Mai 2015

Vendredi 29 mai 2015

Politique intérieure

Gouvernement

Le Président Niinistö a nommé le gouvernement Sipilä
Yle rapporte que le Président Sauli Niinistö a nommé le 74e gouvernement de la Finlande, présidé par le Premier ministre centriste Juha Sipilä. Avant la nomination, il a accepté la démission au gouvernement précédent.

M. Sipilä a annoncé les noms des ministres du Centre
Helsingin Sanomat rapporte le Premier ministre Juha Sipilä a annoncé jeudi soir les noms des ministres centristes. Les dénominations des tâches ministérielles ont été modifiées un peu : il y aura un ministre des transports et de la communication (au lieu d’un ministre des transports et de l’environnement) et un ministre de l’agriculture et de l’environnement (au lieu d’un ministre de l’agriculture et de la sylviculture).
Olli Rehn, ancien commissaire européen et ex parlementaire européen, sera ministre de l’Economie, comme prévu dans les spéculations.
Kimmo Tiilikainen, ancien président du groupe parlementaire, sera ministre de l’agriculture et de l’environnement. Il a souhaité lui-même inclure l’environnement dans son portefeuille.
Anu Vehviläinen sera ministre des collectivités locales et de la réforme. Elle a déjà été ministre des transports.
Juha Rehula sera ministre de la famille et des services sociaux pendant deux ans, ensuite il sera remplacé à ce même poste par Annika Saarikko. M. Rehula a présidé la commission des affaires sociales et de la santé du Parlement. Mme Saarikko a un enfant de huit mois et elle a préféré de ne pas commencer comme ministre dès le début de la législature.
La nomination d’Anne Berner au poste de ministre des transports et de la communication est une surprise. Mme Berner vient d’être élue au Parlement pour la première fois. Elle est femme d’affaires et membre de nombreux conseils de surveillances des entreprises.
HS/A8-9

Répartition des portefeuilles au gouvernement Sipilä
Les ministres du nouveau gouvernement sont (en ordre protocolaire) :
Premier ministre Juha Sipilä (Centre)
Ministre des affaires étrangères Timo Soini (Vrais Finlandais)
Ministre des finances Alexander Stubb (Rassemblement national)
Ministre des collectivités locales et de la réforme Anu Vehviläinen (Centre)
Ministre de la famille et des services sociaux Juha Rehula (Centre)
Ministre de l’intérieur Petteri Orpo (Rassemblement national)
Ministre du commerce extérieur et du développement Lenita Toivakka (Rass. national)
Ministre de l’éducation et de la culture Sanni Grahn-Laasonen (Rassemblement national)
Ministre de l’agriculture et de l’environnement Kimmo Tiilikainen (Centre)
Ministre de l’économie Olli Rehn (Centre)
Ministre de la défense Jussi Niinistö (Vrais Finlandais)
Ministre de la justice et de l’emploi Jari Lindström (Vrais Finlandais)
Ministre des affaires sociales et de la santé Hanna Mäntylä (Vrais Finlandais)
Ministre des transports et de la communication Anne Berner (Centre)

Il y a neuf hommes et cinq femmes parmi les 14 ministres. Après le changement du ministre de la famille et des services sociaux prévu en 2017, il y aura huit hommes et six femmes.

Programme gouvernemental

Editoriaux
« Le programme du gouvernement boucle des moyens d’avance » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat se pose la question sur le caractère « stratégique », tellement vanté, du programme gouvernemental et estime que mettre une vision en introduction et créer de nouveaux intertitres ne suffit pas de le lui donner.
Il aurait été plus stratégique de s’attaquer aux problèmes le moment venu, pour ne pas avoir à les résoudre dans l’urgence. Une action stratégique veut que l’on réfléchisse aux objectifs d’abord et définisse ensuite les meilleurs moyens d’y arriver.
Cette fois, la formation du gouvernement était mieux organisée et gérée que précédemment. Ce travail ne pourra toutefois être évalué que plus tard, au bout de plusieurs années.
Le gouvernement de M. Sipilä fera beaucoup d’économies de court terme du fait que les réformes ont été repoussées ces dix dernières années. Les Finlandais réagissent vigoureusement à ces coupes de dépenses du fait qu’elles se verront concrètement dans le quotidien.
Le programme gouvernemental contient bien plus de détails que prévu et des moyens déjà bouclés. Le programme paraît incohérent.
L’éditorialiste estime que la réforme de la structure de la vie économique pourrait être poursuivie en investissant dans la recherche et la formation, au lieu de soutenir les acteurs existants. De ce point de vue, le programme est contradictoire, selon l’éditorialiste.
La réforme de la sécurité sociale traine depuis dix ans. On est enfin prêt à essayer des réformes, mais les véritables changements relèveront des législatures suivantes.
Il y a des choses à faire au niveau des modes de fonctionnement et structures administratives du secteur public. Avancer dans la rationalisation par le recours au numérique et dans la réforme de l’administration régionale serait positif. HS/A5

« Les questions européennes pourraient relever du portefeuille de l’Intérieur » HBL
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet relève qu’un seul parti, les Vrais Finlandais, seront en chargé de la majorité des questions relevant aux activités des réseaux en dehors des frontières finlandaises, les affaires étrangères, les questions européennes et la défense.
Elle estime que pour la partie des questions européennes qui ne relèvent pas du Premier ministre, les affaires européennes pourraient relever du portefeuille de l’intérieur plutôt que des affaires étrangères.
De la même manière, l’immigration et l’Office national de l’immigration pourraient relever plutôt des affaires étrangères que de l’intérieur, selon elle. Les activités de la Sûreté nationale consistant en grande partie de la lutte contre le terrorisme, il serait logique que ce domaine dépende des affaires étrangères plutôt que de l’intérieur, du fait que les compétences en la matière y sont plus importantes. HBL/24

Portefeuilles – réactions

Portefeuille de la Justice
« Le choix du ministre de la Justice suscite des réactions » HBL
Hufvudstadsbladet relève que le choix de M. Lindström (Vrais Finlandais) comme ministre de la Justice suscite de fortes réactions chez ses futurs collègues.
HBL relève que pendant des décennies, il était prévu que ce ministre soit diplômé en droit, mais que cette exigence a été supprimée en 2000. M. Lindström est anciennement ouvrier du secteur du bois-papier, et laborantin de formation depuis 2011, date à laquelle il est entrée au Parlement.
HBL relève que c’est le ministère de la Justice qui suit la mise en place de la législation linguistique et qui donne des recommandations concernant les questions liées aux langues nationales.
M. Lindström a fait les titres avec sa déclaration en 2011 qu’il acceptait la peine de mort dans certaines situations. Après avoir su qu’il devient ministre, il a précisé qu’il avait pensé à une situation où quelqu’un ferait du mal par exemple à son petit enfant. Dans ces circonstances, il pourrait envisager une peine de mort.
Les juristes du ministère rappellent qu’une personne dans cette position ne devrait pas argumenter sur la peine de mort à partir d’un point de vue subjectif.
Mme Henriksson, ministre sortante de la Justice, s’étonne de la combinaison de l’emploi et de la justice dans le même portefeuille. Pour elle, cela relève de beaucoup d’imagination. Elle rappelle que les deux attributions sont très importantes et qu’il ne faudrait pas les réduire à des postes à mi-temps. Elle estime qu’une partie du pouvoir risque de passer aux fonctionnaires. Pour elle, il était utile de disposer d’une formation en droit.
Concernant les propos de M. Lindström sur la peine de mort, elle les qualifie d’inappropriés.
HBL/8

M. Stubb n’avait pas envisagé le portefeuille des affaires étrangères
Nykypäivä, organe du Rassemblement national, rend compte des propos de M. Stubb qui dit qu’il n’avait pas envisagé les fonctions de ministre des Affaires étrangères. Il estime qu’en tant que président du parti, il serait le plus utile de se concentrer sur les questions économiques. Les attributions du ministre de l’emploi et de l’économie l’auraient également intéressé.
Il relève, concernant les économies du secteur de l’éducation, très critiquées, qu’une partie des coupes dans les dépenses relèvent des réformes structurelles et que des investissements dans ce domaine sont également prévus.
NP/2

Parlement

Mme Lohela élue présidente du Parlement
Le Parlement a élu Maria Lohela (36 ans), députée des Vrais Finlandais depuis 2011, au poste de président du Parlement par 127 voix. 47 députés ont voté blanc.
Selon Turun Sanomat, le groupe parlementaire du PSD a décidé de ne pas voter sur le poste de président du Parlement, vu que les partis de l’opposition ne se pas représentés au présidium.
Mauri Pekkarinen (67 ans), député du Centre depuis 1979, et Paula Risikko (54 ans), députée depuis 2003 et ancienne ministre du Parti du Rassemblement national, seront élus vice-présidents plus tard vendredi après-midi.
Le groupe parlementaire du Centre a élu son candidat pour la vice-présidence du Parlement vendredi matin. M. Pekkarinen a gagné le vote par 31 voix contre 15 en faveur du député Seppo Kääriäinen.
HS, TS

Le président de la commission des AE changera
Turun Sanomat rapporte que selon le président des Vrais Finlandais Timo Soini, les Vrais Finlandais céderont la présidence de la commission des affaires étrangères du Parlement au Parti du centre. Les Vrais Finlandais auront la présidence de la commission de l’administration en échange.
M. Soini souligne qu’il n’est pas possible qu’un parti, les Vrais Finlandais, occupe en même temps les postes de ministre des affaires étrangères, de la défense et du président de la commission des affaires étrangères du Parlement.
TS/5

Jeudi 28 mai 2015

Politique intérieure

Formation du gouvernement

Le gouvernement de M. Sipilä aura 14 ministres
M. Sipilä sera Premier ministre, M. Soini ministre des affaires étrangères et M. Stubb ministre des finances
Helsingin Sanomat relève que le futur Premier ministre Juha Sipilä a annoncé, lors d’une conférence de presse mercredi après-midi, que son gouvernement comporterait 14 ministres, contre 17 au gouvernement Stubb et 19 au gouvernement Katainen. Le nombre de secrétaires d’Etat politiques baissera de dix à trois. La plus grande surprise de la conférence de presse a été que Timo Soini, président des Vrais Finlandais, a choisi le portefeuille des affaires étrangères et Alexander Stubb, président du Rassemblement national, a eu le portefeuille des finances.
Le Centre obtient six postes de ministres, les Vrais Finlandais et les Rassemblement national quatre chacun.
Outre le poste de Premier ministre, le Centre obtient les postes de ministre de l’économie, ministre de l’environnement et des transports, ministre de la famille et des services sociaux, ministre de l’agriculture et de la sylviculture et ministre des collectivités locales et de la réforme.
Outre le poste de ministre des affaires étrangères, les Vrais Finlandais obtiennent aussi les postes de ministre de la justice et de l’emploi, ministre de la défense et ministre des affaires sociales et de la santé.
Le Rassemblement national obtient, outre le poste de ministre des finances, les postes de ministres de l’éducation et de la culture, de ministre de l’intérieur et de ministre du commerce extérieur et du développement.
HS

MM. Stubb et Orpo et Mmes Grahn-Laasonen et Toivakka continuent comme ministres
Le Rassemblement national a annoncé les noms des ministres conservateurs mercredi vers 17h. M. Stubb, Premier ministre sortant, devient donc ministre des finances. Sanni Grahn-Laasonen, ministre sortante de l’environnement, devient ministre de l’éduction et de la culture. Petteri Orpo, ministre sortant de l’agriculture, devient ministre de l’intérieur. Lenita Toivakka continue comme ministre du commerce extérieur et sera chargé aussi du développement.
Paula Risikko, ministre sortante, est candidate du Kokoomus pour le poste de vice-président du Parlement.

Trois hommes et une femme parmi les ministres des Vrais Finlandais
Les Vrais Finlandais ont annoncé les noms des nouveaux ministres mercredi soir à 21h. Selon M. Sipilä, le choix de son propre poste ministériel a été difficile pour M. Soini et la décision sur les portefeuilles des trois présidents de parti n’a été prise que tard mardi soir.
M. Soini sera donc ministre des affaires étrangères. L’actuel président du groupe parlementaire des Vrais Finlandais Jari Lindström sera ministre de la justice et de l’emploi, ce qui est une nouvelle combinaison ministérielle. Jussi Niinistö, ancien président de la commission de défense du Parlement, sera ministre de la défense, ce qui avait été prévu dans les spéculations. La députée Hanna Mäntylä sera ministre des affaires sociales et de la santé.

Calendrier
Le Président Sauli Niinistö rencontrera jeudi à 14h30 le président du Parlement Juha Sipilä et donnera ensuite une annonce au Parlement sur le candidat pour le poste de Premier ministre.
En séance plénière, qui commencera à 16h, le Parlement élira le Premier ministre par vote.
Le bureau national, les parlementaires européens et le groupe parlementaire du Centre se réuniront pour élire les ministres centristes. Une conférence de presse sera organisée à 18h.
Le groupe parlementaire du Centre se réunira à 8h jeudi matin pour désigner son candidat pour le présidium du Parlement.
Vendredi à 10h, le Président Niinistö approuvera la démission du gouvernement Stubb et nommera le nouveau Premier ministre et les autres ministres. Le nouveau gouvernement s’organisera à 10h15.
Le président et les deux vice-présidents du Parlement seront élus en séance plénière à 14h.

« Une Finlande qui prend des décisions »
Juha Sipilä a présenté le programme de son gouvernement mercredi. Ce programme d’une quarantaine de page est intitulé « Une Finlande qui prend des décisions ». Ce programme présente, outre les positions sur la politique étrangère, les affaires européennes et l’immigration, les objectifs du gouvernement en matière de croissance économique et finances publiques, emploi et compétitivité, éducation et formation, social et santé, bio-économie et cleantech, économie digitale et dérèglementation, ainsi que les projets de réformes structurelles.
Un paquet d’économies est présenté en annexe du programme gouvernemental. Il s’agit des économies importantes de tous les domaines, à l’exception de la sécurité intérieure et de la défense.
En ce qui concerne les affaires étrangères, le budget de l’aide au développement sera diminué de 300 millions d’euros. D’ici 2020, le budget de l’éducation diminuera de 550 millions d’euros et celui des services sociaux de de santé de 450 millions d’euros. Les aides aux entreprises diminueront de 330 millions d’euros.
Quant à la réforme des services sociaux et de la santé, le gouvernement compte transférer la responsabilité sur les services à 19 régions qui seront créés. Le financement de la réforme n’a pas encore été décidé.

Titres

« Les enfants et les pauvres payent pour l’Etat-providence – la défense et la police reçoivent plus d’argent, tandis que l’éducation connaîtra de coupes importantes » HBL
« Les militaires et la police prendront les crédits des enfants » HBL
« Critiques dures de la gauche » HBL
« L’alerte à la tempête du trio riant » Dem
« Selon les sociaux-démocrates, les pauvres continueront à s’appauvrir » Dem
« Le gouvernement coupe de façon dure » AL
« En tant que ministre des Affaires étrangères, M. Soini n’aura pas à s’expliquer » AL

« Un nouveau niveau entre l’Etat et les communes » AL
« Les économies n’épargneront personne » KS
« L’imposition sur les salaires ne sera pas augmentée, mais des durcissements sont prévus partout ailleurs » KS
« Les étudiants rejettent le programme » KS

Fiscalité

Les modifications prévues
Concernant l’imposition du travail, le gouvernement prévoit d’augmenter une déduction concernant les petits et moyens salaires, ce qui engendrerait une dépense de 450 millions d’euros. L’élargissement de la déduction sur l’entretien domestique signifiera une dépense de 30 millions d’euros.
Les sociétés bénéficieront d’une déduction de 5 % à titre d’entreprenariat, à hauteur de 130 millions d’euros. L’impôt sur les successions sera allégé et développé concernant les changements de génération, ce qui correspond à une dépense de 40 millions d’euros.
En ce qui concerne les augmentations d’impôts, tout un tas de mesures sont prévues, concernant le droit de déduction des intérêts de prêts pour logement (150 millions d’euros), la taxe immobilière (100 millions d’euros), le tabac (270 millions d’euros), la fiscalité de la production électrique et de chauffage, selon les émissions engendrées (90 millions d’euros), les carburants concernant le chauffage et les engins (75 millions d’euros), la fiscalité sur les sociétés et la lutte contre l’économie parallèle (150 millions d’euros). Des augmentations sont également prévues pour les boissons alcoolisées et les bonbons.
Concernant le trafic, des augmentations d’impôts sont prévues concernant les véhicules (100 millions d’euros) et les bateaux (50 millions d’euros). La taxe à l’achat de voitures serait diminuée à hauteur de 200 millions d’euros en favorisant les voitures à faibles émissions.
HS

Investissements

Travail, savoir-faire et formation, bien-être et santé, bio-économie, numérisation et suppressions de régulations
Le programme gouvernemental prévoit de réformer le système d’assurance sociale et de chômage de façon à favoriser l’emploi. Les horaires d’ouverture des magasins seront libéralisés. Les procédures de demande d’autorisation des gros projets industriels seront allégées.
La numérisation sera mise à profit dans les écoles. Le nombre d’heures d’enseignement du sport et de langues étrangères sera augmenté dans les écoles. Un troisième trimestre sera introduit dans les universités.
Il est prévu d’introduire un revenu minimum.
Un financement est prévu pour les innovations et exportations du domaine de la bio-économie. Il s’agira d’abandonner le charbon dans la production énergétique et de diminuer de 50 % les importations du pétrole courant les années 2020.
La numérisation sera privilégiée concernant les services publics. Certaines normes, règlements et instructions qui gênent les habitants et les activités des entreprises seront supprimés.
HS

Réactions

Organisations syndicales : « Consentez à un accord ou souffrez »
Demokraatti relève que le président de la SAK, confédération des ouvriers, M. Lyly, estime qu’il ne s’agit pas de négociation, ni de pourparlers tripartites, car le gouvernement impose unilatéralement aux partenaires sociaux les objectifs tout faits concernant le contrat social. La charge concernant les économies en matière de dépenses est ainsi mise sur le dos des salariés. La compétitivité en matière de prix ne pourra toutefois pas être améliorée par les seules mesures touchant les salariés, estime M. Lyly.
Il considère comme démesurée l’annonce du gouvernement selon laquelle les salariés sont responsables des économies concernant l’ensemble de la société, dans le cas où on n’arriverait pas à conclure le contrat social.
M. Lyly estime qu’il n’est pas juste de détériorer la situation des chômeurs au moment où il n’y a pas de travail. Il faut plus de ressources pour la politique de l’emploi, selon lui. Il est peu solidaire de réaliser les mesures d’adaptation au moyen des économies sans resserrer la fiscalité. Cela touche le plus les personnes aux petits revenus.
M. Lyly se félicite du fait que le gouvernement s’engage à un accord concernant les retraites.
Le président de la STTK, confédération des employés, M. Palola, se déclare prêt à négocier, même s’il considère les objectifs pour un contrat social comme durs. Il ne pense pas que l’augmentation du temps de travail pourrait résoudre les problèmes de compétitivité. Il considère toutefois que le gouvernement propose aussi des carottes importantes. A l’instar de M. Lyly, il considère positif le fait de tenir à l’accord sur les retraites.
M. Palola insiste sur l’importance d’un équilibre entre la flexibilité et les garanties concernant la vie professionnelle.
Le président du syndicat des enseignants, OAJ, M. Luukkainen, estime que les promesses électorales sur le fait de ne pas faire de coupes budgétaires dans l’éducation ont déjà été rompues. L’égalité en matière de formation risque d’être détruite, selon lui. Les économies concernant la petite enfance font que la Finlande s’oriente dans le sens inverse du reste de l’Europe.
Akava, confédération des cadres et professions universitaires, se déclare prêt à poursuivre les négociations sur un contrat social, pourvu que les salariés ne soient pas les seuls chargés d’améliorer la compétitivité en matière de prix. Le patronat devra assumer sa part de responsabilité, selon lui.
Akava se fait du souci concernant les économies du secteur de l’éducation, et rappelle que des coupes à hauteur de deux milliards d’euros l’ont déjà touché durant la législature précédente.
Dem/6-7

Editoriaux

« Il était grand temps d’abandonner la vieille formule » HS
Selon l’éditorial d’Helsingin Sanomat, les négociations gouvernementales sous la direction de Juha Sipilä n’ont pas été comme avant et le programme gouvernemental n’est pas aussi détaillé que celui des gouvernements précédents, même si la liste des économies déjà décidées est très détaillée.
Les grandes orientations des économies ont été décidées avant de répartir les portefeuilles ministériels – et avant que les négociations gouvernementales se transforment en ministres qui défendent ardemment leur domaine. La nouvelle procédure est la bienvenue. Il ne suffit cependant pas que le programme du gouvernement soit différent d’avant. Le gouvernement doit travailler de façon plus unie et être capable à une coopération qui dépasse les limites des ministères.
Les ministres ont devant eux un été plein de travail. Le programme gouvernemental inclut des projets prioritaires pour un milliard d’euros, dont les détails et le financement restent encore en suspens.
HS/A4

« Un programme exigeant, une répartition de portefeuilles surprenante » TS
Dans son éditorial, Turun Sanomat souligne que même si les grandes orientations du programme gouvernemental ont été connues à l’avance, la répartition des portefeuilles a été surprenante.
Il est connu que le président des Vrais Finlandais Timo Soini s’intéresse aux affaires étrangères. Il a toutefois été une surprise que le président du deuxième parti du Parlement n’ait pas pris le deuxième portefeuille du gouvernement, celui des finances. Selon le futur Premier ministre Juha Sipilä, « la répartition de portefeuilles a été effectuée selon les passions de MM. Soini et Stubb ».
On peut se demander si M. Soini n’était pas prêt à assumer la responsabilité sur les décisions difficiles dans l’économie. En tant que ministre des finances, M. Soini aurait pu participer aux réunions de l’eurogroupe, à la gestion de la crise de l’euro et aux décisions concernant la Grèce - les décisions qu’il avait critiquées ardemment pendant la campagne électorale.
TS/2

« M. Soini échappe aux lourdes responsabilités » HBL
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet estime qu’une des surprises de la conférence de presse des négociateurs gouvernementaux était la répartition des portefeuilles. L’éditorialiste s’étonne que M. Soini n’ait pas choisi celui des Finances, considéré comme le deuxième du gouvernement en poids depuis les années 1990. Il échappe, ainsi que son parti, aux décisions concernant la Grèce, ainsi qu’aux coupes difficiles. Le parti pourra cacher le fait qu’il a fait des compromis concernant sa ligne dure sur la politique d’aides, l’euro et l’UE. La tactique de les mettre en position de responsabilité sera ainsi remise en question.
L’éditorialiste relève que la question des langues nationales relève de la Justice, portefeuille vrai finlandais, ce qui ne promet pas bien.
L’éditorialiste relève que l’autre ministre aux Affaires sociales et de la santé, celui de la famille et des services sociaux, s’occupera également des questions d’égalité et d’équité. Elle regrette que le Centre, qui occupera ce poste, ait des valeurs très proches à ceux des Chrétiens Démocrates en la matière.
L’éditorialiste estime que le programme gouvernemental, avec ses économies dures concernant les dépenses permettra bien aux partis de l’opposition de coopérer, sinon de former un cabinet fantôme.
HBL/28

« Les questions nordiques ne relèveraient d’aucun portefeuille » HBL
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet estime qu’il est intéressant que les Affaires étrangères, les Affaires européennes et la Défense relèveront désormais du même parti, les Vrais Finlandais. Les questions nordiques ne sont pas mentionnées concernant les attributions des ministres, même si la coopération militaire renforcée avec la Suède est évoquée à plusieurs reprises.
HBL/28

« Les syndicats n’ont certainement pas su s’attendre au jeu dur de M. Sipilä » AL
L’éditorialiste d’Aamulehti, quotidien de Tampere, estime que les mesures proposées dans le programme gouvernemental sont durs.
Les menaces à l’égard des partenaires sociaux sont tellement fortes que cela sonne comme du chantage.
AL/A4

« Les Finlandais toléreront les durcissements si l’emploi s’améliore » KS
L’éditorialiste de Keskisuomalainen, quotidien de Jyväskylä, estime que le programme gouvernemental contient plusieurs réformes qui, si elles sont réalisées, pourront renforcer la compétitivité finlandaise et créer de nouveaux emplois.
Pour l’éditorialiste, il est positif de privilégier les mesures d’adaptation de l’économie publique avant les durcissements fiscaux.
KS/2

Islam

Mme Sinnemäki est favorable à la construction d’une grande mosquée à Helsinki
Selon Mme Sinnemäki (Verts), maire adjoint d’Helsinki, la communauté musulmane d’Helsinki a crû au point que la municipalité cherche une localisation visible et respectable pour une mosquée. Avec le grand nombre d’églises, et une synagogue, il serait naturel de disposer également d’une mosquée qui soit construite précisément à cette fin.
Selon Mme Jardi, membre fondatrice de la fondation de promotion du projet, des crédits sont prévus par des instances étatiques étrangères. Elle ne souhaite pas révéler de quels pays il s’agit.
HS/A28

Politique étrangère et européenne

Immigration

Quotas d’accueil de réfugiés
La Commission européenne considère que le quota de réfugiés actuel de la Finlande est suffisant compte tenu de la charge partagée entre les Etats membres. La Commission propose que 293 réfugiés d’en-dehors de l’UE soient orientés en Finlande et considérés comme faisant partie du quota actuel.
Dans l’UE, 15 pays au total disposent d’un quota de réfugiés enregistrés par l’ONU.
HBL/9

Défense

Exercice aérien Ace-15 en Laponie
Selon Helsingin Sanomat, l’exercice aérien international Arctic Challenge Exercise 2015 a amené des avions Mirage 2000 en Laponie, avec des F-16, F-18, HawkT1, Tornado GR-4, Eurofighter Typhoon et jas 39 Gripen.
HS/A18

Mercredi 27 mai 2015

Politique intérieure

Formation du gouvernement

Le gouvernement aurait treize ministres
Helsingin Sanomat relève que les négociateurs gouvernementaux ont décidé lors des négociations de mardi le nombre et les fonctions des ministres. « Toutes les questions ont été décidées », a déclaré mardi soir le président du Centre Juha Sipilä. Il a dit que le nombre de ministres sera inférieur à c e qu’il est actuellement, sans préciser le nombre exact.
Selon les informations du quotidien, il y aurait treize ministres. Le Centre en aurait cinq, les Vrais Finlandais et le Kokoomus quatre chacun. M. Sipilä avait initialement proposé douze ministres. Il aurait voulu se débarrasser des secrétaires d’Etat politiques mais, selon les informations d’HS, il y en aurait trois. Il s’agit probablement des conseillers des trois présidents de partis : Riina Nevamäki (Centre), Samuli Virtanen (Vrais Finlandais) et Joonas Turunen (Kokoomus). Les ministres du gouvernement Stubb ont onze secrétaires d’Etat politiques.
Selon les sources des négociations, un ministre sans portefeuille pourrait être nommé au secrétariat du Premier ministre pour s’occuper des affaires stratégiques, des réformes et de l’avenir. Selon M. Sipilä, « les accents des partis » ont eu un effet sur la répartition des portefeuilles.
M. Sipilä sera donc nommé Premier ministre. M. Soini sera très probablement le ministre des finances et M. Stubb ministre de l’emploi et de l’économie.
Le centriste Olli Reh pourrait être nommé ministre des affaires étrangères. Le vrai Finlandais Jussi Niinistö pourrait devenir ministre de la défense ou ministre des transports et du logement.
Hanna Mäntylä, députée des Vrais Finlandais, serait nommée ministre, probablement ministre des affaires sociales et de la santé.
Le centriste Kimmo Tiilikainen pourrait avoir le portefeuille de l’environnement ou de l’environnement et des ressources naturelles. Les autres centristes en vue sont Annika Saarikko, Anu Vehviläinen, Juha Rehula ou même Matti Vanhanen, Tuomo Puumala ou Anne Berner.
Parmi les conservateurs, les candidats les plus en vue sont Petteri Orpo et Sanni Grahn-Laasonen, ainsi que Juhana Vartiainen, Paula Risikko, Sari Sarkomaa ou Lenita Toivakka.
Le poste de président du Parlement sera probablement décidé mercredi. Le candidat le plus en vue est Sampo Terho. Les noms de Pirkko Mattila et de Lea Mäkipää circulent aussi dans les spéculations. Tous les trois sont des Vrais Finlandais.
Le Centre aura le poste de premier vice-président du Parlement. Parmi les candidats il y a Sirkka-Liisa Anttila, Mauri Pekkarinen et Seppo Kääriäinen.
Le Kokoomus proposerait Ilkka Kanerva au poste de second vice-président du Parlement.
HS/A10

Les centristes prendront les décisions sur les ministres jeudi soir
Selon Suomenmaa, organe du Centre, le bureau national et le groupe parlementaire du Centre se réuniront jeudi soir pour choisir les ministres centristes. « La liste ministérielle est en ce moment dans la tête de Juha Sipilä. Il écoute les propositions mais personne ne sait s’il les prend en considération. On ne sait pas si sa liste comporte des surprises ou si la liste sera approuvée sans voter ».
Suomenmaa estime que les candidats ministériels les plus en vue sont Olli Rehn, Annika Saarikko, Anu Vehviläinen, Juha Rehula ou Kimmo Tiilikainen. Paavo Väyrynen a présenté lui-même sa propre candidature. Si M. Tiilikainen était nommé ministre, Matti Vanhanen ou Mauri Pekkarinen pourrait devenir président du groupe parlementaire.
Parmi les Vrais Finlandais, Suomenmaa évoque les noms de Jussi Niinistö, Hanna Mäntylä, Sampo Terho et Maria Lohela.
Petteri Orpo, Paula Risikko et Sanni Grahn-Laasonen pourraient être nommés ministres du Kokoomus.
SM/4

