Juillet 2012

Mardi 31 juillet 2012

Politique étrangère et européenne

M. Niinistö à Londres

Le Président Niinistö a eu des entretiens avec d’autres dirigeants
Aamulehti rapporte que le Président Sauli Niinistö et Mme Jenni Haukio, qui assistent aux Jeux Olympiques du 29 au 31 juillet à Londres, ont participé lundi à une réception offerte par l’ambassadeur de Finlande, M. Pekka Huhtaniemi, à l’occasion des Jeux.
M. Niinistö n’a pas voulu dire quel était son sport préféré, mais il attend toutefois avec beaucoup d’intérêt la finale du javelot le 11 août, parce qu’il y aura trois participants finlandais.
Le président Niinistö a également eu des entretiens avec d’autres chefs d’Etat et dirigeants, dont le Premier ministre russe, M. Medvedev.
AL/B17

Crise financière

Légalité de l’accord sur le MES
Selon Helsingin Sanomat, le Chancelier de la justice étudiera la légalité de l’accord sur le MES, que le gouvernement a présenté au Parlement le 26 avril. La chancellerie de M. Jonkka est déjà en train d’étudier une plainte émanant d’une personne privée, datée du 22 juillet.
Le président des Vrais Finlandais, M. Timo Soini, a déclaré lors d’une interview télévisée que le Chancelier de la justice devrait étudier la légalité de la décision sur le MES.
HS/A4

Parlement européen

Invités des parlementaires européens finlandais
Helsingin Sanomat relève que les parlementaires européens finlandais avaient invité au total 1 340 personnes à visiter Bruxelles en 2011. Ils refusent toutefois de communiquer les noms des visiteurs, en raison du respect de la vie privée.
Selon M. Pekka Nurminen, chef du bureau d’information du Parlement européen en Finlande, les parlementaires européens ont le droit d’inviter qui ils veulent car il n’y a pas de règles. « Cela est une bonne manière de rapprocher le Parlement européen et les Européens. »
Chaque député européen a le droit d’inviter 110 visiteurs à Bruxelles tous les ans. Ils ont le droit à une indemnité pour frais de déplacement qui varie suivant le lieu de départ, par exemple 380 euros de Helsinki et 490 euros de Rovaniemi, plus une indemnité fixe de 100 euros par personne.
Tout cela coûte 21 millions d’euros par an, une bagatelle par rapport au budget de l’UE de 142 milliards d’euros.
HS/A8

Commerce d’armes

Il n’y aura pas d’accord sur la vente d’armes
Selon Turun Sanomat, les négociations de plus d’un mois pour une convention internationale sur les ventes d’armes ont échoué samedi à New York. Malgré la signature par 90 Etats, les pays membres ne sont pas parvenus à un accord sur ce texte.
Le résultat final est une amère déception pour l’ONU, pour plusieurs pays et de nombreuses ONG.
« Si les grands pays exportateurs d’armes avaient réellement souhaité promouvoir la régularisation du commerce d’armes, la convention aurait été approuvée. La situation est désormais intenable », affirme la directrice de l’Alliance pour la paix, la députée européenne, Mme Tarja Cronberg.
TS/12

Défense

Retards dans les échanges compensés avec l’Italie
La Finlande n’a réceptionné qu’un tiers des commandes de contrepartie italiennes, qui doivent compenser l’achat par la Finlande de bâtiments de guerre de mines à l’Italie.
Le contrat d’acquisition par la Finlande de trois bâtiments de guerre de mines, d’une valeur de 250 millions d’euros, est doté d’un contrat de contrepartie à 100%. Le premier des bâtiments a été livré par les Italiens au début de l’été.
Pendant les trois années à venir, le chantier naval italien devrait fournir des commandes équivalentes à 150 millions d’euros.
TS/6

Politique intérieure

Communes

Propos de M. Katainen
Turun Sanomat publie un billet du Premier ministre Jyrki Katainen, qui défend la politique municipale du gouvernement. M. Katainen souligne l’importance de garantir la bonne qualité des services dans toute la Finlande.
M. Katainen rappelle que le rapport démographique actifs/inactifs s’est affaibli pratiquement dans toutes les communes finlandaises. L’organisation des services sociaux et de la santé représente dans ces conditions un grand défi.
Le ministère des Affaires sociales et de la Santé estime que d’ici 2030, le besoin de services de soins pour les personnes âgées doublera.
TS/2

Lundi 30 juillet 2012

Politique étrangère et européenne

ONU

Campagne finlandaise en vue d’une présence au Conseil de sécurité
Helsingin Sanomat relève que la campagne finlandaise en vue de l’obtention d’un siège au Conseil de sécurité de l’ONU est en sa phase finale. Selon M. Jarmo Viinanen, ambassadeur de Finlande auprès de l’ONU depuis 2009, les sept semaines avant le vote du 18 octobre sont les plus chargées. M. Viinanen, prudemment optimiste, rappelle que la Finlande a besoin de 129 voix pour être élue.
Le Président Niinistö, les anciens présidents Mme Halonen et M. Ahtisaari, plusieurs ministres et le président du Parlement, M. Heinäluoma, se rendront à New York au cours de l’automne.
La Finlande mène cette campagne, dont le budget s’élève à deux millions d’euros, depuis trois ans et demi.
HS/dim/A4

Crise financière

Les Finlandais ne veulent pas quitter l’euro
Turun Sanomat publie les résultats d’un sondage effectué pour le compte de six quotidiens régionaux sur l’attitude des Finlandais à l’égard de l’euro. 65 % des personnes interrogées veulent garder l’euro, 23 % estiment que la Finlande devrait quitter l’euro et 12 % n’ont pas exprimé d’avis.
Les partisans du Parti suédois sont les plus positifs concernant l’euro, 95 % d’entre eux veulent garder l’euro, tandis que les Vrais Finlandais sont les plus négatifs : 48 % souhaitent quitter l’euro, contre 58 % il y a un an. Parmi les centristes, 30 % sont contre l’euro.
Mme Pirkko Ruohonen-Lerner, présidente du groupe parlementaire des Vrais Finlandais, ne s’étonne pas de ce résultat. Elle estime que les Vrais Finlandais sont de plus en plus incertains et ne veulent pas de grands changements, dans un contexte de l’insécurité.
TS/sam/11

Les médias ont eu une copie de l’accord sur les garanties
Le ministère des Finances a transmis vendredi une copie de l’accord entre la Finlande et les banques espagnoles sur les garanties du plan de sauvetage à Helsingin Sanomat, à Yle et à STT, agence de presse finlandaise. L’accord comprend six documents en anglais qui font au total 123 pages.
Plusieurs détails ont été enlevés de la copie. Selon le ministère des Finances, il s’agit de « secrets commerciaux ».
HS/sam/A4

L’acquisition de missiles

Le Pentagone a admis son erreur
Helsingin Sanomat rapporte que les problèmes liés à l’acquisition des missiles américains sont dus à une erreur commise par le Ministère américain de la Défense. Selon la notification adressée au congrès, les missiles portaient la dénomination M-39, alors que la Finlande souhaitait acheter des missiles M-57.
Le Pentagone estime qu’il est très probable que la Finlande obtienne les missiles.
Le ministère finlandais de la Défense n’a pas voulu chercher de coupable dans l’affaire. « Il s’agissait d’une prise de décision interne aux Etats-Unis », a déclaré M. Jyrki Iivonen, directeur de la communication au ministère finlandais.
HS/sam/A3&A4

Nucléaire

Historique d’Olkiluoto-3
Helsingin Sanomat publie un article d’une page entière sur le bilan de la construction d’Olkiluoto-3 avec un schéma de la centrale et une frise chronologique de l’évolution des travaux.
HS/dim/A5

France

Zone euro

Communiqué conjoint de M. Hollande et de Mme Merkel
Selon Helsingin Sanomat, le Président français, M. François Hollande et la Chancelière allemande, Mme Angela Merkel, ont publié un communiqué conjoint, selon lequel « la France et l’Allemagne sont fondamentalement attachées à l’intégrité de la zone euro. Elles sont déterminées à tout faire pour la protéger. Les Etats membres, comme les Institutions européennes, chacun selon ses prérogatives, doivent remplir leurs obligations à cette fin.
Elles réaffirment la nécessité d’une mise en œuvre rapide des conclusions du Conseil européen des 28 et 29 juin derniers. »
HS/sam/B5

Politique

Effets des élections
Demokraatti publie un article signé Mikko Heikinheimo, ancien diplomate, sous le titre « Les effets dramatiques des élections françaises ».
Dem/11

Industrie automobile

Syndicats
Kauppalehti rapporte que les ouvriers des usines automobiles sont prêts à négocier les diminutions des avantages. Peugeot menace également de supprimer 10 000 emplois en France.
KL/A8

Vendredi 27 juillet 2012

Politique étrangère et européenne

Jeux Olympiques

Le Président Niinistö à Londres
Selon un communiqué de presse publié par le secrétariat de la présidence, le Président Sauli Niinistö et Mme Jenni Haukio sont partis pour Londres pour suivre les Jeux Olympiques du 29 au 31 juillet. Le couple participera aujourd’hui aux cérémonies d’ouverture et à la réception de la reine au palais de Buckingham.
M. Niinistö visitera le village olympique où il rencontrera des sportifs finlandais. Il s’entretiendra aussi avec des membres de la colonie finlandaise dans les locaux de l’église des marins et participera à la réception offerte par la Finlande à l’occasion des jeux.
Plusieurs journaux publient des photos et interviews d’Esa-Pekka Salonen, chef de l’orchestre philharmonique de Londres, qui a porté, avec d’autres, la flamme olympique jeudi matin à Londres.
tpk.fi, Dem/20

Crise financière

Les parlementaires européens finlandais soutiennent les vues de M. Rehn
Le journal télévisé d’Yle a interviewé les parlementaires européens finlandais. Yle a pu joindre onze parlementaires sur treize : six députés européens partagent l’interprétation du commissaire Olli Rehn selon laquelle le statut des créanciers prioritaires au sein du MES n’est pas automatique mais décidé au cas par cas.
Par exemple Mmes Liisa Jaakonsaari (PSD) et Sirpa Pietikäinen (Kokoomus) soutiennent l’interprétation de M. Rehn. Selon Mme Pietikäinen, on a voulu laisser une porte de sortie dans l’accord en cas de crise.
M. Sampo Terho (Vrais Finlandais), Mme Riikka Manner (Centre) et M. Nils Torvalds (Parti suédois) tiennent le plus fermement au statut de créancier prioritaire.
Mme Tarja Cronberg (Alliance verte) et la seule députée européenne à penser que la stricte politique de la Finlande dans la gestion de la crise financière ait eu un effet négatif sur l’image du pays.
Yle, HS/A4

Commerce d’armes

L’ONU pourrait interdire la vente d’armes aux pays coupables de crimes de guerre
Un premier texte du projet de loi sur la restriction du commerce d’armes a été longuement commenté par les représentants de l’ONU dans la nuit de mercredi à jeudi.
« Sur les quelques 70 prises de parole, une grande majorité complimentaient les qualités du texte, seuls les commentaires de l’Iran étaient purement négatifs », indique à New York la présidente de la délégation finlandaise, Mme Riitta Resch, qui estime que ce texte constitue une base pour un accord solide.
Une décision devrait être prise vendredi.
Le projet prévoit d’interdire les exportations d’armes dans des pays susceptibles de se rendre coupables de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité.
Selon le directeur général d’Amnesty Finlande, M. Frank Johansson, l’accord n’aura pas d’effet sur les permis d’exportation d’armes actuellement en vigueur.
« La Russie a déclaré qu’elle ne fournira pas de nouvelles armes à la Syrie mais gardera ses anciens contrats. », constate M. Johansson.
Par ailleurs, la future convention concernera uniquement le commerce d’armes, ce qui signifie que de nombreux transferts, prêts et donations d’armes resteront en dehors de la régularisation.
HS/13

Propos de M. Tuomioja
Le ministre des Affaires étrangères, M. Erkki Tuomioja, qui suit les négociations depuis le début, estime que le projet d’accord pourrait être amélioré. Le chef de la diplomatie finlandaise est optimiste, car tous les pays membres importants de l’ONU se sont engagés.
Yle

Parlement européen

Propos de Mme Jäätteenmäki
Helsingin Sanomat rapporte que Mme Anneli Jäätteenmäki, députée européenne du Centre, écrit sur son blog qu’une éventuelle influence de la Finlande au sein de l ‘Union européenne n’est qu’un mythe. Elle estime que la Finlande a peu d’influence par rapport à sa taille.
Mme Jäätteenmäki souligne que la Finlande n’a qu’un seul poste d’ambassadeur de l’UE, en Islande. La Belgique, par exemple, en a quinze.
HS/A5

France

Armes nucléaires

Débat sur les armes nucléaires
Demokraatti relève qu’il y un débat sur la dissuasion nucléaire en France. Selon le Président Hollande, « renoncer à la dissuasion nucléaire pour des raisons de restrictions budgétaires n’est pas aujourd’hui la position de la France ».
Dem/10

Roms

Camps des Roms
Helsingin Sanomat rapporte que selon le ministre de l’Intérieur, M. Manuel Valls, il y aurait prochainement des décisions pour vider des camps de Roms, surtout près de Lyon et de Paris.
HS/A8

Jeudi 26 juillet 2012

Politique étrangère et européenne

Italie

Visite du Premier ministre Monti
La chancellerie du Premier ministre annonce que le Premier ministre italien, M. Mario Monti, effectuera une visite en Finlande les 1er et 2 août à l’invitation du Premier ministre Jyrki Katainen. Les Premiers ministres s’entretiendront à Kesäranta, résidence du Premier ministre finlandais, le mercredi 1er août. L’entretien devrait porter sur la situation économique de l’Union européenne, ainsi que sur les relations bilatérales.
M. Monti rencontrera également le Président Niinistö, le président du Parlement, M. Heinäluoma, et les présidents des commissions centrales du Parlement.
vnk.fi

Crise financière

Propos de M. Sasi
Turun Sanomat rapporte que selon M. Kimmo Sasi, président conservateur de la Commission des finances du Parlement, l’Eduskunta a pris sa décision pour la participation au MES sur la base de bonnes informations. L’interprétation commune des pays de l’Union est que le MES inclut le statut de créancier prioritaire par rapport aux créanciers privés. »
M. Sasi souligne que les engagements de l’accord lient les partenaires du MES.
TS/12

Selon M. Soininvaara, l’euro ne pourra plus être sauvé
Hufvudstadsbladet relève que M. Osmo Soininvaara, député de l’Alliance verte et ancien ministre, écrit sur son blog que la Grèce devrait quitter l’euro, même s’il s’agit d’une opération couteuse pour la Grèce, pour les banques allemandes et même pour les Finlandais.
M. Soininvaara critique le débat finlandais sur l’avenir de la zone euro et l’accuse d’être trop concentré sur les intérêts de la Finlande.
HBL/4, TS/12

Syrie

Les casques bleus de retour de Syrie : « L’état de guerre reste très sérieux »
« La prise du gouvernement syrien sur le pays reste très forte », estiment les observateurs finlandais de l’ONU, le lieutenant-colonel Rolf Kullberg et le capitaine Petri Karttunen, de retour en Finlande depuis mercredi.
« L’opposition s’est emparé de quelques quartiers et villages, mais pas de villes entières. Si cette situation continue, le gouvernement maintiendra sa supériorité. L’état de guerre reste extrêmement grave », affirme Kullberg qui pense que les rebelles n’arriveront pas à conquérir Damas.
Les troupes de sécurité du gouvernement sont lourdement armées et dans la capitale, il y a des points de contrôle tous les cinquante mètres. « Le silence règne dans la ville, des magasins et des restaurants sont fermés. En même temps, une partie de la ville vit normalement », raconte Kullberg.
« La mainmise du gouvernement sur la ville semble s’affaiblir mais reste néanmoins très forte. Bien que récemment quelque peu unifiée, l’opposition demeure très désordonnée », estime le capitaine Karttunen qui revient de Deir ez-Zor, en Syrie de l’est.
« Dans certains villages, on pouvait voir les représentants du gouvernement et de l’opposition autour de la même table, dans d’autres, il y avait un véritable gouffre entre les deux », confirme le capitaine.
Les observateurs s’accordent à dire que des massacres ont été commis des deux côtés, à la fois par le gouvernement et par l’opposition.
La situation sera réévaluée début août. Si la guerre en Syrie continue, le reste des observateurs de l’ONU regagneront leur pays.
HS/A13, AL/A5

France

Littérature

Voltaire
Aamulehti publie un billet sur Voltaire par Kari Salminen. La traduction du Traité sur la tolérance par Jaana Seppänen vient de paraître chez Savukeidas.
AL/B18

Marché français

Le marché français de nouveau à Turku
Turun Sanomat relève que le marché français sera ouvert à Vähätori du 1er au 5 août tous les jours de 11 à 19 h.
TS/25

