Mai 2019

Vendredi 31 mai 2019

Politique intérieure

Formation du gouvernement

Négociations gouvernementales
L’objectif de M. Rinne est de terminer le programme gouvernemental, aujourd’hui
Accord sur la prolongation de l’obligation de scolarisation
Selon Antti Rinne, quelques questions, qu’il ne précise pas, restent encore en instance, mais il espère pouvoir terminer le programme gouvernemental aujourd’hui, vendredi. « Concernant le programme, c’est le dernier jour de négociation », a-t-il dit ce matin. Il ne s’agira pas de communiquer sur le programme avant le début de la semaine prochaine. Pendant le week-end, il est prévu de réfléchir à la répartition de portefeuilles. Il n’y a pas d’accord sur le nombre de ministres pour l’instant. L’éventualité de 18 ministres a été évoquée.
Les négociateurs se sont mis d’accord sur la prolongation de l’obligation de scolarisation de façon à l’étendre au-delà du collège. Les méthodes et le matériel au lycée et dans les écoles professionnelles deviendrait ainsi gratuit pour les étudiants.
Il est également prévu que les organisations syndicales et les Entrepreneurs de Finlande réfléchissent désormais ensemble aux moyens de créer des dizaines de milliers de nouveaux emplois en Finlande.
Le futur gouvernement envisage d’augmenter les dépenses de 1,2 milliard d’euros. Selon M. Rinne, ces dépenses seraient couvertes notamment au moyen de mesures en faveur de l’emploi et de mesures fiscales à hauteur de 700 millions d’euros. M. Rinne constate qu’outre des augmentations fiscales, des allègements sont prévus, sans aller dans le détail.
HS rappelle que l’Institut national d’études statistiques a publié ces chiffres rectifiés sur le PIB, mercredi. La croissance en janvier-mars n’est que de 1,2% par rapport à la même époque en 2018. La croissance ralentie jette une ombre sur les perspectives de l’économie publique.
HS, Yle

Le futur gouvernement envisage une surveillance technique pour les demandeurs d’asile ayant obtenu une réponse négative à leur demande
Le futur gouvernement envisage de permettre une surveillance technique, au moyen de bracelets, par exemple, pour une partie de demandeurs d’asile ayant obtenu un refus de leur demande. Cela permettrait de lutter contre la disparition de ces personnes dans la nature. Une telle surveillance reviendrait moins chère à la société que la détention des demandeurs d’asile.
Il n’y a pas encore d’entente sur le détail d’une telle procédure. Il s’agira de se mettre d’accord par exemple sur le fait de savoir qui exactement pourrait être concerné, lors de la préparation d’un projet de loi.
Yle

Les organisations syndicales assumeront désormais un part de responsabilité en matière d’emploi
Selon les informations de Helsingin Sanomat, il s’agira d’engager les organisations syndicales à la recherche de moyens pour amener le taux d’emploi à 75%. Les négociateurs gouvernementaux auraient préalablement demandé à celles-ci de participer à un groupe de travail étendu chargé de rechercher des solutions susceptibles de permettre de créer jusqu’à 30 000 nouveaux emplois pour 2023.
Les propositions devraient être prêtes en août, avant la publication de la loi sur les finances, et avant le début des négociations salariales.
Participeraient à ce travail le patronat EK, les confédérations SAK, Akava et STTK, ainsi que les Entrepreneurs de Finlande.
Pour arriver à un taux de 75%, il faudrait 60 000 emplois de plus.
HS/jeu/A12

Croissance économique

Le PIB n’augmente que très peu durant le premier trimestre
Selon le Centre national d’études statistiques, l’économie finlandaise a progressé de 1,2% en janvier-mars par rapport à la même époque en 2018, et de 0,2% par rapport au trimestre précédent.
Les exportations et la consommation publique ont augmenté en début 2019 par rapport à fin 2018. La consommation privée et surtout les importations ont par contre diminué, ce qui serait lié à la baisse des ventes de voitures.
HS/jeu/A13

Point de vue : « M. Rinne pourrait bénéficier du ralentissement de la croissance » HS
Teemu Muhonen de Helsingin Sanomat écrit que même si cette dernière prévision économique est une mauvaise nouvelle, notamment pour l’objectif d’augmenter le taux d’emploi, il pourrait être utile pour le prochain gouvernement. Une mauvaise conjoncture serait un argument valable pour promouvoir les investissements proposés de deux milliards d’euros dans des projets de chemin de fer et de voierie. Le gouvernement pourrait arguer sur la nécessite de relancer le pays en s’endettant.
L’auteur note que des économistes pourraient être d’accord et qu’Aino Silvo de la Banque de Finlande a déjà évoqué ces projets dans un tweet.
HS/jeu/A13

Gouvernement

Anu Vehviläinen assurera le remplacement d’Anne Berner
Anne Berner, ministre des Transports et des Communications a été libérée de ses fonctions ministérielles du fait qu’elle deviendra membre du directoire du groupe financier suédois SEB à compter du 1er juin.
Anu Vehviläinen, ministre des Collectivités locales et de la réforme, remplacera Mme Berner.
AL/jeu/A6

France

Politique

Jordan Bardella
Aamulehti publie un article de Katja Ihatsu qui présente le nouveau député européen Jordan Bardella, « nouvelle trouvaille de Marine Le Pen ».
AL/jeu/A22

France – Finlande

Cinéma

Agnès Varda
Les journaux rendent compte de la sortie dans les salles de Varda par Agnès et publient des critiques élogieuses sur ce film.
HS/jeu/B4

Mercredi 29 mai 2019

Politique étrangère et européenne

Sommet européen informel

Déclarations de Juha Sipilä
« Des Finlandais parmi les spéculations » HS
Le Premier ministre finlandais Juha Sipilä qui a participé au sommet européen informel hier a déclaré que des noms de Finlandais avaient été fortement évoqués lors des discussions sur les postes à pourvoir. Il s’agit de l’ancien et l’actuel gouverneur de la Banque de Finlande », M. Liikanen et M. Rehn, pour le poste de gouverneur de la BCE. « Tous les deux ont une bonne expérience et de bonnes compétences et bénéficie d’un bon soutien. Mais il s’agit plus d’un poste d’expertise que d’un poste politique », a dit M. Sipilä à propos de la présidence de la BCE. Il souligne que les discussions sur ce poste commenceront officiellement en juillet.
« L’opinion du directoire de la BCE sera primordiale. Bien entendu on travaille pour maintenir ces noms dans la course. Il serait bien entendu très bien qu’un Finlandais ait le poste », a dit M. Sipilä.
Pour le reste, il a souligné qu’il ne sera pas facile de trouver un équilibre dans les nominations pour respecter tous les aspects » (politique, géographique, de taille des Etats ou d’égalité homme-femme). « Le résultat final sera un compromis », selon lui.
Helsingin Sanomat rapporte que le nom de M. Stubb a aussi été évoqué.
Aamulehti relève que M. Stubb pourrait être évoqué pour remplacer Mme Mogherini.
Selon Aamulehti, MM. Rehn et Liikanen sont toutefois outsiders par rapport au favori allemand pour la BCE, M. Weidman. Les chances des Finlandais augmenteraient si M. Weber était nommé à la tête de la commission.
HS AL

Editorial
« M. Macron en position de force » HS
Helsingin sanomat estime qu’en raison du résultat des élections européennes et de la forte progression des Libéraux, dont M. Macron constitue désormais l’esprit, Alde et les Verts occupent désormais une position décisive.
Même si en France LREM a été devancé par le Rassemblement national, au Parlement européen LREM aura une influence bien supérieure – y compris grâce au Rassemblement national. En effet face à la pression des nationalistes, les anciennes forces politiques doivent désormais s’allier les unes aux autres. Et cela ne sera pas possible sans le soutien de la nouvelle ALDE.
Selon l’éditorialiste, LREM va utiliser pour la première fois ce pouvoir dans les négociations pour les nominations à venir. Cela pourrait fonctionner tant M. Webber ne peut compter que sur le soutien du PPE, et encore sans enthousiasme. Et si LREM n’obtient pas satisfaction, le parti pourra exiger plus tard d’importantes compensations, conclut HS.
HS

Commission européenne

Selon M. Rinne, il est temps de nommer une finlandaise comme commissaire européenne
Interviewé par Yle, Antti Rinne estime qu’il est temps de briser le plafond de verre dans la nomination du commissaire finlandais. Il constate qu’il y a des hommes et des femmes compétents qui remplissent les critères pour cette fonction, mais qu’il est essentiel de prendre en compte le fait que depuis ces décennies à l’UE, la Finlande n’a jamais proposé de commissaire femme.
C’est le gouvernement qui prend la décision sur la nomination d’un commissaire finlandais, sur la base de la proposition du Premier ministre.
Jutta Urpilainen et Mia-Petra Kumpula-Natri, ainsi qu’Eero Heinäluoma, ont été évoqués comme éventuels candidats pour commissaire.
Aamulehti rappelle que l’expérience européenne des deux dames est plus récente que celle de M. Heinäluoma. Et, contrairement à ce dernier, Mmes Urpilainen et Kumpula-Natri sont diplômées d’études universitaires.
HS/A15, AL/A9

Politique intérieure

Formation du gouvernement

« Un accord sur les dépenses et les recettes » AL
« Le gouvernement pourrait augmenter les dépenses de 1,2 milliard d’euros » HS
La presse rapporte que le programme gouvernemental pourrait être finalisé aujourd’hui. M. Rinne a déclaré que la version actuelle du futur programme gouvernemental faisait 152 pages.
Une fois le programme bouclé, commenceront les discussions sur la composition du gouvernement.
M. Rinne souhaiterait organiser en début de semaine prochaine un séminaire pour l’ensemble des groupes parlementaires (des partis de la future coalition).
La nomination du gouvernement pourrait intervenir à la fin de la semaine prochaine.
M. Rinne a confirmé hier que les partis qui négocient la constitution de la future coalition étaient d’accord pour augmenter les dépenses de 1,2 milliard d’euros. Cela serait financé par la hausse de l’emploi, des augmentations fiscales et des transferts de dépenses.
Les augmentations fiscales devraient porter sur 700 millions d’euros.
L’objectif d’augmentation de l’emploi porte sur 60 000 postes, ce qui correspondrait à atteindre le taux d’emploi de 75%.
Selon M. Rinne, si la conjoncture permet d’atteindre un taux de croissance de 2%, l’endettement ne devrait pas augmenter. L’objectif est toujours d’arriver à un équilibre budgétaire à la fin de la législature.
Les investissements important (notamment en matière d’équipement) seront financés par des ventes de participations de l’Etat dans les entreprises. Cela pourrait porter jusqu’à 3 milliards d’euros.
La promesse électorale du PSD d’augmenter les petites pensions de retraite (jusqu’à 1400 euros par mois) de 100 euros sera tenue mais réalisée par étapes d’ici la fin de la législature.
De même 10 milliards d’euros sont toujours prévus pour l’acquisition de nouveaux chasseurs de l’armée de l’air.
HS AL IS

Editorial
« Un long programme gouvernemental évite les disputes dans la coalition » HS
Helsingin sanomat relève que le programme gouvernemental pourrait compter plus de 150 pages. Celui de M. Sipilä tenait en 40 pages, plus autant d’annexes. Le programme de m. Rinne sera moins stratégique que celui de M. Sipilä, juge HS qui rappelle qu’en général, plus il y a de partis dans la coalition, plus le programme est détaillé, chaque parti souhaitant qu’y figure sa marque. Néanmoins, si le programme gouvernemental est très court, il est sujet à interprétations et source de disputes. C’est ce qui a finalement fait tomber le gouvernement Sipilä, écrit HS.
HS

« La réparation des portefeuilles sera un puzzle » HS
Helsingin Sanomat estime que la réparation des portefeuilles entre les cinq partis de la coalition dépendra des priorités en matière de portefeuilles que ces partis se seront fixés.
Le pSD devrait avoir sept ministres, dont le Premier ministre Antti Rinne et probablement le ministre de l’Economie qui pourrait être Ville Skinnari. Si le PSD a la Défense, cela serait Mika Kari, et les Affaires européennes, Tytti Tuppurainen. La vice-présidente Sanna Marin pourrait être intéressée par l’Environnement.
Le Centre devrait avoir les Finances. Le poste ne devrait pas être laissé à un candidat pour la présidence du parti en septembre. C’est pourquoi il pourrait être donné à l’actuel ministre de l’Economie Mika Lintilä ou à l’économiste Vesa Vihriälä. Si le Centre a l’Agriculture, M. Leppä pourrait conserver ce portefeuille, auquel prétend aussi Mme Anne Kalmari.
Les Verts devraient choisir les Affaiures étrangères pour M. Havisto.
L’Alliance des Gauches, qui choisira en cinquième position (après le PSD, le Centre, les Verts et le PSD à nouveau) devraient choisir les affaires sociales et la santé popur mme Li Andersson.
Le parti populaire suédois ne devrait avoir qu’un portefeuille que Mme Andersson ne devrait pouvoir choisir qu’en 9ème position au mieux (en application de la loi d’Hondt, utilisée pour répartir les sièges).
HS

Parlement

Point de vue
« Au Parlement on craint que le député Tom Packalén soit nommé à la présidence de la Commission des Affaires étrangères » IS
Ilta-Sanomat relève que, comme Mme Huhtasaari a été élue députée européenne, le parti des Vrais Finlandais devra lui trouver un remplaçant à la tête de la Commission des Affaires étrangères.
Ilta-Sanomat écrit que certains craignent que le poste soit confié au député réélu à Helsinki Tom Packalén, qui siège dans cette commission depuis deux mandats/. Or, il est « connu pour ses prises de position marquées par une sympathie russe ». Il a notamment remis en question la présence de soldats russes en Ukraine ou la participation russe à l’attaque de Salisbury.
IS

Economie

Bois-papier

Stora Enso supprimera 365 emplois à Oulu
Le groupe forestier Stora Enso investira 350 millions d’euros pour transformer son usine de papier en une usine de carton d’emballage. Il annonce que 365 personnes perdront leur emploi de ce fait d’ici fin 2020.
Avec la transformation, la consommation du bois de l’usine augmentera de 0,5 millions de m3 pour s’élever à 2,4 millions de m3 par an.
HS/A32

Compétitivité

La Finlande gagne une place
Selon un rapport de l’institut suisse Institute for Management Development, la Finlande se situe au 15ème rang dans le monde en matière de compétitivité, par rapport au 16ème rang en 2018. Elle se situe derrière les autres pays nordiques, et cette position s’explique par sa politique fiscale, son marché de travail rigide, le niveau des salaires et le nombre d’heures de travail. Le prix du carburant est également évoqué comme un point faible par les directeurs d’entreprise qui ont répondu à l’enquête.
La Finlande est louée pour la qualité de sa formation, pour son infrastructure technologique et pour la protection environnementale. La législation, les institutions et les services de financement des entreprises sont également considérés comme dignes d’éloges.
Les Etats européens se situent généralement moins bien cette année.
KL/A7

Société

Droits des enfants

Selon un rapport, la Finlande est troisième pour assurer une enfance sûre
Selon le rapport Global Childhood 2019 de l’association Save the Children, la Finlande se situe au troisième rang dans le monde, après Singapour et la Suède, en matière de possibilités de garantir aux enfants les conditions favorables pour la croissance, le développement et la santé.
L’année dernière, la Finlande se situait au 5ème rang.
Helsingin Sanomat note toutefois que 150 000 enfants sont en situation de pauvreté ou de risque d’exclusion.
HS/A16

Formation

Lente numérisation de l’enseignement scolaire
Helsingin Sanomat rend compte du fait que la numérisation dans les écoles avance plus lentement que prévu.
L’université de Helsinki suit depuis 2015 les progrès numériques dans les crèches, écoles primaires et collèges, lycées et écoles professionnelles de Vantaa.
Des acquisitions de matériel informatique pour l’ensemble des élèves ont été effectuées en 2015, ainsi que des mises à jour de l’infrastructure en matière de réseaux. Les enseignants ont été formés et dans les crèches et écoles, les enseignants partagent désormais les bonnes pratiques.
Des outils ou tests n’existent pas pour répondre à la question de savoir si la numérisation a favorisé les résultats de l’apprentissage.
Le rapport souligne l’importance d’un esprit critique à l’égard des sources du fait que, contrairement aux livres et méthodes imprimés, aucune autorité, tel qu’un éditeur, n’a pris de décision sur le fait de savoir si l’information diffusée est valide. Dans l’enseignement, une approche critique est désormais évoquée de façon plus déterminée qu’avant.
HS/A18-19

Défense

Projet HX

Les performances décisives pour l’acquisition HX
Le projet HX avance avec un maximum de transparence, contrairement à la décision sur l’acquisition précédente des F-18 dans les années 1990 dans une Finlande en pleine récession, où seuls le Premier ministre Esko Aho, la ministre de la Défense Elisabeth Rehn et le ministre des Finances Iiro Viinanen ont pris part, écrit Demokraatti, journal du PSD. .
« La planification opérationnelle et les environnements de menaces sont tenus secrets. Les autres doivent se fier au contenu du premier rapport rédigé », indique le directeur de programme du projet HX, le général Lauri Puranen du ministère de la Défense.
« Les offres des fabricants étant secrètes, seul l’essentiel de leurs contenus est rapporté au gouvernement », précise Puranen. Les membres de la commission parlementaire de la défense n’ont pas été avisés néanmoins, les critères opérationnels des appels d’offre leur ont été communiqués.
La sécurité de l’approvisionnement joue un rôle important dans la défense nationale du pays. « Nous devons posséder, dans toutes les situations en Finlande, un savoir-faire et une capacité à maintenir et entretenir nos chasseurs, aussi dans l’éventualité où nous perdons nos liens de communication et de logistique », explique le général Puranen.
Du point de vue de l’économie nationale il est important que lors d’une grande acquisition la coopération industrielle soit prise en compte. La requête minimum concernant la coopération industrielle du projet HX est fixée à 30% de la valeur globale de l’acquisition réalisée. Elle a pour but de garantir la sécurité de l’approvisionnement militaire et d’assurer la disponibilité d’une technologie critique dans toutes les circonstances.
Le choix final se fera en fonction d’une évaluation approfondie de la capacité de performance. Les qualités techniques des offres sont d’abord examinées. Des systèmes simulant des activités opérationnelles seront utilisés dans l’évaluation de la capacité opérationnelle. « Un scénario de guerre simulé d’une quinzaine de jours évaluera l’avantage et la valeur ajoutée de chaque système pour la défense finlandaise. C’est ce qui distinguera le vainqueur », déclare Puranen.
La simulation révèle les qualités importantes des modèles d’avions de combat multi rôle. Un candidat peut s’avérer performant en vol mais si son rythme des opérations est faible et qu’il n’arrive pas aux combats, sa valeur de combat restera médiocre. Inversement, un autre modèle peut posséder un bon rythme des opérations mais une faible capacité d’opérer en vol, écrit Demokraatti.
DE/Mikko Huotari

France – Finlande

Musées

« Le modèle noir » au musée d’Orsay
Helsingin Sanomat publie un long reportage très positif sur l’exposition temporaire du musée d’Orsay (jusqu’au 21 juillet), « Le modèle noir ».
HS

Mardi 28 mai 2019

Politique étrangère et européenne

Elections européennes

Les deux plus grands groupes du Parlement européen affaiblis
Helsingin Sanomat relève que les groupes politiques qui ont perdu le plus de sièges sont les deux plus grands au niveau aeuropéen, le PPE et le S&D.
HS

Une européen fort et ouverte sort vainqueur de ces élections
Aamulehti souligne que le résultat finlandais montre que les partisans d’une UE forte et unie l’ont emporté. Sur les 13 eurodéputés finlandais, 11 représenteront des groupes pro-européens alors que 2 seront avec les eurosceptiques et nationalistes.
Ces élections ont motivé les citadins et les classes supérieures, ce qui est favorable aux conservateurs du Kokoomus et aux Verts. Les électeurs de ces partis sont favorables à une UE ouverte.
Le faible score des Vrais Finlandais par rapport aux législatives s’expliquerait par le fait que leurs électeurs sont peu motivé par un scrutin européen.
AL

Editoriaux
« Le peuple s’est réveillé pour défendre son Europe » AL
« Pas de victoire des nationalistes, mais plutôt une grande coalition » HS
« Les pro-européens galvanisés » KL
Aamulehti estime que, pour chaque électeur eurosceptique de Finlande, deux ou trois électeurs pro-européens sont allés voter dimanche. Le gouvernement qui sortira des négociations actuelles et assumera la présidence du conseil de l’UE devra utiliser ce mouvement favorable à l’UE issu de ces élections.
Helsingin Sanomat relève que si les deux plus grands partis européens sont affaiblis, en revanche les Verts et Alde sont renforcés et apparaissent en position de faire les majorités. Le ré sutlat devrait être que le Parlement européen sera encore plus opposé aux opinions des populistes. Ceux qui espéraient que ces élections mettent un coup d’arrêt à l’intégration risquent donc d’être déçus. Néanmoins, il ne faut pas enterrer les populistes car ils contrôlent certains Etats membres, ce qui pourrait pousser ces derniers à promouvoir leurs intérêts nationaux au détriment de ceux de l’union. Toutefois on sait désormais que la construction de l’internationale populiste est toujours en travaux.
Pour Kauppalehti, le résultat moins bon que prévu des populistes eurosceptiques s’explique en partie par le processus du Brexit : ce rêve des anti-européens est devenu un cauchemar politique et économique.
HS AL KL

La SUPO n’a pas noté d’influence étrangère dans les élections
Helsingin Sanomat rapporte que les Finlandais ont pu voter sans peur d’une influence étrangère sur la campagne des élections européennes. Le quotidien a interrogé les autorités finlandaises ainsi que des experts européens du sujet qui ont tous indiqué n’avoir noté aucune tentative significative de peser sur le scrutin.
Selon la Sûreté générale SUPO, « il n’y a pas eu de signe d’influencer le scrutin des élections européennes ». Il en allait de même pour les élections législatives d’avril.
Le chercheur du Comité de sécurité Antti Sillanpää a toutefois indiqué qu’une enquête était en cours sur l’utilisation de comptes sur les réseaux sociaux par des robots durant le débat télévisé des européennes. Cela concernerait le réseau Twitter. L’enquêpte devrait être terminée en juin.
Le directeur du ministère des Affaires étrangères Vesa Häkkinen souligne qu’il n’y a pas de signe d’influence sur les élections en Finlande. Il considère que les cibles potentielles de ces élections étaient plutôt la France et l’Allemagne.
HS

Politique intérieure

Formation du gouvernement

Un accord sur le cadre budgétaire
Tard hier soir, M. Rinne a indiqué qu’un accord sur le cadre budgétaire de la prochaine législature avait été trouvé lors des négociations sur le programme gouvernemental.
Selon Helsingin Sanomat, le gouvernement devrait augmenter la fiscalité à hauteur de 700 millions d’euros et devrait vendre des participations de l’Etat dans les entreprises à hauteur de 1,5 à 2 milliards d’euros.
Ce matin, M. Rinne a précisé que les questions économiques devraient être réglées aujourd’hui et que le programme gouvernemental devrait être bouclé demain soir.
M. Rinne a toutefois précisé qu’il n’avait pas encore été question des portefeuilles ministériels, ni même du nombre de membres du prochain gouvernement.
HS

Technologies

La Finlande à la traine dans les investissements en R&D
Helsingin Sanomat rend compte d’un baromètre technologique rédigé par le syndicat Tek et le centre national de recherche technologique VTT, selon lequel il faudrait que la Finlande investisse plus dans la recherche et le développement et que, de plus, il faudrait plus de prévisibilité et de cohérence dans ce financement.
Le rapport note que la Suède investit plus par rapport au PIB que la Finlande, et réussit mieux en innovation.
Selon la vision finlandaise concernant les universités, l’objectif est d’augmenter la part de financement de la R&D&innovation à 4% du PIB d’ici 2030 par rapport à 2,8% actuellement.
Les partis qui négocient pour la formation du gouvernement seraient d’accord avec l’objectif qui nécessiterait une augmentation annuelle de 150 millions d’euros des crédits publics au financement de la recherche.
HS rappelle qu’en 2009, la part du PIB de ce financement s’élevait encore à 3,8%.
L’imprévisibilité du financement se reflète sur la coopération entre les entreprises, des universités et des instituts de recherche.
HS/B16

Economie

L’assureur Ilmarinen prévoit une fin de l’augmentation des investissements
Le groupe d’assurances retraite Ilmarinen prévoit que la croissance économique se ralentira cette année et en 2020, en s’élevant à 1,5%. Le taux d’emploi serait de 73% cette année et de 73,5% en 2020.
Le nombre de personnes employés augmentera à 2,6 millions (moyenne annuelle), ce qui serait un chiffre record.
Les investissements dans le secteur du bâtiment diminueront. Il ne s’agira pas de récession, mais d’une période de croissance clairement plus lente, sans augmentation en perspective, selon Jaakko Kiander d’Ilmarinen.
AL/A33

Google investit 600 millions d’euros dans un nouveau centre de données
Google a annoncé, hier, qu’il mettrait en place un nouveau centre de données informatiques à Hamina en extension de son centre qui y a été ouvert en 2009.
L’investissement devrait s’élever à 600 millions d’euros, ce qui fait que l’investissement total à Hamina s’éleverait à 1,4 milliards d’euros. Selon Google, son investissement a déjà eu un impact économique à hauteur de 660 millions d’euros en Finlande.
Entre 40 et 60 nouveaux emplois sont prévus, ainsi que du travail pour des entreprises finlandaises du domaine de la construction.
KL/A9

Lundi 27 mai 2019

Politique étrangère et européenne

Elections européennes

Résultat des élections

Rassemblement national (PPE) 20,8% (22,59% en 2014) 3 élus (3 en 2014)
Verts (Verts/ALE) 16% (9,33% en 2014) 2 élus (1 en 2014)
PSD (S&D) 14,6% (12,31% en 2014) 2 élus (2 en 2014)
Vrais Finlandais (ECR en 2014) 13,8% (12,87% en 2014) 2 élus (2 en 2014)
Centre (ALDE) 13,5% (19,67% en 2014) 2 élus (3 en 2014)
Alliance des Gauches (GUE/GVN) 6,9% (9,32% en 2014) 1 élu (1 en 2014)
Parti populaire suédois (ALDE) 6,3% (6,76% en 2014) 1 élu (1 en 2014)
Chrétiens-Démocrates (PPE) 4,9% (5,24% en 2014) 0 élu (0 en 2014)
Par ailleurs le 14ème siège, dont disposera la Finlande après le Brexit, ira au parti des Verts.

