Juillet 2015

Vendredi 31 juillet

Politique intérieure

Pacte social

« Une atmosphère de défiance entoure la préparation du pacte social » HS
« Un difficile bras de fer en perspective » SM
Helsingin Sanomat rapporte que les partenaires sociaux ont reçu hier, par SMS, une invitation du Premier ministre à venir le rencontrer à sa résidence lundi pour entendre comment le gouvernement entend procéder dans son projet de pacte social.
Sot invités le patronat EK, le patronat du secteur municipal et les confédérations syndicales SAK, STTK et Akava. Le médiateur pour ces négociations sera M. Juhani Salonius. Outre le Premier ministre, le ministre des Finances Alexander Stubb et le Ministre de l’Emploi Jari Lindström y participeront.
Helsingin Sanomat cite des représentants du monde syndical qui critiquent la façon dont le gouvernement s’y est pris : selon eux, en annonçant, au préalable, son objectif d’une diminution des coûts du travail de 5%, il a rendu plus difficiles les négociations.
Selon des sources gouvernementales, la Finlande souffre d’un déficit de compétitivité de 10 à 15% par rapport à ses concurrents. Une simple modération salariale ne permettrait donc pas de rattraper cet écart de compétitivité.
Selon le président de la confédération SAK, Lauri Lyly, « une augmentation mécanique du temps de travail est exclue, les dirigeants des fédérations de branches ont bien fait passer le message ».
Helsingin Sanomat rappelle que si les partenaires sociaux s’engagent dans la négociation, elle commencera à l’automne.
Les conventions collectives arrivent à échéance à l’automne 2016. Il faudra que les suivantes incorporent les mesures visant à satisfaire l’objectif du gouvernement ; En mars 2017, le gouvernement va évaluer si les mesures figurant dans les nouvelles conventions collectives permettent d’améliorer la compétitivité. Si c’est le cas, on dira que le pacte social est rempli et le gouvernement décidera d’accorder les allègements fiscaux promis (qui entreront en vigueur en 2018). Si cela n’est pas le cas, au lieu d’allègements fiscaux, le gouvernement mettra en place les économies de 1,5 milliard d’euros promises.
HS

Editorial : Cela vaut la peine d’essayer
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat souligne qu’il en va du projet de pacte social comme de toutes les négociations entre les partenaires sociaux en général : le calendrier a tendance à s’étirer. L’éditorialiste estime que lundi, après avoir rencontré les partenaires sociaux, le Premier ministre Juha Sipilä risque de n’avoir à annoncer qu’un calendrier et un objectif : améliorer la compétitivité-prix de la Finlande par rapport à ses concurrents. Pour y arriver on propose de diminuer les coûts de travail. C’est ce qui figure dans le programme gouvernemental.
Le programme gouvernemental donne d’ailleurs l’impression que le gouvernement entend faire une proposition que les partenaires sociaux doivent accepter.
Or, durant l’été la situation a changé de telle manière que le gouvernement a décidé de négocier avec les partenaires sociaux sur le programme du pacte social. Le 21 août les parties se réuniront pour annoncer si elles acceptent le projet de pacte. Cela veut dire que l’on ne saura alors que les sujets qui seront à l’ordre du jour de ce pacte. Le gouvernement semble commencer à comprendre comment fonctionne la logique du dialogue social, juge l’éditorialiste.
Il rappelle qu’au départ (durant les négociations gouvernementales) ce pacte devait viser à augmenter la productivité de l’économie finlandaise de 5%. Ensuite, dans le programme gouvernemental on a réduit cela à un objectif de diminuer de 5% les coûts du travail.
Et cet été cet objectif a encore été diminué : on ne parle plus que d’améliorer la compétitivité relative de la Finlande par rapport à l’Allemagne et à la Suède. C’est beaucoup plus facile à atteindre que de diminuer simplement le coût du travail. En effet, on estime que cette année, les salaires dans l’industrie en Allemagne devraient progresser de 3,4% contre 0,43% en Finlande.
L’éditorialiste estime que, au fur et à mesure que l’objectif du pacte social s’est modifié pour devenir plus réaliste, les chances d’une réussite de ce pacte ont augmenté.
HS

Nulcéaire

OL3 en service commercial en décembre 2018
Turun sanomat rapporte que, lors de la publication de ses résultats, Areva a annoncé que le réacteur OL3 serait en service commercial en décembre 2018.
« Selon le fournisseur de la centrale celle-ci sera en service commercial fin 2018. Sur cette base, TVO va demander le permis de mise ne route de la centrale. Lorsqu’il aura été accordé, on pourra charger le combustible et commencer le démarrage », a déclaré lke chef de projet Jouni Silvennoinen.
TS

Nokia

« Un bon résultat qui ne devrait être que temporaire » HS
« Nokia a fait exploser les prévisions » KL
Le résultat annoncé par Nokia pour le second trimestre a dépassé les attentes. Il enregistre en effet une augmentation de 50% par rapport au second trimestre 2014
HS KL

Le rêve de la fusion Nokia-Alcatel se réalise
Kauppalehti publie une interview du directeur de Niokia Timo Ihamuotila qui déclare que la fusion entre Nokia et Alcatel va se réaliser l’année prochaine. Il encense ce projet qui permettra d’investir encore plus dans la nouvelle technologie 5G.
KL

Religion

Le projet de grande mosquée divise les musulmans
Helsingin Sanomat rapporte que le projet d’une grande mosquée qui serait financée par des pays du golfe persique divise les musulmans de Finlande.
Dès à présent les religions entre chiites et sunjites en Finlande sont tendues : le quotidien n’a ainsi pas pu réunir les représentants de ces communautés sur une même photo.
Il y aurait environ 65000 personnes de confession sunnite et 10 de confession chiite en Finlande.
HS

Politique étrangère et européenne

Défense

Réactions aux propos de M. Jussi Niinistö
Le Ministre de la Défense Jussi Niinistö a déclaré à la presse que l’armée finlandaise se préparait à faire face à une invasion des îles Åland.
Le professeur de sciences politiques Pami Aalto déclare qu’une telle perspective est improbable et que la Finlande doit plutôt se préparer à faire face à des violations de son espace aérien où à une guerre de propagande.
L’ancien ministre de la défense Carl Haglund a jugé que le risque touchant les îles Åland n’était en rien supérieur à celui du reste du territoire. Il estilme qu’il est bien étranger qu’un ministre y face référence n public. « Il doit y avoir un motif politique derrière cela », selon lui.
La conseillère des îles Åland Camilla Gunell s’étonne des propos du ministre Jussi Niinistö et les juge exagérés.
SM

Russie

De nouveaux Finlandais sur la liste américaine de sanctions contre la Russie
Les Etats-Unis ont complété, hier, leur liste de sanctions à l’égard de la Russie. Y figurent de nouveaux Finlandais qui ont un lien avec des personnes se trouvant précédemment sur cete liste : Kai Paananen qui travaille en relation avec Gennadi Timtchenko et Boris Rotenberg qui est en relation avec Boris et Artkadi Rotenberg.
De plus des entreprises finlandaises y figurent : la compagnie aérienne Airflix aviation et la société pétrolière IPP, de même que les sociétés SET Petrochemicals et South-east trading.
La directrice du service juridique du ministère des Affaires étrangères Päivi Kaukoranta rapporte que la Finlande a été prévenue de ces sanctions. Elle n’a pas précisé si la Finlande allait réagir.
HS

M. Kaikonen exige des motivations de la part des Etats-Unis
Le président de la commission des Affaires étrangères du parlement, Antti Kaikkonen a déclaré qu’il souhaitait que les Etats-Unis transmettent aux autorités finlandaises les raisons pour lesquelles certains Finlandais figurent sur la liste des sanctions américaines à l’&égard de la Russie.
Yle

Passeports

Près de la moitié des demandes de passeports par voie électronique
A Helsinki, près de la moitié des demandes de passeports se font désormais pas voie électronique, rapporte HS.
HS

France – Finlande

Sport

Rallye de Finlande : Ogier en tête
Le pilote français Sébastien Ogier a remporté la spéciale de jeudi et s’est élancé en tête du rallye de Finlande qui a lieu jusqu’à dimanche dans la région de Jyväskylâ.

Baskt : Finlande – France
Dans le cadre de la préparation du championnat d’Europe de basketball, la France jouera sa première rencontre de préparation contre la Finlande, demain soir à Tampere.

Jeudi 30 juillet

Politique étrangère et européenne

Défense

La Finlande se prépare à l’apparition de « petits bonhommes verts » sur les îles Åland
Le Ministre de la Défense Jussi Niinistö a déclaré à la prese que l’armée finlandaise se préparait à faire face à l’apparition de « petits bonhommes verts » sur le territoire démilitarisé des îles Åland.
La conseillère de l’administration des îles Åland Camilla Gunell souhaite que le gouvernement Sipilä engage des négociations avec la Russie pour que celle-ci reconnaissance la neutralité des îles Åland.
« Nous voulons avoir confiance dans le droit international public [qui confère aux îles Åland un statut de neutralité en cas de conflit], et la Finlande a toujours agi en ce sens. Mais nous ne pouvons pas en avoir la pleine confiance en cas de crise. C’est la réalité et il faut le prendre en compte » déclare M. Jussi Niinistö.
« En Suède on discute beaucoup de la question du Gotland [en cas de crise], mais en Finlande on ne s’intéresse pas suffisamment aux îles Åland. La situation dans la région de la mer baltique a changé et il y a lieu de voir comment on défend les îles Åland. Au ministère de la défense on a commencé à réfléchir comment les forces armées pourrait apporter leur aide aux îles Åland si de petits bonhommes verts y apparaissent », dit le ministre.
Le journaliste de Lännen Media précise que, par petits bonhommes verts le ministre vise des troupes russes du type de celles qui se sont déployées en Crimée.
Le journaliste rappelle aussi qu’il y a un lien historique entre ces deux régions puisque durant la guerre de Crimée la marine franco-britannique a détruit la forteresse de Bomarsund où les Russes souhaitaient établir leur suprématie dans la mer baltique.
« Comme on disait avant, laisser les îles Åland entre de mauvaises mains reviendrait à mettre un pistolet sur la tempe de la Suède. Néanmoins son importance a un peu diminué en raison de l’apparition des missiles », dit le Ministre.
Même si la Suède et la Finlande ne sont pas liées par une alliance militaire, une coopération de défense martine n’est pas exclue, selon le ministre. « Si la coopération continue et la confiance se renforce [entre nous], je n’exclu pas que la Suède et la Finlande puisse avoir des vues communes sur [la défense des] îles Åland ».
« A l’avenir les marines finlandaise et suédoise vont faire plus d’exercices communs. Nous allons mettre à profit les uns des autres nos ports et nos infrastructures », dit le Ministre.
TS

Politique intérieure

Vrais Finlandais

M. Immonen déclare ne combattre qu’avec des moyens politiques
Le député des Vrais Finladnais Olli Immonen a précisé ses déclarations sur la lutte contre le multiculturalisme. Il souligne qu’il était évident pour lui qu’il ne visait qu’un combat politique contre le multiculturalisme. A sa décharge, il ajoute que, « en tant que partisan du romantisme national » il est habitué à utiliser des termes emphatiques.
M. Immonen a aussi précisé qu’il était opposé à la violence sous toutes ses formes. Il combat les formes extrémistes du multiculturalisme. « Je ne peux pas accepter que, sous couvert de multiculturalisme on accueille des gens qui recrutent pour ISIS », dit-il.
Il attend de savoir quel sort lui réservera son groupe parlementaire mais pense que « l’affaire suscitée par la méprise sur le sens de mes propos aura pour effet de resserrer les rangs du parti ». TS HS

Retraite

D’anciens dirigeants prennent leur retraite au Portugal pour bénéficier d’exonération fiscale
Helsingin Sanomat rapportait hier que trois anciens chefs d’entreprise s’étaient installés au Portugal où le pays d’accueil a décidé de les exonérer d’impôt, alors même que leur retraite n’est pas imposable par la Finlande en raison d’un accord bilatéral entre les deux pays.
Ces chefs d’entreprises bénéficiaient de pensions s’élevant à 400 – 600 000 euros par an.
Le nombre de retraités finlandais installés au Portugal a augmenté depuis 2013 quand cette exonération a été instaurée.
En moyenne, les retraités finlandais installés au Portugal reçoivent une retraite de près de 3500 euros par mois, contre 1580 pour ceux installés en France ou 691 pour ceux installés en Grèce.
Le ministère des Finances négocie actuellement avec le Portugal la modification de la convention bilatérale fin d’imposer à nouveau les retraités finlandais au Portugal.
HS

Réactions
Le président du PSD Antti Rinne estime que « de telles pensions de retraite, qui plus est exonérées d’impôt, menacent le fondement de la société ». Il rappelle que le système de retraite demeure fondé sur la redistribution et que ce sont donc les actuels travailleurs qui fiancent ces retraites. De pus, il relève que le programme gouvernemental va diminuer sensiblement les aides aux logements que touchent les petits retraités en Finlande.
Tant les représentants des syndicats que du patronat estiment que ce type de nouvelles n’est pas propice à la négociation du pacte social.
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat estime qu’il s’agit là d’un mauvais exemple.
Dem KL HS

Pacte social

Le médiateur serait M. Salonius
Helsingin Sanomat rapporte que le gouvernement aurait demandé à M. Juhanin Salonius de faire la navette entre le gouvernement et les partenaires sociaux pour négocier le pacte social.
M. Juhani Salonius était médiateurs pour les conflits collectifs du travail de 1997 à 2009. Précédemment il avait travaillé pour le patronat finlandais.
Il confirme avoir discuté de cette mission avec le premier ministre Juha Sipilä mais n’en dit pas plus. Avant de s’engager il entend discuter avec les représentants des partenaires sociaux.
HS

Parlement

L’initiative sur le mariage pourrait être étudiée par le parlement
Helsingin Sanomat rapporte que, selon les juristes consultés par le quotidien, il serait possible d’étudier au Parlement l’initiative populaire visant à modifier la législation pour réserver le mariage à un couple hétérosexuel quand bien même la loi ouvrant le mariage aux couples homosexuels a été votée mais n’est pas encore entrée en vigueur.
HS

Culture

Helsinki candidat pour la Wolrdcon 2017
STT rapporte que les amateurs finlandais de science fiction essaient d’obtenir que la 75ème convention du genre, Wolrdcon, se tienne à Helsinki en 2017.
Le vote est en cours jusqu’au 10 août sur internet.
TS

Mercredi 29 juillet

Politique étrangère et européenne

Immigration

La Finlande réfléchit à sa participation à l’opération en Méditerranée
La commission des Affaires étrangères du parlement va se réunir vendredi pour décider de la participation de la Finlande à l’opération de l’UE en Méditerranée.
La Finlande pourrait envoyer une dizaine d’officier à l’état-major de crise situé à Rome.
Tant le président de la Commission Antti Kaikkonen (Centre) que son vice-président Pertti Salolainen (Kokoomus) sont favorables à la participation de la Finlande à l’opération.
Selon le directeur-adjoint des Affaires étrangères Timo Kantola, la participation de la Finlande aux missions d’état-major devrait coûter 1,5 million d’euros.
HS

De plus en plus d’entrées illégales sur le territoire de la Finlande
Helsingin Sanomat rapporte que le nombre d’entrées illégales sur le territoire finaldnais a doublé au premier semestre par rapport à 2015 : de janvier à juin ce sont 186 personnes qui sont soupçonnées d’être arrivées illégalement en Finlande. Une grande partie viennent de Russie relève HS. Il s’agit le plus souvent de personnes originaires d’Irak, de Syrie ou d’Afrique du nord.
Par ailleurs la coopération avec les gardes-frontières russes fonctionne bien et on sait que, chaque année, les autorités russes empêchent 200 à 300 personnes d’essayer de rentrer illégalement sur le territoire finlandais.
La Finlande a près de 4000 kilomètres de frontière dont 1340 avec la Russie.
HS

Un nombre record de demandeurs d’asile
La semaine dernière ce sont 380 personnes qui se sont présentées pour demander l’asile en Finlande.
Le nombre de demanderus d’asile arrivés en Finladne depuis le début de l’année a déjà dépassé le total en registré sur toute l’année 2014, soit 3650 personnes ; On s’attend à un chiffre s’établissant à 8000 personnes cette année.
Début juin, le parlement a voté une rallonge budgétaire comprenant 19,5 millions d’euros supplémentaires pour les centres d’hébergement. Cela pourrait ne pas suffire.
Les services de police ont aussi besoin de ressources supplémentaires pour traiter les demandes d’asile.
HS

Euro

Les chefs de section du Centre réservés sur l’euro
Le quotidien du Centre a interrogé les 13 présidents de sections régionales du parti du Centre. Dix estiment que l’UE a été bénéfique pour la Finlande. En revanche seulement cinq sur treize considèrent que l’euro a été plus bénéfique que négatif pour la Finlande. Néanmoins seulement quatre se déclarent favorables au projet d’organiser un référendum sur la participation de la Finlande à la zone euro.
SM

Politique intérieure

Vrais Finlandais

Manifestations suite aux propos de M. Immonen contre le multiculturalisme
Des manifestations pour défendre la tolérance et combattre le racisme ont eu lieu à Helsinki, Tampere et Oulu.
A Helsinki, la manifestation a rassemblé environ 15 000 personnes.
Le Président de la République Sauli Niinistö, a adressé un message exprimant son soutien à cette manifestation.
HS AL SM

Pacte social

On recherche un médiateur
Helsingin Sanomat rapporte que le gouvernement aurait demandé à l’ancien premier ministre Paavo Lipponen (PSD) de servir de médiateur pour les négociations sur le pacte social avec les partenaires sociaux. Engagé dans un projet qu’il doit terminer en août, l’ancien Premier ministre a du refuser.
HS rapporte que le gouvernement aurait sondé d’autres personnes pour cette tâche.
Le gouvernement a invité les partenaires sociaux pour une première discussion lundi matin. Il publiera une invitation très générale jeudi.
L’objectif de la réunion de lundi est de discuter sur les moyens de réduire de 5% les coûts du travail. Le gouvernement souhaite aussi que les prochaines augmentations salariales soient d’un point inférieures à celles de l’Allemagne et de la suède.
HS

Editorial
Helsingin Sanomat relève que demain le gouvernement ne devrait diffuser qu’un court communiqué de presse invitant les partenaires sociaux à négocier un pacte social. On en saura plus la semaine prochaine quand les partenaires sociaux et le gouvernement se seront engagés à lancer le processus. « Il semble que le contenu de ce pacte dépendra finalement surtout des négociations entre les partenaires sociaux », écrit HS.
La prochaine étape sera le 21 août quand les partenaires sociaux devront s’engager à essayer de conclure un tel pacte.
L’éditorialiste estime que l’on ne peut pas être très optimiste sur la possibilité de réussite de ce projet car les employeurs ont tellement à demander et si peu à proposer aux employés. Les compromis traditionnels ne semblent pas possibles pour une telle négociation où l’objectif est de diminuer les coûts de travail des employeurs. « Améliorer la compétitivité des branches exportatrices est toutefois si important pour la Finlande que ce la vaut le coup d’essayer », conclut HS.
HS

Revenu de base

Un projet d’essai sur le revenu de base nécessiterait d’importantes modifications législatives
Le programme gouvernemental prévoit que l’on réalise un projet d’expérimentation du revenu de base ; Le programme ne mentionne toutefois rien de plus.
Les juristes interrogés par STT relèvent qu’il serait très difficile de réaliser une telle expérimentation. En effet, il faut s’assurer que les personnes concernées ne perdent pas les revenus sociaux auxquelles elles ont droit.
Il faut aussi veiller à ce que le principe d’égalité soit respecté et qu’elles ne soient pas mieux traitées que les personnes non touchées par un tel projet.
Une autre question est de savoir qui paiera le revenu de base et par quoi il sera financé. Selon le chercheur Pertti Honkanen, un projet test pourrait peut-être permettre de savoir comment les gens se comportent mais il ne permettra pas de savoir comment un tel revenu serait financé ni par quelles ressources fiscales.
Le président du réseau en faveur du revenu de base, M. Otto Lehto estime qu’en lançant un tel projet, la Finlande pourrait être un pionnier sur un sujet qui fait débat dans d’autres pays.
SM

Le PSD et les syndicats prêts à regarder le revenu de base différemment
Demokraatti rapporte que traditionnellement le PSD et les syndicats ont exprimé leur opposition à un revenu de base qui abolirait le lien entre les transferts sociaux et le travail. Ce sont au contraire les partis de l’extrême-gauche et les Verts qui y ont été favorables.
Le président de la confédération des employés STTK, M. Antti Palola admet avoir été opposé au revenu de base. Il déclare avoir changé d’avis en raison du grand nombre de personnes dont les revenus ne dépendant pas du travail. Il estime que les syndicats doivent participer au débat, mais souligne que cela prendra de nombreuses années.
Demokraatti relève que le principal défaut du revenu de base est qu’il reviendrait très cher. Assurer un revenu de base de 1000 euros à toutes les personnes en âge de travailler reviendrait à 35 milliards d’euros, soit les deux tiers des dépenses du budget de l’Etat.
Dem

Mardi 28 juillet

Politique intérieure

Vrais Finlandais

Réactions aux propos de M. Immonen contre le multiculturalisme
Le président des Vrais Finlandais Timo Soini estime que le député Olli Immonen a oublié de faire preuve de solidarité envers le groupe parlementaire qu’il représente. Selon lui, cette affaire sera traitée à la rentrée par le groupe parlementaire. Il estime qu’elle n’est pas bonne pour l’image de son parti.
Olli Immonen se dit victime d’une traque politique. Il conteste avoir choisi le moment de publier son texte en référence aux crimes du norvégien Breijvik. Il estime que son texte n’encense pas la violence. Il se déclare prêt à en discuter avec son groupe parlementaire. Selon lui, cette affaire a attiré de l’intérêt pour l’association nationaliste Suomen Sisu qu’il préside (et qui compte un millier de membres).
Le chercheur Ilkka Ruostesaari estime qu’il y a peu de risque de scission pour le parti des Vrais Finlandais qui tiendra son congrès les 8 et 9 août. Le politologue Erkka Railo estime lui aussi qu’au contraire cette affaire semble avoir soudé le parti et il fait remarquer que M. Immonen n’a pas eu de soutien à l’intérieur du groupe parlementaire. Selon lui, le député Olli Immonen a surtout voulu provoquer M. Timo Soini à prendre position sur ces questions.
Helsingin Sanomat qui a interrogé 22 députés des Vrais Finlandais relève qu’ils se démarquent de la rhétorique belliqueuse de M. Immonen mais que la plupart d’entre eux comprennent les inquiétudes de M. Immonen concernant le multiculturalisme. Nombreux regrettent que ces propos rendent plus difficiles de parler des problèmes de l’immigration.
Le chef du service politique d’Helsingin Sanomat estime que si l’on enlève les termes belliqueux du texte de M. Immonen, le message est très proche de la position officielle des Vrais Finlandais sur le multiculturalisme.
Helsingin Sanomat reporte que dans nombre de partis populistes en Europe, y compris au Front national, les dirigeants ont pris leurs distances avec de tels propos et visé à faire le ménage dans leurs rangs.
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat estime que « les périodes de difficultés économiques sont favorables aux tendances de repli sur soi et d’apologie du passé ». « Néanmoins, regarder en arrière ne fera pas avancer la Finlande », écrit HS qui condamne cette tentation du repli sur soi.
Pour protester contre les propos de M. Immonen, des manifestations en faveur du multiculturalisme seront organisées dans diverses villes de Finlande aujourd’hui.
M. Immonen a par ailleurs annoncé qu’il prenait quelques jours de vacances, « vers la chaleur de l’hémisphère Sud ».
HS KS TS AL