M. Sipilä satisfait des résultats
Keskisuomalainen rapporte que selon M. Sipilä, il est probable que d’un ministre dirigera deux ministères, comme il y aura moins de ministres dans le prochain gouvernement. Les négociateurs ont évoqué surtout les ministères des affaires étrangères, de l’emploi et de l’économie et des affaires sociales et de la santé.
Les nouveaux ministres commenceront leur travail lundi prochain dans un « bureau paysager » dans les locaux du gouvernement à Senaatintori.
Il y aura des coupes dans les services et les prestations sociales. « Il s’agit d’un paquet qui fait mal et qui concerne tous les Finlandais », selon M. Sipilä. Le contenu détaillé des réformes structurelles existe déjà.
Selon les informations de différentes sources, la taxe sur l’achat de véhicules baisserait et serait remplacé par la hausse de la taxe sur l’utilisation des véhicules. Les impôts environnementaux devraient augmenter considérablement. L’impôt sur les successions ne serait pas supprimé et le modèle fiscal estonien ne serait pas adopté.
KS/9

Equipement

Crédits prévus pour les travaux routiers
Kauppalehti relève que moins de la moitié du paquet de 1,6 milliard d’euros prévus pour les travaux concernant l’infrastructure sera consacrée à la réparation des voieries existantes. Les besoins concernant les routes et rails dégradés seraient de 300 millions d’euros par an, selon le directeur général de Transport et logistique de Finlande, M. Lehtonen.
M. Pursiainen, directeur général du ministère des Transports et des Communications, relève que remettre en état toutes les voies finlandaises coûterait 2,4 milliards d’euros.
L’arrivée sur les routes des camions HCT (High Capacity Transport) de 76 tonnes, pour les transports de bois et de produits de l’industrie agro-alimentaire, met la pression sur l’état des routes.
M. Lehtonen estime qu’avec cette perspective, il faut concentrer les crédits à l’entretien des voieries actuelles. « L’ensemble de 1,6 milliard d’euros ne tolère pas de projets de plusieurs milliards tels que la boucle ferroviaire de la capitale », dit-il.
KL/6-7

Editorial : « Le nouveau gouvernement démarrera les travaux de construction routière » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat relève que selon le directeur général du ministère des Transports et des Communications, un million d’euros investi donne du travail à 17 personnes pour un an. Outre l’emploi, l’investissement dans la voierie est essentiel également afin de favoriser la mise à profit de la biomasse dans la production énergétique. Il existe un grand besoin pour faire bouger le bois des forêts, et pour ce faire, il faut que l’infrastructure soit en bon état.
L’éditorialiste se demande si les négociateurs ont envisagé de faire payer les utilisateurs des routes et de cibler ces recettes pour les projets en la matière. Une vignette à durée déterminé, à l’instar de la Suisse, et qui concernerait également les résidants étrangers, pourrait être une solution novatrice dans une période de crédits restreints, conclut HS.
HS/A4

Bio-économie

100 000 nouveaux emplois pour 2025 ?
Le président du Parti du centre, M. Sipilä, et les autres centristes estiment que, jusqu’à 100 000 nouveaux emplois pourraient être créés dans le domaine de la bio-économie d’ici 2025.
Helsingin Sanomat relève que la définition du terme de bio-économie est tellement vaste qu’elle permet n’importe quelle interprétation.
Le ministère de l’Economie a inclus dans le cadre de ce domaine des secteurs traditionnels allant de la pêche et l’agriculture à l’industrie agro-alimentaire et la scierie.
Dans son rapport (Vers la bio-économie) le ministère estime qu’en 2040, plus de la moitié du PIB finlandais relèvera de la bio-économie. Pour y arriver, il faudrait, selon le rapport, doubler l’usage des biomasses, ce qui revient à augmenter la mise à profit des forêts, soit plus seulement les troncs d’arbres mais aussi les souches, cimes et branches, qui serviraient à remplacer les carburants fossiles.
HS relève que trouver les 100 000 (voir 200 000, selon la vision de M. Sipilä) ouvriers pour ce domaine n’est pas évident. Il y a déjà une pénurie concernant les conducteurs des engins forestiers. Selon les calculs de l’industrie, l’ensemble des jeunes de la Finlande de l’Est devraient être formés pour ces métiers afin d’atteindre ces objectifs.
Le projet le plus concret dans le domaine de bio-économie est l’usine de pâte à papier de Metsä Fibre à Äänekoski. L’usine ne créera pas de nouveaux emplois permanents, mais elle donnera du travail pour 1500 personnes dans le secteur forestier. Selon M. von Weymarn, directeur de recherche de Metsä Fibre, la bio-économie est une économie constituée de la transformation de biomasses en énergie ou en d’autres produits, sachant que la biomasse peut être du bois ou des produits agricoles.
10 % du chiffre d’affaires de Metsä Fibre est actuellement constitué des autres produits que la vente de la pâte à papier. L’objectif du groupe est d’augmenter cette part à 20 %.
HS/A30

Islam

Une grande mosquée serait construite à Helsinki
Selon Turun Sanomat, la construction d’une grande mosquée et d’un centre culturel multifonctionnel est projetée à Helsinki. L’agence des biens immobiliers de la ville d’Helsinki admet qu’il y a eu des études préliminaires. « Les négociations sont en cours », selon l’agence. La surface des locaux serait de 15 000 à 20 000 m².
Selon les estimations, il y a en Finlande 50 000 – 60 000 musulmans, dont la moitié habite dans la région de la capitale.
TS/3&7

Politique étrangère et européenne

Immigration

M. Väyrynen propose de placer les migrants dans des camps de réfugiés
M. Väyrynen, député européen centriste, critique ardemment les propositions de la Commission européenne pour résoudre la crise dans la mer Méditerranée. Il rejette l’idée de quotas d’accueil. Il propose, à son tour, que les migrants soient placés dans des camps de réfugiés où les experts du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés pourraient évaluer leur droit à l’asile. Les Etats membres de l’ONU pourraient ensuite accueillir ces personnes selon leurs quotas nationaux.
Suomenmaa, organe du Parti du centre, rappelle qu’une grande partie des Etats membres ne dispose pas de quotas de réfugiés du tout. M. Väyrynen estime que la Commission devrait imposer les quotas conformes aux systèmes de l’ONU à tous les Etats européens.
SM/7

Mardi 26 mai 2015

Politique intérieure

Formation du gouvernement

Le gouvernement devrait être nommé vendredi
Les négociations gouvernementales ont pris fin hier. Le programme gouvernemental sera finalisé aujourd’hui et rendu public demain à 14h.
Les partis politiques de la coalition vont réunir leurs organes mercredi pour décider formellement de la participation au gouvernement et valider le programme gouvernemental.
Jeudi le Parlement votera l’investiture du premier ministre Juha Sipilä. Les groupes parlementaires de s partis de la coalition se réuniront et choisiront les ministres si cela n’a pas été fait la veille.
Vendredi, le Président Niinistö nommera le nouveau gouvernement.
Le Parlement élira aussi son nouveau président.
Le Premier ministre fera une communication au Parlement sur son programme gouvernemental. Le débat sur le programme aura lieu lors de la séance plénière suivante, soit mardi 2 juin, et, si besoin, mercredi 3 juin. Le vote sur ce programme devrait avoir lieu jeudi 4 juin.
HS

Pas de fermeture de ministères
Alors que le nombre de ministres devrait être réduit à 12 (contre 17 actuellement et même 19 lors de l’entrée en fonction du gouvernement Katainen), aucun ministère ne devrait être supprimé ou fusionné, a annoncé M. Sipilä.
HS

Rumeurs sur le programme
Puisque le programme gouvernemental ne sera publié que mercredi, les médias spéculent sur son contenu.
HS estime que la fiscalité indirecte sur le tabac et l’alcool voire les carburants pourrait augmenter.
Suomenmaa rapporte que les décisions les plus difficiles ont concerné les coupes budgétaires. Le journal du Centre rappelle que le président des Vrais Finlandais Timo Soini a déclaré que cela lui avait même tiré une larme.
Aamulehti rapporte que le programme gouvernemental comprendra des projets prioritaires qui seront confiés à un ministre responsable. « Nous avons divisé l’objectifs à dix ans en objectif sur quatre ans et cet objectif en cinq projets prioritaires. Par exemple l’objectif de bio-économie comprendra des objectifs en matière de bioénergie, de production agricole et de dérèglementation », a déclaré M. Sipilä.
Yle rapporte que le gouvernement pense que les économies seront cumulatives : la première année, le programme d’économies devrait porter sur 1,5 milliard d’euros et au bout de quatre ans, en 2019, il devrait correspondre à 4 à 5 milliards d’euros, puis à 6 milliards en 2021 et 10 en 2030.
Il y aurait cinq objectifs : le social, l’emploi, l’éducation, la bio-économie-déréglementation, et les réformes structurelles. Leur calendrier serait de quatre ans et chacun serait confié à un ministre. Les objectifs seraient divisés en une vingtaine de projets.
Par ailleurs le programme sur l’économie publique serait bouclé et tellement dans les détails que l’on pourrait en déduire directement le budget. En pratique, toutes les décisions sur la fiscalité, les économies et les réformes auraient été prises. Cela signifie donc que le gouvernement n’aura pas besoin de se réunir cet été pour détailler son programme, contrairement à ce qui avait été prévu.
HS AL Yle

Bio-économie
Kauppalehti estime qu’il est indéniable que la voix de la bio-économie sera très forte dans le programme gouvernemental.
La production de la bio-économie n’a cessé d’augmenter pour atteindre 65 milliards d’euros en 2015 (soit une augmentation de 10 milliards d’euros en dix ans). Le secteur du bois-papier représente 60% de la production et deux tiers des exportations de la bio-économie.
Le programme gouvernemental devrait principalement contenir des aides et allégements fiscaux pour promouvoir les biocarburants. Kauppalehti relève toutefois que c’est l’UE qui fixe un cadre strict dans ce domaine.
KL

Les fermes éviteraient les coupes de subventions
Dès avant les élections, le président du Parti du centre, M. Sipilä, a promis qu’il ne s’agirait pas de faire des économies concernant le domaine agricole du fait que le secteur avait déjà beaucoup souffert. Helsingin Sanomat relève toutefois que les aides agricoles n’ont pas beaucoup bougé depuis le début du siècle.
Les aides agricoles s’élèvent à 2,7 milliards d’euros par an. 60 % de ces aides sont versées sur des fonds nationaux. HS relève que, comme la Finlande est un contributeur net à l’UE, les aides européennes sont aussi des aides nationales en fin de compte.
En Finlande, la part des aides représente une très grande partie du résultat des fermes. Les recettes ne suffisent pas pour couvrir les frais engendrés. Un large concensus règne en Finlande concernant le maintien de la production agricole nationale.
Il y a actuellement 56 000 fermes en Finlande. Leur nombre diminue de 3 % tous les ans. Le secteur donne du travail à 76 000 personnes, soit 3 % de la population active en Finlande.
HS/A25

« Le bureau paysager va sauver la Finlande » KL
Helsingin sanomat juge que l’idée de M. Sipilä de réunir ministres, conseillers et hauts fonctionnaires dans un bureau paysager immense pendant le premier mois du gouvernement vise à « créer un esprit de groupe » et éviter les conflits de chapelle.
Kauppalehti publie un billet critique, rappelant que le bureau paysager était à la mode dans les entreprises finlandaises il y a vingt ans déjà. Le bureau paysager est convoqué pour sauver la Finlande, écrit KL.
De même, on va réparer les routes afin que les outils de la bio-économie, d’immenses semi-remorques, puissent aller récupérer le bois de coupe dans tous les recoins du pays. Il sera toutefois vain de mettre des péages sur ces routes : on ne se sent jamais aussi seul que sur les routes rurales du pays, estime KL.
KL HS

Communes

Les fusions ne diminueraient que les frais administratifs
M. Vartiainen, chercheur à l’Université de Finlande de l’Est, a fait une étude concernant les fusions de communes effectuées dans les années 2000.
71 fusions de communes ont été réalisées de 2007 à 2015.
Les fusions de communes ne permettraient de diminuer que les frais administratifs des communes, qui ne représentent qu’une petite partie du budget des communes. Les fusions n’auraient pas d’effet sur les frais concernant les services sociaux et de la santé, ou l’enseignement et les services culturels.
Il y a actuellement 371 communes en Finlande. Plus de la moitié des ces communes comptent moins de 6000 habitants, tandis que sept communes ont plus de 100 000 habitants. Ces sept communes représentent 1 % de la superficie du pays, mais elles hébergent 30 % des habitants du pays, et 40 % des emplois. TS

Retraite

L’âge de retraite augmentera dans le secteur public aussi
Selon Helsingin Sanomat, le ministère des affaires sociales et de la santé, qui a dirigé les négociations sur l’âge de la retraite du secteur public, a annoncé lundi que les négociations ont été achevées : l’âge de la retraite dans le secteur public augmentera graduellement à 65 ans, de la même façon que dans le secteur privé.
Cette décision concerne les plus de 500 000 employés de l’Etat, des communes, de l’église et de Kela, office national des pensions.
HS/A12

Fusion des syndicats

Le projet de fusion avance
Helsingin Sanomat rapporte que l’esquisse stratégique d’une centrale syndicale gigantesque a été présentée lundi à une cinquantaine de syndicats de la SAK et de la STTK.
Selon les projets des organisateurs, la nouvelle centrale serait fondée en juin 2016. La centrale exercerait beaucoup de pouvoir parce qu’elle remplacerait la SAK et la STTK. Elle aurait environ 1,7 million d’adhérents.
Selon les organisateurs, « la nouvelle centrale serait une organisation de négociation et d’experts qui montrerait la voie aux réformes ».
HS/A10

Education

Filière professionnelle

Attractivité du secteur du papier
Helsingin Sanomat relève qu’il est plus difficile d’obtenir un apprentissage dans une usine de cellulose que de rentrer dans nombre de filières universitaires : le programme d’apprentissage d’un an et demi de fibres du bois organisé par Metsä Group a attiré 1300 candidatures pour seulement 20 places.
Les apprentis vont travailler à surveiller la cuisson de la cellulose.
Aucune femme n’a été retenue.
HS

Baccalauréat

Le trio de tête des lycées inchangé
Au palmarés du baccalauréat 2015, les trois grands lycées de la région d’Helsinki occupent toujours la tête du classement : le lycée d’Etelä-Tapiola d’Espoo devance les lycées Ressu et SYK d’Helsinki.
Le lycée franco-finlandais est cette année 101ème (contre 34ème au printemps 2014) dans ce classement des notes au baccalauréat des élèves des 442 lycées de Finlande.
A la session de printemps, 51 élèves y ont obtenu le baccalauréat.
Yle
Economie

Robotisation

Diminution de la robotisation dans la Finlande post-Nokia
Alors que dans le monde, les ventes robots industriels ont augmenté d’un quart, en Finlande l’utilisation de ces robots par l’industrie diminue. On constate même une diminution d’un quart depuis 2008.
Il y a deux raisons à cela : Nokia et la récession.
HS

Commerce

Le projet d’un centre commercial gigantesque à Kotka en retard
Helsingin Sanomat relève que le projet de construction à Kotka d’un centre commercial gigantesque, Kotka Old Port, est en retard. Le centre devrait héberger plus de 200 magasins de déstockage ou outlet, un hôtel et des restaurants. La construction devrait commencer à l’automne mais les réunions du conseil municipal et de plusieurs comités de la municipalité ont été annulées.
Selon Henry Lindelöf, maire de Kotka, il y a des « défis juridiques » dans les négociations. L’entreprise chargée de construction est possédée par l’Américain Cameron Sawyer, qui réside en Russie depuis 20 ans, et son associé britannique Gerald Parkes.
M. Sawyer n’est pas inquiet : « Les négociations avec la ville de Kotka sont difficiles et cela prend plus de temps de prévue mais ne cause pas de grands problèmes. Je crois que l’accord sera signé prochainement. »
HS/A12

Nucléaire

Le nucléaire est le meilleur moyen pour produire de l’électricité
Selon Turun Sanomat, une recherche récente par les Australiens Barry Brook et Corey Bradshaw, le nucléaire est la meilleure façon pour produire de l’électricité, vue les émissions, le prix, l’accessibilité, la sécurité, les effets sur la santé, le besoin de terrains et le montant de déchets solides et radioactifs.
En décembre dernier, 75 chercheurs internationaux, dont le professeur Atte Moilanen de l’université d’Helsinki, ont publié une lettre ouverte pour défendre les résultats de Brook et Corey.
TS note aussi que l’entreprise Cadmatic de Turku vient de nouer un accord avec l’entreprise nucléaire indienne NPCIL. L’accord concerne la production d’un système tridimensionnel de planification et de gestion de données pour NPCIL qui compte construire 50 centrales nucléaires d’ici dix ans.
TS/dim/19

La mer Baltique est la mer la plus radioactive au monde
Turun Sanomat relève que selon Tarja K. Ikäheimonen, directrice au STUK, la mer Baltique est encore la mer la plus radioactive au monde même si l’accident nucléaire de Tchernobyl a eu lieu il y a bientôt trente ans.
Selon Mme Ikäheimonen, le niveau actuel de radioactivité en mer Baltique ne représente toutefois pas de danger pour les êtres humains ou les organismes. Les poissons de la mer Baltique sont plus propres que ceux des lacs.
Le niveau de radioactivité de la mer Baltique est actuellement de 25-40 becquerels par m3.
TS

Politique étrangère et européenne

Immigration

La Commission européenne propose que la Finlande accueille 700 demandeurs d’asile
Helsingin Sanomat relève que selon l’agence de presse STT, la Commission européenne envisage de diriger en Finlande 688 demandeurs d’asile sur les 40 000 personnes immigrées devant être réparties entre les Etats membres. Ce chiffre représenterait 1,72 % du total.
Mme Räsänen, ministre de l’Intérieur, relève qu’elle s’était attendue à quelque chose de cette envergure. Elle estime toutefois qu’il faudrait rejeter les transferts des demandeurs d’asile entre les Etats membres et développer le système de quotas de réfugiés. Elle estime que les quotas tiennent compte des réfugiés les plus vulnérables. Pour elle, les transferts intérieurs augmenteraient l’attrait de l’entrée illicite et de ce fait le nombre de décès dans la Méditerranée.
M. Sipilä relève que la question n’a pas été évoquée lors des négociations gouvernementales. MM. Soini et Stubb ne souhaitent pas non plus prendre position en la matière. Auparavant, les négociateurs ont souligné le caractère volontaire de cette mesure.
Une pression pèse sur la Finlande du fait qu’elle reçoit relativement peu de demandeurs d’asile. En 2014, ce pays a reçu 3600 demandes d’asile. En même temps, 600 000 demandeurs d’asile sont arrivés en Europe.
HS, SM/5, KS

Finlande – somalie

Le long chemin de l’intégration des Somaliens en Finlande
Helsingin Sanomat publie une bonne critique du livre « Suomen Somalit », premier ouvrage portant sur les Somaliens de Finlande.
Il y a maintenant 25 ans, « le 18 mai 1990, environ 60 Somaliens sont arrivés d’URSS en train et ont remplis les centres de réfugiés de Finlande », rapportait HS à l’époque. C’est ainsi qu’a commencé cette immigration au moment où leur pays d’origine était l’objet d’une des pires catastrophes humanitaires (selon le jugement de Human Right watch en 1992).
On considère qu’aujourd’hui ce sont 16 000 personnes parlant le somalien qui vivent en Finlande (où le registre d’Etat civil indique la langue maternelle) dont la moitié sont de nationalité finlandaise et environ 5000, soit un tiers, sont nés en Finlande. C’est une communauté assez jeune puisque 20% ont moins de 20 ans.
HS

Finlande – Israël

Sympathies pro-israéliennes en Finlande
Helsingin Sanomat rapporte la publication de la thèse du chercheur Timo Stewart sur l’histoire du sionisme chrétien en Finlande.
Selon cette thèse, le soutien à Israël est plus fort en Finlande que dans les autres pays européens. C’est du principalement aux mouvements évangéliques puissants (à l’intérieur de l’église luthérienne et en dehors) qui considèrent la création de l’Etat d’Israël comme une volonté divine.
Les sympathies finlandaises pour Israël après la seconde guerre mondiale s’expliqueraient aussi par une empathie à l’égard d’un petit Etat menacé par de puissants voisins.
Ce sionisme chrétien était majoritaire en Finlande jusqu’à la fin des années 1960. Il demeure important et il existe toujours de nombreuses organisations chrétiennes pro-Israël. La chaîne TV7 diffuse de nombreux programmes sur le sujet.
Néanmoins, depuis la guerre des Six jours, des voix critiques se sont fait entendre.
HS

France - Finlande

Sciences

Essai en sciences sociales
Turun Sanomat publie une critique élogieuse de l’essai de Miikka Pyykkönen et Ilkka Kauppinen sur les théories en sciences sociales des penseurs français du XXème siècle, publié chez Gaudeamus (1900-luvun ranskalainen yhteiskuntateoria).
TS

Littérature

Kundera
Helsingin Sanomat publie une bonne critique du livre de Milan Kundera ; La Fête de l’insignifiance, traduit en finnois par Ville Keynäs chez Siltala.
HS

Lundi 25 mai 2015

Politique intérieure

Formation du gouvernement

Un accord sur les coupes budgétaires, la fiscalité et la réforme Sote
Vendredi les négociations gouvernementales se sont poursuivies longtemps. Le négociateur Juha Sipilä a annoncé, au soir, qu’un accord sur la fiscalité avait été obtenu. Il a aussi exprimé son irritation sur le fait que « l’on faisait trop semblant » dans les groupes de travail. Il a toutefois démenti que des tensions seraient apparues.
A propos de la réforme des services sociaux et de santé, il a indiqué que les chefs de partis allaient prendre une décision sur le modèle retenu. La presse rappelle que M. Sipilä préfère le modèle régional qui consisterait à créer un nouvel échelon administratif doté de compétence et de recettes fiscales. La presse rappelle aussi que tant les conseillers municipaux du parti du centre et surtout du parti du Rassemblement national sont majoritairement opposés à ce modèle, lui préférant celui de communautés de communes. Néanmoins ce dernier modèle comporterait le risque de se voir à nouveau invalidé par la commission des affaires constitutionnelles du parlement. Le chef de la direction de la santé publique Markku Pekurinen craint d’ailleurs qu’à vouloir choisir définitivement un modèle dans la précipitation des négociations gouvernementales, le futur gouvernement ne tombe dans le piège de son prédécesseur : choisir d’abord un modèle puis seulement après étudier s’il est constitutionnel.
Turun Sanomat souligne pour sa part que les dépenses de frais hospitaliers représentent le premier poste de dépenses des communes (plus de 5 milliards d’euros), devant l’enseignement obligatoire et les autres dépenses sociales et de santé.
Samedi soir, M. Sipilä a annoncé que les présidents des trois partis de la future coalition étaient arrivés à un accord sur la fiscalité et les réformes ainsi que sur les investissements stratégiques. L’ensemble du paquet ne sera toutefois rendu public que mercredi lorsque sera publié le programme gouvernemental. Ce programme était considéré comme bouclé à 80 – 90%. Les rumeurs sur son contenu vont bon train : Yle parlait d’une hausse sérieuse de la fiscalité sur le tabac, Helsingin Sanomat d’importantes coupes dans le budget d el’Education (jusqu’à 600 millions d’euros)….
Dimanche, M. Sipilä a annoncé un plan d’investissements de 1,6 milliards d’euros dans les routes et les projets d’infrastructures liées aux priorités stratégique du gouvernement (bioé-conomie, savoir-faire, social).
M. Sipilä a aussi annoncé que les négociations allaient désormais porter sur la réduction du nombre de ministres et de ministères. De même le nombre de secrétaires d’Etat devrait être réduit. On parle notamment d’un regroupement du ministère de l’Agriculture et de celui de l’Environnement, de même pour les ministères de la justice et de l’Intérieur. Les Affaires étrangères pourraient perdre leurs compétences dans le Commerce extérieur et l’aide au développement au profit du ministère de l’Economie. Les affaires européennes pourraient rester au ministre des Affaires étrangères, s’il s’agit d’olli Rehn, selon KL.
M. Sipilä a aussi annoncé que, pendant tout le mois de juin, l’ensemble du nouveau gouvernement travaillerait dans le même local, dans un grand bureau paysager.
Le programme gouvernemental sera annoncé mercredi. Les partis politiques approuveront leur participation au gouvernement le même jour et choisiront leurs ministres d’ici jeudi.
Jeudi le Premier ministre sera investi par le Parlement.
Vendredi le nouveau gouvernement sera nommé par le Président de la république.
HS AL KS TS Kaleva

Editoriaux
« Le trio gouvernemental montre une image d’unité » HS
« Une semaine décisive » HS
Helsingin sanomat relève que, probablement pour se distinguer des gouvernements précédents, la coalition de M. Sipilä a recherché ces derniers jours à insister sur l’unité entre les présidents de partis. « Il serait toutefois bien étonnant que ces partis – même s’ils sont tous de la droite – soient d’accord sur tout » relève HS qui ajoute que l’intérêt d’une telle coalition c’est que lorsque les Vrais Finlandais et le rassemblement national trouvent une solution de compromis c’est souvent une position qui est en réalité proche de celle du Centre.
Helsingin Sanomat souligne aussi que le futur gouvernement ne va finalement pas mettre en place un plan d’austérité aussi important que ce que l’on croyait au début : le niveau de 10 milliards d’euros d’ajustement ne sera atteint qu’en 2030. Durant la législature, on ne devrait atteindre que 4 à 5 milliards d’euros.
HS

La réforme des services sociaux peut-elle produire des économies ?
L’éditorialiste de Kauppalehti estime qu’il est vain de penser que la réforme des services sociaux et de santé puisse produire des économies : quel que soit le modèle choisi, il faudra créer une nouvelle organisation, harmoniser les salaires… cela risque d’avoir des coûts supplémentaires. Or, il existe déjà une forte pression à l’augmentation du coût de ces services : en 2013, les communes et communautés de communes ont dépensé 21,5 milliards d’euros en services sociaux et de santé, soit 1 milliard de plus qu’en 2012.
KL

Les Finlandais peu favorables à la diminution de la fonction publique
Selon un sondage 74% des Finlandais souhaitent que l’on modernise et rendent plus efficaces les services publics, en revanche seulement 36% son favorables à une dimuniiton de l’emploi public.
HS

Critiques
Le gouvernement oublie les experts économiques
Des économistes pour le maintien de l’impôt sur les successions
Le professeur d’économie Matti Tuomala (université de Tampere) s’étonne du poids du ministère des Finances dans le futur programme gouvernemental. Il relève que ce programme s’appuie uniquement sur le rapport des hauts fonctionnaires du ministère des Finances et s’étonne que, par exemple, le conseil à la politique économique n’ait même pas été consulté. M. Tuomala s’étonne aussi qu’il y ait si peu de gens avec une formation économique parmi les négociateurs gouvernementaux.
Helsingin sanomat rapportait aussi qu’un groupe d’économistes en a appelé à ce que le gouvernement ne supprime pas l’impôt sur les successions, ce qui figure tant au programme du Centre que du Rassemblement national.
HS TS

Commentaires
« La voix de la Finlande pèse peu sur la question de la Grèce » HS
« L’euroscepticisme de M. Soini s’est bien dilué » KL
Helsingin Sanomat relève qu’en cas de nouveau paquet d’aide pour la Grèce, le MES sera certainement mis à contribution. Si la Finlande décidait de voter contre, il est bien possible que la procédure d’urgence (et vote à la majorité qualifiée) soit utilisée, ce qui rendrait tout veto finlandais impossible.
La question de savoir s’il s’agirait d’un cas où la procédure d’urgence est possible divise les experts finlandais qui s’accordent toutefois pour dire qu’il s’agit là d’une question plus politique que juridique.
Kauppalehti pour sa part souligne que l’Europe peut être rassurée : en dépit de l’accession des Vrais Finlandais au gouvernement, la Finlande ne semble pas se profiler comme un nouvel empêcheur de prendre des décisions. La surprise de la position européenne approuvée par la coalition Sipilä est qu’il n’y a pas de surprise : elle est même moins dure que ce que proposait au départ M. Sipilä lui-même. Tant Olli Rehn que les représentants du Rassemblement national ont réussi dans leur travail de conversion tant il est difficile de voir l’influence des Vrais Finlandais dans la version finale du texte. Même les formulations de Sipilä ont disparu puisque l’on ne parle plus d’abandonner la coordination des politiques économiques. « Il semble donc que M. Soini a eu plus d’influence sur la politique européenne de la Finlande lorsqu’il était dans l‘opposition que maintenant au gouvernement, », conclut KL.
HS KL
Politique étrangère et européenne

Conseil européen

Propos de M. Stubb
La Finlande a été plutôt favorable à la position réservée de la plupart des Etats membres de l’UE en matière des souhaits géorgiens et ukrainiens concernant une adhésion à l’UE et une exemption de visa. Le Premier ministre, M. Stubb, relève que des allègements concernant le visa et des mesures de libération du commerce sont prévus concernant les pays concernés par le partenariat oriental de l’UE. L’Ukraine et la Géorgie souhaitent toutefois plus que l’UE est prête à leur offrir, relève M. Stubb.
KS/sam

Editorial : « Il faut que l’UE laisse la porte ouverte pour des nouveaux Etats membres de l’Est » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat se demande s’il est crédible de proposer aux pays de partenariat oriental de l’UE la possibilité d’un rapprochement progressif sans pour autant leur proposer la perspective d’une pleine adhésion. Le message de l’UE à Riga était qu’il s’agit de deux choses bien distinctes.
L’éditorialiste relève que la popularité de l’UE (dans les pays tiers) baisse sans la perspective d’une adhésion éventuelle, en même temps que la Russie mène ses campagnes actives de propagande dans ces pays. L’éditorialiste estime qu’il faudra que l’UE souligne le fait que la promesse d’une possibilité de demander une adhésion soit inscrite dans les traités fondateurs de l’UE.
HS/sam/A5

