerne le Front national. Pour lui, [une coopération avec] un groupe d’extrême droite serait un pas en arrière et représenterait un risque pour la réputation du parti. Selon M. Terho, cela a été clair dans les discussions entre lui et le président du parti, M. Soini.
M. Immonen souhaiterait que les Vrais Finlandais soient dans le même groupe que le FN mais aussi que les partis autrichien, néerlandais, danois et éventuellement britannique du même genre, même s’il est conscient que ce n’est pas le but de la direction du parti.
HBL/5

Cadre budgétaire

Selon M. Katainen, tout reste encore en suspens
Selon Helsingin Sanomat, le gouvernement aurait évoqué la fiscalisation des allocations familiales et l’annulation du projet d’augmenter l’âge de l’obligation d’instruction (qui doit passer de 16 à 17 ans). Il pourrait s’agit de soumettre les allocations familiales à la fiscalité, ce qui rapporterait des recettes de centaines millions d’euros à l’Etat.
Les négociations sont en cours pour trouver des solutions pour les quatre ans à venir. Selon le Premier ministre, on ne s’est mis d’accord sur rien pour l’instant. Pour lui, il s’agit de l’épreuve la plus difficile de cette législature, dans le domaine de la politique économique. Il relève que les différences idéologiques entre les partis commencent à se voir.
Les mesures d’économies et d’augmentations fiscales devraient s’élever à 1,5 milliards d’euros concernant l’année 2015.
Les démocrates chrétiens s’opposent à ce que l’on touche aux allocations familiales et menaceraient de quitter le gouvernement.
HS/A2, 6-8, AL/A5

Réforme des services sociaux et de la santé
Concernant la réforme des services sociaux et de la santé, l’accord conclu réjouit les milieux de spécialistes, mais un tas de questions sur la réalisation de la réforme dans la pratique restent posées. Ces questions vont de la garantie du pouvoir d’influence des communes à la transparence des décisions aux yeux des habitants, ainsi qu’au lien entre les services publics et les prestations privées.
Les centristes ont critiqué leur président, M. Sipilä, qui a omis d’entendre le groupe parlementaire du parti. Pour plusieurs centristes, l’idée de cinq grandes régions chargées de l’organisation des services dilue le projet qui, à l’origine, se basait sur un modèle comprenant plus de régions.
HS/A2, 6-8, AL/A5

Emploi

Le taux de chômage franchit la barre de 9%
Les diplômés touchés eux aussi par le chômage
Selon l’institut des statistiques, le taux de chômage était de 9,1% en février, contre 8,5% en janvier et 8,7% en février 2013.
Helsingin Sanomat souligne que les diplômés ne sont plus à l’abri du chômage. Les diplômés du supérieur représentaient ainsi 13% des chômeurs à la fin de l‘année dernière.
HS

Transport

Automatisation du métro : bientôt des portes sur les quais
L’extension du métro d’Helsinki pourrait être retardée si un accord n’est pas trouvé entre HKL et Siemens sur la solution à choisir concernant les portes automatiques à installer sur les quais.
HS

Des vélos urbains en 2015
Helsingin Sanomat rapporte que HKL étudie un modèle américains de financement des vélos urbains qui serait pour partie par de la publicité et pour partie par des abonnements.
HS

Nokia

Retard de la vente de Nokia à Microsoft
La vente de la branche des téléphones portables de Nokia à Microsoft aurait du avoir lieu en ars. Elle serait reportée en avril. Ce report retarde d’autant l’annonce par Nokia de son programme de restructuration.
HS

Services sociaux et de sante

Niveau de services dans les Maisons de retraite
Helsingin Sanomat fait état d’un débat sur le niveau des services dans les maisons de retraite suite à une affaire démontrant que certains pensionnaires de centres gérés par la Fondation des séniors n’avaient accès aux toilettes que trois fois par semaine.
Cette fondation sous le contrôle de la ville d’Helsinki gère environ 4000 places. Elle a fait l’objet de 138 plaintes ou rappels à l’ordre en 2013.
HS

Education - religion

Vers la fin des fêtes religieuses dans les écoles ?
Le médiateur-adjoint du Parlement a publié une décision dans laquelle il estime que les écoles ne devraient plus organiser de manifestations à caractère religieux. Selon lui, ces manifestations, comme les fêtes de Noël, posent problème car l’école devrait être neutre et promouvoir l’égalité entre les élèves.
HS

Baccalauréat

Un millier d’élèves ont passé le français cursus court
Helsingin Sanomat rend compte des épreuves du baccalauréat qui se termineront cette semaine. Lundi, c’était les épreuves des cursus courts des langues étrangères. Un millier d’élèves ont participé à l’épreuve du français, contre 500 à celle du russe, 900 à celle de l’espagnol et 1500 à celle de l’allemand.
42 000 élèves au total passent le bac ce printemps.
HS/A20

France - Finlande

Cinéma

« Le cinéma français plus populaire en Finlande que dans les autres pays nordiques » TS
Turun Sanomat publie un reportage de STT qui a interrogé la directrice d’Unifrance Isabelle Giordanio et le directeur de Cinéma Mondo Mika Siltala qui distribue en Finlande la moitié des films français diffusés dans les salles de cinéma du pays.
TS

France

Politique

Elections municipales
« Une vague brune ou bleue ou le statu quo ? » Dem
« Les élections municipales, un revers pour Hollande » HS
« L’extrême-droite française obtient un tremplin avant les européennes » H
Lundi 24 mars 2014

Politique étrangère et européenne

Conseil européen – Ukraine - Energie

La Finlande a besoin de la coopération, avec la Russie
Helsingin Sanomat souligne que la Finlande a du expliquer au Conseil européen pourquoi les dirigeants finlandais et russes avaient besoin de se rencontrer si souvent.
L’UE a décidé de suspendre les sommets avec la Russie.
Le Premier ministre Katainen n’a pas su dire vendredi si cette décision aurait un effet direct sur les rencontres finno-russes ; Ce printemps le Président Niinistö doit se rendre rencontrer son homologue en Russie. Les rencontres finlandaises seront évaluées au cas par cas.
De même M. Katainen n’a pas pris position sur le cas de citoyens finlandais se trouvant sur la liste publiée par les Etats-Unis. « Je pense qu’il y a d’autres pays ayant des bi-nationaux qui peuvent se trouver dans une telle situation », a-t-il dit.
Enfin, concernant l’énergie, M. Katainen a défendu le projet de Fennovoima. « Une centrale nucléaire en Russie est possédée à 100% par les Ruses. Alors que dans le projet de fennovoima, la part des Russes n’est que de 35% dans le capital. Cela fait une différence significative ».
Kaleva soulignait jeudi que la Russie était le principal actionnaire de fennovoima. En effet, l’entreprise d’etat rosatom possèderait 34% de fennovoima. L’Etat finlandais pour sa part n’en possèderait que 5% (3,7% par l’intermédiaire de Outokumpu et 1,3% par l’intermédiaire de rautaruukki, cette dernière devant d’ailleurs être vendue au suédois SSAB).
HS TS

« L’UE recherche des alternatives à l’énergie russe » HS
Helsingin Sanomat rapporte que la question de l’énergie a aussi été évoquée au Conseil européen. L’aspect de l’indépendance énergétique a dominé, « la situation de l’Ukraine n’a fait que renforcer le point de vue concernant l’importance de la sécurité énergétique », selon M. Katainen. Le Premier ministre finlandais a déclaré en conférence de presse qu’il considérait comme une victoire finlandaise le fait que le Cleantech soit mentionné dans les déclarations finales. La Finlande ne semble en revanche pas croire possible d’imposer un objectif contraignant en matière de biodiésel, elle souhaiterait au moins convaincre la Commission de lever les obstacles commerciaux dans ce domaine. En effet, le biodiésel finlandais a du mal à accéder aux marchés des autres Etats membres qui privilégient leurs technologies au lieu de celles de Neste Oil et, à partir de l’année prochaine d’UPM. 
HS

Les sanctions américaines pourraient toucher les banques finlandaises
M. Timtchenko victime ou banquier de Poutine ?
Helsingin Sanomat dresse un portrait du russo-finlandais Gennadi Timtchenko qui, par sa société Gunvor qu’il gère depuis une société luxembourgeoise, vend le pétrole de Rosneft et le gaz de Gazprom. Sa fortune est estimée à 6,2 milliards d’euros. Il figure sur la liste des Etats-Unis.
STT estime que les banques finlandaises prendraient un risque en ne prenant pas en compte les sanctions américaines. Toutefois il pourrait être difficile d’indiquer à des clients pourquoi les sanctions américaines auraient un effet sur leurs investissements en Finlande.
Outre M. Timtchenko et les frères Rotemberg, qui possèdent la patinoire Hartwall et le club de Hockey Jokerit, sur la liste américaine figure le patron des chemins de fer russes Vladimir Jakunin dont l’entreprise possède la moitié de la filiale commune qui gère les trains Allegro avec les chemins de fer finlandais.
HS TS

La Finlande propose une vingtaine d’observateur à l’OSCE
Vendredi, l’OSCE a décidé d’envoyer des observateurs civils en Ukraine. Selon l’ambassadrice finlandaise Katja Pehrmann, de 10 à 20 observateurs finlandais pourraient partir pour cette mission cette semaine. « Il pourrait y avoir des experts des droits de l’homme, des gardes-frontières, des minorités ». La Russie leur refuse l’entrée en Crimée. Selon Mme Pehrmann : « Nous et les autres pays occidentaux considérons que la Crimée fait partie de ‘Ukraine. Mais le plus important aujourd’hui est de pouvoir observer la situation au sud et à L’est de l’Ukraine. »
HS

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères propose le modèle des îles Åland
Helsingin Sanomat a interrogé le ministre des Affaires étrangères ukrainien à Bruxelles. Ce dernier, qui a été ambassadeur d‘Ukraine en Finlande, déclare que le gouvernement ukrainien a réfléchit à un modèle pour la Crimée basé sur l’autonomie des îles Åland.
HS

Selon M. Lipponen, l’UE a échoué en Ukraine
L’ancien Premier ministre finlandais a critiqué la gestion par l’UE de ses relations extérieures avec l’Ukraine. Selon lui, l’UE n’a pas compris à quel point l’Ukraine était importante pour la Russie. Il considère que les négociations de rapprochement avec l’Ukraine, depuis 2009, n’ont pas été bien gérées et qu’il aurait fallu négocier à trois, en y associant la Russie.
M. Lipponen considère qu’il faut désormais tout faire pour que l’Ukraine et la Russie puissent négocier. Il faut éviter toute escalade militaire. Selon lui, au début de la crise il y a eu trop de provocations, notamment des Etats membres périphériques [de l’UE].
Selon lui la Finlande a bien géré la crise et doit continuer à participer au front uni européen. 3il ne faut pas faire croire que la Finlande serait dans une zone grise ».
« Cette crise nécessite de s’y concentrer à 100%. Des déclarations précipitées en faveur d‘une adhésion à l’OTAN ne seraient pas raisonnables. Le temps n’est pas venu de tirer de telles conclusions ».
KS Dem

La crise affecte le tourisme et l’économie
En février, es passages à la frontière russo-finlandaise ont diminué de 8% en raison de la crise ukrainienne et de la baisse du rouble. Aamulehti rappelle qu’en 2012, les touristes russes ont dépensé 888 millions d’euros en Finlande.
Aamulehti souligne que 1,4% des entreprises finlandaises (soit 4384 entreprises) sont possédées par des Russes ; à Lappeenranta, ce chiffre s’élève même à 6%. Dans la région de Kotka – Hamina, les Russes ont créé 17% des nouvelles entreprises.
Le professeur de commerce Kari Liuhdo estime que l’on exagère l’effet des sanctions économiques pour l’économie finaldaise. En effet, selon lui, les exportations finaldnaises en Russie ont diminué avant la crise en raison de la dépréciation du rouble
HS AL

Les Russes de Finlande interrogés sur Poutine
Helsingin Sanomat relève que les immigrés d’origine russes en Finlande (on comptait plus de 66 000 russophones en 2013) doivent se justifier sur la situation actuelle. Selon certains, en cas de tensions, une vague de retour au pays serait possible.
HS

« Avec la crise de Crimée, la peur d’une guerre est revenue en Finlande » HS
Helsingin Sanomat a interrogé plusieurs générations de personnes sur leurs sentiments suite à la crise de Crimée. Le quotidien donne des conseils pour parler de la guerre avec les enfants.
HS

Trois quart des Finlandais ne considèrent pas la Russie comme une menace
Les Finlandais favorables à une alliance militaire avec la Suède
Selon un sondage réalisé pour Yle, la crise ukrainienne n’a pas renforcé la crainte de la Russie. Trois quart des Finlandais ne considèrent pas la Russie comme une menace pour la sécurité de la Finlande.
Selon ce sondage, 54% des Finlandais sont favorables à une alliance militaire avec la suède contre 36% qui s’y opposent. Les plus favorables sont les partisans des Verts.
Toujours selon ce sondage, 60% des Finlandais considèrent que la Finlande ne devrait pas activement rechercher à faire adopter des sanctions contre la Russie. Seulement un tiers des Finlandais sont favorables à des sanctions économiques.
AL KS

M. Jussi Niinistö souhaite faire taire les officiers sur l’OTAN
Le lieutenant-colonel Torsti Sirén, qui dirige la faculté de stratégie du collège de défense a déclaré, vendredi, qu’en cas de menace russe, le partenariat pour la paix ne protégerait pas la Finlande contrairement à une adhésion à l’OTAN.
Le président de la Commission de la Défense du Parlement, M. Jussi Niinistö (Vrais Finlandais) estime que « les officiers ne doivent pas donner de conseil sur les décisions de politique de sécurité ». Selon lui, ils ne doivent pas prendre part au débat politique.
Le ministre de la défense Carl Hagglund a jugé pour sa part que le professeur Sirén n’avait pas outrepassé cette limite.
AL/Ven Kaleva

M. Niinistö à la Haye

Entretien du Président Niinistö avec le Président chinois
Helsingin Sanomat rapporte que le Président Sauli Niinistö, qui s’est rendu dimanche aux Pays-Bas, a eu hier un entretien avec le Président chinois Xi Jinping. MM. Niinistö et Xi Jinping participent tous deux au sommet international sur la sécurité nucléaire qui commence aujourd’hui à la Haye.
Les présidents ont évoqué les questions bilatérales et internationales d’actualité, surtout la crise en Ukraine. Ils estiment tous deux que la communauté internationale doit faire tout son possible en faveur d’une désescalade de la crise et des négociations pour trouver une solution pacifique. Ils soulignent aussi qu’il ne faut pas que la crise déséquilibre la stabilité de l’Europe.
Quant aux questions bilatérales, les deux présidents ont évoqué la coopération économique entre la Finlande et la Chine, notamment dans le domaine du cleantech.
HS/lun/A9

Maintien de la paix

Le premier casque bleu finlandais arabophone au Liban
Helsingin Sanomat présente le premier interprète militaire finlandais au service des troupes finlandais de maintien de la paix au Liban. M. Faily rend compte des avantages que représente le fait de parler l’arabe, pour créer une confiance ainsi qu’au niveau pratique.
HS rappelle qu’il y a 350 casques bleus finlandais au Liban.
HS/lun/A12

Finlande – Syrie

Transport d’armes chimiques syriennes
Keskisuomalainen rend compte du retour en Finlande des soldats ayant participé, pendant trois mois, à la protection des transports des armes chimiques syriennes dans la Méditerranée. Les soldats de carrière rentrés ont été remplacés par des réservistes, également pour une mission de trois mois.
L’opération s’est bien passée, selon le chef de bataillon Illi.
Selon l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, la moitié du matériel syrien a déjà été transporté pour être détruit. Il n’est pas exclu que le calendrier prévu tienne, c’est-à-dire que le matériel en question soit détruit pour fin juin, selon l’OPCW.
KS/sam/5

Politique intérieure

Réforme des services sociaux et de la santé

La réforme des services sociaux et de santé n’est plus liée à la réforme des communes
Helsingin Sanomat relève que le gouvernement a organisé dimanche après-midi une conférence de presse commune avec les deux partis de l’opposition sur la réforme des services sociaux et de la santé. Le Premier ministre Jyrki Katainen, la ministre des Finances, Mme Jutta Urpilainen, le président du Centre, M. Juha Sipilä, et le président des Vrais Finlandais, M. Timo Soini, ont annoncé avoir trouvé une entente sur la réforme.
Les quatre plus grands partis ont effectué des négociations en cachette pendant quelques jours ; les Vrais Finlandais ont participé aux négociations durant la dernière phase. Les quatre plus petits partis représentés au gouvernement – l’Alliance verte, l’Alliance des gauches, le Parti suédois et les Chrétiens-démocrates - n’ont pas participé à ces négociations.
Selon les informations du quotidien, M. Sipilä aurait contacté M. Katainen il y a une semaine et laissé entendre que le Centre pourrait être prêt à négocier sur un nouveau modèle sote (‘services sociaux et de santé’). Un consensus a pu être trouvé parce que tous les partis ont fait des compromis. Selon les sources du gouvernement, le gouvernement aurait pu tomber sans une solution sur cette réforme.
La solution négociée par les quatre pus grands partis – ou par leurs présidents – est radicale par rapport au modèle actuel et aussi par rapport au projet initial du gouvernement, projeté depuis le début de la législature.
L’idée du gouvernement a été dès le début de créer un modèle avantageux du point de vue de la réforme structurelle des communes. Le gouvernement rejette désormais ce lien entre les deux réformes. « On accepte maintenant que la réforme sote ne changera pas la structure des communes », selon Mme Urpilainen.
La réforme sera étudiée de façon parlementaire, soit entre les huit partis politiques représentés au Parlement. La rédaction du projet de loi devrait être finie en mai et le projet de loi présenté au Parlement à l’automne. Les nouvelles régions sote devraient entrer en vigueur en janvier 2017.
Les services sociaux et de la santé seront organisés, selon le nouveau modèle, par cinq grandes régions qui seront construites sur la base de cinq régions de responsabilité spécialisée existantes autour des cinq hôpitaux universitaires. Les régions seront Helsinki, qui s’occupera des services de 1,8 million d’habitants, Tampere (1,1 million), Turku (865 000), Kuopio (817 000) et Oulu (739 000).
Tous les hôpitaux seront sous la responsabilité des régions sote, ainsi que les centres sanitaires des communes. Les communes continueront à payer les soins.
Le nouveau modèle présenté hier a été accueilli principalement de manière favorable.
HS/lun/A6-7

Gouvernement – négociations sur le cadre budgétaire 2015 à 2018

Les dernières grandes décisions économiques de ce gouvernement devraient être prises aujourd’hui et demain
Les économies et les augmentations fiscales seront à l’ordre du jour des négociations qui se dérouleront à la Maison des états, aujourd’hui et demain.
Les présidents des partis représentés au gouvernement se sont réunis, ce week-end, pour préparer les négociations.
L’objectif du gouvernement est de maîtriser l’endettement. Selon le ministère des Finances, il faudrait des mesures d’adaptation s’élevant à trois milliards d’euros afin que la dette publique diminue par rapport à la production totale. Pour éviter que l’économie se paralyse, les coupes et les augmentations fiscales seront mis en place de façon graduelle.
Une augmentation de la TVA pourrait être envisagée, et ceci soit en augmentant le taux général de 24 % soit en supprimant les taux réduits, concernant notamment les denrées alimentaires et les médicaments. Si le taux était le même pour tous les produits et services, il pourrait être envisageable de le diminuer. Le PSD et l’Alliance des gauches ne sont pas favorables à une augmentation de la TVA.
L’Alliance des gauches s’oppose à toute décision qui risque d’augmenter l’écart des revenus. Cela pourrait se produire si le gouvernement augmentait la TVA et gelait en même temps les augmentations des allocations sociales indexées.
Certains projets de transports devront également être évoqués, comme la participation éventuelle de l’Etat au financement de la prolongation du métro à Espoo. La pénurie de logement dans la région de la capitale sera également à l’ordre du jour.
HS/lun/A13

Privatisations ?
Helsingin Sanomat relève que le gouvernement évoquera également la vente de certaines de ces possessions afin de pallier au déficit budgétaire. Selon HS, parmi les groupes qui pourraient être privatisés, il n’y en a toutefois pas un qui soit suffisamment intéressant pour mobiliser des investisseurs prêts à payer un prix élevé.
Finnair (aviation), Altia (boissons alcoolisées) et Destia (construction de voierie) sont souvent évoqués et leur vente a été proposée y compris par des ministres et le directeur de la gestion des entreprises de l’Etat, M. Heliövaara. Les sociaux-démocrates et l’Alliance des gauches sont plutôt réservés en ce qui concerne ces ventes.
20 groupes des 27 entreprises figurant dans le portefeuille de l’Etat sont qualifiés de stratégiques.
Kauppalehti relève que le ministre chargé de la gestion des entreprises de l’Etat, M. Haavisto (All. verte), estime que l’Etat pourrait vendre des petits groupes. La participation dans des groupes comme Finnair ou Neste Oil est trop importantes stratégiquement pour pouvoir être vendue. M. Haavisto rappelle d’ailleurs que ce qui caractérise la vente des actions de l’Etat est que les revenus ne sont encaissés qu’une fois. Certaines actions sont importantes pour l’Etat juste pour le revenu stable en dividendes qu’elles rapportent.
HS/lun/A24, KL/ven/A8

Parti social-démocrate

M. Rinne a publié son programme
Le candidat à la tête du PSD Antti Rinne a publié, vendredi, son programme. Il estime notamment que la politique doit de nouveau diriger l’économie de marché. Il est prêt à relancer l’économie, par l’endettement s’il le faut. Selon lui, l’Etat doit recapitaliser l’industrie et la réformer. Il propose aussi une augmentation de la fiscalité sur le capital.
AL

Le choix de M. Rinne ferait tomber le gouvernement
Le député conservateur Sampsa Kataja, président du comité fiscal du parlement, estime dans Aamulehti que si M. Rinne est élu à la tête du PSD, cela signifiera la chute du gouvernement et de nouvelles élections législatives.
AL

Nucléaire

Oulu incité à participer à Fennovoima
Kaleva rapporte que le secteur économique de Oulu et sa région souhaite que la régie municipale d’électricité entre dans le capital de Fennovoima afin d’éviter que ce soient les autres communes de la région qui tirent profit de la future centrale.
Kaleva

M. Sipilä favorable au projet de Fennovoima
Le président du centre Juha Sipilä déclare qu’en dépit de la diminution de la puissance de la centrale et de la venue de Rosatom, il ne voit pas pourquoi l’autorisation de principe délivrée par la précédente législature ne serait plus valable.
La centrale serait située dans sa circonscription, souligne HS.
HS

Les risques du nucléaire sont assumés par les communes
Pentti Hakulinen publie une tribune pour critiquer le fait que ce sont les communes qui, par le biais de leur régie énergétique, doivent assumer les risques du nucléaire. Il rappelle que ‘lon souligne souvent les avantages du système Mankala (selon lequel les actionnaires de la centrale reçoivent l’électricité produite à prix coutant) mais que l’on en tait les risques. Selon lui, les régies communales qui s’engagent dans le projet de Fennovoima devraient expliquer à leurs conseils municipaux les risques liés à ces projets
HS

Emploi

La moitié des anciens de Nokia ont quitté le secteur des TIC
Selon une étude de HRM Partners sur les 900 experts des nouvelles technologies licenciés par Nokia en 2011-2013, la moitié ont quitté le secteur des TIC.
On estime que 80% ont retrouvé du travail, dont la moitié en moins de trois mois.
KL/Ven

Entreprises

Les salaires des patrons ont fortement augmenté
Selon Kauppalehti, le salaire médian des patrons d’entreprises cotées en bourse était en 2013 de 569 200 euros, soit 25% plus élevé qu’en 2012 et 56% de plus qu’en 2009.
KL/Ven

Délinquance

Vols de métaux
Les vols de métaux pour la revente se multiplient en Finlande aussi. C’est l’Opéra qui en a été dernièrement victime : la rampe extérieure du bâtiment, en laiton, a été volée dans la nuit du 16 mars. Normalement, c’est plutôt le cuivre qui attire les voleurs.
AL

Escroqueries sur Internet
Helsingin Sanomat fait état d’une recrudescence des escroqueries sur Internet visant la Finlande.
Il s’agit le plus souvent de message venant de Lettonie ou de sites situés dans d’autres pays Baltes.
HS

Santé

Un printemps difficile pour les allergiques
En raison de la clémence de l’hiver, le printemps sera particulièrement difficile pour les allergiques : il durera plus longtemps car la saison du pollen a déjà commencé et se terminera en août, et les quantités de pollen seront plus importantes que d’habitude.
AL

France - Finlande

Economie

Le retour à une société d’héritiers
Helsingin Sanomat présente le livre de Thomas Piketty, Le capital au XXIème siècle, dont la traduction en anglais vient de paraitre.
Juha-Pekka Raeste écrit que les économistes finlandais interrogés sur les thèses de Piketty, considèrent qu’en Finlande aussi les changements évoqués par Piketty sont visibles, avec quelques années de retard.
M. Piketty a obtenu, l’année dernière, pour son ouvrage, le Prix de la fondation Yrjö Johansson décerné au meilleur jeune économiste européen.
HS

Le savoir faire finlandais de construction navale s’exporte bien, notamment en France
Turun Sanomat rapporte que l’objectif de Finnpro, que la construction de l’Oasis 3 à Saint-Nazaire rapporte 100 millions d‘euros de contrats de sous-traitance aux Finlandais a déjà été dépassé. Jusqu’à présent environ 30 entreprises finlandaises ont eu des contrats de sous-traitance. De plus, il y a encore d’importants appels d’offres qui seront alloués et une dizaine d’entreprises finlandaises en espère pour plusieurs millions d’euros.
Mme Ulla Lainio de Finnpro souligne que l’on ‘a jamais vu autant d’entreprises finlandaises travailler avec un chantier naval français. De plus, la coopération pourrait se poursuivre car la commande d’un Oasis 4 est envisagée.
TS

France

Politique

Paris aura une maire
Helsingin Sanomat présente les élections municipales et la bataille pour la successiond e M. Delanoë.
HS/Dim