Elus Finlandais

Sirpa PIETIKÄINEN réélue, Rassemblement national – Kokoomus (PPE), eurodéputée depuis 2008

Henna VIRKKUNEN réélue, Rassemblement national – Kokoomus (PPE), eurodéputée depuis 2014

Petri SARVAMAA réélu, Rassemblement national – Kokoomus (PPE), eurodéputé depuis 2014

Heidi HAUTALA réélue, Verts (Verts/ALE), eurodéputée (1995-2003, 2009-2011 et depuis 2014, Vice-Présidente du Parlement européen

Ville NIINISTÖ élu, Verts (Verts/ALE), ancien Ministre de l’Environnement et ancien président des Verts

Miapetra KUMPULA-NATRI réélue, PSD (S&D), eurodéputée depuis 2014

Eero HEINÄLUOMA élu, PSD (S&D), ancien Ministre des Finances et président du PSD

Laura HUHTASAARI élue, Vrais Finlandais, actuelle présidente de la Commission des Affaires étrangères du Parlement finlandais

Teuvo HAKKARAINEN élu, Vrais Finlandais, actuel député national

Mauri PEKKARINEN élu, parti du Centre (ALDE), ancien Ministre de l’Economie

Elsi KATAINEN réélue, eurodéputée depuis 2018, parti du Centre (ALDE)

Nils TORVALDS réélu, parti populaire suédois (ALDE), eurodéputé depuis 2012

Silvia MODIG élue, ancienne députée nationale

14ème siège (suite au Brexit) :

Alviina ALAMETSÄ, Verts (Verts/ALE)

Les Finlandais ont élu 7 femmes (plus une après le Brexit) et 6 hommes.
La délégation finlandaise comptera 7 réélus et 6 nouveaux (7 après le Brexit).

Titres
« Les défenseurs de l’UE ont gagné » HS
« Victoire pour les Verts, déception pour les Vrais Finlandais » AL
« M. Heinäluoma arrivé en tête aux européennes » HS
« Les forces opposées avancent en Europe » HS
« Le taux de participation augmente à 42,7% » HS
« Le Rassemblement national n° 1 à Espoo, les Verts premiers à Helsinki » HS
« Le meilleur résultat de tous les temps pour les Verts » HS
« Alametsä (Verts) deviendra la députée « brexit » » HS
« Les double-candidats ont obtenu beaucoup de voix » HS
Le taux de participation s’élève à 42,7% (si on ne tient pas compte des Finlandais de l’étranger), ce qui est 1,7 point de plus qu’il y a cinq ans. Il y a toutefois de grandes disparités régionales : le taux de participation a dépassé 55%) Helsinki alors qu’il n’était que de 35% à Oulu.
Kirsi Turkki (Aamulehti) relève que le Rassemblement national, qui semble condamné à l’opposition au niveau de la politique nationale, ressort de ces élections européennes comme le plus grand parti, ayant fait réélire ses trois eurodéputés. M. Orpo ne sera pas critiqué » pour ce résultat ; en revanche, si les sondages se dégradaient sa situation à la tête du parti pourrait être menacée à l’automne.
Les Vrais Finlandais n’ont pas réussi à remobiliser leurs électeurs pour ce scrutin, estime-t-elle. Les Vertts enregistrent une nouvelle victoire électorale un mois après les législatives, alors que pour le PSD ce résultat sera un soulagement : le parti a amélioré son résultat par rapport à 2014, ce qui devrait empêcher les critiques contre M. Rinne qui essaie de former un gouvernement. Pour le Centre, cette seconde défaite après celle des législatives ne devrait pas avoir d’influence sur le choix du prochain président du parti.
Mme Turkki conclut que le résultat des européennes aura très peu d’effet sur la politique intérieure, les partis qui négocient actuellement la formation du gouvernement auront vraisemblablement oublié dès lundi matin le résultat de dimanche soir.
Helsingin Sanomat estime que le bon résultat du Rassemblement national et des Vrais finlandais soutiendra ces deux partis dans l’opposition, s’ils y sont conduits. Le résultat améliore les possibilités de Petteri Orpo de poursuivre à la tête du parti y compris après le congrès de juin 2020.
Pour ce qui est des Vrais Finlandais, HS estime que les dispositions à l’intérieur du parti pourront bouger avec ces élections, ce qui pourra avoir un effet sur la politique intérieure du pays. Jussi Halla-aho a été plus conciliant et modéré lors des débats électoraux par rapport à son style sur son blog qui est toutefois à l’origine de sa montée à la présidence du parti. S’il commence à être considéré comme trop modéré sur les questions d’immigration et le nationalisme, comme Timo Soini en son temps, les militants pourront se tourner vers Laura Huhtasaari qui, au Parlement européen, aura plus de liberté d’expression que M. Halla-aho en tant que président du parti et au Parlement national.
Des chercheurs notent que les nets antagonismes (populisme nationaliste contre intégrationnisme) entre les campagnes des différents partis augmentent l’intérêt des gens pour aller voter. Avec la proximité des législatives, les Finlandais n’ont pas éprouvé le besoin de gratifier ou de punir des partis du gouvernement. Les thèmes ont souligné l’importance de la coopération européenne dans des questions comme le climat ou l’immigration.
HS/lun/A6-11

Editorial
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat note que ce ne sont pas les voix critiques à l’égard de l’UE qui ont remporté l’élection. Le Rassemblement nationale, un parti au profil favorable à l’UE, a obtenu le plus de voix, suivi des Verts, également favorables à l’UE. Les eurosceptiques Vrais Finlandais ont eu moins de succès que prévu par les sondages.
En Finlande, les Verts ont pu bénéficier du fait que le climat était sur l’agenda, de la même façon qu’ailleurs en Europe. Le Rassemblement national a traditionnellement été le plus grand parti aux européennes.
L’atmosphère politique générale joue dans le sens où, à l’instar des législatives, le Centre diminue et perd un siège.
Le PSD réussit souvent moins bien aux européennes qu’aux législatives, mais la première place de ces élections est toutefois revenue à un social-démocrate, Eero Heinäluoma.
L’éditorialiste note « une particularité de ces élections » que constituent les doubles candidatures de certains candidats qui viennent d’être élus au Parlement national et dont une partie n’envisageait en aucun cas de partir à Bruxelles dans le cas où ils auraient été élus à celles-ci aussi.
HS/lun/A4

Point de vue
« Oublier l’image de l’Europe des monstres nazi » AL
Matti Posio d’Aamulehti revient sur le fait que beaucoup de gens se sont attendus à ce que, lors des européennes, l’Europe prenne un virage vers un populisme de droite. On peut toutefois considérer comme une règle empirique que les nationalistes obtiennent 10% des voix et 90% de l’attention.
Lorsque les extrémistes montent, il y a toujours une contre-réaction : une montée de forces favorables à une coopération et à l’Europe.
Le résultat des élections en Finlande pourrait traduire un réveil plus étendu : l’importance de la défense d’une Europe intégrée qui nous garantit nos libertés citoyennes. Une prise de conscience sur le fait que c’est mieux que son opposé, une Europe fermée de pays repliés sur eux-mêmes.
Pour l’auteur, il est temps d’abandonner l’idée d’une Europe qui menace de finir entre les mains de populistes nationalistes. Il note par ailleurs la contradiction que constitue le fait que les patriotes nationalistes de différents pays se cherchent pour travailler ensemble – dans le cadre d’une coopération internationale à laquelle ils s’opposent.
AL/lun/A10

Politique intérieure

Formation du gouvernement

Négociations gouvernementales
Vendredi matin, M. Rinne a indiqué que les négociations sur le programme gouvernemental se poursuivront cette semaine. Elles dureront jusqu’à la fin de la semaine, a-t-il dit.
Selon Helsingin Sanomat, il semble qu’il y ait des incertitudes sur le calendrier mais on s’attend à ce que le gouvernement soit formé bien avant la présidence finlandaise du conseil de l’UE. Teemu Luukka souligne qu’il peut y avoir de nombreuses difficultés dans les négociations, ainsi que des drames destinés à rassurer les militants des différents partis, et il prévoit que début juin le gouvernement sera formé, car rien ne presse avant.
HS

Défense

« La défense du pays nécessite des efforts et de l’argent », écrit le commandant des forces de la défense, le général Jarmo Lindberg
« Si la défense nationale était amenée à faire davantage d’économies, celles-ci grèveraient forcément le niveau des activités, ce qui compliquerait la mise en œuvre des lignes directives du Livre blanc, publié en 2017 et affaiblirait le déploiement nécessaire au maintien de la sécurité », écrit le commandant Lindberg dans Aamulehti.
Deux décisions particulièrement importantes pour le développement de la capacité se préparent pour le futur gouvernement : l’acquisition de l’escadre 2020 par la marine et le projet HX pour l’armée de l’air. « Le précédent gouvernement avait octroyé 1,2 milliard d’euros pour l’acquisition de l’escadre 2020 sur le budget de 2018 », précise le général Lindberg. Il rajoute que le projet HX atteindra entre 7 et 10 milliards d’euros.
« Les dirigeants de l’Etat et la défense nationale font un travail de longue haleine afin de maintenir la capacité de défense. Ce travail a besoin d’être consolidé par les ressources nécessaires pour défendre notre pays », conclut Lindberg.
AL26.5/B11

Le chancelier de la justice reproche au ministre de la Défense Jussi Niinistö ses critiques déplacées et insultantes
Le chancelier de la justice Tuomas Pöysti estime que les critiques à l’encontre du professeur du droit international Martin Scheinin formulées par le ministre de la Défense du gouvernement chargé d’expédier les affaires courantes, Jussi Niinistö, étaient déplacées et en partie insultantes.
En février dernier sur ses pages web, le ministre traitait le professeur de « taliban de la constitution » et remettait en question ses motivations politiques ou son passé politique personnel supposé. Martin Scheinin et le professeur de droit public, Juha Lavapuro, avaient critiqué le traitement en commission parlementaire de la législation des lois sur le renseignement. Suite à cela, la présidente du parlement Paula Risikko avait décidé de renvoyer ces lois à la commission plutôt que de les faire passer en séance plénière.
HS27.5.

Vendredi 24 mai 2019

Politique intérieure

Formation du gouvernement

Négociations gouvernementales
Pas d’accord avant la semaine prochaine
Vendredi matin, M. Rinne a indiqué que les négociations sur le programme gouvernemental se poursuivront la semaine prochaine. Elles dureront jusqu’à la fin de la semaine voire le week end prochain.
Les questions en suspens sont notamment les questions fiscales qui sont considérées comme les plus difficile à régler entre les partis appelés à former la coalition.
Les groupes de travail sectoriels ont quasiment fini leurs parts et il sera question désormais de résoudre les aspects financiers : tant les recettes que les dépenses.
La campagne pour les élections européennes influence aussi le calendrier : demain samedi les partis feront campagne ce qui ralentit les négociations.
Le gouvernement devrait prévoir environ un milliard d’euros de dépenses supplémentaires qui seraient financées par l’augmentation de l’emploi et de nouvelles recettes fiscales.
Yle

Accord sur la réforme des services sociaux et de santé
Jeudi soir M. Rinne a annoncé que les partis qui négocient le programme gouvernemental étaient tombés d’accord sur le projet de réforme des services sociaux et de santé.
Le modèle préparé par le précédent gouvernement et promu par le Centre de créer 18 régions chargées des services sociaux et de santé sera mis en œuvre. La métropole d’Helsinki pourrait néanmoins se voir conférer un statut particulier.
L’ouverture de ces services à la concurrence privée, promue par le précédent gouvernemtn, sera en revanche abandonnée.
HS

Analyse
Le Centre a obtenu les régions et la gauche a repoussé la privatisation
Helsingin Sanomaty estime que l’accord sur la réforme SOTE a pu être facilement et rapidement obtenu par les partis appelés à former la coalition car chacun y a trouvé son compte : le Centre par la création de 18 régions, les partis de gauche par l’assurance que les services sociaux et de santé seront à l’avenir aussi produits principalement par la puissance publique (les régions elles-mêmes ou les communes).
Les régions seront de nouvelles entités décentralisées, avec des organes élus, et la possibilité de leur assurer des ressources fiscales propres sera étudiées.
HS

Politique étrangère et européenne

Commission européenne

Mme Urpilainen favorite pour le poste
Selon un sondage publié par Almamedia, parmi les possibles candidats du PSD pour le poste de Commissaire, qui, si M. Rinne forme une coaltion, reviendrait à ce parti, 28% des Finlandais souhaiteraient que l’ancienne présidente du parti Jutta Urpilainen y soit nommée, devant l’ancien président du parti Eero Heinäluoma (25%) et la députée européenne Miapatra Kumpula-Natri (9%).
Uusisuomi

Terrorisme

Yle a visité un camp en Syrie où se trouvent 44 Finlandais
Yle a diffusé hier un reportage dans le camp d’Al-Hol où se trouvent 44 Finlandais : 11 femmes et 33 enfants.
Tous les adultes interrogés par le journaliste ont fait part de leur volonté de rentrer en Finlande. Toutes les femmes étaient nées en Finlande et, selon Yle, trois étaient des Finlandaises de souche. Elles ont indiqué qu’elles avaient essyé de fuir l’Etat islmaique, avant même la fin de la guerre, mais en vain.
Yle

Le ministre de l’Intérieur : « Nous ne voulons pas que les adultes rentrent en Finlande, les enfants devraient être confiés aux autorités » Yle
Le ministre de l’Intérieur du gouvernement chargé d’expédier les affaires courantes, M. Kai Mykkänen a confirmé les informations diffusées par Yle sur le nombre de ressortissants finlandais dans ce camp en Syrie.
M. Mykkänne a déclaré que les femmes finlandaises présentes dans ce camp étaient radicalisées et que l’on ne souhaitait pas les rapatrier en Finlande.
En revanche, il espère qu’elles seront condamnées par un tribunal international.
Si des personnes majeures reviennent en Finlande d’un de ces camps, elles seront interpelées et jugées pour terrorisme en Finlande, a-t-il dit.
En ce qui concerne les enfants, M. Mykkänen a déclaré que les pouvoirs publics allaient envisager les moyens de les confier aux autorités, ce qui nécessite toutefois l’accord des parents.
Yle

Climat

La Finlande a augmenté ses émissions et diminué ses puits carbone
Selon les premières statistiques, les émissions de CO2 de la Finlande ont augmenté de 2% en 2018. C’est surtout le secteur énergétique et la consommation de gaz naturel et de tourbe qui en sont responsables.
Dans le même temps, les puits carbone des forêts finlandaises ont diminué de 30%.
HS

Jeudi 23 mai 2019

Politique étrangère et européenne

Elections européennes

Le Rassemblement national (Kokoomus) en tête pour les élections européennes
Yle publie les résultats d’un sondage d’intentions de vote pour les élections européennes, effectué par l’institut Taloustutkimus.
Le Rassemblement national (Kokoomus), numéro un déjà il y a cinq ans, est en tête pour ce scrutin avec 19,7 % (soit -2,9 % par rapport à 2014), devant les Verts à 17,2 % (+7,9 %), les Vrais Finlandais à 17,0 % (+4,1 %), le PSD à 14,3 % (+2,0 %), le Centre à 13,0 % (-6,7 %), l’Alliance des gauches à 7,9 % (-1,4 %), le Parti populaire suédois à 5,2 % (-1,6 %) et les Chrétiens-démocrates à 4,2 % (-1,0 %).

La projection en sièges sur la base de ce sondage (par rapport au résultat de 2014) :
Rassemblement national 3 sièges (-)
Verts 3 sièges (+2)
Vrais Finlandais 2 sièges (-)
PSD 2 sièges (-)
Centre 2 sièges (-1)
Alliance des gauches 1 siège (-)
Parti populaire suédois 0 siège (-1)
Chrétiens-démocrates 0 siège (-)

Les intentions de vote en faveur des Verts et des Vrais Finlandais ont augmenté le plus par rapport à 2014. Le Rassemblement national (Kokoomus) est toutefois le plus grand parti finlandais aux élections européennes depuis 1999.
La situation du Centre est difficile après la défaite aux élections législatives, surtout que les trois locomotives du scrutin européen de 2014, Olli Rehn, Paavo Väyrynen et Anneli Jäätteenmäki, ne se représentent plus.
Selon Yle, le troisième siège pour les Verts est très incertain. Les Verts, les Vrais Finlandais et le Parti populaire suédois sont tous les trois près d’obtenir le dernier siège.
Yle souligne qu’un taux de participation faible profite surtout au Rassemblement national, vu que les électeurs de ce parti sont mobilisés d’une élection à l’autre.
Le taux de participation aux élections européennes est traditionnellement faible et cela rend difficile les prévisions.
Le sondage a été effectué entre le 23 avril et le 21 mai auprès de 2 456 personnes.
Yle

Vrais Finlandais

« M. Halla-aho condamne un tweet des jeunes Vrais Finlandais » HS
Helsingin Sanomat rapporte que le président des Vrais Finlandais Jussi Halla-aho condamne un message raciste publié sur Twitter par l’association des jeunes des Vrais Finlandais. Le message incite à voter pour les Vrais Finlandais « pour que l’avenir de la Finlande ne soit pas comme dans la photo incluse » qui montre une famille avec une peau noire.
M. Halla-aho écrit sur facebook que « dans l’association des jeunes il y a un petit groupe qui ne semble pas comprendre ou accepter la politique du parti et qui nuit au parti ». « Ces personnes n’ont pas choisi le bon parti », dit-il.
L’association des jeunes aura cette année encore une aide de 115 000 euros du ministère de l’Education. Le ministère compte évaluer si les activités de l’association sont en harmonie avec les principes de la loi qui permet d’accorder des aides de l’Etat.
HS/A8

Politique intérieure

Formation du gouvernement

Négociations gouvernementales : l’ambiance devient tendue
Helsingin Sanomat indique que les questions économiques difficiles et les fuites dans la presse ont tendu hier les relations entre les cinq partis aux négociations gouvernementales. Plusieurs questions importantes ont été encore en suspens mercredi soir. Il s’agit surtout des questions relatives au climat, à l’économie et à la fiscalité.
Selon le président du PSD Antti Rinne, les cinq présidents ont résolu plusieurs problèmes pendant la journée. Il a toutefois admis que les négociations prendraient plus de temps que prévu.
Les présidents des cinq partis ont participé mercredi soir au débat électoral télévisé de la MTV3. Yle organise ce soir son grand débat télévisé.
HS/A10

Analyse
Helsingin Sanomat relève que le nom du ministre le plus important du Centre pourrait être une surprise. Le Centre, à qui reviendra le portefeuille des Finances, pourrait nommer comme ministre provisoire des Finances quelqu’un de l’extérieur du groupe parlementaire. Selon le quotidien, une telle personne pourrait être Vesa Vihriälä, actuel secrétaire d’Etat à la chancellerie du Premier ministre, qui participe aux négociations gouvernementales à la Maison des Etats.
Il est possible aussi que Juha Sipilä, président du parti sortant, prenne ce portefeuille jusqu’à sa démission de la présidence du parti en septembre prochain.
Il semble clair que ce poste sera pris alors par le président du parti élu par le congrès extraordinaire de septembre prochain.
HS/A11

Mercredi 22 mai 2019

Politique étrangère et européenne

Elections européennes

Le vote par anticipation s’est terminé mardi
Helsingin Sanomat rapporte qu’au total 21,1 % des électeurs, soit près de 897 000 Finlandais, ont voté par anticipation pendant le vote qui a duré une semaine. Près de 204 000 personnes ont voté par anticipation mardi, dernier jour du vote.
A Helsinki, le taux de participation est le plus élevé, 25,9 %. Dans la circonsription de Vaasa, le taux de participation a été le plus bas, 18,3 %.
Les élections proprement dites auront lieu le dimanche 26 mai.
HS/A7

Politique intérieure

Formation du gouvernement

Négociations gouvernementales : plus de temps sera nécessaire
Yle indique que le président du PSD Antti Rinne a estimé ce matin que les négociations gouvernementales prendront probablement quelque jours de plus que prévu, du fait que les questions climatiques, économiques et fiscales sont encore en suspens et aussi parce que les présidents des cinq partis doivent participer aux débats électoraux des élections européennes
Selon M. Rinne, les présidents des cinq partis peuvent commencer à rassembler le programme gouvernemental dès aujourd’hui.
Deux tiers des groupes de travail ont terminé leur travail et les présidents des partis commencent à étudier les résultats.
Selon Yle, il y a eu des commentaires critiques anonymes, selon lesquels les négociations n’avancent pas avant de connaître le cadre économique réel.
Yle

Difficiles négociations sur l’économie
Helsingin Sanomat relève que les cinq présidents des partis se sont mis d’accord hier pour l’instant sur les nouvelles dépenses d’un milliard d’euros. Cela nécessiterait environ 700 millions de recette fiscales et l’augmentation du taux d’emploi de 72,6 à 75 % d’ici 2023.
Selon les sources du quotidien, l’idée des présidents des partis serait de réaliser des privatisations de 1,5 – 2 milliards d’euros, dont la plupart serait canalisé dans les investissements d’équipement et environ 500 millions pour la recherche et l’innovation.
Selon les informations du quotidien, le groupe de travail chargé d’étudier la fiscalité a du mal à trouver un accord sur les nouveaux impôts qui sont nécessaires pour financer les promesses électorales des différents partis du futur gouvernement. Le quotidien note que les Verts auraient rejeté plusieurs propositions des partis de gauche concernant l’augmentation des impôts.
HS/A10

Economie

Possessions de l’Etat

La valeur des actions possédées par l’Etat est de plusieurs milliards
L’Etat finladnais possèdes des actions de plus de 60 entreprises dont 17 entreprises cotées en bourse (trois directement et par l’entreprise de Solidium pour les autres).
Les principales participations de l’Etat sont dans Fortum (50,76%) et Neste (44,27%), ainsi que Finnair (55,81%).
Selon Aamulehti une partie de ces particiaptions s’expliquent notamment en matière de soucis d’approvisionnement énergétique.
Mais pour certains il ne s’agit plus forcément de possessions stratégiques, par exemple l’Etat a toujours 36% du groupe de boissons alcoolisées Altia.
AL