Economie

Le gouvernement prépare un nouveau plan de sauvetage de Talvivaara
Le gouvernement devrait décider dans les prochains jours d’un nouveau plan de sauvetage de la mine de Talvivaara. C’est la société Terrafame Mining, filiale de Terrafame (société de l’Etat créée pour sauver Talvivaara) qui prendrait en charge la reprise des opérations.
Cela ne nécessiterait pas de recapitalisation car Terrafame a déjà investi cette année 209 millions d’euros dans Talvivaara.
Le gouvernement aurait en effet décidé de continuer le fonctionnement de la mine en raison principalement de l’importance du coût estimé d’une fermeture de la mine (au moins 300 millions d’euros uniquement pour la facture environnementale).
HS

Informatique

Sonera va construire un data center à Helsinki
Le téléopérateur Sonera a annoncé hier qu’ilallait construire à Helsinki un data center de 40 000 m2. D’un coût de 130 à 150 milions d’euros, il devrait être en 2017 le plus grand data center finlandais.
HS

Pacte social

Une impression de Déjà-vu
L’économiste Seija Ilmakunnas déclare que le projet de pacte social du gouvernement Sipilä ressemble beaucoup au projet qu’avait eu le gouvernement centriste de Esko Aho durant la précédente crise économique, en 1992.
Selon elle, à la faveur de crises économiques, ressortent les vélléités du patronat de revenir sur certaines réduction du temps de travail.
Mme Ilmaklunnas déclare que les actuelles conventions collectives permettent de diminuer les coûts du travail de 1% par an par rapport à la Suède et à l’Allemagne. C’est pourquoi, selon elle, un allongement du temps de travail n’est pas nécessaire. Elle considère par ailleurs que, pour la productivité, ce ne sont pas « les minutes » qui comptent mais la flexibilité du temps de travail.
Dem

Politique étrangère et européenne

Euro

« La Finlande ne tire pas profit de l’euro » SM
Le quotidien du parti du Centre Suomenmaa publie une interview du professeur d’économie Vesa Kanniainen qui estime qu’il faudrait conduire une étude critique sur la participation de la Finlande à un développement fédéral de l’UE. En effet, il considère que les Finlandais ne sont pas favorables à un développement vers un fédéralisme européen dans laquelle la Finlande serait le seul pays nordique. Il exprime ses craintes sur un approfondissement de la zone euro.
Selon lui, le passage à l’euro a été une erreur pour la Finlande qui a perdu son pouvoir monétaire. Or, c’est grâce à la dévaluation que la Finlande a pu se sortir de la crise des années 1990. Il relève que la Suède dispose toujours de cette possibilité. Il critique aussi le fait que, dans la zone euro, la Finlande doive aider les pays en difficulté.
SM

Lundi 27 juillet

Politique intérieure

Vrais Finlandais

Critiques après les déclarations du député Olli Immonen
Le député des Vrais Finlandais Olli Immonen a publié dans la nuit de vendredi à samedi, sur sa page Facebook, un court texte en anglais dans le quel il appelle à lutter contre le multiculturalisme.
Ces déclarations ont suscité de vives critiques de la part de membres de l’opposition.
Le président du groupe parlemtnaire des Vrais Finlandais Sampo Terho a déclaré qu’il s’agissait d’un point de vue personnel de M. Immonen.
Le politologue Kimmo Grönlund a estimé que de telles déclarations d’un député de la majorité étaient significatives. « Si les Vrais Finlandais ne réagissent pas à cela voudra dire qu’ils approuvent les idées racistes », selon lui. Il a précisé qu’en Suède un député exprimant de telles idées serait exclu de son groupe parlementaire.
M. Immonen a répondu qu’il assumait ses positions et se réjouissait que la Finlande ne soit pas comme la Suède où l’on oblige les partis nationalistes à exclure leurs membres. Il a invité M. Grönlund à déménager en Suède.
M. Immonen a reçu le soutien du député européen Jussi Halla-aho.
Le politologue Erkka Railo considère que cette affaire pourrait diviser le parti.
La presse régionale a interrogé les présidents des sections régionales du parti des Vrais Finlandais : quatre estiment que ces déclarations pourraient avoir un effet négatif sur l’image du parti et trois considèrent que cela ne sera pas le cas car le parti est connu pour ses positions critiques sur l’immigration et le multiculturalisme.
Le président du groupe parlementaire Sampo Terho a déclaré avoir discuté avec M. Soini. Les Vrais Finlandais étudieront les propos de M. Immonen lors de la prochaine réunion du groupe parlementaire, après les vacances.
Parmi les autres partis politiques, les déclarations de M. Immonen ont suscité une large réprobation.
L’ancien ministre des Affaires étrangères erkki Tuomioja (PSD) engage M. Soini à proendre position, sinon comme président des Vrais Finlandais au moins comme ministre des Affaires étrangères.
Le Premier ministre Juha Sipilä a déclaré qu’il n’acceptait pas les déclarations de M. Immonen.
Le ministre des Finances Alexander Stubb (Kokoomus) a déclaré que le multiculturalisme était une richesse.
HS TS AL KS Kaleva

Pacte social

Le gouvernement informera jeudi
Le projet de pacte social est préparé par la Secrétaire d’etat du premier ministre, Mme Paula Lehtomäki (Centre).
Selon elle, il y a eu peu de négociations ces derniers jours. Les présidents de parti, MM. Sipilä, Stubb et Soini sont en vacances.
Le gouvernement devrait informer sur la situation jeudi. Selon Mme Lehtomäki, on saura alors où on en est et ce que l’on voudra faire progresser. « On informera très peu car on veut réfléchir sur le processus avec les partenaires sociaux la semaine suivante [début août, NDLT).
HS

Economie

Augmentation des rémunérations des dirigeants
Les politiques en appellent à la modération salariale
Helsingin Sanomat relève que les rémunérations des dirigeants des entreprises cotées en ourse ont augmenté cinq fois plus que celle des employés en 2014 (+8,3% contre +1,5%).
Le président du groupe parlementaire du Centre, M. Matti Vanha nen estime qu’il sera difficile de motiver les employés à améliorer la compétitivité coût du travail.
Tant le président du groupe parlementaire des Vrais Finlandais que du Kokoomus soulignent toutefois que les entreprises décident de manière indépendante du niveau de rémunération de leurs dirigeants.
HS

Société

Des poches de pauvreté en Finlande
Les chercheurs Olli Kangas et Laura Kalliomaa-Puha estiment que la hausse du chômage risque de faire naître d’importantes poches de pauvreté en Finlande.
En effet, dans certaines zones, les personnes qui ont perdu leur emploi ont aussi vu la valeur de leur logement devenir quasi nulle ce qui les empêche de partir dans une autre région à la recherche d’un emploi.
Les chercheurs relèvent aussi que les minimas sociaux ne cessent de s’éloigner du seuil de pauvreté : quand la bourse universitaire représentant 69,2% du seuil de pauvreté en 1995, elle ne représente plus que 41,7% aujourd’hui. Il en va de même de l’allocation de garde d’enfant à domicile (passée de 77% à 37,5% du niveau du seuil de pauvreté).
Selon les chercheurs, la récession économique met à mal le système de redistribution finlandais.
Ils ont remis leur rapport à la Commission européenne.
TS

Enfance

Le médiateur à l’enfance veut interdire le mariage des mineurs
Le médiateur à l’enfance propose que l’on n’autorise plus les mineurs à se marier.
Il n’y a pas en Finlande d’âge minimum pour se marier.
Les mineurs doivent toutefois demander une autorisation au ministère de la Justice.
Durant les vingt dernières années, 1138 mineurs dont 869 filles ont été autorisés à se marier. HS relève que 27 filles de quatorze ou quinze ans ont été autorisées à se marier.
HS

Politique étrangère et européenne

Défense

Déclarations de Jussi Niinistö
Dans une interview accordée à Helsingin Sanomat, le ministre de la défense Jussi Niinistö (Vrai Finlandais) déclare qu’il entend présenter au Parlement
La possibilité que des réservistes participent plus activement aux troupes en temps de guerre ou à des missions d’aide aux gardes-frontières. Selon lui, une leçon de la crise en Ukraine est que l’on puisse avoir des guerres en Europe qui ne sont même pas déclarées mais seulement la continuation d’une agression.
Il rapporte aussi qu’une étude sur le remplacement des mines anti-personnel sera réalisée. On étudiera alors aussi l’alternative de mines activées à distance.
Le ministre déclare être favorable à la création d’une nouvelle garnison car, selon lui, il y a des régions qui en sont totalement dépourvues. Selon lui, les fermetures de garnisons à Kauhava et Kontiolahti étaient des erreurs motivées uniquement par des arguments budgétaires.
« Il faut réfléchir si la précédente réforme de la défense répond aux changements qui sont intervenus dans notre environnement de sécurité : notre armée de 230 000 soldats en temps de guerre est-elle suffisante pour que nous soyons capables de défendre tout le pays ? ».
Selon le Ministre, « la Russie recherche à occuper la même puissance qu’avait l’URSS et cela modifie notre environnement de sécurité ». Il ne pense toutefois pas que le projet de centrale nucléaire russe de Fennovoima soit un risque en matière de politique de sécurité.
Il s’interroge sur la réaction que devrait avoir la Finlande si la Russie attaquait l’Estonie. « Les pays baltes sont membres de l’OTAN et sont protégés par l’Alliance. N’étant pas membre d’une alliance militaire, la Finlande n’a pas d’obligation de défendre les pays baltes. Nous n’avons pour obligation que de défendre notre territoire ».
Selon lui, il y a bien sûr de la solidarité entre les Etats membres de l’UE, mais on ne l’a pas interprété de telle manière que cela signifierait une aide militaire en cas d’attaque.
M. Niinistö souhaite que la prochaine étude du gouvernement sur l’OTAN puisse réfléchir à de telles situations.
HS

France – Finlande

Cinéma

Rétrospective Deneuve à la cinémathèque
La cinémathèque organise cet automne une rétrospctiove consacrée à Catherine debneuve au cinéma Orion.
HS

Vendredi 24 juillet

Politique étrangère et européenne

Finlande – Russie - Energie

M. Rehn à Moscou
Selon M. Rehn, le sort de Fennovoima sera scellé dans les prochains jours
Le Ministre de l’Economie Olli Rehn (Centre) était hier à Moscou où il a rencontré le vice-premier ministre Arkadi Dvorkovitch. Ils ont discuté des négociations de Fortum, Gazprom et Rosatom sur la prise de contrôle de l’entreprise finlandaise de centrales hydroélectriques russes.
« Les négociations de Fortum avec Gazprom et Rosatom continuent. Le sort de ces négociations sera connu dans les jours à venir », a dit le Ministre.
Selon M. Rehn le sort de Fennovoima est entre les mains de Fortum (dont l’entrée dans le capital de Fennovoima assurerait une part domestique de 60%).
M. Rehn a déclaré au ministre russe qu’il allait présenter au gouvernement le dossier Fennovoima le 6 août.
Helsingin Sanomat rappelle que Fortum a fait de son acquisition de la majorité du capital de centrales hydroélectriques russes appartenant à Gazprom une condition de son entrée dans le capital de Fennovoima.
« Il semble que sont opposés Rosatom et Gazprom sur ce sujet. Du point de vue de Fortum on ne devrait pas être particulièrement triste en cas d’échec de Fennovoima », écrit HS.
Yle rapporte pour sa part que tant M. Rehn que M. Dvorkovitch ont souligné que le projety de Fennovoima était important pour la Finlande et la Russie. Mais Yle souligne que les ministres ont affirmé qu’il s’agissait de négociations entre entreprises (Fortum, Gazprom, Rosatom) et que les gouvernements ne vont pas les influencer, quand bien même ils le pourraient.
Le vice-premier ministre russe a par ailleurs déclaré que les sanctions économiques de l’UE contre la Russie avaient causé d’importants dommages pour l’économie russe mais aussi pour l’économie finlandaise.
Le chercheur Marrku Kangaspuro estime que la Russie souhaite aussi promouvoir le projet de Fennovoima car son objectif est de se sortir des sanctions européennes ; or, pour la Russie, le projet de construire une centrale de Rosatom en Finlande peut être considéré comme une victoire face à la politique des sanctions de l’UE.
HS

Sondage : Les Finlandais opposé au projet de Fennovoima
Selon un sondage réalisé cette semaine par Taloustutkimus pour l’ONG environnementale WWF, 51% des Finlandais s’opposent à la délivrance d’un permis de construire la centrale et seulement 29% y sont favorables.
Dem

Mme Pietikäinen critique le projet de Fennovoima
La députée européenne Sirpa Pietikäinen (Kokoomus) estime que les velléités du gouvernement finlandais de sauver le projet de Fennovoima sont irrationnelles. « Si la centrale nucléaire est un si bon investissement, comment se fait-il que ce projet n’arrive pas à trouver des investisseurs finlandais », demande-t-elle.
TS

Grèce

L’UE prépare une ligne commune sur les négociations avec la Grèce
La directrice de l’institut finlandais des relations internationales UPI, Mme Teija Tiilikainen estime qu’en dépit des divergences, les Etats européens vont trouver une position commune pour négocier un troisième plan d‘aide à la Grèce. « Je pense que l’on ne va pas laisser passer cette possibilité qui existe désormais. Il n’y a pas d’autre alternative. Si l’UE échoue à cause de dissensions internes, il se peut qu’aucune autre occasion se présente », estime-t-elle.
Mme Tiilikainen estime qu’une annulation partielle de la dette grecque n’est pas réaliste même si de nombreux économistes considèrent que ce serait rationnel. Une telle annulation partielle engendrerait dans de nombreux pays, notamment ceux qui ont mis en place des réformes drastiques, de gros troubles de politique intérieure.
L’économiste de la banque Aktia Anssi Rantala considère qu’il est indispensable de conférer à la Grèce un allègement de sa dette sous une forme ou une autre. Le plus probable est qu’il y aura un allongement des durées de remboursement.
KS

Les créances auprès de la Grèce risquent d’être décotées
Selon kauppalehti, les projets du FMI de retarder de plusieurs décennies les remboursements de la Grèce risquent d’avoir pour effet d’annuler une partie de cette dette. C’est ce que pense le professeur d’économie Vesa Puttonen.
KL

Editorial : « Les pays de la zone euro paralysés par la crise de la Grèce » HS
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat relève que la question de l’allègement de kla dette grecque est une importante question de politique intérieure en Finlande car un tel allègement signifierait une augmentation des engagements de la Finlande auprès de la Grèce – or c’est précisément ce que le programme gouvernemental visait à éviter ».
HS

Point de vue : « Le gouvernement s’en est bien sorti » Yle
Le chercheur en rhétorique Severi Hämäri juge que le gouvernement finlandais et en particulier le Premier ministre Juha Sipilä a bien manœuvré en matière de politique intérieure sur l’affaire de la crise grecque. En témoigne le fait que le principal parti d’opposition, le PSD de M. Rinne, annonce soutenir le gouvernement sur ce sujet.
Selon M. Hâmäri, M. Sipilä a bien mneouvré en donnant de l’espace au ministre des Finances Alexander Stubb et au ministre des Affaires étrangères Timo Soini. « Le Premier ministre a fait des conférences de presse et des déclarations très courtes, sans s’engager dans la discussion ». les débats sont restés en coulisses et M. Sipilä a pu présenté les positions communes du gouvernement. « C’est d’un point de vue rhétorique la bonne façon de fonctionner si on est un dirigeant », estime M. Hämäri.
Les positions de MM. Stubb et Soini étaient plus délicates car ils devaient trouver la lmesure entre les positions de leurs partis et du gouvernement. Selon M. Hämäri, c’est M. Soini qui s’en est tiré le mieux.
Yle

Politique intérieure

Pacte social

Les syndicats réservés sur un allongement de la durée du travail
Les présidents des syndicats de la poste, de l’agro-alimentaire et du marketing, interrogés par Yle, se déclarent réservés sur une augmentation du temps de travail. Ils font remarquer que cela risquerait d’augmenter le chômage dans leurs branches. Ils estiment aussi que pour être approuvé, un pacte social devrait aussi apporter quelque chose de positif aux travailleurs.
Ils estiment que les négociations seront certainement très longues.
Yle

Culture

Exposition Ai Weiwei
Le nouveau musée d’art d4Helsinki va présenter une exposition de l’artiste chinois Ai Weiwei à partir du 25 septembre.
Il n’est pas encore certain que l’artiste participe au vernissage de cette exposition.
HS

France – Finlande

Bande dessinée

Riad Sattouf
Suomen Kuvalehti publie un portrait de Riad Sattouf dont la bande dessinée L’arabe du futur est parue en finnois chez WSOY.
SK

Musique

Mikko Franck
Suomen Kuvalehti annonce que Mikko Franck va bientôt débuter comme directeur musical de l’orchestre de Radio France.
SK

Jeudi 23 juillet 2015

Politique étrangère et européenne

Finlande – Russie - Energie

M. Rehn à Moscou
Helsingin Sanomat rapporte que le Ministre de l’Economie Olli Rehn (Centre) se rendra aujourd’hui à Moscou. Il y rencontrera le vice-premier ministre Arkadi Dvorkovitch et l’ancien ministre des Finances Alexeï Koudrine.
Les entretiens porteront sur les questions d’actualité concernant l’énergie et les technologies.
HS estime que le sujet de Fennovoima devrait être certainement abordé.
HS

Point de vue :
« Le sort de Fennovoima entre les mains de Vladimir Poutine » Uusi Suomi
Le chercheur Veli-Pekka Tynkkynen estime qu’en dernier ressort c’est le président russe qui pourrait décider de la participation de Fortum au projet de Fennovoima.
En effet, Fortum négocie actuellement avec Gazprom le rachat de centrales hydroélectriques en Russie. En contrepartie, Fortum accepterait de participer au projet de fennovoima de construire une centrale nucléaire avec Rosatom à Hanhikivi.
M. Tynkkynen souligne que le projet de Fortum de devenir actionnaire majoritaire d’une société d’énergie en Russie va à l’encontre de la tendance dans ce pays. « ces dernières années au contraire on a diminué le pouvoir des sociétés étrangères dans les entreprises énergétiques russes, fait-il remarquer.
Dans lke cas de Fortum s’opposent donc les intérêts de Rosatom et de Gazprom. Selon M. Tynkkynen, les dirigeants russes doivent donc réfléchir de quel côté de la balance faire pencher la décision.
En effet, si le projet de Fennovoima se réalise, cela renforcerait les affaires de Rosatom et constituerait un pas important dans la diplomatie énergétique de la Russie. « C’est un sujet important pour la politique étrangère de M. Poutine. Lors de la rencontre entre les présidents Poutine et Niinistö la question du renouvellement de la centrale de loviisa a été abordée. Je suis certain que la déciison concernant Fortum sera prise par l’entourage voire M. Poutine lui-même », daclare M. Tynkkynen.
En revanche Gazprom aurait tout intérêt à garder le contrôle de ses centrales hydroélectriques, juge-t-il. Il estime donc qu’il est peu probable que l’on ait des nouvelles avant la date butoir du 6 août.
« En Finlande, la question de Fennovoima et de son actionnariat a fait l’objet d’un débat politique. Je pense que la Russie veut voir jusqu’où les politiciens finlandais sont prêts à aller pour assurer que leur projet aura un actionnariat à 60% domestique », dit-il.
uusisuomi

Migrit pourrait rester dans l’actionnariat de Fennovoima
La société croate Migrit a annoncé hier son intention de se maintenir dans le capital de Fennovoima, à hauteur de 6% (soit 3 points de moins que ce qui avait été annoncé).
Cette part ne serait pas comprise dans l’actionnariat finlandais ou européen dont la part doit au moins être de 60%.
« Comme Rosatom possède 34% de Fennovoima, il reste un créneau de 6% et c’est ce que vise visiblement Migrit », a commenté Herkko Plit du ministère finlandais de l’Economie.
Selon lui, « Fennovoima a besoin d’actionnaires finlandais qui s’engagent dans le financement de ce projet à moins que les actionnaires actuels décident d’augmenter leur participation ».
KS

Grèce

« Les peuples en Europe s’opposent à la mutualisation des dettes » Hbl
« Selon Mme Urpilainen, c’est l’avenir de l’UE qui est en jeu » Hbl
Dans une interview accordée à Hufvudstadsbladet, l’ancienne ministre des Finances Jutta Urpilainen (PSD) déclare que, « parce que la France exige une intégration plus poussée, l’UE se retrouve à un carrefour. Maintenant, nous devons donner plus de légitimité et de crédibilité de l’UE, mais aussi renforcer le principe que chaque pays est responsable de sa propre économie et de ses propres dettes. »
« Nous sommes maintenant à un carrefour : les Britanniques veulent modifier les structures de l’UE, tandis que la France veut approfondir l’intégration. J’ai de l’espoir pour ce dernier projet, mais ceci suppose que les peuples de l’Europe confèrent à l’Union européenne une légitimité. Tant que l’économie grecque devra être sauvée par les autres pays, il en résultera seulement une légitimité négative », déclare-t-elle.
Hbl

Euro - UE

Initiatives populaires contre l’euro et l’UE
Le député européen Paavo Väyrynen (Centre) a lancé une initiative populaire demandant l’organisation d’un référendum sur la participation de la Finlande à l’euro. Il souhaite que cela soit l’occasion de discuter des avantages et des inconvénients de la monnaie unique pour la Finlande.
Le parti du centre a pris ces distances avec ce projet. Le parti a annoncé qu’il ne s’agissait pas d’une initiative du Centre.
L’organisation de jeunesse du centre n’a pas l’intention de promouvoir cette initiative. Le président des jeunes centristes a toutefois admis qu’il allait personnellement signé cette initiative.
La moitié des présidents de sections régionales des Vrais Finlandais sont favorables à l’initiative de M. Väyrynen. L’organisation de jeunesse des Vrais Finlandais fait la promotion de ce projet. Keskisuomalainen relève que le Président des Vrais Finlandais Timo Soini devra expliquer à son parti comment le gouvernement finlandais a sauvegardé les intérêts de la Finlande dans les négociations sur le nouveau paquet d’aide à la Grèce.
En une semaine, l’initiative de M. Väyrynen a récolté près de 30 000 signatures (50 000 récoltées en six mois sont nécessaires, NDLT).
Turun Sanomat relève que deux autres initiatives populaires ont été lancées cette semaine. L’une vise à organiser un référendum proposant plus directement la sortie de la Finlande de la zone euro. Le second vise à organiser un référendum sur la sortie de la Finlande de l’UE.
KS TS

Immigration

Cinq nouveaux centres d’hébergement cet automne
Pour faire face à l’afflux des demandeurs d’asile, cinq nouveaux centres d’hébergement devraient ouvrir cet automne en Finlande. Chacun d’entre eux devrait avoir une capacité de 150 places.
Actuellement la Finlande dispose de 18 centres d’hébergement. Ils sont quasiment pleins.
La décision d’ouvrir de nouveaux centres revient au ministère de l’Intérieur. Les centres sont gérés par les communes et la Croix-Rouge.
HS

