Mars 2013

Jeudi 28 mars 2013

Politique étrangère et européenne

Image de la Finlande

L’attitude sévère à l’égard des finances a nuit l’image dans les pays en crise
Selon les revues de presse des représentations de Finlande à l’étranger, l’image de la Finlande a souffert aux yeux des médias étrangers.
Pour les autres pays, la Finlande se sort bien de la crise mais se comporte « comme un dur ». Dans les pays qui ont le plus souffert de la crise, la Finlande est décrite comme peu solidaire et égoïste.
Les médias russes ont dessiné un portrait peu flatteur de la Finlande. Des fausses allégations ont été publiées concernant les questions de protection de l’enfance.
KS/13

Chypre

Déclarations de M. Stubb
A l’occasion de la commission mixte fenno-russe sur les affaires économiques qui s’est réunie hier sous la direction du ministre du commerce extérieur Alexander Stubb et du vice-premier ministre russe Dimitri Kozak, le ministre finlandais a déclaré qu’il ne pensait pas que la décision prise sur le pan d’aide à Chypre engendre des dommages durables dans les relations UE-Russie et même aucun dommage dans les relations fenno-russes.
M. Stubb a aussi critiqué indirectement le président de l’eurogropupe en soulignant que le cas de Chypre était très particulier, exceptionnel.
TS

Finlande – Russie

Commission mixte
La commission mixte sur les affaires économiques s’est réunie hier sous la direction du ministre du commerce extérieur Alexander Stubb et du vice-premier ministre russe Dimitri Kozak.
Les ministres ont notamment discuté d’un renforcement de la coopération dans la construction navale, notamment en matière arctique, dans l’optique du développement du transport maritime dans le passage du Nord-Est.
Les ministres ont aussi discuté de l’exemption de visas.
la Finlande et la Russie vont aussi renforcer leur coopération transfrontalière. Un groupe de travail sur le transport transfrontalier va être instauré. Il y a eu à la frontière fenno-russe 12 millions de passages enregistrés l’année dernière.
TS

Gazoduc Nord Stream

Le taux d’utilisation loin de la pleine capacité
Helsingin Sanomat relève que le gazoduc Nord Stream utilise un tiers de sa capacité. Selon Nord Stream, le groupe qui gère le gazoduc, le taux d’utilisation s’élève à 35 % en moyenne.
Selon Mme Sundelin, chargée de communication de Nord Stream, les nouveaux gazoducs sont toujours démarrés par phases. Elle relève en outre que l’un des deux tuyaux du côté de l’Allemagne n’est pas entièrement terminé.
Pour HS, une explication évidente est la récession qui a diminué la demande de gaz naturel dans l’industrie. De plus, le marché de gaz naturel a été bouleversé par la découverte du gaz de schiste.
M. Vihma, chercheur à l’Institut de relations internationales, estime que le bouleversement signifie que, dans les prochaines années, le prix du gaz naturel ira diminuant et que la dépendance européenne en gaz naturel russe diminue. La concurrence ronge la position de Gazprom sur le marché.
Malgré la concurrence accrue, Nord Stream envisage de construire deux autres tuyaux sous-marins dans la mer Baltique.
HS/B8

Visites du Président Niinistö

Visite officielle en Chine
Le Président Sauli Niinistö effectuera une visite officielle en Chine du 6 au 10 avril. M. Niinistö participera au forum de haut niveau sur l’Asie à Hainan avant de se rendre à Pékin où il aura un entretien avec le nouveau président, M. Xi Jinping, et avec d’autres dirigeants politiques chinois.
Le ministre du Commerce extérieur et des Affaires européennes, M. Alexander Stubb, fera partie de la suite du Président, ainsi qu’une délégation de la vie économique.
TS

Visite d’Etat au Kazakhstan
Turun Sanomat relève que M. Niinistö et son épouse, Mme Jenni Haukio, effectueront une visite d’Etat au Kazakhstan du 16 au 18 avril. Le président finlandais aura un entretien avec son homologue, M. Noursoultan Nazarbaev, qui devrait porter sur les relations bilatérales, ainsi que les relations entre l’Union européenne et le Kazakhstan.
M. Pekka Hallberg, ancien président de la Cour administrative suprême, qui a participé au projet lié au développement de l’Etat de droit en Asie centrale, fera partie de la suite de M. Niinistö, ainsi que le ministre des Activités économiques, M. Jan Vapaavuori, et une délégation de la vie économique.
TS/16

Cyber-attaque

Une grande attaque par déni de service distribué en cours
Selon Turun Sanomat, les autorités finlandaises de sécurité de l’information annoncent qu’une très grande attaque par déni de service distribué est en cours et au moins une centaine de serveurs ont été touchés. Cette cyber-attaque risque de rendre plus lents plusieurs sites internet populaires.
TS/5

Piratage

Les Douanes finlandaises ont diminué leur surveillance
Helsingin Sanomat rapporte que les Douanes finlandaises ont découvert moins de produits pirates en 2012 par rapport à l’année précédente. Cela est dû au fait que les Douanes ont diminué considérablement leur surveillance en raison d’une décision de la Cour de justice de décembre 2011 selon laquelle les pays membres ne pouvaient pas automatiquement saisir toutes les cargaisons de produits pirates en transit.
Depuis l’été dernier, les Douanes ont émis une nouvelle réglementation selon laquelle il faut arrêter les cargaisons de copies pirates qui sont soupçonnées rester à l’intérieur de l’UE.
Cela n’a pas eu d’effet sur la surveillance des produits destinés pour la Finlande. En 2012, les Douanes ont saisi environ 130 000 produits pirates destinés au marché finlandais, soit un nombre plus élevé que les années précédentes.
HS/A10

Politique intérieure

Affaire Himanen

Le rapport Himanen était le plus cher
Helsingin Sanomat relève que selon les documents de la chancellerie du Premier ministre, publié mardi par le journal télévisé d’Yle, le projet du philosophe Pekka Himanen pour un rapport sur l’avenir a été de loin le plus cher parmi les propositions de 32 différentes organisations, dont des universités, instituts de recherche, entreprises de consultants et agences de l’Etat.
Les prix des offres, proposées à la chancellerie du Premier ministre en octobre 2011, varient entre 20 000 et 900 000 euros, mais on ne peut pas les comparer facilement parce que leur étendue varie beaucoup. Le plus cher a été l’offre de Sofos, entreprise de M. Himanen. Sofos a proposé de financer lui-même 150 000 euros de la somme totale. La chancellerie du Premier ministre a ensuite commandé la proposition presque telle quelle.
Dans sa proposition, le fonds Sitra a fait allusion au projet avec M. Himanen et a mentionné se préparer à y participer en coopération avec l’Académie de Finlande, Tekes et la chancellerie du Premier ministre.
La commission des lois constitutionnelles du Parlement est en train d’étudier une plainte à ce sujet. Le chancelier de la justice devra également se prononcer.
HS/A12

Cadre budgétaire

M. Arhimäki rompt le consensus
Helsingin Sanomat rapporte que l’accord obtenu au gouvernement dans le cadre du cadre budgétaire et concerant la réforme de la fiscalité sur les dividendes est remis en cause par le président de l’Alliance des Gauches, M. Arhimäki. Selon lui, les dirigeants des partis de la coalition ont été induits en erreur lors de la prise de cette décision qui revient à diminuer la fiscalité des dividendes des plus riches. Il demande donc à ce que l’on revienne sur cette décision. Il explique que l’objectif du gouvernement était de diminuer l’impôt sur les entreprises et, en compensation, d’augmenter la fiscalité sur les dividendes. Selon le gouvernement, la réforme de l’impôt sur les dividendes devrait rapporter 300 millions d’euros à l’Etat. Selon cette réforme, les actionnaires des entreprises non cotées en bourse et les gros actionnaires (10%) des grandes entreprises cotées en bourse ne seraient imposés qu’à 7,5 à 8% (contre 22,4% aujourd’hui pour ces derniers) alors que les petits actionnaires des grandes entreprises seraient imposés à 30 à 32%.
Le parti conservateur au contraire rejette ces critiques. Selon le ministre de l’Economie M. Jan Vapaavuori, la décision de réformer la fiscalité des dividendes ne sera pas réexaminée.
La ministre des Finances et présidente du PSD Jutta Urpilainen a refusé de commenter ce débat hier.
La ministre verte de la coopération au développement, Mme Heidi Hautala, estime qu’il faut examiner l’effet de la réforme de la fiscalité sur les dividendes.
HS

Le financement de la baisse de l’impôt sur les sociétés en question
Helsingin Sanomat rapporte que le gouvernement a annoncé, hier, que le rééquilibrage budgétaire porterait finalement sur 500 millions d’euros.
La semaine dernière le chiffre de 600 millions d’euros avait été annoncé par le gouvernement.
La ministre des Finances a expliqué cette baisse par un réexamen des calculs. « Mais la part de l’endettement va diminuer quand même a-t-elle souligné.
En réalité le gouvernement base ses calculs sur ses espoirs, selon HS. En effet, le coût de la baisse de l’impôt sur les sociétés de 24,5% à 20% est évalué à 960 millions d’euros. Mais le gouvernement le chiffre à 480 millions d’euros car il estime que la baisse du taux sera compensée par l’augmentation de l’assiette de l’impôt puisque les entreprises vont s’agrandir et les investisseurs étrangers choisir la Finlande. Cet effet dynamique de la baisse du taux pour les finances publiques est défendu par le gouvernement. L’économiste de Pellervo, M. Pasi Holm critique ce type de calculs : « cela ne s’est jamais vu depuis quinze ans ! ».
HS

Retournement concernant la redevance télévisuelle
Le gouvernement a finalement décidé de revenir sur sa décision de geler la redevance téléviusuelle après un fort lobbying de la ministre des communications, Mme Kiuru (PSD).
HS

Le gouvernement étrangle les communes
Helsingin Sanomat rapporte que le gouvernement a l’intention de diminuer plus encore que prévu les dotations de l’Etat aux communes. La diminution supplémentaire pour les quatre prochaines années pourrait être de 900 millions d’euros. Par rapport à 2011, cela pourrait faire un manque à gagner pour les communes de 6,6 milliards d’euros pour la période 2012-2017.
Kesksisuomalainen estime que les communes vont être obligées de relever leur taux d’impôt sur le revenu.
L’opposition accuse le gouvernement de faire payer aux communes la politique du gouvernement et d’obliger les communes à couper dans les dépenses.
Le ministère des Finances estime toutefois que la diminution de l’impôt sur les sociétés (dont un quart des recettes va aux communes) pourrait être neutre pour les communes ; Cela voudrait dire que l’on modifie la part de cet impôt reçue par les communes.
HS KS AL

De nouvelles mesures nécessaires au printemps prochain
Le gouvernement estime que le déficit public devrait passer de 3,5% cette année à 2,2% l’année prochaine. Selon l’économiste de l’institut PTT, M. Markus Lahitnen, le gouvernement devra prendre de nouvelles mesures d’équilibrage des finances publiques dès le printemps prochain. En effet, selon lui, les calculs du ministère des Finances en matière de recettes fiscales ne sont pas réalistes. Le ministère des Finances compte en effet que la baisse de l’impôt sur les sociétés s’autofinance en grande partie.
KL

Commentaire : « Un gouvernement gaffeur » HS
Helsingin Sanomat estime que la réforme de la fiscalité sur les dividendes n’est pas juste. « Après avoir complètement raté sa communication à l’issue du cadre budgétaire, le gouvernement en a aujourd’hui raté le contenu. On apprend que le rééquilibrage budgétaire ne portera pas sur 600 millions d’euros comme annoncé mais seulement sur 500 millions d’euros. On est aussi revenu sur la décision de geler la réévaluation de la redevance audiovisuelle. Le gouffre laissé par la baisse de l’impôt sur les sociétés sera finalement compensé on ne sait comment. On est au bord de la crise gouvernementale. On peut bien critiquer M. Arhimäki pour se préoccuper un peu tard de l’effet de la réforme de l’impôt sur les dividendes, mais cela ne change rien : cette réforme est injuste. Il ne reste donc, si la réforme n’est pas changée plus qu’à M. Arhimäki à quitter le gouvernement. »
HS

Editorial : « Mais qu’a donc décidé le gouvernement ? » HS
Helsingin Sanomat souligne les erreurs de communication du gouvernement sur l’annonce du cadrage budgétaire.
Selon l’éditorialiste les difficultés viennent qu’il y a aujourd’hui six partis dans la coalition gouvernementale et que les décisions ne sont prises que dos au mur et face à une échéance.
HS

Olkiluoto 3

La municipalité de Helsinki accorde 30 millions d’euros à la construction du réacteur
Le conseil municipal de Helsinki a décidé, hier, d’accorder 30 millions d’euros au projet de construction du réacteur d’Olkiluoto 3. Le groupe énergétique TVO a demandé le soutien financier de ses actionnaires.
Les Verts ont proposé que Helsinki se retire du projet, mais les vois des Conservateurs et des Sociaux-démocrates ont scellé la décision.
Les Verts ont relevé qu’en vendant les actions dans le projet, Helsinki obtiendrait des centaines de millions d’euros qui pourraient être investis dans les formes d’énergie renouvelable. M. Stranius estime qu’il n’est pas dans les intérêts de Helsinki de participer au projet de construction le plus embarrassant de Finlande.
Mme Kari a proposé que Helsinki commence à préparer une cession de ses participations à Olkiluoto 3. Pour elle, le projet a pu être adopté en raison des chiffres et calendriers trompeurs. Elle estime que la décision de la municipalité de Kuopio de quitter le projet de Fennovoima à Pyhäjoki est un signe de la chute de la rentabilité de l’énergie nucléaire.
Outre les Verts, les conseillers de l’Alliance des gauches ainsi que quelques conseillers des autres partis ont voté pour quitter le projet. Finalement, la décision de financer le projet l’a emporté par 48 voix contre 32.
Le maire, M. Pajunen, rappelle que la participation rapportera de l’argent à Helsinki. Les attentes s’élèvent à des centaines de millions d’euros, selon lui.
Helsingin Sanomat relève que la municipalité s’est engagée dans la planification du quatrième réacteur d’Olkiluoto à hauteur de 30 millions d’euros.
En tant qu’actionnaire de la régie énergétique de Vantaa, Helsinki soutient également le projet de Fennovoima à Pyhäjoki.
M. Arhinmäki (Alliance des gauches) estime qu’il faudra que le conseil municipal évoque prochainement la sortie du projet de Fennovoima.
HS/A18

France – Finlande

Festival de Helsinki

Nouveau cirque
La troupe de cirque de James Thiérée, La Compagnie du hanneton, se produira au Festival de Helsinki, en août. Leur spectacle intitulé Raoul, se déroulera à l’opéra, du 15 au 17 août. James Thiérrée est déjà venu en Finlande en 2005.
HS/C3

France

Tourisme

Champagne
Turun Sanomat présente la Champagne-Ardenne et rend compte du tourisme autour du champagne.
TS/36

Mercredi 27 mars 2013

Politique étrangère et européenne

Chypre

« La responsabilité des investisseurs engagée » Dem
Dans le journal de son parti, la ministre des Finances Jutta Urpialinen (PSD) défend l’accord sur le plan d’aide à Chypre. « La décision marque un tournant dans l’implication de la responsabilité des investisseurs puisque l’on insiste sur leur rôle dans le rétablissement de la santé du secteur bancaire ». « Ceux qui ont préparé ce mauvais bouillon devront donc y goûter à grosses louches », souligne-t-elle.
« De plus, pour la Finlande il importe que l’on exclue les dépôts de moins de 100 000 euros. Cette décision protège en effet les dépôts des Chypriotes moyens. Il est aussi bon de rappeler que la Finlande ne verse pas un euro pour soutenir Chypre car les pays de l’eurogroupe aident Chypre au moyen du Fonds européen de stabilité financière ».
Dem

« La décision sur Chypre fait débat dans les pays de l’eurogroupe » HS
Helsingin Sanomat revient sur les propos du président de l’Eurogropupe, le ministre des Finances néerlandais, qui ont suscité une polémique. Selon le quotidien, ces propos reflétaient la voix de l’Allemagne, alors que M. Dijsselbloem avait été élu sur un compromis franco-allemand. « La voix de la France semble moins influente dans l’eurogroupe quand l’Allemagne semble dicter ses décisions. Dans les négociations sur Chypre, il a même semblé que la Finlande pesait plus que la France. M. Dijsselbloem a d’ailleurs été appuyé par la Finlande puisque le Premier ministre Jyrki Katainen a répété que la Finlande promouvait la position selon laquelle les investisseurs devaient assumer leur part des pertes dans les plans d’aide à venir. « Il y aura des bail-in, si on appelle comme cela un renforcement de la responsabilité des investisseurs et des actionnaires », a-t-il dit.
Helsingin Sanomat estime que l’affirmation de M. Dijsselbloem le MES ne devrait pas aider directement les banques, est aussi du goût de la Finlande qui a toujours eu du mal à accepter que les aides directes aux banques puissent être utilisées pour pallier aux dettes antérieures [à la création de ces mécanismes].
HS

Politique européenne

« M. Katainen a présenté ses thèses sur l’UE » HS
« M. Katainen souhaite une voie moyenne dans l’UE » SM
« Selon M. Katainen, les Finlandais étaient les idiots du Nord dans les années 90 » AL
Lors d’une conférence organisée conjointement par le gouvernement et l’institut des relations internationales (UPI), le Premier ministre a prononcé un discours sur l’Union européenne qui doit servir de base au prochain livre blanc sur la politique européenne de la Finlande que le gouvernement a promis au Parlement pour ce printemps. M. Katainen a indiqué qu’il livrait là des idées plus personnelles qui serviraient de base à ce rapport.
M. Katainen a présenté dix thèses sur l’avenir de l’UE.
Il souhaite avant tout une intégration juste dans laquelle tous les Etats membres respectent les règles communes. « La Finlande insiste sur une ligne moyenne favorable à une intégration modérée ». Il estime que la Finlande doit choisir une voie moyenne entre deux extrêmes : d’une part ceux qui considèrent l’UE comme inutile et mauvaise et d’autre part ceux qui veulent plus d’Europe à tout prix.
Selon le Premier ministre finlandais, le principal est une Europe juste dans laquelle les Etats membres respectent les règles communes. « La violation des règles communes a pu susciter un sentiment d’injustice dans d’autres Etats membres », dit-il. elon lui, les règles sur le respect des contraintes budgétaires n’oint pas été édictées pour le plaisir mais parce que leur respect relève des principes de l’Etat de droit et constitue le fondement de la démocratie et ne doivent donc pas être violées, rapporte HS.
M. Katainen estime qu’il n’est pas nécessaire de revoir les traités fondateurs. Il a en revanche insisté sur la responsabilité des investisseurs et l’union bancaire qui nécessite un organe de contrôle européen ainsi qu’un fonds destiné à financer les prochaines crises bancaires.
Le gouvernement de M. Katainen est parfois critiqué de s’adosser à l’Allemagne surtout sur la crise de la dette. M. Katainen a rejeté ces critiques en affirmant que ces deux Etats partageaient tout simplement les mêmes positions sur ces sujets : « Il est agréable d’avoir des amis qui ont les mêmes idées », dit-il.
M. Katainen comprend que les citoyens se lassent des nombreux plans de sauvetage, mais il a aussi tancé les écarts de langage de critiques sérieux (faisant là référence à M. Krugman, note HS). M. Katainen a aussi critiqué les attitudes arrogantes en Finlande à l’égard des pays en difficulté. « En Finlande aussi, certains ont des positions condescendantes à l’égard des citoyens de certains autres pays », a-t-il relevé. « Je me demande seulement si ceux que l’on critique aujourd’hui chez nous, avaient dans les années 90 une attitude arrogante à notre égard et nous considéraient comme des idiots du Nord qui s’étaient mis en difficulté dans une grave crise bancaire et de la dette publique ».
HS AL SM KS

Editoriaux et commentaires :
« Une vision sans contenu » IS - « La place de la Finlande reste floue » HS
« La vision présentée par M. Katainen vaut aussi pour la Finlande » HS
« Mettre en accord ses actes et sa parole » AL
Ilta-Sanomat considère que « le premier ministre n’a pas de vision ambitieuse sur l’avenir de l’union ». « M. Katainen a beau jeu de dire que l’UE ne peut se construire à l’avenir sur le seul projet de paix en Europe. C’est vrai, mais il n’a toutefois pas pu ou pas voulu présenter une vision nouvelle sur l’avenir de l’UE ».
Katja Boxberg, dans HS, estime que « ceux qui attendaient une nouvelle importante du discours de M. Katainen ont du être déçus. Le discours n’a rien apporté de surprenant. C’était le discours pragmatique d’un premier ministre pragmatique et dont le message consiste à insister sur la voie modérée. Quand le titre de la manifestation était l’Europe en changement, on aurait pu attendre des réponses à la question de savoir où est la place de la Finlande et auprès de qui. M. Katainen n’y a pas répondu hier ».
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat juge que l’on pouvait écouter l’énoncé des dix thèses de M. Katainen comme la liste des promotions d’un grand magasin : tout le monde y trouve son compte. La vision de M. Katainen ne sort pas de l’ordinaire : selon M. Katainen, la Finlande ne cherche pas un nouveau rôle dans l’UE et il ne remet pas non plus en question la situation actuelle, le développement ni même l’importance de l’UE. L’éditorialiste juge toutefois que la principale leçon à retenir est que les Finlandais qui sont enclins à faire la morale aux autres se doivent d’être irréprochables, ce qui vaut surtout en matière économique et budgétaire. Donner des leçons implique d’être particulièrement actif et prêt aux compromis, ce en quoi la Finlande doit s’améliorer, juge HS.
Aamulehti regrette que le Premier ministre Katainen organise des rencontres européennes en Laponie et fasse des discours sur l’UE mais n’éclaircisse pas pour autant la vision finlandaise de l’UE. L’éditorialiste estime que si M. Katainen était considéré comme le meilleur ministre des Finances de l’UE il y a quatre ans, les louanges se sont depuis faites plus discrètes. Si les dirigeants finlandais visent des postes importants dans l’UE l’année prochaine, il faudra qu’ils haussent le niveau de, leurs discours. Et surtout que les Finlandais désormais aussi considérés comme des intransigeants dans l’UE mettent en accord leurs paroles et leurs actes.
Kauppalehti souligne pour sa part que le discours de M. Katainen n’a pas répondu à la question de savoir comment maintenir la popularité d’une intégration européenne en plein changement aux yeux des citoyens tentés par le populisme.
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet estime que les grandes visions ne sont pas forcément ce qui est le plus utile pour le débat sur l’avenir de l’UE. Selon lui, il faut avant tout une analyse précise sur le fait de savoir quels sont les domaines qui profiteraient d’une intégration plus approfondie et quels sont ceux qui peuvent mieux être pris en charge par les Etats-nations. M. Katainen a souligné des valeurs comme le respect des autres et la solidarité. Il souligne en particulier le respect des règles communes. L’éditorialiste estime que l’égalité et le sentiment communautaire ne sont pas quelque chose qui se créé simplement en observant les règles et les lois qui doivent naturellement être respectées. L’éditorialiste regrette que cela soit toujours l’économie qui reste à la surface du débat européen. L’intégration devient un moyen de hausser le PIB. « Les droits sociaux constituent un contrepoids nécessaire pour le marché, mais M. Katainen n’a rien dit sur le fait de savoir jusqu’où pouvait aller l’intégration de ces droits. »
HS KL AL HBL/16

LNG

La Finlande et l’Estonie en concurrence pour le terminal
Le bras de fer entre la Finlande et l’Estonie sur la localisation d’un terminal du gaz naturel liquéfié risque de retarder le projet de construction de plusieurs années. La Finlande souhaiterait accueillir le terminal à Inkoo, l’Estonie à Paldiski.
Des fonctionnaires des deux pays ont négocié à Bruxelles, cette semaine.
Pour le ministre estonien de l’Economie et des Transports, M. Parts, le projet du groupe Gasum à Inkoo ne garantirait pas une indépendance à l’égard du groupe russe Gazprom, du fait que ce groupe est actionnaire de Gasum.
Les Finlandais rejettent les propos de M. Parts sur un lien avec Gazprom. « Aucun producteur de gaz ne dispose d’un rôle dans le projet d’Inkoo », affirme M. Härmälä du ministère de l’Emploi et de l’Economie. Le terminal sera une partie du réseau de distribution du gaz que ni les producteurs ni les vendeurs ne peuvent posséder, selon lui.
La Finlande souligne que la consommation de gaz en Finlande dépasse de loin celle en Estonie.
Les Premiers ministres européens sont censés prendre une décision en la matière en mai.
HS/B16

Finlande – Russie

Mäntsälä accueillira le « Google russe », Yandex
Le moteur de recherche russe, Yandex, construira des locaux à Mäntsälä sur un terrain qu’il a acheté pour 1,5 millions d’euros. La commune de 20 000 habitants se félicite du projet qui donnera du travail à 50 personnes.
HS/A18

Corruption

Le Greco estime que la Finlande devrait plus veiller à la lutte contre la corruption
Helsingin Sanomat rappelle que selon Greco, l’organe du Conseil de l’Europe contre la corruption, estime que la Finlande devrait payer plus d’attention à l’indépendance des autorités et des députés.
Selon cet organe, la Finlande est considérée comme l’un des pays les moins corrompus, mais il y a toutefois des problèmes liés aux juges qui servent de conciliateurs dans les procédures d’arbitrage.
Il y a, à la Cour suprême par exemple, des juges qui participent souvent aux procédures d’arbitrage en plus de leur fonction normale.
Le Greco, Groupe d’Etats contre la corruption, note dans son rapport aussi que les députés n’ont pas à leur disposition de réglementation pour savoir comment recevoir des cadeaux ou tirer au clair les confits de l’intérêt. Greco propose la rédaction des réglementations exactes, de la formation et, si nécessaire, des changements de la législation pour pouvoir souligner l’indépendance des députés et des fonctionnaires.
M. Tuomas Ojanen, professeur en droit constitutionnel à l’université de Helsinki, estime que le rapport répète les problèmes qui ont déjà été évoqués antérieurement. Pour ne raison ou une autre, ces problèmes n’ont pas été résolus.
« J’estime que, du point de vue de la répartition des pouvoirs, il est problématique que les juges participent à la préparation des lois et qu’ils soient entendus devant les commissions du Parlement en tant qu’experts mais en leur propre nom », déclare le professeur Ojanen.
M. Ojanen considère aussi comme dangereux le système de primes de bonne marche des payés aux juges. « Si on paye des primes pour un examen rapide et pour un grand nombre de décisions cela peut mettre en cause la justice des procès. »
HS/A20

Politique intérieure

Partis politiques

Le gouvernement ne peut pas se permettre de déclencher des élections anticipées
Helsingin Sanomat publie les résultats d’un sondage d’opinion sur l’audience des partis politiques, effectué par l’institut TNS Gallup pour le compte du quotidien. Le Parti conservateur Kokoomus est encore en tête avec une popularité de 21 %. Les Vrais Finlandais (18,7 %) ont dépassé le PSD (18,1 %). Le Centre arrive quatrième (17,9 %), suivi de l’Alliance des gauches (7,9 %) et de l’Alliance verte (7,8 %°, du Parti suédois (4,4 %) et des Chrétiens-démocrates (3,2 %).
HS s’étonne du fait que les résultats sont presque identiques aux résultats des élections législatives d’avril 2011 – sauf que les Vrais Finlandais sont devant le PSD. Cela signifie que d’éventuelles élections anticipées ne donneraient pas de solution aux problèmes politiques actuels.
Le gouvernement Katainen a eu beaucoup de problèmes depuis sa nomination en juin 2011, dernièrement avec les réformes des communes et de la politique sociale et de la santé. Le sondage a été effectué du 26 février eu 23 mars, au moment où les médias ont glosé sur la commande du rapport Himanen par le Premier ministre Katainen et l’affaire concernant la ministre du Développement, Mme Hautala. Cela a fait baisser un peu la popularité de l’Alliance verte.
Chez les conservateurs il y longtemps eu un mécontentement à l’égard de M. Katainen. Certains conservateurs estiment qu’il cède trop souvent devant les sociaux-démocrates. Les ministres de tous les partis sont satisfaits du style de management du Premier ministre. Il est considéré comme honnête et équitable. Selon un président d’un des partis au gouvernement, M. Katainen est un « visionnaire naïf » qui n’aime ni les disputes ni la politique politicienne.
Selon les sources du quotidien, M. Katainen n’a jamais vraiment menacé de présenter la démission de son gouvernement. Il a cependant souligné fermement aux autres présidents des partis de la coalition gouvernementale la nécessité de prendre des décisions.
D’après les informations de HS, M. Katainen s’est énervé deux fois contre ses partenaires au gouvernement, la première fois lors de la préparation de la loi sur les soins des personnes âgées et le ratio soignant / soigné et la deuxième fois quand le gouvernement a décidé de ne pas participer à la coopération renforcée de l’Union sur la taxe sur les transactions financières.
Lors des spéculations sur une éventuelle dissolution du gouvernement il y a quinze jours, les sociaux-démocrates ont souligné que selon la nouvelle constitution, la démission du gouvernement ne signifierait pas forcément l’organisation des élections anticipées. En théorie, Mme Urpilainen pourrait éventuellement essayer de former un gouvernement avec le Centre et les Vrais Finlandais…
Le gouvernement a pu prendre des décisions lors des négociations sur le cadre budgétaire et sa démission semble très invraisemblable en ce moment. Il y a aussi le fait que les caisses électorales des partis politiques, à l’exception des Vrais Finlandais, sont vides.
HS/A14-15

Emploi

Le taux de chômage à 8,7 %
Selon l’institut national d’études statistiques, la situation d’emploi s’est détériorée en février. Le taux de chômage était de 8,7 % par rapport à 7,7 % en février 2012. Le nombre de chômeurs était de 231 000, ce qui est 27 000 de plus qu’il y a un an.
2,4 millions de personnes ont du travail, ce qui est 26 000 de moins qu’il y a un an. Le taux d’emploi était de 67,6 %.
Le nombre d’employés dans le secteur privé a diminué, alors que celui dans le secteur public a augmenté.
Selon les chiffres du ministère de l’Emploi, 291 000 personnes se sont inscrites pour chercher du travail, ce qui est 37 000 de plus qu’à la même époque en 2012.
Selon l’institut de recherche économique de Pellervo, PTT, le taux de chômage a commencé à dramatiquement augmenter en août dernier.
HS/B12

« C’est une bombe à retardement » Dem
Demokraatti relève que selon l’économiste en chef de la confédération des employés, STTK, M. Sund, derrière les chiffres qui viennent d’être publiés sur le chômage se cache une bombe à retardement liée au fait que le taux de chômage des 35 à 44 ans a diminué le plus, de 2,1 points. La mauvaise situation de l’industrie qui continue depuis longtemps, commence à se refléter sur ces chiffres. Des employés disposant d’un haut niveau de savoir-faire obtenu dans la vie professionnelle, mais de peu de formation formelle, tombent au chômage. Ces gens risquent de devenir les chômeurs de longue durée de cette récession.
M. Sund rappelle que si ces personnes-là ne trouvent plus de travail, elles reviendront chères pour la société si on ne prévoit aucune mesure d’activation pour elles.
Si rien n’est fait, la Finlande risque de se retrouver, une fois la reprise venue, dans une situation où il y a une pénurie de main d’œuvre et un taux élevé de chômage en même temps.
M. Sund relève que ce que l’on peut tirer comme leçon de la récession du début des années 1990 est que la moitié des personnes qui sont au chômage depuis six mois sont pour toujours exclues du marché de travail.
M. Sund relève que le taux d’emploi des personnes de 55 à 64 ans a augmenté le plus. Les carrières professionnelles ont commencé à se prolonger.
Concernant le taux de chômage, il rappelle que le chiffre serait bien plus important s’il n’était pas embelli du fait que les grandes classes d’âge partent à la retraite.
Le taux d’emploi concernant les femmes à augmenté de 0,4 points. Selon M. Sinivuori de l’institut national d’études statistiques, la situation d’emploi des femmes est meilleure que celle des hommes.
Le taux d’emploi des hommes a diminué de 1,2 points. Il est de 67,2 %, alors que celui des femmes est de 68,1 %.
Dem/4-5

Licenciements

SOK pourrait supprimer presque de 300 emplois
Le groupe de grande distribution SOK entamera les négociations concernant la suppression de 270 emplois dans le but d’arriver à des économies de 50 millions d’euros annuellement.
Le syndicat PAM s’étonne de la mesure dans un contexte de bons résultats et souhaite que l’on puisse éviter les licenciements.
HS/B12

Neste Oil diminue 124 emplois
Neste Oil diminuera 124 de son groupe d’armateur Neste Shipping. 21 employés seront licenciés. Le groupe vient de mettre fin à trois contrats d’équipage et de maintien de navires.
HS/B13

Mardi 26 mars

Politique étrangère et européenne

Chypre

L’opposition critique la solution
M. Kaikkonen, député centriste, estime que, à la lumière des informations reçues, son parti ne peut pas soutenir le paquet d’aide à Chypre. Il souhaite que la question soit évoquée, outre la Grande commission, en séance plénière du Parlement.
M. Saarakkala, député vrai finlandais, estime que la Finlande devrait rejeter le paquet. Il prévoit une motion de censure en la matière.
Selon M. Holm, directeur général de l’institut de recherche économique PTT de Pellervo, une dissolution de la zone euro, si cela devait avoir lieu, pourrait commencer par un processus politique qui démarre dans les pays en crise. Pour lui, la croissance constitue le seul moyen de sauvetage.
M. Korkman, professeur à l’Université Aalto, relève que la situation chypriote a suscité de vives critiques dans certains pays, notamment du fait des soupçons de blanchiment d’argent et de fraude fiscale. Il ne s’attend pas à des effets importants dans le reste de la zone euro.
En Finlande, le gouvernement évoquera le paquet d’aide devant la Grande commission d’ici le 15 avril.
HS/B3

