Juin 2020

Mardi 30 juin 2020

Situation sanitaire

7214 cas en Finlande – 328 décès
THL annonce aujourd’hui 7 214 (+5) cas. Il y avait hier 328 (+0) décès, 23 (-1) personnes hospitalisées dont 0 (-1) en soins intensifs. THL actualise le nombre de cas chaque jour mais les autres chiffres seulement les lundis, mercredis et vendredis.
THL annonce qu’environ 243 100 tests ont été réalisés à ce jour (+3400).
Thl.fi

5 choses que la Finlande fera différemment en cas d’une deuxième vague de l’épidémie
Beaucoup de choses auront changé par rapport au printemps, si jamais on devait connaître une deuxième vague à l’automne. Y compris la législation.
Actuellement, le gouvernement assouplit les restrictions et la Finlande est en train de revenir à la normale. Il est toutefois clair que le virus n’est pas battu, loin de là. Tant que l’épidémie reprend des forces à l’étranger, il est possible qu’elle le fasse en Finlande aussi. Si cette éventualité se réalise, la Finlande est toutefois mieux préparée qu’elle ne l’était au printemps.
Yle rend compte de cinq choses qui aideront à faire face à l’épidémie.
• La capacité en matière de tests est multiple. La stratégie du gouvernement se repose sur le principe de « tester, tracer, isoler, soigner » et il s’agira d’identifier les personnes atteintes le plus tôt possible afin de les isoler et soigner. Au printemps, en raison du manque de matériel pour les tests, il n’était pas possible de le faire. La situation est désormais meilleure. Au lieu de 1700 tests par jour en mars, les 30 laboratoires concernés arrivent à analyser 13 000 tests par jour. Les connaissances permettant d’analyser les résultats sont également meilleures à ce jour.
• Un panel de plusieurs milliers de personnes est prévu pour le traçage, ainsi qu’une application mobile. Une formation est organisée pour les professionnels des soins de santé en matière de traçage. L’application mobile devrait être disponible à l’automne et la modification législative que sa mise en place nécessite devrait entrer en vigueur d’ici fin août.
• Les districts hospitaliers sont mieux préparés à augmenter le nombre de lits aux soins urgents. Comme le nombre de patients pouvant être accueilli aux soins urgents dépend avant tout de la suffisance en matière de personnel compétent, plutôt que des équipements, un nombre important de médecins et infirmiers a été formé en la matière dans chacun des districts.
• Les stocks de matériel de production ont été augmentés. La Finlande avait prévu que les districts hospitaliers disposent de stocks suffisants pour un usage habituel de trois à six mois. À ce jour, on sait qu’en cas d’une épidémie telle que celle du coronavirus, ce n’est pas du tout assez. Une production finlandaise de matériel de production a été lancée pour pallier la situation. De 22 000 à 56 000 masques FFP2 et 3 sont actuellement produits par jour. Selon le ministère des Affaires sociales et de la Santé, ce n’est toujours pas suffisant dans l’hypothèse où l’épidémie repartirait, mais à côté de la production nationale, la Finlande acquiert du matériel à l’étranger.
• La législation a été modifiée afin qu’elle permette une meilleure gestion d’une épidémie. La législation normale ne permet pas de restreindre les droits fondamentaux autant qu’il est nécessaire pour lutter contre une épidémie virulente. Il a fallu recourir à la législation sur l’état d’urgence pour passer au télé-enseignement, par exemple. Des modifications législatives ont été effectuées et d’autres sont en cours (concernant notamment la loi sur les maladies infectieuses et celle sur l’enseignement) afin de ne plus avoir besoin de déclarer l’état d’urgence.
Yle

Vaccin
Le ministère des Affaires sociales et de la Santé annonce que la Finlande est en train de négocier de différents côtés l’acquisition d’un vaccin contre Covid-19. Selon Päivi Sillanaukee du ministère, outre négocier directement avec les fabricants, il s’agit éventuellement de participer à l’acquisition en commun qui se prépare entre la France, l’Allemagne, l’Italie et les Pays-Bas, ainsi que de participer au projet de la Commission européenne de négocier pour les Etats membres. Une possibilité pourrait également s’ouvrir par le projet piloté par WHO et d’autres organisations internationales.
La Finlande a prévu cent millions d’euros pour l’acquisition.
HS/A11

Des cas de coronavirus liés aux conditions de logement des travailleurs étrangers
Des chantiers de construction, navale ou d’immobilier, emploient des travailleurs étrangers qui sont souvent hébergés dans des locaux communs.
A Turku, neuf cas ont été constatés, la semaine dernière, concernant des personnes dont au moins une partie travaille au chantier naval de Turku. A Helsinki, durant les deux dernières semaines, douze cas ont été rapportés, dont la plupart dans des entreprises de sous-traitance des chantiers de construction.
La confédération de l’industrie, Teollisuusliitto, estime que la quarantaine prévue à l’arrivée en Finlande des travailleurs étrangers n’a peut-être pas été pleinement observée.
HS/A10

Économie

Fusion de Metso et Outotec
Helsingin Sanomat publie un article sur la fusion, le 1er juillet, de Metso, groupe de construction mécanique et Outotec, groupe de technologies minières, en qualifiant le groupe ainsi créé d’un des plus grands du monde dans le secteur minier et de carrière, avec un chiffre d’affaires de 4,2 milliards d’euros l’année dernière, et 15 600 employés. Même si seulement 2600 des emplois sont en Finlande, la R&D du futur groupe se fera ici. L’État est actionnaire dans les deux groupes à hauteur de 15 %. Parmi les autres actionnaires, des groupes d’assurance retraite et des fonds de retraite.
HS/lun/A25

Confiance des consommateurs en hausse
Selon l’Institut national d’études statistiques, la confiance des consommateurs dans l’économie du pays s’est améliorée depuis ce printemps. Contre -13,9 en avril et -9,0 en mai, l’indicateur de l‘Institut des statistiques montre en juin une confiance de -3,9. Notons qu’en juin 2019, la confiance était à -4,6, la moyenne de longue terme étant de -1,8.
HS/A29

Confiance de différents secteurs de la vie économique
Les indicateurs du patronat EK concernant la confiance des acteurs la vie économique montrent une amélioration dans le secteur de services, l’industrie et le commerce de détail. Dans le bâtiment, la confiance est toujours en baisse. Les perspectives pour ce secteur ainsi que pour les exportations ne sont pas optimistes car les commandes continuent à diminuer.
HS/A30

Sécurité

Pas de nouvelles précisions sur les substances radioactives détectées à Helsinki et Kotka
Les résultats des mesures effectuées par le Centre de sécurité des radiations (STUK) ne permettent pas de déterminer la cause de la radioactivité détectée dans la région de la mer Baltique. Des taux inhabituels d’isotopes de cobalt, ruthénium et césium avaient été détectés à Helsinki les 16 et 17 juin et à Kotka entre le 15 et le 22 juin. Après ces dates, aucune anomalie n’a été remarquée.
Selon le directeur de laboratoire du Centre de sécurité des radiations (STUK), Aleksi Mattila, de petites quantités de zirconium et de niobium ont été trouvées dans des analyses plus précises, en plus des substances préalablement mentionnées.
Mattila souligne néanmoins que les quantités détectées sont tellement infimes qu’elles n’auront pas d’effet ni sur la santé, ni sur l’environnement. Il précise par ailleurs, qu’il n’y a pas lieu de redouter un accident quelconque.
Il estime que les substances radioactives en question pourraient provenir d’une simple manœuvre normale ou de maintien dans une centrale nucléaire.
Mattila affirme que des substances radioactives de ce type sont détectées quelques fois tous les ans, et l’origine de ces cas reste la plupart du temps inconnue. STUK a été en contact avec les centrales nucléaires finlandaises où des émissions n’ont pas été remarquées.
Selon Mattila, le jour des mesures faites à Helsinki, les masses atmosphériques soufflaient de l’est. Néanmoins il est difficile d’en déduire la provenance. ”Dès lors que nous effectuons des calculs sur le lieu d’origine des fuites, on revient plusieurs jours en arrière et la zone en question s’agrandit. Il est par conséquent difficile d’en tirer des conclusions.
La Russie a décrété que ses centrales nucléaires fonctionnent de manière irréprochable et que les émissions de substances radioactives restent dans la limite des taux autorisés.
”Les mêmes substances ont été détectées en Suède et en Estonie”, affirme Mattila qui précise que, par contre, les analyses faites en Norvège, qui avaient révélé la présence de l’iode, ne sont pas liées à celles de la Finlande.
Yle

L’explosion au Théâtre de la ville était un accident du travail
L’explosion qui a eu lieu hier au Théâtre de la Ville d’Helsinki était un accident du travail. Une personne, qui effectuait des travaux de maintenance d’un extincteur automatique, a été blessée.
La police pense que l’explosion a été provoquée par le gaz qui s’est échappé de tuyaux de zinc secs dans un lieu exigu.
Yle

Première ministre Marin – Twitter

”Et si Trump avait vu le faux tweet de Sanna Marin ?” se demande une journaliste de Helsingin Sanomat
”De nos jours, un État doit constamment rectifier les fausses informations qui circulent dans le monde. Le dernier exemple nous a été donné le week-end dernier avec le tweet faussement attribué à la Première ministre Sanna Marin qui aurait commenté le livre de John Bolton et critiqué Donald Trump”, écrit la journaliste Laura Halminen dans Helsingin sanomat.
”Que le tweet tombe entre les mains du président Donald Trump aurait été la pire des choses”, poursuit la journaliste. ”Un président, qui a 83 millions de suivis sur Twitter et dont chaque tweet constitue une information d’une portée mondiale, peut causer des nuisances incontrôlables. Un tweet isolé pourrait, le cas échéant, empoisonner de maintes manières les relations entre la Finlande et les États-Unis. La Russie pourrait tenter de brouiller les rapports entre la Finlande et les États-Unis afin d’en tirer profit. Ceci concorderait avec les actions précédentes des Russes qui tendaient à ébranler la politique intérieure américaine, notamment en se faisant passer pour des racistes activistes”.
HS30.6/A26

Lundi 29 juin 2020

Situation sanitaire

7209 cas en Finlande – 328 décès
THL annonce aujourd’hui 7 209 (+18) cas. Il y avait hier 328 (+0) décès, 23 (-1) personnes hospitalisées dont 0(-1) en soins intensifs. THL actualise le nombre de cas chaque jour mais les autres chiffres seulement les lundi, mercredi et vendredi.
THL annonce qu’environ 239 700 tests ont été réalisés à ce jour (+2200).
Thl.fi

Parlement

Le Parlement n’a pas accordé la levée de l’immunité de Juha Mäenpää
Le Parlement a refusé, par 121 voix contre 54, la demande du procureur général de lever l’immunité parlementaire du député des Vrais Finlandais Juha Mäenpää. Il aurait fallu une majorité des cinq sixièmes. Ainsi, les Vrais Finlandais auraient pu empêcher la levée à eux seuls, mais les Démocrates-chrétiens, quelques députés du Rassemblement national (4) et du Centre (6), ainsi que l’unique député du mouvement Liike nyt se sont joints à eux.
Le président du groupe parlementaire du Kokoomus, Kai Mykkänen, souhaite qu’à l’avenir le présidium du Parlement se montre plus sévère à l’égard de ce genre de propos. Le président du groupe social-démocrate, Antti Lindtman, estime que le résultat du vote souligne le rôle du Parlement concernant la discipline.
Les Vrais Finlandais se félicitent du fait que la liberté d’expression ne soit pas restreinte par une levée de l’immunité et soulignent le nombre important d’absents [en particulier 13 députés du Rassemblement national].
Le procureur général Raija Toiviainen regrette que l’affaire n’ait pas pu être traitée par le tribunal. Elle estime qu’il est probable que M. Mäenpää aurait été condamné.
Elle rappelle, à l’instar des députés comme Antti Kurvinen, président du groupe centriste, qu’il est possible au Parlement de promouvoir ses idées en s’exprimant dans le respect de la loi.
La présidente du Parlement, Anu Vehviläinen (Centre), estime que l’affaire rappelle à tous l’importance d’un comportement digne des députés. Elle espère que le débat mené sur le sujet incitera les députés à modérer leurs propos.
HS/sam/A14-16

Sanna Marin – Twitter

Un faux commentaire de Sanna Marin suscite le tumulte
Selon un tweet mensonger, la Première ministre Sanna Marin aurait commenté le livre de John Bolton et critiqué Donald Trump.
Pendant le week-end, un message a circulé sur Twitter prétendant citer un commentaire de Sanna Marin. Le message avance que Marin aurait commenté le livre de John Bolton qui révèle notamment que le président Trump croyait que la Finlande faisait partie de la Russie.
L’auteur du message prétend également que Marin aurait affirmé que les Finlandais sont de cet avis sur les États-Unis depuis le 20 janvier 2017, premier jour de présidence de Donald Trump.
Le secrétariat du Premier ministre s’est empressé de démentir ce message. L’ambassade de Finlande à Washington a, pour sa part, envoyé le communiqué suivant : ”À noter que ce tweet attribué au Premier ministre finlandais est inexact”, a écrit l’attachée de presse Helen Liikanen-Renger sur Twitter.
Néanmoins, le message s’est propagé rapidement sur Twitter. Dimanche il avait déjà été approuvé par 100 000 personnes et des dizaines de milliers d’utilisateurs l’avaient transféré à d’autres, notamment le général américain à la retraite et ancien directeur de la CIA, Michael Hayden, et l’ex-président estonien Toomas Hendrik Ilves. Le secrétariat du Premier ministre avait d’ailleurs été contacté par le journaliste de CNN, Daniel Cale, qui demandait des précisions.
Pour l’instant, le secrétariat du Premier ministre ne pense pas que le tweet ait été envoyé dans le but de nuire. Il est probable qu’il provienne d’une émission de télévision satirique en Grande-Bretagne.
HS/lun/A15

Soins de santé

Le Parlement a approuvé le minimum concernant les personnels des soins
La Parlement a adopté, vendredi, la réforme de la législation qui déterminera le nombre minimum de personnels des soins pour les personnes âgées. La loi entrera en vigueur le premier août 2020 avec une période de transition. À compter du premier avril 2023, il faudra 0,7 soignant par patient pour les soins 24h/24.
HS/sam/A12

Économie

Endettement
Le Helsingin Sanomat publie un sondage effectué auprès des Finlandais concernant la dette publique. 44 % des personnes interrogées se déclarent quelque peu inquiètes, 32 % très inquiètes, alors que 13 % des personnes interrogées ne sont pas particulièrement inquiètes et 7 % ne le sont pas du tout.
54 % des Finlandais trouvent toutefois acceptable le fait que le pays s’endette plus dans le but d’atténuer les effets de la crise du coronavirus. 16 % des Finlandais ne sont pas d’accord pour s’endetter plus, même dans le contexte de l’épidémie.
HS/lun/A7

Travail saisonnier dans les fermes

Conditions des travailleurs dans des fermes agricoles
Le Helsingin Sanomat publie un article sur les conditions de logement et de travail dans une ferme productrice de fraises en Savonie du Nord. Les cinq Finlandaises interviewées pour l’article attestent de problèmes concernant l’état des locaux, ainsi qu’au niveau des conditions et contrats de travail.
Le ministère des Affaires sociales et de la Santé relève que les problèmes dans certaines exploitations sont déjà connus des autorités qui les surveillent. Comme, traditionnellement, la majeure partie des travailleurs saisonniers dans les exploitations agricoles sont des étrangers, et que cette année, il y a plus de Finlandais, le ministère s’attend à ce qu’il y ait davantage de plaintes. Les travailleurs étrangers ne se plaignent pas facilement auprès des autorités : ils sont obligés de se satisfaire de leurs conditions de travail ou choisiront sinon une autre ferme l’année suivante.
Le ministre de l’Agriculture Jari Leppä (Centre) se déclare étonné des problèmes évoqués. Il souligne qu’il est essentiel que les autorités interviennent en cas de plaintes des travailleurs et rappelle l’importance de respecter les conventions collectives.
HS/sam/A22, dim/A11, lun/A15

Sécurité

Des substances radioactives détectées à Helsinki
Des substances radioactives pouvant provenir d’une centrale nucléaire ont été détectées à Helsinki. Selon le directeur de laboratoire du Centre de sécurité des radiations (STUK), Aleksi Mattila, les isotopes détectés - cobalt, ruthénium et césium - se forment dans les réacteurs nucléaires dès lors que le carburant se dissocie et l’énergie se libère.
Les mêmes substances ont été détectées en Suède et, selon Mattila, il pourrait s’agir d’une même origine, encore inconnue.
Mattila souligne néanmoins que les quantités détectées sont tellement infimes qu’elles n’auront pas d’effet ni sur la santé, ni sur l’environnement.
HS/dim/A15

Défense

La rapide levée des restrictions du Covid-19 ne touchent pas la défense nationale
Le contingent de juillet commencera son service dans les conditions d’exception mises en place en mars
Début mars, les conscrits ont été répartis en trois unités qui sont restées séparées les unes des autres pendant des mois. Ces unités se déplacent par rotation tous les quinze jours.
La défense nationale suit la levée des restrictions nationales mais agit selon son propre agenda. Ainsi le contingent de juillet commencera son service dans les conditions d’exception mises en place en mars.
Les garnisons se sont consciencieusement protégées contre le coronavirus : seuls 18 conscrits et 19 employés appartenant au personnel professionnel ont été contaminés.
Par ailleurs, la défense nationale a participé à treize tâches d’assistance aux autorités liées à la situation du coronavirus. Une majorité de ces travaux concernaient un soutien matériel et des transports, notamment des prêts de lits de campagne et de respirateurs. Le personnel de la défense nationale a réalisé la grande partie des tâches, mais les conscrits y ont participé de manière visible, notamment dans la surveillance lors de l’isolement de la région d’Uusimaa.
HS/26.6.

La Finlande renouvelle toute la surveillance technique de sa frontière orientale
”Nous ne pouvons pas nous fier uniquement à la surveillance frontalière par la Russie”, affirme le chef du Corps des gardes-frontières, Pasi Kostamovaara. Il craint, avec la levée des restrictions de circulation mises en place depuis le Covid-19, que l’immigration illégale, en provenance du sud et de l’est, n’en sorte renforcée.
”La Finlande dépensera 25 millions d’euros pour améliorer son système de surveillance frontalière technique qui date des années 1990”, explique la ministre de l’intérieur Maria Ohisalo.
La frontière, longue de 1 340 kilomètres, est difficile à surveiller par les 1 400 gardes-frontières (sur une totalité de 2 900) placés sur la frontière orientale finlandaise. Cela donne une moyenne d’un garde-frontière pour deux kilomètres carrés.
L’arrivée en 2015–2016 d’environ 1 700 demandeurs d’asile de 36 nationalités différentes, à bicyclette et dans de vieilles voitures de marque Lada, à la frontière orientale en Laponie finlandaise, avait réveillé les Finlandais face aux nouvelles menaces hybrides. Deux ans plus tard, une organisation d’immigration illégale a été démantelée sur le canal de Saimaa.
Les millions alloués au Corps des gardes-frontières permettront notamment d’installer des capteurs et une nouvelle technique de reconnaissance sur la frontière est. ”Cela nous permettra de mieux transmettre l’information au centre des commandes et aux patrouilles. De plus, l’information pourra être partagée avec la police”, indique Kostamovaara.
La surveillance par caméras, radars et senseurs sera également renouvelée dans les zones maritimes.
En plus des nouveaux investissements, le Corps des gardes-frontières obtiendra une augmentation de dix millions d’euros pour ses dépenses d’activités pour les deux années à venir. Cela permettra de recruter de nouveaux agents pour remplacer les départs à la retraite. ”Cela évitera la réduction d’environ 150 personnes. Ainsi nous pouvons continuer avec les effectifs actuels”, affirme Ohisalo.
IL25.6.

L’ex-commandant de l’armée de l’air condamné par la cour suprême
L’ex-commandant de l’Armée de l’air, Sampo Eskelinen, a été condamné à 30 jours-amendes pour délit de service dans l’affaire des exercices volontaires de Lemmenjoki.
La Cour suprême a confirmé le jugement rendu préalablement par la cour d’appel d’Helsinki.
Selon la Cour suprême, Eskelinen, en sa qualité de commandant de l’Armée de l’air, s’est rendu coupable d’un délit de service en omettant d’entamer immédiatement une enquête préliminaire sur le comportement du commandant de l’escadron de la Carélie, Markus Päiviö.
De nombreuses personnes avaient signalé le comportement et les propos déplacés de Päiviö en état d’ébriété lors d’un exercice volontaire à Lemmenjoki en septembre 2017. Eskelinen aurait dû demander une enquête judiciaire au plus tard le 3 octobre alors qu’il l’a fait seulement le 18 décembre 2017.
Markus Päiviö avait été condamné en juin 2019 par la cour d’appel d’Helsinki à 60 jours-amendes pour délit de service, diffamation et abus de sa position de supérieur.
Soupçonné de délit de service, le commandant des forces de la défense nationale, Jarmo Lindberg, avait, quant à lui été acquitté en mars dernier dans cette même affaire.
HS/lun

France – Finlande : Culture

Irina Björklund
Helsingin Sanomat publie une interview avec Irina Björklund, actrice et chanteuse installée dans le Sud de la France. Notons que la France l’a décorée en 2016 des insignes de Chevalier dans l’Ordre national des Arts et Lettres.
HS/sam/C1-3

Vendredi 26 juin 2020

Situation sanitaire

7 1791 cas en Finlande – 328 décès
THL annonce aujourd’hui 7 191 (+19) cas. Il y avait hier 328 (+1) décès, 24 (+2) personnes hospitalisées dont 1 (-1) en soins intensifs. Depuis cette semaine, THL actualise le nombre de cas chaque jour mais les autres chiffres seulement les lundi, mercredi et vendredi.
THL annonce qu’environ 237 500 tests ont été réalisés à ce jour (-500) (sic !).
Thl.fi

Parlement

L’opposition rappelle l’importance des mesures en faveur de l’emploi
Débat animé en séance plénière
Le Parlement a débattu de la quatrième rallonge budgétaire en séance plénière, hier. Il s’agit de crédits supplémentaires de quatre milliards d’euros, principalement pour la gestion de problèmes engendrés par la crise du covid-19, sous forme d’aides aux entreprises, pour l’augmentation du nombre d’étudiants admis aux universités, et pour l’organisation des services des communes.
L’opposition a critiqué le gouvernement concernant l’endettement, les plans de long terme pour gérer la dette et le peu de mesures en faveur de l’emploi. Les représentants des partis de la coalition ont toutefois indiqué que l’opposition n’a pas pour autant proposé de coupes dans les crédits, à l’exception des Vrais Finlandais qui auraient souhaité supprimer les 2,9 millions d’euros prévus pour les salaires des secrétaires d’Etat et de conseillers spéciaux des ministres.
Le Rassemblement national a regretté l’insuffisance de mesures prévues en faveur de l’emploi. Selon Timo Heinonen, député, le parti déposera une motion de censure contre le gouvernement Marin. Il précise que ce n’est pas le fait de s’endetter qui dérange le parti, mais le fait de ne pas avoir pris de décisions concernant l’emploi. Il estime qu’une société construite sur la dette n’est pas durable et que la Finlande ne pourra pas se permettre de financer des services au moyen de dettes importantes.
Pia Viitanen, PSD, a constaté que l’opposition, et le Rassemblement national en particulier, n’ont pas proposé de vraies alternatives.
Le ministre des Finances, Matti Vanhanen, a constaté que, concernant les mesures en faveur de l’emploi, il s’agissait d’évaluer encore l’objectif. Il souligne que l’on ne peut pas fixer de paramètres définis pour l’instant du fait que la situation change.
HS

Le Parlement n’a pas autorisé la levée de l’immunité parlementaire du député Mäenpää
Le Parlement n’a pas levé l’immunité parlementaire du député des Vrais Finlandais Juha Mäenpää. 121 députés étaient favorables à la levée de l’immunité contre 54 députés qui ont voté contre. Il aurait fallu une majorité des cinq sixièmes.
Yle

Education

Les étudiants ont passé plus de cours et d’examens ce printemps du fait des circonstances exceptionnelles
Les étudiants ont travaillé plus ce printemps qu’en temps normal. Ils ont eu plus de temps pour étudier du fait que beaucoup d’entre-eux ont perdu le travail qu’ils avaient à côté de leurs études. En avril-mai, ils ont obtenu au total au moins 45 000 unités de valeur de plus qu’à la même époque l’année dernière. En mars, lors du passage en télé-éducation, le nombre d’unités de valeur a toutefois momentanément fléchi.
Plusieurs universités et universités professionnelles ont proposé des cours en ligne gratuitement, ce qui a également pu jouer pour l’augmentation.
HS

Economie

Le nombre d’entreprises qui exportent aurait diminué d’un cinquième
Selon la Confédération des industries finlandaises EK, environ 5 000 entreprises finlandaises ont dû se retirer des opérations d’exportation.
L’estimation est basée sur une enquête auprès des petites et moyennes entreprises, dans laquelle EK a cartographié l’impact de la crise du coronavirus sur la croissance des entreprises et les exportations en juin.
Selon l’enquête, 22% des employeurs du secteur des PME exportent ou se livrent désormais à d’autres activités internationales. Sur cette base, EK estime qu’il existe environ 18 000 sociétés qui exportent soit 5 000 de moins que l’été dernier. Le nombre d’entreprises exportatrices aurait donc diminué d’environ un cinquième par rapport à il y a un an.
Dem

Finlande – Suède

La Finlande serait prête à aider la Suède dans les soins dans les régions du Nord
La Suède s’est renseignée en la matière mais n’a pas fait de demande d’aide officielle
La Suède s’est renseignée de façon non-officielle sur le fait de savoir si la Finlande serait disposée à l’aider dans les soins de patients nécessitant des soins urgents autres que ceux atteints du covid-19.
Selon la ministre de l’Intérieur, Maria Ohisalo, la Finlande est prête à aider son voisin par tous les moyens, par exemple dans les soins urgents et dans les tests de coronavirus. Elle indique que les ministères compétents échangent sur le sujet. Elle aura, quant à elle, des échanges avec ses homologues nordiques, aujourd’hui, sur notamment les restrictions à la circulation frontalière et sur la préparation face à une deuxième vague éventuelle de l’épidémie.
Thomas Blomqvist (Parti suédois), ministre chargé de la Coopération nordique, constate que dès le début de l’épidémie, les pays nordiques ont eu des échanges sur une aide mutuelle. A ce moment-là, la Suède avait exprimé sa disposition d’aider la Finlande si sa capacité des soins urgents était dépassée.
Helsingin Sanomat considère la proposition d’aide comme un geste de « réconciliation » de la part de Finlande dans le contexte des restrictions frontalières maintenues avec la Suède, qui sont mal vues par un nombre de Suédois.
Les hôpitaux dans le Nord de la Finlande seraient plus facilement accessibles pour les communes dans le Nord de la Suède, que les hôpitaux suédois plus au Sud. A Kiiruna et à Jällivaara en Suède, le nombre de cas de Covid est reparti à la hausse.
Les hôpitaux finlandais à Rovaniemi, à Tornio et à Oulu estiment qu’il serait plus simple d’orienter vers la Finlande des patients non pas atteints du coronavirus maintenant que la situation en Finlande s’est calmée. Les cas d’infection de covid nécessiteraient des arrangements spéciaux qui ne sont pas en place dans ces hôpitaux-là.
Jukka Mattila, médecin en chef du district hospitalier de Laponie, indique que les organisations de soins spécialisés des régions dans le Nord de Finlande, de Suède et de Norvège ont une bonne coopération de longue date. Durant l’hiver et le printemps, ils ont été en contact hebdomadaire.
HS

Ouverture des frontières

THL commente la situation en Allemagne
Le gouvernement prévoit de supprimer des restrictions concernant les déplacements avec un nombre de pays à compter du 13 juillet. Parmi les pays éventuellement prévus, au 21 juin figurait l’Allemagne dont la situation a changé depuis.
Taneli Puumalainen, médecin en chef auprès de THL, relève que l’Allemagne a mis en place des mesures très strictes pour pouvoir maitriser les foyers d’épidémie. Il rappelle que le gouvernement prévoit de revoir, pour le 10 juillet, la liste de pays éventuellement concernés par l’assouplissement. L’évolution de la situation en Allemagne sera ainsi également sous la loupe.
KL

Les voyages entre la Finlande et la Russie seront les derniers à être rouverts, selon la ministre de l’Intérieur
La situation en matière d’épidémie s’est calmée en Finlande, mais ce n’est pas le cas des deux pays voisins, la Suède et la Russie. Concernant l’assouplissement des restrictions frontalières, le critère actuel est un maximum de huit nouveaux cas de coronavirus pour 100 000 personnes au cours des 14 derniers jours dans le pays en question. La ministre de l’Intérieur, Maria Ohisalo, relève qu’il est prévu par la suite d’étudier la possibilité de solutions isolées concernant certains pays, dont éventuellement la Suède.
Elle souligne l’importance de coopérations transfrontalières et du fait d’arriver à maîtriser la situation partout.
Concernant la Russie, elle note que le gouvernement suit tout le temps l’évolution de la situation dans le monde entier. La Russie sera probablement parmi les pays concernant lesquels les restrictions seront levées en dernier.
Elle rappelle d’ailleurs que des personnels des gardes-frontières ont dû être exceptionnellement déplacés du côté de la frontière de l’Ouest. Dans la perspective de l’ouverture des frontières extérieures [de l’UE], il faudra que suffisamment d’effectifs soient à nouveau déployés à la frontière de l’Est.
Avant d’autoriser les voyages touristiques entre la Finlande et la Russie, il s’agira certainement rouvrir les déplacements professionnels. Mme Ohisalo note que c’est une discussion qui sera menée y compris au niveau européen. Aucun pays membre ne prendra de décisions entièrement divergentes par rapport aux autres, selon elle.
Concernant la Suède, elle note que la libre-circulation et la coopération nordique sont des valeurs importantes auxquelles il faut tenir. Il serait dans l’intérêt de la Finlande de pouvoir revenir à la normale le plus rapidement possible. Mme Ohisalo considère qu’il faut pouvoir soutenir les pays autour de nous, dans la mesure du possible.
Taneli Puumalainen, médecin en chef auprès de THL, note que la situation épidémiologique en Suède ne s’est pas reflétée sur la Finlande durant le printemps et le début de l’été.
Yle, KL

Europe

La Finlande a reçu la réponse du service juridique du Conseil à sa question sur le Fonds de relance de l’UE : la proposition ne viole pas les traités de l’UE
La Finlande, ainsi que quelques autres pays de l’UE, ont demandé au Conseil d’évaluer si la proposition de la Commission pour un Fonds européen de relance viole les traités de l’Union.
Selon Yle, la Finlande a reçu hier une réponse du Conseil déclarant que la proposition de la Commission était conforme aux traités. Cependant, certaines choses devront encore être précisées.
La Finlande avait demandé aux services juridiques du Conseil de l’UE de vérifier si la proposition de la Commission était conforme aux traités, en particulier en ce qui concerne deux questions, l’équilibre du budget de l’UE et la solidarité financière. En effet, conformément à l’article 310 des traités de l’UE, les recettes et les dépenses figurant au budget doivent être équilibrées. En outre, l’article 125 interdit aux États membres d’assumer la responsabilité des dettes d’autres pays.
La proposition de la Commission se fonde sur l’article 122, qui dispose que les principes des traités peuvent être écartés, par exemple, en raison de "catastrophes naturelles ou d’événements exceptionnels". La Finlande a également demandé au Conseil si la situation causée par le coronavirus répondait à ces critères.
Le rapport reçu par le gouvernement n’est pas public en vertu d’une exception au règlement de l’UE sur la transparence.
Sur la base d’informations préliminaires, le rapport répond aux préoccupations juridiques de la Finlande. Vendredi prochain, la réponse du Conseil sera discutée au Comité interministériel sur les affaires européennes du gouvernement finlandais.
En outre, la Première ministre Sanna Marin a présenté hier les positions politiques de la Finlande sur le plan de relance et le cadre financier de l’UE à Charles Michel, président du Conseil européen. La position finlandaise est que le plan de relance proposé de 750 milliards d’euros est trop important et trop axé sur les subventions.
Michel s’entretiendra avec les dirigeants de tous les pays de l’UE avant le sommet des 17 et 18 juillet, où les États membres chercheront une position commune sur le plan de relance.
Yle

Environnement – biodiversité

Selon une étude, la Finlande est parmi les pays qui s’occupent le moins bien dans le monde de la biodiversité
Yle rend compte d’une étude du centre de ressources naturelles Luke sur la biodiversité selon laquelle le peu de bois et d’arbres laissés pourrir dans les forêts finlandaises constitue le facteur le plus important du point de vue de menace pour les espèces. Lorsque les finlandais coupent du bois, ils laissent bien moins d’arbres à pourrir dans les forêts par rapport aux autres pays de la zone boréale. Dans les autres pays de la zone de conifères, il a été constaté dès les années 1980 que, pour préserver la biodiversité, il faut plus de bois vivants et de bois pourris.
En Finlande, on garde généralement quelques mètres cube de bois sur un hectare, alors qu’il serait important de maintenir des arbres sur une étendu d’un demi-hectare. En Suède, par exemple, on garde 11 % des arbres là où on effectue des coupes, contre moins de 3 % en Finlande.
La Finlande s’est engagée à mettre fin à la diminution de la biodiversité pour 2020. Selon Ilkka Vanha-Majamaa, chercheur de Luke, aucune mesure de grande envergure n’a été prise. Les parcs et zones naturels protégés ne suffisent pas. En Finlande du Sud, 97 % des forêts sont des forêts d’utilisation économique.
Il faudrait surtout développer les façons de mettre en place les coupes, mais également augmenter le nombre de zones protégées, selon lui.
Yle

Jeudi 25 juin 2020

Situation sanitaire

7 172 cas en Finlande – 327 décès
THL annonce aujourd’hui 7 172 (+5) cas. Il y avait hier 327 (-) décès, 22 (+1) personnes hospitalisées dont 2 (-) en soins intensifs. Depuis cette semaine, THL actualise le nombre de cas chaque jour mais les autres chiffres seulement les lundi, mercredi et vendredi.
THL annonce qu’environ 237 900 tests ont été réalisés à ce jour (+2400).
Thl.fi

L’épidémie de coronavirus continue de se calmer - des cas d’infection restent possibles
Selon l’évaluation publiée le 25 juin 2020, l’épidémie de coronavirus s’est calmée en Finlande. Le nombre de cas signalés chaque semaine au registre des maladies transmissibles continue de diminuer.
Maintenant, le facteur de reproduction R0 estimé est entre 0,40 et 0,75. Le nombre est légèrement inférieur à la semaine précédente. Cela signifie que l’épidémie de coronavirus continue de ralentir en Finlande.
Au cours de la dernière période (15-21 juin), aucun nouveau cas n’a été signalé dans 14 districts hospitaliers. Très peu de nouveaux cas ont été signalés dans les districts hospitaliers autres que le district hospitalier d’Helsinki et Uusimaa (HUS). Le nombre de nouveaux cas dans le district hospitalier d’Helsinki et Uusimaa a également continué de diminuer par rapport à la semaine précédente.
Le nombre de patients hospitalisés en raison de la maladie COVID-19 a diminué et les prévisions prévoient que le nombre de nouvelles périodes d’hospitalisation et de soins intensifs continuera de diminuer encore la semaine prochaine. Seuls quelques patients ont été en soins intensifs dans tout le pays au cours de la dernière période.
À l’heure actuelle, la capacité d’analyse des coronavirus des laboratoires est de plus de 13 000 échantillons par jour. Cela dépasse l’objectif fixé par le ministère des Affaires sociales et de la Santé, à savoir 10 000 échantillons. La semaine dernière, le nombre de personnes testées pour le coronavirus était à nouveau plus faible qu’au cours des semaines précédentes. Le pourcentage de cas positifs de COVID-19 de tous les échantillons prélevés a continué de baisser.
L’objectif pour la Finlande est toujours de tester tous les cas suspects. Il est donc important que le seuil pour que les personnes se fassent tester reste très bas. Les tests aident à identifier les sources d’infection et les chaînes de transmission et à prévenir de nouvelles infections.
En Finlande, environ 6 600 personnes ont guéri de la maladie COVID-19.
Vn.fi
Le communiqué en anglais : https://valtioneuvosto.fi/-/1271139/koronavirusepidemia-on-rauhoittunut-suomessa-tartunnan-mahdollisuus-on-silti-olemassa?languageId=en_US

L’épidémie a augmenté les inégalités et l’exclusion des jeunes et des enfants
Selon une étude d’un groupe de travail du ministère des Affaires sociales et de la Santé, désigné pour étudier les effets de l’épidémie sur le bien-être des enfants et des familles et sur la réalisation des droits des enfants, la crise du coronavirus, qui a eu un effet sur l’ensemble des enfants et adolescents, a eu des conséquences particulièrement négatives pour les jeunes qui avaient déjà des problèmes. La durée et l’étendue de l’impact de la crise varie d’un jeune à l’autre.
Selon le président du groupe de travail, spécialiste auprès de l’organisation MLL, Esa Iivonen, le rapport est une sorte de bilan rapide sur la situation qu’il s’agira d’approfondir. Selon lui, la situation de plusieurs groupes d’enfants nécessite une attention et un soutien de courte et de longue durée. Il s’agit par exemple de familles dont l’existence a souffert de la crise, d’enfants et d’adolescents handicapés, d’enfants placés et de familles avec des problèmes de santé mentale ou liés à l’usage de stupéfiants.
Le groupe de travail souhaite que l’on rédige un plan global pour garantir le bien-être des enfants, qui est la base de l’apprentissage.
La crise a pesé également sur des parents qui auront besoin d’un soutien, eux aussi.
Le mandat du groupe de travail continue jusqu’au 31 octobre 2020.
HS

Des grands employeurs sont déjà revenus au travail présentiel avant même que le gouvernement modifie sa recommandation en matière de télétravail
Helsingin Sanomat a interrogé des employeurs sur le retour au travail présentiel, et plusieurs entre eux ne considèrent pas que la modification de la recommandation du gouvernement en la matière changera leur situation ni leurs plans concernant le retour au travail normal. Dans certains lieux de travail, on est déjà revenu en mode présentiel, tandis que d’autres poursuivent le télétravail, souvent jusqu’à fin août.
Le gouvernement ne recommande plus, à compter du 1er août, le télétravail.
Certains employeurs prévoient de maintenir des éléments du télétravail par la suite.
HS

Déplacements à et de l’étranger

Vous préparez un voyage à l’étranger ?
Helsingin Sanomat rappelle que le gouvernement finlandais prévoit d’autoriser davantage de tourisme à partir de la mi-juillet. Le gouvernement décidera au plus tard le 10 juillet avec quels pays les restrictions seront levées. Par la suite, la liste des pays autorisés sera revue toutes les deux semaines.
L’État finlandais ne restreint pas le mouvement de ses citoyens ni pour quitter le pays ni pour y revenir. Les restrictions liées au trafic frontalier s’appliquent pour les ressortissants étrangers qui veulent entrer en Finlande. En Finlande, la recommandation de mise en quarantaine après un voyage n’est vraiment qu’une recommandation, c’est-à-dire que la violation de celle-ci ne sera pas punie. Lors du retour en Finlande d’un pays pour lequel n’a pas été levé le contrôle aux frontières, il est recommandé de limiter les contacts étroits inutiles et de respecter une quarantaine volontaire pendant deux semaines. La quarantaine volontaire permet de se déplacer entre le travail et le domicile. De plus, les enfants sont autorisés à aller à l’école. THL recommande d’utiliser sa propre voiture et d’éviter les transports en commun.
Le Ministère des Affaires étrangères continue de recommander d’éviter le tourisme à part dans les six pays baltes et nordiques autorisés actuellement.
HS

Parti du centre

Selon un sondage, les centristes ne souhaitent pas la démission du gouvernement
Anneli Saarikko favorite pour la présidence
Iltalehti a effectué un sondage auprès des membres du groupe parlementaire et d’autres personnes influentes du Centre, dont 84 % souhaitent que le Centre continue à participer à la coalition dirigée par Sanna Marin, contre 16 % qui considéraient plus opportun de quitter le gouvernement.
Certains rappellent que le Centre n’est pas un parti qui fuit la responsabilité de participer à la coopération gouvernementale, au contraire des Vrais Finlandais. Ils estiment que le Centre dispose de son propre rôle dans le gouvernement actuel, notamment pour veiller aux finances de l’Etat et aux mesures écologiques raisonnables.
A l’intérieur du parti, il existe toutefois une minorité bruyante qui s’oppose à la composition gouvernementale actuelle. Pour cette opposition centriste, le PSD, les Verts et l’Alliance des gauches ne sont pas des partenaires convenables, surtout pas les deux derniers. Ils se méfient des augmentations fiscales et craignent que les entrepreneurs centristes choisissent par la suite de voter pour le Rassemblement national.
Pour ceux favorables à la participation au gouvernement, il importe de suivre la préparation des réformes comme celle des services sociaux et de la santé, des régions et celle concernant la sécurité sociale.
Concernant la présidence du parti, 47 % des personnes interrogées seraient favorables à ce que ce soit Annika Saarikko, alors que 32 % seraient favorables à Katri Kulmuni, actuelle présidente. 85 % souhaitent voir plusieurs personnes présenter leur candidature.
IL

Economie

Le pouvoir d’achat s’affaiblira temporairement cette année
La masse salariale globale diminue, l’inflation ralentit et les transferts de revenus augmentent, selon un récent rapport publié par le Ministère des Finances. Le rapport examine l’évolution des revenus, des prix, du pouvoir d’achat et de la compétitivité et leurs perspectives de développement.
Le pouvoir d’achat global des salariés dans l’économie nationale a augmenté de 2,1% en 2019. Le pouvoir d’achat global diminuera de 1,3% en 2020, mais augmentera à nouveau de 1,1% en 2021 et 2022. La croissance du pouvoir d’achat sera ralentie par l’épidémie de coronavirus et ses effets sur le développement économique.
En effet, avec la forte baisse de l’emploi, la masse salariale globale baissera de près de 3% cette année. Mais la croissance de la masse salariale globale reprendra à un rythme annuel inférieur à 3% dans les années à venir. L’augmentation de la main-d’œuvre et l’augmentation du niveau des revenus soutiendront la croissance de la masse salariale.
Les revenus nominaux ont augmenté de 2,2% l’an dernier. Les augmentations de salaires négociées pour 2020-2021 augmenteront les salaires de 1,2% cette année et d’environ un demi-point de plus l’an prochain. Les revenus devraient augmenter de 1,6% en 2020 et de 2,5% en 2021.
En Finlande, la rémunération par salarié a augmenté de 1,6% en 2019, contre une moyenne de 2,0% dans la zone euro. La Commission européenne prévoit que la rémunération des salariés finlandais augmentera en moyenne de 2,1% par salarié en 2019-2021, soit 1,1% de plus que la moyenne de la zone euro, mais pour la Finlande, par exemple, elle ne tient pas compte de l’effet de l’effet de la réduction temporaire des cotisations retraite.
Vn.fi

Enquête de la Chambre de commerce : le risque de faillite a diminué mais 40% des entreprises prévoient toujours des licenciements ou chômage partiel
Il y a eu un revirement dans les perspectives d’avenir des entreprises en juin, selon une récente enquête de la chambre de commerce finlandaise. Les entreprises estiment que le creux le plus profond provoqué par le coronavirus est passé.
"Nous sommes à un tournant : pour la première fois depuis mars, l’avenir proche semble plus rose ", explique Juho Romakkaniemi, directeur de la Chambre de commerce.
Environ 20% des entreprises qui ont répondu à l’enquête affirment que pendant l’épidémie de coronavirus, les ventes sont restées les mêmes ou ont augmenté. Au cours des deux prochains mois, 26% des entreprises s’attendent à ce que leurs revenus restent inchangés ou augmentent.
Selon l’enquête, la situation sur le marché du travail s’améliore également. En mars, plus de 60% des entreprises prévoyaient licencier ou mettre en chômage partiel leur personnel. Maintenant, le chiffre correspondant n’est que de 40%.
Le risque de faillite a également nettement diminué : 23% des entreprises estiment que le risque de faillite a considérablement augmenté, contre 33% en mars.
La direction est positive, mais la menace d’une deuxième vague de pandémie existe toujours. « Dans l’ensemble, la tendance est positive et les attentes se sont progressivement améliorées, même si nous sommes encore en difficulté. Il y a également de bonnes raisons de croire que la tendance positive se poursuivra. L’automne verra, par exemple, comment se développeront les exportations et s’il y aura une deuxième vague éventuelle de pandémie. Il existe des risques que cela entraîne alors un autre choc négatif pour l’économie », explique Romakkaniemi.
Parmi les entreprises qui ont répondu à l’enquête de la Chambre de commerce, 74% (contre 94% à la mi-mars) s’attendaient à ce que la crise du coronavirus ait un impact négatif sur leurs revenus au cours des deux prochains mois.
Les résultats montrent une grande variation selon les secteurs.
« Dans le secteur industriel, important pour la Finlande, 22% des entreprises s’attendent à ce que le chiffre d’affaires reste inchangé ou augmente. Dans l’ensemble, les ventes nettes devraient diminuer de 1 à 25%. En revanche, dans le secteur de l’hébergement et de la restauration, seulement 8% prévoient que le chiffre d’affaires restera inchangé ou augmentera et plus de 40% des entreprises prévoient une baisse de plus de 50% du chiffre d’affaires », explique Mauri Kotamäki, économiste en chef de la Chambre de commerce.
Kotamäki rappelle que bien que le débat public s’oriente déjà vers la reprise et les mesures structurelles, pour de nombreuses entreprises, faire face au choc du coronavirus reste un problème aigu. Selon lui, l’argent des consommateurs et des investisseurs devrait désormais être mobilisé.
Plus de 2 400 entreprises membres des chambres de commerce à travers la Finlande ont répondu à l’enquête.
KL

Editorial : Le coronavirus menace la compétitivité de la Finlande
Selon le ministère de l’Emploi et de l’Économie (MEE), il y avait à la fin du mois de mai 433 000 demandeurs d’emploi au chômage, soit 206 000 demandeurs d’emploi au chômage il y a un an. Ces chiffres ne sont pas en soi une surprise, car la crise a fait fermer les entreprises du secteur des services au printemps.
Les prévisions du marché du travail publiées par le ministère de l’Emploi et de l’Économie la semaine dernière étaient optimistes : le taux de chômage n’atteindrait que 7,6% l’année prochaine et le taux d’emploi devrait chuter à 70,8% avant de remonter à plus de 72% l’année prochaine.
Les prévisions du ministère de l’Emploi sont nettement plus optimistes que les récentes prévisions du ministère des Finances ou de la Banque de Finlande qui estiment que le chômage atteindra 9% et le taux d’emploi restera à 71%. D’après ces deux projections, il est clair que l’objectif du gouvernement d’un taux d’emploi de 75% ne sera pas atteint d’ici 2023.
La Banque de Finlande s’est également déclarée préoccupée par le fait qu’une forte plongée de l’économie affaiblirait la compétitivité des coûts de la Finlande. L’écart de compétitivité avec les principaux pays concurrents menace de se renforcer à nouveau, affaiblissant les perspectives d’emploi de l’industrie. Olli Rehn a appelé le marché du travail à surveiller la situation de près. "Il se peut que les partenaires sociaux aient à nouveau à montrer de quoi ils sont capables dans un avenir proche ", a-t-il dit.
Minna Helle, directrice du marché du travail dans le patronat de l’industrie technologique, a souligné récemment que les conventions salariales signées l’hiver dernier pourraient devoir être réouvertes. La crise du coronavirus a fait plonger l’économie, de sorte que le niveau des augmentations de salaires est beaucoup trop élevé dans cette situation, selon Helle. Dans l’industrie technologique, les salaires augmenteront de 3,3% sur deux ans.
Dans l’industrie, le creux de la vague ne devrait intervenir qu’à l’automne. La Finlande rencontrera alors un problème familier : la monnaie unique. Avec l’euro, la Finlande ne peut plus dévaluer. Dès lors, d’autres moyens d’ajustement sont nécessaires pour rester compétitifs. Une flexibilité du marché du travail et une plus grande possibilité d’accords locaux au niveau des entreprises seraient utiles, conclut Kauppalehti.
KL

Analyse boursière : l’action de Fortum est moins chère que celles de ses concurrents européens
Selon Kauppalehti, la valeur de l’action de Fortum est sous-évaluée. Elle a coulé beaucoup plus profondément que l’évolution générale lors de l’effondrement de la bourse en février, et elle s’est également redressée plus faiblement que l’indice général de la bourse.
Par rapport aux prévisions de l’entreprise sur 12 mois, l’action de Fortum est clairement moins chère que ses concurrents européens EDF et Engie.
Le géant finlandais de l’énergie a pourtant fait des efforts pour atteindre la taille européenne. Avec une capitalisation boursière d’un peu plus de 15 milliards d’euros, Fortum est déjà plus grand que le troisième plus grand producteur d’énergie allemand, EnBW, mais encore loin des géants français de l’énergie EDF et ENGIE.
Les investisseurs craignent apparemment que la récession consécutive à la pandémie de coronavirus ne frappe la demande d’électricité et les producteurs plus que le reste de l’économie. En outre, le prix du pétrole brut, érodé par la guerre des prix entre l’Arabie saoudite et la Russie, a également fait baisser le prix de l’électricité.
L’incertitude concernant son nouveau PDG, ainsi que l’importante empreinte carbone de sa filiale allemande Uniper et la résistance des employés allemands, ont également pesé sur le cours de l’action de Fortum.
La nomination de Markus Rauramo était conforme aux attentes des investisseurs. Le choix de Rauramo, considéré comme compétent et ayant longtemps travaillé pour l’entreprise, était évidemment naturel pour les investisseurs.
La mauvaise évolution du cours de l’action de Fortum cette année peut refléter l’incertitude entourant la filiale allemande de la société, Uniper, ainsi que les inquiétudes concernant le caractère durable des bénéfices et des niveaux de dividendes qui ont surgi avec l’augmentation de l’endettement.
Sur les 13 analystes qui suivent activement Fortum, sept recommandent d’acheter le titre. Trois des analystes de Fortum conseillent au contraire de vendre l’action, dont James Brand, analyste chez Deutsche Bank en Allemagne.
KL

Selon une étude, une nouvelle voie ferrée pour train rapide de Helsinki à Tampere ne serait pas rentable
Selon une étude réalisée par l’institut Taloustutkimus pour l’Union de la région de Häme, une nouvelle voie pour des trains rapides entre Helsinki et Tampere épargnerait moins de temps et d’argent que l’amélioration de la ligne actuelle qui traverse la Finlande de Helsinki jusqu’à Tornio. Ce rail sert à plus de gens que le trajet Helsinki-Tampere, plus de la moitié des habitants du pays résidant le long de cette voie. Le trajet Helsinki-Tampere est toutefois la partie la plus fréquentée des trajets ferroviaires de Finlande. Sa capacité ne suffit pas pour les besoins actuels et l’infrastructure est ancienne.
On considère que construire une nouvelle voie pour le train qui relierait en une heure Helsinki à Tampere coûterait entre 4,5 et 5,5 milliards d’euros, tandis qu’améliorer la voie actuelle sur toute sa longueur couterait environ 1,1 milliard d’euros. De plus, construire une nouvelle voie prendrait plus de temps.
L’étude relève que le train rapide entre Helsinki et Tampere épargnerait en temps de trajet 21 minutes pour 42 % des passagers, alors qu’améliorer la voie actuelle ferait gagner 12 minutes à l’ensemble des 4,5 millions de passagers qui prennent le train pour différents trajets se situant entre ces deux villes.
KL

Demandeurs d’asile

Migri s’apprête à fermer plusieurs centres d’accueil
L’Office national de l’immigration estime que les centres d’accueil de réfugiés devraient avoir un taux d’utilisation de 90 % pour qu’il soit intéressant de maintenir leur activité. De ce fait, Migri envisage d’en fermer sept.
En outre, le nombre de personnes pouvant être accueillies sera diminué dans trois centres. Au total, le nombre de places d’accueil sera diminué de 1388.
En 2015-2016, avec le flux d’arrivants, un grand nombre de centres d’accueil a été mis en place et en 2016, il y en avait 230. Aujourd’hui, il y en a 38.
Avec les fermetures prévues, il y aura des régions en Finlande où il y aura plus aucun centre d’accueil. Les personnels sont déçus de la décision.
Yle

Défense

Le projet HX prend du retard : les négociations sont rendues difficiles à cause du coronavirus
”Dans le déroulement du projet HX, la sécurité de l’information est une chose sérieuse. Les négociations en tête-à-tête sont organisées uniquement dans les locaux protégés du département de la logistique à Tampere et en raison du coronavirus cela s’est avéré impossible”, écrit l’éditorialiste de Kauppalehti Antti Lehmusvirta.
Le tour de négociations lié aux réponses faites aux derniers appels d’offre, qui devait se faire au printemps, a été reporté à l’automne. Les parties négociantes se sont entretenues quelque peu par vidéo conférence qui n’ont cependant pas servi à grand-chose.
Chaque pays candidat envoie une vingtaine de personnes pour ces négociations. En raison des restrictions de voyage, les rencontres n’ont pas pu être organisées. La position des Etats-Unis est particulièrement difficile dans une situation où des chances égales doivent être garanties à chaque pays.
Selon les dirigeants du projet HX, le travail n’a cessé à aucun moment et le processus avance, les réponses aux appels d’offre ont pu être minutieusement examinés. Il reste des lacunes dans les réponses de tous les fournisseurs qui ne pourront pas être clarifiées pour l’instant.
Le projet HX avance actuellement avec environ six mois de retard.
La situation économique due au coronavirus a suscité des discussions sur l’éventuel ajournement ou de possibles coupes budgétaires dans ce projet.
Le comportement de l’ancien commandant des forces de la défense, le général Lindberg, qui a enfreint son contrat de carence en acceptant de faire du lobbying pour l’Américain Lockheed Martin, n’est pas passé inaperçu.
Le projet sera certainement à l’ordre du jour lorsque le budget sera traité par le gouvernement où certains partis ont demandé la réévaluation du projet HX. Néanmoins, le Premier ministre Sanna Marin a constaté qu’il ne sera pas possible de reporter considérablement le projet.
Si la situation due au coronavirus le permet, les appels d’offre définitifs partiront vers la fin de l’année.
KL25.6.