Entreprises

Koné dépasse Nordea
Koné a dépassé Norea en matière d’entreprise finlandaise ayant la plus grande valeur capitalistique en bourse : Koné a atteint 27,2 milliards, devant Nordea 26,8 et Nokia 25,3.
AL

Réseaux

Nokia pourrait tirer profit des difficultés de Huawei
Selon Kauppalehti, les analystes estiment qu’à long terme Nokia et Erocsson pourraient tirer profit des difficultés de Huawei. Cela devrait permettre à Nokia d’enregistrer plus de commandes en matière de réseaux, notamment dans la 5G.
Actuellement, le retard pris dans les commandes par les opérateurs est très dommageable pour Nokia dont le cours de l’action a beaucoup chuté en début d’année.
Kauppalehti fait aussi état de rumeurs sur un remplacement du PDG de Nokia, M. Suri.
KL

Industrie des batteries automobiles

Un secteur qui pourrait créer des milliers d’emplois
Selon le directeur du groupe Raffinage de minerai de Finlande, Matti Hietanen, le secteur de batteries de voitures électriques pourrait représenter des investissements de 1,5 milliard d’euros, des milliers d’emplois et des recettes fiscales annuelles de 500 millions d’euros.
Le groupe de raffinage de minerai est une régie spéciale mise en place par le gouvernement de Juha Sipilä dans le but d’augmenter la mise à profit des ressources en minerai du pays. Outre M. Hietanen, détaché du ministère de l’Emploi et de l’Economie, dix personnes travaillent pour ce groupe.
L’objectif est de créer en Finlande toute une chaîne de l’industrie de batteries pour l’automobile allant des métaux aux batteries.
La Finlande raffine déjà des métaux, mais son objectif est de créer une industrie de batteries à proprement parler. L’Etat pourrait y participer en tant qu’actionnaire minoritaire. Le groupe souhaite que le prochain gouvernement puisse investir en capital à hauteur de 200 à 300 millions d’euros.
Le groupe Raffinage de minerai détient 72% de la mine de Terrafame qui produit notamment du nickel et du cobalt, et 24% du groupe minier Keliber, qui envisage l’extraction et le raffinage de lithium pour des batteries à Kauhava et Kaustinen en Ostrobotnie.
Terrafame envisage d’investir 240 millions d’euros dans une usine de raffinage de nickel et de cobalt.
Helsingin Sanomat note que la fabrication de cellules et de cathodes pour les batteries, qui demande de beaucoup de savoir-faire, représente le plus de valeur ajoutée.
L’allemand Basf a déjà annoncé qu’il envisageait de construire une usine à Harjavalta, à côté de Nornickel, et Valmet Automotive démarrera, cette année, une usine qui monte des batteries, à Salo.
HS note qu’en Suède, la fabrication de produits plus avancés et avec plus de valeur ajoutée est bien plus avancée qu’en Finlande.
Selon HS, d’autres pays, comme la France et l’Allemagne, sont prêts à soutenir l’industrie des batteries et accueillir des usines de cellules de batteries. Le chinois CATL, un des plus grands fabricants de batteries de voitures électriques, est déjà présent en Finlande : il est actionnaire à hauteur de 23% dans Valmet Automotive.
Comme les pays concurrents soutiennent les investissements de ce secteur, le groupe Raffinage de minerai souhaite que l’Etat finlandais assume le même type de rôle que ses concurrents afin que le secteur puisse avancer au-delà de la simple production de matières premières.
HS/18.5/A8

Câble informatique

Projet de câble sous-marin dans l’Océan arctique
Helsingin Sanomat rend compte du fait que la Finlande a promu la mise en place d’un câble informatique traversant la région maritime arctique.
Des partenaires japonais et russe ont été trouvés pour le projet. La Finlande espère bénéficier du projet de câble en recettes et au niveau de milliers d’emplois. Le câble pourrait voir le jour au plus tôt en 2022.
En Finlande, c’est Cinia qui promeut le projet. C’est un groupe dans lequel l’Etat participe à 75%, avec la banque-assureur OP et l’assureur Ilmarinen. Le prix du câble de 10 800 km s’élèverait à 600 millions d’euros, pour ses deux bouts. Il irait de Kirkkoniemi en Norvège (à seulement 50 km de la frontière finlandaise) aux environs de Vladivostok et la côte ouest du Japon.
Il faudrait mettre en place un groupe ad hoc pour gérer le projet. Des tractations ont déjà eu lieu avec un partenaire suédois et norvégien. Trouver des partenaires et actionnaires en Russie et au Japon, ainsi qu’un groupe de financement international a été le plus difficile. Maintenant que les acteurs les plus importants sont réunis, les négociations sur une lettre d’intention ne sont pas loin d’être terminées, rapporte Helsingin Sanomat.
HS/18.5/B19

Défense

Point de vue

La coopération en matière de la défense profite à la Finlande
« Un grand changement, qui touche également la Finlande, s’est opéré dans les cinq dernières années en matière de coopération internationale de la défense. L’évolution s’est accéléré en raison de l’occupation de la Crimée et la crise en Ukraine de l’est », écrit le directeur général du ministère de la défense, Janne Kuusela dans un billet de Helsingin sanomat.
« Dans la situation actuelle, la Finlande apparait comme un partenaire intéressant qui possède une défense solide. La collaboration avec la Finlande est considérée comme utile et pertinente. Ainsi l’affaiblissement de la situation sécuritaire vient d’ouvrir de nouvelles possibilités de collaboration à la Finlande ce qui nous permettra d’améliorer notre sécurité », poursuit Kuusela.
Il précise que, par la coopération en matière de défense, les garanties de sécurité ne sont plus le but recherché, il s’agit maintenant de renforcer la défense finlandaise.
Kuusela prend comme exemple l’important et l’actuel forum de coopération de la défense JEF (Joint Expeditionary Force) – un groupe de déploiement commandé par les Britanniques que la Finlande et la Suède sont rejointes en été 2017. « JEF ne fonctionne pas forcément de façon autonome, il peut notamment être utilisé en soutien à des opérations de l’UE, de l’OTAN ou de l’ONU », précise Kuusela.
Bientôt, JEF sera visible dans la région de la baltique sous la forme de l’exercice Baltic Protector. Environ 3 000 soldats et 20 bâtiments de guerre des pays JEF participeront à différentes phases de l’exercice. La série des exercices commence cette semaine avec la participation d’officiers d’état-major finlandais. En juin, la Finlande participera à l’exercice Baltops, qui fait aussi partie de cette série, avec un bâtiment de la marine.
« Malgré la perspective du Brexit, la Grande-Bretagne reste la plus forte puissance militaire de l’Europe qui entend porter sa part de responsabilité sur la sécurité de l’Europe », estime Kuusela.
HS22.5/A5

Patria - HX

Patria se renforce à Jämsä
Dans la perspective du projet HX, Patria convoite cent nouveaux postes de travail à Jämsä en 2021-2022 pour assurer la fabrication partielle, le montage et l’entretien du futur avion de combat du projet HX.
« Il s’agira essentiellement d’ingénieurs et de personnes qualifiées pour assurer l’entretien et le montage des futurs avions de combat multirôles », précise le directeur du projet HX à Patria Petri Hepola.
KS21.5/6

Mardi 21 mai 2019

Politique étrangère et européenne

Elections européennes

Dernier jour pour le vote par anticipation
Helsingin Sanomat rapporte que 16,2 % des électeurs finlandai, ont voté par anticipation pendant les six premiers jours du vote. Hier était le jour le plus actif en matière de participation.
Les bureaux du vote par anticipation des élections européennes sont encore ouverts aujourd’hui.
HS

Sondage

Le Kokoomus en tête pour les élections européennes
Helsingin Sanomat publie un sondage d’intentions de vote pour les élections européennes.
Il apparait que le Rassemblement national, qui était déjà arrivé premier il y a cinq ans, est aujourd’hui aussi en tête pour ce scrutin avec 22,6%, devant les Vrais Finlandais à 16,3%, le PSD à 15,5%, le parti du Centre à 13,5%, les Verts à 13%, l’Alliance des Gauches à 8,3%, le parti populaire suédois à 6,8% et les chrétiens-démocrates à 5%.
En sièges, voici les projections sur la base de ce sondage :
Rassemblement national 3 sièges (-)
Vrais Finlandais 2 sièges (-)
PSD 2 sièges (-)
Centre 2 sièges (-1)
Verts 2 sièges (+1)
Alliance des Gauches 1 siège (-)
Parti populaire suédois 1 siège (-)
Selon HS, une incertitude concerne les Vrais Finlandais qui pourraient gagner un sièges et arriver à trois. Cela se ferait au détriment soit des Verts (qui n’auraient alors, qu’un siège)à, soit du parti populaire suédois.
La participation sera décisive. En effet, on estime qu’un taux de participation faible profite par exemple au Rassemblement national et au parti populaire suédois dont les électeurs sont souvent très mobilisés. En revanche, un taux de participation plus élevé profite par exemple aux Vrais Finlandais dont les électeurs sont en général peu mobilisés pour un scrutin européen.
HS

Politique intérieure

Formation du gouvernement

Débats sur les questions économiques
La privatisation est une question difficile pour l’Alliance des gauches
Un différend sur le financement du programme gouvernemental a interrompu les négociations gouvernementales, hier. Elles ont toutefois été reprises dans l’après-midi, et selon M. Rinne, la question a été réglée.
Plus de 20 questions ont été évoquées au niveau des présidents des partis et toutes ont été réglées, selon lui. Les choses avancent bien, dit-il, en précisant que les négociations ont un cadre financier concret.
L’Alliance des gauches n’était pas prête à financer des investissements futurs en vendant des propriétés de l’Etat.
Concernant les mesures en faveur de l’emploi, Li Andersson, présidente de l’Alliance des gauches, a dit que son parti ne pouvait pas soutenir celles qui s’appuieraient sur une politique telle que le pacte de compétitivité qui prévoit des diminutions de salaires et de prime de congé des employés ordinaires. Il faudra, selon elle, chercher des solutions dans des mesures améliorant le niveau de formation et de compétences des personnes.
KL/A8

Sécurité

Des recommandations données après l’attaque de Turku n’ont pas été mises en oeuvre
Le groupe d’enquête désigné par le gouvernement après l’attaque terroriste de Turku a publié, l’année dernière, des recommandations pour améliorer la sécurité. En juin dernier, le groupe a donné neuf propositions pour améliorer la sécurité. Plusieurs de ces recommandations n’ont pas été mises en oeuvre.
Les délais, actuellement de un an et demie en moyenne, d’études des demandes d’asile et des dossiers d’appel n’ont pas été raccourcis comme proposé, et la prévention de la radicalisation n’a pas avancé selon les recommandations.
Le ministère de la Justice a publié, hier, un bilan sur les mesures entreprises dans les ministères et par les autorités. Kai Valtonen qui a dirigé le groupe d’enquête se félicite du fait que l’on suive la réalisation des recommandations, mais il se déclare en partie déçu du peu de progrès en la matière.
M. Valtonen avait relevé, lors de la publication des recommandations, que les délais longs et les attentes irréalistes des demandeurs d’asile constituaient un risque de radicalisation.
Les délais d’étude des dossiers pourraient devenir moins longs cette année du fait que la législation sur les étrangers prévoit depuis juillet dernier un délai de six mois.
Le groupe de travail avait recommandé la mise en place d’un service d’information concernant les questions et soucis des personnes liées aux demandeurs d’asile. Selon le ministère de l’Intérieur, il manque les ressources pour mettre en place un tel service. M. Valtonen rappelle que, dans le cas de l’auteur de l’attaque de Turku, des personnes s’étaient inquiétées de lui mais, dans la pratique, il n’y a que la police à qui on peut adresser de tels signalements. Or, la police n’est pas la bonne instance lorsqu’il ne s’agit pas d’infractions.
HS

Economie

Chantier naval

Vente d’Arctech Helsinki Shipyard à un groupe russe enregistré à Chypre
La vente du chantier naval de Helsinki a été confirmée. Arctech Helsinki Shipyard vend le chantier naval à Algador Holdings, groupe de deux hommes d’affaires russes enregistré à Chypre. Un nouveau groupe, Helsinki Shipyard, a été créé pour les préparatifs de la vente. Ce groupe poursuivra les activités navales.
Arctech Helsinki Shipyard (AHS) appartient au groupe de l’Etat russe Russian United Shipbuilding Corporation (USC).
Les nouveaux propriétaires ont annoncé, lors de la conférence de presse, hier, que les sanctions (qui visaient la Russie) ne seraient plus un problème pour l’entreprise du fait qu’il s’agira désormais d’hommes d’affaires privés. USC était concerné par les sanctions, ce qui a rendu les activités et le financement du chantier naval difficiles.
Esko Mustamäki, membre du conseil d’administration de Helsinki Shipyard, relève qu’il sera désormais possible de se concentrer sur les commandes. Le changement de propriétaire assurera la poursuite de la construction navale en Finlande. Selon Viktor Olerski, président du conseil d’administration, les perspectives à Helsinki sont bonnes. Outre des brise-glace, le groupe envisage de construire des bateaux de croisière et des navires de recherche.
Selon le nouvellement désigné directeur général du groupe, Carl Gustaf Rotkirch, 380 personnes travaillent actuellement au chantier naval qui a 700 à 800 sous-traitants. Il est prévu de recruter plus de personnel.
KL/A8

Défense

Coopération finno-suédoise

L’importance d’une brigade suédoise
Selon le rapport final de la politique de défense suédoise et la proposition d’envoyer à la Finlande une aide militaire sous forme d’une brigade de 5 000 soldats en cas de crise ou dans l’éventualité d’une situation de guerre dans la région, est pour la Finlande une nouvelle rassurante.
« Aucune des nombreuses activités de coopération en matière de défense de la Finlande ne suffirait à elle seule à remplir les fonctions d’une alliance militaire, ensemble elles rendent plus difficile une attaque. La défense nationale se porte bien », écrit Joonas Kuikka dans Turun sanomat.
Le renforcement de la capacité de frappe de l’armée suédoise, prévu par le rapport suédois, est une bonne nouvelle pour la Finlande. Notamment le nombre des avions de combat augmentera dès lors que le nouveau modèle Gripen E, actuellement en production, accompagnera les modèles C et D actuels.
En situation de crise, Göteborg en Suède, sera pour la Finlande le principal port. Le rapport reconnait d’ailleurs son importance pour la sécurité de l’approvisionnement de la Finlande et de la Norvège.
Du point de vue de la Suède, la solide défense de la Finlande représente un avantage et il convient de la soutenir. La Finlande empêcherait une attaque terrestre contre la Suède et les attaques aériennes dans le nord de la Suède.
Pour la même raison, défendre la Suède est primordial pour la Finlande. N’importe quelle attaque russe contre la Suède couperait les liens maritimes de la Finlande et son accès à l’étranger.
TS17.5/10

Les Etats-Unis s’entrainent à Rovajärvi

Pourquoi un grand exercice militaire organisé en Finlande est-il commandé par les Américains ?
L’exercice multinational Bold Quest se termine cette semaine par un entrainement multinational de tirs à Rovajärvi. Cet exercice a suscité la polémique en Finlande, et cela pour trois raisons.
Premièrement on se demande pour quelle raison laisse-t-on les Américains commander un exercice militaire américain traditionnel sur le sol finlandais ? La défense nationale s’est d’ailleurs empressée d’assurer que la Finlande commande l’exercice en collaboration avec les Etats-Unis.
Ensuite, le prix de l’exercice, 4,5 millions d’euros, étonne. La somme représente près de la moitié des 10,8 millions réservés aux exercices militaires internationaux. L’explication de la défense nationale est que la majorité des coûts passe dans l’élaboration des réseaux de communication qui, par la suite, resteront à l’usage des Finlandais.
Troisièmement, il est difficile de comprendre le caractère même de l’exercice qui sert à tester la réalité des systèmes C4i. Fondé au début des années 2000 par les Américains, le Bold Quest avait pour but d’éliminer les problèmes repérés dans le système de commande des opérations en Afghanistan. La Finlande a rejoint l’exercice en 2010, notamment pour expérimenter la commande des tirs.
Le Bold Quest offre en effet, pour la première fois, la possibilité de tester largement la capacité du nouveau système finlandais des C4i à former et diffuser une image de position militaire en temps réel dans un environnement international.
HS21.5/A14

Russie

“Les activités militaires russes en mer Baltique continuent activement » HS
« Le souci grandissant sur les activités de la Chine dans le monde efface l’attention portée à la Russie. En même temps, les Européens se tournent vers eux-mêmes : les bruyants nationalistes de droite prennent la place de la critique constructive en Europe », a dit la présidente estonienne Kersti Kaljulaid dans son discours d’ouverture de la conférence sur la sécurité Lennart Meri à Tallinn.
« L’activité militaire russe dans la région baltique ne semble pas s’apaiser », écrit le journaliste Kari Huhta qui rappelle que le commandant des forces de défense, le général Lindberg avait dit récemment que les activités des militaires russes dans la région resteront au niveau élevé atteint en 2014 en raison des évènements d’Ukraine.
Lindberg avait ajouté qu’un tiers des avions militaires russes continuent de voler au-dessus de la mer baltique sans signes reconnaissables, sans planifications d’itinéraire et sans prendre contact avec le contrôle aérien. Voilà trois ans que le président Sauli Niinistö avait demandé à Vladimir Poutine d’augmenter l’usage des identifiants des avions russes au-dessus de la mer Baltique afin d’améliorer la situation sécuritaire.
« Par ailleurs, les pays occidentaux continuent d’organiser des exercices militaires autour de la région baltique », note le journaliste.
L’un des participants russes à la conférence a signalé que la Russie cherche à être reconnue en tant que superpuissance légitime et autonome : « La Russie n’accepte pas l’hégémonie américaine dans le système sécuritaire de l’Europe ».
« Selon une estimation russe, Poutine dispose de ressources suffisantes pour continuer pendant dix ans encore l’activité actuelle », écrit Huhta.
HS21.5/A23

Lundi 20 mai 2019

Politique étrangère et européenne

Conseil de l’Europe

« La Russie devrait rester membre » HS
Le Président Niinistö parle en faveur d’une Europe forte
Helsingin Sanomat rapporte que le Conseil de l’Europe a fait un pas vendredi vers la résolution qui devrait permettre à ce que la Russie reste membre de l’organisation.
Le Conseil a publié une déclaration selon laquelle un Etat membre doit payer sa cotisation et a alors droit de vote. Cette évidence permettrait à la Russie de retrouver ses droits de vote si elle payait ses cotisations, relève HS qui souligne qu’une grande majorité des Etats étaient favorables à une telle solution.
Le quotidien rappelle que, « quand la Russie a annexé la Crimée, l’assemblée parlementaire du conseil de l’Europe a limité ses droits de vote. A la suite de cela la Russie a cessé de payer ses cotisations ». La Russie pouvait désormais être exclue du Conseil de l’Europe ou décider elle-même de le quitter. C’est pourquoi il fallait trouver une solution. La décision formelle de rétablir le droit de vote pourrait être prise par l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe en juin.
HS rapporte que cette solution était une déception pour l’Ukraine.
Le ministre finlandais des Affaires étrangères Timo Soini a souligné que « l’objectif du Conseil de l’Europe est de protéger les personnes. On ne peut pas les protéger en Russie si la Russie ne fait pas partie du Conseil de l’Europe ».
Selon M. Soini, le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov a été clair sur le fait que la Russie souhaitait rester au Conseil de l’Europe. « Dès lors la Russie doit aussi remplir toutes ses obligations – y compris payer sa cotisation », a dit M. Soini.
« La Russie a clairement dit qu’elle voulait rester membre, ce qui implique de remplir ses obligations », a dit M. Soini.
Aamulehti relève que, avec cette solution, ce sont les citoyens russes qui sont les vainqueurs. En effet, la Russie sera obligée de régler ses cotisations à une organisation qui défend les droits de l’opposition ou des minorités sexuelles et qui défend les conditions des prisonniers. C’est ce qu’ont souligné tant le Ministre Timo Soini que le secrétaire général Jagland et la secrétaire d’Etat de la présidence française Amélie de Montchalin, rapporte Aamulehti.
La Finlande a passé vendredi la présidence tournante du Conseil de l’Europe à la France.
HS AL

Union européenne

Interview de M. Juncker
« La défense européenne fonctionne » HS
« MM. Rehn et Liikanen seraient de bons gouverneurs de la BCE » KS
Dans une interview accordée à la presse nordique, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a notamment déclaré qu’il était favorable à une armée européenne. « Mais il faut être très prudent. Je ne veux pas militariser la politique étrangère de l’UE ; ce n’est pas l’objectif ».
Interrogé en revanche sur la portée de l’article 42.7 du traité sur l’assistance mutuelle, M. Juncker déclare que cette obligation est très limpide : il n’y aurait pas d’ambiguïté au fait que les autres Etats membres viendraient en aide à un Etat visé par une attaque. « Celui qui s’attaquerait à, un Etat membre doit savoir que les autres lui viendraient en aide. Pour ceux qui sont membres de l’OTAN, l’article 5 de la charte importe », a dit M. Juncker.
Interrogé sur les candidatures éventuelles de l’actuel et du précédent gouverneur de la banque de Finlande, M.M. Rehn et Liikanen à la tête de la BCE, M. Juncker a déclaré qu’ils en avaient les compétences. « Mais il y a aussi des Français, des Allemands, et d’autres », a-t-il ajouté.
HS KS

Elections européennes

Le vote par anticipation continue encore aujourd’hui et demain
Keskisuomalainen rapporte que 12,7 % des électeurs finlandais, soit près de 426 400 personnes, ont voté par anticipation pendant les cinq premiers jours du vote. A Helsinki, le taux de participation est maintenant de 14,9 %.
Il y a cinq ans, le taux de participation après les cinq premiers jours de vote avait été de 10 %.
Les bureaux du vote par anticipation des élections européennes sont encore ouverts aujourd’hui et demain.
KS/lun/9

Nationalisme

Réunion des nationalistes à Milan
Helsingin Sanomat relève que les nationalistes européens se sont réunis samedi à Milan à l’invitation du chef de la Ligue italienne Matteo Salvini.
Laura Huhtasaari, députée et première vice-présidente des Vrais Finlandais, a représenté son parti à Milan où elle a rencontré pour la première fois Marine Le Pen, cheffe du Rassemblement National (ex-Front national) français.
Dans son discours, Mme Huhtasaari a souligné « la force des partis patriotes » en Europe.
Avant ses entretiens avec M. Salvini et Mme Le Pen, elle a indiqué vouloir évoquer les questions sur lesquelles ils sont d’accord. « L’idée n’est pas d’être d’accord sur toutes les questions », selon elle.
HS/dim/A27

Politique intérieure

Formation du gouvernement

Débats difficiles sur les questions économiques
Vendredi, Juha Sipilä a estimé que les négociations avançaient lentement. Pour lui, la situation était difficile, et Helsingin Sanomat relève que les litiges concernaient l’économie. Pour le Centre, équilibrer les finances pour 2023 était indispensable, mais un déficit de 1,6 milliard d’euros risquait de se réaliser à la fin de la législature si de nouvelles décisions politiques n’étaient pas prises.
Les partis sont actuellement d’accord sur le fait que le groupe qui œuvre sur les questions fiscales devra trouver 700 millions d’euros supplémentaires.
Les partis ont promis des améliorations dans les retraites, les soins et l’éducation. Selon le plan du ministère des Finances sur l’économie publique, les recettes seraient équivalentes aux dépenses en 2020 pour la première fois depuis dix ans, mais après, l’acquisition de chasseurs pèsera sur le budget pour la fin de la législature, soit 2021-2023 (1,5 milliard d’euros par an).
HS note que, selon plusieurs sources, les partis seraient d’accord sur le fait qu’il ne s’agira toutefois pas de couper les autres dépenses dans l’idée de trouver une marge de manœuvre. Des sources de recettes supplémentaires pourraient être les augmentations fiscales (0,7 milliard d’euros), les transferts à l’intérieur du budget (0,3 milliard d’euros) et l’augmentation du taux d’emploi (2 milliards d’euros).
Les augmentations fiscales ne concerneraient pas les revenus salariaux ni les retraites. Ils pourraient concerner les entreprises et les dividendes.
Si le taux d’emploi passait à 75%, cela rapporterait environ deux milliards d’euros pour l’économie publique. Les positions de différents partis sur les moyens d’y arriver ne sont toutefois pas convergentes.
Les investissements dans l’équipement seraient une façon de créer des emplois.
Si les trois façons de trouver de nouvelles recettes pourraient être adoptées, le déficit de 1,6 milliard d’euros pourrait devenir un excédent d’un milliard d’euros. Cela ne suffirait toutefois pas pour la mise en place de toutes les promesses. Le PSD considère que certains projets, comme les nouveaux projets ferroviaires ou les dépenses de l’éducation, pourraient être considérés comme des investissements qui pourraient être financés par la dette.
HS/sam/A12-13