Propos de Mme Kumpula-Natri
La présidente de la Grande commission, Mme Kumpula-Natri (PSD), estime que la Finlande peut se féliciter du fait qu’elle a pu tenir ses positions déterminées jusqu’au bout.
Elle estime que c’est un principe important de ne pas utiliser le MES avant que le secteur bancaire ait participé au financement de sa réorganisation et souffert des pertes conformes aux risques.
Mme Kumpula-Natri considère la réorganisation des banques essentielle avant la recapitalisation. Elle souligne l’importance de consacrer des crédits du MES seulement dans des secteurs qui sont susceptibles de survivre.
Elle considère important d’enquêter sur les soupçons de blanchiment d’argent.
Dem/4-5

Union bancaire
Hufvudstadsbladet relève que selon M. Haaparanta, professeur à l’Université Aalto, l’UE aurait besoin d’une union bancaire le plus rapidement possible. Selon lui, avec l’union bancaire, le type de problèmes qu’on a eu à Chypre seraient gérés automatiquement.
Pour lui, le paquet d’aide a ses bons et ses mauvais côtés. Ce qui est positif, selon lui, c’est que l’UE pour la première fois met en place la responsabilité des investisseurs ainsi que le fait que les épargnes soient touchées seulement au dessus d’une certaine limite. Il regrette toutefois le fait que le projet d’imposer les petits épargnants ait eu le temps de nuire à la crédibilité de l’UE.
HBL/4

Finlande – Russie

Intégration de la Russie, propos de M. Katainen sur la Russie et l’UE
Viikkolehti, organe de l’Alliance des gauches, relève que le Premier ministre, M. Katainen, a eu des entretiens avec des dirigeants russes concernant l’intégration entre leur pays et la Finlande. Il estime que l’intégration au niveau de personnes créé des possibilités pour l’intégration des économies et pour que les acteurs de l’économie se rencontrent.
Il juge qu’une coopération économique accrue profite aux deux pays.
A l’occasion des entretiens au Conseil européen sur la Russie et l’UE, le 15 mars, M. Katainen, a dit qu’il souhaitait que la Russie se rapproche de l’UE par exemple en augmentant la libre-circulation et les échanges d’étudiants. Il souhaite également augmenter les échanges au niveau des entreprises.
M. Katainen serait favorable à une intégration de la Russie « à travers les personnes ». Il rappelle que 3,6 millions de Russes se sont rendus en visite en Finlande en 2012.
M. Katainen rappelle que même si la Russie constitue un partenaire commercial important pour l’UE, cela ne signifie pas qu’il faille se taire en ce qui concerne les problèmes en Russie, notamment en ce qui concerne le développement de la société civile et de l’Etat de droit.
TS/16.3/15, Kansan Uutiset Viikkolehti/15.3/13

Energie nucléaire

Bilan de la situation en matière des projets
Hufvudstadsbladet rend compte de la nouvelle situation après Fukushima et dresse un bilan des projets nucléaires en cours dans le monde.
Selon M. Aurela du ministère de l’Emploi et de l’Economie, le groupe russe Rosatom investit activement dans les exportations. Le rôle des fournisseurs japonais est également en hausse : ils sont prêts à participer comme actionnaires dans les projets de réacteurs, contrairement aux fournisseurs américains et à Areva.
M. Aurela estime qu’avec les expériences à Olkiluoto et à Flamanville, le prochain projet d’Areva ne rencontrera certainement pas de gros problèmes.
M. Laaksonen, ancien du Stuk et actuellement directeur à Rosatom, relève que la concurrence dans le domaine est plus dure du fait que les projets réalisés sont rares.
HBL relève que l’organisation de soutien aux exportations Finpro estime que des projets en Tchéquie et en Turquie pourraient donner du travail à des sous-traitants finlandais.
HBL/lun/3

Afghanistan

L’Ouzbékistan souhaite obtenir l’armement que l’OTAN laissera en Afghanistan
Helsingin Sanomat relève, à l’occasion du débat concernant les souhaits ouzbeks, que selon M. Malila, chargé de l’information de la brigade de Pori, la Finlande dispose d’une dizaine de véhicules en Afghanistan, ainsi que qu’un certain nombre d’autre matériel. Selon des fonctionnaires, la Finlande n’a pas évoqué la question de savoir si une partie du matériel pourrait être laissé en Afghanistan ou cédé à l’Ouzbékistan.
HS/B10

Saariselkä

« Le concept de Saariselkä tousse »
Helsingin Sanomat rappelle que les ministres espagnol, néerlandais et grec, ainsi que le présentant de la Banque centrale européenne, ont annulé leur participation à la retraite de Saariselkä à la fin de la semaine dernière en raison de la crise de Chypre. La situation n’a pas été facile non plus pour les journalistes internationaux : il est difficile de transmettre de grandes nouvelles d’un évènement si les vedettes ne sont pas présentes. La prochaine fois, il sera plus difficile d’attirer les médias internationaux sur place.
Le Premier ministre Jyrki Katainen et le ministre des Affaires européennes, M. Alexander Stubb, souhaitent continuer l’organisation des « retraites lapones ». HS estime que le concept des séminaires de Saariselkä devrait toutefois être renouvelé.
HS/A10

Politique intérieure

Gestion de la politique étrangère

Editorial : Il faut améliorer la communication entre le Président et le gouvernement
Helsingin Sanomat estime, dans son éditorial, que l’amélioration de la communication entre le Président et le gouvernement de devrait pas être très difficile, au moins an niveau technique. Le Président et les ministres ont plusieurs canaux de communication. Selon les commentaires informels, on souhaite surtout avoir assez de temps pour discuter les questions relatives à la politique étrangère.
Il est important d’améliorer la communication, d’autant plus que la politique étrangère commune de l’Union européenne ne remplace pas la politique étrangère nationale mais la complète et que la limite de la politique étrangère commune et nationale n’est pas toujours claire.
L’importance de la politique étrangère parmi les pouvoirs du Président est soulignée aussi parce qu’il a moins de pouvoirs dans les autres domaines. L’essentiel est de savoir quoi faire avec cette coordination améliorée dans la politique étrangère : la Finlande ne peut pas se permettre de rester passive au niveau international.
HS/A5

Vie professionnelle

La ville de Helsinki a réussi à prolonger les carrières
Selon Helsingin Sanomat, la ville de Helsinki a réussi, depuis 2008, à prolonger les carrières de ses effectifs de deux ans en moyenne.
Mme Ritva Viljanen, maire adjointe, souligne que cela est dû à la politique flexible de ressources humaines et au renforcement de la formation au management des cadres supérieurs.
En 2012, les agents de la ville de Helsinki ont pris leur retraite en moyenne à 63,1 ans. Près de 800 personnes ont continué à travailler après avoir atteint l‘âge légal de la retraite.
Le nombre d’arrêts maladie a diminué et la ville a ainsi fait des économies de plus de quatre millions d’euros. La ville de Helsinki est le plus grand employeur de Finlande avec 40 000 personnes employées (dont 74,6 % des femmes).
HS/A16

France

Politique

M. Sarkozy
Des journaux rendent compte de l’enquête en cours ainsi que des projets éventuels de l’ancien Président de revenir en politique.
HS/sam/B5, AL/sam/A16

Lundi 25 mars 2013

Politique européenne et étrangère

Saariselkä

Selon M. Katainen, la coopération de l’Union en matière de défense s’approfondira
Helsingin Sanomat rapporte que le retrait de Saariselkä, organisée par le Premier ministre Jyrki Katainen et le ministre des Affaires européennes, M. Alexander Stubb, dans l’ombre de la crise à Chypre, a commencé vendredi soir par un dîner. Les débats sur les défis de l’avenir de l’Europe ont eu lieu samedi.
Selon M. Katainen, « la Finlande s’intéresse au renforcement de la politique étrangère et de sécurité commune. « C‘est un sujet dont on n’a pas parlé suffisamment jusqu’à présent. »
M. Stubb estime que la coopération européenne en matière de défense s’élargira prochainement. « Nous n’avons plus les moyens pour assurer tous les domaines de la défense. Il n’y a plus de ressources pour tous les investissements ou acquisitions de matériel. » Pour M. Stubb, la principale raison pour augmenter la coopération est la diminution de l’influence de l’OTAN en Europe.
Le président estonien, M. Toomas Hendrik Ilves, souhaite augmenter la coopération parce que les Etats-Unis, qui payent la plupart des dépenses de l’OTAN, vont retirer des troupes et une partie de leur financement de l’Europe.
HS/lun/A10

Libye

M. Hartikainen nomme à la tête de l’opération de l’UE sur les frontières
Selon Helsingin Sanomat, le ministère des Affaires étrangères a annoncé vendredi que M. Antti Hartikainen, actuel directeur général des Douanes finlandaises, a été nommé à la tête de l’opération civile de l’Union européenne sur la sécurité des frontières en Libye. L’opération commencera en juin prochain, mais les responsables de l’opération se mettront à travailler à la mi-avril.
Avant d’être nommé directeur général des Douanes, M. Hartikainen a été, entre autres, chef du groupe de conseillers de l’UE sur l’Arménie.
HS/sam/A22

Mali

Un groupe de « soldats européens » est parti pour le Mali
Helsingin Sanomat relève qu’un groupe de soldats finlandais, suédois et lituaniens sont partis vendredi pour le Mali après une formation à la brigade de Pori à Säkylä. Ils participeront à l’opération de l’Union européenne de formation de l’armée malienne qui commencera début avril.
HS/sam/A12

OTAN

Propos d’un chercheur
Selon le tabloïd Ilta-Sanomat, M. Charly Salonius-Pasternak, chercheur à l’UPI, institut des relations internationales, la Finlande doit se préparer au fait que la Suède demande son adhésion à l’OTAN dès 2015-2016. Il y a eu dernièrement un débat animé en Suède sur la faible capacité de défense.
Le chercheur souhaite que la question de l’adhésion à l’OTAN soit soulevée en tant que thèmes des élections législatives finlandaises de 2015.
M. Salonius-Pasternak note qu’à la lumière d’un sondage effectué en Suède il y deux mois, seulement 32 % des Suédois s’opposent à une adhésion à l’OTAN, contre 50 % il y deux ans. Il souligne que le budget de défense de la Suède est le double de celui de la Finlande.
IS

Syrie – interdiction d’exportations d’armement

Propos de M. Tuomioja
Le ministre des Affaires étrangères, M. Tuomioja, qui a participé à la réunion des ministres européens des Affaires étrangères, à Dublin, estime que l’on pourra arriver à un accord sur la question de l’interdiction des exportations d’armes vers la Syrie avant fin mai, même si pour l’instant, les avis son très divergents.
Pour lui, il est clair que l’on souhaite augmenter l’aide, autre que sous forme d’armes, à l’opposition syrienne. Il pourrait s’agit « d’argent, ou alors des biens que l’on peut acquérir avec de l’argent ». A la question de savoir si les rebelles pourraient acheter des armes avec des crédits européens, M. Tuomioja a relevé qu’ils ne pourraient pas en acquérir dans les Etats de l’UE tant que l’interdiction des exportations d’armes était en vigueur.
Mme Eela, conseillère au ministère des Affaires étrangères, estime que la signification de la suppression partielle de l’interdiction serait probablement symbolique.
La Finlande qui s’oppose à l’armement des rebelles, estime qu’il est impossible de savoir dans quelles mains les armes termineront. M. Tuomioja considère le conflit libyen comme un exemple d’une situation où les armes se trouvent dispersées dans toute l’Afrique du Nord.
Le lieutenant-colonel Mäkelä de l’institut stratégique du Collège de de défense estime qu’en Syrie, il y a des groupements islamistes qui peuvent être considérés comme des groupements terroristes. Pour lui, il n’a pas de garanties que les armes ne puissent pas se retrouver entre leurs mains.
Plus généralement, M. Mäkelä ne croit pas que l’armement des rebelles syriens puisse apporter une solution rapide au conflit. Il rappelle qu’il y a plusieurs parties qui mènent des batailles. L’esprit de vengeance est très présent et continuera de l’être pendant des dizaines d’années encore. Il estime enfin que l’armement d’une des parties ne favorisera pas les efforts d’entamer les négociations de paix.
HS/sam/B4

Traite de personnes

Les victimes quittent le plus souvent la Finlande avant le procès
Helsingin Sanomat relève que dans la plupart des cas d’enquêtes sur la traite de personnes, le jugement n’est pas prononcé, car la victime en question n’est plus en Finlande. Les suspects doivent être libérés et eux aussi s’efforcent de quitter le pays le plus rapidement possible.
Pour la première fois, la police a maintenant entendu une victime en dehors du tribunal et au moment où l’enquête était encore en cours.
HS/lun/A6

Subventions européennes du fonds de réponse à la mondialisation

Soutien pour employer des personnes licenciées par Nokia
La Commission européenne a versé des crédits du fonds de réponse à la mondialisation à la Finlande afin d’employer des personnes licenciées par Nokia. Sur un total de 24,2 millions d’euros versés à la Finlande, l’Espagne, l’Italie, l’Autriche, la Roumanie, la Suède et au Danemark, une somme de 8,2 millions d’euros a été accordée pour soutenir 2416 anciens employés de Nokia en Finlande et en Roumanie.
HS/sam/B9

Politique intérieure

Cadre budgétaire

Commentaires et critiques
Les économistes contestent généralement l’objectif du gouvernement concernant la diminution du taux d’endettement par rapport au PIB d’ici la fin de la législature. Pour eux, le meilleur résultat des négociations sur le cadre budgétaire est que le gouvernement est arrivé à prendre des décisions. Cela devrait permettre à la Finlande de garder son triple-A.
Jusqu’à présent, le gouvernement a eu deux grands objectifs, arrêter l’endettement et réduire le déficit à 1 % du PIB. Or, lors des négociations sur le cadre budgétaire, l’objectif concernant le déficit n’a même pas été mentionné. En février, M. Katainen a encore dit que cet objectif restait en vigueur. Or, le déficit s’élève actuellement à 3,8% du PIB.
Pour les économistes, atteindre l’objectif de 1 % serait impossible. M. Pernaa, chercheur politique, juge curieux que le gouvernement change son orientation en la matière « en cachette ».
Le gouvernement espère beaucoup de la diminution de la fiscalité sur les entreprises. Les économistes notent que ces attentes ne se réaliseront que si la conjoncture s’améliore, car les entreprises n’investiront pas avant que les perspectives soient favorables.
M. Koski, économiste de la confédération des ouvriers, SAK, regrette que le gouvernement compte sur les effets dynamiques de la diminution de l’impôt sur les sociétés, car il n’y a aucune certitude à ce sujet.
Le gouvernement est critiqué pour sa mauvaise communication concernant le résultat des négociations. Les chiffres, les calculs, le détail des mauvaises nouvelles étaient absents de son communiqué. M. Katainen admet que la communication de l’information n’a été réussie. Il se défend en rappelant que l’heure des questions au parlement avait lieu le même jour, ce qui a fait qu’il n’était pas possible de donner une information détaillée.
HS/sam/A7, A8, A17

Le PSD critique la diminution de l’impôt sur les sociétés
Les sociaux-démocrates estiment que les positions du patronat EK et du Parti conservateur ont été privilégiées concernant la politique fiscale. La majorité des présidents des districts régionaux du PSD aurait souhaité une diminution bien plus modérée concernant l’impôt sur les sociétés. Pour eux, cette mesure favorise trop l’industrie, et elle est d’autant plus regrettable qu’aucun accord sur les augmentations salariales n’a été obtenu.
HS/dim/A8

Parlement

Vote sur la motion de censure sur le logement
Selon Helsingin Sanomat, le Parlement a renouvelé sa confiance au gouvernement par 103 voix contre 61 lors du vote sur une motion de censure déposée en commun par les Vrais Finlandais et le Centre sur la politique de logement du gouvernement. Les résultats des négociations du gouvernement sur le cadre budgétaire n’étaient pas encore été connus mercredi lors du débat sur la motion de censure.
La prochaine motion de censure, la 13e depuis le début de la législature, devrait être déposée après Pâques par les Vrais Finlandais sur le paquet d’aide à Chypre.
HS/A14

Politique étrangère

Communication entre le Président et le gouvernement
Helsingin Sanomat rapporte que la chancellerie présidentielle et le gouvernement veulent améliorer la communication entre le Président Niinistö et les ministres. Selon les informations du quotidien, il s’agit d’une initiative de M. Niinistö qui souhaite obtenir plus d’informations, notamment sur la politique étrangère et de sécurité commune de l’Union.
Selon une estimation, il est possible que, par exemple lors d’un entretien de M. Niinistö avec le président russe, le Président finlandais ignore les positions de la politique étrangère de l’Union sur les questions évoquées.
La présidence et la chancellerie du Premier ministre ne commentent pas ces informations.
HS/sam/A12

Prix – presque tout est cher en Finlande

Le peu de concurrence augmente les prix
La Finlande est un des pays les plus chers de la zone euro. Les prix augmentent plus rapidement qu’ailleurs. La nourriture et le logement sont particulièrement chers.
Le pouvoir d’achat est faible en raison de la fiscalité sévère, du taux de salaires bas et des prix élevés. Les prix sont 20 % plus élevés que la moyenne de la zone euro. Les denrées alimentaires coûtent 12 % de plus et le logement 26 % de plus qu’en moyenne dans les pays de l’eurogroupe.
Presque tout est plus cher qu’ailleurs. Seules les télécommunications – les appels et les abonnements internet – sont jusqu’à 23 % de moins chers en Finlande qu’ailleurs. Cela est dû à la concurrence, selon M. Rantala de la Banque de Finlande.
L’inflation a été plus rapide en Finlande qu’ailleurs depuis les cinq dernières années.
M. Mattila, directeur de l’Office national de la concurrence, relève que la Finlande est un petit pays éloigné et à faible densité de la population. Les transports coûtent cher et il y a peu de concurrence. Les acteurs ne sont pas nombreux. La grande distribution est pratiquement dans les mains de deux groupes, ce qui est exceptionnel au niveau européen. M. Mattila estime que dans le travail législatif, il faudrait toujours prendre en compte l’aspect de concurrence.
HS/sam/B8-9

Le groupe S de grande distribution estime que les prix sont élevés en raison de la fiscalité
M. Alarotu directeur au groupe S, relève que selon les statistiques de l’Eurostat, hors TVA, le prix de la nourriture en Finlande serait moins élevé que la moyenne européenne.
HS/dim/B9

Consommation d’énergie

Une diminution de 2 % en Finlande
La consommation de l’énergie a diminué de 2 % en 2012 et s’élève à 380 térawattheures. La diminution concerne l’industrie et les transports. Par contre le chauffage a nécessité 6 % de plus d’énergie qu’en 2011.
HS/sam/B9

Défense

Acquisition de camions pour l’armée – appel d’offres ou non ?
Les forces armées envisagent d’acheter 150 camions pour une somme de 30 millions d’euros et compte lancer un appel d’offres en la matière.
Le mouvement syndical souhaite que l’acquisition puisse être considérée comme un achat de matériel de défense qui serait exclu de l’obligation d’appel d’offres. Cela permettrait d’acheter les camions à un fabricant finlandais.
HS/sam/A21

Finlande - France

Culture politique

Démissions ministérielles
Helsingin Sanomat publie un éditorial soulignant la différence de la culture politique entre la France et la Finlande : le ministre français du Budget, M. Jérôme Cahuzac a démissionné en raison des soupçons d’avoir un compte bancaire en Suisse, tandis que la ministre finlandaise du Développement, Mme Heidi Hautala, a refusé de quitter le gouvernement.
HS/dim/A5

Vendredi 22 mars 2013

Politique européenne et étrangère

Politique étrangère de l’Union

Propos de M. Tuomioja
Helsingin Sanomat relève que les ministères des Affaires étrangères de l’Union européenne, qui se réunissent aujourd’hui au Gymnich à Dublin, doivent évoquer la situation actuelle du service européen d’action extérieure.
M. Erkki Tuomioja, ministre finlandais des Affaires étrangères, estime que le service européen d’action extérieure, créé par le traité de Lisbonne, n’a pas amené le changement attendu dans la politique étrangère et de sécurité commune.
« J’ai parfois le sentiment que nous avions, avant les réformes de Lisbonne, plus de politique communes, parce que notre engagement politique pour une coopération était plus fort », a déclaré M. Tuomioja.
Concernant le niveau de la coopération, M. Tuomioja affirme que « toute coordination de l’UE cesse à la porte du conseil de sécurité de l’ONU ».
Le chef de la diplomatie finlandaise propose de renforcer le statut de Mme Ashton en tant que présidente des réunions ministérielles à la Commission européenne et en tant que responsable des relations de voisinage. Un directeur adjoint devrait être nommé pour l’aider dans sa lourde charge. « Elle doit être simultanément sur le terrain et à Bruxelles. »
HS/B6

Saariselkä

Les participants évoqueront l’avenir de l’Union européenne
Helsingin Sanomat rapporte que le nombre d’invités de la rencontre de Saariselkä a diminué de dix à sept, après l’annulation des Premier ministres néerlandais et grec et du ministre espagnol des affaires européennes. M. Jörg Asmussen, membre du directoire de la Banque centrale européenne, a annulée sa participation aujourd’hui.
Les participants de la réunion, organisée par le Premier ministre Jyrki Katainen et le ministre des Affaires européennes, M. Alexander Stubb, sont le président estonien, M. Toomas Hendrik Ilves, les Premiers ministres portugais, danois et croate, respectivement M. Pedro Passos Coelho, Mme Helle Thorning-Schmidt et M. Zoran Milanović, le vice-Premier ministre turc, M. Ali Babacan, et la ministre irlandaise des affaires européenne, Mme Lucinda Creighton. Ils arriveront presque tous avec leurs familles.
Les débats les plus importants auront lieu samedi sur les thèmes concernant l’économie, la raison d’être de l’Union et le chômage, tous liés aux problèmes de l’Union européenne.
Les participants se réunissent dans une maison de campagne autour de la cheminée. Selon M. Stubb, « nous nous mettons à table seulement lors des repas ». Les participants rencontreront les représentants des médias samedi après-midi, avant de participer à un tour en traineau à chiens ou de faire du ski.
Le Premier ministre Katainen fera un résumé avant une conférence de presse commune. Il n’y aura pas de document écrit.
HS note que le ministre des Affaires étrangères, M. Tuomioja, ne participera pas à la rencontre. M. Stubb souligne qu’il y a deux hôtes finlandais et « il ne s’agit pas d’un débat sur la politique étrangère mais sur l’avenir de l’UE ».
HS/A19

Mali

La Finlande participe à la formation de l’armée malienne
Demokraatti relève que l’opération de l’Union européenne pour la formation de l’armée malienne commencera début avril. Une dizaine de casques bleus finlandais participent à cette opération. Ils sont quitté la Finlande aujourd’hui.
Le quotidien cite le général français François Lecointre, qui dirige l’UETM, la mission européenne pour former l’armée malienne : « L’armée malienne est très mal équipée. Il s’agit de l’ armée d’un pays très pauvre. »
L’envoyé spécial de l’ONU pour le Sahel, M. Romano Prodi, a souligné que les islamistes extrémistes pourraient devenir une menace plus grave pour les pays occidentaux que l’Irak ou l’Afghanistan. « Les pays occidentaux ne connaissent pas le Sahel parce que l’Irak et l’Afghanistan ont concentré toute l’attention », selon M. Prodi.
Le ministre français du Développement, M. Pascal Canfin, a souligné qu’en plus de l’aide militaire, la communauté internationale devrait accorder aussi une aide humanitaire pour le développement du Mali du Nord.
Dem/12-13

Finlande – Russie

La politique finlandaise vis-à-vis de la Russie se focalise actuellement sur l’économie
Suomen Kuvalehti relève que le Président, M. Niinistö, a défini que la politique étrangère était une addition d’attitudes et de démarches. En ce qui concerne la relation du Président avec la Russie, SK estime qu’il semble qu’il l’a prise au sérieux : il a entendu un grand nombre de spécialistes en la matière, il a un conseiller dans son cabinet qui est spécialiste de la Russie, et il a étudié le russe.
Les rencontres qu’il a eues avec son homologue, M. Poutine, montrent qu’il s’agit avant tout des relations économiques. M. Niinistö a dit qu’il faisait partie de ses fonctions de permettre aux acteurs de la vie économique finlandaise de s’entretenir avec leurs collègues russes et avec M. Poutine.
Pour M. Aalto, professeur Jean Monnet de l’Université de Tampere, estime que les orientations de M. Niinistö correspondent à la politique du parti conservateur. Du temps de son mandat comme ministre des Affaires étrangères, M. Stubb a souligné le fait que faire de la politique étrangère revenait à faire de la politique économique dans un contexte international.
M. Mattlin, chercheur à l’Institut de relations internationales, estime que « le monde a retréci dans le débat finlandais en matière de politique étrangère, laquelle est très traditionnelle et ne comprend pratiquement que les pays nordiques, la Russie et les intérêts économiques dans l’UE et ailleurs. » L’accent est mis sur les intérêts nationaux, selon lui.
Cela va de pair avec la tendance en Russie, on évoque surtout des questions d’ordre pratique comme l’économie et non pas les questions sociales gênantes. Les représentants de la vie économique se félicitent de l’action de M. Niinistö.
M. Aalto rappelle que le statut de M. Poutine n’est pas aujourd’hui le même qu’il était lors de son deuxième mandat présidentiel. Il existe un petit risque que les Finlandais supposent que tout reste toujours inchangé en Russie.
M. Johansson d’Amnesty Finlande estime qu’il n’est pas bien de restreindre à l’économie les sujets à évoquer avec le Président russe. L’économie ne représente qu’une partie de la politique étrangère, les questions des droits de l’homme doivent être également inclues. M. Johansson estime que même si on n’a pas l’occasion de s’entretenir longuement de ces questions, il faudrait au moins marquer le fait que ce sont des questions importantes pour la Finlande. Pour lui, il faudrait également évoquer le fait que les violations des droits de l’homme empêchent l’évolution des relations entre les Etats. Lorsque ces questions, par exemple la restriction des activités des ONG ou des mouvements de l’opposition, sont évoquées au niveau des chefs d’Etat, cela favorise le débat en la matière à des niveaux inférieur.
M. Teivainen, professeur de politique internationale de l’Université de Helsinki, estime qu’exclure les questions des droits de l’homme des entretiens est une preuve claire de l’inefficacité de la politique finlandaise en la matière. Moralement, c’est négatif et au niveau de la politique pratique, cela peut être problématique. Le pouvoir changera un jour en Russie aussi.
SK termine son article en notant, à titre anecdotique, que M. Niinistö a fait une sortie de patinage sur la Place rouge après ses entretiens avec son collègue.
SK n° 11/24-25

Politique intérieure

Cadre budgétaire

« Facture supplémentaire pour les consommateurs, cadeaux pour les entreprises » HS
La grande surprise des négociations sur le cadre budgétaire est que le gouvernement a diminué la fiscalité sur les sociétés de façon remarquable alors qu’il n’y a pas eu accord sur les salaires. L’effet de la diminution de l’impôt sur les sociétés, qui passera de 24,5 % à 20 %, sera de 360 millions d’euros. Le coût pour l’Etat sera de 960 millions d’euros, mais le gouvernement envisage de faire des économies de 300 millions d’euros en supprimant différents abattements fiscaux et de alourdir la fiscalité sur les dividendes à hauteur de 300 millions d’euros.
Le taux de l’impôt sur les sociétés en Suède est actuellement de 22 %.
M. Katainen, Premier ministre, souligne qu’avec ses décisions, le gouvernement souhaite créer de nouveaux emplois.
Pour les salariés, les décisions signifient des sacrifices. La fiscalité de l’électricité, des boissons alcoolisées, du tabac et des bonbons augmente. Les recettes concernant la fiscalité de l’alcool devraient s’élever à 120 millions d’euros. L’augmentation concernant les spiritueux sera de 15 % et concernant le vin et la bière, de 10 %. La TVA n’augmente pas.
La fiscalité sur les revenus du capital sera alourdie : elle sera de 32 % pour les revenus dépassant les 40 000 euros contre 50 000 euros actuellement. La déduction des intérêts concernant les prêts pour études sera supprimée. On continuera à diminuer celle concernant les prêts pour logement.
Quant aux économies, le gouvernement diminue les crédits de l’aide au développement de 29 millions d’euros par an. La participation de l’Etat aux dépenses des communes sera diminuée. Les crédits accordés aux entreprises pour stimuler la R&D seront supprimés plus rapidement que prévu. Les indemnisations d’assurance maladie seront diminuées à hauteur de 20 millions d’euros et celles de sécurité sociale à hauteur de 30 millions d’euros.
La période de l’allocation chômage liée aux revenus sera raccourcie à 400 jours pour ceux qui on travaillé pendant moins de trois ans.
Concernant les autres décisions prises, l’Etat investira 100 millions d’euros dans la construction des terminaux de LNG dans le contexte de mesures nécessités par la directive sur le soufre. La déduction fiscale sur l’entretien domestique passera de 2000 euros à 2400 euros. La fiscalité des petits salaires sera allégée.
L’Etat accordera 10 millions d’euros pour des mesures garantissant un emploi ou une formation pour les jeunes, et 18 millions d’euros dans l’élargissement du système des contrats d’apprentissage.
Des mesures favorisant le congé de maladie partiel, et pour harmoniser la vie professionnelle et familiale sont prises. Des mesures pour faciliter la situation en matière du logement dans la région de la capitale seront également prises.
Le gouvernement accordera à la Sûreté nationale 1,6 millions d’euros pour la lutte contre le terrorisme. Le nombre de gardes-frontières sera augmenté de 160 ETP d’ici 2017
HS/A8-9, AL/A4

Parlement
Les députés ont débattu des résultats des négociations sur le cadre budgétaire. Les députés se sont interrogés sur l’échec des négociations salariales et sur la diminution de la fiscalité sur les sociétés.
M. Katainen a souligné que l’échec des partenaires sociaux ne devait pas signifier que le gouvernement ne réussit pas non plus.
M. Soini, président des Vrais Finlandais, a considéré la diminution de l’impôt sur les sociétés comme un cadeau pour la vie économique sans un service rendu au retour. « Cela augure mal de la suite », selon lui.
Mme Sinnemäki, députée des Verts, souhaite une solution européenne dans la concurrence fiscale. Elle souhaite que l’on puisse, au niveau européen, prendre certaines décisions sur des minimums fiscaux et renforcer la base d’imposition. Pour elle, la compétition en la matière va déjà trop loin. Avec les déficits des économies publiques européennes, il faudrait pouvoir se mettre d’accord en commun sur des limites.
Mme Lapintie, députée de l’Alliance des gauches, considère la diminution de la fiscalité des entreprises comme importante. Elle aurait préféré un taux qui corresponde à celui en vigueur en Suède. Elle note toutefois que son parti est plutôt satisfait du résultat des négociations, car elles vont dans le sens de diminuer l’écart entre les revenus.
HS/A10, www.yle.fi

D’autres réactions
Alors que le patronat EK estime, dans son communiqué, que la diminution de l’impôt sur les sociétés ne sera pas suffisante à long terme, l’économiste en chef de la SAK estime qu’une diminution de telle envergure n’est pas justifiée d’autant plus qu’elle sera en partie financée par les contribuables.
M. Järventaus, directeur général des Entrepreneurs finlandais, estime que la diminution renforcera la croissance et l’entreprenariat.
HS/A8

Editoriaux
« Tout le monde a obtenu quelque chose, mais les entreprises ont eu le plus » HBL
« Le gouvernement encourage les entreprises vers une croissance » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat note que selon les calculs du ministère des Finances, les mesures de stabilisation de l’économie nationale, qui s’élèvent à 600 millions d’euros et dont la moitié sera des augmentations fiscales et l’autre moitié des économies, suffiront pour que la dette publique par rapport au PIB bascule vers la baisse à la fin de la législature.
HS/A4

L’échec des négociations salariales

« Il n’existe pas de solutions faciles » HBL
« Un automne dur à attendre » HBL

Réforme des services sociaux et de la santé

La réforme au case de départ
Le gouvernement a rejeté, hier, à l’occasion des négociations sur le cadre budgétaire, la proposition du groupe de travail sur les 34 communes ou régions chargées de l’organisation des services. Les partis du gouvernement souhaitent accorder aux communes de 20 000 à 50 000 habitants le droit d’organiser les services de santé de base, c’est-à-dire de maintenir des dispensaires.
Au lieu de cinq régions chargées des soins spécialisés, le gouvernement trouve plus opportun d’en avoir vingt. De plus, le gouvernement souhaite étudier l’organisation des services dans la région de Helsinki en dehors du reste de la réforme.
HS/A10

Santé

Greffe de visage
La Finlande prépare, depuis deux ans, un premier projet de greffe de visage. Helsingin Sanomat note que 24 telles opérations ont déjà été effectuées dans le monde, dont la première en France.
HS/A16

