Mai 2018

Jeudi 31 mai 2018

Politique intérieure

Réforme de la santé et des affaires sociales

« La réforme est bientôt prête mais des menaces subsistent » KS
Keskisuomalainen rapporte que les partis de la coalition partent du principe que les recommandations de la commission des affaires constitutionnelles pourront être prises en compte et que la réforme pourra être votée avant les vacances d’été du Parlement.
Le quotidien estime que, pour le Rassemblement national il importe surtout que l’ouverture à la concurrence du secteur soit inscrite dans la loi et ne puisse être remise en cause par un prochain gouvernement.
Pour le quotidien une dissolution du parlement est improbable car il reste moins d’un an avant la fin de la législature.
KS

Editorial :
« Si le gouvernement tombe, il sera remplacé par un gouvernement minoritaire » KS
Pour l’éditorialiste de Keskisuomalainen, si le gouvernement tombe et le rassemblement national quitte la coalition, M. Sipilä essaiera de constituer un gouvernement minoritaire qui pourrait continuer jusqu’à la fin de la législature.
KS

Economie

Ralentissement de la construction
Kauppalehti rapporte que, après trois années de hausse, le secteur de la construction d’appartement devrait ralentir cette année et même diminuer en 2019.
KL

Energie

« Le chargement du réacteur est la prochaine étape pour OL3 » AL / TS
Aamulehti rapporte que les tests à chaud d’OL3 ont été réalisés avec quelques semaines de retard.
La prochaine étape est le chargement du combustible.
Le chef du projet Jouni Silvennoinen (TVO) a indiqué que les tests avaient bien fonctionné mais qu’il fallait encore définir la date de chargement du combustible.
AL TS

Politique étrangère et européenne

Diplomatie

Critiques contre le ministre des Affaires étrangères
L’ancien Président des Verts et actuel député Ville Niinistö a critiqué le Ministre des Affaires étrangères Timo Soini qui, lors d’un voyage officiel au Canada a participé à une manifestation contre l’avortement.
KS

PSD – SPD

« L’axe social-démocrate finno-allemand se renforce » Dem
Demokraatti rapporte que le président du PSD Antti Rinne a rencontré lundi son homologue allemande Andrea Nahles. Selon lui, les discussions étaient fructueuses et ils ont évoqué la possibilité de propositions communes au niveau européen.
Selon M. Rinne, le SPD allemand est intéressé par les objectifs de la présidence finlandaise de l’UE et notamment le projet de dimension arctique.
Dem

Défense

Le secrétaire général adjoint de l’OTAN Camille Grand se félicite des futures acquisitions d’avions de combat et commente une éventuelle adhésion de la Finlande à l’OTAN
Secrétaire général adjoint de l’OTAN et chef du département de l’investissement de défense, Camille Grand a effectué une visite en Finlande les 29 et 30 mai et a notamment participé au séminaire industriel organisé par l’Association de l’industrie aéronautique et de défense (PIA).
Camille Grand fait l’éloge des candidats retenus par la Finlande pour la future acquisition d’avion de combat : « Les cinq avions sont conformes aux standards de l’OTAN et compatibles aussi du point de vue de la capacité des performances. La Finlande est en train de choisir un appareil qui est déjà opérationnel dans les armées de l’air de l’OTAN. »
Pour Grand, la Finlande et la Suède sont des partenaires « exemplaires » pour l’OTAN. Les deux pays participent le plus activement de tous à la collaboration que ce soit dans les exercices, la coopération armée et les discussions politiques.
Il estime que dans certains domaines la collaboration entre la Finlande et l’OTAN pourrait encore s’intensifier sans pour autant donner de détails.
Le partenariat avec l’OTAN n’apporte toutefois pas de garantie de sécurité à la Finlande.
« C’est vrai et il ne convient pas de minimiser ce fait. Néanmoins, notre collaboration quotidienne est étendue et, de plus, elle fonctionne dans les deux sens », affirme Grand.
Il dit être impressionné dans les réunions de l’OTAN par la valeur ajoutée qu’apporte la participation de la Finlande et la Suède aux discussions. « Votre compétence, votre expérience et votre savoir-faire technique m’impressionnent beaucoup », assure le secrétaire général adjoint.
« Quant à savoir si la Finlande devait faire un pas de plus et adhérer à l’OTAN est une décision politique et ne concerne pas uniquement les rapports de la Finlande avec l’OTAN, il faut voir la question de manière plus large, voir quel est le rôle de la Suède, quels sont les avantages et quelle serait l’influence négative de la part de la Russie. Tout cela devrait être analysé. Du point de vue de l’OTAN, l’adhésion ne posera pas de problème ne serait-ce qu’en raison des éléments techniques et des systèmes d’armes compatibles avec l’OTAN », estime Grand.

Grand rappelle également que la création d’unités restreintes regroupant quelque pays autour d’un projet de défense, comme les groupes JEFF ou l’initiative européenne d’intervention sont une bonne chose du point de vue de l’OTAN.
IL31.5, TS31.5/8

Le programme du centenaire de l’armée de l’air se complète
La version EA-18G Growler des Super Hornet traversera l’Atlantique pour assister aux festivités du centenaire de l’armée de l’air finlandaise les 16 et 17 juin à Tikkakoski.
Le fabricant Boeing a lancé son communiqué jeudi en signalant que c’est la première fois qu’on verra cet avion en Finlande. A Tikkakoski on le verra au sol et dans les airs.
www.hs

Mercredi 30 mai 2018

Politique intérieure

Réforme de la santé et des affaires sociales

« Les soucis de constitutionnalité de la réforme » KS
Keskisuomalainen rapporte que le financement des services sociaux et de santé constitue un souci pour la commission des affaires constitutionnelles. En effet, il est prévu que le financement dont seront dotées les régions soit de 18,6 milliards d’euros en 2019. Ensuite, le gouvernement souhaite limiter l’évolution de ces dépenses à un plafond d’augmentation maximal de 0,9% alors que ces dépenses augmentent actuellement de 2,4% par an. L’objectif du gouvernement est de réduire de trois milliards d’euros le déficit structurel. Le seul moyen pour les régions de faire face à une pression sur les coûts sera donc de diminuer les services puisque elles ne pourront pas augmenter leurs recettes.
Or, la constitution fixe dans son article 19 alinéa trois : « L’État est tenu de garantir à chacun, conformément à des modalités plus précises fixées dans une loi, l’accès à des services sociaux et de santé suffisants, et de promouvoir la santé publique. »
KS/Mar

« Un nouveau projet de réforme peut-être à l’automne » KS
L’ancien secrétaire général du Centre, Jarmo Korhonen estime que, suite aux recommandations de la Commission des Affaires constitutionnelles, le gouvernement devra revoir son projet et ne pourra le soumettre à nouveau au Parlement qu’à l’automne. Dans ce cas, le projet pourra être approuvé à la session d’automne et les élections régionales interviendraient au printemps. Les régions commenceraient à s’organiser fin 2019 et les services sociaux et de santé leurs seraient transférés des communes au 1er janvier 2021.
M. Korhonen considère que si le gouvernement n’est pas capable d’arriver à un accord sur le nouveau projet de réforme, alors il tombera et des élections législatives seront organisées à l’automne.
KS

« Des élections anticipées ou un temps mort » KS
Keskisuomalainen estime qu’il est peu probable que le rassemblement national retire son soutien à la réforme dès que le rapport de la commission constitutionnelle sera publié. Le parti attendra certainement de voir quel est l’état du projet quand il aura été modifié.
Si ce projet ne recevait pas l’assentiment de la majorité, alors il est probable que le gouvernement tombe, selon Keskisuomalainen. Dans ce cas, si le Premier ministre le demande et après avoir entendu les groupes parlementaires, le président peut dissoudre le parlement. Il faudrait ensuite organiser des élections législatives dans un délai de 50 à 75 jours.
Une autre possibilité selon le quotidien est que le gouvernement prenne son temps pour préparer un nouveau projet qui serait transmis au parlement à l’automne. Mais cela voudrait dire que le parti du Centre ait accepté que les élections régionales soient organisées en même temps que les législatives en avril 2019.
KS

Débat sur les règles du jeu à propos de la commission des affaires constitutionnelle
Le présidium du Parlement s’est réuni et a décidé qu’il n’y avait pas lieu de modifier le fonctionnement du travail à la Commission des affaires constitutionnelles suite aux fuites. Il a été décidé que l’on ne modifierait pas la classification des documents étudiés en séance : ils continueront à ne pas être publics sans toutefois être classés comme secrets.
Il a aussi été demandé de ne pas faire pression sur les membres de la commission. En effet, ces fuites sont considérées comme un moyen d’influencer le travail de cette commission.
Selon Keskisuomalainen, ce sont des journalistes, mais aussi des personnalités politiques et des membres de ministères qui auraient eu accès à ces documents.
La présidente de la Commission Mme Lapintie a souligné que le risque était que des membres du gouvernement aient accès à des documents de travail de la commission et puissent faire pression sur les membres de la commission.
Mme Lapintie a déclaré qu’elle refusait de donner un nouveau calendrier et une date à laquelle le rapport serait publié par la commission.
La présidente du parlement a indiqué que le parlement avait déjà repoussé ses vacances et se préparait à siéger jusqu’au 6 juillet. Il pourrait même siéger au-delà si besoin.
KS

« M. Vartiainen critique la commission des affaires constitutionnelles » IL
Le député Juhana Vartiainen (Rassemblement national) estime que la Commission des affaires constitutionnelles va trop loin en empêchant le gouvernement de maitriser l’évolution des dépenses de santé.
IL

« La commission est très politisée » IL
Iltalehti estime que la commission des affaires constitutionnelles est très politisée et que les fuites en témoignent. Selon le tabloïd, il semblerait que plusieurs membres de la commission (jusqu’à sept députés, selon certaines sources) aient fait fuité les documents dans la presse mais aussi aux groupes politiques de la majorité et de l’opposition.
Les documents qui ont fuité étaient notamment le projet de rapport au 22 mai.
Selon Iltalehti ce projet prenait en compte surtout les avis des experts les plus critiques contre la réforme.
IL

Analyse
Selon Helsingin Sanomat, « la réforme Sote va certainement échouer si le rapport de la commission des affaires constitutionnelles est conforme aux documents qui ont fuité ».
Selon le quotidien le rassemblement national a beaucoup à perdre car si la réforme ne passe pas maintenant il est à craindre que l’ouverture à la concurrence des services sociaux et de santé ne soit pas possible avec une autre coalition. En effet, sur ce sujet, le Centre, le PSD et les Verts partagent les mêmes points de vue. Le quotidien rapporte d’ailleurs que la privatisation de ces services n’avait pas été prévue dans le programme gouvernemental et que, finalement, « en matière d’ouverture à la concurrence du secteur de santé, le rassemblement national a eu plus qu’il ne rêvait ».
Pour Helsingin Sanomat, si la réforme tombe, le seul moyen pour le rassemblement national d’obtenir ce qu’il souhaite en la matière sera de remporter les élections législatives et de devenir le premier parti de la coalition.
HS

Budget

Le besoin d’endettement de l’Etat diminue de 1,3 milliard d’euros
Le gouvernement a rendu public son premier projet de loi de finance rectificative. Il bénéficie de rentrées fiscales supplémentaires et surtout d’un important retour dans les finances de l’Etat de garanties aux exportations (environ 1 milliard d’euros).
Au total, le budget initial prévoyait une endettement supplémentaire de 3 milliards d’euros cette année et il sera ramené à 1,7 milliard.
KS

Politique étrangère et européenne

Union européenne

Fonds régionaux
« L’UE veut augmenter les fonds régionaux pour la Finlande » HS
« La Finlande pourrait gagner le gros lot dans la répartition des fonds régionaux » KS
Le projet de la Commission de réparation des fonds régionaux dans le prochain cadre financier 2021-2027 traite la Finlande de manière étonnamment bonne, écrit Keskisuomalainen.
Les fonds alloués à la Finlande au titre des aiudes régionales pourraient augmenter de 20% et passer ainsi de 1,5 milliard d’euros à 1,8 milliards d’euros. En revanche, les pays d’Europe orientale verraient leurs aides diminuer d’environ 37 milliards d’euros.
Le Premier ministre Juha Sipilä s’est réjouit du fait que les nouveaux critères prennent en compte les spécificités de la Finlande ce que la Commission a bien compris. Il souligne qu’augmenter le retour des cotisations finlandaises dans la politique régionale et structurelle était l’un des principaux objectifs de la Finlande dans les négociations sur le cadre financier pluriannuel. Il se réjouit aussi que la Finlande ait réussi à accroitre ses aides dans un contexte où les dépenses de cohésion diminuent de près de 10%.
Il relève que, parmi les « anciens membres de l’UE », seule la Finlande et la Grèce sont dans une telle situation.
Il se réjouit enfin que la conditionnalité des aides sopit prise en compte.
HS KS vn.fi

Défense

« La défense territoriale est la force de dissuasion de la Finlande » HS
« Une discussion est en cours sur l’avenir de la conscription et du service militaire. Avant on parlait surtout des problèmes de budget, on évoquait la possibilité d’une armée de métier.
Maintenant l’égalité des sexes surgit comme thème principal et le service militaire universel n’est plus du tout remis en question. Entre autre en raison des évènements en
Ukraine en 2014 » constate l’éditorialiste du quotidien Helsingin sanomat.
« Le service militaire ne fonctionne pas séparément, il est partie intégrante de la société.
Toute décision concernant la défense doit répondre aux besoins de la défense nationale. La question principale consiste à savoir si le recensement concerne également les femmes de chaque contingent », écrit l’éditorialiste.
Il convient de réfléchir sur le service citoyen, évoqué notamment par le rapport Elisabeth Rehn. Par contre, l’évocation d’un impôt pour éviter la conscription est sans nul doute le point faible du rapport – une solution bien féodale selon le journaliste.
Il rappelle que le service militaire éveille de grands sentiments en Finlande et mentionne l’exemple du ministre Jussi Niinistö dont les propos évoquant la suppression du service militaire des femmes pour quelque temps ont suscité la polémique.
« La défense territoriale est la force de dissuasion de la Finlande. Cela est vrai pour le pays lui-même ainsi que sur le plan international, et même dans l’éventualité où la Finlande adhérerait à l’OTAN. Elle a également son importance dans toute coopération de la Finlande avec la Suède, les Etats-Unis et l’OTAN », conclut l’éditorialiste.
HS30.5/A4

Le secrétaire général adjoint de l’OTAN Camille Grand en visite en Finlande
Le secrétaire général adjoint de l’OTAN Camille Grand est en visite en Finlande du 29 au 30 mai.
Lors de cette première visite dans le pays, il rencontre notamment le secrétaire d’Etat du ministère de la défense Jukka Juusti, le commandant des forces de défense Jarmo Lindberg et des hauts fonctionnaires des ministères des Affaires étrangères et de défense et du secrétariat du président.
Defmin.fi

Un officier des troupes finlandaises de gestion de crise soupçonné de corruption
Un officier finlandais des troupes de gestion de crise est soupçonné d’avoir accepté des pots-de-vin dans une affaire de travaux d’extension de la base militaire en Irak.
HS30.5/A12

Islam

Les attitudes des Finlandais sur l’Islam sont très dures
Helsingin Sanomat rapporte que selon une étude du Pew research center, près de deux tiers des Finlandais (contre seulement un tiers des Français ou des Suédois) considèrent que l’islam est par principe en contradiction avec la culture et les valeurs des finlandais.
HS

Mardi 29 mai 2018

Politique intérieure

Réforme de la santé et des affaires sociales

« De nouveaux problèmes dans le projet de réforme » HS
Helsingin Sanomat relève que la Commission des Affaires constitutionnelles dans son évaluation l’année dernière n’avait pas soulevé la question du contrôle de l’évolution des dépenses de santé par les régions comme un problème constitutionnel. Or, cette fois-ci la commission devrait déterminer que fixer à un plafond de 0,9% l’évolution annuelle des dépenses (qui augmentent actuellement de 2,4% par an) poserait un problème car les régions ne pourraient pas refuser d’offrir des prestations sociales et de santé. On ne peut pas restreindre l’accès à des services garantis par la loi pour des raisons de contrôle budgétaire.
La présidente de la Commission des affaires constitutionnelles se défend en arguant du fait que l’année dernière, la commission ne s’était pas prononcée sur ce sujet du financement car la question de l’ouverture à la concurrence des services n’était pas claire.
Helsingin Sanomat rappelle que le rassemblement national ne serait pas prêt à accepter un projet qui ne garantirait pas une limite à l’augmentation des dépenses de santé. De même, le parti ne pourrait pas accepter un projet qui reporterait une ouverture à la concurrence des services.
Dans un billet le journaliste politique Teemu Lukka s’étonne que, pour des raisons de constitutionnalités (basées sur l’accès des citoyens à des services de santé) on puisse empêcher une maitrise des dépenses. Il se demande si cet argument ne pourrait pas risquer d’empêcher toutes économies dans d’autres domaines aussi, comme par exemple l’éducation.
HS

« Un calendrier difficile » HS
Selon Helsingin Sanomat qui a interrogé les responsables de la mise en œuvre de la réforme dans les régions, un calendrier réaliste pour l’organisation des élections régionales, si la réforme est adoptée avant la pause estivale, est entre janvier et avril.
Cela risquerait toutefois de reporter le transfert des services des communes aux régions au-delà du 1er janvier 2020 prévu actuellement.
HS

Editorial
« Le Gouvernement a choisi un chemin difficile » HS
Helsingin Sanomat estime que ce n’est qu’après la publication du rapport de la commission des affaires constitutionnelles que l’on saura comment les partis de la coalition réagissent.
L’éditorialiste relève néanmoins que le Rassemblement national est particulièrement pressé de faire adopter l’ouverture à la concurrence des services sociaux et de santé car une autre coalition ne le permettra probablement pas.
HS

« Orpo : je ne vais pas faire tomber le gouvernement » AL
Interrogé par Aamulehti, le Président du rassemblement national déclare « qu’il ne va pas faire tomber le gouvernement cette semaine » et que « l’objectif est toujours de mener la réforme à bon port ».
« La commission des affaires constitutionnelles risque de proposer des modifications importantes. On verra alors si le projet remplit toujours les objectifs que nous avions fixés à la réforme Sote ».
AL

« Importante défiance entre les membres de la coalition » AL
L’ancienne ministre des Affaires sociales et de la santé Liisa Hyssälä (Centre) estime qu’il y a « clairement une guerre de pouvoir au sein du Rassemblement national et que le Centre doit supporter la dissidence de M. Väyrynen. Il y a une défiance contre le Premier ministre dans son propre parti depuis la formation du gouvernement quand il a décidé de ne pas associer les anciens éléphants du parti. Quant aux Bleus, ils souffrent de la scission de juin dernier et de l’absence d’audience de leur parti ».
Cette défiance ne manque pas de se voir pour faire passer les grandes réformes.
AL

Service militaire

« Il convient de prendre au sérieux le rapport d’Elisabeth Rehn » AL
Selon l’éditorialiste d’Aamulehti, la proposition de l’ancienne ministre de la Défense, Elisabeth Rehn, souligne l’importance de l’égalité. Celle-ci ne se concrétisera pas entièrement car il sera possible de se libérer du service citoyen en payant un « impôt de défense nationale ». « Eviter le service citoyen par le paiement d’une taxe constitue l’élément le plus faible de la proposition », écrit l’éditorialiste.
« Le ministre de la Défense, Jussi Niinistö (Avenir bleu) a eu raison de constater d’emblée que le service citoyen doit consolider, et non affaiblir, le service militaire », écrit le journaliste.
Conformément à la proposition du rapport Rehn, le « service de protection civile » pourra se faire en partie virtuellement ou par une participation aux stages. Son avantage réside dans le fait que ce service de protection civile aura pour but de proposer des actions utiles à la société : à l’assistance aux autorités dans diverses situations de dérangement, notamment dans des actions d’aide liées aux catastrophes naturelles.
La proposition d’un service militaire mixte et non-genré représente par excellence un excellent objectif de l’égalité. Le service de protection civile pourrait former les femmes à des fonctions au service de la société.
« La proposition de Rehn ne se réalisera pas telle quelle mais les hommes politiques devraient l’examiner de près et mettre à profit cette intéressante ouverture représentant de nouveaux points de vue », conclut l’éditorialiste.
AL26.5/A4

« Le service militaire a besoin d’égalité » HS
« La Finlande a besoin d’un service militaire égalitaire », écrit Jarmo Huhtanen dans Helsingin Sanomat.
« Au sein de la défense nationale on a l’habitude de souligner que la défense de la nation appartient à tout le monde. Cela ne signifie pas pour autant que toutes les femmes seraient les bienvenues pour faire leur service militaire. L’armée finlandaise du temps de guerre n’a pas besoin d’augmenter ses effectifs et la défense nationale n’a pas le budget nécessaire pour doubler le nombre des conscrits », constate le journaliste.
« Dans les cauchemars des généraux, le service militaire sélectif est censé détruire un système approprié. En réalité, la Finlande possède déjà un service militaire sélectif. Sur un contingent de jeunes hommes, un tiers n’effectue plus son service militaire. C’est une vérité timidement reconnue dont on n’est cependant pas prêt à discuter ».
Le journaliste remarque toutefois que la proposition d’Elisabeth Rehn contient de bonnes remarques qui pourront faire l’objet de discussions.
HS26.5/A23

Les habitants des Iles Åland et le service militaire
Le ministre de la Défense, Jussi Niinistö remarque un point intéressant dans le rapport d’Elisabeth Rehn : le fait qu’elle propose un service citoyen pour les habitants des Iles Åland. Or, les habitants d’Åland sont exemptés du service militaire et la région est démilitarisée depuis 1856.
M. Niinistö assure que les gens d’Åland se réveillent aujourd’hui à une réalité où la situation sécuritaire a changé. Il rappelle qu’en cas de crise, la Finlande se doit de défendre l’archipel.
HS26.5/A16-17

Politique étrangère et européenne

Union économique et monétaire

M. Katainen ne critique plus la solidarité financière
Le vice-président de la Commission et ancien premier ministre Jyrki Katainen admet qu’après la crise de 2008, il était l’un des premiers et plus fervents opposants à la responsabilité financière. « C’était légitime à l’époque mais c’est devenu une doctrine inutile et j’en conserve une certaine culpabilité », dit-il.
Dans une interview à Helsingin Sanomat, M. Katainen présente ses vues personnelles pour le développement de l’UEM. Il demeure opposé à des eurobonds mais se déclare favorable à des actifs européens sûrs, tels que présentés il y a une semaine par la commission. Il s’agirait d’actifs à faible risque, adossés à un panier prédéfini d’obligations des États membres de la zone euro.
Dans cette interview M. Katainen se déclare aussi favorable à un fond commun d’assurance chômage des pays de la zone euro.
HS/Dim

Italie

Editoriaux
« Le Président italien gagne du temps et prend des risques » HS
« Vers un retour aux urnes » AL
« L’Italie a évité la catastrophe, jusqu’à présent » KL
Helsingin Sanomat estime qu’il est bienvenu que le Président italien propose un gouvernement d’experts. Mais cela se fait au détriment de la légitimité des institutions dont la faiblesse est le problème de l’Italie. Les prochaines élections risquent de se transformer en référendum sur la situation d e l’Italie dans l’UE, craint l’éditorialiste.
Aamulehti considère que l’on se dirige vers de nouvelles élections en Italie et espère que, cette fois, elles permettront de faire sortir un résultat clair et réfléchi.
Kauppalehti craint que l’Italie continue encore longtemps à susciter des incertitudes sur l’économie et à retarder la réforme de l’UEM. 
HS AL KL

Economie

Business Finland

Le ministre de l’Economie craint un plan social
Le Ministre de l’Economie Mika Lintilä estime que Business Finland a besoin d’un financement supplémentaire de 40 à 60 millions d’euros en 2019 afin d’éviter un ,dur plan, social.
Actuellement Business Finland emploie 600 personnes dans 40 bureaux à l’étranger et dans des bureaux régionaux.
Business Finland, qui est la résultante de la fusion de Finpro et Tekes, doit en effet faire face à la chute du financement de la recherche et du développement en Finlande : entre 2011 et 2017 les crédits ont diminué de 24%.
KL

Croissance

L’économie mondiale tire la croissance finlandaise
Selon la banque Aktia, la croissance devrait être cette année de 2,6% et l’année prochaine de 2,2%.
Ce n’est toutefois qu’à l’automne que le PIB de la Finlande devrait dépasser le pic atteint en 2008, avant la crise.
HS

Pouvoir d’achat

Selon EVA, les revenus de la classe moyenne ont augmenté en Finlande
L’institut de recherche EVA estime que la classe moyenne, qui représentait 68% de la population l’année dernière (contre 75% en 1995) a vu ses revenus augmenter de 45% depuis 2015.

