Les premiers ambassadeurs dans l’entre-deux guerres [fi]

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Après la rapide reconnaissance de l’indépendance de la Finlande par la France en janvier 1918, l’instauration des relations diplomatiques fut longtemps retardée par la guerre civile puis la question de la forme de gouvernement finlandais ainsi que les effets de la fin de la première guerre mondiale. C’est pourquoi, la nomination d’un représentant diplomatique de la France en Finlande n’intervint qu’en 1919.

Le consul Louis Raynaud avait eut un rôle décisif dans la rapidité de la reconnaissance française. Lui ont succédé par intérim Jean Poirot (1918-1919) et Jean de Faramond (1919). A la même époque, la France avait choisi d’envoyer une mission militaire à Helsinki, dirigée par le Colonel Georges Gendre. Ce n’est finalement qu’en juin 1919 que fut nommé le premier représentant diplomatique, Auguste Fabre, dont l’arrivée à Helsinki a permis une stabilisation des relations franco-finlandaises. André Ribot qui lui succède en 1921 ne restera lui aussi que deux ans.

Le plus emblématique des ambassadeurs de la période est sans doute Maurice de Coppet (photo ci-dessous, portrait de l’ambassadeur exécuté par le peintre Viljo Sjöström) qui fut nommé en novembre 1923 et passa six ans en poste dans la capitale finlandaise. Cet homme de lettres s’intéresse particulièrement à la culture, apprend le suédois et le finnois et traduit quelques classiques de la littérature finlandaise. Il a notamment laissé un fonds à la bibliothèque de l’université et une bourse qui permet d’offrir tous les trois ans un prix à une traduction depuis le français. Il quitte Helsinki en 1929.

Après l’intérim du chargé d’affaires Grandvier de l’Epervier, c’est le baron Gaston Moisson de Vaux qui arrive à Helsinki en 1930 (photo ci-dessous). A cette époque, l’ambassade était située en bas de l’Esplanade et la résidence dans la Maison Norrmén, à Katajanokka.
Son successeur sera Adrien Bonnefoy-Sibour, qui a fait carrière dans le corps préfectoral, de même que l’ambassadeur suivant Charles Magny, ancien directeur de la Sûreté nationale quand il arrive à Helsinki en novembre 1936, où il restera jusqu’en 1940.

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L’ambassadeur Maurice de Coppet, portrait de l’ambassadeur exécuté par le peintre Viljo Sjöström

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L’ambassadeur Gaston Moisson de Vaux, à son bureau dans la résidence située à l’époque dans la Maison Norrmén à Katajanokka

publié le 06/02/2017

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