Transport maritime

Neste Shipping
Selon Demokraatti, Neste Shipping, dont l’Etat finlandais possède 51 % des actions, compte transférer du pavillon finlandais à un autre registre maritime trois de ses onze tankers.
Le président du syndicat de marins, M. Simo Zitting, critique vigoureusement la ministre chargée de la gestion des entreprises de l’Etat, Mme Heidi Hautala. « Mme Hautala est au courant de ce qui se passe à Neste Shipping mais n’a rien fait pour l’empêcher. » 130 marins sont menacés de licenciement.
Dem/8

France – Finlande

Concert

Michel Legrand se produira en Finlande en mai
Michel Legrand viendra à Helsinki avec son groupe et donnera un concert au Palais Finlandia le 31 mai.
HS/C3
France

Industrie

Airbus
Kauppalehti publie un billet de sa correspondante à Paris sur la commande de 18 milliards d’euros qu’Airbus a obtenu de Lion Air.
KL/jeu/3

Jeudi 21 mars 2013

Politique européenne et étrangère

Chypre

Pour la Finlande, l’eurogroupe a pris les bonnes décisions
Le Premier ministre, M. Katainen, et la ministre des Finances, Mme Urpilainen, estiment que la situation concernant Chypre est difficile. Mme Urpilainen souligne que la décision de l’eurogroupe concernant les conditions du paquet d’aide était la bonne. Elle rappelle toutefois que la Finlande ne considérait pas nécessaire l’imposition des comptes de moins de 100 000 euros.
M. Katainen et Mme Urpilainen estiment qu’il n’y a pas lieu d’accuser la Finlande de la situation de Chypre. Ils rappellent que l’eurogroupe a indiqué à Chypre qu’il n’était pas obligatoire d’imposer les petites épargnants s’il arrivait à obtenir la somme nécessaire en augmentant la fiscalité des dépôts importants.
Mme Urpilainen estime qu’il faut maintenant d’attendre pour voir ce que le gouvernement chypriote envisage de faire. Pour elle, il est clair qu’il faut une fiscalité concernant les déposants. Le secteur bancaire chypriote est trop important et il faut que les investisseurs assument leur part de responsabilité.
« On a dégagé des solutions difficiles pour d’autres pays en crise. Il faut admettre que si on prend des décisions ensemble, il faut également s’y tenir », dit-elle.
L’opposition finlandaise a présenté des visions divergentes, au Parlement, hier. Le président du parti centriste Juha Sipilä estime que Chypre sera obligé de céder, alors que le Vrai Finlandais Vesa-Matti Saarakkala estime que c’est l’eurogroupe qui fera des concessions. Les deux estiment qu’il faut une fiscalité de l’épargne. « Les Chypriotes y gagneraient eux-mêmes », estime M. Saarakkala. M. Sipilä estime que la fiscalité pourrait être encore plus sévère. Il souhaite que la Finlande s’informe sur les soupçons de blanchiment d’argent concernant Chypre.
HS/B8

« Si le Chypre quittait l’euro, cela romprait un tabou » HS
Helsingin Sanomat relève que selon des économistes, une séparation de Chypre de l’eurogroupe romprait un tabou : on peut quitter l’euro. Si le Chypre sortait de l’union monétaire, d’autres pays en crise pourraient suivre son exemple.
M. Heiskanen de la banque OP-Pohjola n’exclut pas une sortie de Chypre. Cela changerait l’idée de l’union monétaire.
M. Wessman de la banque Nordea minimise l’importance d’une sortie éventuelle de Chypre. « C’est un petit pays lointain. Le seul élément important pour l’union monétaire serait que cela constituerait un antécédent. »
M. Holm, directeur de l’institut de recherche Pellervo, considère une sortie de Chypre comme une possibilité réelle et M. Korkman, professeur à l’Université Aalto ne l’exclut pas non plus, même s’il ne la considère pas comme probable. « L’eurogroupe leur a fait une proposition généreuse. » Si toutefois le pays devait quitter l’eurogroupe, pour M. Korkman, cela n’aurait pas de conséquences graves.
HS/B8

Editorial : « Chypre cherche à obtenir de l’eurogroupe des conditions plus favorables pour son paquet d’aide » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat estime que les dirigeants chypriotes jouent un jeu de hasard avec l’argent et l’avenir de leurs compatriotes. Ils négocient avec la Russie, aux conditions russes.
S’agit-il d’une tentative de faire pression pour obtenir des allègements aux conditions du paquet d’aide de l’eurogroupe ? La probabilité de réussir est minime, selon l’éditorialiste.
HS/A5

Gymnich

M. Tuomioja participera au Gymnich à Dublin
Selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères, M. Erkki Tuomioja, ministre des Affaires étrangères, participera à la réunion informelle des ministres des AE de l’Union européenne les 22 et 23 mars à Dublin.
Les ministres doivent évoquer la situation du service européen d’action extérieure et l’efficacité et le développement de celui-ci, ainsi que les partenariats de l’UE et la coopération avec des organisations régionales et la situation en Syrie.
MAE

Saariselkä

Le Premier ministre grec a annulé sa participation
Hufvudstadsbladet rapporte que les Premiers ministres grec et néerlandais, MM. Antonis Samaras et Mark Rutte, ont annulé leur participation à la réunion informelle de Saariselkä le week-end prochain. La réunion, organisée par le Premier ministre Jyrki Katainen et le ministre des Affaires européennes, M. Alexander Stubb, commencera demain vendredi.
Le secrétaire d’Etat aux affaires européennes de l’Espagne, M. Iñigo Méndez de Vigo, a également annoncé son absence.
HBL/13

Pays nordiques

« La Finlande investit dans la coopération de défense des pays nordiques »
Demokraatti relève que selon le général Mika Peltonen, qui préside le comité nordique de coopération de défense Nordefco en 2013, « la Finlande investit dans le développement de la coopération nordique de défense ».
Le général Peltonen, chef des opérations des forces armées finlandaises, qui s’est exprimé mercredi lors d’un séminaire, a souligné que Nordefco n’était pas une organisation mais un mode d’action dont l’objectif est de développer la coopération opérationnelle et de promouvoir les acquisitions communes.
Selon l’ambassadeur de Norvège en Finlande, M. Jørg Willy Bronebakk, qui a parlé lors du même séminaire, le développement de la coopération nordique en matière de défense n’est pas un problème, même si son pays est membre de l’OTAN. Pour lui, la coopération nordique est complémente à la participation à l’OTAN. L’ambassadeur norvégien estime qu’une éventuelle adhésion à l’OTAN de la Finlande et de la Suède ne modifierait aucunement le caractère de Nordefco.
Quant à la surveillance de l’espace aérien de l’Islande, M. Bronebakk estime qu’elle ne diffère pas des manœuvres transfrontalières actuelles des forces aériennes nordiques. Demokraatti note que la décision – qui est présumée favorable - sur la participation finlandaise à l’opération en Islande n’a pas encore été prise.
Pour M. Ulrik Tideström, ministre conseiller à l’ambassade de Suède en Finlande, la coopération nordique en en train de vivre une renaissance qui concerne aussi la coopération en matière de défense. Cette coopération avait presque sombré dans l’oubli après l’adhésion finlandaise et suédoise à l’UE. Une des raisons de la renaissance est, pour M. Tideström, le fait que la coopération de politique étrangère au sein de l’Union européenne ne fonctionne pas très bien.
Dem/11

Politique intérieure

Négociations salariales

M. Katainen a invité les parties à Kesäranta
Les dirigeants des organisations syndicales n’ont toujours pas réussi à trouver un accord. A l’issu des négociations, tard hier soir, le Premier ministre, M. Katainen a invité les dirigeants des confédérations à sa résidence où les présidents des partis du gouvernement étaient réunis pour préparer les négociations sur le cadre budgétaire qui ont commencé, ce matin.
Le gouvernement en a appelé aux parties, mais les négociations n’ont pas été poursuivies.
Les dirigeants des confédérations n’ont pas caché leur déception.
M. Häkämies, directeur général de l’EK, estime que « la situation n’était peut-être pas suffisamment grave pour les parties ». Les accords salariaux restent donc en vigueur jusqu’à l’automne. M. Lyly, président de la SAK, relève que les deux parties avaient un mandat relativement serré pour les négociations de la part de leur base.
Si les négociations en restent là, on risque d’avoir des exigences importantes d’augmentations salariales, des différends et des grèves à l’automne.
Pour le gouvernement, le non-accord implique des coupes dans les dépenses plus importantes et des mesures moins importantes en faveur des entreprises. L’allègement fiscal concernant les sociétés pourrait être moins important qu’attendu.
Une augmentation de la TVA sur la nourriture et les médicaments et une augmentation de la fiscalité sur les dividendes devraient être évoquées lors des négociations sur le cadre budgétaire. Le gouvernement a également promis de se prononcer sur le rapport concernant la réforme des services sociaux et de la santé.
HS/A6-7

Editorial
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat estime que le patronat a manqué de volonté d’arriver à un accord sur les salaires.
Le fait que la plupart des conventions collectives sont en vigueur jusqu’à l’automne prochain a fait que la pression n’a pas été suffisamment important pour permettre de forcer un accord.
Un accord global modéré aurait été bénéfique pour l’économie nationale. Or, dans le contexte actuel de peu de probabilité que l’accord parvienne ce printemps, des menaces de grèves et des grèves seront à attendre à l’automne. Le médiateur national sera très occupé à ce moment-là.
HS/A4

Droit pénal

Criminalisation du harcèlement
Le gouvernement a remis au Parlement son projet de loi sur la criminalisation de la persécution. A la même occasion, il est prévu de criminaliser les appels et sms de harcèlement.
HS/A17

Stratégie climatique

Le gouvernement a adopté la mise à jour de la stratégie
Le gouvernement remettra au Parlement un rapport sur la mise à jour de la stratégie énergétique et climatique qui a pour but d’assurer que la Finlande atteint les objectifs fixés pour 2020.
HS/A17

Dette publique

Selon Etla, le gouvernement n’arrivera pas à atteindre son objectif concernant l’endettement
L’institut de recherche économique Etla estime que la dette du secteur public augmentera à 60 % du PIB dans les prochaines années. Etla prévoit une croissance économique de 0,3 % pour l’année en cours.
HS/B12

Mercredi 20 mars 2013

Politique étrangère et européenne

Chypre

« Chypre a rejeté l’impôt sur les comptes bancaires » HS
« La détresse de Chypre se détériore » HS
« L’argent venu de l’Est brule les doigts » AL
« Le Chypre demande l’aide de la Russie » HBL

Danemark

M. Niinistö effectuera une visite d’Etat au Danemark
Dans le cadre d’une interview de la reine Margrethe et de son époux le prince Henrik, Helsingin Sanomat rapporte que le Président Sauli Niinistö et son épouse, Mme Jenni Haukio, effectueront une visite d’Etat au Danemark les 4 et 5 avril prochain. A cette occasion, M. Niinistö aura aussi des entretiens avec la direction politique danoise.
HS/B4

Pays nordiques

Les ministres nordiques de la Défense publient une déclaration commune
Helsingin Sanomat publie, sous sa rubrique « Courrier des lecteurs », une déclaration cosignée par les ministres de la Défense nordiques – M. Carl Haglund (Finlande), Mme Karin Enström (Suède), Mme Anna-Grete Strøm-Erichsen (Norvège) et M. Nick Hækkerup (Danemark) - intitulée « Une coopération étroite rend les pays nordiques plus forts ».
Dans ce texte, les ministres rappellent que les pays nordiques sont unis par leur histoire, ainsi que les traditions et les valeurs communes.
« La coopération nordique dans le domaine de la défense, Nordefco, a déjà produit et produira à l’avenir des résultats concrets. » Un des résultats concrets est la coopération en matière de formation et l’organisation des manœuvres Cross Border Training (CBT).
HS/C7

Discrimination

La banque Nordea a reçu une amende pour discrimination
Le comité concernant la discrimination a infligé une amende de 5000 euros à la banque Nordea pour discrimination. La banque n’avait pas accepté la carte d’identité française d’un client comme document confirmant son identité, alors que sur le contrat conclu entre les deux, ce document avait été défini comme celui servant d’identification officielle.
La carté d’identité française est approuvée comme document de voyage officiel dans l’UE, ce qui fait qu’elle doit être comparée à une carte d’identité délivrée par des autorités finlandaises.
HS/A10

Politique intérieure

Négociations salariales

Les positions toujours éloignées les unes des autres
Les dirigeants des organisations syndicales se sont rencontrés brièvement, hier, sans pour autant trouver de position commune. Les négociations devraient se poursuivre aujourd’hui.
Mme Urpilainen, ministre des Finances, en a appelé les partenaires sociaux à trouver un accord.
M. Mäenpää, président de la STTK, confédération des employés, relève que la situation est toujours bloquée avec « l’EK (patronat) souhaite un niveau zéro pour les augmentations salariales et des diminutions des cotisations retraite, alors que les salariés veulent une augmentation salariale et refusent de toucher aux cotisations retraite. »
M. Rinne, président du syndicat Pro, accuse l’EK d’arrogance. Pour lui, la tactique du patronat a été de faire trainer les choses.
HS/A12

Réforme des services sociaux et de la santé

Les partis du gouvernement en désaccord sur le sort des communes de 20 000 à 50 000 habitants
Le groupe de travail concernant la réforme des services sociaux et de la santé a remis son rapport à la ministre des Services sociaux, Mme Guzenina-Richardson, hier. Le groupe propose de diviser le pays en 34 communes ou régions chargées de l’organisation des services de base. Actuellement, 140 communes ou groupes communaux s’en occupent.
Le directeur de l’Institut de santé publique (THL), M. Puska, se déclare déçu. Pour lui, la proposition est incohérente.
Les spécialistes et les politiciens ont des vues divergentes sur la position des communes de taille moyenne, de 20 000 à 50 000 habitants, l’idée de la proposition étant que la charge de l’organisation des services relèvera des communes ou des régions comptant au moins 50 000 habitants.
Les partis de la coalition gouvernementale ne sont pas tous d’accord sur cette question. Le Parti suédois s’inquiète pour les services en suédois, si les communes de moins de 50 000 habitants n’ont plus aucun pouvoir. En effet, la proposition prévoit d’accorder aux petites communes la possibilité d’organiser certains services elles-mêmes. Les Verts estiment que ce serait diluer tout le projet si on n’en tient pas au minimum de 50 000 habitants. Les conservateurs et les sociaux-démocrates ne sont pas d’accord entre eux.
Les partis de l’opposition, quant à eux, s’inquiètent du fait que les petites communes n’auront plus aucun service si la proposition se réalise. Les centristes estiment que la proposition constitue « un pas en avant et deux en arrière ».
Le groupe de travail souligne que même si un service est proposé par une unité plus grande, cela ne signifie pas que les services ne pourraient pas se trouver près des habitants.
La coordination des soins spécialisés serait à la charge de cinq régions : celles définies autour des hôpitaux universitaires de Helsinki, Turku, Tampere, Oulu et Kuopio.
HS/A6, SM/4

Editorial
L’éditorialiste de Suomenmaa, organe du Centre, est très méfiant en ce qui concerne la proposition : il estime que sa mise en œuvre créerait plus de problèmes qu’elle n’en résoudrait.
SM/2

Mariage pour tous – proposition d’initiative populaire

L’initiative populaire a été signée par 50 000 personnes en une demi-journée
Hier soir, plus de 100 000 personnes avaient signé la proposition d’initiative populaire en faveur de mariage pour tous. Pour que le parlement étudie une telle initiative, il faut 50 000 signataires. L’objectif de la campagne est d’en recueillir 250 000.
La Constitution laisse carte blanche à la commission concernée pour la suite à donner à une initiative populaire : la commission doit décider le délai pour évoquer la question, s’il s’agit d’entendre des spécialistes, etc.
Une initiative populaire a déjà été remise au parlement, concernant l’élevage des animaux à fourrure.
La question du mariage pour tous ne figure pas dans le programme gouvernemental en raison de l’opposition des Démocrates chrétiens.
HS/A13

Age de la retraite

Les Finlandais plus favorables a l’idée d’augmenter l’âge de départ à la retraite
Alors que jusqu’à ces jours, les Finlandais rejetaient l’augmentation de l’âge de départ à la retraite, la moitié entre eux l’accepteraient aujourd’hui, s’agissant d’une augmentation de deux ans, selon une étude de l’institut de recherche économique EVA.
HS/B8

Prévisions économiques

La banque Nordea estime que le moment n’est pas propice pour des économies publiques
M. Sorjonen, économiste de Nordea, estime qu’au moment où l’économie publique stagne, il ne serait pas opportun d’entamer des augmentations fiscales ou des économies.
Selon les prévisions de la banque, la croissance pourrait repartir à la fin de l’année ou au plus tard au début de 2014.
Nordea prévoit une croissance du PIB de 0,5 % pour cette année et de 2,2 % pour l’année prochaine.
L’institut de recherche PTT prévoit une croissance de 0,7 % pour 2013 et de 1,7 % pour 2014. L’institut souligne que beaucoup d’incertitudes sont liées aux prévisions concernant l’année prochaine. Les prévisions de différentes instances concernant 2014 varient entre 1,4 % et 2,5 %.
HS/B9

Réseau électrique

Fortum ne se soucie pas d’une vente éventuelle à l’étranger
M. Kuula, directeur général du groupe énergétique Fortum, relève que la vente de son réseau électrique a suscité beaucoup d’intérêt. Il rejette les inquiétudes concernant une vente éventuelle à l’étranger. Des députés finlandais ont exprimé leur inquiétude quant à un éventuel acheteur étranger.
M. Kuula rappelle que le secteur est réglementé et contrôlé et qu’il faudra que le propriétaire remplisse certaines critères.
HS/B9
Gouvernement

M. Arhinmäki veut taxer plus les hauts salaires
Helsingin Sanomat rapporte que le président de l’Alliance des gauches, M. Paavo Arhinmäki, ministre de la Culture, souhaite augmenter la taxe sur les revenus des capitaux mobiliers et diminuer la part de dividendes qui est actuellement exonérée d’impôts. Il exige que le gouvernement prenne, lors des négociations sur le cadre budgétaire, « des décisions équitables ».
La ministre des Finances, Mme Jutta Urpilainen (PSD), a refusé de commenter mardi d’éventuelles augmentations d’impôts.
HS/A8

Editorial : Mme Hautala peut continuer à son poste ministériel
Helsingin Sanomat estime, dans son éditorial, que le scandale qui touche la ministre du Développement, Mme Heidi Hautala (Alliance verte), pourrait avoir des conséquences positives pour faire comprendre que le travail domestique clandestin est très courant en Finlande et que l’économie clandestine est un véritable problème aussi en Finlande. La bureaucratie liée à ces travaux devrait être facilitée.
TS/10

Ministère de l’Environnement

Onze candidats briguent le poste de secrétaire général
Selon Turun Sanomat, Mme Hannele Pokka (Centre), actuelle secrétaire générale du ministère de l’Environnement, est parmi les onze candidats qui briguent le poste de secrétaire général. Il y a aussi trois directeurs du ministère, Mme Helena Säteri et Tuula Varis et M. Timo Tanninen, ainsi que Mme Anneli Pauli, directrice générale adjointe du centre d’innovations et de recherche de la Commission européenne.
Le gouvernement nommera le nouveau secrétaire général pour une période de sept ans à partir du début septembre prochain.
TS/10

France

Industrie

Airbus
Kauppalehti relève qu’Airbus a obtenu une commande gigantesque de 234 avions de l’indonésien Lion Air. La valeur de la commande s’élève à 18,4 milliards d’euros.
KL/mar/A10

Architecture

Mini immeuble
Kaleva rapporte que l’architecte finlandais Pekka Littow a dessiné un petit immeuble de 115 m² habitables à Paris, sur un terrain de seulement 23 m² près de Montparnasse, pour abriter l’atelier de mode de son épouse Anna Ruohonen. L’inauguration aura lieu début avril.
Kaleva/dim/18

Mardi 19 mars 2013

Politique étrangère et européenne

Chypre

Propos de M. Rehn
Helsingin Sanomat relève que la Commission européenne soutient les efforts du Chypre en faveur d’ un allégement du prélèvement prévu pour les comptes bancaires inférieurs à 100 000 euros. « Ce serait socialement plus équitable et cela protégerait les petits épargnants. Si les négociations aboutissent à un taux zéro les concernant [c’est-à-dire que les petits épargnants ne seraient pas imposés du tout], ce sera encore mieux », a dit M. Rehn, commissaire pour l’Economie.
La Finlande n’a pas soutenu l’imposition des petits épargnants dès le départ. Pour la Finlande, même le taux de 6,75 % était trop élevé. Mme Urpilainen, ministre des Finances, trouverait regrettable qu’on ne puisse pas exonérer les petits épargnants, mais se félicite du fait que la facture la plus importante concernera les grands déposants.
HS/B6-7

Bahreïn

Des armes ont été exportées à Bahreïn sans autorisation du gouvernement
Helsingin Sanomat rapporte que, selon un rapport sur les exportations finlandaises d’armes en 2011, rédigé par l’organisation non gouvernementale Safer Globe Finland, des armes et munitions ont été exportées de Finlande vers Bahreïn en janvier 2011 sans autorisation d’exportation du gouvenrment. Il s’agirait de matériel de maintien de l’ordre présenté comme des armes de chasse et de sport.
Selon Safer Globe Finland, réseau qui regroupe près de 50 chercheurs de paix, il est évident que l’administration bahreïnie a fait cette commande de 945 000 euros pour se préparer à des désordres internes.
Mme Tarja Cronberg, parlementaire européenne et membre du comité de la défense du Parlement européen, ancienne présidente de l’Alliance verte, a exigé lundi une étude à ce sujet. « La Finlande n’a probablement pas respecté la réglementation de l’Union européenne sur les exportations d’armement parce qu’il y avait des raisons de soupçonner que les armes seraient utilisées pour violer les droits de l’homme à Bahreïn », selon Mme Cronberg.
HS/A10

Pays nordiques

Les ministres nordiques de la Défense se sont réunis à Rovaniemi
Helsingin Sanomat relève que les ministres de la Défense danois, finlandais, norvégien et suédois se sont réunis à Rovaniemi vendredi dernier pour réfléchir à une vision de la défense nordique, le développement systématique des acquisitions du matériel et le développement des troupes communes sous l’égide de l’ONU.
Les ministres ont désigné un groupe de travail pour dégager une vision commune sur la coopération de défense. Le groupe de travail devrait déposer son rapport au plus tard en décembre.
Lors d’une conférence de presse commune, les ministres ont été unanimes à dire que l’éventuel retrait des troupes de l’Afghanistan ne pourrait pas être décidé avant l’été prochain. Ils ont souligné qu’un retrait total ne serait probablement pas possible pour ne pas mettre en cause la stabilité du pays.
HS/sam/A22

Mali

M. Haglund pense que la Finlande n’enverra pas de forces de combat au Mali
Selon Turun Sanomat, le ministre de la Défense, M. Carl Haglund, ne croit pas que la Finlande enverra des forces de combat au Mali. Il a confirmé que la Finlande participe à une opération de formation de l’Union européenne en envoyant une dizaine de conseillers au Mali. L’objectif de l’opération de formation est d’aider les forces armées du Mali pour assurer la sécurité de la région. L’UE a lancé cette opération en février et 22 pays y participent.
M. Haglund souligne toutefois qu’il s’agit de sa propre évaluation. La question serait étudiée au Parlement si l’ONU demanderait officiellement une participation finlandaise.
TS/sam/13

Politique intérieure

Gouvernement

Mme Hautala a décidé de ne pas démissionner du gouvernement
La ministre du Développement, Mme Heidi Hautala (Alliance verte), ministre du Développement, a donné une longue conférence de presse aujourd’hui à midi pour expliquer pourquoi elle a décidé de ne pas démissionner du gouvernement. Elle s’est encore excusée auprès de tous les Finlandais.
Mme Hautala souligne qu’elle a quitté le groupe interministériel de la lutte contre l’économie clandestine et qu’elle a le soutien de la direction de l’Alliance verte. « Je n’ai pas profité économiquement de cette erreur que j’ai commis avant d’être nommée ministre. »
« Je pense que, paradoxalement, cette affaire pourrait mener à améliorer la lutte contre l’économie clandestine », a déclaré la ministre.
Yle, HS

Négociations salariales

Editorial
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat se demande si les organisations syndicales ont bien une volonté sérieuse d’arriver à un accord. Compte tenu des exigences en matière du calendrier, un accord global sur les salaires ne paraît plus très probable.
La marge de manœuvre du gouvernement est restreinte, rappelle l’éditorialiste.
Cette fois, il existe un risque que les négociations salariales et celles du gouvernement sur le budget se chevauchent.
Les organisations syndicales se réuniront aujourd’hui.
Mme Urpilainen, ministre des Finances, souligne l’importance d’un accord salarial. Elle relève que celui-ci apporterait une stabilité et une prédictibilité sur le marché de travail. De plus, il pourrait augmenter la marge de manouvre du gouvernement concernant les mesures favorisant la croissance.
HS/A5, Dem/4

Réforme des services sociaux et de la santé

Une proposition sur 34 communes ou régions
Selon les informations de Helsingin Sanomat, le groupe de travail étudiant le projet de réforme des services sociaux et de la santé proposerait que la responsabilité sur l’organisation des services ne concerne pas les communes de moins de 50 000 habitants.
La rédaction du rapport du groupe a été achevée, hier, et il sera remis à Mme Guzenina-Richardson, ministre des Services sociaux, aujourd’hui.
Selon HS, il y a 34 communes ou régions qui seraient chargés de l’organisation des services, selon cette proposition. Cinq régions seraient définies concernant la coordination des responsabilités spécifiques telles que les soins spécialisés, par exemple.
Mme Sillanaukee, directrice générale du ministère des Affaires sociales et de la Santé, qui préside le groupe de travail, relève que le groupe est arrivé à formuler une position unanime. Elle se félicité du résultat des travaux et estime qu’une réforme conforme à la proposition améliorera nettement les possibilités de relever les défis futurs.
Il est prévu que le groupe de travail ministériel sur la politique sociale étudie la proposition dès aujourd’hui.
HS/A12

Vie professionnelle

Aptitude au travail
Selon une étude de l’Institut de santé publique, la condition physique et l’état de santé des retraités s’est beaucoup améliorée depuis les 20 dernières années. Une personne de 65 à 74 ans sur deux se sent capable de travailler, contre une sur trois auparavant.
HS/A8

France – Finlande

Pâtisserie

Frambois
Helsingin Sanomat a interviewé M. Mulard, directeur général de la Pâtisserie-boulangerie Frambois qui propose des « délices parisiens » depuis 2007. M. Mulard, qui emploie 15 personnes, qualifie les relations avec Rezé, l’autre boulanger français, d’amicales. La demande accrue du pain de qualité profite à tous les deux.
HS/C9

Musique

Sylvaine Hélary Trio à Turku
Turun Sanomat publie une critique élogieuse sur le concert à Turku du groupe de jazz Sylvaine Hélary Trio.
TS/sam/27

Chansons parisiennes à Turku
Laurent Ribaud, qui a gagné en 2010 le concours télévisé français « N’oubliez pas les paroles », donnera un concert de chansons parisiennes à Turku mercredi à 18h à Arken.
TS/lun/19

France

Bistros

« Les hommes fréquentent les bistros, les jeunes les bars tendance »
Aamulehti publie un article signé Patrick Le Louarn qui présente les bistros du quartier tout en notant que les jeunes, et notamment les jeunes femmes, préfèrent les bars « tendance ».
AL/sam

Lundi 18 mars 2013

Politique européenne et étrangère

Conseil européen

Plan d’aide à Chypre
L’ensemble de la presse relève l’adoption d’un plan d’aide européen à Chypre. La mise en œuvre de ce plan devrait couter au maximum 200 millions d’euros à la Finlande.
Mme Jutta Urpilainen, ministre des Finances, salue un plan européen rigoureux, alors que M. Timo Soini, président des Vrais Finlandais, critique une aide apportée à un « paradis fiscal ».
Selon Hufvudstadsbladet, le Premier ministre Jyrki Katainen a porté une appréciation positive sur cet accord et a indiqué que l’accord serait soumis à la Grande commission du Parlement.
HS, HBL, etc.

Syrie

Les ministres des Affaires étrangères évoquent l’embargo sur les armes
Helsingin Sanomat rapporte que les ministres européens des Affaires étrangères vont tenter de trouver une position commune, cette semaine à Dublin, sur la question de la livraison d’armes à l’opposition syrienne. La France et la Grande-Bretagne sont prêtes à lever l’embargo, tandis que la plupart des pays membres, dont la Finlande, l’Allemagne et les Pays-Bas, s’y opposent.
Le Premier ministre Jyrki Katainen a rappelé vendredi à Bruxelles qu’il n’était pas facile de livrer des armes dans une zone de conflit. « Cela nécessiterait aussi une formation adéquate », selon le Premier ministre finlandais.
HS/sam/B6

Affaire de l’exportation d’armes russe vers la Syrie via la Finlande
Turun Sanomat relève que les douanes finlandaises continuer à étudier l’affaire de l’exportation des pièces détachées pour blindés, qui ont été transportés, sans autorisation, de la Russie vers la Syrie via la Finlande.
Neuf Finlandais sont actuellement soupçonnés dans cette affaire, cinq faisant partie du bureau de l’armateur Finnlines et quatre de l’encadrement du cargo Finnsun.
Les douanes examinent le cas en tant qu’exportation illicite d’équipements de défense pour savoir si les Finlandais étaient au courant du contenu de la cargaison de près de dix tonnes.
TS/ven/5 (voir aussi la revue de 18 février dernier)

Yémen

Les sources yéménites estiment que l’enlèvement serait lié à l’Al-Qaïda
Helsingin Sanomat relève que trois mois après l’enlèvement du couple finlandais et de l’Autrichien à Sanaa, on n’a aucune information sûre de leur sort.
La majorité des spécialistes yéménites qui suivent l’affaire estime que c’est Al-Qaïda qui détient les otages. S’il en est ainsi, la situation risque de se compliquer encore, les conditions d’une libération pouvant être dures. Politiquement, cela ne serait pas facile non plus, les pays occidentaux étant réticents à négocier avec des terroristes et financer leurs activités en payant des rançons.
Le ministère des Affaires étrangères ne confirme ni ne dément ces spéculations.
HS/dim/A6

UE – Etats-Unis

Traité de libre-échange
Helsingin Sanomat relève que, selon une étude effectué par l’institut de recherche économique Etla, un traité de libre-échange entre l’UE et les Etats-Unis serait bénéfique pour l’économie de l’UE et celle de la Finlande.
104 entreprises ont été interrogées en la matière, dont une quarantaine relève que l’importance du marché américain est actuellement significative pour leur chiffre d’affaires et rentabilité. La moitié des entreprises estime qu’un traité de libre-échange améliorerait leur rentabilité.
HS/sam/B9

Soufre

Marché croissant pour la technologie pour diminuer les émissions
Helsingin Sanomat relève que le marché des instruments pour capter le soufre devrait croître avec la directive sur les émissions de soufre. Le groupe de construction mécanique Wärtsilä en fabrique, mais pour l’instant, la demande en Finlande est minime. Les dernières commandes sont italiennes.
Les restrictions du taux de soufre dans les carburants des navires entrent en vigueur en 2015 pour la mer Baltique.
Les compensations prévues pour l’industrie finlandaise concernant le coût engendré par la directive sont à l’ordre du jour des négociations sur le cadre budgétaire.
HS/lun/B10-11

Politique intérieure

Négociations salariales

EK demande au gouvernement de révéler les mesures prévues
M. Katainen attend un accord avant les négociations sur le cadre budgétaire, jeudi
Les partenaires sociaux ont interrompu leurs négociations, vendredi. M. Häkämies, directeur général du patronat EK, souhaite que le gouvernement se prononce sur les mesures qu’il prévoit pour favoriser l’accord salarial. « Je ne veux pas dire d’une façon catégorique que les tractations seront interrompues sans cette information, mais on n’en est pas loin », dit-il.
Selon les informations de Helsingin Sanomat, EK souhaiterait une promesse de la diminution de l’impôt sur les sociétés en-dessous de 20 % par rapport à son niveau actuel de 24,5 %, afin de poursuivre les négociations.
Selon M. Lyly, président de la confédération des ouvriers SAK, les négociations sont complètement bloquées. Pour lui, leur poursuite dépend de la volonté du patronat.
M. Lyly estime que la situation est curieuse. « Normalement, on a toujours négocié un accord avant de connaître le paquet de soutien du gouvernement. Maintenant, il s’agit d’essayer de faire l’inverse, ce qu’on n’a jamais fait avant. Je doute que le gouvernement puisse montrer son paquet en premier », dit-il.
M. Lyly relève par contre que techniquement, les négociations pourraient être terminées assez rapidement.
Le premier ministre, M. Katainen, quant à lui, souhaite obtenir les réponses des organisations syndicales concernant un accord salarial au début de cette semaine. Il a fait comprendre que jeudi, il pourrait déjà être trop tard de demander au gouvernement de proposer des mesures. « Si l’accord tombe le jour des négociations sur le cadre budgétaire, la marge de manœuvre du gouvernement sera restreinte », dit-il.
M. Katainen souligne l’importance des réformes qui améliorent la rentabilité de l’entreprenariat et de l’embauche.
Helsingin Sanomat, qui fait un bilan des litiges liés aux négociations salariales, relève que finalement, il s’agit de très peu de questions et que la solution pourrait être simple.
HS/sam/A18, dim/A12, lun/A10