Mercredi 25 juillet 2012

Politique étrangère et européenne

Crise financière

M. Haglund souhaite que le Parlement étudie la confusion liée au MES
Helsingin Sanomat rapporte que M. Carl Haglund, président du Parti suédois et nouveau ministre de la Défense, estime que le Parlement devrait étudier, après la pause estivale, la confusion liée au MES. « Il est important que le Parlement soit au courant de tous les détails de l’accord, surtout s’il y avait de nouveaux cas. »
M. Haglund, ancien parlementaire européen, a cru que le statut de créancier prioritaire était inclus dans le MES. « J’ai toutefois su que ce statut pourrait être supprimé. Dans ce sens je ne peux pas dire que je sois surpris par la situation. »
Selon M. Ben Zyskowicz, député conservateur, le statut du créancier prioritaire est une déclaration politique inscrite dans l’accord du MES. Une dérogation de cet accord nécessite une nouvelle étude de l’accord au Parlement, selon le député.
Le Premier ministre Katainen a apaisé le différend hier. Selon lui, l’attitude de la Commission européenne sur le statut du créancier prioritaire était déjà connue. « Les questions du MES et du paquet de l’Espagne avancent normalement. Le Parlement a obtenu les comptes-rendus approfondis et a pris sa décision sur la base de bonnes informations. »
HS/A5

Syrie

Cinq observateurs finlandais regagneront Tampere aujourd’hui
La moitié des observateurs finlandais en opération en Syrie seront rapatriés aujourd’hui à Tampere, d’où ils regagneront la brigade de Pori à Säkylä. Les cinq observateurs restants continueront en Syrie l’opération dont le mandat a été prolongé de 30 jours par l’ONU.
Selon l’état-major des forces de défense, la situation sécuritaire s’est sensiblement affaiblie, rendant ainsi les conditions de l’opération difficiles.
HS

Commerce d’armes

Objectif : régularisation du commerce d’armes
Un éventuel premier contrat concernant la régularisation du commerce d’armes international est en cours de négociation au sein de l’ONU d’ici vendredi prochain.
« Si un tel contrat était actuellement en vigueur, la Russie ne pourrait pas exporter des armes en Syrie », affirme la présidente de l’Association pour la paix et membre du parlement européen, Mme Tarja Cronberg.
Selon Mme Cronberg, la situation en Syrie est particulièrement concrète du point de vue de ce contrat, qui est par ailleurs critiqué et par la Syrie et par la Russie. Une majorité des pays estiment néanmoins qu’un contrat est nécessaire.
Actuellement, le commerce d’armes est régulé uniquement par des contrats nationaux et territoriaux. Le commerce de la Finlande est réglé par la législation de l’UE, qui est l’une des plus strictes en la matière.
Des armes vendues par les pays de l’UE peuvent aboutir à des utilisations douteuses, car rien n’empêche la revente de ces armes à un pays tiers.
Il existe 40 pays qui n’ont aucun contrôle sur la vente d’armes.
« Si le contrat en cours de négociation pouvait permettre un quelconque contrôle sur les exportations d’armes dans tous les pays, cela diminuerait le commerce illégal d’armes », constate Mme Cronberg.
HS/12

Franchissement des frontières

La Finlande et les pays Baltes veulent instaurer des empreintes digitales pour les personnes entrant dans les pays de l’UE
Les ministres de l’intérieur finlandais, estonien, letton et lituanien ont demandé un système biométrique pour le franchissement des frontières.
Ces pays souhaiteraient que ce changement puisse être inclus dans la nouvelle réforme du système de franchissement des frontières, projetée par l’UE.
HS

Politique intérieure

Industrie automobile

Valmet Automotive commencera la production des Mercedes
Turun Sanomat relève que l’usine de Valmet Automotive à Uusikaupunki commencera à l’automne 2013 la production des nouvelles voitures de la série A de Mercedes Benz. La production du nouveau modèle a déjà commencé en Allemagne et la demande est importante.
Valmet Automotive est censé construire au moins 100 000 véhicules avant 2016.
TS/19

Parlement

Chasse à l’ours
Selon Helsingin Sanomat, le club de chasse du Parlement, présidé par M. Pentti Oinonen, député des Vrais Finlandais, ira, pour la première fois dans son histoire, à la chasse à l’ours à Lieksa en Carélie du Nord fin août. Le club y a été invité par M. Lauri Kähkönen, ancien député du PSD.
Selon M. Oinonen, au moins huit députés – dont M. Reijo Hongisto (Vrais Finlandais), M. Eero Reijonen (Centre) et Mme Marjo Matikainen-Kallström (Kokoomus) - et deux fonctionnaires du Parlement vont participer à la partie de chasse.
M. Oinonen, chasseur depuis l’âge de 13 ans, souligne que l’évènement n’est en aucun cas politique.
HS/A5

Mardi 24 juillet 2012

Politique étrangère et européenne

Crise financière

Le Président Niinistö souhaite un rapport sur les conditions du paquet de sauvetage
Aamulehti rapporte que le Président Sauli Niinistö a souhaité, lors d’une interview au journal télévisée d’Yle, un rapport explicite sur les conditions du paquet de sauvetage de l’Espagne. M. Niinistö, qui ne prend pas directement position sur la question du statut du MES, estime que la décision reste en suspens. « Il faut maintenant étudier clairement ce qui a été décidé. Il sera ensuite plus facile de continuer le débat. »
Selon M. Niinistö, le processus d’étude des paquets d’aide est plus minutieux en Finlande que dans beaucoup de pays de la zone euro.
« Il a été typique pour les conseils européens précédents qu’après les réunions, il n’y ait pas eu d‘entente sur les décisions qui ont été prises. Cela m’inquiète parce que cela donne une image d’une mauvaise coopération », a déclaré M. Niinistö.
AL/A5, TS/10

Confiance de Mme Urpilainen
Turun Sanomat relève que M. Juho Eerola, vice-président des Vrais Finlandais, exige un vote de confiance sur le statut de la ministre des Finances, Mme Jutta Urpilainen en raison de la confusion sur le système de statut du créancier prioritaire concernant le plan de sauvetage des banques espagnoles. Le vote de confiance devrait être organisé au début de la session automnale du Parlement, selon M. Eerola.
M. Antti Lindtman, vice-président du Parti social-démocrate, estime que les accusations de M. Eerola signifient que les Vrais Finlandais, en perte d’audience, sont désespérés. Il souligne que les décisions finlandaises ont été prises de façon transparente.
Selon M. Lindtman, les Vrais Finlandais préfèrent plaisanter et déformer au lieu de défendre la cause des contribuables finlandais.
TS/11

Lettonie

Visite du président letton
Turun Sanomat rapporte que le président letton, M. Andris Berzins, a effectué lundi une visite de travail à Turku et à Naantali à l’invitation du président Niinistö. Les présidents ont évoqué la coopération de la région baltique, les questions bilatérales, ainsi que la crise financière européenne.
TS/10

Syrie

M. Tuomioja : « Les armes chimiques inquiètent »
La réunion ministérielle du Conseil des affaires étrangères à Bruxelles a décidé de renforcer l’interdiction des exportations d’armes vers la Syrie.
« Les sanctions, même renforcées n’auront pas d’effet à court terme et n’apporteront sans doute pas de changement à la situation actuelle. Par ailleurs, il y a énormément d’armes en Syrie et d’autres y sont constamment livrées », estime le ministre des Affaires étrangères, M. Erkki Tuomioja.
Les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont exprimé leur inquiétude sur une éventuelle utilisation d’armes chimiques par le gouvernement syrien. M. Erkki Tuomioja partageait cette inquiétude.
« Maintenant on sait à peu près où se trouvent ces armes. Dès lors qu’elles commencent à être déplacées, le moment est critique et on peut se demander où et dans les mains de qui elles vont se retrouver », constate M. Tuomioja.
Quant à l’assurance par la Syrie d’utiliser ces armes uniquement contre une puissance extérieure, il n’y croit pas beaucoup.
M. Joonas Sipilä, chercheur de l’Ecole supérieure de défense nationale, estime que la Syrie pourrait posséder une quantité non négligeable d’armes chimiques qui lui reste depuis la guerre froide.
« Si un jour elles sont considérées comme une menace d’importance, l’éventualité d’une intervention militaire américaine pourra plus facilement être prise en compte dans la politique intérieure des Etats-Unis », affirme le chercheur.
TS/15, KS/11, YLE

Retrait de cinq observateurs finlandais en Syrie
A la suite de la demande par l’ONU de réduire de moitié sa participation, la Finlande envisage de retirer cinq casques bleus de Syrie dans le courant de la semaine.
L’ONU a demandé à tous ses pays membres de réduire de moitié le nombre des soldats observateurs en Syrie, qui passera de 300 à 150, en raison de la mauvaise situation sécuritaire.
YLE, HS

France

Présidence

Les salaires du président et des ministres baisseront de 30 %
Aamulehti relève que les salaires du Président Hollande et du Premier ministre Ayrault baisseront de 21 000 à environ 15 000 euros par mois.
AL

Fiscalité

L’imposition augmente en France
Demokraatti rend compte des augmentations des impôts décidées par le parlement.
Dem/10

Musées

Le nouvel audioguide du Louvre
Kauppalehti publie un reportage de plusieurs pages sur le musée du Louvre et son nouvel audioguide Nintendo 3DS.
KL/B8-11

Lundi 23 juillet 2012

Politique étrangère et européenne

Crise financière

Différend sur l’interprétation du MES
Helsingin Sanomat rapporte, dans son édition de samedi, que selon le commissaire européen Olli Rehn, « le groupe euro a décidé de ne pas appliquer le système de statut du créancier prioritaire concernant le plan de sauvetage des banques espagnoles. ». Selon M. Rehn, « le statut des créanciers prioritaires sera étudié au cas par cas à l’avenir ».
HS souligne que cette décision est en contradiction avec le rapport de la commission des finances et la proposition du gouvernement Finlandais. Le Parlement a approuvé l’accord sur le MES le 28 juin.
Mme Miapetra Kumpula-Natri, présidente de la Grande commission du Parlement, ne croit toutefois pas que le MES puisse abandonner le statut du créancier prioritaire. « Un accord entre les Etats ne peut pas être modifié par l’interprétation d’un commissaire. Je ne veux pas évaluer ce que M. Rehn a voulu dire par sa déclaration », a déclaré Mme Kumpula-Natri.
M. Kimmo Sasi, président de la Commission des finances du Parlement, partage l’avis de Mme Kumpula-Natri.
Mme Kumpula-Natri et M. Sasi estiment que le Parlement devra de nouveau approuver l’accord si l’interprétation de M. Rehn est correcte.
HS/sam/A4, dim/A4

Syrie

M. Tuomioja : « Les résultats de l’opération d’observation en Syrie resteront modérés »
Le ministre des Affaires étrangères, M. Erkki Tuomioja, qui participera lundi à la réunion ministérielle du Conseil des affaires étrangères à Bruxelles, a fait savoir qu’un renforcement des sanctions de l’UE était nécessaire, notamment celles sur l’interdiction d’exportation des armes, certaines sanctions financières et des restrictions de déplacement pour des personnes de l’administration syrienne ayant commis des violences.
« Par ailleurs, nous continuerons de soutenir l’opposition pour ses activités non-violentes, ainsi que les pays voisins qui accueillent de plus en plus de réfugiés. Notre souci premier est la situation humanitaire : l’aide humanitaire n’a pas pu être acheminée en fonction des besoins », affirme le ministre des Affaires étrangères dans une interview à YLE.
Selon Tuomioja, la force du Conseil des affaires étrangères de l’UE, est relativement faible.
« Il est clair qu’il n’y aura pas de proposition d’intervention militaire. Nous allons essayer de faire pression sur les agents de l’ONU pour que l’organisation puisse agir. Nous avons tout de même réussi à prolonger de 30 jours la mission en Syrie. Dans quinze jours, la situation sera réévaluée.
M. Tuomioja pense que dans quelques semaines, l’émissaire des Nations Unies et de la Ligue Arabe, M. Kofi Annan, devra avouer son échec et que les observateurs de l’ONU seront retirés.
Il souligne toutefois que l’opération de l’ONU est précieuse et qu’on n’y renoncera pas facilement.
« L’ONU tentera évidemment de réaliser le projet d’Annan ; arrêter les violences et l’utilisation des armes et acheminer les vivres. On ne renoncera pas à ce projet, même si au bout de d’un mois, on devait constater que la mission n’est plus viable.
Selon Tuomioja, il est difficile de se prononcer sur les résultats de cette prolongation d’un mois, car les violences se renforcent.
« L’UE et l’ONU peuvent agir pour que l’opposition trouve une ligne de conduite commune. La désunion interne et externe de l’opposition signifie que si un renversement de pourvoir s’opérait dans ces conditions, un autre type de combat, peut-être armé, continuerait », constate M. Tuomioja.
YLE

Ministère des Affaires étrangères

La Finlande fermera des ambassades dans les années à venir
Turun Sanomat relève que selon M. Peter Stenlund, sous-secrétaire d’Etat au ministère des Affaires étrangères, la Finlande sera obligée de fermer des ambassades en Europe et ailleurs dans les prochaines années. Les décisions sur les fermetures seront prises au cours de l’automne.
Les fermetures font partie du programme d’austérité du MAE. L’ambassade au Venezuela a déjà été fermée, celle du Pakistan sera fermée en août et l’Ambassade aux Philippines à la fin de l’année.
TS/lun/9

Selon M. Tuomioja, la Finlande augmentera sa coopération avec les autres pays nordiques
Le ministre des Affaires étrangères, M. Erkki Tuomioja, affirme que l’importance de la coopération nordique augmentera dans la politique étrangère. « A l’avenir, les pays nordiques pourront partager des comptes-rendus et placer des diplomates dans les ambassades des autres pays ». Les pays nordiques ne partagent jusqu’à présent des locaux que dans quelques pays.
M. Tuomioja ne croit pas au déclin des ambassades en Europe dans un avenir proche. « La coopération avec les pays de l’UE ne se passe pas uniquement à Bruxelles. »
Selon le chef de la diplomatie finlandaise, les fermetures d‘ambassades pourraient poser des problèmes, surtout si la Finlande était nommée au conseil de sécurité de l’ONU.
Yle

Politique intérieure

Parlement

Sécurité renforcée au Parlement
Selon Helsingin Sanomat et le président du Parlement, M. Eero Heinäluoma, les mesures de sécurité de l’Eduskunta se feront plus strictes, le stationnement des voitures sera par exemple limité devant le bâtiment.
M. Heinäluoma n’a pas voulu entrer dans les détails des nouvelles mesures de sécurité qui ont déjà été renforcées il y a un an en raison de la tuerie en Norvège.
Selon M. Heinäluoma, les séances plénières seront toujours publiques, malgré les nouvelles mesures.
HS/lun/A5

Vendredi 20 juillet 2012

Politique étrangère et européenne

Crise financière

Le Parlement a approuvé le plan de sauvetage des banques espagnoles
Le Parlement a voté sur les garanties lors d’une séance plénière qui a commencé à 10 heures. Le parlement a renouvelé sa confiance au gouvernement - et a en même temps approuvé le plan de sauvetage – par 109 voix contre 73. 17 députés étaient absents à la séance. Les députés des Vrais Finlandais, du Centre et les deux députés ayant quitté le groupe parlementaire de l’Alliance des gauches ont voté contre.
hs.fi

Le débat a duré longtemps
Helsingin Sanomat rapporte que le débat sur le programme de sauvetage a duré jusqu’à une heure du matin. Les députés ont pris la parole au total plus de 200 fois. Les députés des Vrais Finlandais, surtout le président du parti, M. Timo Soini, ont critiqué ardemment le gouvernement. Le président du Centre, M. Juha Sipilä, a exigé l’organisation d’un référendum si l’Union européenne se développe vers une fédération.
Le Premier ministre Jyrki Katainen a souligné que la situation en Europe était extrêmement grave. Selon M. Katainen, les Vrais Finlandais devraient dire clairement quelles seraient les conséquences d’un éventuel abandon de l’euro.
Le Premier ministre a souligné que le gouvernement voulait que la Finlande reste dans la zone euro. Il a aussi souligné que les coupes budgétaires effectuées en Finlande n’avaient rien à voir avec la participation finlandaise à des paquets d’aide aux autres pays de l’euro.
Selon la ministre des Finances, Mme Jutta Urpilainen, la situation économique européenne est exceptionnellement grave et la Finlande fait face à de difficiles décisions. Mme Urpilainen souligne que la politique de la Finlande dans la gestion de la crise financière est la plus stricte parmi les pays de la zone euro.
HS/A3&A4

Commentaire
Turun Sanomat publie un billet signé Tuomas Muraja, journaliste au service étranger du quotidien, intitulé « Il est inutile d’amener la politique intérieure dans les salles de réunion de l’UE ».
M. Muraja écrit que « selon les sources diplomatiques, Mme Urpilainen a mis en cause la crédibilité de la zone euro, parce qu’elle n’a pas mis clairement un point final aux spéculations évoquées dans les médias internationaux sur une éventuelle séparation de la Finlande de l’euro ».
« Il est inutile d’amener la politique intérieure dans les salles de réunion de l’Union européenne. Cela ne fait qu’augmenter l’insécurité des marchés. »
« A l’automne dernier, les Européens ont encore compris le souci du gouvernement finlandais face à l’augmentation de l’audience des Vrais Finlandais. Cette audience est cependant maintenant en baisse, et les Européens comprennent de moins en moins les exigences de la Finlande. »
TS/8

