Janvier 2019

Jeudi 31 janvier 2019

Politique étrangère et européenne

Défense

Dassault aviation effectue des tests à Rovaniemi
« Le Rafale a été envoyé lundi 28 janvier sur la base de Rovaniemi afin de tester le comportement de l’avion dans des conditions hivernales de froid extrême », rapporte la défense nationale finlandaise qui précise que l’escadron de Laponie offre au Rafale les conditions nécessaires pour les tests qui seront effectués pendant environ une semaine.
www.puolustusvoimat.fi

Brexit

Le vote du parlement britannique a mis les Européens sur la défensive
La correspondante à Bruxelles du Helsingin Sanomat rapporte les principales réactions en Europe suite au vote du parlement britannique sur une nouvelle négociation de l’accord de Brexit. Elle estime que « le temps presse parce que l’échéance d’un Brexit dur approche. Il faut faire preuve d’imagination. Comment renégocier un accord sans réellement modifier cet accord ? Voilà le casse-tête de Mme May et des négociateurs européens ».
HS

Editoriaux
« Les Britanniques ne pourront pas obtenir ce qu’ils souhaitent » HBL
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet estime que depuis le vote de mardi au Parlement britannique, la situation est devenue plus claire. On sait désormais ce que le Parlement britannique souhaite, mais il ne l’aura pas.
Pour l’éditorialiste, la ligne ferme de l’UE est bien motivée. Il ne peut pas s’agir de satisfaire les « exigences irréalistes d’un pays qui quitte l’Union ». L’UE ne pourra pas non plus céder devant la Grande-Bretagne pour ne pas ouvrir la voie pour d’autres membres eurosceptiques de renégocier leur participation.
L’atout de la Grande-Bretagne est qu’aucune des deux parties ne souhaite un départ britannique sans accord. Mais l’UE dispose de ce même atout. Un brexit dur ferait des dégâts pour tout le monde, mais les conséquences pour la Grande-Bretagne seraient de plus longue durée et plus graves que pour les 27 Etats membres qui restent.
Pour l’éditorialiste, c’est comme si la Grande-Bretagne n’avait pas compris qu’aucun pays ne peut avoir de relations aussi bonnes avec l’UE qu’un Etat membre. Sinon, tout est moins bon et plus cher.
Les grandes entreprises qui ont déjà quitté la Grande-Bretagne pour un Etat membre de l’UE ou qui l’envisagent, l’ont calculé il y a longtemps déjà.
HBL/5

« Une histoire de fous » HS
L’éditorialiste du Helsingin sanomat estime que lorsque l’on suit le fonctionnement du gouvernement britannique on peut penser à ce que disait Einstein : « La définition de la folie, c’est de refaire toujours la même chose, et d’attendre des résultats différents. »
Pour l’éditorialiste, il est vain de croire que le gouvernement de Mme May aurait un plan secret : la réalité est plus crue : il n’y a aucun plan caché, il n’y en a jamais eu. […] Et lka meilleure tactique de négociation n’est pas de faire chantage en promettant de se faire du mal à soi-même », juge HS. « Un Brexit dur serait une solution malheureuse, mais la loyauté de l’UE doit être en priorité aux Etats membres qui restent », écrit l’éditorialiste.
HS

Union européenne

Le clivage européen le moins pertinent qui soit
Helsingin Sanomat présente les récentes critiques des dirigeants italiens Salivini et Di Maio qui ont pris pour cible la France et le président Emmanuel Macron. « Pourquoi ce duo populiste joue à qui injurie le plus fort Macron ? », se demande HS qui estime que la réponse est à chercher dans l’idéologie. « Macron représente tout ce que les populistes européens aiment haïr ».
HS

Viande polonaise

En Finlande aussi des importations de viande polonaise
Suite au scandale de viande avariée polonaise, l’agence alimentaire finlandaise a elle aussi lancé une enquête. En effet, de la viande d’animaux malades a été frauduleusement traitée dans un abattoir en Pologne puis exportée dans neuf pays européens dont la Finlande.
HS

Politique intérieure

Parlement

Motion de censure concernant les soins aux personnes âgées
Helsingin Sanomat relève que tous les partis de l’opposition - le PSD, l’Alliance verte, l’Alliance des gauches, les Vrais Finlandais, le Parti suédois, les Chrétiens-démocrates, ainsi que le Mouvement des étoiles de Paavo Väyrynen et le Mouvement Nyt d’Harry Harkimo – signeront la motion de censure concernant les soins aux personnes âgées qui sera déposée vendredi au Parlement.
Les groupes parlementaires de l’opposition se sont réunis hier avec des représentants des syndicats dans le domaine de la santé pour évoquer la situation des soins aux personnes âgées.
Selon Antti Lindtman, président du groupe parlementaire du PSD, les représentants des syndicats ont souligné que la situation des soins était mauvaise et qu’il n’y avait pas assez de ressources. De plus, les objectifs d’économies de la réforme des services sociaux et de la santé toucheront le plus les soins aux personnes âgées.
« L’exemple d’Esperi Care montre qu’il est très risqué de construire la réforme de santé sur la base de l’autocontrôle des entreprises privées », selon M. Lindtman.
Tous les groupe parlementaires de l’opposition veulent que le coefficient de patients pas soignant soit inscrit dans la loi.
Leena Meri, présidente du groupe parlementaire des Vrais Finlandais, propose qu’on définisse un plafond de profit pour les entreprises privées.
Le débat sur la motion de censure deviendra également un débat sur la réforme des services sociaux et de la santé. Päivi Räsänen, députée des Chrétiens-démocrates, souligne que la question la plus importante concerne la surveillance et c’est notamment la surveillance qui lie la réforme de santé et les soins aux personnes âgées. Elle craint que les problèmes dans les soins aux personnes âgées augmentent avec la réforme du gouvernement.
HS/A12, AL/A11

Editorial
Un débat de fond est bienvenu avant les élections
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat écrit que, la motion de censure qui sera à l’ordre du jour du parlement dans les deux semaines à venir assure le fait que le sujet des soins aux personnes âgées va rester un thème de campagne au moins pendant cette période. On dit souvent qu’il n’y a la place que pour un sujet de discussion à la fois en Finlande. Néanmoins, durant les deux dernières semaines se sont succédé le climat, puis les crimes sexuels et l’immigration et maintenant les soins aux personnes âgées. Et dans les deux mois et demi à venir d’autres thèmes peuvent s’inviter.
L’éditorialiste considère que, comme on estime que la principale réforme attendue du prochain gouvernement est celle de la sécurité sociale, l’aborder à travers un aspect plus concret de savoir ce que chacun paye et quels service il reçoit est plus intéressant.
HS

Loi sur le renseignement

La commission parlementaire de la Défense a rendu son rapport concernant la loi sur le renseignement
Selon le rapport remis jeudi matin par la commission parlementaire de la Défense, les médecins, les avocats, les pasteurs et les journalistes ne seraient pas avisés d’une demande de renseignement militaire faite par erreur les concernant.
Selon les informations du quotidien Helsingin sanomat, un vote a été nécessaire dans la commission car les sociaux-démocrates voulaient imposer au renseignement militaire l’obligation d’aviser les personnes concernées appartenant à ces professions. Néanmoins, la position des partis au gouvernement l’a emportée. C’est une déception pour le parti social-démocrate qui avait promis l’année dernière de soutenir la procédure d’urgence indispensable pour faire passer cette loi. La motion du PSD a été signée par Mika Kari et Riitta Mäkinen. Outre le PSD, la motion a été soutenue par l’Alliance des gauches et les Verts.
www.hs.fi

Alliance des gauches

« Le travail doit devenir un droit »
Helsingin Sanomat rapporte l’Alliance des gauches a lancé son programme électoral mercredi.
Le thème central du programme est la lutte contre les inégalités. Selon la présidente du parti Li Andersson, les élections devraient concerner ce thème. Les deux principaux partis du gouvernement, le Centre et le Rassemblement national estiment que les inégalités n’ont pas augmenté pendant cette législature.
Le coût de l’augmentation des prestations sociales proposée par l’Alliance des gauches s’élève à environ un milliard d’euros par an.
Selon Mme Andersson, son parti présentera en mars ses conditions préalables pour une participation au prochain gouvernement. Elle a déjà dit que le modèle d’activation des chômeurs devrait être supprimé.
HS/A15

Crimes sexuels

De nouveaux soupçons à Oulu
La police est en train d’enquêter sur de nouveaux cas de soupçons de crimes sexuels contre des mineurs, dont elle a été avertie, à Oulu. Il s’agit de cinq cas qui auraient eu lieu en été et automne 2018.
HBL/11

Fiscalité

L’industrie dépasse la finance pour l’impôt sur les bénéfices
En 2017, les entreprises finlandaises ont payé 5,4 milliards d’euros au titre de l’impôt sur les bénéfices. Le secteur industriel (1,47 milliard d’euros contre 1,23 en 2016) a dépassé le secteur financier (0,974 milliard en 2017 contre 1,48 en 2016).
Les recettes de cet impôt vont pour 70% à l’Etat et 30% aux communes.
HS

Economie

Bon résultat de Nokia
Au dernier trimestre 2018, Nokia a réalisé un résultat en progression, qui a dépassé les attentes des analystes.
Nokia a réalisé un chiffre d’affaires de 6,9 milliards d’euros (contre 6,7 milliards en 2017, soit une hausse de 3%). Le résultat est de 1,120 milliard (+12% par rapport au dernier trimestre 2017) et le bénéfice de 16,3% (contre 15,1% en 2017).
Sur l’ensemble de l’année, le chiffre d’affaires est toutefois en baisse à 22,6 milliards d’euros (contre 23,2 milliards, soit une baisse de 3%), et le résultat a baissé de 16% sur l’année.
Nokia devrait verser des dividendes de 0,20 euros par action (contre 0,19 l’année dernière).
IS

Wärtsilä supprime 1200 emplois dont 150 en Finlande
Le groupe Wärtsilä a annoncé un plan d’économies destiné à diminué ses coûts de 100 millions d’euros par an. Le plan sera sur deux ans et se traduira par la suppression de 1200 postes dont au plus 150 en Finlande, où le groupe emploie 3900 personnes à Helsinki, Vaasa et Turku.
HS

Environnement – économie – recyclage

Plastiques
Kauppalehti publie un article sur le recyclage de plastiques et interviewe le directeur général d’une entreprise qui produit des tuyaux en plastique à partir du matériel recyclé et qui regrette d’être obligé de faire venir du plastique recyclé d’Allemagne du fait qu’en Finlande, il n’y en a pas assez pour ses besoins.
En Finlande, on ne recycle effectivement que moins de 30 % des emballages en plastique, ce qui est le taux le moins élevé en Europe.
Les chiffres en la matière augmentent chaque année, mais la Finlande est en retard par rapport à beaucoup d’autres pays. En Suède et en Norvège, par exemple, on a légiféré sur le recyclage des déchets une vingtaine d’années plus tôt qu’en Finlande.
KL/B12-13

Mercredi 30 janvier 2019

Politique étrangère et européenne

Finlande – Suède

Le Premier ministre Sipilä a rencontré son homologue suédois
Le Premier ministre Juha Sipilä a accueilli, hier, son homologue Stefan Löfven qui a effectué une visite en Finlande suite à la reconduction de son mandat à la tête du gouvernement suédois. Lundi, M. Löfven avait rencontré le Président Sauli Niinistö, avec qui la coopération de défense des deux pays a été évoquée, ainsi que celle de la région arctique, la situation de sécurité dans la mer baltique et la coopération de défense européenne.
Les Premiers ministres ont évoqué les questions européennes, la politique énergétique, ainsi que les questions de politique étrangère ét de sécurité. Ils ont loué l’état des relations entre les deux pays.
Helsingin Sanomat note que les deux pays ont une approche différente à l’égard de l’OTAN du fait que la Suède a décidé de ne pas en demander l’adhésion durant la législature actuelle. Selon M. Sipilä, cela n’engendre pas de pression pour que la Finlande modifie sa position qui est qu’elle se réserve la possibilité de le faire. M. Löfven souligne l’importance de la coopération de défense.
Concernant la présidence finlandaise de l’UE, M. Sipilä estime que des questions comme le cadre financier, le brexit, l’immigration, l’évolution de l’Etat de droit et le changement climatique seront probablement à l’ordre du jour. Une coopération encore plus étroite entre la Finlande et la Suède dans les questions européennes n’est pas exclue, selon lui. La promotion de la coopération avec l’OTAN et autour des questions liées aux cyber-menaces ont également été évoquées. Selon M. Löfven, il faut renforcer le rôle de l’UE comme un acteur mondial.
Selon M. Sipilä, les Premiers ministres ont évoqué la bio-économie et la coopération et la recherche dans ce domaine. Concernant les questions de l’immigration et du changement climatique, M. Sipilä souligne l’importance de coopérer avec les pays africains.
Les relations de l’UE avec la Chine, la Russie et les Etats-Unis ont également été évoquées.
HS/A11, AL/A14, HBL/9

Rencontre des ministres des Affaires étrangères
Les ministres des Affaires étrangères suédoise, Margot Wallström, et finlandaise, Timo Soini, se sont rencontrés à l’occasion du séminaire Hanalys au centre culturel de Hanasaari à Espoo.
Lors d’une conférence de presse, M. Soini a souligné les bonnes relations entre les deux pays, et entre les deux ministres. Les ministres ont évoqué la politique étrangère et de sécurité, l’UE et la région arctique. M. Soini a dit que le rôle et le soutien de l’UE sont essentiels dans la région arctique. Mme Wallström note que l’Afrique et le brexit ont été évoqués, et la Russie, « dont on parle toujours ».
Concernant les élections européennes, M. Soini estime qu’elles seront un « big bang » pour les partis populistes, alors que les partis traditionnels perdront considérablement.
AL/A14, HBL/8

Lutte contre la corruption

La Finlande au troisième rang
La Finlande a maintenu sa position au troisième rang, avec le Singapour, la Suisse et la Suède, et après le Danemark et la Nouvelle Zélande, selon l’indice de Transparency International.
HS/A11, HBL

Politique intérieure

Parlement

Soins aux personnes âgées
Yle annonce que tous les partis de l’opposition, réunis mercredi matin à l’invitation du président du groupe parlementaire du PSD Antti Lindtman, ont décidé de participer à la motion de censure concernant les soins aux personnes âgées.
La motion de censure sera annoncée vendredi au Parlement et le gouvernement devra donner sa réponse dans deux semaines.
Selon une analyse d’Helsingin Sanomat, le scandale actuel sur les mauvais soins d’Esperi Care pourrait faire échouer la réforme des services sociaux et de la santé.
Aamulehti relève qu’Annika Saarikko, ministre centriste de la Famille et des Services sociaux, a annoncé qu’elle invitait des représentants des communes, des entreprises et des syndicats à une réunion vendredi pour évoquer les mesures afin d’améliorer la qualité des soins.
Yle, HS/A6, AL/A12

Soins aux personnes âgées

« La maltraitance des personnes âgées pourrait devenir la nouvelle norme »
Aamulehti rapporte que selon le professeur émérite de la gériatrie Sirkka-Liisa Kivelä, en Finlande, contrairement aux autres pays nordiques, le coefficient de patients par soignant est dicté par l’argent. Le coefficient finlandais est, par exemple, pour les équipes de soins du matin, de 4,3 en Finlande contre 2,6 en Suède.
Selo Mme Kivelä, les problèmes se sont aggravés depuis la crise économique de 2008. Le gouvernement Katainen a fait des économies considérables dans les soins aux personnes âgées.
Mme Kivelä souligne que si la situation continue telle quelle, la maltraitance des personnes âgées deviendra la nouvelle norme. Elle souligne aussi que les attitudes des Finlandais vis-à-vis des personnes âgées sont plus négatives dans les autres pays nordiques.
AL/A12

Démographie

Natalité en baisse
Helsingin Sanomat relève que selon les nouveaux chiffres du Centre national de la statistique, la natalité en encore en baisse.
Selon les informations préliminaires, fin 2018, le nombre d’habitants a été de 5 521 773. Le nombre d’habitants a augmenté de 8 643 personnes, soit de 2 780 de moins qu’en 2017.
Le solde migratoire est la raison qui explique l’augmentation de la population, vu qu’il y a eu en Finlande 15 631 personnes immigrées de plus que de personnes émigrées, selon le communiqué publié mardi par le Centre national de la statistique.
Il y a près de 7 000 naissances de moins que de décès. Le taux de fécondité, 1,4, est le plus bas de toute l’histoire des statistiques. Encore en novembre dernier on a estimé qu’il serait de 1,43. Selon les chiffres préliminaires, 47 307 bébés sont nés en 2018, soit 3 014 de moins qu’en 2017. La natalité est en baisse depuis huit ans.
HS/A10

Poste

Le courrier diminue considérablement
Helsingin Sanomat rapporte que la Poste a l’intention de diminuer plus de 230 emplois, vue qu’elle a besoin de faire des économies de 150-200 millions d’euros d’ici 2021.
Selon la Poste, le nombre de courrier a diminué de 50 % pendant les dix dernières années et on attend que la diminution continue encore. Le bénéfice ne couvre plus le coût de la distribution du courrier pendant cinq jours par semaine.
HS/A25

Nucléaire

Fennovoima
Le groupe créé en 2007 pour le projet de construction d’un réacteur nucléaire à Pyhäjoki déclare aujourd’hui que le réacteur est prévu pour 2028. A l’origine, il avait été question de 2018. Le gouvernement n’a pas accordé l’autorisation de construire qui devra être précédée d’une évaluation favorable en matière de sécurité de la part du centre national de radioprotection et de sûreté nucléaire Stuk.
Le fournisseur russe, Rosatom, a eu du mal de fournir des documents concernant les plans qui conviennent au Stuk. Fennovoima dit avoir fourni 20 % des documents, mais selon l’autorité, ce serait moins. Le directeur adjoint du Stuk, Tapani Virolainen, relève que Fennovoima n’a pas encore fourni de description du réacteur même. Afin de tenir le nouveau calendrier, il faudrait que le Stuk dispose de la documentation avant la fin de l’année.
Selon M. Virolainen, il y a des différences culturelles derrière le délai : en Russie, on fait d’abord les choses et on les documente après, alors qu’en Finlande, c’est l’inverse.
Les tensions entre Fennovoima et le fournisseur ont été rapportés par les médias. Jukka Laaksonen, conseiller de la direction de Raos Project Oy de Rosatom, a dit, lors d’une interview à Yle, le 9 janvier, qu’il s’était entretenu avec le directeur général du groupe, dès l’été 2018, sur le fait de savoir s’il ne faudrait pas abandonner le projet. Mais les parties sont liées par un contrat. Le fournisseur ne pourrait pas unilatéralement quitter le projet.
A ce jour, Fennovoima a utilisé quelques centaines de millions d’euros dans ce projet. Actuellement, le groupe y verse annuellement environ 80 millions d’euros. Le coût total du réacteur s’élèvera à sept milliards d’euros.
La majeure part des actions de Fennovoima, 66 %, relève de Voimaosakeyhtiö SF qui représente les actionnaires finlandais, dont plusieurs groupes énergétiques communaux. Fennovoima et les groupes finlandais ont souligné qu’il s’agit d’un contrat clés en main à un prix fixe.
SK/22-27

Défense

Les candidats du projet HX présenteront leurs capacités en Finlande en 2020
Les candidats du projet HX arriveront en Finlande au printemps 2020 pour participer à des tests durant 10 semaines organisés par l’armée de l’air, a indiqué le chef des opérations de l’armée de l’air Juha-Pekka Keränen lors d’une conférence de presse mardi.
Pour l’évènement, un parcours de tests sera construit en Finlande où chaque candidat pourra faire preuve de ses capacités pendant quinze jours. Selon Keränen, certains tests pourraient avoir lieu à l’étranger.
Les premières offres du projet HX devraient arriver en Finlande le jeudi 31 janvier, date butoir pour les fabricants.
Le directeur adjoint du département de la logistique Kari Renko précise que 70 personnes travaillent sur le projet HX à la défense nationale.
Il semblerait que les cinq candidats soient toujours en lice dans l’appel d’offre et qu’ils remplissent tous les exigences minimums dressés par la Finlande.
En mars-avril la défense nationale sera en pourparlers d’une semaine avec chaque candidat ayant déposé son offre. A la suite de ces négociations, des analyses intermédiaires seront rédigées.
A l’automne prochain la défense nationale demandera encore des précisions sur l’appel d’offre, et les appels d’offre définitifs seront déposés à la fin de l’année 2020. Ensuite les capacités des candidats seront évaluées par des points et un des candidats sera proposé au gouvernement qui pourra néanmoins choisir à un autre appareil. La décision sera prise en 2021.
Le nombre des avions de combat a été beaucoup discuté récemment. Le directeur du programme HX au ministère de la Défense, Lauri Puranen, estime que c’est un chiffre parfait, un « nombre de référence ». Néanmoins il signale qu’un nombre fixe ne doit cependant pas guider trop le choix du type d’appareil, c’est l’ensemble qui compte. Le commandant de l’armée de l’air Sampo Eskelinen est de son avis.
Puranen explique que le projet HX a été élaboré de manière à ne pas être interrompu dans l’éventualité où le nombre des avions venait à être modifié. Le gouvernement qui sera formé à la suite des élections législatives du printemps pourrait ainsi changer la quantité des avions.
Le chiffre de 64 chasseurs a été justifié par la tactique dans la mesure où les avions de combat opèrent par équipes de quatre appareils. Dans une situation de combat aérien, une équipe participe directement au combat, une autre effectue des allers-retours jusque sur les lieux du combat et la troisième se trouve au sol pour des raisons de ravitaillement et d’armement. Par ailleurs, 20 à 30% des appareils sont en maintenance. Cela signifie que sur 64 avions 48 se trouvent opérationnels.

Le mystère de l’est
Le quotidien Aamulehti se penche sur la question du matériel de l’armée de l’air russe. « Il est difficile d’évaluer notamment la quantité des chasseurs. Selon les derniers chiffres de Flightglobal la Russie posséderait environ 800 chasseurs à proprement parler, en comptant les MiG-29 vieillissants, les MiG-31 et les Suhoi Su-27. Le professeur militaire, le lieutenant-colonel Petteri Lalu de l’Ecole des Hautes études de la défense nationale estime que l’armée de l’air russe aura, d’ici 2020, environ 250 avions de combat modernes. Il pense que, vers la fin de la prochaine décennie, le chiffre pourrait atteindre 400 à 600 appareils modernes dont un tiers serait placé dans les régions limitrophes de la Finlande et un autre tiers de ce côté-ci de l’Oural.
www.hs, AL30.1/A8

Mardi 29 janvier 2019

Politique étrangère et européenne

Finlande - Suède

Le Premier ministre Löfven en Finlande
Aamulehti rapporte que le Premier ministre suédois Stefan Löfven, qui vient d’être nommé pour un second mandat de quatre ans, a commencé lundi une visite de deux jours en Finlande.
Le Premier ministre suédois a eu lundi un entretien avec le Président Sauli Niinistö. MM. Niinistö et Löfven ont évoqué la coopération bilatérale et européenne en matière de défense, ainsi que la situation de sécurité dans la région de la mer Baltique et la coopération dans la région arctique.
M. Löfven a participé hier à un séminaire du Samak, comité de coopération des partis sociaux-démocrates et syndicats nordiques.
Il rencontrera aujourd’hui le Premier ministre Juha Sipilä. Les Premier ministres doivent évoquer les relations bilatérales et les questions européennes d’actualité, dont le Brexit, l’immigration et le cadre budgétaire de l’Union, ainsi que les questions climatiques et les menaces hybrides et de sécurité.
Deux ministres suédoises, la ministre des Affaires étrangères Margot Wallström et la ministre de la Coopération nordique Ann Linden sont également à Helsinki aujourd’hui.
AL/A7

Terrorisme

Pas de procès en appel pour l’attaque terroriste de Turku
Aamulehti relève que l’avocat de l’auteur de l’acte terroriste de Turku Abderrahman Bouanane a retiré l’appel auprès de la cour d’appel. Son avocat Kaarlo Gummerus dit qu’il est obligé de respecter la décision de son client.
Kimmo Nuotio, professeur en droit pénal, estime qu’il aurait été intéressant de connaître la décision de la cour d’appel concernant ce crime exceptionnel.
AL/A14

Politique intérieure

Parlement - Soins aux personnes âgées

Le PSD envisage une motion de censure, Sanna Marin fait le lien entre le scandale d’Esperi et la réforme « sote »
Sanna Marin, vice-présidente du PSD, estime que le modèle du gouvernement sur les services sociaux et de la santé et la libéralisation de l’ensemble du secteur aux pouvoirs du marché n’améliorera pas la situation en Finlande concernant les soins aux personnes âgées.
Elle rappelle que le bien-être et la santé des personnes ne peut pas être mis en vente.
Le PSD envisage d’inviter les autres groupes parlementaires de l’opposition à des négociations, demain, sur le dépôt d’une motion de censure. Les Vrais Finlandais ont déjà annoncé qu’ils participeraient à la motion de censure qui traitera également la réforme des services sociaux et de la santé.
Maria Guzenina, ancienne ministre social-démocrate des Services sociaux, rappelle qu’en 2012, le Rassemblement national a refusé d’inscrire dans la loi un chiffre concernant le minimum de soignants par personne âgée. A l’époque, le PSD a proposé de fixer un minimum de 0,7 soignants par patient, ce que le syndicat des aides soignantes SuPer avait considéré comme un niveau suffisant.
Kirsi Varhila du ministère des Affaires sociales et de la Santé relève que le gouvernement actuel du premier ministre Juha Sipilä a supprimé en 2017 des obligations des communes et a allégé les réglementations concernant les soins aux personnes âgées, notamment en matière de gestion et recours aux spécialistes de la gériatrie.
Selon le rédacteur-en-chef de Uusisuomi, pour la réforme des services sociaux et de santé « sote », le scandale tombe au plus mauvais moment et permet aux partis de l’opposition de critiquer le gouvernement et remettre en question toute production privée de prestations de services de soins. Politiquement, ce sont Antti Rinne (PSD) et Li Andersson (All. des gauches) qui pourront profiter de la situation, à l’approche des élections, selon le rédacteur Markku Uusko.
AL/A10, Uusisuomi,

Gouvernement

Défis et opportunités pour la Finlande
Les secrétaires généraux des ministères ont remis, hier, un rapport sur les défis et les opportunités pour la Finlande dans les années à venir. Ce rapport est notamment destiné au prochain gouvernement après les élections législatives d’avril.
« La Finlande est bien moins préparée à faire face à l’avenir que les autres pays nordiques », estime le Secrétaire d’Etat aux Finances Martti Hetemäki. Il fait notamment référence au taux d’emploi et au vieillissement de la population ou à l’environnement, trois sujets sur lesquels la Suède est meilleure que la Finlande, selon HS.
M. Hetemäki a dressé une liste de dix points qui témoigne des problèmes auxquels la Finlande doit faire face.
La Finlande doit gérer d’importants investissements comme l’achat de chasseurs HX, de gros projets d’infrastructures, la lutte contre le réchauffement climatique ou des dépenses importantes en matière de formation (puisqu’il faudra former à nouveau 1 million de personnes d’ici 2030 à cause de la numérisation de la société). Or, ces dépenses doivent être assurées par une population vieillissante où le ratio d’actifs va diminuer. C’est pourquoi on estime qu’il faudrait relever le taux d’emploi à 80%. Pour ce faire, on estime qu’il faudra recourir à des mesures que l’on n’ose même pas imaginer aujourd’hui. On souligne aussi l’importance de la main d’œuvre étrangère.
La principale réforme du prochain gouvernement devrait être celle du système de sécurité sociale (sotu).
https://valtioneuvosto.fi/artikkeli/-/asset_publisher/10616/kansliapaallikoilta-virkamiesnakemys-suomen-mahdollisuuksista-tulevalla-hallituskaudella?_101_INSTANCE_3wyslLo1Z0ni_languageId=en_US

Editoriaux
« Un rapport pour réveiller les consciences » KL
« Même dans le meilleur pays du monde, il y a encore des problèmes » AL
« On y reviendra après les élections » HS
Kauppalehti considère que le message de ce rapport alarmant est d’empêcher les promesses électorales irresponsables.
Aamulehti estime que les inquiétudes sur l’avenir de l’Etat providence soulevées par ce rapport, sont publiées en même temps que l’on débat des problèmes concernant les soins aux personnes âgées.
Helsingin Sanomat écrit que le prochain gouvernement devra se concentrer pour améliorer l’emploi et réformer la sécurité sociale. Dans le meilleur des cas, ce sont des objectifs complémentaires, même si on peut rarement voir les effets de ces réformes sur une législature.
HS AL KL