Grande-Bretagne

Propos de M. Stubb
Le Premier ministre sortant, M. Stubb, relève que la Finlande soutient les efforts de la Grande-Bretagne de réformer l’UE. Il estime que la liste britannique sur les réformes économiques ressemble à celle de la Finlande : moins de régulation, plus de libertés dans le marché intérieur, plus de libre-échanges.
La Finlande ne serait toutefois pas d’accord pour modifier les traités européens. Des négociations en la matière prendraient beaucoup de temps et seraient difficiles. M. Stubb dit qu’il a du mal à imaginer que l’on avance vers des modifications quelconques concernant les traités. Il est convaincu que l’on arrivera à trouver un accord avec la Grande-Bretagne.
HS/sam/B3

Regroupement familial

Le futur gouvernement envisage d’en durcir les critères
Helsingin Sanomat relève que les orientations du nouveau gouvernement sur un durcissement des critères de regroupement familial ne sont pas claires, mais qu’il pourrait s’agir d’exigences concernant les conditions de subsistance. La personne qui demande le regroupement serait chargée de la subsistance et des frais de logement des membres de sa famille qui viendraient en Finlande dans le cadre d’un regroupement familial.
HS relève qu’il s’agira de voir si ces durcissements éventuels seraient conformes à la Constitution finlandaise, aux droits fondamentaux et aux articles de la Convention européenne sur les droits de l’homme.
Cette année, en janvier-mars, la Finlande a pris 1426 décisions en faveur d’un regroupement familial. 348 demandes ont été refusées. 2500 demandes attendent actuellement à être traitées. 2256 nouvelles demandes ont été déposées en janvier-mars, le plus souvent par des Ukrainiens, de Russes et d’Indiens.
HS/dim/A10-11

Tourisme

Le nombre de touristes chinois en hausse
La Finlande a créé de nouveaux centres de visa pour faciliter l’arrivée en Finlande de touristes chinois, dont le nombre a atteint 50 000 à 60 000 au niveau annuel. Ce nombre correspond à une augmentation de 10 %, ce qui a été la tendance ces dernières années. Cette année, la hausse est de 30 % de plus durant les deux premiers mois, par rapport à la même époque en 2014.
HS/sam/A22

Climat

Emissions de CO2 de Finlande
Selon l’Institut national d’études statistiques, les émissions de CO2 de Finlande ont diminué de 5 points en 2014 par rapport à 2013. Le secteur énergétique a diminué ses émissions de 2,5 %. Moins de gaz naturel, de charbon et de pétrole a été utilisé.
Les émissions faisant parti du quota européen ont également diminué. Elles sont inférieures au quota.
Dans le domaine de l’agriculture, les émissions n’ont pas diminué.
HS/sam/A13

Etudes linguistiques à l’école

Le russe augmente légèrement sa popularité
L’Institut national d’études statistiques relève que le nombre d’écoliers étudiant le russe a légèrement augmenté, 0,2 point concernant l’école primaire et 0,7 point concernant le collège. Ainsi, 1 % des élèves du primaire, soit 3487 élèves, faisaient du russe en 2014, et 3,1 % des collégiens, soit 5401 élèves.
2 % des élèves de l’école primaire font du français, et 5,9 % des collégiens. Le français arrive au troisième rang parmi les langues étrangères, après l’anglais et l’allemand. Le statut de l’anglais est toutefois dans une catégorie toute à fait à part : 66 % des élèves du primaire et 99,4 % des collégiens en font.
HS/sam/A25, www.tilastokeskus.fi
France - Finlande

Théâtre

Les Bouffes du Nord à Espoo
Helsingin Sanomat et Hufvudstadsbladet publient des critiques de la pièce jouée par le Théâtre des Bouffes du Nord à Espoo vendredi.
HS Hbl

Mode

Pre Helsinki
Helsingin Sanomat rapporte que la semaine de mode consacrée aux jeunes designers finlandais, Pre Helsinki, a intéressé des chercheurs de talents venant même de Paris, comme Mariasole Pastori.
HS

Luxe

Remmus
Helsingin Sanomat publie un portrait de Henrik Hirvensalo, créateur de Remmus, société produisant des transats de luxe, qui promeut ses produits à Cannes et Monaco.
HS

France

Cinéma

Cannes
Les médias ont couvert le festival de Cannes. A noter que Veli-Pekka Lehtonen (Helsingin Sanomat) citait, dans son édition de dimanche, Jacques Audiard comme l’un des possibles favoris. Aamulehti rapporte pour sa part qu’il s’agit d’une Palme D’or surprenante et que le palmarès fait la part belle au cinéma français.
Helsingin Sanomat a aussi publié une interview d’sabelle Huppert.
HS

Littérature

Houellebecq
Hufvudstadsbladet publie une critique du roman de Michel Houellebecq, Soumission.
Hblelsingin Sanomat présente le dernier Audiard, Dheepan, à l’occasion du festival de Cannes.
HS/B7

Vendredi 22 mai 2015

Politique étrangère et européenne

Sommet du partenariat oriental

M. Stubb à Riga
Keskisuomalainen rapporte le Premier ministre sortant Alexander Stubb participe à Riga au sommet du partenariat oriental entre les 28 pays membres de l’Union européenne et six pays de l’Europe orientale, la Moldavie, l’Ukraine, la Géorgie, l’Azerbaïdjan, l’Arménie et la Biélorussie.
« Notre point de vue est clair : chaque Etat indépendant peut décider lui-même quel est le club auquel il veut appartenir et avec qui il souhaite coopérer. Le message des pays européens que nous souhaitons coopérer avec son voisins », a déclaré M. Stubb à Riga.
KS/9

OCDE

Finlande : des inégalités de revenus toujours faibles, mais en hausse,
Selon Helsingin Sanomat, l’OCDE vient de publie un rapport sur les différences de revenus, selon lequel la Finlande fait encore partie des pays les plus égaux mais elle se situe après le Danemark, la Slovénie, la Slovaquie, la Norvège, l’Islande et la République tchèque. Son « indice gini » est de 0,26, contre 0,27 en Suède, 0,34 en Estonie et 0,4 aux Etats-Unis.
Depuis 1985, l’inégalité de revenus a augmenté le plus en Suède et en Finlande.
L’OCDE s’inquiète spécialement des 40 % les plus pauvres. En Finlande, leur part de revenus est de 23,6 %, contre 20,6 % pour la moyenne des pays de l’OCDE.
En Finlande les 10 % les plus riches possèdent 45,2 % de la propriété, contre 39,2 % en 1994.
HS/A6

Politique intérieure

Formation du gouvernement

Les experts approuvent les projets économiques de M. Sipilä
Helsingin Sanomat rapporte que les experts interviewés par le quotidien, les économistes Heidi Schauman (Nordea), Anssi Rantala (Aktia) et Tiina Helenius (Handelsbanken), estiment que le projet de M. Sipilä est encore assez abstrait mais les objectifs sont bons. Le gouvernement paraît uni et partage la même image sur la situation.
Selon Keskisuomalainen, le directeur de recherche à la banque Nordea, Aki Kangasharju, estime que les négociations gouvernementales ont bien commencé mais il commence maintenant à avoir des soupçons. Il estime que l’objectif de coupes budgétaires (4,5 milliards d’euros contre 6 milliards dans la proposition du ministère des Finances) est trop modeste.
HS/A12, KS/9

Etudes professionnelles
Selon Helsingin Sanomat, les négociateurs gouvernementaux ont évoqué l’idée de diminuer de 3 à 2 ans la durée des études professionnelles. Le syndicat de l’enseignement OAJ rejette cette idée fermement. La confédération du patronat et de l’industrie EK s’y oppose aussi.
Les études de trois ans dans les lycées professionnels donnent actuellement accès aux études supérieures dans les universités technologiques, ce qui ne serait pas le cas après des études de deux ans.
HS/A13

« L’opposition peut rêver, mais en vain »
Turun Sanomat publie un billet signé Kirsi Turkki, selon lequel il y a beaucoup de spéculations en ce moment concernent les noms des futurs ministres ainsi que du président et des vice-présidents du Parlement. Certains estiment que le PSD, en tant que plus grand parti de l’opposition, devrait obtenir un poste dans le présidium du Parlement, même si le PSD n’est arrivé que quatrième aux élections législatives.
Il est toutefois difficile de voir pourquoi un des trois plus grands partis cèderait une place en faveur des sociaux-démocrates.
Les Vrais Finlandais auront de toute façon le poste de président du Parlement, même s’ils ont peu de choix, vu que Pirkko Ruohonen-Lerner a quitté le Parlement pour le Parlement européen et le député Toimi Kankaanniemi n’est plus en vue (parce qu’il a envoyé des messages à caractère sexuel à des femmes). Sampo Terho, ancien parlementaire européen, n’a pas d’expérience du travail au Parlement. Il ne resterait que la députée Pirkko Mattila…
TS/11

Social

Les syndicats ne souhaitent pas abandonner les négociations tripartites
Le président de la SAK, confédération des ouvriers, M. Lyly, relève que les syndicats sont toujours disposés à chercher à améliorer la situation économique et de l’emploi. Il rappelle toutefois qu’il ne convient pas de charger les salariés de l’ensemble des mesures dans ce sens, mais de répartir le coût des mesures de façon équilibrée.
Pour lui, il faut un ensemble qui contienne des éléments dans le sens de renforcer la sécurité des salariés. Il estime qu’il s’agira de savoir si on souhaite instaurer une évolution salariale plus lente que dans les pays concurrents, ou bien si on souhaite opter pour des coupes des allocations. Les plus ardents souhaitent proposer les deux, s’étonne-t-il.
M. Lyly rappelle que concernant la compétitivité en matière de prix et de coût du travail, les salaires ne sont qu’un des facteurs. Le savoir-faire, la qualité, les investissements et le management ont un effet sur la compétitivité. Ces facteurs devront tous être évoqués lors des négociations à venir.
Il insiste sur l’importance des négociations tripartites concernant la vie professionnelle et la sécurité sociale liée aux revenus. Il estime que le caractère contraignant des conventions collectives et des contrats devra être maintenu : ce sont des principes essentiels pour les salariés, qui devront valoir dans toutes les circonstances.
Le président de la STTK, confédération des employés, M. Palola, estime qu’il est clair pour tout le monde que la conjoncture économique n’est pas bonne et qu’il faut faire repartir la croissance. Il insiste que les mesures devront être prises en coopération et de façon égale.
Dem/4

M. Palola choqué de la proposition du patronat EK de geler les salaires
Le directeur général du patronat EK, M. Häkämies, a estimé, mercredi, que les salariés ne pourraient pas bénéficier d’augmentations de salaires pour au moins six ans. M. Palola de la STTK rejette ces propos vigoureusement. Il souligne, à l’instar de M. Lyly, l’importance de la préparation tripartite des réformes concernant l’assurance chômage.
Les augmentations salariales relevant de l’accord emploi et croissance en vigueur devront être négociées pour le 15 juin.
La STTK promeut des augmentations en euros plutôt qu’en pourcentage afin d’améliorer le pouvoir d’achat ainsi que pour remédier aux écarts de salaires entre les hommes et les femmes.
M. Palola estime qu’augmenter la cotisation assurance chômage est indispensable.
Dem/5

Les codeurs souhaitent libérer les heures de travail
Helsingin Sanomat relève que selon des employés du secteur du codage informatique, il faudrait plus de flexibilité concernant les horaires et le temps de travail dans les domaines des branches créatrices. L’association des entrepreneurs du domaine de la programmation proposent de faire un essai en la matière.
HS/A28

Alcool

Recettes fiscales
L’Etat perd 164 millions d’euros en recettes fiscales en matière de TVA en raison des importations de boissons alcoolisées par les voyageurs.
Selon une étude effectuée par Regioplan Policy Research et la Communauté européenne, les pays à fiscalité élevée concernant l’alcool, comme la Finlande, la Suède, la Norvège et le Danemark, perdent au niveau des ventes, des bénéfices et de l’emplois du fait que leurs habitants achètent de l’alcool dans les pays voisins.
HS/A29

Endettement des Finlandais

La Banque de Finlande met en garde contre les prêts immobiliers
La Banque de Finlande estime que le Superviseur du secteur financier (Fiva) devrait disposer de plus d’outils pour empêcher les crises bancaires et la surchauffe du marché de l’immobilier.
La Banque de Finlande propose que Fiva puisse disposer d’un mandat de restreindre les prêts immobiliers en corrélation aves les revenus des particuliers.
La Banque de Finlande prévient également contre l’interruption de l’amortissement des emprunts immobiliers. Pour M. Hakkarainen, vice-président du directoire de la Banque de Finlande, une telle pause est risquée pour les ménages et pour le système financier.
HS/A31

Retraite

Selon un sondage, la confiance des Finlandais dans le système de retraite est à l’épreuve
Selon un sondage du Centre d’assurances retraite, un Finlandais sur trois a confiance dans le fait que les retraites prévues pourront être versées dans l’avenir, ce qui est 5 points de moins qu’en 2011. La moitié des personnes interrogées estiment que la retraite leur garantira une subsistance raisonnable.
HS/A30

Université d’Helsinki

L’université changera de société de gardiennage
Helsingin Sanomat relève que l’université d’Helsinki a décidé de changer de société de gardiennage à partir du début juin. Il y a des accusations contre l’actuelle société de gardiennage G4S concernant des violations des droits de l’homme dans les territoires palestiniens et dans des prisons en Israël, ce qui a motivé des demandes de changement de certains professeurs de l’université d’Helsinki
Turvatiimi est la nouvelle société de gardiennage de l’université.
HS/A20

Culture

Ars Fennica à Mika Taanila, auteur d’un documentaire sur Olkiluoto 3
Le documentaliste Mika Taanila a été décerné le prix finlandais le plus important du domaine des beaux-arts, Ars Fennica, pour son œuvre artistique.
M. Taanila travaille depuis dix ans sur un documentaire sur la construction d’Olkiluoto 3. Le film de deux heures devrait sortir dans les salles à l’automne.
HS/B1-2

Liberté d’expression

Billet de Jukka Relander
« Charlie, sécurité et liberté d’expression »
Jukka Relander, écrivain, conseiller municipal (verts) et membre de la commission de la culture d’Helsinki, président du cercle des bibliothèques de Finlande et de la Commission à l’égalité des sexes, publie sur son blog un texte concernant l’annulation de la manifestation pour la liberté d’expression prévue ce week-end à Helsinki.
« Nous avons annoncé, lundi, que l’espace sur la liberté d’expression prévu pour le festival Maailma kylässä (Le monde est mon village) était annulé. L’union des magazines culturels, d’opinion et scientifiques, PEN Club Finlande, l’union des journalistes, la fondation communication et développement, les Journalistes sans frontières et EFFI (Electronic Frontier Finland) avaient ensemble prévu de participer à cet espace afin d’échanger sur la liberté d’expression en Finlande et ailleurs avec le public du festival.
Annuler ce projet n’était pas une protestation mais une nécessité. Les principales organisations de liberté d’expression ne pouvaient pas participer à des arrangements qui restreignent la liberté d’expression pour quelque raison que ce soit.
L’espace devait accueillir des contenus divers, mais l’impossibilité d’y présenter l’exposition Je suis Charlie réalisée par l’association finlandaise de la bande dessinée a été le motif de l’annulation de cet événement.
Cette exposition Je suis Charlie, qui avait déjà été présentée à la bibliothèque de Kallio, et qui est actuellement à la bibliothèque de Sello à Espoo, comprend quatre images du prophète Mahomet, dans lesquelles le personnage du prophète accuse les terroristes de l’avoir blessé et de blasphémer. Elle avait été rassemblée en la mémoire des journalistes et artistes morts à Paris. Son ton n’était pas provocateur, mais réconciliant.
Selon la Police de Sûreté nationale (SUPO), Charlie Hebdo et Mahomet sont de mauvais symboles. Ils contiennent un risque, et c’est ce risque qui a mené à l’annulation de l’exposition.
En tant que responsable de l’union des magazines culturels, d’opinion et scientifiques, j’ai participé à deux réunions où la Police de Sûreté nationale et la police administrative d’Helsinki ont présenté leurs vues. La première fois, l’esprit de l’entretien était que la première mission des autorités est de garantir les droits fondamentaux des citoyens. La liberté d’expression en fait partie. A la deuxième réunion, la SUPO était plus réservée, même si rien n’avait changé. Après, on nous a dit qu’il ne fallait pas faire figurer les images de Mahomet dans l’exposition.
Je comprends bien le souci de l’association Kepa (association qui chapeaute les ONG finlandaises dans le domaine de la coopération au développement et organise ce festival) en matière de sécurité, même si un représentant de la SUPO a clairement dit qu’il n’y avait pas de menace concrète. Le message des autorités pouvait être interprété de deux façons contradictoires, car il n’était absolument pas précis. Kepa a choisi d’entendre qu’un risque existait véritablement, en partie parce qu’ils éprouvent un souci réel concernant la sécurité et en partie parce que, dès le départ, Kepa n’était pas enthousiaste concernant l’idée que l’on présente au festival quelque chose qui pouvait vexer quelqu’un.
Je me suis dit qu’il y a quelque chose d’historiquement très familier dans le fait que nous nous censurons une expression au motif qu’elle pourrait offenser quelqu’un. Nous nous précipitons automatiquement pour nous autocensurer, car un mécanisme de violence externe pourrait réagir.
Dans les comparaisons internationales en matière de liberté d’expression, la Finlande arrive au premier rang. On peut toutefois se demander si ce classement est dû au fait que nous sommes véritablement plus libres que les autres de nous exprimer ou bien du fait que notre autocensure est tellement efficace que nous n’avons pas besoin d’être régulés de l’extérieur.
Au motif de la sécurité, on peut justifier n’importe quelle restriction à la liberté d’expression. Et pour cela, on est doué. Notre gène national nous a bien muni de la capacité à surveiller notre expression, afin de ne pas dire quelque chose de travers, pour ne pas que quelqu’un se sente offensé.
Je ne sais pas si l’exposition a été annulée parce que le souci concernant la sécurité était réel ou parce que nous nous précipitons pour nous autocensurer, au cas où. Mais je suis sûr que c’est une question qui mérite d’être évoquée.
Ce qui m’inquiète le plus, ce sont les opinions de nombre d’individus sur les réseaux sociaux. L’annulation de l’exposition et de tout l’espace consacré au sujet de la liberté d’expression a été accueillie favorablement dans plusieurs forums de discussion sur internet. Que l’annulation soit justifiée ou non, elle n’est aucunement positive, au contraire.
Nous avons commencé à restreindre notre liberté d’expression nous-mêmes. Que cela soit dû à une menace terroriste, aux risques présentés par les autorités, ou à la réaction de notre société civile à leur égard, notre liberté d’expression a fait un pas en arrière.
Cela à son tour veut dire que les terroristes ont gagné. Le but du terrorisme n’est pas de tuer ou de détruire en soi, mais de susciter la peur. Cette peur nous a fait réagir, et ça, c’est inquiétant.
www.jukkarelander.puheenvuoro.uusisuomi.fi

France

Cinéma

Audiard
Helsingin Sanomat présente le dernier Audiard, Dheepan, à l’occasion du festival de Cannes.
HS/B7

Jeudi 21 mai 2015

Politique intérieure

Formation du gouvernement

Pas de conférence de presse aujourd’hui
Le service d’information du gouvernement informe que les négociations gouvernementales commenceront plus tard aujourd’hui ; les partis se réunissent séparément ce matin. La conférence de presse quotidienne a aussi été annulée.
Vn.fi

Les négociations sur la réforme des services sociaux sont difficiles
Keskisuomalainen rapporte que les négociations sur la réforme des services sociaux et de santé semblent plus difficiles que prévu. On s’attendait à ce que le modèle choisi pour mettre en œuvre cette réforme puisse être rendu public aujourd’hui mais cela a du être annulé.
Il s’agit toujours de choisir entre un modèle régional et un modèle de communautés de communes.
« La décision n’a toujours pas été prise », a admis Juha Sipilä. Il assure toutefois que la décision sera prise « dans les temps ».
M. Sipilä a aussi montré un graphique indiquant le calendrier prévu de l’effet des économies et réformes sur le déficit de la Finlande :

Il en ressort que le futur gouvernement table sur une reprise de l’emploi et de la croissance qui rapporterait 1,5 milliard d’euros. Les économies et les réformes structurelles de court terme diminueraient le déficit de 4,5 milliards d’euros d’ici 2021. La réforme des services sociaux et de santé ainsi que les réformes pour améliorer la productivité apporteraient des économies de 3 milliards d’euros. La diminution des missions des communes rapporterait 1 milliard d’euros.
« A la fin de la législature, en 2019, les comptes publics (Etat et communes) seront encore légèrement en déficit, mais au plus tard en 2021 les comptes publics seront en équilibre », a déclaré M. Sipilä.
KS

Experts
Le service d’information du gouvernement publie la liste des experts entendus par les différents groupes de travail qui préparent le programme du futur gouvernement.
Helsingin Sanomat relève que parmi ces experts, moins d’un tiers sont des femmes (14 sur plus de 50).
La plupart de ces experts sont des hauts fonctionnaires.

Les entrepreneurs se battent pour préserver leurs aides
Helsingin Sanomat rapporte que les aides aux entreprises sont dans le viseur du futur gouvernement qui cherche des économies.
En pratique supprimer ces aides est toutefois difficile : la plupart de ces aides sont sous forme d’allègements fiscaux, or le gouvernement ne souhaite pas augmenter la pression fiscale. De plus, parmi les partis politiques de la future coalition, il y a de nombreux défenseurs des aides aux entreprises. Le Centre a même envisagé de les augmenter. Le parti conservateur y est aussi idéologiquement favorable. Quant aux Vrais Finlandais ils souhaitent aider les industries énergivores.
De plus les entreprises et les syndicats font pression en faveur du maintien de ces aides.
HS

Le gouvernement recherche la croissance dans la bioéconomie
Aamulehti rapporte que l’une des questions les plus intéressantes de ces négociations gouvernementales sera de savoir ce qu’il en est du sujet favori de M. Sipilä, à savoir la bio-économie.
Hier encore, aucune information n’était parvenue sur la manière dont le gouvernement va promouvoir la bio-économie.
On réfléchit au moins à un financement des petites routes et ponts demandé par les entreprises de transport de bois. Le gouvernement devra aussi écouter les industries forestières car il s’agit de l’un des rares secteurs qui continue d’investir massivement.
On pourrait aussi augmenter la fiscalité sur les énergies fossiles afin de rendre plus rentable le recours aux énergies renouvelables domestiques.
La bio-économie signifie une économie favorisant les ressources renouvelables. On parle donc souvent aussi de l’économie circulaire et des cleantech à ce propos.
Sitra estime que le renforcement de l’économie circulaire pourrait apporter un potentiel de croissance de 1,5 à 2,5 milliards d’euros d’ici 2030.
Sitra vient aussi de publier une étude sur les cleantech énergétiques. Par exemple, la production de biogaz pourrait créer 3000 emplois et rapporter 200 millions d’euros d’ici 2030. Des études équivalentes ont été faites pour l’éolien, les pompes à chaleur, les économies d’énergie et les véhicules électriques.
AL

Président de la république

M. Niinistö satisfait des négociations
Le président Sauli Niinistö qui participait, hier, à un événement organisé par le patronat EK a déclaré qu’il était satisfait de la procédure des négociations gouvernementales. « Je pense que l’on voit bien que l’on prend le taureau par les cornes. Nous pouvons nous considérer satisfaits de ce processus qui semble efficace, légitime et très exhaustif ».
Il a toutefois souligné que l’on ne verra que plus tard ce qui sera mis en place.
Il a souligné qu’il fallait préserver l’unité sociale : si on la brise, elle est difficile à ressouder ; de plus il s’agit d’un atout de la Finlande.
A l’attention des dirigeants d’entreprises, M. Niinistö a déclaré qu’il fallait être prêt à « faire des efforts de retenu (salariale) et même renoncer (à des avantages) là où les autres aussi devront renoncer à certaines choses dans le cadre des coupes budgétaires ».
M. Niinistö devrait nommer le nouveau gouvernement après sa visite d’Etat au Mexique, soit le 29 mai.
KS AL

Patronat

Le patronat n’a pas enterré le pacte social
Lors de sa réunion saisonnière le patronat EK a déclaré qu’il était prêt à relancer les négociations sur le pacte social que M. Sipilä a abandonné il y a deux semaines.
« J’ai du mal à croire que l’on ne soit pas prêt à y revenir. Quand le pays est en crise, il faut utiliser toutes les opportunités », a déclaré le président de EK, M. Alahuhta.
Il a souligné que la modération salariale ne suffirait pas. Il faut aussi augmenter le temps de travail. « C’est un moyen important de renforcer la compétitivité du secteur privé et de contenir la croissance de la dépense publique sans affaiblir le niveau des services ».
Il propose l’augmentation du temps de travail de 30 minutes par jour. « Cela pourrait être utilisé en supprimant des jours de récupération », relève-t-il.
KL

Politique

Mme Urpilainen estime que le « plafond de verre » est de retour
L’ancienne présidente du PSD et ministre des Finances Jutta Urpilainen estime que l’on assiste au retour du « plafond de verre » en politique : il y a de moins en moins de femmes aux postes de décision et dans les groupes de travail.
Elle considère que les négociations gouvernementales actuelles en sont un nouveau témoignage.
AL

Vélos urbains

Le projet de proposer des vélos à Helsinki avance enfin
La régie des transports publics d’Helsinki, HKL, attend actuellement des offres de cinq participants à l’appel d’offres concernant la mise en place des vélos urbains à disposition des gens à Helsinki.
L’objectif du projet est de disposer de 1500 vélos au printemps 2016.
Métro/6

Nucléaire

Ville d’Helsinki
Helsingin Sanomat rapporte que le conseil municipal d’Helsinki a débattu hier du nucléaire, à l’initiative du groupe de l’Alliance verte. La ville d’Helsinki possède 40 % des actions de l’entreprise énergétique Vantaan Energia qui a 5 % des actions de Fennovoima.
Les conseillers municipaux verts ont proposé qu’Helsinki se détache du projet de Fennovoima. Lors du vote, 49 conseillers municipaux ont toutefois voulu poursuivre le projet. 32 conseillers municipaux ont voté contre. Les verts ont été accusés de populisme par certains conseillers municipaux.
HS/A25

Energie

Les batteries de Tesla ne seraient pas rentables en Finlande
Helsingin Sanomat relève que selon deux études finlandaises récentes, les batteries lancées en avril par Tesla Motors ne seraient pas rentables pour les foyers parce que leur prix est trop élevé.
Les batteries ne sont pas encore en vente en Finlande. Selon les estimations, une batterie de 10 kWh couterait environ 4 000 euros, toutes taxes comprises.
HS/A32

Politique étrangère et européenne

Nominations

Mme Jäätteenmäki nommée vice-présidente du Parlement européen
Turun Sanomat rapporte que la parlementaire européenne Anneli Jäätteenmäki, qui représente du Centre finlandais, a été élue, hier à Strasbourg, vice-présidente du Parlement européen, en remplacement d’Olli Rehn, élu député au Parlement national aux élections législatives du mois d’avril.
Mme Jäätteenmäki (ALDE) l’a emporté par 301 voix contre 285, contre l’Italien Fabio Massimo Castaldo qui fait partie du groupe des eurosceptiques (EFDD).
M. Rehn a été le premier Finlandais à être élu un des 14 vice-présidents du Parlement européen.
TS/11

Le général Pulkkinen nommé chef de l’état-major de l’UE
Turun Sanomat relève que le général Esa Pulkkinen, actuel chef du service de la politique de défense au ministère finlandais de la défense, a été nommé chef de l’état-major de l’Union européenne pour une période de trois ans, à partir du début mai 2016.
La nomination a été faire par les commandants des forces armées des Etats membres de l’UE à Bruxelles.
Les tâches les plus importantes de l’état-major de l’UE sont la gestion de crise militaire et le développement de la coopération en matière de défense.
TS/11

Rapport européen sur la qualité de l’eau aux plages

La plupart des plages européennes sont bonnes
Selon Helsingin Sanomat, à la lumière d’un rapport de l’Union européenne, la qualité de l’eau aux plages finlandaises a été très bonne en 2014. Seulement 5 plages sur les 310 n’ont pas rempli les critères.
Selon le rapport, la qualité de l’eau aux plages européenne est bonne en général, voire excellente dans 83 % des plages.
HS/A12

Mercredi 20 mai 2015

Politique intérieure

Audience des partis politiques

La popularité des Vrais Finlandais est en hausse
Helsingin Sanomat rapporte qu’à la lumière d’un sondage d’opinion, effectué par l’institut TNS Gallup pour le compte du quotidien, l’audience des Vrais Finlandais est en hausse (+1,6 %) depuis les élections législatives, tandis que celle du PSD est en baisse (-1,4 %).
Le Centre est encore en tête avec un score de 21,1 %, suivi des Vrais Finlandais (19,2 %), du Parti conservateur Kokoomus 18,0 %.
Le PSD est quatrième avec 15,1 %, suivi de l’Alliance verte (9,3 %), de l’Alliance des gauches (6,8 %), du Parti suédois (4,6 %), et des Chrétiens-démocrates (3,4 %).
27 % des personnes interrogées sont incertains de leur choix.
Le sondage a été effectué entre le 20 avril et le 15 mais auprès de 2 443 personnes.
HS/A9