Société

Administration
Dans Turun Sanomat et Aamulehti, Patrick Le Louarn présente une administration française qu’il juge nombreuse mais conciliante.
TS AL

Vendredi 21 mars 2014

Politique étrangère et européenne

Ukraine

Liste américaine de personnalités touchées par les sanctions
« Selon les Etats-Unis, des ressortissants finlandais financent M. Poutine » HS
Les Etats-Unis ont imposé des sanctions économiques à quatre hommes d’affaires, dont trois ont des liens étroits avec la Finlande. Les Etat-Unis considèrent qu’ils appartiennent au cercle d’intimes de M. Poutine.
M. Timtchenko, qui dispose des nationalités finlandaise, arménienne et russe, considère son inclusion sur la liste comme une erreur. MM. Arkadi et Boris Rotenberg, qui figurent également sur la liste, sont des actionnaires importants, avec M. Timtchenko, du club de hockey finlandais Jokerit, et du centre sportif et de spectacle Hartwall à Helsinki. Boris Rotenberg dispose d’un passeport finlandais.
Le ministère finlandais des Affaires étrangères relève que les sanctions américaines n’engagent pas la Finlande. Mme Kaukoranta, chef du service juridique du ministère, relève qu’il s’agit de sanctions autonomes qui ne s’appuient pas sur une résolution du conseil de sécurité de l’ONU. De telles sanctions pourraient concerner toutefois par exemple une banque finlandaise qui aurait des activités aux Etats-Unis.
M. Katainen, Premier ministre, souhaite que l’on puisse éviter d’élargir les sanctions. Il considère cela comme nuisible et peu souhaitable. Il rappelle qu’il faut que les sanctions soient bien ciblées. Pour lui, il est nécessaire d’évaluer l’impact des sanctions avant de les mettre en place.
Il note qu’il s’agit de divergences concernant les valeurs tout à fait fondamentales. Il rappelle en même temps que l’évolution ukrainienne de ces dernières années n’a pas été acceptable du point de vue de la démocratie et de l’Etat de droit. Pour lui, il serait souhaitable que la Russie et l’UE puissent avoir une certaine relation de dépendance économique mutuelle.
HS/A22-24, AL/A5

Propos de M. Tuomioja
Le ministre des Affaires étrangères, M. Tuomioja, relève que les ressortissants finlandais d’origine russe qui figurent sur la liste américaine, ne sont pas concernés par les sanctions européennes, dont la liste sera publiée ce soir. Le ministre a été interviewé à l’émission matinale d’Yle, aujourd’hui.
Il précise que la liste européenne a été établie sur des critères différents de celle des Américains. La liste de l’UE vise les personnes qui ont directement participé à la prise de décision de politique étrangère russe. M. Tuomioja relève qu’autrement non plus, les sanctions américaines n’ont pas d’effet d’ordre pratique sur la Finlande ni sur les activités de ces personnes en Finlande.
Le ministre souligne l’importance des négociations, car une coopération est nécessaire dans d’autres domaines de la politique internationale aussi. Un premier pas sur la voie de médiation serait que la Russie l’accès à la Crimée aux observateurs de l’OSCE.
Plus généralement, M. Tuomioja considère la crise de la Crimée et en Ukraine comme la situation la plus grave des années 2000.
Pour lui, la Russie se trouve internationalement dans une impasse. Ses relations sont compliquées avec l’Europe, avec les Etats-Unis et avec presque le monde entier. Les démarches unilatérales violant le droit international sont une question sensible pour tous les pays. Les sanctions éventuelles divisent les Etats membres beaucoup plus.
www.yle.fi, AL/A5

Signature de l’accord d’association avec l’Union européenne
M. Tuomioja ne s’attend pas à une réaction inattendue de la part de la Russie concernant la signature de l’accord d’association entre l’Ukraine et l’UE. La Russie a certainement pris en compte la signature éventuelle de cet accord, selon lui. « L’accord en soi n’est pas une question qui serait problématique du point de vue de la Russie », a-t-il dit.
Dem/8-9

Point de vue : « La Russie est un voisin de la Finlande, pas le Portugal » SM
Suomenmaa, organe du Centre, publie un point de vue de M. Mauno, rédacteur-en-chef du quotidien du parti, qui ne considère pas comme opportun de gérer les relations entre la Finlande et la Russie au niveau de Bruxelles. « Même si la Russie et l’Union soviétique sont des cas à part sur beaucoup de questions, elles ont quelque chose en commun aussi : le pouvoir est entre les mains des dirigeants. Cela nécessite l’entretien de bonnes relations personnelles qui doivent être augmentées et renforcées. Pour la Finlande, ces relations restent les plus importantes. Elles permettent de s’occuper de l’intérêt de la Finlande mieux que si la Finlande rejoint le front d’une nouvelle guerre froide. »
SM/3

« Une interdiction d’exportations d’armement frapperait le plus la France » TS
Turun Sanomat relève que si l’UE interrompt les exportations d’armement en Russie, deux bateaux militaires que la Russie a commandés à la France en 2011 seraient concernés.
TS/22

Sommet de la Haye

M. Niinistö participera au sommet sur la sécurité nucléaire
Turun Sanomat rapporte que le Président Sauli Niinistö se rendra à la Haye du 23 au 25 mars pour participer ce week-end au sommet sur la sécurité nucléaire.
Selon la chancellerie de la présidence, le Président François Hollande, le Président américain Barack Obama, la chancelière fédérale allemande Angela Merkel, le Président chinois Xi Jinping et le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov ont confirmé leur participation au sommet qui portera sur la lutte contre le terrorisme nucléaire.
TS/14

Social

Travailleurs saisonniers étrangers : « Esclavage moderne » HBL
Hufvudstadsbladet publie un éditorial sur la condition des travailleurs saisonniers étrangers (principalement originaires de Thaïlande et venant ramasser des baies en Finlande) et souligne qu’il faut prendre au sérieux les propositions d’améliorer leur statut.
HBL/12

Politique intérieure

Elections européennes

L’audience du Centré a chuté
Le journal télévisé d’Yle rapporte qu’à la lumière d’un sondage sur l’audience des partis politiques en vue des élections du Parlement européen, effectué par l’institut Taloustutkimus, la popularité du Centre a chuté de 3,6 points depuis le sondage précédent en novembre dernier.
L’audience du Parti conservateur, qui est encore en tête, a augmenté d’un point. Les Vrais Finlandais, le PSD et l’Alliance verte ont augmenté leur audience.
L’audience du Parti conservateur est de 23,8 % (+1,1 % par rapport à novembre 2013). Le Kokoomus est suivi du Parti du centre, 18,1 % (-3,6 %), des Vrais Finlandais, 17,8 % (+0,8 %), du Parti social-démocrate, 16,3 % (+0,9 %), de l’Alliance verte, 9,7 % (+1,6 %), de l’Alliance des gauches, 6,5 % (-0,6 %), du Parti suédois, 3,6 % (+0,1 %) et des Chrétiens-démocrates, 2,6 % (-1,0 %).
Aux dernières élections européennes en 2009, le Parti conservateur a obtenu 23,2 %, le Centre 19 %, le PSD 17,5 %, l’Alliance verte 12,4 %, les Vrais Finlandais 9,8 %, le Parti suédois 6,1 %, l’Alliance des gauches 5,9 % et les Chrétiens-démocrates 4,2 %.
Selon Yle, en sièges, le Parti conservateur et les Vrais Finlandais gagneraient un siège chacun et l’Alliance des gauches, sans siège actuellement, en obtiendrait un.
Le Parti conservateur aurait quatre sièges et les Vrais Finlandais deux. La différence entre les voix pour attribuer le dernier siège est toutefois si infime qu’il serait possible que les deux partis aient trois sièges chacun, comme le Centre.
Le Centre garderait ses trois sièges, son troisième siège est toutefois menacé. Le Centre aurait perdu de la popularité en faveur des Vrais Finlandais. Moins de 90 % de ceux qui voteraient pour le Centre aux sondages sur les élections législatives voteraient pour ce parti aux élections européennes.
Le PSD garderait ses deux sièges. L’Alliance verte, qui a deux sièges actuellement, en perdraient un. Le Parti suédois et les Chrétiens-démocrates perdraient chacun leur seul siège actuel.
Le sondage montre que 42,3 % des personnes interrogées sont sures de voter aux élections européennes, contre 31,2 % en novembre dernier. En 2009, le taux de participation a été de 40,3 %.
2 430 personnes ont été interrogées pour ce sondage entre le 3 et le 18 mars.
Yle

Parti social-démocrate

La popularité de M. Rinne en est hausse
Selon un sondage de Helsingin Sanomat effectué parmi les délégués nommés pour le congrès du Parti social-démocrate, environ 44 % sont favorables à la candidature de M. Antti Rinne, président du syndicat Pro. La présidente actuelle, Mme Jutta Urpilainen, ministre des Finances, n’a que 31 %. Le quotidien a obtenu les réponses d’environ 350 délégués sur 500. 20 % des personnes qui ont répondu n’ont toutefois pas encore décidé de leur candidat.
Parmi les délégués favorables à M. Rinne, il y 71 % d’hommes et 29 % de femmes. Pour Mme Urpilainen, parmi les délégués favorables, il y 61 % de femmes et 39 % d’hommes.
M. Rinne est particulièrement populaire parmi les personnes de 26 à 55 ans. Parmi les jeunes de 18 à 25 ans et les personnes de plus de 56 ans, les deux candidats sont à égalité.
La politologue Mari K. Niemi estime qu’il n’est pas impossible que Mme Urpilainen se retire du vote, vu ses mauvais chiffres de popularité.
HS/A6-7

M. Rinne est prêt à devenir ministre des Finances
Suomenmaa, organe du Centre, a interviewé M. Antti Rinne. Il y a encore une semaine, M. Rinne a dit que Mme Urpilainen pourrait continuer comme ministre des Finances même si elle n’était plus présidente du parti.
M. Rinne souligné à Suomenmaa qu’il n’a pas peur de devenir ministre des Finances si le conseil national du PSD le décide.
Mme Urpilainen a souligné que le président du PSD devait être ministre.
SM/7

Editorial
Selon l’éditorial de Helsingin Sanomat, l’élection de M. Rinne à la tête du PSD n’est pas sure, même s’il est plus populaire en ce moment que Mme Urpilainen.
La popularité de M. Rinne ne montre rien sur ses qualités en tant que président du parti. Le mécontentement des sociaux-démocrates devant la faible audience du parti se traduit par la popularité de M. Rinne, estime HS.
HS/A4

France - Finlande

Gastronomie

Salon du vin
A l’occasion du Salon du vin d’Helsinki, Kauppalehti rapporte que le Grand conseil du vin de Bordeaux a créé une commanderie à Helsinki.
Le quotidien économique rapporte aussi qu’Essi Avellan vient de publier une Encyclopédie du Champagne et vin mousseux.
KL

Littérature

Traduction
Helsingin Sanomat pésente les candidats nominés aux prix Anselm Hollo destiné à une traduction d’un ouvrage de référence, dont Heta Rundgren et Aura Sevón pour une traduction d’une compilation de textes d’Hélène Cixous et Erkki Salo pour la traduction du Dictionnaire philosophique de Voltaire.
HS/B2

Jeudi 20 mars 2014

Politique étrangère et européenne

Ukraine

Propos de M. Katainen
Le Premier ministre Jyrki Katainen, qui se rendra à Bruxelles au conseil européen, a été entendu par la Grande commission et la commission des Affaires étrangères du parlement.
Il souligne que l’UE doit étudier avec soin comment de nouvelles sanctions toucheraient la Russie et quels effets elles pourraient avoir sur les Etats membres.
Les principaux objectifs de la Finlande sont que l’UE demeure unie sur ce qu’elle fait. Selon lui,
Les mesures à prendre contre la Russie doivent être bien séquencées. Le but est de faire négocier l’Ukraine, la Russie et la communauté internationale afin d’éviter un élargissement de la crise. Il se refuse toutefois à envisager les prochaines mesures à prendre.
« La situation de l’Ukraine se dégrade. Nous allons certainement prendre de nouvelles mesures. Il y a des dizaines de sanctions possibles et il faut les échelonner. »
M. Katainen a aussi brièvement commenté le discours de M. Poutine. « La Russie a accepté d’accueillir la Crimée comme partie de son territoire. C’est une source d’instabilité très importante. Je pense que l’on y réfléchit dans le monde entier. Poutine invoque une injustice historique à réparer ».
KS

Propos de M. Stubb
Selon le ministre du Commerce extérieur, il est probable que le conseil européen décide d’interdire l’exportation d’armes en Russie, « ce qui serait souhaitable », selon lui.
AL

Propos de M. Haglund
Selon le ministre de la Défense, « la question est de savoir si le conflit se limite à la Crimée ou s’il s’élargit, de manière spontanée ou sous l’effet de la Russie, à l’est de l’Ukraine.
M. Haglund considère que la principale menace pour la Finlande réside dans un gel des relations commerciales entre l’UE et la Russie. « Cela pèserait grandement sur l’économie finlandaise ».
HS

Propos de M. Sipilä
Le président du Centre estime que, « si l’UE décide de sanctions économiques contre la Russie, la Finlande sera la première à payer. Il soutient l’action des dirigeants finlandais mais estime que, en dépit de la crise de Crimée, la Finlande doit aussi gérer ses relations bilatérales avec la Russie.
HS

Propos de M. Soini
Le Président des Vrais finlandais estime qu’il faut que les Finlandais soient unis sur la crise de Crimée. « Nous devons suivre la ligne du président de la république. La Finlande n’a qu’une ligne de politique de sécurité et les Vrais Finlandais l’approuvent ».
« Nous devons être parmi la communauté internationale et à la fois avoir de bonnes relations bilatérales avec la Russie ».
HS

La Russie a commencé des exercices militaires aériens près la Finlande
La Russie a commencé d’importants exercices militaires aériens dans la région de Leningrad. Selon le colonel Mika Kalliomaa, il n’y a toutefois aucune activité proche de la Finlande qui nécessiterait de relever l’état d’alerte.
Dem

Il faut réévaluer la stratégie à l’égard de la Russie
Keskisuomalainen rend compte des effets économiques de la crise en Ukraine, et relève que certains acteurs finlandais sur le marché russe devront revoir leur choix et projets futurs dans le contexte de sanctions éventuelles. Le cours du rouble est déjà bas et le pouvoir d’achat des Russes diminue.
10 % des exportations finlandaises vont en Russie. La part des importations de la Russie s’élève à 18 %. Un tiers des exportations consiste en produits d’investissement comme des machines et des appareils. 20 % sont des produits et matériaux chimiques.
La Finlande importe principalement de l’énergie de Russie, surtout du pétrole et des produits pétroliers, mais également du gaz naturel, du charbon et de l’électricité.
M. Valo, directeur général de East Office, agence promouvant le commerce avec la Russie, relève qu’aucune entreprise finlandaise n’est entièrement dépendante des exportations vers la Russie. Il s’inquiète plus pour l’économie nationale que pour un groupe isolé.
KS/mer

Arctique

L’Estonie dépêche un brise-glace dans l’arctique
Helsingin Sanomat rapporte que l’Estonie a reçu des autorités russes l’autorisation de faire fonctionner son brise-glace Botnica sur la route du Nord-Est en arctique.
Les Finlandais n’ont pas d’accord équivalent avec la Russie
HS

TTIP

Débat au Parlement
Helsingin Sanomat rapporte que le Parlement finlandais est en principe favorable à l’accord de libre-échange avec les Etats-Unis pour autant que cela soit de manière loyale.
Les députés ont exprimé leur inquiétude concernant les effets sur la santé, la sécurité alimentaire, la protection des consommateurs et les règles de protection de l’environnement.
HS

Informatique

Championnat du monde du codage
Helsingin Sanomat rapporte que les entreprises finlandaises Reaktor et Supershell organiseront le premier championnat du monde du codage informatique intitulé Hello World Open 2014. La finale aura lieu à Kaapelitehdas à Helsinki en juin prochain.
Hello World Open n’a pas de statut officiel de championnat du monde. Les organisateurs attendent la participation de 10 000 équipes.
HS/A28

Politique intérieure

Gouvernement

Cadrage budgétaire
La ministre des Finances et présidente du PSD Jutta Urpilainen a déclaré », ce matin à Yle, que l’ajustement budgétaire nécessaire pour la Finlande portait sur trois milliards d’euros.
Mardi, le Premier ministre Jyrki Katainen avait déclaré que l’ajustement budgétaire nécessaire pour rétablir la durabilité des comptes publics devrait porter sur quatre milliards d’euros.
Yle

Retraites

Négociations sur la réforme des retraites
Helsingin Sanomat relève que les représentants des salariés et du patronat poursuivent les négociations sur les retraites. Le gouvernement souhaite savoir comment on pourrait prolonger les carrières professionnelles des Finlandais mais il semble que les représentants du patronat et des salariés se sont bloqués en raison du financement de la cotisation retraite
Les représentants des grandes centrales syndicales SAK, STTK et Akava ont annoncé mercredi que leur objectif principal était d’assurer la contribution au régime des pensions pour plusieurs dizaines d’années. Ils souhaitent équilibrer la contribution, en l’augmentant à un peu plus de 25 % à l’avenir. La contribution pour cette année est de 23,6 %, dont la part de l’employeur est en moyenne de 17,75 %. 24 % est prévu pour 2015 et 24,4 % pour 2016.
Le patronat, surtout la confédération du patronat et de l’industrie, s’oppose fortement à l’augmentation de la contribution.
Le groupe de travail présidé par M. Jukka Pekkarinen souligne que l’augmentation de la contribution ne doit pas être le moyen principal pour s’adapter à l’augmentation de l’espérance de vie.
Les partenaires sociaux ont remis hier au gouvernement un bilan sur l’état actuel des négociations.
HS/A16

Etera est en difficultés
Selon Helsingin Sanomat, la quatrième institution des pensions des salariés Etera a publié mercredi ses comptes. Sa solvabilité s’est affaibli en 2013, surtout vers la fin de l’année. Les investissements d’Etera n’ont pratiquement rien rapporté l’année dernière, tandis que le rapport des institutions des pensions des salariés a été en moyenne de 8,3 %.
HS/A26

Biobanque

Le patrimoine génétique finlandais
Selon Helsingin Sanomat, les experts de génome finlandais de premier ordre ont présenté mercredi leurs projets à Biomedicum à Helsinki. « Le génome de plus de 10 000 Finlandais sera connu en 2014 et celui des dizaines de millions en 2015 », a promis le professeur Samuli Ripatti de l’institut finlandais de médecine moléculaire FIMM.
Les chercheurs finlandais viennent de commencer à utiliser la première version de la banque de données Sisu qui deviendra un jour la banque de données biologiques nationale avec les informations sur les génomes de 200 000 Finlandais.
Les chercheurs étrangers s’intéressent également à Sisu, par exemple les chercheurs des universités de Harvard et Oxford et de l’institut Sanger.
Selon le professeur Aarno Palotie de FIMM, « les prochains 18 mois seront décisifs pour savoir si les banques de données biologiques finlandaises auront des financements étrangers ».
HS/A15

France - Finlande

Gastronomie

Vins de Bordeaux
A l’occasion du Salon du vin d’Helsinki, qui débute aujourd’hui, Helsingin Sanomat publie une critique de vins de Bordeaux et présente le seul propriétaire finlandais d’un château dans le bordelais, M. Juha Berglund.
HS

Champagne
Turun Sanomat annonce que le prochain salon du Champagne, qui se tiendra en mai, aura lieu, non seulement à Helsinki, mais aussi à Turku les 16 et 17 mai.
TS

Musique

Richard Galliano à Ikaalinen
L’accordéoniste franco-italien Richard Galliano sera la vedette du festival Sata-Häme Soi, cet été à Ikaalinen.
Il se produira aussi à Helsinki le 3 mai.
AL

Mercredi 19 mars 2014

Politique étrangère et européenne

Ukraine

Sanctions – Propos de MM Tuomioja, Stubb et Soini
Selon le ministre des Affaires étrangères, M. Tuomioja, l’expansion de la crise entre l’Ukraine et la Russie à un conflit militaire créerait plusieurs sortes de difficultés pour la Russie. Pour lui, une opération militaire ne serait pas facile pour elle, car elle engendrerait des pertes et risquerait de mener à un conflit prolongé.
M. Tuomioja estime qu’il faut prendre en compte le fait que, même si les Russes soutiennent sans doute sincèrement M. Poutine, une majorité nette ne souhaite pas pour autant un conflit armé avec l’Ukraine. Il estime que le fait qu’aucun mouvement comme celui de Kiev ne se soit créé à l’Est de l’Ukraine représente une déception pour la Russie.
M. Soini, président de la Commission des Affaires étrangères, qualifie les propos et le choix des mots de M. Poutine comme durs. Il prévoit une phase glaciale entre la Russie et l’Occident. Il estime qu’il faudrait s’efforcer d’éviter des sanctions économiques qui, pour lui, représentent une guerre économique. « Les dégâts sont importants. »
M. Tuomioja ne pense pas que l’UE mette en place des sanctions économiques contre la Russie. Il relève que, pour en envisager, il faudrait que la crise s’étende. Pour lui, il se peut que les sanctions gênent plus l’UE que la Russie. « Nous sommes prêts à tolérer certaines pertes si cela a un sens. »
Le ministre du Commerce extérieur, M. Stubb, estime qu’il faut que la Finlande avance de front avec le reste de l’Europe concernant les sanctions et les démarches pour résoudre la crise. Pour lui, agir d’une façon différente de l’UE ne ferait que nuire à la Finlande et n’améliorerait aucunement sa sécurité. Il souligne l’importance d’une unité en ce qui concerne les actions de l’UE.
HS/A8, AL

« M. Poutine pourrait souhaiter obtenir l’ensemble du pays » AL
Dans une interview accordée à Aamulehti, M. Tuomioja n’exclut pas la possibilité que la conquête de territoire de la Russie se restreigne à la Crimée. Son but pourrait être de prendre l’ensemble de l’Ukraine ou ses parties orientales à la Russie.
M. Tuomioja souhaite que l’on puisse continuer à négocier avec la Russie. Le forum pour ces négociations pourrait être le groupe de contact de l’OSCE. Il faudrait également arriver à faire accepter par la Russie l’envoi des observateurs de l’OSCE en Ukraine.
M. Väyrynen, ancien ministre des Affaires étrangères et candidat aux européennes, estime que la Finlande pourrait envisager de se mettre à l’écart des sanctions dures. M. Tuomioja rappelle que les décisions européennes prévoient une unanimité. Selon lui, les relations bilatérales avec la Russie fonctionnent bien et il n’y a pas lieu de les restreindre.
M. Tuomioja estime qu’il faudrait trouver un moyen d’arranger les relations entre l’Ukraine et la Russie d’une part et l’UE d’autre part de façon à ce que la Russie ne se sente pas menacée. Il estime que personne ne souhaite une situation où les Ukrainiens auraient besoin d’un visa pour aller en Russie.
Concernant l’Ukraine, il souhaite que les élections présidentielles ukrainiennes prévue pour mai puissent être suivies d’élections législatives. Il avoue qu’il est problématique pour l’UE qu’il n’y a pas de clarté sur le fait de savoir qui a commis des violences à Kiev. Il faut veiller à ce qu’aboutisse la mission donnée au Conseil de l’Europe d’étudier ce qui s’est réellement passé en Ukraine. « C’est une tâche extrêmement difficile, mais extrêmement importante. »
Une adhésion de l’Ukraine à l’UE est encore loin. « L’UE ne souhaite pas accueillir de membres qui ont des conflits avec leurs voisins. »
AL

Propos de M. Stubb
Le ministre du Commerce extérieur, M. Stubb, estime que les sanctions économiques mènent souvent à un cercle vicieux de sanctions économiques. « Elles ne serviraient ni la Russie, ni l’UE ni la Finlande à ce stade. » Il souligne l’importance d’un front commun au niveau européen.
M. Stubb ne croit pas que la Russie interrompe ses livraisons de gaz naturel en Europe, du fait de l’interdépendance mutuelle. « Nous nous efforçons de résoudre la crise un jour à la fois, mais en même temps il faut admettre que la crise représentera une phase difficile de longue durée dans les relations entre l’UE et la Russie. »
KL/4-5

« La Russie surprend la Finlande par sa décision sur les douanes » HS
Mardi, la Russie a pris deux décisions sur le transport routier TIR qui ont surpris les Finlandais. Dès mardi matin, la Russie a annoncé qu’elle mettait fin à l’accueil des transports TIR au poste-frontière de Vaalimaa mercredi minuit. Plus tard, la Russie a annoncé que la décision en la matière était retardée au moins jusqu’à la fin du mois de mars.
C’était une surprise même si la Russie avait annoncé cesser les transports TIR en juillet.
Selon le représentant du secteur des transports, aucune entreprise finlandaise de transports n’est dépendante des transports vers la Russie. La part de la Russie représente 4 à 5 % pour eux.
Selon les douanes russes, ces décisions n’ont pas de rapport avec la crise en Urkaine.
La ministre des Transports Merja Kyllönen a déclaré être surprise mais ne pense pas que l’annulation de son voyage en Russie ait un lien avec la décision des douanes russes ; En effet, elle a annulé une rencontre avec son homologue russe qui devait avoir lieu hier pour signer une déclaration d’intention sur les brise-glace et la coopération ferroviaire. Cette annulation n’est pas liée à la crise ukrainienne mais aux négociations du gouvernement finlandais sur le cadrage budgétaire.
M. Stubb n’a pas souhaité commenter si la décision russe était liée à la crise ukrainienne.
KL/4-5

Propos de Mme Tiilikainen
Interrogée sur la proposition faite par M. Väyrynen, Mme Tiilikainen (directrice de l’institut des relations internationales) rappelle qu’un Etat membre isolé ne peut pas de se désolidariser des sanctions prévues au niveau européen.
TS

Propos de M. Salmi
M. Salmi, directeur du Centre d’analyse du renseignement de l’UE (INTCEN), relève que la rapidité de l’aggravation de la crise a surpris le Centre du renseignement européen, même si les questions liées à l’Ukraine étaient connues.
TS/9