Pause dans les négociations suite à un différend sur les nationalisations
Les médias rapportent que lundi matin les négociations se sont interrompues suite à un différend portant sur le financement des réformes. En effet, l’Alliance des Gauches refuserait que le gouvernement vende des actifs pour financer sa politique. Le Centre y serait au contraire favorable.
Yle

Calendrier : le programme gouvernemental bouclé à la fin de la semaine
M. Rinne tient toujours à son objectif de terminer le programme gouvernemental pour vendredi. Selon lui, les négociations ont progressé considérablement même s’il y a encore beaucoup de questions à résoudre, notamment concernant la façon de financer des projets, les mesures en faveur de l’emploi et en matière de fiscalité.
Le cadre économique est désormais clair pour les dirigeants des partis participant aux négociations.
Les groupes de travail devraient rendre leurs propositions aux présidents au plus tard mardi.
M. Rinne prévoit qu’une fois que le programme sera terminé, les groupes parlementaires assisteront à un séminaire de deux jours qui aura pour but de s’assurer du fait que les questions sur lesquelles on s’est mis d’accord seront connues et soutenues par l’ensemble des députés des partis de la future coalition gouvernementale.
M. Rinne constate que la proximité des élections européennes fera que les présidents des partis seront pris par les débats sur la campagne européenne toute la semaine, mais il espère que cela ne gênera pas le résultat des négociations.
HS/lun/A11

M. Rinne pressé par le calendrier européen
Aamulehti estime que M. Rinne souhaiterait être rapidement nommé Premier ministre afin de participer aux réunions européennes d’après élections pour discuter sur les hauts postes européens à répartir.
M. Tusk aurait prévu la première réunion de ce type déjà pour mardi 28 mai, rapporte AL.
AL

Une femme commissaire pour la Finlande ?
Aamulehti rapporte que le prochain commissaire européen devrait être un social-démocrate et choisi par M. Rinne. La pression pour nommer une femme, pour la première fois pour la Finlande, serait forte. La plus en vue est actuellement l’ancienne présidente du parti, Mme Urpilainen. Si elle choisissait plutôt d’être ministre, alors la députée européenne Miapetra Kumpula-Natri apparaît en position de force. A moins que l’ancien président du parti Eero Heinäluoma ne soit élu bien mieux qu’elle au scrutin de dimanche, relève AL.
AL

Un peu moins de 20 ministres ?
Hufvudstadsbladet relève que M. Rinne vise un gouvernement d’un peu moins de 20 ministres, contre les 17 ministres actuels du gouvernement Sipilä qui à l’origine ne comptait que 14 ministres.
Alors que la plupart des commentateurs tablent sur 18 ministres, la présidente du parti populaire suédois Mme Henriksson a déclaré qu’il n’y avait pas d’accord sur ce chiffre ; Selon Yle, s’il y avait 19 ministres, le parti populaire suédois pourrait prétendre à deux portefeuilles.
HBL/dim/5 Yle

Vendredi 17 mai 2019

Politique intérieure

Formation du gouvernement

Selon M. Rinne, le programme gouvernemental sera prêt la semaine prochaine mais la formation du gouvernement prendra plus longtemps
Selon M. Rinne, l’objectif des négociations est actuellement que le programme gouvernemental soit prêt vendredi prochain.
Mais la formation du gouvernement à proprement parler nécessitera encore d’autres processus et aussi une cohésion avec les groupes parlementaires, ce qui devrait prendre encore quelque temps de plus.
HS

Partis politiques

Nouveau sondage
Les Vrais Finlandais toujours en tête
Aamulehti publie les résultats d’un sondage d’opinion sur les intentions de vote effectué pour le compte du groupe médiatique Alma par l’institut Tietoykkönen.
Les Vrais Finlandais arrivent en tête avec un score de 19,2 %, suivis du Rassemblement national (Kokoomus) qui obtient 17,9 % et du PSD qui a 16,4 %.
Le Centre arrive quatrième avec 13,4 %, les Verts cinquième avec 12,1 % et l’Alliance des gauches sixième avec 9,4 %.
Le Partis suédois obtient 4,7 % et les Chrétiens-démocrates 3,5 %.
Le sondage a été effectué entre le 3 et le 14 mai auprès de 1 500 personnes.
AL/A8

Politique étrangère et européenne

Conseil de l’Europe

Le Président Niinistö parle en faveur d’une Europe forte
Helsingin Sanomat relève que le Conseil de l’Europe a fêté jeudi ses 70 ans au palais Finlandia à Helsinki.
Dans son discours, le Président Sauli Niinistö a souligné l’importance du Conseil de l’Europe du point de vue du respect des droits de l’homme, de la démocratie et du principe de l’Etat de droit.
« Nous avons encore plus besoin d’une Europe forte que pendant les 70 années écoulées. Une Europe forte a besoin du Conseil de l’Europe, de tous ses Etats membres et les gens dans tous les Etats membres ont besoin du Conseil de l’Europe », selon M. Niinistö.
Le Président Niinistö a également souligné que « le système internationale fondé sur des règles était menacé, y compris le Conseil de l’Europe qui est en crise politique, économique et institutionnelle la plus grave dans son histoire ».
Yle rapporte qu’à l’issue de la réunion ministérielle d’Helsinki, le ministre finlandais des Affaires étrangères passera le relais à la Secrétaire d’Etat française Amélie de Montchalin.
HS/A8 AL Yle

Elections européennes

Le vote par anticipation
Aamulehti rapporte que 3,4 % des électeurs, soit un peu plus de 144 000 Finlandais, ont voté hier par anticipation.
Jusqu’à présent, le taux de participation est de 7,7 % après deux journées. A Helsinki, le taux de participation est maintenant de 8,8 %.
Le vote par anticipation des élections européennes continuera jusqu’à mardi prochain.
AL/A6

Lutte contre le changement climatique

Rapport de Sitra
Le mode de vie finlandais pèse sur le climat
Selon un rapport que le think tank Sitra a publié, hier, l’effet sur le climat de la consommation finlandaise est très important per capita par rapport à l’Inde ou la Chine, par exemple. L’écart entre le mode de vie finlandais et les objectifs climatiques internationaux est énorme. Des modifications radicales sont nécessaires dans les choix quotidiens.
Durant les dix ans à venir, les émissions engendrées par la consommation devraient être diminuées de 75%, conformément aux objectifs du traité de Paris. La plupart de l’empreinte de carbone d’un Finlandais moyen est engendrée par ses choix en matière de transports, de logement et de sa consommation de denrées alimentaires.
Sitra encourage les choix vers un régime basé sur les produits végétaux et un transfert des voitures particulières aux transports publics.
Trouver des solutions ne peut toutefois pas être uniquement à la charge des ménages, car les changements nécessaires sont vraiment importants, rappelle Anu Mänty de Sitra. Elle rappelle également l’urgence des mesures. Il faut des changements structurels, car les mesures des seuls consommateurs ne suffisent pas.
Dans son rapport, Sitra présente une liste de trente mesures allant dans le sens de ces changements nécessaires. Celles qui peuvent le plus rapidement être mises en place concernent les transports et le régime alimentaire, tandis que les travaux pour diminuer les émissions du logement sont plus longs à faire.
La production de denrées alimentaires est un secteur où de nouvelles innovations conformes à l’économie circulaire pourraient devenir des produits d’exportation. Des technologies permettant les cultures dans des circonstances chaudes ou sèches, ou encore de période de croissance courte, pourraient devenir une opportunité commerciale pour des entreprises finlandaises.
Sitra estime qu’il faut des services, du partage, de la location et du recyclage. Les modes d’activités économiques basées sur cela devraient devenir plus courantes.
HS/A12

Laboratoire de potager urbain
Helsieni
Dans le contexte du rapport de Sitra sur les mesures en faveur du climat, les journaux rendent compte des projets de potagers urbains comme Urban Food Lab de l’école supérieure professionnelle Metropolia.
Hufvudstadsbladet a interviewé Stéphane Poirié, un des fondateurs de Helsieni qui cultive des champignons et qui coopère désormais avec le laboratoire de Metropolia.
HBL/14

Criminalité

La part des étrangers dans les suspects a augmenté
Selon le Centre national d’études statistiques, un ressortissant étranger est soupçonné d’un crime 1,2 fois plus souvent qu’un Finlandais.
Comparé à des personnes d’origine finlandaise, des ressortissants étrangers sont particulièrement souvent soupçonnés de délits contre les biens ainsi que de crimes violents.
Helsingin Sanomat relève que les différentes nationalités se distinguent entre elles. Par exemple pour les crimes liés à la drogue, des Somaliens étaient 3,4 fois plus souvent soupçonnés que des Finlandais. Quant aux crimes sexuels, des Irakiens étaient 12,8 fois plus souvent soupçonnés que des Finlandais.
HS/A10

Défense - Irak

L’opération de formation finlandaise interrompue au Nord de l’Irak
Les Etats-Unis ont rapatrié leurs diplomates d’Irak craignant que les Iraniens y attaquent des ressortissants américains.
A la suite de cette annonce, la Suède et l’Allemagne ont également annoncé interrompre les formations de soldats en Irak. La Grande-Bretagne pour sa part, a signalé qu’elle ne voit pas de raison d’augmenter le niveau de menace actuelle en Irak.
Selon Yle, la Finlande vient aussi d’annoncer qu’elle interrompt ses activités de formation au Nord de l’Irak. L’information est confirmée par le chef des opérations de l’armée de terre, le colonel Pasi Hirvonen, qui ne commente toutefois pas les raisons de cette interruption. Il précise néanmoins que l’augmentation du niveau de menace est basée sur une observation faite sur place et que l’arrêt est provisoire, de quelques jours seulement. La décision a été prise mardi.
Les troupes finlandaises forment des groupes de l’armée irakienne dans la région de l’administration centrale en Irak et des autorités de sécurité du Kurdistan près de la ville d’Erbil dans le nord.
La Finlande participe en Irak à l’opération internationale de formation et de conseil OIR (Operation Inherent Resolve) sous le commandement des Américains depuis 2015 avec des effectifs d’environ 60 hommes.
www.hs.fi

Economie

Industrie

Koné projette l’achat de Thyssengroup
Helsingin Sanomat relève que selon l’agence de presse Reuters, le grand fabricant finlandais d’ascenseurs Koné projette une offre de 14 milliards d’euros afin d‘acheter l’unité des ascenseurs de l’allemand Thyssenkrupp. Koné-Thyssen serait alors le plus grand fabricant d’ascenseurs et dépasserait donc l’américain Otis.
Le plus grand achat par une entreprise finlandaise a été celui d’Alcatel-Lucent par Nokia en 2016. Le prix s’est élevé à 15,6 milliards d’euros.
Koné n’a pas commenté l’article de Reuters.
HS/A32

Finlande - France

Culture

Musique classique
Helsingin Sanomat publie une critique élogieuse sur le concert de l’Orchestre symphonique de la ville d’Helsinki avec le pianiste français Jean-Efflam Bavouzet.
HS/B6

Jeudi 16 mai 2019

Politique intérieure

Formation du gouvernement

Négociations : M. Rinne espèrent les boucler à la fin de la semaine prochaine
Aamulehti relève que le président du PSD Antti Rinne a annoncé mercredi que les présidents des cinq partis ont étudié le bilan de la situation économique actuelle.
M. Rinne n’a pas encore pris position au niveau du coût des réformes du futur gouvernement. Selon les estimations, la marge de manœuvre serait autour de deux milliards d’euros.
Les cinq présidents des partis fixent les principes des cadres économiques et les négociateurs commencent ensuite à évoquer également les questions économiques dans les groupes de travail.
Selon M. Rinne, les négociateurs se réuniront aussi dimanche prochain, vu le calendrier des négociations qui, en raison de la prochaine présidence finlandaise du Conseil de l’UE, devraient aboutir à la fin de la semaine prochaine.
La grande centrale syndicale SAK a présenté hier aux négociateurs ses propositions concernant la fiscalité.
Les syndicats des agriculteurs MTK et SLC se sont réunis mercredi matin devant la Maison des Etats pour rappeler aux négociateurs quels sont les sujets importants pour l’agriculture finlandaise. Ils souhaitent augmenter l’abattage des arbres pour qu’on puisse mettre en œuvre entre autres l’investissement de Metsä Group à Kemi.
Le Centre promeut ce projet aux négociations gouvernementales, tandis que les Verts s’y opposent.
Les syndicats des agriculteurs soulignent l’importance d’un financement suffisant, au niveau national et de l’UE, du développement de la campagne et de l’agriculture.
AL/A13

Renseignement

Les nouvelles lois sur le renseignement bouleversent la Sureté nationale
Pour appliquer les nouvelles lois sur le renseignement, la Sureté nationale (Supo) remanie ses structures et recrute, à partir de début juin, des directeurs à la tête des nouvelles unités dont la plus importante, celle du renseignement, sera gérée par Mirkka Kreus.
Kreus a notamment travaillé depuis 2014 au poste de chef du secteur ouest de la sureté nationale et écrit un ouvrage intitulé « Lutte contre le terrorisme en Finlande » publié par l’Ecole professionnelle de la police.
La sureté nationale ne révèle pas le calendrier selon lequel ses nouvelles fonctions seront occupées.
Il semblerait que le renseignement militaire suive plus ou moins le même planning. Le nouveau chef du renseignement de la défense nationale, Pekka Toveri, avait affirmé la semaine dernière que certains postes ne pourront pas être rapidement occupés en raison de la pénurie de professionnels en informatique.
L’actuelle analyste principale Saana Nilsson est nommée à la tête des relations publiques au sein de Supo.
L’ancien chargé de communication, Jyri Rantala est nommé chef de l’état-major, la troisième unité nouvelle créée au sein de Supo qui travaillera en étroite collaboration avec Antti Pelttari et sera chargé notamment de la communication et des relations publiques.
Par ailleurs, environ 80 nouveaux postes seront encore à pourvoir dans un proche avenir.
Le budget et le personnel de Supo ont largement augmenté ces dernières années et la même tendance risque de continuer. Passé de 220 personnes en 2010 à 400 aujourd’hui, la Supo atteindra sans doute un effectif de 500, si l’on tient compte des projets de loi. Environ 70% des nouveaux recrutés sont des civils.
Quant au budget, il est passé d’environ 18 millions en 2010 à 44 millions l’année dernière. Selon les nouveaux projets de loi, il augmentera encore de dix millions d’euros.
www.hs.fi

Politique étrangère et européenne

Elections européennes

Le vote par anticipation
Turun Sanomat rapporte que le vote par anticipation des élections européennes a commencé mercredi et un peu plus de 156 000 Finlandais, soit 3,7 % des électeurs, ont déjà donné leur voix.
TS/7, vaalit.fi

Emigration

16 000 personnes sont parties vivre ailleurs en 2018
Helsingin Sanomat note que, dans certaines régions finlandaises, l’émigration est une question qui constitue un défi bien plus important à relever que l’immigration. Selon les chiffres du Centre national d’études statistiques, considérablement plus de personnes sont parties vivre à l’étranger en 2016-2018 par rapport à la période 2013-2015.
En 2016, plus de 18 000 personnes ont quitté la Finlande, en 2018, plus de 16 000. L’émigration est nettement plus courante depuis la région suédophone de l’Ostrobothnie qu’ailleurs.
Outre le durcissement de l’atmosphère dans la société (y compris la montée de la xenophobie), le travail ou les études sont parmi les motifs d’un départ, ainsi que les relations familiales et l’esprit aventurier.
Pour la région d’Ostrobothnie, où la situation de l’emploi est bonne, les départs constituent un problème pour l’accès à suffisamment de main d’œuvre.
Les suédophones reviennent ensuite en Finlande moins souvent que les finnophones, ce qui fait que la Finlande ne bénéficiera pas de leur expérience internationale. Trois finnophones partis à l’étranger sur quatre rentre en Finlande plus tard, alors que concernant les suédophones, il s’agit de moins d’un sur deux.
HS/A16

Economie

Conjoncture économique

Bonne augmentation du PIB au début de l’année, mais prévision de ralentissement plus tard dans l’année
Le PIB finlandais a augmenté de 0,6% au début de l’année par rapport au trimestre précédent, selon les informations préalables du Centre national d’études statistiques. L’augmentation est de 2,2% si on compare la croissance à celle de la même époque en 2018.
Le nombre de personnes employées a augmenté de 1,5% en janvier-mars par rapport à la même époque en 2018.
Selon l’économiste en chef de la banque Aktia, Heidi Schauman, il n’est pas surprenant que la croissance finlandaise soit plus forte que celle de la zone euro (0,4%, selon Eurostat). Elle estime que la prévision concernant le reste de l’année devra probablement être revue à la hausse.
C’est probablement la demande intérieure qui a soutenu la croissance dans le contexte de perspectives sombres de l’économie mondiale.
La guerre commerciale se reflétera probablement sur le PIB finlandais en avril-juin. Une augmentation de l’insécurité signifie souvent que les entreprises reportent leurs investissements.
La banque Nordea prévoit une croissance de 1,5% cette année et de 1% pour 2020 pour le PIB finlandais. Selon le Centre national d’études statistiques, la croissance était de 2,3% en 2018.
HS

Innovation

Demande à une augmentation du financement de l’innovation
Keskisuomalainen rend compte des propos de Samu Salo, président de l’union des ingénieurs, qui s’inquiète pour le financement de l’innovation, dont il considère le niveau comme insuffisant. Selon lui, la Finlande risque de se retrouver dans la « catégorie B » en matière de connaissances technologiques si elle n’adopte pas une attitude plus ambitieuse concernant le financement de la recherche et des innovations.
Le ministère de l’Education et de la Culture propose d’augmenter ce financement à 4% du PIB d’ici 2030, contre 2,7% en 2018.
M. Salo considère ce niveau proposé comme insuffisant. Il rappelle que dans des pays de niveau haut d’expertise technologique, un financement à hauteur de 4 à 8% du PIB est courant. Pour lui, il faudrait décider sur une part de 6% dès 2020. Sinon, il craint que la Finlande devienne un pays sous-traitant qui ne produit que des produits peu transformés, alors qu’il faudrait chercher à devenir une avant-garde dans plusieurs domaines.
M. Salo souligne également l’importance d’investir dans la formation. Il souhaite que l’Etat puisse prévoir de moyens fiscaux pour soutenir les entreprises qui investissent dans la R&D. La lutte contre le changement climatique est un domaine de grandes opportunités, selon lui.
KS/mar/17

Mercredi 15 mai 2019

France – Finlande

Aéronautique

Trois Rafales participeront au show aérien de Turku
L’armée de l’air française fait venir trois avions de combat multifonctions Rafale de Dassault Aviation au show aérien de Turku mi-juin. Partis de la base aérienne de Mont de Marsan, ils réaliseront devant le public finlandais un spectacle dynamique avec deux Rafales.
Dassault Aviation Rafale s’est présenté en Finlande une seule fois auparavant. Un spectacle de deux Rafales intitulé Dynamic Duo avait été réalisé en été 2018 à Tikkakoksi lors du centenaire de l’armée de l’air finlandaise. La visite de Rafale est de toute manière un évènement rare, la première ayant eu lieu lors des exercices d’opérations aériennes ACE en 2017. Au printemps 2019, le Rafale avait participé à Rovaniemi à des tests de résistance au froid.
Dassault Aviation Rafale est le chasseur principal de l’armée de l’air et de la marine françaises. Utilisé par l’armée de l’air française dans des tâches aériennes difficiles, la version biplace permet à un second pilote placé dans le cockpit arrière de gérer l’ensemble des systèmes de senseurs et d’armes.
Vendu en Egypte, en Inde et au Qatar, le Rafale est un avion de combat omnirôle très moderne dont les qualités ont été louées dans les médias de l’ouest comme de l’est.
Dassault Aviation propose l’appareil à la Finlande pour succéder aux F-18 de l’armée de l’air. Tous les cinq candidats en lice pour le projet HX participent au show aérien de Turku : BAE Systems, Boeing, Dassault Aviation, Lockheed Martin et Saab seront présents avec leurs propres stands. A l‘œuvre en vol, on devrait voir l’Eurofighter Typhoon de BAE Systems, le Rafale de Dassault et le Saab 39 C Gripen.
Le show aérien du centenaire de l’Union de l’aviation finlandaise sera organisé à l’aéroport de Turku les 15 et 16 juin, sous le haut patronnage du président de la république Sauli Niinistö.
L’armée de l’air, l’aviation de l’armée de terre et l’escadre de surveillance des gardes-frontières seront tous présentes au show.
www.lentoposti.fi

Politique intérieure

Formation du gouvernement

Propos de M. Rinne sur la répartition des portefeuilles
Uusisuomi rapporte que le président du PSD Antti Rinne a déclaré aujourd’hui qu’il était prêt à proposer le portefeuille des Affaires étrangères aux Verts, alors même qu’il lui reviendrait normalement selon le résultat des élections.
En effet, la réparation des portefeuilles ministériels entre les partis de la future coalition, se fait généralement selon le même principe de proportionnalité selon la loi d’Hondt qui est utilisé pour la réparation des sièges au Parlement.
Selon ce principe, le PSD aurait le premier poste, celui de Premier ministre, puis le Centre aurait le second, celui des Finances, qui devrait échoir au président du groupe parlementaire Antti Kaikkonen. Le troisième poste, celui des Affaires étrangères, qui reviendrait au PSD, pourrait être laissé par ce parti aux Verts, ce qui permettrait à M. Pekka Haavisto de devenir ministre des Affaires étrangères. Le PSD aurait alors le loisir de choisir le poste suivant, soit l’influent poste de Ministre de l’Economie.
« Je pense que l’on peut discuter de cela sans suivre obligatoirement la loi d’Hondt, mais en prenant en compte les intérêts des différents partis », a dit M. Rinne.
« Nous n’avons pas encore discuté du nombre de portefeuilles de ministres ni de leur répartition entre les partis. Mais je pense que 18 peiut être un bon nombre, agfin que personne ne se tue à la tâche. Si l’on part sur ces bases, je pense que l’on parlera de la réparation entre partis la semaine prochaine », dit-il.
Uusisuomi estime que le PSD pourrait avoir sept ministres, le Centre cinq, les Verts trois, l’Alliance des Gauches deux et le parti populaire suédois un. Si l’on applique la loi d’Hondt.
Uusisuomi estime que si le PSD devait choisir le ministre des Affaires étrangères, le plus probable est que l’ancienne présidente du parti Mme Urpilainen serait la principale candidate. Néanmoins, elle est considérée comme la candidate favorite pour le prochaine poste de Commissaire européen de la Finlande.
M. Rinne a insisté sur l’importance de renforcer le nombre de femmes à la Commission européenne.
US

Politique étrangère et européenne

Elections européennes

Le vote par anticipation commence aujourd’hui
Helsingin Sanomat rapporte que le vote par anticipation des élections européennes commence aujourd’hui mercredi et terminera mardi 21 mai. A l’étranger, le vote se terminera déjà samedi 18 mai. Le jour du vote proprement dit est le dimanche 26 mai.
Il n’y a qu’une seule circonscription aux élections européennes en Finlande. 17 partis politiques, inscrits dans le registre des partis, ont désigné au total 269 candidats. Le nombre de parlementaires européens élus en Finlande est treize - et un 14e sera nommé après l’éventuel Brexit.
Le taux de participation aux élections européennes de 2014 a été de 41,0 %. Les principaux élus de 2014, Alexander Studd, Jussi Halla-aho et Olli Rehn, ne se représentent pas.
HS/A13, vaalit.fi