France – Finlande

Cinéma

Olivier Assayas à Sodankylä
Le réalisateur Olivier Assayas sera au festival du soleil de minuit de Sodankylä où il participera au séminaire consacré au centenaire d’Ingmar Bergman.
HS

Cirque

Le Lido à Helsinki
Le cirque Le lido de Toulouse propose deux représentations de Petite Responsabilité, aujourd’hui et demain, au Circus Helsinki.
HS

Lundi 28 mai 2018

Politique intérieure

Réforme de la santé et des affaires sociales

Fuites à la Commission des Affaires constitutionnelles
La Commission des Affaires constitutionnelles du Parlement a décidé de modifier ses modes de travail suite à la fuite dans la presse de son projet de rapport sur la réforme des affaires sociales et de santé.
Désormais la salle de la commission sera fermée à clef et les documents seront disponibles uniquement en papier et en séance.
HS

Une députée du Rassemblement national de plus votera contre la réforme
La députée Susanna Koski a déclaré vendredi qu’elle ne voterait pas la réforme des services sociaux et de santé puisqu’il apparaissait dans les documents qui ont fuité que l’ouverture des services à la concurrence serait reportée.
Mme Koski estime que cela constituerait un pas en arrière par rapport à l’accord intervenu en novembre 2015 lorsque les partis de la coalition, le Centre et le rassemblement national s’étaient entendu pour que la réforme des régions et l’ouverture des services de santé à ,la concurrence entrent en vigueur en même temps.
HS KS

M. Orpo fixe des conditions à la réforme
Le Président du rassemblement national Petteri Orpo a déclaré samedi à la télévision que les rangs des députés de son parti n’étaient pas aussi divisés que ce que l’on voulait croire. « Nous avons deux ou trois réfractaires à la réforme Sote et ils se sont exprimés publiquement ». Concernant Mme Koski il a indiqué qu’il aurait préféré qu’elle attende la fin de l’étude parlementaire pour définir sa position.
Il a indiqué que son parti ne freinait pas l’étude parlementaire. Il a toutefois fixé des conditions à la position de son parti. « Si notre groupe parlementaire en arrive à la conclusion que le projet ne répond pas aux objectifs que nous avons fixés à la réforme Sote, alors nous n’aurons pas d’intérêt à soutenir ce projet ».
Pour Helsingin Sanomat (qui a eu accès aux fuites), le projet de rapport de la commission comporte deux points difficiles pour le Rassemblement national. D’une part, la commission remet en cause le financement des régions qui, selon le projet, serait constitué uniquement de dotations de l’Etat dont l’évolution serait fixée par la loi à 0,9% par an (alors que les dépenses de santé augmentent actuellement de 2,4% par an). Or, cet objectif d’économies est central pour le rassemblement national.
D’autre part, la commission propose de reporter l’ouverture des services à la concurrence. Cela aurait pour conséquence qu’un prochain gouvernement pourrait revenir sur cette mesure critiquée notamment par le PSD et les Verts.
AL HS

Selon Jari Lindström la majorité est très courte
Le Ministre de l’Emploi Jari Lindström (Avenir bleu) considère qu’après l’annonce de Mme Koski, la majorité dont dispose le gouvernement pour faire adopter la réforme Sote est très courte. « Il faut y croire, mais notre majorité est très courte. Cela en dit beaucoup que les ministres soient en pratique obligés d’annuler tous leurs voyages et en alerte permanente pour aller voter au parlement, même en cas de maladie ».
AL

Les Verts proposent de nouvelles élections
Le Président des Verts Touko Aalto a déclaré que le gouvernement devait soit démissionner et dissoudre l’assemblée, soit il doit laisser les parlementaires travailler à leur rythme et en paix sur le projet de réforme.
AL

Selon le parti populaire suédois la réforme est en train d’échouer
La présidente du parti populaire suédois, Mme Henriksson a déclaré que son parti ne soutiendrait pas la réforme des services sociaux et de santé. Elle considère que la plus grande réforme de l’histoire de la Finlande indépendante devrait être réalisée avec une majorité plus large. Elle estime que le gouvernement est en train de faire naufrage sur cette réforme.
Selon elle, si la réforme échoue, le gouvernement aussi va tomber. Cela signifierait selon elle des élections législatives anticipées.
AL HS

Le Premier ministre a confiance dans sa réforme mais admet le report des élections
Dans une interview radiophonique, le premier ministre Juha Sipilä a indiqué qu’il avait toute confiance dans le fait que la réforme des services sociaux et de santé se réalise avec succès. Il déclare n’avoir pas lu le projet de rapport de la Commission des Affaires constitutionnelles. Il pense que le report de l’ouverture à la concurrence des services n’est pas un problème car les différentes lois seront votées en même temps.
Il admet que les élections régionales ne pourront pas avoir lieu fin octobre mais refuse de se prononcer sur une nouvelle date, avant ou après la fin de l’année.
Il considère que les nouvelles régions pourront fonctionner à partir du 1er janvier 2020, à partir du moment où les élections régionales pourront avoir lieu avant le printemps prochain.
HS AL

Le PSD prêt à des élections anticipées
Le Président du PSD Antti Rinne estime que si les élections régionales ont lieu, cela sera au plus tôt en avril 2019, en même temps que les législatives.
Ce qui est décisif, c’est le rapport de la commission des affaires constitutionnelles. Si les modifications exigées sont substantielles, il faudra que le projet soit revu par le gouvernement et dans ce cas les élections ne pourront pas avoir lieu avant le printemps.
« J’ai un pressentiment concernant ces recommandations de la commission et en tant que juriste je ne vois pas comment on pourrait se satisfaire de petites modifications. Je pense que le calendrier de l’ouverture à la concurrence des services et le financement des régions seront des points essentiels du rapport de la commission et que cela aura un effet direct sur l’avenir de la réforme et du gouvernement. On se prépare toujours à des élections législatives au cas où le gouvernement ne tiendrait pas ».
IL

Une semaine décisive pour le gouvernement
Kirsi Turkki estime dans Aamulehti que le rapport que devrait donner la commission des affaires constitutionnelle cette semaine sera décisif. Jusqu’à présent on a pensé que les projets de lois du gouvernement pouvaient être menacés par la faible majorité de la coalition, en raison de la défection de quelques députés. Désormais il est possible que, avant même ces votes, les projets soient retirés car si les objectifs du Rassemblement national en matière d’ouverture des services à la concurrence ne sont pas remplis, le parti retirera son soutien.
Mme Turkki rappelle que le Premier ministre a pour sa part indiqué que les députés ne partiraient pas en vacances tant que la réforme n’aura pas été votée.
AL

« Le sort de la réforme et du gouvernement Sipilä entre les mains de la commission constitutionnelles » IL
Iltalehti rappelle que tant le Premier ministre Sipilä que le ministre des Finances Orpo ont toujours indiqué que si la réforme des services sociaux et de santé échoue, le gouvernement tomberait. Pour le tabloïd, la situation est telle que des élections législatives pourraient avoir lieu à l’automne.
IL

Gouvernement

Le gouvernement a-t-il rempli ses objectifs ?
Helsingin Sanomat relève que la réforme des services sociaux et de santé est à nouveau dans une situation critique. Si l’on se rappellera de ce gouvernement en fonction de la réussite ou de l’échec de cette réforme, il ne faut pas oublier qu’il a fait beaucoup d’autres choses. Le quotidien revient sur les objectifs que le gouvernement s’était fixé et juge lesquels ont été atteints.
HS

Parti suédois

Le Parti suédois s’est réuni en congrès
Helsingin Sanomat rapporte que le congrès du Parti suédois a eu lieu à Oulu samedi et dimanche.
Anna-Maja Henriksson a été réélue présidente du parti pour son troisième mandat. Les trois vice-présidents, Anders Adlercreutz, Silja Borgarsdóttir et Sandra Bergqvist ont également été réélus.
Mme Henriksson souhaite attirer plus d’électeurs libéraux finnophones.
Selon le politologue Sami Borg, parmi les électeurs du Parti suédois il y a deux tiers de suédophones et un tiers de finnophones.
HS/lun/A11

Fondations

Les fondations suédophones ont une fortune de 4,5 milliards d’euros
Helsingin Sanomat relève que les fondations suédophones – dont Svenska Litteratursällskapet, Svenska Kulturfonden et Konstsamfundet – ont une fortune d’environ 4,5 milliards d’euros. Plusieurs fondations sont proches du Parti suédois.
HS/lun/A6-7

Education

Essai du suédois volontaire à l’école
Selon Keskisuomalainen, le projet prioritaire de l’Avenir bleu au gouvernement, l’essai de l’enseignement du suédois volontaire à l’école, est tombé à l’eau. Il n’y a eu que quelques villes qui auraient voulu participer à l’essai mais elles ont toutes changé d’avis.
KS/sam/17

Politique étrangère et européenne

Allemagne

Propos de M. Maas
Helsingin Sanomat relève que le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas a participé aux festivités du centenaire du ministère des Affaires étrangères à Helsinki vendredi. M. Maas est prudemment optimiste quant à une solution sur le différend commercial entre les Etats-Unis et l’Union européenne. « On ne peut tout simplement pas restreindre graduellement le libre-échange. »
Lors d’une conférence de presse organisée au palais Finlandia, le ministre finlandais Timo Soini a souligné que la Finlande et l’Allemagne soutiennent fortement le libre-échange.
Lors de l’entretien entre MM. Soini et Maas ont été évoqués les questions européennes, l’accord nucléaire de l’Iran, le gazoduc Nord Stream 2, entre autres.
M. Maas a aussi rencontré le Président Sauli Niinistö.
HS/sam/A16

Irlande

M. Soini a déploré le résultat du référendum irlandais
Selon Helsingin Sanomat, le ministre des Affaires étrangères Timo Soini a déploré, sur son blog, le résultat du référendum irlandais sur l’avortement.
La ministre du Commerce extérieur et du Développement Anne-Mari Virolainen et le ministre de l’Intérieur Kai Mykkänen soulignent que l’opinion de M. Soini ne représente aucunement l’avis officiel du gouvernement.
« L’avortement n’est pas une question d’opinion, mais que question relevant des droits de l’Homme », écrit Mme Virolainen.
hs.fi

Finnair

Finnair s’est adaptée à la volonté de la Chine
Helsingin Sanomat relève que plusieurs compagnies aériennes, dont Finnair, British Airways, SAS et Lufthansa, se sont dernièrement adaptées à la volonté de la Chine de définir Taiwan comme une partie de la Chine.
La Chine a envoyé en avril une lettre à ce sujet à 36 compagnies aériennes.
HS/sam/B5

Vendredi 25 mai 2018

Politique étrangère et européenne

Rencontre des Premiers ministres nordiques

Politique de l’immigration
Helsingin Sanomat rend compte des entretiens que les Premiers ministres nordiques, réunis en Suède, ont eu sur l’immigration. La Norvège a adopté depuis quelque temps déjà les mêmes orientations que le Danemark, qui est le plus stricte dans sa politique, et la Suède a aussi changé de politique. A l’approche des élections, l’immigration est devenue un thème central en Suède.
En Finlande, le nombre d’arrivants est minime par rapport à la Suède, par exemple, et le débat autour de l’immigration n’a pas été très animé ces derniers temps. Le Premier ministre Juha Sipilä note que la politique finlandaise a été relativement stricte tout le temps. Des durcissements à la législation ont été mis en place en 2016, critiqués récemment par le président de la Cour suprême administrative.
Le taux d’emploi des personnes nées en dehors de l’UE était de 50 % en Finlande en 2016, contre plus de 60 % en Suède et au Danemark, et M. Sipilä estime que la Finlande aurait des choses à apprendre concernant l’intégration.
HS/A12

Union européenne

« M. Katainen réfléchit toujours à sa candidature » KS
Keskisuomalainen rapporte que le vice-président de la Commission Jyrki Katainen n’a toujours pas pris la décision de briguer ou non la candidature du PPE à la présidence de la Commission l’année prochaine.
Il a toutefois indiqué aux journalistes finlandais qu’il a rencontrés à Bruxelles la semaine dernière qu’il ne comptait pas revenir sur la scène de la politique intérieure.
KS

Iltalie

« L’Italie fait trembler toute l’Europe » KL
Le Ministre des Finances Petteri Orpo est inquiet du programme politique du nouveau gouvernement italien, mais souligne qu’il « faut voir ce qu’ils feront concrètement ». Il estime que l’Italie est actuellement surveillée par ses partenaires. « J’espère qu’ils prendront des décisions responsables et respecteront les règles sur lesquelles ils se sont engagés au niveau européen ».
M. Orpo qui participait au conseil Ecofin, hier, à Bruxelles, a indiqué que les annonces des partis du nouveau gouvernement italien sur un non respect des règles de l’uEM ne favorisent pas un approfondissement de l’intégration économique et monétaire. « Il devient de plus en plus difficile de penser à un renforcement de l’union fiscale et de la solidarité financière », dit-il.
Interrogé sur la proposition allemande d’élargir le conseil Ecofin aux ministres de l’Economie, M. Orpo exprime sa réserve. « Nos problèmes ne se résoudront pas par des solutions institutionnelles, mais par le fait que nous soyons capables de prendre des décisions », dit-il.
Kauppalehti rapporte que M. Orpo dirige le groupe PPE au conseil Ecofin. Il souligne toutefois qu’il y représente avant tout la Finlande et pas le PPE.
La Finlande est « ouverte » à un système de prévention des crises bancaires qui serait accolé au mécanisme de stabilité européen. La Finlande est aussi désormais fa&vorable à une garantie commune des dépôts.
KL

Grèce

M. Rehn pense que la Grèce s’en sortira
Le futur gouverneur de la banque de Finlande Olli Rehn qui était commissaire européen au moment de la crise grecque revient dans Helsingin Sanomat sur les plans d’aide qui ont été à l’époque accordés à la Grèce.
M. Rehn estime que la Grèce est enfin dans une situation où elle peut se redresser.
HS

Allemagne

Visite du Ministre des Affaires étrangères en Finlande
Le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas est aujourd’hui à Helsinki à l’occasion du centenaire du ministère finlandais des Affaires étrangères. Il rencontrera notamment le président Sauli Niinistö et le Ministre des Affaires étrangères Timo Soini.
La correspondante à Berlin du Helsingin Sanomat publie une interview du ministre allemand et souligne que cette visite est très importante pour la Finlande.
HS

Finlande - Russie

M. Lintilä au Forum économique à Saint-Pétersbourg
Helsingin Sanomat relève que le ministre de l’Economie Mika Lintilä a participé jeudi au Forum économique de Saint-Pétersbourg. Selon M. Lintilä, les deux pays souhaitent gérer les relations économiques bilatérales de façon que la situation politique internationale n’y ait que peu d’effet. « La Stratégie de la Finlande est de mener un dialogue avec la Russie, même si on n’est pas d’accord sur tous les sujets. »
Sergueï Ivanov, représentant spécial du président russe, a caractérisé les relations économiques finno-russes de pragmatiques.
M. Lintilä souligne que l’occupation de la Crimée est la question qui pose le plus de désaccord dans les relations économiques entre la Finlande et la Russie. « Nous ne l’acceptons pas et la Finlande soutient entièrement les sanctions de l’UE. »
Les relations commerciales entre les deux pays sont en hausse. Les exportations finlandaises vers la Russie ont augmenté de 15 % et les importations russes vers la Finlande de 33 % en 2017.
Le Forum économique de Saint-Pétersbourg a commencé jeudi et durera jusqu’à dimanche. Parmi les participants, le quotidien note le Président Emmanuel Macron, le Premier ministre japonais Shinzo Abe et la directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde.
HS/A30

Politique intérieure

Réforme de la santé et des affaires sociales

Report de l’avis de la Commission des Affaires constitutionnelles
La Commission des Affaires constitutionnelles du Parlement devait rendre son avis sur la réforme des services sociaux et de santé cette semaine. Elle a toutefois annoncé hier qu’elle essaierait de rendre son avis la semaine prochaine. Même si la Commission a cessé d’entendre des experts, il semble difficile et long d’arriver à rédiger un avis car il y a beaucoup de questions de principes problématiques.
Keskisuomalainen estime que l’avis de la commission devrait contenir de nombreuses recommandations nécessitant des modifications aux projets de lois du gouvernement. Si la plupart de ces modifications sont légères, il semblerait aussi qu’elles concernent des questions plus importantes. Pour Keskisuomalainen il semble probable que les élections régionales ne pourront pas se tenir en octobre.
Ilta-Sanomat estime que les recommandations de la commission pourraient signifier un report d’un an de la réforme qui prévoyait que les conseils régionaux fonctionnent début 2019 et que soient transférées des communes aux régions les services sociaux et de santé début 2020. Selon le tabloïd, la commission proposerait même un report de l’entrée en vigueur du libre-choix pour les patients (c’est-à-dire de l’ouverture à la concurrence privée).
Selon Iltalehti, ce sont les députés du Rassemblement national et du PSD qui souhaiteraient ralentir les choses dans la commission des affaires constitutionnelles.
KS HS

Parti du centre

Paavo Väyrynen n’est plus membre du Centre
Hufvudstadsbladet rapporte que selon le secrétaire général du Centre Jouni Ovaska, Paavo Väyrynen, actuel parlementaire européen et ex-président du parti, a quitté le Centre en même temps que la section centriste du parti, dont M. Väyrynen a été le président, a quitté le parti. M. Ovaska a annoncé à l’agence de presse STT que le congrès du Centre constaterait en juin que M. Väyrynen n’est plus président d’honneur du Centre. M. Väyrynen a annoncé antérieurement qu’il reprendrait son siège au Parlement national le 12 juin.
HBL/6

Politique de l’alcool

Selon un sondage, la majorité des Finlandais libéraliserait la vente encore plus
Plus de la moitié des Finlandais seraient prêts à libéraliser la vente de boissons alcoolisées encore plus que ce que prévoit la réforme récente en la matière. 60 % des personnes interrogées autoriseraient la vente de boissons plus fortes que 5,5 % y compris dans d’autres magasins que chez Alko.
Le Rassemblement national souhaite démanteler Alko de son statut de monopôle. Le Centre par contre s’étonne de la volonté de se précipiter sur cette question. Les effets de la réforme effectuée il y a quelques mois ne seront connus que dans un an ou deux.
Le ministère des Affaires sociales et de la Santé s’oppose à la libéralisation des alcools forts. Le directeur général de l’association du commerce de consommation courante, Kari Luoto, relève que les magasins et les consommateurs seraient principalement intéressés par la libéralisation de la vente de vins.
HS/A15

Pauvreté

900 000 Finlandais menacés de pauvreté ou d’exclusion
Environ un sixième des Finlandais risque la pauvreté ou l’exclusion sociale, selon l’Institut national d’études statistiques. En 2015, 896 000 Finlandais vivaient sous ce risque, et 849 000 en 2016.
Dans une comparaison européenne basée sur les chiffres de 2015, la Finlande se situe toutefois en bonne position puisque seulement trois pays ont une meilleure situation.
De 2005 en 2016, la part des personnes qui risquent la pauvreté a varié entre 15,7 et 17,9 % en Finlande. Selon l’Institut d’études statistiques, le risque est le plus souvent lié aux revenus minimes, le seuil étant de 1190 euros par mois pour un ménage d’une personne.
L’objectif national finlandais est de diminuer le nombre de personnes vivant le risque de pauvreté à 770 000.
HS/A17

Jeudi 24 mai 2018

Politique étrangère et européenne

Union européenne

« Les Finlandais croient plus dans l’UE que les autres » KS
Les Finlandais ont plus confiance dans l’avenir de l’UE que les Européens en moyenne : 34% des Finlandais (contre 32% des Européens) pensent que les choses vont s’améliorer dans l’UE à l’avenir alors que 35% des Finlandais (et 42% des Européens) pensent que les choses vont se détériorer.
De plus 68% des Finlandais pensent que leur voix comptent en Europe contre seulement 48% des Européens.
La satisfaction à l’égard e l’UE est aussi la plus élevée depuis trente ans en Europe : 67% des Européens (70% des Finlandais) pensent que leur pays a tiré profit de son adhésion à l’UE. De plus 60% des Européens (61% des Finlandais) pensent que la participation de leur pays à l’UE est une bonne chose.
KS

Coopération nordique

Les pays nordiques veulent être les premiers à utiliser la 5G
Les premiers ministres nordiques ont signé hier en Suède une déclaration commune dans l’objectif est de faire de la zone nordique la première région dans laquelle la 5G sera utilisée de manière efficace.
Selon M. Sipilä les pays nordiques ont la possibilité de réitéré le succès qui avait suivi la création du premier réseau de téléphone mobile de première génération NMT en 1969.
En Finlande, le premier réseau commercial de 5G devrait fonctionner
Le Premier ministre a déclaré que les ventes aux enchères des premières licences de 5G seront organisées en septembre. La Finlande devrait être le premier des pays nordiques dans ce domaine.
HS