Gouvernement

Mme Hautala a décidé de quitter le groupe de travail interministériel de la lutte contre l’économie clandestine
Selon Helsingin Sanomat, Mme Heidi Hautala (Alliance verte), ministre du Développement, a décidé, après avoir hésité pendant quelques jours, de quitter le groupe de travail du gouvernement sur la lutte contre l’économie clandestine.
Mme Hautala a payé, il y a quatre ans, quand elle était parlementaire européen, quelques centaines d’euros pour une réparation dans son appartement sans demander une quittance et sans payer les cotisations nécessaires de retraite. Elle ne compte toutefois pas quitter le gouvernement.
M. Pekka Haavisto, président du groupe parlementaire de l’Alliance verte défend le statut ministériel de Mme Hautala et souligne qu’elle a la confiance du groupe parlementaire. « Il est important qu’un ministre ne démissionne pas seulement parce qu’on fait du chantage ou de la pression contre lui », selon M. Haavisto.
Le Premier ministre Jyrki Katainen a annoncé samedi qu’il ne demandait pas la démission de Mme Hautala.
HS/dim/A10, lun/A11

Sondage auprès des ministres
Helsingin Sanomat a demandé aux ministres s’ils ont fait faire des travaux domestiques ou autres sans payer les taxes ou les charges. Six ministres – Mmes Guzenina-Richardson, Kyllönen et Urpilainen et MM. Arhinmäki, Koskinen et Tuomioja - ont refusé de commenter. Ont répondu ”non” : Mmes Henriksson, Risikko, Räsänen et Virkkunen et MM. Gustafsson, Ihalainen et Niinistö et ”pas que je sache” : MM. Haglund, Katainen, Stubb et Vapaavuori. Mme Kiuru a répondu « non » plus tard.
Selon M. Arhinmäki, dans un Etat de droit, le point de départ est que les gens, même les politiciens, n’ont pas à répondre à de telles questions.
HS/sam/A4

Vrais Finlandais

M. Niinistö brigue la vice-présidence
Selon Helsingin Sanomat, M. Jussi Niinistö, député des Vrais Finlandais et président de la commission de la défense du Parlement, a annoncé samedi qu’il ne voulait pas s’opposer au président du parti, M. Timo Soini, au vote sur la présidence des Vrais Finlandais au congrès de juin prochain.
M. Niinistö compte toutefois présenter sa candidature pour la première vice-présidence.
HS/dim/A12

Finnair

Retards en raison d’un débrayage d’un mouvement de grève de certains d’employés
Finnair a annoncé, vendredi, que des annulations de vols pourraient encore avoir lieu. Le retour aux horaires normaux pourrait prendre encore quelques jours.
HS/Sam/B10

Prisons

Des professeurs de droit désapprouvent l’usage des camisoles pour les prisonniers
Selon Helsingin Sanomat, des professeurs de droit relèvent que la législation ne prévoit pas l’usage de camisoles de force, dans le but de limiter les tentatives de trafic de drogue dans les prisons.
L’ombudsman du Parlement désapprouve l’usage des camisoles. Pour lui, il ne faudrait pas les utiliser tant que la Cour de justice européenne ne s’est pas prononcée en la matière.
Des prisonniers ont porté plainte auprès de la Cour de justice européenne.
Le ministère de la Justice est en train de réfléchir s’il faudrait une réforme de la législation sur ce sujet. Les professeurs remettent en question l’opportunité de légiférer en la matière, du fait qu’il s’agirait d’une restriction remarquable des droits fondamentaux des prisonniers.
Des députés conservateurs et Vrais Finlandais ont critiqué l’ombudsman du Parlement pour sa déclaration contre les camisoles.
HS/lun/A9

Finlande - France

Expositions

Art Déco au Musée Amos Anderson
Helsingin Sanomat consacre une page entière, signé Timo Valjakka, à l’exposition « L’Art Déco et les arts France-Finlande 1905-1935 » au Musée Amos Anderson à Helsinki jusqu’à 21 juillet.
HS/A9

France

Littérature

Makine
Hufvudstadsbladet présente le dernier roman d’Andreï Makine, Une femme aimée.
HBL/dim/29

Paris

« La Vierge est partout »
Helsingin Sanomat publie un article sur la Chapelle Notre Dame de la Médaille Miraculeuse à Paris.
HS/sam/C7

Vendredi 15 mars 2013

Politique étrangère et européenne

Syrie

« La France et le Royaume-Uni favorable à armer la rébellion »
Helsingin Sanomat rapporte que la France et le Royaume-Uni sont favorables à la suppression de l’interdiction de livraison d’armes en Syrie. Une concession en ce sens avait déjà été faite lors de la précédente réunion des ministres européennes des Affaires étrangères, « sous la pression du Royaume-Uni » selon M. Tuomioja.
La Finlande, comme la majorité des pays membres, s’oppose à des livraisons d’armes à la rébellion car on ne sait pas où finiront ces armes. « La position de la Finlande demeure en faveur d’une interdiction de livraison d’armes. Nous ne voulons pas faire la guerre par substitution alors même que notre objectif est la paix ».
M. Tuomioja s’inquiète du cavalier seul de la France et de la Grande-Bretagne : « On ne peut pas construire une politique étrangère commune comme cela », dit-il, rappelant que l’interdiction de livraison d’armes ne pourra être maintenue qu’à l’unanimité.
HS

Mali - Sahel

« Le terrorisme en Afrique est une menace pour l’Europe » HS
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat souligne que les actes de terrorisme en Afrique constituent une menace générale qui se reflète en Afrique-du-Nord et directement en Europe. Il n’y a pas de solution générale à cette menace, relève HS qui souligne que l’initiative lancée par la France et aujourd’hui continuée par les troupes africaines au Mali a eu un effet en dispersant Aqmi, mais cela n’était qu’un début.
« On a besoin de forces militaires et de gestion de crise, mais il faut aussi développer l’administration et les forces armées » locales, écrit HS qui conclut que « l’UE doit faire face à une tâche immense. La décision européenne de former des troupes est un tout petit pas mais indispensable dans cette longue démarche ».
HS

Union européenne

Les dirigeants européens se penchent sur la croissance économique
Helsingin Sanomat présente le conseil européen qui se réunit aujourd’hui. Le quotidien rapporte que le premier ministre Jyrki Katainen n’est pas très favorable à l’idée que l’on admette une exception aux règles communes sur le déficit, pour la France ou u autre pays. « Si on veut faire partie du même club, il faut respecter les mêmes règles. Cela n’est facile pour personne. Faut-il avoir des règles différentes pour nous que pour d’autres pays du fait que dans certains pays on comprendrait mieux les réalités économiques que dans d’autres ? Ce serait une question fondamentale pour la zone euro. Mais on ne peut pas imaginer qu’il y ait des règles différentes sur des questions qui relèvent du bon sens », dit-il.
Il estime qu’il faut respecter les équilibres des finances publiques, même si l’on réfléchit aujourd’hui à la croissance et à la compétitivité. « Si on pense aux pays européens qui sont dans les situations les plus difficiles, s’ils déclaraient tout à coup qu’ils veulent relancer l’économie et arrêter la rigueur, qui donc souhaiterait leur prêter de l’argent ? » demande M. Katainen.
HS

« La Banque de Finlande soutient M. Rehn » KL
Le gouverneur de la Banque de Finlande n’absout pas les pays en difficultés qui font face à la rigueur budgétaire, écrit Kauppalehti. « Diminuer l’endettement est indispensable, mais lent. Cela va affaiblir la croissance cette année et dans les années à venir ». Mais la Banque de Finlande souligne que l’endettement ne peut plus être le moteur de la croissance ».
Selon M. Liikanen, il n’y a pas d’alternative aux économies budgétaires. « Le principe est que chaque Etat membre est responsable de ses finances publiques. Ceux qui décident de dépenser doivent aussi recueillir des recettes budgétaires ». M. Liikanen donne en exemple l’Estonie et la Lettonie qui ont bien rééquilibré leurs finances.
KL

Débat sur le rôle du FMI sur le paquet d’aide à Chypre
M. Katainen estime que le FMI doit participer au plan d’aide à Chypre, toutefois le rôle du FMI n’est pas encore clair, souligne HS qui rapporte que les fonctionnaires des Finances ne souhaitaient pas commenter ce sujet.
La Finlande insiste en effet sur le fait que les investisseurs devaient participer à l’aide à Chypre en enregistrant des pertes de crédits. Cette idée serait toutefois moins populaire aujourd’hui.
M. Katainen a refusé de commenter ce sujet « brulant » hier. « Le principal est que la décision sur Chypre permette de trouver une solution de long terme ».
HS

Débat sur l’aide à Chypre au Parlement finlandais
Avant la réunion des ministres des Finances, Mme Urpilainen ne savait pas quand interviendrait, au niveau européen la décision sur le paquet d’aide à Chypre.
M. Soini (Vrais Finlandais) exige que cela donne lieu à un débat en séance plénière au Parlement sinon il menace de déposer une motion de censure.
KS

Décisions budgétaires et démocratie

Débat sur les transferts de souveraineté du parlement
Kauppalehti relève que certaines commissions parlementaires s’inquiètent des décisions au niveau européen transmettant du pouvoir en matière du budget à Bruxelles. M. Koskinen, président social-démocrate de la commission des Lois constitutionnelles, relève qu’à l’occasion des accords concernant le MES, on avait déjà inscrit qu’on s’approchait de la limite. « Si les risques (liés aux garanties aux Etats en crise) se réalisent, on peut se demander combien ils restreignent le pouvoir de prise de décision national et le pouvoir national en matière de budget. »
M. Sasi, député conservateur, souligne qu’il faudrait arriver à maintenir une image d’ensemble, et évaluer l’effet d’ensemble de toutes les décisions. Il estime qu’il sera problématique si en cas de crise, la responsabilité prévue par les décisions européennes est tellement importante que la Finlande sera obligée de procéder rapidement à des économies. Pour lui, la Finlande pourrait toutefois maîtriser un taux d’endettement de 90 à 100 % sans conséquences dramatiques au niveau des économies. La charge prévue actuellement par le MES en est encore loin, selon lui.
Les députés ne voient pas de problème dans le développement de l’UEM tant qu’il s’agit de la coordination et de l’harmonisation des politiques. Le pouvoir de décision reste alors entre les mains des organes nationaux.
M. Koskinen relève que, concernant les sanctions automatiques, la situation n’est plus aussi claire : une partie du pouvoir de décision relève-t-elle des organes européens ?
M. Sasi se déclare méfiant en ce qui concerne le développement de l’UEM. Pour lui, il faut revenir au principe du « no bailout » qui interdit la solidarité mutuelle. Il faut que chaque Etat se charge de ses obligations, sinon, on aura une faillite morale, selon lui.
Concernant la législation « two pack » adoptée cette semaine par le Parlement européen, les députés ne considèrent pas problématique que les projets de loi de finances nationaux passent par le contrôle européen avant d’être adoptés au niveau national. Pour M. Koskinen, cela n’entre pas dans le cadre du pouvoir de décision et ne touche pas à la souveraineté. Par contre, si l’UE dicte ensuite des modifications au budget national, cela serait différent, selon lui.
« Revoir les budgets nationaux est utile. Imposer des choses peut être une bonne chose. Mais il ne faut en aucun cas adopter des eurobonds », selon M. Sasi.
Mme Brax, députée de l’Alliance verte, relève que les euro-bonds nécessitent une modification du traité fondateur. Ils relèveraient de la solidarité mutuelle. C’est une décision, selon elle, qui ne pourrait être prise que dans une transparence honnête. D’ailleurs, dans beaucoup de pays, elle nécessiterait un référendum. Mme Brax n’exclut pas l’idée d’un référendum même en Finlande, concernant une question de telle envergure. Pour elle, les pas vers une coopération plus approfondie sont risqués tant qu’il y a de la corruption et de la mauvaise gouvernance dans les Etats membres.
M. Sasi estime que chaque Etat membre devrait se charger de ses dettes. Pour lui, les problèmes devraient être résolus dans la marge définie par le marché. Les taux d’intérêts élevés seraient un moyen efficace de maîtriser le budget italien, par exemple. Les Etats membres pourront toujours trouver des explications en réponse aux exigences de la Commission européenne. « Les taux d’intérêts seraient le seul moyen efficace pour résoudre la crise. »
KL/jeu/4-5

Transports ferroviaires

Concurrence
Le gouvernement finlandais ne souhaite pas adopter telle qu’elle la proposition de la Commission européenne sur l’ouverture à la concurrence des transports ferroviaires. Pour le gouvernement, il faut prendre en compte les spécificités locales en la matière, tels que la largeur des rails, les conditions climatiques et les transports entre la Finlande et la Russie.
Les effets de la libération des transports devront être considérés comme un ensemble, selon la Finlande.
La Commission européenne a proposé de libérer à la concurrence les transports ferroviaires d’ici 2019.
HS/B11

Parlement européen

Mme Kyllönen réfléchit une candidature
Helsingin Sanomat rapporte que Mme Merja Kyllönen (Alliance des gauches), ministre des Transports, a l’intention de présenter sa candidature aux élections du Parlement européen en mai 2014. Mme Kyllönen a annoncé ses intentions lors d’une émission à la télévision MTV3. « Je m’y intéresse, c’est vrai. Je serai candidate si le parti me le demande, mais qui sait si on trouve un meilleur candidat. »
Mme Kyllönen est députée depuis 2007.
HS/A12

Politique intérieure

Social

Les négociations salariales paralysées
Selon HS, les discussions sur l’ouverture de négociations salariales sont dans une situation de blocage.
Hier, les partenaires sociaux se sont rencontrés pendant une heure. Les positions sont très éloignées les unes des autres.
Le patronat a exigé de savoir comment le gouvernement envisageait d’aider à la conclusion d’un accord salarial.
HS relève que, traditionnellement, les partenaires sociaux font une telle demande commune au gouvernement, mais cette fois-ci les syndicats ne s’associent pas à la demande du patronat auprès du gouvernement.
Ils exigent des augmentations de salaires, plutôt que des baisses d’impôts : « L’Etat n’a pas les moyens de baisser les impôts à tel point que le pouvoir d‘achat augmente et nous ne voulons pas utiliser pour cela les cotisations retraite », souligne M. Rinne (Syndicat PRO).
HS

Budget – Gouvernement - Economie

M. Katainen met en garde les contribuables
Avant le cadrage budgétaire, le Premier ministre a déclaré que « la semaine prochaine sera un tournant difficile pour les dirigeants et pour tous les Finlandais qui devront payer plus d’impôts et verront les dépenses publiques diminuer ».
Il a estimé, comme Mme Urpilainen, que le besoin de rééquilibrage des finances publiques pourrait être plus important que les 500 millions d’euros prévus.
KS

M. Katainen insiste sur l’importance de l’emploi
Dans une interview au journal de l’Alliance des Gauches, M. Katainen déclare qu’il pense que le gouvernement va tenir : « En dépit des différences idéologiques, nous avons la capacité à prendre des décisions, à faire des compromis. Il est important de se concentrer sur ce cadrage budgétaire. Je ne vaux pas voir cet exercice comme une question politique. C’est crucial pour l’avenir de la Finlande ».
« Les allègements fiscaux ne sont pas un objectif en soi. On ne baissera aucune taxe ou impôt si cela n’a pas pour effet d’améliorer l’emploi et la croissance ».
L’éditorialiste de Demari spécule au contraire sur le fait que M. Katainen serait, en dépit de ses récents propos, favorables à une démission du gouvernement et de nouvelles élections. L’éditorialiste insiste toutefois sur l’importance d’une large coalition dans une période difficile économiquement.
KU Dem

Selon la banque de Finlande, le gouvernement doit poursuivre l’objectif de réduction de l’endettement
Le gouverneur de la Banque de Finlande, Erkki Liikanen, estime que le gouvernement doit maintenir son objectif concernant l’arrêt de l’endettement. « Si l’objectif concernant l’endettement est maintenu, la Finlande continuera à pouvoir emprunter à bon compte, souligne-t-il.
La Banque de Finlande estime que l’objectif qu’elle avait prévu en décembre de 0,4% de croissance en 2013 ne semble pas être en voie de se réaliser.
La banque de Finlande insiste aussi sur le risque constitué par l’endettement des ménages.
HS

Alliance verte

Mme Hautala a payé pour une réparation sans demander une quittance
Selon Helsingin Sanomat, Mme Heidi Hautala (Alliance verte), ministre du Développement, a payé, en 2009, quelques centaines d’euros pour une réparation dans son appartement sans demander une quittance et donc sans payer les cotisations de retraite. Elle s’est excusée hier auprès de ses collègues du gouvernement, du groupe parlementaire de son parti et de ses électeurs.
Selon le président de l’Alliance verte, M. Ville Niinistö, le statut ministériel de Mme Hautala n’a pas été mis en cause.
Le Premier ministre Jyrki Katainen a déclaré hier qu’il ne voyait aucune raison pour spéculer sur la tâche ministérielle de Mme Hautala.
Mme Hautala est membre du comité interministériel de la lutte contre l’économie clandestine.
HS/A8

M. Niinistö souhaite continuer à la tête du parti
Turun Sanomat relève que M. Ville Niinistö, ministre de l’Environnement et président de l’Alliance verte, a l’intention de se représenter pour la présidence du parti au congrès qui aura lieu fin mai prochain. M. Niinistö a été élu pour son premier mandat à la tête du parti en 2011.
« Il est plus actuel que jamais de trouver une union entre l’homme, l’environnement, l’économie et le bien-être », souligne M. Niinistö. Il estime que le gouvernement retrouvera, la semaine prochaine, une solution aux questions les plus difficiles des négociations sur le cadre budgétaire qui sont la réforme des communes et celle des services sociaux et de la santé.
TS/3

Parlement

La loi sur les congés sera modifiée
La commission de la vie professionnelle et de l’égalité du Parlement a approuvé jeudi le changement de la loi sur les congés en ce qui concerne les journées de maladie pendant les congés.
Selon le projet de loi, la carence de sept jours serait supprimée et les journées de maladie seraient remboursées dès le premier jour de maladie. La commission a modifié le projet de loi du gouvernement en limitant la durée de congés concernés à cinq semaines.
Le projet de loi sera encore étudié en séance plénière. Les députés du Centre à la commission de la vie professionnelle et de l’égalité ont déposé un avis minoritaire à ce sujet. Le changement aurait lieu à partir du début octobre prochain.
HS/A9

Police

Le gouvernement propose la suppression de la police routière
Helsingin Sanomat relève que le gouvernement a proposé jeudi, comme prévu, une réforme de la police qui signifie la suppression de la police routière en tant qu’unité administrative. La police routière a été chargée, de plus de la surveillance routière, entre autres de la sécurité du président.
La police locale sera désormais chargée de la surveillance routière. Une partie de tâches de surveillance et de sécurité seront dirigées au niveau national.
HS/A9

Communes

Syndicats de communes en difficulté
Le centre chargé des garanties des prêts des communes s’inquiète de finances affaiblissantes des syndicats de communes qui produisent des prestations pour plusieurs communes dans une région, et souhaite que le ministère des Finances les surveille dans le cadre du programme prévu pour les communes en crise.
Le ministère a déjà commencé à préparer un éventuel élargissement des modalités prévues pour les communes en crise qui pourraient dans l’avenir concerner également les syndicats de communes.
36 syndicats de communes sur un total de 164 étaient déficitaires en 2011.
HS/A15

Finnair

Licenciements
Finnair a annoncé qu’il supprimerait 310 emplois dans ses services techniques, qui comptent actuellement 900 employés. Selon M. Iho, directeur chez Finnair, rien n’indique que la concurrence dans le domaine de l’aviation devienne moins ardente dans un avenir proche, ce qui signifie que d’autres suppressions d’emploi vont sans doute suivre.
M. Iho prévoit des délocalisations dans le but de maintenir la compétitivité et garantir la survie du groupe.
En trois ans, Finnair a supprimé 2000 emplois, dont 1000 dans les services techniques. L’objectif du groupe est de diminuer les dépenses de 200 millions d’euros. La moitié de cet objectif est atteinte.
Finnair a dû annuler des vols à Pékin et à Séoul en raison d’un débrayage des employés, hier.
HS/B8

Helsinki

Fin de la mise en concurrence du gardiennage du métro ?
M. Sauri, vice-maire de Helsinki, souhaiterait que le groupe municipal Palmia se charge du gardiennage du métro pendant la période de quatre ans qui suit.
L’autre option, promue par le directoire du groupe de transports publics de Helsinki, HKL, serait de lancer un appel d’offre pour le gardiennage. Le contrat en la matière avec le groupe Securitas prendra fin en octobre.
Avec le prolongement du métro en Espoo, il y aura plus de travail pour les gardes. HKL a prévu que le profil des gardes pourrait être transformé plus dans le sens due service à la clientèle.
HS/A17

France – Finlande

Cinéma

Dans la maison
Hufvudstadsbladet, Helsingin Sanomat et Demari publient de bonnes critiques du film de François Ozon, Dans la maison, qui sort dans les salles, aujourd’hui.
HBL/21

Gastronomie

Les restaurants helsinkiens gardent leurs étoiles Michelin
Helsingin Sanomat relève que Demo, Luomo, Olo et Posters ont gardé chacun leur étoile Michelin, et Chez Dominique ses deux étoiles.
Pure Bistro a obtenu une mention Bib Gourmand, et Farang, Gaijin, Grotesk et Solna ont gardé la leur. G.W. Sundmans a obtenu un encouragement.
HS/A17

Jeudi 14 mars 2013

Politique étrangère et européenne

Syrie

Faut-il armer les rebelles syriens ?
Turun Sanomat relève que la France et le Royaume-Uni sont les plus favorables à la livraison d’armes à la rébellion syrienne. Le chercheur de l’UPI Timo Behr estime que les problèmes sont d’une part que ces armes pourraient se propager aussi hors de Syrie et qu’en représailles la Russie et l’Iran pourraient augmenter leurs livraisons d’armes au gouvernement syrien.
Le secrétaire du comité pour la paix Sadankomitea, M. Eeku Aromaa estime que l’on n’a jamais vu de conflit dans lequel l’armement d’une partie aurait conduit à une bonne issue, c’est-à-dire le moins de morts possible. Pour cette organisation pacifiste, livrer des armes en Syrie ne ferait que renforcer la violence.
Turun Sanomat écrit que la Finlande est sur la position de l’Allemagne qui craint que livrer des armes entraîne une escalade du conflit.
TS

Afghanistan

Les Finlandais instruisent des Afghans à Wardak
Selon Helsingin Sanomat, des soldats finlandais ont été transférée de Mazar-i-Sharif à Wardak en Afghanistan centrale. Selon les informations du quotidien, une demi-douzaine de membres des forces spécialisées seraient en train d’instruire des policiers d’élite à Wardak. Il y a aussi une unité de soldats finlandais pour les protéger. A Wardak, les troupes de la FIAS sont sous la responsabilité des Etats-Unis. Selon les forces armées, les Finlandais à Wardak ne participent pas aux opérations.
La troupe finno-suédoise à Mazar-i-Sharif est devenue, depuis début mars, une unité nordico-balte de 450 soldats, dont 60 Finlandais. Il y a encore 145 Finlandais en Afghanistan, contre 195 antérieurement.
HS/A18

Développement

Conférence internationale
Hufvudstadsbladet rend compte d’une conférence internationale sur les objectifs du Millénaire pour le développement organisée à Helsinki en coopération entre l’ONU, l’OCDE, le gouvernement finlandais et un nombre d’organisations. Le président norvégien du comité pour la coopération au développement de l’OCDE, M. Solheim, a été interviewé à cette occasion. Il souligne que les guerres, la violence et les catastrophes empêchent d’atteindre les objectifs.
HBL/14-15

Union européenne

« La Finlande est devenue l’élève turbulent de l’UE – Réactions » HS
Les personnalités politiques interrogées par Helsingin Sanomat sont d’accord pour affirmer que la politique européenne de la Finlande a changé ces dernières années. En revanche, les avis sont partagés sur le fait de savoir si le durcissement de la politique européenne de la Finlande ont eu des effets positifs ou négatifs.
Selon la présidente de la Grande commission, Mme Kumpula-Natri, le durcissement de la politique européenne n’est pas du à la montée des Vrais Finlandais mais au renforcement de l’intégration économique dans l’union monétaire. « En Finlande, il y a un consensus pour s’opposer à l’augmentation de la solidarité dans la gestion de la crise de la dette ».
La Ministre des Finances Jutta Urpilainen considère que la Finlande a l’une des lignes les plus dures dans la zone euro : « Je considère que c’est bien car nous défendons les contribuables ».
Le député des Vrais Finlandais Veli-Matti Saarakkala estime que ce durcissement est du à la pontée de son parti.
Le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes Kare Halonen rejette l’idée d’élève turbulent et souligne qu’au contraire la Finlande a été cosntructive dans la résolution de la crise de la dette.
La députée européenne Liisa Jaakonsaari (PSD) estime que la Finlande a fait une erreur en en collant aux positions allemandes et en remettant en cause l’entrée de la Bulgarie et de la Roumanie dans Schengen. Elle estime que, dans l’UE, on comprend la position allemande en
Raison de la proximité des élections mais que les positions finlandaises engendrent une réaction de rejet « anti-Finlande ». « Ce n’est pas le bon moyen pour avoir plus d’influence », selon elle.
HS

« La dame de fer et les fondamentalistes de la coupe budgétaire » AL
Aamulehti analyse le double rôle de la présidente du PSD et ministre des Finances Jutta Urpilainen. Elle a déclaré le 7 mars au parlement : « La Finlande a adopté » la ligne la plus dure dans la crise de l’euro. Il n’est certainement pas exagéré de dire que je suis connue en Europe comme la Dame de fer » (Täti Tiukka, littérallement, la dame dure).
Le 9 mars, devant le bureau de son parti, elle se réjouissait que « les fondamentalistes de la coupe budgétaire (Himoleikkajat) aient regagné leurs terriers car de plus en plus d’économistes prêchent la croissance ».
Dans le premier cas, c’est la ministre des Finances qui s’exprimait, dans le second la présidente du PSD. Or, il est difficile de combiner ces rôles, juge AL. C’est le cas lorsqu’elle doit défendre le paquet d’aide à Chypre, alors qu’à la tête du PSD, elle a critiqué les paradis fiscaux.
AL

Chypre

Un bras de fer en vue en Finlande concernant le paquet d’aide prévu pour Chypre
Helsingin Sanomat relève que l’idée, promue par la Finlande, d’imposer aux déposants et investisseurs une partie des pertes en tant que partie du paquet d’aide a perdu de sa popularité parmi les Etats membres.
La question risque d’engendrer un bras de fer important en Finlande. Hier, quatre députés conservateurs ont publié un communiqué demandant que la Finlande n’accepte par le paquet.
HS/B6-7

Parlement européen

Budget
Mme Jaakonsaari, députée européenne sociale-démocrate, estime qu’on pourra atteindre un accord définitif sur le budget une fois que l’on aura rédigé, entre les Etats membres, une sorte de déclaration politique promettant d’examiner par exemple le financement à mi-chemin de la période de 2014 à 2020. « Ce serait même logique compte tenu du fait que la Commission et le parlement européen auront le temps de changer en sept ans. »
Elle se félicite du fait que les négociations ont pu être poursuivies, car elle estime que les retarder aurait donné un signal sur une prise de décision européenne paralysée, « ce qui se serait reflété sur les marchés ».
Mme Cronberg, députée européenne verte, a voté contre le mandat de négociation. « L’Europe est en crise et il faudrait des investissements dans l’emploi et la croissance », dit-elle en rappelant que le chômage des jeunes dans quelques régions de l’Europe du Sud s’élève à 60 %.
Mme Manner, députée européenne centriste, estime que le Parlement européen pourra voter en la matière avant les vacances d’été. Elle estime qu’il est probable d’arriver à trouver un compromis concernant les questions liées à la flexibilité du budget.
Concernant le nombre de sièges au Parlement européen, il semblerait que la Finlande pourra garder les siens, alors que 12 Etats membres devront renoncer à un siège en faveur de la Croatie.
La Finlande a 13 sièges au parlement européen.
HS/B7, AL

Agriculture
La Finlande a promu le niveau élevé des subventions liées à la production, adopté par le Parlement européen. En Finlande, cette subvention est versée à des fermes laitières et de viande et elle est considérée comme essentielle pour garantir la production nationale.
La prolongation du quota concernant le sucre était également parmi les objectifs de la Finlande.
Un accord définitif devrait parvenir à l’été.
HS/B7

Pologne - Finlande

Visite du ministre finlandais de l’Agriculture
Helsingin Sanomat rapporte que le ministre finlandais de l’Agriculture, M. Jari Koskinen, a effectué mercredi une visite en Pologne où il a rencontré son homologue, M. Stanislaw Kalemba. Les ministres ont évoqué l’avenir de la politique agricole commune de l’Union européenne.
Quant au scandale de la viande de cheval, M. Kalemba a souligné que la Pologne a été très irritée par les accusations hâtives et fausses de l’Irlande contre les produits polonais.
Lors d’une conférence de presse commune des ministres Koskinen et Kalemba, les médias polonais ont été intéressés par les réactions finlandais à l’égard des denrées alimentaires polonaises dans le cadre du scandale de la viande de cheval. M. Kaskinen a assuré que les consommateurs finlandais n’avaient pas peur des produits polonais.
Les exportations de denrées alimentaires polonaises, dont des œufs, du poulet, des produits laitiers et des baies, vers la Finlande en 2012 se sont élevées à 97 millions d’euros.
HS/A18

Finlande – Russie

Visite en Finlande de la vice-Première ministre russe
Demokraatti relève que Mme Golodets, vice-Première ministre russe chargée des questions sociales, se déclare impressionnée de la pratique finlandaise d’intervenir dans les problèmes de façon préventive. Lors d’une rencontre avec la ministre des Services sociaux, Mme Guzenina-Richardson, elle a dit que les Russes avaient beaucoup à apprendre des Finlandais. Les ministres ont aussi constaté que les pays avaient beaucoup de problèmes en commun, dont l’abus de boissons alcoolisées.
Mme Golodets a souhaité que l’on puisse mettre en place des conférences en commun entre les deux pays pour les professionnels du domaine social et de la santé leur permettant des échanges. Elle a invité Mme Guzenina-Richardson en visite à Moscou. Dem/3
Politique intérieure

Présidence

M. Niinistö doctor honoris causa en sports
L’université de Jyväskylä a annoncé que le président Sauli Niinistö serait fait doctor honoris causa en sciences du sport. Il est déjà doctor honoris causa des universités de Turku, Tampere et Elte (Hongrie).
Dem

Social

« Les syndicats préparent leurs objectifs de négociation » AL
Aamulehti rapporte que, hier, les représentants des syndicats ont discuté entre eux avant de rencontrer à nouveau aujourd’hui les représentants du patronat.
La STTK a donné à ses représentants un mandat pour négocier : le syndicat s’oppose à ce que l’augmentation du pouvoir d’achat soit financée par des allégements fiscaux ou de cotisations sociales. Le syndicat demande des augmentations de salaires ainsi que des améliorations dans la protection des salariés, l’égalité salariale et la qualité du travail.
AL

Budget

« Menace sur une hausse de la fiscalité sur la nourriture » AL
« Le rééquilibrage des finances pourrait être plus important que prévu » Dem
Aamulehti rapporte que les pressions augmentent sur le gouvernement à mesure qu’approche la date du cadrage budgétaire de la semaine prochaine. Le gouvernement aurait deux solutions : continuer à prendre des mesures fiscales ciblées mais limiter ou réformer plus significativement sa politique fiscale.
Pour Aamulehti, cela signifierait par exemple, une baisse importante de l’impôt sur les sociétés jusqu’à 22% comme en Suède voire moins ; Pour financer une telle mesure, le gouvernement pourrait être conduit à relever le taux de TVA sur la nourriture (récemment abaissé de 17% à 14%). Le gouvernement se réserverait une augmentation d’un point de TVA général pour des temps de crise.
Mme Urpilainen a précisé les objectifs du gouvernement devant l’association des contribuables, hier ; Elle a rappelé que le gouvernement venait de baisser l’impôt sur les sociétés de 26% à 24,5% et d’allouer 190 millions d’euros à la R&D, ce qui correspond à un point d’impôt sur les sociétés. « La question du gouvernement est de savoir s’il vaut mieux faire une réforme fiscale ou continuer à cibler des allègements. Mais on ne pourra pas faire les deux », a-t-elle dit.
Par la politique fiscale, le gouvernement veut soutenir la croissance et l’emploi. Par des réformes structurelles, il faudrait obtenir un rallongement des carrières professionnelles. Enfin, le gouvernement souhaite aussi mettre fin à la croissance de l’endettement. « S’il y a un accord salarial modéré global, le gouvernement pourra prendre plus de risques », a-t-elle promis.
La ministre des Finances a aussi annoncé que le paquet de rééquilibrage des finances publiques qui devait porter sur 500 millions d’euros pourrait être plus important que prévu en raison de la dégradation de la conjoncture.
En effet, elle a déclaré que le gouvernement disposerait des nouvelles prévisions du ministère des Finances la semaine prochaine. Ces prévisions pourraient ^petre plus pessimistes que jusqu’à présent.
AL Dem HS