Glyphosate

Débat en Finlande
Le professeur Kari Saikkonen met en garde contre l’utilisation en Finlande du glyphosate. En effet, il s’agit de l’herbicide le plus vendu (sous différents noms, comme le Roundup).
En attendant les études de l’UE sur le caractère cancérigène de cet herbicide, la Finlande n’a pas l’intention d’en limiter l’utilisation, rapporte Turun Sanomat.
TS

Politique intérieure

Gouvernemnt

Débat sur les programmes prioritaires
Helsingin Sanomat annonçait en début de semaine que le gouvernement prévoyait d’investir 350 millions d’euros dans la bioéconomies et le cleantech. Cela constituerait environ un tiers du budget des projets prioritaires évalués à un milliard d’euros get. Par ailleurs, 100 à 200 millions d’euros seraient alloués au numérique et à l’éducation et autant à la politique familiale et 100 million d’euros à l’emploi.
Le ministre de l’Intérieur Petteri Orpo souligne qu’aucune décision n’a été prise concernant la répartition financière entre ces projets. Il insiste sur le fait que le parti du Kokoomus ouhaite qu’au moins la moitié de ce milliard d’euros soit consacré à des projets d’avenir (« éducation, recherche, innovation). Il relève aussi que, pour retrouver la croissance, la Finlande va miser sur trois secteurs, bcd (bioéconomie, cleantech et digital).
Helsingin Sanomat estime que les arbitrages au sein du gouvernement seront difficiles et qu’il y aura des divergences entre les partis de la coalition.
Le programme gouvernemental a listé 27 projets prioritaires qui vont faire l’objet de mesures de mises en œuvre. Les ministères devront faire parvenir leurs propositions d’ici le 5 août et, sur la base de la proposition du ministère des Finances, le gouvernement les étudiera les 10 et 20 août. Les décisions seront prises par les dirigeants des partis de la coalition au plus tard début septembre lors des arbitrages budgétaires.
HS

Chômage

Le chômage menace la croissance
L’éditorialiste de Turun Sanomat s’inquiète des mauvais chiffres du chômage publiés par l’institut des statistiques.
On ne peut pas s’attendre à un renversement de la tendance avant la fin d el’année juge l’éditorialiste.
Ce sont surtout le chômage de longue durée et le chômage des jeunes qui ont connu une forte croissance.
Ce qui est particulièrement inquiétant, c’est qu’il semble que de nouveaux emplois ne sont créés que dans le secteur public communal. En effet, selon le ministère de l’Emploi, l’année dernière, le nombre d’emplois a diminué de 46 000 dans le secteur privé, il a diminué de 16 000 dans la fonction publique nationale, mais il a augmenté de 22 000 dans le secteur public communal.
TS

Education

Les universités ont récolté plus de 30 millions d’euros
Les universités finlandaises mènent actuellement des campagnes pour récolter des fonds auprès de donateurs privés.
Elles ont récolté environ 30 millions d’euros. C’est l’université d’Helsinki qui en a récolté le plus, plus de 17 millions, très loin devant les universités suédophones de Åbo (6,4) et Hanken (3,6).
L’Etat a promis aux universités de leur verser le double de l’équivalent des sommes récoltées jusqu’à un plafond de 150 millions d’euros, d’ici fin 2017.
L’université d’Helsinki a surtout reçu des dons de fondations et d’entreprises pour les formations médicales et pharmaceutiques ainsi que pour la pédagogie. Ces donations devraient permettre de créer des chaires de professeurs. Une centaine sont financées par de tels dons.
HS

France - Finlande

Musique

Jazz à Raahe
Kaleva présente le festival de Jazz de Raahe, Rantajazz, dont le directeur artistique est désormais le Français Charles Gil.
Il propose une programmation éclectique avec notamment le guitariste Marc Ducret et le celliste Vincent Courtois.
S’y produira aussi le pianiste Aki Rissanen qui va sortir un nouveau disque à l’automne.
Kaleva

Exposition

Lartigue à Turku
Demokraatti publie une double page de reportage sur l’exposition de photographies de Jacques-Henri Lartigue actuellement au musée d’Arts de Turku.
Dem

Mercredi 22 juillet 2015

Politique étrangère et européenne

Grèce

« Un allègement de la dette pourrait augmenter les engagements de la Finlande » HS
Helsingin Sanomat rapporte que le débat sur un allègement de la dette grecque bat son plein.
La ligne stricte de la Finlande et d’autres pays de l’a zone euro est qu’il ne faut pas annuler une partie de la dette grecque. D’autres formes d’allègements peuvent être envisagées dès lors que la Grèce remplit les conditions fixées au plan d’aide.
Selon le gouvernement finlandais, les discussions sur un allègement de la dette à l’automne si l’on obtient une première étude de la mise en œuvre de ces conditions.
Selon HS, les engagements de la Finlande auprès de la Grèce sont actuellement de 5,8 milliards d’euros.
Le remboursement de la Grèce au MES a déjà été repoussé. Le ministère des Finances finlandais estime qu’un report important de ces remboursements pourrait causer à la Finlande des engagements supplémentaires représentants jusqu’à 20% des engagements actuels, soit environ, un milliard d’euros. Cela s’explique par le fait que le MES devrait se financer pour faire face à l’absence de remboursements de la Grèce. Jusqu’à présent le MES a une capacité financière de 241 milliards d’euros dont il lui reste à utiliser 41 milliards d’euros, écrit HS.
Par ailleurs la Finlande a prêté un milliard d’euros à la Grèce sous forme de prêts bilatéraux. En cas de report des remboursements de la Grèce, la Finlande devrait en subir des pertes comptables, écrit HS qui relève cependant qu’il s’agirait de sommes négligeables pour le budget finaldnais.
La Finlande dispose aussi de « garanties » sur ses prêts à la Grèce pour une valeur de 0,9 milliard d’euros. Mais ces garanties ne pourront être valables si un allègement de la dette grecque était décidé de manière volontaire par les pays de l’eurogroupe, précise HS.
HS

« Le gouvernement se prépare à un report des remboursements » HS
Helsingin Sanomat écrit qu’officiellement le gouvernement finlandais est très réservé sur de nouveaux allègements aux programmes d’aides à la Grèce.
Une source gouvernementale rapporte que la Finlande est sur la ligne de la chancelière allemande Angela Merkel concernant ce sujet.
La ligne de la Finlande est toujours de s’opposer à toute annulation du capital des dettes grecques. « La discussion sur la maturité des emprunts commencera à l’automne », estime cette source.
Selon une autre source gouvernementale, accepter de débattre d’un allègement de la dette grecque reviendrait à « faire sortir le génie de la lampe ou ouvrir la boîte de Pandore ».
Pour les partis de l’opposition en revanche un allègement de la dette grecque n’est pas tabou, rapporte HS.
HS

La France veut modifier la gestion de la zone euro
La correspondante à Londres du Helsingin Sanomat rapporte que le Président français a proposé de modifier l’administration de la zone euro. Il est soutenue en cela par la Commission européenne, précise-t-elle.
HS

Immigration

Les Vrais Finlandais s’opposent aux transferts de demandeurs d’asile
Le parti des Vrais Finlandais n’approuve pas la décision des ministres de l’Intérieur de l’UE sur le transfert de demandeurs d’asile venant de Méditerranée.
Le président des Vrais Finlandais Timo Soini a déclaré à STT que la décision des ministres européens ne respectait pas les règles de l’UE. En effet, selon lui, conformément aux règles de Dublin, les demandes d’asile doivent être étudiées dans le pays où arrivent les migrants.
« Selon les Vrais Finlandais, c’et une mauvaise décision qui va se révéler attractive pour les réseaux d’immigration clandestine. Cette décision rend plus difficile de régler le problème et engendrera des coûts supplémentaires », estime M. Soini.
Il souligne que les Vrais Finlandais s’opposent à cette ligne.
Le président du groupe parlementaire Sampo Terho souligne lui aussi que les transferts de demandeurs d’asile dans l’UE ne sont pas possibles. Il estime que l’on pourrait allouer sur le budget européen des aides provisoires aux pays soumis à la pression migratoire.
TS

Politique intérieure

Pacte social

« Le gouvernement va lancer de vrais discussions » KL
Kauppalehti rapporte que le projet de pacte social que va présenter le gouvernement la semaine prochaine aux partenaires sociaux devrait être « un vrai projet de négociations ». L’objectif de ce document de base aux discussions est d’arriver à un accord avec les partenaires sociaux sur les objectifs, le calendrier et les sujets de discussion du futur pacte social. Il ne devrait pas y avoir de proposition à prendre ou à laisser.
Les négociations devraient donc être un vrai dialogue qui visera à diminuer le coût du travail de 5%.
On ne sait pas encore si l’augmentation du temps de travail figurera dans le projet du gouvernement.
Le gouvernement va donc diffuser son projet d’ici la fin de la semaine prochaine. Les partenaires sociaux auront jusqu’au 21 août pour annoncer leur engagement dans les négociations.
Les conventions collectives actuelles doivent être renouvelées, selon les branches, avant fin 2016 ou début 2017. Le pacte social serait donc en pratique le prolongement de l’accord sur l’emploi et la croissance conclut par les partenaires sociaux en 2013 pour trois ans.
La date limite pour conclure le pacte social est donc de mars 2017, date à laquelle le gouvernement a prévu de décider de la mise en oeuvre des économies supplémentaires de 1,5 milliards d’euros si ce pacte social n’a pu être conclu.
La confédération SAK devrait évaluer le projet du gouvernement le 10 août lors de sa réunion extraordinaire.
Les présidents des syndicats estiment que la proposition présentée par le Premier ministre juha Sipilä pendant les négociations gouvernementales ne peut servir de base à une négociation.
La présidente du syndicat des services, Ann Selin considère que le calendrier fixé par M. Sipilä risque d’être trop serré pour conclure un pacte social.
Le syndicat de la métallurgie estime qu’il est possible de discuter d’un allongement du temps de travail dès lors qu’il serait assorti de compensations financières.
Le syndicat du bâtiment exclut un allongement du temps de travail ou une baisse des salaires.
Selon le président de la confédération des entreprises, M. Jussi Järventaus, « l’augmentation du temps de travail sans contrepartie financière est la question la plus difficile du pacte social car c’est un sujet qui dépend des accords de branche. Il est clair que si l’on doit diminuer le pouvoir d’achat, cela aura un effet négatif à court terme. Mais à long terme cela augmentera la compétitivité des exportations et augmentera donc l’emploi et les revenus. Ce pacte social est indispensable ».
KL

Editoriaux
Helsingin sanomat estime que le projet du gouvernement de pacte social visant à diminuer le coût du travail de 5M% sera difficile à atteindre. En effet, le moyen le plus facile est d’augmenter le temps de travail sans augmentation de salaire. Or, le problème est que les employeurs n’ont aucune compensation à proposer, en tout cas aucune qui n’aurait pas d’effet financier.
Le problème est que le pouvoir de décision dans ce domaine revient aux partenaires sociaux dans des accords de branche. Mais quel syndicat sera prêt à assumer la responsabilité de faire échouer un accord, ce qui permettrait au gouvernement de mettre en place son programme d‘économies supplémentaires, se demande HS.
L’éditorialiste de Kauppalehti relève que le gouvernement a présenté son objectif de pacte social assorti d’une grosse carotte et d’un gros bâton : si le pacte réussit d’importants allègements fiscaux seront réalisés, s’il échoue d’importantes économies seront mises en œuvre. Kauppalehti considère que « si l’allongement du temps de travail est un sujet difficile pour les syndicats, ils n’ont pas la possibilité de fixer des conditions à leur participation à la négociation ». Pour le gouvernement Sipilä, ce pacte est un véritable test ; mais s’il échoue cela ne sera pas seulement un échec pour le gouvernement, mais aussi pour l’ensemble de l’économie finlandaise, conclut KL.
KL

France - Finlande

Musqiue

Manu Chao
Helsingin Sanomat publie une critique de la biographie du chanteur de la Mano Negra, Manu Chao, dont la traduction en finnois vient de paraître.
HS

Mardi 21 juillet 2015

Politique étrangère et européenne

Immigration

Un accord sur 35 000 demandeurs d’asile
La Finlande recevra 792 demandeurs d’asile
Les ministres de l’Intérieur des pays européens sont arrivés, hier, à un accord sur le transfert de demandeurs d’asile venant de Méditerranée.
Le ministre finlandais Petteri Orpo a qualifié les négociations de « très difficiles car les mouvements de population commencent à être massifs ». Il s’est montré satisfait qu’un accord ait pu être obtenu. « Le principal est que tous les Etats, à l’exception de la Hongrie, y participent ».
Selon cet accord, la Finlande devrait accueillir 792 demandeurs d’asile, conformément à la proposition de la Commission. La Commission proposait le transfert de 40 000 demandeurs d’asile. L’accord porte finalement sur 35 000. « Nous n’avons pas voulu augmenter notre quota. La Finlande assume suffisamment ses responsabilités avec le chiffre fixé par la Commission. On discutera à l’automne du transfert des 5000 qui restent. La Finlande n’a toutefois plus de pression pour en accueillir plus car je pense qu’il y a d’autres pays qui doivent agir avant nous », a dit M. Orpo.
STT rappelle que ce sujet a divisé le gouvernement finlandais durant l’été. Les ministres des Vrais Finlandais se sont opposés à ces transferts de demandeurs d’asile dans l’UE.
« Ce chiffre de 792 n’est qu’une petite partie du nombre de demandeurs d’asile qui arrivent en Finlande. De plus, ils viendront pendant une période qui s’étale sur deux ans et ne constituent donc pas un afflux massif », a souligné le directeur de l’unité des demandeurs d’asile à l’office de l’immigration, M. Juha Similä.
Helsingin Sanomat rapporte que les ministres européens s’étaient mis d’accord précédemment sur la répartition de 20 000 réfugiés. La Finlande a accueillera 293 durant les deux prochaines années. Le gouvernement décidera à l’automne, lors des négociations budgétaires du nombre des réfugiés qui seront accueillis l’année prochaine.
Le ministre de l’Intérieur finlandais a aussi souligné que l’on avait aussi demandés à L’Italie et à la Grèce de renforcer leurs contrôles aux frontières. « Il faut avoir à l’esprit que des millions de personnes fuient la guerre et les persécutions. Il faut pouvoir les distinguer de ceux qui cherchent à entrer sur le territoire pour des motifs économiques ».
HS KS

Un record de demandeurs d’asile cette année
On estime que cette année, la Finlande devrait recevoir 7000 à 8000 demandeurs d’asile.
Jusqu’à présent plus de 3 300 demandes d’asile ont été déposées depuis le début de l’année. Cela signifie que le nombre total de demandes d’asile déposées l’année dernière pourrait être dépassé dès juillet.
En effet, la Finlande a reçu 3600 demandes d’asile l’année dernière. Elle a accordé l’asile à 1300 personnes.
La Finlande n’a jamais reçu plus de 6000 demandes par an ; le niveau de 5000 n’a été dépassé qu’une fois, en 2009.
Les demandeurs d’asile viennent principalement de Somalie et d’Irak.
KS TS HS
Grèce

Déclarations en faveur d’une réduction de la dette grecque
Le professeur d’économie Sixten Korkman estimait la semaine dernière qu’il faudrait annuler environ la moitié de la dette de la Grèce.
Le président du parti populaire suédois Carl Haglund a déclaré que « tout le monde savait que la dette grecque n’était pas soutenable. Refuser d’en parler revient à se mentir ». Selon lui, il faudrait évoquer une annulation partielle de la dette de la Grèce. Sinon la Grèce aura de nouveau beosind e plans d’aide. « Il faut sortir de ce cercle vicieux ».
Le vice-président du parti des Verts, Touko Aalto estime lui aussi qu’il faut évoquer la réduction de la dette de la Grèce. D’autant plus que c’est aussi dans l’intérêt de ses créanciers : « Si l’on veut revoir une partie de l’argent prêté à la Grèce, il faut lui donner la possibilité de repartir économiquement ».
L’ancien directeur des marchés financiers du ministère des Finances, Peter Nyberg (aujourd’hui à la retraite) estime que la Grèce ne se remettra pas d’aplomb tant qu’une partie de sa dette n’aura pas été annulée.
HS

M. Sipilä dans le sillage de l’Allemagne
Kauppalehti affirme que, la semaine dernière, la Finlande a bien commencé les négociations en penchant pour la sortie de la Grèce de la zone euro, mais a fini par suivre la ligne de Mme Merkel et donner une nouvelle chance à la Grèce.
Lors de la réunion des ministres des Finances de l’eurogroupe, la Finlande n’était toutefois pas toute seule sur sa ligne opposée à l’ouverture des négociaitons. M. Stubb n’aurait pas non plus été le plus dur dans ses déclarations.
Néanmoins, selon Kauppalehti, la ligne défendue par la Finlande à la réunion de l’eurogroupe était plus dure que celle validée par la Grande Commission puisqu’en pratique la Finlande ne semblait prête à ouvrir les négociations à aucune condition.
Finalement la solution est venue de la réunion des chefs d‘Etat et de gouvernement et on peut en attribuer la paternité au président français François Hollande, écrit Kauppalehti. Il a en effet mené des négociations en petit cercle avec la chancelière allemande et le premier ministre grec et les représentants des institutions européennes. C’est pourquoi certains comme le premier ministre Juha Sipilä ont été confinés au rôle de spectateur. Après coup, M. Sipilä a déclaré en être frustré. Néanmoins, selon certaines sources, il était de toute façon silencieux pendant les réunions.
Selon Kauppalehti, dès lors que Mme Merkel a montré le feu vert, les autres pays partisans d’une ligne dure ont changé de position. Lors de la réunion de la grande commission, la ligne du gouvernement finlandais s’était assouplie à tel point que M. Sipilä pouvait proposer que la Finlande accepte l’ouverture des négociations, rapporte Kauppalehti.
KL

Editorial
« Une proposition politique qui ne tombe pas à point » SM
Le quotidien du parti du Centre estime que la proposition du président français d’une « organisation renforcée de la zone euro » est « l’expression d’une faute politique et malvenue ».
Selon SM, « le problème de la zone euro n’est pas le manque d’une politique économique commune ou d’un manque d’intégration mais d’arriver à convaincre les citoyens européens du bien-fondé de la décision de [continuer à aider] la Grèce ».
Le quotidien cite des sondages selon lesquels en Allemagne et en Finlande les citoyens étaient plus défavorables que favorables à l’ouverture des négociations sur un troisième plan d’aide à la Grèce.
« La proposition de M. Hollande est probablement conforme à ce que prodiguent de nombreux experts économiques. Selon eux, la monnaie commune a besoin d’une politique économique commune. Néanmoins, en parler revient à jeter de l’huile sur le feu. On comprend par politique économique commune la mise en commun des dettes, estime l’éditorialiste du journal du parti du Centre.
SM

Politique intérieure

Pacte social

Les confédérations syndicales s’opposent à une augmentation du temps de travail
Les présidents des confédérations syndicales s’opposent au projet de pacte social si l‘objectif est d’augmenter le temps de travail et de réduire la sécurité de l’emploi.
« Nous ne croyons pas à une augmentation du temps de travail. Il y a actuellement 300 000 chômeurs. Il y a donc de la main d’œuvre, si seulement il y avait du travail. Le nombre d’heures travaillées aujourd’hui est le même que dans les années 50. Ce n’est pas en augmentant le temps de travail que l’on a multiplié par six le PIB, c’est par l’innovation et la progression du savoir-faire », a déclaré M. Lyly (SAK).
Le syndicat du transport a annoncé qu’il ne participerait pas à un pacte social. Selon M. Lyly d’autres secteurs sont aussi très critiques sur ce projet. « On ne nous fera pas venir à la table des négociations si le menu est 100 heures de travail de plus et des diminutions de salaires ! ». M. Lyly déclare toutefois que la SAK est prête à négocier dès lors que les solutions seraient réellement recherchées en commun.
Le président de la confédération des employés (STTK) déclare lui aussi que « l’augmentation du temps de travail est exclue des possibilités ». Il affirme toutefois qu’aucun de ses syndicats ne s’opposent à participer à ces négociations.
Le président de la confédération des cadres Akava rejette lui aussi le débat sur l’augmentation du temps de travail. Il va toutefois proposer à ses membres la participation aux négociations sur le pacte social.
HS

« Selon M. Orpo, si on n’arrive pas à s’entendre, il faudra que le gouvernement agisse » HS
Le Ministre de l’Intérieur Petteri orpo (Kokoomus) estime que les partenaires sociaux comprendront la difficulté dans laquelle se trouve l’économie finlandaise et accepteront donc de participer à la négociation d’un pacte social.
Il souligne que sinon le gouvernement devra mettre en place les économies drastiques qu’il a publiées.
M. Orpo précise que les négociations sur le pacte social sont particulières. En effet, « il ne s’agit pas des traditionnelles négociations salariales. Puisqu’il faut améliorer la compétitivité, cela signifie qu’il faudra abandonner certains acquis. Ce sont des questions difficiles ».
HS

Emploi

Hausse du chômage
Selon l’institut national des statistiques, il y avait en juin 280 000 chômeurs, soit une hausse de 22 000 par rapport à 2014.
Le nombre de travailleurs a abaissé de 35 000 pour s’établir à 2 526 000.
Le taux de chômage est passé en un an de 9,2% à 10%. Il a même atteint au second trimestre 10,7% contre 9,6% en 2014.
Selon les statistiques du ministère d el’Economie et de l’Emploi, le nombre de demandeurs d’emploi s’établit à 368 900 soit une hausse de 31 700 en un an.
Le nombre de chômeurs de longue durée a pour la première fois depuis 1997 dépssé kla barre des 100 000 pour s’établir à 110 300 (soit 19 800 de plus qu’en 2014).
Yle

France

Tourisme

Saint-Emilion
Hufvudstadsbladet a publié dans son édition dominicale un long reportage sur l’oenotourisme à Saint-Emilion, près de Bordeaux.
Hbl/Dim

Lundi 20 juillet 2015

Politique étrangère et européenne
Grèce

La majorité des Finlandais contre un troisième plan d’aide
Selon un sondage publié vendredi par Lännen Media, 57% des Finlandais estiment que la Finlande ne devrait pas participer à un troisième plan d’aide à la Grèce ; seulement 26% y sont favorables.
Si la Finlande participe à un troisième plan d’aide, 45% des Finlandais feront toujours confiance au gouvernement alors que 43% déclarent le contraire.
Les sympathisants des Vrais Finlandais souhaitent à 87% que la Finlande ne participe pas à un troisième plan d’aide. Ils déclarent aussi à 65% que si la Finlande y participe, ils n’auront plus confiance dans le gouvernement.
Enfin, 55% des Finlandais estiment que, si la Finlande participe à un troisième plan d’aide, les Vrais Finlandais pourront rester au gouvernement ; seulement 28% jugent qu’ils devraient en partir. Les électeurs du Centre (82%), du parti conservateur (71%) et même des Vrais Finlandais (65%) sont favorables à leur maintien au gouvernement.
Kaleva

Déclarations de Mme Tiilikainen
La directrice de l’institut des relations internationales, UPI, Mme Teijä Tiilikainen estime que les négociations sur un troisième plan d’aide ne sont pas en contradiction avec le programme gouvernemental. « Si le troisième plan d’aide est comme prévu, il ne devrait pas y avoir de problèmes. Tant que les engagements de la Finlande dans le MES ne grandissent pas, c’est conforme aux positions des partis de la coalition gouvernementale », relève-t-elle.
« Néanmoins les risques financiers croissent. Mais cela aussi, c’est dans la ligne de la position consensuelle adoptée lors de la formation du gouvernement ».
AL