La défense nationale affirme que les exercices pour les réservistes seront organisés à partir d’août
Lors des exercices prévus pour l’automne, la défense nationale prendra en compte les restrictions nationales, régionales et locales établies en raison du coronavirus. Les réservistes ne seront pas en contact avec les conscrits et ils seront au besoin répartis en plusieurs unités.
Les convocations aux réservistes seront expédiées conformément aux lois, de manière à respecter un délai de trois mois.
Au printemps, la défense nationale avait annulé tous les exercices pour réservistes qui devaient commencé avant le 31 juillet.
DE25.6.

Mercredi 24 juin 2020

Situation sanitaire

7 167 cas en Finlande – 327 décès
THL annonce 7 167 (+12) cas, 327 (-) décès, 22 (+1) personnes hospitalisées dont 2 (-) en soins intensifs. Depuis cette semaine, THL actualise le nombre de cas chaque jour mais les autres chiffres seulement les lundi, mercredi et vendredi.
THL annonce qu’environ 235 500 tests ont été réalisés à ce jour (+1500).
Thl.fi

Enquête du chancelier de la justice sur THL et le ministère de la santé
Le ministère des Affaires sociales et de la Santé et l’institut de santé et de bien-être THL ont été critiqués, ce printemps, du fait d’avoir gardé pour eux des informations que les chercheurs et notamment le groupe de travail de Vesa Vihriälä auraient souhaité avoir à leur disposition.
Le chancelier de la Justice a demandé au ministère et à THL des explications sur l’affaire.
Helsingin Sanomat relève que, dans sa réponse au chancelier de la Justice, le ministère indique que Roope Uusitalo, professeur de l’institut national de recherche économique VATT, avait demandé à THL d’obtenir la liste des cas de Covid-19 avec les numéros de sécurité sociale des personnes concernées, permettant de les identifier. THL a refusé de la fournir du fait que la législation ne le permet pas.
Uusitalo aurait souhaité ces données et d’autres informations statistiques afin d’examiner des effets de l’épidémie selon le groupe socio-économique des intéressés.
THL a renvoyé le professeur vers les données anonymes de Findata, selon le ministère.
Le ministère a dû également répondre au chancelier de la Justice concernant le fait de savoir si la politique choisie par le gouvernement avait des motivations juridiques et pas seulement épidémiologiques. Le ministère a indiqué que l’objectif n’était pas de maintenir en vigueur la loi sur l’état d’urgence par une augmentation de la propagation du virus en Finlande. En effet, la causalité était inverse, selon le ministère : si la situation épidémiologique s’améliorait, le besoin et la justification pour les restrictions fondées sur la loi d’état d’urgence, cesseraient, précise le ministère.
THL a indiqué dans sa réponse avoir suivi de près la législation. S’il n’a pas publié des modélisations, c’était parce qu’il n’a pas souhaité publier des rapports et des résultats qui n’avaient pas été vérifiés.
HS

Levée des restrictions

Le communiqué du gouvernement en anglais :
https://valtioneuvosto.fi/artikkeli/-/asset_publisher/10616/hallitus-linjasi-neuvottelussaan-rajakysymyksista-etatyosta-ja-yli-70-vuotiaita-koskevista-suosituksista?_101_INSTANCE_LZ3RQQ4vvWXR_languageId=en_US

Nouveaux allègements sur les déplacements à et de l’étranger
Le gouvernement a l’intention de lever les restrictions de voyage avec les pays où la situation du coronavirus est égale ou meilleure qu’en Finlande. Les restrictions seront levées à partir du 13 juillet si la dernière évaluation de la situation de la maladie le permet. Le critère choisi est un maximum de huit nouveaux cas de coronavirus pour 100 000 personnes au cours des 14 derniers jours.
Hier, le gouvernement a cité neuf pays Schengen pour lesquels les contrôles aux frontières intérieures pourraient être levés en raison de la situation épidémique actuelle (l’Allemagne, l’Italie, l’Autriche, la Grèce, la Suisse, la Slovaquie, la Slovénie, la Hongrie et le Liechtenstein) ainsi que trois pays de l’UE non-Schengen (Croatie, Chypre et Irlande) oiyur lesquels il serait possible de se rendre en Finlande.
Pour ces pays, la recommandation d’une quarantaine volontaire de deux semaines à l’arrivée en Finlande sera également supprimée.
Le ministre des Affaires étrangères Pekka Haavisto et la ministre de l’Intérieur Maria Ohisalo ont souligné lors de la conférence de presse qu’il ne s’agissait pas d’une liste définitive mais que la décision sur les pays concernés par la levée des restrictions sera prise sur la base des informations actualisées lors de la réunion du gouvernement le 10 juillet.
"Le gouvernement souhaite insister sur la plus grande prudence sur la levée des contrôles aux frontièrers", a déclaré Ohisalo.
Helsinhgin Sanomat souligne que la Suède et l’Espagne, entre autres, sont exclues de la liste sur la base des données épidémiques. Les contrôles aux frontières intérieures et les restrictions de voyage se poursuivraient également, sur la base des données actuelles, entre la Finlande et les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg, Malte, le Portugal, la Pologne, la France et la République tchèque.
M. Haavisto a déclaré qu’il était en contact permanent avec la ministre suédoise des Affaires étrangères Ann Linde.
La Finlande a déjà supprimé les contrôles aux frontières intérieures avec la Norvège, le Danemark, l’Islande et les pays baltes. Les Finlandais sont libres de voyager dans ces pays, mais au moins le Danemark a imposé des restrictions à l’entrée sur son territoire. "Un touriste doit se pencher sur la situation épidémiologique dans le pays et les réglementations en vigueur", a déclaré M. Haavisto.
En ce qui concerne les pays non membres de l’UE, Ohisalo a déclaré que la Finlande suivrait le débat en cours au niveau de l’UE. Le Ministère des Affaires étrangères d’État met en garde contre le fait de se rendre dans des zones où la situation épidémiologique est mauvaise.
La ministre de la Justice Anna-Maja Henriksson a souligné que la Suède est un partenaire important pour la Finlande. "La situation est difficile car la situation épidémiologique en Suède n’est pas encore bonne", a-t-elle déclaré.
Avant l’annonce de la décision du gouvernement, la Première ministre Sanna Marin a déclaré qu’elle espérait que la situation épidémique en Suède s’améliorerait. "Bien sûr, nous espérons tous que la situation en Suède s’améliorera et nous pourrons également revenir à des échanges normaux à cet égard", a déclaré Marin mardi matin. Selon elle, la menace d’une deuxième vague de coronavirus est réelle et doit être prise au sérieux. « Nous nous préparons pour l’automne en termes de législation. En ce qui concerne les équipements de protection comme les masques, la situation est bien meilleure qu’au début de l’épidémie. J’espère que nous pourrons gérer la situation en cas de deuxième vague. »
HS

L’industrie du tourisme s’interroge sur les restrictions gouvernementales aux voyages
Les agences de voyage s’attendaient à ce que les restrictions de voyage se relâchent plus rapidement que ce qui a été annoncé mardi. De nombreux acteurs du secteur s’attendaient à ce que les restrictions soient assouplies dès juillet.
"Les entreprises touristiques attendaient des nouvelles positives du gouvernement aujourd’hui concernant l’ouverture rapide des frontières, mais ont de nouveau été déçues", a annoncé mardi l’association finlandaise du tourisme.
Timo Kousa, PDG de l’agence de voyage Aurinkomatkat, souligne que, précédemment la levée des restrictions est entrée en vigueur plus rapidement. Cette fois-ci il faudra encore attendre trois semaines. « Et il y a un critère de calcul que nous devrons suivre et examiner. Bien sûr, cela ajoute plus d’incertitude pour les clients qui souhaitent suivre les recommandations de voyage. Cependant, nous allons dans la bonne direction », explique Kousa. Aurinkomatkat prévoit de commencer ses voyages en Grèce et en Croatie comme prévu début août. En revanche, il y a une incertitude sur la façon dont l’agence traitera les voyages en Espagne et en Turquie début août. Selon Kousa, l’entreprise évaluera la question dans les prochains jours.
La compagnie aérienne Finnair pourrait aussi revoir ses prévisions de vols publiés en mai. Selon la directrice des communications de la compagnie, Arja Suominen, cela avait été fait en supposant qu’il existe une demande pour les vols. Suominen indique que dans les prochains jours, Finnair analysera l’impact que la suppression prévue des restrictions aurait sur le trafic de l’entreprise. Par rapport à l’année dernière, Finnair vole actuellement à 5% de sa capacité. Début juillet, la capacité devait être portée à 30% et à la fin de l’année à 70%, a indiqué M. Suominen.
Kielo Vesikko, directeur chez Finnlines qui assure le transport de passagers entre Helsinki et Travemünde, est surpris que la Finlande n’ouvre ses frontières aux passagers en provenance d’Allemagne que le 13 juillet, lorsque les Finlandais seront libres de voyager en Allemagne. Il souligne que les touristes allemands sont également un groupe important pour l’industrie touristique finlandaise. Selon les statistiques d’hébergement de Statistics Finland, ils étaient le plus grand groupe de passagers en Finlande l’année dernière après les Russes et les Suédois. Mais, étant donné que l’activité principale de Finnlines est le fret, les décisions concernant la fréquence des navires ne sont pas affectées par les décisions du gouvernement.
HS

Éditorial : La frontière avec la Suède restera fermée pendant longtemps - et c’est la faute aux Suédois
Le tabloïd Iltalehti souligne que les Finlandais pourront bientôt voyager en Grèce, en Autriche, en Hongrie, en Irlande, en Croatie et même en Italie qui était encore au printemps le centre de l’épidémie mondiale de coronavirus et a si bien maîtrisé la maladie. En revanche, la Finlande qui autorise déjà les voyages vers d’autres pays nordiques, gardera fermée sa frontière avec son voisin occidental, la Suède. « Nous continuerons probablement d’entendre leurs pleurs, car ce que le gouvernement a dit aujourd’hui laisse entrevoir que la frontière suédoise ne sera pas ouverte pendant longtemps. En effet, en Suède, environ 13 000 nouveaux cas ont été enregistrés au cours des 14 derniers jours. Selon le gouvernement, ce chiffre est de près de 120 pour 100 000 habitants. La Suède devrait donc faire baisser le nombre de nouvelles infections de près de 90% avant que le gouvernement finlandais ne soit prêt à envisager d’ouvrir ses frontières ».
« La ligne stricte du gouvernement est justifiée, car la frontière occidentale de la Finlande est désormais également la frontière avec la zone épidémique. En Laponie, du côté finlandais, le coronavirus a pratiquement disparu. Au contraire, de l’autre côté de la frontière, la situation est vraiment alarmante. »
« Bien sûr il serait souhaitable que la situation épidémique en Suède soit similaire à celle des autres pays nordiques et que la frontière soit ouverte. Cependant, le fait que ce ne soit pas le cas est uniquement dû à la stratégie choisie par la Suède. »
« Le plus triste de la situation est que, bien que les portes du reste de l’Europe commencent à s’ouvrir à nouveau pour les Finlandais et les autres citoyens de l’UE, la Suède restera probablement fermée pendant longtemps. Le nombre d’infections en Suède continue de croître et est maintenant à un niveau où presque autant de nouvelles infections se produisent dans le pays chaque semaine qu’en Finlande depuis le début de l’année. Donc, si les Suédois veulent trouver les coupables à leur enfermement, plutôt que de pointer du doigt la Finlande ils devraient se tourner vers Anders Tegnell, le principal épidémiologiste du pays, sous la direction duquel la Suède s’est retrouvée dans cette situation. »
IL

Abandon de la recommandation de télétravail au 1er août
Le gouvernement a également décidé mardi de lever la recommandation de télétravailler à partir du 1er août. De plus, les recommandations basées sur l’âge pour éviter les coronavirus sont supprimées.
La ministre des Affaires sociales et de la Santé Aino-Kaisa Pekonen a déclaré que le passage au télétravail avait été plus répandu en Finlande que partout ailleurs en Europe. Environ 60% des employés ont travaillé à distance.
« Le télétravail a eu un effet positif significatif sur la prévention de l’épidémie de coronavirus », a déclaré Pekonen. « Cela montre, entre autres, que la vie professionnelle se transforme. Il y a beaucoup de potentiel pour augmenter le télétravail », selon elle. Elle considère qu’à l’avenir, les meilleurs aspects du télétravail pourraient être combinés de manière flexible avec les méthodes de travail actuelles.
HS

Selon le patronat, la fin du télétravail est importante pour l’économie
Selon Jyri Häkämieh, directeur exécutif de la Confédération des industries finlandaises EK, la décision du Conseil de lever la recommandation sur le télétravail est une étape importante vers l’ouverture de l’économie. Selon lui, la décision aurait pu être prise un peu plus tôt. Les entreprises ont en effet déjà prévu de reprendre le travail présentiel afin qu’il se déroule en toute sécurité.
« Jusqu’à récemment, le gouvernement annonçait que le télétravail se prolongerait tout l’été. Cela semblait un peu trop long et il est bon que le gouvernement l’ait reconsidéré », dit-il.
Häkämies estime également que le télétravail a beaucoup appris. "Il n’y aura certainement pas de retour à l’ancien modèle, mais l’avenir montrera quelles leçons on peut en tirer."
Il souligne qu’il y a beaucoup de tâches où les réunions en face à face fonctionnent mieux. « Par exemple, lors d’un brainstorming, de négociations commerciales et de ventes, un contact personnel est indispensable », explique Häkämies. En outre, il existe des domaines où le télétravail n’est pas possible, comme l’industrie et les transports.
Dans le secteur public aussi, ce printemps a permis un saut numérique. Dans le passé, le télétravail a été nettement moins fréquent dans le secteur public que dans le secteur privé, explique Niilo Hakonen, un expert de premier plan dans le développement de la vie professionnelle. Il estime que la transition vers le télétravail dans le secteur public a été meilleure que prévu. « Par exemple, dans l’enseignement, nous avons fait un saut dans le télétravail en quelques jours », dit-il.
"Cela a été une révolution, en particulier pour l‘encadrement qui a dû réfléchir à la façon de gérer le travail à distance", estime Hakonen. "Surtout, cependant, il existe de bonnes expériences de télétravail. Nous devons évaluer ce qui est une combinaison appropriée de travail sur site et de travail à distance à l’avenir".
HS

Levée des restrictions pour les personnes âgées
Selon Krista Kiuru, ministre de la Famille et des Services de base, la situation de la maladie permet d’abandonner immédiatement les recommandations distinctes pour les plus de 70 ans. « Le gouvernement lève sa recommandation pour éviter les contacts physiques qui était fondée sur l’âge. Les recommandations de l’Institut national pour la santé et le bien-être THL s’appliquent à nous tous, Finlandais », a déclaré Kiuru.
Kiuru a rappelé que l’épidémie n’était pas encore terminée, bien qu’elle continue de ralentir. Elle a donc souligné l’importance des recommandations générales, à savoir éviter les contacts étroits et une bonne hygiène des mains et de la toux.
On a demandé à Kiuru lors de la conférence de presse si les personnes âgées pouvaient maintenant embrasser leurs petits-enfants. Selon Kiuru, il est logique que les personnes de tous âges suivent les instructions mais utilisent aussi leur propre jugement concernant le cercle familial et leurs contacts étroits. "Nous ne donnons pas de recommandation générale sur les accolades", a déclaré Kiuru.
L’annonce par le gouvernement de lever les recommandations pour les personnes de plus de 70 ans a été saluée par les associations. "Il s’agit d’une très bonne chose", a déclaré Irene Vuorisalo, spécialiste des personnes âgées à l’Association finlandaise des pensions. Selon elle, l’effet du coronavirus a été particulièrement lourd pour les personnes âgées. Beaucoup ont été isolés dans leurs maisons, ce qui a même eu des conséquences catastrophiques sur leur capacité de fonctionner. "La condition de beaucoup s’est effondrée au printemps, non pas à cause du coronavirus mais des restrictions", explique Vuorisalo.
Vuorisalo ne veut pas critiquer les restrictions en soi elle estime que le gouvernement devrait lancer une enquête sur le bien-être des personnes âgées après les restrictions.
Il y a environ 880 000 personnes en Finlande de plus de 70 ans. La suppression des restrictions liées à l’âge n’est donc seulement une question symbolique, mais aura un impact concret sur leur vie.
HS

Stratégie Exit

Mise en place de groupes de travail interministériels
Les recommandations du groupe de travail sur la sortie de crise du secrétaire général du ministère des Finances Martti Hetemäki ont également été discutées lors de la réunion du gouvernement à la Maison des Etats hier.
Le gouvernement a indiqué que la mise en œuvre de la stratégie de suivi et de reconstruction se poursuivra. Le secrétariat général du gouvernement mettra en place des groupes de travail interministériels au niveau des hauts fonctionnaires pour préparer des propositions de mesures de relance et de reconstruction.
Il y aura quatre groupes sur :
• la productivité du secteur public,
• l’économie internationale, la compétitivité et la croissance verte,
• la connaissance et l’innovation,
• la résilience, la prospérité et la préparation aux crises.
Le mandat des groupes de travail durera jusqu’au 15 septembre.
HS

Parti du Centre

La police entame une enquête préliminaire sur la formation de Katri Kulmuni
Selon la police d’Helsinki, un fonctionnaire est mis en examen dans l’affaire des achats de services de formation en communication de l’ancienne Ministre Katri Kulmuni.
« A l’issue d’un examen préalable la police, estimant qu’il y a lieu de soupçonner un délit, nous ouvrons une enquête. Pour l’instant, un fonctionnaire qui a largement participé à l’acquisition des services de formation en communication est mis en examen », explique le commissaire Teemu Jokinen.
Ni la police, ni l’ancien conseiller spécial de Kulmuni, Kari jääskeläinen n’ont souhaité commenté l’affaire qui a abouti à la démission de la ministre des finances Katri Kulmuni le 5 juin dernier.
L’examen préalable a révélé des imprécisions dans les activités de la société de communication Tekir et dans celles de Jääskeläinen. Certains services facturés par Tekir avaient été effectués avant la signature du contrat. De plus, la société a également facturé des services dont Kulmuni n’avait pas connaissance, notamment des communications téléphoniques entre Tekir et Jääskeläinen.
Le directeur général de Tekir, Mikko Hämeenniemi dément les allégations du rapport de police.
HS/24.06

Parlement

Levée de l’immunité de Juha Mäenpää (Vrais Finlandais)
Le Parlement votera, vendredi, sur l’immunité de Juha Mäenpää, député des Vrais Finlandais. La commission des affaires constitutionnelles a proposé d’autoriser les poursuites demandées par le procureur de la république pour ses propos incitant à la lutte contre un groupe ethnique.
Le Rassemblement national, dont des députés membres de cette commission n’avaient pas été d’accord avec la levée de l’immunité, laissera ses membres voter selon leur conscience, sans imposer de discipline parlementaire. Les centristes sont également autorisés à voter en leur âme et conscience.
Selon Kai Mykkänen, président du groupe parlementaire du Rassemblement national, la majorité du groupe est favorable à la levée de l‘immunité.
Le groupe du PSD est favorable à la levée de l’immunité. Les Démocrates-chrétiens relève que dans le groupe, il y a un soutien pour le maintien de l’immunité : la présidente du groupe, Päivi Räsänen compte notamment voter contre la levée.
Rappelons que M. Mäenpää avait fait, devant le Parlement, le parallèle entre les demandeurs d’asile et les espèces invasives nuisibles. La police estime qu’il y a lieu de le soupçonner de propos racistes.
C’est la première fois que depuis l’entrée en vigueur de la Constitution actuelle en 2000 le procureur souhaite poursuivre un député pour des propos tenus au Parlement.
HS

Economie

Le chômage a continué d’augmenter en mai, le taux d’emploi est tombé à 72,6%
Le coronavirus continue d’avoir de graves répercussions sur les chiffres de l’emploi. Le chômage a continué à augmenter fortement en mai, par rapport à il y a un an. Selon Statistics Finland, il y avait 96 000 employés de moins et 46 000 chômeurs de plus en mai qu’il y a un an. Il y avait aussi 67 000 chômeurs cachés de plus qu’il y a un an.
Fin mai, 433 000 demandeurs d’emploi au chômage étaient inscrits auprès des bureaux de l’emploi, soit une augmentation de 206 000 par rapport à mai de l’année précédente. Il y avait 56 000 chômeurs de moins de 25 ans soit 28 000 de plus.
En mai, 45 000 nouveaux postes vacants ont été signalés aux bureaux de l’emploi et du développement économique, soit 21 000 de moins qu’en mai de l’année précédente.
Il y avait en mai 158 000 personnes en chômage partiel, soit 150 000 de plus qu’il y a un an.
La tendance du taux d’emploi était de 72,6% et celle du taux de chômage de 6,8% en chiffres corrigés des variations saisonnières.
Yle

970 personnes mises en chômage technique par Valmet automotive
Valmet Automotive signale que la société met en chômage technique 970 ouvriers et 98 employés de bureau. Ces mesures touchent le personnel de l’usine automobile de Valmet Automotive à Uusikaupunki.
Les mesures sont la conséquence de la diminution des quantités de production causées par l’effet néfaste du coronavirus sur la situation du marché automobile.
Les négociations de concertation ont commencé le 2 juin et touchent tout le personnel de l’usine d’Uusikaupunki. A ce moment-là, le besoin de réduction était estimé à un maximum total de 1210 employés dans toutes les catégories.
Valmet Automotive estime dans son communiqué que le marché de l’automobile ne retrouvera pas son niveau précédant le coronavirus en 2020.
Les mesures prendront effet à partir de juillet. Durant la période de chômage technique, 2 200 ouvriers et employés travaillent dans l’usine.
HS/24.06

Fortum choisit son nouveau PDG en interne : Markus Rauramo débutera début juillet
Le conseil d’administration de la société énergétique d’Etat Fortum a nommé Markus Rauramo comme nouveau président. Directeur financier de l’entreprise depuis huit ans, Rauramo, 52 ans, prendra ses fonctions début juillet.
"Rauramo a joué un rôle clé dans la promotion de l’investissement de Fortum dans Uniper aux côtés du PDG sortant Pekka Lundmark et a été vice-président du conseil de surveillance d’Uniper au cours des deux dernières années", a indiqué la société dans un communiqué.
"C’est un leader expérimenté qui a démontré sa capacité à gérer des situations difficiles et à réussir sur la scène internationale. Son rôle est désormais de créer une stratégie commune pour Fortum et Uniper et d’être responsable de sa mise en œuvre efficace afin que nous puissions prendre les devants dans la transition énergétique de l’Europe".
Selon Rauramo, les fondements de la révolution énergétique reposent sur trois piliers : le développement durable, une énergie bon marché et la sécurité de l’approvisionnement. « Nous sommes bien placés pour contribuer et réussir la transition, car nous sommes le troisième producteur européen d’électricité décarbonée. À l’avenir, nous allons réduire notre capacité à base de carbone et rechercher la croissance dans les solutions d’énergie propre. La sécurité de l’approvisionnement énergétique est assurée par le gaz, que nous voulons rendre sans émissions au fil du temps. »
Le prédécesseur de Markus Rauramo, Pekka Lundmark, prendra le poste de PDG de Nokia début août, après avoir dirigé Fortum pendant environ cinq ans.
KL

L’après-Nokia à Oulu : état des lieux
Helsingin Sanomat rend compte de la multitude d’entreprises dans la région d’Oulu, qui cherchent une croissance internationale avec leurs solutions technologiques, comme Iloque et sa serrure électromécanique et d’autres entreprises du domaine des jeux, des technologies de santé, de la sécurité, de l’internet des objets, etc.
Le secteur technologique s’est créé sur les ruines de l’âge d’or de Nokia. HS relève que Nokia est évoqué lors de chaque entretien sur le thème des projets qui pourraient un jour être un succès mondial comparable à celui de Nokia.
Depuis la chute de Nokia, la croissance économique finlandaise a été modeste. Les entreprises d’Oulu pourraient constituer le facteur de relance pour la Finlande. Elles emploient beaucoup d’anciens de chez Nokia.
HS

Concurrence en Europe dans le secteur numérique : Etla s’inquiète des achats d’entreprises qui diminuent la concurrence
Les grandes entreprises technologiques ont effectué, ces dernières années, des centaines d’achats de jeunes entreprises ce qui a diminué la concurrence.
L’institut de recherche économique Etla estime qu’il faudra intervenir, au niveau européen, plus efficacement contre ces acquisitions des grandes entreprises numériques comme Google, Amazon ou Facebook qui empêchent la création et le développement de nouvelles entreprises technologiques qui pourraient devenir des concurrents.
En Finlande, de telles acquisitions ont concerné des entreprises spécialisées dans l’intelligence artificielle, dans la géolocalisation et des applications liées à la santé. Etla estime que le marché dominé par quelques rares compagnies n’encourage pas les innovations. L’institut n’exclut pas que la concentration du marché puisse par la suite concerner aussi les secteurs plus traditionnels.
Etla propose ainsi que l’UE renforce la surveillance des acquisitions d’entreprises et tienne compte non seulement du chiffre d’affaires des entreprises, mais aussi du fait de savoir si l’entreprise a par exemple développé ses propres technologies qui pourraient dans l’avenir concurrencer l’acheteur sur le marché qu’il domine.
HS

Europe

Li Andersson prend position : nous ne sous-estimons pas les dangers de l’endettement, mais ceux qui demandent des économies ne comprennent pas l’ampleur du choc
La président de l’Alliance de gauche, la ministre de l’Éducation, Li Andersson, propose que des négociations soient lancées dans la zone euro sur des solutions structurelles pour éviter le surendettement des Etats.
« Des solutions efficaces pour l’Europe seraient, par exemple, le financement direct de la BCE aux pays membres et la réduction conjointe des dettes de tous les pays. Ces actions seraient hautement justifiées dans la situation de crise inattendue telle que l’épidémie de coronavirus », écrit Andersson dans son blog.
Andersson note que des mesures de relance sont actuellement nécessaires dans toute la zone euro. La reprise doit être réalisée par le biais de l’instrument de relance présenté par la Commission, mais Andersson estime qu’il ne résoudra pas le problème des niveaux d’endettement dans la zone euro.
Selon elle, il est donc essentiel d’entamer des négociations au sein de la zone euro sur des solutions structurelles au surendettement des pays.
Le débat sur l’endettement et les perspectives économiques après la crise du coronavirus a été intense ces derniers jours. Andersson pense que l’Alliance de gauche a été accusée de minimiser les dangers de l’endettement. "Ce n’est pas vrai. Au lieu de cela, nous avons essayé de souligner que, dans la situation actuelle, la relance est la manière la plus responsable d’agir en termes de commerce, d’emploi et de croissance », écrit Andersson.
Andersson déclare que l’objectif doit être de stabiliser le niveau d’endettement en Finlande au cours des années 2020. Selon elle, ceux qui réclament haut et fort des réductions de de la dépense publique et des augmentations d’impôts lors du débat sur le prochain budget n’ont pas réalisé à quel point le choc a frappé l’économie finlandaise.
« Il est tout aussi irréaliste de supposer, comme le Parti du Rassemblement national, que le gouvernement présentera un programme détaillé de mesures pour toute la décennie à l’automne. Ce ne serait pas approprié, étant donné l’ampleur des changements qui peuvent et doivent intervenir dans notre environnement au cours des années 2020 », écrit Andersson. Cependant, selon elle, il est clair que les réformes doivent être menées parallèlement aux mesures de relance. Elle souligne qu’il sera nécessaire de poursuivre les mesures de relance en Finlande à la fois à l’automne et l’année prochaine.
Uusisuomi

Plus de la moitié des Finlandais s’opposent à des subventions européennes dans le plan de relance
Selon un sondage réalisé pour Uutissuomalainen, 52% des Finlandais s’opposent à l’idée que la Finlande devrait soutenir les pays de l’UE qui ont le plus souffert du coronavirus dans un plan européen. Seulement 26% des Finlandais sont d’accord avec l’idée d’une aide européenne et 22% n’ont pas pu exprimer leur opinion. Le sondage a été réalisée du 16 au 18 juin.
Les personnes de moins de 30 ans et de plus de 70 ans sont les plus favorables aux aides européennes, mais celles en âge de travailler sont majoritairement contre.
Ce sont les sympathisants des Vrais Finlandais qui sont le plus opposés à des aides européennes, mais il y a des réserves aussi parmi les électeurs du PSD et du Rassemblement national. Les partisans des Verts et de l’Alliance de gauche ont une attitude plus positive à l’égard des aides.
Selon Antti Ronkainen, chercheur à l’Université d’Helsinki, la chose la plus intéressante dans les résultats de l’enquête est la clarté de la résistance aux aides dans tous les groupes
d’âge. Il rappelle que les jeunes ont été très positifs à propos de l’UE et ont soutenu le transfert de la prise de décision vers l’UE.
Jenni Karimäki, chercheuse spécialisée au Centre de recherche parlementaire de l’Université de Turku, estime que ce sondage pourrait refléter les critiques saines du peuple finlandais à l’égard de la politique économique de l’UE.
« Les résultats montrent qu’un niveau élevé de soutien à l’adhésion à l’UE ou à l’euro ne signifie pas automatiquement que toutes les actions de l’UE sont entièrement soutenues », dit-elle.
IL

La Finlande veut un rapport sur la légalité du financement du plan de relance
La Finlande et quelques autres États membres ont demandé au service juridique du Conseil de vérifier si le montage financier proposé pour le plan de relance de la Commission est conforme aux traités de l’UE. Le service juridique du Conseil remettra son rapport cette semaine.
En particulier, des éclaircissements sont demandés sur deux questions : la solidarité financière et l’utilisation du budget de l’Union européenne.
Lors du sommet de la Saint-Jean, la Finlande a été l’un des rares États membres à soulever des questions juridiques. "J’ai demandé que nous saisissions les services juridiques du Conseil pour une estimation. Dans le cadre du processus, nous voulons avoir l’assurance que la proposition est conforme au traité », a déclaré la Premier ministre finlandais Sanna Marin après le sommet.
La question de l’article 125 du traité a été soulevée par des juristes. Il indique que ni l’UE ni un État membre individuel ne doivent supporter les engagements financiers d’un autre pays.
En revanche, l’article 122 permet à l’Union européenne de venir en aide aux États membres dans des situations exceptionnelles, telles que des catastrophes naturelles.
"Une pandémie est une affaire comparable à une catastrophe naturelle, elle devrait donc fournir une base juridique aux opérations de secours", explique Juha Raitio, professeur de droit européen à l’Université d’Helsinki. Raitio a été auditionné par la Grande Commission et de la Commission des affaires constitutionnelles du Parlement.
La position du service juridique du Conseil sera probablement examinée attentivement dans les deux commissions parlementaires finlandaises.
La plus grande préoccupation de Raitio concerne la deuxième partie des interrogations finlandaises : l’utilisation du budget de l’Union européenne. Selon Raitio, le problème concerne l’emprunt contracté par l’UE et sa distribution sous forme de subventions. Cela viole la pratique selon laquelle les recettes et les dépenses du budget de l’UE doivent être équilibrées. « L’UE s’endette et cela pèse sur le budget. Si l’argent est distribué sous forme de subventions, il est comptabilisé en dépenses. Je ne pense pas que cela entre dans le principe d’un budget équilibré. "
Selon Raitio, la proposition de la Commission nécessiterait une modification du traité. La dernière fois qu’un article du traité a été modifié c’est pendant la crise grecque, lorsque le financement a commencé à transiter par le mécanisme européen de stabilité.
Selon Raition, dans sa proposition, la Commission emprunterait et distibureait les fonds sous forme d’aides. Cela va cependant à l’encontre du traité. Selon Raitio, la Commission risque d’aller trop loin dans son interprétation du traité. Le modèle utilisé est l’article sur la répartition des fonds de cohésion ou de développement régional. Or, on peut se demander si on peut assouplir le principe de l’équilibre budgétaire en utilisant cette règle pour des mesures qui ne relèvent pas des fonds de l’UE. "Je ne comprends pas le tour de magie que l’on essaie de faire. Cela revient à faire passer un carré pour un cercle », décrit-il.
L’interprétation a maxima des traités pourrait être une question de destin à long terme pour l’UE. D’une part, l’UE doit pouvoir agir en temps de crise mais, d’autre part, protéger sa base juridique. "Je comprends bien les pressions politiques qui existent, mais les conditions légales sécurisent les petits États membres comme la Finlande, où le budget de l’État n’est pas si important que l’on pourrait faire n’importe quoi", dit-il.
Le président du Conseil européen, Charles Michel, présentera prochainement une nouvelle proposition de financement de la relance. Mardi, il a été annoncé que les dirigeants de l’UE se réuniraient physiquement lors d’un sommet les 17 et 18 juillet à Bruxelles.
HS

Point de vue : Éviter la crise de la dette nécessite des compromis
Helsingin Sanomat publie un point de vue de Jan von Gerich, analyste en chef de Nordea.
« Au lieu d’une opposition directe, la Finlande devrait s’efforcer de garantir que le fonds de relance puisse véritablement renforcer l’unité européenne. Les critères d’allocation de l’argent et son calendrier doivent être reconsidérés, et il est justifié de conditionner les subventions à de grandes réformes économiques. »
« Il est difficile de voir que l’Italie, par exemple, aurait un avenir dans le cadre de la zone euro sans réformes économiques majeures. La réforme des pays de la zone euro par la menace du bâton, par le biais de règles de discipline économique n’a pas été un succès. La carotte pourrait mieux fonctionner. Le Fonds de relance pourrait également fournir un nouveau modèle de financement pour les défis futurs de la zone euro, tels que la lutte contre le changement climatique. »
« Le Fonds de relance ne résoudrait pas tous les défis de la zone euro et, au mieux, ne serait qu’une première étape dans la construction d’une UE plus efficace. Le fonds peut également conduire à des abus ou à des politiques économiques imprudentes dans certains pays de la zone euro. Pourtant, il est probable que sans de nouvelles idées telles que le Fonds de relance, la zone euro n’aura pas d’avenir. »
HS

Mardi 23 juin 2020

Situation sanitaire

7 155 cas en Finlande – 327 décès
THL annonce 7 155 (+11) cas, 327 (-) décès, 21 (-) personnes hospitalisées dont 2 (-) en soins intensifs.
THL annonce qu’environ 234 000 tests ont été réalisés à ce jour (+3500).
Thl.fi

L’application mobile de suivi des infections progresse, la commission des affaires sociales et de la santé du Parlement a donné son feu vert au projet de loi
Le déploiement d’une application mobile pour suivre les infections progresse. La commission parlementaire des affaires sociales et de la santé a étudié lundi soir le projet de loi qui permettra l’application, et la loi devrait être approuvée par le Parlement avant les vacances d’été. Il faut en effet une modification de la Loi sur les maladies infectieuses.
Le projet de loi devrait entrer en vigueur le 31 août 2020 et rester en vigueur jusqu’au 31 mars 2021.
Le ministère de la Santé et du Bien-être social, THL, a annoncé début juin que la société de logiciels Solita avait été sélectionnée pour mettre en œuvre l’application mobile.
L’application sera volontaire et gratuite. Son utilisation nécessite un smartphone. L’utilisateur sera informé de son éventuelle exposition au coronavirus via l’application mobile qu’il aura téléchargée.
Avec l’aide de l’application, les informations seraient également transmises aux personnes exposées que le porteur du virus ne connaît pas ou ne se souvient pas avoir rencontrées. Ils pourraient être atteints plus rapidement et plus efficacement, à condition, bien sûr, qu’ils décident eux-mêmes de partager leurs informations avec les acteurs de la santé.
L’utilisateur transmettra les informations qu’il a reçues de l’application sur son exposition potentielle aux services de santé et obtenir des informations sur la façon dont il doit agir.
La loi prévoit également le traitement et la protection des données personnelles dans le cadre de l’utilisation du système d’information qui n’est pas destiné à collecter des données spatiales et ni sur l’identité de la personne infectée et potentiellement exposée.
Les données à caractère personnel traitées ne seraient pas stockées de manière centralisée dans un registre des autorités, mais la plupart des données traitées seraient stockées de manière décentralisée sur les appareils des utilisateurs. Cela a été considéré comme moins risqué du point de vue de la protection des données.
Pour que l’application soit utile, elle doit être suffisamment utilisée par la population. Selon le projet de loi, 3,3 millions de Finlandais devraient télécharger l’application si l’objectif est qu’elle soit utilisée par 60% de la population.
Dans sa troisième rallonge budgétaire, le gouvernement a réservé 6 millions d’euros pour la mise en œuvre de l’application mobile.
HS

Parlement

La conférence des présidents du Parlement envisage le télétravail des députés
La conférence des présidents composée du président et des vice-présidents du Parlement et des présidents des commissions parlementaires propose de prévoir pour le Parlement la possibilité de télétravail à la rentrée, en cas de deuxième vague de coronavirus.
La conférence des présidents propose que le Parlement puisse prendre la décision d’organiser les votes à distance et permettre aux commissions de se réunir en visioconférence.
Ces modifications entreraient en vigueur à la rentrée parlementaire cet automne pour l’être jusqu’au 30 juin 2021. Le Parlement les évoquera aujourd’hui.
Dem

Loi sur le nombre minimum de personnels dans les soins pour les personnes âgées
La commission des affaires sociales et de la santé a terminé son rapport sur le nombre minimum de personnels dans les soins pour personnes âgées. La commission propose de légiférer sur un minimum contraignant de 0,7 soignants par patient dans les maisons de retraite proposant des services 24h sur 24. Plusieurs membres de la commission se félicitent du rapport et considèrent l’investissement prévu comme historique.
La réforme entrera en vigueur graduellement du fait que les communes ne disposent pas encore du financement nécessaire. Le minimum passera de 0,5 en octobre 2020 à 0,55 début 2021, puis 0,6 début 2022 et enfin à 0,7 en avril 2023.
Dem

Economie

La correction du PIB suscite un soulagement : le PIB a diminué de 1,9% et non 4,6%
Lundi, Statistics Finland a révisé les chiffres du PIB pour le début de l’année. Alors que la semaine dernière, Statistics Finland avait annoncé que le produit intérieur brut de la Finlande s’était contracté de 4,6% au premier trimestre, c’était une erreur statistique. Selon les statistiques corrigées publiées hier, l’économie a plongé de 1,9% au premier trimestre. Sur une base annuelle, le PIB finlandais s’est contracté de 1,1% en janvier-mars.
Selon Pasi Kuoppamäki, économiste en chef de la Danske Bank, les prévisions sont généralement plus positives aujourd’hui qu’il y a quelque temps. Alors qu’à un moment donné, on pensait que l’économie reculerait de 10% cette année, les dernières prévisions de contraction de la Danske Bank sont de 5,5%, celles du ministère des Finances de 6% et celles de la Banque de Finlande de 7%.
Selon les économistes, la baisse au deuxième trimestre sera pire que la première, car l’épidémie de coronavirus en Finlande n’a vraiment commencé à éclater qu’en mars.
Heiskanen de OP estime que la baisse au deuxième trimestre est légèrement plus modérée que leurs prévisions. « Il semble qu’elle pourrait rester dans la fourchette de cinq à dix pour cent à la lumière des informations actuellement disponibles alors que selon nos prévisions la baisse aurait été de 12% au second trimestre. »
KL

Les Finlandais ont plus peur de leur emploi que les autres pays nordiques
La situation exceptionnelle causée par la pandémie de coronavirus a été reçue plus négativement en Finlande que dans les autres pays nordiques, selon une enquête nordique de Lowell menée en Finlande, en Suède et au Danemark en avril - mai 2020 sur plus de 1 500 personnes âgées de 18 ans et plus dans chaque pays.
54% des Finlandais qui ont répondu à l’enquête étaient préoccupés par leur situation financière en raison de la situation du coronavirus, contre 50% des Suédois et moins de 40% des Danois.
Un tiers des Finlandais et des Suédois ont déclaré que la situation du coronavirus avait eu un effet assez ou très négatif sur leur situation financière. Seuls 17% des Danois estimaient que les circonstances exceptionnelles avaient un impact négatif sur leur économie.
Les Finlandais sont également particulièrement préoccupés par leur emploi : 40% des actifs craignaient de perdre leur emploi en raison de la situation du coronavirus contre 38% des Danois et un peu plus du tiers des Suédois.
Près de 40% des Finlandais interrogés ont déclaré avoir réduit leur consommation pendant les circonstances exceptionnelles contre 36% des Suédois et 28% des Danois.
La solvabilité s’est détériorée pour de nombreux Finlandais : moins d’un tiers des ménages finlandais ont des économies allant jusqu’à mille euros et un Finlandais sur quatre a déclaré qu’il lui serait difficile voire impossible, de faire face à des dépenses imprévues de 500 euros. Selon l’enquête, il y avait 14% de ces ménages en Suède et 18% au Danemark.
HS

