Mai 2011

Mardi 31 mai 2011

Politique intérieure

Formation du gouvernement

« Journée normale de négociation hier » UD

« Journée décisive aujourd’hui ? » Yle

La onzième journée de négociations pour former un gouvernement, hier s’est déroulée normalement, selon le quotidien du PSD qui souligne toutefois que la crise grecque engendre des tensions dans ces négociations.
Le président du parti conservateur, M. Katainen a réaffirmé qu’il avait confiance dans le fait que les six partis qui négocient participeraient au gouvernement. Il a précisé que l’on se préparait à négocier jeudi et vendredi. Si la fin de semaine sera « relâche », il est possible de poursuivre les négociations la semaine prochaine aussi.
Hier, le groupe économique dirigé par M. Sasi ne s’est pas réuni. M. Sasi a conduit des négociations bilatérales. Le PSD et les conservateurs ont essayé d’arriver à un accord sur la situation économique. Le PSD regrette que les conservateurs n’aient pas présenté de proposition sur la situation économique, se bornant plutôt à reprendre les évaluations du ministère des Finances. Aujourd’hui, le groupe se réunit à nouveau. M. Sasi devrait présenter une proposition sur la situation économique. Yle rapporte que ce matin M. Sasi a présenté un papier avec des chiffres concernant notamment des propositions de politique fiscale ainsi que de rédactions budgétaires. Son groupe est composé de M. Heinäluoma (PSD), M. Ville Niinistö (Verts), Mme Kyllönen (Alliance des Gauches), Mme Thors (Suédois) et M. Ostman (Chrétiens-démocrates).
Selon Turun Sanomat, les négociations gouvernementales envisageraient la fusion des monopoles des Jeux et paris finlandais Veikkaus, Ray et Fintoto.
UD HS Yle

Commentaires
« Un manque de leadership » HS
« Il faut accélérer les négociations » HS
Marko Junkkari (Helsingin Sanomat) estime que l’on peut se demander si M. Katainen maitrise la situation. Selon des sources diverses il semble que personne ne dirige les débats à la maison des Etats. M. Junkkari critique aussi l’absence d’échéance fixée pour ces négociations.
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat craint qu’en l’absence d’un calendrier fixé pour négocier, le risque est de voir ces discussions s’éterniser et que, la semaine prochaine, il soit encore plus difficile de négocier.
HS

Pas de nouvelles élections en vue
Le politologue Kimmo Grönlund souligne que, puisque les Vrais Finlandais occupent désormais la première place dans les sondages, les autres partis ne voudront pas de dissolution et donc de nouvelles élections. Si les six partis ne trouvaient pas une entente pour former un gouvernement, même le parti du Centre pourrait envisager de participer à un gouvernement pour éviter une dissolution.
La popularité des Vrais Finlandais s’expliquent d’une part par le fait qu’il est plus facile de déclarer soutenir un parti vainqueur et d’autre part par le fait que les électeurs pensent qu’il faut une victoire encore plus importante pour entrer au gouvernement.
Le politologue Ilkka Ruostesaari se demande si le Centre se remettra de cette défaite car il risque d’être dans l’ombre des Vrais Finlandais prêts à une politique agressive d’opposition.
KS

Selon un sondage, le PSD est le parti le plus populaire pour participer au gouvernement
Uutispäivä Demari relève que selon un sondage effectué pour le compte de la MTV3, 54 % des Finlandais souhaitent que le nouveau gouvernement soit formé parmi les six partis politiques qui participent actuellement aux négociations gouvernementales. 36 % souhaitent de nouvelles négociations entre différents partis politiques.
83 % des personnes interrogées souhaitent que le PSD participe au gouvernement, 73 % pour le Parti conservateur et 72 % pour les Vrais Finlandais.
UD

M. Väyrynen estime que le Centre devrait reconsidérer sa participation au gouvernement
Selon Helsingin Sanomat, M. Paavo Väyrynen, ministre du commerce extérieur au gouvernement sortant, estime que le gouvernement devrait être formé avec les Vrais Finlandais et le PSD si on veut respecter le résultat des élections législatives. « Dans une telle situation j’estime que le Centre pourrait réfléchir à une responsabilité gouvernementale même si, autrement, cela est impossible en raison de la défaite électorale important subie par le Centre », dit M. Väyrynen.
Il souligne que les Vrais Finlandais devraient participer au gouvernement : « Un parti qui reste dans l’opposition pour des raisons tactiques trompe ses électeurs. »
HS/A6

Vrais Finlandais - Parti conservateur - Racisme

Les conservateurs ont des avis très divergents sur la discrimination
Helsingin Sanomat rapporte que l’association des jeunes conservateurs, présidée par M. Ville Rydman, a déclaré que la discrimination positive, favorable aux minorités, devrait être abandonnée. Selon M. Rydman, la discrimination positive ne fait pas avancer l’égalité mais crée au contraire une inégalité structurelle et augmente la tension entre les différents groupes. Il souligne que cette déclaration a été approuvée à l’unanimité lors de la réunion du bureau national des jeunes conservateurs à la fin de la semaine dernière.
Le président du Parti conservateur, M. Jyrki Katainen, a déclaré lundi soir que M. Rydman a exprimé ses opinions personnelles qui ne correspondent pas à la politique officielle du parti. « Nous sommes contre le racisme sous toutes ses formes. La discrimination positive, par exemple le fait de favoriser les jeunes dans la vie professionnelle, peut être tout à fait bienfondée », a déclaré M. Katainen. Il compte évoquer la question avec M. Rydman s’il en trouve le temps.
Les députés conservateurs Lasse Männistö et Henna Virkkunen ont condamné les propos de M. Rydman. Mme Virkkunen, ministre de l’éducation du gouvernement sortant, exige plus de discrimination positive en Finlande.
HS/A6

Police

Le directeur général de la police rejette les congés techniques de la police de Helsinki
Helsingin Sanomat rapporte que M. Mikko Paatero, directeur général de la police, rejette les congés techniques projetés pour cette année à la police de Helsinki. Malgré les problèmes financiers de la police, il n’y aura pas de congés techniques cette année, souligne M. Paatero, souhaitant que l’Etat accorde des crédits supplémentaires à la police.
HS/A12

Politique étrangère et européenne

Nucléaire

« L’Allemagne abandonne le nucléaire » HS
La correspondante à Berlin d’Helsingin Sanomat rappelle que Mme Merkel a eu le temps de faire une faute historique en rallongeant la durée de vie des centrales. Il est peu probable que la décision d’abandonner le nucléaire ait un effet sur l’audience de la Chancelière, au contraire de celle des Verts, estime HS qui conclut que le prochain gouvernement sera probablement une alliance PSD – Verts, encore plus opposés au nucléaire.
HS

« La Finlande ne s’oriente pas vers la voie allemande » HS
« Selon M. Tynkkynen, dans le meilleur cas, le projet de Loviisa sera enterré » HBL
Le ministre des Finances M. Jyrki Katainen a déclaré que la décision allemande n’aurait aucun effet sur la Finlande. « Nous avons pris nos décisions durant la précédente législature. La Finlande est un pays très dépendant de l’énergie. Si on abandonnait le nucléaire, il faudrait augmenter les importations d’électricité ou le recours au charbon. Le prix de l’électricité augmenterait peut-être ».
Les Verts, l’Alliance des Gauches et de nombreuses associations environnementales souhaitent en revanche que la Finlande prenne exemple sur l’Allemagne. Selon la Présidente des Verts, Mme Sinnemäki, « de nombreux pays vont suivre l’Allemagne. A un certain moment, la Finlande aussi les rejoindra. Cela prendra du temps mais toute l’Europe devrait passer à un modèle où on produit uniquement de l’énergie avec des ressources renouvelables ». Elle souligne que la demande de Fortum de construction d’une centrale a été enterrée durant la précédente législature et espère que les actionnaires de TVO et Fennovoima pourront revenir sur leur intention de construire de nouveaux réacteurs.
M. Tynkkynen (Verts), conseiller climatique du gouvernement, estime que la décision allemande est un signal important. Il souhaite qu’elle puisse avoir une influence sur le débat finlandais sur la politique énergétique. « Dans le meilleur des cas, le projet de construction d’un réacteur nucléaire à Loviisa pourrait être entièrement enterré. » M. Tynkkynen estime que la Finlande suit mal l’évolution internationale [dans le domaine de l’énergie nucléaire et autre] et ne voit pas à quel point l’énergie renouvelable émerge. Pour lui, le débat finlandais retarde de cinq à dix ans. Il relève qu’en Finlande, l’élargissement du parc nucléaire est un projet de l’élite politique, économique et des médias, mais que les sondages montrent que la plupart des Finlandais s’y opposent.
HBL HS KS

« La décision de l’Allemagne va augmenter le prix de l’électricité en Finlande » KL
Le directeur de l’énergie au ministère de l’économie, M. Aurela déclare que « la Finlande ne s’oriente en aucune manière vers la voie choisie par l’Allemagne ». L’expert du patronat (EK) M. Ohlström est du même avis et affirme : « Il est difficile d’imaginer que la Finlande puisse se passer du nucléaire ». Tous deux considèrent que la décision allemande aura pour effet d’augmenter le prix de l’électricité en Finlande car l’Allemagne va augmenter sa consommation d’énergie fossile et donc provoquer un renchérissement des droits d’émissions. Pour M. Aurela, l’Allemagne devra acheter de l’électricité aux autres Etats, ce qui augmentera les prix. « L’Allemagne est un grand pays européen. Les entreprises nordiques seront tentées de lui vendre de l’électricité à bon prix ».
La branche énergétique, dont Mme Johansen (Nordpool) et M. Leskelä (Industrie énergétique), estiment que la décision allemande augmentera le prix de l’électricité en Europe, y compris en Finlande, et obligera les Allemands à utiliser des carburants fossiles, en tout cas pendant la période de transition, ce qui augmentera les émissions de CO2.
Selon le financier Antti Kouvo, d’Energiakolmio, la tonne de CO2 devrait passer de 16-17 euros à 20 euros. La décision allemande pourrait aussi, en hiver, augmenter le prix de l’électricité lors des pics de consommation pour les pays nordiques qui recourent parfois à l’électricité allemande. Pour les entreprises énergétiques nordiques, l’abandon des centrales nucléaires allemandes aura aussi un effet positif en augmentant leurs revenus : le cours de l’action de Fortum a d’ailleurs augmenté, hier, à Helsinki.
M. Naukkarinen, directeur des entreprises énergétiques estime lui aussi que le prix de l’électricité va augmenter dans les pays nordiques, pour les mêmes raisons. Le directeur du secteur des industries technologiques M. Kätkä estime que les entreprises allemandes vont se délocaliser vers des pays où les conditions de production seront moins chères. MM. Naukkarinen et Kätkä ne pensent toutefois pas que la décision allemande aura des effets sur la politique nucléaire finlandaise. « Il se peut même au contraire que l’augmentation du prix de l’électricité pousse les entreprises des pays nordiques à demander la construction de nouveaux réacteurs nucléaires », selon M. Kätkä qui estime néanmoins que la décision allemande est regrettable pour l’expertise nucléaire finlandaise. « On avait l’intention de l’exporter », selon lui.
M. Suominen, président de l’association de l’énergie éolienne, considère la décision allemande comme courageuse. Pour lui, il y a une importance psychologique dans le fait que la nation la plus importante de l’Europe investisse dans l’énergie renouvelable. Concrètement, la décision servira à promouvoir le développement technique de l’énergie éolienne.
Pour le chercheur Pentti Kiljunen la décision allemande est problématique car il semble difficile pour l’Allemagne de remplacer le nucléaire en si peu de temps. Par ailleurs, comme en témoigne l’exemple suédois, rien ne prouve que la décision du gouvernement allemand d’abandonner le nucléaire sera réalisée.
HS KS KL UD Hbl

Editoriaux
« L’Allemagne tourne le dos au nucléaire » HS
« L’Allemagne abandonne le nucléaire » TS
« Une forte opinion contre le nucléaire » HBL
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat souligne que cette décision est importante pour l’Allemagne mais aussi pour les autres pays européens qui en seront affectés. Elle s’explique par une opinion publique opposée au nucléaire, surtout après Fukushima. C’est aussi une amère défaite pour E.ON qui participe au projet de Fennovoima de construire une centrale nucléaire en Finlande. L’éditorialiste constate que l’Europe se divise en deux : une Europe germanophone (Allemagne, Autriche, Suisse) qui abandonne le nucléaire face à des pays comme la France, la Suède, la Grande-Bretagne et la Finlande qui ont confiance dans le nucléaire. « Même si la Finlande vient d’autoriser la construction de deux centrales, il convient de suivre ce qui se passe en Allemagne », conclut HS.
Pour Turun Sanomat, il est probable que l’Allemagne importera de l’électricité produite par des centrales nucléaires en France et en Pologne. Il est tout aussi probable que l’Allemagne reviendra sur sa décision.
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet estime que le gouvernement allemand a tiré la bonne conclusion du fait que l’opinion publique ne soutienne pas l’énergie nucléaire. Il relève toutefois que disposer d’une production énergétique remplaçant le nucléaire dans dix ans est un défi important. Le calendrier serré engendrera des prix plus élevés sur le marché européen intégré de l’électricité. L’éditorialiste estime qu’il est peu probable que d’autres pays suivent rapidement l’exemple allemand du fait qu’aucun autre n’est aussi avancé dans le développement d’énergies alternatives. Trois quarts de la production électrique en France est issue de l’énergie nucléaire, alors que le pays n’investit pas plus dans les énergies renouvelables que le minimum stipulé par l’UE, selon Hbl. Pour ce qui est de la Finlande, l’éditorialiste estime qu’il s’agit de savoir s’il y a une volonté politique de passer à l’énergie renouvelable.
HS TS HBL

Fortum veut une nouvelle centrale - Décision de Fennovoima en juin ?
Demari rapporte que Fortum souhaite que la nouvelle législature décide de l’autorisation de cosntruire une nouvelle centrale pour remplacer ses réacteurs. Sinon, il existe le risque que l’actuelle centrale ferme avant d’avoir pu être remplacée.
Fennovoima pour sa part est prêt à annoncer dans quelle commune elle envisage de construire sa centrale. L’annonce pourrait intervenir avant la Saint-Jean d’été, si les recours juridiques ont d’ici là été étudié par la cour administrative suprême.
UD

Débat sur les aides européennes au nucléaire
Lors du conseil compétitivité, aujourd’hui, à Bruxelles, le ministre de l’économie Mauri Pekkarinen devrait utiliser son temps de parole pour défendre la poursuite des aides européennes pour la recherche dans le nucléaire, rapporte KL.
KL

Grèce

Le ministre grec des Finances assure que les Finlandais récupéreront l’argent prêté
Helsingin Sanomat a interviewé le ministre grec des Finances, M. Papakonstantinou, qui affirme que son pays poursuit les mesures strictes d’économies. Il regrette que l’opposition de son pays ne souhaite pas participer au sauvetage de la Grèce. « Mais nous continuerons, coûte que coûte. »
HS/B5

Economie

Le groupe chinois Neusoft envisage de licencier des employés en Finlande
Neusoft, groupe de technologies informatiques chinois, envisage de diminuer le nombre d’employés en Finlande. Cette décision est liée à la réforme stratégique de Nokia.
Neusoft emploie 200 personnes en Finlande dont la moitié pourraient être licenciées.
HS/B6

Agro-alimentaire : la crise du concombre

Un cas d’eceh en Finlande ?
L’institut de santé publique THL est en train d’étudier si dans le cas d’une personne atteinte d’intoxication alimentaire à Helsinki il s’agit d’une contamination à l’ECEH (bactérie E.coli [Escherichia coli] entero-hémorragique).
Selon THL, il y a entre 20 et 40 cas d’ECEH en Finlande chaque année. Dans 20 % des cas il s’agit d’une contamination qui s’est produite à l’étranger. Deux enfants et cinq adultes sont décédés du syndrome hémolytique et urémique causé par l’ECEH, entre 1996 et 2002.
THL rappelle l’importance de se laver les mains et de bien rincer les légumes.
HS/A6

Afghanistan

Visite en Finlande d’un ancien diplomate suédois, M. Schori
L’opportunité des troupes Isaf de rester en Afghanistan a été évoquée à l’occasion de la publication en Finlande d’un ouvrage sur l’Afghanistan d’un ancien ambassadeur suédois auprès de l’ONU, M. Schori. M. Schori estime qu’il serait plus utile de diriger des ressources au soutien des Afghans par des moyens civils que de maintenir une présence militaire dans ce pays.
M. Haavisto (Verts) souhaite que les idées de M. Schori puissent enrichir le débat finlandais sur l’Afghanistan. Il estime toutefois qu’un résultat négocié entre les Etats-Unis et les Talibans devrait intervenir avant le départ des soldats internationaux.
M. Tuomioja (PSD) se demande si la Finlande ne pourrait pas obtenir plus, avec les ressources actuelles, en oeuvrant sur d’autres chantiers.
UD/14-15

Roms

« Les camps de mendiants ne seront plus permis » HBL
La municipalité d’Helsinki a débattu, hier, des propositions du groupe de travail sur les mendiants. Pour Helsinki, il s’agit de respecter la libre circulation des personnes et de ne pas interdire la mendicité. Dès que la mendicité devient « gênante », il s’agira toutefois d’intervenir. Les camps illégaux ne seront pas non plus tolérés.
HBL/6

Lundi 30 mai 2011
Politique intérieure

Formation du gouvernement

Des négociations qui pourraient se poursuivre plus d’une semaine
« Les Verts ont renoncé à quitter les négociations » HS
Helsingin Sanomat rapportait samedi que la question la plus délicate des négociations gouvernementales était la législation électorale. Il s’agit principalement d’un différend qui oppose les Verts au PSD. Les Verts avaient posé quatre conditions à leur participation au gouvernement et l’adoption de la réforme électorale en faisait partie. Samedi, après que les Verts auraient menacé de quitter les négociations, un accord sur la loi électorale semble être intervenu, sans que l’on informe sur le contenu de l’accord.
Selon HS, le groupe de travail sur la politique étrangère et de sécurité aurait terminé ses travaux, ce que M. Tuomioja a confirmé sur sa page Facebook. Opinion plus tard infirmée par M. Katainen puis par Mme Urpilainen. Selon Keskisuomalainen, le programme gouvernemental devrait reprendre la formulation de 2007 sur l’OTAN (l’adhésion à l’OTAN y est considérée comme une possibilité) et non celle du dernier livre blanc, proposée par les conservateurs et M. Stubb (selon laquelle il existe de sérieuses raisons d’envisager l’adhésion à l’OTAN). Keskisuomalainen estime qu’il manque encore un accord sur le budget de l’aide au développement et de la défense.
Concernant les différends sur la situation économique. Le PSD souhaite que le gouvernement s’attaque durant la législature au déficit budgétaire alors que les conservateurs souhaiteraient des mesures pour pallier au déficit structurel à plus long terme. La position du PSD semblait l’emporter, selon HS. Samedi, M. Sasi, qui dirige le groupe de travail sur la situation économique, a décidé de passer à des discussions en tête à tête avec les représentants de chaque parti, séparément. Selon certaines sources, un accord sur la situation économique pourrait intervenir en début de semaine ; ensuite le reste du programme gouvernemental pourrait être prêt rapidement. Selon certains, le programme pourrait être finalisé avant l’ascension ; selon d’autre il faudra encore plus d’une semaine.
De nombreux groupes de travail ne se sont pas réunis en fin de semaine, attendant encore que le groupe de travail économique puisse leur indiquer leur cadre budgétaire.
M. Katainen a toutefois indiqué que de nombreux détails restaient encore en suspens. Dimanche, le groupe des chefs de partis ne s’est réuni que pendant 45 minutes. Il a été décidé que, si les négociations devaient se poursuivre, une pause serait observée durant le week-end prochain, à l’occasion des fêtes de la fin d’année scolaire.
HS AL KS

Commentaires
« Le silence renforce l’atmosphère hostile à la politique » AL
« Des différences de culture de négociation » « En manque de confiance » HS
« L’ombre des Vrais Finlandais plane sur les négociations » Yle
Aamulehti rapporte que la politique de communication, imposant le silence à tous les participants sauf M. Katainen contribue à renforcer l’atmosphère hostile au monde politique. Le président de Transparency Finlande, M. Mäkinen regrette que l’on cache même des questions qui n’ont pas d’effet sur le résultat des négociations, comme par exemple le sujet des discussions en cours. La politologue Mari K. Niemi craint que M. Katainen ne reproduise la politique de M. Vanhanen qui interdisait à ses ministres de débattre des sujets sur lesquels il n’y avait pas d’accord au gouvernement.
Helsingin Sanomat rapporte que les différences de culture de négociation entre les générations en présence ralentissent les négociations. M. Heinäluoma représenterait l’ancienne culture syndicale du bras de fer. Selon le quotidien, le rôle des partenaires sociaux est d’ailleurs en train de se renforcer, tant pour les syndicats que pour le patronat.
Le rédacteur-en-chef d’Helsingin Sanomat pour sa part estime que si les négociations durent à n’en plus finir, c’est en raison du manque de confiance entre les partis en présence.
Selon Jukka Tarkka, interrogé par Yle, « alors qu’ils disent lutter contre le populisme des Vrais Finlandais, les partis appelés à former un gouvernement doivent recourir à ce même populisme. Ils sont contraints de trouver une politique qui ne permettra pas aux Vrais Finlandais de torpiller tout ce que le gouvernement proposera ». Selon lui, il n’est pas exclu que les négociations gouvernementales échouent et que l’on en soit réduit à un gouvernement minoritaire, voire à de nouvelles élections qui permettraient aux Vrais Finlandais de devenir le premier parti. Il pense aussi que la crise de la dette n’est pas terminée et que la question des aides européennes se posera bientôt à nouveau.
AL Yle HS

De nombreux projets de loi en suspens
Kauppalehti rapporte que de nombreux projets de lois en matière économique attendent le gouvernement. Cela a des conséquences fâcheuses pour le monde des affaires qui voudrait déjà savoir quel sera l’environnement économique des autre prochaines énnes. Les incertitudes concernent aussi et surtout la fiscalité à venir.
L’absence d’un gouvernement est aussi cruciale pour la politique européenne où il faudrait prendre position. Le secrétaire d’Etat Kare Halonen déplore ainsi l’absence de gouvernement au moment où se finalisent les négociations sur le cadre budgétaire européen.
KL

Selon les Vrais Finlandais, le gouvernement tombera » uusisuomi
Le vice-président du groupe parlementaire des Vrais Finlandais, M. Pietari Jääskeläinen estime que le gouvernement en train de se former ne tiendra pas toute la législature. Selon lui, « cette alliance entre les bourgeois et les communistes », ne partagera pas les mêmes valeurs et sera probablement renversée.
Uusisuomi

Vrais Finlandais - Racisme

Mme Halonen souhaite que le nouveau gouvernement s’oppose au racisme
Helsingin Sanomat rapporte que la Présidente, Mme Tarja Halonen, qui a prononcé un discours samedi à l’occasion du 50e anniversaire d’Amnesty International, souhaite que le nouveau gouvernement rédige dans le programme gouvernemental une promesse sur les mesures contre le racisme.
Selon Mme Halonen, il fait prendre au sérieux la montée du racisme en Finlande. Elle souligne que les exemples des autorités, des partis politiques et des médias ont un effet sur les attitudes de la société. Mme Halonen fixe son attention sur les dirigeants. « Une personne dans une position importante devrait surtout faire preuve de bon jugement et de responsabilité dans sa conduite. L’humour ou l’état d’ébriété ne peuvent pas tout expliquer », a déclaré la Présidente.
Mme Halonen souligne que l’immigration et la diversité ethnique de la société augmenteront encore. Selon elle, le fait de s’opposer au racisme n’empêche pas de critiquer la politique de l’immigration. « Il faut constater les problèmes et poser des questions, mais le racisme est une mauvaise réponse », souligne-t-elle.
HS/dim/A5

Selon M. Katainen, le thème a été évoqué lors des négociations gouvernementales
Helsingin Sanomat relève que M. Jyrki Katainen, président du Parti conservateur qui dirige les négociations gouvernementales, a déclaré samedi que le racisme a été évoqué lors des négociations gouvernementales « de façon sérieuse ».
M. Katainen ne sait pas encore si les mesures contre le racisme seront intégrées dans le programme gouvernemental. Selon lui, il sera clair qu’on respecte la dignité humaine et qu’on accepte les différences.
HS/dim/A5

Commentaires des professeurs de droit
Selon Helsingin Sanomat, plusieurs professeurs de droit interviewés par le quotidien condamnent la déclaration contre le racisme et la discrimination, y compris la discrimination positive, publiée par le groupe parlementaire des Vrais Finlandais la semaine dernière. Ils soulignent que cette déclaration va à l’encontre de la constitution finlandaise et aussi des traités internationaux sur les droits de l’homme ratifiés par la Finlande.
Selon M. Tuomas Ojanen, professeur en droit constitutionnel à l’université de Helsinki, les autres groupes parlementaires ne devraient pas signer la déclaration des Vrais Finlandais. « Au contraire, ils devraient la condamner. »
M. Veli-Pekka Viljanen, professeur en droit constitutionnel à l’université de Turku, estime que l’approbation d’une telle déclaration mènerait à un affaiblissement important de l’égalité.
HS/sam/A5

Les autres partis ne s’y intéressent pas
Les groupes parlementaires des autres partis politiques ne comptent pas signer la déclaration des Vrais Finlandais.
Les groupes parlementaires du Parti conservateur et du Parti social-démocrate estiment qu’il est suffisant d’avoir signé la charte contre le racisme des partis politiques européens.
Le président du groupe parlementaire du Centre, M. Kimmo Tiilikainen, ne veut pas signer la déclaration lui n’ont plus.
HS/sam/A5

Parti du centre

M. Pekkarinen estime que le parti n’a pas su exprimer son propre message
Helsingin Sanomat rapporte que M. Mauri Pekkarinen, député et ministre centriste de longue date, regrette que le Parti du centre se soit concentré sur la personne de la présidente du parti, alors Première ministre, au lieu de souligner la vie quotidienne des Finlandais dans la campagne électorale.
M. Pekkarinen n’était pas candidat au poste de président du groupe parlementaire, parce que la présidente du parti, Mme Kiviniemi, a souhaité y voir de nouveaux visages. M. Pekkarinen s’intéresse maintenant à la présidence de la commission des affaires économiques.
Il ne s’intéresse pourtant pas à une éventuelle candidature présidentielle, mais souhaite voir aux primaires plusieurs candidats, dont M. Kääriäinen, Mme Jäätteenmäki, M. Väyrynen et éventuellement M. Rehn. M. Pekkarinen estime aussi que Mme Kiviniemi a la responsabilité de se présenter aux primaires.
HS/dim/A5

Carte d’identité

Les cartes d’identité des Finlandais et des étrangers seront de couleur différente
Aamulehti relève que dès le mois de juin, les cartes d’identité délivrées par la police aux Finlandais seront bleues et celles délivrées aux étrangers beiges. Les cartes délivrées aux mineurs seront violettes. Il s’agit de faciliter la surveillance, parce que les Finlandais majeurs peuvent voyager à l’étranger avec cette carte d’identité, ce qui n’est pas possible pour les mineurs ou les étrangers.
AL/lun/A4

Politique étrangère et européenne

Serbie

Déclarations de M. Stubb sur l’arrestation de Ratko Mladic
Le ministre finlandais des Affaires étrangères, M. Stubb, écrit, sur son blog, que l’arrestation de M. Mladic est une nouvelle importante pour la Serbie et pour l’ensemble des Balkans. Cette arrestation ouvre la voie de la Serbie vers l’ouverture de négociations d’adhésion à l’UE en 2012. L’arrestation de Mladic est significative et indispensable pour la réconciliation dans la région. Elle marque aussi une victoire dans la lutte contre l’impunité des crimes. La Serbie doit être félicitée pour cette nouvelle qui ferme une page de la triste histoire de ce pays et de cette région. La Serbie a maintenant l’occasion de se tourner vers un avenir européen. Il lui faut encore concentrer ses forces pour remplir les autres conditions fixées par l’UE, et notamment trouver une solution à ses relations avec le Kosovo.
Stubb.com

Editoriaux
« La Serbie se libère de l’ombre du génocide » HS
« La victoire de la Serbie européenne » TS
« La Serbie lavée par cette arrestation » AL
« Il est temps de retourner chaque pierre » HBL
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet estime que, après l’arrestation de M. Mladic, la possibilité d’une adhésion de la Serbie à l’UE se dessine à l’horizon. Pour l’éditorialiste, l’arrestation est un signal pour tous ceux qui violent les règles de la guerre et les droits de l’homme. Elle regrette qu’il existe toujours des éléments dans l’histoire de la guerre de Yougoslavie qui devraient être étudiés.
Pour Aamulehti, l’arrestation de Mladic est importante pour ses victimes et leurs proches, mais aussi pour l’ensemble de la Serbie qui fait un pas vers l’UE.
Turun Sanomat souligne que la place de Mladic est d’être traduit devant le tribunal de La Haye, afin de faire comprendre que les criminels de guerre sont toujours jugés, quel que soit le temps écoulé depuis leur crime. Ce travail de mémoire est bénéfique pour la Serbie et les Balkans, car cela permettra de stabiliser cette ancienne poudrière et de commencer une étroite coopération avec l’UE. Ce sont aussi les victimes de Srebrenica et de Sarajevo qui attendent ce procès.
Pour Helsingin Sanomat, l’arrestation de Mladic est un tournant qui éloigne un peu plus la région de la guerre des années 90. L’éditorialiste souligne que cette arrestation est intervenue au dernier moment, avant un rapport du Tribunal de La Haye qui aurait critiqué la Serbie pour son incapacité à rechercher le criminel de guerre. Cette arrestation entraînera certainement les protestations des nationalistes mais offrira à M. Tadic une occasion de souffler face à la pression d’une situation économique difficile. Cette arrestation ne devrait en revanche pas mettre fin à l’opposition entre la minorité serbe et le reste de la population en Bosnie. C’est précisément à cause des crimes de Mladic que, seize ans après, la présence de l’UUE demeure indispensable pour l’intégrité de la Bosnie.
TS HS AL HBL

Agro-alimentaire

Pas de concombres « tueurs » espagnols importés en Finlande
Selon l’institut de sécurité des produits alimentaires, Evira, les concombres espagnols contaminés n’ont probablement pas été importés en Finlande. Evira conseille toutefois d’éviter les concombres espagnols pour l’instant et rappelle l’importance de rincer les légumes.
HS/sam/B9

Economie

Industrie technologique

Le nombre d’employés de l’industrie technologique à l’étranger dépasse celui des employés en Finlande
Keskisuomalainen relève que les filiales à l’étranger des groupes technologiques finlandais emploient plus de monde que les unités finlandaises. Le directeur général de la confédération de l’industrie technologique, M. Turunen, se déclare inquiet de cette évolution. « Notre compétitivité actuelle ne suffit pas pour maintenir ces emplois en Finlande », dit-il en précisant que l’amélioration de la compétitivité des entreprises et de l’emploi finlandais devrait être la priorité du prochain gouvernement.
Depuis 2008, le personnel du domaine de l’industrie technologique en Finlande a diminué de 13 %. 40 000 emplois ont disparu. 290 000 personnes sont actuellement directement employées par les entreprises technologiques, par rapport à 330 000 en 2008. A l’étranger, ces chiffres sont de 310 000 aujourd’hui contre 200 000 au début du siècle.
M. Turunen rappelle que l’industrie qui exporte assume la moitié du PIB, c’est pourquoi il est vital pour la Finlande que la compétitivité du secteur soit assurée. Pour lui, il serait opportun de revoir la fiscalité de façon à ce qu’elle encourage le travail, la croissance, la propriété et les investissements.
Uutispäivä Demari relève que c’est en Chine que les entreprises technologiques finlandaises emploient le plus de personnes, 59 000.
KS/sam/17, KL/lun/11, UD/6-7, HS/sam/B10

Confiance des consommateurs

Les consommateurs ont moins confiance dans l’économie finlandaise
Selon le baromètre de l’institut national d’études statistiques, la confiance des consommateurs finlandais dans l’évolution de l’économie et de l’emploi finlandais a diminué par rapport à l’année dernière, alors que leur confiance dans leurs propres finances s’est améliorée. Un tiers des consommateurs estiment que la situation économique finlandaise s’améliorera durant les douze prochains mois et un quart estiment qu’elle se détériorera.
HS/sam/B10

Nokia

Pertes de recettes fiscales dans les communes que Nokia a quittées
Oulu, Salo, Espoo et Tampere ont perdu d’importantes recettes fiscales depuis que Nokia licencie des employés dans ces communes. En 2007, Nokia a versé 1,3 milliards d’euros d’impôt sur les sociétés. En 2009, cette somme ne s’élèvait plus qu’à 66 millions d’euros.
Les communes touchées par les licenciements de Nokia s’efforcent de créer de nouveaux emplois et estiment que, dans l’avenir, la situation sera peut-être meilleure du fait que les emplois seront dispersés dans plusieurs entreprises moins importantes au lieu d’une seule.
HS/lun/A5

Etudes à l’étranger des chefs de grandes entreprises

20 % des chefs de grandes entreprises ont étudié à l’étranger, 80 % y ont travaillé
Kauppalehti a effectué une étude sur les expériences à l’étranger des directeurs de grandes entreprises finlandaises (33 sur 50 directeurs généraux ont répondu au questionnaire). Seuls 20 % d’entre eux avaient effectué des études à l’étranger (principalement aux Etats-Unis) alors que 80 % y avaient travaillé. M. Lievonen de Neste Oil et M. Rihko de Raisio ont travaillé en France. KL/6-7

Vendredi 27 mai 2011

Politique intérieure

Formation du gouvernement

M. Katainen ne parle pas encore de la répartition des portefeuilles
« Le peu d’informations favorise les rumeurs » AL
Aamulehti rapporte qu’après sept jours de négociations, les six partis tentent toujours de former un gouvernement. Si les groupes de travail ont progressé dans leurs travaux, il n’y a toujours pas de position commune sur les questions économiques et budgétaires. Hier, le gouverneur de la Banque de Finlande, M. Erkki Liikanen est venu présenter un point sur la situation économique. M. Katainen ne pense pas qu’un accord sur les questions économiques puisse intervenir aujourd’hui. Selon certains, les négociations pourraient arriver à terme d’ici mercredi. 1er juin. M. Katainen a toutefois réservé la Maison des Etats pour toute la semaine. Par ailleurs, jeudi 2 juin est férié et il faut pour nombre de partis plusieurs jours pour réunir leur bureau qui doit formellement approuver le programme gouvernemental.
Le Parlement sera en vacances début juillet ; Il semblerait donc que le nouveau gouvernement ne pourra proposer au parlement que l’étude du programme gouvernemental. Selon M. Katainen, cela serait déjà un bon objectif. Généralement, le gouvernement présente au Parlement un pré-projet de budget au printemps ; ce cadre budgétaire est reporté à la rentrée parlementaire.
Jeudi, le député de l’Alliance des Gauches Markus Mustajärvi a quitté les négociations, arguant de la difficulté à négocier avec les conservateurs. Le président de l’Alliance des Gauches a déclaré qu’il s’agissait d’un choix personnel et l’a remplacé par la députée Anna Kontula.
Des rumeurs sur un éventuel départ des Verts ont été démenties. Ces rumeurs sont liées à la réforme du scrutin électoral, particulièrement importante aux Verts. Des progrés auraient été accomplis dans ce domaine et les secrétaires généraux des partis politiques vont essayer de trouver un compromis sur le sujet.
HS SM AL