La Finlande n’a pas sauté du train en marche
STT rapporte que le sommet européen aura été plus important que ce à quoi les Finlandais s’attendaient. C’est pourquoi ils en sont ressortis avec des déclarations prudentes, tant M. Sipilä que M. Stubb insistant sur le fait que les négociations sur un troisième plan d’aide n’allaient pas forcément commencer et que la Finlande pourrait prendre position à nouveau.
« Mais le train européen était déjà passé. La Finlande n’avait que deux solutions : rester à bord ou essayer de faire obstruction, ce qui signifie qu’elle serait passée dessous ».
« Jeudi, le gouvernement finlandais a donc décidé de s’adapter au changement et de rester à bord. Après avoir montré ses muscles, le président des Vrais Finlandais Timo Soini a cédé avec le reste du gouvernement pour accepter la préparation du troisième plan d’aide à la Grèce. M. Soini l’a justifié en arguant que la ligne avait été décidée il y a des années avec la création du MES et la décision de la Finlande d’y apporter des fonds ».
« M. Soini sait bien qu’il ne peut pas changer le cap tout seul et faire sortir la Grèce de l’euro. Si M. Soini avait maintenu sa position il aurait du quitter le gouvernement ou bien la Finlande aurait été mise en minorité à Bruxelles. Cela signifie que la volonté de la Finlande aurait été balayée et qu’il n’en serait resté qu’une réputation de pays obstructeur, ce qui aurait affaibli le capital de négociation de la Finlande dans l’UE », juge STT.
« Le train européen était lancé à vive allure, comme en témoigne le fait qu’en deux jours on a débloqué un plan d’urgence de 7 milliards d’euros en dépit des atermoiements de la Finlande et du Royaume-Uni », écrit STT.
STT

Débat sur le mandat de M. Stubb
« La Finlande voulait un Grexit » TS
Selon les documents rendus publics vendredi, la position de la Finlande pour les négociations de la semaine dernière était que l’exclusion temporaire de la Grèce de la zone euro était la solution de long terme à la crise. En effet, le gouvernement considérait que la proposition de la Grèce ne constituait pas une base suffisante pour une décision de principe d’ouvrir des négociations, c’est pourquoi la Finlande s’y opposait.
Plus tard dans le week-end, il a toutefois été décidé de préciser le mandat du gouvernement de telle manière que la Finlande ne prenne pas la responsabilité toute seule d’empêcher l’ouverture des négociations.
La vice-président de la Grande Commission, Mme Tytti Tuppurainen (PSD) regrette que lorsque les députés ont du prendre leur décision, ils n’avaient pas d’information sur les positions des autres Etats membres. Selon elle, aucun autre Etat membre ne s’était engagé officiellement sur une telle position. « Je considérais que c’était une position étonnante et cela m’a fait craindre que la Finlande se marginalise dans la coopération européenne. Un petit Etat doit toujours faire en sorte de s’entourer de partenaires. » Elle apprécie que la position finlandaise ait ensuite été clarifiée de manière positive, « mais cela n’empêche pas que la Finlande était prête à faire éclater la zone euro », regrette-t-elle.
Samedi, le ministre des Finances Alexander Stubb a déclaré qu’il était exagéré de dire que la Finlande avait souhaité l’exclusion de la Grèce de la zone euro. « La Finlande a toujours exigé de la Grèce des engagements dans les réformes comme condition à un nouveau plan d’aide », a-t-il déclaré. Selon lui, l’exclusion temporaire de la zone euro était une possibilité dans le cas où la Grèce ne remplissait pas les conditions qui lui avaient été fixées. « Encore dimanche matin ce n’était pas le cas. C’est pourquoi l’exclusion de la Grèce de la zone euro devait être envisagée dans l’eurogroupe. Heureusement la situation semble désormais bien meilleure », a dit M. Stubb.
« En revanche, dans la situation où la proposition de la Grèce était insuffisante pour entamer des négociations, il était fondé de conserver alternative une exclusion temporaire de la Grèce de la zone euro. Je dis bien comme une alternative et que la Finlande n’a jamais été seule à promouvoir », a précisé M. Stubb sur son blog.
TS HS AL

Point de vue de Mme Tiilikainen
« La Finlande doit décider de sa politique européenne » SK
Dans un billet publié dans Suomen Kuvalehti, la directrice de l’institut des relations internationales, UPI, Mme Teijä Tiilikainen estime que la crise grecque est devenue un problème pour l’ensemble de la politique européenne de la Finlande.
C’est la crise de la dette qui a été un vrai filon pour Timo Soini. Or, la ligne des Vrais Finlandais a influencé celle des autres partis. L’euro est devenu un tabou pour tous les partis et même les partis de gauche n’osent pas perler de solidarité européenne par crainte de perdre des électeurs.
Or cette ligne dure en politique économique est en contradiction avec la politique européenne traditionnellement constructive de la Finlande.
Aujourd’hui le gouvernement est à nouveau sous pression. Il s’est en effet écoulé trop peu de temps depuis les élections législatives pour que les partis politiques souhaitent infléchir leur position afin de se conformer au consensus européen sur le sujet, juge Mme Tiilikainen.
« La Finlande doit néanmoins élargir son point de vue au-delà des décisions de tactiques électorales ». En effet, jusqu’à présent l’attitude de la Finlande à l’égard de l’intégration européenne s’est fondée sur l’intérêt qu’elle en tire : on a estimé que pour la politique étrangère, une Europe interdépendante était la meilleure des solutions. C’est pourquoi Mme Tiilikainen se demande si les positions prises sur la Grèce ont été réfléchies en prenant en compte l’intérêt que la Finlande vise à tirer de l’intégration européenne.
Jusqu’à présent, la Finlande a traversé la crise de l’euro aux côtés de l’Allemagne. Mais quand on en vient à modifier la teneur de l’union ou les traités fondamentaux, l’Allemagne cherche ses partenaires ailleurs. Tout le monde admet que l’intégration repose in fine sur la coopération entre la France et l’Allemagne. Or, la Finlande n’est pas l’Allemagne, n’a ni son poids ni sa contribution au budget européen. Il est bon de s’en rappeler avant que le gouvernement cherche à faire sortir la Grèce de la zone euro.
Les plans d’aide ne constituent pas la meilleure solution, mais spéculer sur l’éclatement de l’euro non plus.
En conclusion, Mme Tiilikainen se demande si la Finlande a intérêt à adopter le profil d’un Etat membre égoïste et cherchant à diviser l’UE.
SK

Le téléphone de l’Elysée n’arrête pas de sonner
Dans un billet publié samedi, la correspondante à Berlin d’Helsingin Sanomat estime que le grand vainqueur des négociations sur la Grèce aura été le Président français. En effet, là où l’Allemagne a recherché à imposer sa ligne dure, M. Hollande a compris la position délicate où se trouvait la Grèce, juge Tiina Rajamäki qui souligne que la Chancelière allemande a besoin d’un important allié en Europe et dans la zone euro et que la France est le meilleur partenaire.
HS

Politique intérieure

Budget – Economie

Le gouvernement prépare ses projets prioritaires
Le programme gouvernemental a listé 27 projets prioritaires qui vont faire l’objet de mesures de mises en œuvre. Les ministères devront faire parvenir leurs propositions d’ici le 5 août et le gouvernement les étudiera les 10 et 20 août. Ils feront aussi l’objet de décisions budgétaires afin de figurer dans le projet de budget qui sera finalisé en septembre. Les projets prioritaires seront soumis au parlement en septembre-octobre.
Selon Helsingin Sanomat, le gouvernement prévoirait d’investir 350 millions d’euros dans la bioéconomies et le cleantech. Cela constituerait environ un tiers du budget des projets prioritaires évalués à un milliard d’euros pour le prochain budget. Par ailleurs, 100 à 200 millions d’euros seraient alloués au numérique et à l’éducation et autant à la politique familiale et 100 million d’euros à l’emploi.
HS

Pacte social

Le syndicat des transports n’y participera pas
Le syndicat des transports AKT a annoncé qu’il ne participerait pas aux négociations sur le pacte social.
Le gouvernement discute actuellement avec les partenaires sociaux pour préparer un projet de pacte social qui sera finalisé d’ici la fin juillet.
Les partenaires sociaux auront jusqu’au 21 août pour annoncer s’ils s’engagent dans la négociation d’un tel pacte social.
HS

Fennovoima

Fennovoima toujours sous tension
Le ministre de l’Economie Olli Rehn a annoncé que Fennovoima avait trois semaines pour assurer que son actionnariat était à 60% finlandais ou européen. M. Rehn soumettra au gouvernement le dossier de Fennovoima le 6 août.
Le ministère de l’Economie a jugé que l’actionnaire croate de Fennovoima Migrit Solarna ne pouvait être considéré comme européen car son financement venait de Russie.
M. Rehn a déclaré vendredi qu’il attendait de fennovoima une retenue dans la conduite de ses travaux sur le terrain en attendant la décision du gouvernement.
Fortum a annoncé qu’il était toujours prêt à investir dans Fennovoima à partir du moment où était signé en Russie son acquisition d’un parc de centrales hydroélectriques en Russie.
HS KS

Parlement

Les initiatives populaires avancent
L’initiative populaire visant à revenir sur le mariage homosexuel a récolté plus de 50 000 signatures et sera donc déposée au parlement.
Il y a toutefois peu de chances qu’elle aboutisse car plus de 140 des 200 députés ont annoncé qu’ils étaient défavorables à une annulation de la décision prise par le précédent parlement d’autoriser le mariage pour les couples homosexuels.
L’initiative du député européen Paavo Väyrynen en faveur de la sortie de la Finlande de l’euro a récolté 22 000 signatures en trois jours.
HS

Religion

Projet de mosquée à Helsinki
Yle rapporte que Bahrain a exprimé son intérêt pour financer une grande mosquée à Helsinki.
Les principaux groupes politiques du conseil municipal (PSD, Kokkoumus et Verts) sont favorables à la construction d’une grande mosquée, rapporte STT.
TS

Fête de fin du ramadan dans une église
Kesksisuomalainen rapporte que les musulmans du centre de la Finlande ont fêté la fin du ramadan dans l’éflise de Keljo qui leur avait ouvert ses portes pour l’occasion.
KS

Climat – Météorologie

Un des étés les plus froids depuis trente ans
Durant la période du 1er juin au 15 juillet, la température moyenne a été de 12°C en Finlande soit le second été le plus froid de la période depuis 1985.
Le climatologue Ari Laaksonen souligne qu’il ne s’agit pas d’un refroidissement mais que de tels étés frais et pluvieux sont réguliers en Finlande.
KS

Vendredi 17 juillet 2015

Politique étrangère et européenne

Grèce

La Finlande d’accord pour entamer les négociations
M. Soini a souhaité éviter une crise au sein du gouvernement
M. Sipilä relève que la décision unanime n’était pas facile
M. Stubb : Une excellente solution
Les dirigeants des partis de la coalition gouvernementale ont affirmé que le gouvernement était unanime dans sa décision de soutenir le démarrage des négociations avec la Grèce et le financement-relai. Le Premier ministre Sipilä estime que la décision n’a été facile pour personne et que toutes les alternatives comportant des risques. Il espère que le choix « entre la peste et le cholera » aura été pour le moins mauvais. Concernant les propos de son homologue grec, qui n’est pas convaincu sur certains points de l’accord, M. Sipilä estime que cela n’augure pas bien d’instiller la méfiance concernant les réformes. Il estime « qu’il peut s’agir d’un message de politique intérieur, dont la Grèce a besoin », dans les propos de M. Tsipras.
M. Sipilä estime que la solution présente est meilleure que la sortie temporaire de l’euro de la Grèce.
M. Stubb, ministre des Finances, estime que la prise de décision n’était pas difficile. Pour lui, la solution finalement obtenue est excellente.
Le comité interministériel des Affaires européennes et la Grande commission prendront position sur le paquet d’aide à la Grèce dans moins de quatre semaines. Selon HS, la date prévue pour une réunion est préalablement fixée au 11 août.
Le ministre des Affaires étrangères, M. Soini, relève que la décision de soutenir les négociations était difficile pour lui. Il estime toutefois qu’engendrer une crise au sein du gouvernement aurait été le scénario le pire. « Je ne souhaitais pas apparaître comme un déserteur. » Il admet avoir considéré de quitter le gouvernement, mais souligne que son parti souhaite remettre la Finlande en état au cours des quatre années qui suivent. Pour lui, son parti n’a pas retourné sa veste.
Selon M. Soini, les risques encourus par la Finlande concernant la Grèce augmentent considérablement, même si techniquement, les engagements financiers n’augmentent pas.
HS relève que plusieurs Vrais Finlandais, dont M. Saarakkala, député, ont exprimé leur souhait que le parti quitte le gouvernement si le troisième paquet d’aide est adopté.
HS/A6-7

Propos de M. Lindtman
Le président du groupe parlementaire du PSD, M. Lindtman, estime que le retournement de veste de M. Soini n’a pas de précédent en Finlande.
Dem/6

Point de vue : « L’UE est la scène d’un amour fané » HS
Mme Kähkönen, correspondante de HS à Bruxelles, estime que la crise de l’euro a créé un fossé entre la Grèce et les autres pays de la zone euro, et a éloigné la France et l’Allemagne l’une de l’autre. La crise crée des divisions de politique intérieure dans les Etats membres.
D’autres questions brûlantes sont d’actualité, comme celle concernant les migrations.
Mme Kähkönen regrette que des Etats membres de l’Europe de l’Est semblent avoir perdu leur enthousiasme à l’égard de l’euro.
Elle évoque l’éventualité que des populistes eurosceptiques, tels que Mme le Pen, sortent vainqueurs et souhaitent rétablir les frontières et abandonner la monnaie unique. Si on en arrive là, aucun paquet d’aide ne pourra sauver l’UE et l’euro.
HS/jeu/A9

Projet de Fennovoima

Migrit ne remplit pas les critères
Le ministre de l’Economie, M. Rehn, relève que lors de l’étude concernant l’actionnariat du projet de Fennovoima, son ministère n’a pas eu la certitude sur le fait que le pouvoir de décision chez Migrit soit réellement au sein des instances domiciliées dans l’UE ou l’AELE. « Il semble qu’il y a des investisseurs russes derrière le groupe croate », dit M. Rehn.
Le ministère a demandé l’avis du chancelier de la justice qui estime que le processus de demande d’autorisation est en instance jusqu’à ce que la question soit évoquée au sein du gouvernement. Selon M. Rehn, cela est prévu pour le 6 août. Fennovoima aurait jusqu’à cette date-là pour chercher des investisseurs.
www.hs.fi, HS/A22-23

Editorial : « Le ministère a pris la bonne décision » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat estime que l’épisode Migrit laisse un mauvais arrière-goût au projet de Fennovoima.
HS/A5

Point de vue : « Politique énergétique sous beaucoup de pressions » HS
Helsingin Sanomat publie dans sa page consacrée aux éditoriaux un billet de Mme Kauhanen, qui estime que le projet de Fennovoima coïncide avec un débat énergétique européen qui remet en question l’énergie nucléaire (Allemagne, Suède) et la dépendance envers la Russie et le charbon.
Si le projet de Fennovoima échoue, ce sera pour de bonnes raisons. S’il n’échoue pas, il faut qu’il soit le dernier projet énergétique dont les épisodes suscitent de telles questions. Il existe un risque que les communes et les entreprises de taille réduite aient perdu leur volonté d’investir dans des projets énergétiques.
HS/A4

Climat – COP21

Qualité de l’air
Helsingin Sanomat rend compte du rapport du Sénat sur le coût pour la France de la pollution de l’air et du débat en cours dans la perspective de la conférence climatique de Paris. Le Sénat évoquera, aujourd’hui, un projet de loi énergétique censé accélérer le transfert aux énergies renouvelables.
A l’instar de HS, Hufvudstadsbladet rend compte du souci sur la qualité de l’air à la veille de COP21 et des mesures envisagées à Paris pour réduire la pollution.
HS/jeu/A22, HBL/14

Développement durable

Conférence sur le financement du développement
La ministre du Commerce extérieur et du Développement, Mme Toivakka (Rassemblement national), qui a participé à la conférence de l’ONU sur le financement du développement à Addis-Abeba, lundi, souhaite que les ressources des pays en voie de développement puissent mieux être mises au profit. Elle souligne la responsabilité des investisseurs étrangers s’agissant du respect des droits de l’homme et du droit du travail.
HS/A20

Assemblée parlementaire de l’OSCE

M. Kanerva à Moscou
Le président de l’Assemblée parlementaire de l’OSCE, M. Kanerva, rencontre des députés russes à Moscou, aujourd’hui.
Un entretien est prévu avec le président de la Douma et le président de la Commission des affaires étrangères sur le sujet de la participation de la Russie aux travaux de l’OSCE.
HS/A20

Politique intérieure

Sondage sur l’audience des partis politiques

« L’audience du Parti du centre a augmenté depuis les élections » HS
Selon un sondage réalisé par Helsingin Sanomat entre mi-juin et début juillet, le Centre a gagné des points et arrive au premier rang avec 21,9% des intentions de vote. Selon M. Erkka Railo, politologue, le Centre a tenu ses engagements et les dates limites lors des négociations gouvernementales.
Cependant le parti du Rassemblement national, les Vrais Finlandais et le PSD ont subi une baisse. Les Vrais Finlandais sont à 17,6% - une baisse de 1,6 point par rapport au mois de mai. L’audience du parti du Rassemblement national est de 18,2%.
Le PSD est à 14,7%, une baisse chronique de 0,1 point, qui selon M. Railo est liée aux conflits internes au sein du parti, faisant obstacle au travail d’opposition et permettant aux partis des Verts et de l’Alliance de Gauche d’augmenter leurs audiences - respectivement à 9.8% et 7,9%.
27% des sondés n’ont pas souhaité exprimer leur opinion.
HS/A9

Tourisme

« Beaucoup plus de voyageurs chinois que l’année précédente » HS
Le nombre total des nuitées hôtelières était de 7 millions en Finlande en janvier-mai 2015, ce qui marque une baisse de 10% par rapport à 2014. Cette baisse est liée à la diminution du nombre de touristes russes, qui restent le premier groupe de voyageurs étrangers en Finlande – 359 000 jours, une baisse de 50%.
L’augmentation du nombre de touristes chinois, allemands et nationaux a permis de compenser cette baisse. Pendant ces cinq mois, le nombre des nuitées hôtelières chinoises est passé à 45 000 jours – une hausse de 41%. Le nombre d’Allemands, deuxième plus grande nationalité en termes de voyageurs, est en légère hausse. Une tendance croissante également dans le nombre d’autres touristes européens tel que les Britanniques, les Français, les Italiens, les Suisses et les Norvégiens. Il y a aussi eu une hausse de 1,4% des touristes nationaux, qui restent le plus grand groupe de voyageurs en Finlande.
HS/A11

Economie

« Les entreprises s’intéressent aux start-ups » HS

Jeudi 16 juillet 2015

Politique étrangère et européenne

Grèce

La Grande commission a accordé à M. Stubb le mandat d’entamer les négociations sur le paquet de plus de 80 milliards d’euros
La Grande commission était également favorable à la position du gouvernement d’accorder à la Grèce rapidement un financement-relai pour un montant total sept milliards d’euros. M. Stubb se déclare satisfait de la décision prise au gouvernement et à la Grande commission. Il relève qu’au sein du gouvernement, la prise de décision n’était pas difficile. « Au gouvernement, nous nous investissons à la stabilité de la zone euro et au fait que les responsabilités n’augmentent pas.
M. Stubb relève que la Finlande a assumé un rôle fort lors des négociations des dirigeants des pays de l’eurogroupe parce qu’elle souhaitait être sûre que les décisions qui allaient être prises seraient également mises en œuvre.
La Finlande part du principe que les dettes grecques ne seront pas réduites, selon lui. A long terme, les réductions de dettes ne sont toutefois pas exclues. A l’heure actuelle, on attend des réformes structurelles et une croissance économique en Grèce.
M. Stubb ne relève pas le détail de la mise en œuvre du financement-relai du fait que les négociations au niveau européen sont encore en cours.
La Grande commission s’est réunie dans la matinée, aujourd’hui. Le Premier ministre, M. Sipilä, s’inquiète du niveau d’engagement du gouvernement grec aux réformes.
L’eurogroupe a eu un entretien téléphonique, la Finlande y était représenté une partie du temps par le sous-secrétaire d’Etat M. Saarenheimo,car M. Stubb participait à la réunion de la Grande commission.
M. Sipilä a souligné que la Finlande n’est pas d’accord pour l’augmentation de ses responsabilités financières.
Yle, HS

Propos de M. Soini
M. Soini, ministre des Affaires étrangères, estime qu’il aurait fallu appliquer un redressement concernant la Grèce, il y a longtemps. Maintenant, il faut choisir entre la peste et le cholera. Il relève que son parti n’a pas voulu que la question devienne un critère de participation au gouvernement. « Sinon, on aurait une crise au sein du gouvernement. »
Yle

Financement-relai
Le Premier ministre Sipilä et le ministre des Finances Stubb n’ont pas encore souhaité commenter la proposition de la Commission européenne pour un financement-relai. La position finlandaise en matière d’un financement de secours sera formulée aujourd’hui, lorsque le gouvernement et la Grande commission évoqueront la position à adopter en matière du paquet de sauvetage envisagé.
Lundi, M. Stubb s’était déclaré réticent pour un financement-relai.
HS/A9

Propos de M. Tuomioja : « La position du gouvernement est désagréable – les Grecs ordinaires payent un prix cher » HS
M. Tuomioja, député du PSD, ancien ministre des Affaires étrangères, regrette la politique finlandaise en matière de l’aide à la Grèce en la qualifiant de dégoûtante. Pour lui, la Grèce ne pourra se rétablir de la crise en dernier lieu que par ses propres moyens et en entreprenant les réformes, importantes s’il le faut.
M. Tuomioja déplore le fait que le gouvernement finlandais agisse d’une façon qui donne l’impression que l’on souhaite donner des coups de pied à quelqu’un qui est déjà allongé par terre, battu.
Pour M. Tuomioja, membre de la Commission des Affaires étrangères, il ne reste plus que des alternatives qui sont pires que les précédentes. Il estime que la Grèce se serait mieux débrouillée avec le drachme et il spécule sur l’opportunité pour la Grèce d’éventuellement sortir de l’eurogroupe « en tout cas si la seule alternative est le renforcement de la ligne d’appauvrissement de MM. Stubb et Schäuble ».
Il estime que la Finlande et les autres pays de la zone euro auront une facture à payer, de façon ou d’autre. « Nous payons déjà à travers le fait que le PIB européen est 10 points inférieur à ce qu’elle pourrait être sans la politique d’austérité ».
Concernant les garanties obtenues par la Finlande du temps de la ministre des Finances sociale-démocrate Jutta Urpilainen, M. Tuomioja regrette qu’elles aient conduit son parti au mauvais groupe de référence. La Finlande a obtenu la réputation d’un pays strict qui représente les valeurs néolibérales et la politique d’austérité qui augmente les inégalités.
HS