Augmentation du chômage
Le nombre de demandeurs d’emploi au chômage est passé à plus de 280 000 fin mai, si on ne prend pas en compte les personnes en chômage partiel.
Par rapport à il y a un an, la croissance était de près d’un tiers, estime le ministère de l’Emploi et de l’Économie, qui a calculé les chiffres pour Yle sur la base de ses statistiques de l’emploi et de son registre de demandeurs d’emploi. Les chiffres n’incluent donc pas ceux en chômage partiel et ne sont pas officiels. Cependant, ils donnent une direction.
Lorsque l’on compare les chiffres de mars et mai, l’état d’urgence provoqué par le coronavirus se reflète dans la montée en flèche des taux de chômage parmi les différents groupes professionnels.
À la lumière des pourcentages, le printemps exceptionnel semble avoir particulièrement touché le personnel de l’éducation et la petite enfance. Les assistants scolaires et de crêches au chômage a augmenté de plus de 70% de mars à fin mai pour atteindre un peu plus de 7 700. Lorsque le coronavirus a renvoyé les élèves chez eux, les municipalités ont commencé à réduire le nombre d’employés des professions auxiliaires. Il ne s’agit pas tant de licenciements mais du fait que les contrats à durée déterminée n’ont pas été renouvelés et qu’aucun nouvel employé n’a été embauché.
Le taux de croissance du chômage est également stupéfiant parmi les enseignants de la petite enfance et des classes inférieures : plus de 140% de fin mars à fin mai. Fin mai, 2 850 d’entre eux étaient au chômage. Le chômage des enseignants du secondaire et du secondaire a également augmenté au printemps. La majeure partie de cela est probablement le soi-disant chômage d’été, estime Olli Luukkainen, président du Syndicat de l’éducation OAJ qui explique que certains enseignants du primaire occupent un emploi à durée déterminée d’août à mai.
Néanmoins, le groupe le plus important, plus de 50 000 demandeurs d’emploi sans emploi, est celui qui ne déclare aucune profession. Leur nombre a augmenté de plus de 40% par an. Au printemps, le nombre a augmenté de plus d’un cinquième.
Ce groupe comprend un large éventail de personnes, telles que des diplômés universitaires et des gens qui changent de profession, explique Heikki Räisänen, directeur de recherche au ministère de l’Emploi et de l’Économie.
Avec le début de la crise du coronavirus, le ministère pouvait s’attendre à un grand nombre de licenciements. Cependant, leur nombre n’a pas augmenté autant que prévu. Ce qui est crucial, c’est ce qui arrivera aux personnes mises en chômage partiel ont déjà commencé à diminuer au cours de l’été : vont-ils être réembauchés ou vont-ils devenir chômeurs, se demande Räisänen. Ou cela va-t-il créer une nouvelle couche de chômage qui risque de former un chômage de longue durée.
Le nombre de demandeurs d’emploi au chômage devrait rester plus élevé dans les prochaines années qu’avant le début de la crise, et le taux d’emploi baissera jusqu’en 2021, estime le ministère de l’Emploi et de l’Économie.
Yle

Problèmes dans le traitement de travailleurs étrangers au chantier naval de Meyer
Yle rend compte du fait que les inspections de l’agence administrative régionale de l’Etat AVI de Finlande du Sud-Ouest ont révélé des problèmes concernant le traitement des travailleurs étrangers du chantier naval de Meyer à Turku.
Les autorités ont constaté que des employés étrangers ont été sous-payés, que les heures supplémentaires ne leur ont pas été versées, et que le registre sur les heures de travail n’a pas été conformément tenu.
Les travailleurs finlandais ont rapporté une augmentation des inégalités sur le chantier.
Durant les 18 derniers mois, l’agence Avi de la Finlande du Sud-Ouest a inspecté dix entreprises sous-traitantes de Meyer, enregistrées en Estonie, Lithuanie, Pologne, Espagne, Roumanie et Inde. Dans chacune de ses entreprises, il y avait des lacunes concernant le traitement des travailleurs détachés.
Concernant l’ensemble du pays, les inspections ont révélé des problèmes liés aux employés étrangers concernant la moitié des entreprises inspectées.
Meyer Turku est le plus grand chantier naval de Finlande. 5000 personnes travaillent sur le chantier, mais la moitié d’entre-elles seulement est embauché par Meyer. 80 % des travaux sur le chantier sont effectués par des sous-traitants qui envoient du personnel en Finlande.
Yle relève, à titre d’exemple, le cas des ingénieurs indiens qui ont travaillé à un salaire de stagiaire à Turku. Ils ont été assurés à titre de touristes plutôt que d’employés. Les titres de séjour n’ont pas non plus correspondu à leur statut en Finlande. Pour Avi, il s’est agi de contourner les règlements concernant l’immigration.
L’allemand Meyer Werft a acheté la majorité des actions du chantier de Turku en 2014. Selon les employés finlandais, l’écart entre les ouvriers et la direction a augmenté sous le nouveau propriétaire. Les inégalités ont augmenté entre les travailleurs finlandais et étrangers et entre ces deux catégories il y a peu d’échanges dans le quotidien. Les sous-traitants négligent les mesures de sécurité concernant leurs travailleurs, selon des ouvriers finlandais interviewés.
Anna Pärtty de l’agence Avi relève que de tels cas sont avérés depuis longtemps. Selon elle, les employeurs se défendent en disant qu’ils ne connaissent pas la règlementation.
Turja Lehtonen de la confédération de l’industrie Teollisuusliitto dit que les problèmes de Meyer sont connus, mais que, comme les travailleurs étrangers n’osent pas s’exprimer, il est difficile d’intervenir. Les rapports des autorités ne semblent pas aboutir à des mesures. Le directeur général de Meyer n’a pas non plus pris de mesures. Les sanctions de quelques milliers d’euros ne sont pas efficaces à côté des commandes de plusieurs millions d’euros.
Il est toutefois prévu d’introduire dans le secteur de la construction navale le même type d’identité fiscale qui est déjà mise en place dans le bâtiment qui permet pour les autorités de suivre les impôts versés tant par l’employeur que l’employé.
Meyer Turku n’a pas souhaité accorder d’interview, mais insiste dans un courrier électronique sur le fait que le groupe intervient dans les problèmes dont il a connaissance.
Yle

Tourisme

Le tourisme étranger en Finlande a fortement diminué au début de l’année
Le tourisme étranger en Finlande a diminué de 16% en glissement annuel. Dans le même temps, la valeur des importations touristiques, c’est-à-dire le tourisme de la Finlande vers les pays étrangers, a baissé de 9% en glissement annuel.
Par le tourisme, près d’un milliard d’euros a été exporté de la Finlande à l’étranger au début de l’année. Dans le même temps, les revenus du tourisme en Finlande se sont élevés à environ 700 millions d’euros.
Dem

Les ventes de voyages à l’étranger reprennent, en particulier les voyages en Grèce
La Grèce et les pays baltes sont les destinations estivales des Finlandais.
La Finlande a libéralisé les voyages touristiques depuis le 15 juin vers la Norvège, le Danemark, l’Islande, l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie. À leur retour en Finlande, ces passagers n’ont pas à observer une quarantaine de deux semaines. La recommandation d’éviter les voyages inutiles dans d’autres pays reste valable. Néanmoins, les agences de voyages vendent désormais des voyages organisés vers d’autres destinations.
"Les destinations privilégiées sont la Grèce, la côte espagnole, Majorque, la Croatie, la région d’Antalya en Turquie et, à partir de la mi-septembre, également Madère", explique Mari Kanerva, experte en communication à Aurinkomatkat et Finnair. En août, 80% des destinations grecques ont déjà été réservées, a déclaré Kanerva.
Finnair a volé vers les principales villes européennes tout au long de la crise du coronavirus. Les horaires des vols d’été ont été publiés à la mi-mai, mais la compagnie est prête à ajouter de nouveaux vols et destinations à mesure que la demande et les recommandations changent.
Selon Laura Aaltonen, responsable des communications chez TUI Finlande, « pour les vacances d’automne et l’hiver, les destinations dans les îles Canaries sont déjà très demandées ».
Esa Talonen, la directrice générale de l’agence de voyage Ikaalinen, dit qu’il y a encore de l’espoir dans l’industrie du tourisme. "Les ventes ont clairement augmenté depuis que le ministère finlandais des Affaires étrangères a annoncé la semaine dernière un assouplissement des restrictions et des recommandations", selon M. Talonen.
HS

Energie

Sitra propose d’interdire l’utilisation de la tourbe dans la production d’énergie
En Finlande, une interdiction de brûler la tourbe, similaire à l’interdiction du charbon, devrait être envisagée à la fin de la décennie, recommande Sitra.
En outre, selon Sitra, la Finlande devrait envisager une politique similaire à celle de la Suède, où de nouveaux permis pour l’ouverture de zones de production de tourbe ne sont plus accordés en raison des dommages climatiques et environnementaux.
Les propositions sont incluses dans le document de travail de Sitra publié mardi, qui énumère les moyens par lesquels l’utilisation de la tourbe peut être arrêtée et en même temps atténuer les effets négatifs sur les entreprises et les employés de la tourbe.
Le gouvernement de Sanna Marin s’est fixé pour objectif que la Finlande soit neutre en carbone en 2035. Or la combustion de la tourbe produit plus de dioxyde de carbone que la combustion du charbon. Le gouvernement précédent a déjà décidé de ne plus utiliser de charbon et l’interdiction entrera en vigueur en 2029.En outre, le gouvernement a souligné que la production d’électricité et de chaleur devait être pratiquement à zéro émission d’ici la fin des années 2030 et que la consommation d’énergie de la tourbe serait au moins réduite de moitié d’ici 2030.
Sitra estime que l’utilisation de la tourbe doit être abandonnée de toute urgence, car ses dommages climatiques et environnementaux sont élevés par rapport à son importance pour l’économie et le système énergétique. La technologie de remplacement est également facilement disponible. En 2018, la combustion de la tourbe a provoqué 11,7% de toutes les émissions de dioxyde de carbone en Finlande alors qu’elle n’a fourni que 4,5% de l’énergie du pays. « La réduction des émissions provenant de l’utilisation de la tourbe est plus facile et moins chère que dans de nombreux autres secteurs », indique le rapport.
Sitra propose de supprimer progressivement les avantages fiscaux sur la tourbe d’ici 2025. Selon le ministère des Finances, l’avantage fiscal pour la tourbe devrait coûter cette année près de 200 millions d’euros. "Si la suppression des allègements fiscaux et des cessions de droits d’émission ne suffit pas à faire abandonner la tourbe, par exemple d’ici 2030, une interdiction par la loi de l’utilisation de la tourbe pourrait être envisagée", indique le rapport.
La production et l’utilisation de tourbe se concentrent sur l’Ostrobotnie, la Laponie et la Finlande centrale. Selon une étude de l’Institut finlandais de l’environnement, le secteur de la tourbe emploie directement et indirectement environ 2 500 personnes en Finlande, ce qui signifie que la part du secteur dans l’emploi finlandais est d’environ 0,1 pour cent.
Selon Sitra, les entreprises et les employés du secteur pourraient être soutenus dans la transition, par exemple grâce à un financement par le programme de développement durable de l’UE.
Certaines sociétés énergétiques se préparent déjà à mettre fin à l’utilisation de la tourbe énergétique. Par exemple, Vapo, largement détenue par l’État, développe déjà une nouvelle activité pour remplacer la tourbe énergétique.
Le rapport a suscité de fortes émotions avant même sa publication. La semaine dernière, Hannu Hoskonen (Centre), président de la commission de l’environnement du Parlement, a accusé Sitra de faire chantage au secteur de la tourbe.
HS

Europe

L’arrivée des premiers demandeurs d’asile accueillis de Grèce reportée à juillet
Les premiers demandeurs d’asile que la Finlande accueillera des camps de réfugiés de Grèce et qui devaient arriver en juin, seront accueillis début juillet. Il s’agira de 25 mineurs.
Le gouvernement a prévu que la Finlande accueille 175 personnes en situation vulnérable de la région de la Méditerranée. Il s’agira de cent mineurs sans parents et de parents isolés avec leurs enfants, de Grèce. Une trentaine de personnes seront accueillies de Chypre et environ 26 de Malte.
Selon Migri, la Finlande met l’accent sur les plus jeunes des mineurs et ceux qui auraient des besoins particuliers et viennent des pays où la situation en matière de sécurité est particulièrement faible.
Yle

Les prix des boissons alcoolisées en Finlande les plus élevés de l’UE
Yle rend compte d’une comparaison d’Eurostat concernant les prix des boissons alcoolisées dans les Etats membres. L’année dernière, c’est en Finlande que les prix étaient les plus élevés : les boissons étaient de 91 % plus chères que la moyenne européenne. Hors UE, l’Islande et la Norvège appliquent les prix les plus élevés.
Yle rappelle que la fiscalité sur ces boissons varie beaucoup d’un pays à l’autre. En Finlande, elle a été durcie début 2019.
En ce qui concerne les denrées alimentaires, les prix sont de 18 % plus élevés en Finlande que la moyenne européenne. Les boissons non-alcoolisées sont de 26 % plus chères et les cigarettes de 34 %.
Yle

L’objectif de recyclage de plastique fixé par l’UE pourrait être difficile pour la Finlande
Ces dernières années, la quantité totale de plastique recyclé en Finlande a été d’environ 60 000 tonnes, ce qui correspond à environ un tiers de tous les plastiques utilisés en Finlande, rapporte HS.
L’année dernière, l’UE a adopté une directive interdisant l’utilisation des produits en plastique jetables les plus courants. Désormais, le recyclage des emballages en plastique doit également être rapidement augmenté.
En Finlande, le taux de recyclage des emballages en plastique l’année dernière était de 35 à 42%, selon la méthode de calcul, explique Suomen Uusiomuovi, qui prend en charge la responsabilité du producteur des emballages en plastique.
En 2025, le taux de recyclage devrait déjà être de 50% et 55% en 2030. Dans le même temps, la méthode de calcul évolue : à l’avenir, un certain taux de collecte ne suffira plus, mais au final 55% de plastique recyclé devra être réutilisé.
Or, il est difficile d’atteindre cet objectif, explique le professeur-chercheur Ali Harlin de VTT car il existe des dizaines de différents types d’emballages en plastique et de matériaux, et leur recyclage n’est pas aussi efficace pour tous. Par conséquent, 50% du plastique collecté ne signifie pas la même quantité de plastique recyclé. Par exemple, les emballages multicouches utilisés dans l’industrie alimentaire ne deviennent pas un nouveau plastique recyclé mais sont incinérés.
La solution proposée est le recyclage chimique, que Neste, par exemple, développe actuellement. Dans celui-ci, les polymères contenus dans le plastique sont décomposés en composants, qui peuvent être utilisés pour fabriquer de nouvelles matières premières ou de nouveaux combustibles. Le problème est que le recyclage chimique nécessite beaucoup d’énergie et est au moins encore trop cher.
De plus, l’UE n’a même pas défini ce qu’est du plastique. « Par exemple, le carton utilisé pour les briques de jus ou de lait est un emballage en fibres avec un film plastique. Selon la définition de l’UE, ce serait un produit en plastique », explique Harlin. Cet emballage contient environ dix pour cent de plastique. Il est récupéré, mais le moyen le plus efficace de s’en débarrasser est de brûler le plastique. Ce n’est peut-être pas un problème, mais les taux de recyclage requis par l’UE ne peuvent être atteints par l’incinération.
Il existe des différences claires dans le taux de recyclage des matériaux, mais même les meilleurs produits recyclés ne reviennent pas automatiquement dans une réutilisation.
En tant que sac à commissions, par exemple, le plastique recyclé est l’option la plus écologique s’il est utilisé plusieurs fois. Les produits en plastique recyclé, tels que les brosses à vaisselle, sont également écologiques s’ils sont utilisés pendant une longue période.
Le principal inconvénient est que les produits en plastique autres que les emballages ne peuvent pas être recyclés de manière raisonnable. Pourquoi donc ?
« Une explication est que la collecte des emballages a une longue histoire. Mais la directive de l’UE sur les plastiques stipule qu’à un moment donné, nous passerons du recyclage des emballages au recyclage général des plastiques », explique Vesa Soini, PDG de Suomen Uusiomuovi.
Or, maintenant, il n’y a pas de collecte nationale d’articles en plastique autres que les emballages.
HS

Défense et sécurité

Les soldats de maintien de la paix recevront une considérable hausse de salaire
L’intérêt des Finlandais pour les opérations de maintien de la paix a considérablement baissé. L’Etat tente de raviver cette vocation en augmentant les salaires des soldats partant pour des missions de maintien de la paix. Selon le ministre de la défense, Antti Kaikkonen, l’augmentation de 6% devrait prendre effet prochainement.
Le salaire d’un soldat dans une mission de maintien de la paix est de 2 300 euros, et un chef de groupe gagne 3 050 euros par mois. Après les augmentations, ces salaires s’élèveront respectivement à 2 440 et à 3 230 euros. En plus, les soldats touchent une indemnité journalière liée à chaque opération. En Afghanistan et en Irak l’indemnité peut atteindre environ 80 euros.
La Finlande a actuellement environ 400 soldats dans des mission de gestion de crise dans le monde, dont 200 au Liban.
Le ministre de la défense, Antti Kaikkonen, estime que la Finlande a intérêt à participer aux opérations. Néanmoins il considère que les opérations deviennent de plus en plus dangereuses et qu’il faut bien réfléchir à quelles missions participer.
Depuis le début des opérations de gestion de crise, environ 45 000 Finlandais y ont participé. Dans ces missions, 49 Finlandais ont trouvé la mort.
Yle22.6.

Gestion civile de crise : une Finlandaise au Mali
Yle publie un portrait de Elina Hakala qui travaille au Mali dans le cadre de l’opération civile de gestion de crise menée par l’UE en tant que formatrice sur les droits de l’homme et de l’égalité des sexes depuis un an et demi.
Elina Hakala a pour tâche de former les acteurs de la sécurité intérieure du Mali (police nationale, gendarmerie et garde nationale) sur les concepts et les perspectives des droits humains et du genre.
Elina Hakala est la seule Finlandaise dans un groupe de vingt formateurs internationaux travaillant au Mali. Elle est également la seule sans formation policière ni de gendarmerie. Ses collègues sont la plupart européens, principalement des Français.
Yle

Lundi 22 juin 2020

Situation sanitaire

7 144 cas en Finlande – 327 décès
THL annonce 7 144 (+25 par rapport au 18 juin) cas, 327 (+1) décès, 21 (-5) personnes hospitalisées dont 2 (-) en soins intensifs.
THL annonce qu’environ 230 500 tests ont été réalisés à ce jour (+6100 par rapport au 18 juin).
Thl.fi

Restrictions

Allégement des restrictions dans les restaurants
Aujourd’hui entre en vigueur un assouplissement des restrictions pour les restaurants : les restaurants seront autorisés à fermer au plus tard à 2 heures et la vente d’alcool sera possible de 9h à 1h du matin. En plus, les buffets seront également autorisés. De plus, 75% du nombre maximum de clients sera autorisé à être présent à l’intérieur en même temps.
Selon le gouvernement, les restrictions restantes sur les restaurants seront levées le 13 juillet.
Uusisuomi

Retour progressif à l’enseignement présentiel pour les universités : les cours magistraux seront toujours organisés à distance
A la rentrée, les universités et écoles supérieures vont graduellement revenir à un enseignement présentiel concernant les cours pour petits groupes. Les cours magistraux seront toujours organisés principalement en télé-éducation.
Les différents établissements souhaitent que les étudiants de la première année puissent bien s’intégrer et il s’agira de les accueillir sur les campus. Des recteurs de plusieurs universités estiment que la télé-éducation ne convient pas à tous les étudiants et craignent aussi que des effets néfastes sur le bien-être des enseignants. La présence et les échanges ont manqué, mais il y a aussi des éléments de la télé-éducation que les établissements souhaiteront garder par la suite.
HS

Gouvernement

Selon un sondage, 42 % des Finlandais trouvent les mesures du gouvernement pour soutenir les entreprises comme bonnes
Helsingin Sanomat a fait effectuer un sondage sur le sentiment des Finlandais concernant les mesures pour atténuer les effets néfastes pour l’économie de la crise du coronavirus. Alors que 59 % des Finlandais trouvent que les mesures ont été bonnes, 14 % considèrent qu’elles ont été exagérées et 14 % trouvent que le gouvernement n’en a pas fait assez. 13 % des personnes interrogées ne se prononcent pas.
Au cours du printemps, le gouvernement a fait passer quatre budgets rectificatifs qui ont prévu une augmentation de dépenses à hauteur de cinq milliards d’euros. Les mesures prises dans le secteur public, telles que les subventions de l’Etat pour les communes, ne sont pas incluses dans ce chiffre.
Les électeurs des partis de la coalition gouvernementale sont satisfaits des mesures prises. 80 % des électeurs des Verts et de l’Alliance des gauches, 77 % de ceux du PSD et 65 % de ceux du Centre considèrent les mesures comme bonnes.
Les électeurs du Rassemblement national sont moins favorables, 54 % d’entre eux considèrent les mesures comme bonnes, alors qu’un peu plus de 20 % les trouvent trop faibles. Les électeurs des Vrais Finlandais sont les plus critiques, et trouvent à hauteur de 38 % que les mesures n’ont pas été suffisantes. En même temps, 20 % trouvent que le gouvernement a trop soutenu l’économie.
Les mesures de restriction mises en place en Finlande ont nui aux activités de beaucoup d’entreprises et notamment de celles du secteur des services. Entre mars et mai, 572 entreprises ont fait faillite, ce qui est 16 % de plus qu’il y a un an.
Le gouvernement a soutenu les entreprises à hauteur de 1,9 milliard d’euros au total. Concernant les mesures d’aide aux entreprises, les Finlandais sont plus divisés : alors que 42 % considèrent les aides aux entreprises comme bonnes, 22 % les trouvent insuffisantes et 17 % les considèrent comme exagérées. Les électeurs du PSD sont les plus favorables : 60 % parmi eux considèrent les aides comme appropriées.
HS

Economie

Craintes pour l’industrie métallurgique
Helsingin Sanomat relève que les produits les plus importants du point de vue des exportations sont de produits de l’industrie métallurgique et qu’à l’intérieur de ce secteur, c’est la construction mécanique qui constitue la partie la plus importante. C’est aussi un secteur qui a connu des années de croissance importante ces derniers temps.
En avril, les commandes de ce secteur ont tari et maintenant, il s’agit d’espérer que les chômages partiels ne deviennent pas des licenciements.
Selon un rapport de la confédération de l’industrie technologique, la moitié des entreprises industrielles estimaient à la mi-juin, que la faible demande compliquait leurs activités. Un tiers des entreprises avait mis en place des chômages partiels.
HS

Bois – papier : de sombres perspectives
Les fermetures d’écoles, de bureaux et de restaurants ont fortement réduit la demande dans le secteur du bois-papier. Il y a également une offre excédentaire sur le marché après le coronavirus, selon les estimations de Moody’s.
Les perspectives de l’industrie mondiale du bois-papier restent négatives, selon les analystes de Moody qui considèrent que les revenus mondiaux de l’industrie chuteront de 4 à 7% au cours des 12 prochains mois.
Uusisuomi

Construction navale : les employés de Meyer-Turku menacés
Selon l’allemand IG Metall, Meyer prévoit d’économiser 1,2 milliard d’euros d’ici 2026. Cela signifie des licenciements, mais les employés ne savent toujours pas combien d’employés seront mis à pied.
La direction de l’entreprise familiale a récemment mis en garde contre une récession de dix ans dans la construction de bateaux de croisières. À Dagblad Noorden, Meyer ne veut pas dire si l’entreprise a demandé le soutien de l’État, mais en Allemagne, les politiciens locaux ont pris au sérieux l’avertissement de l’entreprise et ont préparé une opération de sauvetage de bouclier pour l’entreprise - du moins en public.
Uusisuomi

Défense

Le rapport annuel des exportations de matériel militaire 2019 vient d’être publié
En 2019, le ministère de la défense a accordé en tout 284 (contre 257 en 2018) autorisations à des exportations commerciales permanentes de matériel de la défense. La valeur totale de ces exportations était de 105 millions d’euros, ce qui est inférieur de 40% par rapport aux 176 millions d’euros de l’année précédente.
Defmin18.6.

Europe

« Un grand désaccord entre les États membres sur le plan de relance » Yle
Lors du sommet vidéo des dirigeants des États membres de l’Union européenne, à la veille de la Saint-Jean, peu de progrès ont été réalisés sur le gigantesque budget européen, rapporte Yle.
Selon la Première ministre Sanna Marin peu de progrès ont été réalisés lors de cette réunion, mais chaque pays a exprimé sa position sur la proposition de la Commission.
« Je ne vois aucune position surprenante des pays dans ce débat [vendredi]. Les positions étaient similaires à ce que nous avions pu anticiper », a déclaré Marin.
« Une tentative sera faite pour parvenir à un accord politique sur le paquet en juillet, mais à ce stade, il est encore impossible d’évaluer s’il réussira. Cela dépendra largement de la manière dont le président Michel pourra prendre en compte les points de vue des pays dans sa nouvelle proposition », a-t-elle dit.
Sanna Marin a déclaré qu’elle avait eu des entretiens avec Charles Michelin, président du Conseil européen, jeudi et a demandé une évaluation du paquet aux services juridiques du Conseil européen pour s’assurer qu’il était conforme aux traités de l’UE.
« Michel a beaucoup de travail à faire. Il doit s’efforcer de trouver un compromis que tous les membres peuvent accepter. Personnellement, je ne pense pas qu’il ait entre les mains les clés d’une solution, mais il faut également se demander dans quelle mesure il est capable de combiner différents points de vue ».
Marin affirme qu’elle a exprimé la position de la Finlande : « Au cours de la discussion, j’ai souligné la position de la Finlande selon laquelle nous ne pouvons pas accepter la proposition de la Commission en tant que telle, mais voulons y apporter des modifications ».
Entre autres choses, le gouvernement a déclaré que la taille de l’instrument de relance devrait être réduite et le montant des prêts alloués devrait être augmenté par rapport aux subventions. En outre, Marin a déclaré qu’elle avait souligné la nécessité de modifier les critères de financement et d’allocation pour mieux répondre à la crise provoquée par le coronavirus.
Avant la réunion, le gouvernement finlandais n’avait pas présenté de montants ou de pourcentages exacts qui seraient acceptables pour la Finlande. La Finlande n’a pas non plus présenté de chiffres à la réunion. « Les discussions d’aujourd’hui n’ont pas porté sur le niveau de précision que les États membres exigent en matière de montants individuels pour chacun des domaines. Je n’ai pas non plus présenté de montant tout aussi exact. Au fur et à mesure de l’avancement des négociations, le gouvernement clarifiera ses propres positions et les soumettra au Parlement pour évaluation par la grande commission », a-t-elle dit.
Marin a déclaré que de nombreux pays critiquaient la proposition de la même manière que la Finlande et que la Finlande n’était donc pas seule sur ses positions. « La relation entre les subventions et les prêts y a été particulièrement soulignée. En général, est-il judicieux de contracter un prêt commun et de le distribuer sous forme de subventions. Il y a eu sur ce point des positions très dures ».
La Commission a proposé que le plan de relance soit distribué aux pays sur une période de quatre ans, sur la base du PIB entre 2015 et 2019, de la démographie et des taux de chômage, sans donc tenir compte de la crise du coronavirus. Marin a déclaré que plusieurs États membres ont critiqué la durée du financement, soulignant que le paquet de relance devrait être un outil pour répondre à une crise aiguë. « J’ai précisé le point de vue de la Finlande sur la question, c’est-à-dire que cet instrument de relance devrait être un outil spécifiquement lié au coronavirus et à ses implications financières. C’est pourquoi nous devons examiner spécifiquement les effets de cette crise », a déclaré Marin.
Il est proposé de financer le paquet de soutien en créant de nouvelles taxes et impositions propres à l’UE. Marin déclare que la Finlande est constructive et ouverte sur les nouvelles ressources propres de l’UE, mais qu’il n’est pas encore possible de prendre position sur la plupart des propositions. « Nous avons déjà manifesté notre soutien par le passé à une taxe sur le plastique qui pourrait être créée, mais pour d’autres taxes, nous n’avons pas encore de présentations précises sur la table. Il a été question d’une taxe numérique, il a été question d’autres ressources propres, mais à ce stade, alors que nous n’avons pas encore de propositions sur la table, il est impossible de prendre position à leur sujet. »
Lier le financement de l’UE à l’état de droit, ainsi qu’aux principes propres de l’UE, a été important pour la Finlande par le passé. Marin assure que c’est toujours le cas.
« Il est important pour nous que le mécanisme de l’État de droit fasse partie du cadre financier pluriannuel. Il est tout aussi important de lier cet ensemble aux priorités de l’UE, à la croissance verte, au numérique, à tout ce que nous pouvons faire pour assurer le succès et la compétitivité futurs de l’Europe. »
Outre le plan de relance, les dirigeants de l’UE ont entendu les résultats des discussions UE-Royaume-Uni lors d’une vidéoconférence. Marin a indiqué que les négociations progressent de manière alarmante et lentement et qu’il reste beaucoup de travail à faire sur l’accord.
À la fin de la réunion, il a été décidé de poursuivre les sanctions imposées à la Russie en raison de la situation dans l’est de l’Ukraine.
Yle AL

Commentaires
Les pressions sur le prochain sommet sont très fortes
« La pression sur le sommet du mois prochain est très forte », commente Antti Ronkainen, chercheur à l’Université d’Helsinki. La pression peut être accrue du fait que la décision devra être prise avec tous les membres physiquement présents. Si les négociations échouent en juillet, il faudra chercher une nouvelle date de réunion. Or, retarder la décision ne serait pas une bonne chose, car les négociations sur le Brexit et la crise du coronavirus pèsent.
« Si l’on devait valider seulement le budget, on pourrait attendre jusqu’à la fin de l’année, mais maintenant il y a la crise du coronavirus qui fait pression, donc la question devrait être convenue rapidement », dit Ronkainen.
La Finlande et plusieurs autres pays ont critiqué la proposition de la Commission d’un plan de relance de 750 milliards d’euros. Cependant, Ronkainen ne juge pas impossible de parvenir à un accord, car aucun pays ne s’est totalement opposé à la proposition. « Je pense que les modifications sont possibles. Le compromis est certainement lié à ce que tout le monde obtienne quelque chose. Si tout le monde obtient de l’argent important pour lui-même, un compromis est certainement possible. »
Cependant, le paquet peut aussi être bloqué par des problèmes juridiques. Ronkainen dit que l’idée que le programme de relance serait contraire à l’article 310 a été soulevée parmi les juristes et les experts. « La Commission n’a pas encore indiqué comment elle entend justifier cela en droit », souligne-t-il.
AL

Sondage : Les Finlandais ne sont pas prêts à accepter le plan de relance de l’UE en l’état
La proposition de la Commission européenne pour un plan de relance de 750 milliards d’euros divise les Finlandais, selon une enquête commandée par HS.
D’après l’enquête, la proposition de financement d’urgence semble être un problème difficile pour de nombreux Finlandais. Jusqu’à 29% des personnes interrogées n’ont pas pu dire quoi penser de la proposition. Néanmoins, seuls 17% des Finlandais pensaient que la Finlande devrait s’efforcer de rejeter la proposition dans son intégralité. En revanche, encore moins, 11%, seraient prêts à accepter la proposition telle quelle.
Une grande partie des personnes interrogées estiment que la proposition pourrait être acceptable, pour autant qu’elle puisse être modifiée dans un sens plus favorable pour la Finlande. Un Finlandais sur trois pense que la part de prêts de 250 milliards d’euros devrait être augmentée. Au contraire, 8% souhaiteraient augmenter la part de subventions de 500 milliards d’euros.
L’augmentation de la part des prêts est particulièrement un souhait des personnes âgées. Plus de la moitié des 60 à 69 ans et plus de 60% des plus de 70 ans souhaitent augmenter la part des prêts,
Seuls les partisans des Vrais Finlandais de base étaient largement d’avis (à 55%) que la proposition ne pouvait pas du tout être acceptée.
Au lieu de cela, plus de partisans du SDP, des Verts et de l’Alliance des gauches que la moyenne étaient d’avis que la proposition de la Commission devrait être acceptée telle quelle.
Une petite majorité des partisans du Rassemblement national et du Centre exigent que la Finlande s’efforce de modifier les conditions afin d’augmenter la part des prêts. De nombreux partisans du SDP, 45%, y étaient également favorables.
L’enquête a été menée à la mi-juin. La marge d’erreur des résultats de l’enquête est d’environ 3 points de pourcentage dans sa direction.
HS

Intérieur

Violences contre la police à Helsinki
La police est intervenue dans une bagarre entre deux groupes de jeunes à la plage de Hietaniemi, la nuit de la Saint-Jean. Lorsque la police a arrêté une personne, d’autres jeunes personnes ont commencé à menacer les agents et leur ont jeté des pierres et feux d’artifice. Quelques policiers ont été légèrement blessés. En outre, six voitures de police et trois autres véhicules ont été endommagées.
Cinq jeunes hommes dont une partie sont mineurs ont été arrêtés et libérés le lendemain.
Selon la police, il s’agirait plus d’une réaction de personnes sous l’emprise de l’alcool que d’un acte planifié de la part des jeunes. L’incident ne serait pas inspiré par les manifestations Black lives matter, même si ce slogan a été entendu à Hietaniemi.
Pour la police, l’alcool et le phénomène de foule constituent les facteurs ayant déclenche les événements. Elle rappelle que la rébellion contre un agent de police exerçant ses fonctions est un crime grave qui pourra avoir des conséquences malheureuses pour la vie d’une jeune personne. En Finlande, on donne environ 200 jugements par an pour de tels crimes.
HS

Culture

Klaus Mäkelä, prochain Directeur musical de l’Orchestre de Paris
Le jeune chef d’orchestre finlandais Klaus Mäkelä occupera dans un premier temps, du 1er septembre 2020 au 31 août 2022, le poste de conseiller musical de l’Orchestre de Paris. Il sera nommé directeur musical de l’Orchestre de Paris dès le 1er septembre 2022, pour une durée de cinq ans.
Klaus Mäkelä retrouvera l’Orchestre de Paris dès le jeudi 9 juillet 2020, dans un programme réunissant Le Tombeau de Couperin de Maurice Ravel et la Symphonie n° 7 de Ludwig van Beethoven. Il s’agira du premier concert proposé par la Philharmonie de Paris depuis le début de l’épidémie de Coronavirus. Les conditions d’accueil du public seront précisées très prochainement.
http://www.orchestredeparis.com/fr/actualites/193/klaus-makela-prochain-directeur-musical-de-lorchestre-de-paris

Jeudi 18 juin 2020

Situation sanitaire

7 131 cas en Finlande
THL annonce 7 131 (+14) cas, les autres données n’ont pas pu être mises à jour sur le site de l’institut en raison d’un dérangement du système informatique. Hier, THL annonçait 326 (-) décès, 26 (-) personnes hospitalisées dont 2 (-) en soins intensifs.
HS, thl.fi

L’été est une pause dans la propagation du virus
L’épidémiologiste en chef de HUS (district hospitalier d’Helsinki et Uusimaa) Asko Järvinen revient dans une interview accordée à HS sur la première phase de l’épidémie en Finlande. Lorsque la première infection de la Finlande a été découverte par un touriste de Wuhan en janvier en Laponie, ce cas n’a pas provoqué d’autres infections. Le patient s’est rétabli et est rentré chez lui en Chine. Puis sont venus février, la semaine des vacances au ski et les premiers cas finlandais. À cette époque, Järvinen avait prédit que le risque de propagation des infections était faible, car les Finlandais « savent comment agir correctement ». Cependant, tout n’a pas fonctionné parfaitement. Même des médecins ont également ramené le virus de leurs vacances au ski ou de voyages professionnels et l’épidémie a également commencé à croître de façon exponentielle en Finlande.
Pourtant, Järvinen pense toujours que beaucoup de choses ont été bien gérées. Dans un premier temps, les bonnes personnes, en particulier les touristes de retour présentant des symptômes, ont été dirigés vers les tests. À cette époque, jusqu’à 40% des personnes testées se sont révélées positives. Järvinen pense que les détecter a pu retarder la propagation de l’épidémie en Finlande.
Fin mars, la deuxième phase de l’épidémie a commencé, alors que le virus commençait à se propager dans l’est d’Helsinki vers les quartiers à population d’origine immigrée et à faible revenu. Là, les chaînes d’infection n’ont pas été immédiatement détectées. Il y a également beaucoup de travailleurs des secteurs de santé dans ces quartiers. Les infections ont pu se propager dans les services sociaux et de santé.
Cependant, à partir d’avril, l’incidence de la maladie a régulièrement diminué. Il n’y a maintenant que vingt patients pour coronavirus dans les hôpitaux finlandais et deux en soins intensifs.
Une grande organisation comme HUS est généralement lente, mais s’est révélée selon Järvinen miraculeusement agile. L’échantillonnage, l’analyse, le dépistage des infections, le placement des patients et la création de nouveaux sites de soins intensifs ont été organisés à un rythme rapide.
Progressivement, des enseignements ont également été tirés pour traiter les patients, bien qu’il n’y ait toujours pas de médicaments curatifs. De l’avis de Järvinen, le plus grand pas en avant a été de réaliser la facilité avec laquelle les patients faisaient des caillots sanguins. Des experts finlandais étaient fortement impliqués dans les troubles de la coagulation sanguine et des recommandations pour l’utilisation de médicaments anticoagulants ont été rapidement émises. La proportion de décès chez les patients traités dans les unités de soins intensifs a diminué au cours du printemps. En comparaison internationale, la mortalité des patients coronariens traités intensivement en Finlande a été très faible, 15% à Hus.
L’une des raisons à cela est probablement qu’il y a eu peu de personnes âgées en soins intensifs. En Finlande, les septuagénaires en bonne santé ont été épargnés des infections du coronavirus. Les personnes fragiles de plus de 80 ans en institution reçoivent rarement des soins intensifs car elles ne pourraient pas les supporter. Chez eux, l’infection à coronavirus a souvent entraîné une mort rapide.
Selon Järvinen, on a appris à lutter contre le coronavirus dans les maisons de retraite et il n’y a plus eu de cas dans ces établissements depuis plus de quatre semaines.
L’épidémie ayant commencé plus tard que dans de nombreux autres pays européens, les décisions (la loi d’urgence, fermeture des écoles, des restaurants et des frontières) ont pu être prises en Finlande à un stade précoce.
Järvinen souligne que les politiciens ont proposé des solutions et formulé des recommandations sur des questions qui appartiennent généralement aux experts. C’est, dit-il, le cas lorsque les choix ont un impact énorme sur la société dans son ensemble. "Il ne faut pas envier les politiciens, ils prennent des décisions difficiles."
Bien que le nombre d’infections en Finlande ait diminué, la maladie n’a pas disparu du monde. « Comment garder le virus sous contrôle ? " Selon Järvinen, il existe un bon consensus sur les moyens.
À son avis, le test et le traçage sont à la fois le moyen le plus efficace et le moins cher. L’efficacité des tests sera évaluée à l’automne lorsque les gens reviendront de leurs chalets en ville et reprendront le travail et l’école.
HS

Vaccins : la Finlande ne s’est pas encore engagée dans la course aux vaccins
La concurrence pour le développement et l’achat de vaccins contre le coronavirus s’accélère en Europe. Plusieurs consortiums différents espèrent désormais garantir la disponibilité du vaccin.
Jusqu’à présent, la Finlande a suivi de loin cette course aux vaccins. Päivi Sillanaukee, directrice au ministère des Affaires sociales et de la Santé, déclare que la Finlande salue la proposition de la Commission mais qu’il reste des questions ouvertes qui ne seront clarifiées que plus tard. La Finlande attend également plus d’informations sur les accords sur les vaccins faits par d’autres pays européens car elle ne souhaite pas s’engager à acheter n’importe quoi.
« Il faut informer le Parlement pour un engagement national officiel, mais il était important d’envoyer un message sur la volonté d’être impliqué à ce stade. Les contrats effectifs seront attribués en temps voulu au niveau national ", dit-elle.
La Finlande était partie très tard pour l’achat conjoint de masques par l’Union européenne, rappelle HS.
La Finlande a déjà constitué une réserve budgétaire de 110 millions d’euros pour le vaccin. "Le prix final du vaccin n’est pas connu à ce stade", souligne Sillanaukee.
La Finlande a abandonné sa propre production nationale de vaccins au début des années 2000. "Très peu de pays produisent désormais leurs propres vaccins au niveau national, à l’exception de certains pays très peuplés comme la Chine, l’Inde et le Brésil", a déclaré Nohynek médecin chef de THL lors d’une conférence de presse la semaine dernière.
Quelques vaccins contre le coronavirus sont en cours de développement en Finlande. Selon Esa Heinonen, chef d’unité de Fimea responsable des autorisations pharmaceutiques et vaccinales en Finlande, il existe des entreprises en Finlande qui ont l’expérience requise en production biologique pour la production de vaccins et des informations sur l’utilisation des virus.
Si la production de vaccins est souhaitée en Finlande, un accord avec le développeur du vaccin est nécessaire. Grâce à la stratégie de vaccination de la Commission, il est possible de bénéficier d’un soutien pour le développement des capacités de production.
Il est probable que le programme d’achat de la Commission se concentrera sur les grands acteurs européens. La Commission estime que cinq ou six accords de préachat pourraient être conclus.
HS

Législation

Les circonstances exceptionnelles étaient en vigueur aussi pendant la crise du pétrole
Contrairement à ce qui est communément affirmé, y compris par le Président, il ne faut pas remonter à la guerre pour retrouver la dernière fois que les circonstances exceptionnelles étaient en vigueur en Finlande. Depuis l’indépendance, la Finlande a en effet connu plusieurs périodes de circonstances exceptionnelles :
• Circonstances exceptionnelles du 2 juin 1917 au 1er avril 1920
Dont état de guerre 1.2.- 6.5.1918
• Etat d’urgence 29.2.-9.12.1932
• Circonstances exceptionnelles du 8 septembre 1939 au 31 décembre 1955
Dont état d’urgence du 20 octobre 1939 au 16 octobre 1947
Dont état de guerre du 30.11.1939—26.9.1947
• Circonstances exceptionnelles 20.12.1973-31.5.1974
• Circonstances exceptionnelles 16.3.- 15.6.2020.