Avis de chercheurs
Mme Rytövuori-Apunen de Tampere Peace Research Institute (TAPRI) regrette que, pour l’Ukraine, les négociations sont compliquées par les sanctions. M. Moshes de l’UPI estime que l’Occident essaie de sauver la face en introduisant des sanctions qui n’auront pas un grand effet.
Les deux chercheurs ne croient pas à l’éventualité d’une guerre, mais n’excluent pas la possibilité d’un conflit armé de quelque envergure.
AL/A12

OTAN

La popularité de l’OTAN a augmenté
Suomenmaa, organe du Centre, rapporte que, selon un sondage effectué pour le compte de l’hebdomadaire Suomen Kuvalehti, 22 % des personnes interrogées sont favorables à une adhésion à l’OTAN et 62 % s’y opposent. Lors du précédent sondage effectué une semaine plus tôt, début mars, 18 % ont été favorables et 66 % défavorables à l’OTAN. Mille Finlandais ont été interrogés pour les deux sondages.
Les évènements en Ukraine ont eu le plus d’effet sur les conservateurs, dont 54 % sont favorables à l’OTAN selon le dernier sondage, contre 37 % au sondage effectué début mars.
Selon M. Juho Rahkonen, directeur à l’institut Taloustutkimus, chez les conservateurs, l’OTAN a eu une popularité « cachée » qui est devenue visible en raison des évènements récents.
Dans son éditorial, Suomenmaa souligne que la popularité d’une adhésion à l’OTAN est encore modeste chez les Finlandais. Les plus favorables sont les conservateurs, suivis des partisans du Parti suédois. Parmi les Vrais Finlandais, un tiers est pour l’OTAN. Chez les sociaux-démocrates, une éventuelle adhésion a une audience de 16 %, chez les centristes 12 %, chez les verts 11 % et chez les partisans de l’Alliance des gauches 7 %.
Pour l’éditorialiste, il n’est pas étonnant que les évènements en Ukraine aient eu un effet sur les Finlandais. Il n’est toutefois pas facile de faire changer d’avis de la grande majorité des Finlandais.
SM/2

Energie

La décision d’investissement de Fennovoima repoussée à avril
Kaleva rapporte que l’assemblée générale de Fennovoima, qui doit prendre la décision concernant la confirmation d’investir dans la construction d’une centrale nucléaire, devait se tenir en mars. Elle a toutefois été repoussée en avril.
Kaleva

TTIP

Débat au Parlement
Helsingin Sanomat rapporte qu’un débat a lieu aujourd’hui au Parlement. Le ministre des Affaires européennes Alexander Stubb doit introduire ce débat en expliquant l’avancée des négociations.
HS

Politique intérieure

Gouvernement

Cadrage budgétaire
Selon les informations de Helsingin Sanomat, le gouvernement projette des ajustements budgétaires de deux milliards d’euros pour 2015. Jusqu’à présent on a mentionné des sommes moins importantes.
Le groupe d’experts présidé par M. Martti Hetemäki, secrétaire d’Etat au ministère des Finances, a proposé des ajustements d’un milliard et la ministre des Finances, Mme Jutta Urpilainen, a récemment évoqué les ajustements de 1,5 milliard d’euros pour l’année prochaine.
Le gouvernement étudiera, lors de ses négociations sur le cadrage budgétaire de la semaine prochaine, la part des ajustements pour 2015. Il y a des pressions de l’UE qui surveille que le déficit structurel n’augmente par trop. Pour ne pas dépasser ces limites, les ajustements de deux milliards d’euros seraient nécessaires.
Les présidents des six partis représentés au gouvernement se réunissent presque tous les jours cette semaine pour négocier. Les décisions n’ont pas encore été prises.
Le gouvernement doit également évoquer les éventuelles privatisations des entreprises publiques.
HS/A14

Propos de la SAK et de l’EK
Helsingin Sanomat relève que les propositions de la grande centrale syndicale SAK et de la confédération du patronat et de l’industrie EK pour le gouvernement au seuil des négociations sur le cadrage budgétaire sont très différentes. La SAK propose d’imposer le foncier agricole et les forêts et d’augmenter l’impôt sur le revenu des capitaux. L’EK s’oppose à toute augmentation des impôts qui sont pour lui « le pire poison dans la situation économique actuelle ».
HS/A14

Parlement

Proposition de loi d’initiative populaire
Helsingin Sanomat rapporte que la loi sur l’initiative populaire, entrée en vigueur il y deux ans, a augmenté l’intérêt des citoyens à l’égard de la politique. Plus de 200 initiatives populaires ont été lancées et six initiatives ont obtenu le nombre minimal requis de signatures, 50 000.
Le gouvernement estime que « le débat sur l’initiative populaire a été animé. Cette possibilité peut augmenter le débat politique, l’intérêt des Finlandais vis-à-vis de la politique et faire augmenter le taux de participation aux élections ».
L’augmentation de la démocratie directe – dont l’initiative populaire, les référendums et l’initiative des citoyens dans les communes - fait partie du « paquet démocratie » du gouvernement.
Une évaluation sur la mise en œuvre de cette loi sera faite en 2015 pour savoir entre autres si le plancher de 50 000 signatures est suffisant. Le ministère de la Justice estime actuellement que ce nombre est suffisant et ne compte pas proposer de modifications à la procédure de l’initiative populaire.
Les députés estiment que toutes les initiatives signées par plus de 50 000 personnes méritent une étude au Parlement. « Il ne faut pas enterrer les initiatives des citoyens dans les commissions mais il faut les traiter comme les projets du gouvernement », selon le député Juho Eerola du groupe des Vrais Finlandais.
Le Parlement a déjà rejeté l’initiative populaire sur l’interdiction de l’élevage d’animaux à fourrure. Les initiatives sur la modification du droit d’auteur et sur le mariage également ouvert aux homosexuels sont à l’étude dans les commissions. Les initiatives concernant des sanctions plus strictes pour la conduite en état d’ivresse, pour rendre facultatives les études obligatoires de suédois à l’école et pour modifier la loi sur le certificat énergétique seront bientôt étudiées.
Le gouvernement souhaite également renforcer l’initiative des citoyens dans les communes.
HS/A15

Economie

« Les menaces sur l’économie finlandaise viennent de l’étranger »
Helsingin Sanomat relève que, selon les économistes de l’institut de recherche économique Pellervo et de Danske Bank, deux choses menacent la croissance économique en germe : l’affaiblissement de la croissance économique de la zone euro et les risques sur l’économie mondiale.
Les éventuelles sanctions économiques contre la Russie sont les plus grandes menaces. Elles auraient des effets imprévisibles sur le développement économique des pays de la zone euro et de toute l’Union européenne.
En Finlande, la demande intérieure n’augmente pratiquement pas et la croissance économique se base uniquement sur les exportations. Selon les statistiques de la douane, la part des exportations finlandaises de l’UE a été de 55 %.
M. Markus Lehtinen, directeur de recherche à l’institut Pellervo, a proposé hier la prolongation du temps de travail dans le secteur public. Cette proposition a immédiatement été rejetée par les syndicats.
HS/A29

Ville de Helsinki

Helsinki projette une nouvelle centrale
Selon Helsingin Sanomat, la ville de Helsinki projette la construction d’une nouvelle centrale de combustion mixte à Vuosaari. Il est aussi possible de réparer les anciennes centrales à Salmisaari et Hanasaari et de ne pas construire une nouvelle centrale à Vuosaari. Le coût d’une nouvelle centrale serait d’environ 650 millions d’euros et celle des réparations de 100 millions d’euros.
Le conseil municipal de Helsinki prendra la décision en 2015.
HS/A18

Egalité

Propos de Mme Mäkinen
Dans le cadre de la journée dédiée à l’écrivaine Minna Canth (1844-1897) et à l’égalité, Turun Sanomat publie une interview de Mme Pirkko Mäkinen, ombudsman des l’égalité des chances. Ce poste a été créé il y a 27 ans et Mme Mäkinen l’a occupé de 1995 à 2002 et de nouveau depuis 2007.
Mme Mäkinen estime que le débat finlandais sur l’égalité n’est pas du tout animé, surtout par rapport à la Suède où tous les partis politiques se disent féministes. Elle déplore les mauvais salaires dans les domaines où les femmes sont majoritaires, ainsi que le faible nombre de femmes aux postes de directeurs et la violence contre les femmes.
Mme Mäkinen se félicite toutefois de la mise en œuvre des quotas pour les femmes et des modifications dans la législation finlandaise suscitées par l’adhésion à l’UE.
Le bureau de l’ombudsman de l’égalité des chances est contacté environ mille fois par an. Un tiers des cas sont difficiles et nécessitent une étude approfondie.
TS/17

Mardi 18 mars 2014

Politique étrangère et européenne

Ukraine

Sanctions – Propos de M. Tuomioja
« Les élites économiques pas encore sanctionnées » AL
« Les ministres des Affaires étrangères ont décidé de geler les avoirs et restreindre le déplacement d’une liste de personnes » KL
Helsingin Sanomat relève que la Finlande n’a pas souhaité inclure sur la liste de sanctions M. Kiselyov proposé par les pays Baltes et la Pologne. Le ministre des Affaires étrangères, M. Tuomioja, a nié que la Finlande aurait empêché l’inscription sur la liste de M. Kiselyov, pour lui, la Finlande a souhaité maintenir la liste d’origine : « La proposition a été faite après qu’on ait atteint l’unanimité au Comité des représentants permanents. La réunion ministérielle a souhaité s’en tenir à ce qui avait été présenté au Coreper », a-t-il dit.
Concernant l’élargissement des sanctions, M. Tuomioja a dit que cela serait évoqué que dans le cas où le conflit s’étendrait en dehors de la Crimée, par exemple en Ukraine de l’Est, où bien si la situation devenait très violente.
M. Tuomioja estime que les sanctions auront un réel effet, même s’il s’agit en partie d’un signal politique sur le fait que l’UE est disposée à avancer. « La priorité absolue des négociations était qu’il faut empêcher l’expansion de la crise en Ukraine de l’est ».
Aamulehti relève que les sanctions ne touchent pas l’élite économique russe.
Mme Smith, chercheur à l’Institut Aleksanteri, estime que les sanctions en question ne sont qu’un début qui permet de gagner du temps.
Mme Kyllönen, ministre des Transports (All. des gauches), a annulé sa rencontre avec son homologue russe, M. Sokolov.
HS/A27, KS/13, AL/A4

Conséquences des sanctions pour la Finlande
Selon M. Antila du syndicat de métallurgie, il est certain que les sanctions économiques se traduiraient par un taux de chômage accru. Les entreprises investiraient et les gens consommeraient avec plus de prudence. L’effet sur certaines entreprises serait énorme, alors que d’autres n’en souffriraient pas du tout, selon lui.
M. Kangasharju de la banque Nordea estime que les sanctions ralentiraient le rétablissement de l’économie finlandaise. La croissance du PIB repartirait à la baisse, ce qui signifierait une augmentation du chômage et des licenciements ou des mises à pied.
M. Heiskanen, économiste en chef de la banque OP-Pohjola, relève que les sanctions toucheraient le commerce extérieur, les entreprises finlandaises établies en Russie ainsi que la Finlande du Sud-Est qui a accueilli beaucoup de touristes russes.
Dem/8

Approvisionnement de la Finlande
Selon le centre national d’approvisionnement, l’énergie suffirait pour la Finlande pendant cinq mois car 70 % de l’énergie de la Finlande vient de l’étranger, dont 80 % de Russie.
Selon le directeur général de l’approvisionnement, M. Kananen, la situation est inquiétante politiquement et du point de vue de l’économie nationale, mais pas du point de vue de l’approvisionnement.
KL/5

Propos de Mme Smith
Demokraatti relève que, selon Mme Smith de l’Institut Aleksanteri, perdre la Crimée pourrait rapprocher l’Ukraine de l’Europe. Pour elle, l’Ukraine pourrait prendre des décisions de façon plus indépendante si elle n’avait plus sur son territoire de base navale russe. Une adhésion éventuelle à l’OTAN lui serait possible d’une toute autre façon, dit-elle.
Pour Mme Smith, tout semble indiquer que la Russie est sérieuse dans son intention de prendre la Crimée sous son contrôle. Pour elle, la Crimée ne suffirait toutefois pas pour la Russie, dont le vrai but serait un changement de pouvoir à Kiev.
Le développement de la situation en Ukraine de l’Est est ce qui inquiète Mme Smith le plus.
Dem/11

Les investisseurs finlandais quittent la Russie
Helsingin Sanomat relève que les investisseurs ont vendu leurs participations dans des fonds qui investissent sur le marché russe.
Les investisseurs institutionnels, comme les fonds de pension, diminuent leurs placements en Russie depuis quelques années déjà.
HS/A34

Editoriaux
« Que veut la Russie ? » Dem
« La crise est un test pour la politique étrangère commune » SM
« La Russie ne doit pas faire un pas de plus » HS
« On ne peut que deviner la prochaine étape » TS
L’éditorialiste du journal du parti du Centre se demande si, du point de vue de la Finlande il est vraiment souhaitable que l’UE devienne un acteur fort en politique étrangère tant les intérêts des Etats membres sont divergents.
L’éditorialiste du quotidien du PSD estime pour sa part qu’en cas de troisième phase de sanctions, touchant l’économie, il est probable que la nouvelle classe moyenne russe se borne longtemps à ne considérer que l’occident « décadent » comme responsable de la crise. Il est peu probable que la Russie non plus puisse supporter longtemps une crise qui durerait.
L’éditorialiste de Turun Sanomat estime que l’on ne peut pas sans réagir regarder l’exercice d’une politique de la force. « Même si les sanctions et mesures de rétorsions sont risquées, l’occident doit réagir ».
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat prévoit une longue période de tensions au plein coeur de l’Europe. Il souligne que l’objectif des sanctions de l’UE est d’empêcher que la Russie élargisse son opération dans l’est de l’Ukraine. Il conclut que, « depuis 20 ans, l’occident a échoué en Ukraine et qu’il est désormais urgent de réussir ».
Dem SM TS HS

Défense

La Finlande et la Suède envisagent une coopération au niveau de la construction de navires militaires
La Finlande n’exclut pas une coopération avec la Suède dans la construction de navires militaires à multiples fonctions.
Les prochains bateaux militaires finlandais seront plus grands que les actuels, qui ne suffisent pas pour les missions de gestion de crise internationales en haute mer.
HS/A14

Construction navale

STX cherche à vendre le chantier naval de Turku vendu d’ici juin
Kauppalehti rapporte que STX essaie de vendre le chantier naval de Turku au néerlandais Damen.
Cet hiver, le chantier de Turku aurait été proposé à l’italien Fincantieri et à l’allemand Meyer Werft, sans succès.
KL TS

Déclarations de M. Vapaavuori
« La crise de Crimée n’empêche pas la venue d’un actionnariat russe » TS
Le ministre de l’Economie était en visite à Turku, hier. Il a écouté les inquiétudes concernant l’avenir de la construction navale.
Selon M. Vapaavuori, il est très difficile d’imaginer que, avec son actionnariat actuel, le chantier naval de Turku puisse recevoir de nouvelles commandes. Interrogé sur la possibilité que l’Etat rachète le chantier naval, M. Vapaavuori souligne que le problème n’en serait pas le coût mais « le fait que l’Etat ne dispose ni des compétences ni de la connaissance du marché » pour cela. Il répète que l‘on a besoin d’un actionnaire industriel crédible. L’Etat pourrait participer au capital.
Interrogé sur la possibilité d’avoir un actionnaire russe, M. Vapaavuori déclare que c’est une possibilité. On parle aussi d’actionnariat russe pour Fennovoima. Le ministre ne se déclare pas inquiet car, selon lui, des crises comme celle de la Crimée sont passagères. Il déclare donc qu’il faut, à l’avenir aussi, que la Finlande puisse accueillir des investissements russes et que les entreprises finlandaises puissent investir en Russie.
TS

Energie

La centrale de Fennovoima suscite des craintes en Suède
Helsingin Sanomat rapporte que les communes suédoises du Golfe de Botnie ainsi que de n environnementales et des mouvements politiques s’opposent au projet de Fennovoima de construire une centrale nucléaire à Pyhäjoki.
Même l’institut météorologique de Suède a critiqué l’étude d’impact réalisée par Fennovoima.
HS

TTIP

Des problèmes juridiques
Dans une interview accordée à Helsingin Sanomat, le professeur de droit international public Martti Koskenniemi estime que le projet de traité de libre-échange entre les Etats-Unis et l’UE comporte d’importants problèmes juridiques. Il souligne que le choix de l’arbitrage comme procédure de résolution des litiges serait problématique tant pour les Etats que pour les entreprises.
HS

Politique intérieure

Gouvernement

Le gouvernement va surveiller les dépenses des communes
Le ministère des Finances a présenté, hier, son projet de modèle de contrôle destiné à veiller à ce que les communes puissent financer leurs services et à ce que les impôts communaux demeurent modérés.
Les communes auront désormais un objectif d’équilibre budgétaire et une limitation de leurs dépenses. Ce modèle pourrait entrer en vigueur l’année prochaine et être donc en usage durant la prochaine législature.
TS

PSD

Dernière ligne droite avant le congrès
L’ensemble des représentants du PSD au congrès de mai, qui élieront le prochain président du PSD, à Seinäjoki, du 8 au 10 mai sont désormais connus. Les dernières sections régionales ont élus leurs représentants hier.
Le travail des candidats, Mme Urpilainen, président du parti et ministre des Finances, et M. Antti Rinne, consiste désormais à faire campagne auprès de ces représentants.
Mme Urpilainen va lancer sa campagne le 3 avril.
M. Rinne devrait bientôt publier son programme.
HS

Centre

M. Sipilä estime que l’adhésion à l’OTAN n’est pas d’actualité
Le président du centre, M. Sipilä, a retrouvé le bureau politique de son parti, hier. Il a tenu une conférence de presse.
M. Sipilä apporte son « total soutien » à la ligne du président Niinistö et du gouvernement dans la gestion de la crise ukrainienne. Il s’est désolidarisé du président honoraire du parti et candidat aux européennes Paavo Väyrynen qui souhaitait que la Finlande ne participe pas aux sanctions économiques de l’UE. M. Sipilä souligne toutefois que la Finlande ferait partie des pays européens les plus touchés par d’éventuelles mesures.
M. Sipilä estime qu’il ne faut pas envisager dans l’urgence une adhésion à l’oTAN. Il déclare être favorable à la position actuelle du parti sur l’oTAN selon laquelle la question de l’adhésion n’est pas d’actualité. Selon lui, à cause de la crise en Ukraine, il n’y a pas lieu de la modifier lors du prochain congrès de cet été. Il ne voit en revanche pas de problème à ce que la liste du Centre aux élections européennes rassemble des candidats opposés (comme M. Väyrynen) et d’autres favorables (comme M. Mikael Pentikainen) à l’entrée dans l’OTAN. « Il y a parmi nos membres des gens pour et des gens contre, il est bon qu’il en soit de même parmi nos candidats ».
M. Sipilä s’est aussi déclaré en faveur d’économies budgétaires concernant tous les postes sauf la défense. Il estime qu’il faudrait diminuer les dépenses de 7 à 8 milliards d’euros en six ans pour retrouver l’équilibre des finances publiques.
Enfin, M. Sipilä a confirmé que le centre était toujours favorable au projet de Fennovoima de construire une centrale nucléaire. Il faut toutefois espérer que l’actionnariat finlandais de ce projet soit plus élevé que les 50% actuels.
HS TS

Pollution

Mauvaise qualité de l’air à Helsinki
Le niveau de concentration en fines particules a atteint, hier, à Espoo, 166 microgrammes par mètre cube, 154 à Helsinki et 142 à Vantaa. Au-dessus de 100 on considère que la qualité de l’air est mauvaise.
La situation devrait se poursuivre aujourd’hui.
Helsingin Sanomat rapporte que, si la situation se poursuivait plusieurs jours, il faudrait prendre des mesures, y compris concernant le trafic automobile.
HS

Lundi 17 mars 2014

Politique étrangère et européenne

Ukraine

Propos de M. Tuomioja
Le ministre des Affaires étrangères, M. Tuomioja, considère comme extrêmement inquiétantes les informations selon lesquelles la Russie aurait concentré des troupes à la frontière ukrainienne. Pour lui, cela pourrait empirer la situation.
Concernant les sanctions, M. Tuomioja a estimé, dimanche après-midi, qu’il était assez évident qu’on en mettrait en place. Il a constaté que leur envergure, ainsi que le fait de savoir qui seraient touchés restait ouvert. Il a souligné qu’il ne s’agissait pas d’aggraver la situation, mais plutôt de favoriser une solution pour la crise par voie de négociation. Il a souligné l’importance de disposer d’une idée sur la possibilité de la Russie de sortir de cette situation et de voir entamer des négociations directes entre la Russie et l’Ukraine.
Pour le ministre, le résultat du référendum était prévu. Il reste à voir ce qu’il s’en suit, comment la Russie réagit et quand.
M. Tuomioja croit à une solution pacifique à la crise, mais il estime que la normalisation de la situation pourra prendre du temps. Il se félicite du cessez-le-feu mis en place dimanche.
M. Jussi Niinistö (Vrai Finlandais), président de la commission de la Défense, estime, lui aussi, que le résultat du référendum était attendu. Il ne pense pas que la Russie envisage immédiatement d’annexer la Crimée. « La possibilité d’une solution par voie de négociation existe encore », selon lui. Il ne souhaite pas l’introduction de sanctions économiques qui toucheraient lourdement l’économie et la situation de l’emploi finlandais.
Le comité interministériel de politique étrangère et de sécurité et le Président Sauli Niinistö se sont réunis, hier. Selon le communiqué publié en la matière, la Finlande trouve indispensable que la crise soit résolue conformément au droit international et par voie de négociation entre la Russie et l’Ukraine, dans un cadre multilatéral au besoin, et dans le respect de la souveraineté ukrainienne et de son intégrité territoriale.
HS/lun/A8, Dem/11, KS/lun/11.

Propos de M. Haglund
Le ministre de la Défense, M. Haglund, souhaite que la situation ne s’aggrave pas vers un conflit armé après le référendum. Il est convaincu que toutes les parties souhaitent l’éviter, mais que, malheureusement, le risque d’un tel conflit existe du fait que la situation est très délicate.
Concernant les sanctions, M. Haglund estime que toute sanction visant la Russie est mauvaise du point de vue de la Finlande dont l’économie est plus dépendante du commerce avec ce pays que beaucoup d’autres pays européens. Si l’UE décide d’introduire des sanctions, la Finlande les soutiendra. M. Haglund rappelle qu’il faudra que l’UE réfléchisse à la façon de lever les sanctions plus tard.
Le ministre estime que la Russie craint que le nouveau gouvernement ukrainien mette fin à l’accord concernant la base de la marine russe en Crimée.
En ce qui concerne la défense finlandaise, M. Haglund se félicite du débat suscité concernant une coopération de défense éventuelle avec la Suède. Il estime que qu’une telle coopération provoquerait moins la Russie que si la Finlande et la Suède adhéraient l’OTAN.
HBL/dim/6

Propos de M. Stubb
Le ministre des Affaires européennes Alexander Stubb soulignait dimanche que la Finlande, dans le sillage de l’Allemagne, promeut une voie médiane dans la question des sanctions à l’égard de la Russie. Il estime que des mesures de rétorsion russes pourraient toucher surtout les exportations agro-alimentaires finlandaises qui vont à 30% en Russie ; mais aussi l’industrie énergétique et du bois-papier.
Le ministère des Affaires étrangères discute avec les grandes entreprises finlandaises des meilleurs moyens de diriger les sanctions européennes.
HS

Les sanctions toucheraient la Finlande
Les entreprises doivent revoir leur stratégie à l’égard de la Russie
Le directeur de recherches de la banque de Finlande, Ilkka Korhonen, estime que, « s’il se passe quelque chose qui diminue le commerce entre l’UE et la russie, cela touchera fortement la Finlande ».Il souligne que le principal effet est déjà que la valeur du rouble n’a cessé de diminuer. Les exportations finlandaises vers la Russie ont déjà diminué de 5% l’année dernière.
Le professeur Pekka Sutela rappelle que la Finlande est, avec 11 milliards d’euros d’investissements directs, le sixième ou septième plus grand investisseur en Russie. La moitié de cet investissement vient de Fortum. Il enjoint les entreprises finaldnaises à revoir leur stratégie à l’égard du marché russe car, à moyen terme, l’économie russe va stagner et le rouble ne va pas s’apprécier.
Kauppalehti publie une liste des entreprises qui ont le plus de commerce avec la Russie : Fortum (18,5% de son chiffre d’affaires et plus de 1,1 milliard d’euros) arrive en tête devant le groupe pharmaceutique Oriola KD (37,7%), Nokian Renkaat (32,9%), YIT (25%), Valio (18,6%) et Stockmann (17%).
HS KL

Propos de M. Stenlund, secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères
Le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, M. Stenlund, qui a pris ses fonctions le 1er mars, estime que les sanctions contre la Russie sont la bonne voie. Le monde ne peut pas fermer les yeux sur le fait que la Russie a violé le droit international, selon lui, même s’il faut prévoir une réaction de la part de la Russie.
M. Stenlund souligne le contexte européen et le fait que la Finlande a choisi de participer à l’UE entre autres pour sa valeur ajoutée en matière de politique de sécurité. Il estime que la situation est tellement grave qu’il faut que l’UE veille à son unité.
Pour lui, les raisons à l’aggravation de la situation se trouvent dans la politique russe. L’Europe et l’Occident ont sous-estimé la détermination de la Russie en ce qui concerne sa politique euro-asiatique, qui a pour but de créer un parallèle à l’UE et de renforcer le statut de la Russie. L’Ukraine est importante pour la Russie pour que ce projet réussisse, relève M. Stenlund.
HBL/sam/10