Formation du gouvernement

Coupes budgétaires
Selon Helsingin Sanomat, le groupe parlementaire des Vrais Finlandais a eu mardi une réunion d’une heure et demie durant laquelle le président du parti Timo Soini a présenté la première version du programme de coupes budgétaires de quatre milliards d’euros.
Il semble que les députés des Vrais Finlandais ont du mal à avaler les coupes. « Cela paraît difficile », a avoué M. Soini. Les députés n’ont pas voulu commenter l’affaire après la réunion du groupe parlementaire.
M. Soini rappelle qu’en ce qui concerne les Vrais Finlandais « une décision d’ensemble [de participation au gouvernement] sera prise dans une réunion commune du bureau national, du conseil national et du groupe parlementaire ».
Les détails des coupes devraient être publiés la semaine prochaine.
Le président du Kokoomus, le Premier ministre sortant Alexander Stubb souligne, quant à lui, que les coupes budgétaires devraient être effectuées au début de la législature.
HS/A13

Les coupes budgétaires font surgir les différences de valeurs entre les partis
Keskisuomalainen relève que les trois présidents des partis qui négocient le programme gouvernemental admettent que la rédaction de la liste des coupes budgétaires commence à faire surgir les différences idéologiques entre les partis.
Timo Soini, président des vrais Finlandais, est le premier à en avoir parlé devant les journalistes au Parlement. « Les différences idéologiques sont devenues évidentes lundi et mardi. » Il souligne que les Vrais Finlandais ont le profil d’un parti qui défend les mal lotis.
Alexander Stubb et Juha Sipilä ont également admis lors de la conférence de presse hier que les coupes budgétaires posent des problèmes.
La liste des coupes de quatre milliards d’euros devrait être publiée la semaine prochaine, après avoir été étudiée dans les groupes de travail. Selon M. Sipilä, le paquet de quatre milliards contient des coupes qui concernent aussi bien les dépenses de l’Etat (trois milliards) que des communes (un milliard).
En plus de ces quatre milliards de coupes budgétaires, le trio projette « sous la forme de réformes structurelles de court terme » des économies équivalant à deux milliards d’euros dans les dépenses de l’Etat et des communes.
KS/10, AL/A8

Réforme des services sociaux et de la santé
Demokraatti rapporte que le trio des présidents Sipilä, Soini et Stubb a commencé mardi les négociations sur la réforme des services sociaux et de la santé. Le modèle de « sote » devrait être prêt pour vendredi.
Selon M. Sipilä, l’objectif est un modèle basé sur de groupements des communes ou sur les régions. Pour lui, il est clair que la réforme n’entrera pas en vigueur début 2017, comme prévu initialement.
Kauppalehti estime que si la réforme entrait en vigueur en 2017, le gouvernement devrait présenter les projets de loi à l’automne 2016. Les décisions sur le financement n’ont pas été prises. Il faut aussi réserver plusieurs mois pour que les communes puissent s’exprimer. Il ne faut pas oublier les remarques de la Commission européenne sur l’état de l’économie finlandaise ou les réactions des agences de notation de crédits.
Dem/3, KL/A8

Nucléaire
Helsingin Sanomat relève que rien de précis ne sera écrit dans le programme gouvernemental sur le nucléaire. L’extension du parc nucléaire ne sera pas exclue.
HS/A31

Calendrier
Selon Demokraatti, les négociations sur les économies continuent aujourd’hui. Les projets les plus importants du nouveau gouvernement doivent être annoncés jeudi. Les négociations sur le cadre de l’économie se poursuivront pendant le week-end prochain.
Le programme gouvernemental devrait être achevé au milieu de la semaine prochaine.
Dem/3

Editoriaux
L’éditorialiste de Keskisuomalainen estime que les coupes budgétaires de quatre milliards d’euros seront la partie la plus sensible du programme gouvernemental. « Les coupes budgétaires diminuent les services publics et l’emploi dans le secteur public. Les coupes budgétaires peuvent aussi affaiblir la demande pour les entreprises privées et par ce biais diminuer l’emploi privé », relève l’éditorialiste.
Kauppalehti souligne que la Commission a récemment mis en garde la Finlande à cause de son déficit public. Dans le même temps, nombre d’économistes estiment qu’il ne faut pas des économies radicales qui mettraient en péril la croissance et l’emploi. « Les négociateurs gouvernementaux sont pris entre deux feux et risquent de faire brûler toute la maison », conclut Kauppalehti.
KS KL

Nucléaire

Fennovoima devra renforcer ses effectifs en matière de compétences
Stuk estime qu’il faudra plus de spécialistes pour Fennovoima afin de renforcer ses compétences. Les connaissances ne sont actuellement pas suffisantes en matière de mécanique, de technologies électriques et d’automatisme, selon M. Virolainen de Stuk.
Selon Mme Kettunen, directrice des communications de Fennovoima, le groupe a déjà fait des efforts pour recruter des experts. Néanmoins, concernant certains secteurs spécifiques, il a été difficile de trouver des personnes compétentes en Finlande.
AL/A14

Economie

Bois-papier

L’UE accordera un prêt de 300 millions d’euros au projet de pâte à papier
La Finlande pourrait obtenir, pour la première fois, un soutien dans le cadre du nouveau programme d’investissements de l’UE. La BEI a pris une décision préalable à l’accorder au projet d’usine de pâte à papier à Äänekoski de Metsä Group d’un prêt de 300 millions d’euros. Ce prêt sera garanti par le futur fonds d’investissements européen qui devra être créé sous la hulotte du vice-président de la Commission européenne, M. Katainen.
Helsingin Sanomat note que le prêt est prévu afin que l’usine puisse produire son énergie à partir des sources renouvelables.
L’usine d’Äänekoski devrait coûter 1,2 milliards d’euros. Il s’agit du plus grand investissement finlandais du secteur forestier. L’usine est prévue démarrer à la fin 2017.
HS/A29

Nokia

Here
Helsingin Sanomat relève que, selon l’agence de presse Bloomberg, de plus en plus de candidats sont intéressés par l’achat du service de localisation de Nokia, Here.
Baidu, Uber et Apex Partners envisageraient de faire une offre commune, et un autre trio, Tencent, NavInfo et EQT Partners feraient de même.
Selon Bloomberg, Microsoft serait également intéressé par l’achat d’une partie des actions de Here. D’autres groupes encore, d’investissements et automobiles, ainsi que Facebook et Alibaba sont intéressés par Here.
HS/A31

Elektrobit

Vente des logiciels automobiles
Helsingin Sanomat relève que le groupe allemand Continental achètera la plupart des fonctions du groupe de logiciels et électronique Elektrobit, groupe finlandais qui se concentrera désormais sur le matériel de technologies sans fil.
Continental versera 600 millions d’euros pour les logiciels automobiles, ce qui équivaut à trois fois le chiffre d’affaires d’Elektrobit en 2014. Ces logiciels emploient actuellement 1400 personnes dont 40 en Finlande.
Le directeur général d’Elektrobit, M. Harju, relève que le groupe continuera sous le nom de Bittium. Ses 500 employés sont presque tous en Finlande.
M. Keloharju, professeur de financement à l’Université Aalto, estime que du point de vue de l’emploi finlandais, il n’est pas mauvais que les groupes et investisseurs étrangers s’intéressent aux compagnies finlandaises. Si les activités en Finlande sont rentables et compétitives, le propriétaire étranger n’a pas intérêt à les négliger.
HS/A28

Mardi 19 mai 2015

Politique intérieure

Formation du gouvernement

On prépare quatre milliards de coupes budgétaires
M. Juha Sipilä a déclaré hier que l’on se préparait à mettre en place des coupes budgétaires portant sur environ 4 milliards d’euros. Une première liste de ces coupes devrait être validée aujourd’hui par le groupe de travail sur l’économie.
« Ensuite elle sera présentée aux autres groupes thématiques. Le groupe de travail va lui se consacrer aux questions fiscales, avec aussi pour objectif les réformes structurelles à réaliser ».
Les décisions concernant ces quatre millions d’économies devraient être prises durant la législature. Une partie de leur mise en œuvre devrait toutefois n’avoir d’effet que plus tard.
Les questions économiques devraient être étudiées toute la semaine. « J’attends que les décisions puissent être faites d’ici dimanche soir. Ensuite nous regarderons le programme gouvernemental secteur par secteur, c’est-à-dire ce que cela voudra signifier pour chaque ministère », a dit M. Sipilä.
Le programme gouvernemental devrait être prêt et publié mercredi 27 mai.
Les partis politiques formant la coalition se réuniront le jour suivant, jeudi 28 mai pour décider de leur participation au gouvernement et choisir les ministres.
Le président nominerait alors vendredi 29 mai le nouveau gouvernement.
KS SM

Des économies moins dures que ce que propose le ministère des Finances
Kauppalehti estime que le gouvernement de M. Juha Sipilä devrait procéder à ces coupes budgétaires de quatre milliards d’euros, soit trois pour l’Etat et un pour les communes. C’est moins que ce que proposait le ministère des finances qui souhaitait que l’Etat coupe quatre milliards dans ses dépenses et les communes deux milliards.
De plus M. Sipilä a laissé entendre que les coupes envisagées ne se réaliseraient pas toutes durant la législature. Certaines pourraient donc être échelonnées jusqu’en 2020 – 2021.
Même si elles sont inférieurs à ce que proposait le ministère des Fiances, ces coupes budgtaires sont supérieures à ce que proposaient le parti du Centre e tles Vrais Finlandais dans leurs programmes électoraux.
KL

Le besoin d’économies presse la réforme des services sociaux et de santé
Aamulehti rapporte que d’ici vendredi la nouvelle coalition devrait arriver à une décision sur le projet de réforme des services sociaux et de santé.
La réalisation de cette réforme est primordiale car elle fait partie des réformes structurelles permettant de diminuer le besoin de réaliser des coupes budgétaires. Aamulehti relève que les experts sont partagés sur les économies qu’une telle réforme pourrait apporter.
AL

Couper dans l’aide au développement ne rapporterait pas d’économies rapides
Helsingin Sanomat relève que dans la somme totale de l’aide au développement, 1,2 milliards d’euros, il n’y a qu’une part d’environ 500 000 qui pourra être concernée par des coupes, le reste étant des dépenses obligatoires et des crédits prévus pour l’aide humanitaire en cas de catastrophes.
Le Centre a proposé, avant les élections, de couper une somme de 200 000 euros. HS relève que les projets de coopération au développement sont souvent des engagements multinationaux et multilatéraux avec des obligations juridiques strictes. Se dissocier d’eux est lent.
Le ministère des Affaires étrangères souhaite que les coupes puissent être progressives de façon à ce qu’elles augmentent année par année durant la législature. Pour l’année en cours, par exemple, la Finlande a déjà des engagements à hauteur de 650 millions d’euros, et à hauteur de 550 millions d’euros pour 2016.
Le gouvernement envisage également, conformément à ses orientations en matière de politique étrangère et de sécurité, d’allouer des crédits à de nouvelles cibles, tels que le renforcement des activités des entreprises dans les pays en voie de développement.
HS relève que les trois partis de la future coalition ont des positions très divergentes sur l’accent de la coopération au développement.
Les Vrais Finlandais soulignent l’aide humanitaire et le soutien des ONG. Le Centre, quant à lui, a traditionnellement souligné la coopération bilatérale, tandis que le Parti conservateur privilégie l’action multilatérale à travers, par exemple, des organisations de l’ONU.
HS se demande si le prochain gouvernement souhaite consacrer les recettes des échanges de droits d’émissions à la coopération au développement et au financement climatique. Ces recettes ont été la seule source du financement climatique.
HS estime que la coopération au développement est en période de transition de plusieurs façons. Le futur gouvernement souligne le fait qu’il faudrait que la politique en la matière soutienne la promotion des exportations. La responsabilité du financement du développement est prévue être partagée entre l’Etat et des entreprises. HS estime que dans l’avenir, ces questions pourraient relever du ministre de l’Emploi et de l’Economie.
HS/A11

Aides aux entreprises
Le gouvernement sortant a fait effectuer, l’année dernière, un rapport sur les aides aux entreprises et leur répartition. La somme totale de ces aides s’élève à 4,6 milliards d’euros, subventions fiscales incluses.
Les négociateurs pour la formation du prochain gouvernement ne se sont pas exprimés sur le fait de savoir si ce rapport leur servira de base pour les décisions concernant les coupes en la matière.
Le rapport divise les aides en trois groupes. Les aides qui sont novatrices et efficaces s’élèvent à 810 millions d’euros. Le plus grand groupe est constitué des aides qui ont un potentiel de développement important. Elles s’élèvent à trois milliards d’euros. Une partie des aides sont considérées freiner les réformes structurelles ou autrement nuisibles. Elles s’élèvent à 845 millions d’euros.
HS relève que le rapport considère comme mauvais le fait que les crédits R&D ont diminué ces dernières années. C’est une forme d’aide qui est classée comme positive, contrairement à l’aide à l’internationalisation et celle destinée aux entreprises des régions rurales.
Le ministère des Finances a fait effectuer par l’institut national de recherche économique VATT une étude sur l’impact des aides aux entreprises. Selon VATT, les subventions fiscales, de 187 différents types, s’élèvent à 23,8 milliards d’euros. Cette somme correspond à 12 % du PIB.
Selon le rapport, les aides directes aux entreprises sont généralement considérées comme plus efficaces que les subventions fiscales, du fait qu’elles sont plus transparentes et plus faciles à cibler. Les mesures fiscales de soutien sont des recettes fiscales perdues ce qui fait qu’elles ont un impact considérable sur le financement du secteur public.
Les rédacteurs du rapport de Vatt s’étonnent du fait que ce sont les grandes entreprises qui bénéficient de la plupart des aides, alors que les aides obtenues par les petites entreprises engendreraient plus d’investissements dans le domaine de l’innovation.
HS/A29

Coupes budgétaires : les propositions du Centre
Dans ses réponses aux questions posées par M. Sipilâ, le centre avait proposé des coupes importantes :
-  Les indexations budgétaires seront supprimées, afin d’économiser un million d’euros au niveau de l’année 2019. Les bénéfices sociaux seront augmentés par un accord salarial modéré. Les pensions civiles et les pensions des entrepreneurs ne seront pas gelés. Les économies à faire dans des participations obligatoires de l’État aux dépenses des communes imposent que les responsabilités des communes soient diminuées en relation de ces économies.
-  Une réforme sera introduite dans l’administration centrale. Des réductions seront mises en places pour les dépenses administratives et de fonctionnement des divers unités de l’administration de l’État, sauf pour les forces armées, la police, les gardes frontières, les douanes et le ministère de justice : 300 million d’euros.
-  Les dépenses immobilières et des systèmes informatiques de l’administration centrale : 300 millions d’euros.
-  Les aides aux entreprises : 300 millions d’euros.
-  La réforme des services sociaux et de santé : 200 millions d’euros de réductions dans les dépenses budgétaires de l’État.
-  L’aide publique au développement ou une rationalisation du réseau des représentations diplomatiques : 200 million d’euros.
Le Centre proposait aussi des augmentations des dépenses, de 300 millions d’euros (les forces armées, le soutien à l’aide familial, les vétérans de guerre, la pension de garantie, la protection à l’enfance, les services à domicile des familles).
Le total net des économies proposées s’élevait à 2 milliards d’euros.

Politique étrangère et européenne

Opération en Méditerranée

Vers une participation de la Finlande à une opération navale de l’UE
Helsingin Sanomat rapporte qu’il est possible que la Finlande envoie une unité de protection de vingt soldats à l’opération de gestion de crise de l’Union européenne contre les trafiquants en Méditerranée. Les ministres européens des affaires étrangères et de la défense, réunis lundi à Bruxelles, se sont mis d’accord sur le lancement de l’opération navale. L’opération commencerait en juin.
« Selon l’estimation finlandaise, la façon la plus appropriée pour participer à l’opération serait d’envoyer une unité de protection », a annoncé le ministre de la défense sortant Carl Haglund hier à Bruxelles. « Selon notre estimation, la marine finlandaise n’a pas la possibilité d’envoyer un de ses navires en Méditerranée en ce moment », selon le ministre.
La Finlande vient de commencer à étudier les possibilités de participer à cette opération. Les décisions seront très probablement prises par le nouveau gouvernement.
Une unité finlandaise de protection du même genre a déjà participé à l’opération Atalanta contre les pirates devant la Somalie. Les Finlandais pourraient par exemple contrôler des navires des trafiquants.
« Notre point de départ est que si une telle opération est lancée nous étudirons les possibilités de participation. Il s’agit d’une causse commune », a déclaré le ministre sortant des affaires étrangères Erkki Tuomioja. Il souligne que l’approbation de l’opération à l’UE ne signifie pas son lancement. Cela dépend du mandat du conseil de sécurité des Nations Unies. M. Tuomioja estime toutefois que l’opération sera lancée et la Finlande se prépare à y participer. L’Union européenne, qui prendrait la décision sur le véritable lancement de l’opération en juin, souhaite avoir le mandat de l’ONU avant cette décision.
Helsingin Sanomat note que l’opération de gestion de crise fait partie d’un plan plus large de la Commission européenne afin de maîtriser les flux migratoires vers l’Union.
HS/A24

« En route vers l’opposition via Bruxelles »
Helsingin Sanomat relève que la Finlande a été représentée par l’opposition politique hier à la réunion des ministres européens des affaires étrangères et de la défense à Bruxelles. Le ministre sortant des affaires étrangères Erkki Tuomioja est député social-démocrate et le ministre sortant de la défense Carl Haglund préside de Parti suédois. Tous deux seront bientôt députés de l’opposition.
La participation des ministres sortants lors des réunions de l’UE n’a rien d’extraordinaire, au contraire. Ce qui est rare, c’est que les ministres finlandais prennent part à une décision politiquement difficile. Les affaires européennes courantes ne peuvent toutefois pas attendre la nomination de nouveaux ministres.
M. Haglund souligne qu’il n’y a pas de mécanisme pour que les ministres sortants et leurs successeurs puissent prendre les décisions ensemble, même s’il y a des contacts officieux. Après la réunion, il a commencé à critiquer les orientations de la politique de l’immigration du nouveau programme gouvernemental.
La position de la Finlande sur l’opération navale ne devrait cependant pas changer après la nomination du nouveau gouvernement.
HS/A24

Irak

Mesures de sécurité strictes pendant l’opération contre Isis
Selon Suomenmaa, la Finlande enverra 50 soldats en Irak du Nord pour former des troupes kurdes qui sont en train de faire la guerre contre l’organisation extrémiste Isis.
Il y a des risques dans la participation à l’opération contre Isis. Les forces armées veulent protéger strictement l’identité des participants. Ils ne donneront pas d’interviews aux médias.
Selon le chef des opérations de l’armée de terre, le général Petri Hulkko, « des centaines de combattants Isis sont issus des pays occidentaux. Nous ne pouvons pas prendre un risque qui mette en danger les familles et les proches des soldats finlandais ».
Quatre Finlandais partent pour l’Irak cette semaine. Plus de 60 pays participent à l’opération contre Isis.
Selon le général Hulkko, l’opération proprement dite sera lancé en juillet-août.
La mission des Finlandais durera un an et coûtera 20 millions d’euros.
SM/20, HS/A22
France – Finlande

Liberté d’expression

Pas d’exposition Je suis Charlie au festival Maailma kylässä
Le festival Maailma kylässä (Le monde est mon village) devait accueillir à Helsinki, en fin de semaine, un espace sur la liberté d’expression qui devait présenter l’exposition Je suis Charlie ainsi que des dessins de Ville Ranta.
Elle a supprimée pour des raisons de sécurité. « Nous avons consulté la Police de sécurité à de nombreuses reprises et sur la base de leur analyse nous avons décidé de ne pas mettre ces dessins au milieu de notre manifestation », a annoncé le responsable du projet de l’association Kepa.
HS

France

Cinéma

Festival de Cannes
Helsingin Sanomat publie une critique du film de Stéphane Brizé avec Vincent Lindon, « La loi du marché », présenté, hier, à Cannes,.
HS

Lundi 18 mai 2015

Politique intérieure

Formation du gouvernement

Rapidité très relative de la formation du gouvernement
M. Sipilä envisage que son gouvernement soit nommé le 29 mai. Cela voudrait dire que les négociations pour former le gouvernement auraient pris 41 jours.
Aamulehti rappelle qu’en 2011, il avait fallu attendre 66 jours après les élections pour avoir un gouvernement.
En revanche, cela avait été plus rapide en 2003 et 2007 (32 jours à chaque fois) et surtout en 1995 et 1999 (seulement 25 jours à chaque fois).
AL

M. Sipilä souhaite des réformes
Couper dans les dépenses est difficile
M. Juha Sipilä a déclaré vendredi que les négociations portaient maintenant sur les économies. Il a rappelé que les partis étaient engagés à proposer un programme sur la base du bilan du ministère des Finances : il faut diminuer les dépenses de l’Etat de 4 milliards d’euros et celles des communes de 2 milliards d’euros. De plus il faut combler un déficit structurel de 4 milliards d’euros.
Si le total est l’objet d’un consensus, il faut désormais s’entendre sur la réalisation de cet objectif.
M. Sipilä a déclaré qu’il présenterait en milieu de semaine le moyen d’arriver à un tel plan d’économies et de réformes de dix milliards d’euros. « C’est-à-dire ce qui sera des économies immédiates, ce qui seront des réformes ayant un effet à moyen terme et ce qui seront des réformes à long terme, et comment les milliards se répartissent entre tout cela », a déclaré M. Sipilä.
Il est d’ores et déjà acquis que le déficit structurel ne sera pas comblé sur une législature, rapporte Aamulehti.
« Les mesures concrètes seront dévoilées une fois que le programme économique sera prêt. En fin de semaine prochaine, on devrait approcher du but », a dit M. Sipilä vendredi dernier.
HS AL

Chômage

Les caisses sont bientôt vides
Les caisses d’assurance-chômage n’arrivent plus à couvrir les versements d’allocation en raison de l’augmentation du nombre de chômeurs.
L’année dernière, pour la première fois, le fonds de garanti de l’assurance chômage a du emprunter pour faire face aux dépenses. Cette année encore, il va continuer à s’endetter.
Ce fonds vient de remettre au ministère des Affaires sociales une évaluation selon laquelle il faudrait augmenter d’un point la cotisation d’assurance-chômage. Cette cotisation est payée pour moitié par les employés et pour moitié par les employeurs.
En pratique, ce sont les partenaires sociaux qui doivent se mettre d’accord sur une augmentation de la cotisation chômage. C’est au menu des négociations salariales qui ont commencé et visent à prolonger l’accord salarial de 2013.
HS

Social

Augmentation des bénéficiaires du revenu minimum
Le nombre de bénéficiaires du revenu minimum a augmenté de 3,1% en 2014. On estime que 253 400 foyers ont bénéficié de ce revenu en 2014.
HS

Politique étrangère et européenne

Politique étrangère

Séminaire sur la sécurité à Kultaranta
Keskisuomalainen rapporte que le Président Sauli Niinistö organisera, pour la troisième fois, un séminaire sur la politique étrangère et de sécurité à Kultaranta, résidence d’été du président à Naantali.
Le séminaire, en coopération avec l’Institut des relations internationales UPI, sera organisé les 14 et 15 juin pour une centaine d’invités. Pour la première fois, il y aura des invités américains et russes. Strobe Talbott, ancien secrétaire adjoint d’Etat aux affaires étrangères américain et actuel directeur de l’institut Brookings, Alexeï Koudrine, ancien ministre russe des finances, et Wolfgang Ischinger, président de ma conférence internationale de sécurité de Munich, figurent parmi les invités.
Il y aura des dirigeants politiques, des chercheurs, des représentants de l’administration, de la vie économique, des organisations et des médias.
KS/sam

Défense

Nominations au ministère de la défense
Helsingin Sanomat relève que le nouveau gouvernement aura à faire un paquet de nominations au ministère de la défense. Il s’agit des nominations du secrétaire général, du chef du service de la politique administrative et du chef du service de la politique de défense.
Le général Arto Räty, actuel secrétaire général, serait reconduit, ainsi que Teemu Penttilä, chef du service de la politique administrative.
Il est possible qu’il y ait un nouveau chef du service de la politique de défense, en remplacement du général Esa Pulkkinen qui est le candidat officiel de la Finlande pour le poste du chef de l’état-major de l’Union européenne.
Les candidats les plus en vue pour ce poste sont Helena Partanen, chef du service international, et Janne Kuusela, chef du service de planification.
HS/sam/A21

Exercices militaires
Selon Turun Sanomat, la Finlande organise ou participe à trois exercices militaires fin mai. L’exercice aérien Arctic Challenge Exercise aura lieu du 22 mai au 5 juin en Laponie suédoise, finlandaise et norvégienne. L’armée de l’air finlandaise y participe avec seize F/A-18 Hornet.
L’armée de terre organisera u exercice à Rovajärvi du 19 au 29 mai. Un exercice de défense antiaérienne des armées de terre et de l’air et de la marine sera organisé à Lohtaja en Ostrobotnie centrale du 19 au 28 mai.
De plus, un exercice de cybersécurité commence aujourd’hui à Jyväskylä, avec la participation des forces armées, la police, les gardes frontières, la douane et le centre de cybersécurité.
TS/lun/5, HS/lun/A8

Industrie de défense
Aamulehti relève que l’industrie de défense finlandaise souhaite que le nouveau gouvernement soit plus égoïste quant aux acquisitions du matériel de défense.
Un groupe de travail parlementaire a proposé une augmentation de 150 millions d’euros dans le budget de la défense. Les trois partis politiques qui participent aux négociations gouvernementales sont favorables à cette proposition.
AL/lun/A11

Immigration

Recrutement d’employés étrangers
Kauppalehti publie les chiffres de l’Office national de l’immigration, selon lesquels la Russie, l’Inde et la Chine sont les premiers pays d’origine des ressortissants étrangers qui reçoivent un permis de séjour en Finlande. Ces pays sont suivis de l’Ukraine, des Etats-Unis et de la Somalie, avant l’Irak, le Vietnam, la Turquie et les Philippines.
Les Russes, les Somaliens et les Irakiens sont les seuls parmi ces dix nationalités à être concernés par la protection internationale.
Compte tenu des permis de séjour accordés sur la base du travail, c’est l’Inde qui arrive au premier rang, avec 1059 permis liés au travail, suivi de l’Ukraine (873) et la Russie (627).
Sur les 33 351 immigrés au total, arrivés en 2014, 5062 sont arrivés pour le travail.
KL a interviewé un représentant de Finland Relocation Services, qui propose son expertise pour les entreprises qui recrutent internationalement, pour qui le marché finlandais est tellement restreint que le pays ne peut pas se permettre de se refermer. En Finlande, il y a beaucoup de secteurs où il est difficile de trouver des experts locaux. Le principe actuel selon lequel il faut d’abord chercher dans la main d’œuvre finlandaise avant de recruter en dehors de l’UE ou de l’EEE restreint et freine les activités des entreprises. Finland Relocation Services rappelle que les expériences positives concernant l’intégration dans la société finlandaise augmentent l’attrait international du pays.
KL/lun/A8-9

Propos de Mme Biaudet
Mme Biaudet, députée du Parti suédois, anciennement ombudsman pour les minorités, rejette les interprétations que présente sur son blog M. Halla-aho, député européen vrai finlandais, concernant les orientations des négociateurs gouvernementaux sur l’immigration. M. Halla-aho estime par exemple que les critères du regroupement familial pourront être rendues plus strictes. Mme Biaudet ne voit aucune nécessité pour resserrer les pratiques et rappelle que de telles mesures ne seraient pas conformes à la Convention sur les droits des enfants.
Interdire le regroupement familial en empêchant par exemple à des enfants mineurs de faire venir leurs parents en Finlande passerait mal avec les efforts en faveur de l’intégration et la lutte contre l’exclusion et la radicalisation, selon elle.
Keskisuomalainen relève que M. Eerola, membre du groupe de travail sur l’immigration, estime que le programme gouvernemental qui stipule que le quota de réfugiés n’augmentera pas ferait référence au chiffre de 750 appliqué avant la crise en Syrie. Mme Biaudet estime que cela relève de la mauvaise mathématique de parler de 750 si le quota a été de 1050 depuis deux ans.
KS

Réfugiés

La Finlande pourrait participer à une opération dans la Méditerranée
La Finlande envisage de participer éventuellement à une opération militaire de gestion de crise en Méditerranée sur laquelle l’UE pourrait prendre une décision aujourd’hui à Bruxelles.
Selon le ministère des Affaires étrangères, une telle opération pourrait démarrer en juillet, ce qui signifie que la Finlande devrait prendre une décision en la matière dans les semaines qui viennent. M. Haglund, ministre sortant de la Défense, qui participera à la réunion de Bruxelles, considère une participation finlandaise à l’opération comme importante. La nature de l’opération définira la façon dont la Finlande pourra y participer. Le comité interministériel des Affaires européennes a donné son feu vert préalable à l’opération. Il ne s’agirait probablement pas d’envoyer un bâtiment dans la Méditerranée. Quelques dizaines de casques bleus pourraient être envisagés, ainsi que l’envoi des chasseurs F18 Hornets ou des hélicoptères.
HS/sam/A14

Finlande – Russie

Visas
Helsingin Sanomat relève que le nombre de demandes russes de visa pour la Finlande a diminué. Contre 1,3 millions de demandes de visa en 2013, il y en avait 910 000 en 2014. Le nombre est prévu diminuer de 40 % encore.
Au consulat de Finlande à Saint-Petersbourg, le nombre de personnes affectées au traitement des visas est passé de 120 à 20.
HS

France

Construction navale

La France cherche un repreneur pour STX
Helsingin Sanomat rapporte que, comme l’Etat finlandais il y a un an, la France cherche un repreneur pour STX qui possède la majorité du capital du chantier naval de Saint-Nazaire.
HS