Politique intérieure

Nominations

M. Mölsä remplacera Mme Heinonen au MAE
Helsingin Sanomat rapporte que M. Jouni Mölsä, actuel conseiller de presse à l’ambassade de Finlande à Londres et ancien journaliste à Helsingin Sanomat, a été nommé directeur de la communication du ministère des Affaires étrangères à partir du 15 septembre. M Mölsä remplacera Mme Veera Heinonen, nommée directrice de la communication au cabinet du Président Niinistö.
HS

Défense

OTAN

Le général Makarov critiqué par le secrétaire général de l’OTAN
« La Russie ne devrait pas intervenir dans la politique OTAN de la Finlande », a déclaré le secrétaire général de l’OTAN, M. Anders Fogh Rasmussen, dans une interview accordée à YLE.
Il a également affirmé que la Russie semble avoir pris une position plus dure vis-à-vis de l’OTAN. Il critique ainsi les propos du général Makarov qui affirme qu’une éventuelle adhésion de la Finlande à l’OTAN signifierait une menace pour la sécurité de la Russie. M. Rasmussen a constaté que la Russie devrait respecter le droit des Finlandais à décider eux-mêmes de leurs affaires.
M. Rasmussen a par ailleurs précisé que la Finlande remplit tous les critères pour devenir membre de l’OTAN.
HBL/3

Service militaire

La faible forme des conscrits inquiète la défense nationale
Demokraatti relève que selon les statistiques de la défense nationale, le service militaire s’avère physiquement trop dur pour un quart des conscrits.
En une vingtaine d’années, le poids moyen des appelés a augmenté de sept kilos alors que la taille moyenne n’a pas augmenté.
DEM/8-9

Jeudi 19 juillet 2012

Politique étrangère et européenne

Crise financière

La Finlande risque à 3,6 milliards d’euros
Helsingin Sanomat rapporte que selon l’annonce du gouvernement au Parlement, la part de la Finlande sur le plan de sauvetage des banques espagnoles s’élève à 3,6 milliards d’euros.
Les députés n’ont eu, mercredi soir, qu’une traduction d’un résumé de 17 pages sur l’accord des garanties. L’accord fait 130 pages en tout.
Le Parlement se réunit cet après-midi, et les députés ont donc peu de temps pour se familiariser avec le résumé de l’accord.
Les partis de l’opposition – les Vrais Finlandais et le Centre – sont mécontents du calendrier serré. « Nous sommes en train de prendre des décisions les yeux fermés », selon M. Mauri Pekkarinen, député centriste.
« Nous vivons dans une démocratie étrange. Cela est honteux. La séance plénière du Parlement commencera dans 20 heures et les députés ne savent pas encore sur quoi il faut voter », a déclaré M. Timo Soini, président des Vrais Finlandais.
HS/A5

M. Katainen s’est félicité de l’accord
Le Premier ministre Jyrki Katainen espère que le Parlement aura un débat approfondi sur l’avenir de l’Union européenne et de l’euro.
Lors d’une conférence de presse hier, M. Katainen a estimé que le débat lors de séance plénière de jeudi serait « une occasion excellente pour avoir un débat sur le paquet pour l’Espagne, l’avenir de l’euro, de l’Union européenne et la situation économique actuelle pour que tous les députés comprennent où nous sommes et où il faut aller ».
M. Katainen a précisé qu’en cas de défaut de paiement des banques espagnoles, la Finlande ne toucherait les garanties que dans environ 12 ans, soit une fois que les prêts seront arrivés à échéance.
Le Premier ministre déplore le calendrier serré de l’étude de l’accord. Il rappelle que le calendrier ne concerne pas que la Finlande. Le parlement allemand s’est également réuni pour étudier le programme de sauvetage.
« Les crises nécessitent parfois que l’on prenne des décisions rapidement, parce que la lenteur peut aggraver la crise », a déclaré M. Katainen après la réunion du gouvernement.
HS/A5

Le Parlement est rarement dérangé pendant la pause estivale
Selon Helsingin Sanomat, la séance plénière du Parlement d’aujourd’hui est historique. La dernière fois que les députés ont dû interrompre leur congé d’été remonte à 1962 : le Parlement avait dû se réunir en raison d’une loi concernant le budget agricole. En janvier 2001, les députés avaient interrompu la pause hivernale pour voter sur la participation de la Finlande à l’opération de gestion de crise en Afghanistan.
Selon M. Keijo Koivukangas, directeur législatif du Parlement, une quarantaine de fonctionnaires de l’Eduskunta ont interrompu leur congé pour venir au travail.
HS/A5

« Les garanties de la Finlande ne sont pas le plus grand risque »
Turun Sanomat rappelle que selon M. Tuomas Pöysti, directeur général de l’Inspection des finances de l’Etat, la participation de la Finlande au plan de sauvetage des banques espagnoles n’est pas le plus grand risque dans la crise financière du point de vue finlandais.
« La crise menace la croissance économique européenne. La Finlande exporte pour moitié dans la zone euro. Cela est une situation difficile pour l’économie nationale et aussi son plus grand problème », selon M. Pöysti.
M. Pöysti estime que la Finlande serait remboursée par l’Espagne. Les risques concernant la Grèce sont plus importants.
TS/10

Défense

L’acquisition de missiles

Une erreur de dénomination a causé le refus de l’acquisition des missiles
Les problèmes liés à l’acquisition des missiles américains par la Finlande provenaient d’une erreur de dénomination. Selon la notification adressée au congrès, les missiles portaient la dénomination M-39, alors que la Finlande souhaitait acheter des missiles M-57.
Par conséquent, il a fallu rédiger, début juillet, une nouvelle déclaration au congrès américain qui aura jusqu’au 4 août pour réagir.
HS/A6

ONU

L’opération d’observation de l’ONU en Syrie se réduit
Le nombre des observateurs de l’Onu en Syrie sera réduit de moitié sur les trois cents actuels. Sur les dix observateurs finlandais, cinq retourneront en Finlande la semaine prochaine.
Selon le représentant militaire adjoint de la délégation de Finlande auprès de l’ONU, M. Mika Lundelin, la situation de sécurité intenable en Syrie est à l’origine de ce retrait.
L’opération avait déjà connu des difficultés en juin lorsque les violences avaient rendu le travail trop dangereux. Les observateurs avaient fait l’objet de plusieurs attaques et ont pu, depuis, patrouiller seulement de façon restreinte.
Les dix observateurs finlandais sont postés à Damas, Alep, Hama, Deir ez-Zor et Homs.
HS/A11

Nominations

Agence européenne de défense
Le directeur national d’armement Jukka Juusti a été nommé dans un groupe d’experts de l’Agence européenne de défense qui réfléchit notamment sur le projet Pooling and Sharing.

Mercredi 18 juillet 2012

Politique étrangère et européenne

Crise financière

Une entente a été trouvée sur les garanties
Helsingin Sanomat rapporte que la ministre des Finances, Mme Jutta Urpilainen, a annoncé mardi après-midi que la Finlande et l’Espagne avaient pu trouver une entente aux négociations sur les garanties. L’accord est construit de la même façon que celui que la Finlande avait conclu avec la Grèce en octobre dernier.
Selon le ministère des Finances, « le fonds espagnol de garantie de dépôts (Frob) donnera à la Finlande les garanties qui limitent les risques de la Finlande ».
Le ministère des Finances annonce que les garanties, qui couvrent 40 % de la participation de la Finlande au plan de sauvetage européen des banques espagnoles, seront payées en liquide sur le compte de garantie de la Finlande au fur et à mesure que les prêts sont accordés à l’Espagne.
Selon Mme Urpilainen, la participation finlandaise s’élève à 1,9 milliard d’euros et les garanties à 769,92 millions d’euros.
Les autres Etats de l’euro ont approuvé cet accord. Les garanties ont été la condition de la Finlande pour participer au programme de stabilité de l’Espagne.
Pour Mme Urpilainen, il semble que tout le plan de sauvetage européen sur les banques espagnoles sera accordé par le FESF.
HS/A4

M. Katainen s’est félicité de l’accord
Le Premier ministre Jyrki Katainen a annoncé qu’il était satisfait de l’accord. Dans son communiqué, M. Katainen a souligné que les garanties limitent le risque financier de la Finlande.
M. Katainen espère que le Parlement finlandais approuvera vendredi le paquet pour que la Finlande puisse participer au programme de stabilité de l’Espagne. Il souligne que la priorité du gouvernement finlandais est de garantir la stabilité des économies européenne et finlandaise.
« Je veux remercier les autres pays de l’euro d’avoir fait une exception avec la Finlande, ce qui ne doit pas être politiquement facile dans tous le pays », a déclaré M. Katainen.
Selon M. Katainen, les négociations sur les garanties ont présenté un grand défi du point de vue de calendrier, des questions techniques et de la pression politique européenne.
Pour conclure, le Premier ministre a remercié Mme Urpilainen et les fonctionnaires du ministère des Finances d’avoir mené les négociations sous une pression importante.
HS/A4

Parlement
Le gouvernement présentera aujourd’hui au Parlement une annonce concernant le plan de sauvetage pour les banques espagnoles. Les députés vont interrompre leur congé pour étudier le projet jeudi et vendredi. Le plan sera soumis au vote vendredi.
HS

Les économistes sont contents
Les économistes interviewés par Helsingin Sanomat sont contents de l’accord. M. Roger Wessman, analyste en chef à la banque Nordea, estime que la Finlande a pu obtenir les garanties en raison de sa petite taille. « Cela n’a pas beaucoup d’importance pour les autres pays. Ils ont approuvé les garanties pour la Finlande pour ne pas mettre en danger l’ensemble. »
M. Wessman croit que, en pratique, les autres pays ne peuvent plus négocier sur des garanties semblables.
HS

Propos de MM. Soini et Sipilä
Pour le président des Vrais Finlandais, M. Timo Soini, l’accord conclu avec l’Espagne sur les garanties n’est qu’un « écran de fumée » afin de gérer la politique intérieure finlandaise. M. Soini refuse de commenter les détails avant de voir l’accord.
Le président du Centre, M. Juha Sipilä, estime que les garanties sont « mieux que rien ». Il attend que les députés puissent le lire dès mercredi matin, aussi la traduction de l’accord.
L’opposition critique le calendrier hâtif du projet.
HS/A4

Défense

L’acquisition de missiles

L’acquisition finlandaise des missiles bloquée au congrès américain
A la surprise générale et alors que le permis d’acquisition devait être accordé début juillet, la Finlande se voit obligée de retirer sa demande d’achat de missiles tactiques pour déposer une nouvelle demande à l’automne.
Début juin, le Pentagone avait pourtant donné son accord à la vente de 70 missiles pour la somme d’un peu plus de 100 millions d’euros. Il est exceptionnel qu’une autorisation d’exportation soit bloquée à ce stade, son passage au congrès étant généralement considéré comme une formalité.
Néanmoins, les acquisitions de missiles entre la Finlande et les Etats-Unis n’ont jamais été une chose simple. La Finlande a dû attendre cinq ans pour réaliser ses acquisitions de JASSM.
HS/A6

Mardi 17 juillet 2012

Politique étrangère et européenne

Energie nucléaire

Un nouveau retard du troisième réacteur d’Olkiluoto
Helsingin Sanomat rapporte que, selon Teollisuuden Voima (TVO), le troisième réacteur d’Olkiluoto ne sera pas prêt en 2014.
Selon TVO, « d’après les informations du consortium Areva-Siemens, le réacteur ne sera pas prêt pour la production d’électricité en 2014, comme prévu ».
Selon Mme Anna Lehtiranta, directrice à TVO, « les tests du système de contrôle et de commande n’ont pas pu commencer selon le calendrier prévu. Cela a un effet sur les prochaines phases de l’unité. Nous estimons qu’en 2014, il n’y aura pas encore de production d’électricité ».
Mme Lehtiranta n’a pas évalué quand la production pourrait commencer. TVO demande au fournisseur un rapport sur le nouveau calendrier. La mise à jour du calendrier est attendue dans les prochaines semaines.
« Le système de contrôle et de commande a un effet sur le début des autres phases. Le retard dans ce système a une influence sur le calendrier global », a souligné Mme Lehtiranta.
Selon Mme Lehtiranta, le projet avance, malgré les problèmes. "Les installations des composants les plus importants du réacteur sont achevées, et la plus grande partie des installations de tuyauterie a été faite. »
Olkiluoto-3 aurait dû être achevé déjà en 2009. Avant Noël dernier, TVO a annoncé que l’unité serait prête pour la production d’électricité en août 2014 et non fin 2013.
HS/A4

Les autorités ne sont pas surprises
Le journal d’Yle a interviewé M. Petteri Tiippana, directeur du service de surveillance des centrales nucléaires à STUK, qui n’a pas été surpris de l’annonce de TVO.
M. Tiippana souligne que les autorités souhaitent une nouvelle estimation sur le calendrier le plus vite possible. « J’aurais souhaité avoir une estimation. TVO évoquera apparemment le calendrier avec le fournisseur. Il est important pour les autorités de connaître le calendrier de la mise en œuvre du réacteur. Nous pouvons ainsi diriger notre propre surveillance et planification. »
Yle

Propos de Mme Kyrki-Rajamäki
Selon Mme Riitta Kyrki-Rajamäki, professeur en technologie nucléaire à l’université de Lappeenranta, le calendrier lui a paru impossible.
« Les calendriers des centrales d’un nouveau genre ressemblent grosso modo l’évaluation actuelle (du calendrier d’Olkiluoto-3). L’objectif initial a paru irréaliste dès le départ », selon le professeur.
Yle

Crise financière

Les négociations avec l’Espagne continuent
Helsingin Sanomat relève que la Finlande et l’Espagne n’ont pas trouvé d’entente lundi dans les négociations sur les garanties.
Le ministère des Finances annonce que les négociations continuent mais rien ne sera communiqué concernant le progrès ou le calendrier des négociations.
Le gouvernement devrait présenter au Parlement finlandais son annonce à ce sujet jeudi de cette semaine. Les éventuels votes devraient avoir lieu lors d’une séance plénière vendredi pendant la matinée.
HS/A5

Le Parlement n’aura pas de traduction de l’accord
Turun Sanomat rapporte que le Parlement ne pourra pas avoir une traduction de l’éventuel accord sur les garanties avec l’Espagne, en raison du calendrier extrêmement strict. Cela a été critiqué par les présidents des groupes parlementaires de l’opposition, Mme Pirkko Ruohonen-Lerner (Vrais Finlandais) et M. Kimmo Tiilikainen (Centre).
TS/11

Mer Baltique

La stratégie mer Baltique de l’Union européenne sur de nouveaux rails
« L’Union européenne va entamer la révision de sa stratégie Mer Baltique. Sur les premières ouvertures faites par la commission, trois domaines seront privilégiés : la protection de l’environnement, la coopération régionale et la prospérité économique », écrit M. Timo Laukkanen, expert à la Confédération des entreprises finlandaises dans son billet publié par Turun Sanomat.
« Il convient de noter le besoin clairement signalé de renforcer la coopération avec la Russie. Depuis que l’UE a classé, pour sa politique de la dimension septentrionale, la Russie, la Norvège et l’Islande au rang des pays partenaires aux côtés des pays membres, la Russie s’est appliquée éà œuvrer pour réaliser les objectifs décidés en commun. Par conséquent, il conviendrait désormais d’étudier toutes les possibilités de promouvoir la participation active de la Russie à la coopération sur les questions de la Mer Baltique.
A travers son adhésion à l’OMC, la Russie s’engagera de plus en plus fermement à respecter les usages du commerce international tout en participant pleinement à l’élaboration de ces règles du jeu. Par ailleurs, la Russie pourrait aussi, dans un proche avenir, devenir membre de l’OCDE.
L’évolution, dans plusieurs domaines, va dans le bon sens, mais les choses avancent malheureusement trop lentement, compte tenu de la situation économique actuelle. Ce nouveau point de départ donne lieu à l’optimisme, mais seuls une rénovation constante et un réel souhait à aboutir à des résultats peuvent transformer les rêves en réalité », conclut l’expert.
TS/2

Lundi 16 juillet 2012

Politique étrangère et européenne

Crise financière

M. Katainen défend l’euro : « Nous sommes dans le même bateau »
Savon Sanomat a publié dimanche un billet du Premier ministre Jyrki Katainen. Dans ce billet, M. Katainen souligne son engagement en faveur de l’intégration de l’Europe et défend l’euro.
« Je souhaite vraiment que ceux qui veulent que la Finlande quitte l’euro disent honnêtement quelles seraient les conséquences d’une telle politique pour les Finlandais. Je n’ai toutefois pas encore entendu leur analyse sur les effets », écrit M. Katainen.
« Je crois sincèrement que l’euro et le fait que la Finlande reste dans l’euro est la meilleure option, de loin, pour les Finlandais. Une éventuelle sortie de l’euro signifierait un effet dramatique sur la croissance économique, les emplois finlandais et à la vie quotidienne des citoyens. La Finlande serait obligée de couper son budget de l’Etat-providence et augmenter les impôts. »
M. Katainen souligne qu’il a réalisé une politique servant au mieux l’intérêt de la Finlande et des Finlandais. « J’ai mené la participation de la Finlande aux mesures de crise des pays de l’euro parce que cela est la meilleure option du point de vue des Finlandais – ou l’option la moins mauvaise. »
« Je suis fermement engagé à l’intégration européenne, parce que cela est dans les intérêts d’un petit pays exportateur. La participation de la Finlande à l’intégration signifie aussi un choix fondamental des valeurs. La suite de notre projet commun nécessite des mesures pour maintenir l’Union et l’euro, ainsi qu’une intégration plus profonde à l’avenir. »
Savon Sanomat/dim