Propos de M. Moshes
M. Moshes, chercheur de l’Institut de relations internationales, ne pense pas qu’il y aura des flux importants de réfugiés de la Crimée même si elle était annexée à la Russie. L’Ukraine n’aurait pas les ressources pour accueillir un nombre important de réfugiés, ce qui fait que les dirigeants de Kiev n’encourageront pas les habitants de la Crimée à quitter cette région.
La Crimée étant contrôlée par les troupes russes, M. Moshes ne croit pas qu’il y aura des émeutes importantes. La majorité de la population sympathise avec la Russie et de plus, ni la communauté internationale ni le gouvernement ukrainien ne soutiennent les protestations violentes.
M. Moshes ne pense pas non plus qu’il y aura des discriminations vastes touchant les minorités en Crimée. Pour lui, il serait dans les intérêts de la Russie de coopérer avec l’ensemble de la société criméenne.
M. Moshes n’exclut toutefois pas la possibilité de pressions et de violences. Pour lui, plus que par les raisons politiques, elles pourraient être alimentées par l’économie parallèle et la criminalité organisée.
KS/lun/11

Déclarations de M. Niinistö
Le Président Niinistö a déclaré, dans une interview publiée par Helsingin Sanomat et réalisée lors de sa visite au Liban, jeudi, qu’il suivait de très près la crise ukrainienne.
Il déclare que la Finlande a proposé ses services à plusieurs acteurs, notamment pour accueillir une rencontre. Il souligne toutefois que, dans cette crise, la Finlande a choisi son camp qui est celui de l’UE. « Il ne s’agit donc pas du fait que la Finlande serait un médiateur. Nous pourrions seulement offrir de bonnes possibilités à des discussions, si la crise leur fait une place ».
M. Niinistö déclare avoir pris un rôle actif dans le débat sur la crise de Crimée et sur les éventuelles sanctions que pourrait prendre la Russie en contrepartie. « Elles toucheraient durement les relations extérieures de la Finlande, c’est pourquoi je suis très actif », dit-il.
La Finlande soutient ce que l’UE décide, c’est clair. Les positions de la Finlande sont déterminées par le président et le comité interministériel de politique étrangère et de sécurité. La préparation des sanctions relève jusqu’à présent du comité interministériel de politique européenne. « Le secrétariat de la présidence participe à ces préparatifs. Je ne pense pas que nous ayons des opinions divergentes [entre le gouvernement et la présidence], mais il est important de suivre à la lettre la constitution ».
L’expert du cabinet du président en matière ukrainienne est le conseiller diplomatique Mikko Hautala qui parle ukrainien et tient le président constamment informé des évolutions.
M. Niinistö considère que d’éventuelles sanctions auraient directement des effets sur la Finlande et l’UE. « La Russie prendra de suite des mesures de rétorsion. Nous devons en Finlande réfléchir précisément à ce que cela signifiera. L’expérience montre que soulignant que « les sanctions sont plus faciles à mettre en place qu’à lever ». « Il est certain que la Russie réagira à une troisième phase de sanctions européennes. Elles auraient un effet important sur les entreprises finlandaises et sur l’économie du pays. La Russie est un pays important pour nos exportations. L’autre côté de la pièce est notre dépendance énergétique à son égard. De plus, des sanctions auraient un effet sur es marchés et, même si la Russie ne prenait pas de mesures directes, les touristes russes auraient moins de pouvoirs d’achat. Cela se voit déjà dans la Finlande de l’Est ».
M. Niinistô déclare avoir été surpris par la crise ukrainienne. En revanche il n’est pas surpris par le fait que la Russie semble prendre ses distances vis-à-vis de l’UE. Il l’avait compris après le discours de Poutine à Valdaï, à l’automne : « Poutine a redéfini la vision du monde des Ruses. Cela diffère largement des valeurs de l’occident, l’individualisme et l’hédonisme que Poutine considère comme des marques de faiblesse ». « Mais l’Ukraine montre qu’il ne s’(agit plus d’une différence de valeurs, mais déjà d’un affrontement direct. Cela n’est absolument pas une bonne évolution ; ni pour l’UE, ni pour la Russie ».
M. Niinistö refuse de juger les relations bilatérales fenno-russes car « nous sommes très engagés en tant que membre de l’Ue en faveur des valeurs européennes ». La crise ukrainienne aura immanquablement des effets sur la politique de sécurité et de défense. « Mais je n’aime pas que l’on compare la situation en Ukraine à) d’autres événements historiques. C’est une crise particulière ».
M. Niinistö déclare suivre de près le débat sur les ressources de la défense. Il est aussi un fervent défenseur de la coopération de défense avec la Suède. « Il n’y a pas de limite à cette coopération », dit-il.
Il souligne aussi que les Européens doivent assume leur responsabilité en matière de sécurité. « Cette crise le souligne. Même les Etats-Unis engagent les Européens à assumer plus leurs responsabilités de leur défense commune. Le fait que l’on instaure une défense commune n’est pas en contradiction avec l’oTAN ».
M. NiinistÔ dément toutefois fuir le débat sur l’OTAN. « Je ne m’en tiens pas éloigné. Ma positin sur l’adhésion à l’OTAN est tout simplement neutre, cela veut dire qu’elle n’est pas émotionnelle et ne dépend que des intérêts de la Finlande. Mes réponses ne satisfont toutefois pas ceux qui veulent une adhésion immédiate. Je n’y peux rien. Néanmoins, mes réponses ne satisfont pas non plus ceux qui ne voudraient jamais que soit mentionné le mot OTAN. Je ne peux pas aller au-delà de ce que je pense ». HS

Débat sur l’OTAN et la défense européenne

La relation de la Finlande avec l’OTAN pourrait changer grâce à la Suède
Kaius Niemi écrit dans Helsingin Sanomat que les grandes décisions de politique de sécurité de la Finlande pourraient évoluer par le biais d’une coopération de défense plus étroite avec la Suède. Dans aucun des deux Etats il ne semble qu’il y ait actuelleemnt de raisons politiques pour une adhésion à l’oTAN. Mais la Suède a assuré que, si la royaume demandait à entrer dans l’OTAN, cela devrait intervenir de concert avec la Finlande.
HS

Selon M. Tuomioja, le PSD ne fera pas de l’OTAN un thème de campagne
Le ministre des Affaires étrangères estime que la crise ukrainienne n’a entrainé rien qui rendrait nécessaire de modifier la position du gouvernement (telle qu’inscrite dans le programme gouvernemental) sur la politique étrangère et de sécurité. « Ce gouvernement ne préparera pas d’adhésion à l’OTAN », a-t-il assuré, vendredi, au parlement. Il rappelle que l’option d’adhérer à l’OTAN signifie que tout Etat souverain peut envisager de s’y porter candidat.
M. Tuomioja a parlé lors d’une manifestation organisée par le PSD dans l’optique des élections européennes. La position du PSD est que la Finlande n’a pas intérêt çà faire partie d’une alliance militaire. Cette position devrait être maintenue après les prochaines élections législatives. « Nous ne considérons que cela n’est pas un thème électoral », dit M. Tuomioja.
Le député centriste Seppo Kääriäinen considère lui que l’OTAN sera un sujet de campagne.
Par ailleurs, M. Tuomioja a déclaré qu’il était constamment en contact avec la Suède sur les questions de politique de sécurité et de défense. Selon lui, en Suède, ni la droite au pouvoir ni l’opposition de gauche ne sont prêtes à prendre des pas supplémentaires vers l’OTAN.
HS

La peur ne doit pas nous diriger vers l’OTAN
Dans une tribune publiée dans Aamulehti, la députée européenne Tarja Cronberg (Verts) se déclare en faveur d‘une troisième voie, entre la défense nationale et l’oTAN et qui serait constituée par la défense européenne.
AL

Propos de Mme Tiilikainen, M. Haglund, Mme Urpilainen
Mme Tiilikainen, directrice de l’Institut de relations internationales, estime que la crise de la Crimée pourra donner un élan au débat concernant la politique étrangère et de sécurité commune à laquelle beaucoup d’Etats membres se sont opposés jusqu’à présent. "L’UE dispose d’un besoin plus concret qu’avant d’agir d’une façon unie. Si l’UE était un Etat fédéral européen avec des forces armées européennes sous une direction de politique étrangère unie, la prise de décision serait plus facile de tous les points de vue », dit-elle.
Turun Sanomat relève que le ministre de la Défense, M. Haglund, a dit que si l’UE souhaitait obtenir le statut qu’elle souhaite avoir aux yeux de la Russie, cela nécessiterait une politique étrangère et de sécurité commune. « L’unité de l’UE n’est pas la plus forte possible ».
TS relève que Mme Urpilainen, ministre des Finances, a rappelé, sur son blog, la mission fondamentale de l’UE en tant que bâtisseur de paix et de stabilité, chose accentuée dans le contexte de la crise ukrainienne.
Concernant les élections européennes, Mme Tiilikainen estime que la crise en Ukraine pourrait devenir un thème central et que, de ce fait, le rôle international de l’UE ainsi que son unité en matière de politique étrangère et de sécurité seront évoqués.
Avec le prolongement de la crise, les Finlandais ne tarderont pas à ressentir l’UE comme plus nécessaire, selon elle. Ils souhaiteront, plus qu’avant, que l’UE soit présente dans la politique de sécurité européenne.
TS/dim/9, sam/23

FMI – Economie finlandaise

Le FMI engage la Finlande à des réformes structurelles
Le FMI a revu à la baisse ses prévisions économiques concernant la Finlande : 0,3% de croissance pour 2014 (contre 0,7% précédemment) et 1,1% pour 2015 (onctre 1,3%). Selon le directeur du FMI Helge Berger, en visite en Finlande, les événements en Europe de l’Est impactent l’économie finlandaise en 2014 et 2015.
Le FMI engage la Finlande à de profondes réformes structurelles. Le FMI cible notamment les retraites, la santé et le commerce de détail.
TS

Construction navale

Le chantier naval de Turku vendu d’ici juin
Turun Sanomat rapporte que, en raison des difficultés de la société mère, STX Europe pourrait être vendu d’ici juin. Il est toutefois possible que les chantiers navals français et finlandais soient vendus séparément, selon le quotidien.
TS

Aide au développement

La Finlande ne doit pas faire de concessions sur l’aide au développement
Dans une tribune publiée dans Helsingin Sanomat, l’archevêque luthérien Kari Mäkinen et la présidente de l’association à la coopération au développement Kepa Elina Vuola déclare que la Finlande ne doit pas diminuer son aide au développement lors des prochains cadrages budgétaires.
HS
Politique intérieure

Energie

La centrale de Fennovoima risque d’être construite en période de surcapacités
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat considère qu’il convient aussi, lorsque l’on va réétudier l’autorisation de principe accordant à Fennovoima le doit de construire une centrale nucléaire, de réévaluer les besoins en électricité de la Finlande dans les années à venir. En effet, Helsingin Sanomat estime que la situation a changé depuis 2010 et qu’il est possible que la centrale de Fennovoima soit construite à un moment où la Finlande sera en surcapacités. L’éditorialiste relève que l’un des arguments était de ne pas dépendre des importations électriques de Russie, or ces importations se sont effondrées.
HS

Société

L’évêque d’Helsinki donnerait le droit au mariage aux homosexuels
Dans une interview accordée à Helsingin Sanomat, Mme Irja Askola, évêque d’Helsinki, estime qu’il est probable que le Parlement actuel ou le prochain élu, accorde le droit au mariage aux homosexuels. « Si la loi ne traite pas les citoyens de manière égale, il faut que le Parlement change la loi », déclare-t-elle. « Les attitudes changent. L’homosexualité n’est pas un péché », dit-elle.
HS

Finlande - France

Musique

Concert de Vincent Courtois
Helsingin Sanomat publie une critique positive du concert de Vincent Courtois qui s’est produit à Sellosali dans le cadre de la 25ème tournée de Voix et sons libres de Charles Gil.
HS

Sport

M. Fourcade remporte la coupe du monde à Kontiolahti
En terminant deuxième de la poursuite, dimanche, Martin Fourcade a assuré sa troisième victoire consécutive dans la coupe du monde de Biathlon.
AL

France
Pollution

Circulation alternée à Paris
La presse rapporte que, en raison de la pollution, les voitures circulent de manière alternée (jours impairs, celles qui ont une plaque minéralogique se terminant par un numéro impair) à Paris.
HS

Vendredi 14 mars 2014

Politique étrangère et européenne

Ukraine

Déclarations de Mme Urpilainen et M. Lipponen
La présidente du PSD et l’ancien Premier ministre ont participé, à Tampere, à un débat sur l’Europe. Demokraatti rapporte que, « l’UE s’est engagée à aider l’Ukraine économiquement, mais Mme Urpilainen et M. Lipponen estiment qu’il est clair qu’il faut poser de strictes conditions. « Nous devons savoir où va l’argent. Il y a en Ukraine un grand problème lié à la corruption et au mande d’Etat de droit. C’est pourquoi nous devons soutenir le développement de l’Etat de droit et, en général le développement de la société et, par cela, veiller à ce que l’aide soit dirigée là où elle est censée aller », a déclaré Mme Urpilainen.
HS AL KS

Déclarations du parti du Centre
L’ancienne première ministre Mari Kiviniemi, actuellement députée, estime qu’il était nécessaire que la Finlande condamne la menace de recours à la force par la Russie en Ukraine. « Il était indispensable d’adopter le rôle de juge, mais maintenant la Finlande doit se concentrer sur le rôle de médecin. Nous engageons les dirigeants du pays à utiliser les relations bilatérales fenno-russes pour favoriser les négociations ». Elle a aussi souligné que l’adhésion de la Finlande à l’OTAN n’était pas d’actualité.
L’ancienne Premier ministre et actuelle députée européenne Anneli Jäätteenmäki considère elle aussi que la Finlande qu’il ne faut pas « faire tanguer la barque ni avoir des réactions de panique consistant à prendre de nouvelles décisions en politique de sécurité. La crise ukrainienne n’a pas modifié ma position selon laquelle il est bon que la Finlande demeure à l’extérieur de l’OTAN. La stabilité dans la région baltique sera maintenue quand la Finlande et la Suède resteront à l’extérieur de l’OTAN. »
L’éditorialiste du journal du Centre, Suomenmaa souligne pour sa part que « la crise en Ukraine n’est pas un argument en faveur de l’entrée de la Finlande dans l’OTAN ».
SM

Déclarations de l’Alliance des Gauches
Le journal du parti, Viikkolehti, affirme dans son éditorial qu’il faut que tout le monde garde la tête froide et souligne que, en matière de politique de sécurité, le parti conservateur se retrouve tout seul.
La présidente du groupe parlementaire, Annikka Lapintie a souligné que « la solution à la crise n’était pas l’augmentation du budget de la défense finlandaise ni l’adhésion à l’OTAN ».
KU

Déclarations du parti conservateur
Le député Kimmo Sasi déclare dans le journal du parti que la Finlande devrait franchir le pas et adhérer à l’OTAN. « La Russie souhaite actuellement que la Finlande reste entre deux sphères d’influence. Or, la Finlande a encore la possibilité de décider souverainement de son propre choix en politique de défense ».
M. Sasi compare la crise en Ukraine à celle des Sudètes en 1938 er regrette que le parlement finlandais, comme en 1939 ou en 1989 soit incapable de voir l’ampleur des changements en cours en Europe. « Après l’Ukraine, la Russie pourra tester ce que les garanties de sécurité de l’OTAN signifient pas exemple pour les pays baltes. Il faut faire cesser une possible escalade ».
NP

Annulation du concert des chœurs de l’armée rouge
Turun Sanomat rapporte que le concert du chœur de l’armée rouge qui devait avoir lieu le 18 mars a été annulé parce que la chorale a reçu du ministère russe de la défense l’interdiction de quitter le territoire en raison de la crise en Ukraine.
TS

Le président des Verts critique le projet de Fennovoima
Le ministre de l’Environnement et président des Verts, Ville Niinistö estime que les Verts souhaitent gagner le bras de fer sur la politique de l’énergie. Selon lui, il s’agit de savoir si l’on veut une production variée domestique ou un projet nucléaire russe.
Concernant le projet de Fennovoima, il estime qu’il s’agit clairement d’un nouveau projet et donc d’une nouvelle demande d’autorisation de principe, ce qui est contraire au programme gouvernemental. « Le rôle fort de Rosatom a changé l’ensemble du projet ».
Il estime qu’il est très possible que ce projet disparaisse avant le gouvernement. « L’actionnariat est encore ouvert jusqu’en juin. La majorité finlandaise n’est acquise qu’à 0,2% et encore si on compte que Rautaruukki est passé sous commande suédoise, il n’y a même plus de majorité finlandaise. Rosatom va fournir le réacteur et 75% du financement. Il s’agit donc d’un projet de Rosatom, c’est-à-dire d’une société qui dépend du président de russie ».
M. Niinistö refuse de dire si les Verts quitteront le gouvernement en cas de décision du gouvernement ou bien du parlement.
VL

« Les sanctions toucheraient directement la Finlande » KL
« Le retour du risque pays » KL
L’éditorialiste de Kauppalehti estime que MM. Kerry et Lavrov devraient se rencontrer à Helsinki plutôt qu’à Londres car « la Finlande subirait le plus le contrecoup de sanctions économiques occidentales et de mesures de rétorsion russes ».
KL

« Il faut signifier à la Russie que ses actions ne sont pas acceptées » HS
Helsingin Sanomat rend compte de son panel de personnages influents, dont 57 % estiment qu’il faut que la Finlande, ensemble avec l’UE ou d’autres acteurs, transmette à la Russie le signal que ses actions ne peuvent pas être acceptées. 31 % des panelistes estiment que la Finlande devrait s’efforcer de devenir médiateur ou de chercher activement une solution. 8 % estiment qu’il faudrait que la Finlande se maintienne à l’écart de la crise.
Les sanctions éventuelles sont perçues de façons divergentes : certains estiment qu’il ne faut pas minimiser la violation des règles du droit international dans l’espérance d’entretenir ses propres intérêts commerciaux, alors que d’autres ne voient aucune opportunité dans les sanctions.
M. Tuomioja, ministre des Affaires étrangères, rappelle que la Finlande n’est pas une partie du conflit et qu’elle, aussi peu que l’UE, ne souhaitait pas le devenir non plus.
Alors qu’une grande partie des panelistes estime qu’il conviendra d’œuvrer en concertation avec l’UE, certains ne voient pas l’intérêt d’être actif. M. Koskenniemi, professeur de droit international, estime que la Finlande ne pourra guère obtenir quelque chose dans cette crise, si ce n’est d’endommager son propre intérêt. M. Klinge, professeur émérite, estime qu’il n’existe pas de vérité bien fondée dans ce contexte.
HS/A26

Politique intérieure

Parti du centre

M. Sipilä veut se représenter
Le président du Centre, M. Juha Sipilä, déclare qu’il compte se représenter pour un nouveau mandat à la tête du parti.
M. Sipilä a fait son retour en politique mercredi après un congé de maladie d’un mois et demi.
Le congrès du parti aura lieu en juin.
SM

Femmes en politique

De moins en moins de femmes au sommet de la politique
Hufvudstadsbladet rapporte que Mme Tiina Rosenberg, recteur de l’Université des arts, estime que la politique finlandaise manque de féministes, aussi parmi les femmes que les hommes. Mme Rosenberg a longtemps travaillé en Suède et a été une des fondateurs du mouvement féministe suédois.
Mme Rosenberg estime que beaucoup de femmes politiques finlandaises ont choisi de ne pas se déclarer féministes. « Le féminisme est une analyse sur la société et les hommes peuvent aussi être féministes », selon Mme Rosenberg.
Mme Rosenberg estime que la politique finlandaise avec plus de femmes au pouvoir serait différente : « On aurait peut-être une politique d’immigration plus humaine et un climat plus favorable aux enfants et aux familles. »
Helsingin Sanomat a publié mardi un billet signé Elina Grundström, intitulé « Une purge dans la politique », où l’auteur s’étonne du fait que beaucoup de sociaux-démocrates veulent remplacer Mme Jutta Urpilainen, ministre des Finances et femme politique très expérimentée à la tête du parti, à M. Antti Rinne, qui n’a pas même d’expérience du travail de député. « Cela ne paraît pas raisonnable ni du point de vue de l’économie nationale ni du PSD. » « Encore en 2010, Mme Tarja Halonen était Présidente et Mme Mari Kiviniemi Première ministre. Mme Kiviniemi a été présidente du Centre et une autre femme centriste, Mme Paula Lehtomäki, a été une ministre très influente. Le PSD, le plus grand parti de l’opposition, était présidé par Mme Urpilainen et l’Alliance verte par Mme Anni Sinnemäki. Les deux ministres et les deux parlementaires européennes de l’Alliance verte étaient des femmes. Après les élections législatives de 2011, Mme Kiviniemi a perdu le soutien des centristes influents et elle a été remplacée par M. Juha Sipilä. L’Alliance verte a également élu un homme à sa présidence et maintenant les deux ministres de ce parti sont des hommes. Les Vrais Finlandais n’ont pas pu supporter leur seule femme politique influente, Mme Pirkko Ruohonen-Lerner, qui vient d’être remplacée à la tête du groupe parlementaire par un homme inconnu. L’exclusion de Mme Urpilainen serait un point logique pour cette purge approfondie », conclut Mme Grundström.
HBL/1&2-3, HS/mar/A5

Parlement

Etude de l’initiative populaire sur le mariage égal
Helsingin Sanomat relève que la commission des lois du Parlement a organisé jeudi une audition publique sur l’initiative populaire sur un mariage égal (pour les homosexuels et hétérosexuels). Les députés ont estimé que l’initiative populaire a été bien préparée et les initiateurs ont répondu de manière modérée.
Mme Anne Holmlund, la présidente conservatrice de la commission des Lois, a toutefois souhaité avoir des informations supplémentaires sur le coût de cette initiative. Mme Holmlund estime que le nombre de rapports sur l’adoption va augmenter.
L’initiative populaire ne concerne pas seulement le mariage entre personnes de même sexe mais aussi le droit à l’adoption. Les initiateurs ont noté que, dans les autres pays nordiques où cette réforme a déjà eu lieu, il n’y a pas eu d’afflux de demandes d’adoption.
Mme Holmlund souligne que l’initiative nécessiterait de changements importants dans le système d’état civil. « Cela n’a pas été étudié du tout. »
Mme Holmlund estime que sa commission fera un rapport sur l’initiative. Si la majorité de membres de la commission est favorable à l’initiative, la commission proposera son adoption. Si la commission est défavorable mais la séance plénière du Parlement favorable, l’affaire sera envoyée à l’étude de la grande commission. Pour Mme Holmlund, cette procédure est bizarre, puisque la Grande commission est chargée des affaires liées à l’Union européenne.
Selon Mme Marja Tuokila, conseillère à la commission des lois, la Grande commission a traditionnellement le rôle de « deuxième chambre » au Parlement.
HS/A17

Gouvernement

Réforme des services sociaux et de la santé
Selon Helsingin Sanomat, le message principal obtenu par le ministère des Affaires sociales et de la Santé de la consultation des communes est qu’il faut enfin prendre des décisions. La réforme est en cours depuis deux ans.
Lors de la session des questions orales du Parlement, le gouvernement a affirmé poursuivre la réforme. Le gouvernement n’a toutefois pas étudié la conformité de la réforme avec la constitution.
La ministre des Services sociaux, Mme Susanna Huovinen, a promis de commenter la situation aujourd’hui à Oulu. Elle a estimé hier au Parlement que le projet de loi du gouvernement serait présenté dans quelques semaines. « Nous n’avons pas le temps pour recommencer à zéro », selon Mme Huovinen.
HS/A16

Nokia

M. Suri deviendrait directeur général
Selon différentes sources, le conseil d’administration de Nokia envisagerait de désigner M. Rajeev Suri, directeur général de Nokia solutions and Networks, directeur général à la place de M. Ihamuotila qui occupe le poste de manière intérimaire depuis septembre.
Il est prévu que Nokia vende ses activités de téléphone mobile à Microsoft avant la fin du mois, et que le conseil d’administration annonce la nomination de son nouveau PDG dans les semaines qui suivent la vente.
Indien, M. Suri, qui travaille chez Nokia depuis 1995, a dit qu’il se considère « un peu finlandais ». Il est réputé être déterminé et ponctuel.
Helsingin Sanomat relève qu’après l’opération avec Microsoft, il reste à Nokia trois domaines d’activités : NSN (appareils et gestion de réseaux, Here (services de localisation et de cartes) et Advanced Technologies (gestion des innovations).
HS/A30

Services postaux

Itella envisage de licencier 500 employés
Itella, groupe de l’Etat chargé des services postaux, a annoncé, hier, le licenciement de presque 500 personnes. Mme Punola, directrice auprès du groupe, affirme que les clients ne seront pas influencés et que les services ne se détérioreront pas.
Le syndicat des employés rappelle que les facteurs qui restent n’arriveront pas à faire tout le travail et que l’ensemble du courrier ne pourra pas être distribué.
Outre les 496 licenciements, le contrat de 180 employés sera transformé en un contrat à temps partiel.
Mme Paunola insiste sur le fait qu’il y a moins de courrier qu’avant et que cette tendance continue.
Au total, Itella emploie 26 000 personnes, dont 8200 sont des facteurs.
HS relève qu’Itella a des ambitions concernant le marché russe. M. Harpf, qui a récemment rédigé un rapport sur la transition des médias, rappelle que les risques sont importants en Russie.
HS/A31

Finlande - France

Festival du cirque

Cirko introduit des troupes internationales
Helsingin Sanomat rend compte du festival de cirque, Cirko, à Helsinki du 8 au 18 mai. Le festival propose dans son programme des troupes canadiennes (The 7 Fingers), australiennes, françaises (Compagnie Philippe Genty), espagnoles, franco-espagnoles (Fet a Mà) et finlandaises. Voir le programme sur le site du festival : http://www.cirko.fi/ohjelma/kaegoria/cirko-festivaali
HS/B7

Jeudi 13 mars 2014

Politique étrangère et européenne

Ukraine

Débat au Parlement
« Le débat sur l’Ukraine s’est transformé en débat sur l’OTAN » HS
« L’occupation russe de la Crimée condamnée » KS
« Les députés conservateurs ont parlé en faveur de l’OTAN, mais n’ont eu aucun soutien » AL
Helsingin Sanomat rapporte que le débat sur l’Ukraine, qui a eu lieu hier au Parlement sur la base d’une déclaration du premier ministre, a été caractérisé par des interventions qui ont souligné les inquiétudes concernant la Finlande.
Le Premier ministre a parlé d’une « crise sérieuse, mais qui ne constitue pas une menace directe pour la sécurité de la Finlande ».
Le ministre des Affaires étrangères a déclaré que l’OSCE et le Conseil de l’Europe avaient les meilleures possibilités de calmer la situation.
Les députés conservateurs Pertti Salolainen et Kimmo Sasi ont parlé en faveur d‘une adhésion de la Finlande à l’OTAN. Les députés du PSD (Kari Rajamäki et Johannes Koskinen) et de l’Alliance des Gauches (Annikka Lapintie) ont critiqué l’enthousiasme pro-OTAN des conservateurs. Le président des Vrais Finlandais Timo Soini a moqué la division du gouvernement sur ce sujet.
Le député conservateur Zyskowicz a comparé le président Poutine à Hitler et Staline.
Les députés ont aussi exprimé leurs inquiétudes concernant d’éventuelles sanctions économiques. Selon le député Peter Östmän (Chrétien-démocrate, la Finlande pourrait être le pays le plus touché en cas de sanctions économiques.
Les députés ont aussi exprimé leurs réserves sur les aides que l’UE doit proposer à l’Ukraine. Selon M. Soini, il faut faire attention dans l’aide à l’Ukraine car il revient surtout aux Ukrainiens de s’aider eux-mêmes et de ne pas dépendre de l’aide étrangère. « L’aide doit être sous forme de prêts et avec de dures conditions », a déclaré la députée contriste Mari Kiviniemi.
HS AL KS

Commentaires
Aamulehti estime que le débat a montré qu’il y avait un fort soutien, de tous les groupes politiques, à la politique finlandaise consistant à exiger, dans un front commun européen, une solution pacifique à la crise ukrainienne. Il y avait aussi un consensus sur le fait que les principales menaces pour la Finlande sont d’ordre économique. Le quotidien souligne qu’en revanche, en ce qui concerne l’Otan, seul le parti conservateur a parlé en faveur d’une adhésion, mais qui ne pourrait se faire qu’en période de calme.
Kari Huhta, dans Helsingin Sanomat, rapporte que la Finlande s’attend à ce que la Russie, dès lundi si l’UE décide de sanctions, prenne des mesures de rétorsions drastiques. Il souligne que cela présage d’une nouvelle période d’affrontement entre l’UE et la Russie. « Dans ce contexte changent, la Finlande ne tire aucun profit de n’être pas membre d’une alliance militaire », conclut-il.
La correspondante à Bruxelles du Helsingin Sanomat, Viorve Kähkönen estime pour sa part que, si l’UE tient à l’Ukraine, son affrontement avec la russie est un test qu’elle n’a pas le droit de perdre.
HS AL

« La France et l’Allemagne mette à nouveau en garde la Russie » Dem
STT rapporte que les dirigeants français et allemands ont à nouveau mis en garde la Russie d’une escalade de la crise en Ukraine.