Economie

Prévisions de Nordea
La banque Nordea prévoit une croissance de 1,5% pour 2019 et de 1% pour 2020.
AL

Transports

Le monopole de HKL menacé
Kauppalehti rapporte que la régie des transports d’Helsinki (HKL) voit son monopole menacé. Un groupe de travail vient d’être mis en place avec pour objectif de préparer l’abandon du statut de régie ce qui aurait pour conséquence que HKL perdrait à l’avenir son monopole pour fournir le transport des tramway et peut-être du métro.
Le rapport devrait être rendu en mai.
L’abandon du statut de régie est considéré comme inévitable si on veut ouvrir à la concurrence le transport urbain du tramway et du métro.
KL

Participations de l’Etat dans les entreprises

Solidium a acheté des actions Nokia au bon moment
Solidium gère pour l’Etat des actions dans 12 entreprisers cotées en bourse. Solidium possède des actions de la banque Sampo (10,1%), de Nokia (3,7%), de Stora enso (10,7%), d’Elisa (10%), de Metso (14,9%), de SSAB (13,5%), d’Outokumpu (22,8%), de Valmet (11,1%), de Kemira (16,7%), de Tieto (10%), de Konecranes (7,4%) et Dd’Outotech (14,9%).
La valeur de ces actions est de 7,6 milliards d’euros.
En 2018 Solidium a reçu 362 millions de dividendes. Cette année cela devrait être 372 millions.
Dernièrement Solidium a augmenté sa participation dans Nokia (les derniers achats d’actions remontent à août 2018) et c’est cette participation qui lui a rapporté les plus gros profits.
Les participations de l’Etat dans Nokia et Konecranes sont les seules à être à moins de 10% du capital de ces groupes.
Le directeur de Solidium, M. Mäkinen estime que la situation de Konecranes est « intéressante ». Le groupe termine cette année un gros programme d’intégration d’entreprises, ce qui devrait se voir de manière positivez dans le cours de l’action.
KL

Défense

Plus que 77 jours pour le ministre de la Défense Jussi Niinstö
Interviewé par le quotidien Helsingin sanomat, qui dresse un bilan de ses quatre années à la tête du ministère de la Défense, Jussi Niinistö énumère ses réalisations : renforcement de la défense nationale, augmentation du budget de la défense, importantes acquisitions pour l’armée de terre et élaboration de plusieurs lois.
Jussi Niinistö ne peut pas prétendre à une suite au ministère : selon les sondages, son parti l’Avenir bleu tourne péniblement autour de 1 pourcent.
« Je resterai dans l’histoire comme le ministre de la Défense le plus international de l’histoire de la Finlande », affirme Jussi Niinistö qui ajoute : « ce qui est évidemment un paradoxe ». En effet, ce n’était pas son objectif.
Sa nomination à l’époque a effrayé plusieurs personnes au ministère qui voyaient en lui le fervent national-romantique, un réserviste vieux-jeu qui a foi en la défense nationale finlandaise marquée par un esprit de guerre d’hiver (conflit entre la Finlande et l’URSS en 1939-40 NDLT).
La directrice de FIIA, Teija Tiilikainen remercie Jussi Niinistö pour la ligne internationale du ministère mais note que le parti-pris d’adopter au maximum la coopération occidentale en matière de défense ne s’est pas fait grâce à Jussi Niinistö mais plutôt malgré lui.
Selon plusieurs experts, le rapprochement des relations entre la Finlande et la Suède est la conséquence la plus étonnante du mandat ministériel de Jussi Niinistö. Les deux homologues, à l’opposé l’un de l’autre, se sont très bien entendus et se sont rencontrés 48 fois. Un record.
« Le premier conflit au ministère a eu lieu en été 2015 lorsque Jussi Niinistö a voulu renforcer son propre rôle en écartant le général de corps d’armée Arto Räty. A sa place de secrétaire général, Jussi Niinistö a nommé un ingénieur de profil discret Jukka Juusti », écrit le journaliste.
Pour Jussi Niinistö, l’invasion de la Crimée en février 2014, a marqué un « Game changer », c’est-à-dire, un évènement qui a changé le cours des choses. S’en est suivi un grand nombre d’accords de coopération. Le premier a été signé concernant un rapide développement de la collaboration finno-suédoise. En septembre 2014, la Finlande et l’OTAN ont signé un accord permettant à la Finlande de recevoir, en cas de crise, une assistance militaire de la part de l’OTAN. En 2017, la Finlande et la Suède ont signé avec la Grande-Bretagne l’accord JEF sur la participation aux activités des groupes de combat de réaction rapide. Par ailleurs, la Finlande a contracté des accords de coopération avec les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France et l’Estonie.
En raison des changements dans la situation sécuritaire, le portefeuille de la défense a gagné en estime. Et cela s’est passé durant le mandat de Jussi Niinistö.
Durant la précédente législature, le gouvernement de Jyrki Katainen avait coupé 200 millions d’euros dans le budget de la défense ce qui a entrainé la fermeture de plusieurs unités et garnisons. Les grands projets d’acquisition ont été gelés et les troupes de temps de guerre ont été réduites à 230 000.
« Plus la Russie se montrait menaçante en Syrie et en Ukraine, plus il était facile pour le ministre de la Défense d’obtenir des sous lors des négociations budgétaires », note le journal.
Deux déclarations embarrassantes de Jussi Niinistö ne sont pas passées inaperçues. En janvier 2017 devant le public des Journées de la défense nationale, il a décrété que « les personnes qui effectuent un service civil ne méritent pas notre estime ». En mai 2018, il se posait la question de remettre en cause la démilitarisation des Îles Åland.
L’achat d’armes en Israël a toujours été un sujet délicat. Après une visite du ministre Jussi Niinistö en Israël, a été publiée la décision de se procurer un système de radars anti-char d’une dizaine de millions d’euros. Quelques mois avant, la Finlande avait déjà conclu un achat de missiles de défense pour la marine finlandaise. A la question posée par l’Alliance des gauches (Li Andersson et Paavo Arhinmäki), il a envoyé un lien à un article où il répondait à la critique avec ce message twitté : « Ma réponse aux marxistes ».
Jussi Niinistö aura peut-être le temps d’influencer sur le choix du prochain commandant des forces de défense bien que la nomination sera faite par le Président de la république. Pour l’instant il n’a pas révélé son favori sur les noms qui circulent dans la presse : le chef de l’état-major des forces de défense Timo Kivinen, le commandant de l’armée de terre Petri Hulkko, le chef du département de la stratégie Kim Jäämeri, le chef du département de économie militaire Timo Rotonen et le chef des opérations Eero Pyötsiä.
En mai-juin 2021, il y aura en Finlande un grand exercice militaire international qui regroupera 23 000 soldats dont 3 000 provenant des pays partenaires traditionnels de la Finlande : les pays nordiques, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Pour se mettre en valeur, Jussi Niinistö a attiré l’attention en l’annonçant publiquement dès la fin 2017 en agaçant ainsi ses collègues et les experts du secteur de la politique étrangère et de sécurité.
En octobre dernier Jussi Niinistö a décrété que cet exercice aura pour nom provisoire « Arctic fox » ce qui n’a pas tardé à semer la confusion. « Les grincheux ont proposé de changer le nom en raison de ses connotations historiques », s’énerve Jussi Niinistö.
La controverse est née de la référence historique politiquement délicate. Les historiens militaires, comme Jussi Niinistö, savent pertinemment que l’attaque de l’Allemagne nazie et de la Finlande en automne 1941 contre l’Union soviétique était appelée « Operaatio Polarfuchs » (en anglais Arctic Fox). Elle avait pour but de reconquérir la région de Salla occupée pendant la guerre d’hiver et de poursuivre plus loin dans l’Union soviétique. L’image d’une attaque vers l’est n’est certainement pas l’image que la Finlande souhaite faire véhiculer par son futur exercice.
L’incident a pris une nouvelle tournure lorsque Erkki Tuomioja, qui a longtemps été ministre des Affaires étrangères, a fait savoir par sa page Facebook que parmi les « grincheux » que critique le ministre de la Défense se trouvent notamment le président de la République Sauli Niinistö ainsi que des membres des commissions parlementaires des affaires étrangères et de défense.
Le président de la Commission de la Défense Ilkka Kanerva a confirmé que sa commission était intervenue sur le nom de l’exercice. « On ne peut pas jouer avec le nom d’un tel exercice. Vous pouvez imaginer si l’Allemagne voudrait y participer sqi on choisit un tel nom », affirme-t-il.
HS27.1/B1-B5, IS28.1.

France – Finlande

Docpoint

Le temps des forêts
Helsingin Sanomat a publié un article élogieux sur le film Le temps des forêts de François-Xavier Drouet qui sera projeté vendredi et samedi (suivi d’un débat avec le réalisateur français) dans le cadre du festival Docpoint.
https://docpointfestival.fi/en/tapahtumat/films/the-time-of-forests-2/

France

Télévision

Dix pour cent
Helsingin sanomat publie une critique positive de la saison 3 de la série française Dix pour cent qui est diffusée en Finlande sur Netflix.
HS

Lundi 28 janvier 2019

Politique étrangère et européenne

Traité d’Aix-la-Chapelle

« Merkel et Macron main dans la main » HS
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat estime que le traité d’Aix-la-Chapelle était « un rappel nécessaire du fait que le tandem franco-allemand ne s’est pas arrêté : il s’oppose aux forces centrifuges et il réaffirme l’engagement dans la coopération mutuelle et dans la responsabilité européenne. La symbolique aussi a une valeur », cvonclut HS.
HS

Brexit

Une loi pour assurer le séjour des citoyens britanniques
Le comité interministériel de politique européenne a décidé de préparer une loi pour prolonger, de manière temporaire, le droit des citoyens britanniques de résider en Finlande.
Le Premier ministre Juha Sipilä a présenté cette mesure comme la préparation, du point de vue finlandais, à l’éventualité d’un Brexit dur.
Elle devrait toucher les environ 5000 citoyens britanniques qui résident en Finlande et y sont enregistrés. C’est pourquoi l’agence nationale des migrations demande aux Britanniques de s’enregistrer auprès d’elle.
HS

Il faut se préparer aux mauvaises alternatives
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat estime que cette loi est un bon exemple du fait qu’il est sage de se préparer à ce que l’accord sur le Brexit échoue.
Il relève qu’outre cette loi sur le droit de séjour des citoyens, le gouvernement a présenté au parlement les projets de règlement de la Commission européenne visant à garantir la continuité du transport aérien et du transport de fret en cas de Brexit dur.
HS

Ministère des Affaires étrangères

On n’a pas retrouvé les auteurs de l’escroquerie
Helsingin Sanomat rapporte que le ministère des Affaires étrangères a subi une escroquerie à l’aide au développement pour un montant d’environ 400 000 euros en février 2018.
Le ministère a été induit en erreur par des mails falsifiés au nom des employés de l’UNDP. ON soupçonne que les serveurs de l’UNDP auraient été hackés.
Une partie de l’argent (60 000 euros) a pu être récupérée.
HS

Education

Echange Erasmus
Helsingin Sanomat relève que selon les statistiques publiées jeudi dernier, près de 800 000 personnes ont participé en 2017 au programme d’échange d’étudiants Erasmus, dont plus de 16 000 Finlandais.
Le budget s’est élevé à 2,6 milliards d’euros, soit 13 % de plus qu’en 2016. Le nombre de participants augmente depuis 2010.
La destination la plus populaire parmi les Finlandais a été l’Allemagne, suivie de l’Espagne et des Pays-Bas. La popularité de la Grande-Bretagne a baissé de 30 % en raison du vote sur le Brexit en 2016.
La Commission européenne propose de doubler le budget européen d’Erasmus. Plus de neuf millions étudiants ont participé à Erasmus depuis sa création en 1987.
HS/ven/A25

Convention 169 de l’OIT

Une question encore plus difficile que la réforme Sote
Helsingin Sanomat relève que le gouvernement a renoncé à présenter son projet de loi sur le Parlement Sami. De même le projet de ratifier la convention 169 relative aux peuples indigènes et tribaux de l’OIT sera aussi abandonné. Le gouvernement a décidé que ces sujets seraient donc laissés au prochain gouvernement.
La situation était exactement la même il y a quatre ans, en 2015 lorsque le gouvernement précédent n’avait pu faire passer ces textes.
L’éditorialiste relève que cette question semble échouer à chaque législature, quelle que soit la coalition gouvernementale. La ratification de la convention 169 de l’oIT est devenue un véritable serpent de mer puisque la Finlande l’a signée dans les années 1980, estime l’éditorialiste qui considère que le prochain gouvernement devrait se donner les moyens d’aboutir : il aura eu assez de temps pour s’y préparer.
HS

Pays nordiques - Climat

Réunion des ministres nordiques à Helsinki
Aamulehti rapporte que les Premières ministres norvégienne et islandaise, Erna Sohlberg et Karin Jakobsdóttir, et les ministres chargés des affaires climatiques de tous les pays nordiques se sont réunis vendredi dernier à Helsinki à l’invitation du Premier ministre Juha Sipilä et du ministre de l’Environnement Kimmo Tiilikainen pour évoquer la coopération nordique en matière climatique.
Les ministres, qui ont publié une déclaration commune, se réuniront pour la prochaine fois en octobre prochain. Les pays nordiques comptent rehausser leur profil dans les questions climatiques, notamment à l’occasion du sommet climatique organisé par le secrétaire général de l’ONU en septembre prochain.
AL/sam/A16

La Suède investit dans le transport électrique
Helsingin Sanomatr relève que, le gouvernement suédois a pris des engagements en faveur de la promotion des véhicules électriques.
En Finlande, au contraire, les mesures du gouvernement visent surtout à augmenter la part des biocarburants.
HS

La Finlande aurait beaucoup à gagner dans les véhicules électriques
Kauppalehti rappelle que l’élément principal des véhicules électriques est la batterie. Le quotidien relève que la Chine va investir des dizaines de milliards de dollars dans ce domaine.
En Finlande, il y a lieu de suivre de près ce débat car, en raison de son sous-sol, la Finlande pourrait faire partie des gagnants de ce boum pour les véhicules électriques.
Les métaux principaux sont en effet, le cobalt, le lithium, le nickel et le cuivre. Or Terrafame produit déjà du nickel et envisage de se lancer dans le cobalt. L’Allemand BASF a annoncé un grand investissement dans une usine de matériaux pour les batteries à Harjavalata. Par ailleurs, la société Boliden a des mines de nickel et de cuivre. Et il y a d’autres projets.
La Finlande souhaite non seulement se placer dans les usines de batteries mais aussi dans la production de composants. La concurrence pour en accueillir est féroce, car nombre d’autres Etats l’ont remarqué. On le sait aussi à Bruxelles où on se prépare à assouplir la réglementation sur les aides d’Etats pour l’industrie des batteries. L’Allemagne a déjà promis d’importantes aides d’Etat, ce qui risque de placer les Etats européens dans une dure situation de compétition, conclut KL.
KL

L’industrie forestière s’inquiète des risques politiques
Le directeur du secteur de l’industrie forestière Timo Jaatinen s’inquiète pour le secteur qu’il représente ; Il souhaite pouvoir disposer de visibilité pour se développer.
« Il y a dix ans, on prédisait que le secteur allait péricliter. Ensuite il y a eu le boum de la bio-économie et les entreprises ont commencé à investir et à reprendre espoir. Et maintenant on fait face à un débat qui souhaiterait que l’on freine les investissements. Une telle situation où le débat politique va d’un extrême à l’autre n’est pas bon pour la Finlande. Le débat pour savoir si l’on peut utiliser la forêt la mieux gérée au monde est devenu un débat politique sur les sciences naturelles », regrette-t-il.
KL

Politique intérieure

Partis politiques

Le PSD a lancé sa campagne
Helsingin Sanomat rapporte le Parti social-démocrate a lancé samedi sa campagne législative sans le président du parti Antti Rinne, qui est en congé maladie jusqu’à fin février. La première vice-présidente du parti, la députée Sanna Marin a présenté le programme électoral avec le secrétaire général Antton Rönnholm, le troisième vice-président Ville Skinnari, le président du groupe parlementaire Antti Lindtman et la députée Sirpa Paatero.
« Le changement commencera aux élections législatives du 14 avril où le PSD deviendra le plus grand parti et Antti Rinne deviendra le Premier ministre », a déclaré Mme Marin.
Selon M. Rönnholm, « le PSD n’a pas de plan B » si M. Rinne ne pouvait pas reprendre son travail dans un mois. HS estime toutefois qu’un autre candidat pour le poste de Premier ministre pourrait dans ce cas être nommé au conseil national à la mi-mars.
La seule surprise dans le programme électoral est que le PSD, qui n’a pas participé très activement au récent débat sur l’immigration, propose de rendre plus facile le processus du regroupement familial.
HS/dim/A9

Alliance verte
Selon Helsingin Sanomat, les Verts ont présenté leurs thèmes électoraux samedi à Helsinki. Les Verts proposent une grande réforme de la sécurité sociale et le revenu universel.
Selon le président du parti Pekka Haavisto, l’objectif des Verts est de faire augmenter l’audience du parti de 5 points, soit de passer de 8,5 % aux élections législatives de 2015 à 13,5 % cette année. Les Verts souhaitent devenir le plus grand parti à Helsinki.
HS/dim/A8

Parti suédois
Aamulehti relève que le Parti suédois a également lancé sa campagne électorale samedi. La présidente du parti Anna-Maja Henriksson souligne que son parti ne soutient pas au Parlement la réforme des services sociaux et de santé Sote.
L’objectif du parti est d’obtenir deux sièges de plus au Parlement, un dans la circonscription de Vaasa et un à Helsinki. Actuellement le parti a dix députés (dont un représente les îles Åland).
« Nous disons non au populisme et non au nationalisme. Les défis globaux comme les questions sur le climat ou l’immigration nécessitent que nous coopérions plus », selon Mme Henriksson.
Le parti propose l’augmentation du quota annuel des réfugiés à 2 500.
AL/sam/A16

Gouvernement

Editorial
« Le mandat Sipilä se terminera sans une orientation crédible sur l’avenir » KS
L’éditorialiste de Keskisuomalainen estime que les chances de M. Sipilä en vue des élections ne sont pas très bonnes. En tant que Premier ministre, M. Sipilä aurait dû faire du PSD l’adversaire principal du Centre, de façon à ce qu’aux élections, il se serait agi de thématiques tournant autour d’un débat « gouvernement contre opposition ». Là, le Premier ministre aurait été en position de force.
A la question de savoir si le Centre pourra réussir aux élections, l’éditorialiste estime que si M. Sipilä arrive à faire des promesses crédibles qui enthousiasment les électeurs, ce n’est pas exclu. On verra bien, s’il y arrive, car ce n’est pas sûr.
KS/sam/2

Réactions du Premier ministre suite aux problèmes importants dans les activités d’une maison de retraite privée
Valvira, agence nationale de surveillance du secteur social et de la santé, a interrompu les activités de la société Esperi Care à Kristiinankaupunki en raison des problèmes et négligences dans la gestion des soins des personnes âgées. Plusieurs communes finlandaises ont externalisé les soins de personnes âgées à cette entreprise privée qui ne semble pas avoir suffisamment de personnel soignant pour assumer ses responsabilités.
Esperi aurait même faussé des données sur le nombre de ses effectifs.
Le Premier ministre Juha Sipilä, qui a été interviewé par Yle, hier, pour une émission régulière mensuelle, estime que le scandale montre que la surveillance des soins fonctionne bien. Il se félicite du fait que Valvira soit intervenue dans la situation.
Pour lui, l’externalisation des soins n’est pas un problème en soi, car les maisons de retraite privées sont concernées par les mêmes règles et responsabilités que les acteurs publics.
Il faut, selon lui, que les communes fassent très attention et que les autorités de surveillance soient vigilantes.
Le syndicat du secteur des soins publics JHL a demandé au gouvernement une enquête sur le secteur et plus de crédits pour les communes pour l’organisation des soins. M. Sipilä dit que le gouvernement n’a pas coupé les ressources des communes.
Il dit que la réforme des services sociaux et de la santé améliorerait la surveillance de ces activités du fait qu’au lieu de plus de 300 acteurs, il n’y en aurait plus que 18, les régions.
M. Sipilä rappelle qu’il faut que les entreprises privées veillent aussi à leur réputation, car elles pourraient avoir du mal de conclure de nouveaux contrats si des problèmes sont révélés.
Les journaux rendent compte du fait qu’il y a deux ans, Esperi Care a été vendu à un groupe d’investissement de capitaux britannique ICG, qui aurait des objectifs très élevés concernant la rentabilité du groupe. La directrice générale d’Esperi Care, Marja Aarnio-Isohanni, est connue comme une des femmes avec les plus grands revenus de Finlande.
HS/lun/A8, uusisuomi, IL

Propos de M. Sipilä sur la réforme des services sociaux et de la santé
Lors de l’émission d’Yle, le Premier ministre a également évoqué la réforme « sote ». Il est convaincu que la réforme passera. Il serait très regrettable si le Parlement n’arrivait pas à traiter toutes les lois nécessaires, mais il n’y a pas de raison pour qu’il n’y arrive pas, dit-il.
Pour lui, il serait important de terminer le projet de réforme, y compris du point de vue de la crédibilité de la prise de décision politique.
Uusisuomi, HS/lun/A8

Le Premier ministre Sipilä favorable à un test sur les connaissances sur la société finlandaise
Le Premier ministre Juha Sipilä, qui a été interviewé par Yle, hier, pour une émission régulière mensuelle, estime que l’idée évoquée par la commission de l’inspection du Parlement sur un test pour les demandeurs d’asile qui obtiennent un permis de séjour, pour sonder leurs connaissances sur les principaux points concernant les normes de la société finlandaise.
HS/lun/A8, Uusisuomi, IL

Crimes sexuels – double-nationaux

Selon l’Institut national d’études statistiques, 0,04 % des double-nationaux étaient soupçonnés de crimes sexuels, en 2017
En 2017, 51 personnes ayant la double-nationalité étaient soupçonnées de crime sexuel, ce qui représente 0,04 % de tous les double-nationaux. Concernant les nationaux finlandais, ce chiffre s’élève à 0,02 %.
Le ministre de l’Intérieur a dit qu’il envisageait la déchéance de la nationalité concernant les double-nationaux ayant commis des crimes sexuels aggravés.
Il y a en Finlande environ 117 000 double-nationaux, ce qui représente un peu plus de 2 % de la population.
L’actuaire en chef de l’Institut national des statistiques rappelle que toutes les personnes qui obtiennent la nationalité finlandaise ne gardent pas leur nationalité d’origine et ne sont ainsi donc pas des double-nationaux.
HS/sam

Sécurité intérieure

Crimes violents
Selon les statistiques, les crimes violents en Finlande ont diminué. On commet moins d’homicides que jamais depuis 1754, date à laquelle commencent les statistiques en la matière.
Kansan uutiset, organe de l’Alliance des gauches, rend compte du fait que propager la peur est facile et qu’il y a des groupements qui profitent d’une atmosphère de crainte, tels les populistes d’extrême droite ou les islamistes, qui eux profitent de l’accentuation de l’antagonisme entre l’islam et le christianisme.
La part des ressortissants étrangers dans la population a augmenté de 50 % depuis les cinq dernières années. En Finlande, les personnes de couleur éprouvent plus de harcèlement raciste que dans aucun autre des 12 Etats concernés par le sondage de l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne. La Finlande arrive en tête des statistiques concernant la violence raciste. Selon la police, dans 65,1 % des cas de crimes de haine dont la police est avertie, ce sont des musulmans qui sont visés.
KU/25.1/2-3

Législation sur les données liées à la génétique

Selon un chercheur, le projet de nouvelles lois est mal préparé
Aamulehti rend compte des propos de Heikki Saxén, chercheur des bioéthiques à l’Université de Tampere, qui estime que la préparation en cours sur les lois concernant le rassemblement de données sur les gènes et la santé des Finlandais est mal préparé. Il est prévu que les entreprises auraient un accès plus facile à ces données.
Pour M. Saxén, il n’y a pas de garantie sur la confidentialité des données, ni des différents usages qui pourraient concerner ces données internationalement. Il estime que l’on avance trop vite dans ce domaine.
La nouvelle législation concernera les bio-banques, les données sur les gènes et les données sur la santé. M. Saxén est outré du fait que l’on prévoie d’autoriser le transfert des échantillons ou prélèvements concernant les patients dans les bio-banques sans leur demander leur avis.
AL/24.1/A9

Economie

Prévisions de OP
La banque OP prévoit une croissance de 1,8% en 2019 et seulement 0,8% en 2020. Le tauix de chômage serait de 6,5% en 2019 et 2020.
HS

Défense

Projet HX : La discussion sur le nombre des appareils continue
« Si la Finlande diminue le nombre des chasseurs, le projet tout entier doit être repris depuis le début », estime le quotidien Aamulehti. « A l’approche des élections, la discussion sur le nombre des avions de combat a pris le dessus. C’est trop tard, il aurait fallu réagir au moment où le parlement a approuvé le Livre blanc à l’unanimité. »
Si jamais le nombre des chasseurs venait à être modifié, le projet prendrait un retard de 2 à 3 ans, selon Aamulehti. « Si l’on modifie le nombre des appareils, il faudra reformuler l’appel d’offre et le projet prendra du retard ».
Par ailleurs il ne faut pas oublier que chaque fabricant d’avion fait du lobbying, souvent par l’intermédiaire d’officiers de réserve. Il ne s’agit pas seulement de défense mais d’un business pur et dur.
Du point de vue du fabricant, le nombre a de l’importance car l’appel d’offre a été rédigé en fonction d’une commande de 64 avions. Le fabricant pourra en tenir compte dans sa production car le dernier chasseur devrait être prêt en 2030.
AL25.1/A17

L’armée de l’air a procédé à un vol de reconnaissance jeudi dernier
Le Hornet F-18 de l’armée de l’air finlandaise a procédé à un vol de reconnaissance de deux appareils Suhoi SU-27 de l’armée de l’air russe dans l’espace aérien international jeudi dernier vers 11h30. Il ne s’agissait pas d’une violation de l’espace aérien. Pour sa part, la Russie a signalé avoir effectué un vol de reconnaissance en raison d’un appareil de reconnaissance suédois.
AL25.1/A12

Vendredi 25 janvier 2019

Politique étrangère et européenne0

Brexit

La Finlande se prépare à un Brexit dur
Une loi en préparation pour assurer le séjour des citoyens britanniques
Le comité interministériel de politique européenne a décidé de préparer une loi pour prolonger, de manière temporaire, le droit des citoyens britanniques de résider en Finlande.
Le Premier ministre Juha Sipilä a présenté cette mesure comme la préparation, du point de vue finlandais, à l’éventualité d’un Brexit dur.
https://valtioneuvosto.fi/artikkeli/-/asset_publisher/10616/brittien-oleskeluoikeus-brexitin-jalkeen-aiotaan-turvata-erillislailla?_101_INSTANCE_3wyslLo1Z0ni_languageId=en_US
uusisuomi

Ministère des Affaires étrangères

Escroquerie
Helsingin Sanomat rapporte que la police judiciaire soupçonne que le ministère des Affaires étrangères a subi une escroquerie à l’aide au développement pour un montant d’environ 400 000 euros en février 2018.
L’aide aurait dû être déposée sur le compte d’un projet qui développe le système de l’aide juridique en Kirghizistan mais le ministère a été induit en erreur par des mails falsifiés au nom des employés de l’UNDP.
Selon le commissaire de police Antti Perälä, une partie de l’argent a pu être récupérée. Selon Päivi Peltokoski, directrice de l’unité de l’Europe de l’Est et de l’Asie centrale au MAE, les employés du MAE finlandais ou de l’ONU ne sont pas soupçonnés. « Il s’agit de la criminalité internationale en ligne », selon Mme Peltokoski.
HS/A8

Politique intérieure

Parlement

Les Vrais Finlandais incapables de présenter leur motion de censure
Helsingin Sanomat rapporte que les Vrais Finlandais auraient voulu déposer une motion de censure sur la sécurité intérieure mais ils n’ont pas trouvé d’autres signataires pour le faire.
Le groupe parlementaire des Vrais Finlande comprend 17 députés, ce qui n’est pas assez pour déposer une motion de censure nécessitant vingt signatures.
La même chose s’est passée à la session parlementaire de l’automne dernier. Les Vrais Finlandais n’ont pas pu profiter de la publicité qu’offre un débat dans la grande salle du Parlement.
Le message n’a probablement pas visé le grand public mais plutôt les électeurs du parti qui hésitent encore pour savoir s’ils vont voter en avril.
HS/A5