Tourisme

Mont Saint-Michel
Helsingin Sanomat présente le festival du Mont Saint-Michel qui aura lieu du 22 au 27 mai.
HS

Cinéma

Festival de Cannes
Les médias suivent toujours le festival de Cannes et les films en compétition dont le dernier Woody Allen projeté vendredi.
HS AL

Livre

Emmanuel Todd
Gunbn Gestyrin présente le livre d’Emmanuel Todd, Qui est Charlie ?
Hbl

France – Finlande

Cirque

Festival Cirko
Helsingin Sanomat publie de bonnes critiques des deux spectacles français, Flaque de la Compagnie de Fracto et La Meute de la compagnie du même nom. ?
HS

Vendredi 15 mai 2015

Politique intérieure

Formation du gouvernement

M. Sipilä estime que le gouvernement pourrait être nommé le 29 mai
Les présidents de partis en pourparlers gouvernementaux ont inscrit, hier, l’objectif de former le nouveau gouvernement le vendredi 29 mai. M. Sipilä relève que les travaux dans les groupes avancent conformément au calendrier. Il s’agira de s’efforcer de terminer les négociations le 27 mai.
Le plus dur, selon lui, sera de trouver où cibler les économies directes. Œuvrer sur les réformes structurelles qui auront un effet à plus longue terme est plus facile, selon lui.
La semaine prochaine, il est prévu d’avancer avec le cadre financier de façon à soumettre la première version du groupe de travail en la matière à l’évaluation des autres groupes de travail.
M. Sipilä n’exclut pas que le contrat social soit encore évoqué avec les partenaires sociaux. M. Lyly, président de la confédération des ouvriers, SAK, relève qu’aucun prise de contact n’a eu lieu depuis que les négociations ont été interrompues, mais que la SAK serait d’accord de poursuivre les tractations. Il ne cache pas que l’ordre du jour de négociations éventuelles aura un rôle significatif.
M. Stubb, président du Parti du Rassemblement national, a défini quatre phases pour le programme économique du gouvernement : en 2016, il s’agira de sauver l’économie finlandaise ; l’année 2017 sera consacrée à une reconstruction et l’année 2018 à une reprise. Pour M. Stubb, le pays serait en croissance en 2019, l’année électorale.
TS/ven/8, www.hs.fi

Orientations sur les questions d’immigration
Le nouveau gouvernement n’envisage pas de toucher au quota actuel de réfugiés. Les Vrais Finlandais avaient à l’origine exigé de le diminuer.
Concernant la main d’ouvre étrangère, il s’agira de maintenir le principe actuel de n’accorder des permis de travail à des ressortissants extracommunautaires que dans le cas où une main d’oeuvre équivalente n’existe pas déjà. Le Centre et le Parti du Rassemblement national avaient souhaité supprimer ce dispositif.
Il s’agira de faire un rapport sur les frais engendrés par l’immigration.
La participation aux activités d’une organisation catégorisée comme terroriste par l’ONU ou l’UE sera criminalisée. Ceci concernerait, par exemple, le retour en Finlande des combattants partis en Syrie. Le gouvernement envisage d’accélérer le renvoi de Finlande des personnes d’en-dehors de l’UE ou de l’EEE ayant commis des crimes graves, ainsi que le processus d’expulsion des personnes ayant obtenu une réponse négative à leur demande d’asile.
Les étudiants venant de l’extérieur de l’UE devront désormais payer des droits d’inscription ; les diplômés étrangers seront toutefois encouragés par des moyens fiscaux à rester travailler en Finlande à l’issu de leurs études.
Le gouvernement envisage d’instaurer des mesures pour une meilleure intégration des femmes au foyer immigrées.
HS/jeu/A7

Droits d’inscription prévus pour les étudiants d’en-dehors de l’UE
Turun Sanomat a interrogé des recteurs de plusieurs universités qui estiment que les droits d’inscription prévus dans l’esquisse du programme gouvernemental pour les étudiants venant d’en-dehors de l’UE pourraient permettre aux universités et écoles supérieures de développer leur enseignement, ce qui améliorerait la compétitivité finlandaise sur le marché éducatif. Les recteurs estiment que les droits perçus engendreraient un fléchissement dans le nombre d’étudiants, mais qu’avec le temps, la situation de stabiliserait.
TS/ven/3

Politique européenne
Les négociateurs soulignent l’importance de maintenir un niveau de contribution finlandaise à l’UE modéré et équitable. Il ne faudra pas approfondir la coordination en matière de politique économique européenne de façon à élargir la solidarité.
Le gouvernement n’est pas favorable à l’augmentation des responsabilités financières de la Finlande dans la gestion de la crise de l’euro. S’il s’agit d’utiliser le MES, il faut le faire dans le cadre de sa capacité et de sa structure de capitaux actuelles.
Concernant l’élargissement de l’UE, il faudra tenir compte de l’observation stricte des critères. Les quotas d’accueil concernant les réfugiés devront se baser sur le volontariat.
Mme Tiilikainen, directrice de l’Institut de relations internationales, estime que les orientations en matière de politique européenne s’inscrivent dans la continuité de la politique actuelle. La Finlande était déjà critique à l’égard de certaines politiques de l’UE auparavant. Pour Mme Tiilikainen, la participation des Vrais Finlandais se voit dans le fait que le futur gouvernement serait un peu plus réticent en ce qui concerne l’approfondissement de l’intégration. La Finlande était déjà méfiante en la matière.
KS/jeu/11, AL/jeu/A4

Editoriaux
« Un programme gouvernemental qui sera observé à l’étranger » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat estime que les orientations issues de la première phase des négociations gouvernementales reflètent des faits froids et tristes dans l’entourage de la Finlande et plus généralement en Europe. Cette fois, le programme gouvernemental aura un lectorat plus vaste que d’habitude. Outre les Finlandais, les lecteurs étrangers y chercheront des signes de l’influence éventuelle des Vrais Finlandais sur le fonctionnement du gouvernement.
L’éditorialiste estime que les orientations des groupes de travail sont surtout marquées par la continuité.
HS/jeu/A4

« Nouveau ton dans la politique de l’immigration » HBL
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet note que le nouveau gouvernement se focalise sur d’autres questions dans sa politique de l’immigration que le précédent. Il s’agit désormais de plus de « contrôle » en la matière.
L’éditorialiste se félicite du fait que le quota de réfugiés au moins n’a pas été diminué, même si l’immigration pour des raisons humanitaires est considérée comme secondaire.
HBL/jeu/28

Défense – position sur l’OTAN
« Retour à l’option de 2007 sur une adhésion à l’OTAN » NP
« Le gouvernement a réellement peur de la Russie » AL
Les négociateurs gouvernementaux proposent de revenir à l’inscription de 2007 concernant la position finlandaise à l’égard de l’OTAN et d’inscrire au programme gouvernemental que la Finlande « met en place un partenariat de caractère pratique avec l’OTAN et maintient l’option d’y demander une adhésion ».
Le gouvernement compte faire effectuer un rapport sur la politique étrangère et de sécurité dans le contexte duquel il s’agira d’évaluer les effets d’une éventuelle adhésion à l’OTAN. Le gouvernement rédigera également un livre blanc sur la défense.
M. Tuomioja (PSD) considère que cette orientation ne rapporte rien de surprenant ni des choses qui l’empêcheraient d’être ministre des Affaires étrangères de ce gouvernement aussi. Mme Lapintie (All. des gauches) estime que le but d’un rapport séparé sur l’OTAN est de rendre l’atmosphère plus favorable à son égard. M. Haavisto (Verts) estime qu’il s’agit d’un retour aux orientations du gouvernement Vanhanen, « desquelles il n’aurait peut-être pas été nécessaire de diverger ».
Aamulehti relève que les négociateurs souhaitent inscrire au programme gouvernemental que « l’objectif est de garantir l’indépendance et l’intégrité territoriale du pays ». Pour AL, ce message ne peut pas être mal interprété : la situation est tellement grave qu’il s’agit de revenir aux fondements. Dans le papier du gouvernement Katainen en juin 2011, on ne parlait pas de « nécessité de garantir l’indépendance de la Finlande » - cela allait de soi à l’époque.
HS/jeu/A9, AL/jeu/A6

Energie

Pas d’OL4 – en tout cas pour l’instant
Le groupe énergétique TVO a décidé, mercredi, qu’il ne déposerait pas de demande pour l’autorisation de construction d’un quatrième réacteur à Olkiluoto.
Le groupe n’envisage toutefois pas d’abandonner le projet entièrement du fait qu’il considère qu’il existe un besoin pour une « production énergétique sans émissions ».
HS/jeu/A46

Politique étrangère et européenne

Réfugiés

Le projet de la Commission européenne
Le nouveau gouvernement ne souhaite pas que l’UE impose aux Etats membres des quotas d’accueil de demandeurs d’asile. M. Stubb insiste sur l’importance que l’accueil se base sur le volontariat.
La Commission a esquissé que la part de la Finlande concernant le nombre de personnes que les Etats membres décideraient d’accueillir serait de 1,72 %. Concernant le quota de 20 000 réfugiés que la Commission envisage de proposer pour les Etats membres, la part de la Finlande serait de 293 personnes. M. Stubb estime que ce chiffre convient à la Finlande. L’idée de la Finlande est d’inclure ce chiffre dans son quota actuel, qui est passé de 750 à 1050 en raison de la crise syrienne.
HS/jeu/A6

Economie – avertissement de la Commission européenne

Editorial : « Les règles strictes sont une bonne chose tant qu’on les applique aux autres » HS
C’est au tour de la Finlande d’être tancé par l’UE. Pour l’éditorialiste de Helsingin Sanomat, la Commission européenne intervient pour une bonne raison face aux problèmes finlandais. Il faudra que le nouveau gouvernement prenne de grandes décisions en matière de diminution du déficit dès le début de ses travaux, et de façon crédible.
HS/jeu/A5

Finlande – Ukraine

Rencontre Niinistö-Porochenko
Le Président Niinistö a rencontré son homologue ukrainien à Aix-la-Chapelle, jeudi, à l’occasion de festivités autour du Prix Charlemagne. Les Présidents ont évoqué la situation en Ukraine de l’Est, les sanctions de l’UE contre la Russie et les réformes ukrainiennes.
AL/ven/A7

France

Cinéma

Festival de Cannes
Helsingin Sanomat et Aamulehti présentent le festival de Cannes et le film d’inauguration, La tête haute d’Emmanuelle Bercot.
HS/B1, AL/jeu/B12-13

France – Finlande

Cinéma

Festival du cinéma africain
Hufvudstadsbladet rend compte du festival du cinéma africain en cours à Helsinki.
HBL/jeu/33

Mercredi 13 mai 2015

Politique intérieure

Formation du gouvernement

Calendrier des négociations
M. Sipilä estime que les négociations ont un jour d’avance. Les groupes de travail sur la politique étrangère et de sécurité, présidé par le centriste Seppo Kääriäinen, les affaires européennes, présidé par la conservatrice Lenita Toivakka, et l’immigration, présidé par le Vrai Finlandais Juho Eerola, ont presque terminé leur travail mardi. Leurs orientations doivent être publiées mercredi à 15h30.
Les négociations sur les économies doivent commencer aujourd’hui et prendront au moins une semaine, selon l’estimation de M. Sipilä. Le gouvernement devrait être nommé avant fin mai. Les trois partis, le Centre, les Vrais Finlandais et le Kokoomus, ont une majorité de 124 sièges au Parlement.
HS/A11

M. Stubb ministre de l’Economie et M. Rehn ministre des Affaires étrangères ?
Yle estime que selon certaines rumeurs, le ministère de l’Economie serait renforcé. Il pourrait échoir au président du Kokoomus M. Stubb.
Dans ce cas, le ministère des Affaires étrangères pourrait être confié à l’ancien commissaire européen Olli Rehn (Centre).
On estime qu’il est fort probable que le président des Vrais Finlandais Timo Soini choisira le ministère des Finances.
Yle

Accord sur la politique européenne
Les Vrais Finlandais satisfaits des négociations sur l’immigration
Les négociateurs ont souligné hier que les négociations se déroulaient dans une bonne atmosphère et que des accords étaient trouvés dans les groupes de travail.
Le programme sur l’immigration devrait tenir sur une feuille, celui sur les affaires europoéennes sur une et demie ou deux.
Yle estime que ce sont surtout les Vrais Finlandais qui auraient été amenés à faire des compromis.
Interrogé sur la question de savoir si la politique européenne de la Finlande allait changer, M. Soini (Vrai Finlandais) a déclaré : c’est affaire d’interprétation. Quand le texte sera sur la table, le kokoomus dira que rien ne change et nous, Vrais Finlandais, interpréterons le texte comme un changement. Le Centre aura une interprétation médiane ».

On s’attaque à l’économie
M. Sipilä a déclaré qu’avec un jour d’avance les sujets économiques allaient être abordés aujourd’hui.
Cinq nouveaux groupes de travail vont être lancés :
-  L’Etat providence (soit les services publics et sociaux)
-  L’emploi
-  L’éducation
-  La bio-économie
-  Le numérique et la simplification administrative
Ces groupes travailleront dans le cadre du groupe stratégique présidé par M. Sipilä
De plus, trois autres groupes de travail vont être lancés : sur les réformes et la sécurité intérieure. L’objectif est de préparer les réformes des services sociaux et de santé et la réforme des missions des communes et régions.
AL

« Un vent nouveau souffle »
Selon Helsingin Sanomat, les présidents des trois partis soulignent que les négociations gouvernementales ne sont pas comme les précédentes. Le travail avance bien (selon M. Sipilä), les négociations sont bien dirigées (selon M. Soini), le processus avance de façon systématique (selon M. Stubb). Ils disent qu’il ne s’agit pas de trois partis mais « du parti de Finlande ».
Les économies de six milliards d’euros ont été décidées avant la répartition des portefeuilles ministériels. « La vie quotidienne ne commencera qu’à l’automne quand les lois budgétaires seront décidées et les coupes deviendront concrètes », selon une source anonyme.
HS/A11

Combien de ministres femmes ?
Helsingin Sanomat rapporte qu’on ne sait pas encore si le nouveau gouvernement sera composé de la même manière que les gouvernements précédents : avec un même nombre de ministres hommes et femmes. Le président du Centre Juha Sipilä, qui dirige les négociations, ne s’est pas encore mis d’accord sur cela avec les Vrais Finlandais et le Kokoomus à ce sujet.
Lors des négociations gouvernementales, jusqu’à présent, seulement un quart de négociateurs sont des femmes. Parmi les négociateurs centristes, il y a douze hommes et cinq femmes, chez le Kokoomus onze hommes et cinq femmes et parmi les Vrais Finlandais douze hommes et trois femmes. Cela a suscité de l’étonnement et le quotidien se demande si plus de ministres hommes que de femmes seraient nommés au gouvernement. Les ministres sont souvent nommés parmi les négociateurs gouvernementaux.
« Mon point de départ est une répartition équilibrée des portefeuilles entre hommes et femmes », a déclaré hier M. Sipilä dans les salons de réception du gouvernement. « Nous en sommes pas encore à ce stade où on parle des portefeuilles. »
Alexander Stubb et Timo Soini soulignent, quant à eux, que la compétence et non le sexe d’une personne est décisif dans la répartition des portefeuilles. « Les meilleurs seront choisis et les plus compétents auront les postes les plus difficiles », selon M. Soini.
Le Premier ministre sortant Alexander Stubb note que « dans mon groupe ministériel actuel il y a quatre ministres femmes et trois ministres hommes ».
Anu Koivunen, chercheur des médias à l’université de Stockholm, ne s’étonne pas du nombre modeste de négociateurs femmes parmi les centristes et les Vrais Finlandais. Elle est toutefois étonnée du faible nombre de négociateurs femmes chez les conservateurs. « Ce parti a quand même pendant longtemps nommé le même nombre de femmes et d’hommes au postes ministériels. Mme Koivunen n’approuve pas l’argument de la compétence, « cela est une explication trop facile, il s’agit juste d’une façon de mettre un point à cette discussion. Les médias, qui interviewent pour la plupart des hommes, utilisent aussi cet argument. »
Pour Mme Koivunen, « la différence entre la Finlande et la Suède est énorme, elle n’a jamais été aussi importante ». Elle rappelle que dans les années 1990, les partis politiques ont beaucoup travaillé en faveur de l’égalité.
HS/A10

Défense

Quel avion de chasse pour la Finlande ?
Turun Sanomat relève que Jussi Niinistö, député des Vrais Finlandais, ancien président de la commission de la défense du Parlement, estime qu’il est possible que la Finlande décidé d’acquérir des avions de chasse américain et suédois. « Les chasseurs F-18 Hornet ne seront pas forcément remplacés par un seul type d’avion. Notre défense aérienne pourrait être une combinaison de deux avions et d’autre technologie comme des drones et des missiles », déclare M. Niinistö.
Lors d’une interview accordée récemment à l’agence de presse STT, l’ancien commandant des forces aérienne Lauri Puranen, qui préside le groupe chargé d’évaluer les conditions préalables l’acquisition, a évoqué la possibilité d’acquérir deux types d’avions.
Le prochain gouvernement souhaite poursuivre la coopération de défense avec la Suède mais le futur Premier ministre Juha Sipilä ne souhaite pas parler d’une alliance militaire.
TS/11

Politique étrangère et européenne

Immigration

Propos de M. Stubb et de députés européens
Le Premier ministre, M. Stubb, a dit que la Finlande ne soutenait pas les quotas de réfugiés définis pour les Etats membres par l’UE. Pour lui, la Finlande accueille déjà un nombre élevé de réfugiés, compte tenu de la population. Il est favorable à une répartition de la responsabilité entre les Etats membres sur la base du volontariat.
Mme Jaakonsaari, députée européenne sociale-démocrate, estime que M. Stubb a tort et relève que la Finlande au contraire fait partie des pays dont on attend une contribution plus importante.
Demokraatti relève que lors des débats électoraux, les partis à l’exception des Vrais Finlandais avaient soutenu l’augmentation du quota de réfugiés. Mme Jaakonsaari se demande si l’effet des Vrais Finlandais se voit déjà.
Concernant les gens qui essayent de traverser la Méditerranée, elle note que le choix est simple du point de vue humain : soit ils se noient soit on les aide. Elle rappelle qu’il ne s’agit pas actuellement d’aider ces gens dans leur pays d’origine, en Syrie par exemple, ce n’est pas possible maintenant.
Certains députés européens finlandais, dont M. Takkula (Centre, ADLE) et Mme Pietikäinen (PPE), ont voté en faveur d’une répartition plus égale de la responsabilité de la charge. D’autres ont voté contre, dont MM. Halla-aho (Vrais Finlandais, ECR), Väyrynen et Mme Jäätteenmäki, centristes. Mme Jäätteenmäki, qui ne pense pas que les quotas pourraient résoudre le problème, soutient toutefois l’initiative de Mme Mogherini d’augmenter les ressources, avec l’ONU, pour détruire des bateaux à l’avance.
Mme Pietikäinen souligne que « les réfugiés humanitaires ne nous ont pas pris nos emplois ni notre sécurité sociale, ils ne sont pas non plus derrière les problèmes économiques ».
Mme Pietikäinen souligne également les idées de M. Juncker sur l’harmonisation de l’immigration légale.
Dem/3, HBL/4

Orientations du futur gouvernement
Hufvudstadsbladet relève que les orientations des négociateurs gouvernementaux en matière de politique d’immigration sont déjà claires, même si les résultats ne seront publiés que cet après-midi.
Selon M. Eerola, Vrais Finlandais qui pilote le groupe de travail en question, les négociations ont avancé sans grand problème. M. Sipilä assure que ces questions ont déjà été évoquées, lundi, et que le groupe de travail œuvre à partir de ces discussions-là.
HBL/6

Editorial : « La Finlande ne peut pas se permettre de se refermer » KL
L’éditorialiste de Kauppalehti rappelle que les réfugiés ne représentent que 10 % de toute immigration en Finlande. Les positions des Vrais Finlandais d’une part et du Centre et le Parti conservateur d’autre part sont très divergentes sur la question d’accueil des immigrés notamment qui viennent pour le travail. Le pire que la Finlande pourrait faire à présent serait de créer des obstacles à l’immigration. L’histoire connait des exemples de nations pour qui le repli sur soi a été le début d’une longue récession. La prospérité économique et les nouvelles innovations fleurissent dans une atmosphère internationale. La nécessité d’une immigration accrue n’est même pas une question d’opinion, c’est un fait, estime l’éditorialiste. Outre les réalités économiques, il ne faut pas oublier que la Finlande dispose également des obligations dans le cadre de la communauté internationale. Malgré les problèmes actuels, la Finlande reste un pays prospère qui peut se permettre de s’occuper des réfugiés, proposer un asile et verser une aide au développement y compris dans l’avenir.
KL/5

3000 entrées illicites en 2014
Selon un rapport de la Direction nationale de la police, environ 3000 personnes en situation irrégulière ont été arrêtées en Finlande l’année dernière. En outre, 400 ressortissants de pays européens étaient concernés par une interdiction de retour. Le nombre d’entrées illicites avait diminué de 400 par rapport à 2013, mais les violations de l’interdiction de retour avaient augmenté.
Le plus souvent, les entrées illicites concernent des Irakiens, Somaliens, Russes, Afghans et Iraniens. Dans la plupart des cas, ces personnes viennent avec des documents authentiques déclarés disparus ou volés.
Quant aux violations de l’interdiction de retour, il s’agit le plus souvent d’Estoniens.
HS/A16

Economie – avertissement de la Commission européenne

La Finlande pourrait éviter la procédure de déficit excessif
La commission européenne envisage de rédiger un rapport où elle interviendra au taux d’endettement et au déficit finlandais. Selon une source européenne interrogée par Keskisuomalainen, la Finlande se verra accorder un délai pour arranger la situation.
Selon KS, la Finlande pourrait éviter la procédure prévue pour un déficit excessif.
KS/8

Mardi 12 mai 2015

Politique intérieure

Formation du gouvernement

Négociations gouvernementales
Helsingin Sanomat rapporte que les négociations gouvernementales ont continué lundi. Le président du Centre Juha Sipilä, qui dirige les négociations, souligne que le gouvernement effectuera des changements courageux. « Nous avons constaté ensemble que la Finlande est resté prisonnière de son succès et de son Etat-providence », selon M. Sipilä. « Nous avons besoin d’un véritable changement, basé sur une vision commune. »
Le groupe stratégique, présidé par M. Sipilä, a évoqué lundi les objectifs centraux du nouveau gouvernement et les projets qui seront lancés pour atteindre ces objectifs.
Après le travail stratégique, les négociateurs rédigeront un projet sur l’économie publique qui sera la base de toutes les décisions économiques du programme gouvernemental.
« Le programme économique montrera les orientations des mesures d’ajustement », selon M. Sipilä.
M. Sipilä a annoncé lundi soir que le travail des groupes sur la politique étrangère et de sécurité, les affaires européennes et l’immigration a bien avancé et que ces trois groupes devraient terminer leur travail mercredi soir. Le travail sur le projet plus détaillé de l’économie publique commencera ensuite. Le président des Vrais Finlandais Timo Soini a déclaré à HS que les décisions détaillées sur les économies concernant chaque ministère ne seront prises qu’à partir de la semaine prochaine.
M. Soini et le président du Kokoomus Alexander Stubb ont fait l’éloge de la bonne ambiance et des modes d’actions des négociations.
Le travail stratégique a continué lundi soir. Le secrétaire général de Sitra Mikko Kosonen et Pekka Ala-Pietilä, ancien président du conseil de surveillance de Solidium, ont participé aux négociations.
Si les négociations gouvernementales avancent comme prévu, le nouveau gouvernement finlandais du Centre, des Vrais Finlandais et du Kokoomus sera nommé fin mai.
HS/A12

Groupes de travail
Les négociations ont été divisées lundi en quatre groupes de travail : le groupe stratégique, la politique étrangère et de sécurité, les affaires européennes et l’immigration.
Les membres du groupe stratégique, présidé par M. Sipilä, sont les centristes Annika Saarikko, Anu Vehviläinen, Kimmo Tiilikainen, Matti Vanhanen, Anne Berner et Tuomo Puumala. La conseillère de M. Sipilä, Riina Nevanmäki, est secrétaire du groupe stratégique.
Les membres des Vrais Finlandais sont Timo Soini, Riikka Slunga-Poutsalo, Hanna Mäntylä, Jari Lindström, Erkki Havansi et Samuli Virtanen.
Les représentants du Kokoomus sont Alexander Stubb, Petteri Orpo, Paula Risikko, Sanni Grahn-Laasonen, Joonas Turunen, Olli-Pekka Heinonen et Juhana Vartiainen.
Le groupe de la politique étrangère et de sécurité est présidé par le centriste Seppo Kääriäinen. Les autres centristes sont Timo Laaninen et Ilkka Miettinen. Les membres des Vrais Finlandais sont Jussi Niinistö, Maria Lohela et Toni Kokko. Les conservateurs sont Ilkka Kanerva, Ben Zyskowicz et Pasi Rajala.
Le groupe des affaires européennes est présidé par la conservatrice Lenita Toivakka, ministre sortante des affaires étrangères. Les autres membres conservateurs sont Henna Virkkunen et Lauri Tierala. Les membres centristes sont Jouni Ovaska, Olli Rehn et Jari Haapiainen. Les Vrais Finlandais sont Sampo Terho, Toimi Kankaanniemi et Juha Halttunen.
Le groupe de travail sur l’immigration est présidé par le Vrai Finlandais Juho Eerola. Il y a aussi les Vrais Finlandais Raimo Vistbacka et Antti Valpas. Les membres centristes sont Juha Rehula, Tapani Tölli et Seija Turtiainen les membres représentant Kokoomus Arto Satonen, Juhana Vartiainen et Tiina Rytilä.
Les quatre groupes ont commencé leur travail lundi.
Le commandant des forces armées finlandaises, le général Jarmo Lindberg a été invité aux salons de réception du gouvernement, « Smolna », où sont menées les négociations.
HS/A12

Politique de l’immigration
Suomenmaa, organe du Centre, relève que selon M. Sipilä, « le fait qu’on promeuve la cause de la patrie ne signifie pas que la Finlande est en train de se refermer ». Selon M. Sipilä, la répartition plus équilibrée des demandeurs d’asile entre les pays membres de l’Union européenne sera évoquée lors des négociations gouvernementales.
M. Stubb a noté qu’il ne s’agit que d’une proposition de la Commission européenne sur la répartition des demandeurs d’asile.
Le groupe de travail sur l’immigration a déjà rédigé trois versions de projet de programme. Ce groupe de travail est présidé par le Vrai Finlandais Juho Eerola, connu pour sa position très critique à l’égard de l’immigration. M. Soini estime qu’il n’y aura pas de problèmes dans le travail de ce groupe.
Selon Aamulehti, à la question de savoir pourquoi M. Eerola préside le groupe de travail sur l’immigration, M. Soini a répondu que M. Eerola était vice-président du parti et qu’il connaissait ces questions.
Dans son analyse, Kauppalehti, quotidien d’informations économiques, estime qu’il y aura un véritable bras de fer à l’intérieur du nouveau gouvernement sur les orientations de la politique de l’immigration. On peut le voir aussi dans la composition du groupe de travail : son président Juho Eerola est très critique à l’égard de l’immigration et le représentant du Kokoomus Juhana Vartiainen parle sans arrêt en faveur de l’augmentation de l’immigration de travail. Le patronat est favorable aux propos de M. Vartiainen, tandis que les syndicats du secteur tertiaire préfèrent les discours de M. Eerola.
SM/5, AL/A9, KL/30

Editoriaux
Selon l’éditorial d’Helsingin Sanomat, intitulé « la Crise de l’immigration force l’UE à prendre des décisions », la crise ne sera pas résolue dans la région de la Méditerranée. Les nouvelles propositions de la Commission européenne seront étudiées lors du conseil européen lundi prochain.
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat relève que, selon les statistiques de la Commission, la Suède a reçu en 2014 au total plus de 81 000 demandes d’asile. La Finlande n’en a reçu que 3651.
La question la plus difficile pour le nouveau gouvernement finlandais serait la répartition plus équilibrée des demandeurs d’asile entre les Etats membres Quelle sera la relation des engagements internationaux de la Finlande avec les orientations des Vrais Finlandais ?
Aamulehti estime, dans son éditorial, que malgré les tensions, l’UE devrait se mettre d’accord sur les réfugiés. Des quotas pourraient marcher. La solution plus durable serait bien entendu de pourvoir stabiliser les conditions dans les pays en crise mais cela n’est pas encore possible. La seule solution est d’aider les réfugiés. On ne peut pas empêcher les gens de partir par une simple surveillance maritime, conclut l’éditorialiste d’AL.
HS/A4, AL/A2

Point de vue : « Faut –il tolérer les intolérants ? » AL
Kari Salminen estime qu’avec la victoire des Vrais Finlandais, ce sont les contempteurs du multiculturalisme et de la tolérance qui accèdent au pouvoir. En Finlande, on n’a pas adopté à l’égard ders Vrais Finlandais la même attitude qu’en Suède où l’on essaie de convertir les intolérants. Kari Salminen estime que c’est peut-être une bonne chose.
Selon lui, « il serait idéal que tout le monde soit tolérant, mais la nature humaine ne fonctionne pas comme cela. »
« Parce que l’antiracisme peut augmenter le racisme en retour, il serait peut-être bon de prendre en compte les attitudes et les sentiments des Finlandais de souche, d’apprécier les rituels nationaux et les héros nationaux, de comprendre les valeurs finlandaises, voire même les valeurs des vrais Finlandais », écrit le journaliste d’Aamulehti.
AL/Dim