La Russie renforce ses moyens militaires au nord
Helsingin Sanomat rapporte que, selon le colonel de réserve Ari Rautala la russie renforce ses moyens militaires au Nord et, contrairement à ce qu’elle affirme, prépare une militarisation des régions arctiques.
HS

Les Estoniens souhaitent des forces de l’OTAN dans les pays Baltes – Propos de M. Haglund
Hufvudstadsbladet relève que le ministre estonien de la Défense, M. Reinsalu, souhaite des forces de l’OTAN deviennent plus visibles dans les pays Baltes. Son homologue finlandais, M. Haglund, estime que placer des troupes de l’OTAN dans cette région pourrait augmenter la tension entre la Russie, l’OTAN et l’UE. « La Finlande n’est pas directement influencée, mais elle est membre de l’UE, et une tension accrue pourrait nous influencer tous », dit-il, tout en soulignant qu’une décision éventuelle relèverait de l’OTAN.
Pour lui, le souhait estonien est lié à une inquiétude réelle concernant la situation en Ukraine. M. Haglund ne pense pas que la Russie ait l’intention de menacer les pays Baltes.
HBL/1-2

Propos de M. Sutela
Hufvudstadsbladet rend compte des propos de M. Sutela, spécialiste en matière de Russie, qui estime que malheureusement les sanctions dont la menacent les Etats occidentaux n’ont aucun effet sur M. Poutine. Il estime que les sanctions toucheront également l’Occident, et notamment la Finlande pour qui la Russie est un partenaire commercial important. Il ne faudrait pas pour autant que la communauté internationale tourne le dos à la crise de la Crimée, selon M. Sutela. Il admet qu’il est extrêmement difficile d’entamer des mesures qui aient une influence réelle.
HBL/4

Aide humanitaire

M. Haavisto : les crises causées par l’homme nécessitent de plus en plus d’aide
Turun Sanomat rapporte que le ministre du Développement, M. Pekka Haavisto, qui a pris la décision sur l’aide humanitaire finlandaise en 2014, souligne que la Finlande se concentre sur des crises créées par l’homme en Syrie, en République centrafricaine et au Sud-Soudan.
La Finlande alloue 44,4 millions d’euros d’aide humanitaire pour les crises internationales par le biais des organisations des Nations-Unies et de cinq organisations non gouvernementales finlandaises, dont la Croix-Rouge et FIDA International.
L’aide humanitaire qui sera destinée aux populations civiles en Syrie (8,5 millions), en RCA (2,8 millions) et au Sud-Soudan, ainsi qu’en République démocratique du Congo et en Afghanistan.
« La crise des réfugiés syriens est immense. J’ai visité des camps de réfugiés au Liban et en Jordanie. La situation des enfants et des jeunes est la plus difficile. Par exemple au Liban, il faut organiser l’enseignement pour 300 000 enfants réfugiés », selon M. Haavisto. Selon les estimations de l’ONU, plus de 9 millions personnes ont besoin de l’aide humanitaire en Syrie.
TS/20

Syrie

Transports des armes chimiques
Selon Helsingin Sanomat, le transport des armes chimiques, qui a commencé avec beaucoup de problèmes, semble avancer bien en ce moment. Selon le major Mikko Illi, officier de liaison, « les syrien sont arrivés à mieux faire marcher les transports routiers en Syrie ».L’unité finlandaise d’une dizaine de personnes, sous le commandement d’une unité danoise, est en Méditerranée depuis trois mois. Les Finlandais sont chargés de protéger le transport maritime des containers de produits chimiques. Le premier groupe finlandais est rentré en Finlande et le second groupe, composé de réservistes, a été envoyé sur place.
Selon les estimations, environ 35 % des produits chimiques ont été transportés. Le mandat des Finlandais a été prolongé jusqu’à la fin juin prochain.
HS/A24

Iran

Un général iranien s’est moqué de Mme Cronberg
Helsingin Sanomat relève que Mme Tarja Cronberg, parlementaire européenne des Verts et présidente de la délégation sur Iran du Parlement européen, a annoncé sur Twitter que le commandant des forces armées iranienne Hassan Firuzabadi s’est moqué d’elle en lui accordant un « prix » satirique « pour révéler comment fonctionne le super capitalisme ».
Mme Cronberg a déclaré : « j’ai dû bien travailler parce que les Iraniens de ligne dure n’apprécient pas mon travail ».
HS/A26

Exportations

« Un message clair au gouvernement » HS
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat relève que les statistiques montrent que le déclin des exportations finlandaises se renforce. Or, ce sont les exportations et Nokia qui avaient permis à la Finlande de sortir de la précédente crise. Aujourd’hui, il n’y a pas à l’horizon d’amélioration à attendre. Au contraire, il y a des craintes à court et lonf g terme pour les exportations vers la russie.
L’éditorialiste souligne que la Finlande pâtirait autant que la Russie de sanctions économiques. Et, à plus long terme, la dépréciation du rouble est très mauvaise pour la Finlande.
Dans ce contexte, comme il n’y a pas d’améliorations à attendre à l’avenir, il est d’autant plus important de diminuer les dépenses publiques lors du prochain cadrage budgétaire, estime l’éditorialiste.
HS

Environnement

L’UE accorde à la Finlande une compensation concernant le calcul des puits de carbone
Le comité européen de transition climatique s’est mis d’accord, mercredi, pour prévoir des compensations à la Finlande concernant la façon de prendre en compte les puits de carbone. Les forêts constituent des puits de carbone et, jusqu’à présent, les coupes de bois dans les forêts finlandaises ont été considérées comme des émissions qui nécessitent des achats de droits d’émission. Or, dans le nouveau modèle, on tient compte du fait que la sylviculture finlandaise constitue un puits bien plus important que les émissions engendrées par les coupes.
M. Ville Niinistö, ministre de l’Environnement, se félicite de la décision. Il la considère comme symboliquement importante, même si son impact économique pour la Finlande n’est plus aussi important qu’au moment de la conférence de Durban, où la compensation avait déjà été évoquée. Pour lui, cette décision est la preuve du fait que, dans la politique climatique internationale, il est intéressant de chercher la solution qui soit la meilleure du point de vue de l’ensemble. Une coopération constructive créé un fondement qui permet de prendre en compte également les particularités nationales.
HS/A12

Economie

La Finlande, une triste exception parmi les pays nordiques
Hufvudstadsbladet relève que l’économie mondiale est en train de se rétablir mais que la Finlande reste à la traine. La banque Nordea prévoit une croissance juste au dessus de zéro pour cette année : 0,3 % par rapport à 0,8 % prévu encore en décembre.
La consommation privée diminue pour une deuxième année consécutive, ce qui est très rare.
Les économistes de Nordea encouragent le gouvernement à diminuer les dépenses et non pas relever la fiscalité. Selon M. Kangasharju, économiste en chef chez Nordea, la Finlande arrive au 7ème rang dans le monde en ce qui concerne la fiscalité, et des augmentations supplémentaires pourraient avoir des effets négatifs.
Concernant 2015, Nordea prévoit une croissance de 2 %.
Helsingin Sanomat relève que, dans l’UE, les prix à la consommation ont augmenté le plus en Finlande et en Grande-Bretagne.
HBL/6, HS/A31

Politique intérieure

Parti du centre

Retour de M. Sipilä
Selon Helsingin Sanomat, le président du Centre, M. Juha Sipilä, doit terminer lundi prochain son long congé de maladie. Il estime que son état de santé ne l’empêche pas de continuer au poste de président du parti ou de devenir Premier ministre.
M. Sipilä a prononcé déjà mercredi un discours devant l’association des contribuables. Selon M. Sipilä, même si le gouvernement tente de rééquilibrer l’économie nationale à moitié par les hausses d’impôts et à moitié par les mesures d’ajustement, dans la pratique 70 % des mesures ont été des hausses d’impôts. « Les possibilités pour retrouver de nouvelles hausses d’impôts sont très limitées. » Il estime que la seule possibilité est d’augmenter la TVA, ce qui est une mauvaise solution. « La hausse de la TVA sur les denrées alimentaires et les médicaments touche surtout les mal lotis. »
Kauppalehti note que selon M. Sipilä, la Finlande doit faire des économies de 7 à 8 milliards d’euros d’ici 23020. Il attend que le gouvernement actuel prenne des décisions claires concernant les économies de 2014 et 2015. « Le prochain gouvernement poursuivra ensuite les économies. » Les centristes veulent faire des économies mais aussi augmenter rapidement l’âge de départ à la retraite.
Pour M. Sipilä, le montant de l’imposition – 45,5 % sur le PNB cette année - est déjà si élevé qu’il n’est plus raisonnable d’augmenter les impôts.
M. Sipilä estime que les prévisions économiques sont sombres en Finlande.
HS/A18, KL/A8

Loto

La popularité du loto a chuté
Helsingin Sanomat rapporte que la popularité du loto a chuté en 2013. Le Loto a rapporté à Veikkaus, la loterie nationale, 480 millions d’euros, soit 8,6 % de moins par rapport à 2012.
« Il n’y a jamais eu de chute pareille du loto », selon M. Olli Sarekoski, directeur général adjoint de Veikkaus. Veikkaus projette des changements au loto mais M. Sarekoski ne les révèle pas encore. « Les changements seront annoncé au cours du printemps. »
Selon M. Sarekoski, le fait que l’émission sur le tirage est présentée, depuis octobre dernier, par MTV3, chaîne de télévision commerciale, au lieu de la TV1 n’a pas eu d’effet sur la popularité du loto.
HS/A14

Finlande - France

Guide Michelin

Six restaurants étoilés à Helsinki
Les restaurants Demo, Olo, Postres et Lumo ont gardé leur étoile Michelin alors que les restaurants Ask et Chef&sommelier ont obtenu chacun une étoile cette année.
Le seul restaurant à deux étoiles, Chez Dominique, a pour sa part fermé ses portes.
Helsinki compte donc six restaurants étoilés contre 15 (dont deux à deux étoiles) à Copenhague, 9 (dont deux à deux étoiles) à Stockholm et 4 à Göteborg et seulement 4 à Olso. Dans toute l’Europe, il n’y a que 349 restaurants étoilés, relève l’éditorialiste d’HS.
Par ailleurs, cinq restaurants d’Helsinki ont une mention au Bib gourmand : Farang, Gaijing et Pure Bistro ainsi que Emo et Boulevard social.
L’année prochaine, le Guide Michelin sortira une édition nordique.
HS

France

Politique

« Un printemps de tension » KL
La correspondante à paris de Kauppalehti rapporte les spéculations concernant un remaniement du gouvernement en France ce printemps.
KL

Mercredi 12 mars 2014

Politique étrangère et européenne

Ukraine

Réunion du comité interministériel de politique étrangère et de sécurité
Le président Niinistö et le comité interministériel de politique étrangère et de sécurité se sont réunis hier pour discuter notamment de la situation en Ukraine et du rapport sur la sécurité nationale de 2013.
A l’issue de cette réunion, le président Niinistö a déclaré que si des sanctions étaient décidées au niveau européen contre la Russie, elles se feraient sentir en Finlande aussi. « On va continuer à discuter sur les sanctions. Actuellement, cela concernerait surement la circulation, les visas, les voyages et ce genre de choses. Il faut espérer que l’on s’en tienne à cela ».
KS

La Douma dément que des russophones de Finlande soient invités comme observateurs en Crimée
Yle rapportait que, par courrier électronique, des russophones de Finlande ont été sollicités pour partir comme observateurs des élections en Crimée. Ces invitations étaient lancées au nom d’une institution (MSRS) dépendant de la Douma. Helsingin Sanomat a interrogé le secrétaire général adjoint de cette organisation, M. Gubenkov, qui dément que le MSRS organise des voyages pour inviter des observateurs étrangers en Crimée.
TS

Liban

M. Niinistö se rendra au Liban
Le Président effectue aujourd’hui une visite au Liban où il rencontrera les casques bleus finlandais de la Finul et le président libanais Michel Souleiman, ainsi que le président du parlement et le premier ministre.
HS

Aide humanitaire

La Finlande accorde 44 millions d’euros
La Finlande alloue 44,4 millions d’euros d’aide humanitaire pour les crises internationales. La décision prise par le ministre du Développement Pekka Haavisto concerne une aide humanitaire qui sera destinée, par le biais des organisations des Nations6unies et d’ONG finlandaises aux populations civiles en Syrie (8,5 millions), en RCA (2,8) et au Sud-Soudan, ainsi qu’en République démocratique du Congo et en Afghanistan.
Vn.fi

RCA

Le Parlement soutient l’opération en Centrafrique
Presque tous les groupes parlementaires ont été d’accord pour que la Finlande participe à l’opération européenne de gestion de crise en République centrafricaine. Le ministre de la Défense, M. Haglund, a précisé, hier, que la Finlande enverrait 24 soldats. Les frais pour la Finlande s’élèveront à dix millions d’euros.
Seuls les deux représentants du groupe de la gauche auraient souhaité restreindre l’opération à des activités humanitaires.
M. Packalén, député vrai finlandais a regretté le coût élevé de l’opération. Il rappelle que la Finlande continuait à s’endetter et que « sa propre défense s’érodait ».
M. Haglund a rappelé que cette dépense s’inscrivait dans le cadre des crédits prévus pour la gestion de crise pour 2014, et que cet argent n’aurait pas pu être utilisé pour des activités nationales.
Le Centre souhaite que l’on étudie de plus près le coût et les risques de la participation. Mme Komi, député centriste estime qu’il faudra stabiliser la situation en RCA afin de pouvoir poursuivre l’aide humanitaire et au développement. « Il est dans les intérêts de l’UE et de la Finlande de stabiliser la RCA par une coopération internationale vaste ».
M. Kantola, député social-démocrate, relève qu’outre la participation finlandaise à une opération en RCA, son parti soutient la position du comité interministériel de politique étrangère et de sécurité de participer, à hauteur de 30 soldats à l’opération EUFOR RCA pendant six mois de la date à laquelle l’opération aura atteint sa pleine capacité. « Il nous revient, en tant que décideurs politiques, de favoriser un développement international stable et basé sur la responsabilité. La Finlande souhaite figurer parmi ceux qui ne ferment pas leurs yeux devant une violence qui vise les tiers innocents », a-t-il dit. Il estime que participer à des opérations de maintien de la paix ou de gestion de la crise, est une partie de la politique de sécurité de la Finlande. La participation montre que la Finlande assume concrètement sa part de responsabilité de la promotion d’une stabilité mondiale.
M. Tuomioja estime qu’il y a des points à développer dans les activités européennes de gestion de crise, au niveau notamment de la bureaucratie. Pour lui, le démarrage de l’opération a été trop lent. Il a aussi critiqué le fait que les groupements tactiques n’aient pas été utilisés dans ce genre de crise. M. Tuomioja estime qu’une catastrophe humanitaire menace les Centrafricains et que la situation se rapproche d’un génocide.
HS/A9, SM/5 Dem/6

Editorial : « Il y a beaucoup de gens qu’il faut aider en dehors des frontières du pays » HBL
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet estime que malgré le peu de probabilité qu’une vingtaine de soldats finlandais puissent arriver à faire grand-chose en RCA, il est important de participer à l’opération, ne serait-ce que pour la solidarité avec l’UE, l’ONU et des organisations internationales.
Avec les réfugiés centrafricains partis dans les pays voisins, il faut prévoir une contribution internationale importante pour soutenir ces pays de façon humanitaire.
HBL/16

Union bancaire

Réunion des ministres des Finances
Helsingin Sanomat rapporte que selon Mme Jutta Urpilainen, ministre des Finances, la Finlande a obtenu l’approbation à un nombre de ses objectifs lors des réunions de l’Ecofin lundi et des ministres des Finances de l’UE mardi.
Mme Urpilainen a annoncé à HS que la Finlande a exigé entre autres que si on souhaitait utiliser le fonds de résolution des défaillances bancaires plus rapidement, les recettes du fonds devraient être recueillis à 100 %.
Le Parlement a exigé vendredi dernier, suivant la position de la commission des lois constitutionnelles du Parlement, que la Finlande puisse se protéger contre les éventuels affaiblissements de la responsabilité des investisseurs par le Parlement européen. « Je l’ai obtenu », a annoncé Mme Urpilainen.
HS/A26

Social

La Commission européenne critique la Finlande des exigences trop strictes concernant l’obtention des allocations par des résidants étrangers
Hufvudstadsbladet relève que la Commission européenne estime que la Finlande discrimine les ressortissants des autres Etats membres en exigeant qu’ils aient travaillé en Finlande pendant quatre semaines avant de pouvoir toucher une allocation chômage.
Selon un quotidien danois cité par HBL, la Commission envisagerait de saisir la Cour de justice de l’UE en la matière.
Selon les calculs du ministère des Affaires étrangères et de la Sécurité sociale, l’exigence de la Commission européenne pourrait concerner 3000 personnes et coûter à l’Etat au moins 35,8 millions d’euros.
Il s’agirait notamment des ressortissants bulgares et roumains qui sont rarement dans la vie active, selon le ministère des Affaires sociales et de la Santé.
HBL/11

Exportations

« L’euro fort fait souffrir la Finlande » KL
« Le rouble faible est mauvais pour les exportations » KL
Selon Etla, la surévaluation de l’euro par rapport au dollar de 10 centime fait baisser les exportations finlandaises de 1 à 2%. Or, on estime que le cours de l’euro par rapport au dollar est surévalué d’environ 20 centimes.
M. Markku Kotilainen (Etla) déclare que le renchérissement de l’euro a diminué la compétitivité de la Finlande depuis le début des années 2000. La Finlande est particulièrement sensible à la valeur de l’euro car seulement 30% de son commerce extérieur se fait avec des pays de la zone euro (contre 40% en poyenne pour les autres pays de la zone euro).
KL

Tourisme

Helsinki est en train de perdre du terrain contre les autres capitales nordiques
Selon Helsingin Sanomat, Helsinki a pris beaucoup de retard par rapport à Stockholm et à Copenhague dans la lutte entre les capitales nordiques afin d’attirer les touristes. Les hôtels de Stockholm ont enregistré, en 2013, environ 7,5 millions de nuitées, tandis qu’à Helsinki il y en a eu moins de 3,3 millions.
« Il n’y a pas assez de chambres d’hôtels à Helsinki. Cela a un effet direct », selon Mme Tuulikki Becker, chef du tourisme de la ville de Helsinki.
« Le nombre de voyages d’affaires diminue depuis plusieurs années », note M. Ari Björkqvist de l’école de l’hôtellerie Haaga-Helia. « La situation économique est considérablement meilleure à Stockholm. »
Le taux d’utilisation des chambres d’hôtel n’a été que de 63,6 % en 2013, contre plus de 70 % à Copenhague.
Le coût dune chambre à Stockholm a été un peu moins de 130 euros, contre un peu plus de 110 euros à Helsinki.
HS/A14

Politique intérieure

Gouvernement

Réforme des services sociaux et de la santé
Keskisuomalainen rapporte que, selon le Premier ministre Jyrki Katainen, le gouvernement doit arriver à une solution sur la réforme de services sociaux et de santé avant le cadrage budgétaire soit dans moins de deux semaines.
Le délai donné aux communes pour rendre leur avis sur le projet de réforme du gouvernement expire jeudi. Selon M. Katainen, le gouvernement évaluera, sur la base de ces avis, s’il doit modifier son projet. « S’il est impossible de le modifier pour des raisons constitutionnelles, nous devrons avoir un autre modèle à proposer », déclare-t-il.
KS

Cadrage budgétaire
Helsingin Sanomat rapporte que le gouvernement se réunira les 23 et 24 mars pour décider du cadrage budgétaire. Il devrait prendre les mesures concernant l’ajustement budgétaire prévu de 3 milliards d’euros pour les années 2015-1017.
Une des possibilités de rétablir les finances publiques évoquées par HS est de relever la TVA, notamment les taux réduits.
HS

Défense

OTAN
Hufvudstadsbladet publie une tribune signé par cinq anciens ministres de la Défense du Parti suédois qui évoquent les meilleures façons pour la Finlande d’assurer ses intérêts en matière de politique de sécurité. Pour les ex-ministres, la relation de la Finlande avec l’OTAN ne peut pas être exclue du débat sur la politique de sécurité. Ils regrettent que le moment ne semble jamais être propice pour un débat sur une adhésion éventuelle de la Finlande à l’OTAN.
Mme Tiilikainen, directrice de l’Institut de relations internationales, estime, quant à elle, que depuis la crise ukrainienne, on ne parle plus que de l’OTAN et d’un point de vue très finlandais, alors que, pour elle, il faudrait adopter une perspective bien plus européenne.
Elle rappelle, qu’en tant que membre de l’UE, la Finlande est lié par la clause de solidarité et que si les pays Baltes étaient menacés par la Russie, elle ne pourrait pas se permettre de se cacher derrière le dos de l’OTAN.
HBL/1-3, 19

Gestation pour autrui

Le ministère de la Justice a décidé de ne pas préparer de loi sur la GPA
Helsingin Sanomat relève que le ministère de la Justice a décidé l’été dernier de ne pas faire avancer le projet de loi sur la gestation pour autrui pendant cette législature. Le ministère des Affaires étrangères vient de publier sur son site les instructions des autorités finlandaises où on déconseille d’aller à l’étranger pour la GPA.
Selon Mme Hanna Rantala, juriste au ministère des Affaires étrangères, les autorités ne peuvent pas donner de conseils concernant une procédure qui est illégale en Finlande.
Mme Salla Silvola, conseillère au ministre de la Justice, note qu’il ne s’agit pas d’une instruction proprement dite mais d’un texte contenant des questions juridiques et d’éventuels problèmes liés à la gestation pour autrui à l’étranger.
Mme Tanja Tulonen, présidente de l’association des personnes touchées par ce problème, estime que les instructions publiées sont totalement inutiles. « Nous souhaitons obtenir des vrais conseils des autorités. »
HS/A10

Sécurité des données

Le patronat rejette le projet de loi sur les renseignements informatiques
Selon Helsingin Sanomat, M. Jyri Häkämies, directeur général de la confédération du patronat et de l’industrie EK, « nous sommes très inquiets du projet de loi sur les renseignements informatiques qui est promue uniquement du point de vue des autorités de sécurité, sans prendre en compte les intérêts des entreprises ».
M. Häkämies note aussi que « la sécurité de l’information est un atout pour attirer de nouveaux investissements en Finlande ».
HS/A25

Education

Nouveau centre d’évaluation
Helsingin Sanomat rapporte qu’un nouvel office national, le Centre d’évaluation de l’éducation, sera lancé en mai prochain, à Helsinki et partiellement à Jyväskylä.
La commission de l’éduction du Parlement, présidée pas la députée conservatrice Raija Vahasalo, a critiqué ardemment le processus de nomination du directeur de ce centre. Le ministère de l’Education estime que le nouveau directeur devra être muni d’un diplôme de maîtrise, tandis que le Parlement exige un directeur titulaire d’un diplôme de doctorat.
HS/lun/A12

Economie

Le plus grand procès dans l’histoire du droit finlandais vient de commencer
Helsingin Sanomat relève que 650 demandeurs exigent des remboursements d’au total 17 millions d’euros dans un procès qui vient de commencer au tribunal de grande instance de Helsinki.
Il s’agit d’un cartel de l’achat d’achat de bois à vil prix en 1997-2004 par UPM, Stora Enso et Metsäliitto en Finlande.
HS/A29

M. Tennilä à la tête du groupe Altia
Un ancien de chez Carlsberg, M. Tennilä, a été désigné directeur général d’Altia, groupe de l’Etat du domaine des boissons alcoolisées.