Une vice-présidente du PSD renonce à se représenter
Selon Helsingin Sanomat, la députée social-démocrate Maarit Feldt-Ranta (50 ans), deuxième vice-présidente du PSD, a annoncé jeudi qu’elle renonçait à se représenter au Parlement en raison d’un cancer d’estomac qui a récidivé.
Mme Feldt-Ranta a été opérée pour la première fois en 2009 et ensuite en 2013.
Mme Feldt-Ranta est députée dans la circonscription d’Uusimaa depuis 2007.
HS/A8

Réforme des services sociaux et de la santé

Il ne reste que sept semaines…
Helsingin Sanomat rend compte du fait que les lois liées à la réforme des services sociaux et de santé (sote) ont été divisés en deux parties, dont la deuxième n’aura sans doute pas le temps d’être étudiée. Le Parlement se réunira, le 15 mars, pour sa dernière session de la législature.
Le projet de la réforme concernant la liberté de choix (c’est-à-dire l’ouverture à la concurrence des services), un bras de fer important, aura une influence sur les autres propositions liées à la réforme. Il faut pour cela étudier ces questions en tant qu’ensemble.
Le financement des régions est un problème à résoudre, et leur capacité d’organiser les services prévus en est un autre. Outre les services sociaux et de la santé, les régions auront aussi la compétence sur les services de l’emploi et des activités économiques, la surveillance environnementale, la gestion des eaux, le sauvetage, etc.
Pour mettre en place l’autorité de surveillance des services sociaux et de la santé, Luova, il faut que les régions soient en place.
Les problèmes sont juridiques d’une part et politiques d’autre part. Des solutions politiques pourraient faciliter les problèmes juridiques, mais il existe en outre des soucis économiques aussi.
Le ministre des Finances Petteri Orpo a menacé de coupes dans les services si on ne réussit pas à mettre en place la réforme, rapporte HS.
HS/A10

Point de vue
Le gouvernement se prépare à un échec de la réforme des services sociaux et de santé
Uusisuomi estime que les récents propos de responsables de la majorité laissent penser que le gouvernement se prépare à un échec au Parlement de sa réforme sur les services sociaux et de santé. Il rappelle que des ministres, du Centre comme du Rassemblement national, déclarent désormais que, même si la réforme ne peut être votée avant la fin de la législature, le travail n’aura pas été vain mais il servira de base au prochain gouvernement.
Selon Uusisuomi, si le PSD participe au prochain gouvernement, il souhaitera au moins revenir sur l’ouverture à la concurrence des services de santé, projet particulièrement cher au parti du Rassemblement national.
Pour Uusisuomi, alors que l’on parle comme thème central de ces élections, soit du climat, soit de l’immigration, il est aussi possible que la réforme des services sociaux et de santé devienne le véritable sujet à débattre. Dans ce cas, le principal clivage serait entre le PSD et son modèle public et le Rassemblement national et son modèle privé.
uusisuomi

Loi sur le renseignement

Le ministère de l’Intérieur s’oppose au droit des Finlandais d’être informés, lorsqu’ils se trouvent à l’étranger, d’avoir été cibles de renseignement de la Sûreté nationale ou de renseignement militaire
Les commissions de l’administration et de la défense sont en train d’élaborer les articles de la législation sur le renseignement. Leur rapport devrait être terminé pour mi-février.
Le ministère de l’Intérieur s’oppose à l’idée qu’un Finlandais dispose du même droit de protection juridique à l’étranger que lorsqu’il est en Finlande.
L’ombudsman parlementaire Petri Jääskeläinen a mis en cause le fait qu’un finlandais séjournant à l’étranger ait un statut plus faible qu’en Finlande. Pour lui, cela n’est pas acceptable.
Le ministère rappelle que les tribunaux finlandais qui devraient donner une autorisation sur le renseignement touchant à la vie privée d’une personne, ne sont pas compétents concernant les mesures à prendre à l’étranger et que, ainsi, la bonne instance pour prendre une telle décision serait la Sûreté nationale, Supo.
Le ministère argue également sur le fait qu’il ne souhaite pas que, concernant le renseignement, les ressortissants finlandais aient un statut différent des autres nationaux.
HS/A11

Economie

Augmentation des commandes pour l’industrie technologique
Au dernier trimestre, le carnet de commande des industries technologiques a augmenté de 9% par rapport à l’année précédente.
La moitié est due à la croissance du secteur et l’autre moitié au renchérissement des matières premières.
On s’attend à ce que ce chiffre d’affaires continue à augmenter au moins au début de 2019.
HS

Record de vente pour le commerce en décembre
Même si les ventes en volume n’ont pas augmenté, le commerce a connu un record de ventes en valeur en décembre, avec une augmentation de 0,3% par rapport à décembre 2017.
HS

Jeudi 24 janvier 2019
Politique étrangère et européenne

Coopération franco-allemande

Editorial
« La mise à jour de la coopération était nécessaire » TS
Turun Sanomat rappelle que depuis la crise financière et la vague migratoire de 2015, des vents plus froids soufflent sur l’Europe. « Cela n’a pas diminué l’importance de l’axe franco-allemand pour l’UE », relève TS.
Le quotidien juge que ce traité, même s’il a subi des critiques est loin d’être inutile. « L’UE a besoin d’un moteur responsable plus que jamais. La France et l’Allemagne ont par exemple des visions différentes sur l’intégration économique et sur les institutions et font toutes deux faces à des difficultés intérieures ; Mais en dépit de cela, voire en raison de cela, il faut s’investir pour défendre l’UE. Le fonctionnement de l’axe entre les deux grands Etats fondateurs est aussi dans l’intérêt de la Finlande », conclut TS.
TS

Elections européennes

« Le Brexit risque de gêner les élections européennes » HS
Helsingin Sanomat rapporte que les députés européens finlandais s’inquiètent des effets de la procédure du Brexit sur les élections européennes à venir. En effet, si le Royaume-Uni demandait un délai supplémentaire, cela remettrait en cause la répartition des sièges britanniques.
Pour l’instant il est prévu que le nombre de députés finlandais passerait de 13 à 4. Or, un siège supplémentaire est particulièrement important pour les petits partis, comme le parti populaire suédois qui n’a qu’un siège.
Le scrutin finlandais prévoit que les candidatures doivent être déposées au plus tard le 18 avril. Quel que soit finalement le nombre de sièges pour la Finlande (13 ou 14), les partis peuvent proposer chacun 20 candidats.
Si jamais le Royuame-Uni n’était pas sorti de l’UE au printemps, on ne sait pas si la Finlande aurait un siège de plus quand le Brexit intervient ou seulement aux élections de 2024, estime l’eurodéputée Kumpula-Natri (PSD).
HS

Mme Kumpula-Natri ne croit pas à un boum des populistes
L’eurodéputée Kumpula-Natri (PSD), candidate à sa réélection, écrit dans Demokraatti qu’elle ne croit pas à un boum des populistes aux élections de mai. En effet, l’eurobaromètre montre que 62% des Européens (et 65% des Finlandais) considèrent que leur pays tire profit de l’UE, ce qui est le plus haut niveau depuis 10 ans. « Il faut utiliser cela lors des élections du printemps. Les gens veulent influencer par l’UE et y croient. L’UE est trop forte pour être laissée dans de mauvaises mains », écrit-elle.
Dem

Mme Hautala candidate au poste de Commissaire
L’eurodéputée Heidi Hautala (Verts) qui se représente aux élections européennes a réitéré sa candidature (déjà annoncée l’été dernier) au poste de commissaire européen.
Elle souhaite que les candidats au poste de commissaire pour la Finlande soient candidats aux élections européennes.
Uusisuomi considère que ces déclarations sont destinées à Jutta Urpilainen (PSD) et Alexander Stubb (Rassemblement national), pressentis comme les candidats de ces partis au poste de commissaire.
Elle rappelle aussi que la Suède a toujours choisi comme Commissaire une femme. La dernière, Mme Malmström est issu du petit parti libéral et non du parti du premier ministre.
uusisuomi

Brexit

Editorial
« La Grande-Bretagne à la dérive vers son départ de l’UE » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat estime que la situation en Grande-Bretagne n’est maîtrisée par personne. L’intérêt à long terme du pays a changé en une recherche de l’optimalisation de l’intérêt à court terme des partis.
Il est peu probable que la tentative de Theresa May d’obtenir de meilleures conditions de l’UE soit autre chose qu’une copie de son premier effort.
Jeremy Corbyn quant à lui, n’est pas capable de proposer d’alternative. Son parti souhaite de nouvelles élections, alors que les conservateurs s’efforcent de maintenir l’unité du parti, et du gouvernement. Le souhait du Labour sur de nouvelles élections serait plus logique si au moins le parti en même temps souhaitait un nouveau référendum.
HS/mer/A5

Conseil de l’Europe

Le Président Niinistö à Strasbourg
Helsingin Sanomat relève que le président Sauli Niinistö s’est prononcé mercredi devant l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe à Strasbourg. La Finlande assume la présidence du Conseil jusqu’au 17 mai prochain.
Les représentants de la Russie ont répété la menace russe de quitter le Conseil de l’Europe.
M. Niinistö a dit dans son discours que « le Conseil de l’Europe est actuellement dans une situation difficile parce qu’il risque de perdre un de ses membres ». Selon lui le départ de la Russie du Conseil de l’Europe serait une perte pour toutes les parties, un « coup dur pour l’ensemble de l’ordre international fondé sur des règles ».
« J’espère que le Conseil de l’Europe résoudra la crise actuelle, comme il l’a fait pour toutes les précédentes. La Finlande soutiendra activement les efforts mis en œuvre pour trouver une voie à suivre », a-t-il conclu, appelant à une coopération étroite entre le Comité des Ministres et l’Assemblée parlementaire, afin d’œuvrer à « une solution commune et durable ».
Lors d’une conférence de presse avant son discours, M. Niinistö a souligné qu’en ce moment, il n’y a pas d’autres contacts institutionnels entre l’Europe et la Russie qu’au travers du Conseil de l’Europe.
M. Niinistö a également souligné que « la paix est la contribution la plus importante que nous puissions apporter aux droits de l’homme ».
HS/A23
https://www.coe.int/fr/web/portal/

Finlande - Suède

M. Löfven en Finlande
Turun Sanomat rapporte que le Premier ministre suédois Stefan Löfven, qui vient d’être renommé à son poste, effectuera une visite en Finlande la semaine prochaine, les 28 et 29 janvier.
M. Löfven aura un entretien avec le Président Sauli Niinistö le lundi 28 et avec le Premier ministre Juha Sipilä le mardi 29 janvier.
Les entretiens porteront sur les relations bilatérales et les questions européennes d’actualité, dont le Brexit, l’immigration et le cadre budgétaire de l’Union, ainsi que les questions climatiques et relatives et aux menaces hybrides et de défense.
TS/10

Pays nordiques

Négociations climatiques
Aamulehti relève que le Premier ministre Juha Sipilä et le ministre de l’Environnement Kimmo Tiilikainen ont invité les Premiers ministres nordiques et les ministres nordiques chargés des affaires climatiques à une réunion à Helsinki demain vendredi.
Les ministres doivent évoquer les mesures afin d’augmenter la coopération entre les pays nordiques et trouver des façons de promouvoir les solutions environnementales nordiques.
AL/A12

Politique arctique

Billet
« Il faut que l’UE assume la direction de la politique arctique » HS
Helsingin Sanomat publie un billet de Jari Vilén, ambassadeur et conseiller arctique de la Commission européenne, qui estime que le poids de la région arctique augmente au fur et à mesure que les Etats-Unis se retirent des traités internationaux et que l’intérêt de la Chine pour cette région augmente.
Selon M. Vilén, l’UE s’intéresse de plus en plus à la région arctique et, notamment grâce aux efforts déterminés de la Finlande, à l’augmentation de l’importance politique et économique de la région, et à l’accélération du changement climatique.
La présidence de l’UE sera l’occasion pour la Finlande d’influencer sur les accents de la politique européenne, dans une situation où la nouvelle Commission européenne entamera ses travaux après les élections européennes. Un des objectifs pourrait être le fait que l’UE inscrive la politique arctique dans le cœur de son action. La Finlande devrait s’efforcer d’influencer dans le sens que le cadre budgétaire prenne en compte la région arctique.
Le problème de la suie noire demande des efforts mondiaux et il faut que l’UE participe activement dans les négociations en la matière.
Dans le cadre de plusieurs questions arctiques, il sera possible à l’UE de coopérer avec la Russie sans pour autant remettre en question la politique des sanctions.
Les questions comme les transports et la communication, les droits des peuples autochtones et d’autres populations locales, l’utilisation durable des ressources naturelles, entre autres, devront être évoquées.
Le Conseil arctique reste un outil utile dans la planification des efforts de développement de cette région. Savoir si ce rôle pourra être maintenu dépend de ses pays membres,.
HS/mer/A5

Changement climatique

Sondage sur les attitudes des Finlandais
Helsingin Sanomat a effectué un sondage sur les attitudes à l’égard des mesures en faveur du climat. Généralement, les Finlandais souhaitent de mesures strictes sans pour autant être prêts à en prendre dans leur propre vie. La majorité des personnes interrogées (65 %) estime que, pour le gouvernement, arrêter le réchauffement climatique devrait être la première priorité. 63 % souhaitent également que la Finlande assume le rôle d’avant-garde et diminue ses émissions rapidement.
L’enthousiasme pour des mesures qui touchent le quotidien des personnes interrogées n’est pas énorme. Un Finlandais sur sept serait prêt à l’augmentation du prix de l’électricité pour des raisons climatiques. Moins d’un quart des Finlandais seraient prêts à supprimer les subventions à la production de la viande. Moins d’un tiers seraient prêts à augmenter les dépenses liées aux voitures. 59 % seraient d’accord pour restreindre les voitures là où les transports en commun fonctionnent bien. 58 % seraient prêts à imposer une taxe supplémentaire sur les vols aériens.
48 % des personnes interrogées estiment que, dans la restauration du secteur public, comme les écoles et crèches, il faudrait restreindre la viande à une fois par semaine.
Les Finlandais semblent être les plus favorables aux mesures entreprises en dehors de la Finlande et de l’UE. 70 % des personnes interrogées considèrent que construire des sources énergie plus propres en Asie ou en Afrique ou y planter des forêts serait plus efficace.
La prise de conscience des Finlandais semble toutefois avoir augmenté. L’année dernière, selon l’Eurobaromètre, un quart des Finlandais considérait le changement climatique comme le thème le plus important auquel l’UE avait à faire.
44 % des Finlandais ne considèrent pas comme réaliste l’objectif de restreindre le réchauffement à 1,5 degrés, alors que 40 % pensent l’inverse.
Eva Heiskanen, professeur en études sur les comportements des consommateurs à l’Université de Helsinki estime qu’il faudrait des mesures qui touchent tout le monde afin de les rendre plus acceptables. Il faut également des solutions pour ceux qui souffrent plus que les autres.
HS

Politique intérieure

Elections législatives

Analyse
Le tabloïd Ilta-Sanomat estime dans son analyse que le congé maladie du président du PSD Antti Rinne rend plus difficile la campagne électorale des sociaux-démocrates.
Il est possible que le Rassemblement national soit le plus grand parti après les élections. On se demande si un nouveau gouvernement de centre-droit pourra être nommé. Une partie des centristes préfèrent de toute façon une coalition avec le PSD et non plus avec le Rassemblement national.
Si le Rassemblement national arrivait premier et le Centre troisième, ils auraient besoin des autres partis en plus du Parti suédois et des Chrétiens-démocrates pour former un gouvernement majoritaire. La participation des Verts – ou des Vrais Finlandais – à une telle coalition n’est pas très probable.
Une coalition du Rassemblement national, du PSD et des Verts reste encore assez probable.
Dans son éditorial, Ilta-Sanomat estime qu’on pourrait oublier les thèmes comme l’immigration ou le climat, car en réalité ce sont « les retraités qui vont décider le résultat des élections ».
IS

La situation du PSD
Helsingin Sanomat rapporte que la direction du PSD a décidé que la première vice-présidente Sanna Marin - mais aussi les deux autres vice-présidents Maarit Feldt-Ranta et Ville Skinnari - remplacerait principalement le président du parti Antti Rinne pendant son congé maladie.
Pendant le congé maladie de M. Rinne, une dizaine d’évènements ou débats électoraux seront organisés, dont trois débats importants. Au Parlement, Antti Lindtman, président du groupe parlementaire du PSD, aura le rôle principal.
HS estime que le revers de la médaille peut être qu’au congrès du parti en 2020, M. Rinne rencontrera des challengers qui auront eu de l’expérience en gérant des tâches importantes en janvier et février 2019.
HS/mer/A9

Politique économique

Rapport du comité d’évaluation de la politique économique
Le comité d’évaluation de la politique économique présidé par l’économiste Roope Uusitalo a remis son rapport hier. Il félicite le gouvernement pour avoir atteint son objectif de taux d’emploi à 72%. Selon le rapport, « le pacte de compétitivité a eu un effet positif significatif sur l’emploi. Il attribue la création nette de 20 000 emplois à ce pacte.
Le rapport relève aussi que la réforme des retraites du précédent gouvernement a aussi eu un effet positif qui ne se fait sentir que maintenant.
Le comité relève aussi que les nouvelles conventions salariales n’ont pas annulé l’effet du pacte de compétitivité et que donc les diminutions du coût du travail ont eu un effet durable.
Selon le comité, le taux d’emploi des 20-64 ans est de 81,5%, soit un taux record (le précédent était de 80,3% en 1989).
Le comité estime même que le taux d’emploi va augmenter jusqu’à 72,4% cette année.
Le comité a en revanche critiqué le gouvernement pour les incertitudes concernant l’effet de la réforme des services sociaux et de santé sur les finances publiques.
KL HS

Editorial
« Qui faut-il remercier pour la croissance économique ? » HS
Helsingin Sanomat estime que les louanges du comité d’évaluation de la politique économique ne devraient pas être dirigées vers le gouvernement mais vers les partenaires sociaux qui ont conclu la précédente réforme des retraites qui est considérée par le comité comme le facteur le plus important à l’amélioration du taux d’emploi actuel. De même ce sont les partenaires sociaux qui ont conclu le pacte de compétitivité, souligne HS.
HS

Chômage

Baisse record du chômage
Selon les derniers chiffres de l’institut national des statistiques publiés ce jour, en variation corrigée des valeurs saisonnières, le taux d’emploi serait de 72,5% et le taux de chômage de 6,6%.
Il y a même eu un pic bas du chômage enregistré en décembre : 5,4% avec seulement 146 000 chômeurs, soit 84 000 de moins qu’en décembre 2017.
Même la part du chômage caché a baissé, puisqu’on ne comptait que 120 000 personnes en décembre, soit 25 000 de moins qu’en décembre 2017.
HS

Editorial
« Le chômage coûte cher » HS
L’éditorialiste d’Hlesingin Sanomat rapporte que, selon une étude du centre de recherche Pellervo, le coût du chômage pour la Finlande était en 20165 de 10,8 milliards d’euros.
HS

Réforme des services sociaux et de santé

M. Orpo n’exigera pas de discipline de vote
Le président du Rassemblement national Petteri Orpo a indiqué dans une interview à verkkouutiset, hier, qu’il n’exigerait pas de discipline de vote de ses députés au Parlement sur la réforme des services sociaux et de santé. Il souhaite néanmoins que les députés soient unanimes pour soutenir le projet.
Ces propos ont été interprétés par l’ancien ministre Paavo Arhimäki comme « le dernier clou sur le cercueil de cette réforme ».
Uusisuomi

Rapport sur la sécurité intérieure

Le ministre de l’Intérieur souhaite intervenir de façon plus efficace contre la violence sexuelle et conjugale
La menace terroriste considérée toujours comme relevant d’un niveau élevé
Le rapport sur la sécurité intérieure a été publié, hier. Il fait le bilan du sentiment de sécurité des gens, de la criminalité, des accidents, etc.
Selon ce rapport, le nombre de viols dont la police a eu connaissance a augmenté de 25 % en 2008-2017. Un tiers des auteurs et des victimes étaient en état d’ivresse. Les cas d’abus sexuel sur mineurs ont également augmenté en dix ans.
Selon le ministère de l’Intérieur, l’augmentation est en partie due au fait que l’on avertit la police plus facilement qu’avant, et au fait que les autorités ont renforcé le suivi.
Le ministre de l’Intérieur, M. Mykkänen souligne toutefois que beaucoup de crimes sexuels et violents restent toujours cachés et qu’il faudrait pouvoir intervenir de façon plus efficace.
Concernant la menace de terrorisme, le rapport estime qu’elle reste au niveau 2, élevé. Le ministère attire de l’attention sur les propos haineux sur les médias sociaux et rappelle qu’ils créent un fondement pour la radicalisation et les activités de mouvements extrémistes.
HS

Mercredi 23 janvier 2019

Politique étrangère et européenne

Coopération franco-allemande

« Merkel et Macron contre les populistes » HS
Helsingin Sanomat rapporte que le président Emmanuel Macron et la chancelière Angela Merkel ressèrent leurs rangs pour répondre à la montée du populisme et du nationalisme. Le quotidien présente le traité d’Aix-la-Chapelle signé hier entre la France et l’Allemagne.
HS
Le texte du traité :
https://fi.ambafrance.org/Traite-de-cooperation-franco-allemand-d-Aix-la-Chapelle
HS

Ecofin

Propos de M. Orpo
Le ministre des Finances, Petteri Orpo, considère la position de l’euro comme suffisamment forte. Pour lui, il n’est pas nécessaire de la renforcer dans le contexte du commerce international.
Il n’est pas convaincu de l’opportunité d’avoir pour objectif qu’une plus grande partie du commerce international se fasse en euros. Se baser sur le dollar convient bien pour les entreprises finlandaises, selon lui.
M. Orpo estime toutefois qu’il est important que si le rôle international de l’euro se renforce cela soit par le renforcement de la zone euro, que cette zone reste compétitive et que les risques dans la zone sont diminués.
Les ministres européens des Finances ont aussi évoqué le budget de la zone euro à l’intérieur du budget de l’UE, et M. Orpo constate qu’il attend des propositions concrètes de la part de la Commission européenne. Pour lui, il faut que ce budget soit d’une taille restreinte et orienté avant tout pour soutenir les investissements.
Il rappelle que la Finlande a également proposé d’envisager un soutien pour les réformes structurelles, ciblé pour des pays dont le PIB est inférieur à la moyenne européenne, c’est-à-dire les Etats membres éligibles au fonds de cohésion.
KL/A9

Immigration

Il y a toujours des obstacles à l’arrivée de main d’œuvre étrangère
Beaucoup de décideurs finlandais souhaiteraient faire venir plus de main d’œuvre étrangère en Finlande. Sur les 30 000 immigrés arrivés en Finlande en 2018, 12 000 sont venus en premier lieu pour le travail.
Comme il y a peu d’immigrés en Finlande, et peu de communautés d’immigrés, la Finlande n’est pas forcément un pays où des étrangers cherchent à venir. La Finlande a fixé l’exigence d’un salaire net de 2600 euros par mois pour un travailleur qui souhaiterait faire venir un époux/une épouse et deux enfants. Dans certains secteurs qui souffrent pourtant d’une pénurie de main d’œuvre, le salaire brut peut être inférieur à 2200 euros.
Les Ukrainiens constituent le premier groupe de travailleurs étrangers, suivis de Russes et de Philippins.
Les travailleurs étrangers sont le plus souvent embauchés dans l’agriculture, dans la restauration et pour le nettoyage.
Une partie des partis politiques, le Rassemblement national, les Verts et le Parti suédois, seraient prêts à supprimer le critère qui veut qu’un permis de travail ne peut pas être accordé pour un travail pour lequel il serait possible de trouver un Finlandais. Le Centre, l’Alliance des gauches et les Démocrates chrétiens seraient prêts à l’abandonner graduellement, alors que le PSD s’y oppose.
HS/A6-7

Le Parlement propose un test de connaissances sur la Finlande pour les demandeurs d’asile
Le Parlement souhaite mettre en place un test pour les demandeurs d’asile concernant leurs connaissances sur la société finlandaise, ses modes de fonctionnement, règles et valeurs.
La commission d’inspection du Parlement a publié, hier, un rapport sur de nouvelles mesures en faveur de l’intégration.
La formation linguistique des demandeurs d’asile devrait comprendre, selon la commission, un test, pour obliger les apprenants à prendre au sérieux la formation.
Les mesures pour l’intégration prennent actuellement jusqu’à cinq ans. La commission souhaite réduire la durée à un an.
La commission soulève la durée importante de l’étude des demandes de permis de séjour de travailleurs et souhaite que le délai soit au maximum de deux mois. L’étude d’une demande d’asile qui actuellement prend en moyenne un an devrait être faite en six mois, selon la commission.
La commission souligne l’importance de l’emploi dans l’intégration. L’emploi des femmes immigrées, et des réfugiées, devrait être favorisé en particulier. La commission propose que l’on créé une règle du jeu différente pour les stages d’apprentissage des immigrés afin de faciliter leur accès dans la vie professionnelle.
La commission propose dans son rapport que ce soient les communes qui
HS/A8

Affaires consulaires

Enquête sur l’ambassade de Finlande à Ankara
Helsingin Sanomat rapporte que les gardes-frontières et la police judiciaire enquêtent sur trois agents de recrutement local de l’ambassade de Finlande à Ankara à propos d’un système de fraudes qui porterait sur des centaines de visas Schengen.
HS

Politique intérieure

Elections européennes

Candidature de Ville Niinistö
Helsingin Sanomat relève que le député des Verts Ville Niinistö, qui a annoncé antérieurement ne pas se représenter aux élections législatives, a présenté sa candidature aux élections européennes de mai.
Il a aussi déclaré qu’il était candidat au poste de prochain commissaire finlandais.
Ses thèmes électoraux sont les questions relatives à l’environnement, au climat et à l’éducation.
M. Niinistö, ancien ministre et ancien président du parti, est député de la circonscription de Turku depuis 2007.
La seule parlementaire européenne des Verts est actuellement Heidi Hautala qui se représentera aux élections du 26 mai prochain.
TS/4

Elections législatives - Partis politiques

Projection en sièges

Uusisuomi.fi publie un article sur la projection en sièges des partis politiques aux élections législatives.
Jukka Manninen, directeur de recherche d’Ellun Kanat, think tank près du Rassemblement national, a effectué la projection en sièges, basée sur les résultats des derniers sondages sur l’audience des partis politiques. Sa dernière projection en sièges a été publiée il y a deux mois.
M. Manninen estime que le PSD pourrait avoir 47 sièges au Parlement, soit 13 de plus par rapport au Parlement actuel. En novembre dernier, il prévoyait 50 sièges pour le PSD.
Le Rassemblement national aurait 40 sièges, soit 3 de plus qu’en décembre.
Le Centre en obtiendrait 36, soit 13 de moins qu’aux élections législatives de 2015.
Les Vrais Finlandais en auraient 21, l’Alliance des gauches 18 (+6) et l’Alliance verte également 22 sièges (soit 7 de plus par rapport à 2015).
Le Parti suédois garderait ses 10 sièges, les Chrétiens-démocrates en auraient 6 (+1) et les Bleus n’auraient aucun siège.
Selon M. Manninen, l’audience des Verts et des Vrais Finlandais aurait augmenté depuis novembre et celle du PSD et du Rassemblement aurait baissé.
La projection de M. Manninen est basée sur les sondages d’Yle, d’Helsingin Sanomat et d’Alma Media (Aamulehti).
uusisuomi.fi

Réforme des services sociaux et de la santé (Sote)

Propos de M. Haavisto
Uusisuomi.fi relève que Pekka Haavisto, président des Verts, souligne qu’il est très difficile de faire passer des réformes importantes juste avant les élections législatives. « Je pense de plus en plus que l’ensemble de la réforme Sote ne pourra pas passer au Parlement. On voit toutefois parfois des miracles en politique ».
Selon M. Haavisto, les députés se préparent aux élections et s’inquiètent de leur réélection pus que de la cohésion du gouvernement.
uusisuomi.fi

Mme Lepomäki votera bien contre
Selon uusisuomi.fi, Elina Lepômäki, députée du Rassemblement national, qui a antérieurement annoncé voter contre la réforme Sote, estime que la réforme tombera au Parlement avant les élections législatives. « La réforme Sote devrait être un thème central lors de la campagne électorale », estime-t-elle.
uusisuomi.fi