Economie

Secteur laitier

Valio
Valio, groupe laitier numéro 1 en Finlande, a retiré sa demande auprès de l’Office national de la concurrence et de la consommation concernant la suppression du système de quotas laitiers. Le système actuel impose à ce groupe à vendre du lait cru à ses concurrents à prix coutant.
Les autorités avaient prévenu Valio sur le fait que sa demande allait être refusée afin de garantir une concurrence.
La part du marché de lait cru de Valio est en effet de 82 à 85 %. Le groupe achète environ deux milliards de litres de lait aux éleveurs, et en vend 185 millions de litres à d’autres groupes à prix coutant (mesure que lui a imposé le bureau de la concurrence lorsque Valio a augmenté sa part de marché il y a quelques années).
Arla Finlande, par exemple, base un cinquième de ses activités sur le lait qu’il achète dans le cadre de ce quota. Arla travaille avec 640 producteurs de lait, alors que Valio a près de 7000 fermes qui lui fournissent du lait.
HS/A23

Aviation

La capacité de Finnair a diminué en avril
La capacité de la compagnie aérienne Finnair a diminué de 0,3 % concernant les vols proposés et de 2,6 % en vols vendus en avril, par rapport à avril 2014.
Le degré de remplissage de ses appareils était de 77,5 % ce qui est 1,9 point de moins qu’en avril 2014.
Les vols en Europe ont augmenté, tandis que ceux en Asie ont diminué.
HS/A25

Entreprises

La Finlande manque d’ETI
L’éditorialiste de Kauppalehti, quotidien économique, estime que la structure finlandaise en matière d’entreprises est distordue. Il y a 283 000 entreprises en Finlande, dont 600 seulement emploient plus de 250 personnes.
Le nombre d’entreprises moyennes est de 2600.
173 000 entreprises n’emploient que l’entrepreneur.
Une vingtaine de groupes réalisent à eux seuls 60 % des exportations du pays.
En Finlande, il y a une cinquantaine d’entreprises pour mille habitants, ce chiffre étant plus élevé au Portugal, en Espagne et en Italie, mais moins élevé, avec une trentaine d’entreprises pour mille habitants en Allemagne et en Grande-Bretagne.
Selon l’éditorialiste, il existe le risque que les grands groupes exportateurs aient du mal à trouver des sous-traitants suffisamment grands pour leur permettre de servir des clients au niveau mondial.
L’éditorialiste relève que se faire coter à la bourse intéresse peu les groupes. Cela serait partiellement dû au fait que la fiscalité prévoit des traitements différents pour les dividendes des entreprises cotées à la bourse et celles qui ne le sont pas.
KL/5

Société

Santé

Obésité
Selon une étude annuelle de l’Institut de santé publique THL, les Finlandais fument moins qu’avant, mais l’obésité représente un risque accru pour la santé. 17 % des hommes et 14 % des femmes fument de façon quotidienne, mais 60 % des hommes et 43 % des femmes sont obèses.
Néanmoins, les Finlandais font plus de sport dans leurs loisirs et mangent d’une façon plus saine qu’avant.
Il y a des différences régionales à l’égard du tabac et de l’obésité, en faveur de la région autour de la capitale, Uusimaa. Dans cette région, on utilise toutefois plus d’alcool qu’ailleurs en Finlande.
La santé et les habitudes des Finlandais de 15 à 64 ans sont suivies depuis 1978.
HS/A11

Gènes
Kaleva, quotidien d’Oulu, publie une interview de Mme Tarja Sundell, archéologue qui a étudié les origines des gènes des Finlandais. Sa thèse de doctorat intitulé The past hidden in our genes fait état du fait que le passé et la diminution forte de la population à l’âge de pierre se voient toujours dans les gènes des Finlandais.
A l’ère glacière, la Finlande était couverte de glace et ainsi inhabité. Il y a 11 000 ans, lorsque la glace commença à se retirer, la population est venue petit à petit des régions voisines. Des gens sont arrivés de toutes les directions, à des époques différentes. Les premiers sont arrivés du Nord et de l’Est, et des milliers d’années plus tard, d’autres sont venus du Sud et de l’Ouest.
Une division en deux marque le peuplement et cela fait qu’il y a des différences importantes entre les génomes des gens. Une division génétique passe de l’Est à l’Ouest à hauteur de l’axe Viipuri-Kokkola. Les différences se voient aujourd’hui encore, les maladies ne sont pas les mêmes à l’Ouest et à l’Est.
Comme la Finlande est un pays relativement isolé entouré en grande partie de la mer, et qu’il s’est peu prêté à des passages de population, il se prête bien à des études génétiques concernant la population.
Une petite partie seulement de la population d’origine a pu se reproduire. Un goulet d’étranglement de population, constitué par le climat froidissant et ses effets sur la récolte, la pêche et la chasse, ont fait que durant plusieurs générations, la population a diminué de façon considérable. Les gènes de la population qui a grandi plus tard se constituent de la partie des gènes transmis par cette petite population.
Il y a 4000 ans, il n’y avait que quelques milliers de personnes qui habitaient le pays, alors qu’avant ce goulet d’étranglement, il y en avait dans les 25 000. Cela explique le manque d’une certaine diversité génétique.
Le fait de savoir quels gènes sont transmis dépend beaucoup du hasard, mais la sélection naturelle joue aussi. Ceux qui ont pu survivre avec peu de nourriture s’en sont mieux sortis.
Il y a 36 maladies rares typiquement finlandaises, qui sont observées plus à l’Est et au Nord du pays qu’ailleurs. Une partie seulement des gènes ayant été maintenus, certaines maladies rares ont pu se renforcer, s’enrichir.
Il y a également des maladies nationales, comme les maladies cardio-vasculaires. La nourriture n’est plus la même aujourd’hui, mais les gènes qui ont connu la pénurie s’adaptent pour mettre au profit les aliments et créer des réserves à partir de la nourriture. Ces gènes sélectionnés pour faire des réserves, face à une abondance, continuent à en faire même trop, au cas où il faudrait faire face à une nouvelle pénurie.
Kaleva/dim/66-67

Littérature

Procès de l’éditeur Bazar contre l’écrivaine Sofi Oksanen
L’éditeur Bazar a saisi le tribunal de grande instance d’Helsinki concernant son contrat avec l’écrivaine Sofi Oksanen. Le contrat a été conclu en 2005 concernant la publication dans d’autres pays nordiques des deux premiers livres de Mme Oksanen, Les vaches de Staline, puis Baby Jane.
Bazar estime avoir eu le droit de publier le livre suivant de l’écrivaine.
Le livre suivant, Purge, un grand succès, a été publié par la maison d’édition WSOY.
Selon Mme Oksanen, Bazar n’était pas intéressé par ce livre à l’époque. Bazar aurait eu des droits concernant un autre projet, qui n’a jamais été publié.
Pour l’écrivaine, les revendications de Bazar sont absurdes.
HS

Lundi 11 mai 2015

Politique intérieure

Formation du gouvernement

Finlande 2025, l’UE et l’immigration à l’ordre du jour
Les négociations gouvernementales se poursuivent aujourd’hui
Vendredi, les négociateurs gouvernementaux sont arrivés à un accord sur l’image d’ensemble de la situation économique finlandaise. Les économies de six milliards d’euros, chiffrées par le ministère des Finances, ont été définies comme base des travaux, ainsi que le fait que le taux des prélèvements obligatoires ne serait pas augmenté. Les négociateurs sont censés évoquer leur vision sur la « La Finlande en 2025 » aujourd’hui, ainsi que les 5 à 7 priorités du programme stratégique du gouvernement pour avancer vers cet objectif.
Helsingin Sanomat relève que, selon des spécialistes économiques, les décisions sur des économies seront douloureuses. Certains préviennent contre des mesures d’économies qui tueraient tout élan de l’économie du pays. M. Sipilä relève que le moment et le calendrier des mesures pourra encore être peaufiné, mais que l’objectif de six milliards d’euros ne bougera plus.
Les négociations de vendredi dernier ont été lancées par les bilans présentés par le secrétaire d’Etat aux Finances, M. Hetemäki, et le gouverneur de la Banque de Finlande, M. Liikanen.
A partir de ce matin, trois groupes de travail se pencheront sur les questions européennes, d’immigration et de la politique étrangère et de sécurité. Des orientations devraient être terminées sur ces questions pour mardi soir.
Kauppalehti estime qu’alors que les économies, la fiscalité et l’entreprenariat sont des questions sur lesquelles il sera facile de trouver un accord, la réforme des services sociaux et de la santé, la formation, ainsi que l’UE et l’immigration par contre relèvent des thématiques difficiles.
Faire des économies concernant la formation sera difficile pour le Parti conservateur qui souhaite promouvoir l’éducation et la recherche. Le Centre et les Vrais Finlandais, quant à eux, auront du mal à toucher au réseau des établissements scolaires dans les régions rurales.
Concernant l’UE, le Centre, à l’instar des Vrais Finlandais, s’oppose à l’évolution fédéraliste de l’UE. M. Stubb, président du Parti conservateur, a souligné qu’il ne faut pas changer la politique européenne finlandaise. L’exigence des Vrais Finlandais de diminuer la contribution finlandaise à l’UE est une question qui ne sera sans doute pas inscrite dans le programme du gouvernement.
Concernant l’immigration, le Parti conservateur souhaite supprimer les autorisations administratives concernant certains emplois. Les Vrais Finlandais qui s’y opposent, sont devenus moins strictes en ce qui concerne l’immigration pour le travail. Le parti souhaite toutefois faire des économies concernant la politique de l’immigration et l’aide au développement.
Aamulehti rend compte des avis d’une source qui estime que les mesures d’économie devront forcément comprendre des coupes concernant les allocations sociales et les services. L’objectif est tel qu’il s’agira de couper partout. La réforme des services sociaux et de la santé, si elle est introduite, n’apportera pas d’économies importantes lors de cette législature. La réforme du système de retraite a déjà été prise en compte dans les calculs du ministère. M. Sipilä a également évoqué la suppression de certaines tâches des communes. La source d’AL estime qu‘il sera extrêmement difficile d’y trouver des économies s’élevant à un milliard d’euros.
Les journaux notent que le déplacement du Président Sauli Niinistö au Mexique du 23 au 27 mai aura également un effet sur le calendrier concernant la nomination du nouveau gouvernement.
HS/sam/A6, KL/lun/A8, AL/sam/A4-5, KS

Spéculations sur les portefeuilles ministériels
La tradition établie ces derniers temps est que le deuxième parti (Vrais Finlandais) se charge du portefeuille des Finances et le troisième (Parti conservateur) des Affaires étrangères. La plupart des spécialistes interrogés par Helsingin Sanomat estiment que c’est ainsi que cela va se passer cette fois aussi. M. Railo de l’Université de Turku estime que dans le contexte économique actuel, le Parti conservateur pourrait bien souhaiter s’occuper des Finances. M. Soini (Vrais Finlandais) a déjà exprimé qu’il souhaitait devenir ministre des Affaires étrangères.
Mme Hölttä d’Aamulehti n’exclut pas la possibilité que M. Sipilä abandonne le tour traditionnel où les partis choisissent chacun à son tour un portefeuille. Il pourrait présenter à MM. Soini et Stubb une répartition toute faite. Mme Hölttä ne doute pas que M. Soini deviendra ministre des Finances. Pour elle, la coopération entre MM. Sipilä et Soini est déjà pleinement en cours.
Elle note que le parti conservateur aura la chance d’être un peu à l’abri lorsque les critiques de commenceront concernant les décisions difficiles. MM. Sipilä et Soini sont plus susceptibles de prendre des coups.
Kaleva a interrogé des députés du nord de la Finlande qui souhaitent que l’accent puisse s’équilibrer du Sud au Nord concernant les choix régionaux des ministres.
HS/lun/A12, AL/sam/A5, Kaleva/dim/11

Editorial : « Un gouvernement en trois semaines » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat relève que mettre en place des mesures d’adaptation de six milliards d’euros (quatre concernant l’Etat et deux concernant les communes) ne sera guère possible durant une seule législature. Il a été question d’un objectif d’adaptation à hauteur de trois milliards concernant les finances publiques de l’Etat.
Concernant le nombre de portefeuilles, l’éditorialiste estime qu’il sera treize : cinq pour le Centre, quatre pour les Vrais Finlandais et le parti conservateur chacun.
HS/lun/A4

Le nouveau gouvernement va devoir décider sur les acquisitions militaires
STT rapporte que le nouveau gouvernement devra prendre la décision de remplacer une partie de la flotte militaire finlandaise. En effet, conformément au programme « Flotte 2020 », ce sont sept bâtiments de la marine finlandaise qui devront être remplacés. Le montant de ce projet serait d’un milliard d’euros.
Le directeur de l’unité concernée au ministère de la défense, Janne Kuusela, souligne qu’il faudrait que les nouveaux bâtiments soient le plus possible de facture nationale. Même si de nombreux systèmes doivent être en pratique acquis à l’étranger, le design et la construction des coques ainsi que l’installation des systèmes devraient être faits en Finlande ;
Le commandant Jon von Weissenberg estime lui aussi que, du point de vue de l’emploi et de
La sécurité d’approvisionnement, il serait bon de développer dans les chantiers navals finlandais une compétence dans la construction de navires de défense.
L’ancien président de la Commission de la Défense Jussi Niinistö souligne que, en raison de son actionnariat russe, il est improbable que le chantier naval d’Helsinki soit utilisé pour la construction de navires militaires.
En ce qui concerne l’autre grand projet, le remplacement des chasseurs F-18 Hornet, un groupe de travail dirigé par le général Lauri Puranen a été mis en place. Il devra rendre ses conclusions sur les moyens de remplacer ces appareils au prochain ministre de la Défense. La décision concernant ce projet concernant 62 appareils et d’un montant d’environ 7 milliards d’euros, sera toutefois prise seulement au début des années 2020, durant la prochaine législature.
KS

Politique économique européenne : qui peut inverser la tendance ?
Kauppalehti relève que, alors que les autres pays de la zone euro parlent du renforcement de l’intégration économique, la Finlande freine des deux pieds.
KL relève que lors du conseil européen de juin, les dirigeants européens doivent discuter de l’avenir de la zone euro. L’objectif est notamment de réfléchir à un approfondissement de la coordination des politiques économiques et des moyens pour relancer les réformes structurelles dans les Etats membres.
C’est le futur Premier ministre Juha Sipilä qui représentera la Finlande au conseil européen de juin. Il aura l’occasion de présenter à ses collègues européens les nouvelles lignes de la politique européenne de la Finlande. Or, à en croire sa proposition faite aux autres partis, il veut ceci :
« Il faut abandonner toute volonté d’approfondir la coordination de la politique économique. Le cadre de cette coordination devra être simplifié et le pouvoir en matière de politique économique devra être de ce fait rendu entre les mains des Etats membres. A long terme, il s’agit de défaire les structures qui prévoient une solidarité concernant les dettes. »
Cette tendance, M. Sipilä l’a piochée dans le rapport du ministère des Finances sur « Une union économique et monétaire plus stable ». Ce rapport préconise même de réfléchir à la possibilité de démanteler le MES.
L’opposition du ministère des Finances à un approfondissement de l’intégration monétaire se base sur le point de vue qu’il ne faut pas y transférer tout le pouvoir de décision de politique économique à la Commission et au parlement européen car ils ne jouissent pas de la confiance des citoyens. Pour qu’une politique monétaire soit légitime aux yeux des citoyens, il faut qu’elle soit nationale, estime le ministère, écrit KL.
Le journal économique souligne que les positions de M. Sipilä représentent un violent tournant pour une Finlande traditionnellement favorable à l’approfondissement de l’intégration. Cela ne pourra qu’être renforcé par la présence au gouvernement des Vrais Finlandais dont l’objectif est de laisser leur empreinte sur la nouvelle politique européenne de la Finlande.
KL

Politique étrangère et européenne

Elections en Grande-Bretagne

Editoriaux
Helsingin Sanomat estime, dans son éditorial, que le système électoral britannique a sauvé M. Cameron lors des élections législatives britanniques. La victoire électorale a toutefois un arrière-goût amèr : M. Cameron sent la pression de deux côtés, tant des eurosceptiques du parti Ukip et que des indépendantistes du Parti national écossais.
Même si l’Ukip n’a obtenu qu’un siège au Parlement, il a eu 12 % des voix. Cela signifie que M. Cameron va insister sur le côté eurosceptique de son parti avant le référendum sur l’Union européenne qu’il a promis d’organiser en 2017. Il doit montrer qu’il est strict avec Bruxelles.
Les aspirations indépendantistes et aussi le fait que les Ecossais sont très favorables à l’Union européenne poseront également des problèmes au Premier ministre réélu. Il est possible qu’une vague eurosceptique en Angleterre accélère les tendances indépendantistes en Ecosse.
M. Cameron ne souhaite guère rester dans l’histoire de son pays en tant que Premier ministre qui voit son pays quitter l’Union européenne et rétrécir avec l’indépendance de l’Ecosse. C’est toutefois possible mais non vraisemblable.
HS/sam/A4

Aamulehti : « Entre deux feux »
Dans son éditorial, Aamulehti souligne qu’aux yeux des Finlandais, le système électoral majoritaire britannique reflète très mal la volonté des électeurs. Dans une circonscription, le candidat ayant eu le plus de votes gagne et toutes les autres voix sont perdues.
L’Ukip a été le troisième parti aux élections mais n’a eu qu’un siège, tandis que le Parti national écossais a obtenu 56 sièges avec 5 % des votes.
Une autre surprise a été le résultat des élections, parce que tous les sondages avaient prévu un résultat très serré.
Ce bon résultat est aussi une victoire personnelle importante pour M. Cameron.
AL/sam/A2

Turun Sanomat : « Le résultat électoral est une assez grande surprise »
Turun Sanomat s’étonne, dans son éditorial, de la façon dont les sondages se sont trompés. Une des raisons les plus importantes pour la défaite électorale du Parti travailliste est le succès du Parti national écossais qui a pris pratiquement tous les sièges en Ecosse. Dans les élections précédentes, les Ecossais avaient voté pour les travaillistes.
Les présidents des trois partis qui ont perdu les élections ont annoncé leur démission immédiatement après avoir connu le résultat. En Finlande, les démissions dues aux mauvais résultats électoraux sont très rares.
Quant au résultat britannique, les Finlandais s’intéressent le plus à savoir comment M. Cameron arrivera à garder son pays dans l’Union européenne. Même si la Finlande est parmi les pays qui payent pour les dérogations obtenues par la Grande-Bretagne, les Finlandais ont intérêt à souhaiter que ce pays reste dans l’Union, juge TS.
En Grande-Bretagne, il y a certainement un groupe qui le souhaite aussi : les agriculteurs. Selon les statistiques, les agriculteurs britanniques ont obtenu, en 2007-2013, des aides agricoles directes de plus de 22 milliards d’euros. Pendant la même période, les agriculteurs finlandais en ont eu 3,3 milliards d’euros, conclut l’éditorialiste de TS.
TS/sam/2

HBL : « Une pièce de suspense et un tremblement de terre »
Selon l’éditorialiste de Hufvudstadsbladet, le succès du Parti national écossais a été prévu mais celui des conservateurs est devenu une véritable pièce de suspense.
Selon l’ancien Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt, qui a appelé M. Cameron immédiatement après avoir connu le résultat, le Premier ministre britannique a assuré qu’il commencerait à mener une campagne pour que son pays reste dans l’Union européenne.
HBL/dim/26

France

Cinéma

Bérénice Béjo
A quelques jours de l’ouverture du festival de Cannes, Helsingin Sanomat publie un portrait de l’actrice française Bérénice Béjo.
HS

Charlotte Gainsbourg
Turun Sanomat publie une interview de Charlotte Gainsbourg.
TS/sam/21

Tourisme

Les marchés de Paris
Keskisuomalainen publie un reportage sur Paris et ses marchés encore aujourd’hui au nombre de 83.
KS

Vendredi 8 mai 2015

Politique intérieure

Formation du nouveau gouvernement

« M. Sipilä a choisi le Kokoomus » SM
« Un gouvernement des trois S » SM
« Juha Sipilä a choisi un gouvernement des droites » HS
Le président du Centre, Juha Sipilä a annoncé, hier, qu’il allait négocier la formation d’un gouvernement avec le parti des Vrais Finlandais et avec le parti du Rassemblement national (Kokoomus).
M. Sipilä aurait décidé de ne pas s’engager avec le PSD quelques heures avant ses déclarations ; il aurait décidé de ne pas prendre le parti suédois seulement une heure avant de s’exprimer.
M. Sipilä a déclaré que son premier choix était allé vers un gouvernement des quatre plus grands partis, mais que cela n’avait pas été possible.
Il a déclaré que les partis du centre, des Vrais Finlandais et du Kokoomus étaient arrivés à s’entendre tant sur la politique européenne que sur l’immigration. Sur ces sujets, les positions des Vrais Finlandais et du Kokoomus sont les plus opposées, estime HS.
M. Sipilä a parlé d’un gouvernement des trois S car les leaders s’appellent Sipilä, Soini et Stubb.
Le président des Vrais Finlandais Timo Soini a déclaré que le résultat électoral qui a placé les Vrais Finlandais en second leur avait donné une bonne position de négociation aux Vrais Finlandais. Il a aussi assuré qu’il arriverait à coopérer avec le Kokoomus de M. Stubb.
M. Sipilä a déclaré que le nouveau gouvernement serait prêt d’ici la fin du mois de mai.
HS

Commentaires
Marko Junkkari (Helsingin Sanomat) estime que M. Sipilä a bien mené les négociations jusqu’à présent. En proposant un pacte social, il a montré qu’il pouvait proposer une relation de confiance aux syndicats. D’autre part, il pourra toujours justifier les futures coupes budgétaires en arguant qu’il avait essayé d’arriver à un pacte social mais que les partenaires sociaux l’ont refusé.
M. Junkkari relève aussi que M. Sipilä a fait preuve d’un bon sens tactique : il a d’abord construit la base de sa coalition en négociant avec les Vrais Finlandais, puis il a mis en concurrence le Kokoomus et le PSD.
Pour le Centre, un gouvernement des droites est la solution de la sécurité. Le Centre et le Kokoomus sont très proches l’un de l’autre sur de nombreux sujets économiques et notamment la fiscalité. De plus, le Centre et les Vrais Finlandais ont des points d’entente. En revanche le Kokoomus et les Vrais Finlandais sont si éloignés l’un de l’autre qu’il ne semble pas possible qu’ils s’allient sur le dos du Centre.
Katja Boxberg (Helsingin Sanomat) prédit que les citoyens doivent se préparer à une importante cure d’austérité.
HS

Editoriaux
« Sipilä a choisi une coalition des droites » HS
« La pire coalition du point de vue du suédois » HBL
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat estime que le gouvernement semble avoir une certaine unité idéologique ; il aura aussi face à lui une opposition de la gauche et des Verts. Reste à savoir aussi comment les syndicats vont se comporter face à ce gouvernement. « Les expériences de ces 25 dernières années ne poussent pas à l’optimisme », conclut HS.
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet estime que le nouveau gouvernement que projette M. Sipilä sera conservateur à plusieurs titres. Même si le Centre et le Parti conservateur ont également des députés libéraux, ce sont les conservateurs en matière de valeurs qui dominent le Centre, et la base actuelle ne manquera pas de donner un nouvel élan aux forces conservatives du Kokoomus.
M. Sipilä a choisi de ne pas prendre au gouvernement les autres vainqueurs, le Parti suédois et les Verts, qui auraient permis un profil plus libéral. Les orientations auraient été plus claires et explicites concernant la politique européenne, l’immigration et les questions des minorités, avec ces deux partis et soit le PSD soit le Kokoomus.
L’éditorialiste note que M. Sipilä n’a pas souhaité justifier son choix et espère que par la suite, il y aura plus de transparence.
Du point de vue suédophone, la base de ces trois partis est une mauvaise nouvelle. M. Stubb a tenu compte des questions liées au suédois, mais suite à une question directe lors de la conférence de presse, il a pris ses distances concernant le fait de promouvoir le suédois dans le nouveau gouvernement. Le PSD par contre entretient des sympathies pour le suédois, en principe et dans la pratique aussi.
HBL/24

Négociations sur le pacte social

M. Sipilä n’avait rien à perdre
HS rapporte que la tentative de M. Sipilä de conclure un pacte social avec les partenaires sociaux a échoué. En réalité, M. Sipilä a compris que les syndicats n’étaient pas prêts à entériner d’importantes augmentations du temps de travail et que le patronat n’était pas prêt à faire des concessions, notamment sur la formation des personnes licenciées.
Le Centre avait bien essayé d’obtenir que le patronat fasse des concessions, mais en retour il n’a eu du patronat que de nouvelles conditions que les syndicats ont interprété comme un durcissement du projet de pacte.
HS estime que ce pacte revenait pour M. Sipilä à essayer de faire ce que le chancelier Schröder avait fait au début des années 2000. Ces réformes ont aussi été critiquées pour l’augmentation du travail précaire et des travailleurs pauvres. Mais le résultat est que l’Allemagne est forte et qu’il y a peu de chômeurs.
In fine, la tentative de M. Sipilä a échoué parce que les entreprises n’étaient pas prêtes à investir dans la formation autant que les employés le souhaitaient ; et parce que les syndicats n’étaient pas prêts à accepter d’augmenter le temps de travail autant que les employeurs l’exigeaient.
Le gouvernement va probablement mettre en œuvre une partie de ces réformes. Mais la principale (le fait que les gens acceptent de travailler plus au même salaire) ne sera pas mise en œuvre, juge HS.
Le quotidien estime qu’au final, M. Sipilä n’avait rien à perdre et que cette tentative était illusoire. Comment le président d’un parti qui vient de gagner les élections peut espérer changer en deux jours les traditions de dialogue social séculaires et faire accepter aux dirigeants syndicaux un net affaiblissement des conditions de leurs membres.
M. Sipilä avait tout intérêt à tenter cela car l’échec en sera imputé aux partenaires sociaux, estime HS.
HS

Economie

Perspectives optimistes de l’industrie
Selon les bilans des groupes industriels concernant le début de l’année, les plus grandes difficultés du secteur industriel commencent à s’apaiser.
Les bénéfices totaux des groupes industriels cotés à la bourse ont augmenté de 13% en janvier-mars par rapport à la même époque l’année dernière.
Par contre, Neste, groupe pétrolier, qui est le plus grand groupe finlandais en chiffre d’affaires, a vu son chiffre d’affaires diminuer en janvier-mars, notamment en raison de la baisse du prix du pétrole.
M. Taittonen, analyste de la banque Nordea, relève qu’un tiers du bénéfice accru est constitué par les ateliers de construction mécanique et un tiers par l’industrie métallurgique. Le reste se répartit entre l’industrie forestière, le raffinage de pétrole et les autres groupes industriels.
M. Taittonen s’attend à la même sorte d’évolution en avril-juin.
HS/A31

Chantier naval

Meyer Werft deviendra définitivement propriétaire du chantier de Turku
Helsingin Sanomat note que le groupe allemand est prévu bétonner l’achat du reste des actions du chantier naval de Turku, soit la part de 30 % détenue par l’Etat finlandais.
En Allemagne, l’acquisition a suscité des soucis. Selon une source du quotidien, les Allemands ne s’étaient pas bien renseignés concernant le marché du travail finlandais. Ils seraient étonnés d’apprendre que les sous-traitants sont tenus d’observer le niveau salarial des conventions collectives finlandaises.
M. Meyer, directeur du chantier de Turku, se déclare optimiste en ce qui concerne les nouvelles commandes. Les commandes déjà signées devraient donner du travail pour le chantier jusqu’en 2019. Il estime qu’il serait possible pour le chantier d’augmenter son chiffre d’affaires de 30 à 40 % ces prochaines années. Le chantier de Papenburg en Allemagne a promis de maintenir les emplois de ses ouvriers jusqu’en 2030.
HS/A33, KL/jeu/A10

Défense

Défauts dans la chasse au sous-marins
Selon Helsingin Sanomat, les bateaux de la marine finlandaise, qui ont participé la semaine dernière à la chasse au sous-marin devant Helsinki, n’étaient pas bien équipés. Les bateaux qui sont munis d’un système de sondeur nécessaire ne sont actuellement pas en usage.
HS/A10

Eglise luthérienne

Le consistoire général a évoqué la nouvelle loi sur le mariage
Helsingin Sanomat rapporte que le consistoire général de l’Eglise luthérienne, qui a commencé lundi, se termine aujourd’hui.
HS estime que la loi sur le mariage, qui sera évoquée aujourd’hui, suscitera beaucoup de polémique. Selon une initiative d’un représentant, l’Eglise devrait commencer un débat pour savoir comment réagir à la réforme législative légalisant le mariage des homosexuels.
Le consistoire général ne prendra probablement pas de décision à ce sujet et l’initiative sera envoyée à étude d’un comité, avant d’être étudié par le consistoire à l’automne.
HS/A10

Politique étrangère et européenne

Demandeurs d’asile

Nette augmentation par rapport à 2014
Le nombre de demandeurs d’asile a augmenté d’un tiers cette année par rapport au début de l’année dernière.
L’Office national de l’immigration relève que, cette année, il y a eu en moyenne 338 demandeurs par mois, par rapport à 245 en 2014.
Fin avril 2015, 1354 personnes avaient déjà déposé une demande d’asile en Finlande.
HS/A15

Finlande - Russie

Diminution des passages à la frontière
Helsingin Sanomat relève que selon la police des frontières, le nombre de passages de la frontière entre la Finlande et la Russie a chuté de près de 25 % au début de l’année en cours. En janvier-avril 2015, environ 2,79 millions de personnes ont passé la frontière.
La partie de ressortissants russe a été de 65 %, contre 76 % en janvier-avril 2014. Le poste frontière le plus animé est celui de Vaalimaa.
HS/A13