Gouvernement

Le gouvernement a annoncé de nouveaux assouplissements des restrictions
Les restaurants et les évènements grand public notamment concernés
La ministre des Services sociaux Krista Kiuru (PSD) et celle des Sciences et de la Culture, Hanna Kosonen (Centre), ont annoncé des assouplissements aux restrictions liées à l’épidémie, hier. Le gouvernement a décidé que les visites dans les hôpitaux et les maisons de retraite étaient de nouveau possibles, que les évènements grand public pouvaient être organisés pour plus de 500 personnes à compter d’août, toujours dans le respect des bons gestes concernant l’hygiène et les distances.
Il avait déjà été décidé d’autoriser à compter du 1er juillet les évènements grand public à l’extérieur pour plus de 500 personnes dans certaines conditions.
Le gouvernement prévoit d’abandonner à toute restriction concernant les rassemblements, début octobre, si la situation épidémiologique ne se détériore pas.
Les visites dans les maisons de retraite proposant des soins 24h sur 24h ne sont toujours pas recommandées.
Les ministres ont souligné, lors de la conférence de presse, hier, qu’il serait possible au besoin de resserrer de nouveau les restrictions si l’épidémie repartait. Le chiffre R0 concernant l’infectiosité est actuellement de 0,4-0,8 en Finlande. La Première ministre Sanna Marin a constaté que la situation était actuellement calme et que les assoupissements mis en place antérieurement n’avaient pas augmenté les contaminations.
Concernant les restaurants, il s’agira d’autoriser de nouveau les buffets, et d’élargir les heures d’ouverture de façon à les autoriser à servir de l’alcool jusqu’à 1h00 avant de fermer l’établissement à 2h00.
Les restaurants pourront accueillir 75 % de leur capacité, contre 50 % actuellement. Ceci à compter de lundi 22 juin.
Il est prévu de démanteler ces dernières restrictions le 13 juillet, si la situation épidémiologique le permet. Il faudra toutefois qu’il n’y a pas plus de clients que de sièges dans les restaurants, cafés ou bars.
Le directeur général de Mara, la confédération du secteur de la restauration et de l’hôtellerie, Timo Lappi, se félicite de ces nouvelles décisions.
Le gouvernement évoquera, la semaine prochaine, les restrictions concernant les frontières, les recommandations pour les personnes âgées et celles concernant le télétravail.
HS

Interview de Sanna Marin
Dans une interview accordée à Iltalehti, la Première ministre Sanna Marin souligne que la crise du coronavirus n’a pas changé les objectifs climatiques du gouvernement, bien que le calendrier ait changé sur la prise des décisions. « La nature ne transige pas », résume Marin. Cela signifie que Marin attend beaucoup des présentations du groupe de travail sur le climat et l’énergie.
« Oui, je suis toujours du même avis que la sortie des énergies fossiles est en termes de lutte contre le changement climatique la question la plus importante. Après tout, nous ne parlons pas seulement des transports, mais de la manière dont l’énergie fossile est largement utilisée dans l’industrie et la société. Nous devons nous débarrasser des combustibles fossiles », a déclaré Marin.
Dans les transports, par exemple, cela signifie que le gouvernement attend des décisions qui réduiront les émissions des transports et soutiendront la transition vers une mobilité plus durable. « Un travail sur la feuille de route pour un transport sans énergie fossile est en cours, et je suppose qu’à l’automne, nous aurons des présentations et que nous pourrons également progresser dans ces domaines. »
Elle souligne que le choc économique provoqué par la crise du coronavirus oblige la Finlande et les Finlandais à repenser les fondements de leur croissance économique. Elle parle de croissance verte et d’emploi vert, et estime que ces questions vont également souder le Centre et les Verts dans le gouvernement. « Nous devons rechercher des clés de la croissance qui sont également respectueuses de l’environnement. Je vois que la Finlande a des opportunités de réussite économique ici. Nous sommes bien placés dans le monde en matière d’innovation et de solutions technologiques », estime Marin. Elle est convaincue que les entreprises finlandaises bénéficieront du fait qu’elles adopteront également les dernières solutions technologiques
La dette publique augmentera de 15 à 20 milliards d’euros cette année. Après la phase aiguë de la crise du coronavirus, la dette devrait se situer autour de 130 milliards d’euros. Marin déclare qu’en raison de la crise, le programme gouvernemental dans son ensemble sera réexaminé dans le cadre des arbitrages budgétaires du gouvernement en septembre. « À mon avis, tous les partis ont une opinion commune selon laquelle le programme gouvernemental devrait être évalué sur les questions économiques », dit-elle.
La Première ministre affirme ses orientations de politique économique pour l’automne et les prochaines années. Marin pense que trois entités doivent être définies.
La première entité concerne la gestion de la crise et la relance. « En période de ralentissement, nous devons trouver les clés de la croissance et relancer l’économie. En conséquence, des budgets supplémentaires ont été présentés, axés sur la gestion de la crise aiguë et, plus récemment, sur la relance. Il est essentiel que nos entreprises survivent à la crise et que l’emploi grâce à elle puisse revenir à son niveau d’avant la crise », dit M. Marin. De cette façon, le gouvernement combat le chômage de masse et essaie de relancer la machine économique sans heurts.
La deuxième entité concerne les réformes structurelles.
« Nous avons les mêmes défis qu’avant la crise du coronavirus. Ils concernent l’emploi et le vieillissement de la population. Il doit être possible de résoudre ces problèmes grâce à des mesures visant à renforcer à la fois l’emploi et les compétences, par exemple par le biais de réformes sociales. Nous prendrons certainement aussi des décisions concernant cette entité durant les arbitrages budgétaires, prédit Marin.
Katri Kulmuni, présidente du Centre, partenaire gouvernemental, a publiquement appelé à des accords locaux dans le marché du travail. Marin fait remarquer qu’il existe une mention sur les accords locaux dans le programme gouvernemental. « La négociation locale est encouragée par le système de conventions collectives visant à trouver un équilibre entre flexibilité et sécurité et à développer l’emploi et la compétitivité », est-il indiqué. « Si la flexibilité est renforcée sur le marché du travail, la sécurité doit être renforcée en même temps. Les gens doivent voir les solutions comme équitables. Nous voyons à quel point il a été important, au milieu de cette crise, de faire confiance à la société finlandaise », dit Marin.
Selon Marin, les mesures d’ajustement, c’est-à-dire les économies de dépenses publiques et les augmentations de revenus, constituent la troisième entité qui suivra et durera dans le temps. « Lors des prochains arbitrages budgétaires, il est important de fixer un calendrier pour les mesures d’ajustement à prendre. Il y a un besoin pour ces mesures aussi, mais leur temps n’est pas maintenant », dit Marin.
Elle souligne que si des économies sont réalisées, des efforts doivent également être faits pour augmenter les revenus de l’État afin que les réductions de dépense publique soient réduites au minimum. « Dans l’ajustement budgétaire, l’adaptation des dépenses et les revenus fiscaux forment une entité propre. Le PSD a des solutions sur le plan des recettes qui n’affaiblissent pas l’emploi mais comblent les lacunes de notre régime fiscal. De nombreuses propositions peuvent être trouvées dans le programme électoral du PSD, ainsi que dans le programme fiscal du parti. »
Le programme fiscal du PSD comprend, par exemple, une réduction de l’allégement fiscal sur les dividendes pour les sociétés non cotées. Elle augmenterait les recettes fiscales d’environ 280 millions d’euros et améliorerait la neutralité du système fiscal.
Le PSD propose également une retenue à la source sur les dividendes actuellement perçus par des entités exonérées de taxe. La retenue à la source serait prélevée notamment sur les fonds étrangers qui perçoivent leurs dividendes en franchise d’impôt, mais elle toucherait également la trésorerie du mouvement syndical. Le Parti du Premier ministre estime les revenus à environ 250 à 400 millions d’euros.
Selon le PSD, il serait possible de lever environ 100 millions d’euros en resserrant la limite de déduction des taux d’intérêt pour l’imposition des sociétés.
Ces trois modifications fiscales apporteraient à l’État des revenus annuels supplémentaires d’environ 700 à 800 millions d’euros.
Ils ne durciraient pas la fiscalité du travail, à laquelle Marin fait référence lorsqu’elle dit que l’emploi ne devrait pas être compromis par des décisions politiques.
Marin souligne qu’il y aura aussi pour le prochain gouvernement de la législature 2023-2027 suffisamment de travail en matière d’économies financières à cause du coronavirus. « En une seule législature, nous ne pourrons pas gérer l’ensemble de cette crise. Les réformes auront des effets au-delà de la période électorale. Par exemple, l’extension de la scolarité obligatoire est une mesure dont l’effet se reflètera dans le renforcement de l’emploi à plus long terme. Nous savons que les jeunes qui sortent du système après le collège sont beaucoup moins susceptibles d’avoir un emploi que les jeunes ayant au moins un diplôme d’études secondaires supérieures.
IL

Parti du Centre

Annika Saarikko se prononcera en août sur son éventuelle candidature pour le poste de président du parti
Annika Saarikko qui reprendra ses fonctions ministérielles en août après son congé de maternité, annoncera à ce moment-là si elle compte se présenter à la tête du parti au congrès qui aura lieu en septembre.
Elle ne souhaite pas se prononcer sur le fait de savoir si le futur président du parti devrait également être ministre des Finances. Elle se contente de souligner que Matti Vanhanen était un excellent choix pour ce poste.
Pour elle, malgré les mauvais scores du parti dans les sondages, il faudra que le Centre reste au gouvernement. Elle rappelle que le groupe parlementaire du parti a su très bien à quoi il s’engageait en participant à la coalition.
Elle estime que l’on n’a pas tout vu encore en ce qui concerne la coopération gouvernementale : les points communs du Centre et du PSD concernent la politique de l’emploi, selon elle.
Outre une politique économique de rigueur, Mme Saarikko souligne l’importance de réformes structurelles à long terme. Elle rappelle que les finances sont un outil et non pas un objectif. En ce qui concerne la réforme des services sociaux et de la santé, elle est plutôt optimiste. La proposition actuelle semblerait être d’une échelle appropriée et crédible, conforme aux objectifs du Centre.
Yle

Parlement

La commission des lois constitutionnelles propose de lever l’immunité du député des Vrais Finlandais Juha Mäenpää
Le procureur de la république Raija Toiviainen a demandé au Parlement, en janvier, de pouvoir poursuivre en justice le député des Vrais Finlandais Juha Mäenpää pour ses propos incitant à la lutte contre un groupe ethnique.
La commission des lois constitutionnelles a proposé, hier, que le Parlement autorise la poursuite de M. Mäenpää. La commission n’a pas été unanime, ce qui est exceptionnel.
Cinq membres de la commission, trois vrais finlandais et deux représentants du Rassemblement national, se sont opposés à la décision.
M. Mäenpää avait fait, devant le Parlement, le parallèle entre les demandeurs d’asile et les espèces invasives nuisibles. La police estime qu’il y a lieu de le soupçonner de propos criminels.
C’est la première fois que depuis l’entrée en vigueur de la Constitution actuelle en 2000 le procureur souhaite poursuivre un député pour des propos tenus au Parlement.
Les cas précédents datent de 1979, 1947 et 1932. Le procureur n’avait pas à ces occasions eu l’accord du Parlement pour poursuivre en justice un député.
La présidente de la commission des lois constitutionnelles, Johanna Ojala-Niemelä, ne considère pas pour autant que la question soit politisée.
Ceux qui se sont opposés à la décision, soulignent la liberté d’expression des députés.
Pour que le procureur puisse obtenir l’autorisation de poursuivre le député, il faudrait que le Parlement adopte la levée de son immunité à la majorité qualifiée des 5/6. Les Vrais Finlandais pourront tout seuls l’empêcher. Le président du parti Jussi Halla-aho a déjà dit que le groupe parlementaire voterait contre la levée de l’immunité.
HS

Pour M. Halla-aho, la décision de la commission des lois constitutionnelles est politisée, et « honteuse »
Le président des Vrais Finladais, Jussi Halla-aho, souligne qu’accorder une autorisation de poursuivre en justice un député nécessite des motivations extrêmement importantes du fait que la Constitution prévoit une liberté d’expression pour les députés. De ce fait, le parti s’oppose à ce que l’on lève l’immunité du député Mäenpää.
Pour lui, la commission des lois constitutionnelles, c’est-à-dire ses membres représentant les partis de la coalition gouvernementale, ont politisé la question, ce qu’il considère comme honteux.
Le président du groupe parlementaire du Rassemblement national, Kai Mykkänen, relève que son parti n’a pas encore d’avis sur le fait de savoir quelle position adopter en la matière. Une partie des membres de la commission de ce parti avaient donc voté contre la décision. M. Mykkänen considère lui-même que l’avis de la commission suffit pour justifier l’accord concernant l’autorisation de poursuite. Il considère comme important de déterminer les limites pour les propos insultant la dignité humaine. Il revient ensuite au tribunal de trouver l’équilibre entre la liberté d’expression et l’incitation à la haine raciale.
Le député concerné, M. Mäenpää, ne considère pas que le travail de la commission soit politisé. Les membres de son parti dans la commission ont pour lui défendu la liberté d’expression.
HS

Défense

La Cour des comptes finlandaise estime que les acquisitions du projet HX et de la Marine sont fondées mais trouve des lacunes dans la transparence liée aux coûts
La cour des comptes estime problématique que l’information sur les coûts définitifs du cycle de vie des futurs chasseurs ne sera précisée qu’au moment des dernières offres et que même après, l’information risque d’être en partie aléatoire.
Le budget d’acquisition des nouveaux avions de combat est fixé à 10 milliards d’euros. Il n’y aura pas de budget supplémentaire pour les coûts d’utilisation et de maintenance, qui ne devront pas dépasser 10% du budget annuel de la défense.
Selon la cour des comptes, le coût global évalué de l’acquisition des bâtiments de guerre de 3 milliards d’euros ne contient pas tous les systèmes qui ont été achetés séparément, ce qui n’est pas une pratique transparente.
Yle/STT18.6.

Economie

D’où viennent les 20 milliards d’euros que la Finlande va emprunter cette année ?
Au début juin, le gouvernement a décidé que l’Etat dépenserait encore cinq milliards d’euros de plus que prévu auparavant. Au total, l’Etat devra s’endetter cette année au moins à hauteur de 19 milliards d’euros et il n’est pas exclu que cette somme augmente encore avant la fin de l’année.
Helsingin Sanomat a publié, vendredi, un article sur la gestion de la dette publique par le Trésor finlandais qui négocie les dettes sur le marché international de capitaux. Au sein du Trésor, c’est Teppo Koivisto qui pilote les emprunts.
Fin mai, la dette publique finlandaise s’élevait à 123 milliards d’euros. Cette année, il faut rembourser 21 milliards d’euros et pour ce faire, l’Etat emprunte. Avec les nouveaux besoins supplémentaires prévus, il faudra donc acquérir un montant de presque 40 milliards d’euros.
L’Etat émettra des obligations que les investisseurs achètent. Même si l’intérêt d’un tel prêt est très bas, beaucoup d’investisseurs s’y intéressent quand même. Ce sont des fonds de retraite, des groupes d’assurance, des banques et des banques centrales qui cherchent des investissements à risque minime. M. Koivisto relève que les investisseurs apprécient stabilité et prévisibilité. Il est avantageux pour la Finlande, selon lui, que le pays ne fasse pas les gros titres.
Un tiers de la dette finlandaise est possédé par la BCE et la Banque de Finlande. Elles disposent des obligations de l’Etat finlandais à hauteur de 32 milliards d’euros.
Outre l’Etat, les communes doivent s’endetter, à hauteur de neuf milliards d’euros cette année. La plupart de ces emprunts servent à rembourser des dettes anciennes, alors qu’un milliard d’euros environ correspond à des dépenses supplémentaires engendrées par la crise du coronavirus.
HS

De moins en moins d’argent est transféré en Finlande depuis l’étranger
La banque nordique Nordea a constaté une baisse de 15% des paiements internationaux vers la Finlande par rapport à la période précédant la crise du coronavirus. Les paiements internationaux sortants ont également diminué.
"Dans tous les pays nordiques, le commerce extérieur a diminué et la Finlande est malheureusement le pays pour lequel les signes négatifs sont les plus importants", explique Aleksi Lehtonen, directeur des services bancaires aux entreprises de Nordea.
Les paiements internationaux entrants ont diminué, bien que dans les secteurs d’exportation, les pires conséquences de la crise du coronavirus ne devraient pas se produire avant l’automne ou l’hiver prochain.
HS

Wärtsilä licencie 109 employés en Finlande
Le plan social de Wärtsilä pour la Finlande est terminé. La société a l’intention de licencier un total de 109 employés permanents en Finlande, qui travaillent principalement comme cadres supérieurs. Parmi les licenciements, 75 se trouvent à Vaasa, 12 à Turku et 22 à Helsinki. La plupart des emplois supprimés concernent le secteur maritime et les fonctions de soutien.
Wärtsilä emploie actuellement environ 3 800 personnes en Finlande, dont 2 950 travaillent à Vaasa, 500 à Helsinki et 350 à Turku. 99% de la production est exportée.
HS

Solidium vend ses actions de Neles à Valmet
Solidium, qui appartient à l’Etat finlandais, vend l’intégralité de sa part de la future société Neles à Valmet, soit 14,9%, le 1er juillet 2020. À ce moment, la scission de Metso (suite à la fusion entre Metso et Outotec) devrait prendre effet et Neleks deviendra une société cotée indépendante.
Neles fabrique des vannes pour l’industrie pétrolière, entre autres. Neles est un nom familier pour les acheteurs de vannes. Il fonctionnait comme sa propre entreprise avant la fusion avec Metso, et les vannes de Metso ont été vendues sous la marque Neles depuis lors. Basée à Vantaa, Neles emploie environ 2 900 personnes et réalise un chiffre d’affaires d’un peu moins de 600 millions d’euros.
Solidium est le principal actionnaire de Valmet avec une part de 11,1%.
HS

Investissements étrangers : L’UE renforce son contrôle sur les acquisitions étrangères ce qui a également un impact sur la Finlande.
Actuellement, un acheteur étranger doit demander la permission au ministère de l’Emploi et de l’Économie si l’objet d’achat a un lien direct avec la défense nationale, les fonctions vitales de la société ou la sécurité d’approvisionnement. À l’avenir, un acheteur étranger devra également consulter le ministère pour d’autres acquisitions concernant la sécurité plus globalement.
Par exemple, si l’entreprise faisant l’objet du marché a un accord avec les Forces de défense ou le Centre de sécurité d’approvisionnement pour la fourniture d’un produit d’importance nationale, l’acheteur doit en faire la demande au ministère. De même, une entreprise développant l’intelligence artificielle et la robotique peut également entrer dans le champ d’application de la loi si ses produits sont des produits à double usage, c’est-à-dire adaptés à un usage civil et militaire.
Depuis 2012, le Ministère de l’emploi et de l’économie a pris 65 décisions d’approbation conformément à la loi sur les acquisitions.
Le ministère examine aussi si le commerce met en péril un intérêt national très important.
Une autorisation est requise pour l’achat d’au moins 10% des parts. L’acquisition doit également être approuvée lorsque des acheteurs de pays tiers, c’est-à-dire en dehors de l’UE et de l’AELE, tels que les Chinois ou les Russes, s’intéressent à une société énergétique ou un port finlandais.
« Nous enquêtons sur la criticité de sécurité de l’acquisition et demandons toujours l’avis des autres ministères et autorités concernés dans chaque cas. Sur la base de la modification proposée de la loi, nous serons également en mesure de fixer les conditions de la transaction et, si nécessaire, d’imposer le respect des conditions par une astreinte, a déclaré Marjaana Aarnikka du Ministère de l’Economie et de l’Emploi.
Le projet de loi a été soumis au Parlement mercredi.
Dans une communication récente, la Commission européenne a également appelé les autorités de l’UE en matière d’investissements étrangers directs à être vigilantes, en particulier dans les acquisitions d’entreprises de soins de santé critiques. "En raison de la crise du coronavirus, les achats par des pays tiers, par exemple, pour des entreprises qui développent des vaccins et fabriquent des équipements de protection, peuvent désormais présenter un intérêt particulier", explique Aarnikka.
La crise du coronavirus a révélé l’importance de la production nationale notamment de masques. Bien que la situation s’améliore et que la production nationale soit en cours de développement en Finlande, les autorités ont l’intention de garder un œil sur le secteur. « Notre législation actuelle permet de s’adapter, de sorte que le contrôle des acquisitions a désormais été intensifié, par exemple, pour certaines entreprises qui sont essentielles pour la sécurité de l’approvisionnement, par exemple », dit Aarnikka.
Yle

Europe

Plan de relance : Les critères d’allocation des aides ne sont pas liés au coronavirus - Tuppurainen : "Nous ne sommes pas prêts à accepter la proposition telle quelle"
Selon les informations de Yle, la Finlande critique les critères selon lesquels la majeure partie de l’aide, 310 milliards d’euros, devrait être répartie entre les États membres. La Commission propose que la répartition de l’aide dépende de divers critères comme la population du pays, le taux de chômage entre 2015 et 2019 et le PIB par habitant en 2019. Cela signifie que les pays moins prospères recevraient plus de soutien.
Selon la proposition, donc, ceux qui ont le plus souffert de la crise du coronavirus ne seront peut-être pas ceux qui en bénéficient, mais plutôt ceux dont les économies ont été les plus faibles avant la crise. Par exemple, la quatrième subvention en importance, 26,8 milliards d’euros, irait à la Pologne, qui a le neuvième plus grand nombre de décès dus au coronavirus dans l’UE.
La Finlande espère au contraire que la relance sera ciblée sur les zones touchées par le coronavirus. Sur la base des critères proposés, la Finlande recevrait 2,2 milliards, soit 0,71% du montant total de l’aide alors que 1,2% des citoyens de l’UE sont finlandais.
La ministre des Affaires européennes Tytti Tuppurainen (PSD), écrit à Yle par e-mail que la Finlande espère des changements dans les critères. « La Finlande est ouverte et constructive sur la proposition de la Commission. Cependant, nous ne sommes pas prêts à accepter la proposition de la Commission telle quelle. La position de la Finlande est que le soutien du Fonds de relance devrait être dirigé vers les zones les plus touchées par la pandémie de coronavirus. Les critères proposés par la Commission et les années de référence correspondantes doivent être négociés et discutés. »
Selon les informations de Yle, la position finlandaise est qu’au moins une partie de l’aide devrait être déterminée en fonction du développement économique dans un proche avenir. Outre les effets économiques du coronavirus, cela prendrait également en compte, par exemple, le fait que les pays axés sur les exportations, comme la Finlande, subissent souvent les cycles économiques avec plus de retard que d’autres.
Yle

La Grande Commission a entendu la Première ministre Sanna Marin
Les membres du Conseil européen discuteront du plan de relance de l’UE lors d’une vidéoconférence le 19 juin. La Première ministre Sanna Marin a été auditionnée sur le sujet par la Grande Commission hier.
Les dirigeants européens organiseront une première vidéoconférence pour discuter du contenu de la proposition de la Commission européenne et préparer le début des négociations proprement dites, a Sanna Marin.
Marin a déclaré que lors de la vidéoconférence, elle insisterait sur l’importance, pour la Finlande, de la position que le gouvernement avait présentée au Parlement dans son rapport il y a dix jours. Vendredi dernier, la Grande Commission a émis un avis sur la question, dans lequel elle a déclaré comme position du Parlement qu’elle n’avait pas de commentaires sur la position du gouvernement à ce stade des négociations. Le Parlement clarifiera sa position au fur et à mesure de l’avancement des négociations.
Hier, la Grande Commission a discuté avec la Première ministre notamment des objectifs de négociation de la Finlande par rapport à ceux du quatuor et des autres États membres, du point de vue constitutionnel de la proposition de la Commission, de la base juridique de la proposition du point de vue du droit européen et des moyens d’encourager les États membres à réformer leurs économies.
La prochaine réunion de la Grande Commission aura lieu le mercredi 24 juin.
Eduksunta.fi

Selon la commission des affaires constitutionnelles : la Ministre des Finances Katri Kulmuni a approuvé la participation de la Finlande aux prêts d’urgence du MES contrairement à la position de la commission
Dans son avis rendu mercredi, la commission des affaires constitutionnelles a estimé que les prêts d’urgence du mécanisme européen de stabilité ne comportaient pas la condition requise par la commission des Affaires constitutionnelles pour que la représentante de la Finlande puisse l’approuver.
La commission critique la décision prise par l’Eurogroupe selon laquelle le mécanisme européen de stabilité (MES) peut fournir un financement aux pays de la zone euro pour couvrir les frais de santé liés à la pandémie de coronavirus.
Katri Kulmuni, ministre des Finances à l’époque mais qui a démissionné la semaine dernière, estime qu’il existe bien une conditionnalité dans les prêts accordés par le MES pour la pandémie de coronavirus, mais la commission des affaires constitutionnelles n’est pas d’accord.
"Contrairement à ce que la commission des affaires constitutionnelles avait demandé dans son avis, il a été convenu que le programme ne serait pas soumis à une conditionnalité portant sur la politique économique générale comme ce qui était prévu auparavant dans les règles du MES", a déclaré la commission.
L’Eurogroupe a estimé que la seule exigence pour le nouveau financement d’urgence du MES était d’utiliser les fonds alloués pour couvrir les frais de santé de la pandémie de coronavirus.
Selon Kulmuni, exiger que l’allocation de prêt servent à couvrir des dépenses de santé est suffisante pour remplir le critère de conditionnalité. "Dans cette crise du coronavirus, la conditionnalité du mécanisme de stabilité est remplie dans la mesure où il ne peut être utilisé que pour financer des dépenses liées à la santé, et seulement à hauteur de 2% du PIB", avait déclaré Kulmuni en séance plénière au Parlement, en mai.
De l’avis de la commission des affaires constitutionnelles, le risque de dérogation à la conditionnalité est que la Finlande pourrait devoir abonder en capitaux au mécanisme européen de stabilité. "Lorsque la conditionnalité de la politique économique a été fondée sur des efforts visant à garantir le remboursement de la dette, le risque que cela ne se produise pas a désormais augmenté dans la pratique, ce qui augmente également le risque que la Finlande doive verser davantage de capital au MES", a déclaré la Commission constitutionnelle dans son communiqué.
Dès le mois de mai, la commission des affaires constitutionnelles avait noté que la conditionnalité proposée était soumise à une grande incertitude au niveau du droit européen. Elle exigeait du gouvernement qu’il veille à ce que la conditionnalité du financement d’urgence soit correctement remplie conformément à l’accord du MES et à la jurisprudence.
La Finlande a déjà investi 1,44 milliard d’euros dans le mécanisme européen de stabilité. En outre, la Finlande s’est engagée à verser jusqu’à 11,14 milliards d’euros de capital au MES.
En principe, la Finlande pourrait être tenue de verser un « capital supplémentaire » au MES si un État membre bénéficiant d’un financement d’urgence ne remboursait pas le prêt reçu par le MES comme convenu ou si ses pertes ne pouvaient pas être couvertes par le capital investi ou le fonds de réserve.
HS

Mercredi 17 juin 2020

Situation sanitaire

7 117 cas en Finlande – 326 décès
THL annonce 7 117 (+5) cas, 326 (-) décès, 26 (+4) personnes hospitalisées dont 2 (-) en soins intensifs.
THL annonce qu’environ 224 400 tests ont été réalisés à ce jour (+1900) par rapport à hier.
Thl.fi

Partis politiques

Le PSD toujours en tête des sondages
Helsingin Sanomat publie les résultats d’un sondage sur les intentions de vote des partis politiques, Le PSD reste le plus grand parti, malgré une légère baisse de 0,2 unités.
Le PSD obtient 21,9 %, suivi des Vrais Finlandais, qui obtiennent 17,6 % (-0,5 %), et du Rassemblement national, qui est à 17,4 % (+ 0,4 %).
Le Centre arrive quatrième avec un score de 12,4 %. Les intentions de vote en faveur du Centre ont été stables dans les sondages d’HS ces derniers mois.
Les Verts obtiennent 10,8 %, l’Alliance des gauches 7,4 %, le Parti populaire suédois 4,4 %, les Chrétiens-démocrates 4,0 % et le Mouvement Nyt 1,8 %.
Selon Sakari Nurmela, directeur de recherche à Kantar TNS, le changement de ministre des Finances de Katri Kulmuni à Matti Vanhanen ne se voit pas encore dans le résultat du Centre.
Les cinq partis du gouvernement ont ensemble 56,9 % des intentions de vote, contre 57,4 % il y a un mois.
Le sondage a été effectué par l’institut Kantar TNS du 18 mai au 14 juin auprès de 2 144 personnes.
HS

Déclarations du Président Niinistö

Le président Niinistö espère qu’il n’est pas nécessaire de recourir à nouveau la loi sur l’état d’urgence
Le président Sauli Niinistö espère qu’il ne sera pas nécessaire d’appliquer la loi sur l’état d’urgence à l’avenir. « Nous espérons tous n’avoir plus besoin d’utiliser la loi sur l’état d’urgence, car elle est réservée à des choses plutôt désagréables", a déclaré Niinistö lors d’une réunion vidéo avec l’Association des journalistes politiques mardi.
Le gouvernement a déclaré lundi que le recours à la loi sur l’état d’urgence sera abandonné et que les circonstances exceptionnelles étaient révolues.
La constatation des circonstances exceptionnelles est une tâche conjointe du gouvernement et du président. Niinistö a décrit l’expérience comme « dramatique », rappelant que, la fois précédente c’était pendant la guerre. Il estime qu’à l’avenir, la loi d’urgence ne sera probablement pas nécessaire dans des situations comme celle de l’épidémie de coronavirus, car le gouvernement a commencé à modifier la loi sur les maladies infectieuses à la suite de la crise que nous venons de vivre. « Lorsque la loi sur les maladies infectieuses aura été réformée, il ne sera plus nécessaire dans de telles situations d’utiliser la loi sur l’état d’urgence. Mais cela ne signifie pas que la loi sur l’état d’urgence perdra en quelque sorte complètement son sens, mais je ne souhaite pas déterminer les menaces pour lesquelles elle pourrait être utilisée », a-t-il dit.
Le président a également tenu à rappeler que malgré la fin des circonstances exceptionnelles, la Finlande ne vit pas encore en temps normal. Il faut toujours être prudent.
« Mon message en général est qu’il ne faut pas se sentir enfermé, mais il faut toujours se rappeler que la prudence est un atout. Et je pense que les Finlandais l’ont bien compris dès le début », dit-il.
Niinistö a déclaré qu’il utilise lui-même un masque pour faire les courses. Pourtant, il refuse de commencer à conseiller le gouvernement sur l’opportunité de donner aux citoyens une recommandation sur les masques dans les lieux publics. "Chacun peut en décider lui-même », dit-il.
Niinistö a également été interrogé sur, par exemple, la coopération nordique et les éventuelles fissures dans les relations finno-suédoises du fait de la crise du coronavirus. Niinistö a déclaré qu’il pensait que la Suède comprenait la ligne adoptée par la Finlande. « Pensons à la situation inverse, où nous aurions beaucoup d’infections en Finlande et où la Suède en serait presque indemne. Je pense que dans une telle situation, nous pourrions comprendre qu’ils ne seraient pas aussi enthousiasmés à l’idée de recevoir des touristes finlandais. J’espère que le peuple suédois comprend cela. Cela n’a rien à voir avec notre coopération », dit-il.
HS Yle

Le Président Niinistö est préoccupé par la situation de l’économie financière mondiale
Le président Sauli Niinistö est préoccupé par la situation dans laquelle nous nous retrouverons dans l’économie financière mondiale dans quelques années. « Nous entendons maintenant de nombreuses instances dire que l’on peut créer de l’argent et qu’il ne sera pas nécessaire de rembourser la dette. Ce serait l’équation la plus idéale au monde de vivre comme ça », dit-il. Cependant, selon lui, il y a un problème car la production et le travail sont constamment nécessaires.
"Si se propage l’idée que l’argent peut être créé de rien, autrement et bien plus que ce que nous pouvons réellement produire, alors à long terme, cela peut être un peu problématique, cette déconnection de la réalité", estime Niinistö.
Niinistö souligne la forte augmentation du montant d’argent au cours de la dernière décennie. Le montant d’argent a augmenté, notamment dans le cadre de diverses mesures de relance.
"Cela s’est multiplié principalement dans la façon dont les banques centrales ont créé de l’argent à partir de zéro", a déclaré Niinistö. Il a souligné que le montant d’argent supplémentaire a cru plus vite que l’inflation et que la production.
La crise du coronavirus augmentera considérablement l’endettement des gouvernements, mais aussi du secteur privé. "Par conséquent, j’en ai appelé à ce que l’on adopte un nouveau type de mentalité dans deux ou trois ans quand le coronavirus sera dépassé. Il semblerait tout à fait impossible que l’on continue indéfiniment dans la voie actuelle, aussi belle et agréable qu’elle en a l’air », estime Niinistö à propos de l’endettement.
Il doute également fortement que dans quelques années on effacera les dettes, ce qui signifie que l’on vivra avec des dettes perpétuelles qui ne sont pas censées être remboursées. « Si cela se produit, il faut alors veiller à maintenir la confiance dans le système monétaire international. Il ne peut pas être possible que l’argent supplémentaire soit créé à partir de zéro et en même temps on le fasse disparaître en utilisant des remises de dettes ».
Niinistö estime qu’il est nécessaire de discuter de la manière de maintenir la confiance dans une telle situation et de ce qui devrait être fait à ce sujet. Selon lui, on ne peut rien trouver de mieux qu’un retour à une pensée économique assez traditionnelle. « Ce qui signifie une activité économique précise et, surtout, que le bien-être vient du travail et de la production".
Ilta-Sanomat rappelle que le gouverneur de la Banque de Finlande avait répondu au Président Niinistö récemment en déclarant qu’un retour aux règles initiales du traité de Maastricht était impossible et que « ce train était parti définitivement ». Niinistö lui répond à son tour : « Cela m’inquiète juste que si ce train [de la discipline budgétaire du pacte de croissance] est parti, alors à quel genre de gare allons-nous nous arrêter ? » demande Niinistö qui souligne que si on crée de l’argent qu’il n’y aura pas besoin de rembourser, alors « pourquoi dans le monde faudrait-il travailler s’il y a de l’argent créé sans rien faire ? »
« Je ne pense pas que ce débat ait eu lieu du tout, et je ne pense pas que le gouverneur de la Banque de Finlande Olli Rehn soit sur le point de le reprendre. Je ne pense pas du tout qu’il soit impossible de revenir à une expression aussi banale qu’une économie équilibrée. »
En ce qui concerne les perspectives économiques de la Finlande, selon Niinistö, les chiffres ne sont pas « si dramatiques » en soi par rapport à la chute vécue lors de la récession des années 90. "Mais nous avons aujourd’hui une situation plus difficile dans la mesure où le monde entier est également touché par ce problème économique, il est donc difficile de compenser les difficultés par les exportations s’il n’y a pas de demande internationale. L’endettement de la Finlande va donc augmenter très sensiblement », a déclaré Niinistö.
KL IS

Gouvernement

Le gouvernement reporte les arbitrages budgétaires en septembre après les congrès des partis de la coalition
Le gouvernement a reporté les arbitrages budgétaires sur le budget 2021, à la mi-septembre, du 14 au 15 septembre. Selon le ministre des Finances Matti Vanhanen, le calendrier a été fixé pour des raisons pratiques, notamment en raison des réunions européennes.
La date est postérieure aux congrès du PSD et du Centre. Initialement, les négociations budgétaires devaient avoir lieu fin août, après la réunion du PSD mais avant la réunion du Centre.
À la mi-septembre, la Première ministre Sanna Marin aura été élu présidente du PSD et on saura qui présidera le Centre, Katri Kulmuni ou quelqu’un d’autre.
Matti Vanhanen espère qu’en août, on pourra évaluer la reprise du marché domestique. Cependant, le ministre des Finances pense qu’en tout état de cause, les prévisions de recettes et de dépenses de l’État pour l’année prochaine seront très incertaines. « Nous serons encore dans le brouillard. Je suppose que, dans l’ensemble, c’est dans le brouillard que nous devrons préparer le budget. Le développement des exportations au niveau mondial et au niveau de l’UE risque d’être toujours aussi sombre », considère Vanhanen.
En tout état de cause, la date ultérieure du débat budgétaire permettra de se faire une idée plus aisée de la situation économique du pays, même s’il n’y a pas d’informations substantiellement nouvelles dans les perspectives économiques des années à venir.
Le nouveau ministre des Finances a souhaité changer la formule traditionnelle des négociations économiques au gouvernement. Les discussions individuelles entre le ministère des Finances et les autres ministères n’auront plus lieu après la proposition de budget du ministre des Finances.
Voici comment le gouvernement négociera les recettes et les dépenses de l’État pour l’année prochaine :
• Jeudi 13 août : Proposition du ministre des Finances Matti Vanhanen au gouvernement
• Mardi 25 août : réunion du gouvernement sur les propositions du ministre des Finances
• Lundi et mardi 14 et 15 septembre, arbitrages budgétaires du gouvernement
Pour la réunion du gouvernement du 25 août, Matti Vanhanen a réservé 15 minutes à chaque ministère pour commenter le projet de budget du ministre des Finances. Les autres ministres présenteront leurs points de vue lors de la réunion. L’objectif est d’avoir une meilleure image du budget dans son ensemble. Le débat budgétaire proprement dit pour l’ensemble du gouvernement aura alors lieu.
« D’après mon expérience de chef du gouvernement d’il y a quinze ans, les réunions bilatérales, qui duraient deux ou trois jours, ne servaient qu’à répéter les souhaits de chaque ministre et apportaient rarement de solutions », explique Vanhanen. « L’intention de Vanhanen est que les ministres sentent qu’ils font partie de l’ensemble dans la négociation budgétaire proprement dite et ne sont pas le gardien de l’argent de leur propre ministère.
Yle

Selon le ministre des Finances Vanhanen, il y a un risque de spirale de la dette
Vanhanen trouve une similitude entre la situation actuelle et la récession et la crise financière des années 90. « Les prévisions sont légèrement inférieures à celles de la récession des années 90 et de la crise financière de 2008, mais toutes deux nous ont causé un cycle de déficit de dix ans et le même risque existe maintenant. Il s’agit d’une situation dramatique lorsque vous devez assumer une énorme quantité de nouvelles dettes en plus de votre ancienne dette. Le montant de la dette dépend finalement du niveau de l’emploi et des exportations », explique Vanhanen.
Le nouveau Ministre des finances est surtout préoccupé par la spirale de la dette. « La plus grande préoccupation est le développement de l’endettement pour le début de la décennie », dit Vanhanen.
Vanhanen croit et espère que le marché intérieur et la consommation intérieure se rétabliront rapidement. Cependant, le développement des exportations est crucial pour la reprise. « Le plus gros risque est évidemment lié au marché d’exportation. Si l’expérience de la crise financière se reproduit, les exportations chuteront à l’automne et à l’hiver. J’espère que cela n’arrivera pas. Au final, le ralentissement pour une économie comme la Finlande s’accompagne toujours d’un délai », explique Vanhanen.
Vanhanen ne considère pas non plus que la croissance prévue de 2,5% pour l’année prochaine sera suffisante, même s’il reste encore beaucoup à faire. « Tout doit être fait pour la reprise économique dans l’UE. Les mesures que nous parviendrons à prendre pour stimuler notre propre croissance économique sont également importantes. La croissance ne vient que de la croissance de la productivité et de l’offre de travail. De plus, l’accent doit être mis sur les mesures d’ajustement, mais leur échelle est plus petite qu’auparavant », dit Vanhanen, sans préciser le contenu des mesures possibles.
Yle

Economie

Augmentation des faillites
Ilta-Sanomat relève que le nombre de faillites en janvier-mai est de 5,5 % supérieur à celui d’il y a un an. 1188 procédures de faillite ont été entamées durant cette période-là. Le nombre d’employés dans les entreprises concernées s’élève à 5700, ce qui est 8,2 % de plus que l’année dernière.
Les faillites ont augmenté dans l’industrie, dans le secteur minier, dans le bâtiment, restauration et hôtellerie et les autres services. Il y en a eu moins dans les secteurs agricole, sylvicole, dans la pêche, le commerce et les transports. IS rappelle que toutes les procédures de faillite n’aboutissent pas.
IS

Malgré des stratégies sanitaires différentes, les économies finlandaise et suédoise ont plongé presque autant en avril
Malgré des stratégies de lutte contre la propagation du coroanvirus différentes, les économies finlandaise et suédoise ont plongé à peu près au même rythme en avril. Statistics Finland estime que la production de l’économie finlandaise a chuté de 7,9% en glissement annuel en avril. Statistics Sweden estime que la production totale de la Suède s’est contractée de 7,3% en avril par rapport à l’année dernière.
Pasi Kuoppamäki, économiste en chef de la Danske Bank en Finlande, estime que l’industrie finlandaise a légèrement mieux réussi que l’industrie suédoise en avril. « Un facteur qui a eu un fort impact a été la construction automobile. En Suède, les usines de Volvo et de Scania ont été complètement fermées pendant un certain temps. En Finlande également, les lignes de l’usine Valmet d’Uusimaa sont peut-être fermées depuis un certain temps, mais le poids de la construction automobile n’est pas aussi important pour l’économie finlandaise. »
Par rapport au reste de l’Europe, tant la Suède que la Finlande ont profité du fait que l’industrie n’était complètement fermée dans aucun des deux pays. « En Italie, par exemple, un arrêté gouvernemental a mis fin à toute production industrielle. Rien de tel n’a été vu en Finlande ou en Suède. »
Selon Kuoppamäki, le chiffre d’affaires des restaurants et des services a moins diminué en Suède qu’en Finlande. En Finlande, en revanche, le commerce de détail a relativement bien tenu par rapport à la Suède. Le commerce automobile a souffert dans les deux pays et a baissé d’environ un quart en Finlande et en Suède.
Kuoppamäki estime que la peur de la maladie a poussé les Suédois âgés et les personnes à risque à rester chez eux peut-être encore plus que les Finlandais. « Selon une comparaison des données des cartes de paiement entre Suédois et Danois, la consommation des Suédois âgés a diminué davantage que celle des Danois. Une comparaison similaire n’a pas été faite avec les Finlandais, mais on pourrait supposer que le même phénomène peut également être observé entre les Finlandais et les Suédois âgés. »
Kuoppamäki estime que le reste de l’année affectera également les exportations et l’industrie suédoises, mais la Suède pourrait en pâtir moins que la Finlande. « La Suède a également beaucoup d’industries cycliques, qui seront touchées par la récession vers la fin de l’année, mais le coup ne sera peut-être pas aussi mauvais qu’en Finlande. La Suède qui a sa propre monnaie peut avoir une flexibilité en matière de compétitivité que la Finlande n’a pas. »
KL

La BEI investit 10 millions dans Mobidiag
Aujourd’hui, la société de diagnostic moléculaire Mobidiag Oy a reçu 10 millions d’euros d’investissement en capital d la Banque européenne d’investissement. Il s’agit de la deuxième tranche d’un investissement de capital de croissance de 25 millions d’euros signé en mai 2019.
Mobidiag a développé des tests pour identifier le coronavirus. Avec ce nouveau capital, la société entend poursuivre la validation et la commercialisation de nouveaux tests de diagnostic moléculaire. "De plus en plus de grands laboratoires européens ont utilisé notre plate-forme, nous avons donc encore augmenté notre capacité de fabrication pour répondre à la demande croissante", a déclaré le PDG de la société, Tuomas Tenkanen, dans un communiqué de presse. "La BEI contribue de manière significative à la croissance de Mobidiag depuis 2016, et cette deuxième tranche est un moteur précieux de notre croissance rapide, nous permettant de devenir un acteur clé sur le marché du diagnostic."
La société est basée en Finlande et possède des filiales en France, au Royaume-Uni et en Suède.
KL

Selon une étude, les produits de l’industrie forestière permettraient de réduire d’un tiers les émissions finlandaises
Yle rend compte de la feuille de route climatique établie par la confédération de l’industrie forestière dans l’objectif d’atteindre la neutralité en matière de carbone pour 2035.
Le secteur forestier estime que les produits à base de bois pourront de plus en plus remplacer des produits nuisibles du point de vue du climat.
Les produits de l’industrie forestière permettraient une diminution mondiale de plus de 16 millions de tonnes de CO2 par an, ce qui correspond à un tiers des émissions actuelles de la Finlande.
Le profit du point de vue climatique vient du fait que les émissions de ces produits sont inférieures à celles qui seraient engendrées si les mêmes produits étaient fabriqués à partir d’autres matériaux.
Le calcul se base sur les données du centre national de recherche technologique VTT concernant l’impact climatique des produits de l’industrie forestière.
Ce sont surtout les plastiques notamment dans les emballages et les carburants fossiles qui pourraient être remplacés par des produits à la base de bois. Dans l’industrie textile, on cherche des alternatives au coton.
Yle note qu’en France la construction en bois est en hausse, et que le secteur finlandais de l’industrie forestière souhaite que la Finlande suive cet exemple.
Le secteur verra une augmentation de la valeur ajoutée de sa production du fait que le niveau de transformation des produits augmente. Selon l’institut de recherche économique Etla, la valeur ajoutée de l’industrie forestière augmentera de 7 % d’ici 2035.
Le secteur ne craint pas un manque de bois ni une diminution des puits de carbone constitué par les forêts finlandaises, question beaucoup débattue en Finlande.
Yle

Société

Enquête : les Finlandais jamais aussi heureux d’être Finlandais
86% des personnes interrogées dans le cadre de l’enquête commandée par la délégation de la vie économique EVA considèrent qu’êtrte Finlandais est un bonheur et un privilège. Un résultat similaire n’avait pas été obtenu depuis 34 ans.
Même si les perspectives économiques sont préoccupantes, selon une enquête EVA, plus de la moitié des Finlandais sont entièrement d’accord avec l’affirmation selon laquelle être Finlandais est un bonheur et un privilège, au totale, 86% sont au moins quelque peu d’accord avec cette affirmation et seulement 4% réfutent cette affirmation.
Le directeur de recherche d’EVA, Ilkka Haavisto, considère le résultat comme exceptionnel car, dans le passé, le sentiment de satisfaction d’être Finlandais était à son plus bas pendant les périodes de récession. Ilkka Haavisto pense que l’action rapide des autorités face à la crise du coronavirus a accru la satisfaction des citoyens à l’égard de la société finlandaise.
Faire face à une menace commune pourrait également renforcer le sentiment commun des Finlandais. Au milieu de l’isolement social, les politiciens ont souligné qu’aucun de nous n’était seul dans la société. De plus, l’accent a été mis sur la façon dont chacun peut influencer la propagation du virus par ses propres actions et ainsi apporter sa pierre à l’édifice dans la lutte contre le coronavirus.
Si le sentiment de bonheur est relatif, la politique suédoise insensible dans la lutte contre le virus peut également avoir accru la fierté des Finlandais dans leur propre nationalité. Ce ne serait pas la première fois que nous nous comparons aux Suédois, estime Ilkka Haavisto.
Quelle que soit la raison et qu’elle ait ou non un lien avec le coronavirus, le résultat de l’enquête peut être considéré comme satisfaisant dans tous les cas. Cette enquête, qui existe depui8s 1984, n’avait pas révélé de meilleur résultat depuis 1986.
KL

Une augmentation importante des homicides ce printemps
Selon la police, les homicides, les meurtres et tentatives ont considérablement augmenté ce printemps durant la crise du coronavirus par rapport à la moyenne de la même époque (janvier-mai) durant les années 2010.
Durant les cinq premiers mois de l’année en cours, les statistiques de la direction nationale de la police indiquent 201 cas d’homicides ou de tentatives. C’est en mars qu’il y en a eu le plus. En 2012, le chiffre était élevé aussi, 179.
Miikka Vuorela, doctorant à l’Université de Helsinki, note qu’en mars, les effets de la crise de l’épidémie étaient les plus importants et le stress le plus aigu.
La police note qu’en règle générale, derrière ce type de crimes, on peut identifier trois facteurs : les stupéfiants, les problèmes dans le couple et les problèmes de santé mentale.
L’augmentation par rapport à la moyenne des dix dernières années, est de 75 % concernant les tentatives de meurtres, de 10 % concernant les meurtres, de 60 % concernant les homicides, et de 24 % concernant les tentatives d’homicide.
M. Vuorela note qu’en Finlande on n’a pas connu de crise non violente qui engendre une vague de criminalité. Lors des crises économiques antérieures, la violence n’avait pas augmenté. Selon l’institut de la santé et du bien-être THL, l’usage des amphétamines a considérablement augmenté dans la région de la capitale cette année. Les drogues sont souvent liées aux homicides, surtout dans la région de Helsinki.
L’auteur de tels crimes est le plus souvent un homme alcoolique âgé en moyenne de 38 ans, au chômage et vivant seul. Du fait que les stupéfiants (y compris la vente ou les dettes) sont de plus en plus souvent liés à ce genre de criminalité, la tendance est que les auteurs sont de plus jeunes qu’avant.
Sur le long terme, le nombre total d’homicides est en baisse en Finlande. La part des meurtres par rapport aux homicides a toutefois augmenté durant les vingt dernières années. Leur nombre a donc diminué plus lentement que celui des homicides involontaires.
Une partie de la baisse du nombre d’homicide est expliqué par le fait que les premiers secours sont efficaces et que du fait que tout le monde dispose d’un téléphone portable, les personnels de soins sont rapidement alertés. Cette même évolution est observée dans les autres pays occidentaux.
Yle

Europe

Les ministres des affaires européennes ont discuté du paquet de relance
Dans leur visioconférence informelle du mardi 16 juin, les ministres des affaires européennes ont discuté du paquet de relance proposé par la Commission européenne. Cette première discussion ministérielle sur le sujet servait de base à la vidéoconférence des dirigeants de l’UE vendredi.
« La Finlande adopte une position constructive sur les propositions de la Commission concernant le cadre financier pluriannuel et le fonds de relance. La crise du COVID-19 a durement touché les économies des pays de l’UE. Nous avons besoin d’un paquet efficace pour accélérer l’économie. Cependant, la Finlande ne peut accepter la proposition de la Commission en tant que telle. Par exemple, la taille du paquet et la relation entre les prêts et les subventions directes doivent être revues. Il est également important de veiller à ce que les fonds soient alloués efficacement », a déclaré Tytti Tuppurainen, ministre des Affaires européennes.
Les ministres ont également discuté des relations futures entre l’UE et le Royaume-Uni. Bien que les progrès dans les négociations aient été d’une lenteur inquiétante, le Royaume-Uni ne demande pas de prolongation de la période de transition, qui prendra fin au début de l’année. "Le négociateur en chef de l’UE, Michel Barnier, continue de bénéficier du plein soutien de la Finlande et des autres États membres de l’UE. L’UE est un partenaire de négociation constructif, mais il est également important pour nous de nous en tenir à nos principes, tels que la sauvegarde du marché unique de l’UE et une politique commerciale ouverte », a déclaré Tuppurainen.
Vn.fi

Selon la ministre Tuppurainen, la Finlande ne fixe pas de condition stricte pour le financement de la relance de l’UE
Le ministre des affaires européennes Tytti Tuppurainen a qualifié la discussion de constructive et directe, rapporte Helsingkin Sanomat.
« Nous avons été confrontés à une crise comparable à une catastrophe naturelle, c’est-à-dire indépendante des actions des États membres. Nous avons besoin d’une solution européenne qui convienne à tout le monde », a expliqué Tuppurainen.
Le début de la semaine a mis en évidence des clivages clairs entre les pays, et trouver un accord ne sera pas facile, selon HS. Les pays ne sont pas d’accord sur la forme du financement d’urgence de la Commission de 750 milliards d’euros et sur le budget pour 2021-2027.
Le quatuor des frugaux a publié mardi une déclaration conjointe dans le Financial Times où les dirigeants de la Suède, du Danemark, de l’Autriche et des Pays-Bas ont souligné que l’argent ne devrait pas être distribué sans condition. Ils exigent que le fonds d’urgence soit strictement limité et que l’argent soit alloué aux personnes les plus durement touchées par la pandémie.
La Finlande a également appelé à un instrument financier plus précis et axé sur des prêts. La Finlande a déclaré qu’elle ne pouvait accepter la proposition de la Commission en tant que telle. Selon Tuppurainen, la Finlande n’a pas voulu rejoindre le groupe des quatre, mais cherche à obtenir le soutien de différentes parties de l’Union.
Selon Tuppurainen, atteindre une solution commune est importante pour la Finlande, dont 60% des exportations de marchandises vont vers l’UE. « Il est clair qu’un pays comme la Finlande doit chercher une solution, être un partenaire constructif et chercher un équilibre. Nous ne fixons pas de conditions strictes, nous sommes prêts à rechercher un compromis. »
Les dirigeants du quatuor des frugaux ont également assuré qu’ils soutenaient un paquet de relance et chercheraient des compromis.
La position de négociation de la Finlande est également affectée par l’interprétation constitutionnelle du rôle du Parlement. Selon elle, la Finlande ne peut pas mettre en péril sa responsabilité budgétaire vis-à-vis de ses propres citoyens, et elle doit clarifier ses propres obligations financières nationales.
Selon Tuppurainen, la Finlande exige donc un ensemble bien défini et des calculs concernant les responsabilités financières maximales qui éventuellement lui incomberaient. HS

Politique étrangère

Niinistö commente les allégations russes de génocide commis par la Finlande
La commission d’enquête d’État russe a allégué que la Finlande avait commis un génocide pendant l’occupation de la Carélie orientale pendant la guerre de 1941-1944. L’agence de presse d’Etat russe Ria Novosti a de nouveau affirmé que pendant la guerre de continuation, les Finlandais auraient largué des explosifs cachés dans des jouets pour enfants. Des pages de propagande proches du Kremlin ont affirmé que les F-18 Hornets finlandais simulaient récemment une attaque contre des cibles militaires russes près de la frontière orientale.
Ilta-Sanomat a donc demandé au président de la République Sauli Niinistö s’il avait l’intention de soulever avec le président russe Vladimir Poutine ces allégations diffusées en Russie à différents niveaux et considérées comme tout à fait incroyables par les universitaires finlandais.
« Mon premier commentaire est qu’il vaut mieux y répondre à partir au niveau qui est approprié. Si nous pensons, par exemple, aux accusations contre les Finlandais en Carélie orientale, alors la réponse donnée par la Finlande a été assez exhaustive. La réponse est qu’après la guerre, nous avions une commission de contrôle, qui a reçu des plaintes concernant l’administration de la Carélie orientale, et la commission de contrôle, présidée par Jdanov avait énormément de pouvoirs pour tout étudier. Il semble qu’alors certaines charges ont été examinées sur ce sujet, et il est clair que cette question a été étudiée dans ces moindres détails. Quant aux étranges affirmations sur les chasseurs Hornet, je n’ai pas vraiment compris le niveau auquel elles ont été présentées, a répondu Niinistö.
Niinistö a aussi soulevé dans l’interview le projet de loi déposé à la Douma russe pour abroger la condamnation décidée en 1989 de l’accord Molotov-Ribbentrop. Dans l’accord signé le 23 août 1939, la Finlande, comme les pays baltes, relevait de la sphère d’intérêt de l’Union soviétique. « Dans les années 90, même au début des années 2000, les Russes ont déclaré que cet accord était en quelque sorte illégal et l’ont condamné. Maintenant on est visiblement en train de revenir sur cette condamnation », s’est étonné Niinistö.
Niinistö a déclaré qu’il suivrait la procédure à la Douma et qu’il attendait quel genre de déclarations Poutine ferait le jour de la victoire, qui sera célébré en Russie fin juin.
IS

Selon Mme Halonen, « la pandémie a montré le nouveau rôle des Etats-Unis »
Helsingin Sanomat a publié dimanche une interview de l’ancienne Présidente Tarja Halonen qui souligne que la pandémie du coronavirus a définitivement révélé qu’il y a une nouvelle constellation dans la politique mondiale. « Il s’agit de la première crise où il n’y a pas d’espoir que les Etats-Unis nous mènent à sortir de la crise. L’ennemi – ou le défi – est certes différent et la situation est difficile aux Etats-Unis. »
« Plusieurs centres sont en train de se former. Une telle multipolarisation est plus difficile à gérer, surtout s’il y a des puissances autoritaires qui se développent. Elles souhaitent avoir un plus grand pouvoir régional. Cela se verra aussi dans la politique globale. »
Quant à la pandémie actuelle, Mme Halonen estime que « l’Union européenne est poussée par le coronavirus à réfléchir à sa propre position. On parle de temps en temps d’une intégration militaire mais je pense que la préparation aux autres crises et la coopération sont plus importantes. »
« L’Union européenne a des menaces militaires mais nous avons besoin d’une coopération et d’une préparation à des situations qui ne sont pas militaires, notamment des menaces sur la santé comme maintenant. On a été rappelé au fait que les crises liées à la santé causent toujours des problèmes économiques et sociaux. Il faut construire des réseaux de sécurité pour cela. »
« Dans le débat actuel sur la solidarité mutuelle des Etats membres de l’UE il s’agit à mon avis du fait qu’on s’oppose à un éventuel développement vers le fédéralisme. »
La pandémie souligne les divisions à l’intérieur de l’Union. « L’UE a toujours été une union d’Etats très différents. »
On ne sait pas toujours quelles sont les choses qui unissent les Etats membres. Il y a un débat pour savoir si la Hongrie a encore une place dans l’Union. Mme Halonen n’aime pas l’idée de l’isolement. « J’ai changé l’avis sur l’efficacité de l’isolement depuis ma jeunesse. Actuellement je suis convaincue que l’intégration est meilleure que l’isolement. »
HS

L’OTAN se prépare à répondre à la menace des missiles russes et à la seconde vague de la pandémie - La Finlande participe à deux de ces réunions de l’OTAN
Les ministres de la défense des pays membres de l’OTAN se réunissent pour parler de la force de dissuasion et de la défense de l’OTAN. Il s’agit de principes selon lesquels l’OTAN entend défendre son propre noyau et la zone euroatlantique.
Depuis l’occupation de la Crimée et le sommet du pays de Galles en 2014, l’OTAN se trouve en plein bouleversement stratégique. Aujourd’hui son attention est tournée vers la menace des missiles russes et la manière dont elle compte défendre ses propres territoires dans les vingt années à venir.
La Finlande, en sa qualité de pays partenaire de l’OTAN, participe à deux séances de la réunion. Le ministre de la défense finlandais Antti Kaikkonen et son homologue suédois, ainsi que le haut représentant de l’UE Josep Borrell discuteront de la collaboration de l’OTAN et de l’UE avec les ministres des pays de l’OTAN
La Finlande, la Suède et l’Australie sont également invités aux négociations qui devraient tirer des conclusions sur les conséquences du coronavirus sur l’OTAN. Cette première participation de l’Australie laisse entrevoir que les négociations toucheront la Chine.
L’OTAN part du principe que l’on connaitra une deuxième vague de la pandémie. Par ailleurs, le coronavirus avait soulevé la question d’autres menaces biologiques, notamment celle des armes biologiques.
La pandémie a surpris l’OTAN comme elle a surpris tout le monde. L’alliance n’a pas saisi de suite qu’elle devrait prendre un rôle actif dans la crise sanitaire. La gestion des crises civiles avait besoin de soldats. Dans de nombreux pays, notamment en Espagne et en Italie, les soldats ont joué un rôle primordial dans les mesures imposées par le coronavirus.
Comparée à l’Union européenne, l’OTAN apparait particulièrement unie, estime HS.
Au cours du printemps, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, s’est penché sur la situation politique et sécuritaire en Afghanistan. La Finlande participe également à l’opération Resolute Support de l’OTAN dans ce pays.
La relation entre l’OTAN et l’Allemagne s’est envenimée en raison des questions budgétaires sure la défense. La réunion de l’OTAN se penchera certainement sur la décision du président américain Donald Trump de réduire les troupes américaines en Allemagne. Les Etats-Unis ont actuellement 52 000 soldats en Allemagne que Trump compterait diminuer de moitié.”Si Trump tient tête, la relation entre les Etats-Unis et l’Allemagne en prendra un coup”, écrit la journaliste Anna-Liina Kauhanen de Helsingin sanomat.
HS17.6.