France

Politique

« Le débat national est-il le dernier atout du Président Macron ? « Hbl
La correspondante à Paris du Hufvudstadsbladet Gunn Gestrin présente le grand débat national lancé la semaine dernière par le président français.
Hbl

Mardi 22 janvier 2019

Politique étrangère et européenne

Coopération franco-allemande

« Dans quelle direction la France et l’Allemagne dirigent l’Europe ? » HS
« Un nouveau départ pour de vieux amis » HS
Helsingin Sanomat rapporte qu’alors que le Royaume-Uni se prépare au Brexit avec un délai toujours plus court, en même temps la France et l’Allemagne resserrent leur relation et vont signer aujourd’hui un nouveau traité de coopération.
Les correspondants à Bruxelles et Berlin du quotidien présentent le nouveau traité d’Aix-la-Chapelle que le président Emmanuel Macron et la chancelière Angela Merkel signeront aujourd’hui.
Le texte du traité :
https://fi.ambafrance.org/Traite-de-cooperation-franco-allemand-d-Aix-la-Chapelle
HS

Politique intérieure

Parti social-démocrate

Le congé maladie de M. Rinne prolongé
Helsingin Sanomat rapporte que le président du PSD Antti Rinne a annoncé lundi que son congé maladie continuerait jusqu’à la fin du mois de février et non fin janvier comme prévu.
M. Rinne avait attrapé une pneumonie lors de ses vacances de fin d’année en Espagne. A l’hôpital, il a aussi eu une infection nosocomiale. Après son retour en Finlande, une embolie coronarienne a été détectée.
La direction du PSD a décidé ce matin que les vice-présidents du parti, Sanna Marin, Maarit Feldt-Ranta et Ville Skinnari, remplaceront M. Rinne pendant la camapgne législatives jusqu’à son retour.
Le PSD lancera sa campagne électorale samedi 26 janvier.
Selon le professeur Pekka Isotalus, le congé maladie du président du parti est un problème pour le PSD : « Le message du président du parti est mieux entendu que celui des autres représentants qui ont du mal à présenter l’agenda du parti ».
HS/A10

Elections législatives

Analyse
Yle estime dans son analyse que l’éventualité d’une coalition gouvernementale entre le Rassemblement national et le PSD, qui sont les deux premiers partis dans les sondages, semble être en difficulté en ce moment.
Les conservateurs ne semblent pas être favorables à une coopération avec le PSD. Ils préfèrent le Centre, les Chrétiens-démocrates, les Bleus et même les Vrais Finlandais. Le président du parti Petteri Orpo avait antérieurement exclu la coopération avec les Vrais Finlandais.
La question qu’on se pose maintenant est de savoir si le Centre arrivera à augmenter sa popularité suffisamment pour que le parti souhaite participer à un gouvernement dirigé par le Rassemblement national.
Yle

Mouvement Nyt

Mme Lohela a quitté les Bleus pour le Mouvement Nyt
Helsingin Sanomat relève que Maria Lohela, députée des Bleus et ancienne présidente du Parlement, a annoncé hier qu’elle quittait l’Avenir bleu pour le groupe parlementaire du Mouvement Nyt, fondé par le député Harry Harkimo qui avait quitté le Rassemblement national l’année dernière.
Selon Mme Lohela, qui ne se représentera toutefois pas aux élections législatives, la principale raison pour sa décision est qu’elle ne veut pas voter en faveur de la réforme des services sociaux et de santé Sote.
Le maire d’Helsinki Jan Vapaavuori, qui s’oppose ardemment à Sote, a félicité Mme Lohela, de même que Li Andersson, présidente de l’Alliance des gauches.
La situation de la réforme est délicate, si elle arrive à être soumise au vote du Parlement en général, parce que les trois partis du gouvernement – le Centre, le Rassemblement national et les Bleux – n’ont plus que 103 députés sur 200 (le président du Parlement ne votant pas) et l’opposition 99. Or, avant Mme Lohela, les députées Susanna Koski et Elina Lepomäki ont déjà annoncé leur intention de voter contre la réforme. Le gouvernement aurait donc une majorité très juste, actuellement de 100 contre 99.
Antti Kaikkonen, président du groupe parlementaire du Centre, souligne que quelques députés de l’opposition pourraient s’abstenir ou voter en faveur de Sote.
HS/A10

Editorial
Helsingin Sanomat estime, dans son éditorial, que comme Mme Lohela ne se représentera plus aux élections législatives ou européennes, la seule conséquence de sa défection est l’augmentation de l’incertitude du sort de la réforme Sote.
HS/A5

Justice

Le ministre de la Justice propose de durcir les peines les plus longues
Selon Turun Sanomat, le ministre de la Justice Antti Häkkänen a demandé une étude sur la peine d’emprisonnement à vie qui est actuellement en moyenne de 14,6 ans en Finlande.
Selon M. Häkkänen, une peine de perpétuité effective et incompressible devrait être possible pour des crimes extrêmement sévères.
En 2018, il y avait 195 prisonniers purgeant une peine de perpétuité dans les prisons finlandaises.
TS/9

Chômage

Sans réformes structurelles, le chômage s’élèvera de nouveau à 8 % une fois que la conjoncture se détériorera
Keskisuomalainen rend compte du fait que, dans une comparaison internationale, le chômage structurel est considéré comme élevé en Finlande. Il est caractéristique du chômage structurel que la diminution du taux de chômage n’est pas permanente. Meri Obstbaum de la Banque de Finlande estime que si les structures ne seront pas modifiées, le taux de chômage s’élèvera de nouveau à 8 % après la bonne conjoncture que l’on a connue jusqu’à présent. En novembre dernier, il s’élevait à 7,1 %.
Selon la Banque de Finlande, le chômage structurel finlandais s’élève à 8 % et les évaluations de l’OCDE et de l’UE sont également de cet ordre-là.
Le marché de travail ne fonctionne de façon efficace que dans les plus grandes villes universitaires. Ailleurs, la main d’œuvre est éparpillée, les formations ne correspondent pas toujours aux métiers disponibles et les salaires sont peu flexibles, selon Heikki Räisänen du ministère de l’Emploi et de l’Economie.
Les mesures de ces dernières années et le pacte de compétitivité ont toutefois amélioré la situation selon les spécialistes, mais il faudrait encore revoir la sécurité sociale, la fiscalité et la politique de la main d’œuvre pour s’assurer que le fait de travailler soit toujours encouragé.
KS/18.1/20-21

Le chômage et la natalité
Selon le secrétaire général du ministère des Finances, Martti Hetemäki, le niveau faible de formation et le chômage des jeunes hommes sont des raisons centrales pour la baisse de natalité.
Le taux de chômage des hommes de 35 à 34 ans a clairement baissé durant les années 2000 et notamment depuis 2006. Le taux de chômage est particulièrement élevé concernant les personnes disposant de peu de formation. Le taux d’emploi de ceux qui ont quitté l’école après le collège est de 42,9 % alors que celui des personnes disposant d’un diplôme universitaire est de 86 %.
L’écart entre les hommes et les femmes à l’égard du niveau de formation a augmenté.
Le nombre d’hommes vivant seul a aussi augmenté.
35 % des hommes ne disposant pas de formation au-delà du collège n’ont pas d’enfant à 45 ans. Le taux est de 22 % pour les hommes avec un diplôme universitaire.
Concernant les femmes, le niveau de formation n’a pas de lien avec le fait d’avoir des enfants ou non.
Une femme sur cinq n’a pas d’enfants indépendamment du niveau de formation.
Le taux de fertilité a diminué de 1,87 à 1,49 depuis 2010.
Comparé à la Suède et au Danemark, la part des personnes de 45 ans sans enfant, hommes (29 %) et femmes (20 %), est plus importante en Finlande, le niveau étant environ 12 % pour les femmes dans ces deux autres pays, et de 21-22 % pour les hommes.
KL/D28

Economie

Prévisions du ministère des Finances
KS rappelle les chiffres du ministère des Finances sur les perspectives économiques, publiés en décembre.
La croissance du PIB s’élèvera à 1,5 % cette année et à 1,3 % en 2020.
Sur certains secteurs, il y aura toujours une pénurie concernant les travailleurs qualifiés.
L’économie publique commencera à s’affaiblir durant le début des années 2020.
KS/18.1/21

Bons résultats pour les groupes
Il est prévu que le résultat médian des entreprises augmente de 9 % concernant le dernier trimestre de 2018.
Deux groupes cotés en bourse sur trois augmenteraient leur chiffre d’affaires et amélioreraient leur résultat sur les prévisions de Factset.
KL/A6

Dividendes
Selon les prévisions des analystes, les entreprises cotées en bourse distribueront des dividendes d’un niveau record. Il s’agirait de 13,6 milliards d’euros de dividendes.
Vesa Puttonen, professeur à l’Université Aalto, rappelle que la distribution de dividendes ne crée pas de valeur ajouté et regrette le peu d’investissement qu’il semblerait que les entreprises envisagent.
KL/A7

Défense

Le général Lindberg avait déjà fait part de son désistement à la succession de son poste au président Sauli Niinistö
Le président Sauli Niinistö affirme avoir eu en novembre dernier, avec le général Lindberg, une discussion sur la succession de ce dernier au poste de commandant des forces de défense. A l’issue de l’entretien, et en accord avec le général, les formalités sur sa succession ont été entamées dès le mois de décembre.
www.yle

Projet HX : Débat sur le nombre des appareils
« De combien de chasseurs la Finlande a-t-elle besoin, de 40, 60 ou 100 ? demande Anita Simola dans Turun sanomat. « La vente à la criée sur le nombre des HX n’est pas une surprise à l’approche des élections du printemps », estime-t-elle.
« Les réponses aux appels d’offre envoyés au printemps dernier sont prévues pour cette année et la décision sera prise en 2021. Si l’on modifie le nombre des appareils, il faudra reformuler l’appel d’offre et le projet prendra du retard », constate la journaliste.
« Si la Finlande se décidait à se procurer seulement 40 appareils, cela ne fera pas forcément baisser le prix d’un tiers. Dans les mathématiques des chasseurs une diminution du nombre n’entraine pas une baisse du total identique. Si l’on commande moins d’avions, le prix unitaire augmente. »
« L’armée de l’air opère dans chaque direction par huit groupes de quatre chasseurs. De plus, tous les appareils ne sont pas opérationnels dans des fonctions de combat en même temps. Il y a l’entretien, les réparations et les ravitaillements. En supprimant un tiers des appareils, quelle serait la partie de la Finlande abandonnée à son sort ? », demande Simola.
TS

Mika Kari tente de calmer la discussion sur le nombre des chasseurs
Selon le vice-président de la commission parlementaire de la défense, Mika Kari (PSD), la discussion sur le nombre des avions de combat est prématurée et n’a pas de sens avant que ne soit réalisée par les experts du marché HX une étude comparative entre les offres des constructeurs et les types d’appareils.
Kari estime que les électeurs sont finalement plus intéressés par une défense crédible et autonome – dans son ensemble. Dans une interview accordé à Uusi Suomi, il souligne notamment l’importance de l’armée de terre et le besoin de multiplier les manœuvres pour réservistes. Il souhaiterait également que l’on puisse recruter davantage de personnel.
”La capacité de défense de la Finlande ne dépend pas uniquement des acquisitions mais de disposer de forces de défense performantes et bien formées, capables de répondre aux défis d’un monde qui change », affirme Kari.
Dans un récent sondage réalisé par Yle, quatre partis, parmi lesquels celui de Mika Kari avaient évoqué la possibilité de réduire le nombre des chasseurs. Outre les sociaux-démocrates, l’alliance des gauches, les Verts et les Vrais Finlandais étaient de cet avis.
TS22.1/9

Lundi 21 janvier 2019

Politique étrangère et européenne

Coopération arctique

La Finlande toujours prête à organiser un sommet
Keskisuomalainen rapporte que la Finlande est toujours disposée à organiser un sommet du conseil arctique avant la fin de sa présidence si c’est possible. Cela dépend surtout du président américain qui avait promis d’indiquer après les élections de novembre 2018 s’il était disponible. Il n’a toujours rien indiqué.
L’ambassadeur Aleksi Härkönen estime que le Président américain n’est peut-être pas prêt à une nouvelle rencontre avec le Président russe.
Si un tel sommet était organisé, il porterait sur la lutte contre le carbone suie et sur la sécurité du transport maritime.
La présidence finlandaise du conseil de l’arctique prendra fin après le conseil ministériel de Rovaniemi les 6 et 7 mai. « Tant les Etats-Unis que la Russie ont agi de manière active et constructive, quand bien même ils se sont retirés de nombre de coopérations internationales. Tous deux veulent renforcer la stabilité dans la région arctique », juge M. Härkönen.
Il se félicite des avancées obtenues dans la coopération en matière de météorologie.
Durant la présidence finlandaise, il y avait aussi au programme une évaluation des pays observateurs. « Il semble que tous pourront continuer. La décision finale sera prise par les ministres des affaires étrangères en mai », dit-il.
En, matière de lutte contre le charbon noir, le groupe de travail a pu avancer de manière positive, notamment en matière d’échange d’informations comme de coopération dans lutte contre les incendies de forêts. Les Etats observateurs comme la Chine et l’Inde participent à ce groupe de travail.
KS

Afrique

La Finlande doit renforcer ses connexions vers l’Afrique
Martti Eirola du ministère des Affaires étrangères écrit un billet dans Helsingin Sanomat pour insister sur l’importance de l’Afrique qui ne cesse d’augmenter. Aussi pour la Finlande. Les échanges de la Finlande avec l’ensemble du continent ont augmenté pour atteindre 1,3 milliard d’euros en 2013. La Finlande a 12 ambassades en Afrique et les pays africains en ont six en Finlande. Outre le commerce et la coopération au développement, il faut renforcer les échanges politiques avec l’Afrique, écrit M. Eirola.
HS

Défense – Otan

De nombreux Finlandais soutiendraient la position OTAN du Président
Selon un sondage commandé par Alma Media, un Finlandais sur deux soutiendrait la position du président Niinistö si celui-ci se prononçait en faveur d’une adhésion finlandaise à l’OTAN.
Selon le questionnaire réalisé par Tietoykkönen Oy, 48% des Finlandais soutiendraient le président s’il décidait de proposer l’entrée de la Finlande dans l’OTAN, contre 33 % qui resteraient opposés à l’adhésion.
HS20.1/A11

Politique intérieure

Défense

Le général Lindberg pas candidat à un second mandat de commandant des forces de défense
L’été prochain les forces de défense auront un nouveau commandant car le général Lindberg ne cherchera pas à prolonger son mandat à la tête des forces armées. C’est ce qu’il vient de déclarer dans son discours d’ouverture des Journées de la défense nationale. Son mandat de cinq ans se termine début août 2019 et il aura 60 ans en juin.
« Pour succéder au commandant des forces de défense, les regards se tournent généralement vers le numéro deux de l’armée, c’est-à-dire le chef de l’état-major des forces de défense dont l’actuel chef Timo Kivinen est le choix de Lindberg », écrit Helsingin sanomat.
www.hs

Service militaire : M. Lindberg n’est pas en faveur de l’élargissement du recensement aux femmes
Dans son discours, Lindberg a également signalé qu’il n’est pas en faveur du recensement de toute la tranche d’âge. Pour lui, l’actuel système d’un service militaire obligatoire pour les hommes complété par un service facultatif pour les femmes fonctionne parfaitement bien et remplit les besoins de la Finlande en matière de la défense.
Lindberg a précisé qu’une telle réforme nécessiterait des modifications dans la législation et augmenterait les coûts.
www.hs

Projet HX : pour Jussi Niinistö 64 avions de combat ne suffisent pas
Selon le ministre de la défense Jussi Niinistö, il n’est pas possible de réduire le nombre des avions de combat dès lors que l’on souhaite défendre la Finlande toute entière.
Le ministre s’étonnait des propos de quatre partis de l’opposition qui estiment que le nombre des chasseurs préconisés pour la Finlande serait trop élevé. Dans l’émission du matin à YLE, le parti Social-démocrate, les Verts, l’Alliance des gauches et les Vrais Finlandais se sont déclarés prêts à une acquisition inférieure à 64 chasseurs.
Il a noté qu’un certain nombre, près d’un tiers, des actuels F-18 est constamment en entretien. « Je trouve qu’il nous faudrait cent appareils », a dit le ministre.
Toujours en évoquant la future acquisition HX, Niinistö a précisé qu’il ne croit à la solution de deux avions distincts bien que cela ait été une option.
Au printemps prochain il y aura en Carélie du nord des manœuvres auxquelles participent des soldats américains. Niinistö note qu’en dépit de la présence américaine, le commandement de l’exercice restera entre les mains des Finlandais.
HS20.1/A11

Elections européennes

Editorial
Helsingin Sanomat estime, dans son éditorial, que les élections au Parlement européen resteront dans l’ombre de la politique intérieure.
Le PSD vient d’annoncer la candidature d’Eero Heinäluoma aux élections de mai. Le parti aura donc deux candidats nationalement connus, l’eurodéputée Miapetra Kumpula-Natri, qui se représente, et M. Heinäluoma (ancien président du parti et ministre des Finances) ;
Les candidats aux élections européennes sont souvent des jeunes qui ont une forte identité européenne ou des séniors qui ont déjà tout fait dans la politique, comme M. Heinäluoma ou Mauri Pekkarinen, candidat centriste (ancien ministre de l’Economie).
HS/dim/A5

Elections législatives

Sondage : deux tiers des Finlandais pensent que leur voix compte
Helsingin Sanomat rapporte que le nombre de ceux qui pensent que leurs voix ont de l’’importance du point de vue du résultat des élections législatives a augmenté, passant de 63 % en 2015 à 67 % actuellement.
62 % estiment que les élections législatives donnent une véritable possibilité pour changer la direction de la politique.
60 % annoncent être sûrs d’aller voter. Les plus sûrs sont les personnes de plus de 60 ans, les cols blancs, les entrepreneurs et les partisans de l’Alliance des gauches et du Rassemblement national.
Le choix du candidat est difficile selon 35 %. Les électeurs de l’Alliance des gauches, du Rassemblement national et des Vrais Finlandais estiment que le choix du parti politique est plus important que celui du candidat. Les sociaux-démocrates pensent plus souvent que le choix du candidat est le plus important.
Le sondage a été effectué entre le 1er et le 5 décembre par l’institut Kantar TNS pour le compte de la fondation du développement des communes.
HS/dim/A8

Réunion électorale du Rassemblement national à Helsinki
Selon Helsingin Sanomat, le Rassemblement national a organisé une réunion électorale samedi à Helsinki.
Dans son discours, le président du parti Petteri Orpo a évoqué les crimes sexuels commis par les immigrés et le changement climatique. Le Rassemblement national souhaite diminuer la taxe sur les voitures et promouvoir aussi les transports en commun.
AL/dim/A21

Le Rassemblement national en croisière électorale
Helsingin Sanomat relève que le Rassemblement national a effectué une croisière électorale dimanche. Le président du parti Petteri Orpo, ministre des Finances, a évoqué surtout les retraites dans son discours. « Plusieurs séniors m’ont fit que les loyers ont augmenté considérablement mais les retraites n’ont pas augmenté de la même manière. »
M. Orpo a fait référence à un article publié dans Aamulehti par le député Arto Satonen qui proposait un indice des prix à la consommation spécial pour les retraités. Après son discours, M. Orpo a dit à la presse qu’il ne comptait pas proposer de changement dans l’indexation des retraites mais peut-être dans les éléments qui composent l’indice.
Dans son discours, M. Orpo a attaqué surtout les sociaux-démocrates. Selon lui, le PSD n’a pas confiance dans les individus. Quant à l’école, « nous n’avons pas besoin d’un social-démocrate dans chaque école pour surveiller si l’instituteur connaît son métier », a-t-il fustigé.
Le Rassemblement national publiera son programme électoral fin février.
HS/lun/A10

Le Rassemblement national et le PSD ne veulent pas participer au même gouvernement
Keskisuomalainen relève que selon une étude effectuée par le tabloïd Iltalehti auprès de l’élite du Rassemblement national, seulement 13 % sont favorables à une coalition gouvernementale avec le PSD. Le reste souhaite continuer à gouverner avec le Centre.
Sanna Marin, vice-président du PSD, ne s’étonne pas de ce résultat. « Pour les sociaux-démocrates, le Rassemblement national n’est pas un partenaire gouvernemental populaire non plus. »
KS/dim/11

Crimes sexuels

Le Gouvernement veut évaluer les traités internationaux
Le Premier ministre Juha Sipilä a annoncé, vendredi, que le gouvernement allait revoir l’interprétation finlandaise concernant les traités internationaux sur les réfugiés, les droits de l’homme et la torture. Le ministre de l’Intérieur, Kai Mykkänen, souligne qu’il ne s’agira pas de dénoncer ces traités ni de ne plus respecter les droits de l’homme, car il est dans l’intérêt d’une nation de disposer d’un réseau de traités internationaux. Il a dit qu’il s’agit d’étudier s’il peut exister une autre interprétation dans le cas où le sens de la justice des Finlandais est en contradiction avec l’interprétation d’une convention internationale.
M. Mykkänen dit qu’il semblerait que, selon le sens de la justice des Finlandais, il faudrait intervenir de façon plus puissante dans la criminalité que ce qui est possible dans le respect des règles de l’Etat de droit.
Il relève qu’il faudra étudier l’impact des conventions sur les droits des personnes ayant obtenu une réponse négative à leur demande d’asile et sur le fait de prendre en compte les crimes graves commis dans le contexte de permis de séjour délivrés dans le cadre de la protection internationale.
Le ministre des Finances, Petteri Orpo, estime qu’il faut débattre au niveau international sur le fait de savoir si les conventions internationales correspondent toujours à leur idée d’origine sur la protection des personnes menacées.
C’est le ministère des Affaires étrangères qui se chargera de l’étude des conventions et leur interprétation.
M. Mykkänen relève aussi que la Finlande envisage de faire appel à l’UE afin de mettre en place des négociations avec les principaux pays d’origine des demandeurs d’asile sur l’accueil des migrants déboutés du droit de séjour. Il note qu’il est clair que, dans cette question, la Finlande dispose de moins de « muscles » que l’Europe en commun.
Vendredi, le gouvernement a également pris la décision de mettre en place un groupe de travail entre les ministères de l’Intérieur, des Affaires sociales et de la Santé et de l’Education et de la Culture, pour préparer des mesures préventives notamment pour les écoles.
HS/sam/A10, KS/dim, AL/sam/A18

Des professeurs se méfient de l’étude du gouvernement
Martin Scheinin, professeur de droit international et des droits de l’homme, estime que la Finlande ne peut pas modifier les conventions internationales ni les dénoncer. Il dit que l’on peut bien sûr étudier s’il y aurait une marge de manœuvre, mais que le résultat est évident : il n’y en a pas. Il rappelle que la participation de la Finlande à l’UE implique le respect de la convention de l’UE sur les droits de l’homme.
Tuomas Ojanen, professeur de droit constitutionnel de l’Université de Helsinki partage l’avis de M. Scheinin. Pour lui, la question du caractère contraignant des traités ne se pose pas, même si les hommes politiques souhaiteraient les considérer comme des recommandations.
Martti Koskenniemi, professeur de droit international, estime qu’une interprétation est toujours liée aux conventions internationales, mais qu’elle ne peut jamais être unilatérale. Il rejette l’idée de faire appel à une notion aussi vague que le sens de la justice d’un peuple.
HS/sam/A10

Editorial : « Les thèmes électoraux ne seront connus que lors de la dernière ligne droite » HS
Le gouvernement devait évoquer les conclusions à tirer des évènements d’Oulu pour trouver des moyens de diminuer les crimes sexuels contre les mineurs, mais le débat politique semblerait se concentrer sur la partie du problème qui est liée à l’immigration.
Ces crimes éclipsent ces jours-ci les autres thèmes électoraux, le chômage, la réforme des services sociaux et de santé et le changement climatique notamment.
Il est aujourd’hui, selon l’éditorialiste, trop tôt pour dire quels thèmes seront privilégiés au moment même des élections. La campagne à proprement dit n’a pas commencé et il reste de nombreux débats électoraux.
Pour l’éditorialiste, la démarche « étrange » de vouloir faire étudier les interprétations des traités internationaux relève de la volonté de maintenir la cohésion gouvernementale dans une situation où l’Avenir bleu a menacé de le quitter.
Les Bleus ne cherchent qu’un moyen de survie, alors que la plupart des autres partis évoqueront des thèmes dans l’objectif de les faire avancer éventuellement par le prochain gouvernement. Ainsi, toutes les ouvertures pendant la campagne ne relèvent pas d’une tactique électorale.
HS/lun/A4

Sondage : Les crimes n’ont pas augmenté la xénophobie des Finlandais, qui souhaitent un durcissement des peines
Les attitudes des Finlandais à l’égard des étrangers n’ont pas changé avec la criminalité récente, selon un sondage effectué pour le compte d’Iltalehti, mais les personnes interrogées souhaitent des peines plus sévères pour les crimes effectués par des immigrés.
Une partie des questions du sondage effectué la semaine dernière étaient les mêmes qu’en 2016.
A la question sur l’immigration liée au travail, 42 % des personnes interrogées sont prêtes à l’augmenter (contre 33 % en 2016), alors que 19 % souhaiteraient la diminuer, contre 26 % en 2016.
Les Finlandais souhaitent toutefois accueillir moins de réfugiés et de demandeurs d’asile. 58 % souhaitent en accueillir moins qu’actuellement, contre 56 % en 2016.
59 % des personnes interrogées estiment que les personnes venues des cultures musulmanes ont du mal à s’adapter à la société finlandaise, contre 57 % en 2016, alors que 36 % pensent l’inverse, contre 38 % en 2016.
Les Finlandais (95 %) souhaitent durcir les peines concernant les crimes sexuels contre les mineurs, que l’auteur soit immigré ou d’origine finlandaise. Les femmes le pensent plus souvent que les hommes.
91 % seraient favorables à l’expulsion des étrangers ayant commis des crimes sexuels.
68 % pensent que la Finlande est devenue moins sûre pour les filles et les femmes en raison des demandeurs d’asile.
94 % estiment qu’il faudrait informer et former les demandeurs d’asile sur la législation et la culture finlandaise de façon plus efficace.
Les Finlandais ont également été sondés sur leur volonté ou non de voter pour les Vrais finlandais aux législatives d’avril 2019. 16 % annoncent qu’ils ont plus envie de voter pour les Vrais Finlandais qu’avant, alors que 18 % disent qu’ils ont moins envie de le faire. Pour 55 %, les évènements n’ont pas eu d’effet sur leur volonté ou non de voter pour ce parti.
IL

Vendredi 18 janvier 2019

Politique intérieure

Crimes sexuels

Débat au Parlement
Propos de M. Mykkänen
Lors des questions orales, le Parlement a débattu, hier, des crimes sexuels et de la surreprésentation des ressortissants étrangers ainsi que des mesures du gouvernement pour prévenir ce genre de crimes.
D’une manière générale, l’ambiance de l’heure de questions orales a été bonne du fait que le gouvernement et l’opposition s’étaient mis d’accord, au début de la semaine, sur le fait d’étudier rapidement les projets de loi en instance concernant par exemple le durcissement des peines sur les crimes sexuels. Les questions de l’opposition relevaient d’un esprit de coopération plutôt que d’une volonté de défier le gouvernement.
Venant rompre ce consensus, la présidente du groupe parlementaire des Vrais Finlandais, Leena Meri, a toutefois accusé le gouvernement de manque de volonté de durcir la politique de l’immigration. Elle a demandé si le gouvernement envisageait « enfin » de mettre un régime de détention fermée pour les résidents illicites et les personnes ayant obtenu une réponse négative à leur demande d’asile, afin de garantir la sécurité des Finlandais.
Le ministre de l’Intérieur, Kai Mykkänen (Rass. national), a dit que des précisions étaient prévues concernant les critères de détention fermée, mais que si l’ensemble des demandeurs d’asile ayant obtenu une réponse négative étaient détenus, cela coûterait 365 millions d’euros par an du fait que le frais sont de 200 euros par jour par personne, et qu’environ 10 000 personnes se trouvent dans cette situation actuellement. M. Mykkänen souligne que 90 % de ces personnes ne constituent aucun danger pour les jeunes filles, enfants ou adultes. Il note qu’avec une telle somme, il y a des moyens plus efficaces de prévenir les crimes sexuels.
Le ministre rappelle qu’après 2015, le gouvernement a préparé sept lois en un an pour durcir la politique d’asile. Depuis, autant de lois et 80 mesures ont été mis en place, dont la législation entrée en vigueur au 1er janvier 2019 permettant d’expulser les détenteurs d’un permis de séjour ayant commis un crime grave.
Toute en rappelant le caractère contraignant de la Constitution en ce qui concerne la justice et l’égalité, M. Mykkänen constate qu’il y a un « segment » d’étrangers en Finlande qui y résident sans permis de séjour et qui commettent des crimes. Une volonté commune existe sur le fait qu’il faut pouvoir s’en débarrasser, selon lui. Il ne s’agit toutefois pas de stigmatiser des milliers de ressortissants étrangers sur la base de la couleur de leur peau.
Le gouvernement négociera, ce matin, sur la prévention des crimes sexuels contre les mineurs.
HS/A16, uusisuomi