Déclarations de M. Niinistö
Le Président Sauli Niinistö a été interviewé samedi, lors d’un déplacement à Kokkola, par le journal télévisé d’Yle. M. Niinistö estime que la crise de l’euro sera résolue par la Banque centrale européenne qui émet des billets pour le marché. Il estime qu’une sortie de la Finlande de l’euro n’est pas du tout probable.
« Je crois que ce problème européen ou même occidental est un problème de surendettement qui sera à mon avis résolu par la BCE, qui augmentera le nombre de billets de la même façon qu’on l’avait fait aux Etats-Unis. »
M. Niinistö a ajouté que cela n’était pas une solution idéale. « Cette solution mènera à une inflation, mais cela commence à me paraître la seule possibilité. »
Pour le Président Niinistö, le gouvernement semble être uni dans sa politique. Il est favorable à ce que la Finlande demande des garanties de l’Espagne.
Yle

Différend déclenché par les propos de M. Vapaavuori
Le tabloïd Ilta-Sanomat rapporte que selon le député conservateur Ben Zyskowicz, les sociaux-démocrates font du cinéma quand ils disent que les propos de M. Vapaavuori, président du groupe parlementaire du Kokoomus, sur les collatéraux affaiblissent la position de la Finlande dans les négociations avec l’Espagne.
« Les sociaux-démocrates sont en réalité contents parce qu’ils veulent donner une image selon laquelle ils sont beaucoup plus stricts dans la gestion de la crise de l’euro que les conservateurs », estime M. Zyskowicz.
IS/sam/2

Politique européenne

Editorial : « L’Allemagne se range aux côtés de la France »
Dans un éditorial, Helsingin Sanomat souligne que les conversations finlandaises sont truffées de débats sur l’avenir de l’euro : faut-il l’abandonner en raison des mauvais plans d’aide ou faudrait-il, tout au moins, dresser un projet d’abandon de l’euro.
Certains pensent que les pays forts de la zone euro pourraient se regrouper, laisser tomber les pays de l’Europe du Sud pour former une nouvelle alliance économique.
Si le Nord partait à la recherche de son propre bloc monétaire, la France n’en ferait pas partie. Les pays méditerranéens sont et seront toujours dans le cœur de la France.
L’Allemagne pour sa part, ne fera rien qui serait susceptible de dresser une frontière sur le Rhin. Elle restera aux côtés de la France, et le partenariat finlandais ne pèserait pas lourd dans la balance.
Par ailleurs, pour le gouvernement et l’opposition allemands, le solde de l’euro est clair : l’Allemagne a bien profité de son adhésion à la zone euro et continuera de le faire.
Ceux qui misent sur le partenariat de l’Allemagne et de la Finlande pourraient se souvenir du dernier sommet. Au début, les Finlandais étaient sûrs que la chancelière allemande Angela Merkel ne ferait pas de concession sur ses objectifs d’aide à la crise.
Néanmoins, au bout de quelques heures de négociations avec les grands pays, Mme Merkel a fait marche-arrière. Il était plus important d’être à l’écoute de la position française et d’agir de manière à ce que Mme Merkel, avec une politique d’aide un peu moins rigoureuse, puisse accroitre sa popularité en Allemagne où « la méthode française » commençait à prendre pied. Elle a pour principe d’assouplir légèrement les conditions des pays en crise et leurs banques peuvent bénéficier d’une aide directe.
Dans ces négociations, les souhaits des Finlandais n’étaient pas sollicités.
HS/dim/A2

France

14 juillet

Réception à la résidence de France
Le tabloïd Ilta-Sanomat rend compte de la réception à l’occasion de la Fête nationale à la résidence de France.
IS/sam/52

Vendredi 13 juillet 2012

Politique étrangère et européenne

Crise financière

M. Rehn : C’est l’heure de vérité pour la zone euro
Dans un billet publié dansHelsingin Sanomat, le commissaire européen Olli Rehn défend les décisions du conseil européen et notamment la possibilité pour le MES d’aider directement les banques ou bien d’intervenir sur le marché secondaire. Il souligne que les Etats doivent s’engager dans des réformes structurelles.
Il rappelle aussi que les pays de l’eurogroupe se sont engagés à s’entendre sur une feuille de route pour réaliser une vraie union économique.
En conclusion, il souligne que l’heure de vérité pour la zone euro est arrivée : soit on laisse l’euro se déliter, soit on combat la crise en accélérant l’union économique.
HS

Déclarations de Mme Urpilainen
« Les négociations avec l’Espagne sont en cours et il est impossible de dire quand elles se termineront », dit Mme Urpilainen à Hufvudstadsbladet. Elle souligne que le temps va rapidement manquer. « On ne voit pas le bout du tunnel », a-t-elle précisé. Hufvudstadsbladet le Parlement pourrait se réunir le 17 ou le 18 juillet. Le quotidien indique toutefois que le ministère des Finances ne croit pas qu’un accord sera trouvé cette semaine.
Mme Urpilainen ne voit pas d’autre alternative à un accord avec l’Espagne. « Il existe de nombreux modèles de collatéraux », précise la ministre. « J’espère que nous pourrons tirer profit de notre expérience avec la Grèce ».
Hbl

Selon M. Vapaavuori, il ne faut pas exiger de collatéraux de l’Espagne
M. Vapaavuori déclenche un différend sur les collatéraux
Le président du groupe parlementaire du parti conservateur, M. Jan Vapaavuori craint que les demandes de garanties de la Finlande à l4espagne viennent affaiblir le poids politique de la Finlande en Europe. Il souhaite que l’on comprenne en Finlande quel est la gravité de la crise européenne.
« Je ne pense pas que cela soit dans les intérêts de la Finlande » de demander des collatéraux à l’Espagne. « L’exigence de collatéraux de la Finlande suscite, et c’est compréhensible, de l’irritation dans de nombreux pays européens – et pas seulement du fait que cela risque de retarder le processus ». M. Vapaavuori rappelle que traditionnellement la Finlande œuvre de manière pragmatique en politique étrangère et est consciente d’être un petit pays ; « Aujourd’hui la toute petite Finlande exige d’un ancienne grande puissance qu’est L’Espagne des garanties afin que nous puissions accepter de participer à hauteur de 2% à la recapitalisation de leurs banques. Cela risque d’apparaître étrange à la lumière de l’histoire », dit-il.
Il souligne qu’il était naturel de demander des garanties à la Grèce car ce pays était dans une situation très fragile. Au contraire, l’Espagne est une grande économie et si elle ne peut phonorer ses dettes, c’est tout le continent qui sera touché. Les collatéraux n’aident en rien à résoudre la situation.
M. Vapaavuori craint que l’exigence de garanties affaiblisse trop l’influence politique de la Finlande. « Est-il possible que du seul fait que ces garanties sont inscrites dans le programme gouvernemental, on s’y tient sans même réfléchir aux effets que cela peut avoir pour la position internationale de la Finlande ? », demande-t-il. M. Vapaavuori admet toutefois que renoncer à ces garanties serait politiquement difficile pour le gouvernement, « mais pas impossible ». Il regrette que l’on se concentre en Finlande sur une opposition aux instruments destinés à résoudre la crise.
« La stabilité du marché financier européen est menacée et cela se reflète négativement sur l’économie finlandaise aussi. Pourtant, ici on discute des instruments et on s’oppose en bombant le torse. C’est à qui sera le mec le plus costaud ou la nana la plus dure pour dire non aux autres », dit-il.
Parmi les instruments décriés par la Finlande, M. Vapaavuori fait référence aux euro-obligations ou à la recapitalisation des banques. « Je ne suis pas un ami des euro-obligations, mais plus la crise se prolonge et plus il semble que l’on devra utiliser des instruments qui nous rebutent ».
Le président du groupe parlementaire du PSD, M. Jouni Backman, demande au parti conservateur de respecter le programme gouvernemental. « Car si l’on ne le respecte pas, en plus d’une crise européenne, on aura une crise gouvernementale », met-il en garde.
Le président du groupe parlementaire du Centre, M. Tiilikainen s’étonne lui aussi des propos de M. Vapaavuori. « Alors que l’un des représentants de la coalition négocie actuellement des collatéraux, un autre représentant de la même coalition lui tire le tapis sous les pieds. De telles déclarations contradictoires venant du gouvernement ne vont pas améliorer la positon de la Finlande dans ces négociations ».
HS

« Selon M. Stubb, le gouvernement n’abandonne pas ses exigences de collatéraux »
« Selon M. Ville Niinistö, M. Vapaavuori surdramatise »
« Selon M. Soini, le gouvernement est déjà en crise »
« Selon M. Lindtman, les propos de M. Vapaavuori coûteront cher aux contribuables »
Le ministre des Affaires européennes a déclaré qu’il était clair que le gouvernement respectait son programme de coalition et négociait des garanties avec l’Espagne. « Tout le monde a le droit de s’exprimer », a-t-il précisé.
Le président des Verts estime que M. Vapaavuori sur-dramatise les effets pour l’influence de la Finlande de ses exigences de collatéraux.
Le président des Vrais Finlandais Timo Soini considère que par ses propos M. Vapaavuori a affaibli la position de la Finlande à l’égard de l’Espagne. Selon lui, le gouvernement est dans une crise qu’il a lui-même provoqué.
Le vice-président du PSD, Antti Lindtman estime qu’en critiquant les collatéraux qui visent à garantir les fonds de la Finlande, M. Vapaavuori coûte cher aux contribuables.
HS

Les exigences de garanties suscitent des soupçons
L’économiste de la banque OP-Pohjola, M. Timo Hirvonen critique le fait d’exiger des collatéraux d’un Etat en difficulté. Selon lui, les Etats de la zone euro devraient faire preuve d’unité.
Le professeur de finances Vesa Puttonen considère que demander des garanties peut inciter les investisseurs privés à ne pas investir dans les pays en difficulté.
KS

Sondage : « La majorité des Finlandais s’oppose à une aide supplémentaire aux pays en difficulté et pense que l’euro va imploser » Yle
Selon un sondage publié par Yle, 60% des Finlandais pensent qu’un Etat va quitter l’euro dans les deux prochaines années. Ce sont les sympathisants des Vrais Finlandais qui en sont le plus déterminés.
Selon ce sondage, 66% des Finlandais répondent non à la question : « Souhaitez-vous que la Finlande augmente ses responsabilités économiques si cela permet d’assurer la stabilité de la zone euro ? ». Seuls 22% y sont favorables. Ce sont les hommes et les plus de 35 ans qui sont le plus opposés à ce que la Finlande augmente ses participations financières dans la lutte contre la crise financière de la zone euro. Ce sont aussi les sympathisants des Vrais finlandais qui y sont le plus opposés. Même les sympathisants des Verts et du parti conservateur y sont majoritairement opposés.
Yle

Editoriaux
« Il faut obtenir de vraies garanties de l’Espagne » Kaleva
« Le gouvernement est-il dépassé par la gestion de la crise financière ? » SM
Kaleva estime que, même si l’on fait pression sur la Finlande, il n’y a pas lieu de céder.
Le quotidien du Centre Suomenmaa estime que le sondage publié par Yle témoigne du fait que le gouvernement ne gère pas la crise financière.
Kaleva SM

Le journaliste de l’AFP admet son erreur
Ilta-Sanomat a interrogé le journaliste de l’AFP qui admet, vendredi dernier, avoir fait une erreur ce qui a conduit l’AFP à se séparer de lui durant sa période d’essai.
« J’ai traduit du finnois en anglais l’article de Kauppalehti. J’ai cité le journal mais pas les propos d’Urpilainen car je croyais que c’était elle qui avait fait ces déclarations (sur la sortie de l’euro) », dit le journaliste qui souligne n’avoir pas eu de pression de la part de la ministre ou de son cabinet.
IS

Politique européenne

Les principaux différends portent sur la PAC et le budget
Selon une étude de VoteWatch Europe sur les votes des Etats membres depuis 2009, la Finlande vote le plus souvent avec la majorité des Etats membres. Il apparaît aussi que la France et la Lituanie ne sont jamais mis en minorité et que l’Allemagne et le Royaume-Uni s’opposent le plus souvent l’un à l’autre. Le Royaume-Uni est le plus souvent mis en minorité.
HS

Politique intérieure

Economie

Croissance de 2,7% en 2011
La croissance finlandaise s’est établie à 2,7% en 2011.
Malgré une croissance depuis l’arrêt brutal de 2009, le PIB demeure, en valeur corrigée, inférieur à ce qu’il était en 2008.
HS

Finances

La Finlande emprunte à un taux négatif
La Finlande a vendu ses obligations de deux ans à un taux négatif de 0,0006%, selon le Trésor finlandais.
HS

Recherche

Arrêt du réacteur nucléaire d’Otaniemi
Le réacteur nucléaire de l’université Aalto, inauguré en 1962, fa être arrêté, faute de financement pour.
HS

Environnement

Des loups soupçonnés de la mort de dizaines de rennes
Mercredi un troupeau de 79 rennes a été retrouvé mort dans un ravin, en Laponie. Une meute de loups les aurait pris en chasse, entraînant leur fuite dans un ravin où ils se sont étouffés et noyés.
HS

France

Automobile

« Le plan de réduction de Peugeot Citroën est un coup dur pour le gouvernement français » KL
Editorial : « La crise de l’euro bouleverse l’industrie automobile » KL
Kauppalehti rapporte que l’industrie automobile européenne a une surcapacité de 30%. Diminuer cette surcapacité risquerait d’augmenter encore le chômage, déjà très important en Europe. « Soutenir une activité qui n’est plus rentable n’est toutefois pas une bonne solution pour lutter contre le chômage et on n’en a plus les moyens », conclut KL.
KL

Jeudi 12 juillet 2012

Politique étrangère et européenne

Crise financière

« La Finlande devra prêter un milliard au début » HS
« Selon l’Espagne, les garanties ne couvriront qu’une faible partie du prêt » HS
La part de la Finlande dans le premier paquet d’aide ne devrait être que de 900 millions d‘euros sur les 30 milliards que le FESF devrait verser.
Conformément à son programme gouvernemental, la Finlande va demander des collatéraux comme pour la Grèce. Hier, les négociations sur les collatéraux étaient actives car les pays sont pressés par le temps. Les ministres des Finances se réuniront à nouveau le 20 juillet (physiquement ou par téléphone) pour décider du paquet d’aide à l’Espagne. D’ici là, la Finlande doit obtenir un accord avec l’Espagne pour que le gouvernement le soumette au parlement qui décidera souverainement de la participation de la Finlande au paquet d’aide.
Le ministère des Finances espagnol estime, selon HS, que l’accord sera prêt dans les jours à venir.
La ministre finlandaise, Mme Urpilainen a déclaré que l’objectif de la Finlande était d’obtenir des garanties correspondant à 40% du capital de la part finlandaise. Ces garanties pourraient être des actions des banques. La Finlande et l’Espagne négocieraient donc sur des garanties portant sur 360 millions d’euros ; le ministre espagnol a toutefois déclaré que les collatéraux à la Finlande ne porteraient que sur un petit pourcentage de la part finlandaise. Il a aussi indiqué que l’accord ne serait pas forcément entre la Finlande et l’Etat espagnol. Selon HS, cela pourrait être le fonds pour les banques FROB.
En Finlande, l’opposition exige que le parlement soit rapidement convoqué. Selon le président des Vrais Finlandais, M. Soini, « la question principale est de savoir si on obtiendra de vraies garanties ».
Mme Urapilainen a aussi déclaré que lors du dernier conseil Ecofin, elle avait invité son homologue italien Mario Monti en Finlande et qu’il avait accepté l’invitation, rapporte HS.
HS

Commentaire : « A qui M. Monti s’est-il adressé ? » HS
Selon Helsingin Sanomat, les critiques de M. Monti à l’égard de l’Europe du Nord, vendredi dernier, ne visaient pas Mme Urpilainen dont les propos avaient été mal interprétés. La hausse des taux d’intérêts de l’Italie (et de l’Espagne) avait commencé avant, à la suite des propos de M. Katainen s’opposant à l’intervention du MES sur le marché secondaire, ce que M. Monti avait présenté comme une victoire italienne après le conseil européen.
HS

Conséquence pour la Finlande du retard de la mise en place du MES
La cour constitutionnelle allemande aura besoin de plusieurs mois pour évaluer le MES. Cela signifie que les prochains plans d’aide seront versés par le FESF.
Selon HS, après le premier paquet d’aide de 30 milliards à l’Espagne, le FESF disposera encore d’une capacité de financement de 200 milliards d’euros dont la part finlandaise est d’environ 3,6 milliards. Le programme gouvernemental prévoit que la Finlande exige des garanties à sa participation aux levées de fonds du FESF.
HS

Selon M. Rehn, une étude sur une sortie de l’euro pourrait être mal interprétée
Le commissaire européen Olli Rehn n’est pas favorable à ce que la Finlande réalise une étude sur les effets d’une sortie de l’euro. Cela risquerait d’être interprété comme une intention. M. Rehn estime que la zone euro connaît actuellement son heure de vérité : soit elle se délitera soit elle prendra les mesures nécessaires pour calmer les marchés.
HS