Bio-pétrole
Fortum, groupe énergétique, UPM, groupe forestier et Valmet, atelier de construction mécanique, ont annoncé qu’ils entamaient un projet pour développer la fabrication de biocarburants.

Société

Plus de 25 % des Finlandais touchent une pension
Plus d’un quart, soit 1,5 millions de Finlandais touchent une pension (invalidité, retraite, maladie…). En moyenne, la pension s’élève à 1550 euros par mois, la moyenne pour les hommes étant de 1760 euros et celle des femmes de 1376 euros.

Finlande - France

Musique

Louis Robillard
Helsingin Sanomat publie une bonne critique du concert donné par l’organiste Louis Robillard, dimanche à l’église de Kallio dans le cadre du festival d’orgue d’Helsinki.
Hbl

Guide Michelin

Deux nouveaux restaurants étoilés à Helsinki
Selon Helsingin Sanomat, les restaurants Ask et Chef&sommelier ont obtenu chacun une étoile Michelin cette année.
Les restaurants Demo, Olo, Postres et Lumo ont chacun gardé leur étoile.
Le seul restaurant à deux étoiles, Chez Dominique, a pour sa part fermé ses portes.
HS

Mardi 11 mars 2014

Politique étrangère et européenne

Ukraine

Réunion du comité interministériel de politique étrangère et de sécurité
Le président Niinistö et le comité interministériel de politique étrangère et de sécurité se sont réunis aujourd’hui pour discuter de la situation en Ukraine et du rapport sur la sécurité nationale de 2013.
La Finlande observe, sur la situation de l’Ukraine, la ligne définie avec l’UE, notamment lors du conseil européen du 6 mars. La position de la Finlande, exprimée le 2 mars, n’a pas changé.
Vn.fi

« M. Niinistö satisfait des promesses de la Russie » Yle
A l’issue de cette réunion, le président Niinistö a déclaré qu’il était satisfait que la Russie ait accepté de répondre à la proposition américaine de solution à la crise ukrainienne.
M. Niinistö estime que si la Russie a chois les Etats-Unis comme interlocuteurs, c’est parce qu’ils veulent toujours se voir comme ayant une place centrale dans la politique internationale. M. Niinistö ne pense pas que cela laisse l’UE sur la touche. « M. Poutine parle aussi avec les dirigeants européens, c’est-à-dire les dirigeants nationaux », souligne-t-il.
M. Niinistö estime que la question du référendum en Crimée est la plus sensible. Il espère que cela ne va pas renforcer les tensions. « Quant à savoir si un tel référendum est compatible avec le droit constitutionnel ukrainien, c’est une question de légalité ». « Heureusement il n’y a pas eu de violence en Crimée. Pas de victimes, pas de violence, même si des coups de feu ont été tirés. C’est positif ».
M. Niinistö a rappelé que des sanctions financières toucheraient plus la Finlande que la moyenne des Etats membres de l’UE.
Yle HS

Propos de M. Haglund : « La situaiton est toujours difficile en Crimée » TS
Le ministre de la Défense, M. Haglund, estime que les derniers événements en Crimée témoignent que l’on ne peut exclure le recours à des mesures militaires même dans la palette des outils des pays européens. Lors de l’ouverture du cours national de défense, il a souligné que la situation était difficile. Pour la Finlande cela l’est d’autant plus qu’une des parties de la crise est la Russie.
TS

Des russophones de Finlande comme observateurs en Crimée ?
Yle rapporte que, par courrier électronique, des russophones de Finlande ont été sollicités pour partir comme observateurs des élections en Crimée. Ces invitations, lancées au nom de la Douma, n’ont toutefois pas pu être authentifiées.
TS

Liban

M. Niinistö se rendra au Liban
Le Président partira ce soir pour le Liban où il rencontrera les casques bleus finlandais de la Finul et le président libanais Michel Souleiman, ainsi que le président du parlement et le premier ministre.
HS

Russie

La Finlande peut à nouveau exporter des plants de pommes de terre
Depuis 2013, la Russie interdisait l’importation de plants pommes de terre. L’interdiction a été levée pour la Finlande, qui est donc le premier Etat membre de l’UE à pouvoir à nouveau y exporter ses tubercules.
HS

Elections européennes

« Beaucoup de conseillers municipaux d’Helsinki candidats » HS
Helsingin Sanomat rapporte qu’environ un sixième des conseillers municipaux d’Helsinki sont candidats aux élections européennes. C’est sur les listes des Verts (6) et des suédophones (4) qu’il y en a le plus.
Le quotidien rappelle que pour être élu, ce qui est décisif, c’est la capacité du candidat à mobiliser en dehors de sa circonscription d’origine.
HS

Les syndicats engagés dans la campagne
Le mouvement syndical a prévu d’utiliser près de 300 000 euros pour mobiliser les électeurs à voter aux élections européennes.
TS

Exportations

Diminution des exportations finlandaises en janvier
En janvier les exportations étaient de 9% inférieures à leur niveau de janvier 2013 ; pour les importations, le recul est de 7%.
Le déficit de la balance était de 465 millions d’euros contre 385 en janvier 2013.
Ce recul est principalement du au fait que deux navires avaient été enregistrés dans les exportations en janvier 2013.
HS

Politique intérieure

Economie

Forte diminution de la production industrielle
En janvier la production industrielle était de 7,5% inférieure à son niveau de janvier 2013 ; c’est le plus fort recul depuis avril 2013.
KLpour les importations, le recul est de 7%.
Le déficit de la balance était de 465 millions d’euros contre 385 en janvier 2013.
Ce recul est principalement du au fait que deux navires avaient été enregistrés dans les exportations en janvier 2013.
HS

L’industrie demande des compensations au prix de l’électricité
Helsingin Sanomat rapporte que l’industrie finlandaise souhaiterait que le gouvernement décide, lorts du prochain cadrage budgétaire, de mesures visant à compenser les prochaines augmentations du prix de l’électricité.
HS

Social

La SAK exige un programme pour l’emploi
La principale confédération syndicale demande au gouvernement un paquet pour l’emploi lors du cadrage budgétaire de mars.
TS

Gouvernement

Réforme des services sociaux et de la santé
Helsingin Sanomat rapporte que Mme Susanna Huovinen, ministre social-démocrate des Services sociaux, déclare que le nouveau modèle pour la réforme des services sociaux et de la santé ne l’enthousiasme pas. « Il y a déjà eu plusieurs modèles. Un modèle parfait n’existe pas mais nous sommes obligés de prendre des décisions », selon Mme Huovinen, qui attend pour jeudi les avis des acteurs de domaine des services sociaux et de la santé concernant le projet de loi proposé par le gouvernement.
Le quotidien estime que le modèle proposé par le gouvernement, celui des communes de responsabilité, parait impossible à réaliser, en raison des contradictions avec la constitution.
Le modèle proposé par M. Jan Vapaavuori, ministre conservateur de l’Economie, est critiqué du fait qu’il néglige complètement les problèmes des centres sanitaires des communes.
HS/A10

Propos de Mme Urpilainen
Selon Turun Sanomat, Mme Jutta Urpilainen, ministre des Finances et présidente du PSD, souligne que la réforme des services sociaux et de la santé du gouvernement n’est pas en train de tomber à l’eau, malgré les différentes propositions récentes.
Selon Mme Urpilainen, les partis politiques se préparent à prendre des décisions après avoir eu les avis des communes à la proposition du gouvernement. « Le gouvernement ne peut pas faire marche arrière dans cette réforme. »
Quant au débat sur le nouveau modèle du Parti conservateur, Mme Urpilainen souligne qu’il faut poser les questions au Premier ministre Katainen.
Mme Urpilainen souligne que Mme Huovinen dirige les préparatifs de la réforme, « il n’y a aucune doute au sein du gouvernement ».
TS/10

Editoriaux
Helsingin Sanomat estime, dans son éditorial, que la réforme des services sociaux et de la santé, ainsi que la réforme structurelle des communes, devait avoir un rôle important dans le programme de restructuration du gouvernement. Il est toutefois devenu évident qu’une législature de quatre ans n’est pas une période suffisante pour mener à bonne fin des réformes aussi ambitieuses.
Turun Sanomat estime dans son éditorial que l’objectif du Parti conservateur et de son nouveau modèle esquissé par M. Vapaavuori est de se préparer à la possibilité que le projet de loi existant soit en contradiction avec la constitution.
HS/A4, TS/2

Gastronomie - Environnement

Le WWF donne son feu vert au saumon finlandais d’élevage
Pour la première fois, l’organisation WWF recommande la consommation de saumon d’élevage finlandais en raison des efforts faits dans les exploitations pour diminuer les déchets.
TS

Culture

Petri Sirviö à la tête de Kaapelitehdas
Le directeur du chœur masculin Huuhtajat d’Oulu, Petri Sirviö a été choisi pour succéder à Stuba Nikula à la tête du centre culturel de Kaapeli.
HS

Finlande - France

Littérature

Anna Gavalda
Kaleva a publié, hier, une bonne critique du nouveau livre d’Anna Gavalda, Billie, publié en finnois par Gummerus, dans une traduction de Lotta Toivanen.
Kaleva

Musique

Louis Robillard
Hufvudstadsbladet publie une bonne critique du concert donné par l’organiste Louis Robillard, dimanche à l’église de Kallio dans le cadre du festival d’orgue d’Helsinki.
Hbl

France

Télécommunications

Pression sur une concentration du secteur
La correspondante à Paris de Kauppalehti rapporte, en raison de la vente de SFR, que le nombre d’opérateurs de télécommunications pourrait passer de quatre à trois.
KL

Météo

Record de chaleur à Paris
Le record de température pour un début mars a été battu à Paris, avec 21,6° hier, soit près d’un degré de plus que le précédent record qui datait de … 1880.
KS

Lundi 10 mars 2014

Politique étrangère et européenne

Ukraine

Propos de M. Tuomioja après la rencontre du groupe de Visegrad
Le ministre des Affaires étrangères, M. Tuomioja, relève que la déclaration commune des ministres des Affaires étrangères des pays nordiques et baltes ainsi que des pays du groupe de Visegrad est « plus ou moins exactement la même » que celle de l’UE. Les ministres condamnent l’organisation d’un référendum et demandent que les observateurs de l’OSCE puissent obtenir un plein accès en Ukraine et que l’UE envoie rapidement ses propres observateurs dans ce pays.
M. Tuomioja relève que tous les ministres souhaitent que la Russie retire ses troupes de Crimée. Pour lui, cela nécessite que l’on maintienne la volonté de négocier avec la Russie.
HBL/sam/4-5

Propos de M. Haglund
Le ministre de la Défense, M. Haglund, condamne lui aussi le référendum, qui selon lui, renforcera la crise ukrainienne encore plus. « Il ne peut être accepté par l’Ukraine ni par le reste du monde. » Pour lui, une solution pacifique ne pourra être trouvée que dans le contexte de l’autonomie.
M. Haglund ne se fait pas de soucis concernant le refroidissement des relations entre la Finlande et la Russie. Il souligne l’importance de cette relation et relève qu’il faut que les bons voisins puissent évoquer sincèrement même des questions difficiles.
HS/sam/B4

Selon Ville Niinistö, le projet nucléaire finlandais relève de la géopolitique
Le ministère de l’Environnement, M. Ville Niinistö, estime que pour Rosatom, le projet nucléaire de Fennovoima relève largement de la géopolitique. Il a rappelé que la législation prévoit qu’il ne faut pas qu’une part significative de la propriété stratégiquement importante passe dans des mains étrangères. Il relève que Rosatom dispose de fonctions liées à la stratégie géopolitique de la Russie.
HS/dim/A10

L’OSCE souhaite créer un groupe d’observateurs en Ukraine
Aamulehti relève que selon Mme Katja Pehrman, ambassadrice de Finlande auprès de l’OSCE, le groupe serait composé d’observateurs militaires et de spécialistes. Selon elle, la majorité des Etats membres de l’OSCE seraient prêts à adopter la mise en place d’un groupe.
AL/sam/A18

Entretien de MM. Hollande et Obama
Helsingin Sanomat rend compte des entretiens qu’ont eus les Présidents Hollande et Obama et du fait que la France et les Etats-Unis demandent que la Russie retire immédiatement ses soldats de Crimée.
HS/dim/B2

Propos de M. Rehn
M. Olli Rehn, commissaire aux affaires économiques, relève que la condition du paquet d’aide européen pour l’Ukraine est que le gouvernement actuel et les gouvernements qui le suivront s’engagent à des réformes de l’économie du pays.
Concernant le traité entre l’UE et l’Ukraine, M. Rehn estime qu’il sera conclu à l’avenir. « Tout dépend de l’Ukraine. » Le traité aurait une grande importance politique et économique, et soutiendrait les réformes économiques, selon lui.
M. Rehn privilégie la voie de la négociation dans la recherche d’une solution pour la crise. « Aucun Finlandais ou Européen raisonnable ne souhaite recourir à des sanctions », selon lui.
KS/dim/7

Parlement européen

M. Juncker élu en pole position du groupe PPE
Le ministre du Commerce extérieur et des Affaires européennes, M. Stubb (Parti conservateur), estime qu’il n’y a que M. Juncker qui dispose d’une expérience pareille de l’UE.
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat regrette que les hauts postes européens restent fermement entre les mains des hommes durant les cinq ans à venir. L’expérience importante de M. Juncker n’est pas uniquement une bonne chose, pour l’éditorialiste, dans un contexte où il faudrait réformer l’UE.
HS/sam/A4, A20

Les Vrais Finlandais rejettent l’extrême-droite
Keskisuomalainen relève que M. Sampo Terho, député européen des Vrais Finlandais, estime qu’il est hors de question que son parti rejoigne le groupe d’extrême-droite que le Front National et le Parti pour la liberté néerlandais sont en train de créer. Pour M. Terho, rejoindre ce groupe serait un pas en arrière.
KS/dim/13

Politique intérieure

Audience des partis politiques

Selon un sondage, la popularité de l’opposition est en baisse
Helsingin Sanomat relève que selon un sondage d’opinion effectué pour le comte du journal télévisé d’Yle par l’institut Taloustutkimus en février-mars, le Parti du Centre est encore en tête avec une audience de 22,8 % (-0,8 % par rapport à janvier), suivi du Parti conservateur, 19,4 % (+0,7 %), des Vrais Finlandais, 16,9 % (-0,9 %) et du Parti social-démocrate, 15,5 % (même score qu’en janvier).
L’Alliance verte a obtenu une audience de 9 %, l’Alliance des gauches 7,7 %, le Parti suédois 4,2 % et les Chrétiens-démocrates 3,4 %.
Le sondage a été effectué auprès de 3 882 Finlandais.
HS/sam/A21

Gouvernement

Cadrage budgétaire
Helsingin Sanomat publie une tribune de la présidente du PSD et ministre des Finances qui souligne que l’ajustement budgétaire de trois milliards d’euros prévu pour les années 2015-2017 devrait être mis en œuvre de telle sorte que la plus grande partie des mesures portent déjà sur l’exercice 2015.
Le ministre de l’Economie Jan Vapaavuori, dans une interview accordée à Aamulezhti estime lui aussi qu’il faudrait que l’ajustement porte sur 1,5 milliard d’euros dès 2015.
Les décisions doivent être prises dans le courant du mois lors du cadrage budtétaire du gouvernement.
HS AL

« Le tocsin sonne pour la Finlande » KL
Kauppalehti estime dans son éditorial que le rapport de la Commission sur les finances publiques des Etats, sonne, pour la troisième année consécutive le tocsin pour la Finlande sommée de prendre des décisions pour assainir ses finances publiques.
KL

Réforme des affaires sociales et de la santé
Helsingin Sanomat rapporte que le Parti conservateur est en train de faire volte-face sur la réforme des affaires sociales et de la santé. Le ministre de l’Economie, M. Jan Vapaavuori, serait maintenant chargé des négociations au sein du parti.
Dans le modèle proposé par M. Vapaavuori, la réforme ne concernerait que les soins médicaux spécialisés qui seraient centralisés autour des cinq hôpitaux universitaires, ceux de Helsinki, Turku, Tampere, Kuopio et Oulu. Les communes organiseraient les services de base plus ou moins de la même façon qu’actuellement.
Selon les informations du quotidien, la ministre conservatrice des Affaires sociales et de la Santé, Mme Paula Risikko, n’est pas membre de ce groupe de travail restreint présidé par M. Vapaavuori.
Les experts critiquent le fait que la réforme des services de base ne fait pas partie du modèle de M. Vapaavuori.
Les sociaux-démocrates sont irrités de la démarche conservatrice. Selon M. Antti Lindtman, vice-président du PSD, « il serait utile de savoir qui est responsable de la réforme chez les conservateurs. Il y a des messages contradictoires. » M. Lindtman a refusé de commenter le modèle de M. Vapaavuori, « parce qu’il n’y a aucune proposition officielle ».
HS/sam /A8, dim/A10

Privatisations
Selon Helsingin Sanomat, le Parti conservateur et le Parti du centre sont les plus favorables à des privatisations. Les autres partis politiques n’ont pas encore formulé leurs positions.
Pour M. Petteri Orpo, président du groupe parlementaire conservateur, la privatisation des entreprises publiques comme Destia ou Altia serait possible, ou au moins la diminution de la part de l’Etat dans ces entreprises. M. Orpo souligne que les ressources devraient être utilisées dans la formation et la recherche pour garantir le succès de la Finlande à l’avenir.
Cette question serait évoquée dans les négociations sur le cadrage budgétaire du gouvernement dans quinze jours.
HS/lun/A27

Logement

Les loyers ont augmenté près de 5% à Helsinki
Helsingin Sanomat relève que selon les statistiques du centre national de la statistique Tilastokeskus, les loyers ont augmenté considérablement en Finlande en 2013 par rapport à 2012 : 3,8 % dans toute la Finlande et près de 5 % à Helsinki. A Espoo, les loyers ont augmenté de 1,7% et à Vantaa de plus de 5 %.
Au centre ville de Helsinki, le loyer moyen est de plus de 18 euros /m².
HS/sam/B7

Forces armées

Le général Lindberg nommé commandant des forcées armées
Helsingin Sanomat rappelle que le Général Lindberg fait partie des premiers pilotes finaldnais formés pour les chasseurs F-18 Hornet ; il était d’ailleurs dans le premier équipage complètement finaldnasi à piloter un Hornet. De plus, il a aussi l’expérience des Mig-21 et est le seul étranger à avoir piloté un chasseur russe Su-34.
Selon Aamulehti, il a été choisi pour ce poste par le Président de la république Sauli Niinistö car il est « suffisamment jeune, suffisamment pro-OTAN, assez souple et n’a pas d’opposition à l’intérieur de l’armée (dans les luttes entre l’état-major et le ministère). La raison principale est toutefois qu’il faudra que l’armée remplace les chasseurs Hornet qui constituent son investissement le plus cher de l’histoire. Il faudra l’argumenter auprès du pouvoir politique et le fait d’être un expert dans ce domaine ne sera pas de trop ».
AL HS

Finlande - France

Cinéma

Resnais et Duras à Orion
Hufvudstadsbladet rappelle le démarrage du cycle Marguerite Duras à la Cinémathèque, dont Hiroshima, mon amour, mardi et dimanche.
HBL/lun/17

Littérature

De nouvelles aventures d’Olavi Maununpoika
Helsingin Sanomat publie une bonne critique du second roman historique de Milja Kaunisto sur Olavi Maununpika, qui participa notamment çà la commission chargée d’interroger Jeanne d’Arc.
HS

France

Sport

« L’homme qui a dépassé Bubka » HS
Helsingin Sanomat publie un portrait de Renaud Lavillénie, nouveau recordman du monde de saut à la perche, qui a donné une conférence de presse lors des championnats du monde d’athlétisme.
HS

Vendredi 7 mars 2014

Politique étrangère et européenne

Ukraine

Propos de Mme Thors et M. Tuomioja
Mme Thors, médiatrice de l’OSCE pour les minorités, estime que la situation en Crimée est extrêmement tendue. Mme Thors est rentrée à Kiev plutôt que prévu en raison de la situation en matière de sécurité. En Crimée, le bureau où se trouvait la délégation de l’OSCE avait été encerclé. Mme Thors relève que la présence internationale n’était pas la bienvenue, qu’il s’agisse des représentants de l’OSCE, de l’ONU ou de journalistes.
Le ministre des Affaires étrangères, M. Tuomioja, estime que la réaction de la Russie en ce qui concerne la décision du Parlement de Crimée est décisive. Si la Russie considère la Crimée comme une partie de son territoire, la décision est contraire au droit international. Dans ce cas, la Finlande prendra une décision concernant des sanctions éventuelles en concertation avec l’UE, selon le ministre.
Mme Thors s’inquiète pour la minorité tatare qui pourrait être exposée à des provocations. Elle n’exclut pas non plus l’éventualité d’une catastrophe humanitaire si l’accès de la région aux produits alimentaires et à l’électricité devait être coupé.
M. Tuomioja a dit que la Finlande n’avait pas de rôle indépendant dans la solution de la crise. « En tant que membres de l’UE et de l’OSCE, nous participons naturellement aux forums centraux dans lesquels ces questions sont évoquées. » Il relève que les Ukrainiens souhaiteraient avoir un contact direct avec la Russie, mais que la Russie ne l’a pas souhaité. Pour M. Tuomioja, un groupe de contact de l’OSCE serait la meilleure alternative pour les négociations entre ces deux pays.
Concernant les deux officiers finlandais faisant partie des observateurs de l’OSCE, le ministère des Affaires étrangères relève qu’il n’est pas exclu qu’ils essaient d’accéder en Crimée une nouvelle fois. Le ministère n’est pas surpris du fait que l’accès leur a été refusé.
HS/A23, HBL/10, KS/18

Propos de M. Katainen sur les sanctions éventuelles
Selon le Premier ministre, M. Katainen, dans le cas où plus de troupes commençaient à arriver dans différentes parties de l’Ukraine, de vastes sanctions économiques pourraient être évoquées. Il insiste sur l’importance de trouver une solution à la crise par voie de négociation.
M. Katainen rappelle, à l’instar des autres dirigeants européens, que le gouvernement ukrainien dispose du soutien de la majorité du Parlement. Il rappelle dans ce contexte que la Finlande ne reconnaissait pas les gouvernements mais les Etats. Pour lui, il s’agit de soutenir le pays par tous les moyens dans l’organisation d’élections libres et honnêtes.
Il a également insisté sur les mesures pour soutenir le gouvernement ukrainien. Outre l’accord de coopération avec l’UE, M. Katainen relève que l’UE serait prête à prendre des mesures unilatérales pour diminuer les frais de douanes afin de faciliter le commerce international de l’Ukraine.
Le Parlement finlandais évoquera l’Ukraine, mercredi prochain.
HS/A24, KS/18, Dem/9

Propos d’un conseiller finlandais du gouvernement russe
Kauppalehti a interviewé M. Pekka Viljakainen, homme d’affaires et conseiller du gouvernement russe, qui est convaincu que le Président Poutine n’envisage pas d’aller jusqu’à une guerre dans la crise ukrainienne.
Il relève qu’il ne comprend pas que l’on fasse un lien entre la crise et le projet de construction nucléaire en Finlande.
KL/A8

Une nouvelle garnison russe à la frontière fénno-russe
La Russie envisage de créer une garnison de 3000 soldats à Alakurtti, commune situé à quelques dizaines de kilomètres de la frontière entre la Finlande et la Russie, dans le Nord-Est. Jusqu’à il y a une dizaine d’années, il y avait une garnison à Alakurttila qui a appartenu à la Finlande avant la guerre.
Selon le lieutenant-colonel Forsström du Collège de défense, l’ouverture de cette garnison s’inscrirait dans le cadre des projets russes de développement militaire de la région arctique. Pour lui, cette information ne constitue aucune menace pour la Finlande. Au contraire, le projet pourrait engendrer des possibilités de coopération et même avoir un effet sur l’économie de la Finlande du Nord.
AL/A5

Propos de M. Salolainen sur l’Ukraine et l’OTAN
Suomen Kuvalehti rend compte des propos du vice-président conservateur de la commission des Affaires étrangères, M. Salolainen, qui estime que l’UE aurait du œuvrer pour créer une meilleure relation plus étroite avec la Russie. Il est clair, selon lui, que l’UE constitue le partenaire le plus important pour la Russie. Il aurait fallu intégrer les relations économiques encore plus, il y a des années, selon lui.
Concernant la Finlande et l’OTAN, il estime que le moment n’est pas propice pour une adhésion finlandaise. Pour lui, si la Finlande adhère l’OTAN un jour, il faut le faire « quand il fait beau et non pas un jour de tempête ».
SK/9

Défense

Sondage sur l’OTAN
Pour un chercheur ayant effectué une étude sur le débat finlandais concernant l’OTAN, M. Juho Rahkonen, l’opposition d’une adhésion éventuelle de la Finlande à l’OTAN reflète le peu de volonté des Finlandais de participer à des crises internationales.
M. Rahkonen rappelle d’ailleurs que même les spécialistes sont divisés en la matière.
Il estime que le facteur qui influence le plus sur l’attitude réservée des Finlandais est le fait que la Russie n’est pas perçue comme une menace militaire.
En Finlande, ce sont les personnes de 24 à 34 ans qui s’opposent le plus à une adhésion : 71 % n’en voient pas l’opportunité. Dans les autres classes d’âge, l’opposition varie entre 61 et 67 %.
M. Hannu Sipilä, secrétaire général de l’Union des officiers, estime que l’opposition des Finlandais se base sur l’idée qu’ils se font de l’OTAN plutôt que sur des informations approfondies. Il estime qu’il serait bien que les Finlandais se souviennent que la Russie n’aurait pas pu effectuer une telle occupation militaire en Ukraine si ce pays était membre de l’OTAN.
AL/A4