Gouvernement

« La Finlande ne peut se permettre une crise gouvernementale » Dem
Le premier ministre Jyrki katainen (conservateur) a accordé une interview au quotidien du PSD, Demokraatti. Il souligne que « le sextet (réunion des six présidents des partis de la coalition) fonctionne très bien. Je considère avoir avec la ministre des Finances Jutta Urpilainen une relation de travail bonne et basée sur la confiance ». Il estime que le cadrage budgétaire de la semaine prochaine sera très difficile. « Il faudra garder la tête froide et éviter les provocations. Je pense que le gouvernement tiendra toute la législature, soit quatre ans. Faire tomber le gouvernement ne créera aucun emploi en Finlande ».
« Je ne parierai pas sur un accord entre les partenaires sociaux. La période est exceptionnelle et c’est aussi le cas de la situation économique. Mais si les partenaires sociaux arrivaient à un accord de long terme qui améliore la compétitivité de la Finlande, cela aurait certainement un impact sur l’emploi. S’ils n’y arrivent pas, alors le gouvernement devra agir », dit-il soulignant que « la Finlande ne pouvait pas se permettre d’avoir une crise gouvernementale ».
M. Katainen commente aussi la situation politique : « En Finlande, il y a eu un changement dans la carte politique. Il n’y a plus deux ou trois grands partis mais désormais quatre partis avec des audiences très porches. Je ne saurais pas dire combien de temps cela va durer. » Dem

Tribunaux

Proposition pour diminuer le nombre de tribunaux
Helsingin Sanomat relève qu’un groupe de travail chargé d’étudier une réforme de la justice finlandaise a remis mercredi son rapport à la ministre de la Justice, Mme Anna-Maja Henriksson. A cette occasion, la présidente de la Cour suprême, Mme Pauliine Koskelo, a critiqué la ministre de la Justice et le gouvernement pour avoir projeté des économies. Le ministère de la Justice exige des économies de six millions d’euros dans ce domaine.
Selon Mme Koskelo, le système judiciaire a besoin de réformes mais le point de départ ne doit pas être la volonté de faires des économies.
Le groupe de travail propose, sans être unanime, la diminution du nombre de tribunaux de grande instance de 27 à la moitié. Il y a quelques années, leur nombre était de 51. Selon le rapport, le nombre de cours d’appel diminuerait de six à quatre. Le nombre de tribunaux administratifs, huit actuellement, serait également diminué.
HS/A6

Innovations

Inauguration d’AppCampus à Université Aalto
Selon Helsingin Sanomat, Nokia et Microsoft ont inauguré mercredi AppCampus, un nouveau centre d’innovations à l’université Aalto. Le centre de 11 000 m² abrite cinq grands centres de recherche, dont ceux de Nokia et de Wärtsilä, et offre des locaux pour les startup.
HS/A20

Etla veut créer une DARPA finlandaise
Kauppalehti relève que le centre de recherche économique Etla propose, dans un rapport récent, la création en Finlande d’une agence suivant le modèle de DARPA américaine (Defence Advanced Research Projets Agency). DARPA participe uniquement aux projets qui sont presque impossible à réaliser 85-90 % des projets échouent. Internet fait partie des projets réussis…
KL/mar/32

Capital-rique
Helsingin Sanomat rapportait hier que, selon une étude de Fibna et Finnvera, la moitié des investissements d’entreprise de capital-risque en Finlande sont allées, l’année dernière à des projet de technologie de l’information et de la communication.
Les 99 entreprises de capital-risque qui ont répondu à l’étude avaient financé 69 projets pour un montant total de 14 millions d’euros, soit une moyenne de 60 000 euros par investissement.
HS relève que l’on regrette régulièrement la faiblesse du capital-risque en Finlande, surtout depuis le début de la crise financière.
HS

Nucléaire

Olkiluoto 3 : « Les permis de travail étaient en ordre » TS
Turun Sanomat rapporte que les contrôles portant sur plus de 2000 employés sur le chantier d’Olkiluoto montrent, selon l’inspecteur Anu Ikonen, que les permis de travail étaient en ordre. Quelques carences concernant les données d’une quarantaine d’employés ont été constatées.
TS

Immobilier : Les mètres carrés les plus chers de Finlande
Helsingin Sanomat rapporte que l’ancienne ambassade d’Egypte située rue Itäinen Puistotie a été vendue à un investisseur immobilier russe Anatoli Novikov pour la somme de 13 millions d’euros. Comme le bâtiment ne compte que 332 m2 habitables (sur un terrain de 1 192 m2), cela fait la somme record de 40 300 euros le m2. Il n’y aurait pas eu de transaction immobilière d’un tel niveau pour une habitation privée dans toute l’histoire de la Finlande.
Ilta-Sanomat rapporte que l’Etat a mis en vente le bâtiment situé en face, appelé Marmoritalo, pour un prix évalué entre 15 et 25 millions d’euros (soit un prix au mètre carré bien inférieur).
IS HS

France – Finlande

Cinéma : Dans la maison sort dans les salles, vendredi
Helsingin Sanomat présente le dernier François Ozon, Dans la maison, qui aura sa première sur les écrans finlandais, demain. Le cinéaste a été interviewé à cette occasion.
HS/C3

Musique : Sylvaine Hélary trio
Turun Sanomat publie une critique élogieuse du disque du groupe de jazz Sylvaine Hélary trio qui donnera un concert à Turku ce soir.
TS

Mercredi 13 mars 2013

Politique étrangère et européenne

Mali

Les instructeurs finlandais se préparent
Turun Sanomat rapporte qu’une vingtaine d’instructeurs finlandais, suédois et lithuaniens se préparent actuellement en Finlande pour participer au mali à l’opération de formation de l’armée de l’armée malienne EUTM. Ils partiront pour le mali la semaine prochaine et seront situés à la base de Koulikoro, à 70 kilomètres de Bamako.
TS

Union européenne - Energie

La Commission exige la transposition de la directive sur le marché intérieur de l’électricité
Les législations nationales pour transposer la directive sur le marché intérieur de l’électricité auraient du entrer en vigueur au plus tard le 3 mars.
La Commission avait déjà adressé une recommandation écrite à la Finlande en septembre 2011 puis un avis en mai 2012. La Commission a donc saisi la cour de justice européenne et demande une astreinte de 32 140,80 euros par jour à la Finlande.
En Finlande, la séparation de la propriété du réseau a été réalisée en pratique sans que la législation ait été encore modifiée », relève le conseiller au ministère de l’économie Arto Rajala. Il souligne que le projet de loi sera bientôt transmis au Parlement et espère que la loi pourra entrer en vigueur avant que la cour de justice européenne se prononce sur l’astreinte.
HS

Union européenne – Austérité

« M. Rehn contre M. Krugman » HS
« Ceux qui critiquent la rigueur ont la mémoire courte » HS
« L’Allemagne a les moyens d’assouplir la rigueur » HS
Helsingin Sanomat publie une analyse sur les différences de vues entre le commissaire à l’Economie Olli Rehn et l’économiste Paul Krugman.
L’éditorialiste Paavo Rautio considère que ceux qui critiquent la politique d’austérité oublient qu’en réalité elle s’accompagne déjà d’éléments de relance, sous la forme d’un argent peu cher assuré par la Banque centrale. « M. Krugman aurait du voir dans les années 90 ce qu’est une vraie politique d’austérité », écrit M. Rautio qui ajoute que, si aujourd’hui on en est arrivé en Europe à une situation où il est possible d’envisager des actions de relance, c’est précisément parce que l’on a précédemment pris des décisions de politique de rigueur financière.
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat estime pour sa part que l’Allemagne, qui est dans une bonne situation financière et économique, a les moyens de relancer la croissance, par exemple en laissant augmenter ses importations. L’éditorialiste souligne toutefois que, si l’Allemagne change de position sur l’impératif d’austérité (après les Pays-Bas depuis que leur ministre des Finances dirige l’eurogroupe), alors la Finlande risque de se retrouver très isolée dans l’eurogroupe. « Il faudra alors que le premier ministre finlandais réfléchisse au rôle à adopter », conclut HS.
HS

« La Finlande est devenue l’élève turbulent de l’UE » HS
Selon une étude du European Policy Centre et de l’institut finlandais des relations internationales UPI, la Finlande est devenue l’élève turbulent (räyhähenki, littéralement Poltergeist) de l’UE.
En effet, après son adhésion, la Finlande avait adopté la position d’élève modèle, se rapprochant dans son europhilie des pays du Bénélux. « Mais même dans les années 90, l’opinion publique en Finlande n’était pas aussi europhile que les dirigeants », relève le rapport.
La crise financière et économique et la montée des Vrais Finlandais ont renforcé l’euroscepticisme. La Finlande a gagné son image d’élève turbulent en adoptant « une ligne entêtée et de croute vue » dans la gestion de la crise de la dette, et surtout en exigeant des garanties pour accepter le plan d’aide à la Grèce.
HS

Hongrie

Selon M. Tuomioja, la Hongrie viole le modèle de l’Etat de droit
Demokraatti, organe du Parti social-démocrate, rapporte que M. Erkki Tuomioja, ministre des Affaires étrangères, a commenté les nouvelles dispositions de la constitution hongroise.
« Tout porte à croire qu’il y a, dans la nouvelle constitution hongroise, beaucoup de dispositions qui ne font pas partie de l’Etat de droit européen. Avec une telle constitution, au moment de l’adhésion à l’Union européenne, les autres pays membres auraient dû y intervenir », selon M. Tuomioja.
« Si on regarde de près le texte, il semble y avoir des idées étranges sur les élections et les campagnes électorales. Cela est problématique, rien que pour la démocratie. Il y a des choses étranges. En général, de telles dispositions ne font pas partie de la constitution dans aucun pays. »
M. Tuomioja déplore que l’Union européenne n’ait pas de normes concernant la surveillance des principes de l’Etat de droit. « Dans cette perspective, je suis en train d’envoyer, de concert avec les ministres des Affaires étrangères allemand, néerlandais et danois, une lettre au président de la Commission européenne pour savoir comment on pourrait développer ces procédures à l’avenir. »
Pour M. Tuomioja, les attributions ne sont pas équilibrée, si l’Union peut intervenir dans les budgets nationaux et les infractions au marché intérieur mais ne peut pas surveiller le respect des droits fondamentaux.
Dem/3

Parlement européen

Les élections du Parlement européen auront lieu le 25 mai
Selon Helsingin Sanomat, les élections du Parlement européen seraient organisées en Finlande antérieurement qu’avant, soit le dimanche 25 mai. L’objectif de l’organisation des élections à une date antérieure est de faire augmenter le taux de participation. Une date en juin tombe souvent près de la Pentecôte.
En 2009, le taux de participation a été en moyenne de 43 % dans les pays membres de l’Union européenne, mais seulement un peu plus de 40 % en Finlande.
HS/A16

Finlande – Russie

Visite en Finlande de la vice-Première ministre russe
Litiges de garde d’enfant – La Russie estime que la Finlande les gère bien
Mme Golodets, vice-Première ministre russe, est actuellement en visite de deux jours en Finlande. Elle a évoqué les litiges de garde d’enfant entre les deux pays et ne voit pas de nécessité pour la création d’une commission bilatérale en la matière. Pour elle, les autorités finlandaises gèrent bien les litiges et la coopération entre les deux pays s’est améliorée. « Les autorités des deux pays agissent sans tarder et observent les conventions de La Haye. »
La Russie respecte désormais la convention de La Haye sur les enlèvements d’enfants, et il est prévu qu’elle appliquera, à compter de juin, la convention sur la protection de l’enfance.
Concernant le projet de loi interdisant les adoptions internationales, Mme Golodets relève qu’une législation en la matière n’est pas en préparation et que les adoptions en Finlande continuent comme avant. Entre 20 et 30 enfants russes sont adoptés en Finlande tous les ans.
L’éducation est également à l’ordre du jour de la visite. Mme Golodets a rencontré le ministre de l’Education, M. Gustafsson, et l’ancienne Présidente, Mme Halonen.
HS/A14

Visas
Helsingin Sanomat relève que l’UE et la Russie pourraient redémarrer leurs négociations concernant les allègements des modalités de visa du fait que l’Allemagne a changé sa position concernant les passeports de service.
Selon HS, la vie économique allemande aurait fait pression sur la direction du pays en la matière.
HS/A14

Nucléaire

Propos de M. Varjoranta
Hufvudstadsbladet publie une interview de M. Varjoranta, qui vient d’être nommé directeur de l’AIEA. M. Varjoranta évoque ses futures tâches auprès de l’AIEA et relève que son service sera chargé de surveiller les quantités et localisations du matériel nucléaire dans le monde. La Corée du Nord, l’Iran et la Syrie sont les pays qui ont le plus besoin d’être contrôlés en ce moment.
Il souligne l’importance de mesures préventives et dissuasives pour décourager les pays qui éventuellement auraient des projets de programmes secrets d’armes nucléaires.
M. Varjoranta relève qu’un certain nombre de nouveaux pays projettent la construction d’un réacteur nucléaire. Il rappelle l’importance de commencer par la construction de l’infrastructure nécessaire pour la sécurité nucléaire et du fait de prendre en compte toute la chaîne dès le départ.
M. Varjoranta relève que les déchets nucléaires constituent déjà un défi important auquel il faudrait faire bien plus attention. Plus généralement, au niveau de la sécurité nucléaire, il estime que les personnels des réacteurs devraient avoir des instructions claires, ainsi qu’une formation pour savoir comment agir en cas d’accident.
La culture de sécurité active de la Finlande est, selon M. Varjoranta, une des raisons du retard de la construction d’Olkiluoto 3. Il relève d’ailleurs que cela a été une surprise pour tout le monde de voir à quel point il est difficile de prouver que la sécurité tient sans aucun doute. Pour l’autorité chargée de la surveillance, c’est toutefois une question de première importance, relève M. Varjoranta, tout en admettant que le Stuk pourrait rendre ses processus un peu plus rapides.
HBL/4

Rosatom envisage de réparer un réacteur arrêté en mai 2012
Hufvudstadsbladet relève que le groupe d’énergie russe Rosatom envisage de réparer le réacteur le plus ancien de sa centrale de Sosnovij Bor. M. Varjoranta estime qu’il sera certainement possible de changer l’enveloppe en granit, et que les Russes sont compétents en matière de granit, mais il se demande si cela est bien rentable.
Il se félicite du fait que les Russes ont été ouverts concernant les problèmes sur leurs réacteurs et qu’ils aient privilégié la sécurité. Le Stuk a été bien informé concernant les projets à Sosnovij Bor et M. Varjoranta ne voit pas de raison pour des inquiétudes concernant la sécurité nucléaire.
Toujours est-il, selon lui, que le réacteur ne remplit pas les critères finlandais en matière de sécurité. HBL/4

Editorial
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet relève que M. Varjoranta a constaté, lors d’une émission télévisée, qu’aucun des réacteurs russes ne remplirait les critères pour fonctionner en Finlande. Cela ne signifie toutefois pas qu’il y aurait un risque direct.
M. Varjoranta souligne qu’il s’agit du fait que la Finlande a défini les critères les plus strictes possibles en matière de sécurité.
HBL/14

Politique intérieure

Parlement

La première initiative citoyenne doit attendre que le Parlement se mette d’accord sur les règles du jeu
Helsingin Sanomat relève que la première initiative citoyenne, déposée la semaine dernière au président du Parlement, M. Eero Heinäluoma, ne sera probablement pas débattu en séance plénière avant fin avril.
Cela est dû au Parlement qui veut étudier les règles du jeu pour savoir quelle est la procédure parlementaire après l’étude de l’initiative citoyenne en séance plénière.
Le présidium de l’Eduskunta – soit les trois présidents du Parlement et les présidents des groupes parlementaires – ont évoqué l’initiative citoyenne lors d’une réunion mardi. Le présidium a décidé de demander l’avis des groupes parlementaires qui doivent donner leur réponse avant le 8 avril.
Le Parlement ne s’est apparemment pas préparé à ce qu’il y ait plusieurs initiatives citoyennes, dont une partie concernant des sujets contestés.
M. Heinäluoma, qui s’est félicité la semaine dernière de ce nouvel outil de la démocratie, souhaite maintenant que le parlement prenne son temps pour étudier l’affaire.
Le secrétaire général adjoint du Parlement, M. Jarmo Vuorinen, a annoncé hier que le présidium préparerait, avec les groupes parlementaires, un texte avec les différentes options pour étudier une initiative citoyenne dans les commissions.
HS/A10

Les propos de M. Tiitinen ont été critiqués
Plusieurs députés, dont MM. Mikael Jungner (PSD), Lasse Männistö (Kokoomus) et Oras Tynkkynen (Alliance verte) critiquent les propos du secrétaire général du Parlement, M. Seppo Tiitinen, sur la nouvelle initiative citoyenne. M. Tiitinen a souligné que, selon la constitution, le Parlement n’avait aucune obligation d’étudier une initiative particulière.
Selon M. Jungner, « depuis des années, il s’agit de la réforme la plus importante pour rafraichir la démocratie finlandaise et son objectif est de modifier les choses. C’est la volonté claire des législateurs et il ne faut pas l’affaiblir. »
M. Männistö souligne qu’il revient aux députés et non aux fonctionnaires de décider la procédure.
Pour M. Tynkkynen, toutes les initiatives citoyennes méritent une étude sérieuse. « Le Parlement réserve la possibilité de dire oui ou non. » Il souligne aussi qu’il ne faut pas s’étonner de la baisse du taux de participation aux élections si les attitudes à l’égard de l’activité des citoyens sont de ce genre.
HS/A10

Affaire Himanen

M. Katainen devra s’expliquer
Helsingin Sanomat rapporte que le Premier ministre Jyrki Katainen devra donner un compte-rendu à la commission des lois constitutionnelles du Parlement concernant la procédure à la suite de laquelle le philosophe Pekka Himanen a été choisi pour rédiger un rapport sur l’avenir pour le compte de la chancellerie du Premier ministre.
Dix députés des Vrais Finlandais veulent savoir si M. Katainen est coupable d’une infraction liée à ses obligations ministérielles.
M. Katainen doit donner sa réponse d’ici fin mars, oralement ou par écrit.
Selon le cabinet du Premier ministre, M. Katainen donnera son compte-rendu par écrit.
HS/A13

Social

« Les positions des partenaires sociaux toujours très éloignées » AL
« Un accord salarial ne sera possible qu’en utilisant les amortisseurs » AL « Peu d’augmentations en perspective » HS
Aamulehti rapporte que les positions des partenaires sociaux sur un accord salarial sont toujours très éloignées. Le patronat continue à exiger la stagnation des salaires à laquelle les syndicats s’opposent. Selon le quotidien, il est probable que ce n’est qu’au tout dernier moment, avant le cadre budgétaire, qu’un accord pourrait être conclu.
Le directeur du centre de recherche Pellervo, M. Pasi Holm, estime qu’il faudra sans doute utiliser les amortisseurs de l’UEM pour aider la conclusion d’un accord. Ces amortisseurs, mis en place lors de la création de l’union économique et monétaire sont de deux ordres : d’une part les cotisations retraite, et d’autre part les cotisations chômage. L’excédent des cotisations chômage est actuellement de 1,5 milliard d’euros et il sera certainement mis à profit. Mais cela ne suffira pas et le patronat veut utiliser aussi une partie de l’autre amortisseur, ce à quoi les syndicats s’opposent.
AL

Economie

Le chantier naval de Turku pourrait construire des éoliennes
Helsingin Sanomat rapporte que l’entreprise de construction navale STX et l’allemand Wpd ont le projet de construire un champ d’éoliennes au large d’Oulu, près d’Hailuoto. Wpd a obtenu le permis pour 80 éoliennes il y a un an déjà. Le projet est toutefois en attente de financement.
Le gouvernement a promis une aide de 20 millions d’euros pour un champ de démonstration. Mais Wpd et STX estiment que ces aides sont trop faibles par rapport au budget du projet.
Actuellement l’énergie éolienne est subventionnée par un prix d’achat fixé à 83,50 euros le mégawatt, alors que le prix du marché sur Nordpool est d’environ 40 euros. Jusqu’en 2015, il est même possible de demander un prix d’achat majoré à 105,30 euros.
Helsingi Sanomat relève que l’impact du projet de Wpd et STX sur l’emploi dépendrait de la part nationale de ces éoliennes ; En effet, actuellement, les constructeurs finlandais de turbines (soit la majeure partie d’une éolienne) sont rares. Le premier groupe finlandais Wibnwind, passé sous propriété indienne, est au bord de la faillite.
Selon STX il y a actuellement en Finlande, en Suède et en Estonie 5 à 6 projets de parcs d’éoliennes (comprenant chacun de 50 à 100 éoliennes). Or, l’aide promise de 20 millions pour un parc de démonstration par le gouvernement finlandais n’est destinée qu’à un seul projet.
Selon le groupe Baltic Sea Region Energy Cooperation, la Finlande est le pays de la baltique le plus approprié pour l’énergie éolienne : il y a sur son territoire le plus de sites potentiels pour construire des champs d’éoliennes en mer. L’objectif de la Finlande est d’ailleurs d’arriver à) une production de 6 TWh en 2020, ce qui signifierait environ 800 éoliennes.
Kauppelhti rapporte qu’en 2012, ce sont 288 mégawatts d’énergie éolienne qui ont été construit. Actuellement, sont en construction 229 MWh et 80 MWh sont en instance pour obtenir une autorisation.
HS TS

France – Finlande

Culture

Exposition Art Déco au muse Amos Anderson
Kaleva publie une critique élogieuse de « Art Déco, France-Finlande », au musée Amos Anderson.
Kaleva

Mardi 12 mars 2013

Politique étrangère et européenne

Afghanistan

Risques pour les interprètes afghans des troupes de maintien de la paix
Helsingin Sanomat rend compte de la situation des Afghans qui ont servi d’interprètes pour les troupes suédoises et finlandaises de maintien de la paix en Afghanistan. Une fois que les troupes internationales quitteront le pays, les interprètes pourront être menacés.
M. Najafizada, qui a travaillé comme interprète pour les troupes, estime que le fait d’avoir travaillé pour des étrangers constitue une menace pour la vie des interprètes.
L’année dernière, 24 interprètes ont déposé une demande d’asile en Suède qui, jusqu’à présent, n’a pas considéré qu’ils avaient besoin de protection. La Norvège a accordé l’asile à 21 interprètes afghans en février, du fait que les talibans les auraient menacés.
C’est la Suède qui a conclu les contrats des interprètes utilisés par les soldats suédois et finlandais. M. Salonius-Pasternak, chercheur à l’Institut de relations internationales, estime qu’il serait logique que la Finlande s’intéresse à leur sort.
M. Koivula, chercheur au Collège de défense, relève que la question de collègues locaux est nouvelle pour la Finlande. Il relève qu’outre les interprètes, les troupes utilisent d’autres assistants locaux. La question constitue un problème politique, car le but de la communauté internationale a été de faire de l’Afghanistan un pays sûr. Accorder l’asile donne un signal contradictoire dans ce contexte.
Les Forces armées ne prennent pas position sur la question.
Le ministre des Affaires étrangères, M. Tuomioja, estime qu’il n’y a pas de raison de supposer que tous les interprètes soient en danger. « On a travaillé dix ans pour que le pays puisse être laissé entre les mains afghanes. Il n’est pas possible de laisser entendre qu’ils sont tous en danger », dit-il en rappelant que les demandes sont étudiés cas par cas et pas en tant que catégories de personnes.
M. Tuomioja estime que la question de la situation des interprètes ne devra pas être évoquée en Finlande, car ce n’est pas la Finlande qui a été leur employeur.
HS/A6-7

Finlande – Russie

Litige de garde d’enfant
La cours d’appel d’Helsinki a appliqué pour la première fois la Convention de La Haye sur les enlèvements d’enfants, entrée en vigueur entre la Finlande et la Russie au début 2013.
Il s’agit d’une famille fénno-russe dont les jumeaux nés en Russie devront être rendus à leur mère russe en Russie. La famille avait habité en Finlande pendant six mois mais la mère et les enfants s’étaient depuis installés en Russie. En novembre dernier, les enfants de 6 ans s’étaient rendus en Finlande voir leur père et sont restés en Finlande.
Le lieu de naissance des enfants n’était pas déterminant pour le jugement, il s’agissait du pays de résidence.
HS

Editorial sur les relations entre la Finlande et la Russie
Iltalehti relève que lorsque M. Niinistö a commencé à la présidence, il a mis beaucoup d’accent sur les connaissances en matière de la Russie de son cabinet.
Du temps de « l’euphorie européenne », la Finlande s’est efforcée de gérer les relations avec la Russie à Bruxelles, sans beaucoup de succès.
Les attitudes semblent avoir changé, selon l’éditorialiste, en partie du fait de la situation économique et de la demande affaiblie en Europe. Les efforts d’exportations visent désormais la Russie, où on peut espérer une demande pour le savoir-faire finlandais.
Les contacts deviennent de plus en plus fréquents également au niveau politique. Le Président a effectué une visite en Russie en février, et une délégation de la commission des Affaires étrangères s’y est rendu la semaine dernière. Le président de la Douma effectuera prochainement une visite en Finlande.
M. Katainen, Premier ministre, effectuera éventuellement une visite en Russie ce printemps, et son homologue, M. Medvedev, viendra en Finlande à l’automne. A la Saint Jean, M. Poutine effectuera une visite à Turku et rencontrera son homologue finlandais à Kultaranta.
Selon IL, le ministre de la Défense, M. Shoïgou est attendu en Finlande au cours du printemps. Il est prévu enfin qu’une délégation de la commission des Affaires étrangères de la Douma ainsi que de jeunes députés effectuent une visite en Finlande à l’automne. M. Niinistö a proposé de mettre en place un échange de visites dans le but de favoriser les réseaux entre les jeunes députés des deux pays.
Une amélioration claire et nette marque les relations actuellement, selon l’éditorialiste qui souhaite que cela permette de promouvoir l’emploi, le commerce et le tourisme entre les deux pays. L’éditorialiste minimise l’importance et le poids des litiges sur la garde d’enfant dans ce contexte.
HS/A12, IL/5

Des ventes hors taxe dans les trains ?
Yle rapporte que la compagnie ferroviaire russe RZD envisagerait de proposer à la compagnie finlandaise VR la vente hors taxe dans les trains entre la Finlande et la Russie. HS

Energie

La Finlande paralysée en un quart d’heure ?
Selon une émission d’investigation de Yle, une attaque stratégique ciblée sur les infrastructures pourrait paralyser la Finlande en quinze minutes. Selon cette émission, les missiles Iskander situés au sud de Saint-Petersbourg pourraient atteindre la région d’Helsinki en cinq minutes.
Selon le professeur Mika Hyytiäinen, la Finlande est bien préparée à une telle attaque et pourrait donc rapidement s’en relever.
IS

Informatique

Un Finlandais est classé le meilleur en Europe dans les systèmes d’information
Keskisuomalainen rapporte que M. Mikko Siponen, professeur de science des systèmes d’information à l’université de Jyväskylä, est classé, par l’association internationale de systèmes d’information AIS, qui vient de publier sa liste « top 100 », en 29e position dans le monde et premier Européen dans la science des systèmes d’information. M. Siponen, 38 ans, est docteur d’Etat en science informatique (2002) et en philosophie appliquée (2005).
KS/7

Minéralogie

Exportation du savoir-faire minéralogique finlandais
Selon Keskisuomalainen, les experts du Centre national de la géologie GTK exportent le savoir-faire finlandais dans le domaine de la minéralogie.
Il a des activités, financées par le ministère des Affaires étrangères et la Banque mondiale, dans quinze pays en Amérique du Sud, en Afrique et en Asie.
Les experts du GTK donnent de la formation aux autorités et aux personnels des centres de recherche dans l’utilisation durable des minéraux, les systèmes informatiques, la bonne gestion et l’amélioration de protection de l’environnement.
L’objectif de la coopération est de diriger le profit des minéraux vers la construction de la société, ce qui pourrait attirer des investisseurs internationaux.
Cette aide pourrait également offrir des possibilités pour les entreprises finlandaises à l’étranger.
KS/11

Brésil

M. Vapaavuori effectuera une visite au Brésil avec une délégation de la vie économique
Keskisuomalainen rapporte que le ministre des Activités économiques, M. Jan Vapaavuori, a commencé une visite au Brésil. Le ministre aura des entretiens avec des ministres et se rendra à Brasilia, Sao Paulo et Rio de Janeiro.
Le ministre est accompagné d’une délégation de représentants d’une vingtaine d’entreprises finlandaises, dont Kemira, Konecranes, Neste Oil, Outotec, STX Finland Cabins et Wärtsilä.
L’objectif est de promouvoir les exportations et de créer des contacts pour les entreprises, notamment dans les domaines de l’industrie minière, navale et de l’énergie renouvelable.
KS/11

Défense

Patria en tractations avec les Emirats arabes
Le groupe de matériel d’armement Patria négocie actuellement avec les Emirats arabes sur une vente de véhicules blindés. Les Emirats arabes envisagent de commander 700 véhicules de transport d’équipage. Le groupe français Nexter et le turc Otokar négocient également avec ce pays. Selon Yle, une décision est attendue avant la fin de l’année.
Patria a déjà vendu des lance-grenades et des véhicules blindés aux Emirats arabes.
HS/A12

Diplomatie

Max Jakobson décédé à l’âge de 89 ans
Tous les journaux rendent compte du décès de Max Jakobson, éminence grise de la politique étrangère finlandaise, à l’âge de 89 ans. M. Jakobson fût journaliste, diplomate et président d’EVA, délégation de la vie économique. En 1965-1972, il fût représentant permanent de Finlande auprès de l’ONU et ensuite candidat malheureux poste de secrétaire général de l’ONU. M. Jakobson a écrit plusieurs ouvrages sur l’histoire politique et la politique internationale.
TS/9

Banque mondiale

Différend entre les ministères sur le siège finlandais à la Banque mondiale
Lors des négociations pour former le gouvernement en 2011, il avait été décidé que la ministre des Finances Jutta Urpilainen (PSD) proposerait le candidat finlandais pour le poste au conseil d’administration de la banque mondiale.
Or, selon Helsingin Sanomat, la ministre de la coopération au développement Heidi Hautala (Verts) et la direction de la politique du développement du ministère des Affaires étrangères souhaiteraient participer au processus de recrutement.
Mme Hautala estime que le ministère des Affaires étrangères devrait avoir son mot à dire. Le ministère des Finances se refuse à tout commentaire.
Mme Hautala souligne que la banque mondiale est une institution destinée à financer le développement.
HS

Economie – Rigueur budgétaire

M. Rehn répond aux critiques
Critiqué pour une politique prônant une trop grande rigueur budgétaire, le commissaire à l’Economie Olli Rehn rejette les critiques et demande où donc les fonds nécessaires à une politique de relance auraient pu être trouvés.
Il rejette les propos de Paul Krugman et déclare ne prendre en compte que les critiques d’économistes sérieux comme Olivier Blanchard (FMI) ou Carmen Reinhardt et Kenneth Rogoff. Il souligne qu’en réalité il n’y a pas de différence de points de vue entre la commission européenne et le FMI et que les deux institutions considèrent qu’il faut continuer à rééquilibrer les finances publiques et rechercher la croissance par des réformes structurelles.
A l’adresse des économistes finlandais, il demande si « les économistes finlandais ont retourné leur veste quand ils demandent plus de relance », ce qui signifierait, selon lui, plus de solidarité, précisément ce à quoi s’opposent le gouvernement, les médias et les économistes en Finlande.
Répondant à la ministre des Finances Jutta Urpilainen qui a critiqué les « fondamentalistes de la coupe budgétaire », il ne résiste pas à se montrer ironique, se déclarant heureux que la Finlande a décidé de soutenir l’interprétation keynésienne du traité par la Commission et n’est plus un fervent défenseur de l’austérité aux côtés de l’Allemagne. « C’est très bien que la Finlande soutienne la ligne que je défends. Je suis content que le mot solidarité n’est plus tabou en Finlande ! », dit-il rappelant que lorsque la Commission a demandé un délai de deux ans pour alléger la rigueur imposée à la Grèce, la Finlande s’y était opposée.
HS

Finances

Le ministère des Finances critique la Commission
Kauppalehti rapporte qu’à l’initiative du ministère des Finances finlandais, un avis critiquant la Commission qui refuse de prendre en compte les avis d’experts sur la directive AIFM, a reçu l’appui de 13 Etats membres, dont l’Allemagne et le Royaume-Uni.
Les contrepropositions n’ont toutefois pas pu être approuvées lors de la réunion des ministres des Finances la semaine dernière car elles auraient nécessitées une majorité des deux tiers. « Notre objectif était de contribuer à renforcer la transparence dans le travail de la commission », indique le conseiller Ilkka Harju du ministère des Finances.
KL