Gestion de crise

La Finlande est un grand pays en matière de gestion civile de crise
Helsingin Sanomat publie un portrait de Kirsi Henriksson qui dirige depuis avril le centre de gestion, civile de crise finlandais, situé actuellement à Kuopio (où elle partage sa résidence avec Aix-en-Provence). Elle a auparavant travaillé dans de nombreuses opérations de gestion civile de crise en Irak, en Libye, au mali et dernièrement au Niger où elle dirigeait l’opération de l’UE dans ce pays.
Helsingin Sanomat rapporte que, en, rapport de sa population, la Finlande arrive au second rang après l’Allemagne pour sa participation aux opérations de gestion civile de crise.
En avril, on comptait 118 Finlandais dans des opérations de gestion civile de crise contre 461 dans des opérations de gestion militaire de crise.
Le centre de gestion de crise CMC Finland a été créé en 2007. Il est en train de passer sous l’administration de Pelastusopisto (Collège de sécurité civile) et devrait bientôt quitter Kuopio, probablement pour rejoindre la région de la capitale.
HS

Finlande – Russie

La Finlande va étudier les menaces sécuritaires de la Russie
Les ministères de la Défense, de l’Intérieur et des Affaires étrangères viennent de créer un projet de recherche pour étudier les menaces sécuritaires russes.
Le projet intitulé « La Russie des forces » comprend trois groupes de travail qui se pencheront sur la sécurité militaire, extérieure et intérieure.
Ce type de rapport sur la Russie a été rédigé deux fois auparavant. Néanmoins, c’est la première fois que les ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères participent au financement de l’étude dont le coût global s’élève à environ 80 000 euros.
Le changement de la situation sécuritaire se reflète dans les noms des rapports : celui de 2008 s’intitulait « la Russie des défis » et celui de 2012 « La Russie des changements ».
HS24.5/A15

Politique intérieure

Réforme de la santé et des affaires sociales

« Le report de la réforme semble de plus en plus probable » HS
Helsingin Sanomat estime que dans le rapport de la Commission des Affaires constitutionnelles sur la réforme Sote, qui devrait être publié très bientôt, une vingtaine de modifications aux projets de lois devraient être exigées.
Il faudra donc que les projets de lois du gouvernement soient modifiés en conséquence, ce qui devrait prendre du temps.
Ensuite il faudra que ces projets soient adoptés environ six mois avant que l’on puisse tenir les élections régionales selon l’avis de chancelier de la justice.
Or, les régions ne peuvent pas commencer à fonctionner avant que ces élections aient lieu.
La conclusion qu’en tire le quotidien est que la réforme (qui prévoyait que les régions fonctionnent à partir du 1er janvier 2019 et qu’y puissent y être transférés les services sociaux et de santé des municipalités au 1er janvier 2020) sera reportée.
HS

Défense

Propositions pour modifier le service militaire
L’ancienne ministre de la Défense, Elisabeth Rehn, vient de rendre le rapport de son groupe de travail qui propose de grandes modifications sur la défense nationale.
Un nouveau service citoyen concernerait tous les jeunes Finlandais du contingent, y compris les femmes, qui participeraient à un recensement en deux étapes. Chaque jeune se verrait proposer ou ordonner un service citoyen lui convenant. Le service civil tel qu’il existe aujourd’hui serait supprimé.
Le rapport a été présenté mercredi au ministre de la Défense Jussi Niinistö qui ne s’est pas montré favorable aux modifications suggérées.
Les changements proposés nécessiteraient de grandes modifications de lois dont la réalisation prendrait plusieurs années.
Le modèle de Mme Rehn transformerait la loi sur le service militaire en une loi sur un service citoyen qui concernerait tous les ressortissants finlandais de 18 à 30 ans.
Pour garantir une capacité de défense suffisante, la défense nationale se garderait le droit de sélectionner un nombre de personnes souhaitées pour effectuer le service militaire.
Les jeunes finlandais auraient le choix entre trois possibilités : effectuer le service militaire comme avant, participer à un « service de protection civile » ou payer davantage d’impôt que les précédents durant quelques années pour en être exempté.
« Le service de protection civile » qui devra s’effectuer avant l’âge de 30 ans, pourrait signifier la participation à un stage ou à un exercice dans le domaine du sauvetage, sanitaire, social, la cyber sécurité ou la sécurité de l’information, la protection de l’environnement ou la sécurité de l’approvisionnement. Des stages d’encadrement pourraient également être proposés.
L’ancienne ministre Elisabeth Rehn déplore le fait que le modèle actuel ne permette pas d’utiliser le savoir-faire des femmes dans d’éventuelles conditions d’exception. Ces informations ne sont même pas recensées.
HS24.5/A14-15, AL245/A19

Mercredi 23 mai 2018

Politique étrangère et européenne

Coopération nordique

Réunion des premiers ministres nordiques
Le Premier ministre Juha Sipilä participe actuellement à la réunion informelle des Premiers ministres nordiques. Le développement de la coopération nordique, les questions d’actualité européenne et internationale, comme la Syrie et le Corée du Nord sont à l’ordre du jour.
M. Sipilä est intervenu, hier, sur la situation en matière de sécurité dans la mer Baltique.
HS

Italie

Propos du Premier ministre
Le Premier ministre Juha Sipilä, qui participe actuellement à la réunion informelle des Premiers ministres nordiques, estime que le nouveau gouvernement italien ne pourra sans doute pas tenir ses promesses qui engendreraient une augmentation importante de dépenses. « Elles seraient difficiles à mettre en place dans la situation économique italienne. L’Italie ne dispose pas de beaucoup de marge de manœuvre et son endettement dépasse depuis longtemps ce qui est prévu pour les pays de la zone euro. »
Il s’inquiète des méfiances de l’Italie à l’égard de l’UE, mais estime toutefois que les pires inquiétudes ont disparu.
Il dit que lors des entretiens avec le Premier ministre italien actuel, il s’est avéré que celui-ci s’inquiétait plus de l’euroscepticisme que du non respect des règles par le nouveau gouvernement. Les menaces les plus dures ne sembleraient pas se réaliser, selon M. Sipilä. Les orientations du nouveau gouvernement pourraient toutefois avoir un effet sur le travail en cours dans l’UE en matière d’union bancaire. Il note que la dépendance mutuelle des banques et de l’Etat en Italie est importante, ce qui constitue un des obstacles les plus importants pour l’avancement de l’union bancaire.
Keskisuomalainen rend compte des propos de l’ambassadeur de Finlande à Rome, Janne Taalas, qui rappelle l’importance plus grande des membres du gouvernement que du programme gouvernemental en soi. Il note aussi le rôle important du Président en Italie.
Le directeur général du groupe d’assurances retraite Varma, Risto Murto, estime que si les propositions du programme gouvernemental étaient mises à l’œuvre, cela signifierait un éloignement important de l’Italie des exigences de la politique économique de l’UE et de la zone euro. Politiquement, cela serait très grave.
HS/A6, KS/18

L’Italie fait trembler la zone euro
L’analyste de la banque Nordea Jan von Gerich estime que la principale crainte pour les marchés est l’attitude critique du nouveau gouvernement italien à l’égard de l’euro et de la politique financière de la zone euro. Il estime qu’il y a un risque que l’Italie engendre une crise sur le modèle de la Grèce il y a quelques années.
Le directeur du centre de recherche Etla Vesa Vihriälä estime que « les positions du nouveau gouvernement italien vont pousser les autres Etats de la zone euro à ne pas vouloir partager de risque avec l’Italie. Dès lors, la finalisation de l’union bancaire devient de moins en moins probable. La zone euro va devenir encore plus fragile ».
M. Vihriälä considère que le programme de politique économique du nouveau gouvernement italien est irresponsable.
« Est-ce que la BCE va continuer à supporter le système bancaire italien et l’Italie dans la zone euro ou non ? Les risques en jeu sont bien supérieurs à ce qu’il en était pour la Grèce. Le gouvernement italien pourra faire des bêtises tant qu’il pourra se financer sur les marchés. Mais la capacité, et surtout la volonté politique de la zone euro ne suffiront pas pour prendre les engagements nécessaires pour sauver une économie comme celle de l’Italie. Surtout lorsque la cause directe des problèmes est une politique irresponsable et non un choc extérieur », souligne-t-il.
M. Vihriälâ estime que si le nouveau gouvernement italien ne revient pas rapidement à la raison, il y aura une crise grave. « Alors, soit l’Italie fera profil bas et reviendra sur le droit chemin, soit elle sortira de la zone euro et alors l’ensemble de la zone euro sera menacé. Une autre possibilité est que le gouvernement échoue rapidement et soit remplacé par un gouvernement plus responsable », dit-il.
HS

Débat européen

Les sujets importants à un an des élections
Selon l’eurobaromètre, les Finlandais considèrent la lutte contre le terrorisme comme le sujet le plus important pour les élections européennes à venir. 58% des Finlandais citent ce thème ; seuls les Français sont plus nombreux (60%) à citer ce thème qui n’est retenu que par 49% des Européens en moyenne.
Les Finlandais citent aussi comme autre thèmes importants la lutte contre le réchauffement climatique et l’environnement (53%) ainsi que la politique de sécurité et de défense (51%).
Le thème de l’immigration est en revanche cité par seulement 41% des Finlandais contre 45% des Européens en moyenne.
Yle

Cadre financier

« Vaut-il mieux cotiser à l’UE ou financer soi-même les politiques ? » AL
Aamulehti rapporte que la participation à l’UE coûte de plus en plus à la Finlande alors que nombre des financements qu’elle reçoit menacent de diminuer. Cela apporte de l’eau au moulin des eurosceptiques. Mais le quotidien a interrogé des Finlandais qui reçoivent des aides européennes au titre de la recherche et qui soulignent qu’il vaut mieux continuer à ce que ces financements passent par Bruxelles.
En effet, ils estiment qu’une renationalisation de ces fonds menacerait ces financements car « les gouvernements ont des priorités différentes et les aides régionales risqueraient d’en faire les frais. Alors que par la politique de cohésion européenne, la Finlande s’engage dans des participations nationales aux programmes des fonds structurels de plus long terme.
Cela vaut encore plus pour les fonds du programme horizon 2020 où la Finlande est très efficace pour obtenir des financements. Selon le Tekes, pour un euro mis dans ce programme la Finlande en reçoit quatre.
En rapport de sa population, la Finlande arrive au sixième rang européen pour les fonds reçus de ce programme.
AL/Lun

Point de vue
« La Finlande doit se défendre dans les négociations sur le cadre financier » AL
Aamulehti publie un billet du vice-président du Parlement et ancien ministre Mauri Pekkarinen (Centre) qui commente la proposition de la Commission qui aurait pour effet des coupes importantes dans les principaux secteurs budgétaires, la politique agricole commune et la politique de cohésion.
M. Pekkarinen souligne que, pour la politique de cohésion, la Finlande ne reçoit qu’un euro pour trois euros envoyés à Bruxelles. Pour la politique agricole commune en revanche, la Finlande reçoit à peu près autant que ce qu’elle cotise.
En conclusion, il estime que la contribution nette de la Finlande augmentera probablement d’environ 200 millions d’euros actuellement. « Dans le pire des scénarios, elle pourrait passer à 400 à 500 millions d’euros », selon M. Pekkarinen.
AL/Dim

« La nature et la protection de l’environnement seront les victimes des coupes dans la PAC » Yle
Yle rapporte que, dans les propositions de la Commission, les aides directes à l’agriculture devraient diminuer moins (environ 5%) que les aides environnementales (jusqu’à 15%).
Cela inquiète les associations de protection de l’environnement, mais aussi les syndicats des agriculteurs.
Yle

Etats-Unis – UE

Droits de douanes américains
Anne-Mari Virolainen, ministre du Commerce extérieur, a dit à Bruxelles que l’UE était réellement intéressée à négocier avec les Etats-Unis. Le message européen était, selon elle, que l’on avait toujours le courage de négocier et de chercher une exception permanente afin de ne pas avoir de droits ni de quotas.
KS/17

Suède – Finlande – Défense

Des manuels pour se préparer en cas de guerre en Suède et en cas de « disfonctionnement de la société » en Finlande
Le gouvernement suédois vient de publier, pour la première fois depuis 1961, un manuel pour préparer les citoyens en cas de guerre intitulé « En cas de crise ou de guerre ».
La Finlande possède également le même type de publication sur « comment se comporter en cas de disfonctionnement de la société », comme des pannes d’électricité, de chauffage ou d’eau, mais ne mentionne pas la guerre.
En Suède, le manuel a été expédié par la poste à tous les citoyens. En Finlande les instructions sont consultables uniquement en ligne et peuvent être envoyées à domicile pour un prix de 50 centimes.
Le directeur de l’organisation centrale du secteur de la sécurité civile de Finlande, Karim Peltonen, qualifie l’envoi d’un manuel détaillé de « dépassé » et souligne « l’approche plus souple » de la Finlande.
Il estime par ailleurs que l’activité croissante des Russes dans la région de la mer Baltique a suscité une prudence accrue chez les Suédois.
HS23.5/A13

Politique intérieure

Justice

Propos du ministre de la Justice
Le ministre de la Justice, Antti Häkkänen (Rass. national), qui a parlé devant le forum de la commission consultative des relations ethniques, dit que l’on ne peut pas justifier la violation des droits fondamentaux par la religion ou la culture. Il a souligné que la Finlande donnait une protection égale à tout le monde indépendamment du sexe, du couleur de la peau, de la culture ou d’autres antécédents.
Pour lui, la diversité culturelle ne signifie pas que l’on pourrait laisser se créer en Finlande des communautés parallèles dans lesquelles les droits fondamentaux de tous ne se réaliseraient pas.
« En Finlande, il n’y a pas de place pour la sharia ni pour d’autres efforts qui auraient comme objectif une société parallèle. Les droits sont les mêmes pour tout le monde. »
KS/14

Loi sur le renseignement

La Supo serait surveillée par le Parlement – l’entrée en vigueur des lois sur le renseignement est désormais plus probable
Les membres des partis du gouvernement dans commission de la Défense sont favorables à ce que le Parlement surveille la Sûreté nationale dans sa totalité. Les vastes attributions de la Supo prévues par la législation sur le renseignement ont convaincu la commission de la Défense du fait qu’une surveillance par une commission parlementaire en la matière était indispensable.
Le PSD avait déjà souhaité soumettre l’ensemble des activités de la Supo à la surveillance parlementaire.
Après cette orientation de la commission de la Défense, l’adoption rapide des lois sur le renseignement semble plus probable qu’avant. La position du PSD est décisive du fait que légiférer de façon urgente nécessite une majorité de 5/6 des députés soit 166 sur 200.
Keskisuomalainen rend compte du fait que l’exigence d’enquête de sécurité de la Supo sur les membres de la future commission de surveillance du renseignement est problématique. Selon Veli-Pekka Viljanen de l’Université de Turku, les élus ne pourraient pas être soumis à d’autres exigences que celles que les électeurs leur délèguent. M. Viljanen insiste sur l’indépendance des députés, et sur leur statut différent de celui des fonctionnaires.
HS/A8, KS/14

La réforme des services sociaux et de la santé et les élections régionales

Le chancelier de la Justice reporterait les élections
Helsingin Sanomat rend compte du fait que le secrétaire général du bureau du chancelier de la Justice, Kimmo Hakanen, rappelle qu’il faut un délai de six mois entre l’adoption de la législation concernant la réforme des services sociaux et de la santé et la tenue des élections régionales.
Les partis du gouvernement souhaitent que le paquet soit adopté au Parlement au plus tard fin juin. Même si les élections régionales étaient organisées en octobre, le délai ne serait pas suffisant.
Le Premier ministre estime qu’il est inutile à l’heure actuelle de spéculer sur la date des élections, car ce n’est pas la question la plus importante. Il s’agira de l’ajuster en respectant la démocratie.
M. Orpo, ministre des Finances, estime lui aussi qu’il s’agit d’abord de légiférer et que la question du calendrier n’est pas la plus importante.
HS/A10, KS/12

Défense

Propos de Jussi Niinistö
Le ministre de la défense, Jussi Niinistö, prend la parole sur les pages de Helsingin Sanomat pour se défendre de ses propos sur la suppression provisoire du service militaire volontaire des femmes qui a fait polémique.
Il explique avoir évoqué cette alternative uniquement dans le but de donner un exemple « non souhaité » de réalisation d’économies au sein de la défense nationale. Il souligne « qu’un ministre responsable a pour mission de révéler les réalités ».
Aamulehti établit que la part de conscrites femmes dans le budget de la défense 2017 représentait environ 4,2 millions d’euros sur un budget annuel de la conscription qui est de 257 millions.
HS23.5., AL22.5/A10

Le nombre des réformés pour cause de problèmes mentaux est en hausse
A la lecture des statistiques, on pourrait s’inquiéter : en 2010, sur les 34 000 jeunes appelés à effectuer leur service militaire, 2 032 ont été réformés de façon provisoire ou définitive pour cause de problèmes mentaux. L’année dernière, sur les 30 700 appelés, 2 501 ont été exemptés pour ces motifs.
Les chiffres peuvent s’expliquer par le fait qu’autrefois, la santé mentale des conscrits attirait moins l’attention. Aujourd’hui, le but consiste à éliminer les éléments inadaptés avant même le début du service.
YLE23.5.

Mardi 22 mai 2018

Politique étrangère et européenne

Finlande – République tchèque

Visite du premier ministre tchèque
Le Premier ministre tchèque Andrej Babis a rencontré son homologue Juha Sipilä, ainsi que le Ministre des Affaires étrangères Timo Soini, hier à Helsinki.
Helsingin Sanomat rapporte que, selon M. Babis, la République tchèque n’est pas favorable à une répartition équitable des migrants dans l’UE. Il s’oppose à des quotas par pays.
HelsinginSanomat rapporte aussi que la Commission proposerait que les Etats membres reçoivent des aides européennes conditionnées à leur respect de la règle de droit et à l’accueil de migrants. Le quotidien souligne aussi que la Finlande, qui est un contributeur net au budget européen, au contraire de la république tchèque, a aussi rempli ses obligations concernant l’accueil de réfugiés.
M. Sipilä a déclaré que la Finlande était favorable à la conditionnalité des aides et du respect de la règle de droit.
HS

Diplomatie

Nouvel ambassadeur américain
Helsingin Saénomat rapporte que le nouvel ambassadeur des Etats-Unis en Finlande est arrivé. M. Robert Pence, qui a travaillé au Centre Kennedy, prépare actuellement une thèse de doctorat sur Dante, rapporte le journal.
HS

Pays nordiques – Intelligence artificielle

Les Nordiques pensent que l’intelligence artificielle va créer des emplois
Selon une étude réalisée auprès des dirigeants d’entreprise nordiques par KPMG, 80% de ces derniers pensent que la numérisation va maintenir et même augmenter les emplois. Ils sont en ce sens plus optimistes que les dirigeants des autres pays qui voient là plutôt une menace pour les emplois. .
Ils diffèrent aussi des autres dirigeants économiques dans le sens où ils privilégient dans le recrutement les compétences « dures » c’est-à-dire purement technologiques.
Selon le directeur de KPMG Finlande, actuellement en Finlande on recherche des personnes ayant des connaissances en direction, mathématique et statistiques. Mais c’est une combinaison pour laquelle il n’y a pas suffisamment de main d’œuvre ce qui explique que l’on en fait venir d’ailleurs, par exemple d’Iran, de Russie ou d’Inde.
HS

Politique intérieure

Réforme des services sociaux et de santé

Polémique sur les économies possibles
Uusisuomi rapporte que le conseil d’évaluation économique (organe indépendant composé de professeurs d’économie) conteste les chiffres du ministère des Finances en matière d’économies à attendre de la réforme des services sociaux et de santé Sote. Selon le ministère des Finances, cette réforme pourrait apporter des économies de 4,6 milliards d’euros à terme.
Selon le conseil d’évaluation économique, le ministère des finances n’a pas apporté d’éléments probants pour étayer ces chiffres. « Puisque sur la base des informations actuelles on ne peut pas évaluer l’effet économique de la réforme, il faudra que la décision d’approuver ou non la réforme se base sur d’autre critère que les économies potentielles à attendre de la réforme », estime le rapport du conseil d’évaluation économique.
Uusisuomi

Editorial
« Une semaine décisive » HS
Helsingin Sanomat rapporte que la commission des Affaires constitutionnelles devrait rendre son avis sur la réforme cette semaine.
HS

Populisme

Livre : « Les populistes s’efforcent de provoquer les médias » TS
Turun Sanomat et Hufvudstadsbladet rendent compte d’un livre sur le populisme rédigé par les chercheurs Mari K. Niemi et Topi Houni. Mme Niemi estime que le populisme gagne du terrain en Europe. Pour ce qui est de la Finlande, elle estime que les populistes ne sont pas exclus du débat mais on ne les laisse plus le dominer.
Définir le populisme n’est pas simple. En Finlande, les Vrais Finlandais représentent le populisme, mais les autres partis en profitent aussi dans leur communication. Mme Niemi note qu’un parti populiste peut faire une politique qui a pour objectif de développer la société. Les Vrais Finlandais ont évoqué des questions dont on n’avait pas tellement parlé avant.
Pour un chercheur, le populisme en soi n’est pas bon ou mauvais. Le problème concerne plutôt le fait que les populistes sont doués pour tirer profit des médias. Pour la démocratie, il est dangereux que les médias ne s’en rendent pas compte.
Les populistes cherchent à provoquer. Leurs propos peuvent mener le débat public vers des tensions qui peuvent éclipser un débat constructif, leur objectif étant d’obtenir une visibilité pour eux-mêmes et pour leur cause. Pour cette raison, leur message ne devrait pas être répété par les médias tel quel, selon Mme Niemi, ce qui n’est toutefois pas facile à éviter.
En Suède, aux Pays-Bas et au Danemark, les partis populistes ont plus de succès que jamais. En France, même si Marine Le Pen n’a pas remporté l’élection présidentielle, elle est arrivée en deuxième position. Dans plusieurs pays européens, des mouvements populistes de droite qui s’opposent à l’immigration sont en forte hausse.
TS, HBL/4

Politique criminelle

Les Finlandais seraient favorables à un durcissement de peines
Helsingin Sanomat rend compte d’un sondage effectué pour son compte qui révèle que trois Finlandais sur quatre souhaiteraient des peines plus sévères pour les crimes violents et sexuels. 1 % des personnes interrogées se satisfont des peines actuelles.
Juha Kääriäinen, directeur de recherche à l’institut de criminologie et de politique juridique de l’Université de Helsinki, rappelle que, selon d’autres études, les vues des Finlandais sur la sévérité des peines correspondent bien au système en vigueur.
Le ministre de la Justice, Antti Häkkänen (Rassemblement national), promeut le durcissement des peines concernant les crimes violents et sexuels. Il souhaite également revoir les délais concernant les récidivistes et le sursis.
M. Kääriäinen rappelle que les peines concernant ce type de crimes sont plus sévères que d’autres. Il considère les propos de M. Häkkänen comme un effort de plaire aux électeurs. Pour lui, la criminalité peut être maîtrisée par des mesures préventives telles que la diminution des inégalités et la politique en matière de stupéfiants et des mesures sociales, plutôt que par les peines.
HS/A6-7