Donald Trump veut affaiblir la structure qui maintient la sécurité européenne
”S’agit-il seulement des rapports refroidis entre Merkel et Trump”, demande la correspondante de Helsingin sanomat
Donald Trump vient de décréter que les Etats-Unis réduiraient de moitié ses effectifs placés en Allemagne en raison du trop modeste budget allemand consacré à la défense.
Pour le chercheur et expert en relations transatlantiques, Markus Kaim, interrogé par HS, la décision de Trump n’est pas encore signée. Le retrait de 9 500 personnes installées de manière permanente en Allemagne d’ici le mois de septembre n’est pas réaliste. L’opinion générale semble penser qu’il s’agit de la campagne électorale de Donald Trump, qui n’est pas populaire dans les sondages en ce moment.
L’étroite collaboration entre les Etats-Unis et l’Allemagne profite aux deux pays. Sans cette étroite alliance, les Etats-Unis auraient eu bien plus du mal à réaliser un grand nombre de ses opérations. En règle générale, la réduction des troupes américaines est perçue comme un élément qui affaiblirait surtout les Etats-Unis eux-mêmes.
La décision de Trump n’est peut-être pas basée sur une vision de politique sécuritaire mais viserait plutôt un terrain de nationalisme populiste. Il pourrait d’ailleurs s’agir du transfert des troupes américaines, par exemple en Pologne.
Les élections présidentielles américaines à l’automne et le retrait de la chancelière allemande Angela Merkel l’année prochaine augure un horizon incertain pour les relations américano-allemandes.
La correspondante d’Yle en Allemagne, Suvi Turtiainen, rapporte que les Allemands perçoivent la décision de Trump comme un geste de vengeance.
HS17.6, Yle17.6.

Terrorisme

Le groupe de travail du ministère de la Justice durcirait la législation sur le terrorisme
Le groupe de travail du ministère de la Justice chargé d’étudiér la réforme de la législation sur le terrorisme a remis son rapport à la ministre de la Justice, Anna-Maja Henriksson, mardi. Le groupe propose de durcir la législation et notamment de sanctionner le fait d’avoir un rôle central lié aux activités criminelles dans un groupement terroriste. Le groupe propose aussi de sanctionner les activités de recrutement et d’incitation publique à un crime terroriste. Le caractère public de l’incitation concernerait par exemple l’utilisation des médias ou des réseaux sociaux.
La gamme des fonctions permettant de qualifier un rôle central dans un groupement pourrait être vaste et aller d’une participation à des activités armées à la formation idéologique ou à la gestion des technologies informatiques, par exemple.
Le groupe de travail ne propose pas de sanctionner la simple participation à un groupement terroriste. Définir et démontrer la participation de façon précise est considéré comme problématique, selon le groupe de travail.
La sanction concernant le fait d’occuper un rôle central dans une organisation terroriste, selon le groupe de travail pourrait être une peine de prison allant de quatre mois à huit ans. Jussi Matikkala, président du groupe de travail, relève que la pénalisation pourrait se rapprocher de celle concernant une tentative d’homicide ou un acte violent aggravé. En ce qui concerne l’incitation et le recrutement, la peine pourrait aller d’une amende à une peine de prison de deux ans.
Concernant les femmes finlandaises qui pourraient revenir ou sont revenues en Finlande du camp d’al-Hol, Helsingin Sanomat note que l’on ne connait pas exactement ce qu’elles ont fait dans les rangs de Daech. Patrouiller, entretenir des équipements et éduquer idéologiquement en idéalisant le terrorisme pourraient être considérés comme des activités qui remplissent les critères.
La proposition du groupe de travail est soumise à la procédure d’avis avant d’être transmise au Parlement devrait l’ à l’étude courant l’année.
HS

Mardi 16 juin 2020

Situation sanitaire

7 112 cas en Finlande – 326 décès
THL annonce 7 112 (+4) cas, 326 (-) décès, 22 (-) personnes hospitalisées dont 2 (-1) en soins intensifs.
THL annonce qu’environ 222 500 tests ont été réalisés à ce jour (+2600) par rapport à hier.
Thl.fi

Les mesures de lutte contre la propagation du virus ont mieux fonctionné que ce que THL avait imaginé
Lorsque l’épidémie de coronavirus s’est propagée à la Finlande en mars, les prévisions semblaient plutôt sombres : si rien n’était fait, des milliers de patients seraient hospitalisés et les unités de soins intensifs seraient d´bordées comme en Italie.
Au début de l’épidémie, l’institut de la Santé et du Bien-être THL et d’autres modélisateurs du monde entier ont dû faire des hypothèses approximatives sur le nouveau virus en raison d’un manque d’informations fiables. Le gouvernement finlandais a pris ses premières restrictions et il n’y avait aucune garantie quant à leur efficacité.
Maintenant, après trois mois d’épidémie, la situation semble être devenue étonnamment bonne. Aucun des modèles rendus publics au printemps ne prévoyait un début d’été si calme.
La baisse rapide de la courbe d’infection en Finlande a-t-elle surpris THL ?
« Oui, l’épidémie a pu être ralentie plus efficacement que prévu. Cela fonctionne plutôt bien », déclare le directeur de la sécurité sanitaire Mika Salminen. « Il est difficile de prévoir le comportement des gens dans une telle situation, mais les Finlandais ont pris la situation au sérieux et ont suivi les recommandations. En particulier, les moyens non médicaux tels que l’hygiène et la distance ont fonctionné mieux que prévu. Les contacts entre les Finlandais ont diminué de 75%, voire davantage. »
« Lorsque l’épidémie a frappé la Finlande, il y avait également beaucoup d’incertitude dans la communauté scientifique concernant la mortalité et la morbidité des groupes d’âge plus jeunes. Les données n’avaient été collectées qu’en Chine. On sait maintenant que la mortalité est nettement plus élevée chez les personnes âgées. La mortalité globale des personnes infectées par le coronavirus est toujours un point d’interrogation, mais comme la mortalité varie considérablement avec l’âge, le taux de mortalité global, en tant que chiffre unique, ne reflète pas vraiment l’impact réel de l’épidémie. »
« Une leçon pour nous est d’examiner la Suède voisine et la durée de la vague épidémique. Je pense que les Suédois pensaient qu’au bout de quelques mois l’épidémie se calmerait. Maintenant, l’épidémie a continué depuis quatre mois et ne semble pas s’atténuer. »
HS

Soins intensifs : Business Finland a accordé un prêt à Faron Pharmaceuticals pour la production de traumakine
Faron Pharmaceuticals, entreprise de développement des médicaments à Turku, a obtenu un prêt de 2,1 millions d’euros de Business Finland pour la production de Traumakine, médicament pour les soins intensifs.
Faron a été accepté dans deux projets de recherche internationaux cette année
TS

Gouvernement

Fin de l’état d’urgence : des restrictions restent en vigueur ; qu’est-ce qui change ?
La Première ministre Sanna Marin a annoncé, lors d’une conférence de presse, hier, que le gouvernement avait décidé de ne plus recourir à la loi sur l’état d’urgence du fait qu’il ne pouvait plus être considéré comme indispensable de l’utiliser. La Première ministre a indiqué que l’état d’urgence était désormais considéré comme fini à compter de ce matin 0h00. Toutes les restrictions en vigueur ne seront toutefois pas pour autant levées. L’état d’urgence avait notamment permis d’intervenir dans les arrangements concernant le travail des personnels des soins. Les restrictions concernant les rassemblements et les restaurants, par exemple, se basent sur la loi sur les maladies transmissibles.
Des modifications sont actuellement préparées dans la législation concernant les soins de santé et concernant les maladies transmissibles, afin de prévoir plus d’outils pour la gestion d’une épidémie. Cela évitera par la suite de recourir à la loi sur l’état d’urgence.
Mme Marin a dit que le gouvernement allait revoir, mercredi, toutes les recommandations et mesures en vigueur pour évaluer s’il s’agit de les préciser dans le contexte d’un retour à la normale. Par exemple les visites suspendues dans les maisons de retraite seront évoquées.
Elle a rappelé que, malgré la mesure concernant l’état d’urgence, la menace constituée par l’épidémie n’était pas terminée. Si l’épidémie repartait, il s’agirait, selon elle, de lutter contre elle par les moyens prévus dans la législation normale.
La ministre de la Justice Anna-Maja Henriksson, souhaite que l’on n’ait plus besoin de recourir à la loi sur l’état d’urgence, mais que cela dépendait du fait de savoir à quel point les Finlandais continuent à respecter les recommandations.
Les ministres ont souligné l’importance de toujours respecter les bons gestes en matière d’hygiène et de distances. La stratégie « tester, tracer, isoler et soigner » sera poursuivie.
Lors de ce un passage vers plus de normalité, le gouvernement devra justifier son action. Il ne s’agira plus de mesures indispensables, mais de décisions qui devront être bien justifiées. Les décisions par la suite concerneront les objectifs en matière d’emploi, de fiscalité et d’endettement, entre autres.
HS, TS

Editorial : « Mettre fin à l’état d’urgence ne signifie pas encore le retour au temps normal » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat rappelle que beaucoup de questions se posent toujours autour de la pandémie. On ne connait pas avec certitude quelles mesures exactement ont arrêté la propagation de l’épidémie en Finlande. Il a été surprenant que le démantèlement de mesures de restriction n’ait pas engendré une accélération des contaminations.
Avec le soulagement concernant le souci sur la santé, en tout cas momentanément, l’attention sera portée sur les autres aspects de la crise du coronavirus.
Les problèmes aigus engendrés par les restrictions se voient dans la situation des particuliers et des entreprises. Le rétablissement prendra du temps, même si quelques dégâts ont pu être gérés par des aides mises en place rapidement.
Les problèmes de l’industrie exportatrice et la détérioration de l’état des finances publiques se refléteront largement sur la société dans les années à venir.
Les problèmes sociaux sont les plus perfides du fait qu’ils ne se voient pas encore dans les statistiques. Il faut continuer à investir dans leur prévention.
Il faudra intervenir dans ces problèmes durant la législature en cours ainsi que pendant la prochaine législature, indépendamment de la composition du gouvernement.
HS

Réforme des services sociaux et de la santé et des régions
Helsingin Sanomat rapporte que la ministre de la Famille et des Services sociaux Krista Kiuru (PSD) a présenté lundi, lors d’une conférence de presse, le projet du gouvernement pour une réforme des services sociaux et de la santé (Sote) et des régions.
Les textes des projets de lois sont prêts et ils ont été soumis à avis lundi. La phase consultative durera jusqu’à la fin du mois de septembre.
Le projet contient plusieurs points qui susciteront certainement des réactions. Le gouvernement propose le transfert de quatre communes (Enonkoski, Rantasalmi, Savonlinna et Sulkava) de la Savonie du sud à la Savonie du nord. Le Centre, notamment le ministre de l’Agriculture Jari Leppä, a déjà annoncé qu’il n’approuverait pas la division de la Savonie du sud. Selon Mme Kiuru, le gouvernement étudiera d’abord les avis avant de prendre une décision sur un éventuel changement de la carte des régions.
Un autre sujet sensible est l’achat des services de santé privés par les communes. Le gouvernement veut abroger les contrats d’externalisation de certaines communes qui ne remplissent pas les critères de la future législation.
Selon Päivi Salo, secrétaire générale au ministère des Affaires sociales et de la Santé, l’objectif du gouvernement n’est pas d’opposer le public et le privé mais d’autoriser aussi l’achat raisonnable de services. La responsabilité de l’organisation des services reviendra toutefois toujours aux régions Sote qui doivent avoir leur propre production de services.
Selon Mme Kiuru, l’objectif du gouvernement est de présenter les projets de lois au Parlement en décembre prochain et organiser les élections régionales peut-être en 2022. Les régions pourraient être en place à partir du 1er janvier 2023.
Plusieurs commissions du Parlement doivent étudier les projets de loi. La réforme consiste en une quarantaine de lois différentes et 1 200 pages de textes de loi. Une centaine de lois devront être modifiées.
Mme Kiuru souligne que le gouvernement veut présenter un projet qui a des chances d’être approuvé au Parlement.
La ministre des Collectivités locales Sirpa Paatero a annoncé qu’il y aura 21 régions plus Helsinki qui aura son propre statut, au lieu de 18 régions annoncé dans le programme du gouvernement. Plus 170 000 employés du domaine de la santé changeront d’employeur. En ce qui concerne Helsinki, pour le district hospitalier d’Helsinki et d’Uusimaa HUS il n’y aura pas de changement d’employeur.
HS, TS, uusisuomi.fi

Mme Marin a annulé la promesse d’augmentation des retraites
La Première ministre Sanna Marin a annoncé dimanche l’annulation de l’augmentation des petites retraites de 50 euros par mois, qui avait été une des promesses du président du PSD Antti Rinne en 2018, avant les élections législatives. Selon Mme Marin, la situation économique a changé de manière dramatique. Les plus petites retraites ont été augmentées de 50 euros au début de cette année.
Helsingin Sanomat souligne toutefois que dans le programme du gouvernement, l’augmentation des retraites n’a aucunement été liée à la situation économique.
HS

Economie

Selon le Ministère des Finances, l’économie finlandaise diminuera de 6% cette année
L’économie finlandaise se contractera de 6% cette année, prédit le ministère des Finances. Le ministère estime que le deuxième trimestre sera le plus sombre de l’année. Selon les prévisions du ministère, l’économie commencera à se redresser lentement à partir de la fin de 2020. Le PIB devrait croître de 2,5% en 2021 et de 1,7% en 2022.
En 2022, le taux d’emploi devrait s’établir à 71%, ce qui est inférieur au niveau de 72,6% de l’année dernière. L’objectif initial du gouvernement était de porter le taux d’emploi à 75%.
"Le manque de confiance des consommateurs et l’incertitude des investissements ralentissent la reprise", a déclaré le conseiller Jukka Railavo.
Selon Railavo, les prévisions sont toujours soumises à une incertitude importante, car les effets d’une éventuelle deuxième vague d’épidémie de coronavirus, par exemple, ne sont pas encore connus.
Les finances publiques finlandaises seront durement touchées cette année. Le déficit des administrations publiques devrait atteindre 8% du PIB. La dette publique augmentera d’environ 20 milliards d’euros cette année, le taux d’endettement passant à plus de 70% contre environ 60% l’année dernière.
Le gouvernement s’est fixé un nouvel objectif de rééquilibrage de la dette d’ici la fin de la décennie. Cela nécessiterait un renforcement des finances publiques d’environ 5 milliards d’euros, prédit le ministère des Finances.
Le ministère des Finances considère le rééquilibrage des Finances comme un objectif minimum. "La reprise à venir ne semble pas renforcer les finances publiques, et les finances publiques étaient déjà déficitaires avant la crise", a déclaré la conseillère Marja Paavonen.
En raison de la situation du coronavirus, des augmentations de dépenses ont été effectuées pour un total de 5 milliards d’euros. Ce chiffre ne comprend pas les mesures internes du secteur public telles que l’aide de l’État aux municipalités.
Selon le directeur général Mikko Spolander, les mesures de soutien porteront la Finlande pendant la crise, mais parallèlement à la reprise et à la reconstruction, des mesures doivent être décidées prochainement pour stabiliser les finances publiques à plus long terme.
« Aucun moyen ne peut être exclu. Cependant l’accent doit être mis principalement sur les mesures structurelles », a déclaré Spolander.
Selon lui, au moment des arbitrages budgétaires d’automne, le gouvernement devrait être clair sur la manière dont la relance se poursuivra et sur la manière et le moment où les mesures d’ajustement seront prises.
En avril, le ministère a prédit que l’économie finlandaise reculerait de 5,5% cette année. La nouvelle prévision en reste donc très proche.
La semaine dernière, la Banque de Finlande a prédit que l’économie se contracterait de 7% cette année et que le taux de chômage augmenterait à 9%. La Banque de Finlande estime que l’économie connaîtra une croissance de 3% l’an prochain et du même niveau en 2022.
HS

Le coup porté par le coronavirus à l’économie commence à se voir dans les statistiques : l’économie finlandaise a chuté de 7,9% en avril
La production corrigée des variations saisonnières s’est contractée de 7,9%en avril par rapport à avril 2019. Les services ont connu une baisse d’environ dix pour cent, selon Statistics Finland.
Selon des données actualisées, la production corrigée des variations saisonnières avait baissé déjà de 5,7% en mars en glissement annuel (contre seulement 2,7% selon les données préliminaires).
KL

Fortum investira 50 millions d’euros dans des startups sur trois ans
La société d’énergie Fortum met en place un programme d’investissement baptisé Valkea, à travers lequel elle entend consacrer au moins 50 millions d’euros sur trois ans dans des startups travaillant sur le développement durable.
Fortum affirme qu’il recherche principalement des « entreprises européennes ». L’objectif est de porter le nombre d’entreprises à une vingtaine en quelques années. « Nous nous concentrons sur les entreprises qui ont déjà des revenus. Outre les investissements, l’objectif est de développer les entreprises en apportant l’aide de nos experts en matière de croissance, de vente et d’entrepreneuriat », explique Ilkka Lassila, directeur de Valkea.
Six sociétés ont déjà été sélectionnées, dont certaines sont issues des projets internes de Fortum, comme Recharge, un opérateur de bornes de recharge pour voitures électriques. En avril, Fortum a vendu une participation majoritaire dans Recharge à Infracapital.
Les investissements sont principalement réalisés dans des entreprises durables du secteur de l’énergie, leur permettant de bénéficier des réseaux et des experts internes de Fortum.
Les locaux de Valkea sont situés sur le campus de démarrage Maria 01 à Helsinki.
Outre Recharge, Valkea a déjà décidé d’investir dans deux autres sociétés impliquées dans l’électrification du trafic : Digital mobility platform qui compte 195 000 bornes de recharge pour voitures électriques en Europe et eFleetly qui aide les entreprises industrielles à gérer le cycle de vie des batteries de véhicules électriques. Les autres entreprises mentionnées sont Puro.earth, Barry et eSite.
Il y a deux ans, Fortum a investi 150 millions d’euros dans le fonds de croissance américain Valo Ventures.
Selon Lassila, Valo Ventures et Valkea prennent toutes les deux des décisions de financement indépendantes mais travaillent en étroite collaboration.
HS

La baisse des prix des carburants a fait chuter l’inflation en mai
En mai, les prix à la consommation ont baissé de 0,2% en glissement annuel, selon Statistics Finland. L’inflation, c’est-à-dire la variation annuelle des prix à la consommation, a été négative pour le deuxième mois consécutif. En avril, les prix avaient baissé de 0,3% sur un an. Une des principales raisons du ralentissement de l’inflation est la chute des prix des carburants. Les prix de l’essence et du diesel ont ainsi baissé de près de 20% en glissement annuel.
Les prix à la consommation ont été relevés, entre autres, par la hausse du prix du tabac. Le prix des cigarettes a augmenté d’environ 9% par rapport à il y a un an. La taxe sur le tabac a été augmentée au début de l’année après l’avoir été déjà en juillet de l’année dernière. La prochaine augmentation se profile dans deux semaines.
HS

Europe

La Première ministre Sanna Marin s’est entretenue avec le président français
Lundi 15 juin, la Première ministre Sanna Marin a eu une conversation téléphonique avec le président français Emmanuel Macron. Ils ont discuté de la vidéoconférence des membres du Conseil européen qui se tiendra le vendredi 19 juin.
Ce sera la première discussion du Conseil européen sur la proposition de la Commission concernant un plan de relance pour faire face aux effets de la pandémie de COVID-19.
Dans sa conversation avec le président Macron, la Première ministre Sanna Marin a présenté les principaux points de vue de la Finlande. La Finlande ne peut accepter la proposition de la Commission relative à un instrument de récupération en tant que telle. En ce qui concerne le cadre financier pluriannuel, les principales questions pour la Finlande sont le niveau global modéré, le financement du développement rural (pilier II) et la conditionnalité, en particulier en ce qui concerne l’état de droit et les mesures climatiques.
Vn.fi

Editorial : « Pendant les crises, l’UE rencontre les limites de sa puissance et essaie d’étendre ses pouvoirs » HS
Le développement de l’Union européenne et des institutions qui lui sont associées est depuis des années un art de l’évitement : tout ce qui n’est pas expressément interdit est possible.
Dans les problèmes - par exemple, dans la crise financière et maintenant dans la crise pandémique - l’Union est confrontée aux limites fixées par les traités. La chose la plus claire serait, bien sûr, que les plans de sauvetage, les fonds et les mécanismes d’aide d’urgence construits à la hâte et l’orientation de la politique monétaire soient examinés et approuvés par les États membres. Les modifications seraient alors inscrites dans les traités.
Cela ne se fait pas parce que changer les règles est beaucoup trop lent et risqué, estime l’éditorialiste qui souligne le pouvoir que se sont alors arrogées la BCE par sa politique monétaire ou la cour de justice de l’UE par son interprétation créative des traités.
La prise de décision transnationale inaperçue s’étend à un domaine qui était considéré comme un domaine de prise de décision nationale au moment des traités.
Outre la cour constitutionnelle allemande, la commission des affaires constitutionnelles du Parlement finlandais conteste également ces développements. Elle critique ainsi le fonds de relance proposé par la Commission européenne.
L’une des interprétations de la commission des affaires constitutionnelles est précisément ce qu’est le pouvoir de l’UE. Selon le traité sur l’Union européenne, les recettes et les dépenses de l’UE doivent être équilibrées. Cependant, le fonds de relance sera financé par un endettement, ce qui cadre mal avec l’idée d’équilibre. La Commission fonde sa justification juridique sur le maintien d’un équilibre, car les États membres ont l’obligation de rembourser la dette à long terme par le biais de leurs cotisations et la dette est couverte par la création de nouvelles sources de revenus pour l’UE. Le financement par l’emprunt n’est pas non plus interdit sans équivoque dans les traités.
Ces arguments semblent logiques, mais en même temps ils déplacent le curseur entre le pouvoir transnational et le pouvoir national au profit d’une augmentation du pouvoir supranational conclut HS.
HS

Le patronat EK craint que la crise du coronavirus ne lance une course au soutien aux entreprises en Europe
Sous le couvert de la crise du coronaviru, le contrôle du soutien aux entreprises dans l’UE est assoupli de manière peut-être permanente, craint la Confédération des industries finlandaises EK. Il en résulterait une compétition aux subventions malsaine dans laquelle les entreprises finlandaises auraient le plus à perdre.
« Il existe une menace de distorsion de concurrence. La Finlande est un petit pays, nous serons les premiers lésés si nous entrons dans une compétition aux aides d’État », a déclaré Petri Vuorio, directeur de la politique européenne et commerciale d’EK.
Le problème est que les entreprises de différents pays reçoivent des niveaux de soutien très différents, écrit HS.
"Les subventions de crise sont devenues nécessaires, c’est clair. Mais lorsque nous regardons la répartition des subventions, cela montre que les différents pays ont différentes opportunités pour soutenir leurs entreprises », explique Vuorio.
Le secteur de l’aviation est un bon exemple de la façon dont les entreprises concurrentes ayant leur siège social dans différents pays sont dans des situations différentes. En Finlande, l’État a accordé à Finnair une garantie de l’État de 600 millions d’euros et participe également à l’émission d’actions en cours et à d’autres accords de recapitalisation possibles avec un maximum de 700 millions d’euros. Au total, les aides d’État s’élèvent donc à 1,3 milliard d’euros. Si le montant semble important, il peut être comparé à la subvention de 9 milliards d’euros reçue par la Lufthansa de l’État allemand. En outre, Lufthansa a reçu plus de 2 milliards d’euros de subventions de la Belgique, de l’Autriche et de la Suisse.
Une autre grande compagnie européenne, KLM-Air France, reçoit jusqu’à 11 milliards d’euros de subventions.
Les industries automobile et aéronautique ont également reçu des subventions publiques massives de la part des grands États membres.
Bien qu’en Finlande le gouvernement ait considéré la flexibilité des aides d’État comme nécessaire et qu’il ait lui-même soutenu les entreprises, la situation préoccupe également le ministère de l’Emploi et de l’Économie, qui est responsable du soutien aux entreprises.
« Les concurrents finlandais peuvent profiter de la flexibilité des règles sur les subventions publiques d’une manière qui fausse la concurrence sur le marché intérieur. Les pays membres disposant de plus de ressources budgétaires peuvent également orienter des fonds pour soutenir les entreprises en difficulté de manière à fausser la concurrence », précise le communiqué du ministère.
Dans ces perspectives, les règles plus souples en matière d’aides d’État ne seront en vigueur que jusqu’à la fin de l’année, mais selon Vuorio, certains signes indiquent que certains États membres souhaiteraient adopter une réglementation plus souple qui soit permanente.
Selon Vuorio, il ne s’agit plus alors de faire face à la crise du coronavirus, mais de s’inquiéter de la manière dont les entreprises européennes font face aux concurrents chinois soutenus par l’État. Certains États membres estiment que l’Europe devrait également soutenir davantage ses entreprises. Selon Vuorio, ce serait une situation dangereuse pour les entreprises finlandaises. "Ces exceptions ont été importantes, mais il est tout aussi important qu’elles restent temporaires."
« Nous devons être prudents si nous allons sous le couvert d’une crise pour sauver des entreprises qui ont été en difficulté avant même la crise. La crise ne doit pas être utilisée comme prétexte pour assouplir les règles en matière d’aides d’État en Europe en général », explique Vuorio.
HS

Editorial : Un changement dans la ligne de l’UE peut être un problème pour la Finlande
La modification des règles de l’UE en matière d’aides d’État et de concurrence peut entraîner plus de difficultés pour la Finlande que la proposition de la Commission de créer un fonds de relance, estime Paavo Rautio.
Le gouvernement finlandais a adopté une position prudemment positive sur le paquet de la Commission, ce qui est une bonne chose, estime l’éditorialiste.
Une bataille au moins aussi importante pour la Finlande est menée ailleurs. Certains poussent la concurrence et la politique industrielle de l’UE dans une direction protectionniste. Les pratiques en matière d’aides d’État assouplies au nom de la pandémie pourraient rester permanentes.
En théorie, l’objectif est de protéger les entreprises européennes contre, entre autres, la concurrence déloyale chinoise. Il y a un grand danger dans ce projet si nous finissions par protéger les intérêts économiques propres des grands pays de la zone euro - y compris au sein de l’Union. Pour s’opposer à cette ligne, la Finlande devrait utiliser plus de capital politique que pour s’opposer au fonds de relance de la Commission. En effet, si le fonds n’est qu’une solution temporaire, un changement dans la politique de concurrence de l’UE et les pratiques en matière d’aides d’État peut être un changement permanent pour le pire.
HS

Politique étrangère

OMS : La Finlande, la Suède et le Danemark ont interpelé Mike Pompeo
Les relations avec la Chine, la pandémie, le processus de paix au Moyen-Orient et la situation en Ukraine ont dominé les débats lorsque les ministres des Affaires étrangères de l’UE se sont réunis à distance lundi pour une vidéoconférence conjointe avec le secrétaire d’État américain Mike Pompeo. L’UE reproche aux États-Unis de s’être retirés du processus décisionnel multilatéral international, comme celui de l’Organisation mondiale de la santé.
Le ministre finlandais des Affaires étrangères Pekka Haavisto a pris la parole lors de la réunion pour un discours conjoint de trois minutes de la Finlande, de la Suède et du Danemark, appelant les États-Unis à revenir à la coopération au sein de l’OMS.
Ces dernières années, l’UE a souvent été surprise par les actions des États-Unis et, par conséquent, les relations entre les États-Unis et l’UE ont évolué ces dernières années, a déclaré Pekka Haavisto aux médias finlandais après la réunion. « Dans de nombreux cas, il y a eu des divergences d’opinion claires. L’un d’eux est la réponse mondiale à la pandémie et le rôle de l’OMS ».
Dans son discours, Haavisto a déclaré qu’il avait également demandé aux États-Unis d’envisager de rester dans le Traité ciel ouvert. « C’est important pour la sécurité européenne. Grâce à cet arrangement, des vols d’observation ont également été possibles dans l’espace aérien russe », dit Haavisto.
Les relations américano-européennes sont désormais influencées par la politique plutôt agressive de la Chine. Selon Haavisto, les États-Unis et l’UE ont de forts intérêts communs dans leur politique commerciale avec la Chine. "Il est dans l’intérêt commun d’agir selon les règles du jeu afin que la Chine ne puisse pas conquérir de marchés, par exemple par du dumping ou par une concurrence déloyale."
Les États-Unis aimeraient beaucoup que l’UE soutienne leur propre politique. Les lignes ne sont pas toujours les mêmes, comme on l’a vu, entre autres, dans la façon dont les États-Unis font pression sur l’UE pour qu’elle abandonne la technologie chinoise 5g. En tant que tel, les préoccupations quant à savoir si la Chine peut utiliser sa technologie pour l’espionnage, par exemple, sont communes, dit Haavisto. "Bien que l’objectif américain soit que l’UE choisisse entre les États-Unis et la Chine, les pays de l’UE choisiront de coopérer avec les deux."
Dans son discours, Haavisto a également soulevé des questions relatives aux droits de l’homme, et en particulier la situation à Hong Kong. "Les développements actuels pourraient conduire à un affaiblissement de l’autonomie et des libertés de Hong Kong. Nous sommes préoccupés par les élections législatives de septembre. "
De même, les émeutes américaines et le débat sur le racisme déclenché par la mort de George Floyd ont été évoqués. « J’ai terminé moj discours en évoquant les processus de paix en Afghanistan, au Soudan et en Somalie. Les États-Unis devraient retirer le Soudan de la liste des pays qui soutiennent le terrorisme ", dit-il.
HS

Finlande – Etats-Unis
Des milliers de Finlandais attendent de pouvoir revenir en Finlande des Etats-Unis ou de s’y rendre de Finlande. La prolongation de cette situation engendre des soucis tant pour les entreprises qu’au niveau de la vie privée et professionnelle.
Les Etats-Unis font partie des partenaires commerciaux les plus importants de la Finlande. Les relations entre les deux pays souffrent de la crise du coronavirus notamment dans le domaine artistique et de la recherche.
Depuis le 11 mars, il n’a pas été possible d’accéder aux Etats-Unis avec un visa ou un permis de travail. Le consul général de Finlande à Los Angeles, Stefan Lindström dit qu’il n’existe aucune évaluation de la durée de cette interdiction.
Des centaines d’entreprises finlandaises sont établies aux Etats-Unis et souffrent considérablement des restrictions.
HS

Lundi 15 juin 2020

Situation sanitaire

7 108 cas en Finlande – 326 décès
THL annonce 7 108 (+4) cas, 326 (-) décès, 22 (-4) personnes hospitalisées dont 3 (+2) en soins intensifs.
Dimanche, THL annonçait 7 104 (+17) cas, 26 (+1) décès, 26 (-) personnes hospitalisées dont 1 (-1) en soins intensifs.
Samedi, THL annonçait 7 087 (+14) cas, 325 (-) décès, 26 (+3) personnes hospitalisées dont 2 (-1) en soins intensifs.
THL annonce qu’environ 219 900 tests ont été réalisés à ce jour (+400) par rapport à hier.
Thl.fi

Gouvernement

Le gouvernement va mettre fin à l’application de la législation sur l’état d’urgence
Le gouvernement a décidé d’abandonner le recours à la loi d’urgence et la Finlande retrouvera ses conditions normales a annoncé le gouvernement ce matin.
« Sur la base de l’évaluation épidémiologique et juridique que nous avons reçue, on peut constater qu’il n’y a plus de conditions suffisantes pour les pouvoirs conférés par la loi sur l’état d’urgence. Le recours à la loi sur l’état d’urgence et ses décrets d’application sera abrogé », a déclaré le Premier ministre Sanna Marin (PSD) lors d’une conférence de presse.
HS Yle

Interview de la Première ministre
Yle rapporte que la Première ministre Sanna Marin a déclaré, lors d’une interview radiophonique samedi, que l’on peut mettere fin aux « circonstances exceptionnelles et à l’application des articles de la loi sur l’état d’urgence déjà avant la fin du mois en cours ».
Le gouvernement, qui se réunit aujourd’hui lundi pour évoquer l’éventuelle poursuite de la loi sur l’état d’urgence, aura une évaluation sur la situation de l’épidémie et aussi une évaluation des experts sur les conditions nécessaires afin de poursuivre l’application de la loi.
Mme Marin souligne que la mise en œuvre de la loi sur l’état d’urgence en mars dernier a été une décision justifiée parce qu’il n’y a pas dans la législation normale des outils suffisants pour gérer l’épidémie.
L’objectif du gouvernement est de pouvoir gérer une éventuelle deuxième vague de l’épidémie du coronavirus en utilisant la législation normale. Selon Mme Marin, le gouvernement a l’intention de présenter cet été de nouveaux projets de loi en vue d’une deuxième vague.
Selon Mme Marin, la communication du gouvernement n’a pas été claire dans tous les cas, notamment en ce qui concerne la question des frontières.
Le gouvernement se prépare déjà aux négociations budgétaires du mois d’août. Mme Marin souligne que le gouvernement devra alors de mettre d’accord aussi sur les mesures d’ajustement, même si l’accent principal sera encore sur les mesures de relance.
« Il faut relancer l’économie d’une manière durable du point de vue de l’environnement. : Il faut des mesures pour la croissance, ensuite des réformes structurelles et troisièmement des mesures de l’ajustement. »
Yle, HS

Aides aux entreprises

Le gouvernement présente une aide pour le transport maritime
Le gouvernement propose de mettre en place une aide de 25 millions d’euros en soutien du transport maritime ayant souffert de la pandémie. La proposition permettrait de soutenir tant les armateurs de navires de passagers que ceux qui se chargent du fret.
Le ministre des Transports et des Communications, Timo Harakka, indique que le transport maritime est essentiel pour l’économie finlandaise. Selon lui, l’objectif est de permettre aux transports de fonctionner conformément aux conditions du marché et de se rétablir au fur et à mesure que les restrictions commencent à être levées.
HS/sam/B10

Tourisme

La Norvège ouvre ses frontières aux touristes finlandais
La Norvège a annoncé, vendredi, qu’elle rouvrait ses frontières aux touristes finlandais et islandais. La Finlande avait annoncé, jeudi, la levée des restrictions concernant les pays Baltes, la Norvège, le Danemark et l’Islande.
En ce qui concerne les passages entre la Finlande et la Suède, les contrôles frontaliers se poursuivent en raison de la situation épidémiologique en Suède.
La ministre de l’Intérieur, Maria Ohisalo, qui s’est entretenue avec ses homologues nordiques, vendredi, dit que la Suède comprend bien la décision finlandaise et les motivations qui y sont liées. Selon elle, la Finlande maintient un bon dialogue avec son voisin.
Elle indique que les restrictions ne peuvent pas être maintenues pour l’éternité. Il s’agira d’évaluer la situation de nouveau avec la Suède dans deux semaines.
HS/sam/A12

Parti du centre

Propos de Mme Kulmuni
La présidente du Centre Katri Kulmuni, qui a démissionné du poste de ministre des Finances il y a une bonne semaine, a déclaré, à la réunion du conseil national du Centre samedi, que les questions économiques seront de plus en plus importantes dans la politique : elle prévoit des temps difficiles pour l’économie.
Selon Mme Kulmuni, les plus grandes différences au sein du gouvernement concernent notamment l’économie. « Je crois que le gouvernement aura une volonté commune afin de trouver des solutions », dit-elle.
Antti Kurvinen, président du groupe parlementaire du Centre, souligne l’importance de l’économie pour le Centre qui a les portefeuilles des Finances et de l’Economie.
Mme Kulmuni, qui dit que les évènements qui ont abouti à sa démission ont été très durs pour elle, souhaite que les jeunes osent participer à la politique malgré son expérience malheureuse.
Elle rappelle que Matti Vanhanen n’aurait pas voulu accepter le portefeuille des Finances mais a cédé parce que sa nomination était importante pour le Centre.
Mme Kulmuni, qui a annoncé samedi qu’elle se présenterait pour un nouveau mandat de président au congrès du parti, n’a pas encore commenté son éventuel retour au gouvernement si elle était réélue à la présidence du Centre en septembre.
Selon un sondage récent, 60 % des centristes souhaitent voir un autre candidat à la présidence au congrès du parti. Annika Saarikko, qui reprendra le portefeuille des Sciences et de la Culture en août, après un congé de maternité, est la candidate la plus en vue pour défier Mme Kulmuni. Mme Saarikko n’a pas encore annoncé ses intentions.
TS

Vrais Finlandais

Réunion du conseil national : M. Halla-aho s’explique
Le conseil national des Vrais Finlandais a eu lieu samedi. Le président parti Jussi Halla-aho a admis que les propos misogynes exprimés dans le livre publié par le think tank du parti ont suscité beaucoup de critiques au sein des Vrais Finlandais. M. Halla-aho souligne que le livre ne représente par les positions du parti.
Turun Sanomat souligne que le scandale est gênant pour ce parti qui n’a jamais été très populaire parmi les femmes.
M. Halla-aho, qui ne s’est pas excusé clairement, admet que le parti a beaucoup de travail à faire afin de gagner la confiance des femmes.
M. Halla-aho a aussi invoqué comme excuse le petit nombre d’effectifs au bureau du parti. Le quotidien se demande comment les Vrais Finlandais utilisent les 7 millions d’euros d’aides accordées par l’Etat annuellement au fonctionnement du parti. « On dirait que cette somme est suffisante pour embaucher du personnel qualifié au bureau du parti pour la ‟correction des épreuves‟ des publications », estime Turun Sanomat.
TS

Economie

Les exportations en forte baisse
La crise économique provoquée par le coronavirus a fait chuter un cinquième des exportations finlandaises en avril. La même chose s’est reproduite en mai.
Les exportations finlandaises ont de nouveau baissé de 19% en mai. Selon les statistiques douanières, les exportations finlandaises de marchandises avaient déjà diminué de 19,8% en avril. Les exportations de marchandises vers l’Allemagne ont diminué de plus de 38% en avril et de 19,6% vers la Suède.
"Malheureusement, les craintes que la crise du coronavirus frappe les exportations se sont intensifiées", a déclaré Timo Vuori, directeur de la Chambre centrale de commerce, dans un communiqué de presse. Vuori indique qu’il est apparu il y a un mois que les clients internationaux des sociétés d’exportation reportaient de nouvelles transactions et retardaient les paiements et les nouveaux investissements. Selon lui, la concurrence sur le marché s’intensifie.
"Différents pays tentent clairement de favoriser les acteurs locaux par le biais de mesures de relance nationales, ce qui signifie que les entreprises d’exportation finlandaises sont durement touchées", a déclaré Vuori.
Vendredi, Kauppalehti a annoncé que la valeur des exportations de marchandises avait baissé de 12% en glissement annuel en avril.
Selon la Confédération des industries finlandaises (EK), en 2019, la valeur des exportations de biens et services en Finlande était de 96 milliards d’euros. Le ratio des exportations par rapport au PIB était passé à 40%, soit 6 points de plus que l’année précédente. L’Allemagne et la Suède étaient les principaux partenaires commerciaux de la Finlande.
KL

Télétravail

Un Finlandais sur quatre inquiet pour sa situation financière
Selon un sondage effectué pour le compte de dix grandes entreprises, 40 % des Finlandais continuaient à faire du télétravail en raison de la situation du coronavirus, fin mai-début juin. La plupart des personnes ayant répondu au sondage estiment qu’ils arrivent à travailler aussi bien et efficacement en mode télétravail qu’avant la crise du coronavirus.
Plus de 60 % des personnes disposant d’un diplôme universitaire et ayant répondu travaillent depuis chez eux. Inversement, 10 % seulement des personnes interrogées n’ayant fait d’aucunes études après le collège ont pu faire du télétravail.
60 % des personnes interrogées étaient satisfaites de l’action de leur employeur en temps de crise. 17 % étaient d’avis inverse.
Un peu moins de la moitié des personnes interrogées se déclarent inquiètes de la situation de l’épidémie. Un peu moins de 20 % considèrent leur propre quotidien comme angoissant en raison de l’épidémie. Deux personnes sur trois n’ont pas beaucoup confiance dans l’économie finlandaise dans un avenir proche.
HS/sam/B10