Editoriaux
« Le point de départ pour le paquet Grèce III ? » KL
« L’Europe décomposant est forcé à se transformer en union de transferts fiscaux » KS
Selon l’éditorial de Keskisuomalainen, l’Europe est condamnée à des transferts fiscaux tant que la Grèce ne quitte pas la zone euro volontairement. Le plan de la Commission de verser un prêt d’urgence de 7 Mrd€ était une trahison des contribuables européens, parce que la Grèce ne pouvait même pas s’en sortir avec les prêts actuels. Ce serait dans l’intérêt national, que le gouvernement maintienne sa position stricte sur de nouveaux prêts, sinon l’UE divergerait vers une responsabilité collective européenne, ou un Etat fédéral. L’Euro aurait créé une illusion de richesse, dont souffrent les Etats du sud, mais aussi la Finlande ; seule l’Allemagne était sur une base saine.
KS/2

« Méfiance auprès de la Grande commission concernant l’avenir de la Grèce au sein de l’eurogroupe » Yle
Yle relève que lors d’un débat télévisé à l’émission matinale, Mme Virolainen (Rassemblement national), présidente de la Grande commission ainsi que les membres, Mme Anttila (Centre) et M. Elo (Vrais Finlandais), ont estimé que dans quatre ans, la Grèce ne serait probablement plus dans l’eurogroupe.
M. Elo se déclare pessimiste en ce qui concerne une amélioration de la situation malgré un paquet d’aide éventuel. Il privilégie une sortie temporaire de la Grèce de l’euro, et une devise parallèle. Mme Anttila rappelle la charge importante de la dette qui pèse sur la Grèce et soupçonne que la Grèce finira par sortir de l’euro. Mme Virolainen aimerait bien croire au maintien de la Grèce au sein de l’euro, mais elle se déclare sceptique. Elle estime que la Grèce et ses mesures sont à l’épreuve maintenant.
Mme Tuppurainen (PSD) estime que le fait que les membres de la Grande commission représentant les partis de la coalition gouvernementale prévoient tous une sortie de la Grèce est un signal. Elle souhaite que la Grèce puisse rester dans la famille européenne et que l’Europe reste calme et stable.
Yle

« Des prêts d’urgence à la Grèce ? » KS
Selon Keskisuomalainen, M. Soini aurait adouci sa position sur le troisième paquet de la Grèce pendant ces derniers jours.
M. Stubb avoue que si la Grèce ne reçoit pas un prêt d’urgence, elle risque de défaillir sur le remboursement des prêts de la BCE, ce qui pourrait détruire le système financier grec.
KS/13

Propos de M. Rinne
Le président du PSD, M. Rinne, estime que la Grèce pourrait le mieux être aidée en alimentant la croissance de son économie et en y investisssant. Il se déclare très critique en ce qui concerne le programme d’aide. ”C’est comme d’aider un voisin alcoolique. On ne peux pas l’aider s’il n’est pas lui-même d’accord de chercher une solution à son problème.”
MTV3

Finlande – Russie

Entretien téléphonique des Présidents Sauli Niinistö et Vladimir Poutine
Les Présidents finlandais et russe se sont entretenus au téléphone, hier, sur l’initiative de M. Sauli Niinistö. Outre l’Assemblée générale parlementaire de l’OSCE, ont été évoqués la situation en Ukraine et l’accord de Vienne sur l’Iran.
HS/A15

« Vladimir Poutine a critiqué la Finlande concernant l’affaire OSCE » AL
Selon le site de la Présidence russe, l’interdiction d’entrée des membres de la délégation russe aurait été juridiquement erronée. Les deux Présidents ont rappelé la volonté de maintenir des bonnes relations entre les deux pays.
M. Ilkka Kanerva, Président de l’Assemblée parlementaire de l’OSCE, ne trouve pas que cette affaire ait aggravé les relations entre la Russie et l’OSCE. Il partira cette semaine à Moscou pour en discuter. Selon M. Kanerva, l’affaire des visas était une décision qui avait été prise en dernière minute : la Finlande avait su début juin que la Russie allait envoyer une délégation avec des membres interdits de séjour par l’UE, et ce délai n’avait pas permis d’évaluer l’applicabilité des sanctions à la conférence d’Helsinki.
AL/A15, Dem/6

Projet de Fennovoima

Dernière minute : « Migrit ne remplit pas les critères, selon le ministère de l’Emploi et de l’Economie » Yle
L’actionnariat finlandais descend ainsi en dessous des 60 % prévues par le ministère, ce qui ne veut toutefois pas dire que le projet serait aussitôt enterré.
Yle

« Le financement russe est un fait, selon M. Komarov de Rosatom » HS
« Fortum est toujours le bienvenu »
Helsingin Sanomat relève que M. Komarov, vice-PDG de Rosatom, dément que son groupe soit lié au groupe croate Migrit Solarna Energija. « Nous avons signé un contrat avec Voimayhtiö SF sur le fait que notre participation au projet de Fennovoima ne dépasserait pas les 40 %. Nous disposons actuellement d’une part de 34 % et nous n’envisageons surtout pas d’aller au-delà des 40 %. Ce projet sera réalisé avec un financement suffisant dont nous nous chargerons », a-t-il dit.
M. Komarov relève que le gouvernement russe a accordé 2,4 milliards d’euros au projet. « En outre, nous y investissons en tant qu’actionnaire au moins 600 millions d’euros, à des phases différentes du projet. Il n’y a donc pas lieu de spéculer sur le fait de savoir si le réacteur de Hanhikivi sera construit avec de l’argent russe : c’est un fait. » M. Komarov rajoute que son groupe travaille également pour attirer d’autres groupes et d’autres financement pour le projet.
Concernant les négociations entre son groupe, Fortum et Gazprom, M. Komarov relève qu’elles n’ont pas été interrompues.
HS/A24

Iran

Editorial : « L’accord est mieux qu’une zone sans accord »
Les décennies de négociations sur le programme nucléaire de l’Iran sont finalement conclues, et finalement il y a beaucoup d’avantages. L’accord permettrait à l’Iran de s’ouvrir à l’économie mondiale et d’utiliser des technologies nucléaires sans avoir accès aux armes nucléaires. L’accord aurait aussi un effet positif sur les relations entre l’Ouest et la Russie : maintenant l’Ouest ne pouvait plus construire un bouclier anti-missile européen sous prétexte de menace nucléaire iranienne.
KS/2

Politique intérieure

Social

« L’augmentation du temps de travail reste un thème compliqué »
Lors du séminaire Suomi Areena à Pori, M. Jyri Häkämies, Président d’EK, a rappelé son soutien à l’augmentation du temps de travail pour augmenter la compétitivité. « La Finlande a la semaine de travail régulier la plus courte dans l’UE, et avec le temps des jours fériés se sont ajoutés. Pour ces raisons, l’augmentation du temps de travail n’est pas une demande abusive, quand nous parlons de compétitivité », déclare-t-il. M. Lauri Lyly, président de SAK, est défavorable à ces propos, il dit que le temps de travail est resté relativement constant depuis 1950, mais pendant ce temps le PIB avait été multiplié par six.
Sur la protection de la formation continue et la sécurité sociale lors de licenciements, les deux présidents semblent avoir des avis convergents. Ces thèmes pourraient être inscrits dans le contrat social et la loi pour obliger les entreprises à économiser des fonds pour le personnel, selon M. Lyly. « Il y a une grande différence entre économiser et investir pour augmenter la compétitivité, mais les deux sont nécessaires si un ensemble est créé ».
AL/A12

Santé – tabagisme

Editorial : « Temps de se regarder dans le miroir » AL
Selon un rapport de THL, l’institut national de la santé, le nombre de fumeur a diminué dans toutes les classes d’âges, mais il existe une grande disparité entre les élèves en école professionnelle (36%) et les lycéens (8%). Ce taux élevé pour les élèves en école professionnelle serait surtout lié aux parents, qui sont souvent fumeurs eux aussi, et à la carence des écoles professionnelles pour lutter contre le tabagisme.
AL/A2

Mariage pour tous

« Lindström : La loi sur le mariage pour tous sera appliquée »
Le Ministre de la Justice et de l’Emploi, M. Jari Lindström a promis que la loi sur le mariage pour tous sera appliquée à partir de printemps 2017 lors d’une réponse du gouvernement à une question écrite de M. Ville Niinistö (Président de l’Alliance Verte) suite aux commentaires controversés de M. Lindström sur l’application de la loi.
AL/A15

Economie

Olli Rehn : « Trop de régulation est une faute du système »
Lors du séminaire politique Suomi Areena, M. Olli Rehn, Ministre de l’Economie, a déclaré que la Finlande était en train de s’étrangler par la régulation, qu’il fallait une dérégulation rapide notamment dans les secteurs de l’habitation et l’aménagement des sols. Le gouvernement Sipilä a fait de l’abandon des « régulations inutiles » une priorité du gouvernement. M. Rehn rappelle que la Finlande n’a pas pu regagner les niveaux de croissance et d’exportation de 2008, partiellement du fait d’un entreprenariat faible et d’un manque de dynamisme dans l’économie. Le programme gouvernemental ne prévoit pas une augmentation des régulations dans l’économie et l’industrie, ceci s’appliquant aussi à la législation européenne, constate M. Rehn.
Mme Tytti Tuppurainen, députée PSD et vice-présidente de la Grande commission, soutient l’idée d’accélérer le processus permettant de procéder à des aménagements, mais s’inquiète que ceci puisse avoir des effets négatifs notamment sur la culture et l’éducation quand une commune n’aurait plus droit à sa propre bibliothèque suite à la dérégulation.
KL/A7

France

Cuisine

Turun Sanomat présente des recettes de M. Jacky Ribault, titulaire d’une étoile Michelin.
TS/21

Mercredi 15 juillet 2015

Politique étrangère et européenne

Grèce

Les Vrais Finlandais pourraient accepter un troisième paquet d’aide
La secrétaire du parti des Vrais Finlandais, Mme Slunga-Poutsalo, relève que si les engagements financiers de la Finlande n’augmentent pas, les Vrais Finlandais seraient prêts à négocier sur un troisième paquet d’aide à la Grèce. Cela signifie que le paquet devrait entrer dans le cadre de l’actuel MES. « Si le gouvernement précédent a accordé les crédits dans le mécanisme, la décision concernant leur usage ne relève pas de nous. »
En ce qui concerne le fait que le gouvernement finlandais devra se positionner encore une fois sur la base des réponses attendues de la Grèce, aujourd’hui, Mme Slunga-Poutsalo relève que son parti est « habitué à ce que les réponses données par la Grèce soient un peu n’importe quoi. Il faudra voir si elles sont suffisantes pour le gouvernement. »
Concernant le fait que les Vrais Finlandais soient les plus durs en ce qui concerne la politique d’aide, Mme Slunga-Poutsalo souligne que les trois partis de la coalition gouvernementale ont formulé la position en commun accord et qu’ils y tiennent tous. C’est une ligne qui sera promue même après ce jour. Elle dément que la question du paquet d’aide soit un critère pour la participation de son parti au gouvernement.
Le secrétaire du PSD, M. Paananen, relève que son parti estime que qu’il faudra se contenter des crédits dont dispose le MES. Il ne s’agit pas d’augmenter les responsabilités finlandaises. « Il y a des crédits dans ce fonds. Il serait insensé d’abandonner la Grèce maintenant et ne pas négocier », dit-il.
M. Paananen regrette que le gouvernement n’ait pas révélé quelles étaient ses conditions à l’égard de la Grèce, lors de la réunion du lundi. « Puisque des négociations vont finalement être entamées, il serait bien que le gouvernement nous fasse part des cartes avec lesquelles il a joué. »
Yle

« La privatisation serait difficile pour la Finlande aussi » HS
Helsingin Sanomat note que si la Finlande se trouvait contrainte de vendre son patrimoine, il s’agirait d’actions, de forêts, de bâtiments et d’œuvres d’art, et elle pourrait difficilement en récupérer 50 milliards d’euros. Les propriétés de l’Etat s’élèvent à 83 milliards d’euros. La part des actions au cours de la bourse s’élève à 18,2 milliards d’euros, mais une grande partie de ces investissements est considérée comme stratégique.
HS/A24

Point de vue
M. Sajari, journaliste économique de Helsingin Sanomat, s’étonne du fait que le gouvernement s’oppose à un prêt d’urgence à la Grèce alors que ne pas l’accorder signifierait sans doute que les responsabilités financières de la Finlande augmentent.
Si la Grèce n’obtient pas de financement de secours, elle deviendra pleinement insolvable et devra se dissocier de l’euro. A ce moment-là, elle serait probablement obligée de négliger le remboursement de ses dettes.
Or, le financement de secours serait accordé par le MES, qui n’aurait pas besoin de demander des capitaux des Etats membres. Les responsabilités financières finlandaises n’augmenteraient pas.
M. Sajari estime que l’opportunité en soi d’un prêt de secours est une toute autre question. « Ne pas l’accorder signifierait politiquement une perte en matière d’autorité de l’euro. […] Economiquement, une sortie de l’euro de la Grèce pourrait être raisonnable, mais à court terme, elle amplifierait la catastrophe économique du pays. […] En sortant de l’euro, la Grèce pourrait plus librement mettre en place une politique économique de son choix sans perdre sa souveraineté. Malheureusement les ambitions politiques ne cessent pas d’éclipser les réalités de l’économie. »
HS/A25

Image de la Finlande
Les spécialistes interviewés lors de l’émission matinale d’Yle estiment que le débat au sujet de la Grèce n’a pas nui à la réputation internationale de la Finlande. En Grèce, l’image de la Finlande a pu se détériorer, mais aux yeux des partenaires commerciaux, dont les Pays-Bas et l’Allemagne, l’image du pays est la même qu’avant.
Dans le cadre du débat sur la Grèce, on s’est un peu moqué de la Finlande au niveau européen : En Europe, on considère la Finlande un peu comme un « ours », et le débat actuel a pu renforcer cette idée.
Yle

Iran

Editorial : « Accord historique avec l’Iran » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat se félicite de l’accord conclu avec l’Iran en le qualifiant de politiquement remarquable.
L’éditorialiste estime que l’accord fera du bien à l’atmosphère de toute la région du Proche-Orient. Il relève que le directeur adjoint finlandais de l’AIEA, M. Varjoranta, a un rôle important dans le travail de surveillance du respect de l’accord.
Concernant le financement de la surveillance, l’éditorialiste note qu’en tant que membre du conseil d’administration de l’AIEA, la Finlande a contribué cette année pour une somme de 300 000 euros au travail de surveillance en Iran. Il souhaite que la Finlande puisse financer également la surveillance de l’accord, car c’est de l’argent consacré à la paix.
HS/A4

Politique intérieure

Projet de Fennovoima

M. Haglund rejetterait le projet dans les circonstances actuelles
M. Haglund, président du Parti suédois, ancien ministre de la Défense, estime que la base de l’actionnariat actuel de Fennovoima ne remplit pas les critères d’une autorisation de construire. Pour lui, les antécédents de Migrit Solarna Energija sont trop flous et la base actuelle de l’actionnariat ne correspond pas à l’esprit de la décision du gouvernement en la matière.
M. Haglund estime que si l’industrie finlandaise souhaite réellement que le projet soit réalisé, il faut qu’elle y participe en investissant. Sinon, il n’y a pas lieu d’accorder une autorisation de construire, selon M. Haglund.
Il rappelle que Rosatom a besoin de la Finlande comme vitrine pour ses réacteurs nucléaires.
Convaincu que le projet n’est pas sur un fondement solide, M. Haglund souhaite que M. Rehn, ministre de l’Economie, et le gouvernement exigent qu’un financement finlandais signifie réellement finlandais.
HS/A8

Chômage

Salo qui souffre des licenciements n’est pas la seule commune avec un taux de chômage important
Helsingin Sanomat relève qu’à la fin mai, il y avait 330 000 demandeurs d’emploi en Finlande, ce qui représente 12,5 % de la main d’œuvre, contre 11,5 % en 2014. Le taux de chômage était de 11,8 %, ce qui est un point de plus qu’à la même époque en 2014.
Le chômage augmente particulièrement rapidement à Uusimaa, la région de la capitale, qui est pourtant la locomotive de l’économie nationale.
HS/A6

Mardi 14 juillet 2015

Politique étrangère et européenne

Grèce

« M. Stubb : « Je suis convaincu que l’on trouvera une solution » Yle
« M. Sipilä : la Grande commission pourrait prendre une décision sur le programme grec avant la fin de la semaine » Yle
« Le Parlement grec entre deux feux » HS
« Accepter les conditions irait à l’encontre du résultat du référendum » HS
« Les spécialistes se posent des questions sur la capacité de la Grèce de mettre en place les réformes promises » KL
« Un Grexit moins probable qu’avant » KL
Le ministre des Finances, M. Stubb, relève qu’il est actuellement difficile pour la Finlande de mettre en place un financement-relai. « Nous n’en avons pas le mandat ». Il estime qu’il en est ainsi avec la plupart des Etats de l’eurogroupe. Il pense toutefois qu’il sera possible de trouver une solution de court terme.
« Le point de départ est le fait qu’il ne s’agit pas d’accorder de nouveaux crédits. Surtout pas de l’argent qui soit accordé à un autre titre que du prêt. Les dispositions sont donc difficiles compte tenu des instruments actuels. Je pense que l’on va trouver une solution. »
M. Stubb relève que la Finlande ne fait pas partie des pays qui ont évoqué les prêts bilatéraux.
Le Premier ministre, M. Sipilä, estime que la Grande commission prendra probablement une décision concernant l’accord sur la Grèce avant la fin de la semaine. Il insiste sur le fait que la position finlandaise n’a pas bougé durant le week-end dernier. « La proposition grecque ne constituait pas un fondement suffisant, et nous n’aurions en aucun cas pu accepter un nouveau programme dans le cadre du MES sur cette base. » Il souligne que la Finlande n’était pas seule à avoir cette position. Il ne considère pas la ligne finlandaise comme excessivement dure. Pour lui, la Grèce a fait preuve de trop peu de mesures dans le sens des réformes et du respect des accords communs. Pour cela, il faut adopter un contrôle renforcé du suivi des réformes. La nouvelle proposition contient des éléments dans ce sens, selon lui.
Selon le tabloïd Ilta-Sanomat, le cabinet de M. Stubb estime que dans le programme du gouvernement finlandais, il n’y a rien qui empêche un troisième paquet d’aide à la Grèce.
Yle, HS, IS

Propos de M. Tuomioja
M. Tuomioja, député du PSD et ancien ministre des Affaires étrangères, regrette la ligne dure du gouvernement. Pour lui, elle relève plutôt de la politique intérieure. Il estime que taper du poing sur la table n’est pas constructif dans le contexte actuel. Des vitres auront été cassés, et il s’agira de les réparer plus tard, regrette-t-il.
Il soupçonne d’ailleurs que les Finlandais ne soient pas les bienvenus en Grèce en ce moment. « Une politique constructive et la recherche de solutions est toujours le principe qu’il faut et qui mérite d’être suivi dans une communauté telle que l’UE. »
Pour lui, M. Soini a agi avant tout comme président des Vrais Finlandais. M. Tuomioja relève que son opinion sur l’action de ce parti ne converge pas avec la leur.
Il souhaite que le gouvernement grec, en action depuis six mois, puisse chercher de nouveaux types de solutions et évite de faire payer les gens ordinaires qui sont les moins responsables de la situation.
Suomenmaa, organe du Centre, relève que M. Railo, chercheur à l’Université de Turku, estime que les Vrais Finlandais pourraient probablement continuer à participer au gouvernement même s’il s’agissait d’adopter un troisième programme de prêt à la Grèce. M. Railo estime que les Vrais Finlandais arriveraient à formuler la question à leur convenance.
L’essentiel pour les Vrais Finlandais, selon M. Railo, est que les responsabilités finlandaises n’augmentent pas. Le fait de savoir s’il s’agit de les augmenter ou pas dépend un peu de la façon de calculer, selon le chercheur.
Yle, SM/5

Editoriaux
« Le gouvernement finlandais devrait dire ce qu’il souhaite de la Grèce » HS
« La Grèce a évité le Grexit, pour l’instant » KL
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat se demande comment le Premier ministre Tsipras pourra arriver à faire adopter par les Grecs la proposition européenne de programme économique. Les lourdes mesures étant accompagnées de la privatisation du patrimoine, des bouleversements politiques importants sont à attendre en Grèce. La menace d’un Grexit n’est pas éliminée.
L’éditorialiste note que selon M. Sipilä, il n’est pas certain que la Finlande s’engage à la décision de principe qu’il s’agira de prendre sur le démarrage des négociations. Pour lui, l’accord ne constitue qu’un pas dans la bonne direction.
L’éditorialiste estime que le gouvernement finlandais devrait indiquer franchement ce qui lui suffirait si le programme de réformes en question ne lui suffit pas. La Finlande a promu la sortie temporaire de la Grèce de l’eurogroupe. Il serait temps de dire ce que l’on cherchait avec cela.
HS/A5

Port de Helsinki

Subvention européenne de 19 millions d’euros
Les ports de Helsinki et de Tallin, ainsi que la compagnie maritime Tallink Group ont obtenu une subvention européenne de 29 millions d’euros pour développer les transports. La part du port de Helsinki s’élève à 19 millions d’euros.
HS/A15

Islam

La maison royale de Bahreïn participerait au financement du projet de grande mosquée à Helsinki
Selon Yle, Bahreïn serait prêt à participer aux frais de démarrage du projet de construction d’une grande mosquée à Helsinki. Il s’agirait des coûts de préparation et de l’organisation d’un concours d’architecture, à hauteur d’un million d’euros.
La construction même coûterait des dizaines de millions d’euros.
HS, Yle

Politique intérieure

Microsoft

« Plusieurs mesures sont présentées pour soutenir les licenciés » HS
« La visite ministérielle à Salo suscite un espoir » KL

Sûreté nationale

M. Salmi, chef du renseignement civil de l’UE, revient à la tête de la Supo
M. Ilkka Salmi, chef du Centre de l’UE pour l’analyse d’informations, Intcen, depuis 2011, reprendra la direction de la Sûreté nationale au 1er janvier 2016.
HS/A13

Lundi 13 juillet 2015

Politique étrangère et européenne

Grèce : accord

« Selon M. Sipilä, la proposition est un pas dans la bonne direction » Yle
« Selon M. Sipilä, la Finlande évaluera s’il lui est possible d’adopter l’accord » HS
Yle relève que selon le gouvernement, le sommet européen s’est mis d’accord sur une déclaration concernant la Grèce. Le gouvernement estime que les Etats membres de l’eurogroupe réfléchiront séparément sur le fait de savoir s’il s’agit d’entamer les négociations sur un programme dans le cadre du MES, si la Grèce remplit les critères déterminées dans les délais fixés.
Le Premier ministre, M. Sipilä, relève que la Finlande avait adopté une position très stricte. La proposition de la Grèce, remise jeudi, ne pouvait pas constituer le fondement pour une décision de principe sur le démarrage de négociations sur un troisième programme d’aide, selon lui. « La proposition que le sommet adresse maintenant au parlement grec est un pas dans la bonne direction. Le gouvernement finlandais envisage de soigneusement évaluer si elle est suffisante pour constituer le fondement de négociations dans le cadre du MES. » M. Sipilä ne souhaite pas révéler sa propre position en ce qui concerne la suffisance de la proposition. « Nous aurons besoin d’un nouveau mandat », dit-il.
Helsingin Sanomat note que M. Sipilä relève que la Finlande considère la déclaration avec un esprit ouvert.
M. Sipilä a défendu devant la presse la ligne finlandaise qui était plus dure que celle de l’Allemagne. Il estime qu’il n’est pas bien que ce soient toujours les mêmes pays qui fassent le travail sale. « Je ne souhaite pas promouvoir des solutions auxquelles je ne crois pas personnellement », a-t-il dit. Il relève que le désaccord le plus important a concerné le fonds de privatisation. A la question de savoir si la Grèce a été pressée de façon trop dure, il a constaté que la Grèce aurait un prêt de 82 à 86 milliards d’euros. « Il ne s’agit pas là d’une humiliation. »
HS relève que pour le Premier ministre, il est important que le FMI participe au programme de prêts envisagé.
« C’est un papier assez détaillé sur la façon d’avancer finalement. » M. Sipilä relève que la volonté et la capacité de la Grèce de mettre en œuvre les réformes nécessaires ont été évoquées. « Le papier présent comprend des réponses à ces questions. »
M. Sipilä souligne l’importance d’avoir maintenu la politique stricte finlandaise pendant le week-end. Il compte pour lui d’honnêtement évaluer la crédibilité de la proposition. « Si ce n’est pas un fondement crédible, il faut le dire. » Il insiste sur le fait qu’il faut désormais arriver à quelque chose que l’on considère comme une mesure qui fonctionne. Les mesures précédentes n’ont pas mené au résultat souhaité, contrairement à ce qui s’est passé au Portugal et en Irlande. « La Finlande n’était vraiment pas seule dans sa position. Il était dans le souhait de plusieurs Etats membres d’obtenir une telle mobilisation. »
Yle, HS