Le livre blanc sur la défense, pomme de discorde ?
Helsingin Sanomat rapporte que les négociations dans le groupe de travail de politique étrangère sont gênées par les différences de vues sur les livres blancs de politique de sécurité et de défense entre les conservateurs et l’Alliance des Gauches. Le texte du programme gouvernemental devrait déterminer le cadre de la future réforme des forces armées. « On ne détermine pas seulement le programme gouvernemental, mais aussi le libre blanc qui sera commencé après les élections présidentielles. C’est pourquoi il faut être très attentif », estime le député Markus Mustajärvi qui craint que l’année prochaine les conservateurs occupent le poste de ministre des affaires étrangères et celui de président. Selon lui, on risque « d’écrire dans le programme gouvernemental une forme si vague qu’elle ne veuille rien dire et permette tout ».
HS rappelle que le ministre de la Défense Jyri Häkämies a déclaré qu’il souhaitait dissocier le livre blanc sur la défense d’un livre blanc sur la politique de sécurité. Le PSD pour sa part souhaitait renforcer le contrôle parlementaire sur la rédaction du livre blanc.
HS rapporte aussi que certains commentaires critiques lient la réforme des forces armées aux différends sur la question de l’adhésion à l’OTAN. Les conservateurs souhaiteraient reprendre dans le programme gouvernemental la formulation du Livre blanc sur le fait que la Finlande doit sérieusement envisager l’adhésion à l’OTAN, alors que le PSD souhaiterait la formulation plus neutre du précédent programme gouvernemental. HS en conclut que cela n’a aucune conséquence pratique ni sur la formation du gouvernement ni sur la future politique étrangère.
HS

Vrais Finlandais

Les Vrais Finlandais sont étonnés des interprétations de leur déclaration contre le racisme
Selon Helsingin Sanomat, le groupe parlementaire des Vrais Finlandais est étonné par l’accueil et les différentes interprétations réservés à la déclaration contre le racisme, publiée par le groupe mercredi. Quelques députés interviewés par le quotidien disent qu’ils ont tout simplement voulu condamner la xénophobie et la violence.
Selon le député Jussi Halla-aho, qui a préparé le texte, les Vrais Finlandais ont condamné en même temps la discrimination positive et le traitement spécial des groupes minoritaires, notamment des suédophones, par exemple dans la vie professionnelle.
Mme Pirkko Ruohonen-Lerner, présidente du groupe parlementaire, souligne que le groupe n’a pas étudié le texte de façon très approfondie
HS/A5

Université - Philosophie

La canne de Ludwig Wittgenstein léguée à l’université de Helsinki
Mme Elisabeth von Wright, veuve du philosophe finlandais Georg Henrik von Wright (1916-2003), a légué la canne du philosophe Ludwig von Wittgenstein (1889-1951) à l’université d’Helsinki. Les deux philosophes étaient de bons amis.
HS

Politique étrangère et européenne

Kirghizistan

M. Kiljunen déclaré persona non grata
Helsingin Sanomat rapporte que le parlement kirghize a déclaré M. Kimmo Kiljunen persona non grata. M. Kiljunen, ancien député social-démocrate, a dirigé une commission internationale qui a rédigé un rapport sur les désordres ethniques au Sud du Kirghizistan en 2010.
La commission a été créée à l’initiative des pays nordiques qui ont participé à son financement. Elle a obtenu le soutien de l’ONU et l’approbation de la direction kirghize. La commission a publié au début du mois de mai un rapport qui critique ardemment les mesures du gouvernement kirghize lors du conflit. 470 personnes, dont la plupart des membres de la minorité ouzbek, ont péri lors des émeutes et 400 000 ont dû quitter leur domicile.
Le gouvernement kirghize a critiqué le rapport dès sa publication. L’agence de presse Akipress a annoncé que, selon le parlement, le rapport était « unilatéral et susceptible de causer un nouveau conflit, il représente donc une menace pour la sécurité nationale et renforce la haine ».
« Cela me rend triste et irrité. Nous avons travaillé sérieusement, notre objectif était de rédiger un rapport objectif qui pourrait aider dans le travail de réconciliation nationale », a déclaré M. Kiljunen hier.
On a fait de l’éloge du rapport en dehors du Kirghizistan. La commission a interviewé 750 personnes et a étudié 700 autres documents, 5 000 photographies et mille vidéos.
Le ministre des Affaires étrangères, M. Alexander Stubb, a déploré les réactions du parlement kirghize. « Nous pouvons féliciter M. Kiljunen qui a fait un bon travail, » a-t-il dit.
HS/A5

Eruption volcanique

Le nuage de cendres ne gène plus le trafic aérien
Helsingin Sanomat relève que les vols devraient revenir à la normale dans toute l’Europe, aujourd’hui. Selon Finavia, il n’y a pas de risque que la situation se détériore de nouveau.
Eurocontrol relève qu’environ 900 vols ont été annulés en Europe de lundi à mercredi. HS/A10

Finlande – Russie

La Russie envisage de signer la convention de La Haye
Helsingin Sanomat relève que la coopération entre la Finlande et la Russie dans les questions d’enlèvement d’enfant devrait être facilitée du fait que la Russie envisage de signer la Convention de La Haye en la matière.
La question de la ratification russe avait été évoquée lors d’une conférence fenno-russe organisée à Helsinki, en mars.
HS/A10

Serbie

Propos de M. Stubb sur l’arrestation de Ratko Mladic
Le ministre finlandais des Affaires étrangères, M. Stubb, s’est félicité, sur son blog, de l’arrestation en disant que la Serbie disposait désormais d’une occasion de tourner la page et de s’orienter vers un avenir européen.
AL

Finlande – Estonie

Des bandes de motoristes finlandaises sont soupçonnées sur des crimes liés à la drogue en Estonie
Les polices finlandaise et estonienne travaillent en coopération étroite afin d’enquêter sur des crimes liés à la drogue effectués en Estonie et dans lesquels des bandes de motoristes finlandaises sont impliquées.
Une conférence entre les polices des capitales européennes a été organisée à Helsinki, jeudi. Le renforcement des organisations policières européennes était un des sujets à l’ordre du jour.
HS/A11

Jeudi 26 mai 2011

Politique intérieure

Paquet d’aide au Portugal

La Finlande approuve le paquet d’aide
Le Parlement a approuvé par 137 voix contre 49 le projet du gouvernement démissionnaire qui consiste à autoriser le FESF à prêter au Portugal. La part finlandaise de ce prêt est de 1,94% soit 598 millions, ce qui, avec les garanties et les taux, représente plus d’un milliard d’euros.
L’Alliance des Gauches et les Vrais Finlandais ont voté contre. Quatre députés des Vrais Finlandais ont voté blanc par erreur.
HS IS

Formation du gouvernement

« La politique économique dans les limbes » KS
« Le peu d’informations favorise les rumeurs » AL
Turun Sanomat rapporte que les négociations pour écrire le programme gouvernemental font toujours du surplace. Hier, les chefs de partis ont décidé de se séparer très tôt dès l’après-midi. Ils doivent essayer d’arriver à un accord sur la situation économique aujourd’hui.
M. Katainen a admis qu’il y avait encore « beaucoup de sujets important en suspens ». « La situation européenne est très délicate », selon lui. Le gouverneur de la Banque de Finlande et le sous-secrétaire d’Etat aux Finances sont prêts à venir informer les négociateurs sur la situation économique de l’Europe et de la Finlande. Un accord sur le cadre économique du gouvernement pourrait n’intervenir que demain.
Un autre sujet de conflit est la réforme de la loi électorale. Le projet de loi sur précédent gouvernement a été préparé par la ministre de la Justice, Mme Brax (Verts). Or, le PSD s’y oppose. Les Verts auraient menacé de quitter les négociations gouvernementales si la future coalition ne s’engageait pas en faveur de cette réforme. M. Katainen a démenti de telles rumeurs.
Helsingin Sanomat estime que les difficultés de la coalition s’explique par le mauvais départ des négociations du notamment à la décision sur le paquet d’aide au Portugal. Une fois ce dossier réglé, l’écriture du programme gouvernemental pourrait réellement commencer vendredi.
Aamulehti estime que les négociations continueront la semaine prochaine. Une partie des groupes de travail a bien avancé, mais pour d’autres les choses sont en suspens
Pour Turun Sanomat, la formation du gouvernement pourrait intervenir au plus tôt la semaine prochaine. La Présidente serait même prête à remettre à plus tard un voyage pour pouvoir nommer le gouvernement. Il est peu probable qu’un accord intervienne avant. Le parti conservateur a annulé la réunion de son bureau prévue à l’origine pour samedi.
Turun Sanomat souligne que le blocage s’explique par le fait que les partis ont fait des promesses électorales très diverses et éloignées les unes des autres. D’autant plus qu’avant les élections, le type de coalition envisagé était très différent. D’autre part, il est en train de se former deux blocs dans la coalition à venir : d’un côté, le parti conservateur, les Suédois et les Chrétiens-démocrates qui rassemblent 60 députés, de l’autre côté le PSD, l’Alliance des Gauches et les Verts qui en comptent 66. Le risque serait qu’en cas de nombre impair de ministres, le second bloc en compte un de plus que le premier dans lequel figure le Premier ministre.
HS TS AL

M. Stubb critiqué par l’Alliance des Gauches
Yle rapporte que la politique étrangère est aussi un sujet de dissensions dans ces négociations. Le PSD et surtout l’Aliance des Gauches seraient mécontents de la façon dont le ministre des Affaires étrangères conservateur Alexander Stubb dirige et oriente les débats. Ce mécontentement, notamment sur la volonté de M. Stubb d’inscrire une lause favorable à l’OTAN, s’expliquerait par des antécédents des représentants du PSD et de l’Alliance des Gauches à l’égard de M. Stubb. Le parti conservateur souhaiterait que le prochain livre blanc stipule qu’il existe des raisons sérieuses d’envisager l’adhésion de la Finlande à l’OTA N. L’Alliance des Gauches s’y oppose.
Il est possible que ce différend soit porté au niveau des chefs de partis.
Yle

Des programmes de gouvernement de plus en plus détaillés et contraignants
Turun Sanomat rapporte que depuis une vingtaine d’année, les négociations gouvernementales consistent à écrire un programme de gouvernement de plus en plus détaillé et contraignant. Alors que le programme du gouvernement Vanhanen II de 2007 comporte 86 pages (soit 170 000 signes), il en faisait moins de la moitié pour les gouvernements Lipponen des années 90 et même moins de 10 pages (soit guère plus de 30 000 signes) pour les gouvernements précédents de 1991 et 1987.
Un tournant a eu lieu en 1991 quand, à cause de la crise, on a fait figurer dans le programme gouvernemental un cadre de dépenses publiques, ce qui a contribué à augmenter le pouvoir du ministère des Finances et de limiter l’évolution des dépenses des ministres des Affaires sociales et de la santé et de l’Education. Dans les années 90, le gouvernement validait chaque année le cadre budgétaire prévu dans le programme gouvernemental. Depuis 2003, le gouvernement s’est en revanche obligé à appliquer pendant quatre ans le cadre budgétaire prévu lors de la formation du gouvernement. Il peut même parfois être extrêmement détaillé (le programme Vanhanen II prévoit la création de tronçons d’autoroute entre Helsinki et Vaalimaa ou l’augmentation des frais de consultation des dentistes). Le cadre budgétaire ainsi fixé conditionne les trois quarts des dépenses de l’Etat.
L’inspection des finances de l’Etat a récemment critiqué les programmes de gouvernement détaillés qui ne permettent pas de dégager des marges de manoeuvre pour faire face à la réalisation de projets. Cela ne favorise pas non plus la coopération entre les ministères. Enfin, cela contribue à donner un important pouvoir aux lobbyistes car le programme gouvernemental est écrit dans un temps bref, sous la pression des lobbyistes.
Les politologues interrogés par Turun Sanomat estiment par ailleurs que les programmes gouvernementaux précis et contraignants ne permettent pas au gouvernement de faire face aux retournements de conjoncture. De plus, ils lient chaque ministre qui n’a dès lors plus la possibilité de prendre des initiatives si elles ne figurent pas dans le programme gouvernemental.
Une des motivations à l’écriture de programmes détaillés et contraignants est le manque de confiance entre les partis au gouvernement. Pour les politologues, si les six partis qui négocient forment un gouvernement, il est clair qu’ils souhaiteront disposer d’un programme gouvernemental très contraignant. L’avantage de ces programmes est d’ailleurs de rendre efficace et prédictible la politique du gouvernement. Mais cela peut se faire au détriment du pouvoir parlementaire, en laissant plus de pouvoirs aux lobbyistes.
TS

Trois types de lobbyistes
Helsingin Sanomat rapportait samedi que les lobbyistes présents aux négociations gouvernementales se divisent en trois catégories.
Il y a d’une part des lobbyistes qui prennent place à la table des négociations car ils y siègent comme représentants de certains partis politiques : par exemple le PSD a choisi de se faire représenter dans certains groupes de travail par des syndicalistes de la SAK et de la STTK.
D’autre part, il y a les présidents des syndicats et du patronat qui ont été invité par M. Katainen à siéger au groupe de travail sur l’économie. Enfin, il y a des représentants de groupes de pression qui sont appelés à intervenir au cas par cas devant les groupes de travail.
HS/21.5

Audience des partis politiques

Les Vrais Finlandais sont devenus le plus grand parti
Helsingin Sanomat rapporte que, selon un sondage récent, effectué par l’institut TNS Gallup entre le 19 avril et le 21 mai auprès de 2 455 personnes, les Vrais Finlandais sont devenus le plus grand parti politique après les élections législatives du 17 avril. L’audience de ce parti est maintenant de 21,2 %. Le Parti conservateur est deuxième (20,9 %), suivi du PSD (18,6 %), du Centre (14,5 %), de l’Alliance des gauches (7,8 %), de l’Alliance verte (7,5 %), du Parti. suédois (4,0 %) et des Chrétiens-démocrates (3,9 %).
Le politologue Ville Pernaa ne s’étonne pas du résultat des Vrais Finlandais. Depuis les élections législatives, ce parti captive l’attention. La décision du parti de rester en dehors des négociations gouvernementales semple plaire aux électeurs des Vrais Finlandais.
Le Centre, qui a perdu 1,3 % depuis les élections législatives, est resté entre deux blocs – les conservateurs et les Vrais Finlandais. Le Centre n’a plus le poste de Premier ministre et il n’a pas encore gagné de l’audience dans l’opposition.
Selon un autre sondage publié hier sur les motifs des électeurs, 70 % de ceux qui ont voté pour les Vrais Finlandais disent qu’ils ont voulu protester. Pour l’ensemble des électeurs, seuls un quart déclarent avoir voulu protester par leur vote.
HS/A3&A5

Editorial
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat estime que le Parti conservateur et PSD ont une pression encore plus grande pour réussir à former un gouvernement. Un échec et l’organisation d’élections législatives anticipées pourraient leur donner une mauvaise surprise : M. Soini, président des Vrais Finlandais, risquerait de gagner les élections et d’être ensuite appelé à former un gouvernement.
HS/A2

Vrais Finlandais

Le groupe parlementaire donne un avertissement à M. Hakkarainen et condamne les discriminations
Selon Helsingin Sanomat, le groupe parlementaire des Vrais Finlandais a donné hier un avertissement au député Teuvo Hakkarainen en raison de ses propos racistes.
Le groupe parlementaire a également publié une déclaration contre le racisme et toute forme de discrimination, y compris la discrimination positive. Le texte a été présenté par le député Jussi Halla-aho, qui est connu pour ses propos critiques vis-à-vis de la politique de l’immigration.
Selon M. Halla-aho, les Vrais Finlandais souhaitent que les autres groupes parlementaires signent cette déclaration.
HS/A5

Inégalités sociales

Inquiétudes concernant le renforcement des inégalités
Les Finlandais considèrent l’écart entre les personnes concernant leur état de santé comme une menace.
Selon un baromètre du centre de promotion de la santé (Tekry), les personnes disposant d’une formation peu élevée considèrent que les mesures favorisant la santé sont surtout destinées aux bien lotis. Les retraités et les personnes en dehors de la vie active partagent cette opinion.
Tekry estime que les Finlandais ne sont pas égaux en matière de santé du fait que tout le monde n’entre pas dans le cadre de la médecine du travail.
L’institut national de la santé publique, THL, relève que l’écart entre les Finlandais concernant la santé et le bien-être est en effet en train de s’accroître.
Concernant l’écart de revenus, Keskisuomalainen relève que 13 % des Finlandais vivent en-dessous du seuil de pauvreté. Parmi les Etats européens, la Finlande se situe au huitième rang en la matière.
KS/12

Médias

Tous les Finlandais lisent des journaux
Selon une étude récente, presque l’ensemble de Finlandais lit des journaux sous une forme ou autre. Les journaux, en papier ou en ligne, atteignent 92 % des Finlandais. 40 % des Finlandais suivent et la version imprimée et l’édition électronique, alors que les jeunes préconisent le journal en ligne et les personnes de plus de 64 ans l’édition imprimée.
HS/A13

Défense

Contrôle concernant le bruit engendré par des manœuvres militaires
La Cour administrative de Vaasa a effectué une visite à la garnison de Santahamina pour se faire une idée du niveau du bruit engendré par différentes explosions lors des manœuvres. Une plainte a été déposée par une personne privée habitant dans le quartier de Jollas.
HS/A16

Energie nucléaire

Fennovoima prendra sa décision sur la localisation de son réacteur à l’automne
Le groupe énergétique Fennovoima envisage d’attendre la décision de la Cour suprême concernant les plaintes déposées dans les communes de Simo et Pyhäjoki contre son projet de construction de réacteur nucléaire avant de prendre une décision sur le choix entre les deux communes comme site du réacteur.
Keskisuomalainen relève qu’outre le choix de la commune, il reste à Fennovoima de présenter un projet concernant le stockage des déchets nucléaires, Posiva n’étant pas d’accord pour prendre à sa charge les déchets d’un concurrent.
KS/21

Politique européenne et étrangère

Tests de résistance sur la sécurité nucléaire

Les Etats membres contrôleront les réacteurs les uns des autres
Dans la première phase des tests de résistance des réacteurs nucléaires, les groupes énergétiques ont eux-mêmes évalué la sécurité de leurs réacteurs. Ces rapports ont été remis aux autorités nationales.
A compter du 1er juin, les spécialistes des différents Etats membres de l’EU effectueront des évaluations sur la sécurité des réacteurs des autres Etats membres. Les résultats devraient être publiés en avril 2012.
HS/B10

FMI

« Mme Lagarde candidate à la présidence du FMI » HS AL
Les correspondants à Bruxelles d’Helsingin Sanomat et de Aamulehti et Kauppalehti rapportent que la Ministre française des Finances est candidate pour succéder à M. Strauss-Kahn à la tête du FMI.
HS AL KL

Eruption volcanique

Finavia n’exclut pas qu’un autre nuage de cendres engendre des problèmes pour l’aviation
Pas d’effet important à l’heure actuelle
Helsingin Sanomat relève qu’un nuage de cendres plus important que le premier est en train de se dirigerr vers la Finlande, mais qu’il est difficile de dire ce qu’en feront les vents et s’il franchira les montagnes norvégiennes.
Finnair estime que la plupart de ses vols pourront être effectués normalement.
Finavia suit l’évolution de la situation et informe le public des modifications éventuelles. Il est conseillé aux voyageurs d’être en contact avec leur compagnie aérienne ou agence de voyages, le cas échéant. Les vols au départ et à l’arrivé sont indiqués sur le site www.finavia.fi et Finavia est présent également sur Facebook : www.facebook.com/lentoasema
Les prévisions de VAAC sont disponibles sur le site :
http://www.metoffice.gov.uk/aviation/vaac/vaacuk_vag.html
En Finlande, il n’y a actuellement pas de restrictions concernant le trafic aérien.
www.trafi.fi, www.finavia.fi, HS/A9

Mercredi 25 mai 2011

Politique intérieure

Paquet d’aide au Portugal

Débat animé au Parlement
La presse rapporte que le débat en séance plénière sur le paquet d’aide au Portugal a été particulièrement animé. C’est le ministre des Finances du gouvernement démissionnaire qui a présenté le projet d’approbation au Parlement. D’une part les Vrais Finlandais, par la voix de leur président M. Timo Soini ont surtout critiqué l’Alliance des Gauches qui participe aux négociations pour former le gouvernement mais va voter contre le paquet d’aide au Portugal. D’autre part le Centre a critiqué le PSD. M. Heinäluoma (PSD) a accusé le précédent gouvernement d’avoir mal négocié le paquet d’aide en n’assurant pas de garanties aux prêts du Portugal. M. Pekkarinen (Centre) a accusé le PSD que M. Pekkarinen (Centre) a accusé le PSD et les conservateurs de faire croire que les conditions d’octroi des prêts par la Finlande seraient plus strictes alors qu’il n’en est rien.
Le vote a eu lieu aujourd’hui. Le projet du gouvernement a été adopté par 137 voix contre 49. L’Alliance des Gauches et les Vrais Finlandais ont voté contre.
HS AL TS

Drôle de situation
« Que dire du fait que le gouvernement démissionnaire de Mme Kiviniemi vient d’obtenir la confiance du Parlement ? A-t-on alors besooin d’un nouveau gouvernement dès lors que le Parlmeent nouvellement élu vient de déclarer sa confiance au précédent gouvernement ? »
IS

Soutenir le Portugal est la bonne solution
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat souligne que soutenir le Portugal est la meilleure solution tant du point de vue de la Finlande que de l’UE.
HS

Formation du gouvernement

Débats sur les minimums sociaux
Helsingin Sanomat rapporte que les négociations pour écrire le programme gouvernemental se sont aussi penchées sur l’augmentation du minimum social et des indemnités de chômage. La lutte contre le travail au noir fait aussi partie des sujets discutés lors de ces négociations.
Turun Sanomat relève que le cercle des négociateurs au comité économique s’est réduit. En effet, jusqu’à présent les partenaires sociaux (syndicats et patronats) siégeaient dans le groupe de travail consacré à l’économie de ces négociations gouvernementales. Hier, ils ont été exclus de l’étage où se réunissent les représentants des partis, visiblement par la crainte de fuites dans les médias.
Hier il n’y a pas eu de point de presse sur les négociations. Selon TS, la stratégie très pointilleuse du PSD semble commencer à irriter les autres partis. Il semble certain que la nomination du gouvernement ne pourra pas avoir lieu avant la semaine prochaine. Le PSD doit formaliser sa participation au gouvernement par une décision du bureau politique qui ne peut être réuni sans un préavis de trois jours.
La nomination du gouvernement pouirrait aussi être retardée par le programme de la Présidente qui doit partir en voyage mercredi 1er juin. Or, la présidente ne peut nommer le gouvernement que si les ministres ont été choisis par les partis. L’agenda de la présidente risque donc de retarder la nomination du gouvernement d’une semaine supplémentaire.
HS TS

Politique européenne et étrangère

Eruption volcanique

Le nuage de cendres a atteint la Finlande du Sud-Ouest
La qualité de l’air est détériorée par le nuage sur la côte Sud-Ouest
Helsingin Sanomat relève que ce matin, le nuage de cendres s’étendait de la cöte finlandaise jusqu’au Danemark et à la Grande-Bretagne. Selon l’Institut national météorologique, les vents freinent actuellement l’extension du nuage.
Outre les vols vers l’Islande, peu de vols ont été annulés en Finlande. Finnair n’a annulé qu’un vol vers Göteborg. Sinon, il a suffi d’effectuer quelques modifications sur les itinéraires de certains vols.
Finavia suit l’évolution de la situation et informe le public des modifications éventuelles. Il est conseillé aux voyageurs d’être en contact avec leur compagnie aérienne ou agence de voyages, le cas échéant. Les vols au départ et à l’arrivé sont indiqués sur le site www.finavia.fi et Finavia est présent également sur Facebook : www.facebook.com/lentoasema
Les prévisions de VAAC sont disponibles sur le site :
http://www.metoffice.gov.uk/aviation/vaac/vaacuk_vag.html
En Finlande, il n’y a actuellement pas de restrictions concernant le trafic aérien, sauf concernant les vols vers l’Islande.
www.trafi.fi, www.finavia.fi, KS/13

Etude Pisa

Les adolescents finlandais les plus agités en classe
L’étude Pisa de l’OCDE, dans laquelle les écoliers finlandais se situent bien en ce qui concerne les résultats scolaires, montre qu’en revanche au niveau du comportement en classe, les adolescents finlandais manquent de discipline.
HS/A9

Afghanistan

Un casque bleu se blesse à la jambe par une balle partie accidentellement
Le casque bleu était en train d’entretenir son arme lorsque, par accident le coup est parti. Il s’est blessé à la jambe gauche et il reçoit actuellement des soins. Une enquête est ouverte.
AL/A4

FMI

« Mme Lagarde, favorite » HS
« Au tour d‘une femme de nettoyer les affaires »HS
Helsingin Sanomat rapporte que la ministre française de l’Economie est annoncée comme favorite pour prendre la tête du FMI.
Le quotidien rapporte qu’elle pourrait être à ce poste la première femme et la cinquième française.
HS

France

e-G8

« Sommet en France sur l’avenir d’Internet » AL
« M. Sarkozy souhaite une réglementation d’Internet » KL
Aamulehti estime que l’objectif de possibles limitations à Internet est un sujet sensible pour les pays occidentaux et il sera difficile à M. Sarkozy de trouver des alliés pour cette cause.
Pour Kauppalehti, les questions d’Internet risquent toutefois d’être éclipsées lors du sommet du G8 par les débats sur les révolutions arabes et sur les conséquences de l’accident de Fukushima.
AL KL

Affaire Strauss-Kahn

« La France commence à ce remettre du choc » HS
« Du sommet du pouvoir au bas fond des géoles » Hbl
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat écrit que « près de deux semaines après, la France commence à se remettre du choc provoqué par l’arrestation de M. Strauss-Kahn. Mais les effets continuent sur deux fronts. Concernant la présidentielle, cela n’a pas eu de conséquence sur le fait que le candidat socialiste l’emporterait sur le président en exercice. « Néanmoins, lors des précédentes élections aussi, les sondages ne semblaient prévoir le résultat finalement obtenu qu’en début d’année avant les élections. De plus, M. Hollande et Mme Aubry ne sont pas des personnalités charismatiques que les Français choisissent généralement comme président », estime HS. L’autre front évoqué par l’éditorialiste concerne le respect des femmes et la minimisation des cas de harcelement contre ces dernières.
HS

Mardi 24 mai 2011

Politique européenne et étrangère

Eruptions volcaniques

L’agence de sécurité des transports, Trafi, suit les recommandations internationales concernant l’aviation dans les zones touchées par le nuage de cendres
Il est prévu que l’espace aérien soit divisé en trois catégories selon le taux de cendres : taux bas, moyen ou élevé de cendre. Selon Trafi, il est possible d’effectuer des vols tant que le taux de cendre est bas ou moyen, si cela reste sûr selon l’évaluation des risques effectuée par les compagnies aériennes. Cette évaluation se base sur les informations du fabricant selon la quantité de cendre tolérée par l’avion.
Il est prévu que l’autorité de l’aviation civile, Finavia, vérifie avec les compagnies aériennes qu’elles disposent des dernières informations sur l’étendue du nuage de cendres et sur les prévisions le concernant, issues de l’institut britannique Volcanic Ash Advisory Centre, VAAC.
Trafi recommande à Finavia de suivre les recommandations de l’organisation européenne de contrôle aérien Eurocontrol, dont la cellule de crise coordonne l’action des autorités européennes.
Dans sa prise de position, Trafi suit les recommandations de l’organisation internationale de l’aviation civile et de l’agence européenne de la sécurité aérienne.
Finavia suit l’évolution de la situation et informe le public des modifications éventuelles. Il est conseillé aux voyageurs d’être en contact avec leur compagnie aérienne ou agence de voyages, le cas échéant. Les vols au départ et à l’arrivé sont indiqués sur le site www.finavia.fi.
Les prévisions de VAAC sont disponibles sur le site :
http://www.metoffice.gov.uk/aviation/vaac/vaacuk_vag.html
En Finlande, il n’y a actuellement pas de restrictions concernant le trafic aérien, sauf concernant les vols vers l’Islande.
www.trafi.fi, www.finavia.fi,
KS/13

Des vols annulés en Grande-Bretagne
Helsingin Sanomat relève qu’il n’est pas exclu que des vols soient annulés en Finlande. En Grande-Bretagne, des annulations ont eu lieu ce matin.
Le nuage de cendres devrait atteindre la Finlande tôt mercredi matin. Il est toutefois attendu que les effets du nuage soient minimes par rapport à la situation de l’année dernière.
HS/A9

Agriculture

Les aides agricoles 141 sont en danger
Aamulehti relève que la période budgétaire de l’UE finira en 2013 et les propositions de la Commission européenne pour le cadre des aides seront connues cet été. Aamulehti estime que les négociations sur les aides agricoles 141, aides nationales payées par la Finlande aux producteurs agricoles dans le sud du pays, seront dures. Ces aides ont diminué de 127 millions à 90 millions d’euros depuis quelques années.
AL/lun/A6

Russie

La suppression des visas amènerait des millions de touristes russes en Finlande
Helsingin Sanomat rapporte que la police, la douane et la police des frontières estiment que si les visas pour les ressortissants russes étaient supprimés le nombre de touristes russe augmenterait considérablement, d’environ huit millions actuellement à près de quinze millions, pour la plupart de la région de Saint-Pétersbourg. Le nombre de touristes finlandais en Russie augmenterait également.
Selon le rapport interne de la police, de la douane et de la police des frontières, la circulation actuelle cause des embouteillages à la frontière entre la Finlande et la Russie. Après une suppression éventuelle des visas, il faudrait élargir les postes frontières. L’élargissement du poste frontière de Vaalimaa doit commencer en 2012.
Depuis en 2003, l’objectif commun de l’Union européenne et de la Russie est la suppression des visas. Aucun calendrier n’a toutefois été fixé.
HS/A3&A5

Politique intérieure

Paquet d’aide au Portugal

Le paquet d’aide au Portugal présenté au Parlement
Le gouvernement démissionnaire de Mme Kiviniemi a approuvé, hier le paquet d’aide au Portugal. Il va présenter aujourd’hui au parlement le rapport du gouvernement sur le sujet. Helsingin Sanomat écrit que l’on peut s’attendre à un « show » des Vrais Finlandais. C’est d’ailleurs le président du parti M. Timo Soini et non la présidente du groupe parlementaire qui prendra la parole.
HS

Formation du gouvernement

« Le silence est d’or » HS
Helsingin Sanomat rapporte que les négociations pour écrire le programme gouvernemental avancent toujours très lentement. Selon le député Osmo Soininvaara, l’absence de calendrier explique la lenteur des négociaitons.
Un nouveau groupe de travail sur la lutte contre le changement climatique a été formé. Le groupe de travail, dirigé par le conservateur Petteri Orpo entend préparer la législation sur le climat. Ce sujet est particulièrement important pour les Verts qui pourraient en faire une condition à leur participation au gouvernement.
Les négociations sont toujours très lentes en raison des dissensions sur la situation économique. Helsingin Sanomat souligne que la notion de déficit structurel n’est pas consensuelle : cela sert à décrire quel sera le déficit si rien n’est fait. Pour Aamulehti c’est une notion obscure : ce sont des chiffres qui, sous couvert de science, s’apparentent à des pronostics.
Lors d’une conférence de presse, M. Katainen a déclaré que « les trois principaux défis pour l’avenir de la Finlande étaient : la lutte contre la pauvreté et l’exclusion, la stabilité des finances publiques et le renforcement de la croissance et de la compétitivité ».
Selon Yle, il serait envisagé de transférer de l’Etat aux communes la responsabilité de l’emploi des chômeurs de longue durée. Helsigin Sanomat souligne que la politique de retenue en matière de communication suscite les rumeurs et qu’il est difficile de faire la part des choses entre celles-ci et la vérité.
Un autre point de blocage dans les négociations concerne la future loi électorale et le découpage des circonscriptions.
Ilta-Sanomat rapporte que M. Arhimäki, président de l’Alliance des Gauches, estime qu’en dépit des difficultés, son parti fera partie du prochain gouvernement. « Je pense qu’on trouvera un accord sur les questions économiques. Nous faisons tout pour participer au prochain gouvernement ».
IS

Des économies sur la défense envisagées
La réforme des armées et l’enveloppe de la défense font partie des sujets les plus épineux du groupe de travail sur la politique étrangère, de sécurité et européenne.
Le ministère de la défense espère que, come il dispose d’un fort soutien pour son actuel plan de réforme, les économies qui lui seront demandées ne prendront effet qu’à la fin de la législature. Mais comme le gouvernement cherche des économies, il pourrait revenir sur cette promesse.
Un autre sujet délicat est la position du gouvernement sur l’OTAN. Selon des sources, le Ministre Alexander Stubb, qui préside le groupe de travail, aurait proposé que l’on inscrive dans le programme gouvernemental que la Finlande devrait sérieusement envisager d’adhérer à l’OTAN, ce qui aurait été torpillé de suite par les autres partis. Le représentant de l’Alliance des Gauches, M. Jaakko Laakso a déclaré qu’il y avait un bras de fer sur le sujet.
M. Katainen a souligné que l’OTANB n’était qu’un des sujets parmi d’autres. Le président de l’Alliance des Gauches, M. Arhimäki a précisé qu’il n’avait pas été question de l’oTAN au niveau du groupe des chefs de partis.
HS

Il faut en général un mois pour former un gouvernement
HS rappelle qu’il s’est déjà écoulé 37 jours depuis les élections.
Durant les vingt dernières années, le gouvernement avait été formé entre 24 et 31 jours après les élections. Il faut remonter à 1987 pour trouver un gouvernement formé 44 jours après les élections. En 1983, cela avait pris 47 jours. Précédemment il avait fallu plus de deux mois : 67 jours en 1979 et 68 jours en 1975.
HS

Vrais Finlandais

M. Hakkarainen a encore parlé des « nègres »
Selon Ilta-Sanomat, M. Teuvo Hakkarainen, nouveau député des Vrais Finlandais, qui a déjà été sévèrement critiqué pour ses déclarations racistes, a encore parlé des « nègres ». « Il y a partout à Helsinki des nègres qui ne font rien. Il faut les mettre au travail. »
M. Timo Soini, président du parti, s’est irrité des propos de M. Hakkarainen. « La direction du groupe parlementaire va traiter cette affaire. »
IS/2-3

Les menaces contre M. Halla-aho seront étudiées par la police
Aamulehti relève que la chancellerie du procureur de l’Etat a donné l’ordre à la police d’étudier les menaces proférées sur Internet et sur Facebook contre M. Jussi Halla-aho, député des Vrais Finlandais.
M. Halla-aho n’est pas particulièrement inquiet pour ces menaces, mais selon la chancellerie du procureur de l’Etat, toute menace contre les dirigeants doit être prise au sérieux.
AL/sam/A7

Défense

Atalanta

La fin de la mission du navire mouilleur de mines Pohjanmaa
La marine finlandaise estime que la mission de maintien de la paix de trois mois est réussie.
Le commandant du bâtiment, le capitaine de frégate Mika Raunu, a toutefois déclaré que la libération sans procès des 18 pirates arrêtés était une déception. Dans l’ensemble, la mission de Pohjanmaa s’est très bien déroulée, estime Mika Raunu, qui rappelle que le bâtiment finlandais a été complimenté par les Etats chargés du commandement de l’opération.
Durant sa mission, le Pohjanmaa a parcouru une distance supérieure à celle du tour du monde.
Le commandant de la marine finlandaise, le vice-amiral d’escadre Juha Rannikko, souligne que la mission de trois mois du navire mouilleur de mines Pohjanmaa est une expérience précieuse.
La présidente, Mme Tarja Halonen, affirmait récemment, que l’envoi du Pohjanmaa en Libye n’était pas exclu, si l’ONU formulait une demande d’aide.
HS, IS/16, AL/A9

Lundi 23 mai 2011

Politique européenne et étrangère

Cendres volcaniques

Les cendres devraient atteindre la Finlande mercredi, mais une fermeture de l’espace aérien est peu probable
Les autorités du domaine des transports et de l’aviation estiment qu’il est peu probable que l’espace aérien finlandais sera fermée même s’il est prévu que les cendres volcaniques arrivent en Finlande, mercredi.
M. Kausalainen de la Direction nationale des Transports, Trafi, relève que les autorités sont beaucoup mieux préparées à l’arrivée d’un nuage de cendres qu’il y a un an.
HS/lun/B1

Politique intérieure

Paquet d’aide au Portugal

Le paquet d’aide au Portugal présenté mardi et voté mercredi au Parlement
Le gouvernement démissionnaire de Mme Kiviniemi va présenter mardi au parlement le rapport du gouvernement sur le paquet d’aide au Portugal. Concrètement, c’est le ministre des Finances, M. Jyrki Katainen, qui présentera l’approbation par la Finlande du paquet d’aide au Portugal. Le parlement votera mercredi.
Turun Sanomat rapporte que ce vote va ralentir les négociations gouvernementales, obligées de marquer une pause à ce moment-là. Cela va toutefois aussi faciliter ces négociations car M. Katainen a autorisé l’Alliance des Gauches à voter contre l’approbation par la Finlande du paquet d’aide au Portugal car il s’agit formellement d’une proposition émanant du gouvernement démissionnaire.
Selon le président de l’Alliance des Gauches, M. Arhimäki, son parti négocie actuellement sa position sur le fonds de stabilité et sur le mécanisme européen dans le cadre des négociations gouvernementales.
TS