Propos de M. Orpo
Le ministre des Finances Petteri Orpo, Rass. national, qui était ministre de l’Intérieur à l’automne 2015 au moment de l’arrivée en Finlande de plus de 30 000 demandeurs d’asile, interrogé sur la surveillance frontalière et la fermeture des frontières à l’époque, a constaté que sans violer les conventions internationales et la législation finlandaise, il n’était pas possible d’arrêter les demandeurs à la frontière ni de ne pas accueillir leurs demandes d’asile. Il y avait un large consensus auprès du gouvernement, des autorités, des juristes, des commissions, sur la question à l’époque, selon M. Orpo.
uusisuomi

Projet de motion de censure
Les Vrais Finlandais organiseront une négociation, mardi prochain, sur leur projet de motion de censure contre le gouvernement sur la sécurité intérieure de la Finlande.
Antti Lindtman, président du groupe parlementaire du PSD, a dit que son parti n’y participerait pas du fait que ce n’était pas le moment de disputer mais de coopérer au-delà de lignes gouvernement-opposition. L’Alliance des gauches n’envisage pas non plus y participer et souligne au contraire l’importance d’une coopération parlementaire.
Les Vrais finlandais, qui ne comptent que 17 députés, ne devraient donc pas arriver à réunir les 20 signatures nécessaires pour le dépôt d’une motion de censure.
HS/A16, Yle

Propos de Tuomas Ojanen, professeur de droit constitutionnel
Tuomas Ojanen, professeur de droit constitutionnel à l’Université de Helsinki, qui a participé à un débat télévisé, hier, condamne fermement les propositions de l’Avenir bleu sur la possibilité de renvoyer des personnes dans un pays où ils sont menacés et la modification de la Constitution pour ce faire. Il rappelle que la question de l’interdiction de renvoi fait partie des droits de l’homme absolus et figure dans toutes les conventions internationales centrales de droits de l’homme.
M. Ojanen considère que la proposition relève des propos démesurés les plus graves que l’on ait entendus dans le débat actuel. Il considère comme extrêmement grave qu’un parti de la coalition gouvernementale dont est issu par exemple le ministre des Affaires étrangères, propose quelque chose qui remette en question des questions relevant du noyau dur du système de droits fondamentaux et de l’homme.
M. Ojanen se déclare favorable, y compris du point de vue de la Constitution, au durcissement des peines concernant les crimes sexuels contre les mineurs, et à la réforme d’ensemble de la législation sur la criminalité sexuelle.
Concernant la déchéance de nationalité, M. Ojanen relève que des critères comme la haute trahison et le terrorisme peuvent justifier cela mais qu’un crime grave (comme les crimes sexuels sur mineurs) ne sont pas en soi suffisants pour annuler la nationalité car ils ne portent pas atteinte à la sécurité de l’Etat.
Yle

Manifestation
L’alliance des nationalistes qui regroupe les militants de différents groupements xénophobes organisera une manifestation à Oulu, le samedi 26 janvier.
Le ministère de l’Intérieur déclare qu’il y a visiblement une montée de l’activité des militants d’extrême-droite tant sur les réseaux sociaux que sur le terrain.
SM/12

Elections législatives

Débat électoral
Helsingin Sanomat rapporte que les présidents des partis politiques représentés au Parlement ont participé jeudi à un débat électoral organisé par le tabloïd Ilta-Sanomat. Le Premier ministre Juha Sipilä a été représentée par la ministre Annika Saarikko et le président du PSD Antti Rinne par la vice-présidente Sanna Marin.
Les participants, qui ont été divisés en petits groupes, ont répondu aux questions posées par les lecteurs et le public.
Les représentants des trois plus grands partis ont été interrogés sur l’économie et le modèle d’activation des chômeurs. Mme Marin a dit que si le PSD air le poste de Premier ministre au prochain gouvernement il annulerait ce modèle. Le président du Rassemblement national Petteri Orpo, actuel ministre des Finance, critique le PSD qu’il accuse de ne pas présenter ses propres idées afin d’améliorer la situation de l’emploi. Le Centre est prudent quant aux promesses pour augmenter les retraites de ceux qui ne touchent que moins de 1 400 euros par mois (promesse du PSD). « Le nombre de personnes de plus de 80 ans doublera d’ici 2040 et il ne faut pas faire des promesses inutiles avant les élections. »
Pekka Haavisto (Verts), Li Andersson (Alliance des gauches) et Jussi Halla-aho (Vrais Finlandais) ont répondu entre autres à la question pour savoir « qui est Finlandais ? ». L’association de la jeunesse des Vrais Finlandais a en effet évoqué le thème de la nationalité ethnique il y a quelque temps. Pour M. Halla-aho, la question de la nationalité n’est pas importante du point de vue politique. « Est-ce que tous ceux qui ont le passeport finlandais sont des Finlandais ou est-ce qu’il s’agit d’une combinaison des racines linguistiques et culturelles ? Cela n’a pas d’importance dans la politique. »
Selon Mme Andersson, la question est importante pour tous ceux qui n’appartiennent pas aux Finlandais selon la définition des jeunes Vrais Finlandais.
M. Haavisto souligne « qu’il faut condamner tout nationalisme qui exclut les droits des personnes ». « La Finlande ne serait pas la Finlande sans ses minorités, comme les Samis ou les Roms », a-t-il dit.
HS/A13

Vrais Finlandais
Hufvudstadsbladet fait un bilan concernant la position et les chances des Vrais Finlandais dans la perspective des élections législatives à venir. La popularité du parti est stable, et même en légère hausse. Le fait que presque la totalité des 17 députés vrais finlandais actuels se représenteront aux élections, est un atout pour le parti.
Le défi important à relever pour Jussi Halla-aho sera de faire entrer avec lui le plus de candidats possible, dans la circonscription de Helsinki, où le parti a actuellement trois sièges. Sampo Terho (Avenir bleu), qui en 2015 a obtenu le plus de voix à Helsinki, n’est plus dans les rangs du parti.
Uusimaa, région autour de la capitale, constituera un défi important pour le parti du fait que les bleus Timo Soini et Jussi Niinistö ont récolté 40 % des voix des Vrais Finlandais dans cette circonscription en 2015. Les sept sièges actuels pourraient se réduire à trois, selon HBL.
Si toutefois les personnalités connues du parti réussissent bien, il n’est pas exclu que le parti garde son nombre actuel de sièges.
HBL/8

Défense

Pasi Jokinen nommé par le Président à la tête de l’armée de l’air
Le président Sauli Niinistö a nommé aujourd’hui le général de brigade Pasi Jokinen au poste de commandant de l’armée de l’air à compter du 1er avril 2019. M. Jokinen occupe le poste de commandant du corps de réaction rapide depuis août 2017.
Le commandant de brigade blindée, le colonel Kari Nisula, succèdera à M. Jokinen au poste du commandant du corps de réaction rapide. Par cette nomination, Jokinen est promu au rang de général.
Presidentin kansia

Enquête préliminaire sur la conduite du commandant des forces de défense
Le procureur Sampsa Hakala du bureau du procureur de la république a demandé à la police judiciaire d’entamer une enquête préliminaire sur le rôle du commandant des forces de défense, le général Jarmo Lindberg, dans le déroulement des évènements lors de l’exercice de Lemmenjoki en septembre 2017.
Il ne s’agit pas d’une instruction pénale à proprement parler. Une enquête préliminaire permettra de déterminer si le comportement de Lindberg peut donner lieu à l’ouverture d’une instruction pénale.
HS18.1

Modification éventuelle des procédures disciplinaires dans l’armée
A la suite du rapport sur les évènements de Lemmenjoki (soupçons de brimades sur des civils participants à un exercice organisé par la brigade de Carélie), le ministère pourrait revoir la législation sur les procédures disciplinaires dans les armées afin qu’à l’avenir une enquête préliminaire puisse être déclenchée par d’autres personnes que le supérieur hiérarchique direct du suspect, et notamment par le département judiciaire de l’état-major des forces de défense.
Le ministère prendra également des mesures afin d’améliorer au sein du ministère la communication relatives à ce type d’enquêtes. Par ailleurs, il veillera à ce que de tels exercices répondent dorénavant aux objectifs qui leur sont définis par la loi et ne puissent pas être confondus avec des manœuvres militaires.
Le ministre de la défense Jussi Niinistö regrette les évènements de Lemmenjoki tout en rappelant qu’il ne s’agissait pas d’un exercice militaire mais d’une manifestation organisée en relation avec la défense nationale. Néanmoins, cette affaire peut avoir des conséquences déplorables sur la réputation de la défense nationale, selon lui.
HS12.1/A5, KS17.1/12-13 Defmin.fi

Débat sur l’acquisition de radars par la défense nationale
Le ministère de la défense a déclaré la semaine dernière qu’il se procurerait des radars anti-char israéliens de la société Elta Systems.
« Les détails de cette acquisition restent bien secrets », écrit Jarmo Huhtanen dans Helsingin sanomat.
Il s’agit de la seconde acquisition en six mois effectué auprès d’Israël. Un achat d’armes à l’Etat d’Israël est toujours une affaire sensible, note HS.
En juillet dernier le ministère de la défense a fait savoir que la Finlande se procurait en Israël des missiles antimissiles de surface qui deviendront dans l’avenir les premières armes de la marine. L’achat représentait 162 millions d’euros accompagné d’une option de 193 millions d’euros.
« Le missile Gabriel est fabriqué par Israel Arerospace Industries (IAI). Il s’agit d’un géant de l’armement possédé par l’Etat d’Israël qui semble devenir le fournisseur attitré de la défense nationale finlandaise », écrit Huhtanen qui rajoute que « Gabriel est entouré d’un secret tel que la défense nationale n’était même pas en mesure d’en fournir une photo pour le journal. »
Elta systems a également livré du matériel pour les besoins de la reconnaissance finlandaise.
Les radars anti-char seront livrés en Finlande en 2021 et sera suivi d’une formation aux conscrits. Les radars seront placés dans la brigade des blindés à Parolannummi et leur utilisation opérationnelle débutera en 2022-2023.
HS12.1/A16

Jeudi 17 janvier 2019

Politique étrangère et européenne

Brexit

M. Sipilä encourage les ressortissants britanniques à s’inscrire auprès de Migri
Le Premier ministre finlandais, Juha Sipilä, demande à tous les ressortissants britanniques de s’inscrire auprès de l’Office national de l’immigration dans la perspective d’un éventuel Brexit sans accord. Il s’agirait ainsi de s’assurer que les étudiants et travailleurs puissent continuer leurs activités en Finlande sans interruption.
Il note qu’il s’agira de rapidement traiter la situation en cas d’un Brexit dur, et que le ministère de l’Intérieur informerait les gens sur les modalités d’une situation d’urgence.
M. Sipilä relève que le fonctionnement du transport aérien, par exemple, est une des priorités pour la Finlande. Il souhaite toujours que la Grande-Bretagne reste dans l’UE et n’exclut pas la possibilité d’un nouveau référendum. Il considère comme probable que le pays soit obligé de demander un délai supplémentaire pour son départ de l’UE, ce qui serait possible selon lui.
Il rappelle que les Britanniques ont le pouvoir de décision pour annuler leur départ, pour adopter l’accord et également pour un départ sans accord.
HS/A8

Propos de M. Soini : L’UE pourrait encore négocier sur le brexit
Le ministre des Affaires étrangères, Timo Soini, qualifie la situation britannique de difficile, tout en étant convaincu que le pays trouvera le moyen de s’en sortir.
Il est clair, selon lui, que l’accord proposé ne convenait pas. Il s’agira maintenant négocier de meilleures conditions, sinon, on sera face à un Brexit dur. M. Soini ne croit pas que le Brexit puisse être annulé. Pour lui, c’est une utopie des europhiles.
M. Soini n’exclut pas la possibilité que l’UE renégocie avec la Grande-Bretagne sur un nouvel accord. Il se garde de deviner quels points pourraient être modifiés.
Mtvuutiset

Commerce
Timo Vuori, directeur auprès de la Chambre de commerce, estime qu’un Brexit sans accord serait dramatique pour le commerce. 15 000 entreprises finlandaises ont des exportations et importations avec la Grande-Bretagne. 200 filiales finlandaises emploient 12 000 personnes dans ce pays et, en Finlande, 300 filiales britanniques emploient 20 000 personnes.
M. Vuori rappelle qu’il est dans les intérêts de la Grande-Bretagne autant que de l’UE de garantir le bon fonctionnement de la circulation des biens et des services sans droits de douanes élevés ni formalités lourdes.
HBL/6

Editorial
« Le Brexit engendrera bientôt des malheurs y compris en Finlande » KL
L’éditorialiste de Kauppalehti note qu’il serait facile de penser que le bras de fer sur le Brexit ne concerne que les affaires intérieures de la Grande-Bretagne, mais qu’honnêtement, il concerne considérablement y compris la Finlande. Timo Vuori, directeur des questions internationales de la Chambre de commerce centrale, rappelle que 15 000 entreprises finlandaises sont actives sur le marché britannique.
350 produits pharmaceutiques britanniques, dont des certains destinés pour les soins du cancer et d’autres maladies graves, sont en vente en Finlande.
Pour l’éditorialiste, un Brexit dur, sans accord, ébranlerait la confiance en l’avenir des Finlandais, l’emploi, et les recettes fiscales finlandaises.
KL/A5

Billet : « Un chaos envahit l’Europe » KL
Kauppalehti publie un billet de Päivi Isotalus qui rend compte des instabilités, outre en Grande-Bretagne, en Allemagne, France et Italie.
Elle rappelle que dans le cas d’un délai plus long pour le Brexit, les Britanniques voteront aux élections européennes, ce qui renforcerait l’aile critique à l’égard de l’UE du Parlement européen.
KL/A5

Etudes
Helsingin Sanomat relève que la Grande-Bretagne est un des pays les plus populaires des étudiants finlandais en échange Erasmus. Or, le statut des étudiants actuellement en Grande-Bretagne changerait en cas d’un Brexit dur et ils risqueraient de perdre leurs bourses.
Depuis le référendum, le nombre d’étudiants finlandais à destination du Royaume-Uni a diminué de 30 %, mais le pays reste la quatrième destination des étudiants finladnais. Pour les étudiants de l’Université de Helsinki, l’évolution est l’inverse, et le pays reste la destination la plus populaire pour les échanges.
HS/A8

Etudiants étrangers en Finlande

Editorial
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat rend compte du fait que l’Université de Helsinki a communiqué sur la popularité de ses programmes internationaux de niveau master. En deux ans, le nombre de demandes pour ces programmes a été multiplié par 2,5 pour s’élever à 4000 lors du dernier concours.
60 % des candidats viennent d’en dehors de l’UE et de l’EEE et sont ainsi concernés par des frais d’inscription. Le chiffre est un peu inférieur à celui avant l’introduction des frais, mais il n’y a eu aucune chute importante.
HS/A5

Défense

L’acquisition de radars par la défense nationale
Le ministère de la défense a déclaré la semaine dernière qu’il se procurerait des radars anti-char israéliens auprès de la société Elta Systems.
« Les détails de cette acquisition restent bien secrets », écrit Jarmo Huhtanen dans Helsingin sanomat. L’administration de la défense n’a pas précisé le nombre des radars anti-char commandés, ni le montant de l’acquisition qui est normalement toujours rendue publique.
Le journal n’a pas non plus réussi à obtenir les noms des autres fabricants d’armes qui ont participé à l’appel d’offre. La décision de l’acquisition elle-même a été déclarée secrète.
HS12.1/A16

Politique intérieure

Partis politiques

Le PSD et le Rassemblement national luttent pour la position du plus grand parti
Helsingin Sanomat publie les résultants d’un sondage, effectué par l’institut Kantar TNS, sur l’audience des partis politiques. Le Parti social-démocrate est encore en tête avec un score de 20,9 % (contre 21,4 % au sondage précédent), suivi du Rassemblement national qui obtient 19,5 %. La différence entre ces partis est dans la marge d’erreur de ±2 %.
Le Centre arrive troisième avec 15,6 %, avant l’Alliance verte (12,9 %), les Vrais Finlandais (9,7 %) et de l’Alliance des gauches (9,4 %)
Le Parti suédois obtient 4,3 %, les Chrétiens-démocrates 4,0 % et les Bleus 1,1 %.
Les Vrais Finlandais ont gagné un peu plus d’un point depuis le sondage précédent et arrivent, pour la première fois depuis l’automne 2017, avant l’Alliance des gauches. On a pu voir la montée de la popularité des Vrais Finlandais aussi dans le sondage d’Yle la semaine dernière.
Le sondage a été effectué entre le 13 décembre et le 11 janvier, partielle pendant le congé maladie du président du PSD Antti Rinne. Le dernier débat sur les crimes sexuels commis par des étrangers a toutefois été relancé à la fin du sondage la semaine dernière.
L’institut Kantar TNS estime que le PSD, les Verts et l’Alliance des gauches luttent pour le même électorat. Le PSD a également perdu des électeurs au profit des Vrais Finlandais. La popularité du Centre est basse depuis longtemps mais il ne faut pas non plus sous-estimer l’efficacité de l’appareil électoral des centristes.
HS/A11

Editorial : « Le vote décisif pourrait venir par correspondance de l’étranger »
Editorial d’Helsingin Sanomat rappelle que les Finlandais qui habitent à l’étranger auront, pour la première fois, la possibilité de voter par correspondance aux élections législatives et ensuite aux élections du Parlement européen.
Le matériel nécessaire pour le faire peut déjà être commandé par le site électoral (vaalit.fi) du ministère de la Justice. Jusqu’à présent, le vote à l’étranger a été organisé uniquement dans les ambassades ou consulats de Finlande.
Le groupe de travail désigné par le ministère de la Justice a toutefois décidé fin 2017 de ne pas proposer un vote en ligne, contrairement aux objectifs du gouvernement Sipilä encore en 2015.
HS/A5

Politique – Réseaux sociaux

Le compte twitter de Jussi Halla-aho bloqué
Le compte Twitter du président du parti des Vrais finlandais a été pbloqué depuis le 15 janvier, a-t-il indiqué.
La vice-présidente Laura Huhtasaari critique que l’on puisse bloquer le compte d’un président de parti avant les élections.
HS

Le compte Facebook du dessinateur Ville Ranta bloqué
Le dessinateur Ville Ranta a vu son compte Facebook bloqué après qu’il y a publié le dessin qu’il avait réalisé (et qui a été publié) pour le journal Demokraatti (hebdomadaire de presse du parti social-démocrate).
Le dessin commentait l’affaire de crimes sexuels d’Oulu. M. Ranta estime avoir été victime de censure politique sur Facebook puisque son compte a été fermé suite à des plaintes faites « pour des raisons politiques ».
HS

Economie

Augmentation du nombre des faillites
Après quatre années de diminution, le nombre de faillites a augmenté de 19% en 2018 selon l’institut des statistiques.
HS

Défense

Rapport sur l’affaire de Lemmenjoki à Inari
L’état-major des forces de défense a remis au ministère de la défense son rapport sur les évènements de l’exercice à Lemmenjoki qui est classé secret. La partie du rapport rendue publique ne précise pas la nature des informations reçue par le commandant de la défense nationale Jarmo Lindberg sur le déroulement des évènements. Le procureur avait signalé la semaine dernière qu’il envisageait éventuellement une enquête sur le rôle du commandant Lindberg.
Keskisuomalainen révèle que le colonel Päiviö, à la tête de l’escadron de Carélie depuis seulement deux mois au moment où il dirigeait l’exercice facultatif de Lemmenjoki, aurait insulté plusieurs personnes participant à l’exercice, notamment le maire de Nurmes, Asko Saatsi.
Un certain nombre de maires, de représentants de la vie économique, de l’église, de la police et des gardes-frontières avaient été invités à participer à l’exercice.
KS12.1/12-13

Pasi Jokinen pressenti pour être nommé à la tête de l’armée de l’air
Selon les informations de STT, le commandant du corps de réaction rapide depuis août 2017, le général de brigade Pasi Jokinen serait nommé commandant de l’armée de l’air.
La nomination se fera dans l’après-midi de jeudi par le président de la république.
Il remplacera l’actuel commandant de l’armée de l’air Sampo Eskelinen, qui a annoncé spontanément qu’il quittera ses fonctions début avril et ne cherchera pas à être reconduit de quelques mois dans son poste. Il atteindra l’âge de la retraite en mars 2019 et aurait de toute façon quitté son poste cette année.
HS17.1.

Mercredi 16 janvier 2019

Politique étrangère et européenne

Finlande – Chine

Visite d’Etat du Président Niinistö en Chine
Le Président finlandais Sauli Niinistö a terminé, hier, sa visite d’Etat en Chine. Selon Helsingin Sanomat, la visite a été marquée par la prudence en raison des pressions d’une part du côté occidental et d’autre part du côté oriental.
Interrogé sur la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis, il a dit qu’il ne souhaitait pas parler pour les autres et s’est retenu d’autres commentaires.
Il a dit qu’il s’était entretenu avec son homologue sur les questions de droits de l’homme pendant une heure, sans souhaiter commenter cela davantage non plus. Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a appelé M. Niinistö à la veille du voyage de celui-ci. M. Niinistö constate que la Chine a sa propre idée sur ce qui s’est passé [dans l’affaire concernant des citoyens canadiens] et elle y tient assez fermement.
Devant les médias, il s’est retenu de prendre position, et HS note que ce n’est pas étonnant du fait que l’Occident s’attendait à ce qu’il évoque les droits de l’homme en même temps que, du point de vue du partenaire oriental, on attendait des signaux dans le sens de bonnes relations commerciales. Les Finlandais souhaitent profiter de l’élan chinois pour les sports d’hiver.
M. Niinistö a dit, hier, qu’il ne fait pas oublier, dans le contexte des droits de l’homme, que la réponse de la Chine est plutôt convaincante lorsqu’elle dit qu’elle a sorti des centaines de millions de personnes de la pauvreté. « Sortir des gens de la misère relève, aussi, d’une politique humanitaire. »
HS/A23

Investissements

La Suède investit beaucoup plus à l’infrastructure
Helsingin Sanomat relève que, selon un rapport récent de l’institut de recherche économique Taloustutkimus, commandé par le patronat EK, la Suède investit environ deux plus dans ses infrastructures que la Finlande.
De plus, les investissements suédois augmenteront de 37 % entre 2018 et 2021. On estime par contre qu’en Finlande, les investissements diminueront.
Selon ce rapport, la Suède compte investir au total 30 milliards d’euros en 2018-2029 dans l’entretien des routes et du réseau ferroviaire. 77 % des investissements, soit 18,5 milliards, concerneront le réseau ferroviaire.
Selon Taloustutkimus, la Finlande investit en 2016-2019 environ 600 millions d’euros dans l’infrastructure des transports et seulement 450 millions d’euros en 2020-2023.
En 2017, le PNB finlandais a été de 224 milliards d’euros et celui de la Suède de 442 milliards d’euros.
HS/A26

Nokia

Nokia diminue ses effectifs
Helsingin Sanomat rapporte que Nokia compte supprimer des emplois dans plusieurs pays, dont 350 en Finlande.
Nokia, qui a au total 88 300 employés dans le monde, compte 6 000 employés en Finlande, 4 200 en France et 3 500 en Allemagne, rapporte HS.
Le quotidien note que selon, Les Echos, Nokia compte diminuer 460 emplois en France et, selon Handelsblatt, 520 en Allemagne.
HS/A25

Politique intérieure

Gouvernement – Parlement - Crimes sexuels

Les groupes parlementaires ont décidé d’accélérer l’adoption des projets de lois
Les groupes parlementaires des partis de la coalition gouvernementale et de l’opposition sont arrivés à un accord sur les moyens de durcir la législation, avant la fin de la législature, afin de lutter contre la criminalité sexuelle.
L’objectif est de faire rapidement passer trois projets de loi, concernant le durcissement des peines concernant l’abus sexuel d’un mineur, la législation concernant l’accès de la police aux informations personnelles, et celle sur la déchéance de nationalité.
Antti Kaikkonen, président du groupe parlementaire du Centre, relève que mieux est de faire avancer ces projets qui ont déjà été remis au Parlement par le gouvernement.
Le premier projet de loi consiste à augmenter les peines maximales et minimales concernant l’abus sexuel et le viol sur mineur.
La loi sur les données personnelles améliorerait les possibilités de la police de les utiliser pour prévenir et enquêter sur des crimes.
La loi sur la nationalité devait être modifiée de façon à permettre de priver de la nationalité finlandaise un double-national (y compris disposant de la nationalité finlandaise de naissance) ayant commis un crime relevant de haute trahison ou du terrorisme. Il pourrait donc s’agir de compléter ce projet en y incluant les crimes sexuels et violents.
Les groupes parlementaires proposent que les commissions parlementaires se réunissent plus souvent que prévu afin d’arriver à étudier les projets de loi avant la fin de la législature le 15 mars.
Les groupes souhaitent plus de ressources de la part du gouvernement pour les activités en ligne de la police, les enquêtes criminelles et l’assistance des victimes de crimes. Ils souhaitent de plus une formation suffisamment importante pour les demandeurs d’asile, tant en ce qui concerne la langue, la culture et la législation de Finlande.
L’Avenir bleu a présenté des exigences pour durcir la législation sur l’immigration, même si elles devaient aller à l’encontre de la Constitution et des conventions internationales. Il s’agirait alors d’envisager une loi d’exception.
Le ministre de la Justice Antti Häkkänen (Rassemblement national), a appelé au calme. Plus tôt, hier, il avait annoncé que les textes de loi sur les crimes sexuels seraient revus et qu’un groupe de travail serait désigné pour préparer une telle réforme. Il s’agira de renforcer l’absence d’un consentement en tant que critère du viol.
Le ministre de l’Intérieur, Kai Mykkänen (Rassemblement national), souligne l’importance de faire quitter le territoire finlandais aux personnes ayant obtenu une réponse négative à leur demande d’asile. Il souligne que la Finlande ne pourra pas mettre fin à l’accueil des demandes d’asile. Il s’agira, selon lui, d’étudier la possibilité que les intéressés attendent les décisions en dehors du pays d’accueil. S’il n’y a pas de décision européenne en la matière, M. Mykkänen estime « qu’il faut pouvoir modifier ces modes de fonctionnement au niveau national ».
Il estime que le système d’asile favorise les jeunes hommes aux dépens des femmes et enfants. Il se prononce pour l’accueil de réfugiés dans le cadre de quotas en coopération avec les Nations-Unies.
Il rappelle aussi que la plupart des crimes sexuels concernant les mineurs sont commis par des Finlandais. Un abus est toujours aussi inacceptable indépendamment de son auteur, selon lui.
Selon le ministre, il s’agira de renforcer les activités en ligne de la police dès cette année. Des crédits supplémentaires sont prévus pour cela, ainsi que pour la coopération entre les assistants sociaux, les écoles et la police. Des crédits devraient, selon lui, être destinés aux enquêtes et aux patrouilles de la police dans les banlieues.
HS/A10-11

Commerce

Les ventes ont augmenté de 2,9 % en novembre
Selon Helsingin Sanomat, le Centre national de la statistique annonce que les ventes ont augmenté de 2,9 % en novembre 2018 par rapport à novembre 2017. Le commerce de gros a augmenté de 3,9 %, le commerce en détail de 3,6 %, mais la vente de voitures a diminué de 2,8 %.
Le chiffre d’affaires dans l’industrie a augmenté de 9,4 % en août-octobre 2018 par rapport à la même période en 2017.
La balance des opérations courantes a été excédentaire de 200 millions d’euros en novembre 2018.
HS/A28