En Finlande, les peines sont souvent avec sursis contrairement à la situation en Suède et en Norvège
Helsingin Sanomat rend compte du fait que l’accent concernant les peines sur les crimes sexuels est souvent mis sur la partie la moins sévère de l’échelon des peines. L’échelon permet d’ores et déjà les peines plus sévères que ceux prononcés le plus souvent.
Le bureau du procureur général relève que pour les peines des crimes liés aux stupéfiants, on utilise plus toute la gamme de peines possibles, y compris les plus sévères. La Suède et le Norvège ont une attitude plus dure à l’égard de crimes sexuels que la Finlande.
HS

Lundi 21 mai 2018

Politique étrangère et européenne

Défense - Sécurité

Selon Arttu Jääskeläinen, l’intensité des exercices militaires russes augmente
Au vue des exercices militaires prévus pour l’automne prochain, l’expert Arttu Jääskeläinen du ministère de la Défense note que « l’intensité des exercices militaires russes augmente ». Selon lui, l’exercice maritime russe aura des répercussions sur la Finlande.
Dans son interview à Lännen Media, Jääskeläinen rappelle que la Russie procède à trois types d’exercices militaires. Les exercices stratégiques et opérationnels annuels et les inspections inopinées russes auront lieu près des frontières finlandaises. De plus, la Russie organisera des exercices de démonstration de force.
AL21.5./A15

Education

Mme Grahn-Laasonen souhaite augmenter les échanges estudiantins
La ministre de l’Education, Sanni Grahn-Laasonen (Rassemblement national), estime qu’il serait possible de doubler le nombre d’étudiants qui partent en échange à l’étranger. Cela serait conforme à la proposition de la Commission européenne en la matière. En 2017, plus de 20 000 jeunes Finlandais ont participé à un échange Erasmus.
La ministre fait état des efforts qui ont été faits par le gouvernement dans le sens de l’internationalisation de l’éducation, de l’augmentation de l’enseignement en anglais et des études plus précoces de langues étrangères en général.
Elle se félicite du fait que la Commission mette l’accent sur l’avenir en privilégiant la recherche, l’innovation, l’éducation, la jeunesse et l’économie numérique.
HS/sam/A14

Politique intérieure

Réforme des services sociaux et de santé

On veut s’en tenir au calendrier de la réforme
Aamulehti rapporte que la Présidente du parlement Paula Risikko souhaite que soit tenu le calendrier de l’étude des projets de lois du gouvernement sur la réforme des services sociaux et de santé et sur la réforme des régions. Elle estime que le Parlement pourrait repousser ses vacances s’il le faut pour que ces projets soient adoptés durant la session de printemps.
AL

Une forte pression sur la réforme
Helsingin Sanomat rapporte qu’il y a une forte pression pour que la réforme Sote soit adoptée avant l’été. Le quotidien estime qu’il y a trois scénarios possibles : soit la réforme est adoptée selon le calendrier prévu, soit (ce qui semble plus probable) le calendrier est reporté et cela pose problème alors si ce report va jusqu’à la session d’automne, soit enfin il n’y a pas d’accord sur la réforme. Dans ces cas-là il est à craindre que les externalisations des services de santé par des communes se poursuivent.
HS

Parlement

Le système de pension de reconversion des anciens députés modifié
Keskisuomalainen relève que la présidente du Parlement Paula Risikko et les présidents des groupes parlementaires ont annoncé vendredi que le système de pension de reconversion des anciens députés qui ne trouvent pas de travail sera supprimé et remplacé par un paiement de reconversion qui pourra être payé pendant trois ans. Selon le système actuel, la pension de reconversion peut être payée jusqu’à l’âge de la retraite soit 65 ans.
En ce moment, il y a encore trente anciens députés ou parlementaires européens qui touchent une pension de reconversion, certains depuis 1999. Le système a été ardemment critiqué pas les électeurs qui le trouvent injuste, surtout parce que les revenus du capital ne sont pas pris en compte et ne diminuent pas la pension.
Le projet de loi sera étudié dans la commission des affaires sociales et de la santé. Mme Risikko estime que la loi pourrait entrer en vigueur au printemps 2019. Les anciens députés qui touchent la pension de reconversion actuelle pourront toucher le nouveau paiement pendant trois ans après l’entrée en vigueur de la nouvelle loi.
KS/sam/21, HS/sam/A7

Retraites

Les Finlandais sont favorables à la promesse électorale de M. Rinne
Helsingin Sanomat rapporte qu’à la lumière des résultats d’un sondage d’opinion effectué pour le compte du quotidien par l’institut Kantar TNS, 67 % des Finlandais sont favorables à l’augmentation par 100 euros par mois des retraites de moins de 1400 euros. 23 % s’y opposent et 11 % ne se prononcent pas.
90 % des sociaux-démocrates et 86 % des partisans de l’Alliance des gauches sont favorables, tandis que 55 % des électeurs du Rassemblement national et 42 % des centristes s’y opposent.
Selon les calculs, la réforme couterait environ 900 millions d’euros par an.
Le sondage a été effectué du 11 au 16 mai auprès de 1 024 personnes.
HS/lun/A8

Présidence

Un nouveau conseiller pour M. Niinistö
Pete Pokkinen quitte le cabinet du Président Niinistö pour la banque Nordea. Il sera remplacé par Juuso Rönnholm, actuellement conseiller du ministre de la Justice.
HS

Défense

La défense entre acquisitions et économies
Tout en rappelant la proposition du ministre de la Défense Jussi Niinistö à supprimer provisoirement le service militaire pour les femmes afin de réaliser des économies nécessaires, Yle souligne que la défense nationale prépare actuellement des acquisitions particulièrement couteuses, comme celle des avions de combat et des nouvelles corvettes de la marine.
Yle

La défense nationale souhaite embaucher cent personnes
Le ministre de la Défense Jussi Niinistö espère pouvoir embaucher cent personnes à la défense nationale pour l’année prochaine. La question sera résolue dans des négociations avec le ministère des Finances qui sont prévues pour la fin d l’année.
« Il s’agirait essentiellement de soldats placés dans la branche de la cyber défense et dans la formation des conscrits à un déploiement rapide. Cela permettrait aussi de se préparer à la nouvelle loi sur le renseignement qui, espérons-le, sera prête pour l’année prochaine », explique Niinistö.
KS19.5./20

Activités minières

L’Etat souhaite promouvoir le secteur minière et de batteries dans la perspective de la généralisation des voitures électriques
Le comité interministériel de politique économique propose de concentrer les activités minières et le secteur de batteries dans un même groupe de transformation de minerais qui gèrerait les investissements de l’industrie minière et le développement du secteur de batteries.
Le ministre des Activités économiques, Mika Lintilä (Centre), estime que la Finlande a de fortes chances de réussir dans la production de batteries du fait de ses nombreuses entreprises et des compétences en la matière.
Le groupe Terrafame de Sotkamo serait transformé pour cette fin tout en maintenant la participation de l’Etat.
La concentration du secteur est motivée par la demande accrue de voitures électriques, ce qui augmente le besoin de métaux pour les batteries. M. Lintilä note que l’on trouve les matériaux (nickel, cobalt, lithium, manganèse) en Finlande, et que l’objectif sera de les transformer le plus possible afin de créer ainsi des emplois, des recettes fiscales et des revenus en matière d’exportations.
M. Lintilä estime que cela constituera également un signal important vers les investisseurs étrangers sur le fait qu’il est intéressant d’investir en Finlande.
HS/sam/B13, AL/sam/A15

Energie nucléaire

Le Stuk se méfie sur la culture de sécurité de Fennovoima
Dans son rapport récent, le Centre national de radioprotection et de sûreté nucléaire exprime son inquiétude en matière de culture de sécurité du projet de construction nucléaire de Fennovoima. Le Stuk estime qu’il n’a pas obtenu de preuves sur le fait que la direction du projet soit suffisamment engagée sur les modes de fonctionnement du secteur nucléaire en Finlande. Les lacunes en matière de planification, de réalisation et de prévisibilité engendrent des surprises que la direction de Fennovoima a eu du mal à gérer de façon appropriée, selon le Stuk.
Le niveau de la culture de sécurité du projet n’est pas à un niveau qui permette la construction d’un réacteur nucléaire, déclare Janne Nevalainen, chef de projet auprès du Stuk.
Le Stuk relève aussi qu’il n’a pas obtenu de Fennovoima tous les documents nécessaires ce qui ne lui permet pas d’avoir une image d’ensemble du réacteur prévu et de ses systèmes.
AL/sam/A26

France – Finlande

Culture

Les derniers jours d’Uuno Kailas
Helsingin Sanomat publie un reportage sur les derniers jours du poète finlandais Uuno Kailas dans la région de Nice dans les années 1930.
HS

Astérix

Astérix et la Transitalique traduit en suédois
Hufvudtadsbladet consacre une demi-page à la parution d’Astérix et la Transitalique par Jean-Yves Ferri et Didier Conrad en suédois, Asterix och det stora loppet.
HBL/dim/43

France

Tourisme

Avignon
Helsingin Sanomat publie un reportage sur Avignon et le Palais des Papes.
HS

Ven 18 mai
Politique étrangère et européenne

Conseil européen de Sofia – élargissement de l’UE

Propos du Premier ministre finlandais
M. Sipilä déclare que, concernant le retrait américain de l’accord nucléaire iranien, l’UE est prête à protéger les entreprises européennes en Iran. Il estime toutefois que des mesures de rétorsion éventuelles constitueraient un outil difficile. Les entreprises concernées seraient confrontées à un choix difficile entre les unes et les autres sanctions.
Concernant les décisions de M. Trump, il estime qu’elles sont extraordinaires, imprévisibles et surprenantes, contraires aux règles du jeu de la diplomatie auxquelles on était habitué jusqu’à ce jour.
Quant à l’élargissement de l’UE, M. Sipilä a dit qu’il était trop tôt pour évoquer des dates ou années pour l’accueil de nouveaux membres. La Finlande ne souhaite pas s’engager sur une échéance précise. Il faut, selon lui, trouver un équilibre entre le fait de maintenir un petit espoir (« une flamme ») et l’attitude réaliste en ce qui concerne la compatibilité des pays des Balkans avec les critères d’entrée.
M. Sipilä estime qu’il faut prendre en compte que la région des Balkans est dans la sphère d’influence chinoise, russe, turque, et d’autres pays encore.
Il note que certains estiment que les critères d’entrée dans l’UE sont devenus plus strictes. Il n’exclut pas qu’une telle évolution ait eu lieu.
HS/A31, KS/21

Défense

Des mesures d’économies dans les forces armées
Aamulehti relève que le ministre de la Défense Jussi Niinistö (Avenir bleu) s’inquiète de la diminution du budget des forces armées à partir de 2020. Il souligne que la situation de sécurité a changé mais la Finlande ne pourra pas baisser le niveau de la défense nationale.
M. Niinistö propose des économies dans la gestion de crise. Cela signifierait qu’il faudrait réduire la participation finlandaise à quelques opérations internationales seulement.
Le ministre propose aussi la suspension du service militaire volontaire des femmes pendant quelque temps, par exemple en suppriment un ou deux contingents.
Le président de la commission de la défense Ilkka Kanerva (Rassemblement national) a immédiatement rejeté cette proposition.
AL/A5-6

Politique intérieure

Réforme des services sociaux et de santé

Le ministère des Finances prévoit des économies de quatre milliards d’euros
Helsingin Sanomat rapporte que la commission des affaires sociale et de la santé du Parlement a critiqué la réforme du gouvernement dans une déclaration. La commission souligne que les économies prévues à la suite de la réforme sont incertaines.
La commission a demandé antérieurement au ministère des Finances une estimation sur les économies et a reçu enfin, mercredi soir par mèl un mémorandum de 23 pages envoyé par le sous-secrétaire d’Etat Martti Hetemäki qui estime que la liberté de choix ne fera aucune économie. Par contre, il y aurait des économies importantes, de 4 milliards d’euros, engendrées par la technologie et la numérisation.
Selon les informations du quotidien, la commission a décidé de ne pas faire référence aux estimations de M. Hetemäki parce qu’elles ont été considérées comme incertaines.
HS/A10

Banque de Finlande

Olli Rehn nommé gouverneur
Le Président de la république Sauli Niinistö a nommé, sur proposition du gouvernement, Olli Rehn comme prochain gouverneur de la Banque de Finlande à partir du 12 juillet.
Yle

Economie

La Finlande au premier rang dans le capital risque de startups
La Finlande arrive en tête des statistiques concernant le capital risque investi dans les startups. Selon une étude la part du capital risque pour ces entreprises par rapport au PIB durant les cinq dernières années était plus importante en Finlande que dans aucun autre Etat européen. Concernant l’étude sur la période précédente, la Finlande se situait également au premier rang.
Cette part était le double en Finlande par rapport à la moyenne européenne.
HS/A33

Jeudi 17 mai 2018

Politique étrangère et européenne

Conseil européen de Sofia – élargissement de l’UE

Editorial : « Les désaccords internes constituent une menace plus importante que l’élargissement » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat estime qu’outre les avis opposés de l’Espagne et de la Grèce en matière de l’élargissement, le moment pour l’élargissement n’est pas propice. Avec la réforme de l’euro, le populisme accru et les différends sur le budget, le projet semblerait augmenter l’instabilité de l’Union.
Les dirigeants ont un choix à faire entre le fait d’augmenter la stabilité interne et celle des frontières extérieures.
HS/A5

« Perspectives européennes » des Balkans occidentaux
Pekka Mykkänen de Helsingin Sanomat rend compte des obstacles devant l’élargissement de l’UE vers les Balkans occidentaux.
HS/A25

Les dirigeants des Etats membres ont évoqué l’économie numérique et la situation concernant l’Iran
Le secrétariat du Premier ministre a publié un communiqué faisant état des entretiens à Sofia. L’innovation et l’économie numérique ont été des thèmes évoqués lors du diner de travail, mercredi. Les défis de politique étrangère, tels que le retrait américain de l’accord nucléaire iranien ont été abordés.
Le Premier ministre Juha Sipilä a été invité à ouvrir le débat sur le numérique et les innovations du fait que la Finlande, ensemble avec la France et l’Allemagne a été active dans ces questions.
M. Sipilä a constaté qu’augmenter la croissance et le bien-être en Europe était un objectif central et que le développement d’une Europe numérique et d’un marché intérieur numérique était un moyen important pour y arriver. Il a dit qu’il faut que l’UE arrive plus efficacement à développer les innovations en produits et services. Il a souligné l’importance de la coopération entre les universités et les entreprises, ainsi que de l’investissement européen dans la promotion de la recherche et l’innovation.
Le retrait américain de l’accord nucléaire a été évoqué lors du diner.
Vn.fi

Sport – Russie

Le ministre de la Culture réfléchit encore à aller en Russie
Helsingin Sanomat relève que le ministre de la Culture Sampo Terho dit qu’il n’a pas encore décidé d’aller suivre la Coupe du monde de football en Russie. « Mon calendrier pour l’été est en construction et aucune décision n’a été prisé. »
M. Terho dit qu’il va prendre en compte le calendrier et aussi le côté politique. Il suit de près si les autres Etats membres de l’UE décident de boycotter l’évènement. Cela aura un effet sur la décision finlandaise.
M. Terho estime que son éventuelle absence n’aurait pas d’influence sur les relations entre la Finlande et la Russie.
« Cela n’est pas un grand souci en ce moment. Nous nous concentrons sur les questions importantes, dont la réforme des services sociaux et de santé », selon le ministre.
HS/A13
Politique intérieure

Partis politiques

Le PSD a gardé sa première place au sondage d’HS
Helsingin Sanomat publie les résultats d’un sondage sur les intentions de vote des partis politiques. Il y a peu de changements par rapport au dernier sondage effectué en avril-mai.
Le PSD est encore en tête avec un score de 21,2 %, suivi du Rassemblement national (20,5 %), du Centre (15,7 %) et des Verts (14,2 %).
L’Alliance des gauches arrive cinquième avec 8,7 %, avant les Vrais Finlandais (7,7 %), le Parti suédois (4,4 %), les Chrétiens-démocrates (3,8 %) et les Bleus (1,7 %).
Le sondage a été effectué entre le 16 avril et le 11 mai auprès de 2 431 personnes.
HS/A8

Réforme des services sociaux et de santé

Quelques villes de la Finlande du Sud se rebellent encore contre la réforme
Keskisuomalainen rapporte que les quatre villes de la région de la capitale – Helsinki, Espoo Vantaa et Kauniainen – se sont réunies mardi pour protester contre la réforme SOTE et celle sur les régions. Les villes ont publié une déclaration commune concernant la réforme. Selon la déclaration, la réforme aurait des effets néfastes sur l’économie, les services et la capacité d’investissements des villes en croissance
Il semble que parmi les autres grandes villes qui ont antérieurement critiqué la réforme, il y a peut-être Turku et Tampere qui participeront à la rébellion de la région de la capitale. Les conseils municipaux des deux villes sont en train d’étudier des initiatives afin de rédiger des nouvelles déclarations contre la réforme.
Selon Päivi Nerg, sous-secrétaire d’Etat au ministère des Finances, chargée des réformes, la rébellion des villes de la région de la capitale arrive en retard. « Le calendrier prévu ne permet pas de modifier les réformes », selon Mme Nerg.
KS/16-17

Signal de détresse de l’opposition
Selon Keskisuomalainen, les représentants de l’opposition dans la commission des affaires sociales et de la santé au Parlement veulent que le présidium du Parlement évoque les règles du jeu pour que les réformes puissent être étudiées de façon suffisante et approfondie. Les députés estiment que la façon des partis du gouvernement de se dépêcher dans l’étude est scandaleuse et inquiétante.
La députée social-démocrate Anneli Kiljunen désapprouve surtout le fait que les représentants des partis du gouvernement estiment que la commission des affaires sociales et de la santé n’a pas à prendre position sur la question du financement des réformes dans le plan du financement public et que la question sera étudiée ailleurs.
KS/17

Police

Le chef de la police de Helsinki suspendu
Le ministère de l’Intérieur a décidé de suspendre le chef de la police de Helsinki, Lasse Aapio, jusqu’à ce que l’accusation contre lui pour faute professionnelle soit examinée par la justice.
L’accusation concerne la surveillance des activités de la police anti-narcotique liées aux sources d’information, en 2012 et 2013. M. Aapio était chef adjoint à l’époque. Le chef de la police et le chef de la police de Helsinki de l’époque, aujourd’hui à la retraite, sont accusés aussi.
Le ministre de l’Intérieur, Kai Mykkänen, note que cette suspension n’est pas une prise de position sur le fait de savoir si M. Aapio est coupable ou non. Il souligne l’importance de préserver la confiance des citoyens dans la police et les autres autorités.
HS/A15

Natalité

Les Finlandais souhaitent de moins en moins d’enfants
Helsingin Sanomat rend compte d’une étude selon laquelle le nombre de personnes qui ne souhaitent pas faire d’enfants a augmenté en même temps que le nombre de ceux qui souhaitent au moins trois enfants a diminué. 20 % des personnes interrogées âgées de 20 à 29 ans ne souhaitent pas d’enfant.
La tendance observée dès 2015 a ainsi été confirmée.
Jusqu’à présent, 20 % des femmes finlandaises et 25 % des hommes n’ont pas eu d’enfants. Ces chiffres pourraient augmenter.
Les raisons économiques (situation d’emploi, niveau de revenus, allocations) et celles liées au mode de vie ou à la carrière expliquent souvent le choix de ne pas faire d’enfants, outre le fait qu’il manque le/la partenaire.
HS/A16

Bois-papier

La pâte à papier constitue une part importante du bénéfice
Kauppalehti rend compte de la demande accrue de la pâte à papier. Durant le premier trimestre de l’année en cours, les trois groupes forestiers les plus importants de Finlande ont enregistré 932 millions d’euros dont 442 millions d’euros venaient de la pâte à papier.
Contre une croissance de 2 à 3 % de la demande ces derniers temps, elle est le double actuellement.
Comme la pâte à papier est un produit mondial, qui n’est pas dépendant d’un seul continent, les perspectives sont favorables.
KL/D30

Vente à distance de boissons alcoolisées

Le Centre et le Rassemblement national en désaccord sur l’opportunité de réformer la législation
Un groupe de travail du ministère des Affaires sociales et de la Santé souhaiterait interdire la vente à distance de boissons dont le taux d’alcool dépasse les 5,5 %, taux maximal appliqué dans les supermarchés.
Lorsque la réforme de la législation sur les boissons alcoolisées a été adoptée en décembre, la formulation sur la vente en ligne n’était pas explicite. Le groupe de travail du ministère a été mis en place pour étudier la question.
Le Rassemblement national promeut la libéralisation de la vente d’alcool et une partie des conservateurs souhaitent démanteler le monopôle d’Alko concernant les boissons plus fortes que 5,5 %.
Si la Finlande souhaite interdire la vente à distance, il faut que la Commission européenne étudie la compatibilité d’une telle législation avec le règlement européen.
Le groupe de travail note que 99 % des vendeurs d’alcool en ligne ne se chargent pas des impôts comme il faut. Dix millions d’euros de recettes fiscales sont perdus tous les ans.
HS/A12

Mercredi 16 mai 2018

Politique étrangère et européenne

Union européenne

Propos de M. Katainen sur la force de réaction rapide
Le journal en ligne uusisuomi.fi rapporte que selon le vice-président de la Commission Jyrki Katainen, la force de réaction rapide de l’UE est une partie très utile pour la défense commune mais que le problème est que les pays membres de l’Union n’arrivent pas à trouver un accord sur son financement.
Selon M. Katainen, la question n’a pas été évoquée dans les négociations budgétaires. Les opérations militaires ne peuvent pas être financées sur le budget européen.
Le financement nécessite un accord entre les Etats membres. « La chose n’a pas avancée. J’ai essayé de faire pression en Finlande pour que le gouvernement finlandais fasse pression sur les autres gouvernements », a-t-il dit.
Quant aux spéculations sur les candidats aux postes européens importants après les élections européennes de 2019, M. Katainen souligne qu’il n’a pas encore pris sa décision sur son propre avenir. De toute façon, il ne compte pas revenir dans la politique nationale.
Il n’exclut pas de se présenter comme tête de liste du PPE aux prochaines élections européennes. Uusisuomi rappelle que la tête de liste du PPE pourrait être choisie à la réunion du PPE qui se tiendra à Helsinki en novembre.
uusisuomi.fi

Propos de MM. Katainen et Orpo sur le budget européen
Aamulehti note que selon M. Katainen, « les réactions aux augmentations budgétaires proposées dans le budget de l’Union ont été meilleures que prévu. Cela ne signifie pas que le projet passerait en tant que tel. »
Selon le ministre des Finances Petteri Orpo, « nous sommes prêts à payer un peu plus dans le budget européen, tant que cela est avantageux pour la Finlande. Le budget doit être efficace et transparent ».
Selon M. Orpo, l’approfondissement de la coopération de défense commune est un objectif de longue date pour la Finlande. « La maîtrise des migrations nécessite des mesures importantes de l’Union européenne maintenant et à l’avenir. »
AL/A13, uusisuomi.fi