Formation du gouvernement

Des négociations bloquées sur les chiffres économiques
Turun Sanomat rapporte que les négociations pour écrire le programme gouvernemental sont bloquées depuis vendredi sur les chiffres économiques. Les six groupes de travail ne peuvent pas réellement commencer à écrire le programme gouvernemental tant que le groupe de travail sur les Finances, présidé par M. Sasi, n’a pas trouvé une position commune sur la situation budgétaire et économique ni sur les mesures à prendre.
Les informations publiques sont rares car d’un commun accord il a été décidé que seuls M. Katainen (conservateur) et Mme Urpilainen (PSD) sont autorisés à répondre aux médias. Ils ont souligné que les négociations se déroulaient dans une bonne atmosphère et que les six partis qui négociaient devraient figurer dans le prochain gouvernement.
Turun Sanomat souligne que la rareté des informations s’explique par la volonté de protéger les négociations (qui impliquent de 200 à 250 personnes), par le peu de résultats jusqu’à présent (en raison du blocage sur les questions économiques) et par la différence de culture (M. Katainen ayant les mains libres pour prendre des décisions au nom des conservateurs, Mme Urpilainen devant passer par son bureau politique pour s’engager).
Helsingin Sanomat souligne que le blocage sur la situation économique est compréhensible car les économistes eux-mêmes sont divisés : le ministère des Finances prévoit un déficit structurel de 5% du PIB, alors que l’ETLA (proche du patronat) prévoit 2,5% et PT (proche du PSD) 0,5%. Et même lorsqu’une position commune aura été trouvée sur la situation économique, il faudra s’entendre sur la politique budgétaire à tenir, les conservateurs souhaitant diminuer la fiscalité sur le travail et augmenter la TVA alors que le PSD s’y oppose.
Aamulehti rapporte que les positions sur la situation économique se sont toutefois rapprochées depuis vendredi : alors qu’au début les conservateurs campaient sur un déficit structurel de 10 milliards d’euros à rééquilibrer, le PSD n’admettait qu’un déficit de 2 milliards. Dimanche, la fourchette n’était plus qu’entre 2 et 4 milliards.
TS HS AL

L’Alliance des Gauches va-t-elle jeter l’éponge ?
Les médias se demandent si l’Alliance des Gauches participera effectivement au prochain gouvernement ou si le parti, qui a essuyé beaucoup de critiques après avoir annoncé participer aux négociations gouvernementales, va quitter ces dernières pour l’opposition.
AL IS

On a aussi parlé de l’OTAN
M. Stubb à l’agriculture ?
Yle rapportait que le Ministre Alexander Stubb, qui préside le groupe de travail sur la politique étrangère, aurait proposé que l’on inscrive dans le programme gouvernemental que la Finlande devrait sérieusement envisager d’adhérer à l’OTAN, ce qui aurait été torpiller de suite par les autres partis.
Aamulehti rapporte aussi que le nom de M. Stubb circulerait parmi les possibles ministres de l’Agriculture, ce portefeuille pouvant incomber au parti conservateur.
TS AL

Scrutin électoral

Les conservateurs et le PSD prêts à modifier le découpage des circonscriptions
Helsingin Sanomat rapporte qu’il est peu vraisemblable que le nouveau Parlement approuve la réforme de la loi électorale qui a déjà été adoptée par le parlement précédent. Cette loi fait partie de la constitution et doit donc être approuvée par deux législatures consécutives. Le PSD était opposé à la réforme dès le départ et les conservateurs très critiques.
Il semble actuellement que le Parti conservateur et le PSD préfèrent une réforme des circonscriptions électorales. Par exemple la plus grande circonscription, Uusimaa, province autour de Helsinki, serait divisée en deux. Les deux plus petites circonscriptions, celles de la Savonie du Nord et de la Carélie du Nord, seraient réunies.
La présidente de la commission des lois constitutionnelles, la social-démocrate Johanna Ojala-Niemelä et l’ancien président de cette commission, le conservateur Kimmo Sasi, sont favorables au nouveau projet et souhaitent avancer rapidement pour que les nouvelles circonscriptions soient formées avant les élections législatives de 2015.
Le système électoral actuel est considéré comme avantageux pour les grands partis.
HS/sam/A6

Elections présidentielles

M. Soini aurait une faible audience de 4 %
Helsingin Sanomat relève que selon un sondage effectué pour le compte du tabloïd Iltalehti, M. Sauli Niinistö est toujours le candidat présidentiel le plus populaire avec une audience de 45 %. Il est suivi de M. Alexander Stubb (14 %), M. Olli Rehn (8 %), M. Timo Soini (4 %) et M. Pekka Haavisto (3 %). HS/dim/A6
Soins de santé

Projet de réforme des régions hospitalières
Le ministère des Affaires sociales et de la Santé se prépare à une réforme structurelle des soins de santé et prévoit de diminuer le nombre de régions hospitalières pour passer de 20 actuellement à 12. Les raisons derrière une telle réforme sont liées aux migrations à l’intérieur du pays, au vieillissement de la population, à la disponibilité de la main d’œuvre et à l’évolution des méthodes de soins. Il s’agirait de concentrer les services là où sont les habitants.
Pour 16,5 % des Finlandais la diminution du nombre de régions hospitalières et ainsi des hôpitaux signifierait un trajet plus long pour atteindre les services.
HS/sam/A13

Mères porteuses

Un avis attendu pour l’automne
Helsingin Sanomat revient sur le sujet des mères porteuses et le rapport que le ministère de la Justice a demandé en la matière au comité éthique du ministère des Affaires sociales et de la Santé, Etene.
Etene a évalué la question des mères porteuses en 2000 pour arriver à la conclusion qu’il était opportun de les interdire. Un nouvel avis en la matière devrait être remis au ministère à l’automne.
Le ministère estime que le sujet est extrêmement délicat et complexe.
HS/sam/A9

Criminalité

Les bracelets électroniques devraient être introduits en Finlande à la fin de l’année
La Finlande entamera la surveillance électronique des prisonniers au moyen de bracelets, à la fin de l’année. Une peine surveillée pourra être envisagée pour les peines de prison ferme de six mois au maximum.
La législation qui prévoit l’usage des bracelets électroniques devra entrer en vigueur début novembre.
HS/sam/B1

Baccalauréat

Un nombre record de fraude au baccalauréat
Un nombre record d’épreuves de baccalauréat a été refusé en raison de fraude cette année. En général, il y a deux ou trois cas de fraude tous les ans, mais cette année, il y en a eu sept.
HS/sam/A14

Etrangers et immigration

Les épouses étrangères sont de plus en plus souvent des Thaïlandaises
Selon Helsingin Sanomat, il y a actuellement en Finlande de plus en plus d’épouses étrangères. Les plus nombreuses sont désormais les Thaïlandaises : 2 600 Finlandais sont mariés avec une Thaïlandaise. Il y a aussi beaucoup d’épouses russes, estoniennes et chinoises.
Les époux étrangers des Finlandaises sont le plus souvent des Suédois, des Turcs, des Britanniques et des Américains.
HS/dim/A5

Interprétariat

La Commission européenne s’inquiète d’une éventuelle pénurie d’interprètes finlandais
Selon Turun Sanomat, l’université de Turku a l’intention de mettre fin à sa formation spéciale des interprètes de conférence, parce que le ministère de l’éducation a mis fin à son financement spécifique qui a duré quinze ans.
M. Marco Benedetti, directeur général chargé de l’interprétariat à la Commission européenne, déplore de cette décision.
TS/sam/8

Défense

Gestion de crise

Retour du Pohjanmaa
Le navire mouilleur de mines Pohjanmaa regagne la Finlande aujourd’hui vers midi
HS

« Où est passé le drapeau finlandais ? » Hufvudstadsbladet
La journaliste Yrsa Grüne relève que la Finlande n’a plus que 190 hommes en Afghanistan dans des fonctions de maintien de la paix. On peut y ajouter les 98 membres de l’équipage de Pohjanmaa qui vient de rentrer et les 300 hommes du groupement tactique nordique en alerte encore pendant un mois.
Elle rappelle qu’en 1996, la Finlande avait un bataillon d’environ 700 soldats en Bosnie et environ autant au Kosovo en 1999.
Elle conclut en notant que le maintien de la paix comprend des risques, il en est de même lorsqu’on décide de ne pas y participer
HBL22.5/14

Patria

Patria ne nie pas complètement l’utilisation de pots de vin
Le procès des ventes de canons à l’Egypte par Patria continue à Tampere.Les crimes présumés ont eu lieu dans les années 1999-2007. Il s’agit d’une date significative car le code pénal finlandais a changé début 1999 et prévoit depuis une peine pour la corruption d’un fonctionnaire étranger.
Il s’agit donc de savoir si les directeurs de l’usine de canons égyptienne dépendante du ministère de l’industrie de la défense, sont considérés comme des fonctionnaires. Pour le procureur de la république, c’est le cas ; la défense réfute cette interprétation.
Dans ces ventes égyptiennes, la personne qui avait agi en qualité d’agent pour Patria, travaillait dans une entreprise privée.
AL20.5/A19

Réforme de la Défense

Point de vue : « Comment réformer tout en conservant une défense crédible ? »
Le directeur de la division du matériel de l’armée de terre, le général de division Raimo Jyväsjärvi signe un billet dans le quotidien Aamulehti.
« La crédibilité de la défense finlandaise repose sur trois piliers : une bonne formation pour les conscrits, un personnel militaire et civil compétent, suffisant et fier de son savoir-faire, et un matériel opérationnel. La réforme de la défense nationale vise à équilibrer ces trois piliers et à remplir les fonctions imposées par la loi à la défense nationale. »
« En règle générale, on pense que la situation politico-sécuritaire dans le monde évolue à long terme dans une direction plus positive. Néanmoins, elle comporte aujourd’hui des éléments qui demandent une capacité de déploiement supérieure à celle du temps de la guerre froide. »
« Une défense crédible repose également sur un bon équilibre du système de défense. L’expérience a prouvé qu’il est judicieux de consacrer un tiers à la formation des conscrits et des réservistes, un tiers pour assurer un personnel suffisant et un tiers pour maintenir un matériel opérationnel. Cela a été le cas pendant les dernières années : 35% du budget était consacré aux activités, 33% au matériel et 32% au personnel. A la fin de la décennie, la proportion du matériel était cependant descendue en dessous de 30%. »
« La réforme devra être réalisée de manière équilibrée dans ces trois domaines. Il ne faut pas colmater les besoins de croissance des activités et du personnel sur la part des coûts de matériel, qui tomberait alors en dessous de 20%. »
AL/23.5

Vendredi 20 mai 2011

Politique intérieure

Formation du gouvernement

« Des négociations sous la direction des conservateurs et du PSD » KS
Turun Sanomat rapporte que les négociations pour écrire le programme gouvernemental commencent sous la direction des conservateurs et du PSD. Les négociations, dirigées par M. Katainen, sont divisées en huit groupes de travail, pour moitié dirigés par les conservateurs et pour moitié par le PSD.
Les conservateurs président les groupes de travail sur l’économie (M. Sasi), la politique étrangère (M. Stubb), la politique sociale (Mme Risikko) et l’environnement (M. Orpo). Le PSD préside les groupes de travail sur l’industrie et l’emploi (Mme Kumpula-Natri), les communes (M. Backman), l’éducation (M. Kantola) et la justice et l’intérieure (M. Koskinen). Les négociations commencent ce matin par un séminaire auquel ont été conviés à s’exprimer l’archevêque Kari Mäkinen et le gouverneur de la Banque de Finlande Erkki Liikanen, ainsi que, sur l’économie, le sous-secrétaire d‘Etat aux Finances M. Hetemäki et des représentants des partenaires sociaux.
Aucune échéance à ces négociations n’a été fixée. L’objectif serait toutefois de les terminer la semaine prochaine pour que la Présidente puisse nommer le gouvernement avant un déplacement prévu le 1er juin.
Le PSD se prépare à valider sa participation au gouvernement le 30 ou le 31 mai.
KS TS

Les Verts veulent entrer au gouvernement
Helsingin Sanomat rapporte que la base de l’Alliance verte soutient la direction du parti en ce qui concerne la participation aux négociations gouvernementales. Lors d’une enquête organisée par le parti auprès de ses membres, 89 % des personnes interrogées partagent cet avis. Les Verts semblent avoir laissé derrière eux les critiques dues à la défaite électorale.
Si l’Alliance verte entre au gouvernement, elle doit nommer ses ministres sans savoir qui sera élu nouveau président du parti au congrès du 11 juin. Le parti doit donc se préparer à un éventuel changement ministériel rapide car il est de coutume que le président du parti siège au gouvernement.
HS/A5

Les Vrais Finlandais approuvent la décision de M. Soini
Helsingin Sanomat relève que selon un sondage récent effectué par l’institut TNS Gallup, 66 % des électeurs des Vrais Finlandais approuvent la décision de M. Soini de rester dans l’opposition. 14 % sont de l’avis opposé et 21 % ne se prononcent pas.
Les électeurs d’autres partis sont plus partagés : 40 % pensent que la décision a été bonne, tandis que 36 % auraient souhaité la participation des Vrais Finlandais au gouvernement.
Une courte majorité de 52 % des électeurs de tous les partis estime que le nouveau gouvernement sera au pouvoir pendant toute la législature de quatre ans. 26 % sont de l’avis opposé et 22 % ne se prononcent pas.
HS/A3&A5

Commentaire
« Peut-on avoir des principes en politique ? » KL
Katja Boxberg dans Kauppalehti estime que tous les partis qui participent aux négociations gouvernementales vont immanquablement devoir retourner leurs vestes et revenir sur certaines de leurs promesses de campagne, sauf M. Soini.
KL

Parti du centre

M. Tiilikainen présidera le groupe parlementaire centriste
Le député Kimmo Tiilikainen a été élu président du groupe parlementaire du Centre par 22 voix contre 12 en faveur du député Antti Rantakangas. Le député Mika Lintilä a obtenu huit voix au premier tour du vote.
Mme Anne Kalmari a été élue première vice-présidente et M. Juha Sipilä second vice-président du groupe.
L’ancien président du groupe, M. Timo Kalli, n’a plus voulu se représenter. M. Mauri Pekkarinen, député et ministre de longue date, a refusé de se présenter.
HS

Elections présidentielles

M. Lehtinen se présente
Selon Keskisuomalainen, M. Lasse Lehtinen (64 ans), ancien parlementaire européen social-démocrate et ex-député du PSD, s’est présenté hier pour la primaire du PSD qui nommera le candidat du parti pour les élections présidentielles de janvier 2012.
KS/12

Syndicat de la papeterie

M. Vanhala a été élu président du syndicat
Keskisuomalainen rapporte que M. Petri Vanhala (48 ans), social-démocrate, a été élu à la tête du syndicat de la papeterie, en remplacement de M. Jouko Ahonen. M. Ahonen a dû démissionner en raison de ses déclarations en faveur des hauts salaires et stock-options des dirigeants de l’industrie papetière.
KS/12

Politique européenne et étrangère

FMI

Editorial : « La présence d’un Européen à la tête du FMI menacée » HS
Point de vue : « La culture du silence commence à se briser en France » AL
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat rapporte que « la démission de M. Strauss-Kahn du FMI dans les conditions honteuses est un sujet d’inquiétude particulièrement pour les Européens » qui risquent de perdre ce poste. Il souligne que l’on a déjà évoqué des candidats sérieux venant d’autres continents. « Le candidat européen le plus largement reconnu est la ministre des Finances française Christine Lagarde », rapporte HS qui cite quatre bonnes raisons de la voir succéder à M. Strauss-Kahn : elle y serait la première femme, 80% des encours du FMI concernent l’Europe, le président du conseil de surveillance vient du Singapour, et en fin il faudrait sinon remettre en cause la présidence de la banque mondiale accordée aux Etats-Unis.
« Plus important que la nationalité sera le critère de la compétence et de l’intégrité », souligne HS qui conclut qu’il conviendrait peut-être de choisir une personne à la compétence reconnue qui est respectée humainement.
HS

Mécanisme européen de stabilité financière

« Les pays du Sud opposés à la mise en cause de la responsabilité des investisseurs privés » HS
Helsingin Sanomat rapporte que la Finlande, l’Allemagne et les Pays-Bas souhaitent faire figurer dans le futur mécanisme se stabilité financière européen la mise en cause de la responsabilité des investisseurs privés.
Les pays du Sud s’y opposent comme ils refusent aussi que les créances du MSE soient, comme celles du FMI, prioritaires sur les autres créances.
HS

Diplomatie

L’échange d’information est au cœur de la diplomatie
Le secrétaire général du Ministère finlandais des Affaires étrangères, M. Pertti Torstila écrit dans Turun Sanomat un point de vue pour répondre au quotidien qui s’était étonné que des diplomates qui avaient été cité dans les télégrammes diplomatiques américains publiés par Wikileaks soient ensuite devenus ambassadeur. Comme si le fait pour des fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères d’échanger avec des diplomates de grands pays était une faute.
M. Torstila souligne que donner et recevoir des informations est le cœur du métier de diplomate. C’est pourquoi les diplomates finlandais à l’étranger sont aussi en contact avec le ministère des Affaires étrangères de leur pays de résidence. Et, en Finlande, les diplomates étrangers, pas seulement les Américains, sont naturellement en contact avec les fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères finlandais.
TS

Economie

Technologie - Téléphonie mobile

Nokia perd des parts de marchés
Selon l’institut de recherche Gartner, la part de marché de Nokia dans les téléphones mobiles est tombé à son niveau le plus bas depuis 1997 : elle se situe à 25,1% contre 30,6% encore l’année dernière.
KL

Editorial : « La Finlande trahie par ses fondamentaux technologiques ? » KL
Kauppalehti s’inquiète de « l’anémie technologique » qui sévit actuellement en Finlande. Outre la diminution de part de marché de Nokia qui se restructure, l’éditorialiste pointe le fait que les investisseurs ne font pas confiance aux entreprises technologiques finlandaises. Or, la capacité des ingénieurs finlandais a été la base du succès économique du pays. Cela se poursuivra-t-il dans l’avenir ? En Finlande, on a besoin d’importants investissements dans la formation et la recherche et le développement des technologies. Est-ce assuré à l’avenir, se demande l’éditorialiste.
KL

Jeudi 19 mai 2011

Politique intérieure

Formation du gouvernement

Une coalition de six partis
Turun Sanomat rapporte que M. Jyrki Katainen, président du Parti conservateur, compte former un gouvernement majoritaire de six partis politiques : le Parti conservateur, le PSD, l’Alliance des gauches, l’Alliance verte, le Parti suédois et les Chrétiens-démocrates.
Une telle coalition a une majorité de 126 siège au Parlement : les conservateur 44, les sociaux-démocrates 42, l’Alliance des gauches 14, l’Alliance verte et le Parti suédois 10 chacun et les Chrétiens-démocrate 6 sièges. L’opposition en a 74 : les Vrais Finlandais 39 et le Centre 35 sièges.
Il est normal qu’un gouvernement ait une telle majorité au Parlement. Ce qui est moins courant c’est que le gouvernement réunisse autant de partis politiques. TS rappelle que dernièrement en 1941-43, le gouvernement Ragnell était composé de six partis.
M. Katainen a appelé « arc-en-ciel » sa coalition gouvernementale. Les deux gouvernements de M. Lipponen (1995-1999 et 1999-2003), qui portaient ce même nom, avaient rassemblé les mêmes partis à l’exception des Chrétiens-démocrates. M. Katainen a justifié le grand nombre de partis par le fait que les deux plus grands partis n’ont pas de majorité au Parlement. « Des épaules plus larges seront utiles », selon M. Katainen.
Les présidents des partis de la coalition se sont réunis aujourd’hui pour préparer les négociations gouvernementales qui commenceront demain vendredi.
TS/17

Des négociations gouvernementales sans calendrier
Helsingin Sanomat relève sur son site que les négociations gouvernementales qui commenceront demain n’ont pas de calendrier. « Nous prendrons le temps qu’il faut », a déclaré M. Katainen après son entretien de deux heures avec les présidents des partis de la coalition.
HS

Il y a aura au maximum vingt portefeuilles
Selon Turun Sanomat, une seule chose est décidée avant les négociations gouvernementales : M. Katainen aura le poste de Premier ministre. Le gouvernement aura au maximum vingt ministres, comme le gouvernement sortant.
Avec la participation de l’Alliance des gauches, le quotidien estime que les conservateurs et les sociaux-démocrates pourraient avoir six portefeuilles chacun, l’Alliance des gauches trois, l’Alliance verte et le Parti suédois deux chacun et les Chrétiens-démocrates un seul portefeuille.
TS/17

Des questions difficiles
Programme gouvernemental : une liste de coupes budgétaires secrète
Helsingin Sanomat énumère plusieurs points difficiles dans les négociations gouvernementales : la sécurité sociale, le déficit structurel, les coupes budgétaires, l’impôt sur le revenu, la TVA, l’impôt sur le revenu des dividendes, l’âge de la retraite, le système électoral et l’énergie nucléaire.
Ilta-Sanomat rapporte que le ministère des Finances a préparé pour les négociations gouvernementales une liste de mesures pour réduire les finances publiques de six milliards d’euros. La majeure partie de ces économies serait réalisée sur les dotations de l’Etat aux communes qui, avec dix milliards d’euros, représentent environ 18% des ressources des communes. L’Etat considère en effet qu’il a réalisé à son niveau des économies budgétaires alors que les communes les ont jusqu’à présent évitées.
IS HS

« Le Bazar du gouvernement » IL
Selon le président des Vrais Finlandais, « il n’y a visiblement aucune condition pour entrer au gouvernement. On va avoir un véritable bazar de gouvernement où on trouve de tout ».
M. Soini estime aussi que celui qui écrit en coulisses le scénario de la formation du gouvernement est le président du groupe Parlement aire social-démocrate M. Heinäluoma. « Le poste de Premier ministre est très important pour le parti conservateur et ils en payent le prix fort ».
IL

« Le parti conservateur paie un prix élevé le poste de Premier ministre » SM
Le député Antti Rantakangas, qui vise le poste de président du groupe parlementaire du Centre, estime que « le PSD sera le principal moteur du gouvernement car ses positions sont très proches de celles des Verts et de l’Alliance des Gauches. Le parti conservateur va payer très cher le poste de Premier ministre ».
SM

Commentaires
« La coalition des perdants » IS
« Hors normes » TS
« M. Katainen dans une meilleure situation » HS
Mika Koskinen estime dans Ilta-Sanomat que le gouvernement de M. Katainen est un gouvernement des perdants et que, dans ce gouvernement, M. Katainen est le plus grand perdant car il ne pourra y réaliser aucun des objectifs que le parti conservateur s’était fixé avant les élections.
Vesa Sompi souligne dans Turun Sanomat que le gouvernement est très divisé de part sa composition. La seule chose qui réunit les partis étant le goût du pouvoir. Du temps du précédent gouvernement arc-en-ciel de M. Lipponen, conservateurs et PSD s’entendaient bien, mais aujourd’hui la situation a changé et il faudra du temps avant que la confiance revienne entre ces partis. Chacun des deux veut battre la mesure et les petits partis devront soit faire cavalier seul soit s’allier avec l’un des deux. La situation de départ n’est donc pas la meilleure, mais on a l’habitude en Finlande de trouver le consensus, conclut TS.
Piia Elonen estime dans Helsingin Sanomat que l’adjonction d’un parti de plus dans la coalition pourrait être utile à M. Katainen qui pourra mieux faire face aux conditions posées par les petits partis. Elle souligne qu’il est peu probable qu’un parti quitte les négociations à ce stade : cela n’est plus arrivé depuis vingt ans.
Marko Junkkari écrit dans Helsingin Sanomat que la colation de M. Katainen revient à transférer du parlement à l’intérieur du gouvernement la césure entre majorité et opposition. Avec une large majorité de 126 députés, le gouvernement n’aura pas peur de l’opposition parlementaire. En revanche les dossiers risquent d’être bloqués à l’intérieur du gouvernement. Or, les négociations à l’intérieur du gouvernement ne sont pas publiques, regrette HS.
Pentti Manninen rappelle dans Suomenmaa que c’est le gouvernement des perdants qui est constitué, comme en 1999 quand le PSD de M. Lipponen avait perdu 12 députés aux législatives ou en 2007 quand le Centre de M. Vanhanen en avait perdu quatre, mais était resté premier parti.
M. Uimonen interrogé par Yle parle pour sa part de « gouvernement paëlla » qui, selon lui, ne sera pas capable de résoudre les défis économiques posés à la Finlande.
IS TS HS

Editoriaux
« La coalition élargie à un nouveau parti » HS
« M. Katainen cherche l’arc-en-ciel » TS
« Non à la jungle des compromis » KL
« Des épaules larges mais une tête frêle » IL
Helsingin Sanomat estime qu’avec une majorité aussi large de 126 députés, M. Katainen pourra mieux résister aux conditions des petits partis. L’éditorialiste souligne aussi que c’est une coalition des citadins du Sud de la Finlande qui sera accusée par l’opposition d’oublier les campagnes.
Pour Turun Sanomat il sera difficile de concilier les positions des partis de cette coalition arc-en-ciel. Le point principal est toutefois de savoir si la coopération entre le pSD et les conservateurs sera durable, constructive et responsable.
Kauppalehti estime que le gouvernement ne doit pas accoucher d’une « jungle de compromis » qui ne profiterait à personne. Il souligne que le gouvernement devrait être un peu plus à gauche que le précédent. « Les négociations pour écrire un programme gouvernemental durent généralement une semaine. On en a réservé deux ou trois parce qu’il y a certainement matière à réflexion pour s’entendre sur la politique fiscale et économique ».
Pour Suomenmaa, il est probable que le gouvernement sera issu de la coalition aujourd’hui proposée. A moins que le parti conservateur ne cède. C’est ce qu’il a fait jusqu’à présent. Sinon M. Katainen ne deviendra pas Premier ministre ».
Pour Iltalehti, il est probable que l’on voie dans les jours à venir un parti quitter les négociations gouvernementales ou des partis tourner leur veste tant les positions, notamment sur l’UE, semblent éloignées.
HS KL TS SM IL

Politique européenne et étrangère

Roms – de Finlande et de l’Europe de l’Est

Visite en Finlande d’employés sociaux hongrois et slovaques
Des employés sociaux hongrois et slovaques sont actuellement en Finlande dans le cadre d’un projet cofinancé par l’UE afin de se renseigner sur la condition des Roms de Finlande et sur l’animation de la jeunesse. Des Finlandais s’étaient rendus en Hongrie et en Slovaquie pour une visite du même genre en mars.
Mme Nagy, employée sociale hongroise qui travaille avec les Roms des ghettos de Budapest, estime que la situation des Roms et la façon de gérer ces questions en Finlande pourraient servir de l’exemple pour son pays. En même temps, elle relève que les problèmes qu’elle rencontre parmi les Roms de Budapest sont les mêmes qui demeurent en Finlande : manque de formation, délinquance juvénile et grossesses des adolescentes.
Selon des estimations, il y a entre dix et quinze millions de Roms en Europe, dont 10 000 en Finlande. La moitié des Roms de Finlande sont au chômage.
HS/A13

Economie
Téléphones mobiles

Les Finlandais sont en retard en ce qui concerne l’usage des applications mobiles
Selon une étude de Zokem sur l’usage des téléphones mobiles et de leurs applications, les utilisateurs des téléphones Android et iPhone se servent de 15 applications différentes par mois alors que les utilisateurs de Symbian (qui vient avec Nokia) ou de Blackberry en utilisent de huit.
Selon M. Verkasalo de Zokem, la Finlande a de 18 à 24 mois de retard par rapport aux Etats-Unis, et de 6 à 12 moins par rapport à la Grande-Bretagne en ce qui concerne l’utilisation des applications.
HS/B7

Salaires et bonus des patrons des grandes entreprises

Les salaires des patrons repartent à la hausse
Helsingin Sanomat relève qu’en 2010, les dirigeants des grandes entreprises gagnaient en moyenne 790 000 euros par an en salaire et bonus, ce qui est 30 000 euros de plus qu’en 2009. Le revenu moyen des salariés finlandais, bonus éventuels inclus, est de 38 000 euros par an.
HS/B4

Le vin aussi dans des bouteilles en plastique ?

Chez Pernod Ricard de Turku, un quart des boissons alcoolisées est mis en bouteilles en plastique
Turun Sanomat relève que l’usine de Pernod Ricard à Turku envisage de se débarrasser des bouteilles en verre lourdes et fragiles pour les remplacer par le plastique. Les bouteilles en plastique reviennent moins chères pour l’entreprise.
Aujourd’hui, un quart des boissons est déjà mis en bouteilles en plastique et il est prévu d’augmenter la quantité du plastique dans la production. Il est prévu que même le vin sera à l’avenir mis en bouteilles en plastique.
Mme Uitti, directrice général de Pernod Ricard Finlande, relève que le passage au plastique diminuera les émissions de CO2 des transports de boissons.
TS/mer/15

France – Finlande

Littérature

Une traduction de « Seul de Juhani Aho va paraître en français
Selon Helsingin Sanomat, le roman ”Seul” de Juhani Aho, traduit par Bénédicte Villain, doit paraître en français cette année, 150 ans après la naissance de l’écrivain.
HS/C2

Mercredi 18 mai 2011

Politique intérieure

Formation du gouvernement

Les négociations gouvernementales se poursuivent sous la direction de M. Katainen
Helsingin Sanomat rapporte sur son site que M. Katainen a rencontré, pendant la matinée, les représentants de l’Alliance verte et de l’Alliance des gauches pour évoquer une éventuelle coopération gouvernementale avec ces partis. M. Katainen doit annoncer cet après-midi quels sont les partis qui participeront aux négociations gouvernementales.
Le président de l’Alliance des gauches, M. Arhinmäki, a estimé hier que la participation au gouvernement ou le fait de rester à l’opposition sont des options aussi probables pour son parti. Le parti s’oppose toujours aux aides au Portugal.
Selon M. Arhinmäki, il a évoqué avec M. Katainen surtout la politique fiscale et économique, ainsi que les conditions préalables de l’alliance des gauches.
Mme Sinnemäki, présidente de l’Alliance verte, note que, selon M. Katainen, les conditions préalables des verts n’étaient pas tout à fait faciles, surtout la demande des Verts concernant l’augmentation du revenu minimum social de cent euros par mois.
HS.fi

Audience des partis politiques

Les Vrais Finlandais sont devenus le plus grand parti politique
Turun Sanomat relève que selon un sondage récent sur l’audience des partis politiques, effectué par l’institut Taloustutkimus pour le compte de quatre quotidiens de province, les Vrais Finlandais sont devenus le plus grand parti politique avec une audience de 22,4 %. Le parti conservateur arrive deuxième avec 20,6 %, suivi du PSD (18,6 %), du parti du Centre (14,4 %), de l’Alliance verte (7,4 %) du parti suédois (4,0 %) et des chrétiens-démocrates (3,3 %).
Les électeurs des Vrais Finlandais ont aussi été interrogés pour savoir s’ils étaient d’accord avec la décision de ce parti de rester en dehors du gouvernement. 69 % estiment que la décision était bonne et 26 % sont d’un avis opposé. Ils ont également été interrogés concernant leur décision de voter pour les Vrais Finlandais aux élections législatives : 91 % disent que les aides au Portugal ont eu un effet, 89 % la question de l’immigration, 75 % le scandale des financements électoraux et 75 % l’augmentation des impôts sur l’énergie.
TS/3&11

Elections présidentielles

M. Kääriäinen ne rejette pas une candidature
Helsingin Sanomat rapporte que selon le quotidien Iisalmen Sanomat, les centristes de la Savonie du Nord ont demandé à M. Seppo Kääriäinen, député centriste de longue date, de présenter sa candidature aux élections présidentielles.
« La demande m’a totalement surpris. Il est toutefois poli de réfléchir après une telle demande », a commenté M. Kääriäinen au quotidien.
M. Kääriäinen (63 ans), député depuis 1987, a jusqu’à présent systématiquement refusé de répondre aux questions sur une éventuelle candidature présidentielle. Il est ancien président du groupe parlementaire, ministre du commerce de l’industrie (gouvernement Aho) et ministre de la défense (gouvernement Vanhanen).
HS/dim/A6

Politique européenne et étrangère

Paquet d’aide européen

« Pour la Grèce, le délai arrive à échéance ; pour l’UE, la patience » HS
M. Katainen estime, concernant la Grèce, qu’il est naturel que l’on vende d’abord son patrimoine avant de demander de l’aide aux autres.
Helsingin Sanomat revient sur le fait que M. Katainen avait annoncé que la Finlande ne garantirait de nouveaux prêts à des Etats membres en crise que s’il y avait des garanties de la part de ces pays contre les prêts. M. Katainen relève que ses homologues européens se sont montrés compréhensifs à l’égard de cette exigence. HS relève que d’autres sources indiquent que les autres pays de l’eurogroupe ne sont pas enthousiastes. Selon M. Katainen, cette exigence n’est toutefois pas négociable.
Turun Sanomat relève que, selon les calculs de M. Katainen, les garanties finlandaises s’élèveront par la suite à 1,9 milliards d’euros.
M. Katainen estime qu’il faudra inclure dans le mécanisme permanent de stabilité des clauses sur l’engagement des investisseurs privés à assumer leur part de responsabilité, le cas échéant.
HS/C1, TS/14

BCE

M. Draghi
Hufvudstadsbladet relève que selon M. Lindholm, chercheur à Åbo Akademi, il s’agit surtout d’une valeur symbolique dans la nomination du directeur de la BCE, même s’il est important que celui-ci jouisse de la confiance des Etats membres.
M. Pikkarainen du ministère des Finances se félicite de cette désignation et qualifie M. Draghi d’extrêmement professionnel.
HBL/8

Russie

La Finlande perd des parts de marché en Russie
Kauppalehti relève que les exportations finlandaises vers la Russie ont augmenté de 33 % depuis le début de l’année en cours. Selon la chambre de commerce finno-russe, la croissance devrait encore continuer pendant les six mois à venir.
Malgré cette évolution, la Finlande perd des parts de marché en Russie. La directrice de la chambre de commerce finno-russe, Mme Mirja Tiri, souligne que les pays concurrents de la Finlande accordent à leurs entreprises des garanties à l’exportation plus importantes que la Finlande. Une autre explication est que les entreprises finlandaises élargissent leur production en Russie, ce qui diminue les exportations.
En 2010, les exportations finlandaises vers la Russie se sont élevées à 4,7 milliards d’euros et les importations russes vers la Finlande à 9,2 milliards d’euros.
KL/10

Selon un sondage, les Finlandais de la région de Savonlinna se méfient des Russes
Selon Helsingin Sanomat, l’université de la Finlande de l’Est a effectué un sondage dans la région de Savonlinna, où il y a beaucoup de touristes russes et où les Russes ont des maisons d’été.
Selon ce sondage, les Finlandais comprennent les avantages économiques de ce phénomène. 70 % des personnes interrogées estiment cependant qu’il faudrait limiter le droit des Russes d’acheter des terrains ou maisons en Finlande.
HS/mar/A13

Compétitivité

La Finlande arrive au 15ème rang, derrière tous les pays nordiques
Kauppalehti rend compte d’une étude sur la compétitivité effectuée par l’institut suisse Institute for Management Development (IMD), selon laquelle la compétitivité finlandaise est la plus faible parmi les pays nordiques. La Finlande arrive au 15ème rang, ce qui est toutefois un meilleur score que l’année dernière où elle arrivait 19ème. L’amélioration est due à la croissance du PIB.
KL relève que la Suède a avancé du sixième au quatrième rang.
KL/7

Immigration

Le nombre de demandeurs d’asile a diminué
Selon Aamulehti, le nombre de demandeurs d’asile en Finlande a diminué de 40 % depuis le début de l’année. De janvier à avril, 913 personnes ont demandé asile, contre 1505 pendant la même période en 2010.
Selon M. Esko Repo, les demandes d’asile sont en général en baisse en Europe. En Suède, leur nombre a cependant augmenté.
Depuis 2000, plus de 33 000 personnes ont demandé l’asile en Finlande. En 2010, il y en a eu 4 018, donc un tiers moins qu’en 2009. Im y avait surtout des Irakiens, des Somaliens et des Bulgares. La part de femmes parmi les demandeurs d’asile est environ 30 %.
AL/A7