L’OTAN est un bon sujet de débat électoral
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat estime que la question de l’OTAN est un bon sujet pour le débat des élections au parlement européen.
HS

Finlande - Russie

Selon un chercheur, la Russie estime que la meilleure défense c’est l’attaque
Helsingin Sanomat rapporte que le chercheur Jussi Lassila de l’institut Aleksanteri à l’université de Helsinki estime que « le rapport russe sur les problèmes liés aux droits de l’homme dans les pays membres de l’UE a été rédigé à l’usage interne de la Russie, pour montrer que la Russie s’occupe de ses propre citoyens. Le rapport a eu beaucoup de publicité en Russie. » M. Lassila estime que l’idée de la Russie est que si un pays étranger accorde de l’attention aux problèmes en Russie, la Russie rend la pareille.
Pour le chercher Arto Luukkainen de l’université de Helsinki, « la meilleure défense, c’est l’attaque. Si les Européens critiquent la Russie, celle-ci attaque. » M. Luukkainen estime que la Russie a suivi cette politique pendant environ sept ans. La Russie critique l’Occident, y compris la Finlande.
Les deux chercheurs soulignent que la Finlande doit réagir et répondre, aussi quand il s’agit de la protection des enfants.
M. Lassila estime que les rapports russes sur les droits de l’homme dans les pays occidentaux pourraient tourner contre la Russie et faire augmenter la russophobie. « Ce qui est triste c’est que les Russes qui résident à l’étranger en souffrent le plus », selon M. Lassila.
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat souligne lui aussi qu’il s’agit d’une question de politique intérieure russe qui tend à instrumentaliser la question des droits de l’homme.
HS/A12

Finlande - Estonie

Estlink 2
Selon Helsingin Sanomat, le ministre du Développement, M. Pekka Haavisto, et la ministre estonien de l’Environnement, Mme Keit Pentus ont inauguré hier la mise en œuvre du câble sous-marin Estlink 2, M. Haavisto à Porvoo et Mme Pentus à Püssi en Estonie.
Les Estoniens, inquiets de la crise en Ukraine, se sont félicités de la meilleure accessibilité à l’électricité. « Le plus important pour l’Estonie est la sécurité énergétique », selon M. Taavi Veskimägi, directeur général de l’estonien Elering.
L’inauguration d’Estlink 2 a triplé la capacité du transfert de l’électricité entre la Finlande et l’Estonie, à mille mégawatts. La consommation d’électricité de la Finlande est environ dix fois plus importante que celle de l’Estonie.
HS/A33

PPE

Les conservateurs proposent leur favori à la tête de la Commission européenne
Helsingin Sanomat relève que le groupe du PPE, qui se réunit aujourd’hui à Dublin, doit nommer son candidat favori à la tête de la Commission européenne. Il y a encore deux candidats, MM. Jean-Claude Juncker et Michel Barnier.
Le Premier ministre Jyrki Katainen, ainsi M. Alexander Stubb et Mme Henna Virkkunen – tous deux candidats du Parti conservateur aux élections du Parlement européen – participent à la réunion du PPE.
HS/A18

Economie

Stora-Enso admet ne pas pouvoir surveiller à 100 % ses sous-traitants
Le groupe forestier Stora Enso admet qu’il n’arrive pas pleinement à contrôler l’usage de ma main d’œuvre mineure dans sa production au Pakistan. Le groupe relève qu’il s’efforce de résoudre ce problème petit à petit, mais qu’il n’y a pas de moyen rapide pour le faire.
HS/A30

Politique intérieure

Gouvernement

Réforme des affaires sociales et de la santé
Helsingin Sanomat relève que l’hebdomadaire Suomen Kuvalehti a annoncé jeudi sur son site que M. Jan Vapaavuori, ministre conservateur de l’Economie, serait chargé, au gouvernement de résoudre les litiges concernant la réforme des affaires sociales et de la santé.
La ministre des Services sociaux, la social-démocrate Susanna Huovinen, rejette cette interprétation. « Je suis toujours chargée de cette réforme. Je suis dans la politique depuis assez longtemps et je n’ai jamais vu de situation où un ministre prend les fonctions d’un autre ministre. »
HS/A9

Finlande - France

Pêche

Les français ont essayé la pêche à la ligne sur la glace
Turun Sanomat rapporte que dans le cadre de la coopération entre la région finlandaise de Pyhäjärvi et la Savoie, afin de promouvoir le tourisme lié à la pêche et à la nature, un groupe de 14 Français a effectué une visite à Pyhäjärvi (Ouest de la Finlande, entre les villes de Turku et Pori).
Les français ont eu hier l’occasion de s’essayer à la pêche à la ligne sur la glace du lac Pyhäjärvi.
TS/12

Mode

Le Jacquard est toujours à la mode
Kauppalehti présente l’intemporalité du tissu inventé par Joseph Marie Jacquard, dont témoigne à Helsinki, les produits de Tara Jarmon.
KL/jeu

France

Emploi

Le chômage diminue en France
Helsingin Sanomat rapporte que le chômage a légèrement diminué en France passant de 10,3% à 10,2% à la fin de l’année.
HS

Jeudi 6 mars 2014

Politique étrangère et européenne

Ukraine

M. Tuomioja à Kiev, aujourd’hui
Le ministre des Affaires étrangères, M. Tuomioja, qui a participé aux négociations de Paris sur le Liban, s’est rendu en Ukraine, hier soir afin de rencontrer aujourd’hui des représentants de l’administration intérimaire, le Président intérimaire et des représentants de la société civile. M. Tuomioja relève qu’il s’agit d’obtenir des informations, faire un bilan des problèmes et montrer un certain soutien.
M. Tuomioja s’est rendu à Kiev avec son homologue norvégien, M. Brende, avec qui il a déposé des fleurs en l’honneur de ceux qui sont décédés lors les émeutes il y a deux semaines.
« Toutes les questions possibles » sont à l’ordre du jour de la visite. La Finlande soutient les réformes en Ukraine principalement par l’UE et par les autres organisations internationales. « Nous souhaitons qu’ils [les Ukrainiens] fassent tout leur possible afin de convaincre toutes les minorités sur le fait que leurs droits seront respectés », a dit M. Tuomioja, ce matin. Il souhaite que l’on puisse démentir les allégations selon lesquelles on essaie de dénigrer la nouvelle administration. A la question de savoir s’il s’était passé quelque chose qui pourrait mettre en danger le statut des minorités, M. Tuomioja estime que, pour lui, il ne s’était rien passé dans ce sens, mais qu’il y avait des tensions.
Helsingin Sanomat relève que les négociations de Paris se sont terminées sans résultat particulier.
Mme Astrid Thors, déléguée de l’OSCE pour les minorités, est actuellement à Simferopol, où il y a eu des émeutes contre les observateurs internationaux. Elle n’a pas pu être jointe, et, selon son conseiller, elle ne commentera son déplacement en Crimée que vendredi, à Kiev.
Il y a deux officiers finlandais parmi les 35 observateurs qui se trouvent actuellement à Odessa.
Concernant la prétendue communication téléphonique entre Mme Ashton et M. Paet, sur le fait qu’une même instance aurait tiré sur les policiers et sur les manifestants, M. Tuomioja estime que l’enregistrement est certainement authentique. Il rappelle toutefois qu’il existe des provocateurs des deux côtés. « Il est clair que l’on ne connait pas toute la vérité. Il sera important, le moment venu, de clarifier qui sont ceux qui ont été responsables. »
HS/A24, 27, www.hs.fi

Sanctions éventuelles
Le Premier ministre, M. Katainen, représente la Finlande lors de la réunion extraordinaire de Bruxelles, aujourd’hui. M. Katainen relève que les sanctions économiques auraient des effets malheureux pour la Finlande pour qui la Russie est un partenaire commercial important. Il privilégie les négociations avant les sanctions.
www.hs.fi, TS/16

Médiation ?
Keskisuomalainen rend compte des propos de M. Arkady Moshes de l’Institut des relations internationales, qui estime que la visite de M. Tuomioja en Ukraine relève avant tout d’une volonté de faire preuve de solidarité. A la question de savoir si la Finlande pourrait agir comme médiateur de la crise, M. Moshes a dit que, pour lui, la Finlande et la Norvège ne disposent pas du poids nécessaire pour influencer sur la Russie, l’Ukraine ou l’UE. Il n’exclut toutefois pas la possibilité que la Finlande participe à un groupe plus important de médiateurs. Pour M. Moshes, l’Allemagne est un des pays clé dans la solution de la crise.

Débat sur la Finlande et l’OTAN
Turun Sanomat écrit qu’un des effets de la crise en Urkainen ne semble pas être d’avoir rendu d’actualité une adhésion à l’oTAN mais plutôt que les députés sont plus favorables à augmenter les crédits de la Défense. En effet, il semblerait que les seuls le parti suédois et le parti conservateur demeurent favorables à une adhésion.
Le chercheur de l’UPI, M. Mika Aaltola estime qu’une adhésion de la Finlande à l’OTAN nécessiterait une compréhension de la part de la Russie.
M. Salonius-Pasternak, chercheur à l’Institut de relations internationales, estime qu’avec la crise ukrainienne, les hommes politiques seront obligés à faire de nouvelles analyses en matière de défense. Pour la Finlande, cela pourrait signifier toutes sortes d’options entre une alliance de défense avec la Suède et une adhésion à l’OTAN éventuellement à l’instar de la Suède. Il en appelle à une mise à jour des analyses qui devront se baser sur la réalité et non pas sur des souhaits, selon lui. Si jamais la Suède décidait de rejoindre l’OTAN, la Finlande resterait seule, géographiquement et au niveau de l’identité. Cela rendrait sa situation difficile, selon le chercheur.
HBL/7

Défense : l’armée calme ceux qui s’inquiètent
Les forces armées ont renforcé leur renseignement en raison de la situation tendue en Ukraine, relève le général de brigade Myllykangas de l’Etat-major. Il relève toutefois qu’il s’agit des activités normales et non pas d’une augmentation de l’état d’alerte.
Les chasseurs F-18 Hornet ont fait plus de permanences, ponctuellement le week-end denier.
Depuis le début de la crise, le flux de l’information est énorme, selon M. Myllykangas. Les forces armées remettent des rapports à leur direction et à la direction finlandaise à un rythme plus fréquent que d’habitude.
Il affirme qu’il n’y a pas plus de menace militaire qui vise la Finlande que d’habitude.
HS/A16

Finlande - Russie

La Russie accuse la Finlande de racisme
Helsingin Sanomat rapporte que la Russie, elle-même accusée de plusieurs violations des droits de l’homme, a rédigé un rapport sur les problèmes liés aux droits de l’homme dans les 28 pays membres de l’Union européenne.
Dans le rapport, la Finlande est critiquée entre autres pour la discrimination des minorités ethniques – dont les Roms, les Somaliens et les Russes ‒ l’incitation au racisme et à la xénophobie, la violence familiale et la longue durée des procès judiciaires.
Les députés finlandais s’étonnent de ce rapport qu’ils considèrent comme un outil politique. Pour le député centriste Antti Kaikkonen, il est étonnant qu’un pays ait jugé bon de rédiger un tel rapport. « La Russie est irritée du fait que les pays membres de l’Union européenne ont critiqué les droits de l’homme en Russie », selon M. Kaikkonen.
Le rapport n’a pas étonné le député conservateur Kimmo Sasi. « L’attitude de la Russie au Conseil de l’Europe a changé durant les deux dernières années. Les Russes ont été mécontents de tous les rapports concernant les droits de l’homme en Russie. » M. Sasi est membre du comité qui surveille au Conseil de l’Europe les droits de l’homme en Russie.
Mme Maria Guzenina-Richardson, députée social-démocrate et membre de la délégation finlandaise au Conseil de l’Europe, souligne que le rapport russe évoque les mêmes problèmes que les autres rapports ont déjà soulevés : « Il faut que la Finlande s’occupe de ces problèmes, peut importe quel pays les évoque. »
M. Sasi souligne que la Russie n’a pas à s’inquiéter de la situation de la minorité russe en Finlande. « La minorité russe est très petite. La situation est tout à fait différente ici qu’en Estonie et ou en Lettonie. »
HS/A12

Finlande – Chine – UE

Ouïgoures
Helsingin Sanomat relève que dans ses condoléances, la Finlande a caractérisé le massacre qui a eu lieu en Chine, samedi dernier, d’attaque terroriste, contrairement à Mme Ashton et plusieurs autres Etats membres de l’UE qui ont choisi une autre formulation que celle des autorités chinoises. La Chine considère l’attaque au poignard comme un acte terroriste de séparatistes ouïgoures.
Mme Kalkku, directrice des Amériques et de l’Asie, n’a pas souhaité commenter la formulation des condoléances. Actuellement en Ukraine, M. Tuomioja n’a pas pu être joint pour commentaire.
HS/A28

Syrie - Sûreté nationale

Une quinzaine de combattants radicaux sont partis de Finlande en Syrie
La Sûreté nationale estime que plus de 30 personnes sont parties de Finlande pour se rendre sur la zone de conflit en Syrie. La moitié seraient des combattants radicaux. Deux Finlandais y auraient trouvé la mort.
La SUPO considère ces chiffres comme inquiétants et évalue actuellement si le retour de ces personnes en Finlande constitue une menace.
AL

Finlande – Etats-Unis

La Finlande et les Etats-Unis se sont mis d’accord sur l’échange des informations fiscales
Demokraatti relève que la Finlande et les Etats-Unis ont signé mercredi un accord FATCA sur l’échange des informations fiscales à partir du début 2015 et concernant les informations fiscales à partir du début 2014. La Direction générale des impôts finlandaise transmettra aux autorités fiscales américaines les informations accordées par les banques finlandaises concernant les possessions américaines.
Une vingtaine d’Etats, dont la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne, ont déjà noué un accord FATCA avec les Etats-Unis.
La ministre des Finances, Mme Urpilainen, a signé l’accord au nom de la Finlande.
Dem/3

Politique intérieure

PSD

Le PSD va proposer un grand plan sur l’emploi
Le PSD a annoncé qu’il allait présente un grand plan pour l’emploi lors des négociations sur le cadrage budgétaire dans deux semaines.
HS
Nucléaire

Plus de la moitié des députés favorables à approuver une nouvelle autorisation
Yle a interrogé les députés sur leur position concernant une nouvelle autorisation de principe conférée à Fennovoima pour construire une centrale nucléaire. Plus de la moitié, soit 101 députés seraient prêts à voter en faveur de cette autorisation si la question leur est posée à l’automne.
Les plus favorables sont les députés du parti conservateur. Les plus opposés sont ceux des Verts et de l’Alliance des Gauches.
AL

Commentaires
Selon le chercheur Erkka Railo le départ des Verts et de l’Alliance des Gauches pourrait paralyser le gouvernement pour la fin de la législature.
Pour le professeur Tapio Raunio, l’annonce de ces départs du gouvernement par ces partis montre que la campagne pour les prochaines législatives a en réalité déjà commencé. M. Raunio estime que, les Verts pourraient en profiter en terme de réussite électorale mais pourraient aussi se voir les portes d’un futur gouvernement plus difficiles à ouvrir.
Pour le journaliste d’Helsingin Sanomat, Olii Pohjanpalo, la situation actuelle risque de rendre le poids des Verts et de l’Alliance des Gauches moins important dans les discussions de ce mois sur les ajustements budgétaires et les réformes du gouvernement.
HS TS

Forces armées

Le général Lindberg serait nommé prochain commandant des forcées armées
Selon Helsingin Sanomat, le général Jarmo Lindberg (né en 1959), serait nommé prochain commandant des forces armées. Le gouvernement doit étudier la nomination aujourd’hui, avant la nomination par le Président Niinistö vendredi. Le commandant des forces armées actuel, le général Ari Puheloinen, prendra sa retraite fin juillet prochain.
Le général Lindberg, pilote de chasse, a été commandant de l’armée de l’air de 2008-2012. Il sera le premier pilote à la tête des forces armées finlandaises.
Le ministère de la Défense n’a pas commenté les informations publiées en premier par le journal télévisé d’Yle.
Le général Lindberg souligne l’importance de la coopération internationale. Il a environ deux mille followers sur Twitter.
HS/A18, AL, KS

Piratage informatique
Helsingin Sanomat rapporte que le site du ministre de la Défense, M. Carl Haglund, a été objet de piratage informatique de maintes reprises. Le site a été fermé mercredi.
HS/A16

Médias

Les journaux pourraient bénéficier des aides
Selon Helsingin Sanomat, les journaux ont accueilli favorablement les propositions présentées par le rapporteur Tuomas Harpf. M. Harpf, qui a rédigé son rapport à la demande de la ministre du logement et des Communications, Mme Pia Viitanen, propose la baisse de la TVA des abonnements de 10 à 5 % et une aide de 30 millions d’euros pour la presse écrite qui serait accordée pendant une période de transition de trois ans.
HS/A30

France – Finlande – Francophonie

Festival Flow

Des artistes français et francophones
Helsingin Sanomat présente le festival Flow qui se déroulera à Helsinki, en août, et qui accueillera l’artiste français de musique électronique Kavinsky, ainsi que les maliens Tinariwen, les Ambassadeurs, Salif Keita et Amadou Bagayoko.
HS/B3

Mercredi 5 mars 2014

Politique étrangère et européenne

Ukraine

Selon M. Tuomioja, les relations entre la Finlande et la Russie dépendent de ce que la Russie envisage par la suite
Le ministre des Affaires étrangères, M. Tuomioja, a rencontré l’ambassadeur de Russie en Finlande, M. Roumiantchev, hier, afin de lui transmettre un message sur l’attitude défavorable de l’UE en ce qui concerne l’action de la Russie en Ukraine. M. Tuomioja relève que, pour lui, il ne s’agit pas d’une question bilatérale entre la Finlande et la Russie. « Nous souhaitons bien sûr que les relations bilatérales ne souffrent pas de cela ni d’aucune nouvelle décision éventuelle. Cela dépendra de ce que la Russie fera ensuite », dit-il.
M. Tuomioja relève que les décisions en la matière ne relèvent naturellement pas de l’ambassadeur de Russie, mais que lui transmettre ce message était un moyen de le communiquer à Moscou.
En ce qui concerne la déclaration du Président Poutine sur le fait que les troupes en Crimée ne seraient pas russes, M. Tuomioja estime que cela n’est pas crédible. Pour lui, la responsabilité relève essentiellement du gouvernement russe indépendamment de qui est chargé de la mise en œuvre.
Concernant la rencontre des dirigeants européens à Bruxelles, demain, M. Tuomioja souhaite que l’on puisse, par voie de négociation, pousser la Russie à respecter l’intégrité territoriale de l’Ukraine. « Le rôle de l’OSCE est central dans ces négociations », dit-il. « Si la situation se détériore encore, l’UE est prête à des mesures qui restent toutefois à être définies. » M. Tuomioja est convaincu que l’UE pourra arriver à un accord sur d’éventuelles mesures de sanction. « On verra si elles seront nécessaires. Les signaux politiques sont bien sûr toujours privilégiés. »
TS/12, HS/A25

La Finlande suit les évènements de plus près
Turun Sanomat relève que la Finlande a renforcé le suivi de la région de l’Ukraine en raison de la crise. Selon M. Jussi Niinistö, président de la commission de la Défense, relève que la situation est analysée de façon plus étroite et que des rapports réguliers sont remis aux décideurs.
La commission de la Défense a entendu des spécialistes du ministère de la Défense et de l’Etat-major, hier. Les manœuvres de la Russie dans la région de la mer Baltique ont également été évoqués. M. Jussi Niinistö constate qu’elles relevaient des activités russes dans le cadre des manœuvres prévues depuis longtemps dans la région.
TS/12

Propos de MM. Tuomioja et Haglund sur les mesures suédoises
Hufvudstadsbladet relève que la Suède a déplacé des avions de chasse dans le Gotland en raison des manœuvres russes dans la région de la mer Baltique. MM. Tuomioja et Haglund, ministre des Affaires étrangères et de la Défense, estiment que ce signal a plus une importance de politique intérieure en Suède qu’autre chose.
M. Tuomioja ne voit pas de menace concernant la région de la mer Baltique. M. Haglund n’est pas surpris que ce soient les militants suédois pro-OTAN, dont le ministre de la Défense, qui fassent le lien entre l’Ukraine et ces manœuvres.
M. Haglund estime que les évènements en Ukraine laisseront des traces également dans le débat finlandais concernant la politique de sécurité.
HBL/6

Déclarations de M. Kimmo Kinnunen
M. Kimmo Kiljunen, envoyé spécial du ministre des affaires étrangères estime que la Russie n’abandonnera pas ses intérêts stratégiques : « Il est clair que Poutine va utiliser la politique de la force en Crimée. Cela sera le cinquième conflit gelé de la région ». Selon lui, la question des sanctions serra liée au développement de la situation : l’occident va faire passer le message à la Russie de ne pas entreprendre de pas supplémentaire : « Les sanctions seraient prises si un scénario affreux se passait dans lequel la Russie soutiendrai un soulèvement dans l’est de l’Ukraine », dit-il. Selon lui, la Crimée est par son histoire, sa population et sa géopolitique si proche de la russie que les pays occidentaux auront du mal à resserrer leurs rangs pour résister [à la Russie]. Une division du reste de l’Ukraine ne serait en revanche pas acceptable pour l’occident et engendrerait tout types de réactions, sauf armée, selon lui.
AL

Commentaire
Kari Huhta estime dans HS qu’il n’y a pas en perspective de poltiique séparée de la Finlande à l’égard du conflit par rapport à la Russie. On le demande même moins qu’avant. Dès dimanche la Finlande a souligné qu’elle condamnait les actions militaires de la Russie, selon les mêmes termes que le reste des pays européens.
M. Huhta estime aussi que cette crise laissera des traces très profondes et longues dans les relations entre la Finlande et la Russie.
HS

Nucléaire

La question de Fennovoima pourrait causer une crise gouvernementale
Fennovoima a déposé au ministère de l’Emploi et de l’Economie, hier, une demande complémentaire concernant la décision de principe de construire une centrale nucléaire.
L’Alliance verte et l’Alliance des gauches s’opposent à une étude sur une demande complémentaire de Fennovoima concernant son autorisation de principe de construire une centrale nucléaire. Ces partis ne souhaitent toutefois pas spéculer sur leur départ éventuel du gouvernement. M. Ville Niinistö, président des Verts, en appelle à ses partenaires gouvernementaux afin de respecter le programme du gouvernement. Pour les Verts, compléter la décision de principe signifie dans la pratique une nouvelle décision de principe, car la législation sur l’énergie nucléaire ne connait pas un tel « complément ».
M. Katainen, Premier ministre, est d’avis inverse : pour lui, il ne s’agit pas d’une nouvelle décision de principe.
Des spécialistes de droit interrogés par Helsingin Sanomat considèrent qu’il s’agit d’une nouvelle décision de principe. Du point de vue de la légitimité démocratique, il convient de remettre cette question au Parlement. Ni le gouvernement ni le Parlement ne sont liés par la décision prise antérieurement en la matière.
Les Verts et l’Alliance des gauches risquent de quitter le gouvernement, peut-être en juin, au moment où le gouvernement prendra une décision sur l’adoption éventuelle de la décision de principe complétée.
M. Ville Niinistö relève que pour les Verts, la structure de propriété du projet de Fennovoima est inquiétante du fait qu’un grand actionnaire est un groupe d’énergie et d’armes nucléaires russe qui est proche de la direction politique de la Russie. Pour lui, si des sanctions commerciales contre la Russie seront décidées au niveau européen, il est clair que le réacteur de Rosatom sera sur la liste.
M. Vapaavuori, quant à lui, estime que, même durant la crise de l’Ukraine, l’Europe aura une compréhension concernant les efforts finlandais de trouver des solutions pour améliorer l’avenir de l’industrie.
Quant au premier ministre Katainen, il ne pense pas qu’à cause de la crise en Ukraine, la Finlande risqueen raison de sa coopération avec un fournisseur nucléaire russe, d’avoir des problèmes de politique étrangère ou de voir son image dégradée. « Le principal est qu’il y ait une majorité finlandaise claire dans Fennovoima. Dès lors la minorité russe ne pose pas un problème de politique étrangère ».
Fennovoima a remis, en février, un rapport sur l’impact environnemental du projet. Le STUK devra donner une nouvelle évaluation préalable, ce printemps.
La commune de Pyhäjoki se prononcera une nouvelle fois et le ministère de l’Emploi et de l’Economie entendra plusieurs instances pour leurs avis.
HS/A12-13

Politique intérieure

Sûreté nationale

La Supo étudie plusieurs cas d’espionnage en ligne
La Sûreté nationale a entamé plusieurs enquêtes préliminaires sur l’espionnage en ligne. Plusieurs cas d’attaques contre des réseaux informatiques des autorités se sont avérés en 2013.
HS/A11

Violence

Les femmes finlandaises souvent victimes de violence
Selon une étude européenne, la Finlande occupe le deuxième rang en Europe, après le Danemark, concernant la violence contre les femmes. Près de la moitié des femmes avaient éprouvé une violence physique ou sexuelle depuis l’âge de 15 ans. Une femme sur dix avait été victime d’un acte violent au cours des 12 derniers mois.
Mme Aaltonen de l’Union des droits de l’homme considère ces chiffres comme choquants.
Dans un communiqué la ministre de la Justice a exprimé sa préoccupation. Elle s’inquiète aussi du fait que les femmes en Finlande soient peu enclines à dénoncer ces violences aux autorités : en Finlande seulement 10% des violences subies par les femmes de la part de leur conjoint sont dénoncées aux autorités contre 20% en moyenne dans l’UE.
HS/A11

Economie

Le groupe S accueillera Marks&Spencer en Finlande
Le groupe S introduira Marks&Spencer dans sept de ses grands magasins Sokos.
HS/A28