Lappeenranta investit dans le tourisme russe
Selon Helsingin Sanomat, la ville de Lappeenranta reste optimiste quant au tourisme russe. Un grand centre commercial, Iso-Kristiina, vient d’être inauguré au centre ville. Le directeur Heikki Alén du groupe Citycon estime que 15 % des ventes du centre commercial viennent des touristes russes.
Le quotidien note que cette estimation paraît optimiste, vu que les ventes hors taxe à Lappeenranta ont baissé de 45 % en avril 2015 par rapport à avril 2014. En janvier-février la baissé a été de 70 %.
Le montant des ventes hors taxe en Carélie du Sud (Lappeenranta et Imatra), n’a été que de 2 millions d’euros en janvier 2015 et de 3,5 millions en avril 2015, contre 11 millions d’euros en janvier 2013.
En avril, la part de la Carélie du Sud des ventes touristiques hors taxe de tout le pays a été de 37,4 % et celle d’Helsinki de 37,6 %.
HS/A13

France - Finlande

Echanges scolaires

« L’internationalisation est à la mode » KS
Keskisuomalainen rend compte des échanges réguliers entre un lycée de La Pommeraye en France et le lycée de Joutsa, et de l’enthousiasme évident des étudiants.
KS/12

Jeudi 7 mai 2015

Politique intérieure

Formation d’un nouveau gouvernement

M. Sipilä annoncera les participants aujourd’hui
Selon Helsingin Sanomat, même si le pacte social a échoué, le négociateur gouvernemental Juha Sipilä compte annoncer à 17 h, d’abord aux groupes parlementaires, ensuite lors d’une conférence de presse quels sont les partis qui participeront aux négociations gouvernementales. Ce matin il doit encore négocier avec les groupes parlementaires.
Le président du groupe parlementaire du Centre Kimmo Tiilikainen déplore l’échec du pacte social. Il estime que les négociations gouvernementales seront plus difficiles.
Le quotidien estime que les chances du Parti conservateur Kokoomus pour participer aux négociations sont plus grandes que celles du PSD, parce que les orientations des conservateurs sur les économies sont plus proches des estimations du ministère des finances. Une partie de sociaux-démocrates souhaiteraient rester dans l’opposition, tandis que le président du parti Antti Rinne souhaite participer au gouvernement.
Parmi les petits partis, le Parti suédois aurait le plus de chances. Le président du RKP, M. Haglund a toutefois déclaré, résigné : « Nous n’allons pas pleurer si nous devons nous retrouver dans l’opposition ».
HS/A8

Parti social-démocrate

Le PSD prêt à participer au gouvernement
Le Président du PSD, M. Rinne a indiqué au négociateur pour former un gouvernement, M. Sipilä, que le PSD était prêt à participer aux négociations gouvernementales.
Ola seule condition posée par le PSD serait que le programme gouvernemental s’engage à diminuer les inégalités. « Un gouvernement de droite et du centre serait fâcheux pour les salariés », a-t-il dit.
Selon lui, l’échec du pacte social n’a pas d’effet sur la volonté du PSD de participer au gouvernement.
HS

M. Heinäluoma conseille une introspection au PSD
Helsingin Sanomat relève que l’ancien président du Parlement Eero Heinäluoma estime que « la défaite électorale du PSD a été bouleversante ». Il propose une introspection aux sociaux-démocrates : « Il faut effectuer un débat profond sur le résultat électoral. »
M. Heinäluoma ne prend pas position sur une éventuelle participation au gouvernement du PSD.
Il souligne l’importance du travail pour le mouvement ouvrier et estime que le caractère éthique du travail s’est affaibli en Finlande. « Il faudra travailler plus à l’avenir en faveur du succès. »
M. Heinäluoma est devenu favorable au modèle danois, ce qui est étonnant, vu que les syndicats ne veulent même pas entendre parler de ce modèle. Au Danemark, il est obligatoire pour les demandeurs d’emploi d’accepter du travail. Il est relativement facile de licencier mais la protection contre le chômage est bonne. Le quotidien estime qu’il est clair que M. Heinäluoma a pris ses distances avec son passé dans le mouvement syndical.
M. Heinäluoma a travaillé à la SAK pendant une vingtaine d’années avant d’être élu député du PSD en 2003. Il a été secrétaire général du PSD en 2002-2005, le président du parti en 2002-2008, ministre des finances en 2005-2007 et président du Parlement en 2011-2015.
HS/A14

Vrais Finlandais

« Un grand jour pour Timo Soini » Uusisuomi
« La Finlande de Sipilä, ou de Soini ? » AL
Uusisuomi estime que c’est un grand jour pour M. Soini : le président des Vrais Finlandais qui rêve d’être ministre depuis vingt ans, est en train de se rapprocher d’un portefeuille ministériel. Et pas n’importe lequel : celui des Finances !
Uusisuomi relève que, interrogé sur Yle ce matin, le président du groupe parlementaire des Vrais Finlandais Jari Lindström, a répondu sur un éventuel troisième paquet d’aide à la Grèce : « Si un nouveau paquet d’aide à la Grèce est nécessaire et si nous avons le portefeuille des Finances, comme il a été précédemment décidé, il existe le MES et la question sera alors résolu en temps utile ». Ainsi, même si les Vrais Finlandais se sont toujours opposés aux plans d’aide, il y a toutefois un mécanisme pour cela qui a été créé et le parti ne va pas le modifier.
Aamulehti pour sa part relève que, du point de vue de l’étranger, on s’intéresse moins à la question de savoir qui sera le prochain premier ministre de Finlande qu’à celle de savoir qui sera le prochain ministre des Finances. Le quotidien de Tampere s’interroger pour savoir si M. Soini, en tant que prochain ministre des Finances, sera celui qui dira non à tout nouveau plan d’aide. Aamulehti relève que le ministre allemand des Finances a déclaré qu’il serait prêt à travailler avec tout nouveau ministre finlandais, qu’el qu’il soit ; Aamulehti de souligner que la part de l’Allemagne dans les plans d’aide est de 30% et celle de la Finlande de 2%.
Le quotidien conclut en relevant que, vu les prévisions de croissance de la Commission, la question ne sera peut-être pas de savoir si M. Soini ira à Bruxelles pour rendre la vie dure à la Grèce et aux autres pays européens. La question est plutôt de savoir si M. Soini (ou bien l’ancien père la rigueur européen Olli Rehn) ira chapeau bas à Bruxelles pour demander de l’aide pour la Finlande – arguant du fait que même la Grèce a été aidée en son temps.
Uusisuomi AL

Négociations sur le pacte social

Le projet a échoué – les pourparlers gouvernementaux risquent d’être difficiles
On a appris hier soir que le pacte social que M. Sipilä, président du Centre, s’est efforcé d’obtenir, a échoué, ce qui signifiera des négociations extrêmement difficiles pour la formation du gouvernement, et des coupes plus importantes au niveau des finances publiques que si le pacte avait été possible.
M. Sipilä a écrit sur son blog, hier, que le programme économique du prochain gouvernement devra se baser sur l’estimation du ministère des Finances sur les économies nécessaires. Les mesures d’adaptation ont été chiffrées à six milliards d’euros par le ministère.
Le pacte social a échoué, selon les syndicats, du fait que le patronat n’a pas souhaité proposer de concessions de son côté en contrepartie des durcissements concernant la vie professionnelle, notamment le prolongement du temps de travail. Mme Selin, présidente de Pam, syndicat du secteur des services, estime que le projet n’était pas équilibré. M. Fjäder, président de la confédération des professions nécessitant un diplôme universitaire, Akava, estime que les propositions étaient disproportionnées entre les exigences faites aux salariés et aux employeurs.
M. Palola, président de la STTK, confédération des employés, apprécie l’action et l’engagement de M. Sipilä. M. Sipilä a insisté sur le fait que l’échec n’était la faute de personne. Pour lui, c’était un exercice utile.
M. Häkämies, président du patronat EK, se déclare déçu par la politique du marché de travail finlandaise. Il rappelle que les problèmes économiques ne disparaîtront pas.
A l’origine, on avait estime qu’obtenir un pacte social, et surtout sa mise en œuvre ensuite, serait plus facile si le PSD était au gouvernement. Avec l’échec, les chances du Parti conservateur de participer au gouvernement ont grandi du fait que le PSD ne dispose plus du statut de « garant du pacte social », juge la presse.
M. Sipilä relève que le projet de pacte social visait une amélioration de la productivité et non pas une réforme de la vie professionnelle. Il rappelle que c’est un domaine qui relève des organisations syndicales.
KS/15, AL/A4-5, HS/A6-7

Emploi - Parlement

Initiative populaire contre les contrats à 0 heure
La pétition pour interdire les contrats à 0 heure a déjà récolté plus de 50 000 signatures et devrait donc être étudiée par le nouveau parlement dès l’automne, rapporte Helsingin Sanomat.
HS

Entreprises d’Etat - Solidium

Un rapport préconise un contrôle plus important par le gouvernement
Le groupe de travail mis en place par la ministre en charge de la gestion des entreprises d’Etat, Mme Paatero (PSD) préconise que l’on augmente considérablement dans la gouvernance de Solidium le pouvoir des fonctionnaires chargés de la gestion des participations de l’Etat.
Solidium est chargé de gérer les participations de l’Etat dans les entreprises où il est minoritaire. Jusqu’à présent Solidium a fonctionné de manière autonome par rapport à la direction des entreprises de l’Etat.
HS

Energie nucléaire

« Les vieux réacteurs peu rentables » HBL
Hufvudstadsbladet rend compte du projet suédois de fermer ses plus vieux réacteurs nucléaires, en même temps que la Finlande construit un nouveau réacteur à Olkiluoto, et probablement bientôt un autre à Pyhäjoki.
M. Leskelä, directeur à la confédération de l’Industrie énergétique, estime que derrière les choix différents finlandais et suédois, il y a plusieurs explications, politiques et économiques. Il relève que les vieux réacteurs ne sont pas aussi rentables que l’on pourrait penser : ils ont besoin d’investissements dans la sécurité et de beaucoup d’entretien. Leur durée de vie est limitée en ce qui concerne l’amortissement de ces investissements.
M. Leskelä relève que la Suède a un surplus d’offre en matière d’électricité, alors que la Finlande est souvent dépendante des importations.
La Suède prévoit également des augmentations de certaines mesures fiscales sur la production d’énergie nucléaire. Le prix de l’électricité est actuellement bas. De nouvelles capacités de production auront un effet sur le prix. Les réacteurs suédois devront être fermés au moment où OL3 est prévu commencer sa production commerciale.
HBL rend également compte des prévisions du groupe énergétique britannique, BP, selon lesquelles, d’ici 2035, c’est la part de gaz naturel (LNG et gaz de schiste y compris), et des énergies renouvelables, dont surtout les bio-énergies, qui va augmenter, alors que l’énergie hydraulique et nucléaire sont stables, et la part du pétrole et du charbon vont diminuer.
HBL/1&4

Politique étrangère et européenne

Economie

Editoriaux
« La Finlande n’est plus un élève modèle » Hbl
« La Finlande ne profite pas des vents porteurs » HS
Helsingin Sanomat souligne que, l’année prochaine, « la Finlande serait l’escargot de l’Europe » en matière de croissance économique. L’éditorialiste souligne toutefois que l’économie de la Finlande n’est toutefois pas du niveau de celle de la Grèce qui risque à tout moment le dépôt de bilan. Néanmoins, la situation actuelle témoigne de la difficulté de prendre des décisions en Finlande juge l’éditorialiste qui conclut que le prochain gouvernement n’aura pas le droit à l’échec comme ses prédécesseurs.
Turun Sanomat relève que la Finlande sera le dernier de la classe européenne l’année prochaine.
Pohjalainen relève que l’ancien censeur de l’austérité budgétaire est devenu un mauvais élève économique. « Il y a un point commun entre la Grèce et la Finlande : dans les deux pays on sait très bien ce qu’il aurait fallu faire et ce qu’il faudrait faire, mais le courage pour prendre les décisions manque ».
HS

M. Hetemäki critique la Commission
Le secrétaire d’Etat aux Finances Martti Hetemäki signe dans la revue d’économie publique un article très dur sur les causes de la crise de l’euro, les erreurs commises et l’avenir de la zone euro. Il compare notamment l’action de la Fed dans la crise financière avec ce qui s’est passé en Europe.
Selon lui, la politique financière a failli notamment à cause de la façon dont la Commission fait ses prévisions qui sont, selon lui, trop dépendantes de la conjoncture.
Concernant l’avenir de la zone euro, il estime que la question centrale sera de faire en sorte que l’aléa moral puisse être contenu. Il défend férocement la clause du no-bailout et donc un système de politique financières nationales.
HS

France - Finlande

Tourisme

Expédition Arcada
Hufvudstadsbladet présente l’expédition Arcada qui va s’attaquer à la montagne de La Grave, dans les Alpes.
Hbl

Mercredi 6 mai 2015

Politique intérieure

Formation d’un nouveau gouvernement

« M. Sipilä n’a rejeté aucun parti » HS
« M. Sipilä va-t-il choisir le Kokoomus ou le PSD ? » AL
« Cela sent une coalition de trois grands partis » KS
Selon Helsingin Sanomat, le négociateur gouvernemental Juha Sipilä a négocié mardi avec les représentants de tous les groupes parlementaires. « Tous les partis veulent encore participer au gouvernement », selon M. Sipilä.
M. Sipilä doit annoncer, au plus tard jeudi soir, les partis politiques qui participeront aux négociations gouvernementales. Avant cela, il souhaite avoir les réponses des partenaires sociaux concernant le pacte social. Il a donc l’intention de négocier aujourd’hui et jeudi avec les partenaires sociaux.
Concernant sa future coalition, M. Sipilä estime que les éléments commencent à être connus. Il n’a toutefois pas révélé s’il compte commencer les négociations entre « trois grands ».
Aamulehti relève que tant M. Soini (président des Vrais Finlandais) que M. Rinne (président du PSD) ont déclaré ne pas souhaiter la présence de petits partis dans la coalition.
Le parti Kokoomus s’est montré optimiste, estimant que ses positions étaient tout à fait compatibles avec celles du centre.
Le PSD en revanche a déclaré qu’il souhaitait lui aussi participer au gouvernement, mais que « tout dépendait du programme gouvernemental ». M. Sipilä a déclaré qu’il y avait encore des questions à régler avec le PSD.
M. Sipilä a effectué mardi une visite chez le groupe parlementaire des Vrais Finlandais et le président des Vrais Finlandais Timo Soini chez le groupe parlementaire du Centre.
Tous les présidents de partis représentés au Parlement ont été plutôt satisfaits de leurs entretiens avec M. Sipilä.
Si le calendrier fixé est respecté, les négociations entre les partis de la future coalition commenceront vendredi après-midi dans les salons d’honneur du gouvernement, Smolna.
HS/A10

Négociations sur le pacte social

M. Sipilä exige un engagement pour un pacte social déjà pour demain
M. Sipilä, président du Centre, attend une décision concernant le pacte social de la part des partenaires sociaux pour jeudi 14 heures. Il souhaite connaître l’intention et l’engagement des partenaires envers un tel pacte social avant d’annoncer quels partis participeront aux négociations gouvernementales avec le sien.
Helsingin Sanomat fait le bilan de ce qu’on sait sur ce pacte pour lequel on ne connait pas de précédent.
L’idée de M. Sipilä est que les partenaires sociaux s’engagent à des décisions permettant d’améliorer la productivité et la compétitivité finlandaise afin que la situation d’emploi s’améliore. Les parties sont d’accord sur la nécessité de mesures dans ce sens, mais les avis sur les moyens à privilégier divergent. Le délai court pour ce genre de pacte augmente le scepticisme en ce qui concerne les chances d’y arriver.
Les syndicats des salariés auront du mal à renoncer à des droits acquis concernant les congés, les préavis de licenciement, les heures de travail, tandis que le patronat ne souhaitera pas augmenter ses frais ni renoncer à ses droits acquis à lui. M. Sipilä a souligné l’importance de trouver un équilibre entre différentes mesures. Cela signifie que les salariés obtiendraient quelque chose, par exemple des formations, en contrepartie de renoncer à quelque chose.
Il ne s’agit pas de se mettre d’accord sur la politique salariale, car les conventions salariales devront être renégociées en juin.
HS/A11

Prolongement du temps de travail ?
Dans le contexte du pacte social, il a été question de l’éventualité d’augmenter le temps de travail par cent heures par an. Helsingin Sanomat relève que M. Sipilä a dit qu’il ne s’agit pas d’une proposition qui viendrait de lui. Il relève que l’idée fait partie des positions du patronat EK.
Du côté patronal, l’idée de diminuer les salaires ou de prolonger le temps de travail afin de rétablir la compétitivité n’est pas nouvelle. L’industrie forestière et d’autres domaines industriels qui exportent leurs produits l’ont déjà évoquée.
HS relève qu’une augmentation du temps de travail de 100 heures annuelles (sans compensation salariale) correspondrait à une diminution des salaires de 5,6 %.
HS/A12

Réforme du système de retraites

La pénibilité des carrières professionnelles a été définie
Helsingin Sanomat relève que le ministère des Affaires sociales et de la Santé et les partenaires sociaux ont défini la notion de pénibilité dans le but de l’insérer dans la réforme du système de retraites sur laquelle les partenaires sociaux ont obtenu un accord à l’automne dernier.
La réforme devra entrer en vigueur en 2017 et retarder l’âge de départ à la retraite de 63 à 65 ans.
La notion de pénibilité des carrières professionnelles tiendra désormais compte de la charge physique et psycho-sociale du travail. Un départ à la retraite à 63 ans est prévu dans ce cas, après une carrière de 38 ans.
HS/A11

Parlement

Présidences des commissions
Aamulehti relève que les présidents des commissions parlementaires ont été nommés mardi. Il s’agit encore des présidences provisoires parce qu’il est possible que quelques présidents soient nommés ministres à l’occasion de la formation du gouvernement.
Le Centre a obtenu quatre présidences des commissions : Timo Kalli présidera la commission des finances, Kauko Juhantalo la commission de l’agriculture et de la sylviculture, Tapani Tölli la commission de l’éducation et Esko Kiviranta la commission de l’administration.
Parmi les Vrais Finlandais, Maria Lohela présidera la commission des affaires étrangères, Vesa-Matti Saarakkala la commission de l’économie et Pentti Oinonen la commission des transports et des communications.
Le Parti conservateur Kokoomus a obtenu trois présidences : Anne-Mari Virolainen a été nommée présidente de la Grande commission, Sinuhe Wallinheimo à la tête de la commission de la défense et Outi Mäkelä à la commission des lois.
Parmi les sociaux-démocrates, Anneli Kiljunen présidera la commission des affaires sociales et de la santé, Tarja Filatov la commission du travail et de la parité et Katja Taimela la commission du contrôle des comptes.
Annika Lapintie (Alliance ce des gauches) sera présidente de la commission des lois constitutionnelles. Emma Kari (Alliance verte) présidera la commission de l’environnement. Thomas Blomqvist (parti suédois) est nommé à la tête de la commission de l’avenir.
AL/A11

Bois-papier

Projet d’usine de pâte à papier à Kuopio
Après la confirmation de la mise en place d’une usine de pâte à papier de Metsä Group à Äänekoski, le projet de Finnpulp à Kuopio avance dans le sens où le groupe a réussi à obtenir le financement de l’étude de l’impact environnemental usine afin de pouvoir ensuite demander une autorisation environnementale.
La confédération des producteurs agricoles et sylvicoles MTK figure parmi les investisseurs, à hauteur de 0,5 millions d’euros.
L’investissement de l’usine de Kuopio s’élèverait à 1,4 milliard d’euros, par rapport à celui d’Äänekoski qui s’élève à 1,2 milliard d’euros. La capacité respective des usines serait de 1,2 et 1,3 million de tonnes.
La MTK relève que son investissement se justifie par sa confiance dans la croissance de la bio-économie et à la compétitivité du secteur forestier finlandais.
L’usine de Finnpulp pourrait démarrer en 2020.
Pour démarrer la construction il sera toutefois nécessaire de trouver un financement de 600 millions d’euros.
KS/12, HS/A33

Fiscalité

L’industrie technologique et les Entrepreneurs souhaitent introduire le modèle estonien en Finlande
Helsingin Sanomat relève que la confédération de l’industrie technologique et les Entrepreneurs de Finlande souhaitent introduire le système fiscal estonien en Finlande afin de permettre de relancer les investissements et créer de nouveaux emplois.
En Estonie, l’impôt sur les sociétés n’est appliqué que si les entreprises distribuent leurs bénéfices en dividendes aux actionnaires. Si les bénéfices sont réinvestis dans l’entreprise, ils sont exonérés d’impôts.
M. Niskakangas, professeur en droit fiscal, estime que le modèle estonien ne conviendrait pas à la Finlande et que l’Estonie, depuis son entrée dans l’UE, l’applique grâce à une autorisation exceptionnelle de l’UE.
HS/A30

Défense

Selon M. Haglund, l’armée n’a pas les moyens même de louer un sous-marin
Turun Sanomat rapporte que selon le ministre sortant de la défense Carl Haglund, il n’est réaliste de proposer l’achat ou même la location d’un sous-marin d’occasion à la Suède. Il estime que les forces armées n’en ont pas les moyens.
Jussi Niinistö, président de la commission de la défense pendant la précédente législature, l’avait proposé, en estimant que la Suède y serait prête.
M. Haglund admet qu’un ou deux sous-marins amélioreraient la capacité de la marine dans la protection des transports maritimes. « Il faut toutefois établir des priorités dans les acquisitions. Une surveillance régionale est l’essentiel. »
TS/10

Politique étrangère et européenne

Economie

Selon la Commission européenne, l’économie finlandaise est à la traine
Helsingin Sanomat relève que selon les prévisions de la Commission européenne, les perspectives de l’économie finlandaise sont sombres. La croissance se traine loin derrière celle des autres pays de la zone euro et de plus, la Finlande viole les règles communes en matière de rigueur budgétaire.
La Commission prévoit que la récession finlandaise qui dure depuis trois ans se termine cette année mais que la croissance reste nettement faible par rapport aux autres Etats membres. Elle serait de 0,3 % cette année (contre 0,8% selon les précédentes prévisions). Il n’y a qu’à Chypre que la croissance serait encore plus faible.
La Commission prévoit une croissance de 1,5 % pour la zone euro et de 1,8 % pour l’ensemble de l’UE. Le commissaire pour l’Economie, M. Moscovici estime qu’on ne peut pas dire que le printemps en Finlande serait aussi florissant qu’ailleurs.
Pour 2016, la Commission prévoit une croissance de 2,1 pour l’UE et d’environ 1 % pour la Finlande (contre 1,4% selon les précédentes prévisions), ce qui mettrait la Finlande au dernier rang européen.
Le déficit finlandais sera de 3,3 % du PIB cette année, la dette publique s’élevant à 62,6 % du PIB.
M. Moscovici a souligné l’importance d’une politique économique responsable. Il s’attend à ce que le futur gouvernement finlandais coopère de façon constructive avec la Commission afin de gérer le problème des chiffres de son économie.
HS/A29

Programme d’investissements

Propos de M. Katainen
Kauppalehti rend compte de propos de M. Katainen, vice-président de la Commission européenne, sur le programme d’investissements, création du président de la Commission, M. Juncker, pour favoriser les investissements privés et créer jusqu’à un million de nouveaux emplois.
La réalisation du programme de trois ans est à la charge de M. Katainen, qui est en tournée dans les pays membres avec son cabinet pour rencontrer des responsables politiques, des médias, des entreprises et des investisseurs. Jusqu’à présent, six pays, dont la France, l’Allemagne et la Pologne, ont annoncé qu’ils allaient consacrer au total 34 milliards d’euros en faveur de ce projet.
L’accueil en Finlande n’a pas été aussi enthousiaste. M. Rinne, ministre des Finances sortant, a dit que la participation finlandaise n’était pas évidente dans le contexte financier actuel et que la décision relèverait du prochain gouvernement.
M. Katainen estime qu’en Finlande, les élections ont épuisé toute l’énergie et que l’atmosphère est plus pessimiste que dans la majorité des Etats membres. Il estime qu’après les élections, il y aura plus de place pour de nouvelles idées. Il est convaincu que le fonds d’investissements stratégiques (FEIS) pourrait être utile en Finlande, même si obtenir un financement bancaire n’est pas un problème pour les entreprises. Le fonds pourrait aider les PMI-PME en partie concernant leurs capitaux. Une répartition de risques pourrait également être envisagée lorsque les groupes font des investissements plus importants, par exemple des projets pilotes de nouvelles technologiques.
M. Katainen propose que la Banque d’investissements nordique puisse elle aussi chercher un financement dans le nouveau fonds. A l’automne, M. Katainen envisage de se rendre en Asie et dans les pays du Golfe et rencontrer des investisseurs américains.
KL/4.5/B11-12

Finlande - Russie

Difficultés budgétaires pour la Maison de Finlande à Saint-Pétersbourg
Helsingin Sanomat rapporte que la Maison de Finlande au centre de Saint-Pétersbourg, gérée par une fondation, est encore en difficultés économiques. L’immeuble est possédé par la ville de Saint-Pétersbourg. En 2007, la fondation a signé un bail désavantageux pour 49 ans.
Depuis 2012, l’Etat finlandais a dû s’occuper de l’amortissement des dettes de la fondation. Cette année, 800 000 euros ont été réservés dans le budget de l’Etat pour cela.
Selon un rapport rédigé par le ministère de l’éducation en 2014, il serait préférable que l’Etat rachète le bâtiment. Le secrétaire d’Etat Olli-Pekka Heinonen rejette cette proposition. « L’Etat ne compte pas avoir plus d’immeubles en sa possession. »
La fondation a été créée en 1992. Parmi les fondateurs il y a entre autres le ministère de l’éducation, l’Académie de Finlande, les villes d’Helsinki et de Turku, plusieurs universités et entreprises, dont VR, Kone, Pohjola, Sampo et UPM.
HS/A16

France

Politique

Le Front national
STT rapporte que le Front national a sanctionné son fondateur et président honoraire Jean-Marie Le Pen.
AL KS

Mardi 5 mai 2015

Politique intérieure

Formation d’un nouveau gouvernement

Le sort des Vrais Finlandais
”M. Soini pourrait devenir ministre des Finances” SM
« M. Lyly souhaite que le PSD participe au gouvernement » SM
« Les capricieux Vrais Finlandais font pression sur M. Sipilä » HBL
M. Sipilä, président du Centre, qui a rencontré M. Soini, président des Vrais Finlandais, pour des longs entretiens, hier, semble très consensuel à l’égard de ce dernier, même si les réponses des Vrais Finlandais à ses questions n’étaient pas ce qu’il avait attendu. M. Sipilä déclare que la confiance a considérablement augmenté durant les entretiens d’hier. Les Vrais Finlandais restent ainsi sur la même ligne que tous les autres partis quant aux négociations, selon M. Sipilä
M. Sipilä relève toutefois que le Centre n’est pas prêt à faire des concessions sur tout afin de faire entrer les Vrais Finlandais au gouvernement. « On ne formera le gouvernement en aucun cas à deux. Il s’agit de prendre en compte les réponses des autres aussi », a-t-il dit.
Comme les positions de l’Alliance des gauches divergent beaucoup sur l’économie, M. Sipilä estime que ce parti pourrait rester dans l’opposition. Il en est de même des Chrétiens démocrates. Le Parti suédois conviendrait à toutes les options de composition gouvernementale. Les Verts pourraient ne pas trouver propice d’être au gouvernement avec les Vrais Finlandais.
Helsingin Sanomat spécule sur les différentes coalitions possibles. Celle composée du Centre, des Vrais Finlandais et du PSD paraît déjà plus probable que tout de suite après les élections. La participation du PSD pourrait assurer le fait que le pacte social avance. Dans la politique sociale, ces trois partis trouveraient des points communs. Les Vrais Finlandais et le PSD ont beaucoup en commun sur la politique du travail.
Une coalition Centre-Vrais Finlandais-Parti conservateur donnerait une impulsion aux réformes de la vie professionnelle. HS estime que cette composition pourrait permettre de réussir le rétablissement de la compétitivité et d’une atmosphère positive en matière des investissements. Les questions européennes engendrent toutefois des frictions entre le Kokoomus et les Vrais Finlandais.
Quant à une coalition Centre-Kokoomus-PSD, HS estime qu’il serait facile de trouver un accord sur les questions économiques et européennes. Les deux derniers se sont toutefois montrés réticents à coopérer l’un avec l’autre.
Une coalition des quatre grands partis permettrait à aucun d’entre eux de profiter du statut de parti d’opposition. Ils devraient tous s’engager au projet de rétablissement du pays. M. Sipilä a toutefois laissé comprendre qu’il n’envisageait pas de promouvoir cette option.
Aujourd’hui, M. Sipilä rencontrera les représentants des groupes parlementaires pour des entretiens d’une demi-heure. Il a prévu de présenter des questions supplémentaires auxquelles il attend partiellement des réponses dans la journée de mercredi.
Suomenmaa, organe du Centre, estime que si M. Sipilä réussit à souder les deux plus grands partis pour former l’ossature du nouveau gouvernement, M. Soini pourrait devenir ministre des Finances. Jeudi, M. Sipilä aura la tache difficile d’inviter soit le PSD soit le Kokoomus à poursuivre les pourparlers. SM estime que le Parti suédois pourrait venir compléter un tel gouvernement.
SM relève que le Centre et les Vrais Finlandais avaient chacun une dizaine de représentants dans leurs négociations. Les entretiens se sont déroulés dans des groupes répartis par thèmes.
En ce qui concerne le programme gouvernemental, M. Sipilä envisagerait de présenter un document de 15 à 20 feuillets fixant les priorités, l’objectif étant de terminer le programme et la répartition des portefeuilles pour fin mai.
Les jours qui viennent montreront si les Vrais Finlandais pourront faire passer beaucoup de leurs propres positions. M. Soini a dit qu’il ne fuit pas exiger plus de volonté de compromis de son parti que des autres. La liste du parti concernant les mesures d’économie, les questions d’immigration, les positions sur l’UE et même la question des mines antipersonnel ont toutefois été des points litigieux. M. Laaninen, secrétaire du Parti du centre, relève que concernant la question des mines, les négociateurs ont du recourir à une expertise extérieure.
Suomenmaa relève que le président de la confédération des ouvriers, M. Lyly, estime qu’il serait bien que le PSD, parti des salariés, participe au gouvernement. Cela aurait une importance au niveau du programme du gouvernement. M. Lyly souligne toutefois que, pour la SAK, ce n’est pas la composition du gouvernement en soi qui compte, mais plutôt le programme gouvernemental.
Hufvudstadsbladet rend compte des propos de M. Djupsund, professeur à Åbo Akademi, qui rappelle que même si M. Soini souhaite participer au gouvernement, il n’est pas sûr que tous les siens le souhaitent. Le professeur estime qu’il faut que M. Sipilä se renseigne de près sur ce que M. Soini souhaite et ce que souhaitent le reste des Vrais Finlandais. Il rappelle d’ailleurs qu’en voix, le parti a perdu plutôt que gagné, même si on les considère comme vainqueurs. Il n’exclut pas la possibilité que M. Sipilä abandonne ce parti et choisisse de former un gouvernement avec un seul des grands partis et quelques petits partis. Cela pourrait être plus simple, selon lui.
HS, SM/4-5,7, KS/8, HBL/5