Mères porteuses

Débat sur une réforme éventuelle de la législation
En Finlande, il est interdit, depuis 2007, d’utiliser des mères porteuses. Le ministère de la Justice, qui est en train de reconsidérer l’opportunité de cette interdiction, a demandé son avis au comité des questions éthiques du domaine social et de la santé, Etene.
AL/A4

Etude Pisa

Les élèves finnophones se débrouillent mieux que les élèves suédophones
Hufvudstadsbladet fait un bilan des résultats de l’étude Pisa dans la Finlande suédophone par rapport à la Finlande finnophone et relève que le retard entre les connaissances des élèves suédophones par rapport aux finnophones correspond à un semestre voire deux de plus à l’école.
Une raison pour cette tendance pourrait être le fait que les enfants suédophones parlent souvent finnois chez eux et entre eux, ce qui affaiblit leur niveau en suédois et ainsi leurs résultats à l’école.
La qualité de la formation des enseignants suédophones, organisée à Vaasa par Åbo Akademi, est une des questions qui font l’objet de spéculations. En tout cas, les écoles finnophones ne souffrent pas de problèmes de recrutement, contrairement aux écoles suédophones.
HBL/2

Défense

Patria

Procès sur les ventes de canons en Egypte par Patria
Patria Vammas était en bonne position pour le marché de canons en Egypte. Selon le procureur de la république, le groupement était parfaitement au courant des offres des concurrents. « L’un des thèmes de l’accusation consiste à démontrer que Patria avait acheté des informations », explique le procureur.
Patria Vammas (aujourd’hui Patria Land Services Oy) a vendu six canons de campagne à l’Egypte et signé, en juin 1999, un contrat de transfert de technologie visant ces canons.
Le procureur de la république soupçonne que ces ventes avaient été accélérées par des pots de vin de 1,3 millions d’euros.
Le procès de quatre cadres supérieurs de Patria Vammas et d’une Egyptienne, soupçonnée d’avoir joué le rôle d’intermédiaire est en cours actuellement à Tampere.
AL/A21

Des contrats géants pour Patria
Le groupement finlandais Patria est en train de peaufiner plusieurs contrats liés aux systèmes de lance-grenades. Le groupement a mis en œuvre deux différents systèmes.
Le contrat signé à l’automne dernier avec les américains n’attend plus que les derniers permis accordés par les autorités. Le directeur général de Patria Land & Armament, M. Seppo Seppälä pense que les premiers lance-grenades Nemo pourront être livrés aux Etats-Unis dès l’année prochaine.
M. Seppälä n’a pas le droit de dévoiler le prix de l’acquisition, ni le pays de livraison finale des systèmes. On parle de 150 millions d’euros et de l’Arabie-Saoudite.
Une autre acquisition avait déjà été réalisée avec la défense nationale concernant des systèmes de lance-grenades à deux tubes.
AL/A21

Sport

Un avion de chasse pour accueillir l’équipe des joueurs de hockey sur glace
Le chasseur F-18D Hornet (HN-461) de l’escadre aérienne de Carélie a effectué un vol d’exercice et d’escorte en partance de la base de Kuopio hier (16.5.) vers 15h30. La rencontre avec l’avion de Finnair Airbus A320 transportant l’équipe championne du monde de hockey sur glace depuis Bratislava a eu lieu à 16h19 au dessus de la mer de l’Archipel.
Une fois la reconnaissance effectuée, le Hornet a accompagné l’avion des joueurs dans la zone d’approche de l’aéroport d’Helsinki-Vantaa, puis regagné sa base à 17h25.
Puolustusvoimat

Deux joueurs de hockey sur glace au service militaire
Les joueurs de hockey sur glace de l’équipe finlandaise championne du monde, Mikael Granlund et Mikko Koivu, se retrouveront cet été dans l’armée. Mikael Granlund commencera son service militaire dans l’école des sports de Lahti où Mikko Koivu effectue déjà son service depuis le mois d’avril.
HS

France - Finlande

Festival de Cannes

Kaurismäki à Cannes
Helsingin Sanomat et Hufvudstadsbladet relèvent que le dernier film d’Aki Kaurismäki, Le Havre, a eu un accueil enthousiaste à Cannes.
HS/C1, HBL/19

Mardi 17 mai 2011

Politique intérieure

Formation du gouvernement

Nouveau report des négociations gouvernementales
« M. Katainen à nouveau dos au mur » IS
De Bruxelles où il participe à des réunions des ministres des Finances européens, le président du parti conservateur Jyrki Katainen a déclaré que les négociations pour former le prochain gouvernement qui devaient commencer mercredi dans la Maison des états à Helsinki étaient reportées à vendredi. Il s’entretiendra de la composition de la coaltion gouvernementale mercredi matin avec les présidents des Verts, Mme Sinnemäki, et de l’Alliance des Gauches, M. Arhimäki. « Mercredi, une décision sera prise sur la composition de la coalition et les négociations commenceront vendredi », a déclaré M. Katainen. Il a précisé qu’il souhaitait entendre les Verts et l’Alliance des Gauches sur leurs politiques économiques. Avec l’Alliance des Gauches il s’entretiendra aussi de politique européenne.
Helsigin Sanomat rapporte que M. Katainen a souligné s’être entretenu plusieurs fois avec Mme Urpilainen. « Nous marchons main dans la main », a-t-il dit. « Le PSD veut que l’on écoute l’Alliance des gauches, on l’écoutera ».
Selon Aamulehti, pour M. Katainen ce sera soit les Verts, soit l’Alliance des Gauches.
Pour Turun Sanomat au contraire, à Bruxelles, M. Katainen considérait comme possible un gouvernement de six partis : conservateurs, PSD, Alliance des Gauches, Verts, Suédois et chrétiens-démocrates.
HS AL TS UD

« Le PSD veut l’Alliance des Gauches au gouvernement » HS
Hier matin, le PSD a décidé d’accepter de participer aux négociations gouvernementales sous la direction de M. Katainen. Le PSD a aussi proposé à M. Katainen de réexaminer la possibilité d’y inclure l’Alliance des Gauches. Il ne s’agissait toutefois pas d’une condition imposée par le PSD. « Le résultat des élections prouve qu’il faut changer la politique de la Finlande », selon Mme Urpilainen qui parle en faveur d’une large base gouvernementale.
M. Heinäluoma proposait un report des négociations gouvernementales d’au moins un jour. « Il faut que les partis discutent entre eux mercredi de la composition de la coalition gouvernementale ».
Le président de l’Alliance des Gauches a déclaré qu’il était prêt à discuter d’une éventuelle participation au gouvernement avec M. Katainen. Il souligne toutefois qu’il y a des divergences entre son parti et les conservateurs, notamment sur les paquets d’aide européens, mais aussi sur la politique fiscale ou la sécurité sociale. Il indique que ses positions sont proches de celles des Verts et du PSD. HS rapporte qu’à l’intérieur du parti nombreux pensent que les conservateurs veulent à tout prix empêcher que se constitue un front PSD-Verts-Alliance des Gauches au gouvernement.
HS AL TS UD

Des problèmes sur la législation sur le mariage ?
Demari souligne que les Suédois et les Chrétiens-démocrates ont accepté, en pratique sans aucune condition, de participer aux négociations gouvernementales. Le projet de loi sur la mariage, visant à autoriser la mariage pour les couples homosexuels et préparé par le précédent gouvernement, pourrait toutefois poser un problème au parti chrétien-démocrate qui s’y oppose. Les autres partis de la future coalition y sont tous favorables et il s’agit même d’une condition fixée par les Verts. Ilta-Sanomat se demande si les chrétiens-démocrates pourraient rester au gouvernement si le Parlement approuvait cette réforme du mariage.
IS

Commentaires et éditoriaux
Marko Junkkari estime que le PSD souhaite la présence de l’Alliance des Gauches au gouvernement pour de nombreuses raisons. Une coalition de 126 députés, avec l’Alliance des Gauches (14), rendra le gouvernement moins dépendant de chaque petit parti que dans l’hypothèse de la coalition de 112 députés envisagée par M. Katainen : conservateurs (44 députés), le PSD (42), les Suédois (10), les Verts (10) et les chrétiens-démocrates (6). Mais la principale raison serait la peur du PSD de devoir accepter au gouvernement une politique de rigueur face à une opposition composée de la gauche et du populisme des Vrais Finlandais.
Pour l’éditorialiste d’Helsingin Sanomat, le gouvernement de M. Katainen se profile toujours plus sûr même si le chemin pour y arriver est bien tortueux. La coalition envisagée ne sera peut-être pas la solution finale de M. Katainen mais il ne semble plus faire de doute que ce dernier sera le Premier ministre. Pour changer de personne appelée à former le gouvernement, il faudrait en effet que de nombreux chefs de partis reviennent sur leur position.
Pour Aamulehti, le fait que les conservateurs et le PSD se regardent en chiens de faïence au moment de former le gouvernement ne promet rien de bon pour affronter les difficultés de l’avenir.
HS AL

Politique européenne et étrangère

Paquet d’aide européen

« Le paquet d’aide au Portugal a été adopté à l’unanimité » TS
« Les ministres européens envisagent des conditions plus strictes pour la Grèce » TS
« Un accord sur le Portugal » KS
M. Katainen relève, concernant les nouvelles garanties qui seraient exigées de la Grèce, que ces questions font partie du programme de privatisation et ont ainsi fait l’objet de débats tout le temps. « Il faut que, d’une façon ou d’une autre, la Grèce récupère de l’argent, pour elle ou pour les garanties de ses prêts, par des privatisations. Jusqu’à présent, les Grecs n’ont pas fait grand chose même si c’est écrit dans le programme », a dit M. Katainen.
« Il s’agit actuellement de convaincre la Grèce du fait que s’ils ont besoin de l’aide des autres, il faut qu’ils assument leur part de la responsabilité, qui consiste en grande partie par des privatisations et la constitution des garanties », a-t-il dit. Il rappelle que, dans les années 1990, la Finlande avait donné des garanties sous forme de prêts pour acquisition de logement. « C’est normal », selon lui.
Il relève que ses homologues européens ont été plutôt favorables en ce qui concerne l’idée que la Finlande demande des garanties aux éventuels nouveaux « clients » du FESF.
Les journaux relèvent, concernant le paquet d’aide au Portugal, que les conditions finlandaises sur le rôle des investisseurs privés et sur le programme de privatisations ont été incluses dans le paquet d’aide.
TS/12, KL/6, AL/A13, HS, KS

FMI

« Refus d’une libération sous caution du patron du FMI » HS
La presse rapporte l’arrestation du directeur du FMI, M. Dominique Strauss-Kahn.

« De nombreux politiciens sujets de scandales de part le monde » HS
« En Finlande, les entreprises cachent leurs scandales » HS
Helsingin Sanomat rapporte que les scandales sexuels n’ont pas épargnés les personnalités politiques ces dernières années : MM. Berlusconi, Clinton ou encore Kanerva.
En Finlande, l’ancien député social-démocrate Mattti Ahde avait du démissionner de l’entreprise Veikkaus après des accusations de harcèlement sexuel. Pour la professeur de gestion des ressources humaines Mme Lämsä, dans les entreprises les cas de tels harcèlements sont rarement connus. « Peut-être on considère cela comme peu grave ou s’agit-il d’une culture maison qui empêche que ces affaires sortent », estime-t-elle.
La professeur d’histoire politique Mari Niemi estime que les temps ont changé, aujourd’hui on accepte moins les comportements déplacés des dirigeants. Selon elle, « une partie des personnalités politiques de l’ancienne génération n’a pas vu ces changements et les nouvelles exigences concernant une vie privée irréprochable ».
HS

Editoriaux
« Un dirigeant débauché revient cher » HS
« Tout n’est pas permis aux dirigeants » KS
« Des menaces de harcèlement sexuel au plus mauvais moment » TS
« DSK rebat les cartes » KL
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat estime que, « même si M. Strauss-Kahn était reconnu innocent, il est improbable qu’il puisse retrouver sa situation d’avant. Après son arrestation ont été rendues publiques d’autres accusations d’harcèlement sexuel. La réputation de dirigeants international a été remplacée par celle d’un homme dont on a caché les problèmes pour protéger son influence et l’image de la France ». L’éditorialiste envisage les effets de cette arrestation pour la politique intérieure française, mais aussi pour le FMI où c’est l’Europe qui risque d’en faire les frais. « Le directeur du FMI est traditionnellement un Européen et les questions européennes étaient prioritaires pour M. Strauss-Kahn. Mais aujourd’hui se bousculent pour la tête du FMI des candidats qui ne viennent ni d’Europe ni ne s’en soucie principalement. » « M. Strauss-Kahn a reproché aux autres de s’immiscer dans sa vie privée. Aujourd’hui on risque plutôt de payer le prix de ne pas avoir fait la part des choses entre vie privée et abus d’autorité », conclut HS.
L’éditorialiste de Keskisuomalainen souligne que si une personne des problèmes avec le respect de l’intégrité de la personne humaine il n’est pas fait pour des fonctions dirigeantes.
Turun Sanomat souligne que cette affaire arrive au pire moment notamment pour le règlement de la crise de la dette européenne.
La correspondante à Paris de Kauppalehti estime que l’arrestation de m. Strauss-Kahn rebat les cartes tant pour les élections présidentielles françaises que pour sa succession à la tête du FMI où M. Strauss-Kahn était considéré comme un garant de l’aide du FMI à l’Europe . « Rebattre les cartes aujourd’hui n’est pas une bonne chose pour l’euro et la zone euro ».
Pour Aamulehti, après la démission de Wolfowicz de la Banque mondiale, le départ de Strauss-Kahn du FMI, pourraient mener à ce que l’Europe et les Etats-Unis ne se partagent plus ces deux postes. La première victime en serait l’Europe, relève Aamulehti qui écrit qu’il est toutefois étrange que la répartition des pouvoirs décidée en 1944 se poursuive encore alors que le monde a bien changé depuis.
HS KS TS KL AL

Etats-Unis

M. Stubb rencontrera Mme Rice
Le ministre des Affaires étrangères va s’entretenir demain avec la représentante américaine à l’ONU de passage à Helsinki.
KL
Economie

Outokumpu va licencier 350 employés
Le groupe métallurgique Outokumpu envisage de supprimer 350 emplois, dont 90 en Finlande et 80 en Suède.
Il est prévu que cette mesure assure des économies de 27 millions d’euros pour le groupe.
Aujourd’hui, Outokumpu emploie 8100 personnes dans 34 pays.
HBL/5

Selon le Stuk, il n’y a pas d’urgence concernant de nouvelles améliorations au niveau de la sécurité des réacteurs nucléaires
Le Centre de radioprotection et de sécurité nucléaire, Stuk, a remis son rapport sur la sécurité nucléaire au ministère de l’Emploi et de l’Economie, hier. Le Stuk ne voit pas de nécessité pour des améliorations immédiates de sécurité dans les réacteurs nucléaires finlandais.
Le Stuk souhaite toutefois obtenir, d’ici fin de l’année, des clarifications de la part des groupes énergétiques sur leurs mesures préventives en cas de catastrophes naturelles exceptionnelles.
Les groupes Fennovoima, Fortum et TVO envisagent de réétudier la résistance des réacteurs finlandais en cas de séisme plus important que ceux connus en Finlande jusqu’à présent. Les changements de températures improbables seront également étudiés.
KS/13

France - Finlande

Festival de Cannes

Kaurismäki à Cannes
Helsingin Sanomat relève que le dernier film d’Aki Kaurismäki, Le Havre, aura sa première à Cannes, aujourd’hui. Ce film, tourné en France, a été désigné pour la compétition officielle du festival.
HS publie une interview de Jean-Pierre Darroussin qui joue dans le film.
HS/C1

Lundi 16 mai 2011

Politique intérieure

Paquet d’aide européen

M. Katainen a obtenu son mandat du Parlement
Débat sur les conditions finlandaises
La grande commission a adopté vendredi l’approbation par la Finlande du paquet d’aide au Portugal conformément à l’accord conclu entre le PSD et les conservateurs la semaine dernière.
Le parti du Centre a critiqué cette position et voté contre, les Vrais Finlandais et l’Alliance des Gauches s’abstenant. Le mandat de M. Katainen a donc été adopté par 15 voix contre 5.
Le parti du Centre a accusé l’accord entre le PSD et les conservateurs de « bluff ». Cet accord, présenté comme un durcissement de la position finlandaise, permet en effet à la Finlande d’approuver des garanties allant jusqu’à 17,2 milliards d’euros dans le cadre du FESF. Le président de la Grande commission, M. Tuomioja (PSD) a souligné que les garanties de la Finlande n’étaient pas augmentées jusqu’çà 17,2 milliards d’euros car il s’agit de sommes théoriques.
Helsingin Sanomat relève que la condition formulée par le ministère des Finances et consistant à exiger pour tout nouvel Etat faisant appel au FESF des garanties n’est pas originale. Il y aurait eu un accord secret des ministères des Finances sur le sujet la semaine dernière, c’est pourquoi le ministère finlandais l’aurait incluse dans l’accord entre PSD et conservateurs.
Le président du groupe parlementaire du PSD, M. Heinäluoma réfute cette interprétation. Selon lui, ce sont le PSD et les conservateurs qui ont demandé au ministère des Finances de préparer l’ajout de cette condition. Il souligne que le fait pour la Finlande de poser une condition unilatérale avant d’approuver un accord européen constitue un changement radical depuis seize ans et l’entrée de la Finlande dans l’UE.
Helsingin Sanomat souligne que « ce changement radical de la politique européenne de la Finlande » a été pris alors que les grands Etats de la zone euro envisageait en même temps de demander eux aussi des garanties dans le cas d’un nouveau paquet d’aide à la Grèce.
HS AL

M. Rehn confiant
Avant la réunion des ministres des Finances à Bruxelles, le Commissaire à l’Economie était confiant sur la possibilité d’arriver à un accord sur le paquet d’aide au Portugal. Selon M. Rehn, les conditions fixées par la Finlande ne constituent pas une menace contre un accord sur le paquet d’aide. Il souligne que, selon lui, il ne s’agit pas de conditions mais de propositions.
L’éditorialiste de Kauppalkehti considère que la Finlande peut obtenir de petits changements dans le texte du paquet d’aide au Portugal mais il est clair que la Commission ni la BCE,, ni le FMI ne vont renégocier le paquet.
KS KL

Formation du gouvernement

Dernière ligne droite dans les négociations gouvernementales
Appelé à essayer de former un gouvernement, le président du parti conservateur M. Katainen a déclaré qu’il souhaitait négocier la constitution d’un gouvernement de cinq partis : les conservateurs (qui ont 44 députés), le PSD (42), les Suédois (10), les Verts (10) et les chrétiens-démocrates (6). Ils disposeraient d’une majorité de 112 sièges (ce qui fait dire aux commentateurs que cela sera le gouvernement des urgences, 112 étant le numéro d’appel des urgences). Dans l’opposition resteraient les Vrais Finlandais (39), le Centre (35) et l’Alliance des Gauches (14).
Les négociations gouvernementales proprement dites doivent se tenir de mercredi à samedi dans la Maison des états à Helsinki.

Le parti suédois participera aux négociations gouvernementales
Le parti chrétien-démocrate veut participer aux négociations
Les groupes parlementaires du parti suédois comme du parti démocrate-chrétien ont décidé vendredi de participer aux négociations gouvernementales dirigées par M. Katainen.
HS

Les verts ont présenté des conditions dures à leur participation aux négociations gouvernementale
Helsingin Sanomat rapporte que le groupe parlementaire et le bureau national de l’alliance verte se sont réunis vendredi pendant plusieurs heures pour étudier la possibilité de participer aux négociations gouvernementales. Ils ont finalement approuvé que le parti participe aux négociations à la direction de M. Katainen.
Deux grands partis, les Vrais Finlandais et le parti du Centre, ayant déjà annoncé qu’ils choisissaient l’opposition, Les verts sont donc en position décisive dans la formation d’un gouvernement majoritaire.
Plusieurs participants de la réunion de vendredi ont eu peur de la chute de l’audience des verts aux élections municipales de l’automne 2012 si le parti doit accepter des compromis au prochain gouvernement. Ils ont particulièrement peur que l’alliance des gauches, devenue de plus en plus « verte », augmente son audience dans l’opposition en même temps que les Verts se perdent dans les explications sur les compromis au gouvernement.
La participation aux négociations a été approuvée avec plusieurs conditions : les Verts veulent augmenter le revenu minimum social de cent euros au moins, ils exigent l’approbation d’une loi sur le climat, ils disent absolument non à tout nouvel élargissement du parc nucléaire et exigent aussi des portefeuilles ministériels importants.
Après la réunion, Mme Anni Sinnemäki, président de l’alliance verte, a présenté les décisions du parti à M. Jyrki Katainen, qui mène les négociations gouvernementales. M. Katainen n’a pas commenté les exigences des Verts. Le secrétaire général du PSD, M. Mikael Jungner, a reçu favorablement les exigences des verts.
Après la réunion, Mme Sinnemäki a participé samedi à Jyväskylä à un panel avec les trois autres candidats à la présidence de l’alliance verte. Les au total 7 112 membres du parti ont leur mot à dire lors du vote sur le président avant le congrès du 11 juin prochain.
HS/sam/A5 et dim/A5

Le PSD donnera sa réponse aujourd’hui
Le PSD souhaiterait la participation de l’Alliance des Gauches au gouvernement
Le PSD a exprimé sa déception après que M. Katainen a annoncé unilatéralement qu’il visait la formation d’une coalition gouvernementale regroupant les conservateurs, le PSD, les Suédois, les Verts et les chrétiens-démocrates. Le pSD a réfléchi hier à la possibilité d’exiger la participation de l’Alliance des Gauches aux négociations gouvernementales. Le PSD pourrait donc exiger aujourd’hui des conditions en matière de contenu et de constitution de la coalition gouvernementale pour sa participation aux négociations de mercredi avec M. Katainen. « Cette coalition n’a pas été négociée avec nous », a souligné Mme Urpilainen. Turun Sanomat souligne que la nouvelle coalition signifie quasiment le maintient du gouvernement de droite dans lequel le PSD remplace le Centre.
Le président de l’Alliance des Gauches, M. Arhinmäki a déclaré que si le gouvernement ne pouvait être constitué sur la base de m. Katainen, l’Alliance des gauches était prête à envisager sa participation.
Interrogé samedi, à la télévision, M. Tuomioja (PSD) a déclaré que les conditions posées par les Verts lui convenaient. Il a regretté l’absence de l’Alliance des gauches de la base gouvernementale prévue par M. Katainen et a laissé entendre qu’il n’était pas encore certain que ce dernier arrive à former un gouvernement majoritaire.
Le secrétaire général du PSD, M. Jungner a déclaré que le PDSD allait prendre position sur les propositions de M. Katainen. « Le groupe parlementaire va envisager ce qui doit être décidé. Cela peut être la base gouvernementale proposée ou une autre ». M. Jungner souligne que les conditions exigées par les Verts ne sont que la conséquence de la posture prise par M. Katainen : normalement tous les partis sont associés à la formation du gouvernement, ce qui évite chacun à présenter, a priori des conditions. Comme M. Katainen a voulu annoncer, unilatéralement, la composition de son gouvernement, il suscite des exigences de la part des partis choisis à participer au gouvernement.
HS AL

Un gouvernement du Sud
La coalition que prépare M. Katainen est peu représentative du Nord et de l’Est de la Finlande où elle ne représente que, respectivement 30% et 45% des voix. Elle est en revanche très représentative du Sud et surtout de la région de la capitale où elle représente plus de 65% des voix.
HS

Commentaires et éditoriaux
Piia Elonen dans Helsingin Sanomat souligne qu’avant même d’être formé le gouvernement semble animé par la défiance qui règne entre le PSD et les conservateurs. Unto Hämäläinen souligne que, pour la première fois depuis 1983, ce ne sont pas les deux partis forts de la coalition qui ont ensemble choisi la base gouvernementale. Cela s’explique par le fait quez les deux grands partis ne disposent plus à eux seuls de la majorité. Ce qui rend la position des petits partis d’une coalition plus forte que jamais auparavant. Les vraies négociations commenceront donc mercredi, selon M. Hämäläinen. Quant à Jaakko Lyytinen, il souligne que les seuls vainqueurs certains de ce jeu sont les petits partis de droite : les suédois et les chrétiens-démocrates.
Pour l’éditorialiste de Helsingin Sanomat, le PSD est déçu de n’avoir pas été associé au choix de la coalition gouvernementale et au fait que M. Katainen n’ait pas invité l’Alliance des Gauches. L’éditorialiste rapporte que les rumeurs sur le manque de confiance entre les conservateurs et le PSD (et surtout M. Heinäluoma) vont bon train. Le rédacteur en chef d’Helsingin Sanomat relève que la coalition envisagée est particulièrement difficile pour le PSD qui sera pris entre deux feux : face à la droite à l’intérieur du gouvernement et face à la gauche dans l’opposition.
Pour Ilta-Sanomat, « Il n’y a pas d’alternative au gouvernement proposé par M. Katainen ». L’éditorialiste estime que le PSD essaie de faire chantage jusqu’au bout auprès de m. Katainen ; néanmoins, ils devraient se ranger derrière lui au bout du compte. Si les Verts en revanche décidaient finalement de ne pas accepter le programme gouvernemental, ils pourraient être remplacés par l’Alliance des Gauches car une majorité de 102 sièges n’est pas suffisante.
L’éditorialiste d’Aamulehti considère que s’il semble difficile de former un gouvernement avec les Verts et le PSD, il ne sera pas facile plus tard non plus pour M. Katainen de composer avec ces partis.
Kesksisuomalainen estime que l’attitude du PSD s’explique par le fait que ce parti craint de ne tenir qu’un second rôle dans la future coalition.
Le politologue Pertti Timonen considère que le parti conservateur n’a pas beaucoup de choix : « puisque le centre et les Vrais Finlandais sont exclus des négociations, le parti conservateur devra peut-être accepter les conditions du PSD ». Voire des Verts . Pour lui, il n’est pas non plus exclu que le parti conservateur renonce aux négociations gouvernementales.
HS IS KS TS AL

Politique européenne et étrangère

FMI

« La France a perdu son candidat favori aux présidentielles » HS
« Selon M. Soini, la décadence se développe » IS
« Cauchemar à Manhattan » AL - « On a oublié la Porsche » HS
Interrogé sur les effets de l’arrestation de M. Strauss-Kahn sur les échéances à venir du FMI et notamment les négociations en Europe sur la crise de la dette souveraine, M. Niinistö, ancien président du parlement déclare : « C’est difficile à dire. Le FMI semble d’avis qu’il ne devrait pas y avoir d’effet. »
Pour le président des Vrais Finlandais, M. Timo Soini, c’est la crédibilité du FMI qui est menacée : « La BCE n’en avait plus depuis longtemps à mes yeux. Et donc la gestion de la crise internationale serait entre les mains de tels héros. Quelle décadence ».
Pour le politologue Raimo Väyrynen, il ne fait pas de doute que la carrière de M. Strauss-Kahn est finie, tant au FMI qu’en France.
HS IS AL

Afghanistan

Selon Mme Biaudet, il ne faut pas renvoyer de demandeurs d’asile en Afghanistan
Mme Biaudet, déléguée pour les minorités, estime que les autorités devraient, dans la prise de décision concernant les permis de séjour, prendre en compte les liens établis par les personnes concernées avec la Finlande.
Dans les décisions concernant le renvoi de personnes dans un autre pays, il existe une marge de manœuvre importante pour prendre en considération des choses et d’autres. Pour Mme Biaudet, les relations humaines et sociales pourraient être considérées comme déterminantes, même si les autres critères pour une expulsion étaient remplis.
Une expulsion d’une famille afghane est en cours. Mme Biaudet ne considère pas l’Afghanistan comme un pays sûr pour les renvois.
AL/lun/A7

Procès de M. Bazaramba

La Cour d’appel se rendra au Rwanda et en Zambie
La Cour d’appel de Helsinki envisage de se rendre au Rwanda et en Zambie afin d’entendre des témoins dans l’affaire de M. Bazaramba condamné pour génocide. Il est prévu que 39 témoins choisis par le procureur soient entendus en dix-huit jours au Rwanda en septembre-octobre et quinze de la défense en sept jours en Zambie, en octobre.
Des témoins ont été entendus au Rwanda et en Tanzanie par le tribunal d’instance. Ce sont principalement les mêmes témoins qui seront entendus à l’automne.
Jusqu’à présent, le coût du procès s’élève à trois millions d’euros payables par l’Etat finlandais.
HS/sam/A12

Santé - OMS

L’institut de santé publique a revu sa classification des maladies
L’institut de santé publique a rayé le transvestisme, le fétichisme et le sadomasochisme de sa liste de maladies à la demande de plusieurs associations. La classification est rédigée par l’OMS, mais chaque Etat l’applique à sa façon. Helsingin Sanomat relève que la même réforme avait été effectuée en Suède il y a deux ans.
HS/sam/A8

Vendredi 13 mai 2011

Politique intérieure

Paquet d’aide européen

M. Katainen aura son mandat aujourd’hui
Le gouvernement démissionnaire va présenter à la grande commission du Parlement le projet de position de la Finlande qui servira de mandat au ministre des Finances Jyrki Katainen qui se rendra au conseil Ecofin lundi.

Le Centre critique l’accord entre les conservateurs et le PSD
La Première ministre et présidente du Centre Mari Kiviniemi a déclaré que l’accord entre le PSD et les conservateurs sur le paquet d’aide au Portugal était une mystification. Elle considère même que cet accord conduit à accepter un doublement des garanties accordées par le Finlande, de huit à 17,2 milliards d’euros. Le centre devrait voter contre cette mesure dans la grande commission.
HS

Selon Mme Tiilikainen, la politique européenne finlandaise se durcit
La directrice de l’Institut finlandais des relations extérieures, Mme Teija Tiilikainen estime que la position commune du PSD et des conservateurs signifie un durcissement de la ligne finlandaise. Elle souligne que les conditions fixées par la Finlande sont dirigées à l’encontre des Etats membres en difficulté et non des banques ou des investisseurs privés. Elle considère que ces positions sont néanmoins plutôt des recommandations politiques que des conditions.
Mme Tiilikainen se demande toutefois si le durcissement de la ligne finlandaise concernera d’autres domaines de la politique européenne. « On se déclare moins solidaire face à la dette mais la question de la solidarité se pose dans les autres secteurs de l’intégration », rappelle-t-elle.
HS

Bruxelles soulagé
Le porte-parole du Commissaire Olli Rehn estime que la position finlandaise est responsable et aiderait à garantir la stabilité financière en Europe et en Finlande. Les experts de Bruxelles interrogés par STT considéraient les conditions finlandaises comme de moindre importance et estimaient qu’il était probable qu’elles seraient acceptées, en ce qui concerne le paquet d »aide au Portugal. En revanche, la demande de garanties à des prêts est considérée comme problématique.
KS

Commentaires
Paavo Rautio dans Helsingin Sanomat estime que la plupart des conditions fixées dans l’accord PSD-conservateurs concerne des sujets qui étaient déjà actés au niveau européen. La seule nouvelle et réelle condition concerne la demande finlandaise de garanties en contrepartie des prêts à un Etat en difficulté qui recourrait au FESF. M. Rautio souligne que la Finlande ne demande des garanties que pour sa part dans les prêts et non pour l’ensemble des sommes prêtées. Cela voudrait dire que ces garanties ne concerneraient pas les autres Etats membres prêteurs, ce qui semble impossible. Pour M. Rautio, en fixant cette condition, la Finlande pourrait souhaiter que les Etats en difficultés renoncent à faire appel au FESF pour préférer des aides bilatérales auxquelles la Finlande pourrait se soustraire, comme l’a fait la Slovaquie à l’égard de la Grèce.
HS

Formation du gouvernement

M. Katainen cherche à composer une coalition de cinq partis
Appelé à essayer de former un gouvernement, le président du parti conservateur M. Katainen a déclaré qu’il souhaitait négocier la constitution d’un gouvernement de cinq partis : les conservateurs (qui ont 44 députés), le PSD (42), les Suédois (10), les Verts (10) et les chrétiens-démocrates (6). Ils disposeraient d’une majorité de 112 sièges (ce qui fait dire aux commentateurs que cela sera le gouvernement des urgences, 112 étant le numéro d’appel des urgences). Dans l’opposition resteraient les Vrais Finlandais (39), le Centre (35) et l’Alliance des Gauches (14).
Les partis ont jusqu’à lundi pour répondre à l’invitation de M. Katainen. Les négociations commenceraient mercredi à la Maison des Etats.
Le PSD, qui aurait souhaité continuer à négocier avec les Vrais Finlandais, décidera de sa participation au gouvernement dans les jours à venir.
Les Verts et le parti suédois doivent prendre leur décision aujourd’hui.
La présidente des Chrétiens-démocrates a déclaré qu’e son parti participerait aux négociations gouvernementales.
Le Centre a indiqué qu’il choisissait l’opposition : « il ne manquerait plus que le principal vainqueur des élections soit dans l’opposition et le principal vainqueur au gouvernement », a déclaré M. Laaninen, secrétaire général du centre.
L’Alliance des Gauches devrait choisir l’opposition en refusant de voter le paquet d’aide au Portugal dans la Grande commission.
HS

M. Soini choisit l’opposition
Le Président des Vrais Finlandais a déclaré que la position commune des conservateurs et du PSD sur les aides européennes annoncée hier ne convient pas aux Vrais Finlandais qui s’opposent aux paquets et aux mécanismes d’aide sous toutes leurs formes. Les Vrais Finlandais se retirent donc des négociations engagées par M. Katainen et ne participeront pas à une coalition gouvernementale avec le parti conservateur et le PSD. M. Soini a déclaré qu’il s’agissait d’une décision unanime de son groupe parlementaire et que son parti avait envisagé sérieusement les négociations gouvernementales jusqu’à présent. La politique européenne s’est avéré le seul obstacle à ces négociations gouvernementales.
« Nous aurons un gouvernement des perdants. Nous serons un parti d’opposition dur, rigide et sérieux », a dit M. Soini qui estime que son parti sera le premier parti d’opposition.
HS

Commentaires
Marko Junkkari estime dans Helsingin Sanomat que de nombreux électeurs peuvent se sentir floués : on avait parlé d’élections où s’affrontaient deux blocs sur la question du paquet d’aide au Portugal, or le bloc critique l’avait emporté par 101 voix et finalement la Finlande va soutenir ce paquet et le principal parti qui s’y opposait choisit l’opposition. Néanmoins, les électeurs de M. Soini se seraient certainement senti plus encore floués s’il était entré dans un gouvernement qui aura, dans les semaines à venir, à prendre des décisions fâcheuses sur les aides européennes notamment pour al Grèce. En choisissant l’opposition, M. Soini a peut-être assuré que les Vrais Finlandais vont rester un grand parti et s’est donné le rôle de martyr en vue des prochaines élections présidentielles.
Heikki Vento considère dans Turun Sanomat que la coalition qui se profile est très différente de celle que l’on imaginait au soir des élections. Le vote protestataire des électeurs ne leur aura permis que d’avoir le premier parti d ‘opposition. La nouvelle coalition convient très bien aux conservateurs mais constitue un revers pour le PSD qui devra faire attention à ne pas perdre des voix au profit des Vrais Finlandais et surtout aura du mal à faire entendre ses priorités pour la politique économique face à des partis libéraux. L’accord entre conservateurs et PSD avait en réalité fermé toutes les autres coalitions possibles.
HS TS
Points de vue
Le politologue Erkki Karvonen souligne que la décision de M. Soini est nouvelle dans la culture politique finlandaise : normalement le parti qui progresse le plus aux élections participe au gouvernement. Il faut remonter aux années Kekkonen pour voir l’équivalent, quand le parti conservateur se voyait exclu du gouvernement en dépit de sa progression électorale… parce que Moscou s’y opposait.
Les politologues Ville Pernaa et Risto Heiskala estiment que la future coalition rassemble (à l’exception des chrétiens-démocrates) des partis libéraux sur les valeurs, pro-européens et citadins.
AL HS