Finlande - Islande

Visite en Finlande du Président islandais
Helsingin Sanomat relève que le Président islandais Guðni Jóhannesson et son épouse Eliza Reid ont entamé mardi une visite d’Etat de trois jours en Finlande, à l’invitation du président Sauli Niinistö.
M. Niinistö et son épouse Jenni Haukio ont reçu le couple islandais à 10 heures mardi matin devant le Palais présidentiel.
L’entretien des présidents portera sur les relations bilatérales finno-islandaises, les questions de sécurité et la coopération nordique, ainsi que sur les présidences consécutives du Conseil arctique de la Finlande et de l’Islande. La Finlande assume la présidence du Conseil arctique jusqu’au mois de mai 2019 et ensuite cela sera le tour de l’Islande.
Les présidents participent aujourd’hui à un débat sur les questions arctique au bord du brise-glace Urho.
Le président islandais aura des entretiens avec la présidente du Parlement Paula Risikko et le Premier ministre Juha Sipilä.
Il participera à un séminaire organisé par la confédération du patronat et de l’industrie EK et la confédération islandaise de l’industrie, donnera une conférence à l’université d’Helsinki et effectuera une visite au village d’entreprises Me & MyCity.
Le président islandais effectuera jeudi une visite à Turku, au centre d’innovation Joki, à la communauté startup Spark Up, à l’université de Turku et à l’université suédophone Åbo Akademi, au château de Turku et au musée maritime Forum Marinum.
HS/A11

Finlande - Estonie

Projet de tunnel entre Helsinki et Tallinn
Keskisuomalainen rapporte que selon le rapport d’un groupe de travail désigné par le ministère des Transports et de la Communication, la mise en œuvre du projet de tunnel entre Helsinki et Tallinn nécessiterait un financement privé.
Selon le groupe de travail, le projet est tellement vaste et compliqué qu’il nécessite de nouvelles solutions surtout dans le financement.
Le Premier ministre Juha Sipilä a également souligné la semaine dernière qu’un financement privé était nécessaire.
Le groupe de travail propose la création d’une entreprise responsable du projet qui pourrait promouvoir la construction du tunnel. Il propose aussi que, d’ici la fin de l’année en cours, la Finlande et l’Estonie se mettent d’accord plus concrètement sur l’engagement et la participation au projet de tunnel.
Selon les informations publiées précédemment, le tunnel pourrait ouvrir au plus tôt en 2024. Selon les estimations, le projet couterait entre 7 et 20 milliards d’euros.
KS/25

Israël

Editorial
« Le processus de paix a déraillé – Donald Trump a contribué au fait que la situation au Proche-Orient est plus grave que depuis longtemps » HBL
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet note que la position et le statut de Jérusalem font partie des questions essentielles du processus de paix entre Israël et la Palestine. Les palestiniens estiment désormais que Les Etats-Unis ne pourront pas être considérés comme un médiateur neutre. Jusqu’à présent, malgré leur soutien fort à Israël, les Etats-Unis avaient montré un certain équilibre.
La décision concernant l’accord nucléaire iranien a également augmenté le risque de troubles dans la région, sans parler de la menace qu’elle constitue à long terme.
Jouer avec le feu dans une région aussi inflammable que le Proche-Orient est extrêmement dangereux pour la paix mondiale. Ce que l’on est en train de voir n’est peut-être qu’un début. L’éditorialiste se demande s’il n’y a pas quelqu’un qui pourrait empêcher M. Trump d’allumer plus d’incendies encore.
HBL/5

Sport – Russie

M. Terho n’a pas décidé de son voyage en Russie
Le ministre des Sports Sampo Terho a déclaré qu’il n’avait pas encore décidé de sa participation ou non aux cérémonies de la coupe du monde de football cet été en Russie.
KS

Politique intérieure

Energie

Projet de nouveau modèle de subvention des énergies renouvelables
Helsingin Sanomat rend compte du fait que la commission parlementaire économique a terminé son paquet d’aide pour les énergies renouvelables. L’étude du dossier a été particulièrement litigieuse du fait de l’opposition des Vrais Finlandais à l’égard de l’énergie éolienne. Les représentants de ce parti estiment que comme la production de l’énergie éolienne est devenue moins chère, il faudrait désormais soutenir d’autres formes de production.
Le nouveau modèle d’aides se base sur une vente aux enchères qui a comme objectif un traitement égal des différentes technologies. L’idée est de maîtriser les coûts engendrés pour l’Etat.
L’année dernière, 226 millions d’euros ont été accordés en aides à la production de l’électricité, dont 196 millions d’euros aux centrales éoliennes. Les centrales dans le cadre du système d’aides ont produit 5,5 tWh de l’énergie renouvelable soit 9 % de l’électricité produite en Finlande. Les émissions de CO2 auraient été de 2,8 millions de tonnes plus importantes si toute l’électricité avait été produite par des carburants fossiles.
HS/dim/B18

Economie

L’économie finlandaise en expansion : l’industrie comme locomotive
Après un automne plus stable, la production de l’économie nationale a augmenté de 3,1 % en mars par rapport à la même époque en 2017 et de 0,3 % par rapport à février 2018. L’industrie et le secteur du bâtiment sont les domaines qui augmentent le plus, 5 %, alors que les services ont augmenté de 2 %.
L’économie nationale augmente depuis décembre 2015.
Le PIB a augmenté de 2,8 % lors du premier trimestre 2018 par rapport à la même époque en 2017, et de 1,1 % par rapport au trimestre précédent.
HS

Santé

Excision
Helsingin Sanomat publie une interview d’Ujuni Ahmed, vice-présidente de l’ONG Fenix Helsinki, qui estime que même si la législation pénale finlandaise interdit la mutilation sexuelle féminine, il faudrait une législation à part en la matière. Elle estime que les autorités n’interviennent pas suffisamment sur les mutilations, et qu’une législation séparée donnerait des outils et des moyens aux écoles, aux dispensaires et à la police d’intervenir lors des soupçons en la matière.
Fenix Helsinki a publié un rapport selon lequel des filles nées en Finlande ont été envoyées à l’étranger pour l’opération.
Une initiative populaire est en cours sur le sujet. La ministre de la Famille et des services sociaux, Annika Saarikko (Centre), a proposé l’été dernier de considérer l’opportunité de légiférer séparément sur la mutilation sexuelle féminine à l’instar des autres pays nordiques.
Le rapport de Fenix Helsinki insiste sur l’importance d’informer les familles sur les risques de l’opération en outre du fait qu’elle n’est pas légale.
Mme Ahmed estime que tout n’a pas été fait pour empêcher de nouveaux cas.
HS/A14-15

France – Finlande

Gastronomie

Champagne pour les fêtes de printemps
Keskisuomalainen a demandé à Essi Avellan de proposer des Champagnes pour les fêtes de printemps en Finlande. La sommelière souligne que cette boisson s’adapte à toutes les fêtes et propose quatre cuvées classiques.
KS

Mardi 15 mai 2018

Politique étrangère et européenne

Diplomatie

« Qui maîtrise la balle ? »

Le Président Sauli Niinistö (ancien Président de la fédération finlandaise de football, d’où le titre NDLT) a écrit un billet sur son blog pour présenter les sujets dont il souhaite débattre lors des rencontres annuelles qu’il présidera en juin dans sa résidence d’été de Kultaranta.

« Qui maîtrise la balle ? » C’est ce que l’on demandera lors des débats de Kultaranta en juin. Il y a deux semaines encore quand on préparait cet événement, les sujets étaient surtout autour de l’Ukraine, la Syrie et la Corée. Et la question était de savoir où donc ont disparu l’ordre et les structures internationales, y compris les Nations-Unies ? N’y aurait-il plus que la force et la puissance qui comptent ? Et on peut en dire autant du Yémen, du Sahel, de l’Afghanistan et d’autres crises encore.
Le monde est dans une situation étrange puisqu’il semble que l’on soit revenu en arrière dans la politique internationale. Le développement rapide du numérique, de l’intelligence artificielle et de l’économie ne pourra pas remplacer pour l’homme le fait qu’en même temps on en soit revenu à parler de missiles balistiques, d’armes nucléaires et de guerre, voire de guerre mondiale. L’avenir de l’humanité semble offrir de meilleures conditions mais toujours plus d’incertitudes.
Aujourd’hui, à un mois des rencontres de Kultaranta, il faut encore augmenter la liste des soucis précités. Que va-t-il se passer dans le conflit entre Israël et l’Iran, et que vont devenir les relations transatlantiques ? Va-t-on résoudre la crise de Corée ? Les questions surgissent à telle vitesse que dans un mois on sera peut-être obligé de changer de titre. Et le fait que l’image du monde change si rapidement n’est pas une bonne chose.
La force et la puissance ou bien un ordre commun ? Je pense que nos discussions de Kultaranta tourneront autour de cela.
Commençons donc par le meilleur, les pays nordiques. Un modèle de vie et de communauté qui est admiré partout dans le monde, mais dont on ne cherche pas vraiment à suivre l’exemple.
Continuons par ce qui est presque aussi bon. L’UE est une superpuissance économique, mais en dehors de cela n’est pas présente sur les autres tables de négociations. Et l’ONU, qui est visible pas surtout par ses incessantes divisions internes ?
Les grandes puissances sont de plus en plus victimes de la personnalisation. Xi Jinping, Poutine ou Trump, d’Est en Ouest, on les connait. De la tête de ces trois dépend de plus en plus le devenir de sept milliards de personnes. La force et la puissance sont désormais personnalisées.
L’UE devrait avoir sa place dans ce groupe pour y apporter le message de l’ordre commun. Mais si l’UE n’y a pas réussi jusqu’à présent, les perspectives d’avenir semblent encore plus bouchées.
La relation transatlantique est soumise à rude épreuve. Les sanctions américaines contre l’Iran vont rudement toucher l’Europe aussi. Les sanctions financières ont tendance à se gonfler car elles suscitent un effet démultiplié qui va toucher les entreprises européennes. Les Etats-Unis ont annoncé leur intention de discuter avec l’UE de leur attitude à l’égard des entreprises qui ne respecteront pas les sanctions.
Les intérêts de l’industrie européenne en Iran sont importants et on va demander aux Etats-Unis des exemptions même si l’UE se maintient dans l’accord iranien. Et si l’on s’engage dans la voie des exceptions où sera fixée la limite ? Certains en profiteront et d’autres pas, ce qui ne renforcera pas l’unité européenne.
Le retrait du président Trump de l’accord va aussi engendrer une défiance plus générale. Le président français Emmanuel Macron a réitéré sa doctrine de politique de sécurité européenne basée sur une autonomie stratégique. Au niveau européen, cela signifierait globalement que l’on est solidaire avec l’OTAN mais que l’on se prépare aussi à gérer certains problèmes de sécurité aussi sans les Etats-Unis. Sans que cette doctrine se soit développée jusqu’à une défense européenne.
La force et la puissance semblent déterminer notre avenir. Comment y introduire les valeurs de l’ordre commun ? Le faible arrive mal à se faire entendre quand bien même son message est bon. C’est pourquoi il faudrait réunir force et puissance comme garant de la communauté. L’UE a beaucoup à faire en ce sens.
Le Président Niinistö a aussi précisé que les débats de Kultaranta aborderaient aussi d’autres questions cruciales comme l’environnement, le développement durable, la siutuation des femmes et des filles et la démographie.
tpk.fi

Territoires palestiniens

Propos du Président Niinistö et de M. Soini
Le tabloïd Iltalehti rapporte que selon le Président Sauli Niinistö, « la situation dans la bande de Gaza est extrêmement grave ». Il a assuré qu’il suivait la situation de très près. Il demande aux partenaires de s’abstenir de la violence.
« La situation est explosive et la région est comme une poudrière », selon M. Niinistö.
Le ministre des Affaires étrangères Timo Soini souligne que la Finlande est très inquiète du recours à la force surdimensionnée et des victimes civils dans les manifestations. « Nous incitons à l’abstention de force et à la modération pour calmer la situation le plus rapidement possible. Il faut respecter le droit international et les droits de l’Homme.

Critiques du député Tuomioja
Le député Erkki Tuomioja (PSD), ancien ministre des Affaires étrangères, désapprouve les mesures de M. Trump au Proche-Orient, surtout le transfert de l’ambassade des Etats-Unis en Israël de Tel Aviv à Jérusalem.
Il estime qu’Israël devrait immédiatement cesser les violences et commencer à négocier avec les Palestiniens.
IL

Iran

Propos du directeur de la banque Nordea
Le directeur de Nordea, la plus grande banque des pays nordiques, Casper von Koskull, estime que la sortie des Etats-Unis de l’accord nucléaire iranien et les sanctions constituent un contexte extrêmement grave notamment pour les banques qui gèrent les transferts d’argent. Le dollar étant toujours la première devise mondiale, violer les sanctions signifierait une exclusion des transferts qui se font en dollars.
Cela engendre une énorme insécurité pour les banques, rappelle M. von Koskull.
La question de l’Iran est un élément de plus qui reflète le fait qu’un grand changement pourrait avoir lieu dans l’ordre mondial. La question d’une guerre commerciale éventuelle est particulièrement importante pour les pays nordiques qui sont des pays ouverts à économie de marché et dépendants des exportations.
KL/A8

Finlande – Europe - Etats-Unis

Editorial
« Une attitude bravache ne va pas renforcer l’Europe » HS
Ce n’est pas tant le contenu très dur des messages du président Trump qui pose problème que leur nombre, estime l’éditorialiste.
Aujourd’hui, on se demande en Europe ce qui reste des relations transatlantiques et ce que peut faire maintenant l’Europe occidentale à elle seule.
Le président de la commission européenne, Jean-Claude Juncker, a dit la semaine dernière que l’Europe devait maintenant remplacer les Etats-Unis. La chancelière Angela Merkel a jugé que l’Europe ne peut plus se fier à la sécurité proposée par les Etats-Unis.
L’Europe a toutes les raisons du monde pour réévaluer la situation dès lors que le président américain, pour des motifs politiques, abroge les décisions prises par sa propre administration. Cependant une atmosphère de défi et de dégradation provoque des illusions d’optique.
Premièrement, les pays d’Europe n’arriveront pas à remplacer les Etats-Unis en matière de sécurité militaire, même si la France et l’Allemagne augmentaient leurs efforts et la Grande-Bretagne restait dans l’Europe de la défense malgré le Brexit.
Deuxièmement, les relations politiques, économiques et militaires de l’Europe avec les Etats-Unis se placent à un niveau tout à fait singulier dans le monde et demeurent des relations avec les Etats-Unis et pas uniquement des rapports avec Trump.
C’est de ce genre de renforcement de relations qu’il s’agissait la semaine dernière à l’occasion de la signature cérémoniale à Washington de la déclaration d’intention commune en matière de la défense par les ministres de la défense américain, finlandais et suédois.
HS15.5/A4

Frontex

Un bâtiment finlandais en mission en mer Méditerranée
Parti en mission depuis plus d’un an, le bâtiment finlandais Merikarhu (Loup de mer) patrouille en Méditerranée avec un équipage de 28 personnes dont 13 Finlandais.
Le navire participe à l’opération de Frontex dont l’objectif consiste à aider la Grèce et l’Italie à surveiller les frontières extérieures de l’UE. Arrivé en mars 2017, il restera dans la région jusqu’à la fin de l’année 2018.
KS13.5/26

Tourisme

Le nombre de touristes chinois en hausse
Helsingin Sanomat relève qu’en 2017, 362 000 nuitées de touristes chinois ont été enregistrés en Finlande, soit 33 % de plus par rapport à 2016.
Pendant le premier trimestre de l’année en cours, le nombre de touristes chinois a augmenté de 25 % par rapport à la même période en 2016.
Le nombre total de nuitées de touristes étrangers, 6,7 millions, a augmenté de 17 % par rapport à 2016. Les Chinois sont le cinquième groupe de touristes en Finlande. Pendant la saison hivernale, il y a le plus de Chinois en Finlande, notamment en Laponie, par rapport aux autres pays nordiques.
Selon les estimations d’Oxford Economics, le nombre de touristes chinois en Europe augmentera en moyenne de 7,5 % par an pendant les cinq prochaines années.
HS/A25

France – Finlande

Festival de Cannes

Présentation d’un film franco-finlandais tourné en Laponie finlandaise
Helsingin Sanomat rend compte du fait qu’un film franco-finlandais Ailo’s Journey du réalisateur Guillaume Maidatchevsky tourné en Laponie sera présenté aux acheteurs dans le cadre du Marché du film du festival.
Le ministre finlandais de la Culture, Sampo Terho est sur place à Cannes. HS note que Business Finland a participé au financement de la production audiovisuelle effectuée en Finlande.
HS/B1-2

Lundi 14 mai 2018

Politique étrangère et européenne

Défense

Déclaration d’intention signée mardi dernier entre la Suède, la Finlande et les Etats-Unis
Pour le ministre de la défense Jussi Niinistö le bénéfice le plus concret de la déclaration d’intention est le renforcement de l’activité des entrainements communs. Selon lui, la Finlande souhaiterait que ces deux pays participent aux grands exercices militaires internationaux qui auront lieu en Finlande au printemps 2021. Sur les 3 000 soldats étrangers prévus, une majorité pourrait venir de la Suède et des Etats-Unis.
KS10.5/22

Editorial
Le quotidien Hufvudstadsbladet rappelle que le parlement a été informé de cette déclaration d’intention quelques semaines avant sa signature avec l’obligation de garder l’information secrète ce qui suscite évidemment des questions. Selon le chercheur Charly Salonius-Pasternak de l’Institut de la politique étrangère, la déclaration a sans doute plus d’importance que ce que le laisse entendre les déclarations du ministre finlandais.
HBL12.5/4-5

Initiative européenne d’intervention
« Les ressources de la Finlande ne suffisent pas à satisfaire toutes les demandes », estime Mika Kari
La défense nationale prépare son rapport militaire sur la force commune d’intervention européenne pour évaluer sa signification et son coût pour la Finlande.
Il s’agit de la proposition du président français, Emmanuel Macron, qui, avec un peu de retard, a également été formulée à l’adresse de la Finlande et de la Suède.
Le vice-président de la commission parlementaire de défense, Mika Kari, veut calmer le jeu. « Il existe différents projets sur la coopération internationale. De plus, les pays membres ont des formes de collaboration bilatérale dont le nombre ne cesse d’augmenter. Il convient de se demander si nos ressources sont bien dans les bons paniers ».
Il rappelle que malgré les augmentations du budget de la défense, l’argent sera vite dépensé. « Nous aurons de gros trous dans nos finances, en raison notamment de la rapide augmentation du prix du matériel ».
Kari rappelle que si la Finlande participait à ces forces d’intervention elle devrait s’y impliquer sérieusement.
Kari conclut en estimant que l’entretien de la stabilité internationale et l’aide humanitaire sont les meilleures préventions.
AL11.5/A14

Politique intérieure

Parlement

Vote sur la réforme des services sociaux et de santé
Selon les calculs de Kauppalehti, quotidien d’informations économiques, le gouvernement aurait une majorité de 102 députés en vue du vote sur la réforme, soit 48 députés centristes, 36 du Rassemblement national et 18 des Bleus qui voteraient pour.
Les 35 sociaux-démocrates, 17 Vrais Finlandais, 15 Verts et 12 députés de l’Alliance des gauches et Paavo Väyrynen – soit 80 députés - voteraient contre la réforme.
Par ailleurs 17 députés seraient incertains, dont10 du Parti suédois, 5 des Chrétiens-démocrates, ainsi que Harry Harkimo (qui a quitté le Rassemblement national) et Elina Lepomäki.
Kauppalehti rappelle qu’en mars, le Premier ministre Juha Sipilä a déclaré que, si la réforme échouait, des élections législatives anticipées seraient organisées. Cela n’est pas du tout sûr parce que l’esprit de la constitution n’est pas favorable à des élections anticipées. On devrait d’abord essayer de trouver une autre coalition gouvernementale avant de dissoudre le Parlement.
KL/lun/A8-9

Elections législatives

Liike Nyt
Aamulehti relève que Mikael Jungner, qui vient de fonder avec Harry Harkimo le mouvement Liike Nyt (Mouvement maintenant) écrit sur son blog que l’objectif du mouvement est de participer aux prochaines élections législatives. Le mouvement a besoin de centaines de volontaires pour le travail électoral et pourrait offrir de l’aide aux candidats.
Le quotidien centriste Maaseudun Tulevaisuus publie les résultats d’un sondage sur l’attractivité des nouveaux mouvements politiques. 12 % des personnes interrogées pourraient voter pour Liike Nyt, 9 % pour les Bleus et 6 % pour le Parti des citoyens créé par Paavo Väyrynen, parlementaire européen qui veut reprendre sa place au parlement national en juin.
Un tiers des Vrais Finlandais, 20 % des partisans de l’Alliance des gauches et 14 % des électeurs du Rassemblement national pourraient voter pour Liike Nyt.
AL/sam/A26

Elections régionales

Editorial
Vers un report des élections
Dans son éditorial, Helsingin Sanomat estime que les élections régionales, prévues pour le 29 octobre prochain, pourraient être ajournées, vu le calendrier du Parlement.
Le quotidien note qu’une période de quatre mois pour préparer les élections est extrêmement courte.
Les élections pourraient être ajournées d’un mois ou organisées en même temps avec les élections législatives d’avril 2019.
Un autre souci important est le manque d’’enthousiasme chez les électeurs et aussi parmi les partis politiques. Il faut que les Finlandais comprennent de quoi il s’agit dans la réforme pour qu’ils puissent aller voter.
Il ne faut pas oublier que selon plusieurs experts, la réforme devrait être mise en œuvre par phase et par région pour que les problèmes puissent être corrigées peu à peu.
HS/sam/A4

PSD

M. Rinne critique la politique du gouvernement à l’égard du marché de travail
S’il devenait Premier ministre, M. Rinne annulerait des décisions
Antti Rinne, président du PSD, qui a été interviewé à l’émission matinale d’Yle, samedi, dit que si son parti est au pouvoir lors de la prochaine législature, il annulera les décisions du gouvernement actuel notamment concernant le CDD sans raison spécifique pour les moins de 30 ans ou le licenciement plus facile dans les petites entreprises. Il souhaite également supprimer les coupes dans l’assurance chômage que prévoit le modèle d’activation des chômeurs.
Pour M. Rinne, ces décisions ont énormément augmenté les tensions. Il considère l’affaiblissement de la situation des moins de 30 ans comme absurde et note qu’il ne comprend pas comment cela pourrait servir à augmenter l’emploi en Finlande.
A la question de savoir si les démarches du gouvernement auraient eu une influence sur la croissance économique qui repart, M. Rinne admet qu’elles ont pu y contribuer quelque peu, mais qu’il s’est plus agi de la politique financière de la BCE et du renforcement de l’économie mondiale.
Le PSD a déjà fait quelques promesses électorales, dont l’augmentation des retraites.
HS/dim/A13