Propos de M. Soini
« Syriza a consenti à des coupes et des privatisations encore plus costaudes »
« Si les Vrais Finlandais envisageaient de quitter le gouvernement, je le saurais »
Le ministre des Affaires étrangères, M. Soini, président des Vrais Finlandais, rappelle que le gouvernement n’évaluera pas l’accord sur la Grèce avant que ce pays en ait accepté les conditions. L’UE ne continuera pas l’étude de la question avant cela.
« Le gouvernement finlandais évaluera si le résultat obtenu à Bruxelles permet de continuer les négociations. La balle est du côté de la Grèce. Il lui faudra adopter ce résultat, au gouvernement et par le parlement, avant de pouvoir envisager des négociations sur la suite », écrit M. Soini sur son blog.
M. Soini considère le résultat nettement plus dur que la proposition rejetée par le référendum. Pour lui, la Grèce a imposé à Syriza des coupes et des économies plus importantes encore.
M. Soini commente également les rumeurs de ce week-end sur le fait que son parti aurait menacé de faire tomber le gouvernement. Il invite les médias à mettre à jour leurs sources. Selon lui, à la Grande commission, les représentants de l’opposition, à l’exception des Chrétiens démocrates, étaient prêts à adopter la proposition grecque comme base pour les négociations. Il estime qu’il ne serait pas raisonnable pour les Vrais Finlandais de quitter le gouvernement et laisser le pouvoir « à ces partis aux orientations lâches ».
Selon HS, M. Stubb avait également calmé les spéculations sur les fractions dans la coalition.
Ce matin, à l’émission télévisée d’Yle, M. Soini a souligné le fait que la position du gouvernement lors des sommets avait été formulée ensemble.
Yle, timosoini.fi, HS

Grande commission
La Grande Commission s’est réunie, samedi, pour négocier un mandat pour la réunion des ministres des Finances de l’eurogroupe. Selon M. Sipilä, M. Stubb a rejoint la réunion par voie téléphonique depuis Bruxelles.
La réunion et la proposition du mandat du gouvernement ont été déclarées confidentielles par la Commission, mais les contre-propositions sont publiques, dont notamment celle du groupe PSD, rejeté à 17-8 :
« Le gouvernement n’a pas pu obtenir des informations complètes et fiables sur la situation en Grèce pour prendre une décision. La Finlande doit maintenir les garanties négociées. »
Le Gouvernement était en majorité dans cette commission (16/26). Ce rejet et la confidentialité des débats avaient amené la presse finlandaise à spéculer que la position officielle était de ne pas élargir l’aide à la Grèce, de facto un Grexit. Selon YLE, les Vrais Finlandais auraient menacé de sortir du gouvernement, avant le congrès du parti des Vrais Finlandais le 8-9 août si les aides avaient augmenté ; les membres du gouvernement ont cependant confirmé l’unité du gouvernement sur sa position.
Mme Tuppurainen (PSD) était outrée du fait que le gouvernement n’ait pas suffisamment informé la Grande commission. La présidente de la commission, Mme Virolainen (Rassemblement national), était d’avis inverse et soulignait que le Premier ministre disposait d’un mandat et qu’il informerait la commission plus tard du détail du déroulement de la réunion.
Yle, HS, eduskunta.fi

Politique intérieure

Economie

Production industrielle
Selon les prévisions de la banque Nordea, la rentabilité des groupes industriels s’est améliorée. La banque prévoit une augmentation de 9 points du bénéfice en avril-juin par rapport à la même époque en 2014, concernant les groupes cotés en bourse.
HS/lun/A26

France – Finlande

Littérature

Frédéric Gros
Helsingin Sanomat rend compte de la traduction finnoise de Marcher, une philosophie de Frédéric Gros.
HS/lun/B3

Architecture et musique

Clip vidéo de Jain tourné à la Maison Louis Carré
HS relève que le clip Come de Jain a été tourné à la Maison Louis Carré dessinée par Alvar Aalto à Bazoches-sur-Guyonne en 1956.
HS/sam/C12

Vendredi 10 juillet 2015

Politique étrangère et européenne

Grèce

Propos de M. Soini
Le ministre des Affaires étrangères, M. Soini, n’a pas souhaité commenter la proposition grecque du fait qu’il n’avait pas eu le temps de l’étudier dans le détail. « Il faudra voir comment se présente le paquet d’ensemble. Ensuite, le gouvernement formera son opinion avant que le Premier ministre, M. Sipilä se rende à Bruxelles, dimanche. »
Il s’agira de tout étudier, dit-il en précisant qu’il ne souhaite pas deviner la suite tant qu’il ne connaît pas les contenus d’un paquet éventuel d’aide ni d’une demande. Une partie de la proposition grecque semble aller dans le sens de ce que le pays a proposé avant.
Yle

Propos de l’ambassadrice de Finlande en Grèce
Mme Oikarinen-Vasilopoulos, ambassadrice de Finlande en Grèce, estime que la voie vers une fiscalité efficace en Grèce est longue et que les recettes fiscales ne pourront pas offrir de remède rapide aux problèmes économiques du pays.
HS/A28

Editoriaux
« Tout est en place pour un Grexit » KL
« La sortie de la Grèce de l’euro ne serait pas dans les intérêts de la Finlande non plus » SM

OSCE

Propos de M. Kanerva
M. Kanerva compte poursuivre le travail afin de faire venir l’Ukraine et la Russie autour d’une même table de négociation. Il envisage de se rendre à Moscou prochainement afin d’y transmettre le message de la réunion de Helsinki. Un déplacement à Kiev, Marioupol et dans la région de Donetsk est également prévu.
M. Kanerva estime que la décision d’interdire l’arrivé des Russes concernés par les sanctions n’aura pas d’effet sur la relation entre l’OSCE et la Russie. Les relations bilatérales entre la Finlande et la Russie sont également en ordre. « Cela ne veut pas dire qu’il n’y aurait pas de bosses à aplanir. Il nous faut être actifs du côté finlandais et nous efforcer d’agir de façon à garantir les possibilités d’agir des deux pays. »
TS/15

Propos de M. Soini
Le ministre des Affaires étrangères, M. Soini, a estime qu’améliorer la sécurité était peut-être encore plus important aujourd’hui qu’il y a 40 ans. « La crise en Ukraine ébranle la sécurité de l’Europe, et nous avons des questions importantes devant nous. L’idéologie de sphères d’intérêt appartient au passé », a-t-il dit, aujourd’hui, à l’occasion de l’anniversaire de 40 ans de la CSCE de Helsinki.
HS

Editorial
« Des fois voter blanc veut plus dire que de s’abstenir » HBL

TTIP (Partenariat transatlantique)

Les députés européens finlandais divisés sur le TTIP
Helsingin Sanomat relève que tandis que la députée européenne Henna Virkkunen (PPE) se félicite de l’accord obtenu concernant le TTIP, d’autres membres finlandais du Parlement européen, dont Mmes Hautala (Verts) et Kyllönen (Gauche), estiment que la situation n’a aucunement avancé.
Mme Virkkunen estime que le traité augmentera les possibilités des PMI-PME finlandaises d’exporter aux Etats-Unis. Mme Hautala rappelle l’importance de la législation nationale, des parlements nationaux et du système judiciaire actuel.
HS/A13

Finlande – Russie

Violation de l’espace aérien
L’enquête du corps des garde-côtes sur la violation de l’espace aérien finlandais, le 26 juin, confirme qu’il s’agissait d’un avion russe, qui a volé dans l’espace finlandais devant Porvoo pendant 53 secondes.
HS/A13

Politique intérieure

Microsoft

« Le programme d’aide de Microsoft s’élèverait à 23 millions d’euros »
« Le ministre de l’Emploi encourage les licenciés à entamer leur recherche de travail toute de suite »
« Il y a des centaines de nouvelles entreprises comme héritage de Nokia – Microsoft pourra suivre l’exemple du programme d’emploi réussi mis en place par Nokia en 2011-2013 »
Selon des sources de Helsingin Sanomat, le groupe informatique Microsoft envisage de consacrer 23 millions d’euros pour soutenir l’emploi des personnes qui seront licenciées. Microsoft n’a pas officiellement publié de sommes en la matière mais son programme de soutien aurait comme objectif de soutenir ses employés en période de transition et de promouvoir la création de nouveaux emplois en Finlande.
Le ministre de l’Emploi, M. Lindström (Vrais Finlandais), relève que les crédits à titre de rallonge budgétaire seront distribués par les centres pour le développement économique, les transports et l’environnement ainsi que par les bureaux d’emploi et d’activités économiques.
Il relève que la contribution de Microsoft sera « costaude ».
HS/A7

Editoriaux
« Perte pour Microsoft, profit pour Nokia » HBL
« La politique d’emploi du gouvernement est tout de suite mise à l’épreuve » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat relève que le Premier ministre et les ministres de l’Emploi et de l’Economie, MM. Sipilä, Lindström et Rehn, ont rapidement prêté leur attention et souci au sort des employés qui seront licenciés. Ils ont promis des mesures pour soutenir les licenciés, à titre d’une loi de finances rectificative et une demande adressée au fonds européen d’ajustement à la mondialisation.
L’éditorialiste estime que même si la ville de Salo est déjà devenue le symbole du changement structurel, la situation n’est pas entièrement sombre. Les employés qui seront renvoyés ont la quarantaine et disposent d’une formation et des compétences qui peuvent intéresser les entreprises.
Pour ce qui est de la politique du gouvernement, M. Sipilä n’a pas cessé de souligner l’importance de faciliter l’accès des chômeurs à l’entreprenariat. Le gouvernement actuel n’a prévu aucun crédit dans le budget pour le soutien des régions touchées par des changements structurels soudains tels que l’actuel.
HS/A4

Fennovoima

Difficulté de définir la notion de « finlandais » concernant la propriété
Helsingin Sanomat rend compte des propos de M. Mähönen, professeur à l’Université de Turku, qui estime que juridiquement, la notion de « propriété de facto » n’est pas claire. La question sur la « partie » d’une entreprise n’est pas simple. Si une entreprise est enregistrée en Finlande, on la considère comme finlandaise. Ainsi, M. Mähönen relève que techniquement, Fennovoima est un projet finlandais, Voimaosakeyhtiö SF et Raos Voima étant enregistrés en Finlande. Or, Raos ne peut pas pour autant être considéré comme finlandais, car c’est une possession du russe Rosatom.
M. Mähönen rappelle que des groupes comme Outokumpu ou Rautaruukki, actionnaires au projet de Fennovoima, ont des actionnaires étrangers, suédois, certes, pour ce qui est de Rautaruukki.
L’énergie nucléaire est au fond une question politique. Son usage doit, selon la législation, être conforme à l’intérêt global de la société or, définir cette notion relève des hommes et femmes politiques.
Le sort de Fennovoima ne sera ainsi pas résolu par le juridique mais par la politique.
HS/A31

Economie publique

Le PIB diminue plus que prévu
Le Centre national d’études statistiques relève que le PIB finlandais a diminué plus que prévu en mars.
Selon les vérifications des informations préalables, le PIB a diminué de 0,4 point en 2014 par rapport à 2013, au lieu de 0,1 point prévu antérieurement.
HS/A29

Finnair Cargo

Nouveaux objectifs dans le domaine du fret
Helsingin Sanomat relève que la compagnie aérienne Finnair investit dans les transports de fret nécessitant un traitement particulier. En soi, le cargo est un domaine de concurrence ardente et Finnair a renouvelé sa stratégie au printemps dernier pour proposer désormais des services de haut de gamme pour des médicaments et des produits frais comme le poisson et les crustacés, par exemple.
La part du fret dans les recettes concernant les vols à destinations transcontinentales s’élève à 17 %. Le premier Airbus sur les 19 avions commandés arrivera en octobre. Les nouveaux aéronefs permettront à Finnair de doubler sa capacité de transport de fret pour 2020.
HS/A27

Jeudi 9 juillet 2015

Politique étrangère et européenne

Grèce

Réactions à l’intervention de M. Tsipras
Demokraatti, organe du PSD, relève que les députés européens finlandais, Mmes Pietikäinen et Jaakonsaari et M. Torvalds, sont déçus de l’intervention banale de M. Tsipras. Mme Pietikäinen (PPE) se demande pourquoi le Premier ministre grec n’a pas présenté de plans économiques concrets. Elle rappelle que chaque jour qui passe, les difficultés des Grecs deviennent de plus en plus importantes. Pour elle, la responsabilité politique devrait se traduire en prise de décisions et non pas en bavardages.
M. Torvalds (ADLE) estime que les propos de M. Tsipras n’ont pas transmis le message que la Grèce était consciente de la gravité de la situation. Mme Jaakonsaari (S&D) a exprimé sa déception en ce qui concerne le peu de précision dans le message de M. Tsipras. Pour elle, la crédibilité de l’ensemble de la zone euro est à jeu. Les conséquences politiques pourraient être énormes si l’incertitude concernant l’euro augmente, a-t-elle dit.
Turun Sanomat relève que Mme Kyllönen (Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique), quant à elle, s’est félicitée de l’intervention calme et constructive de M. Tsipras. Pour elle, il est logique que les propositions économiques ne soient pas présentées avant d’entamer les négociations.
Dem/6, TS/15

Propos de M. Orpo
Le ministre de l’Intérieur, M. Orpo (Rassemblement national), qui participera, aujourd’hui, à la réunion des ministres européens de l’Intérieur sur la migration, estime que la situation grecque sera également évoquée. Pour lui, la crise économique est étroitement liée à la question d’immigration.
M. Orpo relève que pour le moment, aucun chiffre exact n’a été présenté concernant le nombre d’immigrés que la Finlande devrait accueillir. Pour lui, il est essentiel que tous les Etats membres à l’exception de la Bulgarie et de la Hongrie participent.
M. Orpo estime que si la Grèce se retrouve dans un chaos économique et politique, cela ne pourra pas être sans effet sur la capacité du pays à gérer sa sécurité frontalière. Il existe un risque de ne plus maîtriser l’immigration, selon le ministre, qui se déclare toutefois confiant en ce qui concerne les mesures européennes pour gérer ce risque.
Yle

Propos de M. Ojanen sur une sortie de l’eurogroupe
M. Tuomas Ojanen, professeur à l’Université de Helsinki, estime qu’il ne serait pas possible d’exclure la Grèce de l’eurogroupe ou de l’UE contre son gré. Il n’existe pas de règlement en la matière, ce qui signifie qu’aucune institution européenne ne dispose de compétence en matière pour prendre une décision sur l’exclusion contre la volonté d’un Etat.
Par contre, si la Grèce souhaitait sortir de l’eurogroupe elle-même, cela serait juridiquement possible par une décision politique prise dans le cadre d’une conférence intergouvernementale.
HS/A27

OSCE

M. Kanerva élu pour un nouveau mandat
M. kanerva a été élu à l’unanimité pour u nouveau mandat comme président de l’assemblée générale parlementaire de l’OSCE.
Yle

Politique intérieure

Economie

Microsoft licencie 2300 personnes en Finlande
« Un coup douloureux pour la Finlande « HS
« L’Etat promet d’aider Salo » HBL
Le groupe informatique Microsoft mettra fin à la plupart de ses activités en Finlande et supprimera 2300 emplois. L’unité de R&D de Salo sera fermée. Le groupe emploie actuellement 3200 personnes en Finlande, dont 900 garderont leur emploi.
M. Vihriälä, directeur général de l’institut de recherche économique Etla, estime que la décision de Microsoft souligne encore la nécessité de renforcer la compétitivité des entreprises en matière de coût et d’augmenter l’attrait de la Finlande pour accueillir des activités commerciales. Pour ce faire, M. Vihriälä estime qu’il serait important d’arriver à mettre en place un contrat social.
M. Vihriälä estime que le gouvernement devrait revenir sur sa décision de couper dans les crédits de la R&D et envisager de remplacer ces économies par d’autres.
Le Premier ministre, M. Sipilä, encourage les employés qui perdront leur travail à créer des entreprises. Il envisage de se rendre à Salo, lundi, avec le ministre de l’Emploi, M. Lindström, et celui de l’Intérieur, M. Orpo.
Le gouvernement prévoit d’établir une rallonge budgétaire pour des mesures de soutien concernant ces licenciements. La Finlande compte demander 10 millions d’euros dans le fonds européen d’ajustement à la mondialisation pour aider les personnes mises au chômage, relève le ministre de l’Economie, M. Rehn. Il estime que ces crédits pourront être ciblés au soutien de nouvelles formations, de la recherche du travail et des services d’emploi.
Microsoft a acheté les téléphones mobiles de Nokia en 2014 pour 5,44 milliards d’euros.
HS/A6-A9

Fennovoima

Selon M. Rehn, il s’agira de soutenir la participation de Fortum au projet de Fennovoima
Le ministre de l’Economie, M. Rehn (Centre), relève que le ministère de l’Emploi et de l’Economie s’efforcera de soutenir la participation du groupe énergétique Fortum dans le financement du projet de Fennovoima.
« Nous nous efforcerons de promouvoir l’obtention d’un accord entre Fortum et Gazprom dans la question de central hydraulique », dit M. Rehn. Fortum pourrait participer si son projet en Russie avance.
HS/A29

Préparation du terrain en cours à Hanhikivi
Kaleva rend compte des travaux qu’envisage le groupe russe Titan-2 pour préparer le terrain afin de construire des routes et des voies à Hanhikivi, dans la commune de Pyhäjoki, dans la perspective de la construction éventuelle d’un réacteur nucléaire par Fennovoima.
Titan-2 a ouvert une antenne à Pyhäjoki pour faciliter les négociations avec les sous-traitants.
Kaleva/mer/8-9

France

Paris
Brigade anti-incivilités
Kaleva publie un billet de Patrick Le Louarn qui rend compte de la lutte contre les déchets à Paris et de la création d’une brigade de 30 personnes pour nettoyer les rues, à la rentrée.
Kaleva/mer/17

Mercredi 8 juillet 2015

Politique étrangère et européenne

Grèce

Propos de MM. Stubb et Sipilä
Le ministre des Finances, M. Stubb, qui participe à la réunion des ministres des Finances des pays de la zone euro, ne croit pas que l’on arrive à obtenir une solution à Bruxelles, aujourd’hui. Si la Grèce souhaite obtenir d’autres prêts de secours de ses partenaires de l’eurogroupe, les conditions seront même plus dures que jusqu’à présent, selon M. Stubb.
Les Grecs ne peuvent que s’aider eux-mêmes en ce moment. Une conditionnalité forte serait liée à tout nouveau programme d’aide, probablement plus forte encore qu’avant le référendum.
« Je pense que l’on commence à être nombreux à ne plus avoir beaucoup de patience. S’il n’y a pas un certain changement d’attitude de la part du gouvernement grec, il est extrêmement difficile [pour la Grèce] de s’attendre à une aide.
Selon le Premier ministre, M. Sipilä, il ne s’agira pas, à la réunion des dirigeants des pays de l’eurogroupe, ce soir, de prendre des décisions sur un éventuel programme de prêt à la Grèce. Il s’agira plutôt d’examiner la volonté des parties de négocier.
M. Sipilä estime que la situation est extrêmement difficile et la Grèce et les créanciers plus éloignés l’un de l’autre depuis le référendum. M. Sipilä estime que c’est à la Grèce de jouer.
« Le point de départ est que la Grèce s’engage à des réformes de façon à ce que cela lui permette d’être capable de gérer ses dettes. La suite dépend de ce que la Grèce propose et à quoi elle est prête à s’engager », a dit M. Sipilä avant de se rendre à Bruxelles.
Selon M. Stubb, ouvrir les négociations sur un troisième programme de prêts n’est pas possible dans la phase actuelle car les conditions ne sont pas remplies.
« Les responsabilités finlandaises s’élèvent à hauteur de cinq milliards d’euros. Le budget de l’Etat finlandais s’élève à 50 milliards d’euros, et le PIB finlandais à 200 milliards d’euros. Il s’agit ainsi d’une part de 10 % du budget, et de 2,5 % du PIB. Si nous sommes disposés à prêter de l’argent et donner des garanties, nous sommes dans une situation où il faut que cela soit fortement conditionnel. C’est-à-dire qu’il faut que la Grèce fasse des réformes structurelles », dit-il.
M. Stubb rejette, à l’instar de M. Schäuble, la possibilité de réduire les dettes. « Il ne s’agit pas de l’évoquer », selon lui.
M. Sipilä estime, concernant le référendum, que les autres Etats respectent son résultat en soi, et il s’agira de négocier « à partir de zéro ». Poursuivre le deuxième programme n’est plus possible.
M. Sipilä estime que les négociations prendront du temps, ce qui signifie que la situation grecque se détériorera encore. Il rappelle que la Finlande n’est pas prête à des mesures qui augmenteraient ses responsabilités globales, par exemple par une nouvelle capitalisation du MES. « La limite est là. »
Il estime qu’il est prématuré de spéculer sur une sortie éventuelle de la Grèce de l’euro. Il faut d’abord chercher d’autres chemins. Il estime également qu’il est prématuré de spéculer sur la réduction ou l’abandon des dettes. « Cela n’a pas été évoqué. Tous les Etats membres s’y opposent. Il faut d’abord trouver des « outils d’engagement », selon lui.
M. Stubb a rencontré son nouvel homologue grec. Il estime que l’esprit des négociations avec ce nouveau collègue était bon.
Tout dépend des Grecs. La patience des partenaires de l’eurogroupe a déjà suffisamment été mise à l’épreuve. A un moment, il y a une limite. Maintenant, on commence à avoir le sentiment que s’il n’y aura pas un changement considérable dans l’attitude de la Grèce, les délais arrivent à échéance.
HS

« M. Sipilä estime qu’il faudra disposer d’une solution dimanche » HS
« L’aide à la Grèce divise l’UE » HBL
« Un espoir fragile sur un accord sur la Grèce est né à Bruxelles » HS
« Selon le gouverneur de la Banque de Finlande, la Grèce a encore une chance » Yle
M. Sipilä relève que lors de son intervention, il a soutenu le fait que la Grèce reste dans l’eurogroupe, mais que le seul moyen d’y arriver était de suivre un plein processus MES qui vise un nouveau programme de prêt sur deux ans.
Selon le gouverneur de la Banque de Finlande, M. Liikanen, la Grèce dispose d’une chance encore pour trouver une solution pour équilibrer son économie. M. Liikanen attend, lui aussi, un programme crédible de la part de la Grèce, pour dimanche.
Yle