Editoriaux
L’éditorialiste de Turun Sanomat souligne que ce sont les Vrais Finlandais qui ont eux-mêmes choisi l’opposition. Selon TS, ils ont plus de possibilités d’augmenter leur audience dans l’opposition qu’au gouvernement.
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat estime que s’il se présente aux présidentielles, M. Soini sera probablement au second tour, mais son élection sera difficile car s’il a des sympathisants, il a aussi des opposants. Sa candidature est toutefois nécessaire pour que les Vrais Finlandais continuent à être portés jusqu’aux municipales de l’automne 2012.
Pour Ilta-Sanomat, le Centre a perdu deux fois : il n’est plus au gouvernement et en plus il est dans l’ombre des Vrais Finlandais dans l’opposition.
HS TS IS

Nouveau gouvernement

Les spéculations sur la répartition des portefeuilles a commencé immédiatement après l’annonce de M. Katainen
Selon le tabloïd Ilta-Sanomat, il est possible que les parti conservateur et le PSD aient sept portefeuilles chacun, le parti suédois et l’alliance verte en auraient deux chacun et les chrétiens-démocrates un portefeuille. Un tel gouvernement aurait 19 ministres, soit un de moins que le gouvernement de Mme Kiviniemi.
Ce qui est déjà sûr c’est que M. Jyrki Katainen, président du parti conservateur, sera nommé Première ministre et Mme Jutta Urpilainen, présidente du PSD, deviendra ministre des finances.
Il est très probable que les ministres conservateurs actuels Alexander Stubb, Kari Häkämies, Paula Risikko et Henna Virkkunen soient ministres aussi dans le nouveau gouvernement. Les députés les plus en vue pour les deux postes ministériels qui resteraient sont, selon Ilta-Sanomat, M. Petteri Orpo, Mme Anne-Mari Virolainen, Mme Lenita Toivakka, M. Jan Vapaavuori et M. Sampsa Kataja.
Chez les sociaux-démocrates, Mme Maria Guzenina-Richardson, vice-président du parti, serait certainement nommée ministre, probablement aussi MM. Eero Heinäluoma et Erkki Tuomioja. Mmes Maarit Feldt-Ranta, Riitta Myller, Pia Viitanen, Susanna Huovinen et MM. Ilkka Kantola et Jouni Backman sont des noms qui pourraient figurer sur la liste ministérielle du PSD, selon Ilta-Sanomat.
M. Stefan Wallin, président du parti suédois, continuera comme ministre. Ilta-Sanomat propose le deuxième portefeuille de ce parti à Mme Anna-Maja Henriksson ou Mme Mikael Nylander.
Mme Anni Sinnemäki, présidente de l’alliance verte, serait ministre, ainsi que M. Ville Niinistö ou M. Oras Tynkkynen.
Mme Päivi Räsänen, présidente des chrétiens-démocrates, serait évidemment la représentante de son parti au gouvernement.
IS/10-11

Economie

Croissance

« Debout, la Finlande ! » HS
« La Suède bat la Finlande 6-0 » HS
Helsingin Sanomat relève que la Suède a complètement recouvré sa capacité économique depuis la crise financière : l’emploi est reparti et la dette diminue. Alors que le voisin occidental de la Finlande a mis en marche des réformes économiques depuis quatre ans, la Finlande dans le même temps a perdu son temps en vains discours sur la sécurité sociale, la durée des carrières et l’âge de la retraite.
La Suède l’emporte à plate couture sur la Finlande sur tous les tableaux :
- croissance économie : Suède 5,5% contre Finlande 3,1%
- taux de chômage : Suède 7,7% contre Finlande 8,2%
- taux d’emploi : Suède 72,7% contre Finlande 68,1%
- déficit public : Suède 0% contre Finlande 2,5%
- inflation : Suède 2,9% contre Finlande 3,3%
- différentiel de taux avec l’Allemagne pour les obligations de l’Etat à dix ans : Suède -0,057 contre Finlande +0,202
HS

Conflits sociaux

191 conflits sociaux en Finlande en 2010
Il y a eu l’année dernière en Finlande 191 conflits sociaux dont les deux tiers ont concerné l’industrie et plus de la moitié des augmentations salariales.
Uusisuomi

Mines

Progression du secteur des mines
Selon Helsingin Sanomat, l’institut de recherche de la vie économique Etla estime que le secteur des mines va progresser en Finlande d’ici 2016. Ce secteur donne actuellement du travail à 3 500 personnes. Etla estime que leur nombre augmentera à 5 200. Le chiffre d’affaires du secteur augmenterait de 800 millions d’euros (en 2010) à environ 2,5 milliards d’euros.
HS/B8

Politique étrangère et européenne

Roms - Mendicité

Des Roms de la Bulgarie sont arrivés à Helsinki
Helsingin Sanomat relève que jusqu’à ce printemps les mendiants de Helsinki ont été surtout des Roms de Roumanie à Helsinki. Maintenant il y a aussi des Roms de Bulgarie. Les autorités suivent la situation, parce que les Roms bulgares logent avec des petits enfants dans leurs voitures.
HS/A15

Russie

L’état-major ne considère toujours pas les achats immobiliers des Russes en Finlande comme menace pour la sécurité
Helsingin Sanomat rapporte que la décision de la police judiciaire d’examiner les circonstances des achats importants de terrains par les Russes en Finlande ne change pas la position des forces armées selon laquelle les achats immobiliers des Russes à proximité des zones militaires ne posent pas de menace du point de vue de la sécurité nationale.
M. Eero Karhuvaara, responsable de communications à l’état-major, souligne que « l’examen de la police judiciaire ne nous concerne pas et la police nous n’a rien demandé à ce sujet ». Il souligne que les terrains des forces armées sont sûrs et qu’il n’y a aucune menace liée aux achats immobiliers des Russes.
HS/A11

Jeudi 12 mai 2011

Politique intérieure

Paquet d’aide européen

« La Finlande durcit sa politique européenne » HS
Helsingin Sanomat rapporte que « la politique de la Finlande à l’égard des aides européennes aux pays en difficulté va changer radicalement. L’accord entre les conservateurs et le PSD signifie qu’à l’avenir la Finlande ne participera pas à un paquet d’aide européen si elle n’obtient pas des garanties à ses prêts, ce qui rend ainsi difficile l’éventuelle participation de la Finlande à un nouveau paquet pour la Grèce. Le PSD et les conservateurs ont toutefois décidé que la Finlande participerait au paquet d’aide au Portugal selon le montant prévu d’un peu plus d’un milliard d’euros. »

Accord entre les conservateurs et le PSD
« Le PSD a imposé ses conditions » AL
Après que le PSD a rendu publiques ses exigences mardi, le président du parti conservateur Jyrki Katainen et la présidente du PSD Mme Jutta Urpilainen ont organisé, hier, au parlement une conférence de presse commune pour présenter une position commune sur le paquet d’aide au Portugal. Cette position reprend cinq (1a, 1b, 2b, 2c et 4a) des six conditions fixées par le PSD et en ajoute une (2a).
1. Sur le paquet d’aide au Portugal
a) Le Portugal doit engager des négociations avec ses bailleurs privés afin qu’ils s’engagent à maintenir leurs investissements dans le pays.
b) Le Portugal doit assurer sa solvabilité aux prêts européens en vendant ses actifs.
2. Sur le Fonds européen de stabilité financière
a) Si, après le Portugal, un nouvel Etat de la zone euro demande une aide au FESF, la Finlande ne serait prête à l’accepter qu’en contrepartie de garanties de l’Etat à ses prêts.
b) Il faut réaliser une évaluation plus sérieuse de la résistance des Etats à l’endettement.
c) Les bilans des banques doivent être renforcés en faisant prioritairement appel au secteur privé.
3. Sur le mécanisme européen de stabilité
a) Les créances du MES sont prioritaires par rapport aux créances privées.
4. Sur le système financier
a) La Finlande en appelle à l’adoption d’une taxer sur les transferts financiers au niveau international et au moins, dans un premier temps à un système au niveau européen.
b) Il est particulièrement impérieux d’adopter un impôt sur les établissements financiers pour récolter des fonds afin de gérer les éventuelles prochaines crises et, en l’absence d’accord européen sur le sujet, la Finlande le réalisera au niveau national.

Helsingin Sanomat estime que la position la plus surprenante et qui constitue peut-être le principal changement dans la position finlandaise à l’égard des dettes souveraines concerne le FESF. Après le paquet d’aide au Portugal, la Finlande exigera d’obtenir des Etats faisant appel au FESF des garanties à ses prêts. « Le PSD n’y avait pas pensé, c’est le ministère des Finances qui a imaginé cette condition nouvelle », écrit HS.
Mme Urpilainen s’est particulièrement félicitée d’un « changement de la politique européenne de la Finlande » qui se durcit à l’égard de l’aide aux pays en difficulté.
Les Verts ont annoncé qu’ils allaient voter en faveur de cette proposition. Le Président du groupe parlementaire (qui se réunit aujourd’hui) estime qu’il devrait y avoir unanimité des députés verts sur ce point.
Aamulehti relève qu’avec les soutiens annoncés des Verts et du parti suédois, conservateurs et PSD ont la majorité des votes à la grande commission.
Le représentant du Centre dans le groupe Sasi, M. Mauri Pekkarinen regrette que son parti se soit précipité pour se déclarer en faveur du paquet d’aide au Portugal. Il estime que son parti aurait du attendre la position commune des conservateurs et du PSD pour prendre position et y mettre ses conditions.
HS

Selon M. Niinistö, la Finlande doit respecter ses engagements
Comme cela avait été fait avant la décision sur l’aide à la Grèce, le président de la Grande commission, M. Tuomioja a organisé, hier, la consultation d’experts au Parlement. Keskisuomalainen souligne que les experts entendus par le Parlement étaient favorables à ce que la Finlande approuve l’aide au Portugal.
L’ancien président du parlement et ministre des Finances Sauli Niinistö (parti conservateur) a déclaré qu’il serait, selon lui, « très étrange que la Finlande n’approuve pas le paquet d’aide au Portugal. La Finlande s’est engagée à des garanties de huit milliards d’euros (dans le cadre du FESF). On a donné un tel engagement aux partenaires européens et il reste encore la moitié à utiliser. Si on n’accepte pas le paquet d’aide au Portugal, pourquoi donc se serait-on engager dans un système international pour un montant de huit milliards ? ».
En Finlande, le Parlement doit donner son approbation à chaque fois qu’un Etat membre fait appel au FESF, précise Helsingin Sanomat .
HS

Commentaires et éditoriaux : « Un accord rapide sur l’aide au Portugal » HS
Helsingin Sanomat souligne que le PSD a fait accepter la plupart de ses conditions. Et il s’agit bien de conditions et pas d’objectifs de négociation avec les Etats membres. Après cet accord, il ne fait pas de doute que le paquet d’aide sera approuvé par le parlement à une confortable majorité : il n’y a plus que deux partis qui s’y opposent, les Vrais Finlandais et l’Alliance des Gauches. Vis-à-vis des partenaires européens de la Finlande, une partie des conditions seront acceptées car elles étaient en préparation déjà au niveau européen. Mais il ne faut pas croire que la Finlande pourra imposer toutes ses conditions. Il est toutefois impensable que le PSD puisse tout remettre en cause après le conseil Ecofin. »
Aamulehti considère aussi que « M. Katainen devrait être un sacré magicien pour obtenir de ses partenaires européens de telles concessions avant lundi, ni même plus tard. » L’éditorialiste du quotidien considère toutefois que M. Katainen doit déjà savoir que, sous une forme ou une autre, les conditions formulées par la Finlande pourront être acceptées.
Keskisuomalainen estime que « les conditions finlandaises sont en pratique des recommandations et qu’il est incertains qu’elles se réalisent. La Finlande pourrait toutefois avoir sa griffe sur le paquet d’aide au Portugal ».
Pour Turun Sanomat, « les conditions présentées hier par M. Katainen et Mme Urpilainen portent surtout la griffe du PSD ».
HS AL TS KS

Formation du gouvernement

La coalition gouvernementale reposera sur l’axe conservateurs-PSD
Durant leur conférence de presse commune ni M. Katainen, ni Mme Urpilainen n’ont commenté la question de la composition de la future coalition gouvernementale. M. Katainen, qui doit rencontrer les partis politiques s’est borné à indiquer qu’il s’exprimerait sur le sujet dans les prochains jours.
M. Soini devait s’exprimer jeudi. Avant cette intervention, Helsingin Sanomat considérait que M. Soini se voit proposer le rôle de martyr : il serait un grand martyr si M. Katainen décidait de ne pas l’inviter à des négociations gouvernementales, il serait un petit martyr si c’est lui qui quitte les négociations gouvernementales.
HS

Les Vrais Finlandais refusent de participer au gouvernement
Les Vrais Finlandais se retirent des négociations engagées par la personne appelée par le Parlement à essayer de former un gouvernement. Ils ne participeront pas à une coalition gouvernementale avec le parti conservateur et le PSD.
Le Président des Vrais Finlandais a déclaré que la position commune des conservateurs et du PSD sur les aides européennes annoncée hier ne convient pas aux Vrais Finlandais qui s’opposent aux paquets et aux mécanismes d’aide sous toutes leurs formes.
M. Soini a déclaré qu’il s’agissait d’une décision unanime de son groupe parlementaire et que son parti avait envisagé sérieusement les négociations gouvernementales jusqu’à présent. La politique européenne s’est avéré le seul obstacle à ces négociations gouvernementales.
« Nous serons un parti d’opposition dur, rigide et sérieux », a dit M. Soini qui a informé M. Katainen de sa décision.
Il a aussi déclaré que son parti serait le premier parti d’opposition. « Nous aurons un gouvernement des perdants », a-t-il accusé. Interrogé sur l’entrée supputée des Verts [qui avaient annoncé choisir l’opposition] au gouvernement, il a dit : « Ils ont une bonne expérience d’une conception élastique de la morale »
HS

Le PSD aurait souhaité continuer à négocier avec les Vrais Finlandais
Le PSD a pris position avant de connaître la décision des Vrais Finlandais. Selon le bureau du PSD, sur la base u résultat des élections il aurait été naturel d’essayer de former une coalition des trois grands partis (conservateurs-PSD-Vrais Finlandais), en dépit du fait que les Vrais Finlandais ont une position divergente de celle du PSD et des conservateurs sur le paquet d’aide au Portugal et les mécanismes européens.
HS

Politique étrangère et européenne

Immigration

La police a organisé des contrôles intensifiés contre l’immigration clandestine
Selon Helsingin Sanomat, la police a organisé, avant Pâques, une semaine de contrôles intensifs pour trouver des immigrants clandestins. La police a contrôlé environ 1 200 personnes et a trouvé 21 immigrés clandestins.
M. Jouko Ikonen, commissaire à la police judiciaire, estime qu’il y a en Finlande de 3 000 à 5 000 immigrés clandestins, soit environ 2 % de la population étrangère.
Le nombre d’immigrés clandestins est en baisse : en 2010 la police en a trouvé environ 4 000. Selon le commissaire Ikonen, cela est dû à la réforme de la législation sur les étrangers. Avant la réforme, une personne ayant reçu une réponse négative à sa demande d’asile a pu séjourner un mois dans un centre d’accueil. Le délai est désormais diminué à une semaine.
HS/A13

Les immigrés viennent de l’Europe
Uutispäivä Demari relève que selon le centre national de la statistique, depuis 1990, 385 000 personnes ont immigré en Finlande. Parmi eux, certains ont déjà quitté la Finlande et d’autres sont des Finlandais expatriés qui rentrés dans leur pays. Dans le même temps, toujours depuis 1990, 226 500 personnes ont quitté la Finlande.
La moitié des immigrés viennent de l’Europe : 74 000 personnes sont arrivées de Suède, 43 000 de la Russie, 28 200 d’Estonie, près de 14 000 d’Allemagne, de Grande-Bretagne et de Norvège, 8 700 d’Espagne, 7 000 du Danemark et 5 000 de la France.
8 900 personnes viennent de Chine, 8 300 de Thaïlande, 4 800 de l’Inde et de l’Irak.
23 000 immigrés viennent de l’Afrique : plus de 6 000 de Somalie et 3 000 d’Ethiopie.
Depuis 1990, près de 66 000 personnes ont eu la nationalité finlandaise.
UD/8

Russie

La police surveille les achats immobiliers des Russes en Finlande
Helsingin Sanomat rapporte que selon le journal télévisé de la MTV3, la police judiciaire est en train d’examiner les circonstances des achats importants de terrains par les Russes en Finlande. M. Tero Kurenmaa, directeur adjoint à la police judiciaire, estime que parmi les acheteurs il y a aussi des entreprises qui participent au blanchiment d’argent.
L’agence de surveillance financière Fiva a également commencé sa propre enquête sur les achats par les Russes, notamment à l’occasion de la coopération des banques Bankirsky Dom et Nordea.
HS/B6

Nations-Unies - Protection de la petite enfance

Selon une experte de l’ONU, la protection de l’enfance n’est pas le point fort de la Finlande
Keskisuomalainen rapporte que selon Mme Maria Herczog, experte de l’ONU sur les questions relatives à la protection de l’enfance, le placement des enfants et jeunes ressemble plus au système soviétique que les procédures occidentales. Dans les pays occidentaux, les enfants sont placés dans les familles et non dans des établissements comme en Finlande.
Mme Herczog est rapporteur sur les affaires finlandaises dans le comité de la protection de l’enfance de l’ONU. Le comité doit présenter ses recommandations à la Finlande avant la fin juin. Mme Maria Kaisa Aula, médiateur des questions de l’enfance, a remis son rapport au comité de l’ONU en février dernier. L’avis du gouvernement finlandais est attendu avant l’été.
Mme Herczog a effectué hier une visite à Jyväskylä où elle a rencontré Mme Aula et où des jeunes qui ont pu exprimer leurs soucis.
KS/8

Economie

Politique salariale

Le syndicat de la métallurgie exige une augmentation de 4 %
Helsingin Sanomat relève que le syndicat de la métallurgie exige une augmentation de 40 cents à l’heure ou au moins 4 % dans les salaires.
Le syndicat et le patronat de la métallurgie ont une convention collective de trois ans et les négociations concernent les salaires de la dernière année de l’accord.
HS/A6

Les grèves organisées par le syndicat des cols blancs de l’industrie papetière énervent le patronat
Selon Helsingin Sanomat, la convention collective des cols blancs de l’industrie papetière a pris fin le 1er avril. Depuis cette date, le syndicat Pro de l’industrie papetière a organisé plus de dix grèves courtes, légales et illégales, qui ont duré d’un jour à quelques jours.
Le patronat de l’industrie papetière est très irrité des activités du syndicat. Selon M. Jari Forss, directeur adjoint du patronat, « l’activité de Pro montre que le nouveau gouvernement doit commencer immédiatement la réforme de la législation sur la paix sociale. » Il souligne que les réparations pécuniaires sont tout à fait insuffisantes par rapport aux dégâts.
M. Antti Rinne, président du syndicat Pro, condamne strictement l’utilisation de briseurs de grève par le patronat.
HS/A6

Exportations

Difficile reprise des exportations
Kauppalehti rapporte qu’au premier trimestre 2011, les exportations finlandaises ont fléchi par rapport au trimestre précédent. C’est une diminution nette et surprenante.
Kauppalehti souligne que les exportations finlandaises n’ont toujours pas retrouvé leur niveau d’avant la crise financière. Il manque même 22 milliards d’euros entre le niveau actuel des exportations et celui de 2008. Si l’augmentation des exportations de 3% par an avait continué depuis 2008, la Finlande disposerait de 30 milliards d’euros de plus de recettes d’exportations !
Pour les industries technologiques, l’écart est de 30% dans la valeur des commandes et de 43% dans le carnet de commandes entre 2011 et 2008.
KL

Défense

Remplacement des mines anti personnelles
Mandatée par le ministère de la défense, la division du matériel de l’armée de terre a signé, avec le fabricant finlandais Raikka Oy, un contrat d’acquisition de détentes modernes de mines antichars. La valeur de l’acquisition est de 17,2 millions d’euros (dont 23% de TVA).
Les détentes seront livrées d’ici la fin 2011. Ces détentes modernes constituent une acquisition de systèmes et de matériel pour remplacer les mines anti personnelles. Les nouvelles détentes remplissent les conditions des accords internationaux sur les mines pour les véhicules blindés. La Finlande s’apprête à signer en 2012 les accords d’Ottawa interdisant les mines anti personnelles. Les mines anti personnelles de la défense nationale seront détruites d’ici fin 2016 et elles seront remplacées par d’autres armes.
Puolustusvoimat

La sécurité des véhicules tous terrains Sisu sévèrement critiqués
La sécurité et l’opérabilité des camions tous terrains livrés par Sisu provoquent un différend.
Depuis l’été dernier, Sisu a livré 230 véhicules à l’armée de terre.
Dans un rapport, la division du matériel de l’armée de terre signale des problèmes dans la sécurité, le démarrage, la longévité des batteries ainsi que dans les livraisons. Selon le rapport, détenu par Yle Vega, la division du matériel irait même jusqu’à conseiller de ne plus commander de véhicules à Sisu Defence.
Ancienne société nationale, Sisu fournit divers véhicules pour la défense nationale depuis 1938. Aujourd’hui, c’est une entreprise familiale qui a externalisé certaines de ses activités.
La division du matériel estime dans son rapport que les problèmes de livraison et de qualité pourraient provenir de la complexité de structure du groupement. Le groupement Sisu est constitué d’au moins six sociétés différentes.
Le ministre de la défense, M. Jyri Häkämies vient de nommer un médiateur pour résoudre le différend entre la défense nationale et Sisu Defence au sujet de la sécurité d’utilisation des camions tout terrain Sisu. Approuvé par les deux parties, M. Jorma Eloranta, est chargé de cette tâche et aura jusqu’à la fin de l’année pour rendre son rapport.
HS/A11, SM/6, AL/A5, HBL/8

Mercredi 11 mai 2011

Politique intérieure

Paquet d’aide européen

La position de la Finlande sur le paquet d’aide complètement ouverte
Le groupe parlementaire dirigé par le député Kimmo Sasi et chargé, avec le soutien du ministère des Finances de formuler la position de la Finlande en vue du conseil Ecofin du 16 mais a terminé son travail sans résultat. M. Sasi a réuni son groupe pour la dernière fois hier. Selon M. Sasi, son rôle s’est finalement réduit à transmettre une information sur le paquet d’aide au Portugal aux groupes parlementaires. Il a en revanche été dans l’impossibilité d’essayer de formuler une position commune.
« La décision de la Finlande ne peut pas être de telle sorte qu’elle porte préjudice à d’autres Etats membres ni menace la stabilité économique, et troisièmement il faut prendre en compte les positions des partis politiques », a déclaré le ministre des Finances et président du parti conservateur M. Katainen, avant la réunion de son groupe parlementaire. « Je suis convaincu que l’on trouvera une solution cette semaine. Le reste de l’Europe attend avec impatience la position de la Finlande », a déclaré M. Katainen qui s’est félicité de ce que désormais les partis finlandais sont bien informés sur la situation européenne et savent notamment les réactions qu’ont suscitées les idées testées par le sous-secrétaire d’Etat aux Finances M. Hetemäki auprès de ses collègues de la zone euro.
Les groupes parlementaires se sont réunis hier pour déterminer leur position en vue de la réunion de la Grande commission du parlement, mercredi, avant laquelle, le président de la Grande commission, M. Tuomioja a décidé d’organiser la consultation d’experts au Parlement, comme cela avait été fait avant la décision sur l’aide à la Grèce.

Le PSD pose ses conditions
Le parti des Vrais Finlandais a rejeté radicalement le paquet d’aide au Portugal. Interrogé quant à savoir si son parti voterait contre des aides européennes à chaque vote, M. Soini a déclaré que cela serait le cas.
« Même si cela lui est très désagréable », le parti du Centre est favorable à l’approbation du paquet d’aide au Portugal, a déclaré sa présidente, la première ministre Mari Kiviniemi qui a précisé que les ministres centristes (dont elle-même) participeraient à la réunion du gouvernement démissionnaire qui doit préparer le projet de position de la Finlande présenté demain à la grande commission. Selon la presse, il semble désormais probable qu’un texte proposant l’approbation du paquet d’aide par la Finlande soit adopté par la Grande Commission : à eux seuls, les conservateurs (6), le Centre (5) et le parti suédois (1) disposent de 12 voix sur 25. Si les Vrais Finlandais (4) et l’Alliance des Gauches (1) ont annoncé voter contre, ni les Verts (1), ni les Chrétiens-démocrates (1) ni surtout le PSD (6) n’ont annoncé leur position.
Les Verts souhaitent toujours que le Parlement trouve une majorité durable sur les décisions européennes. Ils réservent toujours leur décision, selon M. Ville Niinistö.
Le PSD a posé six conditions à l’adoption du paquet d’aide au Portugal. Il a donné ce document au ministère des Finances chargé de préparer la position finlandaise. Le PSD exige que la responsabilité des investisseurs privés figure dans le paquet d’aide. Le PSD souhaite aussi que les décisions prises comme position finlandaise puissent être des engagements pour le nouveau gouvernement pour toute la durée de la législature. M. Heinäluoma a souligné que le PSD souhaitait négocier avec M. Katainen d’un objectif pour toute la législature. Le PSD souhaite aussi que l’on instaure en Finlande une taxe sur les banques pour se préparer à faire face aux crises financières.
En raison des conditions posées par le PSD, la grande commission ne pourra voter sur une position que vendredi. Cela laissera peu de temps au Ministre des Finances Jyrki Katainen pour préparer ses homologues européens à accepter les conditions que pourrait avoir la Finlande, relève Helsingin Sanomat.
HS TS KL AL IS UD

M. Rehn défend le paquet d’aide au Portugal
Le commissaire à l’Economie Olli Rehn a défendu, lors d’une conférence de presse tenue à Strasbourg, le paquet d’aide au Portugal. Il a souligné qu’il était équitable pour tous les pays membres. « Je pense que la Finlande va garder sa politique européenne constructive qui a été bénéfique pour l’UE comme pour la Finlande », a-t-il souligné.
HS

Formation du gouvernement

La porte toujours ouverte dans toutes les directions
M. Katainen, appelé à essayer de former un gouvernement, devait annoncer lundi avec quels partis il essaie de former un gouvernement. Il a ensuite reporté cette annonce à la fin de la semaine. Il pourrait finalement la reporter jusqu’à mardi prochain : les négociations pour écrire un programme gouvernemental doivent se tenir à partir de mercredi 18 mai.
M. Katainen a évité de répondre à la question de savoir quels étaient les effets de la négociation sur l’aide au Portugal en ce qui concerne la formation d’un nouveau gouvernement. Il a toutefois déclaré hier qu’il allait discuter bilatéralement avec les représentants des partis. Il n’a toutefois pas dit avec lesquels il s’entretiendrait. M. Katainen a souligné que la crise financière en Europe n’était pas finie et que le nouveau gouvernement devrait avoir une forte majorité au parlement. « Je suis certain que l’on arrivera à une solution cette semaine. Les gens responsables arrivent à se trouver », a-t-il dit. De son côté Mme Urpilainen a déclaré que le PSD souhaitait s’engager sur une politique européenne qui tienne toute la durée de la législature : pas seulement sur le paquet d’aide au Portugal, mais aussi sur les mécanismes européens.
Turun Sanomat estime que le différend sur la politique européenne semble ébranler la foi des conservateurs et du PSD sur la possibilité de former une coalition avec les Vrais Finlandais. De même, la porte semble entrouverte pour le Centre et le parti Suédois. Néanmoins le quotidien souligne que, parmi toutes les familles politiques, les interprétations de la situation sont diverses concernant la base de la future coalition gouvernementale.
Ilta-Sanomat relève aussi que « les négociations gouvernementales sont de plus en plus difficiles ». Le tabloïd fait état de dissensions chez les centristes, où M. Pekkarinen serait en minorité, mais aussi dans le PSD où une partie des députés rejetterait fortement le paquet d’aide au Portugal.
HS TS IS AL

Immigration et xénophobie

La police n’estime pas condamnables les déclarations de M. Hakkarainen
Selon Helsingin Sanomat, la police estime que M. Teuvo Hakkarainen, député des Vrais Finlandais, n’a pas fait de déclarations qui tombent sous le coup de la loi.
La déléguée aux minorités, Mme Eva Biaudet, avait demandé au procureur de la république d’évaluer si les propos de M. Hakkarainen tombaient sous le coup de la loi.
Interrogé par Helsingin Sanomat, M. Hakkarainen avait déclaré qu’il fallait des renvois immédiats d’étrangers, il avait aussi critiqué l’arrivée de « nègres » qu’il faut entretenir.
HS/A10

Les propos de M. Halla-aho seront étudiés par la Cour suprême
Helsingin Sanomat relève que les propos de M. Jussi Halla-aho, député des Vrais Finlandais, seront étudiés par la Cour suprême. M. Halla-aho avait comparé l’islam à la pédophilie dans son blog en été 2008.
Il a déjà été condamné pour la violation de la paix religieuse. Il n’a toutefois pas été inculpé pour incitation à la haine contre un groupe ethnique.
HS/A10

Près de 2 000 Russes ont eu la nationalité finlandaise
Helsingin Sanomat rapporte qu’en 2010, plus de 4 350 étrangers ont eu la nationalité finlandaise, soit 900 personnes de plus par rapport à 2009. 1 925 Russes ont eu la nationalité, soit le doble par rapport à l’année précédente. Près de 250 Estoniens ont eu la nationalité finlandaise.
TS/5

Le centre de l’immigration attend encore 5 000 Ingriens en Finlande
Selon Aamulehti, le centre de l’immigration estime que des centaines d’Ingriens (des ressortissants russes à l’origine finnophones) ont eu la nationalité finlandaise durant les deux ou trois dernières années. Il n’y a pas de chiffres exacts, parce que le centre national des statistiques ne fait pas de statistiques selon l’origine ethnique.
Le centre de l’immigration estime que depuis 1990, 25 000 à 30 000 Ingriens de Russie et d’Estonie se sont installés en Finlande et il y en aurait environ 5 000 à venir.
AL/A7

Partis politiques

Selon la SUPO on ne peut pas s’opposer à l’enregistrement d’un parti national-socialiste
Suomenmaa rapporte que, selon la SUPO, « on ne peut pas s’opposer à l’enregistrement dans le registre des associations d’un parti national socialiste ». « La SUPO connait ce groupe et son action, mais ne le considère pas comme très important pour la société. La question relèvera de la SUPO si les actions de ce groupe tombent sous le coup de la loi », selon la SUPO.
SM

« Le cannabis viole les bonnes meurs, pas le nazisme » UD
Demari rapporte que le registre des associations est confronté à deux demandes d’enregistrement : un groupe favorable au cannabis et le parti national-socialiste. Le premier s’est déjà vu opposer un refus en 1994 car contraire aux bonnes meurs. Pour le second en revanche, les pouvoirs publics se bornent à étudier si les statuts ne comportent rien d’illégal. Ils soulignent aussi, face à l’intérêt des journalistes, qu’en parlant de nazisme, les médias font état de leurs préjugés défavorables. En effet, « le national-socialisme existait déjà avant Hitler », souligne Riitta Lae, qui dirige le registre des associations.
UD

Nucléaire

La sécurité des vieilles centrales nucléaires sera améliorée
Turun Sanomat relève que selon le ministère de l’emploi et des activités économiques, la catastrophe nucléaire de Fukushima mène à plusieurs mesures d’amélioration de la sécurité dans les centrales nucléaires finlandaises. Le STUK publiera lundi prochain son rapport sur la préparation aux conditions naturelles exceptionnelles. Le rapport couvre toutes les centrales nucléaires existantes, en construction et en projet.
Fennovoima, Fortum et Teollisuuden Voima ont fourni leurs réponses au Stuk à la mi-avril. Selon M. Jorma Aurela, ingénieur en chef au ministère de l’emploi et des activités économiques, les entreprises nucléaires ont été très actives et ont inventé de nouvelles améliorations. « Les amélioration pourront être importantes mais pas forcément couteuses », selon M. Aurela. Il souligne qu’il est certain que le délai de deux mois accordé à la rédaction du rapport ne sera pas suffisant pour les préparatifs des améliorations. « Il s’agit d’un clap de départ pour les améliorations. »
Les tests de sécurité seront commencés en juin dans les centrales nucléaires européennes. M. Aurela souligne que les Finlandais ont été bien placés dans le projet de tests de résistance des centrales.
TS/3&13

Politique étrangère et européenne

Politique étrangère

Déclarations de Mme Halonen
Suomen Kuvalehti publie une interview de la Présidente Halonen qui souligne que, slon la constitution, « la gestion des relations avec la Russie relève du Président. Elle estime que, avec tous ses voisins, la Finlande a besoin d’avoir des relations particulières. La Russie n’est que le plus important de ces voisins.
SK relève que, en même temps que l’on diminue en Finlande les pouvoirs du Président, Mme Halonen n’a cessé, d’année en année, d’avoir un rôle plus visible dans les relations fenno-russes.
Mme Halonen souligne qu’en tant que présidente, elle a, à l’égard de la Russie, été utilse, tant à la Finlande qu’à l’UE. C’est pourquoi elle regrette particulièrement de ne plus pouvoir participer aux conseils européens. « Je ne suis plus d’utilité parce que la Finlande ne veut plus que j’aille aux réunions de l’UE », dit-elle. *
Mme Halonen souligne qu’elle a des relations privilégiées avec M. Poutine qu’elle considère comme un ami.
Suomen Kuvalehti souligne qu’en Finlande il y a deux conceptions des relations fenno-russes : pour certains ces relations sont excellentes, pour d’autres, elles sont mauvaises, comme en témoigne les nombreux différends. Mme Halonen fait partie de la première interprétation ; : pour elle, les relations son bonnes, ce qui explique qu’il y ait des différends.
SK

Commentaires
L’éditorialiste de Suomen Kuvalehti s’interroge sur les regrets exprimés par la Présidente. Pour SK, « le regret de Mme Halonen de n’être plus utile est réel et ne la concernera pas seulement elle, mais aussi ses successeurs. Tout aussi réels sont les différends dans la protection des investissements ou les droits de douane sur le bois, pour lesquels les bonnes relations de Mme Halonen en Russie n’ont été d’aucune utilité ».
Pour l’éditorialiste d’Aamulehti, il s’agit là de regrets inutiles de la part de Mme Halonen.
L’éditorialiste d’Ilta-Sanomat relève que Mme Halonen est toujours irrité par le fait que l’on lui ait enlevé le couvert lors des diner du conseil européen.
SK AL IS

Russie

Un nombre record de Russes ont demandé un visa pour la Finlande
Helsingin Sanomat rapporte que le nombre de demandes de visas au consulat général de Finlande à Saint-Pétersbourg a encore augmenté considérablement. Le service est surchargé, malgré l’externalisation de la réception des demandes de visa depuis le mois de février dernier. Selon le consul Tarvo Nieminen, le nombre de demandes de visa a augmenté de 65 % en avril par rapport à avril 2010. « Si cela continue de cette façon, on va étudier plus d’un million de demandes cette année. »
En 2010, le consulat général à Saint-Pétersbourg a étudié 750 000 demandes de visa. L’objectif du consulat est d’accorder un visa dans les 7-10 jours, mais en ce moment le délai est de 11-12 jours. M. Nieminen rappelle qu’il y a quelques années, le délai pouvait être jusqu’à cinq semaines.
Le centre de visas de Finlande à Saint-Pétersbourg est le plus grand du monde entier. Le centre reçoit les demandes, mais le consulat prend la décision sur l’octroi de visas.
HS/A12

Libye

Réactions finlandaises
Selon le directeur de la section de stratégie à l’école supérieure de défense nationale, le colonel Pekka Holopainen, « la situation libyenne restera bloquée tant que la communauté internationale la supportera ». Il rappelle que « selon une ancienne vérité militaire, depuis l’air, on peut assouplir la situation, préparer le terrain, mais on n’aboutit à rien sans les troupes de terre ».
Dans son billet, le journaliste Heikki Aittokoski pose la question de la légitimité de tuer des chefs terroristes. Il cite la réponse du président Martti Ahtisaari à qui le quotidien Helsingin Sanomat avait demandé si la communauté internationale avait le droit de tuer Mouammar Kadhafi. M. Ahtisaari avait répondu : »Tant que les dirigeants politiques libyens font la guerre sans répit contre leurs propres citoyens, la responsabilité de protéger les civils y mènera forcément ».
HS/B1