Europe

« Des chercheurs estiment que la position de la grande commission est plus positive que celle de la commission des affaires constitutionnelles « KL
Le chercheur Timo Miettinen, spécialisé dans la politique et l’histoire des idées européennes, attire l’attention sur la position de la commission des affaires constitutionnelles selon laquelle « à ce stade de l’étude de la proposition, le gouvernement ne devrait pas approuver ou promouvoir le projet d’emprunt par l’Union et la responsabilité des Etats qui en incombe pour un instrument distribuant des subventions »,
"Quelle bombe !", a-t-il commenté sur Twitter.
Miettinen souligne également que la commission des affaires constitutionnelles mentionne des arguments sur le fonctionnement économique de la proposition de la Commission européenne pour motiver sa position.
« Le Commizsion des affaires constitutionnelles souligne que, selon les propositions de la Commission européenne et les positions du gouvernement, les propositions actuelles ne concernent pas le développement fédéral mais des mesures de soutien exceptionnelles et temporaires. L’efficacité de celles-ci, ainsi que la justification économique des propositions de la Commission, doivent être évaluées de manière critique à la lumière des conditions pour la réalisation effective des objectifs de l’Union au titre de l’article 3 du traité sur l’Union européenne et également en termes de viabilité économique des accords. »
La grande commission, pour sa part, déclare dans son avis que les mesures de relance sont largement soutenues au niveau européen dans les États membres, dans le monde des affaires et parmi les experts, mais qu’il existe un désaccord sur le mode de financement et la base juridique. « Il est important pour la Finlande d’éviter une situation qui ferait chuter nos exportations et affaiblirait ainsi la capacité de l’État à respecter ses obligations constitutionnelles. Si le plan de relance est adopté, son impact sur l’économie finlandaise sera positif, car les exportations représentent une part importante de notre économie nationale », a déclaré la Grande commission.
Le chercheur en économie politique Antti Ronkainen estime que la différence d’opinion entre la Grande Commission et la Commission des affaires constitutionnelles est importante. « La divergence d’opinion entre la Grande Commission et la Commission des Affaires constitutionnelles sur les positions du gouvernement est considérable. Le gouvernement peut-il, sur la base de l’avis de la grande commission, ignorer les commentaires de la commission des affaires constitutionnelles, comme dans l’affaire du MES ? », se demande-t-il.
Ronkainen attire également l’attention sur le fait que, selon la commission des Affaires constitutionnelles, l’approbation du fonds sous sa forme actuelle pourrait nécessiter une majorité qualifiée des 2/3 au Parlement, mais le gouvernement de Sanna Marin (PSD) ne dispose pas d’une majorité aussi large derrière.
"Cela signifierait qu’une vingtaine de membres du Parti du Rassemblement national devraient se rallier à la proposition – les Vrais Finlandais et les chrétiens-démocrates y sont opposés de toutes manières", souligne Ronkainen.
Cependant, le parti du Rassemblement national a signé un avis divergent sur la position du gouvernement sur le Fonds de relance de l’UE. Les représentants du Rassemblement national dans la Grande Commission demandent une conditionnalité plus stricte et des critères les plus clairs pour l’utilisation du soutien du fonds de relance de l’UE.
Satu Hassi (Verts), présidente de la grande commission, a rappelé que la commission avait souligné la nécessité de garantir la base juridique du paquet et sa conformité avec le traité UE lors de sa négociation. "Presque personne ne s’attend à ce que le paquet soit adopté tel qu’il est présenté sous la forme proposée par la Commission", répond-il à Ronkainen.
Uusisuomi

Défense

Le ministre de la défense Antti Kaikkonen participe à la réunion informelle des ministres de la défense de l’UE
Une vidéo réunion informelle des ministres de la défense de l’UE est organisée le 16 juin 2020. Les ministres ont l’intention de discuter des actuelles questions de collaboration de sécurité et de défense, y compris les engagements opérationnels de l’UE, l’avancement de la coopération en matière de la défense et la garantie des ressources à correspondre au haut niveau de la collaboration de l’UE.
Defmin.fi

L’exercice militaire Baltops a démarré en mer Baltique
Le grand exercice maritime de l’OTAN, qui se déroule du 7 au 16 juin, a démarré en mer Baltique en dépit du coronavirus. La marine finlandaise y participe avec son navire chasseur de mines Purunpää dont la fonction consiste à détecter et à classer des cibles sous-marines. Purunpää fonctionne en collaboration avec l’unité Standing Nato Mine Countermeasures Group 1.
Selon l’OTAN, environ 3 000 personnes de 19 pays participent à l’exercice.
L’exercice englobe des activités en mer et dans l’air avec la participation de 30 bâtiments et sous-marins et 30 aéronefs. Deux chasseurs F-18 finlandais y participent.
Cette année, la Finlande a mis à la disposition des troupes de réaction rapide de l’OTAN son bâtiment Purunpää, ce qui explique sa présence à Baltops.
Baltops, qui est organisé depuis une cinquantaine de fois, accueille la Finlande depuis 1993.
HS14.6/A10

La marine septentrionale russe devient le cinquième district militaire du pays
La Russie a fait savoir que sa marine septentrionale deviendra officiellement le cinquième district du pays à compter du début de l’année prochaine, ce qui mettra fin aux spéculations sur le rôle de cette flotte dans l’armée russe.
La Russie compte aujourd’hui quatre districts militaires : le central, l’oriental, le méridional et l’occidental. C’est la première fois qu’une flotte de guerre devient un district militaire autonome.
Ainsi la Finlande, qui est un pays tout en longueur, se trouvera concernée par deux districts militaires russes dont la frontière passe à la hauteur de Salla.
La création du nouveau district militaire de la flotte septentrionale constitue pour la Russie une étape dans le processus de remilitarisation de la région arctique. Depuis dix ans, elle y a crée de nouvelles bases et en a ouvert d’anciennes.
Actuellement les bâtiments de guerre russes jouent au chat et à la souris avec le bâtiment français Aquitaine, arrivé en mer de Barents la semaine dernière.
L’arrivée de la frégate Aquitaine est accompagnée de la très visible propagande russe contre l’OTAN.
HS12.6

Revue de la presse vendredi 12 juin
Situation sanitaire
7 073 cas en Finlande – 325 décès
THL annonce 7 073 (+9) cas, 325 (-) décès, 23 (-2) personnes hospitalisées dont 3 (-1) en soins intensifs.
THL annonce qu’environ 214 800 tests ont été réalisés à ce jour (+2900) par rapport à hier.
Thl.fi
Situation de la pandémie et développement du vaccin
Päivi Sillanaukee, directrice au ministère des Affaires sociales et de la Santé, estime qu’on aura un vaccin contre le coronavirus sur le marché au plus tôt dans six mois : « L’estimation actuelle est que le vaccin serait sur le marché à la fin de l’année ou au début de l’année prochaine. C’est le calendrier le plus rapide à ma connaissance. »
« Nous ne savons pas encore si toute la population sera vaccinée ou seulement un certain groupe. Nous ne connaissons pas suffisamment le caractère de la maladie, surtout la formation des anticorps. L’objectif est de construire un vaccin qui donne une réponse la plus efficace possible. Quand on connaitra mieux les effets immunologiques on arrivera à protéger les gens qui souffrent le plus de la maladie », selon Mme Sillanaukee.
Hanna Nohynek, médecin-chef à THL, Institut de la santé et du bien-être, rappelle que le nombre de cas de coronavirus a changé rapidement en Europe. « Il n’y a peut-être plus assez de cas en Europe pour tester l’efficacité des vaccins. Il faut faire les tests ailleurs, par exemple en Amérique du Sud. »
Selon Mme Nohynek, il y a aussi d’autres options pour tester les vaccins. « Il est possible d’exposer des jeunes de 20 à 40 ans qui sont en bonne santé dans les conditions de laboratoire. Il y a des projets de ce genre aussi ailleurs en Europe. »
Il y a une coopération mondiale extraordinaire en ce moment pour échanger des informations et pour développer des vaccins, selon Mme Sillanaukee. Elle note qu’il y au budget une réserve pour l’acquisition du vaccin.
Selon Mme Sillanaukee, la grande question est de savoir comment le vaccin serait distribué. « Il y a un débat au sein de l’Organisation mondiale de la santé à ce sujet. Tous les pays veulent en avoir et il est important de définir les principes de la distribution. »
La Finlande, qui ne fabrique plus de vaccins, pourrait nouer un contrat avec un fabricant de vaccin ou participer à une acquisition commune de l’Union européenne.
TS
Gouvernement
Allègement des restrictions aux déplacements
À partir du lundi 15 juin prochain, la Finlande autorisera le tourisme sans quarantaine avec six pays : la Norvège, le Danemark, l’Estonie, l’Islande, la Lettonie et la Lituanie. La Finlande abandonnera les contrôles aux frontières intérieures dans le trafic aérien et le trafic régulier de ferry avec ces pays.
En outre, le contrôle aux frontières intérieures sera supprimé à partir de la frontière terrestre entre la Finlande et la Norvège à partir de lundi. Parallèlement, les contrôles aux frontières intérieures seront supprimés pour les bateaux de plaisance.
De plus, à partir du 15 juin, tous les aéroports finlandais pourront servir de points de passage frontaliers internationaux.
https://valtioneuvosto.fi/artikkeli/-/asset_publisher/10616/lahimatkailun-rajoituksia-puretaan-osittain-ulkorajoilla-rajoitukset-pysyvat-ennallaan?_101_INSTANCE_LZ3RQQ4vvWXR_languageId=en_US
Nomination de M. Luoma comme secrétaire général du ministère de l’Economie et de l’Emploi
Le gouvernement a nommé jeudi Raimo Luoma au poste de secrétaire général du ministère de l’Emploi et de l’Economie à partir du 1er octobre prochain pour une période de cinq ans.
M. Luoma a été secrétaire d’Etat d’Antti Rinne au ministère des Finances et à la chancellerie du Premier ministre, ainsi que directeur général du Centre national d’approvisionnement de 2014 en 2019.
L’actuel secrétaire général du ministère des Finances, Martti Hetemäki, restera en fonction jusqu’à fin septembre.
TS
Législation
Comment constater la fin des circonstances exceptionnels qui permettent le recours à la loi sur l’état d’urgence
Le Président Sauli Niinistö, qui a effectué mercredi une visite à distance à Tampere et à Taipalsaari, a répondu à une question posée par Lännen Media, concernant la loi sur l’état d’urgence et les circonstances exceptionnelles.
M. Niinistö souligne que l’expiration des circonstances exceptionnelles n’est pas définie clairement dans la loi sur l’état d’urgence.
Les articles 86, 87, 88, 93 et 94 de l’état d’urgence, qui concernent le domaine de la santé et la distribution des médicaments, sont en vigueur jusqu’au 30 juin. Si les articles ne sont pas renouvelés, la loi sur l’état d’urgence ne sera plus en vigueur mais les circonstances exceptionnelles, déclarées par le gouvernement et le Président le 16 mars dernier, existeront encore.
M. Niinistö, qui estime qu’il y a une lacune juridique dans la loi, dit que « le sort des pouvoirs spéciaux accordés par la loi sur l’état d’urgence est entre les mains du gouvernement ».
Johanna Ojala-Niemelä, présidente de la commission des lois constitutionnelles du Parlement, estime qu’il y a un défaut dans la loi. « Il n’y a pas de règle concernant l’expiration des circonstances exceptionnelles. Il serait approprié, pour clarifier la situation, que le gouvernement déclare la fin des circonstances exceptionnelles. »
Le gouvernement étudiera la poursuite de la loi sur l’état d’urgence et des circonstances exceptionnelles lundi prochain. Mikko Koskinen, secrétaire d’Etat de la Première ministre Sanna Marin, souligne que le gouvernement évoque la question maintenant pour que la procédure parlementaire puisse être effectuée à temps si on décide de poursuivre la durée de validité de la loi.
Selon Mme Ojala-Niemelä, l’éventuelle poursuite dépend de la situation de l’épidémie en Finlande. Elle souligne qu’en cas d’une éventuelle deuxième vague de l’épidémie du coronavirus, la commission des lois constitutionnelles estime qu’elle devrait être gérée en utilisant la législation normale.
TS
Revue de la presse du jeudi 11 juin
Situation sanitaire
7 064 cas en Finlande – 325 décès
THL annonce 7 064 (+24) cas, 325 (+1) décès, 25 (-3) personnes hospitalisées dont 4 (-) en soins intensifs.
THL annonce qu’environ 211 900 tests ont été réalisés à ce jour (+3600) par rapport à hier.
Thl.fi
Situation du coronavirus en Uusimaa
Markku Mäkijärvi, médecin-chef d’Hus, a annoncé lors d’une conférence de presse mercredi que seulement 1 % des tests de coronavirus sont positifs dans la région de Hus, district hospitalier d’Helsinki et d’Uusimaa. Environ 1 000 tests sont pris quotidiennement, un peu mois pendant le week-end.
Environ 600 patients souffrant du coronavirus ont été soignés dans les hôpitaux d’Hus au cours du printemps. La plupart des patients ont eu plus de 50 ans et environ 20 % plus de 70 ans.
143 patients, dont deux tiers sont des hommes, ont eu des soins intensifs. Un tiers des patients en soins intensifs souffraient de diabète.
Les durées des soins intensifs ont été longues, en moyenne 11,5 jours. La durée la plus longue a été de cinq semaines. 15 % des patients en soins intensifs sont décédés, dans d’autres pays il y en a eu 25 % en moyenne.
M. Mäkijärvi estime que le port du masque dans les endroits où il y a beaucoup de monde n’est pas une mauvaise idée.
HS
Si la Finlande avait choisi la voie de la Suède, il y aurait eu huit fois plus de décès
Selon le rapport hebdomadaire de THL, institut national de la santé et du bien-être, si la Finlande avait choisi la même stratégie que la Suède, on aurait jusqu’à présent 2 524 décès à cause du coronavirus, au lieu de 324. En Suède, 4 700 personnes sont décédées en raison du coronavirus.
Parmi les décédés, il y aurait eu en Finlande 1 158 personnes de 80 à 90 ans, 653 personnes de plus de 90 ans et 593 personnes de 70 à 79 ans.
Les effets sur l’économie nationale auraient été moins importants que maintenant, la différence aurait été d’environ 5 %.
HS
Tests de coronavirus
L’entreprise de diagnostics Abacus Diagnostica cherche un financement participatif pour investissement de 1,5 millions d’euros afin d’augmenter la capacité de production.
La demande des tests de coronavirus produits par l’entreprise et utilisés dans de nombreux laboratoires des hôpitaux centraux finlandais, augmente tout le temps.
TS
Gouvernement
Allègement des restrictions aux déplacements
Le gouvernement a présenté les allègements partiels du contrôle aux frontières intérieures et les restrictions du trafic aux frontières extérieures.
Le gouvernement doit prendre ces décisions demain. Elles seront valables jusqu’au 14 juillet.
À partir du lundi 15 juin prochain, la Finlande autorisera le tourisme sans quarantaine avec six pays : la Norvège, le Danemark, l’Estonie, l’Islande, la Lettonie et la Lituanie. La Finlande abandonnera les contrôles aux frontières intérieures dans le trafic aérien et le trafic régulier de ferry avec ces pays.
En outre, le contrôle aux frontières intérieures sera supprimé à partir de la frontière terrestre entre la Finlande et la Norvège à partir de lundi. Parallèlement, les contrôles aux frontières intérieures seront supprimés pour les bateaux de plaisance.
De plus, à partir du 15 juin, tous les aéroports finlandais pourront servir de points de passage frontaliers internationaux.
La ministre de l’Intérieur Ohisalo a aussi dit que les propriétaires d’appartements ou de maisons de vacances vivant dans les pays Schengen peuvent venir en Finlande à l’avenir.
Selon Ohisalo, le contrôle des frontières intérieures avec la Suède ne peut pas encore être levé. "La Suède est un partenaire très important pour la Finlande. Les restrictions sur la Suède seront levées dès que possible à la lumière de la situation épidémique." Ohisalo dit qu’elle comprend que la situation est regrettable pour ceux qui ont des liens étroits avec la Suède.
Le ministre des Transports et des Communications, Timo Harakka, a déclaré que les questions frontalières seront réexaminées immédiatement après le milieu de l’été. « Après cette première étape dite « Baltique plus », nous examinerons ensuite si la prochaine étape pourrait être « Schengen moins » », a déclaré Harakka, se référant à l’autorisation d’un tourisme partiel entre les pays Schengen.
Le ministre des Affaires étrangères Pekka Haavisto a déclaré qu’il avait eu des entretiens avec six différents ministres des Affaires étrangères sur les décisions frontalières annoncées aujourd’hui en Finlande. Il a souligné que la Norvège et le Danemark devaient encore prendre leur propre décisions [concernant les touristes Finlandais]. Haavisto a également rappelé que le gouvernement et le ministère des Affaires étrangères recommandent toujours d’éviter les voyages inutiles à l’étranger. Les possibilités du ministère des Affaires étrangères d’aider les Finlandais dans le besoin à l’étranger sont encore limitées.
Bien que le tourisme dans certains pays devienne maintenant plus facile, la quarantaine volontaire est toujours recommandée pour ceux qui viennent en Finlande et qui arrivent de pays qui sont encore soumis à des contrôles aux frontières intérieures ou extérieures. Ces pays incluent la Suède, l’Allemagne et la Russie.
HS
Autorisation des événements de plus de 500 personnes sous certaines conditions
La ministre des Sciences et de la Culture, Hanna Kosonen (Centre), a déclaré que des événements publics de plus de 500 personnes pourront être autorisés à partir de début juillet dans le cadre de certaines dispositions spéciales.
Il s’agit d’événements publics qui pourront avoir lieu à l’extérieur avec des distances suffisantes et dans des dispositions où l’on peut diviser le public en plusieurs zones délimitées. Selon elle, la condition préalable est que chaque zone ait ses propres accès, services et personnel.
Kosonen a déclaré lors de la conférence de presse que des festivals peuvent être organisés avec des arrangements spéciaux.
HS
Ministère des Finances : Martti Hetemäki prolongé au poste de secrétaire général jusqu’en septembre
Selon Helsingin Sanomat, l’actuel secrétaire général du ministère des Finances, Martti Hetemäki, restera en fonction jusqu’à fin septembre.
Fin avril, la ministre des Finances, Katri Kulmuni (Centre), a déclaré qu’elle avait retiré la nomination du secrétaire général de l’ordre du jour du conseil des ministres après avoir discuté de la question avec le fonctionnaire qui l’avait présenté.
"Nous retirerons la nomination du secrétaire général de l’ordre du jour du conseil des ministres jusqu’à ce que le rapport de la Commission des Affaires constitutionnelles [sur Päivi Nerg] soit terminé", a déclaré Juha Majanen, directeur de l’administration et du développement au ministère des Finances, en avril.
La nomination de la sous-secrétaire d’État Päivi Nerg a déjà été reportée deux fois à la dernière minute.
HS
Parlement
Etude de la rallonge budgétaire
Les partis d’opposition ont sévèrement critiqué la politique économique du gouvernement lors de la session plénière du Parlement sur la rallonge budgétaire, mercredi.
Le ministre des Finances Matti Vanhanen (Centre) a défendu le projet de quatrième budget supplémentaire de l’année qui augmente les dépenses de plus de 4 milliards d’euros pour cette année. Les estimations de l’endettement du gouvernement cette année s’élèvent à près de 19 milliards d’euros.
Vanhanen a souligné la nécessité d’une relance économique et a déclaré que tout le monde avait certainement son idée sur la manière d’allouer l’argent. Selon Vanhanen, les finances publiques doivent être équilibrées dans les années à venir. Le gouvernement décrira les mesures de rééquilibrage à l’automne et évaluera ensuite le calendrier des ajustements, a déclaré Vanhanen.
Selon le Rassemblement national, le gouvernement devrait prendre dès à présent des mesures pour augmenter l’emploi. « Le seul problème est que Kulmuni l’a dit l’été dernier, puis en août, puis en hiver et maintenant au printemps. Une fois de plus, le gouvernement a annoncé qu’il déciderait de ces mesures plus tard », a déclaré le député Timo Heinonen.
Dans le discours du groupe des Vrais Finlandais, Lulu Ranne a déclaré que l’on comprenait les grands efforts déployés pour aider les entreprises et les personnes mais que toutes les augmentations de dépenses ne sont pas nécessaires. « L’idéologie pure est représentée par les investissements de centaines de millions dans la poursuite de la politique climatique. Cela n’a aucun sens », dit-il.
Le ministre des Finances Vanhanen a répondu que les nombreuses augmentations de relance décidées par le gouvernement stimuleraient également l’emploi. Les mesures du gouvernement en matière d’emploi ne sont pas encore prêtes, mais elles seront soumises au Parlement en temps voulu, a-t-il ajouté.
HS
Réforme des services sociaux et de santé et des régions
Economies dans le secteur de la santé
Selon les calculs publiés mercredi par le ministère des Finances, plusieurs futures régions utilisent actuellement plus d’argent dans les services sociaux et de la santé qu’elles n’en auront selon les nouveaux critères de l’Etat. Le ministère a fait ses calculs à la base des budgets de 2020. En septembre prochain, il fera de nouveaux calculs sur la base des comptes annuels de 2019. On ne voit pas encore l’effet du coronavirus dans les chiffres.
La ville d’Helsinki aurait le plus grand déficit. Les situations en Uusimaa de l’ouest et du centre, en Kymenlaakso (autour de Kouvola) et en Ostrobotnie sont également en déséquilibre.
HS
Société
Rapport de Sitra sur la formation et l’éducation
Selon un rapport récent de Sitra, le vieillissement de la population et la baisse de la natalité bouleversera le système de formation finlandais. Les différences s’aggraveront surtout entre les villes universitaires et le reste du pays.
La demande pour l’enseignement secondaire diminuera dans les communes rurales. La demande d’enseignement supérieur augmentera en Uusimaa (province autour d’Helsinki), en Pirkanmaa (autour de Tampere) et en Ostrobotnie du nord et diminuera en Finlande centrale et en Varsinais-Suomi (autour de Turku).
Le nombre de candidats pour l’enseignement supérieur diminuera considérablement à partir de 2030.
Le développement démographique nécessitera une nouvelle organisation des études : un seul système de formation ne conviendra plus à tout le pays.
Selon les estimations, d’ici 2040, le nombre d’enfant de moins de 15 ans diminuera de 183 000 et le nombre de jeunes de 15 à 24 ans de 91 000, tandis que le nombre de personnes de plus de 75 ans s’accroîtra de 386 000.
HS
Les moins de 40 ans ont des revenus plus faibles que leurs ainés
Les jeunes de 20 à 40 ans sont en retard par rapport à leurs parents en matière d’évolution de revenus, selon un récent rapport de l’Université de Jyväskylä, « Evolution des impôts payés par région en Finlande au 21e siècle ». Pekka Neittaanmäki, professeur de technologie de l’information à l’Université de Jyväskylä, et Kimmo Niinimäki, assistant de recherche, ont passé en revue les données produites par Statistics Finland des dernières décennies.
« Après 2013, il est clair que le revenu moyen des particuliers de la tranche d’âge 40-60 a continué d’augmenter, mais le développement de la tranche d’âge 20-40 est au point mort. Ce n’est qu’en 2018 qu’un léger mieux est enregistré », explique Neittaanmäki.
Neittaanmäki estime que le développement du début des années 2010 aura des effets sociaux de grande envergure. « Oui, cela affecte également le développement de la société lorsque les personnes dans la trentaine ne peuvent pas investir dans le logement et fonder une famille, par exemple. Il serait désormais important d’investir dans les jeunes et les jeunes familles. »
Juha Tervala, maître de conférences en économie à l’Université d’Helsinki, estime que la publication de l’Université de Jyväskylä met en évidence comment ceux qui ont déjà progressé dans leur carrière ont bénéficié du développement économique de ces dernières années. « Ce qui est frappant dans le rapport, c’est que depuis 2013, les fruits de la croissance économique sont allés presque exclusivement aux plus de 40 ans », explique Tervala.
Selon une récente prévision de la Banque de Finlande, l’économie se contractera de 7% cette année et le taux de chômage atteindra 9%. Tervala estime que la crise du coronavirus pourrait, au moins momentanément, exacerber l’écart dans le développement des revenus dans les différents groupes d’âge. « Les jeunes et les personnes à faible revenu sont touchés de manière disproportionnée par la récession car leur position sur le marché du travail est plus faible. Le chômage des jeunes augmente davantage en période de récession que le chômage général. Lorsque la situation économique est mauvaise, le niveau des salaires des jeunes augmente plus lentement », explique Tervala. "Pendant et après la crise du coronavirus, il est probable que les jeunes souffriront du chômage et d’une évolution des salaires moins bonne au début de leur carrière."
HS
Economie
Les difficultés économiques touchent aussi l’industrie : licenciements et chômage partiel en forte hausse le mois dernier
Selon l’enquête sur le coronavirus de la Confédération des industries finlandaises EK, les effets de la levée des restrictions sur le coronavirus ont commencé à se manifester dans le monde des affaires finlandais. Au total, 64% des entreprises estiment que la levée des restrictions facilitera au moins un peu leurs opérations.
Cependant, la situation des entreprises reste difficile. 11% des personnes interrogées craignent de faire faillite, et le pourcentage n’a pas diminué depuis le mois dernier.
Début juin, 73% des entreprises déclarent que leur chiffre d’affaires est inférieur à celui de la période correspondante de l’année précédente. Un quart des entreprises souffrent d’une baisse de chiffre d’affaires de plus de 50%. Seules 27% des entreprises déclarent que leurs ventes nettes sont restées inchangées ou se sont améliorées.
Les estimations dans l’industrie ont le plus faibli : 46% des entreprises dans l’industrie ont feu recours à du chômage partiel (36% en mai) et 15% à des licenciements (7% en mai).
Selon Statistics Finland, la valeur des nouvelles commandes dans le secteur manufacturier en avril 2020 était de 13% inférieure à celle de l’année précédente.
Selon le directeur d’EK, Jyri Häkämies, la tendance dans l’industrie est la plus inquiétante.
En 2019, 25% des exportations finlandaises étaient des biens d’équipement. Les perspectives de l’industrie qui les produit sont affaiblies par une incertitude importante quant à l’avenir, car il n’y a pas d’investissement. "Les chiffres n’ont pas encore chuté mais les perspectives de l’industrie sont préoccupantes", a commenté Häkämies à Kauppalehti.
L’enquête d’EK montre aussi que le coronavirus a guidé les entrepreneurs vers la créativité. Plus d’un tiers des entreprises ont restructuré leurs opérations pour faire face à la crise. 34% ont déclaré avoir développé de nouveaux produits ou services et 25% ont identifié de nouveaux groupes de clients ou marchés cibles.
Les mesures du gouvernement n’ont pas atténué dans une large mesure le sort des entrepreneurs. Au total, 67% des personnes interrogées estiment que les mesures n’ont pas facilité ou peu facilité leur entreprise.
KL
La Finlande relance principalement avec des prêts - Les entreprises auraient besoin d’aides directes - La Finlande fournit un soutien direct à hauteur de 0,9% du PIB de l’année dernière - La part du soutien direct finlandais pâlit par rapport aux autres pays.
Début juin, la Finlande avait accordé plus de 1,4 milliard d’euros d’aides au titre du coronavirus.
Jusqu’à présent, plus de la moitié de l’aide au développement distribuée par Business Finland a été octroyée, soit 587,3 millions d’euros ; au total 29 722 entreprises ont déposé une demande avant le terme qui était lundi. Finnvera a octroyé des garanties de prêt pour 871 millions d’euros à 6 096 entreprises. En plus de ces aides, l’État a contribué à hauteur de 400 millions d’euros au financement des petites entreprises, par exemple via les centres régionaux ELY.
Les aides directes de la Finlande représentent environ 0,9% du PIB de 2019. Le chiffre correspondant pour l’Allemagne, qui a entrepris une relance importante, est de 13,3%. Johanna Sipola, directrice de la politique commerciale de la Chambre de commerce, estime que le montant des subventions directes aux entreprises est insuffisant en Finlande.
« Les prêts garantis par l’État et les reports de paiement n’ont pas compensé la nécessité d’un soutien direct », explique Sipola.
Fin mars, le gouvernement estimait le montant total du soutien à l’économie et à l’emploi à 50 milliards d’euros. L’ensemble consiste en différentes mesures d’adaptation et de soutien. Le montant tient compte, par exemple, de la modification du calcul des exigences de fonds propres de l’Autorité de surveillance financière et du report des impôts et des cotisations de retraite.
L’une des dernières formes de soutien est la subvention aux coûts de 300 millions d’euros, destinée à couvrir directement les coûts fixes des entreprises. Selon la Chambre centrale de commerce de Sipola, cela a été le principal besoin des entreprises.
« En ce sens, cela s’est fait dans un mauvais ordre. Le besoin des entreprises concernait des problèmes de trésorerie, et un soutien général aux coûts aurait d’abord été nécessaire et le soutien au développement plus tard. D’un autre côté, il est compréhensible que nous disposions de canaux prêts par lesquels l’argent pour le développement a été distribué. »
Les effets du coronavirus ont été particulièrement sensibles dans le secteur des services en particulier. La subvention de 171 millions d’euros approuvée pour le secteur du tourisme et de la restauration était demandée par la commission des affaires constitutionnelles, car le gouvernement a dû intervenir pour fermer les restaurants. Ces subventions seront distribuées aux entreprises en juin.
Selon Sipola, le besoin de relance peut également être attendu dans d’autres industries au cours de l’automne.
« En plus de la restauration, plusieurs secteurs sont particulièrement touchés. Par exemple, l’activité de l’industrie événementielle et du transport de personnes est au point mort et les difficultés des entreprises exportatrices sont encore à venir. Certes, tous les secteurs n’ont pas été pris en compte dans l’attribution des subventions, mais nous espérons que les subventions générales aux coûts permettront d’y remédier. »
Selon Sipola, la crise a montré que la survie économique nécessite de veiller à la compétitivité internationale.
« Ce sont des situations sans précédent auxquelles il est difficile de se préparer. Au milieu de la crise, il est important de veiller à ce que la Finlande reste un environnement opérationnel compétitif sur le plan international. La croissance future vient du fait que nous continuerons d’être un lieu attractif pour l’investissement privé », dit-elle.
KL
Baisse des commandes dans l’industrie
Les nouvelles commandes dans le secteur manufacturier ont chuté de 13% en avril par rapport à avril de l’année dernière. Depuis le début de l’année, le volume des commandes a diminué de 8,3% par rapport à la période correspondante de l’année dernière. Les commandes ont maintenant chuté pendant quatre mois consécutifs. La baisse a été observée dans toutes les industries, mais à des niveaux différents : le carnet de commandes dans l’industrie chimique a diminué de 1,3% et dans les produits de papier et de carton de 18%.
Dans le même temps, la production industrielle a également diminué de 2,2% en avril par rapport à mars et de 3,1% par rapport à avril de l’année dernière. La production a chuté le plus dans l’industrie chimique, où la baisse a été de 6,8% par rapport à mars. La production de l’industrie forestière a baissé de 2,9% et celle de la métallurgie de 2,2%.
Les économistes qui ont commenté les statistiques estiment que ces chiffres étaient meilleurs que prévu.
Selon l’économiste en chef d’OP, Reijo Heiskanen, « on ne remarque pas l’effet du coronavirus sur cette courbe en Finlande si on ne le sait pas. La situation était faible avant même le coronavirus et les effets indirects du coronavirus sont sans doute imminents ».
Jukka Appelqvist, économiste à Danske Bank, pense que les effets ne seront visibles que plus tard. Selon Appelqvist, la baisse n’a pas été importante, par exemple, par rapport à l’Allemagne, où les usines automobiles ont été fermées.
HS
Europe
Jyri Häkämies soutient à la fois le fonds de relance de 750 milliards d’euros de la Commission européenne et les demandes de modification du gouvernement
Environ 60% des exportations de marchandises finlandaises sont destinées au marché de l’UE et 39% à la zone euro. S’appuyant sur cela, Häkämies prend position sur les mesures de relance au niveau de l’UE.
"Avec toutes les corrections envisagées, nous saluons le fonds de relance de la Commission, pour autant qu’il soit mis en œuvre de manière à relancer l’investissement."
KL
Editoriaux
Selon Turun Sanomat, le succès de la Finlande dans la crise du coronavirus dépend essentiellement du succès des efforts européens pour surmonter les difficultés économiques. "Laisser l’aide de crise aux seules épaules des États membres mènerait à une crise prolongée et croissante. L’intérêt de la Finlande, tirée par les exportations, est que l’Europe se remette de la crise le plus rapidement et le plus complètement possible."
Maaseudun Tulevaisuus estime que « la Commission européenne modifiera certainement sa proposition de plan de relance à la lumière des commentaires des États membres. Il est peu probable que la décision soit prise au prochain sommet, mais avant le début de la période des vacances européennes en août, la position de l’UE devrait être claire. Les défenseurs d’un effort commun de l’Union européenne n’ont pas été nombreux en Finlande au début mais à mesure que la situation économique s’affaiblit, les unionistes commencent à se regrouper sous le drapeau de l’UE. Olli Rehn, ancien commissaire économique de l’UE et actuel gouverneur de la Banque de Finlande, a souligné à plusieurs reprises la situation économique exceptionnelle de l’Union européenne. Rehn nous a également rappelé le prix de ne pas entamer de mesures de soutien conjoint. Du point de vue de l’économie finlandaise tirée par les exportations, la paralysie de l’économie européenne entraînerait une augmentation du chômage et une diminution des recettes fiscales de l’État. Il faut écouter Rehn."
Karjalainen considère que les perspectives de l’économie finlandaise pour les années à venir sont sombres. « L’idéologie Mon pays d’abord n’aide pas beaucoup dans un pays comme la Finlande, qui est profondément tributaire des exportations et en particulier des exportations liées aux investissements. "Le gouverneur de la Banque de Finlande, Olli Rehn, et le ministre des Finances, Matti Vanhanen ont rappelé que la relance de la politique économique devrait se faire simultanément et en coopération dans toute l’UE et non à l’intérieur des frontières de chaque pays. Le gouvernement a besoin d’une opposition critique, mais l’opposition devrait également adopter une approche constructive face à l’urgence économique comme elle l’a fait pour la question sanitaire. Les problèmes économiques viennent uniquement de la ligne adoptée à l’unanimité pour lutter contre le coronavirus ».

Revue de la presse du mercredi 10 juin
Situation sanitaire
7 040 cas en Finlande – 324 décès
THL annonce 7 040 (+15) cas, 324 (-) décès, 28 (-) personnes hospitalisées dont 4 (-) en soins intensifs.
THL annonce qu’environ 208 300 tests ont été réalisés à ce jour (+2700) par rapport à hier.
Thl.fi
La part des travailleurs de la santé plus élevée dans les infections
Au 8 juin, 7 001 cas de coronavirus avaient été diagnostiqués en Finlande. Parmi eux, 5 599 ont été diagnostiqués chez des personnes en âge de travailler et 949 parmi le personnel de la santé.
En 2019, environ 7,4% des personnes en âge de travailler travaillaient dans les services de santé en Finlande. La part des employés de la santé dans les cas de coronavirus diagnostiqués parmi les personnes en âge de travailler est donc plus élevée, environ 17%.
« La proportion plus élevée s’explique probablement par le fait qu’aux premiers stades de l’épidémie, les tests se sont concentrés non seulement sur les touristes mais aussi sur les professionnels de la santé en particulier », explique Taneli Puumalainen, médecin en chef de THL.
Parmi les employés de la santé infectés par le coronavirus, 8,4% ont été hospitalisés. À ce jour, aucun décès parmi eux n’a été signalé au registre des maladies infectieuses de THL. Des informations détaillées sur tous les cas identifiés ne sont pas encore disponibles.
Dans le monde, la proportion de cas diagnostiqués chez les professionnels de la santé varie. En Europe, par exemple, 20% des cas en Espagne et 10% en Italie ont été diagnostiqués chez des professionnels de santé. Ce chiffre est de 3,8% en Chine et de 3% aux États-Unis.
"Cependant, nous ne savons pas si les infections proviennent de l’intérieur ou de l’extérieur du lieu de travail. Il peut également y avoir des différences dans les systèmes de surveillance, les pratiques de test et les rapports dans les différents pays, il n’est donc pas utile de comparer les chiffres directement », explique Puumalainen.
Thl.fi
Une deuxième vague en Finlande est improbable
Il reste encore beaucoup de choses à connaître sur les effets du virus, mais il y a déjà tellement d’informations que Seppo Meri, professeur d’immunologie à l’Université d’Helsinki, est prêt à affirmer qu’une deuxième vague d’infection est peu probable en Finlande.
Il est impossible de le dire avec certitude, admet Meri, mais fonde sa perception optimiste sur le fait que l’on connaît désormais le virus et on a appris à enrayer sa propagation.
Il remercie les Finlandais d’avoir bien suivi les consignes de sécurité. Cela a été et continue d’être crucial, même si beaucoup peuvent en avoir marre et ne plus les respecter car les statistiques finlandaises sur les infections augmentent très lentement.
« Pour le moment, la situation semble très bonne à la lumière des chiffres, mais on craint que le comportement des gens ne change - que nous oublions les risques en matière de sécurité et cessions d’éviter les grands rassemblements », dit Meri.
Seppo Meri pense qu’à l’heure actuelle, le plus grand risque potentiel est que quelqu’un ramène le virus de l’étranger sans le savoir. Il considère également la rentrée, lorsque les vacances seront terminées, comme un moment critique potentiel.
S’il y a un signe d’une deuxième vague, alors de nouvelles mesures seront certainement prises très rapidement, estime Meri. « De petites épidémies sporadiques individuelles peuvent survenir ici et là, mais personnellement, je ne pense pas vraiment qu’une nouvelle grande vague puisse survenir en Finlande. Mais le temps nous le dira », dit-il.
Yle
Gouvernement
Editorial
« Le Centre clarifie la situation au sein du gouvernement » HS
La division du travail entre les dirigeants du Centre est devenue plus claire entre mardi matin. Matti Vanhanen, qui a été nommé lundi ministre des Finances, était d’avis que Katri Kulmuni continuerait de figurer parmi les cinq dirigeants de la coalition gouvernementale et que Vanhanen n’aurait même pas à prendre la place de vice-premier ministre.
Les juristes ont trouvé problématique l’arrangement prévu par le Centre. La nature des activités des cinq représentants des partis de la coalition aurait changé si l’un de ses membres n’avait pas été membre du gouvernement.
Mardi matin, Vanhanen a accepté d’être vice-Premier ministre et membre de ce « club des cinq ».
Le titre de vice-premier ministre n’a généralement pas d’autre signification que la présidence des réunions du gouvernement, lorsque le premier ministre est absent.
La constitution actuelle ne dit pas que les dirigeants des partis de la coalition gouvernementale devraient être ministres. Avec l’entrée en vigueur de la nouvelle constitution au tournant du millénaire, les groupes parlementaires se sont mis d’accord sur l’ordre de marche : le président du parti qui a reçu le plus de députés aux élections pourrait être le premier à tenter de former un gouvernement. Cependant, il est de coutume que les présidents des partis au pouvoir siègent au gouvernement. Habituellement, le président du parti prend le plus gros des portefeuilles qui revient à son parti.
La pratique a cherché à souligner la responsabilité parlementaire du gouvernement : le gouvernement et chaque ministre agissent avec la confiance du Parlement. Le parlementarisme est également souligné par le fait qu’aujourd’hui, les ministres sont généralement membres du Parlement.
Aujourd’hui, la situation est étrange dans la mesure où ni le président du Parti du Premier ministre, Antti Rinne (PSD), ni le président du Parti du ministre des Finances, Katri Kulmuni, ne siègent au gouvernement. La situation pourrait redevenir normale lors des futurs congrès du SDP et du Centre. Au PSD, Rinne laissera sa place à Sanna Marin.
Au Centre, la ministre des Sciences et de la Culture, Annika Saarikko, en congé de maternité jusqu’en août, pourrait être candidate à la tête du Centre. Elle a un avantage considérable sur Kulmuni : Saarikko siège au gouvernement, Kulmuni non.
HS
Parti du Centre
Sondage : « Les centristes veulent Annika Saarikko comme présidente - la popularité de Katri Kulmun a fondu » IL
Iltalehti a interrogé les membres du bureau exécutif du parti, du conseil du parti, des bureaux régionaux et du groupe parlementaire, ainsi que d’autres influenceurs clés du Centre de toute la Finlande.
L’enquête fournit des indications solides du phénomène Saarikko qui monte dans le parti du Centre qui tiendra son congrès du 4 au 6 septembre à Oulu.
Selon Iltalehti, Saarikko se présentera et défiera donc Kulmuni à la tête du parti.
Des dizaines de personnes influentes dans le parti ont exprimé ouvertement leur désir de changer de président à Oulu. Certains répondent directement qu’ils estiment que Kulmuni a échoué en tant que présidente.
L’enquête d’Iltalehti met clairement en évidence par qui on souhaite remplacer Kulmuni. On leur a demandé lequel des six noms impliqués dans les spéculations actuelles ils éliraient comme président du parti à Oulu. Les alternatives étaient Antti Kaikkonen, Eeva Kalli, Katri Kulmuni, Antti Kurvinen, Mika Lintilä et Annika Saarikko.
Selon l’enquête, Saarikko est l’écrasante favorite des dirigeants centristes : elle obtient 47% de soutien contre 32% pour Kulmuni, 6% pour Kurvinen, 3% pour Kaikkonen et Lintilä.
IL
Analyse : « Kulmuni dans une mauvaise passe – Les centristes veulent voter sur leur président » Yle
Après sept jours de crise, qui ont vu Matti Vanhanen devenir ministre des Finances, la confiance dans la présidente du parti Katri Kulmuni a beaucoup souffert.
La situation a été exacerbée par le sondage d’Yle, dans lequel le Centre sombrait à un peu plus de dix pour cent.
Les événements de la semaine dernière peuvent avoir des conséquences qui ne seront visibles que dans des mois. Les centristes aspirent désormais à la stabilité mais il ne fait de doute pour personne que le parti est en crise.
À l’automne, le centre devra inévitablement se poser la question de son président et Mme Kulmuni pourrait finalement renoncer à se présenter.
La mauvaise spirale de Kulmun a commencé avec l’affaire de sa formation qui a conduit à sa démission. Elle a essayé de briser la mauvaise spirale à plusieurs reprises. D’abord elle a annoncé qu’elle rembourserait elle-même la formation en communication que le ministère avait payée. Cependant, il est peu probable que Kulmuni n’ait pas su que la formation était payée par le ministère et non par le Centre.
Par la suite, Kulmuni a annoncé démissionner pour assumer la responsabilité d’une erreur commise, au moins en partie, par son assistant.
Après sa démission lundi, Kulmuni s’est raccrochée au pouvoir : elle a annoncé qu’elle continuerait à diriger le groupe centriste des ministres et qu’elle se représenterait à l’automne pour présider le centre. Un jour plus tard, ces deux annonces semblent avoir perdu de leur sens.
La chute de Kulmuni a également lancé dans le parti un second phénomène, l’ascension de Matti Vanhanen. En effet, si le réticent Vanhanen a été persuadé de devenir ministre des Finances, il n’était pas l’option numéro un de Kulmuni qui aurait souhaité que l’eurodéputé Mauri Pekkarinen prenne ce portefeuille. Cela a capoté quand ce dernier refusait de laisser la place de chef des ministres centristes au gouvernement à Kulmuni. Vanhanen avait lui accepté et souligné qu’il ne deviendrait pas membre de ce club des cinq et vice-premier ministre. En un jour, ces annonces sont également devenues obsolètes. Vanhanen est maintenant dans le référent du centre dans la coalition et vice-premier ministre.
Certaines personnes au Centre espèrent que Vanhanen sera en mesure d’orienter l’ensemble du gouvernement dans la direction qu’ils souhaitent. Cependant, Vanhanen lui-même a annoncé lundi qu’il soutiendrait la Première ministre Sanna Marin.
Maintenant, une semaine après le début des événements, la position de Katri Kulmuni à la tête de son parti est également difficile. Beaucoup dans le parti ont de la sympathie pour Kulmuni et n’espèrent pas que la carrière politique de la jeune présidente soit brisée. Cependant, les mêmes personnes considèrent qu’il est inévitable que le parti organise une élection sur son président à l’automne. Il y a aussi des noms avancés : au moins Annika Saarikko et Antti Kurvinen, probablement d’autres.
Les estimations concernant les chances de Kulmuni varient. Certaines pensent qu’il faut garder quelqu’un d’aussi motivé qu’elle. Mais beaucoup pensent que le réalisme est que la présidente actuelle se retire de la course.
La réunion du parti du Centre aura lieu du 4 au 6 septembre. Elle peut devenir non seulement une élection à la tête du de parti, mais aussi un choix de savoir si le parti continuera au gouvernement ou non.
Yle
Editoriaux
Kaleva estime que le ministre des Finances de Matti Vanhanen a été chargé de calmer la situation interne au Centre. « Le seul problème avec le Centre maintenant, c’est qu’il est dans une impasse. Son pouvoir n’est pas suffisant pour mettre en œuvre sa propre politique au sein du gouvernement. Par contre, quitter le gouvernement comporterait des risques. De nouvelles élections pourraient lui être fatales »
Ilkka-Pohjalainen considère qu’avec Vanhanen, la politique économique du gouvernement fera un pas vers la droite. "En tant que chanter de la discipline économique et d’une politique économique responsable, il aura assez à faire face à des partenaires gouvernementaux qui sont favorables une augmentation des dépenses. Le retour de Vanhanen au centre de la politique pourrait ramener des électeurs qui ont quitté le parti », estime l’éditorialiste.
Hämeen Sanomat écrit que le Centre a maintenant besoin de stabilité. « On dirait que le centre est perdu. Personne ne sait vraiment quel genre de politique il souhaite. Vanhanen lui apporte de la stabilité un instant avec son expérience, mais est-ce suffisant pour les supporters du Centre ? »
Kauppalehti rappelle que Vanhanen, qui connaît également le secteur économique, est salué comme un expert digne de confiance. "C’est exactement le type de ministre des Finances dont la Finlande a besoin en temps de crise."
Keskisuomalainen pense aussi que le retour de l’ancien dirigeant du Centre pourrait clarifier la situation au sein du ministère des Finances, qui subit de fortes pressions en raison de difficultés économiques nationales et européennes. "En revanche, il est difficile de voir le choix de Vanhanen clarifier les difficultés du parti du Centre."
Kaleva, KL KS
Frontières
Propos de M. Haavisto
Le ministre des Affaires étrangères Pekka Haavisto estime qu’il y a déjà des conditions pour alléger les restrictions de voyages dans les régions limitrophes. « Je pense qu’il y a des conditions favorables au moins avec les pays baltes, éventuellement à la frontière septentrionale avec la Norvège et peut-être ailleurs », a dit M. Haavisto.
Les restrictions actuelles sont en vigueur jusqu’au 14 juin. Selon M. Haavisto, le gouvernement doit évoquer les restrictions de voyages cette semaine, probablement jeudi.
M. Haavisto suit quotidiennement la situation de l’épidémie dans différents pays et il rappelle que la situation n’est pas bonne partout. « En Norvège et au Danemark l’évolution est semblable qu’en Finlande. La situation en Suède est plus difficile. »
Après la réunion du gouvernement mardi, M. Haavisto a dit que les ministres ont parlé longuement de la situation de l’épidémie qui est encore inquiétante en Suède et en Russie.
La ministre de l’Intérieur Maria Ohisalo a commenté brièvement les restrictions de voyage après la réunion du gouvernement : « Il est important que les gens puissent faire des projets pour les vacances et que le domaine du tourisme puisse planifier l’avenir. Il faut que le gouvernement prenne des décisions cette semaine. »
HS
La Russie commence à relâcher les restrictions de voyage
La Russie a interdit la sortie du pays à partir du 30 mars dernier. Le Premier ministre russe vient d’annoncer le relâchement de certaines restrictions et l’ouverture des frontières intérieures à partir de mardi.
La situation à la frontière entre la Finlande et la Russie ne changera pas, puisque la Finlande et la Russie autorisent le passage frontalier de certains groupes seulement mais non pour les touristes.
Les Etats membre de l’UE ont évoqué vendredi dernier l’ouverture des frontières. La ministre de l’Intérieur Maria Ohisalo a alors annoncé que la Finlande estimait que l’ouverture des frontières extérieures était trop précoce.
HS
Europe
Réunion Ecofin
« Selon Vanhanen, la réunion s’est tenue dans un esprit constructif » HS
« Vanhanen : Les positions des Etats ne sont pas aussi éloignées que ce que je pensais » Yle
« Vanhanen, si c’est un prêt, on est obligé de se demander si l’investissement en vaut la peine » KL
Les ministres des finances de l’Union européenne se sont réunis pour la première fois mardi après que la Commission a annoncé son plan de relance de 750 milliards d’euros.
Lors de la réunion, Vanhanen a présenté le point de vue de la Finlande sur la proposition de la Commission. Selon lui, l’atmosphère de la réunion était constructive et les positions des États membres sur la proposition de la Commission n’étaient pas aussi éloignées que ce que le débat public laisse entendre. « La discussion a été très analytique. L’esprit de base était très constructif. Tout le monde a reconnu la nécessité de solutions européennes ", dit-il soulignant que, outre une relance au niveau national, une action est également nécessaire au niveau européen. « Nous vivons dans le même marché. Il est dans notre intérêt un retour à la normale dès que possible. Il est clair pour tout le monde que le ralentissement économique provoqué par l’épidémie nécessite donc des mesures de relance non seulement au niveau national mais aussi au niveau européen. »
Vanhanen a admis qu’il n’avait eu qu’une heure pour préparer la réunion qui a eu lieu le jour de sa nomination.
Selon Helsingin Sanomat, la position du gouvernement finlandais est que l’arrangement de relance en tant que tel n’est pas acceptable pour la Finlande. La Finlande souhaite réduire la somme totale du paquet et privilégier les prêts plutôt que les subventions.
Lors de la réunion, Vanhanen a souligné que l’importance de la rapidité de cette relance. Le gouvernement finlandais a indiqué que le plan de relance devrait être raccourci par rapport aux quatre ans proposés par la Commission. « La relance doit être plus rapide dans le temps afin que son élément de reprise soit mis en valeur. Si un effet de relance est souhaité, l’année au cours de laquelle les mesures sont prises devrait être proche de maintenant », dit-il.
La Commission propose également que le plan de relance soit financé par des prêts de 30 ans que la Commission demanderait au marché. De l’avis de la Finlande, la durée du prêt devrait être plus courte. Vanhanen dit que ce raisonnement est lié à l’interprétation de la Constitution finlandaise et au pouvoir budgétaire du Parlement, et au type d’engagements qui peuvent être pris pour l’avenir. "Ce problème est réduit lorsque la période de remboursement est raccourcie."
Concernant la relation entre les prêts et les subventions, Vanhanen a indiqué qu’un système basé sur les prêts serait plus efficace. « Un emprunt est toujours de l’argent pour lequel le bénéficiaire doit vraiment se demander si l’investissement à réaliser est raisonnable et nécessaire. Cela rendrait le système plus efficace », a déclaré le ministre.
Selon Vanhanen, il est encore trop tôt pour évaluer l’impact réel de la pandémie de coronavirus sur les différents pays. Il s’est également montré prudent dans l’évaluation du plan d’allocation initial de la Commission, qui accorderait à la Finlande une aide estimée à 3,5 milliards d’euros. "Le niveau entre les subventions et les prêts aura un effet, et à cet égard on ne peut pas évaluer les calculs spécifiques à chaque pays à ce stade ».
Vanhanen estime que le plan de relance ne passera pas comme proposé par la Commission. "Il y a tellement d’opinions différentes dans l’air."
Vanhanen a également souligné que la décision sur le plan de relance est finalement entre les mains des dirigeants des États membres qui se réuniront le 19 juin.
HS Yle KL
Défense
La Finlande a commandé de nouveaux véhicules tout-terrain blindés
Sisu Auto livre six véhicules tout-terrain blindés Sisu GTP 4x4 à l’armée de terre au courant de l’année prochaine. Le prix de la commande est de 3,8 millions d’euros. Ces véhicules convertibles Sisu prévus pour 2+8 personnes seront équipés d’une carrosserie adaptée au transport d’hommes et aux opérations de reconnaissance.
La technique de ces véhicules est basée sur des composants utilisés dans la production de masse des camions. Selon le vice-président de Sisu, Jyri Ahonen, cela assurera une bonne sécurité de l’approvisionnement des véhicules.
Le nouveau Sisu diffère de son prédécesseur Pasi à plusieurs égards, notamment par sa convertibilité. L’acquisition de l’armée de terre permettra à Sisu de démarrer la production en série des véhicules GTP 4x4. Les réseaux de sous-traitance en bénéficieront également.
US10.6
Politique étrangère
Les médias russes évoquent ”la marche des éléphants des F-18 finlandais”
Certains médias russes, dits patriotes, prétendent que les 32 avions F-18, qui participaient aux festivités du 4 juin dernier (fête de la défense nationale) en effectuant des vols dans diverses régions finlandaises, s’entrainaient à détruire les bases militaires russes.
Les médias russes patriotes semblent avoir été irrités par la disposition de décollage de 16 avions F-18 sur le tarmac de Pirkkala. Ce décollage, appelé ”Elephant walk”, avait été évoqué par le site américain The Drive qui mentionne par ailleurs qu’il s’agit d’une pratique rarement vue en dehors des Etats-Unis.
IS9.6
L’éditorialiste d’Ilta-sanomat note que la Russie continue sa campagne de déformation sur la Finlande
L’éditorialiste du tabloïd Ilta-sanomat, qui note que la Russie continue de déformer des faits liés à la Finlande, estime que le président Sauli Niinistö devrait réagir pour arrêter ce jeu. L’occasion d’une entrevue en tête-à-tête avec Vladimir Poutine se présentera lors de la prochaine rencontre des deux dirigeants à l’issue de la crise du coronavirus.
Par le passé, le président Niinistö a mis les choses au point avec la Russie à deux reprises. Une première fois en 2012, lorsque le général Makarov, alors commandant des forces armées russes, avait affirmé dans son discours que la collaboration de la Finlande avec l’OTAN constituait une menace pour la Russie. Niinistö tout récemment élu président de la république lui avait répliqué que l’analyse du général sur les relations de la Finlande avec l’OTAN était fausse. La seconde mise au point par le président Niinistö a été faite en 2016 au Premier ministre Dimitri Medvedev sur la politique des frontières exercée par la Russie alors que la Russie avait laissé de nombreux réfugiés traverser à vélo la frontière dans le nord de la Finlande.
”La Russie a entrepris une détestable campagne de désinformation sur l’histoire et la politique de sécurité finlandaise”, écrit l’éditorialiste. ”Elle a pris les formes douteuses d’une enquête sur un prétendu génocide, d’un musée reproduisant un camp de concentration, d’une accusation de bombe jouet imaginaire, de prétendues tueries des prisonniers de guerre de Sandarmoh, et par-dessus le marché, des récentes accusations sur une simulation d’attaque des avions F-18 contre les bases militaires russes.”
Les mensonges proviennent en partie des organes sécuritaires russes que les médias de l’Etat grossissent. Une autre partie de la propagande est diffusée par des supports d’information plus modestes et les médias sociaux.
”C’est ainsi qu’a démarré l’énorme campagne de dénigrement contre l’Ukraine – et c’est ainsi que pourrait procéder Kremlin pour démoniser la Finlande. Les petits mensonges semés sur Internet pourraient être recyclés pour servir de preuves de la sournoiserie de la Finlande”, estime l’éditorialiste.
”Le moment serait propice pour que le président Niinistö arrête les frais en réagissant - le silence est vite interprété comme un signe de consentement”, conclut le journal.
IS9.6.
Extrême-droite
Formation des néonazis en Russie
Helsingin Sanomat rapporte que selon Focus, journal allemand, les néonazis allemands, suédois et finlandais ont eu des formations paramilitaires dans un centre militaire privé russe, intitulé Partizan, près de Saint-Pétersbourg.
Selon le quotidien suédois Aftonbladet, des membres de l’organisation néonazie, Mouvement nordique de résistance, ont été formés dans le centre russe à partir de 2016. L’aile finlandaise de ce mouvement a des contacts étroits avec les mouvements étrangers, notamment suédois.
La police de sûreté Supo a refusé de commenter l’affaire.
HS
Racisme
Sondage
Helsingin Sanomat relève que selon les résultats d’un sondage effectué par le bureau de l’ombudsman de l’égalité, les personnes d’origine africaine peuvent rencontrer du racisme et de la discrimination tous les jours en Finlande. Près de 70 % ont déclaré avoir ressenti de la discrimination déjà à l’école ou dans les études et environ 60 % dans la vie professionnelle.
Il y a le plus de racisme et de discrimination dans les lieux publics en ville. Environ 20 % des personnes interrogées ont déclaré être victime de profilage ethnique de la part de la police ou des vigiles.
Selon l’ombudsman de l’égalité Raine Hiltunen, le résultat essentiel du sondage est l’enracinement profond du racisme dans notre société. « Le racisme n’est pas seulement une hostilité agressive mais aussi une manière d’aborder, traiter et classifier les gens. »
M. Hiltunen déplore que 60 % des personnes interrogées ont dit qu’elles ne dénoncent pas les actes racistes aux autorités. « Le message triste du sondage est que les personnes pensent que cela ne sert à rien de porter plainte. »
Le sondage a été effectué à l’automne 2019 auprès de 300 personnes sous forme d’une enquête en ligne et d’interviews. L’enquête en ligne a été l’objet de harcèlement et de tentatives de sabotage raciste, rapporte HS
Le quotidien rapporte que, précédemment le racisme en Finlande a été étudié, par exemple, dans le rapport Being Black in the EU, dans lequel 63% des personnes interrogées ont déclaré avoir été victimes de harcèlement raciste au cours des cinq dernières années. La moyenne pour les 12 pays européens concernés était de 30%. La Finlande était numéro un dans la comparaison.
HS
Revue de la presse du mardi 9 juin
Situation sanitaire
7 025 cas en Finlande – 324 décès
THL annonce 7 025 (+24) cas, 324 (+1) décès, 28 (-10) personnes hospitalisées dont 4 (-2) en soins intensifs.
THL annonce qu’environ 205 600 tests ont été réalisés à ce jour (+2200) par rapport à hier.
Thl.fi
Gouvernement