M. Vanhanen regrette que la Finlande ait changé de politique
L’ancien premier ministre Matti Vanhanen regrette que l’actuel gouvernement et l’actuelle opposition se concentrent sur ce que la Finlande ne doit pas faire ou ce à quoi elle ne doit pas participer dans la gestion de la crise financière. Il conviendrait au contraire de proposer des solutions, selon M. Vanhanen qui regrette la tentation isolationniste actuelle.
HS

M. Vartiainen met en garde contre les effets de la crise de l’euro
Le directeur du Centre de recherche économique de l’Etat VATT, M. Vartiainen estime que la crise économique européenne pourra avoir des effets dramatiques et menacer l’ensemble du système financier européen. Il comprend donc les propos alarmistes du Premier ministre Jyrki Katainen.
Dem

« Le nouveau rideau de fer en Europe entre le Nord et le Sud » Hbl
« L’euro n’était pas une bonne solution » Hbl
Hufvudstadsbladet a interrogé le directeur du Centre de recherche sur les politiques européennes qui estime que la crise financière a bati un nouveau fossé en Europe entre les pays du Sud et les pays du Nord.
Le quotidien suédophone publie aussi une interview de l’ancien directeur général du ministère finlandais des Finances, M. Nyberg, qui estime que la création de l’euro n’était pas une bonne solution.
Hbl

Politique intérieure

Energie

Débat sur les aides aux énergies renouvelables
Les industries énergétiques et les associations environnementales critiquent la politique d’aide aux énergies renouvelables du gouvernement. Conformément au programme gouvernemental, la fiscalité sur la tourbe va augmenter l’année prochaine. Mais comme par ailleurs les aides sur les résidus de bois utilisés pour la production énergétique diminue, la tourbe restera compétitive, ce qui est contraire à l’intention du gouvernement qui visait une diminution de l’utilisation de la tourbe.
Le ministre de l’environnement souligne qu’à long terme, il ne fait pas de doute que la tourbe ne sera pas une source d’énergie compétitive par rapport au bois.
HS

Editorial : « M. Häkämies réforme la politique énergétique » HS
Helsingin Sanomat revient sur les propositions du ministre de l’Economie qui vise à faire du « CleanTech » un nouveau Nokia pour la Finlande. Selon l’éditoiraliste, le problème principal réside dans une attitude opposée aux changements et dévalorisant ceux qui développent de nouvelles idées. « En toile de fond de ce développement se trouve une politique énergétique adossée au nucléaire qui a soutenu l’industrie énergétique française ou japonaise. En revanche, les investissements dans les énergies renouvelables finlandaises ont été minimes, ce qui a empêché la création d’un marché domestique dans ce secteur, condition indispensable au développement des exportations ».
L’éditorialiste propose donc de développer des mesures incitatives pour permettre aux PME de se développer. « Il faut faire vite car il y a encore loin avant que le monde soit conquis », conclut HS.
HS

Technologies de l’Information

Le commerce électronique se développe lentement
Les Finlandais sont toujours moins nombreux que leurs voisins à faire des achats sur internet. De plus, quand ils achètent sur Internet, c’est le plus souvent à des sites situés à l’étranger.
Cet état de fait serait dû à l’étroitesse du marché finlandais et à la domination de deux groupes dans le commerce de détail.
AL

Rovio lance un nouveau jeu
La société Rovio, connue pour son jeu Angry Birds, lance aujourd’hui un nouveau jeu intitulé Amazing Alex.
Rovio emploie désormais plus de 400 personnes.
KL

Mercredi 11 juillet 2012

Politique étrangère et européenne

Conseil Ecofin

« La Finlande demande à nouveau des garanties » HS
Après la réunion des ministres des Finances, hier, à Bruxelles, la ministre finlandaise Jutta Urpilainen a déclaré que la Finlande ne pourrait participer au plan d’aide à l’Espagne de 30 millions d’euros qui doit être versé avant la fin du mois que si elle obtient des garanties pour sa part dans ce plan d’aide. « L’obtention de garanties est une condition au fait que la Finlande puisse au mois de juillet approuver le plan d’aide à l’Espagne. Je l’ai dit à mes collègues », a-t-elle déclaré. Ce plan d’aide sera versé par le FESF car le MES ne sera pas encore fonctionnel.
Le plan d’aide doit être approuvé lors d’une réunion des ministres des Finances avant la du mois.
Le calendrier est très ambitieux pour la Finlande : le gouvernement doit négocier des collatéraux et ensuite faire approuver par le Parlement la participation de la Finlande au plan d’aide. En pratique cela signifie qu’il faudra réunir le Parlement, actuellement en vacances. Le président du Parlement, M. Heinäluoma estime que les députés peuvent se réunir avec deux à trois jours de préavis. « Aucune préparation n’a encore été faite. La balle est dans le camp du gouvernement », selon lui. Le gouvernement peut convoquer le Parlement pour lui présenter un rapport.
Les négociations sur des collatéraux avec l’Espagne ont commencé. Mme Urpilainen s’est entretenue, hier, avec son collègue espagnol, M. Luis de Guindos. « Je suis optimiste sur le fait que nous puissions arriver à un accord avec l’Espagne, même si le calendrier est ambitieux. Nous avons de l’expérience [avec la Grèce] et en général c’est bénéfique ».
Le Premier ministre Jyrki Katainen estime que le modèle de collatéraux avec la Grèce pourrait être appliqué à l’Espagne : « Ou bien, si l’on trouve un modèle plus rapide à boucler, nous y sommes prêts. J’ai l’impression que l’Espagne souhaite trouver une solution ».
La ministre des Finances a déclaré que l’atmosphère à Bruxelles était constructive. Elle souligne que l’attitude des autres pays à l’égard de la Finlande n’a pas changé. « J’ai eu l’occasion de discuter en tête-à-tête avec Mario Monti et nous avons discuté dans un bon esprit », précise Mme Urpilainen qui insiste sur le fait que l’on prend désormais les exigences de la Finlande au sérieux. « Beaucoup admettent que cela a en réalité amélioré la position de négociation de la Finlande. Nous sommes enfin dans une situation où nous défendons nos exigences ».
HS

Selon M. Katainen, la situation est très dangereuse
En vacances, le Premeir ministre a donné une interview téléphonique au Helsingin Sanomat. Selon lui, la crise de l’euro est dans une phase critique, comme en mai 2010 quand la faillite de la Grèce était évoquée. M. Katainen estime que les tensions entre les dirigeants européens témoignent de la gravité de la situation. « On se dispute pour un oui ou pour un non. La raison en est que nombre de décisions font réellement peur. Tous les Etats souhaitent le maintien de l’euro. Mais les divergences portent sur le type de mesures que cela exige ». La défiance entre les pays en crise du Sud de l’Europe et ceux du Nord qui ont une bonne notation est profonde. Cela n’a jamais été aussi fort depuis la création de l’euro. « Les enjeux sont colossaux. Toute autre solution qu’un maintien de l’euro aurait de tels coûts sociaux ou économiques », dit-il. C’est pourquoi il faut rétablir la confiance et « retrouver le sentiment de loyauté. Les Etats et les personnes ne se font plus autant confiance qu’avant. Quand la situation devient plus dangereuse, les tensions s’expriment publiquement dans les différents Etats : [certains disent] de quel droit venez-vous nous donner des leçons ? [et d’autres] de quel droit exigez-vous de nous des aides alors que vous êtes vous-mêmes responsables de votre situation ? »
M. Katainen a commenté très prudemment le débat sur une préparation à une sortie de l’euro. « Tous les Etats, y compris la Finlande, font des scénarios sur l’éventualité, indépendante de nous, d’une situation où tout échouerait. Mais si la zone euro implosait, les conséquences seraient insoupçonnables. La situation serait chaotique et ingérable. Il est difficile de se préparer à, un tel chaos. Nous ne savons pas comment les marchés réagiraient ni ce qui se passerait ensuite. Il s’agit de pure spéculation ».
« Je ne veux pas parler plus de préparation à des éventualités, mais nous ne travaillons pas pour l’explosion de l’euro, mais plutôt pour son maintien et pour la participation de la Finlande à l’euro, tous les jours et durement », conclut-il.
HS

Selon M. Stubb, ce n’est pas la Finlande qui a changé, mais l’UE
Le ministre des Affaires européennes estime que ce n’est pas la Finlande qui a changé de politique européenne : « l’UE a changé, c’est pourquoi la Finlande a durci sa position ». Il estime que les égoïsmes nationaux se sont renforcés. La Finlande aussi défend ses intérêts nationaux et n’est plus l’élève modèle qu’elle fut.
« On peut dire que la Finlande est aussi euro-positive que l’Allemagne », dit-il.
Il juge qu’il s’agit aussi d’équité. La Finlande a bien géré ses finances et ne doit donc pas en pâtir. « Il n’est pas juste que l’on fasse payer le prix à la Finlande ».
M. Stubb ne croit pas à une implosion de l’euro mais plutôt à un approfondissement de l’intégration. Mais cela pourra prendre des décennies.
HS

L’opposition juge le calendrier difficile
Les députés de l’opposition interrogés par Yle jugent le calendrier d’une approbation par le Parlement du plan d’aide à l’Espagne très difficile. « Cela serait un miracle que l’on y arrive. Je considère cela comme très improbable », a déclaré le président du groupe du Centre, M. Tiilikainen. « Il est très clair que si un plan d’aide est prévu pour l4espagne, le Parlement doit être consulté », déclare la présidente du groupe des Vrais Finlandais, Mme Ruohonen-Lerner.
Dans la majorité au contraire on estime que le calendrier est réaliste et pourra être respecté. « Depuis le printemps, on a pensé que l’on pourrait se réunir les 17 et 18 juillet », rappelle la président eu groupe suédois, Mme Nylander.
Yle

L’opposition exige un rapport sur la sortie de l’euro
Après les chercheurs, ce sont des membres de l’opposition qui demandent au gouvernement d’étudier les effets de la sortie de l’euro. Le député centriste et vice-président de la Grande Commission, M. Antti Kaikkonen a exigé hier du gouvernement un rapport sur l’option où il apparaîtrait qu’il serait raisonnable pour la Finlande de quitter l’euro. Il souligne que l’exemple des autres pays nordiques doit être étudié. « Combien de temps la Finlande a-t-elle intérêt à payer pour les autres ? Si l’on se met à aider l’Espagne ou l’Italie, cela prendra des proportions trop importantes pour la Finlande ».
L’eurodéputé Liisa Jakonsaari (PSD) souligne au contraire que si les instituts ou universités peuvent étudier une sortie de l’euro, il n’en va pas de même du gouvernement car cela serait un signal fort.
Le vice-président de la commission des Affaires étrangères, M. Salolainen (conservateur) estime qu’il faut cesser de débattre inutilement d’une explosion de l’euro.
HS

Editoriaux
« Il faut aussi se préparer à une implosion de l’euro » HS
« Un bref répit pour l’Espagne » TS
« On a fin de rire dans l’UE » KL
« Le débat sur la politique européenne de la Finlande s’emballe » SM
« Le Nord et le Sud ne peuvent pas tirer chacun dans un sens » Hbl
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat estime qu’il faut bien étudier toutes les hypothèses, y compris une implosion de la zone euro. Mais cela ne doit pas être fait par le ministère des Finances.
Turun Sanomat esitme que la position dure de la Finlande a été remarquée à juste titre dans les autres pays. Or la position qui conduit à faire bouger la barque est dangereuse et couteuse, que cela soit un Etat en difficulté ou un Etat doté du triple A, qui en soit responsable. La Finlande aussi doit donc se demander jusqu’où elle a intérêt à prolonger les tensions intérieures.
HS TS

Politique intérieure

Politique

Niinistö a reproduit l’effet Koivisto
Une étude estime que la victoire de M. Niinistö aux présidentielles reproduit l’effet qui avait accompagné la victoire de M. Koivisto pour succéder au président Kekkonen au début des années 80.
L’effet Niinistö s’explique notamment parce que les Finlandais apprécient traditionnellement les ministres des Finances adeptes de la rigueur. M. Niinistö a aussi tiré profit des drames qui ont émaillé sa vie. Ses commentaires plus critiques que la ligne du parti conservateur sur la crise de l’euro ne lui ont pas porté préjudice, au contraire puisqu’il en a bénéficié aux yeux des électeurs du centre et des Vrais Finlandais.

Economie

La Finlande tient grâce aux industries mécaniques
Selon le centre national des statistiques, la production industrielle a diminué de près de 2% en mai. La production métallurgique a enregistré une augmentation de 4,8% alors que le bois papier connaissait une baisse de 9%.
La valeur des commandes était en mai 2012 de 10,4% inférieure à celle de mai 2011.
AL

France - Finlande

Musique

Concert de Nathalie Stutzmann
Keskisuomalainen publie une crique élogieuse du concert de Nathalie Stuzmann dans le cadre du festival de Jyväskylä ;
KS
Mardi 10 juillet 2012

Politique étrangère et européenne

Conseil Ecofin

« Les pays européens négocient l’aide à l’Espagne » HS
« Selon la presse française, la France et l’Allemagne se sont entendus sur la présidence de l’eurogroupe » HS
Avant la réunion des ministres des Finances de la zone euro, hier, Mme Urpilainen a du répondre aux accusations du Premier ministre italien sur une responsabilité des pays nordiques à l’augmentation des taux de l’Espagne et de l’Italie. « Je n’ai pas pour habitude de commenter les déclarations des autres ministres. Mais la situation actuelle en Europe est très inquiétante et nous espérons tous que les taux vont baisser dans l’Europe du Sud aussi », a dit la ministre qui estime qu’il y a actuellement un manque de confiance en Europe. « Les marchés expriment leur méfiance à l’égard des dirigeants, mais il y a aussi de la méfiance entre les dirigeants et entre les Etats », a-t-elle regretté soulignant qu’elle ne croyait pas à une pression des autres Etats sur la Finlande. « Je pense que la Finlande a voulu être un partenaire honnête et cela signifie que nous respections les engagements communs mais aussi que nous disons ouvertement nos opinions à nos partenaires ».
Le commissaire Olli Rehn a souligné que la Commission ne prenait pas positon et n’accusait personne. Il a essayé de jouer les médiateurs en s’entretenant séparément et avec M. Monti et avec Mme Urpilainen. Mme Urpilainen a souligné l’engagement de la Finlande dans l’euro, tout en rappelant que toutes les éventualités demeuraient possibles. « Nous faisons bien sûr des projections sur tous les scénarios possibles et envisageons différentes perspectives. Cela ne diminue en rien notre engagement dans l’euro ».
M. Rehn a souligné qu’une aide directe aux banques espagnoles par le MES nécessiterait l’existence d’un organe de contrôle bancaire européen. La Commission devrait faire une proposition en ce sens en septembre. De suite après, il devrait y avoir une proposition d‘aide aux banques espagnoles par le MES.
HS KS TS KL

Mme Urpilainen défend le plan d’aide à l’Espagne
Dans une interview publiée dans le journal du PSD, la ministre des Finances et présidente du PSD, Mme Urpilainen défend le plan d’aide à l’Espagne. « Nous estimons qu’un effondrement du secteur bancaire en Espagne menacerait l’ensemble de l’Europe, c’est pourquoi dans la situation actuelle, il est raisonnable de minimiser les risques. Pour nous, il est toutefois très important que les banques et les investisseurs participent à ce plan d’assainissement du secteur bancaire espagnol. Si l’Espagne reçoit l’aide par le FESF, la Finlande demandera des garanties, comme elle l’a fait pour la Grèce. Si, dès cet été, on instaure un mécanisme permanent par lequel l’aide pourrait être versée, alors les garanties font partie de cet instrument », déclare Mme Urpilainen qui souligne que le PSD a durci la position de la Finlande depuis son entrée au gouvernement.
Dem

La Finlande a des conditions strictes sur l’aide à l’Espagne
La ministre des Finances finlandaise a déclaré à ses collègues de la zone euro que la Finlande n’était pas prête à prêter au fonds espagnol pour les banques si l’on acceptait que les établissements bancaires non viables soient sauvés. Outre la liquidation des banques non viables, la Finlande souhaite des conditions strictes et notamment que les propriétaires et les créanciers des banques enregistrent de sérieuses pertes, comme cela fut le cas pour l’Irlande. Il en va de même pour les rémunérations des dirigeants des banques.
Turun Sanomat estime que, de nombreux experts des négociations européennes s’étonnent de la position de la Finlande qui consiste à ralentir les décisions pour finalement céder. D’autant plus que les marchés réagissent aux positions de la Finlande, ce qui aura un effet négatif sur l’emploi en Finlande aussi. On s’étonne dans la presse européenne que la Finlande s’oppose à toute solidarité financière alors que les décisions de ces deux dernières années vont dans ce sens. De plus, on juge dangereux qu’un ministre des Finances fasse allusion à une éventualité de sortie de l’euro.
TS

La représentation finlandaise a eu fort à faire à rétablir les positions finlandaises
Keskisuomalainen rapporte que la représentation finlandaise à Bruxelles a eu, vendredi, fort à faire pour rétablir la vérité sur les positions finlandaises, notamment après que l’AFP a, de manière erroné, annoncé que la Finlande menaçait de sortir de l’euro.
KS