Politique intérieure

Parlement

Selon M. Tiitinen, les Finlandais attendent trop de résultats de l’initiative citoyenne
Helsingin Sanomat relève que le secrétaire général du Parlement, M. Seppo Tiitinen, estime que les attentes à l’égard de la nouvelle initiative citoyenne sont exagérées. Il souligne que l’objectif du nouveau système n’est pas de modifier l’usage selon lequel le gouvernement a l’initiative des projets de loi.
« S’il s’agit d’une initiative sur un dossier marginal ou contesté, l’initiative citoyenne ne peut pas être une voie pour contourner la volonté de la majorité du Parlement, élu par le peuple », selon M. Tiitinen.
« La volonté du Parlement a été exprimée aux élections législatives et elle est décisive pendant toute la législature. »
Le présidium de l’Eduskunta étudiera aujourd’hui la procédure de l’initiative citoyenne concernant l’interdiction de l’élevage des animaux à fourrure, remise il y a une semaine au président du Parlement, M. Eero Heinäluoma.
Le présidium n’a pas encore été unanime sur l’ordre de l’étude de cette première initiative citoyenne. Les uns pensent qu’elle a le même poids qu’une proposition de loi signée par plus de cent députés, les autres la comparent à une proposition de loi soutenue par un seul député.
Selon M. Heinäluoma, la procédure reste en suspens : « On ne trouvera peut-être pas de solution lors de la réunion du présidium mardi. »
M. Tiitinen ne pense pas qu’une initiative citoyenne puisse être comparée à une proposition de loi signée par plus de cent députés : « Selon la constitution, le Parlement n’a aucune obligation d’étudier une chose quelconque. »
Il y a actuellement plusieurs projets d’initiative citoyenne, par exemple pour modifier les droits d’auteur, pour libérer le cannabis et pour supprimer les études obligatoires du suédois à l’école. Pour déposer au parlement une initiative citoyenne, il faut recueillir au moins 50 000 signatures en six mois.
HS/A13

Gouvernement

Le parti conservateur dément les rumeurs sur une dissolution
La journaliste de Yle sanna Ukkola rapportait que le premier ministre Jyrki Katainen aurait à plusieurs reprises menacé de démissionner en raisons de dissensions au gouvernement.
Le vice-président du parti conservateur Janne Sankelo estime que de telles rumeurs sont infondées. Il reconnaît que les partis de la coalition sont divisés. « Il s’agit de décisions importantes qu’il faudra prendre lors de la négociation sur le cadre budgétaire, la semaine prochaine. Ces décisions conditionneront toute la suite du travail gouvernemental ».
Selon Ilta-Sanomat, M. Katainen n’aurait menacé de démissionner qu’une seule fois : lors de la discussion sur la taxe sur les transactions financières, il aurait refusé que la Finlande y participe en agitant une telle menace.
Ilta-Sanomat rapporte que le PSD ne pense pas que M. Katainen va agiter le spectre d’une démission lors des négociations sur le cadre budgétaire. Après l’affaire Himanen, les conservateur ont perdu de leur audience et ne souhaiteraient donc pas d’élections anticipées. Les conservateurs affirment néanmoins qu’il n’est pas possible de ne rien décider lors de ces négociations.
IS AL

Le gouvernement tient par la peur
L’éditorialiste d’Aamulehti estime que la situation politique est dramatique : si les partenaires sociaux n’arrivent pas à un accord, le gouvernement devra se contenter de minces compromis et une crise gouvernementale ne sera évitée que par la peur des nouvelles élections. En effet, rien ne promet qu’en cas d’élections anticipées, les conservateurs puissent former un gouvernement de centre droit.
AL

Social

« Peu d’augmentations en perspective » HS
« On est encore lin d’un accord salarial global » STT
Les dirigeants des confédérations syndicales ont obtenu de leurs organisations le mandat de continuer à discuter de la possibilité d’entamer des négociations salariales globales avec le patronat.
Lors de la réunion des bureaux des confédérations, de nombreuses voix critiques ont affirmé qu’il n’était pas question de discuter sur une stagnation des salaires.
Helsingin Sanomat souligne que syndicats et patronat ne sont d’accord que sur une chose : la Finlande a besoin de compétitivité et d’emploi.
Les syndicats estiment qu’il n’y a pas lieu d’entamer des négociations s’il n’y a aucune perspective d’arriver à un accord. Ils refusent donc la stagnation salariale et rejette l’idée du patronat de diminuer les cotisations retraite pour obtenir du pouvoir d’achat. Ils souhaitent aussi que sur les questions qualitatives liées au travail des avancées puissent être obtenues.
Le patronat continue à proposer une diminution des cotisations retraites (appelées « amortisseurs de l’UEM »). Le patronat souhaite que le gouvernement fasse un geste.
M. Lyly (SAK) au contraire ne croit pas que le gouvernement fera de promesse à ce stade : « il faut que les négociations soient plus avancées pour que l’on puisse attendre de l’Etat des indications sur ce que le gouvernement serait prêt à faire », estime M. Lyly.
Le gouvernement doit prendre les décisions sur le cadre budgétaire 2014-2017 le 21 mars. On attend donc une proposition des partenaires sociaux quelques jours avant.
HS TS

« Pourquoi demander une augmentation de 0% ? » Dem
La députée du PSD et ancienne ministre du Travail Mme Tarja Filatov estime que le patronat fixe de bien étranges conditions aux négociations salariales en demandant une stagnation des salaires. « Pourquoi les salariés demanderaient-ils 0% d’augmentation alors même que 0% on l’obtient sans le demander », souligne-t-elle.
Mme Filatiov estime que les négociations gouvernementales sur le cadre budgétaire seront bien difficiles s’il n’y a pas d’ici là d’accord entre les partenaires sociaux. Elle juge que le manque de volonté des partenaires sociaux témoignent qu’ils recherchent plus à défendre leurs intérêts que ceux de l’économie nationale. « Les mesures prises par le gouvernement seront alors plus dures. Peut-être que le patronat compte là-dessus. Mais il est sûr que le gouvernement s’en prendra aussi durement aux employeurs », déclare-t-elle.
Dem

« Il faut essayer d’arriver à un accord salarial global » HS
« Il faudrait un second miracle » AL
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat estime qu’il faut essayer ce printemps, et à défaut à l’automne, d’arriver à un accord salarial global car des accords de branche signifieraient des risques de grèves voire de véritables grèves à l’automne.
Aamulehti estime que personne ne pensait il y a une semaine que le différend sur les trois jours de formation puisse être résolu alors qu’il durait depuis plusieurs années. Il faudrait donc un second miracle pour que l’on avance dans la négociation salariale.
AL HS

Les agences de notation apprécieraient un accord salarial
Kauppalehti rapporte que les agences de notation Fitch et Moody’s viendront en avril en Finlande pour faire un audit de la situation du pays qui jouit toujours d’un triple A. Un accord salarial global pourrait contribuer à renforcer l’image que la Finlande s’attaque à la question du déficit structurel, rapporte KL.
KL

Economie

Augmentation des exportations
Selon les douanes, les exportations finlandaises ont augmenté de 3% en valeur en janvier par rapport à janvier 2012. La valeur des exportations a atteint 4,6 milliards d’euros ; la balance est déficitaire de 425 millions d’euros. En effet la valeur des importations a augmenté de 5% pour atteindre 5,1 milliards d’euros. La balance est déficitaire depuis deux ans. TS

Les fonds de pension atteignent 150 milliards d’euros
Le capital des fonds de pension a atteint 150 milliards d’euros l’année dernière (+13 milliards d’euros par rapport à l’année précédente).
Près de la moitié de ces fonds sont placés en obligations, 43% en actions et un dixième en immobilier.
Ce sont les placements en actions qui ont le plus rapporté : 12,8% en moyenne.
Helsingin Sanomat rapporte que, paradoxalement, ce sont les fonds de pension des communes et de l’Etat qui ont obtenu les meilleurs rendements (11,3% et 12,9%). Ces fonds de pension ont plus de liberté pour choisir leurs placements que les fonds de pension privés. L’idée est qu’en cas de difficulté, l’Etat et les communes pourraient rembourser d’éventuelles pertes de ces fonds.
Pour les fonds de pension, l’important est le rendement à long terme. L’objectif est un rendement de 3,5% par an sur quinze ans.
Sur les quinze dernières années, le rendement des fonds de pension privés était de 3,8% et celui des fonds de pension publics de 4,2%.
TS

Exclusion : L’aide n’atteint pas toujours les jeunes

Helsingin Sanomat relève qu’il n’est pas inhabituel qu’un jeune a rencontré entre 150 et 200 personnes concernant ses problèmes au cours des années, mais que personne n’a vu sa situation dans son ensemble.
En 2011, 58 000 jeunes de 15 à 24 ans n’étaient ni à l’école, ni en formation, ni au travail. 31 000 d’entre eux se considéraient au chômage.
L’exclusion n’est pas toujours liée à la toxicodépendance. Derrière elle, il y a souvent un sentiment de solitude, une dépression, des difficultés à l’école, du harcèlement. La moitié des 30 personnes interrogées pour une étude disaient qu’elles se sentaient « ratées ». Seulement 40 % estimaient qu’elles pouvaient compter sur d’autres personnes.
HS/A8

Talvivaara : Le Stuk a détecté de l’uranium à Talvivaara

Le centre national de radioprotection et de sûreté nucléaire Stuk a détecté des taux importants d’uranium dans les alentours de la mine de Talvivaara.
Les échantillons montrent des quantités de 500 à 600 microgrammes par litre d’eau dans un des lacs. Lorsque le taux dépasse les 100 microgrammes par litre, l’eau est déconseillée à la consommation.
Selon Mme Ikäheimonen, directrice auprès du Stuk, les résultats sont quelque peu surprenants, car des taux semblables ont été détectés à d’autres endroits en novembre, mais ils ont diminué depuis.
HS/A12

Police : Ecoutes téléphoniques

Helsingin Sanomat relève que la police a effectué 750 écoutes téléphoniques en 2012, ce qui est 100 de plus que l’année précédente.
Le plus souvent, les écoutes sont liées à des enquêtes sur des crimes liés à la drogue.
1400 personnes ont été cibles de surveillance des télécommunications en 2012, ce qui est cent de moins qu’en 2011. Cette mesure est utilisée principalement dans le contexte des enquêtes sur les délits contre les biens. HS/A12

Lundi 11 mars 2013

Politique étrangère et européenne

Liban

Le Parlement est favorable au renforcement du rôle de la Finlande au Liban du Sud
Turun Sanomat rapporte que la commission des affaires étrangères du Parlement est favorable au projet selon lequel la Finlande prendrait, à l’automne prochain, la direction du bataillon finno-irlandais au Liban du Sud, dans le cadre de l’opération Unifil, jusqu’au printemps 2015.
La Finlande augmenterait le nombre de ses casques bleus de 200 à 350. Le coût de l’opération s’élève à 45 millions d’euros.
La commission des affaires étrangères souligne l’importance de consolider la stabilité dans la région, menacée par les évènements en Syrie. 10 % de la population actuelle du Liban sont des réfugiés syriens.
TS/sam/14

Nucléaire

Rosatom conteste les inquiétudes sur ses vieilles centrales nucléaires russes
Rosatom, par la voix de l’ancien directeur du STUK, M. Laaksonen a indiqué à Yle que si les centrales anciennes étaient touchées par des problèmes dus au vieillissement, il n’y avait toutefois pas de danger.
Yle

« Une politique énergétique irresponsable » TS
L’éditorialiste de Turun Sanomat estime que le seul moyen de minimiser les risques serait de fermer les vieilles centrales nucléaires russes. Mais l’entreprise d’Etat Rosatom n’en a parait-il pas les moyens car la construction des nouvelles centrales n’est pas achevée. Alors que les problèmes sont importants, un Etat aussi riche économiquement que la Russie devrait pouvoir résoudre ce genre de problèmes. Les ressources existent, il suffit de fixer les priorités en fonction des besoins », selon TS.
TS

Evasion fiscale

Les pays nordiques coopèrent contre l’évasion fiscale
Helsingin sanomat rapporte que les pays nordiques coopèrent dans la lutte contre les paradis fiscaux. Le groupe d’experts des pays nordiques engagés dans la lutte contre l’évasion fiscale compte 4000 personnes.
La Finlande serait moins active que ses voisins nordiques dans cette lutte : alors que les autres pays nordiques lancent des centaines de demandes d’information par an, les Finlandais n’en demanderaient que quelques dizaines.
Selon le conseiller du gouvernement Antero Toivainnen, cela s’expliquerait par le fait que les autres pays nordiques sont plus riches que la Finlande, « il y a là-bas plus d’argent susceptible de s’échapper ».
HS

Economie - Budget

« La politique financière de l’UE est-elle trop dure ? » SK
Le directeur de l’institut de recherche Etla, M. Vesa Vihriälä, rapporte que de nombreux économistes critiquent les politiques d’austérité prônées par la Commission européenne.
Il souligne que les Etats qui bénéficient toujours de la confiance des marchés devraient éviter de recourir à une austérité budgétaire. Cela les aiderait et aiderait aussi le reste de l’Europe. La Finlande est l’un de ces pays. Le gouvernement devrait s’en souvenir quand il réfléchit à de nouvelles coupes budgétaires et réformes structurelles.
SK

Politique intérieure

Budget

Mme Urpilainen critique les « fondamentalistes de la coupe budgétaire »
La présidente du PSD et ministre des Finances Jutta Urpilainen a déclaré devant le bureau de son parti, samedi, que l’on sait désormais que nombres de coupes budgétaires réalisées dans les pays de l’OCDE ont contribué à prolonger la récession économique et les problèmes de chômage. « Nombreux sont ceux qui ont changé d’avis. Les fondamentalistes des coupes budgétaires ont regagné leur terrier. De nombreux experts en Finlande comme ailleurs dans le monde disent désormais que l’on a besoin d’un équilibre entre la croissance et la politique budgétaire ».
Selon la presse, on peut interpréter ces propos comme une critique à l’égard du Commissaire Olli Rehn et des plans d’austérité de la Commission. Mme Urpilainen a nié viser M. Rehn soulignant que les « fondamentalistes de la coupe budgétaire » étaient nombreux en Finlande et dans le monde. « Heureusement, on ne s’est pas lancé dans des coupes drastiques en Finlande », dit-elle avant d’ajouter que le prochain cadre budgétaire prendrait des mesures d’ajustement qui seraient pour moitié des coupes budgétaires et pour moitié des augmentations fiscales.
Mme Urpilainen n’a toutefois pas précisé quels étaient les objectifs de son parti lors des négociations sur le prochain cadre budgétaire.
Concernant les remplacements de ministres du PSD, elle a précisé que l’on y réfléchira plus tard au printemps et que, s’il y a des changements dans les ministres, ils interviendront avant l’été.
HS KS

M. Sasi craint que le PSD fuie ses responsabilités
Le député conservateur Kimmo Sasi, qui ne cesse de demander d’importantes coupes budgétaires, craint que le PSD ne laisse les questions difficiles au parti conservateur. « Je pense qu’il s’agit, pour le PSD, de refuser d’assurmer leurs responsabilités politiques. Ils essaient d’expliquer qu’ils ne souhaitent pas de coupes budgétaires, mais que c’est le méchant parti conservateur qui les veut ».
AL

M. Hetemäki remet en cause les allègements fiscaux aux entreprises
Le nouveau secrétaire d’Etat aux Finances, Martti Hetemäki remet en cause l’efficacité des différentes niches fiscales pour les entreprises. « Il y a de plus en plus de niches fiscales pour divers objectifs et nous n’avons pas forcément une bonne expérience de ces niches fiscales ». M. Hetemäki préfère de loin « un impôt avec l’assiette la plus large et le moins d’exceptions possibles ».
M. Hetemäki ne remet pas en cause les calculs d’Helsingin Sanomat selon lesquels un abandon des aides directes aux entreprises permettrait de diminuer l’impôt sur les sociétés quasiment à 0%.
Le journal rappelle que l’Etat soutient les entreprises à hauteur de 4,8 milliards d’euros par an : les allègements fiscaux représentent 3,7 milliards d’euros et les aident directes 977 millions.
Selon une récente étude de l’université de Jyväskylâ, les aides et prêts de Finnvera aux entreprises permettent de maintenir des emplois mais ont souvent pour effet d’affaiblir la productivité des entreprises. En effet, l’aide publique aurait pour effet de maintenir des emplois peu productifs.
Interrogé sur les critiques actuelles contre la politique d’austérité prônée par l’UE, M. Hetemäki estime qu’il est trop tôt pour en tirer des conclusions, mais admet toutefois que la rigueur budgétaire a pu diminuer la demande en produits et services.
HS

Social

Après l’accord sur les jours de formation, tout le reste demeure en suspens
Les confédérations syndicales sont censées se réunir aujourd’hui, chacune de son côté, afin de poursuivre les négociations sur l’opportunité d’entamer les négociations sur un accord salarial. Les positions du patronat et des salariés sont très loin les unes des autres, mais selon M. Lyly (SAK), une volonté de se mettre d’accord existe quand même. « Tout le monde pense qu’il faudrait un accord de croissance et d’emploi en Finlande. »
Le président du patronat EK, M. Kokkila, a encore réaffirmé, samedi, que le patronat tenait à la stagnation des salaires « durant les quelques années à venir ». M. Kokkila minimise d’ailleurs l’importance de petites augmentations pour « les gens normaux », mais rappelle que , en revanche, l’absence d’augmentations, elle, profite à la nation.
Le patronat promeut l’allègement de la fiscalité sur les entreprises et propose de diminuer les cotisations retraite. Selon Helsingin Sanomat, la diminution de l’impôt sur les sociétés est une des questions les plus faciles des négociations, car les salariés ne s’y opposent pas. Ils rejettent toutefois l’idée de diminuer la cotisation retraite.
Mme Urpilainen, ministre des Finances a encouragé les parties à trouver un accord vaste sur les salaires, dont le pays avait besoin. Elle souligne que la marge de maneouvre du gouvernement est restreinte concernant les « carottes fiscales » pour faire avancer les négociations.
Les salariés partent du principe qu’il faudra des augmentations salariales de 1 % au moins.
Le président du syndicat de la métallurgie, M. Aalto, considère les propos de M. Kokkila comme insultants. Il estime que le patronat manque d’idée réaliste sur le monde et précise : « Il y a beaucoup de personnes qui vivent avec des petits salaires. » Pour lui, il serait impossible d’entamer les négociations sans une promesse sur des augmentations.
Le gouvernement attend un accord des partenaires sociaux pour le 21 mars.
HS/sam/A8, dim/A11, lun/A10

Economie

Production industrielle en baisse
La production industrielle finlandaise a diminué de 4,8 % en janvier par rapport à la même époque en janvier 2012. Par rapport à décembre 2012, la production a diminué de 3,6 %.
La diminution concerne surtout l’industrie électrique et électronique, où elle était de 14,8 %, et la métallurgie, où la baisse était de 11,8 %.
La production électrique et forestière a continué à augmenter.
Les difficultés de l’industrie se reflètent également sur les nouvelles commandes, qui sont de 4,5 % inférieures à la même situation il y a un an.
Les commandes ont toutefois augmenté dans la production papetière et de carton, dans l’industrie chimique et textile.
HS/sam/B11

Déconcentration

Les mesures de délocalisation des agences de l’Etat n’ont pas créé de nouveaux emplois
Le centre national de recherche économique VATT a effectué une étude sur les effets des délocalisations de différentes agences nationales dans le cadre d’un projet défini par le gouvernement en 2001.
4000 emplois ont été délocalisés en dix ans.
Selon VATT, la déconcentration n’a pas augmenté le nombre d’emplois en province.
Le gouvernement actuel n’a pas été actif dans le sens des délocalisations des administrations.
HS/sam/A10

Partis politiques

L’audience des Vrais Finlandais est en hausse
Selon Helsingin Sanomat, le Parti conservateur reste le plus grand parti, selon un sondage effectué par l’institut Taloustutkimus pour le compte du journal télévisé d’Yle. La popularité du Parti conservateur et du PSD a baissé et celle des Vrais Finlandais a augmenté.
Le Parti conservateur a une audience de 20,8 %, suivi du PSD (18,2 %), des Vrais Finlandais (18,1 %), du Centre (17,2 %), de l’Alliance verte (8,7 %), de l’Alliance des gauches (8,2 %), du Parti suédois (4,3 %) et des Chrétiens-démocrates (3,2 %).
HS/sam/A17

Gouvernement

La confiance dans le Premier ministre a diminué
Selon un sondage effectué pour le compte du tabloïd Iltalehti, 43 % des Finlandais disent avoir moins de confiance dans le Premier ministre Jyrki Katainen qu’avant l’affaire Himanen. Même 40 % des conservateurs disent que leur confiance à M. Katainen a diminué un peu.
HS/dim/A12

Parlement

L’opposition a déposé une motion de censure concernant le logement
Helsingin Sanomat rapporte que toute l’opposition – les Vrais Finlandais, le Centre et les deux députés détachés de l’Alliance des gauches – a déposé vendredi une motion de censure sur la politique de logement du gouvernement, notamment la cherté des logements.
Depuis le début de la législature, il s’agit seulement de la deuxième motion de censure commune de l’opposition. Au total, le gouvernement a dû répondre à douze motions de censure.
Le moment de la motion de censure n’est pas opportun du point de vue du gouvernement, qui a en principe quinze jours pour y répondre. Le gouvernement compte présenter les grandes orientations de sa politique du logement à l’occasion des négociations sur le cadre budgétaire du 21 mars. L’opposition semble souhaiter une réponse seulement après cette date.
HS/A17

Langue suédoise

Les jeunes conservateurs contre le suédois obligatoire
Selon Helsingin Sanomat, l’association de la fennitude Suomalaisuuden liitto fait actuellement une campagne contre l’étude obligatoire du suédois à l’école. L’association des jeunes conservateurs, ainsi que celle des jeunes des Vrais Finlandais s’y associent.
Ces associations sont en train de recueillir les signatures nécessaires pour lancer une initiative citoyenne. M. Sampo Terho, parlementaire européen des Vrais Finlandais, président de l’association Suomalaisuuden liitto, estime qu’il est possible d’obtenir jusqu’à 100 000 signatures.
M. Ville Sipiläinen, président de l’association des jeunes conservateurs, souligne que son association n’a pas comme objectif la suppression du bilinguisme, garanti par la constitution finlandaise. Selon lui, il n’est pas du tout srt que l’initiative citoyenne arrive au vote de la séance plénière du Parlement. Le Parti conservateur a un avis totalement différent sur le statut du suédois à l’école que l’association des jeunes conservateurs. Selon le vice-président du parti, M. Janne Sankelo, cela ne pose pas de problèmes au sein du parti.
HS/sam/A14

Vrais Finlandais

Un député a été élu président de Suomen Sisu
Helsingin Sanomat relève que le député des Vrais Finlandais, M. Olli Immonen, a été élu président de l’association nationaliste Suomen Sisu. La réunion de l’association, qui a eu lieu s’est réunie dimanche à Helsinki, a suscité une manifestation d’environ 70 personnes.
HS/lun/A10

Olkiluoto 3

Le contrôle commande conditionne le calendrier
Alors que TVO a déclaré, il y a près d’un mois, que OL3 pourrait ne pas être prêt avant 2016, Areva n’a toujours pas pris position sur ce retard, rapporte Turun Sanomat.
Selon le directeur du projet, M. Mouroux, il est impossible d’évaluer le calendrier tant que l’on n’est pas fixé sur le contrôle commande.
Le chef du projet pour TVO, M. Silvennoinen admet aussi à Aamulehti que des réparations concernant les turbines fournies par Siemens sont nécessaires.
AL

France – Finlande

Culture

Exposition Art Déco au muse Amos Anderson
Aamulehti publie une critique élogieuse de « Art Déco, France-Finlande », au musée Amos Anderson. Dans ses éditions du 9 et du 11 mars, Helsingin Sanomat a conseillé à ses lecteurs de s’y rendre.
AL HS

Consul honoraire

« René Åstrom suit les traces de son père » Kaleva
Kaleva publie un portrait du nouveau consul honoraire de France à Oulu.
Kaleva

Vendredi 8 mars 2013

Politique étrangère et européenne

Schengen

Propos de Mme Räsänen
La ministre de l’Intérieur, Mme Räsänen, a dit, hier, qu’elle souhaitait que la Bulgarie et la Roumanie puissent adhérer à l’espace Schengen le plus rapidement possible. La Finlande n’y est toutefois pas favorable tant que la Commission européenne ne donne pas une évaluation favorable sur les progrès de ces pays en matière de lutte contre la corruption et la criminalité.
« Il est souhaitable que l’ensemble des Etats membres de l’UE puissent adhérer à l’espace Schengen. Ces pays ont non seulement le droit, mais également l’obligation de le rejoindre », dit Mme Räsänen.
Concernant la réforme de la surveillance frontalière de l’UE, la Finlande souhaite que la réforme puisse l’aider dans le contexte de la circulation accrue à sa frontière orientale. Elle aura besoin de nouveaux moyens surtout si l’exemption de visa entre l’UE et la Russie se réalise.
AL/A6

Chypre

L’opposition demande des justifications
Keskisuomalainen relève que l’aide à Chypre a suscité beaucoup de questions au Parlement.
M. Eerola, député Vrai Finlandais a souhaité des justifications pour soutenir les banques chypriotes ce qui revenait à favoriser l’évasion fiscale et financer les paradis fiscaux. M. Eerola estime que le gouvernement a minimisé les informations sur le blanchiment de l’argent russe dans les banques chypriotes et que l’aide serait loin de l’idée des Finlandais concernant l’équité. M. Eerola a annoncé que son parti déposerait une motion de censure sur la question si la prise de décision ne relevait pas de l’ensemble du Parlement.
Mme Urpilainen, ministre des Finances, a rappelé que la Finlande a été la plus stricte parmi les pays européens concernant les aides aux pays en crise.
KS, HS/A17

Directive sur le tabac

Le gouvernement veut rendre plus stricte la directive sur le tabac
Helsingin Sanomat relève que la Finlande souhaite rendre plus strict le projet de la Commission européenne de nouvelle directive sur le tabac. Selon le gouvernement finlandais, tous les produits de cigarettes électriques contenant de la nicotine devraient être définis comme des médicaments. Cela signifie que les cigarettes électriques, actuellement exclues de la législation sur le tabac, seraient strictement réglementées. Selon Kari Paaso, directeur au ministère des Affaires sociales et de la Santé, « les classer comme médicaments signifierait que les cigarettes électriques seraient testées avant de les mettre en vente et qu’elles seraient vendus dans les pharmacies. »
HS/A17

Exportations

Une étude encourage l’exportation des services
Helsingin Sanomat relève que l’augmentation des exportations de services compense en partie la diminution des exportations de biens.
Alors que la part du PIB des exportations de marchandises a diminué de 38 % en 2000 à 29 % en 2012, celle des exportations de services est passée de 6 % à 10 %.
Selon les calculs de M. Pohjola, professeur de sciences économiques à l’Université Aalto, les exportations finlandaises se basent de plus en plus sur celles des services et notamment des services numériques. C’est un domaine qui mériterait plus d’attention, selon lui. La croissance des exportations de services augmente la productivité du travail et, pour lui, elle peut être comparée à la révolution industrielle et à l’augmentation de l’usage de l’électricité du début du 20ème siècle.
Selon M. Pohjola, la Finlande réussit mieux que les pays de l’UE en moyenne dans ce domaine.
HS/B8

Energie éolienne

Un rapport sur les perspectives de la construction éolienne
L’Université de Lappeenranta a effectué une étude pour le compte du ministère de l’Emploi et de l’Economie, sur l’industrie éolienne finlandaise. Selon le rapport, le développement de l’industrie de la machinerie des centrales éoliennes est menacé par le peu de construction de centrales en Finlande.
Dans une comparaison internationale, la Finlande produit très peu d’énergie éolienne : la capacité était de 200 mégawatts en 2011 (par rapport à 3000 MW en Suède, et 4000 MW au Danemark), et le nombre d’emplois de 2000 (par rapport à 25 000 au Danemark).
Selon le rapport, il manque en Finlande un groupe « locomotive » dans le domaine, alors que des groupes fabriquant des turbines et des composants existent.
Le rapport encourage des fabricants finlandais à se spécialiser dans l’énergie éolienne arctique, car la concurrence est vive.
L’objectif de la Finlande est d’augmenter son parc éolien à 800 centrales d’ici 2020, contre 130 aujourd’hui. La capacité serait alors de 2500 MW.
HS/B5

Nucléaire

« Inquiétudes concernant les vieilles centrales nucléaires russes » Yle
Yle rapportait hier que Rosatom souhaite prolonger la durée de vie de ses vieilles centrales en Russie (et notamment à Sosnovyy Bor, près de la Finlande) en essayant de réparer les problèmes apparus aux cœurs de ses réacteurs. De nombreux experts estiment toutefois que de telles réparations sont impossibles à effectuer.
L’organisme finlandais de contrôle, STUK, est lui aussi très sceptique concernant de telles mesures, comme l’affirme le directeur d’unité du STUK Keijo Valtonen qui s’est rendu sur place en février.
Rosatom n’a pas souhaité répondre aux questions d’Yle.
Les organisations environnementales finlandaises (luononsuojeluliitto et Greenpeace) estiment que l’on ne connait pas en Finlande le véritable état des centrales russes. M. Yrjö-Koskinen (luononsuojaluliitto) estime que l’UE devrait financer le remplacement des centrales russes. M. Härkönen (Greenpeace) considère que les pays occidentaux pourraient au moins cesser d’acheter de l’électricité à la russie.
Yle

Politique intérieure

Partenaires sociaux

« Enfin un accord sur les trois jours de formation » HS
« Le blocage sur les négociations sociales pourrait être levé » KL
Les partenaires sociaux sont arrivés à un accord dans leurs négociations sur le différend concernant les trois jours de formation. Il faudra encore que cet accord soit validé par les organisations centrales qui se réunissent lundi.
Le ministre du travail Lauri Ihalainen a assuré que l’accord a pu être atteint parce que le gouvernement a promis des allègements fiscaux aux entreprises.
L’accord stipule que les entreprises pourront avoir des allègements fiscaux si elles prodiguent à leurs employés trois jours de formation par an. Il ne s’agit pas d’un droit à la formation pour chaque employé ; l’employeur continue à choisir qui il forme. Les employés pourront néanmoins demander qui a droit à des formations et selon quels critères et pourquoi certains n’ont pas de formations. Les grandes entreprises devront avoir des plans de formation. Les employés ne seront plus imposables pour les formations payées par leur employeur.
Ces nouvelles règles devraient être inscrites dans la législation actuelle sur la formation continue.
Cet accord est une avancée significative dans le dialogue social car les syndicats en faisaient une condition pour discuter sur les conventions salariales. Ces négociations sont « difficiles » selon les partenaires sociaux. Alors que le patronat souhaite une stagnation des salaires, les syndicats proposeraient des améliorations de la condition des employés à temps partiel ou en CDD et des restrictions aux licenciements dans les entreprises en bonne santé. « Si les augmentations de salaires sont modérées, i faut que l’on évite les licenciements. Il faut que tout le monde y mette du sien », selon le président de la confédération des employés STTK, M. Mikko Mäenpää. Le patronat souhaiterait acheter la modération salariale en réduisant les amortisseurs que constituent les fonds de retraite, c’est-à-dire en diminuant les cotisations retraites, ce qui augmenterait le salaire net. Les syndicats s’y opposent.
HS

Parlement

La commission de la vie professionnelle et de l’égalité souhaite modifier le projet de loi sur les vacances
Selon Helsingin Sanomat, la commission de la vie professionnelle et de l’égalité du Parlement, présidée par la social-démocrate Tarja Filatov, souhaite modifier le projet de loi du gouvernement afin de changer la loi sur les vacances pur qu’il réponde mieux à la directive européenne sur le temps de travail.
Selon Mme Filatov, le coût du changement de la loi serait trop important pour les employeurs sans une modification du projet de loi du gouvernement. Selon le projet de loi, les journées de maladie pendant les congés seraient remboursés, dès le premier jour de maladie, en journées de congé pris ultérieurement. Selon la loi actuelle, la maladie est remboursée seulement près une semaine de maladie, donc à partir du huitième jour de maladie.
Selon les estimations, le changement coûterait plus de 200 millions d’euros.
La commission de la vie professionnelle et de l’égalité étudie la possibilité selon laquelle la loi ne concernerait que les vacances annuelles, donc quatre semaines en été et une semaine en hiver, selon Mme Filatov.
HS/A17

Recherche

La réforme du financement de la recherche est critiquée
Selon Aamulehti, le directeur général de Tekes, M. Pekka Soini, souhaite obtenir plus d’argent pour les innovations. « C’est une grosse erreur si on diminue les crédits de Tekes destinés pour les innovations. Au contraire, nous avons besoin de plus d’argent pour les innovations », selon M. Soini.
La réforme du financement de la recherche diminuerait en 2014 de 60 millions d’euros le budget de Tekes, soit plus de 10 % de son financement pour les innovations.
Selon M. Soini, les diminutions de recherche devraient concerner les instituts qui font de la recherche sociale.
AL/A10

Affaire Himanen
Helsingin Sanomat rapporte que selon le rapport des commissaires aux comptes, il n’y a rien à remarquer dans les frais du projet d’étude Himanen, effectué pour le compte de la chancellerie du Premier ministre. Avant fin novembre dernier, un peu moins de 600 000 euros ont été utilisés comme prévu.
Jusqu’à présent, M. Himanen et son groupe ont présenté leur Livre bleu en novembre 2012. Le prochain évènement sera un forum organisé en Finlande avant l’été.
La commission des lois constitutionnelles poursuivra son étude à ce sujet mardi prochain. Selon le président de la commission, M. Johannes Koskinen, le Premier ministre Katainen peut choisir s’il donne une déclaration écrite ou orale.
HS/A12

Nokia

Nokia verse plus à Microsoft qu’il n’en reçoit
Helsingin Sanomat rapporte que les droits que Nokia verse à Microsoft pour utiliser le système Windows dépassent de 500 millions d’euros par an ce que lui verse Microsoft pour utiliser ses programmes et ses licences.
De plus, les ventes des téléphones Lumia demeurent faibles.
HS