Le gouvernement décidera de la poursuite de la loi sur l’état d’urgence lundi prochain
Aujourd’hui, le gouvernement a discuté de la manière dont les prochaines étapes requises par la situation épidémique pourraient être mises en œuvre par la législation dans des circonstances normales, sans recourir à la loi sur l’état d’urgence.
Le gouvernement annonce que la nécessité de continuer à exercer les pouvoirs de la Loi sur l’état d’urgence sera discutée par le gouvernement lundi 15 juin.
La menace d’une nouvelle vague de Covid-19 demeure, a indiqué le gouvernement dans un communiqué. Par conséquent, le gouvernement se prépare aux mesures requises par la situation en élaborant une législation dans des conditions normales. Si nécessaire, il serait également possible de réintroduire des pouvoirs en vertu de la Loi sur l’état d’urgence.
Les besoins d’amendements à la loi sur les maladies transmissibles, à la loi sur les soins de santé et à la loi sur la protection sociale liés à l’application de la loi sur l’état d’urgence seront préparés afin que les propositions puissent être soumises au gouvernement d’ici août.
HS

Matti Vanhanen nommé Ministre des Finances
Matti Vanhanen sera aussi vice-Premier ministre
Le président Sauli Niinistö a accepté la démission de Katri Kulmuni et nommé Matti Vanhanen comme nouveau ministre des Finances.
Lors de sa conférence de presse, il a dit qu’il remplacerait serait le Premier ministre adjoint bien qu’il ait déclaré hier qu’il n’avait pas l’intention de le faire.
Vanhanen va aussi représenter le parti du Centre dans tous les travaux préparatoires internes du gouvernement et dans les négociations des groupes ministériels des partis au pouvoir. « Lorsqu’il s’agit de discussions entre les partis au pouvoir, et non de questions liées à des travaux préparatoires au gouvernement, Kulmuni représente naturellement le parti au sein de ceux-ci, » explique Vanhanen.
Selon Vanhanen, la Finlande est désormais confrontée à trois défis qui se chevauchent : l’épidémie de coronavirus, la situation économique difficile qui en résulte et les mesures de suivi nécessaires en Finlande et dans l’UE.
Vanhanen souligne qu’une action commune au niveau de l’UE est extrêmement importante, car la Finlande est tributaire de son commerce extérieur fluide et l’UE est la plus grande zone commerciale de la Finlande. Selon Vanhanen, l’Europe doit trouver un moyen commun de faire face aux graves séquelles de l’épidémie de coronavirus. « Il ne suffit pas à chaque pays de se relancer. Il est vital pour nous que l’UE, une zone commerciale importante pour nous, se rétablisse économiquement. Il nous faut donc trouver une ligne commune, souligne Vanhanen.
HS Yle
Déclarations de Sanna Marin
Selon la Première ministre Sanna Marin, la situation au sein du gouvernement est clarifiée par le fait que le ministre des Finances Matti Vanhanen représentera également le Centre aux réunions dites des cinq (comprenant les représentants des partis de la coalition) et qu’il est également vice-Premier ministre.
Plus tôt mardi, Marin avait estimé que la participation de Kulmuni aux réunions des cinq aurait changé leur caractère. Les informations détaillées n’auraient plus pu être traitées de la même manière qu’auparavant.
Ce matin, la Première ministre Marin a également brièvement commenté les perspectives économiques.
"Ce n’est pas le moment des coupes budgétaires. Nous avons besoin d’une action de relance", a déclaré Marin.
HS Yle
Editorial : « Matti Vanhanen a apparemment accepté le portefeuille de ministre par pur sens du devoir » HS
Vanhanen a apparemment accepté la demande de Kulmuni par pur sens du devoir, comme dans le passé il était devenu Premier ministre après que le PSD avait fait pression sur Jäätteenmäki pour qu’elle démissionne, en 2003, rappelle HS.
Cela pourrait être gênant pour le Centre et le gouvernement du pays pendant une plus longue période si le président d’un grand parti au pouvoir n’était pas ministre en même temps, juge HS qui souligne qu’actuellement on se demande parfois qui dirige l’actuel gouvernement, Marin ou Rinne ?
HS

Le ministère de l’Economie engage une procédure contre Katri Kulmuni
Le ministère de l’Emploi et de l’Économie a engagé une procédure de recouvrement des paiements des services reçus par l’ancienne ministre Katri Kulmuni auprès la société de communication Tekir. Selon HS, le ministère de l’Emploi et de l’Économie a payé un total de 24 100 euros pour des formations.
Kulmuni et Tekiri doivent faire connaître le contenu et les dates des services effectués mardi. Le ministère de l’Emploi et de l’Économie a l’intention de récupérer tout ce qui n’était pas lié aux fonctions de la ministre, mais aux fonctions de Kulmuni en tant que présidente du centre, par exemple.
HS
Parti du Centre

Kulmuni propose une augmentation de l’âge de départ à la retraite
Dans un discours prononcé au début de sa conférence de presse, hier, la présidente du Centre Katri Kulmuni a déclaré que lors du débat sur le budget d’automne, le gouvernement devait commencer à prendre des mesures pour assainir les finances publiques. Kulmuni a exigé que le gouvernement commence également à envisager de relever l’âge de la retraite.
« Il y a également des questions très difficiles sur la table qui n’ont même pas encore été discutées dans le débat public. Pour que le pays puisse faire face à cette situation économique, il est nécessaire d’envisager de relever l’âge de la retraite, d’élever équitablement l’objectif en matière d’emploi et d’assouplir la sécurité du chômage », a déclaré Kulmuni.
Ces propos ont surpris les autres partis de la coalition.
L’âge minimum de départ à la retraite a déjà été progressivement relevé conformément à la réforme des retraites entrée en vigueur en 2017. Selon la législation actuelle, l’âge minimum de départ à la retraite passera progressivement à 65 ans puis sera lié à l’espérance de vie à partir de 2030. Par la suite, l’âge minimum de la retraite augmentera ou diminuera donc à mesure que l’espérance de vie des différents groupes d’âge change.
"Nous nous trouvons dans une situation nouvelle, nous devons donc également pouvoir travailler sur le système de retraite pour renforcer l’emploi afin de pouvoir s’endetter", a expliqué Kulmuni à HS. « Nous devons ouvrir un débat entre les parties sur une réforme. Il est maintenant question de stabiliser l’endettement d’ici la fin de la décennie. Parlons donc de la perspective de la décennie et de la façon dont les gens se portent bien et peuvent travailler plus longtemps. »
Selon Kulmuni, par exemple, les Finlandais prennent leur retraite plus tôt que les autres Nordiques. "C’est une chose vraiment importante quand on regarde la différence entre nous et les autres pays nordiques."
Une grande partie des Finlandais quittent la vie active avant l’âge légal de la retraite le plus bas.
En 2009, le projet de relever l’âge de la retraite a provoqué une crise politique. Vanhanen, qui était alors Premier ministre, et le ministre des Finances Jyrki Katainen avaient annoncé de manière surprenante que le gouvernement avait l’intention de relever l’âge de la retraite de deux ans à 65 ans. Les partenaires sociaux se sont opposé au plan du gouvernement et, en quelques semaines, le gouvernement de Vanhanen l’a retiré. Ensuite, les organisations du marché du travail ont proposé une réforme de la retraite en 2014 et elle a été progressivement mise en œuvre à partir de 2017.
Les modifications du système de retraite statutaire sont décidées par le Parlement, mais généralement les organisations du marché du travail ont négocié entre elles toutes les principales modifications du système.
HS
Parlement

Le Centre propose Anu Vehviläinen à la présidence du Parlement
Le groupe parlementaire du Parti du centre propose la députée Anu Vehviläinen comme nouveau président du Parlement. Vehviläinen est députée de la circonscription de Joensuu (Carélie) depuis 1995 et siège au Parlement pour un sixième mandat.
Vehviläinen a été ministre en 2007-2011. Au sein du gouvernement du Premier ministre Juha Sipilä, elle était ministre des collectivités locales et de la réforme et également ministre des transports.
Elle était jusqu’à présent présidente de la commission des affaires sociales et de la santé.
L’élection proprement dite du président aura lieu mardi au Parlement.
HS
Economie
Selon la Banque de Finlande : l’économie se contractera de 7% cette année
L’économie finlandaise se contractera fortement en raison de la pandémie de coronavirus estime la Banque de Finlande dans ses prévisions économiques pour 2020-2022 publiées aujourd’hui. Selon les prévisions, l’économie finlandaise se contractera d’environ 7% en 2020. En 2021 et 2022, l’économie devrait croître d’environ 3%.
Selon la Banque de Finlande, les prévisions sont soumises à une incertitude exceptionnellement élevée.
Le commerce extérieur ne soutiendra pas la croissance économique de la Finlande dans les années à venir. Le gel des investissements mondiaux causé par la crise du coronavirus et la baisse de la compétitivité de la Finlande maintiennent les perspectives d’exportation modérées. L’incertitude quant à l’avenir ralentira également la croissance de la consommation et de l’investissement même après la fin des restrictions.
La baisse des recettes fiscales, l’augmentation des dépenses de chômage et des subventions, et les mesures gouvernementales visant à assouplir les mesures d’austérité économique affaiblissent les finances publiques. En conséquence, la dette augmentera en peu de temps pour atteindre un niveau record.
Selon la Banque de Finlande, le taux d’emploi diminuera d’environ 2 points entre 2020 et 2021 et ne devrait se rétablir que partiellement en 2022.
La phase aiguë de la crise devrait se calmer progressivement et l’économie commencera progressivement à se redresser avec l’augmentation de la consommation privée.
Yle
Social

Retour en présentiel sur les lieux de travail
Les bureaux vides commencent peu à peu de se remplir quand les employés en télétravail sont de retour en présentiel.
Tommi Alanko, directeur à l’Agence nationale pour la santé au travail, souligne que l’employeur doit faire une évaluation des risques pour savoir quelles sont les éventuelles situations de contamination et prendre les mesures nécessaires.
Katariina Murto, directrice à STTK, grande centrale syndicale, rappelle que le transfert en télétravail a été rapide mais le retour en présentiel sera plus lent. « Le calendrier dépend beaucoup de la capacité de l’employeur de pouvoir organiser le retour en sécurité. »
« La flexibilité et l’écoute des employés sont particulièrement importants en ce moment », selon Lotta Savinko, directrice à la centrale syndicale Akava. « Le retour en présentiel est en premier lieu une question qui relève de la protection des travailleurs. »
Mme Savinko souligne que le retour n’est pas facile pour tout le monde. « Il y a beaucoup d’employés qui font partie des groupes à risque. On doit avoir confiance à la capacité des employés de planifier eux-mêmes la meilleure façon de travailler. Cela est un élément central pour obtenir un bon résultat. »
La confédération du patronat et de l’industrie EK recommande, dans son guide pour les employeurs, d’éviter les situations où les employés doivent rester l’un près de l’autre pendant plus de 15 minutes. Auli Rytivaara, médecin à la EK, recommande le port de masque dans les réunions qui durent longtemps. Selon elle, les entreprises ont pris les risques au sérieux. On veut garantir un lieu de travail sûr et aussi un trajet de travail sûr avant d’appeler les employés au retour en présentiel. Une partie des employeurs a acheté des masques pour les employés pour les trajets de travail ou autres situations semblables. Il y a aussi des employeurs qui attendent pour avoir une décision officielle sur le port de masque.
HS
Frontières

Les communes frontalières souhaitent une ouverture des frontières en Laponie
Les communes et les entreprises lapones, ainsi que l’association de la région de la Laponie ont fait appel ensemble au gouvernement pour que les frontières de la Laponie vers la Norvège et la Suède s‘ouvrent. Elles proposent que le gouvernement commence rapidement les négociations sur l’ouverture des frontières et le relâchement des restrictions.
« Il paraît excessif de continuer la fermeture des frontières dans une région où il n’y a pas eu de cas de coronavirus pendant longtemps. La situation du coronavirus est calme en Laponie des deux côtés de la frontière avec la Norvège et la Suède. Si la fermeture des frontières continue, cela fera chuter la vie économique de la région », selon un communique de presse.
Au total, il y a eu 239 cas de coronavirus en Laponie.
Le commerce frontalier est très important pour les communes septentrionales de la Finlande. Par exemple à Utsjoki, plus de 90 % des clients arrivent de Norvège. Dans la région de Tornio, de 35 à 50 % des clients viennent de Suède.
Les communes finlandaises frontalièrtes sont Utsjoki, Inari, Enontekiö, Muonio, Kolari, Pello, Ylitorinio et Tornio. Les communes et les entrepreneurs n’ont pas demandé l’ouverture de la frontière vers la Russie.
HS
Terrorisme
Les Finlandaises de retour de Syrie pourraient participer aux programmes de déradicalisation
Helsingin Sanomat a interviewé Leena Malkki, chercheur de terrorisme, concernant les programmes de déradicalisation.
La participation à un programme de déradicalisation est volontaire en Finlande, contrairement par exemple à la Grande-Bretagne. Il y a peu de recherche sur le résultat des programmes et la comparaison de différents programmes est difficile.
Mme Malkki souligne qu’on ne peut pas savoir ce que la personne qui participe au programme ferait si elle ne participerait pas.
Il y a des problèmes dans le financement des programmes qui est souvent à court terme. Par exemple le programme Radinet a été fermé en 2018 parce que le financement a pris fin. Pendant trois ans, environ 80 personnes ont participé à ce programme de déradicalisation.
La décision sur le financement de deux programmes serait prise d’ici fin juin par le ministère de l’Intérieur. Les Finlandaises qui sont de retour du camp d’al-Hol ont la possibilité de participer à un de ces programmes.
HS
Défense

Le ministre de la défense estonien en visite en Finlande
Le ministre estonien de la défense, Jüri Luik, arrive en visite en Finlande les 9 et 10 juin et sera accueilli par son homologue finlandais Antti Kaikkonen.Durant la visite, les ministres évoqueront notamment la collaboration bilatérale en matière de la défense, la situation sécuritaire des régions limitrophes et la gestion des crises.
La visite a lieu au moment où la Finlande et l’Estonie fêtent le centenaire de leurs relations diplomatiques, le 8 juin.
defmin.fi

L’agenda et le prix du projet HX ne sont pas du goût de tout le monde
Selon un sondage réalisé par Lännen media, une majorité des députés approuvent les modalités établies du projet HX, néanmoins certains au sein des partis du gouvernement émettent des doutes.
Sur les 101 députés interrogés par Lännen media entre le 27 mai et le 5 juin, 79 % s’accordaient à poursuivre le projet HX comme prévu malgré les bouleversements économiques causés par le coronavirus. 21 % soit retarderaient le projet, soit diminueraient le prix maximal fixé ou feraient les deux.
Le prix du projet a été fixé à 10 milliards d’euros et les coûts annuels d’utilisation ne devraient pas dépasser ceux des actuels F-18.
Parmi les députés des partis au gouvernement, 64% soutiennent le projet dans sa forme actuelle. Dans l’opposition, le soutien est de 93%.
Le Rassemblement national, le parti du Centre et les Chrétiens-démocrates sont les plus favorables au maintien du projet HX tel quel. Par contre, les plus sceptiques se trouvent dans l’Alliance des gauches où toutes les personnes interrogées retarderaient le projet, et sept sur huit diminueraient le budget prévu.
Au sein du parti social-démocrate, 62% soutiennent le prix et l’agenda du projet. Plus du tiers retarderaient le projet ou diminuerait le prix. Au sein du parti des Verts, sur les six personnes ayant répondu au questionnaire, la moitié se déclare pour, la moitié contre.
A l’exception d’un seul député, le parti suédophone est satisfait de l’actuel déroulement du projet HX. Chez les Vrais Finlandais, 84% sont d’accord, 16% ajourneraient le projet. Harry Harkimo du mouvement Nyt, retarderait le projet de quelques années afin de négocier et faire diminuer le prix.
Le ministre de la défense Antti Kaikkonen affirme que le report du projet HX augmenterait son coût. ”Nous devrions procéder á des réparations et des modernisations des F-18 ce qui coûterait très cher et de toute manière il faudra renouveler le matériel sous peu.”
Le président de la commission parlementaire de la défense, Ilkka Kanerva, estime de certaines personnes profitent de la situation. ”Ceux qui veulent retarder le projet et en réduire le budget, profitent de la situation causée par le coronavirus. Ces propositions ne sont cependant pas sérieuses. Les critères du choix de ce projet n’ont pas été sélectionnés par hasard, ils ont été minutieusement calqués sur une analyse de l’environnement sécuritaire et de la capacité militaire de la Finlande”, constate Kanerva.
TS7.6

La Finlande équipe ses bâtiments de guerre par de nouvelles torpilles légères
La marine finlandaise a acheté des torpilles suédoises fabriquées par Saab qui représentent pour l’armée une ”nouvelle capacité de performance” car il s’agit du système d’arme manquant contre les sous-marins.
La marine finlandaise compte monter les nouvelles torpilles sur des bâtiments de la classe Pohjanmaa et sur des vedettes lance-missiles de la classe Hamina.
Appelée Saab Lightweight Torpedo (SLWT) par le fabricant Saab et Torpedosystem 47 (TS47) par l’armée suédoise, le système est spécialement conçu pour les eaux peu profondes de la mer Baltique.
La marine suédoise achète la même torpille. Il s’agit d’un excellent exemple de la coopération étroite en matière de la défense entre la Finlande et la Suède.
HS9.6
Europe

Sondage : l’euro moins populaire parmi les Finlandais
Selon une enquête sur les valeurs et les attitudes des Finlandais commandée par la délégation à la vie économique EVA, 51% des Finlandais pensent que l’euro est plutôt un avantage pour la Finlande qu’un inconvénient dans la situation économique actuelle. L’euro a été jugé nocif par 19%.
La part de ceux qui trouvent l’euro utile a diminué de neuf points de pourcentage depuis l’automne dernier.
« Le changement peut être un signe que les Finlandais prévoient que les inconvénients de l’euro seront à nouveau accentués pendant la mauvaise passe économique. Après la crise financière, la zone euro a rencontré des problèmes en même temps que notre propre économie subissait davantage de chocs et sombrait dans une crise de compétitivité à long terme », a déclaré le directeur de la recherche d’Eva Ilkka Haavisto dans un communiqué de presse.
Selon Haavisto, l’attitude des Finlandais peut également s’expliquer par le fait qu’ils ne souhaitent pas soutenir d’autres pays de la zone euro.
L’attitude générale des Finlandais envers l’euro est également devenue plus négative. La part de ceux qui étaient favorables à la monnaie unique a diminué de trois points de pourcentage pour atteindre 55% contre 20% qui ont une attitude négative.
La variable la plus forte expliquant l’attitude est le niveau d’éducation. Les moins éduqués, c’est-à-dire ceux qui ont tout au plus suivi une formation professionnelle et se trouvent dans la situation socio-économique la plus faible, sont clairement les plus réservés sur l’euro que les groupes les plus éduqués.
Yle
Revue de la presse du lundi 8 juin
Situation sanitaire
7 001 cas en Finlande – 323 décès
THL annonce 7 001 (+20) cas, 323 (+0) décès, 38 (-2) personnes hospitalisées dont 6 (+0) en soins intensifs.
THL a annoncé dimanche 6 981 (+17) cas, 323 (+1) décès, 40 (+1) personnes hospitalisées dont 6 (-1) en soins intensifs.
THL a annoncé samedi 6 964 (+23) cas, 322 (+0) décès, 39 (-12) personnes hospitalisées dont 9 (+1) en soins intensifs.
THL annonce qu’environ 203 400 tests ont été réalisés à ce jour (+2400 par rapport à hier).
Thl.fi
Politique
Démission de Katri Kulmuni du gouvernement
La Présidente du parti du Centre Katri Kulmuni a annoncé vendredi 5 juin qu’elle démissionnait de son poste de Ministre des Finances. Elle a déclaré qu’elle démissionnait en raison de l’affaire des factures de l’agence de communication qui l’avait préparée à des interviews et que ses conseillers avaient fait payer par le ministère de l’Economie et le Ministère des Finances alors que ces services étaient aussi destinés à la préparer à des interviews données en tant que cheffe du Centre.
Samedi, Mme Kulmuni a indiqué qu’elle ne démissionnait pas de son poste de présidente du parti du Centre et qu’elle souhaitait être réélue à ce poste au congrès de septembre.
Mme Kulmuni a aussi indiqué que le parti du Centre n’envisageait pas de quitter la coalition gouvernementale.
HS Yle
Le Centre en crise depuis longtemps
La démission de Kulmuni témoigne des problèmes du gouvernement
Marko Junkkari écrit que le parti du Centre traverse une crise existentielle depuis longtemps.
« Les électeurs centristes traditionnels sont effrayés par la politique économique de gauche de dépense publique et rapide endettement », écrit-il.
Jussi Pullinen écrit pour sa part que le Centre a décidé de participer à la coalition gouvernementale alors que le parti était en crise d’identité : le parti veut-il privilégier la rigueur économique ou l’amélioration de l’Etat providence ? Est-il favorable à des actions climatiques même si cela a des effets négatifs sur le pouvoir d’achat des électeurs des communes rurales ? Les tensions au sein du gouvernement n’ont pas diminué : on peut toujours se demander à quel point les autres partis de la coalition sont engagés dans l’objectif d’emploi si cher au Centre et à quel point le Centre est engagé dans les objectifs climatiques importants pour les autres partis.
HS
Matti Vanhanen, prochain Ministre des Finances

Le parti du Centre a choisi le président du Parlement et ancien Premier ministre Matti Vanhanen, comme prochain ministre des Finances pour remplacer Katri Kulmuni démissionnaire. Le choix a été entériné lundi par une réunion conjointe du bureau exécutif du Parti du centre, du groupe parlementaire et des eurodéputés. Selon Katri Kulmuni, la décision a été unanime.
La Première ministre Sanna Marin (PSD) a déclaré sur Twitter que demain mardi à 9h, le gouvernement se réunirait avec le président de la république pour ce changement dans la composition du gouvernement.
Lorsque Matti Vanhanen deviendra ministre des Finances, le poste de président du Parlement sera vacant. Mme Kulmuni a déclaré qu’elle n’était pas candidate à ce poste. Le groupe parlementaire du Centre choisira son candidat pour ce poste.
M. Vanhanen a déclaré qu’il ne souhaitait pas être vice-premier ministre ni le représentant du parti du Centre dans le groupe dit des cinq (qui rassemble les cinq représentants des partis de la coalition pour prendre les décisions politiques au gouvernement). Il a dit que le parti choisirait le ministre appelé à devenir vice-premier ministre.
Mme Kulmuni a déclaré qu’elle continuerait à diriger le groupe des ministres centristes.
Matti Vanhanen avait déclaré vendredi qu’il n’aspirait pas à devenir ministre, mais la situation économique et l’état de l’épidémie sont si graves qu’il a décidé d’accepter ce poste, a-t-il dit lundi matin lors d’une conférence de presse.
Vanhanen a déclaré que la Finlande doit désormais relever trois défis : la lutte contre l’épidémie, les mesures de relance en Finlande et la situation en Europe. Selon Vanhanen, l’ajustement budgétaire et toutes les autres actions doivent être effectués en même temps.
Vanhanen a déclaré qu’il avait accepté ce nouveau projet par « sens du devoir
Selon ses propres mots, Vanhanen n’a pas réfléchi à la durée de son mandat de ministre des Finances. Il admet que c’est un choix exceptionnel, car les anciens premiers ministres ne sont généralement pas redevenus ministres. « Je m’écarte de cette tradition et je réalise que ce n’est pas tout à fait le rôle le plus facile », admet-il.
Selon Vanhanen, l’économie finlandaise est confrontée à trois défis : comment gérer l’économie nationale, assurer le caractère durable de l’économie européenne et garantir l’ajustement économique à long terme.
« L’effet des mesures de relance pour les prochaines législatures sera grand. Le coronavirus n’est pas de notre faute, mais il a un coût élevé. Ensemble, nous devons trouver des moyens de gérer les finances publiques », a-t-il dit. Selon Vanhanen, l’économie finlandaise a été bien gérée dans la situation de crise.
Quant à l’Europe, les difficultés des autres pays de l’UE nous affectent également, et cela doit être rappelé, a souligné Vanhanen, rappelant aussi que les actions d’autres pays de l’UE ont également un impact clé sur la Finlande. « Nous pouvons être reconnaissants à l’Allemagne de relancer son économie à hauteur de 135 milliards d’euros. Nous en bénéficierons également autour d’un milliard, », a-t-il dit.
À l’avenir, selon Vanhanen, des moyens doivent également être trouvés pour renforcer l’autosuffisance finlandaise. De cette façon, un plus grand nombre d’entreprises pourraient survivre à la crise de manière indépendante.
Cependant, Vanhanen est confiant quant à l’avenir. « Nous en sortirons en tant que gagnants. Cela signifie la survie », dit Vanhanen.
Interrogée sur les rumeurs concernant un départ du gouvernement du parti du Centre, Mme Kulmuni a déclaré : « Il en a été plus discuté dans les médias que dans le parti. Ce pays n’a vraiment pas besoin d’une crise gouvernementale dans cette situation. Le gouvernement doit faire face à la situation difficile qui s’annonce à l’automne ».
Kulmuni a aussi déclaré que le nouveau ministre des Finances devait être en mesure de stabiliser la situation en Finlande et de résoudre les problèmes difficiles dans une situation exceptionnelle. Elle a souligné que la croissance tirée par la dette ne créera pas à elle seule de nouveaux emplois en Finlande. Elle insiste sur l’importance du débat sur le budget de l’automne. « Il y aura également des questions très difficiles sur la table, sur lesquelles un débat public n’a même pas encore commencé. Pour que le pays puisse faire face à cette situation économique, il est nécessaire de discuter de la question de l’augmentation de l’âge de la retraite, de l’augmentation équitable de l’objectif d’emploi et de l’assouplissement de l’assurance-chômage », a indiqué Kulmuni. Selon elle, les augmentations d’impôts ou les coupes budgétaires ne pourront être évitées à long terme.
HS Yle IS IL
Gouvernement
Réforme de la santé et des régions
Dans son analyse, Helsingin Sanomat rappelle que le gouvernement précédent de Juha Sipilä a tenté de faire passer une réforme des services sociaux et de la santé et des régions dont le noyau dur avait été un projet de loi sur l’ouverture à la concurrence des soins.
Le gouvernement actuel, qui a adopté une ligne totalement différente à l’égard des entreprises privées, a présenté vendredi dernier sa réforme sur les services sociaux et de la santé Sote et sur les régions. Un des objectifs de la réforme est de tenir à distance les entreprises privées.
Les entreprises privées se sont déjà répandues dans plusieurs secteurs de la santé publique et il semble qu’elles sont parfois plus efficaces que l’appareil public, estime HS. Une partie des communes auraient été en difficultés sans la coopération avec les entreprises privées.
Il ne faut toutefois pas oublier qu’une partie des entreprises privées ont échoué à gérer de manière satisfaisante les soins aux personnes âgées et cela a créé des scandales surtout au printemps 2019.
La ministre de la Famille et des Services sociaux Krista Kiuru a présenté des éléments de la future réforme vendredi lors d’une conférence de presse. Les principaux projets de lois concernant la réforme seront soumis à avis à la mi-juin et les projets de lois en détail seront publiés ensuite.
Mme Kiuru a annoncé vendredi qu’une partie des actuels contrats d’externalisation des services de santé de certaines communes ne remplissent pas les critères de la future législation. Le gouvernement a décidé d’abroger ces contrats s’il n’est pas possible de les modifier pour qu’ils remplissent les critères.
Il sera possible d’évaluer quel genre d’accords le gouvernement souhaite abroger seulement après la publication des lois. Selon les informations du quotidien, il s’agirait par exemple de l’hôpital central de Länsi-Pohja en Laponie, externalisé à Mehiläinen, grande entreprise privée de la santé.
Après l’entrée en vigueur de la loi, les régions auront une période de transition de deux ans pour abroger les contrats d’externalisation. Le gouvernement compte inclure dans la loi des articles qui permettent que les régions n’aient pas l’obligation de payer des compensations aux entreprises privées. Ces dernières pourraient toutefois être remboursées pour des investissements inutiles.
Le gouvernement souligne que la commission des lois constitutionnelles précédente a exprimé dans son avis sur la réforme Sote que la région devait toujours avoir sa propre production des services et suffisamment de personnel, par exemple au cas où le producteur privé tombe dans des difficultés économiques.
La région pourra encore acheter des services privés limités. Le ministère des Affaires sociales et de la Santé aura dans la loi le droit de surveiller les externalisations dans le cadre des négociations annuelles entre la région et le ministère.
Le quotidien souligne le gouvernement actuel, qui veut à tout prix diminuer la part des producteurs de services privés, va donc dans un sens opposée par rapport au gouvernement précédent.
Il, reviendra au Parlement de juger si le projet est raisonnable. La commission des lois constitutionnelles du Parlement devra étudier surtout la question concernant l’abrogation des contrats.
HS/sam/B9

Vendredi 5 juin 2020

Situation sanitaire

6 941 cas en Finlande – 322 décès
THL annonce 6 941 (+30) cas, 322 (+0) décès, 51 (+1) personnes hospitalisées dont 8 (+1) en soins intensifs.
THL annonce qu’environ 198 600 tests ont été réalisés à ce jour (+3200) par rapport à hier.
Thl.fi

Application mobile

Une application disponible à la fin de l’été ?
Le ministère des Affaires sociales et de la Santé relève que la Finlande s’efforcera de disposer en août d’une application mobile pour le traçage des infections.
L’application est en cours de préparation conformément à la demande du gouvernement et dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de covid-19.
Le projet de loi est en cours de préparation après que les avis en la matière ont été obtenus lundi dernier. M. Päivi Salo, un responsable du ministère, souligne que l’application sera respectueuse de la vie privée et de la sécurité des données. Elle indique que le chargement de l’application et sa suppression seront volontaires, et que les utilisateurs peuvent choisir s’ils souhaitent partager dans l’application l’information de leur infection. Il en va de même pour les personnes qui auraient été exposées. Les informations ne seront pas visibles pour les autres usagers, mais uniquement pour les personnels de santé.
THL avait choisi le groupe Solita pour réaliser l’application qui devrait être prête pour la fin du mois d’août.
Selon le ministère, on ne sait pas pour l’instant combien de personnes devraient charger l’application pour que le traçage fonctionne, mais il est clair qu’il faut beaucoup d’utilisateurs.
HS/A11

Ecoles

La réouverture des écoles n’a pas provoqué de nouveau pic
Le retour à l’enseignement présentiel n’a pas augmenté le nombre d’infections à Helsinki. Des cas se sont déclarés dans huit écoles helsinkiennes et les infections, selon la municipalité, à l’exception d’un cas, avaient pour origine le milieu familial des personnes concernées.
HS/A15

Le gouvernement propose d’introduire la télé-éducation dans la législation
Le gouvernement souhaite introduire la télé-éducation à la rentrée en cas de nouvelle vague de l’épidémie de covid-19. Pour conserver la flexibilité nécessaire en cas de besoin pour alterner télé-éducation et enseignement présentiel, le gouvernement propose de modifier la législation sur l’enseignement dans l’école primaire et le collège, sans avoir à recourir à la loi sur l’état d’urgence. La modification entrerait en vigueur en août pour une durée déterminée jusqu’à fin décembre.
Li Andersson, ministre de la Culture et de l’Education, estime qu’il est probable qu’à la rentrée, l’enseignement se fera en mode présentiel, en préservant les mesures d’hygiène et de distance physique.

Restaurants

Terrasse pour 480 clients sur la Place du Sénat
Le projet d’installation d’une grande terrasse sur la Place du Sénat à Helsinki a démarré hier. Il est prévu que 16 restaurateurs pourront y proposer leurs services à un maximum de 480 clients. La ville propose à tous les restaurants du centre-ville de se présenter pour ouvrir des activités sur cette zone.
En temps normal, la place accueille de nombreux événements destinés au public, particulièrement en été.
HS/A15

Economie

La consommation reprend, mais la crise économique n’est pas finie
Le Helsingin Sanomat relève que jusqu’à présent la Finlande a évité une vague de faillites et de licenciements massifs mais qu’il n’est pas exclu que le pire soit encore à venir.
Selon le Centre national d’études statistiques, 1100 nouvelles demandes de faillite ont été déposées au cours du dernier trimestre, soit 3 % de plus qu’à la même période en 2019. A la fin mai, 55 % des entrepreneurs ayant répondu à un sondage des Entrepreneurs de Finlande, se sont déclarés confiants en ce qui concerne une sortie de crise, contre 45 % en avril.
15 % des PMI-PME sont toutefois toujours menacées d’une faillite.
Le pic de chômage partiel a été atteint fin mars-début avril. Lors de cette période, plusieurs milliers de personnes étaient mises à pied quotidiennement.
Selon le ministère de l’Emploi et de l’Economie, il y avait fin mai 155 000 personnes au chômage partiel en demande de travail. Cette semaine, avec la réouverture des restaurants, bon nombre de ces personnes ont pu reprendre le travail.
Le nombre de chômeurs non-soumis au chômage partiel a augmenté de 46 000 depuis fin février, selon le ministère.
La situation reste toutefois instable et il se peut que le chômage augmente encore.
En ce qui concerne la consommation privée, les banques rendent compte d’une augmentation de l’utilisation des cartes de paiement.
Le chiffre d’affaires de l’ensemble des secteurs de la vie économique reste inférieur à la normale.
Les confédérations du secteur industriel préviennent d’un possible retard de l’impact économique de la pandémie. Beaucoup d’investissements étrangers ont été annulés ou reportés, ce qui affecte les commandes de produits d’exportation finlandais. Seules 58 % des entreprises utilisent actuellement leur pleine capacité de production.
HS/A7

Politique européenne

Plan de relance de la Commission

Le gouvernement a déterminé sa position à l’égard du plan de relance
Le Helsingin Sanomat rapporte que le gouvernement s’est mis d’accord jeudi au sujet du plan de relance de la Commission européenne et qu’il a annoncé qu’il ne pouvait pas approuver la proposition de la Commission en l’état.
Selon le gouvernement, il faut diminuer le montant du paquet, réduire la part des aides directes, augmenter la part des prêts et réduire la durée de validité du paquet. Selon le gouvernement, la durée du remboursement des prêts de 30 ans est trop longue.
La position de négociation de la Finlande fera l’objet d’une décision de la Grande commission du Parlement qui organise aujourd’hui vendredi la première audition des experts. Une réunion extraordinaire de la Grande commission se tiendra également mardi prochain. Les avis des commissions des finances, de l’économie et probablement des lois constitutionnelles sont attendus pour la réunion de mardi.
HS/A8
Communiqué sur la position du comité interministériel des affaires européennes (en anglais) :
https://valtioneuvosto.fi/en/article/-/asset_publisher/10616/eu-minva-linjasi-suomen-kantoja-rahoituskehyskokonaisuuteen-ja-elpymisvalineeseen

Débat au Parlement
Selon le Helsingin Sanomat, le débat sur le plan de relance a été animé jeudi au Parlement. L’opposition a critiqué la position du gouvernement. Les Vrais Finlandais ont attaqué le gouvernement en affirmant que le gouvernement voulait donner de l’argent aux pays d’Europe méridionale qui ont mal géré leur économie, aux dépens des contribuables finlandais. Le gouvernement a indiqué que les négociations sur le plan ne faisaient que commencer. « Le Parlement a le pouvoir budgétaire en Finlande » a rappelé Katri Kulmuni, la ministre des Finances.
Selon la Première ministre Sanna Marin, il y a de fausses idées qui circulent sur le projet de la Commission. « Il ne s’agit pas de sauver ensemble un pays-membre isolé. Il s’agit d’essayer de relancer l’économie de toute l’Europe. »
Mme Marin a souligné que sans les mesures de relance, la situation deviendrait bien pire.
Le député centriste Jouni Ovaska a accusé les Vrais Finlandais d’avoir menti lors du débat.
Selon le président du Rassemblement national Petteri Orpo, la Finlande a modifié sa politique européenne, notamment en ce qui concerne l’économie. « Le gouvernement ne vise plus la rigueur ou l’amélioration de la compétitivité. » Mme Marin a récusé les reproches de M. Orpo.
Le gouvernement a également été critiqué du fait qu’il n’a pas laissé au Parlement suffisamment de temps pour étudier la position du gouvernement avant la séance des questions orales. Selon Anne-Mari Virolainen, députée du Rassemblement national, les députés n’ont eu qu’une heure pour l’étudier. « Cela signifie que le gouvernement minimise l’importance du Parlement. »
Turun Sanomat rapporte que Juha Sipilä, député centriste et ancien Premier ministre, a exprimé sa compréhension à l’égard des arguments de l’opposition. Il a souligné que le gouvernement devrait rechercher des partenaires parmi les pays de la Hanse qui défendent traditionnellement une ligne économique stricte.
HS/A8-9, TS

Politique intérieure

Vrais Finlandais

M. Turtiainen a été exclu du groupe parlementaire
Le président du groupe parlementaire des Vrais Finlandais Ville Tavio a annoncé hier que le groupe avait décidé, après un long débat, d’exclure le député Ano Turtiainen du groupe, en raison de ses messages racistes sur les médias sociaux.
Selon M. Tavio, l’exclusion du groupe parlementaire de M. Turtiainen est durable. Mais, à la condition qu’il modifie son comportement, il pourra toutefois demander à rejoindre le groupe dès 2021.
HS/A18

Jeudi 4 juin 2020
Situation sanitaire

6 911 cas en Finlande – 322 décès
THL annonce 6 911 (+0) cas, 322 (+1) décès, 50 (-1) personnes hospitalisées dont 7 (+0) en soins intensifs.
THL annonce qu’environ 195 400 tests ont été réalisés à ce jour (+2600) par rapport à hier.
Thl.fi

Politique intérieure

Partis politiques

Le PSD encore en hausse, le Centre en baisse
Yle a publié les résultats d’un sondage effectué en mai sur les intentions de vote pour les partis politiques. Le PSD, qui gagne 1,1 % depuis le dernier sondage, est encore en tête avec un score de 23,2 %.
Les Vrais Finlandais ont gagné 0,2 % et sont à 18,1 %, soit devant le Rassemblement national, qui a perdu 0,7 % et est à 17,5 %.
Les Verts, qui ont gagné 0,5 %, ont dépassé le Centre, qui a perdu 1,5 %. Les Verts sont à 11,9 % et le Centre à 10,7 %.
L’Alliance des gauches arrive à la sixième place avec 7,8 % (+ 0,1 %), devant le Parti populaire suédois (3,9 %), les Chrétiens-démocrates (3,5 %) et le Mouvement Nyt (2,3 %).
Le bon résultat des sociaux-démocrates signifie que les Finlandais sont satisfaits de l’action du gouvernement dans la gestion de la crise du coronavirus. Tuomo Turja, directeur de recherche à l’institut Taloustutkimus, souligne qu’il y a la même tendance liée à la crise du coronavirus dans les autres pays. Depuis la nomination de Sanna Marin au poste de Premier ministre, les intentions de vote en faveur du PSD ont augmenté de 10 %.
Selon M. Turja, les intentions de vote en faveur des Vrais Finlandais ont commencé à remonter dès l’arrivée en Finlande des femmes et enfants du camp d’al-Hol.
Le Centre a perdu des électeurs au profit des Vrais Finlandais et du Rassemblement national.
Le sondage a été effectué par l’institut Taloustutkimus du 11 mai au 2 juin auprès de 2 447 Finlandais.
Yle