Commentaire : « La carotte ou le bâton ? » AL
Aamulehti juge que la Finlande semble avoir choisi le bâton plutôt que la carotte dans les négociations européennes sur la crise financière. Or, si l’on use d’une rhétorique dure, il faut en avoir les moyens, juge Aamulehti qui craint que la Finlande ne soit pas prête à ce que les autres Etats vérifient si elle est sérieuse ou simplement bluffe. Aamulehti juge qu’un petit Etat a plutôt intérêt à utiliser un pouvoir de négociation, surtout face à des puissances plus grandes. Mais cela n’est pas toujours gage de réussite, comme la guerre froide l’a montré, conclut AL.
AL

Editorial : « L’union bancaire apporterait des solutions et des problèmes » HS
L’éditorialsite d’Helsingin Sanomat estime que le projet d’union bancaire, qui doit être précisé par les ministres des Finances de la zone euro serait susceptible d’apporter des solutions aux problèmes actuels. Il permettrait notamment de mettre en place une surveillance commune, ce qui permettrait, à l’avenir au MES de prêter directement aux banques. En attendant, parce que l’Espagne ne pourra pas attendre la création du MES, l’aide aux banques espagnoles se fera pas l’intermédiaire du FESF qui prêtera au fonds de l’Etat espagnol FROB.
L’éditiraliste estime aussi que la création de l’union bancaire continuerait à renforcer la solidarité mutuelle finacnière dans l’UE, en créant un système commun de garantie des dépôts, aux quel la Finlande n’est pas favorable.
Le problème de la Finlande est aussi que les principales banques qui focntionnent ici sont danoises (Danske BNank par l’intermédiaire de Sampo) et suédoise (Nordea) qui ne seraient pas sous la surveillance d’un organe de la zone euro ni soumises aux mêmes règles de garanties de dépôt que OP-Pohjola.
HS

« Les jeunes conservateurs veulent un plan de sortie de l’euro » AL
Le président des jeunes du parti conservateur, M. Antti häkkänen estime qu’il ne faut pas faire de l’UE une union de redistribution budgétaire permanente. Il engage la finlande à étudier diverses alternatives si le maintien dans la zone euro devait devenir néfaste pour le pays.
Selon lui, si les Etats du Sud de l’Europe n’arrivaient pas bientôt à équilibrer leurs finances publiques, la Finlande devrait envisager sérieusement d’autres solutions qui garantiraient au mieux l’avenir du pays, rapporte AL.
AL

Russie

Augmentation des demandes de visas à Mourmansk
Le consulat de Finlande à Mourmansk a traité 50 000 demandes de visas l’année dernière. Cette année, le chiffre pourrait s’établir à 75 000. On enregistre une augmentation de 60% depuis un an et demie.
Dans la région de Laponie, les passages à la frontière devrait atteindre 300 000 cette année contre 260 000 en 2011. La plupart (70% à Salla et 90% à Raja-Jooseppi) sont des Russes.
HS

Economie

L’action Nokia sous la barre de 1,50 euro
L’action Nokia a terminé hier à 1,49 euros (son plus bas niveau depuis 1994), perdant 4% dans la journée.
KS

Politique intérieure

Défense

Les coupes budgétaires mettent en danger la capacité de défense de la Finlande
Le chef d’état-major de l’armée de terre, le général Raimo Jyväsjärvi, estime que la réforme de la défense nationale n’entrainera pas une dégradation des forces armées. Par contre, les coupes budgétaires représentent, selon lui, une grave menace. « La réforme de la défense nationale, avec ses mesures draconiennes et indispensables qui auront un impact certain sur la société, garantit néanmoins la capacité de fonctionnement des forces de défense dans l’avenir », a affirmé le général Raimo Jyväsjärvi, lors du symposium de la politique de sécurité d’état-major à Mikkeli.
« Par contre, les coupes budgétaires auront, notamment sur les acquisitions de matériel, un impact de grande envergure et de longue durée, et représentent un risque pour notre capacité de défense », a soutenu le général.
KS7.7/9

Le nombre des conscrits abandonnant le service militaire ne diminue pas
En hausse depuis le milieu des années 2000, le nombre des conscrits qui abandonnent leur service militaire ne semble pas se tasser, malgré les efforts de la défense nationale. Près de 14% des jeunes ayant commencé leur service militaire en janvier dernier, ont abandonné au bout de huit semaines dans les casernes. Il semblerait que le nombre des abandons soit plus élevé pour les conscrits ayant commencé le service en janvier qu’en juillet.
HS/A5

La marine finlandaise renouvèle ses bâtiments
Alors que la marine devra réduire ses dépenses de 10%, elle réceptionnera, l’année prochaine, trois bâtiments de combat nouveaux et quatre bâtiments rénovés. Il s’agit d’un record historique.
En raison des réductions budgétaires, le nombre des journées passées en mer vont passer de 1 100 à 900.
A l’occasion de la journée de la marine finlandaise, le 9 juillet, le public pouvait visiter le tout dernier navire chasseur de mines, Katanpää, qui représente en Finlande un tout nouveau type de bâtiment. Deux autres bâtiments, Purunpää et Vahterpää, également construits par le chantier naval Intermarine, en Italie, seront livrés l’année prochaine.
Quatre vedettes lance-missile seront rénovées, avec une remise à jour technique et une modernisation des systèmes de combat.
D’autres bâtiments arriveront bientôt au bout de leur durée de vie, notamment Pohjanmaa, qui selon le chef d’état-major de la marine, Veli-Jukka Pennala, sera retiré de la circulation en 2015.
Par ailleurs, trois vedettes de la classe Pansio et les navires de transport d’hommes Jurmo devront être rénovés dans les deux années à venir. Ils auront tous alors 15 ans.
Il faudra également un bâtiment de combat pour remplacer, vers le milieu de la prochaine décennie, les bâtiments de mines Hämeenmaa et Uusimaa.
« Il faut compter une dizaine d’années pour la construction d’un bâtiment de combat. Nous réfléchissons déjà à un nouveau concept », précise Veli-Jukka Pennala.
HS/A5

Des casques bleus finlandais dans un accident de voiture
Un accident de camion transportant des casques bleus finlandais est survenu près de Mazar-i-Sharif en Afghanistan.
Deux soldats légèrement blessés ont été transportés à l’hôpital allemand.
HS

Alcool

La ministre de l’Intérieur veut interdire les promotions sur l’alcool
La Ministre de l’Intérieur souhaite mettre fin aux promotions sur les boissons alcoolisées dans les bars. Elle critique surtout les promotions à destination des étudiants qui visent à susciter la consommation et augmentent les effets négatifs de l’alcool.
La ministre souhaite aussi diminuer les horaires d’ouverture des bars et souhaiterait une augmentation de la fiscalité sur l’alcool et des restrictions dans la publicité sur les boissons alcoolisées.
TS

Economie

L’action Nokia sous la barre de 1,50 euro
L’action Nokia a terminé hier à 1,49 euros (son plus bas niveau depuis 1994), perdant 4% dans la journée.
KS

France

Nucléaire

« Areva vise le marché britannique avec la Chine » KL
La correspondante à Paris de Kauppalehti rapporte qu’Areva envisage de coopérer avec des entreprises chinoises pour son projet Horizon Nuclear Power sur le marché britannique.
KL

Lundi 9 juillet 2012

Politique étrangère et européenne

Conseil Ecofin

Les médias internationaux écrivent à tort que la Finlande menace de quitter l’euro
La presse rapporte que le quotidien britannique, The Telegrph a publié, vendredi, une interprétation de l’interview de Mme Urpilainen comme une menace à la sortie de la Finlande de l’euro.
Le conseiller de la ministre des Finances a démenti.
HS

Selon l’Italie, la Finlande renforce la méfiance à l’égard de l’euro
Le Premier ministre italien a déclaré que « les déclarations des politiciens de l’Europe du Nord ont contribué à l’augmentation des taux d’intérêts auxquels empruntent l’Italie et l’Espagne.
STT

Les ministres des Finances vont chercher un accord de principe sur l’Espagne
Kauppalehti rapporte que les ministres des Finances ne devraient pas prendre de décision aujorud’hui sur le paquet d’aide à l’Espagne. Ils se rencontreront donc à nouveau à la fin du mois ou bien auront une réunion téléphonique le 20 juillet. Le paquet ne devrait finalement n’être bouclé qu’en octobre, une fois que la Finlande aura obtenu ses garanties, selon KL. Mais d’ici là le MES aura probablement été instauré.
KL

Le MES pourra prêter directement aux banques
Les juristes finlandais interrogés par Helsingin Sanomat affirment que, conformément à ses statuts, le MES pourra prêter directement aux banques et que les décisions pourront être prises selon la procédure d’urgence, à la majorité qualifiée.
HS

« La Finlande a besoin d’un plan B » Dem
« Est-il temps de quitter l’euro ? » Kaleva
Kaleva a interrogé les professeurs de l’université Aalto Vesa Puttonen et d’Helsinki, Vesa Kanniainen qui estiment que la question d’une sortie de l’euro n’est plus seulement théorique et qu’il faudrait au moins une analyse économique de ses effets.
Le chercheur de l’institut des salariés, M. Heikki Taimio estime lui aussi que la crise financière pourrait déboucher sur un éclatement de la zone euro.
Kaleva Dem

Commentaires
« Mme Urpilainen a surpris son monde » KL
« Il faut avoir confiance en nous » KL
Kaija Lähteenmaa estime dans Kauppalehti que les Finlandais doivent arréter de ne penser qu’à l’image qu’ils donnent à l’étranger. Il ne faut pas débattre de la sortie de l’euro, mais plutôt de l’intégration que la Finlande souhaite : cela signifie que les Finlandais devraient être capables de défendre leurs opinions dans l’UE, quoi qu’en pensent les autres.
Tuomo Heikkinen écrit qu’il y a un an, lorsqu’elle a pris ses fonctions aux Finances, Mme Urpilainen suscitait les interrogations. Or, elle a fait taire les critiques : on dit d’elle qu’elle a appris ses dossiers en six mois (là où M. Katainen avait mis deux ans. Non seulement elle a une bonne image comme ministre des Finances, mais encore elle a réussi à remonter l’audience du PSD.
KL
« Les grands Etats vont remettre la Finlande en place » TS
Tuomas Muraja écrit dans Turun Sanomat que la Finlande s’est mise dans une impasse d’une part en interprétant les résultats du cosneil européens de manière différente des autres Etats et d’autre part en exigeant des collatéraux de l’Espagne. « On peut se demander pourquoi le gouvernement s’évertue à s’opposer à tout alors que le résultat est qu’au final on accepte ce qu’il faut faire », écrit M. Muraja qui regrette que la Finlande apparaisse comme un obstacle. Pour lui, « la Finlande est aussi sur la touche car elle s’est évertuée à une coopération étroite avec l’Allemagne en oubliant totalement la France. La Finlande devrait avoir de bonnes relations et une coopération avec les deux grands Etats, d’autant plus que les nouveaux dirigeants socialistes français ont pris leur distance avec l’Allemagne et cherché à se rapprocher de l’Italie et de l’Espagne. La Finlande ferait une grave erreur en se liant à l’Allemagne dont il serait toutefois vain d’attendre de l’aide en cas de difficultés. La Finlande pourrait être une victime expiatoire dans les autres négociations importantes. Tôt ou tard, les autres Etats devront remettre la Finlande en place », conclut-il.
TS

Syrie

« L’opération en Syrie dans une impasse » HS
Le ministre finlandais des Affaires étrangères Erkki Tuomioja a participé, à Paris, à la réunion des Amis de la Syrie. Il y a pris la parole au nom des pays nordiques et baltes. Il estime qu’un petit frémissement apparaît dans la position de la Russie et se félicite de l’augmentation du nombre des amis de la Syrie. Il est aussi satisfait que « les pays arabes en appellent à une unité de l’opposition syrienne ».
M. Tuomioja souligne que la question de l’opération d’observation de l’ONU en Syrie « est toujours au sujet des discussions à New York. On regrette qu’ils ne puissent pas remplir leur mission car le cessez-le-feu n’est pas respecté ». M. Tuomioja espère que cette mission d’observation pourra être renforcée. « Si la situation se calmait en Syrie, on pourrait renforcer le mandat et le nombre des observateurs », selon lui.

Afghanistan

Augmentation de l’aide à l’Afghanistan
La ministre de la coopération au développement, Mme Hautala a participé, hier, à la conférence de Tokyo sur l’Afghanistan. La Finlande a décidé d’augmenter de 24 à 30 millions d’euros son aide à l’Afghanistan.
« Ce qui est nouveau, c’est que cet engagement est désormais conditionné notamment à un programme de l’Etat afghan pour la promotion des droits des femmes » souligne Mme Hautala. « Il faut que le gouvernement afghan arrive à ce que les différents ministères réfléchissent comment améliorer la sécurité des femmes. L’attitude et le fonctionnement de la police sont cruciaux ».
HS

Politique intérieure

Politique

« Le PSD sur les talons du parti conservateur » HS
Selon un sondage publié par Helsingin Sanomat, l’audience du PSD a fortement augmenté depuis le début de l’année quand le parti, au moment des présidentielles, était tombé en quatrième position.
Aujourd’hui, le parti conservateur dispose de la plus forte audience, 21,7%, devant le PSD, 20,4%, loin devant le Centre, 15,9% et les Vrais Finlandais, 15,3%. Suivent ensuite les Verts, 9,3% et l’Alliance des Gauches, 8,8%, le parti suédois 3,9% et les Chrétiens-démocrates, 3,6%.
HS

« Le parti conservateur, légèrement en tête pour les municipales » HS
Selon un sondage publié par Helsingin Sanomat, le parti conservateur recueille le plus d’intentions de vote pour les élections municipales d’octobre avec 22%, devant le PSD, 20,9%, le Centre, 16,4%, les Vrais Finlandais, 12,9%, les Verts, 8,9%, l’Alliance des Gauches, 8,7%, le parti suédois, 4,7% et les Chrétiens-démocrates, 3,6%. Un tel résultat aux élections serait « une catastrophe » pour le parti du Centre qui dirige actuellement la majorité des communes du pays, selon le politologue Hannu Nurmi.
HS

Prostitution

Mme Henriksson favorable à la pénalisation des clients
La Ministre de la Justice souhaite, comme en Suède et en Norvège, pénaliser l’achat des services de prostitution. Actuellement, seulement le proxénétisme et la traite des personnes sont criminalisés.
HS

Economie

M. Häkämies souhaite investir dans les voitures électriques et les éoliennes
Le ministre de l’Economie, M. Jyrki Häkämies s’inquiète pour le déficit de la balance commerciale et de la balance des paiements, ainsi que pour la diminution des emplois en Finlande du fait, notamment des difficultés de Nokia et du bois-papier ; Il propose donc un grand programme en faveur de l’énergie propre.
Le problème de la Finlande est que ses produits d’exportations (téléphones portables et bois-papier) voient leur prix diminuer alors que l’énergie importée augmente
Le programme d’énergie propre d’ici 2025 viserait à diminuer les importations de gaz d’un dixième, celles d’hydrocarbures d’un cinquième et d’arrêter les importations de charbon et d’électricité. Il propose une forte augmentation du parc d’éoliennes. Il souhaite aussi promouvoir les voitures électriques, notamment en les exonérant de taxes sur les véhicules et de TVA. Il promeut aussi la biomasse et l’énergie solaire.
Son programme nécessiterait des investissements de 15 à 17 milliards d’euros et créerait des milliers d’emplois chaque année.
HS

France - Finlande

Musique

Nathalie Stuzmann
Kesksisuomalainen publie une interview de Nathalie Stuzmann qui se produit comme soliste et comme chef d’orchestre durant le festival de musique de Jyväskylä.
KS

Eva & Manu
Kesksisuomalainen présente aussi le duo franco-finlandais Eva & Manu qui jouera le 12 juillet au festival de musique de Jyväskylä.
KS

France

Politique

« Un New deal en France et en Europe » Hbl
La correspondante à paris d’Hufvudstadsbladet, Mme Gunn Gestrin, analyse le programme du nouveau président français.
Hbl

Exposition

Victor Hugo était aussi un grand peintre
Kaleva présente l’exposition des toiles de l’écrivain au Musée Victor Hugo, à Paris, jusqu’au 19 août.
Kaleva
Vendredi 6 juillet 2012