Finlande - France

Francophonie - Culture

Voix et sons libres
Turun Sanomat publie un portrait de Charles Gil à l’occasion de la 25ème tournée de Vapaat ääneet – Voix et sons libres en Finlande.
Turun Sanomat présente aussi ces concerts qui auront lieu en mars, durant le mois de la francophonie.
TS

Mardi 4 mars 2014

Politique étrangère et européenne

Ukraine

« L’UE demande à la Russie de retirer ses troupes » HS
Le ministre des Affaires étrangères, M. Tuomioja, a participé à Bruxelles à la réunion des ministres européens. Il souligne qu’il n’a même pas été question de sanctions économiques contre la Russie. Toutefois de telles sanctions ne sont pas exclues. La décision concrète de la réunion a partagé sur le gel des visas qui pourrait être décidé jeudi lors du sommet européen. "Je ne sous-estime pas la possibilité que cela ait des effets directs sur le situation. On a voulu donner la possibilité à un règlement diplomatique du conflit », a dit M. Tuomioja.
Selon Hufvudstadsbladet, le ministre a déclaré qu’il s’agit de chercher une solution avant tout par voie de négociation. Les espoirs concernent surtout l’OSCE, en même temps que l’UE dispose de ses propres contacts. Selon lui, une stratégie de sortie de la crise est recherchée pour la Russie. « Nous ne souhaitons pas coincer la Russie, mais l’inviter à se retirer par les négociations. Mais il faudra que cela mène à une pleine souveraineté pour l’Ukraine et que l’intégrité de ce pays soit respectée. »
A la question de savoir si les Finlandais devraient s’inquiéter, le ministre constate que dans le contexte d’une crise grave, il s’agit toujours de s’inquiéter pour la situation, mais qu’il n’y avait rien d’inquiétant concernant spécifiquement la Finlande.
HS Hbl

Déclarations de M. Kanerva
M. Ilkka Kanerva, un des neuf vice-présidents de l’assemblée parlementaire de l’OSCE a discuté avec le secrétaire général de l’OSCE pour créer un groupe de contact sur l’Ukraine. Il en appelle à la présidence suisse pour mener ce projet.
TS

Déclarations de M. Salolainen
M. Salolainen, vice-président conservateur de la commission des Affaires étrangères, estime qu’entamer une guerre n’est pas dans les intérêts de la Russie. Pour lui, la Russie se contentera des garanties concernant un maintien du contrôle en Crimée. Quant à la Finlande et l’OTAN, il trouve que le moment n’est pas approprié pour évoquer l’adhésion éventuelle de la Finlande à l’Alliance atlantique. Militant fervent d’une adhésion, M. Salolainen estime qu’annoncer maintenant que la Finlande le souhaite, ne ferait qu’aggraver la crise.
Hbl

Un débat au Parlement ?
Le journaliste Unto Hämäläinen rappelle que après 1956 (Hongrie), 1968 Tchécoslovaquie) ou 1979 (Afghanistan), le Parlement finlandais n’avait pas été consulté pour un débat de politique étrangère. En 2008 en revanche, lors de la crise de Géorgie il y avait eu un débat au parlement finlandais.
HS

Le président Poutine a suivi des exercices en Carélie : réactions
Au milieu de la crise de Crimée, le président russe a suivi, hier, des exercices militaires qui avaient lieu en Carélie, près de la frontière finlandaise, en compagnie du ministre russe de la défense. Le ministre finlandais de la Défense Carl Haglund a souligné que ces exercices étaient prévus depuis longtemps, la Finlande en ayant été informée en janvier. Il souligne que ces exercices qui se déroulent actuellement à 600 km de Helsinki ne sont en rien liés à la situation en Crimée.
HBL/4 HS

M. Arhimäki pourrait annuler sa visite aux Jeux paralympiques de Sotchi
Alors que les équipes finlandaises pour les jeux paralympiques de Sotchi sont parties normalement, il est possible que le ministre des Sports Paavo Arhimäki annule sa visite en raison de la situation en Urkaine.
AL

Séminaire du RISI
Aamulehti rapporte que l’Institut stratégique russe proche de la présidence russe a organisé, hier, à Helsinki un séminaire sur les intérêts russes en Ukraine. La directrice –adjointe du RISI, Mme Tamara Guzenkova était pour la première fois en Finlande pour défendre la politique russe.
AL

Réactions des Ukrainiens, des Russes et des Tartares de Finlande
Hufvudstadsbladet relève que les russophones de Finlande suivent les évènements en Ukraine et en Crimée avec des sentiments partagés. Des personnes interrogées regrettent que la Russie agisse comme si l’Ukraine était son arrière-cour. Certains ont une compréhension pour la situation stratégique de la Crimée du point de vue russe.
Helsingin Sanomat rapporte pour sa part qu’il y a plus de 2700 Ukrainiens en Finlande plus 750 naturalisés finlandais d’origine ukrainienne. Le quotidien a interrogé des Ukrainiens de Finlande qui ont manifesté devant l’ambassade russe à Helsinki.
Aamulehti rappelle pour sa part que, comme en Crimée, en Finlande aussi il y a une minorité tartare, installée dans le pays entre la fin du XIXème siècle et les années 1920.
HBL/4 HS AL

« Le retour de la guerre froide » HS
La professeur Hanna Ojanen (titulaire de la chaire Jean Monnet de Tampere) souligne qu’il s’agit-là d’une menace bien connue pour la Finlande. Elle considère que cette crise pourrait avoir un effet sur ce que pensent les Finlandais de l’UE. Elle rappelle que la Finlande, en rejoignant l’UE, pensait qu’elle n’aurait plus besoin de gérer toute seule ses relations avec son voisin russe. Mais aves les élargissements et la complexité des relations entre l’UE et la Russie, les dirigeants finlandais ont toujours dus s’en occuper. Or « la Finlande ne prend jamais de risque avec la Russie ».
Mme Tiilikainen, directrice de l’Institut de relations internationales, partage cette analyse. Elle déclare qu’il n’y a pas de risque direct pour la Finlande, même si la crise souligne les menaces traditionnelles pesant sur la Finlande qui a un voisin, immense, instable et disposant de la force nucléaire ». Elle estime qu’il faut que l’UE s’exprime d’une seule voix afin de se faire comprendre. La gravité de la crise est telle qu’il faut que l’UE agisse. Le cadre européen permet également aux petits Etats membres d’exercer leur pouvoir et selon Mme Tiilikainen, il faut profiter de l’occasion. A la question de savoir si l’UE a besoin d’une politique étrangère commune, elle estime que ce besoin se concrétise lorsqu’il s’agit de la sécurité physique d’un Etat voisin de l’UE. Il s’agit de savoir si l’UE constitue un projet de paix également en dehors de ses frontières. Concernant une aide militaire éventuelle, Mme Tiilikainen estime que cela relèverait de l’OTAN, avec un mandat de l’ONU, tout en sachant que la Russie est membre du Conseil de sécurité. Le rôle de l’UE est de négocier et de stabiliser. Pour la Finlande, il ne s’agit pas d’avoir un rôle particulier, selon elle.
M. Moshes de l’UPI, trouve la stratégie de M. Poutine comme une mesure irrationnelle et émotionnelle pour donner une leçon au nouveau gouvernement ukrainien. Pour lui, il sera difficile pour M. Poutine d’arrêter l’opération d’une façon « propre ».
HS HBL

Editoriaux et commentaires
« Une condamnation bienvenue de la part de l’UE » HS
« La Finlande continue son oeuvre traditionnelle pour la paix » KS
« La menace de guerre augmente » TS
Helsingin Sanomat estime que la position exprimée par les ministres européens des Affaires étrangères, hier, à Bruxelles, était nécessaire.
La correspondante à Londres du quotidien estime pour sa part que l’UE est bien désarmée face à la Russie : en raison de sa forte dépendance à l’égard du gaz russe elle ne peut pas menacer la Russie de rétorsions économiques.
L’éditorialiste de Keskisuomalainen souligne pour sa part que, grâce à sa non-alliance militaire et à ses bonnes relations bilatérales avec la Russie, la stabilité dans le Nord de l’Europe est assurée.

La crise touche durement l’économie finlandaise
Les exportations finlandaises en Russie sont victimes de la chute du rouble.
Si la Finlande est le premier pays pour les importations finlandaises, elle est aussi le troisième client du pays après la Suède et l’Allemagne. La chute du rouble est particulièrement difficile pour les entreprises du secteur agro-alimentaire.
Kauppalehti souligne que le gel des visas pourrait diminuer de moitié les recettes du tourisme en Finlande.
Les exportations finlandaises en Russie, qui s’étaient rétractées de 6% en 2013, pourraient être victimes de sanctions entre l’UE et la Russie ;
KS TS KL

Union européenne

« L’Europe, une union de solidarités »
Le quotidien du PSD, Demokraatti, et le quotidien du Centre, Suomenmaa, ont publié la tribune commune des ministres français et Allemand, chargés des Affaires européennes Thierry Repentin et Michael Roth.
UD SM

Nucléaire

La crise ukrainienne influence le projet de Fennovoima
Le ministre de l’Economie jan Vapaavuori a écrit hier sur son blog que la crise de Crimée n’avait pas d’effet sur le projet de Fennovoima de construire une centrale de Rosatom en Finlande.
En réalité, la situation est bien plus complexe du point de vue de la politique étrangère, estime Helsingin Sanomat. « Quelle image donnerait le fait de voir le gouvernement presser à la construction d’une centrale russe en Finlande » interroge HS.
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet estime lui aussi qu’il n’est pas le moment de conclure des affaires importantes avec la Russie.
HS Hbl

Selon M. Arhimäki la question n’est pas d’actualité
Le président du parti de l’Alliance des Gauches estime que la question de l’autorisation de principe de fennovoima n’est pâs d’actualité. Il pense que la priorité actuelle est la question de l’ajustement budgétaire.
KS

Selon M. Vapaavuori, le Parlement sera consulté à l’automne
Lors d’une conférence de presse, le Ministre de l’Economie a déclaré que le gouvernement étudiera en juin la demande complémentaire de Fennovoima concernant son autorisation de principe de construire une centrale nucléaire.
Le Parlement étudiera l’autorisation de principe à partir de septembre lors du début de la session d’automne.
Yle

Selon STUK, la diminution des effectifs à Ol3 rend plus difficiles les contrôles
Le directeur du STUK, M. Tiippanan déclare dans Kauppalehti que la diminution des effectifs sur le chantier de Ol3 rend plus difficiles les contrôles du STUK sur le chantier.
KL

Climat

Les Finlandais peu inquiets par le réchauffement climatique
Selon l’Eurobaromètre, les autres citoyens nordiques considèrent le réchauffement climatique comme plus garce que les Finlandais. Si 80% des Suédois pensent que le réchauffement climatique est le problème mondial le plus sérieux, il n’en va de même que pour 59% des Finlandais.
HS

Plus de précipitations, moins de neige
L’effet en Finlande du réchauffement climatique se fait ressentir par des hivers plus riches en précipitations mais plus souvent sous la forme de pluie que de neige, rapporte Aamulehti.
AL

Politique intérieure

Défense

On connaîtra bientôt le successeur de M. Puheloinen
Suomenmaa estime que le prochain commandant des Forces armées sera bientôt choisi : il pourrait d’agir du chef de l’Etta major, le contre-amiral Juha Rannikko, ou bien du secrétaire général du ministère Arto Räty, ou encore du chef des opérations Mika Peltonen ou du chef de l’armée de terre Raimo Jyväsjärvi.
SM

Economie

Baisse du PIB au dernier trimestre 2013
Le PIB a régressé de 0,3 points au dernier trimestre 2013 par rapport au trimestre précédent et de 0,6 point par au dernier trimestre 2012.
HS

Emploi

Malgré le chômage on manque toutefois de main d’œuvre
Helsingin Sanomat fait état du manque de main d’eouvre récurrent en Finlande notamment dans les professions sociales et de santé.
HS

Plan social à Lähi-Tapiola
La société d’assurance Lähi-Tapiola a annoncé un plan social portant sur 400 emplois, soit un dixième de ses effectifs.
HS

Santé

Le pic de l’épidémie de grippe dépassé
Les cas de grippe sont en diminution même s’ils restent nombreux et ont nécessité cette année plus d’hospitalisation que l’année dernière.
HS

Lundi 3 mars 2014

Politique étrangère et européenne

Ukraine

La Finlande condamne les menaces - M. Haglund a reporté sa visite en Russie
Le président Niinistö s’est entretenu avec le Président Hollande
Le Président, M. Niinistö, et le comité interministériel de politique étrangère et de sécurité se sont réunis, hier, pour évoquer la crise en Crimée. Président Niinistö a constaté que menacer par la violence et l’utiliser était contraire au droit international.
M. Haglund, ministre de la défense, qui était censé rencontrer son homologue russe, ce jour, a annoncé que la rencontre était reportée à une date ultérieure. Selon M. Haglund, la visite aurait pu être interprétée comme une prise de position en faveur des mesures russes. « Ce n’est pas le message que nous souhaitons transmettre. Au contraire, Nous ne pouvons pas accepter la façon dont la Russie a agi en Crimée. » Pour lui, une rencontre bilatérale n’était pas le bon forum pour évoquer l’Ukraine. Si la Finlande a un message de politique étrangère pour la Russie, c’est le Président qui le transmet, selon lui.
Le Président estime qu’il faut que la solution à la crise ukrainienne relève des discussions entre l’UE et la Russie. M. Katainen, Premier ministre, partage cet avis.
M. Katainen a souligné l’importance de garantir les droits des minorités russes tout en rappelant que la protection de la minorité russe en Ukraine n’a pas besoin d’armes. « La protection peut se faire par les organisations internationales et par l’engagement commun des pays. »
M. Katainen s’est entretenu au téléphone avec la chancelière fédérale, Mme Merkel, dimanche.
Le Président Niinistö a appelé son homologue français, M. Hollande, dimanche. Les Présidents ont mis l’accent sur la nécessité de trouver une solution pacifique à la crise ukrainienne le plus rapidement possible. Les Présidents ont souligné l’importance de se mettre d’accord sur une position européenne claire concernant la situation ukrainienne.
HS/lun/A7, www.tpk.fi

M. Tuomioja à Bruxelles aujourd’hui
M. Tuomioja participe à la réunion des ministres des Affaires étrangères européennes, à Bruxelles. Il estime que cette rencontre permettra de donner des outils à Mme Ashton qui se rendra à Moscou, demain.
Pour lui, il est essentiel d’influencer à travers l’UE dans la crise. « Il est clair que ce que nous ferons et les démarches éventuelles seront coordonnées avec l’UE. » Pour lui, l’action européenne dépendra de ce que la Russie fera. « Il faudra que la Russie se mettre autour de la même table avec les autres afin de réfléchir sur la façon de résoudre l’avenir de l’Ukraine en respectant sa souveraineté. » Il souligne l’importance d’obtenir une position européenne claire et unie.
M. Tuomioja considère l’action russe comme extrêmement inquiétante et condamne l’opération russe qui viole l’intégrité territoriale de l’Ukraine comme contraire au droit internationale et aux conventions signées par la Russie. Pour lui, il est possible que la Russie souhaite créer en Crimée une situation qui favorise le résultat qu’elle souhaite obtenir lors du référendum qui sera organisé sur la situation de la Crimée.
M. Tuomioja rencontrera l’ambassadeur russe en Finlande, demain.
Sur son blog, il a écrit que la situation en Ukraine ressemblait de facto à une occupation russe et menaçait à l’intégrité de l’Ukraine, que la Russie s’était engagée à respecter.
Concernant la rencontre de Bruxelles, M. Tuomioja a dit, ce matin, qu’il ne s’attendait pas à des décisions concernant de nouvelles démarches. Pour lui, il s’agira de faire le bilan des options éventuelles dépendant de l’évolution de la situation. Une position claire sera exprimée. M. Tuomioja estime que les prises de position ont été convergentes. Il s’agira, selon lui, de voir ce que l’UE pourra faire pour aider à résoudre la situation.
A la question de savoir comment trouver une solution qui permette à la Russie de reculer sans perdre la face M. Tuomioja a dit qu’à long terme, ce qui est décisif, ce sont les avantages et les dégâts pour les Russes, l’économie et le développement russes. Il rappelle que les dirigeants peuvent eux aussi être influencés par la propagande.
HS/lun/A7, dim/A11, Dem/3&9, www.yle.fi

Propos de M. Aaltola de l’UPI
M. Mika Aaltola, chercheur à l’Institut de relations internationales, considère la politique finlandaise en matière de crise ukrainienne comme trop prudente. Pour lui, la Russie pourrait encore reculer concernant ses démarches restreintes sans pour autant perdre la face. C’est un moment critique, et M. Aaltola estime qu’il faut créer des pressions maintenant. Dans la rhétorique finlandaise, qualifier l’action russe de contraire au droit international est une accusation forte, car pour la sécurité finlandaise, le droit international est une des garanties centrales.
M. Aaltola estime que la stabilité en Ukraine pourrait s’améliorer si la communauté internationale augmentait le prix à payer pour la Russie concernant la force éventuellement utilisée. Il pourrait s’agir de mesures diplomatiques et de la participation à des sanctions internationales. M. Aaltola souligne qu’il faut promouvoir des fronts communs et y participer. Pour lui, le report de la visite de M. Haglund porte un message fort.
TS/lun/12

La crise n’est pas une menace pour la Finlande
Turun Sanomat relève qu’à la question de savoir s’il fallait que la Finlande s’inquiète de l’aggravation de la crise, M. Kivinen, professeur, estime qu’il ne s’agit pas de menace directe concernant la sécurité de la Finlande. M. Jussi Niinistö, président de la commission de la Défense, estime que la Finlande augmenterait son état d’alerte si la Russie entamait une guerre en Ukraine. Pour lui, cela n’aurait pas forcément d’effet immédiat sur les bonnes relations entre la Finlande et la Russie.
M. Haglund estime que les propos sur le renforcement de l’état d’alerte finlandais effrayent inutilement les citoyens et constituent un mauvais message vers la Russie. « Augmenter l’état d’alerte donnerait à la Russie le signal que nous nous préparons à un conflit avec elle », dit-il.
TS/dim/13, HS/lun/A7

Le ministère des Affaires étrangères déconseille les déplacements en Ukraine
Le ministère des Affaires étrangères invite les Finlandais à éviter les déplacements inutiles en Ukraine et tout voyage en Crimée, en raison d’un risque de conflit militaire en Crimée.
TS/lun/12

M. Kanerva souhaite que l’on ne répète pas l’erreur commise en Géorgie
M. Ilkka Kanerva, ancien ministre des Affaires étrangères et membre de la commission des Affaires étrangères, estime qu’il est approprié que la Finlande mette l’accent sur les négociations internationales. Il souhaite que l’Ukraine ne fasse pas la même erreur que le président géorgien Saakachvili en 2008. Il considère le report de la visite en Russie de M. Haglund comme un message important sur l’attitude finlandaise. Il se demande toutefois si transmettre une information directe à une personne clé n’aurait pas été utile aussi.
AL/lun/A5

Manifestation
Entre 50 et 70 personnes se sont réunies, hier, devant l’ambassade de Russie en Finlande pour manifester en faveur du retrait des troupes russes de l’Ukraine. Selon Keskisuomalainen, la majorité des participants à la manifestation qui s’est passé calmement, étaient des Ukrainiens résidant en Finlande.
KS/lun/12

Editoriaux
« Les tremblements de l’Ukraine se sentent en Finlande » HS
« Respecter les frontières ukrainiennes » HBL
« Il faut garantir la paix en Europe » HBL
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat estime que la mobilisation des troupes russes en Crimée n’était pas une telle surprise pour les Russes qu’elle l’était en Ukraine et dans les pays occidentaux. Depuis des semaines, les médias russes font une propagande sur la menace que les manifestants de Kiev représentent pour la population russe de l’Ukraine. Les pays occidentaux ont vite besoin d’une vision claire et unie sur la façon d’empêcher l’usage de la force par la Russie. La résolution de la crise ukrainienne a une grande importance pour la Finlande en tant que membre de l’UE et voisin de la Russie. Le Président Niinistö a souligné l’importance de la patience et du dialogue. La diplomatie ne propose pas d’outils extrêmement puissants dans un contexte de crise. Puisque la Russie est dépendante du monde autour d’elle, il existe quand même des options. Il faut que les ministres européens des Affaires étrangères soutiennent le nouveau gouvernement ukrainien à agir de façon à renforcer son statut international et diluer la campagne russe.
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet estime que l’Europe a des défis importants à relever en ce qui concerne le dialogue entre Bruxelles et Moscou. Pour la Finlande, il est vital pour la survie en matière de politique de sécurité que l’UE soit unanime. C’est même plus important que les garanties de sécurité de l’UE, selon l’éditorialiste.
Il aurait fallu privilégier un message clair [de la part de l’Ukraine] pour le Kremlin sur le fait que la convention concernant sa base en Crimée sera respectée. Cela ne veut toutefois pas dire que les actions militaires de la Russie contre l’Ukraine et la violation de son territoire soient légales. La capacité de l’UE à négocier la paix sera encore une fois mise à l’épreuve.
HS/lun/A4, HBL/sam/12, lun/12

Finlande – Allemagne – Union bancaire

Mme Urpilainen en visite en Allemagne et en Italie
La ministre des Finances et présidente du PSD, Mme Urpilainen était en Allemagne vendredi pour rencontrer son homologue M. Schlaube. Les ministres ont parlé de l’union bancaire et Mme Urpilainen a souligné que les deux pays partageaient les mêmes positions sur l’importance de la responsabilité des investisseurs.
Répondant aux journalistes, Mme Urpilainen a aussi déclaré que, contrairement à son concurrent au poste de président du PSD, M. Rinne, elle n’était pas prête à effacer les garanties exigées de la Grèce pour la participation de la Finlande au plan d’aide européen.
Mme Urpilainen s’est aussi rendue à Rome pour participer au sommet du PSE.
HS

Finlande – Grèce

Selon M. Katainen, le plan d’ajustement fonctionne
En visite en Grèce, le premier ministre Jyrki katainen a déclaré qu’il y avait « des signes positifs dans l’économie grecque du fait des plans d’ajustement budgétaire réalisés et qui sont plus drastiques que ceux mis en place par la Finlande dans les années 1990 ».
HS

Nucléaire

« La mainmise russe sur Fennovoima se renforce » HS
Vendredi 46 entreprises finlandaises ont confirmé leur participation au projet de Fennovoima de construire une centrale nucléaire à Pyhäjoki. Ces entreprises assurent un actionnariat de 50,2% du projet.
Helsingin Sanomat estime que la part de Rosatom dans ce projet sera donc certainement plus importante que le tiers précédemment annoncé, mais devrait toutefois être en-deçà de 50%.
Le ministre de l’Economie a déclaré qu’il était satisfait que « le projet soit soutenu par un actionnariat majoritairement finlandais ». « Toutefois un actionnariat à peine plus élevé que 50% ne peut à long terme être considéré comme satisfaisant. Fennovoima doit continuer à rechercher un actionnariat domestique ».
HS

« Le jeu politique va bientôt reprendre » HS
Helsingin Sanomat estime que la question de l’autorisation de principe pour Fennovoima de construire une centrale nucléaire va de nouveau occuper l’espace politique. En effet, si Fennovoima dépose son permis de construire sur la base de l’autorisation de principe initiale, il risque de faire face à des recours qui pourraient retarder le projet. Si une nouvelle autorisation de principe est demandée, cela aura des effets politiques.
La présidente du groupe parlementaire des Verts a déclaré que l’étude d’une nouvelle demande d’autorisation de principe au Parlement signifierait automatiquement le départ des Vets du gouvernement.
Le président du parti, M. Niinistö pour sa part ne souhaite pas spéculer sur une telle éventualité. « Nous partons du principe que le gouvernement respectera son programme gouvernemental qui stipule qu’il n’y aura pas de nouvelle autorisation de principe durant la législature », dit-il.
HS AL

« Un millier de travailleurs sur le chantier d’Olkiluoto » TS
Turun Sanomat rapporte que le chantier d’Olkiluoto a diminué sa force de travail d’environ 2000 en novembre à environ un millier. Le PDG de TVO a souligné que cette diminution était normale.
Le chef du projet de TVO a refusé de commenter les spéculations anonymes publiées par Kauppalehti faisant état d’un report du calendrier.
TS KL AL

Terminal de LNG

Une partition entre la Finlande et l’Estonie ?
Le ministère d el’Economie finaldnaise souligne que la Finlmande et l’Estonie ne se sont pas mises d’accord pour construire deux terminaux LNG des deux côtés de la Baltique mais seulement pour étudier une telle éventualité, ce qui sera l’objet d’une lettre d’intention entre le finlandais Gasum et les estoniens Vorguteenus et Alexela Energia.
HS

Politique intérieure

PSD

Mme Urpilainen plus populaire que M. Rinne
Selon un sondage réalisé auprès des électeurs sympathisants du PSD, Mme Urpilainen aurait une audience de 57% contre 25% pour son concurrent M. Rinne.
Auprès de l’ensemble des Finlandais, l’audience de Mme Urpilainen serait de 34% contre 31% pour M. Rinne.
Selon le quotidien du parti, Demokratati, Mme Urpilainen va faire une tournée de campagne dans le pays et débattra notamment avec Mme Halonen, M. Lipponen et M. Tuomioja
KS

Finlande - France

Défense : L’armée finlandaise achète des munitions en France
STT rapporte que le ministre de la Défense a mandaté les forces armées pour acheter des munitions anti-char auprès du groupe français Nexter Munitions. Cette commande, d’une valeur d’environ 16 millions d’euros, sera livrée de 2014 à 2016.
AL

Littérature : Delphine de Vigan
Hufvudstadsbladet rend compte de la traduction en suédois de Rien ne s’oppose à la nuit de Delphine de Vigan.
HBL/dim/30

France

Exposition : Gustave doré
Kaleva présente l’exposition Gustave doré actuellement au musée d’Orsay à parais.
Kaleva

Exposition : Belle époque
Hufvudstadsbladet rend compte de l’exposition sur la Belle époque au Petit Palais.
HBL/dim/38

Cinéma : Alain Resnais
La presse rapporte le décès du réalisateur français Alain Resnais.
HS

publié le 31/03/2014

haut de page