Marché du travail

Affaiblissement des syndicats
Helsingin Sanomat fait état des cas où la position des syndicats aurait été effritée par des propositions faites par le patronat ou le gouvernement et que les syndicats considèrent comme des attaques.
La semaine dernière, les Entrepreneurs de Finlande ont proposé que les entreprises cotisent pour leurs employés dans la caisse de chômage YTK qui ne dépend pas des syndicats.
En 2015, le gouvernement a menacé de mettre en place des détériorations en matière de primes de congés, d’indemnisation du travail dominical et de congés annuels. Ces mesures n’ont pas été appliqués, mais le pacte de compétitivité mis en place augmente le temps de travail et diminue les cotisations patronales au profit des cotisations salariales.
Le patronat EK a estimé en mars 2017 que les salaires des Finlandais étaient de 10 à 15 % trop élevés et que les conditions des contrats ne devraient plus être définies par les conventions collectives mais plutôt localement dans les lieux de travail. Les entrepreneurs ont souhaité l’abandon du caractère contraignant des conventions collectives.
L’Avenir bleu a proposé, en mars dernier, que l’indemnité chômage liée aux revenus soit étendue de façon à concerner même ceux qui ne sont pas affiliés aux caisses de chômage (ce qui souvent équivaut à être syndiqué).
Dans son analyse, le quotidien estime qu’il semblerait que les initiatives du patronat et du gouvernement ces derniers temps aient au moins partiellement eu comme objectif l’affaiblissement de la position du mouvement syndical.
Le système tripartite (Etat-patronat-syndicats) de prise de décision n’est plus évident. Certains remettent en question le fait que les syndicats aient leur mot à dire y compris concernant la sécurité sociale.
Plusieurs décideurs estiment que l’emploi, la compétitivité et l’économie nationale pourraient être renforcés par plus de flexibilité concernant le niveau minimal de salaires. Le secrétaire d’Etat Martti Hetemäki a estimé il y a quelques années qu’il faudrait que les Finlandais acceptent la croissance des écarts de salaires, ce qui se traduit dans la pratique par plus d’emplois à bas salaires.
HS/dim/A14-15

Défense

La position singulière des témoins de Jehova face au service militaire
Une loi d’exception instaurée il y a une trentaine d’années permettant aux Témoins de Jéhova d’être exemptés du service militaire et civil est remise en question depuis février dernier à la suite de la décision du tribunal de grande instance d’Helsinki qui a libéré un objecteur de conscience. La cour avait justifié sa décision en invoquant le privilège des témoins de Jehova.
Le ministre de la Défense Jussi Niinistö propose trois solutions pour remettre tous les objecteurs de conscience dans la même position. La première consiste à abroger la loi concernant les Témoins de Jehova qui devront à l’avenir effectuer leur service militaire et civil comme les autres. La seconde permettrait à tous les objecteurs de conscience d’être exemptés du service et la troisième impliquerait l’instauration d’une nouvelle forme de service pour les Témoins de Jehova qui pourrait être une sorte de service de citoyenneté.
C’est la troisième fois que la question est étudiée par un groupe de travail à la demande d’un ministre de la Défense. L’actuel groupe de travail rendra son rapport en juin prochain.
HS13.5/A6

Des exercices militaires de l’armée de l’air dans diverses régions de la Finlande
Des troupes et du matériel de l’armée de l’air participent du 18 au 25 mai à quatre exercices militaires dans les régions suivantes : Keski-Suomi, Pirkanmaa, Pohjanmaa, Satakunta, Varsinais-Suomi et Häme.
KS14.5/28

Vendredi 11 mai 2018

Politique étrangère et européenne

Iran

Editoriaux
« De grands risques, de petits profits et de graves effets collatéraux » HS
« Trump frappe à nouveau le droit international » KS
Coopération entre la Finlande, la Suède et les Etats-Unis
« Une parade a été organisée pour célébrer la coopération des trois pays » HS
« Selon un chercheur d’UPI, la déclaration d’intention ne remplace pas une adhésion à l’OTAN » KS
Helsingin Sanomat estime que les risques du retrait américain de l’accord sur l’Iran sont trop importants par rapport aux si petits profits qu’ils pourraient permettre d‘obtenir.
Keskisuomalainen relève que, depuis la début de son mandat Trump n’a cessé de montrer qu’il ne croyait pas au droit international mais plutôt à la politique de la force et aux relations personnelles entre les dirigeants. « Trump cherche à maximiser les intérêts américains mais il n’est pas sur que sa politique soit un succès pour les Etats-Unis. En revanche il est certain que les perdants soient un ordre international basé sur le droit et la diplomatie internationale dirigée par l’Europe ».
HS KS

Budget européen

Le gouvernement finlandais souhaite restreindre le budget européen
Selon M. Sipilä, le point de départ de la Finlande est une contribution raisonnable
La Finlande favorable à l’idée de lier le budget au principe de l’Etat de droit
Le Parlement a débattu du budget européen, mercredi. La proposition de la Commission européenne sur le cadre financier de l’UE a été évoquée et le Premier ministre Juha Sipilä a constaté que des questions difficiles du point de vue finlandais y étaient comprises, dont les coupes des aides agricoles. Il considère également que le niveau d’ensemble du budget était trop élevé.
Le ministre des Affaires européennes, de la Culture et du Sport, Sampo TErho, se dit « entièrement confiant » en ce qui concerne l’éventualité que durant les négociations le niveau baisse par rapport aux propositions de la commission.
Concernant les intentions de renforcer la coopération de défense de l’UE, Paavo Arhinmäki (Alliance des gauches) estime qu’il s’agit de militariser l’UE et de financer l’industrie d’armement allemande et française. M. Terho a souligné que les acquisitions d’armement des Etats membres ne relevaient pas du budget européen.
M. Sipilä estime que les négociations seront intenses et que le budget ne sera terminé que lors de la présidence finlandaise du Conseil européen lors du deuxième semestre de 2019. Il rappelle qu’il est dans les objectifs de la Finlande que le trou laissé par la Grande-Bretagne ne soit pas comblé et que la contribution finlandaise reste raisonnable. M. Sipilä note que la Finlande est disposée à investir à travers l’UE si les accents de la politique sont équilibrés et acceptables et que l’on puisse avoir une valeur ajoutée pour l’UE et pour la Finlande. La recherche et l’innovation, la coopération de défense et une politique commune de l’immigration pourraient être de telles questions.
Selon M. Sipilä, la Finlande considère comme important le principe de la conditionnalité du budget lié au principe de l’Etat de droit. Les Vrais Finlandais se méfient toutefois de cette idée en la considérant comme naïve.
M. Sipilä a dit qu’une UE fleurissante ne peut être construite que sur les principes solides de l’Etat de droit. Les Verts et le parti suédois se sont félicités des vues du Premier ministre, et Pekka Haavisto (Verts) a considéré qu’il était justifié que violer le principe de l’Etat de droit et les droits fondamentaux engendre des conséquences.
Concernant la possibilité de doter l’UE du droit d’imposition M. Sipilä, et le ministre des Finances, Petteri Orpo, se déclarent plutôt réservés, et M. Terho même opposé en la matière. Tytti Tuppurainen (PSD), quant à elle, ne l’exclut pas.
HS note que les partis du gouvernement qui déclarent leur volonté de défendes les intérêts de la Finlande, mettent tous l’accent sur des questions un peu différentes. Le Centre promeut le maintien de la totalité des aides agricoles, et les Vrais Finlandais soulignent l’importance de maitriser le niveau du budget.
Paavo Arhinmäki estime que le débat autour de la coopération en matière de politique de sécurité éclipse les véritables gros problèmes de l’UE qui sont le chômage, les inégalités et les atteintes aux droits de l’homme.
HS/jeu/A14, AL/jeu/A25, HBL/jeu/5

Aides agricoles
Le ministre de l’Agriculture juge et parti ?
Helsingin Sanomat se pose la question de savoir si un ministre de l’Agriculture qui reçoit lui-même des aides agricoles est récusable au niveau de sa participation à la prise de décision concernant les aides agricoles. Le ministre actuel, Jari Leppä (Centre), a bénéficié des aides à hauteur de 116 000 euros en 2017.
M. Leppä a ardemment défendu les aides.
HS a interrogé le professeur Olli Mäenpää de l’Université de Helsinki, qui estime que comme dans le cas de M. Leppä, il s’agit des activités liées au pouvoir législatif, le règlement sur la récusabilité peut être interprété de façon moins stricte.
M. Mäenpää estime que s’il s’agissait de revoir les critères des aides, par exemple en redéfinissant les frontières des régions concernées par telle et telle subvention, M. Leppä pourrait bien être récusable.
Minna-Mari Kaila, directrice du ministère de l’agriculture, note que la question a déjà été évoquée concernant plusieurs ministres de ce secteur qui étaient déjà eux-mêmes des agriculteurs.
HS/jeu/A14

Défense

Un accord a été trouvé sur les salaires des soldats en service à l’étranger
Un accord a été trouvé sur les salaires des soldats qui durant leurs missions à l’étranger donneraient une aide armée.
En cas de convocation à l’étranger, les rémunérations seront réglées conformément à un système selon lequel le traitement mensuel du salarié serait accru par trois coefficients différents.
Le résultat des négociations devra encore être confirmé par le ministère des Finances.
Cette question a été soulevée depuis l’entrée en vigueur, en juillet 2017, de la nouvelle loi qui permet à la Finlande de donner et recevoir une aide militaire étrangère.
AL9.5/A11

L’exercice Arrow 18 à Niinisalo
Un exercice militaire international regroupant en plus des quelques 3 000 soldats finlandais environ 200 Norvégiens et Américains a lieu à Niinisalo du 7 au 19 mai.
C’est la troisième fois que ce type d’exercice militaire de l’armée de terre comprend également des soldats étrangers.
AL10.5/A9

Politique intérieure

Motion de censure

Le Parlement a renouvelé sa confiance au gouvernement
Le Parlement a voté (par 99 voix contre 79) pour le renouvellement de la confiance au gouvernement concernant la motion de censure déposée par le PSD, les Verts, les Vrais Finlandais et l’Alliance des gauches, sur la proposition de prévoir des contrats à durée déterminée à des personnes de moins de 30 ans sans aucune raison particulière, et le fait de faciliter le licenciement du personnel dans les petites entreprises.
HBL/5

Loi sur le renseignement

”Dès lors que la Supo obtient davantage de pouvoir, il faut aussi surveiller ce qu’elle fait de toutes ces nouvelles informations”, estime le président du parti social-démocrate Antti Rinne.
Le parti social-démocrate ne se contentera pas d’une surveillance des activités du renseignement. Son président demande à ce que « la surveillance de la Supo (la Sureté finlandaise) soit d’une nature parlementaire dans toutes les situations ».
La position des sociaux-démocrates est décisive car il peut à lui seul empêcher le traitement accéléré de la nouvelle loi sur le renseignement qui exige une majorité de cinq sixième au parlement, soit les voix de 166 députés. Cela n’est pas possible sans les sociaux-démocrates.
Antti Rinne attire l’attention notamment sur le fait que la Supo est en train d’obtenir de très larges pouvoirs de céder à l’étranger des renseignements personnels de ressortissants finlandais.
Par ailleurs, « il faudra s’assurer que le renseignement de la Supo et de la défense nationale ne devienne pas un renseignement de masse », précise Rinne.
HS10.5

France

Politique

Editorial
« Macron a remis la France au premier rang » HS
Helsingin Sanomat estime que les victoires de Macron sont aussi la faiblesse de ses adversaires, tant lors de l’élection présidentielle que depuis lors, en politique intérieure et internationale.
En une année de mandat le Président Macron a obtenu beaucoup de résultats. Il a réussi à faire passer ses réformes sur le marché du travail et la modernisation de l’économie, en dépit de la baisse de son audience et de l’opposition des syndicats, écrit HS.
La France a depuis son arrivée au pouvoir accédé à un rôle plus important tant internationalement que dans l’UE. Il a pris la place de leader laissée par Trump au Moyen-Orient, en défenseur du libre-échange et dans la politique climatique. Il a dressé une longue liste des réformes européennes. Le principal n’est pas de savoir si elles se réaliseront mais plutôt que la cela permet à la Fran ce de revenir au niveau de l’Allemagne.
En un an Macron est devenu une superstar de la politique internationale. Il a réussi à combler des vides par des thèmes positifs insistant sur l’importance des réformes et de la coopération.
HS

Mai 68

Billet
Hufvudstadsbladet publie un billet sur les évènements de mai 1968 en France et le fait qu’ils ont profondément changé la société.
Elle note qu’une grande partie des Français considèrent que mai 68 a eu un effet positif dans le sens qu’il a permis des réformes socialement et politiquement nécessaires.
HBL/jeu/19

Mercredi 9 mai 2018

Politique étrangère et européenne

Défense

Coopération entre la Finlande, la Suède et les Etats-Unis
« Une parade a été organisée pour célébrer la coopération des trois pays » HS
« Selon un chercheur d’UPI, la déclaration d’intention ne remplace pas une adhésion à l’OTAN » KS
Les ministres de la défense finlandais, américain et suédois ont signé, hier, une déclaration d’intention commune sur une coopération de défense renforcée. Les pays envisagent d’augmenter l’échange d’informations et la coopération, ce qui signifiera entre autres une meilleure coordination des exercices militaires.
Helsingin Sanomat relève que les cérémonies à l’occasion de la signature au Pentagone étaient particulièrement importantes.
Selon le ministre américain, M. Mattis, il s’agit d’un signal commun de pays démocratiques vers la Russie qui a tenté de redéfinir les frontières internationales et d’ébranler la stabilité. Il estime que la coopération militaire ne s’arrête jamais : elle régresse ou progresse. Pour lui, cette déclaration mène la coopération entre ces trois pays à un autre niveau. C’est une évolution positive qui renforce la coopération militaire.
HS relève que M. Mattis, qui connaît bien la région de la mer Baltique et l’histoire des guerres finlandaises, aurait activement promu cette déclaration. Un fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères qui suit la politique de sécurité, a dit au quotidien, qu’il est « important qu’il ne s’agisse pas de dossiers liés à des personnes mais d’une continuité. M. Mattis a soutenu la coopération activement, mais qu’est-ce qui se passera lorsqu’il ne sera plus là ? »
Le ministre finlandais Jussi Niinistö a qualifié les Etats-Unis et la Suède de partenaires les plus importants de la Finlande. Il estime que la déclaration renforcera la paix, la stabilité et le respect de la législation internationale dans la région de la mer Baltique.
Keskisuomalainen rend compte des propos de Matti Pesu, chercheur auprès d’Upi, qui estime que la déclaration est une expression politique concernant la volonté en matière de coopération qui a déjà été entamée. Il ne s’agit pas d’une compensation à une adhésion à l’OTAN, ni de garanties de sécurité formelles.
M. Pesu estime que les deux pays nordiques et leurs forces armées sont considérés comme des acteurs importants en matière de dispositions stratégiques de l’Europe du Nord.
HS/A24, KS/16

La déclaration fenno-suéco-américaine constitue un message à la Russie
Le correspondant de Helsingin Sanomat aux Etats-Unis, Saska Saarikoski, note que les Finlandais ont été prudents dans leurs commentaires sur la déclaration d’intention, les Suédois un peu moins et les américains ont tiré 19 coups de canon à son occasion. La parade militaire devant le Pentagone reflète l’appréciation des Etats-Unis à l’égard de la Finlande et la Suède. Selon M. Saarikoski, outre pour faire honneur aux pays nordiques, la parade peut être interprétée comme un message à la Russie, et la communication symbolique pourrait bien être plus importante que cette déclaration qui ne comporte pas d’engagements. La Finlande s’était déjà mis d’accord bilatéralement avec les Etats-Unis et la Suède sur un renforcement de la coopération de défense.
M. Mattis a qualifié la Finlande et la Suède « d’ancres » en matière de sécurité dans la région de la mer Baltique.
Les fonctionnaires finlandais estiment que la coopération avec le Pentagone fonctionne beaucoup mieux aujourd’hui que dans le temps. Les échanges sont désormais plus fréquents.
Après la signature, les ministres finlandais et suédois ont participé au séminaire du think tank Atlantic Council sur la sécurité dans la région de la mer Baltique. Ils se sont entretenus avec l’ancien ambassadeur des Etats-Unis en Russie, M. Vershbow, qui a considéré cette déclaration d’intention comme historique. Pour lui, elle modifiera les calculs militaires de la Russie en transmettant un message à Moscou sur le fait que dans le contexte d’un conflit éventuel la Finlande et la Suède feraient partie de l’Occident et que les Etats-Unis les soutiendraient. Pour lui, il s’agit d’une coopération basée sur la solidarité et des intérêts communs, qu’il faudra que la Russie prenne en compte même s’il n’y a pas de papier sur les garanties de sécurité.
Le ministre suédois de la Défense, M. Hultqvist, rappelle que la Russie a montré sa capacité à utiliser la force militaire et la guerre pour promouvoir ses objectifs. « Il nous faut montrer que nous n’acceptons pas ce genre d’action. »
HS

Pour Jussi Niinistö, il ne s’agit pas d’un pas vers l’OTAN
Le ministre de la Défense, Jussi Niinistö (Avenir bleu), ne s’attend pas à ce que la Russie se vexe de la déclaration d’intention des trois pays. Pour lui, la Russie est un pays qui n’apprécie pas la faiblesse. Une coopération active et des exercices avec les partenaires, c’est quelque chose que les Russes apprécient, selon lui. Il ne faut pas venir en Finlande avec de mauvaises intentions, car « nous saurons nous défendre », a-t-il dit.
Même si la déclaration ne comporte rien de vraiment nouveau, M. Niinistö la considère comme historique. Elle met en place les conditions pour le développement varié d’une coopération de défense au-delà des législatures. Il la considère comme un document important même si elle n’est pas légalement contraignante.
En ce qui concerne le fait de savoir si elle rapproche la Finlande des Etats-Unis, M. Niinistö constate qu’au niveau notamment des technologies de défense, la Finlande l’est déjà, depuis l’achat des Hornet F-18.
Il ne considère pas qu’il s’agisse d’un pas vers une adhésion à l’OTAN. Il rappelle que l’on y adhère ou on n’y adhère pas. Y demander une adhésion relève d’une décision démocratique.
HS

Politique intérieure

Parlement

Réforme Sote
« Juillet est le dernier moment possible » KS
La sous-secrétaire d’Etat aux Finances Päivi Nerg, en charge de la réforme Sote et des régions, estime qu’il faut absolument que les lois soient votées au plus tard en juillet. Un report jusqu’à la session d’automne ne permettrait plus d’organiser les élections régionales en octobre 2018 et il faudrait aussi reporter la date d’entrée en vigueur de ces régions, prévue actuellement au 1er janvier 2020. Il faut en effet au moins un an pour préparer l’entrée en vigueur de ces régions puisque plus de 220 000 focntionnaires vont changer d’employeur à cette occasion.
HS

Gouvernement

Politique financière
Dans son analyse sur la politique des finances du gouvernement, Helsingin Sanomat rapporte que le ministère des Finances a publié lundi les évaluations de cinq experts sur la politique économique et de l’emploi finlandaise.
Les économistes Lauri Kananoja, de la Banque de Finlande, Sixten Korkman, de l’université Aalto, Mikko Spolander, directeur général au ministère des Finances, Johnny Åkerhom, de la Chambre de commerce, et Niku Määttänen, directeur de recherche de l’EK, ont rédigé ces évaluations à la demande du ministre des Finances Petteri Orpo.
Les experts sont unanimes sur le fait que le gouvernement devrait mener une politique économique plus stricte.
Néanmoins, les élections législatives auront lieu en avril prochain et le moment n’est pas opportun pour les mesures d’austérité du gouvernement, estime Markku Jokisipilä, de l’université de Turku. Il est invraisemblable que les partis politiques prennent des décisions difficiles en même temps avec la campagne électorale.
Mika Maliranta, directeur de recherche de EK souligne que les cycles économiques et les cycles politiques ne sont pas symétriques.
Le capital politique du gouvernement actuel est concentré sur la mise en œuvre des réformes sur les services sociaux et de santé et de la réforme sur les régions. Cela prendra toute l’énergie des députés dans l’avenir proche et il n’est pas opportun de proposer de nouvelles réformes difficiles.
M. Jokisipilä souligne que de nouvelles réformes économiques seraient risquées aussi en raison de l’important coefficient d’incertitude supplémentaire dont souffre le gouvernement, c’est-à-dire en raison de la popularité très basse de l’Avenir bleu
HS/A10

Emploi

Le nombre de chômeurs est en baisse
Helsingin Sanomat relève que selon les statistiques des services de l’emploi, le nombre de chômeurs a baissé partout en Finlande.
Par exemple, à Uusimaa (province autour de la capitale), il y a eu 74 362 chômeurs en mars de cette année, contre 86 657 en mars 2017, à Pirkanmaa (province autour de Tampere) 24 613 (contre 31 577) et à Varsinais-Suomi (Turku).
En Carélie du Nord (Joensuu), où il y a traditionnellement beaucoup de chômage, le nombre de chômeurs a baissé de 12 492 à 10 412, de même qu’en Laponie, où le nombre a baissé de 11 942 à 9 803.
HS/A26

Climat – Energie - Environnement

Biocarburants
Helsingin Sanomat publie un article sur les diverses questions autour des biocarburants et notamment le fait que les coupes de forêts qu’ils nécessitent diminueront les puits de carbone.
Selon Sampo Soimakallio du Centre environnemental de Finlande, Syke, cela ne permettrait pas de lutter contre le changement climatique. Les coupes diminueraient les puits de carbone au point où les émissions finlandaises de CO2 iraient augmentant jusqu’en 2050.
Il note que la question primordiale concernant les bioénergies est que pour qu’un système puisse ralentir le changement climatique, il faudrait soit qu’il enlève du carbone de l’atmosphère ou qu’il empêche que le carbone y soit émis. L’usage du bois est problématique du fait que cela prend longtemps pour les forêts de pousser et que les jeunes arbres ne sont pas efficaces pour emprisonner du carbone. En même temps, il faut trouver une solution au changement climatique rapidement.
Les forêts constituent actuellement la technologie la moins chère qui fonctionne comme puits de carbone, rappelle M. Soimakallio. Il se félicite du fait que le débat des négociations climatiques puisse graduellement s’orienter dans ce sens, même si se mettre d’accord sur les puits de carbone a jusqu’ici été politiquement plus difficile que se mettre d’accord sur les diminutions d’émissions.
HS/B10-11

France

Journée de l’Europe

Editorial
« Macron donne le ton dans les réformes de l’UE » TS
L’éditorialiste de Turun Sanomat compare le président Macron et ses initiatives européennes au fondateur Robert Schuman. « Les années et décennies à venir montreront si cette comparaison est durable », écrit l’éditorialiste qui juge que, M. Macron aura surtout besoin du soutien de l’Allemagne. Selon lui, d’une manière ou d’une autre l’intégration de l’union économique et monétaire se poursuivra.
TS