Atalanta

Les premiers casques bleus de l’opération Atalanta ont regagné la Finlande
Les premiers soldats ayant participé à l’opération Atalanta sont arrivés en Finlande le 7 mai. Environ 30 casques bleus ont pris l’avion de Crète où le navire mouilleur de mines Pohjanmaa a effectué sa première escale depuis son départ de Djibouti. L’élément national de soutien du groupe de gestion de crise finlandais a démonté sa base à Djibouti.
Le navire mouilleur de mines Pohjanmaa regagnera la Finlande le 23 mai 2011.
puolustusvoimat

Mardi 10 mai 2011

Politique intérieure

Paquet d’aide européen

« Si le PSD dit non au paquet d’aide, la Finlande dira non » STT
M. Sasi estime que le PSD a un rôle décisif pour permettre l’adoption par la Finlande du paquet d’aide au Portugal. « Si le PSD dit non, cela conduira automatiquement à ce que la Finlande dise non au paquet d’aide ». M. Sasi estime néanmoins que le PSD se rangera derrière la proposition en faveur du paquet d’aide et que celle-ci sera majoritaire au Parlement. M. Sasi est prêt à attendre jusqu’à mercredi que le PSD formule sa position.
Le PSD a posé comme condition à son accord que les responsabilités des investisseurs privés figurent dans le paquet d’aide. M. Sasi attend toujours de savoir comment le PSD souhaite que cela se matérialise. Le sous-secrétaire d’Etat aux Finances, M. Hetemäki a déjà testé certaines idées en ce sens auprès des partenaires européens de la Finlande.
Le groupe Sasi se réunit ce matin et les groupes parlementaires doivent prendre position cet après-midi. « Nous sommes dans une situation où chacun guette la réaction de l’autre. La journée de mardi sera décisive », selon M. Sasi.
Le ministère des Finances a préparé un projet de position dans lequel la Finlande approuve le paquet d’aide. Il sera donc présenté au groupe Sasi ce matin. Après les réunions des groupes parlementaires, et sur cette base, le gouvernement démissionnaire préparera un projet de position finlandaise.
La grande commission se réunira demain pour finaliser une position de la Finlande qui servira de mandat au ministre des Finances lors du conseil Ecofin.
La grande commission pourra encore se réunir vendredi si un accord ne pouvait pas être trouvé demain.
Avant la réunion de mercredi, le président de la Grande commission, M. Tuomioja a décidé d’organiser la consultation d’experts au Parlement. Devant députés et journalistes, des experts sont appelés à venir exposer leur position et répondre aux questions des députés. Le même type de consultation avait été organisé avant la déciison du parlement sur l’aide à la Grèce.
HS IS TS

On appelle M. Niinistö à l’aide
Ilta-Sanomat souligne que M. Tuomioja, président de la Grande commission, a décidé de consultezr des experts avant que la grande commission décide sa position sur le paquet d’aide. Parmi ces experts figurent l’ancien Président du parlement et ministre des Finances Sauli Niinistö, le sous-secrétaire d’Etat aux Finances M. Hetemäki, le directeur de la Banque de Finlande Tuomas Saarenheimo, un professeur de l’université Åbo M. Lindholm et le président d’Etla M. Sixten Korkman.
Interrogé par Ilta-Sanomat, M. Niinistö a refusé de dévoiler ce qu’il dirait aux députés. Il souligne toutefois que « la Finlande assume une responsabilité très grande si on compare ce que les banques finlandaises ont comme créances par rapport aux garanties qui sont demandées à la Finlande. C’est un sujet que l’on tient sous silence et je pense que c’est une erreur. Je pense qu’il faudrait donc souligner qu’en approuvant le paquet d’aide au Portugal, la Finlande sera plutôt le plus solidaire des solidaires et qu’elle pourrait, plus tard, en tirer profit. Si certains estiment qu’en votant non la Finlande pourrait en subir des conséquences négfatives sur d’autres sujets, alors on pourrait penser que la Finlande, sil elle faisant preuve d’une solidarité démesurée, pourrait espérer en retirer un avantage ».
M. Niinistö estime que la Finlande devrait souligner son rôle de pays le plus responsable de la zone euro. « Comme cela, si le paquet d’aide au Portugal devait échouer à être adopté au niveau européen, il y a aurait des arguments », dit-il.
IS

M. Soini exige que l’on laisse les banques faire faillite
Dans un point de vue publié dans le Wall Street Journal, le président des Vrais Finlandais, M. Timo Soini, explique pourquoi il s’oppose aux paquets d’aide présents et à venir de l’UE. Selon lui, ces paquets d’aide ne profitent pas aux petites gens mais aux banques privées.
HS

Commentaires
« On n’a jamais vu cela » Yle
« La décision sur le paquet d’aide se perd dans les hautes sphères » HS
Marko Junkari (Helsingin Sanomat) estime qu’il est probable que le PSD finisse par donner sa bénédiction au paquet d’aide au Portugal car les conservateurs seront prêts à y inscrire n’importe quelle condition concernant la mise en cause de la responsabilité des banques. Une autre question est de savoir si ces conditions, pourront être acceptées par les Européens.
Interrogé par Yle, le politologue Ville Perna estime que le blocage sur la décision de la Finlande sur le paquet d »aide au Portugal est exceptionnel. Depuis 25 ans, la Finlande a des gouvernements majoritaires qui ont permis de définir, au niveau gouvernemental, les positions de la Finlande. Selon lui, si le PSD devait dire non au paquet d’aide, la politique européenne de la Finlande conduite depuis quinze ans prendrait fin.
Pour le politologue Esko Antola un non de la Finlande au paquet d’aide au Portugal pourrait mettre les Finlandais sur la touche : « un petit pays qui se marginalise, cela constitue la pire solution. » M. Antola regrette que la Finlande doive se prononcer sur un sujet particulier alors qu’elle n’a pas encore de gouvernement avec une politique européenne déterminée. Pour lui, cela devrait être l’inverse.
Pour l’ancien Premier ministre Matti Vanhanen, cela serait « un saut vers l’inconnu ». Ni M. Vanhanen, ni son prédécesseur M. Lipponen ne sont favorables à ce que l’on laisse un pays liquider ses dettes souveraines.
HS

Editoriaux
Pour Kauppalehti, en dépit des difficultés, le PSD devrait se ranger derrière le paquet d’aide au Portugal car il ne peut pas se cacher indéfiniment derrière l’argument de la responsabilité des banques.
Aamulehti considère qu’il n’y a que de mauvaises alternatives mais que la moins mauvaise consiste à adpter le paquet d’aide.
Helsingin Sanomat souligne qu’au moment où la Finlande s’interroge sur le apquet d’aide au Portugal, le reste de l’Europe se pose la question de la Grèce.
KL AL HS

Formation du gouvernement

Des réponses vagues à M. Katainen
Les partis politiques ont répondu hier aux questions supplémentaires posées par M. Katainen, appelé à essayer de former un gouvernement. Selon la presse, les réponses du PSD et des Vrais Finlandais sont restées vagues. Le PSD a ainsi refusé d’envisager que la croissance économique ne soit pas au rendez-vous pour permettre à l’économie finlandaise de rebondir. Quant aux Vrais Finlandais, ils ont indiqué qu’ils étaient prêts à respecter les engagements de la Finlande en matière de lutte contre le changement climatique.
Le parti suédois et les démocrates-chrétiens ont pris la tâche au sérieux et répondu en détail aux nouvelles questions de M. Katainen, relève Kesksisuomalainen. En revanche, selon Yle, les Verts ont seulement répondu que leur copie rendue la semaine précédente contenait suffisamment de réponses.
Le parti conservateur devrait répondre aujourd’hui.
M. Katainen devrait déclarer dans les prochains jours avec quels partis il entend essayer de former une coalition.
KS TS

« Selon M. Soini, les seuls divergences concernent la politique européenne » Yle
Après la remise de ses réponses, le président des Vrais Finlandais, M. Timo Soini a déclaré que le seul obstacle à la formation d’un gouvernement des trois grands (conservateurs-PSD-Vrais Finlandais) était la politique européenne. « La politique européenne et les mécanismes d’aide provisoire et pérenne. Sur cela nos avis divergent totalement. C’est délicat ; Le reste de la politique, selon moi, fonctionnerait plutôt bien. Je ne pense pas qu’il y aurait d’obstacle infranchissable », a-t-il dit.
Yle

« Selon Mme Halonen, sans bonne volonté, il n’y aura pas de gouvernement » Yle
La présidente de la République estime qu’il n’est pas sureprenant, après un résultat électoral exceptionnel, que les négociaitons pour former un gouvernement soient bloquées. Elle demande à tous les acteurs de bien réfléchir et met en garde contre le risque, si tout le monde n’y met pas de la bonen volonté, que le prochain gouvernement ne dure pas longtemps.
Mme Halonen déclare avoir discuté avec M. Katainen mais ne voit pas de nécessité à ce stade à intervenir.
Concernant la position de la Finlande sur le paquet d’aide au Portugal, elle ne souhaite pas donner de conseil au Parlement ; « Le Parlement a été très à cheval avec le fait que c’est sa compétence. C’est donc au Parlement dévaluer ce qui est la position commune. J’engage donc le Parlement à trouver une solution ».
Yle

« M. Lipponen accuse les présidents des partis de se cacher » AL
L’ancien Premier ministre Paavo Lipponen (PSD) estime que « le groupe Sasi est nécessaire, mais pourquoi donc les présidents de partis ne se parlent-ils pas. Ce jeu de cache-cache est incroyable ».
M. Lipponen estime que si la Finlande disait non au paquet d’aide, l’attitude à son égard changerait, mais il n’y aurait pas d’opération de vengeance, par exemple sur les aides agricoles. « Le paquet d’aide au Portugal n’est pas le sujet principal du prochain gouvernement ; c’est le chômage, la pauvreté et les déficits ».
M. Lipponen a aussi profité de la journée de l’Europe pour commenter les résultats des élections législatives. « L’extrême-droite a fait don entrée au parlement. Il faut faire barrage contre ce phénomène et ne pas céder un pouce », a-t-il dit, en référence à l’entrée au Parlement de députés Vrais Finlandais opposés à l’immigration.
AL HS

« Selon M. Jyränki, c’est le président du Parlement qui a les clés » SM
Le constitutionnaliste Antero Jyränki souligne qu’en cas de blocage dans la formation du gouvernement, il revient au Président du parlement d’agir et dans le pire des cas d’évaluer qu’il y a une impasse. Cela pourrait revenir à de nouveau réunir les groupes parlementaires pour choisir une autre personne appelée à essayer de former un gouvernement.
SM

Commentaires et éditoriaux
« Une coalition des trois grands toujours fort possible » HS
« Ce n’est pas sur les questions supplémentaires que les portes du gouvernement resteront closes à un parti » HS
Helsingin Sanomat considère que la possibilité d’une coalition des trois grands Conservateurs (44 sièges), PSD (42) et Vrais Finlandais (39) demeure forte. Elle rassemblerait 125 sièges. Les conservateurs souhaiteraient y intégrer le parti suédois (10), pour une coalition de 135 sièges. Une autre possibilité serait une coalition arc-en-ciel rassemblant Conservateurs (44 sièges), PSD (42), suédois (10), Verts (10) et chrétiens-démocrates (6) pour un total de 112 sièges. Une troisième possibilité serait une coalition sans les conservateurs et rassemblant PSD (42) et Vrais Finlandais (39) ainsi que Alliance des Gauches (14) et chrétiens-démocrates (6), pour un total de 111 sièges. Helsingin Sanomat exclut une coalition rassemblant Conservateurs (44 sièges), PSD (42) et centre (35) pour un total de 121 sièges.
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat estime que, sur la base de résultats électoraux, le plus naturel serait une coalition Conservateurs, PSD et Vrais Finlandais. Néanmoins, M. Katainen devrait se préparer à un échec de former une telle coalition, c’est pourquoi les présidents de petits partis ont intérêt à laisser leurs téléphones portables allumés.
HS

Economie

European Batteries met à pied son personnel
L’entreprise de batteries European Batteries qui a été créée l’été 2010 à Varkaus envisage de mettre à pied l’ensemble de son personnel de 70 employés pour une durée de 90 jours.
HS/B5

Les importations sont revenues au niveau d’avant la récession
Helsingin Sanomat relève que les exportations et les importations ont continué à augmenter en mars. Selon la Direction nationale des douanes, les exportations ont augmenté d’un tiers s’élevant ainsi à 5,1 milliards d’euros. Les importations ont augmenté presque autant et s’élèvent à 5,5 milliards d’euros, ce qui était leur niveau avant la récession.
Les échanges les plus importants concernent la Russie et la Chine, ainsi que les Etats-Unis pour ce qui est des exportations et la Norvège pour les importations.
HS/B7

Vente du groupe informatique Tekla
L’américain Trimble Navigation a fait une offre d’achat concernant l’entreprise informatique Tekla. Gerako, qui est le plus grand actionnaire de Tekla, est très favorable à la vente. Deux groupes d’assurance retraite, Ilmarinen et Eläke-Tapiola, sont parmi les actionnaires.
HS/B6

Politique étrangère et européenne

Image de l’Union

Les Finlandais n’ont pas confiance en la démocratie de l’UE
Helsingin Sanomat relève que selon un sondage effectué par l’institut TNS Gallup pour le compte du quotidien, 27 % des personnes interrogées estiment que la démocratie fonctionne bien au sein de l’Union européenne, 21 % ne savent pas s’exprimer et 52 % sont d’un avis opposé.
66 % des personnes interrogées ne veulent pas que la Finlande s’isole, 19 % sont d’un avis opposé et 18 % ne s’expriment pas.
40 % ont peur que la Finlande se retrouve dans une impasse vis-à-vis de l’Union, mais 41 % ne partagent pas cette inquiétude. 19 % ne prennent pas position.
HS/A5

Finlande - Russie

Les croisières sans visas vers Saint-Pétersbourg seraient supprimées
Helsingin Sanomat rapporte que l’armateur russe St. Peter Line projette mettre fin aux croisières entre Helsinki et Saint-Pétersbourg parce que le port de Helsinki ne l’autorise pas à transporter du fret à Eteläsatama, port situé au coeur de Helsinki. Selon le directeur de St. Peter Line en Finlande, M. Roland Forssell, le transport de fret est très important en basse saison. Le directeur du port de Helsinki, M. Heikki Nissinen, ne veut pas commenter les décisions de St. Peter Line. Le port est en train d’étudier les possibilités de transmettre les activés de l’armateur russe à Länsisatama, port de l’ouest.
HS/A8

M. Storsjö a été relaxé
Selon Helsingin Sanomat, le tribunal de grande instance de Vantaa a relaxé hier M. Mikael Storsjö, militant pour la cause des Tchétchènes qui maintient le site Kavkaz Center. Il a été poursuivi en justice pour avoir organisé l’immigration clandestine de 22 Tchétchènes en 2007-2010. Selon M. Storsjö, il s’est agit d’une activité humanitaire. Les autorités finlandaises ont estimé que les Tchétchènes avaient besoin d’une protection internationale. Ils ont presque tous eu asile en Finlande. Le tribunal de grande instance a toutefois noté que tous les ans plusieurs autres groupes ethniques restent en dehors du quota annuel de réfugiés même s’ils ont également besoin de la protection internationale.
HS/A10

Défense

La sécurité des véhicules tous terrains Sisu sévèrement critiqués
La sécurité et l’opérabilité des camions tous terrains livrés par Sisu ont suscité un différend.
Depuis l’été dernier, Sisu a livré 230 véhicules à l’armée de terre. Dans un rapport, la division du matériel de l’armée de terre signale des problèmes dans la sécurité, le démarrage, la longévité des batteries ainsi que dans les livraisons. Selon le rapport, détenu par Yle Vega, la division du matériel irait même jusqu’à conseiller de ne plus commander de véhicules à Sisu Defence.
Ancienne société nationale, Sisu fournit divers véhicules pour la défense nationale depuis 1938. Aujourd’hui, c’est une entreprise familiale qui a externalisé certaines de ses activités.
La division du matériel estime dans son rapport que les problèmes de livraison et de qualité pourraient provenir de la complexité de structure du groupement. Le groupement Sisu est constitué d’au moins six sociétés différentes.
HS/A9

Premier vol d’un Hawk modernisé
La mise en service des avions d’exercice à réaction Hawk MK 66 suisses acquis par l’armée de l’air avance. Le premier avion modernisé, immatriculé HW-374, vient d’effectuer son premier vol. Depuis 1980, l’armée de l’air a procédé à l’acquisition de 50 Hawk Mk 51 et sept Hawk Mk 51A. Cette année et l’année prochaine, les Hawk Mk 66 seront transférés à l’école militaire de l’air à Kauhava où ils seront utilisés dans la formation des pilotes de chasseurs. D’ici l’année 2015, l’armée de l’air modernisera une totalité de 26 HAwk 66, MK 51 et Mk 51A, dont neuf sont déjà prêts. Les Mk 51 seront retirés de la circulation d’ici 2015.
KS

Les hélicoptères NH-90 de la défense nationale ne craignent pas les intempéries
Dans le cadre da la collaboration entre l’armée et les autorités civiles, les hélicoptères de la défense nationale offrent une aide précieuse notamment au corps des gardes-frontières, qui assurent, rien que depuis Turku, environ 300 alertes annuelles en mer et dans la région côtière. De plus, l’escadrille de garde du corps des gardes-frontières assure des tours de garde à Helsinki et Rovaniemi. L’aide de l’armée profite surtout à la région de la Finlande de l’est.
KS

Lundi 9 mai 2011

Politique intérieure

Formation du gouvernement – Paquet d’aide européen

« Mercredi, date butoir pour la position finlandaise » Kaleva
« M. Sasi croit à une possibilité d’accord » IS
M. Sasi a continué tout le week-end les négociations avec les groupes parlementaires pour trouver un accord sur la position de la Finlande concernant le paquet d’aide au Portugal. Hier soir, il déclarait à Ilta-Sanomat qu’il était optimiste et espérait encore trouver une majorité pour déterminer la position finlandaise.
M. Ssi continue ses négociations avec chaque groupe. En pratique cela veut toutefois dire qu’il est en contact avec tous sauf les Vrais Finlandais et l’Alliance des Gauches qui ont annoncé voter contre le paquet d’aide.
Il réunira son groupe mardi matin. Le Centre a toutefois annoncé ne plus participer à ce groupe. Mardi matin, le ministère des Finances présentera un projet de texte aux groupes Sasi. Mardi après-midi, les groupes parlementaires se réuniront. M. Sasi attend d’avoir une position majoritaire mardi soir ou au plus tard mercredi matin. Mercredi le gouvernement démissionnaire doit en effet présenter sa position devant la Grande commission.
Interrogé à la télévision ce matin, M. Sasi a déclaré que la position du PSD était déterminante pour trouver un accord en faveur du paquet d’aide.
Uusisuomi estime qu’il apparait de plus en plus difficile que les conservateurs et les Vrais Finlandais puissent participer à un gouvernement commun. Selon M. Sasi, il est clair que si le Parlement venait à approuver le paquet d’aide au Portugal, les Vrais Finlandais devraient apporter leur soutien au gouvernement dans lequel ils siégeraient. Or, l’approbation du paquet devra être confirmée après le conseil européen, durant l’été ou à l’automne.
Uusisuomi estime qu’il y a des attentes importantes concernant la réunion de la grande commission de mercredi sur la position de la Finlande sur le paquet d’aide. « Il y a un intérêt exceptionnel avant cette réunion. Il s’agit de dossiers majeurs au niveau européen. Si M. Katainen veut me voir, je suis prêt à le rencontrer. Mon téléphone est branché, » déclare M. Soini.
M. Tuomioja (PSD) déclare pour sa part que le pSD n’a pas encore déterminé sa position. Il le fera probablement demain après-midi lors de la réunion du groupe parlementaire. M. Tuomioja admet que sa propre position n’est pas encore déterminée. Il critique toutefois les Verts et le Centre qui exigent que les partis appelés à former le futur gouvernement se prononcent : « Des partis qui annoncent choisir l’opposition ne peuvent pas dire ce que le gouvernement doit faire ».
IS

« La part de la Finlande est-elle proportionnellement démesurée » IS
Ilta-Sanomat rapoorte que le quotidien économique Taloussanomat a repris les calculs de la banque BIS selon lesquels la part des créances des banques finaldnaises dans les pays en difficulté (Portugal, Irlande, Grèce, Espagne et Italie) serait de 0,18% alors que la part demandée à la Finlande dans le paquet d’aide est de 1,5%, soit dix fois plus ; Cet arguement a été évoqué aussi bien par M. Sauli Niinistö que par M. Soini.
IS

« Mme Brax interroge M. Katainen sur les réserves en or du Portugal » HS
La ministre de la Justice Tuija Brax (Verts) a interrogé par écrit le ministre des Finances Jyrki Katainen (conservateur) pour savoir si « les réserves en or du Portugal ne pourraient pas être intégrées dans le paquet d’aide à ce pays », ce qui permettrait de diminuer la part de la Finlande.
HS

« Mme Hautala demande aux Verts de revoir leur position » TS
La députée européenne et ancienne présidente des Verts Heidi Hautala estime que les Verts devraient revoir leur position et envisager de participer à un gouvernement.
TS

Les Vrais Finlandais continuent à dire non
Helsingin Sanomat relève que le bureau national des Vrais Finlandais s’est réuni samedi. Le président du parti, M. Timo Soini, a promis de présenter mercredi, devant la grande commission du Parlement, les arguments décisifs des Vrais Finlandais pour souligner pourquoi le parti s’oppose si fermement aux aides au Portugal et aux mécanismes de stabilité. « Il faut qu’on puisse justifier nos avis non seulement devant les Finlandais mais aussi devant toute l’Europe et peut-être les Etats-Unis et l’Asie », a déclaré M. Soini.
M. Soini estime que la situation économique européenne est grave et la Grèce et le Portugal ne sont pas loin de la liquidation. Il n’a pas voulu spéculer sur l’effet des avis des Vrais Finlandais sur la coalition gouvernementale. « Je réponds aux questions posées par M. Katainen et c’est lui qui en tire les conclusions. »
Les Vrais Finlandais ont élu un nouveau bureau national. Quatre femmes (sur 13 membres) y sont élues.
HS/dim/A8

Déclarations de M. Liikanen
Le gouverneur de la banque de Finlande a déclaré, samedi, à la télévision, que l’opinion publique finlandaise était favorable à l’euro et à l’union économique et monétaire. Le rédacteur-en-chef d’Helsingin Sanomat relève que « M. Liikanen a clairement fa it comprendre que l’affaire de la participation de la Finlande au paquet d’aide au Portugal menaçait la position et la confiance en ce pays en Europe. »
Dans une interview publiée dans le Financial Times, il assure que la Finlande continuera à être un pays constructif dans l’UE. Selon lui, la victoire des Vrais Finlandais n’y changera rien.
HS

L’image de la Finlande dégradée ?
STT rapporte que, selon les députés européens finlandais, un non de la Finlande au paquet d’aide au Portugal pourrait rendre plus difficiles les négociations du pays pour obtenir des aides européennes.
Kaleva KS

Commentaires et éditoriaux
« Dans l’opposition, les Vrais Finlandais verraient leur audience augmenter » TS
« C’est la minorité qui décide » KS
Selon Turun Sanomat, le refus catégorique des Vrais Finlandais sur le paquet d’aide fait envisager la possibilité d’un gouvernement sans eux. Le politologue Timo Soikkanen estime que si les Vrais Finlandais étaient laissés dans l’opposition, cela entraînerait des réactions franches mais pas une révolte. On penserait que ce sont en partie eux qui se sont mis hors jeu. Cela pourrait néanmoins leur donner une audience supplémentaire en vue des élections présidentielles et municipales de l’année prochaine. M. Soikkkanen estime que la Finlande a tout intérêt à utiliser la menace des Vrais Finlandais pour faire pression sur l’Europe pour négocier sa participation au paquet d’aide. Il pense que c’est déjà ce que fait la Finlande. En revanche il estime qu’il serait possible de former un gouvernement sans les Vrais Finlandais. Opinion partagée par d’autres politologues interrogés par Turun Sanomat, qui soulignent toutefois que cela veut dire le retour, au moins pour un temps, à des gouvernements faibles, susceptibles de ne pas tenir durant une législature.
L’éditorialiste de Keskisuomalainen regrette que M. Katainen n’ait pas eu le courage de dire aux Vrais Finlandais qu’il n’était pas possible de participer au gouvernement si on ne soutient pas le paquet d’aide au Portugal. Keskisuomalainen regrette que cela soit la position minoritaire (opposée au paquet d’aide) qui dicte sa loi à la majorité.
Pour l’éditorialiste de Turun Sanomat, il est regrettable que « tout le monde fuit ses responsabilités ».
Tuomo Lappalainen juge dans Suomen Kuvalehti, que le modèle de politique du consensus finlandais est en ruine
TS KS

Alliance verte

Quatre candidats pour la présidence du parti
Helsingin Sanomat rapporte qu’une quatrième personne a présenté samedi sa candidature à la présidence de l’alliance verte. Il s’agit de Mme Outi Alanko-Kahiluoto, députée. Les trois autres candidats sont Mme Anni Sinnemäki, présidente actuelle, M. Ville Niinistö, député, et M. Mika Flöjt, chercheur.
Les près de 7 000 membres du parti seront consultés sur le nouveau président lors d’un vote consultatif. Le congrès du parti prendra la décision sur le nouveau président en juin.
HS/dim/A8

Parlement

Beaucoup d’enseignants parmi les députés
Selon Keskisuomalainen, l’information sur les professions de moins de deux tiers des députés du nouveau Parlement se trouve sur le site de l’Eduskunta.
Parmi les députés, il y a 16 enseignants, surtout dans les groupes parlementaires du parti conservateur et du PSD, et 15 entrepreneurs, pour la plupart dans les groupes du parti conservateur et des Vrais Finlandais. Douze députés ont travaillé dans la communication, neuf dans le domaine de la santé et huit dans l’agriculture. Il y a sept policiers.
En ce qui concerne les diplômes des députés, les parlementaires du parti conservateur et des chrétiens-démocrates ont la meilleure formation.
Il y a le moins de députés munis d’un diplôme universitaire dans le groupe parlementaire des Vrais Finlandais, même s’il y en a trois qui ont un doctorat. Dans l’ensemble des députés, il seize ont un doctorat.
Plus de 60 % des députés conservateurs ont un diplôme universitaire.
Keskisuomalainen souligne qu’encore une fois, le niveau de formation des députés est plus élevé que celui des Finlandais en moyenne.
KS/ven/15, lun/8

Economie

NOKIA

« Effondrement de la valeur de la marque Nokia » KL
Kauppalehti relève que la chute de Nokia dure depuis trois ans. En 2008, Nokia faisait partie des dix marques les plus importantes au monde avec une valeur de 30,2 milliards d’euros, avant de chuter à 24 milliards en 2009, puis à 10,2 milliards en 2010 et 7,4 milliards d’euros en 2011 où elle n’apparaît plus qu’au 81ème rang du classement BrandZ de Millward Brown.
Désormais, la valeur de la marque Apple (qui était derrière Nokia en 2007) est quatorze fois supérieure à celle de Nokia.

Politique étrangère et européenne

OTAN

L’OTAN souhaite approfondir le partenariat avec la Finlande
« L’OTAN fera son possible pour approfondir et élargir le partenariat entre la Finlande et l’alliance, assurait l’ambassadeur américain près OTAN, M. Ivo Daalder, en visite à Helsinki au séminaire du Cercle atlantique de la Finlande, vendredi dernier.
Selon lui, l’OTAN a récemment modifié ses activités de manière à donner de plus en plus de d’importance aux pays partenaires.
En Finlande, un domaine d’étroite coopération pourrait se trouver dans le cadre de la guerre informatique, notamment dans la prévention des cyber-attaques », a constaté M. Daalder.HS7.5/A13

Libye

Réfugiés Nord-Africains
Helsingin Sanomat relève que depuis le début de l’année, la Finlande n’a reçu que deux demandes d’asile de la part des Libyens et trois de Tunisiens.
HS/dim/A11

Propos de M. Ahtisaari
Helsingin Sanomat publie une interview de M. Ahtisaari qui considère la décision du Conseil de sécurité de l’ONU sur des attaques aériennes en Libye comme historique, la Chine et la Russie ayant laissé passer la décision. A la question de savoir si on est déjà allé trop loin, si la communauté internationale pouvait tuer Kadhafi, M. Ahtisaari estime que lorsqu’il s’agit de protéger les citoyens, il est impossible de définir des limites. La protection des citoyens contre leurs dirigeants mène incontestablement à cela. Les attaques aériennes seront poursuivies jusqu’à ce que le pouvoir change. « Les choses ont avancé si loin qu’il m’est difficile d’imaginer une autre solution », a-t-il dit. M. Ahtisaari souhaite que Kadhafi quitte son pays tant qu’il en a encore la possibilité. Il faut qu’il arrête entièrement d’intervenir dans les questions libyennes.
Concernant la mort d’Oussama Ben Laden, M. Ahtisaari estime que les premières opérations de vengeance concerneront sans doute le Pakistan. Il n’exclut toutefois pas la possibilité qu’Al-Qaïda vise les étrangers afin de maintenir sa position au Pakistan. M. Ahtisaari estime que le terrorisme n’est pas fini. Pour lui, il faudrait se concentrer sur les raisons pour lesquelles on trouve toujours des jeunes gens prêts à entreprendre des tels actes.
Concernant les perspectives de l’avenir des pays de l’Afrique du Nord, M. Ahtisaari rappelle, tout en constatant qu’il leur faut une constitution démocratique, qu’organiser des élections comme il faut n’est pas simple dans un pays où les partis politiques ont été interdits.
Concernant la Syrie, M. Ahtisaari estime que si la situation se détériore, on pourrait s’attendre à ce qu’elle soit évoquée au Conseil de sécurité. Au niveau de l’UE, des sanctions pourraient être envisagées. M. Ahtisaari n’exclut pas la possibilité d’une guerre civile en Syrie. « Et puis, il y a le Liban à côté. C’est un véritable écheveau. Mais à part les sanctions, je ne vois pas d’autre moyen. »
HS/dim/D2

Que signifie « maintien de la paix » ?

Dans son billet, le journaliste du quotidien Helsingin Sanomat Kari Huhta, constate que « la Finlande est forcée, jour après jour, de répondre sur sa manière d’assumer sa responsabilité en Europe et dans le monde ».
« La gestion internationale des crises est la prochaine question sur la liste. La Finlande n’aura heureusement pas à décider de sa participation éventuelle à l’opération de gestion de crise en Libye simultanément avec sa position sur le paquet d’aide au Portugal. Il faudra cependant aborder la question lorsqu’il s’agira d’évaluer la part de la Finlande dans les effectifs commandés par l’OTAN en Afghanistan. Selon les prévisions, cela devait se passer à la fin de l’année, mais les évaluations vont déjà bon train. En Finlande, la question afghane était déjà sur la sellette avant que les hélicoptères américains ne se dirigent vers le Pakistan. Les prises de paroles qui ont suivi la victoire électorale des Vrais Finlandais, ne cessent de répéter que la gestion militaire des crises ne convient finalement pas aux Finlandais, dont la spécialité est le traditionnel maintien de la paix. Cette affirmation comprend deux problèmes essentiels : le maintien de la paix n’existe pas et dans le meilleur des cas, il s’agit d’un produit surestimé. »
« La loi finlandaise ne connait pas le maintien de la paix. Même la participation à l’opération de l’ONU prévue dans le sud du Liban ne s’appelle pas maintien de la paix. Les soldats peuvent être des soldats de maintien de la paix, mais les opérations font partie de la gestion de crise. Selon la loi finlandaise, les soldats finlandais ne peuvent pas être envoyés en guerre, et le terme « maintien de la paix » a disparu des textes juridiques en 2006 lors de la nouvelle loi sur la gestion de crise. Il est possible que certains politiciens finlandais ne connaissent pas la loi sur la gestion de crise. D’autres, par contre, la connaissent parfaitement bien. Les hommes politiques font exprès de parler dans le vide afin de prendre leur public par les sentiments. »
« Les discours sur le maintien de la paix sont un phénomène de notre époque : on s’oppose aux engagements internationaux de la Finlande par des impressions passées qui ont perdu leur contenu. De cette manière, la Finlande ne peut que se faire du mal à elle-même », conclut le journaliste.
HS8.5/A2

France - Finlande

Culture

« Ouverture de la semaine de la culture française à Turku » TS

France

Climat

« La France menacée par la pire sécheresse depuis 1976 » AL

Football

« Débat sur des quotas à la fédération française de football » AL

Vendredi 6 mai 2011

Politique intérieure

Formation du gouvernement – Paquet d’aide européen

La possibilité d’un accord sur la paquet d’aide au Portugal s’éloigne
Les négociations des groupes parlementaires pour trouver un accord sur la position de la Finlande concernant le paquet d’aide au Portugal ont fait du surplace hier. Le group dirigé par M. Sasi n’a pas réellement commencé à négocier, M. Sasi attendant toujours les positions des partis. A l’issue de la réunion d’hier, le représentant du Centre, M. Pekkarinen a déclaré que son parti se retirait des négociations et ne participerait plus à ces réunions : « Rien n’a avancé », a-t-il dit, ajoutant qu’il attendait que les partis qui allaient être appelés à former la prochaine coalition devaient d’abord trouver un consensus avant de consulter les autres partis. M. Pekkarinen est donc prêt à revenir dans les réunions dès lors qu’il existera une position commune des partis de la future coalition gouvernementale. Les Verts sont sur la même position : « Si une majorité durable se trouve derrière une solution, nous pourrons la soutenir », a indiqué M. Ville Niinistö.
Le représentant du PSD, M. Heinäluoma, est resté silencieux et a indiqué que le PSD prendra position mardi, à l’issue de la réunion de son groupe parlementaire.
Le représentant des Vrais Finlandais a rejeté catégoriquement et fermement le paquet d’aide au Portugal. C’est un paquet inéquitable pour les Finlandais et il ne peut être approuvé en aucun cas. Il a exclu que son parti puisse même s’abstenir sur ce paquet.
M. Sasi a l’intention de mener des négociations bilatérales avec chaque représentant avant mardi. Vendredi matin, M. Sasi estimait toutefois qu’il ne serait pas possible à son groupe de préparer un texte déterminant la position de la Finlande. Il essaie désormais seulement d’arriver à « une sorte de point de vue ». M. Sasi admet que l’opposition des Vrais Finlandais et de l’Alliance des Gauches est très claire. Néanmoins, « personne ne veut faire échouer le paquet ». L’objectif du groupe de M. Sasi est d’évaluer si la Finlande peut approuver le paquet d’aide au Portugal et à quelle condition. Une alternative serait de conclure que la Finlande ne peut pas approuver ce paquet. Ce serait le plus simple, selon M. Sasi, si on devait en arriver à une telle conclusion.
HS

Critiques de M. Pekkarinen
Le représentant centriste du groupe Sasi, M. Pekkarinen juge que la décision de M. Katainen de dissocier l’une des principales questions du prochain programme gouvernemental, la position de la Finlande sur la crise financière européenne, du reste des négociations pour former un gouvernement « n’est pas respectueuse du parlementarisme ». Il comprend l’objectif de M. Katainen de trouver une solution au paquet d’aide au Portugal, au fonds de stabilité provisoire et au mécanisme européen pérenne ; trois sujets à la fois. « Le fait que M. Katainen n’ait pas accepté de dissocier la question du paquet d’aide au Portugal était une surprise. La position du centre est d’attendre que les partis qui souhaitent former le prochain gouvernement présentent une position commune, notamment sur la question de la dette souveraine. Ensuite le Centre pourra déterminer sa position sur ce programme ». La décision du centre de ne pas participer à l’écriture du prochain programme gouvernemental n’est donc pas une décision de fond sur les questions posées par M. Katainen. »
Yle

M. Tuomioja prêt à abandonner l’exigence de la responsabilité des banques
Le président de la grande commission, M. Tuomioja (PSD) estime que « le paquet d’aide au Portugal est si bien ficelé que l’on ne peut pas vraiment le modifier ». M. Tuomioja estime qu’il serait possible et suffisant pour lui que la responsabilité des banques soit inscrite dans d’autres questions européennes. Cela pourrait être le cas dans le fonds de stabilité qui a besoin d’être renforcé. Cela pourrait aussi être le cas par la préparation d’une taxe sur les transactions financières.
La députée européenne Liisa Jaakonsaari (ancienne présidente de la commission des Affaires étrangères du parlement finlandais) engage le PSD à approuver le paquet d’aide au Portugal.
HS