Editoriaux
« Le travail de M. Sipilä s’est un peu compliqué » HS
« Privilégier l’intérêt de la patrie » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat relève que M. Sipilä, négociateur pour la formation du nouveau gouvernement, passera à la phase suivante, cette semaine. Il a dit, hier, que les partis participant aux pourparlers gouvernementaux seraient choisis pour jeudi soir. Les négociations seraient ensuite entamées vendredi après-midi.
L’éditorialiste estime qu’à juger par la journée passée avec M. Soini, lundi, M. Sipilä souhaite voir les Vrais Finlandais au gouvernement. M. Soini a laissé son parti, qui est sûr de ses chances de participer au gouvernement, répondre aux questions de M. Sipilä sans faire des concessions par rapport au programme du parti. La stratégie de M. Soini est de jouer un double jeu : il a adopté les orientations serrées de son parti comme base des négociations pour la formation du gouvernement afin de ne pas avoir à recevoir des critiques de la part des siens. Il reviendra ainsi à M. Sipilä d’être celui qui dira que ces orientations ne pourront pas être celles du nouveau gouvernement.
Le Centre à son tour a déjà révélé qu’avec M. Soini, d’autres orientations avaient été évoquées et que le président des Vrais Finlandais serait prêt à des compromis considérables.
L’éditorialiste de Suomenmaa, organe du Centre, estime que la tactique de M. Sipilä paraît sage. Il a consacré une journée entière aux entretiens avec les Vrais Finlandais en précisant que le « résultat des élections l’y oblige ». Les Vrais Finlandais, même en ayant perdu un siège, constituent le deuxième parti. Pour l’éditorialiste, il revient désormais à ce parti de voir s’ils sont prêts aux compromis nécessaires à une coopération gouvernementale avec les autres.
HS/A4, SM/2

Point de vue : « Garder les ennemis près de soi »
Helsingin Sanomat publie un billet de Piia Elonen, qui estime que le Parti conservateur a été très sûr de lui en ce qui concerne son entrée au gouvernement. Il sera difficile pour M. Sipilä de faire entrer le Parti conservateur et le PSD au même gouvernement. Il aura ainsi besoin des Vrais Finlandais, qui de leur côté auront besoin du PSD.
Les Vrai Finlandais se profilent comme « le premier parti ouvrier ». Dès lors, M. Soini ne peut se payer le luxe que l’autre parti ouvrier (le PSD) reste dans l’opposition à augmenter son audience au moment où les Vrais Finlandais supporteraient la responsabilité gouvernementale et devraient jeter des subsides aux pieds des oliviers. Sinon, il se pourrait que le PSD redevienne rapidement le premier parti ouvrier.
Le plus simple pour les Vrais Finlandais serait de garder leur ennemi tout près d’eux, c’est-à-dire de faire entrer le PSD au gouvernement. M. Soini ne manquera certainement pas de s’efforcer de convaincre M. Sipilä sur le fait que le PSD soit une meilleure option [que le parti conservateur].
Pour M. Sipilä, par contre, le Parti conservateur pourrait constituer un meilleur partenaire au gouvernement que le PSD, s’agissant de réformer les structures de l’économie et de la vie professionnelle.
HS

Négociations sur le pacte social

M. Sipilä propose une augmentation du temps de travail
Les syndicats opposés
M. Häkämies (EK) favorable à une dévaluation par les coûts du travail
Selon Turun Sanomat, le négociateur gouvernemental Juha Sipilä a proposé lundi une prolongation du temps de travail de 100 heures par an, ce qui signifierait une augmentation d’environ deux semaines de demie de travail sans augmentation de salaire.
La proposition a irrité les représentants des grandes centrales syndicales. Le président de la SAK Lauri Lyly déclare être plutôt sceptique quant au pacte social. « Nous souhaitons donner du travail aux chômeurs et aux travailleurs à temps partiel et non à ceux qui travaillent déjà à plein temps ».
Selon Sture Fjäder, président d’Akava, les questions sur les conditions de travail ne font par partie des négociations sur le pacte social.
Le président de la STTK Antti Palola souligne que les organisations ne vont pas « avaler cette proposition comme ça ».
Le directeur de la confédération du patronat et de l’industrie EK Jyri Häkämies souligne qu’afin de récupérer la compétitivité, il est essentiel de prolonger le temps de travail parce qu’on ne peut pas diminuer les salaires. « Dans le temps, nous avons eu la possibilité de procéder à une dévaluation. La prolongation du temps de travail signifie une dévaluation interne. Cela améliorerait la compétitivité mais ne résoudrait pas les problèmes de la productivité », selon M. Häkämies.
TS/8, Dem/4

Point de vue : M. Sipilä confond les termes économiques
Lauri Nurmi estime dans Aamulehti que le président du Centre Juha Sipilä a fixé comme objectif à son pacte social d’augmenter la productivité de la Finlande de 5%. C’est un bon objectif mais augmenter le temps de travail n’a rien à voir avec la productivité, souligne Lauri Nurmi.
En réalité, M. Sipilä se trompe de terme : ce qu’il veut dire c’est que les coûts de production doivent être rétablis par rapport à la Suède et à l’Allemagne. C’est ce que proposent les économistes Anders Borg et Juhana Vartiainen.
Selon Lauri Nurmi, on peut deviner à la posture de M. Sipilä qu’il prépare un gouvernement avec les Vrais Finlandais et le parti du rassemblement national de M. Stubb.
Ce sont les innovations qui permettraient d’améliorer la productivité, conclut Lauri Nurmi.
AL

Parlement

Mme Ruohonen-Lerner a choisi le Parlement européen
Helsingin Sanomat relève que Pirkko Ruohonen-Lerner, députée des Vrais Finlandais, remplacera le parlementaire européen Sampo Terho, devenu député. Mme Ruohonen-Lerner, premier suppléant des Vrais Finlandais pour le Parlement européen, admet que la décision a été difficile pour elle qui venait d’être réélue au Parlement finlandais.
Elle compte se concentrer au Parlement européen sur les thèmes comme l’évasion fiscale, les paradis fiscaux et l’économie parallèle. Elle quittera la Finlande prochainement.
Le remplaçant au Parlement européen d’Olli Rehn - élu lui aussi au Parlement national - le centriste Hannu Takkula y est depuis une semaine.
Mme Ruohonen-Lerner sera remplacée au Parlement national par la première suppléante des Vrais Finlandais dans la circonscription d’Uusimaa, Leena Meri, juriste et officier d’état civil de 47 ans. Mme Meri est conseillère municipale à Hyvinkää.
HS/A16

Economie

« Il faut que les Finlandais goûtent la cure infligée aux pays du Sud » STT
L’économiste de la banque Handelsbanken Tiina Helenius estime qu’il faut engager les réformes structurelles et diminuer les coûts de production pour que la croissance reparte. « Il faut rétablir la rentabilité des entreprises pour que les investissements et l’emploi repartent. C’est pourquoi la Finlande doit désormais goûter le remède des pays du Sud. Il faut diminuer les coûts de production en ajustant les salaires et en améliorant la productivité ».
Dem

Emploi

Le ministère de l’Economie prévoit une hausse du chômage
Le ministère de l’Economie estime que le chômage va augmenter encore cette année et devrait s’établir en 2015 et 2016 à près de 350 000 personnes.
Le nombre de chômeurs de longue durée devrait atteindre 106 000 personnes cette année et augmenter à 119 000 personnes en 2016.
Dem

Défense

Lettre aux réservistes
Les forces armées ont décidé d’envoyer aux réservistes une lettre leur indiquant quelle serait leur fonction en période de guerre.
Ces lettres seront envoyées à 900 000 Finlandais.
Les Forces armées déclarent préparer ce projet depuis 2010. Cette campagne de publipostage a été décidée maintenant car l’armée finlandaise a été réorganisée au début de l’année et la taille de la réserve diminuée.
AL

Energie

Les coupes de bois ont commencé à Hanhikivi
Alors même que les autorisations n’ont pas encore été délivrées, en raison des plaintes et recours, les arbres sur le futur site de Fennovoima à Hanhikivi ont été coupés, rapporte Helsingin Sanomat qui cite les militants anti-nucléaires.
Le responsable local de Fennovoima rapporte qu’il fallait agir rapidement « avant que les oiseaux ne nichent ». Selon lui, le permis de travail délivré par la municipalité est entré en vigueur en dépit des plaintes.
HS

Education

Changement de l’enseignement des langues dans une société en évolution
Turun Sanomat publie un billet de Lotta Lehti et Minna Seppänen, professeurs à la faculté de langue et traduction à Turku.
Elles relèvent que si la Finlande connaît une ouverture à l’international, en même temps, depuis vingt ans l’enseignement des langues s’est considérablement appauvri.
En 1996, il y avait encore 13 000 bacheliers qui passaient l’épreuve d’allemand au baccalauréat ; en 2014, ils n’étaient plus que 1 900. Le nombre des bacheliers à passer le français est lui passé de 3 000 à 1 200. Or, dans le même temps, à la place des épreuves d’allemand ou de français les bacheliers n’ont choisi aucune autre langue ; elles ont été remplacées par d’autres matières.
Le problème n’est pas seulement que l’on présente moins de langues étrangères au baccalauréat, mais aussi et surtout que l’on étudie moins les langues qu’avant au collège et au lycée.
Parmi les raisons qui expliquent ce désamour pour les langues, Mmes Lehti et Seppänen pointent la modification du baccalauréat, le renforcement de la position de l’anglais mais aussi les difficultés financières des communes qui les poussent à proposer moins de classes de langues dans les écoles.
TS

Politique étrangère et européenne

Traité sur la non-prolifération

Les 600 tentatives de M. Laajava
Helsingin Sanomat rapporte que la conférence de suivi du Traité de non-prolifération des armes nucléaires en en cours à New York.
Le sous-secrétaire d’Etat au ministère finlandais des affaires étrangères Jaakko Laajava, qui a mené les négociations sur la non-prolifération au Proche-Orient pendant des années, a présenté son rapport à la conférence hier. Même s’il n’a pas eu beaucoup de chose à rapporter, son message est que son groupe et lui-même ont tout essayé : ils ont eu près de 600 entretiens et consultations au Proche-Orient et en Europe.
La Finlande a été sollicitée en 2011 par le secrétaire général de l’ONU, la Grande-Bretagne, la Russie et les Etats-Unis, après la précédente conférence de TNP, pour étudier les possibilités pour organiser une conférence sur le Proche-Orient.
M. Laajava est convaincu qu’en principe, tous les Etats du Proche-Orient partagent le souhait d’une zone exempte d’armes nucléaires. Jusqu’à présent, les pays arables, Israël et l’Iran n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur l’agenda d’une conférence.
HS/A13

Népal

Déjà 1,5 million d’euros récoltés
Helsingin Sanomat rapporte que, selon les ONG, les campagnes de récolte d’argent auprès des Finlandais ont reçu un bon écho. C’est la Croix Rouge qui a reçu le plus, 700 000 euros. Le fonds d’aide de l’église a récolté 400 000 euros et l’UNICEF 100 000.
HS

Economie

3474 filiales de groupes étrangers en Finlande
Helsingin Sanomat relève que la plus grande partie des filiales étrangères installées en Finlande appartiennent à une société mère suédoise. Elles sont au nombre de 830.
Les groupes américains ont 450 filiales en Finlande, alors que les groupes russes en ont seulement 27. L’Allemagne arrive au troisième rang avec 317 filiales en Finlande. La France en a 125.
HS

France

Politique

Front national
Helsingin Sanomat publie un reportage sur la fête du1er mai du Front national, à Paris ;
HS

Lundi 4 mai 2015

Politique intérieure

Formation d’un nouveau gouvernement

Déclarations de M. Sipilä
Helsingin Sanomat rapporte que le Président du Centre et négociateur pour former un gouvernement, M. Sipilä a tenu une conférence de presse, ce matin à 9 heures, pour expliquer qu’il allait consacrer sa journée à négocier avec les Vrais Finlandais. M. Sipilä et le président des Vrais Finlandais Timo Soini s’étaient rencontrés ce matin dès 8 heures.
« Les principales divergences entre le centre et les Vrais Finlandais se trouvent dans l’économie : les questions liées à l’immigration seront résolues par un groupe de travail séparé », a dit M. Sipilä qui pense pouvoir dire d’ici ce soir 23 heures si ces deux partis peuvent coopérer au gouvernement.
« On négociera au besoin toute la journée. Bien sûr nous avons des volontés de compromis », a déclaré M. Soini. Il a souligné que le prochain gouvernement sera en place pour quatre ans, soit environ 1400 jours. Concernant les négociations, il estime que « rein n’est décidé tant que tout n’est pas décidé ». « Il ne s’agit pas pour nous de passer un interrogatoire. Nous avons aussi nos propres idées, nos propositions. Notre attitude est que nous voulons aujourd’hui arriver à aller aussi loin que possible avec le Centre ».
M. Sipilä pense pouvoir annoncer la composition de sa coalition au plus tard jeudi et souhaite que les négociations gouvernementales entre ces partis puissent débuter dès le lendemain, vendredi. Précédemment, M. Sipilä penser annoncer la composition de sa coalition mercredi ou jeudi.
M. Sipilä négociera avec les autres partis demain mardi. Selon lui, tous les partis sont encore dans la course pour entrer au gouvernement ; Il relève toutefois que certaines coalition sont exclues : tant parce que l’Alliance des Gauches a pris des positions si différentes des autres partis que parce que le PSD a exclu de participer à un gouvernement des quatre grands.
De plus, M. Sipilä va encore négocier aujourd’hui avec les partenaires sociaux sur son projet de pacte social. On parle toujours d’un objectif visant à améliorer la productivité de 5%. Selon lui, le besoin de rétablissement des finances publiques est de 6 milliards d’euros et le déficit budgétaire structurel de 4 milliards, ce qui fait un paquet à négocier portant sur 10 milliards d’euros.
HS Yle Uusisuomi

M. Sipilä surpris par les réponses des Vrais Finlandais
Les réponses du Parti conservateur vont dans le sens du poil, l’Alliance des gauches risque de tomber des négociations
M. Sipilä, président du Centre, a obtenu jeudi les réponses des autres partis à ses quinze questions. Il a commencé par celles des Vrais Finlandais, qu’il juge « problématiques ». Pour lui, « on est assez loin du résultat finale. Les listes de coupes budgétaires sont modestes, les réponses concernant la fiscalité et les questions de l’immigration sont très loin [de ce qui était attendu] et la réponse à la question concernant l’UE suscite des interrogations ». M. Sipilä relève qu’il faut continuer à négocier.
Les orientations du Parti conservateur dans les questions européennes divergent de celles du Centre, mais selon M. Sipilä, ce ne pose aucun problème.
M. Sipilä estime que concernant certains partis, les négociations s’achèveront là. Les réponses de l’Alliance des gauches sont loin des orientations centristes, alors que celles du Parti suédois sont modérées.
Helsingin Sanomat relève que, pour le Centre, la maîtrise de l’endettement et les grandes réformes structurelles sont parmi les questions les plus essentielles.
Les Vrais Finlandais sont d’accord sur ces questions et sur le fait qu’il ne faut pas augmenter le taux de prélèvements obligatoires. Ce parti souhaite rétablir l’impôt sur le capital, diminuer la taxe sur l’automobile, exonérer les revenus de moins de mille euros par mois et augmenter la fiscalité des revenus importants. A la question 2, sur le rétablissement des finances publiques, ils ont répondu : « Les principaux moyens pour rétablir les finances publiques sont des réformes structurelles et le redémarrage de l’emploi et de la croissance. Cela ne suffira toutefois pas, il faudra aussi rétablir les finances publiques de 2 à 3 milliards d’euros durant la législature. Cela nécessite des coupes qui doivent commencer par les flux qui quittent la Finlande et aussi notamment les aides à l’énergie éolienne et aux partie politiques ».
Concernant la politique d’immigration, les Vrais Finlandais souhaitent diminuer le quota de réfugiés, durcir les conditions du regroupement familial, restreindre les services d’interprétariat des immigrés, considérer la possibilité d’annuler les permis de séjour, et enfin, maintenir les restrictions à l’accueil de travailleurs d’en-dehors de l’UE et l’EEE.
Concernant l’UE, les Vrais Finlandais ne souhaitent pas augmenter les responsabilités financières de la Finlande. Ils ne sont pas favorables à des politiques communes dans l’ensemble de domaines. Ils ne souhaitent pas renforcer la dimension sociale de l’UE.
M. Stubb, président du Parti conservateur, relève que son parti a trois critères concernant la participation au gouvernement : le fait que les économies se basent sur les évaluations des hauts fonctionnaires, le fait de ne pas augmenter le niveau de fiscalité à son niveau actuel et l’existence de la confiance. Ce parti propose un nouveau type de modèle de négociation sur les salaires, qui aurait comme point de départ la compétitivité des industries exportatrices. Le Kokoomus propose des mesures favorisant l’emploi. Le parti n’est pas favorable à l’idée de renoncer au renforcement de la coordination de la politique européenne, proposé par le Centre.
Le PSD souligne l’équité des décisions dans ses réponses. Le parti souligne l’importance des augmentations indiciaires concernant les retraites et les allocations chômage. Il serait prêt à alléger la fiscalité des petits et moyens salaires et n’exclut pas l’augmentation de la fiscalité des revenus importants et des grands capitaux, parmi les moyens d’augmenter les recettes fiscales.
Quant aux Verts, ils s’opposent à une nouvelle autorisation de principe pour construire un réacteur nucléaire.
HS/ven/A22, AL/ven/A4-5, KS/ven/13

Polémique sur la formulation concernant l’UE
Uusisuomi relève que le parti conservateur, les Verts et le PSD ont annoncé qu’ils n’étaient pas prêts à accepter la formulation proposée par M. Sipilä sur la politique européenne et notamment le fait que la Finlande abandonne l’approfondissement de la coopération de la politique économique.
M. Sipilä a déclaré que, selon lui, il serait facile de trouver une formulation qui satisfasse les parties.
Uusisuomi

Vers un changement de cap en politique européenne ?
Dans Taloussanomat Jan Hurri estime que le prochain gouvernement pourrait radicalement changer la politique européenne de la Finlande. En effet, le centre propose de prendre la direction opposée à celle jusqu’à présent suivie : il s’agirait d’abandonner tout développement fédéraliste de l’UE.
Taloussanomat relève que M. Sipilä a écrit que, « Le développement de l’UEM devra se faire conformément à la position arrêtée par le ministère des Finances dans son rapport du 10.2.2015 sur Une union économique et monétaire plus stable ». Ce rapport, établi par un groupe d’experts du ministère des Finances (Marketta Henriksson, Ilkka Kajaste, Päivi Leino-Sandberg et Jaakka Weuro), a le soutien du sous-secrétaire d’Etat Tuomas Saarenheimo, mais ses conclusions n’expriment pas la position du ministère.
Il propose d’abord de ralentir la concentration du pouvoir en politique économique vers l’UE, puis de l’arrêter avant de faire revenir ce pouvoir entre les pains des Etats membres. Il faut aussi démanteler les mécanismes développés pendant la crise monétaire et qui ont conduit à créer une responsabilité financière mutuelle. Le rapport prévoit aussi de s’opposer à toute velléité de développement d’une union fiscale, contrairement à ce que soutenaient les précédemment gouvernements finlandais et notamment ceux dirigés par MM. Katainen et Stubb.
taloussanomat

Commentaires et points de vue
« Est-ce que Soini a induit Sipilä en erreur ? » Yle
Yle rapporte que, selon le secrétaire général du centre, Timo Laaninen, « le centre s’était mis d’accord avec M. Soini de positons très différentes que celles exprimées par les Vrais Finlandais dans leurs réponses, tant sur l’UE que l’immigration ». « Nous avions passés beaucoup de temps à discuter [avec les Vrais Finlandais], mais ces discussions ne se sont absolument pas vues dans leurs réponses », regrette M. Laaninen.
Yle rapporte qu’après ces discussions, la semaine dernière, le centre avait formulé ses questions sur l’UE dans un sens favorable aux Vrais Finlandais. Comme le fait de vouloir rapatrier de Bruxelles en Finlande le pouvoir économique. Mais cette main tendue n’a pas suffit puisque que les Vrais Finlandais ont ajouté leurs propres objectifs dans leur réponse, comme l’obtention d’un rabais sur la cotisation de la Finlande.
En matière d’immigration, et contrairement à ce qui avait été discuté entre Sipilä et Soini, les Vrais Finlandais exigent une diminution des quotas de réfugiés et un durcissement de la politique d’immigration.
« Quand on commence à parler du programme gouvernemental, aucun parti ne peut exiger de faire prévaloir ses vues. Le principal est que sur les sujets délicats, comme la croissance économique, la politique européenne, l’immigration, on arrive à de telles formulations [dans le programme gouvernemental] que l’on n’aura pas besoin d’y revenir pendant les quatre prochaines années et que tous les groupes parlementaires s’engagent à les respecter », estime M. Laaninen.
Yle

Editoriaux
« Lecture du 1er mai de M. Sipilä » HS
« Difficultés surprenantes pour les Vrais Finlandais » HBL
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat relève que trois groupes de travail œuvrent sur le pacte social. Les négociations avec les partenaires sociaux et celles pour la formation du gouvernement se font en même temps et des précisions concernant les unes et les autres se font petit à petit.
L’éditorialiste relève que les réponses des Vrais Finlandais aux questions de M. Sipilä différencient par rapport à celles des autres concernant les mesures d’adaptation budgétaire. M. Sipilä s’est également étonné de leurs réponses sur le sujet de l’UE. L’éditorialiste estime que M. Sipilä serait certainement en mesure de trouver un compromis avec M. Soini, mais que les autres Vrais Finlandais poseront des problèmes.
La plupart des partis sont prêts à mettre en place des mesures d’adaptation des finances publiques à hauteur des six milliards d’euros prévus par le ministère des Finances, mais avec un délai plus important qu’une seule législature.
L’éditorialiste estime que les deux négociations sont liées également dans le sens où le PSD risque de ne pas pouvoir participer au gouvernement si la confédération des ouvriers SAK n’est pas d’accord sur des mesures affaiblissant le statut des salariés ou des chômeurs.
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet relève que la porte du gouvernement n’est plus grande ouverte pour les Vrais Finlandais. Il n’est pas exclu que la marge de manouvre en matière de négociation soit assez restreinte pour M. Soini.
Concernant les deux négociations, l’éditorialiste estime qu’il s’agit d’un projet ambitieux, mais que si M. Sipilä réussit à les mener à terme, il aura créé un fondement solide pour son gouvernement.
HS/ven/A4, HBL/ven/26

Politique étrangère et européenne

Russie

M. Ahtisaari et les Elders à Moscou
Helsingin Sanomat relève que le président Martti Ahtisaari, qui a effectué la semaine dernière une visite de trois jours à Moscou avec le groupe des Elders, semble optimiste après ce voyage. Le groupe a eu des entretiens avec le ministre des affaires étrangères Lavrov, le président Poutine et l’ancien président Gorbatchev. L’Ukraine et la Syrie ont été évoquées lors des rencontres. « Les entretiens ont été constructifs », selon M. Ahtisaari.
Selon M. Ahtisaari, il a évoqué avec M. Poutine, comme exemple de la gestion de crise, les négociations de paix d’Aceh qu’il avait menées en Indonésie.
M. Ahtisaari souligne qu’il ne faut pas exagérer les difficultés actuelles dans la politique internationale. « Ma ferme conviction est que tous les conflits dans le monde peuvent être résolus. »
HS/ven/A37

Motards « Loups de nuit »
Helsingin Sanomat rapporte que deux membres du groupe de motards russes, les « loups de nuit », ont passé la frontière finlandaise en route vers l’Allemagne.
Selon la ministre de l’Intérieur sortante Päivi Räsänen, les deux Russes étaient munis de visas délivrés assez récemment par l’Allemagne. La Pologne a déjà refusé l’entrée du pays à un groupe de motards russes mais, selon Mme Räsänen, il ne s’agit pas des mêmes personnes qui ont pu passer par la Finlande.
HS/lun/A24

Littérature

Propos de Sofi Oksanen à Riga
Helsingin Sanomat relève que l’écrivaine Sofi Oksanen s’est exprimée à Riga à l’occasion de l’inauguration de la nouvelle bibliothèque nationale lettone. Dans son discours, elle a parlé entre autres de la finlandisation apparue lors de la campagne électorale en Finlande. « Les dirigeants du Centre et du PSD avaient dit lors des débats électoraux télévisés que la Russie ne devait pas être qualifiée de menace », a-t-elle relevée.
HS/dim/C18

Tourisme

Les Finlandais se dirigent vers la Grèce, la Turquie et l’Espagne
Selon Helsingin Sanomat, à la lumière des statistiques de 15 agences de voyage, le nombre de voyages organisés entre le 1er avril et le 31 octobre 2015 augmente de 9 %, soit à 430 000 voyages. Les Finlandais continuent à se diriger vers la Grèce (162 000 voyages, -15 % par rapport à 2014), la Turquie (107 000 voyages, -20 %) et l’Espagne (46 000 voyages, -12 %).
Le nombre de voyages organisés vers la France est en hausse : 2 918 voyages ont été vendus, soit 155 % de plus par rapport à 2014.
HS/lun/A7

Suède

Les Finlandais de Suède ne pourront plus être mariés en finnois
Helsingin Sanomat rapporte que les autorités suédoises ont rappelé l’église suédoise à l’ordre : le mariage ne doit pas être célébré entièrement en finnois, il faut que la partie essentielle de la cérémonie de mariage soit prononcée en suédois.
Le président de la confédération des Finlandais de Suède Voitto Visuri estime que c’est insensé. « Nous ne pouvons pas accepter cela, la question linguistique est très importante pour nous. »
Selon M. Visuri, il y a en Suède environ 712 000 personnes d’origine finlandaise. Environ 450 000 Suédois comprennent le finnois et 250 000 l’utilisent quotidiennement.
HS/lun/A8

France – Finlande

Tourisme

Augmentation des voyages vers l’Estonie
Helsingin Sanomat rapporte que le nombre de voyages des finlandais en Estonie ne cesse d’augmenter depuis dix ans : le nombre de passagers au terminal d’Helsinki en destination de Tallinn est passé de moins de trois millions en 2003 à plus de 6,25 millions en 2014.
HS

Economie - Télécommunication

Résultats de Nokia : déception des marchés
L’acquisition d’Alcatel menacée ?
Au premier semestre, Nokia a enregistré une augmentation de ses ventes (+15%), mais une chute de son résultat opérationnel (-64%), rapporte les médias. Helsingin Sanomat souligne toutefois que la rentabilité de Nokia demeure meilleure que celle d’Ericsson. Il en a suivi toutefois une baisse du cours de l’action de 11%.
Keskisuomalainen rapporte que l’annonce de l’acquisition d’Alcatel par Nokia, était arrivée au bon moment, avant ces mauvais résultats. Selon l’analyste de Nordea, Nokia pourrit même revoir sa proposition si elle ne semblait plus assez attractive pour les propriétaires d’Alcatel.
KS AL TS Yle

France – Finlande

Festival de mode d’Hyères

La mode finlandaise à l’honneur
Helsingin Sanomat publie un reportage sur le festival de mode d’Hyères où trois des dix finalistes étaient finlandaises. HS

Carnet

Une championne olympique finlandaise installée en France
Kaleva et Aamulehti publient un portrait de Tarja Mulari, championne olympique de ski de vitesse aux Jeux d’Albertville de 1992 qui vit désormais à Chamonix où elle travaille dans le marketing.
Kaleva AL

France

Tourisme

Champagne
Keskisuomalainen publie un reportage sur la Champagne et plus particulièrement sur la maison de champagne Charles Heidsieck.
KS

Histoire

Jeanne d’Arc
Helsingin Sanomat publie un reportage la fête de Jeanne d’Arc à Orléans.
HS

Centenaire de la Première guerre mondiale
Helsingin Sanomat rapporte les effets du premier conflit mondial sur la région de la Champagne.
HS

Je suis Charlie

L’exposition est visible à la bibliothèque de Sello
L’exposition Je suis Charlie, en hommage aux dessinateurs tués en janvier, est visible à la bibliothèque de Sello, à Espoo, jusqu’au 17 mai.

publié le 29/05/2015

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