Editoriaux
« M. Soini parle à ses électeurs » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat estime que M. Soini confond ses rôles en tant que président de parti et que ministre, lorsqu’il commente le statut de la Grèce dans l’UE et l’eurogroupe. Avec ses propos concernant la solvabilité de la Grèce, et les paquets d’aide qui égalent à un schéma pyramidal, M. Soini a préparé le profil de la Finlande aux réunions d’hier.
M. Soini a considéré la Grèce et un certain nombre d’autres Etats comme incapables de comprendre ce que c’est que la dette publique. Pour lui, les Grecs sont insouciants de leur dette publique. En rappelant que l’Espagne et le Portugal ont déjà réalisé des mesures d’austérité sévères, l’éditorialiste estime que ces propos ne sont guère dignes d’un ministre des Affaires étrangères.
HS/A5

OSCE

L’interdiction de la participation des Russes continue à susciter un débat
Tuomas Muraja de Helsingin Sanomat relève que selon des sources diplomatiques, certains Etats membres auraient été prêts à plus de flexibilité concernant et à laisser entrer en Finlande les Russes concernés par les sanctions. Il se serait agi de la Grèce, du Chypre, de la Hongrie, de la France et de l’Italie.
Les ambassades de France et de Grèce annoncent que leurs pays n’ont pas envoyé de réponse officielle à la demande finlandaise.
Un pays « très proche de la Finlande » se serait opposé à l’arrivée des Russes, et un bloc important se serait mis à s’y opposer aussi pour des raisons de solidarité.
Selon le président de la délégation estonienne à l’OSCE, son pays s’était opposé à l’arrivée des Russes concernés par les sanctions.
HS/A10

Politique intérieure

Fennovoima

Editorial : « Cacher des choses n’aidera pas Fennovoima » KL
L’éditorialiste de Kauppalehti estime que la confidentialité concernant le rapport su le groupe croate n’aide guère Fennovoima à obtenir son autorisation de construire. La publicité autour du rapport pourrait aider à juger l’intérêt global du projet pour la société. Ne pas le publier, par contre, risque de créer un cirque autour de la question.
KL/3

Olkiluoto 3

« L’électricité produite par Olkiluoto 3 pourrait ne pas être rentable » KL
Kauppalehti rend compte des propos du professeur de l’Université technologique de Lappeenranta, M. Vakkilainen, qui estime qu’avec le prix courant actuel de l’électricité, le réacteur Olkiluoto 3 ne serait pas rentable pour ses actionnaires, en supposant que les frais de construction s’élèvent à 8,5 milliards d’euros.
Le coût actuel du projet est estimé à 4,3 milliards d’euros, mais cette somme ne tient pas compte de l’éventualité qu’Areva réussisse à faire passer ses demandes à la cour d’arbitrage. Selon Areva, le coût s’élèvera à 8,5 milliards d’euros, et M. Vakkilainen, estime que cette somme pourrait encore augmenter si la cour d’arbitrage considère les exigences d’Areva comme justifiés.
Le prix courant de l’électricité est actuellement de 36 euros par MWh. Selon les deux calculs tenant compte du coût éventuel de l’investissement, le prix de l’électricité serait de 24,7 ou 44,40 euros par MWh.
KL/4

Mardi 7 juillet 2015

Politique étrangère et européenne

Grèce

Propos de M. Soini
Le ministre des Affaires étrangères, M. Soini, a commenté le référendum grec au palais Finlandia, hier. Turun Sanomat relève qu’il a répété ses spéculations sur l’improbabilité que les Grecs souhaitent quitter l’euro. Pour lui, la situation est extrêmement difficile, et bloquée. L’économie grecque est dans une situation catastrophique. Il constate ne pas être surpris du résultat du référendum, car « pour ce qui est de la Grèce, rien ne me surprend. »
Helsingin Sanomat relève que M. Soini n’est pas favorable à la réduction des dettes. « Il faut rembourses ses dettes. » Une réduction mènerait, selon lui, à ce que l’Espagne, le Portugal et l’Irlande exigent le même traitement. Il faut demander à la Grèce des réformes dans sa fiscalité et dans son système de retraites, selon M. Soini, qui craint en même temps que même si la Grèce promettait d’en effectuer, rien ne se passe.
TS/11, HS/A9

« Selon des économistes, la Grèce s’écroulera dans deux semaines » HBL
« Il ne reste que des alternatives difficiles » AL
« Le nouveau début de la Grèce « KL
« Selon Mme Tiilikainen, tout se reflète sur l’économie finlandaise » KL
Kauppalehti relève que Mme Tiilikainen, directrice de l’Institut de relations internationales, estime que l’UE a besoin de solutions rapides après le référendum grec. Pour elle, il est clair que si l’UE s’affaiblit et que le fonctionnement de l’union monétaire est perturbé, et que la crédibilité de l’euro en souffre, tout cela se reflète sur l’économie et le statut politique de la Finlande.
Mme Tiilikainen souhaite surtout que l’incertitude ne se prolonge pas, car elle augmente l’insécurité sur le marché et concernant la capacité politique de l’UE. Pour elle, il faut des actions rapides et des compromis.
KL/7

Editoriaux
« Le non a affaibli le mandat de la Grèce » HBL
« L’eurogroupe attend des initiatives de la part de la Grèce » TS
« Le drame grec pourrait ébranler l’ensemble de l’Union » SM
« La Grèce entame la voie des souffrances » KL
« La responsabilité quant aux suites relève de la Grèce » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat estime que si l’on arrive à négocier un nouveau programme pour la Grèce, ses conditions risquent d’être plus dures encore que jusqu’à présent. Le pays est sur une voie qui pourrait mener à une sortie de l’eurogroupe, que la Grèce le souhaite ou non.
S’engager à un nouveau tour de financement signifierait une perspective difficile au niveau de la politique intérieure, pour la Finlande, mais également pour d’autres pays de la zone euro, notamment ceux qui ont déjà fait des efforts sur une lourde charge d’endettement et qui sont arrivés à rétablir leur économie.
L’éditorialiste ne pense pas qu’une sortie de la Grèce de l’eurogroupe incite d’autres pays à le quitter, mais politiquement, une telle situation serait imprévisible.
L’éditorialiste estime que comme l’a dit M. Stubb, hier, l’initiative sur la poursuite des négociations sur un éventuel nouveau programme d’aide relève de la Grèce. Il faudra que la Grèce s’engage à sa part de responsabilité si elle souhaite rester dans l’euro.
HS/A4

Point de vue
« La Grèce défie le moteur de l’UE » KL
Kauppalehti publie un billet de Mme Immonen-Seuguenot, qui estime qu’avec leur rencontre immédiate au palais d’Elysée, M. Hollande et Mme Merkel ont transmis un signal dans le sens d’une réaction rapide et coordonnée de la part des Etats dirigeants de la zone euro. Pour la journaliste, cette rencontre est symboliquement importante, ces deux pays n’ayant pas semblé être au même rythme à la veille du référendum. Mme Merkel avait été explicite sur le fait que les négociations ne reprendraient pas avant le référendum, alors que M. Hollande ne les excluait pas.
Mme Immonen-Seuguenot rend compte des spéculations sur le fait que M. Hollande ait souhaité maintenir la possibilité de négociations. Une des raisons aurait été le souci causé par les effets des évènements sur l’économie de l’ensemble de la zone euro. M. Hollande s’est également efforcé de servir de « constructeur de ponts ».
Pour l’auteur, l’action de la France et de l’Allemagne est importante pour la crédibilité de l’eurogroupe. Outre la durabilité des mécanismes de crise, c’est la durabilité politique qui est à l’épreuve dans le contexte de la situation grecque.
KL/5

OSCE

« Le Président Niinistö déçu de l’UE » HBL
« M. Niinistö critique les Etats membres de l’UE d’avoir laissé la Finlande seule » Dem
« L’OSCE démarre avec un débat sur l’Ukraine » TS
Lors d’une conférence de presse, hier, le Président Sauli Niinistö a souligné que la Finlande n’avait rien contre la participation de la délégation russe, mais qu’en tant qu’Etat membre de l’UE, elle a été obligée d’agir selon les règles européennes concernant les sanctions.
M. Niinistö a accusé ces règles de peu de clarté et a souhaité que l’on puisse rapidement les rendre plus explicites. Pour lui, la situation est extrêmement difficile pour la Finlande qui a été laissée seule à résoudre le problème. M. Tuomioja, député du PSD et ancien ministre des Affaires étrangères, estime que la question aurait peut-être pu être réglée si le délai n’avait pas été aussi bref.
M. Kanerva regrette que la règle sur les sanctions soit devenue en partie un obstacle pour la diplomatie internationale.
HS/A21

Editorial : « La confusion concernant l’interprétation des sanctions sert la Russie » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat estime que si la Russie en avait la volonté, elle pourrait comprendre que la Finlande n’avait pas le choix lorsqu’elle a pris la décision de ne pas délivrer de visa pour les délégués russes concernés par les sanctions.
Rien que pour sa crédibilité, il faudrait que l’UE prenne au sérieux le souhait du Président Niinistö de clarifier les règles sur les interdictions de déplacement et qu’elle défende la politique choisie en commun accord.
« Il faut maintenir ouverts les différents canaux diplomatiques, mais il s’agit aussi de constamment transmettre le signal explicite sur le fait que l’action de la Russie en Ukraine n’est pas acceptée. »
L’éditorialiste estime que la Russie s’efforce de semer la discorde entre et à l’intérieur des Etats membres.
HS/A5

Fennovoima

Rapport sur le groupe croate en partie confidentiel ?
Fennovoima a remis, hier, au ministère de l’Emploi et de l’Economie son rapport sur les antécédents du groupe énergétique Migrit Solarna Energija.
Fennovoima et son actionnaire Voimaosakeyhtiö SF ont demandé au ministère de considérer le rapport comme confidentiel en raison des coordonnées des personnes concernées ainsi que des informations commerciales qu’il contient.
Le ministère évaluera dans les jours qui viennent si le rapport inclut des parties qu’il convient de ne pas publier.
HS/A28

Aide au développement

Les économies mettent en danger les activités de coopération au développement des ONG
Mme Toivakka souligne que l’on ne fera pas de concessions sur la qualité des coopérations
Demokraatti publie des articles sur la coopération au développement et les économies qui la touchent. Le gouvernement prévoit de couper les crédits au développement de 200 millions d’euros. Les aides des ONG diminueraient à hauteur de 30 à 43 %.
M. Lappalainen, de KEPA, l’organisation qui regroupe les ONG finlandaises pour l’aide au développement, rappelle que les ONG ont travaillé dans la coopération au développement depuis plus longtemps que l’Etat finlandais.
Kepa estime qu’avec les délais prévus, c’est-à-dire les économies qui entrent en vigueur dès début 2016, il est difficile de gérer de façon maîtrisée l’impact sur les projets.
Mme Toivakka, ministre du Commerce extérieur et du Développement (Rassemblement national), souligne que derrière les coupes concernant l’aide au développement, il y a la situation économique difficile qui rend les économies indispensables. Elle relève qu’il s’agira de veiller à la qualité et à l’effet du travail finlandais dans le domaine de coopération, malgré les économies.
Elle relève qu’à long terme, la Finlande s’efforcera d’atteindre le niveau de 0,7 du PIB concernant ses crédits au développement.
Dem/8-10

Lundi 6 juillet 2015

Politique étrangère et européenne

Grèce

Réactions finlandaises
M. Sipilä
Le Premier ministre, M. Sipilä, a publié un communiqué dans lequel il estime qu’il revient au gouvernement grec d’expliquer aux autres pays de la zone euro comment il envisage de stabiliser le pays et trouver des solutions aux problèmes de son pays. « Les Grecs ont choisi un chemin incertain pour construire leur avenir », dit M. Sipilä.
M. Sipilä estime que le gouvernement grec a la responsabilité à assumer devant les Grecs concernant le fait de remettre le pays sur la voie de réformes. C’est également le seul moyen de renforcer la confiance devant les créanciers.
« C’est la Grèce qui devra assumer sa responsabilité et il n’y a pas de temps à perdre », selon M. Sipilä.
HS/lun/A6, www.vn.fi

M. Soini
Le ministre des Affaires étrangères, M. Soini, qui remplace actuellement M. Sipilä comme Premier ministre, estime qu’indépendamment du résultat du référendum, la Grèce ne sortira pas volontairement de l’eurogroupe. Pour M. Soini, le référendum n’était pas une mauvaise chose en soi, car il répondait au problème du déficit démocratique dans l’Union européenne.
Le résultat suscite toutefois des inquiétudes, car les demandes de Syriza sur les réductions de dettes signifieraient que les promesses électorales du parti soient payées par les contribuables européens. « Il faudra que les Grecs mettent leurs mains dans leurs propres poches et qu’ils ne s’attendent pas à ce que la question soit réglée en augmentant les responsabilités des autres, a dit M. Soini, ce matin.
Pour Soini, faire des concessions à la Grèce signifierait que d’autres pays de la zone euro ne tarderaient pas à présenter les mêmes demandes. Au lieu des allègements concernant les dettes, M. Soini souhaite que la Grèce réalise des réformes, et suive l’exemple de la Lettonie et de l’Estonie qui ont suivi une politique d’austérité. Une fiscalité (la même pour tous) et la réforme du système de retraites pourraient être parmi les moyens, pour lui.
Selon M. Soini, la Grèce est actuellement de facto insolvable, mais il ne pense pas que le pays quittera l’eurogroupe volontairement. Il estime que là, le pays ne pourrait plus profiter des aides, alors que tant qu’il fait partie de la zone euro, il peut continuer à négocier et à chercher de nouveaux paquets. Quitter l’euro pourrait être la bonne décision du point de vue éthique, mais pour M. Soini, les Grecs ne le feront pas de leur propre initiative, il faudra les en exclure.
Dans le cas d’une sortie éventuelle de l’euro, le problème se poserait concernant le fait que l’on ne peut pas quitter l’euro sans quitter l’UE. Cela créerait un autre type de problème en matière de politique étrangère et de sécurité, selon M. Soini.
Hier soir, interviewé par le journal télévisé de la chaîne MTV3, M. Soini a estimé que le destin de la Grèce dans l’eurogroupe dépendait de la capacité et de la volonté des contribuables européens de payer. On ne peut pas penser que lorsqu’il y a un vote en Grèce, on se prononce sur le fait d’obtenir de l’argent des autres pays de la zone euro.
Il estime que quoi qu’il en soit, la décision grecque reviendra chère pour les contribuables européens. C’est une situation difficile qui engendrera des pertes de plusieurs milliards. Qu’on l’admette ou pas, tout cela est une partie lamentable du projet euro. C’est ce qui se passe quand on fausse les statistiques et vit sans aucun contrôle.
Accorder de nouveaux crédits pour la Grèce n’aide pas tant que le pays n’effectue pas les réformes nécessaires concernant son économie. « Ils n’ont pas été prêts à s’y mettre. Cela touche la Finlande dans le sens où selon le programme gouvernemental, les responsabilités finlandaises ne devront pas augmenter. »
www.yle.fi, www.mtv3.fi

M. Stubb
Le ministre des Finances, M. Stubb, relève que lorsque les dirigeants des Etats membres de l’UEM et l’eurogroupe se réunissent mardi, les outils et règles disponibles en matière de stabilisation de la zone euro sont les mêmes qu’avant.
Il ne pourra s’agir de reprendre les négociations que si le gouvernement grec se montre capable de coopérer et s’il s’engage à stabiliser l’économie publique et à effectuer les réformes structurelles nécessaires pour la soutenabilité de son endettement.
www.alexstubb.com

Economistes et chercheurs
M. Holappa, chercheur à l’Université de Helsinki, et M. Uotila de la Danske Bank, estiment que le 20 juillet est une date sur laquelle la BCE ne pourra pas faire de concessions. Si le financement arrête et que le système bancaire grec cesse de fonctionner, la sortie de la Grèce de l’eurogroupe sera inévitable, selon M. Holappa.
Les euros commencent à se faire rares en Grèce. M. Holappa estime que l’Etat pourrait éventuellement émettre des titres de créances en attendant un résultat aux négociations. Une monnaie parallèle, évoquée par l’analyste de la banque Nordea, ne signifierait pas forcément une sortie de l’euro, selon M. Uotila.
A plus long terme, le rééchelonnement des délais de paiement et les intérêts à taux zéro pourraient venir en question pour soulager la situation grecque, selon M. Uotila, tandis que remettre les dettes ne serait politiquement pas possible.
MM. Holappa et Uotila estiment que les dirigeants de la zone euro ne souhaitent pas qu’une sortie de l’euro soit trop facile pour la Grèce afin de ne pas en faire un exemple trop attrayant pour d’autres pays en difficulté.
Yle

OSCE

Discours du Président Niinistö : « Il nous faut veiller à la tradition de la détente » Yle
Le Président Sauli Niinistö est intervenu à la première session de l’assemblée générale parlementaire de l’OSCE, ce matin. Il a constaté que les relations entre l’Occident et la Russie s’étaient resserrées de façon peu souhaitable. Il relève qu’il se pose la question de savoir si on peut se permettre de passer la décennie qui suit, voire plus longtemps encore à mener une « bataille froide » et à répondre aux actions du camp d’en face afin d’obtenir le dessus dans un conflit de plus en plus ardent. Il se demande si on peut achever quelque chose si l’autre partie souffre, si on perd des vies, si les économies qui déjà ne se portent pas bien, devront faire face à des sanctions et des contre-sanctions. Pour lui, ni l’Europe, ni la Russie et encore moins l’Ukraine ne bénéficient de la situation.
M. Niinistö souligne l’importance de maintenir le lien de contact avec la Russie. Il souhaite que l’UE puisse étudier s’il serait possible de faire exception à l’interdiction de voyager dans le cas de conférences internationales.
« Il nous faut arrêter la détérioration de la situation. Le plus urgent, c’est d’arrêter les violences en Ukraine. » M. Niinistö souligne l’importance de l’accord de Minsk dans le conflit ukrainien, ainsi que du respect des conditions de l’accord de cessez-le-feu. « Il faut que la Russie aussi assume sa part de responsabilité dans le maintien de la paix et respecte les décisions prises au palais Finlandia en 1975. » Il rappelle les engagements politiques et moraux pris à Helsinki. Pour lui, on n’a pas le choix : il faut veiller à la tradition pacifique de la conférence de 1975.
Outre M. Niinistö, sont aussi intervenus MM. Soini et Kanerva.
www.yle.fi

Ukraine
Selon M. Kanerva, président de l’assemblée générale parlementaire de l’OSCE, l’Ukraine sera évoquée toute la semaine.
Il relève qu’il a obtenu le mandat de l’assemblée générale pour proposer à l’UE de revoir les sanctions concernant la Russie.
HS/lun/A10

Politique intérieure

Audience du Président et du président du Parlement

86 % des Finlandais satisfaits de la Présidence
Helsingin Sanomat rend compte de son sondage sur l’audience du Président, selon lequel la popularité de M. Niinistö ne cesse d’augmenter. 86 % des Finlandais sont satisfaits du travail de leur Président, contre 79 % en avril.
M. Grönlund, professeur à l’Åbo Akademi, relève que M. Niinistö n’a vexé personne et a, par contre, bien réussi en politique étrangère et de sécurité. Son attitude favorable en ce qui concerne l’OTAN fait que la gauche, notamment les électeurs de l’Alliance des gauches, l’apprécient un peu moins.
L’audience de M. Niinistö est relativement pareille dans l’ensemble du pays, mais ce sont les tranches d’âge les plus importantes et les personnes avec une formation d’études supérieures qui l’apprécient le plus. Les hommes lui accordent une meilleure note que les femmes.
Quant à la présidence du Parlement, il s’avère qu’un tiers des Finlandais n’a pas encore su se prononcer su la présidente nouvellement désignée, Mme Lohela (Vrais Finlandais). 17 % la considèrent favorablement. Son prédécesseur, M. Heinäluoma, a été apprécié par plus de la moitié des personnes interrogées en décembre dernier.
HS/lun/A8

Emploi

Nouveaux emplois pour les cols bleus
L’industrie continue à recruter des ouvriers, principalement du fait qu’il s’agit de remplacer les employés qui partent à la retraite. Les industries forestière, minière et la construction navale sont des secteurs où les tendances sont en train de tourner vers la hausse, en tout cas au niveau de la main d’œuvre.
Helsingin Sanomat relève que Finnair recrute des personnels de cabine pour la première fois depuis 2008.
HS/lun/A26-27

Vendredi 3 juillet

Politique étrangère et européenne

Grèce

Si la Grèce ne remboursait pas l’ensemble de ses dettes, les responsabilités finlandaises s’élèveraient à six milliards d’euros
Helsingin Sanomat rend compte des calculs de l’institut allemand de recherche économique Ifo, qui estime qu’au total, les responsabilités finlandaises en Grèce s’élèvent à 5,9 milliards d’euros. La Finlande a accordé un prêt direct bilatéral d’un milliard d’euros à la Grèce. La part des garanties de la Finlande concernant les prêts à titre du MES s’élève à 4,7 milliards d’euros.
Il est prévu que le prêt direct finlandais soit remboursé en plusieurs échéances de 2020 à 2041.
HS relève que selon plusieurs économistes, une partie au moins des dettes grecques devra être annulée.
HS/A26

OSCE

Un seul représentant russe participera
Selon le président de l’assemblée parlementaire de l’OSCE, M. Kanerva, M. Kovalïov participera à la réunion parlementaire de l’assemblée générale de l’OSCE comme le seul représentant de la Douma russe. M. Kanerva note toutefois que l’on ne saura définitivement que dimanche qui représente la Russie. Pour le sommet informel qui suivra la réunion parlementaire, la Russie sera représenté par son ambassade à Helsinki.
M. Kanerva se félicite du fait que la Russie a annoncé qu’elle continuait à participer à l’OSCE.
La Russie condamne la décision finlandaise et continue à la critiquer. Le Président, M. Sauli Niinistö, qui estime que la réaction russe était attendue, souligne le fait que la Finlande n’avait pas le choix. Il ne pense pas que la décision et le débat autour d’elle laisse des traces importantes dans les relations entre les deux pays.
Le président de la Douma, M. Naruchkine, a fait le parallèle entre l’occupation de la Crimée et l’indépendance de la Finlande en regrettant que les Etats membres de l’UE ne respectent pas le droit des populations de la Crimée de prendre eux-mêmes les décisions les concernant.
Les éditorialistes sont divisés en ce qui concerne l’opportunité de la décision concernant les visas. Alors que Demokraatti et Keskisuomalainen condamnent l’interdiction, Hufvudstadsbladet la trouve controversée, mais juste.
Dem/5, KS/8, HBL

Fennovoima

« Migrit est une création russe » HS
Helsingin Sanomat estime que si les informations sur le fait que le groupe croate Migrit Solarna Energija soit en possession russe, l’autorisation à construire de Fennovoima pourrait être compromise. Le ministère de l’Emploi et de l’Economie est en train d’enquêter sur les antécédents du groupe croate.
HS/A24