Un fardeau trop lourd, selon M. Sauli Niinistö
L’ancien président du parlement et ministre des Finances Sauli Niinistö (conservateur) estime que la Finlande doit participer au sauvetage de la crise financière européenne mais selon une répartition du fardeau plus équitable que ce qui lui est actuelement demandé.
Suomen Kuvalehti juge que certaines positions de M. Niinistö résomment plus proches de celles de M. Soini (Vrais Finlandais) que de M. Katainen (conservateur).
M. Niinistö estime que la Finlande doit respecter ses engagements. Il critique toutefois le projet de paquet d’aide au Portugal : « Pourquoi suels les pays de la zone euro devraient sauver la finace mondiale. Pour pas les britannqiues, les Suédois, les Danois, les Polonais, les Américains, les Japonais ou les Chinois ne veulent la sauver. ? » Il souhaite donc que l’on mette en place pour le Portugal un mécanisme similaire à celui utilisé pour l’Irlande. « Le paquet d’aide au Portugal repose surtout sur les pays de l’euro alors que la part de ces pays dans l’aide au Portugal n’est que d’un tiers ». Selon M. Niinistö, la part de la Finlande dans le futur mécanisme européen est inéquitable car elle se fonde sur la part relative du PEB alors que, selon lui, 60% des dettes des pays en difficultés sont détenues par des banques allemandes, françaises et britanniques ». Si on le prenait en compte, la part de la Finlande serait minime. Il faudrait que les pays qui y ont le plus intérêt assument une plus grande responsabilité », dit M. Niinistö qui est plutôt sceptique sur ce mécanisme permanent.
Interrogé par Suomen Kuvalehti, M. Niinistö refuse de se prononcer sur sa candidature à la présidence de la république pour 2012.
SK

Selon la BCE, tous les Etats doivent prendre leurs responsabilités
A l’occasion de la réunion à Helsinki du conseil de la BCE, M. Trichet a déclaré que la BCE « attendait que tous les gouvernements assument leurs responsabilités dans la situation actuelle ». « Nous attendons de tous les pays de la zone euro qu’ils fassent preuve de responsabilité, y compris la Finlande. Nous sommes confiants »
HS

M. Katainen a posé des questions supplémentaires aux partis politiques
M. Katainen, appelé à essayer de former un gouvernement, a posé quatre questions supplémentaires aux groupes parlementaires. Ces questions portent sur le déficit budgétaire, la structure des communes, les dépenses budgétaires et leur financement, ainsi que les priorités législatives. Au PSD, M. Katainen demande aussi des précisions sur la politique de recherche et développement, sur l’assainissement des finances publiques et sur la politique de l’emploi. Aux Vrais Finlandais, M. Katainen demande s’ils s’engagent à respecter les engagements internationaux et européens de la Finlande en matière de politique climatique et comment ils promouvraient les énergies renouvelables et la croissance économique.
Le quotidien social-démocrate Demari souligne que les questions posées par M. Katainen sont très différentes de celles posées par ses prédécesseurs, pour former un gouvernement, en 2003 et en 2007. Le quotidien rappelle que les positions du PSD sur les questions posées sont énoncées clairement et en détail dans le programme publié en février.
HS UD

Commentaires
Aamulehti estime que M. Katainen se trouve pris entre la poutre (PSD) et le marteau (Vrais Finlandais. Il est à craindre que les conservateurs pensent qu’ils pourront s’en tirer de la même manière chaque fois que le prochain gouvernement aura à traiter d’une question européenne : en évitant d’assumer la responsabilité de ses actes.
Helsingin Sanomat estime que « si la raison l’emportait, la majorité des députés soutiendraient le paquet d’aide au Portugal car c’est la moins mauvaise des solutions pour la Finlande et pour l’Europe ».
HS AL

Editoriaux
Helsingin Sanomat estime que, de toute façon un nouveau gouvernement sera formé. « S’il n’y a pas d’accord sur le paquet d’aide au Portugal, et que les Européens doivent aider Lisbonne par un autre moyen, le prix politique à en payer pour la Finlande se fera sentir lors des négociations sur les aides structurelles et agricoles. »
Le quotidien du Centre Suomenmaa estime que « dans la fièvre post-électorale » les partis politiques doivent garder à l’esprit le fait que la Finlande aura besoin de compréhension de la part de Bruxelles quand il faudra renégocier les aides agricoles.
Pour Aamulehti, si la Finlande fait échouer le paquet d’aide au Portugal, l’UE s’en souviendra longtemps. La Finlande pourrait aussi par sa décision servir de mauvais exemple pour la solidarité européenne.
HS SM AL

Primaires du Centre en vue de l’Election présidentielle

Un chercheur remet en cause la légalité des primaire
Helsingin Sanomat relève que selon un chercheur de l’Université de Finlande de l’Est, M. Muukkonen, les primaires du Centre en vue des Présidentielles, prévues pour l’automne, ne sont pas légales du fait que des personnes extérieures pourront y participer. La législation concernant les associations veut que le pouvoir de prise de décision relève des seuls membres. Or les partis politiques sont des associations.
Le Conseil national du Centre avait décidé de proposer à des non-membres la possibilité de voter aux primaires pour un prix de vingt euros.
Même si le candidat à la Présidentielle sera désigné par le congrès du parti deux semaines après les primaires, M. Muukkonen estime que les primaires auraient une influence incontestable sur la prise de décision du congrès. M. Muukkonen s’inquiète pour la réalisation des droits des membres du parti. Il se demande également s’il convient de proposer aux non-membres la possibilité d’acheter le droit de vote. « Ni les voix, ni le pouvoir d’influence ne s’achètent– je croyais que cela était devenu très clair durant les quatre dernières années », a-t-il dit.
HS/A14

Le programme gouvernemental et les partenaires sociaux

« Les organisations syndicales n’ont rien à proposer concernant le programme du futur gouvernement » HS
Ni les trois grandes confédérations de salariés, SAK, STTK et Akava, ni le patronat EK n’ont rien présenté de concret concernant la politique des retraites et le prolongement des carrières professionnelles en vue du programme gouvernemental.
Ces organisations souhaitent que l’on inscrive dans le programme gouvernemental une mention sur le fait qu’elles seront entendues dans la préparation des questions concernant la politique en matière de retraite.
Concernant l’âge effectif de départ à la retraite, les organisations affirment s’engager à l’objectif de l’augmenter jusqu’à 62,4 ans en moyenne d’ici 2025.
HS/A14

Parlement

Au moins 16 députés au casier judiciaire chargé
Aamuulehti précise, après les informaitons publiées hier par Turun Sanomat, qu’en tout 16 députés ont eu des condamnations.
AL

M. Zyskowicz souhaite que le Parlement devienne une zone sans fumeurs
M. Zyskowicz, député conservateur et actuellement président du Parlement, souhaite que l’on interdise le tabac dans les locaux et à proximité du Parlement.
Il rappelle que la législation évoque l’objectif d’interdire de fumer dans l’espace public d’ici 2040 et il souhaite promouvoir un tel projet concernant le Parlement à long terme.
HS/A15

La rougeole revient ?

Dix cas de rougeole en Finlande
Dix personnes ont été atteintes de rougeole en Finlande cette année, ce qui est le double du chiffre concernant toute l’année 2010. Cela correspond à l’évolution dans le reste de l’Europe.
Avec les vaccinations, la maladie avait disparu de Finlande au début des années 1990, mais depuis 2005, de deux à cinq cas ont été observés tous les ans. Le vaccin couvre 97 % de la population, ce qui veut dire que mille enfants chaque année ne sont pas vaccinés. Ainsi le nombre de personnes susceptibles d’être atteintes augmente tous les ans.
Au niveau européen, il y avait 30 000 cas de rougeole en 2010 et 7000 cas depuis le début 2011. En France, il y a eu 5000 cas en janvier-mars, et 5000 cas en 2010.
HS/A13

Jeudi 5 mai 2011

Politique intérieure

Formation du gouvernement – Paquet d’aide européen

Les négociations pour le paquet d’aide européen ont commencé
Les difficultés de M. Katainen augmentent
M. Katainen, en tant que ministre des Finances du gouvernement démissionnaire, négocie avec les partis politiques représentés au Parlement, une décision sur la position de la Finlande sur le Fonds européen de stabilité et sur le mécanisme européen afin de pouvoir la dévoiler aux partenaires européens le plus vite possible.
Hier, les Verts et le Centre ont annoncé que leur soutien au paquet d’aide au Portugal dépendrait de l’existence d’une position commune en faveur du paquet d’aide de la part de la nouvelle coalition Conservateurs-PSD-Vrais Finlandais.
« On est face à un nouveau gouvernement qui souhaite faire assumer la responsabilité de décisions délicates à l’opposition », s’est étonné M. Niinistö (Verts).
« Le nouveau gouvernement doit être capable de voler de ses propres ailes », juge M. Kalli (Centre).
Le député Mauri Pekkarinen (Centre) souligne que le Parlement devra prendre durant toute l’année des décisions sur les mécanismes européens. « Comment M. Katainen peut négocier un gouvernement avec certains partis et, en même temps, engager l’opposition à soutenir la politique [européenne] du gouvernement », se demande-t-il.
La Première ministre Mari Kiviniemi (Centre) a déclaré que les ministres centristes du gouvernement démissionnaire ne participeraient pas aux prises de décision du gouvernement démissionnaire. Ce n’est donc pas sous sa présidence, mais sous celle de son remplaçant, le Ministre des Finances Jyrki Katainen, que le comité interministériel de politique européenne du gouvernement définira la position qui sera présentée devant la grande commission. « Je me ferai excuser ce jour-là afin que la procédure soit juridiquement valable », a-t-elle assuré. Elle souligne que la position du Centre sur le fonds n’est pas acquise. Elle rappelle que son parti était favorable au projet de paquet d’aide au Portugal, avant que l’on connaisse son contenu. Maintenant, il faudra examiner le contenu pour que le Centre décide ou non de le soutenir. M. Pekkarinen partage ce point de vue en soulignant que le Centre s’était uniquement engagé en faveur de la procédure autorisant la commission à négocier un paquet d’aide avec le Portugal, mais pas sur le fonds.
Le PSD continue à exiger que ce soit le gouvernement démissionnaire et non les groupes parlementaires qui détermine la position qui sera présentée devant la Grande commission. « Notre position est la même qu’avant les élections, il faut que l’ou insiste sur la responsabilité des banques et des investisseurs, et c’est notre condition à l’approbation de ce paquet ».
HS IS

Le groupe Sasi s’est réuni pour la première fois
M. Katainen a demandé aux partis politiques représentés au Parlement de nommer un représentant avec qui le ministère des Finances formulera la position de la Finlande en vue du conseil Ecofin du 16 mai. Ce groupe, présidé par M. Kimmo Sasi, député conservateur, s’est réuni hier pour la première fois. Il comprend M. Heinäluoma (PSD), M. Pekkarinen (Centre), M. Pietari Jääskeläinen (Vrai Finlandais), M. Ville Niinistö (Vert), M. Arhimäki (Alliance des Gauches), Mme Thors (Suédois) et M. Jouko Jääskeläinen (Chrétien démocrate). Le président de la grande commission, M. Tuomioja (PSD) en fait aussi partie. Il se réunit aussi avec des fonctionnaires du ministère, sous la direction du sous-secrétaire d’Etat, M. Hetemäki.
M. Sasi estime que l’objectif de son groupe est de trouver une majorité claire derrière une position finlandaise sur le paquet d’aide au Portugal. « Si nous y mettons des conditions, il faudra qu’elles soient rapidement connues afin que l’on puisse les négocier avec les autres pays européens ».
Le groupe a reçu une version du paquet d’aide au Portugal. « Nous souhaitons une analyse précise des risques qu’il comporte et des effets pour la Finlande », a précisé M. Sasi, qui est prêt à négocier même encore la semaine prochaine.
Si son groupe arrive à une position commune ou majoritaire, le gouvernement démissionnaire déterminera, sur cette base, la position de la Finlande qui sera présentée devant la grande commission du parlement le 13 mai. La grande commission donne un mandat au ministre des Finances qui se rendra à l’Ecofin du 16 mai.
Enfin, M. Sasi estime qu’il est possible que le gouvernement démissionnaire doive aussi présenter un rapport au Parlement en séance plénière sur le paquet européen après le conseil Ecofin. Selon M. Sasi, le rapport du gouvernement devrait être présenté au Parlement fin mai – début juin.
HS

Une impasse historique dans les négociations pour former un gouvernement
Les historiens finlandais ne trouvent pas de précédent à la situaiton d’impasse actuelle pour former un gouvernement. M. Mikko Majander fait référence à 1957, mais à ce moment-là c’est à cause des relations fenno-russes que le pays fut de nombreux mois sans gouvernement. « Mais aujourd’hui ce n’est pas l’Europe qui dicte comment doit être composé le gouvernement finlandais », fait-il remarquer.
HS

Les députés majoritairement opposés au paquet d’aide européen
Ilta-Sanomat rapporte que la majorité des députés nouvellement élus sont opposés au paquet d’aide au Portugal. Cela ressort des réponses données par les députés aux questionnaires des journaux avant les élections. Le quotidien a vérifié l’opinion de 194 des 200 députés de la chambre (soit sur leur réponse à ces questionnaires, soit en les contactant). Ilta-Sanomat publie la liste des 108 députés contre l’aide aux pays européens en difficultés ainsi que celle des 86 députés qui y sont favorables. Il apparaît que les Vrais Finlandais et l’Alliance des Gauches y sont les plus opposés, alors que les Suédois, les Conservateurs et les Verts.
Yle aussi rapporte que selon le questionnaire réalisé par ses soins auprès des députés, seul un tiers de la chambre actuelle serait favorable au paquet d’aide au Portugal, 70% y étant totalement ou partiellement opposés.
IS Yle

Commentaires
« Après les élections, la semaine où on retourne sa veste » HS
« Impasse : les partis défaits aux élections se lavent les mains, les Vrais Finlandais battent la mesure » AL

Parlement

Des députés au casier judiciaire chargé
Turun Sanomat relève que plusieurs nouveaux députés ont été condamnés pour des délits. Dans sa jeunesse, M. Mika Niikko, nouveau député des Vrais Finlandais, a été condamné à des amendes et une fois à une peine de prison avec sursis de six mois. Il a ensuite trouvé la foi.
M. Teuvo Hakkarainen, également nouveau député des Vrais Finlandais, a été condamné à des amendes deux fois. Plusieurs plaintes ont été portées contre lui en raison de ses déclarations xénophobes après les élections législatives.
Le nouveau député des Vrais Finlandais, M. Ville Vähämäki, a été condamné en 2004 en raison de l’alcoolisme au volant.
Mme Kike Elomaa, nouvelle députée des Vrais Finlandais, a été condamnée à une amende en 2003 pour délit lié à deux enregistrements.
M. Pentti Oinonen, député des Vrais Finlandais élu au Parlement en 2007, a également été condamné en raison d’alcoolisme au volant en 1989 pour trois mois. Il a aussi été condamné, en 1992, à une amende pour délit lié à arme de feu. Depuis, il a trouvé la foi.
Le député conservateur Eero Lehti a été condamne à une amende en raison de négligence de paiement des charges sociales.
TS/17, IS/17

Economie – bois-papier

M-real se débarrasse de ses usines de papier pour se concentrer sur le carton
Le groupe bois-papier M-real a annoncé, hier, qu’il vendra ou fermera ses deux usines de papier très déficitaires en Allemagne et son usine en France, à Alizay. L’usine d’Alizay emploie 330 personnes.
Le groupe se concentrera ainsi de plus en plus sur le carton. Il dispose de cinq usines de carton ainsi que de quatre usines de pâte à papier et deux de papier en Finlande. En Suède, il y a trois machines à papier.
Kauppalehti relève que la rentabilité des groupes forestiers Stora Enso, UPM et M-real s’est améliorée depuis le début 2010. Quant au groupe Myllykoski, la situation n’est pas aussi optimiste : il était lourdement déficitaire en 2010.
La solidité de ces trois groupes, Stora Enso, UPM et M-real, s’est également améliorée, les dettes nettes s’élevant respectivement à 38, 44 et 78 %. Pour ce qui est de Myllykoski, ce chiffre s’élève à 193 %.
KL/32-33, HS/B9

« Les deux surprises de M-real » KL
Kauppalehti relève que Mme Keitaanniemi de la banque Swedbank considère la vente ou la fermeture des usines comme stratégiquement raisonnable pour M-real, de même que le recentrage sur le matériel d’emballage. Elle estime toutefois que la vente des usines déficitaires peut être un défi trop important à relever.
L’opération devrait améliorer le bénéfice d’exploitation du groupe de 60 millions d’euros.
KL/40, HS/B9

STX Finland

Nominations
Turun Sanomat rapporte que M. Jyrki Heinimaa a été nommé directeur général adjoint de STX Finland. Le nouveau directeur général n’a pas encore été nommé et M. Su-Jou Kim, président du conseil de surveillance, reste directeur général provisoire.
Le directeur du chantier naval de Rauma, M. Timo Suistio, est nommé directeur opérationnel des chantiers finlandais de STX.
TS/19

Défense

Enquête préliminaire sur le cas du lieutenant ayant tenu des propos déplacés à l’encontre de la présidente de la république
Le commandant de la brigade de Carélie Timo Kivinen a décidé de saisir le bureau du procureur de Salpausselkä du cas du lieutenant ayant tenu des propos déplacés à l’encontre de la présidente de la république en février dernier.
HS

Les généraux estiment que les réductions immédiates du budget de la défense reviendraient chères
Le secrétaire général du ministère de la défense, le lieutenant-général Arto Räty, et le chef des opérations de l’état-major des forces de la défense, le général de division Mika Peltonen, souhaitent que le prochain gouvernement ne fasse pas de coupes immédiates sur le budget de la défense. Selon les généraux, « la ligne zéro » reviendrait à long terme moins cher que des réductions de budget, et cela en raison de « grosses sommes d’argent déjà engagées ». La plupart des importantes acquisitions d’armes ont déjà été signées et doivent être réglées à échéance.
Le lieutenant-général Arto Räty a souhaité que le prochain gouvernement assure, pour les années à venir, à la défense nationale un budget identique à celui de 2011. Il désire également que le nouveau gouvernement entame immédiatement l’élaboration du Livre blanc. Il devrait être prêt d’ici la fin de l’année pour que la réforme structurelle de la défense nationale puisse être entreprise dès le début de l’année prochaine.
AL

Un pouvoir de présentation accru pour le ministre de la défense
Une réforme concernant la prise de décision du président de la république en matière de questions de commandement militaire est proposée l’année prochaine. Le groupe de travail sur la question a remis son rapport au ministre de la défense mercredi.
Il propose une modification de la loi selon laquelle les questions les plus importantes de commandement militaire seraient présentées au président, dans les locaux du secrétariat du premier ministre en règle générale par le ministre de la défense. En ce qui concerne les autres questions de commandement, elles pourraient être présentées en dehors du secrétariat du Premier ministre, mais toujours par le ministre de la défense.
Ainsi, selon le groupe de travail, le pouvoir de présentation passerait du commandant des forces de la défense nationale au ministre de la défense.
La réforme ne toucherait pas au pouvoir de décision du président de la république.
AL

Politique étrangère et européenne

BCE

Réunion du Conseil de la Banque centrale européenne à Helsinki
Les directeurs des Banques centrales des Etats de l’eurogroupe se sont réunis à Helsinki pour un diner, hier, à la veille d’une réunion. Mme Kiviniemi, Première ministre, et M. Katainen, ministre des Finances, ont assisté au diner.
M. Katainen a dit qu’il était préparé à répondre aux questions sur l’engagement de la Finlande à l’aide au Portugal. « L’Europe ne s’arrête pas à cause des élections finlandaises », a-t-il dit. Pour lui, il y a beaucoup de capital politique finlandais qui est en jeu.
HS/B6

Gazoduc de la mer Baltique

Les travaux de soudure commencent
Helsingin Sanomat rapporte que le premier des gazoducs sous la mer Baltique est presque prêt et les travaux de soudure à 80 mètres de profondeur devant Hanko commenceront demain vendredi et dureront quinze jours. La soudure est réalisée à l’intérieur d’un caisson hyperbare.
HS/A12

Mercredi 4 mai 2011

Politique intérieure

Formation du gouvernement – Paquet d’aide européen

M. Katainen dissocie l’aide au Portugal des négociations gouvernementales
Après avoir reçu les réponses des partis politiques à ses questions et rencontré séparément les représentants des groupes parlementaires, M. Katainen (président du parti conservateur) a déclaré, lors d’une conférence de presse qu’il estimait que l’on pouvait arriver à constituer un gouvernement majoritaire. Selon lui, les discussions se sont déroulées dans une atmosphère bonne et constructive. Seul le parti du Centre a indiqué qu’il ne souhaitait pas participer à des négociations pour former un gouvernement.
M. Katainen considère néanmoins qu’il lui faut obtenir des réponses supplémentaires de la part des autres partis politiques. Il leur posera donc des questions supplémentaires jeudi 5 mai et en attend les réponses pour lundi. C’est l’undi 9 mai que M. Katainen décidera des partis avec lesquels il commence à négocier la formation d’un gouvernement. Les négociations pour former un gouvernement (qui devaient avoir lieu à la maison des Etats du 9 au 15 mai) commenceront seulement mercredi 18 mai, en raison du calendrier européen.
M. Katainen ne s’est pas prononcé sur la composition de la future coalition.

Les négociations pour le paquet d’aide européen commencent aujourd’hui
M. Katainen a déclaré négocier, en tant que ministre des Finances du gouvernement démissionnaire, à partir d’aujourd’hui, avec les partis politiques représentés au Parlement, une décision sur la position de la Finlande sur le Fonds européen de stabilité et sur le mécanisme européen afin de pouvoir la dévoiler aux partenaires européens le plus vite possible. Selon M. Katainen, cela éviterait ensuite d’avoir à revenir sur ces sujets lors des négociations pour former un gouvernement.
Concrètement M. Katainen a demandé aux partis politiques représentés au Parlement de nommer un représentant avec qui le ministère des Finances formulera la position de la Finlande en vue du conseil Ecofin du 16 mai. Sur la base de ces négociations, M. Katainen déterminera une position commune ou plus probablement majoritaire, d’ici vendredi 6 mai afin que le sous-secrétaire d’Etat aux Finances Martti Hetemäki puisse la faire savoir lors de la réunion préparatoire de l’Ecofin qui se tient les 7 et 8 mai. La position de la Finlande (issue des négociations entre les représentants de tous les partis représentés au Parlement) sera ensuite présentée, vendredi 13 mai, devant la Grande Commission du parlement qui donne un mandat au ministre des Finances avant le conseil Ecofin.
Fin mai, il faut que le nouveau gouvernement présente un rapport sur le paquet d’aide au Portugal devant le Parlement qui votera en séance plénière. Le gouvernement doit y engager sa responsabilité. En cas de vote défavorable, il devra démissionner.
Après le conseil européen du 24 juin, où seront décidé la création du Fonds européen de stabilité et celle du mécanisme européen, le gouvernement devra de nouveau présenter au parlement un projet de loi sur la création de ces instruments.
HS

Déclarations
Interrogé par la presse qui estimait qu’il « avait retourné sa veste » après avoir posé précédemment comme condition à la participation à un gouvernement l’acceptation du paquet d’aide au Portugal, M. Katainen a déclaré qu’il avait seulement changé de casquette. « J’ai aujourd’hui deux casquettes : celle de la personne appelée à former un gouvernement et celle de ministre des Finances du gouvernement démissionnaire ». La presse estime que c’est l’intransigeance de M. Soini sur l’aide européenne qui a obligé M. Katainen à cette stratégie des deux casquettes. Parce qu’il est difficile de former un gouvernement sans les Vrais Finlandais, M. Katainen a résolu la question en dissociant la question de l’aide au Portugal des négociations gouvernementales : « Mon devoir est de résoudre des problèmes et j’ai l’intention d’y réussir », a-t-il dit.
Il défend la procédure consistant à demander aux parlementaires de définir la position de la Finlande avant le conseil Ecofin par le fait qu’il y a actuellement un gouvernement qui gère les affaires courantes.
M. Soini, président des Vrais Finlandais, a déclaré que cette procédure lui convenait.
Le PSD, en revanche, estime, par la voie de sa présidente Jutta Urpilainen qu’il est « impossible de penser que les groupes parlementaires vont traiter ab nihilo une question aussi difficile que celle du paquet d’aide au Portugal. Cela revient au gouvernement démissionnaire qui doit faire une proposition sur laquelle le Parlement se prononce. Il sera difficile pour les huit groupes parlementaires de trouver une position commune : la dernière fois que cela a été tenté, c’était sur la redevance télévisuelle et cela a échoué ». Le Président de la Grande commission, M. Tuomioja (PSD) a lui aussi condamné la solution proposée par M. Katainen. « Dans tous les cas le Parlement ou la grande commission prenne position sur une proposition du gouvernement. Il faut toujours un texte du gouvernement que l’on approuve ou amende. Il serait plus naturel que ces questions soient traitées dans les négociations entre les partis appelés à former le gouvernement car il faudra trouver une base durable pour le nouveau gouvernement ».
Interrogé à quatre à cinq reprises par la Presse pour savoir s’il accepterait dasn son gouvernement un parti qui voterait contre le paquet d’aide au Portugal, M. Katainen a refusé de répondre.

Les juristes s’étonnent du double rôle de M. Katainen
Les constitutionnalistes interrogés par Helsingin Sanomat s’étonnent du fait que M. Katainen, qui a été mandaté par le Parleme,nt pour essayer de former un gouvernement, sera, lorsqu’il faudra défternminer une position sur l’aide au Portugal, le simple ministre des Finances d’un gouvernement démissionnaire (qui ne jouit donc plus de la confiance du Parlement). Le professeur Mikael Hilden souligne qu’en tant que personne appelée à former un gouvernement, M. Katainen ne peut rien présenter devant le Parlement. « Il s’agit donc d’un jeu politique nécessaire pour la naissance du gouvernement ».
HS

Une grande commission plus eurosceptique qu’avant
Les commissions du Parlement se sont organisées hier. La Grande commission de 25 députés comporte désormais 6 conservateurs, 6 sociaux-démocrates, 5 centristes, 4 Vrais Finlandais, 1 Vert, 1 Alliance des gauches, 1 suédois et 1 chrétien-démocrate.
HS

Le destin de l’aide au Portugal entre les mains du PSD
Helsingin Sanomat estime que, pour l’approbation du paquet d’aide au Portugal par le parlement, M. Katainen ne pourra pas compter sur les députés des Vrais Finlandais, ni de l’Alliance des Gauches ni même du Centre. Il pourra compter sur les députés conservateurs, du parti suédois et des Verts et aussi, si les établissements bancaires voient leur responsabilité engagée, sur ceux du PSD et des Chrétiens-démocrates.
HS

Les Verts prêts à voter contre le paquet d’aide au Portugal
Les Verts voteront contre le paquet d’aide au Portugal si les probables partis de la prochaine coaltion gouvernementale, conservateurs-PSD-Vrais Finlandais ne soutiennent pas unanimement le paquet. « Notre mission n’est pas de sauver le PSD et les Vrais Finlandais qui ont fait des promesses électorales qui ne pourront être tenues », a déclaré Mme Sinnemäki. Déjà, dans leur réponse à M. Katainen, les Verts estimaient que s’il n’y avait pas une nouvelle coalition gouvernementale majoritaire prête à soutenir la paquet d’aide avant la réunion du conseil Ecofin, la Finlande devrait adopter une position négative à ce conseil et y proposer que le pays ne participe pas du tout au paquet d’aide au Portugal. « Si les solutions proposées par le PSD et les Vrais Finlandais sont jugées par les citoyens comme meilleures que celles du précédent gouvernement, il n’y a pas lieu de s’y opposer ».
Helsingin Sanomat estime qu’il s’agit du retournement de veste important de la part des Verts qui ont toujours soutenu les solutions européennes pour sortir de la crise de la dette souveraine. Ce retournement de veste est uniquement politique : les Verts ne souhaitent pas aider le PSD et les Vrais Finlandais à entrer au gouvernement.
HS

Le Centre estime qu’il revient à la nouvelle future coalition de déterminer sa position sur le paquet d’aide au Portugal
Le Centrae a déclaré qu’il ne déterminerait sa position sur le paquet d’aide au Portugal et sur le mécanisme européens qu’après que les partis appelés à former le prochain gouvernement auront exprimé leurs propres positions. Puisque M. Katainen a déclaré qu’il allair former un gouvernement majoritaire, il est en effet, selon le Centre, naturel que les partis qui y participeront auront une position commune sur ce sujet.
Le Centre a nommé l’ancien ministre de l’Economie Mauri Pekkarinen comme son représentant pour négocier ce sujet.
HS

Commentaires
« La solution imaginée par M. Kataine crée d’autres problèmes » HS
« Une nouvelle procédure qui aiderait à former un gouvernement » Al
« Le paquet d’aide, casse-tête pour les députés » KL - « A quitte ou double » TS
M. Junkkari estime dans Helsingin Sanomat qu’en dissociant la question du Portugal des négociations gouvernementales, M. Katainen « dans sur la musique des Vrais Finlandais ». Il semble prêt à tout accepter pour former un gouvernement. C’est au prix d’avoir dans sa coalition une opposition intérieure, celle des Vrais Finlandais. En les autorisant à voter contre le paquet d’aide au Portugal, il pourra former sa coalition mais c’est balayer les problèmes sous le tapis d’où ils sortiront bien rapidement.
Heikki Vento estime qu’il sera difficile pour M. Katainen d’arriver à une position du Parlement sur le paquet d’aide européen tout comme de former un gouvernement. Et même s’il y parvenait, les Vrais Finlandais et le gouvernement ne seraient pas sortis d’affaire car les questions des mécanismes européens se poseront à nouveau.
Kirsi Pohjonen pense que, en programmant les négociations gouvernementales pour le 18 mai, deux jours après l’Ecofin, M. Katainen pense pouvoir négocier sur de nouvelles bases (sans le probnlème du Portugal) et, dès lors, arriver à former une coalition avec le PSD et les Vrais Finlandais. La solution dépend donc désormais uniquement du ministre des Finances du gouvernement démissionnaire, la première ministre s’étant retirée de toute responsabilité et de toute aide.
Katja Boxberg estime dans Kauppalehti estime que, ce que craigne les milieux d’affaires finlandais, ce n’est pas tant le destin du paquet d’aide au Portugal que le risque de voir la Finlande dirigée par un gouvernement dit de font populaire (PSD, Vrais Finlandais, Alliance des Gauches qui s’adjoindraient les Verts ou les Suédois). Mais il faudrait encore beaucoup de nouveaux événements pour que M. Kataine accepte de jeter l’éponge.
HS TS AL KL

Editoriaux
« M. Soini joue la mise à l’écart des questions européennes » HS
« M. Katainen silencieux sur la coalition gouvernementale » IS
« M. Katainen cherche une issue » TS
« M. Katainen commence à résoudre une équation difficile » KS
« Seule une minorité des Finlandais rejette le paquet d’aide au Portugal » SM
Helsingin Sanomat estime que, en dissociant les deux questions, M. Katainen a éloigné les problèmes mais ne les a pas résolus. L’éditorialiste juge cependant qu’en définitive cela prouve qu’un gouvernement des conservateurs, du PSD et des Vrais Finlandais est un peu plus probable que la veille.
Ilta-Sanomat juge que M. Soini a montré que ce n’tait pas lui qui pliait aux exigences de M. Katainen mais l’inverse. M. Soini peut faire augmenter la pression sur m. Katainen car, en théorie il semble possible de former un gouvernement majoritaire sans les conservateurs ou sans les Vrais Finlandais, mais pas sans le PSD, c’est pourquoi les sociaux-démocrates ronronnent en coulisses. Mais M. Katainen ne lâchera pas facilement.
Pour Turun Sanomat la possibilité d’un gouvernement des trois grands diminue si les Vrais Finlandais continuent à rester dans leur position radicale sur l’UE. Le journal estime q’ui serait possible d’envisager un nouveau gouvernement arc-en-ciel comme dans les années 90 : conservateurs, PSD, Alliance des Gauches, Suédois et Verts.
Kesksisuomalainen estime que la tentative du PSD d’obliger le gouvernement sortant (et non la nouvelle assemblée) à préparer la position de la Finlande avant l’Ecofin est une alternative irréaliste.
L’éditorialiste de Suomen maa rappelle que, selon le sondage publié par Helsingin Sanomat, seule une minorité des Finlandais (36%) s’opposent à la participation de la Finlande au paquet d’aide au Portugal. Cela devrait donner aux politiques un appui pour prendre des décisions responsables. Le quotidien centriste souligne que la responsabilité de prendre des décisions revient désormais aux partis qui ont gagné les élections ou qui les ont le moins perdues. « Il est donc vain de penser que le Centre pourrait aider à sortir de l’impasse. Iles appels du pied des conservateurs et du PSD à former une coalition avec le Centre sont vains. Ce n‘est que par les élections qu’on entre au gouvernement ».
HS IS TS KS SM

Politique étrangère et européenne

Kirghizistan

La commission de M. Kiljunen critique le Kirghizistan
Helsingin Sanomat rapporte que la commission internationale, présidé par M. Kimmo Kiljunen, qui a été chargé d’étudier les évènements violents en Kirghizistan au début de l’été dernier, estime que la direction du pays n’a pas fait assez pour empêcher les violences. On dénombre 470 décès et des milliers de blessés lors des affrontements entre les Kirghizes et les Ouzbeks au Sud du Kirghizistan. Plus de 400 000 personnes ont dû quitter leur domicile. La plupart des victimes ont été des Ouzbeks, la minorité la plus importante du pays.
La désignation de la commission a été proposée par les pays nordiques, qui ont participé à son financement. Le gouvernement kirghize s’est irrité en raison du rapport de la commission et a souligné que les deux groupes ethniques ont participé aux violences.
La commission de M. Kiljunen critique vigoureusement le gouvernement pour la façon dont les évènements ont été étudiés. 75 % des victimes ont été des Ouzbeks, ainsi que 80 % des accusés. Les Ouzbeks ont eu des sanctions plus sévères que les Kirghizes.
HS/B4

Propos de M. Kiljunen
Uutispäivä Demari publie un billet de M. Kiljunen, envoyé spécial de l’assemblée parlementaire de l’OCSE en Asile centrale, intitulé « la tragédie kirghize ». La commission, financée par les pays nordiques, l’Union européenne et les Etats-Unis, a travaillé pendant six mois. M. Kiljunen souligne aussi l’importance du soutien politique de la Russie à cette étude, la première qui a eu lieu dans un pays de l’ex-URSS.
Selon M. Kiljunen, pour la commission, il s’agit d’une lutte politique pour le pouvoir dans laquelle les contradictions ethniques ont été exploitées. La commission d’étude propose la création d’une commission de vérité qui a comme but la médiation. Il faut garantir les droits de la minorité ouzbek, condamner les coupables de crimes contre les droits de l’homme et étudier profondément le rôle de la police et de l’armée.
Il souligne que l’aide de la communauté internationale est nécessaire dans la reconstruction. La Finlande doit y participer, souligne M. Kiljunen : « Malgré notre résultat électoral, nous ne pouvons pas tourner le dos au monde. »
M. Kiljunen, député social-démocrate de longue date, n’a pas été réélu aux élections législatives.
UD/7

Mort d’Oussama Ben Laden

Propos du chef de la Supo, M. Pelttari
M. Pelttari, directeur de la Sûreté nationale, estime qu’il n’y a pas de menace concrète de terrorisme en Finlande et que la situation n’a pas changé depuis la mort de Ben Laden. Il relève qu’il n’est pas connu que des Finlandais auraient été formés par des terroristes à l’étranger. Des résidants finlandais se rendent toutefois dans les zones de conflit.
M. Pelttari rappelle que l’on ne peut aucunement se dire que la situation restera calme pour toujours. Il estime que des actes de vengeance sont probablement prévus. M. Portaankorva, inspecteur en chef chez Supo, relève que la planification d’une attaque importante prendra des mois, mais qu’une petite attaque effectuée par une personne individuelle pourra intervenir rapidement.
M. Pelttari estime que l’on peut « prudemment » dire que la nouvelle de la mort de Ben Laden était une bonne chose. Il estime que la mort a une importance plutôt symbolique. « On peut difficilement dire que l’on puisse être satisfait de la mort de quelqu’un », a-t-il dit.
M. Saarelainen de la Supo estime que la Finlande a évité le terrorisme du fait que les habitants considèrent l’Etat comme légitime. Il souligne l’importance du fait que les immigrés notamment reconnaissent cette légitimité. Une étude sur le rôle minime du terrorisme en Finlande est en cours à la Supo, en coopération avec le ministère de la Défense.
HS/A7, KS/14, AL/B21

Propos de M. Scheinin, rapporteur auprès de l’ONU en matière des droits de l’homme
M. Scheinin, rapporteur de l’ONU en matière des droits de l’homme, estime que tuer Oussama Ben Laden n’allait pas à l’encontre du droit international, tout autre moyen ayant été épuisé. Les Etats-Unis lui avaient proposé de se rendre. Selon M. Scheinin, le cas de Ben Laden pourrait renforcer le droit international du fait que les Etats-Unis ont agi dans le cadre des règles. M. Scheinin relève qu’une partie des informations de renseignement qui ont mené sur les traces de Ben Laden ont été obtenues des personnes que les Etats-Unis ont torturées.
M. Hannikainen, professeur de droit international, rappelle que l’opération disposait d’un mandat fort de la communauté internationale. Le Conseil de sécurité de l’ONU avait autorisé des mesures importantes contre Ben Laden.
HS/B2

Propos de M. Ahtisaari
Hufvudstadsbladet relève que M. Ahtisaari prévoit que les premières attaques de vengeance seront dirigées contre le Pakistan. Il estime que la mort de Ben Laden ne rend pas le monde plus sûr du fait que la responsabilité de la direction du réseau avait déjà été transférée à d’autres personnes.
HBL/11

Les soldats finlandais continuent comme avant
La nouvelle de la mort d’Oussama Ben Laden a été accueillie calmement par les casques bleus finlandais en Afghanistan. Le commandant du groupement finlandais de gestion de crise, le lieutenant-colonel Petri Kosonen ne souhaite pas spéculer sur un éventuel renforcement des mesures de sécurité ou de l’état d’alerte ; ni sur d’éventuelles réductions d’effectifs des soldats finlandais.
TS/11

Mardi 3 mai 2011

Politique intérieure

Formation du gouvernement

Après avoir reçu les réponses des partis politiques (le Centre répond ce matin) à ses questions, M. Katainen (président du parti conservateur) va rencontrer séparément aujourd’hui les représentants des groupes parlementaires pour leur demander des précisions (en 20 minutes chacun). Il décidera ensuite avec qui il continue à négocier la formation d’un nouveau gouvernement.