Mardi 15 janvier 2019

Politique étrangère et européenne

Finlande – Chine

Visite d’Etat du Président Niinistö en Chine
Le Président finlandais Sauli Niinistö a entamé, hier, une visite d’Etat de deux jours en Chine. Les relations entre les grandes puissances, la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis, les droits de l’homme et notamment l’action de la Chine à Xinjiang, et les tentatives mondiales d’influencer la Chine sont parmi les questions particulièrement intéressantes liées à cette visite, selon Helsingin Sanomat.
M. Niinistö est intervenu lors d’un séminaire sur le climat en prenant vigoureusement position en faveur de la lutte contre le changement climatique et les émissions, et a rappelé l’importance d’un front commun en la matière et notamment en ce qui concerne la suie noire. Il a souligné qu’il n’est pas possible de réussir seul. Outre les gouvernements, il faut des actions des administrations locales, des universités et des organisations non gouvernementales. Il a constaté que la Chine avait déjà entrepris des mesures en faveur du climat et qu’il les soutenait de tout son cœur.
M. Niinistö a rencontré son homologue Xi Jinping pour des entretiens. L’évolution économique de la Chine a été évoquée, ainsi que les droits de l’homme. Les Présidents ont inauguré l’année bilatérale des sports d’hiver et ont participé à une cérémonie de signature de trois lettres d’intention liés à des coopérations au niveau du tourisme, des brevets et droits immatériels et des sports d’hiver.
Un programme de coopération entre les deux pays pour 2019-2023 a été publié concernant l’économie, le développement durable et le tourisme.
M. Niinistö, qui avait effectué une visite officielle en Chine en 2013, a constaté qu’à l’occasion de chaque rencontre, il s’est agi de se mettre d’accord sur le renforcement de la coopération, et qu’il en était ainsi maintenant aussi. Les deux présidents se sont aussi rencontrés en avril 2017 à l’occasion de la visite d’Etat du président chinois en Finlande.
Il rencontrera également le Premier ministre chinois, ainsi que le président du congrès national du peuple.
Risto Siilasmaa, président du conseil d’administration de Nokia, qui fait partie de la délégation du Président Niinistö, dit qu’il aura des entretiens avec des représentants de la direction de la Chine, des ministères et de la Banque de développement chinoise. Ces organisations ont un rôle important dans le commerce international entre la Chine et les autres pays, relève M. Siilasmaa.
Les ministres du Commerce extérieur, Anne-Mari Virolainen, et de la Culture et des Sports, Sampo Terho, suivent également le Président. Mme Virolainen dirige une délégation d’entreprises Team Finland du secteur des sports d’hiver.
Kauppalehti note que les exportations finlandaises en Chine ont augmenté de 5 % en janvier-août pour s’élever à 2,3 milliards d’euros. Pour la première fois, les exportations vers la Chine dépassaient celles vers la Russie. La part des exportations de biens en Chine représentait 5,5 % des exportations de biens.
HS/A24, KL/A8-9

Politique étrangère

Analyse : « Un Président fort diminue la crédibilité des partis politiques et du Parlement »
Demokraatti, organe du PSD, relève que, selon Tapio Raunio, professeur en sciences politiques, la position du Président Sauli Niinistö est très forte dans la politique étrangère et de sécurité, surtout en ce qui concerne les relations avec la Russie.
Dans la pratique, la politique étrangère et de sécurité est ainsi tombée hors du champ d’action des partis politiques.
Selon la Constitution, le gouvernement et le Premier ministre s’occupent des affaires européennes, y compris de la politique étrangère et de sécurité commune, et le reste, y compris les relations avec la Russie et les Etats-Unis, est entre les mains du Président et du gouvernement ensemble.
Selon le professeur Rainio, il semble que cela n’est pas le cas et que les relations bilatérales ont été laissées à la seule responsabilité de M. Niinistö. « Cela n’a pas été l’idée de la Constitution. Si le Président devient plus fort que le gouvernement dans les relations extérieures les partis politiques ne mettent pas en cause le Président, ce qui signifie que les partis politiques restent en dehors de la politique étrangère et de sécurité. »
« Il est très important que le gouvernement participe aussi à la direction de la politique étrangère et de sécurité », considère-t-il.
Selon M. Raunio, la position forte de M. Niinistö est due à sa grande popularité. De plus, le Premier ministre Juha Sipilä est passif dans la politique étrangère.
« En tant que Premiers ministres, Paavo Lipponen et Matti Vanhanen ont été beaucoup plus actifs dans la politique étrangère que M. Sipilä. Même Jyrki Katainen et Alexander Stubb ont été plus actifs que M. Sipilä. Ils ont présenté des avis différents que ceux du Président Niinistö. Ce n’est pas un hasard si M. Niinistö a fait de l’éloge de sa coopération avec M. Sipilä. »
Selon le professeur Raunio, il faudrait atténuer le rôle du Président pour améliorer le statut des partis politiques et du Parlement qui souffrent de problèmes d’image. « Il est clair depuis longtemps déjà que les partis politique ne vont pas manquer de respect au Président lors de la campagne électorale du printemps. Pour les politiciens, il serait risqué de critiquer le Président Niinistö, notamment en raison de sa grande popularité.
« Il y a une demande pour des figures royales qu’on peut admirer. Cela explique partiellement les informations très positives et non politiques sur M. Niinistö. »
Le professeur Rainio s’étonne des traditions comme de l’allocution du Nouvel an du Président. « Pour la démocratie finlandaise, il serait plus important que les personnes ayant du pouvoir politique réel, comme les présidents des partis politiques, s’expriment sur leurs visions. »
Dem/jeu/6

Défense

Des exercices communs pour les troupes nordiques
La Finlande propose que les troupes de l’armée de terre suédoises, norvégiennes et finlandaises se mettent à organiser des exercices réguliers dans les parties septentrionales de leurs territoires. Il pourrait s’agir d’exercices transfrontaliers.
La Suède et la Norvège ont accueilli favorablement la proposition formulée lundi par le ministre de la Défense Jussi Niinistö lors de la conférence sur la sécurité qui a lieu à Sälen, en Suède. Ce type d’exercices est d’ores et déjà en place pour les armées de l’air.
Cette année, la Suède forme 5 000 conscrits, la Finlande en forme 21 000.
Niinistö estime que l’armée de terre suédoise s’est sensiblement renforcée ces dernières années. « C’est une armée crédible, notamment en ce qui concerne l’armée de l’air et la marine. Ceci étant, le développement de l’armée de terre a connu des problèmes. En ce sens, la Finlande et la Suède se complètent. Nous possédons la plus grande armée de terre de l’Europe du nord », affirme Niinistö.
La Finlande, la Suède, la Norvège et le Danemark poursuivent leur collaboration dans le cadre de Nordefco, entamée en 2009.
HS15.1/A22

Politique intérieure

Criminalité sexuelle

« Selon la police, les cas ont augmenté » HS
La police a publié ses chiffres sur la criminalité sexuelle contre les mineurs qui fait apparaître une augmentation en 2018 par rapport à 2017, avec 1400 cas.
Néanmoins, on est encore loin des chiffres de 2011 qui étaient beaucoup plus élevés avec 1700 cas. A l’époque, les étrangers n’étaient pas surreprésentés parmi les auteurs de cette criminalité. Helsingin Sanomat rappelle que c’était quatre ans avant l’arrivée de plus de 30 000 migrants. Le quotidien relève aussi qu’au début des années 2000, la criminalité sexuelle sur les mineurs ne concernait que 500 cas par an.
Une autre tendance est l’aggravation des cas puisque, par exemple, le nombre de plaintes pour viols s’élevait à 1200 en, 2018 contre 300 par an au début des années 2000.
Helsingin Sanomat rapporte aussi que les Irakiens et les Afghans sont surreprésentés dans ces statistiques (jusqu’à 20 fois plus pour un Irakien qu’un Finlandais en proportion pour la criminalité sexuelle sur les mineurs).
HS

« Un rapport de la police avait mis en garde dès 2016 » TS
Turun Sanomat relève que l’école de police avait rédigé un rapport commandé par le gouvernement sur les effets de l’immigration sur la sécurité en 2016 et qu’il apparaissait alors que l’une des principales menaces était constitué par les crimes et agressions sexuelles causés par les migrants.
L’étude faisait déjà apparaître que les personnes d’origine étrangère étaient surreprésentées parmi les auteurs présumés de crimes et agressions sexuels. De même, une femme d’origine étrangère avait deux fois plus de risques d’être violée.
TS

La proposition d’initiative populaire sur le renvoi sera transmise au Parlement
La proposition d’initiative populaire visant à modifier la législation afin qu’un étranger qui aurait commis un crime sexuel perde automatiquement son droit d’asile et soit expulsé a recueilli hier les 50 000 signatures nécessaires pour être étudiée par le Parlement.
Cette initiative, lancée le 6 décembre, n’avait recueilli que 14 000 signatures jusqu’au 10 janvier. Durant les quatre derniers jours, elle a recueilli plus de 40 000 signatures.
La presse relève toutefois que la législation actuelle permet l’expulsion y compris d’une personne détenteur d’un permis de séjour permanent dans le cas de crime commis dont la peine maximale est d’au moins 12 mois de prison. Mais la Finlande n’expulse pas de personnes dans les pays où elles risqueraient la torture ou la peine de mort.
HS

Déclarations du Président Sauli Niinistö
Bien qu’en visite d’Etat en Chine, le Président a commenté les événements de Finlande. Il a déclaré qu’il souhaitait un débat sur les traités internationaux qui engagent la Finlande en matière de politique migratoire. Il a rappelé que, dans son discours d’ouverture de la session parlementaire en 2016 il avait déclaré que être certain que « si les règlementations internationales sur le droit d’asile devaient être écrits aujourd’hui ils seraient certainement plus stricts tout en respectant les droits de l’homme et l’assistance aux personnes en danger ». Il avait alors été accusé de remettre en cause les droits fondamentaux. Il estime aujourd’hui qu’il faudrait débattre des marges de manœuvres dont disposent les Etats. Il relève que ces traités internationaux limitent grandement les possibilités du pouvoir politique. « Ils dressent des obstacles à ce que des réactions nationales fortes soient possibles si certains le voulaient ».
Il estime que l’UE doit mieux contrôler les flux migratoires et qu’en contrepartie l’UE accueille des personnes venant des camps de réfugiés et que le NHCR a déjà identifié comme remplissant les critères de l’asile. Il sait bien que la situation est difficile notamment en raison des critiques sur l’accord entre l’UE et la Turquie.
HS

Réforme du droit pénal
Le Parlement étudie actuellement un projet de loi qui vise à durcir les peines concernant la criminalité sexuelle sur les mineurs. Les groupes parlementaires devraient s’entendre aujourd’hui pour s’assurer que ce texte pourra être voté avant la fin de la législature. Par ailleurs le ministre de la Justice Antti Häkkänen a annoncé la création d’un groupe de travail pour réformer l’ensemble de la législation sur la criminalité sexuelle en mettant notamment l’accent sur le consentement en particulier pour les viols.
Les propositions de ce groupe de travail ne pourront toutefois pas être étudiées avant la fin de la législature.
Yle

Réunions du gouvernement et du Parlement
Le gouvernement puis les groupes parlementaires se réunissent aujourd’hui pour discuter des mesures à prendre suite aux affaires d’Oulu et Helsinki.
Yle

Déclarations de M. Halla-aho
Le président des Vrais Finlandais accuse les autres partis politiques d’hypocrisie quand ils s’expriment aujourd’hui sur l’immigration alors qu’avant l’affaire d‘Oulu ils se gardaient d’en parler. Il considère comme « symboliques » les réunions prévues par le gouvernement et le parlement, soulignant que l’on ne lancera pas de nouveau projet de loi avant les élections d’avril. Selon lui, quand l’émotion sera retombée, les partis ne feront rien, comme cela a été le cas suite à l’attaque terroriste de Turku.
Il considère que les autres partis sont venus se mettre désormais sur la ligne des Vrais Finlandais. « Le Président du rassemblement national Petteri orpo disait encore en 2015 que critiquer les motivations des migrants relevait du racisme. Ensuite les Vrais Finlandais ont été virés du gouvernement car ils représentaient une ligne qu’aujourd’hui tout le monde partage après l’affaire d’Oulu ».
Il souligne aussi que les autres partis, et notamment le rassemblement national, sont très divisés sur le sujet.
TS

Réforme des services sociaux et de la santé

Editorial
Selon l’éditorial de Kauppalehti, le sort de la réforme des services sociaux et de la santé ne tient qu’à un fil. La commission des lois constitutionnelles poursuit cette semaine les auditions des experts et son objectif est de terminer la rédaction ses avis concernant la loi sur les régions et sur la réforme des services sociaux et de santé dans quinze jours.
Les lois seront ensuite étudiées par la commission des affaires sociales et de la santé. Cela prendrait environ quinze jours. La dernière séance plénière du Parlement avant la pause électorale aura lieu le 15 mars.
Si la commission des lois constitutionnelles propose des modifications importantes dans les projets de loi - ce qui est toutefois assez peu probable selon les experts - elles devront être réétudiées par le gouvernement et les réformes ne pourront alors par être votées avant la fin de la législature.
KL/3

Electricité

Le prix de l’électricité a augmenté considérablement
Helsingin Sanomat rapporte qu’à partir de 2010, le prix de l’électricité a été en baisse mais à partir du début 2018, le prix a augmenté d’en moyenne de 40 %. Le prix moyen a été de 46,80 euros par mégawattheure, contre environ 33 euros en 2017.
L’augmentation est due à la mauvaise situation hydroélectrique dans les pays nordiques, ainsi qu’à l’augmentation du prix des droits d’émissions.
Selon l’office national de l’énergie, le prix de l’électricité a augmenté de 19 % chez les foyers qui consomment environ 18 000 kilowattheures par an.
La facture d’électricité est constituée du prix de l’énergie, du transfert et des taxes.
HS/A29

Bourse

Les Finlandais préfèrent encore les actions de Nokia
Selon Helsingin Sanomat, il y a environ 800 000 petits actionnaires finlandais. Les actions de Nokia sont les plus populaires : environ 230 000 Finlandais en possèdent. 220 000 personnes possèdent des actions de Nordea et 170 000 des actions d’Elisa.
Le nombre d’actionnaires d’Orion (+ 14 700) et d’Outokumpu(+ 8 300) a augmenté le plus en 2018.
HS/A27

Lundi 14 janvier 2019

Politique étrangère et européenne

Finlande – Chine

Visite d’Etat du Président Niinistö en Chine
Le Président finlandais Sauli Niinistö a compmencé aujourd’hui sa visite d’Etat en Chine. Il est accompagné des ministres du Commerce extérieur, Anne-Mari Virolainen (Rass. national) et du Sport, Sampo Terho (Avenir bleu) ainsi que des maires d’Helsinki et Lahti et d’une délégation de représentants de 24 entreprises, dont le président du conseil d’administration de Nokia, M. Siilasmaa.
M. Niinistö et son homologue chinois inaugurent, aujourd’hui, l’année bilatérale de sports d’hiver.
Il y aura aussi au menu un séminaire sur le climat. Pour M. Niinistö, il est important que la Chine reste engagée dans le respect des engagements de l’accord de Paris. De plus, les pays doivent chercher de nouvelles mesures et, en tant que présidente du conseil de l’arctique, la Finlande a un rôle majeur. « Le problème de la neige noire dues aux particules de suie intéresse ici aussi. Les neiges de l’Himalaya fondent rapidement et on y trouve aussi des particules noires », a dit le Président.
KS/

Transport aérien

21 millions de passagers à Helsinki-Vantaa
L’aéroport d’Helsinki a connu une croissance de ses passagers de plus de 10% l’année dernière et a pour la première fois dépassé le plafond de 20 millions pour atteindre 20,8 millions de passagers en 2018.
En tout ce sont près de 25 millions de passagers pour les aéroports finlandais.
Les aéroports de Laponie ont enregistré une forte hausse avec 1,5 million de passagers. Un plan d’investissement de 55 millions d’euros pour les aéroports de Rovaniemi, Kittilä et Ivalo est en cours.
KL

Inquiétudes sur l’effet du Brexit pour le transport aérien
Le nombre de passagers entre la Finlande et la Grande-Bretagne a augmenté en 2018 de près de 10% pour atteindre 1,2 million de personnes. Kauppalehti fait part des inquiétudes que suscite le Brexit pour le transport aérien.
Outre Finnair, Norwegian et British Airays assurent les vols entre les pays. Finnair fait partie de la même alliance que British Airways, Onewolrd.
KL

Brexit

Les entreprises finlandaises peu préparées au Brexit
Kauppalehti rapporte que, selon l’experte du patronat EK, Mme Janica Yliharjula, « les grandes entreprises finlandaises ont fait des analyses de risque sur les effets du Brexit pour leur activité ». Les plus petites s’y sont en revanche peu préparées ».
L’expert de la chambre de commerce Timo Vuori partage cet avis sur le caractère disparate de la préparation des entreprises finlandaises au Brexit. « Sur la base des entretiens que j’ai eu, les Finlandais ont commencé lentement et prudemment à modifier profondément leur activité commerciale à cause du Brexit ».
Il souligne que suite à un Brexit dur, la situation commerciale du Royaume-Uni sera comparable à celle de la Russie aujourd’hui.
Selon les douanes finlandaises, les seules déclarations en douanes engendreront des coûts de plusieurs dizaines de millions d’euros. De plus, les délais de livraison vont augmenter.
La plupart des produits du bois-papier ne devraient pas être soumis à des droits de douanes, de même que les produits pharmaceutiques. En revanche les voitures devraient l’être.
KL/Jeu

Défense – Finlande-Israël

La défense nationale procède à une acquisition de radars
Le département de la logistique de la défense nationale va se procurer des radars israéliens auprès de la société Elta Systems. Ils devraient détecter les stations d’artillerie ou les lance-grenades de l’ennemi.
Comparée à d’autres pays nordiques, la Finlande possède un sérieux arsenal d’artillerie, actuellement en cours de développement, rapporte HS.
HS12.1/A16

Politique intérieure

Crimes sexuels

« Un quart des suspects sont des étrangers »
La police a annoncé quatre nouveaux cas de crime sexuel à Oulu, et un à Helsinki, concernant tous des jeunes hommes d’origine étrangère comme suspects et des mineures comme victimes. Début décembre, la police enquêtait déjà sur cinq cas de crime sexuel contre des jeunes filles de 13 à 15 ans. Les suspects sont arrivés en Finlande en tant que demandeurs d’asile ou réfugiés.
La part des étrangers dans les suspects de crimes sexuels s’élevait à 24 % en 2017, et celle concernant les soupçons de viol à 29 %, rapporte Helsingin Sanomat.
En 2017, sur 2418 cas de crimes sexuels dont on connaissait le suspect 568 ressortissants étrangers étaient soupçonnés. Sur 994 cas de viols où la police connaissait le suspect 285 concernaient des ressortissants étrangers.
HS

« L’origine des suspects a réveillé le personnel politique »
Helsingin Sanomat prévoit que l’immigration sera un grand thème des élections législatives de ce printemps, contrairement à ce qu’on avait pensé encore à l’automne.
Le quotidien a interrogé les présidents des partis politiques sur le fait de savoir ce qu’il conviendra de faire dans cette situation. Les présidents de partis condamnent tous ces crimes et reconnaissent que la part des étrangers est élevée, comparé à d’autre type de criminalité.
Alors que la plupart des partis soulignent que ces crimes ne relèvent pas d’un problème lié aux étrangers, mais constituent un problème important en général, les Vrais Finlandais proposent de réduire l’asile pour des raisons humanitaires à un niveau aussi bas que possible. Le parti souhaiterait mettre fin à l’immigration humanitaire.
HS estime que malgré le fait que 75 % des suspects de crimes sexuels sont des personnes disposant de la seule nationalité finlandaise, ce débat politique autour des crimes d’Oulu et de Helsinki n’aurait pas éclaté si les auteurs avaient été des personnes d’origine finlandaise.
HS note aussi que les Irakiens sont de loin surreprésentés dans les crimes sexuels.
A l’exception des Vrais Finlandais, tous les partis considèrent comme évident qu’il relève des obligations humanitaires des hommes et des Etats d’aider ceux qui sont persécutés ou en danger dans leurs pays.
Comme mesures, les partis proposent de renforcer l’intégration, d’activer les demandeurs d’asile, d’accélérer le processus de demande d’asile, de prévenir la criminalité sexuelle, d’augmenter le nombre de policiers et les ressources de la sécurité intérieure, de renforcer les échanges et la coopération entre les autorités, de rendre facile pour les jeunes de contacter quelqu’un et obtenir de l’aide.
Le ministre de l’Intérieur, Kai Mykkänen, a lancé la semaine dernière un programme de dix mesures, dont on ne connait toutefois pas le détail tant que les fonctionnaires étudient quels durcissements peuvent ou méritent d’être faits.
M. Mykkänen estime que les mesures de lutte contre une criminalité issue des étrangers devront être renforcées et accélérées.
Il rappelle que les actes engendrent des craintes démesurées y compris chez des personnes innocentes.
HS

« Le gouvernement se réunit pour des négociations »
M. Lindtman, président du groupe parlementaire du PSD, a souhaité que les groupes parlementaires se réunissent et M. Kaikkonen en tant que président du groupe parlementaire du plus grand groupe, le Centre, les y a invités.
Le Premier ministre, M. Sipilä, a dit que le gouvernement se réunirait mardi et vendredi. Il a dit, vendredi dernier, que selon les principes d’un Etat de droit, un système d’asile est prévu pour aider les personnes en détresse, mais non pas pour protéger les criminels.
Li Anderssoon, président de l’Alliance des gauches estime qu’il faut investir dans la protection des jeunes dans les réseaux informatiques ainsi que dans les moyens des autorités de prévenir la criminalité sexuelle de façon plus efficace qu’actuellement.
Avant son départ pour Pékin, en visite d’Etat, le Président Sauli Niinistö a déclaré que le fait que le sujet soit débattu pendant la prochaine campagne électorale ne sera pas forcément un atout. « Je ne me souviens pas que les débats électoraux soient propices à arriver à un consensus sur un sujet. Mais il s’agit d’une question si importante qu’il faut que l’on soit capable d’en discuter en dépit des élections ».
« Il est impensable que des gens qui sont venus chercher l’asile chez nous et l’ont obtenu puissent apporter ici le mal et répandre l’insécurité », a-t-il aussi déclaré ce week-end.
HS KL

« Peut-on expulser un étranger ayant commis un crime sexuel ? »
HS note que la législation sur les étrangers prévoit la possibilité d’une expulsion y compris d’une personne détenteur d’un permis de séjour permanent dans le cas de crime commis dont la peine maximale est d’au moins 12 mois de prison. L’abus sexuel d’un mineur remplit ce critère. Il s’agit de purger la peine en Finlande avant d’être renvoyé.
En janvier-novembre 2018, l’Office national d’immigration a pris une décision d’expulsion pour 91 personnes pour crime.
La Finlande n’expulse pas de personnes dans les pays où elles risqueraient la torture ou la peine de mort.
Ce matin la presse rapporte que la proposition d’initiative populaire visant à modifier la législation afin qu’un étranger qui aurait commis un crime sexuel perde automatiquement son droit d’asile et soit expulsé a recueilli les 50 signatures nécessaires. Cette inititiative, lancée le 6 décembre, n’avait recueilli que 14 000 signatures jusqu’au 10 janvier. Durant les quatre derniers jours, elle a recueilli plus de 40 000 signatures.
L’actuel parlement n’aura toutefois pas le temps de l’étudier ;
HS

Industrie minière

Débat sur la législation minière
Helsingin Sanomat publie deux grands articles sur la politique des mines et les critiques suscitées par cette politique.
Le ministère de l’Emploi et de l’Economie a décidé en 2010, après la crise touchant l’économie nationale, qu’il fallait attirer les investissements étrangers dans l’industrie minière afin de créer des emplois et booster l’économie. Cela s’est passé et l’extraction a doublé.
Selon Rauno Sairinen, professeur de la politique d’environnement à l’université de Finlande de l’Est, les décideurs ont surtout voulu créer des emplois et n’ont pas pensé à l’environnement ou au système de concession.
En Finlande, contrairement à beaucoup d’autres pays, l’Etat n’est pas propriétaire des minéraux et l’entreprise qui trouve les minéraux a le droit à l’exploitation. Il n’y a pas de taxe minière ou des royalties à payer à l’Etat. Il faut juste payer des dédommagements au propriétaire foncier.
Selon le professeur Sairinen, ce système convient à une société en voie d’industrialisation où l’Etat lui-même extrait des minéraux.
La politique du début des années 2010 a fonctionné, puisque la Finlande est parmi les pays qui attire le plus d’entreprises minières étrangères. Selon le patronat de l’industrie minière, les mines donnent du travail, directement ou indirectement, à 13 000 personnes.
Le quotidien rend compte des problèmes causés à l’environnement par l’entreprise australienne Dragon Mining à Orivesi. Il est possible que l’entreprise doive fermer la mine si la Cour administrative suprême confirme la décision prise par l’administration régionale il y a trois ans.
Helsingin Sanomat a demandé l’avis les partis politiques représentés au Parlement sur une éventuelle modification de la législation minière et une taxe sur les mines.
Tous les partis politiques, à l’exception des Vrais Finlandais, sont favorables ou au moins prêts à considérer à une taxe ou des royalties sur les mines. Les Vrais Finlandais sont très réservés. le Parti suédois et le Rassemblement national, ouverts à une taxe, souhaitent plus d’études en la matière.
Selon plusieurs partis politiques, l’entreprise minière devrait payer des taxes à la commune où se trouve la mine.
Les experts ont proposé des modifications dans la loi. Anni Huhtala, directrice générale du centre de recherche économique de l’Etat VATT, propose une taxe sur les mines. Tapio Määttä, professeur du droit environnemental à l’université de Finlande de l’Est, propose des paiements des entreprises afin de couvrir les dégâts à l’environnement.
Hannele Pokka, secrétaire générale au ministère de l’Environnement, estime que le plus grand problème est qu’en raison des économies, depuis 2009, le nombre de fonctionnaires chargés de la surveillance environnementale a diminué de 48 %.
HS/sam/A8-11, dim/A13-14

Réforme Sote

Helsinki craint une hausse des frais pour les administrés
Helsingin Sanomat rapporte que selon Sanna Vesikansa, maire adjointe chargé des services sociaux et de la santé à Helsinki, la réalisation de la réforme Sote augmenterait le coût des services de santé pour les clients.
HS/sam/A14

Défense

Qui pourrait prendre les commandes des forces de la défense ?
Le mandat du général Lindberg se termine fin juillet
Bien que le général Lindberg puisse se succéder à lui-même à partir d’août prochain, d’autres noms sont évoqués.
Dragon à l’origine et major de sa promotion, l’actuel chef de l’état-major des forces de défense Timo Kivinen pourrait représenter le choix de Jarmo Lindberg pour lui succéder.
Formé dans les rangs des parachutistes, notamment conseiller militaire du ministre de la défense Jyri Häkämies (Rassemblement national), l’actuel commandant de l’armée de terre, Petri Hulkko aurait l’âge adéquat pour remplir les cinq ans du mandat. C’est également le cas de Kim Jäämeri qui organisait les Journées de la défense nationale de 2007 à 2010 ce qui lui a permis de se constituer un réseau important de relations. Il occupe aujourd’hui le poste de chef de la stratégie de la défense nationale.
HS14.1/A10

Sampo Eskelinen, quittera ses fonctions de Chef d’état-major de l’Armée de l’air finlandaise.
Impliqué dans l’affaire dite de Lemmenjoki, le général Sampo Eskelinen, Chef d’état-major de l’Armée de l’air finlandaise depuis juin 2017, a annoncé spontanément qu’il quittera ses fonctions début avril. Ainsi il ne cherchera pas à être reconduit dans son poste de général à durée déterminée.
Le président Sauli Niinistö devrait nommer un nouveau son successeur la semaine prochaine.
HS

Un exercice facultatif est organisé sur invitation
La différence entre des manœuvres courantes et un exercice facultatif suscite de l’intérêt depuis l’exercice à Lemmenjoki qui a engendré des poursuites en justice.
« Le but des exercices facultatifs consiste à entretenir le savoir-faire acquis pendant le service militaire. Ils tendent éventuellement à proposer une formation à des fonctions plus exigeantes ou à familiariser avec d’éventuelles modifications dans la défense nationale », affirme Petri Tammi du département de la formation de l‘état-major des forces de défense.
Environ 18 000 personnes participent à des manœuvres obligatoires d’une durée de 5 à 6 jours, quelques 10 000 hommes et femmes à des exercices facultatifs durant quelques jours par an, généralement un week end. « Il peut notamment s’agir de professionnels de la santé qui n’ont pas forcément effectué de service militaire », précise M. Tammi.
HS12.1/A19