« Sans Fennovoima, la Finlande s’appuierait sur les pays nordiques » HS
HS relève que les spécialistes sont divisés concernant le besoin d’élargir le parc nucléaire finlandais. Une des questions posées concerne le principe d’autosuffisance énergétique.
M. Liski de l’Université Aalto estime que l’énergie nucléaire est une solution onéreuse pour prévoir les situations exceptionnelles. La plupart du temps, l’offre et la demande d’électricité sont en équilibre. Il estime également que l’énergie nucléaire risque d’empêcher les autres investissements selon les besoins sur le marché, ce qui signifie que les subventions des formes d’énergie renouvelable devraient être augmentées.
Pour M. Liski, l’élargissement du parc nucléaire engendrerait un risque de surproduction énergétique.
M. Liski préconise un réseau électrique intelligent qui soit capable de réagir au changement des circonstances.
HS/A24-25

Politique intérieure

Gouvernement

L’audience du Premier ministre plus élevée que celle de son gouvernement
Helsingin Sanomat publie un sondage qui montre une audience de 58 % pour M. Sipilä et note que celles de MM. Katainen et Stubb ont été respectivement de 56 % et 30 % à leur niveau le plus haut, en mai 2012 et décembre 2014.
M. Grönlund, professeur des sciences politiques d’Åbo Akademi, rappelle qu’il s’agit des débuts du gouvernement. Pour lui, on pourrait deviner que le fait que M. Sipilä semble être bien dans sa peau, qu’il a un côté chef d’entreprise équitable et digne de confiance et le fait qu’il soit arrivé à former le gouvernement en tout cas en apparence sans gros problèmes font qu’il correspond aux attentes des Finlandais.
Le gouvernement par contre ne reçoit pas le même score. 37 % des personnes interrogées sont satisfaits de ses travaux. Cela surprend M. Grönlund car la composition repose sur une majorité solide. Il estime que le problème pour certains centristes est le fait qu’ils auraient plutôt opté pour Centre-PSD et pour des conservateurs qu’ils se méfient des Vrais Finlandais.
71 % des centristes, 65 % des conservateurs et 43 % des vrais finlandais sont satisfaits ou assez satisfaits du gouvernement.
Les militants de l’Alliance des gauches sont les plus critiques, 6 % estimant que le gouvernement réussit bien, contre 12 % des verts et 14 % des sociaux-démocrates.
Concernant les travaux de l‘opposition, ce sont les Verts qui réussissent le mieux : 20 % des Finlandais le pensent, contre de 10 à 14 % pour les autres.
HS/A6-7

Editorial : « Les Finlandais ont confiance en M. Sipilä indépendamment de leur affiliation politique » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat qui note que M. Sipilä est encore plus populaire que son gouvernement, estime que de tels chiffres d’audience sont plutôt logiques peu après les élections. Le gouvernement n’a pas encore dû prendre de décisions importantes et concrètes ni dû réagir à des crises graves. M. Sipilä est perçu comme digne de confiance y compris parmi les militants des partis de l’opposition.
L’éditorialiste estime que M. Sipilä a compris que les Vrais finlandais étaient la clé d’un gouvernement stable. Il a consacré beaucoup de temps afin de les faire s’engager aux responsabilités gouvernementales.
Les économies envisagées frapperont moins les centristes et les conservateurs qui ont voté pour cela, mais il sera intéressant de voir les réactions des militants des Vrais finlandais une fois que les coupes commenceront à se sentir dans le quotidien des Finlandais.
HS/A5

Economie

« Alstom Grid : un carnet de commande bien rempli » AL
Les journaux rendent compte d’une commande importante qu’Alstom Grid, qui a son usine à Tampere, a obtenue au Chili. Le groupe emploie actuellement 300 personnes et la commande de 260 millions d’euros nécessitera probablement de nouveaux recrutements.
HS/A25, AL

France – Finlande

Cinéma

La rançon de la gloire
Les journaux rendent compte de la sortie de La rançon de la gloire de Xavier Beauvois dans les salles.
HBL/20, KS/16

France

Tour de France…

… le Festival d’Avignon et le 14 juillet
Kauppalehti publie un article sur les grands évènements du mois de juillet en France, dont la fête nationale sera également l’occasion d’évoquer la conférence climatique de paris, le Coupe de l’Europe de football en 2016 et la candidature de Paris pour les JO.
KL/A9

Energie nucléaire

Areva
Kauppalehti rend compte des négociations en cours en France entre Areva et l’EDF.
KL/27
Jeudi 2 juillet 2015

Politique étrangère et européenne

Grèce

Propos de M. Stubb
Le ministre des Finances, M. Stubb, estime que le discours de M. Tsipras ne renforce aucunement la confiance dans la volonté du gouvernement grec de coopérer. Selon lui, les pays de l’eurogroupe sont toujours prêts à négocier avec la Grèce pour trouver une solution à la situation. Il faut d’abord que la Grèce rédige un plan réaliste avec des mesures afin de sauver l’économie du pays, et s’engage à le suivre.
HBL/7

« La crise de la Grèce n’est pas économique, elle est mentale », selon M. Harakka
Helsingin Sanomat publie un article de Timo Harakka, député du PSD, journaliste et écrivain, qui estime que l’ethos d’une Europe commune a cessé d’être, vendredi dernier.
M. Harakka estime que l’importance économique de la Grèce est minime. Son PIB ne représente que 2 % de la production de la zone euro. L’Allemagne par contre, économise la même somme à titre d’excédent, année après année.
« Les mêmes pouvoirs qui sans se faire du souci sont capables de mener la Grèce au bord d’une catastrophe, sont tout à fait impuissants devant l’égoïsme allemand. La sortie de la Grèce serait avant tout un dommage politique, même culturel. Cela prouverait que « l’identité européenne » est avant tout un bien des bons moments que l’on ne peut pas se permettre au moment de récession. »
M. Harakka estime que l’union monétaire a créé une divergence et non pas une convergence. L’UEM est fortement divisée en deux : une Europe de créanciers d’une part et une Europe d’endettés d’autre part. Pour lui, ces deux Europes sont divisées par un nouveau mur de Berlin.
M. Harakka estime que selon le scénario le pire, la Grèce deviendra un Etat failli qui risque une guerre civile. L’Union monétaire n’est pas loin de s’écrouler non plus. Plus tard, à l’avenir, on se demandera comment les décideurs ont pu, par passivité et par étroitesse d’esprit, laisser l’UEM s’effondrer. On dira, à ce moment là, que plus destructif que le faux optimisme du début des années 2000, aura finalement été le pessimisme sans fondement de la décennie suivante.
HS/B1-B2

OSCE

L’ambassadeur de Finlande en Russie entendu par les Russes
La Finlande ne délivrera pas de visas aux membres de la délégation russe de l’OSCE qui figurent sur la liste des personnes sujettes aux sanctions de l’UE. Six des quinze membres de la délégation russe, dont le président de la Douma M. Narichkine, y figurent. Selon le ministère finlandais des Affaires étrangères, cette décision est logique et conforme aux positions européennes.
L’ambassadeur de Finlande en Russie, M. Hannu Himanen, a été entendu par les Russes, hier. Le ministre des Affaires étrangères, M. Soini, ne considère pas cet entretien comme dramatique. « La Russie doit réagir et elle souhaite réagir. Elle souhaite entendre les justifications de la part de l’ambassadeur, qui les aura transmis. »
Pour M. Soini, il est plutôt positif que l’ambassadeur entende la réaction russe par voie officielle. Il ne souhaite pas spéculer sur le fait de savoir si la Russie envisage d’autres mesures diplomatiques à l’égard de la Finlande. Il rappelle qu’il y a des raisons pour que des personnalités figurent sur la liste de sanctions de l‘UE.
HS relève que le président de la Douma, qui a rencontré le président du groupe d’amitié parlementaire Finlande-Russie, M. Heinäluoma, à Moscou, a commenté la question en qualifiant la décision d’inacceptable du fait que l’on restreint les contacts parlementaires.
Demokraatti relève que M. Heinäluoma, quant à lui, trouve que la décision n’est pas conforme à la politique finlandaise qui souhaite favoriser le dialogue.
HS/A12, Dem/4

Editorial : « La Russie a testé la politique des sanctions » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat estime que même si la Finlande ne propose que l’accueil pour l’assemblée générale parlementaire de l’OSCE, sa qualité de pays hôte de la réunion a engendré un prix à payer.
La Finlande a bien rempli son devoir, a su que l’ensemble des autres Etats membres ne souhaitaient faire aucune concession en matière des sanctions, et a décidé de rester ferme. La Finlande ne souhaitait pas être parmi les plus stricts, mais pas parmi les plus flexibles non plus. L’éditorialiste se félicite du fait qu’il n’y a pas eu de concessions et qu’accueillir la réunion n’a pas mené la Finlande dans une zone grise.
HS/A5

Fennovoima

Les actionnaires de Fennovoima pourrait encore changer
Helsingin Sanomat rapporte que selon l’avis de la commission de l’économie du Parlement, rédigé à l’automne dernier, le critère selon lequel au moins 60 % de l’actionnariat de Fennovoima doit être finlandais ou européen doit être rempli quand Fennovoima dépose sa demande. La société a déposé sa demande le mardi 30 juin, dernier jour avant l’échéance.
Le gouvernement a toutefois décidé, à l’automne dernier, que le critère de 60 % devrait être rempli pendant l’étude du permis de construction.
Selon la directrice juridique du Parlement, Maija-Leena Paavola, la décision du gouvernement va au-delà de l’avis de la commission de l’économie. Cela signifie que Fennovoima pourrait encore modifier sa base de possession. Migrit Solarna pourrait donc devenir un autre actionnaire.
Le Premier ministre Juha Sipilä refuse de spéculer sur cette possibilité. Il estime que l’étude des actionnaires prendra quelques semaines. « Le gouvernement prendra sa décision du point de vue de l’intérêt de toute la société », selon M. Sipilä.
HS/A8

Voimaosakeyhtiö SF a négocié avec Migrit Solarna pendant un mois
Selon Helsingin Sanomat, la directrice générale de Voimaosakeyhtiö SF Elina Engman annonce que les négociations avec la société croate Migrit Solarna Energija ont duré environ un mois.
A la question de savoir si Voimaosakeyhtiö SF est au courant des connections des responsables de Migrit avec la Russie, Mme Engman répond que la société ne commente pas les rumeurs. « Il s’agit d’une entreprise croate avec des actionnaires croates. »
Elle ne commente pas non plus la question sur le déficit de Fennovoima, plus de 40 millions d’euros jusqu’à la fin 2013.
HS/A8

Valio veut se débarrasser des actions de Fennovoima
La société alimentaire Valio, qui possède environ 1,6 % des actions de Fennovoima, a annoncé hier qu’elle souhaitait vendre ses actions. Le président du conseil de surveillance de Valio, Vesa Kaunisto, admet qu’il ne sera pas facile de trouver un acheteur.
D’autres actionnaires, comme Kuopion Energia, ont essayé de vendre leurs actions de Fennovoima, en vain.
HS/A8

Fortum n’exclut pas une éventuelle participation à Fennovoima
Kauppalehti rapporte que selon Helena Aatinen, responsable de communications à Fortum, la participation de Fortum au capital de Fennovoima est encore possible. Fortum est encore en train de négocier aves la société russe TGC-1 sur une participation à des centrales hydroélectriques.
KL/A6

Construction navale

Meyer Turku a obtenu une nouvelle commande de TUI Cruises
Turun Sanomat relève que le chantier naval de Meyer Turku a obtenu une commande de deux bateaux de croisière de l’armateur allemand TUI Cruises.
Meyer Turku est en train de construire trois bateaux et quatre commandes sont en attente. Le chantier naval aura du travail au moins jusqu’à 2020.
HS/A3

Northern Lights

« Mini-Davos » - 120 chefs industriels et hommes politiques se réunissent à Helsinki
Hufvudstadsbladet rend signale la conférence Northern Lights qui se tient à Helsinki tous les deux ans depuis 2002. Environ 120 directeurs industriels et personnages politiques européens se réunissent, aujourd’hui et jusqu’à dimanche, à Helsinki, pour des entretiens sur des questions d’actualité économique et politique.
HBL/14

Politique intérieure

Gouvernement

M. Soini remplacera le Premier ministre Sipilä la semaine prochaine
Aamulehti rapporte que le Premier ministre Juha Sipilä sera en congés pendant trois semaines. Le ministre des affaires étrangères Timo Soini sera son remplaçant pendant quinze jours à partir du lundi 6 juillet. Le ministre des finances Alexander Stubb remplacera M. Sipilä pendant une semaine à partir du 20 juillet.
M. Soini sera en congés du 21 juillet au 6 août et M. Stubb du 1er au 12 juillet.
AL

France – Finlande

Théâtre

Les liaisons dangereuses
Demokraatti publie une critique élogieuse de l’adaptation de Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos qui se joue à Suomenlinna par le théâtre Ryhmäteatteri, cet été.
Mercredi 1er juillet 2015

Politique étrangère et européenne

Grèce

Déclarations de M. Stubb
Le ministre des Finances Alexander Stubb a déclaré que les ministres de l’eurogroupe allaient étudier la proposition de la Grèce aujourd’hui. Selon lui, il est toutefois vain d’attendre une percée. Mercredi il n’y aura probablement rien de nouveau sous le soleil. Nous pouvons bien sûr discuter si le gouvernement grec le souhaite. Nous ne voyons toutefois aucune possibilité de changer quelque chose avant le référendum de dimanche », a dit M. Stubb. Il souligne que les allègements de la dette espérés par M. Tsipras ne peuvent être discutés à ce stade. Un nouveau plan d’aide par le MES nécessitera beaucoup de temps car il devra notamment être validé par les parlements en Allemagne et en Finlande. « On ne peut pas prendre de telles décisions en une nuit », dit le ministre.
HS

Réunion de la Commission de l’Economie
La Commission de l’Economie du parlement finlandais s’est réunie, hier. Elle a notamment entendu le gouverneur de la Banque de Finlande, M. Erkki Liikanen. Il a notamment déclaré que les effets de la crise de la Grèce sur l’économie finlandaise étaient actuellement minimes. Il a souligné qu’il était dans l’intérêt de tout le monde que la Grèce reste dans la zone euro. Il a refusé de se prononcer sur le référendum, soulignant que cela revenait aux Grecs.
Le président de la Commission de l’économie, le député des vrais Finlandais Kaj Turunen a déclaré que « dans le pire des cas la Grèce ne pourrait pas rembourser ses dettes et la Finlande enregistrera des pertes. On parle au pire de quelques milliards. Il est dans l’intérêt de la Finlande que la situation soit réglée ».
SM

Selon Mme Tiilikainen, une sortie de la Grèce de la zone euro devrait être maitrisée
La directrice de l’institut des relations Internationales UPI, Mme Teija Tiilikainen, « souligne que la participation à l’Union économique et monétaire ne signifie pas seulement l’usage d’une monnaie commune. » Selon elle, « pour que la Grèce quitte la zone euro, il faudrait trouver uns entente entre l’UE et la Grèce ». Elle relève toutefois que le soutien des autres Etats membres au maintien de la Grèce dans la zone euro demeure.
AL

OSCE

La Finlande n’accueillera pas les délégués interdits de visas
Le ministre finlandais des Affaires étrangères a informé, hier, via Twitter, que la Finlande ne délivrerait pas de visa pour les délégués membres de la délégation russe de l’OSCE mais qui figurent sur la liste des personnes sujettes aux sanctions de l’UE. Six des quinze membres de la délégation russe, dont le président de la douma Sergueï Narichkine, y figurent. Selon le ministère finlandais des Affaires étrangères, cette décision est logique et conforme aux positions européennes.
La Finlande a consulté d’autres Etats membres de l’UE et de l’OSCE.
Le ministère finlandais des Affaires étrangères souligne que la Russie est néanmoins la bienvenue pour la réunion qui célèbre le quarantième anniversaire des accords d’Helsinki.
La décision de tenir une telle réunion avait été prise avant l’annonce des sanctions européennes, rapporte HS.
HS

M. Kanerva s’étonne que la Finlande ne délivre pas de visa aux délégués russes
Le président de l’assemblée parlementaire de l’oSCE, M. Ilkka Kanerva est « étonné » que la Finlande n’ait pas décidé de délivrer de visas aux délégués russes qui figurent sur la liste des personnes sujettes aux sanctions de l’UE. « Cela témoigne de l’état actuel des relations entre l’Est et l’Ouest en Europe. A de nombreux égards, il aurait été important que le dialogue avec la Russie ne soit pas coupé [à l’OSCE]. J’espère que la délégation russe sera présente à Helsinki en dépit de cet épisode ».
M. Kanerva a déclaré avoir été en contact avec la délégation russe et continuer à l’être. Il ne sait pas quelle sera l’issue de ce problème.
Selon lui, au moment de la crise en Ukraine, il est important que l’OSCE ne coupe pas ses relations avec la Russie. « Aucune autre organisation n’est aussi centrale dans cette crise que l’OSCE, estime-t-il.
HS

Finlande – Etats-Unis

Visite du président du congrès américain
Le Président Sauli Niinistö a accueilli, hier, M. John Boehner, président de la chambre des représentants au congrès des Etats-Unis qui s’est rendu en Finlande avec sa délégation. Le ministre des Affaires étrangères, M. Soini, était également sur place.
Le Président Niinistö a brièvement évoqué les crises touchant l’Europe, y compris celle de la Grèce et la situation en Ukraine. Il a souligné que, dans la situation actuelle, il était opportun de développer les relations transatlantiques. Il a évoque le TTIP dans ce contexte.
M. Boehner a dit que son pays considérait la Finlande comme un bon allié et ami. Les Etats-Unis s’intéressent à ce qui se passe en Europe et souhaitent entendre les positions des Finlandais sur les crises en cours.
Outre le Président finlandais, M. Boehner a eu des entretiens avec M. Soini. Sa visite est liée à la situation européenne en matière de sécurité et de défense, l’idée étant de discuter des questions de politique étrangère et de sécurité avec les pays voisins de la Russie ainsi que de leur évaluation concernant la menace constituée par ce pays.
HS/A26

Politique intérieure

Fennovoima

Fennovoima a finalement déposé une demande de permis de construire
Helsingin Sanomat rapporte que Fennovoima a déposé mardi une demande de permis de construire pour la centrale nucléaire d’Hanhikivi.
Fennovoima est possédé à plus de 36% par Raos Voima, filiale finlandaise de Rosatom Overseas et à près de 64% par Voimaosakeyhtiö SF qui regroupe les autres investisseurs.
Fennovoima a annoncé en même temps qu’une entreprise croate, Migrit Solarna Energija, était devenue actionnaire de Voimaosakeyhtiö SF.
Le directeur général de Fennovoima, Toni Hemminki a annoncé qu’il avait confiance dans ce nouveau partenaire. La part de l’entreprise croate serait de 14 % de Voimaosakeyhtiö SF, soit 9 % de Fennovoima.
Le budget de ce projet de centrale nucléaire est d’environ 6,5 à 7,5 milliards d’euros.
Selon la directrice générale de Voimaosakeyhtiö SF, Mme Elina Engman, « l’engagement financier de Migrit Solarna Energija est d’un peu plus de 150 millions d’euros ». Elle a déclaré que Fennovoima avait fait « une étude approfondie et exhaustive sur cette entreprise. Nous avons négocié pendant quelques semaines. Les accords ont été signés lundi 29 juin ».

Le gouvernement avait fixé comme condition à l’étude de la demande de permis de construire que l’actionnariat de Fennovoima soit pour au moins 60% possédé par des entreprises finlandaises ou de l’espace économique européen.
Selon le ministre de l’économie Olli Rehn, le ministère de l’emploi et de l’économe va commencer maintenant à étudier si cette condition a été remplie. Le ministère veut connaître la structure de l’actionnariat de l’entreprise croate. M. Rehn a admis, lors de la conférence de presse, mardi, qu’il n’avait entendu parler de cette entreprise que depuis la veille.
M. Rehn n’a pas précisé combien de temps prendrait cette étude préalable. Il a toutefois souligné que « si, à l’issue de cette étude, le ministère constate que la condition d’actionnariat finlandais ou européen n’est pas remplie, le ministère proposera au gouvernement de rejeté la demande de permis de construire. Si la condition est remplie, l’étude de la demande de permis de construire sera lancée et devrait prendre de un an et demi à deux ans.
Selon le PDG de Fennovoima, M. Hemminki, Migrit Solarna Energija appartient au groupe Migrit Energija, qui est possédé par Grigory Edel et Maxim Soloshshanskiy, tous deux citoyens croates.
Selon la presse, il est possible que les traces de Migrit Solarna Energija mènent à Moscou. Helsingin Sanomat rapporte qu’il semble que derrière les responsables de l’entreprise il y aurait les dirigeants russes de l’entreprise Inteko. En effet, Maxim Soloshshanskiy, qui réside à Londres, est le fils du Russe Oleg Soloshshanskiy, directeur général de l’entreprise russe de construction Inteko.
STT aussi rapporte que Migrit Energia serait lié étroitement à l’entreprise russe de BTP Titan Titan qui fait partie du groupe Inteko. AMigrit et Titan partagerait la même directrice Oksanna Dvinskyk et auraient les mêmes numéros de fax.
Migrit Solarna Energija a été fondée en 2011, avec un capital de 3 000 euros. La société mère Migrit Energija a été créée par le russe Mihkail Zoukov avec un capital de 26 000 euros et son bilan financier était d’environ 1,4 millions d’euros en 2013. L’entreprise avait annoncé alors que son objectif était d’investir dans les énergies renouvelables en Croatie.
Lors de la conférence de presse, le porte-parole de Rosatom overseas a déclaré qu’il avait confiance dans le fait que le projet allait avancer comme prévu. Il souligne que Rosatom espère toujours que Fortum pourra entrer dans le capital de Fennovoima.
La presse rapporte que les travaux préparatoires sur le site vont commencer en juillet sous la direction de la société de BTP russe Titan-2.
HS/A28-29 KS KL

Réactions
Helsingin Sanomat relève que, selon le président de l’Alliance verte Ville Niinistö, ancien ministre de l’environnement, « l’information sur un nouvel investisseur ne suscite pas de confiance ». « Le gouvernement devrait arrêter le jeu et constater qu’on ne peut mas mener la construction d’une centrale avec une base financière aussi incertaine et un savoir-faire nucléaire aussi faible. Cela ne remplit pas les critères fixés par le Parlement ».
Selon Turun Sanomat, M. Niinistö et Paavo Arhinmäki, président de l’Alliance des gauches, estiment qu’il s’agit d’une société de prête-nom en réalité possédée par des Russes.
« Une entreprise avec un capital de 26 000 euros se déclare prête à supporter un investissement de 600 à 700 millions d’euros dans le nucléaire », s’étonne M. Arhinmäki.
HS/A29, TS/3&12

Commentaires
Helsingin Sanomat titre sur « un actionnaire étrange pour le nucléaire » et « une petite entreprise vient financer la centrale nucléaire ».
L’éditorialiste considère que ce retournement, avec la non-participation de Fortum, montre que les entreprises finlandaises ne sont plus autant qu’auparavant intéressées pour financer un projet de centrale nucléaire.
L’éditorialiste estime que l’arrivée d’une petite société croate a causé un malaise car cette entreprise semble bien étrange et fait penser à une société prête-nom.
Pour un projet d’une telle ampleur, un tel retournement et des interrogations de ce type ne sont vraiment pas glorieux, conclut l’éditorialiste.
HS

publié le 03/08/2015

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