Les candidats aux élections européennes ne sont pas favorables à un renforcement des frontières internes
Selon un sondage international publié au printemps, l’islam radical est largement perçu dans divers pays membres de l’UE comme la plus grande menace pour l’avenir de l’Europe.
Néanmoins, la libre-circulation est un principe important pour les candidats européens. Selon Yle, les grands partis, à l’exception des Vrais Finlandais et des Chrétiens-démocrates, ne sont pas favorables au renforcement de la surveillance aux frontières entre les pays membres, ce qui compliquerait la libre-circulation.
www.yle

Rencontre à Tallinn
Les nationalistes recherchent le groupe le plus important possible
Ilta-Sanomat a interviewé le candidat des Vrais Finlandais aux élections européennes Olli Kotro qui a participé à la réunion des nationalistes qui se tenait hier à Tallinn avec Mme Le Pen ainsi que des représentants des partis nationalistes estoniens et danois.
M. Kotro avait précédemment participé à une rencontre similaire organisé par M. Salvini à Milan.
Il déclare que les Vrais Finlandais ont pour objectif de participer au plus grand groupe des nationalistes au prochain parlement européen.
Il souligne que ces partis ont des positions différentes sur la Russie mais, selon lui, cela ne pose pas problème car il n’y aura pas de discipline parlementaire dans le futur groupe et d’autre part les partis nationaux gardent leurs positions en matière de politique internationales.
IS

Union européenne

Fonctionnaires finlandais en baisse
Keskisuomalainen indique que, selon la chancellerie du conseil des ministres, un peu plus de 2 % des environ 40 000 employés de l’Union européenne sont des Finlandais. Il y en a le plus à la Commission européenne, 540. La part des Finlandais de la population de l’Union est environ 1 %.
« La situation actuelle est bonne mais le nombre de fonctionnaires finlandais est en baisse », selon Mikael Kekkonen, conseiller à la représentation permanente de Finlande à Bruxelles. Les fonctionnaires recrutés après l’adhésion de la Finlande à l’UE en 1995 commencent à prendre leur retraite et les jeunes ne s’intéressent pas autant à des postes européens. « Les jeunes des pays où le niveau de salaires est plus bas sont plus attirés par l’UE. »
En 2010-2018, au total 5 720 Finlandais ont participé aux concours de l’UE, soit un peu moins d’un pour cent des candidats. 2,5 % des candidats finlandais sont admis.
Parmi les 36 directeurs généraux de l’Union il y a trois Finlandais : Tiina Astola, Timo Pesonen et Ville Itälä.
KS/12

Conseil de l’Europe

Réunion du comité ministériel
Aamulehti relève que la question d’un départ éventuel de la Russie de l’organisation est d’actualité au moment où la réunion du comité ministériel du Conseil de l’Europe sera organisée à Helsinki, vendredi. Cet été, cela fera deux ans que la Russie ne verse plus ses cotisations, ce qui permettrait aux Etats membres d’entamer la procédure pour faire sortir le pays du Conseil de l’Europe.
Nina Nordström, chef de l’unité de la politique des droits de l’homme du ministère des Affaires étrangères, souligne que ce n’est surtout pas le souhait du Conseil de l’Europe ni de la Finlande ou encore de plusieurs Etats européens.
Concernant l’ordre du jour de la réunion, Mme Nordström prévoit que les droits et obligations des Etats membres, les cotisations et les priorités des prochaines années seront évoqués.
La réunion pourra constituer un signal politique concernant la question de la Russie. Jussi Lassila, chercheur à l’Institut de relations internationales, estime que, selon le Kremlin, une participation au Conseil de l’Europe, une organisation dirigée par les pays d’Occident et soulignant les valeurs libérales, ne profite pas à la Russie. Selon M. Lassila, un « ruxit » n’est toutefois pas probable.
Mme Nordström estime qu’un départ de la Russie nuirait au budget, ainsi qu’au dialogue entre l’Europe et la Russie. La coopération au niveau juridique entre l’Europe et la Russie deviendrait considérablement plus compliquée, et un ruxit serait un coup dur pour les citoyens et ONG russes. 20% des cas de saisine de la Cour européenne des droits de l’homme viennent de Russie.
AL/A22

Finlande – Suède – Défense

La défense nationale suédoise veut réformer son armée et préconiserait une aide militaire pour la Finlande
Un groupe de préparation formé par le ministre de la Défense suédoise Peter Hultqvist vient de rendre son rapport final sur les grandes lignes de la défense 2020-2025.
Le rapport préconise d’augmenter le nombre annuel des conscrits de 3 000 à 8 000, et les effectifs du temps de guerre de 60 000 à 80 000.
Selon le rapport, la Suède envisagerait d’envoyer à la Finlande une aide militaire sous forme d’une brigade de 5 000 soldats en cas de crise ou dans l’éventualité d’une situation de guerre dans la région.
Le professeur en stratégie à l’Ecole des Hautes études de la Défense nationale, Antti Pihlajamaa rappelle qu’il ne s’agit que d’une proposition et estime qu’il faudra attendre la prochaine décennie pour voir ce que signifie cette nouvelle proposition.
HS15., AL15.5/A23

Immigration

Les demandeurs d’asile faiblement qualifiés
Helsingin Sanomat relève que selon une étude auprès de 2 000 demandeurs d’asile, ils ont une expérience professionnelle pratique mais souvent une formation modeste.
Dans la région d’Helsinki, 43 % des demandeurs d’asile travaillent. Plus de 80 % disent qu’ils font des études de finnois mais la plupart considèrent que leurs connaissances en finnois ne sont pas suffisantes.
HS/A17

Economie mondiale

La guerre commerciale touche également les entreprises finlandaises
Helsingin Sanomat rend compte du fait que des entreprises industrielles finlandaises ont subi des coups durs en raison du durcissement de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine, à juger de leur évolution en bourse durant la semaine écoulée.
Les entreprises concernées sont dépendantes des investissements à l’étranger ou alors des exportations. Les actions du groupe minier Outotec ont perdu jusqu’à 19% de leur valeur. Le groupe d’acier Outokumpu a également souffert des droits de douanes sur l’acier.
Généralement, les ateliers de construction et l’industrie forestière sont touchés.
Par contre, il est difficile de trouver des entreprises qui pourraient bénéficier de la situation. Les téléopérateurs ne sont pas touchés, ni le groupe énergétique Fortum, par exemple.
Le groupe d’ascenseurs Koné n’a pas non plus souffert du fait qu’une grande partie de ses activités consiste à l’entretien des ascenseurs ce qui dépend moins du commerce international.
HS note que, généralement, les entreprises finlandaises dans leur ensemble sont particulièrement dépendantes, directement ou indirectement, de l’évolution de l’économie et du commerce mondial.
HS/A31

Climat

Selon des chercheurs, il serait plus raisonnable, pour les pays nordiques, de contribuer à la diminution des émissions dans d’autres pays
Selon un rapport commandé par le Conseil nordique, il pourrait être plus intéressant pour les pays nordiques, dans beaucoup de cas, de financer les diminutions d’émissions dans d’autres pays, que de s’efforcer d’en faire eux-mêmes.
Le rapport annuel Nordic Policy Review 2019, rédigé par des chercheurs de sciences économiques nordiques, se concentre cette fois sur les mesures climatiques.
Pour le réchauffement climatique, le fait de savoir où les émissions diminuent est sans importance. Mettre en place de nouvelles diminutions dans les pays nordiques revient proportionnellement plus cher que de le faire ailleurs, selon ce rapport.
Le rapport souligne aussi le rôle des pays nordiques disposant d’un niveau élevé de formation dans l’évolution des nouvelles technologies permettant de restreindre les émissions. Sans l’exportation de telles technologies, les pays nordiques ne pourront participer à la lutte contre le changement climatique qu’en diminuant leurs propres émissions.
HS/A15

Société

Logement

1,2 million de personnes vivent seules
Selon les chiffres du Centre national de recherches statistiques, il y a en moyenne moins de deux habitants (1,99) par logement en Finlande, pour la première fois de l’histoire. Le nombre de ceux qui habitent seuls a augmenté de 2,5% par rapport à l’année dernière, pour s’élever à 44%. Le nombre de ménages de deux personnes a également un peu augmenté, mais celui des logements comptant plus d’habitants a diminué.
En 1985, il y avait le plus de ménages de trois personnes et plus, plus de 800 000 contre 500 000 de ménages d’une ou deux personnes. Ces dernières décennies, la situation s’est inversée.
HS/A32

Mardi 14 mai 2019

Politique intérieure

Formation du gouvernement

Propos de M. Rinne sur un registre des lobbys
Helsingin Sanomat rapporte que le président du PSD Antti Rinne a eu, lundi soir une réponse toute prête à la question concernant le rôle des lobbyistes dans la rédaction du programme gouvernemental. M. Rinne a indiqué que la création d’un registre des lobbyistes serait inscrite dans le programme de son gouvernement. « Nous partageons tous les cinq la même vue à ce sujet. Ce gouvernement fera progresser le registre qui sera inclus dans la législation. »
Selon Päivi Anttikoski, cheffe des communications au conseil des ministres, la liste des noms des experts entendus par les négociateurs seront désormais publiés chaque jour vers 17h30.
Un groupe de travail parlementaire a été unanime à exiger, mars dernier, un registre des lobbyistes. Il y a de tels registres dans quelques pays mais non dans les pays nordiques.
M. Rinne admet que la situation de l’économie mondiale se reflète dans les négociations. Il ne voit toutefois pas de raison d’être très pessimiste en ce moment.
HS/A6

Analyse d’Iltalehti
Les discussions difficiles vont bientôt commencer
Le tabloïd Iltalehti estime que les négociateurs des cinq partis réunis à la Maison des Etats doivent commencer à évoquer peu à peu les sujets les plus difficiles, dont la réforme de la sécurité sociale, la réforme des services sociaux et de la santé, la politique des forêts, la fiscalité, la réforme des congés parentaux ou l’interdiction des voiture à moteur à combustion.
Selon le tabloïd, le PSD et le Centre auront du mal à se mettre d’accord sur tous ces sujets.
Concernant les deux premières réformes gigantesques, M. Rinne a promis des préparatifs parlementaires entre tous les partis représentés au Parlement. Le tabloïd se demande si cela rendra la tâche plus facile ou plus difficile.
Contrairement au PSD et au Centre, les Verts ne sont pas favorables à l’augmentation de coupes de bois, liés par exemple à l’investissement de Metsä Group dans une nouvelle usine de pâte chimique à Kemi.
IL

Le coût des négociations
Le tabloïd Ilta-Sanomat relève que selon le directeur administratif du Parlement Pertti Rauhio, le budget des négociations gouvernementales s’élève à 180 000 euros. Près de 250 personnes y participent.
Le coût des négociations du gouvernement Sipilä il y a quatre ans a été de 183 000 et celles du gouvernement Katainen euros, qui ont duré deux mois en 2011, plus de 300 000 euros.
IS

Editorial
L’attitude à l’égard de l’endettement a changé en Europe et dans le monde
Helsingin Sanomat relève que, suite aux promesses électorales des différents partis, il y a aujourd’hui une pression pour que le gouvernement soit tenté de financer une partie de ces mesures par l’endettement.
L’éditorialiste estime que, dans le reste au monde aussi l’attitude à l’égard de l’endettement a changé ces dernières années : il cite notamment les exemples des Etats-Unis de Trump, de l’Estonie du nouveau gouvernement ou de l’Italie et de la France.
Et même l’Allemagne est peut-être en train de changer puisqu’il y a un débat sur la remise en cause du frein constitutionnel à l’endettement.
« Derrière ce changement d’attitude à l’égard de l’endettement il y a autre chose qu’une discussion technique sur le frein à l’endettement, c’est un changement de politique. Dans presque tous les pays de la zone euro, on pense aujourd’hui que l’une des raisons à la montée des nationalistes est l’austérité de la politique économique. Si le pouvoir en place veut y répondre, il doit desserrer les cordons de la bourse. Cela peut être de courte vue dans des pays au fort déficit structurel mais politiquement cela est rentable. Le FMI au contraire craint que l’endettement croissant dans le ponde menace déjà l’économie. Il s’inquiète surtout de l’augmentation de l’endettement des pays pauvres », écrit HS.
HS

Politique étrangère et européenne

Elections européennes

Sondage
Selon un sondage, un quart des Finlandais seraient prêts à augmenter la cotisation de la Finlande à l’UE pour garantir les aides agricoles.
Les plus grandes différences sont entre les électeurs du Centre et des Vrais Finlandais : la moitié des électeurs du Centre et seulement 10% des électeurs des Vrais Finlandais seraient prêts à augmenter la cotisation de la Finlande à l’UE pour garantir les aides agricoles.
IL

Rencontre à Tallinn
Le Vrai Finlandais Olli Kotro va rencontrer Mme Le Pen
Uusisuomi rapporte que le candidat des Vrais Finlandais aux élections européennes Olli Kotro va participer à la réunion des nationalistes qui se tient aujourd’hui à Tallinn avec Mme Le Pen ainsi que des représentants des partis nationalistes estoniens et danois.
M. Kotro avait précédemment participé à une rencontre similaire organisé par M. Salvini à Milan.
US

Analyse
La droite radicale vise un succès aux européennes
Ilta-Sanomat rapporte que les partis nationalistes de droite pourraient remporter jusqu’à un tiers des voix aux prochaines élections européennes. « Une question centrale est de savoir si ces partis nationalistes pourront coopérer entre eux sur les principaux sujets », selon le chercheur Juhana Aunesluoma, directeur du centre d’études européennes de l’université d’Helsinki.
Il relève que c’est notamment en raison de ces divisions que l’on cherche à cacher les différences de points de vue sur la Russie. Le Président des Vrais Finlandais Jussi Halla-aho a néanmoins confirmé à Ilta-Sanomat cette semaine que la position du parti exigeant un retrait de la Crimée de l’Ukraine n’avait pas changé.
Pour M. Aunesluoma si ces partis nationalistes parlent aujourd’hui d’influencer dans l’UE, c’est seulement une posture tactique car, en réalité, leur position contre l’UE n’aurait pas changé. « Ils ont fait un choix tactique de ne pas parler de dissolution de l’UE ou sortie de l’euro. Mais je ne pense pas que ces objectifs de long terme aient changé », dit-il.
IS

Europe de la défense
Défendre un autre Etat membre divise les candidats
Helsingin Sanomat rend compte des positions des candidats aux européennes sur la défense européenne et notamment le fait de savoir s’ils estiment qu’il faut que la Finlande participe à la défense d’un autre Etat membre dans le cas où celui-ci serait militairement attaqué. Les candidats des Verts et du Parti suédois sont le plus souvent d’accord ou entièrement d’accord avec cela. Heidi Hautala, députée européenne des Verts, estime que c’est logique, dans le contexte de l’effort finlandais de renforcer sa propre sécurité en renforçant la défense commune de l’UE. Elle souligne pleinement l’idée de défendre les autres Etats membres.
Les candidats les plus réticents en matière de défense des autres se trouvent dans les rangs des Vrais Finlandais. La majorité des candidats de ce parti n’est pas d’accord avec ce genre de solidarité.
« Il ne faut pas que la Finlande se mêle des conflits militaires des autres. La défense commune est un rêve entièrement irréaliste, fanatique et euro-idéologique esquissé dans les palais de Bruxelles », selon Olli Kotro des Vrais Finlandais.
Parmi les candidats du Rassemblement national, du PSD et du Centre, il y en a qui sont plutôt d’accord avec la défense des autres Etats membres, tandis que les candidats des Démocrates-chrétiens et de l’Alliance des gauches sont plus prudents. En même temps, les écarts entre les différents candidats sont grands à l’intérieur de ces partis.
HS note que l’article 42.7 du traité de l’UE est important pour la Finlande qui ne manque pas de le rappeler aux autres Etats membres. La Finlande a également oeuvré pour l’inscription de cet article dans le traité fondateur de la coopération structurelle du domaine de la défense.
La volonté de défendre les autres ne surprend pas Teija Tiilikainen, directrice de l’Institut de relations internationales, qui estime qu’un consensus vaste règne sur cette question depuis plus de dix ans. La Finlande est prête à aider un autre pays de l’UE et s’attend à obtenir de l’aide à son tour. A la question de savoir si la Finlande pouvait s’attendre à ce que les autres envoient du matériel et des soldats si la Russie l’attaquait, Mme Tiilikainen dit qu’il y a de fortes raisons de supposer qu’une forme de coopération serait mise en place, rien que du fait de la nature de l’UE. « Nous disposons d’une union monétaire, d’un système de marché intérieur et de frontières extérieures communes. Une attaque ébranlerait par exemple la stabilité commune économique et financière de l’UE. »
HS rappelle qu’après les attaques terroristes de Paris en novembre 2015, l’article 42.7 a été testé dans la pratique. La Finlande a alors envoyé des casques bleus au Liban. Depuis, la Finlande a changé sa législation pour permettre de donner et de recevoir une aide militaire internationale. Selon Mme Tiilikainen, le fait que la France ait fait appel à cet article relève également d’un geste symbolique et d’un test politique, car le pays aurait pu en appeler à l’article 5 de l’OTAN dans cette situation.
Elle estime que le traité constitutionnel de l’UE et l’article 42.7 font de la Finlande un pays plus sûr, même si sa défense s’appuie toujours sur la doctrine d’une défense nationale.
Antti Peltomäki, chef de la représentation de la Commission européenne en Finlande, estime qu’il relève de chaque pays de décider jusqu’où il est engagé par la solidarité mutuelle de l’article 42.7. Un engagement politique existe malgré le fait que l’UE n’est pas une alliance militaire, selon lui. Il s’agit d’une communauté politique basée sur des valeurs qui s’efforce de défendre l’Union et ses Etats membres, dit-il en soulignant qu’il ne s’exprime pas en tant que représentant de la Commission.
HS a également posé aux candidats la question de savoir s’il serait opportun que l’UE fasse de ses troupes plus clairement une armée commune au lieu de maintenir des troupes financées au niveau national séparément dans chaque Etat membre.
Les candidats de différents partis sont moins en faveur de cette idée que de celle d’une défense mutuelle. Les Verts sont le plus souvent en faveur, et les Vrais Finlandais les plus réticents.
Les candidats du rassemblement national, parti qui promeut une adhésion de la Finlande à l’OTAN, ne sont pas particulièrement enthousiastes à l’idée de forces armées communes. Henna Virkkunen, députée européenne, note que l’UE n’est ni ne deviendra une alliance militaire. Elle estime que, dans la coopération de défense de l’UE, il s’agit plutôt d’une sécurité vaste : des frontières extérieures, de la lutte contre le terrorisme, de la cyber-sécurité, de la coopération au développement, des activités de maintien de la paix en dehors de l’UE.
Les candidats de l’Alliance des gauches sont tous contre l’idée d’une armée européenne. Silvia Modig dit que l’UE n’est pas une alliance militaire mais n’exclut pas la coopération.
HS note que plusieurs candidats ont estimé qu’il convenait de réfléchir à une aide aux autres cas par cas et selon les circonstances. L’envergure et les différents moyens d’assistance dépendent selon plusieurs candidats de l’ensemble de la situation en question.
HS/A10-11

Finlande – Irak

La douane finlandaise a empêché l’envoi de matériel interdit
Selon la douane finlandaise, on a essayé d’exporter en décembre 2017 de Finlande en Irak du matériel qui pourrait servir à la confection d’armes nucléaires. Il s’agissait de spectomètre en provenance des Etats-Unis et qui était destiné à l’Irak. Ce matériel n’avait pas de licence d’exportation.
Un ressortissant finlandais, qui dirigeait la société d’importation, pourrait être mis en examen.
HS AL

Immobilier

Helsinki intéresse les investisseurs étrangers
Helsingin Sanomat rapporte que les investisseurs étrangers sont très actifs sur le marché finlandais de l’immobilier. Selon Catella, les investisseurs étrangers représentent 65% des transactions immobilières en volume.
La population d’Helsinki devrait augmenter de plus de 10% durant la prochaine décennie, c’est pourquoi la capitale de Finlande attire de nombreux investisseurs étrangers sur le marché de l’immobilier.
Durant les huit dernières années, la valeur du patrimoine immobilier détenu par des investisseurs professionnels en Finlande est passée de 43 à 70 milliards (dont 22,3 milliards, soit 32% sont détenus par des investisseurs étrangers). L’année 2018 a été particulièrement active puisque les transactions immobilières ont porté sur 9,4 milliards d’euros, 60% de ces transactions ayant lieu dans la région de la capitale.
HS

Lundi 13 mai 2019

Politique intérieure

Formation du gouvernement

Les négociations poursuivent dans les groupes de travail
Helsingin Sanomat rapporte que l’ambiance aux négociations gouvernementales a été bonne, vu que les pourparlers n’ont pas encore été dominés par les questions sur la situation économique et l’état des finances. Les groupes de travail, qui peuvent d’abord inventer des idées et solutions créatrices aux problèmes, devront ensuite faire calculer le coût de leurs idées par un groupe de représentants du ministère des Finances.
Les présidents des cinq partis forment le groupe chargé de résoudre des problèmes soulevés par les groupes de travail. Selon Antti Rinne, président du PSD, les présidents n’ont pas encore eu de problèmes à résoudre mais il y en aura certainement dans une semaine ou deux quand il faudra trouver des solutions aux problèmes économiques et climatiques.
L’idée du PSD est que les projets d’investissements inscrits dans le programme du gouvernement devront être mis en œuvre, en dépit des problèmes de l’économie nationale.
Selon les partis de gauche, l’Etat peut s’endetter si on crée une future croissance par la dette, par exemple pour réaliser des projets de l’amélioration du réseau routier et autres projets d’infrastructure.
Les négociations seront difficiles, parce que le Centre exige un équilibre des finances publiques d’ici 2023.
Tous les cinq partis estiment que le taux d’emploi doit augmenter de 72% à 75% pendant la législature. L’augmentation d’un pour cent dans le taux d’emploi signifie des recettes d’environ un milliard d’euros pour l’Etat.
Les partis approuvent le point de vue des économistes selon lesquels l’économie nationale sera en difficulté en raison de la diminution de la main-d’œuvre et du vieillissement de la population.
La gauche est favorable à une augmentation de l’impôt sur la fortune et à la suppression de la déduction d’impôts des entrepreneurs créé par le Centre.
HS/sam/A14

Lobbying
Selon Yle, Pekka Haavisto, président des Verts, souhaite inscrire dans le programme du gouvernement le modèle d’un registre des lobbyistes.
Un des négociateurs des Verts, Elina Moisio, qui travaille pour l’entreprise de communications Miltton, a décidé de quitter le groupe de travail chargé du développement de la vie professionnelle en raison du débat critique sur le lobbying.
Yle

Rassemblement national

Petteri Orpo critique les lobbys
Le Président du Rassemblement national craint que les négociations gouvernementales se fassent sous l’influence des lobbys. « Le Rassemblement national exige que les représentants des lobbys et de la centrale syndicale SAK soient mis dehors de ces réunions », a-t-il dit, samedi.
AL HS

Vrais Finlandais

Halla-aho critique le centre et le rassemblement national
Le président des Vrais Finlandais a critiqué le centre et le Rassemblement national qu’il accuse d’être responsables du fait « qu’il y aurait un gouvernement le plus rouge » que la Finlande ait connu. Il considère que ces partis n’ont pas voulu coopérer avec les Vrais Finlandais, alors même que la majorité au parlement n’est pas « rouge-verte ».
Il critique les partis qui négocient la constitution d’une coalition : « Le PSD, l’Alliance des Gauches, les Suédois, et les Verts se sont d’une certaine manière radicalisés et déportés vers la gauche. Ce sont désormais des partis fortement identitaires. Les thèmes traditionnels comme la situation de la classe ouvrière et l’environnement font désormais place à de nouveaux thèmes comme des positions fanatiques sur l’immigration, le féministe intersectionnel ou encore la critique de la réalité. Le centre est plus conservateur, mais avec le départ annoncé de M. Sipilä il subit une forte pression interne pour faire une politique plsu à gauche ».
Il critique le Rassemblement national de faire des Vrais Finlandais un ennemi, « alors même que les électeurs des Vrais Finlandais et du Rassemblement national ont beaucoup plus d’opinions communes qu’entre ceux des Verts et du Rassemblement national ».
HS