Editorial
« Lemmenjoki est une affaire sérieuse »
« La défense nationale bénéficie de relations publiques qui représentent le meilleur de la Finlande. Les Journées nationales de la défense nationale organisées depuis des décennies ont contribué à créer entre les officiers de haut rang et les Finlandais influents des relations que le monde entier nous envie », écrit l’éditorialiste du Helsingin Sanomat.
« Les évènements que l’on appelait « manœuvres facultatives pour réservistes à Lemmenjoki » ont cependant conduit à des poursuites en justice en ce qui concerne l’ancien commandant de l’escadron de Carélie et le commandant de l’armée de l’air.
« Jeudi, le ministère de la défense a demandé des explications à l’état-major des forces de défense sur le déroulement des évènements au sein des forces armées tout en faisant allusion à une éventuelle enquête préliminaire sur le commandant des forces armées Jarmo Lindberg demandée par le procureur de la République », constate l’éditorialiste.
« Il est essentiel que les problèmes soient résolus le plus vite possible », conclut le journal.
HS12.1/A5

France – Finlande

Théâtre

Lion de Marc Gassot
Helsingin Sanomat et Yle publient des critiques élogieuses du spectacle de mime de Marc Gassot, à l’affiche actuellement au théâtre national.
Après des études d’art dramatique en Finlande, Marc Gassot a étudié en France à l’école internationale de théâtre de Jacques Lecoq et à l’École Philippe Gaulier.
HS Yle

Vendredi 11 janvier 2019

Politique étrangère et européenne

Finlande – Chine

Visite d’Etat du Président Niinistö en Chine
Le Président finlandais Sauli Niinistö se rendra en Chine avec son épouse Jenni Haukio lundi et mardi prochain. Le couple présidentiel sera suivi d’une délégation de plusieurs dizaines de représentants de différents secteurs, dont font partie entre autres les ministres du Commerce extérieur, Anne-Mari Virolainen (Rass. national) et du Sport, Sampo Terho (Avenir bleu).
M. Niinistö et son homologue chinois inaugureront, lundi, l’année bilatérale de sports d’hiver, dont l’objectif est d’exporter en Chine de l’entrainement, partager des expériences en matière d’organisation des jeux d’hiver et exporter des activités économiques liées à la neige et à la glace.
Les JO d’hiver 2022 seront organisés à Pékin. La Finlande souhaite accueillir plus de touristes hivernaux chinois encore.
Keskisuomalainen note que la Chine envisage d’investir des milliards d’euros dans les sports d’hiver comme le ski et le hockey sur glace et de construire 2000 patinoires et 800 centres de ski. Les Finlandais estiment que le potentiel pour des contrats dans ce domaine est énorme.
KS/mar/11

Exportations
Autorisation d’exporter du lait maternisé en Chine
Le groupe agro-alimentaire Valio a obtenu une autorisation d’exportation en Chine. Les autorités chinoises ont accordé une autorisation à deux usines qui produisent du lait maternisé. Le marché potentiel en Chine pour ce produit est évalué à vingt milliards de dollars.
Kauppalehti note que sur les dix produits de ce type sur le marché chinois, huit sont importés. Danone détient une part du marché de 10 %, Nestlé de 9 %.
KL/A8

Politique intérieure

Changement climatique

Une grande partie des Finlandais déclare avoir revu ses comportements en ce qui concerne les objectifs de diminution de l’empreinte carbone
Suomen Kuvalehti a effectué un sondage auprès des Finlandais sur le fait de savoir s’ils avaient changé leurs comportements dans le but de lutter contre le changement climatique. La plupart des personnes interrogées avaient diminué leur consommation, le plus souvent (plus de la moitié des Finlandais) en matière d’électricité et autres énergies liées au logement. 51 % des Finlandais déclarent avoir diminué leur consommation de viande, mais jusqu’à 33 % n’ont pas du tout changé leurs habitudes alimentaires.
La moitié des personnes interrogées ont renforcé leur tri de déchets, un tiers à diminué l’usage de la voiture pour les déplacements professionnels, un tiers déclare avoir fait l’effort de diminuer les vols lors de leurs voyages de loisirs.
Les femmes ont changé leurs habitudes nettement plus que les hommes, 73 % contre 44 %.
Compte tenu de l’affiliation politique, les électeurs des Vrais Finlandais se distinguent des autres : la plupart des électeurs de ce parti estiment qu’il suffira de mettre en place les objectifs minimums de l’UE afin de maitriser l’augmentation des coûts liés aux déchets, aux transports et au logement. Les électeurs des Verts et de l’Alliance des gauches pensent au contraire qu’il faut que la Finlande soit à l’avant-garde de l’UE dans ces questions.
En ce qui concerne les électeurs des trois plus grands partis, ce sont les centristes qui sont les plus réticents en ce qui concerne les mesures qui engendreraient une augmentation des coûts.
43 % des personnes interrogées seraient prêtes à durcir la politique climatique, un tiers suivrait les orientations européennes et un cinquième s’engagerait en faveur d’objectifs minimum.
SK/23-25

Partis politiques

Editorial
Helsingin Sanomat estime dans son éditorial que la plus grande nouvelle du sondage sur l’audience des partis politiques, publié jeudi par Yle, l’augmentation de l’audience des Vrais Finlandais par un peu plus de 2 %, n’est pas surprenante.
Les Vrais Finlandais sont un parti qui rejette l’immigration et les nouvelles récentes surdes crimes effectué par des étrangers font augmenter sa popularité.
Il est possible que les Vrais Finlandais présidés par Jussi Halla-aho aient le même destin que les Démocrates de Suède : l’audience augmente mais le parti ne peut pas entrer au gouvernement parce que les autres partis ne veulent pas coopérer avec eux.
Il serait intéressant de savoir quel sera l’effet de l’augmentation de la popularité des Vrais Finlandais sur la tactique des autres partis politiques, conclut l’éditorialiste.
HS/A5

Commentaires
Teija Sutinen, journaliste de politique intérieure à Helsingin Sanomat, estime que seule une minorité sont favorables aux propos des Frais Finlandais. La majorité semble pourtant s’inquiéter des problèmes de l’immigration.
Les Vrais Finlandais ont raison quand ils disent que les autres partis politiques ne savent pas comment réagir par exemple aux évènements d’Oulu. Les politiciens semblent avoir peur de vexer les électeurs.
Les autres partis, non seulement les Vrais Finlandais, devraient exprimer plus fortement leurs avis sur l’immigration, au lieu de laisser le terrain uniquement aux Vrais Finlandais.
HS/A12

Juha Ristamäki du tabloïd Iltalehti estime également que l’audience du Rassemblement national augmentera avant les élections, surtout si la campagne électorale réussit – et le Rassemblement national est connu pour ses campagnes électorales réussies. Il souligne que le sondage d’Alma Media de décembre et celui d’Yle de jeudi montrent que l’audience du PSD est en légère baisse.
IL

Timo Haapala écrit dans le tabloïd Ilta-Sanomat que plusieurs commentateurs prévoient que le Rassemblement national gagnerait les élections législatives, vu que l’apogée du PSD dans les sondages semble avoir eu lieu trop tôt.
Le PSD et le Centre souhaitent maintenant que le Mouvement Nyt du député Harry Harkimo prenne des voix du Rassemblement national, surtout à Uusimaa (région autour d’Helsinki).
Selon M. Haapala, la baisse de la popularité du Centre dans la circonscription d’Oulu s’explique par les évènements d’Oulu mais aussi par la désignation des candidats centristes. Parmi les candidats centristes de la région il y a beaucoup de lestadiens, comme le Premier ministre Juha Sipilä.
IS

Défense

Evènements des manœuvres d’Inari
Helsingin Sanomat rapporte que le ministre de la Défense Jussi Niinistö a eu jeudi un entretien avec le Président Sauli Niinistö sur les évènements lors des manœuvres d’Inari qui ont eu lieu en septembre 2017.
Selon le ministre Niinistö, le ministère de la Défense a demandé aux forcées armées un rapport sur les évènements et l’enquête. Les forces armées ont une semaine pour le faire.
Selon l’agence de presse STT, le commandant des forces armées Jarmo Lindberg avait informé en février dernier le Président Niinistö concernant l’enquête sur l’ex-commandant de l’escadron de Carélie Markus Päiviö qui est poursuivi en justice, ainsi que le commandant de l’armée de l’air Sampo Eskelinen.
HS/A10

Jeudi 10 janvier 2019

Politique intérieure

Audience des partis politiques

Le PSD reste le plus grand parti
Yle publie les résultats d’un sondage sur les intentions de vote des Finlandais trois mois avant les élections législatives. Le parti-social-démocrate, qui a perdu 0,3 % depuis novembre dernier, reste le plus grand parti avec un score de 21,2 %. Le PSD est suivi du Rassemblement national qui est à 19,6 % (+0,5 %).
Le Centre, qui a perdu 0,9 %, est à 16,1 %. L’Alliance verte arrive quatrième avec 13,6 % (-0,3 %).
Les intentions de vote en faveur des Vrais Finlandais ont augmenté de 2,1 % depuis novembre et ce parti est maintenant à 10,2 %. Les Vrais Finlandais ont dépassé l’Alliance des gauches, qui a gagné 1 % et est à 9,5 %.
Les Chrétiens-démocrates ont obtenu 4,2 % (+0,1 %), le Parti suédois 2,5 % (-1,5 %) et les Bleus 1 % (-1,5 %).
Le sondage a été effectué par l’institut Taloustutkimus auprès de 2 443 personnes entre le 10 décembre 2018 et le 8 janvier 2019.
Yle

Projection sur les sièges
Selon Yle, la projection sur les sièges du sondage de Taloustutkimus donnerait 13 sièges de plus au Parti social-démocrate qui en aurait 47 (au lieu de 34).
Le Rassemblement national aurait 43 (+6) au lieu de 37.
Le Centre perdrait sept sièges et en aurait 42 (au lieu de 49).
Le nombre de siège des Verts augmenterait de 15 à 25.
Les Vrais Finlandais auraient 15 sièges. Ce parti en a eu 38 avant sa division il y a un an et demi. Les Bleus, qui se sont séparés des Vrais Finlandais, n’auraient pas de sièges.
L’Alliance des gauches aurait 15 sièges au lieu de 12.
Le Parti suédois en aurait 7 au lieu de 9, plus le seul siège des îles Åland.
Les Chrétiens-démocrates garderaient les 5 sièges actuels.
Yle

Analyse
Selon le directeur de recherche à Taloustutkimus Tuomo Turja, l’audience des Vrais Finlandais, qui avait dépassé le 10 % la dernière fois en juin 2018, a commencé à monter une semaine après les évènements d’Oulu concernant les soupçons de crimes sexuels causés par des demandeurs d’asile et après Noël (assassinat d’un enfant à Helsinki).
L’audience du Centre est en baisse, surtout parmi les hommes et à Oulu, qui fait partie de la circonscription du Premier ministre Juha Sipilä.
M. Turja estime que l’audience des Verts, qui a augmenté surtout après l’élection de Pekka Haavisto à la tête du parti, se stabiliserait à 13,5 – 14 %. Cela signifierait néanmoins une victoire importante pour le parti.
Il estime que la baisse du Parti suédois est due à un écart statistique en raison d’un trop petit nombre de réponses dans certaines régions.
Selon le résultat du sondage, la coalition gouvernementale perdrait beaucoup de sièges, tandis que l’opposition « rouge-vert » (PSD, Verts, Alliance des gauches) gagnerait 26 sièges.
Yle

Réforme des services sociaux et de santé

Débat au Parlement sur la question des frais de consultation
Le Parlement a évoqué, hier, la question concernant la partie de la réforme des services sociaux et de la santé qui concerne les frais de consultation. Les frais seraient désormais uniformisés dans l’ensemble de chaque région. Les services aux mineurs resteraient gratuits, comme jusqu’à présent.
Il est proposé d’introduire un plafond de 680 euros pour les frais, alors que dans la majorité des communes, il s’agit actuellement d’une gratuité accordée au-delà de trois consultations. Helsinki a introduit la gratuité dès la première visite en 2013. La réforme détériorait ainsi la situation de personnes aux faibles revenus à Helsinki.
Annika Saarikko, ministre centriste de la famille et des services sociaux rejette l’accusation des députés de l’opposition qui lui reprochent de faire financer les régions par ces frais. Selon elle, il ne s’agit pas de collecter de l’argent dans les caisses de l’Etat ou des régions.
HS/A8

Opérations chirurgicales nécessitant une anesthésie
Le Parlement a débattu la question sur le rôle des acteurs publics d’une part et privés d’autre part en ce qui concerne la mise en place des opérations chirurgicales.
Le gouvernement a auparavant décidé que ces opérations seraient concentrées dans les grands hôpitaux et que les hôpitaux régionaux n’en feraient plus. Il envisage maintenant de permettre aux cliniques privées d’en effectuer sous la condition qu’elles soient en mesure d’au besoin déplacer le patient en 30 minutes vers un hôpital public.
Des députés de divers partis de l’opposition, et même du Centre, ont critiqué le gouvernement l’accusant de vouloir permettre aux entreprises privées d’accéder aux services de soins les plus rentables sans avoir la charge des gardes par exemple.
Mme Saarikko rappelle que la majorité des opérations ne nécessite pas d’anesthésie.
HS/A8

Fiscalité

Moins d’impôt communal cette année concernant les petits et moyens salaires
La fiscalité de beaucoup de petits et moyens salaires s’allègera cette année par rapport à l’année dernière. Un helsinkien aux revenus salariaux annuels de 35 000 euros, par exemple, versera 180 euros de moins qu’en 2018. Le revenu médian des Finlandais était de 35 200 euros en 2017.
Le gouvernement a décidé lors de ses négociations budgétaires en août d’alléger la fiscalité à hauteur de 130 millions d’euros. Cette décision engendrera une diminution de 90 millions d’euros en ce qui concerne les recettes en matière d’impôt communal et de l’église, ainsi que de la cotisation d’assurance maladie.
HS/A14

Recherche

La R&D fuit la Finlande
Selon un rapport remis au ministère de l’Economie, la Finlande n’est plus un modèle en matière de recherche et développement. Selon le professeur Ormala qui a dirigé ce rapport, « la Finlande qui était un pionnier en matière de R&D se trouve désormais à la traîne ». En matière d’investissements dans la R&D la Finlande est distancé par ses concurrents que sont la Suède et l’Allemagne. Les investissements publics ont diminué et les coopérations entre les acteurs se sont affaiblies. Ce qui est nouveau, c’est que les groupes privés finlandais investissent plus d’un quart de leur R&D à l’étranger (28% cette année, contre 17% en 2015).
L’apogée pour la recherche finlandaise semble avoir été les années 2008 – 2012.
De même les aides des entreprises aux uiniversités n’ont cessé de diminuer depuis le début de la décennie : quand les universités recevaient 8% de leurs ressources des entreprises en 2008, ce n’est plus que 3,9% aujourd’hui.
HS

Défense

Des changements dans l’armée et le service militaire
La défense nationale prépare les nouveaux critères d’aptitudes demandés aux soldats car les scénarios de guerre ont changé en 20 ans, notamment en raison de l’évolution technique. Le but consiste à trouver les profils possédant les qualités physiques et psychiques nécessaires pour remplir chaque fonction du temps de guerre.
Les fonctions du temps de guerre concernant les réservistes ont été recensées au nombre de 500 dont un cinquième (100) définies avec détail par la défense nationale.
Pour le professeur Jyri Raitasalo de l’Ecole des hautes études de la défense nationale, il est très peu probable qu’une guerre éclate en ce moment. Par contre, certaines menaces hybrides représentant des éléments militaires, politiques ou économiques sont à prévoir.
Une guerre moderne mettrait à profit la technologie avancée, notamment les systèmes de missiles et de communication. Cela nécessiterait un savoir-faire dans le domaine du cyber. « Si nous avons de bonnes sociétés de jeu, nous avons de bons cybers soldats. Le travail du soldat n’est plus un travail uniquement mécanique, c’est aussi un travail cérébral car une grande partie de l’information, notamment dans les systèmes d’armes et les senseurs se trouvent sous forme numérique », affirme Raitasalo.
« Autrefois, il fallait un groupe de six artilleurs pour tirer des grenades à deux kilomètres, aujourd’hui un groupe de deux personnes suffit pour tirer des missiles à dix kilomètres », remarque Raitasalo qui estime que tous les soldats n’ont plus besoin d’être des jeunes en super forme. « Une personne expérimentée d’un certain âge peut parfaitement occuper un poste d’encadrement en temps de guerre. »
AL6.1/A4

Le commandant Lindberg était informé des évènements des manœuvres d’Inari
Le rôle et la responsabilité du commandant des forces de la défense Jarmo Lindberg pourrait faire l’objet d’une enquête concernant l’affaire des manœuvres pour réservistes dans laquelle le commandant de l’armée de l’air Sampo Eskelinen et l’ex commandant de l’escadron de Carélie Markus Päiviö sont poursuivis en justice.
Le procureur a déclaré jeudi qu’il examinait l’éventualité d’entamer une enquête sur M. Lindberg. Si c’était le cas, il s’agirait d’une enquête préliminaire et non d’une instruction pénale.
HS10.1/A11, AL10.1/A15

France – Finlande

Musique

Pierre Génisson à Jyväskylä
Kesksisuomalainen rapporte que le clarinettiste Pierre Génbisson s’est produit comme soliste avec l’orchestre symphonique de Jyväskylä, hier. Il a notamment joué le concertto d’Eric Tanguy écrit spécialement pour lui.
KS

Mercredi 9 janvier 2019

Politique étrangère et européenne

Gestion de crise

Un travail préventif dans les régions de crise contribue à freiner la criminalité
Un besoin accru de cybers experts
« En 2010, la Finlande était capable d’envoyer 170 experts à l’étranger à diverses fonctions de gestion de crise civile, alors qu’ils n’étaient plus que 112 (dont 37 femmes) en novembre dernier » note la directrice du Centre de gestion des crises Kirsi Henriksson.
La gestion civile des crises englobe des fonctions occupées par des policiers, des juristes et des gardes-frontières envoyés dans des régions de crise, notamment pour former les autorités locales.
Le coût de ces activités a augmenté alors que parallèlement l’Etat se serre la ceinture. Dans les années 2015-2019 le budget annuel de la gestion civile des crises tourne aux alentours de 15 millions d’euros alors que les années précédentes bénéficiaient de quelques 2 à 3 millions de plus.
La stratégie finlandaise à long terme a pour but d’envoyer chaque année environ 150 experts dans des fonctions diverses.
Mme Henriksson explique qu’en Finlande, contrairement à beaucoup de pays de l’UE, le recrutement des experts en matière de gestion des crises civile se fait aisément par un seul organisme. « Nous envoyons des policiers, des ONG, des juges, des experts en matière de questions pénitenciers ou des droits de l’Homme. »
« Néanmoins, l’opération en Ukraine manque actuellement de cybers experts. Il n’y en a pas beaucoup dans la police finlandaise et on a besoin de les garder chez nous. Par ailleurs, il nous faudrait davantage de femmes à des postes d’encadrement », affirme Mme Henriksson.
Il y a également une demande de francophones car le nombre des recrutements en Afrique occidentale francophone est en hausse.
KS5.1/15

Immigration

La Finlande n’accueillera pas de passagers du Sea Watch
La Finlande a indiqué qu’elle refusait d’accueillir des migrants actuellement à bord du Sea Watch en Méditerranée et qui ne seront débarqués à malte que lorsque des Etats membres auront acceptés de les accueillir.
Le ministre de l’Intérieur Kai Mykkänen considère que répartir des migrants un par un ne promeut pas une solution globale à la situation des migrants en Méditerranée. « Au contraire cela contribue à un cercle vicieux qui pousse les migrants à partir et le sports à refuser de les accueillir ».
HS

Politique intérieure

Parlement

Débat sur la loi sur les manifestations
Helsingin Sanomat relève que les députés, qui ont débattu mardi la modification de la loi sur les manifestations, ont été unanimes sur un point : il faut augmenter les ressources de la police.
Reijo Hongisto, député des Bleus et ancien policier, un peu étonné des souhaits de ses collègues députés, souhaite qu’ils n’oublient pas ces propos pendant la prochaine législature.
Le nombre de policiers a en effet diminué de 7 900 à 7 200 depuis 2010.
Selon le ministre de la Justice Antti Häkkänen, la prolongation de déclaration à la police d’une manifestation de six à 24 heures à l’avance améliorerait considérablement les possibilités de la police pour se préparer.
HS/A13

Services de santé
Selon Helsingin Sanomat, le gouvernement présente aujourd’hui au Parlement ses projets de loi sur l’ouverture du secteur des soins, surtout des opérations de chirurgie, aux entreprises privées.
Les projets de loi ont suscité beaucoup de critiques à l’avance. Jusqu’à présent, on a voulu centraliser les opérations nécessitant une anesthésie dans les plus grands hôpitaux publics, ce qui a poussé à fermer les cliniques publiques des petites communes.
HS/A8

Douane

M. Hartikainen quittera la tête des Douanes
Helsingin Sanomat rapporte que le directeur général des Douanes Antti Hartikainen devra quitter son poste après son premier mandant de cinq ans fin avril prochain.
Selon le ministère des Finances, M. Hartikainen, qui a présenté sa candidature, n’est pas parmi les candidats de la short liste. Il avait été condamné en mai dernier par la justice.
HS/A13

Immigration

Vidéos d’information pour les étrangers
Helsingin Sanomat rapporte que la police et l’Office national des migrations Migri ont publié de nouvelles vidéos d’informations, doublés dans plusieurs langues, pour les demandeurs d’asile et autres étrangers sur onze thèmes différents, dont les crimes sexuels, les coups et blessures ou les droits de l’homme.
« Les vidéos concernent les crimes et les délits les plus courants liés aux demandeurs d’asile », selon la responsable du projet Seija Hämäläinen du centre d’accueil d’Oulu.
HS/A14

Elections législatives

Le ministre de la Justice regrette les négligences des médias sociaux
Le ministre de la Justice Antti Häkkänen critique les médias sociaux pour leur mobilisation trop tardive en ce qui concerne la manipulation électorale. Pour lui, il s’agirait de mettre en place de nouvelles règles qui les obligent à changer leur politique. Il souhaite de meilleures possibilités pour les personnes d’influencer sur le fait de savoir comment les entreprises technologiques utilisent les informations collectées sur elles.
M. Häkkänen a parlé lors d’un séminaire sur l’influence électorale, hier. Il note qu’il est pertinent de poser la question sur ce que font Google ou facebook avec toutes les données qu’ils rassemblent sur leurs utilisateurs. Il s’agit de réglementer cette activité, selon lui.
La chef des politiques auprès de Facebook en Suède et en Finlande, Christine Grahn, qui elle aussi, est intervenue au séminaire, affirme que Facebook n’est plus la même compagnie qu’elle était en 2016, lors de l’élection présidentielle américaine.
Des personnes actives au sein des Vrais Finlandais se sont plaints du fait que Facebook a censuré des publications de candidats aux législatives de ce parti. Mme Grahn constate que les règles sont les mêmes pour tous.
HBL/4

Réformes structurelles

Propositions d’Etla
Le directeur général de l’institut de recherche économique Etla, Vesa Vihriälä, estime que le prochain gouvernement n’aura pas besoin de faire des coupes budgétaires, mais qu’il lui faudra mettre en place des réformes structurelles.
Etla n’exclut pas la possibilité que la Finlande atteigne une croissance économique de 2 % durant la prochaine législature, si le taux d’emploi pouvait être relevé à 75 % d’ici 2023. Les partis ont généralement soutenu cet objectif.
M. Vihriälä note qu’avec la stabilisation de l’endettement et les intérêts peu élevés, le prochain gouvernement entamera ses travaux dans un contexte plus facile que l’actuel. Les réformes structurelles, indispensables, seront toutefois plus difficiles car celles qui étaient faciles à mettre en place ont déjà été faites.
Dans son rapport, Etla présente des mesures pour augmenter le taux d’emploi. Etla supprimerait par exemple la possibilité d’un congé sabbatique ainsi que le prolongement de l’assurance chômage qui permet de passer du chômage directement à la retraite. M. Vihriälä est conscient du fait que ces mesures ne plaisent pas au mouvement syndical, mais il rappelle que des décisions douloureuses sont indispensables.
Etla recommande par ailleurs de diminuer de six mois la durée de la garde d’enfant à domicile. Il souligne l’importance de l’immigration liée au travail venant d’en dehors de l’espace économique européen.
Etla prolongerait l’âge de la scolarisation obligatoire et rendrait les études universitaires payantes. Les frais de la scolarité dans les lycées et écoles professionnelles devraient par contre être pris en charge au niveau des finances publiques.
En ce qui concerne la fiscalité, Etla propose d’alléger celle du travail en transférant l’accent sur les biens immobiliers, la consommation et les taxes environnementales.
AL/A13

Défense

Deux officiers de haut rang poursuivis en justice
Le commandant de l’armée de l’air Sampo Eskelinen et l’ex commandant de l’escadron de Carélie Markus Päiviö sont poursuivis en justice.
Les accusations remontent à des faits qui ont eu lieu en septembre 2017 à Inari lors de manœuvres facultatives pour réservistes. Le colonel Päiviö qui commandait l’exercice est soupçonné de s’être comporté de manière déplacée envers ses subordonnés et d’avoir enfreint aux règles de comportement militaire. Il a été transféré à d’autres fonctions à l’état-major de l’armée de l’air en février 2018 dès l’ouverture de l’enquête préliminaire de cette affaire.
M. Eskelinen est poursuivi pour avoir couvert son subordonné.
La défense nationale entamera une enquête sur d’éventuelles répercussions de cette poursuite sur la capacité de M. Eskelinen à rester à la tête de l’armée de l’air.
La date du procès n’est pas encore fixée.
HS9.1/A11

Mardi 8 janvier 2019

Politique étrangère et européenne

Finlande - Chine

Visite du Président Niinistö
Helsingin Sanomat rapporte que le Président Sauli Niinistö et son épouse Jenni Haukio effectueront une visite d’Etat en Chine les 14 et 15 janvier.
M. Niinistö aura un entretien avec le Président chinois Xi Jinping. Le Président finlandais rencontrera aussi le Premier ministre Li Keqiang et le président du parlement Li Zhanshu.
Selon la chancellerie de M. Niinistö, les présidents doivent évoquer « les relations bilatérales, les relations entre les grandes puissances et les questions internationales d’actualité ».
MM. Niinistö et Xi se sont rencontrés pour la dernière fois à l’occasion de la visite d’Etat du Président chinois en Finlande en avril 2017.
Les ministres Anne-Mari Virolainen et Sampo Terho, le maire d’Helsinki Jan Vapaavuori, le maire de Lahti Pekka Timonen et Risto Siilasmaa, président du comité finno-chinois des affaires innovatrices, participeront à la visite d’Etat de M. Niinistö.
HS/A15

Défense - Sécurité

Analyse d’Olli Ainola
« Si le parti social-démocrate revient au pouvoir après les élections législatives d’avril 2019, il est vraisemblable que la Finlande se mettra à freiner les exercices militaires avec l’Occident. Et cela malgré le danger d’être écartée des préparatifs dans le domaine de la défense en région de la Baltique », écrit le journaliste Olli Ainola dans Iltalehti.
« Le parti social-démocrate pourrait être intéressé par le portefeuille des affaires étrangères et pourquoi pas celui de la défense qu’ils ont toujours plus ou moins négligé. En effet, les questions de la défense sont nombreuses et d’une grande importance. »
« Les sociaux-démocrates ont un député compétent et expérimenté, qui a bonne réputation. Il s’agit de Mika Kari, le vice-président de la commission de la défense au parlement. »
« Néanmoins, les sociaux-démocrates se sont montrés réticents au sujet de la future acquisition des nouveaux chasseurs HX, autant sur le nombre que sur le prix des avions. Afin de s’approprier l’acquisition et convaincre les réticents du parti, ils souhaiteraient certainement imposer leur choix du pays qui nous vendra les chasseurs. »
« Le député Eero Heinäluoma s’était déjà rangé du côté du suédois Jas-Gripen de Saab qui, selon lui, ouvrirait de nouvelles perspectives de coopération pour l’industrie finlandaise. L’atout premier du choix suédois est de ne pas être américain », écrit le journaliste.
« Le futur gouvernement devra prendre d’importantes décisions en matière de politique de défense durant la prochaine législature. A l’occasion, les talents de négociateur du président Niinistö seront évalués dès lors que le nouveau gouvernement décidera de l’acquisition des avions de combat et dressera sa ligne de la politique de défense », conclut Ainola.
IL