Gouvernement

Réactions des économistes à la rallonge budgétaire du gouvernement
Le Helsingin Sanomat rapporte que les économistes ne sont pas tout à fait unanimes sur la rallonge budgétaire exceptionnelle et historique du gouvernement. Le quotidien a interviewé les économistes de SAK, d’EK et d’Akava.
Ilkka Kaukoranta, économiste principal de la grande centrale syndicale SAK, est très satisfait des mesures de relance ainsi que des investissements dans la recherche, le savoir-faire et l’infrastructure. Il estime que dans la situation actuelle il est raisonnable d’accroître le montant de la dette. M. Kaukoranta s’inquiète toutefois de la situation de l’épidémie du coronavirus.
Sami Pakarinen, l’économiste en chef d’EK, la confédération du patronat et de l’industrie, est satisfait des mesures de soutien à la croissance mais s’étonne du fait qu’un projet de rallonge budgétaire aussi massif ait été fait dans cette situation et souligne l’importance de prendre des décisions difficiles, comme la décision du gouvernement d’augmenter de 60 000 l’objectif en matière d’emplois.
Pasi Sorjonen, économiste principal du syndicat Akava, fait l’éloge des investissements dans le savoir-faire, la recherche et développement, la formation, ainsi que l’infrastructure et les universités. Il s’inquiète néanmoins du nouveau montant de la dette publique.
HS/A7

Mme Kulmuni a dû s’expliquer
La ministre des Finances Katri Kulmuni, présidente du Parti du centre et ancienne ministre de l’Économie, a dû se justifier hier devant les médias à propos de la coûteuse formation dont elle a bénéficié et qui visait à améliorer la qualité de ses apparitions publiques.
Le ministère de l’Économie et le ministère des Finances ont déboursé quelque 50 000 euros au total pour cette formation.
Mme Kulmuni a annoncé mercredi soir qu’elle rembourserait les sommes en question aux ministères.
HS/A16

Rallonge budgétaire

Projets ferroviaires et de trams
270 millions d’euros seront alloués aux différents projets ferroviaires dans la région d’Helsinki. Il s’agit de plusieurs projets de trams et de trains de banlieue, dont l’État se chargerait du financement à hauteur de 30 à 50 %. En contrepartie de cette participation, les communes s’engagent à mettre en œuvre des projets de construction de 200 000 logements d’ici 2030.
Les projets ferroviaires et de trams comprenant des chantiers dans toute la Finlande se verront alloués 0,5 milliard d’euros de crédits dans le budget rectificatif.
HS/A12

Industrie de batteries
Le gouvernement propose un financement supplémentaire de 450 millions d’euros pour attirer des fabricants de batteries en Finlande. L’objectif du gouvernement est d’améliorer la valeur en matière de raffinage de minerais finlandais et de favoriser l’établissement en Finlande d’entreprises de batteries pour voitures électriques.
Le groupe de transformation de minerais, Suomen Malmijalostus, souhaite attirer 1,5 milliard d’euros d’investissements dans la production de batteries. Si les deux usines prévues se réalisent, cela correspondrait à 4500 ETP. Selon le ministère de l’Emploi et de l’Économie, les recettes fiscales en seraient augmentées de 200 millions d’euros par an.
HS/A13

Crédits pour l’acquisition du vaccin pour le coronavirus
Le gouvernement se prépare à l’acquisition d’un vaccin pour le coronavirus et propose de prévoir des crédits de 110 millions d’euros à cette fin dans le projet budgétaire rectificatif.
Le ministère des Affaires sociales et de la Santé précise qu’il s’agit plus exactement d’une prévision d’achat et qu’aucune acquisition n’est à l’heure actuelle envisagée. Le montant à prévoir a été défini sur la base des acquisitions précédentes.
Il n’est pas encore certain s’il s’agira, le jour venu, d’une acquisition nationale ou d’une coopération européenne en la matière.
HS/A13

320 millions d’euros pour les enfants et les adolescents
Le gouvernement prévoit des crédits à hauteur de 320 millions d’euros pour les services destinés aux enfants, pour la prévention du chômage des jeunes et pour d’autres mesures qui ont pour objectif de prévenir les effets négatifs concernant les jeunes gens des restrictions durant l’épidémie.
Des crédits seront destinés aux établissements scolaires, aux services sociaux et aux services de santé mentale.
HS/A13

Masques

Pas de recommandation générale sur le port de masque
Le gouvernement le recommande toutefois dans des situations où un contact étroit est difficile à éviter
Après des entretiens entre le gouvernement, la ministre de la famille et des services sociaux, Krista Kiuru, a annoncé hier soir que le gouvernement ne fera pas de recommandation générale sur le port de masque, même s’il considère qu’il peut être opportun d’un porter un pour protéger les autres dans des lieux et circonstances où il est difficile de garder la distance, comme par exemple dans les transports en commun lors des heures de pointe.
Concernant les voyages à l’étranger, le gouvernement envisage de s’en entretenir plus tard cette semaine, pour se prononcer en la matière, la semaine prochaine. Selon le ministre des Affaires étrangères Pekka Haavisto, la question d’une quarantaine est étroitement liée à la question de l’ouverture des frontières.
HS/A16

Aviation – tourisme

Pour Finnair, la crise actuelle est aussi dure que l’ensemble des crises précédentes
Même si l’activité sur le site des réservations de Finnair semble augmenter, la compagnie estime que le retour à la normale est encore très loin. Le directeur général est cependant convaincu que le tourisme rependra dès que ce sera possible.
HS/A19

Défense

L’éditorialiste du Helsingin Sanomat : « La défense nationale a gagné sa lutte contre le virus »
Les festivités de la journée de la défense nationale se déroulent cette année selon un programme d’exception. Le défilé militaire prévu à Raseborg a été annulé et les cérémonies se passent essentiellement dans les médias sociaux.
La défense nationale se sort bien des bouleversements apportés par le coronavirus. Afin d’éviter la propagation du virus, les conscrits et les personnes participant à des formations ont été répartis en trois groupes qui agissent à tour de rôle. Les visites dans les garnisons ont été interdites et des exercices militaires nationaux et internationaux ont été reportés.
La défense nationale a assisté la police lorsque la région d’Uusimaa a été isolée. Elle a également prêté ses respirateurs aux hôpitaux et a élaboré une tactique de nettoyage des masques.
En tout, une quarantaine de personnes parmi les conscrits et le personnel professionnel de la défense nationale ont été contaminées par le coronavirus. C’est peu quand on connaît les conditions de vie dans les casernes.
Cette crise économique et sécuritaire causée par le virus a également déteint sur la discussion sur le projet HX.
La pandémie laissera une trace dans la pensée de la politique sécuritaire stratégique. Les premières conséquences seront révélées à l’automne lorsque paraîtra le Livre blanc sur la politique étrangère et la sécurité nationale. Il sera suivi du Livre blanc sur la politique de défense, lui aussi préparé en plein milieu de la pandémie de Covid-19.
HS/A5

Les noms des personnes promues dans l’armée seront publiés comme avant
La défense nationale continuera de donner aux médias les noms des personnes promues afin de les rendre publics. L’année dernière la question a été soulevée de savoir si la publication des noms des personnes promues est conforme à la loi. Néanmoins, la pratique n’a pas été changée dans la mesure où il a été constaté que la publication de l’identité des promus ne met pas en danger la défense nationale.
Cette année, en ce jour de la fête de la défense nationale du 4 juin, il n’y a aucune promotion parmi les généraux. Cependant six personnes sont promues au grade de colonel, une personne au grade de capitaine de vaisseau et une personne au grade d’ingénieur colonel.
Des survols au-dessus de plusieurs villes finlandaises ont été opérés dans la matinée. Selon les informations d’Yle, sur les 62 avions du pays, 32 participent aux festivités.
HS/A22

Société – Racisme

Une manifestation de soutien a rassemblé 3000 personnes
Une manifestation ”Black lives matter” organisée hier à Helsinki a regroupé plus de 3000 personnes sur la Place du Sénat. Conformément à la recommandation de la police, les organisateurs ont interrompu la manifestation du fait du risque élevé de transmission éventuelle de coronavirus. La manifestation s’est déroulée dans le calme, selon la police.
HS/A31

Mercredi 3 juin 2020

Covid-19

Situation sanitaire

6 911 cas en Finlande – 322 décès
THL annonce 6 911 (+0) cas, 321 (+1) décès, 51 (-1) personnes hospitalisées dont 7 (+0) en soins intensifs.
THL annonce qu’environ 192 800 tests ont été réalisés à ce jour (+2600) par rapport à hier.
Thl.fi

Coronavirus dans les eaux usées
Les autorités contrôlent, depuis le mois d’avril, la présence éventuelle de traces du coronavirus dans les eaux usées des 28 stations d’épuration d’eau en Finlande. Les échantillons d’eau sont analysés une fois par semaine dans les stations d’Helsinki, Turku, Tampere, Kuopio et Oulu. Dans les autres stations d’épuration d’eau, les échantillons sont analysés une fois par mois.
Selon THL, dans les échantillons des 24 et 25 avril, des traces du coronavirus ont été détectées dans les eaux usées notamment à Helsinki et en petite quantité à Turku.
Selon Tarja Pitkänen, chercheur à THL, le résultat est en rapport avec le nombre de contaminations en Uusimaa (province autour d’Helsinki).
« Le contrôle des eaux usées complète les études sur la prévalence du virus dans l’ensemble de la population », selon Mme Pitkänen.
Le suivi et les analyses des eaux usées continueront au moins jusqu’à fin août.
HS/A16

Gouvernement

Le gouvernement s’est mis d’accord sur un rallonge budgétaire historique
La Première ministre Sanna Marin a annoncé mardi soir que le gouvernement s’est mis d’accord sur une quatrième rallonge budgétaire qui s’élève au total à 5,5 milliards d’euros. Le projet de rallonge budgétaire sera présenté au Parlement ce vendredi.
Selon la ministre des Finances Katri Kulmuni, l’État accordera environ 1,4 milliard aux communes et districts hospitaliers. « Il faut continuer la gestion de la crise économique en consolidant l’économie des communes et des entreprises. »
Selon Mme Kulmuni, le gouvernement a décidé d’augmenter de 4 800 le nombre de places dans les universités et hautes écoles, dont une partie dès l’automne 2020. Cela coûtera environ 124 millions d’euros.
404 millions d’euros seront destinés à l’amélioration des voies, dont 156 millions aux projets d’infrastructures liés à l’usine de bioproduits de Metsä Group.
Selon le ministre des Transports Timo Harakka, près d’un milliard d’euros seront investis dans les chemins de fer et environ 100 millions en soutien aux transports en commun.
Selon Mme Kulmuni, la rallonge budgétaire inclut un paquet de 320 millions pour améliorer le bien-être des enfants et des jeunes. L’allocation de subsistance sera améliorée de 60 millions d’euros d’ici la fin de l’année.
300 millions d’euros seront accordés aux entreprises. Le futur musée de l’architecture et de design bénéficiera de 60 millions d’euros.
HS
Voir aussi le communique du ministère des Finances (en anglais) :
https://vm.fi/en/article/-/asset_publisher/10616/hallitus-paatti-vuoden-2020-neljannesta-lisatalousarvioesityksesta

Economie

Groupes d’assurance retraite
La solvabilité du groupe d’assurances retraite Elo qui gère un fonds de 20 milliards d’euros, s’est détériorée au cours de ce printemps en raison de l’épidémie du coronavirus.
Le groupe a élaboré un plan d’assainissement qu’il a soumis à la Fiva, l’autorité d’inspection financière.
Selon Elo, la situation du groupe s’est améliorée par rapport à la fin mars. Le 19 mars, la position du groupe en matière de solvabilité était de 0,99, le niveau critique étant de 1. Selon la directrice générale du groupe, Satu Huber, cette position était ensuite rapidement passée au-dessus de 1.
HS/A25

Politique intérieure

Al-Hol

Éditoriaux
« Ne pas laisser la politique créer une panique concernant Daech » HBL
« Les personnes de retour d’al-Hol serviront pour tester le fonctionnement de la législation actuelle » HS
L’éditorialiste du Hufvudstadsbladet estime qu’il ne faut pas exagérer les dimensions de la menace que constituent les « revenants » d’al-Hol.
L’éditorialiste note qu’après une longue période avec des actualités sur le coronavirus, les deux partis de l’opposition, Vrais Finlandais et Rassemblement national, ont sauté sur l’occasion pour critiquer la façon d’informer sur l’affaire. Les critiques ne vont sans doute pas se calmer.
L’éditorialiste insiste sur l’importance d’enquêter dans le détail sur les éventuels crimes commis. Il souligne l’importance de revoir la législation terroriste, mais constate que le procès se fera selon la législation en vigueur.
Il estime qu’il sera plus facile de surveiller ces personnes, leur influence et leurs réseaux ici en Finlande qu’à l’étranger. Il rappelle qu’avant l’arrivée de ces trois femmes et leurs enfants mineurs, la Sûreté nationale surveillait déjà presque 400 personnes soupçonnées de liens terroristes.
L’éditorialiste du Helsingin Sanomat souligne l’importance de la mise à jour de la législation sur le terrorisme et rappelle que par la suite aussi, il se peut que rentrent en Finlande des personnes ayant été actives dans des groupements extrémistes ou ayant appartenu à la sphère d’influence d’un tel groupe.
HS estime que comme il s’agit d’un retour et non pas d’un rapatriement, la situation est peut-être plus facile pour les autorités et les personnes politiques. Les autorités n’ont pas eu à prendre position sur le fait de s’efforcer de séparer les enfants de leurs parents. De point de vue de la sécurité, les personnes de retour constituent un groupe restreint et bien connu des autorités, ce qui facilitera la tâche.
À l’instar de l’éditorialiste de HBL, celui de HS rappelle l’importance de bien enquêter, et conformément aux processus prévus, d’établir si des crimes ont été commis.
Kaleva estime que les autorités auront à faire avec un cas « inflammable » du point de vue de la politique intérieure.
L’éditorialiste rappelle l’importance, à l’instar de ses confrères d’autres journaux, de prévoir un soutien et des conditions sûres pour les enfants.
Il évoque, à l’instar des éditorialistes du Etelä-Suomen sanomat (quotidien de Lahti) et du Savon sanomat (quotidien de Kuopio), l’importance d’une enquête et d’une observation concernant ces femmes, sans exagérer le risque pour la sécurité.
HBL/mar/4, HS/mar/A4, Kaleva, Etelä-Suomen Sanomat, Savon Sanomat

Défense

Le mystérieux Gabriel sera le nouveau missile de la marine finlandaise
La marine finlandaise s’apprête à remplacer ses missiles RBS-15 par des missiles mer-mer Gabriel 5 qui, selon elle, modifierait les modes de fonctionnement de l’armée.
La marine est restée exceptionnellement silencieuse sur ce missile israélien sur lequel on ne trouve que peu d’information dans les sources internationales de la profession. Gabriel est un missile équipé d’un moteur à réaction qui avance à une vitesse inférieure à la vitesse du son, dont la portée est de 200 km, selon la marine, et de 400 km selon certaines sources.
Contrairement à son prédécesseur, Gabriel est capable d’atteindre des cibles sur terre ce qui en fait une arme pouvant être utilisée également par l’armée de terre et l’armée de l’air.
Le missile Gabriel sera monté sur les futurs bâtiments de la classe Pohjanmaa et sur ceux de la classe Hamina, actuellement en cours de rénovation.
HS3.6/A22

Société – Racisme

Une manifestation de soutien organisée à Helsinki cet après-midi
Une manifestation ”Black lives matter” est prévue cet après-midi à Helsinki sur la place du Sénat. ”La question est de s’opposer au racisme et de défendre les libertés, explique l’organisatrice de l’évènement Sara Balhas. Elle note que la manifestation est organisée bénévolement à l’aide des médias sociaux, sans l’apport d’une organisation.
Elle précise qu’il ne s’agit absolument pas de manifester contre la police finlandaise mais de soutenir les frères et sœurs, victimes du racisme dans le monde. ”Nous ne connaissons pas de violence policière à l’image des États-Unis, mais le racisme, sous des formes différentes, est une chose quotidienne en Finlande aussi”, affirme-t-elle.
La police a été avisée de la manifestation. Le rassemblement prévu sur la place du Sénat devra respecter les distances requises et ne devra pas dépasser 50 personnes.
HS3.6/A29

Groupements extrémistes

Le mouvement Antifa actif aussi en Finlande
Le mouvement antifasciste Antifa, qui fait souvent référence aux États-Unis, fonctionne en Finlande depuis les années 1990 mais est resté relativement passif ces dernières années. Ses activités se limitent à des manifestations et à des événements ciblés contre l’extrême-droite.
Selon un récent rapport sur les mouvements extrémistes, la branche finlandaise de l’Antifa regrouperait quelques dizaines de personnes qui arriveraient à rassembler un maximum de quelques centaines de manifestants.
En Finlande les violences provoquées par Antifa sont extrêmement rares. Anni Lehtonen, chargée de communication à Supo (sûreté nationale), confirme que les activités antifascistes en Finlande, dont la plupart ne sont pas liées à Antifa, ne comportent pas d’éléments qui mettraient en danger la sécurité du pays. Néanmoins, elle reconnait que Supo s’intéresse à l’évolution de ces mouvements.
HS3.6./A30

Mardi 2 juin 2020

Situation sanitaire

6 887 cas en Finlande – 320 décès
THL annonce 6 887 (+2) cas, 320 (+2) décès, 62 (-6) personnes hospitalisées dont 9 (+0) en soins intensifs.
THL annonce qu’environ 190 800 tests ont été réalisés à ce jour (+5400) par rapport à hier.
Thl.fi

Vaccins
Des vaccins contre le coronavirus sont développés partout dans le monde en ce moment. Selon l’OMS, il y a au moins 125 projets de recherche en cours.
L’épidémie du coronavirus s’est toutefois calmée et il sera peut-être difficile d’organiser des tests sur l’efficacité des vaccins du fait qu’il y a moins de virus qui circule.
Si l’épidémie se calme aux États-Unis et en Grande-Bretagne, il faut organiser les tests dans les pays où il le virus se propage encore, par exemple au Brésil et peut-être en Inde ou en Russie, selon le professeur Adrian Hill, directeur du projet d’Oxford.
HS

Usage des antibiotiques
L’usage des antibiotiques a diminué de 40 % en Finlande pendant l’épidémie de coronavirus, selon les statistiques de Kela, office national de la pension.
Leena Saastamoinen, cheffe de recherche à Kela, et Jari Jalava, expert à THL, soulignent que les Finlandais ont évité les contacts et ont pu éviter en même temps la plupart des infections des voies respiratoires qui sont la raison la plus courante pour que le médecin prescrive des antibiotiques. Les gens qui ont eu peur d’une contamination par le coronavirus ont également évité les visites aux dispensaires.
L’usage inapproprié des antibiotiques fait apparaître des résistances. Selon M. Jalava, on pourra voir dans un an si la diminution de l’usage des antibiotiques a un effet sur les statistiques sur les résistances. L’effet ne serait peut-être pas important du fait que les phénomènes de résistance surviennent surtout dans les hôpitaux.
HS

Gouvernement

La Première ministre Marin est de retour au travail
La Première ministre Sanna Marin a annoncé lundi qu’elle était de retour au travail, après un congé maladie d’une semaine.
Le test au coronavirus de Mme Marin s’était révélé négatif.
HS

Rapport du groupe de travail de M. Hetemäki
Le groupe de travail de sortie et de reconstruction, présidé par le secrétaire d’État Martti Hetemäki, a remis lundi la seconde partie de son rapport au gouvernement.
Selon le rapport, dans la phase de suivi de la crise, il faut des mesures de politique monétaire accommodantes à durée déterminée et des investissements financés par emprunt.
Le groupe souligne qu’il faut en même temps mettre en œuvre les mesures de reconstruction afin de garantir la durabilité de l’économie publique à long terme.
« Il ne faut pas ralentir les réformes structurelles en raison de la crise », selon le rapport.
HS
https://valtioneuvosto.fi/en/article/-/asset_publisher/10616/exit-ja-jalleenrakennustyoryhma-suomen-tie-ulos-koronakriisista-vaatii-pitkajanteisyytta-ja-ketteryytta (en anglais)

Masques

Tukes rappelle que les masques en tissu ne sont pas censés protéger ceux qui les portent
L’agence finlandaise de la sécurité et des produits chimiques Tukes a annoncé qu’une quarantaine de personnes l’avaient contactée au sujet de différents masques de protection en vente. Certains acteurs auraient vendu des masques en tissu en les qualifiant de masques de protection respiratoire, ce qui est inexact. Ces derniers doivent répondre à des normes beaucoup plus strictes que les masques chirurgicaux ou en tissu.
Tukes rappelle que les masques simples sont prévus pour protéger les autres des éternuements.
Les groupes de grande distribution K et S entameront la vente de masques dans leurs magasins prochainement.
Tukes organise une information aux entreprises qui vendent des masques afin de leur préciser les conditions liées à la vente de chaque type de masque.
HS/A11

Le panel scientifique désigné par le gouvernement recommande le port de masque sur les lieux publics et dans les transports en commun
La présidente du panel scientifique désigné par le gouvernement en soutien du groupe de travail de M. Hetemäki, Christina Salmivalli, professeur à l’Université de Turku, rappelle que des études sur les avantages du port de masque sont en cours. Le conseil recommande le port du masque dans les lieux publics et dans les transports en commun.
Le gouvernement doit prendre une position en la matière cette semaine.
Les 13 scientifiques membres du panel soulignent l’importance de mesures de quarantaine et de confinement en cas d’infection, de tests et d’applications mobiles permettant le traçage.
HS

Les services sociaux réduits commencent à reprendre

Les centres d’accueil pour toxicomanes ouvrent leurs portes
Les centres d’accueil pour toxicomanes, qui avaient restreint leurs services en raison du coronavirus, ont pu rouvrir leurs portes lundi. Selon l’assistante sociale en chef de la ville d’Helsinki, Linda Brown, les centres Symppis de la ville ont cependant assurer la distribution de sacs-repas et de seringues stériles aux plus démunis pendant la fermeture des centres.
Un service réduit a pu fonctionner pendant toute la période de restriction. Le point de distribution des seringues stériles est resté ouvert et certaines personnes ont été autorisées à entrer dans le centre pour réchauffer leurs plats ou prendre une douche. Depuis lundi, les activités reprennent au ralenti. Les centres Symppis proposent un repas chaud et acceptent désormais un nombre limité de personnes dans leurs locaux.
En temps normal, le centre Symppis d’Itäkeskus accueille environ 300 personnes par jour.
HS/A12

Demandeurs de permis de séjour

Distribution de passeports d’étranger pour les demandeurs de permis de séjour
La Finlande commence à accorder des passeports pour étrangers à des demandeurs de permis de séjour qui, en raison du coronavirus, ne peuvent pas se procurer de passeports dans leur pays d’origine. Il s’agit d’une mesure d’exception applicable jusqu’à la fin du mois d’octobre de cette année. La durée de validité de ces passeports est d’un an, ce qui devrait permettre aux intéressés de se procurer un passeport dans leur pays.
Le passeport peut être délivré aux personnes qui remplissent les conditions requises pour l’obtention du permis de séjour et qui n’ont pas été mises en examen ou condamnées par la justice. Ils doivent cependant pouvoir justifier de leur identité.
HS/A15

Économie

Valmet Automotive
L’usine de Valmet Automotive à Uusikaupunki compte négocier la mise au chômage partiel de ses effectifs pour une durée indéterminée. Cela pourrait concerner 1 080 ouvriers et 130 cadres, soit plus de 25 % du personnel.
TS

Ventes d’Alko
Les ventes d’Alko ont augmenté de 10 %, soit de 2,5 millions de litres de boissons alcoolisées, en janvier-avril par rapport au premier trimestre de 2019. En avril, c’est la vente du vin rouge (+ 35 %) et du vin blanc (+ 28 %) qui a le plus augmenté.
Il est toutefois probable que la consommation totale d’alcool diminue en 2020 en raison de la fermeture des restaurants et de l’impossibilité pour les Finlandais d’aller acheter de l’alcool en Estonie.
HS

Politique intérieure
Al-Hol

La police a brièvement interrogé les « revenantes » à leur arrivée, dimanche
La police judiciaire entamera une étude préliminaire pour savoir s’il y a lieu de soupçonner les femmes de retour du camp d’al-Hol de terrorisme ou d’autres crimes dans la zone de conflit. La police a brièvement interrogé les rapatriées à leur arrivée dimanche. Les adultes rentrées du camp d’al-Hol pourront véritablement être entendues après une quarantaine de deux semaines.
La Sûreté nationale évaluera individuellement la menace pour la sécurité éventuellement constituée par chacune des revenantes. La Supo avait déclaré en avril que les Finlandais de retour de la zone de conflit syrienne constituaient des menaces directes et indirectes pour la sécurité, à court et long terme.
Selon le chef de la direction de la police du ministère de l’Intérieur, Tero Kurenmaa, ce sont les autorités des Affaires sociales et de la Santé qui se chargeront en premier lieu de l’accueil de ces familles.
HS/A20

Propos du Président Niinistö
Le Président Sauli Niinistö rappelle qu’il faut prendre au sérieux le risque présenté par les femmes et enfants revenant du camp d’al-Hol et la possible menace qu’ils constituent pour la sécurité.
Le groupe de travail chargé d’étudier les éventuelles lacunes de la législation sur le terrorisme a terminé ses travaux vendredi et remettra son rapport à la ministre de la Justice, Anna-Maja Henriksson, sous forme de projet de loi à la mi-juin. Le groupe de travail s’est en particulier penché sur la question de savoir comment déterminer avec la plus grande précision la participation à un groupe terroriste ou à ses activités.
Le Président, qui avait déjà soulevé la question de l’incrimination, estime qu’elle est toujours d’actualité.
Le ministre des Affaires étrangères Pekka Haavisto juge important le projet de loi visant à compléter la législation sur le terrorisme, et notamment la possibilité de sanctionner la participation à un groupe terroriste.
Le ministère de la Justice a parallèlement préparé un projet permettant la condamnation du financement d’un terroriste isolé, le financement d’un crime terroriste ou d’un groupe terroriste tombant déjà sous le coup de la loi.
HS/A20-21

M. Haavisto était au courant du départ du camp des Finlandais
Le ministre des Affaires étrangères Pekka Haavisto a déclaré qu’il avait été mis au courant il y a plusieurs semaines du départ de Finlandais du camp d’al-Hol. L’information sur le fait que ces personnes avaient traversé la frontière pour arriver du côté de la Turquie est arrivée vendredi soir.
Le président de la commission des Affaires étrangères Mika Niikko dit qu’il avait reçu l’information jeudi et M. Haavisto confirme que l’on savait à ce moment-là que des Finlandais envisageaient de traverser la frontière, mais que c’est vendredi que l’on a su qu’ils y étaient tous parvenus. Les trois familles sont arrivées chacune par un trajet différent.
À la frontière turque, les autorités finlandaises les ont assistées pour la délivrance de documents de voyage.
HS/A21

Les représentants de l’opposition critiquent la façon d’informer sur le retour des Finlandais du camp d’al-Hol
Les membres de la commission des Affaires étrangères sont divisés sur le fait de savoir s’ils ont été suffisamment bien informés sur le retour les Finlandais du camp. Alors que d’autres, comme Eva Biaudet (Parti suédois), estiment avoir été bien informés et considèrent qu’une certaine discrétion était nécessaire du point de vue de l’intérêt des enfants concernés, d’autres pensent que la commission aurait dû être informée plus précocement.
La même division existe entre les représentants du gouvernement et ceux de l’opposition.
TS

Lundi 1er juin 2020

Situation sanitaire

6 885 cas en Finlande – 318 décès
THL annonce 6 885 (+26) cas, 318 (+1) décès, 68 (+0) personnes hospitalisées dont 9 (-1) en soins intensifs.
THL annonce qu’environ 185 400 tests ont été réalisés à ce jour (+1000) par rapport à hier.
Thl.fi

Immunité collective
Yle a interviewé Josep Jansa, épidémiologiste au Centre européen de prévention et de contrôle des maladies ECDC, situé à Solna en Suède, pour connaître les dernières informations sur la pandémie de coronavirus.
Concernant l’efficacité de la fermeture des frontières, M. Jansa souligne que l’ECDC n’a pas eu de preuves scientifiques qui montrent que la fermeture des frontières empêcherait la propagation du virus. Même si la situation épidémiologique varie beaucoup selon les régions, la fermeture des frontières n’est pas une mesure très efficace.
« Nous ne connaissons aujourd’hui qu’environ la moitié des effets du coronavirus sur la santé et 40 à 50 % environ sur la virologie, l’immunité et les soins liés au coronavirus. »
A une question sur l’éventuelle immunité collective, M. Jansa souligne qu’il y « encore beaucoup d’incertitudes sur l’immunité et de toute façon, il faudra encore longtemps pour obtenir une immunité collective, on ne l’aura en tout cas pas avant l’automne 2021. L’immunité collective nécessite que 60 % des gens aient eu la maladie ».
Il y a également beaucoup d’incertitudes concernant la deuxième vague de covid-19. Le relâchement des restrictions et la hausse des températures et été et la baisse en l’automne peuvent avoir un grand impact sur la propagation du virus. « De toute façon, le coronavirus est arrivé chez nous pour y rester. »
Yle

Sondage sur les idées des Finlandais sur le coronavirus
Helsingin Sanomat publie les résultats d’un sondage sur les idées des Finlandais sur les coronavirus.
64 % des personnes interrogées ne comptent pas voyager à l’étranger cet été même si cela est possible. 16 % pourraient voyager un peu plus tard si l’épidémie est terminée. 7 % souhaiteraient voyager tout de suite et 13 % ne savent pas répondre.
Quand cela sera possible, 53 % pensent voyager à l’étranger autant qu’avant l’épidémie, tandis que 32 % penser voyager moins qu’avant.
66 % s’inquiètent du coronavirus en ce moment, contre 74 % en avril, les femmes (71 %) plus que les hommes (61 %).
60 % des Finlandais n’ont pas changé leur comportement à l’égard de l’argent, 34 % sont plus prudents avec l’argent.
Concernant les effets du coronavirus sur la situation économique des personnes interrogées, 67 % disent qu’il n’a peu eu d’effet, 20 % disent que leur situation économique s’est détériorée et 8 % disent qu’elle s’est améliorée. 5 % ne savent pas répondre.
76 % estiment que la réouverture des restaurants est une bonne chose et 16 % s’y opposent. 72 % sont favorables à l’augmentation de 10 à 50 personnes du nombre de personnes autorisés à participer à une réunion et 18 % s’y opposent.
Dès l’ouverture des restaurants en juin, 54 % pensent qu’ils iront autant qu’avant l’épidémie. 31 % comptent y aller moins souvent et 7,5 % plus souvent qu’avant.
Selon les chercheurs, les résultats du sondage confirment l’idée que les consommateurs deviennent plus prudents en raison de l’incertitude actuelle.
Le sondage a été effectué par l’institut Kantar TNS du 22 au 27 mai auprès de mille Finlandais.
HS

Les Finlandais toujours satisfaits de l’action de la Première ministre et du Président dans la gestion du coronavirus
Selon Helsingin Sanomat, 33 % sont très satisfaits (contre 39 % en mars dernier) et 43 % assez satisfaits (contre 45 %) de l’action de la Première ministre Sanna Marin dans la gestion de la crise du coronavirus. 12 % ne sont pas très satisfaits et 7 % pas du tout satisfaits et 5 % ne répondent pas.
39 % sont très satisfaits de l’action du Président Sauli Niinistö. Le pourcentage est le même qu’mars dernier. 39 % sont assez satisfaits, contre 46 % en mars dernier. 8 % ne sont pas très satisfaits et 4 % pas du tout satisfaits, tandis que 10 % ne répondent pas.
69 % estiment que les mesures de restriction du gouvernement ont été appropriées. 14 % pensent qu’elles ont été trop laxistes et 13 % qu’elles ont été trop strictes.
HS

Masques

Selon l’étude commandée par le ministère des Affaires sociales et de la Santé, l’impact des masques sur la prévention du virus est minime
Selon l’étude effectuée pour le compte du ministère des Affaires sociales et de la Santé, l’effet du port de masque afin de prévenir la transmission du coronavirus est minime.
Le ministère a présenté le rapport lors d’une conférence de presse vendredi. Cette étude pourra contribuer à la réflexion du gouvernement sur l’utilité de recommander l’utilisation de masques alors qu’il a commencé d’assouplir les restrictions. Le ministère des Affaires sociales et de la Santé prendra une position en la matière avant que le gouvernement n’étudie la question cette semaine.
L’étude a concerné les masques chirurgicaux, et non pas les masques FFP2 et FFP3, ni les masques en tissu. Elle a repris les études existantes en la matière.
L’étude rend compte du risque de l’usage non-professionnel de masques lié au fait que les personnes ont tendance à se toucher le visage, ce qui augmente le risque de transmission.
HS/sam/A20

Un cinquième des Finlandais souhaite rendre obligatoire le port du masque, presque autant ne le souhaitent pas
Selon un sondage effectué pour le compte du Helsingin Sanomat, 48 % des Finlandais ne souhaitent pas particulièrement que le gouvernement prenne une position en matière de port du masque. 21 % des personnes interrogées souhaitent que le port soit obligatoire, alors que 18 % des Finlandais souhaitent que les autorités ne l’imposent pas.
Selon ce sondage, 8 % des Finlandais, soit environ 300 000 personnes, portent un masque lorsqu’ils se déplacent dans des lieux publics.
HS/sam/A20

Le gouvernement devra prendre cette semaine une décision sur l’opportunité du port de masque
Selon le Helsingin Sanomat, le gouvernement devra réfléchir au financement des masques s’il décide de les recommander aux Finlandais. Il s’agira également de comparer les pratiques d’autres pays européens. Des ministres centristes ont demandé si tous les pays qui recommandent le port de masque pouvaient avoir tort.
Avec les résultats de l’étude tendant à montrer la faible l’efficacité des masques pour la prévention des infections, il pourrait être difficile pour le gouvernement d’émettre une recommandation en ce sens. Le HS note que le groupe de référence le plus naturel pour la Finlande, les autres pays nordiques, n’a pas imposé ni recommandé le port du masque.
HS/dim/A9

Assouplissements à compter de ce matin

Les musées, piscines, restaurants rouvrent
La restriction concernant les rassemblements haussée à 50 personnes
Les restaurants, les piscines, les musées, les parcs d’attraction, les marchés et les marchés couverts, etc. vont pouvoir rouvrir à compter d’aujourd’hui. Les colonies de vacances et les différents cours d’été pour les enfants et adolescents vont pouvoir démarrer, des petits cinémas rouvrent, et les bibliothèques qui ont déjà pu ouvrir pour la remise de prêts, pourront de nouveau accueillir du public dans leurs locaux.
HS/dim/A10-11

Identifier les risques
Le Helsingin Sanomat rend compte des propos d’Olli Vapalahti de l’Université de Helsinki, qui rappelle l’importance d’une certaine prudence au moment où nombre de restrictions sont assouplies.
La distance physique et l’hygiène restent les moyens essentiels pour minimiser les risques. Le risque en intérieur est plus important que celui en extérieur.
Il rappelle l’importance de la propreté de différents surfaces, tout en constatant que le risque d’infection en touchant une surface est relativement minime comparé au risque constitué par les aérosols. Concernant les piscines, il note que l’eau ne transmet pas le virus, mais que l’aération et les distances sont essentielles dans ces lieux aussi.
HS/lun/A9

Tourisme

Voyages en Finlande désormais possibles, en respectant les bons gestes
Le gouvernement a revu ses recommandations
Le gouvernement a fait part vendredi de ses nouvelles recommandations pour le tourisme en Finlande, et indique qu’il est désormais possible de voyager à nouveau en Finlande, tant que l’on observe les instructions concernant la sécurité. Le gouvernement rappelle l’importance tant pour les voyageurs que pour les prestataires du secteur de s’engager à respecter les mesures préventives en matière d’infection.
Le ministre de l’Economie, Mika Lintilä, se félicite de la décision. Lorsque la recommandation du gouvernement d’éviter les déplacements était encore en vigueur, il avait estimé absurde d’empêcher les voyages alors que les restaurants allaient rouvrir.
Rappelons qu’à compter de ce jour beaucoup d’assouplissements entrent en vigueur, et que les restaurants, musées, piscines, etc. vont rouvrir.
HS/lun/A8

Finlande – Estonie
Le Helsingin Sanomat relève qu’alors que l’Estonie accueille de nouveau les touristes finlandais, le ministère des Affaires étrangères conseille toujours aux Finlandais rentrant de l’étranger d’observer d’eux-mêmes un confinement de 14 jours.
HS/sam/A7

Finnair
Le Helsingin Sanomat rend rapporte qu’en avril, Finnair a enregistré 99 % moins de passagers qu’en avril 2019. Depuis mi-mai, le nombre de passagers est en légère hausse avec les assouplissements concernant les déplacements professionnels.
La compagnie maintient 25 vols quotidiens et espère porter ce nombre à cent en juillet. En temps normal, elle effectue environ 350 vols quotidiens.
HS/sam/A9

Propos du ministre des Affaires étrangères
Le ministre des Affaires étrangères, Pekka Haavisto, continue de recommander le tourisme intérieur à la place des voyages à l’étranger. Il souhaite que le gouvernement puisse s’exprimer sur ses recommandations concernant le tourisme à l’étranger au plus tard mercredi.
Il pense que le plus sûr à l’heure actuelle est de faire des projets pour des déplacements en Finlande.
HS

Télé-éducation

Sondage : 43 % des enseignants souhaitent poursuivre la télé-éducation
Selon un sondage effectué en ligne auprès des enseignants, 43 % des personnes ayant répondu souhaiteraient inclure une part de télé-éducation dans l’enseignement y compris pour l’avenir. 39 % sont d’avis inverse.
400 enseignants ont répondu au sondage et la plupart étaient des enseignants de l’école primaire.
HS/sam/A11

Elèves décrocheurs
Le Helsingin Sanomat évoque les élèves qui ont « disparu » pendant la période de télé-éducation, au cours du printemps. Les enseignants n’ont pas pu les joindre malgré de nombreuses tentatives.
En temps normal, pas moins 4 000 élèves du collège sont régulièrement absents et des mesures ont dû être prises les concernant avant même la crise du coronavirus. La crise n’a fait qu’aggraver leur situation.
70 % des enseignants revèent, selon un sondage effectué par le syndicat OAJ, qu’ils connaissent des élèves qui n’ont pas pu être joints ou avec qui le contact a été irrégulier durant ces derniers mois.
HS/dim/B8

Economie

Récession économique
L’économie nationale est en récession mais certains économistes estiment que le pire est encore devant nous. Le PNB a diminué de 0,9 % en janvier-mars par rapport à octobre-décembre 2019.
L’industrie forestière est le secteur qui a le plus souffert, avec un chute de près de 12 % en janvier-mars par rapport à octobre-décembre 2019 et de 18 % par rapport au début 2019.
HS

Croissance économique
Le ministère des Finances avait considérablement surestimé la croissance économique de 2019.
Le ministère avait prévu une croissance de PNB de 1,7 % mais elle n’a été que de 1 %. Il avait prévu une croissance de l’économie mondiale de 3,7 % mais elle n’a été que de 2,9 %.
HS

Risque de déflation dans la zone euro
Selon les informations préliminaires d’Eurostat, l’inflation a été de 0,1 % en mai, contre 0,3 % en avril et 0,7 % en mars.
HS

La vente des denrées alimentaires en hausse
La vente des denrées alimentaires a augmenté de 8,2 % en avril, à 1,7 milliard d’euros. La vente a augmenté le plus, de 14,1 %, dans les hypermarchés mais a diminué de 13,7 % dans les petits magasins en avril.
HS

Licenciements, chômage partiel et plans sociaux
Le ministère de l’Économie annonce aujourd’hui 530 000 personnes concernées par des plans sociaux dans environ 5 700 entreprises comme vendredi.
Au 31 mai, il y avait au total 155 189 personnes en chômage partiel à temps complet.
tem.fi

Politique intérieure

Al-hol

Trois adultes et neuf mineurs sont arrivés en Finlande, hier
Les arrivants sont partis du camp d’Al-hol par leurs propres moyens
Le ministère des Affaires étrangères a confirmé hier soir l’arrivée en Finlande de trois femmes et de neuf enfants de moins de dix ans en provenance du camp syrien. Le ministère précise que le groupe d’arrivants est composé de trois familles. Pekka Puustinen, sous-secrétaire d’Etat, a déclaré qu’une vingtaine de mineurs et moins de dix femmes restent dans le camp.
Il ne s’agit pas d’une opération de rapatriement de l’Etat finlandais. Les personnes se sont rendues par leurs propres moyens au consulat général de Finlande en Turquie. Elles sont arrivées en Finlande en passant par Minsk. Le ministère s’est chargé de leur délivrer les documents de voyage en Turquie, selon M. Puustinen, qui indique de plus que ce sont les personnes elles-mêmes qui ont financé leur voyage.
Le gouvernement s’est réuni avant l’arrivée de ces personnes et en a informé la Commission des Affaires étrangères.
M. Puustinen a annoncé que la Finlande poursuivait ses efforts pour rapatrier les mineurs se trouvant dans le camp, mais que la pandémie du coronavirus avait compliqué la tâche.
Les présidents des Vrais Finlandais et du Rassemblement national, partis d’opposition, Jussi Halla-aho et Petteri Orpo, ont critiqué le gouvernement pour avoir caché des informations. Ils ont exprimé leurs inquiétudes en ce qui concerne la sécurité des Finlandais.
M. Orpo insiste sur l’importance de prévoir les ressources nécessaires pour la Sûreté nationale et pour la police judiciaire en ce qui concerne les enquêtes à effectuer.
HS/lun/A6-8

Politique étrangère

Politique étrangère

La Hongrie exige des excuses
Le Helsingin Sanomat rapporte que la Hongrie exige des excuses du parlementaire européen Petri Sarvamaa et de quelques chercheurs finlandais, dont Heino Nyyssönen et Timo Miettinen, qui ont critiqué la Hongrie en raison de la mise en œuvre de la loi sur l’état d’urgence.
M. Nyyssönen, qui a caractérisé la « dictature » en Hongrie, estime qu’il s’agit d’une campagne plus large.
HS

Défense

Yle a consacré son émission A-Talk au projet HX sous le titre : ” Peut-on remettre à plus tard l’acquisition des avions de combat multifonctions ?”
L’émission s’est déroulée en présence du ministre de la Défense, du président de la commission de Défense, du président de la commission des Affaires étrangères et du président du groupe parlementaire de l’Alliance des gauches
Le ministre de la Défense Antti Kaikkonen (Centre) et le président de la commission de Défense Ilkka Kanerva (Rassemblement national) rappellent que la Finlande a besoin de renouveler l’équipement de l’armée de l’air afin de garantir la paix, de garder une défense crédible et pour surveiller son espace aérien. Les actuels F-18 tiendront jusqu’à la fin de la décennie. L’intégrité de la Finlande est en jeu et vaut la peine d’être défendue.
Le président du groupe parlementaire de l’Alliance des gauches, Paavo Arhinmäki, ne remet pas en cause l’existence d’une armée de l’air crédible et reconnaît la nécessité de la surveillance aérienne et de la défense de l’espace aérien de la Finlande. Par contre, il pose la question du nombre et du type adéquats de chasseurs dont le pays a besoin. S’agit-il d’appareils de défense ou d’attaque aérienne ?
Le président de la commission des affaires étrangères Mika Niikko (Vrais Finlandais) rappelle qu’il s’agit de remplacer la capacité des actuels F-18. Les Vrais Finlandais ont soutenu le projet qui avait été soumis au parlement durant la législature précédente et le soutiendra sans doute à l’avenir. Le projet HX concerne des avions de combat multifonctions, qui pourront par conséquent assurer de nombreuses tâches.
”Nous devons nous préparer en vue de différentes menaces et prévoir l’avenir. Nous ne pouvons pas savoir quelle sera la situation sécuritaire de l’Europe du nord d’ici vingt ans”, affirme Kaikkonen.
Pour Paavo Arhinmäki, la question de l’ajournement du projet HX n’est pas pertinente. Il attache davantage d’importance au nombre d’avions, à leurs coûts d’utilisation et aux systèmes d’armes qui seront choisis pour ces appareils.
”Le cycle de vie des F-18 arrivera à échéance dans les années 2025-2030. Il n’est pas judicieux de remettre à plus tard le projet HX. Le prolongement des appareils actuels reviendrait extrêmement cher”, affirme Kaikkonen. ”Le Canada qui a procédé à des modifications permettant à leurs F-18 de voler plus longtemps y a perdu financièrement et politiquement et se trouve aujourd’hui dans une situation bien embarrassante. Ce n’est certainement pas l’exemple à suivre”, affirme Kanerva et rappelle que nos voisins ne cessent de s’équiper militairement, que les accords internationaux souffrent d’une sérieuse inflation et que dans cette situation la Finlande ne peut pas se permettre de négliger son équipement. Niikko précise que le prolongement des F-18 a coûté trois milliards d’euros au Canada. Il rappelle par ailleurs que dans quelques années, l’armée de terre aura besoin de renouveler une partie de son matériel et ces deux acquisitions ne pourront pas être réalisées en même temps.
Basé à l’origine sur les textes du traité de paix de Paris de 1947 qui avait permis à la Finlande de posséder 60 avions de combat, l’armée de l’air, à la suite de calculs logistiques et de tactique en temps de guerre a fixé ce nombre à 64 chasseurs. Kanerva rappelle que la Finlande est un grand pays dont la défense exige de nombreux avions.
Paavo Arhinmäki rappelle que lors de l’acquisition des F-18 dans les années 1990, les généraux avaient dressé une estime qu’on pourrait par exemple réduire ce nombre de vingt ou même trente appareils, faire l’économie de plusieurs milliards et envisager d’acheter des drones et d’autres matériels. La défense nationale a toujours su convaincre de ses besoins.
”En diminuant le nombre, on diminue la capacité de performance de l’armée finlandaise” affirme Kaikkonen qui fait confiance aux compétences des experts de la défense nationale. Il estime que le projet HX se déroule de manière suffisamment transparente et dans le respect des règles.
Kaikkonen reconnaît que le comportement de l’ancien commandant des forces de défense, Jarmo Lindberg n’était pas exemplaire, et il souhaiterait que les périodes de carence soient plus longues.
Kanerva affirme pour sa part que le processus se déroule bien. Le parlement a toujours obtenu les informations demandées. Les membres de la commission de défense ont rencontré sur place au parlement les représentants de tous les cinq fournisseurs sans qu’il n’y ait de cachoterie.
Tous les participants à la discussion s’accordent à dire que la question des coûts d’utilisation sont d’une extrême importance. Il conviendrait d’en parler davantage. Arhinmäki rappelle toutefois que le budget de la défense a augmenté plus que les autres budgets.
Pour terminer, la journaliste pose la question d’une éventuelle adhésion à l’OTAN. La situation du projet HX serait-elle la même ?
Kaikkonen répond que la question ne se pose pas et estime que cela ne changerait probablement rien. Niikko affirme que la Finlande aurait de toute manière besoin de ses forces de défense. Arhinmäki pense que l’adhésion à l’OTAN reviendrait encore plus cher à la Finlande.
Tous s’accordent à dire que la Finlande a intérêt à continuer sa collaboration avec la Suède.
Yle28.5.

publié le 01/07/2020

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