Olkiluoto 3

Le contrôle des autorités révèle des défauts concernant le registre fiscal
Le fisc a effectué une campagne de contrôle sur le site de constriction d’Olkiluoto 3. Les données concernant 2250 employés ont été examinés et il s’est avéré que 82 employés ne figuraient pas au registre fiscal.
Il s’agit principalement d’entreprises et d’ouvriers étrangers.
HS/A14

France – Finlande

Culture

Exposiiton Art Déco au muse Amos Anderson
Les journaux télévisés de Yle et MTV3 ont présenté l’exposition « Art Déco, France-Finlande », qui ouvre aujourd’hui au musée Amos Anderson.
MTV3 Yle

Jeudi 7 mars 2013

Politique étrangère et européenne

Monopoles des jeux

Pressions européennes contre les monopoles des jeux
Kauppalehti rapporte que la Commission européenne étudie actuellement la réponse du gouvernement finlandais à sa lettre sur la situation des trois monopoles de jeux finlandais Veikkaus, RAY et Fintoto.
« En jeux, c’est la somme de 1,1 milliard d’euros que ces trois monopoles récoltent chaque année pour de bonnes œuvres. Mais il se pourrait que la Commission ne considère poas d’un bon œil la manière dont la Finlande offre des services de jeux d’argent et saisisse donc la cour de justice », selon un fonctionnaire.
La Finlande défend son monopole qui a été supprimé au Danemark et dont la Suède envisage aussi la suppression, rapporte KL.
KL

Schengen

La ministre de l’Intérieur, Mme Räsänen rejette l’adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie
Mme Räsänen a déclaré, hier, à Yleisradio et à Helsingin Sanomat, que la Bulgarie et la Roumanie n’étaient pas mûres pour intégrer l’espace Schengen. Les ministres européens de l’Intérieur se rencontreront, aujourd’hui, à Bruxelles.
Mme Räsänen relève que « la Finlande soutient la position de l’Allemagne » en la matière. Elle précise qu’elle est prête à souhaiter la bienvenue dans Schengen à la Roumanie et la Bulgarie, même dès cette année, si elles font preuve de progrès.
La Finlande encourage ces deux pays à diminuer la corruption et la criminalité organisée. Pour Mme Räsänen, « le problème est que ces pays n’étaient pas prêts à une adhésion à l’UE à l’époque ».
HS/B3

Crise bancaire - Chypre

M. Männistö, député conservateur, prêt à chasser Chypre de l’eurogroupe
M. Männistö, député conservateur, estime que Chypre devrait quitter la zone euro si les conditions définies pour un paquet d’aide ne permettent pas de mettre fin aux activités illégales des banques de ce pays.
« Si cela n’engendrait pas de risque concernant la récession de l’économie européenne […] il est clair, pour moi, que la seule décision responsable serait de laisser tomber Chypre », a-t-il dit, hier, au Parlement.
Mme Lauslahti, députée conservatrice, s’étonne, elle aussi, du projet de sauvetage « des blanchisseurs d’argent ».
Mme Urpilainen, ministre des Finances, a relevé que les négociations concernant la somme et les conditions de l’aide étaient encore en instance.
IS

Projet de terminal LNG

Les négociations entre les pays Baltes et la Finlande sont bloquées
Les pays Baltes et la Finlande ne sont pas arrivés à un accord sur le lieu où un terminal de LNG projeté pourrait être construit.
Les représentants de ces pays ont rencontré le commissaire pour l’Energie, M. Pettinger, mercredi.
Selon une étude effectuée pour le compte de la Commission européenne, la côte sud de la Finlande serait une candidate forte en la matière.
HS/B8

Unesco

La Finlande rejoint la convention de l’Unesco concernant le sauvetage du patrimoine culturel immatériel
L’adhésion de la Finlande à la Convention sur le patrimoine immatériel entrera en vigueur en mai.
Mme Laaksonen, conseillère au ministère de l’Education et de la Culture, relève qu’il s’agira de décider quelle instance finlandaise s’occupera des obligations de la convention. L’intérêt porté à la liste du patrimoine immatériel a été grand, selon elle. Le budget prévoit 124 000 euros pour l’année en cours pour commencer la mise en œuvre de la convention.
HS/C2

Politique intérieure

Gouvernement

« M. Tuomioja souhaite conserver son portefeuille » HS
Le ministre des Affaires étrangères Erkki Tuomioja a déclaré qu’il souhaitait se présenter aux élections législatives de 2015. Il se prononce maintenant « à la demande de ses soutiens ».
M. Tuomioja déclare que sa décision n’a pas de rapport avec l’annonce par le PSD d’un changement de certains ministres.
Helsingin Sanomat relève toutefois que le PSD a normalement pour principe qu’un ministre en exercice devrait se représenter aux législatives. Dès lors, en annonçant longtemps à l’avance son intention de se représenter aux élections, M. Tuomioja n’empêche pas son possible départ du gouvernement mais le rend plus difficile, écrit HS.
M. Tuomioja souligne qu’il souhaite rester au gouvernement jusqu’à la fin de la législature.
Parmi les ministres du PSD, MM. Ihalainen et Gustafsson n’ont pas fait part de leur intention de se représenter en 2015.
La présidente du PSD a annoncé que le changement de ministres ne devrait pas intervenir avant le cadrage budgétaire 2014-2017 du 21 mars.
HS

Partenaires sociaux

Les pré-négociations continuent
Aujourd’hui, les partenaires sociaux se réunissent pour discuter afin d’évaluer s’il existe une volonté partagée suffisante de négocier un accord salarial global.
La décision d’entamer de telles négociations devrait intervenir rapidement car le gouvernement souhaite un accord avant le 21 mars.
Dem

Affaire Himanen

Le Parlement va étudier le rôle de M. Katainen dans l’affaire Himanen
Huit députés des Vrais Finlandais et les deux députés du groupe de la Gauche ont déposé auprès de la commission constitutionnelle du parlement un mémoire selon lequel ils souhaitent que la Commission étudie la légalité de l’action du premier ministre concernant la commanbde d’un rapport au philosophe Pekka Himanen.
Le Premier ministre a réagi avec calme. « Le parti des vrais Finlandais et le groupe de la gauche considèrent cela comme important et souhaitent que la commission constitutionnelle étudie ce sujet. Il en sera donc ainsi », a constaté le Premier ministre dans un communiqué.
Les députés souhaitent savoir si le premier ministre a abusé de son pouvoir pour obtenir le financement de cette étude.
HS

Recherche

La réforme du financement de la recherche est critiquée
Helsingin Sanomat rapporte que le gouvernement projette une grande réforme du financement de la recherche pour l’année prochaine. La réforme est critique pour être trop importante et trop rapide. Surtout les crédits de 200 millions d’euros par an pour la recherche afin de résoudre des problèmes sociaux sont considérés comme trop importants, notamment parce que ces crédits viendraient du financement budgétaire déjà existant des instituts de recherche. Et surtout, l’utilisation de ces crédits serait décide directement par le gouvernement et non par les organismes de recherche.
Tekes et plusieurs ministères ont critiqué le projet de réforme.
Mme Tuija Brax, qui préside la commission de l’inspection financière du Parlement, souhaite que l’affaire Himanen ne rende pas difficile la réforme du financement de la recherche. « Le gouvernement et les ministère doivent avoir assez de ressources pour des études importantes », selon Mme Brax.
HS/A13

Grande distribution

Le Parlement souhaite plus d’information sur la législation concernant la concurrence
Un projet de réforme de la loi sur la concurrence est en cours. Il est prévu de définir que la position sur le marché d’un groupe de grande distribution est déterminante lorsqu’elle occupe une part dépassant les 30 % du marché.
Actuellement, le groupe S représente 45 % du marché et le groupe K 35 %. Les deux groupes s’opposent à la réforme de la loi.
Le Parlement est en train d’étudier le projet de loi. Les députés estiment que les informations des spécialistes entendus sur les effets de la loi ont été contradictoires.
La commission de l’Economie chargée du projet envisage d’organiser un séminaire avec la commission de l’Agriculture, afin d’obtenir plus de renseignements en la matière et de mettre au clair les effets de la législation actuelle et ceux de la réforme.
Le président de la Commission de l’Agriculture, M. Leppä (Centre), relève que sa commission est favorable à la réforme et que la grande distribution s’y oppose, alors que les autres parties concernées y sont plutôt favorables.
HS/B7

Nucléaire

Opération de lutte contre l’économie sous-terraine sur le chantier d’Olkiluoto
La police a prêté main forte aux autorités régionales, fiscales et douanières pour une opération de contrôle sur le chantier d’Olkiluoto. Les autorités ont contrôlé les informations de près de 2 200 employés.
Il y a actuellement environ 2700 employés sur le chantier. Les trois quarts sont étrangers, venant notammeent de Pologne et d’Allemagne.
Le PDG de TVO a rappelé que le chantier avait connu des dizaines de contrôles.
STT

Pauvreté

Un tiers des chômeurs ne peuvent pas acheter tous les médicaments nécessaires
Helsingin Sanomat relève que, selon un rapport récent de Kela, caisse nationale d’assurances sociales, un tiers des chômeurs finlandais ont dû se priver d’acheter tous les médicaments nécessaires parce qu’il l n’ont pas assez d’argent.
Selon les chercheurs, surtout ceux qui en ont le plus besoin n’ont pas pu acheter tous leurs médicaments. Ce phénomène est plus courant en Finlande que, par exemple, aux Pays-Bas ou en Norvège où le ticket modérateur est moins élevé qu’en Finlande.
HS/A10

Les pauvres n’ont pas toujours assez d’argent pour se nourrir
Selon Keskisuomalainen, à la lumière du rapport de Kela, un quart des chômeurs célibataires n’ont pas toujours assez d’argent pour la nourriture, par rapport à 3 % de toute la population.
Selon le chercheur Minna Ylikännö, cette étude révèle le faible niveau de la sécurité sociale de base.
KS15

France – Finlande

Théâtre

Out of the Blue
Helsingin Sanomat rend compte de la visite, au théâtre d’Espoo, d’un spectacle de mime allemand, Out of the Blue, mis en scène par le français Lionel Ménard. Représentations ce soir, vendredi et samedi.
HS/C5

Mercredi 6 mars 2013

Politique étrangère et européenne

Réunion des ministres des Finances – Chypre

« Selon Mme Urpilainen, le Chypre aura son aide » HS
Selon la ministre des Finances, Mme Urpilainen, l’étude sur le blanchiment d’argent concernant les banques chypriotes aura un effet sur les conditions de l’aide accordée au pays, et non pas sur la décision d’accorder l’aide en soi.
Selon elle, la Finlande participera au programme de sauvetage de Chypre même dans le cas où l’étude montrerait que les banques chypriotes sont coupables de blanchiment d’argent et de fraude fiscal.
Elle rappelle que la Commision européenne, la BCE et le FMI ont déjà enquêté sur des soupçons en la matière. Elle souligne que la Finlande n’est pas le seul pays pour qui ces questions comptent. « Ainsi, je pars du principe que les autres pays aussi souhaitent avoir un rapport et plus de renseignements avant de prendre des décisions. »
Pour elle, la situation de Chypre est toutefois tellement difficile qu’il faudra une décision pour fin mars. Il est clair, selon elle, que Chypre sera soutenue, mais il s’agira de savoir avec quelles conditions.
La part de la Finlande dans le programme serait de 300 millions d’euros.
Concernant la proposition de directive fixant un plafond aux bonus dans les banques, Mme Urpilainen souligne que, pour elle, un plafond concernant les bonus est un signal important. Elle pense qu’après des modifications techniques, la directive sera adoptée à la majorité qualifiée même si la Grande-Bretagne votait contre.
Concernant le retour du Portugal et de l’Irlande sur le marché financier, ce serait un message important pour l’ensemble de la zone euro sur la réussite de la gestion de la crise de l’euro. La Finlande est prête à rallonger les délais des prêt concernant ces deux pays à condition que cela ne nécessitera pas de nouvelles décisions de garanties pour ce qui est du FESF.
HS/B6 HS/B7

C’est la Grande commission qui étudiera l’aide à Chypre
Selon la législation, la décision sur l’aide à Chypre sera prise par la Grande commission et non pas par le Parlement en séance plénière.
Des députés ont déjà souhaité que la question soit évoquée en séance plénière.
HS/B6

Réactions
M. Zyskowicz, député conservateur, se méfie de l’opportunité d’accorder une aide à Chypre. Pour lui, le pays est comme « un établissement de blanchiment d’argent flottant en Méditerranée ». Il estime que ne pas aider Chypre ne déclencherait pas un effet domino.
M. Pekkarinen, député centriste, craint que l’aide aille directement au financement des banques. Il relève qu’il n’est pas d’accord « avec son ami » M. Rehn et rappelle qu’il faut oser freiner aussi.
AL/A4

Rigueur budgétaire de l’UE

Des chercheurs finlandais se joignent partiellement aux voix critiques
Helsingin Sanomat relève que des chercheurs économiques finlandais se sont joints à ceux qui critiquent la politique européenne en matière de rigueur budgétaire. Ils estiment que la politique financière exigée par les dirigeants européens et la Commission européenne est trop sévère.
M. Lehto, chargé des prévisions de l’institut de recherche des salariés PT, estime que les opinions ont changé. « On a désormais des preuves que la politique de rigueur ne fonctionne pas dans les pays en crise. »
M. Vartiainen, directeur de l’institut national de recherche économique VATT, rappelle qu’en principe, une politique économique d’austérité mène à une croissance lente. « Dans un monde idéal, les pays en crise feraient des réformes structurelles de longue haleine. »
Les économistes finlandais rappellent toutefois que la rigueur a été introduite au moment où on n’avait pas le choix.
M. Vihriälä, directeur général de l’institut Etla, estime que les pays qui ont bien géré leur économie n’ont pas intérêt de durcir la fiscalité. Pour lui, cela serait le cas de la Finlande, de l’Allemagne et des Pays-Bas.
Mme Kerkelä, économiste de l’institut de recherche PTT de Pellervo, estime que la gestion de la crise de l’euro a probablement été trop sévère au début. « Une bonne politique économique prend en compte, outre les réactions du marché financier, l’évolution de l’économie réelle. »
M. Korkman, professeur à l’Université Aalto, estime que les pays en crise ont besoin de rigueur, mais que les économies ne devraient pas être excessives. Il ne faudrait pas leur demander une stabilisation démesurée, mais plutôt des réformes structurelles. Pour lui, le rôle de la Commission européenne est restreint : « Elle observe la volonté des Etats membres ».
M. Rehn, commissaire pour l’Economie, estime qu’un débat en la matière est une bonne chose. Pour lui, les études du FMI peuvent faire l’objet de critiques elles aussi.
HS/B5

Vrais Finlandais

« M. Soini admet avoir changé : la Finlande ne peut quitter seule l’euro » uusisuomi
Le Président des Vrais Finlandais Timo Soini déclare à Uusisuomi que la position du parti sur l’euro n’a pas fondamentalement changé, même si M. Soini a récemment déclaré que le coût politique d’une sortie de l’euro serait immense. « La Finlande ne peut pas toute seule quitter l’euro quand bien même elle s’en sortirait économiquement », avait-il dit.
Interrogé par Uusisuomi, il confirme ses propos et affirme que les Vrais Finlandais admettent que la Finlande ne peut pas sortir toute seule immédiatement de l’euro. « Economiquement, la Finlande s’en sortirait très bien sans l’euro. Mais si elle décidait toute seule de sortir de l’euro, il y aurait une très forte pression venant de la France, de l’Allemagne et de l’UE…. C’est pourquoi, cela serait difficile. J’ai donc juste dit qu’on ne peut pas en sortir rapidement. Mais si la situation continue, il y aura d’autres pays souhaitant en sortir », précise-t-il.
M. Soini déclare que les Vrais Finlandais sont toujours opposés au fait de rester dans l’euro au prix que cela coûte : des paquets d’aide pour les pays faibles et un développement fédéral pour contrôler les Etats en difficulté. « Pour garder l’euro, il faut plus de contrôle en politique monétaire et financière et des structures fédérales et j’y suis opposé », dit-il.
Si la Finlande ne peut quitter seule l’euro mais n’apprécie par le prix d’un maintien dans l’euro, soit le développement fédéral, quelle est la solution, demande uusisuomi. « La solution, c’est la proposition de M. Cameron. Il faut renégocier les traités. C’est ce que la Finlande doit exiger », déclare M. Soini.
A la veille des élections européennes de 2014 et après les élections italiennes qui ont montré une montée de l’euroscepticisme, M. Soini considère qu’il y a une fenêtre pour se dégager de l’euro et du développement fédéral. Il pense que, comme le prophétisent les Vrais Finlandais, les crises auront raison de l’euro. « Je ne souhaite pas les crises, mais la politique choisie y conduit ».
« Il y aura une opportunité quand les Britanniques vont commencer à renégocier les traités », dit-il.
Uusisuomi

Banque mondiale

M. Kiljunen bien placé pour le poste
Le gouvernement finlandais devrait choisir dans les prochaines semaines le futur membre finlandais du conseil d’administration de la banque mondiale. Parmi les 37 candidats, une dizaine ont été auditionnés.
La ministre des Finances Jutta Urpilainen présentera cette nomination au gouvernement.
Kauppalehti estime que l’ancien député Kimmo Kiljunen est favori pour ce poste.
KL

Schengen

La Finlande opposée à l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie
Yle rapporte que, la Finlande, comme l’Allemagne n’est pas favorable à l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l’espace Schengen. Les ministres des Affaires intérieures devraient en discuter jeudi à Bruxelles. Le gouvernement et le parlement finlandais considèrent que la Roumanie et la Bulgarie ne remplissent toujours pas les critères, notammeent en matière de lutte contre la corruption et de développement de l’Etat de droit.
Yle

Liban

Les pays nordiques étudient les possibilités d’une opération maritime au Liban
Selon Helsingin Sanomat, la Finlande a commencé à étudier, avec les autres pays nordiques, une éventuelle participation à une opération de surveillance maritime au Sud Liban. Selon le ministre des la Défense, M. Carl Haglund, l’étude sera achevée au cours de cette année.
L’éventuelle participation signifie que chaque pays nordique enverrait, à tour de rôle, dans le cadre de l’opération de la FINUL, un bateau pour surveiller les frontières maritimes par exemple pendant trois mois à la fois.
Les ministres nordiques de la Défense ont évoqué l’éventuelle opération de surveillance maritime lors d’une rencontre à la fin 2012 et les fonctionnaires sont en train de l’étudier.
Selon M. Haglund, l’opération de surveillance maritime, qui commencera en 2016, pourrait être une suite naturelle à l’action de longue date de la Finlande au Liban.
« A l’automne prochain, la Finlande prendra le relais de l’Irlande dans la direction de l’opération de la FINUL au Sud Liban. Cela fait augmenter nos effectifs dans cette région de 170 à 350. L’opération prendra fin au printemps 2015. On étudie actuellement ce qu’on fera après cette date : on restera au Liban ou on le quittera », selon M. Haglund.
Selon le ministre finlandais, la marine s’intéresse à l’opération. « Il s’agirait d’un engagement d’un an. Parce aucun pays nordique ne peut y envoyer un bateau pour un an, on veut étudier la possibilité de partager cet engagement entre quatre pays. »
M. Haglund souligne qu’il « est vraisemblable que la situation difficile au Sud Liban continue et qu’il y a une demande pour une action internationale aussi à l’avenir ». Il souligne aussi qu’il s’agit d’une étude préliminaire et qu’aucune décision n’a été prise au niveau national.
HS/A10

Politique étrangère de la Finlande

Billet de M. Huhta : la politique étrangère ne s’achète pas en vrac
Helsingin Sanomat publie un billet de M. Huhta, qui estime, concernant le Conseil de sécurité de l’ONU, que les raisons pour lesquelles la Finlande n’a pas réussi à y être élue méritent d’être étudiées, mais qu’il ne faut pas tomber dans une auto-flagellation qui bloque tous nouveaux efforts en politique étrangère.
M. Huhta estime que la politique étrangère ne peut pas être composée de quelques projets majeurs comme l’appartenance au Conseil de sécurité ou la médiation pour la paix. Elles peuvent être des bonnes parties de la politique étrangère, mais il faut pouvoir se permettre d’y échouer.
Même l’appartenance à l’OTAN ne peut être la solution miracle, souligne-t-il.
Le statut international [d’un pays] est construit de petites parties, d’une longue série de démarches effectuées au moment propice.
On attend désormais de la Finlande une capacité d’agir en tant que membre de l’UE en changement et en tant que voisin de la Russie qui vit une phase difficile.
M. Huhta relève qu’il y au ministère des Affaires étrangères, outre un directeur, trois fonctionnaires qui évaluent les relations entre la Finlande et la Russie, alors que 27 fonctionnaires sont destinés pour la coopération au développement.
Pour M. Huhta, la coopération au développement est importante, mais « elle n’est pas aujourd’hui neuf fois plus important que les connaissances sur la Russie. »
HS/A5

Politique intérieure
Parlement

Une initiative citoyenne contre l’élevage des animaux à fourrure a été déposée au Parlement
Helsingin Sanomat relève que quatre organisations non gouvernementales du domaine de l’environnement ont déposé mardi une initiative citoyenne proposant interdire l’élevage des animaux à fourrure. L’initiative a été signée par près de 70 000 Finlandais.
Il s’agit de la première initiative citoyenne déposée à l’Eduskunta et le Parlement est obligé de l’étudier.
L’initiative ne sera probablement pas approuvée par les députés. Helsingin Sanomat a contacté les 17 membres de la commission de l’agriculture et de la sylviculture du Parlement et seulement un d’entre eux a dit être favorable à l’initiative. Deux députés n’ont pas encore voulu s’exprimer sur ce sujet.
Selon M. Leo Stranius, président de l’association Luonto-Liitto, les organisations responsables de l’initiative se sentent responsables de faire entendre la voix des signataires. « Je pense que les députés se sentent obligés de porter l’initiative au vote de la séance plénière du Parlement. »
HS rappelle que, lors d’un sondage effectué par Hufvudstadsbladet au sein des députés en novembre, 102 députés sur 129 ont dit voter contre une telle initiative.
Selon le centre de recherche de l’économie agricole et agroalimentaire, l’élevage des animaux à fourrure donne du travail directement à 4 400 personnes. Selon l’association des éleveurs, la valeur des exportations de fourrures s’élève à environ 400 millions d’euros par an.
Le président du Parlement, M. Eero Heinäluoma, a félicité les organisateurs de la campagne pour avoir adopté l’initiative citoyenne, un nouveau canal de la démocratie.
HS/A6-7

Recherche

Fortes critiques contre un grand projet d’innovation et de recherche
« Un nouveau scandale financier ? » IS
Helsingin Sanomat rapporte que, selon un rapport d’évaluation, effectué pour le compte du ministère du Travail et des Activités économiques, publié déjà en février, un grand projet d’innovation et de recherche, qui a déjà coûté des centaines de millions d’euros, est un échec. Le projet Shok, qui regroupe des « concentrations d’excellence stratégiques », créé en 2008 au sein du Tekes, aurait dû créer un nouveau modèle de savoir-faire d’innovations en Finlande.
Les projets Shok ont obtenu, entre 2008 et 2012, un financement d’environ 800 millions d’euros, dont 427 millions du Tekes, 83 millions des universités et le reste des entreprises privées.
Selon le rapport d’évaluation, le modèle devrait être revu entièrement ou tout le projet devrait être redémarré avec un nouveau modèle d’action.
Selon M. Pekka Soini, directeur général de Tekes, le système Shok serait rénové et les problèmes évoqués dans le rapport seraient résolus. Il estime qu’on ne peut pas dire que le projet a échoué. « Les résultats concrets ne se sont pas encore été réalisés. »
Le chercheur de l’académie de Finlande Petri Koikkalainen s’étonne des grandes sommes d’argent dépensées. Il estime que le rapport remet en cause les critères de répartition des fonds. « Il semble que le modèle a profité surtout aux grandes entreprises bien établies qui disposaient déjà de bonnes relations avec les dirigeants politiques », déclare-t-il.
HS/A8

Nucléaire

« Fennovoima garde la porte ouverte à Fortum » KL
« On connaîtra le prix de la centrale à l’automne » KL
Le directeur énergétique de Outokumpu, M. Antti Koskelainen, membre du conseil d’administration de Voimaosakeyhtiö SF est interrogé par Kauppalehti sur la possibilité que Fortum entre dans le capital de Fennovoima pour pallier le retrait d’E.ON. Il ne la rejette pas : « Je pense que les actionnaires actuels sont ouverts à tout partenaire qui souhaiterait promouvoir le projet et augmenter l’offre d’électricité en Finlande ».
M. Koskelainen déclare que Fennovoima évalue toujours à 4 à 6 milliards d’euros le coût de la centrale.
Il ne considère pas que l’éventuelle décision de la régie municipale Kuopio Energia Oy de quitter Fennovoima ait un effet sur le projet.
Concernant la décision de Fennovoima d’étudier aussi l’éventualité de construire un réacteur de moindre taille, il confirme que « la taille de la centrale sera réduite si le projet n’accueille pas de nouveaux actionnaires importants ». « Une centrale de 1000 à 1300 mégawatts suffirait aux actionnaires finlandais » dit-il. Kauppalehti rappelle que E.ON aurait disposé de 500 mégawatts d’un réacteur de 1600.
M. Kokseklainen estime que si Fennovoima choisissait de construire un réacteur moyen il ne faudrait pas redemander une autorisation de principe au parlement car l’autorisation obtenue concerne une centrale et une puissance maximale.
Kauppalehti souligne que Fennovoima est dans une situation délicate : on ne connaît pas le fournisseur du réacteur, ni la taille, ni le prix ni le financement. De plus, le STUK estime que Fennovoima n’a pas les compétences pour construire une centrale à Pyhäjoki. Kauppalehti doute que Fortum ait un intérêt à entrer dans Fennovoima.
En revanche, Rosatom pourrait avoir un rôle décisif : le groupe pourrait probablement proposer un réacteur à un prix si avantageux qu’il serait difficile de ne pas le retenir.

L’usine de Tornio d’Outokumpu va augmenter sa consommation d’électricité
Outokumpu est le premier actionnaire de Fennovoima, sa part étant passé, après le retrait d’E.ON de 10% à 15%.
L’usine d’acier de Tornio est déjà le premier site finlandais en matière de consommation d’électricité en Finlande avec 2 terrawatts par an. Dans les prochaines années, à la suite de la fusion avec Inoxum, l’usine de Tornio devrait voir sa consommation augmenter de 50% pour atteindre 3 terrawatts par an, soit environ 7% de la consommation électrique de toute l’industrie finaldnaise (39 terrawatts l’année dernière).

Le départ de Kuopion Energia ne serait pas suivie
L’exécutif municipal de Kuopio a décidé de présenter au conseil municipal le projet de vente par la régie municipale Kuopio Energia Oy de sa participation dans Fennovoima.
Helsingin Sanomat a interrogé d’autres municipalités engagées dans le projet de Fennovoima. Elles n’ont pas l’intention de se désengager du projet.
Actuelleement, 36 régies municipales d’électricité sont membres de Fennovoima.
HS

Opération de lutte contre l’économie sous-terraine sur le chantier d’Olkiluoto
La police a prêté main forte aux autorités régionales, fiscales et douanières pour une opération de contrôle sur le chantier d’Olkiluoto rapporte Yle.
Yle

Directive sur le soufre

Le LNG pourrait aider à relever le défi concernant la diminution des émissions de soufre
Un groupe de travail de fonctionnaires ayant étudié les moyens éventuels pour soutenir l’adaptation de l’industrie finlandaise à la directive sur le soufre propose d’améliorer les terminaux et la distribution du gaz naturel liquéfié. Pour le groupe, il serait opportun que l’Etat soutienne les technologies du LNG, sa distribution et la construction de terminaux de LNG dans le Golfe de Finlande et le Golfe de Botnie.
Le gouvernement a promis que la subvention du développement de l’infrastructure en matière de LNG sera évoquée lors des négociations sur le cadre budgétaire, dans deux semaines.
Le gouvernement estime que les frais engendrés pour l’industrie seront de plusieurs centaines de millions par an.
Le groupe de travail estime qu’il faudrait que l’Etat promeuve la construction d’un terminal à Porvoo ou à Inkoo. Des projets sont en cours également à Turku, Pori et Tornio. La Finlande aurait besoin d’un grand terminal ainsi que de plusieurs petites stations.
Le ministre de l’Environnement, M. Niinistö, considère une subvention en matière de LNG comme un choix stratégique important de la part de l’Etat. « Il s’agirait d’augmenter la demande de l’industrie maritime finlandaise et d’améliorer les possibilités d’opter pour un carburant à faible taux d’émissions, de diminuer les frais et de promouvoir la croissance verte », a-t-il dit.
M. Niinistö estime d’ailleurs que le LNG garantirait le maintien du savoir-faire et des emplois de l’industrie naval.
Selon les calculs du groupe de travail, l’aide pour quatre terminaux s’élèverait à 122 à 183 millions d’euros.
Le groupe de travail propose également de soutenir, de 2015 à 2020, à hauteur de 1,2 à 1,8 milliards d’euros les entreprises en ce qui concerne l’augmentation des frais de transport en raison de l’augmentation du prix du carburant.
HS/A14

Mardi 5 mars 2013

Politique étrangère et européenne

Proche-Orient

MM. Katainen et Stubb à Qatar et aux Emirats arabes unis
Selon Turun Sanomat, le Premier ministre Jyrki Katainen et le ministre du Commerce extérieur Alexander Stubb ont commencé samedi dernier une visite à Qatar et aux Emirats arabes unis afin d’améliorer les relations bilatérales et de promouvoir les exportations finlandaises. Une délégation des représentants d’une cinquantaine d’entreprises finlandaises fait partie de la suite des ministres.
MM. Katainen et Stubb ont rencontré dimanche et lundi les dirigeants politiques et économiques du Qatar à Doha. Ils ont eu un entretien avec l’émir Hamad ben Khalifa Al Thani et le Premier ministre Abdullah ben Khalifa Al Thani, ainsi que plusieurs ministres et hauts fonctionnaires.
Selon M. Katainen, « l’émir a dit que l’Etat du Qatar était intéressé par l’acquisition des actions de grandes entreprises finlandaises. En ce moment, il y a des actions d’Outotec dans le portefeuille d’actions du Qatar ».
TS/11

Commission européenne

La campagne des conservateurs pour mettre M. Katainen à la tête de la Commission
Kauppalehti rapporte que, « de sources bien informées », les conservateurs cherchent à promouvoir le Premier ministre Jyrki Katainen pour la présidence de la Commission européenne en 2014.
Cela sera notamment le cas dans deux semaines à Saariselkä où ont été invités de nombreux dirigeants conservateurs : les Premiers ministres néerlandais, croates et portugais, les ministres des Affaires européennes espagnol et italien et le président estonien.
C’est pour cette raison que M. Katainen n’aurait pas manifesté d’intérêt pour la présidence de l’eurogroupe.
La campagne du parti conservateur pour les élections européennes pourrait se construire autour de cette mission. Le prochain représentant finlandais de la Commission pourrait donc être soit le Premier ministre Katainen soit le ministre chargé des Affaires européennes Alexander Stubb, si la Finlande n’obtenait qu’un simple portefeuille de commissaire, estime KL.
Selon Kauppalehti, on souhaiterait, pour la présidence de la commission, le représentant d’un petit Etat fort, plutôt du Bord protestant que du Sud catholique.
Dans son supplément mensuel, Helsingin Sanomat considère lui aussi que M. Katainen remplirait les principales conditions pour diriger la Commission : le prochain président qui succèdera à M. Barroso, viendra probablement d’un pays du Nord, membre de l’euro et ayant de bonnes finances publiques, avec une expérience à la tête d’un gouvernement. C’est la voix de l’Allemagne qui risque de compter le plus et M. Katainen pourrait convenir aux Allemands car il a continué à mener une politique européenne sur les traces de l’Allemagne. Le journaliste d’HS, M. Unto Hämäläinen souligne que la Finlande dispose de deux bons candidats pour la tête de la Commisison, outre M. Katainen, le vice-président actuel Olli Rehn.
KL HS

Fonds européen d’ajustement à la mondialisation

La ville de Salo a obtenu cinq millions d’euros du FEM
Helsingin Sanomat rapporte que l’Union européenne accordera environ cinq millions d’euros pour aider les employés de l’usine de Nokia à Salo touchés par des licenciements.
La décision de la Commission européenne concerne la première demande de l’usine de Salo et mille personnes licenciées. La somme totale est de 10,7 millions d’euros, dont une moitié vient du Fonds européen d’ajustement à la mondialisation et l’autre moitié de l’Etat finlandais. Cette aide doit être utilisée d’ici fin juillet 2014.
La Commission européenne est en train d’étudier une autre demande de l’Etat finlandais, de 20 millions d’euros, qui concerne environ 3 300 personnes licenciées de Nokia ou des sous-traitants de Nokia.
HS/B15

Ecofin - Chypre

Propos de Mme Urpilainen
La ministre des Finances, Mme Urpilainen, constate qu’il s’agira de sans doute continuer les entretiens avec la Russie sur la participation éventuelle de ce pays à la solution concernant Chypre.
En ce qui concerne l’Italie, Mme Urpilainen relève que les autres Etats membres de la zone euro ne peuvent rien faire d’autre que d’attendre que l’Italie aie un nouveau gouvernement qui poursuive le travail du précédent.
HS/B11, KS/11