Propos de M. Petteri Leino
Le conseiller du ministre de la Défense, Petteri Leino (Avenir bleu), commente les propos du président Sauli Niinistö qui, dans son discours d’ouverture des Journées de la défense nationale, à l’automne, indiquait que la Finlande « ne prêterait pas son territoire à des fins hostiles envers des tierces parties ».
Selon le quotidien Iltalehti, ses propos marquent un revirement dans les opinions du président. Tout comme le quotidien, M. Leino remarque que, selon les pensées sociaux-démocrates, la Russie pourrait considérer la défense finlandaise comme « hostile » dans la mesure où celle-ci s’apprête à recevoir une aide extérieure.
« L’idée même que la Finlande bâtirait sa défense à des fins hostiles ou directement en vue d’une offensive militaire, disons par exemple contre la Russie, est insensée. Notre économie nationale ne peut pas se permettre de rivaliser avec une superpuissance dont le budget en matière de la défense est le troisième au monde », explique Leino qui précise que la Finlande entretient malgré tout une défense crédible.
M. Leino souligne qu’en raison de sa non-appartenance à une alliance militaire, il est important que la Finlande puisse opérer avec des pays sympathisants qui partagent avec elle les mêmes valeurs et, qu’au besoin ces pays puissent l’aider si la Finlande se trouvait menacée militairement.
Le chercheur de FIIA, Matti Pesu, affirmait samedi dernier que la Finlande doit poursuivre sa ligne actuelle basée sur la coopération en politique de défense. Il estime par ailleurs que les tensions entre les grandes puissances risquent de s’accentuer.
« Les tensions entre les grandes puissances se renforceront et la politique russe envers nous n’est pas prête de s’améliorer. Les partis devront maintenant garder la tête froide et poursuivre cette ligne basée sur la coopération en matière de défense largement justifiée », écrit Pesu sur Twitter.
US

Politique intérieure

Parlement

La session parlementaire commence aujourd’hui
Yle relève que les députés se réunissent aujourd’hui en première séance plénière de 2019. La session parlementaire se finira à la mi-mars, un mois avant les élections législatives.
L’étude de plusieurs projets de loi est encore en cours et il n’est pas encore certain que le Parlement arrive à voter sur le paquet de lois concernant la réforme Sote avant la pause électorale.
Les commissions des affaires sociales et de la santé, des lois constitutionnelles et des affaires administratives du Parlement sont surchargées en ce moment.
Il semble pourtant probable que le Parlement aura le temps de voter sur le projet de loi sur le renseignement.
Le débat sur la modification de la loi sur les manifestations aura lieu en séance plénière aujourd’hui. Le gouvernement propose que les manifestions soient déclarées à la police 24 heures à l’avance au lieu de six heures actuellement.
Yle

Réforme des régions

Un calendrier serré pour ce projet qui pourrait ne pas se réaliser dans son ensemble
Helsingin Sanomat relève qu’à l’heure actuelle, il semblerait que la réforme des régions pourra être réalisée, mais pas selon l’envergure prévue. Certaines attributions dont devaient se charger les régions resteront du ressort de l’Etat du fait que le Parlement n’aura pas le temps de légiférer concernant le transfert.
Quatre projets de loi sont toujours en instance concernant le transfert pour les 18 régions des bureaux d’emploi et de la gestion des questions agricoles, de l’approvisionnement en eaux et la protection des eaux, entre autres.
Tant que le transfert est en instance, il n’est pas clair de savoir si les élections régionales pourront être organisées.
La réforme « sote » des services sociaux et de la santé attend l’avis de la commission des lois constitutionnelles sur le fait de savoir si le texte du projet est conforme à la constitution. Au début de la session parlementaire du printemps, la commission entendra des spécialistes pendant deux semaines pour ensuite se prononcer fin janvier ou au plus tard début février.
Ensuite, le projet passera à la commission des affaires sociales et de la santé. Tous les textes devraient être terminés pour le 3 mars afin de réserver suffisamment du temps à la prise de décision en session plénière. Le Parlement actuel terminera ses travaux le 15 mars.
HS/A13

Elections législatives

Mouvement Nyt
Selon Turun Sanomat, le Mouvement Nyt, créé par le député Harry Harkimo, qui a quitté le Rassemblement national en 2018, a présenté lundi une liste de 48 candidats en vue des élections législatives. M. Harkimo, qui est le seul candidat nationalement connu de cette liste, souligne que le mouvement ne cherche pas à désigner des candidats connus.
L’objectif du mouvement est de désigner de 100 à 150 candidats. Le mouvement n’est pas un parti politique et les candidats doivent former chacun une association de cent électeurs pour pouvoir participer aux élections.
TS/9

La Finlande se prépare aux tentatives de cyber-influence
Le ministère de la Justice mettra en place une formation aux partis politiques afin de leur permettre de se préparer à l’éventualité de campagnes de cyber-influence lors des législatives.
Arto Jääskeläinen, directeur chargé des questions électorales au ministère de la Justice, se félicite du fait que l’on ait gelé le projet d’instaurer le vote en ligne en Finlande. Le vote électronique sera certainement à nouveau évoqué dans quelques années, mais pour la sécurité, il est mieux, selon lui, d’attendre un peu.
A la veille de la présidentielle, quelques sessions de formation ont déjà été organisées pour les partis.
Le secrétariat du Premier ministre lancera prochainement une campagne à la radio, à la télévision et dans les médias sociaux afin de recommander aux Finlandais d’adopter une approche critique à l’égard des messages, vidéos et d’autres contenus en ligne. La campagne encouragera en même temps les gens à s’exprimer en allant voter.
Jussi Toivanen, spécialiste des communications au secrétariat du Premier ministre, relève que la cyber-influence pourra avoir comme objectif de dégrader la confiance des personnes dans les processus électoraux.
Les élections législatives auront lieu le 14 avril et les européennes le 26 mai.
HS, Yle

PSD

M. Rinne en congé maladie jusqu’à la fin du mois
Helsingin Sanomat rapporte que le président du Parti social-démocrate Antti Rinne sera en congé maladie jusqu’à la fin du mois en raison d’une pneumonie qu’il a attrapé lors de ses vacances en Espagne.
La première vice-présidente du PSD, la députée Sanna Marin remplacera M. Rinne lors des débats électoraux de cette semaine.
HS/A15

Marché du travail – Pacte de compétitivité

Le rallongement des heures de travail prendra-t-il fin ou non ?
Cela fait environ trois ans que le pacte de compétitivité a été mis en place et qu’il s’est agi de couper la prime de congé des salariés du secteur public de 30 % et d’augmenter le temps de travail de 24 heures par an.
Pour la prime de congé, il était prévu de la couper durant la période 2017-2019, mais pour les heures de travail, il n’était pas prévu de limiter cette mesure à trois ans. Les différentes branches ont adopté l’augmentation du temps de travail de diverses façons et il s’agira de négocier au niveau des syndicats sur le destin de ces 24 heures.
Selon le patronat EK, le pacte a contribué de façon considérable à l’augmentation du taux d’emploi. La confédération des employés STTK estime que le pacte a eu un effet sur la croissance économique et l’emploi.
HS/A10

Défense

Le nouveau contingent 1/19 a entamé son service militaire le 7 janvier
Environ 12 500 conscrits ont commencé leur service militaire le lundi 7 janvier. Parmi eux, on compte quelques 500 femmes volontaires.
L’armée de terre accueille une majorité avec un peu moins de 10 000, la marine environ 1 700 jeunes. Le reste se répartit entre les unités des gardes-frontières et de l’armée de l’air.
Mil.fi

Lundi 7 janvier 2019

Politique étrangère et européenne

Défense

Participation finlandaise aux opérations internationales
Les hommes politiques rejettent l’idée du retrait des soldats lancée vendredi par le chercheur Salonius-Pasternak
Charly Salonius-Pasternak, chercheur à FIIA, a évoqué vendredi dernier dans un article publié dans Helsingin sanomat que la Finlande devrait réfléchir sérieusement à rapatrier ses troupes d’Irak et d’Afghanistan. Il a précisé que les raisons de rester dans ces pays ne sont pas convaincantes et les hommes politiques devraient se poser la question de savoir s’ils sont prêts à prendre la responsabilité d’éventuels dommages corporels.
Le ministre de la Défense Jussi Niinistö (Avenir bleu) ne soutient pas l’idée du rapatriement des soldats d’Afghanistan et d’Irak. Il considère la proposition de Salonius-Pasternak comme une ouverture populiste. Il précise par ailleurs que la politique de la gestion des crises appartient davantage à la politique étrangère et de sécurité qu’à la défense.
La Finlande a actuellement dans des fonctions de gestion de crise et de formation environ cent personnes en Irak et une soixantaine en Afghanistan.
Jussi Niinistö note qu’un retrait pourrait avoir un effet notamment sur les relations avec l’Allemagne qui dirige les opérations à Mazar-e-Sharif où se trouvent les soldats finlandais, sans parler des relations avec les Etats-Unis.
Le président de la commission parlementaire de la défense, Ilkka Kanerva estime qu’en retirant ses troupes la Finlande se placerait dans la même position que les Etats-Unis. Il trouve la décision américaine de retrait des troupes regrettable.
HS5.1/A10

Migrations

Migri se prépare à l’ouverture de nouveau centres d’accueil
Selon Turun Sanomat, le Centre national des migrations Migri se prépare à l’éventuelle ouverture de nouveaux centres d’accueil d’ici fin août 2021 avec un budget de 10 millions d’euros.
Il y a actuellement 49 centres d’accueil, dont six pour les mineurs, et qui abritent au total près de 11 000 personnes. En automne 2015, il y a eu 250 centres en Finlande.
TS/lun/6

Tourisme

La Finlande attire les touristes russes
Helsingin Sanomat relève que la Finlande est la troisième destination touristique pour les Russes.
En 2017, la Finlande a accueilli 3,3 millions de visiteurs russes.
HS

Politique intérieure

Elections législatives

« Les thèmes privilégiés par les Finlandais » HS
« La composition de la coalition gouvernementale plus importante aujourd’hui qu’avant pour les Finlandais » HS
La fondation pour le développement du secteur communal a fait effectuer un sondage sur les questions que les Finlandais considèrent comme des thèmes électoraux importants. Dans le sondage, 47 questions différentes ont été présentées aux personnes interrogées qui les ont classées dans un échelon de quatre niveaux selon leur importance pour elles.
Depuis douze ans, les mêmes questions sont privilégiées, soit les soins médicaux, la lutte contre l’exclusion des jeunes, les soins aux personnes âgées, le chômage et l’éducation. Entre 88 et 90 % des personnes interrogées trouvent ces questions comme des thèmes électoraux importants.
Même si les thèmes les plus privilégiés sont restés les mêmes depuis 2007, date de la dernière fois qu’un tel sondage a été effectué, il y a également des différences dans les accents. Il y a 12 ans, moins de personnes, 42 % contre 68 % aujourd’hui, considéraient la personne du futur Premier ministre comme un thème électoral important, et de la même façon, 54 % contre 76 % aujourd’hui estimaient qu’influencer sur la composition du gouvernement était important.
Moins de 50 % des personnes interrogées considèrent l’activisme civil, la politique de l’aide au développement, les dégâts liés à la consommation d’alcool ou le financement du sport et de la culture comme des thèmes électoraux importants.
HS note que les priorités des électeurs de différents partis varient considérablement. Alors que les centristes privilégient la lutte contre l’exclusion des jeunes, les soins médicaux et ceux aux personnes âgées, les électeurs du Rassemblement national privilégient l’économie publique, la lutte contre l’endettement et l’accès à l’énergie et son prix. Les sociaux-démocrates privilégient les soins médicaux, la situation des personnes pauvres et les soins aux personnes âgées, alors que les verts soulignent l’importance du changement climatique et de l’éducation.
HS/dim/A8, HBL/dim/14

Sondage sur le prochain Premier ministre
Turun Sanomat publie les résultats d’un sondage d’opinion sur le prochain Premier ministre préféré des Finlandais parmi les neuf présidents de partis politiques représentés au Parlement.
Selon ce résultat un peu surprenant, Pekka Haavisto, président des Verts depuis novembre dernier, est le plus grand favori pour le poste de prochain Premier ministre avec un score de 22 %. Il est suivi de Petteri Orpo (Rassemblement national) qui obtient 16 %.
L’actuel Premier ministre Juha Sipilä obtient 13 % et le président du PSD Antti Rinne 12 %.
Li Andersson (Alliance des gauches) et Jussi Halla-aho (Vrais Finlandais) obtiennent 5 %, Sari Essayah (Chrétiens-démocrates) 4 %, Anna-Maja Henriksson (Parti suédois) et Sampo Terho (Bleus) 1 % tous les deux.
M. Haavisto est populaire particulièrement chez les femmes (30 %), surtout des femmes de moins de 50 ans et dans la région de la capitale, à Turku et à Tampere.
M. Orpo est le favori des hommes, surtout des hommes de plus de 50 ans.
Le sondage a été effectué par l’institut Taloustutkimus pour le compte du groupe Lännen Media auprès de mille Finlandais pendant les deux dernières semaines du mois de décembre.
TS/sam/4

Gouvernement

La popularité du gouvernement est en légère hausse
Turun Sanomat rapporte que la popularité du gouvernement Sipilä est en légère hausse selon un sondage effectué par l’institut Taloustutkimus. 41 % des personnes interrogées sont très ou assez satisfaits du gouvernement, contre 38 % il y a un an. 51 % sont mécontents, contre 55 % il y a un an.
45 % des hommes et 37 % des femmes sont très ou assez satisfaits du gouvernement.
Les plus satisfaits sont les partisans du Centre (82 %) et du Rassemblement national (81 %) et les plus mécontents les partisans de l’Alliance des gauches (91 %), des Vrais Finlandais (82 %) et du PSD (81 %).
TS/dim/6

Revenus

L’écart des revenus a augmenté
Helsingin Sanomat relève que selon le Centre national de la statistique, l’écart des revenus a augmenté en 2017 par rapport à 2016.
Les hauts salaires ont augmenté le plus, de 4,4 %. La moyenne des revenus du dixième le plus riche a été de 66 100 euros par an.
Les salaires moyens ont augmenté de 1,3 %, mais les plus petits revenus de 2,2 %. Cela est dû aux transferts de revenus en 2017.
HS/A26

Economie – Défense

Le directeur général de Patria licencié
Le groupement Patria a fait savoir vendredi que le directeur général Olli Isotalo quittait ses fonctions immédiatement. L’Etat finlandais est actionnaire de Patria à hauteur de 50,1%, la société en bourse norvégienne Kongsberg avec une participation de 49,9%.
Selon Patria, le licenciement est dû aux faibles profits réalisés par le groupe depuis les deux dernières années. Au moment où Kongsberg a acheté sa part du groupe, Patria avait en vue d’importantes ventes de véhicules blindés dont deux ne se sont pas réalisées, notamment en Australie.
Le licenciement a été exigé par les Norvégiens et, selon le ministre de l’Economie Mika Lintilä (Centre), les Finlandais ne voyaient pas de raison de s’opposer à la demande de Kongsberg.
Patria est actuellement à la recherche d’un nouveau directeur général. Le directeur financier du groupe Ville Jaakonsalo assure l’intérim en qualité de directeur provisoire.
HS5.1/B10

Vendredi 4 janvier 2019

Politique étrangère et européenne

Défense

Participation finlandaise aux opérations internationales
Helsingin Sanomat publie un billet de Charly Salonius-Pasternak de l’Institut de relations internationales qui remet en question l’opportunité pour la Finlande de continuer à participer aux opérations en Afghanistan et en Irak. Pour lui, la participation à ces guerres ne semblerait pas, à l’heure actuelle, faire progresser les objectifs de la Finlande ni augmenter la sécurité des Finlandais. Pour cela, il recommande de réévaluer l’opportunité de rapatrier les troupes finlandaises.
Selon M. Salonius-Pasternak, la Finlande, pays engagé dans les conventions internationales, pourrait assumer sa part de responsabilité en participant à des démarches qui renforcent ces conventions. Tel était le cas lorsque la Finlande a œuvré pour la destruction des armes chimiques syriennes.
Pour le chercheur, la Finlande pourrait participer à des opérations dans des régions où les partenaires ont une véritable volonté de parvenir à la paix. Soutenir les droits de l’homme et la scolarité sont des objectifs importants. Le changement des normes d’une société peut rarement être favorisé par des moyens militaires, selon lui.
L’idée de prévenir le terrorisme, le trafic de drogue et le problème des réfugiés en participant aux opérations militaires n’a statistiquement pas empêché que ces problèmes se répercutent en Finlande ou en Europe. Quant aux relations avec l’OTAN et les États-Unis, M. Salonius-Pasternak estime qu’elles peuvent aujourd’hui être gérées dans le cadre de coopérations au niveau de la mer Baltique et de la région arctique. Renforcer la coopération ne nécessite plus, selon lui, de participer aux conflits en Afghanistan ou en Irak.
Le chercheur rappelle que la participation à ces opérations a profité à la défense finlandaise de plusieurs façons, même si on en parle peu en public. Il s’agit par exemple de l’expérience en matière de planification et de réalisation des opérations dans un contexte multinational.
Actuellement, il serait plus utile d’investir dans les exercices des réservistes et d’augmenter la participation des troupes finlandaises à des manœuvres internationales.
HS/A5

Politique intérieure

Composition du prochain gouvernement

Sondage auprès des responsables régionaux des partis
MTV3 a effectué un sondage sur les préférences des dirigeants régionaux des partis politiques en matière de partenaire gouvernemental.
Pour le PSD, qui est actuellement en tête des sondages de popularité, le partenaire le plus intéressant serait le Centre. 35 % des responsables interrogés ont opté pour ce parti, alors que 23 % préféreraient s’allier avec le Rassemblement national.
À noter que 20 % n’ont opté ni pour l’un ni pour l’autre, et 20 % ne se sont pas exprimé.
53 % des responsables régionaux du Centre coopéreraient avec le PSD et 27 % avec le Rassemblement national.
Les conservateurs opteraient le plus volontiers pour le Centre, à hauteur de 76 % des réponses. Seul 15 % préféreraient le PSD.
Pour ce qui est des dirigeants régionaux des Verts, 49 % nomment le PSD comme le partenaire le plus intéressant.
MTVuutiset

Aviation

Grève des contrôleurs de la navigation aérienne
Les aiguilleurs du ciel entameront, aujourd’hui, des grèves ponctuelles de deux heures qu’ils envisagent de continuer le jeudi de 13h à 15h à partir de la semaine prochaine, si les négociations sur leurs conditions de travail n’aboutissent pas.
Aucun vol ne devrait pour autant être annulé.
HS/A28

France – Finlande

Cinéma

Mia et le lion blanc
Helsingin Sanomat publie une critique plutôt favorable sur le film de Gilles de Maistre qui sort dans les salles finlandaises aujourd’hui.
HS/B3

Jeudi 3 janvier 2019

Politique intérieure

Discours du Nouvel an du Président Niinistö

Le Président a rappelé la nécessité de la défense de la démocratie
Dans son discours à l’occasion du Nouvel an, le Président Niinistö a souligné l’importance de la compréhension mutuelle, de l’assistance des plus faibles, de la défense de la démocratie, de l’égalité et de l’Etat de droit.
Il a rappelé que le droit de critiquer était au cœur de la démocratie et que le peuple disposait du droit d’exprimer sa satisfaction et son mécontentement. Le mécontentement a été à la source des partis politiques actuels et M. Niinistö estime que le dynamisme des nouveaux mouvements pourra contribuer utilement au débat.
En même temps, le Président a exprimé son inquiétude au sujet des mouvements extrémistes et rappelle que dans une démocratie, il n’y a pas de place pour ceux qui marchent en arborant des symboles nazis.
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat estime que des problématiques mondiales comme le changement climatique et les mouvements migratoires font aujourd’hui partie de la politique intérieure de chaque Etat.
Keskisuomalainen note que selon Teija Tiilikainen, directrice de l’institut national de relations extérieures Upi, M. Niinistö a souhaité implicitement passer un message pour convaincre ses concitoyens que les élections constituent le moyen le plus sûr pour exprimer leur point de vue. L’année qui s’ouvre leur en donnera doublement l’occasion, au plan national et européen..
Dans son discours, M. Niinistö a également exprimé le souhait que les communautés d’immigrés puissent assumer une part de responsabilité à l’égard de leurs membres en les guidant. Des personnes impliquées de différentes façons dans les milieux immigrés affirment que différentes associations, mosquées et communautés offrent déjà conseils et soutien, mais que les ressources en matière d’assistance à la jeunesse, par exemple, sont faibles.
Certaines voix plus critiques regrettent que les propos de M. Niinistö risquent de créer des divisions, alors que le rôle d’un Président devrait être de promouvoir l’idée d’une société unie.
HS/merc/A4, jeu/A16, A10, KS/mer/11

Loi des finances

Un budget de 55,445 milliards d’euros
Helsingin Sanomat présente le budget 2019 qui prévoit les dépenses les plus importantes pour les retraites : 9,7 milliards d’euros, soit 200 millions d’euros de plus qu’en 2018.
Ce sont les dépenses du ministère de la Défense qui augmenteront proportionnellement le plus. 300 millions d’euros de plus que cette année seront utilisés aux acquisitions de matériel de défense du fait notamment de la commande de nouveaux navires militaires.
Le budget du secrétariat du Premier ministre augmentera de plus d’un quart du fait que la Finlande assumera la présidence du Conseil européen de juillet à décembre.
Il n’avait pas été prévu que la Finlande pourrait amortir sa dette publique en 2018 pour la première fois depuis dix ans. Une fois n’est pas coutume : en 2019, l’endettement devrait atteindre 1,6 milliard d’euros, ce qui ne représente toutefois qu’un tiers de l’endettement de 2014.
HS/mer/A6-8

Popularité du gouvernement et de l’opposition

Pour les Finlandais, M. Orpo réussit mieux que M. Sipilä et surtout que M. Soini
Helsingin Sanomat a fait effectuer un sondage sur la réussite du gouvernement, des principaux ministres, de l’opposition, du Président de la République et de la présidente du Parlement.
La popularité du gouvernement auprès des Finlandais, qui était de 25 % l’été dernier, a progressé pour s’élever à 29 %. Les bonnes nouvelles concernant le taux d’emploi et l’objectif de 72 % atteint jouent sans doute dans cette évolution.
Autant de Finlandais estiment que le Premier ministre Juha Sipilä a bien (4 %) ou très bien (25 %) réussi dans son travail, alors que 3 % et 32 % soit au total 35 % des personnes interrogées ont cette opinion au sujet du ministre des Finances Petteri Orpo.
Seuls 18 % des Finlandais considèrent que le ministre des Affaires étrangères Timo Soini a bien ou très bien réussi.
Quant à ceux qui sont mécontents de ces ministres, le taux est de 41 % concernant M. Sipilä, de 48 % pour M. Soini, et bien moins, 25 % pour M. Orpo. HS souligne l’écart entre MM. Sipilä et Orpo concernant les mécontents (16 points) cependant que celui concernant les satisfaits (6 points) est moins flagrant. Le mécontentement suscité par les décisions désagréables semblerait viser le Premier ministre plus que le ministre des Finances.
HS note que la satisfaction concernant M. Soini a chuté par rapport à juin : à l’époque, 39 % des Finlandais étaient mécontents de son action. HS rappelle qu’il ne fait plus partie du trio gouvernemental des présidents du parti depuis que Sampo Terho dirige l’Avenir bleu.
Concernant l’opposition, 18 % des Finlandais sont satisfaits du travail du PSD et de celui des Verts. Comme plus de personnes sont mécontents des Verts (38 %) que du PSD (32 %), ce dernier pourrait être considéré comme le chef de file de l’opposition, même si l’écart n’est pas important. Les Vrais Finlandais sont le seul parti d’opposition dont plus de la moitié (54 %) des personnes interrogées se disent mécontentes. Quant au président, 89 % des Finlandais se disent assez ou très satisfaits de l’action de M. Niinistö. Seuls 2 % sont mécontents du travail du Président.
40 % s’affirment satisfaits de l’action de la présidente du Parlement, Paula Risikko (Rass. national), soit davantage que pour son prédécesseur Maria Lohela (Avenir bleu).
HS/29.12/A6-7

Editorial
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat rappelle que le dernier gouvernement qui ait réussi à rester au pouvoir pendant deux législatures consécutives avec les mêmes partis est celui de M. Lipponen, de 1995 à 2003.
Les gouvernements « bourgeois » constitués avec le Centre et le Rassemblement national ont toujours eu pour Premier ministre un centriste. Traditionnellement, le Premier ministre et son parti sont plus visés par le mécontentement des Finlandais que les partenaires de la coalition gouvernementale, ce qui est de mauvais augure pour le Centre. Par réaction, un gouvernement de droite a souvent permis au PSD de lui succéder au pouvoir.
À plus de trois mois des élections, rappelle l’éditorialiste, ce n’est toutefois pas encore gagné.
HS/30.12/A4

Vrais Finlandais

Editorial
Helsingin Sanomat note dans son éditorial l’intention du président des Vrais Finlandais Jussi Halla-aho de quitter la présidence du parti après les législatives dans le cas où le nombre de ses députés ne dépassait pas 17, comme aujourd’hui.
L’éditorialiste estime que soit M. Halla-aho se prépare à une défaite électorale, soit il s’agit d’un message d’encouragement aux siens pour ne pas s’abstenir de voter.
HS/31.12/A5

Elections législatives

Budgets électoraux
Le PSD annonce un budget de 2 millions d’euros pour les élections législatives et européennes du printemps, devant le Kokoomus (1,6 million), et le Centre (1,6 million aussi). Suivent le parti populaire suédois (1,1 million), les Verts (0,9 million) et l’Alliance des Gauches (0,7 million) et les Vrais Finlandais (0,55 million).
KS/28.12

Les populistes finlandais victimes de leurs responsabilités gouvernementales
Helsingin Sanomat estime que, pour les élections législatives de 2019, les populistes finlandais (Vrais Finlandais et Bleus) apparaissent affaiblis, principalement du fait qu’ils ont participé au gouvernement durant l’actuelle législature. La scission du parti a eu pour conséquence que les Vrais Finlandais, qui ne comptent plus que 17 députés (contre 38 au début de la législature) sont aujourd’hui crédités de 8 à 9% des intentions de vote (soit moins de quinze députés). Ils visent une vingtaine de députés, s’ils arrivent à attirer de bons candidats dans toutes les circonscriptions.
Helsingin Sanomat estime que les autres partis auraient tort de se réjouir du retour à un paysage politique tournant autour de trois grands partis car les forces qui ont permis aux Vrais Finlandais de s’imposer n’ont pas disparu.
HS/27.12

Emploi

Modèle d’activation des chômeurs
Près de la moitié des chômeurs ont vu leurs indemnités diminuer
Aamulehti rapporte que 45% des chômeurs (soit 138 476 sur 311 355) ont vu leur indemnité amputée de 4,65% conformément à la loi sur le modèle d’activation des chômeurs en 2018. Il s’agit principalement des chômeurs âgés (60% des plus de 50 ans et 68% des plus de 60 ans sont dans ce cas).
Aamulehti relève que le modèle d’activation des chômeurs a eu pour conséquence une augmentation des dépenses sociales en matière de revenu minimum.
AL/28.12

Energie

Fennovoima

Fennovoima a indiqué que la construction de la centrale de Pyhäjoki commencerait en 2021 et que la centrale serait prête en 2028, soit avec quatre années de retard sur le calendrier précédent. Helsingin Sanomat estime qu’il ne s’agit pas d’une surprise et que Rosatom a de grandes difficultés à s’adapter au niveau d’exigences finlandais.
HS/27.12

Météo

Le vent fort a battu des records
Cinq des dix années les plus chaudes en Finlande datent de la décennie en cours
L’ouragan de mercredi a coupé l’électricité dans 120 000 foyers en Finlande. Aux Îles Åland, le vent a soufflé par moments à 41,6 m/s, ce qui n’a jamais été mesuré en Finlande. La vitesse moyenne du vent était de 32,5 m/s, le record dernier de la moyenne, 31 m/s datant de 1995.
Kauppalehti note que grâce à un fonctionnement amélioré, le nombre de coupures d’électricité a été inférieur à celui des années précédentes. En 2011, lors de deux tempêtes qui se sont suivies, il y a eu 570 000 coupures.
En ce qui concerne la température, l’année 2018 se situe parmi les 10 années les plus chaudes connues en Finlande. Selon l’Institut national de météorologie, l’année dernière était de 1 à 2 degrés plus chaude qu’habituellement. La moitié des années les plus chaudes datent de cette décennie.
HS/jeu/A6-7, KL/1, uusisuomi

France – Finlande

Littérature

Pierre Lemaitre
Helsingin Sanomat publie une interview de Pierre Lemaitre, dont huit romans ont été traduits en finnois.
HS/mer/B1-3

publié le 01/02/2019

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