« M. Soini dit trois fois non à l’UE » HS
Dans sa réponse à M. Katainen, le parti des Vrais Finlandais écrit : « Nous ne pouvons pas, en toute bonne conscience, soutenir le paquet d’aide au Portugal ni même la création d’un mécanisme européen pérenne. Nous n’acceptons pas non plus l’augmentation des garanties de la Finlande dans le fonds de stabilité provisoire. Malheureusement nous ne croyons pas que les mesures prises jusqu’à présent [contre la crise financière] soient efficaces ni justes. On a essayé par ces mesures d’arrêter cette crise depuis un an avec de piètres résultats ; on est aujourd’hui au bord du gouffre. Chaque pas supplémentaire fait un peu plus porter les risques et les pertes sur le dos des contribuables finlandais et des autres pays européens ».
Le parti des Vrais Finlandais, qui a organisé une conférence de presse à l’occasion de la remise de ses réponses à M. Katainen. Sur de lui, M. Soini a souligné que son parti, fort de sa victoire électorale (« Nous sommes le plus grand vainqueur des élections ! »), était prêt à participer à, un gouvernement majoritaire sous la direction des conservateurs (tout en reconnaissant : « Cela n’est pas à moi d’évaluer comment il sera formé, la décision appartient à M. Katainen »).
« Nous agissons maintenant de telle sorte qu’il faut que la Finlande et l’UE cherchent une porte de sortie qui ne dépende pas de l’approbation par les Vrais Finlandais », a-t-il dit. M. Soini semble confiant dans la possibilité de trouver une solution qui permette à son parti de participer au gouvernement. Il souligne aussi qu’il a des contacts européens selon lesquels le fait que la Finlande n’accepte pas le paquet du Portugal soit un soulagement. « Il est tout à fait possible que l’Allemagne et d’autres pays admettent que le mécanisme d’aide n’a aucun sens. A l’étranger on débat de ces questions alors qu’en Finlande il y a une pensée unique sur l’euro et l’UE », a-t-il dit. M. Soini reconnaît qu’il y a un risque de crise financière et de hausse des taux. « Mais cela sera la faute à qui ? A une mauvaise politique européenne, à une mauvaise zone euro. C’est le pêché originel et on n’y peut rien ».
HS Yle

Le PSD répond à M. Katainen
Dans sa réponse à M. Katainen, le PSD écrit, en ce qui concerne le paquet d’aide européen : « Il faut respecter les accords internationaux qui ont été débattus et approuvés au Parlement finlandais. Le gouvernement doit agir activement pour stabiliser l’économie européenne et prévenir les nouvelles crises financières. C’est pourquoi le nouveau gouvernement doit avoir pour objectif une réforme des règles du jeu internationales des marchés financiers. […] Un point central est que les Etats membres de l’euro ne doivent pas assumer la responsabilité des dettes publiques les uns des autres. »
Helsingin Sanomat relève que le PSD ne mentionne pas le mot « Portugal ». Pour le quotidien, le PSD semble lancer une pierre dans le jardin de M. Katainen qui, dans sa question, avait demandé aux partis de prendre position « sur les engagements pris par la Finlande ». Or, en tant que ministre des Finances, M. Katainen a négocié le paquet d’aide au Portugal avec ses collègues européens, pour qui, l’accord est considéré comme un engagement de chaque Etat. Mais la Finlande est le seul pays européen dans lequel les garanties données par l’Etat doivent être approuvées par le Parlement.
HS

La situation finlandaise scrutée en Europe
Helsingin Sanomat relève que les pressions pour faire réussir le paquet d’aide au Portugal pèsent désormais sur le commissaire à l’Economie, le Finlandais Olli Rehn. Il doit réfléchir à une solution si la Finlande n’approuve pas le paquet d’aide au Portugal. Selon les juristes, un défaut de la Finlande ferait échouer le recours au FESE. La Finlande n’a pas encore exprimé de position claire, mais elle doit le faire d’ici le 16 mai.
HS

Les mains libres pour M. Soini ?
Avant de se rendre à Bruxelles le 16 mai, M. Katainen devra obtenir un mandat de la Grande commission. M. Soini semble espérer que le non à la proposition du gouvernement sortant l’emportera à la grande commission, ce qui sauverait les Vrais Finlandais d’un vote au parlement : « si c’est le cas, il ne pourra pas y avoir d’accord européen et la situation sera alors différente. On verra », a dit M. Soini qui a souligné que le paquet d’aide au Portugal devrait sinon être encore approuvé au Parlement. Une solution alors serait d’autoriser les Vrais Finlandais à voter contre, bien que participant au nouveau gouvernement. M. Soini a refusé d’envisager une telle hypothèse.
Aamulehti et Kauppalehti estiment que toutefois que le refus de M. Soini semble indiquer qu’il souhaite disposer de la même marge de manœuvre que les Verts qui avaient pu voter contre l’élargissement du parc nucléaire dans la précédente coalition.
IS KL AL

« L’Allemagne va-t-elle sauver M. Soini ? »
Suomenmaa souligne que, dans sa conférence de presse, M. Soini a fait souvent référence aux autres pays européens et en particulier à l’Allemagne. Le quotidien centriste se demande si M. Katainen sera humilié au point de se rendre à Bruxelles pour indiquer que la Finlande ne peut approuver le paquet d’aide en raison de la victoire des Vrais Finlandais. Et que l’Allemagne en tête, le reste de l’Europe résoudra le paquet d’aide au Portugal, sans la Finlande, en quinze jours ? L’image de la Finlande en serait écornée mais M. Soini pourrait participer à un gouvernement sans tourner sa veste, surtout dans la perspective des élections présidentielles de 2012.
SM

Le PSD en position de force
Ilta-Sanomat souligne qu’il sera impossible de former un nouveau gouvernement sans le PSD ou les Vrais Finlandais. Dès lors, si par son intransigeance, M. Soini choisit l’opposition, M. Katainen sera encore plus dépendant du PSD.
Mme Urpilainen (présidente du PSD) a refusé d’envisager un échec de M. Katainen à former un gouvernement, ce qui lui permettrait, à elle, de former un gouvernement.
Turun Sanomat relève qu’il serait possible de former un gouvernement entre conservateurs, PSD, Alliance des Gauches, Verts et suédois. Ils disposeraient d’une majorité de 120 sièges (ou 110 si les Verts choisissent l’opposition comme Mme Sinnemäki l’a envisagé).
De la même manière, un gouvernement Urpilainen pourrait comprendre le PSD, les Vrais Finlandais, l’Alliance des Gauches et les Chrétiens-démocrates ainsi que les Suédois et les Verts et disposerait de 120 sièges (ou 110 sans les Verts).
Le président du conseil du PSD, le député Jouni Backman, estime dans le journal de son parti que la coalition Conservateurs-PSD-Vrais Finlandais est la plus naturelle et n’a pas besoin du renfort des Suédois. Il considère que la réponse des Vrais Finlandais à M. Katainen n’est pas si radicale que l’on ne le pense mais qu’il revient à M. Katainen d’en tirer des conclusions.
TS IS KS UD

Sondage : Les Finlandais divisés sur l’aide au Portugal
Selon un sondage réalisé pour Helsingin Sanomat, à l’affirmation « la Finlande devrait participer au paquet d’aide européen au Portugal », 10% des Finlandais sont totalement d’accord, 28% assez d’accord, 18% assez opposés, 18% totalement opposés et 26% ne se prononcent pas. HS en conclut que 38% des Finlandais pourraient accepter que la Finlande approuve le paquet d’aide au Portugal et 36% s’y opposent. Les plus opposés sont les Vrais Finlandais (49% totalement opposés et 29% assez opposés, soit quatre cinquièmes contre le paquet d’aide). Outre les conservateurs, les plus favorables sont les centristes.
Les électeurs du PSD sont partagés : seulement 6% tout à fait d’accord et 35% assez d’accord mais 25% assez opposés et 14% totalement opposés.
HS

Commentaire
Marko Junkkari du Helsingin Sanomat estime que, comme on pouvait l’attendre tant le PSD que les Vrais Finlandais n’ont pas bougé de leur programme électoral lorsqu’ils ont répondu au questionnaire de M. Katainen. Le bras de fer pour arriver à un compromis aura lieu lors des négociations gouvernementales.
Il y a une opposition frontale des Vrais Finlandais qui déclarent : « Nous ne pouvons pas, en toute bonne conscience, soutenir le paquet d’aide au Portugal ni même la création d’un mécanisme européen pérenne. » Il faut maintenant savoir ce que les Vrais Finlandais entendent par « en toute bonne conscience » : pourraient-ils mettre leur conscience de côté et voter pour le paquet ?, se demande M. Junkkari. Selon lui, M. Soini avait semblé être conciliant dans son interview télévisée samedi. Mais les commentaires des députés Vrais Finlandais l’ont ramené sur une position fondamentale radicale. Sinon il risquait de perdre l’autorité sur son groupe parlementaire encore grisé par la victoire électorale. Il pourrait aussi s’agir d’une position tactique : M. Soini chercherait à extirper la question de l’aide au Portugal de la formation d’un nouveau gouvernement. Si les groupes parlementaires étaient libres de voter sur le paquet d’aide, celui-ci pourrait passer au parlement grâce aux voix de la précédente coalition et du PSD ; les Vrais Finlandais étant libres de s’y opposer.
Le PSD, qui est historiquement le plus européen des partis finlandais, aurait donc la responsabilité de permettre l’approbation du paquet d’aide au Portugal. Or, il lui serait difficile d’assumer que la Finlande devienne eurosceptique et se marginalise en dans l’UE. Heureusement, dans sa réponse, le PSD mentionne des exigences sur la mise en cause des établissements financiers si vagues qu’il pourra toujours arguer d’avoir eu des gages de Bruxelles.
HS

Déclarations
Un conservateur qui souhaite l’anonymat estime dans Ilta-Sanomat que « M. Soini frappe fort. Les pressions sont immenses et si la situation se durcit encore et que M. Katainen se sent victime d’un chantage, il risque de jeter l’éponge. L’ancien président de la Commission des Affaires étrangères, M. Salolainen (conservateur) estime que la réponse de M. Soini est une surprise pour les conservateurs après les propos conciliants de M. Soini. « C’est une véritable douche froide. Il est difficile de voir comment on trouvera une solution ».
IS

Autres réponses à M. Katainen
Concernant les autres questions posées par M. Katainen aux partis politiques, Helsingin Sanomat relève que le PSD a ajouté qu’il s’opposerait à un relèvement de l’âge de départ à la retraite, alors même que cela ne faisait pas l’objet d’une question précise.
Tant le PSD que les Vrais Finlandais se déclarent prêt à accepter un programme économique visant à répondre au défi du déficit structurel qui menace la Finlande. Le PSD est par ailleurs le plus ambitieux en matière budgétaire car il souhaite que, durant la prochaine législature déjà, le retour à l’excédent budgétaire soit acquis.
HS

Editoriaux
Helsingin Sanomat estime que le fait que M. Soini ait du revenir sur ses propos conciliants montre qu’il ne maitrise pas un groupe parlementaire où la victoire semble si forte que les Vrais Finlandais pensent pouvoir dicter leurs exigences au gouvernement. En revanche, les réponses du PSD étaient bien plus conciliantes et devraient permettre aux conservateurs et aux sociaux-démocrates de trouver un moyen de résoudre la crise européenne. La balle est maintenant dans le camp de M. Katainen qui donnera ses conclusions après avoir rencontré les groupes parlementaires. La situation semble bien difficile. Il serait en effet difficile de former un gouvernement sans les principaux vainqueurs des élections et le seul parti qui a augmenté son audience. On suit de près en Europe la formation du gouvernement, surtout dans l’attente du conseil Ecofin de mi-mai. A ce moment-là la Finlande n’aura pas encore de nouveau gouvernement, ni probablement de nouvelle majorité parlementaire. Si l’ancienne majorité continue à soutenir le paquet d’aide et si le PSD obtient quelques garanties, le Parlement et la Grande commission pourraient l’approuver. C’est une solution bien fragile, mais on pourrait s’y résoudre, conclut HS.
Aamulehti estime que M. Soini exerce un véritable chantage au près de M. Katainen pour obtenir le droit de voter contre le paquet d’aide au Portugal au Parlement. Il faudrait alors que suffisamment de députés de l’ancienne coalition votent pour. « Les négociations pour former un nouveau gouvernement sont devenues très difficiles pour M. Katainen ».
Turun Sanomat relève que tant les Vrais Finlandais que le PSD ont choisi une tactique qui met la pression sur M. Katainen. Si l’on lit les réponses obtenues au pied de la lettre, la possibilité d’une coalition des trois grands est bien minimale.
AL TS HS

Alliance verte

M. Niinistö candidat à la tête du parti
Le président du groupe parlementaire, M. Ville Niinistö a annoncé qu’il se portait candidat à la présidence du parti. Le parti des Verts tiendra son congrès les 11 et 12 juin à Kuopio.
HS

Politique européenne et étrangère

Mort d’Oussama Ben Laden

Déclaration du ministre des affaires étrangères, M. Stubb
Le ministre finlandais des affaires étrangères, M. Alexander Stubb, souligne dans son communiqué à la suite de la mort d’Oussama Ben Laden qu’une « page d’histoire est tournée dans la lutte contre le terrorisme ».
M. Stubb souligne qu’Oussama Ben Laden était « un dirigeant terroriste extrêmement dangereux et des milliers de personnes sont décédées en 2001 à cause de ses actions. Il a poursuivi ses activités aussi après ces actes terroristes et a été la figure de proue du terrorisme international. »
« La Finlande condamne strictement tout terrorisme », affirme M. Stubb.
Selon le chef de la diplomatie finlandaise, il faut poursuivre la lutte contre le terrorisme. L’Union européenne, les Etats-Unis et la communauté internationale effectuent une coopération étroite en faveur de ce but.
« Selon le président Obama, les autorités pakistanaises avaient assisté les Américain dans les préparatifs de l’opération de lundi. Cela est important », selon M. Stubb.
M. Stubb rappelle qu’il faut malheureusement se préparer à une plus grande menace contre les voyageurs à l’étranger et que le ministère des affaires étrangères met à jour ses recommandations pour les voyageurs.
MAE

Selon la Supo, il n’y a pas de menace concrète contre la Finlande
Selon le nouveau directeur de la police de sûreté Supo, M. Antti Pelttari, la mort d’Oussama Ben Laden n’entraîne pas de menace concrète contre la Finlande.
Lors d’une conférence de presse de la Supo ce matin, M. Pelttari a déclaré : « Nous n’avons pas en Finlande de menace concrète de terrorisme et la situation n’a pas changé depuis la mort d’Oussama Ben Laden. »
M. Pelttari, qui remplace M. Ilkka Salmi à la tête de la Supo pendant quatre ans, souligne l’importance de la coopération internationale dans la lutte contre le terrorisme.
HS.fi

Editoriaux
Helsingin Sanomat estime que, malgré la mort d’Oussama Ben Laden, « le réseau de la haine demeure ». La menace terroriste ne disparait pas avec la mort d’un seul homme. Al-Qaïda ne restera pas sans dirigeant, mais il faut espérer que son poids idéologique s’atténuera en raison des changements dans le monde musulman. Les attaques terroristes tuent mondialement plus de musulmans que d’occidentaux et cela a diminué la popularité d’Oussama Ben Laden dans les pays musulmans. L’agitation des derniers mois dans les pays arabes contribue à effriter l’attrait du jihadisme violent. Le point de vue national a été le plus important pour les manifestants et l’utopie islamiste supranationale des jihadistes devient obscure. Si des changements sont possibles grâce aux révoltes des citoyens, il n’y a plus de besoin pour les mouvements extrémistes.
Quant au Pakistan, les circonstances de la mort d’Oussama Ben Laden créent de nouveaux soucis. Les Etats-Unis ont informé le Pakistan peu avant l’attaque. Une méfiance mutuelle profonde n’est pas prometteuse pour la suite de la lutte contre le terrorisme, conclut HS.
Dans son éditorial, Turun Sanomat rappelle que selon les accords approuvés par la communauté internationale, même une personne soupçonnée de crimes atroces a le droit à un procès public.
Aamulehti estime qu’une « bataille importante dans la guerre contre le terrorisme a été gagnée mais pas la guerre ». Le président Obama a raison en disant que justice est faite. La mort d’Oussama Ben Laden a une grande importance symbolique pour al-Qaïda, mais il ne s’agit pas d’un coup mortel contre le terrorisme, comme l’a dit aussi M. Obama. « Le sort d’Oussama Ben Laden est toutefois un signe prometteur qui montre qu’on arrive à des résultats avec la persévérance. Il est important de ne pas laisser aux terroristes un seul instant de paix et de poursuivre la lutte avec acharnement », conclut Aamulehti.
« Le temps d’Oussama Ben Laden est passé », selon l’éditorialiste de Hufvudstadsbladet. « Le Yémen reste le point de jonction pour al-Qaïda. Le risque de crimes terroristes demeure. »
Pour Keskisuomalainen, « la mort d’Oussama Ben Laden peut mettre fin à la décennie du terrorisme ». L’éditorialiste espère que le terrorisme n’a pas abimé de façon permanente les relations entre les pays occidentaux et le monde islamique. Il est maintenant temps d’améliorer les relations. En Finlande, il faut empêcher la propagation des idées xénophobes. « Les Etats-Unis ont eu recours à des moyens durs pour défendre la conception occidentale de la démocratie et de la liberté. Il est possible de critiquer les moyens des Etats-Unis dans les sociétés libres. On ne peut toutefois jamais défendre le terrorisme du type d’al-Qaïda », conclut Keskisuomalainen.
HS, TS, AL, HBL, KS
Atalanta

Retour en Finlande du navire mouilleur de mines Pohjanmaa
La participation à l’opération Atalanta du navire mouilleur de mines Pohjanmaa a pris fin le 30 avril 2011 à 23h59. Avant d’entreprendre le chemin du retour, le bâtiment s’arrêtera à Djibouti, d’où il se dirigera vers la Finlande, Upinniemi. Pohjanmaa et son équipage pourrait regagner son port d’attache le lundi 23 mai.
puolustusvoimat

Patria

Le procès Patria a commencé à Tampere
Les accusés de l’affaire des ventes de canons en Egypte par Patria nient avoir corrompu des fonctionnaires égyptiens. Le procureur demande des peines de prison pour quatre cadres de Patria et une amende d’au moins 100 000 euros pour Patria Land Service Oy, qui est le successeur de Patria Vammas. Selon le procureur, la direction de Patria Vammas avait encouragé les ventes de canons en Egypte avec au moins un demi-million d’euros de pots de vin dans les années 1999-2007. Le procureur soupçonne que, pour obtenir le contrat, des fonctionnaires égyptiens auraient été graissés avec de l’argent et des téléphones portables. Déguisées en rémunérations de prestations d’un agent égyptien, les sommes d’argent auraient été réglées par son intermédiaire, puis diluées dans la comptabilité de Patria. L’Egyptien soupçonnée d’avoir transmis les pots-de-vin n’a pas répondu à la convocation au procès qui a débuté hier à Tampere.
La police soupçonne également des irrégularités dans les ventes par Patria de véhicules blindés Pasi en Croatie et en Slovénie. Les sommes d’acquisition s’élèvent à plusieurs centaines de millions d’euros. Outre les soupçons de pots de vin, les acquisitions slovènes sont accusées d’espionnage industriel. Sur une vingtaine de suspects, certains sont très haut placés à Patria. L’enquête préliminaire est pratiquement terminée. Des plaintes sur ces ventes ont également été déposées en Slovénie, où l’ancien Premier ministre, M. Janze Jansa est soupçonné. La Slovénie avait signé avec Patria une vente de 135 véhicules blindés d’une valeur de 278 millions d’euros. Pour l’instant, 30 véhicules ont été livrés. L’actuel gouvernement slovène voudrait annuler l’acquisition.
Le cas de la Croatie ne pourra véritablement être traité qu’une fois l’enquête slovène terminée.
HS/B1, KS/11

Trafic d’armes

La Finlande, plaque tournante d’un trafic d’armes ?
Le quotidien Turun Sanomat révèle que la Finlande pourrait servir de pays de transit pour le trafic d’armes international. Selon la police, il s’agirait d’armes rendues inutilisables qui passeraient de Finlande vers la Russie où les armes seraient de nouveau trafiquées pour être utilisables. Ces armes proviennent notamment d’Allemagne, de Belgique, de France et d’Espagne et sont ensuite cachées dans des poids lourds qui font route vers l’Est.
HBL30.4/8

Lundi 2 mai 2011

Politique intérieure

Formation du gouvernement

Dernière minute : Les Vrais Finlandais rejettent le paquet d’aide au Portugal
Dans sa réponse à M. Katainen, le parti des Vrais Finlandais écrit : « Nous ne pouvons pas, en notre âme et conscience, soutenir le paquet d’aide au Portugal ni même la création d’un mécanisme européen pérenne. Nous n’acceptons pas non plus l’augmentation des garanties de la Finlande dans le fonds de stabilité provisoire ».
« Malheureusement nous ne croyons pas que les mesures prises jusqu’à présent [contre la crise financière] soient efficaces ni justes. On a essayé par ces mesures d’arrêter cette crise depuis un an avec de piètres résultats ; on est aujourd’hui au bord du gouffre. Chaque pas supplémentaire fait un peu plus porter les risques et les pertes sur le dos des contribuables finlandais et des autres pays européens ».
Le parti des Vrais Finlandais indique toutefois qu’il est prêt à participer à la formation d’un gouvernement majoritaire sous la direction du parti conservateur.
yle

M. Soini a adouci ses propos sur le paquet d’aide au Portugal
Le PSD plus strict que M. Soini sur le paquet d’aide au Portugal
Samedi, à la télévision, le Président des Vrais Finlandais, M. Timo Soini avait déclaré que la question du paquet d’aide au Portugal pouvait être négociée. « On négociera et on verra quel en sera le résultat. C’est le parti qui prendra position et pas seulement Timo Soini. La Finlande a besoin d’un gouvernement majoritaire ».
A la suite de ces propos, les Vrais Finlandais ont été accusés d’avoir tourné leur veste.
Aamulehti estime que les propos de M. Soini laissent à penser que le PSD serait plus opposé que les Vrais Finlandais au paquet d’aide au Portugal. Le député Jukka Gustaffson (PSD) déclarait samedi que le PSD n’envisageait pas de négocier sur un compromis sur le paquet d’aide. « On ne nous a pas présenté le contenu précis du paquet d’aide au Portugal et ce à quoi la Finlande est engagée. Comment donc M. Katainen peut-il nous demander un chèque en blanc ? Il faut absolument que les partis politiques et les fonctionnaires européens comprennent que le résultat des élections impose une exigence morale et politique de modifier le paquet d’aide au Portugal. Je ne sais pas à quel point M. Katainen a expliqué à l’Allemagne, à la France et à la Commission européenne qu’il fallait prendre au sérieux le résultat des élections finlandaises. »
AL HS IS

Points de vue :
« Les conservateurs, le PSD et les Vrais Finlandais pourraient avoir chacun six portefeuilles » HS
« Des portefeuilles à prendre » AL
Helsingin Sanomat estime que les trois grands partis formeront un gouvernement de dix-huit ministres, s’arrogeant chacun six portefeuilles. Le quotidien pense qu’outre le poste de Premier ministre pour M. Katainen, les conservateurs pourraient conserver les Affaires étrangères pour M. Stubb et les Transports pour M. Häkämies ainsi que les portefeuilles du budget et de la santé. Le PSD aurait les Finances pour Mme Urpilainen ainsi que les portefeuilles des Affaires sociales et, par exemple, de l’emploi, de l’éducation et de l’environnement. Les Vrais Finlandais obtiendraient, outre l’Economie pour M. Soini, la Défense pour M. Niinistö ainsi que la Justice.
Aamulehti fait le même pronostic.
AL HS

Gouvernement

Les Finlandais sont favorables à une coalition gouvernementale des conservateurs, du PSD et des Vrais Finlandais
Helsingin Sanomat relève que selon un sondage pour savoir quels sont les partis politiques qui devraient être au nouveau gouvernement, 77 % souhaitent la participation du parti conservateur, 75 % celle du parti social-démocrate et 72 % des Vrais Finlandais. Le parti suédois a obtenu 17 %, le centre 12 %, l’alliance des gauches 10 %, les chrétiens-démocrates 9 % et l’alliance verte 8 %.
A la question de savoir si le nouveau gouvernement restera au pouvoir pendant toute la législature de quatre ans, 47 % disent oui, 32 % disent non et 21 % ne savent pas. Parmi les partisans des Vrais Finlandais, 76 % disent oui, chez les sociaux-démocrates 49 % et les conservateurs 48 %.
HS/sam/A6

Discours du 1er mai

Dans les discours du 1er mai, trois thèmes étaient fortement présents, rapporte STT.
Le PSD s’est exprimé en faveur d’une diminution du chômage et en particulier du chômage des jeunes.
La présidente du Centre, Mme KJiviniemi, a jugé que le Centre avait perdu les élections car il n’avait pas adopté le discours xénophobe.
Enfin l’Alliance des Gauches a fait entendre ses inquiétudes sur l’augmentation des inégalités.
Le ministre de la Défense Jyri Häkämies (parti conservateur), pour sa part, a déclaré que le nouveau gouvernement devrait faire face à quatre défis : rétablir le sentiment de sécurité, approuver le paquet d’aide au Portugal, rétablir la croissance et s’attaquer à la dette finlandaise.
KS yle

Elections législatives

Mme Urpilainen a amélioré le plus sa performance lors des débats électoraux
Helsingin Sanomat rapporte que selon un sondage effectué pour le compte du quotidien, les vainqueurs des élections législatives ont eu les meilleurs appréciations : M. Soini 57 %, M. Katainen 56 % et Mme Urpilainen 52 %. Mme Kiviniemi n’a eu que 28 % et Mme Sinnemäki 18 %. Selon les personnes interrogées, Mme Urpilainen (PSD) est parmi les présidents des partis politiques celle qui a amélioré le plus sa performance aux débats télévisés vers la fin de la campagne électorale. Elle est suivie de M. Arhinmäki (alliance des gauches), 12 %.
Les performances des présidents des partis politiques ont probablement eu un effet sur le résultat des élections. Par exemple le parti du centre, qui a obtenu 17,8 % des voix du vote par anticipation, n’a reçu que 14,1 % des voix au jour des élections, le 17 avril.
HS/dim/A6

Elections présidentielles

La victoire électorale n’a pas aidé M. Soini dans le sondage sur les présidentielles
Selon Helsingin Sanomat, M. Sauli Niinistö est toujours le candidat présidentiel le plus populaire avec une audience de 57 %, selon un sondage effectué pour le compte du tabloïd Ilta-Sanomat. M. Olli Rehn arrive deuxième avec une audience de 15 % et M. Timo Soini troisième avec 8 %. En ce moment, aucun candidat n’a été désigné.
L’alliance verte a l’intention de désigner son candidat présidentiel au congrès du parti en juin. Il s’agit de M. Pekka Haavisto, député.
HS/dim/A6

Vrais Finlandais

La déléguée aux minorités juge les propos de M. Hakkarainen racistes
La déléguée aux minorités Mme Eva Biaudet estime que les propos tenus par le nouveau député Teuvo Hakkarainen (Vrais Finlandais) sont racistes et violent la valeur humaine. Elle a demandé au produreur de la république d’évaluer si ces propos tombent sous le coup de la loi.
HS

Points de vue
La journaliste Piia Elonen estime qu’en comparant les étrangers à des voleurs, le député Teuvo Hakkarainen a tenu des propos racistes. Selon elle, le fait que l’on adopte une démarche et un accent populaire susceptibles de faire sourire ne change rien au fait que ces propos sont racistes.
La scénariste Taina West juge dans sa critique de télévision de Helsingin Sanomat qu’il est de plus en plus difficile de faire de la satire politique en Finlande car les Vrais Finlandais bénéficient d’une étrange protection : il est quasiment interdit de les critiques car on estime que cela serait critiquer un peuple aux réactions imprévisibles. Le plus étrange est que les Vrais Finlandais soient les seuls à être considérés comme la voix du peuple alors même qu’ils ne représentent que la troisième force politique et que la majorité du peuple n’a pas voté pour eux.
HS

« Espoo ne va pas étudier le coût de l’immigration » HS
Le conseiller municipal d’Espoo Seppo Huhta (Vrai Finlandais) a déposé une demande, co-signée par 14 conseillers municipaux afin que la ville d’Espoo évalue le coût de l’immigration supporté par chaque administré.

Centre

La défaite du parti mise sur le compte de l’euro
La présidente du Centre, Mme Kiviniemi a déclaré, devant le bureau de son parti, que la défaite du Centre aux législatives était à mettre sur le compte du soutien de son gouvernement à l’euro. Elle a rappelé que, dans son parti, de nombreux militants avaient toujours été opposés à la monnaie commune.
Mme Kiviniemi a indiqué que son parti ne chercherait pas à entrer au gouvernement.
Mme Kiviniemi semblait soulagée que personne n’ait demandé son départ, relève Turun Sanomat.
Le parti du Centre a annoncé que le parti choisira son candidats aux présidentielles en octobre, en organisant une primaire. Outre les membres du parti, pourront y participer les électeurs qui acquitteront une cotisation de 20 euros.
L’ancien ministre Paavo Väyrynen a annoncé sa candidature. On attend celle du Commissaire Olli Rehn, même si de nombreuses voix dans le parti se demandent s’il est judicieux de « sacrifier » M. Rehn dont la candidature, en tant que défenseur de l’euro, ne serait pas dans l’air du temps.
TS KS SM

Alliance verte

Mme Sinnemäki candidate à sa succession
La présidente des Verts a annoncé qu’elle était candidate à un second mandat à la tête des Verts.
Le président du groupe parlementaire, M. Ville Niinistö a annoncé aujourd’hui qu’il se porte lui aussi candidat à la présidence du parti.
Le parti des Verts tiendra son congrès les 11 et 12 juin à Kuopio.
HS

Extrême-droite

Création d’un parti nazi en Finlande
Yle rapporte que l’on n’a pas vu de croix gammées sur les affiches électorales des législatives mais que cela pourrait être le cas aux prochaines élections. Créé il y a deux ans sous forme d’association, le parti national-socialiste de Finlande a l’intention de demander son inscription au registre des partis. Le parti a déjà du épurer de ses statuts les règles d’origine raciste et abandonner son nom en allemand. Le registre des associations a demandé des avis avant d’accepter le parti national –socialiste de Finlande. Une décision devrait être rendue en mai. Le nom du parti ferait réfléchir les autorités.
Appelé à donner son avis, le ministère des Affaires étrangères n’a pas trouvé de raison d’interdire un parti national-socialiste. « On n’a pas trouvé de caractère particulièrement fasciste. Nous essayons de voir ce que les statuts de l’association prévoient. Néanmoins, la liberté d’association est centrale dans le système des droits de l’homme et on peut difficilement la restreindre », selon la directrice des Affaires juridiques du MAE.
Si le registre des associations accepte ses statuts, le parti national-socialiste commencera à récolter les 5000 signatures nécessaires pour son inscription sur le registre des partis.
Yle

Politique européenne et étrangère

Corée du Nord

Propos de M. Ahtisaari
Helsingin Sanomat relève que M. Ahtisaari, qui s’est rendu en Corée du Nord avec ”les anciens” (the Elders), se déclare choqué de constater l’état des choses dans ce pays. Il relève que la détresse humaine en Corée du Nord est bouleversante. Il estime qu’il faudrait y faire parvenir de l’aide sans tarder.
Il envisage de faire appel entre autres aux Etats membres de l’UE pour obtenir une aide.
HS/sam/B4

Finlande – Russie

Le succès du train Allegro plus important que prévu
Le train rapide Allegro, qui est un projet en commun des chemins de fer finlandais et russes, a été un succès plus important que prévu. Le nombre de voyageurs entre Helsinki et Saint-Pétersbourg a augmenté de 40 % en février-mars par rapport à la même époque en 2010.
Il est prévu de doubler le nombre de trains à la fin du mois.
HS

Fortum en Russie
Kauppalehti relève que selon le directeur général du groupe énergétique Fortum, M. Kuula, son groupe entretient de bonnes relations avec la direction de la Russie. M. Kuula relève qu’un contact transparent et naturel avec la haute direction politique de la Russie est la condition d’investissements importants.
M. Kuula relève que son groupe participe, depuis les années 1990, au débat sur la réforme russe du marché de l’électricité de gros et à l’élaboration de la législation en la matière. Il relève que les contacts personnels ont plus de poids en Russie qu’en Finlande.
Les clients russes de Fortum sont des groupes industriels et des municipalités.
Concernant l’éventualité de prendre un fournisseur russe dans le cas où Fortum aurait une autorisation de construire un réacteur nucléaire en Finlande, M. Kuula souligne qu’il n’y a aucune obligation imposé par le fait que Fortum est établi en Russie.
Il admet que l’accident de Fukushima a freiné l’activité de Fortum dans la question nucléaire. Sans les évènements au Japon, le groupe promouvrait plus activement l’énergie nucléaire dans le programme du gouvernement.
KL/lun/4-5

Achat de WSOY par le suédois Bonnier

« Une institution culturelle finlandaise a changé de propriétaire » HS
Le groupe Sanoma a vendu la maison d’édition de littérature WSOY au suédois Bonnier qui lui vend ses activités d’édition scolaire en Suède et en Finlande.
Le groupe Sanoma souhaite se concentrer sur les médias et le matériel d’apprentissage.
Bonnier avait déjà acheté la maison d’édition Tammi en 1996 et la chaîne commerciale MTV3 en 2005.
HS/sam/C1

publié le 31/05/2011

haut de page