Président Niinistö

Le Président met en garde contre la conjoncture économique
Invité à la télévision, le Président de la République Sauli Niinistö a commenté les négociations gouvernementales. Il souligne que la Finlande doit faire face à un problème historique de finances publiques, marqué par une forte progression de l’endettement ces dix dernières années. De plus, les prévisions conjoncturelles n’annoncent pas une bonne période, a-t-il déclaré.
HS

Verts

Mme Ohisalo est la seule candidate à la tête du parti
Helsingin Sanomat relève que la nouvelle députée Maria Ohisalo est la seule candidate à la présidence de l’Alliance verte au congrès du parti qui aura lieu le 15 juin prochain à Pori.
Mme Ohisalo (34 ans) est docteur en sciences sociales et chercheur des questions liées à la pauvreté. Elle est vice-présidente du parti depuis 2015 et a remplacé le président du parti Touko Aalto pendant son congé de maladie à l’automne 2018. En 2017, elle a été élue conseillère municipale d’Helsinki.
Mme Ohisalo vient d’être élue députées des Verts à la circonscription d’Helsinki par près de 12 000 voix, soit immédiatement après les têtes d’affiche de la capitale MM. Halla-aho, Haavisto et Zyskowicz.
Selon les analystes, Mme Ohisalo, qui participe au groupe des Verts aux négociations gouvernementales, sera probablement nommée ministre.
HS/lun/A10

Energie

« Le nucléaire a le vent en poupe en Finlande » AL
« A Olkiluoto on attend le nouveau calendrier d’Areva » KL
Aamulehti rapporte qu’actuellement 49% des Finlandais ont une attitude positive sur l’énergie nucléaire contre seulement 15% qui ont une attitude négative.
« Le nucléaire n’émet pas de CO2. C’est une énergie propre », selon le directeur de la communication de TVO, Pasi Tuohimaa.
Il a déclaré que l’objectif de TVO était toujours que le raccordement d’OL3 au réseau puisse avoir lieu cette année. Il a précisé que TVO attendait le nouveau calendrier d’Areva. Selon Kauppalehti, ce calendrier devrait être communiqué en juin.
Actuellement le nucléaire couvre 32% de la production d’électricité en Finlande ; au totale 47% de cette production d’électricité se fait par des sources renouvelables et 79% est neutre en émissions de CO2. Grâce à OL3, la part du nucléaire dans la production d’électricité passera à 40%, et la part de l’électricité neutre en émissions de CO2 atteindra 90%.
KL AL

Politique étrangère et européenne

Elections européennes

Editoriaux

Participation
L’éditorialiste de Kauppalehti craint que le taux de participation aux élections européennes en Finlande soit historiquement bas. L’intérêt pour ces élections a été particulièrement faible ce printemps : les élections législatives viennent d’avoir lieu et les partis politiques sont exténués ; les négociations gouvernementales intéressent plus que les élections européennes considérées comme distantes.
Par ailleurs, le principal thème semble être le changement climatique qui inquiète surtout les jeunes. Or ces derniers sont ceux qui votent le moins, relève KL.
KL

Parlement européen
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat prévoit des bouleversements concernant les groupes au Parlement européen après les élections.
Pour le quotidien, dans le cas où les eurosceptiques feraient un bon résultat et s’efforceraient de se regrouper, il peut y avoir une demande en contrepoids pour un groupe favorable à l’UE avec une volonté de renforcer la coopération et des positions libérales. Les troupes de M. Macron pourraient se positionner en tant que pôle contrebalançant un bloc eurosceptique.
L’éditorialiste rappelle que dans le contexte d’un esprit des Européens plus favorable à l’UE, il ne faudrait pas laisser le pouvoir passer aux eurosceptiques. Il conclut en disant que, même si La République En marche ne réussissait pas dans sa « révolution », il pourra aider les autres groupes modérés du parlement européen à défendre leurs positions sur l’UE des Européens.
HS/dim/A5

Popularité de l’UE
Keskisuomalainen note, dans son éditorial, que selon un sondage récent, 56% des Finlandais sont favorables à la participation à l’UE, contre seulement 13% qui la désapprouvent. Il y a plus de favorables et moins de méfiants que jamais depuis 1988. C’est le cas dans d’autres pays membres aussi.
Le sondage de l’institut EVA montre que ce sont les électeurs notamment du Centre et de l’Alliance des gauches qui sont devenus moins réservés à l’égard de l’UE. Auprès de ceux des Vrais Finlandais et des Démocrates-chrétiens, par contre, l’opposition à l’UE n’a pas perdu de sa force.
KS/lun/2

Le christianisme divise les candidats
Keskisuomalainen rend compte des positions des candidats aux européennes sur le fait de savoir si les valeurs des Etats membres devraient se baser sur des valeurs chrétiennes. 45% des candidats privilégient les valeurs du christianisme, alors que 48% pensent l’inverse. 7% des candidats ne se prononcent pas.
KS/lun/8

Budget européen

Les partis susceptibles de former le prochain gouvernement plutôt d’accord pour augmenter le budget européen
L’agence de presse STT a sondé les partis politiques finlandais sur le fait de savoir s’ils seraient prêts, dans l’esprit de la proposition de la Commission européenne, d’augmenter le budget européen. Le PSD estime que la proposition de la Commission va dans le bon sens et le Centre se déclare flexible en estimant qu’il faut considérer l’ensemble. Le parti souhaite une valeur ajoutée explicite pour les Etats membres.
Les autres partis qui négocient actuellement pour la formation du gouvernement, ainsi que le Rassemblement national, sont plutôt favorables en ce qui concerne le renforcement du budget européen, alors que les Vrais Finlandais et les Démocrates-chrétiens sont contre.
HS/lun/A14, KS/lun/6

France

Tourisme

Cité de l’automobile de Mulhouse
Helsingin Sanomat a publié un reportage sur les musées consacrés à l’automobile en Europe et en particulier sur la Cité de l’automobile de Mulhouse.
HS

Vendredi 10 mai 2019

Politique étrangère et européenne

Élections européennes

Éditorial
L’éditorialiste du Helsingin Sanomat estime que les candidats connus dans l’ensemble du pays ont le plus de chances d’être élus au Parlement européen. Parmi ces candidats, l’éditorialiste relève les noms de MM. Heinäluoma et Pekkarinen, Mme Huhtasaari et des candidats qui sont actuellement au Parlement européen.
HS rend compte des estimations du Parlement européen du nombre de sièges pour chaque parti, en rappelant toutefois que les calculs se basent sur les résultats des sondages liés aux législatives. Le PSD aurait trois sièges, ainsi que les Vrais Finlandais, tandis que le Rassemblement national, le Centre et les Verts auraient deux sièges chacun, et l’Alliance des gauches un siège.
L’éditorialiste note qu’en raison de l’activisme propre aux électeurs du Rassemblement national, il est déjà arrivé que le parti réussisse mieux aux européennes qu’aux législatives.
HS/A4

Qui a des chances d’être élu ?
Le Hufvudstadsbladet spécule sur les chances des uns et des autres de réussir aux européennes. À la différence de l’éditorialiste de HS, HBL estime que c’est le Rassemblement national et les Vrais Finlandais qui pourraient obtenir trois sièges, alors que le PSD et le Centre en auraient deux, et l’Alliance des gauches et le parti suédois un chacun.
Parmi les candidats du Kokoomus, pourraient être élus les députés européens actuels Sirpa Pietikäinen, Henna Virkkunen et Petri Sarvamaa. Parmi les Vrais Finlandais, ce sont Laura Huhtasaari, Sebastian Tynkkynen et Teuvo Hakkarainen qui auraient le plus de chances, tandis que chez les Sociaux-démocrates, il s’agirait de Mia-Petra Kumpula-Natri et d’Eero Heinäluoma.
Parmi les centristes, pourraient passer Elsi Katainen et Mauri Pekkarinen, alors que l’Alliance des gauches serait représentée par Silvia Modig, les Verts par Ville Niinistö et le Parti suédois par Nils Torvalds.
HBL/6-7

Réunion de Sibiu

Propos de M. Sipilä en Roumanie
Hauts postes européens
Le Helsingin Sanomat rend compte de la rencontre de Sibiu entre les dirigeants européens qui ont évoqué les nominations aux hauts postes européens. Le Premier ministre Juha Sipilä n’exclut pas la possibilité que la Finlande obtienne la direction de la BCE. Il ne prend pas position sur le fait de savoir s’il faudrait que la Finlande privilégie M. Liikanen ou M. Rehn : « Les deux sont de bons candidats. »
Il estime que le système de spitzenkandidat ne fonctionne pas pour l’instant car une partie des groupes ont nommé plusieurs candidats, alors que d’autres en ont nommé un et d’autres encore n’ont nommé personne.
Concernant la désignation d’un commissaire finlandais, M. Sipilä a dit qu’il souhaitait que ce soit une femme, cette fois.
Les dirigeants européens ont préparé la stratégie des cinq prochaines années qui selon M. Sipilä correspond bien aux objectifs de la présidence finlandaise du Conseil de l’UE qui commencera en juillet. Parmi ces objectifs, la croissance, le développement du marché intérieur, les traités commerciaux et le développement de démarches de lutte contre le changement climatique.
HS/A25

Finlande – Suisse

Déplacement en Finlande du Président suisse
Le Président suisse Ueli Maurer est actuellement en visite en Finlande pour rencontrer le Président Sauli Niinistö, le Premier ministre Juha Sipilä et le président du Parlement et négociateur pour la formation du gouvernement Antti Rinne.
HS/A26-27

Aide au développement

Rapport du comité de politique de développement déplore la diminution des aides
Le comité de politique de développement désigné par le gouvernement a publié son rapport sur l’état de la politique de développement et propose que la Finlande hausse son aide au développement petit à petit pour arriver à 0,7% du PIB. Le comité estime que la politique en la matière devrait être plus conséquente notamment au-delà des législatures afin d’obtenir de meilleurs résultats et de ne pas perdre de pouvoir d’influence internationale. Le rapport critique le fait de modifier les priorités tous les quatre ans avec le changement de gouvernement, et que le financement augmente ou diminue de façon importante d’un seul coup.
HBL/9

Énergie nucléaire

OL3
Le Hufvudstadsbladet note que selon TVO, l’objectif concernant le nouveau réacteur nucléaire est toujours de le relier au réseau national avant la fin de l’année, éventuellement en octobre. Le réacteur pourrait ainsi démarrer en janvier 2020.
HBL/7.

Politique intérieure

Formation du gouvernement

Les groupes de travail
Le Helsingin Sanomat rapporte que les présidents et membres des groupes de travail pour mener les négociations gouvernementales ont été nommés. Il y a huit principaux groupes et dix sous-groupes.
La nouvelle façon de former des groupes de travail, à la base des ensembles et des phénomènes plus larges, a été proposée par la fondation Sitra, la chancellerie du Premier ministre et les ministère des Finances.
Le quotidien publie un diagramme qui montre qu’il y a la table des présidents des cinq partis : Antti Rinne (PSD), Juha Sipilä (Centre), Pekka Haavisto (Verts), Li Anderssson (Alliance des gauches) et Anna-Maja Henriksson (Parti suédois), ainsi que la table des secrétaires généraux des partis : Antton Rönnholm (PSD), Riikka Pirkkalainen (Centre), Lasse Miettinen (Verts), Joonas Leppänen (All.g.) et Fredrik Guseff (P.suéd.).
Les coordinateurs sont Mikko Koskinen (PSD), Riina Nevamäki (Centre), Ville Hulkkonen et Tiina Kivinen (Verts), Minna Kelhä (All.g.) et Otto Andersson (P.suéd.).
Les groupes de travail sont composés de deux représentants par parti. Le groupe sur l’environnement neutre en carbone et la biodiversité est présidé par Sanna Marin (PSD) et le sous-groupe de la politique de logement par Tiina Elo (Verts).
Le groupe de travail sur la politique étrangère est présidé par Antti Kaikkonen (Centre) et le sous-groupe de la politique européenne par Olli-Poika Parviainen (Verts).
Markus Lohi (Centre) préside le groupe de travail sur l’Etat de droit. Le sous-groupe sur le développement de l’Etat de droit est présidé par Dan Koivulaakso (All.g.) et celui de la politique de défense par Ole Norrback (P.suéd.).
Le groupe appelé « la Finlande dynamique », chargé de l’amélioration des réseaux de transport, de l’agriculture, de la croissance et du développement des régions, est présidé par le social-démocrate Ville Skinnari, le sous-groupe des transports par Merja Kyllönen (All.g.) et celui de l’agriculture par le centriste Jari Leppä.
Le social-démocrate Antti Lindtman préside le groupe chargé du développement de la vie professionnelle, des congés parentaux et de la parité salariale.
Le groupe de travail de l’économie durable est présidé par Lauri Ihalainen (PSD) et le sous-groupe de la fiscalité par Timo Harakka (PSD).
La social-démocrate Krista Kiuru préside le groupe de travail chargé entre autres des services sociaux, Anu Vehviläinen (Centre) le sous-groupe de la structure des services sociaux et de la santé et Tarja Filatov (PSD) la réformé de la sécurité sociale.
La centriste Hanna Kosonen préside le groupe chargé de l’enseignement, de la culture et des innovations. Le sous-groupe des affaires culturelles, des sports et de la jeunesse est présidé par Mari Holopainen ou Outi Alanko-Kahiluoto (Verts).
De plus, un groupe politique d’experts a été nommé. Il y a huit membres désignés par chaque parti.
vn.fi, HS/A6-7

Les groupes et les lobbyistes
Le Helsingin Sanomat relève que selon le président du PSD Antti Rinne, les lobbyistes n’ont pas accès à la Maison des États, sauf s’ils sont invités.
Le quotidien note que des représentants des groupes d’intérêt, surtout du mouvement syndical, ont accès aux négociations en tant que représentants des partis politiques. Par exemple, la deuxième représentant du PSD dans le groupe de la vie professionnelle est Saana Siekkinen de la SAK. Les représentantes de l’Alliance des gauches dans le même groupe sont Teija Asara-Laaksonen du syndicat JHL et Anu Tuija-Lehti de la SAK. De plus, le secrétaire du groupe est Jussi-Pekka Rode, conseiller au patronat de l’éducation.
HS/A6-7

Partis politiques

Sondage d’Yle : les Vrais Finlandais en tête
Selon les résultats d’un sondage effectué pour le compte Yle, les Vrais Finlandais sont en tête avec 18,8 % des intentions de vote, suivis du PSD qui obtient 17,8 % et du Rassemblement national (Kokoomus) qui a 16,9 %.
Le Centre et les Verts obtiennent chacun un score de 13,3 %. L’Alliance des gauches arrive sixième avec 8,0 %, devant le Parti suédois (4,0 %), les Chrétiens-démocrates (3,7 %) et le mouvement Liike Nyt (1,7 %).
Rappelons qu’aux élections législatives, le PSD est arrivé en tête avec 17,7 %, suivi des Vrais Finlandais (17,5 %), de Kokoomus (17,0 %), du Centre (13,8 %), des Verts (11,5 %), de l’Alliance de gauches (8,2 %), du Parti suédois (4,5 %), des Chrétiens-démocrates (3,9 %) et du mouvement Liike Nyt (2,3 %).
Le sondage a été effectué par l’institut Taloustutkimus entre le 15 avril et le 7 mai auprès d’un échantillon de 1 961 personnes. La marge d’erreur est de 2,3 %.
Selon Tuomo Turja, directeur de recherche à Taloustutkimus, les partis qui viennent de gagner les élections obtiennet souvent de bons scores au premier sondage après les élections (effet « bandwagon »), ce qui est le cas des Vrais Finlandais et des Verts. Cela ne concerne toutefois pas le PSD. Il est typique que les intentions de vote du parti qui a perdu le plus aux élections, comme le Centre, reste à un bas niveau pendant quelque temps après les élections.
Yle

Jeudi 9 mai 2019

Politique intérieure

Formation du gouvernement

Les négociations gouvernementales commencent
Helsingin Sanomat rapporte que les négociations gouvernementales entre le PSD, le Centre, les Verts, l’Alliance des gauches et le Parti suédois ont débuté jeudi matin à la Maison des États. Les négociations ont été préparées sur la base des bilans fournis hier par différents ministères, dont le ministère des Finances, et aujourd’hui les cinq partis sont convenus d’établir ensemble un bilan de la situation politique dans l’objectif de définir des objectifs communs.
Selon le président du PSD Antti Rinne, le compte rendu du ministère des Finances sur la situation économique est pratiquement le même qu’avant les élections législatives. « Il faut prendre en considération les problèmes économiques auxquels l’Europe doit faire face. »
M. Rinne a indiqué que huit grands groupes de travail commencent leur travail aujourd’hui. M. Rinne doit également s’entretenir aujourd’hui avec les dirigeants de marché du travail.
Selon Pekka Haavisto, président des Verts, les cinq partis ont déjà évoqué hier le calendrier des semaines à venir et les questions d’infrastructures.
Antti Kaikkonen, président du groupe parlementaire du Centre, remplace aujourd’hui le président du parti Juha Sipilä qui participe à une réunion européenne en Roumanie. « Le Centre vient de nommer ses négociateurs. Nous n’avons pas eu beaucoup de temps pour nous préparer parce qu’il y a encore 24 heures nous ne savions pas que le Centre participerait aux négociations », selon M. Kaikkonen, qui note que partiquement tout le groupe parlementaire du Centre est présent à la Maison des États.
La composition des groupes de négociateurs des cinq partis sera publiée plus tard aujourd’hui. On sait déjà que Lauri Ihalainen, ancien député du PSD, présidera le groupe de travail sur les questions économiques et Timo Harakka, député social-démocrate, le groupe chargé de la fiscalité.
Selon M. Rinne, le programme gouvernemental pourrait être prêt dès avant les élections européennes du 26 mai.
hs.fi

Analyse
Helsingin Sanomat estime que « la Finlande fait un pas vers la gauche ». Lors des entretiens entre le PSD et Kokoomus (Rassemblement national), l’aile droite de Kokoomus a attentivement surveillé le président du parti Petteri Orpo pour le dissuader de toute velléité de compromis préliminaire avec le PSD. En conséquence, c’est au Centre que le président du PSD Antti Rinne a décidé de proposer d’entrer dans la coalition.
Selon les informations du quotidien, pour le PSD la réponse positive du Centre ne faisait guère de doute, avant même que le vote interne de ce parti ait eu lieu.
M. Rinne a souligné l’importance d’une bonne coopération entre tous les partis, y compris ceux de l’opposition.
Il demeure possible, quoique peu probable, que les cinq partis ne parviennent pas à former un gouvernement. Dans cette hypothèse, le PSD devrait alors entamer des pourparlers avec le Kokoomus, qui accepterait certainement l’invitation - mais ne devrait pas modifier ses exigences concernant l’économie.
HS/A6-7

Éditoriaux
« M. Rinne fait de l’histoire politique » KU
« Front populaire en vue, les orientations changeront » HBL
« Pirkanmaa pourrait toujours obtenir deux ministres » AL
L’éditorialiste du quotidien suédophone Hufvudstadsbladet estime que si le quintet d’Antti Rinne réussit à s’entendre, les orientations de la Finlande prendront une autre direction.
En acceptant de participer aux négociations gouvernementales, le Centre laisse entendre que les penchants droitiers du parti sous la présidence de Juha Sipilä ne sont plus de mise.
Pour l’éditorialiste, M. Rinne n’est pas en position de force. Il ne pourra pas diriger les négociations comme il l’aurait souhaité : il lui faudra trouver des compromis avec tous les partis. Les pourparlers ne seront pas faciles, et des bras de fer sur les congés parentaux, sur la fiscalité des entreprises et sur les mesures de lutte contre le changement climatique sont à prévoir. L’éditorialiste prévoir aussi des différends entre les partis dits « bourgeois », le Centre et le Parti suédois, et les autres, sur l’économie et l’emploi, même en l’absence du Rassemblement national.
L’éditorialiste de Kansan Uutiset, l’organe de l’Alliance des gauches, est enthousiaste du fait que les quatre priorités mises en avant par M. Rinne - les inégalités, les investissements d’avenir, l’emploi et le climat, conviennent tels quels à l’Alliance des gauches et aux Verts ; il se demande toutefois comment le Centre s’adaptera à l’idée de démanteler le modèle d’activation des chômeurs.
Aamulehti estime qu’il serait « choquant » que Sanna Marin ne devienne pas ministre. Pour les Verts, il sera difficile de trouver un ministre non-helsinkien ailleurs qu’à Tampere, selon l’éditorialiste.
Pour AL, la coalition qui devrait se mettre en place garantira au PSD une situation dominante au sein du gouvernement, ce qui n’aurait pas été le cas avec le Rassemblement national ou avec les Vrais Finlandais.
HBL/4, KU/2, AL/A2

Politique étrangère et européenne

Élections européennes

Éditorial
Suomenmaa, le quotidien du Parti centriste, s’étonne dans son éditorial que, parmi les candidats aux européennes, 14 viennent d’être élus au Parlement de Finlande. L’éditorialiste déplore l’emploi de ce procédé par certains partis et souligne que le Centre, le PSD, le Rassemblement national et le parti suédois n’y ont pas recours.
SM/4

Hauts postes européens

Éditorial
« La Finlande pourrait avoir des chances pour un haut poste européen » KL
L’éditorialiste de Kauppalehti estime que si les grands États membres se répartissent les présidences de la Commission européenne et du Conseil européen, de petits États membres pourraient voir une porte s’ouvrir vers la direction de la Banque centrale européenne.
L’éditorialiste souhaite par ailleurs que les nominations puissent avancer rapidement afin que lors de la présidence finlandaise du Conseil de l’UE, on puisse se concentrer sur le développement de l’UE.
KL/A5

Euro

82% des Finlandais soutiennent l’euro, mais tous les partis ne le font pas
Le Hufvudstadsbladet a sondé les partis sur le fait de savoir s’il fallait, dans l’avenir, que la Finlande quitte l’euro. Alors qu’un large consensus prévaut parmi les Finlandais sur l’appartenance à l’union monétaire, quelques partis expriment leurs réserves sur certains aspects liés à la zone euro, comme les Chrétiens-démocrates et l’Alliance des gauches, tandis que les Vrais Finlandais souhaitent tout bonnement quitter la zone euro.
HBL/12

Sondage sur l’attitude des Finlandais vis-à-vis de l’UE

56% de favorables
Selon un sondage publié par Eva, les Finlandais s’affirment plus favorables à l’UE que jamais, la proportion de sceptiques ayant chuté de plus de 10%. En particulier, l’attitude favorable des électeurs du SPD, du Centre et de l’Alliance de gauche à l’égard de l’UE s’est renforcée.
Il en ressort que 56% des Finlandais se déclarent en faveur de l’UE, contre seulement 13% qui en ont une opinion négative, la part de « sans opinion » étant de 29%.
EVA mesure régulièrement l’évolution de l’opinion à l’égard de l’Union européenne depuis 1988.
HS

Défense

Le procès de l’exercice de Lemmenjoki
L’éditorialiste du Keskisuomalainen note à propos du procès de l’ancien commandant de l’escadron de la Carélie que, pour plusieurs militaires professionnels participant à l’exercice, le comportement de Markus Päiviö n’a pas été une surprise : on lui connaissait déjà ce type de comportement [ivresse chronique et conduite irresponsable, note du traducteur]. C’est aussi la raison pour laquelle le commandant de l’armée de l’air, Sampo Eskelinen, a également été mis en examen. Informé du comportement de Päiviö, il s’était contenté de lui adresser des remontrances pensant que l’affaire en resterait là. Il n’a procédé à l’ouverture d’une enquête qu’à partir du moment où cela lui a été formellement demandé.
« Il est certain qu’une personne comme Päiviö n’aurait jamais dû être promu à la tête d’un escadron de l’armée de l’air », conclut l’éditorialiste.
KS/7.5