Mardi 8 mai 2018

Politique étrangère et européenne

Défense

Déclaration d’intention sur une coopération entre la Finlande, la Suède et les Etats-Unis
Le ministre de la défense, Jussi Niinistö, signera cette semaine, une déclaration d’intention commune sur une coopération de défense avec ses homologues américain et suédois, MM. Mattis et Hultqvist. Selon le ministère de la défense, qui a publié un communiqué concernant ce déplacement, hier, une telle déclaration (statement of intent) complète et rassemble les ensembles sur lesquels on s’est mis d’accord antérieurement.
La coopération devrait assurer qu’il n’y aura pas de doublons ou des situations de concurrence dans le cadre d’exercices et d’autres formations internationales. Selon le ministre suédois, il s’agit de renforcer la stabilité. Il a dit que la Finlande et la Suède ont chacune renforcé leur coopération bilatérale avec les Etats-Unis et que la coopération entre les trois en est une suite naturelle.
La visite de travail de M. Niinistö aux Etats-Unis s’étend jusqu’à jeudi. Il aura des entretiens sur la situation générale en matière de politique de sécurité, sur les relations transatlantiques et sur les questions d’actualité concernant la coopération de défense entre les deux pays.
HS/A8

Finlande – Estonie

Réunion commune entre les gouvernements des deux pays
Le gouvernement finlandais a rendu visite au gouvernement estonien à l’occasion d’une réunion commune à Tallinn. Le Premier ministre finlandais, Juha Sipilä, qui a souligné les liens forts et spécifiques entre les deux pays, a noté la volonté de renforcer encore la coopération sur les questions auxquelles les deux tenaient. Le centenaire de l’indépendance des deux pays était l’occasion pour une telle réunion historique.
Pour l’Estonie, il s’agissait de la première session avec le gouvernement d’un autre Etat. Le gouvernement finlandais s’est déjà réuni avec les Suédois, mais jamais en dehors de ses frontières.
Dans le cadre des quatre thèmes à l’ordre du jour (les services numériques, les transports, les questions liées à la langue, la culture et la formation, et les questions européennes), le tunnel entre Helsinki et Tallinn, la mise à profit de bases de données communes, la coopération internationale dans le domaine de la formation et les moyens européens d’avancer le développement durable ont été évoqués.
M. Sipilä estime qu’il existe de possibilités d’aller plus loin pour tirer profit des services numériques et les échanges d’informations.
HS/lun/A8

Politique intérieure

Parlement

Motion de censure
Helsingin Sanomat rapporte que le PSD, les Verts, les Vrais Finlandais et l’Alliance des gauches ont déposé une motion de censure sur les décisions du gouvernement liées aux conditions de travail, notamment concernant les jeunes de moins de 30 ans.
Le gouvernement répondra à la motion de censure aujourd’hui au Parlement
HS/A11

Les Verts
Selon Helsingin Sanomat, les Verts souhaitent élargir l’essai du revenu universel à 10 000 personnes pendant la prochaine législature. Ils souhaitent faire d’autres réformes également mais le président du parti Touko Aalto ne veut pas préciser les détails exacts.
Le quotidien estime que M. Aalto veut éviter des réactions telles que le président du PSD Antti Rinne a suscitées avec ses promesses électorales au 1er mai.
HS/A11

Emploi

Les mesures de l’emploi du gouvernement sont incertaines
Helsingin Sanomat relève que les fonctionnaires du ministère de l’Emploi et de l’Economie sont en train de réfléchir comment mener les réformes du gouvernement sur l’emploi. Il faut prendre en considération aussi bien la constitution que les accords internationaux de l’OIT et de la législation européenne.
Le ministre de l’Emploi Jari Lindström a admis, lors d’une interview télévisée, qu’il y a beaucoup de difficultés avec ces réformes, surtout concernant des contrats de travail à durée déterminée qui ne concerneraient que les jeunes de moins de 30 ans. La directive sur la discrimination au travail de l’UE interdit la discrimination liée à l’âge.
Tarja Kröger, conseillère au ministère de l’Emploi et de l’Economie, souligne que le calendrier des réformes est très ambitieux.
HS/A12

Le taux d’emploi est en hausse
Yle rapporte que le taux d’emploi s’est amélioré pendant les 4-5 derniers mois dans toutes les classes d’âge. La croissance a été la plus rapide parmi les personnes de plus de 55 ans (+6 %).
Selon les statistiques récentes, le taux d’emploi est actuellement de 71,1 %. L’objectif du gouvernement est de 72 %.
Il y a encore un an, personne ne croyait que l’objectif du gouvernement pourrait se réaliser. Yle

Lundi 7 mai 2018

Politique étrangère et européenne

Budget européen - PAC

Selon le ministre de l’Agriculture, aucune coupe n’est acceptable » HS
Dans une interview publiée par Helsingin Sanomat, le Ministre de l’Agriculture Jari Leppä commente les propositions de la Commission en matière de cadre financier pluriannuel.
Selon les premières estimations, les aides agricoles pour la Finlande pourraient dimlinuer de 20 à 25 millions d’euros par an. Actuellement, la Finlande reçoit environ 870 millions d’euros par an au titre de ces aides agricoles.
M. Leppä déclare que, « si on tient compte de la difficulté de la situation des agriculteurs finlandais, ces coupes sont inacceptables ».
HS

Finlande – Estonie

Réunion commune entre les gouvernements des deux pays
Les gouvernements finlandais et estonien auront une session commune au Parlement estonien, Riigikogu, aujourd’hui, en l’honneur des cent ans d’indépendance des deux pays.
A l’ordre du jour, quatre thèmes principaux : les services numériques, les transports, les questions liées à la langue, la culture et la formation, et les questions européennes. Les sujets à évoquer concerneront des questions d’ordre pratique. La sécurité dans la région de la mer Baltique, par exemple, ne sera pas abordée.
Les ministres finlandais participeront à la session à l’exception de M. Soini (Affaires étrangères), M. Niinistö (Défense), Mme Virolainen (Commerce extérieur et Développement) et Mme Mattila (Affaires sociales et Santé).
HS/lun/A8

Politique intérieure

Réforme des services sociaux et de santé

Selon Mme Kiuru, l’étude des projets de lois se prolongerait
Helsingin Sanomat rapporte que selon la présidente de la commission des affaires sociales et de santé, la députée social-démocrate Krista Kiuru, l’étude au Parlement des points centraux de la réforme n’aurait probablement pas lieu avant la dernière semaine de juin. « La commission a besoin de plus de temps pour une étude approfondie des détails », selon Mme Kiuru.
Li Andersson, présidente de l’Alliance des gauches, exige le report des élections régionales (prévues au 28 octobre) : « La pression sur le calendrier est une menace pour la démocratie ».
La présidente de la commission des lois constitutionnelles du Parlement, Annika Lapintie (Alliance des gauches) ne veut pas estimer si la commission arrivera à rendre son avis sur les réformes avant la fin mai.
La commission des lois constitutionnelles a repris les audiences des experts en droit constitutionnel concernant la liberté de choix incluse dans la réforme SOTE.
HS/sam/A12, AL/sam/A10

Frustration dans le groupe parlementaire du Rassemblement national
Selon Helsingin Sanomat, la majorité du groupe parlementaire du Rassemblement national estiment que les députés de leur parti soutiendraient la réforme SOTE, même s’il y a des opposants à cette réforme dans le groupe. Certains comprennent la critique de la députée Elina Lepomäki mais ne souhaitent pas spéculer sur le résultat du vote.
Plusieurs députés sont frustrés et souhaitent que l’on arrive à un résultat quelconque qui pourrait être corrigé plus tard.
Le président du groupe parlementaire Kalle Jokinen estime qu’une partie de l’opposition pourrait vote en faveur de la réforme.
HS/lun/A13

Partis politiques

Selon un nouveau sondage, le PSD serait le premier parti
Le tabloïd Iltalehti et le journal en ligne Uusi Suomi publient les résultats d’un sondage sur les intentions de vote en faveur des partis politiques.
Le PSD serait le premier parti avec 21,8 % (+0,8 % par rapport à mars), suivi du Rassemblement national qui obtient 19,5 % (-0,4 %) et du Centre qui a un score de 15,9 % (-0,2 %).
Les Verts ont 13,2 % (-0,1 %), l’Alliance verte 8,7 % (même score qu’en mars), les Vrais Finlandais 8,0 % (-0,2 %), suivis du Parti suédois (4,6 %), des Chrétiens-démocrates (4 %) et des Bleus (2,1 %).
1 473 personnes ont été interrogées par téléphone et sur internet entre le 19 avril et le 2 mai.
Selon ce sondage, la popularité du PSD est ascendante et celle du Rassemblement descendante.
Jenni Karimäki, chercheur en politologie à l’université de Turku, estime qu’il est vraisemblable que, dans un an, les présidents du PSD et du Rassemblement national, Antti Rinne et Petteri Orpo, se battront pour le poste de Premier ministre.
uusisuomi.fi

Les sondages prévoient un gouvernement rouge-bleu
Maaseudun Tulevaisuus a effectué une projection en sièges pour les législatives sur la base des résultats de plusieurs sondages précédents.
Selon les calculs de MT, le PSD aurait 47 sièges, le Rassemblement national 44, le Centre 36 et les Verts 28.
La coalition gouvernementale la plus probable serait celle du PSD, du Rassemblement national et des Verts qui aurait une majorité de 119 sièges sur 200.
Une coalition du PSD, du Centre et des Verts aurait 111 sièges et celle du Rassemblement national, du Centre et des Verts 108 sièges.
Sami Borg, politologue à l’université de Tampere, souligne que les calculs concernant les résultats dans les circonscriptions sont très incertains.
maaseuduntulevaisuus.fi

Emploi

Modèle d’activation
Selon un sondage, une courte majorité souhaiterait abroger le modèle
Selon un sondage du quotidien Helsingin Sanomat, les Finlandais sont divisés concernant le modèle d’activation de chômeurs. 53 % des Finlandais souhaitent l’abandonner, à l’instar de l’opposition, alors que 42 % souhaitent le maintenir.
La majorité des électeurs du PSD et de l’Alliance des gauches seraient prêts à annuler le modèle, ainsi qu’une grande partie des électeurs des Verts. Les militants des partis de la coalition gouvernementale par contre y sont favorables.
Concernant l’introduction d’un CDD sans justification pour les moins de 30 ans, et le fait de faciliter le licenciement des employés des entreprises employant moins de 20 personnes, les Finlandais sont divisés de la même façon : 47 % des personnes interrogées sont favorables au licenciement plus facile et aux CDD sans justification, alors que 46 % et 43 % respectivement s’y opposent.
HS/lun/A8

Les entrepreneurs considèrent le modèle comme inefficace et inutile
Un sondage effectué auprès de PMI-PME finlandaises montre que les entrepreneurs ne voient pas de grande utilité dans le modèle d’activation de chômeurs.
80 % des entreprises ayant répondu à l’enquête estiment que le modèle n’a pas été utile pour elles. 15 % ne se sont pas prononcées.
91 % ont dit qu’elles n’avaient recruté aucun employé supplémentaire dans le cadre du modèle d’activation. 5 % ne se sont pas prononcées.
Selon le sondage, le modèle aurait toutefois contribué à la création de 10 000 emplois.
Certains secteurs pourraient en profiter du fait que le débat autour du modèle a rendu les gens plus conscients des opportunités.
Yle

Parti du Rassemblement national

Proposition d’abroger le monopole d’Alko
Le bureau de Rassemblement national qui s’est réuni ce week-end, soutient unanimement le démantèlement du monopole d’Alko concernant la vente de boissons alcoolisées.
Le bureau du parti envisage de proposer au congrès du parti qui aura lieu en juin, d’adopter une initiative dans ce sens.
HS/dim/A17

Initiative populaire sur l’euthanasie

Le Parlement rejette la légalisation de l’euthanasie
Le Parlement a rejeté la préparation de la légalisation de l’euthanasie, proposé par un député du Rassemblement national à l’occasion d’une initiative populaire déposée en la matière. La commission des Affaires sociales et de la Santé s’oppose à l’euthanasie et propose la création d’un groupe de travail pour améliorer les soins palliatifs. Le Parlement soutient l’avis de la commission.
HS/sam/A24

France – Finlande

Culture

Ballet Les Nuits
Le ballet Les Nuits d’Angelin Preljocaj actuellement à l’affiche à Helsinki a reçu de très bonnes critiques dans Helsingin Sanomat et Hufvudstadsbladet.
HS Hbl

France

Politique

« L’homme qui a décidé de mettre la France en marche » AL
Aamulehti dresse un bilan de la première année du mandat présidentiel d’Emmanuel Macron. Selon le quotidien, si le Président rencontre des oppositions en France, il a obtenu des succès en politique étrangère.
AL

« Un an avec M. Macron : est-ce un sauveur ou un élitiste ? » HBL
Hufvudstadsbladet publie un billet qui fait état du sentiment partagé des Français sur le Président Macron, ses réformes rapides et son discours élitiste.
Un journaliste parisien interrogé pour l’article estime que l’image de M. Macron à l’étranger est jeune et dynamique, mais qu’en France, ce n’est pas pareil. Beaucoup de Français n’ont pas toujours l’impression qu’il soit vraiment à l’écoute des autres.
Au niveau de l’économie, un effet positif se traduit par une diminution du taux de chômage, mais des spécialistes rappellent qu’il est trop tôt pour tirer des conclusions.
Selon les derniers sondages, ce sont notamment les cadres et la classe moyenne qui sont le plus favorables à M. Macron, alors que les ouvriers le sont moins.
HBL/sam/13

Vendredi 4 mai 2018

Politique étrangère et européenne

Budget européen

« Les priorités du trio gouvernemental ne sont pas les mêmes » Hbl
Hufvudstadsbladet publie une analyse de Sylvia Bjon, qui note que les différents partis de la coalition gouvernementale privilégient différentes questions quant au budget européen.
Elle note que M. Terho (Avenir bleu) considère comme le plus important le fait de maîtriser le niveau général des dépenses, même s’il se déclare conscient du fait que l’UE s’investit dans des choses positives.
M. Orpo (Rassemblement national) par contre s’est déjà montré plus ouvert à l’idée de payer plus, s’il s’agit de quelque chose qui est important pour la Finlande, comme par exemple la recherche et l’innovation, la coopération de défense ainsi que la sécurité et l’immigration.
Mme Bjon note que, selon des sources du quotidien, la Finlande aurait prévu une marge de manœuvre pour les négociations et que la Finlande ne ferait pas partie des pays les plus strictes en ce qui concerne la compensation du départ du Royaume-Uni.
Mme Bjon estime que cela est dû au fait que la Finlande a d’autres objectifs concernant les aides européennes et que la proposition de la Commission européenne en prend en compte certains, comme les aides aux régions à faible densité de population.
La Finlande souhaite également obtenir plus de crédits pour la recherche et l’innovation et Mme Bjon note qu’il est difficile de promouvoir une augmentation d’aides tout en exigeant un budget restreint.
HBL/6

« Quelle Union européenne voulons-nous et à quel prix ? » HS
L’éditorialiste du Helsingin Sanomat souligne qu’il n’est pas probable d’attendre des modifications radicales du budget européen mais qu’il faudra faire des compromis. C’est pourquoi la Finlande doit répondre à la proposition de la Commission avec réalisme, ce qui signifie que l’on ne peut pas exiger plus en matière de défense et immigration et en même temps vouloir un budget moindre du fait du Brexit.
HS

Initiative européenne d’intervention

L’administration de la défense finlandaise étudie le dossier
Le ministre de la Défense Jussi Niinistö a déclaré que son ministère étudiait actuellement la proposition française d’initiative européenne d’intervention.
Il a déclaré que la Finlande n’avait pas encore de position officielle sur le sujet et qu’il ne savait pas quel était le calendrier de l’étude de ce dossier.
IS KS

Journée internationale de la liberté de la presse

« Quand l’humour est interdit, la liberté de la presse est en danger » HS
Helsingin Sanomat rapporte qu’un débat sur la liberté de la presse a été organisé, hier, à Sanomatalo.
Il a commencé par une intervention de la directrice de l’Institut français d’Helsinki Jeannette Bougrab qui a souligné qu’il fallait beaucoup de courage pour continuer à lutter contre les menaces qui pèsent sur certains journalistes. Il faut que les médias prennent garde de ne pas tomber dans l’autocensure.
HS

Politique intérieure

Partis politiques

Promesses électorales
Helsingin Sanomat rapporte que selon les calculs de l’économiste Mauri Kotamäki de Tela, les promesses électorales du Parti social-démocrate coûteraient au total environ 1,5 milliard d’euros, dont la promesse d’augmenter les retraites les plus basses (de moins de 1 400 euros net par mois) environ 900 000 euros. Cela signifierait aussi que 50 000 retraités, dont 33 000 femmes, ne seraient plus en-dessous du seuil de pauvreté.
Les autres partis politiques envisagent de publier leurs programmes électoraux à l’automne prochain.
HS/A6-7

Réforme des services sociaux et de santé

L’étude les projets de lois pourrait se prolonger jusqu’en juillet
Selon les informations d’Yle, le calendrier de la réforme des services sociaux et de santé SOTE devraient être évoqué aujourd’hui vendredi dans la commission des affaires sociales et de santé du Parlement.
Plusieurs sources estiment que l’étude de la réforme pourrait se prolonger jusqu’en juillet. Les votes décisifs auraient lieu au plus tôt pendant la première semaine de juillet.
La commission des affaires sociales et de la santé doit attendre les avis des autres commissions avant de déposer son propre avis lors de l’étude en séance plénière. Le Parlement votera ensuite sur l’avis de cette commission.
Le directeur des affaires électorales au ministère de la Justice, Arto Jääskeläinen, a estimé antérieurement que les élections régionales pourraient avoir lieu en octobre prochain si le paquet de loi sur la réforme est en vigueur le 1er juillet.
YLE

Analyse de Suomenmaa
L’hebdomadaire Suomenmaa, organe du Parti du Centre, estime que même une majorité juste serait suffisante pour faire passer la réforme des services de santé et celle sur les régions.
Les projet de réformes auraient une majorité de 102 députés contre 97, si Elina Lepomäki et Harry Harkimo votaient contre. Le sort du retour de Paavo Väyrynen du Parlement européen au Parlement finlandais n’est pas encore sûr.
Le représentant des îles Åland Mats Löfström, qui ne vote pas en général contre les projets du gouvernement, estime toutefois que la réforme SOTE est problématique du point de vue de l’autonomie ålandaise.
Il est peu probable que les votes au Parlement auront lieu avec les congrès du Centre et du Rassemblement national et il est donc plus réaliste d’attendre les vote pendant la semaine avant la Saint-Jean, estime Suomenmaa.
SM/11

Réforme des régions

Les nouvelles régions auraient environ 225 000 employés
L’hebdomadaire Suomen Kuvalehti consacre un article aux premières élections régionales qui devraient avoir lieu en octobre prochain, probablement le 28 octobre, pour que les nouveaux conseils régionaux puissent commencer leur travail le 1er janvier 2019.
Les partis politiques se préparent déjà aux élections même si la date des élections ou les tâches de nouvelles régions n’ont pas encore été décidées.
Environ 225 00 employés de l’Etat et des communes seraient employés par les 18 régions.
Le Centre et le Rassemblement national ont l’intention de nommer des listes complètes de candidats. Les trois partis du gouvernement devront désigner au total environ 1 800 candidats. La plupart des candidats aux législatives de 2019 devraient être candidats aux régionales.
Tous les partis représentés au Parlement acceptent la création de régions, même s’ils sont en désaccord sur pratiquement tous les points.
Le Centre, qui ne veut surtout pas que la réforme soit évoquée lors des congrès des partis politiques, souhaite absolument organiser les élections régionales en octobre prochain, les autres partis estiment que les élections pourraient être organisées simultanément avec les élections législatives d’avril 2019.
Les partis n’ont pas encore pris position sur les détails de l’administration régionale. Ils se taisent surtout en ce qui concerne la fiscalité des régions. La question sera évoquée au plus tard lors des négociations gouvernementales après les élections législatives.
Selon l’analyse de Suomen Kuvalehti, la réforme des services de santé et celle sur les régions est la plus grande cuisine politique de la législature en cours. A l’automne 2015, le Premier ministre Juha Sipilä a menacé de dissoudre le gouvernement si les 18 régions ne voyaient pas le jour. Alexander Stubb, qui était président du Rassemblement national, a cédé et a obtenu la promesse sur l’ouverture aux prestataires privés du marché des services sociaux et de santé.
Les régions devraient commencer à organiser les services SOTE à partir du 1er janvier 2020. Selon la date des élections régionales, les régions auront de 8 à 12 mois pour le faire.
SK/18-21

Emploi

Pénurie de main d’œuvre dans l’industrie technologique
Selon une enquête réalisée auprès des entreprises par la confédération de l’Industrie technologique, il faudrait 53 000 nouveaux employés dans ce secteur d’ici 2021.
Rien que pour les spécialités des technologies de l’information et de la communication, il en faudrait plus de 11 000 de plus dans les quatre ans qui viennent.
Le nombre de spécialistes qui entreront sur le marché du travail n’est pas suffisant de fait que les jeunes, et notamment les filles, ne s’intéressent pas assez à la formation professionnelle en la matière. Concernant les études supérieures, trop peu de bacheliers auront passé l’épreuve de maths cursus long.
HS/A32

Modèle d’activation des chômeurs
Kela a diminué les allocations de plus de 80 000 personnes
Selon les informations récupérées des caisses de chômage, 52,3 % des chômeurs remplissaient, concernant le premier trimestre de l’année en cours, les critères du modèle d’activation des chômeurs. Pour un peu moins de la moitié, soit 80 349 personnes, ce n’était pas le cas et elles ont vu leur allocation diminuer de 4,65 % pour une durée de trois mois.
Le ministère des Affaires sociales et de la Santé est en train de préparer les modifications prévus au modèle lors des négociations sur le cadre budgétaire.
HS/A10

Economie

Bois-papier
Six projets industriels sont en cours
Helsingin Sanomat rend compte d’un projet d’usine de pâte à papier de plus, à Kemi. Metsä Fibre entamera une étude sur une rénovation de son usine de Kemi, et il pourrait même s’agir d’en construire une nouvelle. Aucune décision sur l’investissement n’a été prise.
Cinq autres projets importants de l’industrie forestière sont en cours : Boreal Bioref envisage de construire une usine de pâte à papier à Kemijärvi, Finnpulp à Kuopio, Kaidi projette une bioraffinerie à Kemi et des usines de pâte à papier sont envisagées à Paltamo et à Haapajärvi.
Les investissements s’élèveraient à 900 millions à 1,4 milliard d’euros pour chacun de ces projets.
HS/A31

Jeudi 3 mai 2018

Politique étrangère et européenne

Budget européen

« M. Terho rejette la proposition budgétaire comme peu réaliste » Uusi Suomi
Uusi Suomi rend compte des propos de Sampo Terho, ministre de la Culture, du Sport et des Affaires européennes, président de l’Avenir bleu, qui considère la proposition de la Commission européenne pour budget européen comme un rêve irréaliste. Il regrette que la contribution finlandaise risque d’augmenter « massivement ». Il écrit dans son blog, que si la proposition se réalisait, la contribution finlandaise augmenterait de 3 à 4,5 Mrds d’euros.
Pour lui, la proposition est explicitement contraire aux positions et objectifs de la Finlande en ce qui concerne le niveau total. Il rappelle que la Finlande souhaite prendre pleinement en compte le départ de la Grande-Bretagne. Pour les Bleus, une Union européenne moins importante devra disposer d’un budget mois important.
M. Terho estime qu’il faudra que la Finlande coopère activement avec d’autres Etats membres responsables afin de maintenir le niveau du budget le plus près possible de son niveau actuel.
Uusi Suomi