Politique étrangère et européenne

Conseil Ecofin

« La Finlande exceptionnellement stricte » TS - « Beaucoup de questions, peu de réponses » KS - « Mme Urpilainen s’attend à des négociations difficiles » Dem
« Mme Urpilainen a expliqué son changement de position » HS
« Mme Urpilainen va négocier des collatéraux avec l’Espagne » AL
« Le manque de confiance empêche l’approfondissement de l’intégration » KL
La ministre des Finances a défendu, hier, devant la grande commission, le changement de la position finlandaise : alors que la Finlande s’opposait strictement à une aide directe aux banques par les instruments européens, elle a changé de position lors du dernier conseil européen. Désormais, la Finlande accepte que les banques puissent recevoir directement des capitaux si l’on instaure en Europe un organe commun chargé de contrôler les banques. « La situation sera tout à fait nouvelle quand on disposera d’une institution européenne de contrôle des banques », a déclaré Mme Urpilainen. « C’est une nouvelle ligne politique que de construire un contrôle européen du secteur bancaire ». « Quand cela existera, comme les conclusions du conseil européen le prévoient, une aide directe du MES aux banques – avec des conditions très strictes – pourrait alors être possible. Mais il faudra attendre longtemps avant que tout cela se réalise. Le programme d’aide aux banques sera donc versé par l’intermédiaire de l’Etat espagnol », précise la ministre qui devrait entrer au conseil d’administration du MES, selon Kauppalehti.
L’opposition a accusé le gouvernement d’avoir retourné sa veste. Le président de la commission de l’Economie du parlement, M. Mauri Pekkarinen (Centre) a déclaré être en désaccord avec le premier ministre sur le fait que le financement direct des banques par le MES soit conforme au traité sur le MES approuvé par le Parlement ainsi qu’à la position prise par le parlement finlandais à cette occasion. Mme Urpilainen a refusé de commenter les accusations concernant le fait que le gouvernement serait passé outre le Parlement, elle souligne que « la situation a complètement changé de telle façon qu’une aide directe aux banques sera à l’avenir possible dès lors qu’il existera un système européen de contrôle bancaire. C’est à long terme et conditionné à l’existence d’un organe de contrôle européen ».
Mme Urpilainen a aussi déclaré que la Finlande n’acceptera pas d’aider l’Espagne, dans la situation actuelle, si elle n’obtient pas des garanties. L’aide à l’Espagne par l’intermédiaire du FESF nécessite, pour la Finlande, une approbation par le Parlement. Or, le Parlement ne sera réuni que si la Finlande obtient des garanties de l’Espagne, a souligné la ministre des Finances. M. Heinäluoma, président du Parlement, a envisagé de réunir le Parlement début août. Les plus pessimistes estiment que le calendrier pourrait être reporté jusqu’en octobre. Les négociations avec l’Espagne ne commenceront que lorsque les détails du plan d’aide seront connus. La ministre ne pense pas que le montant demandé par l’Espagne sera connu au prochain conseil écofin.
Devant la Grande commission, Mme Urpilainen a défendu la position de la Finlande, opposée à l’utilisation du MES pour intervenir sur les marchés secondaires car « c’est inefficace et cela amenuise les fonds européens ». « La Finlande représente une ligne dure. C’est dans l’intérêt des Finlandais », a-t-elle dit. « Le traité sur le MES permet une intervention sur le marché secondaire, mais la Finlande ne considère pas cela comme sage ». Elle n’a toutefois pas précisé jusqu’à quel point la Finlande défendra sa position.
Dans une interview accordée à Kauppalehti, Mme Urpilainen explique que « si l’on se lance dans une intervention massive sur le marché secondaire, on devra rapidement se poser la question de savoir si les fonds du MES suffisent ou s’il faut les augmenter. Or, la Finlande ne le souhaite pas ». Kauppalehti rappelle que la Finlande s’est engagée à verser 1,4 milliard d’euros au MES à sa création en juillet et, ensuite jusqu’à 11 milliards d’euros.
« Nous avons bien géré notre économie et nous avons le droit de défendre nos contribuables. Et nous avons nos propres dettes à régler », conclut-elle.
HS TS AL KS

« Sortir de l’euro coûterait trop cher à la Finlande » AL
« La crise de l’euro rend le débat sur l’UE plus complexe » SM
« Les experts lancent un débat sur la sorite de l’euro » SM
Aamulehti a interrogé des experts sur une possible sortie de l’euro pour la Finlande. Suomenmaa relève que nombre d’experts finlandais viennent de s’engager dans un débat sur une possible sortie de l’euro.
AL SM

Syrie

La Russie tient à ses relations avec la Syrie
Le directeur de l’Institut Aleksanteri, spécialisé dans la Russie, M. Markku Kivinen estime que la Russie tient à son influence au Proche-Orient, et notamment à sa base et ses ventes d’armes, ce qui explique son soutien à la Syrie. Il estime touteofis que Al-Assad n’est pas une personne importante pour la Russie qui souhaite disposer d’un allié dans la région.
TS

Roms

Les autorités souhaiteraient renvoyer les délinquants
Les autorités sociales ne peuvent décider le renvoi des Roms étrangers séjournant en Finlande. Toutefois, elles estiment que, par exemple, si le développement des enfants est menacé, il serait bon de les renvoyer dans leur pays d’origine. Cela serait par exemple le cas s’ils commettent des vols.
Les Roms qui viennent en Finlande sont des citoyens européens et ils ont le droit de séjourner en Finlande ; Il faut des preuves d’un comportement criminel pour les renvoyer.
Ce printemps, plusieurs cas de mineurs de 10 à 15 ans ayant commis des vols à la tire ont été constatés. Il revient d’enquêter pour savoir si leurs parents les y ont encouragés.
SM

Parlement européen

M. Torvalds, nouveau député finlandais
M. Nils Torvalds est devenu, hier, nouveau député européen finlandais en remplacement de M. Carl Haglund.
HS

Politique intérieure

Défense

Déclarations de M. Haglund
M. Carl Haglund a commencé, hier, comme Ministre de la défense.
Il a déclaré être favorable à la participation de la Finlande à la surveillance de l’espace aérien islandais. Il faut toutefois étudier des détails juridiques concernant la coopération avec la Suède et l’attitude de l’OTAN sur la participation de deux pays non-membres à une telle opération. Il précise que la Finlande y participera si la Suède aussi en est. Cela pourrait être une période de trois semaines en 12014 – 2015.
Concernant l’adhésion à l’OTAN, il se déclare pragmatique : « Je n’y suis pas opposé, mais je ne la promeus pas activement ».
Il insiste sur l’approfondissement de la coopération nordique en matière de défense, notamment l’année prochaine quand la Finlande présidera le Nordefco. « On devrait pouvoir trouver des synergies pour maintenir une défense crédible quand les ressources sont limitées ». Le ministre rappelle que les besoins d’économies sont de 200 millions d’euros par an.
Enfin, concernant les récentes déclarations russes (du général Makarov), M. Haglund estime que cela prouve que l’on prend la Finlande au sérieux et que la Russie s’inquiète des décisions de sécurité que prendra la Finlande. Selon lui, il est bon que les Finlandais soient conscients que la Russie n’a pas oublié sa rhétorique de provocation. « Ces déclarations sont identiques à celles d’i y a vingt ans ; Beaucoup en Finlande ont oublié comment la Russie continue à fonctionner. Mais la Finlande prendra ses décisions de manière souveraine ».

Economie
Augmentation de l’endettement des ménages
Selon le centre des statistiques, l’endettement en emprunt immobilier des ménages finlandais a augmenté de 70% en dix ans.
Le taux d’endettement des ménages finlandais est toutefois dans la moyenne européenne.
TS

France - Finlande

Nucléaire
« TVO condamné à payer 125 millions à Areva » TS
Le tribunal arbitral de la chambre de commerce internationale a donné sa première décision concernant le litige qui oppose Areva à TVO. Le tribunal a condamné TVO à payer 100 millions d’euros à Areva. Avec les intérêts la somme s’élève à 125 millions d’euros. Areva souhaite aussi le remboursement des frais de justice.
Le principal préjudice n’a pas encore été tranché. Areva demande 1,94 milliard d’euros à TVO qui demande 1,4 milliard d’euros à Areva .
TS

Cinéma
Le skylab
Helsingin Sanomat, Demokraatti et Hufvudstadsbladet publient des critiques du film de Julie Delpy, Le skylab, qui sort aujourd’hui en Finlande.
HS Hbl

France

Politique
« La France taxe les riches » HS
« La France montre le bon exemple » SM
L’éditorialiste de Suomenmaa, journal du parti du Centre, estime qu’il y a lieu en Finlande de réfléchir aux mêmes mesures que le gouvernement français vient de prendre car il ne faut pas accepter le modèle proposé par le parti conservateur favorable à l’augmentation des écarts de revenus.
SM

Transport aérien
« Vol Rio- Paris : le copilote a tiré le manche jusqu’au drame » AL
Jeudi 5 juillet 2012

Politique étrangère et européenne

Conseil européen

« Les économistes soutiennent la ligne finlandaise décriée en Europe » HS
« La Finlande isolée » TS
LTurun Sanomat souligne que la Finlande est isolée pour s’opposer à une intervention du MES sur le marché secondaire. Les Pays-bas ont annoncé qu’ils ne s’y opposaient pas totalement.
Le fonctionnaire du ministère des Finances Martti Salmi estime qu’une telle intervention ne serait possible qu’en cas de crise ce qui n’est pas d’actualité. En effet, il faudrait que tout le système financier soit menacé ou que les taux d’intérêts d’un Etat dépassent par exemple 15%. Il revient à la Commission européenne et à la BCE d’établir que l’on est dans une situation d’urgence ; cela permettrait aussi d’utiliser la procédure d’urgence au MES et donc une décision à la majorité qualifiée.
Les économistes interrogés par Helsingin Sanomat défendent la position du Premier ministre Jyrki Katainen.
TS HS

Les constitutionnalistes défendent M. Katainen
Les juristes interrogés par Helsingin Sanomat estiment que le Premier ministre n’a pas outrepassé son mandat de négociation au conseil européen. M. Tuomas Ojanen souligne que les recommandations que la Grande commission du parlement donne au premier ministre avant un conseil européen ne sont pas un mandat impératif. M. Kaarlo Tuori estime que le débat sur la marge de maneouvre du premier ministre fait partie du débat politique.
HS

Point de vue : « Le gouvernement ne peut outrepasser le Parlement » HS
Le président de la commission de l’Economie du parlement, M. Mauri Pekkarinen (Centre) déclare être en désaccord avec le premier ministre sur le fait que le financement direct des banques par le MES soit conforme au traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance approuvé par le Parlement ainsi qu’à la position prise par le parlement finlandais à cete occasion.
M. Pekkarinen souligne aussi que M. Katainen a indiqué que les aides directes aux banques pourraient être versées dès lors qu’existerait un contrôle bancaire européen, or une telle conditionnalité n’est prévue ni par le MES ni par le conseil européen. M. Pekkarinen se demande quel est le rôle du parlement finlandais si un « diktat de Bruxelles » peut revenir sur ses décisions.
M. Pekkarine critique aussi la position du premier ministre sur l’interdiction d’une intervention du MES sur le marché secondaire. Selon M. Pekkarinen, c’est au contraire prévu par l’article 18 du MES.
HS

Union bancaire

La surveillance bancaire ne couvrirait probablement pas toute l’Europe
Le directeur des marchés et des statistiques de la banque de Finlande, M. Kimmo Virolainen estime que la question cruciale de la surveillance européenne des banques concernerait l’étendue de ce contrôle. Selon lui, les pays qui ne font pas partie de la zone euro ont déjà exclu de participer à un tel contrôle européen. Le contrôle pourrait être réalisé sous l’égide de la BCE et non de l’autorité bancaire européenne qui, elle, est compétente pour toute l’UE. Un contrôle par la BCE concernerait les banques finlandaises mais pas les banques suédoises, relève Turun Sanomat.
M. Virolainen souligne que l’on n’a pris qu’une décision de principe et qu’il faut attendre pour connaître les détails de ce contrôle.
TS

Asile

L’Irak refuse d’accueillir les reconduits à la frontière
Le parlement irakien a décidé de ne plus accueillir ses ressortissants qui seraient renvoyés d’Europe.
La ministre de l’Intérieur, Mme Räsänen s’étonne de cette décision. Désormais, la police finaldnaise ne peut plus renvoyer en Irak les personnes qui se voient refuser une demande s’asile.
Or, c’est précisément d’Irak que sont venus le plus grand contiengent de demabndeurs d’asile l’année dernière : 586 personnes.
Selon la ministre, la décision du parlement irakien menace les ressources allouées en Finlande aux centres d’accueil.
L’année dernière, la police finlandaise a organisé 78 renvois d’Irakiens et cette année 13, dernièrement le 18 juin.
Helsingin Sanomat rapporte que le Somaliland non, plus n’accepte pas le retour de ses ressortissants renvoyés de Finlande.
HS

Physique

La découverte du boson de Higgs célébrée en Finlande aussi
La découverte du boson de Higgs a été célébrée sur le campus de Kumpula à Helsinki par les chercheurs qui travaillent en coopération avec le Cern.
HS

Acta

Le Parlement européen rejette le traité Acta
La Finlande avait, avec 21 autres pays européens, eu le temps de ratifier le tarité Acta sur les droits d’auteur que le Parlement européen a rejeté hier ;
HS

Politique intérieure

Economie

Augmentation de l’endettement des ménages
Selon le centre des statistiques, l’endettement en emprunt immobilier des ménages finlandais a augmenté de 70% en dix ans.
Le taux d’endettement des ménages finlandais est toutefois dans la moyenne européenne.
TS

Dopage

Les Finlandais contre le dopage
Selon un sondage publié dans Helsingin Sanomat, 69% des Finlandais s’oppose à l’acceptation du dopage sous contrôle médical, seuls 17% y seraient favorables.
HS

France - Finlande

Cinéma

Le skylab
Kauppalehti publie une critique élogieuse du film de Julie Delpy, Le skylab, au cinéma en plein air de Kino Engel cette semaine.
KL

France

Politique

« Le gouvernement taxe plus les riches » HS
Mercredi 4 juillet 2012

Politique étrangère et européenne

Conseil européen

Communiqué du gouvernement finlandais
Selon un communiqué publié par le gouvernement finlandais, hier, à 17h, le Premier ministre Jyrki Katainen a affirmé lors du conseil européen que la Finlande n’approuverait pas des interventions sur le marché secondaire car les expériences montrent que cela n’est pas efficace et car les ressources du FESF et du MES sont limitées. Il a présenté publiquement cette position vendredi.
Vn.fi

Selon M. Rehn, le MES permet une intervention sur le marché secondaire
Le Commissaire à l’Economie Olli Rehn a déclaré au journal télévisé de Yle que le MES permettait l’achat d’obligations au marché primaire ou secondaire. « Il y a toujours des conditions très strictes et leur utilisation nécessite une approbation par la BCE ».
M. Rehn souligne aussi que les conditions aux décisions prises au conseil européen étaient que l’Italie et l’Espagne s’engagent dans des réformes drastiques pour rétablir leurs équilibres financiers. « Tant l’aide au secteur bancaire que l’intervention sur le marché secondaire des obligations seraient conditionnelles pour les Etats qui en bénéficieraient ». Les informations sur les conditions pour une aide aux banques espagnoles seront décidées dans les prochains jours.
M. Rehn insiste sur l’importance des décisions du conseil européen et leur effet sur la baisse des taux d’intérêts de l’Espagne et de l’Italie.
Yle précise que, selon l’article 18 du MES, c’est le directoire du MES, où sont représentés tous les Etats qui prend les décisions. M. Martti Salmi, du ministère des Finances, souligne qu’il faut une décision à l’unanimité. Néanmoins, l’article 4 permet une procédure d’urgence à la majorité qualifiée de 85%. Or, la Finlande et les Pays-Bas ne réunissent pas la minorité de blocage, rapporte Yle.
Yle

Déclarations de M. Stubb
Au journal télévisé, le ministre des Affaires européennes a déclaré que les décisions concernant le renforcement de la surveillance bancaire étaient particulièrement importantes.
M. Stubb estime que M. Katainen et M. Rehn ne sont pas d’avis divergent sur les interventions sur le marché secondaire. « Les décisions concernant le MES ont été prises en décembre dernier. Il est clair que les décisions au MES seront prises à l’unanimité et il est clair que dans des cas extrêmes on pourrait, avec l’approbation de la Commission et de la BCE, permettre des interventions sur le marché secondaire, mais je crois que cela serait dans des situations de telle crise que la question reste largement théorique. Tous deux sont donc du même avis », conclut-il.
Yle

Commentaires
Le professeur de finances de l’université Aalto, M. Vesa Puttonen estime que la Finlande devrait réfléchir à une sortie de la zone euro.
Le conseiller de Sitra, M. Sixten Korkman estime qu’il est bon de construire une union bancaire afin de disposer d’instruments permettant d’éviter que les problèmes des banques ne deviennent des problèmes des Etats ; « En Grèce, nous ne sommes pas venu aider les Grecs, mais nous y sommes allés pour protéger les banques françaises et allemandes ».
HS

Editorial
« L’Allemagne a lâché un peu de lest aux pays du Sud » HS
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat écrit que les dirigeants européens ont décidé, vendredi, que l’aide aux banques espagnoles serait versée par le FESF par l’intermédiaire du fonds FROB. Ensuite cette aide sera gérée par le MES lorsqu’il aura été créé. L’Espagne ne peut en effet pas attendre que le MES fonctionne. Pour la Finlande, il y avait deux solutions : soit l’aide versée par le MES soit par le FESF avec l’obligation pour la Finlande d’obtenir des garanties. La Finlande va donc devoir obtenir ces garanties.
L’éditorialiste estime en conclusion que l’on ne peut pas dire que le Sud l’a emporté sur le Nord car les eurobonds voulus par le Sud ont clairement été rejetés.
HS

Coopération au développement

Les Finlandais favorables à la coopération au développement
Selon un sondage publié dans Helsingin Sanomat, 79% des Finlandais considèrent la coopération au développement comme importante et seulement 14% souhaiteraient la diminuer.
HS