L’exercice militaire Bold Quest commence dans différentes localités en Finlande
Le large exercice militaire international, Bold Quest 19.1, qui débute en Finlande cette semaine, n’est pas un exercice traditionnel. Il s’agit de tests et de vérifications en matière de de tirs communs où est évaluée sur le plan pratique la coopération entre les C4i et les unités de tireurs.
L’exercice concerne essentiellement les réseaux de communication. La défense nationale s’entraîne avec l’état-major général des forces armées américaines (US Joints staff).
À l’annonce des exercices, l’automne dernier, le rôle de commandement des Américains a suscité la polémique, jusqu’au sein de la commission parlementaire de défense. Néanmoins, le commandant de l’armée de l’air finlandaise, Pasi Jokinen, doit prendre les rênes de l’exercice sur le sol finlandais. Cet entraînement a pour objectif de préparer la Finlande à recevoir une assistance militaire internationale.
Bold Quest engloutit la moitié du budget de la défense nationale consacré aux exercices internationaux, soit 4,5 millions d’euros, dépensés essentiellement à la construction de réseaux dans le nord de la Finlande.
La participation de l’armée de l’air finlandaise à l’exercice est prévue principalement du 13 au 17 mai et du 20 au 24 mai.
Organisé depuis 2003 et seulement deux fois en dehors des États-Unis, l’exercice Bold Quest est accueilli par la Finlande depuis 2010. Cette année, 18 pays et l’OTAN y prendront part, les plus grandes unités arrivant des États-Unis, de Norvège, de France, du Danemark et de Suède. La Finlande réceptionne le matériel militaire depuis le mois d’avril. Deux avions de combat Rafale sont notamment attendus depuis la France, un avion de ravitaillement en vol des États-Unis et des chasseurs F-16 du Danemark.
KS/4.5/18

Mercredi 8 mai 2019

Politique intérieure

Gouvernement

Coalition gouvernementale
Le président du PSD Antti Rinne a annoncé, lors d’une conférence de presse qui a eu lieu aujourd’hui en milieu de journée, qu’il allait commencer les négociations gouvernementales proprement dites entre le PSD, le Centre, les Verts, l’Alliance des gauches et le Parti suédois. Les cinq partis disposent d’une majorité de 117 députés au Parlement. M. Rinne a appelé cette coalition « le nouveau rouge-terre ».
Cela signifie que le Kokoomus (Rassemblement national) et les Vrais Finlandais, arrivés en 2e et 3e position aux élections législatives, sont tenus à l’écart de la coalition, de même que les Chrétiens-démocrates.
Le président du Centre Juha Sipilä a annoncé mercredi matin que, selon une enquête effectuée parmi les membres du groupe parlementaire, du conseil national et du bureau national du Centre, 80 % sur les presque 200 personnes interrogées sont favorables à la participation aux négociations gouvernementales. M. Rinne avait lancé mardi soir un appel fort en direction du Centre pour que celui-ci participe aux négociations.
Yle

Négociations

Selon M. Rinne, les principaux thèmes des négociations sur le programme gouvernemental sont la lutte contre les inégalités sociales, le renforcement de la compétitivité, l’amélioration des conditions de travail et la lutte contre le réchauffement climatique.
M. Rinne souligne qu’aux élections législatives, 55 % des électeurs, soit environ 1,7 million de Finlandais, ont voté en faveur des cinq partis de la future coalition.
L’objectif de M. Rinne est de poursuivre les négociations gouvernementales jusqu’au vendredi 24 mai. Les groupes parlementaires des cinq partis de la coalition devront ensuite adopter le programme gouvernemental. Selon M. Rinne, le gouvernement pourrait être nommé au plus tard début juin.
Yle, HS

Nomination des ministres

M. Rinne n’a rien dit en conférence de presse sur la répartition des portefeuilles entre les cinq partis ou la nomination des futurs ministres. Juha Sipilä, président du Centre et Premier ministre sortant, s’est refusé à tout commentaire sur ses fonctions à venir, mais il mènera les négociations pour le parti du Centre en tant que président du parti.
Turun Sanomat rapporte que selon les informations du groupe médiatique Lännen Media, le gouvernement de M. Rinne serait composé de 18 ministres et qu’il y aurait sept ministres pour le PSD, cinq pour le Centre, trois pour les Verts, deux pour l’Alliance des gauches et un pour le Parti suédois.
Au titre des spéculations, toujours selon le Turun Sanomat, circulent le nom des sociaux-démocrates Sanna Marin et Ville Skinnari, tous deux vice-présidents du parti, ainsi que celui de Sirpa Paatero, président du conseil national. Les centristes Antti Kaikkonen, président du groupe parlementaire, les vice-présidents du parti Katri Kulmuni et Hannakaisa Heikkinen, ainsi que les Verts Pekka Haavisto et Maria Ohisalo pourraient obtenir un portefeuille. Les présidentes de l’Alliance des gauches et du Parti suédois, Li Andersson et Anna-Maja Henriksson, ont elles aussi de fortes chances de devenir ministres.
Yle, TS/3&1

Politique étrangère et européenne

Conseil de l’Arctique

Table ronde sur les questions de sécurité de la région arctique
À Helsinki, un débat sur les questions liées à la sécurité de la région arctique a été organisé hier. Le Président Sauli Niinistö a commenté les événements de Rovaniemi aux journalistes. Il déplore que la réunion du Conseil de l’Arctique se soit terminée sans résolution commune, mais il rappelle que la Finlande a joué un rôle important dans la prise de conscience sur le carbone-suie.
M. Niinistö estime que le ministre américain des Affaires étrangères, Mike Pompeo, a dérogé au principe du Conseil qui veut que les questions de sécurité ne soient pas évoquées dans ce forum. Il rappelle que la Finlande propose depuis des années d’organiser un sommet entre les dirigeants des pays qui ont un lien avec la zone arctique pour discuter y compris des questions de sécurité de haut niveau que le Conseil de l’Arctique n’évoque pas traditionnellement. Il relève que la Finlande est toujours disposée à organiser un tel sommet. Il pourrait se concrétiser si les relations « de ces grands États » s’améliorent un peu.
À la question de savoir si, à l’initiative des États-Unis, la question sécuritaire éclipsera désormais la question climatique, dont M. Niinistö a toujours souligné l’importance s’agissant de l’avenir de la région arctique, le Président a répondu qu’il n’y avait pas de raison à cela et qu’il convenait de clairement les distinguer. Pour lui, les questions climatiques et celles concernant la sécurité ne sont nullement exclusives : il convient simplement de les évoquer dans les forums idoines.
Le président finlandais estime qu’il est naturel de traiter ces questions séparément et que traditionnellement les pays nordiques ne pensent pas que le Conseil de l’Arctique soit le lieu propice à débattre des questions de sécurité. Selon lui, les tensions vont croissant dans la région polaire, comme en témoignent certains signes d’activité militaire. Il rappelle néanmoins l’importance de la participation des petits États de la région aux discussions sur les questions de sécurité.
HS

Éditorial

« Et pourtant, le climat change, y compris selon les États-Unis » HS

L’éditorialiste du Helsingin Sanomat rapporte que dans son intervention, Mike Pompeo n’a pas évoqué le changement climatique, mais a bien reconnu que la glace des zones maritimes septentrionales fondait à un rythme régulier.
Depuis le début du mandat de Donald Trump, il est avéré que les États-Unis ont choisi de mettre sous le boisseau la question du changement climatique. Cela serait la raison essentielle pour laquelle le Conseil de l’Arctique n’a pas pu obtenir de résolution commune à Rovaniemi.
En ignorant volontairement la question, le message de M. Pompeo ne relèverait donc pas d’un déni américain de preuves scientifiques du changement climatique mais plutôt de la volonté de montrer que la lutte contre le dérèglement n’est pas aujourd’hui l’objectif des États-Unis qui préfèrent se concentrer sur leur intérêt national qui passe par les opportunités commerciales offertes par l’ouverture de nouvelles voies maritimes.
HS

Mardi 7 mai 2019


Politique étrangère et européenne

UE

Editorial
« Les responsables de l’UE vont tous changer en même temps et ce sera durant la présidence finlandaise du Conseil de l’UE » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat fait état du paquet complexe de nominations pour trouver les successeurs de MM. Juncker et Tusk. Outre les présidences de la Commission européenne et du Conseil européen, le directeur de la BCE, le président du Parlement européen ainsi que le haut représentant pour les affaires étrangères changeront.
Selon l’éditorialiste, la Finlande pourrait avoir des chances d’obtenir la direction de la BCE si les rivalités sur ce poste font émerger un candidat de compromis. Le gouverneur de la Banque de Finlande, Olli Rehn, et l’ancien gouverneur Erkki Liikanen pourraient être des candidats sérieux.
Le futur gouvernement pourrait devoir prendre la décision soit de proposer ces deux personnes ou de faire de l’un des deux son candidat numéro un.
HS

Billet de Jenni Virtanen
Helsingin Sanomat publie un billet de sa correspondante à Bruxelles, Jenni Virtanen, qui rend compte des tournées européennes de candidats à la direction des institutions européennes qui pour la plupart sont peu connus.
Les Finlandais ont selon elle perdu tout intérêt pour les discussions autour les spitzenkandidats depuis que l’allemand Weber a été choisi au détriment d’Alexander Stubb.
HS

Billet de Kari Huhta dans Helsingin Sanomat : ”Une Europe qui se plaint est une menace pour elle-même »
« Les chiffres varient mais la situation se répète d’un pays à l’autre. Les divers mouvements d’extrême-droite, -conservateurs, -nationalistes et -populistes attirent une grande partie de l’électorat avec un maximum d’un cinquième des voix. Lors des élections finlandaises du 14 avril, les Vrais Finlandais ont obtenu 17,5% des voix », écrit le journaliste Kari Huhta dans Helsingin Sanomat.
Il poursuit en affirmant qu’une Europe qui se plaint devient une grave menace pour elle-même dès lors qu’elle fait face à réels dangers.
« Avant les élections législatives, on avait souvent prédit que la Finlande traverserait bientôt une période difficile en matière de politique étrangère et de sécurité. Cette période commence maintenant », écrit M. Huhta.
Les membres du nouveau parlement européen seront élus d’ici trois semaines.
« Une Europe unie est menacée de toute part. Les difficultés à venir avec la Chine pourraient rendre bien insignifiants les soucis causés par la Russie qui ne sont pas prêts de disparaitre non plus. Les rapports basés sur un soutien traditionnel des Etats-Unis ne seront peut-être plus jamais comme avant, même dans l’éventualité où le président devait changer l’année prochaine », écrit le journaliste.
« Néanmoins la situation n’est pas entièrement mauvaise, sauf si l’Europe ne la détériore elle-même ».
« L’Europe est cependant faible en politique étrangère et de sécurité car elle ne dispose pas de compétences communes comme c’est le cas pour le commerce et l’économie ».
« Un changement s’opèrera en politique de défense et de sécurité dès lors que des ressources communes seront mobilisées. Il n’y aura certes pas d’armée commune mais il convient de ne pas sous-estimer les changements en cours ».
« La politique étrangère ne connaît elle pas de progrès similaire alors que cela serait particulièrement important. La force de l’UE, outre le domaine économique, ne réside pas dans la force militaire mais dans une douce fermeté en politique internationale et en diplomatie. Les sanctions décidées contre la Russie en 2014 ont empêché la guerre qu’elle a sponsorisée de se répandre davantage en Ukraine orientale », pense Kari Huhta.
« A l’aube de la présidence finlandaise de l’UE, la Finlande devrait chercher à approfondir la volonté commune de l’UE en politique étrangère, mais quelles sont ses chances d’y arriver ? Le président des sociaux-démocrates, Antti Rinne, qui conduit les négociations gouvernementales, ne s’est pas montré très convainquant précisément sur les questions de politique étrangère et de sécurité. La présidente intérimaire de la commission parlementaire des affaires étrangères, Laura Huhtasaari des Vrais Finlandais, souhaite elle démanteler l’UE », constate M. Huhta.
« Néanmoins, la Finlande n’est pas complètement isolée pour tenter de renforcer une vision commune de l’UE », conclut le journaliste.
HS/A5

Conseil de l’Arctique

Aucune résolution commune pour la première fois dans l’histoire du Conseil
Helsingin Sanomat rend compte du fait que le ministre des Affaires étrangères Timo Soini a dû modifier l’ordre du jour de la réunion de Rovaniemi en supprimant le point concernant l’adoption de résolutions communes dans la déclaration finale. Ceci en raison de différends portant sur la raison d’être du Conseil de l’Arctique ainsi que sur l’importance des mesures climatiques dans ses activités.
L’échec est jugé déplorable pour la fin de la présidence finlandaise et difficile pour l’Islande qui assumera la présidence après la Finlande, mais selon Harri Mikkola, chercheur de l’Institut finlandais des relations internationales, les raisons qui ont mené à cette situation ne relèvent pas de la volonté finlandaise.
Selon M. Soini, la déclaration commune des ministres remplace la traditionelle déclaration finale et ses résolutions.
M. Mikkola qualifie d’exceptionnels et de durs les propos du Secrétaire d’Etat américain Pompeo qui a critiqué les activités de la Chine et de la Russie dans la région arctique. Le Conseil n’est traditionnellement pas un forum pour des débats sur la politique de sécurité.
HS

Mike Pompeo a entamé sa tournée européenne à Rovaniemi – il s’agit d’un déplacement de quatre jours pour renforcer les relations transatlantiques
Le but de la visite est de mettre en garde contre la Chine, mais également la Russie
Helsingin Sanomat revient sur la première étape de la tournée européenne du Secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, qui a pour objectif de parler de la Chine et de la situation au Venezuela. A Rovaniemi, hier, il a rencontré son homologue russe, Sergueï Lavrov, et est intervenu sur la politique arctique de son pays.
L’entretien entre MM. Pompeo et Lavrov a porté sur la situation au Venezuela que M. Pompeo a aussi évoquée avec HS. Il a souligné que son pays souhaitait que le Venezuela soit un pays démocratique, et que les élections y soient libres et justes, ce qui n’était pas possible tant que M. Maduro serait au pouvoir.
Le ministre des Affaires étrangères, Timo Soini, a eu des entretiens bilatéraux avec ces deux invités.
La réunion du Conseil de l’Arctique se poursuit aujourd’hui. M. Pompeo a souligné le fait que la région arctique est devenue récemment plus intéressante du point de vue économique, en raison notamment des ressources en pétrole, en gaz, en uranium, en or et en poissons.... Selon lui, il faudrait que le Conseil de l’Arctique tienne mieux compte de cela, ainsi que de l’importance militaire de la région.
M. Pompeo a rappelé que la Chine a investi 90 milliards de dollars dans cette région de 2012 en 2017. Il a fait référence aux ambitions militaires et économiques de la Chine dans la région en estimant nécessaire d’en parler. Il marque que la Chine n’est pas un Etat arctique.
Concernant l’adoption de résolutions lors de la réunion, HS relève que M. Pompeo a été très clair sur le fait qu’il n’était pas favorable à de belles promesses sur la lutte contre le changement climatique. Il n’a pas manqué de souligner que son pays avait réussi à diminuer ses émissions davantage que d’autres Etats ayant pourtant signé le traité de Paris.
HS

Politique intérieure

Gouvernement

Calendrier de M. Rinne
Helsingin Sanomat relève que les négociations entre le PSD et Kokoomus, qui ont commencé à 18h lundi soir, se sont poursuivies jusqu’à 21h30. Les deux partis ont repris leurs consultations à 10h mardi matin. M. Rinne a indiqué que les questions économiques ont surtout été évoquées.
Avant l’entretien avec Kokoomus, M. Rinne avait rencontré hier les représentants des Verts, de l’Alliance des gauches et du Parti suédois.
Yle rapporte ce matin que M. Rinne annoncera mercredi – et non plus mardi soir comme prévu - les partis à qui il demande de participer pour entamer les négociations gouvernementales proprement dites.
M. Rinne estime qu’il prendra sa décision ce soir mais entend l’annoncer d’abord aux présidents des groupes parlementaires et des partis politiques, qui se réuniront mercredi à 11h30. Il publiera ensuite sa décision.
Helsingin Sanomat note que M. Rinne a déclaré, après l’entretien avec Kokoomus, qu’il présenterait aux partis du futur gouvernement mercredi à 14h un bilan de la situation, et que les négociations proprement dites commenceront jeudi matin. HS/A11, yle.fi, hs.fi

Analyse
Selon Helsingin Sanomat, le choix des partis politiques qui conduiront les négociations gouvernementales et celui des principaux thèmes du programme de la future coalition auront une très grande importance pour la politique finlandaise durant les années à venir.
Les thèmes politiques les plus importants sont la sécurité sociale, la fiscalité, le marché du travail, l’éducation, les services sociaux et de la santé, ainsi que le climat.
Selon le quotidien, la formation du gouvernement est entrée dans une phase de guerre des nerfs. On ne sait pas encore quels sont les partis du prochain gouvernement mais il y a beaucoup de spéculations et aussi de rumeurs qui sont fausses.
HS/A10-11


Partis politiques

Selon un nouveau sondage, les Vrais Finlandais deviennent le plus grand parti
Helsingin Sanomat indique que selon les résultats d’un sondage effectué pour le compte du quotidien après les élections législatives, les Vrais Finlandais sont devenus le plus grand parti avec 18,7 % des intentions de vote, suivis du Rassemblement national (Kokoomus) qui obtient 17,1 %. Le PSD, qui vient pourtant de gagner les élections, est en troisième position avec un score de 16,9 %.
Les Verts (12,8 %) ont désormais dépassé le Centre (12,7 %). L’Alliance des gauches arrive sixième avec 8,3 %, devant le Parti suédois (4,4 %), les Chrétiens-démocrates (4,1 %) et le mouvement Liike Nyt (2,5 %).
Pour mémoire, lors des élections législatives, le PSD est arrivé en tête avec 17,7 %, suivi des Vrais Finlandais (17,5 %), de Kokoomus (17,0 %), du Centre (13,8 %), des Verts (11,5 %), de l’Alliance de gauches (8,2 %), du Parti suédois (4,5 %) et des Chrétiens-démocrates (3,9 %).
Le sondage a été effectué par l’Institut Kantar TNS entre le 16 avril et le 3 mai auprès d’un échantillon de 1 500 personnes. La marge d’erreur est de 2,8 %.
Selon Antti Rinne, président du PSD et négociateur principal pour former le gouvernement, le résultat du sondage n’a aucun d’effet sur les négociations gouvernementales.
Jussi Halla-aho, président des Vrais Finlandais, estime à cette occasion que « les élections législatives ont eu lieu une semaine trop tôt du point de vue des Vrais Finlandais ».
HS/A9

Lundi 6 mai 2019

Politique étrangère et européenne

Elections européennes

Editorial
« Les élections modifieront les équilibres politiques » HBL
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet note que les équilibres entre groupes politiques du Parlement européen connaîtront des changements avec les élections. Il observe que les électeurs ne sauront en définitive qu’après le vote où leurs voix iront exactement et à quels groupes politiques leurs députés s’affilieront.
HBL/sam/4

« Les partis de droite constituent un frein à la politique climatique de l’UE » HBL
Hufvudstadsbladet rend compte du rapport du Climate Action Network selon lequel le plus grand groupe du Parlement européen, le PPE, a voté à plus de 85% contre les mesures en faveur du climat.
HBL/dim/5

Commissaire finlandais(e)

Mme Urpilainen en bonne place
Hufvudstadsbladet rend compte de la position forte de Jutta Urpilainen, ancienne présidente du PSD et ancienne ministre des Finances, pour devenir la prochaine commissaire finlandaise. Les autres noms qui font l’objet de spéculations, sont Miapetra Kumpula-Natri, députée européenne, et Eero Heinäluoma, ancien président du PSD.
Le quotidien rappelle que jusqu’à présent, la Finlande n’a eu que des commissaires masculins, et que cette domination fait que le pays ressemble plus aux Etats membres de l’Est et du Sud de l’Europe qu’à ses voisins nordiques.
Selon Teija Tiilikainen, directrice de l’Institut finlandais des relations internationales, avec le renforcement du rôle du Parlement européen et le fait que le Parlement coopère avec la Commission européenne, les commissaires ont désormais plus de pouvoir et d’influence.
En ce qui concerne les trois personnes régulièrement évoquées pour occuper le poste, Mme Tiilikainen estime que les deux candidates se distinguent de par leur expérience européenne, tandis que M. Heinäluoma dispose lui d’un profil plutôt national.
Jusqu’à présent, la Finlande a occupé des postes de commissionnaire importants. Ceci serait lié au fait qu’elle mène une politique proactive en matière européenne et qu’elle participe à l’eurogroupe.
Mme Tiilikainen note que la Finlande ne met pas en avant ses priorités nationales lorsqu’il s’agit de négocier de questions internationales. Cela suscite le respect, selon elle, tout particulièrement lorsque l’UE se retrouve divisée.
HBL/lun/4-5

Conseil de l’Arctique

Editoriaux
La réunion des ministres des Affaires étrangères du Conseil de l’Arctique commence à Rovaniemi aujourd’hui. Helsingin Sanomat estime que la présidence finlandaise du Conseil de l’Arctique a été une réussite dans beaucoup de domaines, même si des percées importantes n’ont finalement pas eu lieu.
De petits progrès ont malgré tout été obtenus, ne serait-ce que le simple fait de pouvoir évoquer les sujets. Il est également positif que la région arctique reste une zone de faibles tensions, alors même que des antagonismes sérieux existent.
Les entretiens bilatéraux aujourd’hui des ministres des Affaires étrangères Pompeo et Lavrov porteront sur le Venezuela, selon l’éditorialiste.
HS/dim/A4, lun/A5

La présidence finlandaise s’est bien passée, selon un chercheur, même si deux objectifs n’ont pas été atteints
Selon Harri Mikkola, chercheur à l’Institut finlandais des relations internationales, la Finlande a entamé sa présidence du Conseil de l’Arctique dans des circonstances difficiles avec des Etats-Unis méfiants à l’égard du traité de Paris sur le climat et une Russie de plus en plus repliée sur elle-même.
Le ministre des Affaires étrangères, Timo Soini, a exprimé sa satisfaction du déroulement de la présidence et du renforcement de l’importance des questions arctiques, tant dans la politique finlandaise que dans celle de l’UE.
L’ambassadeur pour les questions arctiques, Aleksi Härkönen, constate que le fait que l’on n’ait pas pu obtenir le Sommet avec la participation des Présidents Trump et Poutine constitue cependant un objectif qui n’a pas été atteint.
MM. Härkönen et Mikkola estiment que le renforcement de la coopération météorologique est en revanche une réussite importante et notamment à long terme. Alors que le changement climatique progresse, on aura davantage besoin d’observations et de recherches de ce domaine.
A l’instar de ce qui s’est passé à Fairbanks il y a deux ans, la rédaction de la déclaration des ministres des Affaires étrangères n’a pas été sans difficultés. Selon M. Mikkola, on risque de voir à quel point le Conseil de l’Arctique est victime des tensions internationales et des questions de politique intérieure des Etats-Unis.
Les Etats-Unis auraient initialement tenté de supprimer toute référence au changement climatique même si leur position serait devenue moins stricte au fil du temps. Selon M. Härkönen, toutes les parties ont exprimé une même volonté d’arriver à un résultat avec une résolution que tout le monde pourrait adopter.
HS

Politique intérieure

Gouvernement

Propos de M. Rinne
Helsingin Sanomat publie une interview du président du PSD Antti Rinne qui n’a pas voulu dévoiler les détails des négociations gouvernementales en cours. Il s’est contenté de déclarer que son « objectif est un gouvernement largement majoritaire au sein duquel un petit parti ne sera pas en position de force ».
Le journaliste a ensuite évoqué le socle du futur gouvernement qui est le plus souvent évoqué, à savoir une coalition formée autour du PSD avec le Rassemblement national (Kokoomus), les Verts et le Parti suédois. M. Rinne a estimé en réponse à une question du journaliste que « la coalition que vous avez mentionnée aurait une majorité de 108 sièges au Parlement. Le front populaire renforcé par le Parti suédois en aurait 117 ».
Le quotidien note que le front populaire signifie dans le langage politique un gouvernement du PSD, du Centre, de l’Alliance des gauches et des Verts.
HH/sam/A12-13