Défense

Selon le général Puheloinen, la coopération nordique ne crée pas beaucoup d’économies
Turun Sanomat relève que selon le commandant des forces armées finlandaises, le général Ari Puheloinen, la coopération nordique en matière de défense ne peut pas résoudre les défis du financement de la défense nationale. Il considère toutefois comme importants les résultats déjà obtenus, pour la plupart fonctionnels. Il n’y a pas encore eu d’économies importantes.
Selon le général Puheloinen, qui s’est exprimé à l’occasion de l’ouverture du cours de défense nationale à Helsinki, il faut approfondir cette coopération.
TS/10

AIEA

M. Varjoranta sera nommé au poste de directeur général adjoint
Selon Helsingin Sanomat, M. Tero Varjoranta, directeur général de STUK, Centre national de radioprotection et de sûreté nucléaire, sera nommé directeur général adjoint du département chargé de l’inspection des activités et installations nucléaires dans le monde.
« C’est un grand honneur pour moi. Je ne participerai pas à la politique ou à la diplomatie. Je traiterai les dossiers sur le plan des faits, calmement et de manière impartiale. »-
M. Varjoranta remplace le Belge Herman Nackaerts. Ce dernier avait lui-même succédé, en 2010, à un autre Finlandais, M. Olli Heinonen.
HS/B2

Milliardaires

M. Antti Herlin, le seul Finlandais sur la liste de Forbes
Selon Helsingin Sanomat, M. Antti Herlin, actionnaire principal de Kone, est le seul Finlandais dont le nom se figure sur la liste de Forbes sur les milliardaires. M. Herlin est en 437e position (sur les 1 426).
HS/B14

Syrie

Une personne d’origine finlandaise tuée en Syrie
Un ressortissant suédois né en Finlande (de mère finlandaise et de père soudanais) est décédé en Syrie en janvier, selon des sources suédoises.
Selon des sources soudanaises, l’homme né en 1990 aurait participé à des combats au sein de l’organisation djihadiste Jabhat al-Nusra.
M. Portaankorva, inspecteur de la Supo, relève que la Sureté nationale est au courant de ces allégations, mais ne souhaite pas les confirmer ni les démentir.
Mme Tuuri, chef de la direction de la Proche-Orient du ministère des Affaires étrangères relève que le ministère n’a pas d’autre source en la matière que les médias.
HS/B4

Finlande – Tunisie

Selon des spécialistes, il s’agirait d’un jeu politique dans le rappel de la diplomate
Hufvudstadsbladet relève que des spéculations sur des théories de conspiration circulent autour du rappel de la chargée d’affaires tunisienne. Aucune réponse officielle n’existe concernant les questions en suspens. L’ambassade de Tunisie ni le ministère des Affaires étrangères du pays n’ont commenté l’affaire.
HBL n’a pas réussi contacter Mme Ladgham, mais elle a été interviewée pour le site Arabstoday. Elle relève que la police avait obtenu un renseignement anonyme comme quoi elle aurait conduit en état d’ivresse. Après avoir été contrôlée, la police l’a laissé repartir.
Un clip vidéo sur l’incident a été publié sur Youtube. Selon Mme Ladgham, c’est son chauffeur qui l’a mis en ligne. « Il a refuse d’accepter mes ordres du fait que je suis une femme », dit-elle.
Selon le président de l’alliance suéco-tunisienne à Stockholm, M. Chatti, il est fort probable que l’affaire soit liée au fait que le premier parti islamiste a pris le pouvoir au ministère des Affaires étrangères. « Des diplomates femmes ont été rappelées, par exemple de Grèce. »
M. Aaltola, chercheur à l’Institut de relations internationales, estime qu’après le Printemps arable, la situation en Tunisie reste très instable.
HBL/10-11

Politique intérieure

Gouvernement – Partenaires sociaux

Les syndicats espèrent une baisse de l’impôt sur le revenu
Les représentants des syndicats MM. Lyly et Mäenpää espèrent que le gouvernement pourra décider d’allègements fiscaux pour garantir le pouvoir d’achat des employés si les prochaines augmentations salariales sont minimes. La SAK et la STTK se réunissent lundi prochain pour prendre position. MM. Lyly et Mäenpää ont toutefois déjà rejeté une stagnation des salaires. Les discussions portent aussi sur les trois jours de formation.
Dem HS

M. Ihalainen souhaiterait un accord de deux ans
Le ministre de l’emploi Lauri Ihalainen refuse de prendre position sur les mesures que le gouvernement pourrait prendre pour aider à la conclusion d’un accord salarial entre les partenaires sociaux. Il souligne que la baisse d’un point de l’impôt sur les sociétés coûterait 200 millions d’euros à l’Etat.
Il se prononce toutefois pour un accord salarial de deux ans et se déclare optimiste pour qu’un accord intervienne sur le différend des trois jours de formation.
AL

Suédois – Proposition d’initiative populaire

Les jeunes Vrais Finlandais et conservateurs contre le suédois obligatoire
Les associations de jeunes du parti conservateur et des Vrais Finlandais ont lancé une proposition d’initiative populaire pour mettre fin à l’obligation d’atudier le suédois à l’école ;
Si les Jeunes Vrais Finlandais ont le soutien de leur parti, ce n’est pas le cas pour l’association des jeunes conservateurs.
Si l’initiative populaire arrive à récolter 50 000 signatures en ligne en six mois, le parlement devra se prononcer sur la proposition.
AL

Vrais Finlandais

On commence à connaître la position des Vrais Finlandais sur l’euro
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat, relève que le rapport sur l’UE et l’euro commandé par les Vrais Finlandais à l’institut Pellervo déconseille un éclatement de la zone euro, tant par un départ de la Finlande que par celui des Etats en difficultés. De plus, ce rapport estime qu’une diminution de la souveraineté nationale est une condition indispensable pour une union monétaire. Or, le parti des Vrais Finlandais ne s’est pas dissocié de ce rapport, M. Soini relavant que « le développement fédéral était en partie intéressant au point de vue économique » et que « la Finlande ne peut pas toute seule s’en aller, même si elle va assez bien car en se retrouvant seule elle fera face à, une situation difficile ». En effet, selon M. Soini, le coût politique d’une sortie de l’euro sera « affreux ».
HS

Parlement

L’opposition compte déposer une motion de censure sur le logement
Helsingin Sanomat relève que le président du groupe parlementaire du Centre, M. Kimmo Tiilikainen, a proposé aux Vrais Finlandais le dépôt d’une motion de censure commune sur la politique de logement du gouvernement, notamment concernant le prix élevé des dépenses pour le logement dans la région de Helsinki.
Selon Mme Pirkko Ruohonen-Lerner, présidente du groupe parlementaire des Vrais Finlandais, son parti est favorable à une motion de censure commune. « Il semble qu’on donnera le feu vert. La situation est grave, surtout quand on parle des problèmes de la politique du logement de la région de la capitale. »
HS/A12

Agro-alimentaire

La moitié des Finlandais trouvent les informations sur les emballages comme incomplètes
Alors que les Finlandais ont pour la plupart confiance aux inscriptions sur les emballages des produits alimentaires en vente en Finlande, 47 % des personnes interrogées les trouvent incomplètes.
82 % des personnes interrogées souhaitent que le pays d’origine des ingrédients soit indiqué, 58 % souhaitent que la composition de viande utilisé pour le produit soit bien détaillée, 15 % souhaitent connaître les effets environnementaux du produit. 7 % se contentent des indications actuelles.
HS/A8

Emploi

Un ouvrier du bâtiment sur cinq au chômage
Le taux de chômage des ouvriers de la branche du bâtiment a augmenté en février et s’élève à 20,6 %. 12 112 ouvriers syndiqués de ce domaine étaient au chômage en février, ce qui est 1200 de plus qu’en janvier et 2,4 points de plus qu’il y a un an.
Le syndicat du secteur s’attend à ce que ce chiffre augmente encore en mars.
La situation est la pire en Laponie et à Kainuu (Nord-Est) et la meilleure à Uusimaa, région autour de la capitale. Ce sont les plombiers qui ont la meilleure situation d’emploi, avec un taux de chômage de 10 %.
KS

Augmentation des prix

Prix de la nourriture en hausse
Helsingin Sanomat rapporte que les prix des biens de consommation courante ont augmenté de 4,7 % de janvier 2012 en janvier 2013. Les prix de la nourriture et des boissons alcoolisées ont augmenté le plus. L’inflation a été de 1,7 % en janvier 2013.
HS/B14

Activités minières

M. Vapaavuori estime que le pire est passé à Talvivaara
Selon Helsingin Sanomat, le ministre des Activités économiques, M. Jan Vapaavuori, qui a effectué lundi une visite dans les lieux de la mine, estime que Talvivaara arrivera à gérer ses problèmes environnementaux. Selon M. Vapaavuori, l’industrie minière a eu une trop mauvaise réputation en Finlande en raison des problèmes d’une seule entreprise.
HS/A12

Nucléaire

Le conseil municipal de Kuopio va étudier le départ de sa régie de Fennovoima
L’exécutif municipal de Kuopio a voté par 6 voix contre 5 le projet de vente par la régie municipale Kuopio Energia Oy de sa participation dans Fennovoima. Le conseil municipal devra donc se prononcer. En juin dernier, plus de la moitié des conseillers municipaux ont signé une proposition en ce sens.
Jusqu’à présent, Kuopio a investi 1,5 million d’euros dans Fennovoima.
HS

France - Finlande
STX France
Kauppalehti publie un reportage sur STX France de sa correspondante en France qui s’est rendue à Saint-Nazaire et a notamment longuement interviewé son PDG, M. Laurent Castaing. Il déclare que ce qui a été décisif dans le choix de STX concernant le chantier de Saint-Nazaire pour construire la commande de l’Oasis de RCC, c’est moins le rôle de l’Etat français que la situation du chantier de Turku.
M. Castaing souligne aussi qu’il y a actuellement une importante concurrence en Europe entre les chantiers de Saint-Nazaire, Turku ainsi que de Fincantieri en Italie et Meyer Werft en Allemagne. Or, ces chantiers doivent se battre pour le même nombre de cabines à construire dans un nombre toujours réduit de navires toujours plus gros, « ce qui est dangereux mais inéluctable ».
KL

Lundi 4 mars 2013

Politique étrangère et européenne

Finlande – Birmanie

Visite en Finlande du Président birman, M. Thein Sein
Le Président Niinistö a reçu son homologue birman, M. Thein Sein, pour une visite de trois jours. Il s’agissait de la première visite présidentielle entre les deux pays, et de la première visite de M. Thein Sein dans un pays de l’UE.
M. Niinistö a constaté que la Finlande était prête à redémarrer la coopération au développement avec la Birmanie et que la Finlande allait y allouer 6,5 millions d’euros pour la période 2014 à 2016.
M. Niinistö a dit qu’en raison des réformes de ces derniers temps en Birmanie, la Finlande était prête pour sa part à renoncer aux sanctions mises en place par l’UE.
AL/sam/A7, HS/sam/B4

Finlande – Russie

Think tank russe ouvre une représentation à Helsinki
L’institut russe de recherche stratégique ouvrira une représentation à Helsinki, au sein de l’institut culturel russe dans le quartier de Töölö. Un chef russe et un ou deux spécialistes locaux y seront employés.
Selon le directeur de l’institut, M. Reschetnikov, l’utilisateur principal des analyses de l’institut est la présidence russe. Il relève que ces derniers temps, l’institut a eu trop peu de spécialistes de l’Europe du Nord à sa disposition. La nouvelle antenne devrait régler ce problème. « Malgré quelques problèmes, parmi les pays de l‘Europe du Nord, nous avons les meilleures relations avec la Finlande », dit M. Reschetnikov.
Il relève que l’accent du travail de l’institut sera mis sur l’Europe du Nord et l’UE, l’Europe du Nord et l’OTAN et l’Europe du Nord et la Russie. Les relations bilatérales sont également sur l’agenda, mais elles ne sont pas parmi les sujets privilégiés.
M. Reschetnikov rappelle que l’UE est le partenaire commercial le plus important de la Russie.
HS/lun/A11

Syrie

Selon la Supo, les résidents finlandais partis pour la Syrie ont été recrutés sur Facebook
M. Portaankorva, inspecteur auprès de la Sûreté nationale, relève que les motifs des personnes qui sont parties en Syrie sont en partie humanitaires, alors que pour d’autres, il s’agit de l’attrait des mouvements extrémistes. Selon M. Portaankorva, la participation à des combats signifie un statut plus élevé dans des milieux radicaux. En même temps, elle peut radicaliser les participants encore plus.
Selon la Supo, une dizaine de personnes sont parties pour la Syrie, et quelques-unes en Somalie.
Pour la plupart, il s’agit de jeunes hommes de différentes ethnies, mais il y a également eu des personnes d’origine finlandaise et des femmes parmi les partants. Selon M. Portaankorva, il est peu probable que ces personnes participeraient à des actes terroristes en Finlande.

Renseignement
Selon le rapport annuel de la Supo, le renseignement s’est accru en Finlande, en 2012. L’accent en matière de renseignement politique n’est plus tellement sur la politique intérieure de la Finlande que sur ses relations internationales.
La recherche dans le domaine des hautes technologies, et notamment l’industrie énergétique et la chimie font l’objet de renseignement. La politique de la Finlande à l’égard de l’OTAN est également un des sujets d’intérêt.
HS/sam/A10, AL/sam/A6

Défense

La Finlande approchée pour le ravitaillement aérien
Helsingin Sanomat rapporte que des représentants du ministère français de la défense ont sondé leurs homologues finlandais sur un intérêt à participer à une coopération sur l’acquisition et l’utilisation d’avions européens de ravitaillement en vol.
Les Finlandais considèrent toutefois que leurs besoins actuels en matière de ravitaillement en vol sont bien couverts par la coopération actuelle avec les Etats-Unis (une à deux fois par an) et la participation des Finlandais à des exercices internationaux.
Seulement une partie des pilotes de chasse finlandais a besoin du certificat de capacité de ravitaillement en vol.
HS

Le cyber centre de l’OTAN est ouvert aussi pour la Finlande
Selon Helsingin Sanomat, le centre de cyber défense de l’OTAN à Tallinn, fondé en 2008, regroupe onze pays membres et la France et la Grande-Bretagne vont adhérer cette année. « Notre objectif est d’avoir seize pays membres d’ici 2016 », selon le directeur du centre, le colonel Artur Suzik.
La Finlande y est la bienvenue. Lors de sa visite en Finlande en janvier, le président d’Estonie, M. Toomas Hendrik Ilves, a invité la Finlande à envoyer un expert permanent au centre.
« Nos portes sont ouvertes mais l’initiative doit venir des Finlandais. La décision est bien entendu politique », selon le colonel Suzik.
Des représentants du groupe de travail chargé de préparer la cyber stratégie finlandaise ont effectué une visite au centre de Tallinn. Le général finlandais Harri Ohra-aho souligne l’importance de la forte coopération de défense entre la Finlande et l’Estonie.
Le secrétaire général du comité de sécurité, M. Aapo Cederberg, souligne qu’en Finlande, la cyber sécurité est développée en tant que partie de l’ensemble de la sécurité de la société finlandaise. Le comité de sécurité coordonne la stratégie de la cyber sécurité, approuvée en janvier dernier.
« La Finlande a coopéré aussi avec le centre de Tallinn. Une coopération plus profonde, comme l‘envoi d’experts permanents, nécessite des décisions politiques », souligne M. Cederberg.
HS/dim/A12

Finlande – Tunisie

La chargée d’affaires tunisienne rappelée par son ministère
Hufvudstadsbladet relève que des spéculations circulent autour du rappel. La police finlandaise est en train d’enquêter sur un cas de conduite en état d’ivresse mais souligne qu’il ne s’agit pas de soupçonner Mme Ladgham. Ni le ministère finlandais des Affaires étrangères ni le ministère tunisien n’ont pas commenté l’affaire.
HBL/lun/4

AIEA

M. Varjoranta bien placé
Helsigin Sanomat rapporte que, selon des sources diplomatiques, le président du STUK est bien placé pour obtenir le poste de directeur général adjoint de l’AIEA chargé de la surveillance du programme nucléaire iranien et précédemment occupé par le belge Herman Nackaerts.
La nomination devrait intervenir cette semaine.
HS

Pesticides

La Finlande souhaite introduire une exception à l’interdiction des néonicotinoïdes
La Finlande est désormais favorable à l’interdiction des pesticides contenant des néonicotinoïdes en Europe, mais souhaite une période de transition de trois ans pour les Etats membres. Elle souhaite que pendant cette période de transition, on pourrait utiliser ces insecticides avec une autorisation exceptionnelle.
HS/sam/A14

Activités minières

Propos du ministre de l’Environnement
Le ministre de l’Environnement, M. Niinistö, constate, à propos de l’étude de l’institut canadien Fraser, qui situe la Finlande le premier pays du point de vue des activités minières, que les Finlandais n’ont pas besoin de s’inquiéter qu’une rigueur en matière de prise en compte des valeurs environnementales fasse peur aux investisseurs.
HBL/sam/6

Politique intérieure

Gouvernement – Partenaires sociaux

Le gouvernement engage les partenaires sociaux à négocier sur une convention collective salariale globale
Les représentants des partenaires sociaux ont rencontré le premier ministre Jyrki Katainen et la Ministre des Finances Jutta Urpilainen, vendredi. M. 
Katainen espère que les partenaires sociaux pourront décider dès cette semaine s’ils sont prêts à essayer de négocier sur un accord salarial global qui devrait être obtenu avant le 21 mars, date de publication du cadre budgétaire pour 2014-2017. « Je leur ai dit que le gouvernement pourrait apporter son aide si les partenaires sociaux ont la volonté de s’entendre sur un cadre salarial qui garantira la stabilité au pays ».
Le premier ministre n’a pas révélé quelle aide le gouvernement pourrait apporter. On estime qu’il pourrait faire un effort sur la fiscalité, en baissant l’impôt sur les revenus pour améliorer le pouvoir d’achat.
On s’attend à des négociations difficiles car le patronat a déclaré souhaiter un maintien des salaires à leur niveau actuel. Les syndicats sont prêts à négocier mais pas sur une stabilité des salaires. De plus, les relations sociales sont toujours tendues à cause du différend sur les trois jours de formations qui dure depuis le précédent accord salarial de 2011.
HS

Economie

La Finlande quasiment en récession
Les investissements et les exportations se contractent
La dette augmente de dix milliards d’euros
La Finlande a évité de peu d’être considéré comme en récession : il faut en effet pour cela deux trimestres consécutifs de baisse du PIB et après la sévère baisse du second trimestre 2012 (-1,3%), la Finlande a connu une légère hausse au troisième trimestre (0,1%), suivie d’une nette baisse au quatrième trimestre 2012 (-0,5%).
Sur l’ensemble de l’année 2012, la Finlande enregistre donc une baisse de 0,2% du PIB.
Si la demande a été maintenue par la consommation intérieure, on note une nette contraction des investissements et des exportations.
Le niveau d’imposition a augmenté de 0,1 point pour atteindre 43,6%.
Les revenus nominaux vont augmenter en raison des précédents accords salariaux mais, du fait de l’inflation et des augmentations fiscales, il n’y aura pas de progression du pouvoir d’achat.
La dette a augmenté de 10,3 milliards pour atteindre 103,1 milliards soit 53% du PIB, contre 49% précédemment. Le déficit budgétaire est passé de 0,8% du PIB à 1,9%.
HS Kaleva

Racisme

Litige entre MM. Soini et Haglund
Helsingin Sanomat rapporte que le président des Vrais Finlandais, M. Timo Soini, a refusé de participer à un débat télévisé sur le racisme avec le président du Parti suédois, M. Carl Haglund. Le litige a commencé il y a une dizaine de jours quand M. Soini, interviewé à l’émission Hard Talk de BBC, n’a pas condamné le racisme au sein de son propre parti. M. Haglund l’a critiqué vigoureusement, accusant M. Soini d’avoir mis en cause la réputation de la Finlande.
Pour M. Haglund, le refus de M. Soini de participer à un débat avec lui fait partie du jeu politique du président des Vrais Finlandais qui fait semblant d’être offensé. « C’est une tactique typique à Timo. Je veux souligner que Timo n’est pas un raciste. Il s’agit de lutter contre ceux qui minimisent le racisme dans la politique finlandaise. »
Pour M. Haglund, il est curieux que M. Soini, qui critique très souvent les autres dirigeants finlandais, soit très sensible aux critiques qui le visent.
HS/dim/A10

Vrais Finlandais

Un think tank vient de publier pou les Vrais Finlandais une étude sur l’économie
Selon Helsingin Sanomat, le président du parti, M. Timo Soini, a présenté vendredi le premier rapport de recherche des Vrais Finlandais, commandé au centre de recherche économique de Pellervo (PTT, près du Parti du centre). Il s’agit d’une étude sur le développement de la zone euro.
« Je ne suis pas favorable au développement fédéraliste mais c’est la est la direction où on avance peu à peu, sans débat », selon M. Soini.
M. Soini souligne que les Vrais Finlandais sont un parti européen qui souhaite que l’Europe se remette après la crise économique. Sa recette pour la Finlande est de maintenir en ordre sa propre économie. Le prix politique de l’abandon de l’euro serait immense, selon lui.
Le rapport énumère des alternatives pour l’euro, dont le flottement de la devise ou une union monétaire entre la Finlande et la Suède.
HS/sam/A16

Affaire Himanen

L’Inspection des finances de l’Etat a commencé une étude sur le projet Himanen déjà à l’automne dernier
Helsingin Sanomat rapporte que selon le directeur général de l’Inspection des finances de l’Etat, M. Tuomas Pöysti, son agence a commencé à étudier déjà à l’automne dernier, le projet de recherche sur l’avenir commandé au philosophe Pekka Himanen par la chancellerie du Premier ministre. Le projet, dont le coût s’élève à 700 000 euros, sans mise en concurrence, est financé par l’Académie de Finlande, Sitra et Tekes.
Le projet est également étudié dans les rapports des commissaires aux comptes de l’Académie de Finlande et de Tekes, tous deux effectués par l’Inspection des finances de l’Etat.
L’Inspection des finances de l’Etat critique également les ministères qui utilisent trop de consultants pour rédiger des études.
HS/lun/A11, sam/A8

Universités

M. Raivio critique l’usage de l’anglais aux détriments du finnois
Aamulehti rapporte que l’ancien chancelier de l’Université de Helsinki, M. Kari Raivio, critique la décision de l’Université Aalto d’organiser, à partir de l’automne prochain, tous les cours en sciences commerciales en anglais. « Les universités doivent respecter la propre langue et la propre culture de la Finlande », souligne M. Raivio.
Le professeur Karl-Erik Michelsen de l’Université technologique de Lappeenranta estime que l’Université Aalto n’a pas bien réfléchi aux conséquences de cette décision. « Qu’est-ce qu’il se passe pour la science finlandaise si on ne peut plus utiliser le finnois », demande M. Michelsen, qui craint à une baisse de niveau de la recherche.
L’Université Aalto veut attirer des étudiants et chercheurs étrangers, selon Mme Tuija Nikkanen, directrice.
Le député Jussi Niinistö (Vrais Finlandais) a rédigé une question écrite au Parlement : « Je ne connais pas de nations qui souhaitent changer ainsi la langue de l’enseignement supérieur. En France cela serait probablement contre la constitution même de proposer une telle chose. »
AL/sam/A9

Scandales agro-alimentaires

Sondage sur les effets sur les habitudes des Finlandais
Selon un sondage effectué par l’institut TNS Gallup, 18 % des Finlandais, et notamment les personnes âgées, ont diminué ou arrêté la consommation de plats cuisinés depuis le scandale sur la viande de cheval. 79 % des personnes interrogées n’ont pas changé leurs habitudes.
En Finlande, les groupes Pouttu, Vaasan Food Service et SeaGood Fort Deli ont retiré leurs produits des magasins, car ils contenaient de la viande de cheval alors que ce n’était pas indiqué sur l’emballage.
La confiance dans les importateurs de deux tiers des personnes interrogées a diminué et un sur deux déclarent que leur confiance dans les autorités du domaine agro-alimentaire et les acteurs du domaine de la charcuterie s’est détériorée.
Ceci est tout à fait nouveau car, jusqu’à présent, la Finlande s’est distinguée dans des études internationales par le fait que la confiance dans l’industrie agro-alimentaire était particulièrement élevée.
HS/dim/A6

France - Finlande

Vélib

Un Vélib parisien bientôt à Helsinki ?
Helsingin Sanomat rapporte que la régie des transports municipaux HKL et JCDecauxsont arrivés à un accord avec l’agence de surveillance des bâtiments qui devrait permettre à Helsinki de disposer d’un Vélib inspiré sur celui qui fonctionne à Paris (ainsi qu’à Lyon, Vienne, Cordoue et Göteborg).
Il s’agirait de mettre en place 500 vélos et un réseau de 52 stations financés par la publicité dans ces stations.
Il faut encore que ce plan soit validé par les commissions municipales puis par le bureau dévaluation de la ville. Et il faut disposer des permis de nécessaires pour aménager les stations.
Si ces autorisations sont obtenues rapidement, les premiers vélos apparaîtront dans le paysage dès le printemps prochain.
L’objectif à long terme est d’avoir un réseau de 150 stations et de plus de mille vélos.
HS

Théâtre

Papillons sous les pas
Hufvudstadsbladet publie une critique de la pièce de marionnettes de Jean Cagnard, Des papillons sous les pas, au Théâtre national.
HBL/sam/25

Vendredi 1er mars 2013

Politique étrangère et européenne

Etats-Unis – Finlande

Des soldats américains participent à des manoeuvres en Finlande
Un groupe de soldats de l’armée de terre des Etats-Unis sont actuellement en Finlande pour participer à des manœuvres à Utti et en Laponie. Une dizaine de soldats américains sont déjà là, et les manœuvres hivernales commenceront en Laponie, lundi. Il s’agira de se familiariser avec les conditions hivernales y compris le ski, la motoneige, etc.
Pour les Finlandais, cela sera l’occasion de pratiquer des activités internationales. Les manœuvres se dérouleront en anglais.
HS/A14

Terrorisme

Selon la Supo, les liens terroristes ont augmenté en Finlande
Le nouveau rapport annule de la Sûreté nationale relève qu’il y a aujourd’hui en Finlande plus d’une centaine de personnes ayant des liens terroristes.
Ces personnes s’efforcent de soutenir les activités de groupements extrémistes à l’étranger. Parfois, elles se rendent sur place dans des zones de crise pour participer à des conflits armés, par exemple en Somalie et en Syrie. La Supo s’inquiète de l’influence des personnes revenant de ces zones pour la sécurité en Finlande.
Selon la Supo, une dizaine de personnes sont partis pour la Syrie de Finlande. Dans la réalité, ce chiffre est sans doute plus important. Les motifs de ces personnes varient. Selon la Supo, il y a des idéalistes, des nationalistes et des mercenaires.
Malgré l’augmentation des liens terroristes, la Supo considère la menace terroriste toujours comme minime.
www.yle.fi, www.hs.fi

Immigration

Les immigrés trouvent qu’il est plus facile de s’intégrer à Turku ou à Tallinn qu’à Helsinki
Les immigrés avec un diplôme d’études supérieures ne se sentent pas bien à l’aise à Helsinki. Le sentiment de solitude et la bureaucratie ralentissent l’intégration.
Dans la région de Helsinki, il y a aujourd’hui 130 000 résidants d’origine étrangère, ce qui représente 9,3 % de la population.
A/19

Libre-échange

M. Stubb défend les négociations bilatérales UE-EU
Turun Sanomat rapporte que le ministre chargé des Affaires européennes Alexander Stubb estime que c’est par réalisme que l’UE a choisi des négociations bilatérales de libre-échange avec les Etats-Unis, parce que la voie d’une promotion du libre-échange par des négociations multilatérale dans le cadre des accords de Doha était bouchée.
Selon lui, les négociations avec les Etats-Unis ont bien commencé et vont s’accélérer cet été.
TS

Activités minières

La Finlande très sollicitée du point de vue d’activités minières
Selon l’institut canadien Fraser, la Finlande est le pays le plus intéressant du point de vue des activités minières. L’année dernière, la Finlande était au deuxième rang.
HS/B8

Politique intérieure

Gouvernement - Budget – Finances - Marché du travail

Séminaire gouvernemental à mi-parcours de la législature
« Le gouvernement promet d’aider l’industrie » TS
Le gouvernement s’est réuni hier pour un séminaire à mi-parcours de la législature à la maison des Etats. Il a dressé un bilan de son action et une liste des sujets sur lesquels il devrait prendre des décisions d’ici le 21 mars, date où il entérinera le cadre budgétaire de la période 2014-2017.
Même si le gouvernement estime qu’il a rempli 80% de son programme gouvernemental, Helsingin Sanomat estime que les principaux dossiers sont en suspens.
L’opposition a accusé le gouvernement de manquer de propositions concrètes.
Aamulehti relève que le gouvernement a évoqué la création de fonds pour les strart-up, sans en préciser le montant.
Le premier ministre a promis d’arrêter l’augmentation de l’endettement. Cela signifie des mesures d’adaptation budgétaire d’au moins 0,5 milliard d’euros. Si le gouvernement souhaite atteindre son objectif de 1% de déficit budgétaire, l’effort d’adaptation devrait même être de 2,3 milliards d’euros.
Le gouvernement a aussi invité les représentants des partenaires sociaux vendredi avant d’évaluer s’ils sont prêts à arriver à un accord global salarial modéré dès ce printemps.
Le patronat a déclaré qu’il fixait comme exigence à des négociations salariales globales, le fait que l’on s’accorde sur une absence d’augmentations salariales pour les deux prochaines années.
Les représentants des syndicats ont refusé de négocier sur un gel des salaires.
HS TS KL

Réforme des services sociaux et de santé

Ce sont les ministres qui ont souhaité retarder le rapport
Helsingin Sanomat relève que les spécialistes du groupe de travail étudiant la réforme des services sociaux et de la santé ont été surpris de la décision de retarder la publication du rapport, prévue à l’origine pour aujourd’hui.
Selon les informations de HS, le retard serait lié au fait que les spécialistes du groupe de travail n’ont pas toujours des opinions convergentes aves les ministres.
Mme Risikko, ministre des Affaires sociales et de la Santé, a dit, mercredi, que, pour elle, la réforme des communes devait être décidée avant celle des services sociaux et de la santé.
La présidente du groupe de travail, Mme Sillanaukee, directrice générale du ministère, a dit, hier, que la publication a été retardée à sa demande. Elle relève que des questions restaient en suspens.
La publication est prévue maintenant pour le 19 mars. Le gouvernement se réunira deux jours plus tard pour terminer ses négociations sur le cadre budgétaire.
Selon HS, le groupe de travail aurait été prêt à publier son rapport, aujourd’hui.
HS/A8

Propos du Président Niinistö

M. Niinistö met en garde contre le surendettement public et privé
Le Président, M. Niinistö, estime que les problèmes économiques ne peuvent pas être résolus en relançant sans cesse la demande en matière de consommation. Pour lui, le problème est l’endettement des économies nationales. Il estime qu’en stimulant la demande en matière de consommation, cela mènera à un surendettement.
Il souligne l’importance de créer des emplois.
TS

Construction navale

« Le chantier naval de Turku susceptible de recevoir d’autres commandes » TS
Turun Sanomat rapporte que, selon le rédacteur-en-chef du magazine Cruise Business review, Teijo Niemalä, le chantier naval de Turku est susceptible de recevoir de nouvelles commandes, par exemple une possible commande de deux navires LNG de l’armateur norvégien Color Line.
M. Niemelä souligne toutefois que le chantier de Turku est désavantagé parce que son actionnariat est totalement étranger. Ce qui n’est pas le cas des chantiers de Meyer en Allemagne, Fincantieri en Italie et même STX en France.
TS

Energie

Gaz naturel liquéfié
Des études sont en cours en vue de l’instauration d’un terminal de LNG à Tornio, sur le terrain du groupe métallurgique Outokumpu.
Le gaz pourrait être importé de la Grande-Bretagne, des Pays-Bas, de la France et de l’Espagne.
Outokumpu utiliserait 40 % du lng. Le groupe métallurgique Rautaruukki et le groupe minier suédois LKAB utiliseraient également du lng dans leur production, le groupe EPV Energia l’utiliserait pour la production de l’électricité de du chauffage.
Dans la perspective de la directive sur les émissions de soufre dans le transport maritime, le lng serait disponible également comme carburant pour les navires.
Une décision sur l’investissement devrait être prise à la fin de l’année en cours et s’il s’agissait de construire un terminal, il devrait être terminé en 2016.
KL/7

Médias

94 % des Finlandais lisent de la presse écrite
Helsingin Sanomat atteint plus de 1,8 millions de Finlandais, compte tenu des abonnements de l’édition papier et des lecteurs du journal en ligne.
Au total, 94 % des Finlandais lisaient, à l’automne 2012, des journaux imprimés au moins une fois par semaine, contre 95 % au printemps 2012 et à l’automne 2011 et 96 % au printemps 2011.
59 % des Finlandais consultent des journaux en ligne au moins une fois par semaine, contre 63 % au printemps 2012. 18 % les consultent sur leurs téléphones portables, contre 15 % au printemps 2012, et 8 % au printemps 2011. 7 % les consultent sur des tablettes, contre 4 % au printemps 2012 et 1 % au printemps 2011.
HS/A15

publié le 28/03/2013

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