Cour européenne des droits de l’Homme

La Finlande de nouveau condamnée
La cour européenne des droits de l’Homme a de nouveau condamné la Finlande parce qu’une personne avait été internée contre sa volonté sur la base de l’appréciation de deux médecins d’un même hôpital. Il aurait fallu aussi un diagnostic d’un médecin indépendant.
La Finlande envisage donc de modifier sa législation sur l’internement forcé.
HS

Sahel

La Finlande alloue 1,5 millions d’euros
La Finlande alloue une aide au Sahel de 1,5 millions d’euros qui sera versé au PAM et à la FAO.
HS

Politique intérieure

Défense

Les Vrais Finlandais de retour dans le groupe de suivi parlementaire
Les députés Vrais Finlandais qui avaient quitté le groupe parlementaire de suivi de la réforme de la défense ont décidé d’y revenir. Ce sont les députés Jussi Niinistö (président de la commission de la défense) et Ismo Soukkola qui y siégeront.
HS

Les officiers femmes gravissent les marches de l’armée
Le capitaine Eija Pulkki et le lieutenant de vaisseau Ulla Murtomäki viennent de passer, en premières femmes finlandaises, le stage d’officier d’état-major de l’Ecole supérieure de défense nationale. Toutes deux possèdent les grades les plus élevés jamais atteints pas des finlandaises.
SM/12

Tourisme

Les croisières rapportent 30 millions d’euros à la région de la capitale
Les croisières devraient voir affluer 400 000 touristes étrangers dans la région de la capitale cette année.
On estime qu’ils rapportent environ 30 millions d ‘euros à la capitale.
KL

France - Finlande

Bois- Papier

UPM vend son usine de Stracell
UPM vend son usine de Stracel en Alsace à une filiale commune de VPK Packaging group et NV et Klingele papierwerken.
UPM possédait l’usine de Stracel depuis la fin des années 80.
HS

Sport

La rencontre Finlande – France retardée
La rencontre Finlande – France du 7 septembre commencera à 21h30, rapporte HS.
HS

France

Politique

« Perquisition au bureau de M. Sarkozy » HS
Mardi 3 juillet 2012

Politique étrangère et européenne

Conseil européen

« L’opposition critique M. Katainen » HS
Le Premier ministre Jyrki Katainen a présenté à la Grande Commission du Parlement les résultats du conseil européen. Il a du se défendre des accusations de l’opposition d’avoir outrepassé son mandat de négociation. Même la présidente de la Grande commission, Mme Kumpula-Natri (PSD) considère que le Premier ministre aurait dû mieux informer la Grande commission du parlement. Elle précise néanmoins qu’elle a été plusieurs fois en contact avec le Premier ministre durant les négociations à Bruxelles.
M. Katainen a défendu la décision de permettre aux banques espagnoles de recevoir directement des aides des instruments européens. « L’objectif est de garantir les intérêts des contribuables. Dès lors qu’il y aurait un organe de surveillance bancaire international, nous aurions une meilleure information sur les banques à sauver et celle à dépecer. Les contribuables pourraient alors devenir actionnaires des banques ce qui n’est pas le cas actuellement ». M. Katainen souligne toutefois qu’il n’y a pas encore eu de décision prise sur une aide directe aux banques espagnoles, ce n’est pour l’instant qu’une possibilité. « Tant qu’il n’existe pas d’organe de contrôle européen, ce qui prendra au moins un an, les aides aux banques se feront pas l’intermédiaire de l’Etat espagnol : il n’y aura pas d’aide directe aux banques ». Il estime qu’il faudra attendre quelques semaines avant de savoir quelles banques espagnoles devront être aidées.
L’opposition, tant les Vrais finlandais que le Centre, a vivement critiqué l’aide directe aux banques. L’opposition demande une réunion du Parlement pour débattre des conclusions du conseil européen.
Le Président de l’Alliance des gauches, le ministre de la Culture et des Sports Paavo Arhimäki, exige que le paquet d’aide aux banques soit conditionné à une prise de participation dans les banques rentables et la mise en faillite de celles qui ne le sont pas.
Le Président du parlement, M. Heinäluoma a publié un communiqué de presse pour indiquer que le parlement sera probablement convoqué début août pour étudier l’éventuel paquet d’aide à l’Espagne. Turun Sanomat rapporte que le Parlement a interrompu ses vacances pour la dernière fois en 1962.
La Grande commission a décidé à l’unanimité de demander des explications supplémentaires à M. Katainen concernant les conclusions du conseil européen. Elle recevra la Ministre des Finances jeudi 5 juillet pour débattre du conseil Ecofin. Le journal du PSD souligne que, selon la députée Pia Viitanen, membre de la grande commission, la base est satisfaite de la ligne dure menée par la ministre des Finances à l’égard des plans d’aide et notamment concernant l’exigence finlandaise que les aides soient conditionnées à des garanties.
HS AL TS

Pas de décision au MES
Le ministère des Finances conteste l’existence d’une proposition concernant l’intervention du MES ou du FESF sur les marchés. « La Finlande a déclaré depuis juillet 2011 qu’elle s’y opposait », déclare le directeur juridique aux Finances, M. Seppo Tanninen. « En pratique, une telle proposition serait rejetée par la Finlande et les Pays-Bas, si jamais elle était faite », précise le secrétaire du ministère M. Jaakko Weuro. En effet, pour le FESF, les décisions doivent être prises à l’unanimité. Pour le MES, il existe la possibilité d’une procédure d’urgence permettant les décisions à la majorité qualifiée. Selon M. Weuro, il est impossible de savoir si une décision d’intervenir sur les marchés pourrait être prise selon la procédure d’urgence.
« Il y a des conditions strictes. En pratique, on décide à l’unanimité de recourir à un plan d’aide et de faire appel à un instrument. Il serait très étrange que l’on décide de faire appliquer la procédure d’urgence car elle ne peut être utilisée que si la survie de la zone euro dépendait de cette intervention sur les marchés, ce qui est absurde », selon M. Tanninen.
AL

Editorial
« L’Europe va nous occuper pendant l’été aussi » HS
Helsingin Sanomat relève que si l’Espagne demandait de l’aide et si cette aide devait être versée par le FESF, le gouvernement finlandais devrait convoquer le Parlement pour lui présenter un rapport. De plus, il devrait exiger et obtenir des collatéraux de la part de l’Espagne.
HS

Transport aérien

Augmentation du transport aérien au-dessus de la Finlande
Les passages au-dessus de l’espace aérien finlandais se sont élevés à 33 000 en 2011, soit une augmentation de 10% par rapport à 2010.
Les recettes de ces passages représentent environ 15 millions d’euros.
La plupart de ces passages sont des vols entre l’Allemagne et le Japon (plus de 1700) mais aussi entre la France et le Japon (1400) et entre la Russie et les Etats-Unis (1400).
KL

Pas de retombées en Finlande du kérosène du vol d’Air France
Un Airbus A380 d’Air France, reliant Paris à Tokyo, a du faire demi-tour et se décharger de 90 000 tonnes de carburant au-dessus de Marianhamn, dimanche. Le kérosène ayant toutefois été relâché à la bonne altitude, il ne devrait pas y avoir d’effet pour l’environnement selon le chercheur du centre météorologique Ari Laaksonen.
HS

Politique intérieure

Défense

Carl Haglund, nouveau ministre de la défense
Carl Haglund occupera le poste du ministre de la Défense durant une dure période de transition et sera chargé de mener à bien les décisions déjà prises concernant les réductions budgétaires. Pour lui la réforme est indispensable.
Au plus tard à l’automne, la Finlande décidera d’une éventuelle participation à la surveillance de l’espace aérien islandais. Le futur ministre de la Défense reste prudent sur sa position : « En principe, je suis pour la coopération nordique. Pendant l’été et avant de nous prononcer, nous devrions nous informer sur les coûts de cette coopération et voir qui y participera », constate M. Haglund.
Le futur ministre de la Défense, M. Carl Haglund, estime qu’il faut clarifier le profil du parti, ne pas seulement parler des questions de langue. « Le parti suédois ne s’est pas suffisamment occupé des questions d’ordre général, nous devons davantage prendre des initiatives. Nous avons des compétences en matière d’économie, de l’environnement et de l’éducation », affirme M. Haglund et prévoit un changement à cet effet.
HBL/5

Carl Haglund ne changera sans doute rien
« Le changement de ministre est naturel et pertinent, il convient au président du parti suédois de participer au gouvernement pour se trouver au plus vite et au plus près de l’information », note l’éditorialiste du quotidien Helsingin Sanomat à la suite de cette nomination. « Au printemps, M. Stefan Wallin avait expliqué le retrait de sa candidature à la présidence du parti par sa promesse de rester un maximum de six ans à la tête de son parti. Néanmoins, il avait fait l’objet, peu avant la déclaration de son retrait, d’une lourde critique, notamment de la part du parti des vrais Finlandais », constate l’éditorialiste et remarque que Carl Haglund est présenté depuis longtemps comme le dauphin de Stefan Wallin, une tradition au sein du parti suédois.
HS1.7/A2

Economie

M. Häkämies promeut le modèle estonien
Le ministre de l’économie va proposer au gouvernement l’exonération de l’impôt sur les sociétés pour les bénéfices réinvestis dans l’entreprise. C’est un modèle utilisé en Estonie pour favoriser les investissements des entreprises ;
TS

Lutte contre les cartels
Début juin un groupe spécialisé dans la lutte contre les cartels a été mis en place au sein de l’Office national de la concurrence. Il est dirigé par le directeur adjoint de cet office, M. Mika Hermas.
HS

Administration publique

M. Puuska renonce à ses primes
Le directeur de la direction générale de la santé, M. Pekka Puuska a décidé de renoncer à ses primes de 2012. Il a reçu une prime de 4 900 euros et va donc verser le montant net, soit 2 500 euros, à la fondation de la santé.
HS

Nucléaire

Rapport sur le stockage des déchets
Le groupe de travail chargé d’étudier le stockage des déchets nucléaires a remis son rapport à mi-parcours au ministre de l’économie. Il estime que le site de Posiva ne suffira peut-être pas pour recevoir les déchets de TVO et Fortum. Ce n’est qu’après le forage de tous les tunnels que l’on saura combien de déchets pourront y être entreposés.
Le groupe de travail va aussi étudier la possibilité d’y stocker les déchets de Fennovoima.
TS

Sport

Les championnats d’Europe d’athlétisme risquent de grever le budget de la fédération
Les championnats d’Europe d’Athlétisme ont accueilli moins de spectateurs que prévu : 162 532 sur cinq jours. Cela ne permettra pas de recueillir les recettes espérées pour le budget de 15 millions d’euros de dépenses de la fédération finlandaise d’athlétisme qui organisait les compétitions. En effet, la billetterie devait couvrir un tiers du budget. Il manquerait donc un million d’euros.
Pour l’association européenne d’athlétisme en revanche, la compétition est lucrative car cette organisation reçoit les recettes des principaux sponsors et des droits TV. C’est pourquoi la fédération finlandaise espère que l’association européenne pourra combler une partie de son déficit.
On estime qu’en recettes indirecte dans la région de la capitale, les compétitions ont rapporté 25 à 30 millions d’euros.
HS

La Finlande toujours intéressée par les Jeux olympiques d’hiver
Demokraaztti publie une interview de M. Talermo, président du comité olypique finlandais. Il estime que les Jeux d’été sont trop massifs pour un pays comme la Finlande mais que si l’on pouvait partager l’organisation entre deux pays des jeux d’hiver, la Finlande demeure intéressée (comme elle l’avait été en se portant candidate pour les Juex de 2006).
Pour Londres, l’objectif finlandais est de 4 à 5 médailles.
Dem

Subutex

Comment le Subutex a envahi la Finlande
Aamulehti publie un reportage sur la manière dont le Subutex a envahi la Finlande dans les années 2000, nombre de toxicomanes et de trafiquants se rendant notamment en France pour se fournir en Subutex. Après la guerre d’Afghanistan, en 2001, d’où provenait la majeure partie de l’héroïne vendue en Finlande, les Finlandais se sont tournées vers le Subutex. On évalue à 10 000 à 30 000 utilisateurs en 2007. Or, lorsque la guerre en Afghanistan a cessé, l’héroïne est revenue dans les autres pays européens mais en Finlande, les toxicomanes ont continué à privilégier le Subutex.
AL

France - Finlande

Concert

Annulation du concert de Charlotte Gainsbourg
Charlotte Gainsbourg a du annuler son concert samedi soir car ses instruments n’ont pu parvenir à temps. Le producteur déclare que la chanteuse était désolée mais que le concert était prévu de telle sorte qu’elle ne pouvait se produire sans les bandes sons que la compagnie d’aviation avait égarées.
HS

France

Livres

Marie N’Diaye
Hufvudstadsbladet publie une interview de Marie N’Daye, prix Goncourt.
Hbl

Franz-Olivier Giesbert
La correspondante à paris de Hufvudstadsbladet publie une critique du livre de Giesbert, Dieu, ma mère et moi.
Hbl

Lundi 2 juillet 2012

Politique étrangère et européenne

Conseil européen

« La Finlande pourrait être acculée à demander des garanties » HS
« Tous vainqueurs à Bruxelles » HS
Le Premier ministre Jyrki Katainen a essayé au conseil européen à de nombreuses reprises de vendre le modèle finlanda is consistant à proposer aux pays en crise de donner des garanties à leurs obligations d’Etat, rapport HS qui souligne que cette proposition n’a pas suscité d’intérêt. M. Katainen a souligné que la Finlande n’avait pas du faire de concessions à l’Italie et à l’Espagne. Selon lui, la décision principale du conseil européen consiste à renforcer la surveillance bancaire. HS souligne que les aides directes aux banques, auxquelles l’Allemagne et la Finlande s’opposaient ont été acceptées. La Finlande va demander des garanties si ces aides sont versées par le FESF. Cette fois, d’autres Etats, et en particulier les Pays-Bas seraient intéressés par ces garanties. M. Katainen a admis que la crise européenne avait tendu l’atmosphère à Bruxelles. « La confiance mutuelle à l’intérieur de l’UE est plus faible qu’il y a deux ans », a-t-il dit.
En Finlande, à l’issue du conseil européen, l’opposition a critiqué le gouvernement et l’a accusé de renier ses positions ; Le président de la commission de l’Economie, M. Pekkarinen a déclaré que, avant le conseil, M. Katainen avait promis que la Finlande s’opposerait à des aides directes aux banques. Il a donc renié ses promesses. Les présidents des principaux partis de l’opposition, M. Soini (Vrais Finlandais) et M. Sipilä (Centre) ont critiqué l’aide directe aux banques espagnoles.
La ministre des Finances Jutta Urpilainen a déclaré qu’il n’y avait pas lieu de convoquer le Parlement pour présenter les décisions du conseil européen. Selon elle, le Parlement se réunira cet été dès lors que sera traité le paquet d’aide à l’Espagne.
Aujourd’hui, M. Katainen devait présenter son rapport sur le conseil européen à la Grande Commission du parlement.
Selon l’économiste en chef de la banque OP-Pohjola, la Finlande est l’Etat qui a le plus fait de concession lors du bras de fer de Bruxelles, car la Finlande souhaitait que l’aide aux banques passe par l’Etat espagnol.
Aamulehti estime qu’au petit matin, les grands Etats membres ont balayé les propositions finlandaises et imposé les leurs.

Editoriaux
« L’Europe du Sud a fait pression, le Nord en position de défense » HS
« Des compromis et du chantage » TS - « Un pas vers l’union bancaire » KS / Kaleva
« La position finlandaise rejetée, ne faudrait-il pas en revenir à plus d’euro-enthousiasme ? » AL
Helsingin Sanomat estime qu’il est triste que l’on présente un conseil européen et ses déclarations finales comme un bras de fer où chacun cherche à marquer des points. Cela montre que plutôt que de chercher l’intérêt général, ce sont les intérêts nationaux qui priment. Les différentes cultures politiques priment », regrette l’éditorialiste.
HS

Politique intérieure

Partis politiques

Le PSD talonne le parti conservateur
Selon un sondage effectué pour le compte du journal télévisé d’Yle, l’audience du Parti social-démocrate a augmenté pour se rapprocher de celle du parti conservateur.
Le Parti conservateur Kokoomus est encore le plus grand parti avec une audience de 21,6 %. Il est suivi du PSD (20 ,81 %), du Centre (16,5 %), des Vrais Finlandais (15,6 %), de l’Alliance verte (9,2 %), de l’Alliance des gauches (7,5 %), du Parti suédois (3,9 %) et des Chrétiens-démocrates (3,7 %).
HS

Défense

Carl Haglund nommé ministre de la Défense
Le président de la république a nommé vendredi le nouveau président du parti populaire suédois, M. Carl Haglund, au poste du ministre de la Défense.
M. Haglund prendra ses fonctions le 5 juillet lorsque le remaniement ministériel prendra effet. A cette occasion, l’actuel ministre de la défense, M. Stefan Wallin, renoncera à ses fonctions et reprendra sa place de simple député.
Membre du parlement européen, M. Carl Haglund, 33 ans, est titulaire d’un master ès sciences économiques.
HS30.6/A8

France - Finlande

Championnats d’Europe d’athlétisme

« Un cours de perche à suspens » HS

publié le 31/07/2012

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