M. Rinne négocie avec tous les partis politiques
M. Rinne a rencontré séparément dimanche les négociateurs du Centre, des Vrais Finlandais et des Chrétiens-démocrates. Aujourd’hui, il a des entretiens avec Kokoomus, les Verts, le Parti suédois et l’Alliance des gauches.
Satisfait des entretiens de dimanche, M. Rinne a indiqué que tous les partis politiques étaient encore dans la course.
M. Rinne a souligné, lundi matin lors de l’ouverture de la campagne du PSD pour les élections européennes, qu’il voulait d’abord choisir le deuxième grand parti de la coalition. Ce choix déciderait en effet du socle du futur gouvernement.
Selon les analystes, les partis politiques qui négocieront leur participation au gouvernement pourraient changer au gré des pourparlers. Cela a été le cas par exemple du gouvernement Katainen il y a huit ans.
Yle, HS

Analyse d’HS sur le Centre
Helsingin Sanomat rapporte que le président du Centre Juha Sipilä et le président du groupe parlementaire Antti Kaikkonen n’ont pas souhaité commenter l’entretien qu’ils ont eu avec M. Rinne dimanche. La rencontre pourrait toutefois être d’une grande portée pour le Centre.
Plusieurs centristes s’inquiètent de la chute de popularité du parti, qui pourrait continuer si le parti se trouve dans l’opposition.
Selon l’analyse du quotidien, il y a deux raisons principales. La première et la plus importante est liée à la démographie. 58 députés sont élus actuellement dans les deux plus grandes circonscriptions, Uusimaa et Helsinki, où le Centre est traditionnellement faible, et d’ici 2040 ils seront 70 selon les projections démographiques. Or, le Centre a perdu son unique député à Helsinki et a également perdu deux députés sur quatre dans l’arrondissement d’Uusimaa lors des élections législatives.
La deuxième raison est liée à la hausse des intentions de vote en faveur des Vrais Finlandais. Selon une tendance globale, les électeurs des régions périphériques votent souvent pour les partis ou mouvements populistes. Ce phénomène est qualifié de « revanche des régions » par le chercheur Sami Moisio.
Si la Finlande a un gouvernement PSD - Kokoomus, le Centre ne sera que le deuxième parti de l’opposition après les Vrais Finlandais.
Selon le tabloïd Iltalehti, il y aurait dans le groupe parlementaire du Centre des jeunes députés, dont Katri Kulmuni, Antti Kurvinen, Jouni Ovaska, Eeva Kalli et Hilkka Kemppi, favorables à une participation au gouvernement, malgré la lourde défaite électorale du 14 avril.
HS/lun/A10

Avenir bleu

M. Terho quitte la politique nationale
Helsingin Sanomat relève que le président des Bleus Sampo Terho a indiqué vendredi qu’il quitterait la politique et ne serait donc pas candidat à la présidence du parti lors du congrès du mois de juin. M. Terho continuera toutefois d’assumer ses fonctions de conseiller municipal d’Helsinki.
Les Bleus n’ont obtenu aucun siège au Parlement nouvellement élu.
Selon Yle, Ari Jalonen, ancien député de Pori, est candidat à la présidence des Bleus.
HS/sam/A12, Yle

Défense

L’affaire de l’exercice de Lemmenjoki devant le tribunal
Le groupe d’officiers soupçonnés de faute professionnelle pour avoir retardé la demande d’une enquête préliminaire sur les incidents lors d’exercices facultatifs organisés par l’armée de l’air à Lemmenjoki en automne 2017 s’agrandit.
Présenté la semaine dernière devant la cour d’appel, l’ancien commandant de l’escadron de la Carélie, Markus Päiviö, pourrait être condamné à une amende pour avoir conduit l’exercice facultatif de Lemmenjoki en état d’ébriété et s’y être comporté de façon inadéquate. Il a reconnu une partie des faits.
Son supérieur, l’ancien commandant de l’armée de l’air Sampo Eskelinen, est soupçonné de faute de service pour avoir ralenti les formalités ouvrant la voie à une enquête sur ces évènements.
Vendredi dernier, le procureur de la république a fait savoir qu’une enquête préliminaire sera ouverte contre le CEMA, le général Jarmo Lindberg, qui aurait, lui aussi, retardé le démarrage de l’enquête sur Lemmenjoki.
« Cette affaire soulève plus généralement la question de certains comportements au sein de l’armée finlandaise, celles du favoritisme et la formations de réseaux solides entre les officiers », écrit le journal Helsingin sanomat.
Outre celle portant sur l’exercice de Lemmenjoki, deux autres enquêtes judiciaires sont en cours : l’une à l’encontre de l’ancien chef d’état-major de la marine, Timo Hirvonen, et l’autre contre le directeur de l’école de l’aviation militaire Mikko Punnala. Ils sont tous deux soupçonnés de favoritisme.
HS/4.5/A6

Projet HX : Propos de Stefan Löfven
Interviewé à la télévision finlandaise YLE, le Premier ministre suédois Stefan Löfven a affirmé que la coopération finno-suédoise en matière de défense serait grandement facilitée si les Finlandais choisissaient l’avion de combat suédois Jas Gripen. Il a à cet égard loué les qualités techniques de ce chasseur qui est l’un des cinq appareils en lice pour la future acquisition HX prévue en 2021.
HBL/5.5/9

Le nouveau chef du renseignement militaire Pekka Toveri a pris ses fonctions début mai
Pekka Toveri succède à Harri Ohra-aho à la tête du renseignement militaire. Ce général de brigade vient de rentrer des Etats-Unis où il occupait le poste d’attaché de défense à l’ambassade de Finlande. Il a également participé à des opérations de gestion de crise, notamment en Bosnie et en Afghanistan.
Les nouvelles lois sur le renseignement entreront en vigueur début juin et demanderont un nombre accru de personnel. La défense nationale devra recruter environ 200 personnes sur des fonctions liées aux nouvelles lois sur le renseignement et à la cyber défense.
Le général Toveri estime que la Finlande se trouve aujourd’hui en meilleure position car elle fait partie d’une communauté de valeurs occidentales, et sa marge de manœuvre militaire s’en trouve agrandie. Il pense que la Finlande n’est pas menacée mais qu’un potentiel de risque existe néanmoins. Il assure que cette situation ne l’empêchera cependant pas « de dormir ».
HS/4.5/A18

France – Finlande

Notre Dame de Paris

Rencontre des ministres européens de la Culture et de l’Europe
Keskisuomalainen rend compte des propos du secrétaire d’Etat du ministère de l’Education et de la Culture, Samuli Virtanen, qui a représenté la Finlande à la réunion organisée à Paris qui a pour objectif de réfléchir collectivement, à la suite de l’incendie de Notre-Dame de Paris, aux moyens de mieux préserver le patrimoine européen.
KS/dim/12

Vendredi 3 mai 2019


Politique étrangère et européenne

Elections européennes

HS lance son outil électoral avec 30 questions aux candidats
Pour sa « machine électorale », Helsingin Sanomat a présenté aux candidats 10 questions sur les valeurs, et 20 autres sur quatre thématiques qui sont l’UE, les frontières extérieures et la sécurité, l’économie ainsi que le climat.
Comme les sujets de politique européenne sont moins familiers pour les électeurs que les questions de politique nationale, HS publie ses questions en évoquant l’intérêt qu’elles revêtent pour l’avenir de l’UE et les antagonismes qui y sont liés au sein de la classe politique en Finlande.
Les questions sur l’UE concernent l’opportunité ou non de l’adhésion finlandaise, l’euro, la défense, les sanctions en cas de violation des principes de l’Etat de droit, la contribution au budget de l’UE. Celles concernant la sécurité renvoient notamment à l’éventualité d’une armée européenne, à la politique d’asile et aux sanctions contre la Russie.
Dans le domaine économique, les questions ont trait aux subventions aux entreprises, à la fiscalité des sociétés, aux investissements chinois, aux aides agricoles et à la sécurité des données face aux grands groupes internet.
Plusieurs questions sur le climat figurent dans la grille d’analyse, portant sur le resserrement unilatéral (au niveau de l’UE) de l’objectif de diminution des émissions, la taxe sur les transports aériens, et des droits de douanes plus élevés pour les biens importés dont la production dans le pays d’origine a généré des émissions importantes.
En Finlande, le vote par anticipation commencera le 15 mai.
HS

Politique intérieure

Formation du gouvernement

Propos de M. Rinne
L’agence de presse STT rend compte des propos d’Antti Rinne, qui a relevé que le PSD a maintenant reçu et analysé les réponses des autres partis aux questions posées la semaine dernière. Selon M. Rinne, la formation du gouvernement pourrait commencer dimanche après-midi.
Il a déclaré que des discussions informelles restaient nécessaires sur certaines questions, pour plus de clarté sur les priorités des partis. Ces discussions spécifiques commenceront dès aujourd’hui.
Les négociations à proprement parler avec les autres partis devraient être entamées dimanche à 14h et se poursuivre jusqu’au lendemain soir.
Dimanche, le PSD consultera les Vrais Finlandais, les Chrétiens-démocrates et le Centre.
La veille du 1er mai, M. Rinne a estimé qu’il pourrait être difficile d’arriver à un consensus sur le climat, l’économie et la politique européenne, et que les discussions sur ces trois sujets se poursuivraient.
Selon STT, M. Rinne entend toujours s’en tenir au calendrier selon lequel le socle pour la formation du gouvernement sera arrêté le 8 mai. Ainsi, les négociations gouvernementales à proprement parler pourraient être entamées à partir de mercredi prochain.
HBL/12
Editorial
« Pas d’allusion au socle du gouvernement dans les discours du 1er mai » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat note que dans le discours d’Antti Rinne du 1er mai, il est impossible de trouver d’indication sur le socle du futur gouvernement. Il relève que M. Rinne a toutefois vivement critiqué la politique du gouvernement Sipilä en faveur du marché de travail et a promis d’entretenir de meilleures relations avec les partenaires sociaux.
L’annonce du projet d’usine de Metsä Group pourra cependant compliquer l’entrée au gouvernement des Verts et de l’Alliance des gauches. Le président du groupe parlementaire du PSD, Antti Lindtman a annoncé, lors de son discours du Premier mai, que le prochain gouvernement n’entendait pas empêcher la réalisation de cet investissement.
L’éditorialiste note que c’est Jussi Halla-aho qui a le plus évoqué la politique gouvernementale dans son discours. Il a regretté la tradition finlandaise de formation du gouvernement, qui se traduisait par la recherche de compromis et faisait qu’aucun des partis de la coalition ne pouvait être in fine satisfait du programme et de la politique du gouvernement.
HS/A4

Parlement

Commissions parlementaires
Helsingin Sanomat rapporte que le Parlement a élu, hier en séance plénière, à l’unanimité les membres de 16 commissions parlementaires. Les membres de chaque commission ont ensuite élu leurs présidents et vice-présidents.
La députée verte Outi Alanko-Kahiluoto présidera la Grande commission, la social-démocrate Maria Guzenina la commission des Affaires constitutionnelles, la députée des Vrais Finlandais Laura Huhtasaari la commission des Affaires étrangères et le social-démocrate Timo Harakka la commission des Finances.
L’on notera cependant que plusieurs présidents et vice-présidents des commissions devraient changer après la formation du gouvernement sans modifier la répartition des commissions entre les partis politiques
La nouvelle commission de la surveillance du renseignement sera nommée après la formation du gouvernement.

Grande commission
Présidente : Outi Alanko-Kahiluoto (Verts), 1er vice-président : Jani Mäkelä (Vrais Finlandais) et 2e vice-président : Risto Kalliorinne (Alliance des gauches)
Commission des Lois constitutionnelles
Présidente : Maria Guzenina (PSD), vice-président : Timo Heinonen (Rassemblement national - Kokoomus)
Commission des Affaires étrangères
Présidente : Laura Huhtasaari (Vrais Finlandais), vice-président : Erkki Tuomioja (PSD)
Commission des Finances
Président : Timo Harakka (PSD), vice-présidente : Hannakaisa Heikkinen (Centre)
Commission de l’Inspection
Présidente : Maria Ohisalo (Verts), vice-présidente : Pia Viitanen (PSD)
Commission de l’Administration (Affaires intérieures)
Présidente : Lulu Ranne (Vrais Finlandais), vice-présidente : Mari-Leena Talvitie (Kokoomus)
Commission des Lois
Président : Ville Tavio (Vrais Finlandais), vice-présidente : Sandra Bergqvist (Parti suédois)
Commission des Transports et des Communications
Présidente : Katja Taimela (PSD), vice-président : Markus Lohi (Centre)
Commission de l’Agriculture et de la Sylviculture
Présidente : Anne Kalmari (Centre), vice-président : Teuvo Hakkarainen (Vrais Finlandais)
Commission de la Défense
Président : Kalle Jokinen (Kokoomus), vice-président : Jari Ronkainen (Vrais Finlandais)
Commission de la Culture (Education)
Présidente : Mia Laiho (Kokoomus), vice-président : Jukka Gustafsson (PSD)
Commission des Affaires sociales et de la Santé
Présidente : Hanna Kosonen (Centre), vice-présidente : Pia Kauma (Kokoomus)
Commission de l’Economie
Président : Jukka Kopra (Kokoomus), vice-président : Hannu Hoskonen (Centre)
Commission de l’Avenir
Présidente : Anna-Maja Henriksson (Parti suédois), vice-présidente : Bella Forsgrén (Verts)
Commission du Travail et de l’Egalité de chances
Président : Paavo Arhinmäki (Alliance des gauches), vice-présidente : Tarja Filatov (PSD)
Commission de l’Environnement
Président : Arto Pirttilahti (Centre), vice-présidente : Inka Hopsu (Verts)

eduskunta.fi, HS/A12

Placement des partis dans l’hémicycle du Parlement
Helsingin Sanomat relève que le présidium du Parlement a décidé de reporter à mardi prochain la décision concernant le placement des partis politiques dans l’hémicycle. Les groupes parlementaires ont déjà décidé de modifier cette disposition de façon à ce que le Parti suédois, qui jusqu’à présent se trouvait le plus à droite dans la salle, serait dorénanvant placé entre le Centre et les Chrétiens-démocrates. Les Vrais Finlandais, qui s’opposent à la nouvelle disposition, devraient alors prendre la place actuelle du Parti suédois à droite de l’hémicycle.
La nouvelle disposition des partis politiques (de gauche à droite) serait successivement de gauche à droite : l’Alliance des gauches, le PSD, les Verts, le Centre, le Parti suédois, les Chrétiens-démocrates, le Rassemblement national (Kokoomus) et les Vrais Finlandais.
HS/A8

Le Député al-Taee en congé maladie
Selon Helsingin Sanomat, le président du groupe parlementaire du PSD Antti Lindtman a indiqué hier que le député social-démocrate Hussein al-Taee, nouvellement élu, a été hospitalisé mardi.
Cette annonce intervient alors qu‘une enquête est en cours sur des propos jugés haineux de M. al-Taee, publies sur les réseaux sociaux il a environ cinq ans.
Selon M. Lindtman, le groupe parlementaire étudiera la situation de M. al-Taee ultérieurement.
HS/A/8

France – Finlande

Beaux-arts

Peinture et dessin
Hufvudstadsbladet publie une interview de Marie Sand, artiste française qui vit actuellement en Finlande et qui parle de sa passion pour les chevaux.
HBL/28

France

Politique

Editorial
Helsingin Sanomat publie un éditorial sur la stratégie du président Macron contre le populisme.
HS/A5

Jeudi 2 mai 2019

Politique intérieure

Discours du 1er mai

M. Rinne promet, comme l’année dernière, une augmentation des plus petites retraites
MM. Orpo et Sipilä n’ont pas fait de discours
M. Halla-aho a critiqué la procédure actuelle de formation du gouvernement
Helsingin Sanomat fait un bilan des principaux messages des discours du 1er mai. Le président du PSD, désigné négociateur pour la formation du gouvernement, Antti Rinne, ne revient pas sur sa promesse d’augmenter de 100 euros, dans le cadre d’un programme pluriannuel, les retraites de moins de 1400 euros. Il souligne qu’il faut enfin agir contre la situation de pauvreté des retraités au moyen d’améliorations concrètes. Une société humaine ne peut pas fermer les yeux à la détresse de ses séniors, a-t-il dit en rappelant que selon des spécialistes, cette mesure ferait sortir 55 000 retraités de la pauvreté.
M. Rinne s’est également engager à annuler le modèle d’activation des chômeurs et à investir dans les soins aux personnes âgées. Il a promis mille nouveaux emplois de médecins ou d’infirmières afin de garantir un accès aux soins non urgents dans un délai d’une semaine.
M. Rinne s’est exprimé en faveur de la culture des accords tripartites concernant le marché de travail. Il regrette que lors de la législature précédente, on les ait abandonnés et note que cela a créé des situations de crise qui n’ont servi l’intérêt de personne, ni celui de la société, ni celui des employeurs et surtout pas celui des salariés.
Il a déclaré que lors de la nouvelle législature, il ne s’agira plus de dicter ni de forcer une décision, mais plutôt de négocier pour arriver à se mettre d’accord.
Le président des Vrais Finlandais, Jussi Halla-aho, a estimé que le mode actuel de négociation pour la formation du gouvernement ne garantit aucune « protection des consommateurs » en référence aux électeurs.
Dans son discours, M. Halla-aho a souligné l’importance des élections européennes et le fait qu’il n’y s’agit pas tant de l’UE que de questions nationales dans la mesure où la plupart de la législation finlandaise relevait directement de l’UE. « On peut influencer cette législation en votant aux européennes », a-t-il dit.
Le président des Verts, Pekka Haavisto, a constaté, en faisant référence au projet de Metsä Group de construire une usine de cellulose à Kemi, que tout le monde comprend bien que la création de nouveaux emplois était une bonne chose, mais qu’il fallait prendre le temps de réfléchir comment l’industrie forestière allait assurer que la Finlande arrive à atteindre ses objectifs climatiques, et comment préserver la biodiversité. Il souhaite que l’industrie forestière dans son ensemble relève le défi en la matière.
HS, Uusi Suomi, AL/jeu/A6

Formation du gouvernement

Analyse : le PSD et le Kokoomus négocient en coulisse
Helsingin Sanomat rapporte que le président du PSD Antti Rinne a annoncé mardi en conférence de presse que tous les partis politiques du Parlement participeraient encore aux négociations gouvernementales préliminaires. Il a toutefois décoché une flèche vers les Vrais Finlandais, soulignant « qu’un parti ne s’est pas engagé dans sa réponse en faveur des mêmes objectifs climatiques que les autres ».
M. Rinne compte maintenant évoquer plus en détail les questions climatiques, européennes et économiques avec les autres partis.
Des sources du PSD et du Rassemblement national (Kokoomus) estiment que les questions économiques sont les plus problématiques en ce moment. Les deux partis trouvent plus facilement un accord sur beaucoup d’autres questions.
Lors de la campagne électorale, le Kokoomus avait refusé d’endosser l’analyse du ministère des Finances sur la nécessité de faire des économies de deux milliards d’euros dans les dépenses publiques. Dorénavant, le parti exige que cette analyse soit le point de départ des négociations gouvernementales.
M. Rinne souligne, quant à lui, qu’il « n’acceptera pas que les comptables dictent les décisions économiques ».
Selon l’analyse du quotidien, M. Rinne obtiendrait plus facilement l’approbation du Centre et de l’Alliance des gauches à sa politique économique qu’avec le Kokoomus. La lourde défaite du Centre aux élections législatives rend cependant difficile la formation d’un gouvernement entre le PSD et le Centre.
Dans sa réponse à M. Rinne, le Centre a énuméré plusieurs conditions strictes à son éventuelle participation au gouvernement. Beaucoup de centristes souhaitent que le parti se place dans l’opposition.
Dès lors, le journal estime que M. Rinne est obligé d’essayer de concilier dans un premier temps les points de vue économiques du Kokoomus.
M. Rinne pourrait sécuriser ses promesses électorales concernant l’augmentation des retraites modestes et l’amélioration des soins aux personnes âgées s’il acceptait certaines réformes proposées par le Kokoomus, notamment sur le niveau des allocations chômage et la prolongation des carrières professionnelles.
Une autre possibilité est que la politique économique d’un gouvernement PSD - Kokoomus se base sur des compromis importants des deux côtés. Dans ce cas, les deux partis devraient renoncer pratiquement à toutes leurs promesses électorales.
Les Verts et le Parti suédois seraient en position de force dans les négociations avec le PSD et le Kokoomus, parce qu’il n’y a pas d’autres alternatives pour les remplacer dans une coalition PSD-Kokoomus.
Le président du Kokoomus Petteri Orpo a annoncé mardi que son parti ne voulait pas participer à un même gouvernement avec l’Alliance des gauches.
Si le PSD et le Kokoomus n’arrivent pas à trouver un accord sur le gouvernement, le PSD devra entamer les négociations avec le Centre voire même avec les Vrais Finlandais. Cela serait un processus long et difficile selon les observateurs.
M. Rinne a promis d’annoncer mardi prochain avec quels partis il entend former une coalition.
HS/mer/A12-13

Point de vue
Le retour du PSD au pouvoir se fait dans un contexte difficile
Helsingin Sanomat publie un billet de Vesa Vares, professeur d’histoire politique à l’Université de Turku, qui rappelle que le retour du PSD au gouvernement se fait dans le contexte d’un résultat électoral pour lequel il n’a obtenu seulement qu’un peu plus d’un point de plus par rapport aux élections précédentes lors desquelles le score du parti était pourtant le pire de son histoire.
Il faudra que le PSD réponde aux attentes pour une politique de gauche plus verte, plus centrée sur l’individu, plus globale et plus moderne. Un gouvernement de gauche pourrait avoir du mal à s’assurer de l’adhésion des électeurs à sa politique dans un contexte probable de ralentissement de la croissance économique alors qu’ils attendent quand bien même la réalisation des promesses électorales. Cette situation pourrait fournir le terreau à un populisme, tant de droite que de gauche, et nourrir une certaine nostalgie de la part des électeurs de droite (Rassemblement national et Centre) pour le gouvernement Sipilä.
HS/mer/A5

Parlement

Egalité entre les députés et les députées
Helsingin Sanomat relève que plusieurs nouvelles jeunes députées se sont étonnées des usages et comportements traditionnels au Parlement.
Les commissions parlementaires les plus appréciées sont celles des finances et des affaires étrangères, où les hommes ont eu une large majorité lors de la législature précédente.
Selon Tytti Tuppurainen, députée du PSD et présidente du réseau des Députées, « les femmes veulent aussi être élues dans les commissions importantes mais on ne les écoute pas autant que les hommes ».
Selon la députée verte Emma Kari, « le Parlement est l’objet de nombreuses règles tacites et les réseaux officieux ont beaucoup de pouvoir ».
HS/mer/A14-15

Alliance verte

Point de vue
Selon une information d’Helsingin Sanomat, le congrès de l’Alliance verte sera organisé à la mi-juin à Pori même si l’on connaitra très probablement le nom du prochain président d’ici là. Maria Ohisalo, nouvelle députée d’Helsinki, a annoncé sa candidature mardi alors qu’une autre favorite, Emma Kari, a finalement annoncé qu’elle ne serait pas candidate.
Une lutte pour la présidence du parti ferait du bien pour les Verts selon le journal, mais il n’y a pas d’autres candidats déclarés dans le nouveau groupe parlementaire.
HS/mer/A15

Industrie forestière

Le projet d’usine de Metsä Group à Kemi ne modifierait pas les calculs Lulucf
Alors que les critères Lulucf pour l’utilisation des terres et les changements d’affectation des terres et l’industrie forestière prévoient de compenser l’augmentation de coupes de forêts et la diminution de puits de carbone par la diminution des émissions dans d’autres secteurs ou par l’achat de droits d’émission, une nouvelle usine de cellulose qui nécessiterait une augmentation de l’utilisation du bois, n’engendrerait pas de changement dans les calculs Lulucf concernant la Finlande.
HS rappelle que la présidente de l’Alliance des gauches, Li Andersson, a déclaré que son parti souhaitait que soit préalablement étudié la possibilité de compenser la diminution des puits de carbone dans le contexte du projet de Metsä Group et le coût que cela représenterait.
HS/mer/A30-31

publié le 03/06/2019

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