« Pour M. Sipilä la proposition sur le budget inclut beaucoup de bien » AL
Aamulehti note que selon le Premier ministre Juha Sipilä, le niveau du budget est plus élevé que ce qu’avait souhaité la Finlande, même s’il est plus modéré que les visions les plus extravagantes.
Il se félicite des investissements dans la R&D, dans les programmes d’échanges estudiantins Erasmus et dans la coopération de défense. Il note que la faible densité de la population qui concerne la Finlande, a été prise en compte, de même que la production agro-alimentaire dans l’ensemble de l’Union, y compris dans les régions septentrionales.
Il s’attend à ce que les décisions définitives seront prises lors de la présidence finlandaise du Conseil européen au deuxième semestre de 2019.
AL/A19

« Sept ans et 1135 milliards d’euros » HS
La contribution finlandaise pourrait augmenter de 10 % environ, selon Helsingin Sanomat qui cite ses sources de fonctionnaires. Plusieurs facteurs pourront encore jouer, dont notamment le fait de savoir combien de subventions les entreprises finlandaises réussiront à obtenir.
Ces dernières années, la Finlande a versé environ 500 millions d’euros de plus qu’elle n’a obtenu de l’UE. Cela fait environ 90 euros par personne. Une augmentation du budget européen de 10 % signifierait que chaque finlandais contribuerait environ de 100 euros par an.
Jyrki Katainen, vice-président de la Commission européenne, considère le montant du budget comme modéré. Il souhaite que les Etats membres réfléchissent à ce qu’ils souhaitent de l’UE dans l’ensemble, avant notamment de se concentrer sur les montants qui les concernent directement. Il note que les investissements dans la sécurité frontalière en Europe du Sud, par exemple, servent indirectement les Finlandais.
Les aides agricoles de la Finlande diminueront probablement de quelques points, ce qui signifie qu’en sept ans, la Finlande obtiendrait 20 à 25 millions d’euros de moins. 4 % seraient des coupes des aides directes.
HS/A32

Pays nordiques – rencontre entre Mme Wallström et M. Soini

M. Soini fait l’éloge de la relation étroite avec la Suède
Le ministre des Affaires étrangères, Timo Soini, a rencontré son homologue suédoise, Margot Wallström, hier, à Stockholm.
Les ministres ont évoqué la coopération et les crises internationales. M. Soini dit que des problèmes dans le monde ont été évoqués sous plusieurs aspects. Il dit qu’avec sa collègue, ils ont constaté qu’il est agréable de pouvoir, dans un monde complexe, se rencontrer entre ministres des Affaires étrangères dans un esprit franc et relâché sans avoir à entrer dans un jeu quelconque.
Les relations diplomatiques entre les deux pays, les questions concernant l’environnement et les transports de la région arctique, le budget européen, le brexit, la guerre en Syrie et la situation en Corée du Nord ont été évoqués.
La sécurité dans la mer baltique, ainsi que l’augmentation de la coopération en matière de politique étrangère et de sécurité ont également été à l’ordre du jour. M. Soini a noté que la mer Baltique et la sécurité de l’aviation dans cette zone, ainsi que la sécurité maritime étaient primordiales. Selon lui, la crise ukrainienne engendrait toujours des tensions dans la région de la mer Baltique.
HS note que, depuis la crise ukrainienne, la coopération de défense entre la Finlande et la Suède s’est beaucoup renforcée. M. Soini relève que la Suède a fait comprendre à plusieurs occasions que, pour elle, la Finlande avait eu raison de ne pas mettre fin au service national universel.
M. Soini dit qu’il a évoqué avec Mme Wallström les procédures pour donner et recevoir de l’aide militaire. Il souligne l’importance de disposer d’un cadre légal en la matière.
HS/A24

Défense

Selon un rapport, une aide militaire de la Suède à la Finlande n’arriverait pas à temps
Un rapport commandé par le gouvernement suédois sur les conditions légales requises d’une aide militaire révèle qu’à l’état actuel des choses, la décision d’envoyer par exemple des soldats suédois en Finlande exigerait un temps de réalisation trop long.
Aujourd’hui, les opérations militaires suédoises à l’étranger sont décidées par le parlement. L’auteur du rapport jugère que la nouvelle loi permette, dans certains cas, au gouvernement de prendre cette décision.
Le rapport révèle par contre qu’une simple décision du gouvernement suffirait à la Suède pour solliciter une aide à la Finlande, cela précisément en cas d’attaque militaire.
La coopération finno-suédoise en matière de défense s’est rapidement renforcée depuis 2014 – l’année de la crise en Ukraine – lorsque la Suède avait découvert la faiblesse de sa défense nationale et les nouvelles images menaçantes de la mer Baltique.
L’apparition de sous-marins étrangers dans ses eaux territoriales avait pour sa part accéléré le besoin d’un rapport éclaircissant la situation légale d’une coopération militaire.
En Finlande, ce même type de loi avait pris effet l’été dernier. Elle permet dorénavant de recevoir et de donner une aide militaire internationale. Par conséquent, la législation suédoise arrive quelque peu après celle des Finlandais.
HS28.4/A21

« La défense européenne reprend du poil de la bête », titre Helsingin sanomat
« Les décisions et attentes des chefs d’Etat de l’UE sur le financement donnent foi en la modeste coopération européenne en matière de défense », écrit le journaliste Kari Huhta dans Helsingin Sanomat.
Les nouvelles décisions en matière de coopération européenne de défense smblent encore théoriques et connaissent encore de nombreux obstacles mais l’ensemble commence à se profiler sous la forme d’une structure convaincante qui fonctionnerait si elle était promue par suffisamment de volonté politique et d’argent.
L’UE possédait déjà un état-major militaire qui se concentrait surtout sur la gestion des crises et une agence européenne de défense qui cherchait son rôle. Ces deux organismes ont pris davantage d’importance depuis la création de la Pesco en décembre dernier.
Pour les épauler, un système de coordination des projets en matière de défense et un Fonds européen de la défense ont été créés. L’UE possède également une nouvelle stratégie de politique de sécurité et, sous la supervision de l’état-major militaire fonctionne un centre de surveillance des projets.
Le succès de cette politique européenne pourrait se mesurer par le fait que l’industrie américaine de défense commence d’ores et déjà à s’inquiéter de la future influence de la coopération européenne sur le marché européen de l’armement. Apparemment les américains croient davantage aux résultats de cette coopération que les Européens eux-mêmes.
Un grand changement est survenu au printemps 2014 lorsque la Russie a usé de sa force de frappe militaire en Ukraine et l’OTAN a riposté en déplaçant son centre d’intérêt de la gestion des crises vers une force de dissuasion militaire commune à ses pays membres.
Le directeur général adjoint de l’Agence européenne de défense, Olli Ruutu, rappelle qu’il existe aujourd’hui 300 projets européens de coopération en matière de défense.
HS3.5/A22-23

La Finlande réfléchit sur son éventuelle participation au projet du président français Macron de Force européenne d’intervention
Selon YLE (STT), la défense nationale finlandaise réfléchit sur l’influence que pourrait avoir son éventuelle participation au projet d’une Force européenne d’intervention préconisé par le président Macron.
Une dizaine de pays européens participent au projet de défense lancé par le président français qui aurait pour but de réagir rapidement, notamment sur des crises en dehors de l’Europe.
Selon le quotidien Ilta-sanomat qui se réfère au journal Politico, la Finlande serait néanmoins sur le point de décliner une participation à ce projet. C’est également l’avis du président de la commission parlementaire de la défense, Ilkka Kanerva (Rassemblement national). Dans ce cas, la Finlande suivrait l’exemple de la Suède et de la Norvège.
TS3.5/11, IS3.5

Selon Der Spiegel, l’Eurofighter présente de graves problèmes techniques
L’avion de combat britannique Eurofighter, également candidat pour succéder au F-18 de l’armée de l’air finlandaise, présente de graves problèmes techniques, annonce le journal allemand Der Spiegel.
Selon le journal, une grande partie des 128 chasseurs sont interdits de vol. Selon certaines sources, seule une dizaine d’appareils serait opérationnelle.
Il semblerait que les problèmes proviennent d’un système qui prévient le pilote des attaques. Le problème pourrait être résolu par des pièces détachées mais il est actuellement compliquer de s’en procurer car la société qui les fabrique vient d’être vendue.
HS3.5/A24

Politique intérieure

Partis politiques

Sondage
Yle publie le résultat d’un sondage sur les intentions de vote des partis politiques, effectué par l’institut Taloustutkimus. Le Rassemblement national a perdu 1,3 point par rapport au sondage du mois de mars mais est encore le premier parti avec un score de 20,2 %, suivi de près du PSD qui a obtenu 20,0 % (-0,2 %).
Le Centre arrive troisième avec 17,0 % (+0,7 %), suivi des Verts qui ont eu 14,9 % (également +0,7 %).
L’Alliance des gauches arrive cinquième avec un score de 9,1 % (+0,1 %), suivi des Vrais Finlandais qui ont perdu 0,7 % et ont maintenant 8,5 %.
Le Parti suédois a eu 3,7 % (+0,2 %), les Chrétiens-démocrates 3,3 % et les Bleus 1,5 %.
Selon Tuomo Turja, directeur de recherche à Taloustutkimus, les intentions de vote en faveur du Rassemblement national ont baissé au moment où le député Harry Harkimo a quitté le parti. M. Turja note aussi que le matériel de recherche montre que les électeurs du Rassemblement national ne sont pas satisfaits de la réforme des services de santé. Le parti a perdu des électeurs surtout à Turku (circonscription de président du parti Petteri Orpo, NDLT) et un peu aussi à Helsinki et Tampere.
Selon ce sondage, les trois partis du gouvernement ont 38,7 % des intentions de vote, contre 44 % en faveur du PSD, des Verts et de l’Alliance des gauches.
Quant à la baisse du Centre, M. Turja estime que le Centre pourrait encore faire augmenter sa popularité parmi les électeurs, notamment en Finlande du Nord et de l’Est.
YLE

Baromètre sur les partis politiques
Helsingin Sanomat rapporte, selon le baromètre sur l’image des partis politiques, effectué pour le compte des partis, le Centre serait en voie vers une défaite électorale historique. Selon le baromètre, seulement 18 % des personnes interrogées estiment que le Centre a une image attrayante. Encore en 2014, le Centre avait attiré 37 % des personnes.
36 % estiment que les Verts ont une image attrayante. Le PSD arrive deuxième avec 31 %, suivi du Rassemblement national et de l’Alliance des gauches. Le Centre est cinquième, avant le Parti suédois, les Vrais Finlandais, les Chrétiens-démocrates et les Bleus.
Le baromètre a été effectué par l’institut Kantar TNS entre le 6 et le11 avril auprès de 1 277 personnes. Le quotidien note que les résultats du baromètre, qui est fait deux fois par an, ne sont pas publiés officiellement mais il y a toujours des partis politiques qui font des fuites.
HS/A10

Gouvernement

Selon M. Terho, le gouvernement est viable
Selon Helsingin Sanomat, le trio des présidents des partis au gouvernement, MM. Sipilä, Orpo et Terho, se sont réunis mercredi pour évoquer la crise de confiance suscitée au gouvernement par la défection de Kaj Turunen, député bleu qui a décidé de rejoindre le groupe parlementaire du Rassemblement national la semaine dernière.
Après la réunion du trio, Sampo Terho, président des Bleus, a dit que le débat a été constructif. « Le gouvernement est viable », a-t-il dit.
HS/A14

Retraites

MM. Sipilä et Orpo rejettent la proposition de M. Rinne
Aamulehti relève que le Premier ministre Juha Sipilä et le ministre des Finances Petteri Orpo condamnent la proposition du président du PSD Antti Rinne sur l’augmentation des retraites les plus basses comme irresponsable.
Selon M. Sipilä, « le PSD s’est opposé à toutes les économies, toutes les réformes pendant toute la législature et un an avant les élections il se met à faire des promesses qui coûtent des milliards. Cela n’est pas du réalisme, cela est du populisme ». M. Sipilä souligne que le budget de 2019 sera encore déficitaire.
Selon MM. Sipilä et Orpo, les promesses de M. Rinne ne faciliteront pas les éventuelles négociations gouvernementales avec les sociaux-démocrates.
AL/A10

Coût des pensions de retraite
Aamulehti rapporte que fin 2015, 1 483 000 Finlandais ont touché une pension de retraite. Le total a représenté 28,9 milliards d’euro, soit 43 % de toutes les dépenses sociales et 14 % du PIB.
AL/mer/A6

Economie

Bioraffinerie de Chempolis en Inde
Le groupe Chempolis d’Oulu relève que son projet de bioraffinerie en Inde se réalisera. Chempolis, Fortum et le groupe pétrolier de l’Etat indien NRL ont crée une entreprise conjointe qui construira une raffinerie de 160 millions d’euros à Assam. Les travaux de construction seront entamés à l’automne prochain.
HS/A30

Nokia envisage la vente de ses fonctions dans le secteur de la santé
Nokia a annoncé qu’il envisage de vendre ses activités de technologies du secteur de la santé relevant du groupe Withings acheté en 2016. Il les vendrait à Eric Carreel, fondateur de Withings.
Selon le directeur général de Nokia, Rajeev Suri, les plans concernant la fusion de ces activités-là n’ont pas avancé comme prévu.
HS/A33

Mercredi 2 mai 2018

Politique étrangère et européenne

UE – Etats-Unis

Droits de douanes américains
Helsingin Sanomat a rapporté, hier, que les négociations sur les droits de douanes américaines sur l’acier ont continué jusqu’au bout.
Saila Turtiainen, spécialiste auprès du patronat EK, se félicite du fait que le délai de l’entrée en vigueur des droits de douanes a été repoussé. Pour elle, c’est la preuve du fait que les deux parties ont une volonté de trouver un accord. Elle considère néanmoins que les deux parties sont relativement éloignées l’une de l’autre
HS rend compte du fait que, pour les groupes d’acier finlandais, Outokumpu et SSAB, les droits de douanes ne seraient pas problématiques. Ils disposent aux Etats-Unis de beaucoup de production qui n’en serait pas concernée. Ils ont d’ailleurs déjà bénéficié de la menace de ces droits dans le sens où les prix ont augmenté.
HS/mar/A31, Yle

Défense

Editorial
« Devant la nouvelle doctrine imprévisible de la politique étrangère des Etats-Unis, la Finlande aurait intérêt à choisir le nouvel avion de combat de l’armée de l’air parmi les candidats européens » AL
« Personne ne doute de la supériorité des systèmes d’armes de l’américain F-35. Sa fusion de senseurs avec les autres unités des forces armées américaines est phénoménale. De plus, les qualités de furtivité de l’avion sont les plus développées en comparaison des autres chasseurs candidats », écrit l’éditorialiste d’Aamulehti. Mais, « outre le prix élevé de l’appareil, l’imprévisibilité de la politique étrangère des Etats-Unis soulève des doutes. Par ailleurs, les relations entre Donald Trump et Vladimir Poutine restent un mystère. Pour l’acquisition finlandaise des avions de combat cela pourrait présenter un risque imprévu, qu’il s’agisse du Super Hornet ou du F-35 », poursuit l’éditorialiste.
« La Finlande aurait intérêt à choisir son avion de combat en Europe et précisément dans un pays de l’Union européenne, ce qui exclurait l’Eurofighter Typhoon dont le britannique BAE Systems est le concepteur principal. »
« Restent deux candidats : le Rafale du français Dassault et le suédois Jas Gripen. Rafale est un système d’armes très performant qui a fait ses preuves dans diverses fonctions, y compris dans son emploi sur porte-avions. De plus, le rôle de la France en éclaireur au sein de l’Union européenne se renforce avec la politique d’Emmanuel Macron qui mise sur les droits de l’Homme et l’approfondissement de l’UE », juge AL.
« Le plus important consisterait néanmoins à approfondir la coopération nordique. L’éventuel choix du suédois Jas Gripen offrirait la manière la plus naturelle d’approfondir le plus possible la dimension septentrionale de l’UE », conclut le journaliste.
AL2.5/A2

L’ex-commandant des forces armées finlandaises Jaakko Valtanen prend parti à une éventuelle adhésion de la Finlande à l’OTAN
Le général Jaakko Valtanen, commandant des forces de la défense finlandaises de 1983 à 1990, vient de publier un livre où il dévoile sa position sur une éventuelle adhésion de la Finlande à l’OTAN.
Pour lui, une adhésion à l’alliance militaire serait possible si, mieux que toute autre solution, elle aidait la Finlande à se tenir en dehors des conflits.
Cela nécessiterait néanmoins le soutien de la population, estime le général qui, âgé de 93 ans, est le seul ex-commandant en vie à avoir participé, en tant que volontaire, à la guerre d’hiver (1939-40).
TS2.5/10

Politique intérieure

Discours du Premier mai

Beaucoup de critiques à l’égard du gouvernement
Aamulehti relève que, à en juger par les discours du 1er mai, le PSD, le plus grand parti de l’opposition, a déjà commencé sa campagne en vue des élections législatives de 2019.
Le président du parti Antti Rinne a énuméré une longue liste de promesses électorales, dont l’augmentation de 100 euros du niveau des retraites de moins de 1 400 euros par mois. Selon le quotidien, cela couterait au moins 300 millions d’euros par an.
Le député social-démocrate Erkki Tuomioja, ancien ministre des Affaires étrangères, a projeté des objectifs électoraux communs pour le PSD, les Verts et l’Alliance des gauches. « Cela constituerait un bloc capable de diriger les négociations gouvernementales. »
M. Tuomioja a fait l’éloge du Président Sauli Niinistö qui « agit d’une façon qui crée de la confiance dans la politique de sécurité ». M. Tuomioja a critiqué ardemment le gouvernement Sipilä « qui est probablement le gouvernement le moins qualifié dans l’histoire finlandaise d’après-guerre ».
Le président du groupe parlementaire du PSD Antti Lindtman a critiqué surtout le modèle d’activation des chômeurs.
Antti Kaikkonen, président du groupe parlementaire du Centre, demande au PSD quels sont les moyens de ce parti pour améliorer l’emploi si les projets du gouvernement ne conviennent pas.
Le secrétaire général des Bleus Matti Torvinen estime que son parti, qui s’est opposé, lors des négociations sur le cadre budgétaire, à la suppression du caractère contraignant des conventions collectives demandée par le patronat des PME, a sauvé la Finlande d’une grève générale.
La présidente de l’Alliance des gauches Li Andersson a souligné que les projets du gouvernement (notamment en matière de CDD et de licenciement) détruisaient la confiance des jeunes dans l’avenir.
Le président des Vrais Finlandais Jussi Halla-aho a critiqué la politique de l’immigration de travail du gouvernement.
La présidente des Chrétiens-démocrates Sari Essayah a critiqué le calendrier et le modèle de liberté de choix de la réforme sur les services de santé du gouvernement dont elle a demandé un report.
AL/mer/A6

Rassemblement national

Le groupe parlementaire défend M. Orpo
Helsingin Sanomat rapporte qu’une grande majorité de députés du Rassemblement national défendent le président du parti Petteri Orpo.
Le quotidien a pu joindre 29 députés qui estiment tous que la façon de président de M. Orpo n’est pas autoritaire, contrairement à ce qu’a dit Harry Harkimo, qui a quitté le parti il y a quelque temps.
« Le parti n’a jamais eu un président aussi démocratique », selon le député Ville Rydman.
Le député Pertti Salolainen estime que M. Orpo est un bon président du parti mais que les conseillers politiques ont trop de pouvoir dans les décisions.
HS/mar/A14

Justice

La police et les experts souhaitent des peines avec sursis plus strictes
Selon Helsingin Sanomat, un groupe de travail nommé par le ministère de la Justice a proposé, il y a deux mois, de rendre plus strictes les peines avec sursis. Le projet, reçu de façon positive, est actuellement dans la phase consultative.
Selon la police judiciaire, « pour les criminels et délinquants habituels, la peine de sursis est dans la pratique une peine libératrice ».
Environ 60 % des peines infligées sont avec sursis. Une peine de deux ans maximum peut être infligée avec sursis.
HS/dim/A11

Social

Un Finlandais sur deux serait prêt à simplifier le droit de licenciement
Selon un sondage effectué pour le compte d’Uutissuomalainen, 50 % des Finlandais seraient favorables à ce que les entreprises puissent licencier plus facilement leurs employés pour des raisons individuelles. 32 % des Finlandais s’y opposent, alors que 18 % ne se prononcent pas.
Les entrepreneurs, les personnes aux bons revenus et les électeurs du Rassemblement national étaient plus favorables que les autres.
Tuomas Kosonen de l’institut de recherche des salariés rappelle qu’il n’existe pas d’étude qui prouve que faciliter le licenciement aurait un effet favorable sur l’emploi. Il estime que dans le cas ou on prendrait une décision de faciliter le licenciement, il faudrait suivre de près l’évolution de la situation car la législation a été mise en place pour protéger les employés.
KS/mar/12

Grèves
Keskisuomalainen, quotidien de Jyväskylä, rend compte des propos de Tapio Bergholm, chercheur auprès de la confédération des ouvriers SAK, qui estime qu’aujourd’hui, ni les employés ni les employeurs ne sont enthousiastes en ce qui concerne les grèves longues. Les grèves ressemblent souvent à des manifestations ponctuelles.
Ces dernières années, l’interdiction d’heures supplémentaires est devenue de plus en plus courante comme mesure de pression. Dans certains secteurs qui souffrent déjà d’une pénurie de main d’œuvre, cette mesure peut être très efficace.
KS/mar/13

Economie

La Finlande attire-t-elle des entreprises ?

Nordea et Ahlström-Munksjö s’installent en Finlande
Aamulehti rend compte du fait que les sièges sociaux de la banque Nordea et du groupe Ahlström-Munksjö seront déplacés de Suède en Finlande.
Pour Nordea, le fait que la Finlande fasse partie de l’union bancaire était décisif.
Ahlström-Munksjö, qui a connu une fusion récemment, a ses racines en Finlande du côté d’Ahlström, et de ce fait, beaucoup de fonctions déjà à Helsinki.
Vesa Puttonen, professeur à l’Université Aalto, estime que l’intérêt des entreprises de s’installer en Finlande n’a pas augmenté en soi.
AL/mar/A14

France - Finlande

Mode - Photographie

La Finlande au festival de Hyères
Turun Sanomat
Comme chaque année la Finlande avait de nombreux représentants au festival de Hyères.
Cette année, ce n’est néanmoins pas dans la mode que les Finlandais ont été distingués, mais dans la photographie avec les œuvres de Sanna Lehto.
HS

publié le 01/06/2018

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